Vive tension à Boffa : les locaux de LAGUIPRES et de la gendarmerie saccagés

11 janvier 2019 à 12 12 22 01221

Un mouvement de colère est survenu ce vendredi, 11 janvier 2019, à Bel-Air, dans la sous-préfecture de Tougnifily (Préfecture de Boffa), où est basée la société minière Alufer. Des citoyens sont sortis protester contre la société LAGUIPRES-Sécurité et la gendarmerie locale. Ils sont allés saccager leurs locaux et blesser le commandant de la gendarmerie, a appris Guineematin.com de citoyens basés dans la localité.

Ce mouvement de protestation a commencé tard jeudi, 10 janvier 2019, explique au téléphone de Guineematin.com, un citoyen basé dans la localité. « C’est hier aux environs de 22 heures, qu’une équipe de contrôle de LAGUIPRES-Sécurité qui était en tournée, a aperçu un mini bus, elle a alerté la gendarmerie pour dire que ce véhicule transporte du carburant volé. Des gendarmes ont poursuivi le mini bus, ils ont tiré sur les pneus pour l’immobiliser. Et après contrôle, il s’est trouvé que le véhicule ne transportait pas du carburant, mais plutôt du poisson en direction de Conakry.

Cette situation a irrité les habitants de la localité qui sont sortis exprimer leur colère. Ils sont allés bloquer toutes les activités dans les locaux de la société minière Alufer qui évolue dans la zone, pour protester contre LAGUIPRES-Sécurité (société de gardiennage qui assure la sécurité sur le site d’Alufer) et la gendarmerie basée dans la localité », a-t-il témoigné.

Notre source ajoute que le mouvement s’est poursuivi et s’est intensifié ce vendredi matin. Selon ce citoyen, une foule en colère est allée s’attaquer aux locaux de LAGUIPRES-Sécurité et de la gendarmerie locale où ils ont fait plusieurs dégâts. « Ils ont saccagé les bureaux et les logements de la gendarmerie et de la société LAGUIPRES-Sécurité. Ils ont détruit le groupe électrogène qui fournissait le courant sur les lieux, saccagé un bus de LAGUIPRES et ont blessé même le commandant de la gendarmerie locale », souligne notre interlocuteur.

Pour l’heure, toutes nos tentatives de recueillir la version des autorités de Boffa sont restées vaines. Le maire de la ville que nous avons joint au téléphone a dit qu’il n’est pas disponible pour l’instant.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Urgent : la ville de Boké sous forte tension !

9 janvier 2019 à 22 10 45 01451
image d’archive

Une vive tension est palpable dans la soirée de ce mercredi, 09 janvier 2019, dans la commune de Boké. Plusieurs jeunes en colère sont descendus dans la rue pour protester contre les délestages électriques, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis la fin de la saison pluvieuse, la desserte du courant électrique a fortement baissé dans la ville de Boké. Les délestages ont repris de plus belle. Désormais, il n’est pas rare de voir deux concessions contiguës : l’une ayant le courant et l’autre ne l’ayant pas. Et cette situation commence à irriter les habitants de Boké qui ne comprennent le système de fourniture du courant mis en place par EDG.

C’est ainsi que plusieurs jeunes ont pris d’assaut les rues de la ville dans la soirée de ce mercredi pour protester contre cette situation. Les manifestants ont érigé des barricades à plusieurs endroits de la route principale : à commencer par le quartier Yomboya à la rentrée de la ville.

Ce mouvement de colère, caractérisé par une vive tension, a provoqué une paralysie totale de la ville. Aucun engin n’entre ou ne circule dans la ville. Aucun dégât matériel n’est cependant enregistré pour le moment.

Nous y reviendrons !

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

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Koundara : l’AG de l’association Winden Janguen ADLAM s’achève sur une note de satisfaction

8 janvier 2019 à 10 10 12 01121

Les rideaux sont tombés sur la quatrième session de l’assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM, tenue dans la commune urbaine de Koundara. Cette rencontre internationale de promotion et de vulgarisation de la langue pulaar a pris fin hier, lundi 07 janvier 2019, sur une note de satisfaction, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara.

C’est la première fois que la commune urbaine de Koundara abrite l’ assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM. Durant trois jours, près de 200 personnes venues de différentes préfectures de la Guinée, de certains pays d’Afrique et des Etats-Unis d’Amérique, ont échangé sur les acquis les perspectives de l’alphabet ADLAM, qui permet d’écrire et de lire en langue pulaar. Et, les autorités locales (préfectorales et communales) ont mis à profit cette rencontre, pour rassembler davantage les citoyens du Badiar, qui ne fumaient plus le même calumet à cause des crises politiques que la Guinée a connues au cours des dernières années.

Mamadou Baïlo Diallo

« Koundara a eu deux choses importantes ces jours-ci. Des choses que la préfecture n’avait jamais eues. Il s’agit de cette grande rencontre d’ADLAM. Un évènement qui a permis de réunir environs 200 personnes venues du monde entier, dans notre préfecture, dans une même salle. Ça, c’est une première à Koundara. Ça nous réjouit à plus d’un titre. Nous remercions du fond du cœur les organisateurs. Et, tout le monde est unanime, que cette rencontre a été une réussite. La deuxième chose, c’est que l’objectif du conseil communal que je préside, était de taire les divergences qu’il y avait entre les fils de Koundara. Les rassembler, les unir autour des idéaux de paix. Parce que si tout le monde regarde dans la même direction, les choses peuvent aller de l’avant. Et, cette assemblée générale d’ADLAM a permis de réunir tous les habitants de Koundara. Aujourd’hui, tout le monde monte ensemble et descend ensemble. Nous vous en remercions », a dit le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo, lors de la cérémonie de clôture des travaux.

Hassane Sanoussy

Abondant dans le même sens, Hassane Sanoussy, le préfet de Koundara, a remercié et félicité les organisateurs de cette rencontre. Il a aussi invité les habitants de la préfecture à contribuer à l’atteinte des objectifs de cette structure qui fait la promotion de la langue pulaar. « J’avoue que je ne pensais pas qu’on allait organiser comme ça sans bagarre, sans rien. Je voudrais donc remercier les organisateurs et les initiateurs. De cette même tribune, je voudrais remercier une fois de plus monsieur le maire de Koundara.

Du début de cette assemblée jusqu’à la fin, nuit et jour, il est sur pied. Votre auguste assemblée nous a permis de réconcilier tout Koundara. Et, personne ne dira ici que ça a été sur la base ethnique ou régionaliste ou je ne sais quoi. Rien de politique n’a été ça. C’est du social. C’est ce qui fait l’unité nationale. C’est pourquoi nous sommes là. C’est l’objectif de la présence même des services de sécurité. Parce que tous sont fiers de vous. Ça fait partie de la politique du gouvernement de la République », a dit le numéro un de Kounda.

Cette cérémonie de clôture a pris fin par la remise de satisfecits à des personnalités qui ont marqué l’attention des organisateurs, suivie de prières et bénédictions des sages. Rendez-vous est donc pris pour la 5ème édition prévue en janvier 2020 en Gambie.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Assemblée de Winden Janguen ADLAM : forte mobilisation à Koundara

6 janvier 2019 à 11 11 51 01511

L’association Winden Janguen ADLAM a démarré les travaux de la 4ème session de son assemblée générale hier, samedi 05 janvier 2019, à Koundara. Prévue pour trois (3) jours (du 5 au 07 janvier), cette rencontre internationale de promotion et de vulgarisation de la langue pulaar, connait la participation de plusieurs délégations venues des différentes préfectures de la Guinée, de plusieurs pays d’Afrique et des Etats-Unis. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le préfet de Koundara, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans cette préfecture.

