Bac 2019 : « la tolérance zéro, c’est dans l’intérêt de notre pays », dit le préfet de Boké

15 juillet 2019 à 17 05 22 07227

Dans la préfecture de Boké, comme partout dans le pays, le baccalauréat unique, session 2019, a été lancé ce lundi, 15 juillet. La cérémonie de lancement officiel, présidée par le gouverneur de la région, a eu lieu au lycée Filira, en présence de plusieurs cadres, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les candidats ont rallié très tôt les différents centres d’évaluation de la commune urbaine de Boké. Partout, les responsables scolaires et administratifs ont appelé au respect des règles qui régissent l’organisation des examens en Guinée.

A l’Ecole Primaire du Centre, c’est le préfet qui a procédé à l’ouverture de la première enveloppe contenant la première épreuve. Aboubacar M’Bop Camara a saisi l’occasion pour prodiguer d’utiles conseils aux candidats et aux surveillants. « Soyez sérieux et sereins dans votre activité. Il faut tout faire pour qu’on ait un examen réussi. Et cela, c’est d’abord en empêchant la fraude. La tolérance zéro doit être appliquée à tous les niveaux, et cela, c’est dans l’intérêt de tout le monde, et surtout dans l’intérêt de notre pays », a dit le préfet de Boké.

Après le lancement de la première épreuve, les encadreurs des centres d’examen se sont félicités de la sérénité qui a caractérisé le début de ces évaluations. « On a déjà terminé la première matière et on vient de lancer la deuxième épreuve. Et pour le moment, tout se passe bien, il n’y pas de fausse note. Mon centre a 335 candidats, dont 114 filles », a dit Ibrahima Touré, le délégué de l’Ecole Primaire du Centre.

Pour sa part, Elhadj Dembo Amirou Dramé, directeur préfectoral de l’éducation de Boké par intérim, est revenu sur les statistiques pour sa juridiction. « A Boké, nous avons, pour les Sciences Expérimentales, 681 candidats, dont 272 filles. En Sciences Mathématiques, on a 1471 candidats, dont 138 filles. En Sciences Sociales, le nombre de candidats est de 1521, dont 453 filles. Au niveau du Franco-arabe, nous avons, en Sciences Expérimentales, 4 candidats, dont 1 fille ; en Sciences Sociales, on a 58 candidats, dont 15 filles. C’est ce qui fait un total de 5 825 candidats, dont 864 filles »

Depuis le Kakandé, Abdourahmane N’Diâré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Boké : les présidents Condé et Weah au port de Dapilon

12 juillet 2019 à 19 07 53 07537

Boké, 12 juillet 2019 – En visite de travail et d’amitié en Guinée, le Président de la République du Liberia, Son Excellence Georges Weah, en compagnie de son homologue guinéen, le Président Alpha Condé, a visité le port fluvial de Dapilon du consortium SMB (Société minière de Boké) Winning à Boké.

Construit en 2015, le port de Dapilon a de nos jours une production annuelle de 40 millions de tonnes de bauxite avec 10 000 emplois directs.

Le quai du port a été la première étape de cette visite des deux Présidents. Ce quai possède 10 grues de 13 tonnes par godet et une barge de 7 000 tonnes. La durée de chargement du bateau est de 9 heures.

De là, les Présidents Weah et Condé ont visité le pont flottant qui est le premier opérationnel en Afrique. Ce pont de 120 m de long et 40m de large appelé Winning Dreamdock, permet de faire la réparation des bateaux et les équipements flottants.

Le chantier naval dudit port qui est un atelier pour la réparation des bateaux a été la dernière étape de cette visite. Ce centre permet aussi de fabriquer les pièces des bateaux utilisés pour le transport minier et assurer la formation des techniciens locaux en maintenance. Ce qui rend autonome ce port en matière de pièces de rechange pour les bateaux. Selon les responsables de ce port, cet atelier est même capable de fabriquer un bateau de 50 m.

Le port de Dapilon qui s’étend sur 800 hectares va connaître aussi une extension les années à venir.

Le Bureau de Presse de la Présidence

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Concours du Jeune Entrepreneur : 25 jeunes porteurs de projets se mesurent à Boké

12 juillet 2019 à 16 04 34 07347

C’est au total vingt cinq (25) jeunes qui ont postulé dans la région de Boké au compte du grand concours du Jeune Entrepreneur. La présélection, une initiative portée par la structure Vision Large, s’est tenue dans la salle de conférence de la préfecture en présence des autorités communales, des représentants d’entreprises minières et de quelques organisations non-gouvernementales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette démarche de la structure Vision Large vise à promouvoir l’emploi des jeunes. Selon Djiba Millimono, membre de Vision Large, « l’objectif est de lutter contre le chômage. Nous voulons être dans le concret en amenant les jeunes à se battre pour qu’à la fin, ils soient accompagnés financièrement et être autonome. Dans les critères de choix dans la présélection des projets, on a dit que c’est la pertinence, l’originalité et la compétence du porteur du projet».

Le lancement officiel de cette activité a été présidé par le vice-maire de la commune urbaine de Boké. Dans son intervention, Mohamed Ali Camus Camara, a apprécié à sa juste valeur le projet avant de rassurer ses initiateurs sur le soutien de sa collectivité. « C’est une très bonne chose pour le Kakandé, puis que nous voulons que les jeunes se débarrassent des idées alarmistes. Nous voulons que les jeunes soient responsables, et la responsabilité, c’est de se prendre en charge. Donc, c’est très important pour nous et nous allons accueillir de telles initiatives », a laissé entendre l’élu local.

Un des jeunes engagés dans cette compétition n’a pas manqué de dévoiler ses ambitions. Mamadou Kadia Diallo, veut mettre en place un organe de presse dans la sous-préfecture de Sangarédi. Il espère décrocher un financement à travers la présente initiative. « L’objectif de mon entreprise sera de donner du travail à quelques citoyens à travers une entreprise de presse, mais aussi de participer à la sensibilisation des jeunes de Sangarédi », a-t-il souligné.

Sur les 25 jeunes postulants au grand concours Jeune Entrepreneur, 3 seront sélectionnés à Boké pour participer à la phase finale contre ceux qui seront aussi retenus dans les autres régions du pays. Les résultats seront donnés après la présélection dans la région de N’zérékoré, prévue le 16 juillet prochain.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628-98-49-38

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BEPC : un candidat et deux surveillants renvoyés à Boké

10 juillet 2019 à 16 04 25 07257

Un candidat au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) et deux surveillants ont été sanctionnés ce mercredi, 10 juillet 2019, à Boké. Les trois personnes ont été renvoyées définitivement de leur centre, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est au centre du collège Filira, situé dans la commune urbaine de Boké, que cette situation est survenue. Un candidat a été surpris avec son téléphone portable en classe lors de l’épreuve d’Education Civique et Morale (ECM). L’élève et les deux enseignants chargés de surveiller cette salle ont été immédiatement renvoyés.

Habib Bah, délégué de ce centre d’examen
Habib Bah

« Depuis lundi jusqu’à maintenant, tout s’était bien passé, il n’y avait rien à signaler. Mais, c’est aujourd’hui qu’on a pris un enfant avec un téléphone dans la salle d’examen. C’est le délégué national qui est venu, il m’a appelé en disant qu’il a trouvé un téléphone avec un élève dans la salle numéro 1. Le candidat a été directement éliminé et les deux surveillants qui étaient dans la salle ont été définitivement renvoyés. On a dit aux surveillants de bien fouiller, peut-être qu’ils l’ont fait, mais de toute façon ils n’ont pas été vigilants parce qu’ils n’ont pas détecté le téléphone », a expliqué Habib Bah, le délégué de ce centre d’examen.

Le candidat et les deux surveillants concernés sont rentrés à la maison. Leur élimination a provoqué une grosse psychose dans ce centre. Elèves et enseignants sont très inquiets et restent assez méfiants.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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SMB-Winning et ses employés assainissent le port minier et la route minière Kaboyé-Katougouma

9 juillet 2019 à 11 11 42 07427

Communiqué : Le Consortium SMB-Winning et ses employés ont entamé lundi, 08 juillet 2019 une vaste campagne d’assainissement de l’alentours du Port de Katougouma, en visant notamment le campement des camions et la route minière partant de la base de Kaboyé pour le district de Katougouma, sous-préfecture de Tanènè dans la préfecture de Boké.

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la politique RSE du Consortium visant à protéger l’environnement et préserver la santé des riverains et des travailleurs.

Pour le directeur adjoint du département des relations communautaires de la SMB, M. Wi Qioing : « De nombreux déchets se sont accumulés depuis plusieurs mois dans cette zone, et il est indispensable d’assainir la zone pour protéger la santé des habitants et l’environnement. Le Consortium a déjà distribué du matériel en ce sens, et il est temps maintenant de s’en servir ».

Selon Kaïraba Diawara, agent communautaire de la SMB : « La politique RSE de la SMB se caractérise par son exigence et son ambition. Ce genre d’initiative qui bénéficie aussi bien à nos collègues qu’aux riverains témoigne de l’importance des relations communautaires pour notre entreprise ».

Pour Mariam Gandéka, vendeuse de riz au campement des camions : « La SMB fait d’importants efforts pour le développement local, notamment avec la route pavée. Cette nouvelle initiative montre bien que le Consortium est toujours attentif aux besoins des habitants ».

Communiqué transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Boké : début satisfaisant des épreuves du BEPC

8 juillet 2019 à 18 06 23 07237
Ansoumane Diallo , candidat au Brevet d’Etudes du Premier Cycle

Comme partout en Guinée, le Brevet d’Etudes du Premier Cycle a démarré ce lundi, 08 juillet 2019, à Boké. L’inspecteur régional de l’éducation, le délégué national et plusieurs cadres de l’éducation ont pris part à la cérémonie qui a eu lieu à l’école primaire du centre dans la commune urbaine. Ces différents responsables ont salué le climat dans lequel ces épreuves ont débuté, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké,
Moriba Sidibé

Selon Moriba Sidibé, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, « dans la région administrative de Boké, nous avons 12.896 candidats dont 5.259 filles répartis dans 44 centres, de Koundara à Fria. Donc mon souhait est que les examens qui ont débuté se terminent dans de très bonnes conditions », a dit le responsable éducatif.

De son côté, le superviseur national pour la région de Boké s’est félicité du climat qui prévaut sur le terrain. « Nous voulons un examen propre. C’est pour cela que nous avons dit aux candidats et aux surveillants que nous ne voulons pas voir un téléphone dans les mains de quelqu’un parce que ça favorise la fraude. Mais pour le moment, l’organisation est bonne, tous les surveillants sont en place et les candidats présentent un aspect de discipline. Le centre est calme et les choses se déroulent bien pour le moment », a laissé entendre Fassou Balance Condé.

A l’issue de la première épreuve, certains candidats ont exprimé leur satisfaction. C’est le cas d’Ansoumane Diallo. « Je suis content du début du BEPC. L’épreuve de rédaction s’est bien passée, et si les autres matières se passent comme ça, je suis sûr que j’aurai mon brevet », a déclaré cet élève.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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Gaoual : “l’environnement souffre à kounsitel”

8 juillet 2019 à 11 11 49 07497

En Guinée, les problèmes environnementaux dans l’arrière-pays sont préoccupants. Qu’il s’agisse de la qualité ou de l’accès à l’eau potable, des autres usages comme l’agriculture, la pêche, l’élevage ou l’abreuvage des animaux, la situation n’est pas reluisante.

Sans occulter la déforestation, la carbonisation à outrance qui sévissent dans la préfecture. Conséquences, les populations de Gaoual vivent les effets du réchauffement climatique, à l’image du reste du pays.

Pour en parler nous avons rencontré pour vous le Conseiller chargé de l’environnement et des eaux et forêts de la commune rurale de Kounsitel, une sous-préfecture située à près de 500 kilomètres de Conakry, capitale guinéenne. Avec M. Amadou Ciré BAH, nous avons échangé sur ces aspects, dans un entretien à bâtons rompus.

M. BAH merci d’être passé nous voir. Pour commencer, dites-nous comment se porte l’environnement à Gaoual en général et à Kounsitel en particulier ?

Amadou Ciré BAH

Merci Madame pour cette opportunité, pour dire la vérité, l’environnement se porte mal à Gaoual et à Kounsitel et dans l’ensemble de la préfecture de Gaoual. Il y a la déforestation abusive et incontrôlée, cela se passe sans le reboisement qui se doit et on connait les dégâts que cela cause sur le couvert végétal et l’environnement en général. A Gaoual aujourd’hui, nous subissons la forte chaleur, récemment lors du mois de Ramadan, la chaleur était insoutenable et on souffrait énormément, à cause justement de l’action de l’homme que nous sommes. S’agissant de l’eau, le problème est presque résolu à Kounssitel, grâce à notre député, l’Honorable Chérif DIALLO que nous saluons aussi. Nous avons 4 forages, donc à ce niveau ça va mais dans les autres localités, le besoin y est encore. Et vous savez sans eau potable, ce sont les maladies qui s’installent, comme la diarrhée, le choléra ou encore le paludisme.

Il y a aussi les effets du changement climatiques qui sévissent dans la région comme vous dites ?

Oui en effet, comme je disais il fait très chaud actuellement, il ne pleut pas encore comme cela se devrait au mois de juillet. Cela est dû à la coupe du bois incontrôlée ce qui doit changer, sinon nous mettons en danger notre vie et celle des générations futures.

Il y a aussi un grand problème pour trouver de l’eau pour les autres usages comme l’agriculture, la pêche et souvent on assiste à des conflits entre agriculteurs et éleveurs. Il y’a eu des inondations aussi qui ont fait des victimes humaines et des dégâts matériels importants.

Il y a également, il ne faut pas l’oublier, la carbonisation, les autres préfectures viennent couper le bois à Gaoual et cela, nous voulons y mettre un terme, d’abord par la sensibilisation et ensuite par des moyens légaux qui seront appliqués pour que la situation change. Les autres préfectures, viennent couper chez nous, alors qu’ils ne le font pas chez eux, cela est inacceptable.

Vous êtes un élu, jeune, président de la commission environnement et des eaux et forêts, que faites-vous pour justement changer cette situation préjudiciable ?

Nous venons d’être installés, vous le savez. Pour revenir à votre question, je dirai que ma priorité c’est de monter des projets, pour le reboisement au niveau du couvert végétal en général et des têtes de sources. A cela, nous avons déjà entamé des séances d’information, de sensibilisation et de prise de conscience. Vous savez pour que les gens changent de comportement, ce n’est pas facile, il faut que la personne prenne conscience et sache qu’elle est en train de mal agir, ensuite elle se mettra à l’œuvre pour changer les choses progressivement.

Les jeunes doivent changer et comprendre que l’environnement est une priorité et un enjeu majeur qui doit nous interpeller.

On va parler de l’immigration clandestine, c’est un sujet d’actualité qui touche fortement les jeunes, qui prennent le long de la méditerranée au risque de leurs vies, qu’avez-vous à dire à ces jeunes ?

On peut réussir chez nous, toute façon il n’y a pas mieux que chez soi. Personnellement, je n’ai jamais été tenté par l’aventure, on peut réussir chez soi. Il faut d’abord essayer sur place, et ensuite si cela ne marche pas, vous avez toujours des choix dans la vie.

Je souhaite qu’on se mette ensemble, les jeunes pour développer chez nous, c’est important. S’approcher des aînés, comme vous savez il y’a un adage qui dit que “l’enfant sait courir mais ne sait pas se cacher”. Il faut apprendre avec les aînés, apprendre, et pour réussir dans la politique particulièrement, on doit avoir de la patience. La jeunesse n’a pas droit à l’échec, nous qui sommes dans les conseils communaux, nous devons réussir pour qu’on ne dise pas que les jeunes sont incapables et faire tout pour qu’on nous fasse davantage confiance à l’avenir.

Merci beaucoup pour cette opportunité et bon courage à vous.

Un entretien réalisé par Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Boffa : le préfet aux candidats de l’examen d’entrée en 7ème

5 juillet 2019 à 7 07 25 07257

Comme partout en Guinée, les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires ont débuté hier, jeudi 04 juillet 2019, dans la préfecture de Boffa. En procédant au lancement officiel de cet examen national, le préfet de Boffa a tenu à rassurer les candidats, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ils sont au total 4.346 candidats dont 1.763 filles inscrits à l’examen d’entrée en 7ème Année dans la préfecture de Boffa. C’est le préfet, Tidjane Soumah, qui a procédé au lancement officiel de la première épreuve (Rédaction) au collège central de la ville. Il était en compagnie du délégué national, celui régional, des cadres de la DPE et le commissaire central de police.

Avant d’ouvrir la première enveloppe, l’autorité préfectorale a prodigué quelques conseils aux candidats. « Cherchez à comprendre les sujets avant d’écrire, ne vous précipitez pas sur le sujet, lisez attentivement, soyez sereins. Je souhaite bonne chance à tout le monde », a dit Tidjane Soumah.

A noter que les 4.346 candidats de la préfecture de Boffa sont répartis dans 22 centres d’examen.

De Boffa, Salifou Nalo Sylla pour Guineematin.com

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Le préfet de Boké motive les candidats : « c’est sur vous que repose l’avenir de la Guinée »

5 juillet 2019 à 6 06 44 07447

Comme partout en Guinée, les examens nationaux de la session 2019 ont été lancés hier, jeudi 4 juillet à Boké, par le Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE). Dans la commune urbaine, c’est le complexe scolaire Filira qui a servi de cadre au lancement officiel en présence des délégués du département, de l’Inspection Régionale de l’Education, des membres de l’Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole (APEAE) et des autorités administratives et locales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Tout a commencé par la montée des couleurs à 7H45min. Ensuite, les surveillants, les cadres de l’éducation et les officiels se sont retrouvés dans une salle de classe pour l’ouverture de l’enveloppe contenant le sujet de rédaction, la première épreuve de l’année 2019.

préfet de Boké, Aboubacar Mbop Camara,
Aboubacar Mbop Camara

Dans son intervention, le préfet de Boké, Aboubacar Mbop Camara, a appelé les élèves au respect et à la confiance en soi. « Soyez attentifs et écrivez ce que vous connaissez et évitez surtout la fraude. Sachez que c’est sur vous que repose tout l’avenir de ce pays. Ceux qui sont devant vous sont vos grands frères et sœurs, vos papas, vos mamans, et surtout vos maîtres. Considérez que vous êtes en évaluation en classe, et écrivez ce que vous connaissez », a conseillé le préfet.

Même son de cloche chez le délégué national, Ousmane Tounkara, du département de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, qui va demander aux candidats de faire preuve de sérénité tout en respectant le règlement qui régit l’organisation des examens en Guinée.

Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur Préfectoral de l'Education de Boké,
Elhadj Dembo Dramé

Pour sa part, Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur Préfectoral de l’Education de Boké, est revenu sur les statistiques du CEE au niveau préfectoral : « au niveau de l’Enseignement Général, nous avons 11 046 candidats, avec 5 168 filles ; au Franco-arabe, nous avons 785 candidats, pour 256 filles. C’est ce qui fait un total de 11 831 candidats, pour 6024 filles, répartis dans 44 centres pour 792 surveillants ».

Pour cette première journée, les candidats ont été évalués en Rédaction et en Géographie.

Salifou Keita, candidat au Centre Naima,
Salifou Keita

A la sortie de la dernière épreuve, Salifou Keita, candidat au Centre Naima, se dit satisfait de sa prestation. « Aujourd’hui, ça s’est vraiment très bien passé. En rédaction, j’ai pu m’en sortir, et c’est la même chose en Géographie. Je suis vraiment content et je souhaite que ça soit comme ça pour le reste des matières », a dit le garçon, sourire aux lèvres.

L’examen doit continuer demain vendredi, avec les épreuves de Dictée et Questions, Sciences d’Observation et Éducation Civique et Morale.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628984938

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Fria : mécontents, des citoyens dénoncent la surfacturation d’EDG

2 juillet 2019 à 23 11 30 07307

Les commerçants, boulangers, menuisiers, soudeurs de la commune urbaine de Fria ont décidé d’arrêter toutes activités hier lundi, 1er juillet 2019, pour marquer leur colère contre le directeur de l’agence locale d’Electricité de Guinée (EDG). Ils dénoncent ainsi la surfacturation dont ils seraient victimes depuis l’installation des compteurs post-payés en phase d’essai dans certains secteurs de la cité de l’alumine. L’implication de madame le préfet, Hadja Gnalèn Condé, n’a pas pu résoudre le problème, a appris Guineematin.com d’une source proche du dossier.

C’est un nouveau front qui s’ouvre dans la ville martyre de Fria entre certaines corporations et l’agence locale de la guinéenne d’électricité (EDG). Certains acteurs contestent les nouvelles factures qu’ils jugent exorbitantes.

Thierno Sanoussy Barry, président de la section GOHA (Groupe des Hommes d’Affaires) de Fria,
Thierno Sanoussy Barry, président de la section GOHA (Groupe des Hommes d’Affaires) de Fria

Le président de la section GOHA (Groupe des Hommes d’Affaires) de Fria, joint au téléphone ce mardi, 02 juillet 2019, est revenu en détails sur l’origine du différend. Selon Thierno Sanoussy Barry, « ce problème concerne toute la ville de Fria. Ce n’est pas juste au marché. Tout le monde souffre de la surfacturation d’EDG et cette situation ne peut pas continuer. Ainsi, on ne peut pas payer ce qu’on n’a pas consommé. Depuis l’installation des compteurs post-payés, ils ne regardent plus les compteurs, mais écrivent juste des montants colossaux qu’on n’a pas les capacités de payer. Celui qui payait 100.000 GNF, désormais il paye 400.000 GNF ; celui qui payait 400.000 GNF, on lui envoi une facture de 2 millions ou plus. On est allé rencontrer le responsable d’EDG pour lui faire comprendre la situation. Il a refusé de comprendre. Il a clairement dit qu’il ne change rien. Au contraire, il envisage d’augmenter. Le préfet était en déplacement à Conakry, on ne pouvait pas la rencontrer. On s’est retrouvé et on a décidé le lundi de ne pas sortir dans la rue pour gâter quoi que ça soit, mais de fermer toutes les boutiques et tous les magasins dans Fria », a-t-il expliqué.

Informées de la situation, les autorités préfectorales et communales ont pris l’initiative d’appeler les deux camps autour d’une table. Selon monsieur Barry, « madame le préfet nous a appelés pour trouver une solution. On est allé, le responsable d’EDG était présent. On a expliqué les choses qui se passent. Elle nous a soutenus, elle a dit qu’elle a pris la décision en tant qu’autorité, elle nous dit de payer les anciennes factures, de ne pas le faire pour les nouvelles. Elle a dit à Sékou Touré de rétablir le courant dans les endroits où ça a été coupé. Il a rétabli le courant, mais il tient mordicus à ne pas changer les factures. Les autorités communales sont intervenues, il a refusé. Après de longues négociations, Sékou Touré a campé sur sa décision. Le préfet nous a dit de rouvrir les boutiques jusqu’à ce qu’ils finissent les négociations. On a accepté. Maintenant, on attend la suite », a-t-il indiqué.

Notre interlocuteur a martelé que les administrateurs du marché, les membres du GOHA, les femmes du marché ainsi que les populations de Fria restent déterminer à aller jusqu’au bout au cas où les négociations n’aboutissaient pas.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél 224623532504

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Examens nationaux : voici les dernières consignes de la DPE de Boffa

2 juillet 2019 à 23 11 21 07217
Mme Camara Hassanatou Diallo, Directrice préfectorale de l'éducation de Boffa
Mme Camara Hassanatou Diallo, Directrice préfectorale de l’éducation de Boffa

A deux jours du démarrage des examens nationaux, session 2019, la direction préfectorale de l’éducation de Boffa s’active sur les derniers réglages pour permettre un bon déroulement de ces évaluations dans la préfecture. C’est dans ce cadre que la DPE a convié les superviseurs du premier examen à une rencontre de sensibilisation ce mardi, 02 juillet 2019. L’objectif était de leur rappeler les consignes à suivre pendant cette échéance, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette rencontre a réuni autour de la directrice préfectorale de l’éducation, madame Camara Hassanatou Diallo, les cadres de la DPE et les 22 superviseurs qui doivent suivre le déroulement de l’examen d’entrée en 7ème année dans les communes rurales de Boffa. Une occasion pour la directrice de leur rappeler les principes et règlements des examens nationaux. « Il est de mon devoir de leur rappeler les interdits, c’est-à-dire nous avons procédé à la lecture des pratiques déviantes, ensuite le code de bonne conduite.

C’est pour les armer, les outiller afin de mener à bien ces examens une fois sur le terrain. Parce qu’ils doivent aller dans des zones diverses et ils auront à rencontrer des personnes différentes. Chaque personne a son comportement, mais avec les principes qui régissent les examens nationaux, tout le monde doit être dans la même barque pour mener à bien ces examens. Parce que nous voulons avoir les examens débarrassés de toute fraude, clairs et transparents », a-t-elle dit.

Parmi les pratiques déviantes énumérées par la DPE, figure l’interdiction des internats nocturnes. « J’ai dit et j’ai répété encore, il n’y a pas d’internats nocturnes et à tous les niveaux. La fois passée, j’étais à Tougnifily, et je n’ai pas encore manqué de le réitérer : pas d’internats pour les candidats. Parce que celui qui a bien suivi son candidat pendant l’année scolaire, n’a pas besoin de faire l’internat », a indiqué la directrice, Hassanatou Diallo.

A noter qu’ils sont au total 6554 candidats inscrits aux examens nationaux de cette année dans la préfecture de Boffa.

De Boffa, Salifou Nalo Sylla pour Guineematin.com

Tel. 664837868

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Examens nationaux à Boké : « seuls les enseignants réguliers vont surveiller »

2 juillet 2019 à 11 11 21 07217
Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur préfectoral de l'éducation (DPE) par intérim de Boké
Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur préfectoral de l’éducation (DPE) par intérim de Boké

Les examens nationaux, session 2019, démarrent après demain, jeudi 04 juillet 2019 sur toute l’étendue du territoire national. A Boké, les autorités éducatives assurent que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de ces évaluations, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

La première satisfaction du directeur préfectoral de l’éducation de Boké à la veille du début des examens nationaux de cette année, c’est l’état d’avancement des programmes d’enseignement. Car, on le sait, cette année scolaire a été fortement perturbée par la grève des enseignants, déclenchée à l’ouverture des classes par le SLECG. Mais aujourd’hui, les programmes ont été exécutés à plus de 95% dans tous les établissements scolaires de la préfecture, selon Elhadj Dembo Amirou Dramé, le DPE de Boké.

Pour l’examen de fin d’études élémentaires qui s’ouvre le 04 juillet, ils sont au total 11 831 candidats dont 5 424 filles pour toute la préfecture. Soit 11 046 candidats dont 5 168 filles pour l’enseignement général (EG) et 785 dont 256 filles pour le franco-arabe (FA). Ces candidats sont repartis dans 42 centres et 368 salles d’examen, pour 736 surveillants en raison de deux (2) par salle.

Parlant justement du choix de ces surveillants, le directeur préfectoral de l’éducation indique qu’il s’est fait sur la base d’un certain nombre de critères. Car, tous les enseignants souhaitent faire partie de la surveillance ou de la correction, en raison des primes qui leur seront accordées. Mais, « nous avons plus de deux mille (2 000) enseignants dans la préfecture de Boké. Donc il est pratiquement impossible de prendre tout le monde », a déclaré le directeur préfectoral de l’éducation.

C’est pourquoi, dit-il, la DPE a dû se baser sur la régularité pendant l’année scolaire pour choisir les surveillants. « Ceux qui ont accepté de travailler correctement dans la régularité durant toute l’année scolaire, c’est l’occasion pour nous de les récompenser. Il y a des paresseux qui n’attendent que la période des examens pour réclamer qu’ils soient pris parce qu’il y a des primes, seuls les enseignants réguliers vont surveiller. Il y a également les enseignants du privé et les contractuels qui ont droit à surveiller », a dit Elhadj Dembo Amirou Dramé.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Boké : la phase pratique des examens dans les écoles professionnelles lancée

2 juillet 2019 à 9 09 17 07177

Après la phase théorique de l’examen de sortie dans les écoles de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, la phase pratique a commencé hier, lundi 1er juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la ville de Boké, ce sont 137 candidats, dont 59 filles, qui se sont fait évaluer dans la phase pratique dans six (6) filières, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Boké, ils sont 137 candidats, dont 59 filles, répartis dans 6 filières, qui ont débuté la phase pratique. Selon Abdoul Karim Condé, directeur dudit CFP, « l’objectif de tout examen, c’est de vérifier l’état de compréhension des candidats afin de diplômer les plus méritants. Et nos écoles sont des écoles de métiers, parfois des métiers à risques. C’est pour cela qu’on fait l’examen en pratique, et c’est individuel. Par exemple, chez les mécaniciens, quand le sujet en pratique vient, on regarde la question. Disons que si c’est le démarreur, on vient déranger la partie. Après, le candidat commence par chercher la panne et réparer. Ensuite, le surveillant viendra démarrer l’engin et le candidat sera noté en fonction que ça marche ou pas. Et chez nous, c’est soit, le candidat a zéro, soit il a dix points. Parce que, c’est soit ça marche ou ça ne marche pas ».

Dans le centre, une salle est réservée à la pratique en Electricité. Là aussi, le sujet est national. Souleymane Camara et ses amis candidats doivent représenter l’installation d’un bâtiment en courant électrique. À la fin de la prestation, un groupe électrogène sera allumé pour vérifier le travail des élèves, et c’est à l’issu de ce test qu’ils seront notés. Selon lui, « les sujets sont abordables. On a pratiquement étudié tout ce qu’on nous a demandé. Et d’ailleurs, on a même fait la pratique avec les professeurs. Donc, tout se passe bien », a confié le candidat.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Boffa : le RPG-AEC sans abri !

29 juin 2019 à 15 03 48 06486

Ça va certainement étonner beaucoup, mais c’est pourtant une réalité. Le RPG Arc-en-ciel, parti au pouvoir en Guinée depuis 8 ans et demi, n’a pas de siège à Boffa. Depuis quelques années, la formation politique tient ses réunions dans un endroit public de la ville, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est tout près de la direction préfectorale de la santé que se trouve le bâtiment qui servait de siège au parti du président Alpha Condé dans la commune urbaine de Boffa. Mais il y a trois ans, le RPG Arc-en-ciel a dû libérer le local, complètement délabré. De ce bâtiment, il ne reste aujourd’hui qu’un simple mur, très dégradé, et perdu sous un feuillage.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Aly Wilson Camara, le secrétaire fédéral du parti au pouvoir à Boffa, a expliqué que « le toit était complètement gâté à tel niveau que pendant les saisons des pluies on ne pouvait plus tenir nos réunions là-bas. Donc on a quitté parce que de fois les arbres tombaient sur les tôles », a-t-il indiqué.

Selon nos informations, depuis son départ de ces lieux, le RPG Arc-en-ciel tient ses réunions à la maison des jeunes de Boffa. Pourtant, Elhadj Aly Wilson Camara affirme que le parti a déjà trouvé un terrain pour la construction d’un siège. Mais, le projet tarde à se réaliser, faute de moyens.

« Nous avons trouvé une place où construire un nouveau siège, mais on n’a pas les moyens nécessaires pour le faire. Maintenant, nous demanderons à nos chefs de nous aider à construire notre propre siège. Parce que même le bâtiment que nous avons quitté ne nous appartenait pas, il appartient à la commune », a dit le fédéral du RPG Arc-en-ciel.

A rappeler que Boffa est la préfecture d’origine et l’un des fiefs de l’opposant Sidya Touré, président de l’UFR. Le parti au pouvoir ne trouve-t-il pas nécessaire de construire un siège dans cette ville acquise à un de ses adversaires ?

De Boffa, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : +224 622 671 242

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Référendum constitutionnel en vue : « Boffa votera 100% OUI »

29 juin 2019 à 7 07 50 06506
Tidjane Soumah, préfet de Boffa
Tidjane Soumah, préfet de Boffa

Dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi 28 juin 2019, Tidjane Soumah, le préfet de Boffa, s’est prononcé sur le débat en cours autour d’un changement de constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. L’administrateur assure que sa préfecture va plébisciter la nouvelle constitution lorsque celle-ci sera soumise à l’approbation populaire. Il a évoqué également d’autres sujets, dont la cohabitation entre les communautés et les sociétés minières.

Selon Tidjane Soumah, le changement de constitution que le pouvoir actuel souhaite faire est une nécessité. Car, dit-il, « la constitution actuelle ne colle pas à la réalité du terrain. C’est diamétralement opposé. Donc à Boffa, je peux vous rassurer qu’il n’y a pas réticence par rapport à la nouvelle constitution. Donc tout Boffa votera 100% OUI au référendum. Nous sommes les premiers à nous prononcer favorablement au changement constitutionnel. C’est Boffa qui a donné le ton pour la première fois, après Kindia a entériné », a-t-il souligné.

Le préfet n’occulte pas cependant le fait que ce projet de nouvelle constitution est loin de faire l’unanimité dans le pays. Mais, il estime que les opposants de ce projet ne peuvent pas empêcher l’organisation du référendum prévu par le pouvoir. « Ce qui serait peut-être possible pour ceux qui ne veulent pas de la nouvelle constitution, c’est de faire la campagne pour le NON. Mais, ils ne peuvent pas empêcher la tenue du référendum », a dit monsieur Soumah.

En plus de la politique, l’administrateur a évoqué la situation locale, avec notamment les remous enregistrés souvent dans les zones minières. Il indique que quatre (4) sociétés minières évoluent dans la préfecture de Boffa, dont seulement Alufer est en phase d’exploitation. Chalco, Bauxite de Kimbo et SBGC sont, quant à elles, en phase de construction. Aux dires du préfet, toutes ces entreprises respectent le contenu local et s’acquittent convenablement des taxes à payer. En ce qui concerne les manifestations enregistrées souvent dans les zones minières, il affirme qu’elles sont causées par certains ressortissants de la préfecture.

Tidjane Soumah, préfet de Boffa

« Les sociétés minières respectent bien le contenu local en donnant la priorité aux fils du terroir dans les recrutements. Bon nombre de jeunes des localités impactées travaillent dans ces sociétés. Alufer, aujourd’hui, est à 115 jeunes formés et qui seront employés. Elles accompagnent aussi les femmes dans les cultures maraîchères, les jeunes dans leurs activités génératrices de revenu. Au niveau des compensations minières il y a des petits problèmes, mais pas au niveau des communautés.

Le plus souvent, ce sont les ressortissants qui viennent avec les problèmes. Quand les sociétés font le recensement, elles payent les compensations. Mais lorsque les fonds payés sont pour la communauté, il y a des gens qui interfèrent pour détourner l’orientation de cet argent. Alors que ces fonds devraient servir à réaliser des infrastructures communautaires. Les fonds individuels aussi, ils attendent quelques mois après la perception par les impactés, ils viennent dire que les montants reçus sont petits par rapport aux plantations touchées », a expliqué le préfet.

De Boffa, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Examens nationaux 2019 : qu’en est-il des préparatifs à Boffa ?

28 juin 2019 à 19 07 52 06526

Les examens nationaux, session 2019, approchent à grand pas. Les autorités éducatives à tous les niveaux s’activent actuellement pour permettre un bon déroulement de ces évaluations. Et, la direction préfectorale de l’éducation de Boffa ne reste pas en marge de ces préparatifs, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon monsieur Ibrahima Keita, chef de la cellule examens et transferts scolaires (CETS) de Boffa, toutes les dispositions sont aujourd’hui prises pour le bon déroulement des trois examens nationaux à venir. Les listes des candidats avec PV sont disponibles, les centres sont choisis et apprêtés, les commissions de surveillance et de correction sont aux derniers réglages.

Ibrahima Keita, chef de la cellule examens et transferts scolaires (CETS) de Boffa,
Ibrahima Keita

La direction préfectorale de l’éducation (DPE) de Boffa présentera cette année 4346 candidats à l’examen de fin d’études élémentaires dont 1763 filles, répartis dans 22 centres ; 1661 candidats au BEPC dont 532 filles, qui seront examinés dans neuf (9) centres et 547 candidats au Baccalauréat unique dont 189 filles, répartis en deux (2) centres.

Le responsable du service examen souligne que les enseignants qui ont surveillé ou corrigé l’an dernier ne seront pas utilisés cette année encore. Sauf ceux qui se sont particulièrement démarqués par leur expérience et la rigueur dans le travail. Sinon, vu l’effectif des enseignants par rapport aux nombre des centres d’examens, la DPE se dit être dans l’obligation de procéder à un roulement.

A rappeler que les examens nationaux de cette année vont démarrer, comme d’habitude, par le certificat de fin d’études élémentaires qui aura lieu du 04 juillet au 06 juillet. Suivra ensuite le brevet d’études du premier cycle, prévu du 08 au 13 juillet. Et, le Baccalauréat unique se tiendra du 15 au 19 juillet 2019.

De Boffa, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Projet de nouvelle constitution : ce que le maire de Fria demande à Alpha Condé

27 juin 2019 à 9 09 32 06326
Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria,
Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria

Dans un entretien qu’il a accordé à un envoyé de Guineematin.com à Fria, le maire de cette ville industrielle a donné sa position sur le débat en cours autour du projet de nouvelle constitution, prôné actuellement par le pouvoir de Conakry. Lansana Boffa Camara a exprimé son opposition à ce projet et lancé un appel au président Alpha Condé. L’élu de l’UFDG a évoqué aussi d’autres sujets, dont la gestion de la mairie de Fria et la crise sociale qui secoue la commune urbaine.

Décryptage !

Guineematin.com : bonjour monsieur le maire. Pour commencer, faites-nous la présentation de cette commune dont vous avez l’honneur de diriger aujourd’hui.

Lansana Boffa Camara : la commune urbaine de Fria compte treize (13) quartiers et quatre (4) districts.

Guineematin.com : quelles sont les sources de recettes sur lesquelles la commune compte pour faire face à ses projets de développement ?

Lansana Boffa Camara : les sources de recettes sont diverses. Il y a d’abord l’ANAFIC où le gouvernement a pensé à octroyer aux collectivités de la Guinée les 15% des recettes minières pour les accompagner dans leurs projets de développement. Les autres ressources sont les taxes au niveau des marchés, la gare routière, le bois, la téléphonie, etc. Donc depuis notre arrivée, nous avons pu mobiliser quelques ressources que nous avons utilisées pour certains chantiers qui étaient prioritaires parmi les priorités. C’est avec ces montants qu’on a fait la toiture de l’administration du marché central et nous avons investi sur fonds propres pour faire deux grandes clôtures de deux centres publics. Il s’agit du centre de santé de Sabendé et le centre Nafa où les femmes apprennent le métier.

Guineematin.com : à combien se chiffre le budget de la commune urbaine de Fria pour l’exercice 2019 ?

Lansana Boffa Camara : le budget annuel exercice 2019 de la commune urbaine de Fria s’équilibre en recettes et en dépenses à un montant de trois milliards deux-cent dix-sept millions six cent cinquante-deux milles quatre-cent (3 217 652 400) francs guinéens.

Guineematin.com : depuis plusieurs semaines, une crise sociale secoue la ville de Fria : des femmes manifestent pour exiger le départ de madame le préfet, Hadja Gnalen Condé. La mairie s’est impliquée dans la médiation pour tenter d’éviter un enlisement de la situation. Où en êtes-vous aujourd’hui avec ce dossier ?

Lansana Boffa Camara : c’est une situation qui nous inquiète beaucoup aujourd’hui. Effectivement, il y a un groupe des femmes qui s’est soulevé pour dire que depuis que cette autorité (le Préfet) est là, elles n’ont rien vu qui aurait impacté positivement sa présence sur le terrain. Qu’elle ne fait rien pour aider la population. En plus de cela, qu’elle aurait détourné des biens qui appartenaient aux femmes, notamment un conteneur frigorifique qui leur était destiné mais qu’elle aurait utilisé à ses fins et beaucoup d’autres accusations. Donc il y a des secousses à des multiples reprises, mais à chaque fois, avec les notables, nous réussissons à les calmer. Tout récemment encore, elles se sont soulevées en disant qu’elles se sentent narguées par les soutiens de madame le préfet.

Mais Dieu soit loué, dès que nous leur parlons elles nous comprennent. Même aujourd’hui (mardi, 25 juin 2019), le même problème avait lieu. Elles avaient décidé de sortir à nouveau. On était obligé de les rencontrer pour leur demander de se calmer pour donner la chance à leurs enfants de faire les examens nationaux. Nous pensons que tout ce qu’elles font, c’est pour préparer l’avenir de leurs enfants. Là aussi, nous nous sommes compris qu’elles s’abstiendront jusqu’à la fin des examens. De l’autre côté, nous pensons que d’ici-là, l’autorité nationale aura trouvé ne serait-ce qu’une solution palliative qui contenterait les deux parties.

Guineematin.com : au cas où Conakry ne réagissait pas, n’avez-vous pas peur que ces femmes ne vous écoutent plus et qu’elles débordent ?

Lansana Boffa Camara : nous tenterons toujours de dire aux femmes de s’abstenir, de ne pas oublier que Fria c’est chez elles, de préserver la paix. C’est notre devoir, nous n’allons pas nous fatiguer pour ça.

Guineematin.com : à présent, le sujet qui domine l’actualité nationale, c’est le débat autour du projet de nouvelle constitution. Quelle est la position du maire de Fria que vous êtes face à cette question ?

Lansana Boffa Camara : ma position, elle est claire, c’est la position de mon parti (l’Union des Forces Démocratiques de Guinée). Ma position aussi, en tant qu’administrateur d’une commune aussi importante que Fria, dans la mesure où tous les actes que je dois poser, toutes les actions dans lesquelles je m’engagerai devraient être de nature à amener la quiétude d’abord dans la préfecture de Fria et en République de Guinée, je ne suis pas pour un troisième mandat, ni pour une nouvelle constitution. Ce n’est pas le moment de changer la constitution. On aurait dû faire cela à des époques qu’on a laissées passer si l’on n’avait pas des intentions de faire un troisième mandat.

Mais, nous sommes à l’orée de la fin du deuxième et dernier mandat du président de la République. Il y a des législateurs qui interprètent cette constitution comme bon leur semble avec des beaux mots, mais ce qui est clair, ce projet est mal venu. Je reconnais en Alpha Condé un président qui a fait beaucoup d’innovations, mais je l’inviterai à respecter cette constitution sur laquelle il a juré, de la respecter et de la faire respecter. S’il aime vraiment la Guinée, s’il veut la paix, il renoncera au troisième mandat.

Guineematin.com : quelles sont les perceptives du nouveau conseil pour booster le développement de la commune urbaine de Fria ?

Lansana Boffa Camara : nous sommes venus avec un projet qui porte sur l’éducation, la santé, l’électricité, l’assainissement, la sécurité, la préservation de l’environnement, les transports et les travaux publics. Donc par rapport à ce que nous voulons faire, nous avons reçu, dans le cadre de l’ANAFIC, un investissement pour construire des écoles, construire la clôture de la commune urbaine. Nous nous sommes assis pour essayer de cibler les localités qui doivent abriter ces infrastructures. Donc le lot 1, nous avons pensé à donner de la valeur à notre milieu de travail ; le lot 2, c’est du côté du quartier de Katroun 3, où pratiquement il n’y a aucune école primaire publique, que nous allons réaliser une école.

Nous sommes allés du côté de Fatala pour compléter à six (6) le nombre de salles de classe d’une école qui en avait trois (3). Nous sommes allés aussi dans le secteur de Gouba Maninkaya, toujours dans Fatala, Hamdallaye Fougué et Hamdallaye Labé qui n’ont pas la possibilité de venir étudier en ville, pour y construire trois (3) classes. Nous avons fait beaucoup d’assises aussi avec les responsables de l’électricité de Guinée (EDG) pour trouver une solution durable au problème de courant, surtout cette affaire de compteurs prépayés qui n’ont pas été installés chez tout le monde, tandis que d’autres sont en train de payer des factures forfaitaires.

Interview réalisée à Fria par Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : +224 622 671 242

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Match Guinée-Nigeria : une coupure d’électricité paralyse la ville de Boké

26 juin 2019 à 16 04 59 06596

La ville de Boké est complètement paralysée dans après-midi de ce mercredi, 26 juin 2019. Les routes sont barricadées et la circulation coupée. Ce mouvement de colère fait suite à une coupure d’électricité intervenue pendant le match de la Guinée face au Nigeria, comptant pour la deuxième journée de la CAN 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Peu après le début du match Guinée-Nigeria, les habitants de la ville de Boké ont été surpris par une coupure générale de courant. Si personne ne connait les causes de cette situation, il faut dire qu’elle a provoqué une grande colère dans la commune urbaine. Pour exprimer leur colère, de nombreux jeunes sont sortis ériger des barricades sur la route.

De la rentrée jusqu’à la sortie de la ville, des barrages sont visibles dans toutes les rues. Les jeunes qui tiennent ces barrages empêchent toute circulation. Pour l’heure, aucun agent de sécurité n’est visible sur le terrain et aucune violence n’a encore été enregistrée. Les manifestants promettent de paralyser la ville jusqu’au retour du courant.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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DPE Fria : « toutes les conditions sont réunies pour organiser les examens »

25 juin 2019 à 23 11 25 06256

Selon le calendrier communiqué par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA), les examens nationaux session 2019 débuteront le 4 juillet prochain. Les autorités éducatives de la préfecture de Fria disent être entièrement prêtes à organiser ces examens.

Ismaël Camara, chef de la section pédagogie de la DPE
Ismaël Camara, chef de la section pédagogie de la DPE

Dans un entretien qu’il a accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture de Fria, monsieur Ismaël Camara, chef de la section pédagogie de la DPE rassure que toutes les dispositions sont déjà prises pour le bon déroulement des trois (3) examens nationaux, à savoir le certificat de fin d’études élémentaires (CEE), le brevet d’études du premier cycle (BEPC) et le baccalauréat unique. Mais, Ismaël Camara prévient que tous les enseignants n’auront pas la chance d’être pris à la surveillance, même s’ils en ont le souhait.

Concernant le niveau de préparation, monsieur Camara explique : « les listes des candidats avec PV à l’examen de fin d’études élémentaires et au BEPC sont venues et mises à la disposition des centres. C’est au baccalauréat qu’il reste à corriger ; mais, le gestionnaire de l’informatique est sur pieds d’œuvre. Les centres d’examens sont identifiés et nettoyés. Dans deux jours, nous allons finir de désigner les commissions de secrétariat de correction et de surveillance et afficher immédiatement pour que les concernés s’informent et s’apprêtent à temps. Le matériel aussi, la DPE est sur pieds d’œuvre pour en trouver », a-t-il confié.
« Chacun voudra être parmi les surveillants, et c’est notre souhait aussi ; mais, nous avons plus de 600 enseignants. Pour un examen, on ne peut utiliser qu’environ 200 surveillants. Ceux qui ont surveillé à l’entrée en 7ème ne pourront être pris au BEPC, la même chose au baccalauréat. Mais, malgré tout, il restera des non utilisés. Il y a aussi une catégorie d’enseignants qu’on ne peut pas prendre comme surveillants, parce que quand tu les surprends des fois dans les salles, tu verras qu’ils ne sont pas du tout à la hauteur. Donc, des enseignants pareils sont disqualifiés d’avance », précise-t-il.

En termes de statistiques, le chef de la section pédagogie a indiqué que la DPE de Fria présentera pour la première évaluation, usuellement appelée examen d’entrée en 7ème Année, 1 716 candidats en enseignement général dont 805 filles et 58 en franco-arabe (FA) dont 17 filles, répartis en neuf (9) centres.

De Fria, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre la violence : vers la mise en place des conseillers locaux de la jeunesse à Boké

25 juin 2019 à 20 08 07 06076

Le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes continue son offensive en vue de l’insertion de la jeunesse. Une manière de prévenir les nombreux conflits qui naissent dans les communautés. C’est pour comprendre le contenu des documents juridiques concernant les conseillers locaux de la jeunesse qu’une réunion a mobilisé ce mardi, 25 juin 2019, à Boké, 50 jeunes venus de tous les quartiers de la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La commune urbaine de Boké est parmi les 20 communes conflictogènes du pays. Comme dans les autres localités de la République de Guinée, où des violences sont souvent enregistrées, un conseil local de la jeunesse sera mis en place pour parler au nom des jeunes. Ces cinquante jeunes, venus de différents quartiers de la commune urbaine, vont se pencher sur les documents juridiques proposés par le Bureau de Stratégie et de Développement (BSD) du Ministère de la Jeunesse.

Mohamed Touré, directeur général adjoint du Bureau de Stratégie et de Développement au Ministère de la Jeunesse,
Mohamed Touré

Selon Mohamed Touré, directeur général adjoint du Bureau de Stratégie et de Développement au Ministère de la Jeunesse, « l’activité s’inscrit dans le cadre de la présentation et la validation des documents juridiques concernant les conseillers locaux des jeunes dans les 20 communes conflictogènes de la Guinée. Nous allons présenter les différents textes que nous avons proposés aux jeunes de Boké, pour qu’ils puissent discuter et valider les documents en tenant compte des réalités locales ».

Mamadouba Tawel Camara
Mamadouba Tawel Camara

C’est le maire de la commune urbaine de Boké qui a présidé la rencontre. Mamadouba Tawel Camara a souhaité plein succès à cette initiative, surtout que Boké est connu pour les violences impliquant les jeunes. «Tout ce qui vise la paix et les jeunes est très important pour nous. Et si Boké est cité parmi les 20 communes conflictogènes de la Guinée, c’est très regrettable. Mais tout ça, c’est parce que les gens ont été frustrés. Et quand les jeunes se rendent compte que leurs préoccupations ne sont pas prises en compte, il y aura toujours des incompréhensions qui feront en sorte que les jeunes soient dans des mouvements. Boké a connu plein de mouvements. Depuis 2017, il y a eu trop de casse. Et c’est pour atténuer cette situation que nous saluons cette initiative et vous avez le soutien des autorités locales », a dit le maire.

Ansoumane Sampou

Pour Ansoumane Sampou, un jeune du quartier Koréra, dans la commune urbaine, la jeunesse doit soutenir cette initiative. « Après avoir suivi cet atelier, nous attendons le retour de la mission pour mettre en place ce conseil local des jeunes de Boké. De toute façon, nous soutenons la non violence et nous sommes disposés à accompagner ce projet », a-t-il lancé.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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