Enrôlement des électeurs : un retard enregistré à Boké

22 novembre 2019 à 6 06 24 112411

Officiellement, l’opération d’enrôlement et de révision des listes électorales a été lancée hier, jeudi 21 novembre 2019, dans tout le pays. Mais à Boké, les travaux n’ont pas commencé sur le terrain, selon le constat du correspondant de Guineematin.com sur place.

Dans les différentes Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) de Boké, pas de travail ce jeudi. Les membres de ces commissions étaient plutôt rassemblés dans les locaux de la CEPI pour récupérer les kits d’enrôlement et les autres matériels de travail. Une situation que le président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante, Elhadj Sékou Souaré, tente de justifier.

« Chaque préfecture a ses stratégies. Moi, j’ai des îles, donc si je ne fais pas attention et je mets les gens directement sur le terrain, c’est de les sacrifier. Alors, que les gens ne se fassent pas d’illusions. Envoyer les kits dans les îles et dans les bowé n’est pas facile parce que le matériel est très sensible. Ensuite, la CENI a pris des moyens et a mis à la disposition de la Société ERMES mais elle ne connaît pas bien le terrain », déplore le président de la CEPI.

L’autre raison qui expliquerait ce retard, c’est la non disponibilité des motos qui serviront de moyens de transport pour les 18 agents chargés de superviser les 130 CAERLE de la préfecture. Mais, le président de la CEPI de Boké assure que toutes les dispositions sont prises pour que les travaux puissent démarrer et se dérouler normalement sur le terrain.

« Aujourd’hui, les enrôleurs ont les contrats et les ordres de mission signés, ils ont des montants virés au titre des primes, parce que ce n’est pas le moment d’abandonner les jeunes sur le terrain. Ils sont tous affectés et ils savent où ils doivent aller pour le travail. Nous invitons les autorités locales, les chefs de quartiers et les partis politiques à soutenir cette opération », a-t-il lancé.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Sékou Souaré, société civile à Boké : « on ne doit pas empêcher les manifestations »

21 novembre 2019 à 12 12 48 114811

« La situation du pays est assez critique. Et puisqu’elle est critique, il faut forcément qu’il y ait des mouvements ». C’est l’avis d’Elhadj Sékou Souaré, le président du conseil régional des organisations de la société civile de Boké, sur les manifestations organisées chaque semaine à travers le pays contre le projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé. Il l’a dit au micro du correspondant de Guineematin.com dans la ville.

« Les problèmes avec les marches, c’est les casses et c’est les désagréments causés aux citoyens lambda », soutient-il. Mais, selon le constat, les manifestations de rue sont généralement pacifiques quand elles sont autorisées. C’est pourquoi, Elhadj Sékou Souaré estime que les autorités ne doivent pas interdire les manifestations.

Elhadj Sékou Souaré, président du conseil régional des organisations de la société civile

« On ne doit pas empêcher les manifestations, mais il faut qu’elles soient civilisées. Moi, je ne vois pas de raison que l’autorité refuse les marches. Elle doit les accepter et elle doit prendre les dispositions pour encadrer les mouvements, c’est extrêmement important. À Boké, je salue la manière avec laquelle les marches sont toujours tenues. Nous encourageons les leaders à continuer dans ce sens », a-t-il dit.

Mais, pour résoudre la crise actuelle, le président du conseil régional des organisations de la société civile de Boké encourage les parties concernées à un dialogue sincère. « Nous, nous avons toujours souhaité que les parties s’asseyent pour discuter en cadres sincères en faveur des pauvres guinéens qui payent toujours les frais. Les morts et les blessés sont toujours les fils des pauvres. Donc la Guinée c’est les quatre roues de l’histoire. Il faudrait que chaque roue sache jouer son rôle et que le conducteur puisse être en place pour équilibrer la locomotive », a lancé Elhadj Sékou Souaré.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Boké : 150 agents recenseurs formés sur l’utilisation des tablettes et kits de recensement

18 novembre 2019 à 17 05 15 111511

Dans le cadre de l’exécution de son plan d’action en prélude aux élections législatives prochaines, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) continue ses activités à travers ses démembrements. C’est dans cette dynamique qu’une session de formation de 3 jours en faveur de 150 membres des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision du fichier Électoral (CAERLE) de Boké a pris fin ce lundi, 18 novembre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Boké a déjà reçu les kits de recensement et recruté des agents recenseurs. Elle compte 130 Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision du fichier Électoral (CAERLE). Selon nos informations, cette formation théorique et pratique de trois jours, initiée par la CEPI de Boké, concernait 150 personnes.

Abou Soumah, coordinateur du recensement de la préfecture de Boké

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, Abou Soumah, coordinateur pour le processus de recensement au compte de la préfecture de Boké, est revenu sur l’objectif de la formation. « L’objectif, c’est d’avoir des hommes de qualité, capables de recenser les électeurs dans les collectivités. Pour cela, nous avons organisé trois journées de formation théorique et pratique à l’issue des quelle nous organisons aujourd’hui des tests sur leurs connaissances théoriques et sur la connaissance sur les kits et les tablettes qu’ils auront à utiliser durant le processus, pour pouvoir enrôler les électeurs guinéens. Ils sont au total 150 sous la main, mais avec un besoin de 140 enrôleurs », a-t-il précisé.

Bah Mamadou, bénéficiaire de la formation

Après avoir suivi la formation, Bah Mamadou a passé le test et attend avec impatience la publication des résultats. « La formation et le test se sont bien passés. Ils nous ont montrés comment utiliser le matériel de recensement, ils nous ont montré l’utilité des kits, comment les monter, comment les utiliser et toutes les techniques liées au recensement. Je suis vraiment satisfait et je prends l’engagement de bien faire le travail quand je serai retenu », a-t-il laissé entendre.

