New York : grogne à l’UFDG, 3ème mandat, visite aux Nations Unies… Cellou Dalein à Guineematin

18 juillet 2019 à 16 04 10 07107

Le Chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo, séjourne depuis quelques jours à New York, aux Etats-Unis d’Amérique. Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) est en compagnie de son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo.

Au cours de cette visite très chargée, avec de multiples rencontres, Cellou Dalein a accordé une interview au correspondant de Guineematin.com basé au pays de l’Oncle Sam. Dans cet entretien, le principal opposant au régime d’Alpha Condé revient sur l’objectif de son déplacement à l’étranger et sur l’actualité sociopolitique de la Guinée.

Guineematin.com : pour commencer, dites-nous pourquoi êtes-vous sorti avec madame Diallo cette fois-ci ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : moi, je devais venir ici pour rencontrer les fédérations, mais aussi pour alerter les Nations Unies et l’administration américaine sur les risques qui pèsent sur la paix et l’unité en Guinée, sur les velléités de monsieur Alpha Condé de changer de constitution afin de s’octroyer une présidence à vie. Et, madame Diallo aussi était invitée par les femmes de la Grande Bretagne et des Etats Unis. Donc, on est venus ensemble.

Guineematin.com : il paraît que ça grogne dans votre parti, qu’il y aurait des mécontents ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : vous savez, l’UFDG comme dans tous les grands partis, des incidents peuvent arriver. Mais, ça ne met pas en cause la cohésion de l’équipe. Il peut y avoir des problèmes de leadership dans une grande organisation comme l’UFDG, mais ça ne met nullement en cause la cohésion et la force de l’équipe. Ce n’est même pas des choses qui méritent d’être évoquées. Il y a toujours des petits soucis, ici et là, mais il n’y a pas quelque chose qui mettrait en cause la cohésion de l’équipe qui travaille au tour du président.

Guineematin.com : avec l’état actuel de la Guinée, l’injustice, la division ethnique, l’insécurité, la misère, la mafia au sein de l’Etat. Est-ce que vous êtes réellement prêts à diriger la Guinée ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : c’est pour pourquoi je souhaiterai diriger la Guinée. Je sais qu’il y a une mauvaise gouvernance, la corruption, il y a la division du pays, il y a la qualité des infrastructures qui ne nous satisfait pas, la qualité de l’éducation, l’unité nationale a été sévèrement menacée. J’ai l’ambition de réconcilier les guinéens, d’améliorer l’état de l’enseignement, de permettre au pays d’avoir un système éducatif plus performant, de moderniser les infrastructures et de créer une société moderne. C’est pourquoi je fais la politique. Si tout était bon, peut-être que je n’aurais pas fait la politique. Mais, j’estime qu’il y a beaucoup de choses à faire : il y a la pauvreté, il y a le chômage des jeunes en particulier qui à mon avis, ne sont pas des fatalités. Il suffit qu’on ait des politiques publiques plus performantes pour créer des opportunités d’emplois, pour améliorer les infrastructures, pour améliorer l’enseignement, se doter d’un système éducatif plus performant pour faire de la Guinée un pays où il fait bon vivre. C’est parce qu’il y a cette mauvaise gouvernance dont vous parlez, la corruption, le détournement des deniers publics, que j’ai décidé de faire la politique. C’est pour changer ça et répondre aux attentes de la population.

Guineematin.com : dans ce cas, si vous êtes élu président de la République en décembre 2020, combien de temps donneriez-vous au peuple de Guinée pour qu’il sente le changement tant attendu ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : écoutez, c’est toujours un processus (rires). Le processus de réconciliation, c’est un processus qui n’est pas facile. On a malmené l’unité nationale, on a divisé les guinéens en fonction de leur appartenance ethnique, en fonction même de leur appartenance politique. Mon ambition, c’est de faire en sorte que chaque guinéen, quel que soit le parti auquel il appartient, quel que soit l’ethnie dont il est ressortissant, qu’il soit en sécurité, et lui et ses biens, et qu’il puisse exercer pleinement tous les droits qui lui sont reconnus par les lois de la République. Et, je ferai en sorte qu’il y ait plus de tolérance, plus de fraternité et plus de compréhension avec les différentes composantes politiques et socioprofessionnelles.

Guineematin.com : vous portez confiance au FNDC. Et si c’était une diversion pour permettre à Alpha Condé de mieux préparer son coup. Quel contrôle avez-vous sur ce front ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : je suis membre-fondateur du FNDC. Ce n’est pas une diversion, c’est un mouvement qui rassemble en son sein la quasi-totalité des partis politiques guinéens, les organisations de la société civile, des syndicats, des artistes, des grands intellectuels, des magistrats et tous ceux qui veulent barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat pour que la Guinée puisse être une démocratie apaisée, capable de permettre une alternance démocratique ; pour ne pas qu’on soit chaque fois obligé d’attendre que le Chef d’Etat meurt pour qu’il y ait l’alternance. Il faut que, si le peuple veut sanctionner un dirigeant, qu’il vote contre lui et qu’on limite le nombre de mandats à exercer par un président. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou non, a dit notre constitution. Il faut qu’on veille au respect de ça.

Guineematin.com : on a entendu ces derniers temps Mahamadou Issoufou du Niger et Georges Wéah du Libéria contre les chefs d’Etat qui voudraient modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir. Quelle lecture faites-vous de la position des chefs d’Etat de la CEDEAO, de l’Afrique et de la communauté internationale en générale sur le projet de changement de la constitution et le 3ème mandat en Guinée ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : je crois qu’Alpha Condé est seul dans ce projet. Ses amis les plus proches : on a écouté Me Boukounta, on a écouté Albert Bourgi. Il y a beaucoup qui ne se sont pas exprimés publiquement, mais qui ont essayé de nous faire passer le message. C’est une initiative dangereuse pour la paix, pour la stabilité de notre pays et de la sous-région. Je pense qu’il y a beaucoup d’autres qui ont essayé de le dissuader et malheureusement comme il s’entête, je crois que ça ne sera que malheur pour lui-même. Parce qu’il aurait pu sortir par la grande porte, sortir avec les honneurs et considération qui lui seraient dû en tant qu’ancien président, même si sa gouvernance a été catastrophique, il aurait pu quand même organiser des élections libres, transparentes et transférer le pouvoir à celui que le peuple de Guinée aurait choisi. Mais, il persiste. Je sais qu’il y a beaucoup de personnalités extérieures et même intérieures qui ont essayé de le dissuader. Mais, jusqu’à présent, je pense que ces personnalités n’ont pas réussi à faire fléchir monsieur Alpha Condé qui ne veut pas du tout quitter le pouvoir.

Guineematin.com : vous étiez aux Nations Unis, vous avez rencontré les représentants de la communauté internationale certainement. Est-ce qu’on peut savoir ce que vous vous êtes dit là-bas ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : j’étais aux Nations Unis, j’ai rencontré la secrétaire générale adjointe des Nations Unis. D’abord, je lui ai remis le mémorandum du FNDC et ensuite je lui ai expliqué la situation qui prévaut en Guinée, et surtout les risques, les menaces qui pèsent sur la stabilité et qui sont liées cette velléité de monsieur Alpha Condé de changer de constitution. J’ai parlé bien entendu des problèmes économiques, des problèmes sociaux, au plan politique, économique dans le pays, un pays où les droits humains ne sont pas respectés, où la démocratie a reculé ces derniers temps, où il y a un pillage systématique des ressources naturelles. Donc, nous y avons été pour dénoncer tout cela.

Propos recueillis à New York par Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

Lire

Cellou Dalein à New York : « 2020 ne sera pas comme 2010, l’histoire ne se répétera pas »

16 juillet 2019 à 13 01 24 07247

En tournée depuis quelques jours aux Etats-Unis d’Amérique, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a conféré avec les fédérations de son parti à New York avant-hier, dimanche 14 juillet 2019. Le principal opposant au régime Alpha Condé a mis l’occasion à profit pour appeler à la mobilisation contre le controversé projet de nouvelle qui vise à octroyer un troisième mandat à l’actuel président guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Devant ses partisans fortement mobilisés, le chef de file de l’opposition guinéenne a commencé par rendre hommage à ses militants décédés, en demandant à l’assistance d’observer une minute de silence en leur mémoire. Cellou Dalein Diallo s’est félicité aussi de l’accueil dont il a fait l’objet à New York, avant d’appeler à plus de mobilisation contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

« A New York, à l’occasion de toutes mes visites, j’ai senti cette confiance, cette affection, cette volonté de me porter à la présidence de la République de Guinée. Les jeunes, les sages, mes sœurs, je suis content de vous. S’il plaît à Dieu, nous atteindrons notre objectif. Vous savez, dans un combat, lorsqu’on arrive à destination, les derniers tronçons vont être très durs. Ça va être dur, mais Alpha Condé saura qu’il veut toucher à quelque chose qu’il ne devrait pas toucher, je veux parler de la constitution. Il faut qu’on se mobilise. Ce combat contre le changement de la constitution, n’est pas un combat de l’UFDG. C’est un combat du peuple de Guinée, et l’UFDG va apporter sa contribution », promet-t-il.

