Lutte contre le VIH/SIDA : un nouveau centre de prise en charge inauguré à Dubréka

23 mai 2019 à 16 04 31 05315

La préfecture de Dubreka vient de bénéficier d’un nouveau centre de prise des personnes atteintes du VIH/SIDA. Il a été construit par la communauté de Sant’Egidio dans le cadre de son projet DREAM, sur financement du japon. Ce centre clinique (DREAM) a été inauguré ce jeudi, 23 mai 2019. La cérémonie a connu la présence des autorités communales et religieuses de Dubreka, des ambassadeurs du Japon et d’Italie en Guinée et de la représentante de l’ONUSIDA en Guinée notamment, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Initié par la communauté de Sant’Egidio, le projet de construction de ce centre DREAM de Dubreka a été financé par le gouvernement japonais à hauteur d’environ 922 000 000 francs guinéens. Le bâtiment comprend 4 salles, 2 cabinets, une pharmacie, un magasin, 6 latrines et un forage. Il permettra de traiter 100 patients atteints du VIH/SIDA par an.

Fatoumata Sylla

A l’occasion de la cérémonie inaugurale, Fatoumata Sylla, coordinatrice des centres DREAM en Guinée, a indiqué que la construction de ce centre a été motivée par la forte demande. Selon elle, l’idée de la construction d’un tel centre à Dubreka, vise à rapprocher DREAM des patients dont le nombre augmente de jour en jour. « Depuis 2006, nous sommes en Guinée. Et, les patients viennent de partout en Guinée : N’zérékoré, Boké, Boffa, bref de toutes les régions.

Donc, vu nos petits moyens, on a jugé nécessaire d’aller à la rencontre des patients. C’est-à-dire, faire en sorte que les patients ne viennent pas de si loin pour se faire soigner jusqu’à Conakry. Donc, c’est pour permettre aux patients qui quittent vers Boké, Boffa, Fria, d’être ici, prendre les médicaments, faire les examens et retourner dans leur ville. Donc, c’est ce qui nous a motivé, avec l’appui du Japon et de l’ONUSIDA, à ouvrir ce centre ici à Dubréka », a-t-elle expliqué.

Mme Cristina Canneli

De son côté, Cristina Canneli, directrice du projet DREAM de Sant’Egidio, a dit que « ce centre constitue pour nous un nouveau départ. La préfecture de Dubreka compte à ce jour 300 patients. C’est petit, mais c’est grand. Il faut dire aussi que soit dans l’évangile, mais aussi dans le coran et dans la tradition juive, nous savons que quand on sauve une seule vie humaine, c’est comme si on a sauvé toute l’humanité. Donc, nous pensons que 300 personnes atteintes du VIH/SIDA, c’est un grand nombre. Et nous voulons élargir l’accès à tous ceux qui ont besoin de traitement et l’offrir gratuitement. La construction de ce centre ici nous permettra de donner des soins aux malades presque tous les jours de la semaine », a-t-elle annoncé.

SE Hideo MATSUBARA

Pour sa part, S.E Hideo MATSUBARA, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Japon en Guinée, a souligné que le financement de ce projet, d’une valeur d’environ 922 000 000 de francs guinéens, a été rendu possible grâce au contribuable japonais. « C’est la communauté Sant’Egidio ACAP qui a soumis la requête de ce projet auprès de notre ambassade. Et, c’est cette association qui a suivi sa mise en œuvre tout au long de sa réalisation, et qui a fourni le terrain, les équipements et le mobilier. La mise en œuvre de ce projet permettra de traiter 100 patients atteints du VIH-SIDA par an. En outre, il sert de plaque tournante pour les activités d’orientation en matière de nutrition et de sensibilisation à la santé dans la communauté locale. Au total, 5000 résidents cibles en bénéficient (…). Il s’agit pour le Japon à travers ce projet, de poursuivre son appui au renforcement des services sanitaires de base. Ceci fait partie du pilier, promouvoir des systèmes de santé résilients pour la qualité de vie : Afrique résiliente, défini en commun par le Japon et les pays africains, dont la Guinée, lors de la 6ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 6) », a dit le diplomate japonais.

Elhadj Alsény Bangoura

Très content de la construction de ce centre DREAM dans sa commune, Elhadj Alsény Bangoura, le maire de Dubreka, a remercié toutes les personnes qui ont permis la réalisation dudit projet. Il a promis de sensibiliser les populations afin qu’elles puissent venir faire leur test de dépistage. « C’est un réconfort moral pour nous. Pour nous, quand on vient secourir les gens, quand on vient pour améliorer l’Etat de santé de ma population, c’est une grande joie pour moi. Surtout le fait que ma commune soit choisie pour abriter ce centre. Nous allons sensibiliser les gens, nous allons faire en sorte que les gens viennent se faire dépister. Parce que quand on entend VIH/SIDA, les gens ont peur. Pourtant, il faut venir. En y allant, on préserve sa santé mais aussi la santé de ceux qui ne viennent pas mais qui peuvent être susceptibles d’être contaminés. Donc quand les gens viennent, c’est que ça va protéger certaines personnes qui ne sont pas atteintes, mais aussi soigner, disons protéger ceux qui sont atteints. C’est cet appel qu’on va faire à l’endroit des populations et on le fera avec beaucoup de prudence, avec beaucoup de souplesse », a-t-il promis.

A rappeler que le taux de prévalence du VIH/SIDA en Guinée est de 1,7%, selon les données de 2017-2018.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Télimélé : le préfet distribue des vivres à l’hôpital préfectoral

16 mai 2019 à 17 05 26 05265

C’est en compagnie du maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo, de la directrice préfectorale de l’action sociale, Kadiatou Alpha Bah, et du directeur préfectoral de la santé, Boubacar Mouminy Diallo, que le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, s’est rendu à l’hôpital préfectoral ce jeudi, 16 mai 2019. Il est passé dans tous les pavillons pour remettre des sachets de riz et de sucre aux agents de santé et aux malades admis dans cet hôpital, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« On m’a apporté du riz. Je me suis dit qu’il y a des gens malades, alités et couchés en ce moment à l’hôpital sans moyens, aller leur offrir des vivres est une bonne chose. Donc les sacs riz et les sacs de sucre qu’on m’a envoyés, j’ai décidé de partager ça aux malades. C’est pour cela j’ai appelé le DPS pour m’accompagner et distribuer cela moi-même. C’est quelque chose que j’aime faire. Je prie Dieu de me donner les moyens pour pérenniser cela », a dit le préfet, Amadou Sadio Diallo.

Une action vivement saluée par le directeur de l’hôpital préfectoral de Télimélé, Docteur Chérif Amir Haidara. « Selon les informations, c’est la première fois de voir un tel geste ici. Donc nous souhaitons à monsieur le préfet plein succès dans son travail et nous demandons au tout puissant, au nom de ce saint de Ramadan, qu’il lui accorde une grande promotion, qu’il le protège et protège toute la préfecture. Que Dieu apporte le bonheur à Télimélé », a-t-il prié.

Dr Mouminy Diallo

Egalement content de ce geste du préfet, le directeur préfectoral de la santé, Docteur Boubacar Mouminy Diallo, n’a pas manqué de remercier l’autorité préfectorale. « Je remercie monsieur le préfet de ce qu’il a fait, il peut compter sur nous et savoir que la santé est entièrement à sa disposition pour les activités. Je suis là depuis plus de vingt (20) ans, c’est la première fois qu’une autorité vienne jusqu’ici pour saluer les malades et faire un geste si magnanime. Ce n’est pas le geste qu’on voit, mais l’intention. Que Dieu vous protège et augmente votre promotion », a souhaité le DPS de Télimélé.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

Lire

Labé : 8 cas de rougeole signalés (DRS)

13 mai 2019 à 18 06 12 05125

Huit (8) cas de rougeole ont été enregistrés dans la préfecture de Labé ces derniers jours, annonce la Direction Préfectorale de la Santé. La réticence des parents à faire vacciner leurs enfants expliquerait cette réapparition de la maladie. Le ministère de la Santé a déjà dépêché une équipe sur le terrain pour tenter de circonscrire la maladie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Malgré les multiples efforts fournis par les agents de la santé pour lutter contre la rougeole en Guinée, huit cas de rougeole ont été enregistrés dans la préfecture de Labé ces derniers jours.

Dr Mamadou Houdy Bah

Interrogé par Guineematin.comle directeur régional de la santé de Labé, Dr Mamadou Houdy Bah, a dit cette réapparition de la rougeole s’expliquerait par le refus de certains parents de faire vacciner leurs enfants. « Nous avons un système de surveillance sanitaire qui est mis en place. Et nous avons instruit à toutes les structures de santé, dès qu’elles voient une maladie sous surveillance, il doit obligatoirement la déclarer. C’est dans ce cadre que l’hôpital régional nous a informés qu’il a enregistré onze cas d’éruption cutanée. C’est suite à cela, ces cas ont été prélevés et acheminés vers Conakry. Sur les onze, huit c’était des cas de rougeole », a précisé Dr Houdy Bah.

Selon le directeur, ce n’est pas la première fois que la rougeole est détectée à Labé. « La rougeole continue de sévir à Labé compte tenue de plusieurs facteurs : le premier facteur, c’est compte-tenu du fait que les parents n’aiment pas vacciner leurs enfants. Et la DPS (Direction Préfectorale de la Santé) a organisé une campagne de riposte pour rattraper les enfants d’un an et plus, qui n’avaient t pas été vaccinés. Mais malgré tout, les agents de santé de Labé ont rencontré des difficultés pour assurer la couverture de certains enfants ».

Pour faire face à ces cas de rougeole, Docteur Houdy Bah a fait savoir qu’il y’a déjà une mission de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS) qui est arrivée à Labé. La démarche vise à assister les autorités sanitaires locales à circonscrire la rougeole et organiser une grande campagne de riposte contre la maladie, très contagieuse et mortelle.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

Lire

Guinée : sur 100 000 femmes, 550 meurent en donnant la vie

13 mai 2019 à 17 05 04 05045
Dr. Edouard Niankoye Lamah

La nouvelle fait froid dans le dos, même si le ministère de la santé parle d’évolution ! Sur 100 000 femmes qui accouchent, 550 meurent en voulant donner la vie en République de Guinée, selon les statistiques de 2018. Satisfait des performances du régime Alpha Condé depuis 2011, le Département de la santé rappelle que 980 femmes sur cent mille mourraient dans les mêmes conditions en 2011.

L’annonce a été faite par le ministre d’Etat, ministre de la Santé, Dr Edouard Niankoye Lamah, à l’occasion d’une conférence de presse animée ce lundi 13 mai 2019, dans un réceptif hôtelier. Une démarche qui visait à faire le bilan des activités réalisées par son département (de 2011 à 2018) et annoncer les défis et perspectives.

D’après Dr. Edouard Niankoye Lamah, malgré les efforts fournis dans le secteur, la situation sanitaire du pays n’était pas reluisante en 2011. « Le taux de mortalité maternelle était à 980 pour 100.000 naissances vivantes, le taux de mortalité infantile à 98 pour 1000, la prévalence du VIH à 1,5% ; la prévalence du paludisme à 44%, tandis que le risque d’infection à la tuberculose était de 1,5% », a expliqué le ministre.

Parlant du bilan de la 3ème République, le ministre de la Santé a cité, entre-autres : la création de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS) en 2016, la construction de 38 Centres de Traitement Epidémiologique (CTEPI), la création de 8 Equipes Régionales d’Alerte et de Riposte contre les Epidémies (ERARE) et 38 Equipes préfectorales d’Alerte et de Riposte contre les Epidémies (EPARE), la gratuité des Soins Obstétricaux et Néonatales d’Urgence (SONU), le recrutement de 4 200 nouveaux agents de santé à la fonction publique ; l’augmentation du budget de la santé qui est passé de 81 milliards (soit 2,27%) en 2011 à 1325 milliards (soit 7,41%) en 2018, etc.

En se fondant sur certains chiffres, Dr Edouard Niankoye Lamah a estimé que l’analyse des résultats en 2018 par rapport à la situation de 2011 permet de constater « des évolutions considérables en termes de mobilisation des ressources, de création des structures, d’utilisation des services et d’amélioration de l’état de santé des populations de notre pays ».

Toutefois, le ministre de la Santé a fait ressortir un certain nombre de défis qu’il va falloir chercher à relever, comme « la faible participation des communautés dans la gestion des problèmes de santé, la faiblesse du mécanisme de redevabilité, l’insuffisance de l’offre des soins en infrastructures sanitaires normalisées, le développement du marché illicite des médicaments, mais aussi des structures privées ».

Pour y faire face, Dr Edouard Niankoye Lamah a annoncé plusieurs actions pour inverser la tendance pour ce qui est de la période 2019-2020 : « la mise en avant de la prévention par rapport aux soins, la recherche de l’efficience dans l’utilisation des technologies, le développement des soins centrés sur les personnes et les services intégrés, le renforcement de la participation communautaire à travers la décentralisation ainsi que le développement du partenariat avec le secteur privé et les autres secteurs connexes ».

Pour finir, le ministre de la Santé a précisé qu’un « long chemin a été parcouru depuis 2011. Mais, beaucoup reste à faire encore parce que la santé n’est pas figée et acquise une fois pour toute. Elle demande un engagement individuel et collectif de tous les jours ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

Lire

Un diabétique peut-il jeûner ? Comment doit-il procéder ? Dr Amadou Bah à Guineematin

10 mai 2019 à 5 05 56 05565
Dr Amadou Bah, médecin Endocrinologue-Diabétologue, spécialiste des maladies métaboliques et nutrition, en service à l’hôpital national Donka

Les personnes atteintes du diabète sont des gens qui ont un régime alimentaire spécial. A cause de leur maladie et de ses exigences, beaucoup d’entre eux ne jeûnent pas le Ramadan. Mais, selon Docteur Amadou Bah, médecin Endocrinologue-Diabétologue, spécialiste des maladies métaboliques et nutrition, en service à l’hôpital national Donka, les diabétiques peuvent bien jeûner. Mais, à condition de respecter un certain nombre de conditions qui commencent bien avant le début du Ramadan. Il est longuement revenu sur la question au cours d’une interview qu’il a accordée à un journaliste de Guineematin.com ce jeudi, 09 mai 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : nous sommes au début du Ramadan, et on sait que faire le jeun c’est quelque chose de très compliqué pour les personnes atteintes du diabète. En tant que spécialiste de la question, dites-nous est-ce qu’un diabétique peut jeûner et dans quelles conditions ?

Docteur Amadou Bah : c’est vrai, on est au mois de Ramadan. Et, dans un pays musulman comme la Guinée, tout le monde voudra jeûner mais il y a aussi beaucoup de malades qui ne peuvent pas le faire, y compris les diabétiques. Le diabète déjà, c’est une maladie chronique caractérisée par l’élévation permanente d’un taux de sucre dans le sang. Qui dit diabétique dit un malade qui observe un régime, qui prend des médicaments. C’est une maladie chronique et un traitement à vie. Donc chez nous, en tant que praticiens hospitaliers, en tant que médecins, il faut d’abord préparer le malade pour pratiquer le Ramadan.

Dans les conditions normales, les malades, on doit les voir au moins trois mois avant le jeun pour les préparer d’abord : il faut évaluer l’état clinique du malade, faire une éducation thérapeutique, qui veut dire savoir ce que la personne va manger, à quelle heure manger, les types de médicaments à prendre et comment les prendre. Il faut faire l’évaluation de l’état métabolique du malade, voir si le patient présente déjà des complications liées à sa maladie, les complications micro vasculaires et macro vasculaires et s’il y a des comorbidités. Vu tous ces éléments-là, il y a une recommandation internationale, cette recommandation de la fédération internationale du diabète a stratifié les malades en trois catégories de risques.

Le risque très élevé dans la stratification, selon la recommandation de la fédération internationale du diabète, ne doit pas jeûner. C’est-à-dire un malade qui a une hypo glycémie sévère, c’est-à-dire que son taux de sucre a baissé dans les trois mois précédant le mois de Ramadan. Lui il est classé à un risque très élevé. Ou le malade qui fait de façon récurrente l’hypoglycémie alors qu’il ne ressent pas les signes, c’est-à-dire quand le taux de sucre baisse de trop, tu transpires beaucoup, tu as faim, tu es agité. Dans les conditions normales, c’est une urgence, tu dois corriger ça en prenant trois morceaux de sucre ou une boisson sucrée rapidement pour que le taux de sucre monte.

Mais, si toi malade tu ne ressens pas ces signes-là, tu risques de faire le coma. Donc les malades qui sont dans ces catégories-là, ils sont à un risque très élevé. Nous avons l’acidocétose dans les trois mois qui précèdent le mois de Ramadan, c’est-à-dire le malade qui a eu une hyperglycémie sévère avec des signes d’acidocétose, il est inconscient, il a une respiration incontrôlée, la glycémie est supérieure à 3 grammes, quand on fait une bandelette urinaire, il y a la présence des cétones dans les urines.

Donc, c’est une urgence, il faut le réanimer, il faut faire disparaitre les corps cétoniques, il faut essayer de normaliser progressivement la glycémie pour le sortir de ça. Tout malade qui a eu l’acidocétose trois mois avant le Ramadan ne doit pas jeûner. Nous avons ensuite le diabète de type 1 qui est celui de l’enfant. Et le traitement de ce diabète là c’est l’utilisation de l’inciline, et l’inciline étant des hormones hypoglycémiantes qui créent l’hypoglycémie, il ne doit pas jeûner.

Nous avons la présence d’autres maladies graves : les malades qui ont des insuffisances rénales qui sont sous dialyse, qui sont à risque très élevé, ne devraient pas jeûner. Les femmes en grossesse et les malades diabétiques qui ont du travail intense et des médicaments à prendre, le risque est très élevé. Maintenant nous avons le risque modéré qui est faible. Ceux-là peuvent jeûner avec surveillance accru des médecins. Donc logiquement, il faut préparer les malades pour les autoriser à jeûner ou à ne pas jeûner.

Guineematin.com : quels sont les aliments que le diabétique doit consommer pendant la rupture du jeun ?

Docteur Amadou Bah : le conseil qu’on donne, pendant la rupture, déjà on est dans une période de chaleur, le diabétique doit commencer par les boissons : de l’eau, des dattes, du lait frais, du thé c’est-à-dire il doit avoir des glucides à absorption lente. Apres, il peut manger un peu du riz avec la sauce mais logiquement il doit couper son jeun, après prendre son médicament. Et prendre beaucoup d’eau parce que c’est une période de chaleur. Mais, il y a des indications pour couper le jeun : parmi elles, quand la glycémie est supérieure à 3 grammes il faut couper le carême ou si la glycémie, 1 heure après le repas du petit matin est inférieur à 0,70. Dans ce cas, il faut rompre le jeun.

Guineematin.com : ça veut dire que le diabétique qui jeûne doit absolument se lever à l’aube pour manger avant de jeûner ?

Docteur Amadou Bah : oui, le diabétique doit manger plus tard que les autres, prendre un fruit après chaque repas. Il faudra aussi boire beaucoup d’eau, éviter les boissons sucrées, manger beaucoup des légumes cuites et crues, des fruits, des produits laitiers. S’il doit faire une activité physique, il doit le faire après la rupture. Donc pour l’alimentation, il doit avoir deux ou trois repas repartis entre la rupture et l’aube.

Entretien réalisé par Amadou Oury Touré pour Guineematin.com

Lire

Campagne de vaccination et réticence des populations : le ministère de la santé réorganise sa communication

9 mai 2019 à 18 06 26 05265

Après la psychose enregistrée au mois de Mars dernier, suite à la distribution de praziquantel dans des écoles à Coyah, Dubréka, Fria… le ministère de la santé compte revoir sa stratégie de communication. Ceci, dans le but de faciliter la mise en œuvre de ses activités communautaires comme les campagnes de vaccination ou de distribution de médicaments. Et, c’est dans ce cadre qu’une réunion d’échange s’est tenue ce Jeudi, 09 Mai 2019, dans la salle de réunion du PEV (programme élargi de vaccination), rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Depuis que la distribution du praziquantel (le 18 Mars dernier) dans certaines écoles de Conakry et de l’intérieur du pays (Coyah, Dubréka, Fria, Koundara et Beyla) a viré à la psychose, le ministère de la santé et ses partenaires rencontrent une farouche résistance des populations vis-à-vis des activités de masse (campagne de vaccination, distribution de médicaments et moustiquaires) dans le pays. Cette distribution du praziquantel a renforcé de manière drastique la méfiance, les préjugés et les rumeurs sur les activités dudit ministère, dans le cadre de la prévention des maladies.

Selon nos informations, le programme élargi de vaccination (PEV) a déjà des campagnes programmées. Mais, à cause de la réticence des populations sur le terrain, les autorités sanitaires se demandent bien comment mettre en œuvre ces campagnes.

C’est donc pour inverser cette tendance et susciter l’intérêt chez la population que le ministère de la santé et ses partenaires comptent revoir leurs stratégies de communication. Et, c’est dans ce cadre qu’une rencontre d’échange s’est tenue ce jeudi dans la salle de réunion du PEV, à la pharmacie centrale de Guinée.

Dr Timothé Guilavogui

« L’objet de cette réunion, c’est comment revoir les stratégies de communication afin d’aider le ministère de la santé, pour la mise en œuvre des activités communautaires telles que les campagnes de vaccination, la distribution des médicaments et des moustiquaires. Donc, nous avons invité les programmes, les partenaires et quelques médias pour expliquer les difficultés que le ministère de la santé rencontre aujourd’hui dans la mise en œuvre des activités communautaires. Et, cette fois-ci, nous avons tiré des leçons, nous avons compris qu’il faut associer l’ensemble des parties prenantes y compris les populations. Car, il n’y a pas de population difficile, il faut juste revoir les stratégies », a expliqué Dr Timothé Guilavogui, directeur national des grandes épidémies et la lutte contre la maladie.

Dans ce plan de communication, il est prévu de réaliser des tables rondes, des émissions, des spots, des causeries éducatives en langues nationales pour expliquer l’importance de la vaccination. Il est aussi prévu l’organisation d’une conférence de presse (par le ministre de la santé, assisté de ses collègues de l’éducation et de l’action sociale) et des activités d’information et de sensibilisation. D’où la nécessité d’organiser des sessions de formation à l’endroit des hommes de médias pour les aider à mieux comprendre l’importance des activités du ministère de la santé et de ses partenaires sur le terrain.

A noter qu’une commission technique chargée de travailler sur la stratégie qui doit être adaptée à la situation actuelle de réticence, a été mise en place. Ceci, afin d’aider la population à recevoir les services de santé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Ce qu’il faut prendre et ce qu’il faut éviter à la rupture du jeûne : Dr N’Diouria dit tout à Guineematin

6 mai 2019 à 17 05 59 05595
Dr. Abdourahmane N’diouria Diallo, Professeur en hépato-gastro-entérologie, enseignant-chercheur à la Faculté de Médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry depuis 1992, et président de l’ONG SOS Hépatites-Guinée

La communauté musulmane de Guinée a entamé le jeûne du mois saint de Ramadan ce lundi, 06 mai 2019. Un mois de pénitence, de privation d’aliments et d’autres plaisirs. Pour parler des vertus du jeûne sur le plan scientifique et du comportement à adopter sur le plan alimentaire, un journaliste de Guineematin.com s’est entretenu avec Dr Abdourahmane N’diouria Diallo. Ce médecin de renom est Professeur en hépato-gastro-entérologie, enseignant-chercheur à la Faculté de Médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry depuis 1992, et président de l’ONG SOS Hépatites-Guinée.

Guineematin.com : quelles sont les vertus du jeûne sur la santé de l’être humain ?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : le jeûne est programmé dans le corps humain déjà. Ce qui veut dire qu’il y a des vertus et des bénéfices liés au jeûne au niveau de l’organisme. Parmi les vertus, nous savons que le foie est une usine de fabrication, de stockage et surtout de purification. Quand vous jeûnez, les cellules du foie se multiplient dix fois par rapport au foie d’un non-jeûneur. Donc, le jeûne purifie l’organisme et tous ses déchets toxiques accumulés depuis un an. Ça consiste à balayer, à nettoyer, à désinfecter et à purifier les déchets toxiques. Ce qui veut dire que les 24 premières heures du jeûne, les cellules mortes, les débris et même les cellules cancéreuses sont dévorées par l’organisme pour rendre le corps neuf. Et la défense de l’organisme est assurée par les cellules T qui augmentent le potentiel immunitaire. Donc, le jeûne rend l’organisme plus vigoureux, plus résistant. C’est pourquoi, les sportifs utilisent le jeûne pour compétir en prenant un repas léger. Ils ne remplissent pas le ventre. Quand vous jeûnez, les intestins et l’estomac se rajeunissent. Ils se mettent en jachère. Vous savez que l’homme a de l’acide chlorhydrique dans l’estomac, c’est lui qui bouffe les microbes et qui permet de métaboliser les aliments. Mais, quand vous jeûnez, cette quantité diminue et les cellules se renouvellent. C’est comme si vous faites une vidange d’un moteur. Donc, quand vous jeûnez sans stress, sans acide chlorhydrique, les plaies guérissent si vous aviez de l’ulcère et ou bien de la gastrite. Cela veut dire qu’il y a un repos de la muqueuse et donc, un rajeunissement. Le jeûne nettoie aussi le mauvais cholestérol dans l’organisme. Ce qui veut dire qu’il a un rôle au niveau des maladies comme l’hypertension, des maladies du cœur, etc. C’est donc un médicament contre la gastrite, l’ulcère et surtout contre l’obésité. Le jeûne peut même soulager les allergies.

Guineematin.com : à la rupture du jeûne, qu’est-ce qu’il faut prendre et qu’est-ce qu’il faut éviter?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : Il y a un principe. Normalement, il faut manger ce que vous avez ; manger un peu et ne pas exagérer. Bernard Cavière nous taquine en disant que les musulmans changent d’habitude. Ils mangent la nuit ce qu’ils devraient manger la journée. Mais en principe, pendant le jeûne, il ne faut pas manger beaucoup. L’estomac mesure 2,5 à 3 litres. Donc, coupez le jeûne avec soit de la bouillie, normalement c’est recommandé de couper avec les dattes, parce que les dattes ont des vertus. C’est l’aliment le plus riche au monde et qui a toutes les protéines. Vous savez que quand vous jeûnez, la bouche est sèche et l’estomac est fermé. Vous prenez les dattes qui ramollissent la muqueuse buccale et ouvrent l’estomac. Si vous n’avez pas les dattes, vous utilisez un ou deux verre d’eau. Ce qui va déclencher la sécrétion de la salive qui va faciliter la digestion des aliments que vous allez manger et surtout libérer l’estomac. Ça va déclencher la sécrétion de toutes les enzymes de l’estomac. Donc, c’est très important de prendre une, deux ou trois dattes ou bien un verre d’eau avant la prière. Il faut couper le jeûne avant la prière. Il ne s’agit pas de prier avant de manger parce que là, vous n’avez pas préparé l’organisme à la bonne digestion ; mais, ne pas couper pas avec les gingembre, le bisap ou bien de l’eau glacée. Quand vous prenez ces substances sucrées ou trop acides, vous allez bloquer la digestion. Les dattes ont du sucre à action semi-lente. Mais, les sucres ordinaires inondent rapidement non seulement l’estomac, mais ça va bloquer la sécrétion des enzymes qui facilitent la digestion des aliments. Donc, il faut prendre quelque chose avant la prière. Si vous n’avez pas de gastrite, vous pouvez couper avec du to ; mais ceux qui ont la gastrite, eux, c’est avec du riz local. Le principe c’est de ne pas remplir l’estomac dès le crépuscule. Si vous remplissez l’estomac, le métabolisme ne se fera pas normalement. Vous serez lourd, ballonné, constipé, fatigué et vous aurez une mauvaise haleine.

Guineematin.com : nous avons constaté également que certaines personnes prennent du thé ou bien du quinquéliba à la rupture. Est-ce que cela a un effet sur la santé du jeûneur ?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : il ne faut pas prendre ce qui est trop glacé, ce qui est trop acide et ce qui est très chaud. Ceux qui prennent ce qui est chaud, ce n’est pas bon. Il faut prendre ce qui est recommandé. Prenez deux ou trois dattes ou bien un verre d’eau. Laissez le thé et le quinquéliba, parce que ce n’est pas bon. C’est amer, c’est acide et les gens qui ont de l’hypertension, c’est après qu’il faut prendre du quinquéliba. Il faut prendre ce qui est recommandé, quelque chose qui va déclencher et favoriser la digestion des aliments dans la bouche et dans le tube digestif.

Guineematin.com : dans votre intervention, vous dites souvent que ceux qui ont de la gastrite ne doivent pas manger du gombo pendant le mois de ramadan. Pourquoi ?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : actuellement, nous gérons près de 45 975 malades. Ces malades nous ont dit qu’ils ne supportent pas du tout le manioc sur toutes ses formes. Qu’ils ne supportent pas le gombo, ils ne supportent pas ce qui est gluant. Ils ne supportent pas l’arachide, même dans les boulettes et ils ne supportent pas du beurre ou de la mayonnaise. Ces gens doivent couper le jeûne avec le riz local. Un peu de bouillie au riz local ou alors il faut du lafidi en mettant un peu d’huile rouge. Encore une fois, il faut éviter de remplir le ventre pendant le ramadan.

Guineematin.com : quel est l’impact du stress chez le musulman jeûneur ?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : quand on est stressé, on secrète l’adrénaline. Les gens qui font des crises cardiaques secrètent beaucoup l’adrénaline et ça agit sur le cœur. L’adrénaline est une substance secrétée intérieurement, involontairement par l’homme. Plus vous êtes énervé, plus vous secrétez de l’adrénaline et plus vous avez des problèmes de respiration au niveau du cœur, du tube digestif et de l’organisme en entier. C’est pourquoi on recommande de garder le calme quand on est à jeun.

Guineematin.com : un de nos internautes qui nous suit en directe demande s’il est normal de prendre au moins jusqu’à 5 dattes à la rupture du jeûne?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : il est recommandé de prendre deux à trois dattes parce que c’est l’aliment le plus complet.

Guineematin.com : Votre mot de la fin ?

Dr Abdourahmane N’Diouria Diallo : Je dirais que le jeûne nécessite trois préparations : une préparation physique, une préparation psychologique et une préparation financière. Allez-y voir le dentiste, arranger vos dents, si vous avez l’hypertension ou bien le diabète, voyez les spécialistes. Vous avez de la gastrite, venez nous voir et pendant le jeûne, le traitement se poursuit. Ce qu’il ne faut pas faire, c’est de remplir le ventre toute la nuit. Manger un peu et des aliments de qualité. Il ne fait pas cracher. Quand vous crachez toute la journée, vous perdez un litre ou un litre demi d’eau par jour. Vous serez déshydraté et fatigué. Ne dormez pas, faites du mouvement

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Les ressortissants de Hérico offrent une ambulance à leur sous-préfecture

22 avril 2019 à 10 10 35 04354

La sous-préfecture de Hérico (Lélouma) dispose désormais d’une ambulance toute équipée, mise à la disposition de l’ensemble des districts de la sous-préfecture. Cette ambulance dont le financement a été entièrement assuré par les ressortissants de Hérico, a été officiellement remise aux autorités sanitaires et communales, le 05 avril 2019.

C’est grâce à une mobilisation sans précédent des fils et filles de Hérico que ce projet intitulé « une ambulance pour Hérico », sous le pilotage et la coordination de l’Union pour le Développement de Hérico (UDH), a pu voir le jour. À ce propos, il faut saluer l’engagement des membres du bureau de l’UDH qui se sont donné corps et âme, afin que ce projet puisse enfin se concrétiser.

Ce projet est parti d’un constat alarmant relativement à la situation sanitaire qui prévaut dans la sous-préfecture. À ce propos, ces dernières années, plusieurs personnes ont perdu la vie faute de structures sanitaires adéquates et de possibilité d’évacuation vers les centres urbains. C’est ce constat qui a amené l’UDH à décider de solliciter les ressortissants de Hérico pour l’acquisition d’une ambulance dont la remise officielle a connu une forte mobilisation des autorités sanitaires et communales. Soulignons notamment la présence du Directeur préfectoral de la santé (DPS), du Directeur de micro-réalisation (DMR) ainsi que des maires de Balaya, Korbé et Diountou. Il y avait également le député uninominal de Lélouma, le maire, ainsi que les sages de Hérico. Ce sont les représentants de l’UDH qui ont procédé à la remise officielle de l’ambulance.

