Prise en charge des patients du Covid-19 : le groupe Bolloré offre 200 bouteilles d’oxygène à l’ANSS

24 septembre 2021 à 15 03 06 09069

Pour améliorer la prise en charge des patients du Covid-19, le groupe Bolloré a offert 200 bouteilles d’oxygène à l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS). La remise officielle de ce don a eu lieu ce jeudi, 23 septembre 2021, au centre de traitement épidémiologique (CT-Epi) de Gbessia, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Jean Christophe Tranchepain, directeur pays du groupe Bolloré en Guinée

« Nous sommes là pour la remise à l’ANSS d’un lot de 50 bouteilles d’oxygène avec la possibilité de renouveler et recharger 4 fois ces bouteilles pour avoir au total l’équivalent de 200 bouteilles d’oxygène remises à l’ANSS. Tous les ans, on fait des donations. Donc, cette année, on fait ce geste pour l’ANSS », a indiqué Jean Christophe Tranchepain, directeur pays du groupe Bolloré en Guinée, précisant que ce don permettra de faciliter la prise en charge des patients qui sont en réanimation.

« L’année dernière, on avait donné à l’ANSS un automate qui leur a permis de faire des recherches biochimiques et des analyses plus rapides. On tient à participer à toutes les réalisations de l’ANSS puisque on ne peut que se féliciter du travail réalisé par l’agence pour le suivi, le traitement et les mises en garde qui sont adressées par l’ANSS au niveau de toutes les populations contre cette maladie », a ajouté Jean Christophe Tranchepain.

Dr Bouna Yattasaye, directeur général adjoint de l’ANSS

En recevant ce don, Dr Bouna Yattasaye, directeur général adjoint de l’agence nationale de la sécurité sanitaire, a exprimé la satisfaction des autorités sanitaires de Guinée, remerciant vivement le groupe Bolloré pour ce geste. « Au nom du directeur général de l’ANSS et du secrétaire général du ministère de la santé et de tout le personnel de santé impliqués dans la riposte, nous disons merci à Bolloré qui fait cette donation. Je rappelle que Bolloré n’est pas à sa première donation.

La première, c’était un automate de biochimie qui nous a été donné avec entretien. La seconde donation, c’était la mise à disposition de tous les bluezones de Conakry pour la vaccination. Et cela continue. Aujourd’hui, nous sommes dans la donation avec 200 bouteilles d’oxygène. Cela est un ouf de soulagement pour nos patients et pour nos finances. Parce qu’il faut dire qu’à la réanimation, l’oxygène est primordiale. Donc, nous disons merci à Bolloré pour cette donation », a dit Dr Bouna Yattasaye.

Dr Mohamed Condé, administrateur du CT-Epi de Gbessia

De son côté, Dr Mohamed Condé, administrateur du CT-Epi de Gbessia, a salué ce geste « hautement appréciable », avant de féliciter et encourager les donateurs.


Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel. 620 589 527/664 413 227

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Concertations avec le CNRD : Dr Sakoba Keïta promet la fin très prochaine du Covid-19

24 septembre 2021 à 8 08 26 09269

Le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a bouclé hier, jeudi 23 septembre 2021, les concertations nationales pour une transition inclusive et apaisée en recevant au Palais du peuple, les jeunes, les femmes et le corps médical.

Au sortir de la rencontre avec les nouvelles autorités, Dr Sakoba Kéïta, le Directeur général de l’agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), après avoir exprimé sa satisfaction et sa loyauté au nouvel homme fort de Conakry, a annoncé la fin de la pendémie du Covid-19 en novembre prochain. Pourvu que les efforts continuent et que la campagne de vaccination réussisse à travers le pays.

« C’est une très grande satisfaction, quand les nouvelles autorités appellent tout le secteur de la santé afin que chacun parle des maux de notre système, pour qu’ensemble nous puissions les corriger. Par rapport à l’épidémie, je vous dis que les nouvelles autorités sont très engagées à accompagner le ministère de la santé et ses partenaires en vue d’accélérer le contrôle de cette maladie. Dans les jours qui viennent, vous allez écouter des communiqués qui vont renforcer l’élan que nous avons actuellement; parce que nous assistons à la baisse du nombre de cas », a soutenu ce spécialiste de la santé.

Toutefois, Dr Sakoba appelle les Guinéens à ne pas baisser de garde, sous peine de voir une 4ème vague anéantir les efforts consentis sur le terrain.

« Parce que la troisième vague est en train de se terminer. Et si on ne prend pas garde pour vacciner le maximum à Conakry et dans les préfectures actives, nous avons peur de ce que beaucoup d’autres pays ont enregistré, c’est-à-dire une quatrième vague », a-t-il expliqué.

Pour cet épidémiologiste, la fin du Covid-19 pourrait être annoncée en Guinée d’ici peu, si les efforts sont poursuivis et l’élan amorcé de lutte contre la pandémie maintenu.

« Nous pensons que si tout le monde se donne la main, d’ici fin novembre, on pourra même déclarer la fin de cette épidémie en République de Guinée ».

Dr Sakoba note que « pour le moment, la Guinée a une chance formidable. Ce mois de novembre, nous allons recevoir plus de 2 millions de vaccins. Donc si on vaccinait au moins un million et quelques personnes à Conakry qui est le foyer le plus touché, nous pensons que nous pouvons espérer que d’ici la fin d’année, beaucoup de mesures restrictives vont être levées et liées à cette pandémie vont être levées », a-t-il laissé entendre. Des déclarations qui ont été suivies d’effet dans la soirée du jeudi, avec un allègement du couvre-feu et d’autres mesures restrictives. Espérons que ce soit le début de la fin de cette pandémie et ses conséquences désastreuses.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Dr Awada, DG hôpital Ignace Denn au sortir de la rencontre avec le CNRD : « Nous sommes très satisfaits »

24 septembre 2021 à 7 07 37 09379

Dans le cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie, le CNRD a reçu hier, jeudi 23 septembre 2021, le corps médical et les pharmaciens de Guinée. La rencontre s’est déroulée à huis-clos à l’hémicycle. Et, selon Dr Mohamed Awada, le directeur général de l’hôpital national Ignace Deen, les échanges ont été fructueux.

« Nous sommes très satisfaits. Je crois que le courant s’est bien passé, les échanges ont été très fructueux. Nous allons déposer des mémorandums ; et, après ces mémorandums, le CNRD prendra les solutions idoines pour essayer d’améliorer la qualité de prise en charge de nos structures. Je pense que c’est une bonne rencontre qui sera édifiante. Il va s’en suivre des projets porteurs pour l’amélioration des tous les centres de santé, tous les hôpitaux nationaux, préfectoraux, régionaux pour qu’il y ait une bonne visibilité pour la prise en charge de nos patients », a dit Dr Awada.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Rencontre avec le CNRD : « Notre système de santé est à repenser », dit Dr Bangaly Mara

24 septembre 2021 à 7 07 19 09199
Dr Bangaly Mara, pharmacien et économiste de la santé

Comme annoncé précédemment, les médecins et pharmaciens de Guinée ont conféré hier, jeudi 23 septembre 2021, avec le CNRD au palais du peuple. Les échanges ont essentiellement porté sur les maux qui assaillent le secteur de la santé et qui dégradent la qualité des soins et prestations dans les structures sanitaires du pays.

Au sortir de l’hémicycle, Dr Bangaly Mara, pharmacien et économiste de la santé, a laissé entendre que le corps médical va produire un mémorandum qui va permettre de prendre en charge ces problèmes.

« On a écouté le président de la République et les interventions des uns et des autres par rapport à notre système santé. Ce qu’on a pu constater et voir dans les interventions de tous ceux qui étaient là, c’est que notre système de gouvernance dans le pays est malade. Notre système de santé est à repenser. Nous, en tant que gestionnaire de santé ayant été formés à cet effet par nos propres moyens dans des écoles qui ont été mises en place pour cela, nous comptons apporter notre grain de sel pour bâtir un système de santé modèle qui va prendre en compte des références dans le monde. Donc, aujourd’hui nous nous allons repartir retravailler et soumettre un mémorandum solide au président de la République et à son équipe afin de pouvoir prendre en charge les problèmes qui assaillent le secteur de la santé et surtout le secteur de la pharmacie où le médicament doit être géré par des pharmaciens », a indiqué Dr Bangaly Mara.

Alpha Assia Baldé pour Guineemain.com

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Dr Mandjou Moro Sidibé après la rencontre avec le CNRD : « la médecine guinéenne est malade »

24 septembre 2021 à 6 06 41 09419

Médecin et homme politique, Dr Mandjou Moro Sidibé a pris part hier, jeudi 23 septembre 2021, à la rencontre de concertation entre le CNRD et les médecins et pharmaciens de Guinée au palais du peuple. Et, selon ce gynécologue obstétricien, les échanges avec le colonel Mamadi Doumbouya (président du CNRD) ont porté sur les maux qui gangrènent le système de santé de notre pays. Cependant, à la lumière des interventions, Dr Moro Sidibé assure que la médecine guinéenne est malade.

« Tous les intervenants sont unanimes sur une chose, ce que la médecine guinéenne est malade. Mais, à qui la faute ? Les problèmes qui ont été soulignés sont d’ordre de l’équipement des hôpitaux. Il y a le problème de formation du personnel, le problème de la fourniture en médicaments et en consommables. Aussi, certaines personnes des comportements inappropriés. Et, tout ce qui est lié à la relation entre les patients et les médecins », a dit Dr Mandjou Moro Sidibé.

Alpha Assia Baldé pour Guineemain.com

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Dr Mamadi Kourouma après la rencontre avec le CNRD : « Nous sommes très confiants »

24 septembre 2021 à 6 06 38 09389

Comme annoncé précédemment, les médecins et pharmaciens de Guinée ont conféré hier, jeudi 23 septembre 2021, avec le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). La rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie en Guinée ; et, elle a permis de faire l’autopsie du secteur de la santé dans notre pays.

Selon Dr Mamadi Kourouma, conseiller chargé de la politique sanitaire au ministère de la santé, les problèmes ont été présentés au CNRD ; et, le colonel Mamadi Doumbouya (président du CNRD) a pris l’engagement d’œuvrer pour la disponibilité des médicaments et la création d’une direction pour gérer les structures privées de santé en Guinée.

« Il s’agissait d’échanger avec les nouvelles autorités sur les différents problèmes qui assaillent le secteur de la santé. Par rapport à cette question, nous avons essayé de façon ramassée de lui (le colonel Mamadi Doumbouya) montrer l’ensemble des problèmes du secteur de la santé aujourd’hui, à savoir : le problème de gouvernance, de ressources humaines, le problème de disponibilité de médicaments, d’infrastructures et d’équipements dans les hôpitaux… Donc, voilà les problèmes importants qui assaillent le système et pour lesquels le CNRD s’est engagé à accompagner le ministère de la santé. Ils nous ont demandé de transmettre des mémos qui peuvent leur servir de moyens de prise de décision. Il (le président du CNRD) s’est engagé pour la disponibilité des médicaments à travers le renforcement de la pharmacie Centrale de Guinée. Ensuite, la création d’une nouvelle direction pour gérer les structures privées qui sont en train de s’implanter de façon anarchique. Nous sommes très confiants. Au niveau du ministère de la santé, nous étions déjà dans la perspective d’organiser les états généraux de la santé. Donc, l’arrivée de ces nouvelles autorités est une opportunité pour nous de démontrer tous les problèmes du secteur, afin que des solutions idoines puissent être prises », a indiqué Dr Mamadi Kourouma.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Dr Moussa Konaté : « Nous avons obtenu l’accord du CNRD de faire de la pharmacie Centrale de Guinée une centrale digne de nom »

24 septembre 2021 à 6 06 31 09319

Comme annoncé précédemment, les médecins et pharmaciens de Guinée ont conféré hier, jeudi 23 septembre 2021, avec le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). La rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie en Guinée ; et, elle a permis de mettre en lumière les problèmes qui assaillent le secteur de la santé en Guinée, notamment le manque de médicament de qualité et la cherté de l’existent. Mais, selon Dr Moussa Konaté, Directeur Général de la pharmacie Centrale de Guinée, il a été obtenu du CNRD l’accord de réformer la pharmacie centrale pour rendre disponible et accessible les médicaments dans le pays.

« Je me réjoui de cette rencontre. Nous avons expliqué à Monsieur le président de la République que le secteur pharmaceutique est subdivisé en deux sous-secteurs. Le sous secteur privé qui est composé des pharmacies privées et approvisionné par les grossistes privés. Et, ce sous-secteur privé ne prend en charge malheureusement que 20% des besoins de la population en médicaments. Il y a également le sous-secteur public qui est composé des points de vente et des pharmacies dans toutes les structures sanitaires du pays. N’oubliez pas que notre système de santé est un système pyramidal. Vous avez les centres de santé, les postes de santé à la base, vous avez les CMS, les hôpitaux préfectoraux, les hôpitaux régionaux. Et, la seule structure de l’Etat qui a la responsabilité d’approvisionner toutes les structures publiques en produits de santé, c’est bien la pharmacie Centrale de Guinée qui, par conséquent, prend en charge des besoins de 80% de la population guinéenne. Imaginez que cette structure soit renforcée, c’est-à-dire qu’on devra régler le problème de médicaments en Guinée. Parce que le marché parallèle est né du déséquilibre entre le sous-secteur privé et le sous-secteur public. Nous nous sommes résolument engagés à relever ce défi-là. Et, nous avons obtenu cet accord, cet accompagnement du CNRD, de faire de la pharmacie Centrale de Guinée une centrale digne de nom pour que les médicaments de qualité soient disponibles. Nous leur avons aussi rassuré que nous sommes en exécution d’un projet de disponibilités de création de point de ventes publics dans toutes les sous-préfectures et préfectures. Nous avons obtenu l’accord formel du CNRD d’accompagner la pharmacie Centrale pour renforcer sa capacité opérationnelle. Pour moi, c’est un engagement fort et cela nous permet davantage de continuer notre combat, pour qu’enfin la question du médicament soit une question réglée. Je tiens à rappeler que les codes nationaux de la santé des années passées ont démontré que les ménages participent à 60% au coût de la santé. Or, le médicament seul représente 50% de ce coût-là. Quand le coût de médicament baisse, automatiquement les charges des ménages baissent. Et, quand les charges des ménages baissent, c’est un moyen de lutter contre la pauvreté. Alors, pour nous, c’est cet engagement qu’on a obtenu et nous nous sommes résolument engagés à continuer dans ce sens là », a indiqué Dr Moussa Konaté.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Pr Fodé Bangaly Sacko après la rencontre avec le CNRD : « Nous avons fait l’autopsie du fonctionnement de nos CHU »

24 septembre 2021 à 6 06 20 09209

Comme annoncé précédemment, les médecins et pharmaciens de Guinée ont conféré hier, jeudi 23 septembre 2021, avec le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). La rencontre s’inscrit dans le cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie en Guinée. Et, selon Pr Fodé Bangaly Sacko, le représentant des hospitalo-universitaires à ces concertations, les échanges avec le colonel Mamadi Doumbouya (président du CNRD) ont permis de faire l’autopsie du fonctionnement des CHU dans notre pays.

« Nous sommes satisfaits de la rencontre. Nous avons fait l’autopsie du fonctionnement de nos CHU et nous allons mettre des approches de solutions dans un mémorandum pour l’amélioration de la gouvernance et les ressources humaines qui sont à la fois insuffisantes et vieillissantes. Il y a également l’accès de la population aux soins de qualité qui doit passer forcément par l’amélioration des infrastructures et des équipements dans nos hôpitaux », a indiqué Pr Fodé Bangaly Sacko.

Alpha Assia Baldé pour Guineemain.com

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Guinée : le CNRD allège le couvre-feu, qui commence désormais à 00h

23 septembre 2021 à 23 11 04 09049

C’est une bonne nouvelle pour de nombreux guinéens. Le couvre-feu, qui s’étendait de 22h à 4h du matin, passe désormais de 00h à 4h du matin. Le CNRD, la junte militaire au pouvoir, a annoncé cette décision à travers un communiqué diffusé ce jeudi, 23 septembre 2021, à la télévision nationale.

C’est l’une des principales doléances posées par les propriétaires des bars, motels, hôtels, restaurants et boîtes de nuit, à l’occasion de leur rencontre avec le colonel Mamadi Doumbouya, président du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Rencontre tenue hier, mercredi, dans le cadre des concertations nationales engagées par la junte militaire qui dirige la Guinée.

Les tenanciers des lieux de loisir ont tous sollicité la levée ou au moins l’allègement du couvre-feu nocturne, instauré par l’ancien régime, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. Et le colonel Mamadi Doumbouya a accédé à cette demande, en allégeant le couvre-feu. Au lieu de 22h, cette mesure commence maintenant à 00h et s’étend jusqu’à 4h du matin.

Le CNRD justifie ce réaménagement par le recul de la pandémie de Covid-19, qui se traduit par la baisse du nombre de contaminations, la baisse du nombre de décès et du taux d’occupation des lits. « Face à cette situation, les mesures d’urgence sanitaire ont été révisées, en concertation avec l’agence nationale de sécurité sanitaire, le conseil scientifique et le ministère de la santé, comme suit :

Le couvre-feu est allégé de 00h à 4h du matin. Les mesures barrières sanitaires (port des bavettes, lavage des mains, distanciation physique) sont maintenues. Les regroupements et les manifestations de masse, sont subordonnés à la mise en place d’un dispositif du port des bavettes, de contrôle de l’état vaccinal. Le transport des corps de Conakry pour l’intérieur du pays est placé sous la responsabilité de la Croix-Rouge guinéenne.

Le contrôle sanitaire dans les points d’entrée et de sortie reste maintenu. Le test PCR pour les passagers se rendant à l’extérieur du pays reste en vigueur, conformément aux orientations de l’organisation ouest-africaine de la santé et du règlement sanitaire international. L’accès aux lieux publics : départements ministériels, centres culturels, hôtels, motels, etc. et les voyages interurbains sont subordonnés à la présentation d’un pass vaccinal ou un test PCR ou TDR négatif d’une validité de 5 jours », a annoncé le CNRD.

Les autorités guinéennes précisent que ces mesures entrent en vigueur à compter du 27 septembre 2021 et préviennent que « tout manquement ou non-respect des présentes mesures fera l’objet de sanctions disciplinaires, allant de la verbalisation, l’interdiction voire la fermeture du centre ou lieu de l’événement su cité ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

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Dr Moussa Cissé après la rencontre avec le CNRD : « le moral a disparu dans la pratique médicale et dans les structures sanitaires »

22 septembre 2021 à 8 08 53 09539
Dr Moussa Cissé, représentant de l’ordre national des biologistes

C’est visiblement le ‘’moment de vérités’’ au palais du peuple où se tient depuis la semaine dernière les concertations nationales entre les forces vives et le CNRD (la junte militaire au pouvoir actuellement en Guinée) pour une transition apaisée et réussie. Hier, mardi 21 septembre 2021, au sortir de la rencontre entre les ordres socioprofessionnels et le colonel Mamady Doumbouya (le président du CNRD) à l’hémicycle, Dr Moussa Cissé, le représentant de l’ordre national des biologistes à ces concertations, a dénoncé un « système de santé mal organisé » où le « manque moral » bat son plein dans la pratique médicale et dans les structures sanitaires en Guinée. Il a aussi invité les nouvelles autorités à œuvrer pour le renouvellement des bureaux des ordres socioprofessionnels.

« Le système de santé est vraiment malade. C’est extrêmement important et c’est pourquoi on a pris la parole. Et, au niveau du colonel, ça n’a pas passé de façon inaperçu. Ça attiré vraiment son attention. Le mal de la Guinée aujourd’hui c’est qu’on est très mal organisé au sein du système de santé. L’ordre des médecins, des pharmaciens, des biologistes, des sages femmes, des infirmiers : voilà des ordres essentiels pour que le système puisse bouger. Mais, aujourd’hui, il faut reconnaître que l’ordre national des médecins est illégal. Ça fait presque 16 ans sans que l’ordre ne soit renouvelé. Donc, l’ordre de médecins n’était pas présent dans la salle. Ça signifie pour nous une démission et il faut aller au renouvellement de cet ordre pour qu’on puisse quitter dans cette anarchie.

Sur le système de santé, on a parlé du renouvellement des bureaux des ordres socioprofessionnels en général: médecins, pharmaciens, biologistes, infirmiers.  Il faut que les ordres soient opérationnels. Le rôle que ces ordres jouent, c’est la moralisation du système. Et, tout ce que nous sommes en train de voir, ce que le moral a disparu dans la pratique médicale et dans les structures sanitaires. Il faut que ça revienne ; et, seuls les ordres socioprofessionnels peuvent faire en sorte que la moralisation du secteur médico-pharmaceutique soit une réalité dans notre pays. Je crois que le colonel Mamady Doumbouya a pris acte de s’impliquer lui-même pour que les ordres socioprofessionnels puissent avoir la plénitude de leur devoir pour qu’on puisse sortir dans cette anarchie », a dit Dr Moussa Cissé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Concertations nationales : ce que l’ordre des chirurgiens-dentistes demande au CNRD

22 septembre 2021 à 8 08 47 09479
Dr Alphonse Kourouma, président du conseil de l’ordre des chirurgiens

Les problèmes qui assaillent les différentes couches socioprofessionnelles étaient au centre de la rencontre entre le colonel Mamadi Doumbouya et les ordres socioprofessionnels du pays. Rencontre qui s’est tenue ce mardi, 21 septembre 2021, dans le cadre des concertations nationales ouvertes il y a une semaine par le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).

L’anarchie, la non-application de la loi, le mépris de l’éthique et de la déontologie, sont entre autres les préoccupations évoquées par Dr Alphonse Kourouma, du conseil de l’ordre des chirurgiens-dentistes de Guinée. Il a sollicité l’appui des nouvelles autorités guinéennes pour trouver des solutions à ces problèmes.

« On a dépeint la situation des maux qui assaillent le système sanitaire guinéen et on a demandé au président d’y veiller pour que désormais, les Guinéens ne souffrent plus de leur médecine. Il (le président du CNRD) nous a demandé de lui faire des propositions concrètes et qu’il verra ce qu’il pourra faire pour qu’ensemble, on puisse trouver la solution adéquate au problème qui ronge la santé de la population guinéenne.

Les maux qui assaillent notre secteur sont l’anarchie, la non-application des textes de lois, le mépris de l’éthique et de la déontologie, l’installation des cliniques clandestines partout. C’est le fait même que les professionnels de la santé ne respectent pas les règles qui régissent la l’exercice de la profession. C’est-à-dire tu peux voir un médecin généraliste qui se substitue à un médecin spécialiste ou l’infirmier qui se substitue au médecin ainsi de suite. Donc, ce sont des états de fait qu’on voulait régler », a dit Dr Alphonse Kourouma, qui se dit confiant quant à la prise en compte de ces préoccupations par les autorités.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com 

Tel: 622 67 36 81

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Dr Ibrahima Cissé (ONAMEL) : « la rencontre avec le CNRD a été très fructueuse »

21 septembre 2021 à 19 07 09 09099
Dr Ibrahima Cissé, le responsables chargé de projet de l’Ordre national de la médecine libérale (ONAMEL)

Le Comité national de rassemblement pour le développement (CNRD), au pouvoir depuis le 5 septembre, continue de recevoir les forces vives de la nation en vue de réussir une transition inclusive et apaisée. Ce mardi, 21 septembre 201, après les magistrats, les huissiers, les greffiers et autres, le CNRD a reçu les différents ordres nationaux du pays.

Au micro de la presse dont un reporter de Guineematin.com, Dr Ibrahima Cissé, le responsables chargé de projet de l’Ordre national de la médecine libérale (ONAMEL), a dit toute sa satisfaction et réitéré ses attentes par rapport à cette transition.

« Cette rencontre a été fructueuse dans la mesure où plusieurs maux dont la Guinée souffre ont été exposés. Cette rencontre était juste une prise de contact. D’ailleurs, tout ne pouvait pas être débattu aujourd’hui. Nous pensons qu’avec le mémorandum, les autorités feront face aux maux dont notre pays souffre. Devant le Colonel Mamady Doumbouya, il a été dit que les structures sanitaires privées sont des mouroirs. Mais ce sont des accusations gratuites envers les services sanitaires privés alors que la médecine de proximité rapporte beaucoup », précise ce membre de l’ONAMEL. 

« Nous n’avons pas eu la chance de prendre la parole dans la salle mais il nous a été demandé de présenter un mémorandum. Nous avons suivi les débats. Il y a eu beaucoup d’accusations alors qu’on peut améliorer les conditions de travail dans ces structures sanitaires. Nous demandons aux autorités de les évaluer objectivement et de donner les agréments à celles qui remplissent les conditions. Nos structures regroupent en leur sein plusieurs cliniques de proximité qui aident beaucoup nos populations. Non seulement, nous absorbons des milliers de médecins qui sortent de nos universités mais aussi, nous participons à donner une meilleure santé aux populations », rappelle Dr Ibrahima Cissé, qui balaie du revers de la main les nombreuses accusations portées contre les cliniques privées dans les quartiers.

« Mais malheureusement, nous sommes ségrégués et pourtant, beaucoup de médecins dans les hôpitaux publics sont devenus des cliniciens. Et c’est vrai qu’il y a des cliniques clandestines, des cliniques en pakka mais il y a des cliniques qui répondent aux normes requises, qui peinent malheureusement à être légalisées. Ce n’est pas normal. Le secteur privé n’a jamais bénéficié d’accompagnement par les autorités d’alors. Nous demandons au CNRD de nous aider », a sollicité ce membre de l’ONAMEL qui précise avoir bien accueilli le changement intervenu le 5 septembre et l’arrivée à la tête du pays du Colonel Doumbouya et son équipe. « Nous y fondons un grand espoir pour le développement de notre pays », a t-il conclu.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Rencontre avec le CNRD : « Nous avons fait une déclaration pour que les mesures sanitaires soient respectées », dit Dr Abdoulaye Kaba

21 septembre 2021 à 19 07 00 09009
Dr Abdoulaye Kaba, coordinateur national de la coalition nationale de la santé

Dans le cadre des concertations nationales pour la conduite de la transition Guinée, le CNRD (la junte militaire au pouvoir) a reçu dans l’après-midi de ce mardi, 21 septembre 2021, les ordres socioprofessionnels au palais du peuple. A cette rencontre à laquelle la coalition nationale de la santé a pris part, une communication a été faite pour alerter le colonel Mamady Doumbouya (président du CNRD) sur le relâchement des mesures barrières contre la COVID-19.

Pour Dr Abdoulaye Kaba, le coordinateur national de la coalition nationale de la santé, il est impératif de mettre un accent particulier sur la riposte contre la COVID-19 dans le pays.

« Nous l’avons exposé l’actualité du moment, c’est-à-dire la riposte contre la Covid-19. Nous avons fait une déclaration comme quoi de faire tout pour que les mesures sanitaires qui sont édictées par les autorités soient respectées. Parce que nous avons constaté au niveau de la réforme un relâchement des mesures barrières, d’autant plus que c’est difficile de donner une vue d’ensemble sur la situation pandémique comme avant. Il y a un relâchement et il faut impérativement que les nouvelles autorités puissent au moins mettre un accent particulier sur la riposte contre la Covid-19 », a dit Dr Abdoulaye Kaba.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com

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Médicament illicite, application de la loi… Ce que Dr Hawa Diakité (Ordre des pharmaciens) demande au CNRD

21 septembre 2021 à 18 06 52 09529

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, dans le cadre des concertations nationales pour une transition inclusive et apaisée, après les magistrats, le CNRD a reçu ce mardi, 21 septembre 2021, les différents ordres nationaux de la Guinée. Pour ce qui est de l’ordre national des pharmaciens de Guinée, la satisfaction était sur toutes les lèvres. Et, la présidente, Dr Hawa Diakité, ne demande qu’une seule chose à la junte : appliquer la loi, surtout contre les vendeurs de médicaments illicites ou par des non professionnels.

Dr Hawa Diakité, présidente de l’ordre national des pharmaciens de Guinée

« Nous avons parlé aux autorités du CNRD, les problèmes que nous rencontrons sur le terrain, notamment ceux liés à la vente illicite du médicament et à l’application des textes de loi.  Mais, il nous a rassurés de sa disponibilité et de sa détermination et il nous a demandés de faire notre mémorandum et de le lui déposer », s’est réjouie cette professionnelle de la pharmacie.

Dr Hawa Diakité plaide pour la consolidation des acquis enregistrés et à la poursuite de l’assainissement du secteur pharmaceutique.

« J’ai accueilli le changement du 5 septembre avec beaucoup d’optimisme. Mais, il faut se dire la vérité puisqu’on s’est battu pour réduire le nombre de sociétés pharmaceutiques de grossistes distributrices de 105 à  10. Il faut être très vigilant pour éviter que les sociétés qui n’ont pas le droit d’importer continuent de déverser des produits sur le marché. Dieu seul sait l’ampleur du danger des médicaments de la rue. Nous demandons aux nouvelles autorités la consolidation des acquis et l’application stricte des textes de loi, pour le bien de nos populations », a souligné la patronne de l’ordre national des pharmaciens de Guinée.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Prévention de la Covid-19 : la Fondation Espoir Guinée vole au secours des personnes vivant avec le VIH

18 septembre 2021 à 14 02 55 09559

La Fondation Espoir Guinée a procédé jeudi, 16 septembre 2021, au lancement des activités de sensibilisation et d’atténuation de l’impact de la Covid-19 chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). En plus d’être outillés sur comment prévenir le coronavirus, les personnes cibles vont aussi bénéficier d’un accompagnement alimentaire, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est sur financement de SIDACTION-France que la Fondation Espoir Guinée organise cette campagne de sensibilisation sur le respect des mesures barrières, le dépistage et la vaccination contre la Covid-19. Elle vise à aider les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), membres de ladite fondation, à se prémunir contre la pandémie du coronavirus.

Mme Kadiatou Bodié Baldé, présidente de la FEG

« C’est dans le cadre de la prévention du Covid-19 que nous avons lancé cette campagne. Nous allons faire la sensibilisation dans les sites où nous intervenons déjà dans le cadre de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Nous allons sensibiliser les gens au respect des mesures barrières et leur donner des kits de lavage des mains qui contiennent des seaux et du savon. Nous allons aussi distribuer des vivres : du riz, du sucre et de l’huile pour accompagner les personnes démunies, pour les aider à respecter les mesures barrières. Parce que quelqu’un qui vit avec le VIH, il a peur d’attraper une autre pathologie. Mais s’il est affamé, il est obligé de sortir et faire tout ce qu’il faut pour trouver à manger. Donc, il faut un appui alimentaire qui peut non seulement aider ces personnes dans leur traitement contre le VIH, mais aussi leur permettre de pouvoir se prémunir contre le Covid-19 », a indiqué Mme Baldé Kadiatou Bodié, présidente de la Fondation Espoir Guinée (FEG).

Cette campagne va se dérouler dans 7 centres médicaux de Conakry et 3 de Coyah. Elle est accueillie avec une grande joie par Fatoumata Lamarana Bah, l’une des bénéficiaires. « Je suis vraiment très contente. Je vis non seulement avec le VIH mais aussi j’ai un cancer du sein. Je ne travaille pas pour pouvoir subvenir à mes besoins. Donc, ce soutien me réconforte. Je remercie la Fondation Espoir Guinée pour cet autre geste en ma faveur », a déclaré cette dame, qui n’a pas pu contenir ses larmes lorsqu’elle a reçu ce don.

A noter que la cérémonie de lancement officiel de cette campagne a eu lieu au centre de santé Djénè Kaba Condé de Kaporo. Elle a connu la présence de plusieurs organisations évoluant dans le secteur de la santé, dont Plan Guinée, SOLTHIS (solidarité thérapeutique de la santé), le programme national de lutte contre le sida et les hépatites, etc.

Mariame Diallo pour Guineematin.com

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Faux cas d’Ebola en Côte d’Ivoire : « c’est la science qui a gagné », selon l’ANSS

1 septembre 2021 à 16 04 14 09149

Après la confirmation de ses doutes sur le cas d’Ebola déclaré récemment en Côte d’Ivoire et qui s’est révélé finalement faux, la Guinée met la balle à terre. Les autorités guinéennes évitent de célébrer cela comme une victoire pour préserver les bonnes relations entre Conakry et Abidjan. Pour Dr Sakoba Keïta, le directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, c’est plutôt la science qui a gagné dans cette affaire. Il l’a dit au cours d’une conférence de presse animée ce mercredi, 1er septembre 2021, à Conakry, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Pour nous, c’est la science qui a gagné, parce que ça nous a permis d’apprendre. On va tirer des leçons pour que ce genre d’incident ou d’erreur ne se réduise plus au niveau le plus petit possible. Nous sommes ensemble, on est dans le même univers. Aujourd’hui, c’est entre nous et la Côte d’Ivoire. Demain, ça peut être entre nous et d’autres pays et on règle le problème dans la fraternité et dans la coopération pour éviter de culpabiliser tel ou tel. Donc, c’est cet esprit qui m’anime. Techniciens, hommes de sciences, nos collègues de la Côte d’Ivoire sont des collaborateurs à moi. Ça fait plus de 20 ans que je connais certains. Donc, ce n’est pas à partir d’une seule divergence d’idées que nous pourrons briser tout ce lien séculaire qu’on a eu à bâtir à travers le temps », a-t-il déclaré.

Dr Sakoba Keita, Directeur Général de l’ANSS

Tout en rappelant que « l’erreur est humaine », cet épidémiologiste indique que les autorités guinéennes comprennent parfaitement leurs homologues de Côte d’Ivoire. « Nous, nous comprenons les autorités ivoiriennes. Il y a eu de l’émotion qui ne nous a pas permis d’avoir des relations très rationnelles pour une meilleure gestion. Donc, nous pensons que ce n’est pas le moment de dire qui a gagné ou qui a perdu. On n’est pas dans un match de football. En matière de santé, il n’y a pas de match. On se complète et on apprend ensemble », a dit le directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS).

Le 14 août 2021, le gouvernement ivoirien a annoncé qu’une jeune femme venue de la ville guinéenne de Labé (qui est arrivée le 11 août à Abidjan) a été testée positive à Ebola. Quelques jours plus tard, la Guinée a émis des doutes quant à la fiabilité du diagnostic effectué par l’Institut Pasteur d’Abidjan, demandant une analyse de reconfirmation dans un autre laboratoire. Même si le ministère ivoirien de la santé avait déclaré qu’il était sûr du diagnostic fait par ses techniciens, la Côte d’Ivoire a finalement accepté d’envoyer les échantillons à l’Institut Pasteur de Lyon, en France. Et ce dernier test a révélé que la jeune Guinéenne n’avait pas la maladie à virus Ebola.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com 

Tel: +224 622 07 93 59

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Comment protéger les enfants contre les maladies hivernales ? Dr Niane Harissatou, pédiatre, à Guineematin

1 septembre 2021 à 9 09 33 09339
Dr Niane Harissatou, médecin spécialiste en pédiatrie

Quand vient l’hivernage, viennent aussi le paludisme, le rhume et autres maladies qui n’épargnent pas les enfants de moins de 5 ans. Une situation qui inquiète non seulement les parents, mais aussi les médecins. Pour savoir davantage sur les moyens de se prémunir contre les maladies hivernales, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de Dr Niane Harissatou, pédiatre en service à l’Institut de Nutrition et de Santé de l’Enfant (INSE) de l’Hôpital national Donka.

Entretien !

Guineematin.com : 1- Dr Niane, nous sommes en pleine saison des pluies actuellement. Une période durant laquelle les maladies hivernales sont fréquentes surtout chez les enfants. Parlez-nous des dangers liés à cette situation ?

Dr Niane Harissatou : les grandes pluies auxquelles nous assistons ont des impacts négatifs sur la santé des enfants, surtout de moins de 5 ans, qui constituent le groupe le plus vulnérable. Parmi les maladies, il y en a qui sont transmissibles épidémiques ou endémiques et celles qui ne sont pas transmissibles, qui ne sont pas liées à un vecteur comme l’eau.

Parmi les maladies transmissibles, il y a le paludisme. Selon les données de l’OMS, 9 enfants sur 100 meurent dans le monde chaque année et parmi eux 37% sont imputables au paludisme, la pneumonie et aux maladies diarrhéiques. Donc, c’est autant vous dire combien le paludisme tue dans le monde, surtout en Afrique. Comme je vous le disais, il y a également certaines maladies endémiques, comme les maladies diarrhéiques que nous rencontrons aussi souvent chez nous. Et cette dernière, elle est le plus souvent liée à une eau qui est souillée, non potable. Si nous prenons par exemple le paludisme qui est l’une des maladies très fréquente en Guinée, elle connaît une recrudescence pendant
l’hivernage à cause des eaux qui stagnent dans les caniveaux ou dans d’autres réservoirs. Ce sont ces réservoirs qui permettent aux moustiques de se multiplier en favorisant la reproduction. Sachant que le paludisme est dû à la piqûre de moustiques, on comprend donc mieux pourquoi il y a la recrudescence de cette maladie au cours de la
saison des pluies.

Pour les maladies diarrhéiques, comme je l’ai dit plus haut, elles sont souvent transmises à travers les aliments souillés à l’eau de boisson contaminée et aussi à travers les mains sales.

Parmi les maladies transmissibles, il y en a qui n’ont pas besoin de vecteurs, qui ne se transmettent d’homme à homme. C’est le cas des infections broncho-pulmonaires, ou des infections respiratoires qui touchent les bronches et les poumons. A titre d’exemple, nous avons l’asthme, les broncho-pneumonies. Ces infections surviennent et sont beaucoup accentuées pendant la saison des pluies. Donc, en raison de la pluie, on constate la recrudescence de la crise d’asthme qui est une affection chronique due à l’allergie. Elle est souvent déclenchée par certains facteurs tels que la moisissure dans la maison au cours de la saison des pluies, l’humidité, des odeurs fortes telles que l’encens ou tout ce qui provoque les rhinites. Ceci pour dire qu’au cours de la saison des pluies, ces femmes qui aiment beaucoup brûler l’encens parce qu’elles estiment qu’il faut dégager les odeurs, ou les spiralés ou laisser les enfants sortir sous la pluie, les exposent sans se rendre compte. Tous ces facteurs surviennent plus fréquemment durant la saison des pluies.

Toujours dans le même groupe, nous avons la drépanocytose qui est une maladie chronique liée à une anomalie sanguine transmise des parents aux enfants et se manifeste souvent par des douleurs osseuses, thoraciques et abdominales. Cette dernière se manifeste souvent au cours de la saison des pluies par des crises qui sont parfois déclenchées quand l’enfant est exposé à la fraicheur. Donc, pendant cette saison, les crises des drépanocytaires sont accentuées. C’est dans le même sens les maladies de rhumatisme articulaire aigu.

A côté de ces maladies transmissibles et non transmissibles que j’ai citées tantôt, nous avons également la maladie qu’on appelle le pied d’athlète qui survient quand les enfants marchent dans les boues, sous les pluies qui tombent avec les eaux usées, ils traînent leur pied qui restent longtemps en contact avec ces eaux et ça peut donc se surinfecter et entraîner des plaies. Dans ce cas, l’enfant a du mal à porter des chaussures ou à marcher. Donc, en résumé, voilà l’impact de la pluie par rapport à ces maladies chez les enfants de moins de 5 ans.

Guineematin : Comment peut-on éviter ces maladies ?

Dr Niane Harissatou, médecin spécialiste en pédiatrie

Dr Niane Harissatou : Bien entendu, on peut les éviter sachant déjà comment elles se transmettent, ou se déclenchent on peut vraiment éviter la plupart de ces maladies en occurrence ces maladies chroniques. On peut prendre des dispositions pour minimiser un peu les crises rapprochées. Si nous prenons par exemple le paludisme, qui se transmet par la piqûre du moustique, on peut l’éviter en essayant de dormir sous la moustiquaire. En Guinée, dans le protocole national, chaque femme qui tombe en état de famille a droit à une moustiquaire dans un centre de santé. Ces moustiquaires imprégnées sont là dans le cadre de la prévention du paludisme chez les femmes enceintes et les enfants.

A part cela, on peut également éviter le paludisme en éloignant les gites d’eaux ou en nettoyant autour de la maison, en désencombrant les alentours, en éliminant les eaux stagnantes où les moustiques aiment pondre et se reproduire. C’est déjà un autre moyen d’éviter le paludisme.

Pour ce qui est des maladies diarrhéiques, les mamans doivent se battre pour que leurs enfants consomment de l’eau potable, les aliments bien cuits mais aussi s’accentuer beaucoup sur l’hygiène avec le lavage de mains avant chaque repas. Laver les mains avant de faire la cuisson, le lavage des mains après selles avec de l’eau et du savon. Je pense bien que c’est en effectuant ces gestes qu’on peut bien évidemment minimiser les risques d’attraper ces maladies
diarrhéiques. Si on n’a pas les possibilités d’acheter de l’eau minérale au moins on peut avoir des possibilités d’acheter du Sur’eau pour ajouter à l’eau afin de la rendre potable. Il faut désinfecter les crudités, il faut les laver avec de l’eau et du savon avant de les donner en consommation aux enfants.

Pour certaines maladies chroniques dont on a parlé, par exemple la drépanocytose; faire un bon suivi de l’enfant par un pédiatre en respectant les consignes données par celui-ci. En plus, également penser à protéger ces enfants de la fraîcheur en les faisant porter des habits longs, des chaussettes et bien les hydrater, ceci pourrait aider à minimiser les crises drépanocytose.

Pour les affections respiratoires telles que l’asthme, on peut également aider à minimiser les crises d’asthme, par exemple, en évitant de brûler l’encens ou des odeurs à l’intérieur de la maison, en désencombrant la maison surtout là où l’enfant passe plus de temps ; nettoyer la moisissure, donner un espace à l’enfant où il pourrait respirer de l’air frais ; ne pas laisser les enfants sortir sous la pluie.

Guineematin.com : Pendant ce mois d’août pouvez-vous nous dire le nombre d’enfants que vous avez reçus en lien avec les maladies que vous venez de citer ? Est-ce que ce chiffre est grandissant comparativement à l’année dernière ?

Dr Niane Harissatou : Je n’ai pas préparé les statistiques mensuelles mais durant ces deux à trois derniers mois (fin juin, juillet et août), nous avons reçu beaucoup d’enfants en consultation. De 40 consultations, on est allé à 60 consultations journalières pédiatriques. C’est énorme ! Et dans la plupart de ces consultations, c’est des cas de paludismes, de maladies diarrhéiques, d’infection respiratoire en gros. Et parmi eux, il y a beaucoup d’enfants asthmatiques, de drépanocytaires. Et c’est vraiment inquiétant.

Sachant ce que nous traversons dans notre pays avec le panier de la ménagère, la cherté de la vie, les difficultés socio-économiques, je pense qu’on peut bien accentuer la prévention.

Guineematin.com : Quels sont vos conseils en tant que médecin à l’endroit des parents ?

Dr Niane Harissatou : Je dirais aux mamans de bien faire dormir les enfants sous les moustiquaires imprégnées, d’assainir leurs maisons et alentours, d’éviter tous les gîtes d’eaux, de maintenir l’hygiène des mains, de donner de l’eau potable en boisson aux enfants, de laver toutes crudités avant de les donner à manger aux enfants mais aussi de protéger les enfants qui sortent sous les pluies. Donc, tous ces facteurs sont à prendre en compte pour minimiser vraiment ces infections et ces affections pendant la saison des pluies.

Interview réalisée par Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Ebola en Côte d’Ivoire ? L’histoire donne raison à la Guinée

1 septembre 2021 à 8 08 09 09099

Les doutes de la Guinée ont été finalement confirmés. La jeune Guinéenne déclarée positive à Ebola le 14 août dernier à Abidjan n’avait pas cette maladie. Une nouvelle analyse effectuée en France a révélé qu’il n’y a aucune preuve de la présence du virus, a appris Guineematin.com à travers un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé.

« Le gouvernement de Côte d’Ivoire a informé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qu’un second laboratoire a analysé les échantillons prélevés sur une patiente suspectée d’avoir Ebola et n’a trouvé aucune preuve de la présence du virus.

Les analyses effectuées par l’Institut Pasteur de Lyon, en France, interviennent après de précédentes analyses conduites par l’Institut Pasteur de Côte d’ivoire, qui ont amené les autorités du pays à déclarer le premier cas d’Ebola depuis 1994. Avec les nouveaux résultats obtenus par le laboratoire à Lyon, l’OMS estime que la patiente n’a pas eu la maladie à virus Ebola et de plus amples analyses sur la cause de sa maladie sont en cours », a indiqué l’OMS.

L’histoire donne ainsi raison à la Guinée, qui avait émis des doutes quant à la fiabilité du diagnostic effectué sur la patiente, venue de la ville guinéenne de Labé et qui a été déclarée positive à Ebola trois jours après son arrivée en Côte d’Ivoire. Le ministère guinéen de la santé avait écrit à son homologue ivoirien pour solliciter une analyse de reconfirmation dans un autre laboratoire. Dans un premier temps, les autorités de Côte d’Ivoire avaient rejeté cette demande, disant être sûres du diagnostic effectué par l’Institut Pasteur d’Abidjan.

En Guinée, 49 personnes ayant été en contact avec la jeune femme déclarée positive à Ebola ont été recensées et placées en isolement dans la ville. 47 d’entre elles ont déjà terminé leur période de suivi (21 jours) et ont repris leurs mouvements.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Fermeture des cliniques clandestines : « c’est une très bonne décision » (Pr Hassane Bah)

31 août 2021 à 18 06 07 08078
Pr Hassane Bah, président de l’ordre national des médecins de Guinée

C’est avec beaucoup de satisfaction que l’ordre national des médecins de Guinée accueille la décision du gouvernement de fermer les clandestines (celles qui exercent sans agrément). Selon le président de la structure, Pr Hassane Bah, cette initiative est très salutaire, parce qu’elle permet de préserver la santé de la population. Il l’a dit dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce lundi, 30 août 2021.

« C’est une très bonne décision, parce qu’il faut réglementer l’exercice de la médecine en Guinée. Le constat est clair : il y a beaucoup de nos collègues qui exercent illégalement dans des conditions qui sont défavorables à nos malades. Donc, c’est tout à fait normal qu’on envisage la fermeture de ces cabinets et surtout qu’il y ait une volonté politique de le faire. Donc, je salue cette décision », a déclaré Pr Hassane Bah, président de l’ordre national des médecins de Guinée, qui appelle toutefois à faire la part des choses.

« Lorsqu’on dit de fermer les cliniques clandestines, cela ne veut pas dire qu’il faut fermer les cliniques ou cabinets qui sont dans les normes. Mais il y a des médecins qui n’ont pas les qualifications, qui n’ont pas les compétences et qui posent des actes qu’ils ne doivent pas faire et qui causent des préjudices, parfois même la mort des patients. Ce sont ces cliniques qu’il faut fermer. Et mieux que cela, il y a une disposition du Code pénal qui condamne l’exercice illégal de la médecine, c’est une sanction pénale. On n’a pas besoin de dispositions préalables ou d’avertissement pour le faire, on doit le faire, il faut le faire ».

En application des instructions données par le président Alpha Condé, le ministère de la santé, à travers l’inspection générale de la santé (IGS), a procédé au recensement de l’ensemble des cliniques privées évoluant à Conakry et ses environs : Coyah et Dubréka. Et, sur près de 700 structures sanitaires installées dans cette zone, seulement 150 à 200 sont légalement installées. Toutes les autres sont en train d’être fermées, ont annoncé les autorités sanitaires. Mais pour la réussite de l’opération, le président de l’ordre national des médecins de Guinée appelle à l’implication de l’ensemble des acteurs concernés.

« A partir du moment où il y a une volonté politique, il faudrait que tous les acteurs soient impliqués. Par exemple, c’est une action menée par le ministère de la santé à travers l’inspection générale de la santé. Il faudrait qu’en plus de cette inspection, les autres professionnels soient impliqués, que la société civile soit impliquée et que tout le monde se sente concerné pour assurer une meilleure santé à la population. Donc, ce n’est pas un problème qui doit être sectoriel mais qui doit concerner tout le monde, toutes les parties qui sont impliquées dans la santé de la population. C’est le premier facteur.

Le deuxième facteur, c’est de savoir que nous avons aujourd’hui en moyenne 800 à 1000 étudiants qui sont formés par an. Et ces médecins qui sont formés en sciences de la santé au niveau de nos universités, qui ne sont pas employés, sont versés sur le marché de l’emploi. Ils restent comme ça alors qu’ils n’ont rien appris que la médecine. C’est très difficile de les encadrer parce que ce sont eux qui se retrouvent maintenant dans les quartiers et qui font de l’exercice illégal de la médecine, qui pratiquent des actes dont ils n’ont ni la qualification, ni la compétence, mais ils le font pour vivre.

Si on veut une solution pérenne, il faut voir en amont en mettant en place un numerus clausus par rapport à la formation. Diminuer le nombre qui est formé sans emploi, réglementer et voir ceux qui sont sur le marché comment est-ce qu’il faut les utiliser. Mais, aussi longtemps qu’on restera comme ça en train de former sans pour autant pouvoir les utiliser, on assistera au même phénomène », a laissé entendre Pr Hassane Bah.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com 

Tel: 622 67 36 81

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Côte d’Ivoire : la Guinéenne malade d’Ebola est guérie

25 août 2021 à 7 07 10 08108

La jeune Guinéenne diagnostiquée positive au virus Ebola en Côte d’Ivoire, où elle est arrivée le 11 août en provenance de la Guinée, est « guérie » de sa maladie. L’annonce a été faite hier, mardi 24 août 2021, par le ministère ivoirien de la Santé.

« Nous avons réalisé sur la patiente deux tests biologiques qui sont négatifs en 48 heures d’intervalle. Elle est donc déclarée guérie », a affirmé à l’AFP Serge Eholié, porte-parole du ministère de la Santé et chef de service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Treichville, à Abidjan, qui a accueilli la malade.

« On lève son isolement aujourd’hui (mardi). Elle n’est plus un risque de contamination. Elle est encore très fatiguée, nous la maintenons en hospitalisation », a poursuivi le professeur Eholié. « À partir d’aujourd’hui (mardi) on décompte 42 jours pour pouvoir dire à la fin si la Côte d’Ivoire est indemne d’Ebola » a-t-il souligné, sans faire état de nouveaux cas.

Les autorités sanitaires ivoiriennes ont détecté le 14 août dernier, un cas de fièvre hémorragique Ebola chez une jeune Guinéenne de 18 ans, arrivée en Côte d’Ivoire le 11 août en provenance de la ville guinéenne de Labé (nord), un trajet de plus de 1 500 km qu’elle a fait par la route.

Quarante-neuf cas contact

Cette découverte fut le premier cas confirmé en Côte d’Ivoire depuis 1994, dans ce pays voisin de la Guinée durement touchée de 2013 à 2016 et où le virus est réapparu en 2021. Quarante-neuf cas de personnes ayant été en contact avec la jeune guinéenne ont été recensés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le pays qui a réceptionné 5 000 doses de vaccins contre Ebola a démarré, le 17 août, une campagne de vaccination des groupes cibles, le personnel soignant qui a été en contact immédiatement avec la patiente et les forces de sécurité déployées à la frontière de la Guinée.

La Côte d’Ivoire est le troisième pays sur le continent africain cette année à avoir été touché par le virus Ebola après la République démocratique du Congo et la Guinée.

Ebola est une maladie virale souvent mortelle, qui touche les humains et d’autres primates. « Les taux de létalité ont varié de 25 à 90 % lors des épidémies précédentes », selon l’OMS. « Néanmoins, il existe désormais un traitement efficace, et si les patients sont pris en charge à un stade précoce de la maladie, avec en parallèle des soins de soutien, leurs chances de survie s’améliorent considérablement ».

Avec AFP

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