Elhadj Sékou Souaré, président de la CEPI de Boké

De son côté, le président de la CEPI de Boké, Elhadj Sékou Souaré, s’est dit satisfait des améliorations enregistrées sur le matériel. « Après cette formation et l’évaluation, les membres des CAERLE seront déployés pour commencer le travail le moment venu. Nous avons déjà reçu les kits d’enregistrement. Ce sont des kits assez spéciaux et cette fois ci, c’est très amélioré. Les machines sont compliquées et aussi chaque agent aura sa machine et ça ne se sera pas comme par le passé. Après l’évaluation, le classement nous permettra d’avoir les meilleurs et ceux-ci seront déployés dans les coins les plus reculés, parce que c’est là-bas qu’il y aura trop de problèmes », a expliqué monsieur Souaré.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

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Manif du FNDC à Boké : « nous devons tous sortir pour dire Non… »

14 novembre 2019 à 18 06 32 113211

Depuis plusieurs semaines, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) se mobilise à travers la Guinée pour exprimer son opposition au projet de 3ème mandat pour Alpha Condé. Dans la ville de Boké, la marche de ce jeudi, 14 novembre 2019, s’est déroulée sans incident contrairement à ce qui s’est passé à Kindia et à Conakry où des accrochages ont opposé manifestants et forces de l’ordre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le FNDC a mobilisé du monde ce jeudi encore à Boké pour une marche autorisée par les autorités avec l’acceptation de l’itinéraire proposée. Les marcheurs, munis de pancartes, scandaient des slogans comme Alpha zéro », « Libérez nos leaders», « Amoulanfé ».

La marche a démarré au carrefour Chalet, près du palais de justice, en passant par le carrefour TP (Travaux Publics), le lycée Filira, le carrefour Hangar. De là, les marcheurs sont passés devant la mosquée centrale puis Limaniya, le carrefour UTA avant de rallier la place des martyrs.

Hadja Nénédjo Diallo

À ce point de regroupement, plusieurs discours ont été prononcés par les responsables du FNDC de Boké. Mais une intervention a retenu l’attention de l’assistance. Une vieille femme a dénoncé, en langue locale, les difficultés rencontrées par la Guinée sous le règne du président Alpha Condé. « A tout le peuple de Guinée, nous devons nous lever comme un seul homme pour dire non au troisième mandat. Moi, j’ai 80 ans, mais je suis engagé pour l’avenir de nos enfants. Nous ne devons pas avoir peur, nous devons tous sortir pour dire non à ce monsieur. Tout le monde en a mare de son comportement et de sa façon de faire. Nos enfants sortent du pays parce qu’il n’y a pas de travail. Et ceux qui restent sont tués par le régime sans pitié. On n’en veut plus », a lancé Hadja Nénédio Diallo sous un tonnerre d’applaudissements.

Durant toute la journée le commerce a tourné au ralenti. C’est d’ailleurs le seul secteur touché de plein fouet par la manifestation de ce jeudi. Les banques, l’administration, le transport, et les écoles n’ont pas connus de perturbation.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

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Marche du FNDC à Boké : le pari de la mobilisation réussi (organisateurs)

7 novembre 2019 à 16 04 30 113011

Plusieurs centaines de citoyens ont battu le pavé ce jeudi, 07 novembre 2019, dans la ville de Boké pour dire non au projet de nouvelle constitution destiné à maintenir Alpha Condé au pouvoir au-delà de son mandat légal. Les marcheurs qui répondaient ainsi à l’appel du Font National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ont occupé la route du carrefour TP (Travaux Publics) à la place des Martyrs avec à la clé de nombreux slogans hostiles au 3ème mandat, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le FNDC a drainé du monde à Boké ce jeudi dans le cadre de la série de manifestations organisée pour dire Non au 3ème mandat. Tout au long du parcours, les protestataires scandaient des slogans révélateurs de leur opposition au 3ème mandat : « Amoulanfé, Alpha Zéro ! ». D’autres manifestants détenaient des pancartes où on pouvait lire « Libérez nos leaders » ou encore « Deux mandats, ça suffit ».

Du départ de la foule au carrefour TP à la place des Martyrs, où se sont tenus les discours, aucun incident n’a été enregistré. Un système de sécurité interne avait été mis en place par le FNDC local. Les forces de l’ordre n’étaient pas visibles le long du parcours.

Selon Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC à Boké, la marche est une réussite. «Je suis très content, car le combat que nous sommes en train de faire est noble. Du début jusqu’à la fin, ça a été une réussite. Personne n’a été agressé. C’est donc une réussite totale. Je suis très fier de la population de Boké, les gens ont répondu à notre appel et on ne s’attendait même pas à un nombre aussi important ».

En outre, Lamarana Bah a réitéré l’opposition du FNDC à toute idée de 3ème mandat tout en assurant que le combat va se poursuivre. « Nous disons à ceux qui veulent d’un troisième mandat en Guinée que AMOULANFE. Nous sommes prêts et nous ferons tout pour empêcher ce projet de troisième mandat. Nous allons continuer le combat jusqu’à ce qu’Alpha Condé renonce à sa nouvelle constitution ».

Pour plusieurs observateurs, l’itinéraire suivi par les marcheurs était petit. Sur la question, Lamarana Bah rassure : « c’est la première mobilisation et nous estimons que plus de 50% de la population de Boké est sorti. Ensuite, c’est la première fois qu’on nous accepte de marcher. Si non, on nous disait toujours de faire des meetings. On a discuté à la commune, nous on voulait prendre une distance plus longue, mais finalement on s’est plié. Mais prochainement, on le fera de Tamakéné à la place des Martyrs en allant jusqu’à Yomboya pour faire le tour de la ville ».

Pour finir Lamarana Bah a laissé entendre que la victoire est proche. C’est pourquoi il appelle la population de Boké à plus d’engagement et de détermination pour les manifestations avenir.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

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BOKÉ : les choses se mettent en place pour la marche du FNDC

7 novembre 2019 à 12 12 09 110911

A l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), les opposants au projet de nouvelle constitution ont décidé de battre le pavé ce jeudi, 07 novembre 2019, en Guinée.

Dans la ville de Boké, les membres du FNDC commencent à se mobiliser pour dire Non au 3ème mandat pour Alpa Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les responsables du FNDC et leurs partisans de Boké comptent battre le macadam ce jeudi pour démontrer leur opposition au projet de nouvelle constitution destiné à octroyer un 3ème mandat à Alpha Condé. La marche a été autorisée par les autorités locales.

Dans la matinée de ce jeudi, le commerce est totalement paralysé dans la ville, les écoles fonctionnement à certains endroits. Quelques taxis motard aussi sont en activité. Au niveau des bâtiments administratifs et des ronds-points, des pick-up des agents de sécurité sont déployés et veillent aux grains.

