Siguiri : un jeune se donne la mort en se brûlant vif

21 mars 2019 à 23 11 51 03513

Un jeune homme d’une vingtaine d’années s’est donné la mort de manière assez étrange ce jeudi, 21 mars 2019, à Siguiri. Léonard Keïta a utilisé de l’essence et du feu pour se faire brûler vif, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Léonard Keïta, conducteur de taxi-moto, résidait au quartier Saint Alex, dans la commune urbaine de Siguiri. Il a mis fin à ses jours ce jeudi. Le jeune homme a versé de l’essence sur lui avant de se servir d’une boite d’allumettes pour se faire brûler vif.

La nouvelle a surpris plus d’un, sauf peut-être son grand frère, Séraphin Keïta. Ce dernier dit avoir empêché son frère de se donner la mort de cette manière, il y a seulement quelques jours. « Le samedi dernier, je l’ai trouvé dans sa chambre, sa bible en main. Je lui ai dit : qu’est-ce que tu fais avec la bible à cette heure-là ? Parce que le soleil était très ardent.

Il m’a répondu qu’il voit Jésus auprès de lui ces derniers jours et que c’est pourquoi il lisait la bible. Ensuite, il est allé vider l’essence de sa moto pour tenter de se faire brûler. Mais, j’ai retiré l’essence et j’ai sorti tout ce qui peut être une arme de sa chambre. Et aujourd’hui, ce sont les voisins qui sont venus m’informer qu’il s’est fait brûler », a-t-il expliqué.

Après le constat des autorités, le corps de Léonard Keïta, célibataire sans enfant, a été remis à ses parents pour son inhumation.

De Siguiri, Bérété lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Promo « ComJaim Banna » : un enfant de 13 ans gagne une moto offerte par de MTN-Guinée

21 mars 2019 à 23 11 01 03013

C’est une moto TVS toute neuve qui a été remise ce jeudi, 21 mars 2019, à Amadou Thiam (âgé de 13 ans) par la société de téléphonie mobile MTN-Guinée. Domicilié au quartier Yattaya, dans la commune de Ratoma, ce jeune élève en classe de 4ème année est l’heureux gagnant de la 3èmeremise de la promo « ComJaim Banna », initiée par la société MTN-Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ahmed Kaba, responsable marketing de MTN-Guinée, cette promo a été lancée le 28 février dernier et elle va s’étendre jusqu’au 28 avril 2019 sur toute l’étendue du territoire national. « C’est une promo qui va permettre de changer la vie de nos abonnés. Pour participer, il suffit juste de taper 1001#, souscrire à un des forfaits pour faire partie de la promo, et un tirage sera fait tous les mardis avec une publication sur la RTG.

Pour cette promo, il y a un milliard de francs guinéens mis en jeu, notamment avec des cash de 100.000 GNF (Cent mille francs guinéens). Chaque semaine, il y a 500 personnes qui gagnent chacun 100.000 GNF (Cent mille francs guinéens) sur le territoire national ; 5 personnes par région qui gagnent chacun une moto. A cela s’ajoute des voyages pour deux couples à Dubaï et une super cagnotte de 100.000.000 GNF (Cent millions de francs guinéens) à la fin de la promo », explique Ahmed Kaba.

Pour le tirage d’avant-hier mardi, 19 mars 2019, c’est Amadou Thiam, jeune élève de 13 ans qui a gagné la moto. « Cela veut dire que cette promo n’est pas faite pour une seule personne. Elle est pour tout le monde, et chacun peut participer au jeu et avoir la chance de gagner. Le tirage ne choisit que celui qui a beaucoup souscrit au forfait. Le jeune a souscrit plusieurs fois pour être tiré au sort et puis, il a gagné la moto de cette troisième remise », ajoute le responsable marketing MTN-Guinée.

De quoi réjouir madame Fatoumata Sall, mère d’Amadou Thiam, l’heureux gagnant de la moto, s’est dite très satisfaite de voir son enfant gagner une moto suite à un simple jeu. « C’est avant-hier que mon fils a joué et il a gagné une moto. La société m’a appelée et ils sont venus jusqu’à mon domicile pour remettre la moto à mon enfant. Avant, je n’y croyais pas ; mais, je vois que c’est une réalité et j’encourage tout le monde à participer au jeu pour tenter sa chance », a-t-elle déclaré.

Le responsable marketing de MTN-Guinée précise que le forfait varie entre 1500 GNF (mille cinq cent francs guinéens) jusqu’au montant voulu par le client. « Celui qui souscrit a toujours la chance de participer à la grande cagnotte de 100.000.000 GNF (Cent millions de francs guinéens) qui peut changer votre vie », insiste-t-il.

A en croire Ahmed Kaba, la promo donne aussi la possibilité aux clients de la société de souscrire plusieurs fois dans la journée. « Chaque fois que vous souscrivez à un forfait et que celui-ci s’épuise, vous pouvez encore souscrire. Autant de fois que vous voulez, vous pouvez augmenter vos chances de gagner cette promo ».

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

Lire

Un élève tué par balle à Dubreka : les explications du maire de la ville

21 mars 2019 à 19 07 24 03243

Le meurtre d’un élève, tué par balle au cours d’une manifestation hier, mercredi 20 mars 2019, continue de faire couler encre et salive à Dubreka. Alors que la préfecture a annoncé l’ouverture d’une enquête par le Procureur, le maire de la commune urbaine indique que c’est une balle perdue qui a touché la victime. Il l’a dit lors d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce jeudi 21 mars 2019.

Selon Elhadj Alsény Bangoura, il n’était pas à Dubreka au moment des faits. « J’étais à Conakry pour assister au congrès de l’association des maires de Guinée. C’est dans la salle des congrès qu’on m’a appelé pour me dire qu’il y avait des remous. Donc, j’ai appelé mes adjoints pour qu’ils prennent des dispositions en vue de faire en sorte qu’il y ait de l’apaisement, qu’on puisse prendre des dispositions pour élucider le problème et pour voir qu’est-ce qui s’est réellement passé ».

C’est ainsi, dit-il, que les forces de l’ordre ont été appelées à venir canaliser les manifestants. Et, c’est dans ce contexte que le jeune Amadou Soumah, élève en classe de 8ème année, qui rentrait de l’école, a été fauché par une balle. « C’est très malheureux qu’un tel incident ait abouti à un mort, un élève surtout. Ce qu’on m’a dit, il y a deux ou trois jours, on a découvert un cadavre dans le quartier Tersè, un conducteur de moto-taxi. Et donc, la commune a été informée, nous avons pris des dispositions pour faire l’enterrement et rechercher les parents du cadavre.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Le lendemain, les conducteurs de motos-taxis ont retrouvé un voleur, disons de moto. Alors, ils l’ont transféré à la brigade de recherche. L’autorité de là-bas était en train de faire des investigations, mais c’est après ça que les conducteurs de motos-taxis se sont révoltés pour dire qu’il faut qu’on leur remette le monsieur pour qu’il soit lynché. Donc, la brigade de recherche n’a pas accepté.

Alors, les gens ont commencé à jeter des pierres. Ils avaient même la volonté d’incendier le bureau. Alors, c’est dans ça que les forces de l’ordre, je crois, ont voulu se défendre. C’est dans ça qu’un jeune revenant de l’école a trouvé la mort. (…) Il y a des élèves qui revenaient de l’école. Ça a donc été une balle perdue qui est allée tomber sur un jeune qui n’en était pour rien », a expliqué l’autorité communale.

A rappeler que les locaux de la brigade de recherche de Dubreka ont été vandalisés par les manifestants qui voulaient récupérer le présumé voleur de moto pour le lyncher. Le calme est revenu à Dubreka, mais des pick-up de la gendarmerie sont toujours postés en nombre à l’endroit où a eu lieu la manifestation.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Un collégien tué par balle à Dubreka : « je ne pourrai pas pardonner… », dit son oncle

21 mars 2019 à 18 06 19 03193

Dans la journée d’hier mercredi, 21 mars 2019, des échauffourées ont éclaté à Dubréka entre des jeunes, en majorité conducteurs de motos-taxis, et les agents de la brigade de recherche numéro 14 de la localité. Le face-à-face a fait un mort par balle, des blessés et des dégâts matériels importants. La victime se nomme Amadou Soumah, un collégien originaire de Tougnifily, dans la préfecture de Boffa, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’origine des échauffourées, la mort d’un jeune taxi-motard. Après l’arrestation d’individus, que les taxi-motards ont présentés comme les assassins de leur ami, une foule de jeunes s’est dirigée vers la brigade de recherche pour les réclamer. Devant le refus des agents, des échauffourées vont s’en suivre, entrainant la mort par balle du jeune Amadou Soumah et des blessés. Une foule en colère va saccager les locaux de la brigade de recherche.

Selon nos informations, Amadou Soumah est originaire de la sous-préfecture de Tougnifily, dans la préfecture de Boffa. Il était élève en classe de 8ème année au collège franco-arabe Mouloukou Souleymane de Dubréka. Il a reçu le projectile alors qu’il revenait de l’école.

Au lendemain de la mort de ce jeune homme, son oncle Abdoulaye Soumah, très affligé, a expliqué à notre reporter ce qu’il sait du drame. « Hier, vers midi, suite à la manifestation qu’il y avait eu au rond-point de Neguéyah, il a été demandé aux enfants de rentrer à la maison. C’est ainsi que mon neveu, en compagnie de son ami, ils rentraient à la maison. Mais, quand ils sont arrivés au rond-point, l’ami de mon fils lui a dit de passer sur une autre route puisqu’il y avait des coups de feu au niveau du carrefour.

Mon fils a dit non. Pour lui, c’est la seule route qui mène chez lui. Alors, continuant son chemin, à la suite d’un coup de feu, mon neveu a reçu une balle au cou. La balle lui a traversé la gorge et il en est mort sur place. Mais moi, je n’ai pas compris en ce moment. Ils ont appelé le chef de quartier, son téléphone était éteint. Et, puisque je suis le chauffeur du chef de quartier, les gens ont commencé à m’appeler et c’est en ce moment que j’ai compris que mon fils avait été tué par balle », a expliqué l’oncle du défunt.

Très en colère, Abdoulaye Soumah a dit qu’il ne pardonnera pas à ceux qui ont ôté la vie du jeune homme. « Depuis hier, je suis sous le choc, mon cœur saigne, mon cœur me fait mal. Je ne me suis jamais senti aussi mal comme c’est le cas maintenant depuis ma naissance. Je considérais Amadou Soumah, non pas comme un neveu, mais comme un fils. Je ne pourrai pas pardonner à celui qui a tué mon fils », soutient-il

Interrogé par notre reporter, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Dubréka a regretté la mort de ce collégien à la fleur de l’âge. Pour Dr Aboubacar Soumah, des enquêtes sont ouvertes situer les responsabilités. « Selon nos informations, c’est un présumé voleur qui a été pris hier dans un garage. Au moment où on le conduisait à la gendarmerie, les gens ont commencé à crier au voleur ! Au voleur !

Immédiatement, les conducteurs de motos-taxis qui étaient sur place ont protesté, ils ont demandé aux agents de leur remettre le bandit afin qu’ils le brûlent vif. Cela, pour venger un de leur camarade dont le corps sans vie a été retrouvé récemment en brousse. Ceux-ci ont refusé, ce qui a augmenté la tension. Il y a eu des jets de pierres, le siège de la brigade a été à attaquée.

Et, c’est pendant ces échauffourées que ce jeune élève, qui revenait de l’école, a été atteint par une balle perdue et en est mort sur place. Mais, les enquêtes ont été ouvertes. Nous avons écrit au procureur qui a ouvert immédiatement une enquête. On attend les résultats », a-t- il laissé entendre.

A noter qu’Amadou Soumah a rejoint sa dernière demeure ce jeudi, 21 mars 2019, au cimetière de Dubréka. Le calme est revenu sur les lieux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Labé : trois Ziyaras en quatre jours en hommage à de grands érudits du Fouta

21 mars 2019 à 14 02 44 03443

La région de Labé va accueillir à partir de ce jeudi, 21 mars 2019, trois Ziyaras destinées à rendre hommage à de grands noms qui ont contribué au rayonnement de l’Islam au Fouta. La première, qui débute ce jeudi pour prendre fin samedi, est organisée par la famille de Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan, en hommage à ce grand Waliou du Fouta Djallon.

Le village saint de Zawiya, dans Lélouma entame la sienne dans la nuit de ce jeudi pour clôturer vendredi dans la matinée. C’est le village de Dalein, qui va boucler la boucle le dimanche, avec la Zihara du Waliou Thierno Sadou.

Mais ensemble, allons à la découverte de ces éminentes figures de l’islam dont la renommée et le prestige ont depuis longtemps franchi les frontières de leur région de naissance.

1-THIERNO ALIOU BHOUBHA NDIYAN

Il naquit en 1850 à Donghol Thiernoya, de Thierno Mamadou et de Néné Asmaou. Il fit de brillantes études et alla approfondir ses connaissances chez le Kaldouyanké, Thierno Doura Sombili, et le Séléyanké, Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lélouma. Son immense culture et son intégrité morale lui valurent d’être choisi comme juge indigène. Il associa son ami Thierno Mamoudou Laria à l’exécution de cette noble tache avant de démissionner pour se consacrer uniquement à la propagation de l’islam.

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan fonda l’un des dudhés (écoles coraniques) les plus importants du Fouta. Toutes les familles, soucieuses de la bonne formation, inscrivirent leurs enfants à son école qui comprenait aussi les propres enfants du Waliou.

Certains, comme Thierno Oumar Kana, dans les mains duquel il trouva la mort, le poète Thierno Diao Pellel, Thierno Abdourahmane, l’un des fils du Waliou, son neveu Thierno Oumar pérédio, furent des dignes héritiers de leur maitre.

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan est du clan des Ndouyêbhés. Son père, Thierno Mamadou, eut pour père Thierno Mamadou Bano, fils de Thierno Abdourahmane Ndouyêdio, fils de Thierno Malal, fils de Thierno Moussa, fils de Thierno Mamadou, qui eut pour père Saïkou Mamadou Aly Kaly. L’aïeul qui a fait une partie de ses études à Nioro du Sahel.

A noter que Thierno Malal a rencontré Karamoko Alpha mo Labé dans le village de Deben et, dans leur cheminement, il décéda à Missidé Hindé. On l’y enterra. Son fils, Thierno Abdourahmane Ndouyêdio continua le chemin et se vit proposer par Karamoko Alpha, une installation à Donghol Thiernoya en raison de l’élargissement de sa famille.

Thierno Aliou, qui mourut le 24 mars 1927, eut de nombreux enfants :

Elhadj Mamadou Bah, Thierno Mamadou Lamine, Elhadj Saïkou, Thierno Abdoulaye, Elhadj Habib, Thierno Siradiou, Thierno Abdourahmane, Thierno Aguibou, Thierno Mamadou Bano, Thierno Ousmane et de nombreux petits enfants, parmi lesquels on peut citer Elhadj Badrou, l’actuel imam de la grande mosquée de Labé, le préfet de Labé, Safioulaye Bah, Kadiatou Bah, la 2e épouse de Cellou Dalein Diallo, etc.

Des arrières petits fils comme l’éminent journaliste et homme politique, Siradiou Diallo, petit neveu comme Alpha Bacar Diâri, le père de celui qui proclama l’indépendance de la Guinée, Elhadj Saifoulaye Diallo.

2- ZAWIA :

C’est mâma Yaghouba, du clan des Woussinayabhés de Bouroudji, qui fonda le village de Zawia il y a près de 300 ans et en fit une véritable académie de l’Islam. Il eut pour fils Mâma Ismaila, père de Cheikh Alghassimou.

Mais ici, la succession respectait plutôt le droit d’ainesse au niveau des familles de tous les frères que la règle souvent établie de père en fils.

Ainsi, l’ordre de succession s’établit comme suit : Cheikh Alghassimou ; Karamoko Ibrahima ; Mâma Aliou ; Cheikh Chérif ; Cheikh Diao ; Thierno Mamadou Bobo, fils de Cheikh Chérif, est le père de l’actuel Waliou de Zawia, Cheikh Abdourahimi, en place depuis 1999.

Suivront dans l’ordre, Thierno Moudjitaba ; Thierno Abdoul Ghadiri ; Elhadj Ousmane ; Elhadj Yacine ; Elhadj Alghassimou ; Elhadj Diyata ; Thierno Abdourahimi.

3- THIERNO SADOU MO DALEIN

On peut penser que Thierno Mo Dalein et ses deux cousins germains, Thierno Mamadou Samba Mombeya et Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lélouma, sont les fruits de l’une des prédictions de leur illustre arrière grand père, Thierno Mamadou Cellou, dit Karamoko Alpha Mo Labé.

Le fondateur de Labé aurait en effet prédit que de ses huit enfants, seule la descendance de son ainée, Aissata Gniré, allait hériter de son savoir ; cela, pour avoir bu l’eau bénite de sa jarre.

Thierno Sadou eut pour père Mâma Ibrahima Bano, le fondateur de Dalein Kolla, issu de l’union entre le Séléyanké Mâma Doulla et Aissata Gniré, la fille ainée du Kaldouyanké, Karamoko Alpha Mo Labé.

Il naquit à Dalein en 1788. Il eut pour fils Amadou, Diâfarou, Doulla, Mouctar, Mamadou Saidou, Mamadou Dian et Thierno Saliou Dioulnowo ou Diannowo. Ce dernier, qui mourut avec un de ses frères dans la forêt de Fitaba, lors de la sanglante bataille contre les Houbbous, eut pour fils Thierno Diao, père de Saïkou Amadou Tidiane, lui-même père de Mamadou Cellou Diallo, ancien Premier ministre guinéen, actuel président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne.

Des nombreuses œuvres et actions du Waliou, Thierno Sadou Mo Dalein, on peut retenir : Grand conseiller des Almamy ; le partage biannuel du pouvoir à Timbo entre les deux branches Seydiyankés : Alphaya et Soriya ; le partage équitable de l’héritage au Fouta ; la traduction et l’interprétation des œuvres islamiques de l’Arabe au Poular ; sa farouche opposition aux exactions mortelles contre les mécréants une fois qu’ils se sont convertis à l’islam ; le conseil utile à Almamy Oumar de ne nullement inquiéter le marabout conquérant, Elhadj Oumar Tall, il éviterait ainsi des ennuis au Fouta.

Pour convaincre l’Almamy, il utilisa la métaphore d’un python qui survole le Fouta en se dirigeant vers l’est. Il faut aussi ajouter les conseils et les sacrifices pour la victoire des troupes du Fouta en partance pour la bataille de Tourban Kansala contre l’animiste, Diankewali Sané, roi du Ngâbou.

Thierno Sadou mourut en 1854 à Dalein alors que le départ pour Ngâbou était imminent, laissant un vide difficile à combler. Car il était devenu Waliou dans la précocité, homme de sciences, de prose et de poésie de grande envergure et de notoriété admise dans tout le Fouta.

Ces Ziyaras, initiées par feu Thierno Abdourahmane Bah, sont justement des occasions de rendre hommage à ces grands Waliou qui ont consacré toute leur vie à l’implantation et au rayonnement de l’islam.

Amadou Diouldé Diallo

Journaliste-historien

Lire

Viol sur deux mineures : deux individus condamnés à 20 ans de prison par le TPI Faranah

21 mars 2019 à 13 01 01 03013
Mamadou Lébéré Baldé, Procureur de la République près le TPI de Faranah

Les sanctions continuent à pleuvoir au Tribunal de Première Instance de Faranah au compte des audiences criminelles. Alphadio Barry, dit Têla, et Alpha Oumar Diallo, plus connu sous le nom de Sally, ont été reconnus coupables de viol sur mineure et condamnés à 20 ans de réclusion criminelle chacun. Le verdict est tombé hier mercredi, 20 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le premier accusé, Alphadio Barry, conducteur de taxi-moto, est poursuivi pour viol sur une fille de 12 ans. Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, « les faits se sont produits à Maréla en 2018. C’est un conducteur de mototaxi. On a embarqué une fillette sur sa moto.

Malheureusement, au lieu qu’il dépose la fille au lieu indiqué, il a contourné pour prendre une autre tangente pour aller abuser de la fille. Donc, ces faits là sont tellement graves que le ministère public n’a pas tardé de requérir contre lui 20 ans de réclusion criminelle. Et, comme il était en fuite après l’acte, on a requis à ce qu’un mandat d’arrêt soit décerné contre lui à l’audience », a expliqué Mamoudou Lébéré Baldé.

Dans sa décision, le tribunal a suivi les réquisitions du procureur. Alphadio Barry, dit Têla, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle et un mandat d’arrêt a été décerné contre lui à l’audience.

Le deuxième accusé se nomme Alpha Oumar Diallo, alias Salli, poursuivi pour viol sur une fille de 14 ans. Les faits se sont produits au mois d’octobre 2016, à Dabola. Selon le procureur de Faranah, Mamoudou Lébéré Baldé, « la victime est une jeune fille de 14 ans, vendeuse d’arachides, d’oranges… L’accusé est venu dire à la fillette qu’il veut acheter.

Il a réussi à la tromper pour partir ensemble jusqu’au niveau de sa chambre. Arrivé là, Sally a dit qu’il n’avait pas de monnaie. Il a envoyé une autre fille faire la monnaie, une manière de rester isoler avec la victime. Quand la fille est revenue, elle a trouvé que sa jumelle était nue. Elle a compris qu’il y a eu viol. Immédiatement, il a pris la fuite ».

Dans sa décision, le tribunal a condamné Alpha Oumar Diallo, alias Sally, à 20 ans de réclusion criminelle tout en décernant un mandat d’arrêt contre lui.

Ces deux verdicts ont réjoui le procureur qui dit avoir réussi à apporter les preuves qui ont confondu les deux accusés. « C’est un sentiment de satisfaction, parce qu’il appartient au ministère public d’apporter toutes les preuves de la culpabilité de celui qui est poursuivi.

Et, si nous avons réussi à apporter toutes les preuves de la culpabilité de M. Alpha Oumar Diallo, alias Sally, et M. Alphadio Barry, alias Têla, c’est un sentiment de joie. On estime que le droit a été dit, on ne peut que se réjouir », a réagi Mamoudou Lébéré Baldé.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

Lire

Conflit agriculteurs/éleveurs : 4 individus condamnés à 30 ans de prison à Faranah

21 mars 2019 à 10 10 59 03593

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Faranah. C’est dans ce cadre que quatre individus, accusés d’incendie volontaire, de destruction d’édifices privés, de coups et blessures volontaires, ont été condamnés par défaut à 30 ans de réclusion criminelle chacun. Le verdict est tombé hier mercredi, 20 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les quatre accusés dans ce dossier sont : Lansana Condé, Sékou Condé, Moussa Condé et Diarra Condé. Les faits pour les quels ils sont poursuivis ont eu lieu en 2018 à Gbénikoro, un secteur relevant de la commune urbaine de Faranah.

Selon nos informations, tout est parti d’une opposition entre agriculteurs et éleveurs. « Les agriculteurs ont estimé que les animaux des éleveurs sont venus dévaster leurs champs. Entretemps, non seulement ils ont fusillé certaines de ces bêtes ; mais également, ils se sont révoltés pour aller s’attaquer aux différentes cases appartenant aux éleveurs. Donc, ils ont incendié toutes ces cases-là. C’est une infraction purement criminelle.

C’est pourquoi ils ont été poursuivis pour incendie volontaire, destruction d’édifices privés, coups et blessures volontaires. Des faits prévus et punis par les dispositions des articles 510 ; 523 ; 239 et suivants du Code Pénal », a expliqué Mamoudou Lébéré Baldé, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Faranah.

Les quatre accusés, tous en fuite, ont été reconnus coupables et condamnés à trente (30) ans de réclusion criminelle. Le tribunal, par la voix du juge Amadou Sagnane, s’est exprimé en ces termes : « le tribunal, statuant publiquement, à l’égard des accusés, contradictoirement en matière criminelle, et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Lansana Condé, Sékou Condé, Moussa Condé et Diarra Condé coupables d’incendie volontaire, de coups et blessures volontaires, de destruction d’édifices privés et de vol ; les condamne chacun à 30 ans de réclusion criminelle par défaut, décerne un mandat d’arrêt contre eux ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

Lire

Tournoi de football inter sous-préfectoral ou les grandes retrouvailles des filles et fils de Télimélé à Conakry

21 mars 2019 à 8 08 01 03013

Dans le but de raffermir leurs liens d’amitié et de solidarité en vue d’organiser une grande campagne de sensibilisation pour l’implication de chacun et de tous dans le développement de leur préfecture d’origine, les filles et fils de Télimélé organisent un tournoi de football qui se déroulera du 23 mars au 20 avril 2019, au terrain de Nongo-Unité. C’est une initiative de la Cellule technique de la Coordination internationale pour le développement de Télimélé (CIDT), créée en août 2013 à Bruxelles avec comme objectif de faire participer les ressortissants au processus de développement de leur préfecture d’origine, sans tenir compte des penchants politiques ou des activités économiques de ses membres.

Vers les derniers réglages !

Après le tirage au sort qui a eu lieu le dimanche dernier, 17 mars 2019, au siège de Guineematin.com, à Kipé Dadia, la Cellule technique de la CIDT procède actuellement aux derniers réglages des préparatifs de ce tournoi.

Ce tournoi, qui s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Plan d’actions 2019 de la CIDT, vise à créer et à maintenir la cohésion entre les fils et filles de la préfecture de Télimélé vivant dans la capitale guinéenne et ses environs. Il sera doté du trophée Feu Amadou Katoumba Barry, ancien footballeur décédé et ancien Directeur Préfectoral de la Jeunesse à Télimélé.

Au cours de cette compétition prévue au terrain de Nongo-Unité, dans la commune de Ratoma, la CIDT, à travers sa Cellule Technique basée à Conakry, mettra l’occasion à profit pour sensibiliser les ressortissants de Télimélé sur les enjeux de développement de leur préfecture d’origine.

Les organisateurs lancent un appel pressant aux responsables d’associations de ressortissants, particulièrement les structures de jeunesse des 10 Sous-Préfectures finalement engagées dans la compétition à contribuer efficacement à la réussite de ce tournoi, premier du genre à Conakry.

Les entreprises et les annonceurs désireux d’associer leur image à cet évènement grandiose sont priés de se mettre en rapport avec le Comité d’organisation.

Créée en 2013 à Bruxelles, en Belgique, la CIDT est une structure fédératrice des associations de ressortissants de Télimélé à travers le monde. Depuis 2015, elle s’est dotée d’une Cellule technique basée à Conakry, qui l’assiste dans ses activités. Elle a également une antenne locale à Télimélé.

Voici le calendrier complet du tournoi :

Chronogramme
DateHeureEquipes
Samedi 23/03/201816h – 18hCommune Urbaine    VS          BourouwalMatch 1
Dimanche 24/03/201815H- 17HSantou                          VS              SINTAMatch 2
Dimanche 24/03/201817H – 19HGougoudjé                    VS        DaramagnakyMatch 3
Dimanche 31/03/201915H -17HMissira                           VS               KolletMatch 4
Dimanche 31/03/201917H – 19HSarekaly                         VS               SogolonMatch 5
Quart de final
DateHeureEquipes
Samedi 06/04/201915H – 17HRepêché  N°3  VS   Repêché N°1Match 6
Samedi 06/04/201917H – 19HVainqueur N°3 VS Vainqueur N°5Match 7
Dimanche 07/04/201915H – 17HVainqueur N°4 VS Vainqueur N°2Match 8
Dimanche 07/04/201917H – 19HVainqueur N°1 VS Repêché N°2Match 9
Demi-Finale
DateHeureEquipes
Samedi 13/04/201916H – 18HVainqueur  N°6 VS Vainqueur N°7Match 10
Dimanche 14/04/201916H – 18HVainqueur N°8 VS Vainqueur N°9Match 11
Finale
Samedi 20/04/201916H-18HVainqueur N°10   VS   Vainqueur N°11Match 12
Lire

Recrutement dans l’armée : des anciennes recrues interpellent le président Alpha Condé

20 mars 2019 à 19 07 25 03253

Le recrutement annoncé dans l’armée guinéenne continue de faire parler de lui. Des recrues, formées en 2009 à Kaliya, dans la préfecture de Forécariah, mais non engagés dans l’armée, sont en colère. A travers une conférence de presse animée à N’Zérékoré, ce mercredi 20 mars 2019, ces recrues ont attiré l’attention des autorités sur leur situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis l’annonce du recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes, lancée le 1er février 2019 par le ministère en charge de la Défense, les anciennes recrues du centre de formation et de recyclage des forces armées de Kissidougou, font parler d’elles à travers des déclarations et des démonstrations de force.

À N’Zérékoré, de très nombreux jeunes, qui ont suivi la formation militaire sous le régime de la junte militaire dirigée par le Capitaine Dadis, aujourd’hui abandonnés, ont dit leur frustration ce mercredi. A travers une conférence de presse, ces gens veulent attirer l’attention du chef de l’État sur leur situation.

Selon leur porte-parole, le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, « nous avons été recrutés en 2009 par le capitaine Moussa Dadis Camara et on a suivi la formation à Kaliya. Après la formation, ils nous ont repartis en 4 groupes. Le premier groupe est allé à Falléssadé, un est parti à Kindia, l’autre à Kankan et nous, on nous a envoyés à Kissidougou.

Et quand nous sommes venus, ils nous ont soumis à un test qu’on a fait. On était au nombre de 1669. Ils ont éliminé 303 et nous autres qui sommes restés, on a dit qu’on est apte à poursuivre la formation. On est resté, on a suivi la formation jusqu’à finir. On était maintenant à l’attente de nos matricules ».

Malheureusement, précise le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, les choses ne vont pas se passer comme prévues. « Le directeur du centre de formation et de recyclage des forces armées est venu d’une mission à Conakry, pour nous dire que le chef de l’État a mis croix sur notre affaire, sans nous donner des explications.

Directement, un de nos amis, qui avait une poignée de riz dans sa main, a piqué une crise, il est mort surplace. Sur ça, on a décidé d’organiser une grève pour attirer l’attention des autorités sur notre situation. Mais, notre mouvement a été diabolisé. Et ça n’a pas abouti. On a été chassé du centre », a-t-il expliqué.

Pour le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, former un groupe de jeunes militaires et les mettre à l’abandon est un danger. « Aujourd’hui, c’est un danger pour le peuple de Guinée, parce qu’un militaire bien formé et laissé à l’abandon est un danger. Nous, on a nos contacts, on s’appelle. On est 1669 soldats. Mais, on n’a pas une idée de faire du mal à quelqu’un. Mais, comme c’est comme ça, on est là. On n’a pas autre chose à faire, mais l’avenir nous le dira », a dit le soldat.

Pour finir, le porte-parole des recrues lance un appel au président de la République. « C’est une doléance que nous demandons au président de la République de nous aider à ce qu’on soit intégré dans l’armée. Au lieu de reprendre à zéro le recrutement, il devrait commencer par nous, parce que, imaginez deux ans de formation. On a été formé, premièrement par les blancs, et deuxièmement, par les formateurs guinéens. Et Kissidougou est l’un des meilleurs centres de formation et de recyclage de la Guinée. Tous les officiers passent par-là ».

Il reste à savoir si les doléances exprimées par les recrues de Kissidougou seront prises en compte par les autorités.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel: (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

Lire

221 fictifs à Matam ? Ce qu’en dit le directeur communal de l’éducation, Ibrahima 2 Barry

20 mars 2019 à 15 03 06 03063

Lancées il y a quarante huit (48) heures, les opérations de recensement du personnel enseignant se poursuivent dans les cinq (5) communes de Conakry. Elles sont la suite logique de l’application du protocole d’accord signé, en janvier 2019, entre le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) et le gouvernement et qui a mis fin à 3 mois de paralysie du système éducatif. A travers cette démarche, le syndicat et le gouvernement veulent extirper les enseignants fictifs du fichier de la fonction publique, véritable gouffre financier pour l’Etat.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, ce mercredi 20 mars 2019, le Directeur Communal de l’Education de Matam, Ibrahima 2 Barry, a levé un coin de voile sur la présumée existence de plus de 200 enseignants fictifs à Matam. Il a été également question de la poursuite des cours dans la commune après la suspension de la grève par le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah.

Guineematin.com : en application du protocole d’accord SLECG-Gouvernement, les opérations de recensement des enseignants ont été entamées le lundi 18 mars 2019. Comment ça s’est passé ici, à la DCE de Matam ?

Ibrahima 2 Barry : comme vous l’avez dit, c’est en application du protocole d’accord que ces opérations de recensement ont commencé. Ils ont commencé par notre direction communale. Il y avait une série de dossiers à présenter et la présence physique. Aujourd’hui, cette opération se poursuit normalement bien. Nous n’avons pas encore rencontré d’anomalies majeures.

Le SLECG, accompagné d’autres observateurs, ils sont sur le terrain avec la présentation des documents et la présence physique des enseignants. Nous avons été la première personne à être recensée. Le processus continue dans les établissements scolaires de Matam.

Guineematin.com : est-ce que tout le personnel de la DCE de Matam a été recensé ?

Ibrahima 2 Barry : tous ceux qui sont présents l’ont été, et même ceux qui sont malades, on a fait de sorte que ces malades se soient déplacés. Il y a eu des malades qui ont pris un déplacement pour venir se présenter devant la commission. A notre entendement, jusque-là, nous n’avons pas reçu de cas de recensé qui n’existe pas sur place.

Ceux qui sont en formation, il faut savoir que c’est des formations officielles avec des documents qui prouvent qu’ils sont partis en formation et qui se trouvent déjà dans les listes de base des différents établissements. C’est des fonctionnaires, ils ont été pris en compte. Ils sont à une formation. Quand vous prenez les arabisants, ils ont bénéficié de bourses d’études pour une durée de 2 à 3 ans. Ils reviendront.

Guineematin.com : récemment, on a vu un document concernant la commune de Matam. Selon ce document, il y aurait beaucoup d’enseignants fictifs, au nombre de 221, dans la commue de Matam. On incrimine la gestion antérieure. Qu’en savez-vous ?

Ibrahima 2 Barry : c’est vrai que moi je viens d’arriver à la tête de la DCE. Peut être que ces anomalies-là existent. Mais, certaines personnes confondent ce terme fictif. Nous avons vu des effectifs qui parlent de 221 fictifs à Matam. Nous ne sommes pas d’accord. On confond souvent les gens qui sont payés à Matam et qui travaillent ailleurs. Quand tu viens, tu prends le listing de paye de Matam, tu compares le personnel qui est dans le listing par rapport au personnel qui travaille à Matam, il y aura une différence.

Une différence à partir du moment où ceux qui émargent pour la paye à Matam, il y en a qui ne sont pas travailleurs à Matam. Ils travaillent par exemple à Dubréka, à Coyah, à Ratoma. C’est peut être une lourdeur administrative. Si non, quand le fonctionnaire est muté, son salaire doit le suivre. Donc, si on ne considère pas ces paramètres là, on trouvera un effectif beaucoup plus grand que l’effectif réel de Matam. Ce qui fait que les gens sont amenés à dire qu’il y a des fictifs.

Guineematin.com : après la suspension de la grève des enseignants, il avait été demandé de s’activer sur le terrain pour tenter de rattraper les 3 mois de cours perdus. Comment ça se passe en ce moment dans les écoles de la commune de Matam ?

Ibrahima 2 Barry : avant de penser aux cours de rattrapage, on avait déjà récapitulé le nombre de jours, le nombre de semaines, le nombre d’heures perdues aussi bien au primaire qu’au secondaire. Par exemple, au niveau du primaire, fondamentalement, à Matam, nous avons perdu 18 jours. Au niveau du secondaire, nous avons perdu 22 jours. Donc, au niveau du primaire, il y a un planning de rattrapage en tenant compte du calendrier national élaboré et des disponibilités dans les établissements.

Par exemple, au niveau du primaire, il y a des cours qui vont jusqu’à 15 heures. Nous cherchons à prolonger les cours. Ça nous permettra de rattraper certaines heures perdues. Par exemple, à l’école primaire de Lansébounyi, les cours devraient s’arrêter jusqu’à 15 heures. Mais, pour nous permettre de rattraper les heures perdues, on peut prolonger les cours jusqu’à 16 heures.

Au niveau du secondaire, ce sont les professeurs titulaires des différentes matières qui élaborent un emploi de temps lui permettant de rattraper les cours perdus, en prenant le calendrier scolaire. De nos jours, les cours sont beaucoup avancés.

Guineematin.com : la commune de Matam compte de nombreuses écoles. Est-ce qu’il y a des disparités dans ces rattrapages ?

Ibrahima 2 Barry : dans les écoles privées, ça a étudié pendant la grève. Et même dans les écoles publiques, il y en a certaines qui n’ont pas été touchées. C’est le cas du lycée Coléah par exemple ou du collège Coléah. Cette année, c’est peut être une surprise pour les gens, le lycée 1er mars (lycée Matam) a étudié, contrairement à l’année dernière.

Donc, les écoles ne sont pas au même niveau de perturbation. Elles ne peuvent pas être au même niveau de progression. Mais, nous tenons compte de tout cela pour élaborer un planning nous permettant d’être dans les délais.

Guineematin.com : il y en a qui ont parlé d’une probable prolongation de l’année scolaire. Habituellement, les cours prennent fin au mois de juin. Est-ce que vous pensez qu’il va falloir aller au-delà ?

Ibrahima 2 Barry : non, nous ne pouvons pas nous prononcer par rapport à cela. A partir du moment où il y a un planning de cours de rattrapage qui est déjà élaboré, c’est peut être au terme de ce planning que nous saurons est-ce qu’il faut respecter le délai ou pas. Là, ce sont les autorités du cabinet qui se prononceront, surtout que les degrés de perturbation diffèrent d’une commune ou d’une préfecture à une autre.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

Lire

Psychose liée à la vaccination antiparasitaire : les cours perturbés ce mercredi dans les écoles de Beyla

20 mars 2019 à 11 11 38 03383

Les cours n’ont eu lieu que jusqu’à 10 heures du matin ce mercredi, 20 mars 2019 à Beyla. Une folle rumeur autour de la vaccination antiparasitaire lancée lundi, puis suspendue le même jour, est à l’origine de cette situation. Les parents d’élèves ont accouru vers les écoles pour chercher leurs enfants et les ramener à la maison, a appris Guineematin.com, de sources locales.

Malgré sa suspension par le ministère de la santé, la campagne de vaccination antiparasitaire, lancée lundi dernier dans les préfectures de Coyah, Dubreka et Fria continue de causer psychose et panique à travers le pays. Après Koundara hier, c’est la préfecture de Beyla qui a connu un vent de panique ce mercredi matin. Ayant appris que des agents vaccinateurs vont passer dans les écoles pour administrer des produits à leurs enfants, les parents d’élèves sont allés précipitamment dans les écoles pour chercher leurs enfants.

« Il était 10 heures, la recréation venait de se terminer et on s’apprêtait à rentrer en classes, lorsqu’on a vu un groupe de parents d’élèves, venir chercher leurs enfants. Ils sont venus en courant. Ils ont dit qu’ils ont appris qu’à Conakry, il y a eu une vaccination dans les écoles qui a tué de nombreux enfants, et que ces mêmes agents vaccinateurs sont arrivés à Beyla ici pour donner des produits aux élèves », explique au téléphone de Guineematin.com, Oumou Thiam, enseignante à l’école primaire du centre 2 de Beyla et animatrice à la radio rurale de Beyla.

Devant les parents d’élèves, l’enseignante cherche à mieux se renseigner sur cette situation. Elle appelle le Directeur Préfectoral de la Santé (DPS) de Beyla pour prendre des nouvelles. « Quand j’ai appelé le DPS, il m’a dit qu’il n’y a aucune vaccination en cours ou qui est programmée à Beyla. J’ai expliqué cela aux parents qui étaient là en tentant de les rassurer mais ils ne m’ont pas cru. C’est ainsi que ma directrice m’a dit de les laisser prendre leurs enfants et rentrer », a-t-elle expliqué.

Notre source indique que la même scène a eu lieu dans les autres écoles de la ville. Partout, les parents sont allés chercher les élèves pour rentrer avec eux à la maison.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel.628124362

Lire

Assassinat d’un militaire à Kankan : plusieurs personnes interpellées (Procureur)

20 mars 2019 à 10 10 07 03073

Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, plusieurs personnes ont été mises aux arrêts récemment. Des arrestations consécutives à l’assassinat d’un militaire lors de l’attaque d’une station d’essence au quartier Bordeaux, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineemain.com basé dans la préfecture.

Dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 février 2019, des individus non identifiés avaient attaqué une station d’essence au quartier Bordeaux, à Kankan. Ils ont poignardé à mort le gardien de la dite station, le sergent-chef Daniel Koen, service à la garnison militaire de la troisième région militaire de Kankan. Puis, les assaillants ont emporté son arme et une somme de 5 millions de francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Aly Touré, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, a confirmé l’arrestation de plusieurs personnes dans ce dossier. « Je confirme que des personnes ont été arrêtées dans l’affaire de l’assassinat d’un militaire et du vol d’argent qui a eu lieu à la station Shell de Bordeaux ».

Poursuivant, Aly Touré a promis de donner d’amples informations à la presse quand le dossier sera transmis au parquet. « Vous aurez d’amples informations quand le dossier va être communiqué au parquet. On va convoquer une conférence de presse au cours de laquelle nous allons donner tous les détails. Pour le moment, tout ce que je peux vous dire, c’est que l’enquête va à bon train », a rassuré l’empereur des poursuites.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Centre culturel, centre d’accueil, école… Ce que comptent réaliser les élus de Sinta (Télimélé)

20 mars 2019 à 8 08 00 03003

Les autorités communales de Sinta, relevant de la préfecture de Télimélé, ont procédé, la semaine dernière, à la sélection d’un ingénieur conseil pour la réalisation des actions de la collectivité au titre de son Programme Annuel d’Investissement (PAI). A la lumière des dossiers présentés par les différents candidats, la commission de sélection a retenu M. Koly Guilavogui comme ingénieur conseil de la commune pour l’exercice 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Les autorités communales de Sinta, à travers une rencontre, ont reçu l’Agent de Développement Local (ADL) au siège de la commune. Les échanges ont porté sur le choix d’un ingénieur conseil pour la réalisation des 3 actions prioritaires élaborées en conseil extraordinaire.

Pour le développement de la communauté, les nouveaux élus ont prévus des actions prioritaires à réaliser : la construction d’un centre culturel, d’un centre d’accueil, d’une école primaire et probablement d’un hangar pour les femmes .

Selon Mamadou Aliou Bah, premier vice maire de Sinta, « nous nous sommes réunis pour parler des actions à réaliser par rapport au financement du plan annuel de développement 2019 du gouvernement guinéen à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Nous venons d’être installés après le vote. Maintenant, l’heure est au démarrage de nos plans d’action. Nous avons débattu autour des activités à mener avec l’Agent de Développement Local (ADL).

Nous nous activons sur le montage des dossiers. Je profite de l’occasion pour informer l’opinion que nous avons obtenu le financement d’un pont sur la rivière de Bankoun, dans le district de Biro, financé par le FIDA (Fonds International pour le Développement Agricole) dont les travaux ont débuté. Nous comptons toujours sur l’appui des bonnes volontés, des ressortissants, des ONG et autres ».

Pour Thierno Amadou Bah, conseiller communal, « les activités se sont très bien déroulées. Nous avons fait le choix de l’ingénieur conseil qui est tombé sur monsieur Koly Guilavogui. A l’unanimité, le conseil a entériné ce choix et nous prenons l’engagement de travailler pour le développement de notre communauté. Vu les fonds alloués par l’Etat à notre commune, estimés à 1 milliard 361 millions et quelques, nous avons choisi un ingénieur conseil.

On va élaborer le plan annuel des actions que nous souhaitons faire pour l’année 2019. La cérémonie a suscité un engouement de solidarité au sein de la mairie. C’était un conseil extraordinaire qui a tenu toutes ses promesses. Nous promettons à nos populations, vu l’engagement de l’Etat de nous aider, de faire des constructions concrètes telles que le centre culturel, un centre d’accueil, plus une école primaire dans un coin très reculé qu’on appelle Koobé, et un hangar pour les femmes… »

Il est à noter que la commune rurale de Sinta a déjà reçu une lettre d’intention de financement de plan annuel d’investissement (PAI) 2019 du gouvernement guinéen à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

Lire

Koundara : une fausse rumeur paralyse les écoles ce mardi

19 mars 2019 à 15 03 01 03013

La campagne de distribution gratuite du Praziquantel et l’Albendazole, des médicaments censés lutter contre les parasites chez les enfants âgés de 5 à 14 ans, continue de créer la psychose dans les écoles guinéennes. Après Coyah et de Dubréka et Fria hier, c’est Koundara qui a connu un vent de panique ce mardi, 19 mars 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La psychose était de taille hier lundi à Coyah, Dubréka et même à Fria, où l’administration de déparasitant à des écoliers a failli tourner au drame. La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre. C’est dans ce sens qu’un vent de panique s’est emparé de la commune urbaine de Koundara, ce mardi. Les parents d’élèves ont pris d’assaut les écoles pour chercher leurs enfants.

Selon le Directeur Préfectoral de l’Education de Koundara, joint au téléphone, un mouvement de panique a bien été constaté dans la ville. A en croire Ben Soriba Camara, tout est parti d’une folle rumeur selon laquelle des vaccins devaient être administrés aux élèves de Koundara. « C’est effectif, il y a eu un mouvement de panique dans les écoles, qui a amené les parents d’élèves à envahir les concessions scolaires pour sortir leurs enfants de là.

Moi, j’ai directement ordonné aux directions des écoles de libérer les enfants. C’est une panique née d’une fosse rumeur suite à ce qui s’est passé à Coyah et à Dubréka. Les gens, sur les réseaux sociaux, ont fait les lectures, on a diffusé au niveau de certains parents qui ont même rapporté qu’une école de Koundara a été atteinte de ça. Ce qui est faux.

Là-dessus, le préfet et moi, nous sommes allés sur le terrain, on a constaté dans toutes les écoles qu’aucun agent de santé n’est arrivé dans une école. A postériori d’ailleurs, aucun produit lié à une vaccination n’est arrivé à Koundara», a-t-il précisé.

Par ailleurs, Ben Soriba Camara a dit que la situation s’est calmée et qu’une réunion a été tenue entre élus locaux, le préfet et les religieux afin de sensibiliser les parents d’élèves de la nécessité de laisser leurs enfants reprendre le chemin de l’école dès demain, mercredi. « Après ce mouvement, il était nécessaire qu’on réunisse les élus locaux, les services de sécurité. Nous sortons maintenant (13h 50) de cette réunion.

Il a été décidé, chacun en ce qui le concerne, de faire une large sensibilisation au niveau de la radio communautaire, au niveau des mosquées. Parce que le mouvement avait envoyé même les élèves du secondaire public à aller déloger les élèves de certaines écoles privées qui n’avaient pas connu ce problème. Nous rassurons les populations, les parents d’élèves que ces rumeurs sont nulles et de nul effet. Ce n’est pas vrai. Nous les exhortons à laisser leurs enfants aller à l’école ».

Egalement interrogé par Guineematin.com, Mohamed Somparé, le directeur de l’hôpital préfectoral a dit que Koundara n’est même pas concerné par cette campagne de vaccination. Selon lui, c’est avec un grand étonnement qu’il a appris ce mouvement de panique dans la préfecture.

« La campagne n’a pas eu lieu à Koundara. Comme les gens ont appris dans les réseaux sociaux, ils sont allés chercher leurs enfants dans les écoles. Ce qui a créé la panique. Koundara n’était même pas concerné par cette vaccination. C’est Fria, Dubréka et Coyah qui étaient concernés par la campagne », a précisé le premier responsable de l’hôpital de Koundara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Mandiana : un corps sans vie découvert dans un chantier occupé par un fou à Kantédou-Balandou

19 mars 2019 à 11 11 56 03563

Le corps sans vie d’un jeune homme a été retrouvé le dimanche, 17 mars 2019, dans la localité de Kantédou-Balandou, relevant de la sous-préfecture de Dialakoro, dans la préfecture de Mandiana. Il s’agit du corps d’un certain Vieux Kanté, âgé d’environ 25 ans, marié et père d’un enfant. Un homme, présumé fou, du nom de Souleymane Camara, a été mis aux arrêts par la gendarmerie de Mandiana, rapporte un correspondant de Guineematin.com basé en Haute Guinée.

C’est en état de putréfaction que le corps sans vie de Vieux Kanté a été retrouvé dans une maison en chantier, situé en périphérie du district de Kantédou-Balandou. C’est le propriétaire de ladite maison, habitée par une personne souffrant d’une dépression mentale, qui a découvert son corps, cinq jours après la disparition du défunt.

Selon Saidou Kanté, président du district de Kantédou-Balandou 1, « Vieux Kanté avait disparu le mercredi passé. Mais, c’est le vendredi que ses parents ont su qu’il a disparu. Il y a un fou qui habite dans une maison en chantier, sans que le propriétaire ne s’en rende compte. Ledit propriétaire est parti visiter sa maison, il a trouvé le fou là-bas. Il l’a chassé et il est rentré pour faire sortir tout ce que le fou avait fait rentrer dans la maison, c’est là que le corps de Vieux Kanté a été découvert ».

Après la découverte du corps, le fou a pris la poudre d’escampette pour se cacher dans dans les bois. Les responsables de la localité ont alors mobilisé les jeunes qui ont attrapé Souleymane Camara pour le remettre à la gendarmerie de Mandiana.

Selon nos les informations, Souleymane Camara avait auparavant exhumé un cadavre. Ce qui lui avait valu d’être traité de fou. Une infirmation confirmée Saidou Kanté, président du district de Kantédou-Balandou 1 : « il fut un moment, ses parents l’ont emmené à Kankan pour le guérir. Mais, il s’est caché et il est revenu à Kantédou-Balandou, on ne savait même pas qu’il était revenu. C’est ainsi qu’il est parti ouvrir une tombe pour prendre le linceul et l’envoyer quelque part. Quand on avait su ça, on voulait l’arrêter, mais il a disparu ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Conakry : une douanière jugée pour trafic international de cocaïne

19 mars 2019 à 8 08 16 03163

Madame Kadiatou Touré a comparu ce lundi, 18 mars 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). Cette douanière, âgée d’une trentaine d’années, mariée et mère d’un enfant est poursuivie pour « trafic international de drogue », portant sur de la Cocaïne. À l’ouverture de son procès, l’accusée a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

Vêtue d’une légère robe de couleur cendre et teintée de noir, madame Kadiatou Touré est apparue, visiblement, très faible. Au cours de son audition à la barre, cette douanière a d’ailleurs demandé une chaise pour s’asseoir. «Je suis malade. Est-ce que je peux avoir une chaise pour m’asseoir ?», a-t-elle demandé quelques minutes après avoir commencé de déposer.

Une demande à laquelle le tribunal a accédé, pour la bonne continuation des débats.

Dans cette affaire, il est reproché à Madame Kadiatou Touré d’avoir dissimulé de la cocaïne dans des habits qu’elle voulait expédier à Hong Kong. «La cocaïne était dissimulée dans des boutons cousus avec du tissu Wax», a précisé le ministère public.

Une chose que l’accusée n’a pas niée. Mais, pour sa décharge, madame Kadiatou Touré a indiqué que les habits ne l’appartenaient pas. «C’est à Dakar (au Sénégal) que j’ai rencontré une femme qui s’appelle Makissa Camara. C’est une guinéenne, mais elle réside là-bas. Tout comme moi, elle vend des habits. On a un peu échangé. Je lui ai dit que moi, j’envoie certains de mes habits en Europe. Je lui ai aussi dit que je suis douanière…

J’ai acheté mes habits et je suis revenue en Guinée. Ensuite, Makissa aussi est venue avec des habits. Quand elle est arrivée à Conakry, elle m’a appelée au téléphone. Elle m’a dit de l’aider à envoyer ses habits (32 complets) à Hong Kong. Je lui ai alors dit de venir me trouver à mon lieu de travail, en ville… Nous sommes allées ensemble à l’agence. Quand les habits ont été pesés, Makissa n’avait pas l’argent nécessaire pour payer les frais d’expédition de son colis. Elle n’avait que 4.500.000 GNF.

On a divisé le colis en deux. Les agents expéditeurs ont pris le nombre de kilogrammes d’habits qui équivaut aux 4.500.000 GNF et Makissa m’a confiée le reste des habits », a expliqué madame Kadiatou Touré, tout en précisant que c’est près d’un mois après cette opération qu’elle a été informée que de la drogue a été retrouvée dans le colis qu’elle a laissé à l’agence.

«Le colis a été enregistré au nom de qui ? », demande le tribunal. Et, l’accusée de répondre: «C’est mon adresse qu’on a laissée là-bas. Mais, c’était pour aider Makissa. Comme je suis douanière et avec mes relations, je ne paie pas le même montant que les simples citoyens. Moi, je bénéficie souvent d’un rabais au niveau des frais d’expédition».

«Comment avez-vous appris que de la drogue a été retrouvée dans votre colis ?», a demandé à nouveau le juge Aboubacar Mafering Camara.
«Ce sont mes amis qui m’ont appelé pour me dire que je suis activement recherchée par le service de Thiégboro Camara(le secrétaire général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé), qui a même publié mes photos sur les réseaux sociaux.

Ils m’ont dit que c’est pour une affaire de drogue. Cela m’a beaucoup surpris. Mais, j’ai quand-même décidé de me rendre pour savoir ce qui se passe. Je me suis rendue au commandant de mon unité. Et, ce dernier m’a conduit au service de Thiégboro. Arrivée là-bas, les gendarmes m’ont dit que c’est de la cocaïne qui a été retrouvée dans mes habits que j’ai laissés à l’agence.

J’ai répondu que ces habits appartiennent à Makissa qui se trouve à Dakar. Je leur ai même donné le numéro de téléphone de Makissa. Ils ont appelée, ça a sonné, mais elle a refusé de décrocher le téléphone», a expliqué madame Kadiatou Touré tout en précisant qu’elle avait appelé Makissa Camara avant de se rendre aux services spéciaux de la lutte contre la drogue et le crime organisé.

«Je l’ai appelée pour lui dire que son colis m’a créé des problèmes. Mais, dès que je lui ai dit que de la drogue a été retrouvée dans ses habits, elle a raccroché le téléphone», a-t-elle ajouté.

Pour le ministère public (qui a passé son temps à charger l’accusée), le colis contenant de la drogue était destiné à un certain Michel James qui se trouve à Hong Kong. Et, soutient le procureur Alphadio Barry, «madame Kadiatou Touré a pris assez de risques pour Makissa Camara».

Cependant, le procureur audiencier a déploré le fait que le service de Thiégboro Camara, ainsi que le magistrat qui a instruit ce dossier, n’ont pas fourni les efforts nécessaires pour mettre la main sur MaKissa Camara.
«En ma qualité de ministère public, je dis que ce dossier devait être plus approfondi », a-t-il dit.

De son côté, l’avocat de la défense s’est contenté de démontrer l’innocence de sa cliente dans cette affaire. «L’élément matériel (la cocaïne) sur lequel s’appuie le ministère public existe bien dans cette affaire. Mais ce qui est aussi évident, c’est l’ignorance de l’accusée de l’existence de la drogue avant sa découverte.

Parce que ma cliente est allée jusqu’à proposer à Makissa de vendre le reste de ses habits ici, en Guinée. Car, c’était à l’approche de la fête de Tabaski. Après s’être rendue, c’est ma cliente qui a aussi dit aux gendarmes de venir chez elle pour voir les habits que Makissa lui avait confié », a récapitulé Me Alseny Sylla après avoir interrogé sa cliente à la barre.

Finalement, l’affaire a été renvoyée au 1er avril prochain pour la suite des débats.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Psychose à Coyah : plusieurs enfants hospitalisés après avoir pris des antiparasitaires

18 mars 2019 à 19 07 07 03073

La campagne de distribution gratuite du praziquantel et l’albendazole, des médicaments censés lutter contre la schistosomiase et les géo-helminthiases, aux enfants âgés de 5 à 14 ans, a créé une scène de psychose et d’incompréhension à Coyah ce lundi, 18 mars 2019. Plusieurs enfants ont été hospitalisés à l’hôpital préfectoral après avoir pris ces médicaments, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Coyah.

L’hôpital préfectoral de Coyah a enregistré une arrivée massive d’enfants, pour la plupart frappés de vertige, après avoir pris des comprimés antiparasitaires. Cette situation a entraîné une scène de panique au sein des populations de cette préfecture.

Mais, il n’ y a pas lieu de s’inquiéter, rassure le Docteur Conté Naby Youssouf, médecin chef des urgences à l’hôpital préfectoral de Coyah. Selon lui, « nous on a reçu des enfants, il paraîtrait qu’ils ont reçu des comprimés en guise de vaccination, des comprimés antiparasitant. Après, il y a d’autres qui n’ont pas pu supporter. Ils sont venus, on les a vus, on les a gardés pour quelques minutes, on leur a donné du jus.

Mais pratiquement, il n’y a rien, ils sont rentés. Ils étaient nombreux, il y a eu plus de 200 et quelques enfants ici. Parce que, quand l’un apprend que l’autre a envoyé son enfant à l’hôpital parce qu’ il a pris des comprimés, même si son enfant n’a rien, il va l’envoyer aussi à l’hôpital. Donc, ça a créé une panique généralisée ici. Mais Dieu merci, les gens ont compris que ce n’était rien », a-t-il expliqué.

Pour le chef des services urgences de l’hôpital préfectoral de Coyah, cette campagne de vaccination est comme les précédentes. Il estime donc que les enfants qui ont souffert des effets des produits étaient, soit malades, ou alors ils n’ont pas mangé avant de prendre les produits. « Ce sont des vaccinations qu’on a l’habitude de faire couramment. C’est purement antiparasitant.

Ce sont des enfants, peut-être, quand on leur donnait les comprimés, ils n’avaient pas mangé ou c’est des gens anciennement malades. Parce qu’on a testé deux cas, on a trouvé que c’est le palu. On les a mis sous perfusion, et ça va », a rassuré le médecin.

A noter que des situations similaires ont été également enregistrées dans d’autres localités, notamment Dubreka et Fria, ce lundi. Là-bas aussi, plusieurs enfants ont été hospitalisés après avoir pris ces produits antiparasitant.

De Coyah, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Avertissement à Alpha Condé : « le 3ème mandat est une peau de banane, vous marchez dessus, c’est votre fin »

18 mars 2019 à 14 02 29 03293

La question d’un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé préoccupe tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. A l’occasion de son assemblée générale tenue hier dimanche, 17 mars 2019, la coordination préfectorale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Siguiri a mis en garde l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah contre toute tentative de modifier la Constitution à son profit, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’assemblée générale hebdomadaire de la coordination préfectorale de l’UFR de Siguiri a essentiellement tourné autour d’un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé. La rencontre politique, présidée le coordinateur du parti à Siguiri, Baba Fofana, a été mise à profit pour dissuader les supporters de cette idée.

Visiblement remonté contre les promoteurs du 3ème mandat, monsieur Fofana a qualifié cette utopie de peau de banane qui pourrait faire tomber le régime. « La question du 3ème mandat, quand j’écoute les gens crier pour un troisième mandat, j’ai pitié du président. Ce sont les mêmes personnes qui ont dit ici Conté Koudaï. Après, ils ont chargé le général comme étant la cause du retard de la Guinée.

Quand le capitaine Dadis est venu, c’est le même slogan. Après le départ de Dadis, ils ont dit que Dieu a sauvé la Guinée si non, ça allait gâter le pays. Ils se lèvent aujourd’hui pour demander un troisième mandat pour Alpha Condé. Alpha, c’est une peau de banane, quand vous marchez dessus, c’est votre fin. C’est un projet suicidaire pour vous et votre régime », a mis en garde Baba Fofana.

En outre, le coordinateur de l’UFR à Siguiri conseille au président Alpha Condé de chercher à sortir par la grande porte. « La démocratie guinéenne est une démocratie jeune. Il faut l’entretenir pour la nouvelle génération. Il (Alpha Condé, ndlr) est venu au dans des conditions que nous connaissons tous. Alors, il doit accepter de sortir par la grande porte pour permettre à la démocratie guinéenne d’évoluer. Il a dit qu’il sera le Nelson Mandela de la Guinée, il doit lire l’histoire de Mandela », suggère monsieur Fofana.

Pour ce qui est de Siguiri, Baba Fofana dit que les promoteurs du 3ème mandat sont attendus de pied ferme. « Nous attendons les promoteurs à Siguiri. Les autres contre-manifestants n’ont rien fait. S’ils tentent de lancer un mouvement à Siguiri, ce sera la fin du régime », a-t-il martelé.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Télimélé : Guinée Solidarité offre 50 cartons de manuels scolaires à la CR de Sinta

18 mars 2019 à 12 12 13 03133

La commune rurale de Sinta, relevant de la préfecture de Télimélé, vient de bénéficier d’un don de cinquante (50) cartons de manuels scolaires. Ce don de l’ONG Guinée Solidarité à l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI) pour les écoles de la localité a été remis aux bénéficiaires avant-hier samedi, 16 mars 2019, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la localité.

Cette cérémonie de remise solennelle a regroupé les autorités administratives et locales, les représentants des parents d’élèves et de nombreux invités. Les cinquante (50) manuels scolaires sont composés de livres de Mathématiques, de Français, des romans et autres pour les écoles de Sinta.

Selon Abdoulaye Bah, point focal de l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI), « cette activité est une manière de contribuer au développement social et culturel de notre localité. Quand on aime sa patrie, on est toujours devant les activités. Nous cherchons des partenaires qui nous assistent. J’ai été maire de Sinta pendant une période. J’ai eu l’occasion de construire le lycée qui permet aujourd’hui de maintenir nos enfants. Nous sommes aussi préoccupés par l’éducation des enfants ».

Pour sa part, Souleymane Fofana, membre de Guinée Solidarité, donateur de ces manuels scolaires, a expliqué comment se fera la gestion desdits documents. « Il y en a 50 cartons de manuels scolaires, composés de livres de Mathématiques pour le lycée, des livres de Mathématiques, de Français pour le collège, de divers autres petits livres pour la maternelle et la petite enfance. S’agissant des dons qu’on a reçus, Guinée Solidarité est prête à nous appuyer quand on aura besoin, si toutefois les possibilités s’offrent à elle.

Je vous recommande de construire une bibliothèque. C’est-à-dire là où tous les manuels qu’on recevra doivent être gérés de façon stricte. Dans la bibliothèque, les livres seront stockés. Et, il y aura plein de livres comme dans toutes les bibliothèques qui se respectent. Il faudra payer. Si on perd un livre, il faut payer une caution. Avec cela, on peut remplacer les documents perdus pour la continuité », a laissé entendre Souleymane Fofana.

Pour sa part, Seydouba Bangoura, le sous-préfet de Sinta, a félicité le donateur en invitant les élus locaux à prendre soin des précieux documents. « Je remercie ce vaillant patriote vivant en Europe qui a bien voulu penser à la formation des élèves. Recevoir un don, il faut pouvoir le gérer. A cet effet, j’invite la commune qui, ma foi, doit prendre ses dispositions pour les mettre en place pour les garder soigneusement », a conseillé le sous-préfet.

De son côté, le vice maire de la commune rurale de Sinta, Abdoulaye Bamban Bah, s’est réjouit de ce don de manuels scolaires qui estime que l’éducation scolaire constitue une priorité. « Nous avons reçu un don de la part Guinée Solidarité à travers l’ADSI. Au nom de monsieur le maire, qui est empêché, nous remercions les organisateurs et leur partenaires.

L’éducation fait partie des nos actions prioritaires en tant que représentant des citoyens. Nous lançons un appel aux autres ONG, aux personnes de bonne volonté, au gouvernement, pour le développement de notre commune ».

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

Lire

Audiences criminelles à Kankan : le Procureur satisfait des jugements rendus

18 mars 2019 à 11 11 12 03123
SAMSUNG CAMERA PICTURES

Les audiences criminelles, démarrées le 12 février dernier, tendent vers la fin au Tribunal de Première Instance de Kankan. Sur les sept (7) dossiers criminels inscrits au rôle, cinq (5) ont déjà connu leur épilogue. Le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan se réjoui de la façon dont les choses se passent, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sur les sept (7) dossiers criminels programmés à Kankan, cinq (5) ont déjà connu leur verdict avec des peines de prison d’un an à la perpétuité infligées aux nombreux accusés. Selon Aly Touré. « Les audiences criminelles que nous avons débuté le 12 février, nous sommes presqu’à la fin, parce que sur un rôle de sept dossiers, on a déjà bouclé cinq, qui ont connu des condamnations. Il reste deux qui sont mis en délibéré.

Sur les sept dossiers, il y a deux cas d’assassinats, deux cas de viols, un cas d’enlèvement d’enfant, un cas de coups et blessures volontaires sans intention de la donner et un cas de vol à main armée », a énuméré le procureur.

Poursuivant ses analyses, Aly Touré s’est dit satisfait des jugements rendus dans ces dossiers. « Pour le premier cas d’assassinat, l’accusé a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité ; pour les deux cas de viol, le premier est collectif sur une mineure, nous avons requis 20 ans contre chacun des accusés ; le second cas est individuel, il a été commis sur une mineure et l’accusé a pris 15 ans de réclusion criminelle ; le cas d’enlèvement d’enfant à la gare routière de Siguiri, l’accusée a été condamné à 1 an d’emprisonnement ;

Le cas de coups et blessures volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner, l’accusé a pris 5 ans de réclusion criminelle ; le cas de vol à main armée, l’accusé a pris 10 ans de réclusion criminelle. Aujourd’hui, il reste le cas d’assassinat sur la personne du Saoudien où le verdict est attendu au 1er Avril et le viol collectif sur mineure où le verdict est attendu le 18 mars. Pour ces verdicts, nous sommes satisfaits », a dit le procureur.

Pour finir, le procureur s’est dit heureux de constater que les habitudes sont entrain de changer chez les citoyens de Kankan qui se montrent de plus en plus disposés à collaborer dans la lutte contre l’insécurité. « Heureusement, le message commence à être compris, parce que la population elle-même commence à coopérer avec la justice pour dénoncer et dénicher les grands bandits de Kankan. Tout récemment, la population a dénoncé un nid de trois grands bandits. Mais malheureusement, on n’a pris que deux. Nous leur demandons de continuer à collaborer avec la justice », a lancé Aly Touré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél: (00224) 627 24 13 24

Lire