Boké : la culture de l’anacarde bat de l’aile au grand dam des paysans

20 mai 2019 à 16 04 33 05335

La culture de l’acajou est une activité largement pratiquée dans la région de Boké. Le secteur, qui crée de l’emploi dans les zones rurales et urbaines, a contribué à l’évolution sur les lieux.

Dans plusieurs villages, on constate la disparition progressive des habitats précaires pour des maisons en dur. Mais, depuis trois ans, la situation a changé avec une baisse de la production qui affecte sérieusement les paysans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il fut un moment, c’était la ruée vers l’acajou à Boké. Le secteur a connu une véritable crue avec les nombreux avantages dont les citoyens pouvaient bénéficier. Mais, depuis quelques temps, la tendance s’est inversée avec la baisse de la production.

Le président de l’association des producteurs d’anacarde de Boké déploré cette situation. Dans un entretien exclusif accordé à notre reporter, Mamadou Safaye Diallo pense que la culture de l’anacarde devrait être soutenue puisque son rendement est largement supérieur à celui de la Bauxite.

Mamadou Safaye Diallo

« Aujourd’hui, l’acajou emploi près de 70% de la population rurale. Par exemple en 2016, le kilogramme d’anacarde était vendu jusqu’à 17 000 de francs guinéens, ça fait 17 millions la tonne et c’est ce qui fait 17 mille dollars en ce moment, et c’est ce qui équivaut à 40 tonnes de bauxite », a expliqué le président des producteurs d’anacarde de Boké. Toutefois, depuis quelques années, les producteurs d’anacarde constatent que le rendement ne fait que baisser et les prix ont aussi chuté au niveau international. Sur la baisse de la production, les producteurs d’acajou pointent du doigt l’exploitation minière intense dans la localité. « Ces derniers temps, les prix se sont effondrés au niveau international. Et partout à Boké, la production a baissé et c’est dû surtout à l’impact de la pollution. D’habitude, je pouvais avoir jusqu’à 6 tonnes par an parce que je suis compté parmi les plus grands producteurs à Boké. Mais, cette année et au moment où je vous parle, je n’ai même pas 1500 kilogrammes. Mais malgré tout ça, il n’y a malheureusement aucune mesure compensatoire ou d’accompagnement », regrette Mamadou Safaye Diallo.

L’autre problème dénoncé par les producteurs d’anacarde, c’est celle interdisant les étrangers de se rendre à l’intérieur du pays pour commercer avec les producteurs. «En 2017, le gouvernement du président Alpha Condé a pris des mesures pour dire que les étrangers ne doivent pas venir jusqu’à l’intérieur du pays pour commercialiser. Cela est en train de nous influencer très considérablement. Si on laissait la libre concurrence, les gens venaient librement payer, les prix allaient certainement monter », a fait-il savoir.

En attendant, les producteurs rongent leur frein et prennent leur mal en patience.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

Lire

Boké : le maire joue les sapeurs-pompiers entre taxi-motards et agents de la police routière

18 mai 2019 à 18 06 28 05285

Les relations entre les agents de la sécurité routière et les conducteurs de mototaxis de la ville de Boké sont souvent difficiles. Chacun accuse l’autre d’être responsable des multiples malentendus. C’est pour tenter de régler les différends qui naissent entre les deux camps qu’une rencontre s’est tenue ce samedi 18 mai 2019, au siège de la mairie de Boké, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Agents de la sécurité routière et taxi-motards sont souvent à couteaux tirés dans la ville de Boké. Les agents sont accusés de soutirer injustement de fortes sommes d’argent aux conducteurs de taxi moto. La sécurité routière nie les faits et dit agir pour faire respecter les règles et diminuer l’indiscipline dans la circulation routière.

C’est le maire de la commune urbaine, Mamadouba Tawel Camara, qui a présidé cette rencontre qui visait à aplanir les divergences.

Ibrahima Basler Keita

La parole a été donnée au porte-parole des taxi-motards qui est revenu sur les revendications de ses collègues. Selon Ibrahima Basler Kéita, « nous voulons travailler avec nos responsables (syndicat et union), mais sans l’intervention de la police. Le changement d’échappement à 4 trous. En cas de sanction, ça ne doit pas dépasser 25 000FG, parce qu’en ce moment, on nous fait payer 300.000FG. Nous voulons savoir à quel prix on doit récupérer les motos accidentées qui sont en fourrière. Là aussi, en ce moment on nous fait payer jusqu’à 800.000FG », a dénoncé Ibrahima Basler Kéita.

Pour sa part, le commissaire central de la police routière de Boké, Fodé Conté a insisté sur le non respect du code de la route par les conducteurs de mototaxis. « Nous à la police, nous travaillons en fonction de la loi. Nous avons des lois que nous devons tous respecter. Il faut que les conducteurs de mototaxis acceptent de porter les casques, les paires de chaussure fermées. Les rétroviseurs doivent rester et vous devez porter les gilets pour vous différencier des autres », a insisté le commissaire de police.

Mamadouba Tawel Camara

Après avoir écouté les deux parties, le maire de la commune urbaine de Boké a tenu à rappeler à aux motards ce qu’ils doivent faire. « Mes chers frères, sachez que vous et vos motos, vous devez être en règle. Toute personne qui change la configuration de sa moto est en infraction. Une moto qui n’a pas de sonnerie ou de rétroviseurs est largement en infraction. Il faut que vous arrêtiez d’augmenter le bruit de vos motos. Vous ne devez pas utiliser le téléphone sur la moto et vous ne devez pas transporter les femmes en grossesse. Tout ça, c’est des infractions. Vous devez savoir que vous n’êtes pas organisés parce que personne d’entre vous ici ne peut me dire il y a combien de motards à Boké. Nous, c’est votre sécurité et la sécurité de vos passagers qui nous intéressent ».

Pour ce qui de la police routière, le maire a promis d’échanger avec eux à huit clos autour des accusations portées contre eux par les taxi-motards.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

Lire

Elhadj Baba Dramé répond aux accusations des ressortissants de Fria : « il fallait nettoyer les lieux »

17 mai 2019 à 18 06 59 05595
Elhadj Baba Dramé, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké

Suites aux émeutes contre le préfet de Fria, madame Gnalen Condé, plusieurs femmes manifestantes ont subi des coups de la part des forces de l’ordre. Et, comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les ressortissants de Fria à Conakry ont fait une déclaration dans laquelle ils accusent Elhadj Baba Dramé, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké, d’être à la base de la violence enregistrée dans leur ville.

Peu après la publication de notre dépêche, Elhadj Dramé a reçu à son bureau, au Gouvernorat de Boké, un correspondant de Guineematin.com pour donner sa version des faits. « C’est un séré de femmes qui a pris d’assaut la cour de la préfecture pour exiger le départ de la préfète de Fria. Ce ne sont pas toutes les femmes de Fria. Donc, comme on a envoyé plusieurs fois les ressortissants de Fria à Conakry, les sages, les coordinateurs des quatre régions naturelles pour demander à ces femmes de libérer la préfecture, nous-mêmes, nous sommes allés les écouter. Elles ont refusé catégoriquement de quitter ! En tant qu’autorité de l’État, on ne pouvait pas laisser la souveraineté de l’État confisquée. Il fallait nettoyer les lieux. C’est ainsi qu’on a fait appel aux forces de l’ordre qu’on avait laissées à 5 kilomètres de la ville, qui sont venues dégager proprement la cour. Mais, si les ressortissants de Fria disent qu’ils tendaient à trouver une solution, ce n’est pas vrai. Ce sont les coordinateurs de la Basse Guinée et de la Haute Guinée qui m’ont appelé le 13 mai aux environs de 23H pour me dire qu’ils n’ont pas pu faire quitter les femmes », a expliqué le Directeur de cabinet du Gouvernorat.

Par ailleurs, Elhadj Baba Dramé ne voit rien de mal en sa mission étatique de maintien d’ordre à Fria. « Qu’est-ce qu’il y a de mal dans ça ? », s’interroge-t-il. « Et puis, Moussa Conté qui est à la tête de cette déclaration, c’est un promotionnaire à moi. C’est lui-même qui a envoyé deux de ses frères de Conakry avec lesquels on a travaillé. Je suis étonné que ce dernier m’accuse d’être à la base de la violence à Fria. Mais, je suis serein et tranquille. J’ai fait plus de 30 ans dans l’administration, je sais ce que je dois faire dans des pareilles situations », a conclu le Directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 671 242

Lire

Le préfet de Boké flingue la police : « il y a des délinquants parmi vous »

17 mai 2019 à 14 02 56 05565

Le conseil administratif (CA) préfectoral de Boké qui devrait normalement prendre fin hier, jeudi, se poursuit ce vendredi, 17 mai 2019, au village communautaire de la commune urbaine. Des échanges fructueux, parfois houleux, se déroulent depuis le premier jour. Avec tous les services qui sont intervenus, le Préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, a noté des avancées et des insuffisances. Mais, au niveau de la police, la réaction de monsieur M’Bop est sans langue de bois.

« Je félicite le Commissaire central adjoint qui m’a impressionné par sa brillante intervention. Vous faites vraiment beaucoup ; mais, il y a des insuffisances notoires au niveau de la police. Il y a trop de banditisme actuellement à Boké. Aujourd’hui, il y a plusieurs endroits de la ville où des jeunes consomment des stupéfiants, font du n’importe quoi et s’attaquent à des paisibles citoyens. Normalement, vous auriez monté des stratégies pour mettre fin à cela. Mais, comment pouvez-vous le faire pendant que vous-mêmes vous avez des délinquants parmi vous », a dénoncé le préfet, avant de menacer : « Je peux même indexer des agents »…

Parlant de ses attentes de la police, le préfet a expliqué : « Normalement, chaque matin, le Préfet, avant de sortir, devrait recevoir des informations de la part de la police. Mais, si ce n’est pas le commissaire de Sangarédi qui me remonte des nouvelles, personne d’autres ne le fait. Depuis que je suis venu Préfet de Boké, en 2017, vous ne m’avez jamais déposé de rapports si ce n’est qu’hier (jeudi 16 mai 2019). Il y a même des policiers qui me manquent moi-même du respect ; parfois, je peux les traquer au tribunal militaire. Je vous en prie, réorganisez les services de sécurité. Vous devez sanctionner les fautifs qui ne respectent pas la hiérarchie », a-t-il recommandé.

Après les accusations du Préfet, le commissaire central de la police de Boké, le Colonnel Hassane Tounkara a répliqué : « nous vous remontons régulièrement les informations. Je suis très étonné que vous nous disiez ici que vous ne recevez pas des informations de notre part. Nous le faisons pourtant régulièrement. Vous-même vous savez que nous avons des problèmes très sérieux de fonctionnement, des problèmes que vous ne pouvez pas ignorer monsieur le préfet. Mais comme vous le dites ainsi, nous serons avec vous à partir d’aujourd’hui, c’est promis », a réagi le Commissaire central.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Fria : les ressortissants accusent Baba Dramé d’être responsable des violences

17 mai 2019 à 13 01 12 05125

Ces derniers jours, la ville de Fria a été le théâtre de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les citoyens qui ne veulent plus sentir leur préfet. L’intervention du gouverneur de la région de Boké, le Général de brigade Siba Lohalamou, a permis de ramener le calme dans la cité de l’Alumine. C’est pour dénoncer ces scènes de violence et situer les responsabilités que les ressortissants de Fria à Conakry ont rendu public une déclaration ce vendredi, 17 mai 2019, à la Maison de la Presse, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après les échauffourées de ces derniers jours, le calme est revenu dans la cité de l’Alumine. Les ressortissants de Fria à Conakry, à travers cette déclaration lue par leur président, Elhadj Moussa Conté, ont dénoncé les violences survenus dans leur ville. Ils ont également pointé un doigt accusateur sur Baba Dramé, directeur de cabinet du gouvernorat de Boké.

Elhadj Moussa Conté

« Les cadres ressortissants de la préfecture de Fria à Conakry, préoccupés par les évènements malheureux survenus à Fria les 13 et 14 mai 2019, tiennent à informer l’opinion nationale sur la gestion regrettable de la crise par le représentant du gouvernorat de Boké qui, contre toute attente, a autorisé l’intervention musclée des forces de l’ordre au moment où un règlement à l’amiable était possible. En effet, le dialogue pour un règlement pacifique de la crise était en cours et les principaux responsables : le maire, les coordinations régionales de la Basse Guinée, Haute Guinée, Guinée Forestière et la Moyenne Guinée, le Sotikèmo, l’imam de la mosquée centrale, les leaders religieux et la délégation des cadres ressortissants venus de Conakry, avaient fortement déconseillé l’intervention des forces de l’ordre, car l’espoir était permis pour une sortie heureuse de la crise. Très malheureusement, le représentant du gouvernorat de Boké, monsieur Baba Dramé, a compris autrement et a fait prévaloir la force, provoquant du coup, une escalade de violence dans la cité que nous déplorons vivement ».

Au plus fort de la crise, des citoyens ont accusé Aboubacar Makhissa Camara, directeur national des Impôts, d’être l’instigateur de la manifestation des femmes contre le préfet, madame Gnalen Condé.

Dans leur déclaration, les ressortissants de Fria vivant à Conakry ont balayé d’un revers de main ces accusations. « Devant cette situation, des personnes malintentionnées se livrent à distiller la confusion et l’amalgame à travers des propos tendancieux, dénués de tout fondement. C’est pourquoi, l’Association des Cadres Ressortissants de Fria à Conakry tient à démentir formellement et catégoriquement tous ceux-là qui, pour des raisons obscures, accusent un de nos ressortissants, en l’occurrence Aboubacar Makhissa Camara, directeur national des impôts, d’être à la base du soulèvement des femmes contre la préfète. Cette accusation, qui tend à ternir notre image, nous indigne car, plus d’une fois l’Association des Cadres Ressortissants de Fria à Conakry avec son fils Aboubacar Makhissa Camara, ont milité pour la consolidation d’un climat de paix à Fria, gage du développement harmonieux et équilibré de notre localité. Des exemples existent et nous nous garderons pour le moment de les énumérer. De toute façon, cette campagne savamment orchestrée ne passera pas, il faut plutôt promouvoir une gouvernance saine et responsable à Fria », a dit Elhadj Moussa Conté.

A travers cette déclaration, les cadres ressortissants de Fria à Conakry ont réitéré leur reconnaissance au professeur Alpha Condé « pour ses grandes actions en faveur de leurs populations ». Ils ont également souhaité que « la gouvernance locale soit effectivement en phase avec la vision du président de la République qui prône entre autres : le respect du contenu local, la transparence dans la gestion, l’écoute et le respect des populations ».

Les fils de Fria à Conakry ont également lancé un appel à leurs frères et sœurs. « Notre chère localité sera ce que nous voudrions qu’elle soit. C’est pourquoi, nous vous invitons à continuer d’œuvrer comme toujours au maintien d’un climat favorable à la prospérité de notre préfecture. Cela signifie qu’il faut éviter la violence sous toutes ses formes et privilégier le dialogue. L’association salue respectueusement l’accompagnement des autorités régionales et gouvernementales pour la recherche d’une solution juste et durable à la présente crise à Fria ».

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Lycée Filira de Boké : les cours exécutés à plus de 80%

17 mai 2019 à 10 10 40 05405

A un moins et deux semaines de la date prévue pour l’arrêt des cours dans toutes les écoles du pays (30 juin), les responsables du lycée Filira, le plus grand de la ville de Boké, s’activent pour achever les programmes d’enseignement. Selon Youssouf Bah, le censeur de cette école, ces programmes seront effectivement bouclés avant cette date. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com à Boké.

« A date, nous sommes à 81,56% dans l’exécution générale des programmes. Il y a quand même des matières où les gens ont dépassé ce cap. Il y a d’ailleurs d’autres professeurs qui ont fini complètement l’exécution de leur programme, et actuellement ils sont en répétition avec les enfants », a indiqué le responsable éducatif.

Youssouf Bah

Monsieur Bah souligne qu’un programme spécial est mis en place par son établissement pour les candidats aux examens nationaux de cette année. « Depuis le début de l’année, nous continuons la sensibilisation des élèves, donc ils sont conscients de ce qui les attend dans les salles d’examen. Maintenant, on organise des groupes de révision : de 8 heures jusqu’à 18 heures, les élèves sont là avec les professeurs, après les cours on fait des répétitions », a-t-il confié.

Cependant, le censeur du lycée Filira estime que l’école ne peut pas faire de bons résultats sans l’engagement de tous les acteurs concernés. C’est pourquoi, il interpelle chacun sur ses responsabilités. « L’appel à lancer c’est à l’endroit des élèves, des parents d’élèves et des professeurs en situation de classe. Surtout aux parents qui refusent de libérer les enfants pour les cours du soir. Il y a des parents qui ne sont pas conscients des enjeux, alors que le combat doit être collégial », a dit Youssouf Bah.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

Lire

Fria : le calme revient après l’implication du gouverneur et de certains citoyens

16 mai 2019 à 15 03 55 05555
Le Général de brigade Siba Séverin Lohalamou entouré d’un groupe de femmes à Fria

Après deux jours de violentes manifestations, le calme est revenu dans la ville de Fria depuis la soirée d’hier, mercredi 15 mai 2019. C’est l’implication du gouverneur de la région administrative de Boké mais aussi la sensibilisation faite par le maire de la commune urbaine et d’autres fils de la préfecture qui ont permis de faire baisser la tension entre jeunes et forces de l’ordre, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

Le calme est revenu à Fria, après les violentes échauffourées enregistrées ces derniers jours. Les femmes qui manifestaient contre madame le préfet, Gnalen Condé, et les jeunes en colère, ont finalement quitté les rues pour regagner leurs domiciles. Même constat chez les forces de l’ordre qui se sont retirés de leurs positions.

Le Général de Siba Lohalamou

Venu à Fria pour désamorcer la crise, le Général de Brigade Siba Séverin Lohalamou, gouverneur de Boké, a expliqué les actions qu’il a menées pour qu’on en arrive là. « Nous nous sommes mis en rapport avec les autorités locales, la notabilité pour voir dans quelle mesure nous pourrions passer par la sensibilisation pour désamorcer tout ce qui était déjà dans la rue. Dieu nous a donnés cette chance, nous sommes dans un mois de clémence, de pénitence qui est le Ramadan pour la communauté musulmane. Les prières ont été exaucées, les jeunes nous ont écoutés, les femmes nous ont écoutés. Au finish, après toutes les négociations, toutes les rencontres, ça s’est soldé par une entente cordiale. C’est la joie absolue qui a suivi notre dernière rencontre qui a eu lieu au niveau de la préfecture », a dit le gouverneur.

Parlant du contenu de l’entente, Siba Lohalamou a fait savoir que les femmes et les jeunes ont été invités à faire preuve de retenue. « Il a été dit aux femmes et aux jeunes de quitter la rue et de rentrer chez eux. Il a été dit de ne pas céder à la provocation, de ne plus exercer de violence parce que la violence appelle la violence. Lorsqu’on occupe un lieu public et on refuse de quitter les lieux, c’est une forme de violence. Et lorsque l’État, dans la plénitude de sa force et de ses pouvoirs, arrive à agir, ça peut faire la violence aussi. Alors, que tout le monde abandonne ces cas de violence. On se retrouve autour de la table quand quelque chose ne va pas pour trouver la solution qu’il faut et c’est ce qui a été fait », a dit le gouverneur.

En ce qui concerne le départ du préfet, l’une des principales causes de la manifestation des femmes de Fria, Siba Séverin Lohalamou a laissé entendre que ceci n’est qu’une prérogative exclusive du chef de l’Etat. « Il n’appartient pas à un gouverneur que je suis, il n’appartient pas à un ministre à ce que je sache, même à un Premier ministre de dire qu’un préfet doit partir tout de suite. La seule autorité qui peut le dire, c’est le président de la République, c’est dans ses pouvoirs régaliens », a-t-il lancé.

Pour ce qui est de sa rencontre avec la contestée Gnalen Condé, le gouverneur de Boké dit avoir prodigué des conseils à l’administratrice de la cité de l’Alumine. « Nous avons parlé des négociations que nous avons menées et lui dire, l’État doit demeurer et rester. De faire beaucoup attention de son côté elle aussi, parce que c’est elle l’État ici, c’est elle qui incarne l’autorité de l’Etat, de ne pas céder à la provocation. Toute chose qu’on a dite aux femmes et aux jeunes, on est venu lui dire la même chose ».

Pendant ce temps, les pickups de gendarmes et de policiers sont en train de quitter la ville où la vie a repris son cours normal dans la journée de ce jeudi.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Manque d’eau à Boké : le calvaire des citoyens

16 mai 2019 à 13 01 45 05455

Malgré la forte exploitation minière en cours dans la région, la vie est loin d’être aisée dans la ville de Boké. Les habitants du Kakandé éprouvent d’énormes difficultés pour avoir de l’eau potable. En effet, plusieurs quartiers ne sont pas couverts par la SEG, et même ceux qui sont couverts reçoivent rarement de l’eau dans leurs robinets. Avoir de l’eau potable relève donc d’un véritable parcours du combattant, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Pour de nombreux habitants de la ville de Boké, la première préoccupation de chaque jour, c’est comment se procurer de l’eau. C’est notamment ceux du quartier Yomboya, non couvert par le réseau de distribution de la Société des Eaux de Guinée (SEG). Ici, c’est un forage installé par un particulier qui permet aux citoyens d’avoir de l’eau potable. Il faut débourser 500 francs pour remplir deux bidons de 20 litres.

Mais, l’argent ne suffit pas pour avoir cette denrée indispensable. Il faut aussi du courage et de la patience. « Nous souffrons énormément parce qu’il n’y a pas assez de forages chez nous ici et il y a beaucoup de bidons. Depuis le matin moi je suis là, et c’est maintenant (13 heures) que j’ai rempli mes bidons. Partout c’est comme ça », témoigne Aboubacar Bangoura, citoyen de ce quartier.

S’arrêter pendant 3 à 4 heures du temps pour avoir de l’eau, c’est le quotidien de plusieurs habitants de la ville de Boké. Une situation que déplore fortement Yagouba Somparé. « Sérieusement, la population de Boké souffre du manque d’eau. Moi je loge au quartier à Lambanyi, mais chaque 5 heures du matin je suis là, et chaque 14 heures je suis là pour chercher de l’eau pour ma famille. Mais avec ce gouvernement on ne comprend plus rien. Avec toutes les sociétés qui sont là, personne ne peut venir en aide à Boké », fustige ce citoyen, en colère.

Ibrahima Sory Soumah gère le forage privé situé au quartier Yombonya. Selon lui, son activité est vraiment intense actuellement. « Les quartiers environnants comme Koffia et Yomboya ne sont pas couverts par la SEG. Donc leurs habitants viennent puiser de l’eau ici. Chaque jour, je sors à 5 heures du matin pour rentrer à 21 heures ou 22 heures. De fois je suis fatigué, j’ai envie de rentrer, mais c’est impossible parce qu’il y a trop de monde. Et il faut que je ferme avant de partir », souligne-t-il.

Pour les citoyens de cette ville, cette situation est incompréhensible alors que la région de Boké est considérée comme étant le poumon économique de la Guinée.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

Lire

Le gouverneur de Boké à Fria : « le prix de la paix passera par la vérité »

16 mai 2019 à 9 09 36 05365
Le Général de brigade Siba Séverin Lohalamou, Gouverneur de la région de Boké

Après les violences enregistrées mardi et mercredi à Fria, le gouverneur de la région administrative de Boké s’est rendu dans la ville industrielle. Le Général de brigade Siba Séverin Lohalamou a rencontré, dans la soirée d’hier mercredi, 15 mai 2019, les femmes et les jeunes qui réclament le départ de leur préfet. Il les a appelés à quitter la rue pour résoudre cette crise par le dialogue, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

Le gouverneur de Boké a écourté son séjour en Tunisie pour rentrer afin de résoudre la crise qui secoue la ville de Fria. Une crise qui a débuté par une manifestation de femmes réclamant le départ de leur préfet, Hadja Gnalen Condé. Après avoir passé deux jours dans la cour de la préfecture, les manifestantes ont été délogées de force par les forces de l’ordre. Ce qui a irrité les jeunes qui sont descendus dans la rue pour soutenir les femmes.

Ils ont brûlé des pneus dans la rue, incendié des véhicules puis attaqué la prison civile où des prisonniers se sont évadés. C’est suite à cette situation que le gouverneur de la région de Boké est arrivé dans la ville. Le Général Siba Séverin Lohalamou s’est entretenu d’abord avec les femmes puis avec les jeunes qui manifestent. Il a appelé au calme et à la résolution de cette crise par le dialogue.

« Quand on a appris que ça ne va pas à Fria, on est venu très rapidement à la rencontre des femmes qui ont commencé à sortir pour le sit-in. Aussitôt arrivé, on a cherché à rencontrer les services de sécurité pour que tout le monde se calme d’abord, pour que toutes les forces soient cantonnées quelque part, qu’elles nous donnent la possibilité de parler avec les femmes et avec la jeunesse. Parce qu’après tout, ce n’est pas la force qui peut régler un tel conflit, c’est le dialogue. Nous sommes venus pour ça.

Tout à l’heure nous étions avec le groupe des femmes, ces dernières ont exprimé leurs revendications, point par point. Nous avons été clairs avec tout le monde, toute revendication qui n’est pas basée sur les faits réels ne sera jamais portée au niveau de l’autorité centrale. Mais toute chose qui est vérifiable, avec preuve à l’appui, nous sommes prêts à porter ça au niveau de l’autorité pour que le calme revienne à Fria ici. Le prix de la paix passera par la vérité, on dira la vérité aux populations de Fria, on dira également la vérité à madame le préfet de Fria si c’est prouvé qu’elle est mise en cause.

Voilà ce que nous avons dit aux femmes, on leur a dit de rentrer, de quitter la rue, ce n’est pas la solution et que la solution c’est autour de la table. Et ensuite, on a reçu aussi le groupe des jeunes. On a tenu le même langage, on a été ferme. En tous les cas, l’autorité doit rester à l’État, l’autorité de l’État doit être préservée. S’il y a des problèmes, on peut toujours trouver leurs solutions autour de la table. Voilà le langage qu’on a tenu et je pense qu’on parviendra de mettre la paix à Fria », a-t-il dit.

Poursuivant, le gouverneur de la région administrative de Boké a dit tout son optimisme quant à la fin de cette crise. « Je suis très rassuré de ces deux rencontres. Parce qu’avec la jeunesse que nous avons rencontrée, elle nous a écoutés et les femmes aussi. Nous sommes sûrs que la paix reviendra à Fria très rapidement », a déclaré Siba Séverin Lohalamou.

Il faut noter que bien avant l’arrivée du gouverneur de Boké, certains fils de la préfecture comme Macka Traoré du groupe HADAFO Médias, le maire de Fria, Lansana Boffa Camara, et d’autres personnes étaient déjà dans les quartiers pour sensibiliser les jeunes à quitter la rue. Actuellement, un calme précaire règne dans la ville industrielle.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin. com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Éducation : la région de Boké entre 88 et 90% d’exécution des programmes

15 mai 2019 à 21 09 39 05395
Moriba Sidibé, Inspecteur Régional de l’Education de Boké

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mercredi, 15 mai 2019, à son bureau, Monsieur Moriba Sidibé, Inspecteur Régional de l’Education de Boké, a indiqué que le taux d’exécution des programmes scolaires de l’ensemble des écoles des cinq (5) préfectures de la région est aux alentours de 90%.

Malgré un retard de trois (3) mois accusé par les établissements scolaires de la région de Boké (notamment Boffa et Boké) dû à la grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), l’Inspection Régionale de l’Education a trouvé une stratégie pour se rattraper, voire même avancer dans le programme scolaire.

« Après la grève, l’inspection régionale de l’éducation a jugé nécessaire de sillonner toutes les écoles pour reprendre la répartition des programmes avec les enseignants. Nous avons réparti les programmes scolaires en 20 semaines, puisque nous avions perdu déjà 12 semaines sur les 32 possibles de l’année. Cette répartition s’étale du 14 janvier au 31 mai 2019. On a fait de telle sorte que tout enseignant qui respecte cette nouvelle grille termine le programme. Et, je vous avoue que les professeurs ont réellement affiché la volonté de travailler. Au secondaire, on travaille matin et soir, à l’élémentaire on utilise les jeudis et les samedis. On a même pris les jours fériés pour se rattraper. C’est ainsi qu’on a pu enregistrer ce taux d’exécution qui varie entre 88 et 90% dans les cinq (5) préfectures, à savoir : Boffa, Boké, Fria, Gaoual et Koundara. Nous sommes aujourd’hui à la 18ème semaine de notre répartition qui correspond à la 30ème semaine de celle nationale. Il nous restait donc deux (2) semaines, et Dieu merci que Monsieur le Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation nous a donné la chance de continuer les cours jusqu’en fin juin », a expliqué monsieur Moriba Sidibé.

D’ailleurs, l’Inspecteur Régional de l’Education de Boké précise qu’il y a déjà des enseignants qui ont achevé leurs programmes. « C’est le cas par exemple d’un professeur de Mathématiques au lycée Yomboya (dans la commune urbaine) du nom de Sékou Soumah qui a terminé le programme en classe de terminale ».

Ainsi, malgré les multiples remous sociaux enregistrés depuis son arrivée à l’IRE de Boké, en septembre 2017, Monsieur Moriba Sidibé se dit optimiste de pouvoir réaliser ses ambitions de transformer Boké en une région d’élite. « Depuis que je suis venu ici, il y a maintenant bientôt 2 ans, à chaque ouverture des classes, nous perdons 3 mois sans faire cours. Mais, cette année, nous avons tiré les leçons de l’échec aux examens de l’année dernière. Les professeurs et les élèves ont tous pris conscience et ont accepté de travailler de façons intenses, conformément à notre recommandation. C’est pourquoi, je vous avoue être confiant qu’à cette allure, la région de Boké fera des lauréats aux prochains examens », a promis l’Inspecteur.

Enfin, dans ses ambitions d’améliorer la qualité de la gestion de l’administration scolaire, Monsieur Moriba Sidibé dit avoir engagé des réformes et de toilettages des directions des écoles. « Dans le souci d’obtenir des résultats aux différents examens nationaux, j’ai pris l’initiative de procéder à une restructuration des directions des écoles en y intégrant les jeunes talents, surtout dans les établissements qui ont récolté des très faibles taux de réussite l’an dernier. Et, c’est un processus qui va continuer jusqu’à ce que Boké soit une région phare et référentielle qui fera sortir chaque année des lauréats », s’est engagé l’Inspecteur.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : +224 622 671 242

Lire

Violences à Fria : le maire promet de « trouver les commanditaires… » (Interview)

15 mai 2019 à 14 02 38 05385
Elhaj Lansana Boffa Camara, maire de la commune urbaine de Fria

La manifestation pacifique des femmes de Fria, qui exigeaient le départ du préfet Gnalen Condé, a pris une tournure violente depuis la nuit du mardi. Des heurts ont éclaté entre agents de maintien d’ordre et des jeunes venus soutenir leurs mamans violentées. C’est pour riposter aux tirs de gaz lacrymogène des forces de l’ordre que les jeunes ont érigé des barricades, brûlé des pneus et incendié des voitures sur l’artère principale de la ville.

Au lendemain de ces événements douloureux, l’envoyé spécial de Guineematin.com s’est entretenu avec le maire de la commune urbaine de Fria. Elhadj Lansana Boffa Camara, très peiné par les scènes violences, a déploré les événements survenus dans sa ville.

Guineematin.com: les habitants de Fria ont vécu une soirée mouvementée hier mardi. Des affrontements ont éclaté entre agents de maintien d’ordre et les jeunes. Qu’est-ce vous savez de ces accrochages ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : c’est avec beaucoup de peine que je m’explique ce matin. Nous avons voulu empêcher une chose qui a eu lieu. Nous avons voulu que les esprits épris de paix des Friakas ne soient pas troublés. Mais hélas ! Les hommes ont voulu, Dieu en a décidé. C’est avec beaucoup d’amertume que j’ai constaté ce matin les dégâts qui ont eu lieu, puisque j’ai voulu éviter, connaissant le terrain de Fria. Ce matin, je rentre de la visite de constat de tout ce qui s’est passé hier. Ils sont allés même dans la cité pour violenter des familles. Ça, c’est triste. Quant aux femmes qui étaient regroupées au niveau de l’esplanade de la préfecture, je leur présente beaucoup d’excuses. Pourquoi ? Parce qu’elles ont exprimé leur colère et elles sont restées. Nous avons cru à un moment donné, que le temps jouant, nous pouvions quand-même leur venir en aide pour qu’elles déguerpissent les lieux. Mais, aux environs de 17 heures et 18 heures, j’apprends qu’elles ont été gazées et elles ont été déguerpies de là. C’est malheureux, ce n’est pas un événement heureux pour nous, parce que ce sont nos populations. Et quelle population ? La frange de la population la plus vulnérable, les femmes qui n’ont pour arme que leurs cris, qui n’ont pour arme que les actes qu’elles posent. Donc, c’est encore vous dire jusqu’où je suis peiné. Ce qui m’a beaucoup affecté, c’est quand j’ai vu au delà de l’esplanade de la préfecture, on a fait une démonstration de force dans les quartiers, partout. La bretelle qui longe en passant par l’ex grande salle de cinéma, en allant jusqu’au niveau de la gare routière, tout est parti de là. Il y a eu une bagarre féroce. Même l’hôpital a essuyé le gaz lacrymogène qu’on jetait. C’est quand-même pénible. Certainement, ceux-ci ne connaissent pas que c’est un hôpital. Si non, eux-mêmes, quand ils sont blessés, c’est là-bas ils doivent être traités.

Guineematin.com: vous venez de quitter l’hôpital, dans quel état se trouvent les femmes violentées ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : ce matin, nous sommes allés en groupe avec les conseillers et le quatrième vice maire. Nous sommes allés à l’hôpital pour nous enquérir de la réalité. Le docteur nous a fait comprendre que chaque victime qui se sentait un peu soulagée, demandait à rentrer chez elle. C’est comme ça que ça s’est passé. Donc à ce jour, on me dit que c’est quelqu’un de la garde communale qui est le seul là-bas. Même à l’hôpital, il y a une dame asthmatique qui a été sérieusement secouée hier.

Guineematin.com : la ville est sous haute surveillance des services de sécurité, les forces de l’ordre sont visibles partout. Est-ce que vous avez pu transmettre un message à ces hommes en tenue ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : je crois que ce n’est pas une frange qui va m’obéir. Mais, je passerai par les moyens pour trouver les commanditaires pour qu’ils arrêtent.

Guineematin.com : les femmes manifestantes ont été déguerpies de la préfecture, mais elles ne décolèrent pas. Que comptez-vous faire ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : je vais lancer un appel aux femmes pour qu’elles se maîtrisent, pour qu’elles se contrôlent. Parce que tout ce qui s’est passé comme dégâts, ça s’est passé sur le terrain de Fria. Elles ne vivent pas ailleurs si ce n’est pas à Fria. Donc, elles doivent voir cet aspect extrêmement important.

Guineematin.com : la ville est complètement salie par les échauffourées. Qu’allez-vous faire pour y faire face ?

Elhadj Lansana Boffa Camara : j’avoue que certains chefs de quartiers, qui sont natifs d’ici, se sont déjà engagés à nettoyer la rue, à enlever tout ce qui est débris. Peut-être que des groupes se formeront pour pousser les gros véhicules qui sont ça et là le long de la route nationale Conakry-Fria.

Interview réalisée à Fria par Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

« Entre Gnalen Condé et nous, Alpha Condé n’a qu’à faire un choix », dit une femme de Fria

15 mai 2019 à 13 01 12 05125

Le calme est revenu mais la situation reste toujours tendue à Fria, au lendemain des violences enregistrées dans la soirée d’hier, mardi 14 mai 2019, dans cette ville. Des violences causées par l’intervention musclée des forces de l’ordre qui ont délogé de force les femmes qui campaient dans la cour de la préfecture pour exiger le départ de leur préfet. Aujourd’hui, les manifestantes ont quitté la préfecture, mais elles n’ont pas abandonné leur revendication, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Le centre-ville de Fria est méconnaissable ce mercredi, 15 mai 2019. Sur l’artère principale de la ville, on voit des traces de pneus brûlés et de voitures incendiées. Cette situation a fait suite aux violences que les forces de l’ordre ont perpétrées sur les femmes qui occupaient la cour de la préfecture depuis lundi matin. Les manifestantes exigeaient le départ sans délai ni condition de madame le préfet de Fria, Hadja Gnalen Condé. Après cette intervention musclée, plusieurs jeunes sont descendus dans les rues de la ville pour apporter leur soutien aux femmes. Ils ont brûlé des pneus sur la route et incendié des véhicules.

Mme Mamadama Bangoura

De leur côté, les manifestantes qui avaient promis d’occuper la cour de la préfecture jusqu’au départ de leur préfet, ont dû quitter les lieux de force. Mais, elles maintiennent leur revendication, indique Madame Mamadama Bangoura, l’une d’entre elles. « Nous les femmes, sommes allées à la préfecture pour dire que madame le préfet, Gnalen Condé, nous a fatiguées, elle a fatigué nos enfants. Donc nous voulons qu’elle parte, on ne veut plus d’elle. Tout ce qui est gâté à Fria, c’est Gnalen Condé qui en est responsable. Depuis qu’elle est là, rien n’a été fait pour la population.

Nous sommes allées à la préfecture, pas pour faire la guerre, on n’a même pas insulté quelqu’un, on a juste dit qu’on ne veut plus d’elle. On a fait deux jours à la préfecture, on n’a pas insulté, on n’a rien cassé, c’est là qu’on faisait la rupture du jeûne et on passait la nuit aussi. On a reçu une délégation du gouvernorat de Boké. Après avoir écouté les discours, nous lui avons fait part de notre revendication qui est le départ de Gnalen Condé. Mais dans les environs de 17 heures, alors nous étions en train de faire la cuisine, on a vu trois pick-up d’agents des forces de maintien d’ordre.

Ils sont venus comme des rebelles. Ils sont entrés dans la cour où on était assises et ont jeté des gaz lacrymogènes sur nous. Moi j’ai piqué une crise sur le coup, je me suis retrouvée plus tard à l’hôpital. Mais, notre revendication reste maintenue. Nous demandons au président de la République de voir clair dans cette affaire, notre souhait c’est de voir Gnalen Condé partir. Entre Gnalen Condé et nous Alpha Condé n’a qu’à faire un choix. Soit elle quitte Fria, ou alors nous nous quittons pour la laisser ici », a dit cette dame.

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Marché central de Fria : une femme molestée par les forces de l’ordre

15 mai 2019 à 12 12 59 05595
Ils se sont jetés sur moi, en me frappant avec des bâtons. Ils ont retiré mon téléphone et ont jeté mes légumes

La ville de Fria est toujours agitée suite à l’arrivée massive des fores de l’ordre pour tenter de ramener le calme après la manifestation de colère des femmes contre madame le préfet. Comme c’est souvent le cas, les agents sont intervenus sans ménagement au siège de la préfecture, violentant certaines femmes. Dans la matinée de ce mercredi, 15 mai 2019, une femme a été molestée par les forces de l’ordre, son téléphone emporté, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la cité de l’alumine.

Les femmes de Fria ne veulent plus de leur préfet, madame Gnalen Condé, accusée de tous les péchés d’Israël. Après avoir occupé pour quelques jours le bloc préfectoral, elles en ont été délogées sans ménagement par les forces de l’ordre, hier mardi.

Au lendemain de ces échauffourées, une femme venue faire des achats au grand marché de la ville, a été prise à partie et bastonnée par des agents de forces de l’ordre dans la matinée de ce mercredi. Son malheur, c’est de s’être retrouvée au mauvais endroit et au mauvais moment, c’est-à-dire au milieu des manifestantes, soutient-elle.

Sous le sceau de l’anonymat, la bonne femme que le reporter de Guineematin.com a trouvé l’hôpital, est revenue sur sa mésaventure. « J’étais venue acheter mes légumes au marché. Après avoir fini, j’ai vu qu’il y avait une embuscade. Les agents de maintien d’ordre ont commencé à jeter du gaz lacrymogène. Toutes les routes étaient barrées. Maintenant, je suis venue là où les femmes étaient arrêtées pour me protéger. J’étais là en train de manipuler mon téléphone, directement ils sont venus vers moi. Ils se sont jetés sur moi, en me frappant avec des bâtons. Ils ont retiré mon téléphone et ont jeté mes légumes. Ils m’ont frappé et pourtant je ne suis pas manifestante. Et, même si je ne suis pas venue pour manifester, mais c’est pour une cause commune que les autres le font », a dit la pauvre femme, portant encore les traces de sa bastonnade sur certaines parties de son corps.

Propos recueillis depuis Fria par Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Manifestation contre le préfet de Fria : les jeunes renforcent les femmes

14 mai 2019 à 20 08 31 05315

Entamée dans la matinée d’hier, lundi 13 mai 2019, la manifestation contre le préfet de Fria, madame Gnalen Condé, a connu un nouveau développement dans la soirée de ce mardi.

Selon des informations recueillies sur place par l’envoyé spécial de Guineematin.com, c’est le déploiement des agents de maintien d’ordre en provenance de Conakry qui aurait aggravé la situation.

Après avoir appris que des gendarmes auraient violenté les femmes manifestantes qui avaient élu domicile au siège de la préfecture, les jeunes de la ville sont sortis en masse pour barricader la route principale.

Mais, pour le moment (20 heures 30′), il n’y a pas eu d’affrontement entre ces jeunes protestataires et les agents des forces de l’ordre.

A suivre !

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spéciale de Guineematin.com

Lire

Baisse du budget préfectoral de Boké : 1 421 656 330 cette année contre 2 162 000 959 GNF en 2018

14 mai 2019 à 17 05 01 05015

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes dépêches, le conseil administratif de la préfecture de Boké a officiellement démarré dans la matinée de ce mardi, 14 mai 2019. Actuellement, les activités se poursuivent conformément au programme établi.

Après la constitution des commissions de travail, la préfecture a présenté son budget annuel prévisionnel qui s’équilibre en recettes et e dépenses à 1 421 656 330 GNF (un milliard quatre cent vingt-un millions six cent cinquante-six mille trois cent trente francs guinéens), contre un budget de l’an 2018 qui s’élevait à 2.162.000.959 GNF (deux milliards cent soixante-deux mille neuf cent cinquante-neuf francs guinéens). Un budget considérablement à la baisse par rapport à celui de l’an passé. Ce qui a suscité quelques réactions du côté des participants qui s’étonnent que le budget régresse au lieu de progresser d’année en année. Mais, le chef de la section budget de la préfecture a justifié cette situation par le fait que ce budget ne prenne en charge que le fonctionnement de la préfecture. Tout ce qui est développement local revient aux conseils communaux.

Avec ce budget, la préfecture envisage réaliser des actions comme la peinture du bâtiment principal de la préfecture, les annexes et la clôture, l’aménagement en dalettes de la cour de la résidence du préfet, la construction et la rénovation des latrines du bloc administratif et l’adduction d’eau au bloc.

En attendant que ce budget soit amandé et adopté, les activités se poursuivent par la présentation des différentes communes.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Boké : le préfet veut mettre fin aux détournements des redevances minières

14 mai 2019 à 13 01 46 05465
préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara

« Aucun maire n’est habileté à attribuer un terrain à quelqu’un. Quiconque le fait, je l’apprends, l’intéressé sera sévèrement sanctionné. Seuls le ministère de l’habitat et les Préfets sont habiletés à attribuer des terrains », a notamment dit le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara.

Dans la matinée de ce mardi, 14 mai, la préfecture de Boké a officiellement lancé son conseil administratif (CA) session 2019. Et, c’est la salle de conférence du village communautaire, situé à l’entrée de la ville de Boké, qui a servi de cadre à cette cérémonie.

Selon des informations confiées à un des correspondants locaux de Guineematin.com, cette session présidée par monsieur Aboubacar M’Bop Camara, préfet de Boké, s’étendra sur trois jours (du 14 au 16 mai 2019).

Ces trois jours de sessions réuniront Neuf (9) sous-préfets, les Dix (10) maires de la préfecture de Boké, les directeurs préfectoraux des différents services déconcentrés, la société civile et les représentants des sociétés minières. Ce sera l’occasion de présenter les rapports de l’année écoulée, relever les difficultés et échanger sur les perspectives de l’année en cours.

Avant de déclarer ouverte la session du CA, le Préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, a expliqué le retard de la ténue de la session 2019 par la lenteur accusée dans l’installation des conseils communaux, mais surtout les récurrents remous sociaux dans la préfecture. Ainsi, Monsieur M’Bop a tenu un discours d’ouverture dans lequel il a demandé à toutes les couches, chacune en ce qui la concerne, de jouer sa partition pour le développement local et la bonne cohabitation.

« Je voudrai qu’on fasse des débats responsables sans passion pour ressortir tous les problèmes que nous avons dans nos collectivités et proposer des solutions concrètes », a-t-il lancé. Le préfet a également parlé de la responsabilité sociétale des entreprises minières vis-à-vis de la population riveraine. « J’invite solennellement les sociétés minières de proposer des solutions pour la bonne cohabitation non seulement avec les riverains mais aussi avec leurs travailleurs. Chose qui donnera un environnement sain. De tenir compte de l’impact environnemental qu’elles causent aux habitants de Boké. D’autre part, les milliards payés par les sociétés minières comme compensations qui disparaissent parfois, c’est inacceptable. Quand on dit que la SMB par exemple a payé 70 milliards à une localité et qu’on parte sur les lieux on ne trouve rien comme réalisation, c’est une insulte. Nous devons donc trouver ici des stratégies pour mettre fin à ces malversations », a insisté le Préfet.

Aboubacar M’Bop Camara a également rappelé dans son discours le rôle et la responsabilité des maires, tout en brandissant des menaces. « J’invite les maires à avoir des belles initiatives de développement que de construire des centres de santé et des écoles. Retenez que vous êtes les représentants de toute la population de votre commune, pas d’un parti politique. Aucun maire n’est habileté à attribuer un terrain à quelqu’un. Quiconque le fait, je l’apprends, l’intéressé sera sévèrement sanctionné. Seuls le ministère de l’habitat et les Préfets sont habiletés à attribuer des terrains. Donc, je vous invite à éviter ce problème », a-t-il martelé.

Enfin, le Préfet a remercié le président de la République, le Professeur Alpha Condé, pour la mise en place des FODEL (fonds de développement local) qui aideront considérablement les collectivités à se développer.

A rappeler que dans le programme, il est prévu de présenter le budget annuel de la préfecture durant cette première journée.

À suivre !

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Fria : les femmes qui exigent le départ de leur préfet ne reculent devant rien

14 mai 2019 à 11 11 41 05415

Bien qu’elles soient en jeûne, les femmes de Fria qui réclament le départ de leur préfet semblent bien déterminées à manifester jusqu’à ce qu’elles soient entendues par le président Alpha Condé. Ce mardi matin, un leader religieux de la ville s’est rendu dans les locaux de la préfecture où campent les manifestantes pour tenter de les dissuader, mais en vain. Les femmes promettent de ne pas reculer jusqu’à la satisfaction de leur revendication, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com dans la ville.

Après avoir passé toute la journée d’hier lundi, 13 mai 2019 et même la nuit, pour certaines, dans la cour de la préfecture de Fria, les femmes de la ville ont repris leur mouvement ce mardi matin sur place. Elles défilent dans la cour avec des chants hostiles à leur préfet, Hadja Gnalén Condé, et des prières en faveur du départ de la première responsable de cette préfecture.

Face à cette situation, Elhadj Mouctar Doumbouya, un respecté leader religieux de la ville, s’est rendu sur les lieux pour tenter de dissuader les manifestantes. Il a demandé aux femmes de surseoir à leur mouvement à cause du mois de Ramadan. Mais, le calme n’a duré que le temps accordé à l’érudit pour passer son message de sensibilisation. Il n’a même pas franchi le portail de la cour lorsque le mouvement a repris de plus belle.

Pour les manifestantes, ni l’intimidation, ni la sensibilisation ne peuvent les amener à reculer. Selon elles, la seule chose qui peut les pousser à mettre fin à leur manifestation, c’est le remplacement de Hadja Gnalén Condé à la tête de la préfecture de Fria. Elles promettent de camper dans les locaux de la préfecture jusqu’à ce que le président de la République accepte de satisfaire cette revendication.

À suivre !

De Fria, Siba Guilavogui envoyé spécial de Guineematin. com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Fria : les manifestantes contre le préfet rompent le jeûne et passent la nuit à la préfecture

14 mai 2019 à 9 09 40 05405

Les femmes de Fria qui réclament le départ de leur préfet ne manquent visiblement pas de détermination. Comme elles l’ont promis, les manifestantes campent toujours dans la cour de la préfecture où elles ont fait la rupture du jeûne et passé la nuit dernière, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com à Fria.

Depuis hier, lundi 13 mai 2019, le travail est arrêté à la préfecture de Fria. Les bureaux sont fermés et la cour est occupée par de nombreuses femmes de la ville qui exigent le départ de leur préfet, Hadja Gnalén Condé. Les manifestantes détiennent des pancartes sur lesquelles sont écrits des slogans comme : « Préfet Zéro », « A bas Gnalen Condé », « On veut ton départ ». Elles reprochent un certain nombre de choses à leur préfet. « Nous sommes là depuis 06 heures du matin pour une cause bien déterminée : c’est le départ de notre préfet Gnalen Condé. On en a marre d’elle maintenant.

Premièrement, depuis la reprise de l’usine Friguia, on avait dit que les enfants de Fria seraient prioritaires dans le recrutement. Mais nos enfants n’ont pas bénéficié de cette usine, il n’y a que des étrangers qui sont là en train de travailler dans l’usine. Ensuite, on a appris que le président Alpha Condé avait donné des frigos aux femmes de Fria. Elle a fait de ces frigos une propriété privée. Elle les a donnés à des femmes qui vendaient pour elle. Et maintenant on apprend qu’elle a revendu ces frigos.

La troisième raison, c’est que nous avons voyagé avec elle (madame le préfet) à Kindia pour la réception du professeur Alpha Condé. Le transport s’élevait normalement à 400 mille francs guinéens mais elle n’a donné que seulement 50 mille à chaque femme. Donc nous voulons qu’elle nous restitue les 350.000 restants parce que c’est notre droit absolu », a expliqué M’Mah Camara, une des manifestantes.

Même le Ramadan n’a rien enlevé de la détermination de ces dames. Elles ont passé toute la journée d’hier dans la cour de la préfecture, y ont fait la rupture du jeûne et ont même passé la nuit sur place. Les manifestantes promettent de camper sur les lieux jusqu’au départ de Gnalén Condé et la nomination d’un nouveau préfet à Fria.

A suivre !

De Fria, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Manifestation à Fria : des femmes exigent le départ de leur préfet

13 mai 2019 à 11 11 52 05525
Mme Gnalen Condé, préfet de Fria

Plusieurs femmes de la ville de Fria sont en colère contre leur préfet, Hadja Gnalein Condé. Ces dames ont pris d’assaut les locaux de la préfecture ce lundi, 13 mai 2019, pour exiger le départ de madame le préfet, a appris Guineematin.com de sources locales.

Selon un citoyen de Fria qu’on a joint au téléphone, ces femmes se sont fait entendre pour diverses raisons. « Il y a plusieurs frustrations qui se sont matérialisés à travers cette manifestation. Il y a d’abord un groupe de femmes qui ont effectué un déplacement avec madame le préfet, déplacement pour lequel une somme de 400 mille francs était prévue pour chacune des dames. Les manifestantes ne m’ont pas dit où elles sont parties avec madame le préfet, mais j’ai l’impression que c’est à Kindia pour la réception du président Alpha Condé qui a eu lieu récemment dans cette ville. Ce premier groupe proteste donc contre le non payement de cet argent.

Il y a un autre groupe qui dénonce le fait que les jeunes de Fria ne soient employés au sein de l’usine Friguia. Vous savez que lors de sa dernière visite ici, le président de la République avait dit que ce sont les fils de Fria qui seront les premiers à être employés au sein de cette entreprise. Mais les femmes disent avoir constaté que cela n’a pas été respecté. Selon elles, ce sont plutôt des gens venus d’autres localités de la Guinée qui sont employés dans cette usine. Et, ces différents groupes sont d’accord sur un point : elles exigent toutes le départ sans délai ni condition de madame le préfet Hadja Gnalein Condé », a expliqué notre confrère.

Selon notre source, madame le préfet a quitté le bloc administratif de la préfecture pour rejoindre sa résidence. Quant aux manifestantes, elles campent toujours dans les locaux de la préfecture. Elles se disent déterminées à poursuivre leur mouvement jusqu’à ce que le président de la République les entende en nommant un nouveau préfet à Fria.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 62812436

Lire

Boké : recensement des mosquées et foyers coraniques pour prévenir le radicalisme

11 mai 2019 à 20 08 27 05275

Une mission du Secrétariat Général des Affaires Religieuses (SGAR) est en séjour dans la ville de Boké depuis ce samedi, 11 mai 2019. L’activité s’inscrit dans le cadre de la prévention du radicalisme dans les lieux de culte mais aussi du recensement de toutes les mosquées et foyers coraniques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dr. Lamine Diallo

Boké fait partie des treize (13) préfectures du pays qui sont concernées par ce projet. Selon Docteur Mohamed Lamine Diallo, point focal du SGAR près de l’UNESCO, de l’OIM, « l’objectif de ce projet est de prévenir le radicalisme religieux dans notre pays. Le secrétariat général des affaires religieuses a décidé d’établir une cartographie de l’ensemble des mosquées et des foyers coraniques en République de Guinée. Après cette étape, nous allons réglementer ces lieux de culte aussi ».

Sur le terrain, la mission a formé les membres des bureaux au niveau préfectoral, communal et régional des affaires religieuses sur les techniques à suivre pour faire le recensement et a mis des fiches à leur disposition.

Sékou Touré

Ahmed Sékou Touré fait partie de ceux qui ont contribué à accomplir cette tâche. « Les fiches serviront d’outils pour procéder à la cartographie des mosquées et des foyers coraniques. Aujourd’hui, les statistiques manquent même au niveau du secrétariat général des affaires religieuses pour savoir réellement l’effectif des mosquées et des foyers coraniques dans notre pays », a-t-il dit.

Elhadj Wakil Yattara

Pour sa part, Elhadj Mohamed Wakil Yattara, inspecteur régional des affaires religieuses de Boké, a dit tout le bien qu’il pense de ce travail avant de s’engager à lutter contre l’extrémisme religieux. « Nous apprécions très bien ceux qui ont confectionné ces fiches, parce qu’ils ont utilisé le français facile, mais aussi il y a des détails clairs. Nous nous engageons à faire très bien ce travail, car ça barre le chemin à l’extrémisme », a laissé entendre l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké.

Il faut préciser qu’une équipe est déjà mise en place pour faire le recensement des mosquées et des foyers coranique dans les 9 sous-préfectures qui composent la préfecture de Boké et la commune urbaine.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

Lire