Siguiri : le maire de Siguirini échappe à une tentative d’assassinat

19 janvier 2019 à 16 04 34 01341

Le maire de la commune rurale de Siguirini, dans la préfecture de Siguiri, a échappé à une tentative d’assassinat ce samedi, 19 janvier 2019, aux environs de 10 heures. L’auteur de la tentative d’assassinat à l’encontre de l’élu local a été mis aux arrêts, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sékou Kéira, le maire de la commune rurale de Siguirini, issu d’une liste indépendante, a échappé à une tentative d’assassinat dans les locaux de la mairie. Selon nos informations, il y a des gens qui en veulent à monsieur Kéira depuis quelques temps.

Interrogé par notre reporter, le maire a parlé d’un complot visant à l’éliminer physiquement. Selon Sékou Kéira, « le mardi passé, j’étais en mission à Kankan et Siguiri, quand j’ai reçu un appel d’un de mes proches, qui m’a dit de changer de véhicule pour mon retour à Siguirini. Il m’a prévenu qu’il y a une équipe qui veut m’assassiner, qu’ils ont monté une embuscade entre Saraya et Dantiya. Il m’a dit aussi qu’il y a une deuxième équipe qu’ils vont disposer sur une montagne appelée Soumakè Lakouro. Vous savez, tout le monde connait ma voiture et ils savaient que j’allais revenir de Siguiri le vendredi. J’ai pris mes dispositions en rentrant très tôt le jeudi ».

Parlant de la tentative d’assassinat de ce samedi, le maire raconte que c’est les jeunes qui ont réussi à neutraliser l’assaillant. « Quand j’étais au bureau, Bassy Kaba s’est armé pour venir m’assassiner. Les jeunes l’ont interpellé. Il possédait une arme de fabrication locale. Pendant son arrestation, il a tenté de tirer sur un jeune. Heureusement qu’il n’a pas réussi, le fusil était comme bouché. Il a été mis aux arrêts par les jeunes et conduit au poste de gendarmerie de Léro, comme le chef de brigade de Siguirini est en déplacement », a dit Sékou Kéita.

À rappeler que le maire de Siguirini, issu de la liste indépendante, est contesté par les militants du RPG Arc-en-ciel de Siguirini, battu dans beaucoup de communes rurales et urbaines de ses fiefs.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Manifestation à Banankoro (Kérouané) : des jeunes menacent les installations de Guiter SA

19 janvier 2019 à 14 02 30 01301

La situation est tendue depuis le début de la matinée de ce samedi, 19 janvier 2019, à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. Le clan de Sékouba Cissé, alias Armée, mécontent de la détention de leur mentor dans une affaire de vente de diamant, a perturbé la commune rurale de Banankoro. Les jeunes ont barricadé les routes, brûlé des pneus, fermé les bureaux de l’administration publique et le marché central.

Le clan de Sékouba Cissé, alias Armée, manifeste contre sa détention au tribunal de première instance de Kérouané. Ce matin, aux environs de 8 heures, un groupe de jeunes a laissé éclater sa colère.

Selon nos informations confiées à un reporter de Guineematin.com, ils sont en colère contre l’arrestation de leur chef, accusé d’avoir bazardé un diamant appartenant à une dame. D’autres sources indiquent que les jeunes voient derrière cette incarcération une main de Kaba Guiter, dont les installations avaient été incendiées récemment par des présumés membres de ce groupe.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, un des manifestants a dénoncé le manque de justice équitable en Guinée : « nous allons nous attaquer aux installations de Guiter et rien ne va arriver ; car, nous sommes dans un pays où tout est permis. Il n’y a pas de justice… ».

Une attitude que dénonce un des responsables locaux du parti du président Alpha Condé, le RPG arc-en-ciel, qui accuse les autorités de laisser s’installer la chienlit à Banankoro. Selon monsieur Traoré, « ce ne sont pas ces jeunes, c’est l’Etat. Le président a montré sa faiblesse aux guinéens dans son fief… Nous avons l’impression que Banankoro est une petite République à part, c’est pour cela que ces jeunes font ce qu’ils veulent. Le président de la République et le ministre Boureima Condé sont au courant de tout ; mais, hélas ! Ils veulent aller brûler les institutions des Guiter, pourquoi ? Ils croient que c’est Guiter qui est derrière l’interpellation de Sékouba Cissé. Et, même si c’était le cas, ils sont au dessus de la loi ou quoi ? Alpha Condé est un président qui cherche un nom et qui s’en fout des autres, c’est ça la vérité », a lancé ce responsable du RPG arc-en-ciel, très amer.

Le groupe de jeunes tient à la libération de Sékouba Cissé et promet d’aller à Kérouané pour le faire savoir. Pendant ce temps, boutiques et magasins sont fermés à Banankoro, une épaisse fumée noire serpente le ciel

Moussa Oulen Traore pour Guineematin.com

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Siguiri : le procureur demande aux sages de ne plus se substituer à la justice

18 janvier 2019 à 19 07 09 01091

Le procureur de la République près le tribunal de Première Instance de Siguiri a rencontré les sages de la ville, regroupés en une commission appelée Gestion des conflits et promotion de la paix. Ladite commission s’est substituée à la justice en se saisissant des dossiers civils voire criminels. C’est pour définir le rôle de chacun que le procureur Alghassimou Diallo a rencontré ces sages, ce vendredi 18 janvier 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis 2018, une commission appelée la commission de gestion des conflits et promotion de la paix à Siguiri est créée par les sages de la localité. Une commission composée de griots, de la société civile, de la ligue islamique, des chrétiens et d’autres couches sociales.

