Mamou : de nombreux acteurs sensibilisés dans la lutte contre la récurrence des viols

16 septembre 2019 à 19 07 05 09059

L’insécurité en milieu urbain demeure un problème récurrent. Les cas de viol, notamment sur les mineures, se multiplient à travers le pays. C’est pour inverser cette tendance et instaurer le débat sur la question que s’est ouverte à Mamou ce lundi, 16 septembre 2019, une campagne de sensibilisation à travers les médias sur le thème Protection des femmes et des enfants : rôle et mission de l’OPROGEM, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette activité est une initiative du projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service du citoyen, fiancée par le département d’État Américain. Sa mise en œuvre est assurée par le consortium Partners Global, Coginta et le CECIDE dans les communes de Dixinn, Kaloum, Kindia, Mamou, Kankan, Labé et Siguiri.

Sanoh Mohammed Aly, représentant du l’Office de Protection du Genre

Prenant la parole, Sanoh Mohammed Aly, représentant du l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM), a dégagé les objectifs du projet avant de demander le concours des citoyens pour mettre le grappin sur les violeurs: « vulgariser le concept de police de proximité ; informer les jeunes et les femmes sur le rôle et les missions de l’OPROGEM ; promouvoir une culture de coproduction de la sécurité entre la PNG (Police Nationale), les autorités locales et la société civile ; améliorer et renforcer la visibilité de la police dans l’espace public ; et enfin, accroître la fréquence et rendre accessible les informations utiles à l’endroit des partenaires et du public cible. Pour ralentir ce fléau, nous demandons aux parents de dénoncer ceux qui détruisent l’avenir de leurs enfants, nous demandons une franche collaboration avec tout le monde pour traquer ces personnes éhontées ».

Aye Mady Fofana du projet Partners pour la Sécurité en Guinée

Pour arriver à freiner les cas de viol, Aye Mady Fofana du projet Partners pour la Sécurité en Guinée est revenu sur la méthodologie qui sera employée. « Pour l’atteinte des objectifs de ces conférences-débats, l’approche méthodologique pour chaque débat consistera en : des rencontres préalables avec les cadres de la police ; des rencontres avec les responsables locaux pour la mobilisation de la communauté ; des plénières avec des exposés présentant le dispositif d’intervention de l’activité, et chaque débat sera animé par les cadres de la police, un spécialiste de sécurité et un membre du projet ».

Mamadou Alpha Barry, vice-maire de la commune urbaine de Mamou

Présent à cette rencontre, Mamadou Alpha Barry, vice-maire de la commune urbaine de Mamou, a loué les efforts de la police et la collaboration mutuelle. « Je suis très heureux de vous accueillir ici à Mamou pour cette rencontre d’échanges dans la ville carrefour avec les frères de la police, qui jouent un rôle de protection des citoyens de Mamou. Nous dirigeons les collectivités et notre arme, c’est les forces de sécurité, notamment la police. Nous sommes appelés à travailler avec eux. La commune urbaine a été largement affectée ces dernier temps. Nous savons qu’il y a des maux qui nous fatiguent, c’est les cas de viol des jeunes filles à la Poudrière et à Thiewngol, dans la commune. Si un projet vient nous accompagner pour éradiquer ces maux qui nous gangrènent, ça nous réjouit à plus d’un titre », a-t-il laissé entendre.

Mme Baldé Mariama Penda, Directrice préfectorale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance

Pour sa part, madame Baldé Mariama Penda, Directrice préfectorale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, a dénoncé la récurrence des cas de viol avant d’inviter l’ensemble des acteurs à s’impliquer dans la lutte contre ce mal qui ronge notre société. « Les cas de viol sont maintenant devenus une maladie à Mamou. C’est récurrent surtout avec les petites filles de 6 ans, de 8 ans, de 12 ans. Je me demande comment qualifier cet acte. C’est difficile à gérer aujourd’hui à Mamou. Je crois qu’avec cette sensibilisation, nous allons réussir à freiner ce phénomène. Je crois que les causes sont multiples : la négligence des mamans, abandonner les jeunes filles comme ça, c’est anormal. Je demande aux mères de préserver les petites filles, de veiller à appliquer la loi dans toute sa rigueur sur les violeurs, les autres vont tirer des leçons. Je lance un appelle pressant aux autorités, je leur demande d’appliquer la loi sur les violeurs sans complaisance ».

La rencontre a été marquée par une série de questions-réponses et la projection d’un film portant sur les cas de viol.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919/657343939

Lire

Tenue des législatives : plusieurs commissaires de la CENI se désolidarisent de la date annoncée

16 septembre 2019 à 14 02 55 09559

Comme annoncé précédemment, le président de la CENI a communiqué au Premier ministre la date du 28 décembre 2019 pour la tenue des élections législatives en Guinée. Mais, cette date ne fait pas l’unanimité même au sein de l’institution électorale. L’ensemble des commissaires issus de l’opposition désapprouvent et se désolidarisent « du travail effectué par le président de la CENI accompagné uniquement de certains techniciens » de l’institution électorale. Ils estiment que ce calendrier n’est pas réaliste et qu’il ne permet pas d’organiser des élections crédibles et transparentes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué signé des 7 commissaires de la CENI issus de l’opposition.

Lire

Guinée : les élections législatives prévues au 28 décembre (CENI)

16 septembre 2019 à 14 02 07 09079
Me Salifou Kébé, président CENI

Comme nous l’avions annoncé récemment, la CENI tient à organiser les élections législatives avant la fin de cette année. Et, c’est la date du 28 décembre qui a été choisie par les dirigeants de l’institution électorale pour la tenue du scrutin, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, maître Amadou Salif Kébé qui l’a annoncé ce lundi, 16 septembre 2019, au sortir d’une rencontre avec le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Cette date sera sans doute validée par le président de la République. Car lors de sa dernière adresse à la nation, Alpha Condé avait émis le souhait que ces élections se tiennent avant la fin de cette année.

Par contre, l’opposition ne devrait pas approuver ce calendrier. Au sein de la CENI déjà, les commissaires sont fortement divisés sur la question. Ceux issus de la mouvance souhaitent répondre à la demande du chef de l’Etat alors que ceux de l’opposition estiment qu’en procédant ainsi, les activités seront bâclées et que le processus ne sera pas crédible. On s’achemine visiblement vers un autre bras de fer entre pouvoir et opposition, déjà à couteaux tirés sur le changement de l’actuelle constitution voulu par le régime Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

Lire

Des syndicalistes détenus à Mamou : « s’ils ne sont pas libérés aujourd’hui, nous allons envisager une grève »

16 septembre 2019 à 12 12 30 09309

L’USTG version Abdoulaye Sow donne jusqu’à ce lundi soir au gouvernement pour libérer ses responsables arrêtés la semaine dernière à Mamou. C’est Aboubacar Soumah, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicaliste qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com dans la matinée de ce lundi, 16 septembre 2019.

