Un visa pour le Fouta Djalon

23 mars 2019 à 8 08 49 03493

Droit, politique étrangère et mobilité des étrangers

Comme tout Etat jaloux de ses prérogatives, la confédération théocratique prit soin d’organiser l’accès à son territoire. La gestion de la « mobilité des étrangers » répondait à des règles et des usages. Quand elle servait les intérêts économiques du pays, elle faisait l’objet de consultations entre assemblée et souverain. La traduction et le (bref) commentaire d’un sauf-conduit (ciftinorgol) offrent un aperçu du fonctionnement de l’administration.

Une exception : droit islamique et usages

« Ce sont des mécréants ! Que viennent-ils faire dans notre pays ?! » (Diountou, 1817 – Campbell). Le droit islamique distingue le « dar al-harb » (domaine de la guerre) du « dar al-islam », auquel un étranger non musulman ne peut accéder qu’à titre exceptionnel. Cette dérogation implique qu’un Croyant se porte garant de sa sécurité (aman, en arabe). Voici comment Modi Mamadou Dian (notable de Timbo) y recourut pour un voyageur souhaitant gagner le Fouta Djalon.

Un « verset du Coran écrit de la main de l’almaami (« l’hospitalité fournie au voyageur indigent mène au paradis ») (…) devait me servir de passeport parmi tous les bons musulmans » (Araponka/Rio Pongo, 1827 – Carnot). Peu importe l’exactitude de la citation, l’essentiel est le gîte, comme pour cet individu espérant « le papier royal qui doit m’ouvrir, dans chaque village, une case où m’abriter » (Sanderval, 1881). De fait, l’approbation du souverain est incontournable.

4 février 1888 : « un courrier porteur d’une lettre en arabe » destinée à almaami Ibrahima Sori prend la route. Le voyageur se conforme « à l’usage de demander au chef l’autorisation de rentrer dans ses Etats » et reçoit une réponse favorable le 21 février 1888 (Gallieni). La simplicité de la procédure atteste de l’ouverture croissante du pays – à mesure que les intérêts économiques prennent le pas sur les considérations religieuses.

Economie et politique

Ils « ont en horreur les chrétiens, et sont persuadés qu’ils veulent s’emparer des mines d’or situées à l’est du Fouta : c’est pourquoi ils mettent tant de précautions à leur fermer cette route » (Caillié, 1827). De fait, l’enjeu était la maîtrise des flux commerciaux du Sahel vers le littoral – qui garantissait des ressources douanières et le moyen d’influer sur le cours des denrées en régulant l’approvisionnement des comptoirs …

Indice de son importance, la « mobilité des étrangers » relevait d’une institution fédérale, le kawtital mawbhè (Conseil des Anciens). « Ali, fils du marabout Abdoulai Paty, a écrit cette lettre (…) aux anciens de Timbo (…) pour les engager à ne pas empêcher le blanc de voyager librement, car c’est l’hôte de l’almamy » (Mollien, 1818). Il semble que la protection de l’almaami était symbolique et que la liberté de mouvement était du ressort des Anciens.

En effet, le kawtital mawbhè pouvait se prononcer sur l’itinéraire du voyageur. Août 1881, Donhol Fella (Timbo) : « les courriers revenus de Timbo ont fait savoir à l’Almamy que le conseil des Anciens désirait nous voir retourner au Sénégal par le Fouta (…) afin de connaître « tout le monde du pays » (Noirot). La politique étrangère du pays intéressait également les diiwe …

Un sauf-conduit d’Alpha Aguibou, landho Labé (m. 1882)

« Vu le roi (…) je reçois un papier rédigé séance tenante (…) un laisser-passer » (6 mars 1881 – Tchikambil, Guinée Bissau – Sanderval).

« Au nom d’Allah, le clément, le miséricordieux. Qu’Il soit loué (…) et que la prière et le salut soient sur le Prophète ! Ce document est rédigé par Alpha Aguibou pour un étranger, hôte de l’almaami Ibrahima. Mawbhè Fuuta (O notables du Fouta), nous vous prions de le conduire chez l’almaami. Pour ma part, je l’accompagnerai jusqu’à la misiide (circonscription administrative) de Modi Ibrahima Sori, qui l’escortera jusque chez Koutoubou Touba. Ensuite, il sera conduit dans la misiide du (pays de) Binaani, puis de misiide en misiide jusque chez Modi Abdoulaye Diountou. Ce dernier l’accompagnera chez Modi Mamadou Daka, qui lui fera gagner la mosquée de Popodara. Les mawbhè de la localité le conduiront dans la misiide de Modi Mamadou Nadel, qui fera de même avec Thierno Saïdou Koulidara, qui le confiera à son tour à Modi Mamadou Kolon Dara. Ce dernier le conduira chez Modi Saïdou et Modi Ibrahima Tosoko, qui le confieront à Modi Amadou Bella Mawdho avant qu’il ne le conduise dans le (diiwal) Kebaali chez Alpha Amadou Diarouga. Il le conduira dans une grande misiide, dont les Anciens se chargeront de l’accompagner chez Alpha Amadou Fougoumba. Puis, il lui fera gagner la misiide suivante et l’on procèdera ainsi jusqu’à parvenir chez Alfa Thiata, landho Bhuriya, qui le conduira à la misiide suivante avant de parvenir à celle de l’almaami. Wa Salam ».

L’itinéraire du voyageur est déterminé et placé sous la responsabilité de treize responsables situés dans cinq diiwe (Labé, Kébali, Fougoumba, Bhouriya et Timbo). Les haltes aux chefs-lieux des subdivisions administratives garantissent le caractère public du périple. Quelques individus sont « reconnaissables » – à Touba (“Karamoko Koutoubou” alias ‘Abd al-Qadir b. Muhammad Taslimi (1830 – 1905)) ou à Dara Labé (Modi Mamadou Kolon mo Modi Aliou Zaïnoul (m. 1910)) …

L’architecture du laissez-passer repose sur des « points de repère ». De fait, la confédération théocratique forme un ensemble de circonscriptions administrées par des individus nommés par l’almaami ou les lanbhe diiwe. Investis d’une parcelle de l’autorité de l’Etat, ils sont les maillons d’une chaîne dont les mosquées (du vendredi) constituent les anneaux. Dès lors, la bonne marche du voyageur et celle de l’administration ne font qu’une : il faut suivre l’itinéraire et appliquer les instructions.

Conclusion

Les règles et pratiques régissant la mobilité des voyageurs occidentaux offrent un aperçu méconnu du Fouta Djalon sous l’alsilamaaku. Recourir à des documents d’époque, c’est révéler un état d’esprit, une politique étrangère et une pratique administrative. C’est aussi (et surtout ?) trouver matière à inspiration dans l’attention portée à la défense des intérêts du pays par la concertation et le partage de l’information.

Mots : 999

Alfa Mamadou Lélouma –

Merci à Dr. Thierno Oury Diallo

pour la traduction du sauf-conduit

Illustration

Sauf-conduit (ciftinorgol) d’Alfa Agibu mo Alfa Ibrahima, landho Labe

Publié en 1899 par Aimé Olivier de Sanderval (1840-1919) – éditeur : A. Challamel (Paris)

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Labé : une femme blessée par balle, son argent emporté par des inconnus

22 mars 2019 à 19 07 19 03193

Une femme, âgée d’une quarantaine d’années, répondant au nom de Rachel Yaradouno, a été blessée par balle par des inconnus au quartier Kouroula, dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mars 2019, alors que la pauvre revenait de son lieu de travail, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’insécurité est toujours d’actualité dans la commune urbaine de Labé. Madame Rachel Yaradouno, gérante d’un bar, a été agressée aux environs de 4 heures du matin dans la nuit du vendredi. Les auteurs de l’attaque lui ont tiré dessus avant de lui enlever une importante somme d’argent, a-t-on appris.

Selon un membre de sa famille, rencontré à l’hôpital régional de Labé, l’attaque est survenue au moment où la dame rentrait chez elle, après avoir travaillé dans son bar. Les assaillants, après lui avoir tiré dessus au niveau des jambes, ont emporté le sac contenant la recette journalière, ajoute notre source.

Interrogé sur les conditions dans lesquelles Rachel Yaradouno a été admise à son service, Docteur Sékou Bah, médecin en service à la traumatologie de l’hôpital régional de Labé, explique : « c’est dans les environs de 4 heures du matin qu’on nous a fait parvenir une blessée. Selon la patiente, elle a été victime d’un coup de fusil à Kouroula. A son arrivée, on a constaté effectivement qu’elle avait des blessures au niveau des jambes et du pied gauche.

Immédiatement, nous avons fait les premiers soins et nous avons demandé qu’elle fasse la radiologie. Ce matin, elle a fait la radio où nous n’avons pas vu des lésions osseuses. Elle est hospitalisée et poursuit son traitement. Quant à son pronostic vital, il n’est pas en danger », rassure le médecin.

Aux dernières nouvelles, on apprend qu’un conducteur de moto taxi a été mis aux arrêts par les services de sécurité. Il est soupçonné de complicité avec les auteurs de cette attaque.

Cette situation relance à nouveau les débats sur l’insécurité dans la commune urbaine de Labé où les attaques à main armée se multiplient.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo, pour Guineematin.com

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Labé : trois Ziyaras en quatre jours en hommage à de grands érudits du Fouta

21 mars 2019 à 14 02 44 03443

La région de Labé va accueillir à partir de ce jeudi, 21 mars 2019, trois Ziyaras destinées à rendre hommage à de grands noms qui ont contribué au rayonnement de l’Islam au Fouta. La première, qui débute ce jeudi pour prendre fin samedi, est organisée par la famille de Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan, en hommage à ce grand Waliou du Fouta Djallon.

Le village saint de Zawiya, dans Lélouma entame la sienne dans la nuit de ce jeudi pour clôturer vendredi dans la matinée. C’est le village de Dalein, qui va boucler la boucle le dimanche, avec la Zihara du Waliou Thierno Sadou.

Mais ensemble, allons à la découverte de ces éminentes figures de l’islam dont la renommée et le prestige ont depuis longtemps franchi les frontières de leur région de naissance.

1-THIERNO ALIOU BHOUBHA NDIYAN

Il naquit en 1850 à Donghol Thiernoya, de Thierno Mamadou et de Néné Asmaou. Il fit de brillantes études et alla approfondir ses connaissances chez le Kaldouyanké, Thierno Doura Sombili, et le Séléyanké, Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lélouma. Son immense culture et son intégrité morale lui valurent d’être choisi comme juge indigène. Il associa son ami Thierno Mamoudou Laria à l’exécution de cette noble tache avant de démissionner pour se consacrer uniquement à la propagation de l’islam.

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan fonda l’un des dudhés (écoles coraniques) les plus importants du Fouta. Toutes les familles, soucieuses de la bonne formation, inscrivirent leurs enfants à son école qui comprenait aussi les propres enfants du Waliou.

Certains, comme Thierno Oumar Kana, dans les mains duquel il trouva la mort, le poète Thierno Diao Pellel, Thierno Abdourahmane, l’un des fils du Waliou, son neveu Thierno Oumar pérédio, furent des dignes héritiers de leur maitre.

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan est du clan des Ndouyêbhés. Son père, Thierno Mamadou, eut pour père Thierno Mamadou Bano, fils de Thierno Abdourahmane Ndouyêdio, fils de Thierno Malal, fils de Thierno Moussa, fils de Thierno Mamadou, qui eut pour père Saïkou Mamadou Aly Kaly. L’aïeul qui a fait une partie de ses études à Nioro du Sahel.

A noter que Thierno Malal a rencontré Karamoko Alpha mo Labé dans le village de Deben et, dans leur cheminement, il décéda à Missidé Hindé. On l’y enterra. Son fils, Thierno Abdourahmane Ndouyêdio continua le chemin et se vit proposer par Karamoko Alpha, une installation à Donghol Thiernoya en raison de l’élargissement de sa famille.

Thierno Aliou, qui mourut le 24 mars 1927, eut de nombreux enfants :

Elhadj Mamadou Bah, Thierno Mamadou Lamine, Elhadj Saïkou, Thierno Abdoulaye, Elhadj Habib, Thierno Siradiou, Thierno Abdourahmane, Thierno Aguibou, Thierno Mamadou Bano, Thierno Ousmane et de nombreux petits enfants, parmi lesquels on peut citer Elhadj Badrou, l’actuel imam de la grande mosquée de Labé, le préfet de Labé, Safioulaye Bah, Kadiatou Bah, la 2e épouse de Cellou Dalein Diallo, etc.

Des arrières petits fils comme l’éminent journaliste et homme politique, Siradiou Diallo, petit neveu comme Alpha Bacar Diâri, le père de celui qui proclama l’indépendance de la Guinée, Elhadj Saifoulaye Diallo.

2- ZAWIA :

C’est mâma Yaghouba, du clan des Woussinayabhés de Bouroudji, qui fonda le village de Zawia il y a près de 300 ans et en fit une véritable académie de l’Islam. Il eut pour fils Mâma Ismaila, père de Cheikh Alghassimou.

Mais ici, la succession respectait plutôt le droit d’ainesse au niveau des familles de tous les frères que la règle souvent établie de père en fils.

Ainsi, l’ordre de succession s’établit comme suit : Cheikh Alghassimou ; Karamoko Ibrahima ; Mâma Aliou ; Cheikh Chérif ; Cheikh Diao ; Thierno Mamadou Bobo, fils de Cheikh Chérif, est le père de l’actuel Waliou de Zawia, Cheikh Abdourahimi, en place depuis 1999.

Suivront dans l’ordre, Thierno Moudjitaba ; Thierno Abdoul Ghadiri ; Elhadj Ousmane ; Elhadj Yacine ; Elhadj Alghassimou ; Elhadj Diyata ; Thierno Abdourahimi.

3- THIERNO SADOU MO DALEIN

On peut penser que Thierno Mo Dalein et ses deux cousins germains, Thierno Mamadou Samba Mombeya et Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lélouma, sont les fruits de l’une des prédictions de leur illustre arrière grand père, Thierno Mamadou Cellou, dit Karamoko Alpha Mo Labé.

Le fondateur de Labé aurait en effet prédit que de ses huit enfants, seule la descendance de son ainée, Aissata Gniré, allait hériter de son savoir ; cela, pour avoir bu l’eau bénite de sa jarre.

Thierno Sadou eut pour père Mâma Ibrahima Bano, le fondateur de Dalein Kolla, issu de l’union entre le Séléyanké Mâma Doulla et Aissata Gniré, la fille ainée du Kaldouyanké, Karamoko Alpha Mo Labé.

Il naquit à Dalein en 1788. Il eut pour fils Amadou, Diâfarou, Doulla, Mouctar, Mamadou Saidou, Mamadou Dian et Thierno Saliou Dioulnowo ou Diannowo. Ce dernier, qui mourut avec un de ses frères dans la forêt de Fitaba, lors de la sanglante bataille contre les Houbbous, eut pour fils Thierno Diao, père de Saïkou Amadou Tidiane, lui-même père de Mamadou Cellou Diallo, ancien Premier ministre guinéen, actuel président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne.

Des nombreuses œuvres et actions du Waliou, Thierno Sadou Mo Dalein, on peut retenir : Grand conseiller des Almamy ; le partage biannuel du pouvoir à Timbo entre les deux branches Seydiyankés : Alphaya et Soriya ; le partage équitable de l’héritage au Fouta ; la traduction et l’interprétation des œuvres islamiques de l’Arabe au Poular ; sa farouche opposition aux exactions mortelles contre les mécréants une fois qu’ils se sont convertis à l’islam ; le conseil utile à Almamy Oumar de ne nullement inquiéter le marabout conquérant, Elhadj Oumar Tall, il éviterait ainsi des ennuis au Fouta.

Pour convaincre l’Almamy, il utilisa la métaphore d’un python qui survole le Fouta en se dirigeant vers l’est. Il faut aussi ajouter les conseils et les sacrifices pour la victoire des troupes du Fouta en partance pour la bataille de Tourban Kansala contre l’animiste, Diankewali Sané, roi du Ngâbou.

Thierno Sadou mourut en 1854 à Dalein alors que le départ pour Ngâbou était imminent, laissant un vide difficile à combler. Car il était devenu Waliou dans la précocité, homme de sciences, de prose et de poésie de grande envergure et de notoriété admise dans tout le Fouta.

Ces Ziyaras, initiées par feu Thierno Abdourahmane Bah, sont justement des occasions de rendre hommage à ces grands Waliou qui ont consacré toute leur vie à l’implantation et au rayonnement de l’islam.

Amadou Diouldé Diallo

Journaliste-historien

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Mali : deux jumelles tuées dans un incendie provoqué par une bougie

17 mars 2019 à 17 05 43 03433

Trois filles âgées de 8 et 10 ans ont étés victimes de brûlures corporelles dans un incendie provoqué par une bougie, dans la préfecture de Mali. Deux d’entre elles qui sont des jumelles ont trouvé la mort et la troisième a été grièvement blessée, a appris le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Le drame s’est produit le jeudi, 14 mars 2019 dans la sous-préfecture de Fougou, (Préfecture de Mali), mais c’est ce dimanche que l’information a été rendue publique. Selon la mère des victimes, les trois jeunes filles dormaient seules dans la maison lorsque l’incendie s’est produit. « On a été informé aux environs de 19 heures, de la mort d’un de nos grands-parents dans un village voisin. Et nous sommes tous partis pour les salutations d’usage.

Comme nous avons duré là-bas, les enfants ont ouvert le magasin et ont pris une bougie pour l’allumer. D’habitude, on utilise une lampe torche. Après avoir pris le repas du soir, elles se sont endormies sans éteindre la bougie. C’est ainsi que la flamme de la bougie a pris les habits, puis la couverture des enfants avant de les brûler.

Parmi les trois filles, une seule a été sauvée. Les deux victimes sont mes enfants et ce sont des jumelles. L’une s’appelle Habibata et l’autre Hadiatou. Elles sont âgées de 8 ans. La troisième qui a eu la vie sauve s’appelle Halimatou, elle est âgée de 10 ans. Elle, c’est la fille d’un de mes frères », explique dame Aïssatou Bah.

Les deux jumelles tuées ont été inhumées le vendredi, 15 mars 2019 à Fougou. La troisième reçoit actuellement des soins à l’hôpital préfectoral de Mali.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : le parti NFD explique à des élèves comment trouver un emploi

17 mars 2019 à 11 11 34 03343

Des jeunes collégiens et lycéens de Labé ont participé hier, samedi 16 mars 2019, à un atelier de formation sur les techniques de recherche d’emploi. Cette session de formation a été organisée par le bureau exécutif national des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD). Un parti dirigé par le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Initialement destinée aux étudiants et diplômés sans emplois, cette première session de formation qui a commencé par Labé et qui a porté essentiellement sur les techniques de rédaction d’une lettre de motivation, d’un curriculum vitae ou comment avoir des informations pouvant permettre aux bénéficiaires d’avoir leurs premiers emplois ou de créer leurs propres entreprises, n’a mobilisé en réalité ou en majorité que des jeunes collégiens et lycées qui ont apparemment abandonné leurs cours dans les différentes écoles de la commune urbaine.

« On aurait souhaité avoir beaucoup plus de jeunes à la recherche de leur premier emploi. Mais, nous constatons qu’il y a une forte mobilisation d’élèves. Nous allons nous réorganiser pour que la population cible (en l’occurrence les universitaires et les diplômés de nos écoles techniques et professionnelles) soit plus représentées dans nos prochaines sessions de formation », a indiqué un responsable du bureau exécutif national des NFD, Mamadou Bhoye Sall, coordinateur des fédérations du parti à l’extérieur. Ce dernier explique cette faible mobilisation du public cible par un déficit de communication en direction des étudiants et des diplômés sans emplois.

Qu’à cela ne tienne ! Les autorités régionales de Labé ont salué et encouragé cette initiative des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD). « Au nom du gouverneur de région en mission, permettez-moi de dire merci aux organisateurs pour la pertinence du thème qui est d’actualité. Il s’agit de comment mener des démarches pour avoir un premier emploi.

C’est donc une question pertinente et sensible qui constitue une préoccupation du gouvernement », a déclaré le chef de cabinet du gouvernorat de Labé, Ouremba Traoré, qui était entouré pour la circonstance du secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de la préfecture, Lanciné Sangaré.

Poursuivant sa communication, Ouremba Traoré a indiqué que quand le président de la République déclarait avoir dédié son mandat aux jeunes et aux femmes, il parlait « des jeunes responsables, conséquents qui ont accepté d’étudier. Pas des jeunes délinquants », avant d’exhorter tous les participants au travail bien fait, au respect d’autrui et des biens publics.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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An 15 du décès de Siradiou Diallo : forte mobilisation pour commémorer l’événement

16 mars 2019 à 12 12 20 03203

L’Union pour le progrès et le renouveau (UPR) a commémoré, le jeudi 14 mars 2019, le 15ème anniversaire de la disparition de son président fondateur, Siradiou Diallo.

La cérémonie s’est déroulée à Labé sous la présidence du leader de l’UPR et ministre d’Etat, conseiller spécial du Chef de l’Etat, Elhadj Ousmane Bah, accompagné entre autres du 4ème vice-président de l’Assemblée nationale, Elhadj Salim Bah, du ministre d’Etat de l’hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat, Thierno Ousmane Diallo, du gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, des préfets de Tougué Ehadj Abdourahmane Koïn Baldé et de Mali, Elhadj Harouna Souaré et de plusieurs membres du Bureau Exécutif national du parti.

Comme chaque année, c’est au domicile du défunt à Labé que les responsables et militants de l’Union pour le progrès et le renouveau, (UPR), les sages et fidèles venus de tous les horizons du Fouta et de la Guinée, se sont réunis pour commémorer ce 15ème anniversaire du décès de Siradiou Diallo. Ce fut une occasion pour les familles politique et biologique du défunt de faire des sacrifices, des prières et bénédictions pour le repos de l’âme de l’illustre disparu et de tous ses compagnons de lutte décédés.

Devant les autorités régionales, préfectorales et communales de Labé, Elhadj Salim Bah, secrétaire à l’implantation et à l’animation de l’UPR, au nom de la direction nationale du parti, a salué l’ensemble des participants à cet événement.

« Au nom du Président de notre parti, Elhadj Ousmane Bah, je vous remercie et je vous salue pour ce déplacement. Il y a un an, cet anniversaire a été célébré à Conakry en présence du Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé, et du Président de l’Assemblée nationale. Cette année, nous voilà comme d’habitude, réunis à Labé pour saluer la mémoire de Siradiou Diallo, prier pour lui et pour l’ensemble de nos devanciers. Moi, je fus le dernier des membres du Bureau exécutif national de l’UPR à se voir avec Siradiou Diallo.

Il m’a trouvé à Paris et voulu que je reste pour deux semaines avec lui mais j’étais en partance pour les Etats-Unis. Avant notre séparation donc, il a demandé à ce que nous nous donnions les mains et de bien entourer Ousmane Bah, alors Vice-président du parti. Il a insisté que sa lutte vise à permettre à ce qu’un jour quelqu’un sorte des rangs de l’UPR pour diriger la Guinée et pas forcément lui Siradiou Diallo…

15 ans après, son appel reste valable. Il s’adresse à chacun de nous. Siradiou Diallo nous a montrés le chemin à suivre, il nous a montrés un homme à soutenir, c’est Elhadj Ousmane Bah. Son combat doit se poursuivre jusqu’à l’atteinte de son objectif, celui de porter au pouvoir un des membres de l’UPR. Actuellement celui qui est sur orbite, est notre leader, Elhadj Ousmane Bah.

Nous renouvelons cet appel de notre bien aimé Siradiou Diallo à l’endroit de chacun des militants, responsables et sympathisants de l’UPR mais également à l’endroit de tous les Guinéens. Tous, nous formulons nos prières intenses pour le repos de l’âme de Siradiou Diallo et pour le bonheur d’une Guinée paisible où il fait bon vivre », a fait savoir l’Honorable Salim Bah.

Le représentant du gouverneur de Labé, Souleymane Marga Baldé, Directeur de cabinet du gouvernorat, a salué la mémoire de Siradiou Diallo avant de remercier les organisateurs. « Moi j’étais préfet dans plusieurs localités du pays, à Kérouané, Kouroussa, Pita et Télimélé entres autres et puis Directeur de cabinet au gouvernorat de Boké.

Siradiou Diallo, alors leader de l’opposition, à chaque fois qu’il venait dans une préfecture, il passait nous saluer et décliner l’objet de sa mission avant d’aller rencontrer ses militants. Ça, c’est la marque d’un Homme d’Etat, d’un homme respectueux des valeurs démocratiques et républicaines.

Avec le Pr Alpha Condé, il est l’un des artisans décisifs de la démocratie en Guinée. Partout, il disait à ses militants de prôner la paix et la cohésion nationale. Aux fonctionnaires, il leur demandait de se soucier avant tout de leur famille et de ne pas sacrifier leur carrière.

Autrement dit, de ne pas s’afficher avec lui et de manifester leur adhésion à son combat politique que pendant le vote… Nous regrettons sa mort comme beaucoup de nos compatriotes. Nous saluons les membres de son Bureau exécutif qui continuent de commémorer sa mémoire… », a dit Marga Baldé.

Pour sa part, l’Inspecteur régional de la ligue islamique de Labé et grand imam de la même ville, Elhadj Badrou Bah, a rappelé le caractère profondément pieux du défunt. « … Je voudrais vous rappeler ici une pensée de mon père, le regretté Elhadj Abdourahmane Bah.

Il disait à chaque occasion que Siradiou Diallo est l’un des petits fils du Waliou Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan. Que personne ne soit étonné de sa piété et de son caractère respectueux et humain », a précisé l’érudit, entouré des sages et responsables de la ligue préfectorale et communale de Labé et de Pita entre autres.

Elhadj Badrou Bah, saluera également la direction de l’UPR qui, chaque année, honore la famille de Siradiou Diallo et tous ses proches en organisant des cérémonies de souvenirs, en hommage à leur fils, Siradiou Diallo. D’ailleurs, pour le grand Imam de Labé, Siradiou Diallo était simplement un bel exemple de réussite des valeurs de paix et de tolérance.


« Partout, il a incarné des idées fortes et défendu des valeurs nobles pour le bonheur de tous. C’est pourquoi, malgré le nombre d’années écoulées, les fidèles musulmans sont fiers de se retrouver autour de ses idéaux chers à tous les Guinéens… », a magnifié ce descendant de Thierno Aliou Bhoubha N’diyan.

Après le recueillement sur la tombe de Siradiou Diallo, Elhadj Ousmane Bah, la voix pleine d’émotion, s’est prêté aux questions de la presse pour rappeler le souvenir le plus vivant encore dans sa mémoire qu’il garde de son prédécesseur.

« Monsieur Siradiou Diallo a été une très grande source d’inspiration pour moi. Les 8 ans que j’ai vécus à ses côtés, m’ont permis d’avoir beaucoup d’enseignements tirés de notre cohabitation. Aujourd’hui, je partage la fierté et la satisfaction de tous les militants et responsables de l’UPR d’avoir eu les moyens de commémorer ce 15ème anniversaire de sa disparition puisque nous en avons fait une tradition et nous souhaitons que cette tradition se perpétue dans le temps… », a indiqué le leader de l’UPR.

De son côté le gouverneur de Mamou et jeune frère du défunt, également Vice-président de l’UPR, garde encore des souvenirs de son frère Siradiou Diallo. « Je garde plusieurs souvenirs de mon frère. Depuis mon enfance, nous sommes ensembles dans ce combat. Même dans son exil, je l’ai suivi. Je regarde ses photos, je me rappelle de son parcours et je l’admire…

Mon frère nous a toujours demandés d’agir avec modération, courage et voire le juste milieu. Il est de ceux qui ont œuvré pour que la Guinée soit un grand pays, un pays émergent. Et lui, le Pr Alpha Condé et Doré Jean Marie, ils ont mené le combat démocratique dans ce sens. Ce sont trois personnes qui sont pour moi des frères… », a précisé Amadou Oury Lémy Diallo.

Dans le même registre, parents, amis et compagnons de lutte ont rappelé les qualités humaines, morales, intellectuelles, religieuses et patriotiques de l’homme. Le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, a remercié le leader de l’UPR et les militants du parti pour leur reconnaissance et loyauté à son frère Siradiou Diallo.

A rappeler que Siradiou Diallo a été journaliste, homme politique président fondateur de l’UPR, député à l’Assemblée nationale de Guinée et membre du Parlement de la CEDEAO. Il est décédé le 14 mars 2004, à l’âge de 68 ans, à Paris. Il repose depuis, dans le caveau des Grands, du petit cimetière situé à côté de la Grande mosquée de Labé, et abritant entre autres les tombeaux de Karamoko Alpha Mo Labé et de l’Almamy Sory Mawdho, deux des principaux fondateurs du Royaume théocratique du Fouta Djallon.

De Labé, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Tountouroun (Labé) : vers une expropriation illégale des héritiers de Thierno Sakoba Sow

15 mars 2019 à 9 09 29 03293

Les autorités locales de Tountouroun, dont Elhadj Mamadou Saliou Sow, le maire de la commune rurale, cherchent actuellement à exproprier les héritiers de Thierno Sakoba Sow d’un domaine acheté par leur défunt père, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Pour la petite histoire, c’est Modi Daouda Diallo qui a revendu cette parcelle située dans le district de Gambie à Thierno Sakoba Sow, un notable qui était très influent dans la sous-préfecture de Tountouroun, située à 15 km du côté Est du chef-lieu de la préfecture de Labé.

Quelques temps après, le cessionnaire, Thierno Sakoba Sow, a rencontré son destin dans un incendie qui a ravagé son domicile et tout le contenu de la maison y compris ses dossiers personnels au quartier Tata I, dans la commune urbaine de Labé.

Ayant lui aussi perdu son grand frère Modi Daouda, suite à une mort naturelle, Thierno Souleymane Diallo devenu entretemps chef du district de Gambie a établi un certificat de propriété pour les héritiers de Thierno Sakoba Sow. Le document du district a, par la suite, été légalisé par le Tribunal de Première Instance de Labé.

Pendant ce temps, la parcelle a été valorisée par l’ouverture d’une gare routière dans la zone. Voyant alors des kiosques et des petites boutiques pousser sur les lieux comme des champignons, l’instituteur Alpha Mamadou Bobo Sow, ses frères et sœurs ont voulu, eux-aussi, mettre en valeur leur domaine dont une partie est utilisée actuellement comme piste de la gare routière par le syndicat des chauffeurs.

A leur grand étonnement, les autorités communales se sont farouchement opposées à ce projet de la famille de feu Thierno Sakoba Sow.

Sur la question, l’actuel maire de la commune rurale de Tountouroun, Elhadj Mamadou Saliou Sow, estime que les héritiers de Thierno Sakoba Sow doivent forcément accepter d’être expropriés, parce que, dit-il, plusieurs autres propriétaires terriens sont malheureusement concernés par cette installation unilatérale et illégale de la gare routière sur des domaines privés dans le district de Gambie.

Dans les couloirs de la Mairie de Tountouroun, certains collaborateurs du maire de la commune rurale expliquent craindre que la revendication de la famille de Thierno Sakoba Sow fasse tache d’huile dans la zone.

Par contre, Alpha Mamadou Bobo Sow, accuse les autorités communales de Tountouroun de faire du « deux poids, deux mesures » dans cette affaire : « tous les autres ont mis en valeur leurs parcelles tout autour, pourquoi les autorités communales nous empêchent nous d’aménager ce qui nous appartient ».

Saisi du dossier, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Labé, Lanciné Sangaré a prodigué des conseils aux nouvelles autorités communales. Mais, malgré plusieurs rencontres dans le bureau de ce proche collaborateur du préfet de Labé, le maire de la commune rurale de Tountouroun, Elhadj Mamadou Saliou Sow refuse catégoriquement d’entendre raison.

Ce nouvel élu s’entête à vouloir dire que les héritiers de Thierno Sakoba Sow n’ont pas le droit de chercher à exploiter ce qu’ils ont hérité de leur défunt père. Comme le ridicule ne tue pas, il est allé jusqu’à proposer que les enfants abandonnent leur parcelle pour aller construire des kiosques sur un domaine appartenant au doyen du village, parce que tout simplement il manque d’initiative dans sa gouvernance locale. Cet enseignant de profession a l’air de n’être qu’un routinier à la tête de la nouvelle équipe du conseil communal de Tountouroun.

Le dossier risque de se retrouver sur la table du président du Tribunal de Première Instance de Labé, dans les prochains jours.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : un présumé coupeur de route échappe à un lynchage

14 mars 2019 à 17 05 28 03283

Un présumé coupeur de route a échappé à un lynchage dans la matinée de jeudi, 14 mars 2019, au secteur Dombi, du quartier Daka 2, dans la commune urbaine de Labé. Mamadou Benté Barry, après être tombé dans une fosse septique, était entrain de se faire lapider par la population. L’intervention de la garde communale a permis de le tirer de ce mauvais pas, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est très tôt ce jeudi que le présumé coupeur de route a été mis aux arrêts par la garde communale de Labé. Selon Ousmane Bah, commandant de la garde communale, c’est un citoyen qui l’a informé d’une scène qui pouvait tourner au drame. Le présumé coupeur de route, tombé dans une fosse septique, était entrain de se faire lapider par les citoyens. « C’est aux environs de 6 heures qu’on m’a informé. Un citoyen m’a dit que si jamais on n’intervient, la population va lyncher le présumé coupeur de route. Nous somme partis le trouver dans une fosse septique de 7 mètres de profondeur. C’est en voulant se sauver qu’il est tombé à l’intérieur. Il recevait au fond du trou des coups de pierre. Quand nous sommes arrivés, la tension était vive. Le coupe-coupe et les paires de ciseaux qu’il détenait pour agresser des citoyens étaient à côté du trou. Il attaquait souvent des citoyens et récupérait leurs engins, notamment les motos, ou leurs biens. Mais, c’est un récidiviste », soutient le commandant de la garde communale.

Interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, Mamadou Benté Barry a nié en bloc ces accusations.

Le présumé coupeur de route a été conduit au commissariat central de Labé et devrait être présenté à un juge.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Feu mystérieux suivi de pluie de cailloux : un autre village de Dionfo (Labé) touché par le phénomène

9 mars 2019 à 8 08 20 03203

Un autre village de la commune rurale de Dionfo, dans la préfecture de Labé vient d’être touché par le phénomène de feu mystérieux et de cailloux d’origine inconnue qui lapident des citoyens. Il s’agit de Ley-Bôwal, situé entre Besseya Alphayâbhè et Besseya Centre, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dans ce hameau, 4 cases et tous leurs contenus ont été complètement consumées par les flammes d’un feu mystérieux qui s’est déclaré juste après la grande prière du vendredi, 08 mars 2019.

L’alerte a été donnée à votre quotidien en ligne Guineematin.com par un maître coranique du nom de Tafsir Diallo. «La situation de Besseya Alphayâbhè a frappé un autre village de Dionfo. Des enfants se rendaient à Besseya Centre en provenance de Besseya Alphayâbhè. Ils ont été lapidés par des cailloux d’origine inconnue. Les victimes ont décampé pour tenter de se réfugier dans le village de Ley-Bôwal.

Mais, la première vieille dame qui est venue aux nouvelles a vu sa case prendre feu. Dès qu’elle a crié au secours, les flammes se sont propagées pour atteindre 3 autres cases », a-t-il expliqué au téléphone de Guineematin.com, ajoutant qu’un enfant a été blessé à la figure suite à cette attaque mystérieuse.

Actuellement, plusieurs ressortissants de Besseya ont peur de se rendre dans leur village d’origine pour s’enquérir de la réalité. Ce n’est donc pas pour rien que les autorités locales ne disent absolument rien sur ce phénomène mystérieux qui frappe une portion de leur juridiction géopolitique où des femmes, des enfants, des adultes et des personnes âgées dorment depuis plusieurs jours à la belle étoile suite à une calamité naturelle.

A rappeler qu’après son accession à la magistrature suprême du pays, le président Alpha Condé a fait appel à des experts militaires français qui ont réalisé une étude autour de ce phénomène de feu mystérieux dans la préfecture de Pita, relevant de la Région Administrative (RA) de Mamou, en Moyenne Guinée. Mais, les résultats de cette étude n’ont pas été diffusés au sein de la population guinéenne.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Dionfo (Labé) : après le feu mystérieux, une pluie de cailloux fait des blessés

7 mars 2019 à 17 05 32 03323

En plus du feu mystérieux qui a ravagé ces derniers temps des maisons d’habitation à Besseya Alphayâbhè, relevant de la sous-préfecture de Dionfo, dans la préfecture de Labé, les citoyens de la localité sont actuellement confrontés à une pluie de cailloux qui a déjà fait des blessés parmi les enfants et les notables du village, a appris Guineematin.com d’une source officielle.

Selon le deuxième imam de la localité, Thierno Alpha Amadou Diallo, en plus du feu mystérieux qui s’est déjà déclaré dans six (6) maisons d’habitation de son village, une pluie de cailloux tombent actuellement sur Besseya Alphayâbhè depuis la soirée du lundi, 04 mars 2019.

Selon nos informations, dans la matinée du mardi, 05 mars 2019, 18 enfants du village ont été attaqués et copieusement roués de coups par cette pluie de cailloux qui est tombée sur eux alors qu’ils se rendaient à l’école.

Le chef religieux, seul responsable local qui accepte actuellement de se confier à la presse, a expliqué au téléphone de Guineematin.com, que sur les 18 enfants attaqués par ce mystère, 16 ont eu des blessures à la tête. Et, lorsque les parents ont douté de la version des victimes, ils ont décidé de remmener les enfants à l’école. C’est en ce moment que tout le monde aurait été confronté à cette dure réalité qui reste encore inexplicable pour le commun des mortels.

« Nous avons été attaqués avec les enfants. Deux adultes aussi ont eu des blessures légères. Une autre dame qui était parti laver le linge au marigot avec des enfants a été chassée de la rivière par cette pluie de cailloux. A cela, il faut ajouter 6 autres dames blessées par ces cailloux d’origine inconnue », a ajouté le deuxième imam de Besseya Alphayâbhè.

Il reste entendu que la population sinistrée de Besseya Alphayâbhè n’a toujours pas enregistré une réaction concrète des autorités de Labé. Cela, depuis le 27 février 2019.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
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Cambriolage d’un cybercafé à Labé: plus de 10 millions de francs emportés

6 mars 2019 à 14 02 13 03133

Des inconnus se sont introduits nuitamment dans cybercafé situé au quartier Mairie, en face du lycée Hoggo Mboûro, dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit du mardi 05 mars 2019. Les malfaiteurs ont emporté plus de 10 millions de francs guinéens, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Abass Soumano, la victime de ce cambriolage, responsable du Centre de Prestation en Services Informatiques de Mairie, est revenu sur les faits. « Je gère un centre informatique. Le mardi matin, quand je suis arrivé au travail, j’ai ouvert la porte et j’ai constaté qu’il y avait des trous au niveau de la toiture. Le ou les voleurs sont rentrés par la toiture.

Ils y ont percé des trous, puis ils sont passés par le plafond. Quand ils sont rentrés, ils ont pris de l’argent. Ils ont emporté avec eux la somme de 10 millions 500 mille francs guinéens. C’est de l’argent que je devrais remettre à une dame qui s’appelle Hadja Fatoumata Diallo. A part l’argent, ils n’ont rien pris », a-t-il expliqué.

Parlant de ce qu’il a fait devant cet acte, Abass Soumano dit avoir fait une déclaration à la police. « J’ai signalé le cas aux agents de la police. Mais, ils n’ont pas suspecté quelqu’un pour le moment ».

Pour finir, la victime n’a pas manqué de dire sa frustration. « Je suis surpris. Quand tu mets de l’argent, une somme comme ça, et tu viens trouver qu’ils ont tout pris, c’est une surprise, par ce que je ne m’attendais pas à ça. Je suis déçu. Il faut que les autorités prennent les dispositions pour arrêter les bandits, nous sommes en danger », a-t-il lancé.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622 07 93 59

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Feux mystérieux à Dionfo (Labé) : plusieurs citoyens de Besseya Alphayâbhè dorment à la belle étoile

4 mars 2019 à 7 07 34 03343

Les citoyens de Besseya Alphayâbhè, un village relevant de la commune rurale de Dionfo, située à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Labé sont actuellement confrontés à un feu mystérieux déclaré depuis, le 27 février 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon l’imam de la localité, Thierno Alpha Amadou Diallo, tout a commencé le 5 septembre 2018 quand un feu mystérieux s’est déclaré dans une case au moment où une forte pluie tombait sur le village.

« Ce jour, les secours n’ont rien pu faire contre les flammes qui ont fini par réduire la case et tout son contenu en cendre. Deux heures après, une autre case a pris feu. Ce feu mystérieux avait détruit toutes les cases du village, excepté 4 » a expliqué le chef religieux.

Poursuivant son témoignage au téléphone de Guineematin.com, notre interlocuteur a précisé que le sinistre a repris le 27 février 2019, cette fois-ci, avec les maisons en briques.

« La première victime de cette année s’appelle Oustage Alpha qui a constaté le feu sous son lit. A 100 mètres de là, c’est ma chambre qui a pris feu. Depuis cette date, tous les citoyens du village dorment à la belle étoile » a-t-il ajouté.

Une petite écolière du nom de Mamadou Ramata Diallo qui se rendait à son école a été rattrapé par le feu qui a pris sa tenue scolaire. « Il a fallu qu’on verse de l’eau sur elle pour qu’elle soit sauvée. Elle est âgée de 10 ans environ. Elle fait la 4ème année de l’école primaire » regrette-t-il.

Au total, l’année dernière, pendant la saison des pluies, 15 cases sont parties en fumée ; et, depuis le 27 février 2019, cinq maisons des citoyens de Besseya Alphayâbhè ont été touchées.

Depuis l’annonce de cette triste nouvelle, c’est seulement le sous-préfet de Dionfo qui s’est rendu sur le terrain pour constater les dégâts et promettre de saisir la préfecture de la situation. Par contre, le maire élu de la commune rurale, Elhadj Boubacar Baldé n’a pas été vu sur le terrain.

Même le chef du district de Besseya, Modi Ibrahima Sory Bah est soupçonné d’accorder peu d’importance à cette situation. Il ne serait parti dans le district qu’une seule fois. Depuis, il ne s’en préoccupe pas.

Il est à noter que la population sinistrée est estimée à 100 personnes dormant actuellement à la belle étoile, suite à ce feu mystérieux.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Page noire : Elhadj Thierno Mamadou Cellou Diallo n’est plus !

3 mars 2019 à 22 10 53 03533

Moins de deux ans après le décès de son unique épouse, Hadja Binta Lalya Bah, le lundi 26 juin 2017, Elhadj Thierno Mamadou Cellou Diallo, communément appelé « Vieux Cellou Dalein Diallo », a répondu à l’Appel du Tout Puissant Allah, dans la soirée de ce dimanche, 03 mars 2019, à Conakry, a appris Guineematin.com des sources proches de sa famille.

Originaire de Dalein Hindhé, dans la préfecture de Labé, Vieux Cellou était jusque-là ministre conseiller à la présidence de la République. Il avait été plusieurs fois ministre (Travaux Publics, Plan et Coopération Internationale…) avant d’être nommé ambassadeur de Guinée à Rome (Italie). Mais, il avait surtout marqué les esprits en conduisant la campagne du deuxième président de la Guinée indépendante, le Général Lansana Conté, au moment où le Fouta avait réussi à unir Siradiou Diallo et Bâ Mamadou pour conquérir la présidence de la République, en 1998.

Selon certaines sources, c’est après cette audacieuse prise de position politique que le Général Lansana Conté, réélu, aurait engagé la reconstruction de la grande mosquée de Karamoko Alpha Mo Labé, à la demande de son Directeur de campagne…

A rappeler qu’il a eu ce surnom « Vieux Cellou » pour le distinguer de « Petit Cellou », son cousin et homonyme avec lequel il a appartenu à la mouvance contéiste avant de se séparer définitive quand ce dernier s’est engagé à la tête de l’UFDG. Nommé ambassadeur d’Italie par son ami et président, Lansana Conté, le doyen sera rappelé à Conakry par le professeur Alpha Condé qui fera de lui ministre conseiller à la présidence de la République.

Selon des informations confiées à Guineematin.com l’illustre Elhadj Thierno Mamadou Cellou Dalein Diallo sera inhumé demain, lundi, après la prière de 17 heures à Labé.

Paix à son âme, amine !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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TPI de Labé : Djéli Bala Dabo condamné à 18 ans de prison pour meurtre

27 février 2019 à 10 10 29 02292

Ouvertes récemment, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Labé. C’est hier, mardi 26 février 2019, Djéli Bala Dabo, accusé de meurtre, a été reconnu coupable et condamné à 18 ans de prison, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les décisions continuent de tomber dans les dossiers criminels en cours de jugement au TPI de Labé. Dans la journée d’hier mardi, un certain Djéli Bala Dabo, poursuivi pour meurtre, a écopé d’une lourde peine de prison.

En effet, l’infortuné Dabo est accusé d’avoir ôté la vie à une femme du nom de Fatou Camara. Les faits se sont produits le 19 octobre 2018.

Appelé à la barre, Djéli Bala Dabo a dit avoir agi en légitime défense. « Je n’ai pas fait exprès en tuant cette femme. J’ai voulu juste me défendre car elle m’avait pris au collet. Son frère était venu l’épauler en me bastonnant. C’est ainsi que j’ai pris un couteau pour poignarder la femme et son frère pour me défendre », a-t-il déclaré.

De son côté, Boubacar Lassaré Camara, le frère de la victime, et rescapé dans cette bagarre, a nié en bloc les propos de Djéli Bala Dabo.

Le substitut du Procureur, Mamoudou Magassouba, a rappelé les faits avant d’affirmer que l’accusé a agi avec toutes ses facultés mentales et de façon intentionnelle. Dans ses réquisitions, monsieur Magassouba va demander au tribunal de retenir l’accusé dans liens de la culpabilité de meurtre et de le condamner à 30 ans de réclusion criminelle.

L’avocat de la défense va pour sa part demander au tribunal de faire preuve de clémence en accordant de larges circonstances atténuantes à son client.

Finalement, le tribunal va sévir contre Djéli Bala Dabo, condamné à 18 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 12 ans.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Energie : vers le démarrage des travaux d’aménagement de Koukoutamba

26 février 2019 à 21 09 47 02472

Le Haut-commissaire de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal, monsieur Hamed Diane Séméga et le PDG de la société chinoise Sinohydro corporated, Ding Zheng Guo, ont procédé ce mardi, 26 février 2019, à la signature du contrat commercial pour la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique de Koukoutamba. La cérémonie de signature a été présidée par le chef de l’Etat, le Pr. Alpha Condé, en présence de certains ministres, des partenaires chinois, d’une délégation des ressortissants de Tougué, ainsi que de plusieurs autres personnalités, rapporte un journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Cheick Taliby Sylla

Dans son discours de bienvenue, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla, président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS, a expliqué que la signature de ce contrat était l’un des objectifs assignés au conseil des ministres et au haut-commissariat de l’OMVS lors de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements, tenue à Conakry. « Ce barrage de Koukoutamba, sera le plus important de tous les barrages réalisés par l’OMVS depuis sa création », a indiqué le ministre.

S’adressant aux partenaires chinois, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique a dit compter sur eux pour faire face au défi énergétique au quel ces Etats sont confrontés. « Nous osons espérer que les engagements pris lors de la signature de ce contrat permettront le démarrage dans un bref délai des travaux de réalisation de l’aménagement hydroélectrique du barrage de Koukoutamba. C’est cette signature du contrat commercial qui était la condition à remplir pour aboutir à la signature de la convention de financement entre les Etats membres et Exhing bank de Chine », a dit le ministre Taliby Sylla.

Hamed Diane Séméga

Pour sa part, le Haut-commissaire de l’OMVS, Hamed Diane Séméga, a indiqué que le projet d’aménagement de Koukoutamba a été conçu pour résorber le déficit énergétique des pays membres de cette organisation. « L’aménagement favorisera la disponibilité d’une énergie bon marché et davantage respectueuse des exigences de préservation de l’environnement. Ce sera ainsi un productible de 888 GW qui viendra renforcer de façon significative la fourniture d’énergie à faible coût », a promis le Haut-commissaire de l’OMVS.

Selon Hamed Diane Séméga, le processus de sélection de l’entreprise Sinohydro pour la réalisation du projet a duré près de 3 ans. Et, il rassure aussi que l’écosystème sera protégé en limitant les impacts environnementaux et en assurant la prise en charge de toutes les personnes qui pourraient être affectées par le projet.

Ding Zheng Guo

Le PDG de la société chinoise Sinohydro corporated, Ding Zheng Guo, chargé de la réalisation des travaux a, de son côté, fait savoir que cette signature est indissociable du soutien des dirigeants des quatre pays membres de l’OMVS. C’est pourquoi Ding Zheng Guo a salué les efforts de toutes les parties prenantes dans la réalisation du projet. « Au fil de ces dernières années, Sinohydro a activement participé à la mise en valeur du bassin du fleuve Sénégal. Cette signature pour la réalisation de la centrale hydroélectrique de Koukoutamaba et le développement de l’énergie dans ce bassin favoriseront le développement de l’économie de toute la région de l’Afrique de l’Ouest, les moyens de subsistance des populations et amélioreront leur qualité de vie », a indiqué le PDG de la société chinoise Sinohydro corporated.

Alpha Condé

Enfin, le président Alpha Condé a félicité l’équipe de l’OMVS pour la conduite de ce projet jusqu’au bout. « Le travail n’a pas été facile. Nous avons été confrontés à des problèmes environnementaux qui nous ont pris au moins 3 ans. Mais, grâce à la contribution de tous, nous sommes arrivés à cette signature. Je dois féliciter la société Sinohydro qui a gagné l’appel d’offres et nous espérons qu’ils iront très vite dans e démarrage des travaux», a souhaité le chef de l’Etat guinéen.

A rappeler que le coût du projet est estimé à 812 millions 798 milles 559 01 dollars et le mode de financement retenu est l’Engineering Procurement Construction (EPCF) ; c’est-à-dire, construction clé en mains, avec apport financement. Le délai prévisionnel de réalisation des travaux est de 4 ans.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Labé : une mère célibataire condamnée à 16 ans de prison pour infanticide

25 février 2019 à 19 07 06 02062

Les audiences criminelles se poursuivent au tribunal de Première Instance de Labé avec des fortunes diverses pour les accusés. Dans la journée de ce lundi, 25 février 2019, une mère célibataire, répondant au nom de Maimouna Sow, a été reconnue coupable d’infanticide et condamné à seize (16) ans de prison ferme, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Maimouna Sow, âgée de 20 ans, est originaire de la sous-préfecture de Yembéring, dans la préfecture de Mali. Elle est accusée d’avoir tué son nouveau-né avant d’emballer le corps dans un sachet plastique pour le jeter dans une fosse sceptique. Les faits se sont produits le 6 janvier 2019 au quartier Pounthioun, dans la commune urbaine de Labé. Mais, c’est seulement le 12 janvier que Maimouna Sow a été mise aux arrêts par la police.

Appelée à la barre, l’accusée a rejeté en bloc les faits qui lui sont reprochés. Elle s’est défendu en ces termes : « ce n’est pas vrai. Lorsque j’ai accouché, j’ai trouvé que c’était un mort-né, car l’enfant saignant par le nez. C’est en ce moment que j’ai emballé le corps dans un sac en plastique et je l’ai mis sous mon lit. Et, c’est le lendemain que je l’ai jeté dans la fosse sceptique. Je regrette ce que j’ai fait. C’est Satan qui m’a poussé à le faire », a-t-elle expliqué.

Prenant la parole, Patrice Koïvogui a invité l’accusée à dire toute la vérité dans cette affaire, car il y va de son intérêt. Mais, Maimouna Sow a toujours campé sur sa position.

Après d’intenses débats entre l’avocat de la défense et le Procureur, la séance a été momentanément arrêtée, pour une vingtaine de minutes, avant de passer aux réquisitions et plaidoiries.

Après la délibération, le tribunal, par la voix du juge Laye KOUROUMA, a déclaré Maimouna SOW coupable de meurtre d’un nouveau né, âgé de moins de deux mois. Elle a été condamnée à 16 ans de prison, conformément aux articles 114, 116, 206 et 209 du code pénal et 548 du code de procédure pénale.

L’accusée a 15 jours pour faire appel de cette décision.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Présidentielle sénégalaise : Macky Sall l’emporte en Moyenne Guinée

24 février 2019 à 20 08 03 02032

Le président sortant et candidat de la coalition Benno Book Yakaar, Macky Sall, a largement gagné l’élection présidentielle au bureau de vote de Labé avec 61 voix sur 88 suffrages valablement exprimés. Mais, le jeune candidat, Ousmane, a réalisé une percée remarquable en Moyenne Guinée où il vient deuxième exequo avec Idrissa Seck, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Les électeurs sénégalais de la Moyenne Guinée se sont largement prononcés en faveur de la réélection du président sortant, Macky Sall, de l’APR, soutenu par la Coalition Benno Book Yakaar. Il a récolté 61 voix exprimées par les 88 votants sur les 166 officiellement inscrits au bureau de vote de Labé.

Le président sortant est suivi par Idrissa Seck et Ousmane Sonko qui ont récolté, chacun, 11 voix contre 5 voix pour Madické Niang et zéro pour Elhadji Sall.

Beaucoup d’observateurs au sein de la communauté sénégalaise de la Moyenne Guinée estiment que les 78 électeurs potentiels qui ne sont pas venus voter sont en majorité des militants du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) de Maître Abdoulaye Wade qui a boycotté le scrutin, en raison de l’exclusion de son fils, Karim Wade de la course.

La percée du candidat Ousmane Sonko n’est pas passée inaperçue après la publication des résultats de cette élection présidentielle par le président du bureau de vote de Labé, Abdoul Sène. Son score à Labé impressionne plus d’un observateur en raison de son jeune âge et de son expérience qui est une première avec cette présidentielle de ce dimanche, 24 février 2019. On raconte alors que ce jeune Ousmane Sonko constitue une menace réelle pour le candidat Macky Sall, confronté à un fort taux de chômage de la jeunesse sénégalaise.

« Il a de l’avenir dans l’arène politique sénégalaise », confie un ressortissant sénégalais à Labé qui se demande pourquoi, malgré tout, Idrissa Seck n’a pas réussi à récupérer l’électorat du PDS en Moyenne Guinée.

Depuis l’école primaire de Kouroula Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Présidentielle sénégalaise à Labé : altercation entre un responsable et un militant de l’APR

24 février 2019 à 15 03 03 02032

Une dispute inédite a éclaté devant le bureau de vote de Labé entre le secrétaire fédéral de l’APR, Abdoulaye N’Diaye et un autre activiste de ce parti de Macky Sall nommé Souleymane N’Diaye autour de la gestion d’une petite subvention accordée dans le cadre des préparatifs de ce scrutin présidentiel, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Souleymane N’Diaye

Souleymane N’Diaye, qui est un militant du parti APR, accuse son secrétaire fédéral, Abdoulaye N’Diaye d’avoir détourné de l’argent envoyé de Conakry pour le déplacement de certains électeurs potentiels censés soutenir la réélection du président Macky Sall à la magistrature suprême du Sénégal.

Pour le plaignant, l’accusé n’est qu’un simple corruptible qui a bouffé de l’argent qui était destiné à tout le monde.

Il déplore le fait que les vrais militants qui ont mouillé le maillot pour la victoire de Macky Sall ne soient pas associés à la gestion de ce montant. Selon lui, les militants ne sont pas informés de l’utilisation faite de ce montant dont Guineematin.com ignore la valeur exacte.

Interrogé sur cette accusation grave portée contre sa personne, le premier responsable de la fédération de l’APR à Labé, Abdoulaye N’Diaye explique que le montant envoyé lui était exclusivement destiné pour son carburant.

Poursuivant son explication, le jeune responsable fédéral de l’APR dit n’avoir reçu que la modique somme de 500 mille francs guinéens. Et Abdoulaye N’Diaye dit avoir donné une partie de ce montant à certains militants installés dans certaines sous-préfectures de Labé.

Décidément, ces histoires d’argent se font toujours conter dans les débats politiques en Afrique.

Depuis l’école primaire de Kouroula Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifestation à Labé : des élèves contre la mutation de leur principal

15 février 2019 à 18 06 53 02532

La mutation du principal du collège Hoggo M’Bouro de Labé ne plait, visiblement pas aux élèves de l’école. Plusieurs élèves ont manifesté ce vendredi, 15 février 2019, dans cet établissement, pour exiger le maintien du principal à son poste habituel. Le mouvement a fait quelques blessés parmi les élèves, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

La manifestation a été de courte durée, mais elle a empêché la tenue des cours au collège Hoggo M’Bouro ce vendredi. Plusieurs élèves de l’établissement ont manifesté contre une décision des autorités éducatives de Labé, mutant leur principal, Oury Baïlo Kanté, au collège du camp Elhadj Oumar Tall de la ville. Opposés à cette décision, ils ont jeté des cailloux sur l’école, provoquant une véritable débandade sur place. Plusieurs élèves ont été blessés.

Les manifestants ont érigé également des barricades autour de l’établissement, empêchant toute circulation sur les lieux pendant quelques minutes. Ils se sont vite dispersés avant même l’arrivée des forces de l’ordre. Dès après ce mouvement de colère, les autorités en charge de l’éducation à Labé ont convoqué une réunion pour plancher sur cette situation.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Dénouement de la crise scolaire à Labé : une confrontation ouverte avec le préfet évitée de justesse

15 février 2019 à 17 05 50 02502
Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

On s’achemine vers un dénouement heureux de la crise scolaire consécutive aux manifestations d’élèves enregistrées ces derniers temps, suite à un redéploiement inattendu de certains responsables de collèges dans la commune urbaine de Labé, par l’Inspection Régionale de l’Education (IRE), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La note de service de l’Inspectrice Régionale de l’Education (IRE) de Labé, Mme Guilawo Pierrette Toupou portant destitution, nomination, mutation et permutation de certains responsables de collèges dans la préfecture de Labé a été sérieusement mise en cause par les élèves de certains établissements concernés et le corps professoral. En l’espace d’une semaine, la ville de Labé a été secouée par deux manifestations d’élèves protestant contre le départ de leurs responsables qu’ils jugent avoir été déplacé ou limogé de façon arbitraire. La dernière en date remonte à ce vendredi, 15 février 2019 quand les élèves du collège Hoggo M’Bouro ont très tôt dans la matinée perturbé les cours au Lycée avec des jets de pierre et barricadé la route pour protester contre le départ de leur principal, Dian Baïlo Kanté pour le Camp Elhadj Oumar Tall. Au point que la passation de services qui était programmée par les autorités de l’éducation n’a pu se tenir dans l’enceinte de l’établissement. On parle de deux blessés admis à l’hôpital régional pour des soins appropriés.

En réaction, les autorités régionales et préfectorales de Labé ont convié à une réunion de concertation avec les encadreurs de l’éducation. Les participants ont convenu de tenir compte de l’avis du préfet qui semble faire du non-retour de monsieur Alpha Amadou Oury Sow au poste de directeur des études du Collège Général Lansana Conté (CGLC) un point d’honneur. Les autorités de l’éducation ont alors été invitées à trouver un autre point de chute pour le chargé de cours de Mathématiques, Physique et Chimie dans ledit établissement.

Pour ce qui concerne l’incident de Hoggo M’Bouro, les autorités locales estiment qu’il faut forcer pour installer Amadou Diari Baldé au poste de principal de l’établissement, au risque d’affaiblir, dit-on, l’autorité de l’Etat.

Du côté du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), le ministre Mory Sangaré a expliqué, dans l’après-midi de ce vendredi, 15 février 2019, au téléphone de Guineematin.com avoir instruit ses services techniques et les autorités locales à examiner la situation en toute objectivité en vue de trouver une solution pouvant ramener le calme dans la cité, de manière à ne faire du tort à personne.

A Alpha Amadou Oury Sow qui est accusé par les autorités préfectorales d’être derrière le mouvement de protestation des élèves contre son départ du Collège Général Lansana Conté (CGLC), le chef du département de l’Education Nationale demande de se calmer : « ça va se régler. Il n’a qu’à éviter de défier l’autorité. Surtout qu’il est un responsable à plusieurs niveaux. J’étais hésitant pour son cas, mais puisque que les autorités locales le soupçonnent d’être derrière les enfants qui protestent, je suis obligé de m’en tenir à ces versions officielles, puisqu’en cas de problème dans la cité, ce sont elles qui gèrent. Moi, je suis loin des réalités du terrain. Mais, je crois qu’ils ne sont pas opposé à son rétablissement mais pas comme il le souhaite » a indiqué Mory Sangaré qui semble être d’accord qu’on trouve un autre point de chute pour Alpha Amadou Oury Sow.

Le ministre Mory Sangaré a, par ailleurs, précisé que c’est ce vendredi matin qu’il a été saisi de la situation par les autorités de Labé : « c’est mon secrétaire général qui échangeait de cette question avec l’inspectrice régionale de l’éducation. Mais, il ne m’en avait pas parlé. Lorsque, j’ai échangé avec les autorités de Labé ce matin, j’ai expliqué à mon secrétaire général qu’il n’avait pas reçu tous les éléments d’appréciation » a-t-il ajouté.

De Labé à Conakry, les acteurs concernés sont désormais d’accords et unanimes que Sow ne reste pas au Collège Général Lansana Conté (CGLC) pour son propre intérêt, croit-on savoir.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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