Le Badiar vibre actuellement au rythme de la 4ème session de l’assemblée générale Winden Janguen ADLAM. Des citoyens de la ville, les autorités locales à tous les niveaux ainsi que de nombreux invités venus de plusieurs autres pays, se sont donné rendez-vous ce samedi à la maison des jeunes de Koundara, située dans le quartier Hafia. Tous sont réunis pour promouvoir la langue pulaar à travers l’alphabet ADLAM.

le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo

Dans son discours de bienvenue, le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo, s’est félicité du choix porté sur sa ville pour abriter cette 4ème session de l’assemblée générale de Winden Janguen ADLAM. Selon lui, cette réunion corrobore bien avec la politique linguistique du gouvernement guinéen. « Cette journée d’aujourd’hui est une journée historique pour Koundara en général et pour la commune urbaine en particulier. Quand nous recevons près de 200 personnes pour la 4ème session d’ADLAM, vraiment nous sommes très heureux et très fiers. Avant la tenue de cette assemblée, l’ADLAM est en train d’être étudiée au niveau de toutes les communes rurales, au niveau même de certains districts ruraux. Et à partir ça, ça va relancer les activités. Et, on va prendre toutes les dispositions pour que tout le pays sache que cette assemblée générale a été tenue au compte d’ADLAM et nous allons chercher à profiter suffisamment de ça. Nous allons faire en sorte que Koundara soit une lumière de cette affaire d’ADLAM en Guinée », a promis l’autorité communale.

Mamadou Tafsir Bah

De son côté, Mamadou Tafsir Bah, président de l’Association Winden Janguen ADLAM en Guinée, a exprimé sa satisfaction quant à la mobilisation qui a caractérisé cette rencontre. Il indique que l’analphabétisme est un phénomène qu’il faut impérativement combattre, et que c’est pourquoi son association s’investit davantage pour apprendre à sa manière l’écriture ADLAM. « ADLAM est une écriture qui est née ici en Guinée. Mais au fur et à mesure qu’ADLAM est en train de se développer, on est en train de trouver des caractères, des sons et des consones qui peuvent transcrire non seulement les langues guinéennes mais aussi les langues africaines et les autres langues du monde. Donc, voilà pourquoi aujourd’hui, ADLAM est en train de rayonner sur l’échelle nationale et internationale de façon vraiment exponentielle. On a commencé ces activités il y a plusieurs années. Mais aujourd’hui, si vous voyez la proportion de l’ADLAM, vous allez constater vraiment que c’est une avancée majeure que nous sommes vraiment en train d’enregistrer avec ADLAM », s’est-t-il réjoui.

Abdoulaye Barry

Abondant dans le même sens, Abdoulaye Barry, un des fondateurs de cette écriture ADLAM, a rappelé que c’est depuis 1989 que lui et son frère ont eu lieu de créer un alphabet pulaar. Cela, pour faciliter la communication entre les communautés peules vivant dans le monde. Aujourd’hui, il se réjouit de l’évolution que cette écriture est en train de connaitre en se diversifiant. « L’ADLAM est un alphabet qui comprend 28 lettres et qui permet d’écrire le pulaar. Il y a six (6) autres lettres qui sont ajoutés aux 28 lettres et qui permet de reproduire tous les sons qui existent en Guinée et en Afrique. Donc, avec ADLM, on peut écrire le Kissien, on peut écrire le soussou, on peut écrire le Kpèlè, on peut écrire le Haoussa du Nigéria, le Ouolof du Sénégal etc. (…) En ce qui concerne l’organisation de cette 4ème session de notre assemblée générale, je suis très content parce que ça a été une grande réussite. La population locale est fortement mobilisée, les autorités se sont impliquées. Nous remercions monsieur le préfet, le maire et toutes autorités locales et religieuses de Koundara ».

Hassane Sanoussy Camara, préfet de Koundara

Enfin, le préfet de Koundara, Hassane Sanoussy Camara, a salué la tenue de cette rencontre dans sa préfecture et a promis de s’impliquer pour aider à la promotion de l’alphabet ADLAM : « Le choix de notre préfecture pour abriter cette 4ème assemblée générale de votre association nous va droit au cœur et nous vous en félicitons vivement. Cette importante rencontre internationale autour du rayonnement de ce précieux outil de communication qui est l’alphabet ADLAM, s’inscrit en droite ligne dans le cadre de la promotion et de la valorisation de nos langues, prônée par le gouvernement de la 3ème République. Nous ferons un appui institutionnel dans le cadre de la promotion et la vulgarisation de l’ADLAM comme toutes autres langues nationales du pays », a promis le numéro un de Koundara.

A noter que cette première journée a été mise à profit par les organisateurs, pour présenter les différentes cultures et modes de la région à travers des défilés, des poèmes et des cantiques.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Grâce présidentielle pour Fatou Badiar : ce qu’en dit un de ses proches rencontré à Koundara

6 janvier 2019 à 10 10 55 01551
Sané Magnina

Le président de la République a gracié, en cette fin d’année 2018, dame Fatou Badiar et Cie. Cette mesure du Chef de l’Etat a été accueillie avec beaucoup de joie par ses proches à Koundara, d’où est originaire madame Fatou Badiar Diallo.

Dans un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara, Sané Magnina, originaire de Saréboïdo (sous-préfecture d’origine de Fatou Badiar Diallo) a exprimé sa gratitude vis-à-vis du président Alpha Condé tout en lui demandant de bien vouloir étendre ce pardon aux autres détenus dans la même affaire : Jean Guilavogui et le Commandant Alpha Oumar Diallo (AOB).

Guineematin.com : récemment, le président de la République a gracié des détenus, parmi lesquels madame Fatou Badiar Diallo. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?

Sané Magnina

Sané Magnina : c’est venu droit au cœur. Ça a été une joie historique pour moi. Cette sœur qui est presque tante de mes enfants, était une fille d’élite à Koundara. Les vraies pionnières de Koundara en matière de culture, en matière de dignité pour la défense des acquis de ce qui est utile pour le Badiar, qu’on appelle Koundara. Je vous jure, tout y va avec le destin. J’ai eu une fierté sans limite quand j’ai appris à la radio nationale la libération de cette sœur. J’encourage et je félicite le Chef de l’Etat pour ce grand esprit. Parce que, c’est ça le pardon. En fait, le pays ne peut pas a vancer avec la haine. Il faut que les gens se mettent dans la tête que tout peut arriver, tout peut se passer. Mais, si tout le monde garde rancune avec la haine, le pays n’ira pas de l’avant. Moi, j’ai deviné comme quoi, c’était destiné à elle. Et, seul Dieu pouvait me faire croire que je vais revoir ma sœur-là en bonne santé. Je félicite alors le Chef de l’Etat pour la prise de cette décision. C’est gentil, c’est humain et c’est musulman.

Guineematin.com : vous dites que vous connaissez dame Fatou Badiar depuis l’école. Parlez-nous de cette dame, comment elle était avant ?

Sané Magnina : cette dame, depuis le collège on était ensemble. Et, c’est une sœur qui m’a côtoyé comme grand-frère. C’est la 2ère promotion de l’ENI d’Ourouss, dans le Youkounkoun. Elle faisait partie de la 2ème promotion d’Ourouss qui a formé de très bons cadres, de très bons enseignants de l’école primaire. Et celle-là était d’une discipline qu’on ne pouvait pas s’imaginer qu’elle pouvait tomber dans cette situation-là. Elle est très posée, elle parle peu, timide et elle aimait surtout sauver toutes les situations au profil de notre sous-préfecture natale, c’est-à-dire Saréboïdo, dans le Badiar. Fatou, je suis très curieux, je suis même pressé de la voir. A l’heure où je suis, je suis comblé de joie. Parce que, quand vous souffrez avec une personne, vous avez pitié. Le mot pitié vient avec le frottement et la connaissance.

Guineematin.com : dans cette attaque du domicile du Chef de l’Etat, le 19 juillet 2011, vous pensez qu’elle a été accusée à tort ?

Sané Magnina : bon, je n’ai pas approfondi les enquêtes. Parce que nous, nous sommes très restreints, et quand on apprend des nouvelles comme ça, on ne cherche pas à regarder si oui ou non c’est une réalité. Ça, les unités mandatées pour ça, je ne fais pas partie de cette entité.

Guineematin.com : dame Fatou Badiar n’était pas seule dans cette affaire. Elle a été condamnée comme d’autres personnes comme le Commandant AOB et Jean Guilavogui. Mais, ces derniers croupissent toujours en prison. Vous avez une demande à faire au Chef de l’Etat afin qu’il accorde son pardon à ces derniers aussi ?

Sané Magnina : pourquoi pas ? Tout peut arriver à l’être humain. Moi qui vous parle, j’ai un grand frère qui a fait le camp Boiro. Tout simplement, il était allé séjourner au Sénégal. Il écrit, il note pour nous. C’est à la frontière on a saisi cette note. Alors, dès que cette note a été saisie, c’est au crépuscule qu’on est allé le cueillir, nous tous on était indigné. C’est au bout du tunnel qu’on a compris que c’est à travers une note, et au cours du jugement. On l’a gracié comme ça, comme pour dire qu’il y a eu erreur. Moi, je suis fier et je suis convaincu qu’on a un Chef d’Etat qui n’a pas de règlement de compte. Parce que lui-même fut prisonnier. Donc, de la manière dont il continu à libérer les gens, c’est Dieu qui va le payer, pas un être humain. Je l’encourage et je le félicite.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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4ème AG de Winden Janguen ADLAM : les précisons du maire de Koundara (interview)

4 janvier 2019 à 20 08 30 01301

La commune urbaine de Koundara s’apprête à accueillir la 4ème Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM qui s’ouvre demain samedi, 04 janvier 2018. Les préparatifs vont bon train et les acteurs impliqués dans l’organisation de l’événement sont à pied d’œuvre pour lui conférer tout l’éclat souhaité.

En prélude à cette rencontre qui vise à promouvoir l’écriture et la lecture en Poular, l’envoyé spécial de Guineematin.com a rencontré le maire de la commune urbaine de Koundara. Avec Monsieur Mamadou Baïlo Diallo, il a été justement question des préparatifs de l’organisation de cet évènement à dimension internationale, des raisons du choix de cette ville pour abriter cette rencontre et de bien d’autres questions.

Guineematin.com : votre commune accueille la 4ème Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM. Quelles sont les dispositions prises pour la réussite de cet évènement ?

Monsieur Mamadou Baïlo Diallo, maire de Koundara

Mamadou Baïlo Diallo : nous accueillons la 4ème session qui se tient à Koundara ici du 05 au 07 janvier 2019. Il y a eu beaucoup de commissions constituées à cet effet. Les gens sont en mouvement, les autorités sont impliquées. Parce que, c’est un évènement à dimension internationale, parce que nous nous attendons des délégations venant de l’extérieur et des délégations venant des préfectures de la Guinée. Donc, nous avons constitué près de 7 commissions qui sont en train de fonctionner en ce moment. Nous avons une commission chargée de l’accueil et de l’hébergement ; une commission chargée de la restauration ; une commission chargée de l’organisation, de l’aménagement et du pavoisement du lieu de la rencontre ; une commission chargée de l’information et de la sensibilisation ; une commission chargé des finances et une commission de coordination. Ce sont ces commissions qui sont constituées pour l’organisation de cette Assemblée générale d’ADLAM.

Guineematin.com : à l’heure qu’il fait, où en sommes-nous dans l’organisation ?

Mamadou Baïlo Diallo : actuellement, toutes les commissions sont faites et le travail a déjà commencé. Nous commençons à recevoir les délégations déjà. Nous avons déjà près de 64 délégations qui sont là. Nous avons N’Zérékoré qui est là avec 9 personnes ; Gueckédou avec 6 personnes ; Mamou avec 23 personnes ; Conakry avec 22 invités ; Kouroussa avec 5 personnes ; Dalaba avec 3 personnes ; Kissidougou avec 5 ; Sangarédi 2. A l’heure-là, ce sont ces délégations qui sont là, elles sont déjà installées, elles sont logées. Maintenant, on attend les délégations des pays voisins qui se sont annoncées, comme le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée-Bissau etc.

Guineematin.com : pourquoi le choix de Koundara pour abriter cette 4ème Assemblée générale Winden Janguen ADLAM ?

Mamadou Baïlo Diallo : Koundara a commencé cette activité d’ADLAM il y a un peu longtemps et Koundara a participé à la 1ère édition qui s’est tenue, je crois, à Labé. Après, c’était Mamou, après Timbi-Madina, dans Pita. Koundara a assisté à tout cela. Maintenant, vu le travail qui s’est fait là-bas, on a jugé de venir faire impliquer Koundara. C’est ce qui a motivé l’organisation de cette activité à Koundara.

Guineematin.com : vous êtes le maire élu de la commune urbaine de Koundara. Qu’est-ce qui a prévalu justement à votre élection ?

Mamadou Baïlo Diallo : l’élection a prévalu au projet de campagne qu’on avait, et j’ai été élu sur la liste de l’UFDG. Nous avons fait une très bonne campagne et la population avait confiance en nous. On avait un projet de société qui était très bien fait, la population nous a fait confiance. Et dans notre liste UFDG, nous avons eu 14 conseillers. Parmi ces 14 conseillers, j’ai été choisi tête de liste et ainsi j’ai été élu, lors de la première session du conseil communal, comme maire de Koundara.

Guineematin.com : on sait que les relations n’étaient pas assez bonnes entre vous et le président de la délégation spéciale sortant, Alimou Koundara Diallo qui avait voulu se présenter à ces élections à travers une liste indépendante. Qu’est-ce qui s’est finalement passé ?

Mamadou Baïlo Diallo : bon ça, c’est des choses qui peuvent arriver. Dans tous les cas, c’est arrivé. Mais finalement, on a réussi à arranger ça en famille et les choses ce sont bien passées. On a tourné ce dossier-là maintenant. Nous collaborons très sincèrement, il travaille très sincèrement avec moi. C’est d’ailleurs lui le premier vice maire et il n’y a aucun problème entre lui et moi.

Guineematin.com : parlez-nous de vos priorités pour les cinq prochaines années.

Mamadou Baïlo Diallo : les priorités, c’est la réconciliation d’abord des populations de Koundara. La population de Koundara est une population qui a beaucoup d’ethnies. Nous avons au moins 12 ethnies ici. C’est de créer une entente et une synergie au niveau de la population et voir comment chercher à développer la commune urbaine de Koundara. On a voté notre le budget 2019 en décembre dernier. Il s’équilibre en recette et en dépense à la somme de 2 milliards 797 millions 500 mille francs guinéens. Ce budget est reparti comme suit :

· Total recettes d’investissements = 2 milliards 458 millions 500 mille FG. C’est-à-dire il y a 1 milliard 958 millions de FG qui seront apportés par l’ANAFIC, une agence nationale dont le président vient de nommer le directeur général et qui doit gérer les 15% des ressources minières. Maintenant, ces 15% passeront par le canal du PACV (Programme d’Appui aux communautés villageoises) pour être gérer par les communes urbaines.

· Les fonds propres de la commune, le budget est de 845 millions 700 mille FG. Donc, les 60% d’investissement, c’est 508 millions 500 mille.

Maintenant, les 508 millions 500 mille FG plus les 1 milliards 958 millions, c’est ce qui donne le total d’investissements à 2 milliards 458 millions 500 mille. La recette réelle de fonctionnement de la commune urbaine 339 millions, c’est-à-dire les 40% des 847 millions 500 mille.

Au total, les actions retenues sur les fonds propres sont : la réhabilitation et l’équipement de la mairie (480 millions), la construction de trois salles de classes, deux blocs de latrines de deux et trois cabines au districts de Atchabaly pour une valeur de 470 millions, et la construction d’une gare routière à Kandahida à la rentrée là-bas, à 1 milliard. Ce sont là entre autres les actions qui seront financées par le PACV. En dehors de ces actions, nous avons prévu de construire des latrines publiques au niveau du marché, il en manque. Nous avons aussi proposé la construction de la clôture de l’école du Centre 3, proche du marché. C’est les actions concrètes pour l’année 2019.

Guineematin.com : un dernier mot ?

Mamadou Baïlo Diallo : le dernier mot que nous avons, c’est d’abord de vous remercier et remercier toutes les délégations qui vont être là. Nous leur souhaitons la bienvenue et un bon séjour à tout le monde. Et de dire que le conseil communal est à leur disposition et nous ferons notre mieux pour mériter la confiance placée en nous par les citoyens de la commune urbaine de Koundara.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Winden Janguen ADLAM à Koundara : voici les activités programmées

4 janvier 2019 à 19 07 59 01591

La commune urbaine de Koundara va abriter la quatrième session de l’Assemblée générale de l’Association Winden Janguen ADLAM. Les organisateurs de cet évènement annuel s’activent pour donner un éclat particulier à cette rencontre de vulgarisation et de promotion de la langue Poular, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans le Badiar.

Abdoul Wassiou Bah, président de la commission de Coordination de la 4ème AG ADLAM

Selon monsieur Abdoul Wassiou Bah, président de la commission de coordination, « c’est au mois d’Août 2018 que le bureau préfectoral de l’ONG a reçu une correspondance du bureau d’ADLAM Conakry, lui attribuant l’organisation de cette 4ème session. Cela, en guise de reconnaissance des efforts que Koundara a faits dans les précédentes éditions. Depuis, l’ONG ADLAM de Koundara s’active à travers des commissions qu’elle a mises en place pour que cette 4ème session de l’Assemblée générale de l’organisation soit une réussite. A l’heure qu’il est, nous avons pu mobiliser près de 27 millions de FG qui nous ont permis de commencer cette activité ».

Abdoul Wassiou Bah

Pour ce qui est des préparatifs, notre interlocuteur dit que tout se passe normalement. « Les préparatifs vont bon train. Nous avons pu obtenir des logements qu’il faut, des logements décents, adaptés pour nos invités. Nous avons pu mettre en place une commission de restauration qui a commencé à préparer des repas. Parce que nous avons reçu une grande affluence des invités venant de l’intérieur du pays et de l’extérieur du pays. Déjà, en ce qui concerne l’extérieur du pays, nous avons reçu la délégation des Etats-Unis d’Amérique, conduite par monsieur Abdoulaye Barry, l’inventeur de l’écriture ADLAM. Nous avons reçu les délégations de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Ghana, de la Guinée-Bissau qui sont dans nos murs. En ce qui concerne l’intérieur du pays, nous avons reçu les préfectures de N’Zérékoré, de Kissidougou, de Gueckédou, de Mamou, de Dalaba et de Conakry qui sont arrivées ».

Pour ce qui est des activités programmées au cours des cet événement, Abdoul Wassiou Bah a parlé d’une programmation alléchante. « Il s’agit notamment de parler du développement, de la vulgarisation de cette écriture ADLAM, qu’on a commencé à apprendre depuis trois (3) ans. Il y aura, au niveau local, une présentation des différentes modes, des cultures de Koundara. Il y a des poèmes qui sont prévus à cet effet aussi. Des élèves ADLAM viendront déclamer des poèmes. A cela, viendront s’ajouter les différentes interventions, de l’exposition des écrits, des traductions des documents écrits en ADLAM », a-t-il énuméré.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Nouvel an 2019 à Koundara et grâce accordée à Fatou Badiar

3 janvier 2019 à 18 06 12 01121
Hassane Sanoussi Camara

C’est l’hôtel « Boiro » qui a servi de cadre aux festivités marquant la célébration du nouvel an 2019 dans la ville de Koundara. En plus d’un parterre composé de l’ensemble des chefs de services centraux, des sous-préfets et maires de toutes les communes de Koundara, toutes les forces vives de la préfecture avaient répondu présentes à l’invitation du préfet Hassane Sanoussy Camara.

L’occasion sera saisie par ce dernier pour dresser le bilan des acquis de l’année 2018 dans le vaste chantier du programme de développement prôné par le professeur Alpha Condé.

Les perspectives pour l’année 2019 sont tout aussi prometteuses, ajoutera le préfet de Koundara qui invitera les populations à l’unité, à la cohésion et au travail.

C’est dans une véritable euphorie jubilatoire que minuit qui marque le passage à l’année sera célébré avec en relief le joli cadeau de nouvel an que le président de la République, le professeur Alpha Condé venait d’offrir aux braves citoyens de Koundara : la grâce présidentielle accordée à une de leurs filles, Fatou Badiar Diallo.

Elhadj Amadou Diouldé Diallo et sa femme, Mme Diallo Hadja Fatoumata Binta BoKoum

La nouvelle de sa grâce, à quelques heures seulement de la fin de 2018, a fait l’effet du feu d’artifice de Sydney, Hong Kong, Paris ou New York. Une joie immense a rempli les cœurs des fils du Badiar et celle-ci était à son comble à Sareboidho, le village natal de Fatou Badiar.

Cette grâce du chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, est perçue ici à Koundara comme un bon signe de 2019 pour ses populations dans ses différents domaines d’activités.

Bonne et heureuse année à tous.

Amadou Diouldé Diallo à Koundara pour Guineematin.com

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Formation : la promotion de la couche féminine au centre d’un atelier de l’AEEMG

31 décembre 2018 à 16 04 56 125612

La cellule féminine nationale de l’Association des Élèves et Étudiants Musulmans de Guinée (AEEMG) a lancé, dans une université de Conakry, la 13ème édition du séminaire de formation de la femme musulmane. L’activité, qui a démarré le samedi dernier, 29 décembre 2018, va s’étendre sur quatre jours à travers des cours, des conférences, des tables rondes et des panels en faveur de la gent féminine, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le thème central de cette activité est « Responsabilité de la femme face aux défis sociopolitiques et économique de son pays». Selon Nantenin Cissé, la présidente de la cellule féminine de l’AEEMG, ce séminaire à pour objectifs, « d’expliquer sommairement le rôle de la femme dans L’islam ; de donner quelques moyens pour que la jeune fille autocensurée, stéréotypée, se considère membre indispensable d’une jeunesse consciente ; montrer que l’Islam promeut la justice et non le féminisme ; dégager les principaux défis à relever auxquels sont confrontées les sœurs militantes pour être plus visibles et utiles à la société ; inciter les sœurs à s’intéresser aux affaires publiques et de s’éloigner des actes de peu de valeur.»

C’est la secrétaire générale du ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance qui a procédé au lancement officiel des activités. Madame Kourouma Samha Kaba a profité pour dénoncer certains faits de société qui empêchent l’épanouissement des femmes et filles. «La situation des femmes et des filles demeure préoccupante, en raison des pesanteurs socioculturelles qui suscitent diverses formes de violences et viols à l’endroit des femmes et des filles, notamment en milieu rural. La persistance des pratiques tels que les mariages précoces et forcés compromet dangereusement le droit à la santé et à l’intégrité physique de la femme ainsi que son autonomisation », a dit l’ancienne sous-préfète de Kamsar.

La première conférence a été animée par la directrice nationale de la Promotion Féminine et du Genre du département de la promotion féminine. Hadja Marie Touré a profité pour donner les statistiques révélant le faible taux de représentativité des femmes au sein des institutions nationales. Selon elle, on a « 25 femmes députés sur 114 (soit 21%) ; 7 femmes ministres sur 33 (soit 21%) 10 femmes membres du Conseil Economique et Social sur 35 (soit 29%) et 8 femmes commissaires de L’INIDH sur 33 (soit 24,24%) ».

À préciser que cette activité à été couplée à la 14ème édition de l’Assemblée Générale de L’AEEMG. Plus de 200 personnes sont en conclave dans une synergie d’actions pour la réussite des deux événements.

Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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Mines : la SMB-Winning projette la construction d’une raffinerie d’alumine à Boké

25 décembre 2018 à 11 11 16 121612

Le consortium Société minière de Boké (SMB)-Winning annonce de gros investissements dans le secteur minier guinéen. Hier, lundi 24 décembre 2018, les trois conventions de construction et d’exploitation de la mine de bauxite de Santou II et Houda, la construction d’une ligne de chemin de fer de 135 km et la construction d’une raffinerie dans la région de Boké, ont été unanimement approuvées par les 66 députés présents à la plénière, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La réalisation de ces trois projets coûtera une enveloppe de plus de trois milliards de dollars, entièrement mobilisés selon le Président directeur général du consortium, Fadi Wazni.

Fondé sur des arguments solides, le consortium, SMB-Winning, installé en Guinée en 2014 aligne les performances. Au total, 160 mille emplois sont crées avec un investissement de plus d’un milliard de dollars dans le secteur minier et portuaire dans la région de Boké.

A ces performances viennent s’ajouter des records. En effet, depuis l’indépendance, c’est la première fois que la Guinée a réussi à surclasser les puissances exportatrices de bauxite en occupant le premier rang mondial des pays exportant ce minerai vers la Chine. Rien que cette année 2018, la SMB-Winning a exporté 35 millions de tonnes de bauxite et apporté 650 millions de dollars à l’économie nationale.

En 2017, l’exportation de la Guinée est passée de 18 millions de tonnes à 47 millions de bauxite.

Fondé sur sa détermination à contribuer au développement de la Guinée et fort de son expérience en matière d’exploitation minière, SMB-Winning se propose de mettre en valeur les anciens blocs de BHP Billinton situés à Santou II et Houda dans la préfecture de Télimélé dont les réserves sont estimées à plus d’un milliards de tonnes de bauxite.

Dès 2022, la SMB-Winning entend passer obtenir 10 millions de tonnes de bauxite extraite. Une quantité qui sera portée à 20 millions et 30 millions de tonnes en 2023 et 2024. Dans cette perspective, le consortium entend construire une ligne de chemin de fer qui ralliera la mine de Santou au port de Dapilon sur une longueur de 135 km.

D’ici 4 ans, le consortium promet de construire une raffinerie d’alumine d’une capacité de production d’un million de tonnes par an. Ce qui fera de la SMB, la première compagnie à construire une raffinerie d’alumine en Guinée depuis l’indépendance. Celle qui existe, Rusal-Friguia, étant l’œuvre du français Pechiney qui n’a jamais dépassé les 700 mille tonnes d’alumine l’année.

Si la durée de la convention et l’’exploitation de la mine est fixée à 25 ans renouvelables par périodes de dix 10 ans, il reste entendu que la raffinerie et les chemins de fer, construits en B.O.T reviendront entièrement à l’Etat guinéen, 33 ans après leur mise en exploitation.

Mais d’ici là, l’Etat aura 5% de parts non diluables dans chacune des trois entités (mine, chemins de fer et raffinerie).

En contrepartie, le consortium bénéficie d’un congé fiscal de 8 ans pour la ligne de chemins et la raffinerie. A cela vient s’ajouter la réduction de moitié (50%) de l’impôt sur les sociétés pendant 4 années. Ce, pour réduire les charges et faciliter le mouvement des investissements.

Pour les populations riveraines, la SMB promet de développer le long du corridor, d’importants projets agricoles allant de la mise en valeur des bas-fonds et des plaines au désenclavement des préfectures de Télimélé, Boffa et Boké. Ces localités bénéficieront en outre 1,5% du chiffre d’affaires des trois entités réunies (mine, chemins de fer et raffinerie) pour la contribution au développement local.

Reconnu pour son sérieux, le consortium jure de réaliser ces projets d’ici 4 ans pour la raffinerie et d’ici 2022 pour les deux autres.

Avec une prévision financière de trois milliards de dollars, le consortium présente des avantages certains à la Guinée. D’abord l’emploi, au moins 9 mille travailleurs sont prévus pendant la construction, 50 000 emplois indirects et 5 mille emplois directs pendant l’exploitation. Les caisses de l’Etat seront boostées à plus de 3,3 milliards de dollars de revenus issus de taxes et divers impôts.

C’est donc avec le sentiment du devoir bien accompli que les députés ont approuvé à l’unanimité les trois conventions portées par le consortium SMB-Winning.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Développement local : bientôt une cartographie pour les villes de Boké et Kamsar

21 décembre 2018 à 17 05 24 122412

L’ambassade des Etats-Unis en Guinée a lancé hier, jeudi 20 décembre 2018, le projet de cartographie du corridor entre les villes de Boké et de Kamsar pour la résilience, la sécurité humaine et la préparation aux situations d’urgence. Ce projet dénommé « Projet ville secondaire » est financé par les Etats-Unis à hauteur de 110.000 dollars américains, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

C’est à l’Institut Supérieur des Mines et de la Géologie de Boké que la cérémonie de lancement de ce projet a eu lieu, en présence des autorités universitaires et des élus locaux de la ville de Boké. Le projet consiste à former des étudiants et d’autres membres des communautés locales à l’utilisation des technologies modernes, pour créer une carte de Géographie humaine virtuelle que le gouvernement guinéen pourra utiliser pour la planification urbaine et la préparation aux situations d’urgence.


SE. Denis Hankins

« C’est un projet d’information géographique et technique qui peut aider au développement, bien structurer et qui protège l’environnement. Avec ce programme nous allons renforcer la capacité de cette Université et le gouvernement va avoir la connaissance technique exacte du terrain qu’il commande », a expliqué Denis Hankins, l’ambassadeur des Etats-Unis en Guinée.

Sur le terrain, le projet est accueilli avec une grande satisfaction. Dr Oumar Keïta, le directeur général de l’institut supérieur des mines et de la géologie de Boké, s’est réjoui du fait que les étudiants et les enseignants de son institution vont bénéficier d’un renforcement des capacités. De son côté, Bah Momo, le président du conseil de quartier de Baralandé, a estimé que cela va contribuer au développement de sa localité.

« La population est galopante et la croissance est rapide. Il faudrait qu’il y ait des paramètres qu’il faut cerner par rapport à la ville. Une ville muette où on ne peut pas identifier des édifices, où on ne connaît pas les routes, on ne fait pas la différence entre les quartiers…ça ce n’est pas un développement. D’où l’importance de ce projet qui nous permettra de résoudre ces problèmes que nous avons aujourd’hui », a martelé l’élu local.

A noter qu’en Guinée, le projet ville secondaire s’étend sur les villes de Boké et de Kamsar. Des projets similaires sont aussi financés par les Etats-Unis dans une dizaine de pays africains avec une durée de 2 ans maximum.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Affrontements à Mamou : 9 personnes arrêtées par les forces de l’ordre (Parquet)

21 décembre 2018 à 16 04 42 124212

Le parquet du tribunal de première instance de Mamou vient de lever le voile sur le nombre de personnes interpellées pendant et après les affrontements enregistrés dans la soirée d’hier, jeudi 20 décembre 2018, entre les forces de l’ordre et des jeunes en colères. Ces derniers voulaient attaquer le commissariat central de police situé à quelques mètres du marché central de Mamou où au moins cinq magasins et leurs contenus ont été calcinés par un grave incendie qui s’est déclaré peu avant 19 heures au ‘’marché noir (lieu de vente et de stockage de produits pétroliers et des lubrifiants)’’.

Joint au téléphone en début d’après-midi de ce vendredi, 21 décembre 2018, par un des correspondants de Guineematin.com à Mamou, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camar,a a précisé que neuf citoyens ont été arrêtées. « Ils sont actuellement en train d’être auditionnés pour qu’on sache qui a fait quoi », a-t-il ajouté.

Ceci devrait donc mettre fin aux spéculations qui enflaient depuis hier nuit sur le nombre de personnes interpellées et détenues par les forces de l’ordre.

Pour rappel, des jeunes très en colère contre les sapeurs-pompiers qu’ils accusent d’inertie pour n’être pas intervenus pour éteindre l’incendie qui a ravagé plusieurs magasins et leurs contenus au marché central de Mamou, ont voulu s’attaquer au commissariat central de la police, situé à quelques mètres du lieu de l’incendie. Mais, l’intervention rapide des agents de la CMIS et la brigade mobile d’intervention n°12 de la gendarmerie a permis d’éviter le pire. Ainsi, les agents des forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les jeunes qui, de leur côté, jetaient des pierres et érigeaient des barricades. Dans la foulée, plusieurs personnes ont été interpellées et embarquées à bord des pick-up par les agents des forces de l’ordre.

A suivre !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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Kissing Camara, maire de Boffa sur les manifestations contre Alufer : « je ne cautionne pas tout le temps des mouvements »

20 décembre 2018 à 14 02 08 120812
Me Sékou Kissing Camara, maire de la commune urbaine de Boffa

Comme nous l’annoncions récemment, des habitants de plusieurs localités de Boffa ont manifesté la semaine dernière contre la société Bel-Air Mining/Alufer. Ils protestaient contre le non-respect du contenu local par cette société minière et réclamaient l’emploi des jeunes de ces localités par la société minière qui évolue dans la zone.

Peu après ces mouvements de protestation, un envoyé spécial de Guineematin.com à Boffa s’est entretenu avec le nouveau maire de la ville sur la question. Pour Maître Saïdouba Kissing Camara, la société doit respecter le contenu local et les jeunes aussi doivent savoir raison garder.

Décryptage !

Guineematin.com : récemment, des citoyens de la zone où évolue la société Bel-Air Mining/Alufer ont manifesté contre cette société qu’ils accusent de refuser de les employer. Dites-nous, qu’est-ce que vous savez de cette situation ?

Me Saïdouba Kissing Camara : bon, je ne sais pas beaucoup de choses, parce que nous venons d’être installés. Et, dès notre installation, nous avons invité les maires des 8 communes de la préfecture à Boffa ici. Nous avons fait entretien par rapport à l’ensemble de notre préfecture. Suite à cela, nous avons invité aussi les jeunes pour parler des questions d’employabilité dans les sociétés minières qui sont installées ici à Boffa.

Nous avons aussi échangé avec certaines ONG par rapport à leur employabilité par ces sociétés. Nous avons, à cette occasion, fait un document et nous avons proposé à l’occasion de mettre en place une cellule de veille regroupant les 8 communes, qui va s’occuper de l’employabilité de ces jeunes dans ces sociétés. Donc, nous sommes dans cette perspective qui n’est pas terminée.

Mais, nous avons appris cette situation que nous considérons regrettable, parce qu’il faut qu’on mette à l’esprit que toutes les sociétés qui viennent ici doivent respecter les conventions, respecter les lois de notre pays. Mais aussi, les jeunes guinéens doivent respecter la loi. S’ils ont des préoccupations, ils doivent l’exprimer dans un élan de compréhension. Ça ne doit pas être fait par des comportements subversifs.

Guineematin.com : pour ce cas précis, les manifestants que nous avons rencontrés sur le terrain nous ont confiés qu’il y a eu une rencontre entre eux les jeunes, la société et les autorités préfectorales et communales, au cours de laquelle il a été décidé que la société va d’abord employer les jeunes de sa zone d’exploitation. Selon eux, c’est le non-respect de cette décision qui a conduit à ces manifestations.

Me Saïdouba Kissing Camara : nous n’avons pas eu une rencontre avec les jeunes, puisqu’on vient d’être installés. Mais, il se trouve qu’ils avaient déjà eu une rencontre avec les autorités préfectorales et des sociétés minières. C’est possible. Mais qu’à cela ne tienne, moi je dirais que ces sociétés ne peuvent pas continuer à tromper tout le monde. Elles doivent faire en sorte qu’il y ait la paix. Donc, les gens demandent de l’emploi, mais nous aussi, on doit respecter les choses. Il y a des fautes qui peuvent venir de nous les élus locaux.

Parce qu’il se trouve qu’à un moment donné, les gens disent qu’on a employé 500 ou 1000 personnes. Après vérification, on trouve que les gens de ces localités-là, les jeunes, ils n’atteignent même pas 100 parmi les jeunes recrutés. Donc ça pose problème déjà. Cela, parce que tout simplement ce sont des certificats délivrés par les élus locaux dans les quartiers et qui sont apparemment des faux documents qui ont permis le recrutement des gens. Il peut y avoir des recommandations qui viennent de partout.

Donc, c’est pourquoi nous voulons mettre une commission en place, qui va gérer cela pour éviter des problèmes à l’avenir. C’est-à-dire permettre à ce que les jeunes de la localité soient recrutés et qu’ils puissent travailler comme tout le monde. Donc, dans le cadre de la formation, ça sera pareil. Il faut que les sociétés prennent l’engagement de les former et qu’ils soient employés régulièrement dans ces sociétés. Donc ça, ça va donner la paix à tout le monde également.

Guineematin.com : on apprend qu’il y a eu plusieurs tractations pour calmer les manifestants et permettre la reprise du travail. Quelle a été la contribution de la mairie dans cette sortie de crise ?

Me Saïdouba Kissing Camara : nous avons fait une réunion au niveau du conseil communal de Boffa. Nous avons invité Yaya Sidibé, leader de ces jeunes à venir nous rencontrer y compris quelques maires de la localité. Le directeur de la société Alufer aussi est venu nous rencontrer. Nous voulons réunir ici tout le monde dans les meilleurs délais pour qu’ensemble on envisage une sortie de crise. Cela, pour éviter que les crises soient récurrentes dans la localité. Donc, nous, nous avons une commission ici en charge des mines, nous avons aussi une commission en charge es collectivités. Les deux commissions-là réunies, elles devraient aller sur le site là-bas et convoquer toutes les parties, afin d’évacuer ce dossier.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous envisagez pour résoudre définitivement la crise, afin d’éviter qu’il y ait d’autres manifestations dans l’avenir ?

Me Saïdouba Kissing Camara : tout le monde doit se mettre derrière la loi. Donc, si les textes sont respectés, je crois qu’il n’y aura aucun problème. Cela dit, nous avons invité les jeunes, nous allons aussi inviter toutes les sociétés qui sont implantées ici. Nous allons parler des conventions qu’ils ont signées avec l’Etat, mais aussi parler des études environnementales et tout ce qu’ils peuvent faire dans le domaine social pour nos citoyens. Donc, ces documents, on devait les recevoir suite à notre entretien. Nous voulons que tout ce qui a été proposé soit respecté. Et s’il y a d’autres demandes des populations qui n’ont pas été prises en compte par rapport à ces conventions, nous allons faire ce qu’on appelle une demande communautaire à ces sociétés-là.

Nous allons exiger à ce qu’elles respectent cette demande communautaire. Mais tout cela doit être fait, comme je l’ai dit tantôt, de manière pacifique. Parce que moi je ne cautionne pas tout le temps des mouvements. Parce que cela pourrait porter des préjudices graves non seulement à ces sociétés mais aussi à notre économie. A supposer aujourd’hui que ces sociétés ferment, imaginez les conséquences que cela pourrait produire. Les gens doivent comprendre ce qu’ils doivent revendiquer et comment le faire. Sinon, à partir du moment où il y a des élus locaux qui doivent revendiquer, ce sont ces élus locaux qui doivent être à la tête pour revendiquer les droits à ces sociétés-là.

Donc, moi je pense qu’il faut respecter les choses. Nous voulons aujourd’hui que toutes ces sociétés qui viennent ici, emploient nos jeunes et respectent le contenu local. Parce qu’aujourd’hui, elles sont en train de faire partir nos mines. Ils vont aller construire des villas ou des étages chez eux, nous aussi on a besoin de ça aussi chez nous. Puisque c’est un projet de gagnant-gagnant. Nous voulons que nos jeunes travaillent dans ces sociétés, mais eux aussi doivent agir conformément à la loi.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Un dernier mot ?

Me Saïdouba Kissing Camara : le dernier mot, c’est de demander à tout le monde de se calmer. Les sociétés ne doivent pas fermer les yeux pour dire qu’elles ont tout payé. Donc, elles doivent être à l’écoute des populations riveraines et surtout les jeunes parce qu’ils veulent travailler. Mais, les jeunes aussi doivent savoir qu’ils doivent avoir la formation requise pour être employés et qu’il y a des normes à respecter. Et tout cela devrait être cordonné par les élus locaux. Donc, j’invite tout le monde à respecter les choses pour qu’il y ait la paix ici. Cela nous permettra de recevoir ici encore beaucoup plus de sociétés. Mais, s’il y a l’insécurité, personne ne viendra mettre de l’argent ici chez nous.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Boffa

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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SENACIP à Boké : les artisans de l’indépendance à l’honneur

19 décembre 2018 à 19 07 49 124912

Les acteurs de la lutte pour l’indépendance de la Guinée sont à l’honneur, à l’occasion de la troisième édition de la SENACIP à Boké. Une caravane de sensibilisation sur ces héros de la nation a été lancée ce mercredi, 19 décembre 2018 dans cette ville. Elle vise à faire connaître davantage ses personnalités et le noble combat qu’elles ont mené pour la patrie, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Zébéla Togba Pivi, Dinah Salifou, Sékou Touré, M’balia Camara, Mafory Bangoura, sont entre autres les personnalités mises en exergue à l’occasion de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP) à Boké. Une caravane de sensibilisation a été entamée dans cette ville, ce mercredi. Elle porte notamment sur le combat que ces personnalités ont mené pour libérer la Guinée du joug colonial et lui redonner son indépendance et sa dignité.

Mayéni Camara

« L’objectif de l’immersion est de descendre dans les milieux de vie, que ça soit au marché, dans les salons de coiffure ou de couture, mais aussi partout où on peut avoir une cible, on va aller pour faire passer le message axé sur la valorisation de nos héros, un message de paix et de cohésion nationale parce qu’on a vu des régions qui sont tout le temps dans des troubles sociaux telles que Boké », a expliqué Mayéni Camara, coordinatrice de la SENACIP à Boké.

Cette campagne dure deux jours et elle touchera plusieurs secteurs d’activités de la ville de Boké. Les sensibilisateurs en profitent pour expliquer aux citoyens quels sont leurs droits et quels sont leurs devoirs dans la société. Amara Oumar Sylla est l’un des volontaires déployés au marché central de la ville. « Un bon citoyen c’est toute personne qui respecte ses devoirs. Il faut t’acquitter de tes devoirs avant de réclamer tes droits.

Un bon citoyen doit protéger l’environnement. Puisque nous sommes au marché, c’est le moment de dire que tout bon citoyen doit payer les taxes et les factures. Ça fait partie des bons comportements du citoyen. Donnons-nous les mains sans considération ethnique ou politique pour la paix et la réconciliation nationale dans notre pays », a dit le sensibilisateur.

Cette campagne de sensibilisation a touché plusieurs quartiers de la ville de Boké ce mercredi. Elle se poursuivra demain jeudi, 20 décembre 2018, dans les autres quartiers et dans les lieux publics de la ville.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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SENACIP : le préfet de Boké appelle à marcher sur les traces des anciens

18 décembre 2018 à 10 10 03 120312

Comme annoncé dans nos précédentes publications, la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix a été lancée hier lundi, 17 décembre 2018 dans toutes les villes de la Guinée. A Boké, c’est le préfet qui a présidé la cérémonie en présence de plusieurs cadres et citoyens de la ville, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Pour le lancement de cette troisième édition de la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (SENACIP), le ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté a été représenté à Boké par Mayéni Camara, directrice nationale de la prévention des conflits et de la préservation de la paix. Dans son intervention, elle est revenue sur l’objectif de la SENACIP.

« Cette semaine s’inscrit dans le cadre de la consolidation de la paix, de la préservation des acquis, de la sensibilisation des femmes, de la jeunesse et toutes les franges de la société guinéenne sur les notions de civisme et de citoyenneté », a-t-elle indiqué.

En procédant au lancement officiel de l’événement, le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, a invité la population de la localité à s’engager dans l’édification d’une Guinée unie et prospère. « Il faudrait que l’on comprenne qu’on doit être citoyen au même titre que ceux qui ont bataillé pour l’indépendance de la Guinée. Nous aussi nous devons faire notre part du jeu, notre bataille pour qu’enfin de compte nous puissions jouer notre rôle dans le développement de notre pays », a exhorté le préfet.

Durant sept (7) jours, la semaine nationale de la citoyenneté et de la paix sera marquée par des conférences, des séances de sensibilisation et une journée d’assainissement de la ville de Boké.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Manifestation des enseignants à Boké : « Seul le Général Soumah peut suspendre la grève »

17 décembre 2018 à 16 04 15 121512
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Les enseignants de Boké sont descendus une nouvelle fois dans la rue ce lundi, 17 décembre 2018, pour protester contre le gel de leurs salaires par le gouvernement. Mais, leur manifestation a été très vite dispersée par les forces de l’ordre, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

C’est aux environs de 10 heures du matin que plusieurs enseignants grévistes ont pris d’assaut la route principale de la ville de Boké. Ils ont bloqué la circulation pour protester contre « le gel sélectif » de leurs salaires et les menaces dont ils font l’objet.

« Cette marche des enseignants vise à dénoncer les différentes menaces et le gel sélectif des salaires des enseignants. Parce qu’en ce moment, ils sont en train de dégeler mais de façon sélective. Ils sont encore en train de nous menacer comme quoi, ils vont radier les enseignants de la fonction publique. C’est pour cela que tout le monde s’est mobilisé », a indiqué Mohamed Doumbouya, le secrétaire général de l’antenne du SLECG à Boké.

Mais, le mouvement n’a pas duré longtemps. Peu après le départ des manifestants, ils se sont heurtés aux forces de l’ordre, massivement déployées à la place des martyrs de la ville. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les enseignants. « Ils ont jeté des gaz lacrymogènes et violenté les gens. C’est ainsi qu’on s’est dispersé », ajoute Mohamed Doumbouya.

Empêchés de manifester dans la rue, les enseignants en grève depuis près de trois mois et dont les salaires sont gelés, sont allés se retrouver dans les locaux de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE). Ils ont réitéré leur détermination à poursuivre la grève jusqu’à ce que le gouvernement accepte de négocier avec le SLECG pour trouver un compromis.

« Nous demandons à ce qu’il y ait des négociations pour trouver une solution à cette crise. Seul le Général Aboubacar Soumah est habilité à suspendre la grève, et tant qu’il n’y a pas de négociations, la grève et les manifestations continuent », a laissé entendre le leader local du SLECG.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Manifestations contre Bel-Air Mining : les dessous du mouvement, selon un cadre de la société

15 décembre 2018 à 8 08 24 122412

Comme annoncé dans nos précédentes publications, plusieurs citoyens ont manifesté ces derniers jours contre la société minière Bel-Air Mining/Alufer, implantée dans la préfecture de Boffa. Les manifestants sont allés bloquer le travail dans cette société pour protester contre le non-respect du contenu local et de ses engagements vis-à-vis des populations de sa zone d’exploitation. Ils exigeaient ainsi la formation et l’emploi des jeunes des localités concernées par la société. Mais, selon un responsable de Bel-Air Mining/Alufer qui s’est exprimé sous anonymat au micro de l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place, les manifestants ont d’autres motivations cachées.

Selon ce responsable de la société Alufer, ces manifestations enregistrées ces derniers jours ne sont pas les premières du genre. Il indique que le mouvement a commencé depuis le mois de juillet dernier. Pour lui, c’est bien Yaya Sidibé, le « meneur » de ce mouvement de protestation qui est derrière tout ça. « On a confié le processus de recrutement au nommé Yaya Sidibé. Qu’est-ce qu’il fait ? Il prend de l’argent avec les jeunes et il le mange. Ce qui a créé beaucoup de cafouillages à l’hôtel de Bel-Air là-bas. On était obligé de retirer le projet dans sa main. Après ça, il a demandé à ce qu’on leur confie tous les projets communautaires. On leur a confié le projet communautaire sur les forages.

Ils ont eu l’argent et n’ont pas bien fait les forages. Ils ont donc bouffé l’argent. Et après, les communautés ont commencé à dire que les forages ne sont pas bons. Maintenant, on vient de lancer le processus de transport du minerais parce qu’on veut que toutes les sociétés guinéennes y participent. Maintenant, ils sont en train de pousser les jeunes pour pouvoir bloquer les routes afin que la société vienne autour de la table de négociation. Mais avec qui on va discuter ? Nous, on ne peut pas discuter avec des jeunes. Ils ne sont pas représentés en tant que tel au niveau de la communauté », a-t-il dit.

En plus, souligne ce responsable d’Alufer à ce jour, la société n’a reçu aucun courrier lui signifiant les revendications des jeunes. Mais, en ce qui concerne le recrutement des jeunes des zones d’exploitation de la société, il soutient qu’il y a un processus qui est déjà lancé dans ce sens. « Le premier groupe de 37 jeunes est en train de faire leur formation, une fois qu’ils seront évalués et qu’ils sont testés, on les emploie. On prend encore un autre groupe de 37 ou de 40 personnes. C’est jusqu’à 180 personnes qu’on cherche d’ici 2020. L’entreprise ne peut pas recruter tout le monde, si on dit ça, c’est comme si on est en train de vous mentir.

La priorité est donnée aux jeunes de la localité et même on a commencé une bourse pour des jeunes qui doivent partir en Côte d’Ivoire. D’ailleurs, le concours écrit a commencé hier à Koundoundhé. Vous savez combien de personnes ont postulé ? Plus d’une centaine de personnes. On a éliminé certains et on a retenu une cinquantaine de jeunes qui doivent aller en Côte d’Ivoire. C’est vous dire qu’on fait de notre mieux mais on ne peut embaucher tout le monde. C’est un processus, celui qui est compétant, on le prend », a-t-il confié.

A noter qu’avec l’implication des sages des localités concernées, les activités ont repris ce vendredi au sein de la société.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Boffa

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manifestations à Boffa : ce que les communautés reprochent à Bel-Air Mining

14 décembre 2018 à 16 04 49 124912

Comme annoncé précédemment, les jeunes des districts de Mankountan, Tougnifily et Doukourou, dans la préfecture de Boffa, ont manifesté ces derniers jours contre la société minière Bel-Air Mining/Allufer. Ils dénoncent « le refus » de la société de respecter le contenu local, a appris l’envoyé spécial de Guineematin.com à Boffa.

Rien ne va actuellement entre la société minière Bel-Air Mining/Alufer et les jeunes des localités dans lesquelles elle évolue. Plusieurs jeunes des districts de Mankountan, Tougnifily et Doukourou ont manifesté mercredi et jeudi pour dénoncer le non-respect du contenu local par la société. Les manifestants ont investi le corridor de la société, empêchant toute activité sur place.

Selon Sidibé Yaya Matou, président de la communauté de Kolissokho, (qui regroupe les sous-préfectures de Mankountan, Tougnifly et Doupourou), la jeunesse veut, à travers cette manifestation, réclamer ses droits vis-à-vis de la société Alufer. Il souligne que cette société minière n’a pas respecté les engagements qu’elle a pris à son arrivée. « Les engagements sont entre autres, l’employabilité des jeunes. Lorsque la société venait ici, elle a promis à nos parents que les 60 à 70% des enfants du terroir seront employés dans la société Alufer. Ce qui n’a pas été le cas jusqu’au jour d’aujourd’hui.

Et le plus grave, c’est que lors de la dernière visite du président de la République, la société a cherché à tromper la vigilance de toute notre administration, en montant une statistique qui n’était pas conforme à la réalité sur le terrain. Quand on nous dit que rien que dans le petit hameau de Kegnelya, ils ont recruté plus de 114 personnes, est-ce que l’ensemble des jeunes de Kegnelya atteint 114 personnes ? Quand vous prenez les petits villages tels que Kalé Kalé, Gbéréboui, Kénkélibabounyi ou Doupourou centre, vous constaterez que tout ce qui a été donné dans les statistiques est faux », a-t-il dit.

Poursuivant, Sidibé Yaya Matou indique que la société Bel-Air Mining n’a aucune considération pour les autorités de Boffa. Pour preuve dit-t-il, lors d’une réunion tenue récemment entre toutes les parties, la société s’était engagée par écrit à employer les jeunes de sa zone d’exploitation. Mais depuis, rien n’en est. « Si nos parents ont accepté de laisser les champs-là, au profil de Alufer, nous avons pensé qu’à leur arrivée, ce sont les fils du terroir qui allaient être engagés. Mais, vérifiez dans les relations communautaires d’Alufer, aucun membre de la communauté n’y est.

Maintenant ce que nous voulons, c’est qu’Alufer applique ce qu’elle a pris comme engagements. Celui d’appliquer les trois points qui ont été signés à Boffa : premièrement, l’employabilité des jeunes et la formation. Nous avons déjà, par le biais de notre maire central de Boffa, obtenu une salle où nous pourrons tenir la formation. Deuxièmement, nous voulons que les fils du terroir soient employés. Dans cet accord, Alufer a demandé à ce que les fils du terroir déposent leurs dossiers, cela a été le cas. On a déposé 1666 dossiers. Sur les 1666 dossiers, ils ont trié, ils n’ont déployés que 744 récépissés. Nous avons dit que nous sommes d’accord qu’ils prennent ces 744 personnes. Mais, vérifiez aujourd’hui, sur les 744, aucun n’a été pris », a-t-il fustigé.

Enfin, sur la manifestation organisée par la communauté, le président de la communauté de Kolissokho a dénoncé la force excessive utilisée par les forces de l’ordre à leur endroit. Il accuse les agents d’avoir fait usage de leurs armes à feu dans le maintien d’ordre. « Depuis hier, la communauté par le biais de sa jeunesse, a décidé de manifester de façon pacifique. On a dit aux jeunes que même un Bic d’Alufer, personne ne doit prendre. Mais, qu’est-ce que nous constatons ? Le matin, les gendarmes et les policiers qui étaient venus ont procédé à des tirs à balles réelles. Des tirs sur des pauvres paysans qui ne savent même pas ce que c’est qu’une arme blanche », a dénoncé le jeune homme.

A noter qu’une réunion est annoncée dans les prochaines heures entre la communauté, les autorités locales et la société minière Bel-Air Mining/Alufer. Elle vise à trouver un dénouement heureux à la crise.

A suivre !

De Gbérébou (Boffa), Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Boffa : des citoyens manifestent contre la société minière Bel Air Mining

13 décembre 2018 à 9 09 18 121812

La situation est tendue dans la matinée de ce jeudi, 13 décembre 2018, dans la commune rurale de Tougnifily, relevant de la préfecture de Boffa. Selon une source basée sur place, et qui a joint Guineematin.com au téléphone, les citoyens veulent plus d’emplois dans les sociétés minières évoluant sur le terrain, notamment Bel Air Mining/Alufer.

« Au moment où je vous parle (8 heures 25 minutes), la situation est très tendue entre les communautés et la gendarmerie nationale. C’est la communauté qui s’est révoltée pour demander son insertion dans la société Alufer/Bel Air Mining. Ils veulent de l’emploi à travers ces manifestations », a dit notre interlocuteur.

Plus loin, il ajoute que « depuis deux jours, il n’y a pas de travail ici. Les forces de sécurité sont déployées sur le terrain. Les manifestations se passent du carrefour Boston jusqu’à Bel Air. Il y a eu des accrochages et actuellement les forces de l’ordre sont dans les villages, en train de pourchasser les gens. Pourtant, les manifestants ont juste barricadé la route, sans causer des dégâts. Ils empêchent le passage, notamment pour les employés de la société ».

A la question de savoir s’il y a eu des arrestations, notre source dit ne pas être en mesure de le dire.

Nous y reviendrons !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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