Faranah : un malade mental tue son frère à Sansanko

12 juin 2021 à 16 04 28 06286

Un malade mental a mis fin à la vie de son frère à Faranah. L’acte s’est passé hier, vendredi 11 juin 2021, dans le district de Sansanko, situé à 32 kilomètres de la commune urbaine. Layba Traoré, 35 ans, a poignardé mortellement Moriba Traoré, âgé de 30 ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Ce meurtre s’est produit aux environs de 21 heures. Comme d’habitude, Moriba Traoré apportait à manger à son frère Layba. Mais cette fois, ce dernier lui a réservé un accueil auquel il ne s’attendait pas. Le déréglé mental a pris un couteau pour poignarder son jeune frère (marié et père de 2 enfants), qui a succombé à ses blessures.

Fodé Camara, Conseiller communal à la mairie de Faranah

« Selon les informations que nous avons reçues, c’est la victime qui s’occupait de son frère. Il lui apportait à manger et ils s’asseyaient ensemble pour s’amuser un peu. Mais hier, son frère a pris un couteau pour le poignarder mortellement. Après l’acte, il est allé se présenter chez le président du district, couteau à la main. Il a dit que c’est quelqu’un qui voulait l’agresser et qu’il s’est défendu », explique Fodé Camara, Conseiller communal à la mairie de Faranah.

Informés de la nouvelle, plusieurs habitants de la localité se sont mobilisés dans le but de lyncher l’auteur de ce meurtre. Mais grâce au président du district, appuyé par la délégation venue de Faranah, Layba Traoré a échappé à une vindicte populaire, mais sa case a été incendiée. Manty Mamady Camara, 3ème  vice-maire de Faranah, indique que la police a ouvert une enquête sur ce meurtre.

Elhadj Manty Mamady Camara, 3ème vice-maire de Faranah

« La commune a saisi les services de sécurité. Au moment où je vous parle, l’auteur de l’acte est à la disposition du commissariat central de Faranah, qui a ouvert une enquête sur cette affaire. Pour l’instant, nous retenons qu’il y a eu meurtre dans le district de Sansanko. Et au nom de monsieur le maire et de toutes les autorités concernées, nous remettons le corps à sa famille », a dit l’autorité communale.

A noter que Layba Traoré est un récidiviste. Il y a une dizaine d’années, il avait tué sa mère dans des circonstances similaires. Il avait été conduit à la prison civile de Faranah, où il avait passé quelques années avant d’être libéré. Selon les témoignages, depuis son retour dans son village, il n’était pas agressif.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224620241513/660272707

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Situation tendue à Gaoual : plusieurs orpailleurs arrêtés, leurs machines saisies

12 juin 2021 à 11 11 00 06006

La fermeture des mines d’or découvertes récemment dans la préfecture de Gaoual se heurte à des résistances. De nombreux orpailleurs refusent de rentrer bredouilles chez eux et continuent de travailler clandestinement sur le terrain. Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés hier, vendredi 11 juin 2021, par les forces de défense et de sécurité qui mènent des patrouilles dans les zones minières, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

Faire respecter la décision de fermer temporairement les mines d’or de Gaoual s’avère compliquée pour les autorités guinéennes. Même si beaucoup de mineurs qui se sont rués dans cette préfecture à la recherche de l’or ont accepté de rentrer chez eux, ils sont encore très nombreux sur le terrain. Certains sont dans la commune urbaine et d’autres dans la sous-préfecture de Kounsitel. Pour ces derniers, il n’est pas question de partir les mains vides. Certains d’entre eux assurent d’ailleurs qu’ils n’ont même pas les frais de transport pour rentrer.

Ne pouvant pas travailler sur les sites miniers identifiés et qui sont surveillés par les forces de défense et de sécurité, ces chercheurs d’or ont trouvé une nouvelle stratégie. Ils prennent leurs machines détectrices d’or et vont faire des prospections en brousse. Dès qu’ils détectent la présence du métal précieux dans un endroit, ils se mettent immédiatement à creuser. C’est dans ces manœuvres que plusieurs personnes ont été interpellées dans l’après-midi de ce vendredi, 11 juin 2021, par une patrouille mixte (composée de policiers, de gendarmes et de militaires) à Kounsitel.

Les agents ont saisi aussi des machines détectrices d’or, des motos et d’autres matériels. Mais ces arrestations ne semblent rassurer certains habitants de Gaoual, opposés à cette exploitation « sauvage » de l’or chez eux. Dans la soirée de ce vendredi, une chaude dispute a opposé des citoyens et des agents des forces de défense et de sécurité, accusés d’être en connivence avec les mineurs clandestins.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel. 621686148          

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Trafic de drogue : un véhicule transportant du chanvre indien saisi à Télimélé

11 juin 2021 à 16 04 55 06556
Minibus transportant du chanvre indien saisi à Télimélé

Une importante quantité de chanvre indien a été saisie dans la nuit du jeudi à ce vendredi, 11 juin 2021, à Télimélé. Le minibus qui transportait cette drogue a été intercepté au niveau du Col de Loubha, à la rentrée de la ville. Les deux convoyeurs de la marchandise prohibée ont été conduits à la prison civile de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est le juge de paix de Télimélé en personne qui a dirigé cette opération. Informé de la venue de ce minibus rempli de chanvre indien dans la préfecture, Yamoussa Conté a envoyé des agents de la garde pénitentiaire pour intercepter le véhicule. Les convoyeurs de la drogue ont tenté de négocier avec les agents, mais en vain.

« C’est grâce à nos informateurs que nous avons arrêté ce véhicule rempli de drogue. Il y avait deux personnes à l’intérieur du véhicule : le chauffeur et une dame. Et d’après eux, ils envoyaient cette drogue à Santou, une sous-préfecture relevant de la préfecture de Télimélé. On les a identifiés à partir de Kaba, un district de Gougoudjé. Quand ils sont arrivés au Col de Loubha, on a mis la main sur eux et on les a conduits à la prison civile où ils séjournent actuellement.

Aussitôt, nous avons informé notre hiérarchie, mais aussi les autorités communales et préfectorales, et les chefs de services de sécurité. Nous avons instruit au commissaire central de police d’ouvrir une enquête judiciaire tout en faisant un procès-verbal à cet effet. Les auteurs seront traduits conformément à la loi à la justice pour répondre de leur forfaiture », a indiqué le juge de paix de Télimélé.

Cette saisie intervient quatre mois après celle enregistrée le 11 février 2021, à Télimélé, où un camion rempli de chanvre indien avait été intercepté par les services de sécurité. Pour Yamoussa Conté, cette préfecture est devenue une plaque tournante du trafic de drogue.

« Le constat est clair, Télimélé est devenue une plaque tournante du trafic de drogue, compte tenu de sa position géographique. Parce qu’elle fait frontière avec huit autres préfectures. Donc Télimélé est un grand carrefour et les barrages sont corrompus. On demande aux chefs des services de sécurité d’ouvrir des enquêtes internes au niveau de leurs services, parce que bon nombre de leurs éléments sont complices de cette situation. Au niveau de la population, nous demandons la franche collaboration. A chaque fois qu’elle a des informations, il ne faut pas hésiter à nous les remonter, car nous devons mener une lutte commune pour protéger nos enfants qui sont les victimes », a lancé le juge.

Pour l’heure, nous ne connaissons pas la quantité exacte de drogue qui se trouve dans le véhicule.

De Télimelé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél: 655363665

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Cas des détenus politiques : l’épouse de Chérif Bah adresse un message aux Guinéens

11 juin 2021 à 15 03 15 06156
Mme Bah Hadja Maïmouna Diallo, épouse de Chérif Bah et vice-présidente du bureau national des femmes de l’UFDG

Dans une note publiée ce vendredi, 11 juin 2021, Hadja Maïmouna Diallo, épouse de Chérif Bah (vice-président de l’UFDG), s’est exprimée une nouvelle fois sur la détention de son mari et des autres opposants incarcérés depuis 8 mois à la Maison centrale de Conakry. Tout en dénonçant une « parodie de justice » qui n’a que trop duré, l’opposante remercie tous ceux qui ont apporté leur soutien et leur solidarité aux détenus politiques et à leurs familles pendant cette période difficile. Elle demande à tous les Guinéens de formuler des prières en faveur de leur libération.

Guineematin.com vous propose ci-dessous son message :

Cela fait huit mois que mon cher époux et ses compagnons sont privés de leur liberté.

Huit mois qu’ils sont privés de la chaleur de leurs familles.

Huit mois qu’ils subissent des conditions de détention indignes de leur personnalité.

Huit mois qu’ils cohabitent avec les rats, les punaises, les cafards et les moustiques.

Malgré cette flagrante injustice, le peuple de Guinée est fier de la bravoure et de la dignité dont ils ont fait preuve jusqu’à ce jour.

Je profite, par ailleurs de l’occasion, au nom de tous les détenus et de leurs familles, pour remercier le peuple de Guinée pour son soutien et ses encouragements pendant cette période difficile que nous traversons. Nous sommes profondément touchés par le fait que les guinéens ne nous aient pas oublié.

Merci à nos parents, amis et sympathisants. Merci pour le soutien moral, matériel et financier car en effet, ma maison n’a pas désempli depuis le premier jour de leur détention. C’est davantage le cas les week-ends, à tel point que mon mari et moi avons convenu que je n’aille plus lui rendre visite en prison les dimanches et ce afin de pouvoir recevoir l’affluence de monde qui vient nous témoigner leur soutien.

Merci pour les grands paniers de fruits, pour les cartons remplis de tous genre, pour les paroles réconfortantes. En effet, plus précieuses que le diamant le plus pur, car elles me rappellent constamment que « Ton mari est un symbole pour ce pays. Il ne ferait pas de mal à une mouche. Il est honnête, sincère et a toujours été un rassembleur. Il restera dans les annales de notre histoire comme étant un bâtisseur de cette nation, un homme loyal, sincère et foncièrement honnête. Lui et ses compagnons ne méritent absolument pas ce traitement. »

Je n’oublie pas les guinéens de l’étranger, qui nous n’ont pas arrêté de nous témoigner à travers divers canaux, leur attachement, leur forte compassion et leur sympathie.

Merci pour les cotisations, venant de personnes allant des plus modestes, aux plus nantis, surtout pendant le mois saint du Ramadan. Sachez que c’est grâce à vous que de nombreux détenus ont tout simplement pu jeûner.

Sachez que c’est votre soutien à tous, la conviction de leur innocence, et l’évidence pour tous les guinéens et la communauté internationale, de la grotesque comédie politique dont ils sont les dommages collatéraux, qui leur permet de tenir le coup. Nous savons tous qu’ils ne sont pas à leur place et cette parodie de justice n’a que trop duré. Cela fait huit mois, 212 jours plus précisément que le monde entier attend leur libération. La prison est dure pour tout le monde, mais l’est encore plus pour un innocent.

Néanmoins le sacrifice de leur liberté au profit de la nation, leur a permis de constater avec émotion, l’attachement des guinéens à leurs modestes personnes.
Mon mari m’a dit un jour, « C’est vrai que je souffre d’être en prison, mais je souffre encore plus de savoir que ma détention fait souffrir tant de personnes. Voilà ce qui m’empêche réellement de dormir la nuit ». C’est ça d’être Cherif Bah : incapable d’être la cause de la souffrance d’autrui.

En ce vendredi, jour de rassemblement et de prière sainte, j’en appelle à tous les guinéens ! Au nom de tous les détenus injustement incarcérés, je vous demande de formuler une prière pour leur libération, que celle-ci résonne sur toute l’étendue du territoire !

Hadja Maïmouna Bah Diallo

Épouse du détenu Ibrahima Chérif Bah.

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Condamnation de Foniké Menguè : plusieurs ONG dénoncent le « manque d’indépendance de la justice »

11 juin 2021 à 14 02 47 06476
Oumar Sylla, Foniké Menguè

Le militant Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, coordinateur-adjoint de Tournons la Page Guinée et responsable à la mobilisation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a été condamné le 10 juin 2021, lors de son procès en appel, à 3 ans de prison ferme pour « communication et divulgation de fausses informations, menaces notamment de violences ou de mort ».

Tournons La Page, Agir ensemble pour les droits humains, l’ACAT-France, la FIDH et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, le CRID et le CCFD-Terre Solidaire dénoncent cette condamnation arbitraire qui atteste, une fois de plus, de la criminalisation de l’exercice pacifique des libertés d’expression et de manifestation par les autorités guinéennes, ce qui est très inquiétant et va à l’encontre des textes internationaux protégeant ces libertés et ratifiés par la Guinée, dont le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié le 24 janvier 1978.

C’est également un nouvel exemple du manque d’indépendance de la justice en Guinée.

Plutôt que de répondre aux préoccupations légitimes de la jeunesse guinéenne en termes de respect de la démocratie et de l’État de droit, les autorités guinéennes arrêtent et font condamner les voix dissidentes qui s’élèvent au sein de la société civile. C’est un chemin risqué pour la société dans son ensemble que de stigmatiser toute personne s’opposant à la présidence d’Alpha Condé.

La condamnation en appel d’Oumar Sylla s’appuie sur les charges retenues contre lui lors de sa première incarcération entre avril et août 2020 suite à sa participation à l’émission de grande écoute « Les Grandes Gueules » sur Radio Espace FM, au cours de laquelle il a dénoncé les arrestations arbitraires et les exactions survenues dans la ville de N’Zérékoré le 22 mars 2020 ; charges qui avaient pourtant été abandonnées par la suite.

Arrêté pour la seconde fois le 29 septembre 2020 en pleine rue alors qu’il se rendait à une manifestation organisée par le FNDC pour protester contre la candidature d’Alpha Condé à un troisième mandat, Oumar Sylla a vu sa santé se dégrader en raison des conditions carcérales très difficiles à la prison centrale de Conakry.

Il est déplorable d’assister à ces violations répétées des droits humains et de l’État de droit. Nous continuerons à nous mobiliser pour nos partenaires guinéens ainsi que pour toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions en Guinée, et nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle d’Oumar Sylla et de tous les défenseurs des droits humains et prisonniers politiques en Guinée.

Fait le 11 juin

Tournons La Page

Agir ensemble pour les droits humains

ACAT-France

FIDH, dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme

Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme

CRID

CCFD-Terre Solidaire

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Condamnation de Foniké Menguè : « il y a des mains noires qui ont influencé le juge »

11 juin 2021 à 12 12 43 06436
Elhadj Mamadou Sylla, chef de file de l’opposition guinéenne

Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, ce vendredi 11 juin 2021, le chef de file de l’opposition guinéenne a réagi aux condamnations en appel de Mamadi Condé alias Madic 100 frontière (militant de l’UFDG) et de l’activiste de la société civile Oumar Sylla alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC.

S’il se réjouit de la réduction de la peine du premier (qui passe de 5 ans à 1 an d’emprisonnement), Elhadj Mamadou Sylla déplore l’alourdissement de la peine du second (qui passe de 11 mois à 3 ans d’emprisonnement). Le président de l’UDG dénonce un deux poids deux mesures dans les décisions de la Cour d’appel de Conakry, estimant qu’il y a des mains noires qui ont influencé le juge Seydou Keïta.

« Je suis content pour Madic 100 frontière, parce que je vois que sa peine a été réduite de 5 ans à 1 an d’emprisonnement. Mais je trouve qu’il y a du deux poids deux poids quand je vois la peine infligée à Foniké Menguè. Je ne sais pas trop ce qui a permis la réduction de la peine de Madic 100 frontière, mais j’ai appris quand même que ses parents (son père et sa mère) sont du RPG (le parti au pouvoir) depuis sa création.

Donc je me dis que ses parents ont dû jouer un rôle pour que sa peine soit réduite. Quant à Foniké Menguè, sa peine a été alourdie certainement parce qu’il n’a pas de parents dans le RPG Arc-en-ciel. Sinon, si le procureur requiert une peine de 2 ans d’emprisonnement, pourquoi le juge va au-delà en ajoutant 1 an là-dessus ? C’est tout simplement parce qu’il y a des mains noires qui sont derrière cette affaire, qui ont influencé le juge (…)

Donc je suis très surpris de cette décision. Je pensais qu’on allait relaxer carrément ces deux jeunes. Ça veut dire qu’il y a deux personnes qui poursuivent : il y a le procureur de la République et il y a un autre qui est caché dans le noir, qui impose des choses au juge », a déclaré Mamadou Sylla, chef de file de l’opposition guinéenne.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Sidya Touré aux Guinéens : « quand l’injustice devient loi, la résistance populaire est un devoir »

11 juin 2021 à 11 11 44 06446
Sidya Touré, président de l’UFR

La condamnation en appel de l’activiste Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC, suscite des réactions au sein de l’opposition guinéenne. Après Cellou Dalein Diallo, c’est au tour de Sidya Touré de se prononcer sur le sujet.

Dans une publication faite sur sa page Facebook, ce vendredi 11 juin 2021, le président de l’UFR a qualifié la décision de la Cour d’appel de Conakry d’un « simple caprice d’un autocrate qui a décidé d’asservir les Guinéens », faisant allusion au président Alpha Condé. Il en a profité pour lancer un message de résistance.

La condamnation de Foniké Menguè n’est pas un acte de justice mais le simple caprice d’un autocrate qui a décidé d’asservir les Guinéens à défaut de les servir. Mais ne dit-on pas : « quand l’injustice devient loi, la résistance populaire est un devoir », a écrit l’opposant, ajoutant que « La Guinée mérite mieux ».

A rappeler que c’est le troisième procès auquel Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, a fait face depuis son engagement dans la lutte contre le troisième mandat du président Alpha Condé. Son premier procès s’est achevé le 28 août 2020 devant le Tribunal de Première Instance de Dixinn.

La juridiction l’avait déclaré non coupable des faits de « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort » pour lesquels il était poursuivi. Mais le parquet de Dixinn avait aussitôt relevé appel de cette décision du juge Alphonse Charles Wright.

Pour la deuxième fois, l’activiste de la société civile a été jugé par le Tribunal de Première Instance de Mafanco, qui l’a reconnu coupable de « provocation directe d’un attroupement non armé suivi d’effets ». Des faits pour lesquels il a été condamné le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement ferme. Ses avocats aussi avaient interjeté appel contre cette décision.

A l’issue de son procès en appel qui portait sur ces deux dossiers, ce responsable du Front National pour la Défense de la Constitution a été condamné, ce jeudi 10 juin 2021, à 3 ans d’emprisonnement ferme.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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SADEN 2021 : plus de 30.000 participants, 5 lauréats empochent plusieurs millions de francs

11 juin 2021 à 11 11 10 06106

La troisième édition du Salon des Entrepreneurs (SADEN) de Guinée a pris fin dans la soirée du jeudi 10 juin 2021, à Conakry. Présidée par le parole-parole du gouvernement, Tibou Kamara, la cérémonie a été marquée par la remise de prix aux lauréats. Cinq entrepreneurs guinéens ont bénéficié d’un accompagnement financier de plusieurs millions de francs, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Organisée sous le thème : « l’entrepreneuriat à l’épreuve de la Covid-19 », la troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée a été ponctuée d’ateliers de panels et de compétitions. A l’issue des travaux, cinq participants ont remporté les prix qui étaient en jeu, empochant des dizaines de millions de francs guinéens. Le prix SADEN-FULBRIGHT, qui s’élève à 5000 dollars, est revenu au projet Hadem de Korka Barry. Un motif de joie et d’encouragement pour le jeune entrepreneur.

Korka Barry, lauréat

« Le projet Hadem, c’est une plateforme que nous voulons mettre en place qui va permettre de favoriser le covoiturage urbain. Aujourd’hui, si vous avez fait le constat, beaucoup de Guinéens ont des difficultés à se déplacer. Ce qui nous a donc amené à réfléchir à une solution qui va permettre aux propriétaires de voitures qui quittent leurs domiciles et viennent en ville pour travailler de pouvoir collaborer avec les jeunes, afin de covoiturer ensemble. Ça a non seulement un impact économique et sociétal très important, mais aussi ça va faciliter la création d’emplois et ça va permettre aux propriétaires de véhicules de rentabiliser leur trajet. Ce projet va aussi permettre de réduire la pollution. Avec ce prix, je vais renforcer mon équipe d’ingénieurs, parce que nous sommes en train de développer l’application actuellement », a réagi Korka Barry.

Fatoumata Soumah, lauréate

Les quatre autres lauréats, dont les projets ont été jugés innovants, ont empoché chacun un montant de 30 millions de francs. Parmi eux, Fatoumata Soumah qui a remporté le prix de la catégorie féminine, avec son projet Final vision éducative. « Je suis très heureuse et très ravie d’être gagnante de ce concours, ça m’a vraiment touché, je remercie les organisateurs. Notre projet est un projet éducatif qui met en collaboration les parents d’élèves et l’école dans le suivi régulier des activités scolaires et parascolaires. Comme vous le savez, en Guinée, il y a beaucoup d’élèves qui détournent leurs frais de scolarité et après restent derrière la cour de l’école sans que les parents ne soient au courant.

Du coup, nous avons réussi à mettre une solution en place qui est une plateforme numérique qui va mettre les parents d’élèves et l’école en collaboration. Et quand un parent d’élève a cette application dans son téléphone, il va recevoir chaque soir les informations de son enfant pour savoir s’il a été en classe ou pas, s’il a payé les frais de scolarité ou s’il est régulier à l’école. Bref, tout ce qui concerne les activités scolaires de l’élève. Une façon pour nous d’aider le système éducatif guinéen pour que ça puisse avancer d’une autre manière », a déclaré la lauréate.

Ibrahima Camara, lauréat

Dans la catégorie Agrobusiness du prix CBG de l’entreprise de l’année, c’est Ibrahima Camara, président de la Coopérative des Jeunes pour le Développement Agricole de Guinée (COJDAGUI), qui a remporté le prix. Ce dernier est à sa troisième participation au SADEN. « C’est un grand plaisir pour moi de remporter ce prix. Car j’ai été trois fois successives candidat à ce prix, mais c’est seulement cette année que j’ai pu l’emporter. Ce prix représente pour moi le plafond de récompense pour la visibilité des jeunes entrepreneurs en Guinée. La COJDAGUI, notre entreprise, a été créée en 2014 et elle évolue dans l’agro-business dans la chaîne de valeur du riz. Notre objectif, c’est de produire du riz de qualité selon les normes alimentaires pour la consommation de la population guinéenne », a-t-il indiqué.

Les deux autres prix dans les catégories sociale et urbain sont revenus respectivement aux projets Guinée Art Afrique et GESBAT. Présidant la cérémonie de clôture du SADEN 2021, le ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du gouvernement, a exprimé la satisfaction des autorités guinéennes par rapport à la tenue de cette rencontre de deux jours. « Je vais commencer par féliciter et remercier les organisateurs pour cet événement qui a été l’occasion de passer en revue l’ensemble des politiques publiques et des stratégies pour la promotion de l’entreprenariat et l’épanouissement des entrepreneurs guinéens (…)

Tibou Kamara, porte-parole du gouvernement

Je vous invite donc tous à travailler à un effort de paix, à un effort concorde national pour créer des conditions de la confiance dans notre pays, qui vous offriront à chacun une opportunité de réussir et une chance pour notre pays de devenir grand et prospère. Au nom de son Excellence monsieur le président de la République, Pr Alpha Condé, de son premier ministre, chef du gouvernement, Dr Ibrahima Kossory Fofana, et de l’ensemble du gouvernement, que nous sommes à la tâche pour créer les meilleurs conditions de confiance dans notre pays et les meilleures opportunités pour l’investissement et les investisseurs dans notre pays », a dit Tibou Kamara.

A noter que cette troisième édition du Salon des Entrepreneurs (SADEN) de Guinée a réuni près de 1000 personnes en présentiel, 30.000 personnes ont suivi la rencontre sur le Web et près de 1000 personnes ont suivi la retransmission des travaux dans les Universités de Kindia, Labé, Kankan et N’Zérékoré, a annoncé Dr Himi Deen Touré, Vice-président du SADEN. La quatrième édition est prévue pour les 9 et 10 mars 2022.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Gaoual : Lanfia Kouyaté installé dans ses fonctions de préfet

11 juin 2021 à 8 08 54 06546

Nommé il y a un peu plus d’une semaine au poste de préfet de Gaoual, Lanfia Kouyaté a été installé hier, jeudi 10 juin 2021, dans ses nouvelles fonctions. C’était à la faveur d’une cérémonie organisée dans les locaux de la préfecture et présidée par le gouverneur de la région administrative de Boké (région d’où relève la préfecture de Gaoual), rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

C’est dans un contexte particulier de déferlement humain (arrivée massive d’orpailleurs) à Gaoual que Lanfia Kouyaté a pris fonction ce jeudi. L’homme assurait cette fonction par intérim depuis la mort de feu préfet Souleymane Sow tient désormais le gouvernail de Gaoual et est appelé à conduire cette préfecture vers des lendemains radieux. Certes, il a du pain sur la planche, d’autant plus que cette préfecture est aujourd’hui la destination prisée de milliers d’orpailleurs venus à la recherche de l’or. Mais, Lanfia Kouyaté compte bien relever le défi et travailler pour le bénéfice des populations.

Lanfia Kouyaté, nouveau préfet de Gaoual

« Parmi les jours que le tout puissant Dieu a crée dans son infini pouvoir, il y a des jours qui se distinguent des autres jours, non pas par la couleur de l’univers, mais plutôt par le contenu des événements faisant d’eux des moments indélébiles dans l’histoire des hommes et des peuples. Commander ses semblables hommes est à la fois noble et difficile que Dieu ne confie qu’aux hommes conséquents. Cette installation coïncide à un événement sans précédent dans la préfecture, après la découverte de l’or à Kounsitel et à Gaoual, occasionnant un déplacement massif et extraordinaire d’orpailleurs triplant en deux jours la population de Gaoual et de Kounsitel », a dit le préfet Lanfia Kouyaté.

Prenant la parole à cette cérémonie d’installation, le gouverneur de la région de Boké, Siba Lohalamou, a laissé entendre que le nouveau préfet de Gaoual est un administrateur qui a déjà fait ses preuves et qui a suffisamment prouvé qu’il aime cette préfecture.

« Il était impérieux d’installer d’abord le nouveau préfet avant de passer à quoi que çà soit et de donner les instructions du gouvernement aux populations de Gaoual. Donc, cette installation est une installation spéciale. Le nouveau préfet est une personne qui a prouvé à suffisance qu’il est de Gaoual, qu’il aime Gaoual, il suit les événements de Gaoual pour le meilleur », a dit le gouverneur Siba Lohalamou.

A noter qu’après son installation, le préfet Lanfia Kouyaté a reçu une délégation des jeunes de Gaoual pour parler de la situation qui prévaut dans leur localité. L’autorité préfectorale a promis d’œuvrer dans l’intérêt de tous les citoyens de Gaoual.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 621686148

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Désaffiliation du SLECG de l’USTG ? La coordination régionale du SLECG à Labé dans un total embrouillamini

11 juin 2021 à 8 08 23 06236
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

Rien ne va plus au sein de la coordination régionale du SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée) de Aboubacar Soumah à Labé. Depuis l’annonce du départ du SLECG de l’USTG (union syndicale des travailleurs de Guinée) pour la CSTG (confédération syndicale des travailleurs de Guinée), les membres du bureau de la coordination régionale du SLECG à Labé sont à queue de poisson. Ils sont rangés en pro et anti désaffiliation et vivent entre déclaration et contre-déclaration, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Cet imbroglio a commencé avec un communiqué de ladite coordination, en date du 08 juin dernier, annonçant que « le SLECG de Labé désapprouve totalement la désaffiliation du SLECG de l’USTG ». Dans ce communiqué en date du 08 juin dernier est signé par le coordinateur régional adjoint du SLECG de Labé (Ansoumane Diallo) et déclare que « Aboubacar Soumah n’a consulté aucun général de l’intérieur pour prendre de telles décisions ». Egalement, ce communiqué accuse Aboubacar Soumah de « manque de respect » pour ceux qui l’ont élu secrétaire général du SLECG et assure que la désaffiliation qu’il prône n’engage que lui et ceux qui le suivent avec passion, tout en confondant sommet et bases.

Seulement, cette position exprimée dans ce communiqué ne refléterait pas non plus la position de la coordination régionale du SLECG de Labé. Et ce communiqué, qui a tout l’air d’une défiance envers le chef, est vigoureusement dénoncé sur place.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, jeudi 10 juin 2021, le coordinateur régional du SLECG à Labé, Mamadou Oury Hawa Labiko Diallo, a laissé entendre que ceux qui ont fait ce communiqué sont en train de se noyer. Il assure également que cette désapprobation à l’égard de Aboubacar Soumah est nulle et de nul effet.

Mamadou Oury Hawa Labiko, coordinateur régional de SLECG de Labé

« Pour moi c’est une fuite en avant de certains membres de la coordination. Ils ont toujours agit ainsi, ils n’ont jamais respecté la hiérarchie. Ces personnes qui sont en train d’agir de cette manière sont en train de se noyer. Nous avons une plate-forme où tous les enseignants de la région se retrouvent ; et, d’après le sondage, la majorité a décidé de faire encore confiance à Soumah. Depuis qu’il est là nous avons acquis assez de choses. D’abord une augmentation de 40 pour cent de notre salaire, ensuite il y a les primes qui tombent. Donc, ce n’est pas le moment de le lâcher. Il faut que nos camarades reviennent à la raison, par ce qu’ils ne peuvent pas engager la coordination de Labé. Donc, leur déclaration est nulle et de nul effet », a martelé Mamadou Oury Hawa Labiko Diallo.

Cependant, cette position changeante au gré du vent désappointe et divise les enseignants de la région. Actuellement, les « bouffes craie » vont en rangs dispersés.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Condamnation de Foniké Menguè : Cellou Dalein « profondément choqué »

10 juin 2021 à 19 07 56 06566
Cellou Dalein Diallo

« Verdict ignominieux », c’est ainsi que Cellou Dalein Diallo qualifie la condamnation de l’activiste Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC.

Le président de l’UFDG se dit « profondément choqué » par cette décision rendue ce jeudi, 10 juin 2021, par la Cour d’appel de Conakry et exprime sa solidarité avec l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé.

« Je suis profondément choqué par le verdict ignominieux rendu ce jeudi 10 juin par la Cour d’appel de Conakry contre Oumar Sylla alias « Foniké Menguè ». Je tiens à exprimer ma totale solidarité́ avec ce jeune dont le courage et la dignité forcent l’admiration.

Je demeure convaincu que cette condamnation injuste dictée par Alpha Condé n’affectera pas le moral et la détermination de notre camarade que le peuple de Guinée portera à jamais dans son cœur et que l’histoire acquittera », a écrit Cellou Dalein Diallo sur sa page Facebook.

A rappeler que c’est le troisième procès auquel Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, a fait face depuis son engagement dans la lutte contre le troisième mandat du président Alpha Condé. Son premier procès s’est achevé le 28 août 2020 devant le Tribunal de Première Instance de Dixinn.

La juridiction l’avait déclaré non coupable des faits de « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort » pour lesquels il était poursuivi. Mais le parquet de Dixinn avait aussitôt relevé appel de cette décision du juge Alphonse Charles Wright.

Pour la deuxième fois, l’activiste de la société civile a été jugé par le Tribunal de Première Instance de Mafanco, qui l’a reconnu coupable de « provocation directe d’un attroupement non armé suivi d’effets ». Des faits pour lesquels il a été condamné le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement ferme. Ses avocats aussi avaient interjeté appel contre cette décision.

A l’issue de son procès en appel qui portait sur ces deux dossiers, ce responsable du Front National pour la Défense de la Constitution a été condamné, ce jeudi 10 juin 2021, à 3 ans d’emprisonnement ferme.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Le gouverneur de Boké aux mineurs à Gaoual : « arrêtez tout et rentrez chez vous »

10 juin 2021 à 19 07 16 06166
Général Siba Sévérin Lohalamou, gouverneur de Boké

Après avoir procédé à l’installation du nouveau préfet de Gaoual, le gouverneur de Boké a animé un meeting ce jeudi, 10 juin 2021, à Kounsitel. Le général Siba Sévérin Lohalamou a annoncé la fermeture temporaire des mines d’or découvertes récemment dans cette sous-préfecture et dans la commune urbaine de Gaoual. Il a demandé aux nombreux mineurs qui sont sur le terrain de rentrer chez eux en attendant la réglementation de l’exploitation minière, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

Venus de toutes les régions de la Guinée, les orpailleurs étaient massivement mobilisés pour écouter l’émissaire du gouvernement à Gaoual. Et le message délivré par le gouverneur de la région de Boké n’est pas celui qui était attendu sur le terrain. « Il n’y a pas encore de réglementation. Le gouvernement me charge de vous dire que le ministre des mines et de géologie a ses représentants sur le terrain. Ils sont en train de travailler pour déterminer le périmètre, ils n’ont pas encore fini de le faire. Quand le travail sera fait, ils vont nous dire quels sont les papiers qu’il faut pour venir ici et exploiter l’or. Mais toute exploitation avant la fin des inspections, c’est du désordre. Je vous demande d’arrêter tout et de rentrer chez vous en toute tranquillité », a déclaré le général Siba Sévérin Lohalamou.

Avec l’arrivée massive de chercheurs d’or dans les trois sites miniers de Gaoual (deux dans la sous-préfecture et un autre dans la commune urbaine), un véritable problème de nourriture et de logement s’est posé dans la préfecture. Une raison de plus de fermer temporairement les mines et de mettre en place des dispositions réglementaires avant de reprendre l’exploitation. « On fait du n’importe quoi. Il y en qui dorment par terre, d’autres dans la rue, d’autres dans des maisons non achevées, du coup tout devient cher ici. Donc en attendant les nouvelles instructions du gouvernement, je vous demande de rentrer chez vous. Nous allons demander de vous laisser passer sans rien payer dans les différents barrages. Personne ne va vous demander de payer un franc », a rassuré le gouverneur de Boké.

Si certains orpailleurs ont déjà pris le chemin du retour, d’autres par contre ne comptent pas quitter Gaoual sans avoir récupéré l’argent qu’ils ont déboursé pour avoir un permis d’exploitation. Selon Kamory Camara, venu de Siguiri, plus de 8.000 personnes avaient payé de l’argent auprès des autorités locales pour pouvoir travailler légalement sur le terrain. Ils exigent la restitution de ces montants avant de partir. « Certains détenteurs de machines détectrices d’or ont payé 500.000 francs, d’autres un million. Personnellement, j’ai payé en tout 6 millions de francs, je n’ai plus rien aujourd’hui pour retourner. Donc nous demandons à la préfecture de nous restituer notre argent pour qu’on puisse rentrer chez nous », a-t-il lancé.

C’est également la déception chez les commerçants et autres marchands qui avaient commencé à faire de bonnes affaires dans ce nouvel eldorado guinéen.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel. 621686148

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Kankan : une mère risque jusqu’à 5 ans de prison pour avoir abandonné son enfant de 9 mois pour 3 semaines

10 juin 2021 à 15 03 46 06466

C’est un enfant qu’elle a eu à Siguiri avec un homme autre que son mari. Elle l’a gardé neuf mois informé sa famille. Et, quand elle a voulu rentrer chez elle à Dabola (où son mari l’attendait), elle a jugé utile de se débarrasser de ce bébé qui allait surement la couvrir de honte. Ainsi, elle l’a abandonné, il y a un peu plus de trois semaines, à Kabada II, un quartier de la commune urbaine de Kankan. Mais, apparemment, elle n’a pas pu se résoudre à l’idée de perdre cet être qu’elle a porté des mois durant dans son ventre. Aujourd’hui est de retour à Kankan et souhaite récupérer son enfant des mains de la femme qui l’a ramassé. La justice s’est déjà saisi de l’affaire et cette nourrice risque jusqu’à 5 ans de prison pour abandon d’enfant, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Selon nos informations, cette pauvre femme est originaire de la sous-préfecture de Batè Nafadji (dans la préfecture de Kankan) et est mariée à Dabola. Seulement, elle a quitté son foyer pour aller à Siguiri à la recherche de travail dans une mine d’or. Malheureusement, sa quête de boulot s’est soldée par une grossesse non désirée à la suite de relations qu’elle a eu avec un homme sur place. Elle a porté cette grossesse et a fini par mettre au monde un bébé (une fille). Elle a pris soin de lui pendant 9 mois ; et ceci, malgré le fait que l’homme qui l’avait mis enceinte n’a pas reconnu sa grossesse. Mais, quand il s’est agit pour elle de rentrer chez son mari à Dabola, elle a abandonné ce nourrisson à Kabada Ⅱ.

« Je suis chez une vendeuse d’haricot d’ici à Kankan. Quand j’ai quitté Siguiri, je suis venue chez Biriki Momo. J’ai quitté là-bas (chez Biriki Momo) parce j’avais mon enfant avec moi et je l’ai jeté au quartier Kabada II. C’est à cause de la peur de mes parents que j’ai jeté mon enfant, parce qu’ils ne savaient pas que j’avais eu un enfant hors mariage. Je ne veux pas mettre ma mère dans la honte, c’est pourquoi j’ai jeté mon fils. Mon mari se trouve à Dabola et le père de mon enfant se trouve à Siguiri, il n’a pas reconnu ma grossesse », a-t-elle expliqué sous anonymat.

A présent, cette pauvre femme veut récupérer son enfant. Apparemment, elle est décidée à élever sa fille, même au prix des insultes de sa famille et d’une éventuelle répudiation de la part de son mari.

« Je demande aux personnes de bonnes volontés de me venir en aide, qu’elles aillent demander pardon à la dame qui a pris mon enfant pour que moi-même je prenne soins d’elle (le bébé). Je ne vais plus lui faire du mal. Là où j’étais, on ne m’a rien fait là-bas. C’est à cause de mon enfant que j’ai quitté, parce que mes parents connaissaient le lieu c’est pourquoi j’ai vite quitté là-bas. Et, je suis en désaccord avec mon mari », a-t-elle fait savoir.

En Guinée, l’abandon (ou le délaissement) d’enfant est prévu et puni par loi. Car, le code pénal, dans son article 295, stipule que : « Le délaissement, en un lieu quelconque, d’une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état physique ou psychique est puni d’un emprisonnement de 1 à 3 ans et d’une amende de 500.000 à 5.000.000 de francs guinéens ». Cependant, pour le cas de cette femme, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré, relève une « circonstance aggravante » qui pourrait amener un tribunal à condamner la mère jusqu’à 5 ans de prison.

« Le fait pour cette femme de jeter son enfant à un endroit qui ne permet pas à l’enfant de se protéger lui-même est une infraction. C’est ce qu’on appel le délaissement d’un enfant ; et c’est prévu par l’article 295 du code pénal guinéen, qui prévoit une peine allant d’un an à 3ans d’emprisonnement.

Maintenant, la circonstance aggravante dans cette situation, c’est parce que la personne qui a délaissée l’enfant est la mère biologique de l’enfant. Si c’était une autre personne, c’est jusqu’à 3 ans. Mais, puisqu’il s’agit des ascendants, c’est la maman, la peine va jusqu’à 5ans d’emprisonnement et l’amende jusqu’à dix millions francs », a expliqué le procureur Aly Touré.

Par ailleurs, ce parquetier a laissé entendre que le tribunal pour enfant s’est déjà saisi du dossier de cette femme et a placé l’enfant délaissé dans une famille d’accueille. « C’est à lui (le tribunal) de décider si la maman peut récupérer son enfant ou non », a précisé le procureur Aly Touré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Conakry : la Cour d’appel réduit fortement la peine de Madic 100 frontière

10 juin 2021 à 12 12 49 06496
Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière

Après plusieurs reports, l’arrêt de la Cour d’appel de Conakry dans le procès de Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière, est tombé ce jeudi 10 juin 2021. La juridiction supérieure a condamné le célèbre militant de l’UFDG à un an d’emprisonnement ferme. Une peine nettement inférieure à celle qui lui avait été infligée en première instance, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Arrêté lors de la crise qui a suivi l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière, a été condamné le 8 février 2021, à 5 ans d’emprisonnement et au paiement de 100 millions de francs guinéens d’amende. Une décision prononcée par le tribunal de première instance de Dixinn, qui l’a reconnu coupable d’atteinte aux institutions de la République, téléchargement, diffusion et mise à la disposition d’autrui, de messages de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics.

Des faits que l’opposant, résidant au Canada, avait partiellement reconnus lors de son procès, demandant pardon à toutes les personnes qu’il a attaquées dans ses publications sur sa page Facebook. Ses avocats avaient alors interjeté appel contre cette décision, ce qui a permis l’ouverture d’un nouveau procès devant la Cour d’appel de Conakry.

Au cours de ce procès, le parquet général a demandé la réduction de la peine infligée à l’opposant de 5 à 1 an d’emprisonnement. De leur côté, les avocats de la défense ont demandé la relaxe pure et simple de leur client, non coupable selon eux des faits retenus contre lui en première instance. Attendue depuis le 22 avril dernier, la décision de la Cour d’appel de Conakry n’est intervenue que ce 10 juin 2021.

Une décision qui va sans doute réjouir le principal concerné, qui pourra recouvrer sa liberté dans un peu plus de cinq mois. Car Madic 100 frontière, placé sous mandat de dépôt le 26 novembre 2020, a déjà purgé plus de la moitié de sa peine.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Madina Oula (Kindia) : un enfant retrouvé égorgé dans la case de sa mère

10 juin 2021 à 10 10 18 06186
image d’archive

Un enfant de 4 ans a été retrouvé mort égorgé hier, jeudi 10 juin 2021, à Colba, un secteur relevant du district de Madina, dans la sous-préfecture de Madina Oula (Kindia). Le corps de la victime, Mamadou Saliou Bah, se trouvait dans la case de sa mère, qui était également à l’intérieur. Cette dernière a été interpellée avec son mari et quatre autres membres de la famille, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Kindia.

Joint au téléphone, Mme M’mah Sylla, maire de la commune rurale de Madina Oula, a indiqué que le corps de l’enfant égorgé a été retrouvé dans le lit de sa mère, Aïssata Barry. « La mère de la victime, qui avait aussi des traces de blessures au niveau de son cou, était assise à côté. Interrogée sur les faits, elle n’a donné aucune explication. C’est ainsi que j’ai appelé les autorités de Kindia qui ont envoyé des gendarmes. Après leur constat, le corps a été remis à la famille pour l’inhumation. Et six personnes ont été interpellées, dont le père, la mère et la marâtre de la victime, ainsi que trois autres proches de la famille », a confié l’autorité locale.

Les agents de sécurité ont saisi aussi un couteau, un coupe-coupe et un sabre, retrouvés sur les lieux. Les six suspects ont été conduits avec ces objets à la gendarmerie territoriale de Kindia pour des fins d’enquête.

Nous y reviendrons !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224)628516796

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Fermeture des mines d’or de Gaoual : le gouverneur de Boké dément son homologue de Labé

10 juin 2021 à 8 08 37 06376
Général de brigade Siba Severin Lohalamou, gouverneur de la région administrative de Boké

En annonçant la fermeture des mines d’or découvertes récemment dans la préfecture de Gaoual, et qui font l’objet d’une grande convoitise, le gouverneur de la région administrative de Labé avait laissé entendre que cette décision a été prise en concertation avec les autorités administratives et les élus locaux de la région de Boké.

Mais au lendemain de la publication de cette déclaration, le gouverneur de la région de Boké a démenti son homologue de Labé. Le général Siba Sévérin Lohalamou dit n’avoir pas été associé à la déclaration de Madifing Diané. Il a fait cette annonce peu après son arrivée à Gaoual ce mercredi, 9 juin 2021.

« J’ai appris comme vous que monsieur le gouverneur de la région de Labé est intervenu. Ça a surpris plus d’un guinéen y compris moi-même. Quand on sait les découpages administratifs de notre pays, Gaoual ne relevant pas de Labé, alors je ne sais pas pourquoi monsieur le gouverneur de Labé a fait cette déclaration.

C’est un cadre aguerri, plein d’expérience, il a dû avoir les instructions. Mais dire que j’ai été associé à cette déclaration, il n’avait pas réussi à me joindre… Donc je n’ai pas été associé à cette déclaration », a réagi le gouverneur de la région administrative de Boké.

Il dit être venu à Gaoual pour transmettre le message du gouvernement aux acteurs qui sont sur le terrain. « La déclaration qu’il faille faire sera faite demain (ce jeudi 10 juin, ndlr). Les instructions du gouvernement seront transmises aux autorités et aux populations de Gaoual demain. Au-delà, tous les jeunes venus de partout ailleurs, ils vont recevoir les instructions du gouvernement demain par ma voix, en tant qu’autorité locale…

Donc les choses sont claires, il n’y a pas péril en la demeure pour le moment, il n’y a pas lieu de rester à des kilomètres pour faire des déclarations. Nous, nous venons sur le terrain, parce que on le dit dans le langage militaire, c’est le terrain qui commande », a dit le général Siba Lohalamou.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Dialogue politique : l’UFDG prend une nouvelle décision ferme

10 juin 2021 à 7 07 44 06446

Au terme d’une réunion de son conseil politique tenue ce mercredi, 9 juin 2021, l’UFDG a pris une nouvelle décision par rapport au dialogue politique en perspective. Le principal parti d’opposition du pays annonce qu’il ne parlera plus de ce sujet qui fait débat au sein de la classe politique tant que :

« Les cadres et militants de l’UFDG de l’ANAD et du FNDC seront maintenus en prison ; les bâtiments de l’UFDG abritant son siège et ses bureaux seront fermés et occupés par les forces de défense et de sécurité ; le président du parti (Cellou Dalein Diallo), son épouse et ses proches collaborateurs seront arbitrairement privés de leurs droits et libertés de voyager ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué du parti :

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L’or de Kounsitel : c’est comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant garde

9 juin 2021 à 22 10 10 06106
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé

Tout se passe comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant garde pour prévenir les problèmes, explique l’ancien maire de Labé, dans une note transmise en exclusivité à Guineematin.com dans la soirée de ce mercredi, 9 juin 2021.

Une fois encore Gaoual est à la Une de l’actualité, non pas à cause d’un sinistre, plutôt à cause d’un événement heureux : la découverte de l’or à Kounsitel par des particuliers, il y a seulement quelques mois.

Cette découverte subite, inattendue, à un moment où le chômage et la pauvreté sont au beau fixe, a entrainé une ruée vers Kounsitel, de milliers de personnes intéressées par cette nouvelle trouvaille. Ce mouvement incontrôlé des populations n’est pas sans conséquences au plan social, économique, écologique, environnemental, sécuritaire et sanitaire.

Labé commence à payer les frais en tant que passage obligé des aventuriers, armés de leur arsenal, pour atteindre Kounsitel, devenu pour la circonstance leur Eldorado, l’éden de leurs rêves.

L’autre facette du problème, c’est bien sûr de savoir comment, à l’insu des dirigeants du pays, l’information de cette découverte a-t-elle pu atteindre toutes les régions de Guinée et au-delà les pays voisins ? Comment à l’insu de l’Etat, malgré tous les moyens d’information et de renseignements dont il dispose s’est il laissé surprendre par ce déferlement humain, au point de n’envisager des dispositions pour bloquer le processus migratoire que tardivement ?

Le peuple, sur certaines questions, semble être en avance sur les pouvoirs publics. Ce qui est grave. Tout se passe comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant-garde, c’est-à-dire prévenir les problèmes.

Et pourtant, le gouvernement ou les gouvernements qui se sont succédé depuis la deuxième République, la seule autorité politique chargée de déterminer et de conduire la politique nationale, ne peuvent pas ignorer le passé, car l’administration, les archives aidant, est et demeure une continuité.

À titre d’exemple, on peut, pour la circonstance, rappeler un passage du discours du président Ahmed Sékou Touré, devant les populations de Koumbia sinistrées par le tremblement de terre du 28 décembre 1983 dont le bilan se chiffrait à 275 morts, des portés disparus, des centaines de blessés et d’importants dégâts matériels dont des villages disparus. 

« Cet évènement que nous avons vécu, permettez-nous de vous le dire, cet événement disons-nous, est un signe de bonheur pour le peuple guinéen. C’est la preuve qu’il existe de l’uranium, du manganèse, de la bauxite, du cuivre, de l’argent, de l’or, du pétrole, du gaz naturel. Nous avons d’ailleurs appris que beaucoup d’animaux étaient tous morts, le jour du séisme, asphyxiés par le gaz. Je dis cela sans aucun orgueil… Donc, une nouvelle source apparaît. C’est comme si on avait un peu oublié ce secteur pour la prospérité. Cet événement vient nous rappeler que nous devons nous occuper du sous-sol de Gaoual ! Et soyez certains que le gouvernement va s’occuper sérieusement de la prospection, de la valorisation progressive des immenses potentialités que recèle le sous-sol de Gaoual… Nous savons aussi qu’il y a ici des sources thermales importantes et une grande nappe d’eau minérale existe ici ». 

C’est dire que le premier président guinéen a déjà prévenu la postérité sur les objectifs gouvernementaux à atteindre dans les meilleurs délais possibles. Espérons que l’or de Kounsitel ne sera pas « l’or de Karibi ».

Par Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé

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Lèro (Siguiri) : un bébé à une tête, 2 visages, 4 yeux et 2 bouches

9 juin 2021 à 18 06 04 06046

« Un enfant avec une tête et deux visages. Et, sur chaque visage, il y avait les deux yeux avec un nez de deux narines. Il y avait une première bouche qui a les dents et l’autre bouche avait une pente labiale ».

C’est un fait inédit qu’on entendait jusque-là que dans les contes et légendes de chez nous. La semaine dernière, une femme a mis au monde un bébé qui a une tête, deux visages, quatre yeux et deux bouches à Léro, un district relevant de la sous-préfecture de Siguirini, préfecture de Siguiri. Le nouveau-né, de sexe masculin, est mort quelques heures après sa naissance.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ce bébé souffrait d’une « malformation congénitale » qui a été détectée avant même sa naissance.

« Ce jour, on a reçu la dame avec une grossesse en série terme ; donc, en échographie, on a constaté que c’est un cas d’hydramnios avec une malformation en cours. Nous n’avons pas pu détecter le degré de la malformation ; mais, l’hydramnios était sévère. Alors, on a procédé à l’accouchement ; et après, on a pu collecter autour de la dame une bonne quantité de liquide amniotique. C’est une malformation qu’on n’a jamais vu. C’était un enfant avec une tête et deux visages. Et, sur chaque visage, il y avait les deux yeux avec un nez de deux narines. Il y avait une première bouche qui a les dents et l’autre bouche avait une pente labiale » a confié une source médicale.

On apprend que ce nouveau-né n’a vécu que quelques heures. Puis, il a rendu l’âme sans que sa mère ne voit son visage. « L’enfant n’a pas survécu. On a tout fait pour ne pas que la maman le voit. On a traité le corps de l’enfant et on a remis au père. La mère a régulièrement été suivie et elle a été libérée dans les meilleures conditions », a indiqué notre source.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Désaffiliation du SLECG de l’USTG : l’antenne de Labé désavoue Aboubacar Soumah

9 juin 2021 à 13 01 11 06116
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

La coordination régionale du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée à Labé n’est pas d’accord avec la désaffiliation du SLECG de l’USTG. Elle désavoue Aboubacar Soumah, le secrétaire général de l’organisation syndicale, qui a annoncé cette décision la semaine dernière. La base du SLECG dans cette région dit n’avoir pas été consultée par rapport à cette désaffiliation, et annonce qu’elle reste et demeure membre de la centrale syndicale USTG.

Elle l’a fait savoir à travers une déclaration que Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous :

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