Siguiri : un jeune se donne la mort en se brûlant vif

21 mars 2019 à 23 11 51 03513

Un jeune homme d’une vingtaine d’années s’est donné la mort de manière assez étrange ce jeudi, 21 mars 2019, à Siguiri. Léonard Keïta a utilisé de l’essence et du feu pour se faire brûler vif, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Léonard Keïta, conducteur de taxi-moto, résidait au quartier Saint Alex, dans la commune urbaine de Siguiri. Il a mis fin à ses jours ce jeudi. Le jeune homme a versé de l’essence sur lui avant de se servir d’une boite d’allumettes pour se faire brûler vif.

La nouvelle a surpris plus d’un, sauf peut-être son grand frère, Séraphin Keïta. Ce dernier dit avoir empêché son frère de se donner la mort de cette manière, il y a seulement quelques jours. « Le samedi dernier, je l’ai trouvé dans sa chambre, sa bible en main. Je lui ai dit : qu’est-ce que tu fais avec la bible à cette heure-là ? Parce que le soleil était très ardent.

Il m’a répondu qu’il voit Jésus auprès de lui ces derniers jours et que c’est pourquoi il lisait la bible. Ensuite, il est allé vider l’essence de sa moto pour tenter de se faire brûler. Mais, j’ai retiré l’essence et j’ai sorti tout ce qui peut être une arme de sa chambre. Et aujourd’hui, ce sont les voisins qui sont venus m’informer qu’il s’est fait brûler », a-t-il expliqué.

Après le constat des autorités, le corps de Léonard Keïta, célibataire sans enfant, a été remis à ses parents pour son inhumation.

De Siguiri, Bérété lancéï Condé pour Guineematin.com

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Assassinat d’un militaire à Kankan : plusieurs personnes interpellées (Procureur)

20 mars 2019 à 10 10 07 03073

Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, plusieurs personnes ont été mises aux arrêts récemment. Des arrestations consécutives à l’assassinat d’un militaire lors de l’attaque d’une station d’essence au quartier Bordeaux, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineemain.com basé dans la préfecture.

Dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 février 2019, des individus non identifiés avaient attaqué une station d’essence au quartier Bordeaux, à Kankan. Ils ont poignardé à mort le gardien de la dite station, le sergent-chef Daniel Koen, service à la garnison militaire de la troisième région militaire de Kankan. Puis, les assaillants ont emporté son arme et une somme de 5 millions de francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Aly Touré, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, a confirmé l’arrestation de plusieurs personnes dans ce dossier. « Je confirme que des personnes ont été arrêtées dans l’affaire de l’assassinat d’un militaire et du vol d’argent qui a eu lieu à la station Shell de Bordeaux ».

Poursuivant, Aly Touré a promis de donner d’amples informations à la presse quand le dossier sera transmis au parquet. « Vous aurez d’amples informations quand le dossier va être communiqué au parquet. On va convoquer une conférence de presse au cours de laquelle nous allons donner tous les détails. Pour le moment, tout ce que je peux vous dire, c’est que l’enquête va à bon train », a rassuré l’empereur des poursuites.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Mandiana : un corps sans vie découvert dans un chantier occupé par un fou à Kantédou-Balandou

19 mars 2019 à 11 11 56 03563

Le corps sans vie d’un jeune homme a été retrouvé le dimanche, 17 mars 2019, dans la localité de Kantédou-Balandou, relevant de la sous-préfecture de Dialakoro, dans la préfecture de Mandiana. Il s’agit du corps d’un certain Vieux Kanté, âgé d’environ 25 ans, marié et père d’un enfant. Un homme, présumé fou, du nom de Souleymane Camara, a été mis aux arrêts par la gendarmerie de Mandiana, rapporte un correspondant de Guineematin.com basé en Haute Guinée.

C’est en état de putréfaction que le corps sans vie de Vieux Kanté a été retrouvé dans une maison en chantier, situé en périphérie du district de Kantédou-Balandou. C’est le propriétaire de ladite maison, habitée par une personne souffrant d’une dépression mentale, qui a découvert son corps, cinq jours après la disparition du défunt.

Selon Saidou Kanté, président du district de Kantédou-Balandou 1, « Vieux Kanté avait disparu le mercredi passé. Mais, c’est le vendredi que ses parents ont su qu’il a disparu. Il y a un fou qui habite dans une maison en chantier, sans que le propriétaire ne s’en rende compte. Ledit propriétaire est parti visiter sa maison, il a trouvé le fou là-bas. Il l’a chassé et il est rentré pour faire sortir tout ce que le fou avait fait rentrer dans la maison, c’est là que le corps de Vieux Kanté a été découvert ».

Après la découverte du corps, le fou a pris la poudre d’escampette pour se cacher dans dans les bois. Les responsables de la localité ont alors mobilisé les jeunes qui ont attrapé Souleymane Camara pour le remettre à la gendarmerie de Mandiana.

Selon nos les informations, Souleymane Camara avait auparavant exhumé un cadavre. Ce qui lui avait valu d’être traité de fou. Une infirmation confirmée Saidou Kanté, président du district de Kantédou-Balandou 1 : « il fut un moment, ses parents l’ont emmené à Kankan pour le guérir. Mais, il s’est caché et il est revenu à Kantédou-Balandou, on ne savait même pas qu’il était revenu. C’est ainsi qu’il est parti ouvrir une tombe pour prendre le linceul et l’envoyer quelque part. Quand on avait su ça, on voulait l’arrêter, mais il a disparu ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Conakry : une douanière jugée pour trafic international de cocaïne

19 mars 2019 à 8 08 16 03163

Madame Kadiatou Touré a comparu ce lundi, 18 mars 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). Cette douanière, âgée d’une trentaine d’années, mariée et mère d’un enfant est poursuivie pour « trafic international de drogue », portant sur de la Cocaïne. À l’ouverture de son procès, l’accusée a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

Vêtue d’une légère robe de couleur cendre et teintée de noir, madame Kadiatou Touré est apparue, visiblement, très faible. Au cours de son audition à la barre, cette douanière a d’ailleurs demandé une chaise pour s’asseoir. «Je suis malade. Est-ce que je peux avoir une chaise pour m’asseoir ?», a-t-elle demandé quelques minutes après avoir commencé de déposer.

