Santé : Dr Sakoba Keïta et Dr Fatou Sikhé Camara limogés

4 décembre 2021 à 9 09 02 120212

Dr Sakoba Keïta, ex directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire

Récemment envoyé à la retraite, Dr Sakoba Keïta perd aussi son poste de directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS). Dans un décret publié hier soir, le colonel Mamadi Doumbouya, président de la Transition, a limogé l’épidémiologiste qui a géré les crises d’Ebola et de la Covid-19 jusque-là. Il est remplacé par le Pr Fodé Amara Traoré, médecin infectiologue au centre hospitalo-universitaire de Donka.

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VIH/SIDA à Kankan : 4864 personnes séropositives enregistrées à l’hôpital régional

2 décembre 2021 à 17 05 55 125512

A l’occasion de la célébration hier, mercredi 1er décembre 2021, de la journée internationale de lutte contre le VIH/SIDA, les autorités sanitaires de Kankan ont rendu public les statistiques sur le nombre de malades du SIDA enregistrées à l’hôpital régional. Et, les chiffres sont effroyables. Car, en moins d’une année, plus de 4 000 malades du SIDA (en majorité des femmes) ont été répertoriés au centre local de prise en charge des personnes atteintes du VIH/SIDA. Et, parmi ces malades, on dénombre 86 enfants, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture de Kankan.

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Lutte contre le sida : ce que la Guinée doit faire pour atteindre l’objectif « 95 95 95 »

1 décembre 2021 à 19 07 34 123412

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée ce mercredi, 1er décembre 2021, le ministère de la santé a annoncé ce que la Guinée doit faire pour atteindre l’objectif « 95 95 95 » à l’origine 2030. Il s’agit notamment de renforcer le dépistage précoce du VIH chez les enfants nés de mères séropositives et poursuivre le dépistage à l’initiative du soignant dans toutes nos structures sanitaires.

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REGAP+ appelle au dépistage du sida : « c’est la première méthode de prévention… »

30 novembre 2021 à 23 11 58 115811

Comment rendre efficace la lutte contre le VIH/Sida ? Il faut tout d’abord mettre fin à la stigmatisation des personnes atteintes du VIH/Sida et promouvoir le dépistage volontaire, soutient le Réseau des associations des personnes infectées et affectées par le VIH de Guinée. C’est pourquoi d’ailleurs, REGAP+ a décidé de mener plusieurs actions dans ce sens à l’occasion du mois de décembre, consacré à la lutte contre le sida en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Attention ! Le sida sévit toujours en Guinée ; surtout à Boké, Conakry, Labé…

30 novembre 2021 à 19 07 57 115711

L’humanité célèbre demain, mercredi 1er décembre 2021, la journée mondiale de lutte contre le Sida. Le thème retenu pour cette célébration est : « Mettre fin aux inégalités. Mettre fin au sida. Mettre fin aux pandémies ». Une façon pour l’ONUSIDA de mettre l’accent sur l’éradication urgente des inégalités qui alimentent l’épidémie de sida et d’autres pandémies dans le monde.

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La stérilité : causes et responsabilités, avec Pr Abdourahmane Diallo

28 novembre 2021 à 12 12 37 113711

Pr Abdourahmane Diallo, médecin spécialiste en Gynécologie obstétrique

La stérilité, l’incapacité pour un homme ou une femme de concevoir, est souvent source de problèmes dans les couples chez nous. Elle peut même aller jusqu’à causer le divorce. Pourtant, ce problème, très sérieux dans nos sociétés, n’est souvent pas naturel. Il est parfois causé par des facteurs ou des pathologies qu’on peut éviter en ayant une vie saine.

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Décès de M’mah Sylla, violée par des médecins : le gouvernement donne une instruction à la ministre de la Justice

21 novembre 2021 à 21 09 42 114211

Le Premier ministre, Mohamed Béavogui, en compagnie du Secrétaire général de la présidence, Colonel Amara Camara

Le gouvernement a réagi suite au décès de M’mah Sylla, une jeune fille de 25 ans, violée il y a quelques mois par des médecins, à Conakry. Dans un communiqué publié ce dimanche soir, 21 novembre 2021, à la télévision nationale, le Premier ministre, au nom du président du CNRD, a adressé les condoléances de son gouvernement à la famille éplorée et au peuple de Guinée.

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Dr Amadou Bah : « en Guinée, 3 personnes sur 10 sont des diabétiques méconnus »

16 novembre 2021 à 7 07 48 114811

 

Dr Amadou Bah, endocrinologue, médecin chef du service diabétologie de l’hôpital régional de Conakry

L’humanité a célébré dimanche dernier, 14 novembre 2021, la journée mondiale du diabète. Un événement annuel dont le but est de sensibiliser le grand public sur la lutte contre cette maladie chronique, en nette progression en Afrique subsaharienne particulièrement. A cette occasion, un journaliste de Guineematin.com est allé à la rencontre de Dr Amadou Bah, endocrinologue, médecin chef du service diabétologie de l’hôpital régional de Conakry, situé à Entag-Nord. Ce spécialiste a expliqué notamment les facteurs qui peuvent entraîner le diabète, les complications liées à cette maladie et les comportements à adopter pour l’éviter.

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Dr Daouda Keïta sur le secteur pharmaceutique en Guinée : « nous sommes pris en otage par les médecins »

8 novembre 2021 à 14 02 02 110211

Dr Daouda Keita, pharmacien

Le secteur pharmaceutique guinéen est-il devenu un fourretout ces dernières années ? En plus de la circulation des faux médicaments et l’existence des pharmacies par terre sur le marché, certains professionnels et agents de santé contribueraient à mettre à genoux le secteur de la pharmacie en Guinée. Apparemment, beaucoup de médecins se livreraient, sans forcement le savoir, à « une vente illicite de médicaments » dans notre pays.

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Comment mettre fin à l’épidémie de sida en Afrique occidentale et centrale : par Winnie Byanyima (ONUSIDA)

2 novembre 2021 à 12 12 59 115911

Winnie Byanyima, Directrice Exécutive de l’ONUSIDA

Par Winnie Byanyima, Directrice Exécutive de l’ONUSIDA : L’épidémie de VIH/sida en Afrique occidentale et centrale est une urgence permanente. Les premiers gains obtenus contre le VIH dans cette région ne se sont pas traduits par les mêmes progrès durables qui ont pu être réalisés dans d’autres parties de l’Afrique subsaharienne.

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Pr Fodé Abass Cissé : « en Afrique, 25 à 30% des cas d’AVC surviennent chez les moins de 50 ans »

2 novembre 2021 à 11 11 18 111811

Pr Fodé Abass Cissé, chef service Neuroligie-CHU Ignace Deen

« éviter les AVC repose sur la prévention… Le premier facteur de risque d’AVC, c’est l’hypertension artérielle… Il y a également le diabète, le cholestérol (quand on mange beaucoup gras, beaucoup d’huile, de beurre, de mayonnaise, ça favorise l’AVC).  Après, il y a le tabac. Le tabagisme multiplie par 2 ou 3 le risque d’AVC. L’alcool augmente aussi le risque d’AVC. D’autres facteurs ont été trouvés en Afrique. C’est la qualité de l’alimentation. Les aliments qui sont pauvres en fibres. On ne mange pas de fruits, on ne mange pas de légumes. On mange à chaque fois le riz avec les grandes sauces. Il faut avoir un régime qui est très riche en fibres. L’obésité, le fait d’être gros n’aide pas… », a notamment annoncé le Pr Fodé Abass Cissé, chef service Neuroligie-CHU Ignace Deen.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com, Pr Fodé Abass Cissé, chef service neurologie au CHU Ignace Deen, a abordé certaines questions liées aux AVC (accident vasculaire cérébral). Au cours de notre échange, ce spécialiste en neurologie a fait une révélation surprenante : « il y a plus de neurologue à Paris qu’en Guinée ». Il assure « qu’il n’existe que 10 neurologues dans notre pays ». Et, tous ces neurologues trouvent à Conakry. « A partir du kilomètre 36 jusqu’à Lola, il n’y a pas de neurologue », a-t-il confié.

Décryptage !

Guineematin.com : C’est quoi un AVC ?

Pr Fodé Abass Cissé : l’AVC, c’est l’accident vasculaire cérébral. Pour le public, il s’agit de déficit neurologique. C’est comme un déficit public. Donc, c’est la perte d’une fonction neurologique qui dure plus de 24 heures et qui est liée à un trouble de la circulation du sang au niveau du cerveau. Quand on dit déficit neurologique, c’est les fonctions neurologiques, la motricité, le fait de marcher, le fait de parler et de coordonner ses mouvements, le fait de voir ou le fait d’entendre ; donc, lorsqu’une de ces fonctions est perdue à cause d’un trouble de la circulation du sang au niveau du cerveau et que ça dure plus de 24 heures, alors on parle d’un accident vasculaire cérébral (AVC).

Guineematin.com : quels sont les types d’AVC ?

Pr Fodé Abass Cissé : il y a deux types d’AVC. Soit c’est de la plomberie, soit vous avez un tuyau qui est bouché dans la tête ; donc, on parle d’AVC ischémique, ou bien les tuyaux ont éclaté dans la tête, on parle d’AVC hémorragique.

Guineematin.com : quelles sont les causes fondamentales de l’AVC ?

Pr Fodé Abass Cissé : les causes sont multiples. C’est soit les maladies des gros vaisseaux (il y a une hypertension artérielle qui a entrainé de l’alterostérose), soit les vaisseaux bouchés ou bien des tuyaux qui viennent se casser, vous avez un AVC. Vous avez les maladies des petits vaisseaux. Quand les petits vaisseaux à la tête sont bouchés, on a un AVC ischémique. Vous avez les maladies du cœur, les troubles de la contraction du cœur, les problèmes liés aux valves, toutes les maladies cardiaques qui peuvent entraîner un trouble de la circulation du sang et former des caillots peuvent entraîner l’AVC. Même les infections du cœur peuvent entraîner des AVC. Enfin, les maladies du sang. Si vous avez une drépanocytose, une polyglobulie, une anémie, les maladies du sang ou les maladies inflammatoires peuvent entraîner un AVC. Donc, pour résumer, ce sont des maladies liées soit aux vaisseaux, c’est-à-dire aux artères ou aux veines, ce sont les maladies liées au cœur (les maladies cardiaques) et ce sont les maladies sanguines qui vont entraîner les accidents vasculaires cérébraux avec pour chef de file, le principal facteur de risque, l’hypertension artérielle la plupart du temps.

Guineematin.com : comment peut-on éviter les AVC ?

Pr Fodé Abass Cissé : éviter les AVC repose sur la prévention. Beaucoup d’études épidémiologiques ont été effectuées en Afrique. Des études qui ont permis de voir quels sont les facteurs de risques d’AVC en Afrique. Le premier, c’est l’hypertension artérielle. Ils ont confirmé des chiffres au-delà de 146 millimètres de mercure pour la systolique et de 90 millimètres de mercure pour diasporique, vous avez une hypertension artérielle. Et, lorsqu’elle persiste, elle augmente de 50% le risque de faire un AVC. Il y a le diabète : vous avez un taux de sucre élevé, vous ne prenez pas vos médicaments, ça entraîne une altération des vaisseaux et crée l’AVC. Le cholestérol : quand on mange beaucoup gras, beaucoup d’huile, de beurre, de mayonnaise, ça favorise l’AVC.  Après, il y a le tabac. Le tabagisme multiplie par 2 ou 3 le risque d’AVC. L’alcool augmente aussi le risque d’AVC.

D’autres facteurs ont été trouvés en Afrique. C’est la qualité de l’alimentation. Les aliments qui sont pauvres en fibres. On ne mange pas de fruits, on ne mange pas de légumes. On mange à chaque fois le riz avec les grandes sauces. Il faut avoir un régime qui est très riche en fibres. L’obésité, le fait d’être gros n’aide pas. C’est également un facteur de risque d’AVC et il y a d’autres facteurs modifiables, c’est-à-dire le stress psycho social. Quand on est trop stressé, on peut avoir l’AVC et en plus il y a la sédentarité. Il faut régulièrement faire du sport, sinon on est à risque. Donc, si on lutte contre ces facteurs, on réduit considérablement les risques d’avoir d’AVC.

Guineematin.com : qu’est-ce qui fait qu’en Guinée il y a beaucoup de personnes qui sont frappées par cette maladie ?

Pr Fodé Abass Cissé : nous sommes vraiment frappés par l’AVC ; et, c’est d’ailleurs pourquoi on essaie de sensibiliser la population par rapport aux facteurs de risques. C’est plurifactoriel. Le premier, c’est l’inaccessibilité aux soins. Il faut savoir que la Guinée est classée 171ème sur 189 pays au monde. Donc, c’est un pays pauvre et à ressources limitées. Selon les statistiques, 40% des gens n’ont pas accès aux soins de santé primaires. Donc, quand les gens sont hypertendus, quand ils sont diabétiques, ils ne peuvent pas payer les médicaments tous les mois, ils n’adhèrent pas au traitement des maladies chroniques. Ce qui favorise le risque d’AVC. Le contexte social et la pauvreté aggravent le stress et le stress entraîne la survenue de ces AVC. Le style de vie, le mode de développement que nous avons aujourd’hui a une grande tendance à créer des bidonvilles qui sont très consommateurs et peu productifs. Donc, les gens bougent peu, on est assis parce qu’on a peur de courir dans la route, parce qu’il n’y a pas d’espace aménagé pour ça. Cela amène un AVC et enfin, il y a la qualité de l’alimentation. On a changé de style alimentaire. Avant, nos parents mangeaient du manioc tout frais, des pommes de terre, des patates, des aliments sains. Maintenant, nous mangeons du Ketchup, de la mayonnaise, nous allons tous dans les fast-foods, nous mangeons les kebabs. Et donc, ce style alimentaire nouveau que nous avons est un facteur de risque très important d’AVC. Donc, c’est un peu les raisons sociales, culturelles, alimentaires, c’est l’hygiène de vie, l’inaccessibilité aux soins… Tous ces facteurs mis ensemble avec les concentrations des populations dans la capitale, c’est tout cela qui favorise l’AVC contrairement aux autres pays.

Guineematin.com : est-ce qu’il y a une tranche d’âge qui est ciblée par l’AVC ?

Pr Fodé Abass Cissé : c’est ce qui se dit dans la littérature. Normalement, les AVC, c’est une maladie des sujets âgés. Par contre, dans les études en Afrique, 25 à 30% des cas surviennent chez les jeunes, c’est-à-dire des personnes de moins de 50 ans. C’est terrible, parce qu’on a une proportion élevée de patients d’AVC qui sont très jeunes en Afrique. Ce qui entraîne un handicap important ; mais, un nombre élevé d’années de vie perdues. Si vous avez un jeune de 45 ans qui a un AVC, qui ne se soigne pas, qui fait une hémorragie cérébrale, ça a un impact dévastateur sur sa famille, sur ses enfants ; mais, surtout sur la productivité. Donc, ce qu’il faut dire c’est que l’AVC en Afrique survient de façon plus précoce que dans les pays développés du fait qu’on est moins suivi, on mange moins de fruits et on fait moins de sport.

Guineematin.com : est-ce que la Guinée dispose aujourd’hui de statistiques sur le nombre de personnes atteintes d’AVC ?

Pr Fodé Abass Cissé : Honnêtement, il n’y a pas de statistiques très fiables. La raison est très simple : il n’y a pas de neurologues à l’intérieur du pays. Il existe 10 neurologues dans ce pays et ils sont tous dans la capitale. A partir du kilomètre 36 jusqu’à Lola, il n’y a pas de neurologue. Donc, on ne peut pas identifier les AVC. Il n’y a pas de scanner dans les CHU, on ne peut pas identifier correctement tous les AVC. Pour avoir les statistiques fiables, il faut faire des enquêtes porte à porte, des enquêtes épidémiologiques dans la communauté et avoir des registres établis à cet effet pour avoir une idée réelle de l’incidence. Il y a un programme national des maladies non transmissibles et on ose croire qu’avec les nouvelles autorités, nous allons avoir un accès à l’information, nous allons avoir les moyens pour avoir des registres bien établis, pas que pour l’AVC, mais pour toutes les maladies. Parce qu’on ne sait de quoi on parle que quand on en parle de chiffres. Donc, si nous avons un système d’informations sanitaires efficient et efficace, cela nous permet de donner des chiffres ; mais, il n’y a pas de chiffres exacts. Par contre, ce qu’on peut vous dire, c’est que dans notre service à Ignace Deen, nous avons un peu plus de 1100 patients AVC depuis 2017, période à laquelle on a mis en place un registre. Donc, on a un millier de malades. Ça nous permet d’étudier un peu les tendances. Et, aujourd’hui, il y a une tendance à la hausse des AVC dans notre pays.

Guineematin.com : comment comprenez-vous le fait que tous les neurologues soient à Conakry, au détriment de l’intérieur du pays ?

Pr Fodé Abass Cissé : C’est la maltraitance du personnel médical qui fait cela. Le personnel médical est mal traité. C’est un fait. Récemment, on m’a posé la question pour dire qu’il y a beaucoup de problèmes dans les hôpitaux. J’ai dit que c’est vrai ; mais, les bonnes actions amènent les bons comportements. Ce n’est pas parce que quelqu’un est allé dans un coin qu’on dit que c’est une clinique. Une clinique, c’est quand tu as un agrément. Quand tu n’as pas d’agrément, ce n’est pas une clinique. Donc, quand quelqu’un prend une maison dans un coin et qu’il n’est pas inscrit à l’ordre national des médecins, il fait des interventions, on dit que c’est un médecin. Mais, il faut avoir déjà son diplôme, il faut avoir la légalité, sinon, c’est un individu. Pour nous, c’est quelqu’un qu’il faut mettre hors d’état de nuire, qui salit la promotion ; mais, qui ne fait pas partie de la profession, parce qu’il n’est pas dans l’ordre des médecins.

La seconde chose, c’est parce qu’ils sont mal payés. Vous avez beaucoup plus de neurologues en région parisienne qu’en République de Guinée. Et, tous les médecins que vous avez rencontré avant de rentrer ici (son bureau : ndlr) ont envie de partir. C’est un personnel dépassionné qui n’a plus envie. Nous sommes à la fois victimes et bourreaux du système. Victimes, parce que nous-mêmes on n’a pas de couverture santé. Si on a un AVC, on paie de notre poche. Deuxièmement, on n’est pas récompensé. C’est le temps de le dire : les médecins guinéens travaillent malgré eux parce qu’ils ne sont pas récompensés dans la capitale et c’est un chef de service qui vous parle. Alors, si vous demandez à quelqu’un d’aller servir à Lola, s’il a un accident sur la route, s’il a une infection, s’il meurt là-bas, à qui il va se refaire ? Il faut tirer un chapeau, un salut magistral au personnel médical qui travaille à l’intérieur du pays. Mais, on ne peut pas avoir des spécialistes à l’intérieur du pays avec des discours. Il faut mettre les conditions. Les gens aujourd’hui ont besoin d’une qualité de vie sans laquelle ils n’y vont pas. Donc, aujourd’hui, il faut que les hôpitaux soient créés, qu’il y ait un salaire correct par rapport à celui de la sous-région. Il faut une efficience dans le système hospitalier pour espérer avoir les résultats. Ils ne peuvent aller pour 1 million ou 2 millions à Lola pour sacrifier leur vie. Ils vont se dire pourquoi ne pas rester à Conakry où aller ailleurs. C’est aussi simple que ça. La raison est plutôt alimentaire. Dans notre service de neurologie, on a plus de neurologues en région parisienne qu’en République de Guinée et ce n’est pas prêt de changer.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit des guinéens par rapport à cette maladie ?

Pr Fodé Abass Cissé : l’AVC est grave.  Si vous n’avez rien compris de ce que j’ai dit, retenez que ça déshumanise. Ça met des gens en fauteuil, ça empêche les gens de parler, de comprendre et d’entendre. Il faut faire du sport régulièrement. Il faut réduire le sel, le sucre et le cholestérol. A partir de 40 ans, il faut se faire suivre régulièrement ; même si vous n’êtes pas malades. Si vous n’avez pas les moyens, vous avez droit d’aller à l’hôpital, vous demandez la neurologie, le chef de service, je serais dans l’obligation de vous examiner. Aux autorités, l’heure est à l’action. C’est un appel à l’action aujourd’hui. Prendre en charge l’AVC, c’est structurant pour tout le système sanitaire. Ça permet d’élever le niveau de l’hôpital, parce qu’on aura un meilleur accès aux malades aux urgences, on aura un meilleur du système des examens complémentaires : la biologie, l’imagerie. Ça va enrichir même l’hôpital, ça permettra de créer des hôpitaux de référence. Il faut aujourd’hui sortir des grands discours pour essayer de mettre en place l’équipement nécessaire et surtout s’occuper des médecins. Notre patron, que je salue de passage, quand on a été voir le président de la junte au palais, on a dit : occupez-vous des médecins. Parce que quand il faut maltraiter un médecin c’est facile ; mais, il faut s’occuper du médecin, parce qu’In fine, c’est lui qui est à l’hôpital et c’est lui qui va s’occuper des gens. Maintenant, s’il y en a qui font mal, ils doivent être mis en prison. Cela ne fait l’objet d’un débat. Mais, pour résumer mes propos, nous avons besoin du soutien de l’Etat pour l’équipement ; mais aussi pour l’organisation du plan de carrière des médecins pour qu’on puisse offrir des soins de qualité aux populations.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Mamadou Péthè Diallo installé à la tête du ministère de la santé : « la tâche est difficile, mais noble »

1 novembre 2021 à 19 07 24 112411

Une semaine après sa nomination à la tête du ministère guinéen de la santé et de l’hygiène publique, Mamadou Péthè Diallo a été installé ce lundi, 1er novembre 2021, dans ses nouvelles fonctions. La cérémonie de son installation a été présidée par le secrétaire général du gouvernement, en présence de quelques membres du gouvernement de transition et plusieurs cadres et partenaires du département de la santé. Et, dans son allocution de circonstance, ce désormais ancien représentant et coordinateur résident des nations unies en Guinée Bissau a appelé ses nouveaux collaborateurs à la solidarité et au travail face la « difficile et noble tâche » qui les attend, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Covid-19 : plus besoin de test RT-PCR pour aller en France, au Sénégal, au Maroc et en Turquie, si vous êtes vaccinés

29 octobre 2021 à 9 09 17 101710

Dr Sakoba Keita, Directeur Général de l’ANSS

C’est une très bonne nouvelle pour les voyageurs guinéens qui sont considérés comme « complètement vaccinés ». Ils ne sont plus soumis au test RT-PCR pour aller dans certains pays. Désormais, ils peuvent voyager avec leur carnet ou certificat de vaccination en  France, au Sénégal, au Maroc et en Turquie, a indiqué le Directeur de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire, Docteur Sakoba Keita, dans une note d’information signée hier, jeudi 28 octobre 2021. 

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Ministère de la santé et de l’hygiène publique : ce qu’on sait de Mamadou Pathé Diallo, le nouveau ministre

26 octobre 2021 à 17 05 19 101910

Dr Mamadou Pathé Diallo, nouveau Ministre la Santé et de l’Hygiène Publique

Dans un décret rendu public hier, lundi 25 octobre 2021, Mamadou Pathé Diallo, représentant et coordinateur résident des Nations Unies en Guinée Bissau, ministre de la santé et de l’hygiène publique en Guinée. Ce fonctionnaire international guinéen est très peu connu de ses compatriotes. Et, il vient remplacer à ce poste le médecin général Rémy Lamah (du gouvernement déchu d’Alpha Condé : ndlr). Il arrive à la tête de ce département à un moment où la Guinée (tout comme plusieurs pays du monde) est confrontée à la pandémie de COVID-19.

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Vers la fin du Covid19 en Guinée ? « Doumbouya est efficace contre le variant Alpha… »

20 octobre 2021 à 14 02 35 103510

Depuis la notification du premier cas du COVID-19 en Guinée (le 12 mars 2020), le pays a enregistré officiellement 30 560 cas confirmés dont 385 décès hospitaliers (selon le décompte de l’ANSS à la date 13 octobre 2021). Et, parmi ces cas confirmés, 29 214 ont été guéris. Aujourd’hui, il ne reste plus que 353 cas sont hospitaliers dans l’ensemble des CTE-pi de la République de Guinée. D’ailleurs, l’évaluation de la pandémie au mois de septembre dernier par les autorités sanitaires a permis de constater une baisse de l’indice de positivité (qui est passée de 5% à 3%) et une baisse du taux d’occupation des lits dans les centres de traitement pour la prise en charge de 63 à 32%.

Également, cette évaluation a révélé une baisse considérable du taux d’occupation des lits dans les services de réanimation (qui est passé de 68% à 25%) et une baisse du nombre de décès hospitaliers. Ainsi, avec cette situation où toutes les tendances sont à la baisse, les autorités sanitaires espèrent déclarer la fin de la pandémie du COVID-19 en Guinée avant la fin du mois de novembre. Ce qui, naturellement, constitue une très bonne nouvelle pour les populations guinéennes.

Au mois juillet dernier, les autorités alertaient l’opinion nationale sur une augmentation des cas du COVID-19 en Guinée. A la date du 11 juillet 2021, avec la détection des variant (Alpha et Delta) sur le territoire national, l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) avait déclaré que « le taux de positivité est passé de 2,6 à 3,7% » dans le pays (de la semaine 25 à la semaine 27). Également, l’ANSS avait alerté sur l’augmentation du nombre de décès « avec des cas parmi les sujets de moins de 35 ans ». Mais, depuis cette date, de l’eau a coulé sous le pont et les efforts déployés dans la riposte (vaccination, respect des mesures barrières, le durcissement du couvre-feu…) ont permis d’inverser la tendance.

Selon une note d’information de l’ANSS en date du 11 octobre, l’évaluation du COVID-19 au mois de septembre révèle « une baisse de l’indice de positivité (qui est passée de 5% à 2%) au cours des quatre dernières semaines ; une baisse des cas confirmés (de 552 à 171) ; une baisse des cas confirmés isolés à domicile (qui est passé en moyenne de 346 à 192) ; une baisse du taux d’occupation des lits dans les centres de traitement pour la prise en charge de 63 à 32% ; une baisse du nombre de décès… ».

Depuis le 03 octobre (où 02 cas de décès ont été enregistrés), aucun autre cas de mort du COVID-19 n’a encore été notifié. C’est toujours zéro (0) décès journalier, avec des cas confirmés oscillant entre 7 (sur 1 407 sujets testés par jour) et 25 (sur 1 585 sujets testés par jour) dans le pays.

Et, compte tenu de l’amélioration de la situation marquée par une avancée dans la vaccination, l’ANSS a récemment annoncé qu’elle procédera à la fin de ce mois d’octobre à l’arrêt des activités de prise en charge à domicile. Egalement, le 23 septembre dernier, à la faveur d’une rencontre entre le corps médical et le CNRD (la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée), le directeur général de l’ANSS, Dr Sakoba Keïta, a donné l’espoir d’une fin très proche du COVID-19 en Guinée.

« Dans les jours à venir, vous allez écouter des communiqués qui vont renforcer l’élan que nous avons actuellement. Nous assistons à la baisse du nombre de cas, parce que la troisième vague est en train de terminer… Si tout le monde se donne la main, d’ici fin novembre, on pourra même déclarer la fin de la pandémie en Guinée. Pour le moment, la Guinée a une chance formidable », avait alors déclaré Dr Sakoba Keïta.

Actuellement une vaste « campagne accélérée de vaccination contre le COVID-19 » est en cours en Guinée. Lancée par les autorités sanitaire, cette campagne cible les personnes âgées de 18 ans et plus à Conakry et dans les préfectures de l’intérieur du pays.

Sur les réseaux sociaux, certains guinéens n’ont pas hésité à faire un parallèle entre cet espoir de fin de la pandémie du Covid19 à celui plutôt politique de la fin du 3ème mandat d’Alpha Condé et l’avènement du CNRD du colonel Mamadi Doumbouya, suite au très salutaire putsch du 05 septembre 2021. « Doumbouya est hyper efficace contre le variant Alpha… », se marrent certains internautes.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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L’auto-palpation et le dépistage : deux moyens efficaces pour lutter contre le cancer du sein

19 octobre 2021 à 17 05 21 102110
image d’archive

L’humanité célèbre ce mardi, 19 octobre 2021, la journée mondiale de lutte contre le cancer du sein. Une journée instituée par l’Organisation mondiale de la santé pour promouvoir le dépistage précoce du cancer du sein, qui est la forme de cancer la plus fréquente chez les femmes dans le monde. A cette occasion, un journaliste de Guineematin.com est allé à la rencontre d’un spécialiste pour parler de cette maladie.

En Guinée, il n’est pas facile d’avoir de statistiques fiables sur le nombre de femmes atteintes du cancer du sein. La seule chose dont est sûr en parlant avec les médecins, c’est que cette maladie n’est souvent pas diagnostiquée à temps dans notre pays. En général, c’est lorsque la tumeur atteint une phase grave que les patientes se rendent à l’hôpital. Ce qui rend difficile la prise en charge, selon Dr Mohamed Seydouba Camara, médecin chef de la maternité du centre médical communal (CMC) de Ratoma.

Dr Mohamed Seydouba Camara, médecin chef de la maternité du CMC de Ratoma

« Le problème essentiel chez nous, c’est le manque de diagnostic précoce du sein. Le plus souvent, les femmes ne pratiquent pas l’auto-palpation et ne viennent pas non plus pour faire des examens de dépistage. Pourtant, quand la maladie est diagnostiquée tôt, c’est-à-dire si le cancer n’est pas invasif, si ça n’a pas fait la métastase, c’est très gérable. Parce qu’on peut enlever la tumeur. Mais dès que le cancer devient invasif, on parle de chimiothérapie, de radiothérapie et de la chirurgie lourde. A ce moment-là, le coût devient exorbitant et handicapant pour la femme, parce qu’il faudra qu’on enlève carrément le sein. Malheureusement, chez nous, on rencontre des cas à des stades très avancés », a indiqué ce médecin.

Pour limiter liés à l’amputation du sein et tous les coûts que cela engendre, ce spécialiste conseille les femmes de s’auto-palper. Cette méthode consiste à observer les seins devant un miroir pour voir s’il n’y a pas un changement de taille, de forme, de contour des seins, ou un tout autre changement d’aspect de la peau. Mais aussi, de toucher les seins en vue de repérer la présence éventuelle de bosse, de masse inhabituelle ou un changement de texture. « Leur mari ou leur copain peuvent même les aider à palper les seins. S’ils constatent un quelconque changement, ils informent la femme, qui doit aussitôt se rendre à l’hôpital pour une consultation, afin de savoir si elle a une tumeur ou non », a dit Dr Mohamed Seydouba Camara, médecin chef de la maternité du CMC de Ratoma.

Ce médecin invite aussi le ministère de la santé à mettre en place les moyens nécessaires pour intensifier la sensibilisation sur le dépistage précoce du cancer du sein non seulement à Conakry, mais aussi dans les lieux urbains et ruraux, à l’intérieur du pays. Plusieurs facteurs peuvent le cancer du sein : il y a la cause héréditaire, celle liée à l’avancée de l’âge, la consommation du tabac et de l’alcool, etc. Avoir une alimentation saine (consommer des protéines que l’on peut trouver dans des aliments tels que le maïs, les légumineuses, les céréales, le riz à grains entiers et le poisson, et éviter une consommation excessive de graisse et de viande rouge) peut aider à prévenir cette maladie.

Diarouga Aziz Baldé pour Guineematin.com 

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Femme violée par des médecins à Conakry : L’ordre national des médecins condamne

18 octobre 2021 à 15 03 13 101310
Professeur Hassane Bah, président de l’ordre national des médecins de Guinée

Dans une déclaration lue dans la matinée de ce lundi, 18 octobre 2021, à l’hôpital national Ignace Deen, l’ordre national des médecins de Guinée condamne fermement le comportement « indigne » et « contraire à toutes les valeurs morales, éthiques et déontologiques qui régissent l’exercice de la profession » de deux médecins, accusés d’avoir violé une jeune fille à Entag, dans la banlieue de Conakry.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette déclaration du Professeur Hassane Bah, président de l’ordre national des médecins de Guinée :

Réf/ N° 0028/ CNOMG    

Conakry, le 1 8/ 10/ 2021

Déclaration de l’Ordre National des Médecins de Guinée

Professeur Hassane Bah, président de l’ordre national des médecins de Guinée

Chers Compatriotes,

Mesdames et Messieurs

C’est avec une grande consternation que nous avons appris par voie de presse l’agression sexuelle commise sur une patiente dans un cabinet médical par des soi-disant médecins dans la banlieue de Conakry.

L’Ordre National des Médecins de Guinée condamne fermement ce comportement indigne contraire à toutes les valeurs morales, éthiques et  déontologiques qui régissent l’exercice de la profession.

Chers compatriotes

L’exercice de la profession médicale requiert une formation continue de sept    ans sanctionnée par un diplôme et une inscription au conseil de l’ordre des médecins, celle-ci est précédée d’une enquête de moralité.

Après vérification, nous avons constaté que les mis en causes ne sont pas répertoriés au niveau de notre institution.

S’agit-il de médecins ?

S’agit-il d’infirmiers, de garçons de salle, de tradipraticiens ou autres ?

A notre avis la réponse est claire : ii s’agit de délinquants sexuels ayant commis 

 un viol collectif dans l’exercice illégal de la profession médicale.

Le viol est un crime imprescriptible. Lorsqu’il est commis par un agent de santé, qui profite de sa position ascendante et de la vulnérabilité de la victime, cela constitue une circonstance aggravante.

Nous ne devons pas nous tromper de cible, ii ne s’agit nullement d’un procès de médecins mais celui de délinquants sexuels.

II faut rappeler l’instar des autres pays que l’exercice de la prestigieuse fonction médicale est encadré et contrôlé par des mécanismes étatiques règlementés et transparents, assortis d’un suivi et évaluation constants.

Au-delà du diplôme, l’exercice de la médecine requiert de l’éthique et de la discipline et ne saurait être l’apanage de simples associations de médecins.

C’est pourquoi, nous invitons le ministère de la santé à prendre toutes ses responsabilités es pour garantir à tous les guinéens des soins de qualité dispenses par un personnel qualifié et équipé.

A la justice nous demandons une application stricte de la loi dans toute sa rigueur en matière de responsabilité médicale en général, et la responsabilité répressive en particulier.

A la lumière de ce qui précède, le conseil national de l’ordre des médecins de Guinée décide :

  • – De se constituer partie civile a cote de la victime pour défendre l’honneur de la profession médicale et protéger les intérêts de la patiente
  • – D’interdire l’exercice de la profession médicale sur toute l’étendue du territoire aux personnes qui seront inculpées.

Nous ne saurions terminer sans nous incliner pieusement devant les nombreuses victimes connues et anonymes des fautes et erreurs médicales commises par le corps médical aux préjudices des populations guinéennes et nous invitons les médecins au respect du serment d’Hippocrate, gage certain d’une bonne conduite professionnelle.

Pour l’ordre national des médecins de Guinée

Le Président

Professeur Hassane Bah

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Prise en charge des patients du Covid-19 : le groupe Bolloré offre 200 bouteilles d’oxygène à l’ANSS

24 septembre 2021 à 15 03 06 09069

Pour améliorer la prise en charge des patients du Covid-19, le groupe Bolloré a offert 200 bouteilles d’oxygène à l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS). La remise officielle de ce don a eu lieu ce jeudi, 23 septembre 2021, au centre de traitement épidémiologique (CT-Epi) de Gbessia, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Jean Christophe Tranchepain, directeur pays du groupe Bolloré en Guinée

« Nous sommes là pour la remise à l’ANSS d’un lot de 50 bouteilles d’oxygène avec la possibilité de renouveler et recharger 4 fois ces bouteilles pour avoir au total l’équivalent de 200 bouteilles d’oxygène remises à l’ANSS. Tous les ans, on fait des donations. Donc, cette année, on fait ce geste pour l’ANSS », a indiqué Jean Christophe Tranchepain, directeur pays du groupe Bolloré en Guinée, précisant que ce don permettra de faciliter la prise en charge des patients qui sont en réanimation.

« L’année dernière, on avait donné à l’ANSS un automate qui leur a permis de faire des recherches biochimiques et des analyses plus rapides. On tient à participer à toutes les réalisations de l’ANSS puisque on ne peut que se féliciter du travail réalisé par l’agence pour le suivi, le traitement et les mises en garde qui sont adressées par l’ANSS au niveau de toutes les populations contre cette maladie », a ajouté Jean Christophe Tranchepain.

Dr Bouna Yattasaye, directeur général adjoint de l’ANSS

En recevant ce don, Dr Bouna Yattasaye, directeur général adjoint de l’agence nationale de la sécurité sanitaire, a exprimé la satisfaction des autorités sanitaires de Guinée, remerciant vivement le groupe Bolloré pour ce geste. « Au nom du directeur général de l’ANSS et du secrétaire général du ministère de la santé et de tout le personnel de santé impliqués dans la riposte, nous disons merci à Bolloré qui fait cette donation. Je rappelle que Bolloré n’est pas à sa première donation.

La première, c’était un automate de biochimie qui nous a été donné avec entretien. La seconde donation, c’était la mise à disposition de tous les bluezones de Conakry pour la vaccination. Et cela continue. Aujourd’hui, nous sommes dans la donation avec 200 bouteilles d’oxygène. Cela est un ouf de soulagement pour nos patients et pour nos finances. Parce qu’il faut dire qu’à la réanimation, l’oxygène est primordiale. Donc, nous disons merci à Bolloré pour cette donation », a dit Dr Bouna Yattasaye.

Dr Mohamed Condé, administrateur du CT-Epi de Gbessia

De son côté, Dr Mohamed Condé, administrateur du CT-Epi de Gbessia, a salué ce geste « hautement appréciable », avant de féliciter et encourager les donateurs.


Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel. 620 589 527/664 413 227

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Concertations avec le CNRD : Dr Sakoba Keïta promet la fin très prochaine du Covid-19

24 septembre 2021 à 8 08 26 09269

Le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a bouclé hier, jeudi 23 septembre 2021, les concertations nationales pour une transition inclusive et apaisée en recevant au Palais du peuple, les jeunes, les femmes et le corps médical.

Au sortir de la rencontre avec les nouvelles autorités, Dr Sakoba Kéïta, le Directeur général de l’agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), après avoir exprimé sa satisfaction et sa loyauté au nouvel homme fort de Conakry, a annoncé la fin de la pendémie du Covid-19 en novembre prochain. Pourvu que les efforts continuent et que la campagne de vaccination réussisse à travers le pays.

« C’est une très grande satisfaction, quand les nouvelles autorités appellent tout le secteur de la santé afin que chacun parle des maux de notre système, pour qu’ensemble nous puissions les corriger. Par rapport à l’épidémie, je vous dis que les nouvelles autorités sont très engagées à accompagner le ministère de la santé et ses partenaires en vue d’accélérer le contrôle de cette maladie. Dans les jours qui viennent, vous allez écouter des communiqués qui vont renforcer l’élan que nous avons actuellement; parce que nous assistons à la baisse du nombre de cas », a soutenu ce spécialiste de la santé.

Toutefois, Dr Sakoba appelle les Guinéens à ne pas baisser de garde, sous peine de voir une 4ème vague anéantir les efforts consentis sur le terrain.

« Parce que la troisième vague est en train de se terminer. Et si on ne prend pas garde pour vacciner le maximum à Conakry et dans les préfectures actives, nous avons peur de ce que beaucoup d’autres pays ont enregistré, c’est-à-dire une quatrième vague », a-t-il expliqué.

Pour cet épidémiologiste, la fin du Covid-19 pourrait être annoncée en Guinée d’ici peu, si les efforts sont poursuivis et l’élan amorcé de lutte contre la pandémie maintenu.

« Nous pensons que si tout le monde se donne la main, d’ici fin novembre, on pourra même déclarer la fin de cette épidémie en République de Guinée ».

Dr Sakoba note que « pour le moment, la Guinée a une chance formidable. Ce mois de novembre, nous allons recevoir plus de 2 millions de vaccins. Donc si on vaccinait au moins un million et quelques personnes à Conakry qui est le foyer le plus touché, nous pensons que nous pouvons espérer que d’ici la fin d’année, beaucoup de mesures restrictives vont être levées et liées à cette pandémie vont être levées », a-t-il laissé entendre. Des déclarations qui ont été suivies d’effet dans la soirée du jeudi, avec un allègement du couvre-feu et d’autres mesures restrictives. Espérons que ce soit le début de la fin de cette pandémie et ses conséquences désastreuses.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Dr Awada, DG hôpital Ignace Denn au sortir de la rencontre avec le CNRD : « Nous sommes très satisfaits »

24 septembre 2021 à 7 07 37 09379

Dans le cadre des concertations nationales pour une transition apaisée et réussie, le CNRD a reçu hier, jeudi 23 septembre 2021, le corps médical et les pharmaciens de Guinée. La rencontre s’est déroulée à huis-clos à l’hémicycle. Et, selon Dr Mohamed Awada, le directeur général de l’hôpital national Ignace Deen, les échanges ont été fructueux.

« Nous sommes très satisfaits. Je crois que le courant s’est bien passé, les échanges ont été très fructueux. Nous allons déposer des mémorandums ; et, après ces mémorandums, le CNRD prendra les solutions idoines pour essayer d’améliorer la qualité de prise en charge de nos structures. Je pense que c’est une bonne rencontre qui sera édifiante. Il va s’en suivre des projets porteurs pour l’amélioration des tous les centres de santé, tous les hôpitaux nationaux, préfectoraux, régionaux pour qu’il y ait une bonne visibilité pour la prise en charge de nos patients », a dit Dr Awada.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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