Koïn (Tougué) : un chasseur confond une fillette à un singe et lui tire dessus

23 mai 2019 à 19 07 02 05025
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L’acte s’est produit hier, mercredi 22 mai 2019, à Bantanhi Kouloum, un village de la sous-préfecture de Koïn. Un chasseur a ouvert le feu sur une fillette qu’il a prise pour un singe. La petite fille a trouvé la mort et l’homme a été interpellé par la police, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Labé.

La victime se nomme Oumou Baldé, âgée de 7 ans. Elle était montée pour cueillir du Néré lorsqu’un chasseur dont on ignore l’identité l’a aperçue à distance. Il a ouvert le feu sur la fillette qui a trouvé la mort. Joint au téléphone, Boubacar Barry, en service au centre de santé de Koïn, est revenu sur les circonstances de ce drame.

« C’est hier mercredi que le commissaire de police de Koïn m’a appelé pour m’informer qu’un chasseur a tué une fillette dans la localité de Bantanhi Kouloum. Sur le champ, j’ai appelé le maire de la commune rurale de Koïn pour le mettre au courant. Et directement, nous nous somme rendus sur les lieux du drame et nous avons trouvé effectivement que la fille a reçu des balles à certaines parties de son corps. Interrogé, l’auteur de cet acte a reconnu les faits.

Mais selon lui, il a confondu cette fillette qui était montée pour cueillir le Néré à un singe. C’est ainsi qu’il s’est servi de son fusil de chasse pour ouvrir le feu. C’est par après, qu’il a compris que c’est une personne qu’il a tuée. La victime a reçu les balles au niveau de la tête et au cou. En raison de la gravité de ses blessures, elle a rendu l’âme, nous n’avons pas pu sauver sa vie », explique l’agent de santé.

Après cet acte, le chasseur a été arrêté et conduit dans les locaux de la police. Mais, la famille de la victime a déjà annoncé qu’elle lui pardonne et qu’elle se remet à la volonté divine.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : l’installation de l’antenne régionale du front national pour la défense de la constitution

23 mai 2019 à 16 04 05 05055

L’antenne régionale du front national pour la défense de la constitution (AR-FNDC) a été installée officiellement ce jeudi, 23 mai 2019, à Labé sous la présidence effective du responsable des opérations du bureau national de la structure, Ibrahima Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La cérémonie a regroupé au siège de l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Tata II, dans la commune urbaine plusieurs responsables locaux d’organisations de la société civile et des partis politiques de l’opposition guinéenne comme le mouvement Osons Oser, la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), l’Organisation Guinéenne pour la Défense des Droits de l’Homme (OGDH), l’association des auditeurs, Villageois 2.0, l’association des jeunes de mosquée, l’association des jeunes de Pounthioun et JPADEC.

A côtés de ces structures de la société civile locale, on notait aussi la présence des représentants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), l’Union des Forces Républicaines (UFR), le MoDel et le Bloc Libéral (BL).

Il est revenu au délégué du bureau de la coordination du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Ibrahima Diallo, responsable des opérations de prendre le premier la parole pour décliner les termes de références des antennes du FNDC dans les préfectures de l’intérieur et à l’extérieur de la Guinée.

« Chaque antenne du FNDC est dotée de deux organes. Il y a d’abord la cellule de réflexion et orientation stratégique. Cette cellule est composée des premiers responsables des entités membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et des élus du peuple qui se sont prononcés contre le 3ème mandat. Elle est présidée par le coordinateur local du FNDC. Elle donne des orientations stratégiques pour la bonne marche des actions du Front National pour la Défense de la Constitution au niveau local. Le fonctionnement de cette cellule (réunions ordinaires et extraordinaires) sera défini par les membres lors de la première réunion de ladite commission. Ensuite, il y a la coordination locale du FNDC structurée comme suit : le coordinateur, la commission mobilisation et organisation, la commission administrative, la commission communication et information, la commission opérations » a-t-il indiqué avant de préciser que «le coordinateur du FNDC est issu des organisations de la société civile et toutes les commissions seront présidées par un acteur de la société civile secondé par un représentant des partis politiques».

Ainsi, une antenne locale composée de la manière suivante a été présentée à la presse :

Coordinateur régional : Mamadou Habib Bah du mouvement Osons oser ; président commission administrative : Sally Bilaly Sow de l’association Villageois 2.0 ; président commission mobilisation et organisation : Alghassimou Lamine Diallo de la PCUD ; président commission communication et information : Oumar Sadio Diallo, journaliste ; président commission opérations : Thierno Abdourahmane Diallo du syndicat des conducteurs de taxi-motos.

Après la présentation de la composition de la coordination locale et des différentes commissions d’appui, le délégué de Conakry, Ibrahima Diallo a repris la parole pour donner de larges informations sur le dernier développement de l’actualité nationale. A ce sujet, il a fait bref rappel des péripéties qui ont meublé la vie du FNDC, de sa création à ce jour avant de poursuivre : « c’est pour autant vous dire que vous devez vous engager et assurez-vous qu’il y a des gens qui sont derrière vous. Partout où un militant de la démocratie, un militant du FNDC est arrêté, rassurez-vous que la personne ne fera pas 2 semaines en prison. Il y a des avocats qui se sont constitués volontairement tous les citoyens membres du FNDC qui sont injustement arrêtés par le pouvoir de Conakry. Il faut que nous soyons plus que jamais déterminés à défendre notre constitution, parce que c’est notre avenir qui est en jeu » a-t-il ajouté.

A leurs tours, les représentants des partis politiques présents à la cérémonie ont réitéré leur engagement indéfectible à participer activement à la mise en œuvre des programmes du FNDC dans Labé et ses environs.

De son côté, le député uninominal de Labé, honorable Mamadou Cellou Baldé a tenu à préciser que le FNDC a un seul objectif commun. Celui de défendre la constitution guinéenne, de manière à empêcher tout maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020.

Avant de lever la séance, le délégué de Conakry, Ibrahima Diallo a invité la coordination de Labé à coordonner et superviser l’installation des antennes dans toutes les préfectures de la région.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Crise d’essence à Labé : le litre se négocie à 15 000 GNF au marché noir

23 mai 2019 à 14 02 46 05465

A l’instar des plusieurs ville du pays, une crise d’essence frappe la commune urbaine de Labé et ses environs où le litre d’essence se négocie à ce jeudi, 23 mai 2019, à 15 000 francs guinéens sur le marché noir, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis pratiquement lundi soir, les automobilistes et autres propriétaires d’engins roulant ont du mal à trouver de l’essence pour carburer leurs véhicules dans la commune urbaine de Labé où la crise a provoqué une flambée des prix du transport urbain et inter urbain dans la région.

« Nous avons constaté depuis quelques jours qu’il y a une crise d’essence à Labé. On n’est presqu’au courant de rien sur les causes de cette crise. Mais, selon les rumeurs que nous apprenons ici, il semble qu’il y a eu rupture et que le bateau serait en retard. Il faut signaler aussi que les stations sont privées. Elles ne relèvent pas de l’Etat ou nous n’avons pas tellement la maitrise de la situation. Le prix à la pompe reste toujours le même, mais il y a une mafia derrière cette crise. C’est une pratique qui est illégale. C’est que nous nous pouvons faire, c’est de veiller comme nous sommes en train de veiller sur les denrées, parce que nous avons appris que le litre est vendu à un prix exorbitant au marché noir », a déclaré le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo.

Poursuivant, M. Laly Diallo a promis de se référer à sa tutelle qui n’est autre que le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah sur les dispositions appropriées à prendre en vue de sécuriser ses citoyens face à cette crise entretenue par les réseaux mafieux des hydrocarbures en Guinée.

« Nous allons nous donner les mains pour une implication efficace des autorités locales parce qu’il est de notre devoir aussi de protéger les citoyens. Nous n’allons pas permettre aux vendeurs de carburant d’augmenter le prix sans raisons. En tout cas, je vais essayer de rencontrer pour qu’on examine ensemble ce qu’il y a lieu de faire » a conclu le maire de Labé.

Il est à préciser que ce n’est pas facile de trouver de l’essence même au marché noir dans la commune urbaine de Labé où les pompistes préfèrent servir les trafiquants contre des espèces sonnantes et trébuchantes, avec la complicité des conducteurs de taxi-motos.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Télimélé : un apprenti-menuisier meurt par noyade à Santou

23 mai 2019 à 12 12 52 05525
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Un apprenti menuisier, répondant au nom de Mamadou Diallo, à trouvé la mort dans la rivière Donso, à l’entrée de la sous-préfecture de Santou, à environ 40 kilomètres de la commune urbaine de Télimélé. Tombé dans l’eau depuis hier mercredi à 16 heures, c’est seulement à midi ce jeudi, 23 mai 2019, que le corps du jeune homme a été retrouvé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon un citoyen de la localité, qui a joint Guineematin au téléphone, « c’est hier mercredi que le jeune est parti avec des enfants pour se laver dans la rivière qu’on appelle Donso. Mais, dès que l’apprenti menuisier a plongé dans le cours d’eau, le courant l’a tiré vers un lieu qui est là-bas qu’on appelle Kankiran. Un endroit très dangereux où 3 véhicules sont tombés, entrainant 4 morts. Les enfants ont essayé de l’aider. Ils l’ont tiré mais sans succès. Il leur a dit le laisser pour ne pas qu’ils soient tous emportés par le courant ».

Poursuivant, notre interlocuteur a dit que c’est seulement ce jeudi que le corps du jeune homme a été retrouvé. « C’est aujourd’hui jeudi que son corps a été retrouvé. Il était originaire de la sous-préfecture de Sagalé, dans la préfecture de Lélouma. Au moment où je vous parle (12h 12 minutes), ils sont entrain de l’enterrer aux abords de la rivière, comme le veut la tradition. On a attendu que ses parents viennent de Sagalé pour l’inhumer ».

Selon nos informations, la rivière Donso sert de frontière naturelle entre les sous-préfectures de Santou et de Koba.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Crise de carburant : le litre d’essence vendu à 30 mille francs à Siguiri

23 mai 2019 à 11 11 33 05335

Depuis une semaine environ, une crise de carburant secoue la préfecture de Siguiri. Les stations- service sont fermées et le marché parallèle est le seul endroit où on peut se procurer de l’essence. Et là aussi, c’est à un prix d’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis 6 jours, trouver de l’or est beaucoup plus facile que trouver un litre d’essence. Toutes les stations-service étant fermées, il faut forcément aller au marché parallèle communément appelé marché noir pour avoir de l’essence. Et, là-bas, le dicton : « Tout ce qui est rare est cher », s’applique parfaitement.

En l’espace de quelques jours, le prix du litre d’essence a triplé. Une situation que regrette Ba Camara, habitant de la ville de Siguiri. Ce citoyen explique avoir eu toutes les peines pour trouver un litre d’essence qu’il a acheté à 25 000 francs, au lieu de 9 500 à la pompe. « J’avais un décès au village, j’ai acheté le litre d’essence à 25 000 francs pour aller là-bas. Même ça, difficilement je l’ai trouvé. Les gens cachent l’essence pour dire qu’il y a pénurie », explique-t-il.

Un autre citoyen qui s’est exprimé sous anonymat dit avoir acheté le litre d’essence à 30 000 francs guinéens. « Hier soir, je rentrais de l’hôpital lorsque mon carburant est fini en cours de route. Je suis allé au marché noir où j’ai acheté le litre d’essence à 30 000 francs ».

Pour ces citoyens, même s’il y a crise d’essence, celle-ci est en partie provoquée volontairement par les vendeurs qui veulent gagner plus. Ils accusent les pompistes dans les stations-service de servir en cachette les revendeurs au marché parallèle, afin de favoriser la spéculation. Et, les explications d’un vendeur d’essence au marché noir que nous avons interrogé, confirment cette version.

« Nous gagnons difficilement de l’essence à la station. Les pompistes dans les stations nous vendent le bidon de 20 litres à 240 000 francs, il faut aussi payer les agents de sécurité pour qu’ils nous laissent vendre tranquillement. Donc, voilà pourquoi nous revendons le litre entre 25 000 et 30 000 francs », a-t-il laissé entendre.

De leur côté, les pompistes et les gérants des stations-service que nous avons interrogés, n’ont pas souhaité se prononcer sur la question.

A noter que cette crise d’essence touche aujourd’hui beaucoup de villes du pays. A Conakry par exemple, la pénurie est ressentie depuis hier mercredi, 22 mai 2019. Mais, le ministre des hydrocarbures qui s’est exprimé chez nos confrères de la radio Espace Guinée, a promis que tout devrait rentrer dans l’ordre très rapidement. Diakaria Koulibaly a annoncé que le bateau, qui a pris un léger retard, a déjà accosté au port de Conakry.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Tentative de démolition des maisons à Dar Es Salam : les victimes protestent

23 mai 2019 à 11 11 04 05045

Dans la matinée de ce jeudi, 23 mai 2019, des agents du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire ont été déployés avec une forte présence des forces de l’ordre pour démolir les habitations de certains citoyens de Dar Es Salam.

Mais, selon deux reporters de Guineematin.com qui sont sur place, il y a actuellement (11 heures) une vive tension avec les populations victimes, massivement sorties pour manifester leur farouche opposition.

Aujourd’hui, beaucoup de Guinéens s’interrogent sur les motivations réelles des autorités, notamment du Département de la Ville et de l’Aménagement du Territoire que dirige Ibrahima Kourouma. Alors qu’on a fait des milliers de sans abri récemment à Kaporo Rails, le Gouvernement attend le mois Saint de Ramadan- considéré par les fidèles musulmans comme une période de jeûne, de prière et sacrifice- pour venir chasser des pauvres citoyens de leurs habitations…

En attendant de revenir plus largement sur cette vive tension, Guineematin.com vous propose de suivre le live de ses reporters sur le terrain via notre page Facebook officielle :
https://www.facebook.com/Guineematincom-676479229109858/

A suivre !

Fatoumata Diouldé Diallo et Alpha Assia Baldé sont à Dar Es Salam pour Guineematin.com

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Paralysie de l’usine du projet coton de Kankan : les transporteurs ne décolèrent pas

22 mai 2019 à 20 08 41 05415

La tension est loin d’être retombée à l’usine du projet coton de Kankan. Les transporteurs ont repris leur grogne ce mercredi, 22 mai 2019. Ils manifestent contre le non-déchargement depuis plus de deux semaines de leurs camions remplis de coton et le non-paiement des frais de transports, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La grogne des camionneurs à l’usine du projet coton de Kankan a débuté avant-hier lundi. Les transporteurs avaient battu le pavé en barricadant tous les accès menant à l’usine. Les négociations menées par la délégation venue de Conakry et le syndicat des transporteurs n’ont rien changé de la situation. Les transporteurs se sont attendus en vain au redémarrage de l’usine et au déchargement de leurs camions pour ce mercredi, comme promis par les responsables.

C’est ainsi que tôt ce matin, ils ont bloqué toutes les issues de l’usine, pour réclamer le déchargement de leurs camions et leur payement. Selon Bakary Traoré, apprenti chauffeur, « on n’a trop souffert dans la brousse pour ramener l’or là ici. On est venu ici encore, on continue à souffrir. Depuis le premier jour du mois de ramadan, on est là, on attend. C’est de l’injustice. Moi, je dois percevoir 3 millions de francs guinéens et quelques ».

Pour sa part, Moussa Kouranko Kourouma, un autre apprenti chauffeur, trouve de l’incohérence dans les propos des responsables de l’usine pour calmer les ardeurs des grognards. « Pour la première fois, on nous a dit qu’il n’y avait pas de carburant pour faire redémarrer l’usine. Donc ce jour, on a accepté. Quatre jours après, ils sont venus nous dire qu’il n’y a finalement pas d’argent pour nous payer, on ne comprend rien. On a trop faim ici, on a même fini de manger toutes les mangues qui étaient là. Beaucoup d’entre nous nourrissent leurs familles à travers ces camions. Mais, on ne peut rien », a-t-il dit.

De son côté Moussa Kourouma regrette que le projet coton soit devenu un projet qui ne fait que régresser au grand dam du chef de l’Etat, qui a de grandes ambitions pour la filière cotonnière « Le président de la République a dit le progrès en marche, mais aujourd’hui c’est le progrès en retard qu’on constate ici. Là, on ne comprend rien. Maintenant, ce que nous voulons, c’est le débarquement de nos camions. Nous sommes dans le mois de Ramadan, on a trop souffert ici, on ne fait que manger les mangues, les responsables sont des menteurs », a dénoncé le jeune homme.

A notre présence, certains responsables et les membres de la délégation, qui n’ont pas voulu s’exprimer à notre micro, ont tenté de sortir de la cour de l’usine en promettant aux grognards qu’ils vont à la banque chercher de l’argent pour les payer. Mais, selon un chauffeur joint au téléphone, ils ne sont plus revenus à l’usine.

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Pénurie d’essence à N’zérékoré : le litre se négocie à 12 500 GNF

22 mai 2019 à 17 05 47 05475

La pénurie de carburant en cours à Conakry se fait sentir depuis la matinée de ce mercredi, 22 mai 2019, dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Dans la capitale de la Guinée Forestière, la fermeture des stations d’essence a créé un malaise au sein de la population. Le litre d’essence a connu un hausse au marché noir, allant jusqu’à 12 500 francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la matinée de ce mercredi, se procurer du carburant à N’zérékoré relevait d’un véritable parcours du combattant. Certaines stations sont fermées à de nombreux endroits. De la station service Boma, en passant par ONAH, à la station de Scierie jusqu’au niveau des stations de Bellevue, le constant reste le même. Dans la plupart des stations d’essence visitées, les pompistes sont bien sur place, mais il n’y a pas de carburant.

Au même moment, le prix du litre au marché noir a évolué jusqu’à à 12 500 francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Moriba Kolié dit n’avoir rien trouvé dans les stations services visitées avant de déplorer la hausse du prix litre au marché noir. « Depuis ce matin, j’ai sillonné presque 3 stations, mais je n’ai pas trouvé de l’essence. C’est seulement au niveau du marché noir que j’en ai eu. J’ai acheté 3 litres à 33 000 FG. Il faudrait que l’Etat prenne ses responsabilités pour que d’ici à demain, les choses puissent se rétablir normalement », a lancé ce citoyen de N’zérékoré.

Pour sa part, Mariam Camara, vendeuse d’essence au quartier Bellevue, écoule le litre à 12 500 francs guinéens. « Quand j’ai appris qu’il y a la crise, je suis allée ce matin chercher du carburant à la station, qui est non loin de chez moi. Les pompistes m’ont dit de mettre 10 000fg sur chaque bidon de 20 litres, alors que j’avais 4 bidons. Au retour à ma place, pour avoir mon argent et mon intérêt, je revends pour le moment le litre à 12 500 francs guinéens », a expliqué la bonne femme.

Selon nos informations, c’est la même situation qui prévaut du coté de la préfecture de Lola, où le litre se négocie entre 11 000 et 12 000 Francs Guinéens. La même source ajoute que les frais de transport urbains ont aussi connu une légère augmentation.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Kankan : le litre d’essence vendu jusqu’à 12 000 francs

22 mai 2019 à 15 03 35 05355

Tout comme Conakry, la ville de Kankan aussi fait face à une crise d’essence depuis ce mercredi, 22 mai 2019. La plupart des stations-service sont fermées et le marché parallèle communément appelé marché noir en profite pour faire de la spéculation. Le litre d’essence est vendu jusqu’à 12 000 francs guinéens, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce mercredi matin, une seule station-service servait les clients dans la ville de Kankan. C’est celle située auprès du grand marché « Lofèba ». Mais là aussi, il faut beaucoup de patience pour pouvoir se procurer de l’essence. Une longue file de clients était visible sur les lieux dans la matinée. « Je suis là depuis 5 heures du matin, jusqu’à présent je ne suis pas encore servie. Il y a trop de monde, je suis même fatigué de m’arrêter », lance une dame, à bout de patience.

Même dans le marché parallèle, l’or noir se fait rare dans la ville de Kankan. Et, ceux qui ont un stock en profitent pour augmenter leur profit. Au rond-point de l’Université Julius Nyerere, on trouve un vendeur d’essence envahi et presque débordé. Il vend le litre à 11 000 francs. Un autre qui est installé devant la maison des jeunes vend le litre d’essence à 12 000 francs.

Conséquence, les conducteurs de taxis motos aussi ont revu les frais de transport à la hausse.

A noter que nous avons vainement tenté d’avoir le directeur régional du dépôt de carburant de Kankan, accusé par certains pompistes de répartition partisane des derniers stocks dans la ville.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Lutte contre le vol à N’zérékoré : « celui qui va mettre main sur un malfrat aura une prime »

22 mai 2019 à 10 10 39 05395
Moriba Albert Delamou, maire de N’zérékoré

Les nouvelles autorités communales de N’zérékoré décident d’impliquer les citoyens dans la lutte contre le vol. C’est dans ce cadre que la mairie de cette commune urbaine a mis un prix pour toute personne qui arrêtera désormais un voleur dans la ville. Deux jeunes ayant mis main sur des présumés voleurs ont déjà bénéficié de cette prime, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les cas de vol sont devenus récurrents dans la ville de N’zérékoré. La plupart des lampadaires installés dans le cadre de l’éclairage public ne sont plus opérationnels de nos jours, parce que leurs batteries ont été volées. C’est pourquoi, la mairie a décidé d’impliquer la population dans la lutte contre le vol. Pour ce faire, les autorités communales ont mis en place une prime d’encouragement pour toute personne qui mettra main sur un voleur.

Deux jeunes qui ont arrêté quatre présumés voleurs de batteries de lampadaires au quartier Nyen ont été les premiers à bénéficier de cette prime. Une cérémonie a été organisée à cet effet dans les locaux de la mairie de N’zérékoré, sous la présidence de Moriba Albert Délamou. « Quand j’ai été informé par la population de l’arrestation de ces voleurs, j’étais très content parce que la ville de N’zérékoré a enregistré depuis 2018, la disparition de plusieurs batteries de lampadaires. Quand j’ai trouvé effectivement les quatre voleurs à la gendarmerie, j’ai demandé au commandant de faire toute la lumière sur cette situation.

A la réunion, nous avons dit que la commune a institué un prix : celui qui va mettre main sur un malfrat aura une prime. Et aujourd’hui, au nom du conseil communal, au nom des populations de N’zérékoré, je remets cette prime de 500 000 francs guinéens aux deux jeunes qui ont été courageux, qui ont risqué leur vie pour mettre main sur les 4 voleurs. Et, j’invite la population de N’zérékoré à ne pas faire de règlements de comptes. Celui qui va mettre main, de façon flagrante, sur un des voleurs d’accessoires de lampadaires, il sera récompensé », a dit le maire.

Moriba Albert Délamou a déploré cependant la gestion de ce dossier par la gendarmerie. Pour lui, les services de sécurité devaient approfondir l’enquête pour trouver les receleurs des batteries volées avant de transférer l’affaire à la justice. « Ce que je déplore aujourd’hui, je viens d’être informé par le commandant, qu’ils ont déféré les quatre personnes à la justice. Mais, il n’y a pas eu de receleur, c’est ça mon problème. Sinon, normalement, toutes les batteries qu’ils volent, ils les revendent à des gens. On devait avoir la chance de mettre main sur un des receleurs au moins pour qu’il réponde devant la justice et pour que ça s’arrête », a-t-il dit.

Sur la décision de la mairie de primer tout citoyen qui arrête un voleur, certains observateurs émettent des doutes quant à son efficacité. Beaucoup craignent qu’elle ne serve qu’à des règlements de comptes au lieu de contribuer à lutter contre le vol dans la ville.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224 620 16 68 16/666 89 08 77

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La pluie fait des dégâts à Sogbè (Kankan) : la société Guiter accusée

22 mai 2019 à 5 05 11 05115

Les premières pluies qui sont tombées sur Kankan ont annoncé la couleur de ce que pourrait être la saison pluvieuse de cette année au quartier Sogbè. Une zone négativement impactée par les travaux de réhabilitation des voiries de la ville, en cours. Après ces premières pluies, les eaux stagnantes ont formé une mare qui cause déjà des désagréments aux habitants et à ceux qui travaillent dans la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cela fait plusieurs jours qu’une partie du quartier Sogbè est impraticable. Ni les voitures, ni les motos ne parviennent à traverser la mare d’eau qui s’est formée dans cette localité après les premières pluies. Outre les habitants de la zone, ceux qui y travaillent payent aussi le prix de cette situation.

Mamadi Babila Keïta

Parmi eux, Mamadi Babila Keïta, PDG de l’entreprise Babila Photographie, située en bordure des eaux. « Cette situation est déplorable. L’eau stagnante a formé une mare qui dégage une odeur nauséabonde. Cela amène des moustiques qui ne sont pas bons pour les riverains. Sur le plan économique, nous qui travaillons à côté de ces eaux, nous souffrons beaucoup. Parce que l’eau a bloqué l’accès à nos locaux, les clients ne peuvent pas venir chez nous. Les motos ne peuvent pas passer, les voitures non plus. Donc, nos activités sont vraiment ralenties actuellement », explique ce citoyen.

Baben Condé

Non loin de là, se trouve aussi un atelier de couture. Baben Condé, tailleur, regrette cette situation qui intervient à l’approche de la fête du Ramadan. Un moment d’activités intenses pour lui, en temps normal. « A cause de ces eaux stagnantes, nos clients n’ont plus accès à notre atelier. Nous sommes à l’approche de la fête de Ramadan, mais avec ces eaux, aucun client n’aura le courage de venir s’asseoir ici. Nous-mêmes on est fatigué de respirer l’odeur nauséabonde que dégage cette eau. Nous prions les travailleurs de venir nous débarrasser de ces eaux », a-t-il lancé.

Face à cette situation, le chef du quartier de Sogbè accuse la société Guiter SA, en charge des travaux de la construction des voiries urbaines de Kankan.

Balla Kéita

Selon Balla Keïta, Guiter SA a travaillé la route sans faire des caniveaux pour évacuer les eaux de ruissellement. « Pour le moment, c’est un problème difficile, puisque l’entreprise qui fait le travail (Guiter, ndrl), nous a dit que c’est elle-même qui finance les travaux et non le gouvernement. Mais, nous, c’est Guiter que nous accusons parce que c’est elle qui a travaillé sans mettre des caniveaux », a dit le chef du quartier.

A préciser dire que les autorités au plus haut niveau sont informées de cette situation qui prévaut à Sogbè. Samedi dernier, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, en séjour à Kankan, a visité les lieux, en compagnie du Gouverneur et du Préfet de Kankan. Il a déploré la présence, en plein cœur d’une ville comme Kankan, d’une telle eau stagnante et a promis de prendre des mesures idoines une fois à Conakry.

Pourtant, cette situation aurait pu être évitée si les habitants de Sogbè avaient été entendus à temps. Car, le 10 janvier 2019, des jeunes et des sages du quartier Sogbè avaient tiré la sonnette d’alarme pour attirer l’attention des autorités locales sur la situation de leur localité. Ils avaient alors envahi le bloc administratif préfectoral pour expliquer les risques d’inondation de leur quartier à l’arrivée de la saison des pluies. Mais depuis, rien n’a été fait pour prévenir cette situation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kintinia (Siguiri) : deux personnes arrêtées pour avoir transformé leurs concessions en mines d’or

21 mai 2019 à 11 11 51 05515

La recherche de l’or prend une allure de plus en plus inquiétante dans la préfecture de Siguiri. Après avoir creusé pratiquement toute la brousse et dégradé fortement l’environnement, certains citoyens se tournent maintenant vers la ville pour continuer leurs activités. Deux d’entre eux ont été arrêtés la nuit dernière, en train de creuser dans leurs propres concessions à la recherche de l’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Ces arrestations ont été planifiées par le maire de la commune rurale de Kintinia qui ne veut pas laisser cette dangereuse pratique prendre de l’ampleur dans la localité. Quand il a été saisi de la situation, Balla Camara a mobilisé des agents pour aller interpeller ces deux citoyens qui ont transformé leurs concessions en mines d’or, malgré les graves risques que cela représente.

« C’est incroyable ! Ils creusent dans leurs propres maisons et continuent jusqu’à dans les concessions de leurs voisins. Quand j’ai été informé de la situation, j’ai mobilisé les services de sécurité pour aller mener des patrouilles nocturnes sur le terrain parce que les gens travaillent nuitamment. C’est au cours de ces patrouilles que les deux personnes ont été interpellées », a dit le maire de Kintinia.

Interrogé par Guineematin.com, Amara Condé, l’une des deux personnes interpellées, justifie son acte par la conjoncture économique difficile. « Au départ, je creusais un trou pour nos toilettes. Entretemps, mes frères sont venus laver les graviers, ils ont trouvé quelques grammes d’or dedans. J’ai décidé donc de continuer à creuser pour chercher l’or. A l’époque, les autorités sont venues me demander d’arrêter, et j’ai arrêté. Mais il y a deux jours, la pluie a causé des dégâts chez moi. En plus, les temps sont durs. C’est pourquoi, j’ai décidé de reprendre à creuser chez moi pour voir si je vais trouver de l’or afin d’avoir à manger », soutient-il.

Même son de cloche chez Mamady Siaki Doumbouya, le second citoyen mis aux arrêts. « Nous sommes très nombreux dans la cour et il n’existe qu’une seule toilette. C’est pourquoi j’ai demandé le consentement de mes frères pour creuser un deuxième WC, ils ont accepté. Quand j’ai creusé jusqu’à un certain niveau, j’ai décidé de laver les graviers pour voir s’il n’y a pas d’or dedans. Et lorsque j’ai lavé, j’ai trouvé de l’or. Donc, puisqu’il y a moins d’or en brousse maintenant, j’ai continué à travailler chez moi », a-t-il expliqué.

Le maire de la commune rurale de Kintinia annonce que ces deux citoyens seront traduits devant la justice pour répondre de leurs actes.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Mamou : 50 formateurs à l’école de l’Entrepreneuriat et de Technique de Recherche d’Emploi

21 mai 2019 à 11 11 15 05155

Le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail en collaboration avec le projet INTEGRA /PNUD a lancé hier, lundi 20 mai 2019, l’atelier de formation des formateurs en Entrepreneuriat et en Technique de Recherche d’Emploi.

Cette activité vise 50 formateurs des écoles professionnelles et s’inscrit dans le cadre de la création d’emplois par le biais de la formation professionnelle pour absorber une partie des jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

La cérémonie d’ouverture, lancée à l’Ecole Nationale d’Agents Techniques des Eaux et Forêts (ENATEF) de Mamou, a été présidée par le secrétaire général du Ministère de l’enseignement Technique, en présence des représentants des partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreux cadres.

Bernard Mara

Dans son discours, Bernard Mara, directeur de cabinet du gouvernorat de Mamou, s’est réjoui de la tenue de cet atelier avant de saluer l’implication des partenaires dans la réalisation de cette activité. « Permettez-moi, au nom du gouverneur de la région et l’ensemble des autorités à tous les niveaux, de vous souhaiter la bienvenue et un agréable séjour de travail à Mamou, et de vous exprimer notre profonde gratitude pour le choix et l’honneur porté à notre région pour abriter cette importante rencontre. En effet, son objectif se situe dans une vision plus large de formation des formateurs, axée sur l’employabilité des jeunes. Nous félicitons le PNUD pour son engagement pour la mise en œuvre de l’éducation et l’employabilité des jeunes », a dit monsieur Mara.

Elhadj Mamadou Diallo

Pour sa part, Elhadj Mamadou Diallo, coordinateur du Projet INTEGRA/PNUD, a expliqué l’ambition de ce projet dans le cadre de l’accompagnement du gouvernement guinéen avant de dire ses attentes au terme de cet atelier. « Le PNUD, dans sa mission d’accompagner le gouvernement guinéen pour la mise en œuvre de ses différentes politiques sectorielles et particulièrement à travers son programme INTEGRA, financé par l’Union Européenne, accompagne le développement de ces modules et l’organisation d’un atelier de formation des formateurs à l’endroit de 50 enseignants et encadrants des différentes institutions d’enseignement technique et de formation professionnelle. Le Programme INTEGRA ambitionne d’insérer 2500 jeunes le long de l’axe Conakry-Labé d’ici 2020, qui se traduira par la formation civique, la formation professionnelle qualifiante et de courte durée et l’accompagnement à l’insertion. En réaffirmant notre volonté, nous espérons vivement que cet atelier débouchera sur l’implémentation effective de ces deux modules dans les programmes de formations de nos jeunes professionnels », a-t-il indiqué.

Michel Koïvogui

De son côté, Michel Koïvogui, secrétaire général du ministère de l’enseignement technique, a dégagé l’objectif de cette formation. « Notre objectif majeur est non seulement de renforcer vos capacités dans ces deux modules de formation, mais aussi de les appliquer pendant les exercices pratiques que vous aurez cette semaine et les intégrer dans vos futures pratiques enseignantes. Nous attendons aux apprenants de restituer les cours enseignés ici aux autres qui n’ont pas eu la chance de venir participer à cet atelier. L’atteinte de cet objectif passe nécessairement par le renforcement des capacités des formateurs qui reste un des facteurs déterminants ».

Abdoul Karim Diallo

Un des formateurs, en l’occurrence Abdoul Karim Diallo, a également salué le choix de ces deux modules. « Ces deux modules viennent répondre à un besoin de la direction nationale de l’enseignement technique de la formation professionnelle publique qui a sollicité auprès de son partenaire technique et financier, le PNUD, qui doivent être intégrer dans le curricula de formation technique des établissements techniques et professionnelles. Ces thèmes seront des remèdes pour permettre aux jeunes diplômés de trouver un emploi. Nous allons utiliser beaucoup de pratiques, les choses se passeront dans des meilleures conditions », a laissé entendre ce formateur.

Il à noter que cette rencontre prendra fin le 25 mai prochain avec deux modules : un module d’entrepreneuriat et un module de technique de recherche d’emploi.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Kankan : l’usine du projet coton encore à l’arrêt par manque de carburant

20 mai 2019 à 21 09 23 05235

L’usine du projet coton de Kankan retombe dans ses travers quelques semaines seulement après la visite de la ministre de l’agriculture, madame Mariam Camara, sur les lieux. Ce lundi, 20 mai 2019, les transporteurs de l’or blanc ont semé la panique dans l’enceinte de l’usine en barricadant tous les accès. Ils protestaient ainsi contre le non-déchargement de leurs camions remplis de coton depuis plus de deux semaines, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’ambiance était chaude ce matin dans cette usine de coton. Il a fallu la venue de Conakry d’une délégation ministérielle pour calmer les ardeurs des manifestants et engager des négociations avec le comité de gestion.

Sur les motifs de leurs revendications, un des chauffeurs, qui a préféré garder l’anonymat, a confié à notre reporter que l’usine est à l’arrêt depuis le 03 mai dernier. « Selon ce qu’on a appris de la part des responsables, ils disent qu’ils n’y a pas de carburant depuis le 05 mai, parce que moi je suis arrivé ici avec mon camion rempli de l’or blanc. Donc, le lendemain j’ai été enregistré. On nous a dit qu’il n’y avait pas de carburant. Donc jusqu’à présent, l’usine ne fonctionne pas. Après, ils ont dit aussi que l’usine est en panne, mais ce n’est pas ça », a dit notre interlocuteur.

Dans la cour de l’usine, l’on pouvait compter une trentaine de camions, tous remplis de coton, mais qui peinent à être déchargés. Selon nos informations, ces camions ont fait plus de deux semaines dans l’enceinte de l’usine. « Vous voyez, il y a une trentaine de camions qui ne sont pas encore déchargés. En plus de ça, nous ne sommes pas encore payés, mais tout ce que nous avons demandé ce matin, c’était qu’on décharge nos camions, parce que c’est le mois de Ramadan et bientôt la fête. Donc, il y a trop de dépenses. On voulait manifester notre ras-le-bol depuis le vendredi passé, mais il n’y avait aucun responsable ici. Donc, on a attendu ce lundi, comme c’est le premier jour de la semaine, pour nous faire entendre. Mais, on nous a demandé d’attendre qu’ils vont commencer à décharger le mercredi », a expliqué la même source.

Approché par Guineematin.com, le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’usine, Kaba Camara a confirmé en off l’information sur l’arrêt de l’usine sans apporter plus de commentaires. Quant aux responsables de la boite, ils ont préféré donner leur langue aux chats.

A rappeler que l’ex directeur de l’usine projet coton, le Français Patrick Duaerrêt, a été aperçu dans la salle de négociations entre le syndicat des transporteurs et les responsables du comité de gestion de l’usine. Selon nos informations, il serait là en tant que conseiller agricole.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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« Les gros menteurs se trouvent à la présidence de la République », dit le préfet de Yomou

20 mai 2019 à 18 06 18 05185
Colonel Issa Camara, préfet de Yomou

Plusieurs semaines après sa nomination comme préfet de Yomou, le Colonel Issa Camara a pris fonction ce lundi, 20 mai 2019. A l’occasion de la cérémonie organisée à cet effet et présidée par le gouverneur de N’zérékoré, le nouveau préfet de Yomou a tenu un discours improvisé au cours duquel il a retenu l’attention de l’auditoire.

Le controversé Colonel a dénoncé notamment « les gros menteurs » qui se trouvent à la présidence de la République, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré qui était sur place.

« J’ai été nommé commandant du bataillon spécial de Conakry, le grand camp de la Guinée. Mais, le destin a dit : non monsieur le président envoyez le à Yomou. Je suis venu donc chez moi à Yomou. Je vais dire à la notabilité, à la jeunesse de Yomou que Dieu est pour Yomou. Mais, vous les fils de Yomou, cessez de mentir auprès du président, cessez de mentir ! Regardez la route qui mène à Yomou, depuis que j’étais Caporal cette route était comme ça, c’est de votre faute.

Nous les militaires, nous sommes dans la vision du président de la République, Professeur Alpha Condé. En ce moment c’est lui qui exerce. Il y a des présidents de militants et de militantes mais il y a un seul président de la République qui gère toute la nation. Alors, si on ne se marie pas avec lui, personne ne pourra arranger la route-là si ce n’est pas le gouvernement en place. Mais, les gros menteurs se trouvent à Conakry surtout à la présidence de la République, c’est des menteurs. Ça, je vous dis la vérité », a dit le nouveau préfet de Yomou.

Le Colonel Issa Camara a annoncé aussi la fin de l’exportation des produits agricoles guinéens vers d’autres pays voisins. « C’est la forêt qui produit beaucoup de choses, mais la forêt n’en bénéficie pas, c’est la faim qui vous anime ici tous les jours. Donc, le président Alpha Condé et son gouvernement m’ont mandaté de venir garantir la vie de la paisible population à la frontière. Le riz ne doit pas sortir, il ne faut que la pomme de terre sorte, il ne faut pas que l’huile rouge sorte, il ne faut pas que le café, le cacao, le fonio… il ne faut pas que ça sorte.

Parce que tous ces produits agricoles sortent de la Guinée pour aller dans les pays voisins. Mais, la Guinée n’a même pas son nom dans le marché mondial alors que la Guinée qui produit tout. Ce n’est pas normal », a-t-il déploré.

De Yomou, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Boké : la culture de l’anacarde bat de l’aile au grand dam des paysans

20 mai 2019 à 16 04 33 05335

La culture de l’acajou est une activité largement pratiquée dans la région de Boké. Le secteur, qui crée de l’emploi dans les zones rurales et urbaines, a contribué à l’évolution sur les lieux.

Dans plusieurs villages, on constate la disparition progressive des habitats précaires pour des maisons en dur. Mais, depuis trois ans, la situation a changé avec une baisse de la production qui affecte sérieusement les paysans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il fut un moment, c’était la ruée vers l’acajou à Boké. Le secteur a connu une véritable crue avec les nombreux avantages dont les citoyens pouvaient bénéficier. Mais, depuis quelques temps, la tendance s’est inversée avec la baisse de la production.

Le président de l’association des producteurs d’anacarde de Boké déploré cette situation. Dans un entretien exclusif accordé à notre reporter, Mamadou Safaye Diallo pense que la culture de l’anacarde devrait être soutenue puisque son rendement est largement supérieur à celui de la Bauxite.

Mamadou Safaye Diallo

« Aujourd’hui, l’acajou emploi près de 70% de la population rurale. Par exemple en 2016, le kilogramme d’anacarde était vendu jusqu’à 17 000 de francs guinéens, ça fait 17 millions la tonne et c’est ce qui fait 17 mille dollars en ce moment, et c’est ce qui équivaut à 40 tonnes de bauxite », a expliqué le président des producteurs d’anacarde de Boké. Toutefois, depuis quelques années, les producteurs d’anacarde constatent que le rendement ne fait que baisser et les prix ont aussi chuté au niveau international. Sur la baisse de la production, les producteurs d’acajou pointent du doigt l’exploitation minière intense dans la localité. « Ces derniers temps, les prix se sont effondrés au niveau international. Et partout à Boké, la production a baissé et c’est dû surtout à l’impact de la pollution. D’habitude, je pouvais avoir jusqu’à 6 tonnes par an parce que je suis compté parmi les plus grands producteurs à Boké. Mais, cette année et au moment où je vous parle, je n’ai même pas 1500 kilogrammes. Mais malgré tout ça, il n’y a malheureusement aucune mesure compensatoire ou d’accompagnement », regrette Mamadou Safaye Diallo.

L’autre problème dénoncé par les producteurs d’anacarde, c’est celle interdisant les étrangers de se rendre à l’intérieur du pays pour commercer avec les producteurs. «En 2017, le gouvernement du président Alpha Condé a pris des mesures pour dire que les étrangers ne doivent pas venir jusqu’à l’intérieur du pays pour commercialiser. Cela est en train de nous influencer très considérablement. Si on laissait la libre concurrence, les gens venaient librement payer, les prix allaient certainement monter », a fait-il savoir.

En attendant, les producteurs rongent leur frein et prennent leur mal en patience.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Kindia : plusieurs enseignants rendent visite à Aboubacar Soumah dans son village

20 mai 2019 à 16 04 03 05035

Le bureau préfectoral du SLECG à Kindia, en compagnie de plusieurs enseignants membres du syndicat, a rendu visite à son secrétaire général, Aboubacar Soumah, dans son village natal hier dimanche, 20 mai 2019.

Les enseignants sont allés exprimer leur compassion et leur solidarité à leur leader, et s’enquérir de son état de santé suite à l’agression dont il a été victime le 1er mai dernier à Conakry. Une occasion que le syndicaliste a mise à profit pour s’entretenir avec les enseignants sur le combat du SLECG, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Peu après sa sortie de la clinique où il avait été hospitalier suite à l’agression dont il a été victime lors de la célébration de la journée internationale du travail, le 1er mai dernier, au Palais du peuple de Conakry, le secrétaire général du SLECG est allé se reposer dans son village natal du nom de Sabouya, dans la sous-préfecture de Friguiagbé (Préfecture de Kindia). C’est là que les membres du bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée de Kindia et plusieurs autres enseignants sont venus lui rendre visite.

Abdoulaye Bah

« Nous avons décidé, suite à ce qui lui est arrivé le jour de la fête du travail le 1er mai, de venir lui rendre visite. Nous nous sommes dits que nous devons nous mobiliser et venir lui rendre visite, le saluer, s’enquérir de son état de santé et lui apporter notre compassion », a indiqué Abdoulaye Bah, membre du bureau du SLECG à Kindia.

Cette visite de sa base à Kindia a réjoui Aboubacar Soumah, qui a vivement remercié les enseignants pour cette mobilisation. « La compassion que le bureau entier a exprimée à mon égard suite à l’attaque dont j’ai été victime, et surtout de la détermination dont ils ont fait preuve par rapport à la poursuite de notre combat qui n’est autre que l’amélioration de nos conditions de vie et de travail me réconfortent.

Donc je suis très content et très satisfait de cette mobilisation de ce bureau de la préfecture de Kindia qui est avec d’autres enseignants. Cela vraiment m’a rassuré davantage que les enseignants sont prêts et sont déterminés pour mener le combat qui est le leur et qui va faire en sorte que nos conditions de vie puissent s’améliorer », a dit le secrétaire général du SLECG.

Le syndicaliste en a profité pour rassurer les enseignants sur son état de santé. « Mon état de santé s’est beaucoup amélioré après les soins intensifs que j’ai reçus dans la clinique où j’étais alité. Je me porte très bien et même les résultats du scanner ont prouvé que ma tête est sortie indemne. Je ne pas de mal spécifique. Je suis en train de me reposer », a-t-il dit.

Aboubacar Soumah

Aboubacar Soumah a échangé aussi avec ses hôtes autour du combat que mène le SLECG en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants guinéens. C’est notamment l’assainissement du fichier des enseignants qui devrait permettre de rayer ceux qui ne sont pas en service et d’améliorer les salaires de ceux qui sont en service. Et, il a appelé les membres de son syndicat à rester mobilisés pour continuer le combat jusqu’au bout.

« Il faut que nous nous donnions les mains pour renforcer non seulement notre mouvement, mais aussi faire en sorte que tous les enseignants qui se laissent entraîner par les partisans et les politiciens ne se prêtent pas à ce jeu pour qu’ensemble nous nous donnions les mains pour que notre combat puisse aboutir (…) Je lance un appel à l’endroit de tous les enseignants non seulement du SLECG mais aussi tous les enseignants qui ne sont pas encore du SLECG à se donner la main.

Le combat que nous sommes en train de mener c’est un combat noble. L’agression que nous avons eue, mettons le à l’actif de Dieu. J’invite tout le monde au calme et à la sérénité. Nous allons poursuivre notre combat et nous allons répondre à cela par notre engagement. Pas de recul jusqu’à la victoire finale », a dit le secrétaire général du SLECG.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 516 796

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Kankan : le front anti 3ème mandat trimballe Taliby Dabo, Mamby Camara et Cie en justice

20 mai 2019 à 14 02 53 05535

L’agression récente dont ont été victimes les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la ville de Kankan se transporte sur le terrain judiciaire. Les victimes ont porté plainte au tribunal de première instance de Kankan contre des responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Taliby Dabo, Mamby Camara et Cie, des responsables du RPG Arc-en-ciel de Kankan, sont visés par une plainte du FNDC, un mouvement qui se bat contre une modification de la Constitution au bénéfice d’Alpha Condé. En effet, des opposants au projet de tripatouillage de la Constitution ont été pris à partie et sérieusement molestés le 30 avril dernier à Kankan par des partisans du régime en place en Guinée.

C’est pour protester contre cette agression et demander réparation que les membres du FNDC ont saisi la justice à Kankan. Une plainte en bonne et due forme a été déposée devant qui de droit pour « attaque barbare, coups et blessures, vol de matériel violation du siège de PADES ».

Dans la matinée de lundi 20 mai 2019, des membres du FNDC de Kankan, composé des partis politiques de l’opposition, se sont rendus dans les locaux du tribunal de première instance de Kankan. Selon nos informations, l’affaire devait être présentée devant un juge ce lundi. Finalement, ça c’est limité à une rencontre à huit clos entre les membres du FNDC et le Procureur de la République, Aly Touré.

Sory Kouyaté

Selon Sory Kouyaté, coordinateur de l’Union des Forces Républicaines (UFR) à Kouroussa, « nous avons porté plainte contre les membres du RPG au tribunal de première instance de Kankan. Le procureur a jugé bon de nous entendre. Ce matin nous sommes venus, tous les membres du front sont là, on l’a rencontré, il nous a dit que notre plainte est recevable et de rester à l’écoute, qu’il nous informera au courant de cette semaine ».

Par ailleurs, Sory Kouyaté a fait savoir son optimisme par rapport à ce bras de fer qui oppose le FNDC au parti au pouvoir. « L’espoir d’abord nous a amené à venir vers la justice. Les faits sont là, ils sont indéniables et je crois que la justice ne peut pas nier la vérité. Donc, nous comptons suivre cette affaire jusqu’à la fin », a-t-il lancé.

Interrogé par notre reporter, le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré a confirmé l’information selon laquelle, le parquet allait appeler les membres du Front courant cette semaine pour la suite de cette affaire.

A rappeler que Taliby Dabo, Mamby Camara, Djènè Mady Keïta, Moussadjan Condé, Aboubacar Condé, Babou Cherif et Adama Keïta (Donso), tous du RPG, sont pointés du doigt par le FNDC, qui les accuse d’avoir orchestré leur agression au siège du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES).

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Pénurie d’eau à Kindia : les raisons, selon le responsable local de la SEG

20 mai 2019 à 14 02 25 05255

Comme la plupart des préfectures du pays, la ville de Kindia fait face à un déficit de fourniture d’eau. Plusieurs quartiers de la commune urbaine reçoivent l’eau fournie par la SEG de façon alternée. Ce qui fait que les habitants de ces zones rencontrent d’énormes difficultés pour se procurer de l’eau.

Pour connaître les raisons de la faible desserte de la ville en eau, un correspondant de Guineematin.com à Kindia est allé à la rencontre de Souleymane Wassan Bah, directeur régional de la Société des Eaux de Guinée (SEG).

Souleymane Wassan Bah

Selon ce responsable, c’est la baisse du niveau d’eau à la rivière Kilissi qui est à l’origine de cette situation. « La rivière a presque tari, le niveau d’eau a baissé. Donc c’est ce qui fait qu’on a des problèmes. Cette source d’approvisionnement tourne actuellement avec une seule pompe. Et une seule pompe ne peut pas donner de l’eau aux 33 quartiers au même moment. C’est pourquoi, on est obligé de faire le délestage.

Mais qu’à cela ne tienne, y a certains quartiers quand même qui gagnent de l’eau chaque jour. Vu la situation géographique de la ville de Kindia, certains quartiers doivent forcément gagner de l’eau par délestage. Surtout à partir du mois de mars jusqu’à la mi-mai, on a des sérieux problèmes parce que les 2 pompes de refoulement ne pourront pas tourner à la fois. C’est une seule qui marche en raison de la baisse du niveau de l’eau à la rivière », a dit Souleymane Wassan Bah.

Le directeur régional de la SEG à Kindia explique que c’est la déforestation qui est à la base du tarissement de cette source d’eau. « Cette source est une rivière, ce n’est pas un fleuve. Avant, ça ne tarissait pas, mais maintenant avec la déforestation, ça tarit. La source de Kilissi est complètement dévastée par les paysans. Il faut que les gens arrêtent de couper les arbres au niveau de la source, sinon les prochaines années seront pires », prévient-il.

Mais, pour trouver solution au problème de fourniture d’eau à la ville de Kindia, le responsable local de la SEG estime qu’il faut que la société puisse avoir une deuxième source d’eau. Là-dessus, il interpelle le gouvernement. « Pour résoudre ce problème, il faut forcément que la commune urbaine ait une 2ème source d’approvisionnement. Parce qu’avec une seule pompe, la pression qui vient en ville, c’est 7 barres. Maintenant avec les 7 barres, un client qui est 400 ou 450 mètres d’altitude comme les quartiers Tafory, Kénéndé, Banlieue, Sinaniya, Condetta, Cassia 1,2 et 3, Sambaya, Wondi, ne peuvent pas avoir l’eau avec une seule pompe.

Donc, pour que les 33 quartiers de Kindia gagnent de l’eau au même moment, moi je sollicite une deuxième source d’approvisionnement en eau potable. A ce moment, l’équation sera résolue mais la SEG seule ne peut pas faire ça. Il faut l’appui du gouvernement parce que Kilissi seulement ne suffit pas à l’heure actuelle. Ensuite, je vais ajouter que si le gouvernement veut améliorer la desserte en eau, moi je ne souscris à la solution des forages au centre urbain de Kindia. Parce qu’à Kindia ici, il y a trop de sable. Et en saison sèche, ça tarit rapidement. Donc, il y aura toujours des problèmes ou des crises d’eau », a dit Souleymane Wassan Bah.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 518 888

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Labé : « je reprends mon poste de chef de quartier de Lombonna », martèle Elhadj Tanou Bah

20 mai 2019 à 12 12 37 05375
Elhadj Amadou Tanou Bah

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, certains citoyens du quartier Lombonna, dans la commune urbaine de Labé, réclamaient ces derniers temps le remplacement de leur chef de quartier, absent de la Guinée pour cause de maladie. Mais, après plusieurs jours de traitement en Tunisie, Elhadj Amadou Tanou Bah est revenu au bercail et a tenu à mettre les points sur les i, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis l’érection de Lombonna en quartier en 1998, c’est Elhadj Amadou Tanou Bah qui dirige la dite localité. Mais ces derniers temps, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer son remplacement.

Selon ceux qui réclament le départ du chef de quartier, la maladie d’Elhadj Amadou Tanou Bah ne lui permet plus d’exercer ses fonctions. L’autre raison invoquée pour contester le chef de quartier est liée à son voyage pour la Tunisie. Elhadj Tanou est parti se soigner sans laisser le cachet avec ses collaborateurs, comme c’est souvent le cas, a-t-on appris sur place.

Plusieurs jours après cette grogne de certains citoyens de Lombonna, le chef de quartier brise le silence et remet les pendules à l’heure. Selon Elhadj Amadou Tanou Bah, il est apte continuer d’exercer ses fonctions de chef de quartier. « Tout ce bruit s’est passé derrière moi. J’étais parti pour la Tunisie pour me faire soigner, car le bras et l’épaule me faisaient mal. En plus de cela, j’avais un petit souci lié à la parole. Mais Dieu merci, à présent, je vais très bien. Ceux qui disaient que j’ai eu une paralysie des membres se trompent », a-t-il tenu à préciser.

Parlant de l’autre pan de la revendication des citoyens, à savoir la question sur le cachet, le chef de quartier de Lombonna en a expliqué les raisons. « Par rapport au cachet du quartier, c’est moi-même qui l’ai déposé auprès du maire. Pourquoi ? La raison est simple. D’habitude, quand je me déplace, je laisse le cachet dans les mains des autres membres du conseil du quartier. Mais cette fois ci, ce qui m’a surpris, quant ils ont compris que je dois voyager pour me faire traiter en Tunisie, trois de mes collaborateurs sont venus me réclamer le cachet du quartier. Chose inhabituelle et cela m’a donné directement une autre idée, car j’ai douté de leur moralité. Qu’est ce qu’ils allaient faire de ce cachet à mon absence ? Je ne savais pas. C’est pourquoi, avant mon départ, j’ai déposé le cachet auprès du maire, tout en lui disant que si jamais un de mes collaborateurs venait derrière moi pour valider un quelconque document, de bien vérifier l’authenticité du papier avant d’apposer le cachet du quartier. Comme je suis de retour, je suis reparti récupérer le cachet du quartier et à partir de là, je reprends mon poste de chef de quartier. Les autres, chacun n’a qu’à conserver son poste », a lancé le chef de quartier.

Pour finir, Elhadj Amadou Tanou Bah est largement revenu sur quelques réalisations qu’il a effectuées dans le quartier avant de remercier les autorités communales, préfectorales, les leaders religieux pour avoir géré sa contestation à son absence. Tout de même, il ambitionne développer le quartier, renforcer les liens entre tous les citoyens pour le maintien de la paix dans ce quartier périphérique sur les 28 que compte la commune urbaine.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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