Ministère de l’énergie : Dr. Cheick Taliby Sylla trouve une solution idoine aux problèmes d’électrification de la ville de Kankan

17 juillet 2019 à 15 03 42 07427

Communiqué : Le Ministre de l’Energie, Dr Cheick Taliby Sylla, a rencontré hier tous les acteurs en charge de la gestion du courant électrique dans la préfecture de Kankan dont la société Kama et l’électricité De Guinée (EDG).
Ce fut une rencontre axée sur la recherche des solutions idoines aux différents problèmes qui se posent dans l’électrification de la ville de Kankan.

De même, l’objectif était de trouver aussi des stratégies pour parer aux différentes revendications de la population de cette ville, qui réclame constamment ce sésame car, elle souhaiterait une fourniture de courant allant de 18h à 8h du matin soit 12h sur 24.

Dans son exposé liminaire, Dr Cheick Taliby Sylla, a fait l’état des lieux de la situation en posant le postulat sur tous les disfonctionnements relatifs à l’amélioration de la desserte en courant électrique de Kankan. Ainsi il a été question de trouver une solution adéquate afin servir dans un bref délai la ville de Kankan.

Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l'Energie
Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

Après plusieurs heures d’échanges avec les représentants des sociétés d’EDG et KAMA, le Ministre a instruit aux responsables d’EDG de trouver de nouveaux groupes de très grandes puissances qui pourront fournir de l’électricité dans toute la ville de Kankan, en attendant de dépanner la centrale électrique en vue de trouver une solution définitive aux problèmes d’électrification à Kankan.

Avant la fin de cette rencontre les responsables d’EDG, ont informé l’assistance constituée des principaux collaborateurs du Ministre de l’énergie, que les efforts des uns et des autres ont porté fruit car, des groupes électrogènes de fortes puissances ont été trouvés grâce à l’appui du ministre de l’Énergie. Une équipe de techniciens aguerris d’EDG, est déjà en route pour les installations de ces différents groupes.

En attendant l’installation desdits groupes, le Ministre de l’Energie, Dr. Cheick Taliby Sylla, invite la population de NABAYAH à la retenue ce, pour le bien de tous. Et toutes les dispositions sont envisagées pour servir la ville de Kankan.

La cellule de communication du Département

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Siguiri : deux personnes tuées dans des éboulements à Kintinia

16 juillet 2019 à 22 10 00 07007
image d’archive

Deux personnes ont péri dans de nouveaux éboulements survenus hier, lundi 15 juillet 2019, dans deux mines d’or de la sous-préfecture de Kintinia (Préfecture de Siguiri). Le premier drame est survenu dans le district de Fatoya et le second dans celui de Samani, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Sékou Condé et Jacques Traoré, les deux victimes, ont bien de choses en commun. Chacun d’eux est âgé de 28 ans, est marié à une femme et est père d’un enfant. Ils ont aussi quitté cette vie de la même manière. Chacun à la suite d’un éboulement survenu dans une mine d’or. L’un à Fatoya et l’autre à Samani. Tous les deux se sont retrouvés coincés dans les trous et ont trouvé la mort sur place. Alpha Oumar Diallo est membre de l’équipe de la Croix-Rouge qui a récupéré les deux corps.

« Le premier éboulement est survenu aux environs de 13 heures à Fatoya. Mais, c’est seulement à 18 heures qu’on a pu extraire le corps. Le second cas est survenu dans la journée, mais lui, c’est seulement à 20 heures qu’on a pu récupérer le corps qui était coincé dans le trou. Parce que c’est lorsqu’on a retrouvé le corps du premier qu’on est parti rechercher le second. Puisque nous sommes en saison pluvieuse, la terre est très humide, donc les risques d’éboulements sont plus grands. Malgré tout, les gens descendent dans les trous sans penser aux conséquences que cela pourrait engendrer », a expliqué l’agent de la Croix-Rouge.

Les deux victimes ont regagné leur dernière demeure ce mardi, 16 juillet 2019.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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EDG sur la sellette à Kankan : les jeunes de la ville menacent de fermer la société

16 juillet 2019 à 12 12 17 07177

La jeunesse de Kankan a tenu une réunion hier, lundi 15 juillet 2019, à la maison des jeunes de la ville. Les jeunes ont décidé d’aller rencontrer le préfet pour exiger la fermeture des installations de l’EDG dans la ville, en raison de la faible desserte du courant électrique. Ils se disent déterminés à faire en sorte que la société soit fermée si elle n’est pas en mesure de répondre aux attentes de la population, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Des jeunes venus de tous les quartiers de la commune urbaine de Kankan ont pris part à cette rencontre, organisée à la maison des jeunes de la ville. L’objectif de la réunion était de faire le point de ce qui avait été dit à l’occasion de leur récente rencontre avec le préfet de Kankan. Rencontre au cours de laquelle ils avaient donné un ultimatum à EDG pour fournir le courant de 18 heures et à 8 heures du matin à la ville, au risque de se voir fermée.

Après avoir fait le constat que cette revendication n’a pas été respectée par la société en charge de fournir le courant électrique en Guinée, les jeunes ont décidé de retourner voir le préfet avant toute autre chose, explique Lamine Kaba, leur porte-parole. « La réunion d’aujourd’hui était une sorte de rappel, puisqu’on avait dit préfet qu’à partir du 15 juillet, on veut le courant de 18h à 8h du matin. C’est pourquoi on s’est rencontré ici pour se donner des idées parce qu’aujourd’hui c’est le 15 juillet. Si le courant ne vient pas de 18h à 8h du matin, on tiendra compte de ça. Demain, on ira voir le préfet pour lui dire que ce qu’on a conclu n’a pas été respecté, on lui dira alors que notre décision c’est de fermer EDG. Parce que tout Kankan attend le courant de 18h à 8h du matin, donc le préfet est obligé de rester derrière la population. Si le préfet ne répond pas favorablement à notre requête, nous avons un plan B qu’on ne dira pas ici. Pour demain, notre slogan sera : pas de casse à Kankan ! Kankan est le meilleur payeur de facture en Guinée ! On veut le courant de 18h à 8h du matin », a-t-il annoncé.

Lamine Kaba, porte-parole des jeune de Kankan contre la société EDG

A la question de savoir s’ils pensent que la société d’électricité de Guinée est en mesure de faire face immédiatement à leur revendication, les jeunes sont catégoriques : « nous, on n’a rien à avoir avec ça, tout ce qu’on veut c’est le courant de 18h à 8h du matin. S’ils ne peuvent pas alimenter toute la ville en courant, ils n’ont qu’à fermer EDG et quitter Kankan. Le jour où ils auront la capacité de donner le courant de 18h à 8h du matin, ils reprendront », a dit leur porte-parole.

A rappeler que la révolte des jeunes de Kankan contre EDG fait suite à la récente arrestation d’un agent local de la société qui était en possession de plusieurs bidons de carburant volés. Du carburant qui était destiné à faire tourner les groupes électrogènes qui fournissent du courant à la ville. Cette arrestation est intervenue à un moment où Kankan fait face à une très faible desserte électrique. L’agent en question a été mis à la disposition de la justice, mais les jeunes exigent désormais un meilleur service de la part d’EDG ou alors la fermeture totale de la société.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Examens nationaux à Kankan : 2 surveillants, 6 candidats et un agent de sécurité épinglés

15 juillet 2019 à 15 03 31 07317

Les premières épreuves du baccalauréat pour la session 2019 ont été officiellement lancées ce lundi, 15 juillet 2019, sur l’ensemble du territoire guinéen. A Kankan, c’est le lycée Almamy Samory Touré qui a servi de cadre au lancement de l’épreuve d’Anglais pour les candidats des Sciences Expérimentales et Sciences Mathématiques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le préfet de Kankan, Aziz Diop, qui a présidé le lancement de la première épreuve, accompagné des autorités éducatives et communales. Monsieur Diop a souhaité bonne chance aux candidats. « Nous sommes devant vous ce matin pour procéder au lancement de la première épreuve du baccalauréat, session 2019, au centre Samory. Vous savez ce que Samory représente pour la Guinée en termes de combat pour la Guinée. Donc, bonne chance à vous », a dit le préfet.

Après l’ouverture symbolique de l’enveloppe contenant le premier sujet, Morlaye Yattara, le superviseur régional des examens à Kankan, a dressé le bilan du BEPC qui fait état de 9 personnes épinglées dans la région. « A Siguiri, un agent de sécurité a été éliminé parce qu’il a refusé de sortir de la cour du centre pour aller sillonner les alentours. Deux surveillants ont été éliminés à Kérouané parce qu’ils étaient en possession de leurs téléphones portables. Toujours à Kérouané, un candidat a été surpris avec un document. A Kankan, si j’ai bonne mémoire, cinq candidates ont été éliminées pour port du voile intégral », a-t-il laissé entendre.

Famoro Keïta, inspecteur régional de l’éducation,
Famoro Keïta, inspecteur régional de l’éducation

De son côté, Famoro Keïta, inspecteur régional de l’éducation, a déploré ces cas d’élimination dans sa zone. « Le constat n’est pas reluisant pour les deux premiers examens nationaux dans la région, puisqu’on a éliminé des surveillants à Siguiri, Kérouané et Kankan qui étaient avec des téléphones. Nous avons 13 téléphones à la DPE de Siguiri. On a éliminé des candidats à cause du port intégral du voile. Ce que je peux dire aux candidats et surveillants, c’est d’abandonner l’affaire de téléphone. Parce que cette année, on ne tolérera rien. L’année dernière, il y a eu des lauréats à Kankan, je voudrais en avoir cette année encore. La vie est une compétition, il y a huit inspections régionales et nous, nous voulons toujours être premier ».

Dans la région de Kankan, ils sont au nombre de 9901 candidats, dont 2372 filles, à faire le baccalauréat. Ils sont repartis dans 23 centres pour 304 salles de classe avec 608 surveillants.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Manifestation à Kankan : les jeunes du quartier Briqueterie barricadent la route

15 juillet 2019 à 10 10 06 07067

Les jeunes du quartier Briqueterie, dans la commune urbaine de Kankan, ont manifesté hier, dimanche 14 juillet 2019, contre le mauvais état de la route. Les manifestants ont érigé des barricades sur la route en question, empêchant l’accès au quartier, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’avènement de chaque saison des pluies, le calvaire est total pour les habitants du quartier Briqueterie. Fortement dégradée, la route menant à ce quartier devient impraticable à la tombée de la pluie. Cette situation qui dure depuis plusieurs années a révolté les jeunes de la localité. Plusieurs d’entre eux sont sortis ériger des barricades sur cette route, empêchant l’accès à la localité.

« Si on a barricadé la route aujourd’hui, c’est parce qu’elle n’est pas en bon état. Ça fait maintenant plusieurs années qu’on est là-dessus, on veut que les autorités viennent faire les canaux d’évacuation d’eau pour permettre aux eaux de pluie de bien couler, afin d’éviter la dégradation de la route. Chaque fois qu’on va à la mairie, ils nous sensibilisent en nous disant qu’ils vont venir, mais on ne voit rien après. Maintenant, on est vraiment décidés, il faut qu’ils regardent notre quartier », a déclaré Moussa Diaby, un des manifestants.

Sur les lieux, les jeunes en colère se sont mis à racketter les motards et autres conducteurs d’engins roulants qui empruntent cette voie. Selon eux, cet argent collecté leur permettra de trouver du gravier qu’ils vont utiliser pour boucher les parties fortement dégradées. Ils ont menacé aussi d’aller s’en prendre aux installations de la Société des Eaux de Guinée (SEG). Car selon eux, les autorités leur ont fait comprendre que ce sont les tuyaux de cette société qui desservent la ville de Kankan en eaux qui empêchent de creuser des caniveaux dans leur quartier.

Moussa Diaby et les siens réclament le déplacement des installations de cette société. « Ils ont dit que c’est la présence des tuyaux de la SEG qui empêche le bitumage de cette route. Pourtant, ils ont creusé ici pour installer la fibre optique, il n’y a pas eu de problème. Donc, ils n’ont qu’à déplacer la SEG pour que nous aussi on ait le goudron, s’ils veulent on pourra même les aider pour ça », a-t-il dit sous les applaudissements de ses amis.

Accusé par les jeunes de laxisme face à la situation, Ibrahima Keïta, le chef de quartier adjoint, a soutenu que les responsables du quartier ont mené beaucoup de démarches auprès des autorités en vue du reprofilage de cette route, mais sans succès. « Cela fait presque 10 ans maintenant que cette route est impraticable. Nous avons mené beaucoup de démarches auprès des autorités communales et préfectorales, et même d’autres autorités supérieures pour que nous puissions trouver solution à la situation de la route. Mais très malheureusement, on n’a toujours pas eu de suite favorable. Depuis maintenant 10 ans, nous adressons des requêtes à messieurs les maires, nous n’avons pas demandé forcément le bitumage, mais au moins le reprofilage de la route pour que les usagers puissent se rendre dans la ville chaque jour », a dit l’autorité locale.

A noter que plusieurs grandes personnalités habitent le quartier Briqueterie. C’est notamment la famille de l’ancien ministre guinéen et actuel cadre de l’ONU, François Louncény Fall, le ministre conseiller à la présidence, Pr Moustapha Koutoubou Sanoh, le PDG de la société Guiter, Ansoumane Kaba, et le coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel, Mamby Camara.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Fin du BEPC à Kankan : 22 candidats ne se sont pas fait évaluer au centre lycée 3 Avril

13 juillet 2019 à 19 07 15 07157

C’est par l’épreuve de Mathématiques que les candidats au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ont clôturé ce samedi, 13 juillet 2019, leur évaluation au compte de cet examen. Au lycée 3 avril de Kankan, c’est au total 22 candidats qui ont manqué à l’appel sur les 238 candidats inscrits, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après avoir passé une très longue semaine d’évaluation, les candidats au BEPC de la session de 2019 vont souffler et aller en vacances. Dans la ville de Kankan, même si les sujets étaient abordables, de nombreux candidats ont pointé du doigt la sévérité des surveillants.

Des cas d’absence ont été également signalés, notamment au centre lycée 3 avril, qui avait 238 candidats, dont 155 filles. Selon Bassirou Kaba, le chef dudit centre, aucun incident n’y a été enregistré. « Ici, le bilan est positif. La présence était massive chez les enseignants, tout comme chez les candidats. Dans mon centre ici, ils sont 238 candidats, dont 155 filles, avec 22 candidats absents. Soit un total de 91, 30%. Donc, il n’y a eu aucun incident du début à la fin de l’examen, aucun cas de fraude aussi n’a eu lieu », a-t-il fait savoir.

Koulako Keïta

Interrogée par le reporter de Guineematin.com, Koulako Keïta, candidate dudit centre, a pointé du doigt la sévérité des surveillants au cours de l’examen. « Les surveillants étaient très sévères envers nous. A propos des sujets, c’est seulement la Biologie qui était difficile selon moi. Mais, les autres matières ont été abordables, parce qu’on ne nous a pas donné ce qu’on n’a pas fait. Je prie le bon Dieu pour que je sois parmi les gagnants, en plus parmi les meilleurs », a-t-elle souhaité.

Saran Bamba

Même son de cloche chez Saran Bamba, une candidate du centre Fallaye Traoré, au quartier Briqueterie, qui dit que les sujets étaient à sa portée. « On était soucieux du BEPC, on ne savait pas comment allaient être les sujets. Donc, on a énormément révisé. Une fois en classe, on a remarqué que la majeure partie des sujets étaient abordables, parce que la manière dont on pensait que les autorités allaient envoyer les sujets, ce n’était finalement pas comme ça. C’était quand même des sujets de réflexion et d’attrape-nigaud. Donc, on s’attend à un bon résultat », lance-t-elle.

Selon nos informations, plusieurs cas de fraudes auraient été enregistrés dans la préfecture de Kankan. Toutes nos tentatives pour entrer en contact avec les autorités régionales en charge de l’éducation sont restées vaines.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Siguiri: 16 chefs de quartiers formés en résolution des conflits et prévention de la délinquance

12 juillet 2019 à 20 08 31 07317

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service des citoyens », la COGINTA et le CECIDE ont formé 16 chefs de quartiers de la commune urbaine de Siguiri en résolution des conflits et prévention de la délinquance. La démarche vise à renforcer leurs capacités dans une zone où les conflits sont très récurrents, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Financé par le département d’Etat Américain et mis en œuvre par Partner Global, COGINTA et le CECIDE, cet atelier de formation a regroupé, pendant trois jours, les responsables des 16 quartiers de la commune urbaine de Siguiri. Selon les organisateurs, l’atelier a pour objectif de renforcer les capacités des chefs de quartiers dans la résolution des conflits et la prévention de la délinquance.

Hippolyte Harkité Sib, coordinateur du projet,

Selon Hippolyte Harkité Sib, coordinateur du projet, « l’objectif, c’est de renforcer les capacités des chefs de quartiers à pouvoir résoudre, d’une part, les problèmes au niveau de leurs quartiers en matière de technique de résolution de conflits à l’intérieur de leurs quartiers, faire la médiation et conciliation et, aussi, dans le cadre de la prévention de la délinquance à l’intérieur de leurs quartiers. La présente formation avec les chefs de quartiers s’inscrit dans le cadre de la gouvernance locale de la sécurité qui consiste d’une part à rapprocher la police aux citoyens et aussi de placer le citoyen au centre du dispositif sécuritaire afin qu’il soit l’acteur de sa propre sécurité ».

Ces trois jours de formation ont permis aux chefs de quartiers d’être au même niveau d’information que la police. C’est ce qu’à laissé entendre le lieutenant Victor Kamano, formateur. « Après ces trois jours de formation avec les chefs de quartier, d’abord je me sens dans la joie que nous soyons au même niveau d’information par rapport à la nouvelle politique de sécurité envisagée par notre hiérarchie. Je suis convaincu qu’au sortir de cet atelier, les responsables pourront bien résoudre le problème au niveau de leurs quartiers », a-t-il dit.

C’est également la même satisfaction qui se dégage chez les bénéficiaires, à l’image d’Elhadj Moussa Enfa Doumbouya. « Cette formation de trois jours nous a permis de comprendre beaucoup de choses dans notre travail. Depuis là, on ne va pas travailler n’importe comment, sans aucune règle. Maintenant, nous sommes formés sur beaucoup de choses », a dit monsieur Doumbouya.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : des employés barricadent l’usine du Projet Coton pour réclamer leurs salaires

11 juillet 2019 à 19 07 23 07237

Les travailleurs saisonniers de l’usine du Projet Coton de Kankan ont exprimé leur colère contre la direction ce jeudi, 11 juillet, 2019. Les protestataires y ont paralysé les activités pour réclamer le payement de leurs salaires du mois de juin et plusieurs mois de primes de travail, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Saïdou Konaté

C’est au total soixante deux (62) saisonniers qui ont éteint tous les moteurs de l’usine du Projet Coton très tôt ce jeudi matin, avant d’ériger des barricades pour empêcher les responsables de sortir des lieux. Très remonté, Saidou Konaté, un des porte-paroles des protestataires, a fait savoir leur ras-le-bol face aux grèves répétitives qui minent cette usine. « On en a vraiment marre, on n’en peut plus avec le projet coton. A chaque fin de mois, si on ne fait pas de grève et de réclamation, on ne va pas avoir notre solde pour payer nos loyers. Ce matin, vous avez vu du monde ici, les portes sont bloquées et tous les véhicules sont confinés à l’intérieur. Depuis le 28 du mois passé, ils ont affiché le préavis de paye, que toute la campagne sera arrêté le 11 pour nous payer. Mais, depuis le matin jusqu’à maintenant, ils sont tous dans leurs bureaux », a-t-il dit.

Poursuivant ses explications, Saidou Konaté souligne que rien ne va plus à l’usine, depuis le départ de la ministre de l’agriculture, Mariam Camara. « Le passage de la ministre n’a servi à rien, parce que le mois qui a suivi son départ, il a fallu qu’on fasse la grève pour qu’ils nous payent. Pour qu’ils nous payent, il faut qu’elle donne l’ordre, parfois ça peut aller jusqu’au 10, on n’est pas payé. Et s’il se trouve qu’elle est à l‘étranger, on reste comme ça jusqu’au 15 du mois », révèle notre interlocuteur.

Idrissa Camara

Pour sa part, Idrissa Camara, chauffeur et mécanicien à l’usine, pointe un doigt accusateur sur des gens qui sont à Conakry. « On a chassé Bakary Kaba pour les mêmes raisons. Les responsables qui sont là ne peuvent pas nous payer s’ils n’ont pas reçu l’argent à partir de Conakry. Des balles de coton sont restées à la merci de la nature. On a tout fait, ils n’ont pas accepté de venir les chercher. Est-ce que c’est la faute aux chefs qui sont là ? On les blâme seulement, parce qu’ils sont devant nous. Si non, les vrais responsables sont à Conakry là-bas. La ministre ne nous aime pas. Après son passage, tout ce qu’elle a dit ici n’a pas été respecté ».

Nos tentatives pour avoir la version des autorités n’ont rien donné. Au moment où notre reporter quittait les lieux, les responsables de l’usine étaient toujours enfermés dans leurs bureaux.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Banankoro : les responsables du RPG-AEC en colère contre leur responsable régional

11 juillet 2019 à 15 03 17 07177
Mamby Camara

Rien ne va plus entre Mamby Camara, coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel à Kankan et les dirigeants locaux du parti au pouvoir dans la sous-préfecture de Banankoro. Ces derniers accusent leur responsable de créer et entretenir des problèmes au sein de la formation politique dans la région, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Banankoro.

Cela fait un bon moment que les relations ne sont pas en odeur de sainteté entre Mamby Camara, le coordinateur du RPG Arc-en-ciel dans la région d’où relève Banankoro et les responsables de la fédération du parti présidentiel dans cette sous-préfecture de Kérouané. Mais cette fois, c’est une affaire de places offertes par le président Alpha Condé aux responsables de son parti qui a provoqué la colère des RPGistes de Banankoro. Ils accusent Mamby Camara d’avoir remplacé les noms de certaines personnes désignées par d’autres.

« Mamby nous fatigue vraiment. Pendant le mois de Ramadan passé, il a détourné le riz offert à Kérouané et Banankoro pour l’envoyer ailleurs. Maintenant pour le pèlerinage, le président nous a octroyé des places, on a désigné une personne au compte de notre section. Il s’agit de Rokia Sidibé, la présidente des femmes de la section de Banankoro. Mais, Mamby a envoyé un autre nom à sa place à Conakry. Le président Alpha Condé récompense les anciens en les envoyant au pèlerinage, mais lui (Mamby Camara) fait tout le contraire sur le terrain. Il est vraiment mauvais ce monsieur », a déclaré M’Mawa Diawara, vice-présidente des femmes de Banankoro.

Elle ajoute que son camp est allé à Kankan pour faire le point de la situation au ministre d’Etat des Affaires présidentielles et ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané. Et, ce dernier a immédiatement appelé à Conakry pour remettre le nom de la personne désignée par la section du RPG Arc-en-ciel de Banankoro. Mais, pour Moussa Kourouma, l’un des sages de la fédération du parti au pouvoir dans cette sous-préfecture, la solution serait d’éjecter Mamby Camara de sa place actuelle.

« Mamby est l’obstacle de notre parti au niveau de la Haute Guinée, il est en complicité avec des gens qui n’aiment pas ce parti qu’on a bâti ensemble, des gens qui sont venus chercher leurs intérêts et partir. Nous, nous avons adhéré à ce parti pendant que très peu de personnes n’osaient le faire, mais aujourd’hui une force extérieure est venue mélanger les choses. Tant que Mamby et d’autres personnes comme lui sont devant, le parti va toujours connaître des crises. Car ces gens veulent installer des clans au sein du RPG Arc-en-ciel. Après le président Alpha Condé, ils vont se retirer et créer leurs partis », estime ce doyen.

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, Mamby Camara a laissé entendre qu’il ne sait rien de toutes ces accusations. « Je ne suis pas en désaccord avec qui que ce soit. Je n’ai été demander pardon à personne. Je ne suis au courant de rien de tout ça », a-t-il confié.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Kankan : Cény Lamah risque 5 ans de prison pour avoir brûlé sa fille adoptive

11 juillet 2019 à 12 12 42 07427

Cény Lamah, âgée de 28 ans, mariée et mère et deux enfants, a comparu hier, mercredi 10 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Kankan. Elle est accusée d’avoir maltraité sa fille adoptive en lui administrant des coups et blessures volontaires. Le procureur a requis 5 ans d’emprisonnement contre la prévenue, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cette affaire est partie d’un châtiment corporel que Cény Lamah a administré à sa fille adoptive, Thérèse Loua, âgée de 13 ans. L’acte s’est passé le 27 juin 2019, au quartier Aéroport, dans la commune urbaine de Kankan. La prévenue a mis une cuillère dans le feu pour la chauffer et elle s’en est servie pour brûler la jeune fille au niveau du ventre. La nouvelle est parvenue à l’inspection régionale de l’action, de la promotion féminine et de l’enfance, qui s’est saisie de l’affaire. Elle a recueilli la victime qu’elle a confiée à une famille d’accueil et a porté plainte contre sa tante.

Interpellée et placée sous mandat de dépôt le 05 juillet dernier, Cény Lamah a été entendue ce mercredi par le tribunal correctionnel de Kankan. A la barre, la prévenue a reconnu son acte, disant avoir agi sous l’effet de la colère. « On m’a appelé pour me dire qu’elle (la victime) a volé 60.000 francs au marché. Je suis partie rembourser l’argent et j’ai pris la fille pour rentrer à la maison. Je ne l’avais jamais frappée depuis qu’elle m’a été confiée. Mais cette fois, j’étais très en colère et je lui ai dit que je ne vais pas pardonner ça.

Donc, j’ai mis une cuillère dans le feu pour la chauffer et je lui ai dit de venir, mais elle s’est enfuie. Après, je lui ai dit d’aller se laver. Quand elle s’est déshabillée pour se laver, je suis venue la cogner avec la cuillère chaude. Elle tombée sur la cuillère et a eu des brûlures au niveau du ventre. Le lendemain, je lui ai dit d’aller ventre de l’eau au marché. Mais entretemps, j’ai constaté que la plaie s’aggravait, donc j’ai commencé à lui faire un traitement. Je regrette ce que j’ai fait », a expliqué la prévenue.

Des explications aussitôt démenties par Kourani II Konaté, assistante à l’inspection régionale de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance. Selon elle, Thérèse Loua était allée, comme d’habitude, vendre de l’eau au marché pour sa tante. A son retour, Cény Lamah a dit que l’argent n’était pas au complet : une somme de 6500 francs manquait. C’est pour cela qu’elle a sévèrement puni la petite. « Selon ce que Thérèse nous a dit, quand elle est revenue du marché, sa tante a dit qu’il manque 6500 du prix de l’eau.

C’est ainsi qu’elle a mis la cuillère sur le feu, elle a pourchassé la petite qui s’est enfuie. Elle l’a rattrapée avant de la blesser avec la cuillère chaude. Ce n’est pas tout. Thérèse nous a fait savoir qu’en plus de l’exploitation dont elle fait objet, elle est souvent battue et enfermée à la maison par sa tante. Des fois, elle lui administre du piment sur tout le corps. Elle a une autre blessure dans le dos qui semble avoir été causée par un couteau ça », a-t-elle laissé entendre.

Après avoir écouté les deux parties, le tribunal a ouvert la phase des réquisitions et plaidoiries. Dans ses réquisitions, le procureur de la République, Aly Touré, a fait savoir que cette affaire a tout pour être une affaire criminelle. Mais compte tenu des liens familiaux entre la victime et la prévenue, dit-il, le parquet a préféré l’envoyer en correction. Il a demandé au tribunal de retenir Cény Lamah dans les liens de la culpabilité, en la condamnant à 5 d’emprisonnement ferme.

De son côté, Me Kanté, l’avocat de la défense, a plaidé pour des circonstances atténuantes en faveur de sa cliente. Il a demandé à la juridiction de condamner la prévenue à une peine d’un an 6 mois de prison assortie de sursis.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 24 juillet 2019.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Siguiri : deux femmes tuées dans un éboulement à Kintinia

11 juillet 2019 à 10 10 36 07367
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La recherche de l’or continue de faire des victimes dans la préfecture de Siguiri. Deux dames ont péri dans un éboulement survenu hier, mercredi 10 juillet 2019, dans un grand tas de sable qu’elles étaient en train d’exploiter. Une autre dame a été blessée, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est une pratique récurrente dans les mines d’or de la préfecture de Siguiri. Plusieurs femmes viennent laver les résidus de sable déjà exploité par les mineurs ou même par la SAG dans le but de trouver quelques grammes d’or laissés à l’intérieur. C’est dans cette activité que Sia Tolno et Kadi Millimono ont trouvé la mort, mercredi, à Boukaria, district relevant de la sous-préfecture de Kintinia.

Elles ont été englouties par le sable suite à un éboulement. Mory Keïta, agent de la Croix-Rouge locale, est l’un des ceux qui ont récupéré les corps des victimes. « Elles étaient trois femmes. L’une d’entre elle était avec ses deux enfants. Heureusement, aucun mal n’est arrivé aux deux enfants, c’est leur mère qui a été blessée. Ce sont généralement des femmes veuves ou encore des divorcées qui exploitent des résidus de sable que laissent les orpailleurs.

Ce tas de sable était très grand, il avait pris la forme d’une montagne, les femmes sont venues creuser un grand trou dans cette montagne de sable. Et, à un certain moment, il y a eu éboulement, le trou s’est refermé sur les deux dames qui ont trouvé la mort, elles ont été complètement englouties. Par la grâce de Dieu, l’autre femme qui avait ses enfants à côté a été sauvée », a-t-il expliqué.

Sia Tolno, 30 ans, mère d’un enfant et Kadi Millimono, 27 ans, mère de deux enfants, ont été inhumées le même jour à Boukaria. Quant à la dame qui est blessée, elle reçoit des soins au poste de santé de cette localité.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Cours d’Anglais : l’ambassadeur des USA préside une remise d’attestations aux journalistes de Kankan

9 juillet 2019 à 19 07 01 07017

Après cinq (5) mois de formation de base en Anglais, des hommes de médias, membres de l’Association des Journalistes de Kankan (AJK) ont reçu leur certificat dans la journée d’hier, lundi 8 juin 2019. La cérémonie de remise des attestations, qui a eu lieu au Centre Américain de l’Université Julius Nyerere, a été présidée par l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Guinée qui a effectué le déplacement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette formation des journalistes sur la connaissance des bases de la langue anglaise a tourné autour du parler, de l’écoute et de la lecture. C’est à l’issue de ladite formation, qui aura duré cinq mois, que les participants ont été certifiés par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique. La remise a été faite par l’ambassadeur en personne, accompagné d’une forte délégation, en présence des autorités universitaires de Kankan.

Dans la salle de conférence du Centre Américain, pleine à craquer, le diplomate Simon Henshow a livré ses sentiments. « C’est ma première fois d’être à Kankan, je suis très content d’être au centre américain. Je suis très heureux que le centre américain ait offert des cours de base en Anglais aux journalistes. Aujourd’hui, je rends hommage à ces journalistes qui ont suivi 5 mois de cours au centre. Je sais que le journalisme n’est pas une profession facile en Guinée. Je suis heureux que nous puissions vous fournir des formations pour vous aider dans votre travail », a dit le diplomate américain.

Selon Mamadou Oury Labé Diallo, directeur du centre américain de Kankan, c’est un réel plaisir pour lui et tout le personnel d’avoir réalisé cet objectif. « C’est un sentiment de joie qui m’anime, puisqu’aujourd’hui, l’Anglais est devenu incontournable dans le monde, et voir des personnes comme vous, chargés de la communication, apprendre l’anglais. Ça me réconforte, et surtout la manière dont les programmes se sont passés. C’était difficile, mais les gens ont su le faire quand même ».

Cette formation, qui est une première pour les journalistes à Kankan, avait suscité un grand engouement dans la corporation. Plusieurs confrères étaient enthousiastes après le remise des attestions. C’est le cas d’Amadou Timbo Barry, un des participants : « au départ, l’espoir était très mince. Mais, au terme de cinq mois de formation on a un niveau basic qui nous permet de se présenter, de dire ce qu’on fait, d’écouter et de lire. Je crois que c’est la moindre des choses. Je suis vraiment satisfait pour ce début, l’espoir est assez grand pour la suite. Donc, nous remercions l’ambassadeur pour son déplacement, mais aussi, le responsable et tout le personnel du centre américain pour le temps consacré à la formation ».

La cérémonie de remise a pris fin par une visite de l’ambassadeur dans la bibliothèque du centre universitaire et quelques endroits de l’université Julius Nyerere en compagnie des autorités.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Reboisement à Dinguiraye: les femmes s’engagent à lutter contre la déforestation

9 juillet 2019 à 18 06 45 07457

Une mission conjointe des ministères de l’Environnement et de la Jeunesse est en séjour dans la région de Faranah depuis bientôt 5 jours. La démarche vise à vérifier les informations collectées en relation avec les sites de reboisement, les pépinières, les plants et l’état des lieux des forêts classées. Après les préfectures de Faranah et Kissidougou, la mission a eu des séances de travail ce mardi, 09 juillet 2019, à Dinguiraye, rapporte l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette visite de terrain est organisée en prélude au lancement de la campagne nationale de reboisement, initiée par le président Alpha Condé. La mission est conduite par le Colonel Abdoulaye Oularé, conseiller du ministre de l’environnement. Elle a conféré avec les autorités administratives de Dinguiraye et les représentants d’ONG œuvrant à la préservation de l’écosystème. Elle a également visité deux sites de reboisement identifiés dans le cadre de la mise en œuvre du projet de lutte contre le réchauffement climatique.

Saramory Keïta, Directeur Préfectoral de l'environnement des eaux et forêts de Dinguiraye
Saramory Keïta

Saramory Keïta, le directeur préfectoral de l’Environnement, des Eaux et Forêts de Dinguiraye, a expliqué les dispositions prises, notamment la sensibilisation pour la réussite de cette campagne. « Nous avons fait d’abord la sélection des pépinières, parce que tous ceux qui disent qu’ils ont des pépinières, si c’est n’est pas techniquement fait, nous ne pouvons pas prendre ça. Il faut que les plants soient bien élevés. Pour transplanter, ce n’est pas à l’état sauvage, ou bien on va déraciner n’importe comment pour mettre à la disposition. Non, nous voulons une vraie pépinière qui répond aux critères. Nous avons déjà sensibilisé sur le terrain, des ONG se sont prononcées pour nous dire qu’elles ont la pépinière. C’est à nous d’aller vérifier cela sur le terrain. Mais, la sensibilisation est très importante parce que nous avons remarqué que chaque année, les gens mettent le feu. Donc, nous avons misé sur cette sensibilisation pour amener les gens à arrêter les feux de brousse, l’interdiction des feux de brousse et la coupe abusive du bois », a-t-il indiqué.

Selon nos informations, cinquante (50) hectares seront reboisés dans la préfecture de Dinguiraye. Les acteurs de la société civile, les femmes ainsi que certaines sociétés privées évoluant dans cette localité sont tous impliqués dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour Saramory Kéita, directeur préfectoral de l’Environnement, des Eaux et Forêts, « les membres de la société civile s’impliquent activement pour nous apporter leur aide ainsi que ceux de la filière bois. Chaque année, la filière bois réalise au minimum 5 hectares et ils font recours à la direction préfectorale de l’environnement pour le lancement. C’est ce qui fait même la valeur de la filière bois, parce que chez eux, il y a le suivi. S’il y a le suivi, la réussite est certaine. S’il n’y a pas de suivi par après, c’est le feu qui viendra ravager le tout, ça n’aura pas d’importance d’aller lancer les plants en brousse et se retourner. La semaine dernière, la Société Minière de Dinguiraye (SMD) est venue avec la valeur de 5 milles plants. Donc, nous avons fait le lancement. Au niveau de la préfecture, les femmes leaders jouent un rôle primordial. Elles sont impliquées à part entière dans cette campagne de reboisement. Comme il y a l’ONG, Femmes Leaders de Dinguiraye qui est vraiment une ONG battante, nous avons prévu qu’elle soit associée à une autre ONG pour qu’elles participent au reboisement. C’est pour vous dire que les femmes et nous, nous évoluons en synergie d’action ».

madame Ouattara Fatoumata de l'association Femmes Leaders de Dinguiraye
Mme Ouattara Fatoumata

Interrogée par le reporter de Guineematin.com, madame Ouattara Fatoumata, au nom des membres de l’association Femmes Leaders de Dinguiraye, a dit son engagement à accompagner ce projet pour le bien-être de la population. « Notre objectif est de bien travailler pour la bonne marche de ce projet. On fera ce qu’on va nous conseiller de faire et nous allons participer à la sensibilisation de nos maris et enfants pour que la coupe du bois soit arrêtée dans notre préfecture. On est vraiment engagée à accompagné ce projet dans l’intérêt de notre préfecture parce que nous sommes conscientes que la destruction de l’environnement concerne tout le monde, surtout nous en tant que femmes. Et, nous savons que rien ne pourra marcher sans notre contribution. On a décidé à Dinguiraye que chaque femme va travailler pour freiner la déforestation ».

Après Dinguiraye, la mission va se rendre dans la préfecture de Dabola pour clore ses travaux préparatoires de la campagne nationale de reboisement au compte de l’année 2019. Financée à plus de 16 milliards de francs guinéens, cette campagne, dont le lancement officiel est prévu le 11 juillet prochain à Dubréka, vise à planter 1693 arbres dans les zones ciblées.

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com à Dinguiraye
Tél. : 224623532504

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Manifestation à Siguiri : les employés de la SAG empêchés d’aller au travail

9 juillet 2019 à 10 10 54 07547

Une semaine après leur première manifestation, les anciens contractuels de la Société Aurifère de Guinée (SAG) de Siguiri se sont fait entendre à nouveau. Ils sont descendus dans la rue hier, lundi 08 juillet 2019, pour exiger la satisfaction de leurs revendications, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Plus question de patienter longtemps pour ces travailleurs ayant participé à la construction de la troisième usine de la SAG à Kintinia, dans la préfecture de Siguiri. Après avoir longtemps attendu, ils décident désormais de se faire entendre dans la rue pour exiger le payement de l’argent que leur doit la Société Aurifère de Guinée mais aussi leur engagement au sein de l’usine qu’ils ont construite. Après leur manifestation du 30 juin dernier qui n’a pas connu de suite favorable, ils ont barricadé à nouveau la route Siguiri-Kintinia ce lundi, empêchant les travailleurs de la SAG de se rendre au travail.

« Le problème c’est entre la SAG et nous, c’est la SAG qui nous a recrutés pour la construction de sa troisième usine. Mais, la SAG a commencé à nous trahir dès le départ. Au lieu qu’elle ne nous emploie directement, elle a préféré sous-traité avec la société Guinée Labour qui, à son tour, a sous-traité avec WBHO, qui a sous-traité aussi avec le groupe five. On ne recevait pas nos salaires normaux. Sur le bulletin, le salaire brut était de 12 millions de francs par mois et par personne, mais le salaire qu’on recevait c’est 3.500.000 francs par mois.

Quand nous avons manifesté, ils nous ont convaincus de travailler et que l’objectif c’est l’emploi. Malheureusement, après la construction de l’usine, ils nous ont mis à la porte et ont recruté des Ghanéens. La semaine passée, le préfet avait promis que nous serions payés dans 72 heures, mais voilà cela fait une semaine rien n’est fait », a déploré Mohamed Gackou, le porte-parole des manifestants.

Comme lors de la première manifestation, le préfet de Siguiri est intervenu pour demander aux manifestants de libérer la route. « Après la première manifestation, j’avais dit que vous seriez payés dans une semaine, personne ne me poussera à mentir. L’Etat a envoyé des inspecteurs pour résoudre votre problème. La SAG avait dit 24 heures, j’ai dit non, je leur avais donné une semaine pour finir avec le problème. Parmi vous, il y a 63 personnes qui ont travaillé au mois de mars, l’inspection a prouvé qu’elles seront payées.

L’argent qu’on avait défalqué sur votre salaire pour la caisse sociale vous sera remis. Pour le recrutement, je ne peux rien vous dire. La SAG est prête à recruter, mais avec ce mouvement de contestation, elle ne peut pas. Après cette affaire d’argent, elle fera face au recrutement, mais si vous acceptez de rentrer à la maison », a lancé le Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri.

Après cette intervention du préfet, les manifestants ont accepté de libérer la route et de rester à l’écoute des autorités. Ils espèrent qu’une solution favorable sera trouvée à leur problème.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Bilan de l’Examen d’entrée en 7ème A : 8 candidats et 10 surveillants éliminés à Siguiri et Kankan

8 juillet 2019 à 13 01 40 07407

Après les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE), ceux de l’examen du Brevet d’Etudes du Premier cycle (BEPC) ont été lancées ce lundi, 08 juillet 2019, en Guinée. A Kankan, ils sont 6212 dont 1930 filles inscrits à cet examen national. La cérémonie de Lancement officiel a eu lieu au complexe scolaire Almamy Samory Touré, situé au quartier Energie, dans la commune urbaine. A cette occasion, les autorités éducatives ont fait le bilan de l’examen d’entrée en 7ème année dans la région, qui fait état de 8 candidats et 10 surveillants éliminés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Almamy Simably Camara, chef de cabinet du gouverneur de la région de Kankan,
Almamy Simably Camara, chef de cabinet du gouverneur de la région de Kankan

C’est Almamy Simably Camara, chef de cabinet du gouverneur de la région de Kankan, qui a présidé la cérémonie de lancement officiel des épreuves. Il a mis l’occasion à profit pour prodiguer des conseils aux candidats et aux surveillants. « Le non port et la non utilisation des téléphones ont bien attiré mon attention. Parce que le plus souvent, ces téléphones peuvent être des outils de fraude pour les candidats : ils peuvent communiquer ou recevoir les traités des sujets à partir de ces téléphones. Si les téléphones sont vraiment interdits, c’est vraiment bon. Deuxième conseil, les surveillants ne doivent jamais laisser les candidats communiquer entre eux. Cela dit chacun pour soi Dieu pour tous. Si cela est, les candidats seront bien sélectionnés et les résultats seront probants », a-t-il lancé.

Après le lancement de ces épreuves, l’inspecteur régional des examens a tenu à faire le bilan de l’examen d’entrée en 7ème année, qui s’est tenu la semaine dernière.

Morlaye Yattara, inspecteur régional des examens
Morlaye Yattara

Selon Morlaye Yattara, 8 candidats et 10 surveillants ont été éliminés dans la préfecture de Siguiri. « Dans la région, les épreuves se sont bien déroulées, et quasiment les enseignants se sont bien comportés. C’est seulement à Siguiri qu’on a enregistré l’élimination de 10 surveillants : ils ont été renvoyés parce qu’ils avaient des téléphones dans les salles de classe. Et comme je vous ai dit que la tolérance zéro doit être dans toute sa rigueur, j’ai jugé nécessaire de les renvoyer du centre. Et ensuite, toujours à Siguiri, il y a eu deux filles qui ont refusé d’enlever leur voile pour qu’on puisse voir leurs visages, qui ont été aussi renvoyées. A Kankan, c’est six filles qui ont été éliminées pour les mêmes motifs. Donc en gros, c’est 8 candidats et 10 surveillants éliminés dans la région de Kankan », a indiqué le responsable.

Il annonce d’éventuelles poursuites judiciaires contre les 10 enseignants concernés. « Que ça soit les enseignants de Siguiri ou de Kankan, quiconque tombe dans les filets, sera non seulement éliminé mais aussi poursuivi. La situation de ces surveillants est en étude avec le DPE et l’inspecteur préfectoral des examens à Siguiri », a laissé entendre Morlaye Yattara.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kankan : 6 candidates voilées empêchées de faire l’examen d’entrée en 7ème Année

6 juillet 2019 à 19 07 56 07567

Les évaluations au compte de l’examen d’entrée en 7ème année ont pris fin ce samedi, 6 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. A Kankan, les autorités ont exprimé leur satisfaction face à la manière dont les choses se sont déroulées. Mais, elles ont aussi signalé l’élimination de six (6) candidates à cause du port du voile intégral, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Lancé le jeudi 4 juillet dernier, l’examen d’entrée en 7ème année a pris fin ce samedi 6 juillet 2019. A la fin des épreuves, le directeur préfectoral de l’éducation de Kankan, Morlaye Yattara, s’est félicité de l’application à la lettre des principes et règlements généraux des examens. « Ce qu’on peut retenir, c’est que l’examen s’est passé dans de très bonnes conditions.

Vous savez, il y a eu les ateliers régionaux, au cours desquels des instructions fermes ont été données par le MENA (Ministère de l’Education Nationale) et Dieu merci, ces instructions ont été respectées et appliquées à la lettre. Ce qui fait que, enseignants et candidats, tout le monde a fait le travail qui est le sien. Donc, il n’y a pas eu de fausse note. Donc, nous demandons aux candidats du BEPC de prendre l’exemple sur leurs jeunes frères », a-t-il dit.

Toutefois, le DPE de Kankan a révélé que six candidates voilées n’ont pas pu avoir accès aux salles d’examen parce qu’elles auraient refusé de se débarrasser de leur hidjab. « Au centre Alpha Yaya Diallo, il y avait six filles qui étaient voilées intégralement. Il leur a été demandé par les autorités de faire en sorte qu’on voit leurs visages. Elles n’ont pas accepté. Cependant, les autres qui étaient aussi voilées, ont respecté les instructions données. Donc, elles ont été mises à la porte », a fait savoir monsieur Yattara.

La DPE de Kankan a présenté 9 785 candidats, dont 2 987 filles, repartis dans 50 centres d’examen.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Kankan : Aziz Diop hué, les étudiants dispersés à coup de gaz lacrymogène

5 juillet 2019 à 15 03 15 07157

Comme annoncé précédemment, des étudiants de l’Université Julius Nyerere de Kankan ont battu le pavé ce vendredi, 5 juillet 2019. Ils protestaient contre le retard dans le payement de leurs bourses d’entretien des trois derniers mois en perturbant la circulation au centre-ville. Les forces de l’ordre sont intervenues pour les disperser à coup de gaz lacrymogène, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La matinée a été mouvementée ce vendredi dans la commune urbaine de Kankan. Pendant plus de 3 heures, le centre-ville a été paralysé par les étudiants de l’Université Julius Nyerere. Tous les carrefours menant au grand marché ont été barricadés dès 9h, au grand dam des usagers, contraints de contourner pour se rendre de l’autre côté du marché.

Face à cette situation, les autorités universitaires, prises au dépourvu et débordées, sont allées voir le préfet de Kankan, Aziz Diop. La démarche du recteur, Dr Sékou Kaba, visait à tempérer les ardeurs des mécontents.

Mais la descente du convoi du préfet sur les lieux n’a fait que mettre de l’huile sur le feu. Pendant une quinzaine de minutes, Aziz Diop n’a pas pu convaincre les étudiants à dégager les barricades. Le préfet s’est même fait huer par les manifestants avec des slogans du genre : préfet zéro, préfet zéro.

Moins d’une demi-heure après le départ de monsieur Diop, des agents de la gendarmerie sont intervenus sur le terrain. Ils ont aspergé du gaz lacrymogène sur les étudiants qui ont répliqué par des jets de pierres. Les agents ayant pris le dessus, les barricades furent aussitôt enlevées.

Il est difficile à dire s’il y a eu des blessés ou des arrestations. Par contre, des journalistes ont été chassés des lieux, d’autres bastonnés par les agents de la CMIS.

Le calme est revenu dans la ville cet après-midi. Aux dernières nouvelles, les étudiants comptent sortir dans les jours à venir pour réclamer leurs pécules.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Grogne à l’Université de Kankan : des étudiants dans la rue pour réclamer leurs pécules

5 juillet 2019 à 11 11 18 07187

Plusieurs étudiants de l’Université Julius Nyerere de Kankan sont dans la rue ce vendredi, 05 juillet 2019. Ils manifestent pour réclamer le payement de leurs bourses d’entretien pour les trois derniers mois, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après une longue période d’attente, ces étudiants sont à bout de patience. Et, ils ont tenu à se faire entendre. Tôt ce vendredi, plusieurs d’entre eux sont descendus dans la rue pour manifester leur mécontentement et exiger le payement de leurs bourses au compte des mois d’avril, mai et juin. Ils ont érigé des barricades au niveau de tous les carrefours menant à l’Université, empêchant tout passage.

Les étudiants n’ont, cependant, pas pu encore avoir accès à l’enceinte de l’institution d’enseignement supérieur. Les vigiles ont fermé le portail, laissant les grognards derrière la cour. Ces derniers campent à la devanture de l’Université, scandant des slogans comme : « on veut notre argent ».

A noter que les manifestations de ce genre sont devenues une tradition à l’Université Julius Nyerere de Kankan. Chaque année, les étudiants protestent avant de percevoir leurs pécules.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Siguiri : « il n’y aura pas d’élection des orpailleurs », annonce le préfet

5 juillet 2019 à 9 09 35 07357
Colonel Moussa Condé
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

Alors que les orpailleurs rivalisent d’ardeur en prélude à l’élection du bureau de leur association, le préfet de Siguiri vient cracher dans la soupe de la corporation. Le colonel Moussa Condé a annoncé l’interdiction de l’élection du bureau national des orpailleurs, prévue demain samedi, 06 juillet 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les candidats se bousculent dans les différents médias dans le cadre de la campagne pour l’élection du bureau national des orpailleurs. Mais, le préfet de Siguiri, le Colonel Moussa Condé, a confié au reporter de Guineematin.com l’interdiction de la tenue de cette élection.

Selon l’officier, « nous sommes les représentants de l’Etat. Aucun de nos chefs hiérarchiques ne nous a informés d’une élection des orpailleurs à Siguiri, ni notre ministre de tutelle, ni le ministre des Mines, encore moins les organisateurs ».

Plus loin, le préfet explique avoir constaté l’engouement autour de cet événement, qui nécessite des mesures de sécurité conséquentes. Mais, le Colonel Condé dit n’avoir pas été saisi, d’où l’interdiction de cette activité des orpailleurs. « J’ai suivi leur propagande à la radio. Pour en savoir un peu plus, j’ai contacté mon chef, lui également n’était pas informé. Mais, pour un événement aussi important, on devait d’être informé pour prendre toutes les précautions de sécurité. Mais, comment tu peux faire un baptême dans une famille sans informer le chef de famille ? Le pays est commandé et Siguiri est également commandé. Il n’y aura pas d’élection des orpailleurs à Siguiri. Celui qui va tenter me trouvera sur son chemin », a martelé le préfet.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Examens à Kankan : les autorités menacent de poursuites ceux qui seront pris avec un téléphone

4 juillet 2019 à 15 03 09 07097

Les premières épreuves de l’examen d’entrée en 7ème année pour la session 2019 ont été officiellement lancées ce jeudi 4 juillet 2019 sur l’ensemble du territoire guinéen. Dans la commune urbaine de Kankan, c’est le collège lycée Moryfindjan Diabaté qui a servi de cadre au lancement de la première épreuve en présence des autorités préfectorales, communales et éducatives. Les autorités ont mis en garde les acteurs contre toute tentative de fraude, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Aziz Diop
Aziz Diop

C’est dans un climat serein que les épreuves ont été lancées dans cette école de la commune urbaine de Kankan. Peu avant d’ouvrir l’enveloppe de l’épreuve de rédaction devant candidats, autorités éducatives, sécuritaires et sanitaires, Aziz Diop a rappelé que ces examens sont encore une fois placés sous le slogan Tolérance Zéro vers l’Excellence. « L’examen d’entrée en 7ème année est un examen majeur, qui donne une bonne base à l’enfant de faire le collège et le lycée. Donc, ce que vous n’apprendrez pas ici, ce n’est pas au collège ni au lycée que vous allez l’apprendre. C’est pourquoi, tolérance zéro à Kankan, c’est une réalité, et nous allons l’appliquer. On veut les meilleurs en 7ème année », a-t-il dit.

Morlaye Yattara, inspecteur régional des examens à Kankan,
Morlaye Yattara

Selon Morlaye Yattara, inspecteur régional des examens à Kankan, tout est mis en place pour le déroulement normal des évaluations. « Tous les dispositifs sont mis en place au niveau de la région administrative de Kankan. Je l’ai constaté depuis mon arrivée. Il y a la sécurité, la santé et tous les surveillants sont présents. Les surveillants savent que les textes sont très clairs et les mesures déviantes sont connues et commentées. Pas de téléphones, parce que si on le prend avec un élève ou un surveillant, ils sont éliminés directement et ensuite le téléphone sera écrasé. Pour l’enseignant, c’est avec les poursuites judiciaires. Nul n’est au-dessus de la loi », a rappelé monsieur Yattara.

Pour cette première journée, les candidats ont été évalués en Rédaction et en Géographie. Au compte de cette session 2019, la préfecture de Kankan présente 9 785 candidats, dont 2 987 filles, repartis en 50 centres d’examens.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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