Koundara : une fausse rumeur paralyse les écoles ce mardi

19 mars 2019 à 15 03 01 03013

La campagne de distribution gratuite du Praziquantel et l’Albendazole, des médicaments censés lutter contre les parasites chez les enfants âgés de 5 à 14 ans, continue de créer la psychose dans les écoles guinéennes. Après Coyah et de Dubréka et Fria hier, c’est Koundara qui a connu un vent de panique ce mardi, 19 mars 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La psychose était de taille hier lundi à Coyah, Dubréka et même à Fria, où l’administration de déparasitant à des écoliers a failli tourner au drame. La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre. C’est dans ce sens qu’un vent de panique s’est emparé de la commune urbaine de Koundara, ce mardi. Les parents d’élèves ont pris d’assaut les écoles pour chercher leurs enfants.

Selon le Directeur Préfectoral de l’Education de Koundara, joint au téléphone, un mouvement de panique a bien été constaté dans la ville. A en croire Ben Soriba Camara, tout est parti d’une folle rumeur selon laquelle des vaccins devaient être administrés aux élèves de Koundara. « C’est effectif, il y a eu un mouvement de panique dans les écoles, qui a amené les parents d’élèves à envahir les concessions scolaires pour sortir leurs enfants de là.

Moi, j’ai directement ordonné aux directions des écoles de libérer les enfants. C’est une panique née d’une fosse rumeur suite à ce qui s’est passé à Coyah et à Dubréka. Les gens, sur les réseaux sociaux, ont fait les lectures, on a diffusé au niveau de certains parents qui ont même rapporté qu’une école de Koundara a été atteinte de ça. Ce qui est faux.

Là-dessus, le préfet et moi, nous sommes allés sur le terrain, on a constaté dans toutes les écoles qu’aucun agent de santé n’est arrivé dans une école. A postériori d’ailleurs, aucun produit lié à une vaccination n’est arrivé à Koundara», a-t-il précisé.

Par ailleurs, Ben Soriba Camara a dit que la situation s’est calmée et qu’une réunion a été tenue entre élus locaux, le préfet et les religieux afin de sensibiliser les parents d’élèves de la nécessité de laisser leurs enfants reprendre le chemin de l’école dès demain, mercredi. « Après ce mouvement, il était nécessaire qu’on réunisse les élus locaux, les services de sécurité. Nous sortons maintenant (13h 50) de cette réunion.

Il a été décidé, chacun en ce qui le concerne, de faire une large sensibilisation au niveau de la radio communautaire, au niveau des mosquées. Parce que le mouvement avait envoyé même les élèves du secondaire public à aller déloger les élèves de certaines écoles privées qui n’avaient pas connu ce problème. Nous rassurons les populations, les parents d’élèves que ces rumeurs sont nulles et de nul effet. Ce n’est pas vrai. Nous les exhortons à laisser leurs enfants aller à l’école ».

Egalement interrogé par Guineematin.com, Mohamed Somparé, le directeur de l’hôpital préfectoral a dit que Koundara n’est même pas concerné par cette campagne de vaccination. Selon lui, c’est avec un grand étonnement qu’il a appris ce mouvement de panique dans la préfecture.

« La campagne n’a pas eu lieu à Koundara. Comme les gens ont appris dans les réseaux sociaux, ils sont allés chercher leurs enfants dans les écoles. Ce qui a créé la panique. Koundara n’était même pas concerné par cette vaccination. C’est Fria, Dubréka et Coyah qui étaient concernés par la campagne », a précisé le premier responsable de l’hôpital de Koundara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Rénovation de la mosquée de Boké : ouf de soulagement pour les fidèles musulmans

16 mars 2019 à 12 12 57 03573

Après plusieurs mois de travaux de rénovation, la grande mosquée de Boké a été inaugurée hier vendredi, 15 mars 2019. La cérémonie a mobilisé plusieurs fils ressortissants de Boké, quelques membres du gouvernement, les autorités locales et de très nombreux fidèles musulmans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les travaux de rénovation de la grande mosquée de Boké ont coûté a coûté 1 milliard 500 millions de francs guinéens. Des travaux financés par Mohamed Lamine Diao, natif de Boké.

Au nom des populations de la commune urbaine de Boké, le maire a pris la parole pour remercier le donateur. Mamadouba Tawel Camara a saisi l’occasion pour faire l’historique de la grande mosquée de Boké. « Cette mosquée est construite en 1861 par feu Thierno Mamadou Bah. Elle est la troisième dans la préfecture de Boké après celles de Wossou, dans la sous-préfecture de Sangarédi, et de Kabagnan, dans Kolaboui.

Depuis cette date, elle a fait l’objet de reconstruction, d’extension et de rénovation successive, réalisée par des personnalités importantes auxquelles nous rendons des vibrants hommages, remerciements et reconnaissance. Monsieur Mohamed Lamine Diao aurait pu utiliser ces fonds à d’autres fins à but lucratif. Mais, sa foi religieuse, conforme aux principes de l’islam, il a ainsi orienté l’immense ressource financière et matérielle à la présente rénovation.

Qu’il trouve ici les sincères remerciements de l’ensemble des citoyens de Boké. Que le tout puissant Allah le bénisse, le protège et lui donne longue vie dans la santé. Par ailleurs, j’assure au nom de la population de Kakandé au bienfaiteur, Mohamed Lamine Diao, de l’entretien et de la sécurité de ce bijou qui fait la fierté de Boké », a dit le maire.

Au nom des religieux, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké n’a pas caché sa satisfaction. Pour Elhadj Mohamed Wakil Yattara, la grande mosquée de Boké a désormais tout ce qu’il faut pour que les musulmans prient dans le confort. «Nous sommes maintenant dotés d’une infrastructure extraordinaire.

Ce qui manquait à cette mosquée existe désormais : il y a la sonorisation, le forage, la cour est bien aménagée, on a des tapis neufs avec des ampoules extraordinaires. C’est un bijou flambant neuf. Au donateur, nous demandons à Dieu de lui accorder sa miséricorde ».

Présent à cette rencontre, c’est le ministre de la Communication, natif de Boké, qui a procédé à la coupe du cordon inaugural. Amara Somparé a félicité le donateur avant d’appeler les fils du Kakandé à emboiter le pas à Mohamed Lamine Diao. « C’est une grande fierté. On peut féliciter le donateur parce que le travail est bien fait.

Si chaque fils de Boké fait quelque chose, je pense que c’est toute la ville et toute la préfecture qui gagnera. Cela est un exemple et tout le monde doit prendre cette voie pour développer cette préfecture qui nous est si chère », a laissé entendre le ministre de la Communication.

La rénovation de la grande mosquée de Boké est un ouf de soulagement pour les fidèles musulmans. Ces derniers temps, les toilettes étaient non fonctionnelles, le problème d’eau était criard et les tapis de prière étaient fortement dégradés.

De Boké Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

Lire

Boké : un jeune ouvre le feu et tue un enfant de 11 ans

11 mars 2019 à 9 09 33 03333

Le drame s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche, 11 mars 2019 au quartier Koffia dans la commune urbaine de Boké. Plusieurs jeunes étaient mobilisés pour participer à une danse traditionnelle « Faré Gnakhi » lorsqu’un jeune non identifié est venu ouvrir le feu sur les lieux, tuant un enfant de 11 ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon nos informations, le tireur était venu régler ses comptes avec un jeune avec lequel il avait un antécédent. Mais, quand son adversaire s’est rendu compte qu’il était armé d’un pistolet de fabrication locale, il a pris la fuite. L’agresseur a immédiatement ouvert le feu et la balle a touché un enfant de 11 ans. Ce dernier a été conduit à l’hôpital où il a trouvé la mort.

« Je suis venu à l’hôpital avec mon chef de secteur pour vérifier si effectivement il est mort. Quand on est arrivé sur les lieux, l’infirmier de garde nous a dit qu’il a déjà rendu l’âme », témoigne le chef de quartier de Koffia, Alsény Soumah. L’autorité locale a informé la police qui a aussitôt ouvert une enquête sur le dossier.

« Le coup de feu a retenti dans les environs de 1h du matin, la victime est un enfant de 11 ans. Il s’appelle Ismaël Keïta, il fait la 4ème année à l’école primaire de Koffia, fils d’Ismaël et de Lucia Sampou. On a été informé par le chef de quartier et directement on a dépêché une équipe de policiers.