Une demande à laquelle le tribunal a accédé, pour la bonne continuation des débats.

Dans cette affaire, il est reproché à Madame Kadiatou Touré d’avoir dissimulé de la cocaïne dans des habits qu’elle voulait expédier à Hong Kong. «La cocaïne était dissimulée dans des boutons cousus avec du tissu Wax», a précisé le ministère public.

Une chose que l’accusée n’a pas niée. Mais, pour sa décharge, madame Kadiatou Touré a indiqué que les habits ne l’appartenaient pas. «C’est à Dakar (au Sénégal) que j’ai rencontré une femme qui s’appelle Makissa Camara. C’est une guinéenne, mais elle réside là-bas. Tout comme moi, elle vend des habits. On a un peu échangé. Je lui ai dit que moi, j’envoie certains de mes habits en Europe. Je lui ai aussi dit que je suis douanière…

J’ai acheté mes habits et je suis revenue en Guinée. Ensuite, Makissa aussi est venue avec des habits. Quand elle est arrivée à Conakry, elle m’a appelée au téléphone. Elle m’a dit de l’aider à envoyer ses habits (32 complets) à Hong Kong. Je lui ai alors dit de venir me trouver à mon lieu de travail, en ville… Nous sommes allées ensemble à l’agence. Quand les habits ont été pesés, Makissa n’avait pas l’argent nécessaire pour payer les frais d’expédition de son colis. Elle n’avait que 4.500.000 GNF.

On a divisé le colis en deux. Les agents expéditeurs ont pris le nombre de kilogrammes d’habits qui équivaut aux 4.500.000 GNF et Makissa m’a confiée le reste des habits », a expliqué madame Kadiatou Touré, tout en précisant que c’est près d’un mois après cette opération qu’elle a été informée que de la drogue a été retrouvée dans le colis qu’elle a laissé à l’agence.

«Le colis a été enregistré au nom de qui ? », demande le tribunal. Et, l’accusée de répondre: «C’est mon adresse qu’on a laissée là-bas. Mais, c’était pour aider Makissa. Comme je suis douanière et avec mes relations, je ne paie pas le même montant que les simples citoyens. Moi, je bénéficie souvent d’un rabais au niveau des frais d’expédition».

«Comment avez-vous appris que de la drogue a été retrouvée dans votre colis ?», a demandé à nouveau le juge Aboubacar Mafering Camara.
«Ce sont mes amis qui m’ont appelé pour me dire que je suis activement recherchée par le service de Thiégboro Camara(le secrétaire général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé), qui a même publié mes photos sur les réseaux sociaux.

Ils m’ont dit que c’est pour une affaire de drogue. Cela m’a beaucoup surpris. Mais, j’ai quand-même décidé de me rendre pour savoir ce qui se passe. Je me suis rendue au commandant de mon unité. Et, ce dernier m’a conduit au service de Thiégboro. Arrivée là-bas, les gendarmes m’ont dit que c’est de la cocaïne qui a été retrouvée dans mes habits que j’ai laissés à l’agence.

J’ai répondu que ces habits appartiennent à Makissa qui se trouve à Dakar. Je leur ai même donné le numéro de téléphone de Makissa. Ils ont appelée, ça a sonné, mais elle a refusé de décrocher le téléphone», a expliqué madame Kadiatou Touré tout en précisant qu’elle avait appelé Makissa Camara avant de se rendre aux services spéciaux de la lutte contre la drogue et le crime organisé.

«Je l’ai appelée pour lui dire que son colis m’a créé des problèmes. Mais, dès que je lui ai dit que de la drogue a été retrouvée dans ses habits, elle a raccroché le téléphone», a-t-elle ajouté.

Pour le ministère public (qui a passé son temps à charger l’accusée), le colis contenant de la drogue était destiné à un certain Michel James qui se trouve à Hong Kong. Et, soutient le procureur Alphadio Barry, «madame Kadiatou Touré a pris assez de risques pour Makissa Camara».

Cependant, le procureur audiencier a déploré le fait que le service de Thiégboro Camara, ainsi que le magistrat qui a instruit ce dossier, n’ont pas fourni les efforts nécessaires pour mettre la main sur MaKissa Camara.
«En ma qualité de ministère public, je dis que ce dossier devait être plus approfondi », a-t-il dit.

De son côté, l’avocat de la défense s’est contenté de démontrer l’innocence de sa cliente dans cette affaire. «L’élément matériel (la cocaïne) sur lequel s’appuie le ministère public existe bien dans cette affaire. Mais ce qui est aussi évident, c’est l’ignorance de l’accusée de l’existence de la drogue avant sa découverte.

Parce que ma cliente est allée jusqu’à proposer à Makissa de vendre le reste de ses habits ici, en Guinée. Car, c’était à l’approche de la fête de Tabaski. Après s’être rendue, c’est ma cliente qui a aussi dit aux gendarmes de venir chez elle pour voir les habits que Makissa lui avait confié », a récapitulé Me Alseny Sylla après avoir interrogé sa cliente à la barre.

Finalement, l’affaire a été renvoyée au 1er avril prochain pour la suite des débats.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Avertissement à Alpha Condé : « le 3ème mandat est une peau de banane, vous marchez dessus, c’est votre fin »

18 mars 2019 à 14 02 29 03293

La question d’un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé préoccupe tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. A l’occasion de son assemblée générale tenue hier dimanche, 17 mars 2019, la coordination préfectorale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Siguiri a mis en garde l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah contre toute tentative de modifier la Constitution à son profit, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’assemblée générale hebdomadaire de la coordination préfectorale de l’UFR de Siguiri a essentiellement tourné autour d’un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé. La rencontre politique, présidée le coordinateur du parti à Siguiri, Baba Fofana, a été mise à profit pour dissuader les supporters de cette idée.