D’ailleurs, le président de l’UFDG a rappelé que c’est « un large consensus qui s’est dégagé pour barrer la route aux promoteurs de 3ème mandat. Et, tous les Guinéens de tous les âges, de toutes les catégories socioprofessionnelles, de tous les partis politiques, de toutes les organisations de la société civile, de toutes les organisations syndicales, les imams, les Kountiguis, beaucoup se sont exprimés, beaucoup n’ont rien dit, mais ils sont contre. Le jour où le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) va lancer le mot d’ordre de prendre la rue, c’est toute la Guinée que vous verrez dehors, je puis vous assurer de ça. Tout le monde est mobilisé, personne n’est d’accord avec lui. Et, je voudrais saluer à mes côtés madame Sanoh Doussou Condé, c’est une femme brave. Lorsqu’elle a vu que le RPG est en train de déraper, de dérailler, elle a pris ses responsabilités, elle a dénoncé la mauvaise gouvernance. Elle n’est pas de l’UFDG, mais nous partageons les mêmes valeurs, la même lecture des réalités et nous avons décidé de nous battre ensemble pour apporter le changement dont notre peuple est en droit d’attendre de ses dirigeants. (…) Je sais que vous êtes déterminés, je sais également que certains d’entre vous s’interrogent : est-ce que 2020 ne sera pas comme 2010 ? Ça ne sera pas comme 2010, je puis vous rassurer, l’histoire ne se répétera pas », a-t-il dit avec insistance.

Cellou Dalein Diallo a tenu à rassurer aussi ceux qui se demandent s’il parvient à accéder à la magistrature suprême est-ce qu’il sera le président de tous les Guinéens. « Je l’ai dit, je serai le président de tous les Guinéens. Je ne ferai pas de chasse aux sorcières parce que mon objectif premier c’est de chasser la haine et de réconcilier les Guinéens. Cette division, cette haine, cette violence qui ont cours aujourd’hui en Guinée, ne sont pas des fatalités. La réconciliation sera la première priorité de l’UFDG au pouvoir. Aujourd’hui, monsieur Alpha Condé a accentué la division en Guinée sur des bases ethniques, en stigmatisant, en excluant, en faisant du tribalisme l’instrument de conquête et de gestion du pouvoir.

C’est inacceptable. Il ne mérite pas, il n’est pas digne de la fonction présidentielle. Mais comme il s’attaque à la constitution, c’est un parjure, parce qu’il avait prêté serment sur cette constitution. Il avait juré de respecter et de faire respecter cette constitution. Nous allons nous mobiliser et nous allons gagner, nous allons accéder au pouvoir en tant que UFDG. Et nous allons réconcilier les Guinéens, promouvoir la fraternité entre les fils de ce pays, qui ont tant souffert de la violence », a promis le principal opposant guinéen.

De New York, Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 646 591 2659

Lire

Pêche : le ministre Frederick Loua reçu à Saint Petersburg (Russie) et à Bruxelles

16 juillet 2019 à 11 11 52 07527

Le ministre guinéen des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime est en visite en Europe depuis quelques jours. Après avoir pris part au 3ème forum international de la pêche et de l’exposition internationale de l’industrie de la pêche, des fruits de mer et des technologies, du 10 au 12 juillet 2019, à Saint Petersburg, Frederick Loua a effectué une visite de travail au siège de l’Union Européenne, à Bruxelles hier lundi, 15 juillet. Cette tournée a été l’occasion pour la forte délégation guinéenne d’avoir des échanges fructueux avec les partenaires.

Le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a été reçu ce lundi au siège de l’Union Européenne, à Bruxelles. La délégation guinéenne était conduite par Frederick Loua. Il était accompagné notamment de Dr Ousmane Sylla, ambassadeur de la Guinée auprès des pays du Benelux et de l’Union Européenne ; de Mme Touré Aissatou Diallo, conseillère chargée de missions au ministère des pêches ; et de quelques cadres de la représentation diplomatique guinéenne à Bruxelles.

Le ministre Loua a eu une première séance de travail à la DG MARE. Durant cette séance de travail, le ministre a présenté le rapport des activités menées par son département de janvier à juin 2019, un rapport appuyé par les bulletins statistiques des pêches maritimes de 2017 et de 2018.

En réponse, la direction de la DG MARE, a indiqué avoir pris bonne note du rapport d’activités et des bulletins statistiques présentés par la délégation guinéenne, avant de faire part de quelques recommandations à la partie guinéenne en ce qui concerne la certification sanitaire des captures. Ce qui va permettre à la Guinée de pouvoir exporter ses produits halieutiques vers les pays de l’Union Européenne.

La deuxième séance de travail de la délégation européenne à Bruxelles a été la rencontre avec la direction générale de la coopération internationale et du développement (DEVCO). C’est la patronne de cette direction qui s’est entretenue avec la forte direction guinéenne. Le ministre Loua a saisi l’occasion pour exposer les orientations stratégiques en matière de pêches en Guinée, ainsi que les perspectives de promotion des chaînes de valeur de l’activité de pêche en faveur des jeunes et des femmes. L’objectif recherché étant la formulation et le financement de projets susceptibles de créer des revenus pour combattre la pauvreté de la gent féminine et l’immigration clandestine.

La directrice de la DEVCO a rassuré la délégation guinéenne de la disponibilité de l’Union Européenne à soutenir les réformes engagées au niveau du secteur de la pêche en Guinée et a également informé de l’existence de la nouvelle Alliance Afrique-Union Européenne, dans le cadre du soutien au secteur privé.

La dernière étape de la visite du ministre Loua à l’Union Européenne a été la rencontre à la direction SANCO, avec la directrice Mme Anne Bucher et son équipe.

Pour rappel, avant de poser ses valises à Bruxelles, la délégation du ministère de la Pêche a participé au 3ème forum international de la pêche et de l’exposition internationale de l’industrie de la pêche, des fruits de mer et des technologies, qui s’est tenu du 10 au 12 juillet à Saint Petersburg, en Russie.

Au cours des travaux de ce forum international, le ministre s’était fait remarquer par une participation de qualité aux débats qui ont ponctué les différents panels organisés à cette occasion.

En marge de ce forum, le ministre Frederick Loua, avait eu des discussions avec le vice-ministre de l’agriculture de la fédération de Russie, chef de l’agence fédérale des pêches de la fédération de Russie, Ilya Shestakov, sur l’accord de coopération entre les deux pays et les opportunités d’investissement et d’élargissement de cette coopération, dans le secteur des pêches.

La signature d’un PV de travail entre les deux responsables du secteur des pêches a sanctionné les discussions. Il faut dire que cette signature a eu lieu en présence du secteur privé russe, qui pourrait être intéressé aux opportunités d’investissement qu’offre la Guinée dans le secteur.

Guineematin.com

Lire

Guinée : la France appelle à « un débat politique ouvert, inclusif, pacifique » avant les élections de 2019 et 2020

15 juillet 2019 à 1 01 45 07457

L’ambassade de France en Guinée et en Sierra-Leone a organisé une réception pour célébrer la fête nationale ce dimanche, 14 juillet 2019. Organisée à sa résidence à la Minière, cette cérémonie qui commémore la prise de la Bastille, en 1789, a été marquée par la présence des membres du gouvernement dont le Premier ministre, des présidents des institutions nationales et internationales, des ambassadeurs et corps diplomatiques accrédités auprès du gouvernement guinéen, des chefs d’entreprises et des amis de la France. Le diplomate français en poste en à Conakry, a mis l’occasion à profit pour magnifier les bonnes relations que son pays entretien avec la Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN, ambassadeur de France en Guinée
Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN, ambassadeur de France en Guinée

Dans son discours, Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN a rappelé les menaces de tout genre qui planent sur nos pays : le dérèglement climatique, le problème d’accès à l’eau potable, la lutte contre le sous-développement, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre les trafics (notamment ceux des êtres humains) entre autres. Si les dirigeants ne prennent gardes, prévient l’ambassadeur, ces menaces risquent de porter atteinte à la stabilité de nos Etats. En ce qui concerne la France, Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN a expliqué que son pays a déjà pris des dispositions contre ces fléaux. « Notre pays accueillera en novembre prochain, la deuxième édition du forum de Paris pour la paix, qui rassemble de nombreux Chefs d’Etat et de gouvernements, des chefs d’entreprises, élus locaux, présidents d’associations, intellectuels, chercheurs, représentants des médias. L’an dernier, plus de 6 000 participants venus des cinq continents ont ainsi pris part aux échanges sur des solutions que nous pourrons apporter ensemble aux principaux défis que le monde doit relever », a-t-il fait savoir.

Sur le plan bilatéral, l’ambassadeur Jean-Marc GROSGURIN a dit que la France est plus qu’engagée aux côtés du gouvernement guinéen dans le cadre d’un partenariat renforcé et diversifié. « Partenaire historique de la Guinée, les engagements de la France dans le cadre du PNDES, la feuille de route du développement du pays totalise un demi-milliard d’euros pour la France pour la période 2016-2020. 477 millions d’euros sont mis en œuvre à travers l’Agence Française de Développement (AFD). (…) en 2019, les engagements de l’AFD ont atteint 130 millions d’euros, tous outils confondus. Oui, le partenariat entre la France et la Guinée se renforce », s’est-il félicité.

Abordant les échéances électorales attendues en Guinée cette année et l’année prochaine, le diplomate Français a indiqué que son pays encouragera toujours la voie du dialogue en Guinée, cela pour favoriser les règlements consensuels entre acteurs politiques. « Dans la perspectives de nouvelles échéances électorales, fin 2019 et 2020, la France, l’un des nombreux partenaires internationaux de la Guinée, appelle de ses vœux à un débat politique ouvert, inclusif, pacifique, ainsi qu’un processus électoral libre, honnête, démocratique, transparent, garantissant la crédibilité du scrutin. Et en tout état de cause, quel que soit le choix du peuple guinéen lors des prochaines consultations, il sera essentiel pour le pays de poursuivre les réformes engagées, d’intensifier les efforts déployés au bénéfice des populations, notamment de la jeunesse guinéenne. Il sera également essentiel de tout mettre en œuvre pour préserver la stabilité du pays, pour permettre ainsi à la Guinée qui est placée depuis quelques années sur les radars des investisseurs continentaux et internationaux de rester ouverte aux bailleurs et aux hommes d’affaires désireux de promouvoir les projets économiques et contribuer aux processus de développement du pays », a exhorté Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN.

Dr. Djéné Kéita, ministre de la Coopération et de l’intégration africaine,
Dr. Djéné Kéita, ministre de la Coopération et de l’intégration africaine

Dans son discours réponse, madame la ministre de la Coopération et de l’intégration africaine a dit la joie du gouvernement guinéen de prendre part à cette fête nationale française. Selon elle, « le 14 juillet offre l’occasion de nous souvenir, nous souvenir de la grandiose fête de l’union de la nation française, rassemblée autour de la devise : Liberté, Egalité, Fraternité. Monsieur l’ambassadeur, nous apprécions à juste titre les principes de la politique étrangère française basés sur les valeurs universelles. Cette capacité de la France à agir ensemble avec ses partenaires de l’Europe et du monde pour relever les nombreux défis qui s’imposent à l’humanité (…). Monsieur l’ambassadeur, notre détermination à consolider et à diversifier la coopération franco-guinéenne est sans faille. La France est sans doute l’un des premiers partenaires de la Guinée. Elle intervient dans notre pays à travers l’Agence Française de développement et le service de coopération et d’action culturelle qui sont les principaux outils de la coopération franco-guinéenne. Ces deux bras opérationnels de la France interviennent sur le terrain grâce aux opérateurs comme l’institut de recherche pour le développement, le centre de coopération internationale, et la recherche agricole pour le développement », a notamment expliqué la ministre Dr Diéné Keïta.

Cette cérémonie a pris fin par un banquet offert par l’ambassadeur de France en Guinée. Le tout couronné par des échanges cordiaux entre français et guinéens. La soirée fut belle.


Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Boké : les présidents Condé et Weah au port de Dapilon

12 juillet 2019 à 19 07 53 07537

Boké, 12 juillet 2019 – En visite de travail et d’amitié en Guinée, le Président de la République du Liberia, Son Excellence Georges Weah, en compagnie de son homologue guinéen, le Président Alpha Condé, a visité le port fluvial de Dapilon du consortium SMB (Société minière de Boké) Winning à Boké.

Construit en 2015, le port de Dapilon a de nos jours une production annuelle de 40 millions de tonnes de bauxite avec 10 000 emplois directs.

Le quai du port a été la première étape de cette visite des deux Présidents. Ce quai possède 10 grues de 13 tonnes par godet et une barge de 7 000 tonnes. La durée de chargement du bateau est de 9 heures.

De là, les Présidents Weah et Condé ont visité le pont flottant qui est le premier opérationnel en Afrique. Ce pont de 120 m de long et 40m de large appelé Winning Dreamdock, permet de faire la réparation des bateaux et les équipements flottants.

Le chantier naval dudit port qui est un atelier pour la réparation des bateaux a été la dernière étape de cette visite. Ce centre permet aussi de fabriquer les pièces des bateaux utilisés pour le transport minier et assurer la formation des techniciens locaux en maintenance. Ce qui rend autonome ce port en matière de pièces de rechange pour les bateaux. Selon les responsables de ce port, cet atelier est même capable de fabriquer un bateau de 50 m.

Le port de Dapilon qui s’étend sur 800 hectares va connaître aussi une extension les années à venir.

Le Bureau de Presse de la Présidence

Lire

Audience au ministère de la Défense : Daniel D. Ziankahn chez Dr. Diané

12 juillet 2019 à 10 10 33 07337
Daniel D. Ziankahn chez Dr. Mohamed Diané

En marge de la visite du président Georges Weah à Conakry, le ministre d’Etat chargé de la Défense nationale, Dr. Mohamed Diané, a reçu au Camp Samory son homologue libérien, Daniel D. Ziankahn.

L’entretien entre les deux ministres s’est déroulé en présence des proches collaborateurs de Dr. Mohamed Diané et a porté essentiellement sur le renforcement de la coopération militaire entre Conakry et Monrovia, à travers notamment la mise en place prochaine de patrouilles mixtes le long des frontières et le partage d’informations au niveau des différents Etats-majors.

Daniel Ziankahn et Dr. Diané
Daniel Ziankahn et Dr. Diané

Le ministre Diané a rassuré Daniel Ziankahn de la disponibilité des autorités guinéennes à tout mettre en œuvre pour que règne la paix et la stabilité, non seulement dans l’espace de la Mano river union, mais aussi et globalement dans la sous-région.

Le ministre libérien de la Défense tout en rappelant le rôle majeur joué par la Guinée pour le retour à une paix définitive dans son pays après les années difficiles de la guerre civile, a indiqué que son le Liberia ne servira jamais de base arrière pour déstabiliser un pays voisin. Daniel Ziankahn a souhaité établir une ligne directe avec son homologue guinéen pour traiter efficacement toutes les questions liées à la sécurité des deux pays amis.

Communiqué transmis par le service de communication du ministère de la Défense nationale

Lire

Enregistrement des naissances : Sant’ Egidio et ses partenaires lancent le projet Droit au Nom

12 juillet 2019 à 10 10 16 07167

Un consortium d’ONG italiennes se lance dans un vaste programme de sensibilisation pour l’enregistrement à la naissance des enfants en Guinée. C’est dans cette dynamique que la communauté de Sant’ Egidio, la CISV et LVIA ont lancé le projet intitulé Droit au Nom ce jeudi, 11 juillet 2019, au service Cancérologie de l’hôpital national Donka. C’était en présence de nombreuses personnalités, notamment le représentant de l’ambassadeur de l’Italie en Guinée, celui de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement, madame le maire de la commune de Kaloum, le directeur national de l’état civil et la représentante du gouverneur de la ville de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce projet Droit au Nom, financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement, est un programme de sensibilisation pour l’enregistrement à la naissance des enfants en Guinée.

madame Gloria Laura MELLANO, responsable de l'ONG LVIA et coordinatrice du projet Droit au Nom,
Mme Gloria Laura MELLANO

Dans son discours, madame Gloria Laura MELLANO, responsable de l’ONG LVIA et coordinatrice du projet Droit au Nom, est revenu sur les particularités du projet. « Ce projet est un projet qui prévoit la sensibilisation de la population à l’importance de l’enregistrement à la naissance dans les régions de Conakry et de Labé. L’exécution de ce projet va durer 2 ans. En Guinée, on travaillera en partenariat avec le CARP (Collège des Acteurs pour la Réduction de la Pauvreté) et la FMG (Fraternité Médicale Guinée). Donc, on descendra sur le terrain, pour faire des activités de sensibilisation, d’information et de formation pour les acteurs qui interviennent dans le domaine de l’état civil. Donc, le but c’est de sensibiliser les populations, les communautés, les leaders communautaires, les leaders religieux sur l’importance de cette action d’enregistrement à la naissance des enfants. On a vu qu’à Labé, le taux d’enregistrement à la naissance des enfants est de 59% contre 95% à Conakry. Mais ici, il y a des zones à couvrir pour que le taux puisse augmenter », a-t-elle expliqué.

Selon madame Evelina Martelli, l’idée de créer ce projet Droit au Nom est parti d’un certain nombre de constats à travers le monde. « Vous voyez dans le monde, il y a un grand nombre d’enfants qui ne sont pas enregistrés à l’état civil. Ce n’est pas un problème seulement guinéen, c’est un problème mondial. On estime que, sur les 125 millions d’enfants qui naissent chaque année dans le monde, 51 millions, soit plus 40% du total, ne sont pas enregistrés à la naissance. Environ la moitié de ces enfants vivent en Asie méridionale, tandis que l’Afrique subsaharienne enregistre les taux d’enregistrement des naissances les plus bas au monde. On estime que 2 enfants sur 3 ne sont pas enregistrés à la naissance en Afrique », a fait savoir madame Evelina Martelli de la communauté Sant’ Egidio.

Evelina Martelli, membre de la communauté Sant'Egidio
Mme Evelina Martelli

Parlant de l’importance de l’enregistrement à la naissance des enfants, Evelina Martelli n’a pas manqué de signaler les conséquences liées à l’absence d’une identité légale pour les enfants. « Il faut par exemple réfléchir à un problème important qui est la protection des filles : sans actes de naissance, il est plus difficile de les protéger contre le mariage précoce et contre l’exploitation pédopornographique. Mais, même dans des conditions ordinaires, en dehors des cas d’urgence, l’absence d’actes de naissance entraine des manques importants pour les enfants. Ici, en Guinée, comme dans de nombreux autres pays, les enfants qui ne sont pas enregistrés à l’Etat civil ne peuvent ni fréquenter l’école, ni passer de diplômes. Souvent, les enseignants ferment les yeux et permettent aux enfants d’aller malgré tout à l’école. Mais, par la suite, quand il arrive le moment de passer l’examen, les enfants ne peuvent pas se présenter et doivent abandonner leurs études. L’enregistrement des naissances a aussi beaucoup d’avantages pour l’Etat, parce cela peut lui permettre de connaître sa population qui naît, qui meurt et pourquoi elle meurt, permet également à l’Etat d’améliorer les conditions sanitaires au sein du système de santé pour les populations. C’est aussi très important pour un Etat d’avoir des statistiques fiables pour savoir quelle est la population qui se trouve dans une région, combien d’écoles primaires faut-il avoir pour que tous les enfants puissent avoir une chaise à l’école. Donc pour nous, c’est une façon d’aider les enfants, mais aussi d’aider l’Etat guinéen pour pouvoir améliorer son système de gestion du pays », a indiqué Evelina Martelli.

Pour sa part, le directeur national de l’état civil au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), Ibrahima Kaba, satisfait de l’initiative, s’est dit prêt à collaborer avec la communauté de Sant’ Egidio dans l’exécution du projet Droit au Nom. « Nous sommes très contents des initiateurs de ce projet et de ceux même qui s’occupent de son exécution. Nous les remercions et les félicitons. Notre département est prêt à faciliter de son côté l’exécution de ce projet important qui s’inscrit même dans la stratégie nationale de réforme de modernisation de l’état civil. Aujourd’hui, je crois qu’avec l’engagement de la coopération italienne, à travers LVIA et Bravo et le concours de tous les acteurs, le système de l’état civil guinéen sera davantage amélioré », a estimé Ibrahima Kaba.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

Lire

CAN 2019 : pourquoi les télévisions privées ne diffusent pas les matchs ?

10 juillet 2019 à 19 07 54 07547

Les quarts de finale de la CAN 2019 ont démarré ce mercredi, 10 juillet, en Egypte. Parmi les constats qui attirent les attentions depuis le début de cette compétition continentale, c’est le fait que la plupart des télévisions privées de la sous-région ouest-africaine, si ce ne sont pas toutes, ne diffusent pas les matchs. Qu’est-ce qui explique cette situation ? Guineematin.com a cherché à avoir une réponse à cette question.

Une compétition de football comme la Coupe d’Afrique des Nations est une occasion pour les médias, particulièrement les chaînes de télévisions, de marquer des points, mais aussi d’accroître leurs revenus. En effet, les matchs de football rapportent une grande audience, et par conséquent, des marchés publicitaires. Car, les entreprises profitent aussi des moments de matchs pour communiquer. Toute chaîne de télévision souhaite donc être rendez-vous d’un tel événement.

Mais, ce ne sont pas toutes qui ont cette possibilité. Car pour diffuser les matchs de la CAN, il faut absolument avoir les droits de retransmission. Ce qui n’est pas donné à tout le monde. Cette année, la Confédération Africaine de Football (CAF) a fixé les droits de retransmission télé à 250 000 dollars pour les pays de l’Afrique sub-saharienne. Une somme loin d’être abordable pour bon nombre de médias du contient.

Conséquence, la plupart des télévisions privées de la sous-région ouest-africaine, pour ne pas dire toutes, ne diffusent pas les matchs de la CAN Egypte 2019, puisque n’ayant pas acquis les droits de retransmission. En Guinée, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso etc., seuls les médias d’Etat et les chaînes internationales retransmettent les matchs en direct. Aucune télévision de ces différents pays n’a pu acheter les droits avec la CAF.

Ce qui démontre le manque de moyens dont souffre la plupart des médias privés de la sous-région. Car la publicité qui est leur principale source de revenu est, dans la plupart des cas, rare. Une situation qui limite leurs performances de ces et les empêche de concurrencer les médias internationaux.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

Lire

Pierre Ngom nouveau Représentant Résident du bureau de l’UNICEF en Guinée

4 juillet 2019 à 9 09 54 07547
Pierre Ngom, nouveau Représentant Résident du bureau de l’UNICEF en Guinée

Communiqué : Pierre Ngom est le nouveau Représentant Résident du bureau de l’UNICEF en Guinée. Il a présenté sa lettre d’accréditation au Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Étranger, le 2 Juillet 2019. Il est responsable de tous les aspects liés à la coopération entre l’UNICEF et la République Guinée.

Avant de rejoindre la Guinée, Pierre Ngom a occupé le poste de Représentant de l’UNICEF aux Comores de 2013 à 2016, et en Érythrée de 2016 à 2019.

Auparavant, de 2008 à 2013, il a été Chef régional de l’UNICEF en Suivi-Evaluation pour les pays du Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Il a apporté son assistance à l’analyse, l’évaluation et l’examen des programmes de pays menés par les bureaux de pays de la région ainsi que pour le renforcement des capacités de suivi et d’évaluation aux niveaux national et régional.

Pierre Ngom, nouveau Représentant Résident du bureau de l’UNICEF en Guinée
Pierre Ngom

Entre 2006 et 2008, Pierre Ngom a été Chef régional de Suivi-Évaluation de l’UNICEF pour l’Afrique orientale et australe. Il était chargé de conseiller les vingt bureaux de l’UNICEF de la région sur les problèmes de suivi et d’évaluation et de soutenir leurs efforts. Avant de rejoindre l’UNICEF, il a officié comme Conseiller Régional Recherche pour l’Afrique à Family Health International de 2003 à 2006, basé à Nairobi, Kenya. Il a apporté son assistance technique aux activités de recherche au niveau régional et a géré des projets de recherche sélectionnés pour les activités concernant la population. Il a ainsi participé au développement de la recherche sur la santé procréative. Chercheur Scientifique Principal à l’African Population and Health Research entre 1999 à 2003, il a eu à concevoir le programme de recherche et le plan d’activité de ce centre et a organisé la mobilisation des ressources pour soutenir les activités de recherche. Membre du Conseil de la population du Programme Navrongo du Ministère de la Santé du Ghana de 1994 à 1999, Pierre Ngom a à cet effet procédé au test du programme-pilote de Navrongo, un dispositif lié à la santé procréative fonctionnant au niveau des communautés et ciblant la population des zones à ressources limitées.

Pierre Ngom est titulaire d’un DUES en Mathématiques/Physique de l’Université de Dakar (Sénégal), d’un DEA en Démographie de l’IFORD (Yaoundé, Cameroun) et de l’IDP/Sorbonne (Paris, France), d’un MSC en statistique et économie appliquée de l’ENSEA (Abidjan, Côte d’Ivoire), et d’un doctorat en Démographie de l’université de Pennsylvanie (Philadelphie, USA). Il a publié de nombreux articles dans des revues à comité de lecture et dans des livres.

De nationalité sénégalaise, il parle couramment le français et l’anglais.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous.

Conakry, le 4 juillet 2019

Communiqué transmis par le service de communication de l’UNICEF en Guinée

Lire

Bruxelles : des guinéens manifestent devant le siège de la Commission européenne pour soutenir la nouvelle constitution

2 juillet 2019 à 10 10 54 07547

Décidément, les manifestations en faveur et contre la nouvelle constitution prennent de l’ampleur, tant en Guinée qu’au-delà de nos frontières. C’est justement dans cette logique qu’un groupe de Guinéens vivant dans les pays du Benelux (Belgique, Hollande, Luxembourg) viennent de mettre en place une structure de soutien aux actions du Président de la République et à la nouvelle constitution. Le baptême de feu du « Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution » se déroule ce mardi, 02 juillet 2019, via une manifestation pacifique devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles en Belgique, a constaté sur place l’envoyé spécial de Guineematin.com à Bruxelles.

Porté sur les fonts baptismaux le 18 juin 2019 et comme son nom l’indique, le « Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution » se fixe comme objectif « d’informer objectivement, sans passion, sans haine, la nécessité de doter le Peuple de Guinée d’une constitution digne de foi, votée par ses mandataires à l’Assemblée Nationale et non par des personnes nommés par décret ». C’est ce qu’a indiqué à l’envoyé spécial de Guineematin.com l’ambassadeur de Guinée auprès des pays du Benelux, Docteur Ousmane Sylla, par ailleurs ancien ministre des Mines.

L’ambassadeur Ousmane Sylla

Selon l’ambassadeur Sylla, « l’actuelle constitution n’est pas l’émanation du Peuple. Le Président de la République a le plein droit et la légitimité de consulter ses compatriotes, à travers un référendum, conformément aux dispositions de l’article 51 de l’actuelle constitution, pour recueillir leur avis sur une nouvelle constitution. Convaincu du bien-fondé de la démarche du « Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution », le Service Européen des Actions Extérieures, a daigné accorder, le lundi 01 juillet 2019, a une forte délégation dudit mouvement, qui a développé une kyrielle d’arguments pertinents pour justifier la nécessité pour la Guinée et les Guinéens de se doter d’une nouvelle constitution ».

Président du Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution, Mamourou Soumaré
Mamourou Soumaré, président du Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution

Egalement interrogé par Guineematin, pour en savoir davantage sur le contenu de l’audience accordée par le Service Européen des Actions Extérieures, le Président du Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution, Mamourou Soumaré, se délecte : « Nous avons été reçus avec ferveur et enthousiasme par nos illustres hôtes. Ils ont prêté une oreillette attentive à notre argumentaire. C’est d’ailleurs dans cette dynamique que notre manifestation de ce mardi, pour battre campagne en faveur de la nouvelle constitution a été autorisée devant le siège de la Commission européenne, alors que tous les Chefs d’État de l’Union Européenne y sont réunis depuis deux jours pour un sommet d’envergure ».

Président du Mouvement pour le soutien à la nouvelle constitution, Mamourou Soumaré

Interrogé sur la réaction des membres du Service Européen des Actions Extérieures par rapport à la démarche du Mouvement, Monsieur Soumaré s’en réjouit : « ils ont eu une attitude très réceptive ! », dit-il, avant de préciser que sur les plans juridique et technique, le Président Alpha Condé ne viole aucune loi en proposant une nouvelle constitution aux Guinéens. « Nos interlocuteurs ont seulement souhaité que le Professeur Alpha Condé lève le suspense sur ses intentions ou non de briguer un troisième mandat en cas d’adoption de la nouvelle constitution. Là-dessus, je n’ai pas tardé pour expliciter sagement à nos hôtes que notre mouvement n’a pas pour mission d’infliger un procès d’intentions au Président de la République, puisque le débat ne se pose pas en termes de nombre de mandats. L’actuelle constitution étant obsolète, elle doit être toilettée. L’urgence n’est pas de connaître les intentions du Président de la République. L’urgence est plutôt de doter notre pays d’une constitution émanant du Peuple avant la fin du deuxième quinquennat du premier Président démocratiquement élu de la Guinée. Et, nos interlocuteurs ont bien apprécié notre argumentaire qu’ils ont trouvé pertinent ».

La mobilisation est déjà perceptible devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles où des Guinéens et Guinéennes disent « oui » à une nouvelle constitution.

Depuis le siège de la Commission européenne, Mandian SIDIBE pour Guineematin.com

Lire

Paris-Lisbonne: Le ministre Mouctar Diallo en Europe pour une campagne déguisée en faveur de la nouvelle constitution

22 juin 2019 à 21 09 46 06466
Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

Accompagné du Directeur Général Adjoint de l’Agence Nationale de Volontariat Jeunesse, Monsieur Baldé Macka, le ministre guinéen de la Jeunesse et de l’emploi des jeunes, par ailleurs leader des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), Mouctar Diallo en l’occurrence, séjourne en Europe depuis le vendredi 20 juin 2019, à l’effet de participer à des rencontres internationales et procéder à des prises de contacts de haut niveau, dont le leitmotiv est, dit-il, de mettre en exergue « les actions salvatrices réalisées par le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, durant ses deux premiers mandats », tout en faisant la promotion de la nouvelle constitution. A constaté sur place Guineematin via son correspondant en Europe.

D’entrée, le ministre guinéen de la Jeunesse, Mouctar Diallo, à ouvert son agenda très chargé à travers sa remarquable participation au Forum des Diasporas Africaines organisé, le 21 juin 2019, en banlieue parisienne, en France.

Prenant la parole, le ministre Mouctar Diallo s’est d’abord longuement réjoui de l’harmonie existant entre les différentes communautés africaines d’Europe et d’ailleurs, avant de préciser que 《les diasporas africaines constituent le socle du développement du continent africain》.

Manifestement ému par l’intérêt qu’a accordé l’auditoire à sa brillante intervention, le ministre guinéen de la Jeunesse en a profité pour décrire les voies, moyens et mécanismes à explorer pour imprimer une implication plus accrue, efficace et efficiente des diasporas africaines dans le processus de développement accéléré du continent africain.

Après Paris, la capitale française, le ministre Mouctar Diallo s’est envolé à destination de Lisbonne au Portugal où il participe activement à la Conférence mondiale des ministres de la Jeunesse, depuis ce samedi 22 juin 2019.

Se révélant très expert dans l’identification et la mise en place de projets en faveur de la promotion de la jeunesse et de la création d’emplois pour les jeunes, Mouctar Diallo a remarquablement séduit le Président la République portugaise, Marcelo Rebelo de Sousa, et bien d’autres hautes personnalités qui l’ont vivement ovationné.

Ce fut l’occasion pour le ministre guinéen de la Jeunesse de mettre en lumière toutes 《les actions menées par le Président Alpha Condé, durant ses deux quinquenats, en faveur de la jeunesse africaine de Guinée》.

Approché par le correspondant de Guineematin, le ministre Mouctar Diallo précise: 《 Je suis en Europe pour participer à plusieurs rencontres internationales, mais aussi et surtout prendre des contacts avec une kyrielle de personnalités européennes et du monde diplomatique, afin d’expliquer aux uns et aux autres les gigantesques actions du Professeur Alpha Condé qui ont permis l’ouverture de la Guinée au monde entier et sa progression vers un pays émergent. Je ne me priverais pas non plus de cette opportunité pour attirer l’attention de mes différents interlocuteurs de la communauté guinéenne sur la nécessité d’une nouvelle constitution pour la Guinée et les Guinéens》.

A préciser qu’en marge de la Conférence mondiale des ministres de la Jeunesse et des Sports, se tiendra à Lisbonne, un forum entre lesdits ministres et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), portant sur la thématique suivante :《Les politiques publiques de jeunesse dans l’espace francophone pour une coordination inclusive》.

Par Mandian SIDIBE, Correspondant de Guineematin.com en Europe

Lire

Projet Blue SAHEL : l’UE et l’Espagne offrent 2 véhicules et d’autres matériels à la gendarmerie guinéenne

21 juin 2019 à 17 05 08 06086

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Blue SAHEL, piloté par la Guardia Civil Espagnol, l’Union Européenne, en partenariat avec le Royaume d’Espagne, a offert deux véhicules pick-up et des matériels et équipements militaires à la gendarmerie guinéenne. La cérémonie officielle de remise de cet important don a eu lieu ce vendredi, 21 juin 2019, au Haut commandement de la gendarmerie nationale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Josep COLL, ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée,
Excellence Josep COLL, ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée

Dans son intervention, Excellence Josep COLL, ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée, a dit que cette remise de matériels et équipements vise à renforcer davantage la coopération entre l’UE et la Guinée dans le domaine militaire. « Nous avons des objectifs communs, la République de Guinée et l’Union européenne et ses Etats membres ; c’est la stabilisation, la sécurisation de la région, la paix et la stabilité dans le monde. Ça, c’est un noble objectif qui doit être décliné avec des actions concrètes sur le terrain. La récente formation et la remise de matériels aujourd’hui entre dans le cadre d’une mise à niveau de capacité de vos effectifs, monsieur le Général, pour faire face à un défi qui est bien le nôtre, qui est d’empêcher que les méchants de ce monde nous perturbent la paix et la stabilité dans nos pays. Sachez monsieur le Général que nous serons toujours à vos côtés pour cette noble cause qui est celle de stabiliser la région, sécuriser les frontières, le contrôle de tous éléments qui sont perturbateurs : que ça soit la drogue, que ça soit le trafic d’armes, que ça soit le trafic d’êtres humain set la lutte contre le terrorisme ».

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire,
Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire

De son côté, le Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, a dit sa joie et sa reconnaissance aux donateurs. Selon lui, « cette cérémonie de remise de matériels et équipements symbolise la mise en valeur des deux formations organisées en faveur de nos forces de sécurité notamment : la Douane, la Police et la Gendarmerie dans le cadre de l’exécution du projet Blue SAHEL. Ces formations avaient pour but de renforcer les compétences de la gendarmerie nationale en matière de lutte contre la criminalité transfrontalière, l’immigration irrégulière, la surveillance des frontières, le contrôle du territoire, la circulation illicite des armes légères et de petits calibres, de munitions, des explosifs, de trafic d’êtres humains, l’exploitations et le trafic des espèces protégées, le trafic de drogue, des faux médicaments et des véhicules volés », a-t-il énuméré.

Par ailleurs, le patron de la gendarmerie guinéenne a dit que ces matériels permettront à ses agents de lutter davantage contre le grand banditisme le long de nos frontières. « A l’instar des pays de la bande sahélo-saharienne, qui ont bénéficié de formations mais aussi des équipements depuis des années de la part de l’Union européenne, la gendarmerie nationale, à son tour reçoit aujourd’hui deux véhicules 4X4 et un important lot de matériels et équipements dans le cadre du projet. Après ces formations et la remise de ces matériels et équipements, la gendarmerie nationale est renforcée davantage dans l’accomplissement de ses missions régaliennes, notamment la gestion des frontières », a-t-il souligné.

Sidi Yaya Camara, Général de brigade aérienne et directeur de cabinet du ministère de la défense nationale
Sidi Yaya Camara, Général de brigade aérienne et Directeur de cabinet du ministère de la défense nationale

S’exprimant au nom du ministre en charge des affaires présidentielles et de la défense nationale, Sidi Yaya Camara, Général de brigade aérienne et directeur de cabinet du ministère de la défense nationale a salué l’octroi de ces dons. Pour lui, « ces dons arrivent à un moment crucial où certains pays de la sous-région font l’objet d’attaques terroristes mettant ainsi en évidence la vulnérabilité de nos Etats liée à la porosité de nos frontières. (…) C’est un évènement majeur dans la mesure où ce don s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité afin de nous aider dans notre mission régalienne de défense de l’intégrité territoriale, de sécurisation de nos frontières, et dans la défense des intérêts majeurs de notre Etat. C’est un évènement majeur et cela se situe dans le cadre de la coopération entre notre pays et le Royaume d’Espagne et l’Union européenne. Si nous voulons sécuriser notre pays, nous ne pourrions utiliser ce matériel à d’autres fins, sinon le but pour lequel effectivement ce don a été fait. Au nom du gouvernement guinéen, nous vous rassurons qu’une utilisation à bon escient sera fait de ce matériel », a-t-il promis.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Le Guatemala arrête 24 Haïtiens et Guinéens en route vers les USA

17 juin 2019 à 10 10 06 06066

Guatemala, 16 juin 2019 (AFP) – La police du Guatemala a annoncé samedi l’arrestation dans une gare routière de la capitale de 24 migrants haïtiens et guinéens qui tentaient de se rendre illégalement aux Etats-Unis.

Vingt des personnes interpellées sont originaires d’Haïti et quatre de Guinée. « Parmi eux se trouvent six femmes et un mineur », a déclaré le porte-parole de la police, Pablo Castillo.

Les 24 migrants ont été arrêtés alors qu’ils descendaient d’un autobus en provenance de Chiquimula, près de la frontière avec le Honduras.

Vendredi, la police guatémaltèque avait déjà arrêté près de la frontière mexicaine 13 migrants originaires du Cameroun et du Burkina Faso.

Le Guatemala est un point de départ et de passage des caravanes de migrants qui, depuis l’automne 2018, se dirigent vers le Mexique et la frontière des Etats-Unis, provoquant la colère du président américain Donald Trump et des tensions entre Washington et Mexico.

Ces migrants proviennent pour la plupart d’Amérique centrale, mais souvent aussi d’autres pays du continent comme la Colombie ou Cuba, et parfois d’Afrique.

AFP

Lire

Dessins : l’ambassadeur d’Allemagne offre des livres à l’association Bulle d’encre de Guinée

16 juin 2019 à 10 10 37 06376

L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Guinée vient d’offrir des livres de bandes dessinées d’auteurs allemands à l’association Bulle d’encre de Guinée (association des dessinateurs de Guinée). La remise officielle de ce don a eu lieu le jeudi dernier, 13 mai 2019, au siège de ladite association à Kaloum, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est à l’occasion d’une visite des locaux de l’association que Son Excellence Mathias Veltin a procédé à la remise de ce don. Un don qui fait suite à une assistance financière et technique que le diplomate allemand, connu pour son amour et son attachement aux bandes dessinées, a apporté au festival Bulle d’encre de Guinée (festival de caricature et de bandes dessinées). Selon lui, cette visite des locaux de l’association Bulle d’encre de Guinée vise en tout premier lieu à toucher du doigt les réalités, les conditions dans les lesquelles ces passionnés de l’art et de la culture travaillent.

Son Excellence Matthias Veltin, ambassadeur d'Allemagne en Guinée
Son Excellence Matthias Veltin, ambassadeur d’Allemagne en Guinée

« Je suis venu vous rendre visite, mais aussi pour continuer une sorte de coopération. Monsieur Oscar (président de l’association) et les autres membres de l’association savent très bien que je suis moi-même un ami des BD (Bandes Dessinées). Je sais que vous travaillez dans des conditions très dures, mais je vous encourage à développer un secteur des BD qui est reconnu dans la région ici et en Allemagne. On a eu l’occasion de faire venir des collègues de l’Allemagne il y a une année et j’espère qu’on pourra continuer cette collaboration pendant le prochain festival des BD prévu en décembre 2019. Et, j’ai reçu une confirmation de notre institut pour apporter un soutien à ce festival à travers la présence des allemands. Le constat des allemands est qu’il y a quelque chose à découvrir ici. Vous les avez invité pour qu’ils vous apprennent mais en vérité, eux ils ont aussi appris auprès de vous, c’est encourageant. C’est un secteur qui joue un rôle économique important en Allemagne », a dit le l’ambassadeur allemand.

En outre, Mathias Veltin a exprimé son souhait d’échanger régulièrement avec les membres de Bulle d’encre de Guinée. Selon lui, cette association, dont les membres sont pour la plupart des jeunes, pourra si elle est accompagnée, valablement propulser les bandes dessinées en Guinée et au-delà de nos frontières. « Je suis rassuré aussi que la future génération est là pour continuer. Parce que c’est rassurant de savoir que l’initiative ne vient pas que d’une seule personne même si elle est la plus connue. Mais, il y a beaucoup ici qui sont là pour porter haut les BD. Je suis confiant qu’on puisse continuer les échanges entre l’Allemagne et la Guinée en ce qui concerne les BD ».

Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée
Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée

De son côté, Oscar Ben Barry, journaliste, directeur de publication du satirique Bingo et président de l’association Bulle d’encre de Guinée, au nom de ses collègues membre de l’association, a remercié le généreux donateur. Il promet une utilisation correcte de ces livres de bandes dessinées. « Merci beaucoup excellence, merci pour ce geste. D’ailleurs, votre visite nous honore. Le fait de quitter l’ambassade et venir chez-nous, dans notre réduit et dans ces conditions, prouve suffisamment que vous êtes une grande personne. Vous avez un grand cœur et ça prouve aussi l’amour que vous avez pour la bande dessinée et les dessinateurs. Ce cadeau que vous nous offrez, sera utilisé à bon escient. Je vous rassure que ces bandes dessinées seront utilisées et seront exposées aussi à la 6ème édition du festival Bulle d’encre qui aura lieu en décembre prochain au centre culturel franco-guinéen », s’est-il engagé.

A noter que les membres de l’association Bulle d’encre de Guinée ont eux aussi offert des cadeaux à Son Excellence Mathias Veltin. Il s’agit de quelques photos caricaturales du diplomate allemand. Des cadeaux qu’il a pris avec une grande joie, teintée d’émotion.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

29 ans d’indépendance de la Fédération de Russie : l’événement célébré à Conakry

13 juin 2019 à 14 02 14 06146

La Fédération de Russie a fêté hier mercredi, 12 juin 2019, l’an 29 de son accession à la souveraineté nationale. Un événement marqué en Guinée par une fête organisée à la Chancellerie russe à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est sous l’égide du nouvel Ambassadeur de la Russie en Guinée et en Sierra Léone, Vadim RAZUMOVSKIY, que cette fête nationale russe a été célébrée à la Chancellerie du pays, située à Bonfi, dans la commune de Matam. Des ressortissants de la Russie en Guinée, des diplomates, mais également des anciens étudiants de la Guinée en Russie, des militaires, des médecins, des autorités à plusieurs niveaux, se sont retrouvés au tour du diplomate pour partager la joie du peuple russe.

Pour marquer la solennité de l’évènement, les discours des officiels ont été précédés par la chanson des hymnes nationaux de la Guinée et de la Russie.

Dans son souhait de bienvenue, l’Ambassadeur de la Russie en Guinée, Vadim RAZUMOVSKIY, a rappelé le fruit de la coopération entre les deux pays, caractérisée par plus de 60 ans de relations diplomatiques fructueuses et bénéfiques.

Ambassadeur de la Russie en Guinée et en Sierra Léone, Vadim RAZUMOVSKIY,
Vadim RAZUMOVSKIY

« Les 60 ans de nos relations diplomatiques qui comprennent la période soviéto-guinéenne dont les acquis sont incontestables, et puis celle actuelle, sont jalonnées par de nombreux projets d’investissement, notamment par la société Rusal qui, ces dernières années, a réalisé de grandes actions de développement socioéconomique. Des rêves sont devenus réalité avec le lancement du projet de bauxite de Dian Dian et la remise en exploitation de l’usine d’alumine de Fria », a rappelé le diplomate Russe.

Puis, il a envoyé un message aussi bien aux investisseurs russes qu’aux autorités guinéennes. « Je saisis cette occasion pour remercier l’ensemble des partenaires économiques qui travaillent au service de la Guinée avec ses immenses potentialités tant matérielles qu’humaines. Toutefois, pour que leur engouement pour la Guinée puisse se raffermir davantage, la stabilité sociopolitique et la transparence du cadre juridique et fiscal doivent être garanties. La paix, gage du développement, est indispensable pour le commerce, pour la croissance et, en fin compte, au bien-être du peuple guinéen », a expliqué Vadim RAZUMOVSKIY.

Selon l’Ambassadeur russe, les échanges économiques entre son pays et la Guinée ont été multipliés par 8 actuellement par rapport à 2017 et les bourses accordées à la Guinée, toutes les catégories confondues, vont avoisiner la centaine pour l’année 2019/2020.

A ces appuis vient s’ajouter l’établissement du centre russo-guinéen de prévention des maladies infectieuses, symbole de la coopération entre les deux pays qui continue de faire de la Guinée un pays modèle sur le plan sanitaire.

Il annonce qu’en octobre prochain, un nouvel élan sera donné à la coopération entre la Russie et la Guinée par la tenue à Sotchi, en Russie, du sommet Russie-Afrique, premier du genre dans l’histoire.

Aboubacar Sylla, ministre des Transports
Aboubacar Sylla

Dans un ton plein de responsabilité et d’autorité, Aboubacar Sylla, ministre des Transports et représentant du gouvernement guinéen à cette cérémonie, a adressé au nom du président de la République, le Pr Alpha Condé, ses « très sincères et chaleureuses félicitations au peuple russe et singulièrement à Vladimir POUTINE, Président de la Fédération de Russie ».

Pour lui, c’est avec un grand plaisir que la délégation qui l’accompagne et lui-même se retrouvent aux côtés des russes pour la célébration de la journée de souvenir, souvenir des énormes sacrifices, à l’Etat de droit, et au développement économique et social de la Russie.

En Guinée, a rappelé Aboubacar Sylla, « depuis l’établissement des relations diplomatiques avec la Russie, le 4 octobre 1958, le niveau de coopération entre nos deux pays s’est développé et intensifié au profit exclusif de nos peuples ».

Sur la liste de ces acquis, le mouvement des personnalités de haut niveau entre les deux pays, notamment la visite du Pr Alpha Condé à Saint Petersburg et à Moscou, la signature d’importants instruments juridiques, la reprise de l’usine d’alumine de Friguia, la relance du projet Dian Dian, les stages de formation et de perfectionnement de nombreux étudiants et cadres guinéens, la mise en place d’une commission scientifique mixte de recherche à l’Institut Pasteur de Kindia, ont été entre autres cités par le représentant du Chef de l’Etat à cette célébration. Comme pour dire que l’axe Conakry-Moscou se porte bien.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

DÉFENSEURS DE LA DÉMOCRATIE DE 52 PAYS AFRICAINS ÉCRIVENT UNE LETTRE AU CHEF DE L’ÉTAT ÉRYTHRÉEN

13 juin 2019 à 12 12 29 06296

Plus de 100 défenseurs de la démocratie de 52 pays africains, dont le lauréat du prix Nobel Wole Soyinka, écrivent une lettre au chef de l’État érythréen.

Luanda le 10 Juin 2019—-DES ÉCRIVAINS, DES JOURNALISTES, DES ACADÉMICIENS, DES MILITANTS DES DROITS HUMAINS ET DES FIGURES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE 52 PAYS AFRICAINS DEMANDENT À RENDRE VISITE À LEURS COLLÈGUES INCARCÉRÉS EN ÉRYTHRÉE.

Lire

Forum économique Guinée-Côte d’Ivoire : « nous allons le faire et réussir », dit Sékou Kaba

12 juin 2019 à 22 10 36 06366

En prélude à la tenue du forum économique Guinée-Côte d’Ivoire prévu les 21 et 22 juin prochain à Abidjan, une délégation conduite par le président du haut conseil des guinéens vivant en Côte d’Ivoire vient de séjourner à Conakry. Elle a rencontré les autorités guinéennes ce mercredi, 12 juin 2019 pour échanger autour des préparatifs de la rencontre, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est sous le thème : « Transformation de nos matières premières, quel enjeux pour l’économie ? », que ce tiendra ce premier forum économique Guinée-Côte d’Ivoire les 21 et 22 juin 2019 dans la capitale ivoirienne. Selon les organisateurs, 400 participants sont attendus à la rencontre. Pour la réussite de l’événement, le président du haut conseil des guinéens vivant en Côte d’Ivoire, organisateur de l’événement, à la tête d’une délégation, est venu à Conakry échanger avec les départements sectoriels concernés sur les préparatifs. Au sortir de la rencontre qui s’est tenue à la direction nationale des guinéens de l’étranger, Sékou Kaba s’est dit satisfait.

« L’objectif de ce forum, c’est de renforcer la coopération sud-sud pour que nos pays voisins travaillent ensemble. Cette fois-ci, il y a eu certes, un peu de retard mais on va faire avec. Donc nous allons réussir ce challenge et nous sommes certains que les années suivantes vont être beaucoup mieux organisées (…) Les préparatifs vont bon train. Nous sommes prêts à Abidjan, c’est pourquoi je suis venu voir les autorités à Conakry et je repars satisfait. Le budget, bien sûr on n’a pas pu l’atteindre, mais nous allons le faire et réussir. Et nous allons montrer qu’on peut faire quelque chose de potable sans trop d’argent », a indiqué le responsable de la diaspora guinéenne en Côte d’Ivoire.

De son côté, le chef service du bureau d’accueil, d’orientation et de suivi des guinéens de l’étranger, a salué l’initiative. Alphadjo Camara promet que son département mettra tout en œuvre pour soutenir les initiatives de nos compatriotes visant à promouvoir le développement et l’intégration économique entre les Etats. « L’une des missions régaliennes du ministère des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger, c’est de faire en sorte que nos compatriotes de l’étranger puissent initier des projets pour mieux rapprocher les opérateurs économiques, au bénéfice de deux parties.

Nous, c’est une initiative que nous saluons et que nous soutenons parce que nous savons qu’aucun pays ne peut se développer à vase clos. Il faut tendre la main, aller échanger avec les autres et profiter des bonnes pratiques des autres pays. Ce forum, nous le saluons et nous encourageons nos compatriotes de la Côte d’Ivoire. Nous souhaitons surtout que ce forum soit une réussite totale pour permettre aux autres conseils que nous avons installés à travers le monde, de faire la même chose », a dit ce cadre du ministère des affaires étrangères.

Il ajoute que son département a déjà « adressé des courriers aux ministères sectoriels pour qu’ensemble on puisse travailler pour conférer à cet événement un cachet particulier. Nous avons travaillé avec tous les points focaux, une commission technique est déjà mise en place, les courriers sont déjà prêts, qu’on doit adresser aux autorités. Nous allons envoyer ça incessamment pour vous dire que nous sommes fins prêts pour accompagner cet événement. Et les opérateurs économiques guinéens et le gouvernement, tout le monde est mobilisé pour que cet événement ait des retombées positives pour la Guinée ».

Le représentant de l’agence pour la promotion des investissements public-privé à cette rencontre, a promis aussi que sa structure se battra pour la réussite de de ce forum. Alpha Barry invite les opérateurs économiques et les entrepreneurs à prendre part à cet événement, qui vise à créer des rapprochements entre les investisseurs guinéens et ivoiriens. « Nous invitons tous les acteurs économiques à se rendre à Abidjan pour vendre l’image de la Guinée. Nous avons beaucoup de secteurs d’activités à développer dans notre pays. Les mines et surtout l’agriculture que nous comptons expérimenter avec nos voisins ivoiriens, qui constituent aujourd’hui une locomotive pour la sous-région », a souligné le représentant de l’APIP.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

Tél. : 622460945

Lire

Comment vivent les Guinéens en Malaisie ? Balla Moussa Dioubaté, président du CGM à Guineematin

12 juin 2019 à 16 04 22 06226
Balla Moussa Dioubaté, informaticien, diplômé en Malaisie et président du Conseil des Guinéens de la Malaisie
Balla Moussa Dioubaté, informaticien, diplômé en Malaisie et président du Conseil des Guinéens de la Malaisie

Depuis quelques années, la Malaisie est devenue une destination privilégiée des Guinéens. Nombreux sont nos compatriotes qui vivent aujourd’hui dans ce pays, qui a connu un développement fulgurant dans différents domaines, notamment celui de l’éducation. Ils sont étudiants, salariés mais aussi hommes d’affaires, et travaillent dur pour avoir une vie meilleure. Mais comment vivent ces ressortissants guinéens très loin de leur pays ? Pour en parler, Guineematin.com a reçu comme invité Balla Moussa Dioubaté, ingénieur informaticien et président du Conseil des Guinéens de la Malaisie (CGM), en séjour à Conakry.

Décryptage !

Guineematin.com : les Guinéens deviennent de plus en plus nombreux en Malaisie, dites-nous comment vivent-ils dans ce pays asiatique ?

Balla Moussa Dioubaté : il faut d’abord dire que la majorité des guinéens vivant en Malaisie, sont là-bas dans le cadre des études. Donc, la plus part sont internés dans les universités pour suivre les études normalement ; d’autres aussi sont logés en dehors des campus des universités. Ce sont ceux-là qui constituent la majorité des guinéens vivant en Malaisie. En plus de ceux-là, il y a bien évidemment d’autres guinéens qui sont dans d’autres activités : certains font du business et d’autres sont là-bas en tant que fonctionnaires.

Une fois diplômés, certains ont eu la chance de travailler dans des entreprises. Il y en aussi qui sont dans des activités personnelles. Des gens qui se sont arrangés à faire des salons de coiffure ou du moins se faire des boutiques où ils vendent des produits locaux, qui attirent aussi l’attention des malaisiens, en plus des africains qui sont là-bas. Donc pratiquement ce sont là les activités que mènent les guinéens vivant en Malaisie. Mais la plupart quand même sont dans le cadre des études.

Guineematin.com : vous avez décidé de vous unir pour mieux faire aux difficultés qui peuvent survenir. C’est ainsi que vous avez mis en place le Conseil des Guinéens de la Malaisie. Que fait concrètement cette structure ?

Balla Moussa Dioubaté, informaticien, diplômé en Malaisie et président du Conseil des Guinéens de la Malaisie

Balla Moussa Dioubaté : en Malaisie, il y a des groupements, le Conseil des Guinéens de la Malaisie, est régi par le Haut Conseil des Guinéens de l’étranger qui avait été initié par le gouvernement. Initiative qui a permis la mise en place de conseils dans tous les pays où il y a une forte communauté guinéenne. Donc, tel a été le cas de la Malaisie. Et, ce conseil regroupe en quelque sorte toutes les autres associations de guinéens se trouvant en Malaisie. C’est une sorte de fusion des associations qui se voient regroupées au sein du conseil. Donc, ce conseil se permet de gérer tous les problèmes liés à la communauté en général, et c’est l’interlocuteur direct des autorités diplomatiques et la communauté guinéenne.

Dans ce cadre, nous gérons beaucoup de cas sociaux. Que ça soit des problèmes d’arrestations, des cas de dépassement de séjour et aussi beaucoup d’étudiants qui sont diplômés mais qui ont du mal à retourner au pays. Malheureusement, certains se retrouvent dans le dépassement de séjour. Et quand ils sont arrêtés, les autorités malaisiennes ne leur donnent pas des billets retour pour les rapatrier. Donc ces cas, nous les gérons. Et niveau de la communauté, surtout au bureau du conseil, la plupart des cas on se lève, on fait des contributions volontaires. Et, pour certains cas particuliers, l’ambassade intervient. Donc, c’est comme ça que nous fonctionnons.

En ce qui concerne le cas des guinéens arrêtés et qui se trouvent en prison, nous menons des démarches, et il arrive par moment où nous prenons des avocats pour nous aider afin qu’ils recouvrent leur liberté. Et, s’il y a des cas de rapatriements qui se posent, on essaye de gérer ça à notre niveau. Si nous n’arrivons pas à le gérer, on remonte l’information à l’ambassade qui vient au secours. Mais aussi, il y a certaines particularités : si on trouve que les parents de la personne sont joignables, on les contacte, pour qu’ils prennent en charge les frais de rapatriement. Dans ce cas, nous, nous menons uniquement les démarches sur le terrain. De l’année passée jusqu’à l’heure où je vous parle, nous avons eu à gérer 8 à 9 cas de ce genre.

Guineematin.com : à part la gestion de ces problèmes, le conseil des guinéens de la Malaisie mène-t-il d’autres activités ?

Balla Moussa Dioubaté : nous avons à eu à faire beaucoup d’autres activités, notamment la mise en place de beaucoup de commissions de travail, la création d’un club culturel qui représente la Guinée au cours des différentes cérémonies. En plus de ça, nous avons créé notre site web, nous avons eu à mener des activités culturelles, sportives, et aussi nous avons eu à organiser avec brio la célébration du soixantième anniversaire de l’indépendance de la Guinée qui a été un grand succès parmi les célébrations de l’extérieur.

Guineematin.com : quelles sont les perspectives ?

Balla Moussa Dioubaté : en perspectives, nous avons un grand projet que nous avons entamé. Nous sommes actuellement sur les phases préparatoires. Il s’agit de l’organisation, courant cette année, du forum d’investissement Guinée-Malaisie. Et ce projet, nous l’avons bien entamé, nous travaillons de connivence avec l’ambassade, la direction des guinéens de l’étranger ainsi que toutes les structures gouvernementales qui sont liées à ça. Nous avons aussi spécifié quelques domaines d’intervention. Comme vous le savez, chaque pays a ses réalités. Ce n’est pas dans tous les domaines que nous allons faire intéresser les gens.

Il y a quelques domaines, à savoir : l’éducation, l’agriculture mais aussi les infrastructures. Dans ce cas, nous allons avoir le temps de nous concentrer plus et nous avons la certitude que dans ces domaines, les malaisiens seront intéressés à venir investir dans notre pays. Ça, c’est dans nos projets. Nous avons commencé les démarches, aussi bien du côté guinéen que du côté malaisien. Il s’agit des rencontres en cours avec les investisseurs malaisiens qui se font à notre niveau, et chaque fois qu’on finit ces rencontres, on fait un rapport au niveau de l’ambassade. Et en fin de compte, quand tout le projet sera prêt, la date finale sera communiquée.

Guineematin.com : quel sont vos rapports avec les autorités de Conakry dans ce sens ?

Balla Moussa Dioubaté : les rapports que nous entretenons avec les autorités de Conakry, je peux dire que ce ne sont pas des rapports directs, mais plutôt à travers la représentation diplomatique guinéenne en Malaisie. Il faut reconnaître qu’ils nous soutiennent pour certains cas. Mais dans d’autres cas, ils disent qu’il n’y a pas un fonds spécial lié au bureau de l’ambassade pour les rapatriements par exemple, contrairement aux autres pays de l’Europe où l’Organisations Internationale pour les Migrations (OIM) donne des fonds pour faciliter le retour et l’intégration.

Mais les pays comme la Malaisie, il n’y a pas ce genre de soutien. C’est ce qui fait que la communauté est tout le temps devant pour faire des contributions afin de faciliter leur retour. Et, ça cause un autre problème parce que l’intégration au sein de la communauté devient difficile. Mais de toutes les façons, à notre niveau, on s’arrange à ce que tout soit fait pour ne pas que les gens restent en prison.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Forum sur les énergies renouvelables en Afrique : Idriss Déby invite les partenaires à réaliser leurs engagements

11 juin 2019 à 20 08 12 06126

Comme annoncé dans un précédent article, le président guinéen, Alpha Condé, et son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, ont procédé ce mardi, 11 juin 2019, au lancement des travaux du forum sur les énergies renouvelables en Afrique. Une occasion mise à profit par Idriss Déby pour interpeller les partenaires techniques et financiers à respecter leurs engagements pris lors de la COP 21 à Paris dans le cadre de l’électrification de l’Afrique, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le chef de l’Etat tchadien a commencé par reconnaître que des efforts sont en train d’être faits par les pays africains en ce qui concerne la réalisation des engagements pris avec les partenaires pour la création de l’énergie renouvelable en Afrique. Mais selon lui, il faut des moyens pour y arriver. « Nous réitérons notre engagement à poursuivre les efforts que nous avons entrepris avec nos partenaires dans le cadre de cette initiative. Le lancement de l’AREI (l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables) au niveau continental répond à un besoin réel.

Aujourd’hui, moins de 2% de la population a accès à l’énergie. Nous avons de l’ambition, des objectifs, nous les avons. Mais, il faut avoir les moyens de ces ambitions aussi. L’énergie n’est pas un produit de luxe, c’est une nécessité vitale aujourd’hui. Il s’agit dans nos villes ou dans nos campagnes. J’ai pris le cas de mon pays où moins de 2% de la population a accès à l’énergie. Donc nous avons un chemin à parcourir si nous voulons éclairer l’Afrique avec de l’énergie renouvelable », a-t-il dit.

Lors de la COP 21 à Paris, les partenaires techniques et financiers s’étaient engagés à investir dans les énergies renouvelables en Afrique. Mais aujourd’hui, ces engagements tardent à se réaliser sur le terrain. C’est pourquoi, Idriss Déby Itno n’a pas manqué de les inviter à réaliser les promesses tenues en faveur de l’Afrique. « Il faut que nos partenaires techniques et financiers qui ont pris des engagements face à nous, face aux populations, face au continent, face aux peuples de l’Afrique s’engagent fortement, réellement à réaliser sur le contient leurs propres engagements pris lors de la COP 21. Les annonces seules ne suffisent pas, il faut que ça soit suivi d’effets. Là, vraiment j’insiste », a lancé le président du Tchad.

En outre, Idriss Déby Itno, qui est le vice coordinateur de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables (AREI), a rappelé qu’ils (les partenaires et les gouvernants) doivent se fixer des objectifs précis dans la vision 2030, afin de garder un environnement favorable pour les générations futures. «Parmi les continents, celui qui a le plus besoin de développement aujourd’hui, c’est l’Afrique. Nous sommes aujourd’hui 1 milliard 200 millions d’africains. En 2030, nous serons peut-être à 1 milliard 500 ou 600 millions d’habitants, et en 2060 ça sera peut-être 2 milliards. Donc moi je n’aurai aucune chance d’être en vie en 2063 ; pas seulement moi, mais nous préparons l’avenir de la génération future.

Donc, c’est un aspect important. Nous devons donc, conformément aux délibérations que nous avons prises, nous engager fortement dans la réalisation des objectifs qui sont précis. Les projets sont là, on peut mettre à contribution le secteur privé qui est une très bonne chose. Mais il faut d’abord que le secteur privé soit encouragé à venir en Afrique dans le domaine de l’énergie renouvelable », estime Idriss Déby.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Forum sur les énergies renouvelables en Afrique : Alpha Condé et Idriss Déby lancent les travaux à Conakry

11 juin 2019 à 15 03 31 06316

Le président guinéen, Alpha Condé, et son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, ont lancé ce mardi, 11 juin 2019, les travaux du forum sur les énergies renouvelables en Afrique. Un cadre de concertation entre les différents acteurs évoluant dans le secteur énergétique du continent qui se tient à Conakry. Entamés hier lundi, les travaux vont s’étaler sur quatre jours, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

En procédant au lancement officiel de ces travaux, les deux chefs d’Etat ont saisi l’occasion pour faire l’état des lieux en ce qui concerne l’électrification du continent à travers les énergies renouvelables, qui sont moins polluantes. Le président Alpha Condé qui est en même temps le coordinateur de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables (AREI), s’est dit honoré du fait que son pays abrite ce forum, premier du genre en Afrique.

Selon lui, « ce forum permettra aux acteurs tant publics que privés, d’échanger leurs expériences sur la manière de relever le défi lié à l’énergie durable en Afrique, sur les moyens d’accroître les investissements par le biais d’un large éventail d’actions tels que l’amélioration des cadres réglementaires, le soutien par la création d’entreprises et le renforcement entre partenaires du secteur public et privé. Mais, comme l’a dit Idriss Déby, nous voulons l’énergie renouvelable. Mais l’Afrique a des besoins extrêmement importants. Donc, dans un premier temps, nous sommes obligés de faire l’énergie mixte. C’est-à-dire, en attendant qu’on ait la capacité d’avoir à tout temps l’énergie pour assurer nos besoins, on continue quand-même à utiliser l’énergie fossile. Le président Kagamé a dit qu’il vaut mieux une mauvaise énergie que pas d’énergie du tout. Je crois qu’il a raison », a-t-il dit.

Poursuivant, Alpha Condé a rappelé que « le forum mettra en exergue les perspectives de l’initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables AREI, plus particulièrement la manière dont l’initiative permettra de cibler les investissements privés dans le secteur des énergies renouvelables en Afrique pour contribuer à l’amélioration des objectifs de l’agenda d’abord 2020 pour les 10 gigas watt et l’agenda 2030 pour les 63 gigas watt ».

Le chef de l’Etat guinéen a, enfin, remercié les partenaires qui ont contribué à l’organisation de cette rencontre, dont l’Union africaine et l’Union européenne.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire