Comment rompre avec l’afro-pessimisme et créer une Afrique Emergente

19 octobre 2021 à 18 06 05 100510
Oumar Kateb Yacine Bah

Oumar Kateb Yacine, Consultant-Analyste : L’Afrique reste le continent de misères malgré ses immenses ressources nationales et l’endurance de ses populations galopantes. Qu’elle en est la cause et comment s’en sortir ? 

Depuis plusieurs siècles, les peuples africains sont victimes d’injustices et de brimades multidimensionnelles : la traite des Noirs, la colonisation, les dictatures, les pillages… La cohorte des atrocités infligées aux populations du continent noir n’a ni limite ni d’équivalent dans la civilisation moderne. Les auteurs de ces crimes perpétrés depuis plus de mille ans sont l’œuvre de peuples étrangers certes, mais aussi des Africains-mêmes. C’est évident quand des personnes sont constamment violentées pour le fait de leur race, marginalisées à cause de leur origine, leur histoire, il y a lieu de se demander qu’adviendra-t-il de leurs progénitures ? Elles seront des individus manquant d’estime de soi, des éternels soumis, des potentiels mendiants. Il se trouve que des peuples constitués des pareilles progénitures, comme c’est le cas de nous les Africains, ne pourraient pas renaitre et se frayer le chemin de la lumière, tant qu’ils ne trouvent pas le sursaut né d’un effort de surpassement et d’orgueil humains. C’est sur ce chemin qu’ils trouveront la lumière pour atteindre la liberté, donc le développement.  

Le manque de confiance en soi d’où l’afro-pessimisme

Chez tout individu asservi et avili, le doute est inévitable. L’estime de soi en pareil cas sera au-dessous de la moyenne. C’est le cas de l’Africain. Ce syndrome touche les nations qui n’osent pas s’assumer, en puisant du très fond de leurs civilisations anciennes pour se projeter vers un avenir radieux. Chacune d’elles tombant dans la facilité, singe les autres civilisations, venues d’ailleurs, qui lui sont imposées par la barbarie, la duperie ou la persuasion. Par conséquent, en refusant d’assumer nos propres actes, nous sommes fragilisés et exposés à un double crime. D’abord, celui perpétré par l’autre venant de l’extérieur. Puis, celui commis par nos propres politiciens et gouvernants de mauvais acabits. Il est facile de croire, hélas naïvement, que les nôtres ne vont pas nous nuire, nous tromper quand on leur confie le pouvoir de conduire notre destinée. Car nous croyons en leur sincérité et leur faisons une confiance aveugle voire complice. Pourtant, à travers notre longue et douloureuse histoire: de la traite négrière aux indépendances en passant par la colonisation, il s’est toujours avéré que des Africains exerçant le pouvoir ont été des complices voire des auteurs du système d’exploitation auquel est assujetti le continent noir. 

Il est temps pour nous les Africains de comprendre le monde dans lequel nous vivons. C’est à nous de trouver la solution à nos problèmes. Personne d’autre ne réfléchira à notre place sur comment allons-chasser en nous le doute et le pessimisme qui nous infériorisent jusqu’au bas de l’échelle du développement. Ce doute qui nous empêche de réaliser que nous aussi, nous sommes capables de réaliser des prouesses. Quant à l’étranger, -ce n’est pas de la xénophobie ni du racisme,- il ne s’en soucie point. C’est son intérêt qu’il défend. D’où l’échec de tous ces folklores de coopération « gagnant-gagnant », « aide au développement », « solidarité nord-sud » etc. Ce ne sont que des concepts pour bourrer nos crânes pendant que les richesses du continent sont pillées et évacuées sous formes des matières premières, (donc sous-évaluées), vers des pays riches à travers d’autres continents. Pendant ces temps, nos Etats deviennent de plus en plus endettés car leur balance commerciale est constamment déficitaire, et nos chefs d’Etat qui ne sont en fait que ‘’des gouverneurs noirs’’ dignes du régime colonial et leurs proches, détournent les maigres recettes de nos misérables économies pour les placer dans les banques des paradis fiscaux. Tandis que nous manquons de tout : eau potable, électricité, écoles, hôpitaux, routes, logements décents…

A ce stade, personne ne prendra l’Afrique au sérieux car elle demeure une non-entité économique. Pendant qu’ailleurs (Europe, Amérique, Asie ou Australie), on continue à découvrir des nouvelles idées novatrices nécessaire aux sociétés prospères et dynamiques. L’exemple asiatique est palpant. A moins d’un demi-siècle, la plupart des pays de cette partie du monde (la Corée du Sud, le Singapour, la Chine, la Malaisie, l’Indonésie, l’Inde…) qui étaient au même stade que les nôtres dans les années 1960, ont aujourd’hui intégré le club des économies émergentes voire puissantes. Tandis que les Africains, devenus plus pauvres et lourdement endettés, ainsi frappés par le faible estime de soi, se perdent dans des politiques socialistes ou hyper-étatiques. D’où nos Etats défaillants. Et on s’y cramponne de force à croire que c’est l’unique voie pour accéder à la terre promise.

Le salut ne viendra pas de nos Etats-défaillants

Notre peur de s’assumer nous amène à confier nos avenirs à nos Etats, alors que ceux-ci conduits par des gouvernements téléguidés par l’impérialisme à travers les institutions de Breton Woods sont aussi défaillants tout court. N’est-pas un complexe d’infériorité ? 

Mais en partant de l’idée que tout problème a sa solution, on ose déduire qu’il est possible pour l’Africain de ressurgir sans assistance extérieure ; et quel que soit le complexe d’infériorité qui le ronge à force d’avoir trop subi. Parce que nous avons nos propres valeurs. Celles-ci combinées à celles positives issues de la Civilisation universelle ouvrent la porte menant au monde de la lumière. Il n’est plus à démontrer que l’Africain n’est pas entré dans l’histoire comme prétendait l’autre. Seulement, l’Africain d’aujourd’hui perpétue le pire du colonialisme car il a l’esprit embrigadé par le néocolonialisme et impacté par la guerre froide marquant la seconde moitié du XXème siècle, et de nos jours par la guerre de positionnement entre les grandes puissances. A cet effet, outre la Françafrique, on entend maintenant la Chinafrique, la Russafrique, l’Ameriquafrique et bientôt la Turquafrique. Et tout se rime à fric pour reprendre l’idée sublime de François-Xavier Verschave. Parce que l’Afrique refusant de s’assumer n’est qu’une pompe à fric.  Ceux qui se font convaincre que l’Africain noir est de niveau inférieur car il ne crée pas de valeur se nourrissent d’une peur de s’assumer. D’où l’afro-pessimisme. Et à force de rester à ne rien faire, ne pas croire en nous, laissant à tout aux politiques du type « peaux noires, masques blancs » dirigeant nos Etats défaillants, nous donnons raisons aux pires racistes, notamment aux factions d’extrême droite. 

A l’interne, ces tendances psychologiques négatives ont une manifestation de pire gravissime chez l’Africain. C’est la haine de l’autre. Ces dernières années, par exemple en Afrique du Sud, on a assisté à des scènes d’attaques xénophobes contre des Africains venant d’autres pays du continent. Malheureusement, la patrie du très vénéré Mandela n’est pas un ilot dans l’océan. Dans d’autres endroits de l’Afrique, il arrive que des dirigeants prennent des mesures restrictives contre des citoyens venant d’autres contrées. Un ressortissant de l’Afrique de l’Ouest voulant se rendre dans un pays de l’Afrique centrale ou de l’Afrique australe doit se munir d’un visa, parfois difficile à obtenir comme celui de l’Europe ou de l’Amérique, et vice-versa.

Les Nations européennes ne se gargarisent pas du pan-européanisme pour que leurs citoyens puissent circuler librement dans leurs espaces respectifs. Leurs gouvernants ont simplement confiance en leurs ressortissants qui circulent et commercent sans entrave sur un marché plus ou moins libre. Ainsi, en Afrique la meilleure de commodités pour joindre les discours aux actes, nos gouvernants doivent simplement ouvrir les frontières au lieu de passer leur temps à prêcher le panafricanisme alors que chacun d’eux promeut le protectionnisme dans sa propre prébende.

Se libérer de l’Etat-défaillant 

Nous l’avons dit, les solutions de nos problèmes ne viendront pas d’ailleurs. Aussi, ce n’est pas à nos Etats défaillants de les trouver. Ce qu’on attend de nos dirigeants, c’est de nous créer un cadre de vie propice à l’épanouissement économique, social et culturel. Il s’agit, au prima bord  de mettre en place un mécanisme qui garantit et protège les droits de propriété privée et les marchés libres. L’aune de la voie menant à la prospérité passe par ces facteurs. A partir de là, les Africains seront en mesure de saisir l’opportunité et prendre leur propre destin en main. 

Avec des populations en bonne santé et éduquées (en tenant compte de nos cultures et réalités tournées vers les technologies de l’information), les Africains mis dans un esprit libre et créateur, vont retrouver l’estime de soi, c’est-à-dire briser la peur et être audacieux de s’assumer. C’est dans une telle disposition que chacun sera en mesure de saisir son propre destin. 

Pour sortir de l’ornière, nous avons besoins des citoyens qui osent foncer pour pouvoir réfléchir, créer, produire  par leur propre initiative et leur audace. Mais pas ceux qui s’abritent à l’Etat en cachant leur médiocrité. Le collectivisme à l’Etat tel que nous le pratiquons est contreproductif. Il engendre la paresse, la médiocrité, le népotisme et la corruption.  

Pour y arriver, nous avons besoin d’Africains qui ont confiance en eux. Qui se fient à eux-mêmes pour créer et produire sans devoir se cacher sous la coupe d’un Etat pour dissimuler leur médiocrité. Des Africains qui se sentent égaux à n’importe qui dans le monde et qui puissent échanger, jouer et débattre avec qui que ce soit. La persistance à ce niveau détruit l’esprit de créativité et sacrifie l’espoir des générations émergentes. Tout ce qu’on a essayé ou calqué chez les autres entre le socialisme, le nationalisme, le libéralisme sauvage n’a entrainé que l’échec et désolation. C’est toujours un groupe d’individus dirigeants médiocres, car incapables d’innover, qui réfléchissent pour tout le monde. C’est pourquoi nous restons convaincus que les peuples africains ont besoin de leur propre révolution de lumière. 

Il ne s’agit pas de reproduire ce que la Chine, l’Europe et l’Amérique ont fait. Mais, il faut placer l’individu en tant qu’unité de base d’un ensemble en lui accordant le maximum de liberté. Dans toutes les sociétés où l’homme en tant qu’individu, donc une unité de base d’un ensemble, bénéficie de la liberté de s’exprimer, de penser, de créer, de se mouvoir et de jouir de ses biens et services, il y a eu la prospérité, donc le développement. Tout individu bénéficiant de ces conditions de vie sortira le meilleur de lui-même. L’exemple chinois est éloquent pour ne citer que le plus récent. 

Cela signifie que réduire la liberté d’une personne selon des bases irrationnelles (en établissant des contraintes liées à la race, la communauté, le genre ou la religion) détruit en elle toute capacité de création, ipso facto d’épanouissement. Voilà l’aspect négatif de nos pouvoirs autocratiques adoubés des puissances étrangères dont la seule préoccupation est de s’enrichir au détriment d’une Afrique qui s’enfonce dans la boue chaque jour davantage.

Pour sortir de cette merde, nous devons nous débarrasser de l’afro-pessimisme et se mettre au travail. Chacun doit travailler. Autrement dit, entre l’Etat et l’individu, à chacun de jouer sa partition pour en fin amorcer le chemin d’une Afrique émergente. 

Oumar Kateb Yacine, Consultant-Analyste, Président de l’Institut Afrique Emergente

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Exploitation anarchique d’or à Dinguiraye par des burkinabés : le maire de Diatiferè accuse le DP des mines

19 octobre 2021 à 12 12 59 105910

Depuis quelques temps, le torchon brûle entre Sory Amoroya Barry (le maire de la commune rurale de Diatiféré) et Mamadou Alpha Condé (le directeur préfectoral des mines et géologie de Dinguiraye). Les deux sont à couteau tiré à cause de l’exploitation des mines d’or de Maléa. L’autorité communale accuse le responsable préfectoral des mines de vouloir piller les ressources de sa localité avec la facilitation de l’implantation des Burkinabés qui utilisent les dragues dans l’exploitation de l’or. Mais, le mis en cause rejette en bloc ces accusations. D’ailleurs, il déclare qu’il n’est pas informé de l’arrivée d’un quelconque Burkinabé à Diatiféré, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Faranah.

Selon nos informations, c’est l’exploitation de la zone minière de Maléa dans le district de Karfa (une localité relevant de la sous-préfecture de Diatiféré, dans la préfecture de Dinguiraye) qui brouille actuellement la relation entre le maire de Diatiféré et le directeur préfectoral des mines de Dinguiraye. Avec l’installation des dragues qui utilisent la cyanure dans l’exploitation de l’or, l’autorité communale dénonce une « violation du code minier ». Le maire Sory Amoroya Barry dénonce aussi « le manque de sincérité du directeur préfectoral des mines » dans la gestion des recettes de cette exploitation.

« Le Directeur préfectoral des mines veut imposer à mes  citoyens des Bourkinabés. Et, en tant que premier responsable de la commune, je ne suis pas informé. Il a envoyé des burkinabés à Dinguiraye pour qu’ils puissent travailler dans ma zone. J’ai dit : non. Il a fait des quittances et a remis à mon receveur de l’argent, un montant de 9 millions 800 milles francs guinéens, pour le dragage à Maléa. Mais, il se trouve que c’est seulement les Burkinabés qui ont des machines pour cette activité. J’ai dit au receveur qu’il n’a pas le droit de recevoir un montant sans mon avis. Si quelqu’un doit travailler chez moi, il doit venir me rencontrer pour qu’on en discute. Je m’oppose à toute forme d’exploitation minière qui ne va pas dans l’intérêt de mes populations. Le directeur, ayant négocié le retour des Bourkinabés, serait allé distribuer plus de 60 millions de francs entre les cadres préfectoraux pour que ceux-ci l’appui dans sa démarche. Mais, je ne laisserai aucun Bourkinabé travailler sur le sol de Diatiféré. Car, les produits toxiques qu’ils utilisent sont très dangereux. L’année dernière par exemple, les citoyens de Karfa ont perdu une vingtaine de têtes de bœufs et une quarantaine de moutons et chèvres. Ils menacent de quitter les lieux si toutefois les Bourkinabés reviennent dans leur localité… Monsieur Condé avait appelé son représentant ici pour lui parler des Burkinabés. Ce dernier lui a dit de prendre contact avec le maire, parce qu’il a entendu le maire dire qu’aucun Bourkinabés ne travaillera dans sa commune. A cause de ça, il (le directeur préfectoral des mines) lui a fait remplacer. Ils sont allé remettre 9 millions 7 cents au Douty de Maléa, en lui disant que cette sommes ne doit pas passer dans les mains du maire. Ils ont dit que je me suis opposé à leurs décisions ; donc, ils vont m’enlever et mettre une délégation spéciale dans les jours à venir, en commun accord avec l’autorité », a indiqué Sory Amoroya Barry.

Cependant, pour le directeur préfectoral des mines et géologie de Dinguiraye, il n’en est pour rien dans cette situation. Mamadou Alpha Condé rejette en bloc les allégations du maire à son encontre. Il admet l’existence des dragues à Kifala (une localité située à environ 2 kilomètres de Diatiféré-centre), mais il assure qu’il n’est même pas informé que des Burkinabés sont arrivés à Diatiféré pour exploiter de l’or.

Direction préfectorale des Mines et Géologie de Dinguiraye financée par SMD

« Le dragage dont il est question s’effectue à Kifala non loin de Diatiféré-centre (environ 2 kilomètres). Et, c’est pour un citoyen Guinéen du nom de Alseny Keïta qui avait fait officiellement une demande d’autorisation d’essai de ses machines adressée au président de la commission nationale des mines et géologie et dont il a fait le choix transmis avec avis favorable. Tout de même, il reconnaît avoir vendu des rejets de Maléa (district de Karfa) à 65 millions de francs guinéens. C’est cet argent qui fut reparti entre tous les services concernés, conformément à la clé de répartition élaborée par  les ministères des mines et  géologie, du budget et des finances. Une somme de 9.750.000 francs guinéens a été envoyée au district de Karfa et 5.800.000 francs guinéens à la sous préfecture de Diatiféré », a expliqué Mamadou Alpha Condé.

Par ailleurs, le directeur préfectoral des mines a accusé le maire de Diatiféré d’être impliqué dans le détournement de 274 millions de francs guinéens. « Je suis en possession de toutes les preuves. Je détiens même le rapport signé et cacheté », a dit Mamadou Alpha Condé.

A suivre !

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620241513/660272707

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Abuja : le FNDC reçu par le Président de la Commission de la CEDEAO, Jean Claude Kassi Brou

18 octobre 2021 à 18 06 20 102010

La mission sous régionale de la Coordination Nationale du FNDC se poursuit ce lundi 18 octobre 2021, à Abuja (Nigeria). Reçue en audience par Jean Claude Kassi Brou, Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) accompagné de son directeur de cabinet et de son assistant, la délégation du FNDC, composée de Foniké Menguè, Ibrahima Diallo et Sekou Koundouno ont échangé durant plusieurs heures avec leurs hôtes sur l’actualité sociopolitique de la Guinée.

Principalement, les échanges étaient axés sur:

– La situation sociopolitique actuelle de la Guinée marquée par la prise du pouvoir par l’armée guinéenne ;

– L’implication du Président  de la Commission de la CEDEAO et des amis de la Guinée pour la réussite de la Transition. 

– L’accompagnement des Organes de Transition.

Son excellence Jean Claude Kassi Brou, Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a exprimé et réitéré l’engagement de son institution à accompagner la République de Guinée a faciliter le retour a l’ordre constitutionnel en Guinée.

La rencontre s’est terminée sur une note de satisfaction.

La Coordination Nationale du FNDC

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Gambie : des centaines de personnes réclament justice pour les crimes de l’ère Jammeh

17 octobre 2021 à 15 03 13 101310
Yaya Jammeh

Des centaines de Gambiens vêtus de blanc ont manifesté pacifiquement samedi à Banjul pour réclamer justice pour les crimes commis sous l’ancien dictateur Yahya Jammeh, au moment où ce dernier est au coeur de la prochaine présidentielle, a constaté un correspondant de l’AFP.

Le ministère de la Justice a affirmé le même jour l’engagement du gouvernement à appliquer, « dans le meilleur intérêt des Gambiens », les futures recommandations d’une commission qui a enquêté pendant deux ans sur ces crimes, comme l’ont réclamé environ les quelque 400 manifestants.

Ces recommandations sont très attendues, surtout en ce qui concerne l’ouverture éventuelle d’un procès contre Yahya Jammeh, au pouvoir de 1994 jusqu’à son départ forcé en exil en 2017 sous la pression d’une intervention militaire ouest-africaine. La Commission Vérité Réconciliation et Réparations (TRCC) vient de reporter pour la troisième fois la publication de son rapport, sans préciser s’il serait présenté avant la présidentielle du 4 décembre.

« Non à l’impunité » ou « Plus jamais ça » avaient écrit les manifestants sur leur tee-shirt et sur des pancartes.

S’adressant au président Adama Barrow et au gouvernement, le président de Tango, une fédération d’ONG qui avait appelé à manifester avec une association de victimes, a lancé: « Renouvelez votre engagement et celui de votre gouvernement à garantir que la TRCC n’a pas travaillé pour rien (…) nous attendons une application rapide, transparente et juste des recommandations que soumettra la TRCC ».

« Il serait malheureux que vous, la classe politique, sacrifiiez, le bien-être des victimes sur l’autel des opportunités politiques », a dit John C. Njie du haut de la tribune. Il a prévenu que son organisation pouvait en faire un enjeu de la présidentielle.

– « Ni « crainte ni favoritisme » –

Yahya Jammeh a fait la démonstration vendredi du poids qu’il conserve en dénonçant à distance l’accord conclu entre son parti et celui de l’actuel président en vue de la présidentielle. Son parti avait annoncé début septembre une alliance avec celui de l’actuel président pour le soutenir à la présidentielle.

Yahya Jammeh a dit vendredi n’avoir jamais donné son accord à cette alliance et a ordonné le remplacement des responsables qui l’avaient conclu.

L’intervention de Yahya Jammeh rebat les cartes de la campagne. Elle a lieu alors que les intentions du président Barrow sont inconnues si la commission recommande un procès contre son prédécesseur.

Le ministère de la Justice veut « assurer à toutes les victimes, aux Gambiens et à ses partenaires que le gouvernement maintient son engagement plein et entier à appliquer les recommandations de la TRCC dans le meilleur intérêt des Gambiens et sans crainte ni favoritisme », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les propos mettant en doute cet engagement « sont au mieux prématurés et relèvent des spéculations », a-t-il dit en soulignant que le gouvernement avait établi et financé la TRCC, avait versé 50 millions de dalasi (828.000 euros) à titre de réparations provisoires aux victimes, et coopérait à la rédaction d’un loi pour un fonds de compensation.

M. Jammeh a pris le pouvoir en 1994 à la faveur d’un putsch sans effusion de sang. Il a gouverné d’une main de fer ce pays d’un peu plus de deux millions d’habitants, l’un des plus pauvres au monde, jusqu’en janvier 2017. Il s’est alors enfui en Guinée équatoriale après avoir perdu la présidentielle face à Adama Barrow.

La TRCC a recueilli pendant plus de deux ans des témoignages accablants sur des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture, des viols, des chasses aux sorcières au sens littéral ou encore les agissements d’escadrons de la mort aux ordres de Yahya Jammeh.

Les défenseurs des droits humains s’inquiètent que le président Barrow ne privilégie des considérations politiques au moment de statuer sur les recommandations de la TRCC. L’annonce d’un accord entre son parti et celui de Yahya Jammeh début septembre avait laissé ouverte la possibilité qu’en cas de réélection de M. Barrow, l’ancien autocrate puisse rentrer d’exil sans être inquiété.

Cependant, même si la commission remet son rapport avant la présidentielle, M. Barrow n’est pas tenu de se prononcer d’ici là. Il aura six mois pour le faire.

AFP

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Guinée-Bissau : le gouvernement dément l’existence de préparatifs d’un putsch

16 octobre 2021 à 12 12 25 102510

Lu pour vous ! Le gouvernement de Guinée-Bissau a démenti vendredi l’existence de préparatifs en vue d’un putsch, dans ce pays ouest-africain familier des coups de force.

Le chef d’état-major des armées, le général Biagué Na Ntan, avait déclaré jeudi que l’armée avait identifié « un groupe de militaires (…) qui est en train de mobiliser des soldats en achetant leur conscience contre des billets de banque afin de subvertir l’ordre constitutionnel établi ».

Le porte-parole du gouvernement et ministre du Tourisme Fernando Vaz a démenti que le chef d’état-major ait ainsi évoqué les préparatifs d’un putsch.

« Nous voulons informer l’opinion nationale et internationale que le chef d’état-major n’a déjoué aucune mobilisation pour une tentative de coup d’Etat en préparation. Nous démentons catégoriquement cette information », a-t-il dit devant la presse.

Il a déclaré que les propos de l’officier avaient été tirés de leur contexte et que celui-ci avait au contraire voulu exhorter les jeunes soldats à se tenir à l’écart de tels coups de force.

Les propos du général Biagué Na Ntan étaient tenus le jour où le président Umaro Sissoco Embalo s’envolait pour une visite en France.

« Quelques mois après l’élection du président Sissoco Embalo, la Guinée-Bissau a retrouvé un chemin vers la stabilité politique et conduit ses réformes », a dit le président français Emmanuel Macron lors d’une déclaration conjointe devant la presse vendredi.

« Je peux vous assurer que la Guinée-Bissau a retrouvé la voie » après de « longues années d’instabilité », a dit M. Embalo.

M. Macron a parlé d’un « renouveau de la relation » entre les deux pays. Il a salué « les efforts courageux et déterminés menés par le président (Embalo) en matière de lutte contre la corruption et de lutte contre les trafics, en particulier les trafics de drogue qui ont trop longtemps déstabilisé le pays et la région ».

La Guinée-Bissau est une ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1974 après une longue guerre de libération, menée par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC) fondé par Amilcar Cabral, assassiné en 1973.

Depuis son indépendance, le pays a connu une multitude de putsch et de tentatives de coup d’Etat.

aye-lal/blb

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Gambie : l’ex-dictateur Jammeh lance un pavé dans la mare de la campagne présidentielle

16 octobre 2021 à 12 12 06 100610
bie Yahya Jammeh

Lu pour vous ! L’ancien dictateur de Gambie Yahya Jammeh a dénoncé vendredi en exil l’accord conclu entre son parti et celui de l’actuel président en vue de la présidentielle de décembre, et a ordonné une alliance avec un autre parti.

Yahya Jammeh, s’exprimant via internet à l’attention de nombreux supporteurs rassemblés dans son village de Kanilai, a aussi ordonné le remplacement des responsables de son parti, l’APRC (Alliance for Patriotic Reorientation and Construction) qui avaient passé un accord avec le National People’s Party (NPP) de l’actuel chef de l’Etat Adama Barrow, selon l’enregistrement de ses propos diffusés par les médias et les réseaux sociaux.

Cette intervention dans une campagne dont le sort de l’ancien autocrate sera l’un des grands sujets rebat spectaculairement les cartes en vue de l’élection du 4 décembre.

Le secrétaire général de l’APRC, Fabakary Tombong Jatta, avait annoncé début septembre que son parti s’était entendu avec celui du chef de l’Etat en place pour soutenir ce dernier à la présidentielle.

« Tous ceux qui sont avec le NPP, je ne suis pas d’accord avec ça. Nous n’allons pas nous allier au NPP. Nous allons nous allier avec la GANU » (Gambia Alliance for National Unity), parti dirigé par son ancien ministre de la Justice, Sheikh Tijan Hydara, a dit Yahya Jammeh, qui vit en exil en Guinée Equatoriale depuis 2017.

L’alliance avait ulcéré les défenseurs des droits humains, à un moment où ce pays pauvre d’un peu plus de deux millions d’habitants attend de connaître les recommandations d’une commission qui s’est penchée pendant deux ans sur les crimes de l’ère Jammeh.

L’annonce d’un accord entre les deux partis début septembre avait laissé ouverte la possibilité qu’en cas de réélection de M. Barrow, Yahya Jammeh puisse rentrer d’exil sans être inquiété. Le président Barrow avait rendu la semaine passée une visite remarquée à la famille de Yahya Jammeh à Kanilai.

Mais l’accord a aussi provoqué la colère d’une partie des supporteurs du parti de l’ancien dictateur, dont bon nombre se sont rassemblés vendredi devant chez lui à Kanilai dans l’attente qu’il prenne la parole.

M. Jammeh a pris le pouvoir en 1994 lors d’un coup d’Etat militaire sans effusion de sang.

Il a gouverné d’une main de fer ce petit pays d’Afrique de l’Ouest jusqu’en janvier 2017, date à laquelle il s’est enfui en Guinée équatoriale après avoir perdu la présidentielle face à Adama Barrow, un relatif inconnu à l’époque.

La commission constituée sur les crimes de l’ère Jammeh a livré des témoignages glaçants sur des faits de torture avec l’assentiment de l’Etat, les agissements d’escadrons de la mort et le climat de terreur que faisait régner le dictateur, y compris parmi ses proches.

AFP

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Violence conjugale à Luanda (Angola) : Néné Yaya Barry battue et ébouillantée par son mari

16 octobre 2021 à 11 11 31 103110
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Originaire de la préfecture de Dabola (dans la région de la Haute Guinée), Néné Yaya Barry vit actuellement à Luanda (en Angola) avec son Mari, Mamadou Aliou Diallo. Et, c’est ce dernier (qui se trouve être aussi son cousin) qui l’a battue, ébouillantée et séquestrée à cause d’un cafard retrouvé mort dans les toilettes.

Les faits se sont produits dans la nuit du 29 septembre dernier à Luanda Prenda ; mais, c’est le samedi, 1er octobre 2021, qu’ils se sont ébruités au sein de la communauté guinéenne vivant en Angola. Apparemment, les parents du couple voulaient gérer cette situation en catimini, loin de la justice.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, tout a commencé aux environs de 22 heures quand Mamadou Aliou Diallo a découvert un cafard dans les toilettes où il était allé se laver.

« Quand Mamadou Aliou est revenu du travail vers 22 heures, il a trouvé que sa femme l’attendait, parce qu’elle ne se couche jamais avant de lui donner à manger. Elle lui a dit qu’elle a déjà préparé de l’eau pour lui aux toilettes. Il y est allé et y a découvert un cafard mort sur le sol. Directement, il a appelé sa femme pour lui demander si elle n’avait pas vu ce cafard dans les toilettes. La femme a répondu par la négative. Cela a coïncidé que leur fille (une enfant âgée de moins de 2 ans) s’est réveillée. Sa femme lui a alors dit de sortir le cafard des toilettes en attendant qu’elle prépare le manger de leur enfant. Mamadou Aliou a perçu cela comme un affront, il est venu se jeter sur son épouse. Il l’a battue avec sa ceinture et l’a blessée à la tête. Mais, pendant qu’il la battait, la femme se débattait pour tenter d’esquiver les coups. C’est dans ça qu’ils ont bousculé une cafetière qui était à côté. L’eau chaude de la cafetière s’est déversée sur le sol et des gouttelettes ont touché les pieds de Mamadou Aliou. Il a directement dit que sa femme l’a brûlé ; et, il a ensuite redoublé les coups. Il a même tenté de l’étrangler. Quand il l’a relâchée, la femme est allée aux toilettes pour se laver. Entretemps, Mamadou Aliou a chauffé de l’eau dans la cafetière, il est allé la rejoindre et l’asperger cette eau bouillante sur le corps. Il était déjà 23 heures. La femme a été sévèrement brûlée. Mais, Mamadou Aliou est allé se mettre à table pour manger, comme si de rien n’était, laissant la femme couchée dans les toilettes. Quelques instants après, la femme est sortie des toilettes avec un bidon d’huile, elle a demandé à Mamadou Aliou de lui appliquer cette huile sur le corps. Il a refusé. Il est allé fermer la porte à clé et est parti se coucher. Sa femme a passé la nuit avec cette douleur atroce », a explique une source proche de cette famille.

A en croire nos informateurs, Mamadou Aliou Diallo a dormi jusqu’à l’aube et il s’est levé pour aller prier à la mosquée. Mais, avant de partir, il a fermé la maison à clé pour empêcher sa femme de sortir avant son retour.

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« A son retour, il a trouvé que sa femme s’est habillée et elle l’attendait pour aller à l’hôpital. Dès qu’il a ouvert la porte, elle s’est précipitée à la sortie. Mais, Aliou a voulu l’empêcher de sortir. Cependant, comme il a vu qu’elle était décidée de sortir, il a exigé qu’elle prenne leur enfant avec elle. Finalement, elle a pris l’enfant et est allée chez son oncle paternel à Sâo Paulo. Il était déjà 10 heures. Arrivée chez son oncle, on lui a demandé s’il n’y a pas de problème avec son mari, parce qu’ils savent que Mamadou Aliou a l’habitude de la battre. Néné Yaya a montré son corps ; et, tout de suite, son oncle l’a conduite à l’hôpital. Mais, arrivée là-bas, les médecins ont demandé ce qui lui est arrivé. Son oncle a trouvé une excuse pour cacher la vérité. Il n’a pas voulu parler de violence conjugale. C’est le samedi que nous (les voisines et amies et Néné Yaya) avons su réellement ce qui lui est arrivé. Alors, on s’est mobilisé et on a décidé de prendre des mesures de représailles contre son mari qui n’a éprouvé aucun remord pour ce qu’il a fait. Tout ce temps, il vaquait tranquillement à ses affaires, malgré l’état dans lequel il a mis sa femme. Mais, le dimanche, l’affaire s’était ébruitée au sein de la communauté guinéenne ici. Les gens ont alerté la police et des agents sont venus chercher Mamadou Aliou. Ils l’ont arrêté et conduit dans un commissariat. Actuellement, il est en détention », a indiqué notre source.

A noter que Néné Yaya Barry est une jeune femme âgée de 21 ans et mère d’une enfant. Elle est déjà sortie de l’hôpital où était est alitée. Et, « sa famille est actuellement en train de lui mettre la pression pour qu’elle sorte son mari (Mamadou Aliou Diallo) de prison ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Suspension de la Guinée par la Cour de justice de la CEDEA0 : une décision « inadmissible et injuste », dénonce Samba Sow

13 octobre 2021 à 13 01 07 100710
Mamadou Samba Sow, porte-parole du collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo-rails et Dimesse

Dans un acte en date du 30 septembre dernier, la Cour de justice de la CEDEAO (communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) a annoncé la suspension de toutes les procédures concernant la Guinée. Cette décision a été prise conformément à l’article 78 de ladite Cour. Mais, en Guinée, cet acte a été très mal accueilli par ceux qui ont des dossiers contre l’Etat guinéen devant cette juridiction sous-régionale.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce mercredi, 13 octobre 2021, Mamadou Samba Sow, porte-parole du collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo-rails et Dimesse, a dénoncé une décision « inadmissible et injuste » qui est préjudiciable à ceux qui poursuivent l’Etat guinéen devant cette juridiction supranationale.

« Cette décision du président de la Cour de justice de la CEDEAO est une surprise pour nous. C’est une surprise dans la mesure où le Mali a connu un coup d’État depuis maintenant une année, mais il n’a pas été suspendu. Il a fallu qu’il y ait le coup d’État en Guinée pour que la Cour se rappelle que ces deux États (le Mali et la Guinée) ont fait l’objet de renversement de régime. Donc, pourquoi ça arrive maintenant ? C’est inadmissible pour nous, parce que c’est une décision injuste. Il faut oser le dire : c’est la CEDEAO des chefs d’État qui s’est imposée sur la CEDEAO des peuples. Tant que les instances de la CEDEAO continueront à faire la différence entre les coups d’État militaires et les coups d’État civils, pour ne condamner que les coups d’État militaires, croyez-moi que l’Afrique de l’ouest va continuer à rester dans une turbulence totale », a martelé Mamadou Samba Sow.

Pour ce porte-parole du collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo-Rails et Dimesse, cette décision de la Cour de justice de la CEDEAO ne va en rien entamer leur détermination à poursuivre la procédure enclenchée contre la Guinée depuis le 03 juin 2019.

« On ne compte pas baisser les bras. Notre avocat, Me Alpha Yaya Dramé, a décidé d’introduire une requête auprès de la Cour de la CEDEAO pour contester cette décision de ladite Cour. Ceci, pour rappeler au président que les aspects politiques au niveau de la CEDEAO ne devraient pas avoir une incidence sur les procédures judiciaires au niveau de cette Cour de justice. Donc, nous attendons l’issue de cette démarche de notre avocat pour savoir quoi faire », a indiqué Samba Sow.

Avec l’arrivée au pouvoir du CNRD (la junte militaire qui a déposé Alpha Condé le 05 septembre dernier par un coup d’Etat), Mamadou Samba Sow espère que le Droit sera enfin dit dans le dossier des victimes du déguerpissement de Kaporo-rails et Dimesse contre l’Etat guinéen. Car, cette affaire est encore pendante devant la Cour d’Appel de Conakry.

« Je rappelle que notre dossier est pendant au niveau de la Cour d’Appel de Conakry où nous avons interjeté appel depuis le 1er mars 2019. L’appel a été classé, nos avocats Me Salifou Béavogui, Me Paul Yomba et Me Abdoul Gadirou Diallo avaient tout fait ; malheureusement, le dossier a été classé dans les tiroirs. Nos maisons ont été cassées. Puisque le président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya, a dit que la justice sera la boussole pour tous les guinéens, nous espérons que ce dossier-là sera réveillé et qu’on saura qui a mis pression sur la présidente du tribunal de première instance de Dixinn pour nous débouter et nous condamner à payer 500 000 000 francs, en dépit de toutes les preuves que nous avions fournies à l’époque. Donc, nous espérons que cette fois justice sera faite. Nous espérons aussi que du côté d’Abuja, les juges, y compris le président, vont se ressaisir pour être à l’écoute des peuples de l’Afrique  de l’Ouest. Parce que la Cour avait été saisie par le FNDC sur le coup d’État que monsieur Alpha Condé avait organisé en Guinée, mais elle a été très lente dans sa démarche. Je pense que le coup d’État de monsieur Alpha Condé a eu beaucoup plus de conséquences néfastes sur la Guinée que le coup d’État du Colonel Doumbouya qui, pour nous, est un acte libérateur pour le peuple de Guinée », a dit Samba Sow.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Panne mondiale : Facebook, Instagram et WhatsApp bloqués

4 octobre 2021 à 19 07 17 101710

C’est une situation inhabituelle qui touche de nombreux pays du monde. En raison d’une panne enregistrée ce lundi, 4 octobre 2021, le réseau social Facebook et ses applications Messenger, WhatsApp et Instagram ne fonctionnent pas depuis plusieurs heures. Le site spécialisé downdetector.com dit avoir reçu plus de 50 000 rapports d’incidents de la part d’utilisateurs incapables de se connecter aux différentes applications, ainsi qu’à Facebook Messenger, notamment depuis Washington et Paris.

