Dr Abdourahmane Diallo prévient : « une seule fausse couche peut conduire à la mort… »

14 juillet 2019 à 15 03 39 07397
Dr Abdourahmane Diallo, spécialiste en gynécologie-obstétrique

De nombreuses femmes sont victimes de fausse couche, autrement dit une interruption spontanée de leur grossesse. Les spécialistes en gynécologie expliquent les fausses couches par plusieurs raisons. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, Dr Abdourahmane Diallo, spécialiste en gynécologie-obstétrique, est revenu sur les causes de la fausse couche, ses symptômes, ses conséquences ainsi que les comportements à adopter pour l’éviter. Dr Diallo est médecin en service à l’hôpital Ignace Deen, enseignant à la faculté de Médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Guineematin.com: qu’est-ce qu’on entend par fausse couche ?

Dr Abdourahmane Diallo : la fausse couche, c’est l’interruption spontanée de la grossesse avant la 22ème semaine d’aménorrhée. On parle aussi de fausse couche lorsque l’enfant qui est né, s’il faut l’appeler comme ça, a un poids inférieur à 500 grammes. Donc, lorsque le produit de conception qui est expulsé est inférieur à 500 g, on parle de fausse couche ; ou alors, lorsque l’âge de la grossesse n’a pas dépassé 22 semaines d’aménorrhée.

Guineematin.com : quels sont les symptômes de la fausse couche ?

Dr Abdourahmane Diallo : généralement, la fausse couche se manifeste par des douleurs, des douleurs soit au bas-ventre et au niveau des reins, au bas du dos. Et souvent, ce sont des douleurs intermittentes qui viennent, qui s’estompent. En plus de ces douleurs, il y a des saignements, un saignement génital. Alors, ce sont ces deux signes essentiellement qui font venir les femmes vers le docteur et quand nous examinons, il y a d’autres signes que nous trouvons à l’examen. Notamment des modifications au niveau du col, le col qui commence à raccourcir et à s’ouvrir. Il faut rappeler qu’on peut les recevoir à plusieurs stades. Certaines femmes, on les reçoit au stade de la menace de l’avortement, c’est à dire la grossesse est à l’intérieur, mais elle a des douleurs, elle saigne et quand on examine, on trouve que le col est quelque part pas ou presque modifié. Il y a d’autres qu’on reçoit, qu’on appelle avortement en cours, c’est à dire que tout le processus est à l’intérieur, il n’est pas sorti, mais on ne peut plus arrêter le processus. Il y a d’autres qu’on reçoit à un cas de fausse couche spontané, mais incomplet, c’est à dire il y une partie qui est sortie, il y a l’autre partie qui est à l’intérieur encore. Il y a d’autres qui ont impulsé la totalité du produit de conception. Donc, les signes qu’on retrouve dépendent de ce stade-là, selon qu’on soit au stade de la menace, au stade de l’avortement incomplet ou l’avortement complet.

Guineematin.com: que doit-on retenir des causes de la fausse couche ?

Dr Abdourahmane Diallo : les causes sont multiples. Il y a certaines qui sont liées à la mère, il y a d’autres qui sont liées à l’œuf, c’est à dire au produit de conception lui-même. Alors, du côté du produit de la conception, vous avez d’abord ce que nous appelons les anomalies génétiques qui sont très fréquentes lorsque l’avortement surtout est précoce. Plus l’avortement est précoce, plus il s’agit d’une anomalie génétique élevée. Il y a d’autres malformations, il y a aussi des anomalies liées au placenta, les anomalies du liquide amniotique qui sont aussi nombreuses, qui peuvent conduire à un avortement. Du côté de la mère, il y a ce qu’on appelle les causes locales, c’est-à-dire qui concernent l’utérus, là où l’enfant se trouve. Parmi les causes locales, nous avons les malformations de l’utérus. Lorsque l’utérus est mal formé, la grossesse ne peut pas se développer correctement. Encore, certains types de malformations, il y a aussi le fibrome utérin, quelques fibromes, pas tous. Mais, lorsque le fibrome est localisé à l’intérieur de la cavité utérine, lorsqu’il a un volume important, il peut entraîner un avortement. Il y a aussi ce qu’on appelle les béances du col, lorsque col n’est pas bien fermé, ça peut aussi entraîner l’avortement. Sur le plan général, vous avez le paludisme qui peut l’entraîner. Ça, c’est une cause fréquente des fausses couches chez nous. Vous avez les infections urinaires, et toutes autres maladies qui affectent l’état général de la mère peuvent conduire à une fausse couche.

Guineematin.com: les infections génitales et les stress peuvent- ils provoquer les fausses couches ?

Dr Abdourahmane Diallo: oui, les infections peuvent provoquer l’avortement, elles peuvent aussi provoquer une complication de l’avortement lorsque cet avortement n’est pas pris en charge. Il y a même d’autres types d’infections, par exemple même, quand quelqu’un parle d’infection urinaire, elle peut… Le stress est un facteur de risque, il augmente la probabilité de survenue de l’avortement, ce n’est pas que directement il l’engendre. Mais, lorsque la femme est stressée, le risque pour avorter est élevé.

Guineematin : quelles conséquences la fausse couche entraine-t-elle ?

Dr Abdourahmane Diallo : les premières conséquences d’abord, on perd la grossesse. L’enfant qu’on avait souhaité avoir, on le perd. Et puis, lorsque l’avortement sera simplement la menace, là d’abord, on ne perd pas la grossesse, on peut être hospitalisé, on peut se soigner et garder la grossesse. Mais, quand ce n’est pas pris en charge correctement, elle peut perdre la grossesse. Maintenant, lorsque cette situation aussi n’est pas bien gérée, les complications quelque part sont possibles. C’est vrai, c’est très rare quand c’est un avortement spontané, mais elle peut se compliquer parfois d’anémie, elle peut se compliquer d’infections et il y a certains avortements qui peuvent se répéter, surtout lorsque la cause n’est pas identifiée et soignée.

Guineematin.com: les fausses couches fréquentes peuvent-elles entraîner la mort ou la stérilité ?

Dr Abdourahmane Diallo: une seule fausse couche, lorsqu’elle est mal gérée, peut conduire à la mort. Ce n’est pas la répétition, même une seule suffit, lorsqu’elle est mal prise en charge, ça peut conduire à la mort. Lorsqu’elle est prise en charge, surtout les fausses couches spontanées, elle peut en faire plusieurs et ne pas mourir. Le fait de ne pas pouvoir mener à terme les grossesses qu’elles contractent, on appelle ça une infécondité. Il y a certaines qui ne conçoivent même pas, on appelle ça l’infertilité. Il y a d’autres qui conçoivent, mais qui ne peuvent pas amener la grossesse jusqu’à terme. On appelle ça infécondité, c’est déjà une anomalie d’infertilité. De façon générale, les fausses couches de façon spontanée concernent 10 à 15% des grossesses.

Guineematin.com: quelles sont les mesures à prendre, les comportements à adopter pour éviter la fausse couche?

Dr Abdourahmane Diallo: il faut savoir que la plupart des fausses couches peuvent être prévenues. Mais par contre, il y a certaines, on ne peut pas. Parmi les mesures à observer, c’est lorsqu’on accuse le retard des règles, vous allez voir un personnel de santé qui va examiner la femme, qui va identifier toutes les anomalies qui pourraient éventuellement conduire à un avortement et prendre en charge. Il y a même certaines causes qui peuvent être prévenues, il y a des conseils aussi qu’on donne aux femmes, c’est des attitudes à adopter vraiment pour que la grossesse évolue correctement, c’est ce message que je peux donner aux gens. Parce qu’elles même ne peuvent pas se prendre en charge. Donc, ce qu’il faut faire, c’est dès la survenue de la grossesse, c’est d’aller voir un personnel de santé qui peut s’occuper de la grossesse, qui va l’examiner, qui va traiter tous les problèmes de santé qu’elle a et puis, faire la prévention d’autres problème de santé qu’elle a et lui dire quelle attitude elle doit avoir qui soit favorable à un meilleur état de santé. Vous savez, les patientes n’ont pas toutes les mêmes problèmes, c’est cas par cas. Lorsqu’il n’y a pas de problèmes, il faut avoir une vie normale. Elle peut travailler, mais pas de façon excessive. Il faut éviter les excès, il faut avoir une alimentation équilibrée, mais pas trop manger gras, sucré et salé et puis, éviter les vices : le tabac, l’alcool ; suivre les conseils du personnel de santé qui assure sa grossesse.

Propos recueillis par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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32 ans de l’OOAS : le message du Directeur Général, le Prof. Stanley OKOLO

9 juillet 2019 à 11 11 25 07257

Aujourd’hui, 9 juillet 2019, l’OOAS commémore les 32 ans de sa création par le Protocole de la CEDEAO (A/P2/7/87) signé en 1987 par les 15 Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO à Abuja. Nous célébrons donc en ce jour, la Journée de l’OOAS dont l’objectif principal est de réaffirmer l’engagement de l’Institution vis-à-vis de la vision de ses pères fondateurs et par rapport au mandat à elle assigné qui est de promouvoir l’intégration régionale à travers la santé. C’est aussi l’occasion de partager avec les populations de l’Afrique de l’Ouest quelques-unes des activités que nous avons pu mettre en oeuvre, nos projections sur le futur et également leur faire part des défis auxquels nous sommes confrontés.

Au début de sa création, le mandat de l’OOAS était d' »assurer le niveau le plus élevé possible en matière de norme et de protection de la santé des populations de la région par l’harmonisation des politiques des États membres, la mise en commun des ressources et la coopération entre eux et avec les autres pour une lutte collective et stratégique contre les problèmes sanitaires de la sous-région ».

Aujourd’hui, le paysage sanitaire de l’Afrique de l’Ouest a quelque peu changé. En effet, ce paysage est maintenant mitigé, avec une population en meilleure santé, et vivant plus longtemps en 2019 qu’en 1987. Les taux de vaccination des enfants sont élevés, tous nos pays se sont débarrassés de la polio et nos réseaux régionaux de santé se sont davantage renforcés. Cependant, nous sommes toujours confrontés à des épidémies récurrentes telles que la fièvre de Lassa, la fièvre jaune et la méningite. Beaucoup de nos femmes meurent encore lors de l’accouchement et trop d’enfants ne vivent pas au-delà de leur cinquième anniversaire. Les maladies évitables restent un fléau à tout âge. Le paludisme a été éliminé dans plusieurs parties du monde, mais reste endémique dans notre région, où il est responsable d’environ quatre décès sur cinq chez les enfants de moins de cinq ans. Au niveau mondial, 11 pays comptent plus de 80% des cas de paludisme. Il s’agit de l’Inde et de 10 pays africains, dont cinq en Afrique de l’Ouest. L’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires ainsi que les accidents vasculaires cérébraux sont aujourd’hui les principales causes de décès au sein de nos populations. Le problème des médicaments falsifiés se pose avec acuité, et constitue une question urgente et critique dans nombre de nos pays. L’importation de près de 80 % des médicaments dont nous avons besoin dans notre région, illustre la nécessité pour nous d’en faire notre priorité, la fourniture de médicaments de très bonne qualité et à un coût abordable dans toute la région, de préférence à travers la production au niveau régional ; ce qui contribuera également à l’industrialisation et à la création d’emplois.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour visionner l’intégralité de ce message :

Message du DG OOAS à l-occasion de la célébration de son 32è anniversaire

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Conakry : les autorités lancent les Journées Nationales de Vaccination contre la Poliomyélite

3 juillet 2019 à 19 07 31 07317

Dans le cadre de la lutte pour l’éradication de la poliomyélite, les autorités ont procédé au lancement officiel des Journées Nationales de Vaccination gratuite contre la Polio, couplée à la supplémentation en Vitamine A. La cérémonie a eu lieu ce mercredi, 3 juillet 2019, dans l’enceinte de la mairie de Matoto pour une campagne qui vise à vacciner les enfants de 0 à 5 ans. La démarche vise à les protéger contre cette maladie très contagieuse, invalidante et meurtrière, a appris sur place Guineematin.com à traves un de ses reporters.

La campagne en question se déroulera du 4 au 7 juillet 2019 et va toucher plus de 4 millions 600 mille enfants âgés de 0 à 5 ans sur toute l’étendue du territoire national. Durant ces journées, des équipes de vaccination, composées de plus de 10 milles agents, passeront dans chaque ménage, marché…pour vacciner tous les enfants de cette tranche d’âge et administrer de la vitamine A aux enfants de 6 à 59 mois pour lutter contre la cécité crépusculaire.

Coordinateur National du Programme Élargie de Vaccination (PEV), Dr Moustapha Dabo,
Dr Moustapha Dabo, Coordinateur National du Programme Élargie de Vaccination (PEV)

Le Coordinateur National du Programme Élargie de Vaccination (PEV), Dr Moustapha Dabo, est revenu sur les enjeux de cette campagne. « Ce programme a pour mission de prévenir toutes les maladies évitables justement par la vaccination. Parmi ces maladies, nous avons la poliomyélite. Ces journées nous permettront de parachever les progrès que nous avons réalisés dans le cadre de l’éradication de la poliomyélite en Guinée. Comme vous le savez, en 2015 on a enregistré un cas ici. Donc, nous avons élaboré un plan de riposte que nous sommes en train de mettre en œuvre à travers cette campagne. Notre objectif, c’est de renforcer l’immunité collective chez les enfants de moins de 5 ans. Dans le cadre de l’initiative mondiale de l’éradication de la polio, la Guinée est sur le chemin. Cette éradication n’est pas loin parce que nous avons enregistré énormément de progrès », a-t-il indiqué.

Yaghouba Barry, Secrétaire Général du ministre de la Santé
Yaghouba Barry, Secrétaire Général du ministre de la Santé

Au nom du Ministre de la Santé, le secrétaire général dudit département, Yaghouba Barry, a salué l’initiative avant d’inviter tout un chacun à poursuivre le combat contre la maladie. « Cette campagne de vaccination s’avère nécessaire afin de réduire significativement la poliomyélite en Guinée. Les progrès enregistrés jusque là ont été possibles grâce à l’engagement du président de la République, le professeur Alpha Condé, à l’appui des partenaires techniques et financiers et surtout à la forte participation des médias, de la société civile et des communautés. Nous devons poursuivre ces efforts afin d’améliorer l’immunité chez les enfants et renforcer les indicateurs de surveillance. C’est pourquoi, un appel pressant est lancé aux responsables de la santé à tous les niveaux ainsi qu’à tous les acteurs impliqués dans cette riposte afin qu’ils fassent preuve de responsabilité et d’engagement en vue de conférer à cette campagne une réussit totale », a souhaité monsieur Barry.

Cette cérémonie officielle de lancement de la campagne a été clôturée par l’administration de deux gouttes du vaccin contre la poliomyélite à 3 enfants de moins de 5 ans dans l’enceinte de la mairie. Elle a connu la présence du maire de Matoto, Mamadouba Toss Camara, des conseillers communaux des cinq communes de Conakry, du représentant du gouverneur de la ville de Conakry, des représentants des partenaires techniques et financiers ainsi que des artistes pour joindre l’utile à l’agréable.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Examen de sortie : zoom sur les épreuves pratiques des infirmiers d’Etat

2 juillet 2019 à 23 11 07 07077

Depuis hier, lundi 1er juillet 2019, les élèves, en fin de cycle dans les écoles techniques et professionnelles du pays, affrontent les épreuves pratiques des examens de sortie, session 2019. Cette phase intervient après celle théorique qui s’est tenue la semaine dernière. Ce mardi, 02 juillet, un reporter de Guineematin.com s’est rendu au Centre d’Application de l’Institut de Formation et de Perfectionnement en Santé de Lambanyi (IFPS), où composent les infirmiers d’Etat des écoles privées des communes de Dixinn, Matoto et Ratoma.

Elhadj Diaraké Condé, infirmier diplômé d’Etat et superviseur du jury d’examen pratique pour les infirmiers d’Etat des écoles privées de la zone de Conakry
Elhadj Diaraké Condé, infirmier diplômé d’Etat et superviseur du jury d’examen pratique pour les infirmiers d’Etat des écoles privées de la zone de Conakry

521 candidats dont 428 filles passent leurs épreuves dans ce centre. Selon Elhadj Diaraké Condé, infirmier diplômé d’Etat et superviseur du jury d’examen pratique pour les infirmiers d’Etat des écoles privées de la zone de Conakry, ces infirmiers d’Etat sont évalués dans les domaines de médecine et de chirurgie. « Parmi ces candidats, chaque jour on évalue un groupe. Hier, on a évalué environ 90 candidats. Ils composent en médecine et spécialités médicales et en chirurgie et spécialités chirurgicales. Mais, ce sont les aspects techniques qu’on cherche à évaluer », a-t-il expliqué.

Souleymane Diao Barry, membre du jury à l’examen de sortie des élèves infirmiers pour la chirurgie

Souleymane Diao Barry est membre du jury à l’examen de sortie des élèves infirmiers pour la chirurgie. Il explique que tout se passe bien pour le moment. « En chirurgie, les élèves viennent attendre dans une salle d’attente dehors. On les appelle et ils rentrent souvent à deux puisque nous sommes deux dans cette salle. Dès que l’élève entre, il se présente et nous procédons par étape selon la rubrique choisie. Mais, il y a trois questionnaires qui sont communs à tout le monde. Et, il y a deux questions qui sont à choix. L’élève choisit les questionnaires qui sont dans les papiers en pli. Alors, nous à notre niveau, on l’évalue en fonction de la question prise au sort. Mais, tout se passe dans l’ensemble bien. Les difficultés sont très minimes. A part l’effectif qui est un peu élevé et les gangs qui ne sont pas trop adaptés pour examiner les élèves, tout se passe bien », a-t-il dit.

De son côté, Dr Jean Tamba Tagbino, membre du jury, côté médecine, de l’examen des infirmiers d’Etat, explique que « Nous sommes en train de faire une évaluation pratique qui est combinée sur des mannequins. L’étudiant vient, on l’évalue sur le BADA, on l’évalue sur tout ce qu’il a appris de la première année en 3ème année, sous les soins de base notamment les injections ; ou bien l’étudiant vient, il fait la démonstration sur le mannequin. Si nous sommes sûrs qu’il a bien travaillé, il a la note. Et, les notes varient de Très bien, Bien, A bien, ainsi de suite. Très bien, le barème c’est 14 ; Bien, c’est 13, ça dépend de sa prestation. Le niveau des candidats est appréciable puisque les 80% ont la maîtrise de ce qu’ils font », a-t-il indiqué.

A noter que ces 521 candidats viennent de 13 établissements privés. Il s’agit de : Cheick Modibo Diarra, Nelson Mandela, Roi Mohamed VI, Fayolle Plus, René Levesque, UNIC, IFPS de Lambanyi, Ecole de Santé Espoir, Carosa, ITPS de Lambanyi, IFPTS Obama, école privée de santé Les sauveurs de Dixinn.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Lutte contre la Polio : le PEV à pied d’œuvre pour vacciner plus de 4 millions et demi d’enfants

28 juin 2019 à 16 04 00 06006

Le Programme Élargi de vaccination (PEV) multiplie les actions pour conférer un succès retentissant à la prochaine campagne nationale de vaccination gratuite contre la Polio et de supplémentation en vitamine A. C’est dans cette dynamique que le PEV a échangé avec les médias ce vendredi, 28 juin 2019, à son siège à Dixinn. La démarche visait à donner de larges informations sur cette campagne en vue de l’atteinte de ses objectifs, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La campagne nationale de vaccination gratuite contre la Polio et de supplémentation en vitamine A est prévue du 04 au 07 juillet 2019. Selon le PEV, la démarche vise « à contribuer au renforcement de l’immunité collective et des acquis ayant arrêté la circulation du poliovirus en vue de la certification de l’éradication de la poliomyélite ».

En effet, cette campagne de vaccination contre la polio est consécutive à la détection au Mali, en septembre 2015, d’un cas de Poliovirus chez un enfant originaire de Siguiri. Mais, la polio ne respectant pas les frontières, les autorités guinéennes ont pris le taureau par les cornes, avec l’appui des partenaires, pour faire face au problème. C’est ainsi que 9 passages de vaccination contre la polio ont été déjà organisés entre septembre 2015 et décembre 2016. Il en a été de même pour des Journées Nationales et Journées Locales de Vaccination en 2017 et 2018.

C’est dans la suite logique de ce combat engagé par les autorités que la campagne de 2019 sera lancée prochainement. Selon les organisateurs, pendant ces quatre jours, ce sont 4 millions 666 mille 695 enfants de 0 à 5 ans qui sont ciblés sur toute l’étendue du territoire national. Pour y arriver, il a été mobilisé 5 millions 180 mille doses de vaccins.

Pour cette première campagne nationale de 2019, les équipes de vaccination feront du porte-à-porte. Ces équipes passeront dans chaque ménage, gare routière, centre de santé, et tout autre endroit d’attroupement pour vacciner les enfants de 0 à 5 ans et administrer de la vitamine A aux enfants de 6 à 59 mois, précise le PEV.

Leaders religieux, acteurs de la société civile, leaders d’pinions, responsables de familles, sont tous invités à jouer leur partition pour faciliter la tâche aux équipes de vaccinateurs dans tout le pays pour faire de ces journées un succès éclatant.

Selon les statistiques, seulement un (1) enfant sur quatre (4) est vacciné en Guinée. D’où la nécessité de mobiliser tous les acteurs pour que ces journées de vaccination connaissent le succès escompté. Nul n’est besoin de rappeler que « la vaccination reste le 2ème moyen de contrôler les infections dans le monde après l’eau potable.

Elle offre l’occasion d’un contact avec le système de soins dès le début de la vie et donne à chaque enfant la possibilité d’être en bonne santé dès le plus jeune âge jusqu’à l’âge avancé. La vaccination confère une éradication des maladies, permet de sauver des millions de vies chaque année et est largement reconnue comme l’une des interventions sanitaires des plus efficaces et les moins coûteuses au monde ».

Aux dires des spécialistes, même si elle a presque disparu du monde, la Guinée, le Nigéria et la Mali connaissent encore des cas de poliomyélite. Les multiples campagnes de vaccination organisées dans le monde ont réduit les cas de polio de plus de 99%. Plusieurs pays, comme l’Inde, l’ont éradiqué à travers la vaccination répétée de leurs enfants de moins de 5 ans. Pourquoi pas la Guinée ?

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Incendie dans des magasins de la Pharmacie Centrale à Labé : les précisions du DG de la PCG

25 juin 2019 à 18 06 54 06546

Suite à l’incendie qui a ravagé deux magasins de stocks de la Pharmacie Centrale à Labé, le directeur général de la structure, Dr Moussa Konaté, s’est rendu sur le terrain pour s’enquérir de la réalité. Après son constat, il a rassuré les citoyens de la région qu’il y a eu plus de peur que de mal, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Le directeur général de la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG), Dr Moussa Konaté est arrivé à Labé au lendemain de cet incendie qui s’est déclaré dans deux magasins de stockage de produits et équipements, placés sous la responsabilité de ses services déconcentrés dans la région. Cette visite de terrain est intervenue au moment où l’opinion locale se posait beaucoup de questions.

« Dès notre arrivée, nous avons constaté que l’incendie a été très vite circonscrit, parce qu’il est rare de trouver l’incendie dans un compartiment et que le compartiment immédiat ne soit pas touché. On est venu avec beaucoup d’inquiétude comme on disait que l’entrepôt de la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG) a pris feu.

Mais, nous avons constaté qu’il ne s’agit pas de l’entrepôt de la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG) ou le dépôt relais de la PCG. Il s’agit en réalité de deux magasins mis à la disposition de l’unité logistique assurée à l’époque par la Pharmacie Centrale de Guinée, et dans lesquels étaient stockés les intrants pour la riposte contre Ebola. Aujourd’hui, le magasin qui a été victime d’incendie contenait le reste de ces intrants de la riposte contre Ebola, à savoir quelques sacs mortuaires, les équipements de protection individuelle et des solutions alcooliques, etc. », a-t-il expliqué.

Le responsable de la PCG se dit donc soulagé de constater qu’aucun médicament ou produit de santé en cours de distribution dans la région n’a été touché par cet incendie. « Les produits de santé qu’on utilise actuellement à Labé et qui sont en cours de distribution n’ont pas été touchés par cet incendie, parce que tout simplement les entrepôts qui sont dans l’enceinte de la Pharmacie Centrale de Guinée ne sont pas concernés par ce sinistre », a-t-il insisté.

Il semble aussi que cet incendie s’est déclaré dans ces magasins à Labé, au moment où la Pharmacie Centrale de Guinée envisageait des dispositions pour ramener le reste de ces intrants pour la riposte contre Ebola à Conakry.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Mamou : grâce à ses citoyens, Dara Pété a son 1er poste de santé

19 juin 2019 à 17 05 53 06536

Le secteur Dara Pété, relevant du district de Dar es-salam, dans la sous-préfecture de Poredaka (Mamou), a désormais un poste de santé. Construite sur fonds propres par les fils et filles de la localité, cette structure sanitaire a été inaugurée le vendredi, 14 juin 2019. La cérémonie a connu une forte mobilisation des autorités administratives et religieuses locales ainsi des fils résidents et ressortissants du village, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

A cette occasion, Mamadou Bobo Bah, secrétaire général de l’association des jeunes et amis pour le développement de Dara Pété, structure initiatrice de ce projet, a salué l’engagement des citoyens de la localité dans la réalisation de cette structure sanitaire. « La Cérémonie qui nous réunit ce matin est le résultat de l’engagement patriotique des citoyens et citoyennes de Dara Pété, sous la clairvoyance des autorités à tous les niveaux. Grâce aux efforts conjugués des résidents et ressortissants, on eu à faire de nombreuses réalisations sur fonds propres. Il s’agit entre autres :

D’une mosquée de cinq (5) minarets, d’une capacité de 500 personnes et d’une école Franco-arabe de trois salles de classe ; une école primaire de 6 salles et un logement du personnel enseignant ; de nombreuses campagnes de reboisement ; un poste de santé et un logement du personnel médical, dont le coût est estimé à 580 millions 300 mille francs guinéens ; et l’aménagement dans la cour de l’école de dallettes, avec un coût de réalisation de 12 millions 784 mille francs guinéens », a rappelé monsieur Bah.

Absente de son village depuis presque 25 ans, Aïssatou Bah qui vit à Conakry, est venue assister à cette cérémonie. Et, elle n’a pas caché sa joie de voir l’inauguration de ce poste de santé à Dara Pété. « Je suis vraiment très contente de l’inauguration du poste de santé et la rénovation de notre mosquée, grâce aux efforts conjugués des fils et filles résidents et ressortissants de notre secteur, Dara Pété. Aujourd’hui, si nous avons des malades, on peut les soigner ici sans parcourir des kilomètres.

Donc, j’invite mes parents de bien entretenir et surtout fréquenter ce lieu, afin d’encourager le ministère de la santé à nous aider à équiper ce centre. Nous demandons aussi l’aide de l’Etat pour ériger notre secteur en district. Nous, nous allons nous battre pour mettre les moyens. Enfin, nous demandons à nos frères et nos sœurs, d’être unis pour le rayonnement de notre localité », a lancé cette ressortissante de Dara Pété.

De son côté, le maire de la commune rurale de Poredaka, d’où relève le secteur Dara Pété, a exprimé sa fierté de voir un tel édifice inauguré dans sa juridiction. « Ce Poste de santé comporte un bureau, une salle d’attente, une salle d’accouchement, une salle d’hospitalisation, une pharmacie et un logement du personnel médical. Ce nouveau poste de santé porte à 10, le nombre d’établissements sanitaires de cette catégorie plus un centre de santé à Poredaka. Cela fait que Poredaka a un réseau sanitaire très dense.

J’invite les uns et les autres à cultiver en eux et autour d’eux, l’amour et la paix. Car sans ces deux qualités cardinales, rien n’est possible. Pour ce faire, nous devons surmonter ce qui nous divise et renforcer ce qui nous unit », conseille le maire, Elhadj Tierno Macka Diallo.

A noter que c’est le sous-préfet de Poredaka, Keladjo Keïta, qui a procédé à la coupure du cordon inaugural de ce poste de santé. La cérémonie a été clôturée par des prières et bénédictions pour le rayonnement de la localité et de la Guinée toute entière.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 69 89 19/657 34 39 39

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Traumatismes sonores : Dr Aliou Diallo dit tout à Guineematin (Interview)

16 juin 2019 à 19 07 27 06276
Docteur Mamadou Aliou Diallo, médecin assistant au service ORL- CCF de l'hôpital national Donka basé à l'hôpital Jean Paul II.jpg1
Dr Mamadou Aliou Diallo, médecin assistant au service ORL- CCF de l’hôpital national Donka basé à l’hôpital Jean Paul II

Le développement des Technologies de l’Information et de la Communication n’a pas que des avantages. Ecouter de façon prolongée la radio, la musique et autres éléments sonores, devenu une pratique courante, peut avoir des conséquences graves sur la santé. Pour en savoir davantage sur les conséquences de l’usage abusif des écouteurs et des mesures à prendre pour y faire face, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu avec Dr Mamadou Aliou Diallo, médecin au service ORL (Ortho-Rhino-Laryngologie) de l’hôpital Donka, basé à Jean Paul II.

Guineematin.com : les marchés guinéens sont inondés de téléphones, de postes récepteurs et de leurs accessoires. Beaucoup de personnes utilisent des écouteurs pour écouter des éléments sonores. Est-ce que cette utilisation, qui parfois est abusive, peut avoir des conséquences sur la santé des utilisateurs ?

Docteur Mamadou Aliou Diallo : les écouteurs présentent, en termes d’utilisation abusive, un danger pour les utilisateurs. C’est un danger pas pour les écouteurs seulement, mais lorsque vous parlez d’une utilisation abusive. Souvent, ça représente un danger. Pour ce qui est des écouteurs, le danger vient lorsque l’on utilise des intensités qui ne seront pas accommodées par l’organe de l’audition, c’est-à-dire l’oreille. Ce qu’il faut d’abord rappeler, ce que l’oreille est un organe d’audition et de l’équilibre, en plus du rôle que joue le pavillon de l’oreille. Cette oreille comporte trois parties. Nous avons l’oreille externe : ça, c’est le pavillon de conduite externe qui joue le rôle de transmission de la source du son au niveau de l’oreille moyenne. Et, l’oreille moyenne également, joue le rôle de transmission de ce même son par un phénomène mécanique à l’oreille interne et, c’est lorsque ces deux parties de l’oreille externe fonctionnent en plus maintenant l’intégration du son qui se fera au niveau du cerveau et à travers le nerf auditif qui naît à partir de l’oreille interne, c’est dans cette oreille interne que se trouve l’organe de l’audition proprement dite. Lorsque que les sons sont un peu forts, il y a un phénomène d’accommodation qui se fait au niveau de l’oreille moyenne. Le rôle des muscles de l’oreille moyenne, c’est de diminuer l’intensité du son. Et lorsque le son est très faible, ces muscles d’accommodation également se relâchent pour permettre le passage d’une quantité maximale de l’énergie sonore. Mais, lorsque le son est très fort, l’accommodation ne peut pas le freiner. Cette intensité forte va atteindre la cochlée. C’est dans la cochlée que les ondes sonores sont transformées en impulsions électriques qui seront transmises au cerveau. Le cerveau traduit ces impulsions en sons connus et compréhensibles. Donc, cette forte intensité va entraîner des légions au sein de cette cochlée où se trouvent des cellules et ces légions vont se traduire par une baisse de l’audition. Alors, ça peut s’accompagner également des troubles de l’équilibre pour des acouphènes ou les naissances des bruits qui peuvent se faire sans qu’il n’y ait une source sonore externe.

Guineematin.com : alors que beaucoup de personnes se servent des écouteurs pour écouter la radio ou d’autres éléments sonores tels que la musique, est-ce qu’il y a des mesures préventives pour faire face au traumatisme sonore ?

Docteur Mamadou Aliou Diallo : dans ce cas, il faut d’abord prévenir. Il y a des préventions à des degrés différents. D’abord, lorsque ce n’est pas absolument nécessaire d’utiliser les écouteurs, il ne faut pas les utiliser. Lorsqu’il est nécessaire de les utiliser, il faut savoir à quelle intensité il faut régler le son. Les sons qui sont à une intensité de moins 80 décibels (dB), ce sont des sons qui n’entraînent pas le traumatisme. C’est à partir de 80 décibels (dB) jusqu’à 120 dB que les sons entraînent des traumatismes parfois graves. Donc, c’est l’intensité du son qu’il faut connaitre. Il y a des écouteurs qui sont sur le marché, lorsque que vous les branchez à un téléphone, vous écoutez, lorsque vous réglez une intensité très forte de façon automatique, il y a un signal ou un message qui peut apparaître pour vous dire que ça, c’est nuisible pour la santé. Ces écouteurs, avant de les utiliser, il faut connaitre à combien de décibel je dois mettre le son avant de les utiliser. Il faut savoir également, à partir de 80 décibels, le phénomène d’accommodation qui est prévu au niveau de l’oreille moyenne pour bloquer la quantité d’énergie excessive ou laisser passer la quantité d’énergie nécessaire pour l’addition, ne peut pas s’effectuer lorsque l’intensité est trop forte. Lorsque l’intensité atteint 80 décibel voire 90 décibels, le phénomène d’accommodation ne peut pas bloquer les sons-là. Donc, une quantité d’énergie qui va passer dans l’oreille interne, ça va entraîner les légions des cellules de l’audition. Donc, l’influx nerveux ne va pas naître comme ça se doit. Cela peut également provoquer des bruits, des acouphènes de manière technique que la personne peut entendre à l’absence d’une source sonore externe et cela va l’empêcher de dormir, d’entendre les bruits de l’environnement et ça paralyse en quelque sorte l’intéressé. Il va sentir des douleurs à partir du moment où l’intensité dépasse les 80 décibels. Au lieu donc d’avoir une audition normale, c’est une audition douloureuse qu’il va avoir. Avec le bruit intense, la personne va sentir des douleurs.

Guineematin.com : est-ce qu’on peut traiter les maux qui sont causés par cette forte intensité d’énergie ?

Docteur Mamadou Aliou Diallo : oui, ces maux peuvent être gérés. La première des choses, c’est d’arrêter les facteurs qui occasionnent ces maux. Si c’est au début, on peut maîtriser. Mais, lorsque c’est devenu très grave, l’intéressé va continuer à vivre avec ce handicap-là. Les cellules auditives à la naissance, c’est des cellules qui ne régnèrent pas. A l’absence de tout traumatisme, ces cellules meurent en fonction de l’âge. Elles ne vont plus revivre. Lorsqu’il y a un traumatisme, ce traumatisme peut entraîner la mort des cellules. Donc, si à l’état normal déjà les cellules meurent sans être remplacées, lorsqu’il y a un traumatisme, le nombre de cellules qui vont mourir va être très élevé et il va y avoir des cellules qui sont endommagées qui continueront à exister là.

Guineematin.com : quels conseils avez-vous à donner aux personnes qui utilisent les écouteurs ?

Docteur Mamadou Aliou Diallo : aujourd’hui, il y a beaucoup de jeunes qui viennent ici se plaindre de bourdonnements d’oreilles et qui utilisent abusivement les écouteurs. Mais, il faut savoir également que plus l’exposition est longue, plus le danger est élevé ; c’est-à-dire, si dans la journée, l’intéressé utilise des écouteurs avec des intensités fortes pendant toute la journée, les conséquences ne seront pas identiques à celles de celui qui utilise les écouteurs seulement le matin ou le soir. Il existe deux types de traumatismes. Il y a le traumatisme sonore aiguë, lorsque vous écoutez le son avec une intensité très forte même si c’est une seule fois, ça peut entrainer un danger, même si c’est en une seconde. II y a aussi une exposition longue pendant des mois ou années avec une intensité très faible, mais quand même qui est là, qui traumatise de manière continue. C’est qu’il faut aussi savoir, ce n’est pas seulement les écouteurs qui entrainent le traumatisme sonore, même dans les boites de nuit, quelqu’un qui fréquente les boites de nuit peut avoir des traumatismes sonores. Quelqu’un qui utilise une imprimante pour travailler peut avoir des traumatismes sonores. Celui qui travaille avec un tracteur ou qui travaille à côté d’un groupe électrogène peut avoir des traumatismes sonores tout comme les sirènes. Lorsque vous allez dans une mosquée ou dans une église, vous restez à côté du haut parleur, cônes ou des baffles, vous pouvez avoir des traumatismes sonores.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Santé : le DG de l’OOAS boucle sa mission à Conakry sur une note de satisfaction

8 juin 2019 à 16 04 21 06216

Comme annoncé précédemment, le Directeur général de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS), Pr Stanley Okolo, était en séjour de travail en Guinée. Il a bouclé sa mission ce samedi, 08 juin 2019 par la visite du centre de formation, de documentation et recherche bibliographique de la faculté de médecine ainsi que celui du CADESSO (Centre d’Application du Diplôme d’Etudes Supérieures spécialisées en Ophtalmologie), a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pr Mohamed Lamine Cissé, du centre de formation, de documentation et recherche bibliographie,
Pr Mohamed Lamine Cissé

Au centre de formation, de documentation et recherche bibliographie, première étape de cette visite, le doyen de la faculté des sciences et techniques de la santé, Pr Mohamed Lamine Cissé, a fait savoir que son centre utilise aujourd’hui un programme harmonisé qui a été élaboré grâce à l’OOAS et le CAMES. Et, au-delà de ça, l’OOAS les a appuyés dans la mise en place au sein de leur institution d’un centre informatique qui permet de faire de la recherche documentaire bibliographique, mais aussi d’assurer la formation en ligne des enseignants et étudiants. « La mission était venue voir ce qui se passe au niveau de ce centre depuis sa mise en place et surtout connaitre nos difficultés et ce qu’on a pu obtenir comme résultats », a expliqué le doyen.

Parmi les difficultés citées par Pr Mohamed Lamine Cissé, il y a surtout le manque de connexion internet mais aussi l’envoi des formateurs qui pourront renforcer les capacités des formateurs locaux.

Mme Barry Fatoumata Diallo

Au centre CADESSO, Pr Stanley a également échangé avec le personnel qui, par la voix de madame Barry Fatoumata Diallo, responsable des ressources humaines, a passé en revue le fonctionnement du centre ainsi ses performances dans le domaine de la formation des étudiants guinéens et étrangers.

Au terme de sa visite, le Pr Stanley Okolo s’est dit satisfait de savoir qu’aujourd’hui, beaucoup de pathologies ophtalmologiques sont prises en charge directement dans notre pays. « Cette prise en charge réduit convenablement et de façon drastique le nombre d’évacuations », s’est-il réjoui. Cependant, au niveau du centre CADESSO par exemple, le DG de l’OOAS dit avoir noté la vétusté de certains matériels qu’il faille changer pour éviter tout risque au niveau du DESSO (Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées en Ophtalmologie).

Pr Stanley Okolo

Par rapport à la formation, Pr Stanley Okolo a déploré le départ de beaucoup de partenaires qui étaient impliqués dans le processus. Et, parmi les problèmes qu’il a décelés à ce niveau, se trouvent la prise en charge des formateurs venant de l’extérieur mais également les bourses des étudiants du centre. « C’est un volet sur lequel, je veux travailler à mon retour avec mon staff pour voir dans quelle mesure on peut combler les gaps qui seront présentés », a-t-il annoncé, tout en espérant que l’expérience qu’il a vécue en Guinée lui permettra de faire face aux difficultés ainsi soulevées.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Lutte contre les faux médicaments : le ministre de la santé reçoit une délégation ouest africaine

7 juin 2019 à 17 05 22 06226

Le partenariat entre la Guinée et les institutions sous-régionales est au centre des préoccupations de nos gouvernants. C’est dans cette dynamique que le ministre de la Santé a reçu la visite du directeur général de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) ce vendredi, 7 juin 2019. C’est les locaux du département qui ont servi de cadre à cette rencontre entre Dr Edouard Niankoye Lamah et Pr Stanley Okolo, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette visite de Pr Stanley Okolo, accompagné de madame Liliane Alapini, représentante de la CEDEAO en Guinée, intervient quatorze mois après sa nomination au poste de directeur général de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé. Pour sa toute première visite en Guinée, Pr Stanley Okolo a saisi cette occasion pour échanger avec les autorités sanitaires sur plusieurs questions d’actualité.

Au cours de la rencontre, Dr Edouard Niankoye Lamah et ses principaux collaborateurs se sont longuement entretenus avec la délégation sur des questions liées notamment à la lutte contre les faux médicaments, le programme de renforcement du système de santé en Guinée ainsi que l’expérience guinéenne en matière de lutte contre les fièvres hémorragiques.

Dans le cadre de la lutte contre les faux médicaments, le ministre guinéen de la Santé a fait savoir à son hôte que malgré les efforts fournis par chaque pays, il y a une nécessité d’intégration des Etats pour une lutte commune. « Pour la lutte contre les faux médicaments, nous avons dit que c’est une volonté politique. Il faut que les Etats de la sous région se mettent ensemble pour parvenir à lutter efficacement contre ce problème, c’est-à-dire mettre ensemble nos moyens et surtout créer une industrie pharmaceutique commune, se mettre ensemble pour avoir des laboratoires de contrôle de qualité », a expliqué Dr Niankoye Lamah.

Selon lui, si ce pari est réussi, il est sûr que les Etats viendront à bout des faux médicaments. « Un seul pays ne peut pas, même s’il a la volonté politique, et cette intégration ne se fera qu’avec l’accord des chefs d’Etats. C’est pourquoi, nous sollicitons auprès de l’OOAS d’organiser cela afin que les chefs d’Etats viennent parapher ce travail technique permettant d’atteindre cet idéal », souhaite-t-il.

De son côté, le directeur général de l’OOAS, Pr Stanley Okolo s’est félicité des efforts fournis par le ministère guinéen de la santé. « C’est ma première visite en Guinée et je suis là pour discuter avec le ministère de la santé sur beaucoup de points où la Guinée a eu du succès. Nous discutons sur les problèmes de la sécurité sanitaire, de la riposte épidémiologique qui nécessite la formation du personnel ».

En outre, Pr Stanley Okolo, s’est réjouit « de la volonté politique du gouvernement dans la lutte contre médicaments de mauvaise qualité ». Il a promis l’accompagnement de son organisation à notre pays, notamment dans le domaine de la formation où les guinéens sont formés soit au Burkina Faso ou bien au Ghana, souvent à des coûts très élevés.

Pour sa part, la représente de la CEDEAO en Guinée, madame Liliane Alapini a rappelé que cette visite du DG de l’OOAS consiste à « faire le point avec le département guinéen de la santé sur les différents projets de la CEDEAO dans le domaine de la santé et voir les apports à mettre en œuvre pour une évolution de ces projets ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Lutte contre les pharmacies illégales : une brigade MEDICRIME installée à Kankan

4 juin 2019 à 12 12 48 06486

La vente incontrôlée des produis pharmaceutiques a pris une dimension de plus en plus inquiétante dans la commune urbaine de Kankan. C’est pour faire face à cette menace que les autorités préfectorales ont mis en place une brigade spéciale de répression contre la prolifération des pharmacies, la vente illicite des médicaments ou tout autre produit de santé et l’exercice illégal de la profession de pharmacien, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La mise en place de la brigade MEDICRIME de Kankan est une initiative du Ministère de la Santé et celui de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. La démarche vise à lutter contre ce véritable problème de santé publique qu’est la vente illicite de médicaments.

En effet, dans la commune urbaine de Kankan, les pharmacies poussent comme des champignons. Des conteneurs, des épiceries, des kiosques, partout on trouve des produits pharmaceutiques en vente dans la ville. C’est pour nettoyer le secteur et mettre de l’ordre que la brigade dénommée MEDICRIME est mise en place. Elle est composée de 10 agents de police et 10 autres de la gendarmerie.

préfet de Kankan, Aziz Diop
Aziz Diop

Dans la matinée ce lundi, ils ont tenu leur première réunion technique, présidée par le préfet de Kankan, Aziz Diop. Interrogé par notre reporter, monsieur Aziz Diop a fait savoir que « c’est une rencontre technique qui fait suite aux instructions du gouvernement pour que les officines non agrées soient fermées. Donc, il fallait mettre une brigade mixte de répression en place ».

Plus loin, le préfet a expliqué que « les agents de MEDICRIME seront mieux identifiés que les autres agents de la police et de la gendarmerie à travers un badge, une tenue spéciale. Tout ça, c’est pour qu’aucun d’entre eux n’opère seul, et celui qui sera pris en train d’opérer alors qu’il n’est pas de MEDICRIME, sera arrêté ».

Ibrahima Hamidou Touré

Selon Ibrahima Hamidou Touré, commissaire central adjoint de la police urbaine et commandant du MEDICRIME, un plan d’action va être élaboré et soumis à l’approbation du préfet de Kankan. « Le préfet de Kankan vient de nous instruire d’élaborer un plan d’action. C’est le contenu de ce plan d’action qui déterminera la manière dont nous allons mener l’opération. Nous lui avons donné un délai de 3 jours. Je vais me mettre en rapport avec la gendarmerie territoriale, nous allons faire le travail et remettre au préfet pour amendement et validation. Nous n’aurons pas d’inquiétudes par rapport à la fiabilité de ce travail, parce que le critère fondamental, c’est la probité morale. Connaissant nos éléments, connaissant leurs comportements, donc on s’est basé sur ces critères fondamentaux pour porter notre choix sur ces éléments », a-t-il précisé.

A retenir que jusqu’au 20 juin 2019, les agents de MEDICRIME procéderont à l’information et à la sensibilisation des pharmaciens et autres vendeurs de médicaments. La fermeture des pharmacies illégales débutera à partir du 21 juin.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Lélouma : 9 cas de rougeoles confirmés (DPS)

29 mai 2019 à 7 07 57 05575

La préfecture de Lélouma, dans la région de Labé, est frappée à nouveau par une épidémie de rougeole. Au moins 9 cas de maladies ont été confirmés dans cette localité, a appris Guineematin.com auprès des autorités sanitaires locales.

Cela fait deux semaines depuis que cette épidémie a fait son apparition dans la préfecture de Lélouma. Selon le Directeur Préfectoral de la Santé (DPS), Dr Ouo-Ouo Gpamou, les 9 malades confirmés ont été isolés dans un centre de traitement. « Trois cas ont été signalés dans la commune urbaine, principalement dans le quartier de Diaala. Après les investigations, nous avons compris qu’il y a 9 cas de rougeole qui ont été enregistrés, notamment trois (3) à Sagalé et six (6) dans la commune urbaine.

Pour limiter la propagation, on a identifié ceux qui étaient à la phase où ils pouvaient contaminer beaucoup d’enfants, on les a mis au centre de traitement et on les a isolés. Ils ont été traités et ils sont sortis », a-t-il indiqué. Le DPS ajoute avoir commandé des vaccins anti-rougeoleux pour faire face à cette épidémie.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Cancer de la peau : causes, symptômes, traitement… Prof. Bangaly Traoré à Guineematin

26 mai 2019 à 14 02 38 05385
Professeur Bangaly Traoré, chef service de cancérologie Oncologie de l’Hôpital national Donka, basé à l’hôpital Jean Paul II

Bien que peu connue de nos concitoyens, le cancer de la peau gagne du terrain en Guinée et préoccupe de plus en plus de personnes. Cette maladie qui affecte les cellules de la peau de l’Homme, peut conduire parfois jusqu’à l’amputation du membre atteint. Mais, qu’est-ce qui entraîne ce cancer et comment le guérir ? Ce sont là entre autres les questions que Guineematin.com a posées au Professeur Bangaly Traoré, chef service de chirurgie oncologie à l’hôpital national Donka, qui nous a accordé une interview. Nous vous proposons ci-dessous notre entretien.

Guineematin.com : le cancer de la peau est une préoccupation de beaucoup de personnes dans notre pays. Parlez-nous de cette maladie qui reste encore peu connue dans notre pays.

Professeur Bangaly Traoré : merci de me donner l’opportunité de parler d’un sujet aussi important que le cancer de la peau. Le cancer de la peau est un ensemble de maladies caractérisées par une multiplication cellulaire anarchique des différentes cellules qui composent la peau. Donc la peau est un constituant de plusieurs types de cellules et chacune de ces cellules peut être le siège de développement du cancer. Donc en fonction des types de cellules affectées, on parlera des types de cancer.

Guineematin.com : qu’est-ce qui est à la base du cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : contrairement à certaines maladies, en matière de cancérologie, on ne parle pas de causes. Plutôt on parle de facteurs favorisant parce qu’il n’y a pas de relations de causes à effets. Donc il peut y avoir du cancer et que pour ce cancer, il y ait un ou plusieurs facteurs. Alors, il y a des cancers dont on n’a pas identifié les causes. Pour le cancer de la peau, le facteur principal, c’est l’exposition solaire parce que la peau c’est l’écran, c’est l’enveloppe qui protège notre organisme. Alors, l’exposition au soleil entraîne des lésions ou des brûlures chroniques au niveau de la peau. Si ces lésions ne sont pas réparées, les cellules vont être atteintes et on va assister au développement du cancer. Donc c’est le principal facteur.

Ensuite, il y a des facteurs chimiques qui sont liées à des produits chimiques. C’est notamment tout hydrocarbure aromatisé polycyclique. Tous les produits contenant des hydrocarbures aromatisés polycycliques tels que le goudron peut entraîner l’apparition du cancer de la peau. Il y a également des produits comme l’alchimique qui étaient autrefois fabriqués pour traiter certaines lésions de la peau. Ces produits sont considérés comme des produits cancérigènes. Nous avons la consommation du tabac. Il y a également les facteurs infectieux notamment l’infection par le virus du papillome humain qui est d’espèce humaine de type 8, qui est aussi un virus d’opportuniste et qui ne se développe presque pas chez le sujet immunocompétent, donc qui se voit fréquemment chez le sujet infecté par le VIH. Ce virus entraîne surtout le cancer de sarcome de kaposi.

Alors, il y a des lésions précancéreuses de la peau qui sont des lésions qu’on considère comme des maladies cutanées préexistantes, qui constituent le siège de développement des cancers de la peau. Il y a des lésions asthéniques, c’est-à-dire ce sont des séquelles des brûlures entraînées par l’exposition solaire, donc qui constituent les toutes premières lésions avant l’apparition du cancer. Il y a des lésions en Afrique surtout, ce sont des lésions cancéreuses sur les cicatrices des brûlures, des anciennes cicatrices et des ulcères chroniques non traités, donc il peut y avoir l’apparition du cancer de la peau.

Il y a également des maladies génétiques qui prédisposent au développement du cancer de la peau tel que l’albinisme. Chez les albinos, il y a un défaut de pigmentation de la peau. Donc c’est ce qui fragilise leur peau vis-à-vis de leur exposition au soleil. Il des sujets, heureusement que c’est une maladie rare, qui ne réparent pas les lésions cutanées provoquées par le soleil. Ce sont des sujets atteints des xeroderma pimentosum qui est une maladie très rare dont les sujets ne réparent pas les lésions provoquées par le soleil et qui font le cancer de la peau à 100%. C’est-à-dire c’est sont ces sujets-là qui n’ont la paix que lorsqu’ils ne sont pas exposés à la lumière ou aux rayons solaires. Il y a aussi des taches noirâtres au niveau de la peau qui, une fois exposées au soleil ou victimes de microtraumatisme, peuvent avoir le cancer de la peau.

Guineematin.com : quels sont les signes de manifestation du cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : il faut considérer que toute lésion, toute ulcération, tout bourgeon de la peau doit être considéré jusqu’à preuve contraire comme un cancer de la peau. Le plus souvent, surtout en Afrique, une plaie qui siège au niveau de la jambe qui ne cicatrice pas pendant plus de trois semaines doit être considérée comme une lésion cancéreuse. Lorsque la plaie persiste pendant longtemps, il y a une transformation cancéreuse. Lorsque sur une cicatrice apparaît une plaie qui ne guérit pas pendant plus de 3 semaines, ça aussi ça doit être considéré comme un cancer de la peau. Lorsqu’on a une tache noirâtre quelle que soit sa localisation, qui change de taille, d’aspect, qui s’ulcère, qui saigne, c’est un cancer de la peau que l’on peut considérer jusqu’à preuve de contraire.

Guineematin.com : est-ce que le cancer de la peau est-il guérissable ? si oui, comment se fait le traitement ?

Professeur Bangaly Traoré : c’est un des cancers qu’on peut guérir pratiquement à 100%, à condition que ces maladies soient vues à un stade précoce. La probabilité de guérison dépend des types de cancers. Il y a des cancers qui n’ont qu’une évolution locale c’est-à-dire qui ne se disséminent pas au niveau de l’organisme. Malheureusement, ces types de cancers ne sont pas fréquents chez nous les noirs. C’est un cancer qui est surtout trop fréquent dans la peau blanche. Les autres des cancers, sont des cancers qui ont des évolutions différentes qui peuvent, en fonction de leur stade, être traités.

Le traitement du cancer, quel que soit son emplacement, dépend de son stade de découverte et des moyens mis en place pour son traitement. Parmi les moyens que nous développons sur place, il y a la chirurgie, la chimiothérapie, les traitements médicaux du cancer. Il y a un volet important, le traitement qui nous aide pour optimiser le résultat chirurgical par exemple, c’est la radiothérapie mais qui malheureusement, jusque-là, n’est pas disponible dans notre pays. Parlant du traitement du cancer cutané, il y a l’intervention chirurgicale qui va de la plus simple des chirurgies, c’est-à-dire l’ablation de la fermeture de la plaie, l’ablation de la tumeur avec le développement des artifices pour pouvoir fermer la plaie. Ça c’est la chirurgie plastique.

Il y a aussi l’ablation de la maladie de la façon la plus étendue. Par exemple, des gens qui ont des cancers au niveau des membres, avec un envahissement de toutes les structures de la jambe tels que les os, les muscles, si on doit enlever ces cancers de façon vraiment carcinologique, enlever de façon totale, on est obligé de faire l’amputation, la désarticulation du segment du membre concerné. Donc il y a la chirurgie mineure et la chirurgie majeure. Chaque type de chirurgie est fait au cas par cas en fonction du type de patient avec toutes les conditions que je viens de citer. Il y a la chimiothérapie, ce sont des médicaments anticancéreux qu’on donne, pour traiter la maladie quand elle a surtout évolué.

Guineematin.com : y a-t-il des précautions, c’est-à-dire des comportements qu’on peut adopter et qui peuvent nous éviter d’attraper le cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : c’est de se référer tout simplement aux facteurs favorisant l’exposition au soleil. Donc éviter au maximum de s’exposer au soleil surtout quand on a une peau fragile. Je prends l’exemple des albinos, les gens qui réparent difficilement les lésions provoquées par le soleil, ils doivent éviter l’exposition solaire prolongée. Il faut également éviter de consommer le tabac, consommer beaucoup de fruits et de légumes, consommer moins gras, pratiquer du sport. Cela va permettre de renforcer la capacité de résistance au niveau de l’organisme vis-à-vis de ces facteurs-là. En dehors de ça, il faut traiter les ulcères, les plaies chroniques. Il faut les traiter pour éviter le cancer de la peau. Surveiller la peau des personnes qui sont fragiles tels que les albinos, et il faut également surveiller les anciennes cicatrices des brûlures.

Guineematin.com: est-ce que vous disposez de statistiques en la matière dans votre service ?

Professeur Bangaly Traoré : je ne vous donnerai pas de chiffres de façon très globale parce qu’il y a différents types de cancers. En général, dans mon service de cancérologie qui est la référence dans le traitement des différents cancers, de tous sites confondus, le cancer cutané constitue pratiquement le 6ème cancer, la 6ème cause de consultation dans notre unité. Et quand on entre là-dedans, on verra qu’il y a différents types de cancers.

Ce que je vais dire enfin, c’est qu’on peut détecter précocement le cancer de la peau en surveillant par exemple les personnes qui ont des peaux fragiles, tels que les albinos, en évitant la dépigmentation, et consulter le plutôt que possible dès qu’on voit apparaître une ulcère chronique sur une cicatrice. Donc, il faut surveiller et détecter les lésions précancéreuses.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622 91 92 25/666 91 92 25

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Avantages et inconvénients des contraceptifs : Dr Abdourahmane dit tout à Guineematin

26 mai 2019 à 14 02 18 05185
Docteur Abdourahmane Diallo, spécialiste en Gynécologie-obstétrique au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d’Ignace Deen et enseignant à la faculté de médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry

L’usage de contraceptifs devient de plus en plus répandu dans notre pays au niveau de la couche féminine en âge de procréer. Les campagnes de sensibilisation menées dans ce sens, visant entre-autres à espacer les naissances, gagnent du terrain lentement mais sûrement.

Pour parler de la conception, de ses avantages et inconvénients, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu avec le Docteur Abdourahmane Diallo, spécialiste en Gynécologie-obstétrique au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d’Ignace Deen et enseignant à la faculté de médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Guineematin.com : qu’est-ce que la contraception et quelle est son importance ?

Dr Abdourahmane Diallo : la contraception, c’est l’ensemble des précautions qu’on observe pour avoir des relations sexuelles et éviter d’avoir une grossesse. La contraception joue un rôle capital dans la vie d’une femme, d’une famille, de la société, de tout un pays. Elle a plusieurs avantages. D’abord pour la mère, parce que vous savez que lorsqu’on prend une grossesse en un âge très jeune, donc à un moment où on est encore immature, on n’a pas la maturité qu’il faut, le risque pour la mère et pour l’enfant est extrêmement important. Donc, il y a des avantages d’abord sur le plan sanitaire. Le risque pour les enfants de mourir, est très important. Pour la mère aussi, c’est très important, lorsque la grossesse intervient à un âge très jeune, donc avant même l’âge de 18 ans. Lorsqu’on prend des grossesses en âge également très avancé, le risque d’avoir des complications et de mourir est très grand, et pour la mère pour l’enfant. Lorsqu’on fait des enfants à chaque moment, des enfants très rapprochés, ça constitue aussi le risque de décès maternel et même infantile. Ou alors, lorsqu’on fait trop d’enfants, des grossesses nombreuses, tous ces facteurs peuvent être évités par l’utilisation de la contraception. Donc, vous voyez que la contraception contribue à améliorer la santé de la mère et de l’enfant aussi. Sur le plan économique, il y a des dépenses. Quand il y a des maladies, le père de famille aussi a des problèmes. C’est lui qui prend en charge ce problème. Dans le pays également, lorsqu’il y a trop d’enfants, il y aura trop d’enfants à soigner, trop d’enfants à nourrir, trop d’enfants à scolariser et ça, ça continue à accentuer la pauvreté même dans le pays.

Guineematin.com : quelle sont les personnes qui doivent prendre des contraceptions ? Combien de types de contraceptifs existe-t-il ?

Docteur Abdourahmane Diallo : toutes les femmes en période d’activité génitale peuvent prendre les contraceptifs, pour qu’elles puissent avoir le nombre d’enfants qu’elles souhaitent, au moment aussi qu’elles souhaitent avoir cet enfant. Donc, c’est toutes femmes, il n’y a pas une catégorie particulière Toutes les femmes en âge de procréer, qui ne souhaitent pas avoir un enfant, mais qui souhaitent avoir un rapport sexuel, peuvent utiliser une méthode contraceptive. Il y a plusieurs méthodes de contraceptifs, parmi ces méthodes, il y a des méthodes que nous appelons les méthodes hormonales, qui se présentent sur plusieurs formes. Certains contraceptifs hormonaux sous forme de comprimés qu’on appelle les pilules. Il y a des méthodes hormonales, d’autres se présentent sous forme injectable. Il y a aussi des implants, c’est des petits bruns qu’on place sous la peau sur la face interne du bras gauche de la femme. Il y a aussi des méthodes qu’on appelle les méthodes de barrières, ce sont des méthodes qui empêchent les femmes d’être en contact avec le sperme du conjoint. C’est notamment les condoms, appelés préservatif ou capote, il y a en pour les hommes et les femmes. Il y a aussi les diaphragmes, c’est des petits dispositifs ou la carte que la femme peut placer dans son appareil avant le rapport sexuel pour ne pas qu’elle soit en contact avec le sperme… Parmi ces méthodes modernes, on a parlé des méthodes, il y a des méthodes variées et mécaniques, notamment le dispositif intra-utérin, c’est un type d’appareil qu’on met dans l’utérus de la femme et qui la protège contre la grossesse pendant 12 ans… Il y a la méthode de l’abstinence périodique, il y a la méthode de l’allaitement maternel, chez une femme qui a accouché, dont le bébé est âgé de moins de 6 mois qui n’a pas encore revu ses règles et qui ne pratique que l’allaitement, est protégée contre la grossesse jusqu’à ce que l’enfant ait l’âge de 6 mois. Mais, s à condition qu’elle pratique l’allaitement maternelle exclusif

Guineematin.com : l’utilisation de contraceptifs n’a-t-elle pas d’inconvénients à la longue ?

Docteur Abdourahmane Diallo : oui, ces méthodes contraceptives là ont des effets qu’on appelle des effets indésirables. Les contraceptifs ont des avantages, ils ont aussi des effets indésirables. Il y a certaines méthodes qui peuvent perturber leur cycle menstruel, soit provoquer l’absence, ou peut faire que la femme saigne quelque fois de façon rapprochée, chaque fois elle fait des petits saignements. Mais, c’est des effets qui sont réversibles. Si vous comparez les inconvénients de ces effets aux avantages qu’on a cités plus haut, par rapport a une grossesse indésirable, qui conduit souvent les femmes même à pratiquer les IV (Interruption Volontaire de grossesse), des avortements provoqués avec toutes les conséquences que cela comporte. Mais, vous verrez que les avantages sont nettement supérieurs aux effets indésirables. Mais, les pilules par exemple même sont utilisées pour soigner quelques problèmes, tel que quand il y a certaines femmes qui ont des troubles menstrues, chez certaines femmes qui n’arrivent pas à avoir des enfants, on utilise ses pilule. Il y en a qui font grossir. Certaines femmes, quand elles prennent des pilules, elles peuvent augmenter de poids. Et les inconvénients, c’est qu’elles ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH.

Guineematin.com : quels sont les aliments ou les produits à ne pas consommer pendant l’utilisation des contraceptifs ? Est-ce que les filles qui se marient en âge avancé peuvent avoir des complications pour faire des enfants ?

Docteur Abdourahmane Diallo : tous les aliments néfastes à la santé doivent être évités quand on prend des contraceptifs. Il est déconseillé de prendre du tabac ou de l’alcool. Vous savez, la fertilité de la femme diminue beaucoup à un âge avancé, notamment à partir de 35 ans. La chance pour la femme d’avoir un enfant devient très faible à cet âge, mais c’est possible. Seulement, elle n’a pas les mêmes chances comme si elle cherchait à avoir un enfant quand elle avait l’âge de 20 ans par exemple. Après 35 ans, le risque est l’hypertension au cours de la grossesse, le risque de développer le diabète au cours de la grossesse est très élevé. Ces deux pathologies aussi ont d’autres complications qui sont extrêmement graves, sans oublier aussi le risque que l’enfant développe la malformation est très élevée lorsque la mère est âgée de plus de 35 ans. Certaines malformations sont très graves.

Propos recueillis par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Vaccination contre la fièvre aphteuse : le ministre de l’élevage lance la campagne à Boké

24 mai 2019 à 17 05 12 05125

La campagne nationale de vaccination contre la fièvre aphteuse a été lancée ce vendredi, 24 mai 2019 à Denken, localité de la sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké. C’est le ministre de l’Elevage, Roger Patric Millimono qui a présidé la cérémonie, en présence des autorités locales et des partenaires techniques et financiers, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Ansoumane Zito Coumbassa

Dans son discours de bienvenue, Ansoumane Zito Coumbassa, maire de la commune rurale de Kolaboui, a indiqué que la population de sa circonscription est à majorité agro-pastorale et l’élevage constitue la seconde activité après l’agriculture. Et selon lui, l’élevage à Kolaboui a été confronté à de sérieuses difficultés ces jours-ci, à cause de cette fièvre aphteuse. « La maladie à fièvre aphteuse a provoqué d’importantes pertes économiques au niveau des éleveurs à cause de sa contagiosité, des difficultés liées au traitement et de notre système d’élevage. Nous espérons qu’avec cette campagne de vaccination, qui est le seul moyen de lutte efficace contre la maladie, des milliers de bovins pourront être sauvés. Et que par conséquent, elle contribuera significativement au développement de l’élevage à Boké en général et particulièrement à Kolaboui », a-t-il dit.

Dr Doré Molou

De son côté, Dr Doré Molou, directeur national adjoint des services vétérinaires, a souligné que cette épidémie de fièvre aphteuse frappe le cheptel guinéen depuis mai 2018. A ce jour, dit-il, ce sont 27 préfectures qui sont touchées avec des taux élevés de mortalité et de morbidité. « Les répercussions économiques de cette maladie sont significatives. Cette crise sanitaire provoquée par la fièvre aphteuse a entraîné la fermeture des principaux marchés à bétail dans les zones affectées, la baisse considérable des superficies cultivées par les bœufs de labour, une perte économique estimée à plus de 2 milliards de nos francs.

Face à la gravité de la situation, le ministère de l’élevage a adressé une requête de financement à ses partenaires pour faire face en urgence et organiser la riposte. Cette requête a été favorablement accueillie par les partenaires et plusieurs activités ont été réalisées dont entre autres : les missions d’investigation et de diagnostic, qui ont permis de déterminer la stéréotype et la phylogénie du virus aphteuse ; l’élaboration du plan de riposte comportant 5 volets ; l’acquisition de 350 mille doses de vaccins polyvalents contre la fièvre aphteuse », a notamment indiqué le directeur national adjoint des services vétérinaires.

Dr Mohamed Hama Garba

Pour sa part, Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée, a exprimé la satisfaction de son institution d’avoir été associée à toutes les étapes de ce processus de lutte contre la fièvre aphteuse dans notre pays. « En effet, dès l’éclatement des premiers foyers de la fièvre aphteuse, la FAO a été sollicitée pour apporter une assistance technique à la Guinée. C’est dans ce cadre que nos équipes techniques se sont mobilisées aux côtés de celles de votre département, pour produire tous les documents techniques qui soutiennent la recherche d’un tel financement. C’est ainsi qu’un plan d’urgence et un plan de contrôle ont été élaborés. Nous avons ensuite participé à vos côtés à toutes les phases de présentation et de validation des stratégies proposées », a-t-il rappelé.

Ibrahima Magazi

S’exprimant au nom de la Banque Mondiale en Guinée, Ibrahima Magazi a reconnu que cette maladie de fièvre aphteuse a eu de graves conséquences sur le cheptel guinéen (bovins, ovins et caprins), entraînant la perte de 880 têtes de bovins pour les éleveurs. Et, c’est ce qui a poussé son institution à mettre la main à la poche pour assister le gouvernement guinéen, précise-t-il. « Au regard de cette situation sanitaire préoccupante, la Banque Mondiale, à travers ces projets actifs, a accepté de financer le plan d’urgence pour un montant de 1 078 377 (un million soixante-dix-huit mille trois cent soixante-dix-sept) dollars dont 1 028 377 sur le projet REDISSE et 50 000 sur le PASAG pour aider le gouvernement dans les efforts de riposte à la maladie. Cet appui a servi à couvrir les activités de communication, de renforcement de la surveillance de la maladie, d’achat des vaccins, de suivi et supervision de l’opération de riposte et d’application des mesures de police sanitaire », a-t-il expliqué.

Patrick Millimono

Très satisfait de l’engouement des partenaires techniques et financiers que sont la Banque Mondiale et la FAO à accompagner la Guinée dans la lutte contre cette fièvre aphteuse, le ministre de l’élevage a dit son optimisme quant à l’éradication totale de cette maladie dans notre pays. « Cette maladie qui a été constatée en mai 2018, s’est propagée dans 27 préfectures de la Guinée avec des taux élevés de morbidité et de mortalité qui ont affecté près de 72 000 animaux exposés, 7467 cas de suspects et 871 animaux morts. C’est pourquoi, je demande aux éleveurs et leurs organisations professionnelles de se mobiliser pour conférer un succès éclatant aux opérations de vaccination contre la fièvre aphteuse qui, j’espère, sera un lointain souvenir », a dit Roger Patric Millimono.

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Dr Abdourahmane Diallo, DG du Partenariat RBM (Roll Back Malaria) : le fils de son père !

24 mai 2019 à 13 01 09 05095

C’est toujours avec beaucoup de fierté qu’un père voit son fils embrasser son métier. Sékouba et Kabinet ont hérité de la voix mâle de l’illustre Sory Kandia Kouyaté ; le Général Sékouba du capitaine Doubani Konaté ; Elhadj Badrou de Thierno Abdourahmane Bah ; Julien de Mamadou Aliou Kéita Njoléa ; Abdourahmane de Docteur Mamadou Saliou Diallo et de Nénédio Souaré, infirmière d’Etat.

Le grand père et homonyme était aussi docteur, mais vétérinaire celui-là. Il a longtemps servi à Youkounkoun en pays Coniagui, et eut des fils remarquablement bien formés : Hadja Néné Gallé ; l’ingénieur des ponts et chaussées, Chérif ; l’administrateur civil, Saïkou Yaya, etc.

Comme on le voit, l’ancien ministre de la Santé de la République de Guinée est né et grandi dans la rigueur d’une éducation et une formation académique assidue estampillée d’excellence, même en dehors du pays où son expertise est sollicitée pour conduire des programmes et projets dans plusieurs pays à travers le monde.

C’est ce qui lui a valu d’arracher, au prix d’un concours auquel cinq cents candidats ont pris part, le poste de responsable de l’ONU-Palu, quelques mois seulement après son départ du gouvernement. Une récompense du mérite dans la perpétuation des valeurs de ces illustres cadres de sa famille paternelle et maternelle dont l’ancrage académique et sociologique en font le creuset de la préfecture de Mali.

Descendant du Kaldouyanké, Thierno Mamadou Cellou, dit Karamoko Alpha Mo Labé, dont l’ardente braise est entretenue par son père, docteur Diallo à travers la fondation Abdourahmane, dégage le profil d’un cadre compétent doté d’une grande intelligence, courtois et humble qui a horreur des souverainetés excessives.

Cette histoire vécue le confirme. Un jour, alors qu’il était Ministre de la Santé, nous avons pris un vol d’Air France au départ de Paris pour Conakry, via Nouakchott, en Mauritanie. Au dessus du détroit de Gibraltar, une passagère arabe, voulant mettre son bébé dans le berceau, le fit maladroitement tomber. Des pleurs incessants s’en suivirent au point que l’équipage n’écarta pas l’idée de faire demi-tour pour atterrir dans la ville espagnole la plus proche. C’est en ce moment qu’une hôtesse commença à se demander s’il n y avait pas un médecin à bord. Je lui fis appel et lui indexa Abdourahmane, dont j’étais séparé de quelques fauteuils seulement en business.

J’ai dit à l’hôtesse que c’était le ministre de la Santé de la République de Guinée, de surcroit mon beau frère (cousin à ma femme), mais de ne pas lui dire qui était son informateur. L’hôtesse alla présenter ses civilités à Abdourahmane qui demanda qu’on lui amena le bébé, toujours en pleurs dont les parents étaient devenus anxieux.

Alors, Abdourahmane tint tour à tour les bras du bébé, le secoua et le posa sur ses genoux. Le bébé arrêta de pleurer et se mit à jouer et nous continuâmes le vol sur Nouakchott où le couple devait descendre avec beaucoup de compliments adressés à Abdourahmane. L’hôtesse me remercia et c’est à travers ces lignes qu’Abdourahmane saura que c’était bien moi l’informateur.

Peut être que la chance d’Abdourahmane, c’est d’être parmi les héritiers d’une longue tradition de la présence de l’école française dans Mali, voulue et surtout entretenue par un chef charismatique, clairvoyant et visionnaire, Thierno Chérif Yembéring. Ce chef de canton, tout comme Alpha Saliou Porédaka (Mamou), avait très tôt compris qu’il fallait aller apprendre à « souder le bois au bois », comme l’a écrit cheik Hamidou Kane, dans son roman « l’Aventure ambiguë ».

C’est pourquoi, Yembéring et Porédaka portèrent le nom flatteur de « quartier Latin » du Fouta Djallon et l’illustrèrent par le mariage entre le brillant Boubacar Telli Diallo et Nénan Kadiatou Sampiring Diallo.

Ils prirent d’assaut, par centaines, l’école française et furent des cadres dans tous les domaines de la vie nationale : le ministre des travaux publics, Cellou Bamba ; le brillant magistrat, Abdoul Ghadiri Wora, docteur Souleymane ; l’ingénieur, Alimou Diallo ; les cousins d’Abdourahmane : Mamadou Saliou ; Aissatou Tidiane, docteur et fonctionnaire internationale ; Binta Tidiane, Ousmane Hafia, l’autre Abdourahmane, la liste est longue de ces fils et filles des cantons de Dougountouny, Yembéring et Madina Wora, à aristocratie régnante Kaldouyanké dont les compétences avérées font l’unanimité, contrairement à bien des cantons du Fouta Djallon.

Et ce n’est pas tout, car Abdourahmane a tété le savoir au sein d’une mère issue d’une prestigieuse famille maraboutique : les Souaré. Celle du Premier ministre, Ahmed Tidiane Souaré ; du ministre et ancien basketteur international, Ousmane Souaré ; de l’inspecteur des douanes, Minkael Souaré, en alliance familiale avec les Tounkara, celle du ministre des Sports du triplé du Hafia77, Manma Tounkara, des Sacko et des Dieng, la descendance du chef de canton de mali-centre, Alpha Mamadou Cellou Dieng, le père de l’historien-archéologue Ousmane Dieng, et grand père maternel du cardiologue, le professeur Dadhi Baldé. Non loin de là, Somba, le village du boxeur-député Lansana Béa Diallo.

La caravane du savoir prend tout Mali, jusqu’à Donghel Sigon, Salambaldé, Fougou, Hidaya, Lébékeré et Balaki.

C’est donc ces terres labourées par la charrue de l’histoire, ensemencées des graines du pouvoir et du savoir qui sont celles de l’éminent médecin et fonctionnaire du Système des Nations Unies. Abdourahmane Diallo, un des guinéens qui fait merveilleusement bien la fierté de la Guinée. Peut-être, comme le président Abdou Diouf, il n’a jamais traversé la rue pour acheter une miche de pain chez le boutiquier. Il tient une planchette du coran sur les genoux un livre dans les bras ou encore une plume dans l’encrier.

Rien à dire. Quand on a tété le savoir au sein et à la barbe de si valeureux parents, appartenant à deux emblématiques familles, on ne peut faire autrement ni être autre chose que soi-même.

Amadou Diouldé Diallo

Journaliste-historien

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Soutien au Syli national : la contribution du gouverneur et du préfet de Labé

24 mai 2019 à 9 09 42 05425

La campagne de collecte de fonds en faveur du Syli national qui doit participer à la prochaine CAN de football a été officiellement lancée hier jeudi, 24 mai 2019. C’est le préfet et le gouverneur de Labé qui ont donné le ton en apportant leur part de contribution, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est dans la salle de conférence de la préfecture de Labé que la cérémonie de lancement de cette campagne a eu lieu. L’objectif est de mobiliser des fonds pour soutenir la participation de l’équipe nationale de Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations de football, prévue du 21 juin au 19 juillet prochain, en Egypte.

C’est le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, qui a été le premier contributeur. Il a offert un montant de 1 000 000 (un million) de francs guinéens. Le gouverneur de la région administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané, lui a emboité les pas en contribuant à hauteur de 200 000 (deux cent mille) francs.

Le préfet en a profité pour s’adresser à la commission chargée de collecter les fonds. « Je voudrais que chacun sache que ce que vous représentez est apolitique. Le Syli national est une institution autour de laquelle, nous nous retrouvons tous. Que personne dans un manteau de partisan ne puisse vous détourner du travail qu’on vous a confié. La Guinée est qualifiée pour la coupe d’Afrique des nations, c’est une très bonne chose. Et c’est certain, notre soutien s’en ressentira.

Quand vous sillonnerez la ville, dans les différentes entreprises que vous visiterez, nous passerons notre mot à chacun pour qu’ils vous accueillent. Quel que soit le montant qu’ils vous donnent, sachez que cela sera donné du fond du cœur. Ici à la préfecture, nous avons trouvé un montant que nous allons mettre dans cette caisse. Et nous espérons que cette caisse sera très grosse à la fin. Tout ce qui sera fait, c’est pour soutenir le Syli national. Vous expliquerez cela aux citoyens », a dit le préfet.

A l’issue de cette campagne, les fonds collectés seront mis à la disposition de la Fédération Guinéenne de Football.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre le VIH/SIDA : un nouveau centre de prise en charge inauguré à Dubréka

23 mai 2019 à 16 04 31 05315

La préfecture de Dubreka vient de bénéficier d’un nouveau centre de prise des personnes atteintes du VIH/SIDA. Il a été construit par la communauté de Sant’Egidio dans le cadre de son projet DREAM, sur financement du japon. Ce centre clinique (DREAM) a été inauguré ce jeudi, 23 mai 2019. La cérémonie a connu la présence des autorités communales et religieuses de Dubreka, des ambassadeurs du Japon et d’Italie en Guinée et de la représentante de l’ONUSIDA en Guinée notamment, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Initié par la communauté de Sant’Egidio, le projet de construction de ce centre DREAM de Dubreka a été financé par le gouvernement japonais à hauteur d’environ 922 000 000 francs guinéens. Le bâtiment comprend 4 salles, 2 cabinets, une pharmacie, un magasin, 6 latrines et un forage. Il permettra de traiter 100 patients atteints du VIH/SIDA par an.

Fatoumata Sylla

A l’occasion de la cérémonie inaugurale, Fatoumata Sylla, coordinatrice des centres DREAM en Guinée, a indiqué que la construction de ce centre a été motivée par la forte demande. Selon elle, l’idée de la construction d’un tel centre à Dubreka, vise à rapprocher DREAM des patients dont le nombre augmente de jour en jour. « Depuis 2006, nous sommes en Guinée. Et, les patients viennent de partout en Guinée : N’zérékoré, Boké, Boffa, bref de toutes les régions.

Donc, vu nos petits moyens, on a jugé nécessaire d’aller à la rencontre des patients. C’est-à-dire, faire en sorte que les patients ne viennent pas de si loin pour se faire soigner jusqu’à Conakry. Donc, c’est pour permettre aux patients qui quittent vers Boké, Boffa, Fria, d’être ici, prendre les médicaments, faire les examens et retourner dans leur ville. Donc, c’est ce qui nous a motivé, avec l’appui du Japon et de l’ONUSIDA, à ouvrir ce centre ici à Dubréka », a-t-elle expliqué.

Mme Cristina Canneli

De son côté, Cristina Canneli, directrice du projet DREAM de Sant’Egidio, a dit que « ce centre constitue pour nous un nouveau départ. La préfecture de Dubreka compte à ce jour 300 patients. C’est petit, mais c’est grand. Il faut dire aussi que soit dans l’évangile, mais aussi dans le coran et dans la tradition juive, nous savons que quand on sauve une seule vie humaine, c’est comme si on a sauvé toute l’humanité. Donc, nous pensons que 300 personnes atteintes du VIH/SIDA, c’est un grand nombre. Et nous voulons élargir l’accès à tous ceux qui ont besoin de traitement et l’offrir gratuitement. La construction de ce centre ici nous permettra de donner des soins aux malades presque tous les jours de la semaine », a-t-elle annoncé.

SE Hideo MATSUBARA

Pour sa part, S.E Hideo MATSUBARA, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Japon en Guinée, a souligné que le financement de ce projet, d’une valeur d’environ 922 000 000 de francs guinéens, a été rendu possible grâce au contribuable japonais. « C’est la communauté Sant’Egidio ACAP qui a soumis la requête de ce projet auprès de notre ambassade. Et, c’est cette association qui a suivi sa mise en œuvre tout au long de sa réalisation, et qui a fourni le terrain, les équipements et le mobilier. La mise en œuvre de ce projet permettra de traiter 100 patients atteints du VIH-SIDA par an. En outre, il sert de plaque tournante pour les activités d’orientation en matière de nutrition et de sensibilisation à la santé dans la communauté locale. Au total, 5000 résidents cibles en bénéficient (…). Il s’agit pour le Japon à travers ce projet, de poursuivre son appui au renforcement des services sanitaires de base. Ceci fait partie du pilier, promouvoir des systèmes de santé résilients pour la qualité de vie : Afrique résiliente, défini en commun par le Japon et les pays africains, dont la Guinée, lors de la 6ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 6) », a dit le diplomate japonais.

Elhadj Alsény Bangoura

Très content de la construction de ce centre DREAM dans sa commune, Elhadj Alsény Bangoura, le maire de Dubreka, a remercié toutes les personnes qui ont permis la réalisation dudit projet. Il a promis de sensibiliser les populations afin qu’elles puissent venir faire leur test de dépistage. « C’est un réconfort moral pour nous. Pour nous, quand on vient secourir les gens, quand on vient pour améliorer l’Etat de santé de ma population, c’est une grande joie pour moi. Surtout le fait que ma commune soit choisie pour abriter ce centre. Nous allons sensibiliser les gens, nous allons faire en sorte que les gens viennent se faire dépister. Parce que quand on entend VIH/SIDA, les gens ont peur. Pourtant, il faut venir. En y allant, on préserve sa santé mais aussi la santé de ceux qui ne viennent pas mais qui peuvent être susceptibles d’être contaminés. Donc quand les gens viennent, c’est que ça va protéger certaines personnes qui ne sont pas atteintes, mais aussi soigner, disons protéger ceux qui sont atteints. C’est cet appel qu’on va faire à l’endroit des populations et on le fera avec beaucoup de prudence, avec beaucoup de souplesse », a-t-il promis.

A rappeler que le taux de prévalence du VIH/SIDA en Guinée est de 1,7%, selon les données de 2017-2018.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Télimélé : le préfet distribue des vivres à l’hôpital préfectoral

16 mai 2019 à 17 05 26 05265

C’est en compagnie du maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo, de la directrice préfectorale de l’action sociale, Kadiatou Alpha Bah, et du directeur préfectoral de la santé, Boubacar Mouminy Diallo, que le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, s’est rendu à l’hôpital préfectoral ce jeudi, 16 mai 2019. Il est passé dans tous les pavillons pour remettre des sachets de riz et de sucre aux agents de santé et aux malades admis dans cet hôpital, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« On m’a apporté du riz. Je me suis dit qu’il y a des gens malades, alités et couchés en ce moment à l’hôpital sans moyens, aller leur offrir des vivres est une bonne chose. Donc les sacs riz et les sacs de sucre qu’on m’a envoyés, j’ai décidé de partager ça aux malades. C’est pour cela j’ai appelé le DPS pour m’accompagner et distribuer cela moi-même. C’est quelque chose que j’aime faire. Je prie Dieu de me donner les moyens pour pérenniser cela », a dit le préfet, Amadou Sadio Diallo.

Une action vivement saluée par le directeur de l’hôpital préfectoral de Télimélé, Docteur Chérif Amir Haidara. « Selon les informations, c’est la première fois de voir un tel geste ici. Donc nous souhaitons à monsieur le préfet plein succès dans son travail et nous demandons au tout puissant, au nom de ce saint de Ramadan, qu’il lui accorde une grande promotion, qu’il le protège et protège toute la préfecture. Que Dieu apporte le bonheur à Télimélé », a-t-il prié.

Dr Mouminy Diallo

Egalement content de ce geste du préfet, le directeur préfectoral de la santé, Docteur Boubacar Mouminy Diallo, n’a pas manqué de remercier l’autorité préfectorale. « Je remercie monsieur le préfet de ce qu’il a fait, il peut compter sur nous et savoir que la santé est entièrement à sa disposition pour les activités. Je suis là depuis plus de vingt (20) ans, c’est la première fois qu’une autorité vienne jusqu’ici pour saluer les malades et faire un geste si magnanime. Ce n’est pas le geste qu’on voit, mais l’intention. Que Dieu vous protège et augmente votre promotion », a souhaité le DPS de Télimélé.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Labé : 8 cas de rougeole signalés (DRS)

13 mai 2019 à 18 06 12 05125

Huit (8) cas de rougeole ont été enregistrés dans la préfecture de Labé ces derniers jours, annonce la Direction Préfectorale de la Santé. La réticence des parents à faire vacciner leurs enfants expliquerait cette réapparition de la maladie. Le ministère de la Santé a déjà dépêché une équipe sur le terrain pour tenter de circonscrire la maladie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Malgré les multiples efforts fournis par les agents de la santé pour lutter contre la rougeole en Guinée, huit cas de rougeole ont été enregistrés dans la préfecture de Labé ces derniers jours.

Dr Mamadou Houdy Bah

Interrogé par Guineematin.comle directeur régional de la santé de Labé, Dr Mamadou Houdy Bah, a dit cette réapparition de la rougeole s’expliquerait par le refus de certains parents de faire vacciner leurs enfants. « Nous avons un système de surveillance sanitaire qui est mis en place. Et nous avons instruit à toutes les structures de santé, dès qu’elles voient une maladie sous surveillance, il doit obligatoirement la déclarer. C’est dans ce cadre que l’hôpital régional nous a informés qu’il a enregistré onze cas d’éruption cutanée. C’est suite à cela, ces cas ont été prélevés et acheminés vers Conakry. Sur les onze, huit c’était des cas de rougeole », a précisé Dr Houdy Bah.

Selon le directeur, ce n’est pas la première fois que la rougeole est détectée à Labé. « La rougeole continue de sévir à Labé compte tenue de plusieurs facteurs : le premier facteur, c’est compte-tenu du fait que les parents n’aiment pas vacciner leurs enfants. Et la DPS (Direction Préfectorale de la Santé) a organisé une campagne de riposte pour rattraper les enfants d’un an et plus, qui n’avaient t pas été vaccinés. Mais malgré tout, les agents de santé de Labé ont rencontré des difficultés pour assurer la couverture de certains enfants ».

Pour faire face à ces cas de rougeole, Docteur Houdy Bah a fait savoir qu’il y’a déjà une mission de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS) qui est arrivée à Labé. La démarche vise à assister les autorités sanitaires locales à circonscrire la rougeole et organiser une grande campagne de riposte contre la maladie, très contagieuse et mortelle.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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