On a interpellé le couple, on est passé à l’audition et on a trouvé des pistes que nous sommes en train d’exploiter », a expliqué le commissaire central adjoint de la police de Boké, Oumar Souaré.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628-98-49-38

Lire

Boké: deux présumés coupeurs de route mis aux arrêts à Kamsar

8 mars 2019 à 10 10 51 03513

Deux jeunes présumés coupeurs de route ont été mis aux arrêts dans l’après-midi d’hier jeudi, 7 mars 2019, dans la sous-préfecture de Kamsar. Selon des témoins de la scène, ces présumés coupeurs de route opéreraient sur le tronçon Kamsar-Conakry et visent les usagers qui voyagent pendant la nuit, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Les deux mis en cause, Boubacar Barry et Ibrahima Barry, étaient sortis faire des achats au marché de Kamsar quand ils ont été identifiés par une victime. Elle a aussitôt alerté la police locale qui a fini par mettre main sur les présumés malfrats pour les déposer au commissariat.

La nouvelle se propage comme une trainée de poudre dans la cité. Une foule en colère se mobilise sur les lieux, apparemment décidée à en découdre avec les présumés coupeurs de route. Se sentant débordées, les forces de sécurité de Kamsar ont vite fait d’alerter leur hiérarchie à Boké. Il est décidé de les transférer au centre ville de Boké.

Selon le directeur régional adjoint de la police de Boké, le commissaire Macké, « à partir de Kamsar une victime a reconnu les jeunes coupeurs de route qui étaient dans une Mercedes. Ils ont rapidement alerté les services de sécurité qui sont venus les mettre aux arrêts. Mais, vu la foule, on a décidé de les ramener ici à Boké.

C’est ainsi que nous avons fait bouger une équipe qui les a amenés. Mais, même à notre niveau ici, il y a trop de monde. On ne pouvait pas faire leur audition ici. On les a envoyé directement à la justice pour faire leur mandat de dépôt ».

Ousmane Camara, chauffeur de taxi sur le tronçon Kamsar-Conakry, victime de braquage, fait partie de ceux qui ont identifié les deux compagnons d’infortune à partir de Kamsar. Il est sûr d’avoir reconnu ses agresseurs. «Moi, j’ai été victime, ils nous on attaqués plus de 4 fois. Ils ont même tué une femme parmi nous. J’ai bien reconnu les gens qui nous ont attaqués. Et à Kamsar, ils ont reconnu les faits ».

Interrogés par notre reporter au commissariat de police de Boké, les présumés bandits ont nié en bloc les accusations portées contre eux. Selon Boubacar Barry, un des mis en cause, « moi, je n’ai rien fait. J’étais au marché à faire des achats quand les gens sont venus m’arrêter. Moi, je ne peux pas faire de tels actes », a-t-il dit.

Derrière la cour du commissariat de police, la tension était palpable. Là aussi, les citoyens voulaient se rendre justice. Pour éviter le pire, les policiers ont fait sortir les deux jeunes pour les déposer à la maison centrale.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

Lire

Grâce à GAC, des agriculteurs de Kamsar augmentent leur production de riz de 400%

4 mars 2019 à 10 10 16 03163

Kamsar, le 04 Mars 2019 — Guinée Alumina Corporation SA (GAC), un acteur majeur du secteur minier en Guinée, a lancé une nouvelle initiative qui a permis d’augmenter la production de riz de 400% sur des terres agricoles situées dans des communautés où la société possède ses installations, à Kamsar, dans la région de Boké.

L’appui de GAC a porté sur trois aspects :

  1. La réalisation d’une étude technique visant à identifier et à surmonter les principaux obstacles liés à la production du riz ;
  2. Le développement et la mise en œuvre des techniques de culture moderne et intensive du riz sur une superficie de 100 hectares ;
  3. La formation des agriculteurs en matière de gestion visant l’autonomisation.
    Pour la conception et la mise en œuvre de cette initiative, GAC a fait appel à l’expertise du Bureau d’Études, de Réalisation et de Conseil Agricole, un organisme guinéen qui possède une vaste expérience dans ce domaine ainsi qu’une excellente réputation. L’investissement de GAC dans ce projet de développement, d’environ 2,5 milliards de francs guinéens (270,000 $US), a permis à 16 familles d’agriculteurs d’augmenter non seulement leur production de riz, mais également leurs ventes et revenus. Le porte-parole des bénéficiaires, Guillaume Bangoura a déclaré : « Nous sommes reconnaissants envers GAC d’avoir tenu parole, et de nous avoir soutenus dans le domaine le plus crucial de nos moyens de subsistance. Cette initiative nous a surtout permis d’acquérir de nouvelles connaissances et un savoir-faire dans un domaine très vital dont dépend une dizaine de nos familles ».

Le Directeur Général Adjoint de GAC, également responsable des relations avec les communautés locales, Malick N’Diaye, a dit : « Ce programme d’accompagnement en faveur des communautés de Taigbe est un exemple éloquent de notre manière de faire les choses, particulièrement dans le domaine des relations avec les communautés partenaires de notre projet. Nous tenons à tout mettre en œuvre pour nous assurer qu’elles bénéficient d’un soutien et d’une assistance réelle pour aspirer à de meilleures conditions vie, et ce, de manière durable ». Il ajoute : « Cette initiative en faveur des communautés de Taigbe s’inscrit en droite ligne avec une mission que nous nous sommes donnés, soit celle de travailler à créer des occasions de développement pour les communautés locales en vue de favoriser un développement économique durable. De plus, cette initiative vient directement appuyer la politique de sécurité alimentaire du Gouvernement Guinéen, et nous sommes fiers d’y contribuer à notre manière. »

Lire

Boké : Inauguration d’une seconde base logistique « TGH plus » dans les installations du consortium SMB Winning

3 mars 2019 à 23 11 13 03133

La deuxième base logistique de TGH Plus Industries (distributeur exclusif de Renault Trucks en Guinée et en Sierra Leone) a été inaugurée hier, Samedi 02 Mars 2019, dans la mine de Kaboé, relevant de la sous-préfecture de Tanènè, dans la préfecture de Boké. La cérémonie inaugurale de ce centre de maintenance et de réparation a été présidée par le ministre de l’industrie et des PME, conseiller personnel du président Alpha Condé, Tibou Kamara, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Boké.

Avec des relations qui datent de plus de 15 ans avec UMS (une entreprise franco-guinéenne et actionnaire du consortium SMB Winning), TGH plus Industries (une entreprise guinéenne) travaille depuis 2016 dans l’acheminement de la bauxite des mines vers les ports du consortium SMB Winning (le leader du marché guinéen de la bauxite). Le distributeur exclusif de Renault Trucks en Guinée et en Sierra Leone assure notamment la disponibilité des camions, en réalisant des opérations de suivi, de contrôle et de maintenance dans ses ateliers.

TGH plus Industries apporte aussi une large gamme de services complémentaires qui sont : les pleins de maintenance préventives, la formation des chauffeurs et le personnel de maintenance, le suivi des véhicules et un stock de pièces de rechange disponibles à plein temps. Et, c’est dans ce cadre qu’il vient d’inaugurer sa nouvelle base logistique de maintenance et de réparation dans la mine de Kaboé, dans la sous-préfecture de Tanènè, préfecture de Boké. La cérémonie inaugurale a été rehaussée de la présence à Kaboé de plusieurs ministres de l’actuel gouvernement guinéen, la représentation de l’ambassade de France en Guinée, l’ambassadeur du Liban en Guinée et le senior vice-président de Renault Trucks international.

Oumar Kalabane

Dans son discours de bienvenue, Oumar Kalabane, le maire de la commune rurale de Tanènè, a exprimé la joie des citoyens de Tanènè de l’implantation de cette base logistique TGH plus International dans leur localité. Une base logistique qui, explique Oumar Kalabane, s’ajoute au port fluvial de Katougouma dont la pose de la première pierre et le lancement du départ du premier bateau minéralier en 2015 avaient fait l’objet du déplacement personnel du président Alpha Condé dans la région de Boké.

« La présence de ces ateliers va faciliter l’entretien des engins miniers et diminuer les multiples panes pouvant affecter négativement l’élan de la production. Elle permettra également l’augmentation de la production bauxitique qui, à son tour, va non seulement accroitre implicitement les revenus de nos concitoyens par le biais de contenu local, mais aussi ceux des partenaires, de l’Etat en général et de Boké en particulier. En témoignage donc de leur joie, les citoyens de Tanènè me chargent de remercier TGH plus pour ses efforts et vous rassurer de leur implication dans la sauvegarde de ce bijou et d’autres biens du consortium SMB Winning », a déclaré le maire Oumar Kalabane.

Pour Dr Alimou Yali Bah, le directeur général de TGH plus industries, cet investissement (base logistique de maintenance et réparation de Kaboé) est le fruit d’une longue amitié entre deux hommes ; mais aussi et surtout, le résultat d’une confiance entre deux entreprises guinéennes (UMS et TGH plus industries).

Dr Alimou Yali Bah

« Nous avons pris l’initiative de construire cette place que vous avez devant vous, avec les cinq drapeaux représentants la Guinée, la France, Renault Trucks, UMS et SMB, pour symboliser l’amitié entre les hommes et les peuples. Et, nous la nommons place de l’amitié… Les ateliers TGH plus industries Kaboé-Boké sont un exemple de participation et d’engagement des jeunes de Guinée dans les solutions de transport, pour les métiers de la mines dans notre pays. L’emploi des jeunes est ici une réalité, avec plus de 120 travailleurs (hommes et femmes sortis des écoles professionnelles et des universités guinéennes), dans une activité intense de 24 heures sur 24 ; 7 jours sur 7 depuis 2015 », a dit Dr Alimou Yali Bah.

Par ailleurs, le directeur général de TGH plus industries a vanté l’expérience de Renault Trucks international dont, soutient-il, la présence mondiale dans les métiers de la mine depuis 1960 est prouvée. « Elle a généré des solutions de transport efficaces, performantes et rentables qui prouvent à suffisance l’engagement pertinent de la marque de participer activement au développement du transport par camion en Afrique et dans les autres régions du globe… Les véhicules de Renault Trucks K aux atouts uniques, développent une charge utile jusqu’à 150 tonnes de minerais transportées par voyages », a indiqué Dr Alimou Yali Bah.

Prenant la parole, Olivier Saint Meleuc, Senior vice-président de Renault Trucks international, a dit que l’inauguration de cette deuxième base logistique TGH plus marque l’aboutissement de trois années d’efforts et de partenariats, ainsi qu’une nouvelle étape dans le développement de l’activité minière en Guinée.

Olivier Saint Meleuc

« La Guinée est un pays où Renault Trucks se sent bien. Il est emblématique la façon dont nous imaginons notre développement en Afrique, une région dynamique, un environnement favorable, avec des partenaires qui ont à cœur de faire accroitre l’activité économique de leur pays… Et, je veux citer bien évidemment TGH plus, notre partenaire depuis plus de 10 ans, mais aussi UMS, son client ; et, bien sûr, la société minière de Boké (SMB) », a indiqué Olivier Saint Meleuc, tout en rappelant la qualité des équipements et des services de Renault Trucks.

Le Senior vice-président de Renault Trucks international a aussi vanté les qualités et le mérite de son partenaire et directeur général de TGH plus qui, selon lui, a su hisser Renault Trucks à la première place en Guinée. « Renault Trucks couvre 70% des besoins en camions pour le transport d’hydrocarbure et pour les activités minières », a confié Olivier Saint Meleuc.

Thierno Tall

De son côté, Thierno Tall, directeur adjoint des opérations UMS, a dit que « la cérémonie d’aujourd’hui reflète parfaitement la transformation en cours dans la région de Boké depuis 2015. Et, l’exploitation de la bauxite, à travers l’action du consortium SMB dont UMS est actionnaire, a joué un rôle majeur dans cette évolution qui a fait de Boké le nouveau poumon économique de la Guinée… Comme toute grande entreprise, UMS travaille régulièrement avec des partenaires de confiance comme TGH plus, avec qui nos relations datent d’il y a plus de 15 ans ».

Avec le service de Renault Trucks solution, précise Thierno Tall, « les plus de 120 salariés de TGH plus s’assurent de la disponibilité maximum de nos camions pour le compte du consortium SMB Winning, en réalisant des opérations de suivi, de contrôle et de maintenance dans ses ateliers ».

Tibou Kamara

Au nom du président de la République, Tibou Kamara, ministre de l’industrie et des PME, a qualifié l’inauguration de la base logistique TGH plus d’évènement de portée exceptionnelle à Boké. « Le président de la République, Pr Alpha Condé, depuis qu’il est arrivé au pouvoir il y a de cela quelques années, a entrepris dans un défis personnel qui était aussi une vision politique avant son avènement au pouvoir, de transformer la Guinée et de changer les conditions de vie des guinéens. En voyant ce bel édifice, si le pari n’est pas gagné, on peut dire qu’il est en passe d’être gagné. C’est vrai qu’à Boké, le progrès est en marche plus qu’ailleurs. C’est vrai qu’à Boké le progrès est visible, sensible, significatif ; mais, c’est toute la Guinée qui a changé toutes ces années… Ce que le Pr Alpha Condé a le plus apporté à la Guinée, c’est d’avoir confiance à son potentiel. Jamais dans l’histoire économique de notre pays, autant d’investisseurs ne se sont bousculés à notre porte… Je suis très heureux que le partenariat entre Renault Trucks et notre compatriote Yali Bah, soit cité aujourd’hui en exemple de coopération entre des investisseurs qui croient en notre pays et des compatriotes qui ont du talent. C’est vrai qu’aujourd’hui il est le premier distributeur agréé de Renault Trucks. Cela est à son avantage et à son honneur personnel ; et, ça contribue à améliorer sa réputation dans le monde des affaires… Mais, c’est aussi un honneur pour notre pays dont l’image et la réputation s’améliorent », a notamment dit Tibou Kamara.

A noter que la cérémonie inaugurale de la base logistique de TGH plus a pris fin par une visite guidée du ministre de l’industrie et sa suite dans les ateliers de maintenance et réparation, sanctionnée par un déjeuner.

De retour de Boké, Mamadou Baïlo Keïta, envoyé spécial de Guineematin.com

Lire

Insécurité : le maire de Wendoubhour braqué au centre ville de Boké

27 février 2019 à 14 02 53 02532
Elhadj Sadjouma Diakité, maire de la commune rurale de wedoubhour

Le maire de la commune rurale de Wendoubhour (une commune rurale qui relève de la préfecture de Gaoual) a été victime d’un braquage dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février 2019. Les faits se sont produits au centre ville de Boké aux environs d’une heure du matin. Il n’y a pas eu de blessés, mais Elhadj Sadjouma Diakité a été dépouillé de plusieurs objets de valeur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Le maire de cette commune rurale, fraîchement élu, est tombé dans un piège alors qu’il rentrait de Conakry. Des inconnus habillés en tenues militaires l’ont mis au respect avec les membres de sa famille. Il n’y a pas eu de blessés, mais les malfaiteurs ont emporté plusieurs objets appartenant à l’élu local : documents, téléphone Androïd, somme d’argent et autres biens précieux.

Interrogé par notre reporter, Elhadj Sadjouma Diakité est revenu sur les circonstances de cette attaque. « C’était dans les environs de 1h du matin. Je les ai vus, certains étaient dans des pantalons et des gilets militaires. C’est ce qui m’a fait croire que c’était des agents de la sécurité qui étaient en patrouille. Alors, j’ai demandé à mon fils qui conduisait de s’arrêter et c’est ce qu’il à fait. Trois personnes se sont approchées de moi. Ils m’ont demandé de l’argent. J’ai donné 10.000 FG qu’ils ont trouvés petit. Et directement, l’un d’entre eux a pris mon téléphone. Entre temps, d’autres sont venus par derrière, ouvrir le coffre de mon véhicule pour prendre les sacs qui y étaient. J’avais un autre sac sous mes pieds qu’ils ont dérobé aussi », a dit l’infortuné maire de Wendoubhour.

Par ailleurs, Elhadj Sadjouma Diakité a dit avoir été obligé de laisser son fils avec les assaillants pour aller chercher de l’aide. « Je suis allé à la gendarmerie. Mais, ceux-là m’ont renvoyé au niveau de la brigade mobile. Là-bas, j’ai trouvé un chef de poste avec ses collègues que j’ai informé. Mais, il m’a dit qu’il n’a pas assez d’agents et qu’ils ne peuvent pas partir. J’ai insisté en disant que les bandits sont avec mon fils. Mais, ils m’ont dit qu’ils ne peuvent pas partir. Je ne pouvais rien. J’étais obligé de revenir seul pour chercher mon fils qui était avec les bandits. J’ai sorti 50.000 FG, mon fils a ajouté 15.000 FG. On a été obligé de faire cette diplomatie, si non ils allaient brûler ma voiture et il n’y a pas où se plaindre. Ce mercredi matin, je suis allé à la gendarmerie pour porter plainte contre le chef de poste qui n’est pas venu à mon secours. Mais, là aussi, on me dit d’aller d’abord à Gaoual », a raconté le maire.

Interrogé sur cette situation, Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké, a exprimé son étonnement. « Ce maire qui veut rejoindre sa collectivité. Arrivé à Boké, il a trouvé des barrages érigés dans beaucoup de coins par le fait du manque de courant. Il a été victime d’un dépouillement de tous ses biens. Vraiment, ça nous déshonore et je regrette fort ce qui est arrivé à mon collègue. Et c’est des attitudes, il faut la sensibilisation et surtout l’implication des autorités, de la hiérarchie, c’est à dire le préfet et le gouverneur, pour lutter contre ça. Parce qu’il y a les bandits qui font des choses, la commune qui n’a pas une armée, ne peut que recourir aux forces de sécurité et de défense », a dit le maire de Boké.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628 98 49 38

Lire

GAC réceptionne son dernier équipement majeur avant le début de ses opérations

27 février 2019 à 8 08 45 02452

Kamsar, le 27 février 2019 — Guinea Alumina Corporation (GAC) a annoncé aujourd’hui avoir reçu sa dernière pièce d’équipement majeur avant le démarrage de ses activités. Il s’agit du chargeur de barges qui sera utilisé pour charger la bauxite sur les barges autopropulsées.

Le chargeur de barges qui a une hauteur équivalente à un immeuble de quatre étages a été fabriqué sur mesure en Inde par Thysenkrupp AG, un conglomérat multinational Allemand spécialisé en génie industriel et en production d’acier. Il a été acheminé par voie maritime directement au port de GAC à Kamsar, et il sera assemblé et fixé à son point de pivot situé sur le quai portuaire de la société.

Avec une capacité de 5 000 tonnes par heure, l’équipe des Opérations de GAC estime qu’il faudra environ quatre heures pour charger chacune des quatre barges autopropulsées qui arboreront le drapeau de GAC.

Paulo Castellari, Président-Directeur Général de GAC, a déclaré : « C’est la dernière grande pièce d’équipement qui est livrée, et ceci est une indication claire que la phase de construction de notre projet tire à sa fin. Nous débuterons bientôt nos opérations d’exploitation et d’exportation à grande échelle, et c’est quelque chose que nos différentes parties prenantes attendent depuis longtemps. Nous sommes confiants que GAC contribuera à réaliser l’ambition de la Guinée de devenir le premier producteur mondial de bauxite de manière sûre et responsable. »

À propos de GAC

Guinea Alumina Corporation S.A. (GAC) est une filiale à part entière de la société Emirates Global Aluminium, une des plus grandes sociétés productrices d’aluminium au monde.

EGA appartient à parts égales à Mubadala Investment Company d’Abou Dhabi et à Investment Corporation of Dubai. Elle exploite des alumineries à Dubaï et à Abu Dhabi et a produit 2,6 millions de tonnes d’aluminium en 2017. Grâce à la production d’EGA, les Émirats arabes unis sont le cinquième plus grand pays producteur d’aluminium au monde.

Lire

Gaaual : la police accusée de la mort d’un « dealer » dans le Tominé

25 février 2019 à 21 09 57 02572

La nouvelle de la mort du jeune Abdoulaye Diallo, un lycéen, défraie la chronique dans la préfecture de Gaoual, a appris Guineematin.com, de sources concordantes.

« Tout est parti le jeudi passé, lorsqu’une patrouille de la police a été aperçue du côté du fleuve Tominé, à la recherche de consommateurs de drogue (chanvre indien). Un groupe de présumés dealers, ayant aperçu le véhicule a pris peur et essayé de se sauver en traversant le fleuve. C’est ainsi que l’un d’entre eux, dans cette débandade, a été emporté par les eaux. Finalement, de recherche en recherche, le corps du jeune Abdoulaye Diallo, a été retrouvé sous le pont du fleuve Coliba. Les jeunes ont alors repêché le corps avant de l’envoyer devant le commissariat de police, vers 20 h, puis à la mosquée pour la prière avant de l’enterrer nuitamment. Ensuite, les jeunes mobilisés et révoltés se sont retournés au commissariat de police où ils ont tout cassé avant de mettre le feu », a confié à Guineematin.com, une source officielle, contée par un de nos reporters.

Aussitôt, des renforts venus de Boké et de Labé se sont rencontrés le dimanche à Gaoual et procédé à des arrestations. « Depuis hier, dimanche 24 février 2019, la ville de Gaoual est noire d’agents. Probablement, les meneurs et beaucoup de casseurs ont décidé de quitter les lieux, mais les enquêtes se poursuivent à la gendarmerie. Tout sera décanté », a expliqué notre source avant de déplorer un tel comportement dans cette ville arriérée du pays.

Selon de nombreux témoins, la vente et la consommation de drogue sont devenues monnaie courante dans cette préfecture, où la dépravation des mœurs, la délinquance et l’insécurité prennent le dessus sur la paix et la quiétude sociale, traditionnellement reconnues dans cette ville cosmopolite.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

Lire

Kamsar : le nouveau maire appelle à l’unité des conseillers

25 février 2019 à 18 06 53 02532

Quelques semaines après l’élection de l’exécutif communal de Kamsar, dans la préfecture de Boké, le nouveau maire de la commune rurale se dit conscient des défis qui l’attendent. Pour arriver à les relever, Bocar Morin Camara invite tous les conseillers à une synergie d’actions dans tout ce qui doit être entrepris. Il l’a dit ce lundi 25 février 2019, dans un entretien exclusif accordé à un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Bocar Morin Camara

Bocar Morin Camara, a été élu récemment maire de la commune rurale de Kamsar. Dans l’entretien accordé à notre reporter, l’élu sous la bannière de l’UFDG invite les membres du conseil communal à privilégier les intérêts de la commune de Kamsar. « À mes collègues conseillers, je demande de renforcer le tissu social. Nous n’appartenons plus à un parti politique ou à un autre. Nous sommes désormais dans la même maison et nous sommes les élus de la communauté. Nous devons œuvrer dans l’intérêt général de Kamsar », a-t-il laissé entendre.

S’agissant des activités prioritaires, Bocar Morin Camara attend la première session des conseillers pour définir un plan d’action et un calendrier de réalisation des activités. Mais, dans cette localité minière, la population manque presque de tout. « Quand on voit l’état des routes de Kamsar, c’est franchement très malheureux. Elles sont abandonnées à elles-mêmes. Il y a aussi des zones qui n’ont pas d’écoles. Dans le cadre de la sécurité, je demande à chacun de mettre la balle à terre. Il faudrait, si tout va bien, qu’on crée une sécurité communale pour la sauvegarde de la commune mais aussi de l’intérêt de la population », a dit Morin Camara.

Pour ce qui est du manque d’eau et d’électricité, le nouveau maire s’est montré clair. « Pour l’électricité et l’eau, c’est difficile. À l’atelier de Conakry, avec le président de la République, on nous a dit qu’il y a des projets inéligibles. Ça veut dire que c’est l’Etat qui peut traiter ce genre de problèmes. C’est le cas de l’électricité et l’eau. C’est que nous pouvons faire, c’est de trouver des puits améliorés et c’est dans notre programme, parce qu’il y a des zones où il n’y en a pas. C’est le cas de Binarin-Botini, Couffin, et même Taigbé n’a pas d’eau potable. À Hamdallaye aussi, il n’y a pas d’eau et pourtant le tuyau qui conduit l’eau passe par ce village pour les cités de Kamsar ».

Précisons que depuis l’élection du bureau de l’exécutif communal de Kamsar, les conseillers ne sont pas encore installés dans leur fonction. Les travaux sont bloqués pour le moment.

De retour de Kamsar, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

Lire

Education : voici l’état d’avancement des programmes au Lycée-Collège Kaporo

21 février 2019 à 16 04 14 02142

Après la suspension de la grève des enseignants, qui a paralysé le système éducatif guinéen pendant trois mois, les cours vont bon train dans les écoles publiques du pays. Encadreurs et enseignants ont mis les bouchées doubles pour tenter de rattraper le temps perdu. C’est le cas du lycée-collège Kaporo, dans la commune de Ratoma où les cours ont sensiblement évolué, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Près de six semaines après la suspension de la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) les responsables du Lycée-Collège Kaporo tentent de colmater la brèche ouverte par les 3 mois de paralysie du système éducatif.

Mamadou Bailo Diallo

Selon le censeur, Mamadou Baïlo Baldé, les cours se déroulent normalement. En termes de pourcentage d’exécution des programmes, les choses évoluent lentement mais sûrement, rassure-t-il. « Parlant du collège, sur les 48,39% prévus, le taux de réalisation des programmes varie entre 25,84 et 32,30% en 7ème année. Pour la 8ème année, nous sommes entre 22,16 et 38,76 %. En 9ème année, le taux de réalisation varie de 25,89 à 41,99%. Celui de la 10ème année varie entre 25,84 et 41,22% », a dévoilé le censeur.

Pour ce qui est du lycée, Mamadou Baïlo Baldé a fait savoir que c’est surtout en terminale que les choses ont évolué. « Sur les 48,39% prévus pour le lycée, on note un taux de 35,53% en 11ème année ; 38,76% en 12ème année ; et, 45,22% en Terminale ».

Parlant du retard accusé dans l’exécution du programme, le censeur du Lycée-Collège Kaporo dira qu’il y a eu beaucoup de perturbations pendant la grève. « Mais, chez nous ici, tel n’a pas été le cas, comme vous le pensez. Du début jusqu’à maintenant, presque les cours n’ont pas été perturbés chez nous. Bien sûr, il y a des disparités. Dans certaines classes, il y a des petites difficultés. Au lycée par exemple, en Philosophie, on est un peu en retard parce nous sommes en manque d’un professeur de Philosophie. Donc, c’est nous qui gérons ça pour le moment », a dit monsieur Baldé.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Lire

L’UFDG rafle Kamsar : « c’est l’élection la plus correcte », jure Djibril Bangoura de l’UFR

11 février 2019 à 16 04 28 02282

C’est la deuxième commune rurale de Boké qui attendait encore l’élection de son exécutif communal. Et, c’est la deuxième (après Sangarédji) remportée par le principal parti de l’opposition guinéenne (l’UFDG) ce lundi, 11 février 2019, a appris Guineematin.com cet après-midi.

Ainsi, à la tête de la commune rurale de Kamsar, c’est monsieur Bocar Morin Camara (de l’UFDG) qui a été élu, devant le gouverneur de la région administrative de Boké, le Général Siba Loualamou.

En plus du maire, l’exécutif communal élu comprend monsieur Chérif Kibola Camara de l’UFR (premier vice-maire), Elhadj Boubacar Dara Baldé de l’UFDG (deuxième vice-maire), Djibril Fulgence Bangoura de l’UFR (troisième vice-maire) et Mamadouba Bah du PDG-RDA (quatrième vice-maire).

« Je peux vous dire que le vote de ce lundi à Kamsar est l’élection la plus transparente et la plus correcte. Monsieur le Gouverneur, monsieur le préfet, les forces de l’ordre… Tout le monde a joué convenablement son rôle. Il faut reconnaître que c’est monsieur le Gouverneur qui a instauré la discipline et appliqué la loi », a dit à Guineematin.com Djibril Fulgence Bangoura de l’UFR, troisième vice-maire de la commune rurale de Kamsar.

Egalement satisfait du déroulement de ce vote, le deuxième vice-maire a reconnu que deux conseillers ont tout de même été empêchés de voter. Un de l’UFDG (qui devait remplacer un défunt) et l’autre de l’UFR (qui devait remplacer un malade). Ils ont été non seulement empêchés de voter ; mais, conduit en détention le temps que se termine l’élection. Il s’agissait de madame Mariam Bangoura (qui était candidate au 17ème rang de la liste de l’UFDG) pour remplacer madame Mmah Bangoura (élue au 6ème rang et qui est décédée) ; et, de Mohamed Cissé qui était allé remplacer Elhadj Diawara qui est actuellement en France pour cause de maladie).

Bref, tous les conseillers ont unanimement salué le déroulement du vote et ont, à la fin, décidé d’aller demander la libération des deux « collègues) qui n’ont pas pu user de leur procuration…

A suivre !

Lire

Boké : l’UFDG rafle mairie de Sangarédji

11 février 2019 à 14 02 18 02182

L’UFDG de Cellou Dalein Diallo vient de remporter la mairie de la commune rurale de Sangarédji, dans la préfecture de Boké. En plus du poste de maire de la commune, le principal parti de l’opposition guinéenne a placé deux de ses conseillers à la vice-présidence, a appris Guineematin.com ce lundi, 11 février 2019.

Selon Mamadou Bhoye Barry, conseiller communal, c’est monsieur Jean Guilavogui, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Boké, qui a supervisé l’élection de l’exécutif communal.

Ainsi, c’est monsieur Mamadou Oudy Bah de l’UFDG qui a été élu à la tête de cette importante commune rurale. Et, pour mieux conforter sa suprématie à Sangarédji, le parti de Cellou Dalein Diallo s’est également accordé le poste de vice-maire, en y élisant Mamadou Douga Baldé.
Pour ses alliés, l’UFDG a soutenu la candidature de madame Harira Bah de l’UDG, qui a été donc élue deuxième vice-maire ; et, au poste de troisième vice-maire, c’est Alama Conté qui a été élu.

Enfin, Mamadou Madiou Bah de l’UFDG a bénéficié de la confiance de ses camarades conseillers pour occuper le poste de quatrième vice-maire de la commune rurale.

A suivre !

Lire

Urgent : 7 morts dans un accident à Koundara

4 février 2019 à 16 04 47 02472

Un grave accident de la circulation a endeuillé plusieurs familles à 20 kilomètres du centre ville de Koundara, sur la route de Labé. Il y a déjà six corps qui ont été enregistrés à la morgue de l’hôpital préfectoral de Koundara et au moins un cadavre non encore récupéré du lieu de l’accident…

A en croire les premiers informateurs de Guineematin.com, il y aurait eu une collision entre un camion transportant des bœufs et un taxi. Le taxi quittait la préfecture de Lélouma pour Manda (Sénégal) et le camion quittait Koundara pour Conakry, via Labé, Mamou, Kindia.

A en croire le Directeur de l’hôpital préfectoral de Koundara, joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, on peut déjà parler de sept morts. Le Docteur Mohamed Somparé a expliqué que six corps ont déjà été enregistrés à la morgue de l’hôpital et qu’un autre est en train de brûler sous le pneu du camion accidenté…

Egalement joint au téléphone par Guineematin.com, monsieur Mamadou Baïlo Diallo, le maire de la commune urbaine de Koundara, a confirmé que l’accident est très grave. Très préoccupé et en route vers le lieu de l’accident au moment où il nous parlait, monsieur Diallo, dit avoir appris qu’il y aurait très peu d’espoirs de trouver des survivants parmi les passagers du taxi.

Guineematin.com souhaite prompt rétablissement aux blessés et présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

Lire

Boffa : le maire offre des fournitures scolaires aux écoles de la ville

28 janvier 2019 à 18 06 44 01441

Le maire de Boffa vient au secours des écoles de la ville. Me Saïdouba Kissing Camara a offert plusieurs fournitures scolaires aux établissements de la commune urbaine. La remise de ce don a eu lieu ce lundi, 28 janvier 2019, au collège Mariama Goamy de Boffa, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Ce sont en tout : 7000 cahiers et 3250 stylos que le maire de Boffa, Me Saïdouba Kissing Camara, a offert aux 29 écoles de la commune urbaine et la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Boffa. La cérémonie de remise de ces fournitures scolaires, d’un montant de 150 mille dollars, a connu la présence des autorités éducatives locales, du corps enseignant, des sages et de certains parents d’élèves de la ville.

« C’est une grande émotion pour moi de me retrouver aujourd’hui dans mon ancienne école, le lycée Mariama Goamy entouré des élèves, pour leur apporter un soutien nécessaire à leur éducation. Comme je l’ai toujours dit, ma priorité c’est l’éducation. Sans l’éducation, on ne peut rien faire dans la vie. Donc, il faut apporter le soutien nécessaire aux écoles. L’Etat seul ne peut pas tout faire. Chacun de nous peut contribuer pour aider nos parents à inscrire les enfants et à les aider à avoir le courage d’étudier.

C’est en cela qu’on pourrait faire avancer notre pays, particulièrement notre commune, Boffa. Donc, c’est la raison pour laquelle je me suis engagé à offrir aujourd’hui ces fournitures scolaires, comme d’habitude, aux enfants de la commune de Boffa, bien que mon intention est de donner à tous les enfants du pays », a déclaré, à cette occasion, l’autorité communale.

Après ce don, Me Saïdouba Kissing Camara promet aussi de contribuer à améliorer les conditions de vie et de travail des élèves et des enseignants. Pour cela, il annonce la création d’une bourse afin de créer l’émulation entre les élèves. « Aujourd’hui, nous avons un défi avec l’arrivée de beaucoup de sociétés ici. Si nos enfants n’étudient pas, ils ne peuvent pas travailler dans ces sociétés-là. C’est un défi pour nous d’amener les enfants à étudier afin qu’ils puissent travailler dans ces sociétés et en même temps contribuer au développement de notre commune (…). Je vais donner la bourse de l’excellence à tous les lauréats. C’est pour créer concurrence entre eux pour mieux faire. Je crois que cette année, on va avoir les meilleurs élèves à Boffa. Nous allons aider les enseignants même à donner les cours de révision même la nuit, et nous allons voir comment on peut les assister », a annoncé le maire de Boffa.

Et ce don du maire a été accueilli avec joie et satisfaction par les autorités administratives locales. Au nom du préfet de Boffa, la Directrice Préfectorale de l’Education, madame Camara Hassanatou Diallo, a salué un geste magnanime et pas surprenant. « Monsieur le maire, votre projet de société en faveur de la commune nous rassure davantage. Car, vous avez fait de l’éducation, la priorité des priorités comme le stipule votre slogan phare à l’adresse de nos élèves, je cite : « Votre avenir est notre préoccupation, et votre éducation est notre priorité ».

C’est en cela que je trouve en vous le dynamisme, la ténacité et le respect de la parole tenue lors des campagnes pour la conquête de la mairie de Boffa. Monsieur le maire, cette œuvre salvatrice qui s’inscrit en lettre d’or dans les annales de l’histoire dans les écoles de Boffa, doit galvaniser en chaque fille et chaque fils du terroir, leur énergie pour tirer nos communautés de l’obscurantisme », a-t-elle dit, rappelant que ce n’est pas la première fois que le maire de Boffa fait ce genre de gestes.

Amadou Popody Camara

Abondant dans le même sens, Amadou Popody Camara, coordinateur de l’Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole (APEAE) de Boffa, a remercié l’autorité communale de Boffa pour ses efforts en faveur de la commune. « Si aujourd’hui ce très précieux fils du Rio-Pongo, Me Saïdouba Kissing Camara, qui n’est certes pas le plus riche des fils de Boffa mais incontestablement l’un des plus généreux fait don d’un important lot de matériels scolaires à 23 écoles élémentaires et 5 établissements secondaires, les 28 bureaux des APEAE de ces établissements bénéficiaires et la coordination préfectorale de la structure ne peuvent que lui dire merci. Nous vous disons merci et vous rassurons de l’usage de ces fournitures scolaires à bon escient ».

Cette cérémonie a été mise à profit aussi par la mairie de Boffa pour remettre aux centres de santé de la ville, des kits sanitaires qui leur ont été offerts par une fondation américaine.

De Boffa, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

« Nous demandons à l’Etat des enseignants professionnels, pas des clients », dit le maire de Koumbia

26 janvier 2019 à 14 02 24 01241
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de Koumbia

A l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à des médias dont Guineematin.com, le maire de la commune rurale de Koumbia s’est prononcé sur la situation de cette collectivité relevant de la préfecture de Gaoual. Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba a évoqué le constat par secteur et les mesures prises ou envisagées par son équipe pour améliorer la situation, loin d’être reluisante sur le terrain. C’est notamment le secteur éducatif qu’il considère comme étant abandonné. L’autorité communale déplore un manque d’enseignants et de bonnes infrastructures, et interpelle l’Etat mais aussi les ressortissants de Koumbia sur la question.

Décryptage !

Depuis fin 2018, vous êtes à la tête de la mairie de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual. A votre prise de fonction, comment avez-vous trouvé cette commune rurale ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : je rappelle que Koumbia est une grande commune rurale. L’une des plus importantes en Guinée avec 29 conseillers élus pour une population estimée à près de 50 mille âmes. La superficie de cette commune rurale de Gaoual est de 2324 km2 pour une densité d’environ 25 habitants par km2. Sur le plan de l’élevage, Koumbia dispose de la moitié du cheptel national, composée essentiellement de la race Ndama. Cette commune compte quelques 200 mille têtes de bœufs sans compter les ovins et les caprins.

Donc à notre arrivée, nous avons mis en place 10 commissions de travail : agriculture, élevage, sécurité, éducation, environnement, santé, finances, … Et chaque commission dispose en son sein de sous-commissions. C’est dans ce cadre d’ailleurs, que nous avons constaté la présence de la fièvre aphteuse, une maladie qui avait commencé à tuer nos bêtes, et nous avons saisi le préfet sur la question. Et très vite, la maladie a été circonscrite et maîtrisée. Actuellement d’ailleurs, des équipes du département de l’élevage sont en place pour la campagne de vaccination.

Sur le plan de la santé, nous avons constaté un gros déficit. L’unique centre de santé est en reconstruction depuis 2015. Le Président de la République nous a offert un centre de santé amélioré mais les travaux de construction ont pris du retard. Nous avons cherché à rencontrer l’entrepreneur, en vain. Donc actuellement, ce secteur reste malmené puisque cet édifice attendu est à 80% réalisé depuis 2015 et on ne parle toujours pas de son équipement. Des localités qui ont la chance d’abriter de postes de santé se plaignent du manque de personnel et de médicaments. Voilà ce qui prévaut dans ce secteur à Koumbia.

Sur le plan environnemental, vu l’état de dévastation actuelle, le conseil communal a décidé de suspendre provisoirement la coupe du bois en attendant des mesures plus efficaces. Au niveau de l’éducation, la situation n’est pas du tout reluisante.

Nous allons revenir sur certains de ces secteurs pour parler des mesures envisagées par le Conseil. A présent, est-ce qu’on peut savoir les projets contenus dans le plan de développement local (PDL) de la commune pour cette année ?

Cette année, nous avons tiré de notre PDL, un plan d’investissement annuel (PIA) se chiffrant à près d’un milliard 400 millions de francs. Une société a payé ses taxes superficiaires 2018 en décembre pour un peu plus de 500 millions de francs et nous attendons pour 2019. Dans ce PIA, nous avons envisagé de construire un hangar pour le marché central de Koumbia, restaurer et relancer la radio rurale de Koumbia, clôturer le centre d’accueil…Et ensuite, nous avons demandé un diagnostic de tous les forages publics pour nous enquérir de leur état de fonctionnement. Il semble que 60% ne fonctionnent pas mais nous attendons le rapport final.

Il convient de souligner que pour cette année, un Fonds de Développement Local (FODEL) a été créé et il est financé par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités locales (ANAFIC). Est-ce qu’on peut savoir les projets sélectionnés et soumis par le conseil communal à cette agence pour l’année 2019 ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : il faut saluer cette initiative du gouvernement. Pour 2019, en commun accord avec l’ANAFIC, nous avons sélectionné trois projets. Le premier portant sur une piste rurale comportant trois ouvrages de franchissement. Il s’agit de la route Koumbia-Kembéra, longue de 25 km. Kembéra c’est le grenier de Koumbia et mieux, c’est une route coloniale. Cet axe est impraticable en saison des pluies. En hivernage, la route est coupée. Les véhicules ne traversent pas et les gens se débrouillent avec des motos. En plus de cette piste, viennent s’ajouter la maison des jeunes et une école à Guidali.

A combien est estimé le financement de ces trois projets ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : non, on nous a juste demandé de sélectionner de notre plan de développement annuel trois projets qu’ils vont nous aider à réaliser. Pour nous, ces projets sélectionnés sont de grande importance pour les populations de Koumbia. S’ils sont réalisés cette année, ce serait un grand ouf de soulagement pour tout Koumbia.

Pour réaliser vos propres projets, il vous faut de l’argent. Comment comptez-vous procéder pour mobiliser les ressources locales mais aussi pour les sécuriser en vue de leur bonne utilisation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : actuellement, nous avons en banque plus de 500 millions de francs guinéens. Nous attendons le paiement de l’AMC pour 2019 peut-être en février et d’autres sociétés minières.

Comme la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) par exemple ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est différent. Avec la CBG, la convention qui la lie à l’Etat guinéen fonctionne autrement. La CBG ne nous verse aucun franc. Elle nous contacte et nous informe des projets validés par le conseil d’administration. Elle nous envoie la liste et nous confirmons ce qui nous concerne. On sélectionne les entrepreneurs et ils font le travail. Cela, sans que nous ne sachions le montant alloué ou qui revient réellement à la collectivité. Ce que nous voyons, c’est le contenu des cahiers de charge. Je pense que c’est une chose à revoir, puisque les projets réalisés laissent à désirer pour la plupart des cas. Les forages n’ont pas d’eau ; dans certaines écoles, les installations ne sont bien faites, le matériel ne correspond pas aux besoins, sinon même obsolète. Je pense qu’il faut voir comment améliorer tout cela avec la CBG.

A part la contribution des sociétés minières, est-ce qu’il y a d’autres sources de revenus pour votre collectivité ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : pas beaucoup. Puisque nous n’avons pas assez d’activités génératrices de revenus. Nous comptons par exemple sur le parc à bétail. Tous les dimanches, nous avons un marché de bétail. Chaque animal payait 5000 francs guinéens. Si vous multipliez cela par 200 bœufs, vous n’avez qu’un million de nos francs. Dans le mois, vous avez 4 millions. Alors, quand je suis venu, j’ai décidé de rehausser ces taxes à 10 000 par animal et par vendeur et proposer 15 000 par animal et par acheteur. Cela a fait des cris. Les discussions sont ouvertes, je pense qu’on va s’entendre. Actuellement, toutes les hypothèses sont sur la table. Je proposerai même de louer le parc à l’union des éleveurs et des bouchers pour qu’à la fin de chaque mois, ils nous versent un montant acceptable.

On apprend que vous avez proposé aussi de bâtir une clôture pour sécuriser ce marché à bétail.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : bien sûr. Dès notre arrivée, nous avons bâti un quai d’embarquement à 6 millions 500 mille francs. Et nous envisageons de faire une clôture et un bureau pour les vétérinaires à partir des taxes qu’ils vont nous verser. La clôture qui était là était en bois puis en barbelé. Ce qui ne tient plus. Nous voulons que ce parc soit clôturé en dur en vue de sécuriser les bêtes et empêcher que les animaux malades ne soient mélangés à ceux qui sont bien portant.

A l’entame de vos propos, vous avez souligné avoir entrepris des démarches pour contrer la fièvre aphteuse. Qu’avez-vous fait réellement pour empêcher sa propagation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est d’abord de circonscrire la maladie. Nous avons interdit pour un premier temps de recevoir au marché de bétail, les bœufs en provenance de Kembéra et environs. Puisque c’est par là-bas que la maladie avait commencé à se propager. Après, nous avons informé les autorités pour que des dispositions soient prises. Actuellement, des vaccins sont disponibles et les équipes de vétérinaires sont sur le terrain pour faire le travail.

Il faut rappeler également que le secteur éducatif ne se porte pas bien. Quelles sont les mesures que vous avez envisagées à ce niveau ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est un secteur abandonné. J’ai été au collège-lycée de Koumbia, c’est incroyable. Ce que j’ai vu sur le terrain est révoltant. Les parents d’élèves ont démissionné et l’école est en panne. Il n’y a pas d’enseignants presque partout. Au collège-lycée, il y a un manque de 8 enseignants au total. Sans compter que dans les écoles primaires, c’est encore plus sérieux. Donc j’ai convoqué une réunion avec les parents d’élèves et le personnel enseignant. Nous avons décidé que chaque parent versera 10 000 francs par personne et par mois pour payer les contractuels. Et la commune va compléter le reste.

L’année dernière, Koumbia n’a eu qu’un seul admis au Bac. Ce n’est pas acceptable. Je demande à tous les jeunes diplômés sans emploi qui sont dans les villes, de revenir apporter un coup de main à leurs frères et sœurs, en attendant que le problème soit résolu. A l’Etat, nous demandons des enseignants professionnels et pas des clients. Ceux ne sont pas formés pour enseigner, s’ils sont recrutés à la fonction publique, c’est pour tout de suite changer de département et aller ailleurs. Ils refusent de rejoindre leur poste d’affectation et ils n’encourent aucune sanction. C’est ce qui encourage les autres à les imiter et aujourd’hui, notre système éducatif est malade. Mais à Koumbia, nous avons décidé de faire face à ce problème. Nous demandons l’aide de tout le monde pour relever le défi qui est colossal.

La commune rurale de Koumbia est confrontée aussi à un sérieux problème environnemental, avec la coupe abusive des bois. Qu’avez-vous envisagé pour faire face à cette situation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : il faut le reconnaitre, tout est rasé à Koumbia. Tous les gros arbres et maintenant même les arbres à petit diamètre n’échappent pas aux tronçonneuses. Le conseil communal a décidé de suspendre la coupe du bois jusqu’à nouvel ordre. Nous voulons voir clair et identifier tous les coupeurs de bois. Après, nous envisageons des mesures de reboisement. Nous encourageons les jeunes et les femmes à se constituer en ONG pour restaurer les berges et les têtes des cours d’eau.

Récemment, vous avez rencontré des ressortissants de votre collectivité. De quoi il a été question au cours de cette rencontre ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : nous avons dit qu’on va bâtir un hôtel de ville. Le terrain est là, c’est le camp de marié. Les militaires vont déménager et aller dans leur domaine à Thiankoun N’Diaré. Egalement, nous entendons relancer la radio rurale de Koumbia. Elle sera dotée d’un statut, et puis nous allons l’équiper. Déjà, nous avons contacté le ministre de la communication et nous avons été bien compris. Le projet de relance avance bien. Nous voulons payer dans les meilleurs délais un émetteur de 500 ou 600 watts et puis la rénovation des locaux, la construction d’un studio et son équipement vont bon train.

En plus de ce projet qui nous tient à cœur, il y a l’implantation d’une banque à Koumbia. Nous sommes sur les démarches. A l’image des MUFFA (Mutuelle des femmes africaines), nous sommes en discussion avec la LC2 banque. Le Conseil d’administration est recruté et les gens commencent à faire le dépôt. Ça avance bien à ce niveau également.

Nous arrivons au terme de cet entretien, quel message avez-vous à lancer à l’endroit des ressortissants de Koumbia ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est un message patriotique. Koumbia est chez nous. Où que vous soyez à travers le pays, en Afrique ou ailleurs, participez au développement de notre commune rurale. Elle a besoin de nous tous pour son épanouissement. Des dispositions sont prises pour faciliter la communication entre la municipalité et les ressortissants qui ont le droit d’être informés de tout ce qui se passe sur le terrain. Je sais qu’ils ne vont plus tarder à réagir et à soutenir les actions de développement de notre commune, chacun dans son domaine de prédilection. Ce que j’ai cité dans cet entretien, n’est pas exhaustif. Je rappelle qu’à Koumbia, depuis l’installation de l’exécutif communal, nous travaillons en symbiose, il n’y a pas de partis politiques ou de militants d’un parti. Ce sont les fils et filles de Koumbia qui sont là pour toutes les populations. Nous appelons chacun d’œuvrer au maintien de ce climat de paix, de concorde et de cohésion sociale.

Interview réalisée par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Vive tension à Boffa : les locaux de LAGUIPRES et de la gendarmerie saccagés

11 janvier 2019 à 12 12 22 01221

Un mouvement de colère est survenu ce vendredi, 11 janvier 2019, à Bel-Air, dans la sous-préfecture de Tougnifily (Préfecture de Boffa), où est basée la société minière Alufer. Des citoyens sont sortis protester contre la société LAGUIPRES-Sécurité et la gendarmerie locale. Ils sont allés saccager leurs locaux et blesser le commandant de la gendarmerie, a appris Guineematin.com de citoyens basés dans la localité.

Ce mouvement de protestation a commencé tard jeudi, 10 janvier 2019, explique au téléphone de Guineematin.com, un citoyen basé dans la localité. « C’est hier aux environs de 22 heures, qu’une équipe de contrôle de LAGUIPRES-Sécurité qui était en tournée, a aperçu un mini bus, elle a alerté la gendarmerie pour dire que ce véhicule transporte du carburant volé. Des gendarmes ont poursuivi le mini bus, ils ont tiré sur les pneus pour l’immobiliser. Et après contrôle, il s’est trouvé que le véhicule ne transportait pas du carburant, mais plutôt du poisson en direction de Conakry.

Cette situation a irrité les habitants de la localité qui sont sortis exprimer leur colère. Ils sont allés bloquer toutes les activités dans les locaux de la société minière Alufer qui évolue dans la zone, pour protester contre LAGUIPRES-Sécurité (société de gardiennage qui assure la sécurité sur le site d’Alufer) et la gendarmerie basée dans la localité », a-t-il témoigné.

Notre source ajoute que le mouvement s’est poursuivi et s’est intensifié ce vendredi matin. Selon ce citoyen, une foule en colère est allée s’attaquer aux locaux de LAGUIPRES-Sécurité et de la gendarmerie locale où ils ont fait plusieurs dégâts. « Ils ont saccagé les bureaux et les logements de la gendarmerie et de la société LAGUIPRES-Sécurité. Ils ont détruit le groupe électrogène qui fournissait le courant sur les lieux, saccagé un bus de LAGUIPRES et ont blessé même le commandant de la gendarmerie locale », souligne notre interlocuteur.

Pour l’heure, toutes nos tentatives de recueillir la version des autorités de Boffa sont restées vaines. Le maire de la ville que nous avons joint au téléphone a dit qu’il n’est pas disponible pour l’instant.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

Lire

Urgent : la ville de Boké sous forte tension !

9 janvier 2019 à 22 10 45 01451
image d’archive

Une vive tension est palpable dans la soirée de ce mercredi, 09 janvier 2019, dans la commune de Boké. Plusieurs jeunes en colère sont descendus dans la rue pour protester contre les délestages électriques, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis la fin de la saison pluvieuse, la desserte du courant électrique a fortement baissé dans la ville de Boké. Les délestages ont repris de plus belle. Désormais, il n’est pas rare de voir deux concessions contiguës : l’une ayant le courant et l’autre ne l’ayant pas. Et cette situation commence à irriter les habitants de Boké qui ne comprennent le système de fourniture du courant mis en place par EDG.

C’est ainsi que plusieurs jeunes ont pris d’assaut les rues de la ville dans la soirée de ce mercredi pour protester contre cette situation. Les manifestants ont érigé des barricades à plusieurs endroits de la route principale : à commencer par le quartier Yomboya à la rentrée de la ville.

Ce mouvement de colère, caractérisé par une vive tension, a provoqué une paralysie totale de la ville. Aucun engin n’entre ou ne circule dans la ville. Aucun dégât matériel n’est cependant enregistré pour le moment.

Nous y reviendrons !

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Lire

Koundara : l’AG de l’association Winden Janguen ADLAM s’achève sur une note de satisfaction

8 janvier 2019 à 10 10 12 01121

Les rideaux sont tombés sur la quatrième session de l’assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM, tenue dans la commune urbaine de Koundara. Cette rencontre internationale de promotion et de vulgarisation de la langue pulaar a pris fin hier, lundi 07 janvier 2019, sur une note de satisfaction, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara.

C’est la première fois que la commune urbaine de Koundara abrite l’ assemblée générale de l’association Winden Janguen ADLAM. Durant trois jours, près de 200 personnes venues de différentes préfectures de la Guinée, de certains pays d’Afrique et des Etats-Unis d’Amérique, ont échangé sur les acquis les perspectives de l’alphabet ADLAM, qui permet d’écrire et de lire en langue pulaar. Et, les autorités locales (préfectorales et communales) ont mis à profit cette rencontre, pour rassembler davantage les citoyens du Badiar, qui ne fumaient plus le même calumet à cause des crises politiques que la Guinée a connues au cours des dernières années.

Mamadou Baïlo Diallo

« Koundara a eu deux choses importantes ces jours-ci. Des choses que la préfecture n’avait jamais eues. Il s’agit de cette grande rencontre d’ADLAM. Un évènement qui a permis de réunir environs 200 personnes venues du monde entier, dans notre préfecture, dans une même salle. Ça, c’est une première à Koundara. Ça nous réjouit à plus d’un titre. Nous remercions du fond du cœur les organisateurs. Et, tout le monde est unanime, que cette rencontre a été une réussite. La deuxième chose, c’est que l’objectif du conseil communal que je préside, était de taire les divergences qu’il y avait entre les fils de Koundara. Les rassembler, les unir autour des idéaux de paix. Parce que si tout le monde regarde dans la même direction, les choses peuvent aller de l’avant. Et, cette assemblée générale d’ADLAM a permis de réunir tous les habitants de Koundara. Aujourd’hui, tout le monde monte ensemble et descend ensemble. Nous vous en remercions », a dit le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo, lors de la cérémonie de clôture des travaux.

Hassane Sanoussy

Abondant dans le même sens, Hassane Sanoussy, le préfet de Koundara, a remercié et félicité les organisateurs de cette rencontre. Il a aussi invité les habitants de la préfecture à contribuer à l’atteinte des objectifs de cette structure qui fait la promotion de la langue pulaar. « J’avoue que je ne pensais pas qu’on allait organiser comme ça sans bagarre, sans rien. Je voudrais donc remercier les organisateurs et les initiateurs. De cette même tribune, je voudrais remercier une fois de plus monsieur le maire de Koundara.

Du début de cette assemblée jusqu’à la fin, nuit et jour, il est sur pied. Votre auguste assemblée nous a permis de réconcilier tout Koundara. Et, personne ne dira ici que ça a été sur la base ethnique ou régionaliste ou je ne sais quoi. Rien de politique n’a été ça. C’est du social. C’est ce qui fait l’unité nationale. C’est pourquoi nous sommes là. C’est l’objectif de la présence même des services de sécurité. Parce que tous sont fiers de vous. Ça fait partie de la politique du gouvernement de la République », a dit le numéro un de Kounda.

Cette cérémonie de clôture a pris fin par la remise de satisfecits à des personnalités qui ont marqué l’attention des organisateurs, suivie de prières et bénédictions des sages. Rendez-vous est donc pris pour la 5ème édition prévue en janvier 2020 en Gambie.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Assemblée de Winden Janguen ADLAM : forte mobilisation à Koundara

6 janvier 2019 à 11 11 51 01511

L’association Winden Janguen ADLAM a démarré les travaux de la 4ème session de son assemblée générale hier, samedi 05 janvier 2019, à Koundara. Prévue pour trois (3) jours (du 5 au 07 janvier), cette rencontre internationale de promotion et de vulgarisation de la langue pulaar, connait la participation de plusieurs délégations venues des différentes préfectures de la Guinée, de plusieurs pays d’Afrique et des Etats-Unis. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le préfet de Koundara, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans cette préfecture.

Le Badiar vibre actuellement au rythme de la 4ème session de l’assemblée générale Winden Janguen ADLAM. Des citoyens de la ville, les autorités locales à tous les niveaux ainsi que de nombreux invités venus de plusieurs autres pays, se sont donné rendez-vous ce samedi à la maison des jeunes de Koundara, située dans le quartier Hafia. Tous sont réunis pour promouvoir la langue pulaar à travers l’alphabet ADLAM.

le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo

Dans son discours de bienvenue, le maire de Koundara, Mamadou Baïlo Diallo, s’est félicité du choix porté sur sa ville pour abriter cette 4ème session de l’assemblée générale de Winden Janguen ADLAM. Selon lui, cette réunion corrobore bien avec la politique linguistique du gouvernement guinéen. « Cette journée d’aujourd’hui est une journée historique pour Koundara en général et pour la commune urbaine en particulier. Quand nous recevons près de 200 personnes pour la 4ème session d’ADLAM, vraiment nous sommes très heureux et très fiers. Avant la tenue de cette assemblée, l’ADLAM est en train d’être étudiée au niveau de toutes les communes rurales, au niveau même de certains districts ruraux. Et à partir ça, ça va relancer les activités. Et, on va prendre toutes les dispositions pour que tout le pays sache que cette assemblée générale a été tenue au compte d’ADLAM et nous allons chercher à profiter suffisamment de ça. Nous allons faire en sorte que Koundara soit une lumière de cette affaire d’ADLAM en Guinée », a promis l’autorité communale.

Mamadou Tafsir Bah

De son côté, Mamadou Tafsir Bah, président de l’Association Winden Janguen ADLAM en Guinée, a exprimé sa satisfaction quant à la mobilisation qui a caractérisé cette rencontre. Il indique que l’analphabétisme est un phénomène qu’il faut impérativement combattre, et que c’est pourquoi son association s’investit davantage pour apprendre à sa manière l’écriture ADLAM. « ADLAM est une écriture qui est née ici en Guinée. Mais au fur et à mesure qu’ADLAM est en train de se développer, on est en train de trouver des caractères, des sons et des consones qui peuvent transcrire non seulement les langues guinéennes mais aussi les langues africaines et les autres langues du monde. Donc, voilà pourquoi aujourd’hui, ADLAM est en train de rayonner sur l’échelle nationale et internationale de façon vraiment exponentielle. On a commencé ces activités il y a plusieurs années. Mais aujourd’hui, si vous voyez la proportion de l’ADLAM, vous allez constater vraiment que c’est une avancée majeure que nous sommes vraiment en train d’enregistrer avec ADLAM », s’est-t-il réjoui.

Abdoulaye Barry

Abondant dans le même sens, Abdoulaye Barry, un des fondateurs de cette écriture ADLAM, a rappelé que c’est depuis 1989 que lui et son frère ont eu lieu de créer un alphabet pulaar. Cela, pour faciliter la communication entre les communautés peules vivant dans le monde. Aujourd’hui, il se réjouit de l’évolution que cette écriture est en train de connaitre en se diversifiant. « L’ADLAM est un alphabet qui comprend 28 lettres et qui permet d’écrire le pulaar. Il y a six (6) autres lettres qui sont ajoutés aux 28 lettres et qui permet de reproduire tous les sons qui existent en Guinée et en Afrique. Donc, avec ADLM, on peut écrire le Kissien, on peut écrire le soussou, on peut écrire le Kpèlè, on peut écrire le Haoussa du Nigéria, le Ouolof du Sénégal etc. (…) En ce qui concerne l’organisation de cette 4ème session de notre assemblée générale, je suis très content parce que ça a été une grande réussite. La population locale est fortement mobilisée, les autorités se sont impliquées. Nous remercions monsieur le préfet, le maire et toutes autorités locales et religieuses de Koundara ».

Hassane Sanoussy Camara, préfet de Koundara

Enfin, le préfet de Koundara, Hassane Sanoussy Camara, a salué la tenue de cette rencontre dans sa préfecture et a promis de s’impliquer pour aider à la promotion de l’alphabet ADLAM : « Le choix de notre préfecture pour abriter cette 4ème assemblée générale de votre association nous va droit au cœur et nous vous en félicitons vivement. Cette importante rencontre internationale autour du rayonnement de ce précieux outil de communication qui est l’alphabet ADLAM, s’inscrit en droite ligne dans le cadre de la promotion et de la valorisation de nos langues, prônée par le gouvernement de la 3ème République. Nous ferons un appui institutionnel dans le cadre de la promotion et la vulgarisation de l’ADLAM comme toutes autres langues nationales du pays », a promis le numéro un de Koundara.

A noter que cette première journée a été mise à profit par les organisateurs, pour présenter les différentes cultures et modes de la région à travers des défilés, des poèmes et des cantiques.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com à Koundara

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire