Kindia: plus de 8 tonnes de produits périmés incinérés par les autorités

22 mars 2019 à 9 09 44 03443

La section préfectorale de contrôle de qualité de Kindia, les autorités administratives et communales, les chefs des services de défense et de sécurité ont procédé hier, jeudi 21 mars 2019, à l’incinération de produits périmés. Ce sont 8,2 tonnes de produits « toxiques et impropres à la consommation » qui ont été brûlés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette opération a eu lieu dans la forêt classée de Fotongbé, située à quatre (4) kilomètres de la commune urbaine. Mamadou Adam Diallo, chef section office de contrôle de qualité de Kindia, est revenu l’origine des produits incinérés. « Dans le cadre de ses activités sur le terrain, la section de contrôle de qualité de Kindia a mené des opérations de contrôle des produits et marchandises qui font l’objet de transaction commerciale dans les différents marchés des communes, urbaine et rurales, dans la préfecture de Kindia.

Ces opérations de contrôle ont porté notamment sur les magasins de stockage, des détaillants des boutiques, des étalagistes et des marchands ambulants. Ces actions de grande envergure ont abouti à la saisie d’importants lots de produits et marchandises impropres à la consommation humaine », a expliqué monsieur Diallo.

En ce qui concerne le type de produits et les objectifs visés, le chef section office de contrôle de qualité de Kindia a donné les détails suivants : « il s’agit entre autres, de jus de toutes sortes, de produits pharmaceutiques, de produits cosmétiques, de l’alimentation générale (biscuits, beurre, fromage, yaourt, lait, huile), de boissons alcoolisées, etc. L’ensemble de ces produits saisis est estimé à 8,2 tonnes.

La présente opération d’incinération va permettre à la population de se débarrasser de ces produits toxiques qui sont impropres à la consommation humaine. En plus de la sensibilisation, la section du contrôle de qualité est déterminée à poursuivre de telles opérations de contrôle pour retirer les produits impropres à la consommation humaine au bénéfice de la population toute entière ».

La cérémonie a été présidée par Kabinet Diawara, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Kindia. Il a remercié la section pour le travail abattu. « Je voudrais, au nom de monsieur le préfet, vous remercier très sincèrement pour le travail que vous êtes en train de mener quotidiennement sur le terrain.

Cela est un résultat très positif. Car, ce que nous voyons devant nous constitue un poison pour les citoyens de Kindia. Alors, c’est le lieu de vous remercier et de vous encourager d’avoir toujours un regard sur ce qui se passe autour de nous dans les marchés… »

Pour sa part, Fodé Kazaly Keïta, substitut du procureur près le Tribunal de Première Instance de Kindia, s’est réjoui de cette opération. « Qui parle d’incinération suppose que cela se rapproche des produits impropres à la consommation. Le but est la protection de la population, parce que nos marchés regorgent assez de produits périmés.

Cette opération nous rassure en tant que représentant du ministère public. Cela va être un moyen d’informer la population et les opérateurs économiques aussi concernés qu’à Kindia, ce service est à pied d’œuvre pour l’éradications des produits périmés dans le marché », a souligné monsieur Keïta.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com
Tél : 628516796

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Mois de la femme : les causes de la stérilité au centre d’un échange initié par la CANEG

20 mars 2019 à 17 05 52 03523

Dans le cadre de la poursuite des activités du mois de la femme, la Convention des Acteurs Non Etatiques de Guinée (CANEG) a organisé une conférence-débat sur la stérilité, ce mercredi 20 mars 2019, à Conakry. La démarche vise à échanger avec les participants sur les causes de l’infertilité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence de la CANEG a été organisée en collaboration avec Roughi Barry, activiste des questions liées à la santé reproductive et sexuelle. Elle a été animée par Dr Moussa Baïlo Diallo, médecin et enseignant-chercheur, qui a donné de larges informations sur la stérilité.

Pour Dr Moussa Baïlo Diallo, « aujourd’hui, de nombreux couples souffrent des problèmes de stérilité. Et, cette stérilité peut être de la femme tout comme de l’homme. Les responsabilités sont presque équitablement partagées entre les deux : 30% pour la femme, 30 % pour l’homme et ils se partagent les 40 autres pour cent, selon l’OMS »

Pour ce qui est des causes de la stérilité, le conférencier a fait savoir qu’elles sont de plusieurs ordres et dépendent du sexe de la personne. Pour ce qui est de la femme, Dr Diallo précise : « maintenant, les 30 % de la femme peuvent être causées par les infections sexuellement transmissibles telles que : les vaginites, les vulvites, c’est-à-dire les informations de la vulve ; telle que la bouchure des trompes de Fallope qui empêche que les spermatozoïdes arrivent à destination au niveau de l’ovaire pour féconder l’ovule.

On peut encore avoir des fausses couches répétées, puisqu’il y a des jeunes filles qui ne veulent pas avoir des enfants avant leur mariage et cela les poussent à faire des fausse couches, des avortements répétés et une fois qu’elles arrivent à se marier, elles ne peuvent avoir d’enfant rapidement s’il n’y a pas eu de traitement. Donc, c’est pourquoi il est déconseillé aux jeunes de faire des avortements avant le mariage parce que ça peut les rattraper à la longue quand elles seront mariées ».

Chez l’homme, la stérilité peut être due à des facteurs biologiques, affirme le conférencier. « Les 30 % des causes de stérilité liées à l’homme sont : premièrement, les anomalies au niveau de la spermatogenèse. La spermatogenèse, c’est un processus de formation des spermatozoïdes. Les spermatozoïdes sont formés dans les testicules et s’il y a des anomalies dans cette partie, il peut y avoir de stérilité dans le couple, liée à l’homme.

Deuxièmement, nous avons les anomalies liées aux voies spermatiques. Les voies spermatiques sont les canaux déférents qui existent les tubes séminifères et le lieu de formation des spermatozoïdes dans l’organe copulateur, autrement appelé pénis, dans le langage courant. Maintenant, quand ce canal est bouclé à travers des infections transmissibles mal traitées ou pas traitées, il y aura du reflux des spermes dans la vessie et cela empêche que les spermatozoïdes arrivent à destination pour pouvoir féconder l’ovule.

Il peut y avoir aussi des anomalies liées au dépôt des spermatozoïdes dans le vagin de la femme, comme l’anéjaculation, c’est-à-dire une absence totale de l’homme. Il peut y avoir de l’éjaculation rétrograde. Cette éjaculation rétrograde, c’est le reflux des spermes dans la vessie, empêchant le liquide séminal de se mélanger avec les spermatozoïdes pour pouvoir féconder l’ovule. Il y a aussi ce qu’on appelle l’éjaculation tardive, comme son nom l’indique, il peut y avoir un rapport sexuel prolongé qui n’arrive pas à avoir d’éjaculation.

Et par contre, il peut y avoir aussi ce qu’on appelle l’éjaculation précoce, c’est-à-dire l’éjaculation prématurée. Cette éjaculation intervient à la première minute de la pénétration de l’homme et cela peut empêcher qu’il y ait la procréation, la fécondation, ça peut provoquer une infertilité ou la stérilité dans le couple », a expliqué Dr Moussa Baïlo Diallo.

D’autres raisons peuvent aussi expliquer la stérilité, notamment l’incompatibilité des groupes sanguins dans le couple. « D’autres causes sont dues au manque de visite prénuptiale. Avant le mariage, par leur incompatibilité, ils ne sont pas stériles ni l’un ni l’autre. Mais, ils ne produisent pas. Cette stérilité dans le couple est causée par les deux, puisqu’ils ne sont pas compatibles.

Une fois qu’ils se séparent, et que chacun se remarie avec un ou une autre, ils vont faire des enfants. Donc cette visite prénuptiale consiste à faire la glycémie, à faire l’antigène HGBS pour déceler l’hépatite, à faire le SRV, c’est-à-dire le test du VIH et enfin faire le groupage sanguin nous permettant de connaître la compatibilité des groupes sanguins puisqu’on qu’on ne se marie pas seulement parce qu’on est des cousins.

On se marie le plus souvent pour faire des enfants. Donc, cette visite prénuptiale est extrêmement importante avant le mariage parce qu’elle nous prévient de l’infertilité ou de la stérilité dans le couple. Et la stérilité entraîne des conséquences indésirables, notamment le divorce », a indiqué docteur Moussa Baïlo Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Santé animale : les Etats-Unis offrent plusieurs équipements de valeur à la Guinée

20 mars 2019 à 14 02 09 03093

Les Etats-Unis d’Amérique appuient la Guinée dans le renforcement de son système de santé animale. C’est dans ce cadre que l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), en collaboration avec la FAO, vient d’offrir plusieurs équipements au ministère guinéen de l’Elevage.

La cérémonie de remise officielle de ce don a eu lieu ce mercredi, 20 mars 2019, au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), à Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce don est composé de matériels techniques d’autopsie, de conservation, de conditionnement et de transport. D’une valeur de 45 860 dollars américains, ces équipements permettront d’améliorer la qualité du système de surveillance et de détection des maladies infectieuses à potentiel épidémique chez les animaux.

En effet, selon Jeff Bryan, le directeur de l’USAID en Guinée, les résultats d’une étude menée par l’Organisation Internationale de la Santé Animale (OIE) montrent que « près de 70% des maladies infectieuses proviennent des animaux. Le Programme de Sécurité Sanitaire Mondiale (GHSA) financé par le gouvernement des Etats-Unis dans plus de 10 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre dont la Guinée a pour but de détecter ces maladies. (…).

Aujourd’hui, à travers l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’USAID a doté le ministère de l’Elevage d’équipements de prélèvement et de conservation d’échantillons suspects pour faciliter le transport vers le laboratoire central vétérinaire de diagnostic. Ces équipements arrivent à propos pour renforcer la surveillance et la détection rapide des maladies », a-t-il indiqué.

Les équipements en question sont : « 9 congélateurs/réfrigérateurs solaires de 315 litres avec panneaux et batteries, 38 trousses d’autopsie, 100 glacières, un lot de matériel de prélèvement composé de de 6000 tubes secs de prélèvement de sang, 6000 tubes de prélèvement de sang avec anticoagulant, 50 cryoboxes, 5000 tubes eppendorf, 5000 sacs de prélèvement, 5000 flacons de prélèvement, 5000 écouvillons, 50 paquets de gants, 300 porte tubes, 5000 aiguilles vacutainer », a énuméré Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée.

Dr Garba ajoute que ces équipements sont destinés aux préfectures de Labé, Dabola, Koubia, Koundara, Gaoual, Kérouané, Lélouma, Dalaba et Macenta. « Le choix de ces neuf (9) préfectures constitue la première étape d’un processus qui doit couvrir l’ensemble du territoire nationale », a souligné le responsable onusien.

En recevant ce don, le ministre de l’élevage et des productions animales, Roger Patrick Millimono a exprimé sa satisfaction, avant de remercier, au nom du gouvernement guinéen, la FAO et l’USAID pour leur soutien à la Guinée. « La remise ce jour de d’un lot de matériels techniques de prélèvement et de conservation des échantillons, vient à point nommé, pour illustrer l’engagement de la FAO en faveur du département.

Ce lot de matériels permettra aux services vétérinaires de terrain d’être plus opérationnels dans la détection, la surveillance et la riposte contre les maladies animales qui entrainent des pertes économiques énormes pour les éleveurs, mais également représentent une menace pour la santé de nos populations. (…)

Je voudrais vous rassurer que mon département ne ménagera aucun effort pour une utilisation judicieuse de ce lot de matériels que nous réceptionnons aujourd’hui. C’est pourquoi, je voudrais inviter la direction nationale des services vétérinaires et les directions préfectorales de l’élevage, dont les représentants sont ici présents, à prendre des dispositions pour leur gestion efficace et rationnelle », a dit le ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Psychose liée à la vaccination antiparasitaire : les cours perturbés ce mercredi dans les écoles de Beyla

20 mars 2019 à 11 11 38 03383

Les cours n’ont eu lieu que jusqu’à 10 heures du matin ce mercredi, 20 mars 2019 à Beyla. Une folle rumeur autour de la vaccination antiparasitaire lancée lundi, puis suspendue le même jour, est à l’origine de cette situation. Les parents d’élèves ont accouru vers les écoles pour chercher leurs enfants et les ramener à la maison, a appris Guineematin.com, de sources locales.

Malgré sa suspension par le ministère de la santé, la campagne de vaccination antiparasitaire, lancée lundi dernier dans les préfectures de Coyah, Dubreka et Fria continue de causer psychose et panique à travers le pays. Après Koundara hier, c’est la préfecture de Beyla qui a connu un vent de panique ce mercredi matin. Ayant appris que des agents vaccinateurs vont passer dans les écoles pour administrer des produits à leurs enfants, les parents d’élèves sont allés précipitamment dans les écoles pour chercher leurs enfants.

« Il était 10 heures, la recréation venait de se terminer et on s’apprêtait à rentrer en classes, lorsqu’on a vu un groupe de parents d’élèves, venir chercher leurs enfants. Ils sont venus en courant. Ils ont dit qu’ils ont appris qu’à Conakry, il y a eu une vaccination dans les écoles qui a tué de nombreux enfants, et que ces mêmes agents vaccinateurs sont arrivés à Beyla ici pour donner des produits aux élèves », explique au téléphone de Guineematin.com, Oumou Thiam, enseignante à l’école primaire du centre 2 de Beyla et animatrice à la radio rurale de Beyla.

Devant les parents d’élèves, l’enseignante cherche à mieux se renseigner sur cette situation. Elle appelle le Directeur Préfectoral de la Santé (DPS) de Beyla pour prendre des nouvelles. « Quand j’ai appelé le DPS, il m’a dit qu’il n’y a aucune vaccination en cours ou qui est programmée à Beyla. J’ai expliqué cela aux parents qui étaient là en tentant de les rassurer mais ils ne m’ont pas cru. C’est ainsi que ma directrice m’a dit de les laisser prendre leurs enfants et rentrer », a-t-elle expliqué.

Notre source indique que la même scène a eu lieu dans les autres écoles de la ville. Partout, les parents sont allés chercher les élèves pour rentrer avec eux à la maison.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel.628124362

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Prix de l’Excellence Dr Gabriel Sultan : entretien avec Dr Diouhé Bah (récipiendaire)

20 mars 2019 à 9 09 55 03553
Dr Oumar Diouhé Bah, pharmacien-biologiste, DG de Biologie Médicale BIOMAR-14

Le pharmacien-biologiste, Dr Oumar Diouhé Bah, directeur général du laboratoire de Biologie Médicale BIOMAR-14, a été récemment distingué par le prix de l’Excellence du personnel de laboratoire, Dr Gabriel Sultan. Décerné par l’ONG La Tabala, ce prix vient sanctionner les efforts fournis et la qualité du service rendu par la direction du laboratoire BIOMAR-14 en faveur des malades.

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com hier mardi, 19 mars 2019, le récipiendaire a exprimé sa satisfaction et a promis d’améliorer davantage la qualité du service. Dr Oumar Diouhé Bah a également affiché ses ambitions.

Guineematin.com : vous venez d’être distingué par l’ONG La Tabala, avec le prix de l’Excellence du personnel de laboratoire Dr Gabriel Sultan. Comment avez-vous accueilli cette distinction ?

Docteur Oumar Diouhé Bah : on a accueilli cette nouvelle avec beaucoup de plaisir. Ça a été une fierté, un réconfort que cela vienne d’une ONG locale aussi sérieuse, ça ne fait que nous réconforter. Donc, c’est avec beaucoup de plaisir que nous avons accueilli cette nouvelle-là et on a accepté cette distinction, ce prix.

Guineematin.com : vous êtes le seul laboratoire en Guinée à avoir bénéficié de ce prix. Selon vous qu’est-ce qui a prévalu à ce choix parmi tant d’autres laborantins ?

Docteur Oumar Diouhé Bah : il n’y avait pas que des laboratoires, il y avait des médecins, vous avez des sages-femmes, vous avez des infirmiers. Pour ce qui est du labo, comme vous avez dit tout à l’heure, c’est nous qui avons été choisi. Je pense que les gens nous observent, je ne savais pas qu’on nous observait autant. Mais, on a su qu’on nous observait. C’est vrai qu’on a créé le labo dans des conditions pas souvent faciles.

Mais aujourd’hui, nous avons une reconnaissance au niveau national, même à l’international. Parce qu’on a des médecins de l’étranger qui nous recommandent des patients guinéens. Donc, je pense que c’est sur la base de ce que nous apportons à ce pays, ce que nous apportons à toutes les personnes qui vivent dans ce pays-là, que nous avons été primés.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce que vous faites dans le domaine du labo ici ?

Docteur Oumar Diouhé Bah : c’est un laboratoire polyvalent qui est très bien équipé et il est vraiment géré par des professionnels. Vous avez des pharmaciens biologistes qui, après leurs études de Pharmacie, à la Faculté de Médecine bien-sûr, ont fait leur spécialité en Biologie médicale. Et, ces pharmaciens ont fait leur preuve ici en Guinée et en dehors de la Guinée et ils ont des CV que je pense être très riches. Vous avez des techniciens, vous avez des biologistes qui sont ici dans ce laboratoire.

Et côté technique, nous avons innové. Parce que, nous avons assez de techniques que nous pratiquons. C’est quand-même le premier laboratoire privé ici en Guinée à pratiquer de telles techniques. On ne va pas peut-être trop rentré dans les détails, parce que c’est trop technique, mais on a assez de nouvelles techniques de référence que nous pratiquons ici.

Guineematin.com : quels sont les types d’appareils que vous utilisez ici surtout que les autres laboratoires n’ont pas ?

Docteur Oumar Diouhé Bah : on ne va pas tout citer, mais je vais vous dire qu’aujourd’hui, BIOMAR-24 est le premier laboratoire privé en Guinée à pouvoir faire le diagnostic d’une infection… par la technique de biologie moléculaire. C’est une technique de PCR, la biologie moléculaire, nous sommes les premiers à le faire. Nous faisons la charge virale du VIH, c’est le premier laboratoire privé à le faire, même si l’Etat subventionne certaines structures publiques.

Et, il y a aussi quelques ONG qui s’en occupent, mais en ce qui concerne le privé, c’est le premier laboratoire privé à le faire. Nous avons d’autres techniques comme celles nous permettant de mettre en évidence le HPV. On est aussi le premier laboratoire à le faire par cette technique de biologie moléculaire. Pour revenir, le HPV c’est un virus qui est responsable dans plus de 80% des cas de cancer de l’utérus. Donc, les cancers chez les femmes.

Donc aujourd’hui, on peut faire le diagnostic par la biologie moléculaire de ce virus-là. Nous avons l’hépatite B. Pour l’hépatite B, nous avons ici l’équipement nous permettant de faire tous les marqueurs, c’est-à-dire tous les examens liés à une infection à l’hépatite B : du dépistage jusqu’à la charge virale. On voit est-ce que le patient doit être traité ? Est-ce qu’il ne doit pas être traité ? Quel est le suivi ? Est-ce que le médicament a un effet ?

Donc, on a ces machines, on a aussi d’autres machines qui nous permettent de faire le diagnostic de la drépanocytose. Donc, ça c’est quelque chose qui est important… Nous n’avons pas mal de machines. On fait le maximum d’examens dans ce pays, cela pour éviter que nos compatriotes continuent à sortir de la Guinée pour aller faire des examens à l’extérieur. Ça, on a des preuves.

Guineematin.com : quels sont vos projets ?

Docteur Oumar Diouhé Bah : notre ambition, c’est de réduire de façon drastique les évacuations sanitaires. Parce que le parent pauvre des hôpitaux aujourd’hui, c’est le laboratoire. Et, si on n’a pas de laboratoires, on ne peut pas parler de diagnostic. Il nous faut un laboratoire fiable qui puisse donner des résultats fiables pour qu’enfin, on ait un traitement adéquat.

Donc, il faut forcement qu’on ait un bon laboratoire avec tous les équipements, avec le personnel qu’il faut. Cela, pour éviter les évacuations sanitaires. Notre ambition est que tous les guinéens aient accès à ce laboratoire, qu’on soit représenté partout en Guinée et pourquoi pas même dans la sous-région parce qu’à mon avis, on a le soutien aujourd’hui de nos compatriotes et des expatriés aussi qui viennent nous demander des services.

A retrouver très prochainement l’intégralité de cet entretien en vidéo

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Koundara : une fausse rumeur paralyse les écoles ce mardi

19 mars 2019 à 15 03 01 03013

La campagne de distribution gratuite du Praziquantel et l’Albendazole, des médicaments censés lutter contre les parasites chez les enfants âgés de 5 à 14 ans, continue de créer la psychose dans les écoles guinéennes. Après Coyah et de Dubréka et Fria hier, c’est Koundara qui a connu un vent de panique ce mardi, 19 mars 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La psychose était de taille hier lundi à Coyah, Dubréka et même à Fria, où l’administration de déparasitant à des écoliers a failli tourner au drame. La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre. C’est dans ce sens qu’un vent de panique s’est emparé de la commune urbaine de Koundara, ce mardi. Les parents d’élèves ont pris d’assaut les écoles pour chercher leurs enfants.

Selon le Directeur Préfectoral de l’Education de Koundara, joint au téléphone, un mouvement de panique a bien été constaté dans la ville. A en croire Ben Soriba Camara, tout est parti d’une folle rumeur selon laquelle des vaccins devaient être administrés aux élèves de Koundara. « C’est effectif, il y a eu un mouvement de panique dans les écoles, qui a amené les parents d’élèves à envahir les concessions scolaires pour sortir leurs enfants de là.

Moi, j’ai directement ordonné aux directions des écoles de libérer les enfants. C’est une panique née d’une fosse rumeur suite à ce qui s’est passé à Coyah et à Dubréka. Les gens, sur les réseaux sociaux, ont fait les lectures, on a diffusé au niveau de certains parents qui ont même rapporté qu’une école de Koundara a été atteinte de ça. Ce qui est faux.

Là-dessus, le préfet et moi, nous sommes allés sur le terrain, on a constaté dans toutes les écoles qu’aucun agent de santé n’est arrivé dans une école. A postériori d’ailleurs, aucun produit lié à une vaccination n’est arrivé à Koundara», a-t-il précisé.

Par ailleurs, Ben Soriba Camara a dit que la situation s’est calmée et qu’une réunion a été tenue entre élus locaux, le préfet et les religieux afin de sensibiliser les parents d’élèves de la nécessité de laisser leurs enfants reprendre le chemin de l’école dès demain, mercredi. « Après ce mouvement, il était nécessaire qu’on réunisse les élus locaux, les services de sécurité. Nous sortons maintenant (13h 50) de cette réunion.

Il a été décidé, chacun en ce qui le concerne, de faire une large sensibilisation au niveau de la radio communautaire, au niveau des mosquées. Parce que le mouvement avait envoyé même les élèves du secondaire public à aller déloger les élèves de certaines écoles privées qui n’avaient pas connu ce problème. Nous rassurons les populations, les parents d’élèves que ces rumeurs sont nulles et de nul effet. Ce n’est pas vrai. Nous les exhortons à laisser leurs enfants aller à l’école ».

Egalement interrogé par Guineematin.com, Mohamed Somparé, le directeur de l’hôpital préfectoral a dit que Koundara n’est même pas concerné par cette campagne de vaccination. Selon lui, c’est avec un grand étonnement qu’il a appris ce mouvement de panique dans la préfecture.

« La campagne n’a pas eu lieu à Koundara. Comme les gens ont appris dans les réseaux sociaux, ils sont allés chercher leurs enfants dans les écoles. Ce qui a créé la panique. Koundara n’était même pas concerné par cette vaccination. C’est Fria, Dubréka et Coyah qui étaient concernés par la campagne », a précisé le premier responsable de l’hôpital de Koundara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Panique autour de la vaccination antiparasitaire : les précisions du ministère de la santé

19 mars 2019 à 9 09 51 03513

Comme annoncé précédemment, une panique s’est emparée de plusieurs localités de la Guinée hier, lundi 18 mars 2019. De nombreux écoliers ont vomi et certains même ont perdu connaissance après avoir pris des comprimés distribués par le ministère de la santé dans le cadre d’une campagne de vaccination antiparasitaire. Le département est sorti donc pour apporter des explications à cette situation, assurant qu’il n’y a rien de grave, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Dr Timothée Guilavogui, directeur national de l’épidémiologie et de lutte contre la maladie au ministère de la santé, est passé à la télévision nationale pour expliquer les effets de ces produits antiparasitaires sur les enfants. Selon lui, ces effets n’ont rien de grave. « Je voudrais vous dire que ce n’est pas la première fois de distribuer ces médicaments dans beaucoup de préfectures. Mais cette fois-ci, il y a eu beaucoup plus de panique.

C’est juste lié à la situation, sinon c’est un médicament qui est bien connu. On connaît bien ses effets indésirables. Peut-être, certains enfants n’ont pas mangé le matin avant de prendre le médicament alors que, c’est conseillé de manger très bien avant d’avaler ces comprimés qui luttent contre la mansoni », a-t-il dit, rappelant que ce programme de vaccination se tient depuis plus de 15 ans en Guinée.

Pour ce responsable du ministère de la santé, contrairement à ce que les gens pensent, les vomissements provoqués par ces produits sont plutôt positifs. « Le vomissement est le premier signe en cas de malaise surtout lorsque l’enfant n’a pas suffisamment mangé. Et ces vomissements, bien que ce soit un signe croisé, ont dû faire aussi d’effets bénéfiques parce qu’on vient de nous apprendre qu’à Fria, il y a des enfants qui ont expulsé des parasites.

C’est pour vous dire qu’en dehors de la mansoni, nos enfants sont parasités, et ces traitements de masse sont faits justement pour débarrasser les enfants des parasites », souligne directeur national de l’épidémiologie et de lutte contre la maladie.

Mais, Dr Timothée Guilavogui annonce malgré tout, la suspension de la campagne. « Nous avons suspendu la campagne, et c’est tout à fait normal parce qu’il y a de la panique autour des effets indésirables. Donc, nous avons suspendu jusqu’à ce que nous ayons toutes les informations par rapport à cette panique », a-t-il indiqué.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Psychose à Coyah : plusieurs enfants hospitalisés après avoir pris des antiparasitaires

18 mars 2019 à 19 07 07 03073

La campagne de distribution gratuite du praziquantel et l’albendazole, des médicaments censés lutter contre la schistosomiase et les géo-helminthiases, aux enfants âgés de 5 à 14 ans, a créé une scène de psychose et d’incompréhension à Coyah ce lundi, 18 mars 2019. Plusieurs enfants ont été hospitalisés à l’hôpital préfectoral après avoir pris ces médicaments, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Coyah.

L’hôpital préfectoral de Coyah a enregistré une arrivée massive d’enfants, pour la plupart frappés de vertige, après avoir pris des comprimés antiparasitaires. Cette situation a entraîné une scène de panique au sein des populations de cette préfecture.

Mais, il n’ y a pas lieu de s’inquiéter, rassure le Docteur Conté Naby Youssouf, médecin chef des urgences à l’hôpital préfectoral de Coyah. Selon lui, « nous on a reçu des enfants, il paraîtrait qu’ils ont reçu des comprimés en guise de vaccination, des comprimés antiparasitant. Après, il y a d’autres qui n’ont pas pu supporter. Ils sont venus, on les a vus, on les a gardés pour quelques minutes, on leur a donné du jus.

Mais pratiquement, il n’y a rien, ils sont rentés. Ils étaient nombreux, il y a eu plus de 200 et quelques enfants ici. Parce que, quand l’un apprend que l’autre a envoyé son enfant à l’hôpital parce qu’ il a pris des comprimés, même si son enfant n’a rien, il va l’envoyer aussi à l’hôpital. Donc, ça a créé une panique généralisée ici. Mais Dieu merci, les gens ont compris que ce n’était rien », a-t-il expliqué.

Pour le chef des services urgences de l’hôpital préfectoral de Coyah, cette campagne de vaccination est comme les précédentes. Il estime donc que les enfants qui ont souffert des effets des produits étaient, soit malades, ou alors ils n’ont pas mangé avant de prendre les produits. « Ce sont des vaccinations qu’on a l’habitude de faire couramment. C’est purement antiparasitant.

Ce sont des enfants, peut-être, quand on leur donnait les comprimés, ils n’avaient pas mangé ou c’est des gens anciennement malades. Parce qu’on a testé deux cas, on a trouvé que c’est le palu. On les a mis sous perfusion, et ça va », a rassuré le médecin.

A noter que des situations similaires ont été également enregistrées dans d’autres localités, notamment Dubreka et Fria, ce lundi. Là-bas aussi, plusieurs enfants ont été hospitalisés après avoir pris ces produits antiparasitant.

De Coyah, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Prix de l’Excellence : 10 professionnels de santé distingués pour leur combat quotidien

15 mars 2019 à 16 04 02 03023

Dix (10) professionnels de la santé ont reçu des satisfecits hier jeudi, 14 mars 2019, des mains de l’ONG La Tabala. La remise de ces prix de l’Excellence Dr Gabriel Sultan a eu lieu dans la salle des fêtes de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, en présence de certaines personnalités et de plusieurs étudiants des Facultés de Médecine et de Pharmacie de cette Université, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est à la suite d’une enquête que l’ONG La Tabala a menée dans plusieurs structures sanitaires, en 2018, que ces dix (10) professionnels de santé ont été distingués. Il s’agit de cinq (5) médecins, trois (3) pharmaciens, un (1) laborantin et un (1) infirmier. Une initiative de l’ONG La Tabala qui s’inscrit dans le cade de son programme d’appui à l’amélioration du système de santé en Guinée.

Pour Abdoulaye Kaba, président de ladite ONG, la remise de ce Prix d’excellence, Dr Gabriel Sultan est un signe de reconnaissance, de récompense et de motivation pour les personnalités qui se sont distinguées dans leurs services respectifs. « Vous avez vu dans l’historique, Dr Gabriel Sultan est un homme qui a consacré toute sa vie non seulement à promouvoir la santé en Guinée, mais aussi le bien-être des guinéens.

Donc, nous avons mené des enquêtes autour des personnalités de la médecine. Et les enquêtes ont révélé que cet homme a fait quelque chose qui est différent des autres. Puis, nous avons trouvé que des personnalités se sont fait remarquer positivement dans leurs différents services.

C’est pourquoi, nous avons voulu, dans le cadre de la promotion du système de santé en République de Guinée, décerner un prix au nom d’un homme qui s’est investi en faveur de la santé des populations guinéennes, à des personnalités qui ont aussi preuve d’excellence dans leur travail », a fait savoir monsieur Kaba.

Par ailleurs, le président de l’ONG, lui-même bénéficiaire d’un satisfecit donné par le CNOSCG pour ses innovations, a fait ressortir les perspectives. « D’abord, nous allons mettre en place un conseil consultatif qui va amender les critères de choix pour les prochaines enquêtes, puisque nous, nous sommes là comme un organe de propagande, nous allons faire la propagande.

Ensuite, toujours dans le cadre de la promotion de la santé, nous avons mis en place une commission qui travaille actuellement sur un projet portant sur le respect de l’éthique, de la déontologie et de la responsabilité médicale dans le structures sanitaires du pays », a expliqué Abdoulaye Kaba.

Dans la foulée, Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), a indiqué qu’on ne peut pas mettre en place un système de santé robuste sans investir dans l’éducation de la population. « C’est pourquoi nous société civile, nous estimons que la Guinée n’est pas malade parce qu’il n’y pas de médecins. La Guinée est malade parce que l’environnement n’est pas propre. Alors, promouvoir la santé, promouvoir les médecins, distinguer les médecins, c’est une façon de redonner à la société son rôle…

Parce que, plus vous éduquez la population, plus la promotion de la santé trouve du terrain. Donc, une fois encore nous, nous estimons que, c’est une analyse déjà faite par l’OMS, les médecins et les hôpitaux n’interviennent dans l’offre, dans la santé que dans l’ordre de 15 à 17 % des cas. Vous vous imaginez, 45 % c’est l’environnement, c’est l’eau potable et c’est l’habitude de vie », a fait savoir Dr Dansa Kourouma.

Cependant, le président du CNOSC a déploré le fait que les personnalités ayant excellé dans leurs domaines ne soient reconnues qu’après leur mort. « La Guinée a des problèmes. Les Guinéens ne célèbrent que les morts. Quand on est vivant, vos mérites sont bafoués. La culture de l’excellence passe inévitablement par la reconnaissance du mérite de quelqu’un à son vivant.

Il ne faut pas attendre qu’on soit allongé au palais du peuple pour faire des symposiums ronflants. Il faut reconnaître ses mérites à son vivant, ça aura de l’influence sur son espérance de vie. Et ça va l’aider à amplifier les bonnes actions. Mais, si vous le faites après sa mort, cela s’appelle tout simplement de l’hypocrisie », a déploré Dansa Kourouma.

A noter que les récipiendaires ont remercié les l’ONG La Tabala, structure organisatrice de l’événement, et ont promis de s’investir davantage dans l’amélioration et le renforcement du système de santé de la République de Guinée.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Taux élevé des AVC en Guinée : les conseils du neurologue Dr Laho Diallo

14 mars 2019 à 13 01 13 03133

Les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) sont devenus récurrents en Guinée. Le nombre de cas a explosé ces derniers temps. Pour en savoir davantage sur les causes, les moyens de lutte contre les AVC, un reporter de Guineematin.com a rencontré Dr Lansana Laho Diallo, maître-assistant de Neurologie à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry et chef du service de Neurologie à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé.

Guineematin.com : qu’est-ce qu’on entend par Accident Vasculaire Cérébral communément appelé AVC ?

Dr Lansana Laho Diallo : pour le commun des mortels, on peut le définir comme étant un trouble de la circulation sanguine du cerveau. Etre trouble peut être dû soit à une thrombose, qui pourrait réaliser un accident vasculaire cérébral isthmique, tout comme il peut y avoir une rupture du vaisseau ; et là, on parle d’accident vasculaire cérébral hémorragique.

Guineematin.com : quelles sont les causes des AVC ?

Dr Lansana Laho Diallo : les causes sont multiples et variées. Nous avons les causes dues au cœur avec les maladies cardiaques, il y a des causes dues aux tuyaux du sang qui se trouvent être des artères. Certaines sont des causes vasculaires, et puis il y a les causes dues à la composition du sang. Donc, il y a les causes sanguines, vasculaires et cardiaques.

Guineematin.com : est-ce qu’il est possible de traiter les AVC ?

Dr Lansana Laho Diallo : le traitement moderne le plus souhaité de la maladie, nous ne l’avons pas encore. C’est de faire la thrombolyse. La thrombolyse, c’est une sorte dactylis qu’on peut mettre en route les trois odes de l’AVC. Là, on a la chance de récupérer quand il s’agit d’un accident vasculaire cérébral hystérique.

En hémorragie, on ne fait pas la thrombolyse, pas du tout. Et aujourd’hui, la thrombolyse, c’est une technique pour déliter le caillot. Parce que le caillot va toucher l’intérieur de l’artère. Et, c’est dans l’artère-là que circule le sang.

Et quand le sang est bloqué quelque part, il va de soi qu’il ne puisse pas continuer. Donc, les organes qui sont après l’obstacle sont privés de sang. C’est une sorte d’irrigation. Donc, les cellules qui sont à l’orée deviennent les cellules qui perdent toutes leurs potentialités et qui vont même mourir.

Et, les cellules cérébrales ne se renouvelants pas, on va donc assister à des cascades de transformation jusqu’à arriver à une situation qu’on ne pourra pas résoudre, sauf que nous pourrons gérer les séquelles qui seraient l’hémiplégie, qui seraient les troubles du comportement.

Guineematin.com : quelle est la fréquence des AVC en Guinée et plus particulièrement dans votre service ici ?

Dr Lansana Laho Diallo : il n’y a que des données hospitalières. On n’a pas fait une étude à grande échelle. En ce qui nous concerne le service neurologie de l’hôpital Sino-guinéen de Kipé, l’AVC constitue la première cause d’hospitalisation et la première cause de mortalité. Pour le chiffrer, nous dirons d’abord les admissions aux urgences médicales chirurgicales de l’hôpital Sino-guinéen, nous pouvons estimer à près de 65 à 66% des cas d’accident vasculaire cérébral tout confondu.

Et si nous allons pour faire le scanner directement, on a plus d’accident vasculaire cérébral isthmique… Même dans les causes de mortalité, l’AVC s’avère être la première cause de mortalité dans le service de neurologie de l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé.

Guineematin.com : en clair, vous recevez combien de patients frappés par un AVC par mois ?

Dr Lansana Laho Diallo : avant, on avait commencé dans l’ordre de 25 jusqu’à 30 par mois. Maintenant, nous en recevons beaucoup plus qu’avant. Parce que, l’hôpital de Donka n’est pas encore ouvert. Et, la première structure d’accueil en urgence neurologique, c’est l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé. Donc, nous en avons au minimum dans le mois, 50 à 55.

Guineematin.com : que faut-il faire pour prévenir les AVC ?

Dr Lansana Laho Diallo : mieux vaut les prévenir que de les vivre. Il faut essayer de lutter contre les facteurs de risque des AVC. Et, l’un des facteurs de risque des AVC les plus connus, les plus fréquents, s’avère être l’hypertension artérielle. On l’appelle souvent la tueuse silencieuse. Parce que les gens ne se contrôlent pas, ce n’est que devant le fait accompli qu’on trouve l’hypertension de façon fortuite, lors de l’Accident Vasculaire Cérébral.

Il y en a d’autres où l’hyper tension est connue depuis de longues dates et qui ne suivent pas l’évolution de leur traitement, ils ne viennent pas faire de visites médicales. Et généralement, ces gens-là sont surpris à la suite d’un événement cardiaque, à la suite d’un événement social, ou en pleine nuit, ils assistent à leur paralysie et se relèvent avec une néoplasie.

Il y en a d’autres, la conjointe ou les enfants entendent le ronflement du patient, ils courent pour venir voir et le trouvent dans un état très avancé de coma, mais avec une importante hémorragie cérébrale. Disons qu’à part l’hypertension artérielle, il y a des maladies hématologiques. Et d’ailleurs, j’en profite pour dire que l’une des maladies hématologiques pourrait même créer cela.

Il y a la polyglobulie. Mais, il y a aussi une des maladies les plus connues de nos familles, la drépanocytose, compte-tenu du mariage consanguin. Je profite de l’occasion pour conseiller les uns et les autres de revoir cette question sur le plan génétique. Il y a aussi d’autres causes comme les causes alimentaires. Nous pensons être beaucoup civilisés aujourd’hui.

Et, nous utilisons les ingrédients qui sont toxiques pour notre organisme. Je saisis l’occasion pour parler du Cube Maggie que les gens aiment mettre dans leurs différents mets. Ils ne savent pas la gravité. Je saisis l’occasion pour parler de l’huile de palme que nous consommons tous et surtout que le guinéen aime avec la sauce la plus connue, la sauce Konkoé. Cette huile entraîne souvent des surcharges de cholestérol et qui pourrait affecter les parois vasculaires et même empêcher ou ralentir la circulation sanguine.

Il y a beaucoup d’affections cardiaques dont l’une des maladies pourrait être à l’origine, c’est le rhumatisme articulaire. Il y a la complication du motus actuaire aiguë qui pourrait se fixer au niveau des valves mitrales ou des valves tricuspides. Il y a même aussi au niveau de l’endocardite des infections qui peuvent attaquer le cœur et qui pourraient conséquemment entraîner une situation désastreuse allant jusqu’à occasionner l’accident vasculaire cérébral.

Guineematin.com : avez-vous un dernier message avant la fin de cet entretien ?

Dr Lansana Laho Diallo : le seul dernier mot que j’ai, c’est d’interpeller les citoyens, de pouvoir se rendre dans les hôpitaux plus tôt que tard. Et, en cas d’AVC, qu’ils comprennent qu’il y a au moins des choses à mettre en place avant que le patient ne soit là. Il s’agit par exemple de voir si le malade a perdu l’usage d’un membre, et de savoir si le malade est conscient ou pas.

Parce que de fois, ils font avaler des décoctions au malade avant qu’il ne soit là. Et, on reçoit le malade avec des complications pulmonaires. Donc, c’est des choses qu’ils doivent connaitre. Et puis, il y a des positions latéralisées de sécurité, qu’ils doivent surtout accepter dans le transport du malade.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Affaire de faux médicaments : ce qu’en dit le député Ben Youssouf Keïta

12 mars 2019 à 14 02 32 03323

La disparition d’un camion transportant 125 tonnes de faux médicaments, suivie de l’arrestation du Lieutenant Mamadouba Fougué Camara, commandant de la brigade Médicrime suscite des réactions à Conakry. Pour l’honorable Ben Youssouf Keïta, médecin et président de la Commission Santé à l’Assemblée nationale, l’arrestation du patron de cette brigade par le Haut commandement de la gendarmerie nationale, vient « désamorcer une bombe sociale » qui était en préparation. Il l’a dit au cours d’un entretien accordé un journaliste de Guineematin.com, ce mardi 12 mars 2019.

Le député se félicite de l’arrestation du commandant de la brigade Médicrime, accusé d’être responsable de la disparition du camion transportant ces faux médicaments. « Je salut d’abord l’effort du Haut commandement qui, par ce geste, vient très certainement de désamorcer une bombe sociale qui était en préparation. Car, il est de notoriété que les pharmaciens avaient demandé à passer à une grève pratiquement illimitée.

Cela, pour lutter contre les pourvoyeurs de faux médicaments, pour lutter contre les médicaments illicites, pour lutter contre les personnes sans morale qui font rentrer des médicaments périmés et les mettent sur le marché pour la consommation de la population guinéenne. Donc, c’est un soulagement pour la population, un soulagement pour la commission santé et un soulagement certainement pour les pharmaciens qui sont à la pointe de ce combat », a réagi l’élu de l’UFDG.

Le président de la Commission Santé de l’Assemblée nationale souhaite maintenant que la justice poursuive cette affaire jusqu’au bout. « Mon appel est l’appel de tous les Guinéens épris de paix et de justice et surtout soucieux de la bonne santé physique, morale de la population guinéenne, qu’on aille jusqu’au bout. Et surtout, qu’on mette fin à cette importation illicite de médicaments qui est une bombe à retardement pour la santé de la population.

Car, même les médicaments de bonne qualité comportent des dangers parce qu’il n’y a pas de médicament sans effet collatéral. Imaginez-vous maintenant que le médicament soit périmé ou de mauvaise qualité. Ça veut dire que des maladies telles que le cancer du foie, le cancer de la prostate, les insuffisances rénales, pourquoi pas même le cancer de l’estomac ou de l’utérus ou de sein, vont se multiplier dans les années à venir.

Donc pour tout cela, il est important que la justice fasse son travail, pour mettre hors d’état de nuire ces personnes qui s’adonnent à cette activité », a dit le parlementaire.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : la commission santé du parlement présente son rapport sur les structures sanitaires

28 février 2019 à 13 01 13 02132

La commission santé de l’Assemblée nationale a rendu public hier, mercredi 27 Février 2019, les résultats issus de ses visites effectuées dans 57 structures sanitaires de Guinée, au cours de l’année 2018. Ces résultats consignés dans un rapport d’une dizaine de pages fait mention du constat effectué par les membres de cette commission et les recommandations qui en résultent. Ce rapport a été rendu officiel en présence du ministre de la santé, Edouard Niankoye Lamah, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette restitution dans la salle du 28 Septembre du palais du peuple.

Hon Ben Youssouf Kéïta

Dans le cadre du projet de « participation des citoyens à la gouvernance de la santé », mené par FHI360, en collaboration avec les partenaires d’exécution dont Search For Commun Ground et Social Impact, avec le financement de l’USAID, la commission santé de l’Assemblée nationale a effectué, du 21 juillet au 1er Août 2018, des visites de terrain dans 57 structures sanitaires de Guinée. Ceci, dans le but de toucher du doigt les réalités (équipement, fonctionnement, qualité de soins,…) des structures sanitaires du pays, en vue de renforcer le contrôle de l’action gouvernementale par les députés de la commission santé pour une amélioration du système de santé en Guinée. Et, ce Mercredi, cette commission présidée par l’honorable Ben Youssouf Keïta a présenté son rapport aux nombreux acteurs (société civile, syndicats, médias,…) qui étaient présents dans la salle du 28 Septembre du palais du peuple. Un rapport dans lequel la commission note des améliorations au niveau de l’hygiène, l’assainissement, les équipements et matériels, la gestion des ressources humaines et la gratuité de la césarienne dans certaines structures visitées.

« Les visites de terrain de la commission santé étaient une première dans certaines localités et une deuxième dans d’autres, notamment dans les communes de convergence. La plus part des structures visitées en 2017 ont fait des efforts considérables dans l’amélioration de l’environnement du travail. Ce constat se fait sentir à travers la propreté des locaux et des toilettes et l’assainissement de la cour dans ces structures sanitaires. L’Etat guinéen et ses partenaires techniques et financiers ont doté au cours de l’année 2018, beaucoup de structures sanitaires en équipement et matériels. Il faut signaler qu’en 2017, c’était catastrophique. C’est le cas de la rénovation et l’équipement complet de la maternité de Kankan et de Kouroussa par MSF,… Nous avons constaté une amélioration de la gestion des ressources humaines. Contrairement à 2017 où près de 80% des nouvelles recrus étaient absentes de leurs postes, sous la complicité de certains responsables et des dispositifs de caïman de salaires mis en place ; en 2018, plus 80% sont en fonction et exécutent le service conformément à leur mission. Le dispositif de recrutement doit être amélioré…pour favoriser les bénévoles et les contractuels ayant fait plusieurs années au service des communautés. Vous trouverez des lieux (structures sanitaires) où il y a des bénévoles qui ont fait 15 ans, 20 ans. Il y en a même qui ont fait 25 ans. Les patients rencontrés à l’intérieur du pays ont affirmé la gratuité de la césarienne et de l’accouchement. Cependant, le problème persiste à Conakry où les citoyens sont souvent victimes de rançon de la part de certains agents de santé… », a dit l’honorable Ben Youssouf Keïta dans sa présentation.

Parlant des faiblesses constatées dans les structures sanitaires par les membres de la commission santé de l’assemblée nationale, l’honorable Ben Youssouf Keïta a évoqué entre autres le retard des travaux de rénovation et d’extension de l’hôpital national Donko, la faible communication sur les actions du ministère de la santé, la faible déconcentration des services spécialisés, la rupture et le retard dans l’approvisionnement des structures sanitaires en produits pharmaceutiques, l’insuffisance de sécurité et la faiblesse et le retard des subventions. Sur ce dernier point, Dr Ben Youssouf Keïta précise que « les subventions arrivent tardivement dans les structures régionales et préfectorales et restent faibles par rapport aux besoins ». Par exemple, dit-il, « jusqu’au 31 Juillet 2018, aucune structure n’avait obtenu sa première tranche de subvention ». Par ailleurs, ajoute-t-il, « les centres de santé ne reçoivent aucune subvention financière, ni de l’Etat, ni des collectivités pour leur fonctionnement ».

Dans ses recommandations, la commission santé de l’Assemblée nationale a égrainé une dizaine de points dont entre autres : renforcer les inspections, poursuivre l’équipement dans les structures sanitaires, prendre des dispositions pour une finition rapide des infrastructures en chantier et améliorer la prestation de la PCG (pharmacie centrale de Guinée).

Prenant la parole au nom du gouvernement, le ministre de la santé, Edouard Niankoye Lamah, a félicité la commission santé de l’assemblée nationale pour le travail abattu. « Il faudrait que les gens sachent que ce processus exprime encore la démocratie, que l’action gouvernementale soit contrôlée. Nous restons tous redevable au peuple de Guinée… Je voudrais vous dire qu’il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites, mais il reste beaucoup de choses à faire. J’en suis conscient. Au point de vue ressources humaines, avec les partenaires techniques et financiers, nous avons promis de recruter, cette année, environ 4000 (quatre mille) agents de toutes spécialités confondues. Je suis convaincu que sur le terrain la commission santé de l’assemblée a fait du travail. Nous avons des chantiers qui ont été ouvert il y a longtemps et qui reste inachevés. Je m’en presse de le dire parce que parallèlement à cette commission, mon ministère, par ses inspections, est allé sur le terrain pour constater. Il faut que je vous le dise. Il y a eu des décaissements, beaucoup de décaissements, qui ne correspondent pas au niveau des travaux. Mais conscient de cela et puisqu’on reste redevable au peuple de Guinée, nous avons envoyé deux ou trois lettres de mise en demeure des entrepreneurs pour que les travaux soient achevés. Sinon, nous allons saisir, si ce n’est pas déjà fait, l’agent judiciaire de l’Etat », a expliqué le ministre Edouard Niankoye Lamah.

A noter que cette cérémonie de restitution a été clôturée par un débat sur fond de conférence presse auquel le ministre de la santé et les membres de la commission santé et leurs partenaires techniques et financiers ont pris part.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Maladies d’yeux : Dr Mamadou Sow à Guineematin

19 février 2019 à 9 09 55 02552
Dr Mamadou Sow, médecin-ophtalmologiste et chef service d’ophtalmologie du CMC Les Flamboyants

Parmi les pathologies enregistrées dans nos hôpitaux, celles liées aux yeux occupent une place importante. Pour en savoir davantage, un journaliste de Guineematin.com est allé à la rencontre de Dr Mamadou Sow, médecin-ophtalmologiste et chef service d’ophtalmologie du Centre Médical Communal « Les Flamboyants ». Avec lui, nous avons parlé des principales maladies qui peuvent affecter les yeux et leurs moyens de prévention.

Décryptage !

Guineematin.com : selon notre constat, les maladies d’yeux sont devenues fréquentes en Guinée. Car, les structures ophtalmologiques de Conakry sont régulièrement envahies de patients. Pour commencer, parlez-nous d’abord de l’ophtalmologie, ce service où sont traitées les maladies d’yeux.

Dr Mamadou Sow : l’ophtalmologie est une discipline médicale qui est au cœur et au centre de toutes les autres disciplines. L’ophtalmologie est une spécialité qui s’occupe de la sphère d’ophtalmologie. Je veux parler de l’œil et de ses annexes. Donc, l’ophtalmologie s’occupera de l’œil sur le plan analogique, sur le plan physiologique, mais aussi sur le plan pathologique.

Guineematin.com : quelles sont les particularités anatomiques et physiologiques d’un œil ?

Dr. Mamadou Sow

Dr Mamadou Sow : voilà une très belle question. L’œil a ses particularités. Avant tout, c’est un organe, il est petit, il est fragile en ce sens que c’est des liquides, et ces liquides sont enveloppées par des membranes. Donc, le globe oculaire est essentiellement constitué de membranes liquidiennes. Donc il est fragile, ce n’est pas un organe qui peut résister aux chocs. Sa fragilité peut également se justifier par plusieurs autres manières en ce sens que l’œil, c’est le miroir du corps humain, le miroir où peut refléter toutes les grandes souffrances de l’organisme. C’est-à-dire que les maladies générales peuvent avoir des retentissements sur l’œil telles que l’hypertension artérielle, le diabète sucré, la drépanocytose, le SIDA, le rhumatisme articulaire et tant d’autres. Donc, on dit que l’œil est le miroir du corps humain. Il est sensible, il est fragile, il est exposé et il est précieux.

Guineematin.com : il est fragile et il est exposé, vous l’avez dit, c’est peut-être l’une des raisons qui font que beaucoup de personnes souffrent aujourd’hui de maladies d’yeux. Quelles sont les différentes maladies qui peuvent l’œil ?

Dr Mamadou Sow : parlant de ces maladies, il faut savoir d’abord que le globe oculaire, d’avant en arrière, ne mesure que 23 millimètres. Mais, mon Professeur m’avait enseigné que pour maîtriser ces 23 millimètres, il faut 23 ans. Et moi, Dieu merci, ça me fait 27 ans d’ophtalmologie mais je ne vous dirai jamais que j’ai fini de maîtriser l’ophtalmologie, parce que je vous avais dit précédemment que c’est un organe petit, sensible, fragile et précieux. Donc, la liste est si longue que je ne vous citerai jamais toutes les maladies de l’œil. Mais, on peut les grouper. Il y a les maladies infectieuses de l’œil ; il y a le traumatisme de l’œil ; il y a des maladies non traumatiques et non infectieuses, c’est-à-dire des maladies propres à l’œil ; il y a des maladies non traumatiques et non infectieuses, par exemple la cataracte, les vices de réfraction.

Parlant des infections, ce chapitre est le plus volumineux. Vous aurez des infections qui touchent une membrane fine qui couvre la surface de l’œil à l’exclusion de cornet, donc les conjonctivites. Vous aurez des conjonctivites virales, vous aurez des conjonctivites bactériales, des conjonctivites traumatiques, des conjonctivites qui peuvent aussi être liées à une forme de microbe intermédiaire entre les virus et les bactéries. Donc, les infections, de façon générale, constituent un volumineux chapitre en ophtalmologie. Les maladies infectieuses de l’œil, les conjonctivites, la liste est longue. Parlant des traumatismes, vous aurez les contusions de l’œil, vous aurez les plaies de l’œil, je prends un couteau je perfore l’œil, c’est une plaie ; vous aurez les brulures de l’œil.

Il y a des contusions avec des plaies pénétrantes : un projectile qui vous perfore l’œil et qui reste dedans, c’est une plaie pénétrante avec corps étranger. Le forgeron qui tape fer contre fer, un fragment peut se détacher soit sur le marteau, soit sur le fer qu’on est en train de frapper, ça peut se détacher et pénétrer l’œil, se loger à l’intérieur, c’est une plaie pénétrante avec corps étranger d’origine métallique. C’est de vous dire seulement que le traumatisme constitue un monde en ophtalmologie. Parlons maintenant de ces maladies qui ne sont ni des traumatismes, ni des infections. A titre indicatif, prenez seulement l’au-glaucome, prenez en guise d’exemple la cataracte. La cataracte est la principale cause de cécité en Guinée, en Afrique, mais aussi dans le monde.

Guineematin.com : donc la cataracte est la maladie de l’œil la plus fréquente en Guinée ?

Dr Mamadou Sow : en Guinée, sur le plan chirurgie, c’est la cataracte. Et du point de vue infection, on vous parlera des conjonctivites. Donc ça, ce sont les maladies les plus fréquentes en ophtalmologie.

Guineematin.com : de façon générale, comment peut-on prévenir les maladies d’yeux ?

Dr Mamadou Sow : prenons les traumatismes, il faut protéger la sphère ophtalmologie. Je vous ai parlé des brulures. Une femme qui fabrique du savon, c’est les masques, les gans, parce qu’il faut manipuler la soude caustique. Il y a les soudeurs, qui sont très victimes des traumatismes de l’œil avec corps étranger. Donc, il faut conseiller à ces soudeurs de porter leurs masques, les casques, les lunettes protectrices. Je pense que ce sont des choses qui sont indispensables. Mais les maladies infectieuses, c’est l’hygiène, c’est la propreté. Cette propreté doit être individuelle et collective. Aussi, il faut l’hygiène du milieu. Le milieu ambiant doit être propre et sain.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : avec l’appui de Rusal, la Russie offre un laboratoire mobile au centre de recherche russo guinéen

16 février 2019 à 20 08 00 02002

Dans son souci permanent d’appuyer la Guinée pour son développement, notamment dans le domaine sanitaire, la Fédération de Russie avec l’appui de la société minière Rusal/Guinée a offert un laboratoire mobile « Gazel » pour un centre Russo-Guinéen de Recherche scientifique en épidémiologique et prévention des maladies infectieuses de Kindia. Ce centre Russo-Guinéen a été installé au Centre de Recherche en épidémiologie-microbiologie et soins médicaux (CREMS) construit par RUSAL en 2015 pour lutter contre l’épidémie d’Ebola sur le territoire guinéen.

La cérémonie de remise du laboratoire mobile s’est déroulée en présence des ministres Abdoulaye Yéro Baldé Abdoulaye Yéro Baldé, en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ; Dr Edouard Niankoye Lamah, Ministre d’Etat, Ministre de la Santé. Egalement présent à cette remise, l’ambassadeur de Russie en Guinée, Alexander Bregadze ; le Directeur général de la société Rusal, Pavel Vassiliev, les autorités de Kindia, ainsi de plusieurs autres responsables de Rusal/Guinée, ont constaté deux reporters de Guineematin.com qui ont assisté à la cérémonie.

Dans son le discours de bienvenue, le Pr Mamadou Yéro Boiro, Directeur de l’IRBAG, a salué la société Rusal/Guinée qui, dit-il, n’est pas à sa première fois d’apporter son soutien à cette structure sanitaire. Il a rappelé l’important progrès enregistré par ce centre dans la lutte contre la maladie hémorragique à virus Ebola, grâce à l’appui de la compagnie Rusal.

Prenant la parole, le Directeur Général de Rusal/Guinée, Pavel Vassiliev, s’est réjoui du transfert du laboratoire russo-guinéen d’épidémiologie et prévention des maladies infectieuses ouvert par le service fédéral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-être humain avec l’aide de sa compagnie, depuis 2017. « Dès le premier jour de l’existence de ce centre, notre société a mis tout en œuvre pour que cette initiative des dirigeants russe aide la science guinéenne à se développer avec succès », explique Pavel Vassiliev.

Par la même occasion, le DG de Rusal/Guinée a insisté sur le fait qu’en octobre 2014, aux pires moments d’Ebola, la société Rusal s’est fortement impliquée dans la lutte contre le virus. « La société a investi 10 millions de dollars dans la construction et l’équipement du centre de recherche moderne CREMS », a-t-il rappelé.

Parlant du nouveau laboratoire mobile « Gazel », Pavel Vassiliev a indiqué que les travaux dudit laboratoire permettront de diagnostiquer rapidement des infections particulièrement dangereuses permettant au système national de sécurité sanitaire de la Guinée d’avoir un niveau qualitativement nouveau.

En plus de ce laboratoire, le DG de Rusal/Guinée a passé en revue plusieurs autres réalisations de sa société pour le bien-être des populations guinéennes en général et celles de Kindia en particulier.

Abondant dans le même sens, l’ambassadeur de Russie en Guinée, Alexandre Bregadze a également témoigné que depuis 2015, la compagnie Rusal a construit et équipé le premier hôpital aux patients infectieux en Guinée, le CREMS. « Ce centre, à mon avis, a toutes les possibilités de prendre une échelle régionale qui pourrait même produire les médicaments basés sur les technologies russes et russo-guinéennes avec la mention ‘’Made in Guinea’’ ! Ce que souhaite le Président de la République, Alpha Condé », a dit le diplomate russe.

Le ministre guinéen de la Santé s’est également félicité de la collaboration entre la Fédération de Russie et la République de Guinée depuis plusieurs années. Dr Edouard Niankoye Lamah a rappelé que cette collaboration s’est surtout marquée dans le cadre de la formation dont lui-même serait un produit lointain. « Je ne pouvais pas ne pas être là à vos côtés pour la réception de ce laboratoire qui vient à point nommé parce que, comme vous le savez, il y a quelques jours, il a été découvert dans notre pays, la fièvre lassa. Donc, c’est un plaisir pour nous de voir nos amis russes, avec l’appui de Rusal, nous offrir un laboratoire capable de diagnostiquer les maladies à caractère épidémiologique », a ajouté Dr Edouard Niankoye Lamah.

Egalement très satisfait, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a pour sa part indiqué que ce geste de solidarité constitue pour le gouvernement guinéen, et particulièrement son département, une fierté sans précédent. « Par ce don du laboratoire mobile ultra moderne « GAZEL », le gouvernement de la Fédération de Russie vient de répondre à un impérieux besoin du MESRS, celui de faire de l’IRBAG une Institution pilote qui servira de référence pour la solution de la problématique des recherches et le diagnostic rapide de toutes les maladies virales, bactériennes et parasitaires en Guinée », a dit le ministre Abdoulaye Yéro Baldé.

En tant que département bénéficiaire, le ministre a rassuré les uns et les autres de leur détermination pour la bonne utilisation des matériels mis à leur disposition pour le bonheur des populations guinéennes.

Enfin, le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a salué et remercié les présidents Alpha Condé et Vladmir Poutine pour leur combat en faveur du développement de leurs pays respectifs.

Alpha Assia Baldé et Amadou Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Soulagement à Mamou : le suspect n’est pas mort de la fièvre lassa (Hôpital)

9 février 2019 à 19 07 48 02482

C’est une bonne nouvelle pour les populations de la ville carrefour. Les résultats des analyses effectuées sur les prélèvements de la malade décédée dans la nuit du jeudi au vendredi 08 Février, à l’hôpital régional de Mamou, révèlent que cette patiente n’est pas morte de la fièvre lassa. L’information a été confirmée à Guineematin.com par le Docteur Kader Camara, Directeur Général de l’Hôpital Régional de Mamou, joint au téléphone dans l’après-midi de ce samedi, 09 février 2019.

« Négatif ! Les résultats sont négatifs. Le suspect qui a été évacué jeudi de Ouré-kaba et qui est décédé à une heure du matin à l’hôpital régional de Mamou n’est pas mort de lassa. C’est négatif ! Les résultats disent que c’est négatif », a dit avec insistance Docteur Kader Camara, sans pour autant dire de quoi cette femme qui vomissait du sang était finalement victime.

Rappelons que le lundi 28 janvier dernier, un cas confirmé de fièvre lassa a été enregistré dans la préfecture de Mamou. Le patient, un homme de 35 ans, était venu de la préfecture de Kissidougou. Il est décédé le lendemain (le mardi 29 janvier) à l’Hôpital Régional de Mamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Fièvre Lassa, incendie mystérieux, braquage… Les citoyens de Mamou dans la psychose

8 février 2019 à 18 06 36 02362

Depuis quelques jours, les populations de Mamou ne dorment plus tranquillement. En plus de la détection d’un cas confirmé de fièvre de lassa dans cette préfecture, deux incendies mystérieux et un braquage à main armée (qui a fait un mort et un blessé) plongent les citoyens de la ville carrefour dans une psychose, a appris un reporter de Guineematin.

En fin de semaine dernière, les autorités sanitaires de la Guinée ont annoncé la détection d’un cas de fièvre lassa, une maladie hémorragique virale contagieuse, dans la préfecture de Mamou. En provenance de Kissidougou et âgé de 35 ans, le patient avait été admis le 28 janvier dernier à l’hôpital régional de Mamou pour des soins. Il est décédé le lendemain dans ce centre hospitalier.

Depuis l’annonce de cette nouvelle, les populations de la ville carrefour vivent avec la peur au ventre. Ils redoutent surtout une propagation de la maladie. Ce qui pourrait entraîner une épidémie de fièvre lassa dans cette préfecture.

Le lavage des mains (disparu depuis la fin de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola en Guinée, en décembre 2015) revient peu à peu dans les habitudes. Certains citoyens s’abstiennent maintenant de serrer la main à d’autres pour éviter une contamination par les fluides corporelles.

« Les autorités sanitaires disent que c’est un cas qui a été détecté d’abord, mais il faut que nous prenions nos précautions. Avec tout ce que j’ai entendu sur la maladie, je refuse actuellement qu’on me serre la main », a confié Amadou Diallo, un diplômé sans emploi.

Dans sa dernière sortie médiatique, le directeur général de l’ANSS (agence nationale de sécurité sanitaire), Docteur Sakoba Keïta, a annoncé que 82 contacts ont été recensés dans les préfectures de Kissidougou (31) et Mamou (51 contacts). « Ces contacts sont actuellement suivis. Aucun d’eux n’a encore manifesté des signes annonciateurs de la fièvre lassa », a rassuré docteur Sakoba Keïta.

Mais, 51 contacts est déjà un nombre « suffisamment élevé » pour les populations. Surtout que les rongeurs peuvent transmettre la fièvre de lassa à l’homme à travers les fluides corporels (urine, sang, selles, etc).

En plus, un autre cas suspect (non confirmé) de la fièvre lassa a également été enregistré hier, jeudi 07 Février, dans la sous-préfecture de Ouré-kaba. La femme malade (dont l’identité n’a pas été révélée) a été évacuée à l’hôpital régional de Mamou pour une prise en charge. « Elle est malheureusement décédée à une heure du matin », a confié Docteur Kader Camara, le directeur général dudit hôpital.

Cependant, une autre mauvaise nouvelle vient d’accentuer la peur des citoyens de la ville carrefour. Il s’agit notamment de deux cas d’incendies d’origines inconnues enregistrés en deux jours à Petel 1, un quartier situé au nord dans la commune urbaine de Mamou. Le premier (survenu le lundi 05 Février 2019) a fait d’importants dégâts matériels, le second (survenu le Mercredi 06 Février dernier) a fait moins de dégâts.

Les thèses de court-circuit et de feu de cuisine étant écartées (parce que les victimes de ces incendies jurent qu’il n’y avait pas de courant dans tout le quartier et aucun feu n’était allumé dans leurs concessions au moment des incendies), les populations privilégient l’hypothèse « d’incendies mystérieux ». Certaines personnes vont jusqu’à attribuer ces incendies à des « Djinns en colère », qui se vengeraient après la coupe, en début de cette semaine (le lundi 05 Février 2019), des branches d’un vieux baobab dans ce quartier. D’où la psychose à Petel 1, où chacun redoute chaque jour que sa maison ne prenne feu.

« Depuis qu’ils ont coupé les branches du baobab qui se trouve au niveau du pont, ça ne va pas ici (à Petel 1). Il y a eu deux incendies d’abord. Les gens redoutent encore d’autres incendies. Vous savez que les vieux baobabs regorgent souvent des djinns. Et, je crois que ce sont les djinns qui sont en colères. Donc ils se vengent en incendiant des maisons », a expliqué Ramatoulaye Bah, une habitante de Petel 1.

Des citoyens de Mamou qui ont joint Guineematin.com au téléphone ce vendredi, 08 Février 2019, parlent aussi d’un autre incendie à Almamyah Terrain. Là, « c’est un atelier menuiserie situé non loin du gouvernorat qui a pris feu ». Il n’y a eu aucune perte en vie humaine, mais nos sources parlent de « dégâts matériels importants ».

En plus de la fièvre de lassa et les incendies « mystérieux », c’est un braquage à main armée qui accentue la psychose. Un braquage survenu le Mercredi, 06 Février dernier, à Diarabaka. Les assaillants ont ouvert le feu sur un véhicule Renault 21, à bord duquel se trouvaient une dizaine de passagers. Cette attaque qui réveille les vieux démons (les braquages à main armée souvent enregistrés sur les quatre axes routiers menant à la ville carrefour et qui font « la réputation de Mamou » ailleurs), a fait un mort et blessé. Les assaillants ont aussi emporté des numéraires et plusieurs objets de valeur.

« Pour le moment, on n’a pas pu évaluer tout cela, mais nous vous reviendrons pour donner plus de détails », a dit le procureur de Mamou, Elhadj Sidiki Camara, tout en annonçant l’ouverture d’une enquête pour vol à main armée, associations de malfaiteurs et détention illégale d’armes.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Fièvre lassa en Guinée : un autre suspect meurt à l’hôpital de Mamou

8 février 2019 à 17 05 41 02412

Une femme présentant des signes annonciateurs de la fièvre lassa a été admise hier, jeudi 07 février 2019, à l’hôpital régional de Mamou. Cette suspecte dont l’identité n’a pas encore été révélée au grand public est décédée quelques heures après sa prise en charge au centre de traitement des maladies épidémiologiques dudit hôpital.

Si le résultat des analyses de laboratoire concluent à la fièvre lassa, ce cas porterait à deux, en moins de deux semaines le nombre de personnes mortes par suite de cette maladie hémorragique qui peut être transmise à l’homme par les rongeurs.

Selon des informations confiées à Guineematin.com ce vendredi, ce cas suspect a été signalé à Ouré-Kaba, une sous-préfecture située à une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou. La femme (dont l’identité n’a pas été révélée) vomissait du sang. Elle a été évacuée à Mamou où il a été admis au centre de traitement des maladies épidémiologiques sis à l’enceinte de l’hôpital régional.

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le directeur général de l’hôpital régional de Mamou, Docteur Abdoulaye Kader Camara, a confirmé ces informations tout en ajoutant que des prélèvements ont déjà été acheminés à Coankry pour des analyses de laboratoire afin de savoir s’il s’agit, oui ou non, de la fièvre de lassa.

« Effectivement, hier (Jeudi), nous avons été interpellés par nos agents sur le cas d’un malade qui est à Ouré-kaba. Et, qui serait suspect de la fièvre lassa. Parce qu’il vomissait du sang. Immédiatement, une équipe a été mobilisée. Nous sommes allés chercher le malade. De là-bas (Ouré-kaba) même, des prélèvements ont été effectués et acheminés à Conakry en vue d’avoir des résultats », a expliqué Dr Kader Camara, ajoutant que toutes les dispositions étaient déjà prises à l’hôpital régional de Mamou pour accueillir le patient.

« Dès qu’il (le malade) est arrivé à l’hôpital régional, vers 16 heures, poursuit Dr Kader Camara, la prise en charge a commencé par le traitement prescrit à cet effet. Très malheureusement, à une heures du matin, il a rendu l’âme. Actuellement, nous sommes à la phase du traitement du corps pour un enterrement sécurisé », a indiqué le médecin, joint au téléphone par Guineematin.com un peu plutôt, dans la journée de ce vendredi.

Concernant les résultats des prélèvements qui ont été envoyés à Conakry, le Directeur Général de l’Hôpital Régional de Mamou indique qu’il faut attendre au moins 6 heures pour avoir les résultats du laboratoire. Cependant, avant l’arrivés des résultats, précise Dr Kader Camara, « On ne peut dire qu’il s’agit de la fièvre lassa. Mais, c’est quand même un suspect qui présente les signes de ladite maladie ».

Le 28 janvier dernier, un cas confirmé de fièvre lassa a déjà été enregistré dans la préfecture de Mamou. Le patient, un homme de 35 ans était venu de Kissidougou. Il est décédé le lendemain (le 29 janvier) à l’hôpital régional de Mamou. Et, selon les autorités sanitaires de la Guinée, 82 contacts ont été recensés dans les préfectures de Kissidougou et Mamou. « Ces contacts sont actuellement suivis. Aucun d’eux n’a encore manifesté des signes annonciateurs de la fièvre lassa », a rassuré le directeur général de l’ANSS (agence nationale de la sécurité sanitaire), Docteur Sakoba Keïta, qui a reçu des journalistes cette semaine.

Mais, pour le Directeur Général de l’Hôpital Régional de Mamou, Docteur Abdoulaye Kader Camara, « aucun des contacts recensés à Mamou n’a de lien avec le patient venu de Kissidougou et qui est décédé par suite de fièvre lassa ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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82 contacts de Lassa recensés : les précisons de Dr Sakoba Kéita

6 février 2019 à 17 05 19 02192
Dr. Sakoba Kéita, Directeur Général de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire

Les autorités guinéennes ont annoncé le weekend dernier la découverte d’un cas de fièvre lassa à Mamou. Le porteur du virus, un homme de 35 ans en provenance de Kissidougou, en est décédé, le 29 janvier dernier à Mamou. Depuis, l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS) a pris les devants, pour parer à toute éventualité de la propagation de la maladie, qui se manifeste par une hémorragique virale aiguë. Dans un entretien accordé à un groupe de médias, dont Guineematin.com, le Dr. Sakoba Kéita, Directeur Général de l’ANSS, est revenu sur les mesures prises pour faire face à la maladie.

Selon Dr Sakoba Kéita, « dès l’annonce de la confirmation, nous avons pris assez de mesures. Il y a un communiqué du gouvernement qu’on a diffusé partout, nous avons convoqué une réunion extraordinaire de crise pour décider des actions à prendre avec les partenaires (élevage et de l’environnement) et les départements. On a activé nos équipes préfectorales d’alerte et de riposte de l’épidémie de Mamou et de Kissidougou qui se sont mises en œuvre pour rechercher s’il y a d’éventuels cas cachés et d’identifier tous les contacts. Les équipes avaient déjà des équipements nécessaires pour pouvoir investiguer et isoler tous les cas et on essaye de réactiver nos centres de traitements épidémiologiques »

Pour ce qui est des préfectures ciblées par les investigations et recherches des traces de cette maladie, Dr Kéita a parlé de celles du sud de la Guinée, allant de Faranah jusqu’à Lola. S’agissant du nombre de cas détectés dans le pays, le directeur de l’ANSS, a rassuré les guinéens. « Pour le moment, il y a un seul cas, c’est la victime qui est décédée à Mamou. Mais, ils ont pu recenser en tout 82 contacts qui sont suivi, notamment 32 à Kissidougou et 51 à Mamou. Aucun de ces contacts n’a encore manifesté des signes annonciateurs de la fièvre lassa. La fin du suivi de ces contacts est le 22 février prochain. Pour le moment, on ne peut pas affirmer si c’est un cas isolé ou si c’est une épidémie. C’est le résultat de l’investigation en cours, qui va finir le samedi prochain, qui va nous dire est-ce qu’il s’agit d’une épidémie ou d’un cas isolé. Il y aura le porte-à-porte dans les localités de Kissidougou et de Mamou afin d’éclairer la lanterne des populations et essayer de voir s’il n’y a pas d’autres cas secondaires ».

Dr. Sakoba Kéita

Pour lutter contre la fièvre lassa, Dr Sakoba Keita a fait savoir que l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire dispose déjà d’un stock de produits qui est utilisé dans les zones de Kissidougou et Mamou. « La RIBAVIRINE est le médicament de prédilection, surtout au début de cette maladie. Heureusement, on avait un stock qui était pré-positionné dans la région de Faranah. Une équipe est déjà à Kissidougou avec le produit pour traiter tout cas éventuel. On pourra les acheminer à Mamou. On a commandé un autre stock d’urgence pour tout le pays et, si tout va bien, nous l’aurons d’ici le début de la semaine prochaine. Nous avons également envoyé des produits contre les rats pour pouvoir dératiser toutes les habitations de nos contacts des cas suspects dans les localités de Kissidougou et Mamou. En plus, on a tiré des documentations pour nos agents de santé afin de leur permettre d’avoir une large information sur cette maladie. Cette fois-ci, on a les moyens pour pouvoir circonscrire cette maladie », rassure-t-il.

Selon nos informations la fièvre Lassa est une maladie qui se manifeste généralement par la fièvre avec des maux de gorge. Elle peut entraîner des douleurs au niveau abdominal, de la tête, parfois de vomissements et la diarrhée provocant des douleurs au niveau des muscles et, vers la phase tardive, des saignements s’installent le plus souvent au niveau du nez et par les orifices naturels. Elle est transmise par les rongeurs (petites souris avec de multiples mamelles).

Pour prévenir la fièvre Lassa, il faut, entre-autres, lutter contre les rats, se laver les mains, manger des aliments chauds, laver proprement les ustensiles de cuisine.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. :+224623532504

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Financement du secteur de la santé : plusieurs acteurs en concertation à Conakry

5 février 2019 à 16 04 23 02232

Dans le cadre du suivi de ses activités, le ministère de la santé a ouvert ce mardi, 05 février 2019, une réunion de consultation sur le financement du secteur en Guinée. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du département, Dr Sékou Condé, en présence des partenaires techniques et financiers, du conseiller spécial du ministre de la santé, des directeurs régionaux et préfectoraux de la santé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours de bienvenue, le Directeur Général du Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) du ministère de la Santé, Dr Abdoulaye Kaba, a remercié les participants pour leur disponibilité. Il a rappelé que la rencontre, prévue pour trois jours, consistera à discuter du succès des progrès et des projets ; mais aussi des problèmes pour que des solutions soient trouvées à ces problèmes.

Dr Karifa Mara

Prenant la parole, Dr Karifa Mara, représentant du chef de file des partenaires techniques et financiers, a formulé le vœu d’avoir, au terme de la rencontre, des résultats tels que la validation du bilan 2018 ; l’élaboration d’une feuille de route pour la réalisation des actions recommandées ; des audits à tous les niveaux ; une meilleure appropriation des procédures des parties prenantes etc. « Ces résultats permettront d’apprécier notre progrès sur la route vers un développement sanitaire harmonieux de la Guinée à l’horizon 2024 », espère-t-il.

Président la rencontre, Docteur Sékou Condé, secrétaire général du ministère de la Santé, a expliqué que cette réunion a été initiée dans le cadre du suivi des activités du ministère de la santé. Il rappelle que dans la lettre de mission assignée au département de la santé, il a été demandé de suivre un certain nombre d’indicateurs. Mais, l’analyse qui a été faite a toujours démontré que très souvent, les chiffres présentés en termes de résultats ne sont pas en adéquation avec les résultats des enquêtes.

Dr. Sékou Condé

« Au moment où l’Etat et les partenaires augmentent les ressources, on se rend compte qu’il y a une discordance entre les efforts financiers et les activités réalisées sur le terrain. C’est pour comprendre les raisons de cette discordance que nous avons institué, à partir de cette année, la revue annuelle des activités », explique Dr Sékou Condé.

Selon lui, au cours de la rencontre, les points qui vont être discutés seront essentiellement axés sur la présentation des résultats, des indicateurs sur la couverture vaccinale, la consultation prénatale, la consultation curative et l’utilisation des ressources financières qui ont été mises à disposition. En plus de cela, il y aura, sur la base des analyses qui ont été faites, précise-t-il, la signature des contrats de performance avec chaque direction régionale de la santé.

Ces travaux prendront fin après-demain, jeudi 07 février 2019, par une présentation des modalités de suivi de la mise en œuvre des recommandations de la retraite et des directives pour 2019.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Elevage : la fièvre aphteuse signalée à Lola

1 février 2019 à 18 06 18 02182

La fièvre aphteuse continue sa propagation en Guinée. Après avoir touché plusieurs préfectures de la Haute Guinée, la maladie vient d’être signalée dans la région forestière du pays. C’est notamment à Lola, où l’élevage est bien pratiqué. De retour d’une rencontre régionale consacrée à cette maladie, la directrice préfectorale de l’élevage de Lola a accordé un entretien au correspondant de Guineematin.com dans la préfecture. Pierrette YARATO a parlé de cette fièvre qui attrape les animaux et ses conséquences.

Décryptage !

Guineematin.com : vous rentrez d’une rencontre régionale tenue à N’Zérékoré et qui était consacrée à la fièvre aphteuse. Une maladie qui a fait son apparition récemment dans la préfecture de Lola entre autres. Parlez-nous de cette maladie qui reste très peu connue de nos concitoyens.

Pierrette YARATO : depuis le 29 janvier 2019, nous étions à N’Zérékoré avec une mission venue de Conakry pour nous parler de la maladie animale : la fièvre aphteuse. Depuis le mois de mai 2018, la fièvre là est apparue en Guinée. Elle a commencé par Kankan, avant de toucher Siguiri et Kouroussa. Aujourd’hui, elle a été signalée à Beyla, Kérouané, Lola et N’Zérékoré. Cette maladie est très dangereuse et très contagieuse.

Guineematin.com : quand vous dites qu’elle est très contagieuse, est-ce que ça veut dire qu’elle peut toucher aussi les êtres humains ?

Pierrette YARATO : non, c’est une maladie qui touche uniquement les animaux. Ça attaque les bovins, les caprins, les porcins mais elle n’est pas zoonose. Aujourd’hui, nous sommes obligés de sensibiliser tous nos éleveurs parce que beaucoup ne connaissent pas cette maladie. Cette maladie est très contagieuse. Vous imaginez depuis Kankan là-bas, Siguiri a reçu, Kérouané a reçu et elle se trouve aujourd’hui à Lola. Donc il faut être prudent, surtout avec le déplacement des animaux d’une localité à une autre. Cela peut favoriser la propagation de la maladie. Donc nous devons éviter le transfert des animaux et mettre en quarantaine tous les animaux qui se trouvent dans les zones touchées par la maladie.

Guineematin.com : comment peut-on reconnaître un animal qui est atteint de cette maladie, quels sont les symptômes ?

Pierrette YARATO : les symptômes sont là. Il y a des lésions (plaies, inflammations) au niveau du nez, des lèvres, entre les onglons, au niveau de la langue ; il y a aussi la perte d’appétit. Et la mortalité est très forte chez les jeunes animaux parce que les vaux n’arrivent pas à téter. Si vous constatez ça, vraiment le mieux c’est d’informer le service vétérinaire.

Guineematin.com : il y a souvent des éleveurs étrangers qui circulent avec leurs animaux dans les villages de la préfecture de Lola. Qu’est-ce que vous comptez faire dans ce sens pour couper la chaîne de propagation de la maladie ?

Pierrette YARATO : récemment, j’étais dans la sous-préfecture de Foumbadou, pour sensibiliser les éleveurs afin de ne pas camoufler les maladies. Avant, ils (les éleveurs) camouflaient les maladies parce qu’ils pensaient qu’en informant les vétérinaires, on va abattre tous les animaux. Nous les sensibilisons donc pour qu’ils signalent tout cas suspect de fièvre aphteuse. Et, chaque fois qu’un éleveur constate un cas de maladie, il doit informer les chefs de postes qui sont dans les villages, et ceux-là aussi doivent nous informer, on prend des précautions pour ne pas que la maladie se propage.

Je vous dis que bientôt on va faire la vaccination surtout dans les zones tampons, les zones où la maladie n’est pas encore arrivée. Le gouvernement guinéen, appuyé par la Banque Mondiale, la FAO et le PASAG, a obtenu le vaccin pour couvrir les zones tampons. Donc, les éleveurs sont tenus de déclarer les cas cliniques constatés.

Guineematin.com : est-ce qu’on peut consommer la viande d’un animal atteint de cette maladie ?

Pierrette YARATO : la consommation n’affecte pas les êtres humains. La fièvre aphteuse n’est pas une maladie qui contamine l’Homme, mais elle détruit l’économie du pays. Si tu es éleveur et n’arrives pas à traiter ton animal, tu peux l’abattre et consommer la viande. Mais, on ne se lève pas comme ça pour abattre aussitôt que possible, on veut que l’élevage évolue. Donc on est obligé de traiter les animaux malades.

Entretien réalisé à Lola par Léopold Konté pour Guineematin.com

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