CHRISTOPHE BOISBOUVIER NOMMÉ ADJOINT À LA DIRECTRICE DE RFI, CHARGÉ DE L’INFORMATION AFRIQUE

14 mars 2019 à 16 04 42 03423

Sur proposition de Cécile Mégie, Directrice de RFI, Marie-Christine Saragosse, Présidente-directrice générale de France Médias Monde, a nommé Christophe Boisbouvier adjoint à la Directrice, chargé de l’information Afrique.

Il remplace à ce poste Yves Rocle, appelé à de nouvelles fonctions au sein de la rédaction de RFI.

Diplômé de Sciences Po Paris et du CFJ Paris, Christophe Boisbouvier débute sa carrière de journaliste en 1980 à France 3, Radio Express et Radio France. En 1985, il intègre la présentation de l’information Monde et Afrique de RFI. En 1989, il devient reporteur puis grand reporteur pour les rédactions Monde et Afrique. En 1996, il est nommé chef de service adjoint du service Afrique pour lequel il continue de réaliser des reportages. Nommé rédacteur en chef en 1999, il présente l’invité Afrique depuis 2002.

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Algérie : Bouteflika annonce qu’il ne va pas briguer un cinquième mandat

11 mars 2019 à 20 08 45 03453

Dans une lettre adressée aux Algériens, le président annonce aussi le report de l’élection présidentielle, qui était prévue le 18 avril.

Abdelaziz Bouteflika renonce. Le président algérien a annoncé, lundi 11 mars, sa décision de ne pas briguer un cinquième mandat, après plus de deux semaines d’une large mobilisation populaire, partout dans le pays, visant à demander son départ et un renouvellement de la classe politique.

« Il n’y aura pas de cinquième mandat et il n’en a jamais été question pour moi », déclare notamment Abdelaziz Bouteflika dans un message à la nation publié par l’agence officielle APS, « mon état de santé et mon âge ne m’assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l’assise des fondations d’une nouvelle République en tant que cadre du nouveau système algérien que nous appelons de tous nos vœux. »

Conférence nationale

Dans ce courrier, il fait également savoir que le scrutin qui était prévu le 18 avril est reporté, sans qu’une nouvelle date pour l’élection présidentielle soit précisée. La présidentielle aura lieu « dans le prolongement » d’une conférence nationale chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici à la fin de l’année 2019, précise-t-il.

En s’engageant dans ce texte « à remettre les charges et les prérogatives de président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu », M. Bouteflika indique implicitement qu’il restera chef de l’Etat à l’expiration de son mandat, le 28 avril 2019. Dans la foulée de cette annonce, le premier ministre, Ahmed Ouyahia, a présenté sa démission. Il a été remplacé quelques minutes après par le ministre de l’intérieur, Noureddine Bedoui.

« Ni Bouteflika, ni Saïd »

Depuis plus de deux semaines, M. Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, fait face à des manifestations rassemblant plusieurs centaines de milliers d’Algériens à travers tout le pays. La mobilisation a commencé le 22 février quelques jours après que le président a annoncé son intention de briguer un cinquième mandat.

Plusieurs milliers de personnes, répondant à des appels lancés par des anonymes sur les réseaux sociaux, manifestent alors dans plusieurs villes. « Pas de 5e mandat », « Ni Bouteflika, ni Saïd » (frère du président, souvent perçu comme son successeur potentiel), scandent les protestataires à Alger, où les manifestations sont interdites depuis 2001. Puis dans les jours qui suivent la mobilisation prend de plus en plus d’ampleur mais M. Bouteflika reste silencieux. Il n’a plus pris la parole depuis son AVC en 2013.

Malgré ces manifestations, la candidature du président sortant à l’élection présidentielle est déposée début mars au Conseil constitutionnel par son directeur de campagne, Abdelghani Zaalane. M. Bouteflika se trouve alors à Genève, où il est hospitalisé.

Quelques jours plus tard, et alors que les manifestations ne faiblissent pas, le président, dans un message écrit, met en garde contre les ennemis « insidieux » et ceux « qui conspirent » contre l’Algérie et veulent semer « le chaos ». Il rentrera finalement de Genève le dimanche 10 mars, la veille de son renoncement à briguer un cinquième mandat.

Source : Le Monde

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E-KAIDI : la solution qui facilite les démarches administratives pour les Guinéens de France

5 mars 2019 à 20 08 30 03303

Les Guinéens vivants en France, au Portugal et en Israël peuvent désormais mener l’ensemble de leurs démarches administratives sans se déplacer. Ils peuvent le faire en cliquant tout simplement sur un bouton d’ordinateur. Son Excellence Amara Camara, l’Ambassadeur de Guinée en France, appelle cela de la dématérialisation et la numérisation des documents administratifs. Le terme en vogue est la digitalisation des démarches administratives. Cette prouesse technologique est l’œuvre de la société A2A Expertise fondée par 2 informaticiens guinéens qui ont accepté de mettre leurs riches expériences au service de notre patrie. Guineematin.com a tendu son micro à l’un d’entre eux pour expliquer les tenants et les aboutissants de cette technologie qui rend la vie facile à des milliers de nos compatriotes.

Guineematin.com : veuillez-vous présenter à nos lecteurs.

Je m’appelle Alhoussény CONDE et suis cofondateur avec mon associé, Ansoumane KEITA, de la société A2A Expertise qui a lancé la solution de dématérialisation des démarches administratives E-KAIDI.

 Je suis titulaire d’un diplôme d’ingénieur en informatique, obtenu en 2011 et récemment d’un MBA en Management de projets et d’affaires et stratégies d’entreprise aux Conservatoire Nationale des Arts et Métiers (CNAM) à Paris.

J’ai travaillé pendant une dizaine d’années pour différents grands groupes français allant des Télécoms à l’immobilier, en passant par l’aérospatiale défense et aujourd’hui je suis dans l’énergie.

Je suis quelqu’un de spécialement passionné par tout ce qui touche aux organisations (entreprises, états, administrations, …), leur modernisation, à la conduite du changement, l’analyse et la définition des orientations stratégiques dont elles peuvent faire l’objet.

Mon associé, Ansoumane KEITA, est également titulaire d’un master 2 en sécurité informatique, obtenu en 2010 à l’université de Limoges et depuis peu, d’un MBA en management de projets de la Sorbonne Business School à Paris.

En cofondant A2A-Expertise, c’est aussi pour lui le couronnement de plusieurs années d’expériences passées en travaillant essentiellement sur des projets de digitalisation de procédures métiers et de gestion électronique de documents au sein de grandes entreprises françaises et internationales situées dans la région parisienne.

Après de longues années de travail en amont, nous avons décidé en 2018 de créer notre start-up A2A Expertise et lancer notre premier ERP E-KAIDI.

Guineematin.com : parlez-nous justement de cette entreprise A2A Expertise.

Alhoussény CONDE : A2A Expertise est une Entreprise de Service Numérique (ESN), immatriculée en France depuis 2018.Elle est partenaire de la modernisation des services de l’Ambassade de Guinée en France dont on a, au passif, la refonte du site web et l’accompagnement dans l’organisation du 60ème  anniversaire.

Nous avons lancé depuis le samedi, 05 janvier 2019, la première plateforme pour une administration ouest-africaine en général et guinéenne en particulier, des démarches en ligne avec la totalité de ses services complètement dématérialisés. C’est un travail dont on est, en toute humilité, assez fiers. Il faut en effet noter que certains pays ou administrations de notre sous-région ouest-africaine ont certaines de leurs démarches en ligne, mais aucun n’a l’ensemble ses services complètement dématérialisés.

Guineematin.com : cette solution que vous avez mise en place, vous l’avez appelée « E-KAIDI ». Pourquoi cette dénomination ?

Alhoussény CONDE : le nom KAIDI provient de 2 langues nationales guinéennes (le poular et le soussou). Il signifie tout simplement « Papiers », et la lettre « E » c’est l’électronique.

Guineematin.com : d’où est venue cette initiative et comment fonctionne-t-elle ?

Alhoussény CONDE : E-KAIDI est une solution née de longues années de collaboration entre A2A Expertise et différentes administrations publiques. Cette collaboration est le fruit d’un constat simple : celui des difficultés rencontrées par les citoyens de plusieurs pays en voie de développement pour effectuer leurs démarches administratives, qu’elles soient au niveau national ou à l’étranger auprès des représentations consulaires (Ambassades et consulats) ; mais aussi des suspicions dont font souvent l’objet les documents délivrés par les administrations et consulats de ces pays.

De ce constat, est née une volonté réelle des deux fondateurs de A2A Expertise d’offrir une solution simple, sûre et intégrée à ces administrations pour mieux répondre aux défis qui se présentent à elles. Il s’agit de proposer aux différentes administrations un système unique de gestion bout en bout de procédures administratives de leurs concitoyens.

E-KAIDI est une solution composée de :

  • Une plateforme web dédiée aux citoyens pour effectuer et suivre en temps réel leurs demandes
  • Une plateforme web dédiée aux administrations pour recevoir et traiter les demandes des citoyens
  • La production de documents et supports sécurisés quasi infalsifiables répondant aux plus hauts standards internationaux en matière de sécurité.
  • Un outil de gestion de file d’attente complètement digitalisé permettant aux administrations d’améliorer les services rendus aux citoyens en évaluant mieux les temps d’attente, les heures de pic et les heures creuses tout en optimisant la gestion du personnel.
  • Un outil de gestion des agendas pour mieux gérer les rendez-vous entre les demandeurs de documents (citoyens et étrangers) et les administrations publiques.

E-KAIDI répond ainsi aux besoins des 4 parties prenantes essentielles

·         Les Citoyens

·         L’administration

·         Les étrangers

·         Les partenaires des différentes administrations,

en fournissant une solution simple d’usage, accessible depuis n’importe quel support (PC, tablette, smartphone) en tout temps et tout lieu, de sécurité (un espace personnel pour chaque citoyen, un espace agent pour l’administration, des documents quasi infalsifiables avec des sécurités intégrées aux supports même, une traçabilité et une authentification réalisables pour n’importe quel document délivré par E-KAIDI).

Toute opération effectuée via E-KAIDI est disponible sans limite de temps pour le citoyen, et pour l’administration ; confort pour le citoyen mais aussi et surtout une garantie de la continuité de l’administration. E-KAIDI permet également à l’administration une gestion de ses recettes, une meilleure connaissance de ses concitoyens à travers des statistiques diverses et variées pourvues en temps réel, une optimisation des performances de leurs services et de leurs agents, etc.

La solution E-KAIDI est un progiciel de gestion intégré (ERP) regroupant 5 modules indépendants mais communiquant entre eux dans le but d’une gestion optimisée par l’administration de ses concitoyens et des entrées et sorties sur son territoire.

  • Un module de gestion des documents d’état Civil :
    • Livret de famille
    • Extrait de naissance
    • Acte de mariage
    • Acte de décès
    • Certificat de coutume
  • Un module de gestion des documents de voyage :
    • Titre de voyage
    • Visa et Carte de résidence pour les étrangers
  • Un module de gestion des documents d’identité :
    • Passeport
    • Carte d’identité
    • Carte consulaire
  • Un module de gestion de file d’attente dans les administrations
    • Solution digitalisée de gestion de files d’attente  
    • Disparition du papier dans les salles d’attente
    • Evaluation temps d’attente, heures de pic et les heures creuses
    • Meilleure gestion des charges du personnel
    • Amélioration services rendus aux citoyens
  • Un module de gestion des agendas des administrations.
    • Agenda interactif de prise de rendez-vous par les citoyens.
    • Actualisation en temps réel
    • Ajout, suppression, annulation, report de rdv
    • Envoi notifications de rappel aux différentes parties prenantes

Guineematin.com : depuis que vous avez lancé cette solution E-KAIDI, qu’est-ce qu’elle a apporté comme amélioration ?

Alhoussény CONDE : en quelques chiffres, E-KAIDI aujourd’hui c’est en un mois :

·        Plus de 3000 comptes créés,

·        1000 connexions en moyenne par jour sur le site de l’ambassade de Guinée en France

·        Plus de 4000 demandes effectuées

·        Une augmentation de l’ordre de 270% des demandes ainsi que des recettes de l’ambassade.

·        Des demandes effectuées à travers toute la France à n’importe quelle heure

·        Une augmentation importante de la charge du personnel consulaire qui met tout en œuvre pour répondre à l’ensemble des demandes dans les meilleurs délais et être à la hauteur des attentes de ses concitoyens.

Guineematin.com : à vous entendre, on apprend que les résultats sont financièrement encourageants pour l’ambassade de Guinée en France, mais qu’en est-il pour votre entreprise ? Quelles sont les retombées de cette initiative pour vous ?

Alhoussény CONDE : pour l’instant, nous ne sommes pas encore au niveau de nos objectifs, ni en termes de part de marché, ni en termes financiers ; deux choses qui vont en général de pair. La rentabilité financière de A2A Expertise comme toute entreprise de ce secteur est intrinsèquement liée au nombre de clients ainsi qu’à l’ampleur des marchés qu’elle signe.

Il faut rappeler que nous investissons énormément dans la sécurité et la qualité du service et des produits délivrés. Nos plateformes sont disponibles 24h/24 sans interruption. Ces différents éléments représentent des coûts fixes énormes qui ne peuvent être amortis avec une seule ambassade ou un seul client. Toutefois, notre objectif immédiat est de fournir les meilleurs outils, les meilleurs services aux administrations.

En réalité, notre philosophie a toujours été qu’avec un bon produit qui répond à des besoins précis et satisfait les différentes parties prenantes (administrations, citoyens, partenaires étrangers, …), la rentabilité suivra à un moment ou à un autre d’elle-même.

Aujourd’hui nous ne profitons, certes, pas encore du fruit du travail réalisé, mais nous sommes ambitieux, croyons à la solution. Et, au vu des résultats obtenus avec l’ambassade et les retours de nos concitoyens, nous sommes encore plus sereins sur la suite.

Guineematin.com : quels sont les retours de nos concitoyens, ils vous disent quoi en général ?

Alhoussény CONDE : les retours sont dans l’ensemble assez positifs. De nombreux messages d’encouragements, de félicitations et de remerciements surtout venant de nos concitoyens vivant en province et quelques fois même en Iles de France mais dont les horaires de travail ne leur permettent pas de se rendre au consulat en journée. Donc des retours très positifs.

Il faut par ailleurs reconnaître une certaine impatience de la part de certains autres de nos concitoyens liée aux fortes attentes découlant de leur enthousiasme, mais aussi en raison du fait que tout le monde n’a pas forcément intégré le paramètre multiplicateur du nombre de demandes lié à la facilité d’usage.

En effet, comme on le disait plutôt, la facilité d’usage a fait exploser le nombre de demandes de plus de 270% par rapport à l’année dernière. Il s’en suit donc une augmentation proportionnelle de la charge du personnel consulaire, qui depuis, a pris de nombreuses mesures pour rendre transparente pour nos compatriotes cette montée de charge et répondre au mieux à leurs attentes.

Guineematin.com : comptez-vous élargir cette solution aux autres ambassades et consulats de Guinée à l’étranger ?

Alhoussény CONDE : bien sûr, c’est aussi un de nos objectifs. Nous avons mis en place un réseau d’entreprises extensible dans un cloud privé en prévision de cela. Toutes les ambassades, toutes les administrations publiques, même celles possédant déjà leur propre réseau privé, peuvent être connectées au réseau E-KAIDI.

Il faut aussi rappeler que E-KAIDI ne s’exécute pas uniquement en mode SaaS, c’est aussi une solution pour laquelle nous délivrons des licences pour les administrations préférant gérer elles-mêmes leur propre réseau. Nous les accompagnons pendant l’installation, l’exploitation au quotidien et les formations. E-KAIDI a été pensée et conçue pour des échelles nationales, donc au-delà d’une seule ambassade. La notion de multi-administrations et multi-ambassades y est nativement intégrée.

En réalité, aujourd’hui nous bridons volontairement les fonctionnalités de la solution pour la simple raison que le client actuel n’a pas forcément usage de l’ensemble. Mais oui, c’est une technologie duplicable à d’autres ambassades et bien au-delà c’est-à-dire extensible au niveau national.

Guineematin.com : on sait que ce sont des données très sensibles qui sont laissées sur la plateforme E-KAIDI. Que pouvez-vous dire pour rassurer nos compatriotes qui peuvent s’interroger sur la fiabilité de cette solution ou sur la protection de leurs données ?

Alhoussény CONDE : A2A Expertise a mis tout en œuvre pour protéger au mieux toutes les données transitant dans le réseau E-KAIDI. Il s’agit d’un réseau local inaccessible depuis internet dans un cloud privé. Les informations circulant dans le réseau passent systématiquement par des canaux sécurisés. Nous sommes conscients qu’aucun système n’est infaillible et c’est pour cela que nous avons mis en œuvre des moyens considérables sur la sécurité et utilisons des firewalls parmi les meilleurs du domaine pour protéger nos serveurs.

Aussi, rappelons pour nos concitoyens qui peuvent à juste titre se poser des questions sur l’utilisation de leurs données qu’en France, tous les acteurs du secteur sont soumis à une nouvelle réglementation, la RGPD (Règlement général sur la protection des données) en application depuis le 25 mai 2018. C’est l’une sinon la réglementation la plus stricte qui existe aujourd’hui sur la protection des données péronnelles dans le monde.

Guineematin.com : après avoir expérimenté avec succès cette solution, quelles sont aujourd’hui vos perspectives ?

Alhoussény CONDE : nous sommes très enthousiastes pour l’avenir. Nous avons eu de nombreux contacts et pistes de collaborations depuis le lancement de la solution. Nous espérons et souhaitons cependant une implication de l’Etat afin de donner une dimension encore plus importante à la solution. En effet, pourquoi aller chercher ailleurs des solutions et compétences que nous avons chez nous ?

Notre appel si nous pouvons nous le permettre est avant tout, un appel à la fierté national. Croyons-en nous-mêmes et en nos compétences et ressources nationales. Nous ne parlons pas de favoritisme bien entendu, mais à compétences égales, il vaut mieux une préférence nationale, une confiance en nos capacités internes et un rejet de toute sorte de complexe vis-à-vis de ce qui peut venir d’ailleurs.

Guineematin.com : votre mot de la fin ?

Alhoussény CONDE : nous tenons à vous remercier pour cette tribune que vous nous offrez aujourd’hui, et en profitons également pour faire un clin d’œil particulier à l’Ambassadeur de Guinée en France, Son Excellence Amara Camara, qui a fait le choix de faire confiance à une start-up dirigée par des guinéens malgré d’autres offres. Nous aimerions que cela devienne quelque chose de banal pour nos dirigeants et pour tous les Guinéens.

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L’épouse du Premier ministre ivoirien à la Ziara de Karamoko Alpha Mo Labé

5 mars 2019 à 19 07 05 03053

Elle s’appelle Aissatou Diallo. Elle est l’une des nombreuses arrières-petites filles de Thierno Mamadou Cellou, dit Karamoko alpha Mo Labé, selon l’ascendance suivante : Karamoko alpha Mo Labé eut pour fils Mody Mamadou Dian, le courageux père de Mody Abdoulaye mo Wora, qui donna naissance à Alpha Ibrahima Mawdho, père de Mody Mamadou Dian Bantignel, qui eut pour fils Alpha Mamadou Cellou Wora, père de Mamadou Tanou, qui eut pour fille Aissatou Wora, dont la mère est une Condé de Gaoual.

Parmi les frères et sœurs du père de l’épouse du Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Koulibaly, on peut citer Alpha Saliou, celui-là qui succéda à leur père, Alpha Mamadou Cellou, à la tête du canton de Madina Wora, capitaine Abdoulaye Wora, qui fut arrêté et tué au camp Boiro, Amadou Oury, le magistrat, Elhadj Abdoul Ghadiri Wora.

C’est le père de l’écrivaine Mariam Diaka Diallo, Hadja Raynatou, l’une des épouses d’Alpha Mamadou Cellou Dieng, le chef de canton de Mali centre. La légende au Fouta lui prêterait une beauté de fée au point d’être appelée la « déesse de Wora ». Toujours selon la légende répandue du côté du mont Loura, Raynatou était la préférée d’Alpha Mamadou Cellou Dieng et sortait une fois par an pendant la fête de Tabaski dans un hamac et faisait l’objet d’une très grande admiration de la part de la population qui appréciait sa beauté, unique au pays Peul. Et, ce n’est pas fini. Raynatou, la déesse de Wora, toujours selon la légende répandue dans cette partie du Fouta Djallon, prenait deux douches. Une première, ordinaire, avec une simple eau à laquelle venait s’ajouter une seconde, toute parfumée des feuilles de Karoukaroundé, une plante reconnue pour ses délices d’où on tirait le parfum fabriqué à Labé sous la première République.

La présence de Néné Aissatou Wora, l’épouse du premier ministre ivoirien, Amadou Gon Koulibaly, est un symbole fort de la dimension plurielle de Karamoko Alpha Mo Labé, dont la prestigieuse descendance peuple une bonne partie de la sous-région.

A noter enfin, que les résistants à la pénétration coloniale, Alpha Yaya Diallo et Thierno Ibrahima Ndama sont également de Mody Mamadou Dian, tout comme les Kaldouyanké de Dougountouny. Aissatou Wora, de l’aristocratie régnante Kaldouyanké du Labé, épouse d’Amadou Gon Koulibaly, un prince commandeur Senoufo de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Voilà qui constitue un bel exemple de fierté et de noblesse des valeurs traditionnelles africaines.

Par Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

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Guinée : le nouvel ambassadeur des Etats-Unis chez le président Alpha Condé

4 mars 2019 à 17 05 33 03333
Les présidents Donald Trump et Alpha Condé

Communiqué : l’Ambassadeur Simon Henshaw a présenté ses lettres d’accréditation au Président Alpha Condé le 4 mars, 2019.
Pour rappel, il a été nommé le 10 août, 2018 et confirmé par le Sénat le 2 janvier, 2019. Son Excellence Simon Henshaw est diplomate depuis 1985 et est heureux d’être à nouveau affecté en Afrique de l’Ouest après avoir auparavant servi en Côte d’Ivoire il y a de cela quelques années.

Plus récemment, il a occupé la fonction de Conseiller Principal au sein du Groupe de travail sur les Initiatives de santé au Département d’Etat chargé de la coordination des efforts de réponse à une série d’incidents liés à la sécurité et la santé affectant les diplomates américains à Cuba et en Chine.

Antérieurement à cette fonction, S.E. Henshaw a occupé de hautes fonctions au Département d’Etat, notamment celles de Sous-secrétaire principal adjoint et de Secrétaire adjoint par intérim du Bureau de la population, des réfugiés et des migrations de 2013 à 2018. Il a par ailleurs occupé la fonction de Directeur du Bureau des Affaires Andines de 2011 à 2013, et de 2008 à 2011 il fut Premier Secrétaire à l’ambassade des Etats-Unis à Tegucigalpa au Honduras.

Ambassadeur Henshaw a en outre servi au sein de quatre autres postes diplomatiques à l’étranger et à plusieurs autres fonctions aux Etats-Unis.
Ambassadeur Simon Henshaw est titulaire d’une Licence ès Lettres de l’Université du Massachusetts à Amherst, et d’une Maitrise ès Sciences de l’Ecole Nationale de Guerre. Il est marié et père de deux grands enfants.

Fin

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Modèle de réussite : Mohamed Idrissa Bah, ce guinéen qui fait la fierté du pays au Sénégal

2 mars 2019 à 21 09 56 03563

De très nombreux guinéens sont installés au Sénégal où certains d’entre eux ont fait fortune. Parmi ces guinéens, modèles de réussite, dans ce pays frère et ami de la Guinée, figure Monsieur Mohamed Idrissa Bah. Originaire de la préfecture de Télimélé, monsieur Bah est le Directeur Général de BISS multimédia, représentant officiel de la marque Canon au Sénégal, avec à son actif une trentaine d’employés.

Dans un entretien accordé aux envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar, Mohamed Idrissa Bah, qui a passé plus de 30 ans au Sénégal, est revenu sur de nombreux aspects de sa vie professionnelle, de ses relations avec les autorités sénégalaises, etc.

Guineematin.com : vous êtes considéré par l’opinion comme un modèle de réussite ici au Sénégal. Qu’en dites-vous ?

Mohamed Idrissa Bah : modèle de réussite ? La modestie m’empêche d’abonder dans votre sens parce que la réussite, elle est à double flux. Si vous vous voyez que j’ai réussi et si moi je suis assoiffé encore, sachant que je n’ai pas réussi, ça pose problème. Donc, je vous remercie pour ce compliment. Je représente la société Canon au Sénégal, en exclusivité sur le territoire sénégalais. Mon entreprise s’appelle BISS multimédia, avec 30 employés. Nous évoluons dans le numérique, dans le matériel de bureau, copie, impression, scanner, grand format, et tous les services connexes qui s’y attachent, plus maintenant le service après-vente. Donc, en ce qui concerne la société en tant que telle, elle évolue dans une concurrence très sauvage. Ce qui nous avait amené à délocaliser en Guinée, je crois il y a 10 ou 12 ans. Malheureusement, le marché n’étant pas très structuré, avec beaucoup de système informel, nous ne pouvions pas évoluer. Ce qui a fait que nous nous sommes rabattus encore sur le Sénégal.

Guineematin.com : tout début est difficile. Parlez-nous de vos débuts ici au Sénégal

Mohamed Idrissa Bah : très difficile. Mais, mes débuts au Sénégal, c’était une coïncidence d’un départ, juste après la mort de Sékou Touré, en 1984. J’ai quitté notre pays, je suis venu ici au Sénégal, j’ai repris des études, j’ai fait l’école privée de gestion où j’ai fait trois (3) ans, je fais partie de la première promotion d’ailleurs, sans ressources. La difficulté, c’était comment trouver des moyens pour payer les études, survivre sans parents, sans moyens. Donc, il fallait enseigner et trouver des petits boulots à gauche et à droite. Il était interdit d’acheter des vêtements, parce qu’il fallait manger. Il était interdit d’acheter des chaussures, parce qu’il fallait se loger. Il était interdit de sortir le soir ou faire quoi que ce soit, parce qu’il fallait payer la scolarité. Donc, ce sont des périodes assez difficiles, mais qui ont forgé un peu l’homme. Et, qui m’ont permis de connaitre beaucoup de sénégalais, qui m’ont permis de me familiariser ; mais, qui m’ont permis de connaitre beaucoup de compatriotes.

Guineematin.com : aujourd’hui, comment vous menez vos activités ici au Sénégal ?

Mohamed Idrissa Bah : les activités, je dirai globalement on les mène très bien. Nos activités sont concentrées sur des institutions internationales comme tout ce qui est Nations Unies, institutions financières, les Banques, la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Et, le cœur de notre métier, c’est la vente et l’après-vente. Donc, il y a une équipe dédiée à la vente, il y a une équipe dédiée à l’après-vente. C’est ce qui fait que la prospection, mais aussi la communication, en amont, ont fait que la clientèle nous connait maintenant. Compte-tenu de l’apport de la marque qui vient nous rendre visite très souvent. Sans compter la formation des techniciens qui sont certifiés modèle Iso et qui aujourd’hui disposent plus de 400 types de certificats de formation, même sur du matériel qui n’est encore pas venu en Afrique. Parce qu’à Canon, les ingénieurs préparent beaucoup de produits et se projettent pour le lancement des produits et nous sommes informés. Et, dès lors, comme vous voyez sur les murs accrochés, il y a tout de suite une formation qui est décrochée ; et, cela en attendant que le matériel arrive ici. Le Sénégal est un marché très intelligent. D’abord, les organisations internationales qui viennent peuvent venir avec du matériel très lourd, performant. S’ils ne trouvent pas quelqu’un localement ou une entreprise localement, qui a un transfert de compétence assez conséquent, ils ont des problèmes sur l’investissement. Voilà, c’est pourquoi nous anticipons très souvent sur ce côté.

Guineematin.com : quelles relations vous avez avec les autorités sénégalaise ?

Mohamed Idrissa Bah : d’excellentes relations. D’abord, la relation, elle est relative. Parce que nous sommes d’abord collecteurs et contribuables. Vous savez, le marché sénégalais est un marché assez structuré, l’Etat a créé un environnement propice pour le développement des affaires. Quand vous voulez faire des affaires, il faut se formaliser, et toutes les séquences au niveau des gestions sont faites : au niveau fiscal, au niveau administratif, au niveau institution sociale, pour la couverture du personnel. Donc, nos relations sont assez bonnes et nous payons correctement nos impôts. Parce que c’est ça, tant que tu paies correctement tes impôts, les relations sont parfaitement bonnes. Malheureusement, il faut le faire.

Guineematin.com : les jeunes guinéens qui sont en quête de l’emploi sont nombreux ici au Sénégal. Quel message avez-vous à leur prodiguer ?

Mohamed Idrissa Bah : d’abord, la première des choses, c’est de leur dire qu’ils ne doivent pas faire la quête de l’emploi ailleurs qu’en Guinée. Et pour aspirer à un emploi décent, il faut faire une formation décente. Et, même si « la qualité » du niveau des études (que je dis d’ailleurs, je ne crois pas), les universités guinéennes sont autant qualifiées que les universités sénégalaises. Peut-être que l’environnement fait que les gens veulent un diplôme sénégalais. Parce que l’authenticité du document fait sa valeur. Mais, moi, je conseillerai la première des choses aux guinéens, c’est qu’ils sachent que le bonheur ne se trouve pas ailleurs. Ensuite, on ne peut pas dire qu’on peut exploser dans quelque chose si on ne sait pas faire la chose. Chacun ne peut exceller que dans ce qu’il sait le mieux faire. Vous, aujourd’hui, vous êtes journaliste, si vous avez le courage de m’affronter, de discuter avec moi, me poser des questions sans vous tromper grammaticalement, c’est parce que vous avez fait des études. Et, vous êtes en train d’exceller dessus et vous vous êtes formé en Guinée, vous travaillez en Guinée. Mais, aujourd’hui, si vous couvrez toute la sous-région, est-ce que vous avez besoin d’aller dans la sous-région pour trouver du travail ? Non ! Certes que nous, nous sommes sortis, peut-être que les circonstances n’étaient pas pareilles, mais je crois que l’environnement économique est en train d’évoluer en Guinée. Peut-être que l’environnement politique ne sied pas. Le seul conseil que je pourrais donner aux jeunes, c’est de se former, encore se former et toujours se former.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Mohamed Idrissa Bah : le dernier mot, c’est un appel à lancer au peuple guinéen, des jeunes guinéens, pour leur dire que ce qui se fait ailleurs peut se faire chez nous. Mais, quand je dis ce qui se fait ailleurs peut se faire chez nous, ça peut être en bien et en mal. Donc, si le guinéen croit en lui, si le guinéen voit l’avenir dans son pays, lui-même peut œuvrer au développement de son pays.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Réélection de Macky Sall au Sénégal : pour ses avocats, l’opposition a reconnu « implicitement » les résultats

1 mars 2019 à 20 08 47 03473

Les avocats de Macky Sall ne sont pas d’accord avec la version de l’opposition sénégalaise qui a annoncé qu’elle ne reconnaît pas les résultats de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Des résultats qui donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur du scrutin avec 58, 27% des suffrages. Pour ces avocats, en décidant de ne pas faire de recours auprès du conseil constitutionnel, les opposants ont reconnu « implicitement » la victoire de Macky Sall, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

C’est au cours d’une conférence de presse tenue ce vendredi, 1er mars 2019 à la maison de la presse de Dakar, que le pool d’avocats de l’Etat a réagi à la déclaration du candidat Idrissa Seck, qui a annoncé que l’opposition rejette les résultats provisoires proclamés par la commission nationale de recensement des votes. Les avocats de Macky Sall estiment que si Idrissa Seck et Cie ne reconnaissaient pas ces résultats, ils auraient dû exercer les voies de recours prévues par la loi.

« On comprend la décision de monsieur Idrissa Seck de renoncer à exercer des voies de recours contre les résultats proclamés par la commission nationale de recensement des votes. En effet, il est facile de rejeter des résultats au bout de la langue, mais il est très difficile d’exercer des recours contre des résultats sans aucune pièce probante (…) On ne conteste des résultats devant le conseil constitutionnel au bout de la langue. Il faut des pièces, il faut des preuves. Donc, on comprend parfaitement sa décision.

C’est reconnaître implicitement la victoire éclatante du candidat Macky Sall. Le fait de ne pas contester devant le conseil constitutionnel les résultats provisoires proclamés par la commission nationale de recensement des votes, c’est reconnaître implicitement la victoire du candidat Macky Sall parce que c’est dire qu’on n’a pas de moyens pour contester », a déclaré Me Ousmane Seye, coordinateur du pool d’avocats de l’Etat.

Pour ces avocats, « on ne peut pas inventer des chiffres des résultats parce que quand on recense les voix des électeurs, chaque candidat est représenté. Après, le procès-verbal est signé par les représentants de chaque candidat. C’est ce procès-verbal qui est affiché aux portes des bureaux de vote. Donc il est impossible de trafiquer le suffrage des électeurs.

La commission nationale de recensement des votes a fait son travail également en présence de tous les représentants des candidats et des observateurs, mais aussi la presse a été associée à sa délibération et à la proclamation des résultats. Donc, on ne peut pas quand même mettre en doute les résultats de la commission nationale de recensement des votes, sauf si on est de mauvaise foi. Malheureusement, il y en a certains qui sont extrêmement de mauvaise foi et qui ont essayé effectivement de remettre en cause ces résultats ».

Maitre Ousmane Seye et ses collègues se sont réjouis de l’organisation de cette élection et du climat dans lequel le vote s’est déroulé. Ils saluent notamment l’initiative de Macky Sall qui a institué le parrainage, ce qui a permis de réduire le nombre de candidats. « Il faut féliciter le président de la République d’avoir institué la loi sur le parrainage. Tout le monde peut constater que le jour du scrutin, les électeurs ont voté paisiblement. Aucun électeur n’a fait plus d’une minute dans les bureaux de vote.

Il y avait moins de bulletins à choisir, il y en avait 5 ; il avait moins de matériel électoral, il y avait moins de bulletins de vote à confectionner. Et, franchement ça, on le doit à la loi sur le parrainage. Donc l’histoire a démontré, encore une fois de plus, que le président de la République avait raison d’instituer la loi sur le parrainage. S’il n’y avait pas cette loi, il n’y aurait pas d’élection présidentielle », a-t-il indiqué.

Les avocats de Macky Sall donc au conseil constitutionnel de prendre acte de la décision du peuple sénégalais de renouveler sa confiance au président sortant et de « proclamer définitivement les résultats dans le délai prévu par l’article 35 de la Constitution, c’est-à-dire cinq jours francs à partir de la proclamation des résultats provisoires ».

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Dakar : ce que dit la presse au lendemain de la réélection de Macky Sall

1 mars 2019 à 14 02 58 03583

La réélection du président sortant, Macky Sall, à la tête du Sénégal occupe bien évidemment la Une des médias du pays, ce vendredi 1er mars 2019. Tous les quotidiens titrent sur les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février dernier, publiés hier par la Commission Nationale de Recensement des Votes (CNRV).

Guineematin.com vous propose ci-dessous la revue de la presse sénégalaise de ce vendredi.

« Sur 6.683.043 inscrits, 4.426.344 Sénégalais ont voté, dont 2.554.605 en faveur du candidat sortant », écrit Le Journal qui rappelle ainsi les résultats publiés hier, jeudi 28 février 2019, par la commission nationale de recensement des votes.

« Macky Sall réélu au 1er tour avec 58, 27 % », annonce, de son côté, Le Soleil dont la Une est illustrée d’une photo du candidat de Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall, levant le poing de la victoire aux côtés de son épouse, souriante.

« Macky, le coup KO », peut-on lire à la Une de Vox Populi qui fait allusion à la réélection du président sortant dès le premier tour. Le journal rappelle que le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) devance Idrissa Seck « crédité de 20, 50 %, Ousmane Sonko (15, 67 %), El Hadji Sall (4, 07 %) et Madické Niang (1, 48%) ».

On retrouve quasiment le même titre à la Une du Sud Quotidien. « Le coup KO de Macky ! », s’exclame du journal, affichant une photo du président sortant, les deux poings fermement levés, en signe de victoire.

Pour ce quotidien, la proclamation de ces résultats sonne comme « un clap de fin de la bataille des chiffres autour des résultats de l’élection présidentielle du 24 février dernier entre les partisans du président sortant, Macky Sall, et ceux des quatre candidats de l’opposition, notamment ceux du camp du candidat de la coalition Idy 2019 ».

« Un poing, c’est tout », titre L’Observateur qui souligne que malgré les nombreuses « supputations » et « approximations », le dernier mot est revenu à Demba Kandji (le président de la CNRV, ndlr).

« Coup ko validé », renchérit « Kritik » en manchette. Le journal pousse un ouf de soulagement, en indiquant que « le verdict tant attendu est enfin tombé ». Le journal observe que le chef de l’Etat sortant « devance de loin ses concurrents ».

Libération se félicite aussi de la réélection de Macky Sall en titrant par : « Le choix du peuple ! ». A la Une du quotidien, on voit une photo du président sortant faisant le V de la victoire. Le journal explique que « les Sénégalais ont surtout sanctionné positivement un bilan en béton mais aussi de belles perspectives qui annoncent le meilleur grâce à une vision cadrée et encadrée ».

WalfQuotidien, lui, rappelle que « l’opposition rejette en bloc » les résultats de la présidentielle. Le quotidien du Groupe Walfadjri indique que l’on se dirige « vers une contestation de la légitimité de Macky (Sall) ». Le journal cite un extrait de la déclaration du candidat Idrissa Seck, qui a dénoncé « un résultat qui reflète parfaitement la commande du candidat sortant ».

« Macky rempile, l’opposition conteste, des manifs éclatent », titre quotidien Les Echos. Le journal souligne que la proclamation des résultats provisoires de cette présidentielle a été suivie de mouvements de protestation avec des « jets de pierres à l’UCAD, une station-service et le siège de la Lonase saccagés à Thiès, des pneus brûlés et deux personnes arrêtées à Ziguinchor ».

Source A écrit aussi sur le rejet des résultats par l’opposition, mais le quotidien précise que les opposants ont exclu de déposer tout recours devant le Conseil constitutionnel. Le journal en conclut que « Idy et Cie refusent de serrer la main aux 7 Sages ».

« Le Baroud d’honneur d’Idy », écrit, de son côté, l’Enquête qui souligne dans ses colonnes que le candidat Idrissa Seck « arrivé 2ème avec 20,50% des suffrages, s’est pratiquement résigné, après avoir marqué sa désapprobation sur l’issue du scrutin ».

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Dernier hommage aux 3 soldats tués au Mali : le discours du ministre de la Défense

1 mars 2019 à 13 01 35 03353

Dans la matinée de ce vendredi, 1er mars 2019, la Guinée a rendu hommage à ses trois soldats tués au Mali. Alors qu’ils étaient permissionnaires et étaient à la sortie de Bamako, précisément dans la localité de Siby pour leur Guinée natale, l’adjudant-chef Ismaël BANGOURA, le sergent-chef Michel THEA, sergent-chef Yves HABA ont été tués il y a une semaine (vendredi 22 février 2019).

Ce matin, ces trois membres du contingent guinéen déployé à Kidal au sein de la MINUSMA ont bénéficié de tous les honneurs de la hiérarchie militaire et de l’Etat guinéen.

En attendant de revenir sur cette cérémonie funéraire, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le discours du ministre d’Etat en charge de la Défense nationale, le Dr. Mohamed Diané :

En cet autre moment de consternation commune, c’est avec une grande émotion, que je prends la parole, au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef des Armées et au nom du Gouvernement, pour rendre un vibrant hommage à nos trois soldats froidement assassinés le 22 février dernier.

Ils ont été lâchement abattus par les forces du mal qui ont choisi la barbarie, la méchanceté, la violence, la perfidie et la haine comme moyens d’expression et de subsistance. Ces forces du mal rament à contrecourant des valeurs universelles de civilisation, de dignité, de paix, de sécurité et de progrès que nos Etats défendent si ardemment.

Je voudrais, d’ores et déjà, adresser à la MINUSMA, au Président de la République, Chef des Armées, à l’Armée guinéenne, aux familles des défunts et à l’ensemble du Peuple de Guinée, nos condoléances les plus émues.

Par la même occasion, je témoigne au blessé toute notre compassion, nos souhaits de prompt rétablissement et rassure les familles des différentes victimes de notre soutien.

Les auteurs de cette barbarie – ne nous trompons pas – font partie intégrante des bandes de ‘’hors la loi’’ qui sèment, ces dernières années, la terreur et la désolation sur tout le territoire de la République du Mali et des pays de la bande sahélo-saharienne.

Aveuglés par leur obscurantisme, ces barbares prétendent divertir la Guinée de son devoir de sang envers le Mali et de ses engagements envers la communauté internationale.

C’est pour cette raison et bien d’autres que le Président de la République, Chef des Armées, le Pr Alpha CONDE, à travers la Réforme du Secteur de sécurité, a relancé l’implication des forces armées guinéennes dans les opérations de restauration de la paix en Afrique et partout où les valeurs de civilisation humaine sont menacées.

Par les différents contingents qui se succèdent au sein de la MINUSMA, l’armée guinéenne qui s’est appropriée cette vision, accomplie honorablement sa mission et fait la fierté de notre pays.

Famille BANGOURA ! Famille THEA !Famille HABA! Nous comprenons la souffrance qui est la vôtre. Nous partageons votre douleur et votre chagrin. Soyez rassurées que l’armée guinéenne restera toujours à vos côtés.

Quant à vous Adjudant-chef Ismaël BANGOURA, Sergent-chef Michel THEA, Sergent-chef Yves HABA, braves combattants, en vous engageant sous le drapeau national, vous avez fait avec honneur le difficile choix de défendre le Peuple fier de Guinée jusqu’au sacrifice ultime.

Par cette mort brutale et inattendue, vous rejoignez le peloton des martyrs qui ont donné leurs vies pour l’émancipation de notre continent.

Soyez rassurés que ce noble combat infini de la liberté et de la souveraineté africaines, sera poursuivi inlassablement par vos camarades d’armes.

Vous ne mourez plus jamais car les martyrs ne sauraient mourir. Vous ne serez pas oubliés, car les martyrs ne sauraient être oubliés.

La Nation toute entière, avec votre sang versé, inscrira en lettres capitales, vos noms immaculés au panthéon de son histoire.

Pour l’éternité, reposez donc en paix ! Que la terre bénie de Guinée que vous avez servie avec courage et abnégation vous soit légère. Amen !

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« Cellou Dalein n’est pas en sécurité en Guinée » (Fédération UFDG de Dakar)

1 mars 2019 à 11 11 43 03433

La fédération UFDG de Dakar craint pour la vie de son leader, Cellou Dalein Diallo, en Guinée. Elle l’a fait savoir au cours d’un entretien que l’un de ses responsables, Ibrahima Diallo, a accordé à deux envoyés spéciaux de Guineematin.com dans la capitale sénégalaise.

Cette inquiétude des responsables locaux du parti fait suite aux deux attaques que le véhicule du chef de file de l’opposition a subies à Conakry. Ils dénoncent l’échec du pouvoir d’Alpha Condé et invitent les Guinéens à résister face aux velléités d’un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen et à travailler ensemble pour bâtir une Guinéen paisible et développée.

Décryptage !

Guineematin.com : les Sénégalais viennent de sortir de l’élection présidentielle du 24 février 2019, remportée par le président sortant, Macky Sall. Vous êtes responsable politique guinéen et vous vivez à Dakar, quel constat avez-vous fait de l’organisation de cette élection ?

Ibrahima Diallo : oui, c’est une élection qui s’est très bien passée. C’est une élection calme et paisible. Les électeurs se sont rendus aux urnes et ont voté dans le calme et la sérénité, ils ont voté et sont rentrés à la maison, il n’y a pas eu de problèmes. On peut dire que c’est une élection exemplaire par rapport à beaucoup de pays africains.

Guineematin.com : quelle différence trouvez-vous entre l’organisation de cette élection et l’organisation des élections en Guinée ?

Ibrahima Diallo : bon, ça n’a rien à avoir avec ce qui se passe en Guinée parce qu’ici, ceux qui sont chargés d’organiser les élections, chacun joue son rôle correctement. C’est pourquoi il n’y a pas de violence, il n’y a pas de troubles. Chacun connait son rôle et chacun a sa tâche qu’il exécute de façon correcte.

Guineematin.com : le Sénégal est le pays qui regorge la plus forte communauté guinéenne à l’étranger, comment se porte l’UFDG dans ce pays ?

Ibrahima Diallo : l’UFDG est organisée ici en comités de base, en sections et en fédérations. Il y a deux fédérations : l’une se trouve en Casamance et l’autre à Dakar. On est bien organisé et il y a un fonctionnement correct. Les événements se font de façon structurée et le parti vit et fonctionne très bien au Sénégal.

Guineematin.com : quelles sont les différentes activités que vous menez sur le terrain ?

Ibrahima Diallo : il y a l’animation de la fédération qui est composée de 15 sections, qui elles aussi, ont des comités de base structurés comme indiqué dans les statuts et le règlement intérieur. Donc il y a de l’animation et il y a des événements qui se font régulièrement.

Guineematin.com : il y a d’autres partis politiques guinéens qui sont implantés ici au Sénégal. Quels rapports entretenez-vous avec ces partis ?

Ibrahima Diallo : vous savez, il y a quand même une culture au Sénégal, une culture de collaboration, de civilité. Donc, il n’y a aucun problème entre les partis politiques guinées implantés au Sénégal. Quand il y a des événements d’envergure, nous adressons des correspondances aux partis et nous collaborons. Et quand il y a des événements en Guinée, si ça nécessite une collaboration avec les autres nous le faisons.

Guineematin.com : depuis plus d’une semaine maintenant, le gouvernement guinéen mène une vaste opération de déguerpissement à Kaporo Rails (Conakry). De nombreuses familles ont vu leurs maisons démolies et elles se retrouvent aujourd’hui sans abris. Depuis le Sénégal, comment vous vivez cette situation ?

Ibrahima Diallo : c’est vraiment de la désolation, c’est inhumain ce que le gouvernement de Alpha Condé est en train de faire. Venir attaquer des gens, les déguerpir, casser leurs maisons et les laisser dans la rue sans aucune mesure d’accompagnement, c’est vraiment désolant. Nous voyons le côté irresponsable de ce gouvernement et notre pays est décrié à travers le monde en raison de tout ce qui se passe là-bas.

Guineematin.com : L’opposition républicaine dirigée par le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a dénoncé cette opération et appelé le gouvernement à surseoir à ce déguerpir. Mais, certains ont opposé à cette sortie de l’opposition un discours de Cellou Dalein tenu en 1998 lorsque le premier déguerpissement a eu lieu à Kaporo Rails. A l’époque, votre leader aurait défendu le déguerpissement dans ce quartier. Qu’en dites-vous ?

Ibrahima Diallo : c’est de la pure manipulation. C’est uniquement de la manipulation. Aujourd’hui, on prend un enregistrement sonore qui a eu lieu en 1998, 21 ans avant aujourd’hui, et cet enregistrement sonore était lié à un programme d’ouverture de routes. Ce n’était pas pour chasser des gens, c’était pour tracer des routes et c’était clair. Si on prend aujourd’hui un discours du président Alpha Condé tenu en 1998 et on compare à ce qu’il est en train de faire en ce moment, c’est de la manipulation.

Elhadj Cellou Dalein est un homme de rigueur. C’est pour cette raison qu’il avait fait cette déclaration. Ce n’était nullement pour casser les maisons des citoyens et les laisser dans la rue. Mais pour justifier ce qu’ils sont en train de faire maintenant, on va chercher un discours de 1998 pour le présenter maintenant. Je dis que c’est dommage et c’est regrettable.

Guineematin.com : parlant toujours de Cellou Dalein Diallo, lors de son récent retour en Guinée, les forces de l’’ordre ont attaqué son véhicule et l’ont fortement endommagé. Lui-même aurait perdu momentanément conscience après avoir été aspergé de gaz lacrymogène. Est-ce que vous craignez aujourd’hui pour sa vie en Guinée.

Ibrahima Diallo : le président Cellou Dalein Diallo est en insécurité totale en Guinée. Le gouvernement qui est chargé de sécuriser les citoyens, à plus forte raison les leaders, a failli à son devoir. Sinon, comment voulez-vous, comment comprenez-vous que des forces de l’ordre chargent le véhicule du leader de l’opposition ? C’est extrêmement grave, nous sommes aujourd’hui dans une situation de chaos. Regardez ce qui se passe là-bas et comparez à ce qui se passe au Sénégal, vous avez dû le constater lors de votre séjour ici, il n’y a pas de policiers dans la rue. Et pourtant, c’est une élection présidentielle. Le lendemain de l’élection ici, tout le monde est allé au travail. Mais en Guinée, c’est extrêmement grave ce qui se passe là-bas c’est une dictature pure et simple.

Guineematin.com : le président Alpha Condé tend vers la fin de son second mandat à la tête de la Guinée, quel bilan tirez-vous de sa gouvernance ?

Ibrahima Diallo : je trouve que c’est une gestion chaotique. Alpha Condé est en train de gérer la Guinée comme si la Guinée était sa propriété, lui et son clan. Et, ce n’est pas comme ça qu’on soit gérer un pays. Ce n’est pas un homme d’Etat, c’est un professionnel de la politique qui joue sur la manipulation, la division ethnique et autre, pour rester au pouvoir. Après 9 ans, on se retrouve dans une situation beaucoup moins bonne que celle du temps de Lansana Conté. On est en train de regretter vivement Lansana Conté aujourd’hui.

Au départ on avait espoir qu’un Professeur soi-disant d’Université, venant de la Sorbonne ou je ne sais d’où, allait sortir la Guinée de l’ornière. Malheureusement, il l’a davantage enfoncée. On est dans un gouffre inexplicable. C’est un échec total pour Alpha Condé et son régime.

Guineematin.com : le débat autour d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé est toujours en cours en Guinée. Quelle est votre position là-dessus ?

Ibrahima Diallo : vous savez, quand on obtient le pouvoir par la façon dont Alpha Condé l’a eu, en faisant de la manipulation et en utilisant des armes pour s’imposer, on ne voudra pas partir. Mais, c’est inacceptable ce que les promoteurs du troisième mandat veulent, on ne peut pas l’accepter. On ne peut pas accepter que monsieur Alpha Condé prétende à quel que mandat d’autre que ce soit, surtout que les deux mandats qu’il a eus, il les a usurpés. Tout le monde sait qu’il est venu au pouvoir avec 18%. Il n’a jamais dépassé 18%. En 1993 il a eu un score d’environ 18%, en 1998 c’était pareil. En 2010 aussi il n’a eu que ça.

Guineematin.com : quand vous dites : on ne va pas accepter que le président Alpha Condé fasse un troisième mandat, comment allez-vous empêcher cela ?

Ibrahima Diallo : le peuple de Guinée va se lever et résister, le peuple de Guinée va refuser cette manipulation en s’organisant, en manifestant dans la rue. Et cela, malgré les militaires qu’il a déployés un peu partout pour empêcher les manifestations. Mais, les militaires sont des citoyens guinéens, ils se rendront compte qu’ils sont en train d’aider un dictateur. Ce n’est pas une histoire de l’UFDG, ce sera une histoire du peuple qui va résister de façon résolue contre cette dictature.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot pour clôturer cet entretien ?

Ibrahima Diallo : j’appelle le peuple de Guinée : les jeunes, les femmes, les hommes, l’armée et la police et la société civile surtout, que chacun joue pleinement et convenablement son rôle. Ceux qui sont en train de se faire appeler société civile et qui jouent le jeu du pouvoir, nous leur disons d’arrêter et de penser au peuple de Guinée qui a tant souffert. 60 ans durant, nous avons souffert. Il faut que ça s’arrête. Nous voulons d’une Guinée paisible, une Guinée développée. Avec tout ce que nous avons comme potentiels, nous ne pouvons pas continuer à être à la traîne. Il faut qu’on se lève tous pour se battre pour qu’il y ait des élections libres et transparentes et un développement résolu pour notre pays.

Interview réalisée à Dakar par Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Dakar : le président des étudiants guinéens au Sénégal dénonce la fuite des cerveaux

1 mars 2019 à 9 09 39 03393

Le Sénégal accueille des milliers d’étudiants guinéens dans les institutions d’enseignement supérieur et technique. Pour faciliter leur insertion, ces étudiants se sont réunis en association, dénommée Amicale des Elèves, Etudiants et Stagiaires Guinéens au Sénégal (AEESGS).

Dans un entretien accordé aux envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar, Mohamed Diallo, président de cette association, étudiant en Master II à l’Institut de Management de Dakar, est revenu sur plusieurs facettes de la vie des étudiants guinéens au pays de la Téranga.

Guineematin.com : quel rôle joue votre association dans l’insertion des étudiants guinéens ?

Mohamed Diallo : je vous remercie d’être venu vers l’Amicale. Avant de déceler le rôle, je voudrais vous parler un peu de l’Amicale. L’Amicale, c’est cette vie en communauté, c’est cette association qui rassemble l’ensemble des élèves, étudiants et stagiaires guinéens au Sénégal. Donc, l’Amicale a un rôle pluridimensionnel. C’est l’organisation, une intégration, on peut même la qualifié en miniature, c’est le ministère de l’Enseignement Supérieur des étudiants ici, en terre étrangère. Donc, l’Amicale a un rôle d’intégrer les étudiants. L’Amicale a un rôle d’unir les fils du pays au-delà de notre frontière. L’Amicale a un rôle d’union et d’entraide des étudiants, c’est la vie en communauté.

Guineematin.com : votre bureau est composé de combien de membres ?

Mohamed Diallo : mon bureau est composé d’environ 40 membres. L’Amicale, il y a le grand bureau et les commissions en interne. Et vous savez plus que moi, il y a beaucoup d’institutions d’enseignement supérieur au Sénégal, où les étudiants guinéens sont largement représentés. Donc, ce grand bureau coiffe sur toute l’étendue du territoire national, l’ensemble de la communauté guinéenne estudiantine, des élèves et des stagiaires.

Guineematin.com : ils sont au nombre de combien les étudiants guinéens qui vivent ici à Dakar ?

Mohamed Diallo : actuellement, nous sommes en train de les recenser. Mais, c’est des milliers d’étudiants qui sont sur l’étendue du territoire. Le dernier recensement avoisinait les 3 000 et quelques étudiants. Mais actuellement, nous sommes dans la phase du recensement, on n’a pas toutes les données.

Guineematin.com : quelle est la mission de votre association ?

Mohamed Diallo : la mission de l’Amicale, c’est d’unir l’intelligentsia. C’est une manière d’intégrer les étudiants, de les organiser, de créer un réseau, parce que vous savez, il y a beaucoup de problèmes qui assaillent ici les étudiants à Dakar. Parfois, ce sont des problèmes d’intégration ou de logement et d’autres facteurs. L’Amicale joue cette médiation entre les étudiants et les différentes institutions d’enseignement. Donc, aujourd’hui, Dieu merci, les gens se connaissent à travers cette Amicale.

Guineematin.com : quel rapport votre association entretien avec les autres associations estudiantines du pays ?

Mohamed Diallo : oui évidemment, notre association a de très bon rapport avec les autres communautés. Et, il y a même une association des communautés africaines. Elle regroupe toutes les communautés, y compris notre association. Donc, nous avons de très bons rapports et avec les sénégalais et avec l’ensemble des autres communautés africaines.

Guineematin.com : quelles sont les conditions de vie et d’études de nos compatriotes dans les universités sénégalaises ?

Mohamed Diallo : a priori, je vais dire que les conditions ne sont pas souvent très faciles. C’est l’un des rôles peut-être de cette Amicale, c’est de guider, ce n’est pas facile. Vous savez, Dakar fait partie des capitales les plus chères de l’Afrique Occidentale. Parfois, les gens sont confrontés à des problèmes de scolarité, parfois de logement, parfois il y a des cas sociaux qui surviennent. Donc, l’Amicale est là en tant qu’association répondante par rapport aux problèmes rencontrés par les étudiants durant leur cursus scolaire ici.

Guineematin.com : parlez-nous de ces problèmes au fond ?

Mohamed Diallo : par exemple, les étudiants qui sont au public, notamment à l’Université Cheick Anta Diop, ici à Dakar, Gaston Berger de Saint Louis, le plus souvent, les étudiants qui quittent la Guinée pour venir s’inscrire dans ces universités, n’ont parfois pas le même traitement que les étudiants sénégalais. Il y a parfois des problèmes liés aux bourses, des problèmes liés à l’accès aux logements, parfois l’accès aux cantines de restauration. Mais quand-même, les guinéens ont un traitement de faveur par rapport aux autres communautés parce que nous, au niveau de l’inscription, on paye les mêmes frais. Mais, au-delà de ça aussi, il y a beaucoup de choses qui manquent. Donc, on est en train de travailler pour palier à cela.

Guineematin.com : après les études, que deviennent les étudiants guinéens ?

Mohamed Diallo : généralement, on observe une fuite des cerveaux. Parce que je peux vous garantir, quand vous faites le tour de Dakar, que ça soit dans les hôpitaux, que ça soit même dans l’administration sénégalaise, il y a beaucoup d’étudiants guinéens qui étaient venus étudier ici et qui sont restés là. Donc nous, on est en train de travailler pour inciter les gens à rentrer en Guinée. Parce que je ne peux pas vous mentir, beaucoup viennent ici pour des raisons de formation et après, ils y restent. Donc, notre souhait le plus ardent, c’est que l’intelligentsia retourne en Guinée en vue de relever les défis qui se posent à notre pays.

Guineematin.com : qu’est-ce qui les pousse à rester au Sénégal après les études ?

Mohamed Diallo : plusieurs raisons peuvent pousser les jeunes à y rester après les études. Je crois que c’est eu égard quelques fois à la situation de notre pays qui n’est pas encourageante. Il n’y a pas une réelle politique aussi de notre gouvernement à inciter les gens à rentrer. Ici, quand ils trouvent mieux, ils restent et par finir, ils ne repartent plus. Pour y remédier, il faut conscientiser les étudiants à être patriotes, parce que ce n’est pas facile. De l’autre côté, l’Etat doit aussi travailler sur ça. Il ne faudrait pas que les cerveaux s’enfuient du pays. Et, le cas du Sénégal est aussi valable pour les autres nations. Donc, il y a une grande fuite de cerveaux qui s’opère au niveau de l’intelligentsia guinéenne.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Mohamed Diallo : ce que je vais dire à l’ensemble d’abord des élèves, étudiants et stagiaires guinéens ici, c’est de venir d’abord s’intéresser à l’Amicale, c’est cette vie en communion, en association. De l’autre côté, j’appelle nos autorités à vraiment venir en aide à cette Amicale qui représente le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en Guinée, même si c’est de façon miniature.

Interview réalisée à Dakar par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Sénégal : Mahou Diouf explique pourquoi Macky Sall a été réélu dès le premier tour

28 février 2019 à 23 11 17 02172

La joie est au comble dans les rangs de la coalition de Benno Bokk Yaakaar, suite à la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019 au Sénégal. Les responsables de la mouvance présidentielle jubilent après la réélection de leur candidat, Macky Sall, dès le premier tour, avec un score de 58, 27% des suffrages.

Dans la foulée, Mahou Diouf, le chargé de communication de la coalition Benno Bokk Yaakar, a expliqué les raisons qui ont poussé les Sénégalais à renouveler leur confiance à leur président sortant. C’était à l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à un groupe de journalistes, dont les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

Décryptage !

La commission provisoire de recensement des votes vient de publier les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Ces résultats donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur du scrutin avec 58, 27%. Quelle est votre réaction face à cette réélection de votre candidat dès le premier tour ?

Mahou Diouf: nous sommes très heureux, très contents de voir que la rencontre d’un homme et son peuple en 2012 est en train de se poursuivre. Malgré tout ce qui a été dit, les Sénégalais ont décidé de poursuivre l’aventure pour la consolidation démocratique de notre pays, mais aussi la consolidation des acquis économiques avec un taux de croissance inédit sur une aussi longue durée. Nous sommes donc très confiants et très satisfaits de voir que les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, ont choisi de poursuivre l’aventure avec le président Macky Sall.

Selon vous, qu’est-ce qui a permis à Macky Sall d’être réélu dès le premier tour ?

Mahou Diouf: le président Macky Sall a proposé une vision à son peuple qui doit permettre au Sénégal d’être un pays émergent à l’horizon 2035. Cette vision est fondée sur une approche scientifique rigoureuse mais aussi avec des axes prioritaires. Le premier axe prioritaire, c’est le fait que la famille reste au cœur de sa politique. La famille, à travers la maitrise de l’inflation ; la famille, à travers les bourses de sécurité familiale ; la famille, à travers la couverture maladie universelle.

La deuxième révolution apportée par Macky Sall, ce sont les politiques d’infrastructures. Que ce soit le PUDC, mais aussi les grandes infrastructures de rupture telle que l’autoroute Ila Touba, le TER, la compagnie nationale, le pont de la Gambie, toutes ces politiques et ces éléments de rupture d’approche, se déclinent aussi sur une façon de faire de la politique fondée sur la proximité avec les citoyens.

C’est pour cela que notre campagne dirigée par le candidat Macky Sall a été très bonne. Elle a été fondée sur des campagnes de proximité pour aller rencontrer les Sénégalais et leur expliquer la vision du président Sall et leur expliquer la phase du Sénégal émergent.

Parlez-nous justement de cette phase 2 du Plan Sénégal émergent. En quoi consiste-t-elle ?

Mahou Diouf: cette phase 2, c’est 5 visions, c’est 3 programmes, et 5 axes universels qui doivent propulser le Sénégal dans une nouvelle étape au bout du mandat en 2024, et qui pourra consolider la direction prise vers un Sénégal émergent en 2035.

La phase 2 du Sénégal émergent a déjà été validée par les partenaires sociaux, les partenaires financiers internationaux et les bailleurs de fonds. Il manquait maintenant l’assentiment des Sénégalais pour que cette phase puisse être mise en œuvre. Et, les Sénégalais dans leur écrasante majorité, viennent de valider la phase 2 du Plan Sénégal émergent.

Vous jubilez à la mouvance, mais l’opposition, notamment le camp de Idrissa Seck rejette les résultats publiés par la CNRV. Dès après la publication de ces résultats d’ailleurs, on a même enregistré quelques manifestations à Dakar et à Thiès même si elles ont été de très courte durée. Est-ce que vous ne craignez pas une crise post-électorale caractérisée par des violences ?


Mahou Diouf: nous pouvons faire confiance au peuple sénégalais. Nous sommes un grand peuple, nous avons une grande histoire démocratique. La première richesse du Sénégal, c’est sa culture démocratique. Donc, nous pouvons être sûrs, je pense, que les Sénégalais dans leur ensemble, quels que soient leur bord, seront à la hauteur de ce rendez-vous démocratique.

Le vote s’est passé dans les conditions que nous savons. Les observateurs nationaux et internationaux étaient là, vous les journalistes vous étiez là, tout le monde a salué les conditions dans lesquelles cette élection s’est déroulée. La seule chose qui est révolutionnaire ici, c’est une politique publique ambitieuse et qui a rencontré majoritaire l’assentiment de nos compatriotes.

Propos recueillis à Dakar par Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com
Tel. 00221 78 386 27 97/ 00221 78 169 09 46

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Sénégal : voici comment les citoyens réagissent à la réélection de Macky Sall

28 février 2019 à 22 10 49 02492

Comme annoncé précédemment, Macky Sall a été réélu à la tête du Sénégal à l’issue de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Le président sortant est crédité d’un score de 58, 27% des voix, selon les résultats provisoires ce jeudi, 28 février 2019, par la Commission Nationale de Recensement des Votes (CNRV).

Peu après la proclamation de ces résultats, les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar ont donné la parole à certains citoyens Sénégalais qui ont réagi sur le sujet. Si certains saluent cette réélection du candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, d’autres la critiquent vigoureusement.

Décryptage !

Comme plusieurs autres partisans de Macky Sall, Mamadou Lamine Niabaly, résidant au quartier Mermoz de Dakar, s’est rendu devant le siège de la coalition Benno Bokk Yaakaar dès après la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019, pour fêter la victoire de leur champion. Victoire synonyme de joie et de satisfaction pour le jeune homme. « On n’est très content aujourd’hui, vu que notre candidat Macky Sall a gagné dès le premier tour avec une victoire très écrasante.

On est vraiment satisfait de ce qui s’est passé aujourd’hui. En réalité, depuis la nuit du 24 février, on fêtait notre victoire parce qu’on savait réellement que Macky Sall allait passer au premier tour. Mais, on attendait juste que la proclamation des résultats soit faite par les instances habilitées à le faire pour pouvoir officialiser la fête. La seule chose que j’ai à dire, c’est félicitation à Macky Sall et félicitation à tous ceux qui ont voté pour Macky Sall », a-t-il déclaré.

Joie et satisfaction, ce sont les sentiments qui animent aussi madame Sofké Touré, également habitante du quartier Mermoz. Pour elle, la réélection de Macky Sall s’est déroulée de manière transparente et crédible. « Je suis contente. Je dis que c’est tout simplement le Sénégal qui a gagné. Si le président Macky Sall a gagné, c’est le Sénégal qui a gagné. Parce qu’on a vu depuis six (6) ans, ce que le président Macky Sall a fait pour le pays. Il veut faire émerger le Sénégal. Le pays a été mis sur les rails. Je pense qu’il fallait le reconduire pour qu’il continue ce qu’il a commencé.

Le président Macky Sall a non seulement changé le pays, mais il a changé aussi les mentalités. Il a montré aux sénégalais, surtout la jeunesse, qu’on doit travailler pour gagner sa vie. Nous tous nous avons été dans les bureaux de vote, et dans chaque bureau de vote, il y avait les représentants de tous les partis. A la préfecture, chaque candidat a un représentant, à la CENA, chaque parti à un représentant. Comment peut-on voler les élections dans ce contexte ? Donc, je pense qu’on joue avec l’intelligence des Sénégalais en disant qu’il y a eu de la manipulation. Que l’opposition accepte qu’elle a perdu », réagit-t-elle.

D’autres citoyens, par contre, n’ont pas le même avis. Ousmane Coly, résidant au Point E, commune de Fann Point E Amitié estime que les résultats publiés par la CNRV ne sont pas ceux qui sont sortis des urnes. « Ce qu’on a vu aujourd’hui, ce n’est pas normal. On sait que ces résultats sont falsifiés, ce ne sont pas les bons résultats qui ont été publiés aujourd’hui.

En 2012, le président Macky Sall avait dit qu’il les moyens pour lutter contre la falsification des résultats. Mais, aujourd’hui, il a perpétré cette même forfaiture pour essayer de passer au premier tour, en mettant la pression sur les magistrats qui doivent déclarer les résultats », a-t-il dit.

Elhadj Malick Diouf, résidant au quartier des Habitants à Loyer Moderne (HLM) dans la commune de Parcelle Assainie, lui, qualifie cette victoire de Macky Sall de catastrophe. « Mon sentiment est déjà désolant. Nous étions bien partis en 2012 pour rétablir l’Etat de droit, pour rétablir la vérité, pour mieux rétablir notre socle de démocratie. Mais malheureusement, ce à quoi on vient d’assister aujourd’hui, c’est une catastrophe.

C’est malheureux pour l’Afrique en général, parce qu’on ne peut pas comprendre tout le temps que lorsqu’il y a des élections en Afrique, on vienne nous parler de hold-up électoral. Il faut que ça s’arrête. On ne peut pas toujours dépendre des occidentaux. L’occident ne doit pas toujours nous imposer nos dirigeants. Ils nous imposent des dirigeants, ils nous pillent et viennent jouer aux sapeurs-pompiers. L’élection de Macky Sall n’est pas une élection crédible », a-t-il fait observer.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com
Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Sénégal : Idrissa Seck rejette les résultats de la présidentielle mais ne fera pas de recours

28 février 2019 à 16 04 33 02332

La coalition Idy2019 ne reconnaît pas les résultats officiels de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Des résultats qui donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur du scrutin avec plus de 58% des suffrages exprimés. Peu après la publication de ces résultats provisoires par la commission nationale de recensement des votes, Idrissa Seck a lu une déclaration à son domicile, au quartier Point E, dans la commune de l’Amitié Fann (Dakar).

Déclaration dans laquelle l’opposant au régime de Macky Sall rejette ces résultats qui ne reflètent pas, selon lui, la volonté du peuple sénégalais. Idrissa Seck précise toutefois, qu’il ne fera pas de recours auprès du conseil constitutionnel. Guineematin.com vous propose l’intégralité de sa déclaration.

Mes chers compatriotes d’ici et de la diaspora, aujourd’hui, la commission nationale de recensement des votes vient de publier des résultats qui reflètent parfaitement la commande du candidat sortant. Nous rejetons fermement et sans aucune réserve ces résultats. Nous ne ferons aucun recours devant le Conseil constitutionnel.

Force est de constater que le candidat sortant a confisqué la volonté du peuple sénégalais et sera seul à assumer les conséquences face au peuple et face à l’histoire. Force est de constater que le candidat sortant a confisqué la volonté souveraine du peuple et sera seul à en assumer les conséquences face au peuple et face à l’histoire.

Nous exprimons toute notre gratitude et nos félicitations au peuple sénégalais qui a massivement exprimé son désir de changement dans la maturité, le calme et la paix.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Futur président du Sénégal : les attentes de Fou Malade du mouvement Y’en a marre

28 février 2019 à 13 01 27 02272
Malal Talla, acteur de la société civile sénégalaise

Quelques jours après le vote au compte de l’élection présidentielle sénégalaise, de nombreux acteurs se prononcent sur ce scrutin et sur leurs attentes vis-à-vis du prochain président. C’est dans ce cadre que les deux envoyés spéciaux de Guineematin.com se sont entretenus avec Malal Talla, acteur de la société civile sénégalaise. Plus connu sous le nom de Fou Malade, cet artiste, rappeur est membre du célèbre mouvement Y en a marre. Il s’est exprimé notamment sur le processus en cours, ses attentes vis-à-vis du prochain président.

Guineematin.com : les sénégalais étaient aux urnes dimanche dernier pour élire leur président de la République. Comment avez-vous perçu l’élection du 24 février 2019 ?

Malal Talla : oui, c’est une élection qui s’est déroulée, dans son ensemble, assez bien, même si on a noté qu’il y a eu des dysfonctionnements dans le processus. C’est-à-dire de la confection des cartes électeurs à la distribution sélective, de la distribution sélective au parrainage. Et également, les opposants avaient évoqué les questions de la fiabilité du fichier. Mais quand même, ils sont allés aux élections. Le jour des élections effectivement, les sénégalais ont voté dans la tranquillité, dans la paix, tout le monde est rentré, il n’y a pas eu de grands incidents qui mériteraient de commentaires qui pourraient entraver la proclamation des résultats.

Guineematin.com : quel a été l’apport de votre mouvement, Y’en a marre, dans le déroulement du scrutin ?

Malal Talla : le mouvement Y’en a marre a beaucoup d’abord travaillé pendant la période pré-électorale. C’est une période pendant laquelle le mouvement a sillonné le pays, toutes les régions pour sensibiliser les jeunes et les femmes à s’inscrire sur les listes électorales, à retirer leurs cartes, à aller voter et à sécuriser leur vote. Egalement, le mouvement a sensibilisé les jeunes et les femmes sur un phénomène très politicien, l’achat des consciences à l’approche des élections. Et également, nous avons organisé à la fin de ces moments de mobilisation, nous l’avons clôturé avec une tribune qui s’appelle « Wallo Askani », entendez la part du peuple, qui a consisté quand-même à inviter tous les candidats aux élections, et pour que ces candidats aient un face-à-face avec les populations, c’est-à-dire qui ne se réclament d’aucun parti politique. Nous avons permis à des milliers de sénégalais d’interagir avec de potentiels candidats aux élections présidentielles. Et, nous sommes très satisfait parce qu’il y a eu plus de 60% de taux de participation. Et, je pense que le mouvement a fait un travail énorme en termes de mobilisation des jeunes.

Guineematin.com : avant la publication des résultats, il y a une guerre de chiffres à laquelle se livrent la mouvance présidentielle et l’opposition. Comment appréciez-vous cet état de fait ?

Malal Talla : oui, c’est une guerre de chiffres qui a son sens d’un niveau de vie très politique. Chacun essaie de s’attirer la victoire. Parce que, depuis bien avant les élections, les sénégalais effectivement, l’opposition a beaucoup communiqué bien avant les élections sur la possibilité d’un deuxième tour. Mais, l’Etat également, le parti au pouvoir a beaucoup communiqué sur 53%, sur 57% dès le premier tour. Je pense qu’en fait, c’est un jeu de politiciens que nous en tant que mouvement, on ne doit pas s’immiscer.

Guineematin.com : vous ne craignez pas que ce jeu puisse déboucher sur des violences ?

Malal Talla : je ne pense pas. Mais, je pense que le droit sera dit. Et qu’en fait, la Commission Électorale Nationale Autonome va se prononcer et va donner les résultats qui seront ensuite validés par le Conseil Constitutionnel. Puisqu’on a fait confiance au Conseil Constitutionnel, je veux parler des différents acteurs, ils ont fait confiance malgré les dysfonctionnements qu’ils ont noté, ils sont allés aux élections. Moi, je pense qu’en fait on attend d’écouter les résultats, et qu’en fait, que chacun comprenne qu’il s’agit du Sénégal. Donc, je ne pense pas qu’on puisse aller à des situations très tendues.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous attendez du prochain président de la République ?

Malal Talla : ce que nous attendons du président de la République effectivement, c’est une rupture entre l’exécutif et le législatif, c’est-à-dire entre l’exécutif et le pouvoir judiciaire. Il faut qu’on ait véritablement un président qui ne commande pas la justice. Il faut qu’on ait un président qui va faire beaucoup d’efforts sur des questions judicaires, l’emploi des jeunes. Et puis, quel type de relation nous devons avoir avec l’occident, etc. C’est-à-dire comment on peut amener les sénégalais à vivre mieux, comment on peut être amené à être bien gouvernés. Tout ce que nous voulons, c’est être bien gouvernés. Etre bien gouvernés, ça veut dire repartir les ressources publiques de manière très équitable.

Guineematin.com : parlant des relations avec l’Occident. Quel type de relation vous voulez entre le Sénégal et l’Occident ?

Malal Talla : aujourd’hui, nous sommes dans un monde ouvert. Dans le monde des grands ensembles, les gens doivent travailler ensemble. Mais en fait, tout partenariat doit être gagnant-gagnant.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Présidentielle au Sénégal : les résultats provisoires attendus ce jeudi

28 février 2019 à 10 10 44 02442

Dans un peu moins d’une heure, les sénégalais connaitront les résultats officiels et provisoires de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019. La commission nationale de recensement des votes va publier ces résultats ce jeudi, à 12 heures 30′.

Déjà, la salle du Palais de Justice de Dakar où la CNRV va communiquer ces résultats est envahie de caméras et de micros. Les journalistes attendent l’équipe de Demba Kandji pour connaitre le verdict des urnes.

En attendant, le peuple sénégalais retient son souffle et chacun vaque librement à ses occupations. Les acteurs politiques, eux, se livrent depuis quelques jours à une véritable guerre de chiffres : la mouvance annonce la réélection du président Maky Sall dès le premier et l’opposition parle d’un deuxième tour « inévitable ».

Plusieurs médias locaux ont également annoncé la victoire de Macky Sall avec un score de 58%.

Vous pourrez suivre en direct la publication des résultats provisoires par la CNRV sur la page Facebook de Guineematin.com, avec nos envoyés spéciaux à Dakar : Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo.

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Sénégal : la commission épiscopale et les Scouts saluent la bonne tenue du scrutin

27 février 2019 à 13 01 11 02112

Après l’élection présidentielle du 24 février dernier, les sénégalais attendent avec impatience les résultats du scrutin. D’ici là, ce sont les rapports d’observation électorale qui continuent de tomber à Dakar. Dans un point de presse animé ce mercredi, 27 février 2019, à la Pouponnière des Sœurs Franciscaines de Médina, l’Eglise catholique sénégalaise, à travers sa Commission épiscopale Justice et Paix et des Scouts du Sénégal, a salué « le calme et la sérénité » dans lequel le scrutin s’est déroulé, rapporte Guineematin.com à travers deux de ses envoyés spéciaux au pays de la Téranga.

Dans sa communication, Abbé Alphonse Seck, chef de la mission d’observation électorale conjointe, a dit que son équipe, composée de 1 000 observateurs et superviseurs, a sillonné tout le pays et observé le scrutin dans 4600 bureaux de vote. Selon lui, les données recueillies par son équipe dans 43 départements ont été centralisées grâce à la plateforme virtuelle mise en place par la mission conjointe avant d’être traitées et analysées en temps réel. Selon eux, la démarche vise à générer une information fiable et fournir une opinion réelle et pertinente sur le déroulement du scrutin présidentiel.

Par ailleurs, Abbé Alphonse Seck a dit que les faits marquants dans les bureaux de vote ciblés par la mission électorale conjointe portent notamment sur l’heure d’ouverture des bureaux de vote, la disponibilité et le fonctionnement du matériel électoral, la présence et la ponctualité des membres des bureaux de vote, la présence des forces de sécurité et l’affluence dans les bureaux de vote. « Sur l’ouverture et la fermeture des bureaux de vote, de façon générale et en dépit de quelques légers retards relevés, les bureaux de vote parcourus par la mission d’observation conjointe, ont pour l’essentiel ouvert et fermé à l’heure. Sur la disponibilité et le fonctionnement du matériel électoral, le matériel électoral était disponible et fonctionnel dans la grande majorité des bureaux de vote. Sur la présence et ponctualité des membres du bureau de vote, en dehors de quelques retards enregistrés, les observateurs de la mission conjointe, le personnel électoral dans son ensemble a été ponctuel et présent dans les bureaux. Concernant l’affluence dans les bureaux de vote, les observateurs de la mission épiscopale Justice et Paix et des Scouts du Sénégal ont constaté une forte affluence dans les bureaux de vote, dès l’ouverture des centres. Ce que confirme le fort taux de participation », a fait remarquer monsieur Seck.

En outre, Abbé Alphonse Seck a dit que la mission a constaté « le déroulement du scrutin dans un climat serein et apaisé, en dépit des disfonctionnements constatés. La présence des délégués de la CENA, la bonne couverture du scrutin par les organes de presse nationale et internationale, la présence rassurante des missions d’observation électorale nationale et internationale. La bonne tenue du scrutin démontre que des défis majeurs ont été relevés notamment sur les points liés à la transparence et à la sincérité du processus. (…) La mission d’observation électorale conjointe note que le scrutin présidentiel du 24 février 2019, s’est déroulé dans de bonnes conditions. Les disfonctionnements constatés n’ont pas entachés la sincérité du scrutin », a-t-il laissé entendre.

De Dakar, Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Sénégal : les médias locaux annoncent la réélection de Macky Sall dès le premier tour

27 février 2019 à 12 12 47 02472

Les résultats officiels de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019 au Sénégal ne sont pas encore connus. Mais dans la presse, on annonce déjà la réélection de Macky Sall dès le premier tour. Selon les chiffres publiés par plusieurs médias du pays, le président sortant a obtenu 58% des suffrages exprimés, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

Après les résultats des bureaux de votes, les médias sénégalais ont continué à relayer les résultats par département, compilés par les commissions départementales de recensement des votes. Certains sont allés même plus loin en compilant les résultats globaux.

C’est le cas du site d’informations Dakaractu.com, qui a déployé des envoyés spéciaux dans tous les centres de vote et mis en place une équipe d’informaticiens chargée de faire la compilation de l’ensemble des résultats. Et, au terme de ce travail, le médium a publié les résultats globaux de cette présidentielle.

Il crédite le président sortant, Macky Sall, de 58% des suffrages, Idrissa Seck vient en deuxième position avec 20% des suffrages, Ousmane Sonko est troisième avec 16% des suffrages. Dakaractu n’a pas communiqué cependant les scores des candidats Issa Sall et Madické Niang, qui seraient arrivés loin derrière les autres.

De son côté, seneweb.com qui a compilé les résultats qui lui ont été remontés par des citoyens à travers la plateforme SenegalVote, donne aussi un score de 58, 00% à Macky Sall, 21, 00% à Idrissa Seck, 15, 00% à Ousmane Sonko, 4, 00% à Issa Sall et 2,00% à Madické Niang.

Les résultats officiels qui seront publiés par la commission nationale de recensement des votes sont attendus demain jeudi ou vendredi. Si les résultats publiés par la presse sont confirmés, il n’y aura pas de second tour de cette présidentielle.

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tel. 00221 78 386 27 97/ 00221 78 169 09 46

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Sénégal : Macky Sall convoque le Premier conseil des ministres de l’après scrutin

27 février 2019 à 11 11 51 02512

Alors que les Sénégalais attendent impatiemment les résultats officiels de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019, le président sortant et candidat à sa réélection, se remet déjà au travail. Macky Sall a convoqué le premier conseil des ministres de l’après scrutin, ce mercredi 27 février, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

Cette rencontre hebdomadaire entre le président de la République et les membres du gouvernement se tient en ce moment même. Elle a démarré à 11 heures au Palais de la République de Dakar. On n’en sait rien cependant sur les sujets qui sont abordés à cette occasion.

Pour beaucoup, la convocation de ce conseil des ministres prouve que le président, Macky Sall, va dans le sens de la déclaration de son Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui a annoncé qu’il est réélu dès le premier tour et qu’il se remettra immédiatement au travail.

Pendant ce temps, l’opposition sénégalaise continue de clamer haut et fort que le deuxième tour entre Macky Sall et Idrissa Seck est inévitable, appelant le président sortant à respecter la volonté populaire. Le débat fait rage actuellement dans les médias avec une véritable guerre des chiffres entre la mouvance et l’opposition.

Mais, la vie, elle, a repris son cours normal à Dakar. Depuis lundi, lendemain du scrutin, les citoyens vaquent librement à leurs occupations en attendant les résultats officiels, annoncés pour jeudi ou vendredi. Des résultats, qui pour la plupart, ont déjà été diffusés par la presse et qui placent le président sortant, Macky Sall, largement en tête.

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00221 78 386 27 97/ 00221 78 169 09 46

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Vie des Guinéens au Sénégal : Thierno Boubacar Sidighi Diallo à Guineematin (vidéo)

27 février 2019 à 10 10 15 02152

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les deux envoyés spéciaux de Guineematin.com au pays de la Téranga ont mis leur visite à profit pour s’entretenir avec le doyen Thierno Boubacar Sidighi Diallo, président de l’Union des Ressortissants Guinéens au Sénégal. Avec monsieur Diallo, plus connu sous le nom de Thierno Boubacar Koubia Matakaou, il a été question du quotidien de nos compatriotes vivant au pays de la Téranga, de leur relation avec les autorités sénégalaises, des difficultés rencontrés et de sa lecture sur l’actualité sociopolitique de notre pays.

Ci-dessous, la version vidéo :

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