Viol sur deux mineures : deux individus condamnés à 20 ans de prison par le TPI Faranah

21 mars 2019 à 13 01 01 03013
Mamadou Lébéré Baldé, Procureur de la République près le TPI de Faranah

Les sanctions continuent à pleuvoir au Tribunal de Première Instance de Faranah au compte des audiences criminelles. Alphadio Barry, dit Têla, et Alpha Oumar Diallo, plus connu sous le nom de Sally, ont été reconnus coupables de viol sur mineure et condamnés à 20 ans de réclusion criminelle chacun. Le verdict est tombé hier mercredi, 20 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le premier accusé, Alphadio Barry, conducteur de taxi-moto, est poursuivi pour viol sur une fille de 12 ans. Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, « les faits se sont produits à Maréla en 2018. C’est un conducteur de mototaxi. On a embarqué une fillette sur sa moto.

Malheureusement, au lieu qu’il dépose la fille au lieu indiqué, il a contourné pour prendre une autre tangente pour aller abuser de la fille. Donc, ces faits là sont tellement graves que le ministère public n’a pas tardé de requérir contre lui 20 ans de réclusion criminelle. Et, comme il était en fuite après l’acte, on a requis à ce qu’un mandat d’arrêt soit décerné contre lui à l’audience », a expliqué Mamoudou Lébéré Baldé.

Dans sa décision, le tribunal a suivi les réquisitions du procureur. Alphadio Barry, dit Têla, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle et un mandat d’arrêt a été décerné contre lui à l’audience.

Le deuxième accusé se nomme Alpha Oumar Diallo, alias Salli, poursuivi pour viol sur une fille de 14 ans. Les faits se sont produits au mois d’octobre 2016, à Dabola. Selon le procureur de Faranah, Mamoudou Lébéré Baldé, « la victime est une jeune fille de 14 ans, vendeuse d’arachides, d’oranges… L’accusé est venu dire à la fillette qu’il veut acheter.

Il a réussi à la tromper pour partir ensemble jusqu’au niveau de sa chambre. Arrivé là, Sally a dit qu’il n’avait pas de monnaie. Il a envoyé une autre fille faire la monnaie, une manière de rester isoler avec la victime. Quand la fille est revenue, elle a trouvé que sa jumelle était nue. Elle a compris qu’il y a eu viol. Immédiatement, il a pris la fuite ».

Dans sa décision, le tribunal a condamné Alpha Oumar Diallo, alias Sally, à 20 ans de réclusion criminelle tout en décernant un mandat d’arrêt contre lui.

Ces deux verdicts ont réjoui le procureur qui dit avoir réussi à apporter les preuves qui ont confondu les deux accusés. « C’est un sentiment de satisfaction, parce qu’il appartient au ministère public d’apporter toutes les preuves de la culpabilité de celui qui est poursuivi.

Et, si nous avons réussi à apporter toutes les preuves de la culpabilité de M. Alpha Oumar Diallo, alias Sally, et M. Alphadio Barry, alias Têla, c’est un sentiment de joie. On estime que le droit a été dit, on ne peut que se réjouir », a réagi Mamoudou Lébéré Baldé.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

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Conflit agriculteurs/éleveurs : 4 individus condamnés à 30 ans de prison à Faranah

21 mars 2019 à 10 10 59 03593

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Faranah. C’est dans ce cadre que quatre individus, accusés d’incendie volontaire, de destruction d’édifices privés, de coups et blessures volontaires, ont été condamnés par défaut à 30 ans de réclusion criminelle chacun. Le verdict est tombé hier mercredi, 20 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les quatre accusés dans ce dossier sont : Lansana Condé, Sékou Condé, Moussa Condé et Diarra Condé. Les faits pour les quels ils sont poursuivis ont eu lieu en 2018 à Gbénikoro, un secteur relevant de la commune urbaine de Faranah.

Selon nos informations, tout est parti d’une opposition entre agriculteurs et éleveurs. « Les agriculteurs ont estimé que les animaux des éleveurs sont venus dévaster leurs champs. Entretemps, non seulement ils ont fusillé certaines de ces bêtes ; mais également, ils se sont révoltés pour aller s’attaquer aux différentes cases appartenant aux éleveurs. Donc, ils ont incendié toutes ces cases-là. C’est une infraction purement criminelle.

C’est pourquoi ils ont été poursuivis pour incendie volontaire, destruction d’édifices privés, coups et blessures volontaires. Des faits prévus et punis par les dispositions des articles 510 ; 523 ; 239 et suivants du Code Pénal », a expliqué Mamoudou Lébéré Baldé, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Faranah.

Les quatre accusés, tous en fuite, ont été reconnus coupables et condamnés à trente (30) ans de réclusion criminelle. Le tribunal, par la voix du juge Amadou Sagnane, s’est exprimé en ces termes : « le tribunal, statuant publiquement, à l’égard des accusés, contradictoirement en matière criminelle, et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Lansana Condé, Sékou Condé, Moussa Condé et Diarra Condé coupables d’incendie volontaire, de coups et blessures volontaires, de destruction d’édifices privés et de vol ; les condamne chacun à 30 ans de réclusion criminelle par défaut, décerne un mandat d’arrêt contre eux ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Manif pour un 3ème mandat à Kankan : le préfet a-t-il ordonné de fermer les écoles ?

16 mars 2019 à 19 07 02 03023
Aziz Diop, préfet de Kankan

L’administration publique et toutes les écoles de la commune urbaine de Kankan ont été paralysées ce samedi, 16 mars 2019. Cette décision serait venue du préfet Aziz Diop, en connivence avec les femmes du RPG de Kankan, qui ont mobilisé du monde ce samedi pour réclamer un troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Du lycée régional Almamy Samory Touré au lycée-collège 3 Avril, en passant par le lycée Moryfindjan et celui de Marien N’Gouaby, il n’y avait ni professeur ni élève sur les lieux. Les salles de classes et les portes des directions sont restées fermées.

Selon nos informations, les autorités éducatives auraient reçu un ordre des autorités préfectorales de fermer portes et fenêtres, pour que les élèves viennent grossir les rangs des femmes du RPG. Ces femmes ont manifesté à la place des martyrs ce samedi matin, affichant clairement leur position pour un troisième mandat en faveur président Alpha Condé.

Il faut dire que cette fermeture des écoles de la ville ne surprend personne d’autant plus que Kankan est un fief du parti au pouvoir. C’est pourquoi d’ailleurs, les appels à la grève du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) n’ont jamais réussi dans cette localité.

