Route nationale Mamou-Faranah : l’accident d’un bus fait 3 morts et 3 blessés

17 juillet 2019 à 18 06 38 07387

Dans la soirée d’hier, mardi 16 juillet 2019, un grave accident de la circulation a été enregistré à Mama, un village situé à 5 km de la ville de Faranah. Les trois corps des défunts et les trois blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Faranah. Selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est suite à un excès de vitesse que le bus immatriculé RC-9462-AQ s’est renversé aux environs de 19 heures.

A en croire un survivant de cet accident, le bus ne transportait pas des passagers. Il était à l’essai, après sa réparation (puisqu’il était garé à Faranah à cause d’une panne), que l’accident est survenu. « Au cours de l’essayage, les mécaniciens ont trouvé un camion au bord de la route. Mais, puisqu’ils étaient en vitesse, en voulant éviter ce camion, ils se sont retrouvés dans le ravin ! Trois d’entre eux ont eu peur et ils ont sauté. Malheureusement, le véhicule s’est renversé sur eux dans le ravin. Et, c’est grâce à l’intervention des membres du syndicat des transporteurs et des agents de la police routière qu’un autre camion benne a été déplacé pour soulever le véhicule des corps, après 3 heures sous le véhicule ».

 capitaine de la police Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah,
Le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière

Selon le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah, à leur arrivée sur les lieux, les 4 pneus du bus étaient en l’air, le chauffeur et deux mécaniciens étaient coincés sous le bus. Et, c’est lui qui a informé le syndicat des transporteurs de cet accident. « Puisqu’on n’a pas grue, le syndicat a appelé un citoyen qui a envoyé une benne. On a attaché des chaînes sur la benne pour tirer. C’est comme ça que nous avons pu récupérer les corps pour les transporter à l’hôpital régional de Faranah ».

Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l'hôpital régional de Faranah
Dr. Ibrahima Solo Condé

Egalement interrogé par Guineematin.com, Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l’hôpital régional de Faranah a confirmé avoir reçu les trois corps et les trois blessés.

Après le réquisitoire du responsable de la police, Dr. Ibrahima Solo Condé a lui aussi déploré le non suivi des véhicules et l’excès de vitesse par certains chauffeurs qui oublient souvent que la moindre erreur peut coûter la vie à de nombreuses personnes.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13/660 27 27 07

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Faranah : pose de la première pierre de la toute première école du village Mandou

16 juillet 2019 à 22 10 39 07397

Depuis sa fondation il y a de cela des siècles, le village de Mandou, relevant du district de Sèköra, dans la sous-préfecture de Sankaran Beindou, n’a jamais eu d’école. Malgré la fertilité de son sol et la qualité de ses productions, ce secteur est toujours resté enclavé. Mais, grâce à l’initiative présidentielle en faveur des communautés rurales, ce village sera doté dans quatre (4) mois d’une école de trois classes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La pose de la première pierre pour la construction de cette école a eu lieu hier lundi, 15 juillet 2019, en présence des autorités préfectorales de Faranah, des autorités communales de Beindou, et de nombreux citoyens de Mandou et des villages environnants.

Après la présentation des noix de cola, le maire de la commune rurale de Beindou, Koura Mory Oularé, a pris la parole pour dire toute sa satisfaction devant ce geste. « L’honneur m’échoit, au nom de toute la population de la commune rurale de Beindou, de remercier tous ceux qui ont pris part à cette cérémonie, surtout l’entreprise Guinée Construction pour le patriotisme qu’elle a exprimé. D’autres entreprises n’ont pas accepté de venir ici à cause de l’état de la route. Mais, cette entreprise a accepté de venir travailler. Ainsi, je demande à la population de Mandou de s’organiser pour entretenir leur route afin de faciliter la circulation des personnes et de leurs biens. Je ne veux pas entendre que vous avez créé des problèmes aux travailleurs qui sont venus. Ces travailleurs sont là pour vous et non contre vous .Si vous collaborez bien avec ces travailleurs, ils vont bien respecter les normes et le travail qui sera fait va longtemps durer », a fait remarquer monsieur Oularé.

De son côté, le Directeur Général de l’entreprise en charge de réaliser ces infrastructures, Bintou Mady Oularé, a rappelé l’importance de construire une école pour les communautés. « Je commence par remercier le président de la République, son excellence Professeur Alpha Condé, pour son initiative allant dans le sens du développement de nos communautés à la base. La construction de ces infrastructures n’est pas fortuite. C’est pour permettre aux enfants qui sont dans ce village d’être scolarisés. Ce que j’ai beaucoup aimé dans cette cérémonie, c’est qu’il y’a plusieurs filles ici qui doivent être scolarisées. Le travail qui doit être réalisé comprend trois salles de classe, qui seront dotées de tables- blancs ; une maison d’une chambre et salon, bien électrifiée, avec une douche interne, plus un magasin, des latrines et un forage. Le bâtiment qui servira de logement d’enseignant sera dans une cour. Le délai de réalisation est de quatre (4) mois. Au nom de cette entreprise, je m’engage à respecter ce délai contractuel afin de remettre les clefs aux ayant-droit à la date indiquée », a laissé entendre Bintou Mady Oularé.

Pour sa part, la représentante du préfet à la cérémonie, madame Fatoumata Kourouma, a dégagé l’importance de la scolarisation de la jeune fille. Elle a également invité les parents à scolariser toutes les filles ayant l’âge d’aller à l’école dans ce village et de bannir les mariages précoces et forcés.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Grave accident de la circulation à Faranah : 5 morts et 14 blessés

15 juillet 2019 à 10 10 14 07147

Cinq personnes ont péri et quatorze autres ont été blessées dans un accident de la circulation survenu le samedi, 13 juillet 2019, à Faranah. C’est un car transportant de passagers, en provenance de Conakry, qui s’est renversé, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Faranah.

C’est à Sanankoro, district relevant de la sous-préfecture de Tiro, situé à plus de 40 km de la ville de Faranah que cet accident mortel s’est produit. Selon nos informations, c’est un car en provenance de la capitale qui s’est renversé, alors que le chauffeur tentait de tenter de dévier un camion-citerne qu’il a rencontré dans un virage. Trois passagers du bus sont décédés sur place et 16 autres ont été blessés.

Les trois corps ont été conduits à l’hôpital régional de Faranah et les seize blessés à l’hôpital préfectoral de Kissidougou. « Nous avons reçu trois corps. Parmi eux, il y a deux qui sont de Faranah et un qui est de Koyama (Macenta). Mais nous n’avons pas reçu de blessés, ils ont préféré envoyer les blessés à Kissidougou parce que là-bas c’est un peu plus proche du lieu de l’accident que l’hôpital de Faranah », a expliqué Docteur Ibrahima Solo Condé, en service aux urgences de l’hôpital régional de Faranah.

A Kissidougou, deux autres personnes ont succombé de leurs blessures. Il s’agit d’une fillette de 3 ans et d’une dame dont les deux bras avaient été coupés lors de l’accident. Ce qui a porté à 5 le nombre de morts et à 14 celui des blessés. Ces derniers continuent de recevoir des soins dans cet établissement hospitalier.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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BEPC à Faranah : plus de 20 cas de crises chez des élèves en une seule journée

13 juillet 2019 à 11 11 41 07417

La journée d’hier, vendredi 12 juillet 2019, a été marquée par une série inquiétante de crises dans deux centres d’examen de la commune urbaine de Faranah. En tout, 22 candidates au BEPC sont tombées à la suite de crises dans ces centres, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Mamady Traoré

C’est au centre Salé Laye Samoura que le plus grand nombre de crises est intervenu. Au moins 15 filles en ont été victimes à cet endroit, selon Mamady Traoré, le délégué du centre. « Aujourd’hui, beaucoup de filles sont tombées par suite de crises dans notre centre. Certains nous ont dit que ces filles sont atteintes de maladie de diables. Ces crises ont commencé vers la fin de la première épreuve. Une candidate est tombée dans la salle 4 à 2 minutes de la fin de cette épreuve, on a réussi à la maîtriser. On a appelé ses parents qui sont venus apporter son médicament, on a pu gérer ça. Maintenant, avant le lancement de la deuxième épreuve, 3 autres filles ont fait des crises dans la même salle. Et cela s’est répercuté dans les autres salles, au moins 15 candidates sont tombées », a-t-il expliqué.

Les responsables du centre ont transporté toutes ces filles à la direction. Ils ont contacté les parents de certaines d’entre elles qui ont apporté des médicaments. Mais, il a fallu finalement faire appel à un marabout qui est venu réciter les invocations. Ce qui a permis de réveiller toutes les filles qui sont allées continuer leur examen, à l’exception d’une seule. Cette dernière a dû abandonner pour rentrer à la maison.

Au centre Aviation aussi, 7 candidates ont piqué crise en cette avant dernière journée. Selon le délégué de ce centre, Souleymane Taïré Diallo, toutes ces filles ont pu se relever et continuer leur examen. « Ce matin, quand on a lancé la deuxième épreuve (Biologie), il y a eu des cris au niveau d’une salle. Directement, je suis parti constater que c’est une fille qui a fait une crise. Les élèves voulaient la prendre mais je leur ai dit de la laisser. J’ai appelé un surveillant de cette salle et un surveillant de chacune des deux salles qui sont à côté, puisqu’il y a deux surveillants par salle. On a pris la fille pour l’envoyer au secrétariat. On a un professeur qui enseigne dans une école franco-arabe qui est venu réciter des versets sur elle, et elle s’est levée. Mais, peu de temps après, une autre fille est tombée dans une autre salle. On a fait la même chose. Nous avons enregistré sept (7) cas, et heureusement, Dieu nous a aidé, on a pu gérer tous ces cas. Les sept (7) filles ont continué leur examen », s’est-il réjoui.

Avec ces crises à répétition, les responsables des deux centres concernés ont dû sensibiliser les candidats et les surveillants. Ils les ont exhortés à garder le calme et la sérénité, assurant qu’il s’agit là d’une situation passagère qui n’a rien de grave.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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BEPC à Faranah : 10 correcteurs éliminés pour avoir mis des notes distinctives sur certaines copies

11 juillet 2019 à 10 10 32 07327

Alors que les candidats au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) marquent une pause ce jeudi, 11 juillet 2019, après trois jours d’évaluation, les révélations de cas de fraude se multiplient. Dans la préfecture de Faranah, ce sont dix (10) enseignants commis à la correction des épreuves du brevet, cinq de la commission Histoire et 5 autres de la commission Rédaction, qui ont été éliminés par un délégué de la coordination des examens nationaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La découverte et l’élimination de ces dix (10) fraudeurs a eu lieur hier mercredi. Selon nos informations, ces correcteurs ont violé les textes concernant la double correction. « Les premiers correcteurs mettaient des notes distinctives sur les copies des candidats pour guider les deuxièmes correcteurs dans la notation. Ce qui faisait que les notes du premier correcteur et du second se rapprochaient de trop. Ce qui a été descellé par l’envoyé du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation pendant sa mission de supervision à Faranah », a confié à notre reporter une source proche du dossier.

Joint au téléphone, le délégué de la coordination des examens nationaux pour la région administrative de Faranah, Sayon Camara, a expliqué ce qui s’est passé. « Je suis arrivé ce mercredi matin à Faranah. Après avoir visité quelques centres, où il a été constaté du sérieux, où tout le dispositif était mis en place, conformément aux termes de référence de la mission, on est allé au niveau des commissions de correction et de secrétariat. Arrivé au niveau du secrétariat de correction, il nous a été donné de constater que nos collègues n’ont pas obtempéré aux textes concernant le principe de la double correction. Parce que, le premier correcteur doit tout simplement mettre les notes dans son cahier et il ne doit pas mettre de bic sur le papier. Effectivement, le premier correcteur mettait une note sur la copie afin que le second, dès qu’il voit ça, il mettra un ou deux points, en tout cas il ne communique plus. C’étaient des trucs qui sont cachés dans les traités des candidats. J’ai commencé par regarder les fiches de centralisation pour regarder les notes d’abord. En regardant de près, j’ai vu que les notes se rapprochaient de trop. Donc, je suis allé vers les copies, c’est là où j’ai pu découvrir maintenant cela. Et conformément aux textes, on a tout simplement cherché à les faire remplacer. J’ai demandé à l’inspecteur régional de l’éducation de prendre ses responsabilités », a expliqué monsieur Camara.

Après avoir pris en flagrant délit ces malfaiteurs, Sayon Camara a instruit à l’Inspecteur Régional de l’Education de Faranah à prendre ses dispositions pour les faire remplacer conformément aux textes. Les autorités éducatives ont aussitôt agi pour leur remplacement. Les remplaçants vont venir des préfectures de Dabola, Kissidougou et des sous-préfectures relevant de Faranah.

À noter que l’organisation des examens nationaux de la session 2019 a connu des critiques acerbes. Le choix des surveillants et des correcteurs a fait un grincement de dents partout en ville. A cela s’ajoute le fait que le Directeur Préfectoral de l’Education de Faranah reste hostile à la presse. L’ouverture d’une enquête sur le déroulement des examens nationaux de cette année à Faranah est plus que nécessaire.

Nous y reviendrons !

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Campagne nationale de reboisement : Kissidougou tout à fait prête pour les travaux

7 juillet 2019 à 7 07 54 07547
Colonel Keïta Mamady Saïba, Directeur général de l'office guinéenne des parcs et réserves,
Colonel Keïta Mamady Saïba, Directeur général de l’office guinéenne des parcs et réserves

Comme annoncé précédemment, une mission conjointe du ministère de l’Environnement et celui de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes est en tournée actuellement à l’intérieur du pays. Une tournée organisée en prélude au lancement de la campagne nationale de reboisement, initiée par le président Alpha Condé. Après la préfecture de Faranah, la mission s’est rendue hier, samedi 06 juin 2019, à Kissidougou, où elle a eu des séances de travail avec les acteurs concernés, rapporte l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans cette préfecture.

A leur arrivée à Kissidougou, les membres de cette mission ont eu des entretiens avec les autorités administratives, les élus locaux, les services techniques déconcentrés de leurs départements respectifs, ainsi que la jeunesse. Ils ont également visité plusieurs sites de reboisement, identifiés dans le cadre de la mise en œuvre du projet de lutte contre le réchauffement climatique.

Dans cette préfecture, ce sont 50 hectares qui vont être reboisés, selon le Colonel Keïta Mamady Saïba, directeur général de l’office guinéen des parcs et réserves. « Kissidougou, dans les temps passés, était considéré comme la porte d’entrée de la Guinée forestière. Mais, aujourd’hui, quand vous voyez l’écosystème forestier et la situation géographique, les différents cours d’eau qui sont là, les espèces endémiques qui étaient là dans le passé, commencent à disparaître. C’est pourquoi, on s’est dit qu’il faut tout faire pour redémarrer cet écosystème pour que Kissidougou revienne à sa place. Dans le passé, Kissidougou avait 8 à 9 mois de pluie. Aujourd’hui, Kissidougou n’a pas ça, elle a aujourd’hui 4 à 6 mois maximum. C’est un désastre pour l’écosystème. Il faut soutenir cette activité de reboisement pour que le fleuve Niger puisse commencer à revivre et donner vie aux populations qui tirent leur source de vie dans ce grand fleuve », a-t-il dit.

Sur le terrain, cette initiative est vivement saluée. Et, selon le directeur préfectoral de l’Environnement, des Eaux et Forêts de Kissidougou, le Commandant Djiba Koné, plusieurs pépinières sont disponibles pour permettre de mener à bien ce projet. « En plus de notre mission de sensibilisation pour inviter la jeunesse à protéger l’environnement et procéder à la restauration de notre environnement, une telle initiative est à saluer. Nous sommes vraiment prêts, nous avons déjà des pépinières qui sont prêtes pour la campagne non seulement au niveau des privées, mais aussi au niveau de la section des eaux et forêts. Il y a suffisamment de plants pour exécuter ce projet », a souligné le responsable.

De son côté, Elhadj Souleymane Kouyaté, le Directeur préfectoral de la jeunesse de Kissidougou, assure aussi avoir les outils nécessaires pour commencer les travaux. « A Kissidougou, nous avons récencé 142 associations et ONG de jeunes à vocation agricole. Et en 2014, le président de la République nous avait octroyé deux tracteurs et quatre motoculteurs qui sont toujours opérationnels. Nous sommes prêts à œuvrer pour atteindre l’objectif de reboisement pour que la Guinée ne soit pas un pays désertique. Parce que qui dit développement, dit une jeunesse disponible pour son pays. Et ici à Kissidougou, nous avons une jeunesse engagée à exécuter le travail sur le terrain dans toute la préfecture », a-t-il laissé entendre.

Après Kissidougou, la mission des ministres en charge de l’Environnement et de la Jeunesse va se rendre dans la préfecture de Dabola, pour poursuivre ses travaux préparatoires de la campagne nationale de reboisement au compte de l’année 2019, et dont le lancement officiel est prévu le 11 juillet prochain à Dubréka. Financée à plus de 16 milliards de francs guinéens, cette campagne vise à planter 1693 arbres dans les zones ciblées.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Faranah : des agents de l’Environnement et leurs partenaires s’apprêtent à reboiser 55 hectares

6 juillet 2019 à 7 07 52 07527

Les autorités guinéennes multiplient les initiatives visant à restaurer et à préserver les forêts. Ce mois de juillet s’annonce comme une période dédiée aux campagnes de restauration des essences forestières. Pour y arriver, des cadres des ministères de l’Environnement et de la Jeunesse se sont déployés dans la région de Faranah pour la vérification des informations collectées en relations avec les sites de reboisement, les pépinières, les plants et l’état des lieux des forêts classées, rapporte l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans la région.

Après avoir signé l’accord de Paris sur le changement climatique, le président Alpha Condé semble résolument engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et à contrer l’avancée de la désertification dans le pays. C’est dans cette dynamique qu’une délégation du Ministère de l’Environnement, accompagnée de ses partenaires, s’est rendue dans la ville de Faranah ce vendredi, 5 juillet 2019. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre d’une mission de prospection de terrain pour une prise de contact et de travail avec l’ensemble des acteurs dans toutes les préfectures, a-t-on appris sur place.

Durant cette mission de 7 jours, ces cadres de l’Environnement vont se rendre à Dabola, Kissidougou et Dinguiraye où ils vont mener des activités qui sont entre-autres: converser avec les autorités administratives, les élus locaux et les services techniques déconcentrés afin d’identifier et valider les sites de reboisement, formaliser l’engagement des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet…

Colonel Abdoulaye Oularé, conseiller du ministre de l'Environnement
Colonel Abdoulaye Oularé

Le conseiller du ministre de l’Environnement et chef de la délégation, le Colonel Abdoulaye Oularé, est revenu sur les points touchés durant cette journée de travail. « A Faranah, nous avons pris contact avec toutes les autorités au niveau régional et les différents services techniques, aussi bien de la jeunesse que du secteur de l’environnement, et cette prise de contact nous a permis de mettre en exergue la véritable appropriation des autorités à la fois administratives et des structures techniques concernées par ce reboisement. Elle nous a également permis d’évaluer concrètement la faisabilité. Dans la situation actuelle, nous avons déjà fait une première évaluation d’une première pépinière à disposition dans la commune urbaine de Faranah et dans cette pépinière nous avons pu dénommer environs 11 mille plantes appartenant à différentes espèces à la fois forestières et fruitières pour les 55 hectares qui ont été concédés à la préfecture de Faranah. La disponibilité en plants, tant au niveau de la commune urbaine que dans les cantonnements forestiers, va permettre de couvrir la superficie à reboiser », a-t-il expliqué.

Sadou-Keita-gouverneur-de-Faranah
Sadou Keita

De son coté, le gouverneur de la région de Faranah, Sadou Keïta, a salué l’initiative avant d’exhorter les acteurs à une stratégie à long terme pour permettre la pérennisation du reboisement. « Il ne faut pas reboiser pour reboiser, lorsqu’on veut reboiser par exemple à Faranah 10 hectares, au moins qu’on mette 7 hectares à reboiser et l’argent destiné aux 3 autres, on voit comment gérer cela afin d’entretenir les plantes. Si non, c’est un perpétuel recommencement », a-t-il suggéré.

Adjudent-chef Mory Fodé, inspecteur régional de l'environnement des eaux et forêts de Faranah,
Adjudent-chef Mory Fodé

L’inspecteur régional de l’environnement des eaux et forêts de Faranah, l’adjudant-chef Mory Fodé Diané, s’est dit engagé à entamer des travaux sur le terrain et à accompagner l’initiative du président de la République. « Nous sommes prêts à recevoir ce projet, parce que vous n’êtes pas sans savoir que l’écosystème est devenu fragile, le couvert végétal est complètement détruit par les activités anthropiques. Si Mr le président a eu l’initiative de contribuer à la restauration du couvert végétal, je pense que c’est une très bonne idée. Nous les cadres de Faranah, nous avons pris des précautions, le service technique a déjà identifié les sites à reboiser et les superficies ont été attribuées et en fonction de cela, les contrats seront donnés aux ONG et les plateformes de jeunesse qui vont réaliser le reboisement sur ces sites. Dans les 55 hectares prévus, le fleuve Niger à pris une grande partie étant donné que ce fleuve là est partagé par 10 pays », a expliqué l’adjudant-chef Mory Fodé Diané.

De Faranah, Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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ISAV de Faranah : des étudiants engagés à défendre la nouvelle constitution

2 juillet 2019 à 18 06 24 07247

Une nouvelle section du mouvement JAC (J’aime Alpha Condé) vient de naître à l’Institut des Sciences Agronomiques et Vétérinaires (ISAV) de Faranah. Son objectif est de défendre et promouvoir le projet de nouvelle constitution en vue de son adoption. Ce mouvement a été présenté hier, lundi 1er juillet 2019, aux responsables du RPG Arc-en-ciel et au préfet de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette cérémonie a eu lieu dans la salle de conférence de la préfecture, en présence du préfet, Ibrahima Kalil Keïta, et des responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. A cette occasion Dr Fodé Keïta, coordinateur de la section universitaire et président du mouvement JAC à l’ISAV, a indiqué que « l’objectif principal, c’est de faire connaître les jeunes gens qui accompagnent les actions du président de la République : ils ne peuvent pas rester dans l’ombre parce qu’ils agissent. On a vu des résultats à l’ISAV, quand on appelle à un rassemblement autour des différentes missions qui sont passées à l’institut, ce sont eux qui représentent les 70 % dans la salle.

Donc on ne peut pas rester sans les faire connaître par l’autorité, c’est des jeunes gens auxquels on doit confier la Guinée de demain, et pour ça il faut d’abord les connaître et connaître réellement ceux qui sont engagés pour le développement du pays (…) L’initiative de la création de la section universitaire est présidentielle, puisque le président, dans le souci de bien manager la Guinée, a besoin de la jeunesse.

Nous nous savons que nous avons 70% de la population qui sont des jeunes, mais des jeunes qui sont comment ? Des jeunes qui n’ont pas d’emploi, qui divaguent. Pour les contenir, il faut créer une section qui peut les gérer, qui peut gérer leur avenir propre à eux parce que s’ils sont conscientisés, ils sont orientés, ils peuvent beaucoup faire », a-t-il déclaré.

Prenant la parole, Gasim Doukouré, secrétaire général de la section universitaire du mouvement JAC à l’ISAV de Faranah, a exprimé le soutien de son groupe au projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut faire adopter. « Nous sommes d’accord pour la modification de la constitution, on va soutenir le Pr Alpha Condé dans son programme de développement de la Guinée. Nous disons oui à la nouvelle constitution, nous disons à la jeunesse d’accepter cela. La constitution n’est pas un dogme ni une religion pour dire qu’on ne la change pas. Comme les philosophes le disent : les vérités d’aujourd’hui peuvent être les mensonges de demain. Donc au fil du temps, il peut y avoir de changement, et ce changement est là pour le bien-être de la population guinéenne », a dit le porte-parole des étudiants.

Cette action de ces étudiants a été vivement saluée par Abou Traoré, secrétaire fédéral du RPG Arc-en-ciel à Faranah. Le responsable du parti au pouvoir s’en félicite et appelle les étudiants à travailler sur le terrain. « C’est un sentiment de satisfaction et de joie qui m’anime aujourd’hui suite au travail abattu par les responsables de l’ISAV, notamment Dr Fodé Keïta pour faire rayonner le parti non seulement à l’ISAV mais aussi dans la préfecture de Faranah.

Cette nouvelle section doit continuer le combat dans la logique d’aider non seulement le président de la République mais aussi pérenniser notre parti RPG. L’échéance qui pointe à l’horizon, c’est la révision constitutionnelle, et ces jeunes-là doivent connaître le bien-fondé de ça (…) Aujourd’hui, il y a eu beaucoup de changements, donc la constitution aussi doit être adaptée à l’état actuel des choses en Guinée », a-t-il laissé entendre.

De son côté, le préfet de Faranah et membre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, a remercié les étudiants pour leur engagement avant de leur promettre tout son soutien. « Chers étudiantes et étudiants, je vous remercie pour votre engagement politique et vous remercie pour votre visite. Nous sommes à votre disposition pour qu’ensemble on puisse travailler pour exécuter le programme de développement du Pr Alpha Condé. Nous sommes à votre disposition parce que vous êtes à notre disposition, cela forme une famille », a dit Ibrahima Kalil Keïta.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Faranah : un présumé voleur de moto échappe de justesse à un lynchage

29 juin 2019 à 12 12 07 06076
Mohamed Kéita, président de l’association des taxi-motards de Faranah,
Mohamed Kéita, président de l’association des taxi-motards de Faranah

L’insécurité prend de l’ampleur à Faranah avec une multiplication des cas de vol. Le dernier cas en date s’est produit dans la soirée d’hier vendredi, 28 juin 2019. Un inconnu, qui a subtilisé l’engin d’un conducteur de mototaxi, a failli se faire lyncher par une foule en colère. Il n’a eu son salut que grâce à l’intervention des gendarmes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce vol de moto est le deuxième cas en l’espace de deux jours à Faranah. Ce dernier cas a provoqué la colère des taxi-motards qui ont voulu en finir avec le voleur, pris la main dans le sac et remis aux autorités.

Selon Mohamed Kéita, président de l’association des taxi-motards de Faranah, il a fallu beaucoup de diplomatie pour que le pire soit évité dans cette affaire. « J’étais au garage pour réparer mon véhicule. De là-bas, un de mes chefs de ligne m’a appelé pour m’informer de ce cas de vol. Il m’a dit que le suspect a été transféré à la maison centrale. Quand je suis arrivé là-bas, j’ai trouvé beaucoup de conducteurs que j’ai réussi à canaliser. Ils ont quitté les lieux. Plus tard, on m’a informé qu’ils sont allés au domicile du présumé voleur et qu’ils voulaient y mettre le feu. Je suis parvenu à les en dissuader. Puis, ils sont repartis vers la maison centrale qu’ils voulaient casser. Avec certains chefs de ligne, on leur a expliqué que s’ils cassaient les lieux, beaucoup de tueurs, de coupeurs de route et autres voleurs vont s’échapper. Ce qui va multiplier les cas de crimes dans la ville. Ils ont fini par comprendre nos conseils », a expliqué monsieur Kéita.

Souleymane 1 Traoré, substitut du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah,
Souleymane 1 Traoré

Interrogé sur la question, Souleymane 1 Traoré, substitut du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, a promis qu’il va engager des poursuites contre le présumé auteur du vol. « C’est un présumé voleur qui a été appréhendé par la sûreté de Faranah et par la suite, le directeur m’a informé de cette situation, en indiquant qu’il y a une foule qui s’est mobilisée dans la cour de la sûreté, qu’il avait un problème réel parce que la population voulait le lyncher. Donc, quand j’ai été appelé, j’ai informé l’escadron mobile numéro 13 de Faranah qui est venue pour maintenir la sécurité de la sûreté. Nous avons rencontré le syndicat des moto-taxis, on les a assurés que justice sera dite et que la vérité va jaillir. Le présumé auteur est en garde à vue et dès demain samedi, les enquêtes vont commencer non seulement par rapport à lui, mais aussi par rapport à ses éventuels complices et coauteurs possibles », a dit l’empereur des poursuites.

En outre, Souleymane 1 Traoré a lancé un appel au calme. « Je lance un appel à la population à la retenue. Je sais que la population a soif de la justice, c’est pourquoi les gens manifestent. Et puis, il y a une confiance qu’il faut restaurer entre la population et la justice. Au nom du parquet, je rassure la population que la justice va triompher et que la vérité sera dite dans cette affaire de façon publique. Je leur dis qu’ils n’ont pas besoin de se rendre justice eux-mêmes, parce qu’un lynchage salit non seulement l’image de la ville de Faranah, mais aussi ne permettra pas que la vérité jaillisse parce qu’il y a les éventuels complices, les éventuels coauteurs. Et, c’est une enquête qui permettra de démanteler tous ces réseaux », a-t-il laissé entendre.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Débat à l’ISAV de Faranah : faut-il changer ou pas la Constitution ?

26 juin 2019 à 16 04 45 06456
Alpha Condé veut changer la Constitution guinéenne pour rester au pouvoir après son 2ème et dernier mandat

Alors que promoteurs et opposants au 3ème mandat pour Alpha Condé sont dans des positions irréductibles, le débat prend forme dans les institutions d’enseignement supérieur de la Guinée. C’est dans ce cadre qu’une mission d’enseignants, venue de Conakry, a été reçue hier mardi, 25 juin 2019, à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah. Les débats ont porté sur la question de savoir si on peut toucher à une Constitution ou pas, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est un des amphithéâtres de l’ISAV de Faranah qui a servi de cadre à cette rencontre, en présence des cadres régionaux et préfectoraux. De nombreux étudiants ont pris part à cette conférence-débat.

Le gouverneur de la région de Faranah, Sadou Kéita, s’est réjoui de la tenue d’un tel débat à l’ISAV. « Je me réjouis à plus d’un titre de constater cette forte mobilisation à l’appel des autorités. Je remercie sincèrement les étudiants qui ont voulu que ce cadre réponde réellement à la vocation d’une université. Parce qu’en réalité, l’université est un cadre de débat, un cadre d’échanges et c’est cela que nous ressentons ce matin. Cette mission, comme elle n’est pas venue pour simplement lire des textes, elle a souhaité que ce cadre soit une tribune d’échange d’expérience, d’échange d’idées pour que plus jamais qu’on ne se trompe sur ce qui nous est commun. Il s’agit donc de savoir pourquoi une nouvelle Constitution pour la Guinée. C’est à la réponse à cette question que cette mission a été déployée. Ce n’est pas d’enseigner, mais dire la réalité scientifique et écouter les questions, les amendements, parce que ça va être un débat contradictoire entre vous et nous. Nous allons jusqu’à comprendre que c’est nécessaire et chacun va véhiculer le message », a dit le gouverneur.

Sory Sidibé

Pour sa part, Sory Sidibé, enseignant-chercheur, politologue de formation, chef de mission, est revenu sur la nécessité de ce débat porté par les intellectuels. « Nous avons décidé d’échanger avec les intellectuels, d’échanger avec les étudiants, le monde universitaire sur la question, est-ce qu’une Constitution est à changer ? Est-ce qu’on peut toucher à une Constitution ? C’est d’abord l’explication. Ce n’est pas pour dire il faut soutenir la révision constitutionnelle ou il ne faut pas soutenir. C’est de savoir est-ce qu’une Constitution est touchable ? Donc, on démontre qu’il y a eu l’existence des recherches plus scientifiques avant notre naissance, qui démontrent qu’une Constitution est bel et bien changeable. Comme l’a dit un penseur : « une Constitution est à faire, à défaire et à refaire ». Donc, c’est une œuvre humaine qu’on peut changer, on peut l’adapter à la réalité du pays. Pourquoi nous les enseignants ? Parce que c’est un travail pédagogique, c’est un travail scientifique. Soyons clairs, le débat de la Constitution, il faut les juristes, il faut les politologues, il faut les sociologues qui doivent s’exprimer sur la problématique de la Constitution. Nous avons retenu que le débat est posé dans les milieux universitaires, c’est ce qui est plus important. Le débat n’est pas tabou. Il faut que tout le monde s’approprie du débat », a laissé entendre Sory Sidibé.

Aboubacar Soumah, étudiant en Licence 3 du département Vulgarisation Agricole, a suivi le débat. Selon lui, il y a de l’incohérence dans les propos du conférencier. « Personnellement, j’ai vu pas mal d’incohérences, surtout dans les propos du conférencier. Parce que d’une partie, en répondant à une question, il a dit que la modification de la Constitution ne fait pas allusion au changement des conditions de vie de la population. Mais, moi je me pose la question, pourquoi maintenant nous changeons la Constitution ? Pendant que c’est le peuple qui décide, et tout ce que le gouvernement fait, il le fait pour le peuple. Et si les conditions de vie de la population ne se sont pas améliorées, pourquoi modifier la Constitution ? Aujourd’hui on l’appelle bâtisseur de la Guinée (le président Alpha Condé, ndlr). Tous les progrès réalisés, c’est en se référant sur cette Constitution. Aujourd’hui, ils sont fiers en disant qu’il a boosté tous les secteurs. Avec ça, est-ce que nous pouvons espérer à une modification de la Constitution ? Moi, je pense que c’est n’est pas normal, ce n’est pas évident. En toute sincérité, je ne suis pas pour… ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Faranah : Alpha Ibrahima Kéira justifie la nécessité d’une nouvelle Constitution

26 juin 2019 à 13 01 20 06206

Une délégation gouvernementale, conduite par Alpha Ibrahima Kéira, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, est en séjour dans la préfecture de Faranah depuis quelques jours. La visite se situe dans le cadre du lancement des activités de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Pour le ministre, les populations de Faranah se disent favorables à une nouvelle Constitution, en vue de permettre à Alpha Condé de parachever ses œuvres gigantesques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’occasion de sa visite à Faranah, Alpha Ibrahima Kéira a lancé les activités de l’ANAFIC. Il a procédé à la pose de la 1ère pierre pour la construction d’un centre de santé, la construction d’un marché à Tiro, une commune rurale située à 40 km de la ville, l’inauguration d’un forage et de deux machines à piler le riz dans le district de Laya Sando, situé à environ 15 km de la préfecture.

Selon le ministre de la sécurité, « depuis que le Pr Alpha Condé est là, les grands chantiers qu’il a réalisés sont des acquis incommensurables et qui ont justifié en 2015 son plébiscite à la tête de l’Etat guinéen. Il y a également les récentes infrastructure réalisées que ce soit dans le domaine de l’agriculture, dans le domaine des infrastructures routières, dans le domaine de la pêche, de l’automatisation de la femmes, dans le domaine de la création de l’emploi et l’auto-emploie des jeunes, de la lutte contre la pauvreté et surtout la mise en œuvre de l’ANAFIC, qui devient un outil d’autogestion de l’administration des collectivités à la base dans le cadre de la réalisation des infrastructures socio-éducatives. Je crois qu’il était vraiment nécessaire que le gouvernement dépêche cette mission auprès des populations à la base, pour expliquer le bon fonctionnement, pour expliquer les acquis, les réalisation de la gouvernance du Pr Alpha Condé qui a reçu mandat du peuple de Guinée pour sortir la Guinée de la léthargie du retard économique et faire de la Guinée un Etat émergent ».

Par ailleurs, Alpha Ibrahima Kéira a dit qu’au cours de cette visite dans les collectivités, les populations ont interpellé la délégation sur la nécessité de permettre au président Alpha Condé de parachever ses actions en faveur des guinéens. « Nous étions venus également dans le cadre de cette mission pour écouter le peuple, écouter les forces vives à la base, pour enregistrer leurs doléances, leurs préoccupations. Mais, nous avons été aussi interpellés par la population pour que le président de la république puisse parachever ses œuvres gigantesques, son grand dessein pour le peuple de Guinée. Les populations de Faranah, unanimement, par leurs élus locaux, porte-voix des populations, dans une déclaration, ont demandé respectueusement au président de la République de proposer une nouvelle Constitution au peuple de Guinée. Donc, le message là m’a été remis et devant tout le monde dans la maison des jeunes de Faranah, dans les localités, les communes rurales, les districts, partout où nous sommes passés », a expliqué le ministre de la sécurité.

En outre, parlant de l’installation des antennes préfectorales du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), monsieur Kéira a fait Faranah n’en fera pas partie. « Depuis notre arrivée à Faranah, nous avons remarqué d’ailleurs une exception. C’est qu’aujourd’hui, il y a une structure qui se fait appeler FNDC, qui s’installe, d’après les réseaux sociaux, dans toutes les préfectures. Je ne sais pas si c’est vrai. Mais, à Faranah ici ça n’existe pas et les jeunes ne cessent vraiment de manifester leur unité d’action et leur soutien inconditionnel au président de la République et lui demandent de tout faire pour faire honneur au peuple de Guinée et lui proposer un bel avenir par la voie d’une nouvelle Constitution… Je crois que ce message là est bien reçu, il est bien mis dans une enveloppe et on le remettra à notre retour à qui de droit, son excellence Pr Alpha Condé, le bâtisseur ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Début de la Guinée à la CAN 2019 : Faranah entre enthousiasme et confiance

22 juin 2019 à 17 05 52 06526

A quelques heures de l’entrée en lice de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019, une ambiance festive règne ce samedi, 22 juin 2019 à Faranah. Plusieurs jeunes, aux couleurs de la Guinée, circulent à travers la ville avec des engins jouant de la musique dédiée au Syli national. Les supporters affichent pleine confiance et certains se prêtent même à un jeu de pronostic, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Décryptage !

Lanciné Keïta, enseignant
Lanciné Keïta souhaite une victoire du Syli national de Guinée

Lanciné Keïta, enseignant : aujourd’hui, c’est une journée de joie dans la mesure où l’équipe nationale, le Syli de Guinée, va affronter la formation malgache en Egypte, c’est la Guinée qui doit se mobiliser fortement pour la défense du tricolore guinéen. Alors, le 11 national, qu’il soit rassuré que le peuple de Guinée en général, et la jeunesse en particulier, l’accompagne et le soutient inconditionnellement pour aller jusqu’au bout c’est à dire la victoire finale. Donc, j’invite tout le peuple de Guinée à se mobiliser derrière le Syli qui est un bien commun pour notre République, pour une victoire éclatante.

Par rapport aux défaites lors des matchs amicaux, cela ne me décourage pas parce que le recul du mouton n’annonce pas la fin du combat, et pour mieux sauter, il faut d’abord reculer. C’est ce recul que notre Syli a fait, vous allez voir les preuves palpables à travers les différentes prestations au cours de cette Coupe d’Afrique des Nations. Je parie que le Syli va gagner sur le score de 2-1 face à la formation malgache.

Madame Aïcha Keita
Madame Aïcha Keita parie sur une victoire du Syli national de Guinée sur un score de 4 à 0

Aïcha Keïta : je suis très enthousiaste par rapport à l’entrée en lice de la Guinée. Je suis derrière notre équipe nationale et je porte lui porte entièrement confiance. Même si on n’a raté nos matchs de préparation, je pense que cela n’aura pas d’impact négatif sur notre prestation à la CAN. Je pense que le staff technique et les joueurs vont tirer les leçons de ces défaites pour aller dans cette compétition. Contre Madagascar, je pronostique un score de 4-0 pour la Guinée.

Sékou Condé

Sékou Condé : on est heureux ici à Faranah parce que le Syli national joue aujourd’hui et nous pensons que notre équipe va gagner par 2-0 et qu’on ira très loin dans cette compétition. C’est vrai qu’on a perdu nos matchs amicaux, mais rappelez-vous que la France avait raté ses maths de préparation de la dernière coupe du monde mais elle a remporté la coupe. Donc moi je garde l’espoir et j’accorde une grande confiance à notre onze national.

L’étudiant, Mohamed Sékou Soumah cite Naby Keitaant Déco, François Kamano et Sory Kaba comme étant les 3 buteurs de ce soir

Mohamed Sékou Soumah, étudiant : nous sommes sortis ce matin parce que c’est notre nation qui joue, notre 11 national. Nos ancêtres ont beaucoup défendu le tricolore rouge jaune vert, donc étant un citoyen patriote de ce pays, je dois manifester ma joie pour quelqu’un qui défend ma nation. C’est ma manière de contribuer à la réussite de cette équipe à la CAN 2019. Pour notre premier match, je parie qu’on va gagner par 3-0 (un but de Sory Kaba, un but de François Kamano et un but de Naby Keïta Déco.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Incendie à Faranah : la case d’un militant de première heure du RPG dévorée par les flammes

3 juin 2019 à 9 09 53 06536

La série noire des incendies se poursuit dans la préfecture de Faranah. Après de nombreuses zones rurales, c’est autour de la commune urbaine de connaitre un incendie qui a ravagé une case et tout son contenu. Les faits se sont produits le samedi 1er juin 2019 au secteur Donka, du quartier Dandayah, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la case de Bangaly Condé, militant de première heure du RPG et électricien de profession, qui a pris feu au moment où la victime se trouvait à la mosquée. Le drame a fait plusieurs dégâts matériels avec la perte d’un million vingt cinq mille francs guinéens.

Selon la victime, « je suis resté à la mosquée pour installer le groupe électrogène. Mes enfants sont allés me trouver là-bas pour me dire qu’il y a le feu. J’ai quitté la mosquée. Quand je suis arrivé chez moi, j’ai trouvé que la charpente n’était pas tombée encore dedans avec une épaisse fumée. Personne n’osait s’approcher.

J’ai pris le courage de rentrer, parce que les gens avaient peur du courant électrique que j’ai installé dans la case. Je suis venu tirer le fil qui alimentait la concession. Mais, ça n’a rien donné. J’ai compris que ce n’était pas le courant. Personne ne pouvait s’approcher. On a laissé le feu continuer », a dit monsieur Condé.

A la question de savoir si le courant électrique n’est pas à l’origine de cet incendie, Bangaly Condé émet des doutes. « Après l’incendie, je suis rentré vérifier mes installations, pour savoir si effectivement c’est le courant qui est à l’origine du problème. J’ai demandé à Kankou, ma deuxième femme, d’où est venu l’incendie. Elle m’a dit qu’elle était couchée dans la chambre quand elle a vu le feu sous la table.

Or, sous la table, je n’ai que mes outils de travail. Il n’y a pas de courant là-bas. Si c’est sous mon lit, j’allais comprendre. Parce que, sous mon lit, j’ai plus de 4 rallonges là-bas. C’est à partir de là on branche les ventilateurs, les radios, la télévision. Mais, il n’y a pas de courant sous la table », a dit la victime.

En ce qui concerne les pertes, Bangaly Condé dit avoir tout perdu. « J’avais 800 mille FG qui m’avaient été confiés par un voisin, les frais de ses concessions. Il y avait aussi mon propre argent. J’avais 225 mille FG. Je ne peux pas déterminer les dégâts matériels parce que la télévision, les ventilateurs, deux mini chaînes, les postes radio, le lit, les documents….Tout est parti en fumée », a-t-il dénombré.

Devant les pertes subies, Bangaly Condé lance un appel aux bonnes volontés pour lui venir en aide. « Tout mon problème, c’est de dire aux autorités et aux personnes de bonne volonté de me venir au secours. Là où je suis, je n’ai vraiment pas d’espoir maintenant, je n’ai plus rien en mains et je suis un déflaté de la Fonction Publique qui a fait 29 ans de chômage. Ils m’ont fait chômer à cause du parti RPG, c’était le 19 mai 1990.

C’est nous qui transportions les tracts qui disaient que le poisson pourri par sa tête. On a été les premiers à dessiner les tracts-là dans les carrefours. Donc moi, j’ai eu mon problème à partir de là, on m’a déflaté. Jusqu’à aujourd’hui, je chôme. Si aujourd’hui d’autres problèmes s’ajoutent à mon chômage… Je demande à toutes les personnes de bonne volonté de me venir au secours… »

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Siguiri : un vent violent cause plusieurs dégâts à Franwali

1 juin 2019 à 16 04 47 06476

Un vent violent a soufflé dans la soirée d’hier vendredi, 31 mai 2019, à Bèndougou, district de la sous-préfecture de Franwali, dans la préfecture de Siguiri. Au total, 28 bâtiments ont connu des dégâts causés par ce vent, dont l’école primaire de la localité, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Joint au téléphone, Mohamed Condé, l’une des victimes, a expliqué que c’est aux environs de 18 heures, vendredi, que « nous avons été victimes d’une catastrophe naturelle. Un vent a soufflé sur notre localité, il a endommagé 28 bâtiments parmi lesquels l’école primaire du village. Certains bâtiments ont été décoiffés et d’autres ont connu des dégâts plus importants. Nous sommes en train encore d’évaluer justement les dégâts causés », a témoigné cette victime.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Faranah : le grand imam prie pour « la concorde, la quiétude et la fraternité entre guinéens »

1 juin 2019 à 12 12 30 06306

La nuit du Destin, autrement appelée Laylatoul Ghadri, a été célébrée par la communauté musulmane de Guinée dans la nuit du vendredi 30 mai au samedi 1er juin 2019. Dans la ville de Faranah, de très nombreux fidèles musulmans ont pris d’assaut les différentes mosquées pour adorer Dieu et demander sa miséricorde, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

À la tombée de la nuit de ce vendredi, les fidèles musulmans de Faranah se sont massivement mobilisés pour célébrer Laylatoul Ghadri. Des prières, des cantiques et la lecture du saint Coran ont ponctué cette nuit.

Selon Elhadj Aboubacar Touré, premier imam de la grande mosquée de Faranah, « aujourd’hui, nous célébrons Laylatoul Ghadri. C’est Dieu lui-même qui a parlé de la valeur de cette nuit. Il a dit que c’est au cours de cette nuit qu’il fait descendre ses anges sur la terre pour saluer les musulmans jusqu’au matin. La nuit exacte de Laylatoul Ghadri n’est pas connue. Mais, après les échanges, ils ont convenu à la nuit du 26 au 27 du mois saint de Ramadan ».

Par ailleurs, Elhadj Aboubacar Touré a fait savoir que « c’est pour le respect du prophète Mohammad (Paix et Salut sur Lui) que ce jour a été choisi, parce que ses descendants et compagnons n’ont pas eu longue vie comme ceux qui les ont précédé. Une nuit d’adoration de Laylatoul Ghadri est plus que mille mois d’adoration. Cela équivaut à 83 ans et 4 mois d’adoration ».

En outre, l’imam de la grande mosquée de Faranah a saisi cette occasion pour inviter les citoyens à la solidarité. « Nous invitons toute la population de s’intégrer dans la religion musulmane pour qu’on puisse travailler ensemble pour la promotion de l’islam et s’entraider pour qu’un beau jour on se retrouve au paradis. Ainsi, nous prions Dieu qu’il nous offre beaucoup de ces nuits pareilles. Nous prions qu’il y ait la paix, la concorde, la quiétude et la fraternité entre les guinéens de tout bord », a dit Elhadj Aboubacar Touré.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
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Recrutement dans l’armée : 300 personnes, dont 51 filles, retenues à Faranah

13 mai 2019 à 14 02 02 05025

Les résultats du test de recrutement dans l’armée guinéenne ont été rendus publics le samedi, 11 mai 2019, pour la région de Faranah. Sur les 3634 candidats à avoir postulé au départ, il n’y a que 300 personnes qui ont été retenues. C’est au siège de la maison des jeunes de Faranah que les résultats ont été affichés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au total, ce sont quelques 3634 candidats qui s’étaient inscrits pour le recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes dans la région de Faranah. Après le test physique, 1806 jeunes gens, dont 80 filles, ont été déclarés admis. Après avoir passé le test intellectuel, la décantation a fait que le nombre s’est réduit à 300 personnes, dont 51 filles.

Selon nos informations, parmi ces 300 heureux gagnants, 100 ont le niveau BAC+ (dont 08 filles) et 200 ont le niveau Baccalauréat (dont 43 filles).

De très nombreux jeunes se sont mobilisés à la maison des jeunes de Faranah pour s’enquérir de ces résultats. Selon certains candidats, qui n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste des admis, ce recrutement ne s’est pas passé dans la transparence.

C’est le cas de Moussa Kany Condé, visiblement en colère. « Je ne suis pas du tout satisfait du résultat sorti, parce que les conditions qu’ils ont dites n’ont pas été respectées. Ils ont dit que le concours là ne concerne que, pour la plupart, les étudiants et les diplômés. Mais ici, les résultats qui sont venus, je vois sur la liste qu’il n’y a que 100 personnes diplômées. Ceux qui n’ont pas leurs diplômes, c’est 200 personnes. Qu’est-ce que cela veut dire ? Si non, ils ont dit que c’est les diplômés en majorité qu’on va prendre, parce que nous sommes là sans emploi. Si on a accepté de postuler, c’est pour éviter le chômage et s’ils prennent les non diplômés à la place des diplômés, où va le pays là ? Vraiment, moi je suis déçu. Ceux qui ont payé de l’argent, il y’a des candidats qui ont été admis, qui ne peuvent même pas lire leurs noms. Ils ne savent pas comment faire la dictée et qui n’ont jamais été retrouvés lors des concours », accuse-t-il.

Pour finir, Moussa Kany Condé lance un appel aux autorités compétentes pour tirer au clair cette situation. « Je n’ai rien compris et je ne suis pas du tout satisfait du résultat. Je lance un appel solennel à l’Etat, qu’il accepte d’envoyer des contrôleurs pour qu’il y ait de la transparence et dans l’honnêteté. Cette fois-ci, ils nous ont promis qu’ils vont faire ça dans la transparence, que c’est les civils qui vont le faire. Mais, ça a mal tourné. Tout le monde pleure, personne n’est satisfait. Dans ma famille, on avait 15 candidats, aucun n’est admis. C’est seulement moi qui restais, et aujourd’hui, je n’ai pas retrouvé mon nom alors que j’avais beaucoup d’espoir. Il y a des gens qui ont retrouvé leurs noms, qui n’ont pas fait le concours. Donc, il y a la confusion dans ce recrutement. C’est un résultat qui n’est pas clair », dénonce-t-il.

De Faranah Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Violente tornade à Faranah : des dégâts énormes à Doumbafè (Bagnan)

2 mai 2019 à 11 11 30 05305

Les calamités naturelles se multiplient en cette année 2019 dans la préfecture de Faranah. Après des pertes incalculables causées par des incendies dans plusieurs villages, les phénomènes météorologiques continuent à frapper de plein fouet certaines zones rurales. Le dernier cas en date a été enregistré au village de Doumbafè, un district situé à 16 kilomètres de la sous préfecture de Banian, où une violente tornade a entrainé des dégâts matériels importants, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits se sont produits dans la soirée du mardi, 30 avril 209, aux environs de 16 heures. Une tornade d’une grande violence, accompagnée de la foudre, a fait d’énormes dégâts matériels à Doumbafè. Selon nos informations, c’est au total six (6) maisons et dix (10) cases qui ont été décoiffées par les vents violents. Un arbre a été foudroyé à 500 mètres du marché. Sur place, trois (3) moutons et un taureau ont été tués, une brebis a été gravement blessée et a perdu l’usage de ses pattes, ajoute notre source.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Issiaka Diawara, un habitant de ce village, a expliqué ce qui s’est passé. « Dans la soirée de ce mardi, nous étions restés au café et nous avons vu le ciel s’assombrir. Un vent violent soufflait et tout le monde était paniqué. Dix cases et six maisons ont été décoiffées. Certaines habitations se sont écroulées. La où nous étions, le vent a emporté les tôles et la charpente. Nous sommes restés dans la panique totale. Puis, la foudre est descendue, tuant trois moutons, un taureau et blessant une brebis. Aucune perte en vie humaine n’a quand même été enregistrée. Nous demandons aux autorités et aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide », a lancé notre interlocuteur.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Faranah : une jumelle de près de 5 ans brièvement enlevée à Tonkolonko 1

2 mai 2019 à 11 11 02 05025

Gnalen Camara, une fillette de près de cinq (5) ans, a été brièvement enlevée par un inconnu dans la nuit du lundi 29 au mardi, 30 avril 2019, au quartier Tonkolonko 1, dans la commune urbaine de Faranah. L’auteur de la tentative d’enlèvement, non identifié, n’est pas parvenu à ses fins et ses mobiles restent inconnus, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, l’auteur de l’enlèvement de la jumelle s’est introduit dans la maison familiale aux environs de 21 heures pour partir avec sa proie alors que les parents regardaient la télévision au salon. S’étant rendu compte de l’enlèvement de Gnalen Camara, ses parents ont appelé à l’aide. Les voisins sont massivement sortis pour y faire face. L’inconnu est allé avec Gnalen Camara à environ 600 mètres du domicile familial avant de l’entrainer dans un puits sec non fonctionnel de 5 mètres de profondeur. Notre source ajoute qu’elle n’y a été retrouvée que le lendemain vers 11 heures puis envoyée à l’hôpital pour des soins.

Interrogée par notre reporter, madame Yaka Camara, mère de la fillette, est revenue sur la scène. « Le lundi soir, après avoir mangé, nous étions restés dans la chambre de ma mère pour causer avec elle. Gnalèn est venue se coucher sur mes pieds pour dormir. Ma mère a appelé un autre enfant pour le faire coucher dans ma chambre par terre. C’est ainsi que nous avons mis la télé en marche. Nous sommes restés à regarder la télé, sa jumelle est venue dormir aussi sur mes pieds. J’ai dis à mon jeune frère de les faire rentrer dans ma chambre. Celle qui a été enlevée était couchée par terre et sa jumelle sur le lit. Je suis restée à regarder la télé, j’ai eu froid et j’ai eu sommeil. C’est ainsi que j’ai décidé de me coucher. Ma jeune sœur est rentrée la première, elle a trouvé que la porte du couloir est ouverte. Soudain, elle a crié en me disant que la porte du couloir du salon est ouverte. Je me suis inquiétée sur place. Je me suis dis de faire coucher la jeune sœur de celle qui a été enlevée, qui dormait sur mes pieds, avant de constater l’ouverture de la porte du couloir du salon du bâtiment. Quand je suis rentrée dans ma chambre, j’ai trouvé qu’une de mes jumelles a disparu. Sur le coup, j’ai appelé ma mère en criant. On a cherché l’enfant partout, en vain. Ma mère avait entendu les bruits de la porte et elle avait demandé qui était là. Mais, personne n’avait répondu. Pour nous tous, c’était un membre de la famille, mais c’est mon enfant qui était enlevée. Je suis restée assise dans ce souci. Ce mardi, mes frères ont retrouvé la fillette dans un puits. Je remercie tous ceux qui ont contribué à retrouver mon enfant ».

De son côté, le président du conseil de quartier de Tonkolonko 1, Silimy Balla Oularé, a remercié les citoyens du quartier pour leur implication effective dans la recherche de l’enfant.

Dans la foulée, des dispositions ont été prises pour la protection des enfants, notamment la mise en place d’un comité de veille par les responsables du quartier.

Aux dernières nouvelles, la jumelle se porte bien et se trouve en famille.

De Faranah Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Location des Bus et Minibus pour le transport du Personnel de la SMD : voici le DAO

1 mai 2019 à 7 07 10 05105

La Société Minière de Dinguiraye est à la recherche d’une compagnie de location de bus scolaire pour le transport de ses employés et de ses partenaires sur son site minier à LEFA (Lero-Fayalala). Un nombre de 15 bus et 6 minibus minimum est requis pour pouvoir remplir ce contrat. La date de début de service est prévue le 01 Aout 2019.

Vos offres doivent tenir compte des conditions suivantes : CONTRAT DE TRANSPORT SMD PORTÉE DES TRAVAUX

  1. Un minimum de quinze (15) autobus et six (6) minibus sont nécessaires pour remplir ce contrat.
    Les véhicules (Autobus et Minibus) doivent avoir les spécifications suivantes :
    • Autobus : type d’autobus scolaire, d’une capacité minimum de 44 à 54 places ; et
    • Minibus : Capacité de quinze (15) à dix-huit (18) places minimum.
    • Climatisation : tous les bus et minibus doivent être équipés de la climatisation.
  2. Les véhicules fournis doivent être de construction solide et avoir un dégagement suffisant pour pouvoir circuler sur des routes non goudronnées / non pavées et ne doivent pas être âgés de plus de dix (10) ans.
  3. La durée du contrat sera de trente-six (36) mois.
  4. Les bus seront utilisés pour transporter du personnel et d’autres entrepreneurs dans la zone d’opération de SMD.
  5. Les véhicules doivent être pourvus de conducteurs qualifiés, qui doivent être en possession d’un permis de conduire leur permettant de conduire cette catégorie de véhicules, et qui n’ont pas de condamnation pénale ou d’interdiction de conduite.
  6. Tous les conducteurs seront soumis à un examen de conduite, pratique et théorique, avant d’être engagés et d’obtenir le permis SMD en tant que conducteur contractant agréé.
  7. La maintenance des véhicules incombera au Prestataire de services qui devra s’assurer de leur conformité aux normes mécaniques et de sécurité de SMD, qui incluent des ceintures de sécurité aux normes internationales, à tout moment.
  8. L’entreprise doit créer un atelier capable d’effectuer les travaux de maintenance requis sur les autobus afin de respecter les normes de mécanique et de sécurité de SMD.
  9. Un calendrier de maintenance planifié doit être mis en place, ainsi que des normes de sécurité et de mécanique qui seront examinées et approuvées par SMD avant le début du contrat.
  10. La SMD exige que les bus soient soumis à une inspection technique sur une base régulière (à informer la SMD) ou avant de reprendre le service après une panne pour s’assurer que ses normes mécaniques et de sécurité sont respectées.
  11. En cas de panne, le Prestataire est tenue de remplacer le bus en panne par un autre bus de spécifications similaires dans les trente (30) minutes pour les services réguliers et dans les soixante (60) minutes pour les sites périphériques tels que Firifirini, Sikaso, etc.
    Le défaut de fournir un bus de remplacement dans les délais spécifiés entraînera une pénalité égale à des frais de service d’un (1) jour pour le véhicule.
  12. Le propriétaire doit prendre des mesures appropriées pour effectuer les réparations si nécessaire le plus rapidement possible après avoir été avisé d’une panne et doit avoir 1 bus et 1 minibus de secours pour ne pas bloquer le service.
  13. La SMD dirigera et coordonnera les mouvements des véhicules conformément à un calendrier de fonctionnement en rapport avec des besoins qui seront fournis au Prestataire.
  14. Le carburant sera fourni au Prestataire en quantité suffisante pour exécuter le programme d’exploitation requis. Il sera surveillé et contrôlé par SMD.
  15. Les véhicules fournis par le Prestataire doivent être assurés en responsabilité civile par le propriétaire. Une preuve d’assurance (Attestation d’assurance valide) sur tous les autobus et minibus est requise avant l’approbation du contrat. Lors du renouvellement de l’assurance, le nouveau document d’assurance doit être fourni à SMD dès réception par le Prestataire de services.
  16. Les bus doivent être immatriculés comme véhicules de transport en commun. Une preuve d’inscription sur tous les bus est requise avant l’approbation du contrat. Lors du renouvellement de l’enregistrement, le nouveau document d’enregistrement doit être fourni à SMD dès réception par le Prestataire de services.
  17. Les taxes sur les véhicules sont à la charge du Propriétaire.
  18. Le propriétaire est responsable de l’hébergement, des repas et des moyens de transport pour ses employés, dans la mesure où cela est nécessaire pour répondre aux exigences ci-dessus.
  19. En cas d’infraction, telle que : non-respect des limitations de vitesse, conduite dangereuse, non-respect des horaires, etc., la pénalité équivaut aux frais de service d’un jour par infraction qui sera facturé au Prestataire. Le conducteur sera suspendu pour une semaine ou son contrat résilié en fonction de la nature de la violation et des violations précédentes.
  20. Les propositions technique et financière qui seront soumises devront être conformes aux spécifications citées dans ce document et de toute annexe de ce présent.
  21. Tous les services et biens fournis selon le contrat doivent être respectés en pleine conformité avec les politiques et règles de santé, sécurité, environnement de Nordgold / SMD.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour ouvrir le DAO :

DAO d’appel d’offres Bus Transport personnel SMD

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Kankan : des opposants au 3ème mandat malmenés par des militants du RPG

30 avril 2019 à 15 03 57 04574

La marche de l’opposition dans la ville de Kankan contre toute modification de la Constitution guinéenne a tourné à l’affrontement ce mardi 30 avril 2019. Des contremanifestants, issus du RPG Arc-en-ciel, s’en sont pris aux militants de certains partis de l’opposition avec des cas de blessés et des arrestations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Des responsables et militants du PEDN (Parti de l’Espoir pour le Développement National), de l’UFR (Union des Forces Républicaines), du Bloc Libéral (BL) et du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) ont voulu exprimer leur position face aux velléités de modifier la Constitution en faveur d’Alpha Condé. C’était sans compter sur les partisans du locataire de Sékhoutouréyah, décidé à ne pas entendre une voix discordante dans leur bastion de Kankan.

La marche a tourné court avec une agression des manifestants par des jeunes du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel. Le carrefour Komarala, prévu comme lieu de rencontre, a été très tôt envahi par le RPG pour empêcher une quelconque manifestation. Devant ce déploiement, les organisateurs ont rallié le siège du PADES où ils ont été agressés.

Molesté par les jeunes, Ibrahima Nimagan, membre du bureau local de l’UFR, est revenu sur sa mésaventure. « On avait prévu une marche ce matin pour protester contre la modification de la Constitution. On n’a même pas pu se réunir, parce que le carrefour Komarala, qui était prévu comme point de rencontre, a été pris d’assaut très tôt par les jeunes du RPG. C’est après que nous sommes allés nous regrouper au siège du PADES. Malgré ça, ils sont allés nous sortir de là et pour nous bastonner avant de nous embarquer dans un pick-up pour la gendarmerie. N’eut été l’intervention des forces de l’ordre, on allait nous tuer. Moi, j’ai été blessé et j’ai vraiment mal aux reins. C’est vraiment un recul de la démocratie », a-t-il dénoncé.

Pour sa part, Moussa Kourouma, un des responsables du Bloc Liberal, accuse les autorités de laxisme. « Il faut dire que nous vivons dans un pays où la démocratie est déjà enterrée par le RPG. Pourtant, nous avons saisi à l’avance toutes les autorités. C’est là que le RPG a pris ses dispositions et ils sont allés nous barrer la route à cette manifestation qui prône la démocratie et le respect de la Constitution. Mais, il faut dire que c’est l’autorité de la ville qui a soutenu et ordonné cette contre-manifestation », accuse-t-il.

Malgré tout, les opposants au projet de modification de la Constitution pour Alpha Condé ne comptent pas baisser les bras. Ils promettent de remettre ça dans les jours à venir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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