Labé : des chenilles dévastent des cultures à Dionfo et Sannoun

19 juin 2021 à 9 09 46 06466

Depuis une dizaine de jours, des « attaques massives » de chenilles sont enregistrées dans les sous-préfectures de Dionfo et Sannoun, dans la préfecture de Labé. Ces larves destructrices s’attaquent aux cultures des paysans qu’elles ravagent sur place. Et, apparemment, la situation est loin d’être maîtrisée, même si à la direction régionale de la protection des végétaux de Labé, on affiche un certain optimisme dans le combat. Le difficile accès aux zones touchées et le manque de produits efficaces pour combattre ces chenilles sont entre autres problèmes que les agents pulvérisateurs rencontrent sur le terrain.

Selon le directeur régional de la protection des végétaux et des denrées stockés de Labé, Alpha Oumar Bah, le ministère de l’agriculture est déjà informé de la situation. Et, on espère que ce département va réagir très vite, en fonction des besoins, pour apporter des « molécules » qui peuvent combattre et éradiquer ces chenilles.

Alpha Oumar Bah, directeur région de la protection des végétaux et des denrées stockés de Labé

« Ces derniers temps, il y a eu des attaques massives de chenilles au niveau des sous-préfectures de Sannoun et Dionfo. A Sannoun, notre première intervention nous a permis de traiter une grande partie, surtout dans les concessions. Mais, c’était très alarmant et j’avoue qu’on n’a pas pu couvrir tout le district de Diguili. Parce que non les conditions de traitements étaient difficiles, l’état même de la terre le prouve. Parce qu’elle est couverte de blocs de pierres, c’est des pentes fortes, mais aussi le matériel de travail (pulvérisateur motorisé de 100 litres sur pneus) sur lequel nous comptons était difficile à faire tourner à  l’intérieur des parcelles infectées, parce que les terrains couverts de blocs de pierres ne s’y prêtent pas. Ensuite, hier (jeudi 17 juin), nous avons été à Sannoun. Et, c’est les autorités locales qui nous ont conduit à Kourako où il y a eu le problème. Mais, à ce niveau, nous avons trouvé que le stade de cristallisation des chenilles est dépassé. Parce qu’il y a déjà eu l’émergence des insectes parfait. Nous avons été  beaucoup peinés, parce que nous savons qu’il y a un grand danger qui se prépare. Pourquoi, parce que nous savons que ce nombre important de papillons que nous avons rencontré dans les villages s’étaient attaqués aux manguiers et orangers. Mais, nous avons préconisé un traitement et nous avions utilisé un produit de contact injection inhalation pour atteindre les cibles. Et, avec ce produit, nous espérons que le résultat sera atteint entre 70 et 80%. Par la suite, nous avons fait un autre constat qui est très alarmant dans un autre village où nous avons trouvé que c’est la chenille légionnaire d’automne qui agit sur le maïs. Il y a des tapades où  70 à  80% des cultures sont atteintes. C’est très alarmant parce que la chenille légionnaire s’incruste dans la tige de la plante et c’est difficile de l’atteindre. C’est pourquoi, avec elle, il y a une gamme de produits que nous utilisons souvent pour l’éliminer. C’est le produit systémique. Et, malheureusement, la société qui envoie ce produit nous a dit qu’elle est en rupture. C’est ainsi nous avons découvert qu’il y a un autre produit qui peut réduire la capacité de nuisance de l’insecte. Nous sommes à ce niveau et nous attendons toujours l’appui de notre tutelle qui est le ministère de l’agriculture, parce qu’ils sont informés du constat qui prévaut sur le terrain. Et, nous estimons qu’ils vont réagir en fonction des besoins énumérés, surtout à des molécules qui peuvent se confirmer à l’éradication de ces chenilles », a expliqué Alpha Oumar Bah. 

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : la position de l’ordre des médecins

18 juin 2021 à 17 05 30 06306
Professeur Hassane Bah, président de l’ordre national des médecins

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, des médecins de l’hôpital régional de Kankan sont poursuivis suite au décès de madame Kandé Mariame, une femme en état de grossesse dans leur centre hospitalier qui ne lui a pas assuré l’assistance médicale appropriée. Déjà, face à la réprobation générale, le gouvernement avait annoncé la suspension des médecins qui ont immédiatement été mis à la disposition de la justice. Et, récemment, monsieur Aly Touré, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, a indiqué que le procès s’ouvrira le 13 juillet.

Pour leur part, c’est à travers un communiqué publié daté d’hier, jeudi 17 juin 2021, que le Conseil national de l’ordre des médecins de Guinée et la coalition nationale des professionnels de santé ont annoncé avoir déjà engagé un collectif d’avocats pour défendre leurs collègues. Il s’agit bien de Dr Mamady Souaré (gynécologue et médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan), Fatoumata Camara (sage-femme) et Dr Fodé Kaba (gynécologue, en service à la maternité de ce centre hospitalier), tous poursuivis pour « homicide involontaire ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué :

Conseil national de l’ordre des médecins de Guinée et la coalition nationale des professionnels de santé

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Labé : l’hôpital n’a que 12 poches de sang !

15 juin 2021 à 11 11 14 06146

Placée sous le thème : « donnez votre sang pour faire battre le cœur du monde », la journée internationale du don de sang a été célébrée hier, lundi 14 juin 2021, à Labé. Seulement, cette célébration est intervenue à un moment où le don de sang se fait rare dans cette préfecture ; et, la banque sanguine du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine est extrêmement dégarnie. Seules 12 poches existent dans le stock, alors que les besoins de transfusion sanguine sont récurrents dans la préfecture, a appris le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Apparemment, le don de sang ne signifie rien dans la préfecture de Labé. Les donneurs volontaires ne se bousculent pas au service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine. Et, pourtant, les besoins de transfusion sanguine sont énormes dans cette localité. Car, les interventions chirurgicales sont quasi-quotidiennes à l’hôpital régional. Mais, le stock de poches sanguine est très peu (moins d’une quinze de poches disponibles) ; et, les autorités sanitaires craignent une rupture de stock si les populations ne s’engagent pas à faire le don de sang une réalité.

Docteur Mamadou Aliou Baldé, responsable du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine de Labé

« Nous disposons d’une banque sanguine solaire qui est fonctionnelle 24 heures sur 24. Nous nous faisons la collecte et il faut que les gens comprennent que si le stock n’est pas remplacé, il va disparaître. Sinon, nous avons 12 poches actuellement à la banque, mais cela ne peut pas suffire. Car, il faut que le stock soit remplacé à tout moment. C’est pourquoi, j’invite tout le monde à venir au niveau de notre service pour donner du sang afin de sauver des vies. Seulement, il faut préciser que ne peut donner du sang, toute personne d’abord qui est en bonne santé, une personne qui n’est pas atteinte d’une maladie transmissible, une personne qui n’est pas hypo-tendue ni hyper-tendue, une personne qui n’a pas une maladie du sang telle que la drépanocytose ou de certaines maladies chroniques comme le cancer et l’hémophilie. Si c’est une femme, il faut qu’elle ne soit pas en état de grossesse et que la femme ne soit pas en période de menstrues, que l’âge de la personne soit compris entre 18 et 55 ans », a indiqué Dr Mamadou Aliou Baldé, le responsable du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine de Labé.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Prorogation de l’état d’urgence : un député demande « au peuple de Guinée de ne pas respecter ce décret »

28 mai 2021 à 8 08 13 05135
Abdoulaye Kourouma, président du parti RRD, et député à l’Assemblée nationale

L’honorable Abdoulaye Kourouma, président et député du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), n’est pas d’accord avec la prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour un mois encore, en Guinée. Une décision annoncée mercredi soir, 26 mai 2021, par le président Alpha Condé à la télévision nationale. L’opposant indique que le chef de l’Etat guinéen a violé la Constitution, en prenant une telle mesure sans consulter l’Assemblée nationale. C’est pourquoi, il demande aux Guinéens de ne pas respecter cette décision.

« Il s’agit d’une décision unilatérale du gouvernement. L’Assemblée nationale n’a jamais été saisie, ça n’a jamais fait l’objet d’un débat au parlement guinéen. Donc, c’est un mensonge d’État. Et nous demandons au peuple de Guinée de ne pas respecter ce décret qui viole la Constitution. Et nous demandons aux Guinéens de continuer à vaquer à leurs activités, car ce décret n’est pas dans les normes.

La loi d’habilitation du président de la République (qui lui permettait d’agir sans consulter l’Assemblée nationale, ndlr) est finie depuis le 5 octobre 2020. Donc il faut qu’Alpha Condé arrête de prendre le pays comme si c’était sa propriété privée. Les institutions doivent être rétablies dans leurs droits et doivent travailler conformément à la loi », a déclaré le président du RRD.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Fièvre hémorragique de Lassa : l’épidémiologiste Dr Sory Condé dit tout sur cette endémie

23 mai 2021 à 8 08 22 05225
Dr Sory Condé, épidémiologiste et chargé d’études de surveillance épidémiologique et de riposte à l’ANSS

Provoquée par un arenavirus nommé ‘’virus Lassa’’, la fièvre de Lassa fait partie du groupe des fièvres hémorragiques virales. C’est une maladie très proche de la maladie hémorragique à virus Ebola ; et, elle est présente en Guinée depuis 2018. Elle a fait au moins trois morts ces quatre dernières années. Récemment (au début du mois de mai), la fièvre de Lassa a été signalée à Yomou (en région forestière) où elle a fait un mort.

Pour mieux comprendre cette maladie qui n’a pas encore de vaccin, Guineematin.com est allé à la rencontre de Dr Sory Condé, épidémiologiste, chargé d’études au département surveillance épidémiologique et riposte de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS). Avec lui, nous avons surtout parlé des modes de contaminations de cette maladie à l’homme et des moyens de prévention pour éviter de la contracter.  

Décryptage !

Guineematin.com : qu’est-ce que la fièvre Lassa et comment cette maladie se transmet à l’homme ?

Dr Sory Condé : La fièvre Lassa fait partie du groupe des fièvres hémorragiques virales au même titre que la fièvre hémorragique Ebola, la fièvre Marburg et la vallée du rift. C’est une maladie qui se manifeste par un certain nombre de signes qui ne sont pas spécifiques dont la température peut aller jusqu’à 39 voire 40°. Et, c’est dû à un virus dont le nom est le « Lassa ». Mais, qu’est-ce qui se passe en réalité ? Il y a un réservoir ou un intermédiaire généralement de type animal qui constitue les rats de type mastoniste. C’est-à-dire les rats qui ont des mamelles et qui sont d’abord infectés à partir du réservoir et qui, à leur tour, contamine l’homme. Ces animaux infectés infectent l’homme à travers leurs excréments, leurs urines et la manipulation de la chair de ces rats.

Guineematin.com : comment se manifestent les symptômes de cette maladie chez l’homme ?

Dr Sory Condé : Elles se manifestent par des maux de tête, les douleurs abdominales, des vomissements, les diarrhées. Mais, ce sont des signes non spécifiques qui nous font penser à beaucoup d’autres maladies déjà existantes dans notre communauté. Mais, si son évolution montre un signe de gravité, ça peut évoluer vers les signes de saignements, c’est pourquoi on parle de fièvre hémorragique virale. Et, si ça se complique, les problèmes de cœur peuvent subvenir et c’est ce qui rend le pronostic sombre.

Guineematin.com : Depuis 2018, la Guinée enregistre chaque année au moins un cas de mort dû à la fièvre de Lassa. Et, le constat révèle que toutes les victimes sont de la région forestière. Alors, peut-on dire que la région forestière est la zone endémique dans notre pays ?

Dr Sory Condé : Oui, c‘est la région forestière qui est la zone endémique de la fièvre Lassa en Guinée. En 2018 nous avons notifié un cas de fièvre Lassa dans la préfecture de Yomou. Il s’agissait d’une guinéenne qui travaillait à la société « SOGUIPA » et qui avait de la famille du côté libérien qui a développé les signes. On a effectué le test qui s’est révélé positif. Ça c’est limité à la seule dame qui avait malheureusement succombée. Le deuxième cas est arrivé en 2019 à Kissidougou. Un monsieur qui s’est contaminé à Mamou et qui en est décédé aussi. Heureusement il n’y avait pas eu de cas supplémentaires après tous les tests. Le tout dernier cas a été signalé encore à Yomou le 8 mai dernier. Il a été transféré d’urgence à l’hôpital régional de N’zerekoré pour son traitement. Malheureusement, il en est décédé le même jour. Quand nous prenons ces trois épisodes, il y a trois personnes qui ont développé la maladie en l’espace de 4 ans dont les victimes sont toutes mortes. Cela veut dire que nous sommes à une neutralité de 100%. Si 80% de ceux qui contractent la maladie passe inaperçu, ne développe pas de signe, le taux pourrait être augmenté.

C’est fréquent en Afrique de l’ouest. C’est d’ailleurs une endémie ouest-africain. C’est la troisième fois que nous rencontrons la fièvre Lassa en Guinée pendant ces quatre dernières années. Mais elle avait existé dans les années 60 avant notre génération. La particularité de cette maladie c’est que 80% de ceux qui la contractent passent inaperçu et développent la forme asymptomatique et les 20% peuvent développer les formes graves.

Guineematin.com : Est-ce qu’il existe aujourd’hui un vaccin ou des médicaments contre la fièvre de Lassa ?

Dr Sory Condé : On a les médicaments pour la prise en charge des malades de cette fièvre de Lassa qu’on appelle « Ribavirine ». Nous en avons dans le pays, mais ces médicaments ne sont efficaces que lorsque la maladie est à ses débuts. C’est pour dire que ceux qui ont cette maladie doivent se signaler très tôt, prendre contact avec un service de santé plus proche. Si ce n’est pas pris en charge à temps, le médicament aura une efficacité très limitée. Il n’y a pas de vaccin malheureusement pour la maladie.

Guineematin.com : Compte tenu de la dangerosité de cette maladie, comment faut-il s’y prendre pour éviter de la contracter ?

Dr Sory Condé : Il faut minimiser la présence de ces rats qui servent d’intermédiaire entre l’animal et l’homme dans nos concessions. Cela nécessite la lutte contre ces rats, mais aussi la lutte contre l’insalubrité. On doit maintenir les maisons propres. Il faut également bien couvrir nos aliments dans la maison pour ne pas que ces rats là urinent ou mettent leurs excréments dans les nourritures. Parce que dès qu’on consomme ces aliments souillés, on est contaminé. On doit aussi se méfier de manipuler ces rats et leurs chairs.  Celui qui attrape ce rat, le tue et le dépêche est plus exposé que celui-là qui mange sa chair.

Les autres mesures dans la riposte contre Ebola sont encore de mise pour la fièvre de Lassa. Il ne faut pas toucher une personne contaminée par la fièvre. Il faut transporter les malades dans une structure de santé la plus proche pour une prise en charge rapide. Et puis laver correctement les mains avec de l’eau et du savon ou du gel hydroalcolique.

Maintenant, les enquêtes environnementales menées démontrent la présence de ces rats qui servent de vecteurs entre le réservoir du virus et l’homme dans la zone côtière notamment à Forécariah. Peut-être que ces rats ne sont pas encore infectés ; mais il faut s’attendre, si ces vecteurs seront contaminés ils pourraient à leur tour contaminer l’homme.

Guineematin.com : Merci de nous avoir accordé cet entretien.

Dr Sory Condé : C’est moi qui vous remercie. Ça a été un plaisir de répondre à vos questions.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Conakry : François Guilavogui condamné pour avoir organisé une soirée dansante

22 mai 2021 à 14 02 01 05015

Pour avoir organisé une soirée dansante en période d’état d’urgence sanitaire, François Guilavogui a été condamné à payer une amende de 500.000 francs guinéens. Cette décision a été rendue ce vendredi, 21 mai 2021, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn, qui l’a reconnu coupable de participation délictueuse à un attroupement, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le 8 mai 2021 que le jeune François Guilavogui a organisé « un vin d’honneur » dans sa boite de nuit située à Yattaya Fossidet, en banlieue de Conakry. Le lendemain matin, il a été interpellé par la police, puis placé sous mandat de dépôt, le 11 mai, à la Maison centrale. Après 10 jours passés en prison, il a comparu ce vendredi 21 mai devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour répondre des accusations de « participation délictueuse à un attroupement » pour lesquels il est poursuivi. A la barre, le prévenu est revenu sur l’origine de son interpellation.

« Je suis manager d’une boîte de nuit à Yattaya Fossidet. Ce jour-là, c’est une petite sœur qui se mariait dans le quartier. Nous avons décidé donc d’organiser un vin d’honneur pour elle dans mon night-club. Et comme nous sommes en période de couvre-feu, on s’est dit de commencer tôt afin d’arrêter à 22h30 pour permettre aux invités de rallier leurs domiciles avant 23h. Malheureusement, on est allé jusqu’à 23h passées. Alors, dès que j’ai su qu’il est l’heure du couvre-feu, j’ai décidé d’arrêter tout afin que tout le monde rentre chez soi le plus vite possible. Malheureusement, quand les gens sont sortis de la cour de la boîte, ils ont aperçu un pick-up de la police non loin de là.

Du coup, ils sont tous revenus en courant vers la boite. Moi aussi, je les ai tous admis dans la cour, avant de fermer le portail. C’est ainsi que la police est venue encercler la cour. Les agents m’ont demandé pourquoi j’organise un tel attroupement en cette période de couvre-feu. Je leur ai expliqué la situation. Après, ils m’ont demandé de libérer tous ceux qui sont dans la cour et d’aller m’engager au commissariat. Chose que je n’ai pas accepté de faire cette nuit. Donc nous sommes restés là-bas jusqu’à 6 heures, et j’ai ouvert le portail pour que les gens rentrent chez eux. Après cela, la police m’a arrêté pour me conduire au commissariat », a expliqué François Guilavogui.

Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé a fait savoir que le prévenu a violé les décisions des autorités dans le cadre de lutte contre la pandémie de Covid-19, notamment l’interdiction des regroupements de personnes et l’instauration du couvre-feu à partir de 23h. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de le condamner à 3 mois d’emprisonnement assorti de sursis.

De son côté, l’avocat de la défense, Me Alpha Amadou Bah, a indiqué que l’intention de son client était tout simplement de faire au nouveau couple et non d’enfreindre à une quelconque mesure en vigueur. Il a demandé donc la clémence du tribunal et la libération de son client.

Finalement, le juge a condamné François Guilavogui au paiement d’une amende de 500.000 francs et ordonné sa libération.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Dr Fodé Oussou empêché de voyager : réaction vigoureuse des avocats de l’opposant

20 mai 2021 à 18 06 47 05475
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Dans la soirée du samedi 15 mai 2021, alors qu’il s’apprêtait à faire ses formalités de voyage à l’aéroport international de Gbessia-Conakry, Docteur Fodé Oussou Fofana, Vice-Président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, a été surpris de se voir notifier verbalement une interdiction de voyager sans motif par un agent de la Compagnie AIR France. Aux dires de cet agent, cette décision lui a été dictée par le commissaire spécial de l’aéroport.

Perplexe, Docteur Fodé Oussou Fofana s’est adressé avec courtoisie à ce dernier qui, à son tour, lui a répondu vertement sans explication avant de quitter les lieux.

Cet autre cas de violation flagrante des libertés individuelles comme les précédents, constituent un acharnement ouvertement orchestré par les autorités guinéennes contre les responsables, militants et sympathisants de l’UFDG et de l’ANAD.

Ces graves violations des droits de l’Homme planifiées et ciblées sont de plus en plus récurrentes depuis l’élection présidentielle du 18 Octobre 2020.

Depuis cette date, des opposants sont l’objet de harcèlements et de persécutions judiciaires : plusieurs cadres de l’UFDG et de l’ANAD sont de nos jours injustement et arbitrairement détenus à la maison centrale de Conakry.

De toutes les façons, les instruments juridiques internationaux des droits de l’homme et la constitution guinéenne accordent aux citoyens la liberté de circulation à l’intérieur du pays, les voyages à l’étranger, l’émigration et le rapatriement.

En tant que citoyen guinéen, jouissant de tous ses droits et ne faisant l’objet jusque-là d’aucune poursuite judiciaire, Docteur Fodé Oussou Fofana a bénéficié de la part du Ministère français de l’Intérieur d’une autorisation spéciale suivant les conclusions de son médecin traitant qui font état de l’évolution de sa maladie et de la nécessité d’opérer ses yeux de toute urgence ; Cela, pour lui éviter une complication dans un futur immédiat.

A présent, l’État guinéen est seul et unique responsable de tout ce qui pourrait advenir comme conséquence dommageable sur la santé de Docteur Fodé Oussou Fofana qui se réserve le droit d’exercer éventuellement les procédures y afférentes.

Partant de tout ce qui précède, Docteur Fodé Oussou Fofana prend à témoin la communauté nationale et internationale des violations graves par les autorités guinéennes de sa liberté d’aller et de venir et de son droit à la santé.

D’ores et déjà, Docteur Fodé Oussou Fofana remercie sa famille politique et ses amis pour leur soutien indéfectible, et réitère sa ferme détermination à continuer d’œuvrer pour la défense de la démocratie, de l’État de droit et du bien-être matériel et moral de tous les guinéens.

Conakry le 20 mai 2021

Signé le Collectif des avocats de la défense

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Mort d’une femme à l’hôpital de Kankan : deux personnes suspendues et mises à la disposition de la police

18 mai 2021 à 8 08 59 05595
Tibou Kamara, porte-parole du Gouvernement

Communiqué du Gouvernement– Le Gouvernement, informé du décès d’une patiente, madame Kandé Mariame, dans des circonstances jugées contraires à l’éthique médicale et au sacro-saint serment d’Hippocrate a diligenté une enquête pour éclairer l’opinion publique.

Le Chef de l’État, son Excellence Professeur Alpha Condé, le Premier ministre ainsi que le Gouvernement, présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille éplorée, lui expriment leur solidarité et s’engagent à ce que la vérité soit établie et que justice soit aussi rendue.

Les investigations menées ont établi les faits suivants :

Madame Kandé Mariame, âgée de 30 ans, a été admise à la maternité de l’hôpital régional de Kankan, le 13 mai. Elle souffrait de ces maux : Aménorrhée de deux mois, douleur pelvienne, perte liquidienne.

Le diagnostic, a révélé : une grossesse de 12 semaines avec menace d’avortement, selon le résultat de l’échographie du 15 mai, montrant un fœtus non viable.

Le dossier, fait état d’un suivi médical et paramédical de 3 jours.

Le 16 mai, à 4h du matin, Madame Kandé Mariame est malheureusement décédée, par suite de complications.
Suite à ce décès, le Directeur Régional de la santé par intérim, a convoqué une réunion d’urgence à l’hôpital régional le 17 mai.

La réunion, a regroupé toutes les parties prenantes, afin de reconstituer les faits pour la manifestation de la vérité.
Après avoir écouté, la sage-femme, le médecin chef de la maternité et le représentant de la famille, il a été établi les faits qui suivent :

– La sage-femme, aurait demandé la somme de 700.000 gnf à la famille de la patiente, au titre de la prise en charge, mais qui n’a pas été acquittée.

– Le médecin chef, informé de la situation, a rassuré la famille qu’elle n’avait pas à payer les soins sollicités.

– Une négligence dans le suivi médical de la patiente le 15 mai, correspondant au jour de garde de Madame Fatou Camara, sage-femme, de son état.

– La famille soutient que la négligence coupable n’est imputable qu’au défaut de payement pour la prise en charge.

A la suite des explications données, par toutes les parties, les autorités sanitaires, ont pris les décisions, ci-après :

– Une note de suspension du chef de la maternité et de la sage-femme de leurs fonctions, Dr Mamadi Souaré et Madame Fatou Camara, respectivement.

– La mise à disposition des personnes incriminées à la police pour des fins d’enquête.

Le Gouvernement, suivra de près l’évolution de l’instruction en cours de cette affaire dramatique.
C’est le moment de rappeler à l’intention de tous, la volonté et la détermination inébranlables du Chef de l’État, son Excellence Professeur Alpha Condé et de son équipe gouvernementale dirigée par Dr Ibrahima Kassory Fofana, à ne pas faire de concessions ni tolérer la complaisance pour tous les manquements et les fautes professionnelles dans le service public, en particulier, ceux dont dépendent la vie et la santé des populations.

Tibou Kamara,

Ministre d’État, Conseiller Spécial du Président de la République, Ministre de l’Industrie et des PME, Porte-parole du Gouvernement.

Fait à Conakry, le mardi 18 mai 2021

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La fièvre Lassa déclarée en Guinée : le gouvernement annonce les premières mesures prises

17 mai 2021 à 19 07 13 05135

Alors qu’elle semble avoir vaincu l’épidémie d’Ebola qui était réapparue en début d’année à N’Zérékoré, la Guinée fait face à une nouvelle maladie. Il s’agit de l’épidémie de fièvre Lassa. Elle a fait son apparition dans la préfecture de Yomou, où elle a déjà fait un mort. C’est un nouveau front qui s’ouvre donc pour les autorités guinéennes, engagées depuis plus d’une année dans la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Dans une déclaration publiée ce lundi, 17 mai 2021, le ministère de la Santé a déclaré officiellement cette nouvelle épidémie en Guinée, tout en annonçant les premières mesures de riposte prises. Guineematin.com vous propose ci-dessous la déclaration signée du ministre de la Santé, Rémy Lamah.

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Kankan : abandonnée par les médecins, faute d’argent, une patiente meurt à l’hôpital

17 mai 2021 à 10 10 18 05185

Une jeune femme est décédée dimanche matin, 16 mai 2021, à l’hôpital régional de Kankan, à la suite d’une fausse couche. Selon ses proches, la victime a été abandonnée par les médecins pour n’avoir payé un montant de 700.000 francs pour ses soins, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

C’est dans la nuit du jeudi, 13 mai 2021, que Mariam Kandé, enceinte de trois mois, est tombée malade. Elle a été aussitôt admise à l’hôpital régional de Kankan. Mais, selon son mari, le caporal-chef Souleymane Camara, conservateur de la nature, la dame n’a pas bénéficié des soins nécessaires, parce n’ayant pas payé l’argent qui lui a été réclamé. C’est ainsi qu’elle a rendu l’âme à l’aube du dimanche, 16 mai 2021.

« Ma femme était enceinte de trois mois. Lorsqu’elle a eu un malaise le jeudi nuit, nous nous sommes rendus immédiatement à l’hôpital de Kankan. Après l’échographie, ils ont dit que ma femme est menacée d’avortement. On nous a prescrit des médicaments qu’on a achetés la même nuit. Le lendemain, vendredi, on a fait encore l’échographie, on nous a dit que le bébé n’a pas de problème. Donc, elle a continué à prendre les médicaments. Mais, avec tout ça, ça n’allait pas, elle avait toujours des douleurs.

Le samedi encore, on nous a dit d’aller faire une échographie. Après cela, on m’a dit que l’enfant est décédé et qu’il faut faire un lavement pour qu’on puisse nettoyer son ventre. Nous sommes venus à la maternité, et la femme qu’on a trouvée là-bas nous a dit de payer 700.000 GNF. Je lui ai dit de faire le travail, je vais payer l’argent. Elle a dit qu’elle ne peut pas faire le travail ce jour-là, d’attendre le lendemain (dimanche). La même nuit, la douleur s’est aggravée, je suis allé voir les médecins mais personne n’est venu s’occuper de ma femme.

De 23 heures à 5 du matin, elle se tordait de douleur. Finalement, elle a rendu l’âme à 5 heures. Ce n’est pas parce que je n’avais pas d’argent pour payer les 700.000 qu’on nous a réclamés. Mais j’ai un grand frère qui travaille là-bas, il a voulu m’aider en plaidant ses collègues de me faire une réduction. S’il n’était pas là-bas, j’allais donner l’argent pour qu’ils fassent le travail. Mais je ne voulais pas outrepasser ce que mon frère a dit. Et quand il a dit de diminuer le montant, les médecins ont abandonné ma femme », explique l’épouse de la défunte.

Joint au téléphone, Dr Mamady Souaré, médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan, a laissé entendre qu’il n’est pas pour l’heure bien imprégné de cette situation. « Je n’ai aucune information puisque je n’ai pas travaillé aujourd’hui, mais j’ai un ami qui m’a appelé pour m’informer. Donc je suis en train de réunir les informations », a dit le médecin.

A noter que la victime, Mariame Kandé, était élève à l’école de santé de Kankan. Elle a rejoint sa dernière demeure ce dimanche 16 mai 2021. L’ONG AJDRAK (association des jeunes pour le développement de la région administrative de Kankan) menace porter plainte.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Dysfonctionnement dans le secteur pharmaceutique : Dr Manizé Kolié fait des révélations et demande une rencontre avec le Pr. Alpha Condé

10 mai 2021 à 20 08 19 05195

En conférence de presse ce lundi, 10 mai 2021, l’Ordre National des Pharmaciens Officines Privés de Guinée (ONPG) a exposé l’état dans lequel le secteur pharmaceutique guinéen se trouve actuellement. Et, par la voix de son secrétaire général, l’Ordre des pharmaciens a dénoncé la prolifération des « sociétés importatrices de médicaments » en Guinée. Les pharmaciens ont également pointé un doigt accusateur sur Falaye Traoré, le directeur national de la pharmacie et du médicament qui, selon eux, est à la base de tous les problèmes dans le secteur pharmaceutique de ce pays, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.  

Devant les professionnels des médias, Dr Manizé Kolié, le secrétaire général de L’ONPG, s’est attelé d’abord à dresser un tableau du secteur de la pharmacie en Guinée. Il a notamment évoqué des avancées, mais surtout des difficultés qui assaillent ce secteur dont il est fin connaisseur.

Dr Manizé Kolié, secrétaire général de l’ONPG

« Aujourd’hui, la pharmacie guinéenne ne ressemble plus à rien. C’est devenu une anarchie. Il faut qu’on arrête ça. C’est pourquoi on vous (la presse) a fait appel…Donc, il faut qu’on passe par vous dire que nous avons des avancées, mais nous avons également des difficultés. Le Chef de l’Etat a été très clair le 27 mars 2019, il a très bien conseillé d’ailleurs pour dire que la Guinée ne mérite pas d’avoir une pléthore de sociétés grossistes alors que des pays qui ont deux fois notre population n’en ont que 3 ou 4. Et, c’est pourquoi il y a un marché parallèle. Et, qui dit marché parallèle dit quoi ? C’est que des faux médicaments vont bientôt rentrer… Nous sommes dans une période de COVID-19. Moi j’ai souvent dit que quelques fois le COVID ne tue pas, mais c’est les faux médicaments qui tuent. Parce que quand tu as COVID, on te prescrit des médicaments. Mais, quand on te donne des faux médicaments, tu vas mourir ; et après, on va dire que c’est COVID… On va taper à toutes les portes pour que l’assainissement du secteur pharmaceutique soit une réalité. C’est-à-dire, il y a eu des évaluations, la dernière a eu lieu en 2019. Et les résultats sont au niveau du ministère de la santé. Le 11 mars dernier, le conseil de ministre, on a été surpris d’apprendre qu’un bon temps a été accordé par le chef de l’Etat qui a demandé de façon drastique à diminuer nos sociétés grossistes. Et le ministre entrant qui n’était pas là au moment où on faisait ces évaluations, a pris cette liste au rebond et il a tapé dedans pour dire que ces dix sociétés grossistes sont abrogées », a expliqué Dr Manizé Kolié.

Insistant sur les difficultés que l’ordre des pharmaciens traversent, le secrétaire général de L’ONPG a dénoncé « des associations pilotées par le directeur national de la pharmacie et du médicament » qui, dit-il, les empêche de travailler. Et c’est pourquoi, il a mis l’occasion à profit pour demander une autre rencontre avec le président de la République.

« Mais dans le parcours, alors qu’on a des étapes à franchir, nous nous rendons compte qu’il y a des difficultés qui viennent se greffer. Il y a des associations qui naissent de nulle part et qui ne vont pas nous faciliter la tâche. Pour ne pas aller par 36 milles chemins, les problèmes du secteur pharmaceutique aujourd’hui se trouvent où précisément au niveau du ministère de la santé? Il y a un chef d’orchestre. Le chef d’orchestre, c’est le directeur national de la pharmacie et du médicament. Je vous prie, je l’assume et je le dis, je ne veux pas que mes propos soient censurés. Nous sommes en train de parler de santé publique. Tout le monde est concerné, nous et nos parents qui sont au village. Ce secteur est tellement sensible que si on ne le prend pas au sérieux, on va couvrir le pays d’hémodialyse (Une maladie d’intoxication des reins, causée par la consommation des faux médicaments). Donc, je vous en prie, je voudrais parler ici au chef de l’État. Ça ne va pas au ministère de la santé. Il nous a reçus le 27 mars 2019, je veux qu’il nous reçoive à nouveau. Tous nos problèmes dépendent de la direction nationale de la santé et du médicament que nous pouvons appeler à peu près comme dans un aéroport la tour de contrôle. C’est pourquoi je veux que le président intervienne pour qu’on puisse passer à des choses sérieuses. Il y a des problèmes sérieux au ministère de la santé qu’il faut résoudre. Il y a des rois au ministère de la santé qui sont plus forts que le ministre. Si on ne règle pas ces problèmes, c’est la population qui en souffre. Parce que c’est de sa santé qu’il s’agit. Je demande à ce que le président prenne à bras de corps le secteur de la santé. Il le fait déjà c’est pourquoi on le félicite dans tous nos discours », a indiqué Dr Manizé Kolié.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Dr Sakoba Keïta : « voici pourquoi les prières nocturnes sont interdites dans les mosquées »

5 mai 2021 à 17 05 49 05495

Dr Sakoba Keïta, directeur général de l’ANSS

Pourquoi les prières nocturnes qui sont faites pendant les dix derniers jours du ramadan ont été interdites dans les mosquées ? Cette question revient avec insistance au sein de l’opinion nationale, qui n’arrive pas à comprendre cette décision des autorités guinéennes. Et, c’est pour répondre à cette interrogation justement que l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS) a animé une conférence de presse ce mercredi, 5 mai 2021, à Conakry. Le directeur de cette agence, Dr Sakoba Keïta, est revenu longuement sur les raisons qui ont motivé cette décision, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

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Le diabète et le jeûne du Ramadan : ce qu’en dit Dr. Amadou Bah

2 mai 2021 à 18 06 24 05245

Dr Amadou Bah, médecin chef adjoint du service de diabétologie de l’hôpital Donka

Les musulmans sont aujourd’hui au 19ème jour du jeûne du Ramadan, une prescription religieuse qui commande aux fidèles de surtout s’abstenir de s’alimenter la journée. Mais, cette période de jeûne est souvent pénible pour les diabétiques. A cause des bénédictions et tous les autres bienfaits de ce mois de pénitence, de nombreuses personnes diabétiques, malgré leur état, s’obstinent à observer le jeûne. Mais, le diabète est-il vraiment compatible avec le jeûne ? Quels sont les risques pour les diabétiques d’observer le jeûne ? Pour avoir des réponses, un reporter de Guineematin.com a rencontré pour vous Dr Amadou Bah, endocrinologue et médecin-chef adjoint du service de diabétologie et endocrinologie de l’hôpital régional Donka.

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Koumbia (Gaoual) : un Directeur d’école tué par le Covid-19

19 avril 2021 à 14 02 27 04274

Jusque-là épargnée de la maudite pandémie du Covid-19, la préfecture de Gaoual vient d’enregistrer officiellement sa première victime. Il s’agit de Faya Enapou Oliano, Directeur de l’école primaire de Dapompo, située dans la commune rurale de Koumbia, relevant de la préfecture de Gaoual.

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Maison centrale de Labé : 23 prisonniers testés positifs au Covid-19

14 avril 2021 à 17 05 28 04284

La pandémie de Covid-19 resurgit à la Maison centrale de Labé. 23 cas positifs ont été enregistrés ces derniers jours dans cette prison, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes. L’annonce a été faite ce mercredi, 14 avril 2021, par le directeur régional de la santé, Dr Mamadou Houdy Bah.

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Ramadan et Covid-19 : ce que l’ANSS demande aux musulmans de Guinée

14 avril 2021 à 8 08 17 04174

Dr. Sakoba Kéita, Directeur Général de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire alerte sur les risques de propagation de la pandémie de Covid-19 pendant le ramadan en Guinée. En effet, ce mois de jeûne et de pénitence pour les musulmans connaît de grands regroupements de personnes, notamment dans les mosquées. C’est pourquoi l’ANSS a organisé une conférence de presse hier, mardi 13 avril 2021, pour se prononcer sur cette situation. Elle a mis l’occasion à profit pour donner quelques conseils à mettre en œuvre pour minimiser les risques de contamination, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Santé : une nouvelle forme de tuberculose sévit en Haute Guinée

7 avril 2021 à 13 01 45 04454

L’alerte a été donnée par les responsables du centre de traitement des épidémies de Kankan. Une nouvelle forme de tuberculose appelée tuberculose multi-résistante sévit actuellement dans les régions de Kankan et de Faranah (Haute Guinée). 15 patients ont été testés positifs à cette maladie dans ces deux régions, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé Kankan.

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Soulouta (N’Zérékoré) : 3 décès suspects et un cas positif d’Ebola enregistrés

1 avril 2021 à 20 08 52 04524

image d’archives

Alors qu’elle semblait avoir été vaincue, la maladie à virus Ebola vient de réapparaître à N’Zérékoré. Un cas positif a été enregistré ce jeudi, 1er avril 2021, dans le district de Kpaghalaye, relevant de la sous-préfecture de Soulouta. Selon la directrice préfectorale de la santé de N’Zérékoré, interrogée par le correspondant local de Guineematin.com, c’est suite à trois décès survenus en l’espace de trois jours dans une même famille, qu’un autre membre de cette famille a été testé. Et, son résultat s’est révélé positif à Ebola.

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