Côte d’Ivoire : la CPI décide de remettre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé en liberté

16 janvier 2019 à 16 04 43 01431

Elle était très attendue et elle est tombée dans l’après-midi de ce mercredi, 16 janvier 2019. Les juges de la Cour Pénale Internationale ont rejeté la requête du procureur qui souhaitait le maintien de Laurent Gbagbo et de son ancien ministre Charles Blé Goudé en prison.

Ainsi, l’ancien président ivoirien et l’ex leader des Jeunes Patriotes devraient rentrer au pays après sept ans de détention.

A suivre !

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Acquittement de Gbagbo et de Blé Goudé : « c’est la preuve que la Cour n’est pas contre les africains »

16 janvier 2019 à 9 09 35 01351

L’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé par la Cour Pénale Internationale (CPI) apporte de l’eau au moulin de ceux qui pensent que cette institution n’est pas créée contre les africains. Maitre Hamidou Barry, avocat à la Cour, président de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale, est de ceux estiment que la CPI ne vient qu’en dernier ressort. Il l’a dit à l’occasion d’une interview accordée à Guineematin.com, ce mardi, 15 janvier 2019.

Guineematin.com : la Cour Pénale Internationale décide d’acquitter Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, respectivement ancien président de la Côte d’Ivoire et ancien leader des Jeunes Patriotes. Ils étaient poursuivis pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Comment réagissez-vous ?

Me Hamidou Barry

Maitre Hamidou Barry : voilà encore une la preuve que la Cour n’est pas contre les africains. C’est le deuxième acquittement des africains après Jean Pierre Bemba de la RDC. Il faut respecter les décisions de la Cour comme on doit respecter les décisions des juridictions nationales. Ce qui prouve que la Cour n’est pas contre les africains. Et mieux, il faut que le bureau du Procureur fasse très bien les enquêtes pour éviter de telles décisions. Encore une fois, une décision de justice est à respecter, qu’il s’agisse de la CPI, ou qu’il s’agisse des juridictions nationales. Ainsi, nous continuons de soutenir la CPI, pour qu’elle soit plus efficace, pour qu’elle soit indépendante, pour qu’elle soit indépendante.

Guineematin.com : est-ce que ce soutien à la CPI exclut que les juridictions africaines se saisissent des crimes commis en Afrique ?

Maitre Hamidou Barry : il y a juste 20 ans que nous avons clôturé les 20 ans du statut de Rome. Le thème portait sur la complémentarité. La CPI a été créée pour permettre aux juridictions nationales de prendre en charge les crimes qui relèvent de la compétence de la Cour, à savoir : les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, le génocide et le crime d’agression. Donc, sa création, c’est pour que les justices nationales prennent en charge ces quatre crimes là. Maintenant, à défaut, par manque de volonté ou de capacité, la CPI est une juridiction de dernier ressort, de dernier recours. Elle peut se saisir soit par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, soit par le Procureur, soit par un autre Etat.

Guineematin.com : est-ce que l’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé ne constitue pas un désaveu pour la France, qui est accusé d’avoir trimballé ces deux messieurs à la Haye ?

Maitre Hamidou Barry : on peut le voir comme ça. Mais, moi je pense que la Cour a librement rendu sa décision sans tenir compte des considérations politiques. Je crois que la Cour n’a pas été influencée et je crois que ça ne dérange pas la France, même si on sait que l’Etat français était derrière cette affaire pour que Laurent Gbagbo soit à la CPI.

Propos recueillis et décryptés par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Kenya: un complexe hôtelier cible d’une attaque à Nairobi

15 janvier 2019 à 20 08 05 01051

RFI : Au Kenya, dans la capitale Nairobi, un complexe hôtelier de luxe a été pris pour cible d’une attaque ce mardi 15 janvier 2019 à la mi-journée. Les shebabs ont revendiqué cette attaque. L’attaque jihadiste était toujours en cours mardi soir. Une attaque « coordonnée », perpétrée par un commando, dont un des membres s’est fait exploser, selon la police kényane. Au moins cinq personnes ont été tuées, selon un photographe de l’AFP. 

« Nous pouvons confirmer que cet acte criminel a commencé vers 15H00 (12H00 GMT) d’une manière coordonnée et a débuté avec l’attaque de la banque I&M, une explosion qui a visé trois véhicules dans le parking et une explosion-suicide dans le hall de l’hôtel Dusit », a déclaré à la télévision en direct mardi soir le chef de la police kényane, Joseph Boinnet.

C’est au 14 Riverside Drive, dans le quartier de Westlands, à Nairobi, que l’attaque a commencé, visant le complexe hôtelier DusitD2. Une violente explosion a précédé des tirs, dans ce quartier huppé de la capitale regroupant l’hôtel en question, mais aussi des bureaux. L’explosion a été entendue depuis le bureau de l’Agence France-Presse de Nairobi à plus de cinq kilomètres des lieux. Selon plusieurs photos diffusées sur les réseaux sociaux, des voitures sont en feu devant le complexe de luxe.

Selon plusieurs témoins, trois ou quatre hommes, plutôt jeunes, équipés de ceintures de munition sont arrivés sur les lieux bien préparés. Ils ont immédiatement tiré sur deux jeunes femmes et un motard qui passaient. Ils sont ensuite entrés dans le parking où ils ont lancé au moins une grenade contre des véhicules, provoquant la panique.

Les assaillants se sont ensuite séparés en deux groupes et ont tiré sur la foule. Une employée de bureau a vu sept personnes touchées. Elle s’est barricadée pendant trois heures avant de s’enfuir par un parking. Elle s’est dite choquée et surprise par cette attaque dans ce complexe prisé des expatriés et réputé pour sa sécurité.

Revendication des shebabs

« Nous avons un incident sur Riverside Drive et les policiers ont été déployés sur place. S’il vous plaît, soyez patients », a déclaré à la presse le porte-parole de la police kényane, Charles Owino. L’armée, la police et des secouristes sont déployés sur le site. Des démineurs, accompagnés de chien renifleur, sont aussi sur place et ont fait exploser la voiture avec laquelle les hommes sont arrivés. Des hélicoptères tournent dans le ciel.

L’action a très vite été revendiquée par le groupe terroriste shebab déjà à l’origine d’attaques similaires dans le pays, comme celle du centre commercial Westgate toujours à Nairobi en septembre 2013 ou encore de l’université de Garissa, à l’est, en avril de 2015.

RFI

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Acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé : une vive déception pour les victimes des violences post-électorales

15 janvier 2019 à 16 04 27 01271

À la suite de la décision rendue le 15 janvier par la Cour pénale internationale (CPI) d’acquitter Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, a déclaré :

« L’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sera ressenti comme une vive déception par les victimes des violences post-électorales en Côte d’Ivoire. Les juges ont statué que le procureur n’avait pas présenté d’éléments suffisants pour prouver le bien-fondé de l’affaire au-delà de tout doute raisonnable. La chambre a ordonné la libération immédiate des deux accusés.

« Le bureau du procureur a la possibilité de faire appel de cette décision ; les arrangements concernant la remise en liberté des accusés feront l’objet d’une audience qui doit avoir lieu devant la Cour demain (16 janvier) dans la matinée.

« Cette décision de la CPI nous rappelle que l’équité des procès et les garanties d’une procédure légale doivent être au cœur de la justice pénale internationale.

« Les victimes des violences de 2010-2011 n’ont toujours pas obtenu justice, pas plus que des réparations pour les préjudices subis. »

Pour obtenir plus d’informations ou prendre rendez-vous pour un entretien, veuillez prendre contact avec le Service de presse d’Amnesty International : press@amnesty.org ou, à Dakar (bureau Afrique de l’Ouest et Afrique centrale), + 221 77 658 62 27, sadibou.marong@amnesty.org

Complément d’information

Aujourd’hui, 15 janvier, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a acquitté l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé. La requête de la défense demandant l’acquittement et la libération immédiate a été déposée le 23 juillet 2018 par les avocats de Laurent Gbagbo. Le 3 août, les avocats de Charles Blé Goudé ont déposé une demande de non-lieu.

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé avaient à répondre de quatre chefs d’inculpation de crimes contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et tentatives de meurtres et autres actes inhumains. Ces crimes auraient été commis dans le cadre des violences post-électorales qui ont secoué la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Le procès de ces deux hommes devant la CPI s’est ouvert le 28 janvier 2016.

La Chambre a conclu à la majorité de ses membres que le Procureur n’a pas démontré plusieurs éléments constitutifs essentiels des crimes reprochés, en particulier en ce qui concerne le lien de causalité entre les crimes présumés et les accusés – y compris l’existence d’une politique visant à commettre des crimes contre des civils.

Communiqué transmis par le Bureau Afrique de l’Ouest d’Amnesty International

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Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés par la CPI

15 janvier 2019 à 10 10 53 01531

En détention depuis sept ans à la Haye (au Pays-Bas), l’ancien président ivoirien et son ancien ministre et codétenu, Charles Blé Goudé étaient accusés de meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Mais, les deux ont été acquittés par le Cour Pénale Internationale, a appris Guineematin.com ce mardi, 15 janvier 2019.

Âgé de 73 ans, Laurent Gbagbo était jugé pour des crimes commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011. Il était opposé à l’ancien opposant ivoirien, Alassane Ouattara, qui avait bénéficié du soutien de la France pour « occuper » la présidence de la République et qui a décidé d’extrader son prédécesseur à la Cour Pénale Internationale. Cette crise a fait plus de 3 000 morts en Côte d’Ivoire. Mais, le procureur de la CPI n’a pas pu produire des preuves de culpabilité des deux accusés (Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé).

Aujourd’hui, les camps de Ouattara et de Gbagbo se retrouvent « libres » et aucun coupable n’est trouvé sans doute à cause de la politisation à outrance de cette affaire, souvent donnée comme exemple d’une justice des vainqueurs. 

Reste à savoir ce que feront Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et Cie après le retour de l’ancien président et de l’ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes à Abidjan. C’est dire que comme la Guinée voisine, 2020 promet des surprises en Côte d’Ivoire… 

A suivre sur Guineematin.com

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Guinée : un français triballé en justice par un russe « je suis amoureux de sa femme »

11 janvier 2019 à 11 11 10 01101

Un citoyen Russe, du nom d’Aleksander Galuskho, a porté plainte contre Patrice Grochin, de nationalité française pour injures et menaces. Les débats dans cette affaire ont commencé hier, jeudi 10 janvier 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, le Russe réside en Guinée depuis vingt (20) ans, alors que le Français est là il y a seulement quatre (4) ans.

A la barre, Patrice Grochin, non détenu, a reconnu avoir proféré des injures à l’encontre d’Aleksander Galuskho. Mais, il nie en bloc les faits de menaces. Selon lui, les injures qu’il a proférées ne sont pas des injures publiques, mais des injures dans un cadre privé. « C’est des messages que je lui ai envoyé dans mon téléphone. Et, c’est sous l’effet de la colère que je lui ai envoyé ces messages. Mais, c’est des injures privées, car je les ai pas tenues en public », s’est-il défendu.

Expliquant les raisons qui l’ont poussé à proférer ces injures, Patrice Grochin dira que c’est la femme du plaignant qui l’a appelé en sanglot pour lui confier ses soucis avec le Russe. « Je suis amoureux d’elle. Elle m’a appelé en larme pour me dire qu’elle a subi des préjudices. C’est ainsi que, sous la colère, j’ai envoyé des messages en traitant son mari de fils de pute et de connard », a-t-il dit.

Cependant, Patrice Grochin a exprimé son regret devant le contenu de son texto, écrit sous l’effet de la colère. Par contre, il a nié avoir tenu des menaces à l’encontre d’Aleksander Galuskho.

De son côté, le plaignant a laissé entendre que Patrice Grochin a pratiquement détruit sa famille. « Depuis 3 ans, je suis patient. Il se moque de moi. Il profère des injures à mon endroit, à l’endroit de ma mère et de ma famille. Il me traite de vieux Russe, de fils de pute, de conard etc. Il m’a dit un jour, si je veux voir ce qu’il fait avec ma femme, d’aller chez lui. Il va me montrer. Ce sont toutes ces raisons qui m’ont poussé à porter plainte », a dit Aleksander Galuskho.

Le procès a été renvoyé au 22 janvier prochain pour plaidoiries et réquisitions.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Lutte contre l’immigration clandestine : la Belgique va investir 75 millions d’euros en Guinée entre 2016 et 2023

9 janvier 2019 à 22 10 41 01411

L’immigration clandestine constitue aujourd’hui une préoccupation de tous les décideurs, tant dans les pays de départ que dans les pays d’arrivée des migrants. Les initiatives se multiplient pour freiner ce fléau plus que jamais d’actualité. C’est dans cette dynamique que l’ambassade la Belgique en Guinée, à travers un échange avec les médias, a dévoilé sa stratégie de lutte contre ce fléau avec ses partenaires, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est la maison de la presse qui a servi de cadre à cette entrevue entre l’ambassade de Belgique en Guinée et la presse nationale, autour du thème « prévention de l’immigration irrégulière des Guinéens en Belgique ».

Selon nos informations, les guinéens constituent la cinquième nationalité la plus représentée parmi les demandeurs d’asile en Belgique. Parmi les motifs invoqués par les guinéens demandeurs d’asile en Belgique, on peut noter é des problèmes politiques, ethniques ou des conflits interpersonnels. Les femmes soulèvent des raisons liées aux mariages forcés et surtout aux mutilations génitales.

Un phénomène contre lequel la Belgique est entrain de lutter, en collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), l’Union Européenne et les autorités locales. Selon Freddy ROOSEMONT, Directeur Général de l’Office Belge des Étrangers, « le constat est alarmant, d’autant plus que bon nombre de ces demandes sont injustifiées, composées de fausses déclarations. De même, d’autres abus de procédures, en particulier lors des demandes de visas, attirent encore l’attention des autorités. L’utilisation très fréquente de documents faux ou falsifiés est très répandue. Mais, cette pratique se retournera systématiquement contre le fraudeur grâce à une vérification approfondie et systématique des dossiers. Nous déplorons surtout le cas des jeunes qui choisissent la Méditerranée pour arriver en Europe avec tout les dangers qu’il y a ».

Par ailleurs, Freddy ROOSEMONT a expliqué que la migration en Belgique est encouragée, si elle s’inscrit dans un cadre légal. « La migration est une bonne chose, quand c’est légal. Mais, ce n’est pas une bonne chose quand c’est illégal, quand c’est un abus de la procédure d’asile. Ensemble, nous allons influencer les pensées des jeunes. Ce qui est triste, malgré les messages véhiculés, le nombre a de nouveau augmenté. On é on peut compter 140 ou 150 demandes par mois. C’est beaucoup trop ».

En outre, le Directeur Général de l’Office Belge des Étrangers a donné d’utiles conseils aux jeunes, proies faciles des trafiquants en tout genre. « Il faut surtout éviter de tomber dans le piège des gens qui vous demandent de l’argent, mais qui vous refilent des faux documents. On entend souvent des histoires dans lesquels la famille à revendu des biens tels que des parcelles de terrains ou des moutons, des vaches…pour pourvoir financer le voyage. C’est très triste et dommage parce qu’on pouvait investir dans le pays et réussir », soutient-il.

Pour intensifier la lutte contre la migration irrégulière et encourager l’insertion socio économique des candidats potentiels au départ, les autorités Belges basées en Guinée, en partenariat avec l’OIM et les autorités locales, compte procédé très prochainement au lancement du projet dénommé « OMEGA ».

Présent à la rencontre le chargé de communication de l’OIM Guinée, Lucas CHANDELLIER, a expliqué l’objectif visé à travers ce projet. « C’est un projet qui est basé sur la sensibilisation et l’information. Ce n’est pas un projet économique, c’est pour informer et sensibiliser les populations à la fois sur les dangers de la migration irrégulière mais également l’impasse que représente la migration irrégulière en Europe. Donc, on va se baser sur les discours à la fois des migrants retournés, mais également de la diaspora qui se trouve en Europe, qui va expliquer quelle est sa situation sur place, que ça soit des gens en situation régulière ou irrégulière. Ils nous expliqueront leurs réelles conditions de vie en Europe. Ça va être vraiment de compiler toutes ces expériences pour expliquer les difficultés liées à la migration irrégulière ».

Selon nos informations, rien qu’en 2018, les autorités Belges ont enregistré 1125 demandes d’asile introduites par des Guinéens. C’est pourquoi, apprend-on, dans ses prochaines activités de coopération au développement à travers différents outils et de canaux, la Belgique s’est engagée sur la période 2016-2023 à investir près de 75 millions d’euros en Guinée pour freiner la migration irrégulière.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Tentative de coup d’Etat au Gabon : les mutins ont été « arrêtés », selon le gouvernement

7 janvier 2019 à 9 09 59 01591

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, des militaires ont lu un communiqué à la radio nationale gabonaise, annonçant vouloir mettre en place un « conseil de la restauration ». Ce communiqué lu par le lieutenant de la garde républicaine Obiang Ondo Kelley demandait aux gabonais de sortir dans la rue pour marquer la fin du régime Bongo.

Mais, peu après, c’est le porte-parole du gouvernement gabonais qui a indiqué à l’AFP que « le calme est revenu, la situation est sous contrôle ».
Guy-Bertrand Mapangou a ajouté que sur un commando de cinq militaires qui avaient pris le contrôle de la radio-télévision nationale dans la nuit de dimanche à lundi et appelé à un soulèvement, « quatre ont été arrêtés, un est en fuite ».

Le 24 octobre, alors qu’il se trouvait en Arabie saoudite, le président Bongo, victime d’un AVC, a été hospitalisé à Ryad où il a été soigné pendant plus d’un mois avant d’être transféré à Rabat, où il se trouve toujours en convalescence. La Cour constitutionnelle a transféré en partie des pouvoirs du président au Premier ministre et au vice-président ; mais, la vacance du pouvoir n’a pas été déclarée au Gabon.

A suivre !

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Tentative de coup d’État au Gabon : « Garantir au peuple gabonais une transition démocratique »

7 janvier 2019 à 9 09 04 01041

Des militaires ont lu un communiqué à la radio nationale et annoncent vouloir mettre en place un « conseil de la restauration ». C’est le lieutenant de la garde républicaine Obiang Ondo Kelley qui lit ce communiqué.

Dans ce communiqué, les militaires déclarent avoir été déçus par le message à la Nation du président de la République Bongo Ali, le 31 décembre 2018. Ces militaires de la garde républicaine appellent les autorités compétentes à rejoindre le mouvement dit « patriotique pour la libération du Gabon » appelé MPJFDS (Mouvement Patriotique des Jeunes des Forces de Défense de Sécurité du Gabon) afin de redonner le pouvoir au peuple.

Le président gabonais Bongo Ali est actuellement à Rabat : victime d’un AVC le 24 octobre dernier, le chef de l’Etat s’était exprimé pour la première fois depuis le début de sa convalescence dans une vidéo enregistrée à Rabat et diffusée lundi soir le 31 décembre 2018, par la présidence gabonaise.

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Lettre ouverte à la diaspora guinéenne : par Fodé Mohamed Soumah de la GéCi

5 janvier 2019 à 10 10 26 01261

Mes chers compatriotes,

Dans la continuité des vœux adressés au peuple de Guinée, la Génération Citoyenne a salué l’aide substantielle que vous apportez à vos familles respectives.

C’est une assistance hautement appréciable, quand on sait que le « bonheur » de toute famille guinéenne aujourd’hui, est d’avoir un soutien hors du pays. D’où l’afflux de réfugiés guinéens un peu partout, comme si nous étions en état de guerre ou face à une pandémie.

A ce propos, le dernier rapport du HCR indique que la Guinée est le 1er pays fournisseur par la mer en Afrique, avec plus de 13 000 migrants en 2018. Sans compter ceux qui ont pris l’avion, ou qui se trouvent dans les pays limitrophes. Ils ont perdu tout espoir.

Un Parti à vocation à la conquête du pouvoir. Devant ce challenge, la GéCi a consacré un pan entier de son projet politique aux guinéens qui sont loin du bercail.

L’exil n’est pas doré, et tout Guinéen souhaiterait rentrer chez lui, un jour.
Beaucoup l’auraient déjà fait si les conditions étaient réunies, au lieu de vivre comme des parias ou des sans papiers dans certains pays. L’aventure ne réussit pas à tout le monde.

Notre projet démarre par l’inventaire de nos ressortissants/ressources humaines, afin d’évaluer les atouts, les besoins et toutes les opportunités.
Ce travail de proximité, de contrôle et de suivi serait à la charge de la représentation diplomatique, dont l’objectif sera d’assurer le rayonnement de la Guinée dans le monde.

Nous allons la doter d’un système de collecte d’informations statistiques fiables, à travers la recherche et la mobilisation de ressources pour financer le développement.

Nos ambassades seront des maisons communes pour tous les Guinéens, afin de redynamiser notre diplomatie à travers : l’enregistrement des naissance, décès et alliances, aide au retour, la gratuité du visa pour les familles dont l’un des parents est Guinéen, une base de données présentant les opportunités d’investissements, un site internet au service des expatriés, des colonies de vacances sous la houlette des autorités consulaires, le jumelage entre les villes, la participation à toutes les élections nationales, avec des députés représentant les Guinéens de l’extérieur, comme au Sénégal, au Mali, en France, etc.

C’est grâce à cette nouvelle coopération économique, assortie d’une obligation de résultat, que nous serons amenés à lancer des appels à candidatures pour certains postes étatiques.

Il nous faut les meilleurs fils et filles du pays, dans une compétition élitiste et transparente.

C’est par ce biais, que nous allons imposer la méritocratie, en lieu et place de la médiocratie ambiante qui plombe le décollage économique. Il n’y a pas 2 types de Guinéens.

Et partout où il y aura des ressortissants en petit nombre, nous utiliserons les structures des pays amis, pour réaliser des économies et redynamiser la coopération sous régionale.

Nous prévoyons des structures et des initiatives pour transformer en capital économique ce vivier de compétences et sa manne financière, comme le Haut Conseil de la Diaspora, l’Agence de promotion et d’investissement de la Diaspora, les mécanismes d’appui pour le transfert des devises, l’exonération des droits et des taxes douanières de vos biens personnels et matériels importés, l’obtention de parcelles d’habitation et de domaines pour les activités agricoles, la préinscription des enfants en cas de retour programmé, la création d’une banque de l’habitat et d’un guichet unique pour toutes vos démarches, etc.

Nous allons mettre en œuvre un vaste programme de création d’emplois jeunes et de micros entreprises pour sécuriser vos investissements privés, ainsi que des dispositifs de crédits, des structures de formation dans les techniques de gestion et d’organisation professionnelle.

Nous allons instaurer la confiance et la sécurité, afin qu’une partie de cette masse monétaire puisse financer les programmes qui n’attirent pas les investisseurs traditionnels…

De ce qui précède, les autorités guinéennes semblent ignorer tout ce qu’elles auraient à gagner, en vous associant à la vie économique du pays.
L’Etat tarde à vous transformer en acteurs de développement, comme si vous étiez des citoyens de seconde zone ou des apatrides.

Aujourd’hui, le risque d’explosion sociale du peuple en souffrance, et la résultante de l’agrégation de la colère, de l’injustice et des frustrations, mettent la cohésion en lambeaux.

Cette situation vous interpelle, car l’unité d’action fait défaut intramuros.
La Génération Citoyenne a toujours refusé l’affrontement et la violence, mais elle a décidé de mettre le pied dans le plat du peuple martyr de Guinée, qui est presque à l’agonie.

De ce fait, votre implication pourrait aller jusqu’au refus d’envoyer le moindre centime au pays, afin de créer un électrochoc salutaire au niveau des populations.

L’organisation citoyenne qui vous est demandée, va au-delà des frontières, des querelles politiciennes, et du débat clivant dont s’abreuvent les « théoriciens ». Il y va de la construction de notre communauté d’intérêts, et des dangers qui se profilent à l’horizon.

En son temps, Nelson Mandela avait insisté pour le durcissement du blocus vers son pays, tout en sachant que les conséquences seraient terribles pour la communauté noire.

Mais la finalité était d’amener les dirigeants à négocier, face au désastre subi par l’économie du pays. C’est ce qui a finalement sonné le glas de l’Apartheid, après de multiples stratégies vaines. Refuser d’aider les familles, exiger d’elles une conduite ou leur imposer votre diktat, entre dans le cadre de l’éveil des consciences. D’autres pays l’ont usité avec succès.

Il urge de sortir la grande majorité silencieuse de la fatalité, de la facilité et de la léthargie. Nous ne sommes plus à l’époque où la Guinée vivait en autarcie. Période pendant laquelle le Guinéen avait même peur de son ombre et sombrait dans l’obscurantisme.

Les vœux du nouvel an du Président Alpha Condé sont édifiants à cet effet. Il est à se demande s’il parle de la patrie, et s’il n’est pas à la tête du pays depuis plus de 2 mandats américains. Pis, en maître des horloges, il vient d’encenser son 1er Ministre tributaire du dialogue social, avant de l’écarter des négociations avec les syndicalistes en grève, au profit d’un ministre qui ne détient pas les cordons de la bourse, encore moins en charge du secteur incriminé. Il continue de jouer la montre, pendant que l’année blanche se fait de plus en plus pressante pour les écoliers.

Dans un mois, la Guinée aura voté pour des Communales qui tardent à être bouclées un an après. Sans compter les députés qui ont ouvert la boite de Pandore de l’autoprorogation de leur mandat, alors qu’ils ont voté une loi de finances qui ne comporte pas le budget de l’organisation des élections législatives. C’est une forfaiture.

Il est temps de changer de paradigmes à travers la mutualisation des différentes stratégies, issues de la participation de citoyenneté active de tous les expatriés.

Il est temps de mettre en sourdine tous les mots/maux qui gangrènent la société guinéenne, et nous accorder sur le maître-mot de SOLIDARITÉ, ou à tout le moins PATRIOTISME.

Vive la brave et valeureuse Diaspora guinéenne.

Fodé Mohamed Soumah

Président de la Génération Citoyenne « GéCi »

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Plus de 2.260 migrants sont morts en tentant de traverser la Méditerranée l’an dernier

4 janvier 2019 à 12 12 26 01261

Paris, 3 jan 2019 (AFP) – Des arrivées en baisse, mais plus de 2.260 morts: la Méditerranée est restée l’an dernier la voie maritime la plus meurtrière pour les migrants, selon le HCR qui a appelé les pays européens à « sortir de l’impasse ».

Un total de 2.262 migrants sont « morts ou portés disparus » en tentant de traverser la Méditerranée en 2018, contre 3.139 l’année précédente, selon les chiffres publiés par le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) sur son site internet.

Du côté des arrivées, 113.482 personnes ont traversé la mer pour gagner les côtes des pays méditerranéens en 2018, en forte baisse par rapport à l’année précédente (172.301).

A ces chiffres, il faut ajouter quelque 6.700 personnes enregistrées dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla en territoire africain, mais qui n’ont pas traversé la mer: au total, 120.205 migrants sont donc arrivés en Europe l’an dernier.

Ces chiffres marquent une chute drastique par rapport au « pic » de 1,015 million d’arrivées en 2015, au cœur de la crise des réfugiés. Mais pour les décès, la baisse est moins marquée: il y avait alors eu près de 3.800 morts.

En proportion, la mortalité a d’ailleurs un peu augmenté en 2018 par rapport à l’année précédente. « La Méditerranée est depuis plusieurs années la voie maritime la plus meurtrière au monde pour les réfugiés et les migrants, avec un taux de mortalité qui a fortement augmenté », s’est inquiétée la porte-parole du HCR en France, Céline Schmitt, dans une déclaration à l’AFP.

« En 2019, il est essentiel de sortir de l’impasse actuelle et de mettre fin à des approches au cas par cas, c’est-à-dire bateau par bateau, pour savoir où débarquer les passagers secourus », a-t-elle ajouté, en plaidant pour un « mécanisme régional de débarquement ».

L’année 2018 a été marquée par une crise diplomatique entre pays européens autour de l’accueil des réfugiés, notamment après que le gouvernement italien, au fort discours anti-migrants, a fermé les ports aux bateaux humanitaires cet été.

  • L’Espagne en première ligne –

Alors que la voie principale de migration passait jusque là par la Libye et l’Italie, l’Espagne est ainsi redevenue l’an dernier la première porte d’entrée en Europe, avec 55.756 arrivées par la mer (contre 22.103 en 2017).

Cette tendance pourrait se poursuivre puisque les garde-côtes espagnols ont indiqué mercredi avoir porté secours à 401 migrants au cours des deux premiers jours de 2019.

De son côté, l’Italie a enregistré 23.371 arrivées, en chute libre par rapport à 2017 (119.369), et la Grèce 32.497.

En 2018, le premier pays d’origine des migrants était la Guinée (13.068 personnes), suivi du Maroc (12.745) et du Mali (10.347). La Syrie n’était que le quatrième pays d’origine des arrivants, suivie de l’Afghanistan et de l’Irak.

Autre conséquence, plusieurs navires humanitaires ont été contraints d’errer en Méditerranée depuis l’été, faute de savoir où accoster. Chaque situation s’était débloquée avec un accord trouvé dans l’urgence entre pays européens pour la répartition des réfugiés.

En ce début 2019, deux navires d’ONG allemandes transportant 49 migrants ont reçu l’autorisation de s' »abriter » dans les eaux maltaises. Les Pays-Bas se sont dits prêts à accueillir une partie d’entre eux, « à condition que d’autres pays européens fassent de même ».

Mais les navires humanitaires, qui dénoncent des entraves croissantes à leur action, sont de moins en moins nombreux: début décembre, Médecins sans frontières (MSF) et SOS Méditerranée ont dû mettre un terme aux opérations de leur bateau l’Aquarius.

MSF avait alors pointé la responsabilité des gouvernements européens dans les décès en Méditerranée, « en soutenant les garde-côtes libyens pour intercepter les personnes en mer ».

Au large de la Libye, une vaste zone est aujourd’hui placée sous la responsabilité de garde-côtes libyens, dont le niveau de formation et d’équipement est régulièrement dénoncé côté ONG. « Nous réitérons notre appel à la communauté internationale pour qu’elle lutte contre les causes profondes des déplacements et les facteurs qui forcent les gens à entreprendre des voyages de plus en plus dangereux et périlleux », a rappelé Mme Schmitt.

AFP

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La SDJ déplore le retrait de l’accréditation de l’envoyée spéciale permanente de RFI à Kinshasa, Florence Morice

3 janvier 2019 à 11 11 24 01241
Florence Morice, correspondante de RFI à Kinshasa

Depuis son arrivée en République démocratique du Congo, notre consœur n’a fait qu’exercer son métier avec le plus grand professionnalisme, comme sa prédécesseure Sonia Rolley, elle aussi contrainte de quitter le pays en juin 2017.

Les accusations portées sont fausses et infondées. Sa couverture du processus électoral en cours a été irréprochable, et jamais elle n’a violé les règles en vigueur.

Par ailleurs, alors que RFI donne à cet évènement une portée mondiale, les autorités congolaises n’ont pas permis le déploiement de journalistes supplémentaires de médias internationaux, dont RFI, malgré les demandes répétées.

Au lendemain du vote, et après avoir organisé le blackout des communications et d’internet, ces mêmes autorités ont fait cesser la diffusion en FM de RFI dans le pays, d’abord à Kinshasa puis dans les autres métropoles.

A travers Florence Morice et RFI, ces mesures visent tous les journalistes qui exercent leur métier actuellement en RDC.

La SDJ de RFI dénonce donc avec énergie l’atteinte portée à la liberté d’informer, garante d’une démocratie pour laquelle les citoyens congolais ont montré dimanche tant d’appétit.

Bien cordialement

la SDJ de RFI

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Humanitaire : Safiatou Barry, 1ère dauphine à miss Afrique Canada 2018, fait assainir le quartier Cosa

31 décembre 2018 à 14 02 53 125312

Le comité miss Afrique-Canada, en partenariat avec la fondation Safiatou Barry pour les enfants déshérités en milieu scolaire, a organisé ce samedi, 29 novembre 2018, une opération d’assainissement à Cosa, dans la commune de Ratoma. L’opération a connu la participation de plusieurs citoyens, des sages, des responsables du groupe scolaire Safia Ecole (école qui porte son nom), du maire et du ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est un ouf de soulagement pour les populations de Cosa. La 1ère dauphine à miss Afrique Canada, qui vient de décrocher un financement pour son projet humanitaire, a organisé une grande opération d’assainissement au quartier Cosa. Cette action a touché des coins stratégiques du quartier, notamment la grande mosquée, les rails et les domiciles environnants.

Safiatou Barry

Selon Safiatou Barry, miss Guinée Canada 2016 et première dauphine à miss Afrique Canada 2018, il y a trois (3) ans de suite qu’elle vient en Guinée. Mais, voyant l’état des lieux, Safiatou Barry a décidé de s’engager. Elle a eu l’idée d’envoyer un projet d’assainissement pour débarrasser les lieux des ordures. « Puisque le projet est déjà mis en place, ce n’est pas tout le monde qui participe. Donc, je me suis dit qu’il faudrait de mon côté que j’arrive à mobiliser beaucoup de gens qui sont venus massivement. Je les remercie pour avoir accepté de venir m’aider à nettoyer, à assainir les lieux. Et, espérons que les lieux restent propres, une fois le travail fini », a-t-elle dit.

Selon nos informations, Safiatou Barry ne compte pas se limiter à une simple opération d’assainissement. Elle va réaliser d’autres projets humanitaires, notamment des forages en faveur des populations de Cosa. « Mon départ, c’est le 13 janvier. Mais avant cela, je dois mettre en place deux forages ici même dans le quartier. Ce qui a motivé le choix de Cosa, c’est d’abord le fait que l’école soit établie ici. Aussi, j’ai toujours leur support, j’ai toujours leur aide. La communauté est présente à chacun de mes évènements. Ils m’encouragent, ils m’écrivent depuis le Canada. Donc, je me suis dit que si je commence à donner à des gens, j’aimerai commencer par le quartier Cosa, pour ensuite Bantounka, pour ensuite m’étendre ailleurs ».

Junior Fabian

Junior Fabian, président du comité d’organisation miss Afrique Canada, a dit que cet événement n’est pas seulement qu’un concours de beauté. A l’en croire, le comité d’organisation finance tous projets qui leur sont proposés par celles qui arrivent à se hisser haut. « Pour nous, c’est d’encourager les projets et tout. On a décidé de venir en Afrique et on a choisi deux pays : la Côte d’Ivoire et la Guinée. Donc, en Côte d’Ivoire, on a fait des dons et tout. Et la Guinée, Safiatou a décidé le projet qu’elle voulait pour son pays. Et, on ne pouvait que l’accompagner ».

Souleymane Taran Diallo

Présent sur les lieux, Souleymane Taran Diallo, maire de la commune de Ratoma, a dit sa joie devant cette initiative avant d’inviter les guinéens d’ailleurs à s’inspirer de l’exemple de Safiatou Barry. « Nous saluons l’initiative, nous l’encourageons. Nous souhaitons que beaucoup de nos compatriotes qui sont à l’extérieur, étudient, apprennent, et qu’ils viennent, qu’ils apportent certaines choses comme cette initiative, et qu’ils nous aident dans ce processus de développement que nous avons engagé, à Ratoma notamment ».

Moustapha Naïté

Abondant dans le même sens, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté a dit sa joie de voir pour la première fois un tel événement à Cosa. « Je voudrai très sincèrement féliciter madame la Miss pour d’abord avoir relevé le défi de la mobilisation et celui de la participation. On voit beaucoup de gens mobilisés à l’occasion de cette journée citoyenne d’assainissement de la ville de Conakry. C’est la 1ère fois, dans la commune de Ratoma, en tout cas Cosa, que je vois un tel mouvement. C’est fort appréciable, si chacun de nous donne un peu de soi et de son temps pour participer à l’assainissement d’un espace public. (…) Je voudrai la féliciter et l’encourager, que ça ne soit pas l’unique fois, mais que chaque fois qu’elle est présente en Guinée, qu’elle puisse mobiliser encore davantage nos concitoyens à participer à ces œuvres d’assainissement ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Bourse RUSAL 2018 : Les étudiants guinéens heureux de célébrer le nouvel an à Moscou

31 décembre 2018 à 10 10 00 120012

Il y a plusieurs mois, Moscou, parmi d’autres grandes villes russes, a accueilli 28 étudiants guinéens. Au total, 101 jeunes guinéens ont reçu des bourses de RUSAL pour étudier dans les meilleures universités de Russie. La société prend en charge les frais de scolarité, d’hébergement et de voyage des jeunes talents dans le cadre de son programme de bourses d’entreprise.

L’initiative vise à former des spécialistes hautement qualifiés venant de Guinée et à renforcer l’amitié traditionnelle entre les deux pays. Après avoir obtenu leur diplôme, les étudiants pourront travailler dans les secteurs des mines, des chemins de fer, de l’économie, de la construction, de l’agriculture, de l’approvisionnement en eau, de la santé et de l’administration. La plupart des diplômés se verront offrir un emploi dans les installations de RUSAL en Guinée. Nous avons rencontré des étudiants de Moscou pour connaître leurs premières impressions sur le pays et les féliciter pour les vacances à venir.

Quelles sont vos premières impressions de Moscou?

Sidibe Ahmadou, MISIS (Université nationale des sciences et technologies). Une ville bien organisée et surtout accueillante.

Cheick Ahmed Soumah, MADI (Université technique d’État de la construction automobile et routière de Moscou). C’était la plus froide de toute ma vie. C’était comme un nouveau monde pour moi.

Mamadou Dian Barry, MISIS. Je pense que la ville est belle, historique et que les gens travaillent dur. Ici, il y a plus de travail que de loisirs. Et je l’apprécie parce que j’aime aussi le travail.

Que pensez-vous de la neige?

Barry Ahmed, MISIS. La neige est excellente. J’ai déjà vécu l’hiver ailleurs, mais c’est beaucoup mieux en Russie. je confirme

Bah Cheick Cherif, MIIT (Université des transports de Russie). La neige est un rêve qui est enfin devenu réalité, comme je ne pouvais  la voir qu’à la télévision.

Est-il difficile pour vous de vous familiariser avec la langue russe?

Oumou Salamata Bah, RUDH (Université de l’amitié des peuples de Russie). Oui un peu. Se familiariser avec une langue que vous n’avez jamais apprise n’est pas facile, mais je m’adapte parce que c’est le but.

Konaté Abdoulaye, MIIT. Non, pas pour moi. Nous avons d’excellents professeurs et des cours qui facilitent l’apprentissage rapide de la langue Russe.

Partagez-vous vos impressions sur les études à Moscou ?

Mamadi Kandja Camara, MISIS. Moscou dispose d’un excellent système éducatif. Cela vous fait étudier même si vous ne le souhaitez pas. Nous avons beaucoup de devoirs qui nous font apprendre rapidement.

Almamy Amadou Soumah, MADI. Les études sont très intenses mais nous nous sommes adaptés au rythme rapidement. De plus, les cours sont très bien dispensés et nos formateurs font tout pour que nous puissions apprendre le plus possible.

Konaté Abdoulaye, MIIT. Étudier dans un si grand pays est une fierté. La Russie forme de nombreux spécialistes guinéens

Pourquoi avez-vous choisi exactement ce futur métier? Que voulez-vous faire après vos études?

Barry Ahmed, MISIS( faculté des mines et de l’écologie industrielle). Le choix est lié à mon rêve faire respecter les normes environnementales et aider à nettoyer l’environnement dans le secteur minier.

Cheick Ahmed Soumah, MADI (faculté de construction de ponts et des routes). J’ai choisi cette industrie parce que j’aime admirer de beaux bâtiments. Après mes études, j’entends investir dans le développement des infrastructures en Guinée.

Sidibe Ahmadou, MISIS (faculté des mines et de la production de pétrole et de gaz).Le choix est simple pour moi. La Guinée est un pays riche en bauxite. Pouvoir aider mon pays à exploiter ses ressources est une opportunité parfaite. Après mes études, je reviendrai pour servir mon pays. Et je suis reconnaissant à RUSAL qui a pu m’offrir cette formation.

Qu’est-ce qui vous a le plus impressionné à Moscou?

Barry Ahmed MISIS. Le métro, la convivialité des professeurs d’université.

Oumar Soumah MISIS. La générosité des Russes

Que pensez-vous de l’obtention de la bourse RUSAL?

Mamadi Kandja Camara, MISIS. Très heureux car je rêvais de travailler dans une entreprise minière et de venir étudier à l’étranger. Je suis très heureux de recevoir le programme de bourses et je remercie RUSAL de l’avoir réalisé.

Ibrahima Conte, MISIS. J’étais fier. Il est parfait que RUSAL aide ses futurs jeunes employés en prenant en charge la formation de 101 étudiants sur 6 ans. Et je suis très fier de participer à ce programme. Et j’ai toujours rêvé d’étudier dans un domaine lié à l’exploitation minière.

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Restriction des libertés, tueries de manifestants… Amadou Diallo (BBC) déçu du Pr. Alpha Condé

27 décembre 2018 à 9 09 25 122512
Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, un journaliste de Guineematin.com qui était récemment à Dakar, au Sénégal, a rencontré monsieur Amadou Diallo. Et, ils en ont profité pour échanger sur plusieurs sujets d’intérêt national. Dans l’extrait qui suit, l’ancien correspondant de la BBC en Guinée a dénoncé la restriction des libertés et surtout les tueries des manifestants de l’opposition sous le régime du Pr. Alpha Condé.

Je suis déçu parce que le Pr. Alpha Condé, je l’ai connu quand il était dans l’opposition. Je vous ai dit que le Pr. Alpha Condé, feu Bâ Mamadou, feu Jean Marie Doré, feu Siradiou Diallo, je peux dire que c’était nos potes, nos amis. Ils se battaient pour la liberté, pour la démocratie, l’Etat de droit, pour que le guinéen ne meurt plus dans les manifestations de l’opposition. Parce qu’à leur temps, il y a eu beaucoup de militants de l’opposition qui avaient été tués par les forces de l’ordre. La répression sous le Général Lansana Conté était aussi sans limite.

C’est pour cela que je dis que j’observe tous ces évènements avec beaucoup de gêne. Parce que quelqu’un qui s’est battu pendant toutes ces années pour l’avancée démocratique de son pays, qui arrive au pouvoir et qui n’arrive pas à empêcher des répressions des militants de l’opposition, je n’arrive pas à comprendre ce qui se passe…

La liberté de manifestation, le libre accès aux médias publics, les libertés publiques et individuelles, les élections libres, crédibles et transparentes… C’était le combat du Pr. Alpha Condé, de feu Bâ Mamadou, de feu Jean Marie Doré et de feu Siradiou Diallo… Mais, je constate que les Guinéens meurent encore dans les manifestations de l’opposition en Guinée, alors que c’est le professeur Alpha Condé qui est président de la République de Guinée…

Je connais très bien le professeur Alpha Condé, on se connaît très bien. A l’époque, l’opposition n’avait aucun moyen de se faire entendre, si ce n’est via BBC, RFI et Africa N°1. Donc, le professeur Alpha Condé connaît très bien qui est Amadou Diallo. C’est pour cela que le connaissant, connaissant aussi les valeurs pour lesquelles lui et ses pairs de l’opposition se battaient à l’époque, je n’arrive pas à comprendre que des militants de l’opposition soient tués lors des manifestations politiques en Guinée. Depuis son arrivée au pouvoir, l’opposition parle de 103 morts… Pendant tout le régime du président Abdoulaye Wade (président du Sénégal entre le 1er avril 2000 et le 2 avril 2012), il y a eu six (6) personnes qui ont été tuées lors des manifestations politiques au Sénégal ! Faites la comparaison… 

Suspension de Mouctar Bah (correspondant de RFI en Guinée)

Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

J’observe tout cela, je vous l’ai dit, avec beaucoup de regrets. Parce que Mouctar Bah (RFI), Ben Daouda Sylla (Africa N°1) et Amadou Diallo (BBC), le professeur Alpha Condé nous connaît très bien. Donc, que Mouctar soit suspendu sous le régime du Pr. Alpha Condé, je n’arrive pas à comprendre. Parce que les gens qui doutent de Mouctar Bah ne le connaissent pas. mais, le Professeur Alpha Condé connaît très bien qui est Mouctar Bah. je ne dis pas qu’on a aidé le Pr. Alpha Condé, Bâ Mamadou, Siradiou Diallo, Jean Marie Doré ; mais, nous faisions notre boulot. Je ne sais s’ils percevaient le travail professionnel qu’on faisait comme une aide ; mais, on faisait notre boulot. Et, en tout cas, ils ne pouvaient pas se faire entendre à l’extérieur de la Guinée ou même à l’intérieur du pays sans BBC, RFI et Africa N°1…

En attendant le décryptage de cette longue interview, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la réaction du célèbre journaliste sur les tueries de manifestants sous le régime Alpha Condé :

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Amadou Diallo (BBC) à Guineematin : cas du 1er militant du RPG tué par la police (vidéo)

25 décembre 2018 à 23 11 03 120312

A l’occasion de son récent séjour à Dakar (Sénégal), un journaliste de Guineematin.com a rencontré Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée. Dans une longue interview, ce professionnel du micro a accepté de nous confier son témoignage inédit de la journée meurtrière du 28 septembre 2009, ses débuts de journaliste à la RTG et à la BBC, ses relations avec les acteurs politiques guinéens, notamment avec le Pr. Alpha Condé (qui sera entre temps arrêté, jugé et condamné), ses plus beaux reportages à la BBC, les enquêtes « osées » de la RTG…

Dans la tranche qui suit, Guineematin.com vous propose le témoignage du doyen Amadou Diallo sur l’assassinat du tout premier militant du RPG par la police guinéenne sous le régime du Général Lansana Conté. C’est d’ailleurs en parlant de ce militant du RPG qu’il sera sanctionné par un ancien directeur de la RTG…

La première convocation du professeur Alpha Condé à la police judiciaire, il avait organisé un meeting qui était interdit. Et, ce jour, la tension était vive à Kaloum. La rédaction de la RTG m’a désigné pour aller couvrir ; et, j’étais accompagné du doyen Boubacar Bah.

Ce sont les militants du RPG qui étaient à la porte d’entrée de la police judiciaire… Quand je suis arrivé avec Boubacar Bah, on se présente et les militants nous laissent passer.

Le professeur Alpha Condé était face au commissaire Ibrahima Bah (paix à son âme) qui devait l’interroger. Et, à peine le commissaire Ibrahima Bah ouvre la bouche pour poser la première question, nous entendons des jets de pierres et des coups de gaz lacrymogène qui tonnent à l’extérieur de la police judiciaire. C’était le cafouillage ! En une fraction de seconde, les militants du RPG sont venus extraire le professeur Alpha Condé et ils sont sortis de Kaloum. Maintenant, c’était des affrontements entre les militants et les forces de l’ordre…

Et, c’est ce jour que le tout premier militant du RPG sous le régime du général Lansana Conté a été abattu. Et, c’est justement à cause de cette victime que j’avais été sanctionné à la RTG…

En attendant la suite du décryptage, Guineematin.com vous propose la version vidéo de ce témoignage d’Amadou Diallo :

Interview réalisée à Dakar par Nouhou Baldé

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Atelier sous régional de Lola : les décisions issues de la rencontre

22 décembre 2018 à 16 04 58 125812

L’atelier sous régional organisé à Lola s’est achevé dans la soirée d’hier, vendredi, 21 décembre 2018. Il a réuni 66 participants venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire qui ont planché pendant deux jours (jeudi et vendredi) sur la préservation des forêts classées situées le long de la frontière entre les deux pays. La rencontre a débouché sur plusieurs recommandations visant à améliorer la gestion transfrontalière des réserves de Déré, du Mont Nimba et de Thiapleu, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Lola.

C’est suite à l’occupation anarchique des forêts classées situées le long de la frontière guinéenne et la dégradation poussée de ces réserves, que la direction régionale de l’environnement de N’zérékoré a organisé cette rencontre de concertation à Lola. De nombreux techniciens du monde environnemental se sont retrouvés pour plancher deux jours sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour préserver ces forêts. Ils ont élaboré à cet effet, plusieurs recommandations, dont :

Des opérations de déguerpissement ; la matérialisation des limites des forêts concernées et la sensibilisation des populations riveraines ; la relance des rencontres tripartites durables du Mont Nimba ; la redynamisation des comités de pilotage tripartite sur l’accord-cadre sur la conservation durable du mont Nimba ; l’implication des services de sécurité et des forces de défense des différents pays concernés dans le cadre de la concertation tripartite.

Inclure la forêt classée de Thiapleu dans les résolutions à prendre sur l’accord-cadre ; assurer la sécurité transfrontalière entre nos pays ; organiser des patrouilles mixtes entre les forces de sécurité et de défense et des patrouilles simultanées pour sauvegarder la forêt ; proposer des budgets de sauvegarde des forêts de chaque comité de pilotage, disposer de lignes budgétaires nationales, identifier des partenaires privés bilatéraux et multilatéraux, des ONG nationales et internationales pour le financement de la gestion des forêts, (…)

Il est convenu également que les occupants illégaux de ces forêts vont être informés de leur déguerpissement par les autorités locales du 21 décembre 2018 au 10 janvier 2019 pour quitter librement la forêt. Le CEGENS de Guinée, l’OIPR (Office Ivoirien des Parcs et Réserves) évoluant à Thiapleu et la SODEFOR (Société de Développement des Forêts de la Côte d’Ivoire) doivent se rencontrer au plus tard le 15 janvier 2019 pour une nouvelle concertation.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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« Seuls les habits que je porte me restent aujourd’hui », raconte un migrant rentré d’Angola

21 décembre 2018 à 19 07 58 125812

Mohamed Doumbouya de la cellule de communication de l’OIM-Guinée

Les migrants guinéens détenus en Angola commencent à regagner le pays. Une première équipe de 21 personnes est arrivée hier, jeudi, 20 décembre 2018, à Conakry. A leur descente d’avion à l’aéroport de Conakry, les migrants ont raconté le calvaire qu’ils ont vécu en Angola, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est une équipe de 30 personnes qui était attendue ce jeudi, 20 décembre à Conakry. Mais, en raison d’un problème de place dans l’avion, c’est finalement 21 personnes qui sont venues. Ces migrants, considérés comme illégaux en Angola, puisque ne disposant de papiers, étaient détenus depuis plusieurs mois dans les prisons du pays. Ils ont été rapatriés par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), en collaboration avec le gouvernement guinéen.

Selon Mohamed Doumbouya, membre de la cellule de communication de l’OIM Guinée, cette première opération devrait être suivie d’autres. « L’OIM Guinée a répondu à un appel du gouvernement guinéen qui a manifesté le besoin de venir en aide aux guinéens qui étaient en détresse dans les centres de détention en Angola. C’est la première expérience mais avec l’assistance de l’Etat guinéen et d’autres partenaires, on espère vraiment pouvoir aider plus de personnes qui sont là-bas », a-t-il indiqué.

Pour les migrants, ce retour au bercail est plus qu’un soulagement. C’est une libération après l’enfer qu’ils ont vécu en Angola, même s’ils ont tout perdu. « Ils disent qu’ils font les choses légalement mais c’est faux. Je faisais le commerce là-bas, ils m’ont suivi de ma boutique jusque dans ma chambre, ils m’ont frappé et mis en prison.

Ils ont retiré tous mes biens et ont pris tout ce que je gardais dans ma maison, même mes habits. Seuls les habits que je porte me restent aujourd’hui. Je suis resté pendant plusieurs mois en prison, mais aujourd’hui je dis Dieu merci puisque je suis rentré chez moi et je remercie l’OIM », explique Abdoulaye Fofana.

Mamady Fofana, un autre migrant rentré d’Angola, a raconté sa mésaventure avant d’exhorter les autorités guinéennes à aider tous les Guinées qui sont détenus dans les prisons angolaises à rentrer au pays. « Les Angolais nous ont maltraités, ils nous attrapent et attachent comme des animaux pour nous mettre en prison.

Et dans ces prisons, on nous frappait, même quand nos frères nous amenaient à manger ils refusaient qu’on mange. Aujourd’hui je remercie le gouvernement guinéen et l’OIM. Mais, je lance un appel au gouvernement guinéen pour qu’il aide nos compatriotes qui sont dans les prisons là-bas, même s’il faut affréter deux avions par jour pour ramener les autres qui croupissent dans les prisons angolaises », a plaidé Mamady Fofana.

Comme ses prédécesseurs, Saïkou Oumar Barry qui a passé 6 ans en Angola, rentre aujourd’hui en Guinée les mains vides. Après l’expérience qu’il a vécue, il donne un conseil à ses compatriotes guinéens. « Les Angolais ne détestent pas tous les migrants qui sont dans leur pays, mais ils détestent particulièrement ceux de l’Afrique de l’ouest. C’est comme si nous n’avions pas de gouvernants, nous ressemblons à des orphelins là-bas, ils n’ont aucun respect ni de considération pour nous.

Les gens disent que ce sont les guinéens qui s’entretuent là-bas mais c’est faux, ce sont eux qui assassinent les gens juste par jalousie et méchanceté. Si vous voyez tous les biens que nos compatriotes ont perdus là-bas, vous allez être en colère. Mais, moi ce que je vais dire à mes parents guinéens, c’est de rester en Guinée et investir ici, parce que personne ne viendra nous chasser ici », a-t-il lancé.

A l’arrivée de ces migrants à l’aéroport de Conakry, l’OIM Guinée a mis à leur disposition un téléphone portable avec une carte SIM et une somme de 500 000 francs guinéens chacun pour leur permettre de payer leur transport pour rejoindre leurs familles.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Protection des forêts classées : des acteurs guinéens et ivoiriens réunis autour de la question à Lola

21 décembre 2018 à 12 12 51 125112

Un atelier de concertation sous régional s’est ouvert hier, jeudi 20 décembre 2018, dans la ville de Lola. Il réunit plusieurs acteurs venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire qui se penchent sur la protection transfrontalière des forêts classées des deux pays, rapporte un correspondant des de Guineematin.com dans la région.

Cette rencontre est organisée par la par la direction régionale de l’environnement de N’zérékoré. Elle regroupe 62 participants venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. Les travaux portent sur la protection des forêts situées le long de la frontière entre les deux pays, notamment les réserves classées de Déré, du Mont Nimba et de Thiapleu.

« L’objectif de la présente rencontre est d’approfondir les actions de conservation à mener sur les Monts Nimba de façon transfrontalière. Car ni la flore et la faune sauvage, ni les eaux qui y coulent et les vents qui y soufflent, ni aucune autre composante remarquable de l’écosystème des Monts Nimba ne reconnaissent les concepts politiques entre nos États. Ils n’obéissent plutôt qu’aux lois naturelles », a déclaré Seydou Barry SIDIBE, le secrétaire général du ministère de l’environnement, des eaux et forêts, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ces travaux.

Sébastien Tounkara

Présent à cette cérémonie, le Gouverneur de la région administrative de N’zérékoré, Sébastien Tounkara, a salué l’organisation de cet atelier. Selon lui, cette rencontre vient à point nommé. « L’atelier qui nous réunit ici ce matin vient à point, eu égard à la situation que nous vivons au quotidien pour la gestion de nos forêts en général, et celle des forêts transfrontalières en particulier. Je n’ai rien à vous apprendre d’une manière exhaustive sur la destruction anthropique de nos forêts et le changement climatique dans lequel nous vivons.

À cet effet, il est temps que nous nous levions pour conjuguer les efforts afin d’appliquer les lois et mettre hors d’état de nuire les braconniers de la faune et de la flore, qui sont les richesses de nos forêts. Je vous exhorte à une analyse critique de la situation de coopération transfrontalière pour la gestion concertée de nos forêts de Déré, Tiapleu et Mont Nimba. Je reste convaincu que chacun en ce qui le concerne mettra tout en œuvre pour la réussite de cet atelier », a dit le Gouverneur qui a représenté le ministère de l’administration du territoire et de décentralisation à cette rencontre.

De son côté, Diarra Karim, préfet de Danané et chef de la délégation ivoirienne, s’est félicité aussi de la tenue cette rencontre. Il a exhorté les parties guinéenne et ivoirienne à conjuguer les efforts pour mettre un terme à la dégradation des forêts transfrontalières. « Cette rencontre revêt pour nous un caractère tout particulier et nous réconforte à plus d’un titre. La forêt ivoirienne est en perpétuelle souffrance du fait de la déforestation. Elle est passée de 16 millions d’hectares à moins de 3 millions d’hectares, sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs anthropiques.

Au moment où le monde entier se mobilise pour trouver des solutions appropriées aux effets pervers et néfastes du changement climatique, il est plus que nécessaire de fédérer nos énergies en vue de capitaliser nos acquis pour une gestion efficace et durable des forêts transfrontalières, notre patrimoine commun et précieux. Je voudrais enfin, m’en féliciter et espérer qu’avec la volonté affichée des parties prenantes, la réactivation du cadre de concertation et d’échange bipartite permettra une meilleure gestion concertée pour la sauvegarde de notre riche patrimoine de biodiversité transfrontalière, pour le bonheur de nos populations », a indiqué le responsable ivoirien.

Au cours de cet atelier, les techniciens présents vont élaborer un plan d’action concret et budgétisé qui devrait permettre une meilleure gestion des forêts transfrontalières.

De Lola, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224 620166816/666890877

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RUSAL et le Ministère russe de la santé ont terminé en Guinée la vaccination contre Ebola avec l’utilisation du vaccin fabriqué en Russie

18 décembre 2018 à 19 07 38 123812

RUSAL et le Ministère russe de la santé ont terminé en Guinée la vaccination contre Ebola avec l’utilisation du vaccin fabriqué en Russie

Moscou, 13 Décembre 2018 – Société Unie RUSAL (code commercial 486 sur la bourse de Hong Kong, RUAL sur la bourse de Moscou), l’un des plus grands producteurs d’aluminium au monde et le Ministère russe de la santé annoncent la fin de la vaccination contre la maladie à virus Ebola en République de Guinée.

Deux mille volontaires guinéens ont reçu le vaccin «GamEvak Combi» dans le cadre de la recherche post-homologation du vaccin russe qui se déroule en Guinée, au Centre de recherche en épidémiologie-microbiologie et des soins médicaux (CREMS). Le centre a été construit par la compagnie RUSAL sur l’initiative d’Oleg Deripaska au pire moment de l’épidémie Ebola en 2015. Le vaccin «GamEvak Combi» qui est actuellement à sa dernière étape d’expérimentation a été élaboré à l’académie Gamaléa relevant du Ministère russe de la santé.

Le programme de l’essai vaccinal prévoit un suivi pendant un an des volontaires vaccinés pour contrôler l’évolution de leur immunité. A la fin de cette étape, le vaccin aura un certificat international pour son utilisation par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’autres organisations afin de prévenir la propagation de la maladie.

Le vaccin a été élaboré sur ordre du Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine suite à la demande qui lui a été adressée en 2014 par le Président de la République de Guinée, Alpha Condé. En 2016 le vaccin a été présenté en marge de l’Assemblée Mondiale de la Santé en présence de de l’ex-directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé, Margaret Chan. En Russie le vaccin a été enregistré fin 2015.

Après l’implication active de la compagnie RUSAL à travers des actions orientées vers la lutte contre l’épidémie (en plus de l’élaboration du vaccin, la compagnie dans le cadre du partenariat public-privé avec le soutien de Oleg Deripaska a ouvert en Guinée un centre de recherche scientifique et construire également une chambre d’isolation et un hôpital), le ministre des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie, Serguei Lavrov a remercié l’actionnaire de RUSAL, Oleg Deripaska pour sa contribution dans l’effort international de lutte contre Ebola. Oleg Deripaska a auparavant souligné que RUSAL a établi de bonnes relations avec la République de Guinée et la compagnie a fait tous ses efforts pour aider les populations du pays confrontées à ce virus. « Pendant la flambée de la maladie à virus Ebola, nous avons réunis toutes les forces pour apporter toutes formes d’aides nécessaires », – a dit Oleg Deripaska.

Actuellement le vaccin est utilisé par les médecins russes et d’autres spécialistes dans les régions ou le risque de la maladie à virus Ebola est élevé a fait remarquer le Ministre russe de la Santé, Veronika Skvortsova. «Pendant la période de l’épidémie de la maladie à virus Ebola le centre a affiché les meilleurs chiffres en matière guérison en Guinée: 62,5% des patients du CREMS avec un diagnostic confirmé d’Ébola ont été traités avec succès», – a dit Veronika Skvortsova.

L’avantage du vaccin « GamEvak Combi »

Le vaccin «GamEvak Combi» a été créé via une méthode biotechnologique sans utiliser le virus pathogène de la fièvre Ébola. La base du vaccin est constituée d’un matériel génétique contenant un adénovirus et le virus de la stomatite vésiculaire sans danger pour l’homme et dans lequel un gène contenant des informations sur la structure de la glycoprotéine du virus Ébola a été introduit. Les tests précliniques et cliniques sur le vaccin ont confirmé qu’il était sans danger et plus efficace pour stimuler l’immunité que ceux fabriqués ailleurs. En outre, l’un des principaux avantages du vaccin russe est sa facilité de conservation. On peut transporter le médicament «GamEvak Combi» en le maintenant à une température de -16 degrés Celsius, alors que ceux fabriqués ailleurs exigent le maintien de la température à moins de -60 C, ce qui est difficile à mettre en œuvre dans les conditions climatiques africaines.

Le CREMS ou se déroule l’observation des volontaires vaccinés n’a pas d’équivalent en Afrique de l’Ouest en matière d’utilisation de hautes technologies et de systèmes de sécurité biologique. Le centre a été créé en tenant compte de toutes les recommandations d’organisations humanitaires internationales et est doté d’équipements médicaux et de laboratoires modernes. Les investissements de RUSAL dans la construction du CREMS s’élèvent à plus de 10 millions de dollars. Actuellement, le CREMS est le principal centre d’étude et de prévention des maladies infectieuses en Guinée, ainsi que le centre de formation des spécialistes épidémiologistes.

RUSAL opère en République de Guinée depuis 2001. Elle est l’un des plus grands investisseurs étrangers dans ce pays. En Guinée, RUSAL possède la Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK), ainsi que l’usine de bauxite et d’alumine Friguia. De plus, RUSAL continue l’exploitation du plus grand gisement mondial de bauxite de Dian-Dian dans la région de Boké.

Fin

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