Visiblement remonté contre les promoteurs du 3ème mandat, monsieur Fofana a qualifié cette utopie de peau de banane qui pourrait faire tomber le régime. « La question du 3ème mandat, quand j’écoute les gens crier pour un troisième mandat, j’ai pitié du président. Ce sont les mêmes personnes qui ont dit ici Conté Koudaï. Après, ils ont chargé le général comme étant la cause du retard de la Guinée.

Quand le capitaine Dadis est venu, c’est le même slogan. Après le départ de Dadis, ils ont dit que Dieu a sauvé la Guinée si non, ça allait gâter le pays. Ils se lèvent aujourd’hui pour demander un troisième mandat pour Alpha Condé. Alpha, c’est une peau de banane, quand vous marchez dessus, c’est votre fin. C’est un projet suicidaire pour vous et votre régime », a mis en garde Baba Fofana.

En outre, le coordinateur de l’UFR à Siguiri conseille au président Alpha Condé de chercher à sortir par la grande porte. « La démocratie guinéenne est une démocratie jeune. Il faut l’entretenir pour la nouvelle génération. Il (Alpha Condé, ndlr) est venu au dans des conditions que nous connaissons tous. Alors, il doit accepter de sortir par la grande porte pour permettre à la démocratie guinéenne d’évoluer. Il a dit qu’il sera le Nelson Mandela de la Guinée, il doit lire l’histoire de Mandela », suggère monsieur Fofana.

Pour ce qui est de Siguiri, Baba Fofana dit que les promoteurs du 3ème mandat sont attendus de pied ferme. « Nous attendons les promoteurs à Siguiri. Les autres contre-manifestants n’ont rien fait. S’ils tentent de lancer un mouvement à Siguiri, ce sera la fin du régime », a-t-il martelé.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Audiences criminelles à Kankan : le Procureur satisfait des jugements rendus

18 mars 2019 à 11 11 12 03123
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Les audiences criminelles, démarrées le 12 février dernier, tendent vers la fin au Tribunal de Première Instance de Kankan. Sur les sept (7) dossiers criminels inscrits au rôle, cinq (5) ont déjà connu leur épilogue. Le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan se réjoui de la façon dont les choses se passent, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sur les sept (7) dossiers criminels programmés à Kankan, cinq (5) ont déjà connu leur verdict avec des peines de prison d’un an à la perpétuité infligées aux nombreux accusés. Selon Aly Touré. « Les audiences criminelles que nous avons débuté le 12 février, nous sommes presqu’à la fin, parce que sur un rôle de sept dossiers, on a déjà bouclé cinq, qui ont connu des condamnations. Il reste deux qui sont mis en délibéré.

Sur les sept dossiers, il y a deux cas d’assassinats, deux cas de viols, un cas d’enlèvement d’enfant, un cas de coups et blessures volontaires sans intention de la donner et un cas de vol à main armée », a énuméré le procureur.

Poursuivant ses analyses, Aly Touré s’est dit satisfait des jugements rendus dans ces dossiers. « Pour le premier cas d’assassinat, l’accusé a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité ; pour les deux cas de viol, le premier est collectif sur une mineure, nous avons requis 20 ans contre chacun des accusés ; le second cas est individuel, il a été commis sur une mineure et l’accusé a pris 15 ans de réclusion criminelle ; le cas d’enlèvement d’enfant à la gare routière de Siguiri, l’accusée a été condamné à 1 an d’emprisonnement ;

Le cas de coups et blessures volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner, l’accusé a pris 5 ans de réclusion criminelle ; le cas de vol à main armée, l’accusé a pris 10 ans de réclusion criminelle. Aujourd’hui, il reste le cas d’assassinat sur la personne du Saoudien où le verdict est attendu au 1er Avril et le viol collectif sur mineure où le verdict est attendu le 18 mars. Pour ces verdicts, nous sommes satisfaits », a dit le procureur.

Pour finir, le procureur s’est dit heureux de constater que les habitudes sont entrain de changer chez les citoyens de Kankan qui se montrent de plus en plus disposés à collaborer dans la lutte contre l’insécurité. « Heureusement, le message commence à être compris, parce que la population elle-même commence à coopérer avec la justice pour dénoncer et dénicher les grands bandits de Kankan. Tout récemment, la population a dénoncé un nid de trois grands bandits. Mais malheureusement, on n’a pris que deux. Nous leur demandons de continuer à collaborer avec la justice », a lancé Aly Touré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Siguiri : un présumé voleur tué par une foule en colère

16 mars 2019 à 15 03 31 03313

Un jeune homme, âgé d’une trentaine d’années, accusé de vol du moteur d’une machine de concassage, a été lynché par une foule en colère dans le district de Fandjan, relevant de la sous préfecture de Doko. Les faits ont eu lieu hier vendredi, 15 mars 2019, aux environs de 22 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture de Siguiri.

Selon nos informations, la victime de cette vindicte populaire s’appelle François Bangoura, résidant à Fandjan, âgé de 32 ans, originaire de la préfecture de Boké. Soupçonné d’avoir volé le moteur d’une machine de concassage, le jeune homme a été battu à mort par un groupe de jeunes en colère à Fandjan, dans la commune rurale de Doko.

Interrogé sur cet état de fait, Mamady Bangoura, le président du district de Fandjan, a raconté ce qui s’est passé. « Il y a quelques jours, des jeunes ont arrêté ce monsieur dans un premier temps pour le conduire ici. Je l’ai conscientisé, je lui ai demandé de ne plus revenir ici. Mais hier, il a été arrêté par la population qui l’a tué. J’ai informé mes chefs. Ce samedi matin il a été enterré ».

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : 3 morts et 3 blessés dans un accident de la circulation

16 mars 2019 à 13 01 09 03093

Trois jeunes ont trouvé la mort et trois autres ont été grièvement blessés, hier, vendredi 15 mars 2019, dans une collision entre des motards sur la route Siguiri-Kourémalé. L’accident s’est produit aux environs de 21 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, l’accident s’est produit à Namankouman, un district relevant de la sous préfecture de Doko. La localité est située à 34 km de Siguiri, à 40 km de la commune rurale de Doko. Sur le champ, deux jeunes ont trouvé la mort. La troisième victime a succombé suite à ses blessures à l’hôpital.

Selon le commandant de la brigade de gendarmerie de Doko, l’adjudant Mouloukou Souleymane Kaba, l’excès de vitesse serait à l’origine de cet accident mortel. « C’est à 22 heures que j’ai été informé de l’accident. Nous nous sommes rendus sur les lieux. Deux motards sont entrés en collision, ils étaient surchargés, trois par moto. L’un quittait à Siguiri pour Doko, l’autre effectuait le sens inverse.

L’accident s’est produit à Namankouman. Deux ont trouvé la mort sur place, le troisième a succombé suite à ses blessures au centre de santé de Doko. Les trois blessés ont été aussi admis dans le même centre. L’excès de vitesse est à l’origine », a dit l’adjudant Mouloukou Souleymane Kaba.

Les trois jeunes gens qui ont perdu la vie dans cet accident sont : Ousmane Keïta, âgé de 23 ans, célibataire, originaire de Faranah ; Sayon Dansoko, âgé de 20 ans, célibataire sans enfant, originaire de Siguiri ; Fodé Dansoko, âgé de 21 ans, célibataire sans enfant, originaire de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Exécution des décisions de justice : le Procureur de Siguiri en conclave avec les huissiers

15 mars 2019 à 16 04 53 03533

Le parquet du Tribunal de Première Instance de Siguiri a rencontré les huissiers de justice de la préfecture ce vendredi, 15 mars 2019. La démarche visait à échanger autour de la problématique de l’exécution des décisions de justice, des modalités de signification et exécution des décisions de justice, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Siguiri, Alghassimou Diallo, qui a eu cette initiative. Cette rencontre est consécutive à une plainte des justiciables sur les huissiers.

Durant une longue heure, monsieur Diallo a rappelé aux huissiers le caractère professionnel que doit revêtir leurs actions sur le terrain. « Quand les gens se résignent à saisir le tribunal, malgré le mal qu’ils auraient fait par endroit, s’ils se résignent à saisir et que le tribunal décide, la meilleure façon de rendre justice à ce monsieur qui a exercé un droit citoyen, c’est d’exécuter la décision de justice.

Et, c’est vous qui exécutez les décisions de justice. Je suis conscient de la mauvaise foi de certains citoyens à ne pas prendre vos actes. Mais, il faudrait que vous faites violence sur vous-mêmes, comme c’est vous les professionnels, pour ne pas que le citoyen perde ses droits par votre faute. Je ne peux pas vous apprendre comment vous devriez signifier ou notifier, c’est votre travail, c’est votre quotidien », a laissé entendre le procureur.

Pour Alghassimou Diallo, les huissiers doivent faire preuve de pédagogie, d’autant plus qu’ils ont à faire à des citoyens analphabètes. « Nous devions faire en sorte que, si les citoyens doivent perdre les droits, que ça soit leur fait, cela ne doit être notre fait, les professionnels que nous sommes.

Pour ce qui est de l’exécution des décisions de justice, comme nous avons à faire avec des populations qui ne sont pas allées à l’école, il faudrait que la décision, avant l’exécution, qu’elle soit notifiée à toutes les structures de base : le chef de secteur, le chef de quartier et le maire doivent être notifiés de l’exécution. Vous devriez être pédagogiques », a conseillé le procureur.

Un des huissiers, en la personne de maître Karamo Camara, a promis de faire preuve de professionnalisme avant de déplorer l’attitude de certaines autorités. « Nous vous remercions pour cet entretien et nous vous promettons que nous ferons preuve de professionnalisme, comme vous le souhaitez. Mais, nous avons des problèmes sur le terrain pendant l’exécution. Dès fois, les autorités s’opposent à l’exécution », a fait savoir l’huissier de justice.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : un jeune de 17 ans pris en flagrant délit de viol sur une fillette de 6 ans

15 mars 2019 à 11 11 15 03153

Un jeune homme a été surpris entrain de violer une fillette de six (6) ans en pleine brousse dans la sous-préfecture de Kintinian, relevant de la préfecture de Siguiri. Les faits ont eu lieu hier jeudi, 14 mars 2019, aux environs de 10 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ibrahima Diakité, âgé de dix sept (17) ans, orpailleur, résidant dans la commune rurale de Kintinian, a été pris en flagrant délit de viol sur une mineure de six (6) ans. Le jeune a été surpris par des agents de la brigade de la gendarmerie de Kintinian, apprend-on.

Selon le Commandant Mara, chef de brigade de la gendarmerie de Kintinian, trois de ses agents ont été attirés par les cris de la victime en brousse. « Selon les explications que j’ai reçues, le violeur a été chargé par son tuteur d’aller chercher du bois de chauffe à bord d’un tricycle. Il a dérouté pour se rendre dans la mine pour faire le transport de gravier.

C’est au cours de l’un de ses voyages qu’il s’est croisé avec la victime qui lui a demandé de transporter les graviers de sa maman. Nous ne savons pas comment il a pu conduire la fillette en brousse. Trois de nos agents ont entendu les cris de la fillette. Quand ils sont allés voir, le jeune homme a pris la fuite. Il a été pourchassé et mis aux arrêts en ville. D’après les médecins, il y a eu viol », a expliqué l’officier de gendarmerie.

Selon le commandant Mara, le viol de cette mineure de six (6) ans est le sixième en l’espace d’un mois dans la sous-préfecture de Kintinian. Le jeune Ibrahima Diakité est détenu à la gendarmerie de Siguiri. Les agents vont l’auditionner avant de le mettre à la disposition de la justice.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Attaque armée à Siguiri : un cambiste blessé, son argent emporté

13 mars 2019 à 13 01 10 03103

Un jeune cambiste, du nom de Sékou Condé, a été victime d’une attaqué à main armée de la part d’inconnus dans la soirée d’hier mardi, 12 mars 2019, au quartier Fodéla, relevant de la commune urbaine de Siguiri. Les assaillants ont ouvert le feu sur la victime avant d’emporter son sac, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sékou Condé, cambiste au grand marché de Siguiri, a été la cible d’une attaque à main armée par des inconnus aux environs de 18 heures. La victime a été grièvement blessée au niveau des hanches. Son sac, contenant une importante somme d’argent, a été emporté par les assaillants.

Selon Ousmane Kouyaté, le compagnon de la victime au moment des faits, les malfrats les ont poursuivis avant de tirer deux coups de feu sur eux. « Chaque soir, c’est lui qui vient me chercher pour rentrer à la maison. Ce soir, il est venu me chercher à moto. J’ai vu deux jeunes qui étaient aussi à moto. Ils étaient garés, mais je ne pensais pas qu’ils nous filaient. Quand nos regards se sont croisés, ils ont bougé.

C’est comme s’ils nous attendaient sur la route, parce que nous avons un peu retardé avant d’aller. Arrivés au virage, nous nous sommes croisés. Ils ont fait demi-tour. Un d’entre eux a dit: si tu bouges, je te tue. C’est ainsi qu’ils ont tiré une première fois, nous sommes tombés. Et, ils ont tiré une deuxième fois, la balle a atteint Sékou Condé au niveau des reins. Ils ont pris son sac, qui contenait une importante somme d’argent. Moi, rien ne m’est arrivé », a-t-il expliqué.

La victime a été admise aussitôt à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Aux dernières nouvelles, Sékou Condé serait en route pour Bamako, ce mercredi 13 mars pour des soins appropriés.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Viol sur mineure à Kankan : 20 ans de prison requis contre les accusés

11 mars 2019 à 19 07 19 03193

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance (TPI) de Kankan. Parmi les nombreux dossiers inscrits au rôle du ce lundi, 11 mars 2019, figurait le viol collectif sur une mineure en septembre dernier. Les trois accusés, dont un militaire, ont répondu de leurs actes devant le juge. Le procureur a requis contre eux une peine de 20 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au banc des accusés on retrouve Daye Chérif, Mamady Kanté et le sergent chef Sékou Traoré, en service à la troisième région militaire de Kankan.

Selon nos informations, les faits remontent au 16 septembre 2018. Ce jour-là, les trois accusés sont sortis en patrouille dans la commune urbaine de Kankan. Aux environs de 21 heures, ils sont venus trouver la victime, âgée de 17 ans, en compagnie de son petit ami. Pris de peur, le jeune homme a pris la fuite, laissant la victime avec les trois accusés.

Aussitôt, les trois individus vont appréhender la victime, en faisant semblant de l’envoyer au camp militaire. Finalement, les trois compagnons d’infortune vont se réfugier dans un bâtiment en chantier où ils auraient violé la jeune fille à tour de rôle.

Le lendemain matin, c’est le nommé Daye Chérif qui va se charger de déposer la victime au quartier. Il sera aussitôt mis aux arrêts. Puis, Daye Chérif va dénoncer ses présumés complices. Ils seront à leur tour mis aux arrêts.

Pour l’audience de ce lundi 11 mars 2019, Daye Chérif et le sergent Sékou Traoré ont reconnu les faits de viol pour lesquels ils sont poursuivis. Quant à Mamady Kanté, le troisième accusé, il a catégoriquement nié les faits. Selon lui, il n’a jamais violé la fille, même s’il a participé à la mission.

Dans ses réquisitions, le Ministère Public va demander au tribunal de retenir les accusés dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, le procureur va requérir une peine de 20 ans de réclusion criminelle pour chacun des trois accusés.

Dans ses plaidoiries, la défense a voulu faire savoir au tribunal que la victime n’était pas mineure, soutenant que c’est un faux acte de naissance qui a été produit, un acte monté de toutes pièces. En outre, la défense va solliciter des circonstances atténuantes pour Daye Chérif et le sergent, Sékou Traoré. Puis, elle va demander l’acquittement de Mamady Kanté qui a toujours nié avoir participé au viol.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 18 mars prochain.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Le Patriarche de Siguiri se fâche : « nos parents qui gravitent autour du président sont des malhonnêtes »

11 mars 2019 à 13 01 26 03263

Après deux semaines passées à Conakry où il a rencontré le président de la République, le Patriarche de Siguiri est rentré dans sa ville, en colère. Le doyen des sages de Siguiri n’est pas en colère contre le chef de l’Etat, mais plutôt contre certains cadres de la Haute Guinée qui sont autour de lui. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse qu’il a animée hier, dimanche 10 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Le doyen Elhadj Dramane Magassouba est rentré de Conakry avec un sentiment de devoir accompli. Et, il a tenu à le partager avec les médias locaux dès son retour à Siguiri. « J’étais à Conakry pour rencontrer le président. Le but de mon voyage c’était de lui réconcilier avec trois de nos frères. Le président m’a respecté et il a accepté ce que je lui ai dit. Donc, mon objectif est atteint », a expliqué le Patriarche.

Cependant, le doyen des sages de Siguiri n’a pas du tout apprécié le comportement de certains cadres venus de la Haute Guinée, qui sont autour du président Alpha Condé. Elhadj Dramane Magassouba qualifie ces cadres de malhonnêtes et les accuse de tromper le chef de l’Etat.

« Je vous dis la vérité : nos frères qui gravitent autour du président sont des vauriens, ce sont des malhonnêtes. Ils ne s’aiment pas. Pendant quinze (15) jours, ils m’ont fait tourner en rond, impossible de m’aider à voir le président. Ce sont des malhonnêtes, des vauriens.

Il a fallu l’aide d’un jeune peulh qui réside ici à Siguiri. C’est lui qui a contacté monsieur Bah Ousmane (ministre conseiller à la présidence) pour le saisir de la situation. C’est grâce à Bah Ousmane que j’ai pu donc rencontrer Alpha. Alpha même n’a pas manqué de nous dire que tout ce qu’ils peuvent, c’est de rapporter les gens à son niveau. Ce sont eux qui trompent le président », a confié le Patriarche de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : des journalistes à l’apprentissage de la langue anglaise

10 mars 2019 à 9 09 53 03533

Le Centre Américain de l’Université Julius Nyéréré de Kankan, sous la houlette de la section des Affaires publiques et culturelles de l’Ambassade des Etats-Unis, a initié une session d’apprentissage de l’Anglais à l’intention des journalistes locaux. Cette initiative du Centre Américain de Kankan vise à renforcer les connaissances en Anglais desdits hommes de médias, regroupés au sein de l’Association des Journalistes de Kankan (AJK), rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette formation, une première pour les hommes de medias de Kankan, suscite un engouement dans la corporation avec 16 journalistes, sur 25 inscrits, qui prennent part aux cours d’Anglais. Les séances de formation se tiennent les jeudis et vendredis soir et s’étaleront sur 4 mois.