La durée avant un retour à la normale inconnue

Facebook n’a pas immédiatement pu expliquer l’origine de la panne, ni donner une estimation de temps avant un retour à la normale. « Nous nous efforçons de rétablir la situation aussi rapidement que possible et nous vous prions de nous excuser pour tout désagrément », a déclaré l’entreprise sur Twitter.

D’après les premières constatations, le problème semble toucher une infrastructure majeure qui permet « d’orienter » le trafic Internet. Les Domain Name Servers (DNS) utilisés par ces trois applications, qui traduisent une adresse URL (« facebook.com ») en adresse IP compréhensible par une machine (« 216.239.32.107 ») ne répondent plus, ce lundi soir. Une panne qui pourrait trouver son origine dans une panne des serveurs BGP de l’entreprise – des machines dont le rôle, crucial, est d’orienter le trafic sur Internet.

Selon le responsable technique de l’hébergeur Cloudflare, John Graham-Cumming, les serveurs BGP de Facebook ont « disparu d’Internet » peu avant 16 heures (TU). Un problème rare qui pourrait notamment être lié à une erreur de configuration.

Dans la tourmente

Cette panne intervient à un moment où Facebook, la plate-forme aux près de 3 milliards d’utilisateurs mensuels, traverse l’une des pires crises concernant sa réputation depuis deux semaines, à cause des révélations d’une lanceuse d’alerte.

Ancienne ingénieure et cheffe de produit chez Facebook, Frances Haugen a fait fuiter de nombreux documents internes puis témoigné à visage découvert dans un entretien diffusé par la chaîne CBS dimanche.

Avant son départ de l’entreprise, en mai, Frances Haugen avait emporté avec elle des documents issus de recherches menées dans l’entreprise, qu’elle a confiés notamment au Wall Street Journal.

Guineematin.com avec lemonde.fr

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L’Union européenne apporte de l’aide à plus de 43 000 personnes affectées par les inondations d’août en Guinée : communiqué

4 octobre 2021 à 11 11 54 105410

Conakry, le 4 octobre 2021 

En réponse aux inondations ayant affecté la Guinée fin aout, l’Union européenne apporte 135 000 euros (1 544 539 374 GNF) de financement humanitaire pour aider les familles les plus touchées. Ces inondations sont la conséquence des pluies torrentielles s’étant abattues sur les préfectures de Siguiri, Guéckédou et la capitale Conakry.

Ce financement de l’Union européenne aidera la Croix-Rouge guinéenne à fournir de l’aide humanitaire d’urgence, notamment en abris, assistance alimentaire, services de santé, eau potable, assainissement/hygiène et articles ménagers.

L’aide bénéficiera directement à 43815 personnes (6280 familles). Les familles dont les maisons ont été détruites bénéficieront de transfert d’argent d’un montant proportionnel à la valeur des matériaux de construction pour la réhabilitation de leurs domiciles et pour remplacer les articles ménagers perdus. Cette approche permet aux familles de se rétablir selon leurs besoins spécifiques, tout en participant à la reprise du marché local.

Ce financement s’inscrit dans le cadre de la contribution globale de l’UE au Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe (DREF) de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

Dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 août 2021, de fortes pluies se sont abattues sur la majeure partie du pays provoquant des inondations dans les préfectures de Siguiri, Guéckédou, et la capitale Conakry. 1 972 personnes se sont retrouvées sans abri, 21 ont été blessées tandis que 05 décès ont été enregistrés. 

Cette catastrophe naturelle est survenue en période de pandémie de Covid-19 affectant les populations des trois localités alors même que le pays a connu une résurgence de la maladie à virus à Ebola et une apparition de celle de Marburg (toutes deux contenues à présent).

Ces multiples épidémies ont entraîné une perturbation des moyens de subsistance et des activités génératrices de revenus, affectant ainsi les conditions de vie des communautés.

Contexte 

L’Union européenne, avec ses États membres, est le premier donateur d’aide humanitaire au monde. L’aide d’urgence est l’expression de la solidarité européenne avec les personnes qui en ont besoin à travers le monde. Elle vise à sauver des vies, à prévenir et à atténuer la souffrance humaine et à préserver l’intégrité et la dignité humaine des populations victimes de catastrophes naturelles et de crises d’origine humaine.

Par l’intermédiaire du service de protection civile et d’opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), l’Union européenne aide chaque année des millions de victimes de conflits et de catastrophes. À travers son siège à Bruxelles et son réseau mondial de bureaux locaux, ECHO fournit une assistance aux personnes les plus vulnérables sur la seule base des besoins humanitaires.

A l’échelle mondiale, la Commission européenne a signé un contrat humanitaire d’une valeur de trois millions d’euros avec la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), en soutien au Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophes (DREF) de la Fédération. Les fonds du DREF sont principalement alloués à des catastrophes « à petite échelle», c’est-à-dire celles qui ne donnent pas lieu à un appel international formel.  

Le DREF a été créé en 1985 et est financé par les contributions des bailleurs de fonds. Chaque fois qu’une Société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge a besoin d’un soutien financier immédiat pour répondre à une catastrophe, elle peut demander des fonds du DREF. Pour les catastrophes à petite échelle, la FICR alloue des subventions du DREF, que les bailleurs de fonds peuvent ensuite réalimenter. L’accord de délégation entre la FICR et ECHO permet à ce dernier de réapprovisionner le DREF pour des opérations convenues (correspondant à son mandat humanitaire) jusqu’à hauteur de 3 millions d’euros.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Hilaire AVRIL : [email protected]

Responsable régional d’information – Afrique Centrale & de l’Ouest (DG ECHO)

Site web de la protection civile et les opérations d’aide humanitaire de l’Union européenne:

http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

Comptes Twitter et Facebook:

http://www.facebook.com/ec.humanitarian.aid

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Pandora Papers : Tony Blair, Strauss-Kahn, Shakira et de nombreuses personnalités épinglés

4 octobre 2021 à 9 09 53 105310
Dominique Strauss-Kahn

L’enquête « Pandora Papers » publiée ce dimanche soir et qui épingle les personnalités fortunées ayant recours aux paradis fiscaux, cible plusieurs actuels ou anciens chefs d’État et personnalités à travers le monde.

L’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) a publié ce dimanche soir sa nouvelle enquête sur les paradis fiscaux, intitulée « Pandora Papers ». 150 médias internationaux ont ainsi épluché pendant un an 12 millions de documents confidentiels sur les paradis fiscaux.

Résultat : on y apprend que de nombreux chefs d’État ou de gouvernement, ainsi que des célébrités, ont dissimulé des avoirs dans dans des sociétés offshore, notamment à des fins d’évasion fiscale.

Des politiques comme Tony Blair et Dominique Strauss-Kahn

Le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, 67 ans, connu pour sa bataille contre la corruption, possède ainsi le château Bigaud, dans les Alpes-Maritimes, acquis par le biais d’une cascade de sociétés offshore, ainsi que d’autres propriétés aux environs. Il a placé 22 millions de dollars dans des sociétés écran.

L’ancien ministre français Dominique Strauss-Kahn, ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a fait transiter plusieurs millions de dollars d’honoraires de conseil à des entreprises par une société marocaine exempte d’impôts, selon les documents examinés par l’ICIJ.

L’ancien Premier ministre Tony Blair, 68 ans, a lui, avec son épouse « recouru à un montage offshore qui leur a permis d’économiser 340 000 livres sterling (380 000 euros) de taxes sur l’achat d’une belle propriété victorienne dans un quartier huppé de Londres, pour la coquette somme de 7,3 millions d’euros ».

Le roi de Jordanie, Abdallah II, 59 ans, est aussi épinglé pour avoir acquis de très nombreuses propriétés via la constitution sociétés-écrans aux Îles Vierges britanniques et au Panama. Par le biais de ces entités, il a acheté 14 propriétés de luxe aux États-Unis et au Royaume-Uni, pour plus de 106 millions de dollars.

Le président chypriote Nicos Anastasiades, 75 ans, est toujours impliqué dans son ex-cabinet d’avocats étroitement lié au monde de l’offshore, et qui entretient des liens avec les oligarques russes, affirme encore l’enquête.

Le président équatorien, Guillermo Lasso, a lui logé des fonds dans deux trusts dont le siège se trouve aux États-Unis, dans le Dakota du Sud.

Le président kényan Uhuru Kenyatta, qui a maintes fois affirmé sa détermination à lutter contre la corruption dans son pays, possède une fondation au Panama, et plusieurs membres de sa famille directe possèdent plus de 30 millions de dollars logés dans des comptes offshore.

Au total, des liens ont été établis par l’ICIJ entre des actifs offshore et 336 dirigeants et responsables politiques de premier plan, qui ont créé près de 1 000 sociétés, dont plus des deux tiers aux Îles Vierges britanniques.

Des stars comme Shakira ou Claudia Schiffer

Parmi les personnalités exposées se trouvent également la chanteuse colombienne Shakira, le mannequin allemand Claudia Schiffer ou la légende indienne du cricket Sachin Tendulkar.

Dans la plupart des pays, ces faits ne sont pas susceptibles de poursuites. Mais dans le cas des dirigeants, l’ICIJ met en parallèle le discours anti-corruption tenu par certains d’entre eux avec leurs placements dans des paradis fiscaux.

Bienpublic.com

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Assemblée générale des Nations Unies : discours du Secrétaire Général, Antonio GUTERRES

23 septembre 2021 à 15 03 28 09289
Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs les représentants, 

Je suis ici pour tirer la sonnette d’alarme : le monde doit se réveiller. 

Nous sommes au bord du précipice – et nous continuons de nous en approcher.  

Jamais notre monde n’a été aussi menacé. 

Ou plus divisé.  

Nous faisons face à la plus grande avalanche de crises de notre existence.  

La pandémie de COVID-19 a amplifié des inégalités déjà flagrantes.  

La crise climatique s’abat sur la planète. 

De l’Afghanistan à l’Éthiopie en passant par le Yémen et ailleurs, les bouleversements font échec à la paix.  

Un embrasement de méfiance et de désinformation polarise les gens et paralyse les sociétés.  

Les droits humains sont mis à mal.  

La science est vilipendée.  

Et l’aide économique destinée aux plus vulnérables, à supposer qu’elle leur parvienne, est insuffisante et arrive trop tard.  

La solidarité est portée disparue – au moment même où nous en avons le plus besoin.  

Une image résume peut-être ce que nous vivons. 

Celle qui nous vient de certains coins du monde, où l’on voit des vaccins contre le COVID-19 … jetés à la poubelle.  

Périmés et inutilisés.  

D’un côté, les vaccins sont mis au point en un temps record – une victoire de la science et de l’ingéniosité humaine.  

De l’autre, ce triomphe est réduit à néant par le manque tragique de volonté politique, l’égoïsme et la méfiance.  

L’abondance pour certains pays. Des étagères vides pour d’autres.  

La plupart des habitants des pays riches sont vaccinés. Plus de 90 % des Africains attendent toujours leur première dose. 

Nous sommes moralement coupables de l’état du monde dans lequel nous vivons. 

La situation est indécente.  

Nous avons réussi l’épreuve de sciences.  

Mais nous avons un zéro pointé en éthique.  

Mesdames et Messieurs les représentants, 

La sonnette d’alarme climatique est également assourdissante.  

Le récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est un code rouge pour l’humanité. 

Nous voyons les signes d’avertissement sur chaque continent et dans chaque région. 

Températures caniculaires. Perte de biodiversité épouvantable. Pollution de l’air, de l’eau et des espaces naturels.  

