New York : grogne à l’UFDG, 3ème mandat, visite aux Nations Unies… Cellou Dalein à Guineematin

18 juillet 2019 à 16 04 10 07107

Le Chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo, séjourne depuis quelques jours à New York, aux Etats-Unis d’Amérique. Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) est en compagnie de son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo.

Au cours de cette visite très chargée, avec de multiples rencontres, Cellou Dalein a accordé une interview au correspondant de Guineematin.com basé au pays de l’Oncle Sam. Dans cet entretien, le principal opposant au régime d’Alpha Condé revient sur l’objectif de son déplacement à l’étranger et sur l’actualité sociopolitique de la Guinée.

Guineematin.com : pour commencer, dites-nous pourquoi êtes-vous sorti avec madame Diallo cette fois-ci ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : moi, je devais venir ici pour rencontrer les fédérations, mais aussi pour alerter les Nations Unies et l’administration américaine sur les risques qui pèsent sur la paix et l’unité en Guinée, sur les velléités de monsieur Alpha Condé de changer de constitution afin de s’octroyer une présidence à vie. Et, madame Diallo aussi était invitée par les femmes de la Grande Bretagne et des Etats Unis. Donc, on est venus ensemble.

Guineematin.com : il paraît que ça grogne dans votre parti, qu’il y aurait des mécontents ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : vous savez, l’UFDG comme dans tous les grands partis, des incidents peuvent arriver. Mais, ça ne met pas en cause la cohésion de l’équipe. Il peut y avoir des problèmes de leadership dans une grande organisation comme l’UFDG, mais ça ne met nullement en cause la cohésion et la force de l’équipe. Ce n’est même pas des choses qui méritent d’être évoquées. Il y a toujours des petits soucis, ici et là, mais il n’y a pas quelque chose qui mettrait en cause la cohésion de l’équipe qui travaille au tour du président.

Guineematin.com : avec l’état actuel de la Guinée, l’injustice, la division ethnique, l’insécurité, la misère, la mafia au sein de l’Etat. Est-ce que vous êtes réellement prêts à diriger la Guinée ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : c’est pour pourquoi je souhaiterai diriger la Guinée. Je sais qu’il y a une mauvaise gouvernance, la corruption, il y a la division du pays, il y a la qualité des infrastructures qui ne nous satisfait pas, la qualité de l’éducation, l’unité nationale a été sévèrement menacée. J’ai l’ambition de réconcilier les guinéens, d’améliorer l’état de l’enseignement, de permettre au pays d’avoir un système éducatif plus performant, de moderniser les infrastructures et de créer une société moderne. C’est pourquoi je fais la politique. Si tout était bon, peut-être que je n’aurais pas fait la politique. Mais, j’estime qu’il y a beaucoup de choses à faire : il y a la pauvreté, il y a le chômage des jeunes en particulier qui à mon avis, ne sont pas des fatalités. Il suffit qu’on ait des politiques publiques plus performantes pour créer des opportunités d’emplois, pour améliorer les infrastructures, pour améliorer l’enseignement, se doter d’un système éducatif plus performant pour faire de la Guinée un pays où il fait bon vivre. C’est parce qu’il y a cette mauvaise gouvernance dont vous parlez, la corruption, le détournement des deniers publics, que j’ai décidé de faire la politique. C’est pour changer ça et répondre aux attentes de la population.

Guineematin.com : dans ce cas, si vous êtes élu président de la République en décembre 2020, combien de temps donneriez-vous au peuple de Guinée pour qu’il sente le changement tant attendu ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : écoutez, c’est toujours un processus (rires). Le processus de réconciliation, c’est un processus qui n’est pas facile. On a malmené l’unité nationale, on a divisé les guinéens en fonction de leur appartenance ethnique, en fonction même de leur appartenance politique. Mon ambition, c’est de faire en sorte que chaque guinéen, quel que soit le parti auquel il appartient, quel que soit l’ethnie dont il est ressortissant, qu’il soit en sécurité, et lui et ses biens, et qu’il puisse exercer pleinement tous les droits qui lui sont reconnus par les lois de la République. Et, je ferai en sorte qu’il y ait plus de tolérance, plus de fraternité et plus de compréhension avec les différentes composantes politiques et socioprofessionnelles.

Guineematin.com : vous portez confiance au FNDC. Et si c’était une diversion pour permettre à Alpha Condé de mieux préparer son coup. Quel contrôle avez-vous sur ce front ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : je suis membre-fondateur du FNDC. Ce n’est pas une diversion, c’est un mouvement qui rassemble en son sein la quasi-totalité des partis politiques guinéens, les organisations de la société civile, des syndicats, des artistes, des grands intellectuels, des magistrats et tous ceux qui veulent barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat pour que la Guinée puisse être une démocratie apaisée, capable de permettre une alternance démocratique ; pour ne pas qu’on soit chaque fois obligé d’attendre que le Chef d’Etat meurt pour qu’il y ait l’alternance. Il faut que, si le peuple veut sanctionner un dirigeant, qu’il vote contre lui et qu’on limite le nombre de mandats à exercer par un président. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou non, a dit notre constitution. Il faut qu’on veille au respect de ça.

Guineematin.com : on a entendu ces derniers temps Mahamadou Issoufou du Niger et Georges Wéah du Libéria contre les chefs d’Etat qui voudraient modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir. Quelle lecture faites-vous de la position des chefs d’Etat de la CEDEAO, de l’Afrique et de la communauté internationale en générale sur le projet de changement de la constitution et le 3ème mandat en Guinée ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : je crois qu’Alpha Condé est seul dans ce projet. Ses amis les plus proches : on a écouté Me Boukounta, on a écouté Albert Bourgi. Il y a beaucoup qui ne se sont pas exprimés publiquement, mais qui ont essayé de nous faire passer le message. C’est une initiative dangereuse pour la paix, pour la stabilité de notre pays et de la sous-région. Je pense qu’il y a beaucoup d’autres qui ont essayé de le dissuader et malheureusement comme il s’entête, je crois que ça ne sera que malheur pour lui-même. Parce qu’il aurait pu sortir par la grande porte, sortir avec les honneurs et considération qui lui seraient dû en tant qu’ancien président, même si sa gouvernance a été catastrophique, il aurait pu quand même organiser des élections libres, transparentes et transférer le pouvoir à celui que le peuple de Guinée aurait choisi. Mais, il persiste. Je sais qu’il y a beaucoup de personnalités extérieures et même intérieures qui ont essayé de le dissuader. Mais, jusqu’à présent, je pense que ces personnalités n’ont pas réussi à faire fléchir monsieur Alpha Condé qui ne veut pas du tout quitter le pouvoir.

Guineematin.com : vous étiez aux Nations Unis, vous avez rencontré les représentants de la communauté internationale certainement. Est-ce qu’on peut savoir ce que vous vous êtes dit là-bas ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : j’étais aux Nations Unis, j’ai rencontré la secrétaire générale adjointe des Nations Unis. D’abord, je lui ai remis le mémorandum du FNDC et ensuite je lui ai expliqué la situation qui prévaut en Guinée, et surtout les risques, les menaces qui pèsent sur la stabilité et qui sont liées cette velléité de monsieur Alpha Condé de changer de constitution. J’ai parlé bien entendu des problèmes économiques, des problèmes sociaux, au plan politique, économique dans le pays, un pays où les droits humains ne sont pas respectés, où la démocratie a reculé ces derniers temps, où il y a un pillage systématique des ressources naturelles. Donc, nous y avons été pour dénoncer tout cela.

Propos recueillis à New York par Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

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Paris-Lisbonne: Le ministre Mouctar Diallo en Europe pour une campagne déguisée en faveur de la nouvelle constitution

22 juin 2019 à 21 09 46 06466
Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

Accompagné du Directeur Général Adjoint de l’Agence Nationale de Volontariat Jeunesse, Monsieur Baldé Macka, le ministre guinéen de la Jeunesse et de l’emploi des jeunes, par ailleurs leader des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), Mouctar Diallo en l’occurrence, séjourne en Europe depuis le vendredi 20 juin 2019, à l’effet de participer à des rencontres internationales et procéder à des prises de contacts de haut niveau, dont le leitmotiv est, dit-il, de mettre en exergue « les actions salvatrices réalisées par le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, durant ses deux premiers mandats », tout en faisant la promotion de la nouvelle constitution. A constaté sur place Guineematin via son correspondant en Europe.

D’entrée, le ministre guinéen de la Jeunesse, Mouctar Diallo, à ouvert son agenda très chargé à travers sa remarquable participation au Forum des Diasporas Africaines organisé, le 21 juin 2019, en banlieue parisienne, en France.

Prenant la parole, le ministre Mouctar Diallo s’est d’abord longuement réjoui de l’harmonie existant entre les différentes communautés africaines d’Europe et d’ailleurs, avant de préciser que 《les diasporas africaines constituent le socle du développement du continent africain》.

Manifestement ému par l’intérêt qu’a accordé l’auditoire à sa brillante intervention, le ministre guinéen de la Jeunesse en a profité pour décrire les voies, moyens et mécanismes à explorer pour imprimer une implication plus accrue, efficace et efficiente des diasporas africaines dans le processus de développement accéléré du continent africain.

Après Paris, la capitale française, le ministre Mouctar Diallo s’est envolé à destination de Lisbonne au Portugal où il participe activement à la Conférence mondiale des ministres de la Jeunesse, depuis ce samedi 22 juin 2019.

Se révélant très expert dans l’identification et la mise en place de projets en faveur de la promotion de la jeunesse et de la création d’emplois pour les jeunes, Mouctar Diallo a remarquablement séduit le Président la République portugaise, Marcelo Rebelo de Sousa, et bien d’autres hautes personnalités qui l’ont vivement ovationné.

Ce fut l’occasion pour le ministre guinéen de la Jeunesse de mettre en lumière toutes 《les actions menées par le Président Alpha Condé, durant ses deux quinquenats, en faveur de la jeunesse africaine de Guinée》.

Approché par le correspondant de Guineematin, le ministre Mouctar Diallo précise: 《 Je suis en Europe pour participer à plusieurs rencontres internationales, mais aussi et surtout prendre des contacts avec une kyrielle de personnalités européennes et du monde diplomatique, afin d’expliquer aux uns et aux autres les gigantesques actions du Professeur Alpha Condé qui ont permis l’ouverture de la Guinée au monde entier et sa progression vers un pays émergent. Je ne me priverais pas non plus de cette opportunité pour attirer l’attention de mes différents interlocuteurs de la communauté guinéenne sur la nécessité d’une nouvelle constitution pour la Guinée et les Guinéens》.

A préciser qu’en marge de la Conférence mondiale des ministres de la Jeunesse et des Sports, se tiendra à Lisbonne, un forum entre lesdits ministres et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), portant sur la thématique suivante :《Les politiques publiques de jeunesse dans l’espace francophone pour une coordination inclusive》.

Par Mandian SIDIBE, Correspondant de Guineematin.com en Europe

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Brooklyn (USA) : une délégation de l’UFDG au centre d’une controverse

12 mai 2019 à 14 02 16 05165
Elhadj Diouma Diallo (image d’archive)

Une délégation du bureau exécutif national de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), conduite par l’honorable Abdoulaye Diouma Diallo, en tournée de renouvellement des fédérations du parti aux Etats-Unis d’Amérique est confrontée actuellement à une fronde interne de la jeunesse du parti contre le secrétaire fédéral de Brooklyn, Mouctar Barry, a appris Guineematin.com auprès de la communauté guinéenne de New-York.

L’honorable Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo et sa suite ont supervisé un congrès fédéral en catimini au domicile privé de Hadja Hassatou Sall, tenez-vous bien, à 4 heures du matin. C’était le lundi, 22 avril 2019. Cette réinstallation du secrétaire fédéral sortant, Mouctar Barry, s’est déroulée en l’absence des représentants des jeunes de l’UFDG de Brooklyn.

Il semble aussi que la délégation du bureau exécutif national de l’UFDG a négocié fort avec Monsieur Samoura pour que ce dernier retire sa candidature en vue de faciliter la réélection de Mouctar Barry.

C’est pourquoi, dans une correspondance adressée à Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo, chef de mission, les jeunes UFDG de Brooklyn dénonce « un théâtre dilatoire orchestré » par le secrétaire fédéral sortant de Brooklyn, Mouctar Barry, avec « les bénédictions » de l’honorable Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo : « je rappelle que cette politique d’exclusion est contraire aux idéaux du parti. Je vous renvoie à l’article 16 alinéa 3 des statuts et règlement intérieur du parti qui détermine ceux qui doivent prendre part au congrès (les congressistes)et la procédure des opérations pour les congrès des fédérations, nous constatons que cette disposition a été violée sous l’égide du chef de mission et sa délégation. Après la fermeture de la salle du congrès, nous avons appris que vous vous êtes rendus de façon catimini dans la concession d’un responsable pour sélectionner et valider le bureau fédéral en violation de l’article ci-dessus, qui dispose que c’est seulement les 9 premiers responsables des bureaux spéciaux, les 9 premiers responsables des sections et les 9 premiers responsables du bureau fédéral sortant qui élisent le bureau fédéral » écrit le premier responsable des jeunes UFDG de Brooklyn, Abdourahmane Diallo.

Considérant alors « que ces dispositions ont été violées sous votre bénédiction, le bureau de la jeunesse conteste cette sélection du bureau fédéral et dénonce ces pratiques frauduleuses car elles sont contraires aux textes et valeurs de l’UFDG. Vu ces violations répétées des statuts et règlement intérieur du parti, le bureau de la jeunesse conteste la légitimité et la légalité du bureau fédéral et rejette les résultats de cette sélection du bureau fédéral. Et nous demandons la reprise intégrale du congrès conformément aux dispositions des statuts et règlement intérieur du parti. Nous rappelons que nous disposons de preuves palpables (videos des opérations) du 22 avril 2019, à Brooklyn. Le moment venu nous allons les mettre à la face du monde » a-t-il conclu et prévenu.

Elhaj Ousmane Kourou Diallo

Interpellé sur la question, Elhadj Alpha Ousmane Diallo, membre du bureau exécutif national de l’UFDG, explique la délégation de l’honorable Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo est arrivée en retard dans la salle où le congrès devait se tenir. Il ne pouvait plus continuer parce que la réservation venait d’expirer. Ils ont alors été expulsés de la salle. C’est en ce moment qu’ils ont décidé d’aller chez Hadja Hassatou Sall qui avait de la place pour contenir des congressistes composés exclusivement de vieux et de femmes.

« Les jeunes n’étaient pas représentés. Ceux qui étaient présents ont estimé qu’ils sont majoritaires et que le quorum était largement atteint. Mouctar Barry, secrétaire fédéral sortant était le seul candidat. Il a été réélu par les membres présents » a-t-il expliqué.

Abordant la question du courrier envoyé à la délégation du bureau exécutif national, Elhadj Alpha Ousmane Diallo se montre catégorique : tout est possible sauf la reprise du congrès fédéral de Brooklyn.

Au sein de la communauté guinéenne, on rapporte que Moutar Barry est très populaire chez les vieux et les femmes mais impopulaires chez les jeunes qui sont les plus nombreux et presque tous intellectuels.

Et les supporters de Mouctar Barry soupçonnent le premier responsables des jeunes UFDG de Brooklyn, Abdourahmane Diallo de rouler pour le RPG Arc-en-ciel, parce que tout simplement il se montre parfois très critiques à l’endroit du président du parti, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo.

Pour être tout à fait complet, rappelons que ce sont ces jeunes qui avaient invité l’honorable Ousmane Gaoual Diallo sans passer par le parti. Et, finalement, le député uninominal de Gaoual avait été empêché d’effectuer ce déplacement. Depuis lors, la direction nationale de l’UFDG semble n’avoir rien fait pour aplanir les divergences.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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E-KAIDI : la solution qui facilite les démarches administratives pour les Guinéens de France

5 mars 2019 à 20 08 30 03303

Les Guinéens vivants en France, au Portugal et en Israël peuvent désormais mener l’ensemble de leurs démarches administratives sans se déplacer. Ils peuvent le faire en cliquant tout simplement sur un bouton d’ordinateur. Son Excellence Amara Camara, l’Ambassadeur de Guinée en France, appelle cela de la dématérialisation et la numérisation des documents administratifs. Le terme en vogue est la digitalisation des démarches administratives. Cette prouesse technologique est l’œuvre de la société A2A Expertise fondée par 2 informaticiens guinéens qui ont accepté de mettre leurs riches expériences au service de notre patrie. Guineematin.com a tendu son micro à l’un d’entre eux pour expliquer les tenants et les aboutissants de cette technologie qui rend la vie facile à des milliers de nos compatriotes.

Guineematin.com : veuillez-vous présenter à nos lecteurs.

Je m’appelle Alhoussény CONDE et suis cofondateur avec mon associé, Ansoumane KEITA, de la société A2A Expertise qui a lancé la solution de dématérialisation des démarches administratives E-KAIDI.

 Je suis titulaire d’un diplôme d’ingénieur en informatique, obtenu en 2011 et récemment d’un MBA en Management de projets et d’affaires et stratégies d’entreprise aux Conservatoire Nationale des Arts et Métiers (CNAM) à Paris.

J’ai travaillé pendant une dizaine d’années pour différents grands groupes français allant des Télécoms à l’immobilier, en passant par l’aérospatiale défense et aujourd’hui je suis dans l’énergie.

Je suis quelqu’un de spécialement passionné par tout ce qui touche aux organisations (entreprises, états, administrations, …), leur modernisation, à la conduite du changement, l’analyse et la définition des orientations stratégiques dont elles peuvent faire l’objet.

Mon associé, Ansoumane KEITA, est également titulaire d’un master 2 en sécurité informatique, obtenu en 2010 à l’université de Limoges et depuis peu, d’un MBA en management de projets de la Sorbonne Business School à Paris.

En cofondant A2A-Expertise, c’est aussi pour lui le couronnement de plusieurs années d’expériences passées en travaillant essentiellement sur des projets de digitalisation de procédures métiers et de gestion électronique de documents au sein de grandes entreprises françaises et internationales situées dans la région parisienne.

Après de longues années de travail en amont, nous avons décidé en 2018 de créer notre start-up A2A Expertise et lancer notre premier ERP E-KAIDI.

Guineematin.com : parlez-nous justement de cette entreprise A2A Expertise.

Alhoussény CONDE : A2A Expertise est une Entreprise de Service Numérique (ESN), immatriculée en France depuis 2018.Elle est partenaire de la modernisation des services de l’Ambassade de Guinée en France dont on a, au passif, la refonte du site web et l’accompagnement dans l’organisation du 60ème  anniversaire.

Nous avons lancé depuis le samedi, 05 janvier 2019, la première plateforme pour une administration ouest-africaine en général et guinéenne en particulier, des démarches en ligne avec la totalité de ses services complètement dématérialisés. C’est un travail dont on est, en toute humilité, assez fiers. Il faut en effet noter que certains pays ou administrations de notre sous-région ouest-africaine ont certaines de leurs démarches en ligne, mais aucun n’a l’ensemble ses services complètement dématérialisés.

Guineematin.com : cette solution que vous avez mise en place, vous l’avez appelée « E-KAIDI ». Pourquoi cette dénomination ?

Alhoussény CONDE : le nom KAIDI provient de 2 langues nationales guinéennes (le poular et le soussou). Il signifie tout simplement « Papiers », et la lettre « E » c’est l’électronique.

Guineematin.com : d’où est venue cette initiative et comment fonctionne-t-elle ?

Alhoussény CONDE : E-KAIDI est une solution née de longues années de collaboration entre A2A Expertise et différentes administrations publiques. Cette collaboration est le fruit d’un constat simple : celui des difficultés rencontrées par les citoyens de plusieurs pays en voie de développement pour effectuer leurs démarches administratives, qu’elles soient au niveau national ou à l’étranger auprès des représentations consulaires (Ambassades et consulats) ; mais aussi des suspicions dont font souvent l’objet les documents délivrés par les administrations et consulats de ces pays.

De ce constat, est née une volonté réelle des deux fondateurs de A2A Expertise d’offrir une solution simple, sûre et intégrée à ces administrations pour mieux répondre aux défis qui se présentent à elles. Il s’agit de proposer aux différentes administrations un système unique de gestion bout en bout de procédures administratives de leurs concitoyens.

E-KAIDI est une solution composée de :

  • Une plateforme web dédiée aux citoyens pour effectuer et suivre en temps réel leurs demandes
  • Une plateforme web dédiée aux administrations pour recevoir et traiter les demandes des citoyens
  • La production de documents et supports sécurisés quasi infalsifiables répondant aux plus hauts standards internationaux en matière de sécurité.
  • Un outil de gestion de file d’attente complètement digitalisé permettant aux administrations d’améliorer les services rendus aux citoyens en évaluant mieux les temps d’attente, les heures de pic et les heures creuses tout en optimisant la gestion du personnel.
  • Un outil de gestion des agendas pour mieux gérer les rendez-vous entre les demandeurs de documents (citoyens et étrangers) et les administrations publiques.

E-KAIDI répond ainsi aux besoins des 4 parties prenantes essentielles

·         Les Citoyens

·         L’administration

·         Les étrangers

·         Les partenaires des différentes administrations,

en fournissant une solution simple d’usage, accessible depuis n’importe quel support (PC, tablette, smartphone) en tout temps et tout lieu, de sécurité (un espace personnel pour chaque citoyen, un espace agent pour l’administration, des documents quasi infalsifiables avec des sécurités intégrées aux supports même, une traçabilité et une authentification réalisables pour n’importe quel document délivré par E-KAIDI).

Toute opération effectuée via E-KAIDI est disponible sans limite de temps pour le citoyen, et pour l’administration ; confort pour le citoyen mais aussi et surtout une garantie de la continuité de l’administration. E-KAIDI permet également à l’administration une gestion de ses recettes, une meilleure connaissance de ses concitoyens à travers des statistiques diverses et variées pourvues en temps réel, une optimisation des performances de leurs services et de leurs agents, etc.

La solution E-KAIDI est un progiciel de gestion intégré (ERP) regroupant 5 modules indépendants mais communiquant entre eux dans le but d’une gestion optimisée par l’administration de ses concitoyens et des entrées et sorties sur son territoire.

  • Un module de gestion des documents d’état Civil :
    • Livret de famille
    • Extrait de naissance
    • Acte de mariage
    • Acte de décès
    • Certificat de coutume
  • Un module de gestion des documents de voyage :
    • Titre de voyage
    • Visa et Carte de résidence pour les étrangers
  • Un module de gestion des documents d’identité :
    • Passeport
    • Carte d’identité
    • Carte consulaire
  • Un module de gestion de file d’attente dans les administrations
    • Solution digitalisée de gestion de files d’attente  
    • Disparition du papier dans les salles d’attente
    • Evaluation temps d’attente, heures de pic et les heures creuses
    • Meilleure gestion des charges du personnel
    • Amélioration services rendus aux citoyens
  • Un module de gestion des agendas des administrations.
    • Agenda interactif de prise de rendez-vous par les citoyens.
    • Actualisation en temps réel
    • Ajout, suppression, annulation, report de rdv
    • Envoi notifications de rappel aux différentes parties prenantes

Guineematin.com : depuis que vous avez lancé cette solution E-KAIDI, qu’est-ce qu’elle a apporté comme amélioration ?

Alhoussény CONDE : en quelques chiffres, E-KAIDI aujourd’hui c’est en un mois :

·        Plus de 3000 comptes créés,

·        1000 connexions en moyenne par jour sur le site de l’ambassade de Guinée en France

·        Plus de 4000 demandes effectuées

·        Une augmentation de l’ordre de 270% des demandes ainsi que des recettes de l’ambassade.

·        Des demandes effectuées à travers toute la France à n’importe quelle heure

·        Une augmentation importante de la charge du personnel consulaire qui met tout en œuvre pour répondre à l’ensemble des demandes dans les meilleurs délais et être à la hauteur des attentes de ses concitoyens.

Guineematin.com : à vous entendre, on apprend que les résultats sont financièrement encourageants pour l’ambassade de Guinée en France, mais qu’en est-il pour votre entreprise ? Quelles sont les retombées de cette initiative pour vous ?

Alhoussény CONDE : pour l’instant, nous ne sommes pas encore au niveau de nos objectifs, ni en termes de part de marché, ni en termes financiers ; deux choses qui vont en général de pair. La rentabilité financière de A2A Expertise comme toute entreprise de ce secteur est intrinsèquement liée au nombre de clients ainsi qu’à l’ampleur des marchés qu’elle signe.

Il faut rappeler que nous investissons énormément dans la sécurité et la qualité du service et des produits délivrés. Nos plateformes sont disponibles 24h/24 sans interruption. Ces différents éléments représentent des coûts fixes énormes qui ne peuvent être amortis avec une seule ambassade ou un seul client. Toutefois, notre objectif immédiat est de fournir les meilleurs outils, les meilleurs services aux administrations.

En réalité, notre philosophie a toujours été qu’avec un bon produit qui répond à des besoins précis et satisfait les différentes parties prenantes (administrations, citoyens, partenaires étrangers, …), la rentabilité suivra à un moment ou à un autre d’elle-même.

Aujourd’hui nous ne profitons, certes, pas encore du fruit du travail réalisé, mais nous sommes ambitieux, croyons à la solution. Et, au vu des résultats obtenus avec l’ambassade et les retours de nos concitoyens, nous sommes encore plus sereins sur la suite.

Guineematin.com : quels sont les retours de nos concitoyens, ils vous disent quoi en général ?

Alhoussény CONDE : les retours sont dans l’ensemble assez positifs. De nombreux messages d’encouragements, de félicitations et de remerciements surtout venant de nos concitoyens vivant en province et quelques fois même en Iles de France mais dont les horaires de travail ne leur permettent pas de se rendre au consulat en journée. Donc des retours très positifs.

Il faut par ailleurs reconnaître une certaine impatience de la part de certains autres de nos concitoyens liée aux fortes attentes découlant de leur enthousiasme, mais aussi en raison du fait que tout le monde n’a pas forcément intégré le paramètre multiplicateur du nombre de demandes lié à la facilité d’usage.

En effet, comme on le disait plutôt, la facilité d’usage a fait exploser le nombre de demandes de plus de 270% par rapport à l’année dernière. Il s’en suit donc une augmentation proportionnelle de la charge du personnel consulaire, qui depuis, a pris de nombreuses mesures pour rendre transparente pour nos compatriotes cette montée de charge et répondre au mieux à leurs attentes.

Guineematin.com : comptez-vous élargir cette solution aux autres ambassades et consulats de Guinée à l’étranger ?

Alhoussény CONDE : bien sûr, c’est aussi un de nos objectifs. Nous avons mis en place un réseau d’entreprises extensible dans un cloud privé en prévision de cela. Toutes les ambassades, toutes les administrations publiques, même celles possédant déjà leur propre réseau privé, peuvent être connectées au réseau E-KAIDI.

Il faut aussi rappeler que E-KAIDI ne s’exécute pas uniquement en mode SaaS, c’est aussi une solution pour laquelle nous délivrons des licences pour les administrations préférant gérer elles-mêmes leur propre réseau. Nous les accompagnons pendant l’installation, l’exploitation au quotidien et les formations. E-KAIDI a été pensée et conçue pour des échelles nationales, donc au-delà d’une seule ambassade. La notion de multi-administrations et multi-ambassades y est nativement intégrée.

En réalité, aujourd’hui nous bridons volontairement les fonctionnalités de la solution pour la simple raison que le client actuel n’a pas forcément usage de l’ensemble. Mais oui, c’est une technologie duplicable à d’autres ambassades et bien au-delà c’est-à-dire extensible au niveau national.

Guineematin.com : on sait que ce sont des données très sensibles qui sont laissées sur la plateforme E-KAIDI. Que pouvez-vous dire pour rassurer nos compatriotes qui peuvent s’interroger sur la fiabilité de cette solution ou sur la protection de leurs données ?

Alhoussény CONDE : A2A Expertise a mis tout en œuvre pour protéger au mieux toutes les données transitant dans le réseau E-KAIDI. Il s’agit d’un réseau local inaccessible depuis internet dans un cloud privé. Les informations circulant dans le réseau passent systématiquement par des canaux sécurisés. Nous sommes conscients qu’aucun système n’est infaillible et c’est pour cela que nous avons mis en œuvre des moyens considérables sur la sécurité et utilisons des firewalls parmi les meilleurs du domaine pour protéger nos serveurs.

Aussi, rappelons pour nos concitoyens qui peuvent à juste titre se poser des questions sur l’utilisation de leurs données qu’en France, tous les acteurs du secteur sont soumis à une nouvelle réglementation, la RGPD (Règlement général sur la protection des données) en application depuis le 25 mai 2018. C’est l’une sinon la réglementation la plus stricte qui existe aujourd’hui sur la protection des données péronnelles dans le monde.

Guineematin.com : après avoir expérimenté avec succès cette solution, quelles sont aujourd’hui vos perspectives ?

Alhoussény CONDE : nous sommes très enthousiastes pour l’avenir. Nous avons eu de nombreux contacts et pistes de collaborations depuis le lancement de la solution. Nous espérons et souhaitons cependant une implication de l’Etat afin de donner une dimension encore plus importante à la solution. En effet, pourquoi aller chercher ailleurs des solutions et compétences que nous avons chez nous ?

Notre appel si nous pouvons nous le permettre est avant tout, un appel à la fierté national. Croyons-en nous-mêmes et en nos compétences et ressources nationales. Nous ne parlons pas de favoritisme bien entendu, mais à compétences égales, il vaut mieux une préférence nationale, une confiance en nos capacités internes et un rejet de toute sorte de complexe vis-à-vis de ce qui peut venir d’ailleurs.

Guineematin.com : votre mot de la fin ?

Alhoussény CONDE : nous tenons à vous remercier pour cette tribune que vous nous offrez aujourd’hui, et en profitons également pour faire un clin d’œil particulier à l’Ambassadeur de Guinée en France, Son Excellence Amara Camara, qui a fait le choix de faire confiance à une start-up dirigée par des guinéens malgré d’autres offres. Nous aimerions que cela devienne quelque chose de banal pour nos dirigeants et pour tous les Guinéens.

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Modèle de réussite : Mohamed Idrissa Bah, ce guinéen qui fait la fierté du pays au Sénégal

2 mars 2019 à 21 09 56 03563

De très nombreux guinéens sont installés au Sénégal où certains d’entre eux ont fait fortune. Parmi ces guinéens, modèles de réussite, dans ce pays frère et ami de la Guinée, figure Monsieur Mohamed Idrissa Bah. Originaire de la préfecture de Télimélé, monsieur Bah est le Directeur Général de BISS multimédia, représentant officiel de la marque Canon au Sénégal, avec à son actif une trentaine d’employés.

Dans un entretien accordé aux envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar, Mohamed Idrissa Bah, qui a passé plus de 30 ans au Sénégal, est revenu sur de nombreux aspects de sa vie professionnelle, de ses relations avec les autorités sénégalaises, etc.

Guineematin.com : vous êtes considéré par l’opinion comme un modèle de réussite ici au Sénégal. Qu’en dites-vous ?

Mohamed Idrissa Bah : modèle de réussite ? La modestie m’empêche d’abonder dans votre sens parce que la réussite, elle est à double flux. Si vous vous voyez que j’ai réussi et si moi je suis assoiffé encore, sachant que je n’ai pas réussi, ça pose problème. Donc, je vous remercie pour ce compliment. Je représente la société Canon au Sénégal, en exclusivité sur le territoire sénégalais. Mon entreprise s’appelle BISS multimédia, avec 30 employés. Nous évoluons dans le numérique, dans le matériel de bureau, copie, impression, scanner, grand format, et tous les services connexes qui s’y attachent, plus maintenant le service après-vente. Donc, en ce qui concerne la société en tant que telle, elle évolue dans une concurrence très sauvage. Ce qui nous avait amené à délocaliser en Guinée, je crois il y a 10 ou 12 ans. Malheureusement, le marché n’étant pas très structuré, avec beaucoup de système informel, nous ne pouvions pas évoluer. Ce qui a fait que nous nous sommes rabattus encore sur le Sénégal.

Guineematin.com : tout début est difficile. Parlez-nous de vos débuts ici au Sénégal

Mohamed Idrissa Bah : très difficile. Mais, mes débuts au Sénégal, c’était une coïncidence d’un départ, juste après la mort de Sékou Touré, en 1984. J’ai quitté notre pays, je suis venu ici au Sénégal, j’ai repris des études, j’ai fait l’école privée de gestion où j’ai fait trois (3) ans, je fais partie de la première promotion d’ailleurs, sans ressources. La difficulté, c’était comment trouver des moyens pour payer les études, survivre sans parents, sans moyens. Donc, il fallait enseigner et trouver des petits boulots à gauche et à droite. Il était interdit d’acheter des vêtements, parce qu’il fallait manger. Il était interdit d’acheter des chaussures, parce qu’il fallait se loger. Il était interdit de sortir le soir ou faire quoi que ce soit, parce qu’il fallait payer la scolarité. Donc, ce sont des périodes assez difficiles, mais qui ont forgé un peu l’homme. Et, qui m’ont permis de connaitre beaucoup de sénégalais, qui m’ont permis de me familiariser ; mais, qui m’ont permis de connaitre beaucoup de compatriotes.

Guineematin.com : aujourd’hui, comment vous menez vos activités ici au Sénégal ?

Mohamed Idrissa Bah : les activités, je dirai globalement on les mène très bien. Nos activités sont concentrées sur des institutions internationales comme tout ce qui est Nations Unies, institutions financières, les Banques, la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Et, le cœur de notre métier, c’est la vente et l’après-vente. Donc, il y a une équipe dédiée à la vente, il y a une équipe dédiée à l’après-vente. C’est ce qui fait que la prospection, mais aussi la communication, en amont, ont fait que la clientèle nous connait maintenant. Compte-tenu de l’apport de la marque qui vient nous rendre visite très souvent. Sans compter la formation des techniciens qui sont certifiés modèle Iso et qui aujourd’hui disposent plus de 400 types de certificats de formation, même sur du matériel qui n’est encore pas venu en Afrique. Parce qu’à Canon, les ingénieurs préparent beaucoup de produits et se projettent pour le lancement des produits et nous sommes informés. Et, dès lors, comme vous voyez sur les murs accrochés, il y a tout de suite une formation qui est décrochée ; et, cela en attendant que le matériel arrive ici. Le Sénégal est un marché très intelligent. D’abord, les organisations internationales qui viennent peuvent venir avec du matériel très lourd, performant. S’ils ne trouvent pas quelqu’un localement ou une entreprise localement, qui a un transfert de compétence assez conséquent, ils ont des problèmes sur l’investissement. Voilà, c’est pourquoi nous anticipons très souvent sur ce côté.

Guineematin.com : quelles relations vous avez avec les autorités sénégalaise ?

Mohamed Idrissa Bah : d’excellentes relations. D’abord, la relation, elle est relative. Parce que nous sommes d’abord collecteurs et contribuables. Vous savez, le marché sénégalais est un marché assez structuré, l’Etat a créé un environnement propice pour le développement des affaires. Quand vous voulez faire des affaires, il faut se formaliser, et toutes les séquences au niveau des gestions sont faites : au niveau fiscal, au niveau administratif, au niveau institution sociale, pour la couverture du personnel. Donc, nos relations sont assez bonnes et nous payons correctement nos impôts. Parce que c’est ça, tant que tu paies correctement tes impôts, les relations sont parfaitement bonnes. Malheureusement, il faut le faire.

Guineematin.com : les jeunes guinéens qui sont en quête de l’emploi sont nombreux ici au Sénégal. Quel message avez-vous à leur prodiguer ?

Mohamed Idrissa Bah : d’abord, la première des choses, c’est de leur dire qu’ils ne doivent pas faire la quête de l’emploi ailleurs qu’en Guinée. Et pour aspirer à un emploi décent, il faut faire une formation décente. Et, même si « la qualité » du niveau des études (que je dis d’ailleurs, je ne crois pas), les universités guinéennes sont autant qualifiées que les universités sénégalaises. Peut-être que l’environnement fait que les gens veulent un diplôme sénégalais. Parce que l’authenticité du document fait sa valeur. Mais, moi, je conseillerai la première des choses aux guinéens, c’est qu’ils sachent que le bonheur ne se trouve pas ailleurs. Ensuite, on ne peut pas dire qu’on peut exploser dans quelque chose si on ne sait pas faire la chose. Chacun ne peut exceller que dans ce qu’il sait le mieux faire. Vous, aujourd’hui, vous êtes journaliste, si vous avez le courage de m’affronter, de discuter avec moi, me poser des questions sans vous tromper grammaticalement, c’est parce que vous avez fait des études. Et, vous êtes en train d’exceller dessus et vous vous êtes formé en Guinée, vous travaillez en Guinée. Mais, aujourd’hui, si vous couvrez toute la sous-région, est-ce que vous avez besoin d’aller dans la sous-région pour trouver du travail ? Non ! Certes que nous, nous sommes sortis, peut-être que les circonstances n’étaient pas pareilles, mais je crois que l’environnement économique est en train d’évoluer en Guinée. Peut-être que l’environnement politique ne sied pas. Le seul conseil que je pourrais donner aux jeunes, c’est de se former, encore se former et toujours se former.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Mohamed Idrissa Bah : le dernier mot, c’est un appel à lancer au peuple guinéen, des jeunes guinéens, pour leur dire que ce qui se fait ailleurs peut se faire chez nous. Mais, quand je dis ce qui se fait ailleurs peut se faire chez nous, ça peut être en bien et en mal. Donc, si le guinéen croit en lui, si le guinéen voit l’avenir dans son pays, lui-même peut œuvrer au développement de son pays.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Amadou Diallo (BBC) sur son brillant parcours (Suite)

17 février 2019 à 13 01 32 02322

Comme annoncé précédemment, Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée, a accordé récemment une interview à un journaliste de Guineematin.com qui était en séjour à Dakar, au Sénégal. Pour sa première interview depuis son départ de la Guinée, le célèbre journaliste est revenu sur son parcours scolaire et professionnel. Après la première partie qui portait sur ses études et son parcours à la RTG, nous vous proposons aujourd’hui la deuxième partie de cette interview, portant sur son expérience avec la BBC, en tant que correspondant de ce médium en Guinée. https://guineematin.com/2019/01/20/amadou-diallo-bbc-lenfant-de-diari-revient-sur-son-brillant-parcours-interview/

Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

Décryptage !

Guineematin.com : vous étiez à la RTG lorsque vous avez eu l’occasion de rejoindre la BBC pour être son correspondant en Guinée. Mais, on vous a demandé de faire un choix entre rester à la RTG et quitter pour rejoindre la BBC. Qu’avez-vous fait ?

Amadou Diallo : je suis quelqu’un qui assume. Je n’ai pas peur. Parce que ceux qui vous demandent de choisir, ils sont parfois frileux. Ils se disent qu’est-ce qu’il va faire, s’il choisit la BBC, qu’est-ce que la BBC va dire. Donc, quand on m’a demandé de choisir, je n’ai pas choisi. J’ai continué à travailler à la RTG comme si je ne travaillais pas à la BBC. Mais, j’ai refusé de faire certaines choses à la RTG. Je faisais la présentation et je me suis retiré des reportages parce que c’est souvent des séminaires, des cérémonies officielles.

Les cérémonies officielles, franchement, ça n’allait plus avec ce que je faisais à la BBC. Quel que soit le professionnalisme que j’allais mettre dans la couverture des cérémonies du genre inaugurations des mosquées, déplacements des ministres, dons de ceci et de cela, etc. quel que soit le professionnalisme que vous allez mettre, vous avez du mal à vous en sortir. Mais, vous n’êtes pas obligés de flatter Paul ou Pierre puisque je vous ai dit que je ne l’ai jamais fait à la RTG. 

Guineematin.com : vous avez rejoint donc la BBC comme correspondant en Guinée. Et, c’est là que vous vous êtes fait connaître véritablement.

Amadou Diallo : évidemment, c’est au niveau de la BBC que beaucoup de personnes ont connu Amadou Diallo. Mais, déjà, avant la BBC, j’avais travaillé pour l’agence sonore internationale de RFI, l’agence de coopération de la RFI. On envoyait des éléments à l’agence et ces éléments sonores étaient envoyés aux différentes radios nationales d’expression française. Par exemple, si je signe un papier, je dis simplement : « Conakry Amadou Diallo ». Donc, j’ai travaillé de 1995 à 1998 pour cette agence sonore internationale de RFI ; et, certains de mes éléments étaient diffusés par RFI parce que c’est la même maison. C’est après ça que la BBC est arrivée.

Guineematin.com : c’était en quelle année ?

Amadou Diallo : c’était en 1997.

Guineematin.com : comment c’est arrivé avec la BBC ?

Amadou Diallo : on peut dire le hasard même si certains n’acceptent pas le hasard. Il y avait une conférence sur la Sierra Léone ; comme vous le savez, dans les années 1990, la Sierra Léone et le Libéria étaient en guerre avec certains groupes rebelles. Certaines réunions pour ramener la paix et la sérénité dans ces pays, se tenaient à Conakry, notamment au palais du peuple. Et, comme vous le savez, la Guinée avait envoyé des troupes à l’ECOMOG. La Guinée, le Nigéria et le Ghana ont constitué les premières troupes de de l’ECOMOG aussi bien en Sierra Léone qu’au Libéria. La Guinée était vraiment impliquée dans la résolution des crises dans ces deux pays.  Certaines des réunions se tenaient au palais du peuple, à Conakry.

De là, je connaissais une journaliste de la BBC qui s’appelait Liz Blunt qui était basée à Abidjan, c’était une correspondante régionale. Et, elle est venue donc couvrir ces réunions, je l’avais connue auparavant. Lorsqu’on s’est vu, elle m’a dit : « écoutes Amadou, la BBC n’a pas de correspondant ici. Est-ce que tu peux essayer ? » J’ai dit : « pourquoi pas ? » Elle m’a dit : « on va voir ça ». Et, le lendemain, elle est allée me trouver à la RTG. C’est là pratiquement qu’on a peaufiné la chose et elle m’a dit qu’il ne s’agit pas de faire des papiers tous les jours ; mais, c’est quand c’est important tu fais un papier. Mais, en attendant, elle me dit : « laisses-moi aller en parler avec le rédacteur en chef du service français de la BBC ». Ce rédacteur en chef, c’était un béninois qui s’appelle Sylvain Semilinko, et que Sylvain allait m’appeler. Je n’avais pas de contact à l’époque, je lui ai communiqué donc les contacts de la RTG et elle est partie avec ça.

Et puis, un jour, une ou deux semaines après son départ, Sylvain m’a appelé pour me dire : « c’est Liz Brand qui m’a passé ton contact ». Je vais ouvrir une petite parenthèse pour dise que Liz Brand est une excellente journaliste de la BBC, grand-reporter de la BBC qui couvrait l’Afrique de l’Ouest à partir d’Abdjan. C’est la seule journaliste qui a assisté à la capture de Samuel Do au Libéria. Elle était dans l’enceinte de l’ECOMOG quand Samuel Do a été capturé par les hommes de Prince Johnson. Et, c’est pour cette raison que BBC Afrique a été la première chaîne radio à annoncer la capture de Samuel Do, parce que Liz Blunt était là. Et, donc, Sylvain m’a appelé pour me dire : « est-ce que tu es prêt ? » ; après, il me dit : « tu m’envoies un papier sur n’importe quel sujet, je vais voir ». Parce qu’il fallait aussi tester.

Mais, avant que je m’y engage réellement, j’avais consulté des aînés à moi puisqu’à l’époque (1997), c’était extrêmement difficile d’être correspondant d’une chaîne de radio internationale en Guinée. Il n’y avait pas de radios privées, la seule radio qui existait, c’était la RTG. Il y avait quelques journaux qui existaient : le Lynx, la Lance je crois, mais même les journaux, il n’y en avait pas assez. La presse audiovisuelle, il n’y en avait pas du tout, à l’exception de la RTG. Donc, c’était très difficile d’être correspondant d’une chaîne internationale comme la BBC. Puisqu’il y avait des risques énormes d’accepter le poste, j’avais consulté deux aînés. L’un est vivant et l’autre est décédé. J’ai consulté un aîné qui s’appelle Boubacar Bah « Mao » qui a été longtemps membre du CNC et qui est actuellement à la retraite. Il m’a dit : « il faut y aller, je sais que tu as les aptitudes pour le faire, tu peux aller ». L’autre, paix à son âme, c’est Mamadou Dia. C’est un monsieur que j’ai trouvé à la RTG et qui m’a aidé.

Je pense qu’il avait vu un talent en moi et il m’a aidé. Ce qui fait que de tous ceux avec lesquels je suis venu à la RTG, j’ai été le premier à passer à l’antenne. Donc, j’ai consulté ces deux aînés parce qu’au départ, honnêtement, j’avais des craintes. Pas pour savoir si je pouvais, mais parce que l’environnement politique, le climat médiatique, étaient hostiles. Et, c’est comme ça que c’est parti. J’ai envoyé un papier, deux papiers, trois papiers. Il (le rédacteur en chef de la BBC) a vu mes papiers et m’a dit : « on peut y aller ». S’il y a un évènement important, tu peux m’envoyer un papier.  Je vous dis déjà, le fait d’avoir travaillé avec l’agence sonore internationale de RFI de 1995 à 1998, ça m’avait aidé à voir les perspectives internationales. Qu’est-ce que les radios internationales recherchent, la façon de fonctionner, la façon de traiter l’information qui était différente de la RTG, parce que cette mutation ne pouvait pas être facile. C’est comme ça que j’ai commencé avec la BBC.

Guineematin.com : après vos débuts avec la BBC, vous n’avez pas eu de difficultés avec la RTG, votre employeur ?

Amadou Diallo : au niveau de l’employeur, tout de suite, ça ne m’a pas posé de problème parce que moi, je suis toujours quelqu’un d’indépendant d’esprit. Donc, à partir du moment où je me suis engagé, je prends les risques et les conséquences. A la RTG, au départ, il n’y avait pas eu d’hostilités. Mais après, évidemment, certains journalistes et des techniciens de la RTG qui se disaient proches du régime, ne voyaient pas d’un bon œil le travail que je faisais à la BBC. Et parfois, j’avoue que si je faisais un papier pour la BBC à 18 heures et qu’il passe, le lendemain, quand je viens à la RTG, il y a des  gens qui ne me saluaient pas ou qui me saluaient de façon très moche. Mais, c’est des gens qui se disaient proches du régime du général Lansana Conté et qui n’appréciaient pas du tout.

Guineematin.com : ils n’appréciaient pas l’indépendance que vous aviez ?

 Amadou Diallo : oui. L’indépendance que j’avais vis-à-vis de la RTG par rapport à la BBC. Donc au départ, il n’y a pas eu de problème. Mais après, il y a eu des hostilités au point qu’un jour, un ministre de l’information m’a dit : « il faut que tu choisisses entre la RTG et la BBC. Tu ne peux pas être à la BBC et à la RTG ». Comme si c’était deux entités diamétralement opposées. Malheureusement, on percevait la BBC et la RTG comme deux entités totalement différentes. Or, la BBC est un médium et la RTG est un médium. Normalement, entre les deux, les choses ne doivent pas être trop différentes. Il peut évidemment y avoir des différences, mais pas au point qu’on amène quelqu’un à choisir entre les deux. Mais, ceux qui géraient la RTG, les médias d’Etat, se disaient eux-mêmes que c’était tellement différent que quelqu’un ne peut pas être à la BBC et à la RTG. Evidemment, j’ai assumé mon choix parce que ce que je faisais à la RTG, je l’assumais parce que je n’ai jamais fait la flagornerie. Tout le temps que j’ai fait à la RTG, je n’ai jamais accepté de faire la flagornerie.

Guineematin.com : vous avez quitté donc définitivement la RTG pour rester avec la BBC. Et, vous êtes resté correspondant de la BBC en Guinée jusqu’en 2009.

Amadou Diallo : effectivement. De 1996-1997 en octobre 2009, je suis correspondant de la BBC en Guinée.

Guineematin.com : pendant toutes ces années, vous avez fait une multitude de reportages. Est-ce que de tous ces reportages, vous avez un seul qui vous séduit particulièrement, que vous pourrez qualifier de meilleur ?

Amadou Diallo : là, vous me posez une question qu’il est difficile de répondre. Parce que, imaginez, j’ai été pendant 12 à 13 ans, correspondant de la BBC, et la Guinée c’est un pays où l’actualité se bouscule, parfois avec des actualités politiques difficiles, parfois dangereuses : assez de violences et de répressions. Honnêtement, quand vous êtes au cœur de cette actualité, on vous demande quel est votre meilleur reportage, c’est compliqué. Mais, il y a des reportages d’actualité mais aussi des reportages magazines. J’ai fait beaucoup de reportages magazines, j’ai touché tous les aspects de la société. Des reportages sur les aspects économiques, sur la culture, l’éducation, la pauvreté, etc.

Certains m’ont beaucoup marqué et marqué beaucoup de personnes aussi. Sur l’actualité, honnêtement, tout ce qui touchait pratiquement la politique, je dis qu’il y avait des bonnes choses, des grands reportages : que ça soit sur les élections, sur les manifestations qui ont été réprimées parce que souvent à l’époque, les manifestations étaient interdites et l’opposition cherchait à braver l’interdiction. Donc, c’était un peu comme aujourd’hui, mais peut-être même avec beaucoup plus de violence. Je pense qu’à l’époque, il y avait beaucoup plus de violence. Aujourd’hui encore il y a beaucoup de violence parce qu’évidemment, il y a beaucoup de morts lors des manifestations de l’opposition. Est-ce qu’on peut dire qu’entre 1997 et 2018 la Guinée a progressé ou a régressé, du point de vu des acquis démocratiques ? Je n’en sais rien.

Il se pourrait qu’entre 1997 et 2018, il y ait eu des progrès dans les libertés publiques. Ce n’est pas à moi de juger, mais je constate qu’il y a beaucoup de répression  quand l’opposition manifeste. Il y a la répression même quand la société civile manifeste. Je constate les mêmes choses que l’opposition dénonçait hier sous le régime du général Lansana Conté, c’est-à-dire que l’opposition est toujours confrontée aux mêmes réalités : l’accès difficile aux médias d’Etat, l’impossibilité de manifester, etc. C’est des choses que l’opposition d’hier, qui était incarnée par Alpha Condé qui est le Président actuel, par Jean Marie Doré, par Bâ Mamadou, Siradio Diallo, c’est des choses qu’ils revendiquaient hier. L’opposition guinéenne fait face aux mêmes problèmes aujourd’hui. Maintenant, est-ce que ça a évolué ou bien ça n’a pas évolué, ce n’est pas à moi d’en juger.

Pour revenir à la question que vous m’avez posée, je dis qu’il y avait beaucoup de reportages que je faisais et qui étaient, semble-t-il, intéressants. Et vous savez que l’œil ne peut pas se regarder voir. Je ne puis être à la fenêtre et me regarder passer dans la rue. C’est aux autres d’apprécier ce que je fais et que j’ai pu faire. En termes de reportages politiques, il y a beaucoup de personnes qui m’ont dit que c’était important, qu’ils étaient intéressés par ce que je faisais à l’époque. Certains m’ont envoyé même les enregistrements de certains de mes reportages qu’ils ont enregistrés à travers leurs téléphones portables. Et, c’est important tout ça. Mais moi, honnêtement, j’étais beaucoup plus touché par les reportages qui touchaient la pauvreté. Je me rappelle, j’ai fait un magazine à Hamdallaye sur la pauvreté, j’ai fait le reportage dans une famille qui avait du mal à joindre les deux bouts, qui avait du mal à se nourrir et envoyer les enfants à l’école.

Lorsque j’ai fait ce reportage, le rédacteur en chef du service français de la BBC à l’époque,  lorsqu’il a reçu ce reportage, il m’a envoyé de l’argent pour donner à cette famille. Je me souviendrai toujours de ce reportage. Et j’ai pris encore un collègue, Alhassane Sylla du service anglais de la BBC, c’est lui qui est allé à Londres et c’est à lui qu’on a remis l’argent. Quand il est revenu avec l’argent, je suis allé avec lui dans cette famille pour remettre l’argent à la famille.

J’ai fait un autre reportage derrière l’ambassade des Etats-Unis avec des femmes qui cassent les pierres pour survivre. Dans la douleur, dans la difficulté, dans la misère, ces femmes-là travaillaient sous l’ombre d’un manguier. Et il y a une femme qui m’a dit : « ici, c’est mon petit Paris ». Elle avait tout un tas de pierres qu’elle avait cassé pour transformer en graviers et il y a des véhicules qui venaient acheter ces graviers pour aller dans les chantiers. J’ai été beaucoup marqué par ce reportage.

J’ai été beaucoup marqué aussi par un reportage que j’ai fait à Taouyah, toujours concernant la pauvreté, avec une famille qui avait du mal à se nourrir. Une famille qui était si pauvre qu’elle ne vivait uniquement que de mangues. C’était en période de mangues, et la famille ne préparait que des mangues. La famille ne mangeait que des mangues. Et lorsque ce reportage est passé sur la BBC, j’ai un ami, permettez-moi de ne pas dire son nom, qui m’a dit : « Amadou, accompagnes moi dans cette famille ». Je l’ai accompagné et il a déposé de quoi se nourrir pour cette famille. Ça aussi, ça m’a marqué. J’avoue que des reportages comme ça, il y en a beaucoup. Et ça, c’est des choses qui marquent toujours au-delà des reportages politiques.

A suivre !

Interview réalisée par Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Bourse RUSAL 2018 : à Novokouznetsk les étudiants guinéens ont bien commencé les cours

13 décembre 2018 à 11 11 39 123912

Poursuivant son appui constant à la formation des cadres guinéens, la société Rusal a dans le cadre de son programme éducatif «Bourse RUSAL 2018», offert 101 bourses à la jeunesse guinéenne. Ces lauréats sélectionnés sur une base concurrentielle sont tous arrivés en Russie et ont commencé les cours. Ils seront formés gratuitement dans les meilleures universités et écoles techniques de Russie. Tous les frais (cours de formation, billets d’avion, hébergement etc.) des étudiants guinéens sont couvert par Rusal.

A l’école technique de Novokouznetsk en Sibérie les 20 étudiants orientés dans cet établissement d’enseignement ont commencé les cours et se sont déjà intégrés. Ils vont apprendre la langue russe pendant la première année. Après la langue ils vont recevoir des enseignements liés à leur spécialisation professionnelle
Ces étudiants seront des techniciens qualifiés dans la réparation d’engins miniers dont notre pays a fortement besoin. Pendant leur cursus des séances de pratiques sont prévus pour eux dans les entreprise minières pour lier la théorie à la pratique. Déjà à Novokouznetsk les étudiants guinéens se sont bien intégrés, ils pratiquent le sport et participe à toutes les activités juvéniles.

Interrogé sur leur condition d’études et d’accueille Boniface Haba, bénéficiaire de cette bourse dira : « Nous étudions dans de très bonnes conditions et nous avons été bien accueilli par nos enseignants et toute la population de Novokouznetsk, j’ai été surtout marqué par la neige que j’ai vu pour la première fois ».
L’on se rappelle que les admis au test de sélection de la «Bourse RUSAL 2018» ont reçu leur certificat le 24 août 2018 à Conakry. La cérémonie était présidée par le ministre d’État chargé des affaires présidentielles. A cette occasion Dr Mohamed Diané a rappelé que depuis des années RUSAL contribue à la formation des cadres guinéens en octroyant des bourses aux jeunes étudiants de ce pays. Seulement, en 2011 ce sont 100 étudiants guinéens qui ont bénéficié de bourses offertes par Rusal dans plusieurs spécialisations dans les différentes universités de la Russie. C’est dans cette continuité que cette année Rusal offre encore 101 bourses à la Guinée.

Aux bénéficiaires Dr Mohamed Diané il s’était adressé en ces mots : « En vous offrant gracieusement, chers étudiants, la possibilité de bien vous former dans les meilleures universités et écoles techniques de Russie, Rusal participe à la consolidation des liens fraternels entre la Fédération de Russie et la République de Guinée. Comme vous le savez, le Chef de l’État le Professeur Alpha Condé tient particulièrement à la bonne formation des étudiants guinéens, en adéquation avec les besoins du secteur de notre économie créatrice d’emploi et de richesse. C’est pourquoi le programme de formation de ces nouveaux boursiers prévoit, comme cela a été rappelé précédemment, des spécialistes des secteurs miniers, de l’agriculture, de l’eau, de la santé, de l’administration publique mais aussi des cheminots et des économistes ».

La réalisation du programme «Bourse RUSAL 2018» permettra de former des cadres de haute qualification pour la République de Guinée et de renforcer les liens traditionnels de coopération entre la Guinée et la Fédération de Russie. Ce programme de formation s’étend sur 6 ans. Pendant cette période Rusal dépensera plus de 5 millions de dollars US pour former les professionnels guinéens. Les lauréats du concours « Bourse RUSAL 2018 » comme leurs prédécesseurs bénéficierons de l’appui technique, matériels, sanitaire et financier de Rusal jusqu’à la fin de leurs études.

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Situation des guinéens en Angola : Mustapha Sylla du RPG sollicite l’intervention du gouvernement

5 novembre 2018 à 13 01 55 115511

En séjour de travail dans notre pays, Mustapha Sylla, opérateur économique et secrétaire général du RPG Arc-en-ciel en Angola, s’est exprimé sur la situation qui prévaut dans ce pays d’Afrique centrale. Il s’agit de l’opération d’arrestation et de rapatriement des étrangers en situation irrégulière, engagée par les autorités angolaises.

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Tueries de manifestants à Conakry : ce qu’en dit le président de Pottal Fii Bhantal Fouta Djallon de New York

1 novembre 2018 à 21 09 27 112711

Les réactions continuent de se faire entendre suite aux tueries de citoyens enregistrées à l’occasion des manifestations appelées par l’opposition à Conakry. Thierno Oumar Sow, le président de la section New Yorkaise de l’association Pottal Fii Bhantal Fouta Djallon a souhaité réagir au micro de Guineematin.com, via notre correspondant basé aux Etats-Unis.

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Sékou Koundouno du Balai Citoyen chez Lansana Kouyaté, président du PEDN

8 octobre 2018 à 13 01 09 100910

Dans le cadre des consultations avec les différentes forces du pays (Organisations de la société civile, syndicats, partis politiques, professions libérales) entamées par les forces sociales de Guinée, Sékou Koundouno a été reçu en sa qualité de chargé des opérations par Lansana Kouyaté, le président du PEDN à Paris, la capitale française. 

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Miss Guinée France 2019 : « Retour aux sources »

4 octobre 2018 à 13 01 26 102610

Communiqué : L’Association des Jeunes Guinéens de France (AJGF) organise le samedi 24 novembre 2018 à partir de 14 heures, à l’Espace Reuilly à Paris, la 11ème édition de l’élection Miss Guinée France.

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A L’INTENTION DE LA DIASPORA GUINÉENNE : COMMUNIQUE URGENT

6 septembre 2018 à 11 11 38 09389

Le Ministère de l’enseignement supérieur de la République de Guinée a transmis à l’A.C.T.O.G. (Association des Cadres et Techniciens d’Origine Guinéenne), son projet de recrutement de professeurs de la diaspora guinéenne, pour enseigner dans les universités de Guinée.

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Etats-Unis : Décès de Thierno Siradiou Bah du site camp Boiro.org

21 août 2018 à 15 03 41 08418

La communauté guinéenne des Etats-Unis est en deuil ! Monsieur Siradiou Bah a perdu la vie à la suite d’un accident à Washington. C’est dans la nuit d’hier, lundi, à 20 heures que monsieur Bah a été percuté par une voiture au moment où il traversait à pied une rue près de chez lui. Il a été transporté à l’hôpital et déclaré mort à 23 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com aux Etats Unis.

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Protestation des boursiers guinéens au Maroc : les raisons de la suspension du mouvement

19 juillet 2018 à 12 12 12 07127

Après la manifestation qui a duré toute la journée et jusque dans la nuit du lundi 16 juillet 2018 devant l’ambassade de Guinée au Maroc, les boursiers guinéens qui protestaient contre leurs conditions de vie précaires ont suspendu leur mouvement. Selon un des leurs responsables contacté par Guineematin.com, cette décision est motivée par plusieurs raisons.

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Washington (Etats-Unis) : manifestation des ONG africaines contre les massacres des peuls au Mali

11 juillet 2018 à 13 01 14 07147

Dans la journée d’hier, mardi 10 juillet 2018, une coalition qui regroupe plusieurs organisations africaines aux Etats-Unis a organisé une manifestation contre les massacres des peuls au Mali devant l’ambassade du Mali à Washington DC de 11 heures à 13 heures 30’, heure locale. Des dizaines de personnes ont fait le déplacement scandant des slogans « Que voulons-nous ?.. Justice ! », « Stop the Genocide ! Acte now ! ». Un mémorandum a été rédigé et transmis à l’ambassadeur. Ce mémo a été également traduit en anglais et remis à plusieurs organisations internationales.

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Association des ressortissants de Mamou à New-York : Saliou Diallo passe le témoin à Bory Diallo

3 juillet 2018 à 8 08 32 07327

L’association des ressortissants de Mamou (ARM) vivants à New York a organisé une assemble générale le dimanche dernier, 1er juillet 20018, dans le Bronx, à New York, aux Etats-Unis. La participation de tous les fils et filles de Mamou, ainsi que celle de la communauté guinéenne toute entière était de taille. Finalement, monsieur Boubacar Bory Diallo, le nouveau président de cette communauté a été installé dans ses fonctions.

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Basketball : un jeune d’origine guinéenne signe dans la NBA

26 juin 2018 à 11 11 48 06486

Hamidou Diallo, jeune d’origine guinéenne vient de faire son entrée dans la NBA américaine. Le jeune homme a été recruté par l’équipe d’Oklahoma de basketball, devenant ainsi le premier joueur d’origine guinéenne à se hisser à ce niveau.

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Urgence environnementale : lettre ouverte au PM, Kassory Fofana

3 juin 2018 à 13 01 44 06446

Dr. Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre

Par Amadou Saïkou Diallo : Monsieur le Premier Ministre, à l’occasion de la Journée Internationale de l’environnement, j’ai l’honneur de m’adresser à votre auguste personne à propos d’un sujet qui me tient à cœur et qui fait l’objet d’inquiétude au niveau de la majeure partie de nos concitoyens : l’environnement. Compte tenu de la gravité de la situation environnementale de notre pays, j’ai la profonde conviction que les autorités actuelles ont le devoir de déclarer une « urgence environnementale ».  

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