Tony Elumelu au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique

20 novembre 2019 à 9 09 57 115711
De gauche à droite : Pierre Buyoya, ancien Président du Burundi et Représentant de l’Union africaine ; SE Mohamed Ould Ghazouani, Président de la République de Mauritanie ; SE Macky Sall, Président du Sénégal, Florence Parly, Ministre française de la Défense, et Tony. O. Elumelu, Fondateur, Tony Elumelu Foundation et Président du Groupe United Bank for Africa (UBA)) ; lors d’un Panel de haut-niveau sur la paix et la sécurité en Afrique au Forum international de Dakar le 18 Novembre 2019

« L’agenda du développement de l’Afrique doit donner la priorité à la création d’emplois, à la croissance inclusive et à la diversité des genres pour la paix et la stabilité sur le continent », a déclaré Tony Elumelu au Forum de Dakar

Dakar, Sénégal, 18 novembre 2019 – Tony. O. Elumelu Fondateur de la Fondation Tony Elumelu (TEF) et président du Groupe United Bank for Africa (UBA) a suggéré la création d’emplois pour les jeunes, la croissance inclusive et la diversité des genres en tant que domaines prioritaires du programme de développement de l’Afrique visant à instaurer la paix et la stabilité le continent.

Il a fait cette déclaration lors d’un panel de haut niveau en présence de Son Excellence Macky Sall, Président de la république du Sénégal, et Mohamed Ould Ghazouani, Chef de l’Etat mauritanien, Florence Parly , Ministre française de la Défense ; et Pierre Buyoya, ancien président du Burundi et représentant de l’Union africaine.

M. Elumelu a souligné la nécessité de s’attaquer en urgence au problème de la pauvreté, cause fondamentale de l’extrémisme en Afrique. « Nous savons, et nous disons, que la pauvreté, où qu’elle sévit, est une menace pour l’humanité partout dans le monde. Ce qui se manifeste dans ce que nous appelons une absence de sécurité ou terrorisme, ou l’extrémisme qui trouve en réalité sa cause profonde dans la pauvreté et le chômage. Sans vouloir vous offenser, nous pouvons organiser 101 séminaires comme celui-ci, mais à moins que nous ne commencions à prendre à-bras-le-corps la problématique de la pauvreté et du chômage de nos jeunes, ils continueront à être victimes d’endoctrinement par des personnes qui n’ont aucune perspective d’avenir, et ils continueront à s’engager dans l’extrémisme » a-t-il fait savoir.

Il a renchéri que s’il est sans doute important de discuter de stratégie militaire, et d’autres moyens pour faire face à l’insurrection, une paix durable ne peut être atteinte à long terme, qu’en investissant dans nos jeunes à travers l’Afrique.

SE Macky Sall a pour sa part reconnu la nécessité pour le secteur public de collaborer avec le secteur privé pour venir à bout de la pauvreté sur le continent. Il a déclaré que « les menaces ne peuvent être prises en charge de manière fragmentaire, car les défis ne connaissent pas de frontières. » Il a appelé à une approche plus collaborative pour combattre la violence et l’extrémisme afin de doper les investissements en Afrique.

M. Elumelu a mis en exergue l’impact du programme de l’entreprenariat des jeunes de la Fondation Tony Elumelu d’un budget de 100 millions de dollars comme l’une des initiatives pratiques du secteur privé en Afrique pouvant contribuer à apporter la paix et la stabilité sur le continent. Il a par ailleurs évoqué le partenariat entre le Programme des Nations Unies Programme (UNDP) et la Fondation Tony Elumelu (TEF) visant à accompagner 100.000 jeunes Africains sur une période de 10 ans avec un accent particulier sur la région du Sahel pour sa première année. Parlant également des partenariats du TEF avec d’autres agences internationales de développement telles que la GIZ et le CICR, M. Elumelu a rappelé que seules «des activités et des interventions de ce type contribueraient à donner de l’espoir économique aux populations de cette partie du monde et à les rendre moins exposées à l’extrémisme. Nous soutenons ces jeunes et nous commençons à voir comment leur réussite se fait sentir dans leur environnement ».

Selon M. Elumelu « les entreprises ne peuvent pas prospérer là où règne l’extrémisme, là où les gens craignent pour leur vie. Il sera encore plus difficile d’attirer les investisseurs privés nécessaires aux grands projets d’infrastructure et aux investissements à long terme susceptibles de contribuer à la stabilité de notre économie ».

M. Elumelu a toutefois terminé sur une note positive, appelant toutes les parties prenantes à collaborer pour gagner la guerre contre la pauvreté et l’insécurité. «Nous pouvons tous faire beaucoup – le secteur privé, le gouvernement et les partenaires de développement – en veillant à tout mettre en œuvre pour vaincre le terrorisme et faisant le maximum pour retenir nos jeunes tentés de traverser la Méditerranée dans des conditions périlleuses, en quête de vie meilleure, alors que nous avons en Afrique plus d’opportunités et de ressources. Nous devons travailler la main dans la main pour faire en sorte que l’extrémisme soit totalement éradiqué en Afrique. C’est possible, mais nous devons travailler ensemble pour atteindre cet objectif », a-t-il conclu.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Guinée : ce que le FNDC a dit à Ibn Chambass

15 novembre 2019 à 22 10 14 111411

Dans l’après-midi de ce vendredi, 15 novembre 2019, les responsables du Front national pour la défense de la Constitution ont reçu Mohamed Ibn Chambas, le Représentant Spécial du Secrétaire Général et chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). La rencontre s’est déroulée au siège de la Plateforme nationale des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), a appris Guineematin.com de source généralement bien informée

Après les salutations d’usage, les émissaires du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ont opté pour un langage clair et direct pour expliquer à l’émissaire onusien la genèse de la crise politique actuelle en République de Guinée. Le FNDC a rappelé ses démarches envers tous ceux qui pouvaient négocier avec le président Alpha Condé pour le dissuader de prendre ce chemin interdit en démocratie : changer la constitution pour continuer à diriger le pays. Ils sont revenus sur les lettres et audiences avec les chefs religieux, les ambassades et autres démarches préventives qui auraient permis d’éviter tout ce qui se passe actuellement en Guinée : dégâts humains et matériels, emprisonnement, etc.

S’exprimant sur son intransigeante et farouche opposition à un changement de la Constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé, le FNDC a expliqué à Ibn Chambass que ce n’est pas du tout un problème de personne, c’est un problème de principe et du respect de la loi suprême du pays. Revenant sur les intangibilités constitutionnelles qu’ils défendent à tout prix, les dirigeants du FNDC ont demandé au chef du bureau UNOWAS s’il peut trouver normal qu’il y ait par exemple un débat en Guinée sur la laïcité ou la forme républicaine de l’Etat. Après la réponse négative de l’émissaire onusien, les défenseurs de la Constitution guinéenne ont alors précisé que la limitation du nombre et de la durée des mandats présidentiels en Guinée sont soumises au même verrou légal !

Concernant les appels au dialogue, le FNDC a expliqué au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel que même si son différend avec le pouvoir pouvait trouver sa solution dans un dialogue, les leaders du mouvement, qui seraient dans ce cas les interlocuteurs du pouvoir, sont en prison.

Par ailleurs, les responsables du FNDC ont rappelé qu’il y a eu de nombreux jeunes tués suite aux appels à manifestation. Ce qui fait qu’ils ne peuvent plus reculer au risque de trahir ces derniers. Ainsi, hormis la libération des leaders et manifestants emprisonnés, il faudra nécessairement que le président Alpha Condé renonce à son projet et qu’il s’engage à respecter la constitution.

Enfin, toujours direct dans sa communication, le FNDC a clairement dit avoir rencontré Ibn Chambas puisqu’il l’a souhaité. Sinon, les défenseurs de la constitution ont dit ne rien espérer de lui, encore moins de la CEDEAO d’ailleurs. « Nous comptons sur le peuple de Guinée pour lequel nous nous battons. Et, l’alternance doit être arrachée à Alpha Condé, parce que c’est lui-même qui avait vendu ce rêve aux Guinéens », ont-ils indiqué.

On apprend même que Mohamed Ibn Chambas, qui a rencontré le président Alpha Condé hier, devrait rentrer demain, sans même avoir réussi à faire libérer Abdourahmane Sanoh et Cie. De même qu’il n’a pas pu influencer le président Alpha Condé qui l’a laissé ici ce vendredi pour aller avec l’hélico présidentiel battre campagne à N’zérékoré pour la nouvelle constitution qui lui permettrait d’avoir un troisième mandat à la tête de la Guinée, alors que ceux qui veulent manifester sont pourchassés par le pouvoir, emprisonnés et d’autres tués. Finalement, la présence d’Ibn Chambass a-t-elle apporté un tant soit peu à notre pays ? Que dira-t-il des quatre jeunes tués (hier et aujourd’hui) en sa présence à Conakry ?

A suivre !

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Sécurisation des élections en Guinée : 350 officiers et sous-officiers formés grâce àla coopération Égyptienne

13 novembre 2019 à 17 05 37 113711

L’Ecole Nationale de la Gendarmerie de Sonfonia a servi de cadre ce mercredi, 13 novembre 2019, à la cérémonie de clôture de la formation des formateurs sur la sécurisation du processus électoral en Guinée. Ils sont au nombre de 350 officiers et sous-officiers de la gendarmerie, la police et la protection civile à suivre cette formation dans un délai de 45 jours, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Fruit de la coopération entre la République Arabe d’Egypte et la Guinée, la formation des formateurs sur la sécurisation du processus électoral a été clôturée par une cérémonie qui a réuni les autorités militaires et civiles. C’est Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale qui a présidé les activités.

Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé de la Défense nationale

« Cette formation initiée par mon département, ainsi que toutes nos initiatives, bénéficie toujours de l’accompagnement des pays amis et des différents partenaires au développement. C’est ce qui justifie encore aujourd’hui la présence de nombreuses personnalités qui ont bien voulu nous témoigner de leur amitié en prenant part à cette cérémonie. Le sursaut démocratique que la troisième République a ambitionné sous la conduite de son Excellence le professeur Alpha Condé, exige à chaque instant la qualification du processus électoral en vue d’organiser des élections transparentes, crédibles et acceptables par tous. La formation que nous clôturons ce matin procède de la détermination de mon département à assurer sa part de responsabilité gouvernementale dans l’œuvre d’amélioration progressive des processus électoraux conformément à la volonté de son Excellence monsieur le président de la République, le Professeur Alpha Condé. Cette initiative de renforcement des capacités en matière de sécurisation des élections a bénéficié de l’appui technique de la République arabe d’Egypte, à travers un collectif de onze formateurs dont trois officiers généraux qui ont donné le maximum d’eux-mêmes pour faire acquérir à nos hommes leurs expériences », a-t-il dit.

De son côté, le Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la justice militaire a rappelé que cette formation sera démultipliée à Conakry ainsi qu’à l’intérieur du pays.

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale

« Dans le souci d’harmoniser les enseignements reçus, ces formateurs ici présents, constitués en équipe pédagogique, vont dans un court terme être déployés sur l’ensemble du territoire national pour vulgariser les compétences acquises. Ainsi, ces méthodes et techniques dispensées par cette dynamique équipe Egyptienne seront intégralement transmises aux forces de police, de la protection civile et de gendarmerie en charge de la sécurisation des scrutins électoraux. Officiers et sous-officiers de police, de la protection civile et de la gendarmerie guinéenne, futurs formateurs de nos collègues de Conakry et de l’intérieur du pays ; en ce jour solennel vous êtes à l’honneur. A cet effet, je vous félicite et vous encourage des efforts d’apprentissage fournis et des efforts de restitution à fournir. Je vous recommande en outre, de privilégier dans vos communications pédagogiques diverses, les principes du droit international humanitaire et des droits de l’Homme », a-t-il recommandé.

Général de Brigade Ahmed Elwan Siam, chef de la mission Égyptienne en Guinée

Pour sa part, le Général de Brigade Ahmed Elwan Siam, chef de cette mission Égyptienne en Guinée, a fait savoir que « dans le cadre de notre volonté de consolider les relations amicales, de renforcer et de développer les relations de coopération entre nos deux pays, nous avons reçu à bras ouvert votre invitation à venir former nos collègues guinéens. C’est avec une grande sincérité que nous nous sommes préparés à fournir le meilleur de ce que nous avons à travers la préparation d’un programme intégré comprenant une formation sur des sujets théoriques et pratiques ».

Présent à cette cérémonie, Son Excellence Tamer Kamal Mohamed El Maligui, ambassadeur de la République Arabe d’Egypte en Guinée, n’a pas manqué d’évoquer les bonnes relations qui existent entre son pays et la Guinée.

SE Tamer Kamal Mohamed El Maligui, ambassadeur d’Egypte en Guinée

« C’est avec un grand plaisir et satisfaction que je prends la parole devant vous ce matin, au nom du gouvernement et du peuple de la République Arabe d’Egypte, pour exprimer notre fierté et engagement pour le renforcement des relations historiques existantes entre la République Arabe d’Egypte et la République de Guinée. L’Egypte et la Guinée partagent une longue histoire. Aujourd’hui, son excellence Abdel Fattah Al-Sissi et son cher frère et ami son excellence Professeur Alpha Condé travaillent ensemble pour promouvoir les relations bilatérales ainsi que le travail collectif africain. La Guinée a été le premier pays visité par le président Abdel Fattah Al-Sissi lors de sa tournée africaine après la présidence de l’Egypte de l’Union Africaine. Dans le cadre de la coopération militaire entre les deux ministères, l’Egypte offre des formations pour des militaires guinéens dans plusieurs domaines tels que l’antiterrorisme international, la sécurisation de frontières, la coopération africaine », a-t-il cité.

La cérémonie a été ponctuée par la remise de cadeaux et satisfécits aux onze officiers Egyptiens mais aussi par la remise des attestations aux 350 officiers de police, de la protection civile et de la gendarmerie ayant suivi cette formation.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Commémoration de l’armistice : « la France n’oublie pas le sang versé par des soldats venus d’Afrique…»

11 novembre 2019 à 16 04 51 115111

Le 101ème anniversaire de l’armistice, signé le 11 novembre 1918 (et qui a mis fin à la première guerre mondiale) a été célébré ce lundi, 11 novembre 2019, en France et dans les représentations diplomatiques dudit pays dans le monde. En Guinée, la cérémonie commémorative de cette date qui reconnait la victoire des Alliés sur l’Allemagne a eu lieu au cimetière de Boulbinet, dans la presqu’ile de Kaloum, à Conakry. Elle s’est tenue en présence des cadres et officiers de l’ambassade de France en Guinée, des cadres du ministère guinéen de la Défense et des officiers des forces armées guinéennes, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui a assisté à cette commémoration.

Décoration de soldats, poignets de mains, dépôt de gerbes de fleurs, une minute de silence pour saluer les morts… C’est avec beaucoup d’émotion et de souvenir que le 101ème anniversaire de l’armistice a été célébré ce lundi au cimetière de Boulbinet, dans la commune de Kaloum. Et, à l’absence de l’ambassadeur Jean-Marc Grosgurin, c’est le premier conseiller à l’ambassade de France en Guinée, Fabien Talon, qui a lu le message du secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armes françaises. Un message qui décrit l’atmosphère d’une France bouleversée, transformée par quatre années (1914-1918) de guerre. Il a aussi rendu un hommage à tous les soldats qui ont versé le sang pour la France lors de la grande guerre.

« C’était il y a un siècle, un an après la fin des combats de la grande guerre, le 11 novembre 1919 fut le premier de la paix retrouvée. Désormais, le silence domine là où la rage d’acier entonnait avec fureur. Il règne sur d’innombrables champs de batails, qui ont charrié un si long cortège de morts, de mutilés et de blessés. Des traités sont signés, l’allégresse de la victoire se déployait dans une ampleur incomparable le 14 juillet 1919. L’Etat de siège vient d’être levé, la vie sociale et politique reprend ses droits, la démobilisation poursuit sa lente progression, les poilus retrouvent leurs foyers, leurs familles et leurs communes. Ils découvrent une vie bouleversée, une France transformée par une épreuve de quatre années et par de profondes séquelles. Partout, le pays est transformé par la sourde évidence que rien ne sera plus jamais comme avant, que le retour à l’avant-guerre est impossible. C’était il y a cent ans, une nouvelle page s’ouvrait. Celle du souvenir, de la mémoire et de l’honneur. Depuis, inlassablement, les français sont fidèles à cet anniversaire. En ce jour, dans les métropoles (…), toutes les générations, unies et solidaires, se rassemblent et recueillent. La nation se souvient de ceux qui se sont battus pour elle, entre 1914 et 1918. Elle n’oublie pas ses enfants tombés au champ d’honneur… Elle n’oublie pas le sang versé par des soldats venus d’Afrique, d’Asie, du Pacifique et d’Amériques. Elle salue toutes les nations alliées qui ont partagé le même combat. Les noms gravés sur nos monuments aux morts nous rappellent constamment des valeurs d’honneur, de courage, de dévouement et de bravoure. Depuis 2012, chaque 11 novembre est aussi une occasion d’honorer toutes les filles et les fils de France qui, dans tous les conflits (…) ont accompli leur devoir jusqu’au don suprême. En ce jour, la nation rend un hommage particulier aux soldats morts pour la France en opérations extérieures. En inaugurant un monument national à leur mémoire, le président de la République (Emmanuel Macron) inscrit dans leurs cœurs comme dans leurs mémoires, la reconnaissance pleine et entière de tout un peuple pour ces combattants. Ce monument aux morts est aussi un rappel que la préservation de notre indépendance, de notre liberté de nos valeurs repose sur ceux qui ont donné leurs vies pour les défendre », a indiqué Fabien Talon.

Présent à cette cérémonie commémorative, le Général de brigade aérienne et directeur de cabinet du ministère guinéen de la Défense, Sidy Yaya Camara, a exprimé un réconfort moral. « L’anniversaire de l’armistice est un évènement mémorable pour toute l’humanité. En cela, la République française a joint à cet anniversaire la commémoration des morts tombés sous les théâtres d’opérations extérieures pour la France. En tant que frère d’arme, il est important que nous puissions partager ces moments pathétiques, mémorables, de l’histoire », a dit le Général Sidy Yaya Camara au nom du ministre guinéen de la Défense.

Rappelons que c’est l’armistice, signé le 11 novembre 1918, qui a mis fin aux combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Le cessez-le-feu (effectif à 11 heures) a entraîné dans l’ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons, annonçant la fin d’une guerre qui a fait pour l’ensemble des belligérants plus de 18,6 millions de morts, d’invalides et de mutilés, dont 8 millions de civils.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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« Malick Sankhon assassin ! » : les Guinéens de France devant le domicile français du DG de la CNSS

10 novembre 2019 à 11 11 13 111311

Malick Sankhon, Baïdy Aribot, Colonel Ansoumane Bafoé camara, Colonel Balla Samoura… Les promoteurs de la nouvelle constitution pour un troisième mandat du président Alpha Condé et qui ont des maisons et leurs familles en France sont visés aujourd’hui par nos compatriotes vivants dans ce pays et qui défendent la Constitution guinéenne.

Lancé hier, ce vaste mouvement pourrait s’étendre dans d’autres pays occidentaux et même africains (Maroc, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, etc.) pour toucher le maximum de prédateurs de l’économie guinéenne et promoteurs du 3ème mandat pour leur prouver qu’ils ne réussiront pas à tuer les enfants des autres en Guinée, détourner nos richesses et entretenir tranquillement leurs enfants ailleurs. Ce temps est révolu !

Ainsi, hier, samedi 09 novembre 2019, les Guinéens de France ont manifesté devant la maison achetée en France (Le Mans) par Malick Sankhon, Directeur Général de la Caisse nationale de la sécurité sociale, où vivent actuellement les membres de sa famille. « Malick Sankhon assassin ! Malick Sankhon criminel ! », ont-ils scandé avec des amplificateurs pour indiquer aux voisins français que le propriétaire de cette maison est impliqué dans des crimes humains en République de Guinée.

Montrant les images de quelques victimes (déjà 17 en Guinée : 15 à Conakry et 2 à Mamou) des manifestations contre le troisième mandat du président Alpha Condé, les manifestants ont dénoncé l’implication dans ces crimes du patron de la CNSS, qui disposerait une milice, soupçonnée de commettre des exactions lors des manifestations à Conakry.

Selon Ibrahima Sory Makanéra, Secrétaire fédéral de l’UFR-France et porte-parole du FNDC-France, une procédure judiciaire sera également engagée en France contre les promoteurs du 3ème mandat dont les familles résident en Europe.

En plus de Malick Sankhon, plusieurs autres familles des hauts cadres du pays sont visées par les défenseurs de la Constitution guinéenne en France. Ce sont, entre autres les familles de Baïdy Aribot (vice-gouverneur de la Banque centrale), Colonel Ansoumane Bafoé Camara (Directeur Général de la police nationale), Colonel Balla Samoura (Directeur de la gendarmerie régionale de Conakry)…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, une vidéo de nos compatriotes défenseurs de la Constitution :

A suivre !

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Coopération militaire : Dr. Mohamed Diané décroche 16 millions de dollars de dons de matériels et équipements

3 novembre 2019 à 9 09 43 114311

Invité par le gouvernement chinois à prendre part aux 7èmes Jeux mondiaux militaires et au 9ème Forum de Beijing pour la Promotion de la sécurité et de la paix en Asie-Pacifique, le ministre guinéen de la Défense, Dr. Mohamed Diané, a eu un entretien fructueux avec son homologue chinois, Wei Fenghe. Au sortir de la rencontre, de larges sourires. Et pour cause…

En faisant le déplacement de Beijing, le ministre d’Etat chargé de la Défense nationale a obtenu le gros lot en signant des accords de dons d’un montant total de 16 millions de dollars destinés à l’équipement des Forces armées guinéennes. Alors qu’il n’était prévu au prenable que la moitié de cette somme, Dr. Mohamed Diané a réussi à convaincre la partie chinoise de doubler son offre au profit de l’armée guinéenne. Ce qu’a accepté bien volontiers Wei Fenghe qui n’a pas tari d’éloges à l’endroit des autorités guinéennes. La Chine continuera a soutenir le gouvernement guinéen dans son vaste programme de réforme du secteur de la Défense a notamment indiqué le ministre de la Défense chinois.

En réponse Dr. Mohamed Diané a tout d’abord remercier les autorités chinoises au plus haut niveau pour ce geste avant de transmettre le message du président de la république Alpha Condé au gouvernement et au peuple chinois.

« Je voudrais surtout me faire un agréable devoir, celui de vous demander de transmettre à Son Excellence Monsieur XI Jinping, Président de la République Populaire de Chine, les chaleureuses salutations de son ami, Son Excellence Pr Alpha Condé, Président de la République de Guinée et Chef des Armées, ainsi que ses félicitations appuyées pour la brillante célébration du 70 ème anniversaire de la République Populaire de Chine, pour la réussite des 7èmes Jeux mondiaux militaires et du 9ème Forum de Beijing pour la Promotion de la sécurité et de la paix en Asie Pacifique ».

S’adressant au ministre Wei Fenghe, Dr. Mohamed Diané a rappelé que la coopération sino-guinéenne remonte au lendemain de l’indépendance de la Guinée, en 1958. Depuis cette date, la Chine coopère avec la Guinée dans tous les domaines. Une coopération qui s’est enrichie depuis l’élection du Pr. Alpha Condé à la magistrature suprême.

Dr. Diané a mentionné que dans le cadre de la coopération militaire, la Chine a été l’un des tous premiers pays à répondre favorablement à l’appel du dirigeant guinéen suite à l’attaque terroriste contre le bataillon Gangan en février 2016 au Mali.

« On ne le dira jamais assez, plusieurs dizaines de militaires guinéens suivent chaque année des formations en Chine. Cette aide du gouvernement et du peuple chinois nous va droit au cœur et occupe une place importante dans la mise œuvre de la Réforme du Secteur de Sécurité et renforce sans nul doute les liens d’amitié et de coopération entre nos deux pays », a tenu à magnifier le ministre guinéen de la Défense.

A rappeler que la Chine avait également récemment contribué de façon significative à l’équipement du bataillon du génie militaire.

Et puisqu’il n’y a jamais deux sans trois… c’est un exemple de coopération à encourager !

Transmis par le Ministère de la Défense nationale

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Interdiction de Qnet en Guinée : communiqué de la direction Afrique Sub-Saharienne

31 octobre 2019 à 14 02 57 105710

Les responsables guinéens ont annoncé publiquement dans un journal télévisé de RTG du 28 octobre 2019 que QNET International (QNET) avait été interdit dans tout le pays.

Cette interdiction fait suite à l’arrestation de ressortissants étrangers du Sénégal, de la Guinée Bissau, de la Gambie, du Burkina Faso et du Mali.

QNET prend acte de la décision des autorités guinéennes, mais par ailleurs elle reste persuadée que les enquêtes en cours permettront de clarifier la situation et de lever les équivoques, amalgames et confusions autour de son activité de vente directe par réseau.

En conséquence, par le présent communiqué elle souhaite dissiper toute confusion en apportant les précisions qui suivent :

1) QNET n’est ni une entreprise de placement d’argent, ni un plan d’investissement. Depuis plus de 21 ans, à travers son activité de vente directe par réseau, Qnet propose une large gamme de produits de bien être, de style de vie et de joaillerie de luxe parmi tant d’autres. Elle met ses produits à la disposition de ses représentants indépendants qui en sont les consommateurs. Ces derniers en font également la promotion et sont rémunérés sur la base de leurs performances. Ce modèle commercial est appelé vente directe par réseau.

2) Il convient de préciser que les sommes déboursées par les représentants indépendants servent exclusivement à l’achat de produits dont ils font un usage personnel. Par ailleurs, les représentants indépendants qui le souhaitent peuvent tirer profit du plan de rémunération de Qnet en faisant régulièrement la promotion de ses produits.

3) La société QNET offre, non pas des emplois, mais plutôt des « opportunités d’affaires » à toute personnes d’âge adulte qui après un achat dit ‘’qualifiant’’ devient un représentant indépendant.

Ce représentant indépendant correspond d’un point de vue pratique à un commercial indépendant non salarié (car n’étant pas employé par QNET) dont la rémunération est faite sur la base de performances réalisées dans le cadre de l’activité de vente directe par réseau.

Ces Représentants Indépendants (RI) sont des entrepreneurs autonomes qui exercent librement leur activité qui consiste à recommander les produits de QNET.

A cet effet, ils perçoivent une commission sur les achats effectués et s’évertuent à s’adresser au plus grand nombre afin de constituer un réseau de vente performant.

4) Le représentant indépendant de QNET mène son activité à partir d’une plateforme de commerce électronique. Il n’est nullement besoin de se déplacer d’un pays à un autre pour mener l’activité. Toute personne majeure désireuse d’entreprendre grâce à l’opportunité qu’offre QNET peut s’inscrire sur la plateforme aux moyens d’un ordinateur ou d’un téléphone portable dotés d’une connexion internet.

Au surplus, le code de conduite de QNET qui en règlemente l’activité exige des représentants indépendants qu’ils agissent dans le strict respect de la loi et des règlements en vigueur.

Ainsi le déplacement massif de personnes d’un pays à l’autre à l’encontre de ces lois et règlements est strictement interdit par QNET.

QNET condamne vigoureusement tous mouvements illicites de capitaux, tous trafics illicites de migrants, tous mouvements et regroupements clandestins et toutes manœuvres frauduleuses de nature à porter atteinte à l’ordre public.

QNET réaffirme sa disponibilité à collaborer avec le Gouvernement guinéen pour le dénouement de cette affaire.

Elle a d’ores et déjà procédé à la fermeture de sa boutique en ligne réservée à ses représentants résidents en Guinée suite à la décision du Gouvernement d’interdire ses activités.

Biram Fall

Directeur Général Régional QNET Afrique Sub-Saharienne

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Affaire 3ème mandat en Guinée : le FNDC-Italie veut manifester à PIAZZA VENEZIA

28 octobre 2019 à 18 06 33 103310

Communiqué : le Front National pour La Défense de la Constitution FNDC-Italie informe toute la communauté guinéenne d’Italie, les membres et sympathisants du FNDC, les africains, les partenaires et amis italiens de l’organisation d’une grande manifestation devant l’ALTARE DELLA PATRIA alla PIAZZA VENEZIA à Roma. La manifestation se déroulera le samedi 2 novembre 2019 à partir de 10 heures GMT.

A cette occasion, le FNDC-Italie sollicite la participation effective de toute la Communauté guinéenne pour démontrer à Alpha Condé notre opposition à une nouvelle Constitution en République de Guinée.
Comment arriver à PIAZZA VENEZIA ?

  • Prendre le Bus numéro 64 ou le bus numéro H
  • Vous pouvez aussi prendre le métro : de la Stazione TERMINI, prenez le métro B Direction LAURENTINA et vous descendez à COLOSSEO ; ensuite, vous arrivez à la PIAZZA VENEZIA après 10mn à pied.

Pour plus d’informations, vous êtes priés de contacter un des organisateurs suivants :
Abdoul Karim-Prato : 351 121 0693
Boubacar Diallo Babagallé-Brescia : 389158 0460
Mamadou Dian-Roma : 348 910 1315
Amadou-Ravenna : 329 049 6881
Mouctar Barry-Bolzano :381 936 9884
Amadou-Lucca : 351 278 7002
Alpha Diallo-Cassino : 331 188 6240
Amadou Touré-Verona : 329 071 3567
El Hadj Allassane-Napoli : 328 425 2895
Boubacar Sidy-Milan : 380 748 8314
Amadou Saikou-Treviso : +39 329 193 1762
Mamadou-Sadio Macerata : 338 143 6127
E-mail : fndcitalie@libero.it

Vive la Guinée

Le bureau FNDC-Italie

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T3 2019 : le bénéfice net de UBA bondit de 32,3% ; alors que le revenu brut atteint US$1,18 milliard

28 octobre 2019 à 13 01 01 100110

Communiqué : United Bank for Africa, l’institution financière panafricaine dotée d’un vaste réseau couvrant 20 pays africains, le Royaume-Uni, les États-Unis et ayant une présence en France, a enregistré des performantes impressionnantes dans le cadre de ses résultats financiers non audités du troisième trimestre 2019, avec une croissance significative des revenus bruts, qui ont atteint US$1,18 milliard, soit une augmentation de 14,2% par rapport au US$1,04 milliard enregistré en septembre 2018.

Le bénéfice avant impôts de UBA a augmenté de 24,2% pour atteindre US$271,2 millions, contre US$218,46 millions au cours de la même période de 2018. Pareillement, son bénéfice après impôts a également progressé de 32,3%, passant de US$170,4 millions en septembre l’année dernière à US$255,45 millions au cours de la même cette année. Cette performance impressionnante place le rendement annualisé des fonds propres de la Banque à 20,6%.

Selon le rapport déposé lundi auprès de la Bourse du Nigeria (NSE), le revenu d’exploitation net de UBA a progressé de 11,6% en glissement annuel pour atteindre US$734,62 millions, contre US$658,31 millions au cours de la même période de 2018.

Malgré le taux d’inflation à deux chiffres enregistré au Nigéria (son plus grand marché) et les incertitudes liées à l’environnement des affaires au Nigéria et dans d’autres pays africains, les dépenses d’exploitation maîtrisées de UBA n’ont augmenté que de 8,4%, et cela est en grande partie dû aux coûts liés à la réglementation.

La Banque continue de maintenir un bilan très solide, avec un actif total de US$13,70 milliards, en hausse par rapport aux US$13,45 milliards enregistrés en décembre 2018. Les dépôts de la clientèle ont également augmenté pour atteindre US$9,31 milliards. Les fonds propres sont restés très solides à US$1,53 milliard, en hausse de 10,5% et reflétant une forte capacité de génération des capitaux en interne.

Kennedy Uzoka, Directeur général du Groupe de UBA Plc

Dans ses commentaires sur les résultats, Kennedy Uzoka, Directeur général du Groupe, UBA Plc, a déclaré: “La résilience de notre modèle économique et notre croissance ciblée des actifs productifs ont généré une croissance du produit des intérêts de 10,8%. Outre les revenus louables réalisés sur les actifs générateurs d’intérêts, nous avons également enregistré une croissance de 22,1% des revenus ne portant pas sur des intérêts, principalement en raison de la pénétration accrue de nos offres de services bancaires numériques de qualité supérieure, de l’expansion du crédit, des transferts d’argent et d’autres services transactionnels liés au style de vie”.

“UBA reste attachée à sa vision de devenir le leader incontesté des institutions de services financiers en Afrique. Nous continuerons à innover et à dominer tous nos secteurs d’activité, tout en assurant une efficacité opérationnelle de premier ordre et un service clientèle hors pair. Nous commençons à réaliser les premiers bénéfices de notre programme de transformation en cours et je suis vraiment enthousiaste pour les jours à venir”, a déclaré M. Uzoka.

Le Directeur Financier du Groupe, Ugo Nwaghodoh, a également déclaré: “Avec les résultats obtenus au cours du trimestre considéré, la banque reste sur la bonne voie pour atteindre son objectif en termes de résultats pour l’année. Nous avons pu augmenter le portefeuille de prêts de 14,7% (ce qui est bien supérieur à nos prévisions) en nous concentrant sur les pôles de croissance des diverses économies dans lesquelles nous exerçons nos activités. Nous avons également mis au point de nouveaux produits de crédit destinés à des segments spécifiques du marché des consommateurs et des PME, et continuerons à le faire dans le strict respect des meilleures normes de crédit / souscription, tout en nous efforçant d’atteindre le seuil légal de ratio de prêt sur financement fixé par la banque centrale”.

UBA est un leader du secteur bancaire africain qui exerce ses activités dans 20 pays africains. La banque est également présente dans les centres financiers mondiaux : Etats-Unis, Royaume-Uni, avec un bureau de représentation en France. UBA fournit, via différents canaux, des services bancaires à plus de 17 millions de clients à travers le monde.

Communiqué transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Manifestation à Lyon contre le tripatouillage de la constitution en Guinée

28 octobre 2019 à 11 11 38 103810

Dans le cadre de la lutte pour la défense de la constitution en Guinée, le FNDC Lyon invite les Guinéens, les Africains, les amis de la Guinée ainsi que les défenseurs du Droit et des droits de l’homme à une grande manifestation ce dimanche 3 novembre 2019 à 14h à la place Bellecour à Lyon, en France.

Cette manifestation vise à :

  • Empêcher l’entêtement du Président Alpha Condé de tripatouiller la constitution pour se pérenniser au pouvoir ;
  • Dénoncer la violation des droits de l’homme, les violences des citoyens (manifestants et non manifestants) jusque dans leur domicile par les forces de l’ordre ;
  • Condamner la mort d’au moins neuf personnes, plusieurs dizaines de blessés, beaucoup d’arrestations et des dégâts matériels en seulement trois jours de manifestation ;
  • Dénoncer la condamnation politique de certains membres du FNDC pour avoir défendu la constitution ;
  • Imposer la volonté du peuple de Guinée de vivre maintenant l’alternance politique : Dorénavant, il n’est plus question qu’un Président se pérennise au pouvoir !
  • Eteindre l’espoir de tout politicien ou clan de mettre en péril l’alternance politique en Guinée ;

Ce combat, c’est celui des Guinéens, des Africains. Ensemble, nous devons régler une fois pour toute cette question de troisième mandat sous toutes ses formes.

Merci à chacun de mobiliser dans son entourage et de diffuser largement dans son réseau. Soyons nombreux le 3 Novembre à la place Bellecour pour dire non au tripatouillage de la constitution guinéenne.

Libérez nos camarades

Justice pour les victimes et les martyrs

Vive la Guinée

Vive le FNDC

Vive la démocratie

Contacts :

Rahim Barry : 0751054038 ; Ibrahima Ahmed Bah : 0613146052 ; Check Abdoul Camara : 0629521006 ; Soulemane Sadio Diallo : 0753222605

FNDC Lyon

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« Non au 3ème mandat en Guinée » : « Y’en a marre » annonce une manifestation à Dakar

25 octobre 2019 à 12 12 12 101210

La lutte contre un changement de la Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de faire un troisième mandat à la tête de la Guinée n’est plus l’apanage de seuls guinéens. En dehors des frontières guinéennes, les intelligences s’expriment : « Si la Guinée est déstabilisée, le Sénégal ne sera pas épargné », a fait observer Fadel Barro du mouvement « Y’en a marre ».

Déjà, ce mouvement annonce une première manifestation de soutien au FNDC à la place de l’Obélisque à Dakar le 02 novembre 2019 pour contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de présidence à vie en République de Guinée.

Ci-dessous, une vidéo de Dakaractu :

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Sommet Russie-Afrique à Sotchi : Vladimir POUTINE à l’agence TASS (interview)

21 octobre 2019 à 13 01 50 105010
Vladimir POUTINE, Président de la Fédération de Russie

A la veille du sommet Russie-Afrique, prévu les 23 et 24 octobre 2019 à Sotchi (en Russie), Monsieur Vladimir POUTINE, Président de la Fédération de Russie, a accordé une interview à l’agence d’information publique TASS. Au cours de cet entretien, le numéro 1 russe a expliqué les grandes lignes de ce sommet.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de cette interview :

Agence TASS : Le sommet de Sotchi est appelé à ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre la Fédération de Russie et les pays d’Afrique. Les participants amèneront à Sotchi leurs idées concernant le développement de la coopération. Et la Russie, qu’est-ce qu’elle est prête à proposer aux États du continent ? Quel est l’atout principal de la Russie que vous présenterez aux chefs des délégations lors du sommet ? Quel est le volume des investissements russes dans l’économie des pays africains que vous espérez atteindre, disons, dans les cinq ans à venir ?

Vladimir Poutine : La Russie et les pays africains sont liés par des relations traditionnellement amicales, éprouvées par le temps. Notre pays a joué un rôle significatif dans la libération du continent en aidant la lutte des peuples d’Afrique contre le colonialisme, le racisme et l’apartheid.

Plus tard, nous avons aidé les Africains à protéger leur indépendance et leur souveraineté, à établir les États, à mettre en place les fondements des économies nationales, à créer des forces armées aptes au combat. Les spécialistes soviétiques et puis russes ont construit d’importants sites de l’infrastructure, des centrales hydroélectriques, des routes, des entreprises industrielles. Des milliers d’Africains ont reçu une formation professionnelle de qualité dans nos grandes écoles. De nombreux leaders actuels des pays africains s’en souviennent bien et apprécient notre soutien. Nous n’oublions pas ces pages de l’histoire non plus.

Aujourd’hui, le développement et le renforcement des relations mutuellement avantageuses avec les pays africains et leurs groupements d’intégration font partie des priorités de la politique extérieure russe. Très bientôt, nous serons témoins d’un événement historique, sans précédents : le 24 octobre Sotchi accueillera le sommet Russie – Afrique. C’est le premier sommet à part entière qui rassemblera les leaders des pays africains et les dirigeants des groupements régionaux majeurs. L’idée d’organiser un tel événement a surgi il y a longtemps, mais il a fallu du temps et de grands travaux préparatoires pour que le Sommet devient le point de départ pour des relations de partenariat équitables, basées sur l’égalité en droit et l’intérêt pratique mutuel.

Nous attendons que nos collègues africains, représentants du milieu d’affaires, amènent à Sotchi un portefeuille important de propositions visant à élargir les relations bilatérales. Et que les dirigeants des organisations régionales africaines nous fassent part de leurs considérations comment développer ensemble la coopération multilatérale. Nous allons examiner ces idées avec intérêt et réfléchir sur ce qui peut être réalisé dès maintenant et ce qui demandera une étude supplémentaire.

La Russie a aussi des projets concernant la croissance future des relations avec le continent africain. Nous visons à discuter ces idées avec nos partenaires, les systématiser et fixer de manière la plus concrète possible dans la déclaration finale. En plus, il est important de définir les mécanismes pour réaliser les accords qui seront atteints lors du sommet à Sotchi.

Je suis persuadé que le sommet sera une réussite car nous avons toutes les conditions préalables nécessaires. Aujourd’hui, les relations russo-africaines sont en plein essor. Un dialogue politique intense est en cours, y compris sur les questions de sécurité globale et régionale. Les liaisons interparlementaires s’élargissent. Le commerce mutuel augmente et se diversifie progressivement.

Ensemble avec la communauté mondiale, la Russie prête une assistance intégrée à l’Afrique, y compris pour réduire le fardeau de la dette des États de la région. Nous réalisons avec de nombreux pays les programmes « dette en échange du développement ». Nous aidons à lutter contre la propagation de maladies transmissibles (y compris la fièvre hémorragique Ebola), à surmonter les séquelles des catastrophes naturelles, à régler les conflits existants et à prévenir de nouvelles crises. Nous assurons la formation des cadres nationaux africains dans les universités russes à titre gratuit et commercial. Nous établissons l’interaction dans le cadre des institutions de défense et des forces de l’ordre.

Mais l’ordre du jour de notre coopération est loin de s’y limiter. Nos partenaires africains voient et apprécient que la politique extérieure de la Russie, y compris en ce qui concerne le continent, est constructive. Que notre pays qui est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies se prononce pour la démocratisation de la vie internationale, soutient l’aspiration bien fondée des États africains de mener une politique indépendante et autonome et de définir leur avenir eux-mêmes, sans recommandations imposées. Avec ceci nous ne soumettons pas notre soutien et les projets de développement proposés à des conditions politiques ou autres, aux préférences économiques et commerciales soi-disant « exclusives » qui sont en réalité léonines, nous n’imposons pas notre position – au lieu de cela nous respectons le principe proposé par les Africains eux mêmes « solutions africaines aux problèmes africains ».

En ce qui concerne le volume éventuel des investissements en Afrique dans les cinq ans à venir, ils sont bien considérables – aujourd’hui nous sommes en train de préparer et de mettre en œuvre des projets d’investissements avec la participation russe mesurée en milliards de dollars. Les ressources dont disposent la Russie et les entreprises russes sont importants. À notre tour, nous attendons que nos partenaires créent des conditions stables et prévisibles et les mécanismes de protection des investissements qui sont indispensables pour le business, qu’ils assurent un climat d’investissements favorable.

Agence TASS : Le monde moderne se distingue par une concurrence particulièrement élevée. La Russie est-elle prête à une compétition rude en Afrique, par exemple, avec la Chine ou les États-Unis ? Voyez-vous des risques de protectionnisme, de conflits commerciaux ou de concurrence malhonnête envers la Russie ? Quelles sont les méthodes de lutte ? Cette compétition ne nuira t elle pas aux partenaires africains ?

Vladimir Poutine : Oui, effectivement, ce ne sont pas seulement les pays de l’Europe occidentale, les États-Unis et la République populaire de Chine qui sont intéressés par le développement des relations avec les pays d’Afrique, mais aussi l’Inde, la Turquie, les États du Golfe, le Japon, la République de Corée, l’Israël, le Brésil. Et ce n’est pas par hasard. L’Afrique devient de plus en plus un continent d’opportunités. Elle dispose d’énormes ressources et d’une potentielle attractivité économique. Ses besoins d’infrastructure augmentent, la population s’accroît rapidement et les demandes de cette dernière augmentent aussi. Donc, le marché intérieur et la consommation s’élargissent. Et là où il y a des perspectives considérables pour les investissements, pour le profit, il y a aussi la concurrence qui, malheureusement, dépasse parfois les bornes de la décence.

Nous voyons de nombreux États occidentaux recourir à la pression, à l’intimidation et au chantage des gouvernements des pays souverains africains. Par de telles méthodes, ils essaient de restituer l’influence et les positions dominantes perdues dans les anciennes colonies et – déjà sous un « nouvel emballage » – de pomper des surprofits, d’exploiter le continent sans tenir compte ni des gens qui habitent ici, ni des risques environnementaux ou autres. Et, peut-être, afin que personne ne s’oppose à cette politique, ils entravent l’établissement des relations plus étroites entre la Russie et l’Afrique.

Bien sûr, nous tenons compte de ces réalités et nous en tirons des conclusions appropriées. Et nous sommes prêts, non à une « répartition » des richesses du continent, mais à une concurrence pour la coopération avec l’Afrique. L’essentiel est qu’elle soit civilisée et se développe dans un cadre légal. Nous avons bien quelque chose à offrir à nos amis africains. C’est de cela, entre autres, qu’il s’agira lors du futur Sommet.

Et, bien sûr, nous visons avec nos partenaires africains à défendre les intérêts économiques communs, à les protéger des sanctions unilatérales, y compris par la diminution de la part du dollar et le passage aux autres monnaies dans les règlements mutuels.

Je suis persuadé que les Africains ne sont pas intéressés par l’escalade de la confrontation des grands pouvoirs sur le continent. Au contraire, ils préféreraient que la rivalité se remplace par la coopération dans la lutte contre les défis tellement aigus pour l’Afrique comme le terrorisme, la criminalité, le trafic des stupéfiants, la migration incontrôlée, la pauvreté, les maladies transmissibles dangereuses. Je le répète, c’est à ce travail que la Russie est prête.

Notre agenda africain a un caractère positif, orienté vers l’avenir. Nous ne nous faisons pas des amis contre qui que ce soit et rejetons résolument les « jeux » géopolitiques quelconques autour de l’Afrique.

Agence TASS : Le modèle soviétique de la coopération avec les pays d’Afrique prévoyait souvent l’octroi de crédits. Cette politique s’est elle justifiée ? Est ce que la Russie prévoit continuer la pratique d’octroi de crédits aux pays africains ? Quels sont les autres mécanismes de soutien aux pays africains que vous êtes prêt à discuter ?

Vladimir Poutine : Sans aucun doute, le modèle soviétique, avec ses avantages et ses inconvénients, s’est avéré suffisamment efficace à l’étape de l’établissement des États africains. Aujourd’hui nous continuons à prêter une aide financière aux États d’Afrique. Cependant, si avant ces décisions étaient prises surtout pour des raisons politiques, aujourd’hui c’est fait dans le cadre d’assistance humanitaire.

Quant à l’octroi des crédits, aujourd’hui ils portent un caractère de marché. Par exemple, la décision est prise sur l’octroi à l’Égypte d’un crédit de 25 milliards de dollars pour la construction de quatre exemplaires de la centrale nucléaire à El-Dabaa. Il s’agit justement d’un crédit de marché.

Je veux également noter qu’à l’époque post-soviétique, à la fin du XXe siècle, la Russie a annulé les dettes soviétiques des pays africains d’un montant de 20 milliards de dollars. C’était non seulement un acte de générosité, mais un geste pragmatique car beaucoup d’États africains étaient incapables de régler les intérêts pour ces crédits. C’est pourquoi nous avons estimé qu’il était optimal pour tous de prendre un nouveau départ pour la coopération.

Aujourd’hui, d’autres schémas s’appliquent à une partie de la dette restante. Par exemple, des accords intergouvernementaux sont réalisés selon le programme « dette en échange du développement » avec le Madagascar, le Mozambique et la Tanzanie. Par analogie avec ces pays, nous prévoyons régler le reste de la dette de l’Éthiopie (163,6 millions de dollars) auprès de la Russie – le projet d’un accord en question est en train d’être coordonné.

Je voudrais aussi rappeler que la Russie apporte des contributions aux programmes internationaux de l’assistance à l’Afrique dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement, de l’Organisation mondiale de la santé, du Programme alimentaire mondial (PAM), de l’Organisation internationale de protection civile. Parfois, l’aide est prêtée en nature. Ainsi, depuis 2011, nous avons fourni aux représentations du PAM en Afrique 258 camions KAMAZ. Une autre partie de 75 camions vient d’être expédiée.

Avec ceci, le recours aux nouveaux mécanismes financiers ne signifie aucunement le renoncement aux crédits, au contraire, il élargit et enrichit la palette des instruments pour l’aide au développement. Il favorise l’établissement de la coopération mutuellement avantageuse entre la Russie et les pays d’Afrique.

Tous ces problèmes seront examinés au forum économique du 23 24 octobre. Nous sommes prêts à écouter les propositions de nos partenaires africains et à faire part de nos propres considérations.

Agence TASS : La coopération militaire et technique a été précédemment une des sphères de coopération de Moscou avec les pays d’Afrique. Y a t il des projets visant à élargir l’interaction dans ce domaine ? Préparez-vous des projets ou contrats concrets pour les discuter avec les participants au sommet ?

Vladimir Poutine : Oui, effectivement, les traditions de notre coopération militaire et technique ont des racines profondes. Elle s’est formée aux toutes premières étapes de l’établissement des États africains et a joué son rôle dans la lutte des peuples du continent pour l’indépendance. Et nos partenaires africains l’apprécient hautement.

Aujourd’hui, des accords sur la coopération militaire et technique sont en vigueur avec plus de 30 pays africains auxquels nous expédions une large nomenclature d’armes et de matériel. Bien sûr, elle est expédiée en partie à titre gratuit. Mais c’est une pratique habituelle suivie par tous les pays majeurs du monde.

Il est encourageant de voir que le partenariat militaire et technique continue à évoluer énergiquement. Et souvent ses initiateurs sont les pays africains eux-mêmes qui sont conscients qu’il faut savoir protéger son indépendance et sa souveraineté. Y compris face aux groupes extrémistes et terroristes. De là, une motivation de plus pour l’interaction avec la Russie qui possède une expérience riche de la lutte contre le terrorisme, y compris en Syrie.

Nos partenaires africains participent activement aux forums et manœuvres militaires et techniques, organisés par la Russie où ils prennent connaissance des modèles prometteurs des armes et du matériel militaires russes, de l’expérience de leur emploi. De notre part, nous allons contribuer à la préparation des cadres militaires des États africains et participer à la formation des soldats de la paix africains.

Agence TASS : La coopération sociale et humanitaire est nommée parmi les sujets du sommet. Pourquoi la Russie vient elle en aide à l’Afrique si les questions sociales sont loin d’être résolues à l’intérieur de la Fédération de Russie elle même ?

Vladimir Poutine : L’aide humanitaire à l’Afrique est prêtée par de nombreux États du monde. Et dans chacun d’entre eux – que ce soient les États-Unis, la France, la Chine ou d’autres pays – les problèmes du secteur social, c’est-à-dire de la santé, de l’éducation, de la culture, sont loin d’être résolus.

La Russie octroie aussi de l’aide humanitaire aux États africains, mais sans réduire le financement de ses propres programmes. En plus, les bonnes qualités de l’humanisme, de la charité, du soutien au moment difficile sont inhérentes à notre peuple.

Je vais vous citer un exemple récent. La Russie, comme beaucoup d’autres États, a prêté son aide aux pays africains frappés du cyclone tropical Idai en avril 2019. Des convois humanitaires russes ont été expédiés au Zimbabwe, Malawi et Mozambique – des tentes multiplace, des couvertures et des produits alimentaires d’un poids de 30 tonnes pour chaque pays.

Nous continuons à participer activement à l’assistance intégrée à l’Afrique. Ainsi, depuis octobre 2017, la partie russe participe à la mise en œuvre au Mozambique du projet du Programme alimentaire mondial des Nations Unies pour la création d’un système d’alimentation scolaire, d’un montant de 40 millions de dollars. Et à Madagascar, un projet est mis en œuvre pour l’introduction des technologies modernes et des équipements de désinfection, d’un montant allant jusqu’à 15 millions de dollars.

Nous aidons aussi nos amis africains dans le développement de la santé publique. Car les maladies transmissibles dangereuses ne connaissent pas de frontières. Ainsi, la Russie a été parmi les premiers à réagir à l’épidémie de la fièvre hémorragique Ebola en assignant 60 millions de dollars à la lutte contre la maladie. Aujourd’hui, le « Centre de recherche microbiologique et de traitement des maladies épidémiologiques » fonctionne en Guinée. La Russie a fait une contribution de 20 millions de dollars au programme de la Banque mondiale pour la réalisation de l’Initiative mondiale de la lutte contre le paludisme.

Et ces exemples sont nombreux. Je veux souligner : la participation de la Russie à la lutte contre la pauvreté, les maladies dangereuses, d’autres menaces de caractère global, la prévention des risques potentiels, comme on dit, « à distance » – correspond entièrement à nos intérêts nationaux.

Agence TASS : Les questions de sécurité sont très aigües dans de nombreux pays d’Afrique. Cela empêche le travail des entreprises russes là bas. Allez-vous aborder des questions de sécurité lors du sommet et proposer des mesures pour son renforcement ? Par quoi la Russie est-elle prête à aider à surmonter les conflits sur le continent ?

Vladimir Poutine : L’interaction dans le domaine de la sécurité régionale reste une composante importante dans les relations de la Russie avec les pays du continent africain. Ce n’est pas par hasard que le slogan de notre sommet est « Pour la paix, la sécurité et le développement ». Sans résoudre ces problèmes aucune avancée progressive n’est possible.

La situation dans de nombreuses régions de l’Afrique reste instable : des conflits nationaux et ethniques ne sont pas réglés, des crises aigües sociales et économiques ne s’arrêtent pas. Une activité intense est menée au nord de l’Afrique, dans la région de Sahara-Sahel, du Tchad et de la Corne de l’Afrique par de nombreuses organisations terroristes, y compris Daech, Al Qaïda, « Boko Haram », « Al Shabab ». Les forces armées et de l’ordre de nombreux pays africains ne sont pas capables de s’opposer seuls aux combattants et ont besoin d’une aide importante.

Nous allons tenir le cap de l’élargissement des contacts entre les services spéciaux et les forces de l’ordre de la Russie et des pays d’Afrique dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, la propagation de drogues, le blanchiment d’argent, la migration illégale, la piraterie.

La pratique de formation des cadres militaires nationaux et des agents des forces de l’ordre africaines dans les grandes écoles du Ministère de la défense de la Russie et du Ministère de l’Intérieur de la Russie, y compris à des conditions préférentielles ou gratuitement, est bien recherchée. Par exemple, au cour des cinq dernières années seulement plus de 2 500 militaires des pays d’Afrique ont suivi des cours dans les établissements de formation militaire du Ministère de la défense de Russie.

Nos partenaires africains participent activement aux évènements organisés par la Russie comme le Forum militaire et technique international et les rencontres des hauts représentants en charge des questions de sécurité. Onze pays africains ont participé aux Jeux internationaux de l’armée « ArMI 2019 ». Et le nombre de ceux qui voudraient s’y joindre augmente toujours.

Finalement, tous ces programmes poursuivent le même objectif – aider les Africains à résoudre eux-mêmes les problèmes existants de la sécurité, ce qui permettra de renforcer les États africains eux-mêmes, leur souveraineté et leur indépendance. Ce qui veut dire que la situation dans le monde entier deviendra plus stable et prévisible.

Fin

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An 61 de l’indépendance : la célébration en France

11 octobre 2019 à 18 06 29 102910

A l’instar des précédentes éditions, nos compatriotes vivants en France ont massivement pris part aux festivités marquant le 61ième anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. Pour marquer l’évènement de toute sa noblesse et sa grandeur, l’Ambassade de Guinée en France n’a pas lésiné sur les moyens. C’est ainsi qu’elle s’est attachée des services du très chic Pavillon Royal situé dans le quartier huppé du 16ième arrondissement de Paris.

L’évènement fût avant tout rehaussé de la présence très remarquée du Ministre Guinéen des Affaires Etrangères, monsieur Mamadi Touré, une première depuis l’accréditation de notre Ambassade dans l’Hexagone. En provenance de New-York où il avait pris part à l’Assemblée Générale des Nations Unies, le patron de la Diplomatie Guinéenne a fait halte à Paris pour prendre part à ces festivités. « Cette présence du Ministre est un signe éloquent de l’excellence des relations entre lui et l’Ambassadeur Amara Camara. Les deux se connaissent depuis leur jeune âge », murmure-t-on du côté de la rue Faisanderie.

Parmi les autres convives, on notait la présence des représentants de l’Etat Français et des Institutions internationales dont le siège est en France, également de nombreux Ambassadeurs des pays amis de la Guinée accrédités en France. On notait aussi la présence de nombreux responsables associatifs guinéens et d’autres anonymes. C’est dans une salle pleine à craquer que le Ministre Mamadi Touré et les Ambassadeurs amis de la Guinée ont été chaleureusement accueillis et installés par l’Ambassadeur de Guinée en France entouré de ses principaux collaborateurs.

Après les salamalec d’usage, c’est le patron de l’Ambassade qui a pris la parole. L’enfant de Kankan a, dans son discours, souhaité la bienvenue aux invités avant de retracer l’histoire de la Coopération bilatérale entre la France et la Guinée, de 1958 à nos jours. Pour l’ancien haut cadre de l’UNESCO, les relations entre la France et la Guinée sont excellentes. Il a pris des exemples concrets pour illustrer ses propos dont celui de la hausse de l’enveloppe de l’aide bilatérale. « Je me réjouis du soutien concret de la France et du soutien personnel du président de la République française en portant son aide bilatérale à la Guinée à un niveau jusque-là inégalé (de 350 millions d’euros à 501 millions d’euros) » se félicitera monsieur Camara. Au cours de cette prise de parole ponctuée d’applaudissements de l’auditoire, l’Ambassadeur a demandé l’aide de chacun et tous pour lutter contre l’immigration clandestine des jeunes mineurs qui ternit l’image de notre pays. Il a également exhorté nos compatriotes aux respects scrupuleux des lois de la République française, condition sine qua non d’une intégration réussie dans le pays d’accueil, en l’occurrence la France.

Pour sa part, le patron de la diplomatie guinéenne a mis l’accent sur les valeurs historiques dont notre pays a été pionnier au lendemain de notre indépendance. Mamadi Touré a vivement souhaité que la Guinée retrouve cette place qui nous honorait sur le plan culturel, économique et historique.

Après les discours, la fête s’est poursuivie autour du cocktail offert par l’Ambassade. C’était le moment d’échanges et de prise de connaissances entre les invités.

L’évènement fût aussi marqué par la brillante prestation de plusieurs vedettes de la musique guinéenne dont Doura Barry et Mory Kanté. C’est dans cette ambiance festive que la fête s’est poursuivie jusque tard dans la soirée.

Malgré le tohu-bohu de la classe politique guinéenne autour de l’épineuse question sur une nouvelle constitution, aucune altercation à caractère politique, ethnique et religieuse n’a eu lieu durant ces festivités du 61ième anniversaire de notre indépendance. Pourtant, parmi les invités, on notait la présence de nombreux responsables politiques, aussi bien de la mouvance que de l’opposition. Comme quoi, les Guinéens peuvent mettre leurs différences de côté, le temps de la fête nationale. Et, nos compatriotes vivants en France se sont donné rendez-vous au 02 Octobre 2020 dans l’espoir que la Guinée sera plus forte et plus unie.

De paris (France), Alpha Oumar DIALLO pour Guineematin.com

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France : un guinéen meurt dans un accident de moto, la police mise en cause

11 octobre 2019 à 12 12 06 100610

Un jeune guinéen a trouvé la mort dans un accident de la circulation le dimanche, 06 octobre 2019, en France. Sa famille qui accuse la police française d’être à l’origine de sa mort, a déposé plainte pour homicide involontaire. Une information judiciaire a été ouverte hier, jeudi 10 octobre sur cette affaire, a appris Guineematin.com de médias français.

Ibrahima Bah, 23 ans, originaire de la préfecture de Pita (en moyenne Guinée), circulait en moto à proximité d’une opération de police dans le quartier de la Ceriseraie, à Villers-le-Bel, dans le Val-d’Oise. Selon un communiqué du parquet de Pontoise, des témoins ont expliqué que le jeune serait passé au moment où des policiers avaient fait arrêter une voiture à un carrefour après des « infractions routières ».

« Un des fonctionnaires de police, par geste et par la voix, lui aurait fait signe de ralentir. Dans des circonstances qui restent encore floues, Ibrahima est allé percuter le poteau métallique d’un lampadaire. Il a trouvé la mort sur place. De son côté, la famille de la victime estime la police a joué un rôle dans la chute du jeune. Elle a déposé plainte contre X pour homicide involontaire.

Selon l’avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou, des « témoins qui ont assisté à toute la scène ont indiqué qu’un véhicule de police a pu être responsable de la chute mortelle ». L’enquête, désormais diligentée par un juge d’instruction, doit permettre de faire la lumière sur « les circonstances entourant la chute », précise le procureur de Pontoise Éric Corbaux.

Lundi dernier, un millier de personnes se sont rassemblées à Villiers-le-Bel pour réclamer « la vérité » sur les circonstances de la mort d’Ibrahima Bah. Une mort qui intervient près de 3 mois après celle de Mamoudou Barry, un enseignant-chercheur guinéen, agressé mortellement le 19 juillet 2019 près de Rouen, dans l’ouest de la France.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Niamey : « Non à un 3ème mandat en Afrique »

3 octobre 2019 à 11 11 51 105110
Alpha Condé veut changer la Constitution pour avoir un mandat à vie à la tête de la Guinée

Plusieurs anciens chefs d’Etat, des constitutionalistes de renommée mondiale sont à Niamey dans le cadre d’une Conférence internationale sur le Constitutionalisme et la Consolidation de la Démocratie en Afrique. Nicéphore Soglo du Benin, Goodluck Jonathan du Nigeria, Mahamane Ousmane, ancien président du Niger, ainsi que l’ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Searlef sont invités à la réunion.

Le chef de l’état nigérien, Issoufou Mahamadou, hôte du sommet, a réaffirmé son engagement à ne pas se représenter lors élections présidentielles de 2021. « Je respecterai scrupuleusement les dispositions de la République du Niger. Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu, ce sera une première dans notre pays depuis son accession à l’indépendance », a déclaré le président Issoufou Mahamadou

Tout en faisant remarquer qu’en Afrique, 35 pays ont limité les mandats, 12 n’ont aucune limitation, six ayant aboli la limitation et deux ayant modifié la limitation, Issoufou Mahamadou a ajouté que « le peuple aspire au changement de manière périodique et la limitation de mandats lui offre cette opportunité ».

Selon un participant, l’objectif de la rencontre de Niamey est d’amener les dirigeants africains, notamment ceux de la sous-région, à éviter de modifier la constitution de leur pays pour s’éterniser au pouvoir.

Un signal fort pour dissuader certains présidents de la sous-région qu’il « y a une vie après la présidence » dira le participant.

Les discussions, qui dureront trois jours, sont organisées par le National Democratic Institute (NDI) en partenariat avec Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), Africa Forum et la Fondation Koffi Annan.

Lire la suite sur le site de la BBC

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An 61 de l’indépendance : des enfants guinéens de Toronto (Canada) à l’honneur !

3 octobre 2019 à 5 05 50 105010

« Indépendance et diversité culturelle guinéenne à l’honneur des enfants de la communauté guinéenne de Toronto », c’est le thème choisi cette année par l’AFROGUI (Amicale Francophone des Guinéens et Guinéennes de l’Ontario), au Canada, pour célébrer l’an 61 de notre souveraineté nationale, après le « Non » historique du 28 Septembre 1958.

Sponsorisé par l’entreprise BNB TRANSFERT, cet évènement connaîtra sans nul doute un grand succès, le 5 Octobre prochain.

Au programme : Accueil et intonation de l’Hymne National de la Guinée par les enfants guinéens de Toronto, suivis de la présentation Power Pointe des objets d’Arts et des lieux touristiques de la Guinée et des témoignages de trois membres de la communauté sur les fêtes d’indépendance et la diversité culturelle.

Il est également prévu la présentation artistique de M. Kanté Amara (Djembé et dance traditionnelle). Entre autres, l’allocution du président de l’AFROGUI, Monsieur Abdourahamane Diallo, celle de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de la République de Guinée au Canada et du défilé des enfants en tenues traditionnelles de notre pays.

Cette fête s’annonce donc très riche en couleurs ! Comme pour dire que nos compatriotes vivant au Canada ne sont pas du tout en reste de la célébration de notre indépendance, bien que programmée en différé. Pas étonnant pour quiconque connaît le dynamisme et le patriotisme qui animent tous les membres de cette association créée, le 27 septembre 2003.

Aussi, faut-il noter avec force, que l’organisation de la fête de l’indépendance de la Guinée à Toronto, une première d’ailleurs, était inscrite dans son programme de redynamisation et des innovations à apporter au sein de l’association depuis son congrès du 13 Avril dernier.Car, planifier et organiser des activités intéressantes pour les enfants, c’est de créer et d’entretenir l’harmonie au sein de l’association. Sinon, c’est de montrer aux enfants se trouvant loin du pays ce qu’a représenté leur pays dans l’émancipation des autres nations du continent africain et ailleurs. Plus encore, c’est d’éviter que les enfants guinéens de l’extérieur soient déracinés sur le plan culturel.

Bonne fête à toutes et à tous !

ThiernoTanou Diallo

Secrétaire Général Adjoint AFROGUI

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Élection du Bureau des jeunes de la section -Crown Heights Brooklyn –USA (Compte rendu)

2 octobre 2019 à 9 09 24 102410

Conformément aux dispositions statutaires et réglementaires du parti l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), la fédération de Brooklyn-USA a procédé à l’installation du Bureau des jeunes de la section -Crown Heights le lundi, 30/09/2019.

C’est dans une ambiance festive que l’élection s’est déroulée. Cette élection s’est passée sous les yeux vigilants de Mr Alpha Issagha Diallo et de El hadj Ousmane Diallo tous membres de la Direction nationale du parti, ainsi que le Secrétaire Fédéral intérimaire, Mr Alpha Oumar Samoura accompagnés du secrétaire général de la section Ibrahima Dara, de la présidente des femmes Kadiatou Barry et tout leur staff. Il y avait neuf(9) postes à pourvoir, Mr Saliou Barry a été élu Secrétaire Général de la jeunesse de la dite section pour un mandat de trois (3) ans.

Après avoir remercié et félicité les jeunes pour leur brillante élection, Mr Samoura a saisi l’occasion pour dénoncer les malversations financières du gouvernement et la souffrance que les Guinéens endurent malgré d’énormes potentialités économiques du pays. Il a également exhorté les militants de l’UFDG à rester mobilisés pour défendre et préserver les acquis démocratiques du pays. C’est dans cette optique que certains responsables ont émit l’importance de défendre la constitution tout en refusant à l’actuel Président de violer la constitution pour s’octroyer un troisième mandat ou une présidence à vie.

Étant conscients que que la démocratie fonctionne de la base au sommet, les responsables de la fédération procéderont à l’élection des bureaux des jeunes de la section de Flatbush et de East New York dans les prochaines semaines, et qui sera suivie de l’élection du Bureau des jeunes de la fédération de l’UFDG de Brooklyn.

La cérémonie s’est terminée dans une atmosphère émouvante où les militants et représentants des différentes structures de la fédération restent résolument déterminés pour contrer Les velléités machiavéliques de Alpha Condé et participer à l’élection de président Elhadj Cellou Dalein Diallo en 2020.

À noter que la liste des membres élus de la section sera transmise à qui de droit.

Hamidou BARRY
Sec. Communication et information du Bureau Fédéral de Brooklyn

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Massacre du 28 septembre 2009 : à la rencontre d’une victime qui vit dans la misère à Dakar

1 octobre 2019 à 14 02 34 103410

Le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre 2009 dans le stade du même nom à Conakry a été commémoré en fin de semaine dernière en Guinée. Une date renfermant souvenirs traumatisant et colère frénétique chez la plupart des victimes encore vivantes qui ne réclament que la justice. C’est le cas de Fatoumata Barry qui a fui le pays après ces douloureux événements pour se réfugier dans la capitale sénégalaise.

Comme beaucoup de guinéens, elle a suivi la sortie médiatique du ministre guinéen de la justice par intérim à la veille de cette date anniversaire. Mohamed Lamine Fofana a tenu à rassurer que son département est à pied d’œuvre pour permettre la bonne tenue du procès. Il promet qu’avant la fin de l’année, il y aura une évolution dans le dossier.

Nonobstant ces propos du ministre guinéen de la justice qui peuvent constituer une lueur d’espoir pour ces nombreuses victimes qui ont soif de justice, Fatoumata Barry est loin d’être rassurée. Pour elle, il ne s’agit là que d’une simple promesse qui, comme les précédentes, ne sera pas suivie d’effet. Car certaines personnes inculpées par la justice guinéenne continuent de bénéficier du soutien et de l’appui de l’actuel chef de l’Etat Alpha Condé.

Fatoumata Barry qui vit dans des conditions extrêmement difficiles à Dakar, explique qu’elle arrive à survivre grâce à son petit commerce. Elle vend du thé et des bonbons.

Un petit commerce dont les bénéfices ne lui permettent pas de se nourrir à sa faim, encore moins se prendre une chambre. C’est pourquoi, elle est actuellement sans domicile fixe dans la capitale sénégalaise. C’est avec beaucoup d’inquiétudes et d’impuissance qu’elle assiste à la tombée de chaque nuit. Car cette période représente pour elle celle de tous les dangers.

Avec un air triste, elle lance : « ma situation est critique. Sans maison, je suis dans l’insécurité. Dormir dans des chantiers en construction où sur la terrasse des gens n’a rien de rassurant d’autant plus que je suis une femme. »

Se sentant abandonnée, elle ne cache pas sa frustration envers son parti, l’UFDG, qui ne lui apporte aucune assistance et aucune attention. A la question de savoir est-ce qu’elle a été contactée par les ONG guinéennes s’intéressant au sort des victimes du massacre du 28 septembre 2009, elle sourit timidement et répond par la négative.

« Je n’ai été contactée par personne. Ni même par l’association des victimes du massacre du 28 septembre 2009. Si vous ne m’aviez pas donnée l’opportunité de m’exprimer en ce jour marquant le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre, personne n’allait même se rappeler de mon existence », soutient-elle.

C’est avec fulgurance qu’elle passe du rire à la mélancolie, de la colère à la détermination de rentrer en Guinée afin de poursuivre la lutte pour l’instauration d’un vrai Etat de droit, socle de tout développement.

Par Alpha Amadou Diari Diallo, blogueur guinéen vivant à Dakar

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Décès de Jacques Chirac : les hommages de l’opposant guinéen Ibrahima Sakho

1 octobre 2019 à 13 01 26 102610
Les défunts présidents Lansana Conté et Jacques Chirac à l’inauguration du barrage Garafiri, en 1998

Les réactions continuent de se faire entendre à travers le monde suite à la mort de l’ancien président français Jacques Chirac, décédé la semaine dernière à Paris. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com depuis la capitale française où il se trouve, l’opposant guinéen Dr Ibrahima Sakho a regretté la perte d’un grand ami de l’Afrique et la Guinée. Le président du parti CPUG a rendu un vibrant hommage à l’ancien chef d’Etat français.

Dr Ibrahima Sakho, président du parti CPUG

« C’était un grand homme politique français. Il était un grand ami de l’Afrique et en particulier de la Guinée. On se souviendra de lui comme un personnage qui a beaucoup aidé la Guinée ne serait-ce que dans la construction du barrage hydroélectrique de Garafiri. Il a contribué beaucoup financièrement à l’époque du président Lansana Conté. On peut aussi parler de cet homme politique français qui s’est aussi battu pour la libération du professeur Alpha Condé qui est notre président actuel. C’est une énorme perte pour nous. Et, nous présentons nos condoléances à sa famille naturelle mais aussi à toute la France », a-t-il réagi.

Par ailleurs, Dr Ibrahima Sakho s’est prononcé aussi sur certains sujets qui font l’actualité en Guinée. C’est notamment la date annoncée par le président de la CENI pour la tenue des élections législatives. Le jeune opposant trouve le chronogramme proposé irréaliste et dénonce une mascarade en cours de préparation. C’est pourquoi, il appelle « tous les patriotes guinéens, tous les démocrates guinéens à ne pas participer à cette mascarade. Parce que s’ils font ces élections alors que nous avons un fichier électoral tronqué, c’est que le gouvernement actuel et Alpha Condé ont des idées derrière la tête.

A savoir certainement une fraude massive et la corruption généralisée pour pouvoir engranger d’éventuels résultats en leur faveur. Cela peut conduire à des violences dans notre pays, chose qu’on ne souhaite pas. Nous voulons la paix, l’unité et une véritable démocratie dans notre pays. Aucune personne soucieuse du bonheur de nos concitoyens guinéens ne voudra participer à ces élections législatives qui seront certainement biaisées et qui peuvent engendrer d’autres violences postélectorales », a-t-il laissé entendre.

En ce qui concerne les consultations menées par le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana autour du changement de constitution ambitionné par le pouvoir, le président du parti CPUG a donné les raisons de la non-participation de sa formation politiques à ce débat. « On ne peut pas adhérer à des consultations de cette sorte lorsqu’ils ont déjà leurs idées arrêtées. De toutes les façons, ce régime doit être combattu et balayé », a lancé Dr Sakho.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Fuite de la misère : un autre guinéen est mort dans le train d’un avion

30 septembre 2019 à 15 03 15 09159

20 après la mort de Yaguine Koïta et Fodé Tounkara dans le train d’atterrissage arrière droit d’un appareil de la compagnie Sabena Airlines à destination de Bruxelles, un autre guinéen qui voulait fuir la misère qui sévit dans notre pays a perdu la vie la nuit d’hier à aujourd’hui, a-t-on appris des médias marocains.

Ce compatriote dont l’identité n’a pour le moment pas été révélée, a profité des failles sécuritaires de l’aéroport international de Conakry pour s’introduire dans le train d’un appareil de la RAM (Royal Air Maroc). C’est le vol AT526 (l’avion CN-ROA B737-800) qui a transporté ce jeune homme de Conakry pour Casablanca (Maroc) où son corps a été trouvé dès l’arrivée, à 06 heures 30’, indique-t-on.

A rappeler que comme Yaguine Koïta, Fodé Tounkara et tous ceux qui se perdent la vie dans la Méditerranée et les autres cimetières de l’exil, cette autre victime tentait de fuir la misère qui est une conséquence de la mauvaise gouvernance de la Guinée.

61 ans après l’indépendance nationale, les Guinéens cherchent toujours à fuir leur pays pour espérer une vie heureuse qu’ils ne rêvent pas trouver dans la terre de leurs ancêtres…

Guineematin.com présente ses condoléances à la famille éplorée et à l’ensemble du peuple de Guinée

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