Faranah : les cadres de l’Etat outillés sur les missions du service public

12 novembre 2019 à 18 06 58 115811

Les responsables des différents services étatiques de la région de Faranah ont pris part à un atelier qui s’est tenu hier, lundi 11 novembre 2019, au chef-lieu de la région. Organisée par le ministère de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration, la rencontre consistait à vulgariser trois textes de lois relatifs au travail du service public, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Massé Camara, directeur général du centre de perfectionnement administratif

Selon Massé Camara, directeur général du centre de perfectionnement administratif au ministère de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration, chef de la délégation du département à Faranah, « l’objectif de cet atelier consiste à vulgariser un certain nombre de textes de lois. Le premier c’est la charte africaine sur les valeurs et principes du service public et de l’administration ; la deuxième c’est la loi 025 qui porte sur l’organisation générale de l’administration publique ; et la troisième c’est la loi L0027 qui porte sur le statut général des agents de l’Etat. Donc nous sommes à Faranah pour un atelier de vulgarisation et d’appropriation de ces textes par les cadres de Faranah pour qu’ils soient en mesure d’interpréter ces textes de lois et soient en mesure d’appliquer ces textes de lois », a-t-il expliqué.

Présent à l’ouverture des travaux, le préfet de Faranah, Elhadj Ibrahima Kalil Keïta, au nom de l’administration locale, a exprimé sa satisfaction par rapport à l’organisation de cet atelier régional. « Si aujourd’hui d’autres cadres bien formés en la matière viennent ici pour partager ce document avec les cadres de la région et de la préfecture de Faranah, c’est une aubaine pour que les gens puissent s’approprier un document aussi important que ce que j’ai vu. Nous comptons aussi sur la presse, parce que si le gouverneur s’assoit dans son bureau pour faire des bonnes choses, si ce qu’il fait n’est pas vulgarisé ça ne sert à rien.

Donc nous comptons sur vous pour que ce document soit bien vulgarisé. Et ça permettra à tout le monde de comprendre son rôle et le rôle des autres. Je dirai aux participants d’être assidus, d’être exacts, d’être ponctuels, de suivre mais aussi de participer pour qu’il y ait un véritable débat parce que ceux qui sont là seront chargés à leur tour de communiquer à d’autres », a exhorté le préfet.

Amadou Kaké, chef de division des ressources humaines de Dabola

A l’issue des travaux, les participants ont exprimé leur satisfaction. C’est le cas de monsieur Amadou Kaké, chef de division des ressources humaines de la préfecture de Dabola, qui dit avoir beaucoup appris au cours de cet atelier. « Au cours de cet atelier, on a appris beaucoup de choses. Et nous pensons que l’amélioration des lois va nous aider encore dans nos différentes tâches. La gestion des ressources humaines, c’est une gestion très difficile, on ne peut pas la faire au hasard. Il faut s’approprier des textes, les interpréter pour pouvoir mener à bien ses activités. Nous avons vu la loi 025 anciennement appelée loi 029 portant organisation des services publics et la loi 0027 anciennement appelée loi 028 mais aussi la charte africaine des services publics. Il y a eu beaucoup d’améliorations. C’est aujourd’hui nous avons eu ces documents mais au fil du temps on pourra mieux connaître le contenu », a-t-il dit.

A noter que des ateliers de ce genre seront organisés dans toutes les régions du pays pour outiller les cadres de l’Etat sur ces textes lois qui régissent leur travail.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire

Faranah : les 61 ans de l’Armée guinéenne célébrés dans la ferveur

2 novembre 2019 à 10 10 42 114211

A l’image de leurs paires des autres villes du pays, les forces de défense et de sécurité de Faranah ont célébré hier, vendredi 1er novembre 2019, le 61ème anniversaire de la création de l’armée guinéenne. La cérémonie a été organisée dans l’enceinte du camp militaire de Faranah. Elle a connu une forte mobilisation des agents des forces armées mais aussi des autorités locales, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Colonel Mathias Camara, commandant adjoint du bataillon autonome de Faranah

Après le défilé organisé à cette occasion, le Colonel Mathias Camara, commandant adjoint du bataillon autonome de Faranah, a rappelé l’importance de la date du 1er novembre pour les forces armées de Guinée. « Cette date qui symbolise la fierté des porteurs de l’uniforme, constitue une date repère importante de l’histoire de l’armée guinéenne. En effet, je voudrais tout d’abord, au nom de toutes les forces de défense et de sécurité de Faranah, vous réitérer nos sincères adhésions et dévouement à la campagne de réforme menée à l’avènement de la troisième République par les autorités militaires et politiques qui, aujourd’hui, s’unissent sur le terrain.

Ces militaires, toutes catégories confondues, resteront reconnaissants et vous disent grand merci pour tout ce que vous avez fait et vous êtes en train de faire pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des forces armées guinéennes. C’est l’occasion pour nous de louer les efforts de sacrifice consentis par l’armée guinéenne aux côtés de certains pays africains pendant l’ère des indépendances. Je voudrais, à l’occasion de cette grande cérémonie, rendre un hommage mérité à nos illustres devanciers, compagnons d’armes dont la mission sacrée a permis à notre pays la stabilité, l’unité nationale, la protection de l’intégrité territoriale de notre pays », a dit l’officier.

Sadou Kéïta, gouverneur de Faranah

Pour sa part, le gouverneur de la région administrative de Faranah, Sadou Keita, a interpellé les hommes en uniforme à la vigilance. « Aujourd’hui comme vous le constatez, notre pays est menacé. Il faut redoubler la vigilance le long des frontières et l’intérieur de la région. Nous sommes dans l’insécurité si vous ne nous sécurisez pas. Les derniers événements (les différentes arrestations de personnes suspectes) ont contribué à nous faire comprendre cela. Et grâce à vous, on a extirpé de nos rangs certains de ceux qui veulent faire du mal au pays. Nous lançons un appel à tous les chefs de quartiers de notre région et l’ensemble des maires, les sous-préfets, de redoubler davantage de vigilance pour éviter que les acquis de la République soient mis en cause », a exhorté le gouverneur.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13 /660 27 27 07

Lire

Faranah : un enfant échappe de justesse à la mort dans un incendie

30 octobre 2019 à 19 07 42 104210

Une case a pris feu dans la nuit du mardi à ce mercredi, 30 octobre 2019, dans la commune urbaine de Faranah. Un enfant de 14 ans qui dormait à l’intérieur a été sauvé de justesse mais tous les biens qui étaient à l’intérieur ont été brûlés, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

L’incendie s’est produit à 23 heures alors que le jeune Sambouya dormait dans la case. Heureusement, ses parents dont Mama Sacko veillaient dehors au moment des faits. Ce sont eux qui ont accouru pour alerter l’enfant afin qu’il puisse sortir avant qu’il ne soit trop tard.

« Hier nuit, on était assises ici à 23 heures en train de causer, mon enfant était couché dans la case. Peu de temps après, ma coépouse a dit qu’il y a le feu derrière, j’ai répondu en disant que c’est peut-être des gens qui sont en train de brûler des ordures. Mais, quelques instants plus tard, on s’est rendu compte que c’est la case qui a pris feu. J’ai appelé mon enfant en criant pour lui dire de sortir parce que la case a pris feu. Les voisins ont accouru pour nous secourir. L’enfant est sorti sain et sauf mais les tout le contenu de la case a été brûlé, rien n’est sorti », explique l’institutrice Mama Sacko.

Cette dame s’interroge sur l’origine du feu et se dit inquiète de cette situation. « C’est peut-être quelqu’un qui a mis le feu sur la case parce que le feu est venu de l’extérieur et non de l’intérieur. Mais, on ne sait pas qui ça peut être. On a demandé au petit s’il n’a pas de problèmes avec ses camarades, il dit qu’il n’a aucun avec ses amis. Mais c’est inquiétant parce que si nous aussi on dormait comme lui, il n’allait peut-être pas sortir vivant », a-t-elle dit.

A noter que les incendies sont récurrents surtout en saison sèche dans la commune urbaine de Faranah qui compte encore de nombreuses cases.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire

Faranah : les jeunes filles réclament l’égalité des sexes et la justice pour tous

28 octobre 2019 à 17 05 41 104110

La ville de Faranah a célébré en différé la journée internationale de la jeune fille le samedi, 26 octobre 2019. Une journée fêtée le 11 octobre de chaque année à travers le monde. L’événement a organisé sous le thème : « Les filles : une force libre et inépuisable », rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est dans la cour de la maison des jeunes de Faranah que la cérémonie a été organisée. Elle a connu la présence des autorités régionales, préfectorales et communales ainsi que de nombreuses jeunes filles. En plus des scènes de théâtre et de la prestation artistique, elle a été l’occasion de mettre les jeunes filles dans la peau des autorités.

Saratou Niabaly, étudiante en licence 4 au département Environnement, Eaux et Forêts à l’ISAV de Faranah

Saratou Niabaly, étudiante en licence 4 au département Environnement, Eaux et Forêts à l’ISAV de Faranah, a joué le rôle de gouverneur de la région. « La journée internationale de la jeune fille est une autre opportunité pour nous de décrire la situation dans laquelle nous vivons et de faire un plaidoyer auprès de vous (autorités) pour son amélioration. Malgré les louables efforts fournis par le gouvernement et ses partenaires pour protéger et promouvoir les droits des filles et des femmes, le chemin est encore long pour que toutes les filles de Guinée aient accès aux services sociaux de base adéquats, pour qu’elles soient protégées contre l’exploitation, les mariages d’enfants, les MGF/Excision, les violences basées sur le genre et d’autres pratiques néfastes », a déclaré Saratou Niabaly.

Elle en a profité pour rappeler que « selon l’Enquête Démographique et de Santé (EDS) 2018, 96,4% des filles subissent les MGF/Excision ; 56,34% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Aussi, nous constatons une recrudescence des cas de viols sur mineures dans la région. Nous sommes une force vive et inépuisable. Nous ne nous arrêterons pas jusqu’à ce que l’égalité des filles soit vue, entendue et valorisée ».

Les jeunes filles ont mis aussi l’occasion à profit pour faire des plaidoyers à l’endroit des autorités, mais aussi interpeller leurs paires sur leurs responsabilités.

Mariam Diallo, étudiante en licence 2 à l’ISAV de Faranah

« Aujourd’hui, nous réclamons l’égalité, la justice pour les filles victimes de viols, que les lois soient appliquées. Il y a les lois qui sont là pour condamner tout genre de violations basées sur le genre (VBG), donc nous demandons que la loi soit appliquée. Je demande au gouvernement d’appuyer les structures des jeunes filles pour atteindre les objectifs, parce qu’il y a tant de structures qui sont là aujourd’hui pour faire la promotion des jeunes filles, pour lutter contre les VBG mais les moyens leur manquent… Nous demandons au gouvernement d’accompagner les jeunes filles et surtout d’appliquer la loi. Je demande aussi aux jeunes filles d’être responsables parce que les parents disent souvent que les filles ne sont pas responsables, c’est pourquoi on les marie à bas âge. Donc les filles doivent étudier ou apprendre bien le métier que l’on a choisi », a lancé Mariam Diallo, étudiante en licence 2 à l’ISAV de Faranah et présidente de l’antenne régionale de l’association des jeunes filles leaders de Guinée.

Mme Saran Oularé, directrice préfectorale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance

Tout en rappelant l’importance de cette journée, madame Saran Oularé, directrice préfectorale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, a fustigé certaines pratiques dont subissent les jeunes filles en Guinée. « La date du 11 octobre est célébrée par toute la communauté internationale depuis 2012 dans la perspective de tracer de nouvelles voies pour pérenniser la défense des droits de la jeune fille. C’est pour atteindre cet idéal que la direction régionale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a mis l’occasion à profit pour lancer une invite cordiale à tous les acteurs (autorités politiques et administratives, leaders d’opinion, associations ou ONG œuvrant pour la promotion des droits de la jeune fille dans notre région. Les filles vivant en milieu rural et celles porteuses de handicap en particulier continuent de subir davantage de pires formes de violences y compris les mariages précoces et forcés », a-t-elle regretté.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire

Des camions de bois saisis à Kankan : les exploitants du bois interpellent les autorités

23 octobre 2019 à 9 09 14 101410

Il y a plus d’une semaine, la section des eaux et forêts de Kankan a arraisonné plus d’une dizaine de camions remplis de bois coupés dans différentes forêts de la région. Les agents chargés de la protection de l’environnement jugent les taxes payées par les exploitants de bois insuffisantes. Face à l’impasse qui perdure, les acteurs de la filière ont décidé de saisir le préfet de Kankan dans l’espoir de trouver solution à ce problème, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Lancinè Keïta, membre du bureau de la filière de bois

Tôt ce mardi, 22 octobre 2019, les exploitants du bois : vendeurs et menuisiers se sont donné rendez-vous dans les locaux de la préfecture de Kankan pour discuter avec les autorités de la situation qu’ils jugent préoccupante. Ils espèrent que ces démarches leur permettront de faire libérer les camions arraisonnés dans les différents barrages à la rentrée de la ville. « Il y a onze à douze camions remplis de bois qui sont arraisonnés depuis plus d’une semaine dans les barrages vers Kouroussa, Kissidougou et Kankan-Coura. Donc aujourd’hui on est venus voir les autorités pour trouver une solution à ce problème », a déclaré Lancinè Keïta, membre du bureau de la filière de bois.

Outre la question de l’arraisonnement de ces camions qui paralyse leurs activités, ces professionnels du bois souhaitent également la diminution de la taxe qu’ils payent. « Avant, on payait 400 000 GNF pour les camions de six roues et 500 000 GNF pour ceux de dix roues. Mais depuis l’arrivée du nouveau directeur du service des eaux et forêts, ces taxes sont passées à 800 000 GNF pour les camions de six roues et 950 000 GNF pour ceux de dix roues. A Conakry, le bois se vent à 900 000 GNF alors qu’ici nous le vendons à 400 000 GNF, donc on ne peut pas payer les mêmes taxes que ceux de Conakry », a-t-il souligné.

Au sortir de leur entretien avec le préfet de Kankan et les responsables des eaux et forêts, les acteurs de la filière bois annoncent que des solutions préalables sont trouvées. « On a conclu d’abord de payer les anciens tarifs pour libérer les camions arraisonnés parce que c’était ça notre priorité ». Une nouvelle rencontre est prévue demain, mercredi, pour discuter et essayer de trouver une solution définitive au problème lié à la hausse des taxes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Manif contre le 3ème mandat : le mot d’ordre n’a pas été suivi à Faranah

14 octobre 2019 à 18 06 34 103410

Pour exprimer leur opposition au projet de nouvelle constitution destiné à octroyer un 3ème mandat à Alpha Condé, les membres du FNDC avaient appelé à une manifestation ce lundi 14 octobre 2019. Si certaines villes ont connu une paralysie des activités et des cas de morts comme Conakry et Mamou, Faranah n’a pas connu de soubresauts au compte de cette journée. Plusieurs citoyens ont vaqué à leurs occupations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La commune urbaine de Faranah n’a pas répondu à l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). La journée a été relativement calme. A plusieurs endroits, les citoyens ont vaqué à leurs activités quotidiennes. Le marché central a fonctionné normalement. Les boutiques, stations d’essence, banques et établissements scolaires publics et privés sont restés ouverts. Aucune perturbation de la circulation routière n’a été enregistrée.

Toutefois, on a constaté à certains endroits de la ville des messages hostiles au 3ème mandat : « FNDC-Faranah, Non 3ème mandat ». D’ailleurs, ces affiches n’ont pas tardé à être enlevées par les promoteurs d’un pouvoir à vie pour Alpha Condé. Aucune manifestation ni incident majeur n’ont été signalés du matin jusqu’à 17 heures.

Les responsables du FNDC, rencontrés par notre reporter, n’ont pas voulu se prêter à nos questions.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com.
Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire

Intoxication alimentaire à Dinguiraye : décès de 4 membres d’une même famille

5 octobre 2019 à 15 03 46 104610

Quatre (4) personnes, dont deux (2) enfants, ont perdu la vie du vendredi 05 au samedi 06 octobre 2019, suite à une intoxication alimentaire à Dinguiraye. Le drame s’est produit au district de Sébékoro, situé à sept (7) kilomètres de la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon Abdoul Karim Diallo, le père de famille, c’est suite à un repas collectif que ses enfants ont été les premiers à se plaindre de maux ventre le jeudi 03 octobre, suivis de vomissements puis de leur décès le lendemain. « Le jeudi dernier, aux environs de 14h, ma deuxième femme du nom d’Aminata Barry, a cueilli des feuilles de patate aux alentours de notre concession à Koumbia Sébékoro. Après avoir cuisiné, nous avons mangé. Nous étions au nombre de six: ma femme Aminata, ma jeune sœur Aissatou et son garçon, Mamadou Saliou, mes enfants Saïkou Yaya, Hady et moi. Quelques heures après le repas collectif, mon garçon Sékou Yaya, âgé de 3 ans, et Mamadou Saliou Barry, le fils de ma sœur, âgé d’un an et demi, ont commencé à vomir. Nous les avons envoyés à l’hôpital. Ils ont rendu l’âme le lendemain. Ensuite, ma femme et ma sœur aussi ont commencé à vomir. Elles ont aussi rendu l’âme ce samedi. Actuellement, c’est mon garçon Hady et moi qui sommes en vie. Je n’ai pas de douleurs, mais j’ai des vertiges et je vomis », a-t-il raconté, visiblement éprouvé par cette mésaventure.

Pour le moment, les causes du drame restent inconnues. Selon le médecin traitant, la cause du drame n’a pas pu être déterminée, « mais une autopsie des corps est prévue et un examen du reste du repas », a-t-il précisé.

Nous y reviendrons.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

Lire

La Société Minière de Dinguiraye (SMD) au cœur du développement des communautés locales de sa zone concessionnaire

30 septembre 2019 à 8 08 31 09319

La SMD, filiale du groupe Nordgold en Guinée, participe activement au développement des communautés locales de sa zone de production, aussi bien à travers les taxes locales que sur fonds propres. La construction, la rénovation et l’équipement d’écoles, de postes de santé, de police et gendarmerie, la formation des jeunes, la distribution de kits scolaires, la réalisation de forages d’eau, la construction d’infrastructures administratives, la promotion des activités juvéniles et religieuses, l’ouverture et l’entretien des routes villageoises, l’emploi des mains d’œuvres locales…sont les principaux axes d’intervention de la société dans sa zone concessionnaire.

Les investissements sur fonds propres de ces trois (3) dernières années, dont les détails sont présentés ci-dessous, s’élèvent à environ six (6) milliards GNF. Ces investissements ont permis, entre autres, de construire et équiper 8 salles de classe, rénover et équiper 23 salles de classe, réaliser 14 forages d’eau, financer le pèlerinage à la Mecque pour 9 personnes et offrir des kits de fournitures scolaires à plus de 11 mille élèves.

Avec la taxe locale pour le développement repartie entre les préfectures de Siguiri (Siguirini) et de Dinguiraye (Banora), plus de 23 milliards GNF ont été investis par le CPD de Dinguiraye dans le financement de projets en faveur des collectivités locales de Dinguiraye de 2016 à 2019.  Pour la part de Siguiri, les décaissements ont été suspendus depuis janvier 2016 par les Autorités guinéennes. A ce jour, plus de 24 milliards GNF sont disponibles en caisse en faveur des collectivités de Siguiri dont principalement la CR de Siguirini. Cette suspension impact négativement les communautés au tour des installations de la SMD et représente un facteur récurrent d’instabilité et de menaces pour la Société, ses opérations, ses installations et son personnel.

Malgré l’existence de plus de 24 milliards GNF pour les collectivités locales de Siguiri dont principalement la CR de Siguirini, les populations qui entourent nos mines continuent à se plaindre de leur situation de précarité et de pauvreté extrême à cause du manque de satisfaction de leurs besoins primaires. Aujourd’hui tout ce qui est fait dans les communautés de Siguirini (Siguirini centre, Léro, Amina, Carrefour, Solabé, Bouberé, Fontou, Tombany, Tombakansa, Tombakobila et autres villages) a été réalisé grâce aux fonds propres de la SMD qui doit être soutenue par le Gouvernement et les populations de Baraka.

Il y a urgence pour les autorités guinéennes à lever la suspension qui pèse sur les fonds des taxes locales de Siguiri (CR de Siguirini) afin de commencer à financer les projets des développement en faveur de ces communautés pour éviter que la SMD ne continue d’être victime de menaces, violences, blocages de routes minières et des opérations, d’actes de vandalisme, d’agression et de sabotage de ses équipements, installations et personnel tels que ceux enregistrés en fin Juillet 2019 sur le site à Léro.

  • Année 2017

Projets réalisés

Coûts de réalisation en GNF

Bénéficiaires

1

Rénovation et équipement de 4 salles de classe à l’école primaire de Léro

60 530 000

CR Siguirini

2

Construction et équipement de 2 salles de classe

197 490 000

CR Siguirini

3

Rénovation et l’équipement de 2 salles de classe au Collège de Léro

85 365 000

CR Siguirini

4

Distribution gratuite de kits de fournitures scolaires à 3722 élèves

170 342 500

CR Siguirini (3381 élèves)

CR Banora (341 élèves)

5

Distribution d’équipements sportifs aux jeunes

8 512 000

CR Siguirini

6

Octroi de matériel de travail au groupement maraicher de Sokoro

14 375 000

CR Siguirini

7

Réalisation de 5 forages d’eau

568 742 000

CR Siguirini

8

Formation de 20 jeunes déscolarisés et diplômés sans emplois à l’apprentissage de métiers, dans les CFP de Siguiri et de Kankan

225 000 000

CR Siguirini

9

Rallonge du projet de formation de 10 filles en couture

5 425 000

CR Siguirini

10

Appui à l’association des jeunes de Banora (projet de reboisement)

10 000 000 et 500 plants

Banora

11

Paiement de la prime à 70 enseignants

227 700 000

Siguirini

12

Paiement de la prime à 7 enseignants

22 050 000

Banora

13

Envoi de 3 pèlerins à la Mecque

150 000 000

Siguirini

Total

1 745 521 500

 

  • Année 2018

Projets réalisés

Coûts de réalisation en GNF

Bénéficiaires

1

Réalisation de 3 forages d’eau

349 766 250

CR Siguirini

2

Paiement du reliquat de la prime des 10 jeunes en formation à Kankan

32 950 000

CR Siguirini

3

Distribution de kits de fournitures scolaires à 3722 élèves

209 455 200

CR Siguirini (3381 élèves)

CR Banora (341 élèves)

4

Construction et équipement de 3 salles de classe à l’EP d’Amina

276 195 000

CR Siguirini

5

Rénovation, extension et équipement de l’EP d’Amina

94 945 000

CR Siguirini

6

Rénovation et équipement du poste de santé d’Amina

38 605 000

CR Siguirini

7

Appui au projet maraicher du groupement Benkadi

4 990 000

CR Siguirini

8

Appui au projet rizicole du groupement Sabougnouma

25 000 000

CR Siguirini

9

Réparation de 15 forages d’eau

89 583 426

CR Siguiri

10

Paiement de la prime à 70 enseignants

227 700 000

CR Siguirini

11

Paiement de la prime à 7 enseignants

22 050 000

CR Banora

12

Envoi de 3 pèlerins à la Mecque

150 000 000

CR Siguirini

Total

1 521 239 876

 

  • Année 2019

Projets réalisés

Coûts de réalisation en GNF

Bénéficiaires

1

Construction et équipement d’un poste de gendarmerie à Léro

214 245 000

CR Siguirini

2

Construction et équipement d’un poste de police à Léro

214 245 000

CR Siguirini

3

Rénovation et équipement de l’Ecole Primaire de Siguirini

150 000 000

CR Siguirini

4

Construction et équipement d’un logement pour enseignants à Solabé

150 650 000

CR Siguirini

5

Rénovation et équipement du bloc A du Collège de Léro

115 870 000

CR Siguirini

6

Réalisation de 6 forages d’eau

585 827 000

CR Siguirini

7

Distribution de kits scolaires à 3722 élèves (en Octobre)

200 000 000

CR Siguirini (3381 élèves)

CR Banora (341 élèves)

8

Réparation de forages d’eau

200 000 000

CR Siguirini

9

Envoi de 2 pèlerins à la Mecque

100 000 000

CR Siguirini

10

Envoi d’un pèlerin à la Mecque

50 000 000

CU Dinguiraye

12

Paiement de la prime à 70 enseignants

227 700 000

CR Siguirini

13

Paiement de la prime à 7 enseignants

22 050 000

CR Banora

14

Construction et équipement de 2 salles de classe à Maïnou (en cours)

184 140 000

CR Maléah

15

Réalisation d’un pont à Léro Kokoma,

CR Siguirini

16

Paiement de la prime d’entretien des 6 jeunes en formation à Kankan

40 500 000

CR Siguirini

17

Rénovation de 3 écoles primaires

150 000 000

CR Siguirini

18

Financement d’un tournoi sportif pour la réconciliation communauté – SMD

52 750 000

CR Siguirini

19

Assistance financière à la jeunesse de Siguirini pour sa participation à la journée nationale de la jeunesse

16 320 000

CR Siguirini

Total

2 674 297 000

 

Montant disponible taxes locales Siguiri (CR de Siguirini)      : 24 043 211 249 GNF

Montant disponible taxes locales Dinguiraye (CR de Banora) : 4 026 917 513 GNF

Service RC SMD, 622 871 659

Lire

Guerre de succession du Khalife de Dinguiraye : le secrétaire de la ligue islamique mis en prison

27 septembre 2019 à 10 10 01 09019
Elhadj Thierno Mamadou Siré Bodjé Bah, secrétaire général de la ligue islamique communale de Dinguiraye

Depuis le décès du khalife de Dinguiraye, Elhadj Mountagha Tall au mois de mars dernier, plus rien ne va dans la cité d’Elhadj Oumar Tall. Sa succession pose problèmes et fragilise les relations au niveau local. L’opposition entre deux camps a failli mal tourner ces derniers jours. C’est le secrétaire général de la ligue islamique communale qui en a fait les frais, d’autant plus qu’il est aujourd’hui déféré à la maison centrale de Dinguiraye, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Deux camps s’opposent actuellement autour de la succession du khalife de Dinguiraye. Un premier camp soutient Elhadj Baba Tall, le fils de l’ex Khalife, Elhadj Alpha Ahmadou Tall. Selon nos informations, il aurait été désigné par le défunt Khalife comme son successeur. Le second groupe soutient Elhadj Baba Tall (Djinkono). Deux homonymes qui se battent pour un seul fauteuil.

Les nombreuses tractations engagées pour trouver une issue favorable à la crise sont restées infructueuses. Pire, un incident s’est produit entre les deux camps le vendredi dernier, 20 septembre 2019, à la grande mosquée d’Elhadj Oumar Tall. Le secrétaire général de la ligue islamique communale est soupçonné de soutenir le premier camp. Alors qu’Elhadj Hadi N’danta Diallo de la coordination Haali Poular est accusé d’être de mèche avec le second groupe.

Il s’en est suivi la formulation d’une plainte par Elhadj Baba Tall (Djinkono) contre le secrétaire général de la ligue islamique communale, Elhadj Mamadou Siré Bodié Bah, depuis le lundi 23 septembre. Il a été envoyé à la gendarmerie de Dinguiraye. Après trois jours de détention, il est déféré depuis hier jeudi, 26 septembre, à la maison centrale locale.

Des sources généralement bien informées ont confié à notre reporter qu’une autre plainte est rédigée par le camp d’Elhadj Baba Tall, fils de feu Alpha Ahmadou Tall, contre Elhadj Baba Tall (Thiès, résidant à Djinkono) et Elhadj Hadi N’danta Diallo (doyen de la coordination Hâli Poular).

Nous y reviendrons !

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

Lire

Axe Conakry-Faranah : un véritable casse-tête chinois pour les usagers

25 septembre 2019 à 10 10 31 09319

Dire que les routes de la Guinée sont en mauvais état est un secret de polichinelle. Que ce soit à Conakry ou à l’intérieur du pays, les plaintes de nos compatriotes se multiplient. Le tronçon qui symbolise le mieux le calvaire des citoyens est celui qui lie la capitale guinéenne à la ville de Faranah, en passant par Kindia et Mamou. Emprunter ce chemin relève du parcours du combattant, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Parmi les axes les plus difficiles actuellement à pratiquer dans notre pays, figurent les tronçons Conakry-Kindia, pour une distance de 135 km, et Mamou-Faranah, d’une longueur de 185 km. Ce mauvais état de la route, ajouté à l’indiscipline des chauffeurs et à l’indifférence des agents de la route, complique sérieusement les déplacements à l’intérieur du pays.

Nos compatriotes ont vécu un l’enfer dans la journée du samedi, 21 septembre 2019, quand les embouteillages ont bloqué des centaines voire des milliers de passagers sur le tronçon Conakry-Kindia, durant presque toute la journée. De Kàka à Mambia, presque sans interruption, les véhicules étaient alignés sur plusieurs kilomètres, donnant du fil à retordre aux passagers et surtout aux femmes, enfants, personnes âgées et aux malades.

Les chauffeurs, plus que jamais indisciplinés, sur une route parsemée de nids d’éléphants, ont fait souffrir les usagers de la route, chacun voulant se frayer du chemin le premier avant de se retrouver nez-à-nez avec ceux qui viennent en sens inverse.

C’est le même triste constat qui se dégage sur la route Mamou-Faranah. Les citoyens qui empruntent ce chemin vivent le même calvaire. De nombreux points critiques sont perceptibles sur les lieux, surtout au niveau de la sous-préfecture d’Alassoyah, à 15 km du chef lieu. A ce niveau, les camions sont purement et simplement bloqués faute de passage. Les poids légers et les voitures traversent à leur risque et péril.

Pour Bernard Ouendeno, directeur d’école à Kissidougou, trouvé sur place par un reporter de Guineematin, l’indiscipline des chauffeurs et le mauvais état de la route ont fait perdre du temps aux passagers pour plus de 9 heures.

« Nous sommes arrivés ici à depuis 7h du matin ce samedi en compagnie de mon père de retour de la Mecque. Mais jusqu’ici, il est 15 heures, nous sommes bloqués là par la faute de deux chauffeurs qui se sont disputés le passage, chacun voulant traverser le 1er ce point critique. Et voilà, le camion remorque a fait tomber son conteneur et notre bus qui suivait s’est embourbé. C’est vraiment difficile », a t-expliqué.

Notre interlocuteur a invité les autorités à faire face aux préoccupations des guinéens que de nouvelle Constitution qui est tout sauf opportune. « Au lieu de nous emmerder par ces histoires de Constitution, nous demandons au gouvernement de réparer d’abord les routes. Le reste on le verra. Mais, regardez combien de fois les populations souffrent. Les passagers sont livrés à eux-mêmes, les marchandises sont bloquées. C’est généralement ce qui crée la flambée des produits sur le marché et aggrave la pauvreté des ménages. Et plusieurs axes du pays sont dans cette situation. C’est vraiment regrettable. Nos populations ne méritent pas cela et je demande aux responsables des travaux publics de se réveiller. La vie ne s’arrête pas qu’à Conakry, même si par là-bas aussi, c’est du colmatage et certains quartiers sont presqu’inaccessibles actuellement ».

Mais ce n’est pas tout. Sur le pont de la Kaba, un fleuve situé entre Ourékaba et Maréla (la limite entre les préfectures de Mamou et Faranah), c’est un autre calvaire qui guette les usagers de la route. Heureusement qu’à ce niveau, les travaux d’entretien ont débuté et la circulation est maintenue. Ce qui profite malgré tout à des chauffards n’hésitant pas à bloquer la chaussée sous le moindre prétexte.

En région forestière, pour accéder à des préfectures comme Yomou, qui abrite les installations de la SOGUIPAH (Société Guinéenne de Palmier à Huile), il faut une grande dose de courage et de patience. L’impraticabilité de la route est connue de tout le monde. Mais le mal dans tout cela, c’est le retard injustifié dans le démarrage des projets de reconstruction de certains tronçons comme celui de Gueckédou-Kondembadou, dont l’accord de financement a été approuvé par le parlement depuis deux ans.

Depuis Kissidougou, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Risques de conflits en période électorale : l’heure à la prévention à Dinguiraye

24 septembre 2019 à 10 10 52 09529

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé « Appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée », financé par le bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix, un forum a été organisé hier, lundi 23 septembre 2019, à Dinguiraye. La rencontre a été animée par une mission venue de Conakry et composée de députés membres des trois groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, des représentants du groupe national de contact, (GNC), des partenaires techniques et financiers, du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, de la société civile.

Ils ont échangé avec les autorités locales, les partis politiques, les religieux, les leaders d’opinions ainsi que des représentants des jeunes et des femmes de Dinguiraye, autour de la prévention des conflits et la préservation de la paix dans la préfecture.

Cette rencontre d’échanges a été organisée en prélude aux élections législatives prévues en fin d’année et la présidentielle de 2020 en Guinée. Des moments cruciaux dans notre pays, puisque pouvant déboucher sur des violences. L’objectif est de prévenir des conflits violents, renforcer le dialogue, la cohésion sociale et l’éducation aux droits de l’Homme auprès des populations et de l’ensemble des acteurs sociopolitiques du pays.

Après avoir expliqué l’objectif de ce forum, le chef de mission, l’honorable Sékouba Konaté, a invité les participants réunis à la maison des jeunes de Dinguiraye, à identifier les conflits et leurs causes, en vue d’envisager des pistes de solutions. Et, les interventions des uns et des autres ont relevé que les conflits à Dinguiraye sont à deux niveaux.

Les conflits d’ordre politique et les conflits d’ordre religieux, dont les principales causes sont entre autres : l’ingérence des administrateurs territoriaux dans le processus électoral, les fraudes électorales, le non-respect des engagements et des lois, le non-respect de la constitution, la mauvaise gestion des revenus de l’exploitation minière par les autorités locales.

Au terme de cette rencontre, les représentants des trois groupes parlementaires à l’Assemblée nationale (composés des députés du RPG Arc-en-ciel, de l’UFDG et de l’UFR) ont, chacun en ce qui le concerne, invité les Guinéens au respect des lois, à l’unité, la paix et au renforcement de la cohésion sociale. Aux administrateurs territoriaux, ils ont demandé d’observer l’impartialité lors des échéances électorales pour une cohabitation pacifique et un développement harmonieux et durable profitable à tous.

Quant aux participants, ils ont salué l’initiative et promis d’œuvrer pour la paix et la cohésion sociale dans la préfecture de Dinguiraye.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

Lire

Faranah : les responsables de l’éducation s’activent pour une rentrée scolaire réussie

24 septembre 2019 à 10 10 35 09359
Direction préfectorale de l’éducation de Faranah

Pour bien préparer la prochaine rentrée scolaire, des acteurs du système éducatif de la préfecture de Faranah étaient en concertation dans la journée d’hier, lundi 23 septembre 2019. La rencontre a mobilisé la Direction Préfectorale de l’Education, les Directions Sous-préfectorales de l’Education, ainsi que des chefs d’établissements scolaires du public et du privé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sayon Didi Oularé, Directeur préfectoral de l’éducation

C’est l’école primaire Karamoko Kourouma de la commune urbaine qui a servi de cadre à cette rencontre. Elle a été présidée par Sayon Didi Oularé, directeur préfectoral de l’éducation, qui en a dégagé les objectifs. « Nous avons été témoins des résultats des examens nationaux passés. Après les constats, le personnel de la DPE a jugé nécessaire d’échanger avec les acteurs concernés. Dans cette rencontre, il était question d’évoquer les difficultés rencontrées pendant l’année scolaire 2018-2019, les causes de ces difficultés et trouver solution aux problèmes qui assaillent la vie scolaire à Faranah, pour que l’année scolaire 2019-2020 soit une année de réussite », a-t-il dit.

En ce qui concerne les actions prises pour arriver à de bons résultats, monsieur Oularé annonce un certain nombre de mesures. « Nous avons pris certaines décisions idoines pour cette année parmi lesquelles figurent les cas d’utilisation de téléphone par les élèves en classe ainsi que la vente des brochures dans les écoles. Je demande humblement aux parents d’élèves de nous aider à trouver solution par rapport au problème de téléphone des élèves. Les élèves refusent d’étudier. Ils téléchargent certaines leçons mais ils ne les révisent pas. Certains enseignants paresseux élaborent des brochures que les élèves payent pour garder. C’est au moment des examens qu’ils utilisent ces brochures tout en refusant d’apprendre pendant l’année scolaire. Ainsi, nous avons décidé que toutes brochures saisies dans les écoles seront bloquées et les parents des propriétaires des brochures seront convoqués », a fait savoir le DPE.

Par ailleurs, le directeur préfectoral de l’éducation de Faranah a expliqué qu’il y aura une vérification des diplômes des élèves dans la constitution des dossiers de candidature pour les examens. « Nous demandons également aux parents d’élèves de chercher à entrer en possession des diplômes de leurs enfants. Cette année, aucun élève admis dans un examen scolaire ne sera reçu dans une classe sans avoir son diplôme ».

En outre, monsieur Oularé a invité les parents d’élèves « à prendre toutes les dispositions pour que la date du 03 octobre, prévue pour la rentrée scolaire en Guinée, connaisse une réussite totale à Faranah ».

Bandjou Samoura, fondateur du groupe scolaire BAFOSSA

De leurs côtés, les chefs d’établissements scolaires promettent de respecter les décisions prises pendant cette rencontre. C’est le cas de Bandjou Samoura, fondateur du groupe scolaire BAFOSSA. « Nous nous engageons au respect scrupuleux des décisions prises dans la présente rencontre car ça y va dans l’intérêt de nous tous. Il faut que nous soyons accompagnés par les parents d’élèves, si non, ce que nous ferons sera presque voué à l’échec. Il faut que les parents encadrent les enfants à la maison en veillant à leur comportement, leur problème de révision et leur situation de téléphone. En ce qui concerne les chefs d’établissements et tous les encadreurs des différents établissements, publics et privés, ils sont prêts à respecter les consignes données par monsieur le DPE », a-t-il laissé entendre.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire

Kankan : une boutique défoncée au marché Dibida, le présumé voleur mis aux arrêts

2 septembre 2019 à 20 08 05 09059

L’insécurité devient grandissante dans la commune urbaine de Kankan, surtout à cette période de saison pluvieuse. Dans le cadre de la lutte contre le fléau, un jeune a été mis aux arrêts par les services de gardiennage du marché Dibida dans la matinée de ce lundi 2 septembre 2019. Âgé d’une vingtaine d’années, le présumé voleur a été transféré à la garnison du camp Soundjata Keïta de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits se sont déroulés dans le grand marché Dibida, situé en plein cœur du centre-ville de Kankan. Le présumé voleur, un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, a été appréhendé muni de plusieurs objets tranchants et une quantité de chanvre indien.

adjudant Dogbo Béavogui

Selon les explications de l’adjudant Dogbo Béavogui, gardien les lieux, il a mis main sur le présumé voleur alors que ce dernier avait fini de faire son opération « C’est tôt dans la matinée que le jeune est venu ouvrir avec force la boutique. Nous étions assis quand soudain on a entendu un grand bruit. Comme les voleurs viennent nombreux et ils sont souvent armés, nous nous sommes approchés pour faire un tir de sommation derrière lui. Il s’est sauvé avec un carton d’huile. Comme les alentours du marché sont aussi gradés par nos amis militaires, ils nous ont aidés à le poursuivre. Quand on l’a arrêté, il nous a présenté des excuses, arguant qu’il ne va plus le refaire. On lui a aussi demandé où se trouvaient ses amis, il nous a dit qu’ils ont tous fui. Après, il s’est mis dans la peau d’un malade mental ».

Tiranké Diakité, propriétaire de la boutique défoncée

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, la propriétaire de la boutique défoncée, Tiranké Diakité, dit avoir été informée par une de ses voisines que les militaires l’attendaient au marché. « C’est une voisine qui m’a appelé ce matin, en me disant qu’une personne vient de l’appeler pour l’informer que ma boutique a été défoncée. C’est ainsi que j’ai emprunté une moto pour y aller. A 7h, j’ai trouvé qu’ils ont cassé la porte, ils ont fait sortir les produits, des tissus dakarois déjà cousus, ainsi que des voiles. Ils ont désordonné le contenu et emporté une quantité de marchandises. Mais, au moment qu’on les arrêtait, il y avait un carton d’huile cosmétique qui a été récupéré par les militaires. C’est la 4ème fois qu’on nous vole, mais ce dernier est le premier à se faire arrêter ».

Le sous-lieutenant Ibrahima Keïta, en service au camp militaire de Kankan

Le sous-lieutenant Ibrahima Keïta, en service au camp militaire de Kankan, invite les citoyens à faire preuve de vigilance et à appuyer les services de sécurité dans la lutte contre l’insécurité. « On a été informé de l’arrestation d’un présumé voleur au marché. Aussitôt, nous sommes allés et nous l’avons embarqué avec les objets volés. J’ai fait le compte-rendu à mes supérieurs. Après vérification, on va le remettre à qui de droit pour le déférer à la justice. Les citoyens doivent nous aider à mieux faire notre travail. On le fait pour tout le monde. Nous seuls, on ne peut rien faire. Donc, s’ils nous donnent des renseignements, ça nous aidera ».

Malgré la prise de nouvelles dispositions pour freiner ce phénomène, les cas de vol nocturne sont devenus récurrents à Kankan. Le dernier cas en date s’est produit il y a un mois : une boutique de vente d’objets électroniques avait été défoncée et vidée de son contenu par des présumés malfrats jusqu’ici en cavale.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Siguiri : un cortège de mariage fait un mort et une vingtaine de blessés

23 août 2019 à 19 07 20 08208

Un mini bus qui faisait partie d’un cortège de mariage s’est renversé ce vendredi, 23 août 2019, dans la sous-préfecture de Doko (Préfecture de Siguiri). L’accident a causé la mort d’une personne et plusieurs autres ont été blessées, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Un moment de joie et de fête qui se transforme en tristesse et désolation. C’est à cela que l’on a assisté ce vendredi à Siguiri. De nombreux citoyens qui rentraient d’une cérémonie de mariage à Kolita, localité relevant de la sous-préfecture de Doko, ont été victimes d’un accident de la circulation. C’est un mini bus dans lequel ils se trouvaient qui s’est renversé alors qu’ils quittaient Kolita pour la commune urbaine de Siguiri.

« On était partis à une cérémonie de mariage à Kolita. Après le mariage, nous nous sommes embarqués pour rentrer. Nous, nous étions devant et le bus qui est tombé était derrière nous, le chauffeur du bus voulait nous dépasser. C’est dans cette manœuvre que le véhicule s’est renversé et les pneus se sont retrouvés en l’air. Je ne connais pas le nombre exact de blessés parce qu’il y avait beaucoup de personnes dans le bus, mais je sais qu’il y a eu un mort », a expliqué un témoin qui a parlé sous anonymat.

Juste après l’accident, les passagers du mini bus ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Selon Dr Balla Keïta, le responsable des urgences du centre hospitalier, un jeune homme a été tué et 18 autres personnes ont été blessées dans l’accident. « Nous avons reçu plusieurs accidentés, dont un qui a trouvé la mort et 18 blessés. Parmi ces 18, il y a 3 cas graves qui ont été évacués à Bamako », a dit le médecin.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Cinq ponts coupés à Faranah : plusieurs localités inaccessibles

20 août 2019 à 16 04 13 08138

L’annonce a été faite par le sous-préfet de Banian à l’occasion d’une visite que le préfet de Faranah a effectuée dans la localité. Plusieurs districts de commune rurale ainsi qu’une autre sous-préfecture voisine sont inaccessibles. C’est l’effondrement de cinq ponts qui est à l’origine de cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Muté il y a plusieurs mois à Faranah, le préfet, Elhadj Ibrahima Kalil Keïta, a entamé hier, lundi 19 août 2019, une tournée dans les différentes collectivités de la préfecture. Selon l’autorité préfecture, ce périple vise à aller au contact des populations, connaître leurs préoccupations et chercher à apporter des solutions aux problèmes rencontrés sur le terrain. La sous-préfecture de Banian a été la première étape de cette tournée.

Dans son discours de bienvenue, le sous-préfet de Banian, Sékou Touré, a commencé par saluer les réalisations du régime Alpha Condé dans la localité, citant plusieurs chantiers financés par l’ANAFIC. Cependant, il a regretté l’effondrement de 5 ponts qui rendent plusieurs localités quasiment inaccessibles de nos jours.

« En plus des réalisations dont nous avons bénéficiées, nous sollicitons auprès de vous la construction urgente de cinq (5) ponts détruits par les grandes crues sur la piste Banian-Kobiköro. Car dix (10) districts de Banian et la sous-préfecture de Kobiköro sont entièrement coupés de Banian », a déclaré le sous-préfet, ajoutant que « nous soutenons fermement la révision de la constitution, nous disons OUI à la nouvelle constitution ».

Après Banian, le préfet et sa suite ont mis le cap sur Tiro. Là aussi, le sous-préfet Gassim Doumbouya a salué les actions de développement menées par le pouvoir en place dans la localité. « Monsieur le Préfet, nous profitons de cette journée symbolique pour vous dire que notre sous-préfecture a bénéficié des grandes œuvres de notre très cher président, le Professeur Alpha Condé, à travers l’ANAFIC.

Et, nous ne cesserons jamais d’exprimer tout notre sentiment de reconnaissance et notre soutien sans condition dans la réadaptation de notre constitution pour la paix et la cohésion sociale (…) Le changement promis par notre président est qualitatif et harmonieux. Nous lui souhaitons une longue vie et une santé de fer pour que vive la Guinée dans la paix et la prospérité », a dit monsieur Doumbouya.

Ibrahima Kalil Kéïta, préfet de Faranah

A l’issue de cette journée, le préfet de Faranah a fait le point de ces visites : « nous avons commencé cette tournée ce lundi par la sous-préfecture de Banian. Les autorités locales et la population se sont fortement mobilisées dans la joie. Nous avons visité le bureau du maire en construction. Ce chantier évolue très bien. Les populations ont réaffirmé leur attachement aux idéaux du président de la République et ont exprimé leur adhésion à la révision de la constitution guinéenne.

Même son de cloche à Tiro. Là, le maire de la commune rurale de Tiro, Bangaly Major Oularé, au nom de ses citoyens, a exprimé sa colère par rapport au retard et à la mauvaise qualité des travaux du chantier du grand marché. J’ai recensé tous les problèmes à ce niveau, je vais rendre compte au gouverneur. Ainsi, nous allons convoquer l’entrepreneur pour qu’il s’explique. Si ce retard n’est pas motivé, nous allons prendre une décision », a annoncé Elhadj Ibrahima Kalil Keita.

Mais, il faut dire que le plus urgent est la réhabilitation des 5 ponts coupés entre Banian et Kobikörö pour éviter que ces localités ne soient complètement coupées du reste du pays.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire

Faranah : Mamoudou Magassouba installé au poste de procureur par intérim

11 août 2019 à 11 11 30 08308

Le nouveau procureur de la République par intérim près le Tribunal de Première Instance de Faranah a été installé dans ses fonctions le vendredi, 09 août 2019. Mamoudou Magassouba reprend ainsi un poste qui était jusque-là vacant, suite au décès de l’ancien procureur, Mamoudou Lébéré Baldé. La cérémonie a eu lieu en présence des autorités administratives de Faranah, des élus locaux, du Procureur Général près de la Cour d’Appel de Kankan, des forces de sécurité, de la notabilité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La cérémonie fait suite à l’arrêté Nº5039/MJ/CAB/2019 du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, en date du 1er août 2019, portant nomination d’un Procureur de la République par intérim. Mamoudou Magassouba vient remplacer le regretté Mamoudou Lébéré Baldé, arraché à l’affection des siens le 16 mai dernier.

Dans son discours, le gouverneur de Faranah, Sadou Kéita, a laissé entende que cette passation de service « est une juxtaposition de remords et de joie qui fait la beauté de la vie et qui est une contradiction non antagonique ». Ensuite, il a invité le procureur entrant à une application rigoureuse de la loi.

De son côté, le procureur de la République entrant, Mamoudou Magassouba, a promis de se servir du bâton et de la carotte vis-à-vis des officiers de police judicaire. « J’entends mettre en application une action publique cohérente, efficace et lisible, fondée sur une démarche pragmatique et réaliste… Il y aura la tenue à jour d’un registre de discipline des officiers de la police judiciaire, car des sanctions seront entreprises contre les plus indélicats et les meilleurs quant à eux, bénéficieront d’une notation et, aucune excuse ne sera accordée à un officier de police judiciaire qui se saisit d’un dossier civil ».

Dans sa brève allocution, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Kankan, Yaya Kairaba Kaba, a exhorté le procureur entrant « à avoir une relation saine, rigoureuse, fondée sur le strict respect de la loi avec les collaborateurs immédiats qui sont les Officiers de police judiciaire, placés sous la direction du procureur de la République, qui est le directeur des enquêtes et la chaîne pénale ».

En outre, Yaya Kairaba Kaba a fait savoir qu’il entend également entreprendre, après les vacances judiciaires, une tournée à l’effet de renouveler les habilitations pour les Officiers de Police Judiciaire (OPJ) et à accorder de nouvelles habilitations pour ceux d’entre eux qui méritent d’intégrer les rangs.

Toutefois, prévient le Procureur Général près la Cour d’Appel de Kankan, « tout OPJ qui manquera du respect à son directeur, qui n’exécute pas ses instructions, qui viole délibérément, de façon répétée, les exigences liées à la garde à vue, la première mesure attentatoire à la liberté individuelle, se verra retirer son habilitation ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 /660 27 27 07

Lire

Vol de carburant à l’EDG de Kankan : plusieurs travailleurs de la société condamnés

24 juillet 2019 à 11 11 35 07357

Le tribunal de première instance de Kankan a condamné hier, mardi 23 juillet 2019, plusieurs personnes en service à la centrale de l’EDG à Kankan. Ces travailleurs de l’Electricité de Guinée ont été reconnus coupables de vol et complicité de vol de carburant. Ils ont écopé de peines allant de 2 à 10 ans d’emprisonnement, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cinq personnes, interpellées suite à l’arrestation d’un agent de l’EDG de Kankan en possession de bidons de carburant volés le 27 juin dernier, ont comparu ce mardi devant le tribunal correctionnel de la ville. Il s’agit de Lancinè Traoré, l’agent pris avec les bidons de carburant volés, Ansoumane Damaro Camara directeur de la centrale de l’EDG à Kankan, Lancinè Koma Traoré, Mory Kanté et Bangaly Doumbouya, tous en service au sein de cette centrale électrique.

Le premier était poursuivi pour vol aggravé et coups et blessures volontaires. Il avait, en effet, grièvement blessé Laye Keïta, un membre de la coordination de la jeunesse de Kankan, qui tentait d’immobiliser sa voiture après le vol. Les autres comparaissaient pour complicité de vol et négligence. 13 autres personnes citées dans cette affaire n’ont pas comparu. Ces prévenus sont cavale.

A la barre, Lancinè Traoré a reconnu sans détour les faits qui lui sont reprochés. « Je travaille à l’EDG depuis 2013. Dans la journée du jeudi, 27 juin 2019, j’étais au service. J’ai rempli les bidons, je suis venu klaxonner mais il n’y avait personne à la porte, donc c’est moi-même qui ai ouvert la porte pour sortir. C’est par peur que j’ai trimballé Laye Keïta qui voulait voir ce qui se trouvait dans mon véhicule juste avant mon arrestation », a-t-il déclaré.

Le prévenu a refusé cependant de répondre à la question du procureur relative aux motifs de ce vol et à la destination du carburant volé. Il a prononcé un simple « Désolé » suite à cette interrogation. De leur côté, les 5 autres prévenus ont tous nié les faits qui leur reprochés, assurant qu’ils ne sont nullement impliqués dans ce vol.

Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan
Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

Après avoir écouté tous les prévenus, le tribunal a clôturé les débats et a ouvert la phase des réquisitions et plaidoiries. Dans ses réquisitions, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré, a demandé au tribunal de retenir tous les prévenus dans les liens de la culpabilité, à l’exception de Bangaly Doumbouya qui était en congé à Conakry au moment faits.

Pour la répression, il a requis 10 d’emprisonnement contre Lancinè Traoré et les treize autres qui sont en fuite, et 3 ans d’emprisonnement contre trois prévenus ayant comparu. Le procureur a demandé aussi la relaxe pure et simple de Bangaly Doumbouya.

Me Mohamed II Kourouma, avocat de la défense
Me Mohamed II Kourouma, avocat de la défense

De son côté, Me Mohamed II Kourouma, avocat de la défense, a déploré d’abord ce qu’il qualifie de poursuites sélectives de la part du ministère public, mais aussi et surtout le manque de preuves contre la plupart des prévenus. Il a demandé au tribunal de renvoyer quatre des cinq prévenus ayant comparu à des fins de poursuite et de condamner Lancinè Traoré un an d’emprisonnement assorti de sursis, soulignant qu’il n’y a pas eu de vol mais plutôt tentative de vol.

Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal a suspendu l’audience pour 30 minutes. A la reprise, le verdict est tombé. La juridiction a reconnu tous les prévenus, excepté Bangaly Doumbouya, coupables des faits de vol, coups et blessures volontaires et complicité de vol et de recel.

Pour la répression, le tribunal a condamné Lancinè Traoré et les 13 qui sont en fuite à 10 ans d’emprisonnement et au payement de 2 millions de francs guinéens d’amende. Ansoumane Damaro Camara le directeur de la centrale, Lancinè Koma Traoré et Mory Kanté, tous ayant comparu, ont écopé chacun de 2 ans d’emprisonnent et le payement de 500 mille francs d’amende. Bangaly Doumbouya qui était à Conakry au moment des faits, lui, a été relaxé.

Après la lecture du verdict, la défense, par l’intermédiaire de Me Mohamed II Kourouma, a annoncé qu’elle va interjeter appel de cette décision.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Faranah : 8 enseignants et une candidate condamnés pour fraude à l’examen

24 juillet 2019 à 10 10 52 07527

Huit enseignants, épinglés pour fraude pendant les examens nationaux de 2019, ont été jugés par le tribunal de première instance de Faranah. Six d’entre eux ont été reconnus coupables des faits et condamnés à six mois de prison assortis de sursis.

Le verdict est tombé avant-hier, lundi 22 juillet 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

En effet, Le mercredi 10 juillet dernier, dix (10) enseignants correcteurs des épreuves du BEPC, dont 5 de la commission Histoire, et 5 autres de la commission Rédaction ont été éliminés par un délégué de la coordination des examens nationaux pour la région administrative de Faranah. Le délégué avait soupçonné les dix prévenus d’avoir violé les textes concernant la double correction. Selon lui, « les premiers correcteurs mettaient des notes distinctives sur les copies des candidats pour guider les deuxièmes correcteurs dans la notation. Cela faisait que les notes du premier correcteur et du second se rapprochaient de trop ».

Sur les dix enseignants, huit ont été jugés au tribunal de Faranah. Selon nos informations, six d’entre eux ont été reconnus coupables des faits et condamnés à six mois de prison assortis de sursis. Ils ont été également condamnés à une amende de 200 mille francs guinéens chacun. Les deux autres, à savoir Alpha Fofana et Amara Traoré, ont été renvoyés des fins de la poursuite pour délit non constitué.

Par contre, deux prévenus qui n’ont pas accepté de comparaître ont été jugés par défaut. Reconnus coupables, Aly Boffa Sylla et Sayon Touré ont été condamnés à un an de prison ferme et un mandat d’arrêt a été décerné contre eux à l’audience.

Parallèlement à cette procédure, il y a une fille du nom de Fanta Damba Camara, candidate au baccalauréat unique 2019, option Sciences Mathématiques, qui était également poursuivie pour fraude à l’examen. A la barre, elle a reconnu les faits. Selon elle, c’est un certain Fodé qui l’aurait aidé à travers son téléphone qu’elle détenait dans la salle d’évaluation. Fanta Damba Camara a été condamné à six (6) mois de prison, assortis de sursis avec une amende de 200 000 francs guinéens.

Issoufou Fofana, substitut du procureur de la république près le Tribunal de Première Instance de Faranah,
Issoufou Fofana, substitut du procureur de la République près le TPI de Faranah

Issoufou Fofana, substitut du procureur de la république près le Tribunal de Première Instance de Faranah, a lancé un appel aux citoyens : « Je profite pour lancer un message à l’endroit de la population de Faranah, parce qu’on dit souvent, « n’enseigne pas qui le veut, mais qui le peut ». Et quand on dit « qui le peut », les gens pensent qu’il s’agit de la compétence académique seulement ou avoir un bon niveau dans les Sciences ou en Littérature, alors qu’au delà de la compétence académique et intellectuelle, ils doivent aussi avoir la probité morale. L’enseignant, c’est un éducateur, c’est un modèle, c’est un guide social, c’est quelqu’un à qui on confie la vie de la nation. L’Etat ne peut pas débourser des montants colossaux pour doter la Guinée de demain de cadres hautement compétitifs et que ceux à qui on a confié cette éducation là se prêtent à des pratiques peu catholiques. Ce que ces enseignants ont fait est contraire au règlement en vigueur, parce qu’il y a les règlements généraux qui régissent les concours et examens en République de Guinée, sans oublier encore l’arrêté conjoint à ces différents textes là qui s’ajoutent au Code Pénal, en ses articles 686, 687 et 688. Donc, ce n’était pas normal ce qu’ils ont fait et c’est pourquoi ils ont eu quelques brimades de la part du ministère public, qui leur a rappelé leur obligation en tant qu’enseignant. Il ne faudrait pas que nos enseignants se transforment en comploteur, en fraudeur contre l’Etat. Il faudrait qu’ils soient des modèles pour leurs élèves », a laissé entendre le magistrat.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire

Vol de motos à Faranah : « on se demande ce que font les services de sécurité »

18 juillet 2019 à 20 08 48 07487

Les vols par effractions se multiplient et font de plus en plus de victimes à Faranah. Le dernier cas en date est survenu dans la nuit du mardi au mercredi, 17 juillet 2019, au quartier Abattoir 2, dans la commune urbaine. Des individus non identifiés ont soustrait frauduleusement deux motos pendant que leur propriétaire dormait. La victime s’inquiète de la montée en puissance du banditisme et dénonce le laxisme des services de sécurité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Mamady Anna Oularé alias « MAO », professeur de Mathématiques au lycée Gamal Abdel Nasser de Faranah, est la victime de ce cambriolage nocturne. Les voleurs ont profité de son sommeil pour ouvrir son magasin et enlever deux des quatre motos qui y étaient garées. « Le mardi soir, après les révisions, je suis rentré à 21 heures, très fatigué, à la maison. J’ai garé ma moto dans le magasin et j’ai fermé pour aller me coucher.

C’est une moto toute neuve que je viens juste d’acheter et qui n’avait pas encore de plaque d’immatriculation. Il y a avait trois autres motos dont deux KTM dans le magasin. Lorsque le muezzin a appelé pour la prière de l’aube, je me suis levé pour prendre les ablutions et aller à la mosquée. C’est à ce moment que j’ai su que des gens sont venus nuitamment pour prendre les deux grosses motos et ont laissé les deux motos KTM sur place », a-t-il expliqué.

Ce vol vient s’ajouter à plusieurs autres enregistrés ces derniers temps à Faranah. Une situation inquiétante pour Mamady Anna Oularé qui se demande à quoi servent tous les services de sécurité présents dans la ville. « Je demande aux agents de sécurité de bien veiller à la sécurité des personnes et leurs biens. Les voleurs ont fait assez de victimes. Nous les citoyens, nous avons vraiment peur. On se demande vraiment ce que les agents des services de sécurité font à Faranah », a dit cette victime.

Reste à savoir quelle sera la réaction des services de sécurité de Faranah face à cette situation. Pour l’heure en tout cas, aucun responsable des différents cas de vols et de braquages, enregistrés ces derniers temps, n’a été retrouvé.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire

Route nationale Mamou-Faranah : l’accident d’un bus fait 3 morts et 3 blessés

17 juillet 2019 à 18 06 38 07387

Dans la soirée d’hier, mardi 16 juillet 2019, un grave accident de la circulation a été enregistré à Mama, un village situé à 5 km de la ville de Faranah. Les trois corps des défunts et les trois blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Faranah. Selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est suite à un excès de vitesse que le bus immatriculé RC-9462-AQ s’est renversé aux environs de 19 heures.

A en croire un survivant de cet accident, le bus ne transportait pas des passagers. Il était à l’essai, après sa réparation (puisqu’il était garé à Faranah à cause d’une panne), que l’accident est survenu. « Au cours de l’essayage, les mécaniciens ont trouvé un camion au bord de la route. Mais, puisqu’ils étaient en vitesse, en voulant éviter ce camion, ils se sont retrouvés dans le ravin ! Trois d’entre eux ont eu peur et ils ont sauté. Malheureusement, le véhicule s’est renversé sur eux dans le ravin. Et, c’est grâce à l’intervention des membres du syndicat des transporteurs et des agents de la police routière qu’un autre camion benne a été déplacé pour soulever le véhicule des corps, après 3 heures sous le véhicule ».

 capitaine de la police Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah,
Le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière

Selon le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah, à leur arrivée sur les lieux, les 4 pneus du bus étaient en l’air, le chauffeur et deux mécaniciens étaient coincés sous le bus. Et, c’est lui qui a informé le syndicat des transporteurs de cet accident. « Puisqu’on n’a pas grue, le syndicat a appelé un citoyen qui a envoyé une benne. On a attaché des chaînes sur la benne pour tirer. C’est comme ça que nous avons pu récupérer les corps pour les transporter à l’hôpital régional de Faranah ».

Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l'hôpital régional de Faranah
Dr. Ibrahima Solo Condé

Egalement interrogé par Guineematin.com, Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l’hôpital régional de Faranah a confirmé avoir reçu les trois corps et les trois blessés.

Après le réquisitoire du responsable de la police, Dr. Ibrahima Solo Condé a lui aussi déploré le non suivi des véhicules et l’excès de vitesse par certains chauffeurs qui oublient souvent que la moindre erreur peut coûter la vie à de nombreuses personnes.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13/660 27 27 07

Lire