Recrutement dans l’armée : 300 personnes, dont 51 filles, retenues à Faranah

13 mai 2019 à 14 02 02 05025

Les résultats du test de recrutement dans l’armée guinéenne ont été rendus publics le samedi, 11 mai 2019, pour la région de Faranah. Sur les 3634 candidats à avoir postulé au départ, il n’y a que 300 personnes qui ont été retenues. C’est au siège de la maison des jeunes de Faranah que les résultats ont été affichés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au total, ce sont quelques 3634 candidats qui s’étaient inscrits pour le recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes dans la région de Faranah. Après le test physique, 1806 jeunes gens, dont 80 filles, ont été déclarés admis. Après avoir passé le test intellectuel, la décantation a fait que le nombre s’est réduit à 300 personnes, dont 51 filles.

Selon nos informations, parmi ces 300 heureux gagnants, 100 ont le niveau BAC+ (dont 08 filles) et 200 ont le niveau Baccalauréat (dont 43 filles).

De très nombreux jeunes se sont mobilisés à la maison des jeunes de Faranah pour s’enquérir de ces résultats. Selon certains candidats, qui n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste des admis, ce recrutement ne s’est pas passé dans la transparence.

C’est le cas de Moussa Kany Condé, visiblement en colère. « Je ne suis pas du tout satisfait du résultat sorti, parce que les conditions qu’ils ont dites n’ont pas été respectées. Ils ont dit que le concours là ne concerne que, pour la plupart, les étudiants et les diplômés. Mais ici, les résultats qui sont venus, je vois sur la liste qu’il n’y a que 100 personnes diplômées. Ceux qui n’ont pas leurs diplômes, c’est 200 personnes. Qu’est-ce que cela veut dire ? Si non, ils ont dit que c’est les diplômés en majorité qu’on va prendre, parce que nous sommes là sans emploi. Si on a accepté de postuler, c’est pour éviter le chômage et s’ils prennent les non diplômés à la place des diplômés, où va le pays là ? Vraiment, moi je suis déçu. Ceux qui ont payé de l’argent, il y’a des candidats qui ont été admis, qui ne peuvent même pas lire leurs noms. Ils ne savent pas comment faire la dictée et qui n’ont jamais été retrouvés lors des concours », accuse-t-il.

Pour finir, Moussa Kany Condé lance un appel aux autorités compétentes pour tirer au clair cette situation. « Je n’ai rien compris et je ne suis pas du tout satisfait du résultat. Je lance un appel solennel à l’Etat, qu’il accepte d’envoyer des contrôleurs pour qu’il y ait de la transparence et dans l’honnêteté. Cette fois-ci, ils nous ont promis qu’ils vont faire ça dans la transparence, que c’est les civils qui vont le faire. Mais, ça a mal tourné. Tout le monde pleure, personne n’est satisfait. Dans ma famille, on avait 15 candidats, aucun n’est admis. C’est seulement moi qui restais, et aujourd’hui, je n’ai pas retrouvé mon nom alors que j’avais beaucoup d’espoir. Il y a des gens qui ont retrouvé leurs noms, qui n’ont pas fait le concours. Donc, il y a la confusion dans ce recrutement. C’est un résultat qui n’est pas clair », dénonce-t-il.

De Faranah Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Violente tornade à Faranah : des dégâts énormes à Doumbafè (Bagnan)

2 mai 2019 à 11 11 30 05305

Les calamités naturelles se multiplient en cette année 2019 dans la préfecture de Faranah. Après des pertes incalculables causées par des incendies dans plusieurs villages, les phénomènes météorologiques continuent à frapper de plein fouet certaines zones rurales. Le dernier cas en date a été enregistré au village de Doumbafè, un district situé à 16 kilomètres de la sous préfecture de Banian, où une violente tornade a entrainé des dégâts matériels importants, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits se sont produits dans la soirée du mardi, 30 avril 209, aux environs de 16 heures. Une tornade d’une grande violence, accompagnée de la foudre, a fait d’énormes dégâts matériels à Doumbafè. Selon nos informations, c’est au total six (6) maisons et dix (10) cases qui ont été décoiffées par les vents violents. Un arbre a été foudroyé à 500 mètres du marché. Sur place, trois (3) moutons et un taureau ont été tués, une brebis a été gravement blessée et a perdu l’usage de ses pattes, ajoute notre source.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Issiaka Diawara, un habitant de ce village, a expliqué ce qui s’est passé. « Dans la soirée de ce mardi, nous étions restés au café et nous avons vu le ciel s’assombrir. Un vent violent soufflait et tout le monde était paniqué. Dix cases et six maisons ont été décoiffées. Certaines habitations se sont écroulées. La où nous étions, le vent a emporté les tôles et la charpente. Nous sommes restés dans la panique totale. Puis, la foudre est descendue, tuant trois moutons, un taureau et blessant une brebis. Aucune perte en vie humaine n’a quand même été enregistrée. Nous demandons aux autorités et aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide », a lancé notre interlocuteur.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Faranah : une jumelle de près de 5 ans brièvement enlevée à Tonkolonko 1

2 mai 2019 à 11 11 02 05025

Gnalen Camara, une fillette de près de cinq (5) ans, a été brièvement enlevée par un inconnu dans la nuit du lundi 29 au mardi, 30 avril 2019, au quartier Tonkolonko 1, dans la commune urbaine de Faranah. L’auteur de la tentative d’enlèvement, non identifié, n’est pas parvenu à ses fins et ses mobiles restent inconnus, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, l’auteur de l’enlèvement de la jumelle s’est introduit dans la maison familiale aux environs de 21 heures pour partir avec sa proie alors que les parents regardaient la télévision au salon. S’étant rendu compte de l’enlèvement de Gnalen Camara, ses parents ont appelé à l’aide. Les voisins sont massivement sortis pour y faire face. L’inconnu est allé avec Gnalen Camara à environ 600 mètres du domicile familial avant de l’entrainer dans un puits sec non fonctionnel de 5 mètres de profondeur. Notre source ajoute qu’elle n’y a été retrouvée que le lendemain vers 11 heures puis envoyée à l’hôpital pour des soins.

Interrogée par notre reporter, madame Yaka Camara, mère de la fillette, est revenue sur la scène. « Le lundi soir, après avoir mangé, nous étions restés dans la chambre de ma mère pour causer avec elle. Gnalèn est venue se coucher sur mes pieds pour dormir. Ma mère a appelé un autre enfant pour le faire coucher dans ma chambre par terre. C’est ainsi que nous avons mis la télé en marche. Nous sommes restés à regarder la télé, sa jumelle est venue dormir aussi sur mes pieds. J’ai dis à mon jeune frère de les faire rentrer dans ma chambre. Celle qui a été enlevée était couchée par terre et sa jumelle sur le lit. Je suis restée à regarder la télé, j’ai eu froid et j’ai eu sommeil. C’est ainsi que j’ai décidé de me coucher. Ma jeune sœur est rentrée la première, elle a trouvé que la porte du couloir est ouverte. Soudain, elle a crié en me disant que la porte du couloir du salon est ouverte. Je me suis inquiétée sur place. Je me suis dis de faire coucher la jeune sœur de celle qui a été enlevée, qui dormait sur mes pieds, avant de constater l’ouverture de la porte du couloir du salon du bâtiment. Quand je suis rentrée dans ma chambre, j’ai trouvé qu’une de mes jumelles a disparu. Sur le coup, j’ai appelé ma mère en criant. On a cherché l’enfant partout, en vain. Ma mère avait entendu les bruits de la porte et elle avait demandé qui était là. Mais, personne n’avait répondu. Pour nous tous, c’était un membre de la famille, mais c’est mon enfant qui était enlevée. Je suis restée assise dans ce souci. Ce mardi, mes frères ont retrouvé la fillette dans un puits. Je remercie tous ceux qui ont contribué à retrouver mon enfant ».

De son côté, le président du conseil de quartier de Tonkolonko 1, Silimy Balla Oularé, a remercié les citoyens du quartier pour leur implication effective dans la recherche de l’enfant.

Dans la foulée, des dispositions ont été prises pour la protection des enfants, notamment la mise en place d’un comité de veille par les responsables du quartier.

Aux dernières nouvelles, la jumelle se porte bien et se trouve en famille.

De Faranah Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Location des Bus et Minibus pour le transport du Personnel de la SMD : voici le DAO

1 mai 2019 à 7 07 10 05105

La Société Minière de Dinguiraye est à la recherche d’une compagnie de location de bus scolaire pour le transport de ses employés et de ses partenaires sur son site minier à LEFA (Lero-Fayalala). Un nombre de 15 bus et 6 minibus minimum est requis pour pouvoir remplir ce contrat. La date de début de service est prévue le 01 Aout 2019.

Vos offres doivent tenir compte des conditions suivantes : CONTRAT DE TRANSPORT SMD PORTÉE DES TRAVAUX

  1. Un minimum de quinze (15) autobus et six (6) minibus sont nécessaires pour remplir ce contrat.
    Les véhicules (Autobus et Minibus) doivent avoir les spécifications suivantes :
    • Autobus : type d’autobus scolaire, d’une capacité minimum de 44 à 54 places ; et
    • Minibus : Capacité de quinze (15) à dix-huit (18) places minimum.
    • Climatisation : tous les bus et minibus doivent être équipés de la climatisation.
  2. Les véhicules fournis doivent être de construction solide et avoir un dégagement suffisant pour pouvoir circuler sur des routes non goudronnées / non pavées et ne doivent pas être âgés de plus de dix (10) ans.
  3. La durée du contrat sera de trente-six (36) mois.
  4. Les bus seront utilisés pour transporter du personnel et d’autres entrepreneurs dans la zone d’opération de SMD.
  5. Les véhicules doivent être pourvus de conducteurs qualifiés, qui doivent être en possession d’un permis de conduire leur permettant de conduire cette catégorie de véhicules, et qui n’ont pas de condamnation pénale ou d’interdiction de conduite.
  6. Tous les conducteurs seront soumis à un examen de conduite, pratique et théorique, avant d’être engagés et d’obtenir le permis SMD en tant que conducteur contractant agréé.
  7. La maintenance des véhicules incombera au Prestataire de services qui devra s’assurer de leur conformité aux normes mécaniques et de sécurité de SMD, qui incluent des ceintures de sécurité aux normes internationales, à tout moment.
  8. L’entreprise doit créer un atelier capable d’effectuer les travaux de maintenance requis sur les autobus afin de respecter les normes de mécanique et de sécurité de SMD.
  9. Un calendrier de maintenance planifié doit être mis en place, ainsi que des normes de sécurité et de mécanique qui seront examinées et approuvées par SMD avant le début du contrat.
  10. La SMD exige que les bus soient soumis à une inspection technique sur une base régulière (à informer la SMD) ou avant de reprendre le service après une panne pour s’assurer que ses normes mécaniques et de sécurité sont respectées.
  11. En cas de panne, le Prestataire est tenue de remplacer le bus en panne par un autre bus de spécifications similaires dans les trente (30) minutes pour les services réguliers et dans les soixante (60) minutes pour les sites périphériques tels que Firifirini, Sikaso, etc.
    Le défaut de fournir un bus de remplacement dans les délais spécifiés entraînera une pénalité égale à des frais de service d’un (1) jour pour le véhicule.
  12. Le propriétaire doit prendre des mesures appropriées pour effectuer les réparations si nécessaire le plus rapidement possible après avoir été avisé d’une panne et doit avoir 1 bus et 1 minibus de secours pour ne pas bloquer le service.
  13. La SMD dirigera et coordonnera les mouvements des véhicules conformément à un calendrier de fonctionnement en rapport avec des besoins qui seront fournis au Prestataire.
  14. Le carburant sera fourni au Prestataire en quantité suffisante pour exécuter le programme d’exploitation requis. Il sera surveillé et contrôlé par SMD.
  15. Les véhicules fournis par le Prestataire doivent être assurés en responsabilité civile par le propriétaire. Une preuve d’assurance (Attestation d’assurance valide) sur tous les autobus et minibus est requise avant l’approbation du contrat. Lors du renouvellement de l’assurance, le nouveau document d’assurance doit être fourni à SMD dès réception par le Prestataire de services.
  16. Les bus doivent être immatriculés comme véhicules de transport en commun. Une preuve d’inscription sur tous les bus est requise avant l’approbation du contrat. Lors du renouvellement de l’enregistrement, le nouveau document d’enregistrement doit être fourni à SMD dès réception par le Prestataire de services.
  17. Les taxes sur les véhicules sont à la charge du Propriétaire.
  18. Le propriétaire est responsable de l’hébergement, des repas et des moyens de transport pour ses employés, dans la mesure où cela est nécessaire pour répondre aux exigences ci-dessus.
  19. En cas d’infraction, telle que : non-respect des limitations de vitesse, conduite dangereuse, non-respect des horaires, etc., la pénalité équivaut aux frais de service d’un jour par infraction qui sera facturé au Prestataire. Le conducteur sera suspendu pour une semaine ou son contrat résilié en fonction de la nature de la violation et des violations précédentes.
  20. Les propositions technique et financière qui seront soumises devront être conformes aux spécifications citées dans ce document et de toute annexe de ce présent.
  21. Tous les services et biens fournis selon le contrat doivent être respectés en pleine conformité avec les politiques et règles de santé, sécurité, environnement de Nordgold / SMD.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour ouvrir le DAO :

DAO d’appel d’offres Bus Transport personnel SMD

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Kankan : des opposants au 3ème mandat malmenés par des militants du RPG

30 avril 2019 à 15 03 57 04574

La marche de l’opposition dans la ville de Kankan contre toute modification de la Constitution guinéenne a tourné à l’affrontement ce mardi 30 avril 2019. Des contremanifestants, issus du RPG Arc-en-ciel, s’en sont pris aux militants de certains partis de l’opposition avec des cas de blessés et des arrestations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Des responsables et militants du PEDN (Parti de l’Espoir pour le Développement National), de l’UFR (Union des Forces Républicaines), du Bloc Libéral (BL) et du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) ont voulu exprimer leur position face aux velléités de modifier la Constitution en faveur d’Alpha Condé. C’était sans compter sur les partisans du locataire de Sékhoutouréyah, décidé à ne pas entendre une voix discordante dans leur bastion de Kankan.

La marche a tourné court avec une agression des manifestants par des jeunes du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel. Le carrefour Komarala, prévu comme lieu de rencontre, a été très tôt envahi par le RPG pour empêcher une quelconque manifestation. Devant ce déploiement, les organisateurs ont rallié le siège du PADES où ils ont été agressés.

Molesté par les jeunes, Ibrahima Nimagan, membre du bureau local de l’UFR, est revenu sur sa mésaventure. « On avait prévu une marche ce matin pour protester contre la modification de la Constitution. On n’a même pas pu se réunir, parce que le carrefour Komarala, qui était prévu comme point de rencontre, a été pris d’assaut très tôt par les jeunes du RPG. C’est après que nous sommes allés nous regrouper au siège du PADES. Malgré ça, ils sont allés nous sortir de là et pour nous bastonner avant de nous embarquer dans un pick-up pour la gendarmerie. N’eut été l’intervention des forces de l’ordre, on allait nous tuer. Moi, j’ai été blessé et j’ai vraiment mal aux reins. C’est vraiment un recul de la démocratie », a-t-il dénoncé.

Pour sa part, Moussa Kourouma, un des responsables du Bloc Liberal, accuse les autorités de laxisme. « Il faut dire que nous vivons dans un pays où la démocratie est déjà enterrée par le RPG. Pourtant, nous avons saisi à l’avance toutes les autorités. C’est là que le RPG a pris ses dispositions et ils sont allés nous barrer la route à cette manifestation qui prône la démocratie et le respect de la Constitution. Mais, il faut dire que c’est l’autorité de la ville qui a soutenu et ordonné cette contre-manifestation », accuse-t-il.

Malgré tout, les opposants au projet de modification de la Constitution pour Alpha Condé ne comptent pas baisser les bras. Ils promettent de remettre ça dans les jours à venir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Faranah : Koumba Camara accusée d’avoir tué sa coépouse à coups de bâtons à Songoyah

26 avril 2019 à 11 11 11 04114

Les cas de meurtre commencent à prendre de l’ampleur dans la sous-préfecture de Songoyah, située à 45 kilomètres de la commune urbaine de Faranah. Après la mort récente par balles d’un homme de 40 ans, c’est une femme âgée de 30 ans qui a été tuée à coups de bâtons par sa coépouse le mardi, 23 avril 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

En l’espace d’un mois, deux cas d’assassinats se sont produits dans cette sous-préfecture. Le dernier cas en date a coûté la vie à une nourrice, du nom de Makoura Camara. Selon nos informations, la victime aurait été tuée à coups de bâtons par sa coépouse, Koumba Camara, âgée de 35 ans.

Joint au téléphone par notre reporter, le sous-préfet de Songoyah, Naman Kourouma, est revenu sur les circonstances du drame. « Nous avons été informés aux environs de 20 heures par le maire de la commune rurale qu’une femme du nom de Makoura a quitté le village pour aller casser du bois à un (1) kilomètre du village, derrière l’école. Arrivée là-bas, elle voulait faire tomber un bois, le bois là a pris le sens contraire. Finalement, le bois est tombé sur elle. Elle a rendu l’âme. C’était la première version. Alors, nous avons aussitôt appelé le gendarme pour aller faire le constat. Arrivé sur les lieux, le gendarme a fait les premières enquêtes. Les conclusions de ces enquêtes ont révélé que la jeune femme a été assassinée par sa coépouse. Elle a assassiné sa coépouse avec des bâtons qu’elle a utilisés pour assommer cette pauvre femme. Quand elle a assommé sa coépouse, elle a pris le corps pour déposer à quelques 30 mètres du lieu du drame et elle est rentrée au village. La victime, du nom de Makoura, était nourrice, âgée de 30 ans. Quand elle a été tuée, elle était avec son bébé de 8 mois qui est resté là de 14 heurs à 20 heures. C’est quand le mari est sorti nuitamment pour aller chercher sa femme, il a vu son enfant assis à côté de sa maman. Le bébé voulait tirer les seins de sa maman pour sucer, croyant qu’elle était en vie. Ainsi, le gendarme a pris la présumée auteure, pour l’interroger et faire son PV. Pendant cette opération, les populations se sont mobilisées dans l’intention de faire une vindicte populaire, c’est-à-dire d’éliminer la femme », a dit le sous-préfet.

A la question de savoir les mesures qui ont été prises pour faire face à la volonté des citoyens d’en finir avec Koumba Camara, le sous-préfet de Songoyah précise : « aussitôt, nous les autorités, nous avons ordonné de prendre la femme pour l’emmener à Faranah. Et la femme est partie à Faranah. La dame n’avait pas voulu avouer. Mais, grâce à l’intelligence du gendarme, elle a reconnu que c’est elle qui a tué sa coépouse. Quand elle a reconnu les faits, elle ne faisait que prier les gens pour ne pas la malmener », a expliqué Naman Kourouma.

Interrogé sur les raisons qui auraient pu motiver la dame à tuer ainsi sa coépouse, le sous-préfet pense à de la jalousie. « Il n’y a aucune motivation, sinon que la jalousie exagérée. C’est une femme très jalouse. Elle aurait même fait des actes pour éliminer sa coépouse il y a très longtemps », soutient-il.

Il faut rappeler que Koumba Camara, présumée auteure de ce drame, est entre les mains de la gendarmerie à Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Mauvaise organisation, cas de fraudes : le test écrit du concours de recrutement dans l’Armée reporté

24 avril 2019 à 12 12 31 04314

Initialement prévues hier, mardi 23 avril 2019, les épreuves intellectuelles du concours de recrutement dans l’armée ne devraient finalement avoir lieu qu’en fin de semaine. Le test écrit a dû être reporté en raison de problèmes liés à l’organisation, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette ville.

Les candidats à ce concours ont rallié hier l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah pour passer la dernière partie du test. Ils ont passé plusieurs heures sur les lieux et sont rentrés finalement sans faire le test. Cette épreuve a été reportée en raison d’un problème constaté sur le terrain, explique Florentin Sagno, secrétaire général chargé des affaires administratives à la préfecture de Faranah et président de la commission chargée d’organiser ce concours de recrutement dans l’armée.

« ça n’a pas eu lieu parce que on n’avait pas assez de salles, le nombre de salles disponibles ne nous a pas permis d’installer tous les candidats. J’avais consulté monsieur le DGA de l’institut qui m’avait promis fermement qu’on aurait des salles pour le faire. Mais quand on est venu, on a trouvé que les salles sont occupées par les étudiants, donc on ne pouvait pas les faire sortir. Ils ne sont sortis qu’à 17 heures. On a préféré donc reporter le test au dimanche parce qu’il n’y aura pas de cours ce jour. Et, ça nous permettra aussi de bien préparer les choses », a indiqué le responsable.

Florentin Sagno

Mais, même si le test a été reporté, Florentin Sagno annonce que sa commission a déjà mis mains sur trois présumés fraudeurs qui ont mis à la disposition de la justice. « On a arrêté certaines personnes qui sont venues frauder, ils ont pris 500 mille francs avec certains candidats qui n’ont pas le niveau requis pour faire le test, afin de le faire à leur place. On les a arrêtés pour les mettre à la disposition de la justice. Ils seront jugés et condamnés s’ils sont reconnus coupables ».

Mais, les trois jeunes ont été mis en liberté en attendant leur audition. Youssouf Fofana, le substitut du procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, indique qu’ils seront entendus ce mercredi mais il précise qu’ils pourraient ne pas être inculpés. « Ils vont revenir, on va les entendre sur PV et si nécessaire les déférer. Mais, puisque le test a été reporté en raison de problèmes organisationnels, je ne pense pas que la procédure va se poursuivre.

Parce qu’en plus de ces trois personnes arrêtées, il y a beaucoup d’autres qui ne se retrouvaient pas. Il y a certains qui n’ont pas été à l’école. Donc, dès qu’on appelle un numéro, ils se présentent même si ce n’est pas le leur. Moi-même j’ai géré beaucoup de cas de ce genre là-bas. Je pensais que toutes les dispositions avaient été prises pour éviter des problèmes comme ça mais malheureusement ça n’a pas été le cas. Donc on va se réunir pour voir comment gérer tous ces cas, pour voir comment bien organiser l’activité », a promis monsieur Foafana.

A noter qu’ils sont 1806 candidats qualifiés pour le test écrit de ce concours de recrutement dans l’armée à Faranah. Ils vont concourir pour seulement 250 places disponibles.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
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Culture de la pastèque : comment l’urine humaine agrémente vos desserts…

23 avril 2019 à 19 07 05 04054

Dans le cadre de la promotion des engrais organiques, un enseignant-chercheur à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah, a fait des recherches sur l’effet de l’urine humaine sur la culture de la pastèque au district de Yatia, à 25 km de la commune urbaine. Mr Bandjou Samoura a partagé les résultats de sa recherche avec ses collègues, les étudiants et les groupements maraîchers de la place, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après les différentes étapes de l’activité de recherche, la récolte de la pastèque au district de Yatia a finalement eu lieu, hier lundi 22 avril 2019. Les résultats obtenus sur le terrain ont été positivement appréciés par les bénéficiaires.

Dans son intervention, Bandjou Samoura, l’enseignants-chercheur, l’initiateur et coordinateur de cette recherche, a fait un rappel sur les recherches effectuées et leur impact. « Grâce à WAAP-Guinée (Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest), une équipe de recherche d’enseignants chercheurs de l’ISAV de Faranah, en collaboration avec des groupements maraîchers et d’étudiants, ont mené une recherche dans le cadre de la production agricole en utilisant l’urine humaine comme engrais dans la production de la pastèque. L’objectif de cette recherche est d’évaluer l’influence de l’urine sur le rendement de la pastèque en vue de promouvoir son utilisation dans la fertilisation organique des cultures. Elle renferme des éléments nutritifs directement utilisables pour les plantes pour leur croissance et leur développement, stimule l’activité biologique et accroît l’humus du sol. Son obtention, étant beaucoup plus facile, qui ne demande aucun coût, nécessite d’être valorisée. Son utilisation sur les cultures comme engrais permettra aux producteurs d’économiser de l’argent, d’obtenir un rendement élevé, la gestion durable des exploitations agricoles et pourra également diminuer la charge du gouvernement dans le cadre de la subvention du prix des engrais chimiques ».

Par ailleurs, monsieur Bandjou Samoura est revenu sur la récolte effectué ce lundi. « Nous avons mené les activités pratiques avec ces groupements et étudiants sur le terrain. Nous sommes là encore aujourd’hui pour la récolte. Ils ont observé les fruits par variante et tiré la conclusion avec joie en confirmant l’hypothèse de recherche, qu’effectivement l’utilisation de l’urine humaine améliore le rendement de la pastèque en obtenant des fruits en quantité et en qualité. Ils nous ont rassurés de leur motivation à démultiplier la technique acquise sur le terrain. Étant coordinateur de cette recherche, l’engagement de ces producteurs pour l’adoption de la technique me réjouis avec satisfaction. Je lance un appel à l’Etat de continuer toujours à accompagner les chercheurs sur tous les plans pour l’aboutissement des résultats concluants », a dit l’enseignant-chercheur.

Malal Baldé

Pour sa part, Mamadou Malal Baldé, membre de l’équipe, a dit ses impressions. « Nous avons réalisé les activités, et aujourd’hui, nous avons fini de collecter les résultats. Sur ce, nous remercions très sincèrement l’ISAV de Faranah pour nous avoir facilité le travail et nous remercions surtout notre coordinateur, Mr Bandjou Samoura, qui nous a permis de travailler dans un climat apaisé. Les résultats obtenus sont meilleurs, parce que sur le terrain les producteurs et les étudiants ont apprécié l’impact de l’urine humaine sur la croissance et le développement de la pastèque », estime monsieur Baldé.

Mamady Mariamne Camara

De son côté, Mamady Mariamne Camara, assistant, membre de l’équipe de Mr Bandjou Samoura, a lancé un appel à l’Etat guinéen. « Nous avons travaillé sur une recherche dont l’effet de l’urine humaine sur la culture de la pastèque à Yatia. Aujourd’hui, nous avons récolté. Je suis très satisfait du résultat de la récolte. Je profite de l’occasion pour remercier le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest qui n’a ménagé aucun effort pour appuyer cette recherche. Je lance un appel aux personnes de bonne volonté et plus particulièrement, à l’Etat guinéen de s’investir mieux dans la recherche agronomique, puisqu’il n’y a pas un développement sans recherche ».

Oumou Camara

Madame Oumou Camara, présidente des groupements maraichers à Faranah, n’a pas caché sa joie tout en s’engageant à démultiplier cette innovation. « Grâce à Mr Bandjou Samoura, nous avons connu des choses qu’on ne connaissait pas. On utilisait les engrais minéraux dans nos exploitations agricoles qui provoquaient la mort de certains plants. Donc aujourd’hui, grâce à l’appui de Mr Bandjou Samoura et à son équipe, nous ne payons plus d’engrais minéraux comme avant. Mais, nous utiliserons des engrais organiques se trouvant à proximité de nous, comme l’urine humaine.
Aujourd’hui, je suis très contente du rendement et de la qualité des fruits issus de l’utilisation de cette urine humaine sur la culture de la pastèque, le maintien exact du cycle de la culture. Donc, nous sommes prêtes à démultiplier cette technique », a laissé entendre Oumou Camara.

Aboubacar Soumah

Aboubacar Soumah, étudiant de la 3ème année Vulgarisation Agricole fait partie de ceux qui ont été impressionnés par la trouvaille de monsieur Samoura. « C’est encore une nouvelle expérience pour moi. Je remercie très sincèrement Mr Bandjou Samoura d’avoir accepté de partager sa recherche avec nous. Je ferai mon mieux aussi de sorte que cette innovation soit démultipliée. Je demande à l’Etat de faire de l’Agriculture sa priorité pour un développement durable, car un pays ne peut se développer sans assurer l’autosuffisance alimentaire. Pour cela, l’Etat doit accompagner les institutions agronomiques qui forment les ingénieurs agronomes, mais aussi les enseignant-chercheurs afin d’améliorer la qualité de l’enseignement. Je crois qu’avec l’expérimentation agricole, nous tous, étudiants et enseignants chercheurs, nous allons venir en aide aux communautés afin qu’elles puissent pratiquer ces expériences. Des choses qui vont nous aider dans l’avenir ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Faranah : pose de la première pierre de la reconstruction de l’hôpital régional

22 avril 2019 à 11 11 23 04234

La pose de la première pierre pour la rénovation de l’hôpital régional de Faranah et la construction de nouveaux bâtiments a eu lieu hier, dimanche 21 avril 2019. La cérémonie, présidée par le gouverneur Sadou Kéita, a connu la présence des cadres du gouvernorat, de la préfecture, de la commune, du système sanitaire et les sages de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans son discours, le gouverneur de Faranah, Sadou Kéita, a dit sa satisfaction avant d’inviter l’entreprise en charge des travaux à travailler dans les règles de l’art. « Dans 18 mois, on trouvera un autre hôpital à Faranah. Mes sentiments sont des sentiments de profonde satisfaction. Je voudrais très sincèrement remercier le président de la République et l’ensemble du gouvernement. Etant donné que l’entreprise a déjà l’avance du démarrage, je demanderai à ce que les travaux ne s’arrêtent pas. Je serai le premier contrôleur. J’ai demandé aux citoyens, aux notables et au personnel de l’hôpital, que chacun ait un œil critique sur l’exécution de ces travaux. Mais, que personne ne vienne demander un demi-sac de ciment ou un morceau de fer à l’entreprise, parce que dès que vous soustrayez un demi-sac de ciment, un morceau ou une barre de fer, vous contribuez à diminuer la qualité de l’infrastructure. Et mieux, l’entrepreneur lui-même sera trop pernicieux et voudra faire ce qu’il voudra parce qu’il comprendra qu’il est sans contrôle. Je crois savoir que tout le monde va partager ces démarches et que chacun va regarder comment ça se passe pour qu’on ait une infrastructure digne de Faranah », a laissé entendre le gouverneur.

Dr Diallo Mamadou

Pour sa part, Dr Diallo Mamadou, directeur général de l’hôpital régional de Faranah, a salué cette initiative du gouvernement. « C’est un sentiment de joie. Tout le personnel de l’hôpital Faranah, on est joyeux, tout heureux. Vous savez, avec la pression démographique, la population ne fait que s’accroître, les problèmes de santé sont là. Et, si le gouvernement décide de rapprocher les services de soins à la communauté, c’est une très bonne chose. C’est très soulageant pour nous, parce qu’on va ouvrir des nouveaux services, il y aura de nouveaux équipements. Le personnel sera davantage qualifié, la population trouvera la solution à la plupart de ses problème chez nous à l’hôpital de Faranah ici », a dit Dr Diallo.

Interrogé par notre reporter, l’ingénieur en charge du chantier, Nèné Mady Kaba est revenu en détails sur les particularités de l’hôpital régional de Faranah qui sera construit. « Nous devons faire la construction de 6 nouveaux bâtiments, dont 3 bâtiments à niveau R+1. Pour l’extension, 7 bâtiments dont 4 bâtiments à niveau R +1 et rénovation de 5 bâtiments. L’ensemble des ouvrages : contrôle accès, service urgences, bloc administratif, maternité, logement directeur et hôtes, toilettes, restaurant, pédiatrie malnutrition et jour, pédiatrie cas infectieux et général, morgue, château d’eau, bloc opératoire », a expliqué l’ingénieur Kaba.

À noter que le coût de réalisation de cette construction et rénovation de l’hôpital régional Faranah s’élève à vingt huit (28) milliards de francs guinéens, pour une durée de 18 mois. Les travaux sont financés par l’Etat guinéen.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Faranah : mobilisation de soutien à Alpha Condé pour un 3ème mandat

22 avril 2019 à 9 09 48 04484

Les manifestations de soutien à une nouvelle Constitution se multiplient à travers le pays. Après Coyah, Tanènè, Boffa, N’zérékoré, Siguiri et Kankan, c’est la ville de Faranah qui a vibré au rythme d’une modification de la Constitution au profit du président Alpha Condé. La manifestation, initiée par le bureau préfectoral du RPG Arc-en-ciel, a eu lieu avant-hier, samedi 19 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers son correspondant local.

Le carnaval a connu une forte mobilisation. Après avoir marché pendant un moment, la foule a convergé vers à la place publique, située en face de la maison des jeunes de Faranah où les discours ont été tenus. De nombreux slogans, favorables à la continuité pour Alpha Condé, ont ponctué la manifestation : laisser Alpha Condé continuer ses œuvres de développement ! Nous soutenons Alpha Condé pour un troisième mandat ! Vive alpha Condé pour la présidence à vie.

Ces inconditionnels du parti au pouvoir étaient munis de pancartes sur lesquels on pouvait lire : oui au Référendum, oui à la 4e république, alpha Condé à vie.

C’est Mohamed Lamine Keita, directeur du cabinet du gouvernorat de Faranah, qui a présidé l’événement. Parlant au nom des autorités, monsieur Kéita a justifié sa présence sur les lieux. « Je suis venu présider cette grande mobilisation des 30 sections de Faranah pour un soutien aux actions du président de la République… Au cours de cette grande mobilisation, nous pouvons retenir que la population de Faranah est pour une révision constitutionnelle en République de Guinée ou un référendum au niveau de la Guinée pour qu’il y ait une quatrième République, pour permettre au président de la République, Pr Alpha Condé, de continuer ses œuvres et de conduire le pays à un bonheur. Je demande à la population de Faranah la paix, la quiétude au niveau de la préfecture. Il ne peut pas y avoir de développement sans paix. Aujourd’hui, nous optons pour cette alternative, la paix à Faranah », a dit le directeur du cabinet du gouvernorat de Faranah.

De son côté, Abou Traoré, ex-président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Faranah, est allé en détails dans l’objectif recherché par cette mobilisation. « On a organisé ce grand carnaval pour soutenir notre président, le Pr Alpha Condé. Pourquoi nous soutenons Alpha Condé ? Depuis qu’il est venu en Guinée, les jalons qu’il a posés sur le plan de développement ont permis aujourd’hui de faire ce carnaval et pour dire qu’ils ne sont pas prêts à le lâcher. Donc, la population de Faranah veut que le Pr Alpha Condé aille jusqu’au bout de ses objectifs. Tout ce qu’il a préparé, tout ce qu’il a commencé, pour qu’il aboutisse à ses objectifs, c’est pour cela que Faranah est sorti aujourd’hui massivement, pour montrer à l’opinion nationale et internationale que c’est Alpha Condé qui est là, c’est lui qui est dans le cœur des Faranakas. Et, nous continuons à le soutenir pour une révision constitutionnelle, pour qu’on ait une quatrième République ; et, cette quatrième République sera toujours dirigée par le même Pr Alpha Condé. Finalement, il va terminer ses acquis », soutient Abou Traoré.

En outre, l’ex-président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel a invité les autres préfectures de la Guinée à s’inscrire dans la même dynamique pour réviser la Constitution. « À l’instar de Faranah, toutes les autres préfectures qui n’ont pas fait ce mouvement doivent prendre les initiatives pour faire le même mouvement, parce que pour nous, Alpha Condé est une chance pour la Guinée. Donc, on ne doit pas le perdre. Si on le perd, on va régresser. Donc, nous invitons toutes les préfectures de la Guinée, sans exception, à se mobiliser derrière cet homme, le soutenir pour qu’il termine ses œuvres », a lancé Abou Traoré.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 24 15 13/ 660 27 27 07

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Koumana (Kouroussa) : un affrontement évité de justesse entre RPGistes et indépendants

21 avril 2019 à 12 12 03 04034

Les fissures créées par les dernières élections locales sont loin de finir dans la commune rurale de Koumana, située à 25 kilomètres de Kouroussa de la ville de Kouroussa. Des partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux de la liste indépendante qui se sont disputés la mairie de cette localité ont failli en venir aux mains hier, samedi 20 avril 2019. Les deux camps se sont opposés autour d’un projet d’adduction d’eau, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Selon le maire de Koumana, élu sous les couleurs du RPG Arc-en-ciel et non reconnu par le mouvement indépendant, tout est parti de l’arrivée dans la localité des membres d’une ONG, venus aider à réparer le forage de la localité pour permettre à ses habitants d’avoir de l’eau potable. Ce à quoi se seraient opposés les indépendants.

« C’est les membres d’une ONG qui sont venus voir si le forage qui est là peut donner de l’eau potable à toute la localité. Moi, je n’étais pas informé de leur arrivée. Quand ils m’ont informé, je suis parti les voir avec 4 de mes conseillers. Quand ils ont commencé le travail, des jeunes du mouvement indépendant sont venus dire pourquoi ils ne sont pas informés de l’arrivée de cette ONG, ils nous ont demandé d’arrêter le travail. C’est là que les esprits se sont échauffés, on a failli se battre », a expliqué, au téléphone de Guineematin.com, Mandjan Keïta.

Le maire ajoute avoir saisi le préfet de Kouroussa, qui s’est engagé à régler ce problème. « On a déjà informé le préfet, il nous a demandé de nous rendre tous à Kouroussa pour échanger avec lui sur ce problème », a-t-il annoncé.

Au moment où nous mettions cet article en ligne, les partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux de la liste indépendante étaient en route pour la vile de Kouroussa où ils sont conviés à une rencontre par le préfet.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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Rénovée à plus de 3 milliards GNF par Oyé Guilavogui, la mosquée centrale de Faranah inaugurée

20 avril 2019 à 12 12 06 04064

La mosquée centrale de Faranah a été inaugurée hier vendredi, 19 avril 2019, par le donateur en personne, Oyé Guilavogui, ministre d’État, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts. On notait la présence d’une forte délégation composée du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, du Secrétaire Général aux affaires religieuses, de la maire de commune de Kaloum et des autorités administratives et religieuses de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De nombreux fidèles musulmans de Faranah ont pris part à l’inauguration de cette mosquée, reconstruite grâce à l’implication d’Oyé Guilavogui. Elle est bâtie sur une superficie de 900 mètres carrés, avec une capacité d’accueil de 2500 fidèles, financée à hauteur de 3 milliards 500 millions de francs guinéens.

Selon Oyé Guilavogui, « la mosquée a été reconstruite depuis le soubassement jusque maintenant grâce à la bénédiction de l’association des jeunes de Faranah qu’on appel SYNADEF. C’est par leur canal que j’ai eu le courage de venir m’investir à Faranah. Faranah, c’est ma belle famille, je suis un des fils d’ici… Je suis très heureux aujourd’hui, la mosquée de Faranah ne fait qu’allonger la liste. Il y a bien d’autres qui ont été inaugurés il y a des années, on ne connaît pas le nombre…

Je suis très heureux avec cette mobilisation massive, la qualité de l’organisation. Il est très difficile d’inaugurer une telle infrastructure sans qu’il y ait des morts ou des blessés. Aujourd’hui, personne ne se plaint, tout le monde se déplace tranquillement et tout le monde s’est acquitté de son devoir religieux. Je leur demande de prendre soin de cette infrastructure qui a coûté très chère ».

Même son de cloche chez Alpha Ibrahima Keira, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. « C’est des sentiments de réconfort et de fierté qui m’animent, mais aussi des sentiments d’espoir parce que les conseils qui ont été donnés par le secrétaire général de la ligue islamique cadrent parfaitement avec la vision politique du chef de l’Etat, Pr Alpha Condé, qui appelle tous les ressortissants de Faranah à l’unité d’action, au renforcement de l’unité nationale et surtout des liens de la fraternité entre les fils de Faranah pour que cesse définitivement les dissensions qu’il y a sur le terrain afin que les gens de Faranah puissent aller ensemble bâtir un Faranah prospère et émergent…

Nous avons noté avec satisfaction la présence de préfectures avoisinantes, qui ont cru envoyer des représentants communier avec nous pour célébrer ce geste magnanime de notre frère, de notre ami, Oyé Guilavogui, le ministre d’État, qui a bien voulu procéder à la reconstruction de cette grande mosquée de Faranah auquel nous disons merci et que tout Faranah lui soit reconnaissant », a dit le ministre.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Violences post-électorales à Kalinko (Dinguiraye) : 112 personnes condamnées à perpétuité

18 avril 2019 à 19 07 35 04354

Le dossier portant sur les violences post-électorales de février 2018 à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye, a connu son épilogue ce jeudi 18 avril 2019, au tribunal criminel de Faranah. Cent douze personnes, ont été condamnées par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité. Par contre, une dizaine de personnes détenues à la prison civile de Faranah depuis plus d’une année, ont été acquittés par le tribunal, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au lendemain des élections locales du 04 février 2018, des violences meurtrières, accompagnées d’incendie et de destructions d’édifices, ont eu lieu à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye. La publication des résultats du vote est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ces incidents ont provoqué la mort de quatre enfants (3 fillettes et un garçon) dans l’incendie de leur maison.

Une centaine de personnes avaient été citées dans ce dossier, mais seulement dix avaient été présentées à Faranah. Ils étaient poursuivis pour assassinat, incendie volontaire, destruction d’édifices publics et privés.

Au terme des débats, des réquisitions et plaidoiries, la décision du tribunal criminel dans ce dossier est tombée ce jeudi.

Selon nos informations, ce sont cent douze (112) accusés, absents lors des audiences, qui ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité. Tous en fuite, un mandat d’arrêt a été décerné contre eux à l’audience. Il s’agit, entre-autres, de : Madani Barry, Ousmane Koléla Diallo, Saliou Diallo, Mamadou Barry (Oum B), Diouldé Banîré, Mamadou Baïlo Barry, Hassanatou Diallo, Abdoul Kédianya Diallo, Boubacar Diallo Fdiya,….

Par ailleurs, ces 112 personnes sont condamnées au payement d’une somme d’un milliard 196 millions 600 mille francs guinéens de dommages et intérêts aux 27 parties civiles constituées dans ce dossier.

Par contre, les personnes détenues depuis le 23 février 2018, ont été acquittées faute de preuves. Une décision conforme aux réquisitions du procureur et aux plaidoiries de la défense. Un des accusés, en la personne d’Abdoulaye Diallo, avait rendu l’âme en détention, le mardi 09 avril dernier.

Les autres qui recouvrent la liberté après près de 14 mois de détention sont : Ousmane Benté Diallo, Bouba Diarra, Boubacar Barry, Mamadou Samba Barry, Alpha Oumar Bagou Barry, Mamadou Oury Diallo, Amadou Barry, Alpha Abdoulaye Barry, Thierno Bobo Sow (imam de Kalinko et S/G de la ligue islamique sous-préfectoral, qui comparaissait libre) et Mamadou Alpha Bah.

Une décision saluée par l’avocat de la défense, maitre Salifou Béavogui, qui se réjoui du fait que tous les détenus doivent désormais rentrer à la maison.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Incendie à Faranah : plusieurs cases et leurs contenus partis en fumée

13 avril 2019 à 9 09 46 04464

Cinq cases et tous leurs contenus sont partis en fumée au cours d’un incendie qui s’est produit hier, vendredi 12 avril 2019, dans la commune urbaine de Faranah. Le feu est parti d’un tas d’ordures brûlé par des enfants, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Faranah.

C’est aux environs de 17 heures, que cet incendie s’est produit au secteur 4 du quartier Mosquée, dans la commune urbaine de Faranah. Après avoir balayé chez eux, des enfants ont brûlé les ordures. C’est ainsi que le vent a emporté le feu qui a touché la case la plus proche. Le feu s’est ensuite propagé pour toucher quatre autres cases et deux cuisines. Ibrahima Camara, l’une des victimes, déplore d’importants dégâts matériels.

« J’ai demandé aux enfants de balayer la concession. Quand ils ont fini, ils ont accumulé les ordures pour les brûler. C’est ainsi que le feu a pris la case qui était à côté, puis les toilettes et ça s’est propagé aux autres cases voisines parce que le vent soufflait. Au total, 5 cases et deux cuisines ont été consumées. On dénombre d’importantes pertes parce que tout le contenu des cases également est parti en fumée.

Moi par exemple, j’ai perdu mon lit, mes fauteuils et d’autres biens. J’ai perdu aussi une somme de 600.000 francs qui m’appartenait et une somme de 1.200.000 francs qu’on m’avait confiée. Les voisins également ont perdu beaucoup choses chez eux », explique ce sinistré.

Ibrahima Camara salue la mobilisation des habitants de la localité, qui a permis d’éviter une plus grande propagation du feu. Il déplore cependant le retard des sapeurs-pompiers. « Dès que l’incendie a commencé, on a appelé les sapeurs-pompiers à plusieurs reprises, le chef de quartier même les a appelés mais ils ne sont pas venus. S’ils venaient à ce moment-là, on aurait pu limiter les dégâts parce que c’est seulement une case qui avait pris feu. Ils ont attendu que 4 cases prennent feu pour venir maintenant. C’est pourquoi, la population s’est révoltée contre eux ».

De son côté, le chef de quartier, Mamoudou Kandé, regrette cette situation et appelle à l’aide en faveur des sinistrés. « Vraiment, les dégâts sont importants :

5 cases avec leurs contenus, tous complètement brûlés. Même une aiguille n’est pas sortie. Il y a certaines cases qui étaient remplies de denrées alimentaires comme le riz, le fonio, l’arachide en plus d’autres biens, tout a été consumé.

Vraiment, nous plaidons auprès des autorités, auprès de la population, des bonnes volontés, nous tendons la main à tout le monde pour assister ces sinistrés et leur remonter le moral. Donc, je demande l’assistance de la ville de Faranah, l’assistance des personnes de bonne volonté, l’assistance des autorités à mes citoyens qui sont aujourd’hui à la belle étoile », a-t-il lancé.

A rappeler que les incendies sont récurrents en saison sèche dans la préfecture de Faranah. Cette année, avant ce dernier cas, 60 cases et tous leurs contenus sont partis en fumée le 11 mars 2019 à Oussouyah, localité située à 27 km de la ville de Faranah, 56 cases ont été consumées avec leurs contenus le 23 février 2019 à Fantoumanya, localité située à 10 km de la ville, et 46 cases autres sont parties en fumée le 22 février 2019 à Cissiya, à 16 km du chef-lieu de la préfecture.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13

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9 morts au cours du recrutement dans l’armée : 83 candidats abandonnent à Faranah

12 avril 2019 à 11 11 16 04164

La première phase du test de recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes a pris fin hier jeudi, 11 avril 2019, dans la région de Faranah. Déjà, ce test a coûté la vie à 9 jeunes candidats. Même si aucun cas de décès n’a été enregistré dans cette préfecture, quatre vingt trois (83) candidats, dont trois (3) filles, ont fini par jeter l’éponge au milieu de la bataille, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette première phase de recrutement dans l’armée, lancée le 7 avril dernier au village Baliany, dans la commune urbaine de Faranah, n’aura duré que cinq (5) jours. La course à pieds aura été éprouvante pour de nombreux candidats qui ont fini par abandonner. On a noté pas moins de 80 garçons qui ont jeté l’éponge pour les huit kilomètres à parcourir (en 45 mn). Chez les filles, trois ont également abandonné pour une distance de six kilomètres.

Selon le médecin Aide-Santé et Surveillant des urgences de l’hôpital régional de Faranah, Ibrahima Solo Condé, ces candidats ont tous reçu des soins de santé avant de rentrer dans leurs familles respectives. « Hier mercredi, on a reçu 26 cas, dont 4 ont été réanimé. Mais, on a maîtrisé ces cas. Aujourd’hui, on a eu 20 cas, dont une fille. Un autre candidat était aussi en réanimation. On vient de le libérer maintenant là, il avait une tension de 8,6. Ensuite, il avait l’hypoglycémie. Mais, on a réussi à maitriser le cas. Il est rentré. Au début, on avait reçu que 13 cas », a expliqué le médecin.

A la question de savoir ce qui pourrait être à la base des malaises que les candidats ont subis, Ibrahima Solo Condé répond : « je crois que cela est dû au soleil, surtout les enfants qui font des choses qui ne sont pas compatibles à l’organisme. Parce que, un d’entre eux m’a dit aujourd’hui qu’il a pris du bleu-bleu (du valium) et que ça donne de l’énergie. Il a pris ça alors qu’il n’a pas déjeuné. Ils sont partis pour faire la course de huit kilomètres avec ça. Donc, les jeunes-là nous ont trouvé dans cet état. Mais, Dieu merci, on a pu maîtriser tous les cas qui se sont présentés à nous ».

Oumar Camara

A la fin de cette première phase, Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah, s’est réjoui de la manière dont les choses se sont passées. « Mes impressions sont bonnes. A Faranah, on a eu la chance qu’il n’y a pas eu d’incidents, il n’y a pas eu de blessés graves. Les 3634 postulants ont effectué la course sans problème. Il n’y a pas eu de cas de décès chez nous, ni de cas blessés graves, ni de maladies graves. Ça, c’est vraiment réconfortant pour nous. Donc, je prie le bon Dieu que les autres phases aussi se passent dans les meilleures conditions. Peut-être que demain (vendredi), les résultats vont être affichés et dès le samedi les autres épreuves vont continuer ».

Pour finir, le maire de Faranah, rassure que « nous avons opté pour l’égalité des chances de tout le monde. Les instructions données par le ministère, nous allons les respecter dans les règles de l’art. Nous veillerons strictement sur le déroulement du processus ».

Il est à rappeler qu’à Faranah, 3634 candidats étaient en compétition pour 250 places disponibles en présélection.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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Recrutement dans l’armée : 38 cas de démission, des tricheurs mis aux arrêts à Faranah

10 avril 2019 à 11 11 06 04064

Lancés le dimanche, 7 avril 2019, au village Baliany, dans la commune urbaine, les tests physiques des épreuves de présélection, ou épreuves d’admissibilité, pour le recrutement dans l’armée guinéenne se poursuivent à Faranah. La distance de huit (8) kilomètres à parcourir en quarante cinq (45) minutes, compliquée pour nombre de postulants, est devenue source de désillusion pour certains d’entre eux qui ont décidé de jeter l’éponge, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le test physique de présélection pour le recrutement dans l’armée se poursuit à Faranah non sans peine pour les candidats. Même si des cas de morts ne sont pas enregistrés comme c’est le cas ailleurs, de nombreux jeunes gens ont été éprouvés par le test physique au point d’abandonner. Pour la première journée, ce sont 13 candidats, dont 2 filles, qui ont été admis à l’hôpital régional. Pour la course de la deuxième journée du lundi 8 avril, 19 garçons ont été admis à l’hôpital. Hier mardi, six autres candidats ont été également reçus au centre hospitalier.

Au terme de trois jours de course, ce sont 38 candidats, dont 2 filles, qui ont décidé de jeter l’éponge en plein test. Ils ont été incapables d’atteindre la ligne d’arrivée de huit kilomètres pour les garçons et six pour les filles.

Selon nos informations, les démissionnaires évoquent des contractures musculaires, des crampes et échauffement des pieds, etc. Ces candidats démissionnaires ont tous été admis aux urgences de l’hôpital régional de Faranah par la Croix-Rouge où ils ont reçu des soins intenses.

Interrogé par notre reporter, le médecin Aide-Santé et Surveillant des urgences de l’hôpital régional de Faranah, Ibrahima Solo Condé, a dit que ces abandons sont dus au manque d’exercices physiques des jeunes. « Les gens ne font pas assez d’exercices physiques, sinon c’est des jeunes. C’est un manque d’entraînement. L’hôpital n’a pas enregistré des cas graves. Nous, on ne peut pas appeler ça des cas graves, parce qu’on pouvait maîtriser et on a maîtrisé. Parmi ces cas qu’on a reçus aujourd’hui, il y avait un seul cas inquiétant, mais on l’a réanimé. Il a mangé devant nous. Maintenant là, il est au lit avec les parents. Il est en train de manger. Les paramètres sont bons. Nous avons réalisé sa glycémie, tout est bon. C’était le seul cas, sinon tout le reste, on n’a pas fourni d’efforts. Parce qu’il faut les ventiler, il faut leur donner de l’eau et du sucre », a expliqué monsieur Condé.

Dans cette première phase de recrutement, des cas de tricherie ont été enregistrés à Faranah. Une information relayée par Florentin Sagno, secrétaire général chargé des affaires administratives de la préfecture sur les ondes de la radio rurale locale. « Il y a des gens qui partent se cacher en brousse avec leurs motos pour transporter les candidats par moto. La main a été mise sur 5 de ces motards. Vous en entendrez les échos. Leur jugement sera fait à la maison des jeunes et la radio rurale prendra part pour que tout le monde soit informé. Parce que, si tu te dis sourd, il faut qu’on te prouve que tes oreilles sont en bonne et due forme et que tu as fait exprès. Le préfet a donné l’ordre de déposer ces motos au niveau du procureur de la République près le tribunal de Faranah », a expliqué monsieur Sagno.

A Faranah, 3600 candidats sont en compétition pour 250 places en présélection.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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Meurtre d’un militaire à Dinguiraye : les accusés condamnés de 2 à 10 ans de prison

9 avril 2019 à 17 05 11 04114

Le tribunal militaire, siégeant au tribunal de première instance de Kankan, a rendu le verdict dans le dossier de l’assassinat d’un militaire en janvier 2017. Le principal accusé dans ce dossier, le sergent-chef Sostème Dramou a écopé de 10 ans de réclusion criminelle ce mardi, 9 avril 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le dossier sur l’assassinat du sergent-chef Wassey Yömalö, en service au camp d’infanterie de Dinguiraye au moment de son assassinat, a connu son épilogue ce mardi.

Le principal accusé, le sergent-chef Sostème Dramou, également en service au camp d’infanterie de Dinguiraye, a été reconnu coupable d’être l’auteur de la mort de son collègue, dont le corps avait été retrouvé en état de putréfaction le 7 janvier 2017. Le militaire a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle.

Ses coaccusés, Mari Noel Kourouma, agent commercial ; Foromo Loua, chaudronnier ; et Kpakilé Haba, vitrier, ont été reconnus coupables des faits d’abstention délictueuse. Les trois compagnons d’infortune ont écopé de 26 mois de prison, soit le temps mis en prison, puis qu’ils sont sous mandat de dépôt 2 ans 2 mois et 2 jours.

Par contre, le tribunal a renvoyé Gnéréké Loua et Cécé Kolié, tous âgés de 17 ans au moment des faits, des fins de la poursuite pour crime non constitué.

Après la lecture du verdict par le premier président du tribunal militaire siégeant au tribunal de première instance de Kankan, Abdoul Rachid Camara, la partie civile a exprimé sa satisfaction.

Mais, le parquet et la défense n’ont pas souhaité réagir à la décision du tribunal. « C’est de l’injustice pure et simple », a laissé entendre Me M’Bombey Mara de la défense.

Selon des sources proches du dossier, l’avocat aurait décidé d’interjeter appel.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 241

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Violences post-électorales à Kalinko : un des accusés meurt en prison à Faranah

9 avril 2019 à 16 04 31 04314

Un des huit accusés dans les violences post-électorales de février 2018 à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye, a rendu l’âme ce mardi, 09 avril 2019, à la prison civile de Faranah. Selon nos informations, la victime se nomme Abdoulaye Diallo, secrétaire Générale de la jeunesse de Kansato, dans la préfecture de Dinguiraye, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au lendemain des élections locales du 04 février 2019, des violences meurtrières accompagnées d’incendie et de destructions d’édifices ont eu lieu à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye. Sur la soixantaine de personnes mises en cause, huit ont été inculpés et accusés d’assassinat, d’incendie volontaire, de destruction d’édifices publics et privés. Leur procès a démarré il ya une dizaine de jours.

C’est un de ses détenus qui a perdu la vie en prison à Faranah. Il s’agit d’un certain Abdoulaye Diallo, âgé de 68 ans, né à Kansato, dans la préfecture de Dinguiraye, cultivateur de profession.

Maître Salifou Béavogui, avocat du défunt, joint au téléphone, a confirmé la nouvelle et s’est dit très attristé. « Je ne sais quoi dire. J’avais demandé une mise en liberté pour mes clients détenus à Faranah dans l’affaire de Kalinko. Ils étaient en très mauvais état de santé. Sur les huit, on a mis en liberté qu’un seul vieillard de 77 ans, également très souffrant.

C’est vraiment un sentiment de désolation qui m’anime. Abdoulaye Diallo est décédé ce mardi en prison à Faranah sans qu’il n’ait pu se défende et prouver son innocence dans ce dossier. Je suis vraiment peiné », a fait savoir l’avocat.

Par ailleurs, maitre Béa a dit que le vieil homme de 77 ans, Alpha Oumar Bagou Bah, qui a récemment bénéficié d’une mise en liberté, est gravement malade. « Son cas est très grave et il mérite qu’on le transfère à Conakry pour des soins appropriés. Malheureusement, il ya une main invisible à la justice qui refuse son évacuation vers Conakry », accuse maître Salifou Béavogui.

Joint au téléphone, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, Mamoudou Lébéré Baldé, a confirmé ces informations. « Oui, c’est un vieux, un agriculteur, né en 1951, originaire de Kansato. Il était détenu. Quand je quittais, on m’avait appelé pour me dire qu’il était malade là-bas.

Mais vous savez, en la matière, si une décision n’a pas été prise à l’audience publique, il n’y aura plus un acte légal à poser pour sa mise en liberté. On m’a dit qu’il était malade et j’ai demandé à ce qu’on l’envoi à l’hôpital. Malheureusement, il était souffrant et un peu âgé, on m’a appelé pour me dire qu’il est décédé. Son décès est survenu à la maison centrale ».

Cependant, le procurer nie un quelconque refus de la justice de permettre l’évacuation sanitaire du vieil homme, Alpha Oumar Bagou Bah. « Pour ce qui est du vieux de 77 ans, il avait bénéficié d’une mise en liberté provisoire. Il avait été confié à un de ses parents du nom d’Elhadj Boubacar. L’autre fois, ils sont venus me trouver au bureau pour me dire que le vieux est malade et qu’ils auraient souhaité qu’il soit évacué sur Conakry.

Je leur ai dit de repartir à l’hôpital régional de Faranah pour nous donner un acte. Si les médecins disent qu’ils ne peuvent pas le traiter, on pourra l’évacuer sur Conakry. Quand je quittais, puisque je ne suis pas sur place, ils n’avaient pas produit un acte allant dans ce sens », a dit Mamoudou Lébéré Baldé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Recrutement dans l’armée : la première étape du concours lancée à Faranah

8 avril 2019 à 11 11 29 04294

Les autorités de Faranah ont lancé hier dimanche, 7 avril 2019, la première phase du concours de recrutement dans l’armée guinéenne. C’est à Baliany, un village situé à huit (8) kilomètres de la ville, sur la route nationale Faranah-Dabola, que le coup d’envoi de la course a été donné aux environs de 9 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont les autorités de la Faranah qui ont lancé cette épreuve, en présence des cadres préfectoraux et communaux, les services de défense et de sécurité, les cadres de la justice et la Croix Rouge locale.

Ils sont au total quatre cent quarante (440) jeunes postulants, dont cinquante (50) filles, à avoir pris part à cette première vague de test de recrutement dans l’armée. Les hommes avaient huit kilomètres à parcourir, alors que les femmes devaient se mesurer sur six (6) kilomètres.

Selon nos informations, il y a 3 600 candidats à Faranah à la recherche de l’emploi dans l’armée pour seulement 250 places.

Interrogé par Guineematin.com, le préfet de Faranah, Ibrahima Kalil Keïta, a évoqué le manque d’emploi avant de rassurer les jeunes de l’équité qui va caractériser le processus. « Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui en Guinée un problème plus crucial que l’emploi jeunes. Dieu merci, grâce au programme du Pr Alpha Condé, les écoles sont créées un peu partout, les jeunes sont formés, mais ils n’y a pas d’emploi.

C’est dans ce cadre-là que le ministère de la défense nationale a demandé un recrutement des jeunes pour l’armée et ce recrutement est confié à la préfecture. La préfecture de Faranah a formé une commission. Ce travail a commencé, 3600 jeunes ont été recensés. Ce qui prouve que le problème d’emploi est une nécessité dans notre pays. Aujourd’hui, nous commençons les épreuves qui sont aussi confiées à la préfecture. Ce que je vais vous dire, puisque certains manquent de confiance, on pense qu’on les fatigue, que autorités ont fini de faire le choix.

Non ! Il n’est pas question de tricher à Faranah. Je le dis en tant que première personnalité de la préfecture, que les jeunes partent à égalité de chance. Je le dis encore plus haut qu’ailleurs qu’à Faranah, il n’y aura pas de fils de gouverneur, de fils de préfet, de fils de commandant, de fils de député. Ils sont tous égaux, qu’ils soient rassurés qu’ils partent à égalité de chance. Chacun va récolter ce qu’qu’il aura semé. Donc, je souhaite bonne chance aux enfants et aux petits enfants », a-t-il lancé.

De son côté, Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah, a lancé un message aux jeunes tout en dégageant l’objectif de ce recrutement. « Mon message, c’est de rassurer au postulant que la confiance que l’Etat a placée en nous, nous allons l’assumer. Nous serons à la hauteur de cette confiance.

Je veux les rassurer que vraiment chez nous, c’est l’égalité de chance, tout le monde est égal devant nous, devant la loi, devant ce concours-là. L’objectif, c’est d’avoir les meilleurs candidats, des candidats de qualité, les candidats potentiels qui peuvent valablement représenter nos forces armées. Nous sommes dans cette optique pour que Faranah soit mieux apprécié dans ce sens », a dit le maire.

À noter que 13 personnes, dont 2 filles, ont été admises à l’hôpital régional pendant la course.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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Faranah : les antennes locales de la CONABPAG installées

31 mars 2019 à 11 11 42 03423

Après Kindia et Mamou, la Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (CONABPAG) s’est rendue à Faranah pour mettre en place ses antennes locales. Le bureau régional et celui préfectoral ont été élus et installés hier, samedi 30 mars 2019, dans la ville. La cérémonie a connu une forte mobilisation des membres de la coopérative et des autorités locales, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette rencontre a été présidée par le préfet de Faranah, Ibrahima Kalil Keïta. A l’issue du vote des boulangers et pâtissiers de la région, Elhadj Aliou Sarayah Barry a été élu à la tête du bureau régional, composé de 15 membres plus 4 conseillers, et Mamoudou Bailo Barry a été porté à la tête du bureau préfectoral de la CONABPAG, composé de 13 membres et 3 conseillers. Ces deux bureaux sont élus pour un mandat de 3 ans, renouvelable une fois.

Après la mise en place de ses antennes, Mamadou Adama Diallo, président national de la CONABPAG, s’est réjoui du bon déroulement de ces élections avant d’inviter les élus à l’union et au travail, pour permettre l’atteinte des objectifs que se fixe la Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée.

De son côté, Elhadj Aliou Sarayah Barry, le nouveau président du bureau régional de la CONABPAG de Faranah, a remercié les boulangers et pâtissiers pour la confiance placée en lui. Il s’est ensuite engagé à travailler avec les autorités de Faranah. « Nous vous remercions pour cette confiance que vous avez porté en nous. Nous demandons votre soutien inconditionnel pour la survie de notre coopérative. Nous vous invitons à l’union, à la fraternité.

Je prends ici l’engagement solennel que le bureau qui est sorti de cette assemblée travaillera étroitement avec l’ensemble des autorités de Faranah pour une meilleure satisfaction de tous. J’invite par la même occasion l’ensemble des boulangers et pâtissiers de notre région à s’unir d’avantage autour d’un même objectif qui est celui de l’entente et de l’amour pour une franche et loyale collaboration afin de développer notre noble métier », a exhorté monsieur Barry.

Le chef de cabinet du gouvernorat de Faranah et représentant du gouverneur de la région à cette rencontre, a salué aussi le bon déroulement de cette assemblée générale. Ibrahima 2 Sylla a lancé également une invite à l’endroit des dirigeants du bureau régional des boulangers et pâtissiers de Faranah.

« Ce que je vais demander à l’équipe régionale, comme vous l’avez fait tout de suite, j’aurais souhaité humblement que de la même manière, l’équipe régionale se déplace dans ces 4 préfecture pour présenter aux autorités administratives et locales ceux qui sont chargés désormais de gérer le secteur du pain dans la région (…)

Avec cette organisation, je suis sûr qu’il y aura une amélioration de la qualité et de la quantité, et que cette amélioration de quantité et de qualité va être accompagnée de l’hygiène pour chacun d’entre nous. Car, celui qui fait le pain, s’il manque d’hygiène, celui qui consomme son pain peut être facilement contaminé et tout le monde sera ainsi contaminé », a-t-il espéré.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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