Dinguiraye : marché fermé pour les funérailles d’Elhadj Mountaga Tall

21 janvier 2019 à 12 12 48 01481

Décédé le vendredi passé, 18 janvier 2019, à Conakry, le Khalife général de Dinguiraye, Elhadj Mountaga Tall rejoindra sa dernière demeure ce lundi, 21 janvier, au mausolée de la famille Tall, située en plein cœur de la cité sainte, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Dinguiraye.

Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé, dans l’après-midi d’hier, dimanche, la dépouille d’Elhadj Mountaga Tall est arrivée à Dinguiraye aux environs de 05 heures, dans la matinée de ce lundi.

Et, depuis l’aube, la ville grouille de monde et les populations s’activent sur les préparatifs des funérailles du Khalife. A en croire Elhadj Amadou Bah, secrétaire préfectoral des affaires religieuses, qui s’est confié à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Dinguiraye, plusieurs délégations sont déjà arrivées dans la ville. C’est le cas par exemple des autorités centrales, comme le secrétaire général des Affaires de religieuses, Elhadj Abdoul Zamal Bangoura ; des représentants des partis politiques, comme la délégation de l’UFDG, conduite par l’Honorable James Deen Baldé. Et, certains plusieurs autres délégations sont attendues avant la prière de 14 heures qui sera suivie de l’enterrement de l’héritier d’Elhadj Oumar Tall.

Justement, dans la grande famille du Khalife, plusieurs sages, des femmes et des jeunes se relaient pour la traditionnelle présentation des condoléances et la prière pour le repos de l’âme de l’illustre défunt. Aux alentours de la grande mosquée et du domicile d’Elhadj Mountaga Tall, un important dispositif sécuritaire est visible. Le grand marché reste évidemment fermé, tout vibre au rythme de ce grand évènement.

Feu Elhadj Mountaga Tall

Selon des informations confiées à l’envoyé spécial de Guineematin.com, c’est à Ségou (République voisine du Mali) qu’est né Elhadj Mountaga Tall, en 1920. Il était fils de Fatoumata Oumar Thiam (tante de l’ex-préfet, Elhadj Thierno Hady Thiam) et de Thierno Madany Aliou Ousmane Saidou Tall. Ce dernier est lui-même fils de Thierno Aliou Tall, qui est le fils de Thierno Ousmane Tall, de même père qu’Elhadj Oumar Tall, fondateur de la ville de Dinguiraye dont le père est Thierno Saidou Nour Tall.

Quelques années après sa naissance, feu Elhadj Mountaga Tall a été envoyé à Dinguiraye pour être élevé par son oncle maternel, Thierno Amadou Oumar Thiam. Il fréquenta l’école coranique et l’école française. Il fût également initié au commerce. Ce qui lui a permis d’occuper le poste de président de la chambre de commerce de Dinguiraye pendant des années. Et, c’est en 2001, après le décès du Khalife, Elhadj Mahim Tall (le 3 Mai 2000), qu’Elhadj Mountaga Tall a été intronisé Khalife général de la Tidiania de Dinguiraye par le Khalif Oumarien de Dakar, Thierno Mountaga Tall.

A rappeler qu’Elhadj Mountaga Tall est le troisième Khalife de Dinguiraye, après Elhadj Alpha Ahmadou Tall et Elhadj Mahim Tall.

A suivre !

De Dinguiraye, Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Pénurie de cartes d’identité à Faranah : la galère des citoyens

17 janvier 2019 à 11 11 30 01301

Depuis bientôt trois (3) mois, les citoyens de la région administrative de Faranah ne parviennent pas à se procureur de cartes d’identité nationale. Ils trépignent d’impatience et se voient bloquer dans de nombreuses transactions. Des sources bien informées expliquent cette rupture par un manque timbres, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

Selon une source généralement bien informée, « depuis fin octobre 2018, il n’y a pas d’édition de carte d’identité nationale en Guinée. La rupture ne dépend ni de la police, ni de Sabari Technology. Cette rupture est due à un manque de timbres au trésor, ces timbres fiscaux qui donnent une authenticité à la carte d’identité nationale. Le premier stock est épuisé. Depuis 10 ans les gestionnaires travaillent sur ce 1er stock ».

Pendant ce temps, les citoyens de la région administrative de Faranah, sevrés de ce précieux sésame, sont pour le moins préoccupés. Plusieurs milliers de citoyens sont pénalisés par cet état de fait d’autant plus que ce document facilite les déplacements et autres transactions financières.

Chaque jour, des citoyens viennent de tous les coins de la région pour les transactions ou autres services. Mais, ils sont tous de suite bloqués parce que leurs pièces d’identité sont arrivées à expiration. Selon une source proche du dossier, et qui a requis l’anonymat, « les gens souffrent, l’équipement commence à sentir, il faut lancer la commande. Les citoyens sont pénalisés. L’Etat doit anticiper. Il ne faut pas attendre jusqu’à l’arrivée de la crise et chercher à trouver la solution. Quand tu pars à la police, on te retire de l’argent dans les probabilités. Des fois, tu restes sans la carte ni ton argent. En cours de voyage, on te retire de l’argent. C’est vraiment grave ce qui se passe, c’est même insupportable ».

Pendant que les citoyens continuent à prendre leur mal en patience, certains disent même avoir limité leurs déplacements vers la capitale, faute de carte d’identité nationale. C’est le cas de Mohamed Keita qui a raconté ses difficultés. « J’ai un voyage que je dois effectuer, mais ma carte d’identité nationale a expiré depuis trois semaines. Je suis parti à la police, on me dit qu’il n’y a pas de timbres pour le moment. Ça fait deux semaines, jusqu’à présent, rien. Donc, je préfère attendre parce que mon dernier voyage m’a coûté de l’argent en cours de route. Je demande à ce qu’on trouve solution à ça. Les citoyens souffrent vraiment ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel: (00224) 620 24 15 13

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Faranah : voici les faits qui ont marqué l’année 2018

9 janvier 2019 à 10 10 39 01391

L’actualité a été riche et variée au cours de l’année 2018 dans la préfecture de Faranah. Des événements heureux, d’autres tristes, des surprises, tout a été enregistré dans cette ville de la Haute Guinée. Guineematin.com, à travers son correspondant sur place, vous propose ci-dessous un récapitulatif de quelques faits et événements qui ont marqué l’actualité locale au cours des douze derniers mois.

Sur le plan politique

Comme dans les autres villes du pays, l’actualité politique a été marquée en premier lieu, à Faranah, en 2018, par la tenue des élections locales du 04 février. Les premières élections du genre depuis plus d’une décennie en Guinée. Si dans la commune urbaine, le processus s’est déroulé sans incidents, ça n’a pas été le cas dans certaines communes rurales comme : Hèrèmakono, Passaya, Sandenia et de Maréla où ces élections de proximité se sont soldées par des violences ayant causé plusieurs dégâts matériels. Et jusqu’à présent, les conseils communaux de Hèrèmakono et de Maréla, où respectivement l’UFR et l’UFDG ont remporté les élections, n’ont toujours pas pris fonction. Pourtant, les résultats de ces deux localités n’ont souffert d’aucune contestation.

Hèrèmakono, Maréla et la commune urbaine, sont les trois communes de la préfecture de Faranah où le RPG Arc-en-ciel, a perdu les élections locales. Dans la commune urbaine, c’est une liste indépendante, dirigée par un jeune activiste de la société civile de 31 ans qui a créé la surprise en raflant la mairie devant le parti au pouvoir dans un de ses fiefs historiques.

Sur le plan politique, l’an 2018 a connu la dissolution des deux sections du RPG Arc-en-ciel dans la commune urbaine de Faranah. Ce qui est une conséquence directe de la défaite du parti au pouvoir lors des élections locales du 04 février. Juste après la publication des résultats, plusieurs jeunes du RPG Arc-en-ciel ont laissé éclater leur colère, tenant pour responsables de cette défaite les secrétaires généraux des sections de Faranah 1 et 2. Ils sont allés retirer de force tous les biens mobiliers du parti que détenaient les deux responsables locaux avant de les dissoudre.

Ils ont mis en place une structure dénommée « comité de salut ». Un nom qui n’a pas plu au président de la République. Lors de sa dernière visite dans la ville, le 15 mai 2018, Alpha Condé a dénoncé cette appellation. « Nous ne sommes pas en guerre pour mettre un comité de salut », avait déclaré le chef de l’Etat. C’est pourquoi, la dénomination « comité de salut » a été remplacée par « comité de crise ». C’est ce comité qui gère actuellement les affaires courantes du parti au pouvoir dans la ville de Faranah.

Les vérités d’Alpha Condé aux cadres et aux sages de Faranah : c’est avec un sentiment de déception et même de colère que le président Alpha Condé est arrivé dans la ville de Faranah le 15 mai 2018, en provenance de la région forestière. Et comme à ses habitudes, le chef de l’Etat a craché ses vérités aux administrateurs, aux responsables de son parti et aux sages de la ville. S’exprimant en langue du terroir, Alpha Condé a tenu les sages pour responsables de la discorde enregistrée à Faranah et fustigé une mauvaise gestion administrative et financière de la part des responsables du RPG Arc-en-ciel qu’il avait traités de sangsues.

Sur le plan socio-économique

La ville de Faranah a été secouée pendant l’année 2018 par la hausse des prix des denrées de première consommation, due à l’augmentation du prix du carburant par le gouvernement. Partout, les citoyens crient à la montée en puissance des prix des denrées de première nécessité. Le panier de la ménagère en fortement fait les frais. A cela s’est ajoutée une longue pénurie de poissons dans la ville. Les vendeuses de poissons partaient se procurer de ce produit halieutique à Kissidougou pour venir le revendre à un prix d’or à Faranah.

Depuis la reconstruction du grand marché de Faranah par le président de la République, aucune politique de bonne gestion de ce bijou n’a été mise en place par l’administration du marché. Ce qui a poussé les femmes à refuser de s’installer dans ce marché. Selon les débats autour de la question que l’on entend très souvent dans les rues, bars cafés et d’autres lieux publiques, les magasins de ce marché ont été repartis aux autorités régionales, préfectorales et communales, à certains chefs locaux et certains responsables des forces de défense et de sécurité. Cette mauvaise répartition serait à l’origine du refus catégorique des femmes d’occuper le marché.

A cela, s’ajoute le stationnement anarchique des engins roulants sur la nationale au centre-ville, provoquant plusieurs accidents de circulation. Mais, grâce aux activités d’information et de sensibilisation menées par la nouvelle équipe de la mairie, aujourd’hui ces problèmes sont résolus. Tout le marché est occupé, la nationale est libérée et les policiers font leur travail, à la satisfaction des habitants de la ville.

Sur le plan éducatif

Comme ce fut le cas dans la plupart des villes du pays, le système éducatif a été fortement secoué durant l’an 2018 à Faranah. Cela, en raison des différentes grèves déclenchées par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui réclame des meilleurs salaires pour les enseignants. La dernière grève, toujours en cours, a été marquée par des mouvements de protestation : sit-in et marches pacifiques, organisées par les enseignants grévistes et par les élèves. Des mouvements qui ont tous été dispersés par les forces de l’ordre.

Sur le plan coutumier

Depuis le 26 novembre dernier, Faranah a deux Sotikèmö (patriarches). Une première dans l’histoire de cette ville. Une guerre de succession au titre de patriarche sème une crise au sein des sages de Faranah. Deux frères de la lignée des « Oularé », appartenant aux deux grandes familles fondatrices de la ville de Faranah : « Doutiya et Diamanatiya » se disputent ce titre de chef coutumier. Cette crise perdure jusqu’aujourd’hui.

Sur le plan religieux

Un jeune imam d’une mosquée du quartier Tonkolonko 2 a été suspendu par l’inspection régionale des affaires religieuses de Faranah. Il a été accusé d’adultère avec la femme d’un gendarme. Cette question a divisé les religieux locaux en deux camps : l’un soutenant le jeune imam suspendu et l’autre soutenant sa sanction. Avant d’en savoir plus sur cette affaire, les autorités religieuses ont décidé de suspendre le jeune imam. Après les enquêtes, il s’est avéré que l’imam a été accusé à tort et sa sanction a été levée.

L’inspection régionale des affaires religieuses suspendu un autre prédicateur peu de la ville peu avant la fin de l’année. Cela, suite à des propos jugés incontrôlés que ce dernier a tenus au sujet des fêtes de fin d’année. Le leader religieux musulman avait déclaré que tout fidèle musulman qui mangera un plat préparé pour la célébration du 24 et du 31 décembre ira en enfer. Certains fidèles musulmans et mêmes membres de la ligue régionale des affaires religieuses qui étaient présents dans la mosquée au moment des faits, ont estimé que le prédicateur a dépassé les limites et ont remonté l’information au niveau des autorités religieuses. Ces dernières ont décidé de lui interdire de prêcher jusqu’à nouvel ordre.

Sur le plan sportif

Après 10 années passées en ligue 2, le Sankaran FC a dit au revoir à cette division du championnat national de football professionnel. Le club de Faranah est descendu en division d’honneur après plusieurs revers qu’il a subis sur son propre terrain. Une surprise et une grosse déception chez les fans du ballon rond, très nombreux dans cette préfecture de la Haute Guinée.

Plainte du préfet contre le collectif des anciens footballeurs de Faranah : la descente du Sankara FC n’est certainement pas un fait du hasard. Car, le collectif des anciens footballeurs de Faranah qui gère ce club, s’est confronté à une sérieuse crise financière. Il est allé emprunter un montant de 10 millions de francs avec le préfet afin de faire face aux dépenses liées aux deux derniers matchs du club. Mais le délai qui leur était imparti a expiré sans que les jeunes ne payent l’argent. 17 jours après l’expiration du délai, le préfet de Faranah a porté plainte contre eux à la justice. N’ayant pas les moyens de payer l’argent, les jeunes sont passés par l’inspecteur régional des affaires religieuses pour plaider le premier magistrat de la préfecture pour qu’il accepte d’attendre le paiement des arriérés de la subvention accordée aux clubs par la LGFP.

Mais, l’intervention de l’inspecteur régional des affaires religieuses n’a pas permis d’éviter la convocation des gestionnaires du Sankaran FC par la justice. Après plusieurs tiraillements, le préfet a dû attendre le paiement de la subvention par la Ligue Guinéenne de Football professionnel pour que son argent soit remboursé. Cette affaire a fortement marqué l’actualité dans la ville et fait objets de plusieurs émissions dans les radios locales.

Sur le plan footballistique toujours, il faut noter la tenue du tournoi inter-préfectures doté du trophée Alpha Condé, président de la République, dans la commune urbaine de Faranah. La compétition s’est jouée en avril-mai 2018 et elle a réuni les équipes des préfectures de Dabola, Dinguiraye, Faranah et Kissidougou. L’équipe préfectorale de Faranah a remporté le trophée et a représenté la région administrative de Faranah interrégional à Conakry. Compétition que l’équipe de Faranah n’avait cependant pas pu remporter.

Enfin, plusieurs décès ont marqué l’année 2018 à Faranah. Ce sont entre autres :
la mort tragique de deux jeunes animateurs de la radio communautaire Bambou FM. Il s’agit de Saïdou Samoura et Lansana Kadiatou Camara, âgés respectivement de 24 et de 35 ans. C’est après l’enregistrement d’une émission en Djallonké avec le plus grand charmeur de serpents de la région de Faranah qui est Khalo Moussa Keïra à Tambaya, dans la sous-préfecture de Passaya, que ces deux jeunes ont été fauchés par un tronc d’arbre. L’arbre qui était rongé par un feu de brousse depuis quelques jours est tombé sur eux alors qu’ils étaient de passage sur une moto.

Il y a ensuite la mort de l’inspecteur régional des affaires religieuses. Considéré comme l’homme à tout faire dans la région de Faranah sur les plans religieux et social, Elhadj Aly Béreté, a tiré sa révérence le 22 janvier 2018, laissant de nombreuses personnes sous le choc. La mort d’un autre jeune enseignant chercheur de l’Institut supérieur agronomique et vétérinaire, Valéry Giscard d’Estaing de Faranah a attristé plus d’un dans la ville. Le défunt était considéré comme le grand frère de lait de tous les étudiants de l’Institut et l’ami de tout le monde à Faranah. Bakary Kourouma est décédé dans un accident de la circulation survenu à Macenta, sa ville natale. La réception de son corps et son enterrement ont mobilisé une importante foule à Faranah.

Notons enfin, le décès de la caissière du trésor public, madame Dalogbè Camara, qui a rendu l’âme au Maroc par suite de maladie. Ses obsèques qui ont eu lieu à Faranah, sa ville natale, ont mobilisé des membres du gouvernement et de nombreux habitants de la ville.

Ce sont là entre autres quelques faits qui ont marqué l’actualité à Faranah au cours de l’année 2018. 

Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 24 15 13/ 655 69 10 35

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Faranah : des citoyens dans la rue pour réclamer la libération du couple Touré aux États-Unis

5 janvier 2019 à 11 11 36 01361

Des citoyens de Faranah ont pris d’assaut les rues de la ville hier, vendredi 04 janvier 2019, pour dénoncer l’incarcération de Mohamed Touré, fils de Sékou Touré, et de sa femme aux Etats-Unis. De nombreux jeunes et de femmes ont organisé une marche pacifique à Faranah, ville natale de Sékou Touré, dont le fils est poursuivi pour esclavage sur une jeune guinéenne, qui vivait sous son toit au Texas, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au moment où se tenait un sit-in devant l’ambassade des Etats Unis à Conakry, une marche était organisée à Faranah pour dénoncer la détention de Mohamed Touré et de Denise Cros Touré, dans une affaire de « travail forcé et d’hébergement illégal d’étranger pour des gains financiers ».

Les citoyens ont marché de la résidence privée de feu Amara Touré, frère aîné du président Sékou Touré, jusqu’au rond-point Central, en passant par le quartier mosquée puis Tonkolonko. Munis de banderoles et de pancartes, ils ont scandé des slogans du genre : libérez le couple Touré ; à bas l’injustice ; Faranah n’est pas d’accord…

Présent dans cette manifestation, Fodé Abacar Kouyaté est revenu sur la cause de cette mobilisation. « Nous sommes sortis ce matin, c’est pour montrer à la face du monde que réellement l’injustice on n’est pas d’accord, on est pour la justice, on n’est pas pour l’injustice. Donc, le fils d’Ahmed Sékou Touré, Mohamed Touré, et sa femme, sont aujourd’hui derrière les barreaux aux États-Unis. Nous ne sommes pas d’accord, la jeunesse de Faranah n’est pas d’accord, les femmes de Faranah ne sont pas d’accord, nous voulons la libération du couple Touré, vive la justice, vive la jeunesse de Faranah, justice pour tous ».

Dans son discours Doussou Mara a appelé à la solidarité révolutionnaire et patriotique. « Au courant du mois d’avril 2018, nous avons appris avec stupéfaction, par voie de presse, l’interpellation du camarade Mohamed Touré, secrétaire général du Parti Démocratique de Guinée de la Révolution Démocratique Africaine, et de son épouse aux États-Unis d’Amérique, dans l’Etat Texas. Des déclarations ont été faites de part et d’autre, en vue d’informer clairement l’opinion nationale et internationale des motifs réels de l’interpellation du couple Touré. Au regard de ces faits, notre collectif a été lancé officiellement le 28 Septembre 2018 en vue de pouvoir marquer notre solidarité au couple Touré dans cette épreuve difficile. C’est cet appel que nous lançons au nom de la solidarité révolutionnaire et patriotique à tous les amis, collaborateurs, camarades et frères de lutte vivant à Faranah à se joindre au collectif pour marquer cette journée de solidarité vis-à-vis du couple Touré qui, en réalité, est et demeure pour nous l’échantillon représentatif dans le noble combat de la liberté et de la dignité en faveur des peuples épris de la justice et de la liberté, pour la solidarité révolutionnaire et patriotique. Justice pour le couple Touré, que la grâce de Dieu puisse guider le couple Touré vers le chemin de la liberté ».

Pour sa part, Manty Mamady Camara, secrétaire général du PDG-RDA à Faranah, a salué la qualité de la mobilisation des citoyens de Faranah. « La population de Faranah a montré que Mohamed Touré n’est pas à l’abandon, que c’est leur fils, fils d’un homme véridique et combattant. Ceux qui lui ont créé ce problème, nous avons jugé utile de leur montrer que nous ne sommes pas contents d’eux. C’est une accusation. Nous sommes derrière Mohamed nuit et jour et nous le supportons. Que Dieu fasse que la vérité triomphe ».

À rappeler que Mohamed Touré et sa femme, Dénis Cros Touré, sont inculpés de travail forcé et d’hébergement illégal d’étranger pour des gains financiers depuis le mois d’avril dernier. Le couple devait comparaître hier, vendredi 04 janvier 2019, devant le juge au Texas.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. :(00224) 620 24 15 13/ 655 69 10 35

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Faranah : un militaire tué dans un accident

25 décembre 2018 à 10 10 58 125812

Un accident de la circulation a coûté la vie à un sergent de l’armée dans la journée d’hier, lundi 24 décembre 2018. Le drame s’est produit à la rentrée principale de la ville de Faranah, précisément à Ponkoma, sur la route menant vers l’Aviation, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est suite à une collision entre deux motos que le sergent M’bemba Kourouma a perdu la vie. Agé de 37 ans, le sergent Kourouma était en service au Bataillon Autonome de Faranah (BAF).

Selon le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah, « l’accident s’est produit au pont métallique. Nous avons été téléphoniquement informés par le capitaine Sampou de la sûreté régionale de Faranah. L’équipe de constat, dirigée par moi-même, nous sommes rendus sur les lieux. Nous avons trouvé les engins sur leur position accidentelle et on a trouvé une personne étalée dans le pont. Nous avons procédé aux opérations de constat. Ensuite, on a cherché à trouver un véhicule pour transporter cette personne à l’hôpital et les deux motos ont été envoyées à notre service. Les témoins l’accident nous ont raconté que s’est produit de la manière suivante, l’auteur de l’accident, du nom de N’Famara Traoré, quittait vers le centre ville. Il avait des planches attachées derrière la moto. Et le militaire quittait vers le quartier aviation. C’est au niveau du pont métallique qu’il y a eu la collision ».

Le capitaine Mohamed Lamine Keita saisi l’occasion pour prodiguer des conseils aux usagers de la route, notamment ceux qui empruntent ce tronçon. « Ce que nous pouvons dire aux citoyens, c’est que le pont est une seule voix. Quand des bagages son attachés derrière la moto, c’est très imprudent. Donc, nous demandons aux populations d’être vigilantes. Ce pont métallique, c’est une seule voix et généralement les motos ne s’acceptent pas. Chacun veut passer le premier, tout le monde est pressé.

Plus généralement, l’officier de la sécurité routière lance un appel à l’endroit des citoyens de Faranah en cette période de fêtes de fin d’année. « Nous sommes vers la fin de l’année, les gens sont agités. Nous demandons aux parents de sensibiliser les enfants, nous demandons aux autorités à tous les niveaux d’accompagner les services de sécurité pour le maintien d’ordre au niveau de la ville. Nous demandons humblement aux parents de sensibiliser les enfants de leur façon de conduire les engins, surtout les motos à travers la ville. En fin d’année, il y a trop d’ambiance, les gens sont trop excités. Donc, nous demandons aux parents de conseiller les enfants de les sensibiliser à la maison, de leur dire d’être prudent en matière de circulation routière »

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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SENACIP : le gouverneur de Faranah invite à faire de la Guinée « un pays d’unité et de pardon »

24 décembre 2018 à 10 10 48 124812

Lancée le 17 décembre dernier, la Semaine Nationale des Citoyenneté et de la Paix (SENACIP) a pris fin hier dimanche, 23 décembre 2018, à Faranah. La salle de conférence de la préfecture a abrité la cérémonie en présence du gouverneur de la région, du préfet ainsi que des groupements de jeunes et femmes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est à une forte mobilisation des citoyens de Faranah qu’on a assisté à l’occasion de cette clôture de la troisième édition de la SENACIP.

Lanceï Condé

Dans son discours, le gouverneur de la région de Faranah, Lanceï Condé, a salué l’initiative de l’organisation de la SENACIP qui participe au renforcement du civisme en Guinée. « Je pense que le fait de prendre l’initiative d’organiser une semaine de civisme en Guinée est quelque chose de positif. Positif parce qu’au cours de cette semaine, et même au delà de cette semaine, nous revisitons notre histoire, nous réfléchissons aux actes posés par nos devanciers, mais aussi cette semaine permet de projeter la bonne gestion de notre pays dans le civisme, la sensibilisation des citoyens et citoyennes, à faire de notre pays un pays de civisme, un pays d’unité, un pays de pardon, un pays de cohésion sociale ».

Par ailleurs, monsieur Condé a rappelé le passé glorieux de notre peuple, caractérisé par l’unité nationale. « Nous savons que les devanciers nous ont donné l’indépendance grâce à leur unité d’action. En ce moment, il n’y avait pas de Haute Guinée, il n’y avait pas de Moyenne Guinée, il n’y avait pas de Guinée forestière, il n’avait pas Basse Guinée. Il n’y avait que la Guinée tout court. Je voudrais que nous continuions à nous investir dans l’unité de notre pays, à ne voir que la Guinée, rien que la Guinée, à faire de la Guinée notre unité, à faire de la Guinée notre bien commun, à faire de la Guinée notre fils et notre fille commune, parce que lorsqu’on s’unit, on devient plus fort… »

Ainsi, le gouverneur de Faranah a remercié les organisateurs de la SENACIP, notamment le ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté « qui continue de faire ses preuves afin que tous les guinéens soient ensemble dans le bateau de la paix et de l’unité nationale ».

Pour sa part, Souleymane Sissoko, directeur national de la Réconciliation et de la Solidarité, présent à Faranah en temps que coordinateur régional de la SENACIP, s’est dit satisfait du déroulement des activités. « L’objectif, c’est de rappeler à ceux qui ont plus de 60 ans ce qui s’est passé dans l’histoire de notre pays et d’informer ceux qui n’ont pas 60 ans, ce qui s’est passé dans l’histoire de notre pays.

Nous pouvons retenir la mobilisation. Depuis que nous sommes venus, les populations de Faranah se sont mobilisées depuis le jour de lancement ».

En outre, monsieur Sissoko est revenu sur les différentes activités réalisées sur le terrain à la faveur de la SENACIP : « la conférence dans les établissements scolaires, l’immersion des jeunes qui sont rentrés dans les quartiers pour sensibiliser les uns et les autres sur la problématique de la citoyenneté, les prêches dans les moquées »,

Il reste à savoir si toutes ces activités menées dans le cadre de la SENACIP vont contribuer à un changement positif dans le comportement quotidien des citoyens.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 24 15 13/ 655 69 10 35

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Produire ce que nous consommons : la question au centre d’un forum à Faranah

19 décembre 2018 à 11 11 13 121312

Un forum portant sur l’agriculture s’est ouvert hier mardi, 18 décembre 2018 à l’ISAV de Faranah. Il est organisé par l’ONG internationale TERRAFRIK et vise à inciter les jeunes à s’engager davantage dans le secteur agricole, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Cette rencontre constitue la première édition du séminaire dénommé « TERRES ET BIEN-ÊTRE NOIR ». Elle est organisée par l’ONG internationale TERRAFRIK et réunira pendant trois jours (du 18 au 20 décembre 2018) des étudiants de l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah, des experts dans le domaine agricole et d’autres jeunes de la ville intéressés par la question. Ces experts vont expliquer aux participants la nécessité de se tourner vers la terre et les bonnes techniques agricoles, avec pour objectif ultime, d’emmener le maximum de jeunes à s’intéresser à l’agriculture pour permettre de produire ici ce que nous consommons.

Et, selon Alpha Idy Baldé, le vice-coordinateur de TERRAFRIK en Guinée, le choix de Faranah pour abriter cette première édition n’est pas fortuit. « Premièrement, du point de vue agricole, c’est une région à hautes potentialités agricoles. Elle renferme des plaines, des cours d’eau, le fleuve Niger qui est le cours d’eau le plus grand de la sous-région ouest africaine prend sa source ici. Donc il y a les potentialités agricoles qui sont là, les agriculteurs aussi sont là. Et, au-delà de tout ça, il y a l’institut Supérieur Agronomique de Faranah qui est là et qui forme les agriculteurs.

Donc, c’est en raison de tout cela et en raison du fait que l’un des objectifs de TERRAFRIK, surtout de TERRES ET BIEN-ÊTRE NOIR c’est de faire la promotion des petits exploitants agricoles, que nous avons décidé de venir rencontrer ces jeunes étudiants pour leur expliquer les différents métiers qui sont liés à l’agriculture, pour qu’au sortir d’ici, ces jeunes-là ne se retrouvent pas dans les Télé-centre ou ne soient pas tentés de s’engager dans l’aventure risquée de l’immigration clandestine », a-t-il expliqué.

Ce responsable de l’ONG organisatrice de l’événement précise que « ce séminaire vise beaucoup plus la nutrition saine. Ce que nous mangeons dans un pays comme la Guinée, personne ne sait pratiquement d’où ça vient, personne ne sait quand est-ce que ça a été produit. La seule manière de contrôler la chaîne pour l’alimentation et de savoir ce que nous mangeons, c’est de produire nous-mêmes. Ça part de notre champ à la marmite, dans ce cas nous saurons ce que nous mangeons ».

Cette initiative de l’ONG TERRAFRIK a été accueillie avec une grande joie par les autorités de l’institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire(ISAV) de Faranah. Professeur Sara Baïlo Diallo, le directeur général de l’institution d’enseignement supérieur parle d’une activité hautement salutaire. « Nous sommes très contents du fait que ce forum est organisé au niveau de notre Campus universitaire. C’est une fierté pour nous parce que l’ONG qui a organisé ce forum s’occupe du développement du monde rural, et l’institut de Faranah aussi s’occupe du développement du monde rural.

Donc nos préoccupations se rencontrent, il y a une forte coïncidence, nous sommes très contents du fait que cela soit organisé ici et l’objectif de ce forum soit tout d’abord d’expliquer aux étudiants, aux enseignants, à la population de Faranah et aux groupements qu’est-ce qu’il faut pour que tout le monde retourne à la terre. Car c’est le seul véritable moyen pour nous d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et de créer de la richesse à travers l’exportation de nos produits agricoles », a dit le premier responsable de l’ISAV de Faranah.

Chez les étudiants également, l’engouement est de taille. En témoigne la forte mobilisation enregistrée lors de la première journée des travaux.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 655 69 10 35

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Faranah : plusieurs activistes des droits humains à l’école du HCDH

25 novembre 2018 à 18 06 48 114811

Après les régions de Kindia et de N’zérékoré, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme se déploie dans la région de Faranah pour renforcer les capacités des acteurs locaux de la société civile. Le HCDH a organisé une session de formation à l’intention des organisations de défense des droits de l’Homme évoluant dans cette région.

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Dabola : le nouveau maire de Dogomet veut relever les défis

20 novembre 2018 à 9 09 30 113011

Peu après son élection et sa prise de fonction, l’exécutif communal de Dogomet, dans la préfecture de Dabola, veut se mettre à la tâche pour répondre aux attentes de la commune rurale. Et pour cela, le maire compte mobiliser et gérer rationnellement les maigres ressources de la collectivité, a appris un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu dans cette commune rurale.

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Faranah : les assurances et les exhortations du nouveau maire de la ville

6 novembre 2018 à 13 01 42 114211

Près de trois semaines après son élection, le nouveau maire indépendant de la ville de Faranah a pris fonction hier lundi, 05 novembre 2018. A cette occasion, Oumar Camara a promis d’être le maire de tous les habitants de la ville et d’impulser un nouveau souffle à la commune urbaine pour la mettre sur le chemin du développement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

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Faranah : une manifestation d’enseignants grévistes dispersée par les forces de l’ordre

3 novembre 2018 à 22 10 06 110611

Le gel du salaire des enseignants grévistes passe mal. Après Kankan, ceux de Faranah ont exprimé leur colère ce samedi, 03 novembre 2018, devant le gel de leur salaire par le gouvernement de Kassory Fofana. C’est à travers une marche que les enseignants se sont fait entendre devant « cette injustice ». La manifestation a tourné court suite à l’intervention des forces de l’ordre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

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Kalinko (Dinguiraye) : un second maire investi par ses partisans

2 novembre 2018 à 12 12 55 115511

Ousmane Koléla Diallo, candidat de l’UFDG à la mairie de Kalinko, a été investi maire de la commune rurale par ses partisans. La cérémonie s’est déroulée le mardi dernier, 30 octobre 2018, dans le district de Walandama, en présence des responsables de la fédération de l’UFDG à Dinguiraye, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Tir sur le véhicule de Cellou Dalein : « ça n’honore pas notre pays », dit l’UFDG-Faranah

31 octobre 2018 à 9 09 55 105510

Le cortège de Cellou Dalein pris pour cible par les forces de l’ordre à la Belle Vue

Une semaine après les faits, le tir sur le véhicule de Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne, continue de susciter des réactions. Le secrétaire fédéral de l’UFDG à Faranah qui vient de se prononcer sur le sujet, dénonce « une barbarie inacceptable », rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

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Grève des enseignants : les exhortations des parents d’élèves de Faranah

30 octobre 2018 à 10 10 14 101410

A Faranah, les parents d’élèves en ont marre d’assister impuissamment à la non reprise des cours dans la ville, un mois après la rentrée scolaire en Guinée. Plusieurs d’entre eux sortent dans les médias pour déplorer cette situation et appeler à une solution urgente à la crise qui secoue le secteur éducatif guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

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La SMD, au cœur du développement des communautés locales de Baraka

15 octobre 2018 à 6 06 02 100210

La SMD s’est une fois encore illustrée pour la promotion de l’éducation dans les Communes Rurales de Siguirini et de Banora. Cette année encore la société est venu au secours des parents d’élèves en offrant des fournitures scolaires à 3722 élèves de 15 établissements primaires et secondaires de sa concession.

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Dinguiraye : le film de la victoire du RPG sur l’UFDG à la commune urbaine

7 octobre 2018 à 22 10 15 101510

La nouvelle a presque finie de faire le tour de la Guinée. C’est une équipe entièrement acquise au RPG Arc-en-ciel et au président Alpha Condé qui va désormais conduire les destinées de la commune urbaine de Dinguiraye, fief traditionnel de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), principale formation politique de l’opposition guinéenne dirigée par l’ancien premier ministre, Elhadj Mamadou Cellou Dalein DIALLO, a appris Guineematin.com d’une source officielle.

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