Selon Mamadou Oury Labé Diallo, directeur du centre américain de l’Université Julius Nyéréré, « c’est dans le cadre du renforcement du niveau en Anglais des journalistes de Kankan que nous avons mis en œuvre cette formation. Car, dans le monde d’aujourd’hui, pour être à la mode, du point de vue de l’information, il faut être bilingue et comprendre l’Anglais. C’est ce qui nous a amenés à faire bénéficier les journalistes des medias publics, privés et les correspondants de cette formation afin de leur permettre de mieux informer leur public ».

Par ailleurs, monsieur Diallo a précisé que la fin de la formation sera marquée par la présence d’une délégation de l’Ambassade des USA qui délivrera les attestations aux participants. « Je suis en train de travailler avec le responsable de la presse de l’Ambassade pour qu’à la fin de cette session, les journalistes ayant effectivement suivi la formation soient attestés ».

A un peu plus de deux mois du début de cette session de formation en Anglais, les participants apprécient déjà le programme. Pour Amadou Timbo Barry, journaliste et correspondant de presse à Kankan, le contenu de la formation est appréciable et les formateurs sont à la hauteur. « Selon le programme qui est spécial, il y a l’Anglais écrit, l’Anglais parlé et l’Anglais écouté qui, à l’arrivée, devrait nous permettre de nous améliorer dans cette langue, de nos jours universelle », a-t-il dit.

Quant à Makalé Souaré, outre la satisfaction qu’elle éprouve, entend profiter de cette opportunité pour parler l’Anglais. « Au terme de cette formation, je souhaiterais m’exprimer en Anglais comme en Français. Et pour moi, c’est une joie d’être parmi les journalistes de Kankan au compte de cette formation », a-t-elle fait savoir.

Il faut rappeler que cette formation, débutée en janvier dernier, va prendre fin au mois de mai 2019. Les bénéficiaires comptent saisir d’autres opportunités qu’offre l’Ambassade des Etats-Unis pour renforcer davantage leur expérience.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
Tél : (00224) 627 24 13 24

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Incendie à Kankan : deux boutiques parties en fumée au quartier Sogbè

8 mars 2019 à 15 03 31 03313
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Les cas d’incendie se multiplient à Kankan à cette période de saison sèche. Après les trois cases du quartier Timbo, c’est deux boutiques de vente d’articles divers qui ont été consumées par un incendie dans la commune urbaine. Le drame s’est produit dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 mars 2019 au quartier Sogbè, avec des pertes immenses rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont deux boutiques contiguës qui ont été dévorées par les flammes aux environs de 3 heures du matin. Selon les victimes, un court circuit électrique serait à l’origine du drame. Aucune perte en vie humaine n’a été constatée, mais des dégâts matériels importants sont à déplorer.

Selon Issa Konaté, l’une des victimes, « c’est à partir de 00h moins que j’ai fermé la porte de ma boutique. Mais, à 3h du matin, mon grand frère est venu me réveiller pour me dire que notre boutique a pris feu. Je suis vite venu voir. Mais, on n’a pu rien sauver malgré l’aide des gens. J’avais de l’argent liquide dans la boutique, plus les marchandises. Donc, la perte est estimée à 17 ou 20 millions de francs guinéens ».

Contrairement à son voisin, Laye Bérété, la seconde victime, a pu récupérer certaines marchandises à son arrivée à 3h du matin. « Moi, je suis rentré tôt hier. C’est à 3h qu’ils m’ont téléphoné pour me dire que ma boutique est en feu. Quand je suis venu, j’ai ouvert la porte et on a pu récupérer certaines marchandises. Mais, chez mon voisin où l’incendie a commencé, tout a été consumé. J’estime la perte à 10 millions de francs guinéens », a-t-il dit.

Les deux victimes ont dit que c’est la desserte du courant privé qui est à l’origine de cet autre incendie.

A noter que si souvent c’est EDG qui est accusé d’être à l’origine des courts circuits qui provoquent les incendies, les fournisseurs du courant privé n’en restent pas moins indexés.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Retard de la construction du centre de la Mamaya de Kankan : les sages inquiets

7 mars 2019 à 10 10 44 03443

Les travaux de construction d’un centre multiculturel pour accueillir la Mamaya de Kankan, lancés avec tambour et trompette par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, tardent à être une réalité. Aucune information ne filtre quant aux causes de ce retard alors que rien n’est fait jusque là sur le terrain, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le lancement des travaux de construction de ce centre multiculturel a eu le vendredi 24 août 2018. Le site en question, situé au quartier ex-Aéroport, dans la commune urbaine de Kankan, a été choisi par le ministère de la Culture pour abriter la Mamaya de Kankan, célébrée chaque année, pendant la fête de Tabaski. A l’époque, la délocalisation de cette fête n’avait pas été du goût de certains citoyens de Kankan.

Le site choisi aurait fait l’objet d’une étude d’experts tunisiens. Mais depuis lors, rien de concret n’a été réalisé sur le terrain. Selon Mohamed Lamine Ringo Kaba, président de la coordination des classes d’âge à Kankan, « c’est au mois d’août prochain que nous allons encore célébrer la Mamaya. Mais, je vous avoue que depuis la pose de la première pierre, jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous n’avons aucune information concernant la construction de ce centre culturel.

Néanmoins, après la pose de la première pierre, une équipe du ministère de la Culture est venue avec des experts tunisiens avec un document de plan d’action élaboré par des techniciens. C’est tout. Depuis là, nous n’avons pas d’autres informations ».

A en croire le porte-parole des sages à Kankan, à seulement quelques mois de la prochaine célébration de la Mamaya, l’optimisme des citoyens n’est pas de mise quant à la réalisation de cette infrastructure culturelle dans les délais.

C’est pourquoi, Mohamed Lamine Ringo Kaba met en garde : « il ne faudrait pas que nous négligions notre ancien site au profit de cette arène, alors qu’il n’y a rien pour le moment sur le terrain. Quelque chose qui devait être inauguré au mois d’août, jusqu’à présent… Ce n’est que la première pierre qu’on peut apprécier sur le terrain, vous mêmes vous pourrez deviner le reste ».

Pour éviter des déboires, le porte-parole des sages à Kankan invite les fils du terroir à s’unir afin que l’organisation de la Mamaya ne se fasse plus dans la rue. « C’est bien vrai que le carrefour Chérifoula est une place symbolique pour nous. Mais, ce qu’il faut dire aussi, c’est que c’est dans la rue que la Mamaya est célébrée depuis 1936.

On ne l’a jamais fait dans une salle alors que sa dimension est aujourd’hui mondiale. Donc pour nous, il ne faut pas attendre, il faut que les fils de la Kankan trouvent des voies et moyens par rapport à tout ce qu’on mobilise chaque année pour les infrastructures sociales afin de réaliser ce projet », a-t-il lancé.

En attendant la prochaine commémoration de la Mamaya, prévue au mois d’août 2019, la coordination qui chapeaute l’organisation de cette grande manifestation culturelle à Kankan a lancé un appel pressant aux personnes de bonne volonté, notamment aux fils ressortissants pour que la fête soit une réussite.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Siguiri : le maire de Kinièbakoura violemment agressé par des jeunes du RPG

6 mars 2019 à 18 06 42 03423

Le maire de la commune rurale de Kinièbakoura a été agressé ce mercredi, 6 mars 2019, par un groupe de jeunes qui seraient du RPG Arc-en-ciel dans le district du même nom, relevant de la commune urbaine de Siguiri. Mohamed Lamine Keïta a été pris à partie et blessé par ces jeunes qui lui ont également soutiré des objets de valeur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La gestion de la commune rurale de Kinièbakoura continue d’opposer Mohamed Lamine Kéita, maire indépendant élu depuis le 17 octobre 2018, et des jeunes du RPG Arc-en-ciel, qui ne veulent pas le sentir. L’animosité a atteint le comble ce mercredi avec l’agression de Mohamed Lamine Kéita, au district de Kinièbakoura, situé à douze (12) km de la ville de Siguiri.

Interrogé sur les circonstances de son agression, Mohamed lamine Keïta a expliqué ce qui s’est passé. « Je quittais à Siguiri ville pour me rendre au village, à Djoumabana. Arrivé à Kinièbakoura, j’ai vu mes beaux parents qui s’étaient arrêtés devant la cour de Karamotöma, un citoyen de Kinièbakoura. J’ai vu un groupe de jeunes qui venaient dernière moi. Ils m’ont demandé pourquoi je suis à Kinièbakoura.

J’ai répondu que je ne suis pas dans une famille, mais que j’étais de passage. Ils ont commencé à me frapper. Ils ont déchiré mes habits. J’ai aussi perdu une somme de deux (2) millions de FG et un téléphone de marque Samsung J7. C’est des jeunes du RPG, ils disent qu’ils ne veulent pas me voir à Kinièbakoura », a dit monsieur Keïta.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : un conseiller accuse le maire d’avoir détourné 80 millions

5 mars 2019 à 12 12 25 03253
Bloc administratif de Siguiri

Un conseiller communal de Siguiri a jeté un pavé dans la marre en accusant le maire local de violation du code des collectivités et du détournement d’un montant de quatre vingt (80) millions de francs guinéens. Dr Moussa Oriya Keïta, candidat malheureux au poste de maire, l’a dit hier lundi 04 mars 2019, à travers une conférence de presse animée à son domicile privé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon Dr Moussa Oriya Keïta, le maire de la commune urbaine de Siguiri, Koumba Sékou Magassouba, et les membres de l’exécutif communal, ont violé le code des collectivités. Pour Dr Kéita, élu sous la bannière de la liste indépendante SIMA (Siguiri en Marche), le maire a également jeté de l’argent par la fenêtre. « L’Assemblée Nationale a voté une loi qui défini la marche des collectivités. Celui qui n’applique pas cette loi, l’aura violé et doit subir la rigueur de la loi, par ce qu’il est tombé dans l’illégalité. Ici à Siguiri, cette loi a été violée en son article 110, qui stipule que: au lendemain de l’élection du bureau de l’exécutif communal, le maire et ses conseillers doivent se retrouver sous la présidence de monsieur le préfet pour définir les grandes lignes pour le développement de la commune. Jusqu’à présent, cette retrouvaille n’a pas eu lieu. Quand nous avons rencontré le préfet, à l’époque Ibrahima Khalil Keïta, il s’était excusé », dit-il.

Par ailleurs, Dr Moussa Oriya Keïta dit que « nous avons mis en place une commission pour rédiger le règlement intérieur. Après l’adoption à l’unanimité, le maire refuse de déposer ce règlement chez le préfet. Il dit clairement qu’il refuse de le déposer chez le préfet pour la signature, un règlement que lui-même a voté.

Présentement, le maire est entrain de travailler à la commune avec des personnes qui ne sont pas conseillers, des personnes recrutées. Une violation flagrante de la loi ».

En outre, Dr Moussa Oriya Keïta dénonce un gaspillage des fonds publics par le maire. « Pendant la passation de service entre le secrétaire général et le maire, il a été dit que Tounkara (le secrétaire général ,ndlr) a laissé une somme de 54 millions 697 mille 448 francs guinéens. Pendant leur soixante dix jours de travail, ils ont recouvert 60 millions 435 mille 8 francs guinéens. Le total fait une somme de 115 millions 132 mille 456 francs guinéens. Ils ont dépensé, en deux mois, une somme de 80 millions de francs guinéens. Où cette somme a été investie à Siguiri ? »

Le conférencier a expliqué aux médias que le bureau exécutif de la commune de Siguiri a été incapable de convaincre sur la destination de cet argent. « Quand nous avons demandé les détails, ils ont été incapables de nous convaincre. 23 millions de FG pour le salaire des contractuels communaux. Qui sont ces contractuels ? Impossible de nous les présenter. 5 millions de FG pour installer l’émetteur de la télévision. L’émetteur appartient à la préfecture et non à la commune. Et depuis là, qui a reçu l’image chez lui ? 3 millions de FG pour les cas sociaux. Qui sont ces personnes bénéficiaires de ces cas sociaux ? Ils sont incapables de nous les présenter. 4 millions pour déguerpir. 5 millions pour les missions gouvernementales. Pourquoi une mission qui est venue avec ses frais ? Ce sont ces cas similaires qu’ils nous sont présentés pour vérifier la dépense », a dit Dr Moussa Oriya Kéita.

Devant cet état de fait, Dr Moussa Oriya Kéita accuse Koumba Sékou Magassouba de détournement. « C’est pourquoi, je parle de détournement. Il n’y a aucune pièce de justification. En deux mois de gestion, voilà le dégât fait. Quel sera le bilan en cinq ans ? », s’interroge-t-il.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Meurtre d’un militaire à Dinguiraye : un militaire et 5 civils jugés à Kankan

5 mars 2019 à 12 12 21 03213

Le procès du sergent-chef Chostain Dramou, militaire en service au camp d’infanterie de Dinguiraye et cinq autres civils s’est ouvert hier, lundi 04 mars 2019, devant le tribunal militaire délocalisé au TPI de Kankan dans le cadre des audiences criminelles en cours à travers le pays. Ces personnes sont poursuivies pour meurtre, complicité de meurtre et abandon de poste. Seul le principal accusé a été entendu en cette première journée du procès. Le militaire a plaidé non coupable, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

A la barre, le sergent-chef Chostain Dramou, le principal accusé dans cette affaire, a balayé d’un revers de la main toutes les accusations portées contre lui. Il a assuré qu’il n’a rien à avoir avec le meurtre du sergent-chef Wasséy Yomalö, qui était aussi en service au camp d’infanterie de Dinguiraye et dont le corps avait été retrouvé dans sa chambre en état de putréfaction, le 07 janvier 2017.

La défense a, ensuite, soulevé des manquements dans cette procédure qui font que le tribunal, dans sa composition actuelle, doit se dessaisir de ce dossier. C’est notamment le non-respect de l’article 23 du code de justice militaire, qui dit que le tribunal militaire ne peut pas juger les civils, alors que 5 des 6 accusés dans cette affaire sont des civils.

Les avocats de la défense ont relevé aussi le fait que l’un des accusés, Cécé Loua était mineur (17 ans) au moment des faits. Pour toutes ces raisons, ils ont sollicité la remise en liberté de leurs clients.

En réponse, le procureur de la justice militaire appelle la défense à se référer de l’article 35 du code de justice militaire qui, selon lui, dit que si des civils sont complices d’une infraction du droit commun avec un militaire, ils peuvent être jugés par un tribunal militaire.

Face à ce débat contradictoire entre le procureur et les avocats de la défense, le président du tribunal a suspendu l’audience pour 30 minutes. Au retour, le juge a rejeté la demande de la défense et a renvoyé l’audience au 06 mars 2019 pour la suite des débats.

A noter que les 5 civils poursuivis dans cette affaire sont : Marie Noël Kourouma, agent commercial ; Gnéréké Loua, chaudronnier ; Kpakilé Haba, vitrier ; André Kolié, carreleur, et Cécé Loua, chaudronnier, tous résidant dans la préfecture de Dinguiraye. Ils ont accusés de complicité dans le meurtre du sergent-chef, Wasséy Yomalö.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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TPI de Kankan : Daouda Kourouma condamné à perpétuité pour l’assassinat d’un donzo

4 mars 2019 à 18 06 18 03183

Les décisions continuent de tomber dans les tribunaux de l’intérieur du pays dans les affaires criminelles. A l’audience de ce lundi, 04 mars 2019, le tribunal criminel de Kankan a rendu son verdict dans le dossier sur l’assassinat de Donzoba, le chef des chasseurs traditionnels de Kantédoubalandou, une localité relevant de la préfecture de Mandiana. Daouda Kourouma a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est l’un des dossiers majeurs depuis le début du jugement des dossiers criminels, le mardi 12 février 2019 qui a connu son épilogue ce lundi au tribunal de première instance de Kankan. Daouda Kourouma, qui frise la vingtaine, était en détention depuis le 26 janvier 2018. Il était accusé d’avoir mortellement poignardé le chef des Donzos qui selon lui, avait commandité le meurtre du prêcheur saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri.

Daouda Kourouma n’a jamais nié les faits qui lui sont reproché à la barre. Il soutient même avoir agi au nom de loi divine.

Ce lundi après l’ouverture de l’audience, c’est Abdoul Rachid Camara, premier président du tribunal de première instance de Kankan, qui a lu la décision dudit tribunal dans ce dossier :

« Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Daouda Kourouma coupable et convaincu des faits d’assassinat. Pour la répression, condamne Daouda Kourouma à la réclusion criminelle à perpétuité, avec un période de sûreté de 30 ans ».

Après cette décision, maitre Mory Koné, avocat de la défense, a trouvé la sanction lourde. « Je trouve que la sanction est très lourde en tenant compte de l’âge de Daouda Kourouma. Je crois qu’on l’aurait condamné à la réclusion à temps et non à perpétuité, assorti de 30 ans de sureté. A mon sens, le tribunal a été sévère, je le regrette », a-t-il dit.

En outre, maitre Mory Koné assure, qu’après consultation de son client, il ne fera pas appel de cette décision. « Mon client n’entend pas faire appel, il dit qu’il assume ce qu’il a fait. Je ne peux pas interjeter appel sans le consulter. Si lui-même, il me fait comprendre qu’il assume, qu’il ne regrette pas avoir agi de la sorte et qu’il pense que le jugement de Dieu est meilleur… »

Du côté du ministère public, le procureur Aly Touré s’est dit soulagé du jugement du tribunal.

Il faut rappeler que le dossier dans l’assassinat du prêcheur saoudien connaitra bientôt son épilogue.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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