Siguiri : le litre d’essence vendu à 11 500 GNF dans une station à Kintinia

26 mai 2019 à 17 05 48 05485

Un vent de panique s’était emparé de la Guinée la semaine dernière suite à une rumeur sur une éventuelle crise de carburant. Mais, les autorités ont vite fait de communiquer pour rassurer les citoyens. Toutefois, des hausses fantaisistes du prix du litre à la pompe ont été enregistrées à l’intérieur du pays. C’est le cas dans un des districts de Kintinian, dans la préfecture de Siguiri où le litre d’essence se vend à 11 500 francs guinéens, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant.

L’augmentation fantaisiste du prix de carburant ne se remarque pas qu’au niveau du marché noir à Siguiri. Selon nos informations, dans le district Mankinti, relevant de la sous préfecture Kintinian, le litre d’essence est vendu à 115 000 francs guinéens dans les stations-services. Notre source précise que l’ordre de vendre le litre à ce prix serait venu du président dudit district.

Selon Ousmane Cherif, citoyen domicilié à Mankinti, joint par notre reporter, « ici, le carburant est vendu à la pompe à 11 500 FG. Hier nuit (samedi, 25 mai 2019), nous sommes allés à la pompe pour être servi. Nous avons trouvé qu’ils revendaient à 11 500 FG le litre. Les pompistes nous ont dit que l’ordre venait du président de district. ».

Une information confirmée par un agent de la sécurité communale. Pour Mamady Camara « c’est vrai. Je suis de la sécurité communale. Depuis hier nuit, j’étais informé de la situation. Ce dimanche matin, je suis venu en personne pour voir. Ils vendent à 11 500 FG. Nous avons demandé au président du district d’arrêter la vente ».

Joint par notre reporter pour sa part de vérité, El hadji Moussa Condé, le président du district de Mankinti, reconnaît la vente du litre à 11 500 FG. Mais, il rejette son implication. « Je sais qu’ils vendaient à 11 500 FG. Mais, je ne suis pas impliqué dans l’affaire », a-t-il lancé laconiquement.

Le directeur préfectoral des hydrocarbures de Siguiri n’a pas voulu se prêter aux questions de notre reporter.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Les populations de Malapouya dénoncent : « la SMB a détruit notre marigot, notre cimetière, nos jardins… »

26 mai 2019 à 13 01 38 05385
image d’archive

La société minière de Boké (SMB) qui exploite la bauxite dans cette préfecture depuis 2015, notamment dans les sous-préfectures de Tanéné, Dabis, Kolaboui et Malapouya, se trouve confrontée aujourd’hui à une réticence de quelques villages de la commune rurale de Malapouya, située à 30 Km à l’Est de la ville de Boké.

La SMB compte faire traverser ses rails de Dapilon (Sous-préfecture de Kolaboui) pour Télimilé, en passant par Malapouya. Mais, les villages concernés considèrent que la compensation proposée par la SMB comme une injure. C’est pourquoi, ils ont décidé d’assigner cette société minière à la justice pour qu’ils soient rétablis dans leur droit, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Boké qui est actuellement sur place.

Ce sont les villages de Mamoudouya, Garaya, Silipouya, Hafia, Ariboya, Missira, Kambadi, Kambouga, Kassedou, Momolabé et Momokambora qui sont recensés dans ce projet de passage des rails de la SMB. Mais, selon des citoyens de Malapouya rencontrés ce dimanche, 26 mai 2019, par Guineematin.com, sur le chemin de cette localité, l’ensemble des compensations ne vaut même pas deux cent millions de francs guinéens, alors qu’ils s’attendaient à plus de deux milliards cela s’est fait ailleurs.

Alhassane Diallo

Alhassane Diallo, l’un des fils de la localité, précisément de Missira, explique comment les responsables de la SMB- à travers un certain Sâné, chargé des relations communautaires- ont abordé les populations de Malapouya. « Nous avons un problème avec la SMB qui veut faire traverser les rails chez nous. Lorsqu’ils sont venus annoncer ce projet à nos parents, tout le monde était content puisque pour nous quand on érige une route, surtout des rails, dans une localité, c’est un énorme désenclavement qui aboutira à un développement. Lorsqu’ils ont recensé les villages avec les plantations, ils nous ont fait croire qu’ils allaient considérablement nous payer. Mais, quand ils ont envoyé les reçus, on a vu qu’il y a des plantations de plus de 200 plantes qu’ils payent à seulement 50 millions ; d’autres à 15 millions, etc. Le plus gros village de nos ancêtres, Mamoudouya, appelé aujourd’hui Babadiya où il y a au moins 300 plantes de manguiers et d’anacardiers. Ils proposent 75 millions. Donc, on a trouvé cela comme une injure. C’est inacceptable. C’est pourquoi, nous avons tenu des réunions pendant lesquelles tout le monde a opposé son refus à ces minimes montants. Nous, on s’attendait plutôt à au minimum deux milliards de francs », dit monsieur Diallo.

« C’est pourquoi, on a décidé de chercher un avocat pour défendre notre cause à la justice. Ce dernier, lorsqu’il est allé à Malapouya constater les dégâts, il a versé des larmes. Donc, nous commençons par la justice pour voir si ça va marcher. Au cas contraire, nous ferons arrêter les travaux de la SMB sur notre sol. Même s’ils nous emprisonnent tous, tant qu’il reste un seul, il leur barrera la route », a martelé Alhassane Diallo.

Youssouf Niaïssa

Abondant dans le même sens que son prédécesseur, Youssouf Niaïssa renchérit : « nous avons même appris que la société payent les riverains une compensation liée à la poussière et les bruits des engins ; mais, on ne voit rien. Et puis, avant, à la fin de chaque mois, ils donnaient des denrées à nos parents, ils ont arrêté ça aussi. Ils organisaient également des formations pour nos enfants, c’est aussi bloqué. Quand on dit recrutement, ils prennent les enfants venus d’ailleurs et ils disent que les nôtres sont incapables », a dénoncé monsieur Niaïssa.

Ousmane Sampou

Même son de cloche chez le doyen Ousmane Sampou de Mamoudouya, « parmi les espaces recensés chez nous, il y a même le cimetière où reposent nos parents. Il y a aussi le marigot où on faisait la pêche, la lessive, qu’ils ont coupé cinq fois. Donc, ce marigot a tari. Si malgré tous ces dégâts on veut nous amadouer avec une modique somme de 75 millions, nous n’allons jamais accepter ça. C’est pourquoi, nous lançons un appel aux autorités d’avoir pitié de leurs populations que nous sommes, aux médias de nous aider à montrer au monde ce que nous font subir ces sociétés », a exhorté le doyen Sampou.

À suivre !

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242

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N’zérékoré : la mairie en guerre contre l’insalubrité

25 mai 2019 à 18 06 51 05515
Moriba Albert Délamou, maire de la commune urbaine de Nzérékoré

Le maire de N’zérékoré, en compagnie de plusieurs cadres de la commune, a lancé ce samedi, 25 mai 2019, une campagne d’assainissement de la ville. Initiée par les autorités communales, cette opération vise à rendre propre la capitale de la Guinée forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est au niveau du tas d’immondices situé à la rentrée du quartier Tilépoulou que cette campagne d’assainissement a été officiellement lancée par le Moriba Albert Délamou, en présence des conseillers et cadres de la commune, des autorités du quartier ainsi que de nombreux habitants de N’zérékoré. « Depuis notre installation à la tête de la mairie de N’zérékoré, nous avons mis dans notre feuille de route l’assainissement de la ville, surtout la disparition totale des tas d’immondices et l’octroi de poubelles aux différentes familles de la commune. C’est pourquoi, lors du dernier conseil, nous avons dit qu’il faut débarrasser la ville de N’zérékoré de tous les tas d’immondices possible. Et, ce tas d’ordures que vous voyez devant vous, est là depuis des années. Donc, il faudrait que nous fassions en sorte que ses tas d’immondices quittent la ville pour le dépotoir », a déclaré le maire.

Après avoir dégagé cette montagne d’ordures, les autorités communales ont offert des poubelles aux habitants du quartier Tilépoulé. Des habitants que le maire appelle à maintenir un environnement sain. « Je veux que les populations de Tilépoulou, à l’image de celles d’autres quartiers, acceptent de mettre leurs ordures dans les poubelles qu’on va leur donner dans leurs domiciles. Et j’en appelle aussi aux PME, qu’elles viennent pour qu’on puisse faire des partenariats de façon à ce que ces PME soient dans nos quartiers pour débarrasser de nos quartiers des tas d’immondices », a lancé Moriba Albert Délamou.

Mamady Bérété

Présent sur les lieux, Mamady Bérété, chef de quartier adjoint de Tilépoulou, a salué cette initiative de la mairie. « Les ordures là, il y a plus de 12 ans qu’elles étaient là. Donc, si nous voyons aujourd’hui notre maire, Moriba Albert Délamou, en train d’enlever ces ordures ici, cela nous va droit au cœur. Et si les bennes finissent de ramasser ces ordures, le bureau du quartier envisage de mettre les jeunes à contribution pour surveiller l’endroit afin que les gens ne déposent plus d’ordures ici », a promis ce responsable local.

Djara Damey

De son côté, Djara Damey, un citoyen de Tilépoulou qui habite non loin de l’endroit où se trouve cette montagne d’ordures, s’est dit satisfait de cette initiative de la mairie. « Quand ils vont enlever ces ordures ici, nous allons désormais bien dormir et bien respirer, et nous serons en bonne santé. Parce qu’actuellement, il y a trop de moustiques chez nous en raison de la présence de cette montagne d’ordures à côté de notre concession.

Cela nous donne souvent des maladies. Parfois même, les gens venaient déposer les ordures derrière ma fenêtre. C’est d’ailleurs à cause de ces ordures que j’ai arrêté de vendre des aliments chez moi. Sinon, c’est ce que je faisais ici. Je suis donc très content de cette initiative et je remercie sincèrement la mairie pour cela », a dit ce citoyen.

Selon les autorités communales de N’zérékoré, cette campagne d’assainissement va toucher les 22 quartiers de la ville.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Crise de carburant à Kankan : la mairie prend une mesure inédite

25 mai 2019 à 17 05 57 05575

La crise de carburant qui frappe la ville de Kankan depuis plusieurs jours perdure et inquiète plus d’un. Face à cette situation, le maire de cette commune urbaine a pris des mesures drastiques. Mory Kolofon Diakité a déployé des hommes dans les stations-service de la ville pour surveiller les pompistes qu’ils accusent d’être à l’origine de cette crise, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cela fait 5 jours que la crise dure. La plupart des stations-service restent fermées et celles qui sont ouvertes peinent à satisfaire la forte demande. Beaucoup de citoyens sont obligés d’aller au marché parallèle pour avoir de l’essence, mais à un prix fixé au gré des vendeurs. Pourtant, il n’y a pas de pénurie d’essence à Kankan, selon Mory Kolofon Diakité, le maire de la ville. Pour lui, cette crise est créée et entretenue par les pompistes dans les stations-service.

Mory Kolofon Diakité, maire

« Il n’y a pas de crise d’essence à Kankan, c’est les pompistes qui veulent en créer. C’est eux qui servent les bidons et les motos des gens qu’ils connaissent, ceux-là vont vider les bidons et motos pour revenir encore. Bien sûr, il y avait trois jours de retard dans l’approvisionnement de carburant mais cela n’a jamais été le cas à Kankan. Parce que le jour même de la crise, on a mis 80 mille litres d’essence et 80 mille litres de gasoil à la disposition de la population de Kankan », souligne le maire.

Le maire de Kankan dénonce un vaste réseau de trafic illégal de carburant qui s’étend jusqu’au-delà de nos frontières. « On ne peut pas accepter que des individus prennent l’essence de Kankan et l’envoyer à la frontière pour faire la spéculation au Mali, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, où le prix d’essence a augmenté. J’ai fait un communiqué dans les medias, pour dire aux gens de ne pas servir les bidons et les fûts, parce que j’ai des preuves tangibles de l’exportation d’une quantité énorme d’essence hors de Kankan. Maintenant, si les pompistes et gérants s’entêtent et qu’ils continuent à servir les bidons et les fûts, ça c’est un mépris de l’autorité », a dit le maire.

Pour mettre fin à cette situation, Mory Kolofon Diakité a pris un certain nombre de dispositions, dont la surveillance des stations-service. « Nous avons envoyé des surveillants dans toutes les stations de la commune urbaine pour contrôler les pompistes et les gérants. Moi-même je suis à la station sur la nationale Kankan-Siguiri comme ça », a-t-il laissé entendre.

A noter que litre d’essence qui coûte officiellement 9500 francs est vendu aujourd’hui à 12 000 francs au marché parallèle, communément appelé marché noir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Télimélé : Donso, la rivière qui n’aime pas les étrangers

25 mai 2019 à 14 02 19 05195

Sa dernière victime s’appelle Mamadou Diallo, un menuisier originaire de Sagalé, dans la préfecture de Lélouma. Il a été emporté par les eaux le mercredi dernier, 22 mai 2019, alors qu’il se baignait en compagnie d’un groupe de jeunes de Péguety-Santou.

Le nombre croissant « d’étrangers » qui trouvent la mort soit par accident sur le pont ou durant les baignades mérite qu’on se pose des questions sur la nature mystique de cette grande rivière qu’on traverse à la rentrée du chef-lieu de la sous-préfecture de Santou, à 35 kilomètres de Télimélé ville.

Bien que cela ne soit pas propre à la seule rivière de Donso, cette appellation « Kankiran » qui signifie malle cantine, est conçue dans son contexte linguistique normal comme étant un espace à dimensions variables qui peut contenir une certaine quantité d’habits ou d’objets divers.

Mais, dès lors que le terme s’extirpe de la littérature populaire consacrée pour définir la profondeur d’un endroit précis de la rivière Donso, l’interprétation devient simple et révèle l’aspect mystique du lieu, surtout quand la victime sent une sorte de force invisible la propulser vigoureusement dans les ténèbres du « Kankiran » sans qu’il ne puisse opposer aucune résistance.

Les génies du « Kankiran » aiment se délecter de ceux qui, sans être fils de Santou, poussent l’outrecuidance à venir perturber leur paisible existence au milieu des eaux de leur belle résidence de Donso.

Dire que mon propre père, Lieutenant Elhadj Yaghouba Diallo, s’est blessé au pied d’un petit fer rouillé, alors qu’il venait de repêcher le corps d’un jeune homme originaire de Labé, dont le véhicule à bord duquel il avait pris place s’était renversé sur le pont en bois à l’époque (1996). C’est cette blessure, qui s’est tétanisée, qui sera à l’origine de son décès le 2 octobre de la même année.

Comme pour confirmer que les génies de la rivière Donso se montrent extrêmement sévères vis-à-vis même des fils de Santou qui portent assistance à ses victimes « étrangères ».

La rivière a donné son nom à un des villages qu’elle traverse dont un des fils, un tirailleur sénégalais de la seconde guerre mondiale « Lassidan Donso », était devenu un grand agriculteur et un riche propriétaire terrien à Péguety et environs.

A noter que la rivière Donso prend sa source sur les hauteurs entre les villages de Ndêla-Goundoupi et Bambéto, grossie par le Dondéwol. Elle dévale pour arriver aux portes du chef-lieu de la sous-préfecture de Santou avant de continuer sa course en traversant les villages de Ndenda, Ngaro, Bingaldji en se frayant du chemin entre les villages de Bélendéré et Baniré jusqu’à Sôla pour se jeter plus loin dans le grand fleuve Tominé, venu de Labé, et qui sert de limite géographique hier entre les cantons Dialloyanké de Donghol, dont Santou faisait partie, et Kaldouyanké de Kinsi-Koté, capitale Kakoni…

A noter que le fleuve Tominé rencontre celui de la Komba, venu de Labé, à Gaoual centre pour former le Koliba qui sert de limite entre notre pays et la Guinée-Bissau, où il se jette dans l’Océan Atlantique.

Autant la rivière Samankou était la limite entre les cantons de Kébou et de Donghol, autant celle de Donso l’a été entre le canton de Donghol et celui de Bowé.

Disons que si les génies du « Kankiran » de la rivière Donso n’aiment pas que les « étrangers », ceux de la montagne Wonkou, à quelques kilomètres en amont, étendent leur puissance à tous ceux qui rentrent dans « leur surface de réparation » de telle sorte que, au lieu dit « Hayré toufâ », ce qui veut dire là ou on a percé la pierre, (l’ancienne route Gaoual-Télimélé) passait par là, les chauffeurs qui l’empruntaient de nuit étaient tout d’un coup hypnotisés par la présence d’un œuf qui se transformait en coq qui, en quelques minutes, avait la taille d’un éléphant. Ce qui faisait perdre automatiquement la direction du véhicule au chauffeur qui se renversait dans le ravin avec tout son contenu. Maître Kalidou, le chauffeur du Gaz premier modèle d’Elhadj Abdoul Kakoni, en a été victime avec une dizaine de morts parmi ses passagers.

Difficile de savoir si les génies de « Hayré toufa » ont déménagé avec le transfèrement plus à l’ouest de la route. Toujours est-il que sur cette nouvelle route de montagne, un peu en haut des villages de Maléma et de Kouratountou ; maitre Bobo Sodio, un ancien apprenti de maitre Thiam Wara, un des meilleurs chauffeurs de Télimélé, a vu son camion se renverser un jeudi matin alors qu’il se rendait au marché hebdomadaire de Péguety-Santou. Bilan : 10 morts parmi lesquels Mody Sanoussy Gomboya, un percepteur de taxes de marché.

C’est vrai que Télimélé a eu des chauffeurs de renom comme maitre Abidina Filo, maître papa Missidé, maitre Garanké, maitre Thiam, maitre bobo Sodio, maitre Grillon Kouyaté, maitre Kaba, maitre Silati, qui ont dompté le dangereux col de Loubha, l’infernale route de Daramagnaki qui a laissé des souvenirs inoubliables à l’ambassadeur de Guinée à Rome puis à Paris, Seydou Keita nommé, de la capitale française, gouverneur de Télimélé et qui a passé deux jours à bord d’une jeep russe pour arriver au cœur du Bambaya. C’était cela aussi la révolution du PDG, avec le président Ahmed Sékou Touré.

Même devenu commissaire à la jeunesse et aux sports en mission à Yaoundé en 1982, l’élégant et charismatique ambassadeur et gouverneur n’avait pas oublié le nom Daramagnaki et l’avait rappelé à son attaché de presse et fils de Télimélé que je suis lors des diners sur le toit du luxueux mont Fébé palace.

Peut-être que ces génies de la rivière Donso, on peut les retrouver dans les eaux de l’immense fleuve Konkouré qui sert de limite entre le Téné et le Monoma traditionnellement parlant, entre Kindia et Télimélé administrativement.

La Kakrima, l’affluent principal du Konkouré a aussi ses génies tout en servant de limite entre Télimélé et Pita, le Koussi et le Waréya, si on conjugue l’histoire au passé.

De génies des eaux, il y a aussi celles de la puissante Fatala, à sa source dans la grande forêt de Tarihoye, dans le Kébou. Là, vous avez le sentiment qu’il est minuit en plein midi tant la densité de la flore vous enveloppe dans une obscurité de caverne, si ce n’est la sensation d’immuabilité des eaux qui vous donne une grosse frayeur.

Ce qui contraste avec la petite eau calme et tranquille du Mangol au cœur même de la ville de Télimélé. Avec ou sans génies, elle règle, régule et lubrifie les relations entre les habitants de ses deux rives qui exercent tous les pouvoirs par alternance. Exemple : Younoussa Goulgoul Diallo, l’actuel maire de la commune urbaine de Télimélé, est de Gadha Mangol ; le prochain sera de Gânin Mangol.

Ici, au lieu que les génies n’attirent ceux qui s’aventurent sur ses bords dans le « Kankiran », ils sont allés chercher la règle de l’alternance entre les sous-clans Alphaya et Soriya chez les Seydiyankés de Timbo et Dabola, aristocratie régnante, à travers les Almamy de la puissante et prospère confédération théocratique du Fouta Djallon, fondée au début du 17e siècle.

Les génies de la rivière Donso devraient à présent fermer leur « kankiran » sinon, de peur de se retrouver à l’intérieur pour toujours, beaucoup « d’étrangers » risquent de ne pas tenter l’aventure de Santou, la toute future zone minière bauxitique par excellence de la Guinée.

Amadou Diouldé Diallo, journaliste-historien

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Braquage d’un véhicule à Kindia : un blessé et plus de 12 millions de francs emportés

25 mai 2019 à 6 06 07 05075

Un véhicule de transport en commun, en provenance de Pita, a été attaqué par des coupeurs de route dans la nuit de jeudi à vendredi, 24 mai 2019, dans la préfecture de Kindia. Les assaillants ont blessé un passager et emporté plus de 12 millions de francs guinéens, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

L’attaque est survenue à 2 heures du matin à Siguiton, une localité de la sous-préfecture de Kolentè, dans la préfecture de Kindia. Trois coupeurs de route armés ont attaqué une voiture de transport en commun, en provenance de Pita. Ils ont blessé un passager et enlevé tout l’argent et les biens dont possédaient les occupants du véhicule. Amadou Sadio Diallo, le chauffeur du véhicule, revient sur les circonstances de l’attaque.

« Ils sont sortis derrière nous en tirant sur le véhicule tout en disant de nous arrêter. Lorsqu’on s’est arrêté, un d’entre eux est venu braquer l’arme sur moi, il m’a coincé contre la porte. Celui qui a braqué l’arme sur moi est monté dans la cabine, je lui ai dit que la place est insuffisante, que nous ne pouvons pas être ensemble dans la cabine. Mais, il a refermé la portière et m’a dit de bouger, j’ai bougé. Après un kilomètre à peu près, il m’a dit de m’arrêter et m’a fait descendre de la voiture tout en nous disant de nous coucher tous par terre.

Ils nous ont fouillés et ont retiré tout ce qu’on avait comme argent et objets dont nos téléphones portables. Après tout, l’un d’entre eux nous a dit que quiconque le fixe, il va lui tirer dessus. Quand ils ont tout pris, ils ont pris la tangente. Après leur départ, nous avons pris la direction de Kindia pour le commissariat central afin de déclarer aux services de sécurité ce qui nous est arrivé. C’est pourquoi nous sommes maintenant à la gendarmerie », a expliqué le chauffeur.

De son côté, Mamadou Alpha Bah, passager du véhicule, a indiqué que les assaillants ont enlevé plus de 12 millions de francs et des objets de valeur. « Ils nous ont poursuivis sur deux motos TVS. Lorsqu’ils ont tiré sur notre véhicule, moi j’ai été blessé à la tête et une passagère a été dépossédée d’une somme de 12 millions de francs guinéens. Le chauffeur lui-même a perdu plus de 600 mille francs guinéens, son téléphone avec des objets que je ne peux pas tous citer. Les trois malfrats étaient habillés en tenue militaire et possédaient tous des PMAK et d’autres armes sophistiquées avec des boites à chargeur », a témoigné cette victime.

Après avoir écouté les victimes, la brigade de recherche de la gendarmerie de Kindia a ouvert une enquête pour tenter de retrouver les auteurs de cette attaque.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 51 67 96

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Dar-es-Salam : le déguerpissement a fait un mort et un blessé par balle (témoins)

25 mai 2019 à 5 05 26 05265

Entamées avant-hier par le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, les opérations de démolition des maisons d’habitation au quartier Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma, se sont poursuivies hier, vendredi 24 mai 2019. Cette deuxième journée a été sanctionnée par le marquage de plusieurs autres maisons qui n’étaient pas préalablement concernées. Un mort et un blessé par balle ont été enregistrés sur les lieux, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon des informations recueillies sur place, ces opérations de déguerpissement n’ont pas fait que des dégâts matériels. Elles ont également entrainé la mort d’une personne et un jeune homme a été blessé par balle.

Aux dires de monsieur Boubacar Baldé, habitant de la localité depuis 1985, sa voisine du nom de madame Adama Hawa Diallo, a fait une crise le jeudi soir avant de rendre l’âme dans la matinée de ce vendredi à l’hôpital Ignace Deen. « C’est une femme qui a perdu son mari. Elle vivait ici avec sa seule maman qui est veuve aussi et qui n’arrive plus à marcher d’ailleurs. Madame Adama Hawa Diallo est tombée hier devant moi. Elle a piqué crise et c’est ainsi que jel’ai envoyé au CHU Donka qui nous a référé à Ignace Deen. C’est ce matin qu’on m’a annoncé qu’elle est finalement morte. Mais, voir une personne tombée subitement comme ça, c’est autre chose. C’est parce que je suis un homme si non, je pouvais piquer crise aussi. La femme était mère de quatre enfants et est âgée de 42 ans environs. Elle est originaire de Mali Yembéring et elle habite dans ce quartier depuis 1983 », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Issiagha Bangoura, porte-parole des riverains de la décharge de Dar-es-Salam, a expliqué aux journalistes qu’un jeune élève en classe de 9ème année au collège de Bonfi a été blessé par balle. « Il se nomme Mohamed Sylla, âgé de 16 ans, élève en classe de 9ème année au collège Bonfi. Il a reçu une balle au niveau de son ventre et depuis hier, il se trouve au CHU de Donka où il a subi une intervention chirurgicale. Ils ont tiré sur l’enfant au niveau du ventre et les intestins sont sortis. Avant, le gendarme a dit : je veux te tirer et il a tiré. Ceux qui étaient là avec lui ont dit : nous, on quitte ici parce que nous sommes des frères, nous ne voulons pas parce que parmi nous, il y a des gens qui sont prêts à tuer. Ils nous ont conseillé de replier à cause de Dieu parce que s’ils ne parviennent pas, c’est les militaires vont venir pour nous déguerpir. Finalement, on a accepté et on a travaillé en frères. Nous avons passé des messages de sensibilisation. C’est pourquoi il n’y a pas eu de riposte aujourd’hui. On a demandé à tout le monde de rester tranquille, ils vont faire de nous ce qu’ils veulent et Dieu va les juger ici avant leur mort », raconte-t-il.

A en croire, Issiagha Bangoura, le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie et des PME, Tibou Kamara, qu’un d’entre eux aurait appelé au téléphone, a donné l’espoir qu’il va prendre leur situation en main. « Quelqu’un d’entre nous nous a dit qu’il a appelé le ministre Tibou Kamara et que celui-ci a dit qu’il va gérer la situation. Donc, Tibou Kamara est le seul espoir pour nous aujourd’hui. En tout cas, s’il n’est pas le meilleur, il est l’un des meilleurs ministres qui est prêt à dire la vérité », ajoute-t-il.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Sangaréah (Pita) : arrestation d’un présumé voleur qui était recherché à Télimélé

25 mai 2019 à 5 05 23 05235

Amadou Barry, un présumé voleur bien connu des services de sécurité de Sinta, dans la préfecture de Télimélé, a été arrêté avant-hier, jeudi 23 mai 2019. Ce sont des citoyens qui ont mis main sur le jeune homme, accusé de vol de bétail, à Sangaréah, une sous-préfecture de Pita. Il a été conduit au commissariat urbain de Sinta d’où il s’est échappé récemment, a appris un correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Joint au téléphone, le Lieutenant Pierre Béavogui, commissaire urbain de police de Sinta, a expliqué les circonstances de l’arrestation de ce voleur présumé. « C’est un récidiviste. Il a été arrêté pour la première fois dans une affaire de vol moto. Mais, il a réussi à s’enfuir. Quelques semaines après, il a volé du bétail qu’il est parti vendre dans la sous-préfecture voisine de Sangaréah, dans la préfecture de Pita.

C’est là-bas qu’il a été appréhendé par des citoyens grâce à la collaboration des présidents des coopératives des éleveurs de Sinta et de Sangaréah. Quand les jeunes de la localité l’ont arrêté, on nous a informés. Moi-même, je me suis rendu sur les lieux avec une équipe pour le récupérer. Actuellement, le nommé Amadou Barry, âgé de 25 ans, se trouve dans nos locaux. Après les enquêtes préliminaires, il sera déféré à la justice de Télimélé », a-t-il expliqué.

Ce responsable de la police de Sinta a salué le travail des citoyens de Sangaréah qui ont mis main sur ce jeune homme. Il en a profité pour appeler à une bonne collaboration entre les habitants de Sinta et ses services. « Nous demandons une franche collaboration entre la population et nous, entre les citoyens et les autorités des services de sécurité.

Ce qui reste clair, c’est qu’on ne peut pas travailler sans eux, ce sont eux qui nous fournissent des informations. Les malfrats se cachent dans les villages, dans les districts. Si les citoyens collaborent avec nous, nous pourrons effectivement dénicher tous les bandits à Sinta », estime le Lieutenant Pierre Béavogui.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Kankan : reprise des travaux à l’usine de coton après quelques semaines d’inactivité

25 mai 2019 à 5 05 18 05185

Les activités ont repris hier, vendredi 24 mai 2019, à l’usine du projet coton de Kankan. Cette reprise fait suite à l’obtention du carburant dont la rupture avait causé l’arrêt des travaux dans cette usine, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après près de 20 jours d’arrêt, les moteurs de l’usine de coton située au quartier Kankan-Coura se sont remis en marche ce vendredi matin. Un ouf de soulagement pour les travailleurs de cette unité industrielle. « L’usine à bel et bien recommencé à fonctionner, le carburant est venu et tout est rentré dans l’ordre. Les transporteurs aussi ont été payés et le déchargement des camions dépendra de la cadence de l’usine », a expliqué Kaba Camara, secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’usine du projet coton de Kankan.

Soulagement aussi des transporteurs de l’or blanc qui attendaient depuis trois semaines le déchargement de leurs camions et le payement de leurs frais de transport. Même s’ils n’ont pas pu débarquer encore tous leurs chargements, ils sont rentrés quand même en possession de leur dû, confirme Salla Kourouma, membre du syndicat des transporteurs, qui était en tête de peloton des négociations entre les transporteurs et les responsables de l’usine. « Ils ont été tous payés hier soir et on a commencé le déchargement des camions. Et, l’usine aussi a commencé à travailler, il n’y a pas plus aucun problème », a-t-il dit.

A rappeler que les activités de cette usine étaient arrêtées depuis le 05 mai 2019, en raison d’une rupture de carburant. Bloqués depuis deux semaines dans l’enceinte de l’usine, les transporteurs de coton ont manifesté le lundi, 20 mai dernier sur place. Ils exigeaient le déchargement de leurs camions et le payement de leur agent.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Vaccination contre la fièvre aphteuse : le ministre de l’élevage lance la campagne à Boké

24 mai 2019 à 17 05 12 05125

La campagne nationale de vaccination contre la fièvre aphteuse a été lancée ce vendredi, 24 mai 2019 à Denken, localité de la sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké. C’est le ministre de l’Elevage, Roger Patric Millimono qui a présidé la cérémonie, en présence des autorités locales et des partenaires techniques et financiers, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Ansoumane Zito Coumbassa

Dans son discours de bienvenue, Ansoumane Zito Coumbassa, maire de la commune rurale de Kolaboui, a indiqué que la population de sa circonscription est à majorité agro-pastorale et l’élevage constitue la seconde activité après l’agriculture. Et selon lui, l’élevage à Kolaboui a été confronté à de sérieuses difficultés ces jours-ci, à cause de cette fièvre aphteuse. « La maladie à fièvre aphteuse a provoqué d’importantes pertes économiques au niveau des éleveurs à cause de sa contagiosité, des difficultés liées au traitement et de notre système d’élevage. Nous espérons qu’avec cette campagne de vaccination, qui est le seul moyen de lutte efficace contre la maladie, des milliers de bovins pourront être sauvés. Et que par conséquent, elle contribuera significativement au développement de l’élevage à Boké en général et particulièrement à Kolaboui », a-t-il dit.

Dr Doré Molou

De son côté, Dr Doré Molou, directeur national adjoint des services vétérinaires, a souligné que cette épidémie de fièvre aphteuse frappe le cheptel guinéen depuis mai 2018. A ce jour, dit-il, ce sont 27 préfectures qui sont touchées avec des taux élevés de mortalité et de morbidité. « Les répercussions économiques de cette maladie sont significatives. Cette crise sanitaire provoquée par la fièvre aphteuse a entraîné la fermeture des principaux marchés à bétail dans les zones affectées, la baisse considérable des superficies cultivées par les bœufs de labour, une perte économique estimée à plus de 2 milliards de nos francs.

Face à la gravité de la situation, le ministère de l’élevage a adressé une requête de financement à ses partenaires pour faire face en urgence et organiser la riposte. Cette requête a été favorablement accueillie par les partenaires et plusieurs activités ont été réalisées dont entre autres : les missions d’investigation et de diagnostic, qui ont permis de déterminer la stéréotype et la phylogénie du virus aphteuse ; l’élaboration du plan de riposte comportant 5 volets ; l’acquisition de 350 mille doses de vaccins polyvalents contre la fièvre aphteuse », a notamment indiqué le directeur national adjoint des services vétérinaires.

Dr Mohamed Hama Garba

Pour sa part, Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée, a exprimé la satisfaction de son institution d’avoir été associée à toutes les étapes de ce processus de lutte contre la fièvre aphteuse dans notre pays. « En effet, dès l’éclatement des premiers foyers de la fièvre aphteuse, la FAO a été sollicitée pour apporter une assistance technique à la Guinée. C’est dans ce cadre que nos équipes techniques se sont mobilisées aux côtés de celles de votre département, pour produire tous les documents techniques qui soutiennent la recherche d’un tel financement. C’est ainsi qu’un plan d’urgence et un plan de contrôle ont été élaborés. Nous avons ensuite participé à vos côtés à toutes les phases de présentation et de validation des stratégies proposées », a-t-il rappelé.

Ibrahima Magazi

S’exprimant au nom de la Banque Mondiale en Guinée, Ibrahima Magazi a reconnu que cette maladie de fièvre aphteuse a eu de graves conséquences sur le cheptel guinéen (bovins, ovins et caprins), entraînant la perte de 880 têtes de bovins pour les éleveurs. Et, c’est ce qui a poussé son institution à mettre la main à la poche pour assister le gouvernement guinéen, précise-t-il. « Au regard de cette situation sanitaire préoccupante, la Banque Mondiale, à travers ces projets actifs, a accepté de financer le plan d’urgence pour un montant de 1 078 377 (un million soixante-dix-huit mille trois cent soixante-dix-sept) dollars dont 1 028 377 sur le projet REDISSE et 50 000 sur le PASAG pour aider le gouvernement dans les efforts de riposte à la maladie. Cet appui a servi à couvrir les activités de communication, de renforcement de la surveillance de la maladie, d’achat des vaccins, de suivi et supervision de l’opération de riposte et d’application des mesures de police sanitaire », a-t-il expliqué.

Patrick Millimono

Très satisfait de l’engouement des partenaires techniques et financiers que sont la Banque Mondiale et la FAO à accompagner la Guinée dans la lutte contre cette fièvre aphteuse, le ministre de l’élevage a dit son optimisme quant à l’éradication totale de cette maladie dans notre pays. « Cette maladie qui a été constatée en mai 2018, s’est propagée dans 27 préfectures de la Guinée avec des taux élevés de morbidité et de mortalité qui ont affecté près de 72 000 animaux exposés, 7467 cas de suspects et 871 animaux morts. C’est pourquoi, je demande aux éleveurs et leurs organisations professionnelles de se mobiliser pour conférer un succès éclatant aux opérations de vaccination contre la fièvre aphteuse qui, j’espère, sera un lointain souvenir », a dit Roger Patric Millimono.

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Soutien au Syli national : la contribution du gouverneur et du préfet de Labé

24 mai 2019 à 9 09 42 05425

La campagne de collecte de fonds en faveur du Syli national qui doit participer à la prochaine CAN de football a été officiellement lancée hier jeudi, 24 mai 2019. C’est le préfet et le gouverneur de Labé qui ont donné le ton en apportant leur part de contribution, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est dans la salle de conférence de la préfecture de Labé que la cérémonie de lancement de cette campagne a eu lieu. L’objectif est de mobiliser des fonds pour soutenir la participation de l’équipe nationale de Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations de football, prévue du 21 juin au 19 juillet prochain, en Egypte.

C’est le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, qui a été le premier contributeur. Il a offert un montant de 1 000 000 (un million) de francs guinéens. Le gouverneur de la région administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané, lui a emboité les pas en contribuant à hauteur de 200 000 (deux cent mille) francs.

Le préfet en a profité pour s’adresser à la commission chargée de collecter les fonds. « Je voudrais que chacun sache que ce que vous représentez est apolitique. Le Syli national est une institution autour de laquelle, nous nous retrouvons tous. Que personne dans un manteau de partisan ne puisse vous détourner du travail qu’on vous a confié. La Guinée est qualifiée pour la coupe d’Afrique des nations, c’est une très bonne chose. Et c’est certain, notre soutien s’en ressentira.

Quand vous sillonnerez la ville, dans les différentes entreprises que vous visiterez, nous passerons notre mot à chacun pour qu’ils vous accueillent. Quel que soit le montant qu’ils vous donnent, sachez que cela sera donné du fond du cœur. Ici à la préfecture, nous avons trouvé un montant que nous allons mettre dans cette caisse. Et nous espérons que cette caisse sera très grosse à la fin. Tout ce qui sera fait, c’est pour soutenir le Syli national. Vous expliquerez cela aux citoyens », a dit le préfet.

A l’issue de cette campagne, les fonds collectés seront mis à la disposition de la Fédération Guinéenne de Football.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Koïn (Tougué) : un chasseur confond une fillette à un singe et lui tire dessus

23 mai 2019 à 19 07 02 05025
image d’archive

L’acte s’est produit hier, mercredi 22 mai 2019, à Bantanhi Kouloum, un village de la sous-préfecture de Koïn. Un chasseur a ouvert le feu sur une fillette qu’il a prise pour un singe. La petite fille a trouvé la mort et l’homme a été interpellé par la police, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Labé.

La victime se nomme Oumou Baldé, âgée de 7 ans. Elle était montée pour cueillir du Néré lorsqu’un chasseur dont on ignore l’identité l’a aperçue à distance. Il a ouvert le feu sur la fillette qui a trouvé la mort. Joint au téléphone, Boubacar Barry, en service au centre de santé de Koïn, est revenu sur les circonstances de ce drame.

« C’est hier mercredi que le commissaire de police de Koïn m’a appelé pour m’informer qu’un chasseur a tué une fillette dans la localité de Bantanhi Kouloum. Sur le champ, j’ai appelé le maire de la commune rurale de Koïn pour le mettre au courant. Et directement, nous nous somme rendus sur les lieux du drame et nous avons trouvé effectivement que la fille a reçu des balles à certaines parties de son corps. Interrogé, l’auteur de cet acte a reconnu les faits.

Mais selon lui, il a confondu cette fillette qui était montée pour cueillir le Néré à un singe. C’est ainsi qu’il s’est servi de son fusil de chasse pour ouvrir le feu. C’est par après, qu’il a compris que c’est une personne qu’il a tuée. La victime a reçu les balles au niveau de la tête et au cou. En raison de la gravité de ses blessures, elle a rendu l’âme, nous n’avons pas pu sauver sa vie », explique l’agent de santé.

Après cet acte, le chasseur a été arrêté et conduit dans les locaux de la police. Mais, la famille de la victime a déjà annoncé qu’elle lui pardonne et qu’elle se remet à la volonté divine.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : l’installation de l’antenne régionale du front national pour la défense de la constitution

23 mai 2019 à 16 04 05 05055

L’antenne régionale du front national pour la défense de la constitution (AR-FNDC) a été installée officiellement ce jeudi, 23 mai 2019, à Labé sous la présidence effective du responsable des opérations du bureau national de la structure, Ibrahima Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La cérémonie a regroupé au siège de l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Tata II, dans la commune urbaine plusieurs responsables locaux d’organisations de la société civile et des partis politiques de l’opposition guinéenne comme le mouvement Osons Oser, la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), l’Organisation Guinéenne pour la Défense des Droits de l’Homme (OGDH), l’association des auditeurs, Villageois 2.0, l’association des jeunes de mosquée, l’association des jeunes de Pounthioun et JPADEC.

A côtés de ces structures de la société civile locale, on notait aussi la présence des représentants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), l’Union des Forces Républicaines (UFR), le MoDel et le Bloc Libéral (BL).

Il est revenu au délégué du bureau de la coordination du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Ibrahima Diallo, responsable des opérations de prendre le premier la parole pour décliner les termes de références des antennes du FNDC dans les préfectures de l’intérieur et à l’extérieur de la Guinée.

« Chaque antenne du FNDC est dotée de deux organes. Il y a d’abord la cellule de réflexion et orientation stratégique. Cette cellule est composée des premiers responsables des entités membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et des élus du peuple qui se sont prononcés contre le 3ème mandat. Elle est présidée par le coordinateur local du FNDC. Elle donne des orientations stratégiques pour la bonne marche des actions du Front National pour la Défense de la Constitution au niveau local. Le fonctionnement de cette cellule (réunions ordinaires et extraordinaires) sera défini par les membres lors de la première réunion de ladite commission. Ensuite, il y a la coordination locale du FNDC structurée comme suit : le coordinateur, la commission mobilisation et organisation, la commission administrative, la commission communication et information, la commission opérations » a-t-il indiqué avant de préciser que «le coordinateur du FNDC est issu des organisations de la société civile et toutes les commissions seront présidées par un acteur de la société civile secondé par un représentant des partis politiques».

Ainsi, une antenne locale composée de la manière suivante a été présentée à la presse :

Coordinateur régional : Mamadou Habib Bah du mouvement Osons oser ; président commission administrative : Sally Bilaly Sow de l’association Villageois 2.0 ; président commission mobilisation et organisation : Alghassimou Lamine Diallo de la PCUD ; président commission communication et information : Oumar Sadio Diallo, journaliste ; président commission opérations : Thierno Abdourahmane Diallo du syndicat des conducteurs de taxi-motos.

Après la présentation de la composition de la coordination locale et des différentes commissions d’appui, le délégué de Conakry, Ibrahima Diallo a repris la parole pour donner de larges informations sur le dernier développement de l’actualité nationale. A ce sujet, il a fait bref rappel des péripéties qui ont meublé la vie du FNDC, de sa création à ce jour avant de poursuivre : « c’est pour autant vous dire que vous devez vous engager et assurez-vous qu’il y a des gens qui sont derrière vous. Partout où un militant de la démocratie, un militant du FNDC est arrêté, rassurez-vous que la personne ne fera pas 2 semaines en prison. Il y a des avocats qui se sont constitués volontairement tous les citoyens membres du FNDC qui sont injustement arrêtés par le pouvoir de Conakry. Il faut que nous soyons plus que jamais déterminés à défendre notre constitution, parce que c’est notre avenir qui est en jeu » a-t-il ajouté.

A leurs tours, les représentants des partis politiques présents à la cérémonie ont réitéré leur engagement indéfectible à participer activement à la mise en œuvre des programmes du FNDC dans Labé et ses environs.

De son côté, le député uninominal de Labé, honorable Mamadou Cellou Baldé a tenu à préciser que le FNDC a un seul objectif commun. Celui de défendre la constitution guinéenne, de manière à empêcher tout maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020.

Avant de lever la séance, le délégué de Conakry, Ibrahima Diallo a invité la coordination de Labé à coordonner et superviser l’installation des antennes dans toutes les préfectures de la région.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Crise d’essence à Labé : le litre se négocie à 15 000 GNF au marché noir

23 mai 2019 à 14 02 46 05465

A l’instar des plusieurs ville du pays, une crise d’essence frappe la commune urbaine de Labé et ses environs où le litre d’essence se négocie à ce jeudi, 23 mai 2019, à 15 000 francs guinéens sur le marché noir, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis pratiquement lundi soir, les automobilistes et autres propriétaires d’engins roulant ont du mal à trouver de l’essence pour carburer leurs véhicules dans la commune urbaine de Labé où la crise a provoqué une flambée des prix du transport urbain et inter urbain dans la région.

« Nous avons constaté depuis quelques jours qu’il y a une crise d’essence à Labé. On n’est presqu’au courant de rien sur les causes de cette crise. Mais, selon les rumeurs que nous apprenons ici, il semble qu’il y a eu rupture et que le bateau serait en retard. Il faut signaler aussi que les stations sont privées. Elles ne relèvent pas de l’Etat ou nous n’avons pas tellement la maitrise de la situation. Le prix à la pompe reste toujours le même, mais il y a une mafia derrière cette crise. C’est une pratique qui est illégale. C’est que nous nous pouvons faire, c’est de veiller comme nous sommes en train de veiller sur les denrées, parce que nous avons appris que le litre est vendu à un prix exorbitant au marché noir », a déclaré le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo.

Poursuivant, M. Laly Diallo a promis de se référer à sa tutelle qui n’est autre que le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah sur les dispositions appropriées à prendre en vue de sécuriser ses citoyens face à cette crise entretenue par les réseaux mafieux des hydrocarbures en Guinée.

« Nous allons nous donner les mains pour une implication efficace des autorités locales parce qu’il est de notre devoir aussi de protéger les citoyens. Nous n’allons pas permettre aux vendeurs de carburant d’augmenter le prix sans raisons. En tout cas, je vais essayer de rencontrer pour qu’on examine ensemble ce qu’il y a lieu de faire » a conclu le maire de Labé.

Il est à préciser que ce n’est pas facile de trouver de l’essence même au marché noir dans la commune urbaine de Labé où les pompistes préfèrent servir les trafiquants contre des espèces sonnantes et trébuchantes, avec la complicité des conducteurs de taxi-motos.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Télimélé : un apprenti-menuisier meurt par noyade à Santou

23 mai 2019 à 12 12 52 05525
image d’archive

Un apprenti menuisier, répondant au nom de Mamadou Diallo, à trouvé la mort dans la rivière Donso, à l’entrée de la sous-préfecture de Santou, à environ 40 kilomètres de la commune urbaine de Télimélé. Tombé dans l’eau depuis hier mercredi à 16 heures, c’est seulement à midi ce jeudi, 23 mai 2019, que le corps du jeune homme a été retrouvé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon un citoyen de la localité, qui a joint Guineematin au téléphone, « c’est hier mercredi que le jeune est parti avec des enfants pour se laver dans la rivière qu’on appelle Donso. Mais, dès que l’apprenti menuisier a plongé dans le cours d’eau, le courant l’a tiré vers un lieu qui est là-bas qu’on appelle Kankiran. Un endroit très dangereux où 3 véhicules sont tombés, entrainant 4 morts. Les enfants ont essayé de l’aider. Ils l’ont tiré mais sans succès. Il leur a dit le laisser pour ne pas qu’ils soient tous emportés par le courant ».

Poursuivant, notre interlocuteur a dit que c’est seulement ce jeudi que le corps du jeune homme a été retrouvé. « C’est aujourd’hui jeudi que son corps a été retrouvé. Il était originaire de la sous-préfecture de Sagalé, dans la préfecture de Lélouma. Au moment où je vous parle (12h 12 minutes), ils sont entrain de l’enterrer aux abords de la rivière, comme le veut la tradition. On a attendu que ses parents viennent de Sagalé pour l’inhumer ».

Selon nos informations, la rivière Donso sert de frontière naturelle entre les sous-préfectures de Santou et de Koba.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Crise de carburant : le litre d’essence vendu à 30 mille francs à Siguiri

23 mai 2019 à 11 11 33 05335

Depuis une semaine environ, une crise de carburant secoue la préfecture de Siguiri. Les stations- service sont fermées et le marché parallèle est le seul endroit où on peut se procurer de l’essence. Et là aussi, c’est à un prix d’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis 6 jours, trouver de l’or est beaucoup plus facile que trouver un litre d’essence. Toutes les stations-service étant fermées, il faut forcément aller au marché parallèle communément appelé marché noir pour avoir de l’essence. Et, là-bas, le dicton : « Tout ce qui est rare est cher », s’applique parfaitement.

En l’espace de quelques jours, le prix du litre d’essence a triplé. Une situation que regrette Ba Camara, habitant de la ville de Siguiri. Ce citoyen explique avoir eu toutes les peines pour trouver un litre d’essence qu’il a acheté à 25 000 francs, au lieu de 9 500 à la pompe. « J’avais un décès au village, j’ai acheté le litre d’essence à 25 000 francs pour aller là-bas. Même ça, difficilement je l’ai trouvé. Les gens cachent l’essence pour dire qu’il y a pénurie », explique-t-il.

Un autre citoyen qui s’est exprimé sous anonymat dit avoir acheté le litre d’essence à 30 000 francs guinéens. « Hier soir, je rentrais de l’hôpital lorsque mon carburant est fini en cours de route. Je suis allé au marché noir où j’ai acheté le litre d’essence à 30 000 francs ».

Pour ces citoyens, même s’il y a crise d’essence, celle-ci est en partie provoquée volontairement par les vendeurs qui veulent gagner plus. Ils accusent les pompistes dans les stations-service de servir en cachette les revendeurs au marché parallèle, afin de favoriser la spéculation. Et, les explications d’un vendeur d’essence au marché noir que nous avons interrogé, confirment cette version.

« Nous gagnons difficilement de l’essence à la station. Les pompistes dans les stations nous vendent le bidon de 20 litres à 240 000 francs, il faut aussi payer les agents de sécurité pour qu’ils nous laissent vendre tranquillement. Donc, voilà pourquoi nous revendons le litre entre 25 000 et 30 000 francs », a-t-il laissé entendre.

De leur côté, les pompistes et les gérants des stations-service que nous avons interrogés, n’ont pas souhaité se prononcer sur la question.

A noter que cette crise d’essence touche aujourd’hui beaucoup de villes du pays. A Conakry par exemple, la pénurie est ressentie depuis hier mercredi, 22 mai 2019. Mais, le ministre des hydrocarbures qui s’est exprimé chez nos confrères de la radio Espace Guinée, a promis que tout devrait rentrer dans l’ordre très rapidement. Diakaria Koulibaly a annoncé que le bateau, qui a pris un léger retard, a déjà accosté au port de Conakry.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Tentative de démolition des maisons à Dar Es Salam : les victimes protestent

23 mai 2019 à 11 11 04 05045

Dans la matinée de ce jeudi, 23 mai 2019, des agents du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire ont été déployés avec une forte présence des forces de l’ordre pour démolir les habitations de certains citoyens de Dar Es Salam.

Mais, selon deux reporters de Guineematin.com qui sont sur place, il y a actuellement (11 heures) une vive tension avec les populations victimes, massivement sorties pour manifester leur farouche opposition.

Aujourd’hui, beaucoup de Guinéens s’interrogent sur les motivations réelles des autorités, notamment du Département de la Ville et de l’Aménagement du Territoire que dirige Ibrahima Kourouma. Alors qu’on a fait des milliers de sans abri récemment à Kaporo Rails, le Gouvernement attend le mois Saint de Ramadan- considéré par les fidèles musulmans comme une période de jeûne, de prière et sacrifice- pour venir chasser des pauvres citoyens de leurs habitations…

En attendant de revenir plus largement sur cette vive tension, Guineematin.com vous propose de suivre le live de ses reporters sur le terrain via notre page Facebook officielle :
https://www.facebook.com/Guineematincom-676479229109858/

A suivre !

Fatoumata Diouldé Diallo et Alpha Assia Baldé sont à Dar Es Salam pour Guineematin.com

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Paralysie de l’usine du projet coton de Kankan : les transporteurs ne décolèrent pas

22 mai 2019 à 20 08 41 05415

La tension est loin d’être retombée à l’usine du projet coton de Kankan. Les transporteurs ont repris leur grogne ce mercredi, 22 mai 2019. Ils manifestent contre le non-déchargement depuis plus de deux semaines de leurs camions remplis de coton et le non-paiement des frais de transports, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La grogne des camionneurs à l’usine du projet coton de Kankan a débuté avant-hier lundi. Les transporteurs avaient battu le pavé en barricadant tous les accès menant à l’usine. Les négociations menées par la délégation venue de Conakry et le syndicat des transporteurs n’ont rien changé de la situation. Les transporteurs se sont attendus en vain au redémarrage de l’usine et au déchargement de leurs camions pour ce mercredi, comme promis par les responsables.

C’est ainsi que tôt ce matin, ils ont bloqué toutes les issues de l’usine, pour réclamer le déchargement de leurs camions et leur payement. Selon Bakary Traoré, apprenti chauffeur, « on n’a trop souffert dans la brousse pour ramener l’or là ici. On est venu ici encore, on continue à souffrir. Depuis le premier jour du mois de ramadan, on est là, on attend. C’est de l’injustice. Moi, je dois percevoir 3 millions de francs guinéens et quelques ».

Pour sa part, Moussa Kouranko Kourouma, un autre apprenti chauffeur, trouve de l’incohérence dans les propos des responsables de l’usine pour calmer les ardeurs des grognards. « Pour la première fois, on nous a dit qu’il n’y avait pas de carburant pour faire redémarrer l’usine. Donc ce jour, on a accepté. Quatre jours après, ils sont venus nous dire qu’il n’y a finalement pas d’argent pour nous payer, on ne comprend rien. On a trop faim ici, on a même fini de manger toutes les mangues qui étaient là. Beaucoup d’entre nous nourrissent leurs familles à travers ces camions. Mais, on ne peut rien », a-t-il dit.

De son côté Moussa Kourouma regrette que le projet coton soit devenu un projet qui ne fait que régresser au grand dam du chef de l’Etat, qui a de grandes ambitions pour la filière cotonnière « Le président de la République a dit le progrès en marche, mais aujourd’hui c’est le progrès en retard qu’on constate ici. Là, on ne comprend rien. Maintenant, ce que nous voulons, c’est le débarquement de nos camions. Nous sommes dans le mois de Ramadan, on a trop souffert ici, on ne fait que manger les mangues, les responsables sont des menteurs », a dénoncé le jeune homme.

A notre présence, certains responsables et les membres de la délégation, qui n’ont pas voulu s’exprimer à notre micro, ont tenté de sortir de la cour de l’usine en promettant aux grognards qu’ils vont à la banque chercher de l’argent pour les payer. Mais, selon un chauffeur joint au téléphone, ils ne sont plus revenus à l’usine.

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Pénurie d’essence à N’zérékoré : le litre se négocie à 12 500 GNF

22 mai 2019 à 17 05 47 05475

La pénurie de carburant en cours à Conakry se fait sentir depuis la matinée de ce mercredi, 22 mai 2019, dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Dans la capitale de la Guinée Forestière, la fermeture des stations d’essence a créé un malaise au sein de la population. Le litre d’essence a connu un hausse au marché noir, allant jusqu’à 12 500 francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la matinée de ce mercredi, se procurer du carburant à N’zérékoré relevait d’un véritable parcours du combattant. Certaines stations sont fermées à de nombreux endroits. De la station service Boma, en passant par ONAH, à la station de Scierie jusqu’au niveau des stations de Bellevue, le constant reste le même. Dans la plupart des stations d’essence visitées, les pompistes sont bien sur place, mais il n’y a pas de carburant.

Au même moment, le prix du litre au marché noir a évolué jusqu’à à 12 500 francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Moriba Kolié dit n’avoir rien trouvé dans les stations services visitées avant de déplorer la hausse du prix litre au marché noir. « Depuis ce matin, j’ai sillonné presque 3 stations, mais je n’ai pas trouvé de l’essence. C’est seulement au niveau du marché noir que j’en ai eu. J’ai acheté 3 litres à 33 000 FG. Il faudrait que l’Etat prenne ses responsabilités pour que d’ici à demain, les choses puissent se rétablir normalement », a lancé ce citoyen de N’zérékoré.

Pour sa part, Mariam Camara, vendeuse d’essence au quartier Bellevue, écoule le litre à 12 500 francs guinéens. « Quand j’ai appris qu’il y a la crise, je suis allée ce matin chercher du carburant à la station, qui est non loin de chez moi. Les pompistes m’ont dit de mettre 10 000fg sur chaque bidon de 20 litres, alors que j’avais 4 bidons. Au retour à ma place, pour avoir mon argent et mon intérêt, je revends pour le moment le litre à 12 500 francs guinéens », a expliqué la bonne femme.

Selon nos informations, c’est la même situation qui prévaut du coté de la préfecture de Lola, où le litre se négocie entre 11 000 et 12 000 Francs Guinéens. La même source ajoute que les frais de transport urbains ont aussi connu une légère augmentation.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Kankan : le litre d’essence vendu jusqu’à 12 000 francs

22 mai 2019 à 15 03 35 05355

Tout comme Conakry, la ville de Kankan aussi fait face à une crise d’essence depuis ce mercredi, 22 mai 2019. La plupart des stations-service sont fermées et le marché parallèle communément appelé marché noir en profite pour faire de la spéculation. Le litre d’essence est vendu jusqu’à 12 000 francs guinéens, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce mercredi matin, une seule station-service servait les clients dans la ville de Kankan. C’est celle située auprès du grand marché « Lofèba ». Mais là aussi, il faut beaucoup de patience pour pouvoir se procurer de l’essence. Une longue file de clients était visible sur les lieux dans la matinée. « Je suis là depuis 5 heures du matin, jusqu’à présent je ne suis pas encore servie. Il y a trop de monde, je suis même fatigué de m’arrêter », lance une dame, à bout de patience.

Même dans le marché parallèle, l’or noir se fait rare dans la ville de Kankan. Et, ceux qui ont un stock en profitent pour augmenter leur profit. Au rond-point de l’Université Julius Nyerere, on trouve un vendeur d’essence envahi et presque débordé. Il vend le litre à 11 000 francs. Un autre qui est installé devant la maison des jeunes vend le litre d’essence à 12 000 francs.

Conséquence, les conducteurs de taxis motos aussi ont revu les frais de transport à la hausse.

A noter que nous avons vainement tenté d’avoir le directeur régional du dépôt de carburant de Kankan, accusé par certains pompistes de répartition partisane des derniers stocks dans la ville.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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