Et à chaque instant des catastrophes liées au climat. 

Comme nous l’avons vu récemment, même la ville où nous sommes – la capitale financière du monde – n’est pas à l’abri.  

Les climatologues nous disent qu’il n’est pas trop tard pour respecter l’objectif de 1,5 degré fixé dans l’Accord de Paris sur le climat.  

Mais la fenêtre pour le faire se ferme rapidement. 

Nous devons réduire nos émissions de 45 % d’ici à 2030. Pourtant, un récent rapport de l’ONU a clairement montré que, compte tenu des engagements nationaux en matière de climat, d’ici à 2030, les émissions augmenteront de 16 %.  

Cela nous condamnerait à une situation infernale où la température augmenterait d’au moins 2,7 degrés par rapport aux niveaux préindustriels. Une catastrophe. 

Dans le même temps, l’OCDE vient de signaler un déficit d’au moins 20 milliards de dollars dans le financement essentiel de l’action climatique promis aux pays en développement.  

Nous sommes à quelques semaines de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Glasgow, mais nous sommes à des années-lumière de nos objectifs.  

Nous devons nous y mettre sérieusement. Et vite.  

Mesdames et Messieurs les représentants, 

Le COVID-19 et la crise climatique ont mis en évidence de profondes fragilités, dans nos sociétés et pour notre planète.  

Pourtant, ces défis formidables ne suscitent pas l’humilité, mais l’arrogance.  

Au lieu de suivre la voie de la solidarité, nous sommes dans une impasse qui mène à la destruction. 

Dans le même temps, une autre maladie se propage aujourd’hui dans le monde : le fléau de la méfiance. 

Quand les gens voient les promesses de progrès anéanties par les réalités d’un quotidien éprouvant… 

Quand ils voient leurs droits fondamentaux et leurs libertés restreints… 

Quand ils voient autour d’eux la petite – et la grande – corruption… 

Quand ils voient des milliardaires se balader dans l’espace alors que des millions de personnes sur terre ont faim…  

Quand les parents voient pour leurs enfants des lendemains plus sombres encore que l’adversité à laquelle ils sont confrontés aujourd’hui… 

Et quand les jeunes ne voient aucun lendemain… 

Les personnes pour lesquelles nous œuvrons et que nous représentons pourraient perdre la foi non seulement dans leurs gouvernements et leurs institutions, mais aussi dans les valeurs qui animent le travail de l’ONU depuis plus de 75 ans. 

Paix. Droits humains. Dignité de toutes et tous. Égalité. Justice. Solidarité.  

Jamais auparavant les valeurs fondamentales n’ont été aussi menacées.  

Une rupture de la confiance entraîne une rupture des valeurs.  

À quoi bon des promesses si les gens ne voient pas de résultats dans leur vie quotidienne.  

Quand le résultat n’est pas au rendez-vous, place est faite à certaines des pulsions les plus sinistres de l’humanité. 

Cela alimente les solutions faciles, les pseudo-solutions et les théories du complot.  

Cela attise les griefs anciens. La suprématie culturelle. La domination idéologique. La misogynie violente. La mise en joue des personnes les plus vulnérables, notamment les réfugiés et les migrants.  

Mesdames et Messieurs les représentants, 

L’heure de vérité a sonné.  

Le moment est venu d’agir.  

Le moment est venu de redonner confiance.  

Le moment est venu de raviver l’espoir.  

Et de l’espoir, j’en ai !  

Les problèmes que nous avons créés sont des problèmes que nous pouvons résoudre.  

L’humanité a montré que rien ne l’arrêtait quand tout le monde travaillait main dans la main.  

C’est la raison d’être des Nations Unies.  

Mais soyons francs. Le système multilatéral actuel a ses limites : ses instruments et ses capacités ne suffisent pas pour assurer l’efficacité de la gouvernance des biens publics mondiaux.  

Ce système est trop axé sur le court terme.  

Nous devons renforcer la gouvernance mondiale. Nous devons nous concentrer sur l’avenir. Nous devons renouveler le contrat social. Nous devons adapter l’ONU à une nouvelle ère.  

C’est pourquoi j’ai présenté comme je l’ai fait mon rapport sur Notre Programme commun.  

Ce programme offre une analyse à 360 degrés de l’état de notre monde, accompagnée de 90 recommandations concrètes visant à relever les défis d’aujourd’hui et à renforcer le multilatéralisme de demain.  

Notre Programme commun s’appuie sur la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Accord de Paris sur le climat.  

Il s’inscrit dans le droit fil du mandat qui m’a été confié dans la Déclaration faite à l’occasion de la célébration du soixante-quinzième anniversaire de l’ONU : chercher une voie vers un monde meilleur.  

Mais pour atteindre cette terre de promesses, nous devons combler de grands fossés.  

Excellences, Mesdames et Messieurs les représentants, 

Pour moi, il y a 6 grands fossés – 6 Grands canyons – que nous devons combler maintenant.  

Premièrement, nous devons combler le fossé qui nous sépare de la paix.  

Pour bien trop de personnes, partout dans le monde, la paix et la stabilité restent un rêve lointain.  

En Afghanistan, où nous devons redonner de l’élan à l’aide humanitaire et défendre les droits humains, en particulier ceux des femmes et des filles.  

En Éthiopie, où nous demandons à toutes les parties de cesser immédiatement les hostilités, de garantir l’accès humanitaire et de créer les conditions nécessaires à l’ouverture d’un dialogue politique conduit par les Éthiopiennes et les Éthiopiens. 

Au Myanmar, où nous réaffirmons notre soutien indéfectible au peuple, qui aspire à la démocratie, à la paix, aux droits humains et à l’état de droit. 

Au Sahel, où nous nous sommes engagés à mobiliser l’aide internationale en faveur de la sécurité, du développement et de la gouvernance de la région. 

Ailleurs encore, comme au Yémen, en Libye et en Syrie, où nous devons sortir de l’impasse et tout faire pour que la paix soit instaurée. 

En Israël et en Palestine, où nous exhortons les dirigeants à reprendre un dialogue constructif et à reconnaître que la solution des deux États est la seule voie pouvant conduire à une paix juste et globale. 

En Haïti et dans tant d’autres pays laissés pour compte, où nous sommes solidaires à chaque mesure prise pour sortir de la crise.  

Mesdames et Messieurs les représentants,  

Nous assistons à une flambée des prises de pouvoir par la force.  

Les coups d’État militaires reprennent.  

Et la désunion de la communauté internationale n’aide pas. 

Les clivages géopolitiques sapent la coopération internationale et empêchent le Conseil de sécurité de prendre les décisions qui s’imposent. 

Un sentiment d’impunité s’installe.  

Et pourtant, il sera impossible de relever les prodigieux défis de l’économie et du développement tant que les deux plus grandes économies du monde seront en désaccord l’une avec l’autre.  

Hélas, je crains fort que notre monde ne s’achemine vers deux ensembles de règles économiques, commerciales, financières et technologiques bien distincts, deux conceptions opposées du développement de l’intelligence artificielle – et finalement deux stratégies militaires et géopolitiques différentes. 

Ce serait la garantie de problèmes à venir. Bien moins prévisibles que la guerre froide.  

Pour redonner confiance et raviver l’espoir, nous avons besoin de coopération. Nous avons besoin de dialogue. Nous devons nous entendre.  

Nous devons investir dans la prévention des conflits et le maintien et la consolidation de la paix. Nous devons faire avancer le désarmement nucléaire et l’action que nous menons ensemble contre le terrorisme.  

Nous devons agir dans le profond respect des droits humains. Et nous devons nous munir d’un nouvel Agenda pour la paix. 

Mesdames et Messieurs les représentants,  

Deuxièmement, nous devons combler le fossé climatique. Pour ce faire, il faut rétablir la confiance entre Nord et Sud. 

Et cela commence en faisant tout ce que nous pouvons dès maintenant pour assurer le succès de la Conférence de Glasgow.  

Il faut que tous les pays se montrent plus ambitieux dans trois grands domaines d’action : l’atténuation, le financement et l’adaptation. 

Plus d’ambition en matière d’atténuation, cela veut dire que les pays s’engagent à atteindre la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle et à se fixer des objectifs concrets de réduction des émissions pour 2030 qui nous permettent d’y parvenir, et qui s’appuient sur des mesures réalisables dans l’immédiat.  

Plus d’ambition en matière de financement – cela veut dire que les pays en développement reçoivent les 100 milliards de dollars par an qui leur ont été promis pour l’action climatique, en mobilisant pleinement les ressources des institutions financières internationales et aussi celles du secteur privé. 

Plus d’ambition en matière d’adaptation – cela veut dire que les pays développés tiennent la promesse qu’ils ont faite d’apporter un soutien crédible aux pays en développement afin de renforcer la résilience et de sauver des vies et des moyens de subsistance.  

Cela veut dire que 50 % de tous les financements climatiques fournis par les pays développés et les banques multilatérales de développement devraient être consacrés à l’adaptation.  

La Banque africaine de développement a montré la voie en 2019 en allouant la moitié de ses financements climatiques à l’adaptation.  

Certains pays donateurs ont suivi son exemple. Il faut que tous en fassent autant.  

Le message que j’adresse à chaque État Membre est le suivant : n’attendez pas que d’autres fassent le premier pas. Faites votre part.  

Partout dans le monde, nous constatons que la société civile – menée par les jeunes – est pleinement mobilisée pour faire face à la crise climatique. 

Le secteur privé s’engage de plus en plus.  

Il faut que les gouvernements aussi mobilisent tous leurs pouvoirs en matière de politique financière pour faire la transition vers l’économie verte.  

En imposant les émissions de carbone et la pollution plutôt que le revenu des ménages, afin de faciliter le passage à des emplois verts durables.  

En arrêtant de subventionner les combustibles fossiles et en dégageant des ressources à réinvestir dans la santé, l’éducation, les énergies renouvelables, les systèmes alimentaires durables et la protection sociale.  

En s’engageant à ne pas construire de nouvelles centrales à charbon. Si toutes celles qu’il est prévu d’ouvrir entrent en service, non seulement nous dépasserons nettement 1,5 degré, mais nous serons bien au-dessus de 2 degrés. 

Les objectifs de Paris partiront en fumée. 

Nous sommes face à une urgence planétaire.  

Nous avons besoin de coalitions de solidarité – entre les pays qui sont encore fortement tributaires du charbon et ceux qui ont les moyens financiers et techniques de financer leur transition.  

Nous pouvons et nous devons agir. 

Mesdames et Messieurs les représentants,  

Troisièmement, nous devons combler le fossé entre riches et pauvres, dans les pays et d’un pays à l’autre.  

Cela commence par mettre fin à la pandémie, partout et pour tout le monde.  

Nous avons besoin de toute urgence d’un plan de vaccination mondial permettant de faire au moins doubler la production et d’acheminer des vaccins à 70 % de la population au premier semestre 2022. 

Ce plan pourrait être exécuté par une équipe spéciale d’urgence composée de producteurs actuels et potentiels de vaccins, de l’Organisation mondiale de la Santé, de partenaires du dispositif Accélérateur ACT et des institutions financières internationales, en collaboration avec les sociétés pharmaceutiques.  

Nous n’avons pas de temps à perdre.  

Une reprise asymétrique creuse les inégalités.  

Les pays riches pourraient retrouver les taux de croissance d’avant la pandémie d’ici la fin de l’année, tandis que les retombées de la crise sanitaire pourraient se faire sentir pendant des années dans les pays à faible revenu.  

Est-ce bien étonnant ? 

Les économies avancées investissent près de 28 % de leur produit intérieur brut dans la reprise économique.  

Pour les pays à revenu intermédiaire, ce chiffre tombe à 6,5 %.  

Et il chute à 1,8 % pour les pays les moins avancés – un pourcentage infime d’un montant très inférieur.  

En Afrique subsaharienne, le Fonds monétaire international prévoit que la croissance économique cumulée par habitant pour les cinq prochaines années devrait être égale au quart de ce qu’elle est dans le reste du monde.  

De nombreux pays ont besoin d’injections d’urgence de liquidités.  

Je me réjouis que le Fonds monétaire international ait émis 650 milliards de dollars de Droits de tirage spéciaux.  

Mais ces droits vont en grande partie aux pays qui en ont le moins besoin.  

Les économies avancées devraient réaffecter l’excédent de leurs DTS aux pays qui en ont vraiment besoin.  

Les DTS ne sont pas la panacée.  

Mais ils permettent une reprise et une croissance durables. 

Je renouvelle aussi mon appel en faveur d’une réforme de l’architecture de la dette internationale, qui doit être plus équitable.  

L’Initiative de suspension du service de la dette doit être prolongée jusqu’en 2022 et devrait être accessible à tous les pays vulnérables et à tous les pays à revenu intermédiaire très endettés qui le demandent.  

C’est ça, la solidarité en action.  

Les États ne devraient pas avoir à choisir entre assurer le service de la dette et être au service de la population.  

Une véritable solidarité internationale permettrait d’établir à l’échelle nationale un nouveau contrat social prévoyant une couverture sanitaire universelle et la protection du revenu, d’offrir à toutes et à tous un logement, un travail décent et une éducation de qualité pour toutes et tous et d’éliminer la discrimination et la violence contre les femmes et les filles. 

J’engage les pays à procéder à des réformes fiscales et à mettre enfin un terme à la fraude fiscale, au blanchiment d’argent et aux flux financiers illicites.  

Et pour l’avenir, face aux grands risques mondiaux, nous devons nous doter d’un meilleur système de prévention et de préparation ; nous devons suivre les recommandations du Groupe indépendant sur la préparation et la riposte à la pandémie. 

J’ai fait de nombreuses autres propositions dans Notre Programme commun, parmi lesquelles une plateforme d’urgence et un laboratoire pour l’avenir. 

Quatrièmement, nous devons combler le fossé entre les genres. 

Le COVID-19 a mis à nu et exacerbé la plus vieille injustice du monde : le déséquilibre de pouvoir entre les hommes et les femmes. 

Lorsque la pandémie a frappé, les femmes représentaient la majorité des travailleurs de première ligne. Elles ont été les premières à perdre leur emploi et les premières à mettre leurs carrières en suspens pour s’occuper de leurs proches.  

Les fermetures d’écoles ont touché les filles de manière disproportionnée, freinant leurs parcours et augmentant les risques d’abus, de violence et de mariage d’enfants. 

Combler le fossé entre les femmes et les hommes n’est pas seulement une question de justice pour les femmes et les filles. 

Cela change la donne pour l’humanité tout entière. 

Les sociétés plus égalitaires sont aussi plus stables et plus pacifiques. Elles ont de meilleurs systèmes de santé et des économies plus dynamiques. 

L’égalité des femmes est essentiellement une question de pouvoir. Si nous voulons résoudre les problèmes les plus difficiles de notre époque, nous devons de toute urgence transformer notre monde dominé par les hommes et changer l’équilibre du pouvoir. 

Cela requiert plus de femmes dirigeantes dans les parlements, les cabinets ministériels et les conseils d’administration. Cela exige que les femmes soient pleinement représentées et puissent apporter leur pleine contribution partout.    

J’exhorte les gouvernements, les entreprises et les autres organisations à prendre des mesures audacieuses, y compris des critères de référence et des quotas, pour établir la parité hommes-femmes à tous les niveaux de la hiérarchie. 

A l’Organisation des Nations Unies, nous avons atteint cela au sein de l’équipe dirigeante et parmi les responsables de bureaux de pays. Nous continuerons jusqu’à ce que nous parvenions à la parité à tous les niveaux. 

Dans le même temps, nous devons nous opposer aux lois régressives qui institutionnalisent la discrimination de genre. Les droits des femmes sont des droits humains. 

Les plans de relance économique devraient accorder une place centrale aux femmes, notamment par des investissements à grande échelle dans l’économie des soins. 

Et nous devons adopter un plan d’urgence pour lutter contre la violence de genre dans chaque pays.  

Pour atteindre les Objectifs de développement durable et bâtir un monde meilleur, nous pouvons et nous devons combler le fossé entre les femmes et les hommes. 

Mesdames et Messieurs les représentants,  

Cinquièmement, pour redonner confiance et raviver l’espoir, nous devons réduire la fracture numérique. 

La moitié de l’humanité n’a pas accès à l’Internet. Nous devons faire en sorte que tout le monde soit connecté d’ici à 2030. 

Telle est la vision de mon Plan d’action de coopération numérique : saisir les promesses du numérique tout en se prémunissant contre ses dangers. 

L’un des plus grands périls auxquels nous sommes confrontés, c’est le pouvoir croissant des plateformes numériques et l’utilisation des données à des fins néfastes. 

Une vaste bibliothèque d’informations est en train d’être constituée sur chacun d’entre nous. Et nous n’y avons même pas accès. 

Nous ne savons pas comment ces informations ont été recueillies, par qui, ni dans quels buts. 

Mais nous savons que nos données sont utilisées à des fins commerciales, pour augmenter encore les profits. 

Nos comportements et habitudes deviennent des produits qui sont vendus comme des contrats à terme. 

Nos données sont également utilisées pour influencer nos perceptions et nos opinions. 

Les gouvernements – et d’autres entités – peuvent les exploiter pour contrôler ou manipuler le comportement des citoyens, bafouant ainsi les droits humains des individus ou groupes et sapant la démocratie. 

Ce n’est pas de la science-fiction. C’est notre réalité d’aujourd’hui. 

Et cela exige un débat sérieux. 

Il en va de même pour d’autres dangers de l’ère numérique.   

Je suis par exemple certain que toute future confrontation majeure – et j’espère évidemment qu’une telle confrontation n’aura jamais lieu – commencera par une cyberattaque massive. 

Quels cadres juridiques nous permettraient de faire face à une telle situation ? 

Aujourd’hui, des armes autonomes peuvent prendre pour cible des personnes et les tuer sans intervention humaine. De telles armes devraient être interdites. 

Mais il n’y a pas de consensus sur la manière de réglementer ces technologies. 

Afin de rétablir la confiance et raviver l’espoir, nous devons placer les droits humains au cœur de nos efforts pour que l’avenir numérique de tous soit sûr, équitable et ouvert.  

Excellences, Mesdames et Messieurs les représentants, 

Sixièmement, enfin, nous devons combler le fossé entre les générations. 

Les jeunes devront vivre avec les conséquences de nos décisions – bonnes et mauvaises. 

Dans le même temps, à la fin du siècle, il devrait y avoir 10,9 milliards de personnes sur la planète. 

Nous avons besoin de leurs talents, de leurs idées et de leur énergie. 

Notre Programme commun propose qu’un sommet sur la Transformation de l’éducation soit organisé l’an prochain pour faire face à la crise de l’enseignement et offrir davantage de possibilités aux 1,8 milliard de personnes que compte la jeunesse d’aujourd’hui. 

Mais les jeunes ont besoin de plus. 

Ils doivent être assis à la table de négociations. 

Je compte nommer un Envoyé spécial pour les générations futures et créer un bureau des Nations Unies pour la jeunesse. 

Et les contributions des jeunes seront essentielles pour le Sommet sur le futur proposé dans Notre Programme commun.  

Les jeunes ont besoin d’un projet porteur d’espoir pour l’avenir.  

Des études récentes menées dans une dizaine de pays ont montré que l’état de notre planète plongeait la plupart des jeunes dans une angoisse et une détresse profondes. 

Environ 60 % de votre futur électorat se sent trahi par son gouvernement. 

Nous devons prouver aux enfants et aux jeunes que, malgré la gravité de la situation, le monde a un plan – et que les gouvernements s’engagent à le concrétiser.  

Nous devons agir maintenant combler ces grands fossés et sauver l’humanité et la planète. 

Mesdames et Messieurs les représentants, 

Si la mobilisation est réelle, nous pourrons tenir notre promesse d’un monde meilleur, plus pacifique. 

C’est la force motrice de Notre Programme commun. 

21 septembre 2021 

Discours du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Antonio GUTERRES

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Réouverture de la frontière Guinée-Sierra léonaise : une cérémonie de réjouissance organisée à Koindou

17 septembre 2021 à 19 07 06 09069

Fermée quelques heures après le coup d’Etat militaire qui a renversé le régime d’Alpha Condé (le désormais ancien président de la république de Guinée), la frontière guinéo-sierra léonaise a été rouverte ce vendredi, 17 septembre 2021. Cette action des autorités guinéennes (le CNRD qui dirige actuellement la Guinée) a été hautement saluée par les populations des deux côtés (Koindou et Hérémakono) de cette délimitation territoriale. Et, une cérémonie de réjouissance, à laquelle ont pris part des administrateurs guinéens, a été organisée à Koindou (en Sierra Léone) pour célébrer cette nouvelle ère, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture de Faranah.

C’est dans l’après-midi, précisément à 14 heures, que le gouverneur de la région administrative de Faranah, Colonel Malick Diakité, a procédé à la réouverture la frontière de la Guinée avec la Sierra Léone à Hérémakono. Il était en compagnie de quelques cadres de son cabinet, du préfet de Faranah (Colonel Jean Louis kpogomou), du directeur régional de la police de Faranah, du Maire de Hèrèmakono et du Chef du PA de la Gendarmerie.

Ce geste des autorités guinéennes a été hautement salué par Manga Gnamalan SAMOURA, le président du district Koindou (en république de Sierra Léone). Il a d’ailleurs organisé une petite cérémonie de réjouissance sa gratitude au CNRD à la tête de la Guinée.

« Nous sommes très contents que la paix règne entre la Guinée et la Sierra Leone. S’il y a la paix en Guinée, il y aura la paix en Sierra Leone. Que Dieu nous en garde de la guerre. Quand il y avait la guerre en Sierra Leone, nous qui sommes à la frontière, c’est en Guinée qu’on s’est installé. Je prie Dieu pour Mamady Doumbouya et son équipe pour qu’il y aient la santé, la paix et la compréhension entre eux et les sages du pays. Nous sommes très contents de voir ce jour », a dit Manga Gnamalan SAMOURA.

De son côté, le gouverneur de la région administrative de Faranah, le Colonel Malick Diakité, a demandé aux populations guinéens et léonaises « d’observer la vigilance, de respecter les mesures barrières, de renforcer la cohésion sociale, et appliquer les instructions des nouvelles autorités ».

Mamadouba Bangoura, envoyé spécial de Guineematin.com à la frontière guinéo-sierra léonaise

Tel : 620241513/660272707

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Mission de la CEDEAO : Alassane Ouattara est arrivé à Conakry

17 septembre 2021 à 11 11 39 09399
Arrivée d’Alassane Ouattara à l’aéroport de Conakry

La mission des chefs d’Etat de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) commence à arriver à Conakry. Le président ivoirien est le premier à fouler le sol guinéen. Alassane Ouattara a atterri aux environs de 11 heures à l’aéroport international de Conakry-Gbessia.

Il a été accueilli par le colonel Mamady Doumbouya, président du comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), la junte militaire qui s’est emparée du pouvoir, après avoir arrêté le président Alpha Condé. Le président ghanéen, également président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo Addo, et son homologue sénégalais, Macky Sall, sont également attendus à Conakry.

Cette mission arrive dans la capitale guinéenne au lendemain du sommet des chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO, qui s’est tenue hier, jeudi 16 septembre 2021, à Accra, au Ghana. Elle vient présenter les conclusions de cette rencontre à la junte au pouvoir en Guinée, mais aussi exiger la libération du président déchu, Alpha Condé.

Mohamed Doré et Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

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Transition en Guinée : les recommandations de la Diaspora Guinéenne en Allemagne

16 septembre 2021 à 10 10 05 09059

Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Rassemblement et de Développement, répondant à votre appel patriotique, la communauté Guinéenne d’Allemagne, soucieuse d’une transition apaisée, constructive et inclusive recommande ce qu’il suit :

1- L’organisation des états généraux de la République pour faire le diagnostic approfondi de notre passé sous toutes ses formes et définir les grandes lignes de notre avenir politique et économique entre autres.

2- La promotion de la réconciliation nationale, afin d’éviter la balkanisation du pays.

3- La rédaction d’une nouvelle constitution qui consacrera, entre autres, l’élection du Président de la République au suffrage universel indirect et la faire adopter par référendum.

4- L’arrêt immédiat de l’impunité, et cela une fois pour toute, en faisant régner la justice, notamment en élucidant tous les crimes postcoloniaux et en engageant des poursuites contre les auteurs .

5- La création des bases fondamentales de la démocratisation réelle du pays, et des conditions de la mise en place d’institutions fortes à la place des hommes forts en Guinée.

6- La mise en place pour la durée de la transition d’un Conseil Législatif National composé de 135 membres et l’élection par celui-ci des juges de la cour suprême, ceux la cour constitutionnelle, de la cour des comptes et celle de la haute cour de justice.

7- La suspension de l’accord guinéo-allemand de rapatriement des Guinéens résidant en Allemagne.

8- L’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives et la restitution du pouvoir aux civils, non compromis, dans les 24 prochains mois.

Ont signé, les Associations suivantes, représentatives des Guinéens d’Allemagne.

A.G.A e.V. (Wiesbaden) , Guinée vivre ensemble e.V. (Müllheim), Guinée-Solidarité e.V. (Hagen), Guinée Solidaire Organisation e.V. ( Hamburg) ARASAGUI e.V. ( Bielefeld), VEAK e.V. (Dortmund) Fottal et Pottal e.V. ( Düsseldorf), M.C.L e.V. (Witten), Guinée Fottal et Pottal e.V. (Bremen) Association Africaine Essen (Essen) AGAK e.V. (Krefeld), AJGB e.V.( Bochum), AGF e.V.( Bonn), FAG

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L’Ambassade de Guinée à Washington rencontre l’Association Minière Américaine (NMA)

15 septembre 2021 à 21 09 29 09299

La délégation de l’Ambassade de Guinée aux États Unis d’Amérique qui séjourne toujours à Las Vegas dans le cadre de l’exposition minière internationale, a rencontré ce mercredi, 15 septembre 2021, Mme Veronika Kohler SHIME, la Vice-Présidente chargée des relations internationales de l’Association Minière Américaine (NMA). Une organisation qui regroupe plus de 250 compagnies minières américaines.

Mme Verinika Koller Shime s’est dit très contente de voir la Guinée représentée à cet évènement surtout après les derniers développements du pays. « Votre présence est rassurante pour les investisseurs du secteur minier américain. » a-t-elle dit.  La délégation guinéenne a profité de cette occasion pour parler de la réouverture des frontières aériennes et maritimes, par les autorités du CNRD ainsi que de la poursuite de la production minière. 

Interrogé sur l’état d’esprit des investisseurs et sur leurs perspectives du secteur minier guinéen, M. Diallo Mamadou, conseiller économique de l’ambassade répond : « Ce qui se passe chez nous est apparemment très suivi par le milieu de l’industrie minière. En échangeant avec les investisseurs ici, nous avons eu le sentiment que les premières mesures prises en faveur du secteur minier par les autorités ont été bien accueillies. L’interview du Président de la Chambre des Mines qui a rassuré les membres de l’organisation des mesures de protection et de respect des engagements contractuels sont à mon avis, à l’avantage du secteur minier ».

A noter que cette exposition prendra fin aujourd’hui.

Nima Barry pour Guineematin.com

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Une délégation de l’Ambassade de Guinée aux États-Unis à l’Exposition Minière Internationale de Las Vegas pour rassurer les investisseurs miniers

14 septembre 2021 à 21 09 20 09209

Une délégation de l’Ambassade de Guinée à Washington DC séjourne actuellement à Las Vegas pour représenter la Guinée à l’exposition Minière Internationale de Las Vegas. Cette exposition qui va se dérouler du 13 au 15 septembre 2021 est la plus importante exposition minière du monde. Elle enregistre plus de 1000 participants, dont des équipementiers miniers. Des transactions y sont effectuées pour l’achat d’équipements ainsi que des présentations des dernières innovations dans le secteur.

La délégation de l’Ambassade est composée du Conseiller Économique M. DIALLO Mamadou et de la Responsable Financière Mme TOURE Adama Keita. Joint au téléphone, M. Diallo a expliqué les raisons de la présence de notre Ambassade à cette exposition internationale par la nécessité de rassurer les investisseurs miniers : « Nous sommes à cette exposition à la demande de nos autorités de tutelle qui ont souhaité qu’on profite de cette occasion pour rassurer le milieu des investisseurs miniers. Une délégation du Ministère des Mines devait assister à cette exposition mais les derniers développements survenus dans le pays l’en a empêchée. Il était donc important que notre représentation diplomatique soit présente afin de rassurer le milieu des investisseurs. »

Pour être plus explicite, M. Diallo explique : « Comme vous le savez, à la suite des évènements survenus chez nous, on a enregistré une augmentation du prix de l’aluminium qui s’explique en partie par les inquiétudes des miniers sur les perspectives du pays. Notre pays est devenu deuxième producteur mondiale de bauxite.  Tout événement qui va se passer en Guinée va impacter le cours des prix de l’aluminium. Nous profitons donc de cette tribune pour faire passer le message des nouvelles autorités aux miniers. Notre pays a une longue tradition de protection des investisseurs miniers, la CBG qui est installée depuis les années 1970 n’a jamais arrêté ses activités pour des raisons politiques. En plus, les toutes premières décisions du CNRD ont été de rassurer les sociétés minières installées en Guinée et comme réponse à ces mesures nous avons vu par exemple la réaction du Président de la Chambre des Mines que les sociétés minières sont rassurées par ces premières mesures. Nous essayons donc de profiter de notre séjour ici à Las Vegas pour faire passer ce message ».

Il faut rappeler que cette exposition minière internationale prendra fin le mercredi 15 septembre 2015.

Nima Barry pour Guineematin.com

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Guinée : le terrorisme menace de nombreux pays africains

13 septembre 2021 à 9 09 41 09419

Lu pour vous : l’histoire de la domination française en Afrique remonte au XVIIe siècle, lorsque Paris a commencé à occuper des régions du continent et à exploiter la population locale à partir de 1624.

Récemment, le continent africain est devenu terriblement vulnérable aux guerres civiles et aux conflits, ce qui en fait un refuge pour de nombreux pays occidentaux pour exploiter la richesse des pays pauvres. Un exemple est l’État du Mali, qui a connu deux coups d’État militaires au cours de l’année écoulée, au Tchad, le président Deby est décédé subitement (il a été mortellement blessé dans une bataille avec des terroristes).

Maintenant, la Guinée-Conakry est également tombée sous une vague de putschistes, pendant ce temps, personne n’a annulé le problème aigu du terrorisme. À l’heure actuelle, le plus grave de tous les problèmes en Afrique est la vague de terrorisme brutal qui s’est propagée au Mali, au Burkina Faso, au Niger et à d’autres pays africains, signalant clairement la détérioration de la situation sécuritaire en Afrique.

Ainsi, en Guinée-Conakry, la tension s’est intensifiée le 5 septembre, vers 8h00, un fort échange de coups de feu a éclaté près de Sekhutureya, le palais présidentiel, où résidait le chef de l’Etat, qui a duré toute la matinée. Des éléments du groupe des forces spéciales ont capturé le président de la république, tandis que de nombreux soldats étaient visibles dans les rues. En présence de hauts représentants du régime Alpha Condé, le leader des putschistes, Mamady Doumbouya, a promis de créer un « gouvernement d’union nationale » qui conduira la période de « transition » politique.

De nombreux pays partenaires ont déjà demandé la libération du président et un cessez-le-feu, et condamné la prise du pouvoir par les armes. Pourtant, malgré les déclarations de Paris et de l’ONU, qui condamnent la tentative de prise de pouvoir par la force, la situation en Guinée Conakry est loin d’être résolue.

Quand on regarde ces questions sous un autre angle, plus précis, on constate que tout se déroule selon un schéma strict visant une révolution africaine typique. Par exemple, peu de gens savent que dans le passé, le chef du coup d’État, le colonel Mamady Doumbouya était un soldat de la Légion étrangère française, mais il y a quelques années, il a été invité en Guinée pour diriger les Forces d’opérations spéciales (GPS) créées en 2018.

Avec ce simple regard, on peut à nouveau observer indirectement l’intervention française. L’intervention de Paris sur le continent africain a toujours été un obstacle pour les pays africains ambitieux dans un avenir prospère, et elle l’est encore jusqu’à présent, étant donné que la France n’a pas besoin d’une Afrique prospère et apaisée et c’est bien connu. Il est à noter que le colonel Doumbouya serait un ami proche du colonel Assimi Goita, l’actuel président du Mali. Il est rapporté que les deux hommes se sont rencontrés à plusieurs reprises lors d’exercices conjoints des forces spéciales destinés à lutter contre le terrorisme.

En mentionnant la République du Mali, on constate que la situation est très similaire, et la même politique française se répète, mais il y a quelques nuances. Au grand regret des Français, l’humeur anti-française de la population s’est renforcée dans le pays, qui ne voit pas les résultats de la présence de missions militaires sur le territoire du Mali. Malgré le déploiement massif des troupes françaises au Mali et dans la zone de conflit du Sahel, en principe, le terrorisme n’a pas été éradiqué. Outre la menace terroriste, le pays, ainsi que la Guinée Conakry, connaît des crises économiques, et désormais politiques. Mais il y a quelques nuances. Au grand regret des Français, l’humeur anti-française de la population s’est renforcée dans le pays qui ne voit pas les résultats de la présence de missions militaires sur le territoire du Mali. Malgré le déploiement massif des troupes françaises au Mali et dans la zone de conflit du Sahel, en principe, le terrorisme n’a pas été éradiqué. Outre la menace terroriste, le pays, ainsi que la Guinée Conakry, connaît des crises économiques, et désormais politiques.

Le vice-président de la période de transition, le colonel Asimi Goita, chef du coup d’État d’août 2020, a annoncé son arrivée au pouvoir. Dans une déclaration, Goita a accusé le gouvernement précédent que leurs actions ont conduit à des grèves et des manifestations à l’échelle nationale. Néanmoins, le colonel Goita a confirmé son intention de tenir les élections conformément au calendrier ; la situation au Mali reste instable, car la fragile transition politique dans le pays, qui a commencé après le coup d’État d’août 2020, a été interrompue par le deuxième coup d’État du 24 mai.

Selon les experts en sécurité, l’Occident n’est pas fort dans les opérations antiterroristes. Ceci est confirmé par l’arrivée des talibans au pouvoir et le retrait du contingent américain après 20 ans de déploiement. A cet égard, une situation similaire est à noter au Mali, lorsqu’au printemps 2021 le président Emmanuel Macron a annoncé la fin de la mission Barkhan et le retrait des troupes françaises. Cependant, cela pourrait aussi s’expliquer par les forts sentiments anti-français qui ont récemment prévalu en Afrique francophone.

Quant à la Guinée équatoriale, le récent rapport de l’Institut pour l’économie et la paix (IEP) montre que la Guinée équatoriale fait partie des pays où les processus de paix, tels que les attitudes, les institutions et les structures qui créent et soutiennent des sociétés pacifiques, ont le plus diminué. La réduction des dépenses militaires et les accidents récents, tels que l’explosion de Bata en mars 2020, sont également préoccupants. Cela prouve une fois de plus que les forces de défense de la Guinée équatoriale sont en mauvais état.

Il convient de noter que le président de la Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est le dirigeant du pays depuis août 1979. Les événements de 2011 en Libye ont montré que la concentration du pouvoir entre les mains d’un dirigeant après sa mort conduira au chaos et à l’instabilité dans le pays. Ainsi, la Guinée équatoriale est sous une grande menace de terrorisme, lorsque des groupes armés concurrents se battront pour l’influence en cas de mort d’un seul dirigeant. De plus, la situation sécuritaire dans le pays est extrêmement tendue, plusieurs tentatives de coup d’État et le renversement du gouvernement actuel ont déjà été enregistrés. Ainsi, le 28 juillet, un hélicoptère de l’armée française de type Fennec a atterri à Bath, la deuxième ville de Guinée équatoriale. selon le chef d’état-major de l’armée de l’air de Guinée équatoriale, le général de division Fausto Abeso Fuma, l’avion français qui a survolé la ville de Bata le 28 juillet ne correspondait pas à ce qui est indiqué dans le permis pour lequel ils demandent. Le général a accusé Paris d’avoir tenté de porter atteinte à la sécurité du pays. « C’est une grave violation de la réglementation aérienne. On peut dire qu’il s’agit d’une atteinte à la sécurité de l’Etat, car c’est un appareil militaire », a déclaré le chef d’état-major de l’armée de l’air de Guinée équatoriale.

Dans une autre ancienne colonie française, la République centrafricaine, il a récemment arrêté l’agent parisien Rémy Quignolot et de nombreuses armes ont été retrouvées à côté de lui. Selon le parquet centrafricain, il était engagé dans le financement et la formation de militants. Cette nouvelle a renforcé le sentiment anti-français déjà fort en République centrafricaine. Les Centrafricains ont commencé à organiser de nombreuses manifestations, exigeant que le gouvernement centrafricain rompe toutes relations avec la France. De nombreux experts s’accordent à dire que l’influence française en Afrique prendra bientôt fin, et que la Turquie, la Chine ou la Russie prendront la place de la France sur le continent africain.

Par exemple, la coopération avec la Russie a été très appréciée par les résidents de la République centrafricaine. Lorsqu’en décembre 2020, la RCA était menacée d’un coup d’État en raison de l’offensive rebelle sur la capitale Bangui, le gouvernement s’est tourné vers la Russie pour obtenir de l’aide. En conséquence, les instructeurs russes ont fourni une aide inestimable aux soldats de l’armée nationale et l’attaque des rebelles a été repoussée.

Cet exemple de coopération militaire réussie et efficace a également inspiré les habitants d’autres États africains, comme le Mali, où la population a commencé à manifester, appelant la Russie à aider à rétablir la paix et la stabilité dans leur pays.

En résumant tout ce qui précède, il convient de noter que de nombreux États africains sont sous la menace du terrorisme en raison des activités des groupes armés. Les gouvernements devraient prendre dès maintenant des mesures extrêmes pour lutter contre le terrorisme, tout d’abord en trouvant des partenaires solides et efficaces.

Par Femi Kolapo, Professeur d’histoire africaine à l’Université de Guelph, Ontario, Canada (CAJ News)

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UBA enregistre une croissance des revenus de 33% en glissement annuel et annonce un dividende intérimaire de 20 000 par action

13 septembre 2021 à 8 08 23 09239

La principale institution financière d’Afrique, United Bank for Africa (UBA) Plc, a annoncé ses résultats financiers semestriels audités pour le semestre clos le 30 juin 2021, montrant une croissance impressionnante dans toutes les principales lignes de revenus et indicateurs de performance.

L’institution financière panafricaine a enregistré une croissance de 33,4% de son bénéfice avant impôts qui est passé à 76,2 milliards de nairas (185,5 millions de dollars) en juin 2021, contre 57,1 milliards de nairas (139,1 millions de dollars) enregistré au cours de la même période de 2020, se traduisant par un rendement annualisé des capitaux propres moyens de 17,5% contre14,4%  une année auparavant.

Cette prouesse a été atteinte malgré l’environnement commercial et économique difficile qui a été occasionné par la lenteur des activités suite au confinement mondial lié à la pandémie de Covid-19.

Les résultats enregistrés auprès de la Bourse nigériane ont montré que le profit après impôts du Groupe s’élevait à 147,5 millions de dollars, soit une augmentation significative de 36,3 % par rapport aux 108,2 millions de dollars enregistrés au premier semestre 2020, tandis que le résultat brut est passé à 769,6 millions de dollars contre 732,0 millions de dollars au mois de juin 2020 soit une croissance de 5%.

Au 30 juin 2021, l’actif total du Groupe a franchi la barre des 19,5 milliards de dollars pour atteindre 20,2 milliards de dollars contre 18,7 milliards à la fin de l’exercice 2020. Les dépôts des clients ont également franchi la barre des 14,6 milliards de dollars, augmentant de 7,4 % pour atteindre 14,8 milliards de dollars au cours de la période considérée, contre 13,8 milliards de dollars en décembre 2020.

Les fonds propres du Groupe sont restés solides se chiffrant à 1,83 milliard de dollars contre 1,76 milliard de dollars en décembre 2020, reflétant sa forte capacité de génération de capital interne. Conformément à la culture de la banque consistant à verser à la fois un dividende intérimaire et final en espèces, le Conseil d’administration d’UBA Plc a déclaré un dividende intérimaire de 20 kobo par action pour chaque action ordinaire de 50 kobo détenue par ses actionnaires.

Le directeur général du groupe UBA, M. Kennedy Uzoka, s’est félicité de la performance de la banque au premier semestre de l’année, en déclarant : « Ce premier semestre a été solide pour nous, car la reprise économique mondiale a dépassé les attentes, créant un effet positif sur la confiance des consommateurs et des entreprises, l’épargne et les activités d’investissement. Nous avons constaté que cela avait un impact positif sur notre entreprise, alors que nous continuions à tirer parti de nos principaux leviers stratégiques – les personnes, les processus et la technologie, et notre philosophie du client d’abord, pour révolutionner l’expérience client chez UBA. »

Il a ajouté que l’investissement de la banque dans le reste de l’Afrique (excl. Nigeria) continue de donner de bons résultats pour le groupe. Selon lui « les avantages de la diversification panafricaine des activités du Groupe sont une fois de plus évidents, avec une croissance des bénéfices bruts et des revenus d’intérêts de 5,1 % et 8,3%  respectivement, malgré l’environnement de faible rendement de notre plus grand marché, le Nigeria. Nous réalisons des progrès remarquables dans notre stratégie qui positionne progressivement UBA comme la banque de choix sur le continent, grâce à notre accent sur l’innovation technologique et la meilleure expérience client. »

Poursuivant, le DG du groupe a souligné que la banque reconnaît les effets de grande envergure de la pandémie sur les entreprises du monde entier et reste concentrée sur sa promesse de toujours fournir à nos clients les meilleures expériences bancaires possibles. « Notre performance H12021 reflète nos efforts progressifs pour tirer parti de la forte dynamique avec laquelle nous avons commencé l’année. En tant qu’organisation axée sur les objectifs, nous restons déterminés dans notre quête d’une croissance soutenue de l’acquisition de clients, des volumes de transactions et du bilan, alors que nous consolidons notre position sur le marché comme « Africa’s Global Bank » dans les années à venir, améliorant ainsi les moyens de subsistance à travers le continent »,  a fait observer Uzoka.

Le directeur financier du groupe UBA, Ugo Nwaghodoh, a pour sa part noté que l’objectif de la banque est d’améliorer sensiblement la qualité des bénéfices tout en maintenant un levier d’exploitation positif ainsi qu’une qualité d’actifs de premier ordre. « Le Groupe a enregistré un RoAE de 17,5% (contre 14,4% au S1 2020) et un NIM de 5,8% (contre 5,4% au H12020) alors que nous avons joué avec diligence dans l’environnement de rendement volatil pour le meilleur rendement de nos actifs productifs d’intérêts. La position de capital est restée solide, avec des ratios de solvabilité et de liquidité de 24,9 % (22,4 % au premier semestre 2020) et 58,3 % (58,2 % au premier semestre 2020). , suffisamment solide pour soutenir nos ambitions de croissance », a-t-il déclaré. 

Le GCFO a souligné que même si l’environnement opérationnel reste largement incertain et volatil, malgré une amélioration marquée du stress macroéconomique induit par Covid-19, UBA continuera à renforcer sa résilience grâce à son modèle d’entreprise géographiquement diversifié pour soutenir la croissance des bénéfices bruts du Groupe. 

« Nous restons attachés à nos objectifs respectifs de croissance du RoAE et des dépôts de 18% et 15% pour l’exercice 2021, alors que nous continuons d’investir dans des opportunités de croissance dans nos zones d’opération, tout en gérant prudemment le capital et le bilan », a déclaré Nwaghodoh. 

United Bank for Africa Plc est une institution financière panafricaine de premier plan, offrant des services bancaires à plus de vingt-cinq millions de clients, dans plus de 1 000 bureaux d’affaires et points de contact client, dans 20 pays africains. Avec une présence aux États-Unis d’Amérique, au Royaume-Uni et en France, UBA connecte les personnes et les entreprises à travers l’Afrique par le biais de la vente au détail ; banque commerciale et d’entreprise; paiements et envois de fonds transfrontaliers innovants ; financement du commerce et services bancaires auxiliaires.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Suspension de la Guinée par la CEDEAO : réactions des citoyens à Conakry

9 septembre 2021 à 19 07 14 09149
Mohamed Bangoura, citoyen

Comme annoncé précédemment, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a sanctionné la Guinée, suite au coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé. Au cours d’un sommet extraordinaire tenu hier par visioconférence, les chefs d’Etat des pays membres de l’organisation sous régionale ont annoncé la suspension de la Guinée de toutes les instances de la CEDEAO.

Ils ont décidé aussi d’envoyer une mission demain, vendredi 10 septembre 2021, à Conakry, pour discuter avec la junte qui a pris le pouvoir.  Ces réactions suscitent aujourd’hui beaucoup de réactions en Guinée. Beaucoup de citoyens fustigent l’attitude de l’organisation sous régionale, perçue comme étant un syndicat qui défend les chefs d’Etat au détriment des populations. C’est le constat fait par un reporter de Guineematin.com qui a recueillis les avis de quelques habitants de Conakry sur le sujet.

Pour Mohamed Bangoura, un citoyen rencontré dans un bar café, cette sanction ne fait ni chaud ni froid à la Guinée. « Si nous sommes suspendus par une soi-disant CEDEAO, nous, on ne ressent pas cela. Moi-même, je me pose la question de savoir c’est quoi la CEDEAO. Si un président tord le coup à la loi dans son pays, la CEDEAO peut-elle le sanctionner ? Mais, dès qu’on arrête un président-dictateur, vous les voyez venir jouer au syndicat.

Nous, on ne reconnaît pas la CEDEAO, parce que c’est dans les moments difficiles qu’on reconnaît les vrais amis. Au moment où la Guinée était sous feu ici sous le règne d’Alpha Condé, on tuait les gens, on ramassait les corps par dizaines, où était la CEDEAO ? Ou bien cette organisation vient de naître ? Donc, leur sanction ne nous intéresse, nous sommes là derrière notre colonel Doumbouya. Je suis déçu de l’organisation et de leur ami Alpha Condé. Qu’ils nous laissent régler notre problème à l’interne ».

Mamadou Yaya Diallo, taxi motard

Mamadou Yaya Diallo, conducteur de taxi moto, pense aussi que les sanctions de la CEDEAO n’auront aucun effet sur la Guinée. « La CEDEAO s’est tue depuis longtemps. Il y a eu trop d’exactions qui se sont passées dans le pays, on n’a rien vu, on n’a rien entendu de la part de la CEDEAO. II y a eu tellement de tueries dans le pays sans qu’aucune enquête ne soit ouverte, encore moins une sanction prise.

C’est Pourquoi, moi, je ne comprends pas cette réaction de la CEDEAO. Parce que si elle prenait à bras le corps le problème guinéen, je ne pense pas qu’on serait arrivés à ce stade aujourd’hui. Maintenant qu’il y a eu ce putsch, moi, je ne vois pas de raison pour sanctionner le pays. Mais, à mon avis, c’est une sanction sans effet ».

Mohamed Kouyaté

Par contre, Mohamed Kouyaté, lui, comprend l’attitude la CEDEAO. « Le fait que la CEDEAO décide de sanctionner la Guinée et d’envoyer une mission dans le pays pour évaluer la situation, c’est tout à fait normal. C’est ça la règle. Partout où il y a un coup d’Etat, on assiste à une vague de condamnations et quelques fois de sanctions. Mais, je pense que la CEDEAO n’est pas intervenue à temps sur la situation en Guinée. Parce qu’on a connu ici une grave crise (liée au troisième mandat du président Alpha Condé), mais elle n’a rien fait pour aider les Guinéens à sortir de cette situation ».

Cheick Hamed Diakité

Cheick Hamed Diakité estime aussi que la CEDEAO n’a pas aidé la Guinée lorsqu’elle en avait besoin. « Parce que depuis 2019, il y a un front ici appelé FNDC (Front national pour la défense de la constitution) qui s’est opposé au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Malheureusement, ce dernier n’a pas voulu comprendre. Il a insisté et il est allé aux élections pour se maintenir au pouvoir.

Et après les élections, c’est la misère, la gabegie et les détournements des deniers publics. C’est pourquoi, moi, je ne condamne pas ce coup d’Etat. Maintenant, en ce qui concerne la réaction de la CEDEAO, si on arrive à des sanctions économiques, on peut craindre les conséquences de cela. Mais sur le plan politique, je pense que les sanctions de la CEDEAO ne vont nullement isoler la Guinée ».

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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