Mais, contre toute attente, cette commission se substitue aux juges dans des affaires civiles et criminelles.

Selon le procureur, Alghassimou Diallo, « par rapport à la commission que le préfet a bien voulu créer, qu’il a intitulé la commission de gestion des conflits et le maintien de la paix à Siguiri, sa création est une idée géniale. Géniale parce que nous sommes au cœur de Mandingue. Historiquement, le Mandingue est connu pour être une terre pacifique, à en croire à la charte de Kouroukan Fouga. Donc, votre commission doit être une case de veille, en d’autres termes, la police administrative. Vous devriez empêcher l’infraction. Quand vous sentez que ça ne va pas entre telle communauté et telle autre, vous ne deviez pas attendre que les hostilités soient ouvertes, vous devriez leur dire attention ! Vous devriez agir. Mais, en agissant, vous devriez respecter certains principes et nous de notre côté respecter certains principe ».

Toutefois, le représentant du ministère public à Siguiri a rappelé que le rôle de la commission a des limites. « Ces derniers temps, il y a certains qui viennent me voir, pour me dire, monsieur le Procureur, on était entrain d’instiguer par rapport à tel dossier. Mais, on a appris que vous aviez pris les gens et vous les aviez détenu, libérez-les, nous allons négocier à l’amiable. C’est mon rôle de procureur de la République, garant de la paix à Siguiri. Vous devriez prévenir les infractions. Mais, une fois qu’elles sont commises, votre travail s’arrête là. Vous devriez faire des investigations pour dire telle a raison ou telle a tord. Puisque la Constitution, qui est notre norme supérieure, a indiqué en son article 107 Alena2 que la justice est rendue par les cours et tribunaux, alors vous ne devriez pas vous substituer à la justice », a dit le procureur aux sages.

Selon le porte-parole de la commission, les sages ont compris le message et a promis qu’ils ne vont plus s’ingérer dans les affaires judiciaires.

De Siguiri, Bérété Lancé Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : la femme d’un militaire se donne la mort par pendaison

17 janvier 2019 à 16 04 52 01521

Une dame, âgée d’une trentaine d’années, s’est donné la mort par pendaison hier, mercredi 16 janvier 2019, dans la banlieue de Siguiri. Une incompréhension entre Djénaba Kéira et son mari, militaire de profession, serait à l’origine du suicide de la jeune femme, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Djénaba Kéira, âgée de 32 ans, mariée et mère d’un enfant, originaire de la préfecture de Faranah, a mis fin à ses jours par pendaison. L’acte a eu lieu sur une montagne située au quartier Fodéla, dans la banlieue de la ville de Siguiri.

La victime n’a pas donné les raisons de son suicide. Mais, selon nos informations, le courant ne passait pas entre elle et son mari avant qu’elle ne se donne la mort.

Selon le sous- lieutenant, Fodé Mamadou Diawara, le mari de la victime, « il y a quelques jours, elle a perdu sa tante maternelle. Elle est venue me demander de la laisser partir au village. Je lui ai donné mon accord, tout en rappelant que je ne suis pas bien portant depuis quelques jours, j’ai un pied fracturé. Ainsi, je lui ai dit de me donner un peu de temps pour trouver son transport. Le dimanche, j’ai appelé ses parents pour prendre le programme du sacrifice. Ceux-ci m’ont dit que le sacrifice est prévu pour le 21 février. Quand je lui ai dit cette nouvelle, elle n’était pas contente. Avant-hier lundi, elle est partie voir l’une de ses amies. Cette dernière est venue me voir. Je lui ai donné une somme de 300 000 fg. Les 200 000 fg pour son transport, 40 000fg pour son manger au court de sa route, et 60 000 fg pour les frais de condoléances. Elle est rentrée prendre toutes ses affaires en disant qu’elle veut me quitter. Les amis sont venus du camp pour plaider. Nous avons passé la nuit. Ce mercredi matin, quand j’étais au lit, sa sœur est venue me dire qu’elle s’est donnée la mort ».

La victime, dont le mari est en service au camp d’infanterie de Siguiri, a été inhumée hier ce mercredi à Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Banankoro : le responsable du RPG-AEC incarcéré à Kérouané

16 janvier 2019 à 23 11 19 01191

Le président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Banankoro est incarcéré depuis le lundi passé, 14 janvier 2019, à Kérouané. Sékouba Cissé alias « Armée » est accusé d’avoir détourné un diamant appartenant à une dame. C’est son comportement jugé « arrogant » qui aurait poussé le juge d’instruction en charge de l’affaire de mettre en prison, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Banankoro.

Selon une source proche du dossier, cette affaire est partie de la découverte d’un diamant de 3,30 carats par une dame dans une mine de Banankoro. La mineure est rentrée présenter le diamant à son mari. Pendant que les deux étaient en train de discuter sur comment vendre la pierre précieuse, le cousin de la femme est arrivé sur les lieux et il a été mis au bain de la situation.

« C’est ainsi que le cousin de la femme a pris le diamant pour partir avec, sans le consentement de la propriétaire et son époux. Quelques minutes plus tard, il est revenu avec un montant de 20 millions de francs qu’il a tendu à la dame. Mais, cette dernière a refusé de prendre l’argent. Elle a dit qu’elle ne lui a pas donné l’autorisation de vendre le diamant à son insu. Quand elle lui a demandé à qui il a vendu la pierre, il a dit que c’est à Sékouba Cissé alias « Armée », le président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Banankoro », explique notre source.

La famille est allée immédiatement voir Sékouba Cissé pour l’interpeller sur la question. Mais, ce dernier aurait répondu qu’il est le responsable du parti au pouvoir à Banankoro et que personne ne peut se dresser contre lui. La dame a saisi alors le tribunal de première instance de Kérouané pour réclamer la restitution de son diamant. « La justice a convoqué Sékouba Cissé qui est allé se montrer encore arrogant devant le juge d’instruction en charge de l’affaire. C’est pourquoi le juge a décidé de le mettre en prison », ajoute notre interlocuteur.

Joint au téléphone, le procureur de Kérouané a confirmé l’incarcération du responsable du RPG Arc-en-ciel mais il n’a pas souhaité donner plus de détails sur le sujet. « Pour le moment, je ne peux rien vous dire car le dossier est dans les mains du juge d’instruction. Le monsieur est quand même en prison », a-t-il indiqué.

A suivre !

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Siguiri : le bloc administratif de Doko transformé en mine d’or

16 janvier 2019 à 10 10 31 01311
Bloc administratif de Doko

Le bloc administratif de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri, est transformé en lieu d’exploitation d’or par certaines citoyennes de la localité. Un fait dénoncé par les responsables locaux qui tardent malgré tout à agir pour freiner l’hémorragie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le bloc administratif en question abrite les locaux de la sous-préfecture et ses services déconcentrés, de la mairie et de ses différents services. Cet endroit, et même des concessions voisines, est exploité aujourd’hui par des mineurs à la recherche de l’or, notamment des femmes.

Youssouf Kouyaté, conseiller communal à la mairie de Doko, interrogé par notre reporter, se désole de cet état de fait. « C’est regrettable ce qui se passe là. Nous avons interpellé le président du district de Doko sur les faits pour qu’il puisse prendre ses dispositions pour arrêter cette pratique. Mais, ce n’est pas seulement la cour de la mairie, même dans certaines familles environnantes ».

Pour sa part, Abdoulaye Diaby, vice-président des tömbölomas, (responsable de la sécurité dans les mines, ndlr) accuse des femmes d’être les principales actrices du phénomène. « J’ai demandé d’arrêter, je leur ai dit que la sous-préfecture est un symbole, c’est le lieu où nous réceptionnons tous les chefs. Mais, c’est des femmes qui viennent travailler sur le lieu et, pendant la nuit, nous allons commencer à surveiller le lieu. 》

De son côté, Namory Doumbouya, sous-préfet de Doko, attend l’installation du nouveau maire pour agir. « Le maire sera bientôt installé. Tout prendra fin », promet-il.

À rappeler que l’installation du maire élu de Doko est toujours attendue. Il est rejeté par un groupe de personnes qui l’accuse d’être issu d’une famille de griots.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Occupation de la chaussée à Kankan : quand les gros camions dictent leur loi au marché central

16 janvier 2019 à 8 08 56 01561

Kankan, une ville commerciale située à 639 kilomètres de Conakry, connait une urbanisation galopante. De gros camions, en provenance du port de la capitale guinéenne, y acheminent des milliers de tonnes de produits destinés à être revendus. Malgré les nombreuses plaintes des citoyens, aucun espace n’est réservé à ces mastodontes pour leur stationnement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Haute Guinée.

L’occupation anarchique des voiries urbaines de Kankan par les conducteurs des gros engins roulants est l’un des problèmes majeurs auxquels sont confrontés les usagers de la route. Ils empêchent les citoyens de circuler librement. Sur certains tronçons, comme celui du carrefour Lambert, ils n’hésitent pas à occuper les trottoirs pour le déchargement de leurs contenus.

Par conséquent, il est fréquent d’assister à des cas d’accidents de la circulation, aussi bien pour les voitures que les motards et autres piétons.

De nombreux citoyens pensent que c’est à la sécurité roturière de prendre des dispositions efficaces pour remettre de l’ordre dans ce capharnaüm, notamment au grand marché de Kankan.

D’autres citoyens sollicitent auprès des autorités un espace pour le stationnement et le déchargement du contenu des gros camions.

Il faut noter que ce problème de stationnement des gros porteurs ne date pas d’aujourd’hui. En réponse aux nombreuses plaintes de la population, les autorités ont toujours opté pour la stratégie de la sourde oreille. Un défi à relever pour le nouveau commissaire de la police routière de Kankan et ses hommes, attendus au tournant par toute une région.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00224 627 24 13 24

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Kankan : 348 mariages célébrés à la mairie en 2018

15 janvier 2019 à 15 03 33 01331

Le service d’Etat civil de Kankan a publié quelques statistiques qu’il a enregistrées au cours de l’année 2018. C’est notamment les cas de mariages célébrés à la mairie, qui s’élèvent à hauteur de 348, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Le bilan est reparti ainsi qu’il suit : janvier 33 cas ; février 26 cas ; mars 26 cas ; avril 43 cas ; mai 32 cas ; juin 8 cas ; juillet 38 cas, août 32 cas ; septembre 51 cas ; octobre 38 cas ; novembre 24 cas ; décembre 33 cas », a indiqué madame Diallo Doussou Keïta, officier déléguée à l’Etat civil de Kankan.

Mme Diallo Doussou Keïta

Certes, ces chiffres ne représentent pas l’ensemble des cas de mariages enregistrés dans la ville de Kankan en 2018. Mais, Doussou Keïta se félicite de l’évolution des mentalités puisque désormais, de plus en plus de gens vont célébrer leur mariage à la mairie. Ce qui n’était pas le cas il y a quelques années.

Elle déplore cependant un certain nombre de comportements constatés lors de la célébration des mariages à la mairie. « Nous aimerions que les mariés fassent des cartes de faire-part, sinon on n’a des problèmes, nous avons eu aussi des difficultés au niveau de la célébration de ces mariages. Les gens qui viennent les accompagner les mariés ne sont pas disciplinés et ils nous manquent souvent de respect.

Les mariés doivent se faire accompagner par des gens disciplinés pour qu’ils puissent comprendre ce qu’on a à leur dire sur les droits et devoirs civiques des époux, sinon ils ne comprendront rien, parce qu’il y a des gens qui ne font que parler, marcher, prendre des photos. Quand on leur demande de se taire, ils disent qu’ils ne sont pas dans un lieu de décès, qu’il faut qu’ils manifestent leur joie », souligne-t-elle.

Madame Diallo Doussou Keïta regrette par ailleurs, le refus des citoyens de déclarer les cas de décès. Ce qui empêche d’avoir de véritables statistiques en la matière. Pour toute l’année 2018, seulement 43 cas de décès ont été déclarés à l’Etat civil de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Siguiri : 392 dossiers jugés, 345 kg de drogue incinérés en 2018

14 janvier 2019 à 10 10 20 01201

Le parquet du Tribunal de Première Instance de Siguiri a rendu public le bilan des affaires traitées localement pour l’année 2018. Le procureur de la République près ledit tribunal a fait état de cinq cent trente quatre (534) affaires enregistrées et de trois cent quatre cinq (345) kilogrammes de chanvre indien incinéré, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Selon le procureur Alghassimou Diallo, le parquet du tribunal de Siguiri a traité aussi bien des dossiers criminels que correctionnels. « Au courant de l’année 2018, le parquet a enregistré cinq cent trente quatre (534) affaires qui sont reparties comme suit : quarante neuf (49) affaires criminelles, quatre cent quatre vingt quatorze (494) affaires correctionnelles. Au total, trois cent quatre vingt douze (392) dossiers ont été jugés ».

Algassimou Diallo, procureur de Siguiri

Par ailleurs, Alghassimou Diallo est revenu sur le nombre de détenus qui croupissent dans la prison civile de Siguiri. « La situation de la prison civile se présente comme suit : au total, on a trois cent vingt deux (322) détenus, dont deux cent quatre vingt dix neuf (299) hommes, trois (3) femmes, cinq (5) étrangers et quinze (15) mineurs ».

En outre, le procureur a fait savoir que trois cent quarante cinq (345) kilogrammes de chanvre indien ont été incinérés pour l’année 2018.

A signaler que 15 dossiers criminels sont inscrits au rôle du tribunal criminel qui débutera demain mardi, 15 janvier 2019.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guinéematin.com

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Siguiri : un feu mystérieux ravage plusieurs cases à Kintinia

13 janvier 2019 à 18 06 50 01501

Un feu d’origine inconnue fait des dégâts actuellement à Kintinia, dans la préfecture de Siguiri. Ce feu a consumé une quinzaine de cases et leurs contenus en l’espace de trois jours, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

L’inquiétude est grande depuis quelques jours à Kintinia, sous-préfecture située à 35 kilomètres de la ville de Siguiri. Inquiétude due à l’apparition d’un feu mystérieux qui a consumé 14 cases et leurs contenus en l’espace de trois jours dans cette localité. « Le feu a commencé le jeudi passé, aux environs de 15 heures, dans la famille de Bassi 3 Camara où il a brûlé 3 cases et leurs contenus.

Hier, samedi 12 janvier 2019, 5 autres familles voisines ont été touchées par le feu. En tout, 14 cases ont été incendiées avec leurs contenus dans les 6 familles victimes. L’origine de ce feu reste un mystère pour nous. Et ce qui nous inquiète le plus, c’est que l’eau ne peut rien contre ce feu », témoigne Saïbadjan Camara, président de Croix-Rouge de Kintinia.

A noter que des feux d’origine mystérieuse sont enregistrés très souvent à travers la Guinée. Ils ne font pas de victimes, mais causent d’importants dégâts matériels.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Réhabilitation des voiries de Kankan : bras de fer entre les citoyens de Sogbé et la société Guiter

11 janvier 2019 à 10 10 17 01171

Les contestations contre l’absence de canaux d’évacuation des eaux pendant les périodes hivernales ont refait surface dans la commune urbaine de Kankan. C’est dans ce cadre qu’un groupe de citoyens, composé de sages et de jeunes, du quartier Sogbé, a rendu visite au préfet de Kankan ce jeudi, 10 janvier 2019. La démarche visait à révéler les préoccupations des habitants du quartier face aux travaux de la société Guiter, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est pour éviter les inondations à répétition que connaissent plusieurs quartiers de la commune urbaine, qu’une vingtaine de citoyens est allée exposer ses craintes au préfet Aziz Diop. Dans ses explications, Djènè Mady Keïta, président des jeunes du quartier Sogbé, accuse l’entreprise Guiter (Guinéenne de Terrassement) de ne pas vouloir creuser les canaux de ruissellement des eaux dans l’exécution du projet de réhabilitation des voiries urbaines de Kankan sur la voie 17.

Djènè Mady Keïta

« Il y a longtemps, nous sommes sortis trouvé les gens de Guiter en train de travailler sur les voiries. On a appris que dans ce projet, qu’ils ne vont pas creuser des caniveaux. Pourtant, les citoyens de notre quartier ont souffert cette année d’inondations pendant la saison pluvieuse. Alors, on est venu leur demander s’ils vont creuser. Ils nous ont répondu par la négative. Ils ont ajouté que cette zone n’est pas concernée. Ils nous ont conseillé de nous adresser aux responsables de l’entreprise. On l’a fait. Arrivés dans leurs locaux, ils nous ont fait savoir que cela ne faisait pas partie du contrat qu’ils ont signé avec le gouvernement, que d’ailleurs qu’ils font beaucoup de travaux gratuitement. Ainsi, on leur a demandé d’arrêter les travaux parce qu’on ne veut pas de cadeau empoisonné. On a alors adressé une demande à la mairie, à la préfecture et au gouvernorat », a dit le président des jeunes.

Aziz Diop

Après avoir écouté ses visiteurs, le Préfet de Kankan, Aziz Diop, a effectué une visite sur le terrain, échangé avec les citoyens et quelques responsables de Guiter sur la situation. Selon lui, « ces sages et jeunes sont venus ce matin, m’exprimer leurs préoccupations liées à la réalisation des infrastructures routières, notamment la voie 17 au quartier Sogbè. Effectivement, on s’est rendu sur le terrain et on s’est rendu compte que les préoccupations exprimées par les citoyens sont réelles. Alors, il fallait accéder à leur demande. Nous sommes revenus au bloc préfectoral et on a décidé d’écrire au ministre des travaux publics avant que la voie là ne soit touchée, de faire un appui financier supplémentaire pour qu’on puisse creuser des canaux pour faciliter le drainage des eaux pendant la saison des pluies ».

Sur le terrain, après les explications des émissaires de Guiter sur l’impossibilité de creuser ces canaux d’évacuations, certains jeunes ont menacé de barricader la route et d’empêcher la société de travailler s’ils ne sont pas satisfaits. « S’ils ne creusent pas des caniveaux, on ne va pas les laisser travailler ici, on va barricader la route pour réclamer notre droit », a lancé un d’entre eux.

Les émissaires de la société Guiter ne se sont pas prêtés aux questions de notre reporter. Toutes nos tentatives de rentrer en contact avec la cellule de communication de l’entreprise au quartier Kankan-Koura sont restées vaines.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Grand marché de Siguiri : saisie d’une importante quantité de produits périmés

9 janvier 2019 à 17 05 38 01381

La section de l’office de contrôle et de qualité de la direction préfectorale du commerce de Siguiri a procédé à la saisie d’une importante quantité de produits périmés ce mercredi, 09 janvier 2018. Une opération effectuée dans un magasin de stockage près de la gare routière, à quelques 100 mètres du grand marché, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Plus de vingt (20) tonnes de produits impropres à la consommation ont été saisies par la section contrôle et qualité de Siguiri. C’est au cours du travail des inspecteurs que cette importante quantité de produits périmés a été découverte : 50 sacs de farine, jus, cigarettes destinés à la vente.

Sanaba Karifa Keïta

Le chef section préfectoral de l’office de contrôle et de qualité, Sanaba Karifa Keïta, a présenté les produits à la presse locale, peu après la saisie. Selon lui, « comme c’est la fin d’une année et le début d’une autre, j’ai instruit les inspecteurs de procéder à un contrôle. C’est au cours de ce contrôle qu’on a découvert un magasin plein de produits périmés, plus de 50 sacs de farine périmée, des cigarettes, des jus et autre produits périmés. On peut estimer le tout à 20 tonnes. Nous avons rempli deux camions bennes de produits périmés ».

En outre, monsieur Kéita a regretté le fait que le marché local soit inondé de tels produits dangereux pour la santé. « Le marché de Siguiri est inondé de produits périmés. L’année passée, on a incinéré 86 tonnes de produits périmés. Pour le début de cette année, nous venons de saisir plus de 20 tonnes que nous allons incinérer dans les jours à venir », a-t-il laissé entendre.

Selon nos informations, le propriétaire des produits est détenu à la prison civile depuis une année dans une autre affaire. Le magasin était géré par un de ses proches qui n’a pu être mis aux arrêts.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guinéematin.com

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Kankan et Faranah : plus de 700 dossiers traités par la gendarmerie en 2018

9 janvier 2019 à 11 11 14 01141

Plus d’une semaine après la fin de l’année 2018, les services de sécurité de Kankan continuent de faire le bilan de cette année sur le plan sécuritaire. C’est le cas de brigade de recherche qui gère les régions de Kankan et de Faranah. Cette brigade de la gendarmerie a fait état de 711 dossiers qu’elle a recensés et traités dans les deux régions administratives, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ces dossiers concernent différents types d’infractions et impliquent 1167 personnes. Parmi elles, 12 mineurs dont 3 filles, et 1083 majeurs dont 69 femmes. Les nationaux sont au nombre de 1030 pour les hommes et 69 pour femmes, et les étrangers impliqués dans ces affaires sont au nombre de 7.

Selon toujours la brigade de recherche de la gendarmerie de Kankan, qui coordonne également les activités de celle de la région de Faranah, l’infraction la plus récurrente est le vol qui constitue 162 cas, ensuite les coups et blessures volontaires au nombre de 93 dossiers et l’abus de confiance : 65 cas.

Le service de sécurité souligne que ces statistiques sont en légère hausse par rapport à celles de 2017.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Siguiri : environ 400 fusillades enregistrées en 2018

9 janvier 2019 à 10 10 18 01181
Dr. Balla Keïta

2018 a été une année de grande insécurité à Siguiri. Environ 400 fusillades et une soixantaine de cas de coups de poignards ont été enregistrés dans la préfecture au cours de l’année écoulée. Ce sont là les statistiques fournies par les services de l’hôpital préfectoral de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

En ce début d’année 2019, notre correspondant local est allé à la rencontre du responsable du service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral de Siguiri. Avec Docteur Balla Keïta, Guineematin.com a souhaité avoir les statistiques sur les cas de fusillades et de coups de poignards qu’il a enregistrés au cours de l’année écoulée. « Du 1er janvier au 31 juin 2018, nous avons enregistré 313 cas de fusillades à Siguiri. Les causes de ces fusillades sont diverses : il y a des fusillades causées par les conflits inter-communautaires et d’autres par des attaques à mains armées.

Pour les coups de poignards, nous avons enregistré 30 cas du 1er janvier au 31 juin 2018. Et du 1er juillet au 31 décembre 2018, nous avons enregistré 86 fusillades et 26 cas de coups de poignards. Ce qui fait un total de 399 fusillades et 56 cas de coups de poignards en 2018 », a indiqué Docteur Balla Keïta.

Le médecin précise que parmi tous les blessés admis aux urgences de l’hôpital préfectoral de Siguiri, seulement 2 ont trouvé la mort. « Dieu merci, on a réussi à sauver la vie de 397 personnes sur les 399 blessés par balles et les 56 blessés par armes blanches ».

Il ajoute que la liste n’est pas exhaustive et interpelle les autorités sur l’insécurité qui sévit dans la préfecture de Siguiri. « Il peut y avoir d’autres cas, mais ce sont là les cas dont nous nous sommes informés. Les autorités politiques, de sécurité et judiciaires doivent prendre leurs responsabilités à Siguiri où il y a trop d’insécurité. D’un côté, les citoyens se tirent dessus, et de l’autre côté, les bandits attaquent les motards », a souligné le chef des urgences à l’hôpital préfectoral.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Police Militaire de Kankan : plus de 200 individus mis hors d’état de nuire en 2018

7 janvier 2019 à 19 07 36 01361

Avec le nouvel an, l’heure est au bilan dans les différents services de région de Kankan. Après celui la sécurité routière sur les accidents de la circulation enregistrés en 2018, c’est autour de la police militaire du camp Soundiata Kéita de faire le bilan de ses activités au compte de l’année écoulée. Plus de 200 personnes ont été interpellées et conduites à la police par ce service, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au compte de l’année 2018, les agents de sécurité de la police militaire de Kankan ont réussi à mettre aux arrêts plus de 200 personnes. Selon les du Commandant Ibrahima Sidibé, chef de la garnison militaire et responsable de cette unité de sécurité, plus de 200 malfrats ont été arrêtés et conduit à la police. Des actions rendues possibles, précise-t-il, grâce aux différents Points d’Appui (PA) installés dans la ville et aux opérations de patrouille initiées par le Haut Commandement du camp militaire de Kankan.

Commandant Ibrahima Sidibé

« Au compte de l’année 2018, on a fait arrêter plus de 200 malfrats qui ont été conduits à la police avant d’être présentés à un juge. Parmi eux, de très renommés malfrats. En plus, c’est à l’initiative du Commandant du camp, le Colonel Mohamed Diané, que des Points d’Appui existent un peu partout en ville. Il a aussi mis un véhicule à notre disposition pour faciliter nos opérations de patrouille », a-t-il dit.

Dans ses explications, le Commandant Ibrahima Sidibé a fait savoir que les cas de vols de motos auront été les plus récurrents, et que les inculpés ne sont le plus souvent que des mineurs. « C’est grâce aux patrouille qu’on a arrêté plusieurs grands bandits de Kankan. Vous avez remarqué que les cas de cambriolage incessant des magasins et boutiques des commerçants ne sont plus d’actualité à Kankan ».

Pour cette année 2019, l’officier de l’armée sollicite l’implication des citoyens dans la lutte contre l’insécurité à Kankan « En 2019, le pari pour nous est de réduire le taux de banditisme à Kankan. Mais, lutter contre l’insécurité n’est pas seulement l’affaire des forces de sécurité, de défense et de la justice. Les citoyens doivent contribuer à l’arrestation des bandits, parce que ces derniers ne vivent pas en brousse, mais ils vivent dans les quartiers », a-t-il rappelé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Risque d’implosion à Siguiri : l’intronisation d’un doyen des sages divise la préfecture

7 janvier 2019 à 10 10 06 01061

Les différentes localités de Siguiri s’opposent depuis plusieurs semaines autour de l’intronisation d’un « Diamanatigui », nom donné au doyen des sages de la préfecture. L’initiative du Sötikèmo de Dankakorö, district situé à 3 kilomètres de la commune urbaine, divise sérieusement la préfecture et risque de provoquer une implosion, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Le 10 janvier prochain, c’est la date choisie par les partisans de Fadama Magassouba, le Sötikèmo de Dankakorö, pour l’introniser comme doyen des sages de Nouka (toute la contrée de Siguiri). La démarche est loin d’être consensuelle, mais Fadama Magassouba compte bien aller au bout de son initiative.

« C’est Siguiri qui a créé le problème dans cette affaire. J’ai envoyé une commission aux sages de Siguiri après la mort du colonel Fodé (ancien doyen) pour leur dire de venir pour que nous discutions autour de son remplacement. Quand ils sont venus, je leur ai demandé d’accepter qu’on se concerte avec toutes les localités de Nouka pour trouver le doyen de toute la zone.

C’est-à-dire que Siguiri aura son Sötikèmo, Dankakorö et tous les autres auront également les leurs, et on aura maintenant un Diamanatigui (le doyen de toute la préfecture). Mais, depuis cette première rencontre, ils ne se sont plus présentés à nos réunions avec les autres villages de Nouka. Nous avons tenu des réunions et nous nous sommes mis d’accord pour introniser un Diamanatigui. Et c’est moi que les gens ont choisi pour cela », a indiqué le Sötikèmo de Dankakorö.

Dans la commune urbaine de Siguiri, les sages désapprouvent catégoriquement cette initiative. Elhadj Dramane Magassouba, le doyen de la ville, parle d’une démarche incendiaire et appelle à l’intervention des autorités pour l’empêcher. « Sur invitation de Fadama (le doyen de Dankakorö), je suis allé à Dankakorö et il m’a proposé de surseoir à mon intronisation comme doyen de Siguiri pour qu’on puisse introniser un Diamanatigui sur tout Nouka, je lui ai répondu que c’est impossible.

Lors de mon intronisation il n’est pas venu, et aujourd’hui ils veulent introniser un Diamanatigui. Ce à quoi nous, nous sommes opposés. J’ai déjà écrit aux autorités de Siguiri pour leur demander de prendre toutes les précautions pour empêcher cette démarche qui risque de mettre le feu à Siguiri », a-t-il dit.

Du côté des autorités, personne ne s’est prononcé encore sur le sujet. Pendant ce temps, la tension et les risques d’affrontements sont palpables sur le terrain.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Faits divers : les malades mentaux de Kankan raflés et conduits au fleuve Milo

5 janvier 2019 à 18 06 48 01481

La ville de Kankan, l’une des plus grandes de la Guinée, connait un nombre important de personnes vivant avec une dépression mentale. Leur situation préoccupe peu de personnes, excepté quelques jeunes de Kankan. Un groupe de jeunes volontaires s’est donné la peine de regrouper de nombreux fous de la commune urbaine ce samedi, 05 janvier 2019, pour les rendre propre au niveau du fleuve Milo, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est une habitude chez ces jeunes de prendre une journée pour s’occuper de la propreté des malades mentaux qui pullulent à travers la ville de Kankan. Ils ont mis à profit la journée de ce samedi pour s’occuper de leur hygiène.

Ce fait inédit a attiré l’attention de plus d’un observateur en plein cœur du centre-ville de Kankan. Une dizaine de fous ont été « arraisonnés » en début de matinée. L’opération s’est soldée par un blessé parmi les jeunes. Mais, cette situation ne décourage pas les initiateurs de cette action.

Lanciné Kourouma

Lanciné Kourouma et ses amis ont réaffirmé sur place leur volonté de continuer cette œuvre. « Il y a longtemps que mes amis et moi faisons ce travail. Beaucoup de gens nous connaissent. Pour le cas de ce matin, il y a un fou qui m’a blessé avec un couteau. Les autorités ne nous viennent pas en aide. Lorsque nous sommes partis chez le gouverneur, il nous a chassés. C’est des personnes de bonne volonté qui donnent de l’argent pour qu’on puisse acheter du savon et des habits pour les fous. On sortait tous les vendredis pour les attraper et les laver, mais ils ont remarqué ça. Maintenant, nous sortons les samedis. Si on ne fait pas ça chaque jour, c’est la criminalité qui va prendre de l’ampleur dans la ville. On est obligé de le faire parce qu’il n’y a pas un lieu où on garde les fous à Kankan », a-t-il dit.

Alpha Keita

Pour sa part, Alpha Keita appelle les autorités à se préoccuper du sort des fous à Kankan. « Après avoir fini de laver les fous, on veut que les autorités nous trouvent un endroit, une grande cour, pour qu’on s’occupe de leur santé, afin qu’ils arrêtent de se promener dans la ville. Pour aujourd’hui, après avoir fini de les laver, nous allons les raser, les habiller et les laisser partir ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Lotissement, retard de certains chantiers en cours : les vérités du directeur de l’habitat de Siguiri

3 janvier 2019 à 13 01 27 01271

Dans un entretien avec le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, le directeur préfectoral de l’habitat de Siguiri a dénoncé des lotissements illégaux auxquels se livrent certains administrateurs et élus locaux, mais aussi le retard de certains chantiers lancés dans le cadre de la célébration de la fête nationale à Kankan.

M. Yaya Camara

En ce qui concerne les lotissements dans les sous-préfectures de Siguiri, Yaya Camara accuse certains sous-préfets et maires de se livrer à cette pratique de façon illégale. Mais, il prévient les citoyens que ce sont en eux qui payeront les frais de cette situation. « Le département n’a pas encore créé un service technique dans les sous-préfectures, seulement la direction préfectorale de l’habitat qui doit procéder au lotissement. Mais, certains de nos maires se permettent de recruter des gens à leur niveau pour faire les découpages dans les sous-préfectures. J’ai demandé aux maires et aux sous-préfets d’arrêter mais jusqu’à présent la pratique persiste. Mais, c’est les citoyens qui vont payer les frais parce que quand ils le font, ils viennent ici je les rejette », a dit le directeur préfectoral de l’habitat de Siguiri.

Ce dernier regrette aussi le manque de moyens logistiques qui empêche son service de se rendre sur le terrain pour toucher du doigt la réalité sur place. « Si on a des moyens de déplacement, on pouvait contrôler. Mais notre service n’a aucun moyen de placement », a-t-il indiqué.

L’autre sujet qui préoccupe le directeur de l’habitat, c’est le non achèvement de plusieurs chantiers lancés dans le cadre de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée à Kankan. Pour Yaya Camara, ce retard est dû au fait que les services locaux n’ont pas été impliqués dans le processus. « Siguiri a bénéficié de 29 chantiers dans le cadre de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance nationale.

Au jour d’aujourd’hui, il y a 8 chantiers qui sont inachevés, moi j’accuse le mode d’organisation. Si la direction de l’habitat avait été impliquée au contrôle, les entrepreneurs qui ont retardé leurs travaux, on allait faire un rapport à temps pour résilier leur contrat et le réattribuer à d’autres. Mais ces contacts ont été attribués à Conakry et les contrôleurs ont été choisis à Conakry, les services de l’habitat ont été un peu lésés, il faut qu’on se dise la vérité », a-t-il laissé entendre.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Vol de 76 millions : un des auteurs présumés au TPI de Kankan

3 janvier 2019 à 12 12 47 01471

Le procès du représentant de l’entreprise de transfert d’argent « Sabadou Transfert » à Tokounou s’est ouvert hier, mercredi, 02 janvier 2019 devant le TPI de Kankan. Mohamed Lamine Bérété est poursuivi pour complicité de vol d’un montant de 76 millions de francs appartenant à son employeur. Il a plaidé non coupable, jurant qu’il est innocent dans cette affaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cette affaire remonte au mois d’août 2018. Dans la nuit du 09 août, un groupe d’individus s’est introduit au domicile de Mohamed Lamine Bérété dans la sous-préfecture de Tokounou. Ils l’ont ligoté et ont emporté un montant de 76 millions de francs appartenant à l’entreprise de transfert d’argent « Sabadou Transfert » dont il était le représentant dans cette localité située à plus de 95 kilomètres de la ville de Kankan.

Après le vol, le PDG de l’entreprise, Mory Kourouma, a porté plainte contre son employé qu’il accuse d’avoir agi en complicité avec les voleurs. Arrêté et écroué, le prévenu a comparu ce mercredi devant le tribunal de première instance de Kankan. A la barre, Mohamed Lamine Bérété a balayé d’un revers de la main les accusations qui pèsent contre lui. Il explique qu’il était en plein sommeil lorsque les voleurs se sont introduits dans sa maison et l’ont ligoté avant de prendre l’argent pour s’enfuir.

Après l’audition du prévenu par le tribunal, la défense a relevé l’absence du plaignant dans la salle et a réclamé la mise en liberté sous contrôle judiciaire de Mohamed Lamine Bérété. Une demande à laquelle s’est opposée la partie civile. Cette dernière a sollicité le maintien du prévenu en détention et le renvoi de l’audience à une date ultérieure pour permettre la comparution du plaignant.

Le tribunal a accédé finalement à la demande de la partie civile en renvoyant l’affaire au 16 janvier 2019 pour la comparution du plaignant Mory Kourouma.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Siguiri : l’installation du maire indépendant de Siguirini fait 5 blessés et des arrestations

2 janvier 2019 à 11 11 16 01161

Le maire élu de la commune rurale de Siguirini a été installé dans ses fonctions, le lundi 31 décembre 2018. Malheureusement, la cérémonie a été émaillée de violences avec cinq (5) blessés par balles et un certain nombre d’arrestations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le bureau exécutif de la commune rurale de Siguirini a été installé après l’élection du bureau exécutif. C’est Sékou Kéita, un indépendant, qui l’a emporté aux dépens du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Conséquences ? L’ancien président de la délégation spéciale et les élus du RPG arc-en-ciel ont boycotté la passation de service.

Selon nos informations, c’est très tôt le matin que des jeunes du RPG Arc-en-ciel ont barricadé la route pour empêcher la délégation de la préfecture de Siguiri d’entrer en ville. Un fait qui a énervé le camp des indépendants qui se sont levés pour la réouverture de la route. Il s’en est suivi des accrochages et des blessés par balles.

Selon Sékou Keïta, maire élu, interrogé par notre reporter, « l’autorité préfectorale nous a informé de la passation de service. Le matin, des jeunes du RPG Arc-en-ciel ont barricadé la route et brûlé des pneus pendant plus de trois (3) heures. Les forces de l’ordre ont été incapables de rouvrir la route C’est ce qui a énervé la jeunesse (les indépendants) pour aller rouvrir la route. Mais, ils étaient armés. Ils ont tiré et cinq (5) personnes ont été blessées par balles. La police a réussi à arrêter quatre (4) personnes ».

Pour sa part, Ansoumane Savané, le chef de la mission venue installer la nouvelle équipe communale, a dit que les présumés auteurs des coups de feu ont été transférés à Siguiri.

« Le matin, quand nous sommes venus, la route était bloquée. Nous sommes restés à Léro. Aux environs de 17 heures, ils ont laissé le passage et nous sommes rentrés. L’ancien président de la délégation spéciale n’était pas présent à la passation, il est à Conakry. Les élus du RPG Arc-en-ciel ont boycotté la passation. Il y a eu des tirs. La police m’a présenté des balles tirées par les manifestants. Il y a eu des blessés et des arrestations. Pour la sécurité des arrêtés, le préfet m’a ordonné de venir à Siguiri avec eux », a dit monsieur Savané.

À signaler que la délégation a réussi à installer à le bureau exécutif.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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