L’antenne locale du FNDC a prévu le point de départ de la marche au Carrefour TP. Trois (3) véhicules sont déployés par le FNDC dans les quartiers pour encourager les citoyens à sortir. Au point de départ de ladite marche, plusieurs jeunes (filles et garçons) sont présents avec des pancartes où on peut lire « Non à la nouvelle constitution » ou « Libérez Sanoh » ou encore « La population de Boké dit Non à une nouvelle constitution et à un troisième mandat ».

Interrogés par notre reporter, ils se disent tous se disent déterminés à empêcher une présidence à vie dans notre pays.

Nous y reviendrons !

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

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Pas de manif ce lundi à Boké : les raisons, selon le responsable local du FNDC

4 novembre 2019 à 12 12 54 115411
Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC à Boké

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) est à pied d’œuvre à Conakry pour enterrer les 11 victimes tombées dans la lutte contre le 3ème mandat. Il est prévu par le FNDC d’organiser des marches pacifiques dans les préfectures de l’intérieur du pays. Mais, suite à un déficit de communication, la marche n’aura pas lieu à Boké ce lundi, 04 novembre 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’émotion est vive à Conakry où est prévu l’enterrement des 11 victimes des manifestations de14 et 15 octobre 2019. Pendant ce temps, rien ne se passe à Boké, contrairement à Kindia où le FNDC est déjà mobilisé.

Selon Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC, les partis politiques d’opposition basés à Conakry auraient demandé à leurs partisans de Boké de reporter la marche pacifique pour le jeudi, 07 novembre. « Nous ne ferons pas de marche à Boké. Après les assemblées générales dans les QG des partis politiques le samedi dernier à Conakry, plusieurs partis d’opposition ont contacté leur base à Boké pour dire qu’il n’y aura plus de manifestation.

Maintenant, les gens sont démobilisés et c’est difficile pour nous de les rappeler et les dire de revenir dans un espace de temps aussi petit pour manifester aujourd’hui. Mais le jeudi prochain, nous sortirons massivement dans les 5 préfectures de la région pour la marche, pour dénoncer la volonté de tripatouiller la constitution et empêcher un troisième mandat pour Alpha Condé ».

Sur le terrain, tout est normal. Chaque citoyen vaque à ses occupations. Les écoles sont ouvertes, les banques et l’administration fonctionnement normalement. Il en est de même pour le marché, les stations service et le secteur des transports.

Depuis, Boké Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

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Guinée-Mines : le consortium SMB-Winning remet les Etudes de faisabilité et d’impact environnemental et social à l’Etat

1 novembre 2019 à 13 01 44 114411

Communiqué : Dans le cadre de la mise œuvre de son plus grand projet d’infrastructures dans la Région administrative de Boké, le Consortium SMB-Winning a procédé hier jeudi 31 octobre 2019, au Ministère des Mines et de la Géologie (MMG), à la remise officielle de l’étude de faisabilité et d’impact environnemental et social de son projet de chemin de fer de 135km de voie ferrée à l’Etat guinéen.

Aux yeux des observateurs, «C’est une démarche légale qui vise à s’assurer que toutes les parties prenantes à savoir, le promoteur du consortium SMB-Winning, s’engagent au respect du calendrier de cet autre important projet, mais s’accordent à réaliser des investissements reposant sur le strict respect du Code Minier guinéen.»

En remettant ces documents à l’Etat, le Directeur Général (DG) de la Société Minière de Boké, M. Frédéric Bouzigues n’a pas tardé de rappeler que «Ce projet phare du Consortium s’inscrit dans une dynamique de développement durable qui nécessite des études de qualité avec des experts des domaines mais aussi une réelle volonté du projet à respecter les recommandations issues de ces études.»

Il a, en outre, ajouté que «Cette remise participe au renforcement de la collaboration car elle signale l’état d’avancement de manière technique et dénote le respect des engagements du Consortium SMB-Winning vis à vis du gouvernement guinéen.»

Lesdites études réalisées dans une collaboration avec les Cabinets de la Société d’Expertise Environnemental et Social (SEES) et WSP-Louis Berger sont tous spécialisés, selon le Directeur Général Adjoint du Service National de Coordination des Projets Miniers (SNCPM) qui a reçu les documents.

Il a, par ailleurs, salué la suite des résultats encourageants des activités de la SMB en Guinée depuis son installation.

M. Binbirinko Barry explique que cette étape fait suite à l’octroi au Consortium SMB-Winning par l’Etat de nouveaux permis miniers en vue de permettre à celui-ci, d’avoir une activité pour le long terme dans l’exploitation et la transformation de la bauxite en Guinée.

Ceci ajoute-t-il, «En commun accord avec la signature l’an dernier, des conventions minières et ferroviaires ainsi que la raffinerie pour un investissement total de 3 milliards de dollars.»

La prochaine étape consistera à l’examen et à l’analyse de ces rapports par les techniciens des MMG ainsi que ceux du Ministère de l’Environnement et des Eaux et Forêt (MEEF) avant la présentation desdites études pour validation. Une étape qui dit-on, «Donnera forme à la mise en œuvre totale des conventions.»

Plus tôt cette année, le Consortium SMB-Winning et la Compagnie de Bauxite de Guinée (CBG) avaient signé le 20 juillet 2019 un protocole d’accord concernant la traversée du chemin de fer construit sur une partie de la concession de la CBG, avec une première Etude d’Impact Environnemental et Social spécifique à cette zone. La complexité de la construction de cette partie du tracé – deux tunnels sur seulement 11 kilomètres – a obligé le Consortium a démarré plus tôt les travaux à cet endroit après avoir obtenu l’accord de l’État. Aujourd’hui, un premier tunnel de 2 833 mètres est en construction à Kourakoto avec la présence de SEES sur le terrain 24h/24 et 7j/7 pour s’assurer du suivi efficace du plan de gestion des risques de cet important projet d’infrastructure spécifique à cette zone.

La dernière mission de suivi des travaux de construction de cette zone réalisée conjointement avec la CBG et le Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts a constaté que l’avancée des travaux du Consortium était efficace tout en restant conforme au PGES du projet de construction du chemin de fer. Le respect du calendrier pour cette section du tracé avec une fin des travaux pour le 4ème trimestre 2020 est confirmé.

A noter que la phase de construction de ce méga projet, va créer entre 10.000 et 15.000 emplois directs dans les différentes collectivités locales que compte la Région de Boké. Quant à la raffinerie, elle pourra produire jusqu’à 1 million de tonne d’alumine et le tout, dans le respect des normes environnementales.

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Fria : RUSAL/Friguia offre plus de 100 millions aux communautés villageoises

1 novembre 2019 à 9 09 53 115311

Dans le cadre de l’accomplissement des actions de bonne volonté à destination des populations, la société RUSAL/Friguia a procédé à la remise d’une assistance financière à quatorze communautés riveraines de l’usine à Fria. La cérémonie, présidée par madame le préfet, a eu lieu hier, jeudi 31 octobre 2019, en présence des hauts cadres de RUSAL, de l’administration publique, des autorités locales de Fria et des représentants des populations bénéficiaires, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

C’est dans une ambiance festive que cette cérémonie a eu lieu. Le directeur de RUSAL/Friguia, Yuriy Kanafotsky a mis l’occasion à profit pour préciser que cette assistance financière est un geste de bonne volonté en vue de l’amélioration de la qualité de vie de la population de Fria. « Aujourd’hui nous RUSAL/Friguia, en collaboration avec la fondation RUSAL/Guinée, remettons l’assistance financière aux 14 communautés riveraines de la Préfecture de Fria, notamment : Kodhekouré, Fokibo, Doteba, Boudoubaga, Toundedokhodé, Kimbo, Kalema, Manga Mory, Kontagui, Touba, Kawounda, Videria Amina, Tabossy, Tigué. Les fonds transmis aujourd’hui, c’est un geste de bonne volonté de la part de notre société, orientée au développement de la région de notre présence et à l’amélioration de la qualité de vie de la population. Je veux préciser que l’événement d’aujourd’hui est une initiative de charité de la société à part des obligations que RUSAL effectue en plein volume en tant que l’investisseur responsable. Ce qui se passe aujourd’hui, c’est un pas supplémentaire pour renforcer le climat de la paix sociale et l’harmonie », a indiqué le directeur, Yuriy Kanafotsky.

Par ailleurs, le directeur de RUSAL/Friguia est revenu sur certaines réalisations de la société au bénéfice de la préfecture de Fria. « Je voudrais aussi noter que la société RUSAL participe activement au développement socio-économique de la préfecture de Fria. De cette façon, en décembre 2018, les trois forages de l’eau potable étaient forés et mise en service dans les villages de Kan-Kan, Fobiko et Adama Soria par les forces de l’usine. Ce n’est que récemment, en juillet 2019, les trois nouveaux forages de l’eau potable étaient forés et transmis à la population de Kimbo, Toundédokhodé et Dotè. De plus, cette année nous avons apporté notre aide aux imams pour la fête de Ramadan et effectué la réparation des routes dans les villages de Dotè, Fokibo et Touba », a rappelé monsieur Yuriy Kanafotsky.

Pour sa part, madame Gnalen Condé, le préfet de Fria, s’est réjouie de la reprise de l’usine RUSAL/Friguia avant d’appeler tout le monde à se donner les mains pour garantir un partenariat gagnant-gagnant en faveur de la société et des communautés de Fria. « Aujourd’hui est un jour important pour nous les autorités de la préfecture de Fria, de remercier nos partenaires de l’attention particulière à nos communautés. C’est suite au partenariat entre la Guinée et la Fédération de la Russie à travers les deux chefs d’Etat, à savoir le Président Poutine et le Président de la République de Guinée Alpha Condé, que notre usine, la chose commune qui est la société, l’Unité industrielle RUSAL/Friguia a été relancée. Aujourd’hui, il s’agit de l’application d’un document qu’on appelle contenu local édicté par le gouvernement guinéen pour le bien être des communautés et accepté par tous les partenaires pour assister les communautés. Ce matin, nos partenaires russes sont venus auprès de nous pour la remise de cette assistance financière aux communautés locales. Merci aux communautés bénéficiaires pour la patience. Merci pour votre bonne compréhension, merci pour la consolidation de la paix au niveau de la commune urbaine de Fria. Nous ne ménagerons aucun effort pour défendre les intérêts de nos communautés et ne pas faire tort à nos partenaires de RUSAL/Friguia. C’est une équipe qui gagne. Cette équipe, c’est nous les guinéens et nos partenaires russes. Donnons-nous la main. Dans la paix, on peut tout avoir », a laissé entendre madame Gnalen Condé.

Très touché par ce geste de la société RUSAL en faveur des 14 communautés de Fria, le maire de la commune urbaine a exprimé toute sa satisfaction devant les multiples contributions apportées dans la zone d’intervention des partenaires Russes. « En jetant un regard antérieur sur les interventions de RUSAL/Friguia en faveur des populations, on remarque aisément que c’est une contribution appréciable pour l’instauration d’un climat d’unité et de prospérité entre les habitants de la commune urbaine. L’événement qui nous réunit aujourd’hui nous engage au tant possible dans la voie de la tolérance et des échanges réciproques. Le conseil communal que j’ai l’insigne honneur de diriger apprécie hautement le rôle que les cadres de la direction de l’usine ont joué pour la paix et la compréhension mutuelle », a dit Lansana Boffa Camara.

Après la remise des enveloppes, les représentants des communautés bénéficiaires se sont dits satisfaits et ont remercié la société, ainsi que les autorités préfectorales et communales pour avoir pensé à leurs préoccupations.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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IRE Boké : le meilleur enseignant et la meilleure élève de la région récompensés

31 octobre 2019 à 10 10 37 103710

Quelques jours après la reprise des cours dans les écoles guinéennes, des encadreurs et apprenants qui se sont illustrés l’année dernière ont été primés ce mercredi, 30 octobre 2019, dans la région de Boké. C’est dans ce cadre qu’un professeur de Mathématiques et une nouvelle lycéenne, tous de la préfecture de Fria, ont reçu des distinctions de la part des autorités éducatives, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Les deux heureux bénéficiaires de cette distinction sont Mamadou Salifou Conté, professeur de Mathématiques au collège Hadja M’Mah de Fria, et son élève Salématou Soumah qui a raflé les meilleures notes au Brevet de la session 2019. La remise a eu lieu dans les locaux de l’Inspection Régionale de l’Education de Boké, en présence des autorités régionales, de la société civile et de plusieurs cadres de l’éducation.

Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké

Moriba Sidibé, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, a expliqué les raisons d’une telle démarche. « Cette année, le ministère de l’éducation nationale a décidé de primer le meilleur enseignant au BEPC. Il a été choisi en fonction des résultats des élèves. Celui qui a les meilleures notes, son professeur sera choisi. C’est ainsi que l’élève Salématou Soumah, PV 10107, a été retenue comme meilleure élève de la région. Aussi, l’élève vient de l’école Hadja M’Mah et on s’est demandé qui est son prof. Et, c’est ainsi qu’on a pu identifier le meilleur professeur de la région, et il s’appelle Mamadou Salifou Conté », a fait savoir monsieur Sidibé.

Ainsi, monsieur Conté bénéficie d’un ordinateur portable et d’un montant de trois millions de francs guinéens. Très satisfait, l’enseignant ne s’attendait pas à cette distinction. « Je suis animé par des sentiments de satisfaction. Je remercie mes parents, mes enseignants et mes encadreurs. Je vais continuer à fournir des efforts afin de garder cette position. C’est l’effort qui est payé, mais puisque je ne m’attendais pas à ce prix, prochainement je ferai mieux pour ne pas décevoir », a dit l’heureux gagnant.

Mademoiselle Salématou Soumah

L’autre heureuse gagnante, mademoiselle Salématou Soumah a reçu un paquet de cahiers et un montant de 500 mille FG. Elle a dédié son prix à tous ceux qui se sont battus pour qu’elle en arrive là. « La joie qui m’anime en ce moment est immense, les mots me manquent même. Mais, je sais aussi que je dois cela à mes parents, à mes professeurs et aux encadreurs de l’éducation de Fria. Je promets de continuer le travail pour me maintenir à ce niveau », a-t-elle lancé.

Samba Fraterna Barry, chef de cabinet du gouvernorat de Boké

La rencontre a été présidée par le chef de cabinet du gouvernorat de Boké. Samba Fraterna Barry a émis le souhait que le ministère de l’éducation pérennise ce genre d’actions. « Au nom de Monsieur le gouverneur, je voudrais saluer cette initiative du ministère de l’éducation nationale et encourager toute la chaîne de l’éducation de la région de Boké. Laissez-moi féliciter cette jeune fille, et je demande un suivi davantage pour cette fille au niveau de ses parents, de ses enseignants et des encadreurs »

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

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Boffa : l’UNICEF offre une unité de saponification à Koba

28 octobre 2019 à 17 05 21 102110

L’unité de saponification de la commune rurale de Koba (préfecture de Boffa) a été officiellement inaugurée hier, dimanche 27 octobre 2019. C’est le ministre de la Jeunesse, Mouctar Diallo, qui a présidé la cérémonie, en présence du représentant résidant de l’UNICEF, du préfet de Boffa, des autorités communales et aussi des bénéficiaires.

Bâtie sur une superficie de 1 500 mètres carrés, l’unité de saponification de Koba a une capacité de production de 280 morceaux de savons par jour, a appris l’envoyé spécial de Guineematin.com dans cette sous-préfecture.

Dans son discours de circonstance, le ministre Mouctar Diallo a rappelé que c’est lui qui a posé la première pierre de cet édifice. C’est pourquoi, le chef du département de la jeunesse s’est montré très heureux de procéder à l’inauguration de cette unité de saponification.

Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes

Le représentant du gouvernement a chaleureusement remercié l’UNICEF qui a financé la réalisation de cette unité (qui a coûté 250 millions de francs guinéens). « Cette unité va contribuer efficacement à la création d’activités créatrices de revenus, à l’amélioration des conditions de vie des jeunes et des femmes bénéficiaires, mais aussi constitue un moyen de prévention efficace contre les maladies des enfants, des jeunes, des femmes et de tout le monde. Vous le savez, l’hygiène est le premier élément qui permet de garantir notre santé sans laquelle nous ne pouvons rien faire. Je suis sûr que cette infrastructure sera utilisée à bon échéant », a dit le ministre Mouctar Diallo.

Pierre N’gome, représentant de l’UNICEF en Guinée

Au nom de son institution qui est un partenaire technique et financier, Pierre N’Gome, le représentant résidant de l’UNICEF en Guinée, est revenu sur le bien-fondé de cette unité. « Cette unité de saponification permettra de générer les revenus pour les femmes et les jeunes mais surtout elle est la porte d’entrée pour la réalisation de l’ensemble du droit des enfants de Koba. En effet, le savon contribuera à l’hygiène des enfants ; donc, à une nutrition renforcée. Parce que, comme vous le savez, l’hygiène est liée à la nutrition des enfants. Et, tout ça a des liens étroits avec les performances scolaires ».

Ansoumane Bangoura, maire de la commune rurale de Koba

Pour sa part, Ansoumane Bangoura, maire de la commune rurale de Koba, a promis au représentant résidant de l’UNICEF de s’impliquer personnellement pour le bien-être des enfants de sa commune. « Grâce à vous, nous savons que l’avenir de nos enfants doit être notre plus grande priorité. Nous avons beaucoup appris de vous. Notre dernier séjour en Allemagne m’a fait comprendre que nous avons du travail. Nous comptons investir notre temps et les moyens dont nous disposons pour faire de Koba une véritable commune amie des enfants ».

Madame Sylla Foulématou Touré

Au nom des bénéficiaires de cette unité de saponification, madame Sylla Foulématou Touré dira : « la saponification étant une source de revenu sûre, prouve à suffisance que notre commune de convergence fait une allure très positive. Car, nous notons déjà deux actions réalisées en faveur des femmes. Un hangar, un magasin, une aire de séchage et tous les équipements nécessaires pour le bon fonctionnement de notre groupement. La remise que nous effectuons comporte le bâtiment principal, un puits amélioré, le logement du gardien, la toilette à deux cabines, les équipements de fabrique. Bref, tous le nécessaire pour le fonctionnement de cette usine de savon », a fait savoir la porte-parole des bénéficiaires.

De retour de Koba (Boffa), Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 87/662 73 05 31

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Fria : une centaine d’inconnus liés à QNET mis aux arrêts par les autorités

25 octobre 2019 à 20 08 06 100610
Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria,
Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria

Les arrestations d’individus inconnus se multiplient à travers la Guinée. Après Coyah, Dubréka, Siguiri et Kankan, c’est à Fria qu’une centaine de personnes se réclamant de QNET ont été retrouvées dans la commune urbaine ce vendredi 25 octobre 2019. L’information a été confirmée par le maire, Lansana Boffa Camara qui rassure que les individus sont suivis à la loupe pour savoir les raisons de leur présence dans la cité de l’alumine, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Contrairement aux rumeurs qui font état de 250 personnes, le maire de la commune urbaine de Fria a précisé qu’il s’agit « d’une centaine de personnes non identifiées qui sont venues. Ils sont venus alors que nous n’étions pas informés. Mais, nous sommes en train de les prendre en main. On a déjà mis une commission sur place qui est en train de suivre ces gens », a expliqué Lansana Boffa Camara.

En ce qui concerne l’identité de ces individus, le maire de Fria a laissé entendre que les vérifications sont en cours. « On est en train de les cerner, de voir clair ce qu’il y a. Mais ils sont tous guinéens, ils sont de la société QNET. Ils sont venus sans nous informer et on a constaté qu’ils sont arrivés pas dans les meilleures conditions. Donc, on a pris le train en marche et on est en train de les identifier. Ils sont localisés, nous savons partout où ils sont ».

En outre, notre interlocuteur a indiqué que cette information a été largement commentée dans la commune urbaine. « Ce qui fait que les gens parlent beaucoup, c’est parce qu’ils sont mal entrés ici. Ils nous ont dit qu’ils sont venus dans le cadre de la formation en marketing par rapport à ce commerce en ligne. Ils sont dans un lieu connu et c’est là que nous les avons rencontrés », a fait savoir le maire.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Manifestation du FNDC à Gaoual : les organisateurs écourtent la marche pour éviter les contre-manifestants

25 octobre 2019 à 16 04 25 102510

Les responsables de l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont réduit le trajet de la manifestation de rue qu’ils ont organisé hier, jeudi 24 octobre 2019, dans la commune urbaine de Gaoual pour éviter de rencontrer des contre-manifestants favorables aux velléités révisionnistes du président Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dans la lettre d’information adressée le lundi, 21 octobre 2019, au maire de la commune urbaine de Gaoual, Daouda Diallo par l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), il était question d’une marche pacifique allant du pont de Tominy, sur la route de Téliméle au pont de Komba, sur la route de Kounsitel.

« Hier matin, au moment où on bougeait pour la marche, le maire de la commune urbaine est venu avec le commissaire de police et le commandant de la Gendarmerie nous demander de modifier l’itinéraire initialement prévu, parce que les jeunes de Koumbia, un quartier peuplé en majorité de responsables, militants et sympathisants du RPG Arc-en-ciel, auraient menacé de s’attaquer à tout manifestant qui s’aventurer dans le coin. C’est pour cette raison que les autorités nous ont demandé de changer l’itinéraire » m’a expliqué un responsable de l’antenne locale du FNDC, Ghouddoussy Baldé.

Après une longue discussion entre les organisateurs de la marche, représentés par le coordinateur préfectoral du FNDC, Alpha Mamadou Saïdou Diallo, qui était entouré pour la circonstance des secrétaires fédéraux de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Mamadou Sacko et de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Amadou Tidjane Diallo et le maire de la commune urbaine, Daouda Diallo, il a été convenu que les manifestants partent jusqu’au niveau de la Tribune, « parce qu’on avait perdu assez de temps » a ajouté notre interlocuteur.

Suite à cette décision de dernières minutes a découragé plusieurs jeunes manifestants qui s’étaient massivement mobilisés au pont Tominy pour le départ. Considérant qu’en acceptant l’injonction des autorités locales les encadreurs de l’antenne préfectorale du FNDC ont fait preuve de manque de détermination dans la lutte contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé, ces jeunes ont quitté les rangs pour aller vaquer à leurs affaires personnelles.

Qu’à cela ne tienne ! A la Tribune, trois discours ont été prononcés pour clôturer la manifestation du FNDC de ce jeudi, 24 octobre 2019. Le coordinateur préfectoral du FNDC, Alpha Mamadou Saïdou Daillo, le secrétaire fédéral de l’UFR, Mamadou Sacko, adjoint au maire de la commune urbaine et celui de l’UFDG, Amadou Tidjane Diallo ont tour à tour remercié et félicité les quelques 50 manifestants qui ont accepté de continuer le trajet avec eux dans l’ordre et la discipline avant d’inviter les uns et les autres à rester plus que jamais mobilisés contre le changement de la constitution et un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Au cours de leurs interventions, les orateurs ont aussi dénoncé et condamné ce qu’ils qualifient de détention illégale et arbitraire des principaux leaders nationaux du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Aucun autre incident n’a été signalé sur le terrain pendant et après cette manifestation du FNDC dans la commune urbaine de Gaoual.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Boké : le FNDC reporte sa manifestation pour une raison bien particulière

24 octobre 2019 à 11 11 25 102510
Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC à Boké

Il n’y aura finalement ni marche ni meeting ce jeudi, 24 octobre 2019, à Boké. L’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution a décidé de reporter sa manifestation qui était prévue aujourd’hui dans la commune urbaine. Et la raison de cette décision est purement sociale, selon Lamarana Bah, le coordinateur régional du FNDC à Boké, interrogé par un correspondant de Guineematin.com sur place.

« Hier nuit, on était en train de faire les dernières retouches pour une manifestation réussie quand le fédéral de la l’UFR et celui de l’UFDG nous ont appris le rapatriement du corps d’Elhadj Tafsir Barry qui est décédé il y a quelques jours en Tunisie. Pour le respect que nous avons pour ce monsieur qui a beaucoup fait pour la ville de Boké, nous avons décidé donc de reporter la manifestation pour permettre à sa famille de faire le sacrifice et organiser les obsèques », a-t-il dit.

L’activiste de la société civile précise que la manifestation qui devait se tenir ce jeudi aura lieu maintenant le lundi prochain. Il invite les habitants à Boké à descendre massivement dans la rue pour exprimer leur opposition au projet de changement de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

« C’est juste un report, nous comptons faire cette manifestation le lundi prochain. Aujourd’hui même, à 12 heures, je dois déposer à la mairie une lettre d’information pour manifester le lundi. Et nous souhaitons que tout le monde soit prêt à descendre dans la rue ce jour-là », a lancé Lamarana Bah.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Manif du 24 octobre : pas d’entente entre le FNDC et les autorités de Boké

23 octobre 2019 à 17 05 29 102910

L’antenne du FNDC à Boké va-t-elle manifester demain ? La question reste pour l’heure sans réponse. Même si les opposants à un troisième mandat ont accepté la proposition des autorités de renoncer à sa marche au profit d’un meeting, les deux parties ne se sont pas entendues cependant sur l’endroit où doit se tenir la rencontre. Les autorités demandent à ce que le meeting se tienne au stade de Boké et le FNDC refuse cette proposition, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

A l’image de leurs pairs des autres villes du pays, les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution à Boké ont adressé une lettre d’information à la mairie de la ville par rapport à une marche pacifique qu’ils comptaient organiser demain, jeudi 24 octobre 2019, dans la commune urbaine. Les autorités communales ont alors convié les organisateurs de la manifestation qui vise à protester contre un troisième pour le président Alpha Condé à une rencontre. Les deux parties ont discuté et sont tombées d’accord sur le principe d’organiser un meeting en lieu et place d’une marche.

« On a reçu le lundi 21 octobre, une lettre d’information pour la marche prévue jeudi. Ainsi, le premier vice maire a convoqué les organisateurs ainsi que les chefs de quartiers. L’entretien s’est tenu hier et finalement on a conclu qu’il n’y aura pas de marche mais plutôt un meeting. Aujourd’hui, nous nous sommes entretenus avec le préfet et le gouverneur qui ont aussi accepté l’idée d’un meeting », a indiqué Nouhan Kaba, le secrétaire général de la commune urbaine de Boké.

Ce cadre de la commune assure que cette demande des autorités est motivée par le souci de préserver la quiétude et le déroulement des activités dans la ville. « Nous ne voulons pas de casse et nous ne voulons pas que les routes soient barricadées. Pour cela, le FNDC nous a promis de cadrer son mouvement et l’autorité aussi à promis d’encadrer les manifestants. Nous allons déployer les forces de sécurité pour sécuriser le cadre afin qu’il n’y ait pas de problème », a-t-il dit.

Mais, si le FNDC Boké a accepté de renoncer à la marche au profit du meeting, les opposants à un troisième mandat rejettent l’endroit proposé par les autorités pour la tenue de la manifestation. « Le premier vice maire, en complicité avec le préfet, a refusé qu’on tienne notre marche. Mais pire, il tient coûte que coûte à ce que la mobilisation (le meeting) se fasse au stade.

Pourtant, nous ne voulons pas de ce meeting au stade parce que la visibilité ne sera pas comme on le souhaite et surtout les gens ont des mauvais pressentiments quand il s’agit de se réunir dans les stades pour les manifestations de l’opposition. Donc, nous allons tenir une réunion ce soir pour prendre les décisions qui s’imposent face à cette situation », a annoncé Mamadou Chafaye Diallo, l’un des leaders du FNDC.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Guinée : les manifs contre un 3ème mandat vont se poursuivre la semaine prochaine

18 octobre 2019 à 12 12 58 105810

Même si le calme est revenu et les activités ont repris depuis hier en Guinée, cette situation ne devrait pas durer assez longtemps. Les manifestations appelées par le FNDC contre le projet de changement de l’actuelle Constitution dans le but d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé vont reprendre en début de semaine prochaine. C’est le coordinateur par intérim du Front National pour la Défense de la Constitution qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce vendredi, 18 octobre 2019.

« Ce qui est sûr, la semaine prochaine, nous allons reprendre encore les manifestations sur toute l’étendue du territoire national. Tant que monsieur Alpha Condé ne renonce pas à son projet de troisième mandat, qu’il sache que le peuple de Guinée mènera le combat jusqu’à ce qu’il renonce. Ce combat est un combat de la survie de notre démocratie, par ricochet le combat de notre propre survie. Alors, on ne le mène pas parce qu’on est contre Alpha Condé, mais on le mène parce que c’est notre survie qui est en danger. Alors, il doit savoir raison garder et reculer maintenant.

Si on n’avait pas commencé les manifestations, s’il avait dit à temps qu’il renonce à son projet de troisième mandat, il serait sorti par la grande porte. Mais jusque-là, il a une chance quand même de sortir par la fenêtre. Mais après ce moment, ça ne sera pas la fenêtre, ça sera un trou. Et après ça, il n’y aura même pas ce trou. Donc, c’est le moment pour lui de renoncer parce que nous, on ne va pas renoncer tant qu’il ne renonce pas. Si la justice ne libère pas nos camarades détenus, la semaine prochaine, au lieu de deux ou trois jours, on fera les manifestations tout au long de la semaine. Ça sera des manifestations non-stop », a indiqué Oumar Sylla, plus connu sous le nom de Foniké Mengué.

A noter que le procès des leaders du FNDC arrêtés il y a une semaine environ se poursuit ce vendredi au tribunal de première instance de Dixinn. Le procureur a demandé la condamnation des six activistes anti-troisième mandat à 5 d’emprisonnement et au payement d’une amende de 2 millions de francs chacun.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel.628124362

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Manifestations anti-3ème mandat en Guinée : les inquiétudes de l’IRE de Boké

17 octobre 2019 à 15 03 47 104710

Comme annoncé précédemment, les manifestations appelées par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé paralysent les activités depuis le lundi, 14 octobre 2019, à Boké. Depuis le début de ces mouvements de protestation, il n’y a pas eu cours dans les écoles de la ville. Même si les encadreurs et les enseignants sont présents à leurs lieux de travail, les élèves, eux, ne vont pas en classes. Une situation inquiétante pour l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, qui craint un scénario comme celui enregistré l’année dernière. Dans un entretien avec un correspondant local de Guineematin.com, Moriba Sidibé tire la sonnette d’alarme et lance un appel aux parents d’élèves.

Moriba Sidibé, inspecteur Régional de l’éducation de Boké

« Comme l’année dernière, les cours ont repris, mais les enfants ne viennent pas. Surtout depuis le début des manifestations. Les enseignants sont là mais les enfants traînent toujours les pas. Je pense que tout le monde devait tirer des leçons de l’année passée. C’est vrai que les parents d’élèves ont peur des mouvements par-ci par-là, mais moi c’est en tant qu’inspecteur que je leur demande de laisser les enfants venir. Surtout que depuis qu’on a commencé, on n’a jamais violenté un élève dans une école. Il faut que les parents laissent donc les enfants venir à l’école. Que tout le monde se rappelle du scénario de l’année passée. Et, je crains fort que la même chose ne se répète cette année. Cette fois-ci nous voulons de bons résultats, nous voulons même des lauréats à Boké. Mais pour cela, il faut que les élèvent viennent à l’école et qu’ils acceptent d’étudier », a dit l’IRE de Boké.

Reste à savoir si cet appel tombera dans de bonnes oreilles.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Le Consortium SMB-Winning s’engage à construire 2 écoles primaires dans la commune rurale de Kolaboui

15 octobre 2019 à 17 05 25 102510

Communiqué : Afin de soutenir le renforcement de l’offre éducative dans la région de Boké, le Consortium SMB-Winning a annoncé vendredi 12 octobre aux côtés de la Direction Préfectorale de l’éducation (DPE) de Boké la construction de deux écoles primaires dans les villages de Souguéboui et Yakabiya dans la commune rurale de Kolaboui, à 23 kilomètres du chef-lieu de la préfecture.

Compte tenu des difficultés des enfants de nombreuses localités à rejoindre des écoles, aussi bien pour des raisons de sécurité avec les risques liées à la traversée de la route minière que pour la longueur des distances à parcourir, le Consortium a choisi de bâtir ces deux nouvelles écoles à des emplacements stratégiques pour qu’elles bénéficient au plus grand monde.

Le Consortium est très actif dans le champ de l’éducation, notamment en ayant déjà construit un collège dans le quartier Corera et une autre école dans le district de Katougouma, commune rurale de Tanènè dans la préfecture de Boké.

Selon le responsable du Département des relations communautaires du Consortium SMB-Winning, N’Famara Kourouma : « Nous avons décidé de réaliser à Souguéboui une école avec 3 salles de classe, une Direction et un Bloc de latrine de 3 cabines. De plus, il est prévu la réhabilitation intégrale de 2 anciennes écoles de Diakhabiya ».

Après un appel d’offres lancé par le Consortium auprès d’entreprises guinéennes dans le cadre de sa politique de contenu local, les entreprises Fadiya Construction et Entreprise Générale de Construction et des Travaux Publics (ENCOTRAP) ont été retenues pour exécuter les travaux dans un délai raisonnable.

Le directeur préfectoral de l’Éducation par intérim, Elhadj Dembo Amirou Dramé, s’est réjoui de cette initiative : « L’appui de la SMB est essentiel pour les autorités éducatives de la région. Ces programmes de construction et de réhabilitation permettent réellement la démocratisation de l’éducation en y facilitant l’accès à tous ».

Communiqué traduit par le service de communication du consortium SMB-Winning

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Manifs anti-3ème mandat en Guinée : la ville de Boké complètement paralysée

14 octobre 2019 à 15 03 23 102310

A l’image de Conakry et de la plupart des villes de l’intérieur, la commune urbaine de Boké est sérieusement affectée par l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Toutes les activités sont paralysées même si aucun mouvement n’est constaté encore dans les rues dans cette ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ecoles fermées, banques, administration et commerce perturbés et circulation coupée, c’est le constat qui prévaut ce lundi, 14 octobre 2019, dans la ville de Boké. Mais, aucune manifestation de rue n’est encore signalée sur place. « On a commencé à se mobiliser à la place des martyrs ce matin pour descendre manifester dans les rues, mais les forces de l’ordre sont venues nous disperser. Actuellement, on est en train de nous réorganiser pour faire la remobilisation », explique Lamarana Bah, le coordinateur régional du FNDC à Boké.

Dans les rues de la ville, les agents des forces de l’ordre sont visibles à plusieurs endroits. Ils sont en alerte pour parer à toute éventuelle manifestation.

A suivre !

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Chemin de fer Boké –Télémélé : 6 Milliards payés aux communautés environnantes

11 octobre 2019 à 10 10 24 102410

Le Consortium SMB-Winning a procédé à des remises de compensations ce mercredi 9 octobre 2019, à la Base Vie Chemin de fer, auprès de 43 personnes impactées par la réalisation d’une gare de triage et de retournement de trains, pour un montant total de six milliards sept cent sept millions six cent quarante-huit mille cinq cent soixante francs guinéens (6.707.648.560 GNF) dans les villages de Katounou, Kamikolo, Kagbany, district de Sogoboly, sous-préfecture de Kolaboui dans la préfecture de Boké.

Le montant communautaire inclut dans le montant total est d’un milliard quatre cent quatre-vingt-seize millions trente-deux mille francs guinéens (1.496.032.000 GNF).

S’exprimant au nom du Consortium SMB Winning, le représentant de la SMB a rappelé que « Cette 10ème compensation s’inscrit dans le cadre de la Responsabilité Sociétale du Consortium qui, basé sur les études d’impact environnemental et social réalisées, entend respecter ses obligations en indemnisant les personnes impactées par les travaux de construction de ses infrastructures et encourager les activités génératrices de revenus par des accompagnements concrets et efficaces. Dans le cadre de sa collaboration avec toutes les parties prenantes, le Consortium SMB Winning œuvre aussi à l’amélioration des conditions de vie dans vos villages respectifs ».

Pour le sous-préfet adjoint de la CR de Kolaboui, Malik Savané : « Nous devons, à cette phase, au regard des aides que nous apporte le Consortium SMB Winning, prendre l’initiative aussi de valoriser nos plantations et plaines agricoles… »

La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités des districts cités plus haut, d’un huissier de Justice, des représentants de la Société d’Expertise Environnementale et Sociale (SEES) ainsi que des bénéficiaires munis de leurs pièces d’identification. Interrogés, certains bénéficiaires visiblement heureux ont exprimé à notre micro, leurs sentiments de satisfaction au Consortium SMB Winning pour le respect de ses engagements en faveur des populations locales. Et ils ont surtout promis d’utiliser ces fonds à bon escient.

A noter que le projet s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’une ligne de chemin de fer du Consortium SMB-Winning, de Dapilon (Boké) à la zone minière de Santou (Télémélé).

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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