Siguiri : le litre d’essence vendu à 11 500 GNF dans une station à Kintinia

26 mai 2019 à 17 05 48 05485

Un vent de panique s’était emparé de la Guinée la semaine dernière suite à une rumeur sur une éventuelle crise de carburant. Mais, les autorités ont vite fait de communiquer pour rassurer les citoyens. Toutefois, des hausses fantaisistes du prix du litre à la pompe ont été enregistrées à l’intérieur du pays. C’est le cas dans un des districts de Kintinian, dans la préfecture de Siguiri où le litre d’essence se vend à 11 500 francs guinéens, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant.

L’augmentation fantaisiste du prix de carburant ne se remarque pas qu’au niveau du marché noir à Siguiri. Selon nos informations, dans le district Mankinti, relevant de la sous préfecture Kintinian, le litre d’essence est vendu à 115 000 francs guinéens dans les stations-services. Notre source précise que l’ordre de vendre le litre à ce prix serait venu du président dudit district.

Selon Ousmane Cherif, citoyen domicilié à Mankinti, joint par notre reporter, « ici, le carburant est vendu à la pompe à 11 500 FG. Hier nuit (samedi, 25 mai 2019), nous sommes allés à la pompe pour être servi. Nous avons trouvé qu’ils revendaient à 11 500 FG le litre. Les pompistes nous ont dit que l’ordre venait du président de district. ».

Une information confirmée par un agent de la sécurité communale. Pour Mamady Camara « c’est vrai. Je suis de la sécurité communale. Depuis hier nuit, j’étais informé de la situation. Ce dimanche matin, je suis venu en personne pour voir. Ils vendent à 11 500 FG. Nous avons demandé au président du district d’arrêter la vente ».

Joint par notre reporter pour sa part de vérité, El hadji Moussa Condé, le président du district de Mankinti, reconnaît la vente du litre à 11 500 FG. Mais, il rejette son implication. « Je sais qu’ils vendaient à 11 500 FG. Mais, je ne suis pas impliqué dans l’affaire », a-t-il lancé laconiquement.

Le directeur préfectoral des hydrocarbures de Siguiri n’a pas voulu se prêter aux questions de notre reporter.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Crise de carburant à Kankan : la mairie prend une mesure inédite

25 mai 2019 à 17 05 57 05575

La crise de carburant qui frappe la ville de Kankan depuis plusieurs jours perdure et inquiète plus d’un. Face à cette situation, le maire de cette commune urbaine a pris des mesures drastiques. Mory Kolofon Diakité a déployé des hommes dans les stations-service de la ville pour surveiller les pompistes qu’ils accusent d’être à l’origine de cette crise, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cela fait 5 jours que la crise dure. La plupart des stations-service restent fermées et celles qui sont ouvertes peinent à satisfaire la forte demande. Beaucoup de citoyens sont obligés d’aller au marché parallèle pour avoir de l’essence, mais à un prix fixé au gré des vendeurs. Pourtant, il n’y a pas de pénurie d’essence à Kankan, selon Mory Kolofon Diakité, le maire de la ville. Pour lui, cette crise est créée et entretenue par les pompistes dans les stations-service.

Mory Kolofon Diakité, maire

« Il n’y a pas de crise d’essence à Kankan, c’est les pompistes qui veulent en créer. C’est eux qui servent les bidons et les motos des gens qu’ils connaissent, ceux-là vont vider les bidons et motos pour revenir encore. Bien sûr, il y avait trois jours de retard dans l’approvisionnement de carburant mais cela n’a jamais été le cas à Kankan. Parce que le jour même de la crise, on a mis 80 mille litres d’essence et 80 mille litres de gasoil à la disposition de la population de Kankan », souligne le maire.

Le maire de Kankan dénonce un vaste réseau de trafic illégal de carburant qui s’étend jusqu’au-delà de nos frontières. « On ne peut pas accepter que des individus prennent l’essence de Kankan et l’envoyer à la frontière pour faire la spéculation au Mali, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, où le prix d’essence a augmenté. J’ai fait un communiqué dans les medias, pour dire aux gens de ne pas servir les bidons et les fûts, parce que j’ai des preuves tangibles de l’exportation d’une quantité énorme d’essence hors de Kankan. Maintenant, si les pompistes et gérants s’entêtent et qu’ils continuent à servir les bidons et les fûts, ça c’est un mépris de l’autorité », a dit le maire.

Pour mettre fin à cette situation, Mory Kolofon Diakité a pris un certain nombre de dispositions, dont la surveillance des stations-service. « Nous avons envoyé des surveillants dans toutes les stations de la commune urbaine pour contrôler les pompistes et les gérants. Moi-même je suis à la station sur la nationale Kankan-Siguiri comme ça », a-t-il laissé entendre.

A noter que litre d’essence qui coûte officiellement 9500 francs est vendu aujourd’hui à 12 000 francs au marché parallèle, communément appelé marché noir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kankan : reprise des travaux à l’usine de coton après quelques semaines d’inactivité

25 mai 2019 à 5 05 18 05185

Les activités ont repris hier, vendredi 24 mai 2019, à l’usine du projet coton de Kankan. Cette reprise fait suite à l’obtention du carburant dont la rupture avait causé l’arrêt des travaux dans cette usine, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après près de 20 jours d’arrêt, les moteurs de l’usine de coton située au quartier Kankan-Coura se sont remis en marche ce vendredi matin. Un ouf de soulagement pour les travailleurs de cette unité industrielle. « L’usine à bel et bien recommencé à fonctionner, le carburant est venu et tout est rentré dans l’ordre. Les transporteurs aussi ont été payés et le déchargement des camions dépendra de la cadence de l’usine », a expliqué Kaba Camara, secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’usine du projet coton de Kankan.

Soulagement aussi des transporteurs de l’or blanc qui attendaient depuis trois semaines le déchargement de leurs camions et le payement de leurs frais de transport. Même s’ils n’ont pas pu débarquer encore tous leurs chargements, ils sont rentrés quand même en possession de leur dû, confirme Salla Kourouma, membre du syndicat des transporteurs, qui était en tête de peloton des négociations entre les transporteurs et les responsables de l’usine. « Ils ont été tous payés hier soir et on a commencé le déchargement des camions. Et, l’usine aussi a commencé à travailler, il n’y a pas plus aucun problème », a-t-il dit.

A rappeler que les activités de cette usine étaient arrêtées depuis le 05 mai 2019, en raison d’une rupture de carburant. Bloqués depuis deux semaines dans l’enceinte de l’usine, les transporteurs de coton ont manifesté le lundi, 20 mai dernier sur place. Ils exigeaient le déchargement de leurs camions et le payement de leur agent.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Crise de carburant : le litre d’essence vendu à 30 mille francs à Siguiri

23 mai 2019 à 11 11 33 05335

Depuis une semaine environ, une crise de carburant secoue la préfecture de Siguiri. Les stations- service sont fermées et le marché parallèle est le seul endroit où on peut se procurer de l’essence. Et là aussi, c’est à un prix d’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis 6 jours, trouver de l’or est beaucoup plus facile que trouver un litre d’essence. Toutes les stations-service étant fermées, il faut forcément aller au marché parallèle communément appelé marché noir pour avoir de l’essence. Et, là-bas, le dicton : « Tout ce qui est rare est cher », s’applique parfaitement.

En l’espace de quelques jours, le prix du litre d’essence a triplé. Une situation que regrette Ba Camara, habitant de la ville de Siguiri. Ce citoyen explique avoir eu toutes les peines pour trouver un litre d’essence qu’il a acheté à 25 000 francs, au lieu de 9 500 à la pompe. « J’avais un décès au village, j’ai acheté le litre d’essence à 25 000 francs pour aller là-bas. Même ça, difficilement je l’ai trouvé. Les gens cachent l’essence pour dire qu’il y a pénurie », explique-t-il.

Un autre citoyen qui s’est exprimé sous anonymat dit avoir acheté le litre d’essence à 30 000 francs guinéens. « Hier soir, je rentrais de l’hôpital lorsque mon carburant est fini en cours de route. Je suis allé au marché noir où j’ai acheté le litre d’essence à 30 000 francs ».

Pour ces citoyens, même s’il y a crise d’essence, celle-ci est en partie provoquée volontairement par les vendeurs qui veulent gagner plus. Ils accusent les pompistes dans les stations-service de servir en cachette les revendeurs au marché parallèle, afin de favoriser la spéculation. Et, les explications d’un vendeur d’essence au marché noir que nous avons interrogé, confirment cette version.

« Nous gagnons difficilement de l’essence à la station. Les pompistes dans les stations nous vendent le bidon de 20 litres à 240 000 francs, il faut aussi payer les agents de sécurité pour qu’ils nous laissent vendre tranquillement. Donc, voilà pourquoi nous revendons le litre entre 25 000 et 30 000 francs », a-t-il laissé entendre.

De leur côté, les pompistes et les gérants des stations-service que nous avons interrogés, n’ont pas souhaité se prononcer sur la question.

A noter que cette crise d’essence touche aujourd’hui beaucoup de villes du pays. A Conakry par exemple, la pénurie est ressentie depuis hier mercredi, 22 mai 2019. Mais, le ministre des hydrocarbures qui s’est exprimé chez nos confrères de la radio Espace Guinée, a promis que tout devrait rentrer dans l’ordre très rapidement. Diakaria Koulibaly a annoncé que le bateau, qui a pris un léger retard, a déjà accosté au port de Conakry.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Paralysie de l’usine du projet coton de Kankan : les transporteurs ne décolèrent pas

22 mai 2019 à 20 08 41 05415

La tension est loin d’être retombée à l’usine du projet coton de Kankan. Les transporteurs ont repris leur grogne ce mercredi, 22 mai 2019. Ils manifestent contre le non-déchargement depuis plus de deux semaines de leurs camions remplis de coton et le non-paiement des frais de transports, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La grogne des camionneurs à l’usine du projet coton de Kankan a débuté avant-hier lundi. Les transporteurs avaient battu le pavé en barricadant tous les accès menant à l’usine. Les négociations menées par la délégation venue de Conakry et le syndicat des transporteurs n’ont rien changé de la situation. Les transporteurs se sont attendus en vain au redémarrage de l’usine et au déchargement de leurs camions pour ce mercredi, comme promis par les responsables.

C’est ainsi que tôt ce matin, ils ont bloqué toutes les issues de l’usine, pour réclamer le déchargement de leurs camions et leur payement. Selon Bakary Traoré, apprenti chauffeur, « on n’a trop souffert dans la brousse pour ramener l’or là ici. On est venu ici encore, on continue à souffrir. Depuis le premier jour du mois de ramadan, on est là, on attend. C’est de l’injustice. Moi, je dois percevoir 3 millions de francs guinéens et quelques ».

Pour sa part, Moussa Kouranko Kourouma, un autre apprenti chauffeur, trouve de l’incohérence dans les propos des responsables de l’usine pour calmer les ardeurs des grognards. « Pour la première fois, on nous a dit qu’il n’y avait pas de carburant pour faire redémarrer l’usine. Donc ce jour, on a accepté. Quatre jours après, ils sont venus nous dire qu’il n’y a finalement pas d’argent pour nous payer, on ne comprend rien. On a trop faim ici, on a même fini de manger toutes les mangues qui étaient là. Beaucoup d’entre nous nourrissent leurs familles à travers ces camions. Mais, on ne peut rien », a-t-il dit.

De son côté Moussa Kourouma regrette que le projet coton soit devenu un projet qui ne fait que régresser au grand dam du chef de l’Etat, qui a de grandes ambitions pour la filière cotonnière « Le président de la République a dit le progrès en marche, mais aujourd’hui c’est le progrès en retard qu’on constate ici. Là, on ne comprend rien. Maintenant, ce que nous voulons, c’est le débarquement de nos camions. Nous sommes dans le mois de Ramadan, on a trop souffert ici, on ne fait que manger les mangues, les responsables sont des menteurs », a dénoncé le jeune homme.

A notre présence, certains responsables et les membres de la délégation, qui n’ont pas voulu s’exprimer à notre micro, ont tenté de sortir de la cour de l’usine en promettant aux grognards qu’ils vont à la banque chercher de l’argent pour les payer. Mais, selon un chauffeur joint au téléphone, ils ne sont plus revenus à l’usine.

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : le litre d’essence vendu jusqu’à 12 000 francs

22 mai 2019 à 15 03 35 05355

Tout comme Conakry, la ville de Kankan aussi fait face à une crise d’essence depuis ce mercredi, 22 mai 2019. La plupart des stations-service sont fermées et le marché parallèle communément appelé marché noir en profite pour faire de la spéculation. Le litre d’essence est vendu jusqu’à 12 000 francs guinéens, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce mercredi matin, une seule station-service servait les clients dans la ville de Kankan. C’est celle située auprès du grand marché « Lofèba ». Mais là aussi, il faut beaucoup de patience pour pouvoir se procurer de l’essence. Une longue file de clients était visible sur les lieux dans la matinée. « Je suis là depuis 5 heures du matin, jusqu’à présent je ne suis pas encore servie. Il y a trop de monde, je suis même fatigué de m’arrêter », lance une dame, à bout de patience.

Même dans le marché parallèle, l’or noir se fait rare dans la ville de Kankan. Et, ceux qui ont un stock en profitent pour augmenter leur profit. Au rond-point de l’Université Julius Nyerere, on trouve un vendeur d’essence envahi et presque débordé. Il vend le litre à 11 000 francs. Un autre qui est installé devant la maison des jeunes vend le litre d’essence à 12 000 francs.

Conséquence, les conducteurs de taxis motos aussi ont revu les frais de transport à la hausse.

A noter que nous avons vainement tenté d’avoir le directeur régional du dépôt de carburant de Kankan, accusé par certains pompistes de répartition partisane des derniers stocks dans la ville.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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La pluie fait des dégâts à Sogbè (Kankan) : la société Guiter accusée

22 mai 2019 à 5 05 11 05115

Les premières pluies qui sont tombées sur Kankan ont annoncé la couleur de ce que pourrait être la saison pluvieuse de cette année au quartier Sogbè. Une zone négativement impactée par les travaux de réhabilitation des voiries de la ville, en cours. Après ces premières pluies, les eaux stagnantes ont formé une mare qui cause déjà des désagréments aux habitants et à ceux qui travaillent dans la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cela fait plusieurs jours qu’une partie du quartier Sogbè est impraticable. Ni les voitures, ni les motos ne parviennent à traverser la mare d’eau qui s’est formée dans cette localité après les premières pluies. Outre les habitants de la zone, ceux qui y travaillent payent aussi le prix de cette situation.

Mamadi Babila Keïta

Parmi eux, Mamadi Babila Keïta, PDG de l’entreprise Babila Photographie, située en bordure des eaux. « Cette situation est déplorable. L’eau stagnante a formé une mare qui dégage une odeur nauséabonde. Cela amène des moustiques qui ne sont pas bons pour les riverains. Sur le plan économique, nous qui travaillons à côté de ces eaux, nous souffrons beaucoup. Parce que l’eau a bloqué l’accès à nos locaux, les clients ne peuvent pas venir chez nous. Les motos ne peuvent pas passer, les voitures non plus. Donc, nos activités sont vraiment ralenties actuellement », explique ce citoyen.

Baben Condé

Non loin de là, se trouve aussi un atelier de couture. Baben Condé, tailleur, regrette cette situation qui intervient à l’approche de la fête du Ramadan. Un moment d’activités intenses pour lui, en temps normal. « A cause de ces eaux stagnantes, nos clients n’ont plus accès à notre atelier. Nous sommes à l’approche de la fête de Ramadan, mais avec ces eaux, aucun client n’aura le courage de venir s’asseoir ici. Nous-mêmes on est fatigué de respirer l’odeur nauséabonde que dégage cette eau. Nous prions les travailleurs de venir nous débarrasser de ces eaux », a-t-il lancé.

Face à cette situation, le chef du quartier de Sogbè accuse la société Guiter SA, en charge des travaux de la construction des voiries urbaines de Kankan.

Balla Kéita

Selon Balla Keïta, Guiter SA a travaillé la route sans faire des caniveaux pour évacuer les eaux de ruissellement. « Pour le moment, c’est un problème difficile, puisque l’entreprise qui fait le travail (Guiter, ndrl), nous a dit que c’est elle-même qui finance les travaux et non le gouvernement. Mais, nous, c’est Guiter que nous accusons parce que c’est elle qui a travaillé sans mettre des caniveaux », a dit le chef du quartier.

A préciser dire que les autorités au plus haut niveau sont informées de cette situation qui prévaut à Sogbè. Samedi dernier, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, en séjour à Kankan, a visité les lieux, en compagnie du Gouverneur et du Préfet de Kankan. Il a déploré la présence, en plein cœur d’une ville comme Kankan, d’une telle eau stagnante et a promis de prendre des mesures idoines une fois à Conakry.

Pourtant, cette situation aurait pu être évitée si les habitants de Sogbè avaient été entendus à temps. Car, le 10 janvier 2019, des jeunes et des sages du quartier Sogbè avaient tiré la sonnette d’alarme pour attirer l’attention des autorités locales sur la situation de leur localité. Ils avaient alors envahi le bloc administratif préfectoral pour expliquer les risques d’inondation de leur quartier à l’arrivée de la saison des pluies. Mais depuis, rien n’a été fait pour prévenir cette situation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kintinia (Siguiri) : deux personnes arrêtées pour avoir transformé leurs concessions en mines d’or

21 mai 2019 à 11 11 51 05515

La recherche de l’or prend une allure de plus en plus inquiétante dans la préfecture de Siguiri. Après avoir creusé pratiquement toute la brousse et dégradé fortement l’environnement, certains citoyens se tournent maintenant vers la ville pour continuer leurs activités. Deux d’entre eux ont été arrêtés la nuit dernière, en train de creuser dans leurs propres concessions à la recherche de l’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Ces arrestations ont été planifiées par le maire de la commune rurale de Kintinia qui ne veut pas laisser cette dangereuse pratique prendre de l’ampleur dans la localité. Quand il a été saisi de la situation, Balla Camara a mobilisé des agents pour aller interpeller ces deux citoyens qui ont transformé leurs concessions en mines d’or, malgré les graves risques que cela représente.

« C’est incroyable ! Ils creusent dans leurs propres maisons et continuent jusqu’à dans les concessions de leurs voisins. Quand j’ai été informé de la situation, j’ai mobilisé les services de sécurité pour aller mener des patrouilles nocturnes sur le terrain parce que les gens travaillent nuitamment. C’est au cours de ces patrouilles que les deux personnes ont été interpellées », a dit le maire de Kintinia.

Interrogé par Guineematin.com, Amara Condé, l’une des deux personnes interpellées, justifie son acte par la conjoncture économique difficile. « Au départ, je creusais un trou pour nos toilettes. Entretemps, mes frères sont venus laver les graviers, ils ont trouvé quelques grammes d’or dedans. J’ai décidé donc de continuer à creuser pour chercher l’or. A l’époque, les autorités sont venues me demander d’arrêter, et j’ai arrêté. Mais il y a deux jours, la pluie a causé des dégâts chez moi. En plus, les temps sont durs. C’est pourquoi, j’ai décidé de reprendre à creuser chez moi pour voir si je vais trouver de l’or afin d’avoir à manger », soutient-il.

Même son de cloche chez Mamady Siaki Doumbouya, le second citoyen mis aux arrêts. « Nous sommes très nombreux dans la cour et il n’existe qu’une seule toilette. C’est pourquoi j’ai demandé le consentement de mes frères pour creuser un deuxième WC, ils ont accepté. Quand j’ai creusé jusqu’à un certain niveau, j’ai décidé de laver les graviers pour voir s’il n’y a pas d’or dedans. Et lorsque j’ai lavé, j’ai trouvé de l’or. Donc, puisqu’il y a moins d’or en brousse maintenant, j’ai continué à travailler chez moi », a-t-il expliqué.

Le maire de la commune rurale de Kintinia annonce que ces deux citoyens seront traduits devant la justice pour répondre de leurs actes.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : l’usine du projet coton encore à l’arrêt par manque de carburant

20 mai 2019 à 21 09 23 05235

L’usine du projet coton de Kankan retombe dans ses travers quelques semaines seulement après la visite de la ministre de l’agriculture, madame Mariam Camara, sur les lieux. Ce lundi, 20 mai 2019, les transporteurs de l’or blanc ont semé la panique dans l’enceinte de l’usine en barricadant tous les accès. Ils protestaient ainsi contre le non-déchargement de leurs camions remplis de coton depuis plus de deux semaines, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’ambiance était chaude ce matin dans cette usine de coton. Il a fallu la venue de Conakry d’une délégation ministérielle pour calmer les ardeurs des manifestants et engager des négociations avec le comité de gestion.

Sur les motifs de leurs revendications, un des chauffeurs, qui a préféré garder l’anonymat, a confié à notre reporter que l’usine est à l’arrêt depuis le 03 mai dernier. « Selon ce qu’on a appris de la part des responsables, ils disent qu’ils n’y a pas de carburant depuis le 05 mai, parce que moi je suis arrivé ici avec mon camion rempli de l’or blanc. Donc, le lendemain j’ai été enregistré. On nous a dit qu’il n’y avait pas de carburant. Donc jusqu’à présent, l’usine ne fonctionne pas. Après, ils ont dit aussi que l’usine est en panne, mais ce n’est pas ça », a dit notre interlocuteur.

Dans la cour de l’usine, l’on pouvait compter une trentaine de camions, tous remplis de coton, mais qui peinent à être déchargés. Selon nos informations, ces camions ont fait plus de deux semaines dans l’enceinte de l’usine. « Vous voyez, il y a une trentaine de camions qui ne sont pas encore déchargés. En plus de ça, nous ne sommes pas encore payés, mais tout ce que nous avons demandé ce matin, c’était qu’on décharge nos camions, parce que c’est le mois de Ramadan et bientôt la fête. Donc, il y a trop de dépenses. On voulait manifester notre ras-le-bol depuis le vendredi passé, mais il n’y avait aucun responsable ici. Donc, on a attendu ce lundi, comme c’est le premier jour de la semaine, pour nous faire entendre. Mais, on nous a demandé d’attendre qu’ils vont commencer à décharger le mercredi », a expliqué la même source.

Approché par Guineematin.com, le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’usine, Kaba Camara a confirmé en off l’information sur l’arrêt de l’usine sans apporter plus de commentaires. Quant aux responsables de la boite, ils ont préféré donner leur langue aux chats.

A rappeler que l’ex directeur de l’usine projet coton, le Français Patrick Duaerrêt, a été aperçu dans la salle de négociations entre le syndicat des transporteurs et les responsables du comité de gestion de l’usine. Selon nos informations, il serait là en tant que conseiller agricole.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Kankan : le front anti 3ème mandat trimballe Taliby Dabo, Mamby Camara et Cie en justice

20 mai 2019 à 14 02 53 05535

L’agression récente dont ont été victimes les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la ville de Kankan se transporte sur le terrain judiciaire. Les victimes ont porté plainte au tribunal de première instance de Kankan contre des responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Taliby Dabo, Mamby Camara et Cie, des responsables du RPG Arc-en-ciel de Kankan, sont visés par une plainte du FNDC, un mouvement qui se bat contre une modification de la Constitution au bénéfice d’Alpha Condé. En effet, des opposants au projet de tripatouillage de la Constitution ont été pris à partie et sérieusement molestés le 30 avril dernier à Kankan par des partisans du régime en place en Guinée.

C’est pour protester contre cette agression et demander réparation que les membres du FNDC ont saisi la justice à Kankan. Une plainte en bonne et due forme a été déposée devant qui de droit pour « attaque barbare, coups et blessures, vol de matériel violation du siège de PADES ».

Dans la matinée de lundi 20 mai 2019, des membres du FNDC de Kankan, composé des partis politiques de l’opposition, se sont rendus dans les locaux du tribunal de première instance de Kankan. Selon nos informations, l’affaire devait être présentée devant un juge ce lundi. Finalement, ça c’est limité à une rencontre à huit clos entre les membres du FNDC et le Procureur de la République, Aly Touré.

Sory Kouyaté

Selon Sory Kouyaté, coordinateur de l’Union des Forces Républicaines (UFR) à Kouroussa, « nous avons porté plainte contre les membres du RPG au tribunal de première instance de Kankan. Le procureur a jugé bon de nous entendre. Ce matin nous sommes venus, tous les membres du front sont là, on l’a rencontré, il nous a dit que notre plainte est recevable et de rester à l’écoute, qu’il nous informera au courant de cette semaine ».

Par ailleurs, Sory Kouyaté a fait savoir son optimisme par rapport à ce bras de fer qui oppose le FNDC au parti au pouvoir. « L’espoir d’abord nous a amené à venir vers la justice. Les faits sont là, ils sont indéniables et je crois que la justice ne peut pas nier la vérité. Donc, nous comptons suivre cette affaire jusqu’à la fin », a-t-il lancé.

Interrogé par notre reporter, le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré a confirmé l’information selon laquelle, le parquet allait appeler les membres du Front courant cette semaine pour la suite de cette affaire.

A rappeler que Taliby Dabo, Mamby Camara, Djènè Mady Keïta, Moussadjan Condé, Aboubacar Condé, Babou Cherif et Adama Keïta (Donso), tous du RPG, sont pointés du doigt par le FNDC, qui les accuse d’avoir orchestré leur agression au siège du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES).

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Recrutement dans l’armée : des candidats de Siguiri dénoncent corruption et injustice

19 mai 2019 à 5 05 07 05075
Faux documents

Les candidats malheureux au recrutement dans l’armée dans la préfecture de Siguiri sont en colère. Deux jours après la publication des résultats dudit test, ces jeunes gens accusent la commission préfectorale de recrutement d’avoir fait dans la corruption et l’injustice, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont au total deux cents (200) candidats qui ont été retenus pour le recrutement dans l’armée dans la préfecture de Siguiri. De nombreux autres jeunes, non admis audit concours, sont remontés contre les organisateurs. Les candidats malheureux dénoncent la corruption et l’injustice qui, selon eux, ont caractérisé ce concours.

Selon Mamady Diaman Diawara, « on ne comprend pas ce résultat. Moi, j’ai bien travaillé, à commencer aux exercices physiques jusqu’au test écrit. Ce résultat est résultat de l’argent, les admis ont payé de l’argent à la commission. Il faut aller voir les résultats, tu trouveras des noms qui n’ont même pas fait le concours. En plus, il a été dit de prioriser les jeunes de la préfecture. Mais, le résultat qui est là, tu ne trouveras pas trente jeunes de Siguiri. Ils sont tous venus d’ailleurs. Nous, nous sommes des jeunes volontaires évoluant dans les brigades de surveillance de la vile depuis trois ans. On a des diplômes, mais aucun n’a eu. Nous voulons les vrais résultats, si non nous passerons à la vitesse supérieure ».

Même son de cloche chez un autre candidat, qui a préféré s’exprimer sous anonymat. « C’est vraiment de l’injustice. Les autorités nous avaient promis que nous serions recrutés au moment venu dans l’armée. Nous voilà, travailler pendant trois ans volontairement comme surveillants de la ville. Après, ils prennent de l’argent avec d’autres. C’est de l’injustice », a dénoncé le jeune homme.

Toutes nos tentatives pour joindre la commission préfectorale sont restées vaines.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Arrestation de dissidents du RPG à Kérouané : Mohamed Gharé dit tout à Guineematin

17 mai 2019 à 11 11 21 05215
Mohamed Gharé, Gouverneur de la région administrative de Kankan

Plusieurs membres d’un mouvement indépendant, dissidents du RPG Arc-en-ciel, dans la sous-préfecture de Komodou, à 42 kilomètres de Kérouané, sont mis aux arrêts. Le gouverneur de la région de Kankan est accusé d’être derrière les arrestations des membres de ce mouvement qui refusent de reconnaitre le maire de Komodou, issu des rangs du RPG Arc-en-ciel.

Dans une interview accordée au correspondant de Guineematin.com basé à Kankan, le gouverneur Mohamed Gharé a confirmé cette information tout en donnant les raisons de cette décision.

Guineematin.com : nous avons appris de plusieurs sources que vous avez fait arrêter des citoyens qui se sont opposés au maire de Komodou. Confirmez-vous cette information ?

Général Mohamed Gharé : je vous remercie très sincèrement de venir à la source de l’information pour savoir ce qui s’est passé. D’abord, je m’en vais vous dire que ces individus se sont fait arrêter, parce que quand on commet une infraction, on endosse sa responsabilité. C’est le fait que vous aviez commis un acte délictuel que vous répondez. Donc, c’est des gens qui se sont fait arrêter parce qu’ils sont coupables d’actions délictuelles.

Guineematin.com : pourquoi se sont-ils fait arrêter et transportés à la prison civile de Kérouané ?

Mohamed Gharé : les élections législatives se sont déroulées dans la transparence la plus totale dans la région de Kankan. Vous savez que le gouvernement a accordé des possibilités aux citoyens de se présenter, même si on n’est pas candidat d’un parti politique. Donc, ça a été le cas à Komodou. Il y a eu une liste indépendante qui s’est présentée, il y a eu d’autres partis politiques qui ont présenté des candidats. Mais, à l’issue de ces élections, c’est le RPG Arc-en-ciel qui a remporté la majorité écrasante. Je crois sur 23 ou 25 sièges, les indépendantistes n’ont pu obtenir que 4 ou 5 sièges. Mais très malheureusement, il y a eu beaucoup de manipulation de la part de certaines notabilités, parce que quand le Sotikèmo veut que ce soit son fils qui soit maire, il veut l’imposer à la volonté du peuple de Komodou… Donc, c’est ce monsieur qui n’a pas pu être maire, qui avec ses 4 autres collègues, s’opposent à l’installation du maire légalement élu. Mais, puisque je ne veux pas de violences dans ma circonscription administrative, je passe toujours par la voix du dialogue, j’ai laissé un peu faire. J’ai demandé aux notables, à quelques ressortissants, de sensibiliser ces trouble-fêtes, qui en réalité ne dépassent pas 35 personnes. Sans succès. Ensuite, j’ai fait appel à quelques personnes ressources pour qu’elles interviennent auprès du Sotikèmo, qu’elles fassent comprendre à ses fils réfractaires d’arrêter leur comportement nocif. Face donc à cette situation, le préfet d’alors, Damoun Kanté, a fait venir les services de sécurité, ça a fait un peu de violence, des femmes ont tenté de se mettre nu pour empêcher les services de sécurité d’intervenir. Mais, pour respect de la femme, ils ont rebroussé chemin.

Guineematin.com : quand est-ce que les violences ont éclaté ?

Général Mohamed Gharé : c’est quand maintenant il était question d’installer le maire qu’il y a eu des violences encore à Komodou. Là, j’ai été saisi par monsieur le Préfet, et c’est à la suite de ça que j’ai envoyé les forces de sécurité, l’escadron et la CMIS (Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité). Quand ils sont arrivés, qu’est-ce qu’ils ont constaté ? La mairie est fermée par ces cinq personnes, cadenassée et la clef gardée par devers eux. On leur demande de rendre la clef. Ils disent qu’ils refusent, et pire, ils viennent s’installer devant la mairie, muni de fusils de chasse. Depuis Komodou, la mission m’a appelé pour me rendre compte, j’ai demandé à ce qu’ils partent avec le sous-préfet chez le Sotikèmo, que je lui parle. J’ai sensibilisé le Sotikèmo, pour lui dire d’inviter ses fils et petit-fils d’abandonner ce comportement, parce qu’on ne brave pas l’Etat, il est trop fort. Malgré mes conseils, le Sotikèmo me dit M. le Gouverneur, restez à l’écoute, je vais vous passer le responsable des jeunes. Ah là ! Je suis rentré dans tous mes états. Je lui ai dit, doyen, j’ai du respect pour vous. Mais, vous ne pouvez pas me dire de m’adresser à vos enfants. J’ai dit, je vous remercie. Mais, je vais agir. Au sortir de là-bas, les services de sécurité ont constaté qu’au-delà du fait que quelques personnes sont arrêtées devant la mairie, munis de fusils de chasse, ils ont fait venir quelques femmes pour servir de bouclier humain. Les services de sécurité ont patienté, quand les femmes se sont fatiguées et ont quitté, les services de sécurité ont agi. Donc, certains qui étaient là-bas, et détenteurs de fusils, ont été arrêtés et les arrestations ont commencé. Donc, il y a eu une vingtaine de personnes interpellées, parce que les gens sont connus et identifiés et ce sont ces gens qui se retrouvent à la prison civile de Kérouané. Donc, je vous dis qu’il n’y a pas eu d’abus. Les gens ont enfreint la loi, ils ont commis un acte délictuel et ils ont été poursuivis conséquemment.

Guineematin.com : quelle est l’atmosphère qui prévaut aujourd’hui dans la sous-préfecture de Komodou ?

Général Mohamed Gharé : mais c’est la paix à Komodou, la population s’est réjouie. Ils ont dit qu’on a même retardé, c’est la quiétude sociale, chacun vaque à ses affaires, tout le monde est tranquille. C’est la population elle-même qui demande aux autorités judiciaires de condamner ces gens.

Guineematin.com : c’est la même situation qu’on a enregistrée dans les sous-préfectures de Tokounou (Kankan) et Koumana (Kouroussa). Est-ce que la paix est revenue dans ces localités ?

Général Mohamed Gharé : oui, la paix est revenue. Tout le monde est calme, parce que c’est des minorités. Vous pouvez passer dans toutes ces sous-préfectures aujourd’hui, c’est la paix totale, la population est en liesse, parce qu’elle en avait marre. Comment quelques personnes peuvent prendre en otage toute une sous-préfecture ? Si on n’avait pas agi à temps, c’est la population elle-même qui allait régler le compte à ces gens.

Interview réalisée à Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com.

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Pont sur le Milo : « nous n’avons pas été satisfaits de l’évolution du travail », dit Moustapha Naïté

17 mai 2019 à 10 10 33 05335
Félix Huang, chef du projet de la CGC, en charge de la réfection de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan

Le ministre des Travaux Publics poursuit sa tournée sur les chantiers de travaux routiers en cours à travers le pays. Dans la journée d’hier jeudi, 16 mai 2019, Moustapha Naïté, en compagnie de plusieurs cadres de son département, a visité la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan et le pont sur le fleuve Milo à Kérouané. Il s’est dit non satisfait de l’évolution du travail sur le terrain, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Le président de la République a offert 10 kilomètres de voirie urbaine à Kérouané. Mais, depuis le lancement des travaux par ce dernier en décembre 2018, les travaux proprement dits tardent à démarrer. Pire, les travaux de reconstruction du pont sur le fleuve Milo qui s’est affaissé pendant la dernière saison hivernale tardent aussi. Pour rassurer donc les populations de cette ville qui ont toujours mouillé le maillot pour le Chef de l’Etat à l’occasion des élections, Moustapha Naïté a eu un entretien avec elles au siège de la préfecture.

En présence des élus locaux, des sages et du préfet, le ministre des Travaux Publics a rassuré les populations de Kérouané du démarrage très prochain des travaux de bitumage des voiries de cette ville et de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan. Séance tenante, il s’est rendu à la base vie de l’entreprise en charge des travaux du pont sur le Milo et au niveau du nouveau pont situé sur la rivière Djassa.

Thierno Mamadou Diallo

Dans son intervention, Thierno Mamadou Diallo, conducteur des travaux du pont sur le fleuve Milo à Kérouané au compte de l’entreprise CINTRAM, a commencé par rappeler que ce projet est cofinancé par le gouvernement et ses partenaires. Long de 85 mètres, les travaux de ce pont n’ont toujours pas avancé, 5 mois après le lancement des travaux par le Chef de l’Etat. Pour monsieur Diallo, il y a des raisons qui justifient ce retard.

« Ce retard est dû à beaucoup de facteurs : il y a un cadre purement social, le déguerpissement. Parce que sur l’accès à l’emprise du pont, il y a des bâtiments qui doivent être déguerpis. Donc, il fallait gérer cette situation qui a mis beaucoup de retard pour ces travaux et il y a la pluie de l’année dernière qui nous a retardés beaucoup (…) L’entreprise est maintenant prête à démarrer effectivement le travail », a-t-il expliqué.

Félix Huang

De son côté, Félix Huang, le chef du projet de la CGC, entreprise en charge de la réfection de la route nationale Beyla-Kérouané-Kankan, a dit être là pour deux raisons principales. « CGC a été engagé tout d’abord pour faire l’étude des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Kankan-Kérouané-Beyla. Déjà, notre équipe topographique est sur place. Notre deuxième mission est la réparation de la route. C’est ce qu’on appelle les travaux d’élimination des points critiques. Comme vous l’avez constaté sur la route que vous venez de pratiquer, il y a beaucoup de trous, des pierres et souvent même des ponts cassés. Donc, nous allons nous y mettre pour les réparer. Car l’objectif de nos travaux est de maintenir la franchissabilité de la route, pour que le trafic ne se bloque pas. Les équipements sont en train de venir et nous allons commencer les travaux la semaine prochaine », a-t-il promis.

Moustapha Naïté

Pour sa part, le ministre Moustapha Naïté a expliqué que la ville de Kérouané par rapport à la voirie reste une priorité pour le gouvernement. Cependant, déplore monsieur Naïté, « le pont sur le Milo a démarré avec une lenteur, à peu près 8% et c’est une des raisons pour laquelle d’ailleurs nous sortons généralement pour aller faire le constat sur le terrain. Je dois dire que nous n’avons pas été satisfaits de l’évolution du travail. L’entreprise reste mobilisée, elle a promis de redoubler d’efforts pour être dans le délai contractuel qui est de 31 décembre 2019.

Nous allons envoyer une nouvelle mission d’ici la fin de ce mois pour voir si les équipements sont arrivés finalement, notamment la foreuse qui est nécessaire pour faire les pieds par rapport au pont de 85 mètres qui va être réalisé. Et quant à la voirie, nous sommes en train d’évaluer avec l’entreprise avec laquelle nous avons signé le contrat qu’on a actualisé. Nous sommes en train d’évaluer pour voir comment est-ce que nous allons reprendre après la saison des pluies la voirie de Kérouané », a dit le ministre des TP.

Parlant du pont qui a été mis sur la rivière Djassa, à Komodou, en remplacement de celui qui s’était affaissé l’année dernière, Moustapha Naïté a dit « que c’est un pont de secours qui a été installé, qui tient, qui a été solidifié pour supporter jusqu’à 80 tonnes, qui sert à faire la liaison entre Kérouané et Kankan pour l’instant. Nous sommes en train d’évaluer le projet que nous avons en cours pour la construction de la route Kankan-Kérouané-Beyla qui pourra prendre en compte la construction totale des 200 et quelques kilomètres qui relient Kankan à Beyla en passant par Kérouané », a notamment indiqué le ministre Naïté.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : un orpailleur retrouvé mort dans une mine d’or à Kintinia

17 mai 2019 à 10 10 11 05115

Un jeune orpailleur a été retrouvé mort hier jeudi, 16 mai 2019, dans une mine d’or située dans la commune rurale de Kintinia (Préfecture de Siguiri). Les circonstances de sa mort ne sont pas encore élucidées, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Le corps sans vie de Blaise Sâa Kondiano, 25 ans, a été retrouvé tard jeudi dans la mine d’or de Koda, située dans la commune rurale de Kintinia. Selon Alpha Kabinè Diallo, membre de la Croix-Rouge locale, c’est son équipe qui a mené les recherches ayant permis de retrouver ce corps. Mais, les circonstances de la mort du jeune homme restent, pour l’heure, inconnues.

« Selon les informations recueillies auprès de la famille, il a quitté la maison à 6 heures du matin pour aller travail. Jusqu’au soir il n’est pas rentré à la maison. C’est ainsi qu’un avis de recherche a été lancé, et les agents de la Croix-Rouge sont descendus dans les mines. Le corps de la victime a été retrouvé dans le trou où il travaillait avec sa machine de concassage. Nous ne connaissons pas encore comment il a trouvé la mort, mais les enquêtes continuent », a-t-il expliqué.

A noter que la victime, Blaise Sâa Kondiano, était marié à une femme et était père de d’un enfant. Il a rejoint sa dernière demeure ce jeudi nuit à Kintinia.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kouroussa : la présumée voleuse d’un bébé arrêtée par des donzos

16 mai 2019 à 17 05 00 05005
image d’archive

Une femme, présumée voleuse d’un bébé de trois semaines, a été mise aux arrêts hier, mercredi 15 mai 2019, dans le district de Kinkini, situé à 10 kilomètres de la commune urbaine de Kouroussa. Madame Fanta Oularé, âgée d’une trentaine d’années, est tombée dans les filets des chasseurs traditionnels de la localité qui ont appris la nouvelle de la disparition du bébé à la radio rurale de Kouroussa, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Fanta Oularé, née en Sierra Léone et domiciliée au quartier Sènkèfara, dans la commune urbaine de Kankan, est mariée et sans enfant. Selon le Lieutenant-colonel Abou Bangoura, commissaire centrale de la police de Kouroussa, « elle a dit qu’elle était à Kouroussa depuis trois jours. Elle passait la nuit dans les marchés et la gare routière en compagnie d’une fillette de 12 ans qui serait son homonyme. Alors, c’est au cours de ces trois jours qu’elle a découvert un nouveau-né dans une famille. D’ailleurs, c’est la semaine dernière qu’on a fait le baptême de cet enfant. Elle est venue dans cette famille, profitant de l’absence de la mère qui était partie se laver, elle a envoyé son homonyme pour prendre l’enfant. Celle là est entrée dans la maison, elle a pris le bébé, elle est venue le lui remettre et elles sont parties ».

Sur les motivations de la présumée voleuse, l’officier de police affirme que la dame dit avoir agit ainsi parce qu’elle n’a pas d’enfant. « Depuis son mariage, elle n’a pas fait d’enfant pour son mari. Donc, c’est suite à cela que sa belle-mère a épousé une autre femme pour son mari. Sa coépouse là a déjà fait un enfant. Depuis, ça n’allait pas entre elle et sa belle-mère. Vu cette humiliation, elle s’est donnée l’idée de trouver un bébé. C’est ainsi qu’elle a dit à son mari à Kankan qu’elle est enceinte, mais qu’elle veut aller faire un petit temps à Conakry. Etant là-bas, elle a informé son mari qu’elle a accouché. Donc, ce dernier lui a demandé de rejoindre le foyer. Selon elle, la grossesse était effective, mais qu’elle a été victime d’un avortement involontaire, qu’elle n’a pas informé son mari pour ça. Donc, sur son chemin de retour, elle a jugé nécessaire de descendre à Kouroussa pour se trouver un enfant », a expliqué le Lieutenant-colonel Bangoura.

Selon nos informations, c’est suite à un communiqué diffué sur les ondes de la radio rurale de Kouroussa que l’arrestation de Fanta Oularé a été rendue possible. Interrogé par notre reporter, le directeur des programmes de la radio rurale de Kouroussa est revenu sur certains détails de cette affaire. « Quand la nouvelle a été diffusée sur la radio, les jeunes du quartier Sogbè, où l’enfant a disparu, ont commencé à dire qu’ils voyaient une femme en maillot de l’équipe nationale guinéenne en compagnie d’une fillette fréquenter la maison, mais qu’elle a disparu. Alors, ils se sont posé la question si ce n’est pas elle qui volé le bébé. Entretemps, on diffusait le communiqué sur la disparition du bébé. Donc hier matin (mercredi), le président de la jeunesse de Kinkini a appelé l’autorité pour dire que les donzos de la localité, qui ont appris la disparition de l’enfant dans les médias, ont arrêté la femme à 4h du matin. C’est ainsi qu’une équipe, composée de la gendarmerie et la police et moi-même, nous sommes allés récupérer l’enfant, la femme ainsi que son homonyme », a dit Facely Condé de la radio rurale de Kouroussa.

Le bébé, de sexe masculin, a été rendu à ses parents. Quant à Fanta Oularé, elle se trouve dans les locaux du commissariat de la police urbaine de Kouroussa. Dans les jours à venir, elle va être présentée à un juge, a-t-on appris.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Sécurité en milieu scolaire : l’initiative policier référent lancée à Siguiri

16 mai 2019 à 13 01 51 05515

Le concept policier référent a été lancé officiellement ce jeudi, 16 mai 2019 dans la ville de Siguiri. C’est une initiative de l’ONG suisse COGINTA, mise en œuvre avec les autorités guinéennes, et qui vise à assurer la sécurité en milieu scolaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Ils sont quinze (15) agents de police choisis dans les effectifs du commissariat central de police de Siguiri, qui vont jouer le rôle de policiers référents dans la ville de Siguiri. Avant le lancement officiel du concept, ces agents ont été formés pendant cinq jours par l’ONG COGINTA sur leurs rôles et responsabilités. Ils devront notamment être en contact régulier avec les élèves dans les écoles pour assurer la sécurité à partir du milieu scolaire.

Selon Justine Neloumngaye, responsable du projet « l’initiative policier référent découle de l’introduction de la police de proximité, ça fait partie de la gouvernance locale de la sécurité. C’est-à-dire qu’il faut coproduire la sécurité. Désormais, ce n’est pas seulement les policiers qui doivent assurer la sécurité des citoyens, mais les citoyens eux-mêmes doivent être impliqués dans leur propre sécurité », a-t-elle expliqué.

A rappeler qu’avant Siguiri, cette initiative policier référent a été lancée à Conakry et d’autres préfectures de la Guinée.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Attaque armée à Siguiri : une importante quantité d’or et de l’argent emportés

16 mai 2019 à 11 11 57 05575

Daba Traoré, orpailleur résidant à Kodiarani 2, district relevant de la sous-préfecture de Doko, a été la cible d’une attaque à mains armées dans la soirée d’hier, mercredi 15 mai 2019. Les assaillants ont emporté une quantité importante quantité d’or et un montant de plus de 50 millions de francs, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant à Siguiri.

L’attaque s’est produite à 20 heures au domicile de la victime. Un groupe d’individus armés est venu surprendre la victime dans sa maison. Les assaillants ont enlevé un sac dans lequel il gardait son or et son argent avant de s’enfuir. « J’ai quitté mon magasin après la prière de 19 heures. Quand je suis rentré, je me suis mis à compter l’argent et trier l’or.

C’est à ce moment que j’ai entendu des coups de feu dehors. Les hommes armés sont ensuite entrés dans ma chambre, ils m’ont demandé de leur donner l’argent sinon ils vont me tuer. Je ne peux pas vous dire exactement combien ils ont emporté. Ce que je sais, c’est que j’avais une somme de 50 millions et 250 grammes d’or dans le sac qu’ils ont emporté. Mais en plus de cela, il y avait là-dans de l’or et de l’argent que je n’avais comptés. Tout est parti », se désole Daba Traoré.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kérouané : 22 dissidents du RPG emprisonnés depuis un mois sans procès

16 mai 2019 à 11 11 32 05325

Les fissures causées par les dernières élections locales continuent de faire des effets dans certaines zones, bastions du RPG Arc-en-ciel. C’est le cas de Komodou, une sous-préfecture située à 42 kilomètres de la ville de Kérouané. 22 personnes qui ont quitté le parti au pouvoir à la veille de ces élections sont emprisonnées dans cette localité depuis un mois, sans jugement. Ces dissidents ont été arrêtés pour s’être opposés au maire issu du RPG Arc-en-ciel, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Selon Laye Karamo Konaté, un citoyen de Komodou, les personnes détenues étaient, pour la plupart, des membres actifs du RPG Arc-en-ciel. Mais, lorsqu’il s’est agi d’élaborer la liste de candidature pour les élections locales du 04 février 2018, ces membres se sont opposés à la décision de la coordination régionale de leur parti de désigner le président de la délégation de Komodou, Ibrahima Kalil Konaté, comme candidat du RPG Arc-en-ciel à la mairie de cette commune rurale.

« C’est ainsi qu’ils ont créé un mouvement indépendant, à sa tête Lancinè Konaté. Après le scrutin, le RPG est sorti vainqueur des élections. Les indépendants se sont opposés à ce résultat, les affrontements ont commencé », rappelle Laye Karamo Konaté.

Malgré l’opposition des indépendants, le candidat du parti au pouvoir a été installé à la tête de la mairie. Mais, ses opposants ont décidé de l’empêcher d’occuper les lieux. Ils ont organisé des manifestations de rue et ont érigé des barricades à l’entrée de la mairie.

C’est dans ces conditions que 22 personnes ont été arrêtées et écrouées depuis un mois, sans jugement. « Ils sont au nombre de 22 personnes : 3 femmes et 19 hommes. Ils sont été arrêtés le 15 avril 2019 à Komodou, puis transférés le 23 du même mois à la prison civile de Kérouané. Parmi eux, il y a une femme très âgée, elle a une médaille pour son dévouement en faveur du RPG ; il y a aussi un enfant de moins de 15 ans. Jusqu’à présent, ils n’ont pas été présentés à un juge », déplore notre interlocuteur.

Interrogé à ce sujet, le préfet de Kérouané, Sékou Tourama Diabaté, a confirmé l’information. Mais, il souligne que cette affaire est gérée par le gouvernorat de Kankan. « J’ai trouvé ce dossier ici, de la manière dont vous l’avez appris c’est comme ça que j’ai appris aussi. Donc depuis lors, ces gens sont en prison, c’est tout ce que je sais dans ce problème. Parce qu’il y a beaucoup de choses qui se racontent par ci, par là.

On m’a dit que c’est un groupe qui se dit indépendant, qui n’a pas reconnu le maire élu. Alors, ils se sont mis à faire du n’importe quoi. C’est ainsi qu’ils ont été arrêtés sur instruction du gouverneur et envoyés en prison. Le procureur n’était même pas là, il est rentré hier. Je suis rentré en contact avec lui ce matin, il m’a dit qu’il venait pour qu’on échange sur beaucoup de dossiers », a dit le préfet.

Selon des sources proches du dossier, les 22 personnes détenues ont constitué un avocat à Conakry. Ce dernier serait même en route pour Kérouané.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Siguiri : 2 personnes tuées dans une mine d’or à Kintinia

15 mai 2019 à 9 09 59 05595

L’exploitation artisanale de l’or continue de faire des victimes dans la préfecture de Siguiri. Deux personnes ont péri dans un nouvel éboulement survenu hier, mardi 14 mai 2019, dans une mine d’or à Kintinia, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Siguiri.

C’est sur la mine d’or de Gnakönö, située dans le district de Kamatiya, relevant de la sous-préfecture de Kintinia que cet éboulement s’est produit. Siné Camara, 49 ans, marié à une femme et père de 8 enfants, et Selh Camara, 36 ans, marié à une femme et père de 3 ans, se sont retrouvés coincés dans le trou. Appelés d’urgence, les agents de la Croix-Rouge locale sont intervenus pour tenter de les sauver, mais en vain. Quand ils ont retrouvé les deux hommes, ils étaient déjà morts.

« C’était entre 11 heures et midi, je suis parti effectuer un contrôle sur la mine. J’ai entendu une femme qui alertait les gens par rapport à un éboulement, et j’ai aussitôt appelé la Croix-Rouge qui est extraire les deux corps du trou. Les victimes sont des frères, ils sont de la même famille. C’est vraiment pitoyable », a expliqué Mory Tenin Camara, le Tömböloma (gardien de la mine).

Les deux victimes ont regagné leur dernière demeure ce mardi à Goukouron, un village de la sous-préfecture de Franwalia, d’où ils sont originaires.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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« Le RPG-AEC est mon tuteur », dit le préfet de Siguiri

14 mai 2019 à 13 01 32 05325
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

Les responsables de 8 sections du RPG Arc-en-ciel de Siguiri étaient chez le nouveau responsable de cette préfecture hier, lundi 13 mai 2019. Ces cadres locaux du parti au pouvoir sont allés souhaiter la bienvenue à leur préfet, Colonel Moussa Condé. Et, ce dernier n’a pas manqué d’exprimer sa joie par rapport à cette visite, le faisant même avec excès, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

De toutes les visites qu’il a reçues depuis sa prise de fonction, c’est certainement celle-ci qui l’a le plus fait plaisir. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre le nouveau préfet de Siguiri devant les responsables des 8 sections locales du RPG Arc-en-ciel, venus lui souhaiter la bienvenue dans la préfecture.

« J’étais aveugle, jusqu’à présent je ne voyais rien à Siguiri, mais maintenant je peux respirer. Beaucoup de personnes étaient venues me saluer depuis mon arrivée, mais je n’avais pas vu mon tuteur. Alors que quand tu viens dans une ville, c’est ton tuteur qui ouvre tes yeux. Maintenant je suis content parce que le RPG Arc-en-ciel est mon tuteur à Siguiri », a déclaré le Colonel Moussa Condé.

Officiellement, les administrateurs territoriaux sont apolitiques en Guinée. Mais, avec ce genre de déclarations, on voit bien que cela relève d’une pure utopie.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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