Télimélé : inauguration du poste de santé de Ninguétéré/Djindjinma (Brouwal)

18 novembre 2019 à 8 08 59 115911

L’association des Jeunes Ressortissants et Amis de Télimélé en France (AJRATF), en partenariat avec la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé, CIDT, a le plaisir de porter à la connaissance de l’ensemble des ressortissants et résidents de Télimélé, ainsi que la communauté guinéenne, de l’achèvement des travaux de construction et de rénovation du poste de santé de Ninguétéré, souspréfecture de Brouwal, préfecture de Télimélé.

A cet effet, elle invite l’ensemble des autorités locales, les populations, les citoyens de Télimélé et les partenaires, à la céremonie d’inauguration dudit poste de santé, le samedi 23 novembre 2019, à Ninguètéré.

Les travaux démarrés le 17 novembre 2018 ont consisté à : la reprise et l’élargissement de la fondation, la construction d’un nouvel poste de santé de cinq pièces, deux terrasses et un magasin ; l’installation électrique, l’équipement, la construction de toilettes, le renforcement de la clôture, le nivellement de la cour intérieure…

Cette œuvre s’inscrit en droite ligne avec les objectifs définis par la CIDT lors du Forum de septembre 2015, consistant à prioriser des projets dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

Après la rénovation du lycée Ley-Wendou en 2012, la rénovation et l’équipement du centre de santé de Sinta en 2014, la rénovation de l’école primaire de Konkouré en 2016, ce nouveau projet est le quatrième réalisé par l’AJRATF. Il a été co-financé par l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de 110.000.000 GNF, à travers le dispositif PRA/OSIM du FORIM (Forum des Organisations de Solidarité Internationale Issues des Migrations). Il s’inscrit dans le cadre de la coopération décentralisée entre la France et la Guinée, à travers la mobilisation de ses ressortissants en France.

Le Bureau de l’AJRATF remercie ses membres, les autorités locales, les partenaires techniques, administratifs et financiers, et toutes les personnes de bonne volonté qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de ce projet.

Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter :

Le pilote des travaux : Yagouba Alseny BARRY (+224 622 93 35 10)

Chargé de projets : Oumar DIALLO (+33 669 55 48 75)

Président : Alhassane Penda BALDE (+33 695 25 74 46)

www.ajratf.com/bureau-ajratf@googlegroups.com

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Ministère de la Santé : Rémy Lamah remplace Niankoye Lamah

11 novembre 2019 à 21 09 03 110311

Dans la série de décrets publiés dans la soirée de ce lundi, 11 novembre 2019, le président de la République, le professeur Alpha Condé a choisi l’ancien ministre Rémy Lamah pour remplacer le ministre Edouard Niankoye Lamah à la tête du Département de la Santé.

Le colonel Rémy Lamah est le ministre de la santé qui avait géré l’épidémie à fièvre hémorragique Ebola.

A suivre !

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Cambriolage de la pharmacie UNIVERS : de l’argent et plusieurs produits emportés

5 novembre 2019 à 16 04 47 114711

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mardi 05 novembre 2019, la pharmacie ‘’UNIVERS’’ (sis à Hamdallaye Pharmacie) a été victime de cambriolage. Les assaillants ont défoncé la porte pour accéder à l’intérieur du local où ils ont pris de l’argent et plusieurs produits pharmaceutiques, a appris un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Les malfaiteurs ont opéré à la faveur de la nuit, sans faire de témoin. Et, sur place ce mardi, le constat saute aux yeux. A l’entrée de la pharmacie, le visiteur est tout d’abord accueilli par les éclats de vitre. « Faites doucement ! Vous risquez de vous blesser là-bas », dit-on aux curieux qui veulent jeter un regard à l’intérieur de la pharmacie où les employés s’activaient à balayer les restes des produits cassés par les bandits.

Selon les témoignages recueillis sur place, les assaillants (dont on ignore les identités pour le moment) ont emporté de l’argent et plusieurs produits.

Docteur Bongono Denise Sia, assistante à la pharmacie UNIVERS

« Hier, j’ai travaillé jusqu’à 14 heures. Quand j’ai vu que les mouvements (affrontement entre les forces de l’ordre et les jeunes du cortège funéraire des onze victimes des manifestations contre le 3ème mandat) ont commencé, j’ai fermé la pharmacie ; et, je suis rentée. Ce matin, quelqu’un m’a appelé pour dire qu’il a vu notre pharmacie. Elle semble avoir été cambriolée. Je me suis précipitée pour venir. Et, dès que je suis arrivée, j’ai constaté les faits. La pharmacie a été effectivement victime de cambriolage. Ils (les malfaiteurs) ont cassé les cadenas et les vitres de la porte interne. Ils ont emporté la télévision, un groupe électrogène et des ordinateurs et leurs accessoires. Ils ont pris l’argent de la vente qu’on avait effectué Samedi, Dimanche et la mi-journée du lundi. Ils ont aussi emporté beaucoup de produits. Ils ont fait du n’importe quoi dans la pharmacie », a expliqué Docteur Bongono Denise Sia, assistante à la pharmacie UNIVERS.

Dr Mamadou Madiou Diallo de la Pharmacie Univers

Pour son collègue de service, Mamadou Madiou Diallo, une part importante des produits emportés par les malfaiteurs est souvent utilisée par les jeunes pour se droguer. « Ils ont pris une gamme entière de Néo-codion (pour adulte, enfant et nourrisson), du Phénergan, du Théralène. Ce sont des produits qui servent à traiter la toux et les allergies. Mais, généralement, les jeunes utilisent ces produits pour se droguer… Pour le moment, on est en train de faire le constat pour pouvoir évaluer les pertes. Car, à ce stade, on ignore encore la valeur numéraire des dégâts qu’on a subis », a indiqué Docteur Mamadou Madiou Diallo.

D’habitude, la ‘’Pharmacie Univers’’ fonctionne jusqu’à 22 heures. Mais, à cause des échauffourées enregistrées ce lundi à Bambéto (entre les forces de l’ordre et des jeunes qui étaient dans le cortège funèbre des victimes des manifestations du FNDC), la vente a été écourtée. Cependant, une question taraude les esprits des employés de cette pharmacie. Où se trouvait le gardien des lieux au moment du cambriolage ? Un gardien qui devait être déployé sur les lieux par la société de gardiennage « Murdock Diabs Security ».

A rappeler que c’est avec le prétexte de lutter contre l’insécurité que des militaires ont été déployés dans plusieurs points de la commune de Ratoma. Mais, aujourd’hui, ces PA (composés de militaires, gendarmes et policiers) n’ont rien apporté en termes de sécurité. Au contraire, ils sont considérés comme des points d’insécurité, accusés d’interpeller et de rançonner les paisibles citoyens de la zone. Même un reporter de Guineematin.com en a été victime. Alors qu’il faisait simplement un reportage sur l’état insalubre de l’abattoir de Kakimbo, Mamadou Laafa Sow avait été détenu près de trois heures, le mercredi 03 avril 2019, au cours desquelles son badge de journalistes et les appels téléphoniques de certains responsables n’avaient servi à rien ! La rédaction de Guineematin.com avait finalement payé cent mille francs guinéens pour obtenir sa libération.

Pauvres de nous !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kankan : des professionnels de santé à l’école du financement basé sur le résultat

29 octobre 2019 à 12 12 20 102010
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Lancé le samedi dernier, l’atelier de formation des formateurs sur le financement basé sur les résultats dans le secteur de la santé en Guinée se poursuivra jusqu’au jeudi prochain, 31 octobre 2019, à Kankan, capitale de la Haute Guinée. Selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, les 19 professionnels de santé qui bénéficient de ce renforcement de capacité sont issus des ONG et structures de santé des cinq préfectures de la région.

Le financement basé sur les résultats a été adopté comme stratégie de réforme du système de santé en Guinée depuis 2016, en lien avec le plan national du développement sanitaire 2015-2024 du ministère de la santé. « L’objectif de ce présent atelier est de former un pool de formateurs préfectoraux et régionaux afin qu’ils puissent former les prestataires de la région de Kankan sur le financement basé sur le résultat », a indiqué Dr. Daman Keïta, coordinateur de la cellule technique nationale du financement basé sur les résultats du ministère de la santé.

Dr. Daman Keïta, coordinateur de la cellule technique nationale du financement basé sur les résultats du ministère de la santé

Parlant des thèmes qui seront abordés pendant les six jours de formation, le coordinateur de la cellule technique nationale du financement basé sur les résultats du ministère de la santé a d’abord cité le contenu du manuel national du financement basé sur le résultat de la Guinée dans le secteur de la santé. « Les participants auront l’occasion de parcourir et comprendre le document pour une appropriation. Le deuxième thème que nous allons aborder, ce sont les différents outils que les prestataires à tous les niveaux vont utiliser pour développer les activités sur le terrain », a-t-il dit. 

Ainsi, les organisateurs veulent constituer, après cette formation, un pool de professionnels de la santé de la région de Kankan, « des cadres qui sont compétents et qui peuvent vraiment dupliquer la formation dans les cinq préfectures de la région de Kankan sur le financement basé sur les résultats », espère Dr. Daman Keïta.

A rappeler qu’avant la région de Kankan, cette mission avait déjà sillonné plusieurs autres préfectures pour la même formation. Et, à l’état actuel de ces séminaires, le coordinateur de la cellule technique nationale du financement basé sur les résultats du ministère de la santé est plutôt satisfait du résultat.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Cancer du sein et du col de l’utérus : dépistage gratuit à Conakry

10 octobre 2019 à 18 06 29 102910
Dr Mouctar Diallo, médecin au service de la Chirurgie Oncologique de l’hôpital Donka

Dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus, une campagne de dépistage gratuit de ces deux maladies qui frappent la couche féminine a été lancée à Conakry ce jeudi, 10 octobre 2019. Elle est initiée par l’Association Guinéenne pour la Lutte contre le Cancer du Sein et se tient à la polyclinique Médisar de Kaporo centre, dans la commune de Ratoma. Pendant cette 3ème édition, les consultations se font durant tout le mois d’octobre chaque jeudi, vendredi et samedi, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Dr Mouctar Diallo, médecin au service de la Chirurgie Oncologique de l’hôpital Donka, membre de l’Association Guinéenne pour la Lutte contre le Cancer du Sein, « cela fait 25ans, partout dans le monde, que le mois d’octobre est dédié au dépistage gratuit du cancer du sein. En Guinée, cela fait 3 ans que nous faisons cette activité. Nous avons initié cette activité pour faire la sensibilisation contre le cancer du sein et le col de l’utérus. Depuis toujours, le cancer en général, et celui du sein, du col de l’utérus en particulier, c’est quelque chose de tabou. On en parle peu, pourtant c’est une réalité. Lorsque vous partez dans les différents services de cancérologie du pays pour faire le constat, les chiffres sont vraiment alarmants. Le cancer du sein et du col de l’utérus existe bel et bien et le traitement s’effectue à l’hôpital ».

Parlant des chiffres à sa disposition, Dr Mouctar Diallo a fait savoir que « durant ces trois ans d’activités, nous avons pu dépister 1500 femmes, et parmi ces femmes dépistées, le constat est que la plupart d’entre elles ont le cancer du sein ou celui du col de l’utérus. Alors, il faut leur faire comprendre que plus le cancer est diagnostiqué très tôt, plus on a la forte chance de guérir. C’est la raison pour la quelle on a lancé cette campagne qui va durer tout le mois d’octobre ».

En outre, le médecin lance un appel aux femmes de venir se faire dépister et éventuellement se faire traiter tout en évitant les facteurs de risque. « Je lance un appel à toutes les femmes de comprendre que le cancer du sein et celui du col de l’utérus existe et le traitement s’effectue à l’hôpital et non à la médecine traditionnelle. Il ne faut pas quelles pensent que le traitement n’existe pas. Tout cancer se traite, les médicaments existent et le traitement s’effectue mais de préférence il faut le voir très tôt pour pouvoir agir. Donc, il faut aller vers les hôpitaux et bannir les facteurs qui sont liés à la cause du cancer du sein et du col de l’utérus. Eviter l’alcool, faire des exercices physiques, et justement venir faire le dépistage car c’est un dépistage qui est gratuit et qui se fait durant tout le mois d’octobre ».

Interrogées par Guineematin.com, de nombreuses femmes ont exprimé leurs sentiments face cette initiative. Pour Hadja Issa Barry, fonctionnaire de son état, cette campagne est très importante car elle permet aux femmes de connaitre leur statut.

Hadja Issa Barry

« J’ai eu l’occasion de le faire au moins 3 fois, et régulièrement, je le fais à chaque fois que l’occasion se présente, car je sais que c’est une maladie, si elle n’est pas dépistée, elle peut causer beaucoup de problèmes, la guérison devient difficile et qui peut même occasionner le décès de la personne. Ce qui m’a motivé de venir ici, c’est du fait qu’on a été conseillé par l’institut de santé publique qui m’a orienté vers ici. Et le dépistage est très important car, plus le dépistage est précoce, plus on a la chance de guérir la maladie. Mais, si vous attendez que la maladie se déclenche à un niveau très accéléré, la guérison va être difficile et les prises en charge aussi sont très coûteuses. Donc, j’invite chaque femme de le faire à chaque fois que l’occasion se présente. Et du coté du gouvernement, ils doivent accélérer la sensibilisation envers les femmes pour qu’elles prennent conscience par rapport aux dangers de ces maladies, et essayer de voir comment faire pour effectuer une prise en charge de ces femmes qui ont été victimes des ces maladies, parce que généralement toutes les femmes qui sont victimes sont des femmes très démunies », a-t-elle laissé entendre.

Madame Aïssatou Bella Diallo

Pour Aissatou Bella Diallo, qui a déjà effectué le dépistage, elle se dit satisfaite du travail effectué et appelle toutes les femmes à le faire. « Vous savez, il faut toujours connaître l’état de sa santé et ne pas attendre jusqu’à ce qu’on tombe malade pour venir faire son dépistage. C’est quelque chose qui est vraiment essentiel. J’encourage toutes les femmes à venir pour connaître leur état de santé, de ne pas attendre jusqu’à la dernière minute pour venir. Moi, c’est ma deuxième fois de le faire et heureusement pour moi le diagnostic est négatif ».

Aissatou Sow pour Guineematin.com

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Guinée : la diaspora appelée à s’impliquer pour développer le système sanitaire

9 octobre 2019 à 22 10 10 101010

Le ministère de la Santé et ses partenaires a lancé ce mercredi, 09 octobre 2019, une nouvelle plateforme digitale dénommée « engagepourlasantegn.org ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’engagement de la diaspora pour le renforcement du système de santé en Guinée. La cérémonie de lancement officiel a réuni à Conakry le département et les partenaires qui l’accompagnent ainsi que des représentants des ministères de l’Administration du Territoire, des Affaires Etrangères, de la Douane, et de la société civile guinéenne, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon les porteurs du projet, « engagepourlasantegn.org » est une plateforme d’échanges et de partage d’expériences qui va être le réceptacle d’autres initiatives novatrices comme le financement participatif de la santé et les banques de projets de santé de la diaspora guinéenne. Elle consistera entre autres à identifier, recenser et impliquer les professionnels de santé de la diaspora guinéenne afin de soutenir le renforcement du système de santé en République de Guinée. Ndiaye Fatou Diallo, cheffe de mission de l’Organisation Mondiale pour les Migrations (OIM), a expliqué les motivations pour lesquelles l’organisation a financé ce projet.

Ndiaye Fatou Diallo, cheffe de mission de l’OIM

« La motivation est juste qu’on voudrait vraiment que la diaspora qui a toutes les compétences dans le domaine de la santé puisse commencer à s’impliquer dans la recherche de solutions dans ce domaine. Il est crucial que la diaspora guinéenne puisse quand même aujourd’hui s’impliquer de façon désintéressé et de façon assez patriote à la recherche de la mise en place d’un système sanitaire assez solide pour que la Guinée puisse renforcer son autonomie dans ce domaine. Et, ce projet qui est financé par les fonds internes de l’OIM renforce les gouvernements parce que c’est des Etats membres qui cotisent. Et donc, nous sommes obligés de le faire justement à travers ce type de projet qui est salutaire », a-t-elle expliqué.

Pr. Abdoulaye Touré, Directeur général de l’institut national de santé publique

C’est le Professeur Abdoulaye Touré, Directeur général de l’institut national de santé publique, qui est désigné comme ambassadeur de ce projet. Il compte renforcer la sensibilisation au niveau de ces concitoyens de la diaspora pour qu’ils adhèrent à l’initiative. « Au moment où je venais en 2013-2014 , j’étais convaincu qu’il n’y avait pas beaucoup de personnes qui avaient des diplômes très élevés dans mon domaine de spécialité, et donc, je me suis vu personnellement et moralement interpellé. Et, je compte renforcer la sensibilisation que je faisais déjà avant ce projet. Parce que malheureusement, dans nos institutions d’enseignement supérieur, nous n’avons pas de possibilités de spécialiser les gens dans tous les domaines. Donc à un moment donné, chacun de nous se voit obligé d’aller ailleurs. Mais, quand vous êtes formé, sachez qu’il y a 1000 personnes qui ont votre compétence là-bas et qu’ici il y en a peut-être personne ou il y en a quelque unes. Donc il faut revenir », a-t- il lancé.

Dr Edouard Niankoye Lamah, ministre de la Santé

Présent à la cérémonie de lancement de cette plateforme, le ministre de la Santé a salué un projet d’une grande importance pour le système de santé guinéen. Car, Dr Édouard Niankoye Lamah est convaincu qu’un pays ne peut se développer sans la participation de sa diaspora. « La Guinée ouvre ses portes pour recevoir la Diaspora. Nous savons historiquement qu’il n’y a pas un pays qu’on peut citer qui s’est développé ou en voie de développement sans recourir à sa diaspora. Ce que nous pouvons demander à notre diaspora guinéenne, c’est de penser un seul moment à leur pays, de contribuer au développement dans ce cas d’espèce à la santé, au peuple de Guinée afin que la Guinée cesse d’évacuer trop de malades. Et cela viendrait renforcer l’économie de notre pays en développement. La politique de la République de Guinée, c’est justement d’apporter la meilleure santé au peuple de Guinée sur place. Et, c’est pour cela que nous avons souscrit avec beaucoup de fierté à la couverture santé universelle », a dit le ministre.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel. 623 532 504

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Santé : le ministre de la Défense inaugure le Centre d’imagerie de référence des Armées

9 octobre 2019 à 11 11 28 102810

Dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail au sein des Forces armées guinéennes, Dr. Mohamed Diané a procédé ce 9 octobre 2019 à la remise officielle d’une radio d’imagerie avec capteur plan à la direction générale des Services de santé des armées.

Le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles et ministre de la Défense nationale a indiqué que l’acquisition de matériels ultra performants au compte des Armées est l’aboutissement des réformes engagées depuis 2011 par le président de la république, le Pr. Alpha Condé, dans le Secteur de Sécurité.

« Comme vous le savez, l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel des Forces armées est une priorité du gouvernement et du chef des Armées. Ces équipements de dernière génération mis à la disposition de la direction générale des services de santé des armées contribuera sans nul doute à renforcer les capacités de prise en charge sanitaire de nos militaires, mais aussi à soulager la population dans le cadre des relations civilo-militaires si chères au ministère de la Défense nationale », a tenu à souligner Dr. Diané au cours d’une brève cérémonie organisée au Camp Samory Touré, en présence de nombreux professionnels de la santé. « C’est le lieu de remercier nos partenaires techniques et tous ceux qui contribuent de façon efficiente à la modernisation de nos structures de santé ».

Pour le ministre de la Défense, l’acquisition de cette Radio numérique n’est que le début d’un vaste programme du ministère de la Défense nationale visant à doter nos forces de défense et de sécurité de structures sanitaires et d’équipements à la pointe de la technologie, leur permettant de relever le défi de la santé pour tous. Sans oublier bien évidemment d’investir dans la formation y afférente.

En procédant à la remise officielle, le ministre de la Défense nationale a exhorté les bénéficiaires à tout mettre en œuvre pour accomplir correctement leur travail, en se mettant à la disposition pleine et entière des patients et surtout, à veiller au bon entretien du matériel. « Au personnel militaire, je transmets les chaleureuses salutations et félicitations du président Alpha Condé pour la discipline observée, la loyauté et la rigueur dans le travail au sein de nos différentes unités et garnisons », a dit Dr. Mohamed Diané.

A noter que ce centre d’imagerie flambant neuf se trouve dans l’enceinte du Camp Samory et est ouvert à tous.

Transmis par le service de communication du ministère de la Défense

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Conakry : les guérisseurs traditionnels accusent les autorités du détournement de plus de 2 milliards

7 octobre 2019 à 19 07 23 102310

« Dans les deux milliards et quelques, le ministère devait donner 529 millions de francs guinéens à la coordination Ebola pour la formation des guérisseurs traditionnels et herboristes de Guinée. Nous n’avons bénéficié d’aucune formation ; car, Dr Sakoba Keita, Fodé Tass Sylla et autres ont mangé notre argent. Le reste du montant qui devait servir à la construction de notre hôpital a été aussi détourné par le ministre Naman Keita, Dr Younoussa Ballo, secrétaire général du ministère de la santé à l’époque, Moussa Doumbouya (savant noir), Elhadj Nouhan Kaba, et Ernest Kpakilé Gamy qui est décédé »

La Fédération Guinéenne des Associations des Guérisseurs Traditionnels et Herboristes (FEGAGTH) se dit victime de détournement d’importantes sommes d’argent par les autorités sanitaires. La structure accuse l’ancien ministre de la santé, Naman Kéita du détournement de la somme de 2 milliards 673 millions 177 mille 150 FG. Elle réclame également aux dirigeants actuels du ministère de la santé le montant de 2700 dollars US octroyée par l’Organisation Mondiale de la Santé. L’annonce en a été faite ce lundi, 07 octobre 2019, à travers une conférence que la structure a organisée à la maison de la presse de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis un certain temps, le torchon brûle entre La Fédération Guinéenne des Associations des Guérisseurs Traditionnels et Herboristes (FEGAGTH) et le ministère de la santé. La structure accuse le département en charge de la santé d’avoir détourné des fonds qui étaient destinés à la construction d’un hôpital de la médecine traditionnelle et à la formation des guérisseurs traditionnels et herboristes de Guinée. La FEGAGTH ajoute également qu’elle ne bénéficie pas depuis 2011 de la subvention annuelle que l’Organisation Mondiale de la Santé octroie aux guérisseurs traditionnels par l’entremise du ministère dans le cadre de la célébration d’une journée mondiale.

Selon nos informations, c’est pendant la transition, dirigée par le Général Sékouba Konaté que la FEGAGTH avait bénéficié de la part de l’Etat d’un montant de 2 milliards 673 millions 177 mille 150 francs guinéens. Pour Mamady Daman Traoré, « aucun membre de la Fédération n’a vu la couleur de l’argent. Dans les deux milliards et quelques, le ministère devait donner 529 millions de francs guinéens à la coordination Ebola pour la formation des guérisseurs traditionnels et herboristes de Guinée. Nous n’avons bénéficié d’aucune formation ; car, Dr Sakoba Keita, Fodé Tass Sylla et autres ont mangé notre argent. Le reste du montant qui devait servir à la construction de notre hôpital a été aussi détourné par le ministre Naman Keita, Dr Younoussa Ballo, secrétaire général du ministère de la santé à l’époque, Moussa Doumbouya (savant noir), Elhadj Nouhan Kaba, et Ernest Kpakilé Gamy qui est décédé ».

Mamady Daman Traoré, Fédération Guinéenne des Associations des Guérisseurs Traditionnels et Herboriste

En outre, Mamady Daman Traoré, président de la FEGAGTH a rappelé que depuis 2011, sa structure n’a jamais perçu le montant que l’OMS leur octroie à travers le ministère de la Santé. « Chaque année, l’OMS donne au ministère 2 700 dollars US pour nous qui sommes les guérisseurs traditionnels et herboristes. Le montant dont je vous parle peut varier d’une année à une autre. Mais depuis 2011, nous n’avons jamais touché ce montant qui est versé annuellement dans le cadre d’une célébration. C’est le ministère qui détourne notre argent », a fait savoir Mamady Daman Traoré.

Enfin, Mamady Daman Traoré interpelle le président Alpha Condé pour qu’il s’implique dans l’amélioration de leurs conditions car, regrette-t-il, « nous ne recevons rien de la part du ministère, on n’a pas d’hôpital destiné aux guérisseurs traditionnels et herboristes et nous ne bénéficions pas de formation ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Vaccination : de nombreux acteurs en conclave pour une mobilisation des ressources endogènes

4 octobre 2019 à 16 04 09 100910

Le ministère de la Santé et ses partenaires, à travers le Programme Élargi de Vaccination (PEV), a organisé ce vendredi, 4 octobre 2019, à Conakry, un atelier de partage sur la stratégie de mobilisation des ressources endogènes pour la vaccination. Pendant plusieurs heures, les participants venus de la Guinée et de pays amis, ont échangé sur les différents thèmes axés sur la mobilisation des fonds pour relever la couverture vaccinale dans notre pays, qualifiée de faible, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, l’objectif de cette rencontre vise à réaliser avec des consultants, entre-autres, l’inventaire des ressources existantes et potentielles de financement du Programme Elargi de Vaccination (PEV), la disponibilité d’un plan de renforcement des capacités…

Dr Bachir Kanté, représentant du ministère de la Santé

Le représentant du ministère de la Santé, Dr Bachir Kanté, a expliqué le processus mis en œuvre pour rehausser la couverture vaccinale en Guinée. « Nous avons constaté que les ressources de la vaccination ne sont pas de façon optimum. Il y a le gouvernement qui prend une bonne partie, il y a nos partenaires qui nous accompagnent. Mais, nous nous sommes dit qu’il faut qu’on trouve une autre façon de trouver des moyens pour pouvoir avoir des ressources et des financements pour cette vaccination de façon endogène, c’est-à-dire au niveau national. C’est cet atelier-là qui va nous permettre aujourd’hui de voir quelles sont les stratégies que nous pourrons appliquer pour aboutir à cet objectif-là. Il faut que la couverture vaccinale soit rehaussée et aussi qu’il y ait une transparence de la gestion pour que les personnes en concertation voient que les stratégies qui ont été mises en place sont des ressources porteuses, pour qu’à l’avenir qu’elles puissent être pérennes ».

Pierre Ngom, représentant pays du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance

Pour sa part, le représentant pays du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en Guinée, Pierre Ngom, a estimé que cet atelier est d’une importance capitale dans le cadre de la recherche de financement pour la couverture vaccinale dans notre pays. « Cet atelier vient à point nommé pour restituer les résultats d’une consultation qui a été faite récemment au niveau national sur ce sujet-là. Donc, cet atelier est vraiment central à tous les efforts que le PEV fait ainsi que le ministère pour vacciner tous les enfants en République de Guinée. Nous nous attendons à ce qu’il y ait des échanges fructueux sur les résultats de cet exercice et aussi définir ce qu’il faut faire après les dispositions prises. Il faut qu’il y ait un plan d’action sur comment il faut aller de l’avant pour mobiliser les ressources endogènes dans le pays pour financer la vaccination », a t- il indiqué.

Dr Samah Yombouno, coordinatrice nationale adjointe du PEV

De son côté, la coordinatrice nationale adjointe du Programme Élargi de la Vaccination Guinée (PEV), Dr Samah Yombouno, a sollicité l’implication de tous les partenaires pour la réussite de ce projet. « La couverture vaccinale en Guinée est faible. La mobilisation de ces fonds, c’est vraiment pour relever cette couverture vaccinale dans nos différentes structures sanitaires. Au sortir de cet atelier, nous attendons l’engagement des différents partenaires, parce que nous voulons créer un partenariat public-privé par rapport à la vaccination. Nous avons déjà un partenariat avec la chambre de commerce, nous avons discuté avec eux et toutes les activités ont été déjà décrites », a-t-elle souligné.

Il faut rappeler que cette rencontre fait suite au forum organisé par le ministère de la santé sur la vaccination en 2017, qui a permis aux organisateurs d’établir une feuille de route sur des stratégies innovantes pour la mobilisation des ressources endogènes. L’atelier a regroupé des représentants de l’UNICEF, l’OMS, l’USAID, l’OIM, Orange Guinée, de la Société Civile guinéenne et des ministères partenaires comme le Budget, les Finances, l’Administration du territoire et le gouvernorat de la ville de Conakry.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00224623532504

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Lutte contre le VIH : des acteurs présentent leurs activités à Conakry

26 septembre 2019 à 21 09 39 09399

L’Observatoire Communautaire au Traitement du VIH en collaboration avec la Coalition Internationale pour la Préparation au Traitement (ITPC) et le Réseau Guinéen des Personnes Infectées et Affectées par le VIH/Sida (REGAP+), ont procédé à la présentation de leurs activités ce jeudi, 26 septembre 2019, à Conakry. La cérémonie a connu la présence des autorités concernées par la lutte contre le Sida et des Partenaires Techniques et Financiers, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Hadja Aminata Soumaoro, présidente de l’observatoire communautaire du traitement du VIH/Sida

Dans son discours d’ouverture, la présidente de l’Observatoire Communautaire au Traitement du VIH Hadja Aminata Soumaoro, a fait comprendre que cette présentation sera mise à profit pour partager les résultats des activités de la structure. « Partager avec vous les activités réalisées et les acquis sur l’observatoire communautaire pour le traitement du VIH dans la zone couverte par le projet ITPC en Guinée, sur financement du fonds mondial. A cet effet, nous comptons sur l’implication et l’engagement de tous les Partenaires Technique et Financiers pour soutenir le projet observatoire communautaire ITPC pour le traitement du VIH », a-t-elle annoncé.

Dr. Abbas Diakité, secrétaire exécutif du CNLSS

Présent à la rencontre, le secrétaire exécutif du comité national de lutte contre le Sida (CNLS), Docteur Abass Diakité, a salué les activités de l’observatoire sur le terrain. « L’Observatoire communautaire est un instrument extrêmement important dans la mesure où les agents collecteurs sont au quotidien avec les sites de prise en charge pour toucher au bout du doigt les réalités et remonter les informations stratégiques, afin que des décisions soient prises pour améliorer non seulement la prise en charge, mais aussi notre manière de faire. C’est pourquoi, nous ne pouvons que saluer et encourager de telles activités. Nous comptons sur tous les participants et participantes pour que cette journée de restitution des résultats soient profitable à tout le monde », a lancé Docteur Abass Diakité

Dr. Mamadou Tiapa Diallo, chargé de programme de REGAP+

Prenant la parole pour présenter les activités menées sur le terrain et les résultats obtenus, le chargé des programmes du REGAP+, Docteur Mamadou Tiapa Diallo, a cité entre autres « production et la validation des outils de collecte avec ITPC Groupe Consultatif Communautaire Point Focal ; renforcement des capacités des encadreurs et agents collecteurs sur la collecte des données ; déploiement des agents collecteurs et superviseurs par site ; payement des primes des collecteurs et équipe projet ; Remontée et gestion des situations urgentes : à la pré-rupture et la rupture de certains médicaments (molécules Antirétroviraux) ; …organisation de réunions de validations et des retro informations dans la zone couverte du projet ; organisation de réunions de plaidoyer pour les dysfonctionnements au niveau des sites… ».

Il a fait remarquer dans sa présentation que les données collectées à ce jour par l’observatoire ont abouti à des résultats qui ont montré clairement que la prise en charge médicale du VIH est confrontée à des défis à savoir : « les ruptures des réactifs et intrants de dépistage du VIH ; problèmes de suivi biologique des personnes vivant avec le VIH ; pannes des appareils à charge virale et des CD4 ; défaillance dans la prévention du VIH au niveau des sites ; faible taux de dépistage et de prise en charge au niveau des populations clés et des utilisateurs de drogue injectable (UDI) » .

Toujours dans le cadre des résultats, Docteur Mamadou Tiapa Diallo a laissé entendre que les observations au niveau des sites ont permis de relever des pannes des appareils pour la charge virale et CD4 (quantité du virus contenu dans le sang), dans les sites de prise en charge et les ruptures des intrants, équipements et matériels pour la biologie médicale. Ainsi, comme défis à relever, l’observatoire énumère : « rendre l’accessibilité et la gratuité des examens de la biochimie pour toutes les personnes vivant avec le VIH sous traitement. Rendre opérationnel les machines de la charge virale dans les sites de prise en charge. Corriger les ruptures des tests de dépistages des intrants et de suivi biologique à charge virale des patients sous antirétroviraux ».

En termes de recommandations, l’observatoire sollicite entre autres, le renforcement des compétences du personnel pour l’utilisation de la chaine logistique dans l’approvisionnement des intrants et test de dépistage et de suivi biologique des patients ; la mise à disposition des structures, des différents protocoles pour la prévention, préexposition, et post exposition selon les directives et les protocoles nationales établis par le ministère de la santé publique ; assurer régulièrement l’approvisionnement en intrants dans l’ensemble des sites du pays.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Kankan : le centre de santé de Sabadou Baranama entre manque de matériels et faible affluence

25 septembre 2019 à 12 12 26 09269

La sous-préfecture de Sabadou Baranama, située à soixante quinze (75) kilomètres de la commune urbaine de Kankan, n’a qu’un seul centre de santé pour ses seize (16) districts. Dans ce centre, le constat révèle à la fois un manque de matériels de travail pour les infirmiers et agents techniques de santé mais aussi une faible fréquentation des lieux par les populations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

La couverture médicale du territoire national est loin d’être une réalité. La sous-préfecture de Sabadou Baranama, dans la préfecture de Kankan, n’échappe pas à cette triste réalité. Composée de 16 districts, cette sous-préfecture est dotée d’un centre de santé digne de nom. Le seul hic est le manque de matériels et la faible affluence des populations.

Mamady Traoré, chef adjoint du centre de santé de Sabadou Baranama

Selon Mamady Traoré, chef adjoint du centre de santé de Sabadou Baranama, la structure n’a pas tous les matériels nécessaires pour faire face aux besoins « L’Etat vient de mettre à notre disposition des clefs USB sur lesquelles se trouvent des documents que nous devons remplir pour exprimer nos besoins. On est en manque de beaucoup de matériels. On a fait des recommandations. Aussi, il y a un autre besoin, c’est vrai qu’on a un bâtiment digne de nom, mais on doit changer les tôles maintenant, on ne peut pas prendre le risque avec les documents administratifs », a-t-il laissé entendre.

Ce centre de santé, situé en plein cœur de la commune rurale de Sabadou Baranama, est très peu fréquenté par les populations. D’ailleurs, lors de la visite des lieux par notre reporter ce mardi 24 septembre 2019, les portes étaient fermées aux environs de 16 heures. Il n’y avait ni un membre du personnel, ni un patient.

Interrogé sur cet état de fait, monsieur Traoré a apporté des précisions : « quand vous êtes venus, j’étais parti me laver. Tout le personnel était là jusqu’à 16 heures, mais ils sont rentés à la maison. On ne peut pas garder des malades ici comme dans les hôpitaux. Ici, on observe les patients, quelques fois on fait de la perfusion. Mais, on ne les garde pas longtemps. C’est pourquoi vous ne les avez pas trouvé ici », a dit notre interlocuteur.

En outre, Mamady Traoré a appelé les citoyens à s’intéresser davantage à leur centre de santé pour bénéficier des services qui leurs sont offerts. « Ce que je peux dire aux populations de Sabadou Baranama et environnants, il y a beaucoup d’opportunités ici. Ne laissez pas les maladies en finir avec vous. Venez à temps à l’hôpital avant qu’il ne soit tard. Les médicaments contre le paludisme sont gratuits, les moustiquaires aussi », a-t-il précisé.

Le centre de santé de Sabadou Baranama compte 9 membres du personnel, dont 5 femmes. Cette sous-préfecture, composée de seize (16) districts, compte huit (8) postes de santé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Manque de personnel et d’équipements : le poste de santé de Tanènè-Kela abandonné

23 septembre 2019 à 10 10 17 09179

Construit en 1995, le poste de santé de Tanènè-Kela, district situé à 20 km de la ville de Kindia, se trouve aujourd’hui dans une situation alarmante. Il manque de tout ce qu’il faut pour offrir des soins de qualité aux patients. C’est le constat fait par un correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Cet établissement sanitaire reçoit les malades en provenance des localités de Bagueya, Koumbaya, Yabandi et d’autres districts situés le long de la route nationale Kindia-Télimélé. Mais, la structure est loin de répondre aux attentes de ses patients. Car elle n’en a pas les moyens qu’il faut. Pas d’eau ni d’électricité encore mois d’équipements nécessaires pour les soins.

poste de santé de Tanènè-Kela

« On n’a pas un hôpital digne de nom ici. Quand quelqu’un est gravement malade ici, nous sommes obligés d’aller à Kindia ville, et cela c’est avec beaucoup de difficultés car l’état de la route n’est pas bon. Notre poste de santé, personne ne s’en occupe. Même pour acheter certains médicaments il faut aller en ville parce qu’on ne peut pas en trouver ici », soutient M’mah Soumah, habitante de Tanènè-Kela.

En plus de tous les problèmes énumérés, il faut souligner que ce poste de santé est tenu depuis quelques années par un seul agent. Il s’agit d’Ibrahima Sory Conté, un natif de la localité formé dans le tas. Il fait son mieux pour ne pas que la structure sanitaire soit fermée.

Ibrema Sory Conté, chef du poste

« Le poste de santé de Tanènè-Kela relève du centre de santé urbain de Cassia. Moi, je suis là depuis 2006. C’est ici que je travaille. Actuellement, je suis seul ici, il n’y a pas d’autre agent sanitaire pour m’assister. J’ai tout fait pour qu’on m’aide à avoir un autre agent, mais en vain. Même dans mon village ici, j’ai tout fait pour qu’un enfant reste à côté de moi pour une question de relève, mais les parents n’ont pas compris. Alors que moi, j’ai appris ce métier auprès des premier médecins qui sont passés ici. Depuis l’inauguration de cette structure sanitaire, plusieurs agents de santé sont passés par là. Mais, quand ils viennent, ils ne durent pas longtemps. Ils restent un certain moment, puis s’en vont parce que ce district est très enclavé. Moi, je suis là parce que je suis natif d’ici, je suis là pour ma communauté », explique celui qu’on appelle ici communément Dr Conté.

poste de santé de Tanènè-Kela

Avec cette situation, les habitants de Tanènè-Kela se sentent, à juste raison, abandonnés par les autorités sanitaires du pays. Ils prennent leur mal en patience en attendant une solution qui tarde à venir.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628-518-888

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Affaire moustiquaires volées : ce qu’en dit le ministère guinéen de la santé

20 septembre 2019 à 17 05 28 09289

Quelques jours après l’éclatement d’une affaire de moustiquaires imprégnées qui auraient été volées en Guinée et envoyées au Mali voisin, le ministre guinéen de la santé a réagi à ce sujet. Au cours d’une conférence de presse organisée ce vendredi, 20 septembre 2019 à Conakry, Edouard Niankoye Lamah a dit ce que son département sait de cette affaire et ce qu’il compte faire dans les prochains jours, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’affaire a fait grand bruit ces derniers jours sur les réseaux sociaux. On parle de plus de 800 moustiquaires imprégnées octroyées à la Guinée par des partenaires au développement dans le cadre de la lutte contre le paludisme qui ont été soustraites frauduleusement pour d’autres destinations. Ces moustiquaires auraient été retrouvées en République du Mali, où elles devraient peut-être être revendues. En s’exprimant sur le sujet devant les médias, le ministre guinéen de la santé a indiqué que son département sait encore très peu de choses sur cette affaire.

Dr Niankoye Lamah, ministre d’Etat à la Santé

« Le premier élément que nous avons reçu tiré sur les réseaux fait état d’un communiqué du ministère de la santé et des affaires sociales de la République du Mali. On dit que vendredi dernier, par une lettre officielle des partenaires de lutte contre le paludisme de la République de Guinée, à savoir l’USAID, le Fonds mondial et la Fondation Against Malaria, auraient dit que des moustiquaires ont été soustraites en Guinée et vendues en République du Mali. Le 17 septembre dernier, j’ai donc invité tous les partenaires qui opèrent dans le domaine de la lutte contre le paludisme. Ce premier point a reçu un démenti. Et, la confirmation a été faite hier quand nous avons reçu un autre document toujours de nos partenaires.

Ce document reconnait l’authenticité des faits, à savoir : c’est plutôt madame Founya Loris du Fonds mondial, madame Sinta Senayère de l’USAID et un monsieur de la Fondation Against Malaria. Ce sont ces gens qui vivent tous à l’extérieur qui ont écrit au ministère de la santé et des affaires sociales du Mali pour attirer l’attention de ce ministère sur la provenance des moustiquaires. Ils ont indiqué que 16 balles de 50 pièces (environ 800 moustiquaires) avec 19 paquets de 100 emballages en provenance de la Guinée de façon frauduleuse seraient stockés dans un magasin en face du 10ème arrondissement à Bamako », a expliqué Edouard Niankoye Lamah.

Poursuivant, le ministre guinéen de la santé a souligné que son département n’a pas été officiellement saisi par le ministère malien de la santé de cette affaire. Il promet toutefois de prendre des dispositions afin de faire toute la lumière là-dessus. Il s’agit de l’envoi d’une délégation composée de plusieurs structures au Mali. « Nous sommes tombés d’accord : les autorités guinéennes comme les partenaires, il faut qu’on envoie une mission au Mali. Cette mission va comporter plusieurs professions : il y a aura une délégation du ministère de la santé, il y aura la police, il y aura des partenaires etc.

Cela, pour approcher le gouvernement du Mali pour en savoir plus. Il semble que des gens (les voleurs des moustiquaires) seraient arrêtés. Alors, si des gens sont arrêtés par le gouvernement malien, ça veut dire que c’est une excellente chose. Parce qu’il faut qu’on établisse la responsabilité, qu’on trouve les coupables qui auraient soustraient ces moustiquaires afin que l’impunité cesse de régner. Il faut les retrouver et il faut utiliser la sanction qui convient à la situation. C’est la position du gouvernement guinéen », a-t-il laissé entendre.

En attendant d’en savoir plus sur cette affaire, le ministre de la santé indique que son département s’est interrogé sur comment la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées de l’année dernière s’est passée. Puisque, selon lui, ça peut être un point de soustraction des moustiquaires. « L’organisation de cette campagne de distribution nous a été décrite lors de notre réunion. Ce sont des ONG qui ont transporté et déposé ces moustiquaires au lieu du site de distribution. Peut-être, en route, c’est possible qu’il y ait des soustractions », a dit Dr Edouard Niankoye Lamah.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Service cancérologie de Donka : « environ un malade sur 4 a un cancer du sein » (interview)

15 septembre 2019 à 9 09 59 09599
Pr. Bangaly Traoré, service de cancérologie de l’hôpital national Donka

Même s’il n’y a pas de statistiques fiables en la matière, de plus en plus de femmes sont atteintes du cancer du sein en Guinée. Cette maladie est aujourd’hui la première cause de consultation au service de cancérologie de l’hôpital national Donka. Quels sont les facteurs pouvant entraîner le cancer du sein ? Comment la reconnait-on et comment la traite-t-on ? Ce sont entre autres les questions qu’un journaliste de Guineematin.com a posées au Professeur Bangaly Traoré, le responsable du service.

Décryptage !

Guineematin.com : parlez-nous du cancer du sein.

Professeur Bangaly Traoré : le cancer du sein est un ensemble de maladies, caractérisées par une modification cellulaire anarchique et désordonnée aux dépens des cellules ou des tissus mammaires, qui détruisent les tissus et qui ont tendance à se disséminer au niveau de l’organisme qu’on appelle des métastases. Donc, ce sont des tumeurs malignes développées au niveau du sein et qui sont responsables du décès de la majorité des femmes en quelque sorte.

Le cancer du sein représente le quatrième cancer dans les deux sexes confondus, le deuxième cancer chez la femme avec un taux d’incidence de 15 cas pour 100.000 habitants. Alors, si on rapporte ça à l’ensemble de la population féminine, on se retrouve à environ 700 cas annuels. Ce chiffre c’est ce qui est connu. Mais, actuellement, on a tendance à obtenir beaucoup plus de femmes atteintes de cancer du sein que de cancer du col de l’utérus. Le taux mortalité avoisine les 70% sans traitement chaque année. Donc, sur les 700 cas, il y a environ un peu plus de 400 décès annuels. Au service que je dirige, c’est la première cause de consultation, avec une fréquence de plus de 26%. C’est-à-dire, environ un malade sur quatre a un cancer du sein.

Guineematin.com : quels sont les types de cancers du sein ?

Professeur Bangaly Traoré : aujourd’hui, on ne parle pas de cancer du sein, mais des cancers du sein. Cette classification découle du profil moléculaire, c’est-à-dire le comportement biologique du cancer du sein. Alors, il y a des cancers du sein qui se développent aux dépens de la stimulation hormonal, donc qui sont sensibles au traitement antihormonal. Vous savez, la glande mammaire qui développe aux dépens de la stimulation hormonal, donc certains cancers vont poursuive leur évolution en dépendant de la stimulation hormonale.

Il y a des cancers du sein qui se développent également indépendamment de la stimulation hormonale, donc qui sont insensibles à l’hormonothérapie, mais qui expriment des gènes qui font qu’elles sont différentes des cellules normales, donc qui ont acquis l’expression de nouveau gène. Il y en a qui sont dépourvus non seulement de l’expression antigénique, mais aussi des récepteurs hormonaux, donc ce sont des catégories appelées les triples négatifs. Ces cancers-là sont très méchants. Ils évoluent très rapidement, et ils sont responsables de beaucoup plus de décès que les autres cancers qui dépendent de la stimulation hormonale ou qui dépendent de l’expression oncogénique du cancer du sein.

Guineematin.com : parmi ces différents types de cancers, lesquels sont les plus répandus dans notre pays ?

Professeur Bangaly Traoré : nous n’avons pas de statistiques très fiables sur ce plan. Mais, il faut reconnaître que ce sont les triples négatifs qui sont fréquemment rencontrés, tout simplement parce que l’âge de survenue des cancers du sein dans la population féminine chez nous tourne autour de 48 ans. C’est-à-dire que ce sont des femmes qui sont proches de la ménopause, mais qui, dans environ 40 à 48% des cas ne sont pas ménopausées.

En Europe, l’âge moyen de survenue de cancer, c’est autour de 65, 75, 78 ans, donc ce sont des femmes âgées là-bas, alors que chez nous ce sont des femmes jeunes. Donc, c’est ça que ces femmes-là qui sont jeunes, leurs cancers sont un peu plus agressifs et ils évoluent plus vite que le cancer chez la femme âgée.

Guineematin.com : quelles peuvent être les causes de ces différents cancers ?

Professeur Bangaly Traoré : on ne parle pas de causes en cancérologie, mais plutôt de facteurs. Parce que quand vous parlez de causes, c’est comme si vous dites : le paludisme pour l’avoir, il faut avoir le plasmodium, il faut avoir été piqué par un moustique qui va infecter l’organisme par le plasmodium, dont le parasite qui donne le paludisme.

Le cancer est une maladie qui est multifactorielle, donc qui ne dépend pas que d’un seul facteur, qui dépend de plusieurs facteurs. Chaque facteur va jouer son rôle dans le développement de la maladie à un moment ou un autre donné de l’évolution naturelle de la maladie. Le cancer du sein, il y a deux groupes de facteurs qui sont importants à connaître. Il y a des facteurs qu’on peut éviter, donc qu’on peut maîtriser pour prévenir la maladie ; il y a des facteurs qu’on ne peut pas éviter ni utiliser pour prévenir la maladie.

Les facteurs qu’on peut éviter sont : le manque d’activités physiques, la consommation en excès de protéines animales et surtout la consommation des graisses, le manque de consommation des fruits et légumes, la consommation de tabac. Ces trois facteurs sont évitables. Les facteurs qu’on ne peut pas éviter, c’est d’abord le vieillissement. La maladie est liée à l’âge, donc plus on est âgé, plus le risque est élevé. Il y a aussi des problèmes génétiques, des anomalies génétiques. Donc, l’atteinte de certains gènes expose ou multiplie le risque de cancer chez les personnes adultes.

Guineematin.com : y a-t-il aussi d’autres maladies qui peuvent provoquer le cancer du sein ?

Professeur Bangaly Traoré : si, il y a des maladies, c’est pas très important. Ce qui est le plus important c’est, qu’est ce qu’on peut éviter? C’est l’alimentation pauvre en fruits et légumes, riche en graisses et en protéines animales, c’est le manque d’activer physique et le consommation du tabac. Quand on évite pas des aliments riches en protéines, graisses, c’est-à-dire on ne mange ses aliments, sans consommer de légumes et d’épreuves physiques on prend du poid et l’excès du poid, est facteur prédisposant au cancer du sien et à des nombreux autres cancers. Mais aussi à des maladies non transmissibles, comme les maladies cardiovasculaires, hypertension, le Diabète.

Ce sont aussi des maladies qui sont surtout des maladies à connotation génétique, donc il y a des anomalies génétiques qui prédisposent le développement du cancer. Ce sont des femmes qui sont infectées par le VIH SIDA également, ça on peut l’éviter, aussi, il y a aussi le vieillissement.

Guineematin.com : comment peut-on détecter le cancer du sein ?

Professeur Bangaly Traoré : la détection, il y a trois méthodes : la première qui est plus facile, c’est l’autopalpation. C’est-à-dire une femme qui est bien réglée, donc qui voit ses menstruations, à la fin de chaque menstruation, la femme doit se regarder les seins, s’auto examiner, pour rechercher la présence d’une boule ou de toute autre anomalie qui peut orienter vers le cancer du sein. Donc quand elle suspecte qu’il y a une boule ou une anomalie au niveau du sein, elle va dans la structure de santé la plus proche, où un professionnel de santé va l’examiner pour voir s’il n’y a pas d’anomalies.

Il y a aussi, l’examen clinique systématique des seins. C’est-à-dire qu’à l’occasion de chaque consultation, on propose à une femme de se laisser examiner les seins, afin de rechercher une anomalie ou une boule qui peut orienter vers cette maladie. La troisième méthode qui est idéale qui devait être accessible, c’est la mammographie. C’est-à-dire la radiographie du sein qui permet de voir, de détecter la maladie sans même que la boule ne soit perceptible au niveau du sein. Donc ça permet de voir la maladie tout à fait au début et de faciliter le traitement.

Guineematin.com : comment se fait le traitement ?

Pr. Bangaly Traoré, service de cancérologie de l’hôpital national Donka

Professeur Bangaly Traoré : le traitement est aussi complexe et varié. Il comporte le traitement chirurgical, c’est-à-dire c’est l’opération qui consiste soit à opérer pour en enlever la maladie tout en conservant le sein ou bien à enlever la totalité du sein, ça s’appelle traitement conservateur et radical. Mais ça, ça dépend du stade auquel on a reçu le patient. Je dis le patient, parce que l’homme et la femme peuvent être victimes du cancer du sein. L’homme est atteint du cancer du sein dans une proportion de 1% à 2%.

Alors, il y a les traitements médicaux, dont la chimiothérapie. Ce sont des médicaments chimiques anti-cancéreux qu’on donne pour détruire la cellule, partout où elle se trouve dans l’organisme. Il y a l’hormonothérapie. Je parlais tout à l’heure de cancers qui dépendent de la stimulation hormonale, donc on donne des antihormones pour bloquer la stimulation hormonale. Il y a aussi des thérapies ciblées, où on utilise des médicaments pour détruire certaines cellules particulières du cancer du sein. Ça s’appelle les anticorps monoclonaux. Donc, permet de cibler les cellules et de les détruire. Il y a les traitements physiques, c’est la radiothérapie. On utilise des radiations ionisantes pour traiter et détruire les cellules cancéreuses.

En dehors de ces traitements, c’est-à-dire la chirurgie, du traitement médical et de la radiothérapie, il y a d’autres traitements accompagnants telle que la prise en charge de la douleur. Quand les malades ou les femmes sont anémiés, il faut aussi une prise en charge de ceci.

Guineematin.com : pendant combien de temps peut durer le traitement du cancer du sein ?

Professeur Bangaly Traoré : le traitement du cancer du sein varie de huit mois à un peu plus d’un an. Il y en a même qui peuvent aller jusqu’à deux ans. Et si le traitement est purement chirurgical, ça peut s’arrêter à plus de deux mois. Ça dépend du stade auquel on a vu le patient. Il est plus facile de traiter très rapidement quand c’est vu tôt que si la maladie est un peu avancée.

Guineematin.com : est-ce que tous les types de cancers du sein peuvent être traités aujourd’hui en Guinée ?

Professeur Bangaly Traoré : bien sûr, nous prenons en charge tous les types de cancers du sein en Guinée. Par contre, quand la maladie arrive en phase de la radiothérapie, on les oriente vers l’extérieur pour bénéficier de ce traitement, parce que nous n’avons pas ce traitement sur place.

Entretien réalisé par Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Accessibilité au traitement du VIH : des personnes infectées interpellent l’Etat et les partenaires

10 septembre 2019 à 19 07 59 09599

Pour améliorer l’accessibilité au traitement du VIH/SIDA, le Réseau Guinéen des Personnes Infectées et Affectées par le VIH/Sida (REGAP+) et la Coalition Internationale pour la Préparation au Traitement (ITPC) ont présenté un plaidoyer ce mardi, 10 septembre 2019. C’est un réceptif hôtelier de Conakry qui a servi de cadre à cette présentation, adressée aux autorités guinéennes et aux Partenaires Techniques et Financiers (PTF) a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son allocution, le rapporteur du Groupe Consultatif Communautaire et responsable suivi-évaluation de l’Association des Femmes de Guinée pour la lutte contre les Maladies Sexuellement transmissibles y compris le SIDA (ASFEGMASSI), Docteur Mamady Keira, est revenu sur l’objectif de cette rencontre.

« L’objectif de ce plaidoyer vise, entre-autres, à partager : les objectifs de l’observatoire communautaire pour l’accès aux soins et aux traitements de qualité ; partager les résultats issus de la mise en œuvre des activités de l’observatoire communautaire de ITPC/REGAP+ ; discuter et orienter les stratégies du groupe consultatif communautaire ; faire le plaidoyer auprès des autorités politico-administratives et les partenaires techniques et financiers (PTF) pour l’amélioration de la qualité de la prise en charge chez les personnes vivant avec le VIH… »

Pour sa part, Dr Mamadou Thiapa Diallo, responsables des programmes et projet du REGAP+, dans sa présentation des résultats de l’observatoire, a livré quelques tendances des données pour les personnes qui ont fait le dépistage courant 2019. « Pour ce trimestre, nous avons 3593 cas de dépistage. Nous constatons ici, ce sont les femmes enceintes qui ont fait le maximum de dépistage, suivi des jeunes de 15 à 24 ans ; avec 15% chez les jeunes et 72% chez les femmes enceintes.

Pour les personnes dépistées positives et qui connaissent les résultats au niveau de ces 12 sites selon les signes, il y a eu 162 cas qui ont été dépistées positifs, dont les femmes enceintes ont aussi une grande partie : 48% ; suivis des jeunes dont l’âge varie entre 15 et 24 ans, 27%. Les professionnels de sexe 16%. Sur les 162 cas dépistés positifs 141 ont été initiés au traitement », a-t-il précisé.

Dans son discours, la présidente du groupe consultatif, Hadja Aminata Soumahoro, a fait savoir que la Guinée, à travers le REGAP+, est en charge de la mise en œuvre des activités de l’observatoire communautaire national pour améliorer l’accessibilité au traitement du VIH des personnes concernées au niveau des sites sélectionnés pour la période 2017-2019. « La surveillance du système de santé par les communautés améliore l’accès des personnes aux services sanitaires et offre de la qualité du système de santé, ainsi que le respect des droits de l’homme par une responsabilité améliorée.

C’est dans cette optique que le REGAP+, en collaboration avec ITPC Ouest Afrique, a sélectionné 12 structures, dont deux zones communautaires (Kindia et Conakry), pour la mise en œuvre des activités de l’observatoire au niveau des services de prise en charge, ciblant les personnes vivant avec le VIH, les femmes enceintes, les populations clés, les jeunes de 12 à 24 ans et les Utilisateurs des Drogues Injectables (UDI) », a-t-elle expliqué.

En outre, Hadja Aminata Soumahoro a mentionné quelques dysfonctionnements liés à leur activité. « Il s’agit entre-autres : la panne des appareils à charge virale dans les sites de prise couverte par le projet ; le délai de compte-rendu des résultats des examens biologiques assez long (3 à 6 mois) ; le faible dépistage des utilisateurs des drogues injectables et les populations clés ; les ruptures des équipements et des matériels de laboratoire pour la réalisation des examens biologiques, y compris la charge virale ; la faible initiation des nouveaux cas dépistés positifs au VIH » a-elle énuméré.

Devant les nombreux défis recensés dans le cadre de la lutte contre le VIH et pour l’atteinte des objectifs de l’ONU/SIDA à l’horizon 2030, le Groupe Consultatif Communautaire (GCC), à travers le REGAP+, « sollicite un soutien pour la mobilisation des ressources auprès des partenaires techniques et financiers pour la poursuite des activités de l’observatoire communautaire au traitement du VIH en République de Guinée ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Conakry : immersion dans l’univers de Siba Kolié, guérisseur traditionnel de l’os

9 septembre 2019 à 22 10 40 09409

De nombreux accidents de la circulation sont enregistrés tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Au delà du nombre élevé de morts, on note de nombreux cas de blessés qui sont envoyés dans les structures sanitaires. Certaines victimes de fractures, d’entorses ou de luxations s’orientent le plus souvent vers la médecine traditionnelle pour leur traitement. Ces tradi-praticiens sont très prisés et leurs locaux ne désemplissent pas de malades. C’est le cas à Simbaya Gare, relevant de la commune de Matoto, à quelques pas du marché à bétail, où Kolié Siba pratique le traitement traditionnel de l’os, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nos jours, plusieurs personnes font recours à la médecine traditionnelle pour soigner les fractures ou entorse dont elles sont victimes. Les responsables de ces structures reçoivent un nombre important de blessés.

Siba Kolié
Siba Kolié

C’est le cas de Siba Kolié qui pratique cette activité depuis de très longues années. Selon lui, le traitement de l’os est certes traditionnel, mais la radiographie est obligatoire pour tout patient qui sollicite ses services. « C’est un traitement qui est purement traditionnel. On utilise le kaolin avec une solution traditionnelle avant d’attacher la fracture. Mais avant de commencer tout travail, nous exigeons de faire la radio d’abord. Nous sommes en partenariat avec ceux qui font la radio dans les hôpitaux. Parfois, si on a des fractures ouvertes, on est obligé de mélanger le traitement moderne et celui traditionnel. Nous disposons d’un médecin qui est spécialisée pour l’opération et la chirurgie moderne », a expliqué monsieur Kolié.

Pour ce qui est de la durée du traitement et des frais y afférents, Siba Kolié a fait savoir que beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte. « Le traitement dure par rapport à la fracture. Si c’est une fracture ouverte, le traitement dure 3 à 4 mois. Mais, si c’est une fracture fermée, la durée du traitement est de 2mois. Par rapport au prix, ce prix même est traditionnel. Lorsque la personne vient, on te demande d’abord d’amener les colas traditionnels. Ce qui est à 7 mille FG. Si la fracture n’es pas ouverte, on fait le traitement à 400 mille FG. Mais, si c’est une fracture ouverte, on fait le traitement à 1 million 500 mille FG. Les clients viennent en fonction du temps. Pendant la saison des pluies, on a plus de patients que pendant la saison sèche ».

Parlant de son personnel, Siba Kolié a fait savoir qu’il compte 10 employés avec qui il travaille régulièrement. « Le local-là, c’est chez nous. Pour les employés, ils ont au nombre de 10 personnes. Chacun d’entre eux a une fonction par rapport au travail qu’on fait ici. Et ce personnel, c’est presque la famille. On a beaucoup de clients qui nous payent en fonction de la nature de la fracture. Nous travaillons ici avec une vieille dame, du nom de Maman Paula Sény Haoulohara, qui est surnommée Mama Africa. Elle est la cheffe et fait ce travail depuis 2004. Elle a hérité le travail-là de sa maman », a révélé Siba Kolié.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

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Reprise des orientations en médecine : Pr. Mohamed Cissé à Guineematin

8 septembre 2019 à 10 10 55 09559
Pr Mohamed CISSE, Doyen de la faculté des sciences et techniques de la santé de l’UGANC

Après une pause de 5 ans, les orientations des bacheliers guinéens en médecine reprennent cette année. La faculté est revenue avec une nouvelle dénomination. On l’appelle désormais faculté des sciences et techniques de la santé. Mais, il n’y a pas que le nom qui a changé. Plusieurs autres changements sont intervenus à ce niveau. Pour en parler justement, un journaliste de Guineematin.com est allé à la rencontre du Professeur Mohamed Cissé, le doyen de cette faculté à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Décryptage !

Guineematin.com : le gouvernement a annoncé la réouverture de l’ex-faculté de médecine. Dites-nous pourquoi le changement de dénomination et comment elle va fonctionner désormais ?

Pr Mohamed Cissé : je voudrais rappeler que la faculté de médecine de l’université Gamal Abdel Nasser a été créée en 1968. La faculté de pharmacie en 1969. Et, en 1990, le département d’odontostomatologie a été créé. Finalement, la faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie a été mise en place. Je rappelle que cette faculté de médecine de Guinée est la plus vielle des facultés de médecine d’Afrique noire en dehors celle de Dakar et de Kinshasa. Depuis sa création à cette date, il n’y a eu aucun investissement. Sa capacité d’accueil était de 20 étudiants. De cette date à maintenant, il n’y a eu aucun investissement pour augmenter les capacités d’accueil pouvant l’amener à donner une formation de qualité aux futurs médecins, pharmaciens, chirurgiens et dentistes du pays.

D’autres problèmes naturellement existaient, et c’est pour toutes ces raisons que le département de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a, dans son programme de réformes, s’est occupé de la faculté de médecine. Il a fait une évaluation menée par un expert sur financement de l’OMS. Et c’est suite à cette évaluation, qu’il y a eu des propositions qui ont été faites d’une part de changer le nom de la faculté et d’autre part pour être conforme aux nouvelles normes de la formation dans le domaine de la santé. C’est pourquoi, elle est passée du nom de faculté de médecine, pharmacie et odontostomatologie au nom de la faculté des sciences et techniques de la santé.

Guineematin.com : pourquoi ce nom ?

Pr Mohamed Cissé : vous savez, nous sommes dans l’espace CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) qui a ce qu’on appelle l’organisation de la santé, qui régule tout ce qui est santé dans l’espace CEDEAO. Cet organisme s’est mis depuis plusieurs années dans un processus d’harmonisation des programmes de formation dans toutes les institutions qui assurent la formation dans le domaine de la santé. C’est dans ce cadre qu’il a été décidé de ramener au niveau universitaire ce qu’on appelle la formation des sciences infirmières, obstétricales et paramédicales. Désormais, dans cette faculté, on va former des médecins, des pharmaciens, des chirurgiens-dentistes mais également des sages-femmes, des infirmiers et d’autres paramédicaux.

Guineematin.com : est-ce à dire que les autres écoles de santé primaires et secondaires vont disparaitre ?

Pr Mohamed Cissé : vous savez, cette question ne relève pas de moi. La disparition ou la création d’une école ne relève pas d’un doyen de faculté.

Guineematin.com : parlons des conditions d’accueil. Qu’est-ce qui est prévu pour la reprise de cette faculté des sciences et techniques de la santé ?

Pr Mohamed Cissé : je vous ai dit tout à l’heure que depuis sa création, il n’y a pas eu d’investissement. Mais on est en train de faire des investissements maintenant. On a décidé que pour cette rentrée, on aura six laboratoires au minimum sans compter ceux qui sont au niveau de l’université. La faculté des sciences en dispose et le CELFIG également. En ce qui concerne d’ailleurs les chirurgiens-dentistes que nous formons, tous les équipements sont sur place et le département a été rénové, grâce à l’appui du bateau Mercy Ship.

Guineematin.com : quelle va être la capacité d’accueil ?

Pr Mohamed Cissé : la formation d’un médecin, d’un pharmacien, d’une sage-femme, c’est 30% dans les amphithéâtres et 70 % dans les hôpitaux. C’est extrêmement important que là où on les accueille dans les structures de santé, que cela ne soit pas un problème pour les malades qui viennent se soigner. Ça va être un effectif réduit qui va permettre aux formateurs de pouvoir assurer une bonne formation à ces étudiants. C’est pourquoi, les effectifs qui sont retenus sont les suivants : 100 en médecine, 50 en pharmacie et 25 en chirurgie-dentaire. En ce qui concerne les sciences infirmières obstétricales et paramédicales, ce sera 90 étudiants en tout. Ils seront répartis comme suit : infirmiers 25, sages-femmes 25, les préparateurs en pharmacie 15, les techniciens supérieurs en laboratoires 15 et la kinésie thérapie 10.

Guineematin.com : combien de temps vont durer les formations ?

Pr Mohamed Cissé : la durée de formation ne change pas ni pour les médecins, ni pour les pharmaciens, ni pour les chirurgiens-dentistes. Mais pour les infirmiers, à partir du moment où la formation se fait au niveau universitaire, il va falloir passer 4 ans pour décrocher une licence professionnelle.

Guineematin.com : quelles sont les conditions d’admission à la faculté des sciences et techniques de santé?

Pr Mohamed Cissé : ce qui a été arrêté par les autorités, c’est que pour être admis, il faut avoir le bac avec au minimum mention Bien et passer un concours pour la médecine, la pharmacie et la chirurgie. Vous savez que la formation en sciences médicales n’est pas la même pour les autres options. Il faut de la rigueur et un bon encadrement. En Tunisie par exemple, pour être admis, il faut avoir 17/20 de moyenne. C’est pourquoi dans ce pays, le taux de réussite en médecine tourne autour de 97% de la 1ère année à la sortie. Il ne suffit pas d’avoir un millier d’étudiants dans un amphi mais d’avoir des étudiants d’un bon niveau, quel que soit l’effectif qu’on peut former.

Guineematin.com : faire la rigueur dans le recrutement est une chose, pouvoir former les admis est une autre. Qu’est-ce qui est prévu pour permettre aux futurs étudiants d’avoir une formation de qualité ?

Pr Mohamed CISSE, Doyen de la faculté des sciences et techniques de la santé de l’UGANC

Pr Mohamed Cissé : vous savez, le système de santé d’un pays repose sur six piliers. Le plus fondamental est celui des ressources humaines. Tous les autres cinq piliers tournent autour. On ne peut pas avoir un système de santé de qualité sans des ressources humaines de qualité. C’est pourquoi on investit dans la formation et c’est ce qui est en train d’être fait. J’ai parlé de laboratoires qui existent et des travaux qui ont déjà commencé. Vous pouvez aller voir dans la cour de Hadja Mafori Bangoura, les gens sont là. Et, on estime que dans les mois qui vont suivre, tous ces laboratoires seront disponibles. Une première partie, ce sera les cours théoriques et on a suffisamment de temps pour que les laboratoires soient prêts.

Deuxième partie, c’est ceux qui enseignent. Je l’ai dit récemment dans une interview, quand vous regardez dans le système éducatif guinéen, plus précisément au niveau de l’enseignement supérieur, c’est la faculté de médecine qui a le plus grand nombre d’enseignants de rang A de toutes les universités guinéennes réunies. Nous avons plus 12 professeurs titulaires du CAMES, plus de 25 maitres de conférences agrégés du CAMES et une dizaine de maitres de conférences, nommés localement. Donc nous avons toutes les ressources humaines requises pour donner une bonne formation aux étudiants.

Guineematin.com : quand est-ce que la rentrée est prévue chez vous ?

Pr Mohamed Cissé : c’est les autorités qui décident. D’habitude, c’est le 3 octobre. Mais on ne nous a rien dit encore. On attend.

Guineematin.com : à part à l’université Gamal, y aura-t-il des facultés de sciences et techniques de santé dans d’autres endroits du pays ?

Pr Mohamed Cissé : pour les établissements d’enseignement public, ce sera ici à Gamal, donc à Conakry. Mais il y a des universités privées qui ont des facultés de médecine. Seulement, les conditions de recrutement seront les mêmes pour toutes universités du pays qu’elles soient publiques ou privées. C’est ce que les autorités ont décidé.

Interview réalisée par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Rupture de préservatifs à N’zérékoré ? « Ce sont des fausses rumeurs », DPS

6 septembre 2019 à 18 06 20 09209

Comme annoncé précédemment, une rumeur annonçant une rupture de préservatifs s’est emparée de la ville de N’zérékoré depuis hier, jeudi 05 septembre 2019. La nouvelle s’est répandue sur les réseaux sociaux et dans les quartiers de la commune urbaine, inquiétant de nombreux citoyens. Mais, les autorités sanitaires de la préfecture ont aussitôt démenti la nouvelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Dr Antonio Doualamou, chef des ressources humaines en santé et directeur par intérim de la DPS

Selon Dr Antonio Doualamou, responsable des ressources humaines en santé et directeur préfectoral de la santé de N’zérékoré par intérim, il ne s’agit là que de fausses rumeurs. « C’est ce matin, à la réunion de tous les chefs de centres de santé, que le pharmacien-chef qui a suivi la radio, nous a informés qu’il a entendu parler d’une rupture de préservatifs à N’zérékoré. Et, nous avons passé la parole à tous les chefs de centres en leur demandant s’il y a rupture de préservatifs chez eux. Ils ont tous répondu par non. Donc, nous sommes très surpris que cette nouvelle puisse circuler sur les réseaux sociaux et même dans les médias, alors que nous-mêmes on n’est pas informés. Les préservatifs sont bien disponibles dans nos structures sanitaires. Ça je le confirme, on n’est pas en rupture. Ce sont des fausses rumeurs », a déclaré le DPS par intérim.

Le responsable sanitaire annonce d’ailleurs des sanctions contre l’agent de santé qui a annoncé cette nouvelle. « On a convoqué déjà l’agent qui a diffusé la fausse nouvelle avec son directeur au niveau de la direction préfectorale de la santé (DPS). Quand ils seront là, nous allons les écouter et des sanctions administratives vont être prises à leur encontre pour ne pas que de tels cas se répètent », a laissé entendre Dr Antonio Doualamou.

Il a enfin invité les citoyens de N’zérékoré, désireux de se procurer de préservatifs, à se rendre dans les structures concernées. « Les gens qui avaient la possibilité d’aller à l’AGBEF, parce que l’information est venue de là, ils n’ont qu’à continuer à y aller, parce que le directeur même de cette structure a démenti la nouvelle. Les portes de nos structures sanitaires sont largement ouvertes et les préservatifs y sont disponibles.

Je demande aussi aux citoyens de recevoir toutes les missions qui viennent vers vous pour la sensibilisation sur le VIH/SIDA. Parce que nous savons que le taux de prévalence est très élevé à N’zérékoré. Selon le chargé des IST, la préfecture de N’zérékoré a un taux de prévalence de 7% alors qu’il est de seulement 1,7% au niveau national », a dit le DPS par intérim de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Diarrhée et vomissement à Bodié (Dalaba) : décès de 2 sœurs en 48H

5 septembre 2019 à 14 02 04 09049

Deux dames ont trouvé la mort en l’espace de 48 heures, de suite de diarrhée et de vomissement, à Oussoumaniyah, relevant du district de Bodié IV, dans la Commune Rurale de Bodié, préfecture de Dalaba. Seulement, les symptômes ne disent rien aux autorités administratives et sanitaires de la collectivité.

Selon des ressortissants de cette sous-préfecture à Conakry, qui ont échangé avec un journaliste de Guineematin.com, c’est une vieille qui souffrait de diarrhée et vomissement à Oussoumaniyah, dans le district de Bodié IV qui est décédée moins de 48 heures après la déclaration des symptômes.

Malheureusement, sa petite sœur qui s’occupait d’elle est morte 48 heures après l’inhumation de la vieille dame ; c’est-à-dire dans la soirée d’hier, mercredi 4 septembre 2019.

« Nous avons prévu de l’inhumer ce jeudi après la prière de 14 heures », confirme le maire adjoint de Bodié, Elhadj Abdoulaye Lenguêdjé Baldé, qui semble prendre ce drame à la légère.

« Ce n’est pas une épidémie qui se déclare ! C’est la vieille qui souffrait de diarrhée et de vomissement. Les gens ont voulu que le chef du centre de santé aille à la maison pour l’examiner. Mais, ce dernier a expliqué qu’il ne pouvait pas se déplacer sous le prétexte qu’il avait déjà un patient en coma. Il a alors demandé à ce qu’on transporte la vieille au centre de santé. Entre-temps, elle est décédée la nuit » a ajouté l’adjoint au maire de Bodié.

Egalement interrogé par Guineematin.com, le chef du centre de Santé de Bodié, Boubacar Bah, se disant infirmier d’Etat sorti de Kindia, n’a pu révéler grand-chose. « J’ai reçu la seconde victime. Je l’ai traitée. Elle est rentrée à la maison. C’est là-bas qu’elle est décédée la nuit du mercredi », a indiqué l’agent de Santé.

Ces deux décès de suite de diarrhée et de vomissement enregistrés dans la même famille en moins de 48 heures n’ont éveillé aucun réflexe défensif en cet agent de santé, qui estime qu’il n’y a rien de grave au point de s’en alarmer.

Seulement, dans la même semaine, il y a aussi eu le décès d’un boulanger, mort de suite de maux de ventre à Kollenté, dans Kindia, à peine une semaine après son départ de Bodié, Dalaba, où il gérait une boulangerie.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Fièvre aphteuse, manque d’eau, vol de bétail : le secteur de l’élevage menacé à Koumbia

30 août 2019 à 11 11 01 08018

La commune rurale de Koumbia, située dans la préfecture de Gaoual, est une zone agropastorale par excellence. Berceau de la race Ndama, elle dispose du 8ème du cheptel national, se classant ainsi en tête des communes réputées favorables à la pratique de l’élevage en Guinée. Mais depuis quelques années, ce secteur est confronté à plusieurs problèmes qui le menacent sérieusement. L’un des acteurs du secteur a expliqué ces difficultés à un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Idrissa Diallo, membre de l’Union des jeunes éleveurs de Koumbia et membre de la coordination des éleveurs de la préfecture de Gaoual
Idrissa Diallo, membre de l’Union des jeunes éleveurs de Koumbia et membre de la coordination des éleveurs de la préfecture de Gaoual

Idrissa Diallo, un des responsables de l’union des jeunes éleveurs de Koumbia et membre de la coordination des éleveurs de la préfecture de Gaoual, connaît bien ce secteur. Rencontré au milieu de son troupeau, campé à quelques 5 km du chef-lieu de la sous-préfecture, le jeune éleveur explique que les problèmes entre agriculteurs et éleveurs persistent dans la localité. Et cela, malgré les dispositions prises pour y mettre fin.

« Cette zone (le campement des éleveurs) est la 2ème du genre à Koumbia. Elle s’étend sur un périmètre estimé à près de 10 mille hectares. Nous nous sommes entendus : agriculteurs et éleveurs, appuyés par les autorités locales, que cette zone est réservée à l’élevage et ne doit pas être occupé par les planteurs. Mais malgré tout cela, certains agriculteurs s’entêtent et mettent en pleine prairie des champs isolés non clôturés. D’autres encore essaient de revendre les domaines. Certains encore tentent de faire des plantations. Ce qui occasionne souvent des accros puisque facilement les troupeaux peuvent passer par là sans la volonté du bouvier », soutient-il.

Mais, ce problème entre agriculteurs et éleveurs est moins complexe par rapport à d’autres que rencontrent les acteurs du secteur de l’élevage à Koumbia. « Cette année, nous avons enregistré une maladie qui a fatigué notre bétail. Tu peux voir un taureau de 5 ans, 6 ans, voire plus tomber banalement et mourir de la fièvre aphteuse. Nous avons perdu assez de têtes cette année à cause de cette maladie. D’autres vaches en état n’ont pas pu arriver à terme. Heureusement, vers la fin de la saison, nous avons obtenu des produits pour lutter contre cette dangereuse fièvre », explique Idrissa Diallo.

Il ajoute que « l’un des problèmes les plus graves que nous avons ici c’est le manque d’eau. Ici sur cette zone, il y a plus de 2000 têtes de bœufs. Nous sommes au moins 15 à 20 éleveurs à camper dans la zone depuis plusieurs dizaines d’années. Il y a beaucoup de cours d’eau et de sources d’eau. Mais ces 5 dernières années, les points d’eau sont devenus rares. Pendant la saison sèche, entre mars et juin, nos bœufs, à la recherche d’eau, meurent parfois de soif. D’autres, toujours à la recherche d’eau, tombent et meurent isolés sur les anciens sites où ils avaient l’habitude de trouver de l’eau ».

Autre souci évoqué par le jeune éleveur, c’est le sempiternel problème vol de bétail. « Les gens nous fatiguent ici. Je veux dire les voleurs. Les voleurs ont souvent des complices masqués. S’ils volent, il est difficile de les dénicher, si tu réussis à le faire, ils passent par les mailles de la justice. Nous voulons que cela cesse. Que les éleveurs et leur bétail soient bien sécurisés. Cela va dans l’intérêt de chacun de nous. D’ailleurs à cause des nombreux problèmes que je viens de citer ici, surtout le manque d’eau et le vol de bétail, beaucoup de nos parents ont traversé la frontière du côté de la Guinée Bissau.

Nous aimons bien notre pays, c’est pourquoi nous lançons ce cri d’alarme afin que l’Etat nous vienne en aide en solutionnant ces différentes difficultés auxquelles nous sommes confrontés au quotidien ici. Je précise que notre secteur contribue énormément au développement du pays », a dit monsieur Diallo.

La preuve, dit-il, grâce à cette activité, au moins 5 à 6 camions remorques, remplis de bœufs, quittent cette localité chaque lundi en direction de Conakry. Sans compter le lait et ses produits dérivés qui sont également vendus dans la capitale guinéenne.

« C’est grâce à cette activité que nous parvenons à faire vivre nos familles, nous envoyons nos enfants à l’école, et en cas de maladie, nous les soignons. Nous contribuons efficacement au progrès économique du pays, à travers l’élevage. Nous voulons que ce secteur soit protégé et développé par l’Etat pour le bien de tout le monde », a conclu notre interlocuteur.

De retour de Koumbia, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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