Kounsitel : des militaires accusés de favoriser l’exploitation clandestine d’or

19 octobre 2021 à 9 09 05 100510

Depuis la découverte de l’or à Kounsitel, en juin 2021, les populations de cette collectivité de Gaoual n’ont plus la paix du cœur, ne vivent plus dans la quiétude et leur environnement est continuellement détruit avec toutes les conséquences pour le bétail et les pratiques agricoles.

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com hier, lundi 18 octobre 2021, Abdoulaye Samaké, un des jeunes leaders de la localité, qui préside actuellement le Comité de protection de l’environnement de Gaoual accuse les agents en uniforme d’être à la base de cette pagaille.

Abdoulaye Samaké, jeune leader de Gaoual

 « La situation à Kounsitel est bizarre. C’est la pagaille totale et partout. L’exploitation anarchique se fait nuit et jour et sans arrêt. L’autorité locale ne gagne rien comme taxe. Les militaires sont les seuls bénéficiaires. On creuse partout. Avant même le coup d’Etat, les gens ont réinvesti les lieux. Ils viennent creuser les terrains des gens et ce sont les militaires qui cherchent parfois les orpailleurs pour venir creuser. Les militaires prennent 200 000 francs guinéens, 300 000 francs ou 500 000 francs guinéens. Ils prennent leurs machines avant de les taxer… Ça dépend de la tête du client », dénonce Abdoulaye Samaké. 

Contrairement à la commune urbaine de Gaoual où les orpailleurs ont été vidés des lieux, poursuit-il, la mairie de Kounsitel se voit totalement impuissante face à la ruée vers l’or. « Vous savez, depuis les orpailleurs se sont attaqués aux populations, incendiés la maison des jeunes avant de s’en prendre au responsable des jeunes de la localité qui a vu son domicile réduit en cendre, les populations locales ont peur. Actuellement, les militaires sont les seuls responsables de la situation », déplore-t-il.

Selon Moussa Kéïta, président de la société civile de Gaoual, par ailleurs correspondant de l’agence guinéenne de presse, il y a plus de 300 comptoirs d’achat d’or installés à Kounsitel. Et malgré cette exploitation à outrance du sous-sol de Kounsitel, la communauté et l’Etat ne perçoivent aucun franc.

Egalement joint au téléphone par Guineematin.com, le Gouverneur de Boké, le Colonel Sékou Trésor Camara, se dit très préoccupé par la situation.

Colonel Sekouba Trésor Camara, gouverneur de Boké

« Nous sommes informés de cette arrivée massive de Guinéens à Gaoual. Le préfet m’en a parlé. C’est vrai que l’exploitation est interdite mais la population est plus nombreuse… Par rapport aux accusations portées contre les agents, bon, vous savez, parfois, il y a des détracteurs. Doncc il faut faire attention à ce qu’ils disent. Et par rapport à la gestion de cette situation, vous savez que militairement, la zone relève de Labé et administrativement, elle est de Boké », rappelle le Gouverneur, qui promet d’appeler le Préfet de Gaoual afin de lui demander de normaliser la situation sur le terrain.

Toutefois, selon un orpailleur évoluant à Kounsitel et qui exige l’anonymat, le drame environnement est imparable.

« Tout est détruit sur le plan environnemental. Les gens ne font que venir grossir les rangs des orpailleurs clandestins. Actuellement, aucun site n’est épargné. Mais le plus grand mal, c’est que la localité ne tire aucun profit de cette exploitation alors que c’est chez eux qui est détruit. Ailleurs, il y a des tomboloma (des groupes d’intérêts locaux règlementant l’exploitation artisanale de l’or) comme à Dinguiraye, Kouroussa, Kankan, Siguiri, Mandiana et Kérouné. Dans ces préfectures, partout où tu viens pour exploiter, tu t’adresses forcément à un tomboloma. Tu achètes un ticket d’accès et tu y verses 10 % de tes gains. Et les agents interviennent seulement lorsqu’il y a des problèmes de vol et autres infractions mais ils n’interviennent pas ni dans l’accès, ni dans l’exploitation. Mais à Kounsitel, il n’y a rien de tout cela », dénonce cet orpailleur.

Curieusement, à Kounsitel, le Comité de défense de l’environnement qui regroupait plus de 300 jeunes, a fini par se disloquer. Démoralisés et faute de soutien, les jeunes se sont dispersés dans la nature, laissant le terrain libre et à la merci des orpailleurs clandestins.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Relance économique en Guinée : le président du GOHA attendu à Sangaredi ce lundi

18 octobre 2021 à 15 03 19 101910
Mohamed Abdallah Chérif Haidara, président du GOHA

Rentré en Guinée après la prise du pouvoir par le CNRD (la junte militaire qui a renversé Alpha Condé le 05 septembre dernier par un coup d’Etat), le président du groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA), Mohamed Chérif Abdallah, a initié une tournée de prise de contact avec les opérateurs du pays. La démarche vise à explorer les voies et moyens pouvant permettre la relance des activités économique en Guinée. Et, dans cette optique, il est attendu ce lundi, 18 octobre 2021, dans la sous-préfecture de Sangaredi, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la région de Boké.

A la tête d’une forte délégation, Mohamed Chérif Abdallah compte conférer avec les commerçants, les transporteurs et les agriculteurs de Sangaredi sur les problèmes qui les assaillent actuellement, afin d’explorer ensemble des pistes de solution au bénéfice de tous. Egalement, Chérif Abdallah mettra à profit cette occasion pour sensibiliser les membres du GOHA et les citoyens de cette zone minière sur la nécessité de vivre dans l’harmonie et la paix. Le président du GOHA compte aussi mettre en exergue cette rencontre pour lancer un message de soutien au CNRD pour une transition apaisée et une relance économique réussie en Guinée.

Nous y reviendrons ! 

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628 98 49 38

Lire

Gaoual (Koumbia) : les récoltes compromises par la rareté de pluies

17 octobre 2021 à 14 02 42 104210

A Gaoual où les populations sont majoritairement agropastorales, les activités agricoles sont sérieusement menacées cette année à cause de la rareté des pluies. C’est du moins ce qu’ont souligné plusieurs paysans qui ont joint Guineematin.com depuis le début de ce mois d’octobre, considéré habituellement comme le début des récoltes.

Joint ce dimanche, 17 octobre 2021, par Guineematin.com, Mamadou Dian Baldé, le chef des opérations agricoles de la préfecture, a confirmé ces inquiétudes, tout en exprimant sa préoccupation par rapport à la saison sèche qui s’annonce.

Mamadou Dian Balde, chef des opérations agricoles à Gaoual

« Les paysans qui ont semé pendant le mois de ramadan (au de juin) où il était très difficile de cultiver, ont déjà commencé les récoltes. Mais ceux qui avaient attendu le mois de juillet et suivant, sont très inquiets. Le riz est en état d’épiaison, chez certains, il est en état de floraison chez d’autres. Que ce soit sur les coteaux ou sur les plaines, le riz semé en juin est en maturité. Cela est valable naturellement pour le maïs et les arachides que certains ont commencé à récolter. Mais ça, c’est dans les zones non agressées par les exploitants clandestins d’or. A Kounsitel, l’or est apparu en juin, au moment où les paysans ont commencé à cultiver. Des champs entiers ont été détruits par les exploitants, la brousse a été agressée partout. Et de nos jours, il y a de vives inquiétudes sur la possibilité pour les gens de pouvoir faire de bonnes récoltes. Puisque la pluie a non seulement retardé en mai en juin, mais elle n’est pas tombée suffisamment et comme d’habitude en juillet, août et septembre. En octobre, il ne pleut presque pas, on a peur pour le reste de la période », a expliqué cet agronome.

Pour montrer la différence, M. Baldé rappelle que l’année dernière à pareil moment, c’était la crue au niveau des plaines et des cours d’eau. Mais cette année, les gens traversent même moto des passages habituellement inondés et impraticables à la même période.

Mais ce n’est pas tout, le riz en floraison qui n’a pas atteint le stade de maturité, s’il n’y a pas d’eau, ne donnera pas grand-chose. Ce sera une perte et les paysans n’ont malheureusement aucune solution de rechange que de se tourner vers le Créateur pour implorer sa grâce.

« A l’occasion de la nuit de Destin ou l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamad (PSL), programmée ce dimanche, les populations entendent faire des prières dans les mosquées pour implorer la grâce de Dieu afin que les récoltes arrivent à maturité. Puisque chez nous, c’est si c’est un problème d’enrais ou de chénilles, qu’on peut proposer de solution », a révélé le Chef des opérations agricoles de Gaoual qui se dit très malheureux et impuissant face à cette calamité naturelle.

Malheureisement la peine des Gaoualois ne semble pas se limiter à la menace de mauvaises récoltes. Il y a de fortes inquiétudes sur l’évolution des groupements maraichers et l’accès à l’eau potable aussi bien par les animaux (bovins et ovins) que par les populations elles-mêmes.

« Dans plusieurs endroits que nous avons visité, le niveau d’eau dans les puits n’a pas atteint celui habituel. Il est fort à craindre que les cours d’eau sèchent le plutôt que prévu et les puits artisanaux également. Alors que les forages disponibles ne suffisent pas à servir toutes les populations encore moins à tout le cheptel », s’est alarmé ce spécialiste des questions agricoles.

D’ailleurs même le champ cultivé à Koumbia par le président déchu Alpha Condé risque de ne pas être récolté. Les semis ont été faits entre le 23 juillet et le 16 août sur un peu plus de 200 hectares de plaines, non aménagées. Seules les variétés hâtives ou précoces pourraient être récoltées mais les variétés tardives vont connaître quelques soucis, fait-on savoir. D’ailleurs pour d’autres, ce champ comme beaucoup d’autres dans la préfecture de Gaoual, risque de ne pas être récolté faute de pluies suffisantes pendant cette période de floraison. 

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Fête du 02 octobre à Boké : le gouverneur, Sékouba Trésor Camara, prêche la paix et l’entente

2 octobre 2021 à 14 02 42 104210

Comme annoncé précédemment, la Guinée a célébré ce samedi, 02 octobre 2021, le 63ème anniversaire de son accession à la souveraineté nationale. Mais, dans la préfecture de Boké (tout comme à Conakry), cette fête a été très modeste. Elle s’est quasiment résumée au simple dépôt de la gerbe de fleurs à la place des martyrs. Et, le gouverneur de région, le colonel Sékouba Trésor Camara, a mis l’occasion à profit pour prêcher la paix et l’union entre les fils et filles de Boké, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette ville minière.

