Trafic de faux billets : l’Ivoirien Yapi Yapo condamné à 20 ans de prison, à Kankan

21 juin 2021 à 16 04 23 06236

Ouvert le lundi, 7 juin dernier, le procès de l’Ivoirien Jean Claude Yapi Yapo a connu épilogue ce lundi, 21 juin 2021, au tribunal de première instance de Kankan. L’accusé a été reconnu coupable des faits de contrefaction ou falsification, détention, transport et mise en circulation de faux billets pour lesquels il était poursuivi. Il a écopé d’une peine de 20 de réclusion criminelle et le paiement d’une amende de six milliards six cent soixante-dix-neuf millions neuf cent soixante millions (6 679 960 000) francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Fonctionnaire au trésor public ivoirien depuis plus de 21 ans, Jean Claude Yapi Yapo a été arrêté le 18 décembre 2020, au grand marché de Kankan, alors qu’il était venu échanger des montants de 20 000 dollars américains et de 5 000 000 de francs CFA en faux billets. La perquisition de sa chambre d’hôtel a permis de saisir des sommes supplémentaires de 10 000 dollars américains et de 1 000 000 de francs CFA. Ce qui fait un total de 30 000 dollars et 6 000 000 de francs CFA en faux billets.

Placé sous mandat de dépôt le 11 janvier 2021, l’accusé a comparu le lundi 7 juin 2021, devant le tribunal de première instance de Kankan, où il a reconnu sans détour les faits articulés contre lui. Jean Claude Yapi Yapo a fait savoir que c’est un fonctionnaire à la retraite qui lui a remis cet argent en Côte d’Ivoire pour qu’il vienne l’échanger en Guinée.

Après les débats, le procureur avait demandé au tribunal de retenir l’accusé dans les liens de la culpabilité, en le condamnant à 20 ans de réclusion criminelle et au paiement d’une amende de 1 milliard 554 millions de francs guinéens. De son côté, l’avocat de la défense avait plaidé coupable, tout en sollicitant des circonstances atténuantes en faveur de son client.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Manifestation à Mandiana : des jeunes en colère menacent de fermer les bureaux du préfet

19 juin 2021 à 16 04 06 06066

Plusieurs jeunes en colère ont envahi ce samedi, 19 juin 2021, les domiciles privés du maire et du préfet de Mandiana. Ils étaient allés exprimer leur désapprobation des résultats du « recrutement des enquêteurs », pour la réalisation des opérations de collecte, organisé récemment par le ministère de l’agriculture et de l’élevage. Ces jeunes ont mis cette occasion à profit pour avertir ces autorités administratives de leur ferme intention d’empêcher, lundi prochain, le fonctionnement de l’administration, notamment dans les bureaux de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mandiana.

Ils sont arrivés sur des motos et ont pris de court le maire Ibrahima Sira Diakité et le préfet Mohamed Lamine Doumbouya. Apparemment, ces autorités ne s’attendaient pas à ce que les jeunes entreprennent une telle démarche, même s’ils avaient averti en début de semaine de leur intention d’empêcher les opérations de recensement dans la préfecture de Mandiana. Mais, c’était sans compter sur la témérité de ces jeunes révoltés par « l’injustice » de certains cadres.

« Nous sommes venus chez le préfet, chez le maire et chez le doyen du village pour leur dire qu’on va fermer lundi les locaux de l’administration générale jusqu’à la satisfaction de nos réclamations qui sont rien d’autre que le recrutement pur et simple de nos jeunes comme prévue dans les conditions de recrutement. Parce que pour nous, c’est de la foutaise maintenant. Il faut voir, on a dit de recruter les jeunes à la base ; mais, à notre fort étonnement, on voit les fils des directeurs de l’élevage, de l’agriculture qui sont venus pour l’enquête de recensement. Donc si  nos revendications ne sont pas prises en compte, rien ne nous empêchera lundi de fermer les portes de l’administration à travers une manifestation pacifique et civilisée », a indiqué Djoumè Diallo, le porte-parole de ces jeunes révoltés.

Pour rappel, la raison de la colère de ces jeunes est liée au recrutement de 44 jeunes pour une enquête initiée par le ministère de l’agriculture. Car, selon les informations, le gouvernement guinéen a bénéficié d’un financement de la Banque mondiale, à travers le projet de développement agricole intégré de Guinée (PDAIG, pour la réalisation du recensement national de l’agriculture et de l’élevage (RNEA). Et, dans cette perspective, le ministère de l’agriculture et de l’élevage a entamé un processus de recrutement national des enquêteurs pour la réalisation des opérations de collecte de données. Les dossiers de candidatures devaient être déposés au plus tard le 1er juin dernier auprès des directeurs préfectoraux de l’agriculture des 33 préfectures du pays (entre autres). Mais, dans les conditions de recrutement de ces enquêteurs, la lettre circulaire de ce recrutement précise que « les candidats doivent être des résidents des préfectures pour lesquelles ils postulent pour être enquêteurs ». C’est ainsi que dans la préfecture de Mandiana, 128 jeunes candidats ont postulé. Mais, à la sortie des résultats, seules 44 personnes ont été retenues pour la préfecture. Et, sur ces 44 retenues, seules 2 personnes sont des résidents de Mandiana. C’est cette situation qui a irrité les jeunes de cette zone aurifère. Ils estiment avoir été lésés dans ce recrutement et ils menacent d’empêcher le déroulement des opérations de recensement dans leur préfecture s’ils ne sont pas rétablis dans leur droit.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

Lire

Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : la position de l’ordre des médecins

18 juin 2021 à 17 05 30 06306
Professeur Hassane Bah, président de l’ordre national des médecins

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, des médecins de l’hôpital régional de Kankan sont poursuivis suite au décès de madame Kandé Mariame, une femme en état de grossesse dans leur centre hospitalier qui ne lui a pas assuré l’assistance médicale appropriée. Déjà, face à la réprobation générale, le gouvernement avait annoncé la suspension des médecins qui ont immédiatement été mis à la disposition de la justice. Et, récemment, monsieur Aly Touré, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, a indiqué que le procès s’ouvrira le 13 juillet.

Pour leur part, c’est à travers un communiqué publié daté d’hier, jeudi 17 juin 2021, que le Conseil national de l’ordre des médecins de Guinée et la coalition nationale des professionnels de santé ont annoncé avoir déjà engagé un collectif d’avocats pour défendre leurs collègues. Il s’agit bien de Dr Mamady Souaré (gynécologue et médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan), Fatoumata Camara (sage-femme) et Dr Fodé Kaba (gynécologue, en service à la maternité de ce centre hospitalier), tous poursuivis pour « homicide involontaire ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué :

Conseil national de l’ordre des médecins de Guinée et la coalition nationale des professionnels de santé

Lire

Humanitaire : Mariame Bah, une guinéenne vivant aux Etats-Unis, offre 500 dollars à 3 orpailleurs de Siguiri coincés à Gaoual

18 juin 2021 à 10 10 37 06376

C’est un geste inattendu, mais très salvateur pour trois jeunes orpailleurs venus de Siguiri et qui sont coincés à Gaoual (une préfecture relevant de la région de Boké) depuis des jours. Madame Mariame Bah, une guinéenne vivant aux Etats-Unis, vient de leur offre 500 dollars pour leur permettre de rentrer chez eux. Elle a entendu leurs cris de détresse sur un reportage vidéo de votre quotidien en ligne Guineematin.com ; et, elle a fait parler son cœur pour leur tirer de la misère de l’illusoire Eldorado de Gaoual.

La remise de cette somme symbolique (mais pleine de signification) a eu lieu hier, jeudi 17 juin 2021. Et, les bénéficiaires sont aux anges.

David Tolno

« Là où je suis comme çà, je ne sais même pas comment dire à la dame merci, ce qu’elle a fait pour nous, je suis tellement fière. On la remercie tellement, je prie Dieu d’agrandir sa chance. Que Dieu aide ses enfants, ses enfants ne vont jamais souffrir. Nous demandons à nos compatriotes qui sont à l’étranger de faire comme Madame Mariame Bah, merci à elle », a dit David Tolno après avoir reçu sa part.

Tout comme ce jeune homme originaire de Guéckédou, l’orpailleur Nouman Doumbouya est très heureux. Il arrive à peine à trouver des mots pour remercier la donatrice.

Nouman Doumbouya

« On ne sait pas quoi dire. Elle est aux États-unis, elle ne nous connaissait pas, on la connaissait pas aussi. C’est une simple vidéo qu’elle a vu et elle nous a amené 500 Dollars. Et, nous avons reçu les 500 Dollars. Ce n’est pas parce qu’elle a l’argent plus que tout le monde. C’est parce que elle a un bon cœur, elle a pitié, c’est une bonne personne. Ce qu’elle a fait pour nous là, ses enfants auront la même chose partout où ils iront. L’argent là c’est comme si elle nous a donné des milliards. Parce qu’on était vraiment coincé, difficilement on trouvait à manger. Merci madame Mariame Bah », a dit Nouman Doumbouya.

Pour madame Mariame Bah (la donatrice), cette guinéenne vivant à Atlanta aux Etats-Unis, elle a été très touchée par les cris de détresse de ces jeunes orpailleurs arrivaient à peine à trouver à manger.

« Lorsque j’ai vu la vidéo, je n’ai pas pu dormir. Je me suis dit qu’il faut que je fasse quelque chose pour eux. Mais, je souhaite qu’ils rentrent chez eux, il ne faut pas qu’ils souffrent là-bas encore », a indiqué Mariame Bah à notre téléphone. 

De Gaoual, Amadou Lama Diallo envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 621686148

Lire

Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : une 3ème personne inculpée, le procès s’ouvre le 13 juillet

17 juin 2021 à 17 05 10 06106
Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

Les agents de santé inculpés suite à la mort d’une femme enceinte à l’hôpital régional de Kankan vont bientôt s’expliquer devant la justice. Leur procès va s’ouvrir le 13 juillet 2021, au tribunal de première instance de Kankan. C’est le chef du parquet de cette juridiction qui l’a annoncé au cours d’un point de presse ce jeudi, 17 juin 2021, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ils sont désormais trois personnes poursuivies pour « homicide involontaire » dans cette affaire : Dr Mamady Souaré, gynécologue et médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan, Fatoumata Camara, sage-femme, et Dr Fodé Kaba, gynécologue, en service à la maternité de ce centre hospitalier. Les deux premiers sont détenus depuis quelques semaines à la Maison centrale de Kankan et le troisième a été inculpé hier.

« Hier (mercredi 16 juin 2021), le juge d’instruction a procédé à l’audition en tant que témoin de Dr Fodé Kaba, le second gynécologue en service à l’hôpital régional de Kankan. Suite à son audition, le juge a constaté que les faits étaient suffisamment graves à son endroit et qu’il y avait des charges de nature à motiver son inculpation pour les faits d’homicide involontaire », a indiqué Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan.

Mais contrairement à ses coaccusés, Dr Kaba, lui, reste pour le moment en liberté. Selon Aly Touré, cette décision fait suite à une doléance faite par le collège des médecins de l’hôpital, en rapport avec le gouverneur de Kankan. Ces derniers ont plaidé auprès du parquet pour que l’intéressé ne soit pas placé en détention. Car il est actuellement le seul médecin gynécologue en service à l’hôpital régional de Kankan.

« Il fallait donc par humanisme, puisque la justice aussi a un visage humaniste, prendre en considération cette doléance. Donc pour le moment, Dr Kaba va assurer la permanence jusqu’à ce que la maternité de l’hôpital régional de Kankan soit pourvu en médecin spécialiste », a laissé entendre le procureur de Kankan.

A rappeler que c’est le 15 mai 2021 que Mariame Kandé, une jeune femme enceinte de 11 semaines, est décédée à la maternité de l’hôpital régional de Kankan. Sa famille avait accusé les médecins d’avoir abandonné la patiente parce que le montant de 700.000 francs guinéens qu’ils avaient réclamé pour son traitement n’avait pas été payé.

L’affaire avait suscité une vive indignation à travers le pays. Ce qui avait amené le gouvernement à réagir, annonçant la suspension du chef de la maternité et de la sage-femme qui s’occupait de la patiente et assurant que la justice va faire la lumière sur cette situation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

Lire

Kankan : des parieurs en colère saccagent les kiosques de Guinée Games

15 juin 2021 à 20 08 27 06276

A Kankan, plusieurs parieurs sont en colère contre Guinée Games. Une colère qu’ils sont sortis exprimer dans la rue ce mardi, 15 juin 2021, en saccageant les kiosques de la société de pari. Ils accusent l’entreprise d’avoir refusé de leur verser leur gain, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Tout a commencé dimanche dernier. Plusieurs jeunes ont misé sur une large victoire du Brésil qui affrontait le Venezuela en ouverture de la Copa America. Pari réussi, puisque les coéquipiers de Neymar s’étaient imposés avec un score de 3-0 devant leur adversaire. Mais alors qu’ils se voyaient déjà millionnaires, les parieurs qui avaient fait le choix gagnant, ont été surpris d’apprendre que la liste dont ils se sont servis pour jouer n’était pas valable.

 « C’est bien vrai qu’il n’y avait pas de liste méga avec les gérants des kiosques de pari. Mais elle existait sur internet et dans les machines, ils ne l’ont pas annulée, donc nous avons joué. Moi, j’ai pris trois tickets qui ont tous gagné. Je dois avoir 7.756.000 de francs. Maintenant, nous sommes allés au siège, ils nous ont dit que cette liste n’était pas valable. Nous, nous n’avons pas fait d’erreur, c’est eux qui ont fait des erreurs ; donc, ils doivent nous donner notre argent », a déclaré Mohamed Diallo, l’un des parieurs en colère.

Mory Keïta, lui, indique que Guinée Games lui doit un gain de 8 000 000 de francs. « J’ai gagné 8 000 000 de francs guinéens, mais ils refusent de me donner mon argent. Là où moi je suis comme ça, même s’ils me donnent 3.000.000 de francs, je vais l’accepter. Moi, je lave les véhicules pour avoir de l’argent et jouer. Moi, je n’ai pas été au siège, parce que je ne veux pas de problèmes. Je suis pauvre, je n’ai rien et je ne veux pas aller en prison. C’est pourquoi je ne suis pas sorti dans la rue, comme le font les autres », a-t-il dit.

Ceux qui sont descendus dans la rue ont fait le tour de la ville, saccageant plusieurs kiosques de la société Guinée Games. Kerfalla Kanté accuse ces jeunes en colère d’avoir emporté son argent et la machine avec laquelle il travaillait. « Ce matin, j’étais dans mon kiosque, lorsqu’un groupe de jeunes est venu m’attaquer. Ils étaient nombreux. Ils m’ont dit qu’ils ont gagné et qu’on refuse de payer leur argent. Ils sont rentrés dans mon kiosque pour prendre l’argent que je devais verser ce matin, 7 000 000 de francs, et ma machine aussi », a déclaré ce gérant d’un kiosque de pari.

Quant à l’agence locale de la société Guinée Games, elle est gardée par plusieurs policiers. Joint au téléphone, Moussa Diabaté, le responsable commercial de cette agence, n’a pas voulu s’exprimer sur le sujet. Il a tout simplement annoncé qu’il se trouvait à la police pour déposer une plainte.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Les jeunes de Siguirikoura1 en colère : « le régime d’Alpha condé est une tortue, il faut le chauffer pour qu’il sorte sa tête »

15 juin 2021 à 17 05 11 06116
Mairie de la commune urbaine de Siguiri

Sauf changement de dernières minutes, les jeunes de Siguirikoura1 (un quartier de la commune urbaine de Siguiri) vont battre le pavé jeudi prochain, 17 juin 2021, pour réclamer la reprise des travaux de pavage des routes de leur quartier. Apparemment, ils sont lassés des fausses promesses ; et, désormais, ils comptent utiliser le langage de la rue pour attirer l’attention des autorités sur leur situation. Ces jeunes disent avoir compris que « le régime d’Alpha Condé est une tortue » qu’il faut chauffer le derrière.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, les travaux de pavage des voiries du quartier Siguirikoura1 ont été lancés à la veille des élections communales de février 2018 en Guinée. Ces travaux avaient démarré avec faste pour s’arrêter au lendemain de ce scrutin communautaire. Et depuis, les habitants du quartier attendent la reprise des travaux, en vain.

Ainsi, lassé de l’interminable attente, les populations de ce quartier de la commune urbaine de Siguiri, notamment les jeunes, veulent passer à la vitesse supérieure. Et, dans leur initiative, une « marche pacifique » pour se faire entendre des autorités qui font jusque-là sourde oreille à leur sollicitation. Ils comptent investir la rue jeudi prochain et promettent d’y rester jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

« Au préambule des élections communales passées, les autorités sont venues lancer les travaux de pavage de notre voirie. Après les élections, les travaux ont été arrêtés. Et, jusqu’à présent nous sommes sur ça. Aujourd’hui il est difficile d’accéder à une concession dans le quartier. L’hivernage passée, un enfant a perdu la vie dans un caniveau. A chaque fois qu’on écrit aux autorités, elles nous disent d’attendre. Il y a deux mois, le quartier Faraniko a paralysé la ville de Siguiri. Et, le gouvernement a satisfait la réclamation de ce quartier. Le régime d’Alpha Condé est une tortue, il faut le chauffer pour qu’il sorte sa tête. C’est pourquoi, le 17 juin 2021, nous allons manifester jusqu’à la satisfaction de nos réclamations. C’est la voie que le régime d’Alpha Condé nous a tracé », a martelé Mamoudou Bana Camara, le secrétaire général des jeunes de Siguirikoura1.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Kinièbakoura (Siguiri) : le maire Mohamed Keïta accusé de favoritisme dans la gestion des fonds d’investissement

15 juin 2021 à 15 03 46 06466

Depuis deux ans, les bureaux de l’exécutif communal de la commune rurale de Kinièbakoura (une localité située à environ 15 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Siguiri) sont fermés. Le maire de la localité, Mohamed Keïta, aurait déserté du siège de la commune depuis 2019, après avoir été agressé par des jeunes du district de Kinièbakoura Centre. Depuis, il s’est établi dans le district de Djomabana avec le receveur communal et même le secrétaire général de la commune. Et, à Kinièbakoura Centre, on l’accuse d’utiliser les recettes de la commune pour financer des activités développement dans les secteurs qui lui sont uniquement favorables. Et, depuis que Djomabana (le district d’origine du maire Mohamed Keïta) a été érigé en sous-préfecture, les populations de Kinièbakoura soupçonnent Mohamed Keïta d’octroyer les fonds de Kinièbakoura aux groupements de Djomabana.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est en 2019 que la crise de confiance a commencé à s’installer entre le maire Mohamed Keïta et ses administrés du district Kinièbakoura Centre. Et, c’était autour de la désignation d’un président de la jeunesse dudit district. Les tiraillements entre l’autorité communale et les populations de Kinièbakoura Centre s’étaient soldés par un conflit. Un conflit au cours duquel le maire Mohamed Keïta avait été molesté dans son bureau par des groupes de jeunes.

Mamady I Kéita, maire de Kinièbakoura

Après cet acte, le maire Mohamed Keïta a déménagé à Djomabana. Il est parti avec le receveur communal, le secrétaire général et quelques conseillers communaux qui lui sont favorables. Et depuis, le siège de la mairie à Kinièbakoura est fermé. Et, l’exécutif communal travaille à partir du district de Djomabana, sans associer les conseillers élus de Kinièbakoura à sa gestion. Egalement, on apprend qu’il n’invite même pas le président de district de Kinièbakoura aux réunions qu’il convoque au nom de la commune à Djomabana.

« C’est un confit qui date de 2019. Certains jeunes se sont opposés au maire, parce que le maire avait prononcé des propos déplacés à  l’encontre des sages de Kinièbakoura. Personnellement, j’ai été mis aux arrêts, accusé d’être le cerveau de l’agression du maire, j’ai fait 6 mois de prison. Et, le maire a fermé son bureau en le transférant dans son district natal Djomabana. Aujourd’hui, nous (populations du district de Kinièbakoura) sommes ignorés complètement. L’année passée, aucun groupement de Kinièbakoura, ni les secteurs relevant de Kinièbakoura, n’ont bénéficié du fonds de FODEL (fonds de développement local).

Pourtant, le maire recouvre des recettes sur le territoire du district de Kinièbakoura. L’année passée, nous avons déposé plus d’un milliard de nos francs. Et, aucune brique n’a été posée chez nous. Aujourd’hui, nous sommes très inquiets. Son district natal (Djomabana) est érigé en sous-préfecture à sa demande. Il est en train d’octroyer les fonds FODEL aux groupements de son district et les secteurs rattachés à Djomabana », a indiqué Karikan Traoré, le président du district de Kinièbakoura.

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, le maire Mohamed Keïta n’a pas voulu répondre à nos questions.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinéematin.com

Lire

Siguiri : Tidiane Traoré, ancien ministre d’Alpha Condé, accusé de détournement d’un véhicule

15 juin 2021 à 12 12 00 06006
Elhadj Ahmed Tidiane Traoré, ancien ministre des Transports

C’est une ‘’Mercedes 220’’ qui colle à la peau d’Elhadj Tidiane Traoré, l’ancien ministre délégué aux Transports du régime Alpha Condé. Il est pointé du doigt par Soma Touré, le président préfectoral de la confrérie des chasseurs de Siguiri et porte-parole de l’Union Manding. Ce dernier l’accuse ouvertement du détournement de son véhicule que le président Alpha Condé lui aurait offert au lendemain de l’élection présidentielle de 2015.

Selon des informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Siguiri, l’ancien ministre des transports a abusé de la confiance du chef de l’Etat pour faire main basse sur le véhicule de Soma Touré. Et, ce dernier ne compte plus se taire, d’autant plus qu’il soupçonne une mauvaise foi du ministre Elhadj Tidiane Traoré dans cette affaire.

Soma Touré, président des chasseurs de Siguiri

« Je vous parle et j’assume ! Car, j’ai toutes les preuves contre le ministre Tidiane Traoré pour le détournement de mon véhicule. Pendant la présidentielle 2015, j’ai utilisé mon véhicule et mon argent. Mon véhicule a été endommagé. Le président a pris l’engagement de rembourser le véhicule. Et, il a remis mon véhicule à Tidiane Traoré qui devait me le remettre à son tour. Quand la présidentielle de 2020 a été annoncée, j’ai rencontré Tidiane Traoré dans son domicile ici à Siguiri. Le président a appelé Tidiane Traoré et lui a posé la question « pourquoi  Soma n’a pas véhicule ? »  Et, Tidiane m’a plaidé d’attendre la fin des élections pour me rembourser. Et récemment, ma femme Ramatoulaye Diallo a réussi à rencontrer le président Alpha Condé à Conakry, Tidiane nous a donné un délai de deux mois. Cela fait aujourd’hui 4 mois. Et, quand je l’appelle au téléphone, il me répond qu’il n’a plus rien. Par son influence, aujourd’hui, Tidiane Traoré détourne mon véhicule », a accusé Soma Touré.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guinéematin.com

Lire

Bagarre entre 2 groupes de jeunes à Senkèfara 2 (Kankan) : un jeune poignardé

14 juin 2021 à 16 04 46 06466

Les faits se sont produits dans la nuit d’hier, dimanche 13 juin 2021, au quartier Senkèfara 2, dans la commune urbaine de Kankan. Sékouba Sangaré, un élève de la 10ème année, a été roué de coups et finalement poignardé au dos par un groupe de jeunes. Il a été admis à l’hôpital régional de Kankan pour soins ; et, une plainte une plainte a déjà été déposée à la police contre ses agresseurs.

Selon les informations confiées ce lundi au correspondant de Guineematin.com dans la ville de Nabaya, c’est aux environs de 23heures30’ que ce jeune élève a été agressé. C’était lors d’une bagarre rangé entre son groupe et un autre groupe rival. Une bagarre qui a éclaté en marge d’un show de la rue (Faré-Gnakhi) organisé par le groupe de la victime de cette agression.

« C’est vers 23heures30’ que ce groupe de jeunes (les agresseurs) est venu éteindre le moteur. Après, il y a eu des cris partout. Mais, puisque les membres de notre groupe avaient tous arboré un même t-shirt, ils (les agresseurs) nous repéraient à l’aide de ça. Maintenant, Sékouba, la victime, avait jugé bon de rassembler les chaises qu’on avait louées. Donc, c’est là-bas qu’ils sont allés le prendre pour le frapper avant de le poignarder au dos », a témoigné Mory Traoré, un témoin de cette bagarre.

A en croire notre source, la bagarre de ce dimanche est la suite des hostilités engagées depuis samedi entre ces deux groupes rivaux au cours d’un show de la rue.

« Avant-hier, au cours d’une organisation, les mêmes jeunes sont venus. Ils ont tenté de voler les chaises, on s’est opposé à eux et on les a chassé des lieux. Donc, c’est pourquoi ils sont revenus hier soir avec d’autres intentions » a confié Mory Traoré.

Aux dernières nouvelles, la famille de Sékouba Sangaré (le jeune qui a été poignardé) a porté plainte au commissariat central de police de Kankan et une enquête a été ouverte pour tenter de mettre main sur les membres du groupe qui a agressé ce jeune élève.

« On a porté plainte au commissariat de police, le commissaire a dit aux jeunes de notre quartier de prendre son contact et de l’informé dès qu’ils verront ceux qui ont poignardé notre frère », a indiqué Djénabou Kouyaté, la tante de la victime de cette blessure.

A noter que Sékouba Sangaré se trouve actuellement à l’hôpital régional de Kankan où il continue de recevoir des soins.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Électricité : 14 groupes électrogènes pour la ville de Kankan

14 juin 2021 à 13 01 19 06196

Pour pallier au déficit énergétique, la ville de Kankan vient de bénéficier de quatorze nouveaux groupes électrogènes. La cérémonie officielle pour la remise de ces groupes a été organisée hier, dimanche 13 juin 2021, dans l’enceinte de la centrale thermique, en présence des autorités de Kankan. C’est la ministre de l’énergie, Bountouraby Yattara et son homologue Bouréma Condé, de l’Administration du territoire et de la décentralisation, qui ont co-présidé la remise de ces groupes électrogènes à la société EDG (électricité de Guinée), rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la capitale de la Haute Guinée.

Après les tempêtes de réclamations (manifestation contre le manque de courant) pour l’électrification de Kankan, le président Alpha Condé fait face cette ville qui a contribué à son élection à la tête de la Guinée pour son actuel troisième mandat. Et, pour ce premier geste, le chef de l’Etat a offert 14 groupes électrogènes à la ville de Nabaya pour booster la capacité de production locale de l’EDG en termes d’électricité.

A la cérémonie de remise de ces groupes électrogènes, la ministre de l’Energie, Bountouraby Yattara, a fait savoir que Kankan a toujours fait partie des priorités du président Alpha Condé dans son ambition d’électrification de la Guinée.

Bountouraby YATTARA, ministre de l’Energie

« Le président de la république a souhaité l’électrification de la Guinée ; et, dans ce cadre, Kankan est parmi les priorités. C’est pour cette raison qu’il s’est lui-même employé à donner 14 groupes à la ville de Kankan. Je rappelle que quand il venait, Kankan n’avait que 4 MW. Donc, aujourd’hui, avec ces groupes, Kankan dispose désormais plus de 14 MGW d’électricité qui vont être suivis du groupe de 20 MGW que nous allons installés très prochainement ici », a dit la ministre Bountouraby Yattara.

Ces groupes électrogènes arrivent à Kankan à un moment certains quartiers de la ville n’ont jamais connu le courant électrique. Ces quartiers n’ont même jamais eu d’installation électrique. Mais, pour le directeur général de l’EDG, Bangaly Mathy, cette situation est due à un « problème de réseau » qui va être résolu au fur et à mesure.

Bangaly MAHTY, Directeur Général EDG

« C’est normal qu’il y ait des quartiers qui n’ont pas de courant. Parce qu’en réalité ce n’est pas un problème de courant, mais un problème de réseau. Donc, comme partout ailleurs, il y a des quartiers qui n’ont pas d’installation, ça c’est d’autres projets. On va continuer à installer des poteaux et des fils, évidement tout ça ne se fait pas en un seul jour. C’est des projets de longues halènes, mais il y a un projet en cours pour faire l’extension du réseau de Kankan », a indiqué Bangaly Mathy.

Pour le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, général Bouréma Condé, ce don du chef de l’Etat est une réponse aux troubles que la ville de Kankan a connus il y a des mois.

Bouréma CONDE, ministre l’administration du térritoire et de la décentralisation

« C’est un sentiment de satisfaction pour un natif de Kankan et pour les populations de Kankan. C’est comme pour répondre à ce que Kankan a connu il y a quelques mois comme troubles pour dire nous voulons du courant. Et, comme vous savez le Pr Alpha Condé c’est la détermination d’aller à la résolution de ses engagements, c’est ce qui est fait aujourd’hui » a dit le ministre Bouréma Condé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Mandiana : des jeunes menacent d’empêcher le recensement national de l’agriculture et de l’élevage

13 juin 2021 à 10 10 59 06596

Plusieurs jeunes en colère, accompagnés de quelques secrétaires locaux du RPG arc-en-ciel et des chefs des quartiers de la commune urbaine de Mandiana ont envahi la résidence du préfet de Mandiana le vendredi dernier, 12 juin 2021. Ces jeunes ont tenu à exprimer leur désapprobation des résultats du « recrutement d’enquêteurs pour la réalisation des opérations de collecte » organisé récemment par le ministère de l’agriculture et de l’élevage. Ils dénoncent l’absence notoire des jeunes de Mandiana dans la liste des enquêteurs retenus pour cette préfecture et menacent d’empêcher les opérations de recensement dans leur localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mandiana.

Selon nos informations, le gouvernement guinéen a bénéficié d’un financement de la banque mondiale, à travers le projet de développement agricole intégré de Guinée (PDAIG, pour la réalisation du recensement national de l’agriculture et de l’élevage (RNEA). Et, dans cette perspective, le ministère de l’agriculture et de l’élevage a entamé un processus de recrutement national des enquêteurs pour la réalisation des opérations de collecte de données. Les dossiers de candidatures devaient être déposés au plus tard le 1er juin dernier au près des directeurs préfectoraux de l’agriculture des 33 préfectures du pays (entre autres). Mais, dans les conditions de recrutement de ces enquêteurs, la lettre circulaire ce recrutement précise que « les candidats doivent être des résidents des préfectures pour lesquelles ils postulent pour être enquêteurs ». C’est ainsi que dans la préfecture de Mandiana, 128 jeunes candidats ont postulé. Mais, à la sortie des résultats, seules 44 personnes ont été retenues pour la préfecture. Et, sur ces 44 retenues, seules 2 personnes sont des résidents de Mandiana. C’est cette situation qui a irrité les jeunes de cette zone aurifère. Ils estiment avoir été lésés dans ce recrutement et ils sont allés ce vendredi chez le préfet pour exprimer leur déception mêlée de colère. D’ailleurs, ils menacent d’empêcher le déroulement des opérations de recensement dans leur préfecture s’ils ne sont pas rétablis dans leur droit.

« Nous avons rencontré le préfet se soir sur ce sujet, mais il (le préfet) nous a informé qu’il a parlé avec le ministre et que le ministre a dit qu’on peut envoyer un jeune de Faranah à Mandiana, parce que le recensement est national. Mais, ce qu’on arrêté en assemblée après la rencontre avec le préfet, ce que si les jeunes de Mandiana qui ont postulé ici ne sont pas retenus, ceux viendront pour ce recensement ne vont pas travailler. Parce que les conditions de travail ont été claires : ce sont les résidents des préfectures. Et, ceux qui ont été retenus ne sont pas de Mandiana, ils n’ont jamais été à Mandiana, ils n’ont même pas déposé leurs dossiers à Mandiana ici. Sur 128 qui ont déposé à Mandiana ici, seulement 2 personnes ont été retenues sur les 44 présélectionnées. Le reste on ne sait comment ils ont pris ça », a indiqué Loncény Koulibaly, le porte-parole de ces jeunes en colère.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 00224 625 81 03 26

Lire

Kankan : une mère risque jusqu’à 5 ans de prison pour avoir abandonné son enfant de 9 mois pour 3 semaines

10 juin 2021 à 15 03 46 06466

C’est un enfant qu’elle a eu à Siguiri avec un homme autre que son mari. Elle l’a gardé neuf mois informé sa famille. Et, quand elle a voulu rentrer chez elle à Dabola (où son mari l’attendait), elle a jugé utile de se débarrasser de ce bébé qui allait surement la couvrir de honte. Ainsi, elle l’a abandonné, il y a un peu plus de trois semaines, à Kabada II, un quartier de la commune urbaine de Kankan. Mais, apparemment, elle n’a pas pu se résoudre à l’idée de perdre cet être qu’elle a porté des mois durant dans son ventre. Aujourd’hui est de retour à Kankan et souhaite récupérer son enfant des mains de la femme qui l’a ramassé. La justice s’est déjà saisi de l’affaire et cette nourrice risque jusqu’à 5 ans de prison pour abandon d’enfant, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Selon nos informations, cette pauvre femme est originaire de la sous-préfecture de Batè Nafadji (dans la préfecture de Kankan) et est mariée à Dabola. Seulement, elle a quitté son foyer pour aller à Siguiri à la recherche de travail dans une mine d’or. Malheureusement, sa quête de boulot s’est soldée par une grossesse non désirée à la suite de relations qu’elle a eu avec un homme sur place. Elle a porté cette grossesse et a fini par mettre au monde un bébé (une fille). Elle a pris soin de lui pendant 9 mois ; et ceci, malgré le fait que l’homme qui l’avait mis enceinte n’a pas reconnu sa grossesse. Mais, quand il s’est agit pour elle de rentrer chez son mari à Dabola, elle a abandonné ce nourrisson à Kabada Ⅱ.

« Je suis chez une vendeuse d’haricot d’ici à Kankan. Quand j’ai quitté Siguiri, je suis venue chez Biriki Momo. J’ai quitté là-bas (chez Biriki Momo) parce j’avais mon enfant avec moi et je l’ai jeté au quartier Kabada II. C’est à cause de la peur de mes parents que j’ai jeté mon enfant, parce qu’ils ne savaient pas que j’avais eu un enfant hors mariage. Je ne veux pas mettre ma mère dans la honte, c’est pourquoi j’ai jeté mon fils. Mon mari se trouve à Dabola et le père de mon enfant se trouve à Siguiri, il n’a pas reconnu ma grossesse », a-t-elle expliqué sous anonymat.

A présent, cette pauvre femme veut récupérer son enfant. Apparemment, elle est décidée à élever sa fille, même au prix des insultes de sa famille et d’une éventuelle répudiation de la part de son mari.

« Je demande aux personnes de bonnes volontés de me venir en aide, qu’elles aillent demander pardon à la dame qui a pris mon enfant pour que moi-même je prenne soins d’elle (le bébé). Je ne vais plus lui faire du mal. Là où j’étais, on ne m’a rien fait là-bas. C’est à cause de mon enfant que j’ai quitté, parce que mes parents connaissaient le lieu c’est pourquoi j’ai vite quitté là-bas. Et, je suis en désaccord avec mon mari », a-t-elle fait savoir.

En Guinée, l’abandon (ou le délaissement) d’enfant est prévu et puni par loi. Car, le code pénal, dans son article 295, stipule que : « Le délaissement, en un lieu quelconque, d’une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état physique ou psychique est puni d’un emprisonnement de 1 à 3 ans et d’une amende de 500.000 à 5.000.000 de francs guinéens ». Cependant, pour le cas de cette femme, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré, relève une « circonstance aggravante » qui pourrait amener un tribunal à condamner la mère jusqu’à 5 ans de prison.

« Le fait pour cette femme de jeter son enfant à un endroit qui ne permet pas à l’enfant de se protéger lui-même est une infraction. C’est ce qu’on appel le délaissement d’un enfant ; et c’est prévu par l’article 295 du code pénal guinéen, qui prévoit une peine allant d’un an à 3ans d’emprisonnement.

Maintenant, la circonstance aggravante dans cette situation, c’est parce que la personne qui a délaissée l’enfant est la mère biologique de l’enfant. Si c’était une autre personne, c’est jusqu’à 3 ans. Mais, puisqu’il s’agit des ascendants, c’est la maman, la peine va jusqu’à 5ans d’emprisonnement et l’amende jusqu’à dix millions francs », a expliqué le procureur Aly Touré.

Par ailleurs, ce parquetier a laissé entendre que le tribunal pour enfant s’est déjà saisi du dossier de cette femme et a placé l’enfant délaissé dans une famille d’accueille. « C’est à lui (le tribunal) de décider si la maman peut récupérer son enfant ou non », a précisé le procureur Aly Touré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Lèro (Siguiri) : un bébé à une tête, 2 visages, 4 yeux et 2 bouches

9 juin 2021 à 18 06 04 06046

« Un enfant avec une tête et deux visages. Et, sur chaque visage, il y avait les deux yeux avec un nez de deux narines. Il y avait une première bouche qui a les dents et l’autre bouche avait une pente labiale ».

C’est un fait inédit qu’on entendait jusque-là que dans les contes et légendes de chez nous. La semaine dernière, une femme a mis au monde un bébé qui a une tête, deux visages, quatre yeux et deux bouches à Léro, un district relevant de la sous-préfecture de Siguirini, préfecture de Siguiri. Le nouveau-né, de sexe masculin, est mort quelques heures après sa naissance.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ce bébé souffrait d’une « malformation congénitale » qui a été détectée avant même sa naissance.

« Ce jour, on a reçu la dame avec une grossesse en série terme ; donc, en échographie, on a constaté que c’est un cas d’hydramnios avec une malformation en cours. Nous n’avons pas pu détecter le degré de la malformation ; mais, l’hydramnios était sévère. Alors, on a procédé à l’accouchement ; et après, on a pu collecter autour de la dame une bonne quantité de liquide amniotique. C’est une malformation qu’on n’a jamais vu. C’était un enfant avec une tête et deux visages. Et, sur chaque visage, il y avait les deux yeux avec un nez de deux narines. Il y avait une première bouche qui a les dents et l’autre bouche avait une pente labiale » a confié une source médicale.

On apprend que ce nouveau-né n’a vécu que quelques heures. Puis, il a rendu l’âme sans que sa mère ne voit son visage. « L’enfant n’a pas survécu. On a tout fait pour ne pas que la maman le voit. On a traité le corps de l’enfant et on a remis au père. La mère a régulièrement été suivie et elle a été libérée dans les meilleures conditions », a indiqué notre source.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Trafic de faux billets : l’Ivoirien Jean Claude Yapi Yapo, jugé à Kankan

8 juin 2021 à 15 03 35 06356

Le procès de Jean Claude Yapi Yapo, un citoyen ivoirien accusé de trafic de faux billets, s’est tenu hier, lundi 7 juin 2021, au tribunal de première instance de Kankan. L’accusé a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, et le procureur a réclamé une peine de 20 ans de réclusion criminelle contre lui, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Fonctionnaire au trésor public ivoirien depuis plus de 21 ans, Jean Claude Yapi Yapo a été arrêté le 18 décembre 2020, au grand marché de Kankan, alors qu’il était venu échanger des montants de 20 000 dollars américains et de 5 000 000 de francs CFA en faux billets. La perquisition de sa chambre d’hôtel a permis de saisir des sommes supplémentaires de 10 000 dollars américains et de 1 000 000 de francs CFA. Ce qui fait un total de 30 000 dollars et 6 000 000 de francs CFA en faux billets.

Placé sous mandat de dépôt le 11 janvier 2021, l’accusé a comparu ce lundi 8 juin devant le tribunal de première instance de Kankan, où il a reconnu sans détour les faits articulés contre lui. Jean Claude Yapi Yapo a fait savoir que c’est un fonctionnaire à la retraite qui lui a remis cet argent en Côte d’Ivoire pour qu’il vienne l’échanger en Guinée.

Après les débats, le procureur a demandé au tribunal de retenir l’accusé dans les liens de la culpabilité de contrefaçon et détention de fausse monnaie, en application des articles 602 et 603 du Code pénal. Pour la répression, Aly Touré a requis 20 ans de réclusion criminelle et le paiement d’une amende de 1 milliard 554 millions de francs guinéens contre Yapi Yapo.

Une demande à laquelle s’est opposé l’avocat de la défense. Tout en plaidant coupable, Me Koné a réclamé des circonstances atténuantes en faveur de son client. Il a souhaité que l’accusé soit condamné à 10 ans d’emprisonnement assorti de 9 ans de sursis.

Après avoir entendu les différentes parties, le juge Ansoumane Kpoghomou a renvoyé le dossier 21 juin 2021 pour rendre sa décision.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com    

Lire

Kankan : le corps de Daouda Condé, retrouvé dans le fleuve Milo

5 juin 2021 à 14 02 38 06386

Deux jours après sa disparition, Daouda Condé, un jeune homme résidant au quartier Briqueterie, dans la ville de Kankan, a été retrouvé mort. Son corps a été repêché du fleuve Milo, ce samedi 5 juin 2021, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Après une journée de recherches infructueuses hier, c’est finalement dans la matinée de ce samedi que le corps de Daouda Condé a été retrouvé. Le jeune homme était porté disparu depuis jeudi soir dans le fleuve Milo, où il était parti se baigner. 

Moussa Doumbouya, chef du quartier Briqueterie

« Ce sont des jeunes qui sont allés m’informer de la disparition de Daouda Condé. On a mobilisé les jeunes des quartiers Energie et Briqueterie pour mener des recherches. Hier, on est resté ici jusqu’à 21 heures, mais on ne l’a pas retrouvé. C’est ce matin qu’on a retrouvé son corps sans vie dans le fleuve », a indiqué Moussa Doumbouya, chef du quartier Briqueterie.

Mamoudou Condé, oncle du défunt

La famille de Daouda Condé, les autorités du quartier et plusieurs jeunes se sont mobilisés pour l’inhumer au bord du fleuve Milo. Mamoudou Condé, l’oncle de la victime, retient de lui un bon comportement. « Il avait un bon comportement. En tous cas, c’est ce que tout le monde dit. Il était très humble et suivait bien son métier, parce qu’il était menuiser. On est vraiment touchés par sa disparition. Mais c’est la volonté de Dieu, on doit l’accepter », a dit le père de famille.

Sidiki Belmando Kaba, directeur communal de la jeunesse de Kankan

Selon les témoignages, plus de cinq personnes meurent chaque année dans cette partie du fleuve Milo. Face à cette situation, Sidiki Belmando Kaba, directeur communal de la jeunesse de Kankan, appelle les parents à la vigilance. « J’appelle les parents à veiller sur les enfants. S’ils viennent ensemble au fleuve ou si les enfants quittent la maison pour le fleuve, les parents doivent jouer leur rôle ».

Selon nos informations, Daouda Condé, 28 ans, devait se marier dans les prochains jours.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Kankan : un jeune porté disparu au fleuve Milo

4 juin 2021 à 16 04 42 06426

Un jeune homme est porté disparu depuis hier soir, jeudi 3 juin 2021, au fleuve Milo, à Kankan. Daouda Condé, résidant au quartier Briqueterie, était parti se baigner dans ce fleuve.

Ce sont des jeunes qui jouaient au bord du fleuve qui ont constaté sa disparition. Ils ont alerté ses parents, qui ont aussi informé les autorités du quartier. Ce vendredi matin, les autorités ont mobilisé les pêcheurs et d’autres plongeurs pour tenter de le retrouver.

Après plusieurs heures de recherches, Daouda Condé reste toujours introuvable.

Nous y reviendrons !

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

Lire

Affrontements à la machette à Tinti-Oulén (Kankan) : plus de 15 blessés !

3 juin 2021 à 20 08 20 06206

Située à 22 heures kilomètres de la commune urbaine de Kankan, la sous-préfecture de Tinti-Oulén a été le théâtre de violentes échauffourées mardi dernier, 1er juin 2021. Et, ce sont les habitants des districts de Bako-Fadou et Dabola, opposés par un conflit domanial, qui se sont affrontés à la machette dans un champ. Cet accrochage a fait plus de 15 blessés.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, les communautés de ces deux districts voisins se disputent la paternité d’un champ agricole depuis 2018. Mais, leur différend avait déjà été réglé par le tribunal de Kankan qui, à travers une décision, avait partagé le domaine entre les deux districts. Une délimitation avait même été faite pour éviter le débordement de l’un ou de l’autre des camps. Malheureusement, cette décision de justice, aussi réfléchie soit-elle, n’a pas suffit aux deux communautés pour enterrer la hache de guerre en vue d’une cohabitation pacifique. Et, mardi dernier, à la surprise générale, elles sont en venues aux mains. Elles se sont affrontées avec des machettes sans faire de mort. Mais, plus de 15 personnes ont été blessés et transportées à l’hôpital régional de Kankan. Et, pour l’heure, on ignore ce qui a mis le feu aux poudres.  Chacune des communautés rejette la responsabilité sur l’autre.

Rencontré ce jeudi, 03 juin 2021, à l’hôpital régional de Kankan, Adamadjan Condé, citoyen de Bako-Fadou, a jeté l’anathème sur les habitants de district de Dabola.

Adamadjan Condé, citoyen de Bako-Fadou

« Il ya des années, le verdict avait été rendu par les autorités. Nous sommes partis avec les gendarmes pour limiter les propriétés, en donnant une partie du domaine à chaque camp. Il a été ordonné aux deux camps de ne pas franchir leur domaine respectif. Mais le mardi, quand on est parti au champ, on a trouvé les citoyens de Dabola en train de détruire nos riz. Ils étaient munis de gourdins, d’armes et de machettes. Ils nous ont dit de quitter leur domaine. C’est là que tout a éclaté. Ils s’étaient fixé le but de me tuer. Il y a eu affrontement, quelqu’un est venu me frapper avec la machette au cou », a-t-il expliqué.

Abordant dans le même sens, Sona Traoré de Bako-Fadou a également accusé les populations de Dabola d’avoir été à l’origine des présents affrontements.

Sona Traoré de Bako-Fadou

« C’est mon frère qui était parti faire le ménage au champ. Arrivé sur place, il a vu des citoyens de Dabola. Ces derniers se sont attaqués à lui. Nous, on était proche du champ. Quand nous sommes arrivés, on l’a trouvé sévèrement blessé. J’ai dit à mon frère : lèves-toi on va rentrer au village. C’est ainsi que quelqu’un est venu me frapper avec la machette. J’ai été blessé » a-t-elle indiqué.

Cependant, pour Nantenen Camara de Dabola, ce sont les femmes du district de Bako-Fadou qui ont provoqué ces violents affrontements.

« Cette affaire a débuté il y a 3 ans. Si vous voyez les femmes de Dabola en colère aujourd’hui, c’est parce que chaque fois que nos hommes vont là-bas (au champ litigieux), les femmes de Bako s’attaquent à eux. Pourtant, le document a été envoyé que le domaine nous appartient. Les femmes de Bako se sont attaquées à nos hommes à 3 reprises. Aujourd’hui, nos hommes sont venus blessés. C’est pourquoi on est parti. Les femmes de Fadou sont venues de partout, notamment de Kankan Koura. Quand on est parti, on a vu que nos hommes étaient attaqués. Les fadouka voulaient me tuer » a-t-elle expliqué.

Contacté par notre rédaction, le maire de Tinti-Oulén, Mory Kallo Bérété, s’est montré moins bavard. « Je n’ai pas du tout été approché à cette affaire », a-t-il dit brièvement.

                        De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com     

Lire

Bagarre dans une école à Siguiri : 2 élèves blessés, une arrestation

2 juin 2021 à 14 02 35 06356

Une bagarre a éclaté ce mercredi, 2 juin 2021, au groupe scolaire Nelson Mandela de Siguiri. Des élèves de cette école privée, faisant deux blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ce sont des lycéens, appartenant à deux groupes rivaux, qui se sont affrontés ce mercredi matin à la devanture du groupe scolaire Nelson Mandela de Siguiri. Chaque camp a enregistré un blessé, dont l’un a été poignardé dans l’abdomen à l’aide d’une arme blanche. Yaya Kamissoko, qui est accusé d’avoir poignardé son collègue, a été interpellé et conduit à la gendarmerie. Mais le jeune homme rejette l’accusation qui pèse contre lui. Il se présente comme une victime plutôt qu’un bourreau.

« Cette affaire a commencé il y a une semaine. Ils (les membres du camp rival) sont venus à bord d’une voiture, en roulant à vive allure. Mon ami leur a reproché cette attitude, tout en leur demandant de rouler doucement. Immédiatement, ils sont descendus de la voiture et nous ont attaqués. Ce jour-là, j’ai été blessé. Ce matin encore, quand nous sommes allés à l’école, c’est la même chose qui s’est répétée. Et cette fois, l’un d’entre eux a été poignardé au ventre. C’est ainsi qu’on m’a arrêté pour me conduire à la gendarmerie. On m’accuse de l’avoir poignardé, alors que moi-même j’ai été blessé dans cette bagarre », a déclaré Yaya Kamissoko.

A noter que l’élève qui a été poignardé est admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri pour des soins.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Kankan : les populations entre pénurie et hausse du prix du carburant

31 mai 2021 à 19 07 50 05505

C’est une situation très pénible pour les détenteurs d’engins roulants (motos, véhicules) et autres usagers qui utilisent le carburant à Kankan. Depuis 72 heures, cette ville vit entre pénurie de carburant dans les stations-service et hausse vertigineuse du prix du carburant sur le marché noir. Le litre d’essence qui se vendait jusque-là à 10 mille francs se négocie depuis samedi dernier entre 13 000 et 15 000 francs guinéens sur le marché.

Selon des informations confiées au correspondant de Guineematin.com sur place, toute cette situation éprouvante pour les populations est partie de l’annonce faite par le gouvernement guinéen sur un éventuel réajustement à la hausse du prix du litre de carburant à la pompe. Et, dans la capitale de la région de la Haute Guinée, des rumeurs persistantes font croire que cette augmentation sera effective à partir du 1er juin prochain. Donc, c’est dans cette perspective que certaines stations-service de la ville ont commencé samedi à refouler les clients, au motif qu’elles sont en « rupture de stock ».

Cette situation a amené le marché à s’affoler et le prix du litre de carburant a été revu à la hausse. Le litre qui était vendu à 10 000 francs se vend aujourd’hui jusqu’à 15 000 francs guinéens, au grand dam des consommateurs.

« La population guinéenne même cherche la souffrance. Le gouvernement ne joue pas son rôle, parce que ce qui se passe en Guinée ne se fait nulle part dans le monde. Les gens ont du carburant ici, même dans les stations, mais ils ne donnent pas. Les gouverneurs, les préfets, les maires sont là, ils ne font rien », s’offusque Moussa Camara, un chauffeur de taxi rencontré dans la longue file d’attente qui s’est formée à la station Total du grand marché.

Tout comme Moussa Camara, cet autre citoyen de Kankan, Sékou Condé, blâme sur la population pour les difficultés actuelles. Il a du mal à comprendre cette hausse des prix ; et, l’en croire, c’est désamour entre les Guinéens qui se matérialise en difficultés dans le pays.

« Cette crise qui secoue Kankan est vraiment déplorable. Moi-même hier j’ai payé un litre à 15 000 francs la nuit, à partir 22 heures. Moi je trouve cela anormal, parce que déjà le prix n’a pas été fixé pour l’augmentation. Donc, c’est les mêmes citoyens qui sont là à augmenter le prix, nous contribuions nous-mêmes à notre problème », a indiqué Sékou Condé.

De son côté, Ibrahima Diallo trouve cette situation très « déplorable » et appelle les populations à adopter un « comportement citoyen » dans le pays.

« La population doit avoir pitié de son prochain. La situation est très critique, nous devons avoir un bon comportement citoyen et républicain. Les gens ne font qu’augmenter le prix du litre d’essence à 13 000 ou 15 000 francs. C’est vraiment déplorable », a-t-il fustigé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire