Alpha Condé attendu à Kankan : Aziz Diop promet une grandiose mobilisation

21 novembre 2019 à 17 05 21 112111

Le président de la République, Alpha Condé, est attendu à Kankan le samedi, 23 novembre 2019. Le préfet de Kankan, Aziz Diop, a confirmé l’information au cours d’un entretien avec le correspondant local de Guineematin.com ce jeudi, 21 novembre. Il annonce une forte mobilisation des populations de la savane guinéenne pour réserver un accueil chaleureux au chef de l’Etat.

Après la ville de N’Zérékoré, capitale de la Guinée forestière, où les citoyens se sont massivement mobilisés pour l’accueillir, Alpha Condé se rend dans la capitale de la Haute Guinée, son bastion. A quelques jours de son arrivée à Kankan, les autorités locales s’activent sur le terrain pour préparer son accueil.

« Le président est attendu à Kankan le samedi, il vient pour assister à la finale de la compétition qui porte son nom. Maintenant, on s’organise pour réserver une manifestation grandiose au président de l’aéroport au stade pour toute la journée. Certainement il déterminera lui-même d’autres activités qu’il veut faire. Des commissions sont mises en place pour le bon déroulement de l’événement », a indiqué Aziz Diop.

Le préfet de Kankan ajoute que « les populations sont massivement mobilisées pour aller dans la discipline suivre les matchs, mais aussi apporter leur soutien et leur reconnaissance aux acquis du professeur Alpha Condé. Le samedi, ils vont demander à Alpha Condé la nouvelle constitution pour que le président leur donne ça maintenant ».

Tombeuse de la commune de Matoto en demie finale, la préfecture de Macenta est le premier finaliste de cette compétition qui a regroupé des équipes venues des sept régions administratives du pays et de la zone spéciale de Conakry. Le deuxième finaliste sera connu à l’issue de l’autre demie finale qui oppose les préfectures de Dabola et Boké, ce jeudi 21 novembre 2019.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Fin de la crise à Siguiri : la SAG a repris ses activités

21 novembre 2019 à 9 09 50 115011

Après cinq jours d’arrêt, les activités de la SAG ont repris hier, mercredi 20 novembre 2019, à Siguiri. Les négociations menées entre la direction de la société minière, la communauté et les autorités ont permis de trouver un compromis, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Les employés de la Société Aurifère de Guinée (SAG) ont retrouvé le sourire mercredi matin en reprenant le chemin du travail. Une reprise qui fait suite à des négociations qui ont connu l’implication des autorités de Siguiri, le gouverneur de la région de Kankan, mais aussi le ministère en charge des mines. Ces négociations ont permis de résoudre la crise qui opposait la SAG et la population du district de Fatoya, dans la commune rurale de Kintinian, et qui avait conduit à l’arrêt des activités de la société, vendredi dernier.

« Nous sommes tombés d’accord sur 4 des 11 points que nous pensions être importants à ce stade. Nous demeurons conscients que nos partenaires sont engagés à résoudre les autres problèmes à l’avenir même si la SAG aurait préféré que tous les points soient résolus maintenant. C’est en fonction de cette logique et la plaidoirie de toutes les parties prenantes que avons pris la décision de reprendre les activités de la mine dans l’intérêt de tous », a annoncé Aboudourahmane Diaby, le directeur général de la Société Aurifère de Guinée.

Les quatre points qui ont fait objet d’accord sont : l’arrêt de l’interruption des activités de la SAG par la communauté ; l’arrêt de l’exploitation des mines de la SAG par la communauté ; la réglementation de la demande des communautés. Désormais, les citoyens doivent adresser leurs demandes aux autorités communales au lieu de venir directement à la SAG. Et enfin, la réglementation de la construction des maisons. Il est interdit désormais de construire des maisons aux abords des mines de la SAG.

Il n’y a eu cependant aucune annonce concernant le bitumage de la route Siguiri-Fatoya que réclamaient les habitants de ce district. C’est cette revendication qui a entraîné d’ailleurs la crise. Accusant la SAG d’avoir refusé de réaliser ces travaux, des habitants de Fatoya sont allés bloquer le travail au niveau d’une mine d’or de la localité exploitée par la société. Ce qui a amené la SAG à arrêter toutes ses activités dans la préfecture.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Arrêt des travaux de la SAG : le gouverneur de Kankan à Siguiri

19 novembre 2019 à 12 12 39 113911

Le gouverneur de la région de Kankan s’est rendu à Siguiri pour tenter de dénouer la crise qui a conduit à l’arrêt des activités de la SAG. Le général Mohamed Gharé a réuni hier, lundi 18 novembre 2019, les différentes parties concernées par cette crise pour essayer de les ramener à de meilleurs sentiments, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le vendredi, 15 novembre 2019, la direction générale de la Société Aurifère de Guinée (SAG), filiale de la compagnie Ango Gold Ashanti, a surpris plus d’un en annonçant l’arrêt de toutes ses activités dans la préfecture de Siguiri. Une décision qui fait suite à une crise l’opposant aux habitants du district de Fatoya, dans la sous-préfecture de Kintinian.

Pour tenter de trouver solution à cette crise, le gouverneur de la région, le général Mohamed Gharé, a réuni autour de lui, tous les présidents de districts de la commune rurale de Kintinian, les conseillers communaux, les autorités préfectorales de Siguiri et la direction générale de la SAG. Il est revenu sur l’origine de la crise qui n’est autre que le bitumage de la route Siguiri-Fatoya.

Les habitants de ce district avaient trouvé un accord avec la société qui exploite de l’or dans la localité pour qu’elle finance les travaux de bitumage. Mais, ayant constaté le retard du démarrage des travaux, la population locale est allée dans les mines d’or détenues par la société pour arrêter les travaux, en guise de protestation contre « le refus » de la SAG de mettre en œuvre l’accord signé.

Mais, le gouverneur a expliqué aux citoyens que la SAG n’a nullement refusé de financer les travaux en question. « Citoyens de Fatoya, vous avez raison. Mais, la SAG aussi ne s’est pas trompée en signant ce document. Dans le protocole, vous aviez demandé à la SAG de vous aider à avoir le goudron, la société a dit qu’elle est prête à préfinancer les travaux, mais à condition que le gouvernement guinéen donne son accord.

Vous devez comprendre que le bitumage des routes ne relève pas de la compétence de la SAG, mais plutôt du gouvernement. La SAG ne peut rien faire sans l’accord du gouvernement, car elle doit prélever les financements dans les taxes qu’elle paye au gouvernement. Donc je vous invite à la patience, le gouvernement a évalué le document qui est parti en Afrique du Sud. Donc, la SAG n’a pas refusé d’honorer ses engagements », a précisé Mohamed Gharé.

Pour l’heure, la SAG n’a pas encore pas annoncé la date de la reprise de ses activités. Elle a en revanche, rétabli le courant qui était coupé à Siguiri suite à l’arrêt de ses activités.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Nouveau drame à Siguiri : 3 morts et 2 blessés graves dans un éboulement

19 novembre 2019 à 10 10 11 111111

Un nouvel éboulement vient d’endeuiller plusieurs familles à Siguiri. Trois personnes ont péri dans une mine d’or et deux autres ont été grièvement blessées, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ce nouveau drame s’est produit hier, lundi 19 novembre 2019, aux environs de 17 heures, dans la mine d’or appelée Fadani. Un site qui se trouve dans le district de Bembèta, dans la sous-préfecture de Doko. La mine en question a été longtemps exploitée avant d’être abandonnée à cause des risques d’éboulements qui étaient devenus de plus en plus grands.

Les Cinq mineurs qui se trouvaient dans le trou étaient les seuls sur les lieux au moment des faits. Ce sont leurs cris qui ont alerté des jeunes transportant du sable qui étaient de passage dans la zone. Ces derniers sont partis informer les gens au village. C’est ainsi que Taoulèn Doumbouya et d’autres membres de la Croix-Rouge locale, sont venus engager des recherches.

« Après les recherches, nous avons retrouvé 5 personnes dans le trou : deux étaient encore vivantes mais grièvement blessées et les trois autres qui étaient au fond du trou étaient déjà mortes. Il faut souligner que cette mine a été interdite d’exploitation depuis longtemps en raison des risques d’éboulement qui sont très grands sur les lieux. Parce que l’endroit a été surexploité à tel point que le sol même est devenu fragile. Dès que vous creusez un peu, il peut y avoir éboulement », a-t-il expliqué.

Les mines d’or de Siguiri sont le théâtre d’une série interminable d’éboulements mortels. Ces drames sont régulièrement enregistrés dans des mines d’or abandonnées, où certains citoyens reviennent pour creuser dans l’espoir de trouver une plus grande quantité d’or. Les nombreuses pertes en vies humaines enregistrées dans ces zones ne semblent pas dissuader les mineurs.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : des contractuels dans la rue pour exiger leur engagement à la fonction publique

18 novembre 2019 à 16 04 15 111511

Plusieurs enseignants contractuels ont manifesté ce lundi, 18 novembre 2019, à Kankan, pour exiger leur intégration à la fonction publique. Après leur défilé dans la rue, les manifestants ont été reçus par le DPE de Kankan, qui a tenté de les rassurer, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

« Nous voulons notre engagement à la fonction publique sans concours ni test », c’est l’un des slogans que ces enseignants ont scandé durant tout leur parcours. Au nombre d’une centaine, ils ont marché du stade de l’université de Kankan en passant par la maison des jeunes avant d’aller faire un sit-in dans la cour de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE). Ces enseignants contractuels qui disent avoir « sauvé l’école guinéenne » en donnant les cours lors de la grève des enseignants lancée par le SLECG en début d’année dernière, réclament leur intégration sans condition à la fonction publique.

« Nous ne sommes pas des partisans politiques, non ! Mais, nous voulons être à la fonction publique parce que nous avons sauvé l’école guinéenne. Il faut le reconnaitre, nous avons travaillé. Il y a même des enseignantes contractuelles qui ont perdu leurs mariages à cause de cette affaire. Nous allons sortir demain, après-demain jusqu’au samedi », a déclaré Laye Camara, coordinateur régional des enseignants contractuels, sous les applaudissements de ses collègues.

