Mamou : de nombreux acteurs sensibilisés dans la lutte contre la récurrence des viols

16 septembre 2019 à 19 07 05 09059

L’insécurité en milieu urbain demeure un problème récurrent. Les cas de viol, notamment sur les mineures, se multiplient à travers le pays. C’est pour inverser cette tendance et instaurer le débat sur la question que s’est ouverte à Mamou ce lundi, 16 septembre 2019, une campagne de sensibilisation à travers les médias sur le thème Protection des femmes et des enfants : rôle et mission de l’OPROGEM, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette activité est une initiative du projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service du citoyen, fiancée par le département d’État Américain. Sa mise en œuvre est assurée par le consortium Partners Global, Coginta et le CECIDE dans les communes de Dixinn, Kaloum, Kindia, Mamou, Kankan, Labé et Siguiri.

Sanoh Mohammed Aly, représentant du l’Office de Protection du Genre

Prenant la parole, Sanoh Mohammed Aly, représentant du l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM), a dégagé les objectifs du projet avant de demander le concours des citoyens pour mettre le grappin sur les violeurs: « vulgariser le concept de police de proximité ; informer les jeunes et les femmes sur le rôle et les missions de l’OPROGEM ; promouvoir une culture de coproduction de la sécurité entre la PNG (Police Nationale), les autorités locales et la société civile ; améliorer et renforcer la visibilité de la police dans l’espace public ; et enfin, accroître la fréquence et rendre accessible les informations utiles à l’endroit des partenaires et du public cible. Pour ralentir ce fléau, nous demandons aux parents de dénoncer ceux qui détruisent l’avenir de leurs enfants, nous demandons une franche collaboration avec tout le monde pour traquer ces personnes éhontées ».

Aye Mady Fofana du projet Partners pour la Sécurité en Guinée

Pour arriver à freiner les cas de viol, Aye Mady Fofana du projet Partners pour la Sécurité en Guinée est revenu sur la méthodologie qui sera employée. « Pour l’atteinte des objectifs de ces conférences-débats, l’approche méthodologique pour chaque débat consistera en : des rencontres préalables avec les cadres de la police ; des rencontres avec les responsables locaux pour la mobilisation de la communauté ; des plénières avec des exposés présentant le dispositif d’intervention de l’activité, et chaque débat sera animé par les cadres de la police, un spécialiste de sécurité et un membre du projet ».

Mamadou Alpha Barry, vice-maire de la commune urbaine de Mamou

Présent à cette rencontre, Mamadou Alpha Barry, vice-maire de la commune urbaine de Mamou, a loué les efforts de la police et la collaboration mutuelle. « Je suis très heureux de vous accueillir ici à Mamou pour cette rencontre d’échanges dans la ville carrefour avec les frères de la police, qui jouent un rôle de protection des citoyens de Mamou. Nous dirigeons les collectivités et notre arme, c’est les forces de sécurité, notamment la police. Nous sommes appelés à travailler avec eux. La commune urbaine a été largement affectée ces dernier temps. Nous savons qu’il y a des maux qui nous fatiguent, c’est les cas de viol des jeunes filles à la Poudrière et à Thiewngol, dans la commune. Si un projet vient nous accompagner pour éradiquer ces maux qui nous gangrènent, ça nous réjouit à plus d’un titre », a-t-il laissé entendre.

Mme Baldé Mariama Penda, Directrice préfectorale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance

Pour sa part, madame Baldé Mariama Penda, Directrice préfectorale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, a dénoncé la récurrence des cas de viol avant d’inviter l’ensemble des acteurs à s’impliquer dans la lutte contre ce mal qui ronge notre société. « Les cas de viol sont maintenant devenus une maladie à Mamou. C’est récurrent surtout avec les petites filles de 6 ans, de 8 ans, de 12 ans. Je me demande comment qualifier cet acte. C’est difficile à gérer aujourd’hui à Mamou. Je crois qu’avec cette sensibilisation, nous allons réussir à freiner ce phénomène. Je crois que les causes sont multiples : la négligence des mamans, abandonner les jeunes filles comme ça, c’est anormal. Je demande aux mères de préserver les petites filles, de veiller à appliquer la loi dans toute sa rigueur sur les violeurs, les autres vont tirer des leçons. Je lance un appelle pressant aux autorités, je leur demande d’appliquer la loi sur les violeurs sans complaisance ».

La rencontre a été marquée par une série de questions-réponses et la projection d’un film portant sur les cas de viol.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Mali : l’effondrement d’un pont en liane fait un mort à Doghel Sigon

14 septembre 2019 à 16 04 51 09519

L’accident s’est produit le mercredi, 11 septembre 2019, dans le secteur de Dougou Woulen, relevant de la sous-préfecture de Doghel Sigon, dans la préfecture de Mali. La victime est un père de famille d’une cinquantaine d’années, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants basés à Labé.

Selon Amadou Oury Moussa Diallo, le maire de la commune rurale de Doghel Sigon, « le drame s’est produit au moment où plusieurs citoyens étaient sur les lieux pour réparer un pont en liane qui relie Dougou Woulen aux autres districts. C’est ainsi que ce pont a cédé, emportant sept personnes. Les six ont réussi à se tirer d’affaire, mais la septième personne s’est noyée. C’est après plusieurs heures de recherche que le corps de la victime Mamadou Saliou Sow a été repêché le jeudi, 12 septembre 2019 », a-t-il expliqué.

L’autorité locale ajoute que la victime était cultivateur, âgé de 52 ans. « Après l’autopsie des médecins et le constat des services de sécurité, le corps de la victime a été remis à sa famille pour procéder à l’inhumation », indique le maire de Doghel Sigon.

Plusieurs villages de la région de Labé souffrent d’un manque criard d’infrastructures de base, notamment d’ouvrages de franchissement. Beaucoup de citoyens sont obligés de confectionner des ponts en liane qu’ils placent au-dessus des cours d’eau afin de pouvoir les traverser. Ce qui les expose à d’énormes risques de noyade.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Hafia (Labé) : plus de 30 maisons ravagées, les habitants entre choc et angoisse

12 septembre 2019 à 16 04 04 09049

Comme nous l’avons annoncé récemment, un incendie d’origine inconnue fait des ravages depuis plusieurs semaines à Gonkou, un district de la sous-préfecture de Hafia, dans la préfecture de Labé. En tout, plus d’une trentaine d’habitations (maisons et cases) ont été brûlées. Les habitants de la localité sont partagés et tristesse et angoisse, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

De nombreuses familles de ce district, situé à 9 kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture, ont été touchées par cet incendie mystérieux. C’est dans le secteur de Fello Kabi que le feu s’est déclaré pour la première fois. Nous avons rencontré là Souleymane Bah, la première victime. « J’étais parti à la mosquée pour la prière du crépuscule. C’est de là-bas qu’on m’a appelé pour m’informer que ma case a pris feu. Et, je suis venu trouver que la case a été réduite en cendre. J’ai tout perdu, rien n’a pu être sauvé », témoigne monsieur Bah.

Mamadou Chérif Bah, une des victimes

Après Souleymane Bah, Alpha Oumar Bah a été la victime suivante. Le feu a touché l’une des chambres de sa maison. Tout son contenu a été ravagé par les flammes. Peu après, des scènes semblables ont été enregistrées à Pita Lengué. 20 cases ont été incendiées dans ce secteur. Mamadou chérif Bah est l’un des sinistrés. « C’est une case dans laquelle nos femmes font la cuisine qui a été la première à être attaquée par ce feu. Le même jour, vingt minutes après, une autre case des voisins a pris feu dans les mêmes circonstances.

Une semaine après, quatre cases sont réduites en cendre à Bourouwal. A Bhohé aussi, il ya eu des cases qui ont pris feu, dont j’ignore le nombre. Actuellement, nous avons puisé beaucoup d’eau et on reste sur nos gardes parce des flammes peuvent jaillir à tout moment. Nous avons cessé toute activité et chacun veille au grain. Même pour les affaires sociales, c’est difficile d’y prendre part chez les voisins », a-t-il expliqué.

Elhadj Mamadou Dambata Diallo, maire de la commune rurale de Hafia

Elhadj Mamadou Dambata Diallo, le maire de la commune rurale de Hafia, sillonne les localités touchées pour partager la douleur des sinistrés. Pour lui, « ce qui se passe actuellement dans le district de Gonkou, c’est vraiment très difficile à supporter. Le premier cas s’est produit à Fello Kabi. Nous sous sommes déplacés pour aller constater les dégâts. Et partout où ce feu est passé, les dégâts ont été énormes. Les citoyens vivent la peur au ventre.

Parce qu’ils s’attendent à tout moment à ce que le feu les surprenne dans leur repos ou dans leur sommeil. Les sinistrés vivent à la belle étoile. C’est pourquoi, nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté et à l’Etat d’assister ces sinistrés. Car même des cultures ont été dévastées par ce feu mystérieux », lance l’autorité locale.

Dans la zone sinistrée, en plus de la désolation et de la peur qui les animent les habitants, chacun y va de son commentaire. Beaucoup expliquent que ces incendies mystérieux sont causés par des esprits maléfiques. C’est pourquoi, les citoyens s’apprêtent à faire des sacrifices dans les prochains jours pour prier Dieu de mettre fin à cette situation.

De retour de Gonkou, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Une femme violée à Mali : « mon mari a dit que je mérite plus que ça »

9 septembre 2019 à 10 10 31 09319

Une habitante de Dougountounny, sous-préfecture relevant de la préfecture de Mali, dit avoir été victime de viol la semaine dernière. Elle accuse un jeune de la localité d’avoir abusé d’elle. Le plus étonnant, c’est qu’elle accuse son mari d’avoir soutenu l’acte.

Joint au téléphone par Guineematin.com, la dame a expliqué que c’est le jeudi, 05 septembre 2019, à 8 heures du matin, qu’elle a été victime de viol. « Je partais à Diguin, un village voisin, lorsque Abdoul Salam Diallo a abusé de moi sexuellement. Le jeune est un vendeur dans un kiosque qui se trouve à la rentrée du village. J’étais de passage quand il m’a appelée pour me demander où je partais, j’ai continué mon chemin sans lui répondre, parce qu’il n’y a pas rien qui nous lie lui et moi. C’est ainsi qu’il m’a poursuivie et m’a tirée la main vers l’intérieur de son kiosque.

Il m’a demandé de faire l’amour avec lui, j’ai répondu que je ne le ferais pas. Il m’a menacé en disant que si je ne le faisais pas, il allait me tuer, j’ai dit que je préfère alors mourir que de coucher avec lui. Il m’a giflée et moi aussi je l’ai mordu. J’ai ensuite crié pour appeler au secours, mais il a attaché ma bouche pour ne pas qu’on m’entende. Il a déchiré mes habits et a abusé de moi. Il a pris aussi pour mon téléphone et l’a cassé », a-t-elle dit.

Selon cette dame, c’est la réaction de son mari qui vit à Dakar qui l’a le plus étonné dans cette affaire. « Mon mari est à Dakar, au Sénégal. C’est lui qui m’a ordonné de venir rester au village. Je vis seule avec mes quatre enfants ici. Mais, quand il a appris que j’ai été victime de viol, il est allé rencontrer ma maman là-bas (au Sénégal, ndlr) pour lui dire qu’il est au courant de ce qui m’est arrivé et que c’est bien pour moi. Il a dit que je mérite plus que ça, parce qu’il aurait appris que je fais du n’importe quoi ici, et qu’il va même appeler mon violeur pour le récompenser. Cette réaction a beaucoup surpris ma maman qui est même de retour, elle et se trouve actuellement à mon chevet », a laissé entendre notre interlocutrice.

Elle dit avoir porté plainte contre son violeur qui a déjà été arrêté et conduit à la prison de Mali. « Mais à mon fort étonnement, quatre jours après, on m’informe qu’il (le violeur présumé) a cassé une partie de la prison et s’est évadé. Une chose difficile à croire, car le sous-préfet et le maire de la commune rurale de Dougountounny, tous sont informés de la situation », a dit la dame.

Egalement joint au téléphone par Guineematin.com, le sous-préfet de Dougountounny et le maire de la commune rurale ont dit avoir été saisis de cette affaire. Mais, tous les deux ont dit être occupés et ont promis de nous parler prochainement.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Souleymane Diallo (UPR) à Guineematin : « Elhadj Bah Ousmane est candidat à la présidentielle de 2020 »

8 septembre 2019 à 21 09 37 09379

Le président de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), Elhadj Bah Ousmane, ministre d’Etat à la présidence de la République, est candidat à la prochaine élection présidentielle en Guinée, a appris un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée d’un responsable du parti en mission à Labé.

Alpha Souleymane Diallo, ressortissant guinéen en Angleterre, est responsable de la communication à l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) du ministre d’Etat Elhadj Bah Ousmane. Il séjourne actuellement en Guinée dans le cadre, dit-il, de la redynamisation des structures de son parti à l’intérieur du pays.

Alpha Souleymane Diallo, responsable de communication à l’UPR

Interrogé à Labé par un correspondant de Guineematin.com, Alpha Souleymane Diallo a expliqué que son parti prépare activement les prochaines échéances électorales en l’occurrence les législatives et la présidentielle. « Comme vous le savez, il y a des échéances qui approchent. Les législatives sont là et bientôt il y a la présidentielle. Vu que nous voulons présenter le maximum de représentants aux niveaux des législatives, mais encore à la présidentielle, nous avons notre président qui sera candidat, c’est le moment d’aller sur le terrain travailler, pour que le moment venu, nous ne soyons pas surpris.

Justement en tant que responsable de communication à l’UPR, quelles sont les stratégies que vous avez déjà envisagées en vue d’améliorer l’image de votre parti en Guinée et à travers le monde ?

Vous savez à un moment donné de l’histoire dans notre pays, on ne parlait de l’UPR. Parler de l’UPR était synonyme de pécher. Mais, aujourd’hui, je pense que nous avons fait un travail que je peux qualifier d’efficace, qui nous a permis aujourd’hui d’être dans tous les toits, dans tous les studios des différents médias pour parler UPR, sans que nous ne soyons inquiétés. Aujourd’hui, je peux vous affirmer qu’à travers le monde l’UPR est présente et en Guinée ici, chaque samedi allez au siège de l’UPR, vous le verrez.

Dans tous les médias, vous entendrez parler de l’UPR. Aujourd’hui, je pense que comme vous le voyez, c’est une preuve. La fédération est là. Vous avez vu aux élections communales, le travail qui a été fait. On aurait souhaité avoir plus. Mais, nous avons eu en tout cas, l’impensable hier. Cela nous permet donc aujourd’hui de continuer sur cette lancée dans le but d’atteindre nos objectifs.

Sur quel support comptez-vous vous appuyer pour porter le message de l’UPR en tant que responsable de communication de ce parti ?

Vous savez, dans la communication, il y a plusieurs voies à suivre. Les radios sont là, la presse écrite est là, la presse en ligne est là. Il y a ce que je peux appeler des gadgets. A tous les niveaux, il y a plusieurs façons de transmettre ou d’envoyer l’information, de communiquer pour que les autres sachent que réellement l’UPR est là. L’UPR a eu, peut-être, des moments qui n’étaient pas biens. Mais, vu qu’au niveau de l’UPR, la vérité est avec nous. Comme il y a l’adage qui dit que la vérité fini toujours rejaillir, je pense qu’aujourd’hui que cela nous aide beaucoup dans le cadre de notre communication, parce qu’on a beaucoup à dire. On a des explications à donner aux citoyens pour qu’ils sachent que l’histoire qui a été créée hier contre l’UPR n’était pas la vraie. Cela fait donc partie de nos stratégies de communication.

Quel enseignement tirez-vous de cette réunion extraordinaire de la fédération UPR de Labé ?

Aujourd’hui, comme vous le dites, ce que j’ai vu ici me renforce dans ma vocation de faire plus, parce qu’aujourd’hui, j’ai vu des personnes ici d’abord qui ont été toujours là auprès du parti malgré tout ce qui a pu se passer dans le passé. Ces personnes sont restées fidèles au parti. Certes, d’autres sont partis, mais je sais que ce n’était pas parce qu’ils voulaient bien partir. C’est parce que quelque chose a été créée autour de l’UPR qu’ils ont été obligés de partir. Mais, j’ai bon espoir que tout ce monde-là, parce qu’il ne faut pas oublier une chose, l’UPR si ce n’est pas le plus grand parti dans ce pays, c’est la seconde formation. Si elle n’est pas la première, elle peut être la deuxième, pas plus que ça en Guinée ici. Aujourd’hui, nous avons plus de militants en attente. Ceux qui sont partis hier, sont sur le chemin de retour. Ceux qui n’étaient pas dans ce parti, comprennent aujourd’hui la philosophie du parti, sont entrain de comprendre que la vérité, c’est là et que l’avenir de ce pays avec ce parti sera radieux.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : une fillette de 8 ans violée dans son lit de malade

7 septembre 2019 à 19 07 36 09369

Ce viol s’est produit dans la sous-préfecture de Kalan, dans la préfecture de Labé. La victime qui est âgée de 8 ans, souffrait de paludisme lorsqu’elle a été agressée par son violeur, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Selon maitre Dian Bhoye Barry, oncle de la victime, « C’est le jeudi dernier (05 septembre 2019) qu’on m’a informé qu’une de mes nièces a subi une agression sexuelle chez nous à Kalan et qu’elle souffre énormément. C’est ainsi que je me suis rendu au village avec mon petit frère. On a pris la fillette pour l’envoyer à l’hôpital régional de Labé pour des soins. Son bourreau qui est âgé de 27 ans, est aussi un parent à nous. Il a profité de l’absence de la grand-mère de la fille pour aller se jeter sur elle et la violer dans son lit de malade, car elle souffrait de paludisme.

Arrivés à Labé, nous avons informé les services de sécurité. Mais, nous nous sommes dit que dès qu’il (le violeur présumé) verra le véhicule de la gendarmerie au village, il va prendre la fuite. C’est ainsi nous avons demandé aux forces de sécurité de nous attendre à mi-chemin, et dès qu’on parvient à mettre main sur le jeune, nous les alertons, c’est ce qui fut fait. Actuellement, il (le violeur présumé) est dans les mains des services de sécurité. Quant à la fille, elle continue de suivre son traitement », a-t-il expliqué.

Pour l’heure, les services de sécurité de Labé n’ont pas communiqué sur cette affaire.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Le sous-préfet de Popodara se plaint : « nos motos sont vieilles de cinq ans »

7 septembre 2019 à 16 04 34 09349

Aly Konaté, le sous-préfet de Popodara, dans la préfecture de Labé, se plaint des problèmes que lui et la plupart de ses collègues rencontrent dans leurs déplacements. Il regrette la vétusté de leurs motos de service et attend impatiemment la réalisation d’une promesse que le président de la République leur a faite dans ce sens, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Selon cet administrateur territorial, il peine aujourd’hui à se déplacer, en raison du mauvais état de sa moto de service. « Nos motos sont vieilles de cinq ans, car c’est depuis 2014 qu’elles nous ont été données. Elles sont déjà amorties. On est obligés d’aller perpétuellement au garage. C’est comme l’être humain, au fur et à mesure que l’âge avance, les petites maladies peuvent surgir. Tu es obligé d’aller voir un médecin, faire le diagnostic pour qu’il te donne des remèdes », soutient-il.

Aly Konaté, sous-préfet de Popodara (préfecture de Labé)

Pourtant, dit-il, le président Alpha Condé leur avait promis, il y a quelques mois, de nouvelles motos. Mais, cette promesse tarde toujours à se concrétiser. « Le président de la République nous a fait une promesse lors des derniers états généraux entre lui et nous les administrateurs territoriaux. Il a promis de nous aider à avoir des moyens de déplacement afin qu’on soit plus prêts de nos populations.

Notre rôle, c’est de recenser les problèmes des citoyens et de les remonter. Mais, cette tâche n’est facile que lorsque nous avons des moyens de déplacements. Aujourd’hui, les préfets et les gouverneurs ont reçu leurs véhicules de service, mais nous (les sous-préfets) on attend toujours nos motos », a laissé entendre Aly Konaté.

Toutefois, le sous-préfet de Popodara dit garder espoir quant à la réalisation de cette promesse. « Je suis rassuré que nous les aurons, ce n’est qu’une question du temps. Donc, je demande à tous les collègues sous-préfets d’être patients et confiants. Puisque les préfets et les gouverneurs ont reçu leurs véhicules, nous aussi on aura nos motos », a-t-il laissé entendre.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Labé : un enseignant demande à Mory Sangaré de limoger tout son cabinet ou démissionner

6 septembre 2019 à 20 08 07 09079
Mory Sangaré, ministre de l’éducation nationale

Les réactions continuent de se faire entendre suite à la publication de la lettre circulaire du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, fixant la rentrée scolaire de cette année au 03 octobre prochain. La note, truffée de fautes, a fait le tour des réseaux sociaux, suscitant raillerie et indignation au sein de l’opinion nationale.

A Labé, un enseignant va plus loin, en réclamant le limogeage de tout le cabinet du ministre ou alors la démission de Mory Sangaré lui-même. Souleymane Pounthioun Diallo s’est exprimé au micro d’un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

« C’est peut-être par ignorance que beaucoup de personnes s’attaquent à la personne du ministre Mory Sangaré seulement dans cette situation. Il faut savoir quand même que dans un département, il y a le secrétaire, il y a le cabinet et d’autres structures à l’interne. Ceux qui sont chargés de la rédaction des courriers sont responsables par rapport à la rédaction. Mais, le ministre aussi n’est pas à dédouaner, parce qu’il ne doit pas signer une lettre sans la parcourir. Et, quand on se trompe jusqu’à son nom, c’est l’extrême. Il y a en tout 11 coquilles, dont des fautes grammaticales et d’horographe qui se retrouvent sur la lettre. Ça veut dire que l’heure est extrêmement grave, car il ne peut pas ignorer tout cela en matière de rédaction administrative.

Ce qui s’est passé autour de cette lettre, c’est le système éducatif guinéen en intégralité qui est sali, parce qu’on dit le plus souvent que pour savoir qui sont les fidèles, il faut voir qui est leur imam. Nous enseignants, nous nous voyons salis, humiliés, ridiculisés par cette lettre qui vient confirmer l’appréhension de ceux qui jugent la bassesse du système éducatif guinéen. En tenant compte de cette forfaiture, monsieur le ministre Mory Sangaré devrait choisir entre deux choses : soit limoger son cabinet et changer carrément le secrétariat ou alors démissionner et partir avec son équipe. Donc, le ministère tout entier devait être remeublé.

Je ne crois pas cependant qu’il veuille accepter de quitter sa bouteille de miel pour retomber dans une autre bouteille de quinine. Donc, ils resteront ne serait-ce que pour leur intérêt. Ce qui reste clair, rassurez-vous que le système éducatif guinéen est malade. Pour le guérir, il faut filtrer, essayer de refaire les choses, de mettre des responsables qui ont une très bonne formation au niveau du système éducatif guinéen, des responsables capables de s’inventer pour trouver aussi de très bons enseignants qui vont se mettre à la charge pour essayer de rehausser le niveau du système éducatif guinéen », préconise l’enseignant.

Propos recueillis par Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Crime odieux à Labé : une femme violemment tuée à Tata

5 septembre 2019 à 15 03 58 09589

Une jeune femme a été tuée dans la soirée d’hier, mercredi 04 septembre 2019, à Boleya, dans le quartier Tata, relevant de la commune urbaine de Labé. Son corps a été retrouvé dans son lit, bien couvert et gisant dans une mare de sang. La police a ouvert une enquête pour meurtre et deux suspects ont été interpellés, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

La victime s’appelle Mamadou Maladho Diallo, âgée de 22 ans et mère d’une fillette. Elle a divorcé d’avec son mari et vivait dans la concession de ses parents avec son jeune frère. La jeune dame qui est commerçante, est rentrée mercredi soir à la maison et n’est plus ressortie. C’est aux environs de 21 heures qu’une de ses voisines a découvert son corps dans son lit. Elle a alerté le voisinage qui a appelé la police pour l’informer de la situation.

A leur arrivée sur les lieux, les agents disent avoir trouvé son corps dans son lit, recouvert d’un drap, avec des blessures à plusieurs niveaux et gisant dans une mare de sang. A côté du lit, se trouvait une pioche qui aurait servi à son meurtre. La police a transporté le corps à l’hôpital régional de Labé. Docteur Mamadou Mouctar Diallo, le médecin légiste qui a examiné le corps, a confirmé l’hypothèse du meurtre, privilégiée par la police.

« On a constaté des lésions traumatiques externes pouvant justifier des violences physiques sur le corps. Donc, après l’expertise, on va dresser un rapport pour dire aux autorités quelles sont effectivement les causes de ce décès », a dit le médecin ».

De son côté, la police a ouvert une enquête et elle a déjà mis main sur deux suspects. Il s’agit du jeune frère de la défunte Mamadou Saliou Diallo, 18 ans, avec lequel elle vivait à la maison, et une dame voisine et amie proche de la défunte. Ils seront entendus par les services de sécurité qui cherchent à savoir s’ils ont joué un rôle dans le meurtre de Maladho Diallo.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : 24 cases et des maisons réduites en cendre par un feu mystérieux à Gonkou (Hafia)

4 septembre 2019 à 11 11 16 09169

Un feu d’origine inconnue a consumé plusieurs cases et des maisons dans le district de Gonkou, dans la sous-préfecture de Hafia, relavant de la préfecture de Labé. Les citoyens de cette localité ont perdu au total quelques 24 cases du 20 août au 03 septembre 2019 et passent la nuit en ce moment à la belle étoile, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis plusieurs semaines, des feux mystérieux sont entrain de consumer plusieurs habitations à Gonkou, dans la commune rurale de Hafia. Les citoyens de cette localité sont aujourd’hui désemparés et ne savent plus où donner la tête puisqu’ils ont tout perdu.

Joint au téléphone, Mamadou Bobo Bah, le président du district de Gonkou, a laissé entendre que cette situation dépasse leur compréhension. « Tout a commencé le 20 août 2019 lorsque deux maisons en dur ont pris feu dans la localité de Fello Kabi. Le 27 août, six autres cases ont aussi pris feu le même jour à Bourouwal. Le feu est revenu à Kounkou centre en brûlant deux autres cases. Le dimanche 1er Septembre 2019, deux autres cases ont pris feu dans les mêmes circonstances à Bourouwal. Et ça, c’était en présence des autorités locales, à savoir le président de la Commune Rurale de Hafia, Elhadj Mamadou Dambata Diallo, et le sous-préfet de Hafia, Dian Doua Camara, et leur suite qui étaient venus pour faire un constat sur les lieux. On ne connait pas l’origine du feu. Seulement, selon certaines interprétations, cette situation serait due aux djinns qui ont été délogés par des citoyens qui pratiquent la déforestation et font du charbon de bois. Mais pratiquement, on ne connait pas la vraie origine du feu. Nous sommes tous confus et inquiets, parce qu’il y a au total il ya eu douze cases et des maisons en dur qui sont parties en fumée avec tout leur contenu jusqu’au dimanche dernier », a-t-il expliqué.

Pour atténuer la souffrance des sinistrés, le président du district de Gonkou sollicite de l’assistance auprès des personnes de bonne volonté car, « avec cette saison des pluies, les victimes qui ont tout perdu passent la nuit à la belle étoile. C’est une situation difficile à supporter ».

Au moment où on mettait cette dépêche en ligne, on apprend qu’au total 12 autres cases ont pris feu, dont dix pendant la nuit dernière, le mardi 03 septembre 2019. Ce qui vient alourdir la situation des sinistrés plus que jamais préoccupés.

Il faut préciser que ce phénomène de feux mystérieux est devenu récurrent ces derniers temps au Fouta. Que ce soit à Donghol Touma (Pita) ou à Fonfoyah (Dalaba), ces feux mystérieux laissent des traces difficiles à cicatriser et enfoncent davantage ces citoyens démunis dans l’extrême pauvreté.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : deux responsables du bureau fédéral du PADES à couteaux tirés

2 septembre 2019 à 20 08 26 09269
Dr. Ousmane Kaba, président du parti PADES

Deux responsables du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) dans la commune urbaine de Labé ne s’entendent plus. Ousmane Diané et Amadou Sy, respectivement président et vice-président du bureau fédéral du PADES, sont opposés suite au partage des sièges octroyés à l’opposition dans la mise en place des démembrements de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La sortie médiatique d’Amadou Sy, se réclamant vice-présent du bureau Fédéral du PADES de Labé pour fustiger ce partage, n’a pas été du goût du président de la fédération du même parti.

Selon Ousmane Diané, le « vice-président » ne parle pas au nom du parti, car il n’est même pas membre du PADES. Monsieur Sy précise d’ailleurs qu’il n’y a pas de poste de vice-président à la fédération de Labé. Une sortie qui contraste avec la réalité d’autant plus qu’Amadou Sy avait été présenté comme candidat aux élections communales du 04 février 2018.

Ousmane Diané, président du bureau fédéral du PADES

« C’est vrai que lors des élections passées, on avait notre candidat. Mais à la dernière minute, ce candidat s’est retiré. On s’est concerté et le choix a été porté sur Amadou Sy malgré qu’il ne soit pas du parti. C’était un choix stratégique. On pensait qu’avec le choix d’un jeune de Daka, on allait avoir beaucoup d’électeurs là-bas. C’est la seule raison. Il n’était pas du tout membre et depuis, comme il n’est pas membre du PADES, il ne parle plus au nom du parti », affirme le président du bureau fédéral du PADES, Ousmane Diané.

Amadou Sy, vice-présent du bureau Fédéral du PADES de Labé

Pour sa part, Amadou Sy précise que depuis 2018, il est membre du PADES. « C’est Barry Nachim autour duquel la parti se résumait à Labé qui m’a coopté et m’a préparé pour être candit du parti aux élections communale passées. J’ai intégré le PADES depuis 2018 avant même les élections communales. Et quant je suis venu, c’est moi qui ai pu regrouper tous les membres du parti autour du même idéal car il n’y avait pas de leaders. Et comme il y avait une sorte de déchirure au sein du parti, j’ai élaboré une lettre de démission depuis le mois de février dernier. Mais, le président du PADES, Dr Ousmane Kaba, n’a pas accepté. Ils n’ont qu’à me convoquer à la justice s’ils ne veulent pas que je parle au nom du parti », martèle Amadou Sy.

Des bisbilles qui risquent de laisser des traces au sein du bureau fédéral du PADES de Labé. Il reste à savoir quelle sera la réaction du Bureau Politique National du parti pour calmer la situation.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Manque d’eau courante : des femmes de Labé manifestent contre la SEG

2 septembre 2019 à 19 07 36 09369

Plusieurs femmes du quartier Daka 1, dans la commune urbaine de Labé, ont manifesté ce lundi, 02 août 2019, devant les locaux de la Société des Eaux de Guinée (SEG) dans la ville. Elles protestaient contre le manque d’eau courante dans leur localité, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon les manifestantes, cela fait trois mois qu’elles ne reçoivent de l’eau à la pompe. C’est pourquoi, elles ont décidé d’envahir tôt ce lundi la devanture de la société en charge de fournir de l’eau courante aux citoyens pour protester contre cette situation. Avec des slogans hostiles à la SEG, les dames ont crié leur ras-le-bol.

« Cela fait trois mois que nous n’avons pas d’eau à la pompe. Les sages du quartier sont venus à plusieurs reprises rencontrer les responsables de la SEG, mais jusqu’à présent il n’y a aucune suite favorable. Trop c’est trop ! C’est pourquoi nous avons décidé de manifester ce matin. Ce qui nous fait le plus mal, c’est que malgré le fait qu’on ne reçoit de l’eau à la pompe, on nous envoie quand même des factures. Nous n’allons plus accepter cela », a déclaré Fatoumata Diaraye Diallo, porte-parole des manifestantes.

Hady Barry, le premier responsable de la SEG à Labé, s’est rendu sur les lieux pour calmer les manifestantes. « A un moment donné, il y a eu un débordement au niveau de la prise. L’eau s’est beaucoup gaspillée et on était obligés, pour un départ, de fermer. Mais, j’ai trouvé des prises et j’ai donné à mes agents pour aller régler. Pour moi, c’était réglé. Mais j’ai été très surpris d’entendre ces femmes dire qu’elles ne gagnent pas l’eau. Mais si tout va bien, on va tout de suite se déployer sur les lieux pour régler la panne », a promis monsieur Barry.

Une annonce qui a permis de calmer les ardeurs des dames, qui ont accepté de libérer la route. Et, selon nos informations, des agents de la SEG se sont déployés aussitôt sur le terrain pour réparer la panne.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Consigne contre la PCUD : la mésaventure de Lamine Diallo (Labé)

31 août 2019 à 19 07 17 08178

L’activiste de la société civile, Alghassimou Lamine Diallo, vice-président de l’antenne régionale de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD) à Labé vient d’apprendre à ses dépens que le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est opposé à toute participation de sa structure aux démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Alghassimou Lamine Diallo avait été désigné par l’antenne locale de la PCUD pour représenter la société civile au sein de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Labé. Il devait intégrer ce démembrement de la CENI avec Alimou Barry, président du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Labé et Elhadj Lamine Sangaré, représentant le mouvement syndical, conformément à la liste de la société civile qui a été déposée à la commission préfectorale de réception des dossiers le 22 août 2019.

A la grande surprise générale, c’est le mardi, 27 août 2019, pendant que la mission venue de Conakry s’entretenait avec les membres des démembrements qu’il a constaté que son nom a été remplacé par un autre responsable du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Labé.

Alghassimou Lamine Diallo

La liste de la société civile a été changée auprès de la commission de réception des dossiers sans qu’il ne soit avisé au préalable. « Lorsque j’ai saisi les autorités locales de la situation, le gouverneur m’a dit que c’est son département qui lui a dit que la PCUD n’est pas en règle. En réaction, je lui ai montré le document qui autorise la PCUD à fonctionner, il m’a demandé de le rappeler à 18heures. A l’heure indiquée, il m’a signifié que la PCUD ne doit pas être associé au processus » explique Alghassimou Lamine Diallo qui estime que le gouvernement à travers le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est acharné contre la PCUD juste parce que « notre plateforme est contre la modification ou le changement de la constitution. Nous pensons qu’en tant qu’acteurs de la société civile, nous ne pouvons pas observer une position de neutralité par rapport à des questions qui intéressent la vie nationale et la survie de la démocratie en Guinée.»

Selon Alghassimou Lamine Diallo, la PCUD n’envisage aucune action par rapport à cette question : « la PCUD n’a pas été créée pour siéger à la CENI. Nous continuons notre combat de défense des intérêts de la population. Il y a à regretter seulement que des structures de la société civile acceptent de s’allier au pouvoir pour écarter la PCUD du processus électoral » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : l’UFD de Baadikko systématiquement écartée des démembrements de la CENI

31 août 2019 à 13 01 33 08338
Mamadou Saïdou Diallo, coordinateur régional de l’UFD à Labé

L’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Bah Baadikko a des difficultés à se faire reconnaitre comme parti politique de l’opposition dans la Région Administrative (RA) de Labé où ses représentants ont été renvoyés de tous les démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Ne reconnaissant pas l’UFD comme étant un parti politique de l’opposition, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) n’a associé les représentants du parti Baadikko à aucune étape du processus de désignation des délégués de son bloc au sein des démembrements de la CENI.

« Ils disent que l’UFD est de la mouvance présidentielle, parce que nous avons accompagné le candidat du RPG Arc-en-ciel à l’élection présidentielle de 2015. Les missionnaires de la CENI déployés dans la région n’ont pas voulu prendre nos ordres de mission, prétextant que c’est une affaire qui se règle entre partis politiques de l’opposition » a expliqué le coordinateur régional de l’UFD à Labé, Mamadou Saïdou Diallo.

Cette difficulté est liée au fait que dans la conscience collective il n’y a que deux blocs possibles dans l’arène politique guinéenne : la mouvance présidentielle et l’opposition républicaine. Et que pour être opposant reconnu, il faut être recensé par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de l’ancien premier ministre, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne.

« Il n’y a aucun parti politique en République de Guinée qui critique le régime du président Alpha Condé plus que l’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Bah Baadikko. Ceux qui disent aujourd’hui que nous sommes de la mouvance présidentielle savent consciemment que nous avons dénoncé notre alliance avec le RPG Arc-en-ciel depuis belle lurette. Nos différentes déclarations et sorties médiatiques de notre président en font foi », a-t-il ajouté avant de préciser que l’UFD est en concertation avec d’autres partis politiques évoluant à Labé pour des actions collectives à entreprendre en vue de se faire rétablir dans leurs droits au sein des démembrements de la CENI, dans la région.

A ce sujet, il semble que le président de l’UFD, Mamadou Bah Baadikko prépare une plainte contre la CENI autour de cet incident lié à la clef de répartition des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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CEPI de Labé : l’UFR dénonce la liste de l’UFDG

31 août 2019 à 11 11 31 08318

Dans une correspondance adressée à la commission préfectorale de réception des listes des membres des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI) à Labé, l’Union des Forces Républicaines (UFR) de monsieur Sidya Touré dénonce le manque de consensus autour de la liste de l’opposition déposée par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette réclamation de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est portée par son coordinateur préfectoral de Labé, Mamadou Dian Mairie Diallo.

«En référence à la loi amendée L 2012/016/CNT relative à la désignation des membres des partis politiques dans les démembrements de la CENI (CEPI, CECI, CESPI), particulièrement en son article 23, nous avons le regret de vous adresser les protestations de l’UFR. En effet, l’article 23 stipule dans son alinéa 2 que : « les représentants des partis politiques sont désignés sur la base des résultats obtenus par les partis dans la localité concernée, lors des dernières élections nationales et locales précédant la mise en place de la CENI » peut-on lire dans le courrier de l’UFR.

Plus loin, on retrouve : « l’UFR constate, malheureusement l’absence de consensus dans la répartition des démembrements. Notre parti se trouve lésé dans les listes relatives à la répartition de quotas alloués aux partis d’opposition à Labé. Ci-joint la copie de la distribution des quotas de répartition des démembrements de la CENI au compte de l’opposition à Labé. C’est pourquoi nous contestons toute liste qui ne résulte pas d’un consensus et qui tient compte de nos préoccupations » a-t-il conclu.

Des copies de cette correspondance ont été déposées respectivement au gouvernorat de Labé, à la préfecture, à la justice et au commissaire de la CENI. Elle montre que dans la préfecture de Labé, l’UFDG a pris 30 places contre 10 pour l’UFR, 4 pour le PADES, 7 pour le PEDN et 2 pour l’UPG. Il reste entendu que PEG, BL, l’UGDD, le PGRP, l’ADC BOC et le PPD, tous reconnus membres de l’opposition non rien eu dans cette répartition pour la circonscription électorale de Labé.

Il semble que le PADES a, lui aussi, déposé une lettre de protestation à la commission préfectorale de réception des listes et aux dernières nouvelles une rencontre de concertation est projetée le dimanche entre les partis politiques se disant lésés dans cette affaire. Au nombre des partis attendus à la rencontre, on cite l’UFR de Sidya Touré, le PADES de Dr Ousmane Kaba, le BL de Dr Faya Millimono, l’UFD de Mamadou Bah Baadicko et le PPD de Boubacar Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Cadeau de l’école coranique : voici les conditions d’un mariage légitime

30 août 2019 à 7 07 10 08108

Dans les vers ci-dessous, tirés de son poème « cadeau de l’école coranique », le jeune Amadou Fouta Djallon, rappelle les conditions indispensables à remplir pour qu’un mariage soit légitime, conformément aux prescriptions de l’Islam, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

La première condition porte forcément sur celui qui doit donner la main de la fille en mariage : « s’il n’y a personne qui donne la fille en mariage, on ne peut pas sceller cette union sacrée » a-t-il indiqué avec ferme conviction.

Après viennent la dote et les témoins réputés honnêtes : « c’est sur les aspects de ce genre qu’on doit se renseigner. Que personne ne cherche à se fatiguer inutilement, comme le cas des mécréants qui ont introduits des coutumes et mœurs pouvant empêcher les gens de se marier chez nous. Si les devoirs sont remplis, le reste dépend de chaque communauté. Je le dis pour réveiller ceux qui pensent que si on ne fait pas comme ils ont vu faire, ailleurs, c’est dévier les prescriptions de la religion ».

Poursuivant son explication, Amadou Fouta Djallon a indiqué, par exemple, qu’en Moyenne Guinée, on découvre des merveilleuses choses. « Il ne faut pas écouter celui qui dit qu’on ne doit pas associer les prescriptions de l’islam et ces coutumes et mœurs. S’il y a des choses qu’on ne doit pas faire, nous devons savoir il y en a d’autres qui sont licites. Ils disent que c’est illicite de faire des colas, des cordes et du sel dans le mariage. C’est étonnant. Au départ, tu as l’impression qu’ils sont entrain de jouer. Mais, tu finis par découvrir qu’ils sont au sérieux. Ils vont jusqu’à menacer de se retirer si on n’écarte pas ces éléments de la cérémonie. Or, nous utilisons les cordes pour élever nos animaux domestiques. Personne ne dit que parce qu’on a utilisé une corde pour attacher les animaux, ils sont devenus impropre à la consommation. Ils acceptent de manger les repas préparés avec du sel. Si tu offres un repas sans sel à quelqu’un c’est lui-même qui va réclamer le sel. Beaucoup d’entre eux revendent ou consomment le cola. Ils utilisent les cordes, consomment le sel et le cola après ils disent que ce n’est pas normal de s’en servir dans un mariage » a-t-il ajouté.

Pour le jeune poète, personne ne doit jouer avec la religion. Quand on déclare quelque chose illicite, on doit apporter les preuves tirées du Saint Coran ou les hadiths. « C’est une façon de saboter la religion, quand on cherche à interdire ce que l’Islam autorise ou autoriser ce que l’Islam interdit. Ce n’est pas suffisant de dire que de son vivant le Prophète (PSL) n’avait pas fait ceci ou cela, à partir du moment où il existe aujourd’hui qui n’existait pas à l’époque. S’il est vrai que ces choses sont illicites dans le mariage, pourquoi nous les utilisons dans la vie courante ? (…) » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
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Stratégie de lutte contre la criminalité : les textes clés de la police et de la protection civile au centre d’un échange à Labé

25 août 2019 à 9 09 24 08248

Des experts du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), spécialiste des questions de Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), accompagné de cadres du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile ainsi d’autres personnes ressources animent depuis vendredi, 23 août 2019, un atelier de vulgarisation des textes clés de la police et de la protection civile, de l’appropriation des documents de politique et de stratégies de lutte contre la criminalité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet d’appui à l’amélioration de la gouvernance des services de police » planifié sur 18 mois, financé par le Fonds de Consolidation de la Paix (PBF) et exécuté par le PNUD, en collaboration avec le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile.

«La démarche est motivée par le souci que nous avons d’ancrer la formation à la base. L’appropriation de ces textes clés vise à professionnaliser les forces de défense et de sécurité pour les rendre attentives aux problèmes des communautés, afin d’endiguer le phénomène d’insécurité. Nous avons organisé cette session pour apporter des spécificités qui se trouvent au niveau de chaque région. Nous venons de N’zérékoré. Après N’zérékoré, on a fait Kankan. Actuellement, c’est le tour de Labé et Mamou, parce que Mamou se retrouve ici. On échange sur le contenu de la politique et de la stratégie de lutte contre la criminalité, pour l’enrichir afin que ça reflète tout ce qui est particularité à la base » a indiqué Konsa Camara, expert en réforme du secteur de la sécurité du PNUD.

Officiellement, cette première phase mobilise 40 participants, mais près de 60 personnes étaient dans la salle de formation.

« Vous observez à peu près l’engouement. C’est la première phase. La deuxième phase qui va commencer le lundi, va mobiliser 50 participants composés entièrement de policiers.

« Les acteurs que vous voyez sont tous des acteurs qui contribuent d’une façon ou d’une autre à la lutte contre la criminalité. Ils ont tous un rôle à jouer. Les religieux, les organisations de la société civile, les syndicats, les gendarmes, l’administration du territoire, la mairie, … tous ces acteurs-là interviennent dans la chaine de lutte contre la criminalité. C’est pour cela, on a regroupé tout ce beau monde pour que d’une manière ou d’une autre, on essaye de cerner les particularités des uns et des autres, la vision des uns et des autres pour qu’on aligne ces éléments à notre ligne directrice. Vous verrez aussi des agriculteurs, des éleveurs qui ont souvent des problèmes. La criminalité se manifeste des fois dans la sauvegarde de ces intérêts. Un agriculteur dont le champ est attaqué par les animaux d’un éleveur réagit souvent d’une certaine façon. C’est pour cela on a regroupé tous les acteurs pour qu’ils puissent s’approprier mais aussi contribuer réellement à l’enrichissement du document », a-t-il ajouté.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Mariages et recrudescence de divorces : pistes de solutions dans un poème du jeune Amadou Fouta Djallon

23 août 2019 à 11 11 45 08458

A travers un long poème en poular, le jeune talibé Amadou Fouta Djallon sensibilise les populations de la région sur les conditions d’un mariage, les droits et devoirs de chacun des conjoints dans le couple et le rôle des parents pour lutter contre la recrudescence des divorces constatée ces derniers temps au sein des communautés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Né à Labé il y a 29 ans, de parents venus de Thialèrè, une localité relevant de la commune rurale de Yembéring, dans la préfecture de Labé, Amadou Fouta Djallon est un lettré arabe vivant de commerce. C’est un disciple de Thierno Abdoulaye Diallo, directeur du centre de formation islamique des Khalidouyankè et des compagnons de Karamoko Alpha Mo Labé, installée à Tata I, un quartier de la commune urbaine de Labé.

Ce soufi malikite et Tidjaniyah convaincu reste préoccupé par les nombreux cas de divorces qui détruisent les liens sacrés du mariage ces derniers temps dans la région. « J’ai fait un poème intitulé Fanda Dudhal qui signifie en français Le cadeau de l’école coranique. Il traite des droits et devoirs des conjoints dans le couple. J’ai été inspiré par le constat selon lequel il y a beaucoup de mariages mais nous enregistrons beaucoup de divorces aussi », a-t-il expliqué.

Poursuivant son témoignage, le jeune Amadou Fouta Djallon dit avoir constaté personnellement qu’il n’y pas beaucoup de matières qui traitent du mariage dans les écoles coraniques de la région. « C’est comme si on n’en parle pas. Si ce n’est pas quelqu’un qui a poussé sa formation islamique pour regrouper ce qu’il a appris çà et là, il n’y a aucune matière qui parle de mari et femme et du devoir conjugal. Dans les livres, on retrouve des passages où Dieu commande de prendre soins de sa famille, où le Prophète (PSL) demande aux femmes de se soumettre. C’est pourquoi, j’ai estimé qu’en apportant une contribution sur cette question, ça peut être utile au commun des mortels. Ce qui m’a motivé », a-t-il ajouté.

Il est à préciser qu’avant son mariage en 2018, il avait déjà écrit ce poème qui ne laisse personne : monsieur, madame, le père de monsieur, la mère de monsieur, le père de madame, la mère de la fille. Chacun trouve son compte dans l’inspiration du jeune Amadou Fouta Djallon. « Que personne ne demande pourquoi un enfant parle du mariage avant qu’il ne se marie », a-t-il tenu à préciser dans son ouvrage.

Guineematin.com vous propose dans la vidéo ci-dessous la partie introductive de ce poème déclamé et expliqué par son auteur.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Assassinat d’un taxi-motard à Labé : la ville complètement paralysée

16 août 2019 à 13 01 33 08338

La plupart des activités sont paralysées ce vendredi, 16 août 2019, dans la commune urbaine de Labé. Cette paralysie fait suite à l’assassinat d’un conducteur de taxi moto la nuit dernière. Les amis du défunt exigent que lumière soit faite sur sa mort, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Mamadou Samba Barry, c’est le nom du conducteur de taxi moto, poignardé mortellement par un groupe de jeunes. Selon Aïssatou Diouldé Barry, sœur du défunt, les assaillants voulaient retirer la moto de la victime. « Il (le défunt) a quitté la maison aux environs de 22 heures pour aller chez ses amis. Quelques temps après, il a reçu un appel téléphonique d’une de ses amies qui lui a demandé de l’accompagner à Bournété, dans le quartier Madina.

Quand ils sont arrivés au niveau de l’école primaire de Bournété, ils ont été attaqués par des inconnus qui ont poignardé mon jeune frère au niveau de la tête et du ventre. Les bandits voulaient s’emparer de sa moto de marque TVS, mais comme il a crié au secours, ils ont pris la fuite », a-t-elle expliqué.

Les citoyens, venus au secours, ont transporté d’urgence Mamadou Samba Barry à l’hôpital régional de Labé. Mais, selon Dr Ataoulaye Sall, directeur général de ce centre hospitalier, il est décédé avant d’arriver sur les lieux. « On a reçu un dépôt de corps dans la nuit du jeudi à vendredi, aux environs de 23 heures.

Après examen, on a constaté qu’il y a des lésions au niveau du thorax et au niveau de la tête. Des lésions sous forme de plaies pénétrantes. C’est des lésions par arme blanche, probablement par un couteau. Actuellement, le corps se trouve à la morgue de l’hôpital régional de Labé et on attend la famille de la victime pour leur restituer le corps », a dit Dr Sall.

Cet autre assassinat a irrité les conducteurs de taxis motos de la ville, régulièrement victimes d’attaques de ce genre. Ils sont descendus dans la rue, bloquant plusieurs axes routiers. Les manifestants réclament la lumière sur la mort de leur ami, mais aussi plus de sécurité. Ils ont paralysé les activités dans une bonne partie de la ville.

A noter que la victime Mamadou Samba Barry venait à peine de se marier. Selon sa famille, il sera inhumé ce vendredi au quartier Pétéwel.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un taxi-motard, déguisé en médecin, mis aux arrêts à l’hôpital régional

13 août 2019 à 19 07 06 08068

Un conducteur de taxi-moto, déguisé en médecin pour voler les biens des patients, a été mis aux arrêts dans la nuit du lundi à ce mardi, 13 août 2019, à l’hôpital régional de Labé. L’annonce en a été faite par le directeur général du centre hospitalier, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le jeune Mamadou Malal Diallo, le présumé imposteur, est un conducteur de taxi-moto. Il aurait été appréhendé dans une des salles d’hospitalisation, alors qu’il était déguisé en médecin et en train de soustraire les biens de certains patients.

Dr. Attaoulaye Sall, Directeur Général de l’hôpital régional de Labé

Selon Dr Ataoulaye Sall, le directeur général de l’hôpital, de nombreux cas de vols d’objets appartenant à des patients avaient déjà été enregistrés sur place. « Cet acte est récurent à l’hôpital. Les équipes de garde ont souvent alerté la direction sur ces cas d’incidents. Des dispositions secrètes ont été prises pour mettre main sur les présumés voleurs. Les malades et les différentes équipes de garde ont été mis en alerte. Ce présumé voleur que nous avons réussi à arrêter est un conducteur de taxi-moto. Il s’appelle Thierno Malal Diallo et stationne même au niveau de la gare qui se trouve à la devanture de l’hôpital.

Pour réussir son acte, il se déguise en médecin en portant une blouse. Il attend tard la nuit pour venir s’introduire dans les salles. Il fait des simulations sur les malades, feignant de prendre les paramètres de santé de ces derniers. Mais, puisque les équipes de garde sont informées, elles l’ont vu. C’est ainsi qu’on a appelé la même nuit les services de sécurité qui sont venus l’arrêter. Actuellement, il est dans les mains de la police. Je veux que justice soit faite pour que la population comprenne que nous ne sommes en rien responsables de ce qu’on nous accuse », a lancé Dr Ataoulaye Sall.

Il faut préciser que ce n’est pas la première fois qu’une voleur présumé est interpellé dans les salles d’hospitalisation de l’hôpital régional de Labé. Il y a quelques mois, un jeune a été surpris à la maternité de ce centre hospitalier, en train de tenter de voler un bébé. C’est grâce à la vigilance des patients, qui ont crié au secours, que le nouveau-né avait échappé à l’enlèvement.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo, pour Guineematin.com

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