« Dépôt de la gerbe de fleurs, montée des couleurs et le discours du gouverneur de région. » Voilà ce à quoi s’est résumée la célébration de la fête de l’indépendance nationale à Boké. Cette petite sobre commémoration s’est déroulée en présence de plusieurs cadres de l’administration et des forces de défense et de sécurité de Boké.

Dans son discours de circonstance, le gouverneur-colonel Sékouba Trésor Camara a appelé à l’union et à la tolérance pour converger vers des lendemains meilleurs, plus sûrs et pleins de bonheur pour tous.

Colonel Sekouba Trésor Camara, Gouverneur Boké

« Le 02 octobre est une date anniversaire. Et, qui dit anniversaire, dit aussi souvenir. Donc, on se souvient de ceux-là qui ont permis à notre pays d’accéder à la souveraineté nationale. En 1958, il y avait aussi des partis politiques. Mais, quand il s’agissait de la Guinée, ils (les partis politiques) parlaient tous d’une même voix. Il y avait beaucoup de leaders, mais ils se sont dit de mettre le président Sekou Touré devant tout le monde. Nous aussi, si nous voulons aller de l’avant, il faut que nous soyons unis, que nous soyons tolérant et que nous acceptions les autres », a dit le colonel Sékouba Trésor Camara.

Selon le gouverneur de Boké, l’avènement au pouvoir du CNRD (la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée) a été motivé par les dérives de la gouvernance de la dernière décennie dans le pays.

« Depuis dix ans notre pays se trouve dans des problèmes. La corruption, l’ethnocentrisme et la gabegie avaient fini de prendre le pays en otage. C’est pour ça que vous avez soutenu le CNRD, pour que ça change. Nous vous remercions pour le soutien et nous vous disons que les portes de nos bureaux sont largement ouvertes à tout le monde. Si vous entendez autorité, c’est parce que les citoyens existent. Donc, que ça soit le maire, le préfet ou le gouverneur, nous sommes tous à votre disposition », a indiqué le colonel Sékouba Trésor Camara.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628 98 49 38

Lire

Boké : le gouverneur de région rencontre les préfets de sa juridiction

1 octobre 2021 à 13 01 44 104410

Dans la journée du jeudi, 30 septembre 2021, le gouverneur de la région administrative de Boké a rencontré tous les préfets relevant de sa juridiction. La rencontre s’est tenue dans la salle de conférence du gouvernorat. Les discussions ont tourné autour de 5 points : la situation sécuritaire, l’évolution de la pandémie de Covid-19, l’adhésion de la population aux idéaux du CNRD, la situation sociale et administrative qui prévaut dans les localités et les problèmes que rencontre chaque autorité dans sa zone de juridiction, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Avant de donner la parole à ses invités, le gouverneur de Boké, a expliqué pourquoi il a convié les préfets de Boké, Boffa, Fria, Gaoual et Koundara à cette réunion. Selon le colonel Sékouba trésor Camara, l’objectif est de mettre tout le monde au même niveau d’information sur la situation qui prévaut dans toute la région. C’est ainsi que chaque a pris la parole pour aborder les questions à l’ordre du jour.

Colonel Ibrahima Barry, préfet de Boffa

« Dès l’avènement du comité national du rassemblement pour le développement, tous les citoyens ont adhéré et nous ont acceptés comme nouvelles autorités. Les gens se sont sentis libres et ont adhéré aux idéaux du président du CNRD. Sur le plan sécuritaire aussi, tout va bien. En ce qui concerne la situation sanitaire, nous avons les trois types de vaccin contre la Covid-19 et les gens continuent de prendre les doses », a dit le colonel Ibrahima Barry, préfet de Boffa, avant d’évoquer quelques problèmes rencontrés sur le terrain. « Monsieur le gouverneur, nos problèmes sont à plusieurs niveaux. Nous n’avons pas d’eau, pas de courant et les jeunes réclament de l’emploi. À cela s’ajoute le fait que tous les services déconcentrés n’ont pas de budget de fonctionnement », a-t-il souligné.

À ces problèmes qui sont communs à toutes les préfectures de la région, le préfet de Fria, Colonel Yaya Kalissa, a évoqué aussi la situation particulière des zones minières. « Monsieur le gouverneur, nous avons aussi trouvé que les société minières exploitent les Guinéens. À Fria par exemple, vous pouvez voir un travailleur qui est payé à 400.000 GNF. Pas de bulletin de salaire, on met l’argent dans une enveloppe et on la lui jette. Il n’y a pas de bureau de syndicat à l’usine de RUSAL/Friguia. Vous pouvez voir un ingénieur avec un salaire de 1.500.000 GNF.  Ils font ce qu’ils veulent et dès que quelqu’un parle, il est licencié et on lui dit d’aller voir à Sékhoutouréya (le palais présidentiel où vivait Alpha Condé jusqu’à son éviction de la présidence de la République », a déploré le préfet de Fria.

Colonel Sekouba Trésor Camara, gouverneur de Boké

Au terme des débats, le Sékouba trésor Camara, gouverneur de la région de Boké, a donné des instructions aux préfets. « Tenez-vous droits dans vos nouvelles tâches.  Priorisez la paix et la quiétude sociale. Par rapport à vos problèmes, gérez-les comme vous le pouvez en attendant. Nous allons écrire aux différents départements pour les alerter. Et après la nomination des membres du gouvernement, nous allons effectuer des déplacements et parler aux ministres en tête à tête. Mais je pense que d’ici-là, il va falloir que vous gérez les situations au cas par cas », a instruit l’autorité régionale. 

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

Lire

Boké : chauffeurs et passagers se réjouissent de la baisse du prix du carburant

28 septembre 2021 à 20 08 23 09239

La baisse du prix du carburant, annoncée hier par le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), est accueillie avec beaucoup de joie à Boké. Chauffeurs et passagers se réjouissent de cette décision du colonel Mamadi Doumbouya, le chef de la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée, rapportent le correspondant de Guineematin.com sur place.

Près de deux mois seulement après avoir connu une hausse, le prix du carburant est revu à la baisse. Le litre d’essence, qui était vendu à 11.000 francs, coûte désormais 10.000 francs. Ainsi en a décidé le colonel Mamadi Doumbouya, à la tête de la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé. Annoncée hier à la télévision nationale, cette décision est très applaudie par Mamadou Saliou Bah, un citoyen rencontré ce mardi, 28 septembre 2021, à la gare routière de Boké.

Mamadou Saliou Bah, passager

« Je remercie les autorités militaires pour cette décision. Parce que nous avons l’espoir qu’elle va réduire un peu la cherté de la vie que nous connaissons aujourd’hui et permettre aux Guinéens de souffler un peu. Je pense que suite à ce geste, les prix des denrées de première nécessité et tous les autres prix vont diminuer, parce que le prix du carburant a une incidence sur tout cela. Je demande aussi aux chauffeurs de suivre le mouvement en diminuant le prix du transport », a lancé ce citoyen, qui se rend à Conakry.

Souleymane Traoré, chauffeur

Chez les transporteurs aussi, la baisse du prix du carburant est bien appréciée. « Cette diminution concerne tous les Guinéens, tout le monde est content de ça. Pour l’instant, je n’ai pas encore diminué le prix du transport, j’attends que le syndicat se prononce là-dessus. Quand ils vont parler, je vais respecter ce qu’ils diront. Je suis sûr que le prix du transport va baisser, parce que c’est la hausse du prix du carburant qui avait entraîné son augmentation », a dit Souleymane Traoré, chauffeur sur la ligne Boké-Conakry.

Mamadou Lama Diallo, chauffeur sur la ligne Boké-Diaoubhé (Sénégal), se dit également satisfait de cette décision. Il demande aux autorités de faire face aussi au mauvais état des routes pour faciliter le transport des citoyens et leurs biens. « Nous sommes très contents de la diminution du prix du carburant.  Avec ces militaires, nous avons compris qu’il est possible de se comprendre entre Guinéens. S’ils peuvent poursuivre cette dynamique en ramenant le prix du litre d’essence à 9.000 (prix auquel il était vendu jusqu’au 3 août 2021), l’impact sera encore plus significatif.

Aussi, je demande aux autorités de la transition de se tourner vers nos routes et de voir leur état. Vraiment je demande au CNRD d’entretenir les routes pour faciliter le transport urbain et interurbain », a lancé ce transporteur. De son côté, le syndicat des transporteurs de Boké n’a pas encore réagi à cette décision du colonel Mamadi Doumbouya, revoyant le prix du carburant à la baisse.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

Lire

Administration du CNRD : voici la liste complète des gouverneurs et préfets du pays

25 septembre 2021 à 14 02 07 09079

Depuis le 5 septembre 2021, le colonel Mamadi Doumbouya et son équipe du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) gèrent les destinées de la Guinée. Après avoir renversé le régime Alpha Condé, les militaires ont dissout le gouvernement et les institutions républicaines ; mais aussi, ils ont mis de nouvelles personnes à la tête de l’administration déconcentrée.

En attendant de connaître les membres de la junte militaire au pouvoir et du gouvernement de transition, Guineematin.com a répertorié pour vous les prénoms et noms des gouverneurs et préfets, nommés par les nouvelles autorités du pays et installés dans leurs fonctions entre le 6 et le 10 septembre 2021. Nous vous proposons ci-dessous leur liste complète :

Zone spéciale de Conakry 

Gouverneure : Général de brigade M’Mahawa Sylla

Région administrative de Boké 

Gouverneur : Colonel Sékouba Camara

                  Préfets

Boké : Colonel Fodé Aboubacar Sylla

Boffa : Colonel Ibrahima Barry

Fria : Colonel Yaya Kalissa

Gaoual : Colonel Fassama Condé

Koundara : Colonel Bangaly Condé

Région administrative de Kindia 

Gouverneur : Général Ibrahima Kalil Condé

                         Préfets :

Kindia : Colonel Abdel Kader Mangué Camara

Coyah : Colonel Alpha Oumar Cissé

Dubréka : Colonel Elhadj Sékouba Sacko

Forécariah : Colonel Alsény Camara

Télimélé : Colonel Augustin Fancinadouno

Région administrative de Mamou 

Gouverneur : Colonel Aly Badra Camara

                        Préfets :

Dalaba : Colonel Mohamed Bangoura

Mamou : Colonel Bienvenue Lamah

Pita : Colonel Abdoulaye Sylla

Région administrative de Faranah 

Gouverneur : Colonel Malick Diakité

                     Préfets: 

Dabola : Colonel Mohamed Niang

Dinguiraye : Colonel Mamady Touré

Faranah : Colonel Jean Louis Kpoghomou

Kissidougou : Colonel Cécé Maoumy

Région administrative de Kankan 

Gouverneur : Général Aboubacar Sidiki Diakité

                        Préfets :

Kankan : Colonel Etienne Tounkara

Kérouané : Colonel Cécé Richard Haba

Kouroussa : Colonel Cheick Alpha Diabaté

Mandiana : Colonel Mamady Dembélé

Siguiri : Colonel Mamady Condé

Région administrative de Labé 

Gouverneur : Colonel Tamba Kalas Tolno

                            Préfets :

Koubia : Colonel Mohamed Lamine Camara

Labé : Colonel Sény Sylain Camara

Lélouma : Colonel Bassia Léno

Mali : Colonel Pévé Zoumanigui

Tougué : Colonel Souleymane Camara

Région administrative de N’Zérékoré

Gouverneur : Général Mohamed Lamine Keita

                         Préfets :

Beyla : Colonel Douramoudou Keïta

Guéckédou : Lieutenant-colonel Daman Oulen Dioumessy

Lola : Colonel Ousmane Diallo

N’Zérékoré : Colonel Sékou Keïta

Macenta : Colonel Lancinè Diallo

Yomou : Colonel Karamo Boké Camara

Les nouveaux administrateurs territoriaux, tous issus des rangs de l’armée de terre et de la gendarmerie, comptent 4 généraux dont une femme, et 37 colonels et lieutenants colonels.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél: 628 08 98 45

Lire

Coupes africaines interclubs : le CIK et la SAG éliminés d’entrée

20 septembre 2021 à 11 11 22 09229

Deux clubs guinéens étaient en compétition hier, dimanche 19 septembre 2021, dans le cadre du tour préliminaire de la ligue des champions africaine et de la coupe de la CAF. Le CIK et la SAG ont tous les deux été éliminés, après s’être inclinés devant leur adversaire.

Club industriel de Kamsar (CIK)

Qualifié pour le tour préliminaire de la ligue des champions africaine, le club industriel de Kamsar (CIK) se déplaçait ce dimanche à Accra pour affronter Hearts of Oak, un club basé dans la capitale ghanéenne.

Après une première période quasiment équilibrée, les locaux ont pris le contrôle du match après la pause. Ils ont multiplié les occasions et ont fini par être récompensés dans les derniers instants de de la rencontre.

Kofi Kordzi a ouvert le score à la 84ème minute et Salim Adams a doublé la mise pour Hearts of Oak à la fin du temps réglementaire. Le CIK s’incline logiquement (2-0) et quitte prématurément la compétition.

Ashanti Golden Boys de Guinée de Siguiri (SAG)

De son côté, l’Ashanti Golden Boys de Guinée (SAG) s’est inclinée (4-2) sur le terrain du club nigérian de Bayelsa United. Le club de Siguiri est aussi éliminé de la coupe de la CAF, tout comme le Wakriya de Boké, battu quelques jours plus tôt par le Diambars FC du Sénégal.

Ces trois clubs guinéens ont été éliminés sans avoir eu l’occasion de disputer un match retour. Une situation due à la décision de la CAF leur imposant un match unique sur le terrain de l’adversaire. Cette décision fait suite au coup d’Etat militaire enregistré le 5 septembre dernier en Guinée.

Il ne reste donc qu’un seul représentant guinéen sur les quatre qui étaient engagés en compétitions africaines. Il s’agit Horoya AC de Conakry, exempté du tour préliminaire de la ligue des champions africaine. Le champion de Guinée fera son entrée dans la compétition en octobre prochain face au Stade malien de Bamako.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Lire

Examens nationaux : résultats catastrophiques à Koumbia (Gaoual)

4 septembre 2021 à 20 08 15 09159

A l’instar des autres localités du pays, les résultats des examens nationaux ont été publiés hier, le vendredi 3 septembre 2021, dans la sous-préfecture de Koumbia, relevant de la préfecture de Gaoual. Mais comme l’année dernière, ces résultats ne sont pas reluisants pour la plus part des candidats qui ont affronté ces examens cette année.

Selon les résultats disponibles et communiqués à Guineematin.com, ce samedi, très peu de candidats ont réussi à obtenir le bon sésame. C’est moins ce qui ressort  des statistiques.

A l’examen d’entrée en 7ème année, sur les 594 inscrits (dont 254 filles), 502 dont 197 filles ont affronté les épreuves au compte de l’enseignement général et en provenance des 21 écoles primaires publiques et privées de la Sous-préfecture. Pour l’enseignement du franco arabe, ils étaient 13 candidats inscrits dont 4 filles et 12 étaient présents à l’examen dont 3 filles. Finalement ce sont 5 élèves dont 2 filles qui ont été déclarés admis.

Guineematin.com, vous propose les statistiques reçues de la Délégation scolaire de l’enseignement élémentaire de Koumbia (DSEE), dans les écoles ayant présentée de candidats. Sur les 21 établissements publics et privés, trois ont recueilli zéro admis. Il s’agit des écoles primaires publiques de  Labha N’diyan, (3 candidats présentés), Kambala avec 7 candidats et MBouly, 1 candidat contre 10 écoles l’année dernière. A la queue des écoles ayant enregistré un seul admis, on dénombre six établissements, tous relevant du public. Ce sont: Dapompo, Ndiouriya,  Sinta Sanoumou, Kabara, KWame N’kruma et Kembéra.

Les autres écoles ayant obtenu des scores plus ou moins reluisants sont l’école primaire publique de Madina-Guilédji  avec 8 admis sur 17 candidats, l’école privée Alélouya qui récolté 9 admis sur 11 candidats, l’école privée Arc-en-ciel qui sort avec 3 admis sur 8 candidats, l’école primaire publique de Dara Bowé qui a enregistré 49 admis sur 90 candidats, l’école primaire publique de Nyampiya qui obtient admis sur 14 candidats, l’école primaire publique de Kamélé qui bénéficie de 9 admis sur 17 candidats, l’école primaire publique de Thiéwéré qui rafle 11 admis sur 26 candidats, l’école primaire publique de Ben Bella qui s’en sort avec 23 admis sur 103 candidats, l’école primaire publique de Dombiadji qui fait 50% de réussite avec 6 admis sur 12 candidats, l’école primaire publique de Thankoundiaré qui se hisse avec 7 admis sur 12 candidats et l’école primaire publique Elhadj Bambo, à Kamélé qui se tape 5 admis sur 11 candidats.

S’agissant du BEPC (le Brevet d’études du premier cycle), sur les 187 candidats inscrits comprenant 45 filles, 180 ont répondu présents dont 43 filles. A la proclamation des résultats,17 ont été déclarés admis dont 3 filles, soit 9,14%, à en croire, Souleymane Diallo, le responsable chargé des statistiques à la DPE de Gaoual.

Pour le centre d’examen de Koumbia, il y avait les élèves du Collège de Wendou M’Bour, au nombre de 55 candidats qui ont obtenu admis. Le Collège de Koumbia centre a présenté lui 132 candidats dont trois filles et a enregistré 14 admis dont 3 filles.

Pour le baccalauréat unique session 2021, le lycée de Koumbia n’a enregistré qu’un (1) seul admis sur les 20 candidats présentés, tous en sciences sociales.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

Lire

Kamsar : les femmes donnent un ultimatum de 3 jours aux autorités

4 septembre 2021 à 9 09 28 09289

Après trois jours d’agitation, Kamsar a renoué avec la sérénité. Hier, vendredi 3 septembre 2021, les activités ont grandement repris dans la cité industrielle. Le train minéralier qui avait été arrêté à cause du mouvement de colère des femmes de Kamsar contre le manque du courant électrique a repris du service, le grand marché Sahara a ouvert ses portes et la circulation d’engins roulants se fait sans encombre, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar.

Ce retour au calme a été obtenu grâce aux négociations rondement menées par les autorités administratives locales.  Face à l’ampleur des manifestations dans la zone, le préfet et le gouverneur de Boké ont dû s’employer pour calmer l’ardeur des femmes de Kamsar.

Au micro de Guineematin, Ousmane Camara a fustigé le fait que Kamsar village- comme on appelle la périphérie de la cité industrielle- soit tout le temps privé d’électricité. « Cela fait 20 ans que Kamsar peine à avoir de l’électricité. C’est pourquoi, nous nous sommes levées cette fois-ci. Il n y a pas une usine en Guinée plus que celle de Kamsar. Si les autorités veulent que l’usine fonctionne, que les trains passent, il faut qu’il y ait de l’électricité. Dans les autres villes comme Sangaredji et Fria, il y a le courant partout. Or, ici il n y a pas de courant, même pour recharger un téléphone, c’est difficile. C’est une inégalité qui ne dit pas son nom ».

Hassane Sanoussy, préfet de Boké

Au cours d’une réunion de crise qu’il a présidée dans la matinée de ce vendredi, le Préfet de Boké n’a surtout pas voulu entendre parler de grève. « Ce n’est pas une grève », a estimé Hassane Sanoussy. Pour lui, les populations de Kamsar ont réclamé du courant. Ce qui, à ses yeux, est tout à fait légitime, parce qu’il y a un problème de délestage qui se pose. Il explique néanmoins que les groupes électrogènes que la CBG met à disposition ne peuvent pas tenir toute la ville à cause de la situation démographique de Kamsar. Le préfet de Boké a demandé à toutes les parties concernées de sursoir à toute manifestation et d’attendre que « le président tranche sur ce problème ».

Un appel qui a été entendu d’une bonne oreille si l’on en juge par le calme qui prévaut actuellement à Kamsar et ses environs.

Aissatou Bérété qui a assisté à la réunion d’urgence a confié à Guineematin.com que les manifestantes ont donné aux autorités un ultimatum de trois jours. « On était ici pour une réunion d’urgence convoquée par le préfet de Boké. Il nous a parlé des mesures entreprises pour résoudre ce problème. Ils ont même amené une délégation à Conakry pour l’obtention d’un groupe électrogène auprès du président de la République. On leur a donné trois jours pour pallier le manque de courant », a-t-elle indiqué.

Jean Felix Bangoura, sous-préfet de Kamsar

« Je suis vraiment satisfait de l’implication de chacun et de tous. Parce que le préfet et le gouverneur sont venus pour la résolution définitive de cette situation qui maintenant a commencé à perdurer. L’appel qu’on a lancé au président de la République a de fortes chances d’être entendu », s’enthousiasme le sous-préfet de Kamsar, Jean Felix Bangoura.

De Kamsar, Amadou Diarouga Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Lire

Manifestation contre l’obscurité en Guinée : les femmes immobilisent Kamsar

3 septembre 2021 à 9 09 01 09019

Depuis mardi dernier, 31 août 2021, des femmes de Kamsar manifestent leur colère contre le manque d’électricité dans leur localité. Cette grogne sociale ne faiblit pas. Bien au contraire, elle s’étend sur d’autres localités de la préfecture bauxitique de Boké, a constaté Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

Si au départ la manifestation des femmes se focalisait sur Kamsar, elle touche désormais Kolaboui sur la route de Boké. Preuve de la tension qui y règne, le train minéralier transportant de la bauxite a été arrêté. Le chemin de fer barricadé par des bois, des tôles et autres objets usagers.

Marama Soumah, habitante de Kamakoulou

Mariama, une des manifestantes que nous avons rencontrée à Kamakoulou est très remontée « Nous n’avons pas d’eau ni d’électricité. Nous souffrons énormément. Si une femme en état famille veut passer par les rails, elle ne peut pas. Alors qu’ils transitent la mine par ici. Et pour ces rails, ils ont cassé toutes nos maisons alors qu’on en tire aucun bénéfice », dit-elle au micro de l’envoyé spécial de Guineematin.com

Ce n’est pas la première fois que les femmes de Kamsar manifestent contre le manque d’électricité. A chaque fois, les autorités engagent des discussions qui n’aboutissent à rien. « À chaque fois que nous manifestons, ils viennent nous faire avaler des doux mots ; mais, ils ne font rien par la suite. On a ras-le-bol de ces duperies. Cette fois-ci, nous sommes là jusqu’à ce que nous ayons gain de cause », assure Mariama.

Lamine Dansoko, chauffeur

Également interrogé par l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kamsar, Mohamed Lamine Dansoko a dit avoir fait deux heures entre Kamsar et Kolaboui à cause de la manifestation des femmes. « On a supplié les femmes ; mais, elles n’ont pas accepté de libérer la route », affirme cet habitué de cette voie. Pour lui, l’Etat guinéen doit agir. « Il faut que les gouvernants nous aident. Moi, je ne suis pas d’ici mais je passe souvent par là. On voit bien qu’il n’y a ni courant ni eau. En plus, on voit les traces de beaucoup de maisons démolies dans ce village. C’est révoltant ! », s’exclame-t-il.

Sur la route de Kamsar, le sous-préfet aura été vu en négociation avec les femmes grévistes. Une source a confié à Guineematin qu’un consensus aurait été trouvé. Rendez-vous est pris pour ce vendredi pour être édifié.

De Kamsar (Boké), Amadou Diarouga Baldé pour Guineematin.com

Lire

Manifestation des femmes à Kamsar (Boké) : la version du ministre Boureima Condé

2 septembre 2021 à 11 11 33 09339

Ce sont les femmes qui « commandent » Kamsar depuis maintenant trois jours. Et, c’est une grosse humiliation pour les gouvernants actuels de la Guinée qui ne parviennent toujours pas à assurer le seul service qui est pourtant présenté partout et par tout le monde comme un trophée de guerre du régime d’Alpha Condé : l’électricité !

Depuis trois jours aujourd’hui (jeudi 02 septembre 2021), ce sont les femmes qui régentent la mobilité à Kamsar et particulièrement dans les localités de Filima et Kayenguissa. Devant ce qui s’apparente à une démission généralisée des Guinéens face à la gouvernance Alpha Condé, et refusant d’accepter l’obscurité qui enveloppe leurs maisons, les mères de familles ont solidement noué leurs pagnes pour sortir protester. Elles ont donc occupé les rails, empêchant depuis 3 jours le train minéralier de circuler entre le port de Kamsar et les carrières. Embarrassé, le Gouvernement ne donne pour le moment aucune réponse ; et, les très déterminées manifestantes campent sur leur position.

À en croire des citoyens de cette zone minière qui ont contacté Guineematin.com au téléphone, les manifestantes font la cuisine sur place pour s’assurer qu’aucune locomotive ne passe tant que l’électricité ne leur sera pas fournie. Conscientes qu’elles sont que cette exploitation minière détruit leur environnement n’enrichit que les multi-nationales et une poignée de dirigeants ; mais, pas la Guinée… Désormais, elles tiennent à priver nos gouvernants et les sociétés minières des milliards qu’ils puisent chaque jour dans cette zone, tant que leurs localités seront privées d’électricité. 

S’exprimant à Kindia hier, mercredi, sur cette manifestation, le ministre de l’Administration du territoire ne voit de faute ni du côté du gouvernement, ni même des sociétés minières qui opèrent dans la zone. Le général Boureima Condé accuse les populations de Kamsar d’incivisme. Comme c’est souvent le cas lorsqu’on n’a pas d’argument, le ministre a essayé d’opposer les citoyens aux propriétaires de villas qui gagneraient beaucoup d’argent en les mettant en location. 

Extrait de l’intervention du Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation sur la manifestation des femmes à Kamsar : 

Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

« À Kamsar, à Filima et à Kayenguissa, nos mamans, nos pauvres mamans, ont empêché la production depuis hier ou avant-hier. Elles sont installées sur les rails parce que l’électricité n’est pas là. Or, cette électricité à Kamsar… les plus grandes centrales thermiques ou les plus grands barrages hydro thermiques ne pourront pas répondre au besoin d’électrification de Kamsar à l’allure où nous allons. Tenez-vous bien, à Kamsar, de la même manière que la ville est en train de s’étendre, les branchements sur le réseau électrique s’en vont ainsi dans l’anarchie la plus totale.

À Kamsar, on ne paie pas le courant, non ! Et, les gens construisent des villas, les mettent en location auprès des partenaires à des prix très forts ; mais, on ne paie pas le courant. Et, quand le courant n’est pas là, c’est la grève. On empêche la société de travailler… ».

Un reporter de Guineematin.com est en route pour Kamsar

Lire

Taxes minières, budget communal… Le maire de Koumbia(Gaoual) à Guineematin

29 août 2021 à 11 11 58 08588
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia

Accusé d’orienter les fonds issus de la taxe superficiaire de l’AMC et de la CBG ailleurs que dans les localités impactées, le maire de Koumbia, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba a reçu Guineematin.com le 9 août 2021, à sa résidence de Conakry, pour apporter un démenti catégorique. D’entrée, le maire a expliqué que le budget de la commune rurale de Koumbia, le premier cheptel du pays, s’élève à environ  un milliard cinq cent mille francs guinéens, hors ANAFIC (les fonds apportés par l’agence nationale pour le financement des collectivités, donc de l’Etat guinéen).

Pour le maire de la Commune rurale de Koumbia le budget de sa municipalité est composé d’un certain nombre de sources de recettes :

« En recettes, ce budget est composé des taxes minières dont les 600 millions de l’AMC,  le parc à bétail qui paie deux millions par mois, les compagnies de téléphonies (Areeba et Orange), le paiement des taxes au marché, les kiosques, les patentes des commerçants, la gare routière qui fait 800 000 par mois, et la boucherie qui fait entre 500 000 et 600 000 francs guinéens par mois », a souligné Elhadj Kaltamba.

Toutefois, il s’empresse de dire que : « pour le cas Areeba qui nous payait dix millions par an, nous avons décidé de signer un partenariat avec eux. Une de ses antennes accueille notre émetteur et la radio émet 24 h/24. Pour le paiement de la taxe du marché, nous n’avons pas pu recouvrer les montants par faute de personnel. Les kiosques aussi ne paient que 25 000 par mois, ce qui est minime à nos yeux. De toutes les compagnies minières, au nombre de huit je crois, il n’y a que AMC qui a payé cette année la taxe superficiaire. La CBG elle, nous demande chaque année de lui proposer un micro-projet. En 2019, c’est l’école de Kamélé, en 2020, c’est l’école de Saré Tara et en 2021 c’est le pont de Fossou ».

A la date du 9 août, la commune a mobilisé entre 60 et 70% du budget annuel, selon le maire.

De l’utilisation de la taxe superficiaire de l’AMC dans les localités impactées, le maire fait un rappel.

« Rien que Madina-guilédji, l’une des localités impactées, on a financé plus d’un milliard. A Fossou, en 2021, on a construit un pont, les buses, les radiés », selon Elhadj Kaltamba, qui reconnaît que l’argent de l’ANAFIC a servi à construire le pont de Madina-guilédji et à Fossou, la CBG a financé la construction du pont pour près de quatre cent millions de francs.

« Les buses et les radiés ont coûté trois cent millions de francs, financés à travers la taxe de l’AMC. Et entre les compagnies, l’argent de la CBG ne peut être utilisé dans une action de l’AMC. Pour cette année 2021, cent quatre-vingt-cinq millions de francs guinéens vont servir à la construction du pont de Kambala, sur la route de Foulamory. Vous avez les 10 kiosques au marché pour deux cent quinze millions de francs guinéens. Le District de Taguira est venu me voir pour me dire qu’il y a une association islamique qui leur a promis une mosquée et qu’ils souhaitent avoir à côté de cette maison de Dieu un forage. Nous avons pris l’engagement de le faire. Ce forage sera financé à travers ce fonds versé par l’AMC », a soutenu le patron de la municipalité de Koumbia.

Toutefois, nonobstant que les populations des localités impactées sont les plus mal servies dans la répartition de ces kiosques et autres places aménagées par la commune sur les fonds de l’AMC, Elhadj Kaltamba soutient que ces citoyens se reconnaissent dans la beauté et de l’embellissement du centre.

« J’ai oublié de vous le dire, le siège de la Sous-préfecture est entièrement rénové et c’est grâce aux taxes superficiaires de l’AMC. C’est une fierté pour tout Koumbia », s’est défendu le maire. Il reste à savoir si les populations impactées se contenteront de ces réalisations sur des fonds destinés au financement de leurs programmes de développement, comme l’ont rappelé le Président du Comité de concertation locale minière de Koumbia et certains élus locaux des zones impactées, dans une précédente dépêche de votre quotidien en ligne.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Taxes payées par l’AMC à Koumbia (Gaoual) : « nos localités impactées sont oubliées », dénoncent des élus

29 août 2021 à 11 11 39 08398

Dans le cadre de la nouvelle politique minière du pays, traduite en 2011 par le Code minier, les compagnies minières versent chaque année aux communautés impactées des taxes superficiaires pour contribuer à leur développement socioéconomique.

A Gaoual, depuis 2010, l’Alliance Mining Commodities (AMC) verse aux communautés de Koumbia et de Wendou M’Bour, dans le cadre du Projet des Bauxites de Koumbia (PBK), une taxe superficiaire de plusieurs centaines de millions de francs. Pour le compte de l’année 2021, le montant était de 1 062 695 143 Francs guinéens. La cérémonie de remise du chèque a eu lieu à Koumbia, le 26 juillet en présence des autorités régionales, préfectorales et municipales ainsi que des représentants des localités impactées et devant les populations et de différentes structures concernées, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes, présent à la rencontre.

Alors que tous les intervenants ont insisté sur la nécessité de privilégier le financement des projets de développement des communautés impactées, ces dernières ne semblent pas être la préoccupation de la Commune. Elles se sentent totalement oubliées, sinon lésées dans la répartition. C’est du moins le constat de Guineematin.com, tiré de la rencontre avec plusieurs acteurs sur le terrain.

Il faut noter que des 21 districts de Koumbia, 9 sont impactés par les compagnies minières, notamment l’AMC et la CBG. Il s’agit des districts de Madina-guilédji, Kembéra, Madina-Bowé, Péti, Bhouli, Guidali, Nétéré, Taguira et Béssilé. A ces neuf localités, il faut ajouter le district de Hounsiré, nouvellement créé.

Le Président du Comité de concertation locale minière de Koumbia, également Conseiller communal, Ibrahima Sambégou Camara, dit Doss, dans un entretien accordé à Guineematin.com, le 1er août 2021, confie que depuis 2010, il n’y a eu que trois postes de santé et deux écoles de trois classes construits dans ces localités impactées pour un montant estimé à plus de cinq milliards de francs guinéens.

Egalement, interrogé par votre quotidien en ligne, Séné Mansa Dounghou Bouda, le Président du District de Hounsiré, soutient que les populations de cette localité ne connaissent rien de l’utilisation de la taxe superficiaire de l’AMC.

Séné Mansa Dounghou Bouda, Président du District de Hounsiré

« Nous apprenons à la radio ce que l’AMC donne à la population de Koumbia. Nous avons besoin d’école, de poste de santé et d’ouvrage de franchissement, notamment sur la rivière Lengourouwol. Nous voyons des gens de la CBG chez nous et nous pensons que les taxes versées par ces sociétés devraient bénéficier à nos populations. C’est notre souhait le plus ardent », a exprimé cet élu local.

De son côté, Mamadou Dian Diallo, président du District de Bhouli, se range dans la même catégorie.

Mamadou Dian Diallo, Président du district de Bhouli

« Depuis 11 ans, on nous appelle de venir au centre de Koumbia ici pour participer à la remise du chèque de la taxe superficiaire. Soit c’est avec l’AMC ou avec la CBG. Mais réellement, nous ne voyons rien du tout chez nous. Peut-être que les montants sont tous utilisés par-là, au centre, en tous les cas, nous, on ne voit rien. Partout chez nous, l’AMC et la CBG travaillent, on ne voit rien », explique ce président de district. Il ajoute que son District est à 50 km du chef-lieu de Koumbia et les populations manquent pratiquement de tout, de postes de santé, d’écoles et de pistes rurales, notamment.

« C’est vrai, grâce à l’UNICEF, le district de Bhouli a une belle école de trois classes. Mais nous n’avons pas de centre de santé, les trois classes construites sont minimes par rapport aux besoins, je veux dire au nombre d’enfants à scolariser. Nous n’avons pas de pistes rurales praticables. Cela nous préoccupe lorsque nous apprenons qu’on envoie de l’argent pour nous aider, et que cela ne se traduit pas dans les faits », regrette-t-il.

Péti également, les populations vivent les mêmes réalités. Mamadou Yéro Camara, fonctionnaire à la retraite et agent environnemental dit ne rien savoir des réalisations de l’AMC dans cette localité.

Mamadou Yéro Camara, fonctionnaire à la retraite, Péti

« Pour le District de Péti, nous avons une école de trois classes, un poste de santé. Jusqu’ici, je ne connais aucune réalisation de l’AMC dans notre localité. Actuellement, notre plus grande préoccupation, c’est comment avoir des enseignants titulaires, des agents de santé et des médicaments disponibles, une piste rurale praticable et terminer les travaux de la mosquée en construction », sont entre autres les préoccupations de cette localité selon notable de Péti.

Mamadou Samba Sané, dit Kensan, notable de Kembéra ne se souvient d’aucune réalisation issue des taxes minières versées par l’AMC ou d’autres compagnies minières.

Mamadou Samba Sané, dit Kensan, notable de Kembéra

« Depuis longtemps, nous apprenons que cette société verse chaque année de l’argent pour aider les communautés impactées. Mais cela s’arrête à ce niveau. Pourtant, les autorités précisent que cet argent est destiné au développement des communautés impactées. Mais apparemment, il y en a qui le méritent plus que nous. Ici à Kembéra, le gouvernement nous a aidés à avoir une école et un poste de santé. Mais nous n’avons pas de route et nous manquons d’enseignants pour nos enfants. Donc, cet argent versé pour nos communautés devrait nous servir à surmonter ces problèmes. Premièrement, arranger notre route, dégager les ponts d’infortune, nous affecter des enseignants pour former nos enfants, et surtout nous aider à protéger notre environnement. Actuellement, nous sommes victimes de la dégradation de notre environnement. Avant, sur les 25 km de piste qui nous séparent du chef de Koumbia, au mois de juillet, partout l’eau coulait et les rivières étaient débordées. Ce qui n’est plus le cas actuellement. Nous, nous sommes des cultivateurs, nous ne connaissons que cela. Nous demandons à ce que les autorités s’impliquent pour arrêter la coupe abusive du bois et à encourager réellement le reboisement dans nos localités. Voilà nos priorités aujourd’hui », souligne ce membre du conseil de District de Kembéra.

Du côté du District de Madina-guilédji, c’est la même réalité. Boubacar Baldé se dit également préoccupé par cette situation et souhaite que la déclaration des autorités et des responsables de l’AMC soit appliquée à la lettre.

Monsieur Boubacar Baldé, président du district de Madina-Guilédji

« Madina-guilédji est une zone impactée par plusieurs sociétés minières, notamment par l’AMC et la CBG. C’est vrai, que le district bénéficie de certaines réalisations comme le pont à Fossou en cours de réalisation, financé par la CBG. Mais comme les fonds versés par les sociétés reviennent en priorité aux communautés impactées, nous demandons à ce que nos projets de développement soient pris en compte par la Commune et que ces fonds nous reviennent proportionnellement. Même les réalisations faites au centre, les hangars au marché, les kiosques et autres, vous ne verrez pas des gens de notre District bénéficier de quoi que ce soit. Ce n’est pas bon. Mieux, à Madina-guilédji, nous avons des secteurs éloignés des uns des autres qui ont besoin d’école, de poste de santé et de piste rurale. Nous avons également besoin d’un véritable soutien pour notre programme de reboisement. Nous sommes menacés par la sécheresse. C’est très sérieux. Depuis 10 ans, je ne me souviens d’une seule réalisation financée par l’AMC dans ce District. Alors que c’est mon District qui est la porte d’entrée du Bowé. C’est d’ailleurs l’ancienne capitale du canton de Bowé. Nous demandons à la commune que des corrections soient désormais apportées dans ce sens. Voyez-vous, il y a combien de collectivités à Gaoual ? Il y en a huit. Mais c’est Wendou M’Bour et Koumbia seules qui bénéficient de cette taxe. Pourquoi ? C’est parce que ce sont les deux Communes qui sont impactées. Dans ces Communes impactées, les communautés se trouvant dans les localités impactées devraient sentir cela. Mais pour le moment, ce n’est pas le cas », déplore le premier responsable du District de Madina-guilédji.

Selon le Président du Comité de concertation locale minière et conseiller à la Commune de Koumbia, depuis 2010, les réalisations de l’AMC à Koumbia se résument à trois postes de santé et de deux écoles pour plus de cinq milliards de francs guinéens.

Ibrahima Sambégou Camara, président du Comité de concertation locale minière de Koumbia

« Depuis 2010, les réalisations issues de la taxe de l’AMC, se résument à un poste de santé à Péti, un à Sinta pont et un troisième à Kembéra, soit en tout trois postes de santé pour les 9 districts), une école de trois classes à Taguira et une autre à Sinta Pont (dans le district de Guidali) », selon Ibrahima Sambégou Camara, dit Doss.

Pourtant, Fodé Diallo, un des responsables de l’AMC, a bel et bien insisté sur l’utilisation de la taxe superficiare, dont la remise du chèque pour cette année, a eu lieu le 26 juillet dernier :

Fodé Diallo, responsable des relations communautaires à l’AMC

« Le paiement de ces taxes est un moyen de participer au développement des communautés impactées de la préfecture de Gaoual en particulier et de la Guinée en général. Nous souhaitons que ces taxes soient une contribution au financement des plans de développement locaux des communautés impactées par notre projet, et qu’elles soient gérées dans une parfaite transparence et dans l’intérêt des communautés impactées ».

Pour cette année, la taxe superficiaire versée par l’AMC s’élevait à 1 062 695 143 Francs guinéens (un milliard, soixante-deux millions, six cent quatre-vingt-quinze mille, cent quarante-trois Francs guinéens).

Un montant a été réparti ainsi qu’il suit :

Commune rurale de Koumbia : 637 909 035  GNF (Six cent trente-sept  millions, neuf cent neuf mille, trente-cinq Francs guinéens) et 424 786 108 GNF (quatre cent vingt-quatre  millions, sept cent quatre-vingt-six mille, cent huit Francs guinéens) pour la Commune rurale de Wendou M’Bour.

De retour de Koumbia (Gaoual), Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Taxe superficiaire de l’AMC : « à Koumbia, l’argent versé ne sert pas les localités impactées »

28 août 2021 à 16 04 25 08258
Ibrahima Sambégou Camara, président du Comité de concertation locale minière de Koumbia

« En dix ans, dire que les neuf districts ont eu trois (3) postes de santé et deux (2) écoles de trois salles de classe pour plus de cinq milliards de francs guinéens (puisque rien que pour l’AMC, les montants cumulés font plus de cinq milliards de francs), on ne comprend pas où vont tous ces montants ? En tous les cas, contrairement au Code minier et aux instructions des autorités régionales et préfectorales, les localités impactées ne bénéficient pas des taxes superficiaires comme il se doit. En ma qualité de Conseiller communautaire, je suis contre cela. C’est du détournement…», a notamment dénoncé monsieur Ibrahima Sambégou Camara, dit Doss, lors d’une interview accordée à un journaliste de Guineematin.com qui était à Koumbia.

Le Président du Comité de concertation locale minière (CCLM) de Koumbia s’oppose donc catégorique à la mauvaise utilisation de l’argent versé par les sociétés minières, notamment l’AMC, dans le cadre de la taxe superficiaire, pour le compte des communautés impactées. 

« L’AMC donne beaucoup d’argent aux deux communes impactées (Wendou M’Bour et Koumbia). Cette année par exemple, c’est plus d’un milliard de francs qui a été versé aux deux communes, le 26 juillet 2021. Et, Koumbia a bénéficié de plus de six cent millions de francs. La CBG également verse des taxes. Mais, ce qu’il faut déplorer, c’est qu’à Koumbia, l’argent versé ne sert pas aux localités impactées… Normalement, quand vous enlevez les parts de la préfecture, de la sous-préfecture et du fonctionnement de la mairie, pour environ 20% du montant versé, le reste devrait servir à financer des actions de développement dans les localités impactées. Mais, pour le moment, ce qui est insignifiant », fulmine Doss Camara.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le décryptage de cette interview :

Ibrahima Sambégou Camara, président du Comité de concertation locale minière de Koumbia

Guineematin.com : Dites-nous, c’est quoi le CCLM et comment il est constitué ?

Ibrahima Sambégou Camara : le gouvernement et les principaux acteurs impliqués ont constaté que partout où il y a les mines, il y a des problèmes avec les communautés impactées. Pour apporter des solutions, ils ont décidé d’installer partout où il y a l’exploitation minière ou en vue, un Comité de concertation locale minière impliquant l’ensemble des parties pour prévenir et éviter les crises. Chaque Bureau est composé de 30 membres administré par un exécutif de 9 personnes et ce Bureau est dirigé par un Président. A Koumbia, c’est moi qui suis le Président depuis 2016. Dans le CCLM, vous avez entre autres le Kalif de la localité, deux femmes, deux jeunes, des élus locaux, deux représentants des ressortissants (en l’occurrence Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, actuel maire de Koumbia, et Monsieur Dansa Kanté, ancien Gouverneur de région de Boké). Moi, je viens de la société civile, à travers l’ONG Lopotia. Depuis notre élection, nous avons bénéficié de plusieurs séances de formations et d’échanges liées aux activités minières dans  notre pays.

Guineematin.com : quel est le rôle du CCLM dans une localité ?

Ibrahima Sambégou Camara : le CCLM sert de croit de transmission entre les communautés et les sociétés minières pour prévenir et éviter les crises  qui pourraient impacter le bon fonctionnement des activités minières dans les différentes localités. En cas de problème à la base, les populations doivent passer par le CCLM et éviter de se faire justice et les compagnies minières également doivent être à l’écoute du CCLM pour apporter des réponses aux préoccupations légales et légitimes des communautés impactées. C’est ça le souhait du gouvernement.

Guineematin.com : depuis un certain nombre d’années, Koumbia est devenu une zone minière même si l’exploitation n’a pas encore commencé. Parlez-nous de la situation de ces sociétés dans cette commune rurale ?

Ibrahima Sambégou Camara : actuellement, la commune rurale de Koumbia enregistre la présence de dix sociétés minières. Mais, pour le moment, c’est l’AMC et la CBG qui s’investissent sur le terrain. Mais les autres aussi donnent des taxes. Depuis l’arrivée du Pr Alpha Condé au pouvoir, les sociétés minières versent des taxes superficiaires à nos localités. Depuis dix ans, les communes de Wendou M’Bour et Koumbia reçoivent des taxes pour le développement des localités impactées.

Guineematin.com : ces sociétés versent combien à la commune de Koumbia ?

Ibrahima Sambégou Camara : ce que nous savons, l’AMC donne beaucoup d’argent aux deux communes impactées. Cette année par exemple, c’est plus d’un milliard de francs qui a été versé aux deux communes, le 26 juillet 2021. Et Koumbia a bénéficié de plus de six cent millions de francs. La CBG également verse des taxes. Mais ce qu’il faut déplorer, c’est qu’à Koumbia, l’argent versé ne sert pas aux localités impactées. Ici, une fois que la remise est faite publiquement, l’argent destiné au développement des localités impactées n’est investi qu’au centre. Normalement, quand vous enlevez les parts de la préfecture, de la sous-préfecture et du fonctionnement de la mairie, pour environ 20% du montant versé, le reste devrait servir à financer des actions de développement dans les localités impactées. Mais, pour le moment, ce qui est fait est peu, voire insignifiant.

Guineematin.com : quels sont les districts impactés par l’AMC et qu’est-ce qu’ils ont bénéficié de la taxe versée par cette société depuis 2010 ?

Ibrahima Sambégou Camara : vous avez en tout, neuf districts qui sont impactés par cette société minière. Ce sont Madina-guilédji, Kémbéra, Madina-Bowé, Péti, Béssilé, Bhouli, Nétéré, Taguira et Guidali. Depuis 2010, les réalisations issues de la taxe de l’AMC, se résument à un poste de santé à Péti, à Sinta pont, à Kembéra, soit en tout trois postes de santé pour les 9 districts), une école de trois classes à Taguira et une autre école de trois salles de classe à Sinta Pont (dans le district de Guidali). Par rapport aux montants versés, vous verrez que ce n’est pas grand-chose. En dix ans, dire que les neuf districts ont gagné 3 postes de santé et deux écoles de trois salles de classe pour plus de cinq milliards de francs. Puisque rien que pour l’AMC, les montants cumulés font plus de cinq milliards de francs. Où vont tous ces montants ? En tous les cas et contrairement au Code minier, aux instructions des autorités régionales et préfectorales, les localités impactées ne bénéficient pas des taxes superficiaires comme il se doit. En ma qualité de Conseiller communautaire, je suis contre cela. C’est injuste, c’est du détournement d’objectif.

Guineematin.com : maintenant, qu’est-ce que vous comptez faire ?

Ibrahima Sambégou Camara : je suis réconforté. Puisque les autorités à tous les niveaux sont unanimes qu’il faut que l’argent payé soit utilisé dans les localités impactées, je demande au gouvernement de nous appuyer dans ce sens. Pour le moment ce n’est pas le cas à Koumbia.

Guineematin.com : vous êtes vous-mêmes un des ressortissants de ces localités impactées, n’est-ce pas ?

Ibrahima Sambégou Camara : bien sûr, je suis du District de Péti. Avant, cette localité était toujours connue pour ses gloires. Péti était toujours premier devant tous les autres districts de Gaoual du temps du PDG, le premier régime guinéen. Mais actuellement, vous voyez que ces districts sont oubliés et négligés.

Guineematin.com : si ces localités sont oubliées, c’est la faute à qui ?

Ibrahima Sambégou Camara : c’est la faute à la Commune, voire de tous les Conseillers. Si non l’argent versé pour le développement socioéconomique de ces localités devrait leur être donné.

Guineematin.com : et qu’allez-vous faire maintenant pour corriger cela ?

Ibrahima Sambégou Camara : nous allons nous retrouver pour trouver une solution très rapidement. Nous allons exiger que l’argent reçu soit investi vers le Bowé. Je vais demander aux populations de ces districts impactés d’être mobilisées pour réclamer leur droit. Et nous demandons aux autorités concernées de respecter les lois de notre pays, notamment le Code minier. Le CCLM se chargera de sa mission jusqu’au bout pour le bien de tous afin que cette injustice cesse. Et je peux vous assurer, une fois que cette prise de conscience est faite, rien ne se fera plus comme avant et les gens seront rétablis dans leur droit comme le veut la loi.

Interview réalisée par Abdallah BALDE pour Guineematin.com 

Tél : 628 08 98 45

Lire

Gaoual : les orpailleurs clandestins refusent de quitter Kounsitel et menacent…

16 août 2021 à 11 11 38 08388

La découverte d’une mine d’or à Kounsitel, au mois de juin dernier, ne fait pas que des heureux dans la préfecture de Gaoual. Aujourd’hui, les populations locales sont partagées entre la joie d’abriter un tel trésor et les appréhensions des conséquences d’une exploitation anarchique du métal jaune.

En effet, le 10 août 2021, des orpailleurs clandestins, mécontents d’être délogés en brousse, avaient semé la manique dans la ville de Kounsitel, et détruit la maison des jeunes avant d’incendier le domicile privé du responsable des jeunes de la localité.

Après la mise en garde des autorités et l’exigence de respecter le mot d’ordre interdisant l’exploitation clandestine de la mine, ces visiteurs indésirables ne semblent avoir ni oreille ni œil pour entendre et voir.

Ce lundi 16 août, le maire de Kounsitel, Chérif Diallo, joint par Guineematin.com, soutient non seulement que les orpailleurs clandestins n’ont pas quitté les lieux mais pire, même le cimetière de la ville est menacé. Dans une vidéo postée par des jeunes défenseurs de l’environnement, l’on voit clairement des trous ouverts au milieu des herbes et à quelques mètres seulement de ce lieu sacré.

Selon maire, ces individus auteurs de ces destructions bénéficient d’une complicité qui défie l’entendement.

Chérif Diallo, maire de Kounsitel

« Ils sont couverts par les militaires et personne ne me dira le contraire. Ces derniers les observent et laissent faire. Si non comment comprendre après les dégâts enregistrés le 10 août, qu’il n’y ait aucune arrestation dans leur rang et mieux, les abris de fortune qu’ils ont installés soient laissés intacts malgré l’ultimatum de les dégager qui a été lancé par les autorités. L’ultimatum de trois jours a expiré hier dimanche 15 août et ils toujours sont là en train de creuser. Personne ne bouge. Alors que le Gouvernement a interdit l’exploitation clandestine de cette mine mais les agents qui sont là, ne font rien pour faire respecter cet ordre de l’Etat. Cependant, les jeunes qui avaient manifesté pour demander le départ des clandestins eux, avaient été arrêtés, jugés et condamnés. C’est vraiment incompréhensible et inacceptable ce qui se passe à Kounsitel. Les gens sont partout dans la brousse et le cimetière même est menacé », a soutenu l’élu de Kounsitel, apparemment débordé par les appétits de tous genres portés par des individus décidés à devenir riche à tout prix.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Koumbia (Gaoual) : l’argent payé par Orange et MTN Areeba détourné ?

15 août 2021 à 19 07 21 08218

L’installation des sociétés de téléphonie en Guinée est un grand ouf de soulagement pour les populations qui communiquent de plus en plus facilement mais aussi pour d’autres citoyens, c’est une chance d’abriter des sites occupés par ces compagnies. On ne parle même pas des services de l’Etat qui tirent un grand bénéfice à travers les taxes et impôts de divers types.

A Koumbia, l’occupation de certains sites fait du bruit entre les autorités locales et les citoyens (notamment les propriétaires terriens).

Si par endroit la question a fini par trouver une solution comme dans le District de Koumbia 2, ce n’est pas le cas à Madina-guilédji, abritant deux antennes des sociétés téléphonique. L’une appartenant à la société Orange-Guinée et l’autre MTN (Areeba-Guinée).

Le 31 juillet dernier, Boubacar Baldé, le Président du District de Madina-guilédji, interrogé sur la question par un journaliste de Guineematin.com qui était à Koumbia, a dit ignorer la destination des montants versés par ces deux sociétés au compte de ces deux antennes situées dans sa juridiction.

Monsieur Boubacar Baldé, président du district de Madina-Guilédji

« Depuis l’installation de ces antennes (en 2014-2015), je ne connais rien de ce qui se qui passe financièrement avec les deux sociétés. Je ne sais pas qui reçoit quoi. Pourtant, à l’installation de ces antennes, nous avons signé des documents pour les deux sociétés. Pour l’antenne de la société Orange-Guinée, située à Touldé Bembéléssi, ce sont les sages de Bhouloy Lami et moi qui avons signé les documents. Pour l’antenne de MTN Areeba-Guinée, située à Kandiouma, c’est moi et l’imam de Nymapiya qui avons signé les documents. Mais, comme mes citoyens commencent à m’accabler de questions, il va falloir que je m’y intéresse à présent pour avoir des réponses claires. S’il est vrai que la commune perçoit quelque chose ou quelqu’un d’autre, nous voulons être informés. Si la taxe doit être partagée avec le District impacté, je veux le savoir aussi. Je reconnais également qu’à Kandiouma, c’est pour la famille d’Elhadj Amadou Péssoun Diallo. Je ne sais pas si eux ils reçoivent quelque chose ou pas », a expliqué cet élu local. Toutefois, par rapport aux menaces de certains citoyens de bloquer l’accès au site, s’ils n’ont pas de résultat satisfaisant, le Président du District de Madina-Guilédji demande une indulgence de leur part et promet de mener les démarches.

Également interrogé par Guineematin.com, Idrissa Diallo, un des enfants d’Elhadj Amadou Péssoun Diallo, qui revendique la propriété du site occupé par l’antenne de la société MTN Areeba a expliqué :

Idrissa Diallo, un des enfants d’Elhadj Amadou Péssoun Diallo

« L’antenne téléphonique de la société MTN Areeba est installée sur notre domaine à Kandiouma. Une fois, ils avaient appelé mon père qui a expliqué que le domaine lui appartient. Mais, depuis lors, ils n’ont rien fait. Ils occupent le domaine et ils ne nous disent rien. Comme cela fait plus de 6 ans, ils n’ont rien dit, nous entendons porter plainte contre MTN Areeba pour cette occupation illégale », a-t-il menacé.

Du haut de ses 85 ans, Elhadj Amadou Péssoun Diallo, qui a jusqu’ici gardé le silence par rapport à cette occupation illégale de son domaine par la société MTN Areeba a affirmé à Guineematin.com ce qui suit :

Elhadj Amadou Péssoun Diallo

« Le domaine m’appartient effectivement. Le lieu en question s’appelle Kandiouma. J’y ai travaillé très longtemps. J’ai fait paître mes bœufs et je fais mes champs à plusieurs reprises. Ce n’est pas nouveau et c’est connu. Quand ils sont venus implanter l’antenne, ils ne m’ont jamais rencontré physiquement », révèle le vieux dans un calme impressionnant. Toutefois, il lance un appel aux responsables d’Areeba de chercher à régulariser la situation.

« C’est ce que je vœux. Je ne cherche pas à polémiquer. S’il est normal que la société doit payer, qu’elle le fasse maintenant. Puisqu’après moi, il y a mes enfants qui connaissent tous le dossier et c’est moi qui les ai temporisés jusque-là », a sagement conseillé ce patriarche.

Joint par Guineematin.com, le 03 août 2021, le receveur des Communes rurales Foulamory, Wendou M’Bour et Koumbia, Pape Jean N’Diaye, précise que la société de téléphonie Orange-Guinée s’est toujours acquittée de ses droits. Elle verse chaque année 6. 400. 000 francs guinéens à la Commune et au compte de l’antenne installée à Touldé Bembéléssi.

« Par contre l’antenne de la compagnie Areeba qui a abrite l’émetteur de la radio communautaire de Koumbia ne paie pas. Il y a un échange de service. Cette antenne dont il est question est située à Koumbia 2 », précise l’agent.

« Pour l’antenne d’Orange à Touldé Bembélessi, ce qui est payé rentre dans le cadre du fonctionnement de la Commune puisque, dit-il, la commune paie les contractuels au collège », dit-il.

« Pour les autres antennes, ce sont des particuliers qui sont payés. Et la commune n’a jamais tendu la main à un particulier pour cela », conclu-t-il sur la question.

Sur le même sujet, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, le maire de la Commune rurale de Koumbia, interrogé par Guineematin.com, le 9 août, dit ne rien connaître de l’antenne de Kandiouma, implantée par Areeba, dans le secteur de Nyampiya, relevant du District de Madina-guilédji.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia

« A ma connaissance, je n’ai reçu aucun contrat ni aucun franc par rapport à ce site. Je ne sais pas comment ils sont installés là-bas. Par contre, à Kembéra, j’ai été touché par un citoyen dont le domaine sert à abriter un relai d’Orange. J’ai signé le document moi-même. A Koumbia, il y a aussi une antenne d’Orange qui paie directement au particulier et l’autre antenne abrite l’émetteur de la radio communautaire. Pour le cas de Kandiouma, je n’en sais rien », reconnaît le maire.

Pour l’antenne de Bembeléssi, poursuit-il, « c’est pour l’Etat. Avant, c’était le site de la Sotelgui. La commune touche une taxe qui ne représente même pas cinq millions de francs par an » et de soutenir que cet argent sert à payer les contractuels au collège de Koumbia.

En attendant que toute la lumière soit faite, la question sur la vraie destination des taxes d’occupation payées par les deux compagnies de téléphonies mobile dans le District de Madina-Guilédji est sur toutes les lèvres.

A suivre !

De retour à Conakry, Abdallah BALDE pour Guineematin.com     

Tél : 628 08 98 45

Lire

Koumbia (Gaoual) : inauguration de l’école Pr Alpha Condé de Dyoti

15 août 2021 à 18 06 50 08508

Le nouveau préfet de Gaoual, Lanfia Kouyaté, accompagné d’une forte délégation, a présidé la cérémonie officielle d’inauguration de l’école primaire Pr Alpha Condé, reconstruite par l’APEPTG (Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual), grâce au financement de la Banque internationale pour le commerce et d’industrie de Guinée (BICIGUI). Organisé le 17 juillet dernier, la cérémonie avait mobilisé, au-delà des autorités locales et des membres de l’association, plusieurs autres invités.

Désormais, cet établissement scolaire passe d’une seule salle de classe à trois (avec 40 tables-bancs et deux bureaux pour les maîtres et d’un bloc de latrines de trois cabines) pour un coût total de 150 millions de francs dont 75 millions déboursés par la seule BICIGUI.

Très satisfait de cette réfection de cette école, Elhadj Saafa Diallo, le Président du District de Dara-Bowé et fondateur du village de Dyoti, a dit sa totale satisfaction de bénéficier d’un bâtiment flambant neuf pour les enfants de son village.

Elhadj Saafa Diallo, président du district de Dara Bowé

« Aujourd’hui, je suis plus que content. Mais avant, je souhaite la bienvenue à Monsieur le Préfet et toutes les délégations. Nous remercions particulièrement l’APEPTG, la BICIGUI et la mairie de Koumbia. Merci pour tout. Que Dieu bénisse les promoteurs de ce projet et qu’il accorde le bonheur et plus de chance à ces membres. Je remercie singulièrement le Préfet de Gaoual, à travers lui, le Président de la République dont notre école porte désormais le prestigieux nom. Merci au Professeur Alpha Condé. A présent, nous avons besoin d’enseignants pour former nos enfants et nous sommes sûrs que la mairie et le gouvernement nous aiderons à trouver de bons formateurs pour cet établissement de trois salles de classe », a notamment dit le Elhadj Saafa Diallo.

De son côté, Abdoulaye Baldé, le président de l’APEPTG, au nom de ses collègues, a remercié les invités, avant d’exprimer sa profonde reconnaissance à la BICIGUI et à toutes les personnes de bonnes volontés qui ont accepté de s’associer à la reconstruction de l’école primaire d’une centaine d’élèves.

Abdallah BALDE, Président de l’APEPTG

« La rencontre qui nous réunit ici, ce 17 juillet 2021, a une triple signification. Inaugurer cet établissement prêt à recevoir les enfants dès la prochaine rentrée scolaire, faire son baptême et procéder au lancement de la campagne du reboisement 2021.

Mais avant, permettez-moi, de rendre un vibrant hommage au président du District de Dara-Bowé, Elhadj Saafa Diallo, qui, en vrai patriarche, a su se lever, alerter les consciences mais surtout mobiliser les moyens à sa portée et s’engager pour la reconstruction de cet édifice. A lui seul, je veux dire sa famille et ses concitoyens qui ont accepté de s’associer au projet, revient le mérite de la construction du bloc de latrine, la prise en charge des ouvriers et bien entendu une part importante des agrégats. Qu’il trouve ici les sincères félicitations de l’APEPTG.

En ma qualité de Président de l’APEPTG, permettez-moi d’exprimer ma profonde gratitude à la BICIGUI, sans l’apport de laquelle, cet établissement ne verrait sans doute pas le jour maintenant là. A travers la BICIGUI, nous remercions très vivement, Cheick Amadou Tidiane Mané, Ingénieur architecte, travailleur de cette banque qui a parrainé le projet. Que le Maire de Koumbia et toutes les bonnes volontés, dont l’apport a été significatif, trouvent ici notre profonde reconnaissance. Grâce à la mairie, l’école a bénéficié de 40 tables-bancs et des bureaux pour les maitres.

Je n’oublie pas les ouvriers, à la tête desquels, Maître Sadiouma Sidibé, qui a su, d’une main de maître, nous livrer ce bel édifice et dans un délai de quatre mois seulement.

Que dire de la presse ! De Guineematin.com à la Radio Communautaire de Koumbia, en passant par la Radio rurale de Gaoual et l’AGP, chacun de ces organes a activement contribué à la réussite de ce projet. Merci aux journalistes », a souligné M. Baldé. 

