Santé : Alpha Condé inaugure la nouvelle IRM de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale

9 janvier 2019 à 20 08 05 01051

Le centre de diagnostics de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) vient de se doter d’une Imagerie par Résonance Magnétique (IRM). Cet équipement, unique en son genre dans notre pays, a été officiellement lancé ce mercredi, 09 janvier 2018, par le président Alpha Condé. Cet équipement permettra une nette précision dans le diagnostic de plusieurs pathologies et réduira les évacuations sanitaires de travailleurs à l’étranger, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Malik Sankhon

Dans son discours, Malik Sankhon, directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a rappelé que depuis l’introduction du système de Gestion Axée sur les Résultats (GAR) en 2012, son équipe et lui ont doté l’institution d’un plan stratégique et opérationnel qui traduit leur ambition et décrit les mécanismes pratiques de sa mise en œuvre. « Le centre de diagnostics de la CNSS, réalisé sur fonds propres de l’institution, a été inauguré le 28 avril 2016, dans le but de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins en faveur des assurés sociaux en particulier, et de la population guinéenne en général. Depuis cette date, le centre offre ses services dans divers domaines de diagnostics biomédicaux grâce aux équipements dont il dispose, à savoir : l’écho doppler cardiaque ; le scanner 16 barrettes ; la radio numérique ; l’appareil de mammographie ; le laboratoire d’analyses biomédicales doté d’automates et le cabinet dentaire et de prothèse doté de panoramique », a-t-il cité.

Par ailleurs, Malik Sankhon est revenu sur l’impact de cette Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) sur la prise en charge sanitaire de nos compatriotes. « Aujourd’hui, nous allons mettre à la disposition des usagers, cet équipement d’Imagerie par Résonance Magnétique qui, par sa caractéristique de haut champ, est une première dans notre pays. Il permettra une nette précision dans le diagnostic et va contribuer à la réduction des évacuations sanitaires surtout celles liées aux besoins de diagnostics fiables », a-t-il indiqué.

Abondant dans le même sens, le Chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé a salué le travail fourni par la direction générale de la CNSS au bénéfice des populations guinéennes. Selon lui, cet équipement permettra de réduire les évacuations sanitaires à l’étranger. « Vous savez, la Guinée perd beaucoup d’argent pour évacuer beaucoup de malades au Maroc, en Tunisie ou-bien parfois en France. Mais, on ne peut pas évacuer tout le monde. Ça veut dire que la grande majorité de la population ne peut pas être évacuée. Donc, beaucoup de gens meurent parce qu’on ne peut pas évacuer tout le monde. Mais, il est extrêmement important que la Guinée puisse se doter des moyens médicaux, afin que l’ensemble des guinéens puissent bénéficier des soins qu’il peut avoir au Maroc, en Tunisie ou en France. Et, nous sommes très heureux que la Casse soit située dans cette voie. Car avec l’IRM, beaucoup de maladies qu’on ne pouvait pas découvrir avant, on peut les découvrir aujourd’hui. Donc, je félicite le directeur général de la Caisse et tous les employés pour ce progrès », a lancé le président Alpha Condé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Read More

Mortalité maternelle : les faiblesses des structures de santé de la région de Labé

9 janvier 2019 à 8 08 16 01161

En 2018, les structures de santé de la Région Administrative (RA) de Labé ont enregistré au total 46 décès de femmes ayant trouvé la mort seulement pendant l’accouchement, une circonstance douloureuse qui, selon les spécialistes, constitue un seul indicateur de mortalité maternelle, parmi plusieurs autres, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dr. Mamadou Houdy Bah

Sur 45 mille naissances vivantes attendues par an dans la Région Administrative (RA) de Labé qui compte une population totale estimée à 1 millions 200 mille habitants, plusieurs femmes meurent dans la période comprise entre la conception et 40 jours après l’accouchement, explique le directeur régional de la Santé (DRS), Dr Mamadou Houdy Bah.

« Le taux actuel dans notre pays indique que 550 femmes meurent en République de Guinée sur 100 mille naissances vivantes. Quand vous prenez une population comme celle de la Région Administrative de Labé, qui a au moins 1 million 200 mille habitants, nous nous attendons à 45 mille naissances vivantes par an. En calculant le taux, vous trouverez qu’il y a beaucoup de femmes qui meurent dans la région sans qu’elles soient prises en compte dans les statistiques, parce que généralement la population ne tient compte que celles qui trouvent la mort pendant l’accouchement. C’est ce qu’elle appelle mortalité maternelle. Et si nous tenons compte de ce seul indicateur, en 2018, les structures de santé de la Région Administrative (RA) de Labé ont enregistré au total 46 décès maternels. Cette donnée statistique est bien très loin en dessous de la réalité sur le terrain » a indiqué le patron de la région sanitaire de Labé.

Sur les causes de ces décès maternels, les spécialistes rencontrés citent essentiellement le paludisme, les hémorragies, les infections et les anémies.

« C’est pourquoi, quand vous allez dans les structures de santé on prend beaucoup de précaution pour vraiment supplémenter la femme en fer. Pendant l’accouchement aussi, on lui donne beaucoup de médicaments. Si c’est dans les hôpitaux, elle est césarisée » a ajouté Dr Mamadou Houdy Bah.

Il est à noter que sur les 46 décès enregistrés dans la région, le taux le plus élevé a été notifié à l’hôpital régional, parce que, dit-on, les centres de santé et hôpitaux préfectoraux réfèrent souvent les cas compliqués à Labé.

Pour atteindre l’objectif de zéro décès maternel par an, conformément au principe qui voudrait qu’aucune femme ne meure en donnant la vie, celle qui est en état de famille doit, dès la conception, écouter le conseil de son médecin, utiliser les moustiquaires pour se prévenir contre le paludisme, se faire consulter auprès des structures de santé qui vont chercher les causes probables de son décès et la référer à temps. Dans ces conditions, elle peut être césariser si c’est nécessaire.

Dr. Thierno Ibrahima Kourouma

Cependant, la réalité est toute autre dans cette région très étendue constituée de villages très enclavés où des véhicules ne viennent qu’une fois par semaine, avec des routes impraticables, rendant impossible les évacuations d’urgence en cas de complication.

A ces facteurs, le directeur préfectoral de la Santé (DPS) de Koubia, Dr Thierno Ibrahima Kourouma ajoute un autre élément favorisant des retards dans la prise en charge médicale : la population ne connait pas les signes de dangers pour évacuer immédiatement une femme en grossesse vers les structures de santé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Read More

Sécurité Sanitaire : lancement officiel des activités de la Brigade spéciale MEDICRIME

15 décembre 2018 à 11 11 31 123112

La Guinée poursuit son combat contre les faux médicaments. C’est dans cette dynamique que notre pays a créé une brigade dénommée Brigade spéciale MEDI CRIME. La cérémonie officielle de lancement des activités de cette structure a eu lieu ce vendredi, 14 décembre 2018, à l’escadron mobile numéro 3 de Matam, a constaté un reporter de Guineematin.com sur place.

Six ans après être devenu le cinquième pays à avoir ratifié la Convention Médicrime du Conseil de l’Europe, permettant ainsi son entrée en vigueur, le haut commandement de la gendarmerie nationale direction de la justice militaire, en synergie avec le ministère de la Santé, a créé ladite brigade. La cérémonie de ce vendredi a eu lieu en présence de l’ambassadeur de la France en Guinée, de la consule de l’Union Européenne, du Haut commandement de la gendarmerie nationale, d’un représentant du ministère de la jeunesse, des membres de la société civile et plusieurs officiers des armées guinéenne et française.

Le commandant de la brigade MEDICRIME, le lieutenant Mamadouba Fougué Camara a défini les raisons profondes de la création d’une telle unité en Guinée. « Si l’on convient qu’un produit destiné à guérir et à sauver la vie ne peut être que de qualité, malheureusement le grand malheur est que des faux médicaments sont en vente et tuent tous les jours. Ce phénomène est devenu une menace au développement et à la sécurité publique. Cette lutte vise à protéger la santé de la population guinéenne. C’est le défi réel pour le développement et la survie de cette nation. Cette lutte est loin d’être individuelle, l’implication de tout un chacun doit être sincère, courageuse, patriotique et volontariste dans le cadre d’une véritable coopération nationale et internationale ».

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) les faux médicaments tuent environ 700 mille personnes par an dans le monde. Elle ajoute que si rien n’est fait, dans la vision de 2050, dix millions de décès seront enregistrés par an dans le monde, dont 5 millions en Afrique.

Le général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale a invité les guinéens à faire preuve de responsabilité et de vigilance. « Les gens doivent comprendre, qu’au delà des statistiques qui nous parviennent, la réalité des faits ne se fait pas attendre au titre des commentaires. Au marché Madina, sans aucune ordonnance médicale, on se procure toute sorte de médicaments qu’on veut, il suffit que vous ayez de l’argent. D’où viennent ces médicaments ? Quels sont les itinéraires que ces médicaments suivent ? Comment ils rentrent ? Comment ils sont utilisés? Ça ne fait pas grand souci. Notre objectif aujourd’hui, c’est d’avoir une loi nationale en relation avec la convention internationale et donner force à la loi, à travers le ministre de la santé pour que nous préservions le strict minimum possible pour la santé de nos populations. C’est à nous, chacun dans son domaine et en ce qui le concerne, d’ouvrir son esprit et son cœur pour que chacun devint un acteur, pas un observateur, de cette lutte ».

L’ambassadeur de France en Guinée, Jean-Marc Grosgurin estime pour sa part que la création de cette brigade est une première victoire pour les guinéens. « Je crois que l’enjeu, il est clair. Il s’agit de protéger la population guinéenne de l’utilisation des médicaments contrefaits qui peuvent avoir des conséquences néfastes. C’est une victoire que cette mise en place de la Brigade spéciale MEDICRIME. Mais, ce n’est qu’une première victoire. Je crois que le plus dur encore est devant nous. Nous avons le cadre juridique, la convention signée, la ratification de la loi, nous avons maintenant le cadre opérationnel. Je crois que tous les éléments réunis ici peuvent être fiers, parce que la cause est noble. Encore une fois, la Guinée prend son destin en main. Et, son destin ici, c’est vraiment la protection de sa population », a laissé le diplomate français.

Au cours de la cérémonie, il y a eu la remise de l’habilitation des officiers de police judiciaire, qui sont appelés à exercer au sein de cette unité, la fixation des drapeaux par les officiels, preuve de l’implantation de MEDICRIME en Guinée, la coupure du ruban pour les locaux qui abritent la direction de l’unité de MEDICRIME et la visite des locaux.

Très prochainement, un comité consultatif sera mis en place auprès du ministre d’État en charge de la Santé pour endiguer ce fléau.

Il faut noter que la convention MEDICRIME est l’unique instrument en Guinée qui criminalise les faux médicaments menaçant la santé publique. La brigade MEDICRIME a pour mission de lutter contre la criminalité relative à la contrefaçon des produits médicaux et les atteintes à la santé publique, veiller au respect et à la mise en œuvre des dispositions de la convention MEDICRIME en Guinée, protéger les droits des victimes des infractions établies conformément à ladite convention, protéger la santé publique, a-t-on appris.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Read More

Conakry : les journées locales de vaccination gratuite contre la poliomyélite lancées

13 décembre 2018 à 19 07 55 125512

Les autorités guinéennes ont procédé au lancement officiel des journées locales de vaccination gratuite contre la poliomyélite couplées à la supplémentation en vitamine A. C’est la mairie de Matoto qui a servi de cadre à la cérémonie, en présence des représentants des partenaires techniques et financiers, des élus locaux, des responsables des marchés et des centres de santé, et de nombreux citoyens, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces journées de vaccination contre la poliomyélite couplées à la supplémentation en vitamine A démarrent demain vendredi 14 janvier 2018 et vont s’étaler sur 4 jours. Quinze districts sanitaires sur les 38 que compte la Guinée sont concernés par ces journées qui visent à prévenir la polio, maladie invalidante, et les problèmes de vision chez les enfants de Guinée.

Saidou Condé

Dans son discours, Saidou Condé, secrétaire général de la mairie de Matoto, a précisé que ces journées sont organisées dans 15 districts sanitaires, « dont Matoto et Kaloum, pour la ville de Conakry. Ce sont des districts qui ont présenté de faibles performances récurrentes pendant deux ou trois campagnes organisées à cet effet et dont la couverture vaccinale est inférieure à 95%… »

Par ailleurs, monsieur Condé a rappelé que « la gravité et la haute contagiosité de la poliomyélite nous interpelle tous. C’est donc un défi que la Guinée doit relever désormais en l’éradiquant totalement sur le territoire national. A cet effet, j’invite tous les chefs de centre de santé, les agents vaccinateurs, à redoubler d’efforts, pour atteindre, vacciner et administrer la vitamine A à tous les enfant cibles sur le territoire de Matoto et de Kaloum, quelque soit leur statut vaccinal et leur provenance »

Pour sa part, Dr Guy Yogo, représentant de l’UNICEF, et porte-parole des partenaires techniques et financiers à cette cérémonie, a rappelé le contexte dans lequel se tient cette campagne. « Les présentes journées se déroulent dans un contexte particulier pour la Guinée. En effet, face à l’épidémie de polio enregistrée dans la région de Kankan avec 7 cas de poliovirus dérivés de souche vaccinale de type 2 en 2015, le ministère de la santé a apporté une réponse robuste qui a permis l’arrêt de la circulation du polio virus de souche vaccinale en Guinée… »

Malgré les acquis dans cette lutte, rappelle Dr Guy Yogo, la Guinée a été placée sur la liste des pays dits vulnérables à la polio. « Cette position fragile interpelle tous les acteurs pour l’intensification des activités pour l’initiative mondiale d’éradication de la poliomyélite ».

C’est dans cette dynamique que les partenaires de la guinée se sont engagés. Pour y arriver, « les partenaires ont consentis d’énormes efforts financiers. En effet, le coût total pour mettre en œuvre les différentes activités est de 7 milliards 70 millions 559 mille 946 francs guinéens, dont 3 milliard 65 millions 822 mille 716 francs pour l’achat des vaccins. En outre, un financement supplémentaire d’un montant total d’un milliard 108 millions 941 mille francs guinéens a été dégagé pour l’intégration de la supplémentation en vitamine A », a expliqué Dr Guy.

Le chef de cabinet du ministère de la Santé, Dr Yaghouba Barry, a laissé entendre que la poliomyélite « est une maladie très contagieuse, invalidante et pouvant entrainer la mort. La vaccination reste la seule mesure préventive efficace contre cette maladie… Pour la présente campagne, qui s’étend du 14 au 17 décembre 2018 près de deux millions d’enfants âgés de 0 à 59 mois seront touchés quelque soit leur statut vaccinal. En plus, les enfants de 6 à 59 mois bénéficieront d’une supplémentation en vitamine A. Au terme de cette campagne, chaque district sanitaire doit avoir moins de 5% d’enfants non vaccinés ».

Pour joindre l’utile à l’agréable, un sketch très instructif a été joué devant l’assistance. Il a été question de la lutte contre les réticences dans le cadre de la vaccination, une pratique récurrente qui doit être bannie des comportements de nos compatriotes.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

Read More

Crises épileptiques : « ce n’est pas un fait des sorciers ni du diable », dit Dr Moussa Baïlo

13 décembre 2018 à 8 08 59 125912

Même si elle n’est pas considérée comme un véritable problème de santé publique en Guinée, l’épilepsie gagne du terrain en Guinée. Il n’y a pas de véritables statistiques en la matière, mais les crises épileptiques enregistrées dans les écoles et autres lieux publics de Conakry constituent une preuve évidente de cette situation. Dans nos sociétés, beaucoup assimilent ces crises à une action des sorciers ou du diable. Mais, tel n’est pas l’avis de Dr Moussa Baïlo Diallo, enseignant chercheur et professeur de Neurophysiologie. Dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, ce spécialiste explique entre autres quelles sont les causes de cette maladie.

Décryptage !

Guineematin.com : on s’intéresse aujourd’hui à l’épilepsie, une maladie qui fait de plus en plus de victimes en Guinée mais dont on parle peu encore. Parlez-nous de cette maladie et de ses causes.

Dr Moussa Baïlo Diallo : l’épilepsie est une maladie neurologique qui se traduit par une activité électrique au niveau du cerveau et qui dure longtemps, qui arrive à affecter beaucoup de neurones, tels que les neurones associatifs qui se trouvent dans le système nerveux central. Les causes de cette maladie sont immenses. On peut parler notamment des infections mal traitée. Les infections sexuellement transmissibles, même le sida peut être à la base de l’épilepsie. Il y a également les prénatales, c’est-à-dire les infections qui peuvent atteindre la maman avant la naissance de son enfant.

Si ces infections ne sont traitées et que l’enfant naît avec, ça peut agir sur le système nerveux central plus précisément au niveau du cerveau. Si les différentes parties du cerveau sont affectées par ces infections prénatales, cela peut affecter l’enfant, une fois qu’il dépasse la vingtaine d’années. Autre cause de l’épilepsie, ce sont les infections telles que l’encéphalite. C’est une infection qui touche l’encéphale, un organe du système nerveux central. Quand l’encéphale est atteint, cela peut causer un dysfonctionnement du système nerveux central et puis entraîner l’épilepsie.

Guineematin.com : vous avez des infections prénatales, est-ce que cela veut dire que l’épilepsie est une maladie héréditaire ?

Dr Moussa Baïlo Diallo : l’épilepsie n’est pas citée parmi les maladies héréditaires, mais à travers l’évolution de la science que nous sommes en train de voir actuellement, on comprend bien qu’elle est en partie une maladie héréditaire. Parce que, une fois qu’une femme enceinte est infectée et que l’infection n’est pas traitée, ça atteint l’enfant.

Guineematin.com : une personne qu’une personne est atteinte de cette maladie, à quoi peut-elle s’attendre ? Je veux parler des conséquences que cela entraîne.

Dr Moussa Baïlo Diallo : les conséquences de cette maladie, c’est que les personnes atteintes de cette maladie tombent. Et, le plus souvent, cela arrive dans les lieux publics. C’est pour cela d’ailleurs qu’on considère l’épilepsie comme étant une maladie de diable. Parce que, une fois qu’il y a une foule, la personne malade est émotionnée, c’est-à-dire la conduction de l’information de la périphérie vers le centre nerveux arrive à s’accentuer de trop et soudain, la personne tombe.

Guineematin.com : quels sont les moyens de lutte contre cette maladie ?

Dr Moussa Baïlo Diallo : les moyens de lutte, c’est qu’il faut conseiller d’abord les mamans de se traiter, traiter les infections, surtout les infections sexuellement transmissibles. Toutes les maladies sexuellement transmissibles doivent être traitées à temps pour ne pas que ça puisse agir sur son fœtus. Parce que sinon, cela peut causer ce genre de maladies chez l’enfant et on va accuser les sorciers et les diables alors que ce n’est ni l’un ni l’autre. Ensuite, il faut éviter que les enfants tombent de trop pendant l’enfance parce que cela aussi peut agir négativement sur lui. Il faut savoir que les neurones ont la capacité de rétention des informations à des dizaines ou à des vingtaines d’années.

Donc, l’enfant qui tombe régulièrement à bas âge, ces neurones gardent cette information qu’ils vont répercuter à la longue. Je ne peux pas parler aussi des causes de cette maladie sans parler de la notion d’alimentation parce qu’il y a un régime alimentaire qui est adapté. Il faut toujours respecter un régime alimentaire adapté non seulement au groupe sanguin de l’enfant enfant, mais aussi qui ne va pas endommager ses neurones. Parce que donner des boissons trop sucrées ou trop gazeuses à un enfant à bas âge, cela peut endommager ses neurones. La même chose pour les aliments trop lourds la nuit.

Guineematin.com : on constate que l’épilepsie touche beaucoup plus la couche féminine, particulièrement les jeunes filles. Qu’est-ce qui peut expliquer cela ?

Dr Moussa Baïlo Diallo : effectivement, on constate que cette maladie est beaucoup plus fréquente chez les jeunes filles. Des recherches sont encore en cours pour savoir pourquoi les femmes sont beaucoup plus sensibles à la maladie d’épilepsie que les hommes.

Guineematin.com : autre fait remarquable, c’est que très souvent, dès qu’une fille tombe, d’autres qui sont à côté la suivent. On le constate beaucoup dans les écoles et c’est d’ailleurs l’une des raisons qui font que les gens disent que l’action du diable. Quelle explication pouvez-vous donner à cette situation ?

Dr Moussa Baïlo Diallo : c’est parce que celles qui suivent cette fille qui vient de tomber, portent les gènes de l’épilepsie dans leur corps. Donc elles sont en attente. Une fois qu’une personne tombe, s’il y a une autre qui porte les gènes de l’épilepsie à côté, ses neurones sont immédiatement avertis. Parce que je vous ai dit que c’est une activité soudaine du neurone qui peut arriver au niveau du système nerveux central. En ce moment, tous ceux qui sont porteurs de ces différents gènes peuvent immédiatement suivre la personne qui vient de tomber.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

Read More

Changement du nom de l’hôpital de Kindia ? Les explications de son directeur général

8 décembre 2018 à 10 10 53 125312

Des rumeurs sur le changement du nom de l’hôpital régional de Kindia circulent en ce moment dans la cité des agrumes. Les travaux en cours sur les lieux y sont sans doute pour quelque chose. Dans un entretien accordé à un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture, le directeur préfectoral dudit hôpital a tenu à apporter des précisons sur la question.

Read More

Campagne de lutte contre la Polio en Guinée : les organisateurs s’activent pour la réussite de l’événement

6 décembre 2018 à 16 04 26 122612

La Guinée s’apprête à organiser la campagne de vaccination contre la poliomyélite à travers le Programme Elargi de Vaccination (PEV) avec l’appui des partenaires techniques et financiers. En prélude à ladite campagne, prévue du 14 au 17 décembre 2018, le PEV a organisé à son siège une concertation avec certains médias de la place ce jeudi, 6 décembre 2018.

Read More

Humanitaire : l’ASUK fait un don de sang au CNTS

3 décembre 2018 à 21 09 45 124512

En prélude à la semaine nationale de lutte contre le VIH Sida, l’Amicale des Sortants de l’Université de Kankan (ASUK) a organisé une cérémonie de don de sang au CNTS. Les membres de la structure sont allés volontairement donner leur sang pour aider d’autres personnes qui en ont besoin pour rester en vie. Et, cette action a été vivement saluée par les responsables du Centre National de Transfusion Sanguine, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Read More

Santé : « de gros efforts sont en train d’être faits », dit le ministère

28 novembre 2018 à 16 04 17 111711

Sur invitation de Search For Common Ground, Dr Sékou Condé, secrétaire général du ministère de la santé, a échangé avec un groupe de journalistes, ce mercredi 28 novembre 2018, à Conakry. La rencontre qui s’est tenue dans un réceptif hôtelier de la place, a porté sur les grands axes de la réforme engagée dans le secteur de la santé en Guinée, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Read More

Lola : le ministre de la santé promet « des équipements performants » pour l’hôpital préfectoral

22 novembre 2018 à 20 08 22 112211

Le ministre de la Santé, en visite en Guinée forestière, a conféré avec les populations de Lola, ce jeudi 22 novembre 2018. Dr Niankoye Édouard Lamah est venu transmettre le message du président Alpha Condé, celui de préserver la paix, l’acceptation de son prochain et le retour des élèves dans les écoles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Read More

N’zérékoré : les conseils du ministre Niankoye Lamah aux agents de la santé

20 novembre 2018 à 13 01 54 115411

Dr. Eduard Niankoye Lamah

En tournée dans la région forestière de la Guinée, le ministre de la santé a procédé hier, lundi 19 novembre 2018, à la remise de plusieurs équipements et produits pharmaceutiques aux autorités sanitaires locales. Des équipements qui sont destinées à l’hôpital régional de N’zérékoré. Edouard Niankoye Lamah a profité de l’occasion pour s’adresser aux agents de santé à qui il a donné quelques conseils, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Read More

Elevage : inauguration d’un Laboratoire Vétérinaire Diagnostic de Guinée (avec vidéo)

14 novembre 2018 à 22 10 18 111811

Les autorités guinéennes sont engagées dans un vaste programme visant à augmenter les performances sanitaires dans le domaine de l’Elevage. C’est dans cette dynamique que le gouvernement, avec l’appui de l’ambassade des Etats-Unis et de la FAO, sur financement de l’USAID, a lancé ce mercredi, 14 novembre 2018, le Laboratoire Central Vétérinaire Diagnostic de Guinée (LCVDG), a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Read More

Lutte contre le paludisme : 50 agents de santé formés à Télimélé

7 novembre 2018 à 18 06 56 115611

Cinquante agents du district sanitaire de Télimélé ont bouclé ce mercredi, 7 novembre 2018, une formation sur la prévention et la prise en charge du paludisme. Pendant trois jours, ce sont les chefs de centre de santé, les chefs de poste de santé et les sages femmes de la préfecture qui se sont ont été formés sur la problématique de la lutte contre le paludisme, première cause de mortalité dans les différentes formations sanitaires de notre pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Read More

District sanitaire de Télimélé : 50 agents à l’école de la prévention et la prise en charge du Palu

5 novembre 2018 à 21 09 57 115711

La lutte contre le paludisme, première cause de mortalité dans les différentes formations sanitaires, se poursuit à travers le pays. C’est dans cette dynamique que les chefs de centre de santé, les chefs de poste de santé et les chefs de service de l’hôpital préfectoral de Télimélé suivent une formation sur la prévention et la prise en charge du paludisme, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé à dans la préfecture. Cette formation, qui a démarré ce lundi, 5 novembre 2018, vise cinquante agents et va s’étendre sur trois (3) jours.

Read More