Le vendredi dernier, Aboubacar Soumah avait annoncé que son camp allait déclencher une grève si les personnes interpellées à Mamou ne sont pas libérées jusqu’à ce jour. Joint au téléphone ce matin par notre rédaction, le leader du SLECG a indiqué que certains membres du gouvernement avec lesquels ils ont échangé, ont promis que les syndicalistes seront libérés dans la journée de ce lundi. D’où leur décision de patienter une journée de plus pour voir si leurs camarades vont recouvrer leur liberté.

« Lorsque nous avons saisi quelques membres du gouvernement par rapport à cette situation, ils nous ont demandé d’attendre la journée de ce lundi, donc nous observons l’évolution de la situation pendant cette journée pour voir si nos camarades seront libérés aujourd’hui. De toutes les façons, cela ne nous empêche pas de nous retrouver (les responsables de l’USTG) aujourd’hui même puisque le programme avait été déjà établi, pour que nous puissions examiner la situation », a-t-il annoncé.

Le secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) dirigée par Abdoulaye Sow précise que si leurs camarades ne sont pas libérés pendant la journée de ce lundi, ils vont tirer toutes les conséquences. « Si nos camarades ne sont pas libérés aujourd’hui comme l’ont promis les autorités, nous allons nous retrouver demain pour envisager la grève. Ça, c’est inévitable, parce que c’est notre seule arme », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

Le bouillant syndicaliste souligne que son camp a déjà déployé une équipe à Mamou pour rencontrer les autorités locales, mais aussi remobiliser ses troupes sur le terrain. Cela, afin de mener le combat jusqu’à la libération des syndicalistes détenus. Ces derniers ont été arrêtés le jeudi, 12 septembre dernier, suite à des heurts qui les ont opposés aux représentants de l’USTG version Abdoulaye Camara à la gare routière de Mamou.

Les deux camps rivaux se sont affrontés autour du contrôle de cet endroit. En plus de la libération de leurs camarades détenus, Aboubacar Soumah et ses amis exigent aussi que leur soient restitués les bureaux du syndicat des transporteurs de la gare routière de Mamou. Les locaux qu’ils contrôlaient jusque-là, ont été repris par le camp adverse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

« Recensement clandestin » à N’zérékoré : l’appel de l’opposition aux habitants de la région

16 septembre 2019 à 12 12 02 09029

L’opposition guinéenne dénonce depuis quelques jours un « recensement clandestin » en cours dans la région de N’zérékoré. Selon les adversaires du pouvoir, des membres du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) sont en train de recenser clandestinement les habitants de cette région pour les faire adhérer au projet de changement de constitution. Au cours d’un point de presse tenu hier, dimanche 15 septembre 2019, dans la ville de N’zérékoré, les responsables locaux de plusieurs partis d’opposition se sont insurgés contre cette situation, appelant les citoyens à ne pas participer à ce recensement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Nous avons remarqué ces derniers temps que des membres du RPG Arc-en-ciel sont en train d’opérer des recensements dans tous les villages et hameaux de notre région. Nous avons des informations concordances de la part de nos représentants dans ces localités sur ce qui se passe sur le terrain », a introduit Cécé Loua, coordinateur régional de l’UFR à N’zérékoré.

Il ajoute que « c’est un recensement illégal et inopportun parce que notre pays vit sous des lois. Et, le recensement se fait soit par l’Etat ou bien par la CENI à des fins électorales. Mais ce que nous voyons actuellement, c’est un recensement à des fins politiques inavouées. Ils le font pour tromper les gens et leur demander d’adhérer à ce fameux projet de troisième mandat ou de nouvelle constitution. Voilà pourquoi nous interpellons nos parents et nos hommes politiques pour leur dire de ne pas prêter flanc à ce recensement qui constitue une violation fragrante de la loi de notre pays ».

Mais, ce n’est pas tout. Cécé Loua invite aussi les habitants de la région forestière à bloquer si possible et déchirer les registres des agents recenseurs. « Comment un parti politique peut se lever un matin pour recenser les populations sans l’aval du gouvernement, sans l’aval de la CENI qui est habilitée à faire ce recensement ? Alors, nous exhortons nos compatriotes à ne pas céder à cette tentation. Et ceux qui ont l’occasion d’avoir les registres que les recenseurs utilisent, ils n’ont qu’à les bloquer et les incendier. C’est du faux et usage de faux », a dit l’ancien maire de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

Lire

Kobaya : une mosquée attaquée et pillée par des individus non identifiés

16 septembre 2019 à 10 10 32 09329
Mamadou Bello Diallo, premier imam de la mosquée Masdjidinourou de Cobaya

La mosquée Masdjid Nour située au secteur 1 du quartier Kobaya, dans la commune de Ratoma, a été attaquée et pillée par des individus non identifiés. L’attaque a eu lieu dans la nuit du jeudi au vendredi, 13 septembre 2019. Les malfrats ont emporté plusieurs objets, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Le jeudi dernier, après dernière prière du soir (la prière de 20 heures), nous avons fermé les portes de la mosquée. Mais, à 4 heures du matin, lorsque les muezzins sont venus pour faire l’appel à la prière de l’aube, ils ont trouvé que les portes ont été défoncées et qu’elles étaient ouvertes », explique Elhadj Mamadou Bello Diallo, premier imam mosquée Masdjid Nour.

Selon lui, les attaquants ont emporté plusieurs objets dont la valeur avoisine les 10 millions de francs guinéens. « Notre amplificateur a été volé. Cet appareil était dans une cage fermée à l’aide d’une serrure. C’est cette serrure qu’ils ont cassé et emporté l’appareil. Les bandits ont aussi défoncé les vitres et les battants d’une des fenêtres. En plus des appareils de sonorisation et de la fenêtre en vitre, des ventilateurs ont aussi été défoncés et emportés. Donc, en tout, le matériel volé est estimé à 9 500 000 francs guinéens », soutient l’imam.

Elhadj Mamadou Bello Diallo indique que ce n’est pas la première fois que cette mosquée est victime d’une attaque pareille. Des hommes jusque-là non identifiés s’étaient déjà introduits en plein jour dans ce lieu de culte pour dérober plusieurs objets. Les autorités locales ont avaient, alors, été saisies de la situation, mais cela n’a rien donné. Aujourd’hui, l’imam de ladite mosquée se dit inquiet.

« Ce qui se passe ici nous inquiète énormément. Vous savez, même moi, ma maison a été cambriolée une fois. A l’époque, j’avais été blessé par les malfrats et des biens avaient été emportés. Et aujourd’hui, les bandits n’ont pas trouvé mieux que d’attaquer la maison de Dieu. Ils n’ont pas trouvé mieux que d’attaquer et piller une maison qui a été construite par des bonnes volontés qui œuvrent pour le rayonnement de l’islam », regrette-t-il.

Le leader religieux en profite pour interpeller une fois de plus les services de sécurité sur cette situation. « Ce que nous disons aux services de sécurité, c’est de nous aider. Ils savent qu’à Kobaya, les citoyens sont souvent attaqués, même pendant la journée. Je vous dis que la première fois que la mosquée a été attaquée, c’était en plein jour. Nous avons prié à 14 heures et nous sommes rentrés. Quand nous sommes revenus pour la prière de 16 heures, nous avons trouvé que la porte a été défoncée et c’est ce même type d’appareil qui avait été volé encore. Nous exhortons encore une fois les autorités sécuritaires à nous aider davantage, car nous souffrons », a-t-il lancé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Situation des écoles franco-arabes de Mamou : des acteurs tirent la sonnette d’alarme

16 septembre 2019 à 10 10 01 09019
image d’archive

Les enseignants du système Franco-arabe de Mamou sont inquiets de la situation que traversent ces écoles dans la ville carrefour. C’est pour se pencher sur la problématique en vue de trouver une solution idoine que ces enseignants se sont réunis dans la journée d’hier, dimanche 15 septembre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La ville de Mamou a connu ces quatre dernières années des échecs répétés aux examens nationaux. Les écoles Franco-arabes n’échappent pas à cette triste réalité et connaissent même une certaine régression. C’est pour faire face à ces difficultés que les enseignants du Franco-arabe se sont réunis au lycée Union Musulmane de Mamou, dans la commune urbaine.

Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, Coordinateur régional des écoles Franco-arabes
Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, Coordinateur régional des écoles Franco-arabes

Selon le coordinateur régional des écoles Franco-arabes, Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, « nos parents ont initié des écoles à l’aube de l’indépendance dans l’intention de former les enfants du pays. Mais depuis des années, la tendance commence à changer. Où se trouvent les problèmes ? Nous avons mis l’argent devant la formation. Et nous devons jouer notre partition, sinon Allah nous demandera des comptes au jour de la résurrection finale. Prenons les écoles Franco Arabe en main. Aucune école n’est supérieure à une autre. Aujourd’hui, deux anciennes écoles Franco-arabes de Mamou sont transformées en des écoles françaises. C’est une faiblesse de notre part », a-t-il déploré.

Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane
Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane

Quant à Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane, il demande la solidarité entre tous les acteurs, tous les arabisants pour plus de rigueur et des résultats plus positifs. « Dieu nous dit dans le saint Coran, les musulmans ne sont que des frères. Unissons-nous pour que les écoles Franco-arabes de Mamou changent la donne. Mamou est une ville religieuse qui a fait des succès dans les années antérieures. Il y a de bons formateurs à Mamou, beaucoup sont diplômés de l’Université de Médine. Pourquoi aujourd’hui ces faibles taux d’échecs? Bientôt l’ouverture des classes, nous rêvons d’avoir un pays de référence. Mais, l’on ne peut rien obtenir sans la formation de nos enfants. Avec l’union des enseignants, nous pouvons réussir notre mission de formation, une éducation performante », a-t-il laissé entendre.

Elhadj Amadou Tidiane Bah, actuel proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane,

Pour résoudre les problèmes des écoles Franco-arabes de Mamou, Elhadj Amadou Tidiane Bah, actuel proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane propose : « ayons une bonne intention de soutenir les écoles Franco-arabes, évitons la paresse, battons-nous également d’avoir des écoles Franco-arabes publiques. Donnons-nous les mains pour soutenir les enseignants des écoles des communes rurales, travaillons comme nos prédécesseurs, formons nos enseignants, cherchons à trouver des représentants au niveau de l’IRE, de la DPE et au niveau de la DSEE ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

Lire

Mandiana : grande démonstration de force du RPG-AEC pour une nouvelle Constitution

15 septembre 2019 à 8 08 10 09109

Hier, samedi 14 septembre 2019, la préfecture de Mandiana a célébré en différé et en grande pompe le 17 mai 1991, date marquant l’anniversaire du retour du président Alpha Condé en Guinée. Tenue dans les antres du stade préfectoral de Mandiana, cette gigantesque mobilisation des militants et sympathisants du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, était placée sous la houlette du ministre des Hydrocarbures, Diakaria Koulibaly, parrain de la préfecture. Il avait à ses côtés, dans la loge officielle, son homologue de l’Education nationale Mory Sangaré, le Coordinateur national du CNLSS, Dr Abass Diakité, des députés et évidemment les autorités locales.

Venue de toutes les contrées de Mandiana, cette marée humaine scandait en boucle et tout au long du meeting des slogans favorables au président de la République et à son gouvernement. Cette déferlante jaune qui avait investi le temple préfectoral des sports de Mandiana, a aussi mis ce meeting géant à profit pour réitérer son soutien à l’initiative d’une nouvelle constitution.

Dans son intervention, le porte-parole des jeunes a, au nom de l’ensemble de la jeunesse de la préfecture, vivement salué toutes les actions déjà réalisées par le président Alpha Condé en faveur de Mandiana. « Le président ‘’bâtisseur’’ Alpha Condé est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Nous sommes conscients des nombreux efforts fournis par l’homme en vue de faire de la Guinée un pays phare en Afrique et dans le reste du monde. Pour toutes ces raisons, nous disons qu’il est plus que nécessaire de doter la Guinée d’une nouvelle constitution qui prendrait en compte tous les manquements qu’on constate aujourd’hui », a-t-il soutenu.

Quant à Eva Cross, la députée uninominale de Mandiana, elle a justifié les raisons pour lesquelles sa circonscription exprime son soutien et sa reconnaissance au Chef de l’Etat. « Aujourd’hui, les réalisations sont partout à Mandiana et à travers tout le pays. Au nom donc des populations, nous disons grand merci au président Alpha Condé et vive l’adoption d’une nouvelle constitution… »

De son côté, le ministre Mory Sangaré, a tenu à rappeler les difficultés auxquelles était confrontée Mandiana avant l’arrivée du président Alpha Condé en 2010 avant d’inviter les populations de Mandiana à rester souder derrière le président de la République.

Pour sa part, le parrain de la préfecture, le ministre Diakaria Koulibaly, qui a été fortement impressionné par l’ampleur de la mobilisation de ce samedi, ne pouvait pas ne pas transmettre les chaleureuses salutations de son mandant, le président de la République, Pr. Alpha Condé aux populations de Mandiana.

Le ministre des Hydrocarbures est par la suite revenu sur les différentes réalisations dont la préfecture de Mandiana a bénéficié depuis que Alpha Condé a pris les rênes de la Guinée. Parmi ces acquis du régime à Mandiana, le ministre Koulibaly a rappelé la réalisation de certaines infrastructures notamment la construction de la villa des hôtes, du siège du bloc administratif préfectoral, de la grande mosquée ; le bitumage de la voirie urbaine, l’aménagement des plaines agricoles à Koundia dont le coût de réalisation est estimé à plus cent milliards de francs guinéens ; l’installation dans la commune urbaine et dans les communes rurales des lampadaires solaires publics. Sans oublier le bitumage en cours de la route qui relie Mandiana à Kankan, le chef-lieu de la région. Autant de raisons qui amènent le ministre des Hydrocarbures à exhorter les populations de Mandiana à resserrer les rangs derrière le président de la République Alpha Condé afin de faire de la Guinée un pays véritablement émergent.

Mohamed Bangoura

Lire

Mali : l’effondrement d’un pont en liane fait un mort à Doghel Sigon

14 septembre 2019 à 16 04 51 09519

L’accident s’est produit le mercredi, 11 septembre 2019, dans le secteur de Dougou Woulen, relevant de la sous-préfecture de Doghel Sigon, dans la préfecture de Mali. La victime est un père de famille d’une cinquantaine d’années, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants basés à Labé.

Selon Amadou Oury Moussa Diallo, le maire de la commune rurale de Doghel Sigon, « le drame s’est produit au moment où plusieurs citoyens étaient sur les lieux pour réparer un pont en liane qui relie Dougou Woulen aux autres districts. C’est ainsi que ce pont a cédé, emportant sept personnes. Les six ont réussi à se tirer d’affaire, mais la septième personne s’est noyée. C’est après plusieurs heures de recherche que le corps de la victime Mamadou Saliou Sow a été repêché le jeudi, 12 septembre 2019 », a-t-il expliqué.

L’autorité locale ajoute que la victime était cultivateur, âgé de 52 ans. « Après l’autopsie des médecins et le constat des services de sécurité, le corps de la victime a été remis à sa famille pour procéder à l’inhumation », indique le maire de Doghel Sigon.

Plusieurs villages de la région de Labé souffrent d’un manque criard d’infrastructures de base, notamment d’ouvrages de franchissement. Beaucoup de citoyens sont obligés de confectionner des ponts en liane qu’ils placent au-dessus des cours d’eau afin de pouvoir les traverser. Ce qui les expose à d’énormes risques de noyade.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Le FNDC au préfet de N’zérékoré : « si le calme ne plaît aux autorités, nous allons… »

14 septembre 2019 à 16 04 02 09029

Les autorités de N’zérékoré n’en peuvent plus du calme qui prévaut dans la ville à un moment où les manifestations pour le soutien au contesté projet de nouvelle Constitution se multiplient à travers le pays. C’est dans cette dynamique que le préfet a adressé une correspondance au bureau régional du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), convoquant une rencontre pour réviser les termes de l’accord qui interdisait toute manifestation dans la ville. Le FNDC de N’zérékoré a réagi suite à cette correspondance, dénonçant notamment la forme de la lettre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cécé Théa, vice-coordinateur du mouvement, dit que la lettre circulaire du préfet comporte des erreurs qui méritent d’être corrigées, et pose ses exigences. « Nous avons reçu la correspondance du préfet, mais dans cette lettre circulaire, il y a des erreurs. Ils ont adressé la circulaire à ma personnalité et non à la structure que je représente. Je les ai appelés et leur dit de faire une correspondance pour l’adresser au FNDC. Ensuite, la présence des parties prenantes doit être obligatoire, sinon le FNDC ne prendra pas part à cette rencontre convoquée par les autorités de N’Nzérékoré ».

En outre, le vice-coordinateur du FNDC dans la capitale de la Guinée Forestière est revenu sur les conditions à remplir avant de prendre part à la rencontre du lundi, convoquée par le préfet Sory Sanoh. « On avait posé des préalables à l’époque avant qu’on accepte de s’asseoir sur la table des négociations avec les autorités. Et si cela n’y est pas, on ne participera pas à cette rencontre. On avait sollicité la présence des confessions religieuses, des représentants des Droits de l’homme, du cercle des communautés vivant à N’Zérékoré, un médiateur impartial avant qu’on ne prenne part à cette rencontre, et cela avait été accepté, et nous avions signé un protocole d’accord qui a permis d’ailleurs à envoyer un calme dans la cité. Et si le calme qui est là ne plaît aux autorités, nous allons les aider et dire publiquement à la population de N’Zérékoré que ces autorités ne veulent pas leur bonheur », a-t-il laissé entendre.

Aux dernières nouvelles, la rencontre convoquée par le préfet, programmée initialement pour le lundi 16 septembre, a été annulée. Elle a été reportée à une date ultérieure par les autorités, apprend-on.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

Lire

Inquiétude à Kindia : le trou béant refait surface sur le pont Takhou, au centre-ville

14 septembre 2019 à 15 03 25 09259

Le mauvais état des routes et des ouvrages de franchissement de notre pays rend la vie impossible à nos compatriotes. Un trou béant a refait surface sur le pont Takhou, en face de la station Total, au quartier Yéwolé, dans la commune urbaine de Kindia. Une situation qui inquiète de nombreux citoyens de la cité des agrumes, impuissants face à cet état de fait, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce trou béant au cœur de la ville de Kindia, non loin de la gare routière, crée l’inquiétude chez les usagers de la route et relance le débat sur l’entretien des infrastructures. Il avait été plusieurs fois colmaté par les autorités locales, notamment sous le « règne » de l’ancien président de la délégation spéciale, Abdoulaye Bah.

Alassane Camara, chauffeur de taxi

Aujourd’hui, rien n’est entrepris pour faire face à danger qui guette les populations, livrées à elles-mêmes. Selon Alassane Camara, chauffeur de taxi, « ce trou représente un véritable danger pour tout le monde sur ce pont, les citoyens tout comme les conducteurs des engins roulants. Regardez ça, si un étranger surprend ce trou, ça lui fera mal. Car il n y a même pas de panneau ou quoi que ce soit pour signaler son existence aujourd’hui ! La partie peut provoquer des accidents graves et autre chose. Si rien n’est fait pour ce pont, ça sera grave».

Mohamed Lamine Konaté, un autre citoyen de Kindia

Selon Mohamed Lamine Konaté, un autre citoyen de Kindia, «cette brèche n’est pas à sa première parution à ce lieu très fréquenté. Mais, moi j’accuse les autorités. Donc, nous sommes complètement troublés pas la présence de ce trou au pont Takhou. Parce qu’ici, c’est sur la route nationale où tout le monde passe. Donc, les dirigeants doivent comprendre ça », prévient-il.

Billo Bah, conducteur de mototaxi

Pour Billo Bah, conducteur de mototaxi dans la commune urbaine de Kindia, c’est le résultat du mauvais travail qui explique cette situation. « Vraiment, le trou-là nous fatigue ici. Chaque fois, quand il refait surface, ils viennent faire du faux en mettant le sable ou le gravier. Un moment après, le trou revient avec force car le travail est toujours mal fait. Il provoque même des embouteillages de fois puisque le passage des engins lourds pose trop de problèmes », a-t-il dit.

En attendant qu’une solution définitive soit trouvée, les citoyens de Kindia continuent à garder leur mal en patience.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

Lire

Didier Six, entraîneur de la Guinée : ce qu’en pensent certains acteurs du football guinéen

14 septembre 2019 à 13 01 38 09389

Le choix de Didier Six pour succéder à Paul Put à la tête du Syli national de Guinée suscite une vague de réactions. Dans les quartiers de Conakry tout comme sur les réseaux sociaux, le sujet fait débat. C’est dans ce contexte qu’un reporter de Guineematin.com a interrogé plusieurs acteurs du monde du football guinéen ce samedi, 14 septembre 2019. Et, ils ont des avis divergents sur la question.

Décryptage !

Salif Kansita Camara, vice-président de la ligue régionale de football de Kindia : je ne peux que me réjouir parce que je pense que c’est un bon choix. Ce ne sont que des techniciens qui connaissent bien le football qui se sont réunis pour faire le choix. Moi, je suis administrateur, je ne suis pas technicien, je ne suis pas spécialiste habilité à faire le choix d’un entraîneur. Quand les techniciens venus de différents départements : Féguifoot, comité olympique, direction technique nationale, ministère des sports se retrouvent pour faire un choix, je me dis que c’est un bon choix. Et, j’espère qu’il va réussir la mission qui lui sera confiée.

Kémoko Camara, ancien gardien du Syli national : l’entraîneur choisi, je ne le connais pas, donc je ne peux pas dire grand-chose sur lui. Mais s’il m’était donné de faire le choix j’aurai choisi un entraîneur guinéen. Pour moi, il serait bien de donner la chance à un guinéen que d’aller prendre encore un entraîneur expatrié qui ne connaît pas le football guinéen. Mais, comme il a été choisi par les dirigeants du football, je souhaite qu’il commence à travailler à la base pour bâtir une équipe nationale locale et chercher à bien connaître le championnat guinéen.

Doromadou Mohamed Aziz, ancien footballeur : moi, ce que je déplore, on prend un entraîneur étranger qu’on paye à des milliers d’euros ou des millions de francs guinéens par mois et que cette personne n’arrive pas à satisfaire le public guinéen. Alors qu’on aurait pu prendre un entraîneur local qui allait être payé moins cher, on le met dans des bonnes conditions pour bien travailler et faire des résultats satisfaisants. Donc, moi j’aurais souhaité qu’on prenne un entraîneur local et qu’on lui laisse la main libre pour bien travailler.

Mohamed Martin Junior, arbitre national: j’approuve le choix de Didier Six, parce qu’il y a eu de nombreux postulants, et finalement c’est lui qui a été retenu parmi tous ceux-ci. Je pense que c’est parce qu’il le mérite. Tout ce que je peux dire au nouveau sélectionneur, c’est de ne pas faire comme les autres. Il a vu ce qui vient de se passer avec son prédécesseur (Paul Put, ndlr). Et actuellement, la population guinéenne suit de près la gestion de notre football. Donc, s’il n’y a pas de résultats, il sera obligé de partir.

Aliou Barry, footballeur professionnel : j’apprécie ce choix, parce que ce que j’ai lu sur le nouvel entraîneur, ça m’encourage beaucoup. Non seulement en tant que footballeur il a joué des compétitions continentales et a remporté des trophées avec l’équipe de France, mais aussi il a une bonne expérience en tant qu’entraîneur. Donc, je pense qu’avec toute cette expérience, il va nous apporter du bon fruit.

Propos recueillis par Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Lire

Kindia : des citoyens dénoncent les coupures d’EDG

14 septembre 2019 à 12 12 01 09019
Mohamed Fofana, citoyen de Khaliakhori

La direction régionale d’Electricité De Guinée (EDG) de Kindia est accusée par de nombreux citoyens d’avoir été coupés injustement du réseau de distribution du courant. La colère monte et les citoyens ne savent pas à quel saint se vouer. Les mis en cause parlent d’incompréhension et accusent certaines employées de l’entreprise de négligence, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Chaque année, les clients branchés sur le réseau EDG de Kindia subissent des coupures du courant par les agents de la société. Alors que les agents invoquent des impayés pour justifier les coupures, les victimes disent avoir toutes les preuves d’avoir payé leurs factures. La cacophonie s’installe entre les deux camps.

Selon nos informations, c’est sans avertissement ni préavis que les chefs de lignes, accompagnés des stagiaires du service, grimpent sur les poteaux des quartiers pour déconnecter les citoyens, en coupant les fils électriques. Une situation qui déconcerte de nombreux clients qui jurent la main sur le palpitant ne rien devoir à EDG.

C’est le cas de Saïkou Yaya Baldé, citoyen de Solia, rencontré au siège d’EDG. « Je suis très déçu d’EDG. On fait du tort à la population dans le mensonge. C’est leur manière d’escroquer les gens. Je me demande pourquoi le guinéen n’est intelligent que s’il s’agit de faire du mal à son prochain. Moi, ils m’ont coupé en disant que j’ai 7 mois d’arriérées. J’ai pris tout mon temps pour vérifier les factures que j’ai à la maison. Heureusement que j’ai retrouvé 6 factures sur 7. Si je ne les avais pas trouvés, j’allais forcement payer le montant qu’ils ont demandé. La 7ème facture, c’est par ce que je ne l’avais pas reçu. Moi dès qu’ils envoient une facture, je viens directement pour payer. C’est une autre stratégie pour escroquer nous les citoyens », a-t-il dénoncé.

Selon un autre père de famille du quartier Féréfou, il est victime de cet acte il y a de cela plus de 3ans. « Ce n’est pas la première fois qu’EDG coupe les pauvres familles sur le mensonge. Chez nous ici, ça fait plus de 3 fois par an qu’on vit de cette situation inventée par EDG. A chaque fois qu’on nous débranche et qu’on vérifie au bureau, on a toujours eu raison. Malgré cette erreur d’EDG, ils nous demandent encore de payer 20 000 FG pour la remise. Ce n’est même pas une erreur, c’est du vol. EDG est en train de voler les citoyens, surtout les gens qui ne gardent pas les anciennes factures. C’est honteux pour nous », s’indigne Abdoulaye Camara.

Même son de cloche chez Madame Bangoura née Fatoumata Sylla. « Ils sont venus grimper le poteau sans demander, ni préavis. Je les ai suppliés de laisser notre fil pour que mon mari, à son retour, passe vérifier au bureau pour connaitre ce qui ne va pas, mais ils m’ont refoulé. Quad monsieur Bangoura est venu, il est allé trouver qu’on ne doit rien à EDG. Pourquoi chaque fois c’est la même chose ? Qu’est-ce qu’ils font avec cet argent ? On ne comprend rien. Tu payes la facture, quelques temps après, on vient te plonger dans le noir parce que leur poche est vide. Dieu va punir les voleurs là un jour ».

C’est le même drame que vit Mohamed Fofana, du quartier Khaliakhory, dans la sous- préfecture de Damakania. « C’est hier jeudi 12 septembre qu’ils nous ont coupé. Aujourd’hui, je suis venu avec mes factures pour que je sois rebranché. C’est les caissières-là qui sont en train de bouffer l’argent des gens. Elles ne savent même pas pourquoi elles sont là. L’Etat doit les dégommer. Elles ont trop fatigué la population ».

Madame Bangoura Fatoumata Oularé

Interrogée par le reporter de Guineematin.com sur cette défaillance, Fatoumata Oularé, la responsable commerciale d’EDG Kindia, pointe un doigt accusateur sur ses employées. « Quand les caissières font l’encaissement, elles donnent les reçus aux clients, l’autre reçu reste dans le carnet pour l’archive. Donc, s’il y a le problème, c’est par rapport à l’enregistrement au niveau de mes dames qui sont en bas. Si elles oublient d’enregistrer les reçus, il y aura forcément des défaillances. C’est pourquoi dans le registre, tu trouves que le client n’a pas payé, mais si tu le coupes, tu trouveras que le client a le reçu sur le terrain. C’est parce que les dames du litige n’enregistrent pas dans les carnets. Mais, si cela arrive aux clients, qu’ils viennent au bureau, nous allons les rétablir dans leurs droits sans problèmes. Donc, je demanderais aux clients de Kindia, celui qui ne reçoit pas la facture ou celui qu’on coupe et qui a la facture, de venir à l’agence, pour régler la situation », a-t-elle laissé entendre.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

Lire

Banankoro : un accrochage entre RPGistes fait plusieurs blessés

13 septembre 2019 à 20 08 49 09499
image d’archive

Un nouvel affrontement a éclaté ce vendredi, 13 septembre 2019, entre deux factions rivales du RPG Arc-en-ciel à Banankoro, sous-préfecture relevant de la préfecture de Kérouané. Le bilan fait état de plusieurs blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cet accrochage est survenu au domicile du doyen Elhadj Djomba Mory Traoré, le plus ancien responsable du RPG à Banankoro. C’est son domicile qui abrite le siège de l’actuel parti au pouvoir dans cette sous-préfecture de la Haute Guinée. Selon nos informations, son camp s’apprêtait à tenir son assemblée générale hebdomadaire, lorsque des jeunes membres du groupe rival sont venus déverser du sable au lieu du meeting.

Ce qui aurait choqué les organisateurs de la rencontre et provoqué un affrontement entre les deux camps rivaux, tous membres du RPG Arc-en-ciel. Il est difficile pour l’heure de faire le bilan exact de cet accrochage. Mais, nos sources font état de plusieurs blessés léger des deux camps. Aucune personne n’a été interpellée suite à ces violences. D’ailleurs, aucune autorité ne s’est interposée entre les deux groupes.

Ce n’est pas la première fois qu’un affrontement oppose les factions rivales du parti du président Alpha Condé à Banankoro. En septembre 2018, les deux camps s’étaient violemment affrontés, faisant une dizaine de blessés. Certains avaient dû être évacués à Conakry pour des soins intensifs. Plusieurs personnes avaient, alors été interpellées et envoyées à Kankan où elles ont été détenues pendant plusieurs mois, avant d’être libérées sans procès.

A suivre !

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

Lire

Galère avec GUPOL : à la rencontre de Bah Oury, le « sauveur » des bacheliers

13 septembre 2019 à 18 06 59 09599

Depuis quelques jours,  les bacheliers ont entamé le processus d’enregistrement sur la plateforme GUPOL dans le cadre des orientations dans les institutions d’enseignement supérieur public de Guinée. Mais, nombre d’entre eux rencontrent aujourd’hui des difficultés à s’enregistrer. Pour faciliter la tâche à ces centaines de jeunes en difficultés, Mamadou Oury Bah, membre du Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile, a décidé de voler à leur secours depuis le quartier Koloma, dans la commune de Ratoma.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, 13 septembre 2019, Mamadou Oury Bah a dit qu’il offre gratuitement ses services à tout bachelier en difficultés et qui sollicite un coup de main. Selon lui, plus de 230 bacheliers ont déjà été assistés gratuitement, des comptés ont été créés en leurs noms, ils ont pu s’inscrire sans coup férir.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous a poussé à engager cette démarche qui vise à aider ces bacheliers à s’inscrire sur la plateforme GUPOL ?

Mamadou Oury Bah : ce qui nous a poussés, c’est les cris de cœur de certains étudiants sur les réseaux sociaux qui n’arrivaient pas à créer leurs comptes pour accéder à la plateforme. On a jugé nécessaire de leur venir en aide en lançant un SOS, de l’aide à l’orientation des étudiants gratuitement. 

Guineematin : depuis quand avez-vous commencé cette action en faveur des bacheliers et combien  ont été orientés par vos soins ?

Mamadou Oury Bah : j’ai commencé à le faire depuis le 07 septembre dernier. De ce jour à la date d’aujourd’hui, nous avons pu orienter gratuitement et de façon directe, avec contact physique, 234 étudiants. De façon indirecte avec les réseaux sociaux, VIBER, IMO, WathsApp, Messenger, nous avons touché plus d’une centaine qui avaient des sérieux problèmes ; et les témoignages le prouvent sur les réseaux sociaux. 

Guineematin.com : qu’est-ce qui fait que vous faites ça gratuitement alors que vous avez la possibilité de faire payer ces jeunes ?

Mamadou Oury Bah : le travail d’un leader, c’est le leadership. Pour moi, le bonheur se trouve en aidant les autres. Mais, c’est aussi interpeller le ministère de l’Enseignement Supérieur pour leur faire comprendre que les élèves, les étudiants ne maitrisent  pas l’outil informatique et éventuellement dans les prochaines années, de multiplier les centres d’orientation.

Pour l’instant, il y a un seul centre. Normalement, ça devrait se faire au siège du parlement des jeunes leaders de la société civile, mais faute de moyens logistiques que ça soit le wifi et autres, nous avons jugé nécessaire  de le faire dans les écoles là où nous avons des bureaux et j’avoue que tous les étudiants qui sont passés par là se sont retournés avec un sourire. Et cela nous donne la force de contunier. 

Guineematin: quels sont les problèmes que vous rencontrez depuis que vous avez commencé à aider ces jeunes bacheliers ?

Mamadou Oury Bah : c’est un seul problème qu’on a eu à rencontrer. Il y a un jeune qui était effectivement admis sur les bases de données, mais qui n’avait pas de nom. Il n’avait que le prénom alors que la plateforme est conçue avec de champs obligatoires à remplir. Autrement dit que c’est obligatoire de remplir le nom et le prénom su ce champ. On ne savait pas quel nom donné à l’étudiant.

On avait essayé avec le nom BALDE, mais automatiquement la plateforme nous indique que ces enregistrements n’étaient pas disponibles car il était enregistré avec le prénom  seulement. Finalement, on lui a dit d’aller vers ministère pour qu’on puisse régler son cas.

Guineematin.com : cela veut dire que vous avez réussi à satisfaire tout le monde ?

Mamadou Oury Bah : nous avons réussi à satisfaire tout le monde dans le cadre général, que ça soit en contact physique ou de façons indirecte sur les réseaux sociaux. 

Guineematin: quel est votre mot de la fin ?

Mamadou Oury Bah : c’est juste appeler le ministère de multiplier les  centres d’orientation, c’est-à-dire les lieux publics pour faire un centre. Moi j’ai reçu un étudiant venu de N’zérékoré pour récupérer son diplôme. C’est des choses  qui devraient se faire dans la région administrative. Chaque région devrait avoir une direction où on pouvait retirer ses attestations sans problèmes. 

Entretien réalisé par Aissatou Sow pour Guineematin.com 

Lire

Vers la reprise des manifestations à N’zérékoré ? Le préfet veut revoir l’accord signé avec le FNDC

13 septembre 2019 à 17 05 40 09409
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N'zérékoré
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

On s’achemine certainement vers la reprise des manifestations des partisans et des opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé à N’zérékoré. Les autorités locales décident de réviser l’accord signé en juin dernier avec l’antenne régionale du FNDC et qui interdisait toute manifestation politique dans la région, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à N’zérékoré.

Dans une lettre circulaire publiée ce vendredi, 13 septembre 2019, le préfet de N’zérékoré invite les parties prenantes aux négociations ayant abouti à la signature du procès-verbal du 19 juin dernier à une rencontre le lundi, 16 septembre prochain. Elhadj Sory Sanoh précise que cette rencontre porte sur la révision de l’accord qui avait permis de suspendre toutes les manifestations politiques dans la région de N’zérékoré.

L’artisan de l’accord absent ?

Cet accord fait suite à une manifestation organisée le 13 juin 2019 par l’antenne régionale du FNDC à N’zérékoré, et qui avait été violemment réprimée par les forces de l’ordre. Une personne avait été tuée, une dizaine d’autres blessées, des commerces pillés et incendiés. C’est dans ce contexte tendu que Cécé Loua, ancien maire de N’zérékoré et coordinateur régional de l’UFR, a mené une médiation qui a permis de signer un accord entre les opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé et les autorités locales.

Un accord dont Cécé Loua n’est pas prêt de cautionner la révision. Il a d’ores et déjà annoncé qu’il ne participera à la rencontre du lundi prochain. « Je ne participerai pas à cette réunion de concertation pour ne pas donner ma caution à la rupture d’un pacte dont j’ai été le principal artisan. Que Dieu aide N’zérékoré », a déclaré monsieur Loua.

Du côté du FNDC, on apprend qu’aucune décision n’est encore prise par rapport à sa participation ou non à la rencontre convoquée par le préfet. « Nous sommes une structure nationale bien organisée et bien structurée. Nous allons d’abord nous concerter avant de répondre si nous allons prendre part où non à cette rencontre », annonce Job Lucas Kpoghomou, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution.
À suivre !

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

Lire

Kindia : les travaux de réglementation des foyers et centre de mémorisation du saint Coran lancés

13 septembre 2019 à 16 04 16 09169

Après la phase de recensement des foyers coraniques et des mosquées sur toute l’étendue du territoire national, l’heure est à la deuxième phase qui consiste à réglementer ces structures religieuses. C’est dans cette dynamique que trente (30) personnes venues des villes de Boké et de Kindia sont en conclave dans la cité des agrumes ce vendredi, 13 septembre 2019. Une initiative du secrétariat général des affaires religieuses qui mobilise des imams, des enseignants et fondateurs de foyers coraniques, des élèves de ces foyers, des ONG religieuses, la société civile et l’administration locale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au total trente (30) personnes venues de Boké et de Kindia qui prennent part à cette activité du secrétariat général aux affaires religieuses. La démarche vise à réglementer les foyers d’apprentissage du Coran en vue d’éviter d’éventuels conflits.

Docteur Mohamed Lamine Diallo, directeur du fonds national de la Zakat et du WAQF

Selon Docteur Mohamed Lamine Diallo, directeur du fonds national de la Zakat et du WAQF, responsable de la mission, « nous avons déjà recensé toutes les mosquées du pays, nous avons recensé aussi les foyers coraniques. Maintenant, nous allons mettre en place une réglementation pour mieux gérer et éviter les conflits. Il s’agit de faire des reconnaissances, mais aussi des sanctions. Ça nous permettra d’être à l’aise dans ce que nous faisons. Désormais, nous voulons que les religieux participent à la prise de décisions publiques, surtout celles qui concernent la religion ».

Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouverneur de la région de Kindia

Pour sa part, Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouverneur de la région de Kindia, a fait savoir que cette initiative permettra aux autorités locales de mieux gérer le milieu religieux et faciliter la compréhension mutuelle. « Cet atelier est très important pour nous car il vient en appui à la gouvernance locale dans la paix et la cohésion. Nous sommes là pour assurer la bonne marche de cette activité », a-t-il laissé entendre.

Pour faciliter le travail, le secrétariat général des affaires religieuses a fait des propositions de quelques articles sur lesquels l’Assemblée nationale apportera des critiques et suggestions. Déjà, les cinq (5) communes de la Conakry ont fini leurs assises, et d’autres localités feront les leurs dans les jours prochains avant de boucler les consultations à la fin du mois de septembre.

Depuis Kindia, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

Lire

Football : Didier Six désigné nouvel entraîneur de la Guinée

13 septembre 2019 à 15 03 17 09179

Le Syli national de Guinée a un nouveau sélectionneur. Il s’agit du français Didier Six. L’annonce vient d’être faite au cours d’une conférence de presse qui se tient en ce moment au siège de la Fédération Guinéenne de Football, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Le technicien français a été choisi au terme d’un appel d’offre lancé récemment par l’instance dirigeante du football guinéen suite au limogeage de l’ancien sélectionneur de la Guinée Paul Put. Didier Six va signer un contrat de 3 ans avec la Guinée. Il aura pour objectif de qualifier le Syli national à la Coupe d’Afrique des Nations 2021 et à la Coupe du monde Qatar 2022.

Nous y reviendrons !

Ibrahima Sory Diallo est au siège de la FGF pour Guineematin.com

Lire

Siguiri : les manifestants lèvent les barricades, reprise du travail à la SAG

13 septembre 2019 à 10 10 23 09239

Après deux jours de manifestations, le calme est revenu à Siguiri. Les manifestants qui protestaient contre le licenciement de plusieurs personnes à la SAG, ont accepté finalement de lever les barricades sur la route, permettant la reprise du travail au sein de cette société. Ce dénouement fait suite à une réunion entre les manifestants et le gouverneur de la région de Kankan.

Après une journée mouvementée, marquée par des affrontements entre des jeunes qui manifestaient dans la rue contre le licenciement de 7 personnes à la Société Aurifère de Guinée (SAG) et la police qui tentait de les disperser afin de libérer la route, le gouverneur de Kankan a dû intervenir. Le général Mohamed Gharé s’est rendu dans la ville pour rencontrer les manifestants et échanger avec eux autour de la situation.

« Dans ce dossier, nous jeunes, ce que nous vous proposons monsieur le gouverneur, c’est la réintégration de nos frères licenciés. Tout le monde sait qu’aujourd’hui en Guinée, quand un décret tombe pour limoger une personne, c’est que cela donne comme résultat. Il n’y a pas encore longtemps, quand le président de la République a limogé le préfet de Boffa, on a assisté à des manifestations dans la ville. Mais à Siguiri, c’est 7 personnes qui sont licenciées et 57 autres sont rétrogradées », a expliqué Sékou Touré, le porte-parole des manifestants.

Sékou Touré a justifié aussi l’absence des 7 personnes licenciées à cette rencontre. « Monsieur le gouverneur, si nos frères ne sont pas présents, les raisons sont simples. Nos frères licenciés ne veulent pas prendre part à une réunion, à laquelle les principaux problèmes sont absents : le directeur général monsieur Diaby et le directeur des ressources humaines monsieur Youla. Malheureusement, ces deux personnes se sont fait représenter.

Donc, tout ce qu’ils diront ici, à leur insu, leurs représentants ne le transmettront pas fidèlement. Soit ils augmenteront ou ils diminueront. La deuxième raison, c’est que leurs cartes d’accès à la cité où ils sont logés ont été retirées. Quand ils sortent, ils n’auront plus accès. Ce sont les deux raisons de leur absence », a laissé entendre le porte-parole des manifestants.

En réponse, le gouverneur de Kankan a appelé les jeunes au calme, promettant qu’une solution sera trouvée à ce problème au retour du ministre des mines, actuellement en séjour aux Etats-Unis avec le président Alpha Condé. « Nous sommes venus pour résoudre et non pour enflammer le problème. Tout ce que je vous demande, c’est de vous calmer, nous allons faire réintégrer les 7 licenciés. Le président n’est pas là et le ministre des mines n’est pas là.

Quand le ministre sera là, nous allons nous asseoir sur la même table avec les autorités de la SAG pour en parler, parce que nous voulons le travail de nos enfants et nos frères. Nous vous demandons donc de laisser la SAG travailler, bientôt le président sera de retour, nous allons poser le problème à la table et une solution sera trouvée. Laissez les travailleurs aller au travail », a lancé le gouverneur de Kankan.

Juste après cette rencontre, les manifestants ont accepté de lever les barricades, et la circulation a repris entre la ville de Siguiri et la sous-préfecture de Kintinia. Ce qui a permis la reprise du travail à la Société Aurifère de Guinée (SAG), basée à Kintinia.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guineematin.com

Lire

Affrontement à la gare routière de la Conserverie de Mamou : 5 personnes interpellées (Parquet)

12 septembre 2019 à 20 08 40 09409

Dans la matinée de ce jeudi, 12 septembre 2019, des affrontements ont éclaté à la gare routière de la Conserverie de Mamou, entre l’USTG version Abdoulaye Camara et l’USTG affiliée à Abdoulaye Sow. Cette dernière branche qui gérait jusque-là la gare routière de la Conserverie a été délogée de force des locaux qu’elle occupait. Et, au moins cinq personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre qui sont intervenues à coups de gaz lacrymogène, a appris un reporter de Guineematin.com du parquet du tribunal de première instance de Mamou.

La tension était palpable depuis la mise en place, le 30 juillet dernier, d’un bureau de la section syndicale préfectorale des transports et mécanique générale affilié à l’USTG de Abdoulaye Camara. Ce bureau, dirigé par Boubacar Keïta (Kibongué), avait été traité de « dissident » par son rival qui est affilié à l’USTG de Abdoulaye Sow.

Boubacar Keita, dit Kibongué, SG de la section syndicale préfectorale des transports et mécanique générale

« Nous sommes les fondateurs et nous avons une formation syndicale. On ne se tape pas la poitrine pour crier… On n’est pas là pour brûler Mamou ; mais, ceux qui veulent brûler Mamou, on les mettra devant les faits », avait déclaré Boubacar Keïta, quelques jours seulement après son élection au poste de secrétaire général de ce « syndicat dissident ».

Seulement, après une « guerre froide » qui aura pris le temps de peaufiner sa « stratégie d’invasion », Boubacar Keïta et ses pairs ont visiblement décidé de passer à l’offensive. Et, ce jeudi, aux environs de 10 heures, ils ont pris d’assaut la gare routière de la Conserverie. Ils ont tout d’abord assiégé leurs concurrents (les membres du bureau dirigé par Abdoulaye Bademba Diallo dit Badis), avant de donner l’assaut final et faire irruption dans les bureaux occupés par ces derniers.

« Tout allait bien dans la matinée. Il y avait beaucoup d’agents de sécurité (policiers et gendarmes) à la gare routière, mais les passagers embarquaient tranquillement dans les véhicules qui partaient à Labé, Dabola… c’est seulement à partir de 10 heures, quand le bureau de Kibongué est venu sur les lieux, que les affrontements ont commencé. Il y a eu des jets de pierres et les agents ont tiré du gaz lacrymogène », a témoigné un jeune de la conserverie que Guineematin.com a joint au téléphone.

De sources concordantes, les agents des forces de l’ordre se sont particulièrement acharnés sur les membres de l’USTG version Abdoulaye Sow. « Ils ont tiré du gaz lacrymogène pour obliger les compagnons de général Badis a quitter leurs bureaux. C’est même l’un des agents qui a donné l’ordre aux hommes de Kibongué de défoncer les portes du local. Et, c’est dans ça que certains membres du bureau de Badis ont été interpellés », a confié un chauffeur, qui dit avoir échappé de justesse aux pierres qui venaient de partout.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou a confirmé les cas d’interpellation qui ont été signalés à notre rédaction.

« Je confirme qu’il y a eu des interpellations ; et, je précise que ce sont cinq personnes qui ont été interpellées suite à ces affrontements survenus à la Conserverie », a dit le procureur Sidiki Camara.

Pour l’heure, on ignore si ces violences ont fait des blessés.

A suivre !

Mamaou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

Lire