A retenir que les activités commerciales n’ont pas été affectées par la manifestation de ces sirènes révisionnistes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Faranah : une femme qui a tué son mari est condamnée à 8 ans de prison

14 mars 2019 à 7 07 35 03353

Ouvertes depuis plusieurs jours, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Faranah. De nombreux accusés ont déjà été situés sur leur sort avec de lourdes peines de prison pour certains. C’est dans cette dynamique que Mariama Camara, poursuivie pour avoir tué son mari, a été condamnée hier, mercredi 13 mars 2019, à huit ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Mariam Camara, jeune femme âgée de 25 ans, élève en classe de Terminale Sciences Sociales à Dabola, a été reconnue coupable du meurtre de son mari, Djeyla Diallo. Les faits se sont produits en 2017 où l’accusée s’est servie d’un caillou qui a été fatal à son mari.

Lors des premières audiences, l’accusée, mère de 3 enfants non-vivants, avait rejeté en bloc les accusations articulées contre elle.

Pour la journée de ce mercredi, 13 mars 2019, après la comparution de la partie civile, Mariam Camara a fini par reconnaitre les faits avant de dire qu’elle s’en remet à la loi.

Le tribunal, par la voie du président Amadou Sagnane, a rendu la décision suivante : « le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle, et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare madame Mariama Camara coupable de meurtre contre son mari monsieur Djeyla Diallo. Pour la répression, en application des dispositions de l’article 206 et 116.3 du Code Pénal, la condamne à 8 ans de réclusion criminelle, met les frais à sa charge ».

Souleymane 1 Traoré

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Souleymane 1 Traoré, substitut du procureur de la République près le TPI de Faranah, s’est réjoui de la décision du tribunal. « C’est une victoire pour le ministère public, une victoire pour la loi. On s’est battu. Les faits pour lesquels Mariama Camara est poursuivis sont établis. On a fait un grand travail. Il nous appartenait de démontrer que la personne poursuivie est effectivement coupable des faits. Donc, c’est suite à ce travail qui s’est étendu sur trois jours qu’on aboutit à ce résultat ».

À noter que les citoyens de Faranah continuent de se mobiliser pour suivre avec un grand intérêt ces audiences criminelles. Toute fois, le manque d’un palais de justice digne du nom à Faranah reste toujours un défi à relever.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
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Faranah : un élève meurt par suite de noyade dans le fleuve Niger

13 mars 2019 à 15 03 14 03143

Le corps d’un jeune collégien, âgé de 20 ans, a été retrouvé dans le fleuve Niger, hier mardi 12 mars 2019, au quartier Tonkolonko 2, dans la commune urbaine de Faranah. Gilbert Haba, élève en classe de 8ème année au collège Niger, porté disparu depuis la veille, est originaire de la sous-préfecture de Koropara, à N’Zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans le Sankaran.

Selon nos informations, Gilbert Haba s’était rendu sur les lieux le lundi, avec un de ses amis, pour se baigner. Mais, après avoir plongé dans l’eau, il n’est plus réapparu.

Interrogé sur les circonstances du drame, l’ami de la victime, est revenu sur les faits. Selon Elie Maomou, « j’étais avec lui au fleuve à 17 heures. Quand on est venu, j’ai plongé le premier. Quand je nageais, je croyais qu’il était arrêté sur un bois. Arrivé au milieu de l’eau, j’étais fatigué. Je me suis efforcé à joindre la rive du fleuve. Mais, je ne l’ai pas vu.

C’est ainsi que je l’ai appelé, mais il n’a pas répondu. Je suis revenu au lieu où j’ai plongé. Je l’ai appelé plusieurs fois, en vain. Sur le coup, j’ai appelé au secours », a expliqué l’ami de la victime, sous le choc.

Le représentant du chef de quartier de Tonkolonko 2, Sékou Oularé, a expliqué ce qui a été entrepris quand la nouvelle de la disparition de Gilbert Haba s’est propagée. « Le jeune est venu le lundi soir pour se laver, mais son jour était déjà arrivé. Dès qu’il est descendu dans les eaux, il n’est plus sorti. C’est ainsi que son ami a appelé au secours.

Les citoyens et les autorités se sont mobilisés de la nuit du lundi jusqu’au mardi matin pour chercher le jeune. C’est ce mardi matin que son corps a été retrouvé. Donc, le corps a été mis à la disposition du président du conseil de quartier qui, à son tour, a mis le même corps à la disposition de ses parents », a dit monsieur Oularé.

Finalement, comme le veut la tradition, Gabriel Haba a été enterré aux abords du fleuve Niger.

A rappeler que les noyades de personnes dont l’âge varie entre 5 et 20 ans sont fréquentes sur les lieux.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Faranah : un chercheur expérimente les effets de l’urine humaine sur la culture de la Pastèque

11 mars 2019 à 16 04 00 03003

Dans le cadre de la promotion des engrais organiques, un enseignant chercheur à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah, a fait des recherches sur l’effet de l’urine humaine sur la pastèque au district de Yatia, à 25 km de la commune urbaine. Bandjou Samoura a partagé les résultats de sa recherche, hier dimanche, 10 mars 2019, avec les étudiants, les enseignants chercheurs et les groupements des femmes maraîchères de la place, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans son intervention, l’enseignant chercheur, Bandjou Samoura est revenu en détails sur ses motivations. « Ce travail, on l’a initié dans le cadre des recherches. C’est d’utiliser l’urine humaine sur la culture de la pastèque, donc valoriser l’utilisation des engrais organiques, parce que les engrais minéraux qu’on utilise, généralement, les sources son méconnues.

Donc, il faut d’abord chercher à valoriser les engrais organiques qui augmentent le rendement des cultures, et surtout le maraîchage généralement, il faut faire la pulvérisation foliaire (les feuilles, ndlr), donc l’épandage localisé. C’est ainsi qu’on a préféré de choisir l’urine, puisque l’urine est un engrais qui renferme tout les éléments nutritifs nécessaires à la croissance et au bon développement de la plante.

Vouloir utiliser ça sur la culture de pastèque, si ça donne un bon rendement, là les producteurs vont adopter la technique, et si la technique serait adopté, ça diminue l’achat des engrais minéraux parce qu’on sait qu’elles ont des inconvénients, tandis que les engrais organiques stimulent l’activité biologique, accroissent l’humus du sol, favorise la capacité de rétention en eau. Alors que les engrais minéraux apportent seulement les éléments nutritifs à la plante, mais n’améliorent pas les propriétés physiques, et biologiques du sol », a expliqué le scientifique.

Par ailleurs, monsieur Samoura, a expliqué comment il compte s’y prendre dans l’utilisation de l’urine comme engrais dans la culture de la pastèque. « On a envisagé d’utiliser l’urine en trois fractions : la première, c’était le quinzième jour après les semis ; la deuxième, au trentième jour ; et la troisième fraction, au quarante cinquième jour. On observe l’évolution de la culture après la récolte, on évalue le rendement.

Mais, il faut faire la pratique de l’activité avec les producteurs (les différents groupements des femmes et les étudiants). C’est eux qui démultiplient la technique. Nul ne sert de faire la recherche si la technique n’est pas démultipliée. Faire des recherches et garder les résultats dans le tiroir n’a pas de sens. La meilleure façon, il faut associer les producteurs. Si la technique est bonne, ils vont l’adopter et diffuser », a fait savoir Bandjou Samoura.

Parlant de son état d’esprit après ce travail de recherche, Bandjou Samoura a dit que « pour le moment, je suis satisfait à moitié, parce que l’appréciation est donnée par les différents groupements. Ils ont vu, au fur et à mesure qu’on utilise l’urine, la croissance et le bon développement de la culture est là. Ils ont observé ça. Donc, pour finaliser, on attend après la récolte on va évaluer les paramètres ensemble ».

Mamah Samoura, membre du groupement des femmes maraîchères de Sagbaya, dans la commune urbaine de Faranah, s’est réjoui de cette nouvelle technique. « Nous avons un groupement qui évolue sur le terrain. On est contentes de connaitre l’utilisation de l’urine humaine sur la culture. Les engrais qui viennent (engrais chimiques, ndlr), on a du mal à connaître encore son utilisation.

Mais l’urine, c’est nous même qui produisons, c’est ce que ils nous ont expliqué aujourd’hui. On ne connaissait pas cette méthode. Il ya tous les éléments nutritifs dans l’urine pour la culture. Le savoir ne fini pas. On est très contente de cette nouvelle technique et nous allons l’appliquer », a promis la bonne femme.

De son côté, Hawa Keïta, du groupement Sabougnouma de Yatia, a remercié l’enseignant chercheur pour cette contribution. « Nous avons choisi ce travail de maraîchage pour subvenir à nos besoins. On est content aujourd’hui de nous mettre sur le chemin. On ne savait pas qu’ont peut utiliser l’urine humaine comme engrais. On a compris ça grâce à Bandjou Samoura. Donc, on le remercie sincèrement », a-t-elle lancé.

Pour sa part, Célie Françoise Sagno, étudiante en licence 2, département Agriculture, a dit les raisons de sa présence à cette rencontre. « Je suis là pour m’enquérir de la réalité des recherches concernant l’application de l’urine humaine sur la culture de la pastèque à Yatia. J’ai pu acquérir beaucoup de connaissances parce que, sincèrement, je n’avais pas des idées sur ça. C’est ma toute première fois et ça m’a apporté beaucoup de choses…

Vraiment, j’appelle l’Etat à soutenir moralement et financièrement ce travail de recherche parce que j’ai vu qu’il y a plein des plaines agricoles ici en Guinée. Il suffit juste de se donner à fond pour pouvoir tirer du potentiel là-dedans. Je crois que l’Etat doit venir en aide, parce qu’en Guinée les 90 % s’adonnent à l’agriculture.

Mais, on ne voit que des potentialités, aucun rendement. Je crois qu’avec l’expérimentation agricole nous tous, étudiants et enseignants chercheurs, nous allons venir en aide auprès de ces communautés afin qu’elles puissent pratiquer ces expériences. Des choses qui vont nous aider à l’avenir », a dit l’étudiante.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
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Faranah : Sayon Dabo condamné pour le meurtre de son jeune frère

7 mars 2019 à 11 11 53 03533

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance (TPI) de Faranah. Sayon Dabo, poursuivi pour le meurtre de son jeune frère, Mamadou Dabo, a été reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle, hier mercredi 06 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les peines continuent de tomber dans les dossiers criminels inscrits au rôle du TPI de Faranah. Sayon Dabo a écopé de 10 ans de réclusion criminelle pour avoir assassiné son jeune frère, Mamadou Dabo.

Agé de 28 ans et père de 3 enfants, tous vivants, Sayon Dabo n’a pas nié les faits pour lesquels il est poursuivi. « Monsieur le président, je ne peux pas nier les faits. Effectivement, c’est vrai. Moi-même, j’en ai été victime parce que le couteau m’avait blessé. J’ai blessé mon jeune frère et il a trouvé la mort », a dit l’accusé.

Devant cet aveu, le tribunal va rendre sa décision en condamnant Sayon Dabo à 10 ans de réclusion criminelle. « Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare monsieur Sayon Dabo coupable de meurtre, et pour la répression, conformément aux articles 206, 116 du Code Pénal, 441 du Code de Procédure Pénale, le condamne à 10 ans de réclusion criminelle… »

Youssouf Fofana, substitut du Procureur de la République près le TPI de Faranah, se réjouit de la décision du tribunal. « C’est un réconfort pour le Ministère Public de mettre les mauvaises graines hors d’état de nuire, parce que c’est quelqu’un qui n’a pas hésité un seul instant, sous l’effet de la colère, il a pris le couteau, poignarder son frère et laisser son frère dans le sang, sans venir au secours.

Cette personne, il faut la sanctionner conformément à la loi après un procès juste et équitable. C’est un réconfort pour le Ministère Public et toute la chaîne pénale de voir que la société est débarrassée du mal, parce toute injustice est une menace pour le monde. La population doit croire en la justice. La chaîne pénale, quand il y a un problème, on ne se rend pas justice.

On porte plainte et on laisse la justice gérer l’affaire. La justice populaire n’a plus sa place en Guinée. En tout cas, le parquet de Faranah n’est plus prêt pour autoriser les justices populaires où les règlements de compte entre citoyens. Nous allons réprimer ça avec la dernière énergie », a promis l’empereur des poursuites.

À noter que les citoyens de Faranah se mobilisent fortement pour assister aux différentes audiences. Un fait qui réjouit Mamoudou Lébéré Baldé, le procureur de la République près le TPI de Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
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Viol sur deux mineures : Abdourahmane Diabaté situé sur son sort au TPI de Faranah

6 mars 2019 à 12 12 04 03043

Longtemps attendues, les audiences criminelles du Tribunal de Première Instance (TPI) de Faranah ont été officiellement ouvertes avant-hier lundi, 04 mars 2019. Au lendemain de ce lancement, le jugement des dossiers criminels a été entamé à la maison des jeunes. Abdourahmane Diabaté, poursuivi pour le viol sur deux mineures, s’est expliqué à la barre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette audience a connu une forte mobilisation des populations de Faranah. Au rôle de cette audience criminelle de ce mardi, le tribunal a examiné une affaire de viol. Abdourahmane Diabaté, détenu depuis 12 mois, a été entendu par le juge. Il est accusé de viol sur deux fillettes. A la barre, l’accusé a nié les faits pour lesquels il est poursuivi.

De son côté, le parquet a eu de la peine à apporter des preuves de la culpabilité d’Abdourahmane Diabaté.

Finalement, le tribunal a décidé d’acquitter l’accusé. « Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Abdourahmane Diabaté non imputable des faits de viol. En conséquence et en application des articles 442, 544 du Code de Procédure Pénale le renvoi des fins de la poursuite… »

Interrogé par notre reporter, Youssouf Fofana, substitut du procureur de la République près le TPI de Faranah s’est exprimé sur le sujet. « Effectivement, il y a eu viol. Les deux filles ont été violées, mais la question qui s’est posée ici, c’était l’imputabilité. Est-ce que ce viol là a été imputable à M. Diabaté ?

Donc, les débats n’ont pas suffisamment établi cette responsabilité de M. Diabaté comme étant auteur du viol. Et, c’est ce qui fait que, conformément à la loi, dès qu’il y a doute, il profite à l’accusé. C’est ce qui a motivé le tribunal, dans sa composition collégiale, à renvoyer M. Diabaté des fins de la poursuite », a-t-il expliqué.

L’accusé, Abdourahmane Diabaté, a poussé un ouf de soulagement après l’énoncé du verdict. Il a pu rentrer chez lui après avoir passé une année entière en détention.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
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TPI de Faranah : ouverture des audiences criminelles avec 10 dossiers pour 195 accusés

5 mars 2019 à 12 12 16 03163

Longtemps attendues, les audiences criminelles du Tribunal de Première Instance de Faranah ont été officiellement ouvertes hier lundi, 4 mars 2019. C’était en présence des autorités locales de Faranah, des auxiliaires de justice et de nombreux autres invités, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au cours de ces audiences criminelles, le Tribunal de Première Instance de Faranah aura à examiner les cas de 195 accusés dans dix (10) affaires criminelles. Ils sont tous poursuivis pour meurtre et complicité, coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, viol, incendie volontaire, assassinat…

Dans son discours de circonstance, le Procureur de la République près le TPI de Faranah, Mamoudou Lébéré Baldé, a rassuré l’opinion que le droit sera dit et que la loi sera appliquée pour le maintien de la paix et de la quiétude dans la région de Faranah. Pour cela, il en appelle à la vigilance et à la bonne collaboration des populations. « Un procès pénal doit être équitable et contradictoire, mais aussi préserver l’équilibre des droits des parties », a précisé le procureur.

Pour sa part, le président du tribunal de Faranah, Amadou Sagnane, a insisté sur la présomption d’innocence et sur les possibilités de recours pour les parties qui ne seront pas d’accord avec les décisions qui seront rendues. « Au cours de ces examens de dossiers, nous allons respecter l’essentiel des droits humains, le droit à la défense, le droit à la justice équitable, la présomption d’innocence et laisser aussi automatiquement les recours éventuels contre les décisions qui vont être entreprises à quiconque ne seras pas d’accord parmi les acteurs de la procédure. La pédagogie est la suivante, il est présenté au tribunal des personnes et des faits. Il faut nécessairement qu’il y ait des débats », a dit le juge avant de promettre qu’il veillera à la garantie des droits des victimes au cours de toute la procédure.

Visiblement satisfait, le gouverneur de la région administrative de Faranah a remercié le président de la République. Ensuite, Sadou Keita s’est réjoui de cette initiative du ministère de la Justice qui, dit-il, est en train de rapprocher la justice des justiciables et qui a réussi plusieurs réformes pour qualifier la justice guinéenne.

À noter que Faranah n’a pas un palais de justice. C’est pourquoi, la cérémonie d’ouverture des audiences s’est tenue à la maison des jeunes. Les audiences se tiendront également en ces lieux.

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Recrutement dans l’armée : grand engouement chez les jeunes de Faranah

28 février 2019 à 10 10 32 02322

Le recrutement en vue dans l’armée a suscité un grand engouement chez de nombreux jeunes guinéens. Comme dans de nombreuses préfectures, les jeunes de Faranah sont massivement mobilisés pour tenter leur chance dans une conjoncture marquée par un chômage chronique.

Dans la journée d’hier, mercredi 27 février 2019, nombre d’entre eux ont pris d’assaut la maison des jeunes où se fait le dépôt des dossiers de candidature, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le recrutement dans l’armée, annoncé par le gouvernement guinéen, va être une opportunité pour bon nombre des jeunes à la recherche de l’emploi. C’est pour cette raison que l’engouement est de taille à de nombreux endroits du pays.

A Faranah, les diplômés sans emploi et les étudiants se précipitent pour tenter leur chance. Une situation compliquée pour de nombreux jeunes, obligés de faire la queue.

C’est le cas de Diallo Amadou Oury, étudiant en Licence 3, Eaux et Forêts Environnement à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah, qui fait partie de ces jeunes éprouvant de nombreuses difficultés dans la procédure. « Je suis là pour déposer ma candidature pour le recrutement dans l’armée. Depuis six (6) heures je suis venu ici. Mais, ce n’est pas du tout facile. Vous-même, avez-vous vu la queue ? J’ai fait des procédures qui n’ont pas été très faciles au niveau de la justice pour les papiers : casier judiciaire, certificat de nationalité… ça n’a pas été facile. Mais, quand tu veux quelque chose, il faut faire tout pour aboutir. C’est la raison pour laquelle je suis là depuis le matin », a dit le jeune homme.

Pour Amadou Oury Diallo, le manque d’emploi fait que chaque opportunité d’emploi est à saisir. « Ce recrutement est une chance que le gouvernement donne aux jeunes et il faut profiter… Après les études, ce n’est pas facile dans notre pays. Mais, au lieu d’aller ailleurs, au lieu de prendre désert, s’il y a une opportunité que le gouvernement octroie aux jeunes, je pense qu’il faut en profiter pour ne pas revenir un jour dire que le gouvernement n’a rien fait, alors qu’ils ont donné une chance pour les jeunes de profiter et c’est à nous de profiter », lance-t-il.

A rappeler que les dossiers à fournir pour ce recrutement sont les suivants : un extrait de naissance, 4 photos d’identité, un certificat de visite et de contre-visite, un certificat de nationalité, un certificat de résidence, une photocopie de la carte d’identité nationale, un casier judiciaire et une demande manuscrite adressée au ministre d’État chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale.

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Incendies de Faranah : « nous n’avons pas de nourriture ni de vêtements » (sinistrés)

27 février 2019 à 10 10 32 02322

Les localités de Fantoumanya et de Cissiya, relevant de la commune urbaine de Faranah, ont été victimes de feux de brousse, le week-end dernier. En l’espace de deux jours, les flammes ont ravagé près de 100 cases et tout leur contenu. Aujourd’hui, les sinistrés sont livrés à eux-mêmes, en manque de tout, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, d’importants dégâts matériels ont été enregistrés dans ces deux villages où les flammes ont tout ravagé sur leur passage : des poules, des vaches, des vélos, des motos, des dabas, des tronçonneuses, des tonnes de riz, du manioc, une bananeraie, des vêtements, des sommes d’argent, des ustensiles de cuisine, etc.

Aujourd’hui, les citoyens de ces localités vivent dans un dénuement total, passant la nuit à la belle étoile : « pas de nourriture, ni de vêtements », se plaignent-ils.

A Cissiya, le village agricole du district de Souleymania, situé à 16 km de la commune urbaine, le feu s’y est déclaré après la prière du vendredi, 22 février 2019, aux environs de 15 heures. Dans ce village, à l’exception de la mosquée et une case se trouvant à quelques microns, toutes les autres cases et leur contenu sont partis en fumée, ainsi qu’une bananeraie. Sur l’origine de l’incendie, le chef du village, Damany Diawara, dira qu’elle reste pour le moment inconnue.

A Fantoumanya, le feu s’est déclenché le samedi, 23 février 2019, aux environs de 15 heures. Ici, les dégâts sont plus importants, rapporte le président du district joint au téléphone. Le président du district, Sounkary Mody Camara, a expliqué le calvaire de ses concitoyens. « Nous n’avons ni nourriture, ni vêtements, ni rien. Nous sommes à la belle étoile ».

À noter qu’en cette saison sèche, la Haute Guinée enregistre beaucoup d’incendies.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Attaque à main armée à Kankan : un militaire tué, plus de 5 millions de FG emportés

25 février 2019 à 12 12 56 02562

Un groupe d’hommes armés a pris d’assaut une station d’essence située au quartier Bordo, dans la commune urbaine de Kankan, tuant le militaire en charge de la sécurité des lieux. Les faits se sont produits dans la nuit d’hier à aujourd’hui, lundi 25 février 2019, aux environs de 4 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la station service du quartier Bordo, sur la route nationale Kankan-Kissidougou, qui a reçu la visite de ces individus armés et non encore identifiés. Le bilan de l’attaque fait état d’un mort et de plus de 5 millions de francs guinéens emportés par les assaillants.

Sur les lieux, l’on pouvait constater ce lundi matin des vitres cassées, des traces de sang sur le sol, les pare-brises d’un camion endommagées.

Selon les informations recueillis sur place, c’est le gardien de la station, du nom de Daniel Kö, qui a été tué par les malfaiteurs. Il s’agit d’un sergent chef en service à la garnison militaire de Kankan, poignardé par les assaillants alors qu’il était en plein sommeil.

La même source ajoute que les indésirables visiteurs ont cassé les fenêtres du bureau du pompiste de la station pour se sauver avec une somme de 5 million 500 mille francs guinéens.

Tôt le matin, le commissaire central de la police s’est rendu sur place pour le constat. Sans se prêter aux questions de la presse, il a annoncé l’ouverture d’une enquête.

Le corps de la victime se trouve à la morgue de l’hôpital régional de Kankan.

Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com
Tél : 628 17 99 17

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Incendie à Faranah : une cinquantaine de cases parties en fumée à Fantoumanya

25 février 2019 à 12 12 43 02432

Un incendie survenu dans le district de Fantoumanya, situé à 10 kilomètres de la commune urbaine de Faranah, a ravagé une cinquantaine de cases. Les faits se sont produits le samedi passé, 23 février 2019, aux environs de 15 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la désolation qui prévaut en ce moment au district de Fantoumanya où au moins cinquante six (56) cases et tout leur contenu sont partis en fumée. Selon Sounkary Mody Camara, chef dudit district, « j’étais en ville, à Faranah centre. L’incendie a commencé devant les femmes qui étaient présentes dans le village. À mon retour, ensemble nous avons mené des enquêtes. Nous avons compris que c’est un feu de brousse aux alentours du village qui a été à l’origine de ce drame. L’incendie s’est déroulé devant notre imam. Les femmes qui étaient présentes dans le village ont cherché à éteindre le feu, mais elles n’ont pas pu le faire. Ce qui a fini par atteindre une case, puis tout le village ».

Pour ce qui est des dégâts, Sounkary Mody Camara a dit que « cinquante six (56) cases et leur contenu sont partis en fumée. Je ne peux pas quantifier l’ensemble des dégâts (matériels, argent). Je demande aux autorités et aux personnes de bonne volonté de venir au secours de mes citoyens qui sont à la belle étoile », a-t-il lancé.

À noter que ce phénomène d’incendie, surtout à cette période de saison sèche, est fréquent en Haute Guinée.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13

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Faranah : affrontement entre des élèves du CFP et des gendarmes après la mort d’un jeune

15 février 2019 à 17 05 07 02072

La mort d’un élève du CFP de Faranah a provoqué une vive tension ce vendredi, 15 février 2019 dans la ville. Peu après le décès du jeune, des affrontements ont éclaté entre ses amis et les gendarmes, accusés d’être responsables de sa mort, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La ville de Faranah était en ébullition ce vendredi. A l’origine, la mort de Hamadou Cissé, élève au CFP/F (Centre de Formation Professionnelle de Faranah). La victime a quitté la classé à 10 heures du matin pour aller s’asseoir au bord du fleuve Niger avec un de ses amis. C’est là qu’un groupe de gendarmes, parti traquer des fumeurs de drogue, est venu les trouver.

Par peur d’être arrêtés par les forces de l’ordre, les deux jeunes ont décidé de traverser le fleuve pour atteindre l’autre rive et se sauver. L’un d’entre eux a réussi à traverser, mais Hamadou Cissé, lui, s’est noyé. Le jeune homme y a laissé la vie. Aussitôt informés, ses amis (les élèves du CFP de Faranah) sont allés recueillir le corps pour le déposer à la mairie.

En rentrant, sous la colère, ils se sont rencontrés avec les gendarmes, ceux-là même qui sont accusés d’être responsables de la mort de Hamadou Cissé. Aussitôt, des échauffourées ont éclaté entre les deux camps. Ils se sont affrontés pendant plusieurs minutes à l’aide de cailloux et de gaz lacrymogènes. Il a fallu l’intervention des autorités communales pour ramener le calme dans la ville.

La mairie a envoyé le corps à la morgue de l’hôpital régional de Faranah et a promis l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de sa mort.

Selon nos informations, c’est la troisième fois qu’une personne meurt dans le fleuve Niger et dans circonstances similaires à celles de la mort de Hamadou Cissé. Cette fois, les amis de la victime exigent des sanctions contre la gendarmerie mobile N°13 de Faranah, accusée d’être à l’origine de toutes ces pertes en vies humaines.

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

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Justice : 6 dossiers criminels avec 129 accusés attendus au TPI de Faranah (Procureur)

15 février 2019 à 15 03 41 02412

Dans quelques jours, les audiences criminelles vont s’ouvrir au Tribunal de Première Instance de Faranah. Selon le procureur de la République près ledit tribunal, les préparatifs vont bon train. Au moins six (6) dossiers criminels, avec 129 accusés seront jugés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans un entretien accordé à notre reporter, le procureur Mamoudou Lébéré Baldé a fait savoir que les audiences criminelles vont s’ouvrir très prochainement. « On compte certainement procéder au lancement officiel de ces audiences criminelles le 27 février 2019 si tout va bien. Actuellement, au niveau du tribunal de première instance de Faranah, il y a certains dossiers qui sont en état d’être jugés. D’autres, par contre, sont au cabinet d’instruction pour le règlement définitif. Pour le moment, on n’a que six (6) dossiers inscrits au rôle, avec 129 accusés, dont la plupart est en fuite ».

Parlant des dossiers devant être jugés, le procureur est allé dans les détails : « nous avons un premier dossier dont les infractions sont l’incendie volontaire, l’assassinat, les coups et blessures volontaires, destruction d’édifices ainsi de suite. Donc, c’est le dossier de Kalinko (Dinguiraye) que nous comptons programmer à partir du 27 février 2019. Ensuite, nous avons deux (2) dossiers de viol. Le viol, c’est une infraction purement criminelle. C’est pourquoi les dossiers également ont été enrôlés pour toujours la même audience. Ensuite, il y a les coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Donc, c’est pour vous dire que tous les dossiers qui sont là sont des infractions criminelles ».

A la question de savoir les raisons du retard dans le démarrage des audiences criminelles, Mamoudou Lébéré Baldé a laissé entendre que « c’est dû fait qu’en la matière, non seulement il faut ouvrir une information, mais aussi et surtout il faut que les inculpés ou bien les accusés qui sont là soient assistés d’un avocat. Donc, c’est ce qui avait retardé un peu. Heureusement, on a pu coordonner avec les avocats des deux parties pour pouvoir procéder au lancement officiel à partir du 27 février ».

Pour ce qui est des difficultés rencontrées, le procureur a cité entre-autres : « la première difficulté, c’est du fait qu’on n’ait pas un local pour abriter certainement ces audiences. Vous savez, depuis 2009, on a détruit le tribunal qui est là dans l’intention de reconstruire un autre. Malheureusement, depuis lors, jusqu’à présent, ça n’a pas été reconstruit. Là où nous sommes actuellement, on est au niveau de la villa de feu Ahmed Sékou Touré. La salle qui leur servait de salle de réunion, c’est celle-ci qu’on a érigé en salle d’audience. Donc, les difficultés que nous avons, c’est du fait qu’il n’y a pas un local. Et, vous savez, le tribunal également n’a pas un crédit de fonctionnement pour pouvoir effectivement faire correctement le travail. Mais, on va essayer de voir, même si il faut délocaliser le jour du lancement officiel pour que ça ait lieu au niveau de la maison des jeunes. Mais, le reste des audiences sera au niveau du tribunal ici ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 24 15 13

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Faranah : le maire en guerre contre l’occupation anarchique des lieux publics

9 février 2019 à 17 05 49 02492
Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah

Le maire de la commune urbaine de Faranah entend mettre fin à l’occupation anarchique de la ville. C’est dans ce cadre qu’il a initié une opération de déguerpissement des occupants illégaux des voiries et autres espaces publics. L’autorité communale privilégie la voie pacifique pour amener les citoyens à libérer les lieux, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville.

Depuis belle lurette, la ville de Faranah fait face à une occupation anarchique. Les abords des routes ont été transformés en marché où viennent vendre plusieurs citoyens, ou en garage où stationnent de façon anarchique des engins roulants. Une situation qui a contribué à rétrécir davantage les routes et à rendre difficile la circulation à certains endroits, notamment au niveau du marché central de la ville.

Cette situation préoccupe aujourd’hui les nouvelles autorités communales de la ville, qui entendent remédier à ce problème. C’est ainsi que le conseil communal, à sa tête le maire, Oumar Camara, a initié une campagne de déguerpissement des occupants des emprises des voies publiques. Et, cette opération commence par la sensibilisation afin de faire comprendre aux occupants de ces endroits, la nécessité de libérer les lieux.

« Nous avons constaté que vraiment la route nationale est occupée par des commerçants, et même les quartiers sont occupés de façon anarchique par les gens. Le marché est complètement abandonné, les gens sont sortis occuper la route et même la devanture de l’hôpital régional de Faranah. Pour passer, c’est tout à fait un problème. Donc, après notre installation, on s’est dit que cette route-là est une route nationale et le grand marché qui est là a été rénové mais les gens l’ont abandonné carrément ; ils préfèrent rester sur la route, obstruer le passage aux gens.

Donc, nous avons pris la décision de libérer les lieux. Et pour cela, nous avons décidé de sensibiliser les femmes, les commerçants de rentrer dans le marché, occuper carrément l’enceinte du grand marché. Il y a bien sûr des réticences de la part de certains éléments mais pour le moment nous sommes en train de les sensibiliser parce que le changement de comportement n’est pas facile C’est pourquoi il y a une équipe qui est sur le terrain pour faire ce travail, explique Oumar Camara, le maire de Faranah, issu d’une liste indépendante.

Selon l’autorité communale, la mairie n’envisage pas pour l’instant de passer par la force pour déguerpir les occupants illégaux des voies publiques. Parce que, dit-il, « quoi qu’on fasse, c’est nos citoyens. Il faut leur faire comprendre la nécessité de quitter les lieux. Même si aujourd’hui on les faisait rentrer de force, s’ils ne trouvent pas la nécessité de rester dans le marché, ils vont ressortir. C’est pourquoi, il faut leur expliquer techniquement pourquoi nous sommes en train de faire cela. Il y a la réticence de certains mais on va régler petit à petit ces petits problèmes, le changement de comportement demande un certain temps ».

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13

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Faranah : le nouveau Préfet appelle les camps rivaux du RPG AEC à enterrer la hache de guerre

6 février 2019 à 9 09 05 02052

Initialement prévue le samedi dernier et reportée à la dernière minute à cause d’un accrochage entre RPGistes et partisans de la liste indépendante qui dirige la mairie de la ville, la cérémonie d’installation du nouveau Préfet de Faranah a eu finalement lieu hier, mardi 06 février 2019. A cette occasion, la nouvelle autorité préfectorale s’est adressée aux responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, divisés en deux camps rivaux. Ibrahima Kalil Keïta les a exhortés à enterrer la hache de guerre pour le bien de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Au lieu d’une passation de service, c’est plutôt à une installation du nouveau Préfet, Ibrahima Kalil Keïta, qu’on a assisté. Car, son prédécesseur, Alpha Oumar Keïta, n’a pas pris part à la cérémonie pour des raisons que nous ignorons. L’événement a eu lieu dans la salle de conférence de la préfecture, en présence d’une délégation du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, conduite par l’inspecteur général du département, Fodé Bangaly Condé, du Gouverneur de la région, Sadou Keïta, du maire de la commune urbaine de Faranah.

Une occasion mise à profit par le nouveau Préfet de Faranah pour exhorter les responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, divisés en deux camps : les fédérations du parti dans la ville et le comité de crise, à l’entente et à l’unité. « Je souhaite qu’il y ait entente, je sais que Faranah est une préfecture merveilleuse, une préfecture qui a un passé glorieux. Faranah, c’est la source du Djoliba : notre adorable fleuve Niger qui ravitaille les populations de l’Afrique de l’ouest en eau. Faranah, c’est la ville qui a vu naître le premier président de la République de Guinée, grand instigateur de la charte de l’Union africaine, qui a consacré sa vie à la défense des causes justes. Faranah est une préfecture choisie par le Professeur Alpha Condé pour l’application de son programme de développement. Je voudrais inviter très fraternellement inviter les cadres du RPG Arc-en-ciel à l’entente pour que le plus rapidement possible ils se donnent les mains. Je m’engage aussi aux côtés de mon frère, le Gouverneur, pour qu’ensemble on puisse œuvrer à ce que les combattants d’une même cause enterrent la hache de guerre et se donnent les mains », a dit le Préfet Ibrahima Kalil Keïta.

Abondant dans le même sens, le Gouverneur de la région administrative de Faranah, Sadou Keïta, a appelé à la prise de conscience de chacun et de tous pour le bien de Faranah. « Je souhaite vivement que chaque citoyen de Faranah dans cette salle et hors de cette salle reprenne rapidement conscience que Faranah est une ville prestigieuse, il ne faudrait pas la détruire ces valeurs historiques. Je serai aux côtés de mon grand frère (le Préfet) pour travailler ensemble.

« Je l’ai dit et redit que je suis très loin d’un démagogue, je suis professeur, j’ai un décret qui me consacre avec le statut unique de professeur d’université. Je ne serai jamais démagogue. Il faut qu’on réussisse la mission qui nous est confiée par le chef de l’Etat. Je vais vous dire que nous (Sadou Keïta et Ibrahima Kalil Keïta) n’échouerons pas à Faranah », a assuré Sadou Keïta.

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

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Affrontement entre RPGistes à Faranah : la passation de service entre les préfets est perturbée

3 février 2019 à 12 12 13 02132

Dans la matinée de ce dimanche, 3 février 2019, l’école normale d’instituteurs (ENI) de Faranah devait abriter la cérémonie officielle de passation de service entre les préfets sortant et entrant. Mais, à peine commencée, la cérémonie a été perturbée par un affrontement entre des adversaires qui militent tous au sein du parti au pouvoir, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

La profonde adversité qui oppose les membres du comité de crise et ceux de la commission dissoute (qui sont tous du RPG arc-en-ciel) a perturbé la passation de service entre Elhadj Ibrahima Kalil Keita, ancien préfet de Siguiri (muté dans les mêmes fonctions à Faranah) et monsieur Alpha Oumar Keita, qui devait passer le témoin à son successeur.

Malheureusement, les jets de pierres ayant même entraîné des blessés entre les RPGistes a nécessité l’intervention des forces de l’ordre. Ce qui a contraint les autorités à suspendre la cérémonie et à quitter les lieux dans une totale confusion.

A suivre !

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Faranah : les atouts du gouverneur Sadou Keïta pour réussir sa nouvelle mission

29 janvier 2019 à 9 09 17 01171
Sadou Keita, nouveau Gouverneur de Faranah

L’ancien gouverneur de Labé, Sadou Keïta dispose de plusieurs atouts pour réussir sa nouvelle mission dans les fonctions de nouveau gouverneur de Faranah, en Haute Guinée, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le gouverneur Sadou Keïta a une finesse politique, une sagesse intellectuelle et une souplesse de caractère lui permettant de réussir ses nouvelles fonctions à la tête du gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Faranah, en Haute Guinée. Ces atouts majeurs apparaissent quelques faits marquants de sa vie familiale, professionnelle, administrative et politique.

Sur le plan familial, Sadou Keïta réussi à faire cohabiter sous son toit, trois épouses issues respectivement des grandes familles Sangaré de Dinguiraye, Kaba de Kankan et Kouyaté de Faranah. Ces liens sacrés du mariage lui offrent naturellement des piliers sur lesquels il pourra s’adosser pour réussir sa mission, atteindre ses objectifs et dérouler, sans fausses notes, l’agenda du président Alpha Condé auprès des populations de la Région Administrative de Faranah.

Sur les plans professionnel, administratif et politique, Sadou Keïta connait bien la Haute Guinée où il a servi plus de 30 ans en qualité de professeur à l’Université de Kankan. Pendant ce temps, il assumait des missions d’avocat populaire près des juridictions de jugement de la région, de directeur préfectoral de la jeunesse de Kankan, d’attaché de cabinet, de chef de cabinet et de directeur du bureau de stratégie de développement de la région.

Il a été même secrétaire fédéral du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP) de Kankan, au moment où le RPG était ingérable en Haute Guinée. Malgré tout, il cohabitait pacifiquement avec les irréductibles inconditionnels du Professeur Alpha Condé, alors principal opposant radical au régime de feu Général Lansana Conté.

Haali poular natif de Mamou, Sadou Keïta est également ancré dans la culture mandingue. Un brassage culturel qui constitue, à n’en pas douter, un atout majeur pour réussir la coordination du développement et la consolidation de la paix dans les différentes localités de la région de Faranah.

Sans oublier qu’à Labé, il a réussi avec une population caractérisée par le manque de sincérité dans les relations entre gouvernants et gouvernés. Tout le monde ou presque est capable de te dire oui alors que, du fond du cœur, c’est non. C’est généralement après coup que tu te rends compte que le mot ‘’oui’’ arraché si facilement de la bouche de ton interlocuteur a été lâché juste par respect pour ta personne pour ne pas te frustrer.

Par contre, en Haute Guinée, tu es toujours prévenu à temps qu’ils ne sont d’accords, parce qu’ils te disent toujours, en toute sincérité, ce qu’ils pensent réellement du service que tu sollicites d’eux. C’est autant dire que le nouveau gouverneur de Faranah ne sera pas surpris par les évènements dans ses nouvelles fonctions, dans cette partie de la Haute Guinée. Car, on dit souvent qu’un homme averti est à moitié sauvé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Rencontre annuelle entre le PDG et les Travailleurs de SMD Lefa

28 janvier 2019 à 7 07 20 01201

Dans son programme habituel de tournée dans les mines de Nord gold, M. Nikolaï Zelenski, PDG du groupe NORDGOLD, a rencontré les employés de SMD Lefa le mercredi 16 janvier 2019. Il a commencé son allocution en exprimant ses meilleurs vœux du nouvel an à l’ensemble des employés, ensuite remerciés les travailleurs de Lefa pour les efforts qu’ils ne cessent de déployer pour l’amélioration de la production et l’atteinte des objectifs. étant la devise de Nord gold, Le PDG a exhorté les travailleurs à placer ce concept au centre de leurs activités.

M Zelenski a abordé plusieurs points relatifs aux investissements en cours pour l’amélioration de la production, les travaux de prospection dans la zone d’Iroda, l’ouverture des nouvelles mines de Kankarta West et de Kassa –Kassa ainsi que la sécurité et la santé des travailleurs. Il a également salué l’engagement du personnel pour l’atteinte des objectifs en 2018 et promis la poursuite et le renforcement des programmes de formation des employés locaux ainsi que leur promotion à des postes de responsabilité tels que les postes de directeurs occupés par Me Ibrahima Camara, M. Sékou Camara, des postes de chefs services et de surintendants occupés par certains guinéens tout cela dans le cadre de la guinéanisation des emplois. Il a fait une mention particulière sur Me Ibrahima Camara, directeur du département Juridique et des relations Publiques, en le remerciant pour ses efforts qui ont permis d’obtenir la nouvelle convention minière et la nouvelle concession minière garantissant ainsi la vie de la société pour les 15 années à venir.

En 2019, le Groupe Nordgold vise l’augmentation de la production, la rénovation, l’extension et l’équipement des cités de Fayalala et Tombani ainsi que de la clinique de léro pour améliorer les conditions de vie, de santé et de travail des employés guinéens. Le PDG a mis à profit cette rencontre pour répondre à quelques questions des travailleurs relativement notamment à l’amélioration des conditions de travail avant de procéder à un tirage au sort dont les prix portaient sur 1 panneau solaire, 1 poste téléviseur et 1 moto.

Dans le cadre de l’accroissement de la production, la Direction de SMD LEFA entend ouvrir sa nouvelle mine de Banora, dans la Préfecture de Dinguiraye, dont les réserves ont été identifiées pour exploitation à court terme. Une visite de prise de contact et de reconnaissance des deux mines de Banora a été faite par une forte délégation de la SMD le mardi 22 Janvier 2019. Monsieur le Préfet de Dinguiraye, les autorités locales et les populations de Banora ont réservé un accueil très chaleureux à cette délégation avant de lui exprimer l’attente et l’espoir immense des populations de cette contrée de voir les mines opérationnelles au courant 2019 ou 2020.

En ce qui concerne la contribution au développement communautaire sur fonds propres de la SMD Lefa, beaucoup d’efforts ont été faits dans ce sens en 2017 et 2018 avec une dépense de plus d’USD 1 000 000 comprenant les constructions, les dons, aides, assistances et les compensations. Au titre des réalisations, les villages de Fontou, Tomba kansa et Lero ont bénéficié de forages d’eau, le village de Léro a bénéficié d’une extension et équipement de son école primaire, le village d’Amina a bénéficié de la rénovation et équipement du poste de santé et de la construction et équipement d’une école primaire de six (6) classes désormais au lieu deux (2) qui étaient fonctionnelles. Ces actions s’ajoutent aux dons et assistances à la communauté, à la jeunesse dans la formation professionnelle, les emplois communautaires, les soutiens aux activités sportives, l’assistance financière en prime de 77 enseignants communautaires, assistances aux religieux notamment l’envoi chaque année de 3 pèlerins communautaires à la Mecque, la construction et ou rénovation de mosquées et églises de la région.

En 2019, il est prévu entre autres la relocalisation entière du village de Carrefour, la construction et l’équipement d’un poste de police et d’un poste de gendarmerie à Léro, la rénovation de l’école primaire de Siguirini et du Collège de Léro, l’ouverture et l’entretien des routes communautaires, réalisations des forages, ponts et autres ouvrages sociaux pour un coût sur fonds propres du Groupe NORDGOLD-SMD estimé à 5 millions de dollars US.

NORDGOLD-SMD en Guinée, c’est plus que de l’Or.

Le chargé de la communication SMD Lefa

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