En réponse, Morlaye Condé, directeur préfectoral de l’éducation de Kankan, a jugé légitime la revendication de ses enseignants. Et il les a rassurés que le gouvernement travaille sur leur dossier. « Vous avez tant œuvré pour l’éducation guinéenne, nous sommes conscients de cela. Nous avons également la responsabilité de vous suivre. Mais, force est de reconnaitre que le gouvernement est en train de faire le travail qu’il faut pour que vous soyez satisfaits. Ce n’est pas le DPE qui va vous engager, ni l’IRE qui va vous engager dans la fonction publique », a-t-il souligné.

Egalement présent sur les lieux, le préfet de Kankan, Aziz Diop, a regretté la démarche des protestataires, qui n’ont pas adressé une lettre d’information aux autorités locales. « Il n’y a jamais eu de grève à Kankan, mais aussi je sais que vous être de bons citoyens. Un bon citoyen se réfère s’il veut marcher. J’avais tous les moyens de vous empêcher aujourd’hui, mais je ne l’ai pas fait, parce que j’ai beaucoup de respect pour les enseignants. Mais prochainement, écrivez à la préfecture avant de manifester », a lancé le préfet.

Après avoir écouté les autorités, les manifestants ont quitté les lieux pour rentrer chez eux. Ils ont promis de saisir prochainement les autorités de la place et de manifester jusqu’à la satisfaction de leur revendication par le gouvernement.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.om

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Siguiri : la mairie de Doko accuse des éco-gardes de détournement de fonds

18 novembre 2019 à 9 09 41 114111

Des agents de la garde forestière relevant de la direction préfectorale de l’environnement, des eaux et forêts de Siguiri sont accusés de détournement de fonds appartenant à la mairie de la commune rurale de Doko. Les autorités locales annoncent que les agents en question ont fait disparaitre un montant de 20 millions de francs qui devait revenir à la commune, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Selon Noufodé Condé, receveur communal à la mairie de Doko, tout est parti d’un recouvrement effectué par des éco gardes dans le district de Kolènda. Les agents auraient disparu avec l’entièreté du montant recouvré alors qu’une partie devait revenir à la mairie de la commune rurale. « Des éco-gardes sont partis faire le recouvrement à Kolènda, ils n’ont pas déposé la part de la commune. Lorsque le maire a été informé de la situation, nous sommes allés voir à Kolènda si réellement c’est la vérité.

Le président du district a confirmé que les agents de l’éco-garde sont réellement passés pour le recouvrement, le montant recouvré dépasse 30 millions de francs. Dans ce montant, la part de la commune était de 20 millions, mais ils ont tout empoché. Le maire est parti informer la direction préfectorale de l’environnement, des eaux et forêts. C’est ainsi que la direction a décidé de muter le chef de des éco-gardes qui était à Doko », a-t-il indiqué.

Toutes nos tentatives d’avoir le directeur préfectoral de l’environnement, des eaux et forêts sont restées, pour l’heure, vaines.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guineematin.com

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Arrêt des activités de la SAG : ses employés manifestent à Siguiri

18 novembre 2019 à 8 08 39 113911

Une centaine travailleurs de la SAG ont manifesté hier, dimanche 17 novembre 2019, dans les rues de Siguiri. Ils protestaient contre l’arrêt des activités de la société, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Tous vêtus de leur tenue de travail, ces employés de la société aurifère de Guinée, filiale de la compagnie Anglo Gold Ashanti, se sont rassemblés à la place des martyrs de la ville. Ils ont marché jusqu’à la devanture du bloc administratif de la préfecture en passant par le grand marché de Siguiri, protestant contre la décision de la SAG d’arrêter ses activités. Une décision qui les prive de leur travail.

« Nous marchons parce que nous sommes endeuillés. Nous sommes endeuillés parce que les activités de la société qui nous emploie, Anglo Gold Ashanti de Guinée, sont perturbées. Les partenaires ont pris la décision d’arrêter les activités, demandant aux travailleurs de rester à la maison, parce qu’ils n’arrivent plus à travailler », a déclaré Joseph Traoré, l’un des manifestants.

Ces travailleurs reconnaissent que la direction de la SAG a été bien obligée d’arrêter ses activités, en raison des perturbations que la société enregistre régulièrement. « Ces perturbations, nous en sommes tous responsables : le gouvernement, les travailleurs et les communautés. Si chacun faisait son travail, nous ne serions pas là. Si le bailleur prend son argent pour investir dans un pays, il a besoin d’être couvert par la loi. Mais si cette loi ne le couvre plus, il arrêtera ses activités », souligne monsieur Traoré.

Vendredi dernier, plusieurs habitants du district de Fatoya ont envahi des mines d’or exploitées par la SAG. Ils ont arrêté les travaux sur les lieux pour réclamer le bitumage de la route Siguiri-Fatoya par la société. Suite à cela, la direction générale de la société a diffusé un communiqué annonçant l’arrêt de ses activités dans toute la préfecture de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Fermeture de la SAG (Siguiri) : réaction de la Chambre des Mines de Guinée

16 novembre 2019 à 9 09 50 115011

Rien ne va plus entre les communautés et la société Ashanti Gold de Guinée (SAG) qui exploite de l’Or dans la préfecture de Siguiri. Après les attaques récurrentes de ses installations, la Direction Générale de la Société a décidé de fermer la seule mine en activité hier, vendredi 15 novembre 2019.

Joint au téléphone, Ismaël Diakité, le Président de la Chambre des Mines de Guinée, se dit inquiet et très préoccupé par cette actualité qui impacte négativement les activités minières en Guinée.

« La Chambre des Mines de Guinée vient d’apprendre avec beaucoup de regret la situation qui prévaut sur le site des opérations de la SAG à Siguiri suite à l’envahissement de sa mine.

L’ensemble des membres de la Chambre des Mines de Guinée se sentent concernés par une telle situation qui est de nature à ralentir ou même à compromettre les investissements en cours dans le secteur des mines en Guinée.

La Chambre des Mines de Guinée exprime toute sa solidarité à la Direction Générale de la SAG et se rend disponible pour contribuer à trouver une solution définitive à une telle situation à laquelle tous les projets et opérations minières sont exposés.

Elle en appelle à une implication vigoureuse et rapide des autorités à tous les niveaux pour sécuriser les titres, actifs, opérations et personnel du secteur afin que l’activité des investisseurs ne soit pas compromise.

La Chambre des Mines de Guinée déplore le caractère récurrent de ces actions d’envahissement des périmètres légalement concédés par l’Etat, et assez souvent exposés à de multiples risques dont les tentatives d’occupation de terrain, des prélèvements illicites de minerais et des vols à répétition par des groupes se prévalant appartenir à des communautés en faveur desquelles nos actions contribuent au développement économique et social ».

Selon nos informations, la Direction Générale de la SAG a fait arrêter son usine, une demande aurait été faite aux travailleurs de rester à la maison jusqu’à nouvel ordre.

A suivre !

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Siguiri : un accident de la circulation fait un mort et un blessé grave

15 novembre 2019 à 12 12 09 110911

Un accident de la circulation s’est produit dans la soirée du jeudi, 14 novembre 2019, dans le district de Namanakoura, relevant de la commune urbaine de Siguiri. Il a coûté la vie à une personne et fait un blessé ainsi que deux motos endommagées, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

L’accident est survenu aux environs de 18 heures à la descente d’une colline, sur la route nationale Siguiri-Kourémalé. C’est un camion benne transportant du sable qui a percuté deux motards avant de tomber sous un pont. Yaya Sidibé, un citoyen de Siguiri, est témoin des faits. « Le camion descendait avec une grande vitesse, alors qu’une autre voiture venait dans le sens inverse. Quand le chauffeur du camion a vu la voiture, il ne pouvait plus freiner.

Et s’il s’il continuait, il allait monter sur la voiture qui était remplie de passagers. C’est ainsi qu’il a dévié pour aller sur le côté droit de deux motards qui venaient aussi dans le sens inverse. Malheureusement, il est monté sur un dos d’âne qui l’a déséquilibré, et il a ramassé les deux motards avant de terminer sa course sous le pont qui était tout juste après la colline. L’un a perdu la vie et l’autre a été grièvement blessé », a expliqué ce témoin.

Juste après l’accident, le chauffeur du camion s’est enfui. Le corps de la victime et le blessé ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Quant aux deux motos, elles ont été complètement endommagées.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Agression d’un taxi-motard à Siguiri : les deux auteurs mis aux arrêts

15 novembre 2019 à 12 12 01 110111

Un conducteur de taxi moto a été victime d’une agression hier, jeudi 14 novembre 2019, dans la préfecture de Siguiri. Deux jeunes lui ont administré trois coups de couteau avant de s’enfuir avec sa moto. La victime a survécu à l’agression et les auteurs de l’acte ont été mis aux arrêts, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

L’acte s’est produit à Kolènda, un district relevant de la sous-préfecture de Doko. Deux jeunes ont déplacé Mamadou Sidibé, un conducteur de taxi moto dans cette localité. Ils sont allés jusqu’en brousse et l’ont poignardé pour s’enfuir avec sa moto. « Ils m’ont déplacé de Kolènda pour aller dans une mine d’or. Mais comme j’étais un peu fatigué, l’un d’eux m’a dit de le laisser m’aider à piloter la moto, et moi je me suis assis au milieu des deux. Mais, en cours de route, j’ai vu qu’on a laissé le chemin qui conduit à la mine en question, et j’ai demandé à celui qui conduisait de s’arrêter parce qu’on partait en brousse. C’est ainsi que celui qui était derrière a sorti un couteau pour me poignarder au niveau du cou et deux fois dans le dos. Quand je me suis retrouvé à terre, ils se sont enfuis avec la moto », a témoigné Mamadou Sidibé.

Le jeune homme s’est débrouillé tout seul à rentrer au village. Il a informé la gendarmerie de la localité, qui a aussitôt organisé une patrouille. Et, les agents ont réussi à mettre main sur les deux agresseurs avec la moto. « Nous avons un point d’appui, une brigade de gendarmerie à Kolènda. Quand j’ai reçu l’information, j’ai aussitôt organisé mes hommes qui ont réussi à mettre main sur les deux jeunes, qui ont reconnu les faits », explique le Colonel Mamady Condé, commandant du camp d’infanterie de Siguiri.

Peu après leur arrestation, les deux jeunes ont été conduits à la gendarmerie départementale de Siguiri. Ils devraient ensuite être déférés devant le parquet de la ville. Quant à la victime, Mamadou Sidibé, il reçoit des soins à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Nouveau drame à Siguiri : 3 morts et 2 blessés dans un éboulement

13 novembre 2019 à 10 10 37 113711
Image d’archive

Un nouvel éboulement s’est produit hier, mardi 12 novembre 2019, dans une mine d’or de la sous-préfecture de Siguiri. Il a coûté la vie à trois personnes et fait deux autres blessés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Cet autre drame est survenu dans la mine appelée Doumbouloko, située entre les districts de Gbèdégbè et Kolènda, dans la sous-préfecture de Doko. Il s’agit d’un ancien site qui était interdit d’exploitation. Mais, certains mineurs se cachaient pour aller travailler sur les lieux, explique Elhadj Loucény Traoré, président de la Croix-Rouge de Doko.

« Là où l’éboulement est survenu, c’est une ancienne mine abandonnée et interdite d’exploitation en raison des risques d’éboulement. Mais, malgré les risques connus de tous et les efforts des Tombolomas (les gendarmes des mines) qui surveillent les lieux, les gens se cachent souvent pour y travailler. Ils se disent que ce genre d’endroits sont propices à l’exploitation minière », a-t-il expliqué.

Il ajoute que « 6 personnes étaient à l’intérieur de la mine au moment de l’éboulement. Ces mineurs utilisaient des machines de concassage pour creuser encore au niveau des anciens trous. Après l’éboulement, une personne est sortie indemne, et elle est partie informer les gens au village. Nous sommes venus commencer les recherches qui ont duré de 12 à 17 heures. On a retrouvé les 5 hommes qui étaient coincés dans le trou : 3 d’entre eux étaient morts et les deux autres sont grièvement blessés », a dit Elhadj Loucény Traoré.

Les trois corps ont été remis aux familles des victimes et les deux blessés ont été conduits à l’hôpital. Cet éboulement survient une semaine après un autre enregistré dans la sous-préfecture de Kintinian et qui a coûté la vie à 13 personnes.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : un présumé dealer arrêté avec 37 kg de chanvre indien

13 novembre 2019 à 9 09 59 115911
Colonel Abdoulaye Sanoh, commissaire central de la police de Kankan

Le commissariat central de police de Kankan a présenté hier, mardi 12 novembre 2019, à la presse, un individu arrêté avec 37 kilogrammes de chanvre indien. Selon la police, l’homme est un dealer qui était sous le collimateur des services de sécurité, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce sont des Donzos (chasseurs traditionnels) qui ont interpellé le présumé vendeur de drogue, âgé de 36 ans. Ce dernier quittait la sous-préfecture de Saladou (Préfecture de Mandiana) pour Kankan. Il avait deux sacs attachés à sa moto : l’un contenant 25 kg et l’autre 12 kg de chanvre indien, a expliqué le Colonel Abdoulaye Sanoh, commissaire central de la police de Kankan.

« Dieu faisant bien les choses, et grâce à la bonne idée et à la diligence de monsieur le préfet dans le cadre de la sécurisation de la préfecture, les villages ont organisé aussi des comités de vigilance. Daye Condé, en provenance de Mandiana, a été appréhendé dans le district de Frouban sur sa moto et mis à la disposition de la sous-préfecture de Balandou. Donc, le sous-préfet m’a appelé et je lui ai demandé de le déposer directement car c’est un monsieur qui était recherché par les services de sécurité. C’est ce qui fut fait et il a été déposé au commissariat central le dimanche, 10 novembre », a-t-il indiqué.

L’officier de police ajoute que l’intéressé est bien connu de la police qui était d’ailleurs à sa recherche. « Ce monsieur est un dealer. Il y a longtemps qu’on nous a signalé qu’il est le tuteur de presque tous les grands bandits qui viennent fumer la drogue chez lui avant de sortir. J’ai envoyé une première fois une mission chez lui, mais qui l’a trouvé à Mandiana à la recherche du chanvre indien, donc nous n’avons pas pu mettre main sur lui. Et, c’est un monsieur qui prétend aller dans les radios privées pour dire que la police est venue derrière lui alors qu’il n’est pas un dealer, qu’il ne vend rien », souligne le Colonel Sanoh.

Interrogé par les journalistes, Daye Condé a reconnu avoir transporté les 37 kg de chanvre avec lesquels il a été arrêté. Mais, il dit travailler pour un responsable des services de sécurité dont il n’a pas révélé l’identité, et qui le payait à hauteur de 500 000 francs guinéens après chaque mission qu’il exécute. Il a été transféré devant le parquet de Kankan qui va s’occuper de la suite du dossier.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Vindicte populaire à Kankan : un mort !

12 novembre 2019 à 9 09 53 115311

Les scènes de vindicte populaire refont surface dans la commune urbaine de Kankan. Deux présumés voleurs de motos, Mory Sagna et Moussa Condé, se sont faits pourchassés par une foule en colère au quartier Hérémakono 2, dans la commune urbaine. Rattrapé par des jeunes déchaînés, Mory Sagna a été battu à mort dans la journée le dimanche dernier 10 novembre 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour lutter contre le phénomène de vol et de criminalité qui prend de l’ampleur dans la cité de Kankan, les citoyens usent parfois de la méthode forte et vont jusqu’à se rendre justice. C’est ainsi qu’au quartier Hérémakono 2, Mory Sagna et Moussa Condé, deux présumés voleurs de moto, ayant échoué à leur tentative, se sont retrouvés entre les mains d’une foule déchaînée.

Un citoyen joint au téléphone par Guineematin.com est revenu sur les faits. « Je quittais chez moi le dimanche matin. Arrivé au niveau de la pompe, j’ai vu deux motards pourchassés par des chauffeurs de taxis motos. Quand j’ai demandé, on m’a dit que ce sont des voleurs. Alors, je me suis joint à eux. C’est comme ça qu’on les a pourchassés en direction de la clinique de Dr Kouyaté. C’est après là-bas qu’on a mis main sur un. J’ai proposé à ce qu’on l’amène chez le chef du quartier. Les jeunes ont décidé de l’amener plutôt au camp. Ils étaient au nombre de deux. J’ai dit à un motard de conduire celui qui a été arrêté dans une cour pour ne pas qu’on le tue. Entre temps, on m’a appelé pour me dire qu’on a arrêté le second vers la station et qu’ils veulent le tuer », a-t-il témoigné.

Le second présumé voleur, Mory Sagna, rattrapé au niveau d’une station service de la place, n’a pas eu assez de chance. Il se fera violemment passé à tabac. « Le second là a été attrapé et frappé par d’autres jeunes au niveau de la station Total. Donc, on l’a retrouvé dans l’agonie. Il n’était pas encore mort. Quand les forces de l’ordre sont venues sur les lieux, ils n’ont pas voulu toucher le corps vu la gravité de son état. Ils ont plutôt décidé de faire appel à une ambulance. C’est comme ça que ça s’est passé», a-t-il expliqué.

Il faut noter que le jeune Mory Sagna a succombé à ses blessures sur le champ avant même que les urgences n’arrivent. Son compagnon d’infortune, Moussa Condé, a été arrêté et conduit au camp Soundjata Keïta.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Accident de circulation : un homme tué par un camion-citerne à Kankan

10 novembre 2019 à 14 02 08 110811
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Un accident de la circulation a coûté la vie à un homme d’une soixantaine hier, samedi 09 novembre 2019, dans la commune urbaine de Kankan. La victime a été fauchée par un camion-citerne dans le quartier Aéroport, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Famoro Dansoko conduisait une moto de marque KTM, lorsqu’il a brusquement rencontré le camion-citerne transportant du carburant. Le véhicule l’a violemment heurté et il a trouvé la mort. La scène s’est produite devant Aly Touré, le procureur de Kankan, qui a accepté de nous expliquer ce qu’il s’est passé. « Ce matin, j’étais en promenade à travers la ville, lorsque malheureusement je suis tombé sur cet accident mortel qui a mis en évidence un camion-citerne transportant du carburant et un vieux habillé en blanc qui était sur une moto KTM.

Le vieux sortait et le camion venait à toute allure. Malheureusement, il l’a cogné. Il est tombé et il en est mort. Il a perdu énormément de sang, vous-même vous avez vu jusqu’où se trouvait le sang. Après, on a pris des dispositions avec la protection civile qui était à côté également. Nous avons appelé les officiers de constat », a témoigné le magistrat.

Après le constat, le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Kankan. Ses biens ont été également mis en sécurité en attendant de retrouver sa famille. « Pour le moment, on n’a pas assez de renseignements sur l’identité de la victime, mais on a utilisé le dernier appel qui était dans son téléphone. Il a été fouillé et une somme de 718 000 francs a été trouvée dans sa poche. Sa moto est également là. Et au moment venu, on va les restituer à sa famille », a dit Aly Touré.

Quant au chauffeur du camion-citerne, il a été arrêté et conduit dans les locaux du commissariat de la police routière. Le procureur de Kankan annonce l’ouverture d’une procédure judiciaire sur cette affaire.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Vol de carburant à EDG Kankan : condamnées par défaut, 7 personnes se font rejuger

9 novembre 2019 à 12 12 05 110511

Une affaire de vol de carburant à la centrale d’Electricité de Guinée (EDG) de Kankan avait fait couler encre et salive à un moment où la ville baignait dans l’obscurité. Les présumés auteurs des faits avaient été interpellés, jugés et condamnés, dont certains en fuite, à des peines de 3 à 10 ans de prison. Parmi ceux qui étaient en fuite, sept (7) se sont finalement présentés d’eux-mêmes à la barre du tribunal de première instance de Kankan le jeudi dernier, 07 novembre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au mois de juillet 2019, dans une décision rendue par le tribunal de première instance de Kankan, une dizaine d’individus avaient été condamnés à des peines allant de 3 à 10 ans de prison ferme dans une affaire de vol de carburant à la centrale d’EDG. Trois (3) d’entre eux seulement étaient présents à l’audience, dont le chef de la centrale. Les autres étaient tout simplement en fuite.

Finalement, sept (7) des fuyards se sont présentés pour se faire jugés. Au finish, ils ont tous été innocentés et libérés par le juge. Selon le procureur de la République près le tribunal de Kankan, Aly Touré, aucune charge n’a été retenue contre eux. « Au mois de juillet passé, l’affaire de vol de carburant a été jugé au tribunal de première instance de Kankan. Une décision de condamnation a été prise à l’encontre d’un certain nombre de personnes. C’est trois personnes qui étaient présentes à la barre et qui ont été condamnées à des peines allant de 3 à 10 ans. Il y avait aussi des personnes en fuite, 7 travailleurs d’EDG et un receleur. Donc, le jugement qui a eu lieu aujourd’hui, concernait les 7 personnes. Le juge a constaté que les 7 personnes n’étaient pas présentes lors du vol de carburant sur les lieux et l’auteur principal des faits ne les a pas dénoncés. Ces 7 prévenus qui se sont présentés à la barre ont bénéficié de la relaxe. C’est-à-dire que le tribunal ne retient aucune charge contre eux », a-t-il expliqué.

Plus loin, le procureur a fait savoir que le parquet ne fera pas appel de cette décision du tribunal tout en précisant que la condamnation reste maintenue pour ceux qui sont toujours en cavale dans cette affaire. « Par contre ceux qui ne se sont jamais présentés, la décision est maintenue à leur endroit. C’est la position de la loi et nous ne sommes pas des procureurs fonceurs, à tout prix il faut condamner… Les faits ont prouvé que ces gens n’étaient pas sur les lieux et n’ont participé aucunement à cette affaire de vol de carburant à EDG. C’est pourquoi nous n’avons pas relevé appel. Parce que nous-mêmes on était à l’audience, les interrogatoires ont été menés devant nous et nous avons posé des questions et, au finish, nous avons compris que ces personnes n’avaient aucune responsabilité dans ce vol de carburant ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Siguiri : il tire sur son ami qu’il dit avoir confondu à un animal

8 novembre 2019 à 14 02 40 114011

Un homme a ouvert le feu et tué son ami jeudi soir, 07 novembre 2019, à Siguiri. L’auteur du meurtre assure avoir confondu la victime à un animal, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

L’acte s’est passé à Santiya, un district relevant de la commune rurale de Maléya, dans la préfecture de Siguiri. Kabiné Sanoh, cultivateur, a ouvert le feu sur son ami Fodé Sangaré, qu’il aurait confondu à un animal. Et, la victime a succombé à sa blessure. Joint au téléphone, le maire de Maléya, Djoumé Camara, indique qu’il s’agit d’un accident.

« C’est un accident. Le tireur et la victime sont des amis, ils ont passé la journée ensemble au champ avec le père de la victime. Après les travaux, les deux ont mangé ensemble. Ensuite, ils se sont séparés : Fodé Sangaré est parti se laver au marigot et Kabiné Sanoh a pris son fusil pour aller faire la chasse. Peu de temps après, il a vu un mouvement dans les feuillages et il a pensé qu’il s’agit d’un gibier. Puisque c’est au moment du crépuscule, il ne pouvait pas bien voir, il a tiré donc. Après, il est allé voir que c’était son ami. Il s’est immédiatement rendu aux autorités », a-t-il expliqué.

Même si les autorités locales croient à la thèse de l’accident, Kabiné Sanoh a été tout de même conduit à la gendarmerie départementale de Siguiri, qui l’a transféré à la prison civile de la ville.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guineematin.com

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Prévention de la délinquance à Siguiri : le Conseil Local de Sécurité tient sa 1ère session

8 novembre 2019 à 13 01 40 114011

La première session du Conseil Local de Sécurité et de la Prévention de la Délinquance (CLSPD) s’est tenue dans la journée d’hier, jeudi 07 novembre 2019, dans la salle de conférence de la mairie de Siguiri. La démarche vise à échanger autour des questions de sécurité qui concernent la commune urbaine en proie à de nombreux soubresauts en impliquant les citoyens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette première session du CLSPD de Siguiri est liée à la mise en œuvre de la doctrine de la police de proximité. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen », financé par le département d’État américain.

Selon nos informations, cette première session vise à favoriser la production d’un plan local de la sécurité et l’adoption d’un règlement intérieur du CLSPD de Siguiri. Une rencontre qui réjoui Almamy Tounkara, secrétaire général de la commune urbaine de Siguiri et coordinateur du CLSPD. « C’est une aubaine pour nous de recevoir ce projet quand on sait que le développement passe obligatoirement par la sécurisation des citoyens et de leurs biens. Aujourd’hui, nous avons réuni tous les membres du CLSPD de la commune afin qu’on puisse adopter le règlement intérieur du CLSPD. Nous avons également passé en revue des projets de sécurité qui seront proposés par les membres pour que les jours à venir, l’autorité communale puisse voir quel est le type de projet et quelle est la méthode de sécurisation la mieux propice pour valider cela au niveau du conseil communal, pour que ces projets soient exécutés pour sécuriser nos citoyens », a expliqué monsieur Tounkara.

La rencontré d’une journée a réuni les membres du CLSPD de Siguiri : les élus locaux, la justice, les forces de police et la gendarmerie, les opérateurs économiques, les religieux, les associations de femmes et de jeunes. Tous ces acteurs ont mené des réflexions sur la problématique de l’insécurité qui gangrène la ville de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Éboulement à Siguiri : le bilan s’alourdit à 13 morts

8 novembre 2019 à 12 12 50 115011
image d’archive

Comme annoncé précédemment, un grave éboulement est survenu le mercredi, 06 novembre 2019, dans une mine d’or de la sous-préfecture de Kintinian, relevant de la préfecture de Siguiri. Le premier bilan faisait état de 10 morts et des disparus. Mais, 3 autres corps ont été retrouvés par les équipes qui mènent les recherches, ce qui porte à 13 le nombre de victimes.

« Nous avons retrouvé hier (jeudi) le treizième corps, mais les recherches continuent pour tenter de retrouver d’autres éventuels disparus. Tous les agents de la Croix-Rouge sont déployés à cet effet », a expliqué Aliou Guissé, le sous-préfet de Kintinian, interrogé ce vendredi matin par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ce drame qui a provoqué une vive émotion à Siguiri, a suscité aussi un grand débat dans la préfecture. Dans les radios locales, plusieurs citoyens pointent du doigt la responsabilité des autorités locales dans cet éboulement. Certains responsables locaux sont accusés d’avoir pris de l’argent avec les gens pour leur donner l’autorisation d’exploiter cet ancien site de la SAG, alors qu’ils savaient pertinemment que la zone est dangereuse.

Le sous-préfet assure ne rien savoir sur ces accusations mais il promet de mener une enquête là-dessus. « Ce domaine (Area one) est un ancien site de la SAG. Nous, on ne peut pas prendre de l’argent pour installer les gens là-bas. Non. Dès que j’ai reçu la nouvelle (les accusations des citoyens, ndlr), j’ai réuni tous les présidents de districts pour voir clair sur cette situation. Donc, une enquête sera ouverte. Et s’il s’avère que des gens sont impliqués dans cette affaire, ils seront tous interpellés et jugés », promet Aliou Guissé.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : des jeunes en colère ferment le siège du RPG Arc-en-ciel

7 novembre 2019 à 17 05 55 115511

Plusieurs jeunes en colère ont manifesté ce jeudi, 07 novembre 2019, à Siguiri. Ils protestaient contre les responsables des différentes sections du RPG Arc-en-ciel de la commune urbaine, accusés de corruption et de favoritisme, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Les manifestants ont envahi le siège local du RPG Arc-en-ciel. Ils ont fermé le local et ont campé sur les lieux. Ces jeunes dénoncent les agissements de la commission mise en place par les secrétaires généraux des 8 sections du parti au pouvoir dans la ville de Siguiri. Cette commission est chargée de procéder au recrutement des travailleurs locaux pour la société minière SAG, basée dans la préfecture. Mais, ses membres sont accusés de corruption et de favoritisme dans son travail.

« Lorsque le RPG Arc-en-ciel avait 4 sections dans la commune urbaine de Siguiri, les 4 secrétaires généraux avaient mis en place une commission qui travaillait bien. Mais, après la restructuration du parti qui est passé à 8 sections ici, les secrétaires généraux de ces 8 sections ont décidé de dissoudre la commission qui était là pour mettre en place une autre sans associer la jeunesse.

Aujourd’hui, les jeunes soupçonnent les membres de cette commission de favoritisme et de corruption dans le recrutement. C’est ce qui est à l’origine de cette manifestation », explique Bakary Keita, secrétaire général de la jeunesse de Bolibana 1.

Peu après le début de la manifestation, la CMIS est intervenue pour disperser les protestataires et ouvrir les portes du siège du RPG Arc-en-ciel. Actuellement, l’endroit est gardé par plusieurs agents de la police.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Grave éboulement à Siguiri : au moins 10 morts et de nombreux disparus

6 novembre 2019 à 19 07 03 110311

L’exploitation artisanale de l’or vient à Siguiri d’endeuiller encore de nombreuses familles. Un nouvel éboulement est survenu ce mercredi, 06 novembre 2019, dans une mine d’or de la préfecture. On dénombre au moins 10 morts et de nombreux disparus, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local.

Le drame est survenu à « Area one », une mine d’or très fréquentée, dans la sous-préfecture de Kintinian. Joint au téléphone peu après les faits, le sous-préfet de la localité a expliqué que « l’éboulement s’est produit cet après-midi. Ce sont des débris de sable déposés aux abords du trou qui sont tombés à l’intérieur alors que de nombreuses personnes s’y trouvaient. Pour le moment, nous avons retrouvé 10 corps. Mais les recherches continuent, car ils étaient très nombreux dans le trou », a dit Aliou Guissé.

Selon lui, cette mine d’or était jugée dangereuse par les autorités qui, par le passé, avaient interdit son exploitation. Mais, ajoute-t-il, les gens ont encore envahi les lieux pour y travailler depuis un certain temps. Le sous-préfet annonce toutefois qu’après cet éboulement, la mine sera définitivement interdite d’exploitation. « Nous avons donné 72 heures aux gens qui font les recherches. Après la fouille, nous allons dégager tout le monde et fermer définitivement la mine », annonce l’autorité administrative locale.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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