Pour sa part, le maire de Koumbia, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, très satisfait de ce travail, a invité ses administrés à bien entretenir l’édifice et à s’occuper de l’éducation et de la formation des enfants.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, Maire de la commune rurale de Koumbia

« C’est le lieu de remercier ces jeunes réunis au sein de l’APEPTG. Ils ont eu cette initiative de faire ce travail. De remplacer ce hangar par un bâtiment flambant neuf. C’était gênant de voir nos enfants étudier dans un hangar. Pourtant, Koumbia n’est pas pauvre. Nous avons l’un des plus gros cheptels du pays. Normalement, nous sommes en mesure de nous prendre en charge. Les communes sont là pour faire face aux défis de développement qui se posent à notre localité. L’éducation de vos enfants, nous incombe tous. Vous avez vu la piste rurale qui nous sépare de Foulamory. Un des ouvrages risque de céder. C’est pourquoi, nous avons décidé de prendre ce pont en charge. Jusqu’à ce 17 juillet, les miniers n’ont pas versé les taxes qu’ils doivent à la commune. Vous comprenez que nous ne pouvons pas compter sur quelqu’un d’autre pour résoudre nos problèmes de développement », a expliqué le maire.

Visiblement satisfait de cette réalisation, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba a pris l’engagement de construire une Direction pour l’école et d’augmenter 40 tables-bancs.

« Ce bâtiment est financé par la BICIGUI que nous saluons. Nous remercions l’APEPTG. Vous voyez avec ce bijou, après avoir visité cet établissement, j’ai décidé que la salle prévue pour abriter la Direction de l’école s’ajoute aux deux autres salles de classe. La Commune se charge de construire une Direction pour l’école et d’ajouter 40 tables-bancs. Nous demandons au Préfet de nous aider à avoir des enseignants qualifiés et dévoués. Cet établissement porte le prestigieux nom du Président de la République, le Pr Alpha Condé. Nous en sommes fiers », a-t-il conclu.

En sa qualité de Doyen de l’Association pour le développement de Madina-Guilédji, ADEMA, Elhadj Dansa Kanté, natif de Koumbia a appelé au civisme et au patriotisme des fils et filles de Gaoual, en vue de participer plus activement à son développement.

Elhadj Dansa Kanté

« C’est le lieu de saluer cet effort concret de nos enfants, à travers l’APEPTG. Nous remercions la commune pour son geste et son engagement. Nous saluons le Préfet de Gaoual et attirons son attention sur la nécessité d’aider à doter cet établissement d’enseignants qualifiés. Cette école est un exemple de courage et de d’acte patriotique à imiter à travers tout Gaoual », a dit l’ancien Gouverneur.

Au nom du Parrain de la cérémonie, Ibrahima Diallo (Takoula), secrétaire général du RGP Arc-en-ciel, a exprimé sa satisfaction aux populations de Koumbia et à l’APEPTG.

Ibrahima Diallo Takoula, Secrétaire général du PPG Arc-en-ciel de Gaoual

« Le Parrain de cette cérémonie tenait à être parmi nous. Mais pour des raisons d’Etat, il n’a pas pu faire le déplacement et m’a chargé de vous traduire son message de salutation et de félicitation. Nous saluons vivement cet acte de l’APEPTG. Il nous a chargés de vous dire que vous pouvez être fiers de vos fils et filles réunis au sein de l’APEPTG. Pour le nom de cette école qui s’appelle désormais Pr Alpha Condé,  Président de la République Chef de l’Etat, c’est un honneur immense pour nous. C’est une grande joie pour nous tous et à tous les niveaux. L’Honorable Aly Kaba, Président du RPG Arc-en-ciel, me charge de vous dire qu’il porte Gaoual dans son cœur et les enfants de cette préfecture, vos enfants, peuvent compter sur lui pour traduire ses préoccupations au Président de la République », a indiqué le premier responsable local du parti au pouvoir.

En clôturant les interventions, le Préfet de Gaoual, Lanfia Kouyaté, après avoir félicité l’APEPTG, a pris l’engagement de veiller à ce que cet établissement connaisse un rayonnement à la dimension du nom qu’il porte.

Lanfia Kouyaté, préfet de Gaoual

« Je remercie toutes les populations de Koumbia. Je félicite et j’encourage l’APEPTG pour cette prouesse. Je félicite la mairie de Koumbia pour son geste. Nous encourageons les autres collectivités à faire comme vous. En ce qui concerne l’administration, nous ferons tout notre possible pour le bon fonctionnement de cet établissement. Je vous demande de veiller à l’éducation de nos enfants, ce sont les dirigeants de demain. Je vous demande d’œuvrer pour le progrès de notre pays dans la paix et la concorde. S’agissant de l’école proprement dite, je vais faire venir mes services pour délimiter et légaliser la concession scolaire. La demande du maire et du Doyen Kanté est tombée dans de bonnes oreilles. Si l’école qui porte le nom du Pr Alpha Condé n’a pas d’enseignant, ce sera l’affaire du Préfet. Mais en même temps, je vous invite de soutenir ces fonctionnaires qui seront là pour former vos enfants », a dit Lanfia Kouyaté.

Ensuite, le cordon inaugural e l’école primaire Pr Alpha Condé de Dyoti a été coupé avant de procéder au lancement de la 5ème édition de la campagne de reboisement 2021.

Ont également pris part à cet évènement, l’Union des ressortissants de Koumbia à Conakry, représentée par une forte délégation et conduite son secrétaire administratif, Manga Camara, le Directeur préfectoral de l’environnement, Mamoudou Condé, le Chef-section eaux et forêts, Adjudant Chef Mohamed Camara, le chef des opérations agricoles de Gaoual, Mamadou Dian Baldé, le Sous-préfet de Koumbia, Alsény Diallo, les services déconcentrés, les conseillers communaux et le secrétaire général de la ligue islamique sous-préfectorale de Koumbia, Elhadj Ibrahima Badiar Baldé.

Depuis Koumbia, Adama Sira Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Guingan (Koundara) : un jeune coupe son sexe dans le but de devenir riche

11 août 2021 à 12 12 20 08208

On a souvent vu ou entendu parler d’hommes et de femmes qui font des rituels pour devenir riches. Mais le cas du jeune Armand Camara sort de l’ordinaire. Ce dernier n’a rien trouvé à sacrifier que son sexe. Il n’a pas hésité à couper son pénis dans le but d’avoir une grande fortune, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

L’acte s’est passé à Guingan, une sous-préfecture de Koundara. Selon Damany Adramane, un membre de la famille du jeune, c’est dans la matinée du jeudi, 5 août 2021, que l’élève Armand Camara, âgé d’une vingtaine d’années, a été retrouvé dans son lit, son pénis coupé. « Le jeudi matin, ne voyant pas Armand, son père a envoyé son jeune frère pour le chercher pour aller au champ. Une fois dans la chambre, le petit trouva son frère couché avec du sang partout. Surpris, il demande à son frère ce qui lui est arrivé et ce dernier lui montre son sexe complètement coupé. Et le jeune frère est sorti pour alerter la famille », a-t-il indiqué.

Damany Adramane, proche de la famille de la victime

La famille du jeune homme l’a aussitôt évacué à l’hôpital préfectoral de Koundara pour des soins. Aujourd’hui, Armand Camara, alité à l’hôpital de Koundara, arrive à parler normalement, mais il refuse encore de dire exactement ce qui l’a poussé à couper son pénis. Mais selon des amis à lui qui ont témoigné, c’est un certain Augustin, un jeune bien connu de la localité, qui l’aurait convaincu à sacrifier l’un des organes pour devenir riche. Le jeune Armand ne serait pas le seul Augustin a conseillé ce sacrifice, mais c’est seulement lui qui a eu le courage de le faire.

« On raconte que c’est Augustin, un ancien élève prêtre, qui a convaincu Armand à couper son sexe pour devenir riche. Augustin est considéré comme le chef d’un réseau dangereux dans le Badiar. Il aurait même contacté plusieurs autres jeunes dans ce sens », confie Damany Adramane, précisant que le nommé Augustin est introuvable. Les services de sécurité de Koundara ont ouvert des enquêtes pour tenter de le retrouver. En attendant, Armand Camara, lui, poursuit son traitement à l’hôpital préfectoral de Koundara.

A suivre !

De Koundara, Madjou Bah pour Guineematin.com

Lire

Kounsitel (Gaoual) : des orpailleurs en colère sèment la panique

10 août 2021 à 17 05 07 08078

Selon plusieurs témoins contactés au téléphone par Guineematin.com, une vive tension règne ce mardi, 10 août 2021, dans la sous-préfecture de Kounsitel, une des collectivités de la préfecture de Gaoual abritant une mine d’or.

Selon Thierno Sidibé, en service à Kounsitel, des échauffourées ont éclaté la nuit du lundi à mardi, 10 août 2021 entre des jeunes du Comité préfectoral pour la protection de l’environnement de Kounsitel et des orpailleurs, à quelques kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture et sur la nationale Labé-Koundara,  juste avant le district de Bouméhoun.

« Des jeunes locaux qui surveillent la zone contre l’exploitation clandestine de l’or sont venus en découdre avec des orpailleurs clandestins, vers 22 heures. Sur le champ, il y a eu des blessés légers parmi les orpailleurs et même un fracturé. Ce mardi matin, les orpailleurs, très remontés, se sont manifestés à Kounsitel. La maison des jeunes a été attaquée et saccagée. J’ai appris du maire, que le domicile du responsable des jeunes de Kounsitel, a été également saccagé. Vu l’ampleur des dégâts, j’ai moi-même appelé le Préfet afin que les édifices publics soient protégés et des pick-up sont arrivés, il y a quelques temps après », selon ce responsable de l’ANAFIC à Kounsitel.

Aux dernières nouvelles, les autorités et les acteurs concernés se sont retrouvés en réunion de crise.

Faut-il le rappeler que depuis la découverte de l’or à Kounsitel dans la préfecture de Gaoual le 8 juin dernier, des orpailleurs clandestins venus de partout continuent de s’entêter à la recherche du métal jaune, malgré l’interdiction formelle du gouvernement.

Jeudi dernier, le Préfet Lanfia Kouyaté, au cours d’une réunion axée sur la présence des donzos (des chasseurs traditionnels), avait réitéré cette interdiction gouvernementale et promis fermement d’appliquer la loi contre les contrevenants.

Sur les antennes des radios locales, des communiqués passent en boucle pour demander aux orpailleurs de plier bagage et aux résidents de garder aucun clandestin, sous peine de subir la rigueur de la loi.

C’est en violation de tout ce protocole que ces orpailleurs se sont permis d’aller en brousse clandestinement pour chercher de l’or et s’attaquer aux biens publics et privés pour montrer leur colère. La population terrorisée par ces actes attend la réaction des autorités, selon plusieurs témoins, encore sous le choc.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire