Kankan : une boutique défoncée au marché Dibida, le présumé voleur mis aux arrêts

2 septembre 2019 à 20 08 05 09059

L’insécurité devient grandissante dans la commune urbaine de Kankan, surtout à cette période de saison pluvieuse. Dans le cadre de la lutte contre le fléau, un jeune a été mis aux arrêts par les services de gardiennage du marché Dibida dans la matinée de ce lundi 2 septembre 2019. Âgé d’une vingtaine d’années, le présumé voleur a été transféré à la garnison du camp Soundjata Keïta de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits se sont déroulés dans le grand marché Dibida, situé en plein cœur du centre-ville de Kankan. Le présumé voleur, un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, a été appréhendé muni de plusieurs objets tranchants et une quantité de chanvre indien.

adjudant Dogbo Béavogui

Selon les explications de l’adjudant Dogbo Béavogui, gardien les lieux, il a mis main sur le présumé voleur alors que ce dernier avait fini de faire son opération « C’est tôt dans la matinée que le jeune est venu ouvrir avec force la boutique. Nous étions assis quand soudain on a entendu un grand bruit. Comme les voleurs viennent nombreux et ils sont souvent armés, nous nous sommes approchés pour faire un tir de sommation derrière lui. Il s’est sauvé avec un carton d’huile. Comme les alentours du marché sont aussi gradés par nos amis militaires, ils nous ont aidés à le poursuivre. Quand on l’a arrêté, il nous a présenté des excuses, arguant qu’il ne va plus le refaire. On lui a aussi demandé où se trouvaient ses amis, il nous a dit qu’ils ont tous fui. Après, il s’est mis dans la peau d’un malade mental ».

Tiranké Diakité, propriétaire de la boutique défoncée

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, la propriétaire de la boutique défoncée, Tiranké Diakité, dit avoir été informée par une de ses voisines que les militaires l’attendaient au marché. « C’est une voisine qui m’a appelé ce matin, en me disant qu’une personne vient de l’appeler pour l’informer que ma boutique a été défoncée. C’est ainsi que j’ai emprunté une moto pour y aller. A 7h, j’ai trouvé qu’ils ont cassé la porte, ils ont fait sortir les produits, des tissus dakarois déjà cousus, ainsi que des voiles. Ils ont désordonné le contenu et emporté une quantité de marchandises. Mais, au moment qu’on les arrêtait, il y avait un carton d’huile cosmétique qui a été récupéré par les militaires. C’est la 4ème fois qu’on nous vole, mais ce dernier est le premier à se faire arrêter ».

Le sous-lieutenant Ibrahima Keïta, en service au camp militaire de Kankan

Le sous-lieutenant Ibrahima Keïta, en service au camp militaire de Kankan, invite les citoyens à faire preuve de vigilance et à appuyer les services de sécurité dans la lutte contre l’insécurité. « On a été informé de l’arrestation d’un présumé voleur au marché. Aussitôt, nous sommes allés et nous l’avons embarqué avec les objets volés. J’ai fait le compte-rendu à mes supérieurs. Après vérification, on va le remettre à qui de droit pour le déférer à la justice. Les citoyens doivent nous aider à mieux faire notre travail. On le fait pour tout le monde. Nous seuls, on ne peut rien faire. Donc, s’ils nous donnent des renseignements, ça nous aidera ».

Malgré la prise de nouvelles dispositions pour freiner ce phénomène, les cas de vol nocturne sont devenus récurrents à Kankan. Le dernier cas en date s’est produit il y a un mois : une boutique de vente d’objets électroniques avait été défoncée et vidée de son contenu par des présumés malfrats jusqu’ici en cavale.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Siguiri : un cortège de mariage fait un mort et une vingtaine de blessés

23 août 2019 à 19 07 20 08208

Un mini bus qui faisait partie d’un cortège de mariage s’est renversé ce vendredi, 23 août 2019, dans la sous-préfecture de Doko (Préfecture de Siguiri). L’accident a causé la mort d’une personne et plusieurs autres ont été blessées, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Un moment de joie et de fête qui se transforme en tristesse et désolation. C’est à cela que l’on a assisté ce vendredi à Siguiri. De nombreux citoyens qui rentraient d’une cérémonie de mariage à Kolita, localité relevant de la sous-préfecture de Doko, ont été victimes d’un accident de la circulation. C’est un mini bus dans lequel ils se trouvaient qui s’est renversé alors qu’ils quittaient Kolita pour la commune urbaine de Siguiri.

« On était partis à une cérémonie de mariage à Kolita. Après le mariage, nous nous sommes embarqués pour rentrer. Nous, nous étions devant et le bus qui est tombé était derrière nous, le chauffeur du bus voulait nous dépasser. C’est dans cette manœuvre que le véhicule s’est renversé et les pneus se sont retrouvés en l’air. Je ne connais pas le nombre exact de blessés parce qu’il y avait beaucoup de personnes dans le bus, mais je sais qu’il y a eu un mort », a expliqué un témoin qui a parlé sous anonymat.

Juste après l’accident, les passagers du mini bus ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Selon Dr Balla Keïta, le responsable des urgences du centre hospitalier, un jeune homme a été tué et 18 autres personnes ont été blessées dans l’accident. « Nous avons reçu plusieurs accidentés, dont un qui a trouvé la mort et 18 blessés. Parmi ces 18, il y a 3 cas graves qui ont été évacués à Bamako », a dit le médecin.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Cinq ponts coupés à Faranah : plusieurs localités inaccessibles

20 août 2019 à 16 04 13 08138

L’annonce a été faite par le sous-préfet de Banian à l’occasion d’une visite que le préfet de Faranah a effectuée dans la localité. Plusieurs districts de commune rurale ainsi qu’une autre sous-préfecture voisine sont inaccessibles. C’est l’effondrement de cinq ponts qui est à l’origine de cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Muté il y a plusieurs mois à Faranah, le préfet, Elhadj Ibrahima Kalil Keïta, a entamé hier, lundi 19 août 2019, une tournée dans les différentes collectivités de la préfecture. Selon l’autorité préfecture, ce périple vise à aller au contact des populations, connaître leurs préoccupations et chercher à apporter des solutions aux problèmes rencontrés sur le terrain. La sous-préfecture de Banian a été la première étape de cette tournée.

Dans son discours de bienvenue, le sous-préfet de Banian, Sékou Touré, a commencé par saluer les réalisations du régime Alpha Condé dans la localité, citant plusieurs chantiers financés par l’ANAFIC. Cependant, il a regretté l’effondrement de 5 ponts qui rendent plusieurs localités quasiment inaccessibles de nos jours.

« En plus des réalisations dont nous avons bénéficiées, nous sollicitons auprès de vous la construction urgente de cinq (5) ponts détruits par les grandes crues sur la piste Banian-Kobiköro. Car dix (10) districts de Banian et la sous-préfecture de Kobiköro sont entièrement coupés de Banian », a déclaré le sous-préfet, ajoutant que « nous soutenons fermement la révision de la constitution, nous disons OUI à la nouvelle constitution ».

Après Banian, le préfet et sa suite ont mis le cap sur Tiro. Là aussi, le sous-préfet Gassim Doumbouya a salué les actions de développement menées par le pouvoir en place dans la localité. « Monsieur le Préfet, nous profitons de cette journée symbolique pour vous dire que notre sous-préfecture a bénéficié des grandes œuvres de notre très cher président, le Professeur Alpha Condé, à travers l’ANAFIC.

Et, nous ne cesserons jamais d’exprimer tout notre sentiment de reconnaissance et notre soutien sans condition dans la réadaptation de notre constitution pour la paix et la cohésion sociale (…) Le changement promis par notre président est qualitatif et harmonieux. Nous lui souhaitons une longue vie et une santé de fer pour que vive la Guinée dans la paix et la prospérité », a dit monsieur Doumbouya.

Ibrahima Kalil Kéïta, préfet de Faranah

A l’issue de cette journée, le préfet de Faranah a fait le point de ces visites : « nous avons commencé cette tournée ce lundi par la sous-préfecture de Banian. Les autorités locales et la population se sont fortement mobilisées dans la joie. Nous avons visité le bureau du maire en construction. Ce chantier évolue très bien. Les populations ont réaffirmé leur attachement aux idéaux du président de la République et ont exprimé leur adhésion à la révision de la constitution guinéenne.

Même son de cloche à Tiro. Là, le maire de la commune rurale de Tiro, Bangaly Major Oularé, au nom de ses citoyens, a exprimé sa colère par rapport au retard et à la mauvaise qualité des travaux du chantier du grand marché. J’ai recensé tous les problèmes à ce niveau, je vais rendre compte au gouverneur. Ainsi, nous allons convoquer l’entrepreneur pour qu’il s’explique. Si ce retard n’est pas motivé, nous allons prendre une décision », a annoncé Elhadj Ibrahima Kalil Keita.

Mais, il faut dire que le plus urgent est la réhabilitation des 5 ponts coupés entre Banian et Kobikörö pour éviter que ces localités ne soient complètement coupées du reste du pays.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
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Faranah : Mamoudou Magassouba installé au poste de procureur par intérim

11 août 2019 à 11 11 30 08308

Le nouveau procureur de la République par intérim près le Tribunal de Première Instance de Faranah a été installé dans ses fonctions le vendredi, 09 août 2019. Mamoudou Magassouba reprend ainsi un poste qui était jusque-là vacant, suite au décès de l’ancien procureur, Mamoudou Lébéré Baldé. La cérémonie a eu lieu en présence des autorités administratives de Faranah, des élus locaux, du Procureur Général près de la Cour d’Appel de Kankan, des forces de sécurité, de la notabilité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La cérémonie fait suite à l’arrêté Nº5039/MJ/CAB/2019 du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, en date du 1er août 2019, portant nomination d’un Procureur de la République par intérim. Mamoudou Magassouba vient remplacer le regretté Mamoudou Lébéré Baldé, arraché à l’affection des siens le 16 mai dernier.

Dans son discours, le gouverneur de Faranah, Sadou Kéita, a laissé entende que cette passation de service « est une juxtaposition de remords et de joie qui fait la beauté de la vie et qui est une contradiction non antagonique ». Ensuite, il a invité le procureur entrant à une application rigoureuse de la loi.

De son côté, le procureur de la République entrant, Mamoudou Magassouba, a promis de se servir du bâton et de la carotte vis-à-vis des officiers de police judicaire. « J’entends mettre en application une action publique cohérente, efficace et lisible, fondée sur une démarche pragmatique et réaliste… Il y aura la tenue à jour d’un registre de discipline des officiers de la police judiciaire, car des sanctions seront entreprises contre les plus indélicats et les meilleurs quant à eux, bénéficieront d’une notation et, aucune excuse ne sera accordée à un officier de police judiciaire qui se saisit d’un dossier civil ».

Dans sa brève allocution, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Kankan, Yaya Kairaba Kaba, a exhorté le procureur entrant « à avoir une relation saine, rigoureuse, fondée sur le strict respect de la loi avec les collaborateurs immédiats qui sont les Officiers de police judiciaire, placés sous la direction du procureur de la République, qui est le directeur des enquêtes et la chaîne pénale ».

En outre, Yaya Kairaba Kaba a fait savoir qu’il entend également entreprendre, après les vacances judiciaires, une tournée à l’effet de renouveler les habilitations pour les Officiers de Police Judiciaire (OPJ) et à accorder de nouvelles habilitations pour ceux d’entre eux qui méritent d’intégrer les rangs.

Toutefois, prévient le Procureur Général près la Cour d’Appel de Kankan, « tout OPJ qui manquera du respect à son directeur, qui n’exécute pas ses instructions, qui viole délibérément, de façon répétée, les exigences liées à la garde à vue, la première mesure attentatoire à la liberté individuelle, se verra retirer son habilitation ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 /660 27 27 07

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Vol de carburant à l’EDG de Kankan : plusieurs travailleurs de la société condamnés

24 juillet 2019 à 11 11 35 07357

Le tribunal de première instance de Kankan a condamné hier, mardi 23 juillet 2019, plusieurs personnes en service à la centrale de l’EDG à Kankan. Ces travailleurs de l’Electricité de Guinée ont été reconnus coupables de vol et complicité de vol de carburant. Ils ont écopé de peines allant de 2 à 10 ans d’emprisonnement, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cinq personnes, interpellées suite à l’arrestation d’un agent de l’EDG de Kankan en possession de bidons de carburant volés le 27 juin dernier, ont comparu ce mardi devant le tribunal correctionnel de la ville. Il s’agit de Lancinè Traoré, l’agent pris avec les bidons de carburant volés, Ansoumane Damaro Camara directeur de la centrale de l’EDG à Kankan, Lancinè Koma Traoré, Mory Kanté et Bangaly Doumbouya, tous en service au sein de cette centrale électrique.

Le premier était poursuivi pour vol aggravé et coups et blessures volontaires. Il avait, en effet, grièvement blessé Laye Keïta, un membre de la coordination de la jeunesse de Kankan, qui tentait d’immobiliser sa voiture après le vol. Les autres comparaissaient pour complicité de vol et négligence. 13 autres personnes citées dans cette affaire n’ont pas comparu. Ces prévenus sont cavale.

A la barre, Lancinè Traoré a reconnu sans détour les faits qui lui sont reprochés. « Je travaille à l’EDG depuis 2013. Dans la journée du jeudi, 27 juin 2019, j’étais au service. J’ai rempli les bidons, je suis venu klaxonner mais il n’y avait personne à la porte, donc c’est moi-même qui ai ouvert la porte pour sortir. C’est par peur que j’ai trimballé Laye Keïta qui voulait voir ce qui se trouvait dans mon véhicule juste avant mon arrestation », a-t-il déclaré.

Le prévenu a refusé cependant de répondre à la question du procureur relative aux motifs de ce vol et à la destination du carburant volé. Il a prononcé un simple « Désolé » suite à cette interrogation. De leur côté, les 5 autres prévenus ont tous nié les faits qui leur reprochés, assurant qu’ils ne sont nullement impliqués dans ce vol.

Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan
Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

Après avoir écouté tous les prévenus, le tribunal a clôturé les débats et a ouvert la phase des réquisitions et plaidoiries. Dans ses réquisitions, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré, a demandé au tribunal de retenir tous les prévenus dans les liens de la culpabilité, à l’exception de Bangaly Doumbouya qui était en congé à Conakry au moment faits.

Pour la répression, il a requis 10 d’emprisonnement contre Lancinè Traoré et les treize autres qui sont en fuite, et 3 ans d’emprisonnement contre trois prévenus ayant comparu. Le procureur a demandé aussi la relaxe pure et simple de Bangaly Doumbouya.

Me Mohamed II Kourouma, avocat de la défense
Me Mohamed II Kourouma, avocat de la défense

De son côté, Me Mohamed II Kourouma, avocat de la défense, a déploré d’abord ce qu’il qualifie de poursuites sélectives de la part du ministère public, mais aussi et surtout le manque de preuves contre la plupart des prévenus. Il a demandé au tribunal de renvoyer quatre des cinq prévenus ayant comparu à des fins de poursuite et de condamner Lancinè Traoré un an d’emprisonnement assorti de sursis, soulignant qu’il n’y a pas eu de vol mais plutôt tentative de vol.

Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal a suspendu l’audience pour 30 minutes. A la reprise, le verdict est tombé. La juridiction a reconnu tous les prévenus, excepté Bangaly Doumbouya, coupables des faits de vol, coups et blessures volontaires et complicité de vol et de recel.

Pour la répression, le tribunal a condamné Lancinè Traoré et les 13 qui sont en fuite à 10 ans d’emprisonnement et au payement de 2 millions de francs guinéens d’amende. Ansoumane Damaro Camara le directeur de la centrale, Lancinè Koma Traoré et Mory Kanté, tous ayant comparu, ont écopé chacun de 2 ans d’emprisonnent et le payement de 500 mille francs d’amende. Bangaly Doumbouya qui était à Conakry au moment des faits, lui, a été relaxé.

Après la lecture du verdict, la défense, par l’intermédiaire de Me Mohamed II Kourouma, a annoncé qu’elle va interjeter appel de cette décision.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Faranah : 8 enseignants et une candidate condamnés pour fraude à l’examen

24 juillet 2019 à 10 10 52 07527

Huit enseignants, épinglés pour fraude pendant les examens nationaux de 2019, ont été jugés par le tribunal de première instance de Faranah. Six d’entre eux ont été reconnus coupables des faits et condamnés à six mois de prison assortis de sursis.

Le verdict est tombé avant-hier, lundi 22 juillet 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

En effet, Le mercredi 10 juillet dernier, dix (10) enseignants correcteurs des épreuves du BEPC, dont 5 de la commission Histoire, et 5 autres de la commission Rédaction ont été éliminés par un délégué de la coordination des examens nationaux pour la région administrative de Faranah. Le délégué avait soupçonné les dix prévenus d’avoir violé les textes concernant la double correction. Selon lui, « les premiers correcteurs mettaient des notes distinctives sur les copies des candidats pour guider les deuxièmes correcteurs dans la notation. Cela faisait que les notes du premier correcteur et du second se rapprochaient de trop ».

Sur les dix enseignants, huit ont été jugés au tribunal de Faranah. Selon nos informations, six d’entre eux ont été reconnus coupables des faits et condamnés à six mois de prison assortis de sursis. Ils ont été également condamnés à une amende de 200 mille francs guinéens chacun. Les deux autres, à savoir Alpha Fofana et Amara Traoré, ont été renvoyés des fins de la poursuite pour délit non constitué.

Par contre, deux prévenus qui n’ont pas accepté de comparaître ont été jugés par défaut. Reconnus coupables, Aly Boffa Sylla et Sayon Touré ont été condamnés à un an de prison ferme et un mandat d’arrêt a été décerné contre eux à l’audience.

Parallèlement à cette procédure, il y a une fille du nom de Fanta Damba Camara, candidate au baccalauréat unique 2019, option Sciences Mathématiques, qui était également poursuivie pour fraude à l’examen. A la barre, elle a reconnu les faits. Selon elle, c’est un certain Fodé qui l’aurait aidé à travers son téléphone qu’elle détenait dans la salle d’évaluation. Fanta Damba Camara a été condamné à six (6) mois de prison, assortis de sursis avec une amende de 200 000 francs guinéens.

Issoufou Fofana, substitut du procureur de la république près le Tribunal de Première Instance de Faranah,
Issoufou Fofana, substitut du procureur de la République près le TPI de Faranah

Issoufou Fofana, substitut du procureur de la république près le Tribunal de Première Instance de Faranah, a lancé un appel aux citoyens : « Je profite pour lancer un message à l’endroit de la population de Faranah, parce qu’on dit souvent, « n’enseigne pas qui le veut, mais qui le peut ». Et quand on dit « qui le peut », les gens pensent qu’il s’agit de la compétence académique seulement ou avoir un bon niveau dans les Sciences ou en Littérature, alors qu’au delà de la compétence académique et intellectuelle, ils doivent aussi avoir la probité morale. L’enseignant, c’est un éducateur, c’est un modèle, c’est un guide social, c’est quelqu’un à qui on confie la vie de la nation. L’Etat ne peut pas débourser des montants colossaux pour doter la Guinée de demain de cadres hautement compétitifs et que ceux à qui on a confié cette éducation là se prêtent à des pratiques peu catholiques. Ce que ces enseignants ont fait est contraire au règlement en vigueur, parce qu’il y a les règlements généraux qui régissent les concours et examens en République de Guinée, sans oublier encore l’arrêté conjoint à ces différents textes là qui s’ajoutent au Code Pénal, en ses articles 686, 687 et 688. Donc, ce n’était pas normal ce qu’ils ont fait et c’est pourquoi ils ont eu quelques brimades de la part du ministère public, qui leur a rappelé leur obligation en tant qu’enseignant. Il ne faudrait pas que nos enseignants se transforment en comploteur, en fraudeur contre l’Etat. Il faudrait qu’ils soient des modèles pour leurs élèves », a laissé entendre le magistrat.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
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Vol de motos à Faranah : « on se demande ce que font les services de sécurité »

18 juillet 2019 à 20 08 48 07487

Les vols par effractions se multiplient et font de plus en plus de victimes à Faranah. Le dernier cas en date est survenu dans la nuit du mardi au mercredi, 17 juillet 2019, au quartier Abattoir 2, dans la commune urbaine. Des individus non identifiés ont soustrait frauduleusement deux motos pendant que leur propriétaire dormait. La victime s’inquiète de la montée en puissance du banditisme et dénonce le laxisme des services de sécurité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Mamady Anna Oularé alias « MAO », professeur de Mathématiques au lycée Gamal Abdel Nasser de Faranah, est la victime de ce cambriolage nocturne. Les voleurs ont profité de son sommeil pour ouvrir son magasin et enlever deux des quatre motos qui y étaient garées. « Le mardi soir, après les révisions, je suis rentré à 21 heures, très fatigué, à la maison. J’ai garé ma moto dans le magasin et j’ai fermé pour aller me coucher.

C’est une moto toute neuve que je viens juste d’acheter et qui n’avait pas encore de plaque d’immatriculation. Il y a avait trois autres motos dont deux KTM dans le magasin. Lorsque le muezzin a appelé pour la prière de l’aube, je me suis levé pour prendre les ablutions et aller à la mosquée. C’est à ce moment que j’ai su que des gens sont venus nuitamment pour prendre les deux grosses motos et ont laissé les deux motos KTM sur place », a-t-il expliqué.

Ce vol vient s’ajouter à plusieurs autres enregistrés ces derniers temps à Faranah. Une situation inquiétante pour Mamady Anna Oularé qui se demande à quoi servent tous les services de sécurité présents dans la ville. « Je demande aux agents de sécurité de bien veiller à la sécurité des personnes et leurs biens. Les voleurs ont fait assez de victimes. Nous les citoyens, nous avons vraiment peur. On se demande vraiment ce que les agents des services de sécurité font à Faranah », a dit cette victime.

Reste à savoir quelle sera la réaction des services de sécurité de Faranah face à cette situation. Pour l’heure en tout cas, aucun responsable des différents cas de vols et de braquages, enregistrés ces derniers temps, n’a été retrouvé.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Route nationale Mamou-Faranah : l’accident d’un bus fait 3 morts et 3 blessés

17 juillet 2019 à 18 06 38 07387

Dans la soirée d’hier, mardi 16 juillet 2019, un grave accident de la circulation a été enregistré à Mama, un village situé à 5 km de la ville de Faranah. Les trois corps des défunts et les trois blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Faranah. Selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est suite à un excès de vitesse que le bus immatriculé RC-9462-AQ s’est renversé aux environs de 19 heures.

A en croire un survivant de cet accident, le bus ne transportait pas des passagers. Il était à l’essai, après sa réparation (puisqu’il était garé à Faranah à cause d’une panne), que l’accident est survenu. « Au cours de l’essayage, les mécaniciens ont trouvé un camion au bord de la route. Mais, puisqu’ils étaient en vitesse, en voulant éviter ce camion, ils se sont retrouvés dans le ravin ! Trois d’entre eux ont eu peur et ils ont sauté. Malheureusement, le véhicule s’est renversé sur eux dans le ravin. Et, c’est grâce à l’intervention des membres du syndicat des transporteurs et des agents de la police routière qu’un autre camion benne a été déplacé pour soulever le véhicule des corps, après 3 heures sous le véhicule ».

 capitaine de la police Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah,
Le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière

Selon le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah, à leur arrivée sur les lieux, les 4 pneus du bus étaient en l’air, le chauffeur et deux mécaniciens étaient coincés sous le bus. Et, c’est lui qui a informé le syndicat des transporteurs de cet accident. « Puisqu’on n’a pas grue, le syndicat a appelé un citoyen qui a envoyé une benne. On a attaché des chaînes sur la benne pour tirer. C’est comme ça que nous avons pu récupérer les corps pour les transporter à l’hôpital régional de Faranah ».

Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l'hôpital régional de Faranah
Dr. Ibrahima Solo Condé

Egalement interrogé par Guineematin.com, Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l’hôpital régional de Faranah a confirmé avoir reçu les trois corps et les trois blessés.

Après le réquisitoire du responsable de la police, Dr. Ibrahima Solo Condé a lui aussi déploré le non suivi des véhicules et l’excès de vitesse par certains chauffeurs qui oublient souvent que la moindre erreur peut coûter la vie à de nombreuses personnes.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
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Faranah : pose de la première pierre de la toute première école du village Mandou

16 juillet 2019 à 22 10 39 07397

Depuis sa fondation il y a de cela des siècles, le village de Mandou, relevant du district de Sèköra, dans la sous-préfecture de Sankaran Beindou, n’a jamais eu d’école. Malgré la fertilité de son sol et la qualité de ses productions, ce secteur est toujours resté enclavé. Mais, grâce à l’initiative présidentielle en faveur des communautés rurales, ce village sera doté dans quatre (4) mois d’une école de trois classes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La pose de la première pierre pour la construction de cette école a eu lieu hier lundi, 15 juillet 2019, en présence des autorités préfectorales de Faranah, des autorités communales de Beindou, et de nombreux citoyens de Mandou et des villages environnants.

Après la présentation des noix de cola, le maire de la commune rurale de Beindou, Koura Mory Oularé, a pris la parole pour dire toute sa satisfaction devant ce geste. « L’honneur m’échoit, au nom de toute la population de la commune rurale de Beindou, de remercier tous ceux qui ont pris part à cette cérémonie, surtout l’entreprise Guinée Construction pour le patriotisme qu’elle a exprimé. D’autres entreprises n’ont pas accepté de venir ici à cause de l’état de la route. Mais, cette entreprise a accepté de venir travailler. Ainsi, je demande à la population de Mandou de s’organiser pour entretenir leur route afin de faciliter la circulation des personnes et de leurs biens. Je ne veux pas entendre que vous avez créé des problèmes aux travailleurs qui sont venus. Ces travailleurs sont là pour vous et non contre vous .Si vous collaborez bien avec ces travailleurs, ils vont bien respecter les normes et le travail qui sera fait va longtemps durer », a fait remarquer monsieur Oularé.

De son côté, le Directeur Général de l’entreprise en charge de réaliser ces infrastructures, Bintou Mady Oularé, a rappelé l’importance de construire une école pour les communautés. « Je commence par remercier le président de la République, son excellence Professeur Alpha Condé, pour son initiative allant dans le sens du développement de nos communautés à la base. La construction de ces infrastructures n’est pas fortuite. C’est pour permettre aux enfants qui sont dans ce village d’être scolarisés. Ce que j’ai beaucoup aimé dans cette cérémonie, c’est qu’il y’a plusieurs filles ici qui doivent être scolarisées. Le travail qui doit être réalisé comprend trois salles de classe, qui seront dotées de tables- blancs ; une maison d’une chambre et salon, bien électrifiée, avec une douche interne, plus un magasin, des latrines et un forage. Le bâtiment qui servira de logement d’enseignant sera dans une cour. Le délai de réalisation est de quatre (4) mois. Au nom de cette entreprise, je m’engage à respecter ce délai contractuel afin de remettre les clefs aux ayant-droit à la date indiquée », a laissé entendre Bintou Mady Oularé.

Pour sa part, la représentante du préfet à la cérémonie, madame Fatoumata Kourouma, a dégagé l’importance de la scolarisation de la jeune fille. Elle a également invité les parents à scolariser toutes les filles ayant l’âge d’aller à l’école dans ce village et de bannir les mariages précoces et forcés.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Grave accident de la circulation à Faranah : 5 morts et 14 blessés

15 juillet 2019 à 10 10 14 07147

Cinq personnes ont péri et quatorze autres ont été blessées dans un accident de la circulation survenu le samedi, 13 juillet 2019, à Faranah. C’est un car transportant de passagers, en provenance de Conakry, qui s’est renversé, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Faranah.

C’est à Sanankoro, district relevant de la sous-préfecture de Tiro, situé à plus de 40 km de la ville de Faranah que cet accident mortel s’est produit. Selon nos informations, c’est un car en provenance de la capitale qui s’est renversé, alors que le chauffeur tentait de tenter de dévier un camion-citerne qu’il a rencontré dans un virage. Trois passagers du bus sont décédés sur place et 16 autres ont été blessés.

Les trois corps ont été conduits à l’hôpital régional de Faranah et les seize blessés à l’hôpital préfectoral de Kissidougou. « Nous avons reçu trois corps. Parmi eux, il y a deux qui sont de Faranah et un qui est de Koyama (Macenta). Mais nous n’avons pas reçu de blessés, ils ont préféré envoyer les blessés à Kissidougou parce que là-bas c’est un peu plus proche du lieu de l’accident que l’hôpital de Faranah », a expliqué Docteur Ibrahima Solo Condé, en service aux urgences de l’hôpital régional de Faranah.

A Kissidougou, deux autres personnes ont succombé de leurs blessures. Il s’agit d’une fillette de 3 ans et d’une dame dont les deux bras avaient été coupés lors de l’accident. Ce qui a porté à 5 le nombre de morts et à 14 celui des blessés. Ces derniers continuent de recevoir des soins dans cet établissement hospitalier.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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BEPC à Faranah : plus de 20 cas de crises chez des élèves en une seule journée

13 juillet 2019 à 11 11 41 07417

La journée d’hier, vendredi 12 juillet 2019, a été marquée par une série inquiétante de crises dans deux centres d’examen de la commune urbaine de Faranah. En tout, 22 candidates au BEPC sont tombées à la suite de crises dans ces centres, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Mamady Traoré

C’est au centre Salé Laye Samoura que le plus grand nombre de crises est intervenu. Au moins 15 filles en ont été victimes à cet endroit, selon Mamady Traoré, le délégué du centre. « Aujourd’hui, beaucoup de filles sont tombées par suite de crises dans notre centre. Certains nous ont dit que ces filles sont atteintes de maladie de diables. Ces crises ont commencé vers la fin de la première épreuve. Une candidate est tombée dans la salle 4 à 2 minutes de la fin de cette épreuve, on a réussi à la maîtriser. On a appelé ses parents qui sont venus apporter son médicament, on a pu gérer ça. Maintenant, avant le lancement de la deuxième épreuve, 3 autres filles ont fait des crises dans la même salle. Et cela s’est répercuté dans les autres salles, au moins 15 candidates sont tombées », a-t-il expliqué.

Les responsables du centre ont transporté toutes ces filles à la direction. Ils ont contacté les parents de certaines d’entre elles qui ont apporté des médicaments. Mais, il a fallu finalement faire appel à un marabout qui est venu réciter les invocations. Ce qui a permis de réveiller toutes les filles qui sont allées continuer leur examen, à l’exception d’une seule. Cette dernière a dû abandonner pour rentrer à la maison.

Au centre Aviation aussi, 7 candidates ont piqué crise en cette avant dernière journée. Selon le délégué de ce centre, Souleymane Taïré Diallo, toutes ces filles ont pu se relever et continuer leur examen. « Ce matin, quand on a lancé la deuxième épreuve (Biologie), il y a eu des cris au niveau d’une salle. Directement, je suis parti constater que c’est une fille qui a fait une crise. Les élèves voulaient la prendre mais je leur ai dit de la laisser. J’ai appelé un surveillant de cette salle et un surveillant de chacune des deux salles qui sont à côté, puisqu’il y a deux surveillants par salle. On a pris la fille pour l’envoyer au secrétariat. On a un professeur qui enseigne dans une école franco-arabe qui est venu réciter des versets sur elle, et elle s’est levée. Mais, peu de temps après, une autre fille est tombée dans une autre salle. On a fait la même chose. Nous avons enregistré sept (7) cas, et heureusement, Dieu nous a aidé, on a pu gérer tous ces cas. Les sept (7) filles ont continué leur examen », s’est-il réjoui.

Avec ces crises à répétition, les responsables des deux centres concernés ont dû sensibiliser les candidats et les surveillants. Ils les ont exhortés à garder le calme et la sérénité, assurant qu’il s’agit là d’une situation passagère qui n’a rien de grave.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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BEPC à Faranah : 10 correcteurs éliminés pour avoir mis des notes distinctives sur certaines copies

11 juillet 2019 à 10 10 32 07327

Alors que les candidats au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) marquent une pause ce jeudi, 11 juillet 2019, après trois jours d’évaluation, les révélations de cas de fraude se multiplient. Dans la préfecture de Faranah, ce sont dix (10) enseignants commis à la correction des épreuves du brevet, cinq de la commission Histoire et 5 autres de la commission Rédaction, qui ont été éliminés par un délégué de la coordination des examens nationaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La découverte et l’élimination de ces dix (10) fraudeurs a eu lieur hier mercredi. Selon nos informations, ces correcteurs ont violé les textes concernant la double correction. « Les premiers correcteurs mettaient des notes distinctives sur les copies des candidats pour guider les deuxièmes correcteurs dans la notation. Ce qui faisait que les notes du premier correcteur et du second se rapprochaient de trop. Ce qui a été descellé par l’envoyé du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation pendant sa mission de supervision à Faranah », a confié à notre reporter une source proche du dossier.

Joint au téléphone, le délégué de la coordination des examens nationaux pour la région administrative de Faranah, Sayon Camara, a expliqué ce qui s’est passé. « Je suis arrivé ce mercredi matin à Faranah. Après avoir visité quelques centres, où il a été constaté du sérieux, où tout le dispositif était mis en place, conformément aux termes de référence de la mission, on est allé au niveau des commissions de correction et de secrétariat. Arrivé au niveau du secrétariat de correction, il nous a été donné de constater que nos collègues n’ont pas obtempéré aux textes concernant le principe de la double correction. Parce que, le premier correcteur doit tout simplement mettre les notes dans son cahier et il ne doit pas mettre de bic sur le papier. Effectivement, le premier correcteur mettait une note sur la copie afin que le second, dès qu’il voit ça, il mettra un ou deux points, en tout cas il ne communique plus. C’étaient des trucs qui sont cachés dans les traités des candidats. J’ai commencé par regarder les fiches de centralisation pour regarder les notes d’abord. En regardant de près, j’ai vu que les notes se rapprochaient de trop. Donc, je suis allé vers les copies, c’est là où j’ai pu découvrir maintenant cela. Et conformément aux textes, on a tout simplement cherché à les faire remplacer. J’ai demandé à l’inspecteur régional de l’éducation de prendre ses responsabilités », a expliqué monsieur Camara.

Après avoir pris en flagrant délit ces malfaiteurs, Sayon Camara a instruit à l’Inspecteur Régional de l’Education de Faranah à prendre ses dispositions pour les faire remplacer conformément aux textes. Les autorités éducatives ont aussitôt agi pour leur remplacement. Les remplaçants vont venir des préfectures de Dabola, Kissidougou et des sous-préfectures relevant de Faranah.

À noter que l’organisation des examens nationaux de la session 2019 a connu des critiques acerbes. Le choix des surveillants et des correcteurs a fait un grincement de dents partout en ville. A cela s’ajoute le fait que le Directeur Préfectoral de l’Education de Faranah reste hostile à la presse. L’ouverture d’une enquête sur le déroulement des examens nationaux de cette année à Faranah est plus que nécessaire.

Nous y reviendrons !

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Campagne nationale de reboisement : Kissidougou tout à fait prête pour les travaux

7 juillet 2019 à 7 07 54 07547
Colonel Keïta Mamady Saïba, Directeur général de l'office guinéenne des parcs et réserves,
Colonel Keïta Mamady Saïba, Directeur général de l’office guinéenne des parcs et réserves

Comme annoncé précédemment, une mission conjointe du ministère de l’Environnement et celui de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes est en tournée actuellement à l’intérieur du pays. Une tournée organisée en prélude au lancement de la campagne nationale de reboisement, initiée par le président Alpha Condé. Après la préfecture de Faranah, la mission s’est rendue hier, samedi 06 juin 2019, à Kissidougou, où elle a eu des séances de travail avec les acteurs concernés, rapporte l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans cette préfecture.

A leur arrivée à Kissidougou, les membres de cette mission ont eu des entretiens avec les autorités administratives, les élus locaux, les services techniques déconcentrés de leurs départements respectifs, ainsi que la jeunesse. Ils ont également visité plusieurs sites de reboisement, identifiés dans le cadre de la mise en œuvre du projet de lutte contre le réchauffement climatique.

Dans cette préfecture, ce sont 50 hectares qui vont être reboisés, selon le Colonel Keïta Mamady Saïba, directeur général de l’office guinéen des parcs et réserves. « Kissidougou, dans les temps passés, était considéré comme la porte d’entrée de la Guinée forestière. Mais, aujourd’hui, quand vous voyez l’écosystème forestier et la situation géographique, les différents cours d’eau qui sont là, les espèces endémiques qui étaient là dans le passé, commencent à disparaître. C’est pourquoi, on s’est dit qu’il faut tout faire pour redémarrer cet écosystème pour que Kissidougou revienne à sa place. Dans le passé, Kissidougou avait 8 à 9 mois de pluie. Aujourd’hui, Kissidougou n’a pas ça, elle a aujourd’hui 4 à 6 mois maximum. C’est un désastre pour l’écosystème. Il faut soutenir cette activité de reboisement pour que le fleuve Niger puisse commencer à revivre et donner vie aux populations qui tirent leur source de vie dans ce grand fleuve », a-t-il dit.

Sur le terrain, cette initiative est vivement saluée. Et, selon le directeur préfectoral de l’Environnement, des Eaux et Forêts de Kissidougou, le Commandant Djiba Koné, plusieurs pépinières sont disponibles pour permettre de mener à bien ce projet. « En plus de notre mission de sensibilisation pour inviter la jeunesse à protéger l’environnement et procéder à la restauration de notre environnement, une telle initiative est à saluer. Nous sommes vraiment prêts, nous avons déjà des pépinières qui sont prêtes pour la campagne non seulement au niveau des privées, mais aussi au niveau de la section des eaux et forêts. Il y a suffisamment de plants pour exécuter ce projet », a souligné le responsable.

De son côté, Elhadj Souleymane Kouyaté, le Directeur préfectoral de la jeunesse de Kissidougou, assure aussi avoir les outils nécessaires pour commencer les travaux. « A Kissidougou, nous avons récencé 142 associations et ONG de jeunes à vocation agricole. Et en 2014, le président de la République nous avait octroyé deux tracteurs et quatre motoculteurs qui sont toujours opérationnels. Nous sommes prêts à œuvrer pour atteindre l’objectif de reboisement pour que la Guinée ne soit pas un pays désertique. Parce que qui dit développement, dit une jeunesse disponible pour son pays. Et ici à Kissidougou, nous avons une jeunesse engagée à exécuter le travail sur le terrain dans toute la préfecture », a-t-il laissé entendre.

Après Kissidougou, la mission des ministres en charge de l’Environnement et de la Jeunesse va se rendre dans la préfecture de Dabola, pour poursuivre ses travaux préparatoires de la campagne nationale de reboisement au compte de l’année 2019, et dont le lancement officiel est prévu le 11 juillet prochain à Dubréka. Financée à plus de 16 milliards de francs guinéens, cette campagne vise à planter 1693 arbres dans les zones ciblées.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Faranah : des agents de l’Environnement et leurs partenaires s’apprêtent à reboiser 55 hectares

6 juillet 2019 à 7 07 52 07527

Les autorités guinéennes multiplient les initiatives visant à restaurer et à préserver les forêts. Ce mois de juillet s’annonce comme une période dédiée aux campagnes de restauration des essences forestières. Pour y arriver, des cadres des ministères de l’Environnement et de la Jeunesse se sont déployés dans la région de Faranah pour la vérification des informations collectées en relations avec les sites de reboisement, les pépinières, les plants et l’état des lieux des forêts classées, rapporte l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans la région.

Après avoir signé l’accord de Paris sur le changement climatique, le président Alpha Condé semble résolument engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et à contrer l’avancée de la désertification dans le pays. C’est dans cette dynamique qu’une délégation du Ministère de l’Environnement, accompagnée de ses partenaires, s’est rendue dans la ville de Faranah ce vendredi, 5 juillet 2019. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre d’une mission de prospection de terrain pour une prise de contact et de travail avec l’ensemble des acteurs dans toutes les préfectures, a-t-on appris sur place.

Durant cette mission de 7 jours, ces cadres de l’Environnement vont se rendre à Dabola, Kissidougou et Dinguiraye où ils vont mener des activités qui sont entre-autres: converser avec les autorités administratives, les élus locaux et les services techniques déconcentrés afin d’identifier et valider les sites de reboisement, formaliser l’engagement des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet…

Colonel Abdoulaye Oularé, conseiller du ministre de l'Environnement
Colonel Abdoulaye Oularé

Le conseiller du ministre de l’Environnement et chef de la délégation, le Colonel Abdoulaye Oularé, est revenu sur les points touchés durant cette journée de travail. « A Faranah, nous avons pris contact avec toutes les autorités au niveau régional et les différents services techniques, aussi bien de la jeunesse que du secteur de l’environnement, et cette prise de contact nous a permis de mettre en exergue la véritable appropriation des autorités à la fois administratives et des structures techniques concernées par ce reboisement. Elle nous a également permis d’évaluer concrètement la faisabilité. Dans la situation actuelle, nous avons déjà fait une première évaluation d’une première pépinière à disposition dans la commune urbaine de Faranah et dans cette pépinière nous avons pu dénommer environs 11 mille plantes appartenant à différentes espèces à la fois forestières et fruitières pour les 55 hectares qui ont été concédés à la préfecture de Faranah. La disponibilité en plants, tant au niveau de la commune urbaine que dans les cantonnements forestiers, va permettre de couvrir la superficie à reboiser », a-t-il expliqué.

Sadou-Keita-gouverneur-de-Faranah
Sadou Keita

De son coté, le gouverneur de la région de Faranah, Sadou Keïta, a salué l’initiative avant d’exhorter les acteurs à une stratégie à long terme pour permettre la pérennisation du reboisement. « Il ne faut pas reboiser pour reboiser, lorsqu’on veut reboiser par exemple à Faranah 10 hectares, au moins qu’on mette 7 hectares à reboiser et l’argent destiné aux 3 autres, on voit comment gérer cela afin d’entretenir les plantes. Si non, c’est un perpétuel recommencement », a-t-il suggéré.

Adjudent-chef Mory Fodé, inspecteur régional de l'environnement des eaux et forêts de Faranah,
Adjudent-chef Mory Fodé

L’inspecteur régional de l’environnement des eaux et forêts de Faranah, l’adjudant-chef Mory Fodé Diané, s’est dit engagé à entamer des travaux sur le terrain et à accompagner l’initiative du président de la République. « Nous sommes prêts à recevoir ce projet, parce que vous n’êtes pas sans savoir que l’écosystème est devenu fragile, le couvert végétal est complètement détruit par les activités anthropiques. Si Mr le président a eu l’initiative de contribuer à la restauration du couvert végétal, je pense que c’est une très bonne idée. Nous les cadres de Faranah, nous avons pris des précautions, le service technique a déjà identifié les sites à reboiser et les superficies ont été attribuées et en fonction de cela, les contrats seront donnés aux ONG et les plateformes de jeunesse qui vont réaliser le reboisement sur ces sites. Dans les 55 hectares prévus, le fleuve Niger à pris une grande partie étant donné que ce fleuve là est partagé par 10 pays », a expliqué l’adjudant-chef Mory Fodé Diané.

De Faranah, Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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ISAV de Faranah : des étudiants engagés à défendre la nouvelle constitution

2 juillet 2019 à 18 06 24 07247

Une nouvelle section du mouvement JAC (J’aime Alpha Condé) vient de naître à l’Institut des Sciences Agronomiques et Vétérinaires (ISAV) de Faranah. Son objectif est de défendre et promouvoir le projet de nouvelle constitution en vue de son adoption. Ce mouvement a été présenté hier, lundi 1er juillet 2019, aux responsables du RPG Arc-en-ciel et au préfet de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette cérémonie a eu lieu dans la salle de conférence de la préfecture, en présence du préfet, Ibrahima Kalil Keïta, et des responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. A cette occasion Dr Fodé Keïta, coordinateur de la section universitaire et président du mouvement JAC à l’ISAV, a indiqué que « l’objectif principal, c’est de faire connaître les jeunes gens qui accompagnent les actions du président de la République : ils ne peuvent pas rester dans l’ombre parce qu’ils agissent. On a vu des résultats à l’ISAV, quand on appelle à un rassemblement autour des différentes missions qui sont passées à l’institut, ce sont eux qui représentent les 70 % dans la salle.

Donc on ne peut pas rester sans les faire connaître par l’autorité, c’est des jeunes gens auxquels on doit confier la Guinée de demain, et pour ça il faut d’abord les connaître et connaître réellement ceux qui sont engagés pour le développement du pays (…) L’initiative de la création de la section universitaire est présidentielle, puisque le président, dans le souci de bien manager la Guinée, a besoin de la jeunesse.

Nous nous savons que nous avons 70% de la population qui sont des jeunes, mais des jeunes qui sont comment ? Des jeunes qui n’ont pas d’emploi, qui divaguent. Pour les contenir, il faut créer une section qui peut les gérer, qui peut gérer leur avenir propre à eux parce que s’ils sont conscientisés, ils sont orientés, ils peuvent beaucoup faire », a-t-il déclaré.

Prenant la parole, Gasim Doukouré, secrétaire général de la section universitaire du mouvement JAC à l’ISAV de Faranah, a exprimé le soutien de son groupe au projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut faire adopter. « Nous sommes d’accord pour la modification de la constitution, on va soutenir le Pr Alpha Condé dans son programme de développement de la Guinée. Nous disons oui à la nouvelle constitution, nous disons à la jeunesse d’accepter cela. La constitution n’est pas un dogme ni une religion pour dire qu’on ne la change pas. Comme les philosophes le disent : les vérités d’aujourd’hui peuvent être les mensonges de demain. Donc au fil du temps, il peut y avoir de changement, et ce changement est là pour le bien-être de la population guinéenne », a dit le porte-parole des étudiants.

Cette action de ces étudiants a été vivement saluée par Abou Traoré, secrétaire fédéral du RPG Arc-en-ciel à Faranah. Le responsable du parti au pouvoir s’en félicite et appelle les étudiants à travailler sur le terrain. « C’est un sentiment de satisfaction et de joie qui m’anime aujourd’hui suite au travail abattu par les responsables de l’ISAV, notamment Dr Fodé Keïta pour faire rayonner le parti non seulement à l’ISAV mais aussi dans la préfecture de Faranah.

Cette nouvelle section doit continuer le combat dans la logique d’aider non seulement le président de la République mais aussi pérenniser notre parti RPG. L’échéance qui pointe à l’horizon, c’est la révision constitutionnelle, et ces jeunes-là doivent connaître le bien-fondé de ça (…) Aujourd’hui, il y a eu beaucoup de changements, donc la constitution aussi doit être adaptée à l’état actuel des choses en Guinée », a-t-il laissé entendre.

De son côté, le préfet de Faranah et membre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, a remercié les étudiants pour leur engagement avant de leur promettre tout son soutien. « Chers étudiantes et étudiants, je vous remercie pour votre engagement politique et vous remercie pour votre visite. Nous sommes à votre disposition pour qu’ensemble on puisse travailler pour exécuter le programme de développement du Pr Alpha Condé. Nous sommes à votre disposition parce que vous êtes à notre disposition, cela forme une famille », a dit Ibrahima Kalil Keïta.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Faranah : un présumé voleur de moto échappe de justesse à un lynchage

29 juin 2019 à 12 12 07 06076
Mohamed Kéita, président de l’association des taxi-motards de Faranah,
Mohamed Kéita, président de l’association des taxi-motards de Faranah

L’insécurité prend de l’ampleur à Faranah avec une multiplication des cas de vol. Le dernier cas en date s’est produit dans la soirée d’hier vendredi, 28 juin 2019. Un inconnu, qui a subtilisé l’engin d’un conducteur de mototaxi, a failli se faire lyncher par une foule en colère. Il n’a eu son salut que grâce à l’intervention des gendarmes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce vol de moto est le deuxième cas en l’espace de deux jours à Faranah. Ce dernier cas a provoqué la colère des taxi-motards qui ont voulu en finir avec le voleur, pris la main dans le sac et remis aux autorités.

Selon Mohamed Kéita, président de l’association des taxi-motards de Faranah, il a fallu beaucoup de diplomatie pour que le pire soit évité dans cette affaire. « J’étais au garage pour réparer mon véhicule. De là-bas, un de mes chefs de ligne m’a appelé pour m’informer de ce cas de vol. Il m’a dit que le suspect a été transféré à la maison centrale. Quand je suis arrivé là-bas, j’ai trouvé beaucoup de conducteurs que j’ai réussi à canaliser. Ils ont quitté les lieux. Plus tard, on m’a informé qu’ils sont allés au domicile du présumé voleur et qu’ils voulaient y mettre le feu. Je suis parvenu à les en dissuader. Puis, ils sont repartis vers la maison centrale qu’ils voulaient casser. Avec certains chefs de ligne, on leur a expliqué que s’ils cassaient les lieux, beaucoup de tueurs, de coupeurs de route et autres voleurs vont s’échapper. Ce qui va multiplier les cas de crimes dans la ville. Ils ont fini par comprendre nos conseils », a expliqué monsieur Kéita.

Souleymane 1 Traoré, substitut du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah,
Souleymane 1 Traoré

Interrogé sur la question, Souleymane 1 Traoré, substitut du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, a promis qu’il va engager des poursuites contre le présumé auteur du vol. « C’est un présumé voleur qui a été appréhendé par la sûreté de Faranah et par la suite, le directeur m’a informé de cette situation, en indiquant qu’il y a une foule qui s’est mobilisée dans la cour de la sûreté, qu’il avait un problème réel parce que la population voulait le lyncher. Donc, quand j’ai été appelé, j’ai informé l’escadron mobile numéro 13 de Faranah qui est venue pour maintenir la sécurité de la sûreté. Nous avons rencontré le syndicat des moto-taxis, on les a assurés que justice sera dite et que la vérité va jaillir. Le présumé auteur est en garde à vue et dès demain samedi, les enquêtes vont commencer non seulement par rapport à lui, mais aussi par rapport à ses éventuels complices et coauteurs possibles », a dit l’empereur des poursuites.

En outre, Souleymane 1 Traoré a lancé un appel au calme. « Je lance un appel à la population à la retenue. Je sais que la population a soif de la justice, c’est pourquoi les gens manifestent. Et puis, il y a une confiance qu’il faut restaurer entre la population et la justice. Au nom du parquet, je rassure la population que la justice va triompher et que la vérité sera dite dans cette affaire de façon publique. Je leur dis qu’ils n’ont pas besoin de se rendre justice eux-mêmes, parce qu’un lynchage salit non seulement l’image de la ville de Faranah, mais aussi ne permettra pas que la vérité jaillisse parce qu’il y a les éventuels complices, les éventuels coauteurs. Et, c’est une enquête qui permettra de démanteler tous ces réseaux », a-t-il laissé entendre.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Débat à l’ISAV de Faranah : faut-il changer ou pas la Constitution ?

26 juin 2019 à 16 04 45 06456
Alpha Condé veut changer la Constitution guinéenne pour rester au pouvoir après son 2ème et dernier mandat

Alors que promoteurs et opposants au 3ème mandat pour Alpha Condé sont dans des positions irréductibles, le débat prend forme dans les institutions d’enseignement supérieur de la Guinée. C’est dans ce cadre qu’une mission d’enseignants, venue de Conakry, a été reçue hier mardi, 25 juin 2019, à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah. Les débats ont porté sur la question de savoir si on peut toucher à une Constitution ou pas, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est un des amphithéâtres de l’ISAV de Faranah qui a servi de cadre à cette rencontre, en présence des cadres régionaux et préfectoraux. De nombreux étudiants ont pris part à cette conférence-débat.

Le gouverneur de la région de Faranah, Sadou Kéita, s’est réjoui de la tenue d’un tel débat à l’ISAV. « Je me réjouis à plus d’un titre de constater cette forte mobilisation à l’appel des autorités. Je remercie sincèrement les étudiants qui ont voulu que ce cadre réponde réellement à la vocation d’une université. Parce qu’en réalité, l’université est un cadre de débat, un cadre d’échanges et c’est cela que nous ressentons ce matin. Cette mission, comme elle n’est pas venue pour simplement lire des textes, elle a souhaité que ce cadre soit une tribune d’échange d’expérience, d’échange d’idées pour que plus jamais qu’on ne se trompe sur ce qui nous est commun. Il s’agit donc de savoir pourquoi une nouvelle Constitution pour la Guinée. C’est à la réponse à cette question que cette mission a été déployée. Ce n’est pas d’enseigner, mais dire la réalité scientifique et écouter les questions, les amendements, parce que ça va être un débat contradictoire entre vous et nous. Nous allons jusqu’à comprendre que c’est nécessaire et chacun va véhiculer le message », a dit le gouverneur.

Sory Sidibé

Pour sa part, Sory Sidibé, enseignant-chercheur, politologue de formation, chef de mission, est revenu sur la nécessité de ce débat porté par les intellectuels. « Nous avons décidé d’échanger avec les intellectuels, d’échanger avec les étudiants, le monde universitaire sur la question, est-ce qu’une Constitution est à changer ? Est-ce qu’on peut toucher à une Constitution ? C’est d’abord l’explication. Ce n’est pas pour dire il faut soutenir la révision constitutionnelle ou il ne faut pas soutenir. C’est de savoir est-ce qu’une Constitution est touchable ? Donc, on démontre qu’il y a eu l’existence des recherches plus scientifiques avant notre naissance, qui démontrent qu’une Constitution est bel et bien changeable. Comme l’a dit un penseur : « une Constitution est à faire, à défaire et à refaire ». Donc, c’est une œuvre humaine qu’on peut changer, on peut l’adapter à la réalité du pays. Pourquoi nous les enseignants ? Parce que c’est un travail pédagogique, c’est un travail scientifique. Soyons clairs, le débat de la Constitution, il faut les juristes, il faut les politologues, il faut les sociologues qui doivent s’exprimer sur la problématique de la Constitution. Nous avons retenu que le débat est posé dans les milieux universitaires, c’est ce qui est plus important. Le débat n’est pas tabou. Il faut que tout le monde s’approprie du débat », a laissé entendre Sory Sidibé.

Aboubacar Soumah, étudiant en Licence 3 du département Vulgarisation Agricole, a suivi le débat. Selon lui, il y a de l’incohérence dans les propos du conférencier. « Personnellement, j’ai vu pas mal d’incohérences, surtout dans les propos du conférencier. Parce que d’une partie, en répondant à une question, il a dit que la modification de la Constitution ne fait pas allusion au changement des conditions de vie de la population. Mais, moi je me pose la question, pourquoi maintenant nous changeons la Constitution ? Pendant que c’est le peuple qui décide, et tout ce que le gouvernement fait, il le fait pour le peuple. Et si les conditions de vie de la population ne se sont pas améliorées, pourquoi modifier la Constitution ? Aujourd’hui on l’appelle bâtisseur de la Guinée (le président Alpha Condé, ndlr). Tous les progrès réalisés, c’est en se référant sur cette Constitution. Aujourd’hui, ils sont fiers en disant qu’il a boosté tous les secteurs. Avec ça, est-ce que nous pouvons espérer à une modification de la Constitution ? Moi, je pense que c’est n’est pas normal, ce n’est pas évident. En toute sincérité, je ne suis pas pour… ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Faranah : Alpha Ibrahima Kéira justifie la nécessité d’une nouvelle Constitution

26 juin 2019 à 13 01 20 06206

Une délégation gouvernementale, conduite par Alpha Ibrahima Kéira, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, est en séjour dans la préfecture de Faranah depuis quelques jours. La visite se situe dans le cadre du lancement des activités de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Pour le ministre, les populations de Faranah se disent favorables à une nouvelle Constitution, en vue de permettre à Alpha Condé de parachever ses œuvres gigantesques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’occasion de sa visite à Faranah, Alpha Ibrahima Kéira a lancé les activités de l’ANAFIC. Il a procédé à la pose de la 1ère pierre pour la construction d’un centre de santé, la construction d’un marché à Tiro, une commune rurale située à 40 km de la ville, l’inauguration d’un forage et de deux machines à piler le riz dans le district de Laya Sando, situé à environ 15 km de la préfecture.

Selon le ministre de la sécurité, « depuis que le Pr Alpha Condé est là, les grands chantiers qu’il a réalisés sont des acquis incommensurables et qui ont justifié en 2015 son plébiscite à la tête de l’Etat guinéen. Il y a également les récentes infrastructure réalisées que ce soit dans le domaine de l’agriculture, dans le domaine des infrastructures routières, dans le domaine de la pêche, de l’automatisation de la femmes, dans le domaine de la création de l’emploi et l’auto-emploie des jeunes, de la lutte contre la pauvreté et surtout la mise en œuvre de l’ANAFIC, qui devient un outil d’autogestion de l’administration des collectivités à la base dans le cadre de la réalisation des infrastructures socio-éducatives. Je crois qu’il était vraiment nécessaire que le gouvernement dépêche cette mission auprès des populations à la base, pour expliquer le bon fonctionnement, pour expliquer les acquis, les réalisation de la gouvernance du Pr Alpha Condé qui a reçu mandat du peuple de Guinée pour sortir la Guinée de la léthargie du retard économique et faire de la Guinée un Etat émergent ».

Par ailleurs, Alpha Ibrahima Kéira a dit qu’au cours de cette visite dans les collectivités, les populations ont interpellé la délégation sur la nécessité de permettre au président Alpha Condé de parachever ses actions en faveur des guinéens. « Nous étions venus également dans le cadre de cette mission pour écouter le peuple, écouter les forces vives à la base, pour enregistrer leurs doléances, leurs préoccupations. Mais, nous avons été aussi interpellés par la population pour que le président de la république puisse parachever ses œuvres gigantesques, son grand dessein pour le peuple de Guinée. Les populations de Faranah, unanimement, par leurs élus locaux, porte-voix des populations, dans une déclaration, ont demandé respectueusement au président de la République de proposer une nouvelle Constitution au peuple de Guinée. Donc, le message là m’a été remis et devant tout le monde dans la maison des jeunes de Faranah, dans les localités, les communes rurales, les districts, partout où nous sommes passés », a expliqué le ministre de la sécurité.

En outre, parlant de l’installation des antennes préfectorales du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), monsieur Kéira a fait Faranah n’en fera pas partie. « Depuis notre arrivée à Faranah, nous avons remarqué d’ailleurs une exception. C’est qu’aujourd’hui, il y a une structure qui se fait appeler FNDC, qui s’installe, d’après les réseaux sociaux, dans toutes les préfectures. Je ne sais pas si c’est vrai. Mais, à Faranah ici ça n’existe pas et les jeunes ne cessent vraiment de manifester leur unité d’action et leur soutien inconditionnel au président de la République et lui demandent de tout faire pour faire honneur au peuple de Guinée et lui proposer un bel avenir par la voie d’une nouvelle Constitution… Je crois que ce message là est bien reçu, il est bien mis dans une enveloppe et on le remettra à notre retour à qui de droit, son excellence Pr Alpha Condé, le bâtisseur ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Début de la Guinée à la CAN 2019 : Faranah entre enthousiasme et confiance

22 juin 2019 à 17 05 52 06526

A quelques heures de l’entrée en lice de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019, une ambiance festive règne ce samedi, 22 juin 2019 à Faranah. Plusieurs jeunes, aux couleurs de la Guinée, circulent à travers la ville avec des engins jouant de la musique dédiée au Syli national. Les supporters affichent pleine confiance et certains se prêtent même à un jeu de pronostic, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Décryptage !

Lanciné Keïta, enseignant
Lanciné Keïta souhaite une victoire du Syli national de Guinée

Lanciné Keïta, enseignant : aujourd’hui, c’est une journée de joie dans la mesure où l’équipe nationale, le Syli de Guinée, va affronter la formation malgache en Egypte, c’est la Guinée qui doit se mobiliser fortement pour la défense du tricolore guinéen. Alors, le 11 national, qu’il soit rassuré que le peuple de Guinée en général, et la jeunesse en particulier, l’accompagne et le soutient inconditionnellement pour aller jusqu’au bout c’est à dire la victoire finale. Donc, j’invite tout le peuple de Guinée à se mobiliser derrière le Syli qui est un bien commun pour notre République, pour une victoire éclatante.

Par rapport aux défaites lors des matchs amicaux, cela ne me décourage pas parce que le recul du mouton n’annonce pas la fin du combat, et pour mieux sauter, il faut d’abord reculer. C’est ce recul que notre Syli a fait, vous allez voir les preuves palpables à travers les différentes prestations au cours de cette Coupe d’Afrique des Nations. Je parie que le Syli va gagner sur le score de 2-1 face à la formation malgache.

Madame Aïcha Keita
Madame Aïcha Keita parie sur une victoire du Syli national de Guinée sur un score de 4 à 0

Aïcha Keïta : je suis très enthousiaste par rapport à l’entrée en lice de la Guinée. Je suis derrière notre équipe nationale et je porte lui porte entièrement confiance. Même si on n’a raté nos matchs de préparation, je pense que cela n’aura pas d’impact négatif sur notre prestation à la CAN. Je pense que le staff technique et les joueurs vont tirer les leçons de ces défaites pour aller dans cette compétition. Contre Madagascar, je pronostique un score de 4-0 pour la Guinée.

Sékou Condé

Sékou Condé : on est heureux ici à Faranah parce que le Syli national joue aujourd’hui et nous pensons que notre équipe va gagner par 2-0 et qu’on ira très loin dans cette compétition. C’est vrai qu’on a perdu nos matchs amicaux, mais rappelez-vous que la France avait raté ses maths de préparation de la dernière coupe du monde mais elle a remporté la coupe. Donc moi je garde l’espoir et j’accorde une grande confiance à notre onze national.

L’étudiant, Mohamed Sékou Soumah cite Naby Keitaant Déco, François Kamano et Sory Kaba comme étant les 3 buteurs de ce soir

Mohamed Sékou Soumah, étudiant : nous sommes sortis ce matin parce que c’est notre nation qui joue, notre 11 national. Nos ancêtres ont beaucoup défendu le tricolore rouge jaune vert, donc étant un citoyen patriote de ce pays, je dois manifester ma joie pour quelqu’un qui défend ma nation. C’est ma manière de contribuer à la réussite de cette équipe à la CAN 2019. Pour notre premier match, je parie qu’on va gagner par 3-0 (un but de Sory Kaba, un but de François Kamano et un but de Naby Keïta Déco.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel: 00224 620 24 15 13/ 660 27 27 07

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Incendie à Faranah : la case d’un militant de première heure du RPG dévorée par les flammes

3 juin 2019 à 9 09 53 06536

La série noire des incendies se poursuit dans la préfecture de Faranah. Après de nombreuses zones rurales, c’est autour de la commune urbaine de connaitre un incendie qui a ravagé une case et tout son contenu. Les faits se sont produits le samedi 1er juin 2019 au secteur Donka, du quartier Dandayah, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la case de Bangaly Condé, militant de première heure du RPG et électricien de profession, qui a pris feu au moment où la victime se trouvait à la mosquée. Le drame a fait plusieurs dégâts matériels avec la perte d’un million vingt cinq mille francs guinéens.

Selon la victime, « je suis resté à la mosquée pour installer le groupe électrogène. Mes enfants sont allés me trouver là-bas pour me dire qu’il y a le feu. J’ai quitté la mosquée. Quand je suis arrivé chez moi, j’ai trouvé que la charpente n’était pas tombée encore dedans avec une épaisse fumée. Personne n’osait s’approcher.

J’ai pris le courage de rentrer, parce que les gens avaient peur du courant électrique que j’ai installé dans la case. Je suis venu tirer le fil qui alimentait la concession. Mais, ça n’a rien donné. J’ai compris que ce n’était pas le courant. Personne ne pouvait s’approcher. On a laissé le feu continuer », a dit monsieur Condé.

A la question de savoir si le courant électrique n’est pas à l’origine de cet incendie, Bangaly Condé émet des doutes. « Après l’incendie, je suis rentré vérifier mes installations, pour savoir si effectivement c’est le courant qui est à l’origine du problème. J’ai demandé à Kankou, ma deuxième femme, d’où est venu l’incendie. Elle m’a dit qu’elle était couchée dans la chambre quand elle a vu le feu sous la table.

Or, sous la table, je n’ai que mes outils de travail. Il n’y a pas de courant là-bas. Si c’est sous mon lit, j’allais comprendre. Parce que, sous mon lit, j’ai plus de 4 rallonges là-bas. C’est à partir de là on branche les ventilateurs, les radios, la télévision. Mais, il n’y a pas de courant sous la table », a dit la victime.

En ce qui concerne les pertes, Bangaly Condé dit avoir tout perdu. « J’avais 800 mille FG qui m’avaient été confiés par un voisin, les frais de ses concessions. Il y avait aussi mon propre argent. J’avais 225 mille FG. Je ne peux pas déterminer les dégâts matériels parce que la télévision, les ventilateurs, deux mini chaînes, les postes radio, le lit, les documents….Tout est parti en fumée », a-t-il dénombré.

Devant les pertes subies, Bangaly Condé lance un appel aux bonnes volontés pour lui venir en aide. « Tout mon problème, c’est de dire aux autorités et aux personnes de bonne volonté de me venir au secours. Là où je suis, je n’ai vraiment pas d’espoir maintenant, je n’ai plus rien en mains et je suis un déflaté de la Fonction Publique qui a fait 29 ans de chômage. Ils m’ont fait chômer à cause du parti RPG, c’était le 19 mai 1990.

C’est nous qui transportions les tracts qui disaient que le poisson pourri par sa tête. On a été les premiers à dessiner les tracts-là dans les carrefours. Donc moi, j’ai eu mon problème à partir de là, on m’a déflaté. Jusqu’à aujourd’hui, je chôme. Si aujourd’hui d’autres problèmes s’ajoutent à mon chômage… Je demande à toutes les personnes de bonne volonté de me venir au secours… »

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13/ 660 27 27 07

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