De ce fait, cette ambulance sera disponible pour l’ensemble des districts de Hérico, afin de permettre l’évacuation des malades en toute sécurité. Le principal objectif est de sauver des vies notamment, celles des couches les plus vulnérables. Le bureau de l’UDH s’est dit très ravi de cet élan de générosité de la part des ressortissants de Hérico et remercie chaleureusement tous ceux qui se sont mobilisés pour la concrétisation de ce beau projet.

Par ailleurs, pour s’assurer d’une saine gestion de ce bien commun, les ressortissants de Hérico vivant à Conakry se sont réunis pour convenir d’un mode de fonctionnement tenant compte des besoins de tous les districts de la sous-préfecture. C’est dans ce cadre qu’il est prévu le recrutement d’un chauffeur sous la supervision d’une commission composée de deux personnes par district. De plus, les tarifs pour l’évacuation des malades ont été fixés en fonction de la distance de chaque district par rapport au centre de santé, tout en prenant en considération la ville vers laquelle le malade sera évacué.

PS : cette semaine, a eu lieu une première évacuation réussie d’une patiente vers Labé.

Par Faty Diallo

Lire

Conakry : Alpha Condé inaugure le Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie

19 avril 2019 à 18 06 51 04514

Le Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie de Guinée (CERFIG), construit sur le campus universitaire Hadja Mafory Bangoura de Donka, a été inauguré ce vendredi, 19 avril 2019. La cérémonie a été présidée par le professeur Alpha Condé, en présence de nombreux cadres et des partenaires de notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son discours, Dr Doussou Lanciné Traoré, recteur de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, a dit sa joie quant à la construction de ce centre « qui favorisera la vulgarisation de nombreux travaux pratiques qui y seront menés d’une part, et d’autre part, pour apporter un grand plus au capital crédibilité de notre institution.

En effet, Excellence monsieur le président de la République, chers invités, l’enseignement, la recherche, l’enseignement par la recherche, constituent des éléments indispensables pour l’évolution d’une université vers l’excellence. Notre objectif aujourd’hui est d’atteindre cet idéal », a-t-il indiqué.

De son côté, professeur Eric Delaporte, porte-parole du CERFIG Montpellier, a indiqué que la construction de ce centre s’inscrit dans le cadre de la lutte post-Ebola. « C’est-à-dire dans la capacité à pouvoir répondre à de nouvelles épidémies à travers le renforcement des structures : la formation, la recherche. A peine né, ce centre a déjà eu un impact, puisque c’est ici qu’il y a eu, entre-autres, le suivi des gerris d’Ebola.

Si en Guinée on parle de post-Ebola, Ebola reste une réalité dans le monde et en particulier au Congo où sévie la plus importante épidémie que ce pays n’ait jamais connue, plus de 1500 cas, soit une quinzaine de cas tous les jours. C’est l’occasion de le rappeler, puisque les stratégies déployées au Congo sont directement issues des leçons apprises en Afrique de l’Ouest, et plus particulièrement en Guinée.

Le vaccin par exemple qui est utilisé au Congo, a été validé en Guinée ; la prise en charge des survivants réalisés ici à travers le projet post-Ebogui a permis de définir le standard des soins et des préventions réalisées en Guinée ; la liste des acquis est longue, qui illustre l’importance de la recherche pour la santé publique et le rôle du CERFIG dans ce contexte », a-t-il fait remarquer.

Pour sa part, Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France en Guinée, a rappelé l’engagement de son pays à accompagner la Guinée. « Ce projet atteste de manière remarquable l’engagement de l’équipe France en faveur du développement de la Guinée, de la recherche scientifique et de l’amélioration du système de santé du pays. Conçu dans le contexte dramatique de l’épidémie à virus Ebola, le CERFIG qui nous rassemble aujourd’hui est désormais bien ancré dans le paysage universitaire et dans l’environnement de la recherche scientifique guinéen.

Et à cet égard, l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) n’ont pas attendu la fin des travaux du bâtiment et la cérémonie officielle d’aujourd’hui pour lancer rapidement les premiers projets dont celui du post-Ebogui qui touche à sa fin, les projets contact Ebogui et Contrôle Ebogui qui eux étaient consacrés au suivi des personnes qui ont été en contact avec le malade d’Ebola ».

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a, quant à lui, rappelé que l’épidémie d’Ebola qui a frappé la Guinée entre 2013 et 2016 « a mis en évidence le besoin de construire en Guinée des centres de recherche et de formation pérennes à même de répondre efficacement et rapidement à toutes sortes d’épidémies. C’est dans cette dynamique que des chercheurs guinéens et français ont développé des projets de recherche structurant dans le but de comprendre l’émergence, la dissémination et les conséquences d’Ebola et d’autres maladies émergentes.

Ces projets qui tournent autour de l’enseignement, de la recherche ont permis la création du Centre de recherche et de Formation en Infectiologie de Guinée (CERFIG) que le président va inaugurer tout à l’heure. Ce centre, à vocation sous régionale, favorisera une recherche pluridisciplinaire par la conception et la mise en œuvre des projets de recherche clinique dans le domaine des maladies infectieuses et facilitera également la formation par la recherche et l’accueil des chercheurs guinéens et étrangers », a dit le ministre Yéro Baldé.

Pour sa part, le président Alpha Condé a dit sa reconnaissance à la France qui a permis de doter la Guinée de ce centre. « J’avais dit qu’Ebola nous a beaucoup fatigués, avait mis notre économie à terre, mais qu’Ebola peut être une chance pour nous. Car, en tirant la situation de nos hôpitaux et surtout nos laboratoires, nous avions pu aujourd’hui faire en sorte que nous soyons capables de faire face à une autre épidémie.

Je ne souhaite pas qu’il y ait autre épidémie en Guinée, qu’aujourd’hui, nous sommes en mesure de faire face et cela, grâce à nos partenaires français. Je sais que la France nous a accompagnés à lutter contre Ebola. Je n’oublierai pas que le président français est venu lui-même visiter l’hôpital Donka et aller saluer les malades. Ce qui était d’un courage exceptionnel. Et, nous savons aussi la contribution de l’Institut Pasteur. Nous espérons aussi inaugurer bientôt le bâtiment de l’Institut Pasteur », a indiqué le numéro un guinéen.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Plan national de la sécurité sanitaire : plusieurs acteurs réunis à Conakry pour sa validation

15 avril 2019 à 14 02 15 04154

Plusieurs acteurs du monde sanitaire sont réunis depuis ce lundi, 15 avril 2019 à Conakry, pour valider le plan de la sécurité sanitaire de la Guinée. Ce plan devrait permettre de corriger les manquements constatés dans l’évaluation du règlement sanitaire en Guinée, suite à l’apparition de la maladie à virus Ebola dans le pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dr Alfred Ki-Zerbo

A l’occasion de la cérémonie d’ouverture des travaux, présidée par Dr Sakoba Keïta, Directeur de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire, le représentant de l’OMS en Guinée a placé l’évènement dans son contexte. Dr Georges Alfred Ki-Zerbo, a rappelé que le mandat de son institution est de veiller à la mise en œuvre du règlement sanitaire international au sein des Etats membres. Un règlement qui impose aux Etats membres de mettre en place des dispositifs pour la préparation, la détection et la riposte aux épidémies et aux urgences.

C’est pourquoi, dit-il, au cours de la catastrophique épidémie de maladie à virus Ebola de 2014 à 2016, la Guinée, avec ses partenaires, a eu une évaluation interne et externe de ce règlement. « Après l’évaluation du règlement sanitaire en 2017, des écarts et des gaps ont été identifiés, auxquels il fallait apporter des solutions. Et, le plan national de la sécurité sanitaire qui va être validé cette semaine, va apporter des solutions aux écarts et aux gaps qui ont été identifiés dans l’évaluation du règlement sanitaire international en Guinée. Afin qu’à l’avenir, le pays soit plus résiliant, mieux préparé pour détecter, répondre et contrôler les épidémies et les catastrophes sanitaires », explique le chef de file des partenaires techniques de la santé.

Dr Sakoba Keïta

De son côté, Dr Sakoba Keïta, Directeur de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire, a fait savoir que le plan national de la sécurité sanitaire en cours de validation, va couvrir à peu près 19 domaines dans notre pays. Et, il ira dans la gestion et la détection de nos épidémies pour préparer les réponses à travers tous les départements ministériels, afin que la Guinée puisse réagir de façon prompte et efficace face aux urgences.

« C’est vrai que c’est le ministère de la santé qui est le porteur de l’initiative, mais les évaluations qui ont été menées sous la direction de l’OMS ont montré un certain nombre d’insuffisances dans plusieurs domaines impliqués dans la gestion de nos urgences », a-t-il dit.

Parlant de ces domaines, Dr Sakoba Keïta a fait allusion au plan législatif. « Beaucoup d’actions que nous menons ne sont pas cadrées sur un plan législatif pour que les acteurs des différents ministères se sentent impliqués, dans l’obligation de la loi, d’agir de concert pour pouvoir gérer nos situations d’urgence. Il manquait également un cadre de collaboration intersectoriel. Parfois, quand tu as des urgences, si c’est l’incendie ou l’éboulement, on pense que c’est le ministère de l’environnement qui doit s’en occuper ou la protection civile, alors que dans tout évènement, il y a une implication intersectorielle », explique le Directeur de l’ANSS.

Selon lui, il faut désormais que chacun sache sa feuille de route dans la gestion rapide de nos urgences. D’où l’importance de cet atelier qui va durer deux jours. « Ce plan viendra combler le fossé qui a été révélé par la suite de l’évaluation qui a eu lieu en 2017 en Guinée dans les 19 domaines, dont entre autres, la surveillance, la détection, le laboratoire, le cadre législatif, etc. ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Santé : le centre de traitement des épidémies de Mamou, un « acquis du passage du virus Ebola »

15 avril 2019 à 6 06 14 04144

A Mamou la ville carrefour une préfecture située à 270 kilomètres de Conakry, le passage du virus ebola n’aura pas été que négatif. En effet le centre de traitement des épidémies est un acquis qui fait aujourd’hui la fierté du personnel soignant et des patients qui s’y rendent.

Pour en parler, nous avons rencontré Dr Sekou SOUMAH le Chef de service du centre de traitement des épidémies de l’hôpital régional de Mamou. Les cas d’infections reçues fréquemment, les difficultés quotidiennes et les perspectives du centre sont à lire dans cette interview réalisée à Mamou par Idiatou CAMARA.

Bonjour Dr présentez-nous le centre de traitement des épidémies de Mamou que vous gérez et les infections qui y sont traitées

Dr Sekou SOUMAH

Merci Madame pour cette opportunité, le centre des maladies infectieuses et tropicales de Mamou est un des acquis du passage de l’épidémie Ebola dans notre pays, c’est un centre unique je dois le rappeler, car il n’existe dans les pays voisins victimes de l’épidémie, je veux parler de la Sierra Léone et du Libéria.

Sa mission est d’accueillir les sujets infectés par des maladies à potentiel épidémique. Lorsque notre pays subissait la maladie, figurez-vous que les patients de N’zérékoré par exemple, de Tougué, de Siguiri et d’ailleurs étaient transportés jusqu’à Conakry. Il faut aussi rappeler que les prélèvements étaient envoyés dans des pays occidentaux. Pour être analysés. Toute chose qui ne facilitait pas le travail et augmentait le risque de décès des patients en chemin.

Mais aujourd’hui nous avons la possibilité d’assurer la prise en charge sur place, ce qui rassure aussi les parents des malades et les patients eux-mêmes.

Comment il fonctionne concrètement ce centre ?

Le centre fonctionne en 2 temps, c’est-à-dire en période d’épidémie, comme c’était le cas lors du passage du virus Ebola. Une épidémie déjà il faut dire que c’est lorsque la maladie peut se propager à un rythme accéléré si toutes les dispositions ne sont pas prises. C’est la période d’urgence. Il peut s’agir d’ebola, du choléra, la fièvre jaune, la fièvre lassa qui vient d’être maitrisée fort heureusement comme vous le savez.

En second temps, c’est la période calme comme c’est le cas actuellement. En ce moment le service fonctionne comme la médecine générale et peut recevoir tous les cas d’infections sans urgence. C’est le cas du paludisme, des diarrhées, des amibiases etc…

Au moment de cette épidémie, vous avez dû subir d’énormes difficultés notamment en ce qui concerne les interprétations, les préjugés et tout le reste. ?

Vous avez tout à fait raison, il arrivait des moments où on disait même que les médecins faisaient du trafic d’organes, vous imaginez ce que cela peut faire et avoir comme réaction au sein des populations. Sans oublier les cas de morts enregistrés dans des régions de la forêt notamment du personnel soignant à cause de la psychose enregistrée par ces agissements. Mais grâce à la sensibilisation, et les patients qui sont guéries les choses avancent progressivement, mais la compréhension n’était pas facile à un moment donné je dois dire.

S’agissant du VIH SIDA comment expliquez que la maladie se féminise au niveau mondial donc ici à Mamou aussi ?

Vous avez tout à fait raison, les femmes ont plus le courage de se faire dépister, cela ne veut pas dire qu’elles sont les plus atteintes, mais ce sont elles qui viennent le plus se faire dépister c’est la raison. Et il ne faut pas oublier que le personnel soignant est très réticent, parce que connaissant les dangers de la maladie.

Un message aux populations pour inverser cette tendance ?

Je demande à toute la population de nous faire confiance, c’est important, et de se faire consulter dès qu’elle sente quelque chose d’anormale. Il faut commencer par les centres hospitaliers, car si une maladie est détectée à temps, le patient à plus de chance de s’en sortir.

Il ne faut pas attendre que la maladie soit insupportable avant de venir à l’hôpital. Je conseille aussi aux journalistes de s’intéresser davantage aux questions de santé, de se former et de s’informer, pour mieux informer la population, car si le journaliste lui-même ne sait pas de quoi il parle, cela suppose que le message sera perçu différemment et de manière négative le plus souvent.

Je vous remercie pour cette opportunité, c’était un plaisir d’échanger avec vous.

Par Idiatou CAMARA

Lire

523 cas de rougeole en Guinée en 2019 : voici ce que comptent faire les autorités

10 avril 2019 à 18 06 55 04554

A la date du 7 avril 2019, la Guinée a enregistré au moins 523 cas de rougeole. Pour faire face à cette situation, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS), en collaboration avec ses partenaires, va lancer dans deux jours à Farmoriah, dans la préfecture de Forécariah, le plan de contrôle accéléré des flambées de rougeole. L’annonce a été faite ce mercredi 10 avril 2019, par le directeur général de l’ANSS à l’occasion d’une conférence de presse organisée à son siège à Kaloum, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Baldé Mamadou Oury

La Guinée, à l’instar de certains pays africains, connait une épidémie de rougeole. Selon Baldé Mamadou Oury, responsable Urgences de l’OMS en Guinée, « la situation de la rougeole est préoccupante sur le plan mondial, car les épidémies de la rougeole sont devenues fréquentes et récurrentes dans toutes les régions du monde avec des taux d’incidence variable d’une région à une autre. Citons quelques faits observés depuis 2017 : 19, 9 millions d’enfants non vaccinés en 2017 dans le monde, 4 des 6 régions OMS ont connu des épidémies de rougeole, plusieurs pays et une région ont perdu le statut d’élimination de la rougeole, 2 des 6 régions OMS ont connu des épidémies de diphtérie ».

Par ailleurs, monsieur Baldé a fait savoir qu’en 2018, « la rougeole est devenue de nouveau endémique dans toutes les régions du monde. (…) Nous pouvons citer les pays qui ont connu des flambées de rougeole en 2017 et 2018. Il s’agit entre autres de l’Ukraine, qui a enregistré 3338 cas ; Les Philippines qui ont enregistré 13192 cas ; le Brésil qui a enregistré 1162 cas ; le Yémen, 6641 cas ; le Venezuela, 4976 ; la Serbie, 4355 ; le Madagascar, 4307 ; le Soudan, 3496 cas ; la Thaïlande, 2758 cas ; la France, 2269. Pour la région africaine de l’OMS, depuis le début de l’année 2019, les pays suivant ont rapporté des centaines de cas de rougeole. A la date du 7 avril 2019, les pays suivant ont rapporté des cas : le Tchad, 437 cas ; la République Centrafricaine, 151 cas ; la RDC, 29 820 cas ; l’Ethiopie, 136 cas ; la Guinée, 523 cas ».

Dr Djenou Somparé

De son côté, Dr Djenou Somparé, chef section immunisation au Programme Elargi de Vaccination (PEV), a salué la mise en place de ce plan de contrôle accéléré des flambées de rougeole dans notre pays. « La situation de cette épidémie est préoccupante avec une baisse de la couverture vaccinale et une forte augmentation d’enfants sans vaccins. Ce qui cause la survenue de ces flambées. Par rapport aux enquêtes mixtes, il faut noter que de 2012 à 2018, le pays n’a pas franchi la barre de 23% de couverture, la faible couverture par rapport aux enquêtes comparées aux autres pays, ce qui veut dire que beaucoup d’enfants ne sont pas vaccinés. C’est ce qui explique cette épidémie », a expliqué le responsable du PEV.

Dr Sakoba Keïta

Pour sa part, Dr Sakoba Keïta, directeur général de l’ANSS, a dit son inquiétude face à la flambée de cette épidémie dans notre pays. Selon lui, si autre fois la rougeole survenait en Guinée chaque trois à cinq ans pour les épidémies, ces derniers temps, la rougeole est enregistrée même en saison pluvieuse qui pourtant, n’est pas une période habituelle de survenue de la maladie. « Vous comprendrez donc que ce plan de contrôle accéléré se justifie par les chiffres donnés par l’OMS en ce qui concerne le monde, notre sous-région et même la Guinée. Et, vous venez d’écouter la situation de la stagnation de notre couverture vaccinale dans notre pays… Le premier défi, c’est la méconnaissance du chiffre exact d’enfants que nous détenons dans notre pays ; deuxièmement, il y a aussi l’organisation et l’engagement même de notre communauté vis-à-vis de la vaccination. L’une des questions qu’on se pose : combien de pères de familles maitrisent le carnet de vaccination de son enfant ? Donc, toutes ces préoccupations qui ont été identifiées à partir de l’enquête, nous ont amenées à concevoir ce qu’on a appelé le plan de contrôle de flambées et le plan d’élimination de la rougeole », a dit Dr Sakoba Kéita.

Parlant spécifiquement de ce plan de contrôle qui va nettoyer le terrain avant la mise en place et le lancement du plan d’élimination, le DG de l’ANSS rappelle que « nous avons mis comme objectif d’ici avril 2020, nous devons contrôler les flambées. Donc, il faut qu’on ait zéro flambée en Guinée. Pour y arriver, on s’est dit qu’il faut d’abord connaître le nombre d’enfants de moins de cinq ans. Nous allons faire un recensement de tous les enfants de moins de 5 ans, ménage par ménage. Deuxièmement, nous allons identifier le statut vaccinal de chaque enfant. Les données vont être analysées à l’issue de ça pour programmer la vaccination de rattrapage. Ce qui fait un divorce entre nos campagnes ordinaires et les campagnes de rattrapage que nous allons faire », a-t-il précisé.

A noter que la rougeole est une maladie infectieuse éruptive et fébrile due à un virus de la famille des paramyxoviridae qui touche en général les enfants.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

N’zérékoré : Terre Des Hommes et ses partenaires en conclave pour qualifier la santé communautaire

9 avril 2019 à 21 09 22 04224

La deuxième réunion du comité de pilotage du projet ReCCLAS (Renforcement de la Collaboration entre les Collectivités Locales et les Autorités Sanitaires) s’est tenue ce mardi, 09 avril 2019, dans un réceptif hôtelier de N’zérékoré. Ce projet, présent dans 25 collectivités locales de la région, vise à « contribuer à l’amélioration du niveau de mise en œuvre du projet à travers l’examen des résultats obtenus à ce jour et la définition des orientations à développer », rapporte le correspondant le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont au total 67 participants, venus des 25 collectivités locales de la région administrative de N’zérékoré, à prendre part à cette réunion. Après la présentation de la physionomie de la salle, l’honneur est revenu au directeur régional de la santé, Dr Adama Kaba, de planter le décor.

Dr Adama Kaba

« Le système de santé de la Guinée est bâti sur les centre de santé primaire. Depuis son lancement en 1987, les ondes des centres de santé primaire ont constitué le socle du système de santé de la Guinée. La santé communautaire doit être soutenue, spécialisée et supervisée par les agents des centres de santé et en passant aussi par les DPS, parce que la santé communautaire fait partie du système de santé de notre pays. Tous les partenaires doivent s’aligner sur cette politique de santé communautaire qui a été définie par notre ministère. Après une année de mise en œuvre de ce présent comité de pilotage, c’est une opportunité pour procéder à une analyse approfondie des résultats obtenus et des facteurs qui entravent la mise en œuvre du projet », a expliqué Dr Adama Kaba.

Par ailleurs, le Directeur Régional de la Santé a dit ses attentes à l’issue des travaux. « Nous sommes persuadé que les recommandations qui seront issues de vos discussions permettront d’élever le niveau d’atteinte des indicateurs, en particulier le niveau de mise en œuvre du projet en général. Je vous exhorte donc à une participation active aux travaux et vous assure de la disponibilité de la direction générale de la santé pour vous accompagner dans la mise en œuvre des solutions efficaces et durables que vous devez identifier », a-t-il promis.

David Bridier

Prenant la parole, David Bridier, représentant pays de l’ONG Terre Des Hommes à N’zérékoré, a saisi cette occasion pour décliner l’objectif de la deuxième réunion. « L’objectif de la rencontre d’aujourd’hui, c’est de faire un retour sur nos activités, de tirer les enseignements de ce qu’on a fait et aussi de réfléchir ensemble à la suite qu’on va donner au projet ReCCLAS pour vous permettre d’atteindre certains des objectifs et surtout pour permettre aux communautés des zones cibles de bénéficier des soins de proximité de qualité qui est l’objectif de ce projet ».

Jean Smith Sandy

Pour sa part, Jean Smith Sandy, le directeur de cabinet du gouvernorat de N’zérékoré, a invité les participants à un débat de fond afin d’en tirer profit. « Pour garantir la santé pour tous, le gouvernement de la 3ème République a mis en place, avec les partenaires techniques et financiers, des programmes et projets dont le PASA (Programme d’Appui à la Santé) pour améliorer l’environnement sanitaire des populations. Ce projet s’inscrit en droite ligne sur la politique du gouvernement. C’est pourquoi, j’interpelle tous les maires des communes bénéficiaires de ce projet ainsi que les élus locaux pour qu’ils prennent dans leur plan de développement local l’application des TDR et les programmes annuels d’investissement, comme le stipule le code des collectivités locales. À cet effet, il vous revient de bien vous approprier le processus d’accompagnement pour renforcer les bonnes pratiques dans l’après projet ».

Dr Jean Louis Haba

Du côté des participants, Dr Jean Louis Haba, chef de centre de Foumbadou, au nom de ses collègues, a magnifié les résultats de la première réunion et apprécié aussi la présence du projet ReCCLAS dans les centres de santé. « Ce qui a permis de renaître la confiance entre non seulement les membres de COSAH (Comite de Santé et d’Hygiène) et les personnel de santé mais aussi, ça a permis de tirer confiance entre la communauté et le personnel de santé. Autre aspect, la présence de Terre Des Hommes (TDH) au sein du centre de santé a permis aujourd’hui d’organiser une grande rencontre qui a regroupé les Matrones des différents districts de la sous-préfecture et à cette occasion, ils ont procédé à une communication sous le thème importance et suivi des femmes en grossesse mais aussi, l’assistance de ces femmes pendant l’accouchement par une personne qualifiée. La présence de Terre Des Hommes dans notre communauté a permis également de renforcer la compétence des agents de santé parce qu’ils ont une assistance technique qu’ils apportent aux centres de santé ».

À noter que le projet ReCCLAS est cofinancé par l’Agence Française de Développement et l’Union Européenne pour une durée de 36 mois, avec un budget global de 2 millions 400 mille euros.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : 224620166816/666890877

Lire

Conakry : 32 journalistes à l’école de la lutte contre le paludisme

8 avril 2019 à 19 07 03 04034

La capitale guinéenne s’apprête à vivre au rythme d’une vaste campagne de distribution gratuite de Moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Action (MILDA). En prélude à cette activité prévue du 10 au 19 avril 2019, les responsables du projet StopPalu+ en collaboration avec le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLS) ont conféré ce lundi, 8 avril 2019, avec une trentaine des journalistes guinéens au CHU Donka, a constaté sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Au cours de cette entrevue, il a été essentiellement question de plusieurs points, des symptômes du paludisme à ses conséquences en passant par ses moyens de lutte et les stratégies mises en place par le projet StopPalu+ pour réussir la campagne de distribution des MILDA.

Philip Sedlak

Selon Philip Sedlak, conseiller en communication au projet StopPalu+, l’une des conséquences majeures du paludisme est l’absentéisme dans les activités qui cause énormément de problèmes dans les familles. « Quelqu’un qui ne travaille pas, ne peut pas avoir de salaire pour payer ses produits. Ou bien, si c’est dans le cadre d’un enfant, il peut rater une année scolaire. Tout cela se reflète dans la vie de la famille. C’est dangereux parce que ce n’est pas reconnu par les gens. Et, la plus part des guinéens pense que le palu fait partie de la vie. Ils ne pensent pas que cette maladie peut-être éliminée, alors qu’il est possible de le faire », a-t-il précisé.

Par ailleurs, le conseiller en communication au projet StopPalu+ a fait savoir que l’impact du paludisme se fait ressentir énormément dans l’économie de notre pays. En 2004, explique-t-il, plus de 2 millions 350 mille journées de travail étaient perdues par les malades et 1 million 750 mille journées par les accompagnateurs ; et, le coût financier s’élève à plus de 54 millions GNF, dont 83% sont supportés par les ménages et la prévention (moustiquaires, chimio prophylaxie, spirales, pulvérisation intra domiciliaire).

Dr Mariama Gobicko Diallo

Revenant sur les objectifs visés par la campagne de distribution des MILDA, Dr Mariama Gobicko Diallo, chargée de la communication au projet StopPalu+, a indiqué que cette activité commencera à Conakry par dénombrement dans la période allant du 10 au 19 avril 2019. « Nous avons réuni les médias pour leur expliquer le processus de la campagne, puis échanger sur les messages à véhiculer afin que les communautés adhèrent à ce dénombrement. L’objectif est que 100% des ménages de Conakry soient dénombrés. C’est pourquoi, nous voulons que les médias s’impliquent pour informer les communautés sur l’importance de l’utilisation de ces moustiquaires et surtout pour qu’ils soient utilisés parce que nous avons constaté à Conakry un faible taux d’utilisation des moustiquaires », a-t-elle révélé.

A en croire Dr Gobicko, les climatiseurs et les ventilateurs sont insuffisant pour éviter la piqûre des moustiques. « Que nous ayons des climatiseurs ou des ventilateurs, il faut dormir sous moustiquaire parce qu’il ne faut pas oublier qu’en Guinée, nous sommes dans une zone endémique où nous avons le paludisme de janvier à décembre. Et, la moustiquaire est le premier moyen de lutte contre le paludisme », a-t-elle prévenu.

Rappelons que selon les statistiques fournies aux journalistes, avant l’utilisation des ces moustiquaires, en 2012, le taux de prévalence du palu en Guinée était de 44% et qu’en 2016 ce taux est descendu à 15%. L’objectif du gouvernement est d’aller à la pré-élimination du paludisme d’ici 2022 en réduisant 75% du paludisme d’ici cette année afin que la Guinée soit sur la phase de pré-élimination.

Alpha Assia Baldé et Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

Causes, conséquences et prise en charge de la Constipation…Pr N’diouria Diallo dit tout à Guineematin

31 mars 2019 à 9 09 34 03343

La constipation, rareté ou difficulté de l’évacuation des matières fécales, est un réel problème de santé. De nombreux citoyens s’en plaignent à un moment où la question de l’hygiène alimentaire se pose avec acuité. Pour parler des causes de la constipation, de ses manifestations et de sa prise en charge, un reporter de Guineematin.com a rencontré Professeur Abdourahmane N’diouria Diallo, ce mercredi 27 mars 2019.

Ce médecin de renom est Professeur en hépato-gastro-entérologie, enseignant-chercheur à la Faculté de Médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry depuis 1992, président de l’ONG SOS Hépatites-Guinée.

Guineematin.com : la constipation est un souci de santé qui revient régulièrement. Qu’est-ce que c’est ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : la constipation n’est pas une maladie. Elle est la manifestation d’une anomalie d’évacuation spontanée des selles. En termes simples, c’est la difficulté à évacuer les selles. Vous savez, le ventre constitue le deuxième cerveau de notre organisme, qui a au moins 200 millions de neurones. Le ventre abrite une colonie de bactéries dont l’activité a un impact sur la personnalité de l’individu, sur l’équilibre interne. Ces bactéries-là jouent un rôle fondamental dans la putréfaction et la fermentation des aliments. Elle peut aussi entrainer une suffocation avec une impression de mort imminente.

Guineematin.com : comment peut-on en arriver à une constipation ? Quel est le mécanisme ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : Dieu a fait de l’Homme une machine parfaite, qui a plusieurs organes ayant besoin de beaucoup d’énergie pour son fonctionnement normal. D’où la prise de repas, la prise de différents aliments énergétiques. Après la bouche, l’estomac, l’aliment digéré est absorbé dans les intestins sous forme de nutriments. Et, les résidus, les déchets non digérés qui en résultent subissent une putréfaction et une fermentation sous l’effet des bactéries avec formation de gaz. Il a été remarqué qu’en Europe, le transit peut durer 70 heures avec un poids de 150 grammes de selles.

En Afrique, il est dit que le transit dure en moyenne 36 heures avec un poids de 450 grammes de selles. Cette différence est liée à l’ingestion d’aliments avec des fibres non digestibles. En Afrique on mange en quantité, alors que les autres mangent en qualité. Le poids des selles varie selon les individus mais, surtout en fonction de ce qu’on mange. Les selles normales peuvent contenir jusqu’à 75 à 80 % d’eau, plus du mucus, des cellules intestinales, de la graisse, des protéines et autres, ayant tous échappé à la digestion. D’où la vraie définition scientifique de la constipation.

Donc, la constipation est essentiellement basée sur deux éléments : la fréquence de la défécation et la consistance des selles. Autrement dit, il est admis qu’il y a constipation, s’il y a une diminution de la fréquence des selles. Quand on fait moins de 3 selles par semaine, on est constipé. C’est-à-dire, quand on fait deux jours sans aller aux toilettes, on est constipé.

Ensuite, quand on une anomalie dans la consistance des selles, c’est-à-dire, des selles dures, des selles fragmentées, ou des selles en crottin, on est constipé. Puis, quand on a une défécation difficile, autrement il ya des efforts de poussée pour sortir les selles, on est aussi constipé. Quand on a une sensation de blocage incomplet, ou de blocage anorectal impliquant des manœuvres digitales, c’est-à-dire qu’on est obligé d’envoyer le doigt à côté de l’anus pour pousser la sortie des selles, c’est qu’on est constipé.

Guineematin.com : est-ce qu’on peut dire qu’il y a des degrés de constipation ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : on parle parfois de constipation de transit, caractérisée par un trouble de la progression des matières fécales dans le côlon, autrement dit le passage des matières fécales dans le côlon. Il y a aussi la constipation distale ou terminale, caractérisée par un trouble de l’évacuation au niveau du côlon, du sigmoïde ou du rectum.

La 3ème catégorie, c’est quand on a une anomalie du bol fécal. Donc, on parle de digestion normale, quand il y a arrivée normale d’une selle normale, dans un côlon normal. Maintenant, si la selle n’est pas normale, si l’arrivée de cette selle n’est pas normale, si le gros intestin dans lequel transitent ces selles n’est pas normale, vous aurez une constipation.

Guineematin.com : alors, est-ce qu’on peut se rendre compte soi-même qu’on est constipé ? Autrement dit, est-ce qu’il est facile de détecter une constipation ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : les spécialistes reconnaissent qu’il y a trois types de constipés. Il y a ceux qui croient l’être et qui ne le sont pas ; il y a ceux qui le sont, qui s’en plaignent et qui consultent les médecins ; et ceux qui le sont et qui ne s’en plaignent pas. Mais, il y a une forme atypique de constipation. C’est ce qu’on appelle la fausse diarrhée. C’est quand les matières fécales, au niveau de l’intestin, provoquent une irritation, une sortie de l’eau de la paroi du côlon qui va diluer les matières fécales.

C’est-à-dire, c’est quelqu’un qui est constipé, il fait deux semaines voire un mois, et les selles provoquent une hypersécrétion d’eau, une sorte de diarrhée, c’est ça la vraie constipation. C’est une fausse diarrhée, qui trompe les gens. Mais, c’est une vraie constipation. Donc, il faut être spécialiste pour savoir qu’une fausse diarrhée est une vraie constipation.

Guineematin.com : quelles sont les causes de la constipation ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : quand on a des affections thyroïdiennes, cela entraine des troubles de sécrétion de l’insuline, de la sécrétine, de l’adrénaline, ça perturbe la tonicité et il y a constipation. Il y a des lésions de la paroi du côlon qui entraînent des anomalies de la motricité, déclenchant une constipation. Quand il y a une tumeur bénigne ou maligne du côlon, quand il y a des infiltrations de la paroi, quand il y a des tumeurs externes… il y aura constipation.

Il y a également beaucoup de médicaments qui peuvent entraîner secondairement une constipation. C’est le cas de l’Atropine, qui est un antidouleur. Presque, tous les médicaments qu’on prend en Psychiatrie, contre la dépression, les sédatifs, les neuroleptiques, les opiacés. Il y a également les médicaments qu’on prend en cardiologie, en neurologie, contre le parkinson. Bref, tous ces médicaments-là peuvent donner secondairement une constipation.

Il y a aussi des maladies, quand on a par exemple des problèmes de sécrétion au niveau de la bouche, au niveau de l’estomac, au niveau du bulbe avec les sels biliaires qui permettent la digestion des protéines… Quand ces secrétions-là sont insuffisantes, minimes ou faibles, la digestion se fera difficilement. Les affections des organes de l’homme ou de la femme, comme la prostatite, une tumeur de la prostate, cela peut compresser le gros intestin par où passent les selles, quand une femme a des infections au niveau des annexes, de l’utérus, des ovaires,… ça peut entraîner une constipation.

La femme en grossesse aussi a une constipation par deux mécanismes : il y a un mécanisme mécanique, au fur et à mesure que l’enfant grandit, il va compresser le gros intestin ; mais, il y a un autre mécanisme hormonal, la progestérone. Les gens qui ne marchent pas, qui ne font pas de mouvement, qui sont alités, cela gêne la motricité de l’intestin. On peut parler aussi de l’état émotif du sujet. L’équilibre psychologique assure la motricité intestinale, quelqu’un qui est stressé, qui est émotif, qui est dépressif, ça entraîne une perturbation de la motricité intestinale.

On peut évoquer le cas des individus qui ne boivent pas beaucoup d’eau, quand il ne reçoit pas d’eau, cela va se répercuter sur les selles qui seront fragmentées, elles seront durs et cela ralenti la progression du bol fécal. Parmi les causes qu’on peut citer aussi, c’est les causes occasionnelles. Quelqu’un qui change ses habitudes alimentaires, quelqu’un qui change de logement, qui voyage, aura une constipation occasionnelle.

Quelqu’un qui fait une grève de la fin, quand il y a des calamités, des guerres civiles, il peut y avoir de constipation occasionnelle. Un malade qui a beaucoup de fièvre, parce qu’on perd de l’eau avec la fièvre, peut faire de la constipation occasionnelle. Les enfants nourris au biberon avec du lait de mauvaise qualité peut faire une constipation…

Guineematin.com : la constipation entraîne quoi finalement ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : à la longue, une constipation va donner une impression de gros ventre, avec une intolérance alimentaire, une gêne abdominale, des douleurs, une douleur sourde (le malade n’arrive pas à déterminer la douleur). Surtout, la constipation donne des maux de tête. Elle donne un vertige, une insomnie, une perte d’appétit, et en fin de compte, elle va aboutir à un amaigrissement. On peut également noter des conséquences psychosociales.

Les gens constipés ont une mauvaise haleine, leur bouche va sentir avec une haleine fétide. C’est des gens, soit ils sont rejetés, ou alors eux-mêmes ne fréquentent plus certains milieux, comme la mosquée, les lieux de travail, ça devient gênant. C’est un problème très sérieux. Quand on est constipé à la longue, ça entraine une fatigue sexuelle. Tout ceci peut entrainer des troubles psychologiques, sans compter les crampes, les sensations de masse électrique. Les selles dures peuvent aussi entrainer des fissures anales et ça fait très mal.

Guineematin.com : comment se fait la prise en charge d’un patient souffrant de constipation et quel conseil donnez-vous ?

Pr Abdourahmane N’diouria Diallo : l’objectif, c’est l’amélioration de la qualité de vie par l’amélioration du confort somatique et psychologique. On ne traite pas une constipation pour améliorer le dolichocôlon ou pour soigner une colite installée. Le malade constipé a besoin d’un interrogatoire, on doit l’accueillir correctement. L’interrogatoire doit être rigoureux : bien accueillir le malade, bien l’écouter, l’accepter avec toute la pudeur. Vous savez qu’en Afrique, les zones ano-génitales sont des sujets tabous.

Donc, pour parler de ça, il faut de la pudeur, il faut un tact, il faut le temps aussi. Il y en a qui n’aiment pas le mot constipé en public. Parfois, ils demandent même de sortir les assistants, parce que la constipation est liée aux gaz. Il faut ensuite trouver les facteurs déclenchant : c’est l’école, c’est le bac, c’est le diplôme, il n’y a pas de boulot, c’est l’aventure, c’est la polygamie, c’est des problèmes financiers… En Guinée, tout le monde est stressé : les enfants, les jeunes, les femmes, les hommes.

Donc, il faut rechercher et élimine le stress. Puis, les abus, les médicaments traditionnels, les médicaments importés, les pullules contraceptives chez les femmes. Après l’interrogatoire, le principe fondamental, c’est les règles d’hygiène diététique en première intention. Il faut un régime alimentaire normal. Il faut qu’on arrête de prendre 3 plats de riz par jour. Dans l’alimentation, il faut privilégier la qualité par rapport à la quantité. Il faut avoir un petit déjeuner de Roi, un déjeuner de Prince, mais le dîner pauvre.

Il faut dîner léger et très tôt, pas au delà du crépuscule. Ce qui est fondamental, l’individu doit prendre 1,5 à 2 litres d’eau par 24 heures. Il faut aussi se méfier des additifs comme cube Maggi. Il faut prendre 5 sortes de fruits et légumes par jour : papayes, ananas, pastèques, mangues, oranges… Il faut avoir un rythme alimentaire régulier, des repas pris à des heures fixes. En outre, il est très important de se mouvoir, de faire du sport. Il faut faire un sport non-violent.

Quelqu’un est victime de constipation, le premier reflexe à faire, c’est de choisir une heure fixe à laquelle il est présent à la maison, il va à la toilette à l’heure fixe, même s’il n’a pas envie de faire défécation. Il s’assoit sur le pot, mais sans journal, sans ordinateur, sans téléphone, sans calculatrice. Autrement dit, il ne faut pas calculer, ne penser qu’à une chose : faire sortir les selles. L’individu crée ce réflexe, l’entretien et le respecte pour toute la vie. Car, le stress et l’empressement sont les ennemis du transit…

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

Lire

Faranah : le ministre Yéro Baldé invite les étudiants de l’ISAV à donner du sang

26 mars 2019 à 14 02 59 03593

Comme annoncé précédemment, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a conféré avec les étudiants de l’ISAV (Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire) de Faranah dans la journée d’hier lundi, 25 mars 2019. L’occasion a été mise à profit par Abdoulaye Yéro Baldé pour sensibiliser les étudiants, massivement mobilisés, sur l’importance du don de sang, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La salle des fêtes de l’ISAV était pleine à craquer pour accueillir et échanger avec le ministre de l’enseignement supérieur, Abdoulaye Yéro Baldé. De nombreux sujets ont été débattus, notamment la question du don de sang.

Selon Abdoulaye Yéro Baldé, « il y a une équipe du centre de transfusion sanguine. Je vous encourage de le faire. Nous, on en a déjà fait et on ne peut donner le sang que tous les 3 mois. Et, c’est très important, c’est un acte non seulement humanitaire, mais aussi un acte citoyen. Ça permet de sauver des vies humaines, y compris vos propres vies, parce qu’on ne sait jamais quand on tombera dans le besoin de sang. Il y a beaucoup de mères qui meurent à l’accouchement par manque de sang.

Le déficit est de 50 mille poches de sang, parce qu’on a besoin de 110 mille poches aujourd’hui dans tout le pays. Vous voyez le besoin qu’il y a donc ? Je vous encourage. Ça vous permet aussi gratuitement de connaître votre groupe sanguin et votre situation dans le domaine médical. On le fera aussi à N’zérékoré et à Kankan », a expliqué le ministre de l’Enseignement Supérieur.

Ce message semble avoir été compris par les étudiants. C’est le cas de Mariam Bangoura, étudiante en 3ème année Economie Rurale, qui explique pourquoi elle donne son sang. « Je donne mon sang par humanisme, parce que tout d’abord, ma maman m’a appris d’être humaniste avec tout le monde. Il y a nos frères, nos sœurs, nos mamans qui perdent le sang sans qu’on ne trouve moyen d’aider pour les sauver.

Donc, ce n’est rien que l’humanisme qui me motive et j’aimerais que tout un chacun soit humaniste comme moi, de venir donner son sang, car si aujourd’hui tu as du bonheur, demain tu peux avoir le malheur comme ces gens-là qui sont en manque de sang. Donc, si tu viens au secours, demain c’est d’autres qui viendront au secours pour toi aussi », a dit l’étudiante.

Même son de cloche pour Thierno Abdoul Hadji Diallo, étudiant en classe de 4ème année Agriculture. « Ce qui m’a motivé pour donner mon sang, c’est de participer à la santé, c’est d’être une personne sociale, faire de l’assistance humanitaire pour la santé », a expliqué le jeune homme.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel: 00224 620 24 15 13

Lire

Vente illicite de médicaments à Kankan : sur une centaine de pharmacies, seulement 9 sont agréées (DPS)

26 mars 2019 à 10 10 40 03403

La vente incontrôlée des produis pharmaceutiques prend une dimension de plus en plus inquiétante dans la commune urbaine de Kankan. En effet, sans en avoir toutes les qualifications requises, de nombreux citoyens s’adonnent à ce commerce très lucratif. Les points de vente de médicaments prolifèrent dans la ville, mais seulement une dizaine d’entre eux sont reconnus officiellement, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Des pharmacies, des conteneurs, des épiceries, des kiosques, partout on trouve des produits pharmaceutiques en vente dans la ville de Kankan. Pour ce qui est des pharmacies, elles seraient de l’ordre d’une centaine, mais seulement neuf (9) d’entre elles sont agréées, et reconnues donc par les autorités. Tout le reste opère dans l’illégalité, et la plupart des vendeurs ne sont pas qualifiés pour commercialiser du médicament.

« Seulement un pharmacien professionnel qui a étudié les substances médicamentées est habilité à manipuler les médicaments. La fluidité des pharmacies est un fait qui débauche la réalité », fait observer Dr Youssouf Diama Touré, chef section pharmacie et logistique de la Direction Préfectorale de la Santé de Kankan.

Ce responsable de la DPS ajoute qu’avec l’expansion du marché parallèle de médicaments, « le risque est très grand. Les gens qui manipulent les produits ne savent pas à quel degré on doit conserver ces médicaments, ils ne savent pas non plus si un médicament est périmé ou non, ils ne savent même pas les mécanismes d’action dans l’organisme. Pour eux, il faut revendre de médicament pour avoir de l’argent », regrette-t-il.

Face à cette situation, la Direction Préfectorale de la Santé initie souvent des opérations de recensement des points de vente de produits pharmaceutiques à Kankan, dans le but d’assainir le secteur. Mais jusque-là, toutes ces opérations n’ont pas produit le résultat escompté. Elles n’ont été que de simples feux de paille.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com
Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Santé : peut-être une reconfiguration des évacuations sanitaires vers la France et le Maroc !

25 mars 2019 à 19 07 09 03093

Élargir le champ des évacuations sanitaires et explorer des pistes qui pourraient venir conforter la coopération en matière de santé entre le Maroc, la France et la Guinée, ces différents aspects auront été largement évoqués à l’occasion de la visite officielle du Dr SOKARI à des opérateurs du secteur de la santé guinéens.

Le Docteur Achraf SOKARI, Directeur Médical de C3Medical, est venu faire part de l’organisation, par sa structure d’une action sociale bientôt en Guinée pour corriger chirurgicalement des cataractes séniles,

C3Medical voudrait, par ailleurs saisir cette opportunité pour envisager une coopération beaucoup plus féconde avec la Guinée, pour l’accueil, l’accompagnement, le traitement et le suivi des patients qui seraient évacués de la Guinée, vers le Maroc et la France…Et en fonction des pathologies à traiter, à charge, pour la structure, de déterminer l’instance sanitaire qui serait la mieux habilitée à le faire.

Voulant assurer de sa connaissance du milieu, le Responsable de C3Medical a fait savoir que son entreprise a déjà eu à organiser plusieurs caravanes médicales pluridisciplinaire, strictement humanitaire, dans plusieurs pays africains. Conduite par des médecins marocains venus droit de Casablanca, sous l’égide des autorités sanitaires de ces pays.

Assistés par des collègues Africains, les médecins marocains ont aussi assuré des conseils thérapeutiques, délivré gratuitement des médicaments prescrits lors des différentes consultations et sensibilisé les populations locales contre les maladies les plus fréquentes dans la région. En l’occurrence, le VIH, le paludisme et la tuberculose.

Contact Dr SOKARI : 0033603964852
drachrafsokari@gmail.com

Lire

Kindia: plus de 8 tonnes de produits périmés incinérés par les autorités

22 mars 2019 à 9 09 44 03443

La section préfectorale de contrôle de qualité de Kindia, les autorités administratives et communales, les chefs des services de défense et de sécurité ont procédé hier, jeudi 21 mars 2019, à l’incinération de produits périmés. Ce sont 8,2 tonnes de produits « toxiques et impropres à la consommation » qui ont été brûlés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette opération a eu lieu dans la forêt classée de Fotongbé, située à quatre (4) kilomètres de la commune urbaine. Mamadou Adam Diallo, chef section office de contrôle de qualité de Kindia, est revenu l’origine des produits incinérés. « Dans le cadre de ses activités sur le terrain, la section de contrôle de qualité de Kindia a mené des opérations de contrôle des produits et marchandises qui font l’objet de transaction commerciale dans les différents marchés des communes, urbaine et rurales, dans la préfecture de Kindia.

Ces opérations de contrôle ont porté notamment sur les magasins de stockage, des détaillants des boutiques, des étalagistes et des marchands ambulants. Ces actions de grande envergure ont abouti à la saisie d’importants lots de produits et marchandises impropres à la consommation humaine », a expliqué monsieur Diallo.

En ce qui concerne le type de produits et les objectifs visés, le chef section office de contrôle de qualité de Kindia a donné les détails suivants : « il s’agit entre autres, de jus de toutes sortes, de produits pharmaceutiques, de produits cosmétiques, de l’alimentation générale (biscuits, beurre, fromage, yaourt, lait, huile), de boissons alcoolisées, etc. L’ensemble de ces produits saisis est estimé à 8,2 tonnes.

La présente opération d’incinération va permettre à la population de se débarrasser de ces produits toxiques qui sont impropres à la consommation humaine. En plus de la sensibilisation, la section du contrôle de qualité est déterminée à poursuivre de telles opérations de contrôle pour retirer les produits impropres à la consommation humaine au bénéfice de la population toute entière ».

La cérémonie a été présidée par Kabinet Diawara, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Kindia. Il a remercié la section pour le travail abattu. « Je voudrais, au nom de monsieur le préfet, vous remercier très sincèrement pour le travail que vous êtes en train de mener quotidiennement sur le terrain.

Cela est un résultat très positif. Car, ce que nous voyons devant nous constitue un poison pour les citoyens de Kindia. Alors, c’est le lieu de vous remercier et de vous encourager d’avoir toujours un regard sur ce qui se passe autour de nous dans les marchés… »

Pour sa part, Fodé Kazaly Keïta, substitut du procureur près le Tribunal de Première Instance de Kindia, s’est réjoui de cette opération. « Qui parle d’incinération suppose que cela se rapproche des produits impropres à la consommation. Le but est la protection de la population, parce que nos marchés regorgent assez de produits périmés.

Cette opération nous rassure en tant que représentant du ministère public. Cela va être un moyen d’informer la population et les opérateurs économiques aussi concernés qu’à Kindia, ce service est à pied d’œuvre pour l’éradications des produits périmés dans le marché », a souligné monsieur Keïta.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com
Tél : 628516796

Lire

Mois de la femme : les causes de la stérilité au centre d’un échange initié par la CANEG

20 mars 2019 à 17 05 52 03523

Dans le cadre de la poursuite des activités du mois de la femme, la Convention des Acteurs Non Etatiques de Guinée (CANEG) a organisé une conférence-débat sur la stérilité, ce mercredi 20 mars 2019, à Conakry. La démarche vise à échanger avec les participants sur les causes de l’infertilité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence de la CANEG a été organisée en collaboration avec Roughi Barry, activiste des questions liées à la santé reproductive et sexuelle. Elle a été animée par Dr Moussa Baïlo Diallo, médecin et enseignant-chercheur, qui a donné de larges informations sur la stérilité.

Pour Dr Moussa Baïlo Diallo, « aujourd’hui, de nombreux couples souffrent des problèmes de stérilité. Et, cette stérilité peut être de la femme tout comme de l’homme. Les responsabilités sont presque équitablement partagées entre les deux : 30% pour la femme, 30 % pour l’homme et ils se partagent les 40 autres pour cent, selon l’OMS »

Pour ce qui est des causes de la stérilité, le conférencier a fait savoir qu’elles sont de plusieurs ordres et dépendent du sexe de la personne. Pour ce qui est de la femme, Dr Diallo précise : « maintenant, les 30 % de la femme peuvent être causées par les infections sexuellement transmissibles telles que : les vaginites, les vulvites, c’est-à-dire les informations de la vulve ; telle que la bouchure des trompes de Fallope qui empêche que les spermatozoïdes arrivent à destination au niveau de l’ovaire pour féconder l’ovule.

On peut encore avoir des fausses couches répétées, puisqu’il y a des jeunes filles qui ne veulent pas avoir des enfants avant leur mariage et cela les poussent à faire des fausse couches, des avortements répétés et une fois qu’elles arrivent à se marier, elles ne peuvent avoir d’enfant rapidement s’il n’y a pas eu de traitement. Donc, c’est pourquoi il est déconseillé aux jeunes de faire des avortements avant le mariage parce que ça peut les rattraper à la longue quand elles seront mariées ».

Chez l’homme, la stérilité peut être due à des facteurs biologiques, affirme le conférencier. « Les 30 % des causes de stérilité liées à l’homme sont : premièrement, les anomalies au niveau de la spermatogenèse. La spermatogenèse, c’est un processus de formation des spermatozoïdes. Les spermatozoïdes sont formés dans les testicules et s’il y a des anomalies dans cette partie, il peut y avoir de stérilité dans le couple, liée à l’homme.

Deuxièmement, nous avons les anomalies liées aux voies spermatiques. Les voies spermatiques sont les canaux déférents qui existent les tubes séminifères et le lieu de formation des spermatozoïdes dans l’organe copulateur, autrement appelé pénis, dans le langage courant. Maintenant, quand ce canal est bouclé à travers des infections transmissibles mal traitées ou pas traitées, il y aura du reflux des spermes dans la vessie et cela empêche que les spermatozoïdes arrivent à destination pour pouvoir féconder l’ovule.

Il peut y avoir aussi des anomalies liées au dépôt des spermatozoïdes dans le vagin de la femme, comme l’anéjaculation, c’est-à-dire une absence totale de l’homme. Il peut y avoir de l’éjaculation rétrograde. Cette éjaculation rétrograde, c’est le reflux des spermes dans la vessie, empêchant le liquide séminal de se mélanger avec les spermatozoïdes pour pouvoir féconder l’ovule. Il y a aussi ce qu’on appelle l’éjaculation tardive, comme son nom l’indique, il peut y avoir un rapport sexuel prolongé qui n’arrive pas à avoir d’éjaculation.

Et par contre, il peut y avoir aussi ce qu’on appelle l’éjaculation précoce, c’est-à-dire l’éjaculation prématurée. Cette éjaculation intervient à la première minute de la pénétration de l’homme et cela peut empêcher qu’il y ait la procréation, la fécondation, ça peut provoquer une infertilité ou la stérilité dans le couple », a expliqué Dr Moussa Baïlo Diallo.

D’autres raisons peuvent aussi expliquer la stérilité, notamment l’incompatibilité des groupes sanguins dans le couple. « D’autres causes sont dues au manque de visite prénuptiale. Avant le mariage, par leur incompatibilité, ils ne sont pas stériles ni l’un ni l’autre. Mais, ils ne produisent pas. Cette stérilité dans le couple est causée par les deux, puisqu’ils ne sont pas compatibles.

Une fois qu’ils se séparent, et que chacun se remarie avec un ou une autre, ils vont faire des enfants. Donc cette visite prénuptiale consiste à faire la glycémie, à faire l’antigène HGBS pour déceler l’hépatite, à faire le SRV, c’est-à-dire le test du VIH et enfin faire le groupage sanguin nous permettant de connaître la compatibilité des groupes sanguins puisqu’on qu’on ne se marie pas seulement parce qu’on est des cousins.

On se marie le plus souvent pour faire des enfants. Donc, cette visite prénuptiale est extrêmement importante avant le mariage parce qu’elle nous prévient de l’infertilité ou de la stérilité dans le couple. Et la stérilité entraîne des conséquences indésirables, notamment le divorce », a indiqué docteur Moussa Baïlo Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire