Boffa : le FNDC empêche à nouveau la tenue d’un débat sur le changement de la constitution

17 septembre 2019 à 14 02 40 09409

L’antenne préfectorale du FNDC a empêché une nouvelle fois la tenue de la journée de consultation organisée par une association d’enseignants favorable au changement de l’actuelle constitution guinéenne. Ce qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Les défenseurs de la constitution de 2010 ont barré la route aux organisateurs de la rencontre, les obligeant à rebrousser chemin, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après l’échec de son activité du mercredi, 11 septembre dernier, le Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National (CEPDN) a décidé de revenir à Boffa pour essayer d’organiser une « journée de consultation » sur le changement de la constitution voulu par le pouvoir. Pour permettre la réussite de l’événement, le nouveau préfet de Boffa s’est occupé de préparer le terrain.

Le lieutenant-colonel Abdourahmane Keïta est allé à la rencontre des différentes couches sociales ces derniers jours pour tenter de les convaincre à accepter que ce débat se tienne pour que les citoyens puissent donner leur avis sur le sujet.

Mais, ce fut peine perdue. Car tôt ce mardi, plusieurs jeunes, vêtus de T-Shirts du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ont pris d’assaut le rond-point qui mène à la maison des jeunes de la ville. Ils sont venus barrer la route aux organisateurs pour les empêcher d’arriver à cet endroit où devait se tenir la rencontre.

« Nous ne sommes pas là pour enfreindre les activités de la population, nous sommes là pour empêcher la délégation qui vient pour parler le troisième mandat. Ils étaient venus pour la première fois, mais ils n’ont pas pu faire ce qu’ils voulaient. Ils ont décidé de revenir cette fois encore pour essayer de berner la population. Mais, nous restons tenaces à ce sujet et nous disons Amoulanfé. La constitution, c’est pour toute la nation. La constitution, elle est sacrée », a déclaré Jean Noël Barry, l’un des membres du FNDC à Boffa.

En raison de cette mobilisation des opposants au changement de l’actuelle constitution, les organisateurs de la journée de consultation ont dû rebrousser chemin pour rentrer à Conakry. Pour la deuxième fois en l’espace d’une semaine, ils ont échoué face à l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution à Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Boké : Rusal/COBAD offre des forages aux populations de Sangarédi et Kamsar

12 septembre 2019 à 11 11 40 09409

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’assistance aux communautés des localités riveraines de sa zone d’activité, la compagnie Rusal poursuit la mise à disposition des forages pour faciliter l’accès à l’eau potable de nos populations. Et, c’est dans cette optique que la compagnie des bauxites et alumines de Dian-Dian (Rusal/COBAD) vient de réaliser six forages dans des localités différentes à Sangarédi et à Kamsar (deux sous-préfectures relevant de la préfecture de Boké).

Ces forages à motricité humaine ont été inaugurés hier, Mercredi 11 septembre 2019, en présence de la direction de Rusal/COBAD et des autorités administratives préfectorales de Boké, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Boké.

Réalisés grâce au financement de la fondation Rusal Guinée, ces forages sont équipés d’une pompe manuelle INDIA MARK2. Ils ont une profondeur de 18 mètres (dans les grés) et un débit de 1,5 mètre cube par heure.

Par la réalisation de ces ouvrages de production d’eau potable, Rusal/COBAD fait preuve d’une responsabilité sociétale et prouve une fois de plus son engagement à résoudre les préoccupations majeures des communautés de la zone couverte par son projet. Car, ces forages qui viennent d’être réalisés dans les villages de M’Bôdi Foulasso, Bosseré, Lâfou-Baïla et Horé-Lâfou (dans la sous-préfecture de Sangarédi) et Dougoula1 et Tarénsa (dans la sous-préfecture de Kamsar) contribuent à l’amélioration des conditions de vie et à la préservation de la santé des populations bénéficiaires. Des populations qui, lors de la cérémonie inaugurale de ces forages, ont d’ailleurs exprimé leur engagement à sauvegarder et préserver les ouvrages mises à leur disposition.

« Nous remercions très sincèrement la compagnie des bauxites de Dian-Dian de prendre en compte les préoccupations majeures des communautés, parmi lesquelles, la réalisation des forages pour la production d’eau potable… Les populations bénéficiaires de ces forages assurent au donateur qu’elles ne ménageront aucun effort pour sauvegarder et entretenir ces ouvrages qui participent à l’amélioration des conditions de vie de nos communautés », a dit Mamadou Houdy Bah, le maire de commune rurale de Sangarédi (au nom des populations de M’Bôdi Foulasso, fortement mobilisé autour de leur président de district).

Prenant la parole, le Directeur Général de Rusal/COBAD a tout d’abord salué l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui existent entre la République de Guinée et la fédération de la Russie. Oleg Pochikaev a ensuite exprimé la volonté de Rusal/COBAD à entretenir de bonne relation de collaboration avec les populations de la zone couverte par sa société.

Oleg Pochikaev, Directeur Général de Rusal/COBAD

« Nous espérons que cet ouvrage répond effectivement aux besoins ressentis et exprimés par les populations laborieuses de vos localités, à travers la demande écrite en votre nom par vos autorités et adressée à la COBAD… En tant que société socialement responsable, Rusal attache une importance particulière à la résolution des problèmes de la population dans les zones de nos activités. A cet effet, nous sommes néanmoins animés de bonne volonté de collaboration franche et loyale, à la hauteur de nos possibilités, avec toutes les communautés riveraines dans toute la zone couverte par le projet, avec lesquelles nous entretenons des relations conviviales et apaisées que nous souhaitons maintenir et développer dans un intérêt réciproque… Je suis persuadé que notre fructueuse coopération avec la république de Guinée contribuera à l’amélioration du climat des investissements dans votre pays et au renforcement de la compétitivité de Rusal en tant que leader de l’industrie de l’aluminium et l’un des plus importants investisseurs étrangers en Guinée », a indiqué Oleg Pochikaev.

Au nom du préfet de Boké (en mission à Conakry), Jean Béavogui, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de ladite préfecture, a loué les « efforts de Rusal/COBAD » en faveur des populations de Boké ; tout en exhortant les bénéficiaires à l’entretient et à la préservation des ouvrages réalisés.

« Aujourd’hui, COBAD est en train de beaucoup faire pour nos communautés. Mais, vous devrez savoir que c’est dans la politique du chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, qui a demandé à tous ces partenaires qui évoluent sur le territoire national, de respecter strictement le contenu local. Et, le forage qui vient d’être réalisé ici s’inscrit dans ce cadre… COBAD a réalisé des écoles, des forages. Et, l’autorité que nous avons l’honneur de représenter ici me charge de vous confier COBAD, qui représente une poule qui pond des œufs d’or pour nous… Il faut entretenir toutes les réalisations que COBAD est en train de faire aujourd’hui pour nous. Il faut créer un comité de gestion pour ce forage. C’est ce qui va donner une longévité à cet ouvrage », a dit Jean Béavogui avant de couper le cordon inaugurale de ce forage déjà très adulé par les femmes de M’Bôdi Foulasso.

Tout comme à M’Bôdi Foulasso (dans la sous-préfecture de Sangarédi), une autre cérémonie a été organisé dans la sous-préfecture de Kamsar pour l’inauguration des forages de Dougoula 1 et Tarénsa. Dans cette même sous-préfecture, Rusal/COBAD est aussi en train de construire, à Dougoula 2, une école primaire et le logement du directeur.

A noter qu’en une année, Rusal Guinée a réalisé une vingtaine de forages dans les localités situées dans sa zone d’activités que sont : Fria, Kindia et Boké.

De retour de Boké, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Boffa : le FNDC empêche la tenue d’un débat sur le changement de constitution

11 septembre 2019 à 16 04 15 09159

Une mission du Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National (CEPDN), venue de Conakry, a organisé une consultation sur le changement de l’actuelle constitution ce mercredi, 11 septembre 2019, à Boffa. Mais, la rencontre n’a été que de courte durée. Elle a été empêchée par l’antenne locale du FNDC et plusieurs jeunes opposés au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Les organisateurs de ce débat ont joué, pourtant, à la prudence. Avec la bénédiction du maire de la commune urbaine, ils ont convié toutes les couches sociales de la ville à une rencontre sans donner l’objectif ni l’ordre du jour de cette rencontre. Jeunes, femmes, sages, autorités, ONG et associations de la préfecture ont répondu massivement à l’appel. Lorsque tout le monde a pris place, le maire de Boffa a pris la parole pour annoncer les couleurs de l’événement.

« Boffa est une préfecture démocratique. L’exemple qui prouve cela est que c’est seule Boffa qui a installé ses maires sans problèmes et au même moment. Aujourd’hui, notre rencontre est une occasion pour toutes les parties prenantes de s’exprimer librement sur le changement de la constitution, dire ce qu’il pense du changement de constitution sans contrainte », a déclaré Me Saïdouba Kissing Camara, le maire de Boffa.

Après l’introduction du maire, Sory Sidibé, le chef de mission du Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National a expliqué les motifs de l’organisation de cette rencontre, revenant sur l’historique de la constitution guinéenne. Mais, il a été stoppé par des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

« Les gens sont surpris ici, parce que nous, nous pensions que cette cérémonie visait à présenter le nouveau préfet de Boffa à la population. Mais, à notre fort étonnement, on trouve qu’il s’agit d’un débat sur le changement de la constitution. Nouvelle constitution, référendum, troisième mandat, nous on ne parle pas de ça ici, on ne veut pas de ce débat. Pliez vos bagages et partez ! », a lancé un membre du FNDC.

Ensuite, plusieurs jeunes, dont certains sont habillés aux couleurs du Front National pour la Défense de la Constitution, ont envahi les lieux. Ils ont procédé à des jets de pierres, provoquant la débandade. Ce qui a empêché la tenue du débat voulu par les organisateurs.

Les consultations sur le projet de nouvelle constitution initiées par le président Alpha Condé ont démarré hier à Conakry. Le Premier ministre, qui conduit les travaux, va rencontrer l’Assemblée nationale demain, jeudi. Mais le FNDC, mouvement composé des partis d’opposition, de structures de la société civile, de syndicats, d’artistes… a déjà annoncé qu’il ne participera à ce débat. Pour le front opposé au projet de nouvelle constitution, il n’est pas question de débattre de cette question.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Changements climatiques : plusieurs cultures menacées à Koumbia

10 septembre 2019 à 8 08 16 09169

Plusieurs cultures sont sérieusement menacées cette année à Koumbia, sous-préfecture relevant de la préfecture de Gaoual. Cette situation est due aux effets des changements climatiques, a appris Guineematin.com de paysans locaux.

Selon Alsény Barry, agent technique agricole de Koumbia, les changements climatiques ont provoqué une perturbation du cycle pluviométrique dans cette localité de la Guinée. Ce qui risque de compromettre sérieusement la campagne agricole de cette année. « A cause des changements climatiques, le cycle pluviométrique est sérieusement perturbé ici. Cette année par exemple, à cause du retard des pluies, les gens ont perdu du temps avant de commencer les travaux de labour. Ce qui risque de se répercuter sur les récoltes. Quand le temps du semis a commencé, il y a eu aussi une interruption des pluies. Voyez-vous au mois d’août, les gens ont passé 10 jours sans la moindre goutte de pluie », a-t-il expliqué, craignant sérieusement les conséquences de cette situation sur les récoltes de cette année.

Alseny Barry, agent agricole à Koumbia

Mais, notre interlocuteur rappelle que ce n’est pas la première fois que les agriculteurs de Koumbia subissent les effets des changements climatiques. En 2017 et 2018, des inondations ont causé d’importants dégâts dans la localité. « Les gens ont perdu des habitations, du cheptel, de la volaille, des denrées alimentaires et des biens. Sans oublier que ces pluies diluviennes ont fini par détruire des cultures. Ce qui a eu des conséquences fâcheuses sur les récoltes. Difficilement, certains ont eu des semences. Et cette année, au début des labours dans le Bowé, des charançons sont apparus et ont détruit par endroits les semences surtout les arachides ».

En plus des calamités naturelles, Alsény Barry explique que les agriculteurs de Koumbia sont confrontés à d’autres problèmes, comme le manque de matériels. « Tout Koumbia, avec près de 50 mille habitants, n’a qu’un seul tracteur disponible pour les labours. Ce qui est nettement insuffisant pour l’exploitation des plaines. Et pour résoudre ce problème, il nous faut au moins 10 tracteurs et des charrues pour l’exploitation des 2000 hectares. Les paysans manquent également de moyens, et le personnel technique d’encadrement est nettement insuffisant », souligne cet agent agricole.

En attendant de véritables solutions à ces différents problèmes, M. Barry conseille les paysans à rester en contact avec les agents agricoles, et surtout de former des groupements. « C’est à travers les groupements agricoles que les interventions sont possibles et faciles pour résoudre les nombreux problèmes que nous venons d’aborder ici. Je rappelle que l’un des problèmes soulevés par les paysans est la rareté des projets agricoles. Les seules qui évoluent sur le terrain c’est la fédération des paysans du Fouta Djallon et la Fédération maraichère Bowé-Badiar, et souvent avec des moyens limités. Cette tendance devrait être changée, puisque le développement c’est à la base, et l’agriculture est le secteur le plus pratiqué par les populations », a-t-il souligné.

De retour de Koumbia, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Accès aux écoles professionnelles : 1664 candidats participent au concours à Boké

9 septembre 2019 à 16 04 42 09429

Le concours d’accès aux écoles techniques et professionnelles a démarré ce lundi, 09 septembre 2019, en Guinée. Dans la préfecture de Boké, 1664 candidats prennent part à cette compétition qui va durer une semaine, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

Amara Boké Camara, inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Boké

« Au total, ils sont 1664 candidats pour 11 filières dans la préfecture de Boké. Le département nous a déjà envoyé un délégué national, et nous aussi, nous avons pris les dispositions nécessaires pour empêcher toute fraude. Dès 8h30, nous avons lancé la première épreuve et les candidats sont installés un par table avec deux surveillants par salle », a indiqué Amara Boké Camara, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Boké.

Tamba Ifono, délégué national pour la région de Boké

De son côté, Tamba Ifono, délégué national pour la région de Boké, cette évaluation s’ouvre dans des bonnes conditions. « Pour le moment, tout va bien. Les enfants sont bien installés et les surveillants sont là. Les instructions sont fermes : celui qui tentera de frauder sera mis à la porte. Parce que c’est un concours national et ce n’est pas un problème de famille », a dit le délégué.

Pour cette première journée, ce sont les candidats qui veulent accéder à l’École Normales des Arts et Métiers (ENAM) qui composent. Parmi eux, Nanfadima Keita : « je commence ce concours avec un grand espoir. En tout cas, je suis prête. Après plusieurs tentatives pour avoir le Bac sans succès, je pense que je suis habituée à ces genre d’exercice »

Le concours d’accès aux écoles techniques et professionnelles se poursuivra jusqu’au dimanche, 15 septembre 2019, dans les chefs-lieux des différentes préfectures et régions du pays.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Consortium SMB-Winning : présentation des résultats de l’étude d’impact environnemental et social du chemin de fer Boké- Télimélé

6 septembre 2019 à 11 11 46 09469

Communiqué : La Société d’Expertise Environnementale et Sociale (SEES), sous-traitant du Consortium SMB-Winning, a bouclé jeudi 05 septembre 2019 dans les Communes Rurales (CR) de Malapouya, Kolaboui et Sangarédi dans la préfecture de Boké, une série de présentation des résultats préliminaires du projet de construction du chemin de fer.

Cette étude préliminaire d’avant PARC (rapport final), a connu la présence des autorités sous-préfectorales, responsables de groupements féminins et associations de jeunesse, notabilités et sages de la commune rurale de Malapouya à 35km du chef-lieu de la préfecture.

Pendant lesdites audiences, le chef de mission de la Société d’Expertise Environnementale et Sociale (SEES), Dr. Daouda Koman a tout au long de la tournée, invité les riverains à une franche et sincère collaboration pour la prospérité des différentes parties intéressées par le projet.

Le représentant de la SMB, Isidore Pascal Soumah a demandé aux riverains d’écouter attentivement les discours afin que toutes les parties concernées soient au même niveau d’information. Il a également rappelé que le projet est un partenariat qui se veut gagnant-gagnant, sans appartenance politique, ni religieuse, bénéficiant à toute la Guinée.

Présentant les résultats préliminaires aux impactés par une projection vidéo, Marcel Fara Kamano de la SEES a fait savoir que le projet de rails traversera les préfectures de Boké, Boffa et Télimélé ; et que son entreprise a pris des dispositions relatives entre autres, à la gestion de l’impact sur la qualité de l’eau et à la sensibilisation des riverains sur la mission des employés du projet. Invitant les impactés à la prudence pour éviter des risques d’accidents, le communicateur a ajouté que les cultures maraichères, plantations, forêts, forêts sacrées, cimetières, lieux de culte, galeries et habitations seront compensés en argent liquide.

Quant aux autorités administratives et populations riveraines, elles ont formulé des doléances à savoir : le respect rigoureux du Contenu Local et du Code minier en vigueur en République de Guinée, la formation de la main d’œuvre locale, la construction des centres destinés à la formation professionnelle des jeunes des localités impactées, ainsi que la réalisation des infrastructures sociales de base.

Le projet de construction de rails prévoit le développement économique local, la diversification des activités génératrices de revenus (AGR), la protection de la faune et de la flore, la protection de l’environnement dans son ensemble, la réalisation de routes pour les zones difficiles d’accès, le renforcement des capacités des organisations et groupements communautaires dans le domaine des AGR et l’insertion des populations locales dans l’économie de marché, grâce aux achats préférentiels.

Ces différentes rencontres ont permis à tous les acteurs de mieux comprendre le projet ainsi que les mesures, envisagées par le Consortium SMB-Winning, visant à atténuer les impacts sociaux et environnementaux.

Par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Koumbia (Gaoual) : 22 millions de dollars aux paysans pour l’autosuffisance alimentaire

4 septembre 2019 à 11 11 51 09519
Mamasatan Mané, présidente de l’Union Koliba-Gaoual et membre de la fédération des paysans du Fouta Djallon

Malgré une conjoncture pour le moins compliquée, certaines femmes de notre pays parviennent à se frayer un chemin à travers leur engagement dans divers secteurs d’activités. C’est le cas de Mamasatan Mané, présidente de l’Union Koliba-Gaoual et membre de la fédération des paysans du Fouta Djallon. Cette femme leader, qui évolue dans le secteur agricole, a pris part à une rencontre tenue le vendredi, 23 août 2019, à la maison des jeunes de Koumbia, animée par le Projet de Développement Rural Intégré (PDRI), a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce projet est financé par la Banque Islamique de Développement (BID) et le gouvernement guinéen à hauteur de 22 millions de dollars américains. Il vise à apporter un soutien à la paysannerie locale.

Interrogée par le reporter de Guineematin.com à la sortie de cet entretien, Mamasatan Mané est revenue sur les points débattus au cours de la rencontre. « C’est un projet très longtemps annoncé qui vient de pointer à l’horizon. Nous avons reçu la délégation du Projet de Développement Rural Intégré (PDRI). Ils nous ont demandés plusieurs choses. D’abord, l’espace pour les cultures ; ensuite, les problèmes liés aux travaux. De l’aménagement des terres à la transformation des récoltes en passant par la mise à disposition du matériel agricole aux paysans, des semences sélectives et hâtives, de l’utilisation des engrais, le problème de la pluviométrie, la divagation des animaux et l’inaccessibilité des zones de production …Nous avons parlé de tout cela », a indiqué la responsable de l’union Koliba-Gaoual.

En ce qui concerne les attentes de la paysannerie, Mamasatan Mané espère que l’autosuffisance alimentaire sera une réalité à l’issue de la réalisation des projets financés par la BID. « Nous avons beaucoup d’attentes, mais la principale reste la concrétisation du projet. Il y a longtemps que ce projet a été annoncé. Nous attendons beaucoup de ce projet pour atteindre l’autosuffisance alimentaire », a-t-elle expliqué.

Selon Mamasatan Mané, il existe quatre unions agricoles à Koumbia. Il s’agit de l’Union Koliba-Gaoual, qui comprend 26 groupements ; l’Union Tanda Kâdé, qui compte 33 groupements ; l’Union Coton, qui fédère 56 groupements ; et l’Union Bowé-Badiar, qui couvre en plus des groupements évoluant à Koumbia, d’autres organisations paysannes à travers la préfecture et même au-delà.

Malgré la faiblesse des moyens et l’apport encore insuffisant des acteurs évoluant sur le terrain, les paysans reconnaissent avoir bénéficié d’appuis de la part de certains bailleurs et organisations spécialisées. « Nous avons bénéficié de formations, de voyages d’études et vraiment d’appui, même si beaucoup d’entre nous sont encore dans le besoin », a reconnu Mamasatan Mané.

Abordant la question relative à la cohabitation entre éleveurs-agriculteurs, notre interlocutrice a rappelé la loi Dombia qui indiquait la date de démarrage du labour et la fixation du bétail selon les zones. « Cette loi n’a pas fonctionné, puisqu’il y a des éleveurs qui disposent de plus de mille têtes. Avec cela, tu ne peux pas contrôler leurs mouvements. C’est une chose à revoir. Les cultivateurs devraient respecter le zonage et les éleveurs aussi s’occuper de leurs bêtes. Nous pensons que la clôture des champs est une solution. Mais elle seule, ne suffit pas. Il faut que les paysans respectent le zonage », a conclu la bonne femme.

Il est à souligner que la commune rurale de Koumbia, dans Gaoual, est considérée comme l’un des principaux greniers de la région de Boké. Des cultures vivrières comme le riz, le maïs, le fonio, le mil, le manioc, y sont produites en quantité. A ces cultures vivrières, s’ajoutent celles maraichères et les légumes, des cultures de rente comme les mangues et les oranges qui sont produites et exportées dans les pays voisins comme le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau.

De retour de Koumbia, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Développement agricole : une mission du PDRI/GKM échange avec les producteurs de Koumbia

3 septembre 2019 à 12 12 50 09509

Pierre Poutan Ouendeno, formateur au département de l’agriculture et responsable d’appui à la production au projet de développement intégré Gaoual-Koundara-Mali (PDRI/GKM), à la tête d’une délégation, a effectué récemment une mission de travail à Koumbia, sous-préfecture relevant de la préfecture de Gaoual. La mission a rencontré les petits producteurs et exploitants agricoles de la commune rurale.

A l’issue des travaux, monsieur Ouendeno a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com autour notamment des objectifs de cette mission et de son constat sur le terrain.

Décryptage !

Guineematin.com : expliquez-nous les motifs de votre présence à Koumbia où vous avez rencontré des responsables des unions et groupements agricoles.

Pierre Poutan Ouendeno, formateur au département de l’agriculture et responsable d’appui à la production au projet de développement intégré Gaoual-Koundara-Mali

Pierre P. Ouendeno : notre présence à Koumbia s’inscrit dans le cadre du programme de sensibilisation des producteurs dans la zone du projet, à savoir ce que c’est le PDRI/GKM, le contexte pour lequel il a été créé, les objectifs, sa stratégie d’intervention, les résultats attendus au terme du projet. Bref, nous sommes là pour partager le contenu du projet avec les populations bénéficiaires.

Guineematin.com : quels sont les objectifs de ce projet ?

Pierre P. Ouendeno : comme tout projet de développement agricole, celui-ci vise à contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, accroitre le revenu des producteurs à la base, désenclaver les zones de production, faire une mise en relation entre les zones de production et les marchés, mettre à la disposition des producteurs du matériel agricole comme des tracteurs, des motoculteurs.

Guineematin.com : quelle est la zone d’intervention du projet et combien de temps va-t-il durer ?

Pierre P. Ouendeno : la zone du projet, de par son appellation, est circonscrite à Gaoual, Koundara et Mali. Ça c’est la zone géographique. Il concerne les 25 communes rurales de ces trois préfectures. La durée du projet est de 5 ans à compter de 2019. Les bailleurs du projet sont la Banque Islamique de Développement pour environ 21 millions d’euros et le gouvernement guinéen pour plus d’un million d’euros, soit en tout plus de 22,5 millions d’euros.

Guineematin.com : combien de personnes seront touchées par le projet ?

Pierre P. Ouendeno : nous misons sur au moins 50 mille exploitants agricoles à travers ces 25 communes rurales de Gaoual, Koundara et Mali.

Guineematin.com : parlez-nous maintenant des composantes du projet.

Pierre P. Ouendeno : le PDRI/GKM comprend trois composantes. Il s’agit de l’identification des filières. Ce qui va aboutir à l’aménagement de 2100 hectares, soit 1900 hectares de plaines et 200 hectares de bas-fonds. Ensuite, il y aura la mobilisation des équipements de production comme les tracteurs, les motoculteurs, des appareils de traitement, les moissonneuses-batteuses, les décortiqueuses, la construction d’au moins 30 magasins de stockage et le désenclavement des zones de production pour 167 km de pistes rurales. Nous aurons à mettre à la disposition des producteurs de semences améliorées, la formation et l’encadrement des producteurs.

Guineematin.com : qu’attendez-vous des producteurs, les bénéficiaires ?

Pierre P. Ouendeno : nous attendons des producteurs une adhésion et un engagement participatif dans la mise en œuvre du projet qui est pour eux. C’est un projet qui est là pour améliorer les conditions de vie des paysans.

Guineematin.com : à quand le démarrage proprement dit des activités du projet sur le terrain ?

Pierre P. Ouendeno : après cette étape de sensibilisation, nous devons élaborer un document qu’on appelle programme de travail et budget annuel (PTBA). Nous reviendrons ensuite à la base pour sa validation. Ce document final sera soumis enfin au comité de pilotage qui comprendra outre les bailleurs de fonds et les représentants de l’administration, les bénéficiaires et les représentants des collectivités. C’est après ce travail que le document sera soumis aux bailleurs de fonds pour la mise à exécution.

Guineematin.com : peut-on savoir où en êtes-vous dans la mise en place de l’unité de gestion du projet ?

Pierre P. Ouendeno : justement, après la signature de l’accord, l’une des conditions c’était la mise en place de l’unité de gestion du projet. Aujourd’hui, c’est chose faite. Elle est dirigée par Mohamed Saïd Fofana (à ne pas confondre avec l’ex-Premier ministre) assisté de cinq autres cadres. Certains s’occupent des finances et de la passation des marchés, d’autres des infrastructures et du suivi-évaluation du projet.

Guineematin.com : quel a été votre constat après les rencontres que vous avez eues avec les producteurs à Koumbia ?

Pierre P. Ouendeno : nous sommes impressionnés par la qualité de la mobilisation. Avec la saison des pluies, nous pensions qu’ils ne seraient pas si nombreux avec nous. Mais à notre agréable surprise, nous avons été bien accueillis, les gens sont venus très nombreux participer à la rencontre. D’ailleurs, nous mettons un accent particulier pour Koumbia où la mobilisation des producteurs et la qualité des échanges ont été impressionnantes.

Interview réalisée par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Préfecture de Boffa : Tidiane Soumah passe le témoin au Lieutenant-colonel Abdourahmane Keita

2 septembre 2019 à 22 10 40 09409

Le remplacement de Tidjane Soumah, par un décret présidentiel à la tête la préfecture de Boffa par le Lieutenant-colonel Abdourahmane Kéita, avait provoqué des manifestations de colère de certains citoyens de la commune urbaine. Après la tempête, le calme est revenu dans la cité avec la passation de service entre les deux hommes, organisé ce lundi, 2 septembre 2019. C’est le bloc administratif local qui a servi de cadre à la cérémonie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’évènement était placé sous la présidence du gouverneur de la région administrative de Boké, le Général Siba Lohalamou. Il a mobilisé plusieurs personnalités de la région mais aussi les sous-préfets, maires, secrétaires généraux des communes, chefs religieux, acteurs de la société civile de Boffa et une importante délégation des fils ressortissants de ladite préfecture.

Dans son discours, Tidjane Soumah, le préfet sortant a vanté les mérites de son successeur. « J’ai accueilli votre nomination avec joie, parce que je sais que vous êtes un cadre compétent sur le plan administratif à travers votre passage à Coyah. Ensuite, je remercie la population de Boffa. Par conséquent, je me mets entièrement à la disposition de la population de Boffa. Je tiens à vous assurer que les cadres préfectoraux, communaux et sous-préfectoraux sont dévoués et j’ai travaillé avec eux main dans la main », a fait savoir monsieur Soumah.

Pour sa part, le préfet entrant a remercié le président Alpha Condé pour la confiance placée sur sa modeste personne. « Je suis très content de cette grandiose mobilisation. Je remercie le président de la République, chef de l’État, pour m’avoir porté sa confiance en me nommant à la tête de cette grande préfecture de Boffa. A mes yeux, cette confiance est inestimable, car les tâches qui nous attendent tant sur le développement que sur la consolidation de la paix sont immenses ».

Après avoir remercié son prédécesseur, le Lieutenant-colonel Abdourahmane Kéita a invité les habitants de Boffa à une unité d’actions pour l’épanouissement de la préfecture. « Je remercie les efforts consentis par mon prédécesseur, Tidjane Soumah, pour le développement de Boffa à travers les projets initiés par le président de la République dans les domaines de la pêche, de l’agriculture et toutes autres activités génératrices de revenu. Pour ma part, je me joins à tous les responsables administratifs et politiques, citoyens et citoyenne de Boffa, pour continuer cette belle œuvre qui s’inscrit en droite ligne dans la politique du développement de son excellence le professeur Alpha Condé, président de la République, et de son gouvernement, conduit par Dr Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du gouvernement. Donc, je demande l’apport de la population de Boffa pour poursuivre les taches de mon prédécesseur », laissé entendre le nouveau préfet de Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com

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Rumeur sur le saccage du siège du RPG AEC à Boké : « nous allons poursuivre l’auteur en justice »

2 septembre 2019 à 18 06 57 09579
Modibo Fofana, coordinateur du RPG-AEC à Boké

Une rumeur a circulé ce lundi, 02 août 2019, sur les réseaux sociaux, annonçant le saccage du siège du RPG Arc-en-ciel à Boké. Et, les responsables locaux du parti au pouvoir n’ont pas tardé à réagir. Le coordinateur de la formation politique dans la région dénonce un mensonge et n’exclut pas une poursuite judiciaires contre l’auteur, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Quand j’ai vu les images, je suis tombé de nu. D’abord, on m’a appelé d’ici et de Conakry pour me demander si j’ai vu cette publication sur internet ce matin. Au début, j’ai banalisé l’affaire. Mais quand j’ai vu les images publiées, ça m’a désagréablement surpris ». C’est ainsi qu’ réagi Modibo Fofana, coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel à Boké à la folle rumeur annonçant que le siège du parti au pouvoir dans la ville de Boké a été saccagé.

L’information a été publiée sur Facebook avec des images d’un bâtiment saccagé à l’appui. Mais sur le terrain, la réalité est toute autre. Le bâtiment servant de siège au RPG Arc-en-ciel à Boké reste intacte. Pas même une chaise n’a été touchée. Pour Modibo Fofana, aucun doute que l’auteur de cette publication veut simplement faire croire que le parti présidentiel n’est pas aimé dans cette importante région minière du pays. Il annonce une poursuite judiciaire l’intéressé.

« Vous savez, les gens aiment mentir. Et ils pensent que tout peut passer comme ça, comme si les autres sont incapables de réfléchir mais ça ne marche pas comme ça. Nous sommes en train de mener des enquêtes et nous allons poursuivre l’intéressé en justice », a dit notre interlocuteur.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Mauvais état des routes : des habitants de Kamsar tirent la sonnette d’alarme

31 août 2019 à 17 05 23 08238

A l’image de leurs compatriotes de plusieurs autres localités du pays, les habitants de Kamsar souffrent actuellement dans leurs déplacements. Cela, en raison du mauvais état des routes. Non seulement le tronçon Boké-Kamsar, mais aussi les voiries de la ville industrielle sont devenues quasiment impraticables, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Boké qui s’est rendu sur place. Et, les citoyens attirent les attentions des autorités sur cette situation.

Un parcours de combattant, c’est ce qu’il faut aujourd’hui pour rallier la sous-préfecture de Kamsar. Une localité minière qui abrite l’usine d’alumine de la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée). Mais, le calvaire ne s’arrête pas là. Le plus inquiétant pour les habitants de Kamsar, c’est le mauvais de la voirie de la ville. Toutes les routes sont fortement dégradées et sont difficilement praticables.

« Depuis Kayenguessa jusqu’à port nènè, la route est impraticable aujourd’hui. Chaque fois que je sors avec ma moto, je rentre avec des pannes. Chaque 2 ou 3 jours, je suis obligé de changer la chaîne, les pneus ou autre chose. Presque tout ce que je gagne, c’est pour réparer ma moto », déplore Lamarana Diallo, conducteur de taxi moto dans la ville industrielle.

Même son de cloche chez Mamadou Oury Diallo, un autre conducteur de taxi moto de Kamsar. « Nous souffrons énormément ici. Pendant l’hivernage, c’est la boue qui nous fatigue ; en saison sèche, c’est la poussière qui bouche les narines. Tout ça parce que la route n’est pas bonne. Nous demandons à la CBG (Compagnie de Bauxite de Guinée) de nous aider parce qu’elle en est capable. Et, eux-mêmes (les responsables de la société), c’est la seule route qu’ils pratiquent », soutient-il.

De son côté, Aboubacar Sylla, membre du syndicat des transporteurs de Kamsar, se plaint aussi des pannes causées par le mauvais état des routes. « Nous les chauffeurs, cette route nous coûte énormément cher. Nos échappements se coupent très souvent, les trous gâtent nos amortisseurs et les roues. En plus, la route est très étroite, elle ne fait même pas trois mètres de large, et il y a beaucoup de camions qui y circulent. Ce qui fait que les embouteillages et les accidents sont récurrents ici », a dit regretté le chauffeur.

Ces citoyens exhortent les autorités du pays à les aider à sortir de ce calvaire dans lequel ils sont plongés depuis le début des grandes pluies.

De retour de Kamsar, Abdourahmane N’diaré pour Guineematin.com

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Fièvre aphteuse, manque d’eau, vol de bétail : le secteur de l’élevage menacé à Koumbia

30 août 2019 à 11 11 01 08018

La commune rurale de Koumbia, située dans la préfecture de Gaoual, est une zone agropastorale par excellence. Berceau de la race Ndama, elle dispose du 8ème du cheptel national, se classant ainsi en tête des communes réputées favorables à la pratique de l’élevage en Guinée. Mais depuis quelques années, ce secteur est confronté à plusieurs problèmes qui le menacent sérieusement. L’un des acteurs du secteur a expliqué ces difficultés à un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Idrissa Diallo, membre de l’Union des jeunes éleveurs de Koumbia et membre de la coordination des éleveurs de la préfecture de Gaoual
Idrissa Diallo, membre de l’Union des jeunes éleveurs de Koumbia et membre de la coordination des éleveurs de la préfecture de Gaoual

Idrissa Diallo, un des responsables de l’union des jeunes éleveurs de Koumbia et membre de la coordination des éleveurs de la préfecture de Gaoual, connaît bien ce secteur. Rencontré au milieu de son troupeau, campé à quelques 5 km du chef-lieu de la sous-préfecture, le jeune éleveur explique que les problèmes entre agriculteurs et éleveurs persistent dans la localité. Et cela, malgré les dispositions prises pour y mettre fin.

« Cette zone (le campement des éleveurs) est la 2ème du genre à Koumbia. Elle s’étend sur un périmètre estimé à près de 10 mille hectares. Nous nous sommes entendus : agriculteurs et éleveurs, appuyés par les autorités locales, que cette zone est réservée à l’élevage et ne doit pas être occupé par les planteurs. Mais malgré tout cela, certains agriculteurs s’entêtent et mettent en pleine prairie des champs isolés non clôturés. D’autres encore essaient de revendre les domaines. Certains encore tentent de faire des plantations. Ce qui occasionne souvent des accros puisque facilement les troupeaux peuvent passer par là sans la volonté du bouvier », soutient-il.

Mais, ce problème entre agriculteurs et éleveurs est moins complexe par rapport à d’autres que rencontrent les acteurs du secteur de l’élevage à Koumbia. « Cette année, nous avons enregistré une maladie qui a fatigué notre bétail. Tu peux voir un taureau de 5 ans, 6 ans, voire plus tomber banalement et mourir de la fièvre aphteuse. Nous avons perdu assez de têtes cette année à cause de cette maladie. D’autres vaches en état n’ont pas pu arriver à terme. Heureusement, vers la fin de la saison, nous avons obtenu des produits pour lutter contre cette dangereuse fièvre », explique Idrissa Diallo.

Il ajoute que « l’un des problèmes les plus graves que nous avons ici c’est le manque d’eau. Ici sur cette zone, il y a plus de 2000 têtes de bœufs. Nous sommes au moins 15 à 20 éleveurs à camper dans la zone depuis plusieurs dizaines d’années. Il y a beaucoup de cours d’eau et de sources d’eau. Mais ces 5 dernières années, les points d’eau sont devenus rares. Pendant la saison sèche, entre mars et juin, nos bœufs, à la recherche d’eau, meurent parfois de soif. D’autres, toujours à la recherche d’eau, tombent et meurent isolés sur les anciens sites où ils avaient l’habitude de trouver de l’eau ».

Autre souci évoqué par le jeune éleveur, c’est le sempiternel problème vol de bétail. « Les gens nous fatiguent ici. Je veux dire les voleurs. Les voleurs ont souvent des complices masqués. S’ils volent, il est difficile de les dénicher, si tu réussis à le faire, ils passent par les mailles de la justice. Nous voulons que cela cesse. Que les éleveurs et leur bétail soient bien sécurisés. Cela va dans l’intérêt de chacun de nous. D’ailleurs à cause des nombreux problèmes que je viens de citer ici, surtout le manque d’eau et le vol de bétail, beaucoup de nos parents ont traversé la frontière du côté de la Guinée Bissau.

Nous aimons bien notre pays, c’est pourquoi nous lançons ce cri d’alarme afin que l’Etat nous vienne en aide en solutionnant ces différentes difficultés auxquelles nous sommes confrontés au quotidien ici. Je précise que notre secteur contribue énormément au développement du pays », a dit monsieur Diallo.

La preuve, dit-il, grâce à cette activité, au moins 5 à 6 camions remorques, remplis de bœufs, quittent cette localité chaque lundi en direction de Conakry. Sans compter le lait et ses produits dérivés qui sont également vendus dans la capitale guinéenne.

« C’est grâce à cette activité que nous parvenons à faire vivre nos familles, nous envoyons nos enfants à l’école, et en cas de maladie, nous les soignons. Nous contribuons efficacement au progrès économique du pays, à travers l’élevage. Nous voulons que ce secteur soit protégé et développé par l’Etat pour le bien de tout le monde », a conclu notre interlocuteur.

De retour de Koumbia, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Kolaboui (Boké) : accusé de vol de carburant, la société MARINEX réplique

29 août 2019 à 22 10 37 08378
La centrale de Kolaboui

Comme annoncé précédemment, la commune rurale de Kolaboui, dans la préfecture de Boké, est confrontée à des difficultés dans la desserte du courant électrique. Les jeunes accusent les autorités locales et la société MARINEX de détourner le carburant destiné à alimenter la commune rurale en électricité. L’un des mis en cause, Ousmane Sampil, Directeur Général du groupe MARINEX, rejette tout en bloc cette accusation, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Tibou Diaby, le responsable du bureau de veille de Kolaboui accuse Ousmane Sampil de MARINEX de vol du carburant destiné à faire tourner les moteurs qui produisent l’électricité pour la localité. Le mis en cause se dit choqué par ces accusations portées contre sa personne.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Ousmane Sampil dit être victime de sa gentillesse. « Nous sommes dans le souci d’aider la jeunesse de Kolaboui, c’est pour ça que nous avons donné l’écart de carburant à la jeunesse pour leur permettre de créer des petites entreprises. Nous donnons entre 25 et 30 millions de FG à ces jeunes chaque mois et cela, depuis 5 mois. Sur le terrain, on a constaté qu’ils ne font rien et ils se partagent l’argent. Maintenant, la mairie nous a demandé d’arrêter. On nous dit que désormais, on doit passer par la commune pour les dons. Mais depuis que cela est bloqué, Tibou Diaby n’est pas content ».

Par ailleurs, Ousmane Sampil dit être victime de menaces de la part Tibou Diaby. « Je reçois régulièrement des menaces de la part de certains jeunes, y compris Tibou Diaby qui me demandent de les impliquer dans la gestion des groupes. Mais, nous sommes une entreprise privée. On n’est pas obligé. Tibou est parti jusqu’à me dire que si je ne lui donne pas 5 millions de FG, il va brûler la centrale », accuse à son tour monsieur Sampil.

Tibou Diaby a tout simplement nié avoir reçu de l’argent de la part d’Ousmane Sampil. « Moi, je n’ai jamais reçu de l’argent de la part de Monsieur Sampil, mais c’est pas sa première fois de me faire des accusation de ce genre. Même devant le préfet de Boké, il l’a fait, mais il avait fini par demander pardon. C’est d’ailleurs pour cela que nous voulons une confrontation… »

À noter que le problème de courant électrique a commencé à Kolaboui en 2017 après les séries de manifestations des jeunes qui réclamaient que la localité soit desservi.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Kolaboui (Boké) : les jeunes menacent de bloquer la route

29 août 2019 à 9 09 09 08098
La centrale de Kolaboui

Des tensions refont surface dans la sous-préfecture de Kolaboui, relevant de la préfecture de Boké. En cause, des jeunes de la localité accusent leurs autorités de détourner le carburant destiné à alimenter la commune rurale en électricité, a appris le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Dans la soirée d’hier, mercredi 28 août 2019, plusieurs jeunes de Kolaboui se sont retrouvés pour tenter de brûler des pneus dans la rue, afin d’exprimer leur colère contre les autorités locales. Des autorités qu’ils accusent de détourner le carburant devant faire tourner les groupes électrogènes qui desservent la localité en courant électrique.

Tibou Diaby

« Plusieurs centaines de litres de carburant sont détournés chaque jour. Et, ces dernier jours, les autorités locales de Kolaboui et les responsables de l’ANAIM et de MARINEX ont multiplié les rencontres pour chercher à étouffer l’affaire », a révélé à Guineematin.com Tibou Diaby, un responsable du bureau de veille de Kolaboui. Un bureau composé des jeunes de la sous-préfecture.

On apprend que c’est un autre membre de cette structure qui a dissuadé les jeunes qui souhaitaient se faire entendre dans la rue. Alors, ils ont décidé ensemble d’aller rencontrer d’abord les autorités locales pour leur demander de rendre compte de la gestion de ce carburant. Et, s’ils n’obtiennent pas des réponses satisfaisantes de la part des autorités, les jeunes promettent de se faire entendre très prochainement dans la rue.

Joint au téléphone par Guineematin.com hier soir, le sous-préfet de Kolaboui a dit n’être pas informé de cette affaire de vol de carburant. De son côté, le maire de la commune rurale a laissé entendre qu’il était en réunion et qu’il ne pouvait pas parler.

A rappeler que des manifestations sont récurrentes dans la localité minière de Kolaboui et plus généralement dans la préfecture de Boké. Et, ces mouvements de colère sont souvent liés à la faible desserte du courant électrique.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Boké : l’affaire du 3ème mandat pour Alpha Condé perturbe les débats du Conseil communal

28 août 2019 à 17 05 52 08528

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, la 2ème session du conseil communal de Boké qui s’est ouverte hier, mardi 27 août 2019, se poursuivra jusqu’à demain, jeudi, dans la salle de conférence de la mairie. Au-delà des autorités de tutelle, cette rencontre regroupe les chefs religieux, les représentants des associations de jeunesse, de la société civile et les conseillers de la commune urbaine dont 27 des 29 ont répondu présents.

Seulement, dans la journée de ce mercredi, aux environs de 11 heures, les travaux ont été momentanément perturbés. Et pour cause ? La promotion d’une nouvelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de rester au pouvoir à vie en République de Guinée.

L’incident qui a failli faire capoter la session du conseil communal de ce jour a été provoqué par un des conseillers communaux, Johne Coumbassa, qui a présenté un paquet de noix de cola qui lui aurait été remis par certains ressortissants de Boké à Conakry, proches de la mouvance présidentielle, et qui demanderaient une manifestation en faveur d’un 3ème mandat pour le président Alpha Condé. Il ne fallait pas plus pour « allumer la salle » ! Des cris et injures ont fusé de partout ! Pendant plus de 20 minutes, le désordre était total ! Personne n’écoutait son prochain… Une pause a finalement été demandée pour calmer les conseillers issus de l’opposition qui sortaient et juraient de bouder la suite des travaux.

Il a fallu une dextérité du maire de la commune urbaine, Mamadouba Tawel Camara, pour faire revenir les opposants. A la reprise, le maire a demandé pardon au nom de l’exécutif communal pour cette maladresse.

Finalement, Maxim Diallo, doyen des conseillers issu de l’opposition a été désigné comme porte-parole de circonstances. Déplorant ce qui venait de se passer dans la salle, le doyen a rappelé que la mairie n’est pas une tribune politique. Maxim Diallo a précisé que si ces colas avaient été acceptés, l’exécutif communal se verrait alors dans l’obligation d’accepter également le paquet de cola du FNDC pour les croquer en même temps…

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Boké : 8 points à l’ordre du jour de la 2ème session ordinaire du conseil communal

27 août 2019 à 19 07 09 08098
conseil communal de Boké

La deuxième (2ème) session du conseil communal de Boké s’est ouverte ce mardi, 27 août 2009, dans la salle de conférence de la mairie. La rencontre, qui va s’étaler sur trois jours, regroupe les autorités de tutelle, les religieux, les associations de jeunesse, la société civile et 27 des 29 conseillers de la commune, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Elhadj Baba Dramé, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké

L’ouverture de cette deuxième session du conseil communal de Boké a été présidée par le directeur de cabinet du gouvernorat. Dans son intervention, Elhadj Baba Dramé a rappelé aux conseillers l’importance de la cérémonie. «Avec les huit points inscrits à l’ordre du jour, nous avons l’espoir que tout va bien se passer et que tout ce qui se dira ici sera au profit des populations de la commune urbaine de Boké ».

Selon nos informations, huit (8) points sont inscrits à l’ordre du jour, au nombre des quels les fonciers bâtis, la situation des infrastructures économiques, l’assainissement, la délégation communale de la jeunesse et des femmes mais aussi le parrainage des quartiers.

Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké
Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké

Le maire de la commune urbaine, Mamadouba Tawel Camara, est revenu sur les raisons du choix de ces points comme ordre du jour. «La proposition du présent ordre du jour représente sans ambages les préoccupations des citoyens, les défis auxquels sont confrontés le conseil communal pour une véritable mobilisation des ressources locales et favoriser l’instauration de la paix et la quiétude sociale dans la cité. Elle tient aussi en compte les recommandations de la commission budgétaire arbitrale préfectorale », a laissé entendre le maire.

En outre, monsieur Tawel Camara n’a pas occulté les difficultés qui minent la commune urbaine de Boké, immensément riche en ressources minières, mais dont les populations tirent le diable par la queue : « l’état de dégradation poussé de la voirie urbaine, l’occupation anarchique des trottoirs et espace public, l’octroi illégal des domaines du patrimoine bâti et non bâti par les services préfectoraux, la dégradation poussée de l’environnement, le manque d’organisation des structures de jeunes, la sécurité des personnes et de leurs biens, sont des préoccupations majeures auxquelles l’autorité communale est confrontée ».

Cette deuxième session ordinaire du conseil communal de Boké durera trois jours où toutes les questions importantes seront passées aux peignes fins.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Tronçon Boké-Sangarédi: un véritable casse tête chinois pour les usagers

26 août 2019 à 19 07 56 08568

De très nombreuses routes urbaines et interurbaines de la Guinée connaissent de nos jours un état de dégradation très poussé. Aucune partie des quatre régions naturelles du pays n’est épargnée par cette dure réalité. Le tronçon Boké-Sangarédi, en Guinée Maritime, est dans un piteux état en cette fin du mois d’août 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La route nationale Boké-Sangarédi faisait partie des meilleures routes du pays, mais aujourd’hui, tout ceci n’est qu’un lointain souvenir. Ce tronçon représente un grand souci pour les usagers et un véritable défi pour le gouvernement guinéen. De nombreux nids de poules, remplis d’eaux boueuses, rendent la circulation quasi impossible au grand dam des usagers.

Si pendant la saison sèche c’est la poussière qui rend la vie impossible aux usagers, en cette période d’hivernage, c’est une boue rougeâtre qui jaillie des trous et autres sillons. Les motards sont les plus affectés par cette situation, le plus souvent aspergés par les véhicules.

Ibrahima Sané

Selon Ibrahima Sané, un conducteur qui emprunte ce tronçon, le mauvais état de la route n’est pas sans conséquences sur les engins roulants mais aussi sur la sécurité des chauffeurs et de leurs passagers. « Ces trous endommagent les amortisseurs mais aussi contribuent fortement à la crevaison des roues. En empruntant ce tronçon, vous rentrez sale et complètement épuisé. Il faut que l’Etat pense aux usagers de cette route. C’est vraiment désolant que la situation de ce tronçon se présente comme ça pendant que les sociétés minières le pratiquent à tout temps. Et le malheur dans tout ça est que personne n’en parle », a déploré notre interlocuteur.

C’est une vérité de Lapalisse de dire que les routes sont dégradées dans notre pays : N’zérékoré-Yomou, Kissidougou-Kondembadou-Gueckédou, Labé-Mali, Kindia-Télimélé, Coyah-Forécariah, Bambéto-Dar Salam-Concasseur, Sonfonia T7-Sonfonia Casse-Samatran, Cimenterie-Fofoméré, Cosa-Cité CBK-Matoto… La liste est loin d’être exhaustive.

Depuis Boké, Abdourahmane N’Diâré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Développement local, ANAFIC, lourdeur administrative : le maire de Koumbia à Guineematin

25 août 2019 à 9 09 31 08318
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de la commune rurale de Koumbia

A l’occasion d’une interview qu’il a accordée à un journaliste de Guineematin.com, le maire de la commune rurale de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual, a évoqué la gestion de cette collectivité par son équipe. Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba a fait le point des actions réalisées par la mairie dans le cadre du développement des différents secteurs d’activité de la localité. Il a regretté dans le même temps, la « lourdeur administrative » dans le cadre du décaissement des fonds de l’ANAFIC, qui empêche la réalisation de certains projets de sa commune.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait 8 mois depuis que vous êtes à la tête de la mairie de Koumbia. Où en êtes-vous aujourd’hui avec l’exécution du budget de la commune qui s’établit à hauteur d’environ 1 milliard de francs cette année ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : en recettes, nous sommes à peu près entre 30 et 40%. Pour les dépenses, actuellement ça va puisque nous n’avons pas d’arriérés de salaire avec le personnel contractuel. A notre arrivée, nous avons réglé les arriérés de salaire, et mieux, nous avons revalorisé les salaires dont certains étaient au-dessous du SMIC (salaire minimum interprofessionnel garanti, fixé à 440 mille francs guinéens). Et l’année prochaine, nous entendons revoir cette situation de nos contractuels pour qu’ils vivent plus dignement.

Guineematin.com : quels sont vos rapports avec le département de l’administration du territoire, notamment dans le cadre de transfert des compétences ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : celui-ci est en partie respecté. En réalité si vous prenez le code des collectivités révisé, il est mentionné que tout conseiller communal doit savoir lire et écrire à plus forte raison un maire. Mais cela n’a pas été appliqué. C’est ce qui crée d’ailleurs tous ces problèmes de gestion, puisque n’a peur des comptes qu’un comptable. Là, ça pose problème. Entre nous et l’administration, c’est comme si tu donnes l’argent à ton fils et tu le contrôles. Nous sommes dans l’apprentissage. L’Etat nous assiste à travers l’ANAFIC dans les projets de développement. Mais cet argent est viré dans le compte de la Banque centrale après l’autorisation du responsable régional de l’ANAFIC et toute la procédure de passation de marché.

Il y a un problème de paperasse qui embête les entrepreneurs locaux. C’est par exemple l’assurance, le quitus fiscal, le RCCM, ainsi de suite. Nos artisans ruraux ne connaissent pas cela. Pourtant, ils sont bien et c’est eux qui font le travail en sous-traitant avec les entreprises venues d’ailleurs. Ce qui n’est pas mal en soit forcément, mais le handicap c’est la lourdeur administrative. Moi par exemple, à cause de cette lourdeur, deux des trois projets élus n’ont pas encore connu un début d’exécution à 4 mois de la fin de l’année.

Guineematin.com : mais, est-ce que ce n’est pas à cause des problèmes de détournement des deniers publics que toute cette procédure est mise en place ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : si on veut régler ces problèmes, l’Etat doit entièrement responsabiliser les communes. Celui qui se comporte mal, on le débarque. Toute commune, tout maire ou conseiller impliqué dans ce genre de malversation doit être débarqué purement et simplement. C’est vrai qu’il y a eu des maires, des vices maires ailleurs qui se sont attribué des marchés, en violation de la loi. Mais qu’a fait l’Etat ? La loi est là pour être appliquée. Je rappelle que le Président de la République a dit haut et fort que ces marchés doivent revenir à nos artisans locaux pour leur permettre d’avoir un plus dans leur quotidien. C’est pour cette raison que nous demandons à l’Etat d’être un peu souple dans la procédure de passation.

Guineematin.com : souvent, le problème, c’est l’exécution des chantiers au point de vue qualité et respect des délais de réalisation.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : je préside toutes ces commissions de suivi et d’évaluation. Le hangar du marché par exemple, j’ai assisté à la pose de la première pierre et j’ai assisté à la couverture de la dernière tôle. Pour le crépi, je viens de me voir avec l’entrepreneur à qui j’ai donné une semaine pour finir le travail.

Guineematin.com : depuis fin juillet 2019, c’est la campagne de reboisement qui domine l’actualité. Comment est-ce qu’elle se passe ici ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : cette campagne se passe très bien à Koumbia et je dirai même dans tout Gaoual. Puisque dans le cadre de l’initiative présidentielle, trois ONG ont été sélectionnées pour faire le reboisement. Il s’agit de l’APEPTG (Association pour la protection de l’environnement et la promotion du terrorisme), l’AJEK (l’Association des jeunes de Koumbia) et l’AGV (Association Guinée verte). Par coïncidence, toutes ces ONG sont de Koumbia.

L’argument utilisé est simple, la plupart des calamités naturelles dont est victime Gaoual, ont été enregistrées à Koumbia. C’est le cas des inondations, des incendies, des tornades dévastatrices, … Qu’à cela ne tienne, nous encourageons toutes les ONG de notre préfecture, tous les jeunes, toutes les femmes à s’intéresser au reboisement. C’est la seule chose qui peut nous sauver des conséquences graves des changements climatiques.

Guineematin.com : puisqu’on parle de développement local, dites-nous, comment se porte aujourd’hui le secteur éducatif à Koumbia ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est l’une de nos principales priorités. Celle de relever le niveau de notre système éducatif. C’est pourquoi, en début d’année, j’ai visité le collège et le lycée de Koumbia pour voir ce qui se passe. J’ai constaté que quasiment toutes les classes étaient vides. J’ai posé la question au proviseur qui m’a parlé d’un manque d’enseignants, et qu’il fallait recruter une dizaine de contractuels. Ceux qui étaient là avaient arrêté les cours à cause du non-paiement de leur argent. J’ai demandé à qu’ils soient rappelés et j’ai décidé de régler tous les arriérés à hauteur de 14 millions. Certains ont été recrutés pour combler le vide et nous avons pris entièrement en charge leur situation.

Et c’est pourquoi, nous avons obtenu le succès aux examens de fin d’année. Au brevet, nous avons présenté 109 candidats pour 108 admis. Au baccalauréat sur les 25 candidats, 8 sont admis sur un total de 16 admis pour l’ensemble de la préfecture de Gaoual. J’ai demandé à l’association de jeunes de Koumbia, composée pour la plupart de jeunes diplômés sans emploi, de venir aider leurs frères en attendant la réaction de l’Etat pour nous pourvoir en enseignant. Et je profite de ce micro pour demander aux parents d’élèves de donner une priorité à l’éducation de nos enfants.

Je demande aux présidents de districts, de me déposer la liste partout où il n’y a pas d’enseignants. Je vais proposer qu’un budget soit alloué à l’éducation pour ce genre de choses. Parce que l’éducation en Guinée, nous sommes les derniers sur le continent avec un budget de moins de 20%. Moi je vais faire le contraire. Nous allons allouer un budget de 20 à 25% de la commune pour l’éducation.

Guineematin.com : que dire de la couverture sanitaire dans la commune rurale ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : vous avez un centre de santé et près de 15 postes de santé à Koumbia. Mais, ce n’est pas suffisant. Nous ne voulons plus qu’une femme qui donne la vie souffre ou meurt de douleur pour manque d’assistance. Nous voulons que chaque secteur dispose de son poste de santé équipé et opérationnel. Mieux, parlant de l’autonomisation des femmes et des jeunes, nous demandons à chacun d’aller vers les groupements.

Aujourd’hui, nous avons réussi à mettre en place une banque, la LC2, le siège est obtenu et équipé et le personnel recruté et formé. Cette banque est là pour les assister. Ils peuvent obtenir des crédits agricoles et devenir indépendants. C’est ce que nous voulons pour les femmes et pour les jeunes. Nous voulons qu’ils développent des activités capables de leur apporter de revenus conséquents.

Guineematin.com : un autre problème auquel est confrontée la sous-préfecture de Koumbia, c’est l’état des routes. Il y a eu un projet de réhabilitation de la route Koumbia-Kembéra qui avait été annoncé et qui devait être financé par l’ANAFIC. Mais jusque-là, ce projet n’a pas démarré sur le terrain. Qu’est-ce qui explique cette situation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : nous l’avons largement développé ci-haut. Mais ce que je peux vous dire, dans notre Plan Annuel d’Investissement (PAI), nous voulons rendre accessibles tous les secteurs des 20 districts de notre commune. Nous allons nous battre dans ce sens. Nous ne voulons pas entendre qu’on n’a pas accès à un secteur à cause du mauvais état de la route. Nous souhaitons la réalisation de tous les ponts.

Guineematin.com : sur le plan religieux, il y a eu des problèmes de cohabitation entre les sectes islamiques ici à Koumbia. Avez-vous fait quelque chose pour régler ce problème ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : je précise d’abord qu’avant il n’y avait pas ce problème, les gens cohabitaient sans problème. Tous ont le même Dieu et le même prophète. A Koumbia, ce qui a créé le problème, c’est lorsque les Wahhabites ont voulu transférer la prière des deux grandes fêtes musulmanes : la Korité et la Tabaski, dans l’enceinte de leur école et mosquée. Pendant la Korité, ils ont prié à part. Cela a failli créer des problèmes. Moi, j’étais absent. Les Wahhabites ont reconnu leur erreur et ont demandé pardon. Cette fois encore, ils ont voulu récidiver, j’ai été interpellé par la ligue. Et, vu l’ampleur du problème, je l’ai remonté à l’autorité préfectorale.

Le préfet a pris toutes les dispositions pour traiter le problème avec la ligue préfectorale et une décision a été prise. Cette décision dit quoi ? Seuls les lieux identifiés par la ligue doivent abriter les prières publiques. Finalement tout est rentré dans l’ordre. Et la prière s’est bien passée. Il faut le souligner, en tant qu’autorité, nous apprenons beaucoup de choses d’eux. Certains parlent de terroristes, d’autres de Djihadistes. Mais pour nous, c’est la cohésion sociale, la paix et la stabilité de notre localité qui focalisent notre attention. Et Dieu merci, tout se passe bien sur le terrain.

Guineematin.com : quel message avez-vous à l’endroit de vos collaborateurs et des populations de Koumbia ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : mon message, est celui de la cohésion sociale, la paix et l’unité des fils et filles de Koumbia. Je veux qu’on se donne la main. Je l’ai dit lors de la dernière session. J’ai dit que les élections sont finies. Mais certains conseillers se croient toujours en campagne. Nous sommes élus pour servir la population et non pour nous servir. L’agent que je reçois est destiné à développer la commune. Même le maire n’est pas rémunéré à plus forte raison un conseiller. L’argent de la commune n’est pas à partager. Certains croient que les 5% destinés au fonctionnement doivent être répartis entre les conseillers. Non, ce n’est pas ça. Cet argent c’est pour effectivement le fonctionnement de nos services. Des services qui ont besoin d’être équipés et bien entretenus. Voilà à quoi cet argent doit servir.

Interview réalisée à Koumbia par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

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Alpha Condé fâche Boffa : manifestation contre le limogeage du préfet

23 août 2019 à 17 05 26 08268

Le limogeage de Tidiane Soumah qui était jusque-là préfet de Boffa, est mal accueilli dans la préfecture. Au lendemain de l’annonce de la nouvelle, plusieurs citoyens ont manifesté dans la ville pour protester contre cette décision du président Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le décret nommant le lieutenant-colonel Abdourahmane Keita comme préfet de Boffa en remplacement de Tidiane Soumah, précise que ce dernier est appelé à d’autres fonctions. Mais, la décision du président Alpha Condé est désapprouvée par certains habitants de la commune urbaine de Boffa. Dès après la lecture du décret, jeudi soir, à la télévision nationale, un groupe de citoyens est sorti pour exprimer leur mécontentement dans les rues de la ville. Mais, en raison de la tombée de la pluie, ce mouvement de protestation n’a été que de courte durée.

Mais, ce n’était que partie remise. Car, ce vendredi, 23 août 2019, plusieurs personnes sont sorties manifester à nouveau dans la rue. Ils ont érigé des barricades sur la route nationale n°3 Conakry-Boké. Lansana Sylla, un des manifestants, ils ne veulent pas que Tidiane Soumah quitte la préfecture de Boffa.

« Nous sommes pour le préfet de Boffa, Tidiane Soumah. Parce que ce qu’il est en train de faire pour Boffa, c’est quelque chose qui est bénéfique pour la ville de Boffa. C’est la première fois pour nous de voir un préfet qui est au service des citoyens. Boffa n’a jamais eu un bon préfet comme lui, il défend l’intérêt des jeunes et de Boffa en général », a dit ce citoyen.

Abondant dans le même sens, Kala Camara, un autre manifestant indique qu’il est inacceptable que Tidiane Soumah quitte actuellement la préfecture de Boffa. « Nous bloquons la route nationale numéro 3 parce que nous sommes contre le décret du président de la République. Ce préfet qu’on veut changer aide les jeunes de Boffa même dans les sociétés minières qui sont là, il défend la cause de ces jeunes », a-t-il laissé entendre.

Les manifestants demandent au président Alpha Condé de revenir sur son décret, remplaçant Tidiane Soumah par l’officier de l’armée Abdourahmane Keita à la tête de la préfecture de Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com

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Koumbia: une case et son contenu consumés par un incendie à Dâra Bowé

23 août 2019 à 16 04 29 08298

Une case a été ravagée par un incendie d’origine inconnue dans le district de Dâra Bowé, relevant de la commune rurale de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual. Les faits se sont produits ce vendredi, 23 août 2019, aux environs de 13 heures GMT au moment où les fidèles musulmans s’apprêtaient à aller à la mosquée pour la pierre, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Il était 13 heures ce vendredi lorsqu’une épaisse fumée a noirci le ciel à Dâra Bowé, à quelques mètres du marché hebdomadaire de Koumbia. Sur les lieux, une case et son contenu en proie à des flammes ardentes. Heureusement qu’aucune victime humaine n’est à déplorer.

Le propriétaire de la case, Alpha Oumar Diallo, chauffeur de profession, interrogé par Guineematin.com, explique : « on m’a appelé pour m’informer de ce drame. Je suis arrivé en catastrophe pour trouver que le feu avait déjà fini de tout consumer. Rien n’est sorti. Tout a été brûlé. Et je demande l’aide des bonnes volontés », a dit la victime en sanglot.

De son côté, l’épouse d’Alpha Oumar Diallo, qui préparait le repas du jour lorsque l’incendie s’est produit, était consolable.

Selon les témoins, c’est la deuxième fois qu’un incendie est enregistré sur les mêmes lieux. Pour la première fois, c’est la grande case et son contenu aussi qui ont été consumés par un feu mystérieux, ajoute-t-on.

Jusqu’au moment où l’on quittait les lieux, aucune piste sur l’origine du drame n’était clairement établie.

De Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tel: 628089845

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