Education : aidez l’AJAC à ouvrir une bibliothèque à Kakoni (Gaoual)

27 juillet 2021 à 14 02 50 07507

Si vous êtes un acteur du monde éducatif ou tout simplement un citoyen soucieux du développement de ce secteur prépondérant, c’est à vous que s’adresse l’association des jeunes et amis de Kakoni (AJAK). Elle sollicite votre soutien pour pouvoir mettre en place une bibliothèque dans cette sous-préfecture de Gaoual.

Ce projet découle d’un constat inquiétant que cette organisation de jeunes a fait sur le terrain, et qui nécessite une réponse urgente afin de sauver l’école à Kakoni. Guineematin.com a reçu deux responsables de l’AJAC : Mamadou Aliou Diallo (président) et Alpha Idrissa Diallo (chargé des relations extérieures) pour parler de cette importante initiative.

Lisez notre entretien !

Guineematin.com : bonjour messieurs !

AJAC : bonjour !

Guineematin.com : vous avez lancé récemment un projet de collecte de livres en vue de la mise en place d’une bibliothèque chez vous, à Kakoni. Qu’est-ce qui a motivé cette initiative ?

Mamadou Aliou Diallo : ce projet fait suite à un constat que nous avons fait sur le terrain. En fait, il y a quelques années, Kakoni était la référence en matière d’admission au BEPC parmi les sous-préfectures de Gaoual. Mais depuis 2017-2018, nous avons constaté que le nombre d’admis ne fait que baisser dans cette localité. Et nous nous sommes rendus sur le terrain pour chercher à savoir le problème à l’origine de cette situation. A l’issue de nos échanges avec les cadres du secteur éducatif, certains élèves et des parents d’élèves, nous avons compris qu’il y a beaucoup de problèmes liés à l’éducation dans la sous-préfecture. Et parmi ces problèmes, figure en bonne place, le manque de documents.

Donc, nous nous sommes dit qu’il faut nécessairement avoir des livres et les mettre à la disposition des élèves pour leur permettre de pouvoir faire des recherches afin d’améliorer leurs performances. C’est ainsi qu’à notre retour à Conakry, nous avons organisé une réunion pour réfléchir là-dessus, et nous avons conclu qu’il est important de mettre en place une bibliothèque là-bas. C’est dans ce cadre donc que nous avons lancé une collecte de livres et de brochures, en vue de résoudre le problème lié au manque de documents à Kakoni. Parce qu’il faut préciser que ces élèves n’ont pas accès à internet, donc le seul moyen de les appuyer que nous avons trouvé, c’est de chercher des documents et mettre en place une bibliothèque.

Alpha Idrissa Diallo : pour commencer, je voudrais d’abord rappeler que Kakoni était la vitrine de l’éducation à Gaoual. Mais aujourd’hui, il faut oser le dire, c’est la risée. Je donne juste un exemple : l’année dernière, Kakoni n’a eu qu’un seul admis au BEPC. Ces dernières années, à travers AJAC, nous avons réussi à ouvrir un lycée à Kakoni. Mais si on a un seul admis au BEPC, comment est-ce qu’on peut faire fonctionner ce lycée ?

Guineematin.com : ce lycée risque de fermer

Alpha Idrissa Diallo : effectivement. Aujourd’hui, ce lycée n’a que 12 élèves. C’est pour tout cela que nous nous sommes dit qu’il faut travailler d’abord à améliorer le système à la base et chercher à faire fonctionner le lycée. Après notre constat sur le terrain et l’analyse de la situation, on a décidé d’abord d’initier un projet qui consistait à envoyer des enseignants à Kakoni à quatre mois de l’examen pour renforcer ceux qui sont là-bas. Ceux-ci seraient chargés de faire des révisions intenses avec les candidats. On a soumis ce projet à nos ressortissants, mais on n’a malheureusement pas eu le financement nécessaire pour l’exécuter.

C’est ainsi qu’on s’est dit, comme cette année on ne pourra pas aider les candidats qui sont là-bas, on va chercher alors à mettre en place une bibliothèque là-bas pour qu’à partir de l’année prochaine, les élèves et même les enseignants puissent venir là pour faire des recherches. Donc, c’est comme ça qu’est né ce projet de collecte de livres et de brochures. Et nous nous réjouissons déjà de l’intérêt que ce projet suscite chez les gens. Parce que depuis son lancement, beaucoup de personnes ont répondu favorablement à notre appel, en nous apportant soit des documents ou de l’argent.

Guineematin.com : la collecte que vous avez lancée s’étendra jusqu’au 8 août 2021, mais est-ce que vous avez déjà identifié un local sur le terrain qui pourra abriter cette bibliothèque ?

Mamadou Aliou Diallo : bien sûr. Nous avons déjà échangé avec les autorités locales sur cette question. Notre antenne basée à Kakoni travaille avec les autorités pour trouver un local qui va abriter cette bibliothèque. Et dès que la collecte sera terminée, nous allons acheminer les documents à Kakoni et ouvrir officiellement la bibliothèque de cette sous-préfecture.

Guineematin.com : on le dit souvent, en Guinée, les gens s’intéressent peu à la lecture. Pensez-vous alors que la mise en place de cette bibliothèque peut vous aider à résoudre les problèmes constatés à Kakoni ?

Mamadou Aliou Diallo : on ne va pas dire que le problème sera totalement résolu, mais une partie du problème sera résolu. Vous savez, quand vous avez un grand problème, il faut le subdiviser et chercher à trouver des solutions à ses différents aspects. Si vous agissez ainsi, vous allez finalement résoudre tout le problème. Et nous pensons que si cette bibliothèque est implantée à Kakoni, elle sera effectivement fréquentée par les élèves. La dernière fois que nous sommes partis là-bas, nous leur avons donné des exposés à faire, mais ils nous ont dit qu’ils n’ont pas où faire des recherches.

Et quand je leur ai dit d’aller sur internet, ils ont répondu que même en le faisant, ils n’ont pas aussi où imprimer des choses parce qu’ils n’y a pas un centre informatique là-bas. Donc, je pense que s’ils n’ont pas accès aux nouvelles technologies, mais si la bibliothèque est là, ils iront là-bas pour faire leurs recherches. Et au-delà des élèves, cette bibliothèque sera aussi utile pour les enseignants.

Guineematin.com : aujourd’hui, quel est votre appel à l’endroit de tous ceux qui vont entendre votre message ?

Mamadou Aliou Diallo : nous appelons toutes les ONG, associations, institutions et toutes les personnes de bonne volonté à nous appuyer dans ce projet éducatif, ce projet humanitaire. Parce que ce projet va permettre aux élèves et aux encadreurs qui sont à Kakoni de renforcer leurs capacités, à travers la recherche. Et c’est en renforçant leurs capacités qu’ils seront utiles à la nation. Aujourd’hui, nous sommes en concurrence. Et pour gagner cette concurrence, il faut tout d’abord gagner le pari de l’éducation. Donc, nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté de nous aider à répondre à ce besoin pressant qui est là.

Alpha Idrissa Diallo : il faut rappeler d’abord la nécessité qui est là. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes quittent Kakoni pour aller dans d’autres villes pour étudier. Si on appuie ces gens-là et on leur crée des bonnes conditions sur place, ils n’ont pas besoin de bouger, parce que leurs parents sont là-bas. Donc, notre appel s’adresse aux associations, ONG, acteurs de l’éducation, jeunes leaders et à toutes les personnes de bonne volonté. Nous leur demandons de soutenir ce projet pour aider ces jeunes à préparer leur avenir. En plus, ces gens-là, s’ils sont bien formés, ça sera profitable à toute la nation guinéenne, parce qu’ils iront servir le pays partout où besoin. Donc, il faut les aider.

Pour tous ceux qui veulent soutenir ce projet, veuillez appeler les numéros ci-dessous :

Tél. : 628 27 85 89/628 51 17 21/669 75 73 70.

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Gaoual : 706 candidats dont 224 filles concourent pour le BEPC

27 juillet 2021 à 8 08 42 07427

Au total, ils sont 706 candidats issus de l’enseignement général et du franco arabe à prendre part au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans la préfecture de Gaoual. Pour l’enseignement général, 516 candidats dont 155 filles sont inscrits contre 190 candidats pour le franco arabe dont 69 filles, a appris un journaliste de Guineematin.com de la Direction préfectorale de l’éducation de Gaoual.

A Koumbia, c’est le maire de la commune rurale, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba qui a procédé au lancement des épreuves, au complexe Collège-lycée de cette municipalité hier, lundi 26 juillet 2021, en présence du Sous-préfet, Alsény Diallo et du délégué régional auprès de ce centre d’examen, Mamadou Koumbassa.

Avant d’ouvrir l’enveloppe contenant l’épreuve de rédaction, le maire de Koumbia, au nom des autorités à tous les niveaux, a prodigué d’utiles conseils aux candidats.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de Koumbia

« Je souhaite que Koumbia soit le premier au BEPC et à tous les autres examens. Je vous demande de ne pas copier et d’éviter tout ce qui est interdit, à commencer par le téléphone. Je ne veux pas qu’il y ait d’exclus parmi vous. Je vous demande d’éviter la fraude et l’usage du téléphone. Je vous demande du courage, d’être sereins et très attentifs, j’espère que vous avez bien révisé vos leçons. Je vous souhaite une très bonne chance », a lancé le maire aux candidats. L’année dernière, a rappelé le maire, Koumbia, a fait 100 % au brevet.

Pour sa part, le délégué régional, Mamadou Koumbassa, a rassuré que tout a été mis en ordre pour un déroulement normal du BEPC à Koumbia.

Mamadou Koumbassa, délégué régional au BEPC à Koumbia

« Les kits sanitaires sont sur place, la machine de détection de métaux et téléphone est opérationnelle, l’enrôlement a été fait bien avant, les listes des candidats sont affichées devant chaque salle, les surveillants sont présents et sont affectés à deux par salle d’examen. Les services de sécurité sont déployés et il y a un agent de santé », a indiqué cet originaire du Badiar. 

Dans ce centre, il y a 187 élèves candidats inscrits dont 45 filles issus des collèges de Koumbia et de Wendou M’Bour. Mais à l’entame du BEPC, sept élèves répertoriés absents dont 3 filles.

La préfecture de Gaoual compte cette année, trois centres d’examen pour le BEPC. Il s’agit de Touba qui reçoit les candidats de Touba et Malanta, Gaoual centre qui accueille les élèves de la Commune urbaine, de Kakoni et Kounsitel et le centre de Koumbia qui  réunit en son sein les élèves de Koumbia et Wendou M’Bour (Foulamory, n’ayant pas de candidat pour cette année).

Entamé ce lundi 26, le BEPC prendra fin jeudi prochain, 29 juillet 2021, sur toute l’étendue du territoire national.

Depuis Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Koundara : 1 109 candidats dont 472 filles affrontent le BEPC

26 juillet 2021 à 21 09 15 07157
Honorable Méta Traoré, député uninominal de Koundara

Comme annoncé dans nos précédentes publications, les épreuves du Brevet d’Etude du Premier Cycle (BEPC) ont été lancées ce lundi, 26 juillet 2021, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la préfecture de Koundara, ils sont 1 109  candidats dont 472 filles à affronter cet examen avec l’espoir de décrocher le sésame qui ouvre la porte d’entrée au lycée, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la ville située au Nord-ouest de Conakry, c’est l’honorable Méta Traoré, député à l’assemblée nationale, qui a présidé au lancement de la première épreuve. Il était en compagnie des autorités préfectorales de l’éducation de Koundara.

Tirant les leçons sur le déroulement du baccalauréat où 17 candidats et 10 surveillants avaient été éliminés dans cette préfecture, le député Méta Traoré a invité les candidats au BEPC à la retenue.

Honorable Méta Traoré, député uninominal de Koundara

« Je suis partagé entre satisfaction et inquiétude. Satisfait par rapport à l’organisation et inquiet par rapport à ce qui s’est passé au baccalauréat. C’est pourquoi, j’en appelle à la sérénité et à la retenue. Ne tombez pas dans la même situation que ceux qui ont affronté le baccalauréat, comptez sur votre propre effort. Dieu merci, les parents d’élèves et les encadreurs ont pris le devant pour sensibiliser. C’est la valeur individuelle qui compte ; et, j’invite les élèves et les surveillants à éviter de tricher, parce que vous êtes l’avenir du pays. Et, vous devez savoir que les dispositions ont été renforcées pour empêcher la fraude », a averti le député uninominal de Koundara.

A rappeler que ces 1 109 candidats à cet examen sont répartis dans 6 Centres dont 5 dans la commune urbaine et un dans la sous-préfecture de Sarébhoïdo.

De Koundara, Madjou Bah pour Guineematin.com

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Accident de la circulation à Gaoual : un mort et plusieurs blessés

25 juillet 2021 à 22 10 39 07397

C’est vers 11 heures, ce dimanche, 25 juillet 2021, qu’un grave accident de la circulation s’est produit sur la colline de Chiriifou Kounda, à l’entrée de la commune urbaine de Gaoual. Sur les 18 passagers du minibus, un a rendu l’âme sur place, un a été transporté à l’hôpital dans le coma, quatre ont eu des contusions et des plaies superficielles et les 12 autres sont sortis avec de simples égratignures.

Selon des témoignages recueillis par un journaliste de Guineematin.com qui est actuellement dans cette préfecture, ce minibus bleu de marque Ford trafic, immatriculé RC 80 33 U, était en provenance de Touba pour Conakry, la capitale guinéenne.

Conduit par Mamadou Lamine Diallo ce véhicule de transport en commun s’est renversé sur la colline de Cherifou Kounda, juste avant le pont de Koliba, à l’entrée de la Commune urbaine de Gaoual. 

Sur place, il y a eu un mort et plusieurs autres personnes blessées qui ont été transportées d’urgence à l’hôpital préfectorale de Gaoual pour des soins intensifs.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Dr. Bakary Théa, le Directeur de l’hôpital préfectoral de Gaoual a expliqué qu’un des 18 passagers est décédé avant d’arriver à l’hôpital, un autre accidenté est dans le coma, Quatre des 16 restants ont eu des contusions et des plaies superficielles sur diverses parties du corps. Les 12 autres passagers ont été plus chanceux avec de simples égratignures. 

D’ailleurs, Dr Aliou Kanté, le médecin urgentiste, ces 12 personnes sont mêmes sorties de l’hôpital après les premiers soins et sont rentrés à Touba.

À en croire des sources concordantes, consultées par Guineematin, le défunt, Mamadou Diakhaby est le fils de monsieur Soriba Diakhaby et de madame Diahoumba Diakhaby du district de Burka, relevant de la commune rurale de Touba. Son corps a été rendu aux parents pour son inhumation  prévue demain, lundi, à Touba.

Pour sa part, légèrement blessé dans cet accident, le chauffeur, aurait été mis à la disposition de la police, après les premiers soins. Né à Maférinya, préfecture de Forécariah, il y a une trentaine d’années, Mamadou Lamine Diallo est accusé d’excès de vitesse et de défaillance du système de freinage de son véhicule.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Fin du Bac à Boké : 1 candidat éliminé et 2 surveillants renvoyés

24 juillet 2021 à 19 07 42 07427

Un seul cas de fraude a été enregistré pendant le déroulement du baccalauréat unique session 2021, dans la préfecture de Boké. L’élève en question a été éliminé et les deux surveillants qui étaient dans sa salle ont été renvoyés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Le baccalauréat unique a pris fin ce samedi, 24 juillet 2021, en Guinée. L’heure est maintenant au bilan du déroulement de cet examen national, qui a duré trois jours. Et dans la préfecture de Boké, ce bilan est jugé globalement positif par les autorités éducatives. Elles déplorent un seul cas de fraude enregistré dans la commune urbaine. 

Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké

« A Boké, on a éliminé un candidat et nous avons renvoyé deux surveillants pour mauvais comportement », annonce l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, Moriba Sidibé, tout en précisant que le baccalauréat s’est globalement bien passé dans cette région.

Dr Daouda Keïta, délégué du ministère de l’enseignement supérieur et de recherche scientifique dans ce centre

C’est à l’école primaire du centre de Boké que ce cas de fraude a été enregistré. Dr Daouda Keïta, délégué du ministère de l’enseignement supérieur et de recherche scientifique dans ce centre, indique que « le candidat en question était en sciences mathématiques. Il a été pris avec une brochure de physique pendant qu’ils composaient dans la même matière. Et il faut préciser que le sujet donné était aussi bien traité dans le même document. C’est ainsi qu’on s’est réuni avec tous les surveillants, les délégués et la décision, et la décision de l’éliminer a été prise de façon collégiale. Je suis désolé, mais on ne pouvait rien à part ça », a dit le délégué.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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Fraude au Bac : 17 candidats et 10 surveillants éliminés à Koundara

24 juillet 2021 à 17 05 08 07087

Dix-sept candidats n’ont pas pu terminer les épreuves du baccalauréat 2021, à Koundara. Ils ont été éliminés pour notamment avoir introduit des téléphones portables dans les salles d’examen dans le but de frauder. Dix surveillants, accusés de complicité dans cette fraude, ont également été renvoyés, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ben Soryba Camara, DPE de Koundara

« 17 sept candidats ont été renvoyés pour des faits de fraude et 10 surveillants pour complicité. La première journée (jeudi), 13 candidats ont été éliminés, parce qu’ils détenaient des téléphones dans la classe. Et la deuxième journée, 4 autres candidats ont été éliminés pour échange de brouillons. Parce que les consignes étaient claires et nettes : pas de téléphones dans les salles de classe », a indiqué Ben Soriba Camara, directeur préfectoral de l’éducation de Koundara.

M. Camara se dit « très surpris » de constater que des élèves se retrouvent avec des téléphones dans les salles des classes « malgré toute la rigueur dans la gestion de ces examens, avec l’usage des détecteurs des métaux en passant par les fouilles corporelles ». « Mais comme ils (les candidats, ndlr) savaient que des mesures drastiques sont prises pour les empêcher de rentrer avec les téléphones, c’est la veille qu’ils sont allés dans leurs salles de classe pour cacher les téléphones sous les tables bancs », ajoute le responsable éducatif.

Le DPE de Koundara annonce que les candidats concernés sont définitivement éliminés et que les téléphones saisis sont mis sur scellés pour être déposés à Conakry ».

Madiou Bah pour Guineematin.com

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Koumbia (Gaoual) : 1 215 plants mis à terre par l’APEPTG

24 juillet 2021 à 9 09 29 07297

Dans le cadre de la poursuite de son programme de reboisement (dont la 5ème édition a été lancée à Dyoti, le 17 juillet, après l’inauguration de l’école primaire de Dyoti), l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual (APEPTG) a planté 1 214 plants forestiers. C’est un domaine de Bara, situé dans le secteur de Madina, relevant du District de Madina-Guilédji, dans la commune rurale de Koumbia, préfecture de Gaoual, qui a bénéficié de ce reboisement. C’était le jeudi dernier, 22 juillet 2021, en présence de la notabilité, des responsables locaux et des agents conservateurs de la nature.

A l’occasion cette rencontre, le Caporal-Chef Emmanuel Kolémou a lancé un appel pressant aux populations de la localité à entretenir ces plants pour le grand bien de tous.

Caporal Chef Emmanuel Koulémou, agent écogarde

« Ce que l’APEPTG est en train de faire depuis plusieurs années à Gaoual est très salutaire. Nous demandons aux populations de préserver ces arbres plantés, de les protéger et de refuser de les détruire. Celui qui détruit un arbre est un criminel. C’est une vie qu’il enlève, qu’il supprime injustement. Cela ne se doit pas. Entre les arbres et les autres êtres animés, que ce soit les animaux ou nous les hommes, c’est une relation d’interdépendance. Nous respirons de l’oxygène et les arbres produisent de l’oxygène et respirent du CO2, rejeté par les hommes », a rappelé cet agent forestier.

Emmanuel Kolémou qui salue cette initiative voudrait qu’elle se propage à travers toute la préfecture de Gaoual et au-delà.

« Ce que nous vous voyons avec l’APEPTG nous donne de l’espoir dans la protection de l’environnement et de nos écosystèmes. Nous voulons que d’autres personnes, d’autres ONG, d’autres entités fassent comme l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual. Imaginez-vous si chaque personne parmi dix mille voire cinquante mille habitants de Koumbia, plantait un arbre, c’est une belle forêt qui allait se créer. Ce que nous voulons, ce que nous demandons aux populations, c’est de reboiser partout, de protéger les têtes de source, les berges des cours d’eau comme ici, où quatre têtes de sources sont désormais protégées et des berges, détruites par les confectionneurs de briques cuites, restaurées. Et si d’aventure, quelqu’un se hasarde à mettre du feu sur ces plants ou venir les arracher ou couper ceux qui sont là, je demanderai aux responsables locaux de les signaler aux services compétents. Les textes sont clairs, la personne sera conséquemment traitée par la loi », a jouté le Caporal-Chef.

De son côté, Mamadou Saliou Baïlo Kanté, le Chef du secteur Madina, au nom du Président du District de Madina-Guilédji, a félicité les initiateurs et promis le soutien des populations à l’APEPTG.

Mamadou Saliou Baïlo Kanté, Chef du secteur de Madina

« Ce que cette ONG est en train de faire est un acte de patriotisme de grande portée. Nous les saluons, nous les encourageons et nous promettons à ses membres tout notre soutien pour protéger, entretenir et sauvegarder ces plants. Vous êtes venus nous sauver la vie, puisque ces têtes de source ne tarissent pas pendant la saison sèche, elles servent d’abreuvoir pour les animaux et aident les femmes dans leurs activités de jardinage ou de briqueterie. Mais elles étaient sérieusement menacées. Donc, c’est notre vie, que l’APEPTG est venue sauver. Nous vous promettons, qu’on fera tout pour sauver ces plants. Si nous surprenons quelqu’un ici en train de mettre du feu ou de couper un arbre, ce sera notre affaire. Il faut que cela soit clair dès maintenant et pour tout le monde », a averti ce responsable local.

Pour sa part, Abdallah Baldé, le Président de l’APEPTG, a salué les responsables locaux, les agents conservateurs de la nature et toutes les personnes qui ont fait le déplacement. Il a expliqué aux uns et aux autres les objectifs de l’APEPTG qui visent à protéger l’environnement, à créer un micro climat agréable pour les populations, à restaurer les écosystèmes et dans un proche avenir, à créer des emplois pour les jeunes et les femmes qui accepteront de faire du reboisement un véritable métier et l’agriculture familiale, une source de revenus durable.

Après Bara, l’APEPTG sera ce samedi, 24 juillet sur son domaine de Nyampiya pour son enrichissement. Selon le programme, deux mille plants forestiers seront mis à terre.

Depuis Koumbia, Adama Sira Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Kamsar (Boké) : Abdourahmane Diallo invente une machine couveuse d’œufs

23 juillet 2021 à 21 09 25 07257

« Les jeunes guinéens ont du talent ». Bien plus qu’une affirmation, cette phrase est une réalité. En tout cas, certains jeunes, comme Abdourahmane Diallo, viennent le prouver. Cet électricien de formation, qui évolue aujourd’hui dans l’élevage de volaille, a réussi à fabriquer tout seul une machine couveuse d’œufs. Rencontré par un journaliste de Guineematin.com, cet habitant de Kamsar, une sous-préfecture de Boké, est revenu sur son expérience, avant de présenter ses ambitions dans ce domaine.

Depuis deux mois, Abdourahmane Diallo vit une nouvelle réalité dans sa ferme avicole. Désormais, il se sert de la machine qu’il a lui-même créée pour faire la couvaison des œufs de ses poules et pintades. Ce qui lui permet d’accélérer la production, c’est-à-dire d’avoir plus de poussins en peu de temps. Et c’est à travers des appareils électroniques usés, comme des réfrigérateurs et des ordinateurs notamment, qu’il a fabriqué cette machine couveuse d’une grande utilité.

« L’idée m’est venue de mes pintades, je me suis dit qu’il était nécessaire de chercher une machine qui pourrait me faire la couvaison. Je me suis renseigné sur internet mais j’ai trouvé que c’est très coûteux. Je me suis dit alors de fabriquer ma propre machine. Et cette machine fonctionne à partir de la température. Il faut une température bien déterminée, qui ne doit pas dépasser 37.5°C. Cette température est mesurée à travers une petite machine que j’ai mise en place. 

J’ai installé une résistance chauffante pour contrôler la température dans la couveuse. A l’intérieur de la couveuse, j’ai mis des alvéoles pour y mettre les œufs. Je dois les remuer deux fois par jour pour éviter que le poussin se colle sur la coquille. Au 19ème jour, je mets les œufs dans un récipient que je laisse toujours dans la machine. Et au 21ème jour, vous allez trouver les poussins dans le récipient », explique le jeune homme.

Dans la couveuse, les poussins passeront 24 heures avant d’être déplacés vers « la poussinière », une autre machine que cet aviculteur a également mise en place. « Dans cette machine, j’ai représenté ce que la mère poule fait à ses poussins. Vous savez, la poule met souvent ses poussins sous ses ailes pour les chauffer. Donc cette machine aussi est chargée de les chauffer pendant deux semaines avant que je les transfère au niveau du poulailler ».

Après cette expérience réussie, Abdourahmane Diallo veut aller plus loin. Mais pour cela, il dit avoir besoin de soutien. « Je compte faire une autre machine couveuse qui va fonctionner à travers un panneau solaire. Cela permettra aussi à ceux qui sont dans des endroits où il n’y a pas de courant  électrique de profiter de la machine couveuse. C’est pour cela que je lance un appel aux bonnes volontés de me soutenir pour multiplier la production et passer à la commercialisation », lance-t-il.

Le jeune homme se dit également disposé à partager ses connaissances avec d’autres jeunes qui souhaiteraient se lancer dans cette activité. « Aujourd’hui, la jeunesse doit oser entreprendre. Et moi, je suis disponible pour former d’autres jeunes. Parce que je sais qu’il y a d’autres jeunes qui sont comme moi et qui veulent entreprendre dans ce sens. Pour ceux-ci, je suis disponible. En tout cas, moi, je profite déjà de cette activité et je la trouve très rentable », indique Abdourahmane Diallo. 

De retour de Kamsar (Boké), N’Diaré Diallo pour Guineematin.com 

Tel: 628-98-49-38

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Gaoual : 4 absents sur les 119 candidats au baccalauréat

23 juillet 2021 à 18 06 51 07517

Dans la préfecture de Gaoual, c’est l’école primaire Alpha Yaya Diallo, située dans la commune urbaine, qui abrite l’unique centre du baccalauréat unique session 2021, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui est actuellement sur place.

En tout, ce sont 122 élèves qui étaient inscrits ; et, 119 dont 37 filles continuent d’affronter les épreuves, avec une surveillance assurée par huit fonctionnaires : un agent de santé, deux agents des forces de sécurité, un chef du centre et deux délégués nationaux.

Dr Mory Kourouma, enseignant chercheur à l’Institut Supérieur des mines et géologie de Boké, l’un des deux délégués nationaux, représente, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Il ne cache pas sa satisfaction sur le bon déroulement du baccalauréat unique à Gaoual.

Dr Mory Kourouma, enseignant chercheur à l’Institut Supérieur des mines et géologie de Boké

« Le Baccalauréat unique session 2021 se passe très bien à Gaoual. Jusqu’ici, nous n’avons enregistré aucun incident. Les candidats sont bien fouillés. Il y a un détecteur de téléphones et autres pièces métalliques pour empêcher toute tentative de vol dans ce centre d’examen. Chacun des candidats a retrouvé sa place dans la paix et la quiétude. Les surveillants sont présents à l’heure et au complet. L’agent de santé est également là et il fait son travail normalement », a expliqué Dr Kourouma.

Parlant des sujets, le délégué estime que tout se passe bien également à ce niveau, même si le manque de professeur de mathématiques est un vrai souci à Gaoual.

« Apparemment, les sujets sont tirés du programme ; et, celui-ci a été dispensé en classe. Nous avons donné les conseils qu’il faut connaître pour que les candidats ne s’embrouillent pas et pour qu’ils puissent bien aborder les sujets et gérer convenablement le temps. Pour les Mathématiques, nous sommes informés que les enfants n’avaient pas de professeur. Cela nous peine tous. Et, cette préoccupation sera remontée à la hiérarchie pour une solution », a promis cet enseignant chercheur de l’Institut des mines et géologies de Boké.

Hier, premier jour du baccalauréat unique, le centre a enregistré 4 absents. Mais ce vendredi, 23 juillet 2021, il n’y a que trois qui n’ont répondu présents sur un effectif initial de 122 candidats enregistrés.

Cette année, le tableau synoptique indique 85 candidats en Sciences sociales dont 22 filles ; 18 en Sciences Maths dont 5 filles ; et, 19 candidats en Sciences expérimentales dont 10 filles ; soit, un total de 122 candidats venant des lycées de Gaoual et de Koumbia.

En 2020, la préfecture de Gaoual avait présenté 99 candidats dans les trois options et obtenu 30 admis dont 6 filles ; soit, un taux de réussite de 26,08%.

De Gaoual, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Bac 2021 : « les téléphones qui seront saisis seront brûlés », prévient l’IRE de Boké

19 juillet 2021 à 18 06 36 07367

Comme annoncé précédemment, les examens nationaux session 2021 vont démarrer le jeudi prochain, 22 juillet, en Guinée. Cette année, ce sont les candidats au baccalauréat unique qui vont ouvrir le bal. Et, dans la région de Boké, ils seront 4 956 candidats dont 1 994 filles à affronter les épreuves de cet examen sous l’œil vigilant de 332 surveillants. Ces candidats seront repartis dans 22 centres et occuperont 166 salles de classe, annonce-t-on.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce lundi, 19 juillet 2021, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, Moriba Sidibé, a tenu à mettre en garde les candidats et surveillants qui seront tentés d’envoyer des téléphones dans les centres d’examens.

Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké

« Cette année, le baccalauréat sera suivi de près, parce que des dispositions pratiques ont été prises. Dans chaque centre, il y aura des appareils détecteurs de téléphones. Tous ceux qui portent des téléphones, dès que le délégué arrive à la porte, la machine va signaler le nombre de téléphones dans la salle. Maintenant, quand on prend un téléphone dans une salle, non seulement le porteur du téléphone sera éliminé, mais aussi les surveillants seront éliminés. Tous les téléphones qui seront saisis seront regroupés pour les confier à la justice. Et, dès la fin des épreuves, nous allons les mobiliser ensemble, devant le préfet et devant tout le monde, nous allons mettre de l’essence et les brûler tous. Ça, c’est pour dire halte au vol… Je demande aux candidats d’être sereins et surtout ne pas avoir peur. Ils doivent savoir que le Bac c’est comme les autres évaluations ordinaires. Ils n’ont qu’à laisser les téléphones à la maison pour éviter des faux problèmes. Aux collègues surveillants, nous devons être sincères envers nous-mêmes et envers nos candidats. En tout cas, cette fois-ci, tout surveillant qui sera pris sera poursuivi », a prévenu Moriba Sidibé.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel 628-98-49-38

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Examens nationaux : « les candidats doivent être en amitié avec leurs cahiers »

9 juillet 2021 à 16 04 28 07287

A moins de deux semaines du début des examens nationaux 2021, les acteurs du système éducatif guinéen s’activent sur les préparatifs. Et à cette occasion, le censeur du lycée de Gaoual a adressé un message aux différents candidats. Ils leur demandent d’intensifier les révisions pour être à l’abri de toute surprise désagréable, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

La préfecture de Gaoual compte trois lycées : un dans la commune urbaine, un dans la sous-préfecture de Koumbia et un autre dans la sous-préfecture de Kakoni. Ces trois établissements présentent 122 candidats au baccalauréat, dont 101 sont issus du lycée de Gaoual. « Au niveau du lycée de Gaoual, nous avons 64 candidats en sciences sociales, 19 en sciences expérimentales et 18 en sciences mathématiques », a indiqué Kodopé Raphaël Loua, censeur du lycée de Gaoual.

« Cette année, nous remercions Dieu parce qu’il n’y a pas eu de problèmes, il n’y a pas eu de défaillances. Et avec la bonne entente entre mes collègues et moi, tous les programmes sont achevés, nous sommes maintenant sur les révisions. Nous avons programmé les professeurs qui viennent travailler avec les candidats dans les matières de spécialité. Donc à notre niveau, tout est prêt pour l’examen du baccalauréat », ajoute le responsable éducatif.

Le censeur du lycée de Gaoual invite les candidats à la sérénité et au sérieux dans le travail. « J’encourage tous les candidats de la Guinée. Le baccalauréat n’est pas difficile, c’est difficile seulement pour celui qui n’apprend pas. J’invite tous les candidats de la Guinée d’être en amitié avec leurs cahiers, parce que si on ne révise pas, on ne peut pas réussir. Si tu ne comprends pas quelque chose, tu demandes aux professeurs, ils sont là pour ça », conseille Kodopé Raphaël Loua.

De son côté, l’école primaire Alpha Yaya Diallo de Gaoual présente 120 candidats dont 57 filles à l’examen d’entrée en 7ème année. Et selon le directeur de l’établissement, Mamadouba Soumah, « les préparatifs vont bon train. « Les préparatifs vont bon train. Conformément au calendrier de la région, nous avons commencé les compositions dans les classes intermédiaires en même temps que l’examen blanc, mardi dernier. On a pris les photos des candidats depuis longtemps.

Dans ce domaine d’ailleurs, la préfecture de Gaoual est classée première. En ce qui concerne l’état d’avancement des programmes, il est acceptable, parce que nous sommes à 89,08%. D’ici la date indiquée pour les examens réels, on va achever les programmes. Nous organisons aussi des révisions gratuites dans notre établissement pour permettre à nos candidats d’être mieux outillés. Chaque soir, de 16 heures à 18 heures, j’ai deux groupes pédagogiques de la 6ème année, tenus par deux maîtres, qui viennent pour les révisions », a dit M. Soumah.

De leur côté, les candidats rencontrés dans ces deux écoles se disent sereins et confiants. Ils promettent de donner le meilleur d’eux-mêmes pour passer avec succès leur examen.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tel.621686148

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Gaoual : 9 enseignants pour plus de 900 élèves à l’EP Alpha Yaya Diallo

8 juillet 2021 à 14 02 25 07257

Créée en 1934 (pendant la période coloniale), l’école primaire Alpha Yaya Diallo de Gaoual est le plus ancien et le plus grand établissement d’enseignement élémentaire de la ville. Elle compte aujourd’hui plus de 900 élèves, dont 120 candidats à l’examen d’entrée en 7ème année de cette année. Mais selon son premier responsable, rencontré ce mercredi 7 juillet 2021 par un journaliste de Guineematin.com, cette école est confrontée de nos jours à un sérieux problème d’enseignants. C’est grâce à la présence des contractuels communautaires que tous les élèves de l’établissement parviennent à suivre les cours.

Mamadouba Soumah, directeur de l’école primaire Alpha Yaya Diallo de Gaoual

« Nous avons un problème d’enseignants ici. Nous avons 14 groupes pédagogiques avec plus de 900 élèves, et nous n’avons que 9 enseignants titulaires. Les 5 autres enseignants qui sont là sont des contractuels communautaires, ils sont payés par les parents d’élèves. Ils sont avec nous depuis 4 ans, et ce sont les parents qui cotisent en raison de 1000 francs ou 2000 francs chacun pour les payer.

Mais, il faut être vraiment patriote pour accepter d’enseigner pour un salaire de 200 mille ou 300 mille francs par mois. Donc nous avons un manque criard d’enseignants, pas seulement dans cette école, mais dans tout Gaoual. Vous pouvez voir une école de 4 classes avec un seul enseignant titulaire, tout le reste, ce sont des contractuels communautaires », a confié Mamadouba Soumah, le directeur de l’école primaire Alpha Yaya Diallo de Gaoual.

En plus du manque d’enseignants, le plus grand établissement d’enseignement élémentaire de Gaoual est confronté aussi à un taux élevé d’abandon scolaire. Une situation que déplore M. Soumah et qui s’explique, selon lui, par plusieurs facteurs. « Beaucoup d’élèves ne terminent même pas leur cycle primaire. Parce que souvent, si les parents n’ont pas de moyens, ils préfèrent faire sortir l’enfant de l’école et l’envoyer faire autre chose. Ou alors l’enfant lui-même, par manque de soutenance, abandonne l’école. Lorsque l’exploitation de l’or a commencé récemment à Gaoual, beaucoup d’enfants avaient abandonné les études pour aller travailler dans les mines, ça nous a causé d’énormes difficultés.

Et puis, il y a beaucoup de parents qui donnent leurs filles en mariage alors qu’elles sont en 5ème ou 6ème année. Ils les donnent en mariage en pleine année scolaire sans même informer les responsables de l’école. L’autre facteur qui cause les abandons scolaires, c’est l’exode rural. Certains enfants vont très tôt en aventure pour pouvoir aider leurs parents dans la recherche du quotidien. Parfois, ce sont les parents eux-mêmes qui demandent à leurs enfants d’aller en ville pour chercher du travail », a indiqué ce responsable éducatif.

Mamadou Saliou Diallo

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel. 621686148

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Boké : « toutes les dispositions sont prises pour la réussite des examens de sortie »

7 juillet 2021 à 20 08 44 07447
Amara Boké Camara, inspecteur régional de l’ETFP

C’est l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle qui a donné l’assurance dans un entretien qu’il a accordé au correspondant de Guineematin.com à Boké, ce mercredi 7 juillet 2021. Selon Amara Boké Camara, toutes les dispositions sont prises pour la réussite des examens de sortie qui vont débuter vendredi prochain dans cette région.

« A Boké, toutes les dispositions sont déjà prises pour un examen réussi. Nous avons reçu il y a quelques jours, l’emploi du temps général que nous avons distribué dans toutes les écoles. Nous avons reçu aussi les feuilles d’examen, les procès-verbaux, bref nous avons tout ce qu’il faut pour lancer après-demain les examens », a déclaré le premier responsable de l’enseignement technique et professionnel dans cette région.

Cette année, les autorités ont décidé de changer la méthodologie habituelle en commençant par la phase pratique pour terminer par celle théorique. Et ce n’est pas la seule innovation qui est apportée à ces évaluations, indique Amara Boké Camara. « La seconde particularité est que dans les années précédentes, on faisait juste des pièces poubelles. Mais cette année, madame la ministre a décidé qu’on fasse des ouvrages utiles à l’école et à la nation.

Cet ainsi donc que les élèves maçon du CFP de Boké sont programmées à Sangarédi pour exécuter la clôture du site retenu pour la construction du poste primaire de cette sous-préfecture.  La clôture doit être faite avec le portail et tout ce qu’il faut. En électricité bâtiment, les candidats vont évoluer à l’école régionale des arts et métiers pour parachever les installations électriques au niveau de ce centre.

Il y a aussi les candidats de la chaudronnerie du CFP de Boké qui vont faire des portes et portails qui seront montés à Sangarédi pour que la clôture soit fermée et que personne n’y entre. Il y a aussi les candidats de l’école nationale d’agriculture et d’élevage (ENAE) de Koba qui doivent faire des pépinières et construire quelque chose pour les chèvres, pour les canards ou en tout cas quelque chose lié à l’élevage », annonce le responsable éducatif.

A noter que la région de Boké présente 2099 candidats dont 801 filles aux examens de sortie de cette année. Ces candidats sont répartis dans 10 centres  situés dans les préfectures de Boké, Boffa, Fria et Koundara, et dans les sous-préfectures de Kamsar, Koba et Sangarédi. La phase pratique se déroulera du 9 au 21 juillet prochain et celle théorique va démarrer le 22 juillet pour s’achever le 27 du même mois.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com 

Tél. : 628 98 49 38

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Gaoual/Kadé accouche deux semaines après la mort de son mari : « je demande de l’aide »

7 juillet 2021 à 10 10 14 07147

Deux semaines après la mort de Mamadou Sidibé, l’une des deux victimes de la manifestation du 22 juin dernier à Gaoual, son épouse a donné naissance à un garçon. Kadé Doumbouya a accouché le lundi, 5 juillet 2021, à l’hôpital préfectoral de Gaoual. La veuve appelle à l’aide pour pouvoir élever ses deux enfants, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

Ce qui devait être un motif de grande joie a suscité plutôt de la tristesse dans la famille de Mamadou Sidibé. Car son deuxième enfant n’aura pas l’occasion de connaître son père, qui n’est plus de ce monde. Le 22 juin 2021, il est sorti avec plusieurs autres jeunes et femmes de Gaoual pour manifester dans la rue. Ils réclamaient la réouverture des mines d’or découvertes récemment dans cette préfecture, et qui ont été aussitôt fermées par le gouvernement, qui dit vouloir réglementer leur exploitation.

C’est dans ce mouvement de protestation, violemment dispersé par les militaires déployés sur le terrain pour appuyer les gendarmes et policiers, que Mamadou Sidibé a perdu la vie, laissant derrière lui une fille de 3 ans et veuve en grossesse avancée. Deux semaines après son décès, son épouse a donné naissance à un garçon, à l’hôpital préfectoral de Gaoual. Kadé Doumbouya, qui ne fait aucune activité génératrice de revenu, sollicite l’aide des bonnes volontés pour pouvoir élever cet enfant.

Kadé Doumbouya, veuve

« C’est mon mari qui faisait tout pour moi, maintenant il mort, je n’ai plus aucun soutien. C’est notre deuxième enfant qui vient de naître, ma première fille à 3 ans. Je demande aux personnes de bonne volonté de me venir en aide, sinon je me demande comment nourrir mes enfants, comment les habiller, comment faire face à tous nos besoins », lance la veuve, en larmes. 

Daouda Keïta, un proche de Mamadou Sidibé, et quelques amis, ont déjà fait un geste à l’endroit de la nourrice. Ils lui ont apporté un sac de riz et une somme de 200 mille. Une façon pour eux pour donner l’exemple et encourager d’autres personnes à lui venir en aide. 

Daouda Keïta, membre de la famille

« Je demande à tout le monde de soutenir Kadé Doumbouya, elle en a vraiment besoin actuellement. C’est son mari qui faisait tout pour elle. Mais il est mort maintenant, et on sait dans quelles conditions il est mort. Il laisse sa femme et ses deux enfants sans aucun soutien. Donc nous demandons à tous ceux qui peuvent lui apporter quelque chose de le faire pour l’aider à élever ses enfants », sollicite Daouda Keïta.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

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Examens nationaux : « les candidats ont le moral tranquille », assure le DE du Collège-Lycée Filira

3 juillet 2021 à 18 06 51 07517

Comme annoncé précédemment, les examens nationaux (BAC, BEPC, CEE) se tiendront du 22 juillet au 1er août 2021 en Guinée. Ce calendrier a été publié cette semaine par les autorités en charge de l’éducation nationale ; et, il chamboulé la planification de préparation (achèvement des programmes d’enseignement, révisions,…) des enseignants et des élèves candidats à ces évaluations nationales. Mais, au Collège-Lycée Filira de Boké, ce calendrier est visiblement bien accueilli. Les programmes d’enseignement ne sont pas tout à fait terminés, mais les candidats au brevet d’étude du premier cycle (BEPC) disent être prêts à affronter les épreuves. Apparemment, ils s’étaient préparés à cette éventualité depuis le début de l’année scolaire.

Ce sont des élèves et des encadreurs très confiant que Guineematin.com a rencontré ce samedi, 03 juillet 2021, dans cet établissement solaire du secondaire à Boké. Moussa Koulibaly, élève de la 10ème année comprend et accepte ce calendrier des examens. Et, il assure qu’il est prêt pour le BEPC qui se tiendra du 26 au 29 juillet prochain.

Moussa Koulibaly, Candidat au BEPC

« Je suis déjà prêts pour le Brevet. Malgré le rapprochement, je ne trouve aucun problème. C’est vrai que l’annonce m’a surpris, parce que je m’attendais à 9 mois de cours ; mais, s’ils ont jugé nécessaire de diminuer un mois dans l’année scolaire, je suis d’accord parce qu’au mois d’août ça pleut beaucoup. Nos professeurs nous ont dit que les programmes sont terminés, donc on a rien à craindre », a-t-il indiqué.

Pour sa part, M’mah Hawa Keïta, candidate au BEPC, dit être très bien préparée. Et, elle est prête à tout moment de passer aux évaluations pour tenter de décrocher son ticket pour le lycée.

M’mah Hawa Keïta, candidate au BEPC

« Je suis une redoublante de l’année passée, donc je suis déjà prête pour l’examen. Depuis l’année passée je révisais,  je travaillais presque sur les mêmes exercices. Donc, je n’ai aucun problème, même si l’examen c’est toute suite », a-t-elle rassuré.

De son côté, Aïssatou Korka Diallo, une autre candidate au BEPC, bouillonne de finir avec le BEPC. Elle vit cette attente avec quelques inquiétudes, mais elle est confiante en sa capacité à décrocher haut la main le brevet.

Aïssatou Korka Diallo, Élève en 10ème Année

« Depuis l’ouverture, nos professeurs nous prévenaient, ils disaient souvent de réviser et de se tenir prêt à tout moment, car on pourrait anticiper les examens cette année, vu le retard dans l’ouverture des classes et les grandes pluies du mois d’août. Moi je me suis préparé conséquemment. J’ai vraiment envie de décrocher le Brevet. C’est vrai je suis inquiète, mais pas tellement », a-t-elle indiqué.

Au niveau de l’encadrement de cet établissement scolaire, les responsables sont confiants. Le directeur des études, Mady Dabo, soutient que tout est déjà mis en place pour le bon déroulement des examens.

Mady Dabo, principal du collège Filira

« Pratiquement je ne vois pas de problème dans le fait qu’ils ont rapproché l’examen. Actuellement, nous sommes à 90% dans l’exécution des programmes d’enseignement. Certains professeurs même ont bouclé les programmes. Et, ceux qui n’ont pas achevé, j’ai établi un programme pour eux, même après le brevet blanc ils viendront continuer à donner les cours jusqu’à éponger leur programme pour que les enfants se sentent à l’aise. Les enfants sont content ils ont le moral tranquille. Et au niveau de la direction nous les prenons en charge dans les révisions gratuitement ».

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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Éboulement dans une mine d’or à Kounsitel (Gaoual) : un mort !

29 juin 2021 à 22 10 20 06206

Les mines aurifères nouvellement découvertes à Gaoual ont enregistré leur tout premier cas d’éboulement mortel ce 29 juin 2021. L’information a été confirmée par monsieur Lanfia Kouyaté, le préfet de Gaoual, joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com dans la soirée de ce mardi.

« Effectivement, il y a eu un éboulement à Kounsitel qui a malheureusement entraîné la mort d’un jeune ressortissant de Dinguiraye », a notamment dit au téléphone la première autorité préfectorale de Gaoual.

D’autres sources, également contactées au téléphone par Guineematin.com, ont précisé que l’accident a eu lieu dans une petite localité difficile d’accès qu’on appelle « Poutoupoutou », située dans la commune rurale de Kounsitel, sur la route de la préfecture de Koundara.

En plus de ce jeune originaire de Dinguiraye, qui a perdu la vie, il y a eu deux autres blessés.

Comme on le sait, les chercheurs d’or sont actuellement très nombreux dans les mines aurifères de Gaoual, malgré la décision gouvernementale d’interdire l’exploitation.

Une mission d’information et de sensibilisation de l’Union des ressortissants de Gaoual à Conakry séjourne depuis le week end à Gaoual. Une autre mission gouvernementale était également sur les lieux ce mardi. 

À suivre !

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628089845

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Gaoual : des orpailleurs bloqués, leurs machines détectrices d’or confisquées…

29 juin 2021 à 16 04 59 06596

Depuis la fermeture des sites et l’interdiction de l’exploitation d’or à Gaoual, les services de sécurité déployés sur place pour faire appliquer cette mesure gouvernementale se livrent à une véritable chasse aux machines détectrices d’or. Plusieurs de ces joujoux sont actuellement confisqués et gardés au camp militaire de la préfecture. Ceci, au détriment de certains orpailleurs qui veulent quitter la galère de Gaoual. En tout cas, ils sont nombreux ces orpailleurs qui attendent encore la restitution de leurs machines pour partir de l’illusoire Eldorado qui les avait attirés, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Actuellement, avoir une machine détectrice d’or en main à Gaoual est visiblement un crime de lèse majesté. Ça attire l’attention et entraîne qu’on se fasse embarquer pour le camp militaire. Même en pleine rue, une machine en main peut valoir une arrestation et parfois une bastonnade de la part des forces de l’ordre qui patrouillent actuellement la ville. Et, la situation est une véritable angoisse pour les orpailleurs qui veulent quitter la ville pour rentrer chez eux (en majorité en Haute Guinée).

En effet, on leur a demandé de partir de l’illusoire Eldorado ; mais, apparemment, on leur ferme toutes les issues pour partir de Gaoual. Car, dans leurs bagages, il y a des machines détectrices d’or. Des machines qui coûtent des millions de francs guinéens qu’ils ne veulent et peuvent pas abandonner comme de vulgaires chiffons à Gaoual. Mais, les sortir, même bien emballées, expose les orpailleurs à des arrestations.

Dimanche dernier, Lancinet Camara, un orpailleur venu de Siguiri depuis quelques semaines, a été embarqué pour le camp militaire, alors qu’il était en route pour la Gare routière de Kousitel. Il voulait s’embarquer pour Siguiri, via la ville de Labé ; mais, sa machine détectrice d’or lui a valu un détour au camp militaire. Les agents lui auraient demandé dix millions de francs guinéens (10 000 000 GNF) pour la récupérer.

Lancinet Camara, orpailleur originaire de Siguiri

« On quittait là où on est logé, arrivé au carrefour, on a vu leurs véhicules qui étaient en train de passer, plus de 8 pick-up, on s’est arrêté ; et, dès qu’ils ont vu la machine avec moi, ils ont dit embarquer les. Je leur ai demandé, vous m’embarquer pourquoi ? Vous nous avez dit de quitter Gaoual, on est venu à Kounsitel pour prendre un véhicule pour aller à Labé et rentrer chez nous. Ils ont voulu embarquer ma machine sans moi, j’ai dit non, j’irais avec ma machine. Je suis monté dans leur véhicule, ils m’ont dit de descendre, j’ai dit non comme vous avez pris ma machine, on ira ensemble. Ils m’ont pris à 8 heures, c’est à 15 heures qu’on est parti au camp ; et, il y avait assez de monde dont les machines ou des motos sont confisquées là-bas. Il y a même certaines machines qu’ils ont revendues à deux millions ou trois millions de francs. Ils m’ont demandé de payer dix millions pour mes deux machines saisies, j’ai dit que je n’ai pas dix millions et je ne peux pas avoir ça. Même la machine ne coûte pas dix millions. Je n’ai même pas le transport, c’est ma sœur que j’ai appelé, c’est elle qui a amené le transport pour moi. Ils ont même revendu des motos à un bon prix. Je demande à notre Président de la République, le professeur Alpha Condé de nous aider pour qu’on ait nos machines », a expliqué Lancinet Camara.

Tout comme Lancinet Camara, cet autre orpailleur, Ousmane Keïta, est encore bloqué  à Gaoual à cause de la confiscation de sa machine détectrice d’or depuis vendredi dernier. Il tient à rentrer chez lui à Siguiri, mais il ne compte pas laisser sa machine dans les mains des agents de sécurité. Et pourtant, toutes ses doléances pour récupérer sa machine sont encore restées vaines.

Ousmane Keïta, orpailleur originaire de Siguiri

« On était à Kounsitel, les pick-up des forces de l’ordre sont venus, on a couru ; mais, ils nous ont rattrapés, ils ont pris ma machine et l’ont envoyé à Gaoual depuis vendredi. Je les ai priés de me restituer ma machine pour que je me retourne chez-moi, parce que si je n’ai pas ma machine je ne peux pas me retourner. J’ai d’autres amis dont les machines sont également confisquées », a indiqué Ousmane Keïta.

A en croire certains orpailleurs encore coincés à Gaoual, les services de sécurité ont ouvert une véritable « arnaque » à leur égard. Les agents profiteraient de cette traversée de désert des chasseurs d’or pour se mettre pleines les poches. Car, pour rendre une machine confisquée, ces agents véreux fixent les prix (amende) en fonction des circonstances et de la tête du propriétaire de la machine. Et, c’est à coût de millions que chaque machine est restituée. Autant dire qu’ils font tout pour ne pas que les orpailleurs quittent Gaoual…

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 621686148

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2 morts dans une manifestation à Gaoual : N’Fa Sidibé accuse des bérets rouges d’avoir tué son oncle

25 juin 2021 à 13 01 31 06316
Mamadou Sidibé, la victime

C’est dans une atmosphère caractérisée par une vive émotion et une profonde consternation que Mamadou Sidibé, l’une des deux victimes de la manifestation du lundi dernier à Gaoual, a été inhumé dans la soirée du jeudi, 24 juin 2021. Parents, amis, connaissances du défunt ainsi que de nombreux autres citoyens, se sont mobilisés pour accompagner le jeune homme à sa dernière demeure, au cimetière de Fofana Kounda, dans la commune urbaine de Gaoual.

L’occasion a été mise à profit pour faire des témoignages sur les circonstances de la mort de Mamadou Sidibé. Des témoignages qui accablent les militaires déployés sur le terrain, en renfort aux forces de l’ordre. N’Fa Sidibé, neveu du défunt, assure avoir vu les agents frapper son oncle jusqu’à ce que celui-ci tombe sous le pont, où il a eu de graves blessures qui ont conduit à sa mort. Il l’a dit au micro de l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

N’Fa Sidibé, neveu du défunt

« On était ensemble, on partait chez le préfet et chez le maire pour leur demander de rouvrir les mines d’or pour qu’on puisse travailler. Lorsque nous sommes arrivés au carrefour de la douane, le maire a ordonné aux militaires de tirer pour nous disperser. Et quand nous avons pris la fuite, deux pick-up de bérets rouges nous ont poursuivis. Ils nous ont rattrapés sur le pont et se sont mis à frapper les gens avec leurs fusils. C’est là qu’ils ont cogné mon oncle Mamadou Sidibé avec un gros caillou, le blessant à la nuque.

Il s’est accroché au pont pour éviter de tomber. Mais les militaires ont utilisé leurs fusils pour taper ses mains jusqu’à ce qu’il soit obligé de lâcher et de tomber sous le pont. Il s’est heurté à une roche, où il a eu la tête grièvement blessée et les deux pieds fracturés. Il ne pouvait plus bouger. Quand je suis descendu sous le pont, j’ai trouvé sa tête dans l’eau. Et lorsque je l’ai soulevé, j’ai constaté qu’il respirait encore. C’est ainsi que j’ai appelé les autres qui sont venus m’aider à le remonter », a expliqué le jeune homme, sous le choc.

Mamadou Sidibé est décédé sur la route de Conakry, où il était en train d’être évacué avec un autre jeune venu de Kankan, qui a également succombé à ses blessures avant d’arriver à l’hôpital. Ces pertes en vie humaines et les blessés enregistrés au cours de la manifestation du lundi 21 juin, laissent Fanta Tambassa, une habitante de Gaoual, dans une grande colère. Pour elle, cela prouve que les agents des forces de défense et de sécurité déployés sur le terrain ne sont pas là pour sécuriser les citoyens.

Fanta Tambassa

« En plus de ceux qui sont morts, on a enregistré beaucoup de blessés ici. Les militaires sont venus tirer des bombes lacrymogènes et des balles réelles pour terroriser les gens. Ils ont aussi commis plusieurs exactions sur les citoyens, hommes comme femmes. Mon fils par exemple, a été tabassé par des agents qui lui ont retiré son téléphone portable. Ils ne sont pas venus pour nous protéger, mais pour nous tuer », regrette cette dame.

A noter que Mamadou Sidibé était un diplômé sans emploi. Mort à l’âge de 33 ans, il laisse derrière lui un enfant et une veuve en grossesse avancée.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 621686148

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Découverte de l’or à Gaoual : voici les instructions du président Alpha Condé

24 juin 2021 à 19 07 47 06476
Alpha Condé, président de la République

La récente découverte de l’or dans la préfecture de Gaoual a été évoquée en Conseil des ministres ce jeudi, 24 juin 2021. Selon le compte-rendu de la rencontre, présenté par le porte-parole du gouvernement, le président de la République a donné les directives à suivre pour aller vers l’exploitation de ces mines d’or. Alpha Condé a demandé notamment au Premier ministre, de mettre en place une commission d’enquête « pour faire toute la lumière » sur la situation réelle qui prévaut sur le terrain.

« Monsieur le Président de la République, a instruit le Premier Ministre, Chef de Gouvernement, de mettre en place et sans délai une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur la situation réelle qui prévaut dans la préfecture de Gaoual dans la région administrative de Boké, suite à la découverte récente d’une mine d’or dans la localité de Kounsitel. Le Chef de l’Etat a exigé du Gouvernement de prendre toutes ses responsabilités pour parer à tout débordement de la situation et instruit que les populations vivant dans cette nouvelle zone aurifère bénéficient de tous leurs droits, jouissent pleinement de leur liberté et surtout vivent dans la sécurité.

Quant au Ministère des Mines, Monsieur le Président de la République, a instruit que toutes les dispositions soient prises en la matière pour faire des études dans l’immédiat qui détermineront le périmètre d’exploitation, et ainsi procéder aux autorisations nécessaires pour une exploitation par les orpailleurs agréés ou une exploitation industrielle ou les deux à la fois, selon les conclusions des experts. A ce niveau il a insisté sur le fait que les résidents de la localité doivent être mis en priorité », a annoncé le ministre de l’industrie et des PME, Tibou Kamara.

Après la découverte de trois sites miniers à Gaoual : un dans la commune urbaine et deux dans la sous-préfecture de Kounsitel, on a assisté à un déferlement humain dans la préfecture. Plusieurs dizaines de milliers de personnes, venues de toutes les régions du pays, ont envahi la préfecture, devenue brusquement l’eldorado guinéen. Ce qui a amené le gouvernement à fermer d’abord les mines d’or, le temps de prendre des dispositions pour réglementer leur exploitation.

Cette semaine, des femmes et des jeunes ont manifesté dans la ville pour réclamer la réouverture de ces sites. Le mouvement de protestation, qui a secoué Gaoual pendant deux jours (lundi et mardi), s’est soldé par deux morts et un blessé. Suite à cela, les autorités ont donné un délai de 48 heures aux orpailleurs venus d’ailleurs et qui ne sont toujours pas rentrés chez eux, pour quitter la préfecture.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. : 628 12 43 62

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Gaoual : les orpailleurs demandent la levée des barrages pour pouvoir rentrer chez eux

24 juin 2021 à 15 03 31 06316

Alors qu’ils se voient désormais contraints de quitter Gaoual, les orpailleurs qui sont toujours dans cette préfecture adressent une doléance aux autorités. Ils demandent la levée des barrages installés sur la route pour leur permettre de rentrer tranquillement chez eux, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

Après deux jours très mouvementés, le calme est revenu ce jeudi 24 juin 2021, à Gaoual. Les femmes et les orpailleurs qui réclamaient la réouverture des mines d’or découvertes récemment dans cette préfecture, ont quitté la rue sous la pression des militaires, réquisitionnés pour prêter main-forte à la police et la gendarmerie. Les coups de feu qui retentissaient dans la ville ont aussi cessé, mais la peur et la méfiance restent perceptibles dans la ville. Les forces de défense et de sécurité occupent toujours les principales artères de la ville, où toutes les activités sont toujours à l’arrêt.

Hier soir, les autorités ont publié un communiqué dans lequel elles donnent 48 heures aux orpailleurs venus d’autres villes qui sont toujours sur place pour quitter la préfecture. Et les concernés disent ne pas être contre cette décision, mais ils sollicitent d’abord la levée des barrages sur la route pour leur permettre de rentrer chez eux en toute sécurité. Ils craignent en effet que les agents qui sont au niveau de ces barrages ne leur retirent tout ce qu’ils possèdent, notamment leurs machines détectrices d’or. Car, disent-ils, plusieurs orpailleurs en ont déjà été victimes.

Souleymane Dramé, orpailleur venu de Faranah

« Nous demandons au préfet, au maire, au doyen des sages, au commandant, de dire aux agents de libérer la route pour nous. Ils n’ont qu’à enlever les barrages pour nous, on va rentrer chez nous. S’ils nous disent de quitter la ville d’ici 48 heures, alors nous demandons aussi aux autorités et aux sages de dire aux agents d’enlever les barrages pour nous permettre de passer », lance Souleymane Dramé, un orpailleur venu de Faranah.

Mamady Sacko, venu de Mandiana pour chercher de l’or à Gaoual

Même son de cloche chez Mamady Sacko, venu de Mandiana pour chercher de l’or à Gaoual. « Depuis deux semaines, nous sommes là, on ne travaille pas. C’est grâce aux habitants de Gaoual qui ont pitié de nous que nous gagnons même à gagner. Hier, ils ont dit à la radio qu’ils donnent 48 heures à tous les orpailleurs pour quitter la ville, donc on veut qu’ils lèvent les barrages pour nous permettre de rentrer chez nous. Depuis hier, on ne gagne même plus à manger, parce que tout est fermé ici », déplore cet orpailleur.

A rappeler que les manifestations enregistrées mardi et mercredi à Gaoual ont fait deux morts et un blessé.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 621686148

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