56 ans de l’OUA : Une marche organisée à Conakry pour réclamer la création des Etats Unis d’Afrique

26 mai 2019 à 5 05 32 05325

À l’occasion de la célébration de l’an 56 de la création de l’Organisation de l’unité africaine (devenue Union africaine en Juillet 2002), le collectif des mouvements panafricains de Guinée a tenu hier, samedi 25 mai 2019, une marche à Conakry. Ceci, pour rendre un hommage aux pionniers de cette institution continentale et interpeller les dirigeants actuels du continent sur la nécessité de s’unir face aux défis du monde actuel afin d’aboutir aux Etats Unis d’Afrique, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette marche.

56 ans jour pour jour après la création de l’OUA (le 25 Mai 1963), le grand rêve d’une Afrique unie et réconciliée avec elle-même bouillonne dans la tête des jeunes du continent. Des jeunes qui réclament à cor et à cri la création des Etats Unis d’Afrique, qui ferait du continent africain une seule nation. Une nation qui transcendera les frontières actuelles pour aboutir à un seul peuple, un seul drapeau, une seule monnaie, une seule équipe de football… C’est pourquoi, à l’occasion de la célébration de la journée de l’Union africaine, le collectif des mouvements panafricains de Guinée a organisé une « marche panafricaine » à Conakry.

Les marcheurs sont partis du pont 08 Novembre (à l’entrée de la commune de Kaloum) pour aboutir au palais du peuple, en passant par l’hôtel Riviera et le quartier Tombo. Sur le chemin, ils scandaient : « Le pouvoir au peuple ! L’unité au peuple ! »

Mariama Rizo Sylla

Pour Mariama Rizo Sylla, présidente du collectif des mouvements panafricains de Guinée, les jeunes de Guinée ont l’obligation de porter le combat pour l’unité des peuples. Car, soutient-elle, « nous pouvons dire sans ambages que nous en sommes les pionniers à travers l’immortel responsable suprême de la révolution guinéenne, le camarade Ahmed Sékou Touré, qui disait que l’indépendance de la Guinée est indissociable à celle des peuples opprimés ».

La présidente du collectif des mouvements panafricains de Guinée soutient que la meilleure manière de célébrer la liberté des peuples d’Afrique est d’accélérer l’immigration des organisations sous régionales vers les Etats Unis d’Afrique. « Ce qui, sans nul doute, nécessite un engagement religieux de nos gouvernants qui doivent traduire par les actes la construction d’une Afrique Unie… C’est pourquoi, le collectif des mouvements panafricains de Guinée partage et soutient la réalisation de l’agenda 2063 de l’Union africaine, qui vise la transformation de l’Afrique en une puissance mondiale de l’avenir, à travers un cadre stratégique de développement inclusif et durable qui découle d’une volonté panafricaine d’auto-détermination, de liberté, de progrès et de prospérité collective… », a indiqué Mariama Rizo Sylla.

Paul MSoma

Présent à cette marche, Paul MSoma, le représentant de l’Union africaine à cette marche, a dit que ce 25 mai est un grand jour pour l’Afrique et la Guinée qui a eu « un leadership » dans la mise en place de l’Union africaine. Il a ensuite indiqué qu’il est actuellement en Guinée dans le cadre du transfèrement du centre africain du développement minier. « Un centre qui doit être abrité par la Guinée… Aujourd’hui est une occasion pour les pays de l’Union africaine de se reconnecter et faire part à leurs gouvernements des différents problèmes dont l’Afrique fait face… Kwame N’Krumah disait que je ne suis pas africain parce que je suis né en Afrique. Mais, je suis africain parce que l’Afrique est née en moi », a-t-il précisé.

Hadja Aminata Touré

Dans son allocution, Hadja Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum et fille du feu président Ahmed Sékou Touré, a félicité les organisateurs de cette marche. Car, soutient-elle : « il y a plus de 60 ans, des jeunes comme vous, entre 18 et 25 ans, se sont levés pour dire non au joug colonial. Et, cette bataille leur a permis d’accéder à l’indépendance, à la souveraineté nationale… Et, ce qui est sûr, tous ont mis en avant ce que nous avions en commun, l’Afrique. C’est ainsi que le 25 Mai 1963, l’Union africaine (l’OUA à l’époque) a vu le jour… Nous vous félicitons et nous pensons que vous devez continuer à vous battre pour expliquer aux autres jeunes que l’argent n’est pas roi. Ce ne sont pas les maisons, les voitures qui sont plus importantes. Mais, c’est ce que nous laissons aux générations futures qui est le plus important. L’argent facile est devenu roi dans notre pays ; et vous devez tous vous battre et vous dresser contre cela, pour dire que la chose la plus noble est le travail ».

S’agissant du transfèrement du centre africain du développement minier en Guinée, Hadja Aminata Touré estime que c’est un mérite. « Vous savez que la Guinée s’est sacrifiée pour toute l’Afrique. Elle s’est impliquée dans les luttes de libération en Guinée Bissau, en Angola,… Mieux, nous avons perdu des soldats sur ces terres. Donc, la Guinée est un pays de dignité et d’honneur ; et nous devons en être fiers », a dit madame le maire de Kaloum.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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L’Afrique que nous voulons tous : une terre d’opportunités

25 mai 2019 à 11 11 26 05265
Neven Mimica, Member of the EC in charge of International Cooperation and Development

Transportons-nous un instant en 2063 : un siècle après le lancement de la première initiative continentale africaine (l’Organisation de l’Unité Africaine que nous commémorons aujourd’hui), l’Afrique est un continent intégré, qui récolte les fruits d’une croissance inclusive et d’un développement durable. Ce continent est pacifié et sûr. L’accès aux services sociaux de base est garanti pour tous. Les droits de l’homme, la bonne gouvernance et l’État de droit s’imposent. Sur la scène mondiale, l’Afrique est un acteur et un partenaire solide et influent.

Ce n’est pas un rêve, c’est la vision de l’Afrique que vous avez définie comme votre objectif dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. C’est l’Afrique que vous construisez. Une Afrique pleine d’opportunités. Une Afrique que nous voulons tous.

Déjà nous sentons le vent du changement souffler sur le continent ; des accords de paix historiques dans la Corne de l’Afrique et de la fin paisible de plusieurs régimes totalitaires à la décision d’établir une zone de libre-échange à l’échelle du continent africain… L’Afrique est un continent en plein essor.

Le cœur économique du continent bat plus vite. C’est la deuxième région avec la croissance la plus rapide du monde. Elle déborde d’énergie et de dynamisme. Elle abonde en opportunités commerciales. Les investissements augmentent rapidement.

J’ai été témoin de ce changement au cours des cinq dernières années, en tant que Commissaire européen chargé de la coopération internationale et du développement. J’ai vu de mes propres yeux l’Afrique renforcer sa présence sur la scène mondiale. Pleine de confiance, consciente de son potentiel économique, stratégique, naturel et humain.

Faire de la vision de l’Afrique pour 2063 une réalité sera un processus long et continu nécessitant l’engagement de tous, à tous les niveaux et au-delà des frontières. Nous subirons des revers. Vous pouvez vous fier à mon expérience européenne en la matière. Mais y-a-t-il une autre voie ?

Une chose est sûre: l’Europe est un partenaire de longue date de l’Afrique et elle compte bien le rester. L’Afrique est le continent jumeau de l’Europe. Peu importe ce que vous pouvez entendre ici ou là, l’Europe est l’alliée principal de l’Afrique en matière d’affaires, son premier partenaire commercial et son principal investisseur, loin devant toutes les autres régions du monde. Nous sommes aussi convaincus qu’une Afrique plus forte est bonne pour l’Europe. Nous ne pouvons gagner qu’en renforçant nos voisins.

Cela signifie que la charité n’a pas sa place dans notre partenariat. Il s’agit de partager les risques et de stimuler le potentiel de l’Afrique pour parvenir au développement durable : ce genre de développement qui permet de maintenir le cap et d’offrir des opportunités à long terme pour tous. Ce genre de développement qui peut offrir aux entreprises africaines et européennes de nouvelles opportunités de part et d’autre de la mer Méditerranée.

C’est la raison pour laquelle l’Europe a besoin d’une Afrique d’opportunités.

La relation entre l’Afrique et l’Europe a évolué et mûri au cours des dernières années. Elle est passée d’une dépendance donateur-bénéficiaire à un partenariat d’égal à égal et elle ressemble désormais de plus en plus à une « Alliance », comme l’a indiqué le Président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker, lorsqu’il a lancé en septembre 2018 la nouvelle Alliance Afrique-Europe pour des investissements et des emplois durables.

Le but ultime de l’Alliance est de stimuler les investissements et de créer des emplois, en particulier pour les jeunes Africains. Je tiens à vous rassurer : il ne s’agit pas d’une nouvelle étiquette posée sur une initiative politique. L’Alliance produira des résultats concrets sur le terrain. Les investissements que nous avons mobilisés contribueront à créer 10 millions d’emplois en Afrique au cours des cinq prochaines années.

Cette Alliance signifie également que coopérer et construire ensemble augmente les chances de trouver la solution pour notre avenir. Notre avenir commun. Ensemble, l’Afrique et l’Europe peuvent influencer l’agenda international. Ensemble, nous pouvons faire la différence. Si l’Europe rate ce rendez-vous avec l’Afrique, elle ratera son rendez-vous avec l’Histoire. Et j’ose affirmer que l’inverse est également vrai. Ne vous méprenez pas : l’Europe est votre allié naturel.

Nous mesurerons le succès de l’Alliance à notre capacité à traduire ces initiatives en changements réels et durables pour les populations sur le terrain.

Pour y parvenir, un même engagement est requis de l’Afrique comme de l’Europe. Je sais que nous serons à la hauteur de ce défi. Mais il n’y a pas de temps à perdre : 2063, c’est maintenant.

Neven Mimica

Commissaire Européen chargé de la Coopération Internationale et du Développement

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Conakry : une délégation libérienne chez le ministre de la Défense nationale

24 mai 2019 à 13 01 07 05075

Dans la matinée de ce vendredi, 24 mai 2019, le ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, a reçu une délégation libérienne.

Porteuse d’un message du président Georges Weah, cette délégation était conduite par Nathaniel F. McGill, ministre chargé des Affaires présidentielles, et comprenait entre autres le chef d’Etat-major général des armées du Libéria.

Les deux personnalités ont mis l’occasion à profit pour discuter du renforcement de la coopération entre les Républiques sœurs du Libéria et de la Guinée, notamment dans le cadre de la sécurité transfrontalière et du partage de renseignements.

Dr. Mohamed Diané (entouré de ses proches collaborateurs) a assuré ses hôtes de la disponibilité de la Guinée à travailler en étroite collaboration avec les autorités libériennes dans différents domaines d’intérêts communs.

Le ministre libérien en charge des Affaires présidentielles a, pour sa part, rappelé les liens historiques qui unissent son pays à la Guinée depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine. Il a indiqué que le Libéria, reconnaissant, reste et demeure un partenaire fiable de la Guinée.

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Alexandre Brégadzé nommé le Chef de la Représentation de la Compagnie RUSAL en Guinée

24 mai 2019 à 12 12 37 05375

Communiqué : Conakry, le 24 mai 2019. – RUSAL, un des plus grands producteurs d’aluminium au monde, annonce la nomination d’Alexandre Brégadzé en tant que Chef de la Représentation de la Compagnie en Guinée.

Avant de rejoindre RUSAL, Alexandre Brégadzé avait exercé les fonctions de l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie en Guinée du 9 mars 2011 au 22 mars 2019. C’est au cours de l’exercice de ces fonctions que le Centre de recherche en épidémiologie-microbiologie et des soins médicaux (CREMS) avait été construit et intégralement équipé en pleine épidémie Ebola en Guinée dans la région de Kindia en 2015 avec sa participation active. Les investissements de RUSAL dans la construction du CREMS se sont élevés à plus de 10 mln de dollars américains. Actuellement les recherches post-enregistrement du vaccin contre la maladie à virus Ebola « GamEvakCombi » de conception russe sont en cours de finalisation au sein du CREMS.

Dans ses fonctions du Chef de la Représentation de RUSAL en Guinée Alexandre Brégadzé prévoit de se concentrer sur les objectifs visant à assurer un fonctionnement efficace des activités de la Compagnie en Guinée.

« Les axes prioritaires de ma mission en Guinée en ma nouvelle qualité porteront sur la finalisation des travaux de réhabilitation et sur le lancement de la deuxième ligne de production de l’usine de FRIGUIA, ainsi que le développement du projet de bauxite DIAN-DIAN dans la région de Boké. Pour ce qui est du développement durable en Guinée, les projets prioritaires pour RUSAL sont ceux dans les domaines d’éducation, de santé, d’accès de la population guinéenne à l’eau potable de qualité » – a noté Alexandre Brégadzé. La Compagnie poursuivra son programme d’envergure « Bourse RUSAL-2018 » : tous les boursiers guinéens (101 personnes) sont déjà arrivés en Russie et suivent leur formation avec succès dans des Universités de différentes villes. Aussi, cette année RUSAL prévoit de finaliser le programme de recherches scientifiques post-enregistrement du nouveau vaccin russe contre la maladie à virus EBOLA, qui sont menées par des spécialistes russes et guinéens au CREMS.

Information sur la Société :

Un des plus importants investisseurs étrangers en Guinée, RUSAL opère dans le pays depuis 2001. En Guinée RUSAL possède la Compagnie de Bauxites de Kindia (CBK), ainsi que le Complexe d’alumine de FRIGUIA. De surcroit, RUSAL poursuit la réalisation du projet d’exploitation du plus important gisement de bauxites au monde Dian-Dian se trouvant dans la région de Boké. Le volume des réserves prouvées de ce gisement représente 564 mlns de tonnes.

Communiqué transmis par le service de Communication de RUSAL en Guinée

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Madeleine Dioubaté (ancienne candidate à la présidentielle) se fait voler un diamant à Paris

23 mai 2019 à 12 12 33 05335

Lu pour vous : Une ancienne candidate à l’élection présidentielle en Guinée a déposé plainte à Paris pour le vol dans un hôtel parisien d’un diamant qu’elle estime à 45 millions d’euros, a-t-on appris de sources concordantes.

Deux hommes se faisant passer pour des Russes ont rencontré lundi Marie-Madeleine Dioubaté dans un hôtel parisien du VIIIe arrondissement pour expertiser ce diamant. Après évaluation, ils lui ont remis un document certifiant que la pièce valait 45 millions d’euros, selon une source policière.

Mais entre-temps, selon un tour de passe-passe bien connu des escrocs et des enquêteurs, les deux hommes avaient subtilisé le vrai diamant et l’avaient remplacé par une pâle copie, a détaillé une source proche du dossier, confirmant une information de la radio Europe 1.

Lorsque la victime s’en est aperçue, les deux hommes avaient pris la fuite. Elle a déposé plainte. « Quant à la valeur réelle du diamant, c’est pour l’instant du déclaratif », souligne la source policière.

Une enquête préliminaire du chef de vol en bande organisée a été ouverte, selon le parquet de Paris. La brigade de répression du banditisme (BRB) est chargée de l’enquête.

Marie-Madeleine Dioubaté, du Parti des Ecologistes de Guinée, avait été la seule femme candidate à l’élection présentielle en Guinée en 2015 emportée par le président sortant Alpha Condé.

AFP- Paris, 23 mai 2019

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Aéroport de Conakry : vers la signature d’un accord de gestion entre la Guinée et ses partenaires ?

22 mai 2019 à 17 05 32 05325

La Guinée est en bonne voie pour trouver un accord avec Aéroports de Paris (ADP) autour de la mise en place d’une concession à long terme de l’aéroport de Conakry. Des discussions ont eu lieu dans ce sens depuis quelques mois à Conakry, entre Aboubacar Sylla, ministre d’Etat en charge des Transports et les représentants d’ADP, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après le coup de balai de janvier 2019, qui a permis d’écarter Oulaba Kabassan Kéita, soupçonné de détournement de 4 milliards de Francs Guinéens, une nouvelle équipe a été installée à la tête de la direction générale de la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC). Ce présumé détournement avait empoisonné les relations entre la Guinée et les partenaires français (Agence Française de Développement, Aéroports de Paris et la Chambre de Commerce de Bordeaux).

Désormais, l’on semble s’acheminer vers un accord entre les deux parties. Selon nos confrères de Jeune Afrique, « si rien n’a encore été officialisé, un accord semble en bonne voie depuis ces derniers jours entre Aéroports de Paris (ADP), dont les opérations internationales sont dirigées par Fernando Echegaray, et les autorités guinéennes, représentées par Aboubacar Sylla, ministre des Transports ».

Pour rappel, Aéroports de Paris, gestionnaire depuis 1992 de la Société de Gestion et d’Exploitation de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC), dont il est actionnaire à 29 % (aux côtés de l’Agence française de développement, AFD), avait proposé de reprendre complètement en main l’infrastructure, qui fut son premier contrat de management à l’étranger. Sa concession court jusqu’en novembre 2019, ajoute la même source.

Il reste à savoir si cette « embellie » pourra faire oublier les soupçons de détournement qui pèsent sur l’ancien DG de la SOGEAC. En tous les cas, il aura fallu beaucoup d’efforts, de concessions et de pressions pour qu’on sorte de la cacophonie née du présumé détournement de 4 milliards de francs guinéens au détriment de la SOGEAC.

Les partenaires français, très remontés, avaient tapé du poing sur la table pour que cette affaire soit tirée au clair, même si un certain flou règne actuellement sur le remboursement ou non des montants supposés avoir été détournés.

Aux dernières nouvelles, un huissier de justice, muni d’une sommation interpellative de payement, avait été commis à cette tâche.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Biodiversité et changement climatique en Afrique: Quel rôle pour les médias africains ?

15 mai 2019 à 9 09 38 05385

« Mieux comprendre les milieux environnementaux, évoquer les lacunes dans la collecte et le traitement des informations en vue de les corriger accroître l’efficacité des partenaires dans la formation et le soutien aux initiatives des journalistes», voilà entre autres objectifs de la table ronde des médias qui s’est tenue ce mardi 14 mai à Accra au Ghana.

Une quarantaine de participants venus de plusieurs pays de la sous-région, à savoir le Sénégal, la Sierra Leonne, le Libéria, le Ghana et la Guinée. Une initiative de WABiCC, le programme pour la biodiversité et le changement climatique en Afrique de l’Ouest.

Il est tout d’abord revenu à M. Stephen KELLEHER, Chef de projet à WABiCC, et Patricia Mensah de rappeler les objectifs de la rencontre avant de faire réagir les participants sur les problèmes environnementaux vécus dans leurs pays.

A ce niveau, le constat révèle que les problèmes sont presque identiques sur le continent. Qu’il s’agisse de l’insalubrité, des pollutions, de la déforestation, de l’accès à l’eau potable notamment en milieu rural ou du changement climatique, les pays africains ont des situations quasi-identiques.

Stephen KELLEHER

S’agissant de la menace des espèces sauvages, ….dira que les auteurs mettent en avant les retombées financières plutôt que de protéger ces espèces, d’où la lutte contre le braconnage sous toutes ses formes. Il poursuit en rappelant que la corruption et l’implication de certains cadres constituent des obstacles pour mener à bien la protection de ces espèces. En ce qui concerne la déforestation, il dira qu’il faut trouver des activités génératrices de revenus pour les populations riveraines de ces forêts afin qu’elles évitent de détruire le couvert végétal.

Par ailleurs, il a mis un accent sur la dégradation de l’environnement par le biais des activités minières, comme c’est le cas au Ghana et en Guinée, une situation face à laquelle « nous devons réagir et sans attendre …» dira-t-il.

La nature nous nourrit, nous vivons grâce à elle, elle nous donne tout et si nous la détruisons nous perdons tout !

S’agissant de l’état des lieux dans les médias environnementaux, plusieurs points été cités. A savoir, «peu de spécialistes sur les questions environnementales, peu de temps consacrés ou à de manière occasionnelle à ces sujets, le faible appui aux initiatives de production, le manque de professionnalisme de certains médias dans le traitement de l’information, la difficulté d’accès aux sources d’information ou encore la non prise en compte des aspects culturels… ».

C’est donc un véritable rendez-vous d’échanges qui entend mettre les médias africains en synergie en vue de lutter ensemble contre ces problèmes qui mettent en danger la vie des générations présentes et futures.

Idiatou CAMARA à Accra pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Elections du 26 mai 2019 : Mamadou BAH (Nr 69), candidat au Parlement Bruxellois

14 mai 2019 à 11 11 59 05595

Mes priorités : Bruxellois d’origine étrangère, diplômé en sciences politiques. J’aime m’attribuer l’étiquette bruxellois, une ville cosmopolite, où 56% des habitant.e.s viennent d’horizons différents. Bruxelles, d’une part, c’est une formidable opportunité pour moi de vivre cette diversité au quotidien, et de m’engager pour une société + verte + solidaire + conviviale.

D’autre part, comme capital de l’Europe, je trouve que Bruxelles doit lancer un défi à “l’Europe des peurs” un nouveau “deal” en faisant que chaque bruxellois.e trouve sa place. Pour la question environnementale, je soutien toutes les solutions concrètes pour “Bruxelles-respire.” Je veux pour nos enfants, un enseignement de qualité, un logement décent, une ville propre et conviviale. Un projet interculturel bruxellois valorisé, qui participe à la convivialité et une qualité du vivre ensemble. Une démocratie avec plus d’écoute, de participation citoyenne qui fait obstacles aux discours de haine, et de toutes les formes de discriminations.

Les diplômes de Mamadou BAH

• Bachelier en Sciences Politiques (ULB)
• Master en Sciences Politiques, Relations Internationales, finalités, Sécurité, paix et Conflits (ULB)
• Migrations, diversité et Relations Interculturelle (ULB)
• Agent de Médiation et de Développement Interculturel (CBAI)

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Brooklyn (USA) : une délégation de l’UFDG au centre d’une controverse

12 mai 2019 à 14 02 16 05165
Elhadj Diouma Diallo (image d’archive)

Une délégation du bureau exécutif national de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), conduite par l’honorable Abdoulaye Diouma Diallo, en tournée de renouvellement des fédérations du parti aux Etats-Unis d’Amérique est confrontée actuellement à une fronde interne de la jeunesse du parti contre le secrétaire fédéral de Brooklyn, Mouctar Barry, a appris Guineematin.com auprès de la communauté guinéenne de New-York.

L’honorable Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo et sa suite ont supervisé un congrès fédéral en catimini au domicile privé de Hadja Hassatou Sall, tenez-vous bien, à 4 heures du matin. C’était le lundi, 22 avril 2019. Cette réinstallation du secrétaire fédéral sortant, Mouctar Barry, s’est déroulée en l’absence des représentants des jeunes de l’UFDG de Brooklyn.

Il semble aussi que la délégation du bureau exécutif national de l’UFDG a négocié fort avec Monsieur Samoura pour que ce dernier retire sa candidature en vue de faciliter la réélection de Mouctar Barry.

C’est pourquoi, dans une correspondance adressée à Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo, chef de mission, les jeunes UFDG de Brooklyn dénonce « un théâtre dilatoire orchestré » par le secrétaire fédéral sortant de Brooklyn, Mouctar Barry, avec « les bénédictions » de l’honorable Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo : « je rappelle que cette politique d’exclusion est contraire aux idéaux du parti. Je vous renvoie à l’article 16 alinéa 3 des statuts et règlement intérieur du parti qui détermine ceux qui doivent prendre part au congrès (les congressistes)et la procédure des opérations pour les congrès des fédérations, nous constatons que cette disposition a été violée sous l’égide du chef de mission et sa délégation. Après la fermeture de la salle du congrès, nous avons appris que vous vous êtes rendus de façon catimini dans la concession d’un responsable pour sélectionner et valider le bureau fédéral en violation de l’article ci-dessus, qui dispose que c’est seulement les 9 premiers responsables des bureaux spéciaux, les 9 premiers responsables des sections et les 9 premiers responsables du bureau fédéral sortant qui élisent le bureau fédéral » écrit le premier responsable des jeunes UFDG de Brooklyn, Abdourahmane Diallo.

Considérant alors « que ces dispositions ont été violées sous votre bénédiction, le bureau de la jeunesse conteste cette sélection du bureau fédéral et dénonce ces pratiques frauduleuses car elles sont contraires aux textes et valeurs de l’UFDG. Vu ces violations répétées des statuts et règlement intérieur du parti, le bureau de la jeunesse conteste la légitimité et la légalité du bureau fédéral et rejette les résultats de cette sélection du bureau fédéral. Et nous demandons la reprise intégrale du congrès conformément aux dispositions des statuts et règlement intérieur du parti. Nous rappelons que nous disposons de preuves palpables (videos des opérations) du 22 avril 2019, à Brooklyn. Le moment venu nous allons les mettre à la face du monde » a-t-il conclu et prévenu.

Elhaj Ousmane Kourou Diallo

Interpellé sur la question, Elhadj Alpha Ousmane Diallo, membre du bureau exécutif national de l’UFDG, explique la délégation de l’honorable Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo est arrivée en retard dans la salle où le congrès devait se tenir. Il ne pouvait plus continuer parce que la réservation venait d’expirer. Ils ont alors été expulsés de la salle. C’est en ce moment qu’ils ont décidé d’aller chez Hadja Hassatou Sall qui avait de la place pour contenir des congressistes composés exclusivement de vieux et de femmes.

« Les jeunes n’étaient pas représentés. Ceux qui étaient présents ont estimé qu’ils sont majoritaires et que le quorum était largement atteint. Mouctar Barry, secrétaire fédéral sortant était le seul candidat. Il a été réélu par les membres présents » a-t-il expliqué.

Abordant la question du courrier envoyé à la délégation du bureau exécutif national, Elhadj Alpha Ousmane Diallo se montre catégorique : tout est possible sauf la reprise du congrès fédéral de Brooklyn.

Au sein de la communauté guinéenne, on rapporte que Moutar Barry est très populaire chez les vieux et les femmes mais impopulaires chez les jeunes qui sont les plus nombreux et presque tous intellectuels.

Et les supporters de Mouctar Barry soupçonnent le premier responsables des jeunes UFDG de Brooklyn, Abdourahmane Diallo de rouler pour le RPG Arc-en-ciel, parce que tout simplement il se montre parfois très critiques à l’endroit du président du parti, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo.

Pour être tout à fait complet, rappelons que ce sont ces jeunes qui avaient invité l’honorable Ousmane Gaoual Diallo sans passer par le parti. Et, finalement, le député uninominal de Gaoual avait été empêché d’effectuer ce déplacement. Depuis lors, la direction nationale de l’UFDG semble n’avoir rien fait pour aplanir les divergences.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Problématique des passeports en Espagne : le cri de détresse des Guinéens

26 avril 2019 à 20 08 27 04274

La crise des passeports biométriques cause des dégâts aux conséquences irréversibles en Espagne. 

C’est à quand la fin du Calvaire ? 

Passage en Espagne de la dernière équipe d’enrôlement depuis Juillet 2016

Telle est la question fondamentale que les citoyens guinéens vivant en Espagne continue encore de se poser. 

Depuis l’avènement des passeports biométriques, nombreux sont les problèmes qui en dérivent. Vu l’urgence dans laquelle se trouvent certains cas, les responsables d’entités guinéennes en Espagne se sont réunis avec les autorités en Guinée, à Barcelone, à Madrid puis à Paris  pour leur faire le point de la situation. Malgré les belles paroles et  promesses tenues çà et là par ces différentes autorités, de trouver une solution urgente à ce problème de taille ; force est de constater que la situation reste intacte et le nombre de personnes affectés par cette crise de passeports ne cesse de s’accroitre jour après jour.

 Une Si longue attente !!!!

Il convient de rappeler que le dernier  et seul passage en Espagne d’une équipe d’enrôlement pour confection de passeport biométrique remonte au mois de juillet 2016. Depuis cette date, les citoyens guinéens vivant en Espagne se trouvent dans une situation d’extrême vulnérabilité. Aucune perspective ne pointe à l’horizon pour résoudre définitivement cette situation insoutenable.

 Car, la dernière opération qui était perçue comme une autre opportunité pour nombre de guinéens vivant en Espagne de se procurer du dit passeport, s’est avérée comme une grande illusion perdue.  Un communiqué datant du 18 Avril 2017 de notre Ambassade à Madrid écartait toute possibilité pour les sujets guinéens vivant en Espagne de se faire enrôler sur place  et les invitait  à se rendre à Paris.

Logiquement, il était impossible pour la majorité des sollicitant de passeports  d’effectuer un tel déplacement pour les raison suivantes :

  • Raisons stratégique et humanitaire

L’Espagne, la Grèce et L’Italie sont les principales portes d’entrée des immigrants illégaux guinéens. Plus de 80% de cette couche est composée de personnes vulnérables (mineurs non accompagnés), ou personnes sans documents ni ressources. Les organisations caritatives comme la croix rouge ou Caritas sont prêtes à les aider pour obtenir un passeport, mais déclinent toute responsabilité par rapport à leur mobilité hors du territoire espagnol.

  • Raisons financières.

La crise financière qui perdure en Espagne depuis 2008, a considérablement affecté les familles. Le prix unitaire d’un passeport est de 140 Euros. Si à cette somme il faut ajouter les frais de déplacement et de logement en France, la situation devient donc insoutenable. Malheureusement nombreuses sont les familles qui se trouvent dans cette situation de précarité financière. 

  • Les cas des nouvelles naissances.

Les bébés nés après le passage de l’équipe au mois d’août 2016 n’ont pas de document. Donc sont en situation irrégulière sur le sol européen. Il est impossible pour ces familles de se déplacer dans ce cas précis avec leurs enfants et  tout le risque que cela comporte de se déplacer en situation d’illégalité. La montée des pensées xénophobes en Europe n’invite pas à prendre de tels risques.

  • Enfin les raisons éthique et de responsabilité.

La délivrance des documents nationaux aux citoyens n’est pas une mission philanthropique, mais plutôt une exigence éthique et de responsabilité des pouvoirs publics envers  leurs citoyens

Aujourd’hui, le désenchantement, le désespoir et le sentiment d’abandon animent tous   des citoyens guinéens vivant en Espagne indépendamment de la couleur politique, ethnique ou régionale. Les familles sont lasses des conséquences désastreuses de l’impossibilité d’obtenir à temps un passeport qui est indispensable pour la plus part des gestions administratives sur le sol Espagnol.

 C´est pourquoi, dans le souci majeur d’éviter tout acte d’incivilité qui pourrait ternir l´image de notre pays à l’extérieur. Les  responsables d’entités guinéennes de l’Espagne lance ce cri de cœur. Ils demandent l’implication personnel du chef de l’Etat afin d’instruire  très urgemment les différents départements concernés pour venir soulager la souffrance des guinéens.

Au moment où nous mettons sous presse cet article, les cas de certaines personnes sont   dans une situation délicate et risques d’être irréversibles. 

La Guinée est –elle un pays d’exception au point d’être incapable de doter ses différentes délégations à l’étranger de machines pour confectionner les passeports biométriques à l’instar des autres pays voisins ?

Affaires à suivre !

 SEBOU KABA

Secrétaire général de la commission  pour la problématique  des passeports en Espagne

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Général Konaté banni en Guinée : l’ancien président demande la nationalité sénégalaise

26 avril 2019 à 17 05 07 04074
Général Sékouba Konaté, président de la Transition entre du 18 janvier au 21 décembre 2010

C’est un secret de polichinelle. Le général Sékouba Konaté vit des moments difficiles depuis son départ de la Guinée après la Transition militaire de 2010. Mais, les choses se compliquent davantage pour l’ancien membre du CNDD au fur et à mesure que le temps passe. Aujourd’hui, il est même privé de voyage faute de passeport valable. Ce qui l’amène à se tourner vers le Sénégal pour espérer trouver solution à son problème. Il a écrit au président sénégalais, Macky Sall, pour demander de l’aider à avoir un passeport sénégalais, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Général Sékouba Konaté passant la main à son successeur à la présidence de la République, le Professeur Alpha Condé, le 21 décembre 2010 au palais du peuple

Selon nos informations, le passeport diplomatique du général Sékouba Konaté a expiré, et l’ancien président de transition est privé de voyage depuis 6 mois. Trois mois avant l’expiration de son passeport, il avait saisi l’ambassade de Guinée en France pour le renouveler, mais en vain. Les autorités diplomatiques guinéennes ont fait comprendre à l’ex-membre du CNDD que les opérations d’enrôlement en vue de la délivrance des passeports biométriques ont pris fin sur le territoire français.

Désormais sans passeport valable, Sékouba Konaté qui vit à Enghien-les-Bains, près de Paris, avec sa famille, ne peut plus donc voyager en dehors de l’espace Schengen. Face à cette situation, l’ancien dirigeant guinéen a sollicité le soutien du président sénégalais, afin de trouver solution à son problème. Il a adressé un courrier à Macky Sall pour lui demander d’intercéder auprès de son homologue guinéen, Alpha Condé, pour voir si ce dernier acceptera de lui renouveler son passeport.

Et, si cette démarche n’aboutit pas, Sékouba Konaté demande à Macky Sall la naturalisation afin qu’il puisse obtenir un passeport sénégalais. Pour l’heure, on ne sait pas encore quelle est la réponse du président sénégalais face à cette sollicitation de l’ancien président de la transition guinéenne.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Coopération : le ministre léonais des AE chez le président Alpha Condé

25 avril 2019 à 14 02 30 04304

Communiqué : Le Chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé, a reçu en audience dans la soirée du mercredi 24 avril 2019 au Palais Sékhoutouréya, le ministre des Affaires Etrangères de la Sierra Leone, son Excellence Ali Kaba. Le chef de la diplomatie léonaise était porteur d’un message de son Président Julius Maada Bio au Président Alpha Condé. Un message qui porte sur le renforcement des relations de coopération et d’amitié entre les deux pays, comme le précise le ministre Ali Kaba : « Je suis porteur d’un message du Président Maada Bio pour réaffirmer le soutien de mon pays à la Guinée et pour le renforcement des relations entre nos deux Etats.

Nous avons aussi discuté de la nécessité de la mise en place d’une commission mixte permanente de coopération pour discuter des problèmes qui pourraient subvenir et comment renforcer nos liens économiques, culturels et sportifs.

Nos deux Etats ont des relations particulières. Cette commission doit s’assurer qu’il y ait la paix, la stabilité et la prospérité pour nos deux pays. Et cela ne pourra que nous permettre d’aller de l’avant au niveau de la coopération entre nos deux Etats.

Et aussi, j’ai fait part au Président Alpha Condé, de la restitution de la réunion avec mon homologue guinéen, son excellence Mamady Touré, tous deux nous avons discuté comment raffermir les relations entre nos deux Etats. Et il y a une entente parfaite, nous avons la même vision. Ce qui permettra à nos deux Etats de coopérer encore mieux ».

Sékhoutouréya, le 24 avril 2019

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

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Symposium sur les Mines de Guinée : la société RUSAL « fière de sa pleine participation »

25 avril 2019 à 10 10 35 04354

Communiqué : Du 24 au 26 avril 2019 se tient à Conakry le Symposium Mines Guinée L’évènement est organisé par le Ministère des Mines et de la Géologie de la République de Guinée, en partenariat avec la société AME Trade Lt, UK. Le thème retenu cette année est « Synergie mines et infrastructures: enjeu pour un développement intégré et durable de la Guinée ». Pendant ce symposium le grand producteur d’alumine Rusal s’est montré comme une société qui a réalisé ces dernières années de grandes actions en Guinée.

Dans leurs interventions, le Directeur général par intérim et l’ambassadeur de Russie en Guinée, ont vanté les actions réalisées par la société RUSAL ces dernières en années dans notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Considérée comme un des plus grands évènements minier d’Afrique de l’Ouest le Symposium sur les Mines de Guinée (SMG 2019), la cérémonie est placée sous le thème « Synergie mines et infrastructures : enjeu pour un développement intégré et durable de la Guinée ». Une initiative du ministère guinéen des Mines et de la Géologie en partenariat avec la société AME Trade Ltd du Royaume Uni.

Dans son discours, monsieur Alexandre Larionov, directeur général par intérim de RUSAL en Guinée a salué la tenue de la 6ème édition du Symposium sur les Mines de Guinée. Selon lui « ce n’est pas la première fois que la société RUSAL assiste au symposium minier en Guinée. Nous sommes très contents du président Alpha Condé qui vient de visiter notre stand. Le président de la République a dit que quand il est arrivé au pouvoir en fin 2010, RUSAL était représentée par deux (2) sociétés : l’usine d’Alumine Friguia et la Compagnie de Bauxite de Kindia (CBK). Aujourd’hui, nous avons la troisième société qui est opérationnelle et a déjà exporté plus d’un million et demi de tonnes de bauxite », a dit le DG par intérim de RUSAL.

Abondant dans le même sens, Vadim RAZUMOVSKIY, ambassadeur de la fédération de Russie en République de Guinée et en République de Sierra Léone, a salué les actions réalisées par RUSAL et surtout sa participation à cette 6ème édition du symposium sur les Mines en Guinée. « A travers la société RUSAL, qui est vraiment un géant minier et d’autres sociétés, la Russie participe pleinement à ce forum. Ça prouve que notre pays est intéressé par la coopération avec la République de Guinée dans le secteur minier comme dans bien d’autres secteurs. Et, cette coopération se caractérise dans le domaine des mines notamment par la présence effective de RUSAL et de toutes les réalisations de cette compagnie russe sur le terrain », a indiqué le diplomate Russe.

Le président de la République, le professeur Alpha Condé, à quant à lui dit qu’il va bientôt avoir une réunion avec les responsables des sociétés minières en Guinée. Selon lui, cette réunion vise« à ramener tous les miniers à appliquer correctement le code minier. Car, si nous voulons créer les conditions possibles pour les sociétés minières, notre principale tâche, c’est de défendre les intérêts du peuple de Guinée. Qu’on ne soit pas un scandale géologique et qu’on se retrouve parmi les pays les plus pauvres. Ces richesses doivent bien-sûr profiter à nos partenaires, parce que quand on investi, c’est pour tirer profit. Souvent aussi, on donne une image déformée de la Guinée, qu’on donne tout à la Chine. Mais, je vais vous faire remarquer qu’il y a la société américaine qui exploite la bauxite depuis 1963 à Kamsar, nous avons RUSAL qui est une société russe était déjà à Fria et à Kindia avant mon arrivé et qui est aujourd’hui à Diandian » a-t-il notamment cité.

A toutes ces réalisations de RUSAL pendant ses dernières années s’ajoutent bien d’autres et non des moindres. Il s’agit entre autres la construction et la fourniture des écoles, la réalisation des forages, l’assistance des groupements féminins et la contribution que la société apporte pour le développement des localités de sa zone d’intervention. Une prouesse saluée par l’ensemble des bénéficiaires et des autorités à tous les niveaux.

Qualifié de projet d’intérêt national, le projet Dian-Dian n’est plus un rêve mais plutôt une réalité. Entouré de l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en Guinée et des responsables de Rusal/COBAB, le Président de la République le Pr Alpha Condé a officiellement procédé au lancement de la première tonne de bauxite de Dian-Dian le 19 juin 2018 au port minéralier de Taressa dans la commune rurale de Kamsar à Boké.

Avec une teneur moyenne de 59%, la première phase du projet a coûté plus de 220 millions de dollars à Rusal. Cet investissement a permis d’ouvrir non seulement la mine, mais aussi des routes, construire un port minéralier et réaliser des embranchements de rails de plus de 20 Km ce qui est une première depuis plus de 40 ans en Guinée.

La mise en exploitation de Dian-Dian par Rusal dont les réserves sont estimées à plus 564 millions de tonnes va créer plus de 1 300 emplois directs avec une exportation de trois millions de tonnes de bauxite par an pour la première phase.

Avant de procéder au lancement des opérations de chargement de la bauxite dans le bateau qui mouillait aux larges, le président de la République, le Pr Alpha Condé avait tout d’abord félicité la compagnie Rusal pour avoir honoré son engagement. Le chef de l’Etat a ensuite interpellé les populations, les autorités administratives et politiques, ainsi que les responsables de RUSAL, chacun sur ses responsabilités. « J’invite les populations de Boké à soutenir toutes les actions de RUSAL dans la région. C’est la condition préalable à tout développement de notre pays. L’Etat de son côté, s’engage à tout mettre en œuvre pour l’accompagner », a dit le président de la République.

Le 20 juin 2018 après le lancement du projet de Dian-Dian à Kamsar, le président de la République Pr Alpha Condé avec sa délégation a procédé à la relance de l’usine d’alumine de Fria après 6 ans d’arrêt suite à une grève illégale déclenchée par le collège syndical d’alors. La relance de l’usine Rusal/Friguia a nécessité un budget qui s’élève à 123,5 millions de dollars avec 616 unités industrielles, des groupes électrogènes de 60 m de hauteur, 2 compresseurs, 75 unités avec 144 km de chemin de fer qui sont rentrés en valeur pour faire de l’usine de Fria une réalité et aussi avec 25% de pièces de rechange avec 1200 guinéens locaux, 60 experts russes ont travaillé ensemble.

Rappelons également que depuis des années RUSAL contribue à la formation des cadres Guinéens en octroyant des bourses aux jeunes étudiants de ce pays. Seulement, en 2011 ce sont 100 étudiants guinéens qui ont bénéficié de bourses offertes par RUSAL dans plusieurs spécialisations dans les différentes universités de la Russie. C’est dans cette continuité que la société à travers la Bourse RUSAL 2018 a offert encore 101 bourses à la Guinée. Les lauréats sont déjà partis et suivent les cours dans les différentes universités de la Russie depuis octobre 2018.

Les bénéficiaires de la Bourse RUSAL 2018 comme leurs prédécesseurs bénéficierons gratuitement de l’appui technique, matériels, sanitaire et financier de RUSAL jusqu’à la fin de leurs études. Le coût de formation des étudiants guinéens s’élève à plus de 8 millions usd. A l’occasion de la remise des certificats aux lauréats, le Ministre d’Etat chargé des Affaires Présidentielles et ministre de la Défense Nationale Dr Mohamed Diané a transmis toute la gratitude et les remerciements du Président de la République à la société Rusal.

La réalisation du programme Bourse RUSAL 2018 permettra de former des cadres de haute qualification pour la République de Guinée et de renforcer les liens traditionnels de coopération entre la Guinée et la Fédération de Russie. Le programme de formation des étudiants guinéens prévoit la préparation des spécialistes dans le secteur minier, des cheminots, des économistes ainsi que des constructeurs, des spécialistes pour le secteur de l’agriculture, de l’eau, de la santé et de l’administration publique.

Dans son souci permanent d’appuyer la Guinée dans la couverture sanitaire des populations. C’est ainsi en 2015 Rusal a debloqué plus de 10 millions usd pour construire un Centre de Recherche en épidémiologie-microbiologie et soins médicaux (CREMS) à Kindia pour lutter contre l’épidémie d’Ebola et les maladies infectieuses en Guinée. En février 2019, la Fédération de Russie avec l’appui de la société minière Rusal/Guinée a offert un laboratoire mobile « Gazel » à la Guinée installée au centre Russo-Guinéen de Recherche scientifique en épidémiologique et prévention des maladies infectieuses de Kindia.

La cérémonie de remise du laboratoire mobile s’est déroulée en présence des ministres Abdoulaye Yéro Baldé, en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ; Dr Edouard Niankoye Lamah, Ministre d’Etat, Ministre de la Santé ainsi que des diplomates Russes et les autorités de Rusal en Guinée. Ce laboratoire mobile qui a couté plus 1,3 millions d’euros permettra aux scientifiques guinéens et russes de prévenir toutes les infections en Guinée.

A toutes ces réalisations de Rusal pendant ses dernières années s’ajoutent bien d’autres et non des moindres. Il s’agit entre autres la construction et la fourniture des écoles, la réalisation des forages, l’assistance des groupements féminins et la contribution que la société apporte pour le développement des localités de sa zone d’intervention. Une prouesse saluée par l’ensemble des bénéficiaires et des autorités à tous les niveaux.

Transmis par le service presse de RUSAL

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Souapiti : le président Alpha Condé veut électrifier toute l’Afrique de l’Ouest

15 avril 2019 à 13 01 01 04014

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, une délégation de parlementaires de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) a effectué une visite sur le site de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, dans la sous-préfecture de Tondon, à Dubréka. Ces députés ont constaté de visu l’avancement des travaux de ce barrage qui va contribuer à l’interconnexion en électricité pour la sous-région ouest africaine, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La forte délégation des députés de la CEDEAO était conduite par Alpha Souleymane Bah Fischer, accompagné de Hadja Aissata Daffé, membre de l’association des femmes parlementaires ouest-africains. En compagnie de leurs collègues de la CEDEAO, les élus ont fait le tour du site de Souapiti où les travaux de construction avancent à grands pas.

La visite a commencé par la cité du maitre d’ouvrage où les techniciens, à travers une projection, ont apporté d’amples informations sur les caractéristiques du barrage de Souapiti. Selon les explications de Diallo Oury Dady, chef du département Génie Civil de Souapiti, « la pose de la première pierre de ce barrage a été faite le 22 décembre 2015. Le 1er avril 2016, les travaux ont démarré. C’est un barrage en béton compacté au rouleau, deuxième du genre en Guinée après celui de Kaléta. Il a une longueur de 1150 mètres, une hauteur de 120 mètres. On va pouvoir stocker 6 milliards 300 millions de mètre cube d’eau. La surface qu’on va engloutir est de l’ordre de 300 kilomètres carré. Pour construire le barrage, nous avons besoin de 3 millions 850 mille mètres cube de béton, ce qui correspond à environ 500 mille tonnes de ciments et de 30 mille tonnes de fer à béton. Nous avons une centrale de 4 turbines de 112, 4 MW chacune. Ce qui correspond à 450 MW. La durée du projet est de 58 mois »

Pour sa part, Mahmoud Magassouba, chef du département Hydro-électro mécanique, s’est appesanti sur l’aspect production et distribution d’électricité pour la sous-région ouest africaine. « Ce qui intéresse aujourd’hui toute l’Afrique de l’Ouest est au centre des soucis du Professeur Alpha Condé. C’est ce réseau qui est en conception, le réseau interconnecté. Sur le réseau interconnecté, vous avez le réseau de l’OMVG (Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie), un projet électrique qui commence par Kaléta, va à Boké, continue en Guinée Bissau. De là, on rentre sur le territoire sénégalais, puis en Gambie avant d’arriver au nord du Sénégal, à Kaolack et à Tambacounda pour boucler du côté de Sambagalo, qui est juste au nord de Mali, en Guinée. Puis, ça rentre en Guinée, de Mali pour Labé. De Labé, on vient à Linsan et de là, on revient à Kaléta. Ça, c’est la boucle de l’OMVG. C’est cette boucle qui permettra aux 4 pays membres de l’OMVG de bénéficier de l’énergie disponible au niveau du groupe Kaléta-Souapiti… »

Après cette explication, le cap a été mis sur le site où se font les travaux du barrage. Là, les députés de la CEDEAO ont eu tout le loisir de constater l’évolution des travaux.

Au terme de la visite de terrain, Alpha Souleymane Bah, député au parlement de la CEDEAO, a dit sa satisfaction devant ce qui est entrain d’être fait à Souapiti. « Nous sommes là avec des députés de la CEDEAO pour visiter ce gigantesque barrage qui est entrain d’être réalisé et qui va permettre à la sous-région de bénéficier de l’électricité qui sortira de ce barrage. Alors, vue la volonté du chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, qui reste un panafricaniste, qui a toujours œuvré dans le sens de l’unité nationale, il nous a reçu ici en Guinée, il a mis tous les moyens à notre disposition pour qu’on vienne ici à Souapiti avec les parlementaires de la CEDEAO. Ils sont venus voir ce qui se fait ici et pour qu’à leur retour dans leurs pays respectifs, ils puissent expliquer ce qui est entrain d’être fait ici… Je vous assure qu’ils sont tous satisfaits. Je suis impressionné encore une fois. Je pense que le peuple de Guinée a fait le bon choix, d’avoir choisi le président Alpha Condé pour son développement », a laissé entendre le député.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Souapiti : des députés de la CEDEAO impressionnés par les travaux

14 avril 2019 à 23 11 13 04134

Une délégation d’une trentaine de députés de la CEDEAO a effectué une visite guidée sur le site du projet de Souapiti ce dimanche 14 avril 2019. La démarche vise à toucher du doigt les travaux en cours, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur les lieux.

Les parlementaires venus des pays de la CEDEAO ont été impressionnés par ce qu’ils ont constaté ce dimanche. Le barrage hydroélectrique de Souapiti, d’une puissance de 450 mw, va constituer un des aspects de l’interconnexion en électricité pour la sous région ouest africaine.

La délégation était conduite par le député guinéen, Alpha Souleymane Bah Ficher, accompagné de Hadja Aissata Daffé. Après les explications des techniciens du projet, les députés de la CEDEAO ont dit que l’interconnexion sera bien une réalité. Ils ont félicité le régime du président Alpha Condé pour cette œuvre.

Lancés en décembre 2015, les travaux de construction du barrage de Souapiti pourraient prendre fin bientôt et le courant devrait être disponible en septembre 2020.

Nous y reviendrons !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : le Président du Parlement de la CEDEAO chez le Pr. Alpha Condé

14 avril 2019 à 7 07 33 04334

Communiqué : Sékhoutoureya, 12 avril 2019 – En séjour de travail en Guinée dans le cadre d’une réunion délocalisée de son institution, le Président du Parlement de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest), Moustapha Cissé Lo, a été reçu en audience par le Président Alpha Condé.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, médiateur de la CEDEAO, et l’honorable Moustapha Cissé Lo ont échangé sur des questions liées à la mission assignée à cette institution parlementaire sous-régionale. Au nombre des préoccupations de cette institution, figure en bonne place la problématique de l’emploi des jeunes à travers la création de PME. Toujours soucieux de l’emploi des jeunes, le Président Alpha Condé a salué cette démarche du Président du Parlement de la CEDEAO avant de rassurer de son soutien total à son institution.

A sa sortie de l’audience, le Président du Parlement de la CEDEAO a déclaré : « C’est le lieu de remercier très fortement son excellence le Pr. Alpha Condé, Président de la République de Guinée et les autorités guinéennes (…). Nous sommes réunis en Guinée sous le leadership de la problématique de l’emploi jeunes à travers la création des PME. Donc, je suis venu moi-même conduire cette délégation ici. (…) Depuis que nous sommes arrivés à la tête du Parlement, dans notre plan stratégique et notre cadrage, nous avons des réunions délocalisées au niveau des États membres pour mieux nous faire connaître. C’est dans ce sens que nous sommes venus ici. Nous travaillons dans le cadre du renforcement de nos prérogatives qui nous indiquent d’accélérer le processus d’intégration sous-régionale. Et nous avons saisi cette opportunité pour venir rendre visite à notre Chef d’Etat, un Chef d’Etat important dans cette sous-région qui joue un rôle de modérateur, un rôle exceptionnel au niveau de la sous-région, pour échanger avec lui et recueillir ses conseils, ses recommandations dans le cadre de la mission dévolue au Parlement ».

Au terme de cette audience, le Président Alpha Condé a offert un banquet au Président du Parlement de la CEDEAO et à sa délégation au Palais Sékhoutouréya. La cérémonie a connu la présence du Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Claude Kory Kondiano.

Par le Bureau de Presse de la Présidence

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Parlement de la CEDEAO : réunion de la commission mixte délocalisée à Conakry

12 avril 2019 à 12 12 13 04134

La commission mixte de la 4ème législature du parlement de la CEDEAO a ouvert hier, jeudi 11 avril 2019, sa première rencontre délocalisée de l’année à Conakry. Les travaux qui vont s’étendre jusqu’au 16 avril prochain, portent sur la création d’emploi dans l’espace CEDEAO à travers le développement des PME et de l’entrepreneuriat, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cette rencontre réunit les députés membres des commissions communication et technologies de l’information, éducation, science et technologies et la commission travail, emploi, jeunesse, sport et culture. Pendant environ une semaine, ces parlementaires vont se pencher sur le thème : « La création d’emploi dans l’espace CEDEAO à travers le développement des PME et de l’entrepreneuriat ».

« La réunion vise à offrir l’opportunité aux députés membres de la commission mixte, de s’imprégner davantage des enjeux liés à la problématique de l’emploi des jeunes dans l’espace CEDEAO, afin de faire des recommandations », a annoncé le président du Parlement de la CEDEAO, Moustapha Cissé LO.

De son côté, la ministre guinéenne de la coopération et de l’intégration africaine, Dr Djéné Kéïta, a précisé que cette réunion « vise de manière spécifique, à fournir aux parlementaires de la CEDEAO, les outils et stratégies nécessaires à la création d’emplois et au développement de l’entreprenariat ». Elle a exprimé la solidarité du gouvernement guinéen à cette initiative du Parlement de la CEDEAO.

Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale guinéenne, Claude Kory Kondiano, a indiqué à ses collègues la tâche qui les attend. « Nous sommes amenés à proposer à nos gouvernants respectifs, les instruments juridiques et les propositions concrètes susceptibles de permettre la création d’emplois pour la jeunesse et l’encouragement de l’entrepreneuriat, notamment féminin, à l’échelle de chacun de nos pays, mais aussi notre sous-région », a-t-il souligné.

Les recommandations qui seront formulées au cours de cette rencontre, seront présentées lors d’une réunion du Parlement de la CEDEAO, prévue à Abuja (Nigeria) au mois de mai prochain.

Opérationnel depuis 2002, le Parlement de la CEDEAO, compte 115 membres et 13 commissions en son sein. Il a son siège à Abuja, la capitale du Nigeria. De sa création à nos jours, tous les pays membres avaient abrité au moins une fois la réunion délocalisée, sauf la Guinée et la Sierra Léone qui comptent respectivement 6 et 5 députés communautaires.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Chute de Bouteflika et d’El-Béchir : un acteur de la société civile s’adresse à Alpha Condé

11 avril 2019 à 20 08 10 04104

La chute des dictateurs Omar El Béchir du Soudan et Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie donne à réfléchir aux autocrates africains et autres présidents qui veulent coûte que coûte s’accrocher au pouvoir. Les réactions ne font que tomber de la part des acteurs de la vie nationale qui pensent que cette situation peut contribuer à pousser les chefs d’Etat africains à mettre de l’eau dans leur vin.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, dans la journée de ce jeudi, 11 avril 2019, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen, estime que ces événements doivent servir de leçons à tous les dictateurs qui veulent s’accrocher au pouvoir.

Guineematin.com : actuellement, il y a des remous en Algérie et au Soudan où les populations sont parvenues à chasser leurs dirigeants grâce à la bénédiction de leurs armées. Quel enseignement cela peut donner au reste du continent ?

Sékou Koundouno : la situation en Algérie et au Soudan révèle à suffisance qu’il y un réveil des consciences au niveau des masses citoyennes. Il y a un ras-le-bol de l’establishment et du sérail qui ont fait des décennies de gouvernance teintée de corruption, de clientélisme. Des pratiques liées à un clan qui gère tout un pays, au détriment de l’intérêt général. Donc, ces révolutions ont prouvé à suffisance que même si ces dictatures se dotaient d’une armée aussi puissante, aussi équipée, les citoyens peuvent mettre en déroute ces armées et que celles-ci, à un moment donné, ayant compris que la force, la raison, la vérité était du côté des citoyens, étaient obligées de se ranger du côté des populations pour ne pas qu’eux-mêmes, leur avenir ne soit compromis. En tout cas, c’est un réveil des consciences et c’est une leçon que les peuples soudanais et algériens ont donné au reste de l’Afrique. C’est un signal fort aussi aux autres dictateurs qui veulent se maintenir vaille que vaille au pouvoir, pour leur dire que seul le peuple est souverain et qu’à un moment donné, vous êtes obligés de lâcher ou le peuple risque de vous mettre en déroute.

Guineematin.com : en Guinée, il y a un risque d’un bras de fer entre les promoteurs d’une modification de la Constitution en faveur du Président Alpha Condé et ceux qui sont contre. Beaucoup craignent que ça ne dégénère pour qui connait le comportement des forces de l’ordre en cas de manifestation.

Quelle lecture faites-vous de cet état de fait par rapport aux deux pays qu’on vient de citer ?

Sékou Koundouno : nous rassurons déjà les populations qu’il n’y aura aucune répression en Guinée. Les rôles et les missions de nos forces de défense et de sécurité sont bien définis dans les lois qui encadrent la République. Nous voulons lancer un signal aux forces de défense et de sécurité, de se mettre à l’abri de la politique, à l’écart du jeu politique et du jeu citoyen, qu’elles sont une force républicaine. Elles ont été créés sous la demande du souverain peuple pour répondre à un certain nombre de demandes sécuritaires et de défense. Mais, nous rassurons les citoyens et vous les partenaires qui accompagnent le Front National pour la Défense de la Constitution, pour dire tout simplement qu’il n’y aura pas (…) parce que ceux qui soutiennent ce putsch constitutionnel du clan Alpha Condé sont en contradiction avec les textes qui gouvernent notre République. Ils sont en train de conduire le pays vers un lendemain incertain. Ce qu’il y a lieu de retenir, c’est que le peuple s’exprimera, il sortira au moment venu et il s’opposera à toute forme de confiscation de sa souveraineté. On ne peut pas permettre et il est inadmissible et inacceptable que dans une République, qu’une minorité de personnes qu’on peut qualifier de gangsters, puisse prendre la nation en otage et que le reste du peuple se résigne. A l’état actuel, au niveau du Front National, les commissions ont été mises en place, le plan opérationnel a été validé, la troupe est fin prête pour aborder toute initiative allant dans le sens de confisquer sa souveraineté et nous estimons que les gens sauront raison garder et qu’ils vont respecter le délai constitutionnel qui gouverne le pays pour que le 21 décembre 2020, nous puissions avoir un nouveau locataire au niveau de Sékhoutouréyah.

Guineematin.com : là vous parlez des stratégies du Front. Mais, en attendant, on ne voit pas des actions concrètes de ce Front sur le terrain tandis que ceux qui sont en face de vous continuent de multiplier les meetings de sensibilisation pour une nouvelle constitution…

Sékou Koundouno : je vous comprends bien. Mais, même ce soir du jeudi 11 avril 2019, nous avons une réunion des membres du Front à notre quartier général. Chaque jour, nous tenons des réunions et il y a des groupes de travail qui sont mis en place. Nous n’avons pas besoin des banderoles et autres effigies. Nous travaillons sur des actions concrètes. Ce qui reste clair, la façon dont le peuple Algérien s’est exprimé, nous le ferons et la façon dont les soudanais se sont exprimés, nous allons le faire. C’est indéniable, nul ne peut l’empêcher. Même si on mettait un PA devant chaque foyer, les gens sortiront et les PA seront obligés d’abdiquer ou de se mettre en retrait. On ne peut pas confisquer la souveraineté du peuple. Je vous l’assure et vous certifie que le peuple est fin prêt. Nous attendons le coup d’envoi qui ne peut être donné que de ceux qui veulent provoquer le peuple et cette provocation viendra d’un projet ou d’une proposition de loi de modification de la Constitution dans le but d’octroyer un pouvoir à vie à monsieur Alpha Condé et de le mettre éternellement au pouvoir. Dès que cette annonce sera faite, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) prendra les dispositions idoines et concrètes, voire même appropriées pour mettre en déroute, si nécessaire, ceux qui veulent fossoyer notre Constitution au détriment du peuple qui est souverain.

Entretien réalisé par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Chute d’El Béchir et de Bouteflika : « c’est un signal fort pour Alpha Condé »

11 avril 2019 à 18 06 06 04064

Le président Soudanais, Omar El Béchir, contesté depuis quatre mois, a été destitué ce jeudi 11 avril 2019, par l’armée de son pays. Au pouvoir depuis trente ans, le général El Béchir paye les frais de la colère de son peuple. C’est au même scénario qu’on a assisté en Algérie avec Abdel Aziz Bouteflika, également renversé par la rue, avec la bénédiction des fores armées.

Cette actualité inspire les acteurs politiques guinéens, dont certains estiment que cela doit servir de leçons à ceux qui ambitionnent de s’accrocher au pouvoir vaille que vaille. C’est le cas du député de Labé, Cellou Baldé, joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com ce jeudi, 11 avril 2019.

Hon. Cellou Baldé

« Les enseignants qu’on peut tirer, c’est que les peuples du monde, et particulièrement de l’Afrique, expriment de plus en plus leur besoin de démocratie, de respect de l’Etat de droit, leur besoin que les Présidents respectent les constitutions sur lesquelles ils ont juré pour exercer leur pouvoir.

Aujourd’hui, l’exemple de l’Algérie et du Soudan sont suffisamment éloquents pour ceux qui encore continuent à rêver de briguer des mandats non prévus dans la Constitution. Je crois que ce sont des exemples clairs, des signaux forts qui sont envoyés vers les dictateurs des autres pays, notamment chez nous en Guinée.

C’est vrai, à chaque révolution, il y a que les gens payent un sacrifice. Ça dépend si vous voulez de l’aspect républicain des forces de défense et de sécurité d’un pays à l’autre. Je crois que la Guinée ne fera pas exception. C’est vrai qu’ici, l’armée et le débat sont ethniques. Mais, c’est comme dans beaucoup d’autres que nous avons connu.

En Guinée, comme je le dis souvent, force restera au peuple. Le peuple de Guinée est en train de s’organiser autour du Front National pour la Défense de la Constitution ; mais également, autour d’autres plateformes revendicatives qui sont contre le tripatouillage constitutionnel, contre la présidence à vie.

Je crois qu’au moment venu, l’armée et les forces de défense et de sécurité se rangeront derrière le peuple, car la souveraineté appartient au peuple. C’est aussi un signal fort et clair lancé au Pr Alpha Condé, non seulement par le Président Issoufou du Niger, Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie, et maintenant par Omar El-Béchir du Soudan. Les peuples de ces pays ont pris les choses en main et ont mis fin à ces régimes de dictature dont certains ont fait 20 ans, d’autres 30 ans, avec leur cortège d’assassinat politique durant tout leur règne.

C’est un signal fort pour le Président Alpha Condé et pour tous les ennemis de la République qui gravitent autour de lui et qui sont en train de l’inciter à violer délibérément la Constitution pour briguer un mandat de plus ».

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Manéah : pose de la 1ère pierre du projet de construction du lycée, financé par le Japon

9 avril 2019 à 19 07 33 04334

Communiqué : Mardi 9 avril 2019, Son Excellence Monsieur Hideo Matsubara, Ambassadeur du Japon en Guinée, Monsieur Ousmane Karamoko Camara, président de l’Association des jeunes « Force Naturelle » pour le Développement de Manéah et les autorités locales et éducatives ont procédé à la pose de première pierre du Projet de construction du lycée de Manéah, dans la préfecture de Coyah.

Ce projet, d’un montant de 173 297 $ US (environ 1 500 000 000 GNF) financé dans le cadre des Dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine, va permettre la construction du premier lycée public de la Commune Rurale de Manéah. Ce lycée sera établi dans l’enceinte du collège de Manéah, avec la construction d’un bâtiment de 9 salles de classe et d’une direction de 4 bureaux avec leur mobilier, ainsi que la réalisation de 3 latrines.

La Commune de Manéah est actuellement dépourvue de lycée public, alors qu’elle accueille plusieurs écoles primaires et un collège. Elle connait également un fort développement urbain, dans la grande agglomération qui se renforce entre Conakry, Coyah et Dubréka mais sans que les services publics, et notamment les infrastructures scolaires, suivent le rythme. Ce qui oblige les collégiens (et leurs familles) à supporter de lourds frais de transport ou d’hébergement pour continuer aux lycées de Coyah ou de Conakry, ou à abandonner leur scolarité. Le lycée de Manéah permettra donc aux collégiens de poursuivre sur place leur enseignement secondaire.

Par ce projet, le Gouvernement du Japon poursuit son appui aux efforts du Gouvernement Guinéen pour l’éducation, afin d’assurer la base du développement du pays. C’est un des piliers des axes d’intervention du Japon en Afrique, tel qu’il ressort de la 6ème Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD 6).

Depuis le début de sa coopération, le Japon a financé plus de mille salles de classe en Guinée.

Communiqué transmis par l’ambassade du Japon en Guinée

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