Mort suspecte d’un jeune à Labé : son corps retrouvé devant sa maison avec des traces de sang

21 juin 2021 à 10 10 52 06526

Un jeune homme a été retrouvé mort à son domicile dimanche matin, 20 juin 2021, dans la ville de Labé. Son corps a été retrouvé dans la concession où il habite, qui est située au quartier Safatou 1. Pour l’heure, les circonstances de sa mort ne sont pas élucidées, mais la piste criminelle reste privilégiée. Car des traces de sang étaient visibles de l’intérieur de la maison jusque dans la cour où son corps a été retrouvé, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« C’est aux environs de 8 heures que le chef de secteur de la localité m’a appelé pour m’informer qu’un corps sans vie a été  retrouvé dans la cour d’une concession. Directement, j’ai informé le maire de la commune urbaine ainsi que les services de sécurité. Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, nous avons trouvé le corps dans la cour tout près du puits.

Et nous avons constaté qu’il y avait des traces de sang du couloir du bâtiment où il loge jusqu’à l’endroit où le corps se trouve. Après le constat, sur instructions du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé, le corps de la victime a été déposé à la morgue de l’hôpital régional de Labé », a indiqué Boubacar Dembaye Diallo, le président du conseil de quartier de Safatou 1.

La victime s’appelle Thierno Mamadou Aliou Diallo, âgé d’une trentaine d’années et originaire de la préfecture de Lélouma. Le commissariat central de police de Labé a ouvert une enquête sur les circonstances de sa mort.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : des chenilles dévastent des cultures à Dionfo et Sannoun

19 juin 2021 à 9 09 46 06466

Depuis une dizaine de jours, des « attaques massives » de chenilles sont enregistrées dans les sous-préfectures de Dionfo et Sannoun, dans la préfecture de Labé. Ces larves destructrices s’attaquent aux cultures des paysans qu’elles ravagent sur place. Et, apparemment, la situation est loin d’être maîtrisée, même si à la direction régionale de la protection des végétaux de Labé, on affiche un certain optimisme dans le combat. Le difficile accès aux zones touchées et le manque de produits efficaces pour combattre ces chenilles sont entre autres problèmes que les agents pulvérisateurs rencontrent sur le terrain.

Selon le directeur régional de la protection des végétaux et des denrées stockés de Labé, Alpha Oumar Bah, le ministère de l’agriculture est déjà informé de la situation. Et, on espère que ce département va réagir très vite, en fonction des besoins, pour apporter des « molécules » qui peuvent combattre et éradiquer ces chenilles.

Alpha Oumar Bah, directeur région de la protection des végétaux et des denrées stockés de Labé

« Ces derniers temps, il y a eu des attaques massives de chenilles au niveau des sous-préfectures de Sannoun et Dionfo. A Sannoun, notre première intervention nous a permis de traiter une grande partie, surtout dans les concessions. Mais, c’était très alarmant et j’avoue qu’on n’a pas pu couvrir tout le district de Diguili. Parce que non les conditions de traitements étaient difficiles, l’état même de la terre le prouve. Parce qu’elle est couverte de blocs de pierres, c’est des pentes fortes, mais aussi le matériel de travail (pulvérisateur motorisé de 100 litres sur pneus) sur lequel nous comptons était difficile à faire tourner à  l’intérieur des parcelles infectées, parce que les terrains couverts de blocs de pierres ne s’y prêtent pas. Ensuite, hier (jeudi 17 juin), nous avons été à Sannoun. Et, c’est les autorités locales qui nous ont conduit à Kourako où il y a eu le problème. Mais, à ce niveau, nous avons trouvé que le stade de cristallisation des chenilles est dépassé. Parce qu’il y a déjà eu l’émergence des insectes parfait. Nous avons été  beaucoup peinés, parce que nous savons qu’il y a un grand danger qui se prépare. Pourquoi, parce que nous savons que ce nombre important de papillons que nous avons rencontré dans les villages s’étaient attaqués aux manguiers et orangers. Mais, nous avons préconisé un traitement et nous avions utilisé un produit de contact injection inhalation pour atteindre les cibles. Et, avec ce produit, nous espérons que le résultat sera atteint entre 70 et 80%. Par la suite, nous avons fait un autre constat qui est très alarmant dans un autre village où nous avons trouvé que c’est la chenille légionnaire d’automne qui agit sur le maïs. Il y a des tapades où  70 à  80% des cultures sont atteintes. C’est très alarmant parce que la chenille légionnaire s’incruste dans la tige de la plante et c’est difficile de l’atteindre. C’est pourquoi, avec elle, il y a une gamme de produits que nous utilisons souvent pour l’éliminer. C’est le produit systémique. Et, malheureusement, la société qui envoie ce produit nous a dit qu’elle est en rupture. C’est ainsi nous avons découvert qu’il y a un autre produit qui peut réduire la capacité de nuisance de l’insecte. Nous sommes à ce niveau et nous attendons toujours l’appui de notre tutelle qui est le ministère de l’agriculture, parce qu’ils sont informés du constat qui prévaut sur le terrain. Et, nous estimons qu’ils vont réagir en fonction des besoins énumérés, surtout à des molécules qui peuvent se confirmer à l’éradication de ces chenilles », a expliqué Alpha Oumar Bah. 

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : une fille de 12 ans violée par un jeune taxi-motard

17 juin 2021 à 14 02 51 06516

Une jeune fille de 12 ans a été victime de viol hier, mercredi 16 juin 2021, à Labé. L’auteur de l’acte, un jeune conducteur de taxi moto, a été interpellé juste après les faits par des citoyens et conduit au commissariat central de police de Labé, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place. La famille de la victime, représentée par Mamadou Boussiriou Diallo, réclame justice dans cette affaire.

« La fille est apprentie couturière. Elle a quitté l’atelier de couture où elle travaille aux environs de 16 heures (mercredi) pour rentrer à la maison. Elle a signalé un conducteur de moto taxi pour que ce dernier la dépose à Fady. En cours de route, le taxi-motard lui a demandé d’accepter qu’il passe vers Thialakoun pour qu’il vérifie l’état de son bâtiment en construction. Et lorsqu’ils sont arrivés dans une zone isolée, il a demandé à la fille de descendre, tout en la menaçant avec une paire de ciseaux. Il lui a dit que si elle ne se déshabille pas, il va la tuer.

Prise de peur, et seule face son agresseur sans défense, la fille ne pouvait que lui obéir, malgré elle. Après sa salle besogne, le conducteur de taxi moto est sorti de la brousse avec la fille, il a signalé un autre taxi-motard à qui il a demandé de déposer la fille à Fady, où elle devait se rendre. Ce dernier a demandé au violeur de payer 2500 francs comme frais de transport. Il lui a remis un montant de 5000 francs et n’a même pas attendu sa monnaie. C’est ainsi que le motard a regardé la fille et il a constaté qu’elle pleurait.

Il l’a interrogée et elle lui a raconté sa mésaventure. Immédiatement, le jeune est allé informer un groupe de conducteurs de taxis motos qui étaient stationnés tout près. Ils ont tout de suite pourchassé le violeur et ont réussi à le rattraper. Il a été présenté d’abord au syndicat des conducteurs de taxis motos, avant d’être conduit au commissariat central de Labé. Nous demandons à ce qu’il soit puni à la hauteur de sa forfaiture », a dit Boussiriou Diallo.

Les examens médicaux ont confirmé que la fille a été effectivement violée. Elle suit actuellement un traitement à l’hôpital régional de Labé. Quant au violeur présumé, il est détenu au commissariat central de police de Labé, en attendant la fin de l’enquête préliminaire.

 De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com 

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La ministre Bountouraby Yattara à Labé : « Nous sommes rassurés de l’état d’avancement de la réalisation du poste de l’OMVG »

16 juin 2021 à 11 11 20 06206

En séjour depuis quelques jours dans la Guinée profonde, la ministre de l’énergie a effectué hier, mardi 15 juin 2021, une visite de terrain sur le site de construction du poste de l’OMVG (organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie) à Garambé, une commune rurale relevant de la préfecture de Labé. Et, au vu du constat, Bountouraby Yattara a dit être rassuré de l’état d’avancement des travaux de ce poste qui s’inscrit dans le cadre du projet d’interconnexion électrique des pays membres de l’OMVG, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Dans sa quête de vérité de terrain, la ministre Bountouraby Yattara s’est rendue dans plusieurs endroits de stockage de matériels et d’équipements destinés à la construction de ce poste de l’OMVG. Et, elle a pu constater de ses yeux le niveau d’exécution des travaux de ce poste.

Madame Bountouraby Yattara, ministre de l’Énergie

« Ma mission à l’intérieur du pays, notamment dans les différentes régions,  ma permis de toucher du doigt les problèmes dans le secteur de l’énergie, mais aussi d’avoir une meilleure appréciation des projets qui sont actuellement en cours au niveau du ministère de l’énergie. Cette mission m’a conduit dans plusieurs villes de la Haute Guinée et de la Forêt. Aujourd’hui nous sommes à Labé pour visiter et suivre l’état d’avancement du projet de réalisation du poste de l’OMVG qui est un poste important dans le cadre de l’interconnexion électrique de la Guinée aux autres pays de la sous-région qui sont membres de l’OMVG. Donc, cette étape de Labé est une étape importante. La Guinée était un pays obscure il ya quelques années, aujourd’hui nous avons la fierté de dire que la Guinée à accès à l’énergie et cela ira en s’améliorant. Parce qu’aujourd’hui, les lignes électriques sont en train d’être réalisées notamment la ligne OMVG. Et, la Moyenne Guinée est couverte par les projets qui sont mis en œuvres pour améliorer la desserte. Nous sommes rassurés de l’état d’avancement de la réalisation du poste de l’OMVG de Labé, par ce que à  travers ce poste, la moyenne Guinée va avoir une électricité de qualité ; et, nous allons fournir le maximum d’effort pour que le taux d’accès à l’énergie s’améliore dans notre pays », a promis  la ministre de l’énergie, madame Bountouraby Yattara.

A noter qu’avant de boucler sa mission à Labé, Bountouraby Yattara a échangé avec les techniciens de l’EDG (électricité de Guinée) pour s’enquérir des maux qui assaillent cette société dans cette région de la Moyenne Guinée. Des maux qui vont de la vétusté des équipements et installations à la faible fourniture du courant électrique à la population qui croit sans cesse.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : l’hôpital n’a que 12 poches de sang !

15 juin 2021 à 11 11 14 06146

Placée sous le thème : « donnez votre sang pour faire battre le cœur du monde », la journée internationale du don de sang a été célébrée hier, lundi 14 juin 2021, à Labé. Seulement, cette célébration est intervenue à un moment où le don de sang se fait rare dans cette préfecture ; et, la banque sanguine du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine est extrêmement dégarnie. Seules 12 poches existent dans le stock, alors que les besoins de transfusion sanguine sont récurrents dans la préfecture, a appris le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Apparemment, le don de sang ne signifie rien dans la préfecture de Labé. Les donneurs volontaires ne se bousculent pas au service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine. Et, pourtant, les besoins de transfusion sanguine sont énormes dans cette localité. Car, les interventions chirurgicales sont quasi-quotidiennes à l’hôpital régional. Mais, le stock de poches sanguine est très peu (moins d’une quinze de poches disponibles) ; et, les autorités sanitaires craignent une rupture de stock si les populations ne s’engagent pas à faire le don de sang une réalité.

Docteur Mamadou Aliou Baldé, responsable du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine de Labé

« Nous disposons d’une banque sanguine solaire qui est fonctionnelle 24 heures sur 24. Nous nous faisons la collecte et il faut que les gens comprennent que si le stock n’est pas remplacé, il va disparaître. Sinon, nous avons 12 poches actuellement à la banque, mais cela ne peut pas suffire. Car, il faut que le stock soit remplacé à tout moment. C’est pourquoi, j’invite tout le monde à venir au niveau de notre service pour donner du sang afin de sauver des vies. Seulement, il faut préciser que ne peut donner du sang, toute personne d’abord qui est en bonne santé, une personne qui n’est pas atteinte d’une maladie transmissible, une personne qui n’est pas hypo-tendue ni hyper-tendue, une personne qui n’a pas une maladie du sang telle que la drépanocytose ou de certaines maladies chroniques comme le cancer et l’hémophilie. Si c’est une femme, il faut qu’elle ne soit pas en état de grossesse et que la femme ne soit pas en période de menstrues, que l’âge de la personne soit compris entre 18 et 55 ans », a indiqué Dr Mamadou Aliou Baldé, le responsable du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine de Labé.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : la PNJDD se dote d’un bureau exécutif de 11 membres

13 juin 2021 à 10 10 31 06316

Réunis à Labé du 09 au 11 juin 2021, les membres de la plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PNJDD) se sont dotés d’un bureau exécutif. Composé de 11 membres, ce bureau est dirigé par un président élu pour un mandat de deux ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Ils sont venus des huit régions administratives de la Guinée pour prendre part à l’assemblée constitutive de la PJDD dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé. Les travaux de cette rencontre d’échange et de partage d’expérience ont permis de procéder au renforcement de cette plateforme, procéder à des élections pour meubler le bureau et se projeter dans l’avenir pour de nouvelles perspectives.

Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau DVS-BI de Conakry et chargé des relations entre DVS-BI et la PNJDD

« Le programme démocratie sans violence de la baïonnette intelligente, dans son ambition d’aider la Guinée à la construction d’un véritable État de droit sans violence, travaille avec le réseau coalition nationale pour la paix en Guinée et le réseau des jeunes, notamment les leaders de l’axe. Maintenant, de la plateforme des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PJDD) qu’on a créé depuis juin 2013 pour la zone spéciale de Conakry, aujourd’hui nous sommes en train de mettre en place la plateforme Nationale des Jeunes leaders de l’Axe pour la Démocratie et le développement (PNJDD) qui regroupe les PJDD des différentes régions administratives plus la préfecture de Dubréka. Notre objectif c’est d’instaurer l’esprit d’une lutte de non violence en Guinée. Nous nous sommes dit qu’il faut utiliser la stratégie d’aller au niveau des coins les plus chauds. C’est dans ce cadre que nous avions initié en juin 2013 une collaboration avec 35 jeunes leaders de l’axe  Hamdallaye-Kagbelen. C’est pourquoi, après multiples formations sur la stratégie de non violence, les questions de droit de l’homme, nous sommes  parvenus aujourd’hui à  mettre en place la plate-forme Nationale des Jeunes leaders de l’axe qui s’étend désormais sur l’ensemble du territoire national. Et, le champ d’action de cette plateforme Nationale, c’est la promotion de la lutte non violente. Il faut aller au combat contre la violence sur toutes ses formes en Guinée », a précisé Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau DVS-BI de Conakry et chargé des relations entre DVS-BI et la PNJDD.

Après trois jours d’intenses travaux à Labé, la PNJDD est parvenue à mettre en place un bureau exécutif de 11 membres, un conseil d’administration de 9 membres et un commissaire des comptes composé de 3 membres. Ce nouveau bureau est dirigé par un président et est élu pour un mandat de 2 ans renouvelable une fois. Il est chargé de coordonner les activités de la plateforme durant cette mandature confiée à Houda Sow, le tout nouveau président de la PNJDD.

Houda Sow, nouveau président de la PNJDD

« Étant le nouveau président élu de la PNJDD, c’est une grande fierté qui m’anime compte tenu de la confiance que mes collègues ont placé en moi. Je ferai de mon mieux pour ne pas décevoir cette confiance, afin que la PNJDD soit connue au niveau national et international dans le sens de la lutte contre la violence », promet Houda Sow.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Désaffiliation du SLECG de l’USTG ? La coordination régionale du SLECG à Labé dans un total embrouillamini

11 juin 2021 à 8 08 23 06236
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

Rien ne va plus au sein de la coordination régionale du SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée) de Aboubacar Soumah à Labé. Depuis l’annonce du départ du SLECG de l’USTG (union syndicale des travailleurs de Guinée) pour la CSTG (confédération syndicale des travailleurs de Guinée), les membres du bureau de la coordination régionale du SLECG à Labé sont à queue de poisson. Ils sont rangés en pro et anti désaffiliation et vivent entre déclaration et contre-déclaration, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Cet imbroglio a commencé avec un communiqué de ladite coordination, en date du 08 juin dernier, annonçant que « le SLECG de Labé désapprouve totalement la désaffiliation du SLECG de l’USTG ». Dans ce communiqué en date du 08 juin dernier est signé par le coordinateur régional adjoint du SLECG de Labé (Ansoumane Diallo) et déclare que « Aboubacar Soumah n’a consulté aucun général de l’intérieur pour prendre de telles décisions ». Egalement, ce communiqué accuse Aboubacar Soumah de « manque de respect » pour ceux qui l’ont élu secrétaire général du SLECG et assure que la désaffiliation qu’il prône n’engage que lui et ceux qui le suivent avec passion, tout en confondant sommet et bases.

Seulement, cette position exprimée dans ce communiqué ne refléterait pas non plus la position de la coordination régionale du SLECG de Labé. Et ce communiqué, qui a tout l’air d’une défiance envers le chef, est vigoureusement dénoncé sur place.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, jeudi 10 juin 2021, le coordinateur régional du SLECG à Labé, Mamadou Oury Hawa Labiko Diallo, a laissé entendre que ceux qui ont fait ce communiqué sont en train de se noyer. Il assure également que cette désapprobation à l’égard de Aboubacar Soumah est nulle et de nul effet.

Mamadou Oury Hawa Labiko, coordinateur régional de SLECG de Labé

« Pour moi c’est une fuite en avant de certains membres de la coordination. Ils ont toujours agit ainsi, ils n’ont jamais respecté la hiérarchie. Ces personnes qui sont en train d’agir de cette manière sont en train de se noyer. Nous avons une plate-forme où tous les enseignants de la région se retrouvent ; et, d’après le sondage, la majorité a décidé de faire encore confiance à Soumah. Depuis qu’il est là nous avons acquis assez de choses. D’abord une augmentation de 40 pour cent de notre salaire, ensuite il y a les primes qui tombent. Donc, ce n’est pas le moment de le lâcher. Il faut que nos camarades reviennent à la raison, par ce qu’ils ne peuvent pas engager la coordination de Labé. Donc, leur déclaration est nulle et de nul effet », a martelé Mamadou Oury Hawa Labiko Diallo.

Cependant, cette position changeante au gré du vent désappointe et divise les enseignants de la région. Actuellement, les « bouffes craie » vont en rangs dispersés.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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L’or de Kounsitel : c’est comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant garde

9 juin 2021 à 22 10 10 06106
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé

Tout se passe comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant garde pour prévenir les problèmes, explique l’ancien maire de Labé, dans une note transmise en exclusivité à Guineematin.com dans la soirée de ce mercredi, 9 juin 2021.

Une fois encore Gaoual est à la Une de l’actualité, non pas à cause d’un sinistre, plutôt à cause d’un événement heureux : la découverte de l’or à Kounsitel par des particuliers, il y a seulement quelques mois.

Cette découverte subite, inattendue, à un moment où le chômage et la pauvreté sont au beau fixe, a entrainé une ruée vers Kounsitel, de milliers de personnes intéressées par cette nouvelle trouvaille. Ce mouvement incontrôlé des populations n’est pas sans conséquences au plan social, économique, écologique, environnemental, sécuritaire et sanitaire.

Labé commence à payer les frais en tant que passage obligé des aventuriers, armés de leur arsenal, pour atteindre Kounsitel, devenu pour la circonstance leur Eldorado, l’éden de leurs rêves.

L’autre facette du problème, c’est bien sûr de savoir comment, à l’insu des dirigeants du pays, l’information de cette découverte a-t-elle pu atteindre toutes les régions de Guinée et au-delà les pays voisins ? Comment à l’insu de l’Etat, malgré tous les moyens d’information et de renseignements dont il dispose s’est il laissé surprendre par ce déferlement humain, au point de n’envisager des dispositions pour bloquer le processus migratoire que tardivement ?

Le peuple, sur certaines questions, semble être en avance sur les pouvoirs publics. Ce qui est grave. Tout se passe comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant-garde, c’est-à-dire prévenir les problèmes.

Et pourtant, le gouvernement ou les gouvernements qui se sont succédé depuis la deuxième République, la seule autorité politique chargée de déterminer et de conduire la politique nationale, ne peuvent pas ignorer le passé, car l’administration, les archives aidant, est et demeure une continuité.

À titre d’exemple, on peut, pour la circonstance, rappeler un passage du discours du président Ahmed Sékou Touré, devant les populations de Koumbia sinistrées par le tremblement de terre du 28 décembre 1983 dont le bilan se chiffrait à 275 morts, des portés disparus, des centaines de blessés et d’importants dégâts matériels dont des villages disparus. 

« Cet évènement que nous avons vécu, permettez-nous de vous le dire, cet événement disons-nous, est un signe de bonheur pour le peuple guinéen. C’est la preuve qu’il existe de l’uranium, du manganèse, de la bauxite, du cuivre, de l’argent, de l’or, du pétrole, du gaz naturel. Nous avons d’ailleurs appris que beaucoup d’animaux étaient tous morts, le jour du séisme, asphyxiés par le gaz. Je dis cela sans aucun orgueil… Donc, une nouvelle source apparaît. C’est comme si on avait un peu oublié ce secteur pour la prospérité. Cet événement vient nous rappeler que nous devons nous occuper du sous-sol de Gaoual ! Et soyez certains que le gouvernement va s’occuper sérieusement de la prospection, de la valorisation progressive des immenses potentialités que recèle le sous-sol de Gaoual… Nous savons aussi qu’il y a ici des sources thermales importantes et une grande nappe d’eau minérale existe ici ». 

C’est dire que le premier président guinéen a déjà prévenu la postérité sur les objectifs gouvernementaux à atteindre dans les meilleurs délais possibles. Espérons que l’or de Kounsitel ne sera pas « l’or de Karibi ».

Par Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé

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Désaffiliation du SLECG de l’USTG : l’antenne de Labé désavoue Aboubacar Soumah

9 juin 2021 à 13 01 11 06116
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

La coordination régionale du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée à Labé n’est pas d’accord avec la désaffiliation du SLECG de l’USTG. Elle désavoue Aboubacar Soumah, le secrétaire général de l’organisation syndicale, qui a annoncé cette décision la semaine dernière. La base du SLECG dans cette région dit n’avoir pas été consultée par rapport à cette désaffiliation, et annonce qu’elle reste et demeure membre de la centrale syndicale USTG.

Elle l’a fait savoir à travers une déclaration que Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous :

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Koubia : une femme verse de l’eau chaude sur son mari

5 juin 2021 à 10 10 21 06216

Une jeune femme a brûlé son mari avec de l’eau chaude, à Koubia. L’acte s’est passé dans la nuit du vendredi, 21 mai 2021, à Tinkal, un village relevant du district de Saarè-Kindja, dans la sous-préfecture de Missira, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après le dîner, Ibrahima Sory Baldé, la cinquantaine, est rentré se reposer. Il n’imaginait pas un seul instant les intentions de son épouse, Safiatou Baldé, la trentaine. Après avoir fini de chauffer l’eau, la jeune femme est allée prendre son bébé de 2 mois, qui était couché à côté de son mari, pour le mettre à l’abri. Elle est ensuite partie chercher l’eau bouillante pour venir le verser sur son mari.

Acte de vengeance

Ibrahima Sory Baldé a été évacué à l’hôpital préfectoral de Koubia pour soigner ses brûlures. De son côté, son épouse a été interpellée par la police, avant d’être confiée provisoirement à ses parents, parce qu’elle allaite un bébé de 2 mois. Selon les informations recueillies par le commissariat central de police de Koubia, Safiatou Baldé a agi ainsi pour se venger de son mari.

En effet, une dispute avait éclaté entre les deux dans la journée, pendant qu’ils semaient le maïs. L’homme avait battu son épouse parce qu’elle refusait, selon lui, de faire du sérieux dans le travail.

Alpha Koubia Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628546933

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Labé : l’UICN lance les actions de restauration et de conservation du site Ramsar Gambie-Oundou-Liti

3 juin 2021 à 13 01 25 06256

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a procédé au lancement officiel de l’activité de mise en œuvre des actions de restauration et de conservation du site Ramsar Gambie-Oundou-Liti, dans le massif du Fouta Djallon. La cérémonie a eu lieu le mardi, 1er juin 2021, dans la ville de Labé, en présence des autorités régionales et des représentants des communautés concernées. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’environnement, prévue le 5 juin prochain, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Labé.

La Guinée compte actuellement 16 sites Ramsar. Des écosystèmes particuliers qui revêtent une importance capitale pour l’humanité et la conservation de la biodiversité. En effet, ils créent des produits et moyens d’existence durable pour l’humanité, épurent et filtrent les substances dangereuses dans les eaux polluées et constituent des amortisseurs de choc de la nature. Mais le constat que ces sites subissent actuellement d’énormes pressions et menaces d’origine anthropique ou naturelle qui affectent gravement les ressources naturelles qu’ils recèlent.

Parmi ces menaces, figurent les pratiques agricole et d’élevage extensives traditionnelles, qui occasionnent des dégradations et des pertes d’habitats pour les espèces et le braconnage qui contribue à la raréfaction des ressources fauniques. C’est partant de ce constat que l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), à travers le projet PREE (Partenariat Régional sur l’Eau et l’Environnement en Afrique centrale et occidentale), a décidé de mener des actions concrètes de protection et de restauration de ces écosystèmes dégradés.

Pour cette année, ce sont les sites Ramsar Gambie-Oundou-Liti (situé entre les préfectures de Koubia et de Mali, dans la région de Labé) et Ramsar Tinkisso (situé entre les préfectures de Dabola, Dinguiraye et Kouroussa) qui sont concernées par ces actions. L’étape de Labé a démarré ce mardi 1er juin 2021, à travers une cérémonie qui a mobilisé l’ensemble des acteurs concernés. Une occasion mise à profit par Richard Labilé Sagno, le représentant de l’UICN en Guinée, pour expliquer l’origine de cette initiative et annoncer les activités à réaliser sur le terrain.

Richard Labilé Sagno, représentant de l’UICN en Guinée

« L’UICN est un organisme international qui a beaucoup d’expertise en matière environnementale, qui est représenté dans 54 pays. Et cette année, la Guinée a bénéficié d’une représentation physique au sein de cette institution. Et les Nations Unies ont initié une action au niveau global pour que cette année, on puisse coordonner un peu la célébration de la journée mondiale de l’environnement. Et pour cela, nous allons mener des activités sur le terrain dans le but de restaurer les écosystèmes. Ces activités se feront sur le site Ramsar Tinkisso et le site Ramsar Gambie-Oundou-Liti », a-t-il indiqué.

Parlant de ce dernier site qui se trouve dans la région de Labé, il a annoncé que « nous allons élaborer un plan de gestion qui nous permettra de planifier ce que nous allons faire dans 5 ans, qui prend en compte les priorités de chaque couche. Mais aussi, nous allons faire des actions de reboisement. Avec la communauté, nous allons identifier des sites qui sont vulnérables pour reboiser ces zones afin de favoriser l’équilibre des écosystèmes. A Kona également, dans la préfecture de Tougué, nous avons deux grosses activités à réaliser. Il s’agit de l’aménagement d’un périmètre irrigué de 4 hectares équipé d’énergie solaire », a dit Richard Labilé Sagno.

A côté de ces activités de restauration et de protection des écosystèmes, le projet prévoit aussi un appui aux femmes qui évoluent dans l’exploitation du Néré et du Karité. « Malheureusement, les femmes qui sont dans le circuit ne connaissent pas le système du marché. Et nous, dans ce sens, nous allons accompagner ces femmes pour les former dans ce qu’on appelle la méthode ADM (Analyse et Développement des Marchés) accompagnée par des outils qu’on va mettre à leur disposition pour améliorer leurs conditions de vie et leurs revenus », a ajouté le représentant de l’UICN en Guinée.

Le ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts a été représenté à cette cérémonie par le directeur général de l’Office Guinéen des Parcs et Réserves (OGUIPAR). Mamady Saiba Keïta a exprimé la satisfaction du département par rapport au lancement de ces actions qui vont durer cinq jours, et qui visent à assurer la restauration et la conservation du site Ramsar Gambie-Oundou-Liti.

« Ces cinq jours sont d’une importance capitale pour le gouvernement du Pr Alpha Condé et particulièrement le ministère de l’Environnement des Eaux et Forêts. La restauration de l’écosystème des zones humides s’inscrit parmi les priorités de la stratégie environnementale de notre pays, afin de contribuer à l’effort de la communauté internationale dans la conservation de la nature. Je remercie l’UICN pour son accompagnement au gouvernement guinéen pour lui permettre d’honorer ses engagements internationaux en matière de gouvernance de l’environnement et des ressources en eau », a dit M. Keïta.

A noter que le projet PREE (Partenariat Régional sur l’Eau et l’Environnement en Afrique centrale et occidentale) de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) est financé par l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI). Il est mis en œuvre en collaboration avec l’Office Guinéen des Parcs et Réserves (OGUIPAR).

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Arrestation d’un groupe d’assassins présumés : les précisions du parquet de Labé

2 juin 2021 à 20 08 04 06046
Patrice Koman Koivogui, substitut du procureur de Labé

Comme annoncé précédemment, Abdourahamane Diallo (Bia), un déréglé mental, avait été retrouvé mort, le 09 mai dernier, dans une boutique à Daka1, dans la commune urbaine de Labé. Ce jeune d’une trentaine d’années avait été tué par balle par des voleurs qui voulaient dévaliser une boutique devant laquelle il se trouvait. Ses assassins avaient pris la fuite après leur sale besogne ; mais, les enquêtes ouvertes par les « unités de police judiciaire » de Labé ont finalement été mis aux arrêts par l’escadron mobile N°8. La nouvelle de l’arrestation de ces présumés assassins a été rendue publique ce mercredi, 02 juin 2021, par le parquet du tribunal de première instance de Labé, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette région de la Moyenne Guinée.

Selon nos informations, ce sont trois personnes (Mamadou Bandjougou Keïta âgé de 14 ans, Alpha Oumar Barry alias Dion Goro âgé de 18 ans et Mamadou Diallo alias Cissé âgé de 36 ans) qui ont été interpellées dans cette affaire. Ils ont été auditionnés et déférés au parquet du tribunal de première instance de Labé pour « vol doublé de meurtre ». Et, à travers un « réquisitoire », le parquet a déjà saisi le cabinet d’instruction pour l’ouverture d’une information judiciaire. Le substitut du procureur près du TPI de Labé, Patrice Koman Koïvogui, promet que justice sera faite pour permettre à la famille de la victime (Abdourahamane Diallo) de faire son deuil.

« Le commissaire de police de Labé a été informé le 09 Mai de la découverte d’un corps sans vie à Daka 1. Du coup, une équipe de la police s’est rendue sur les lieux pour procéder à un constat. Devant cette boutique, il y avait deux cadenas, ainsi qu’une barre mesurant environ un mètre. A l’issue de ce constat des enquêtes ont été ouvertes par la police, mais également de toutes les autres unités de polices judiciaires. Sur ce, au cours de la semaine passée, l’escadron mobile numéro 8 de Labé a reçu une plainte pour un autre cas de vol. Donc, à l’examen de ce dossier de vol, quatre individus ont été interpellés. Et parmi eux, un a eu  à avouer les faits portés contre lui, tout en précisant qu’il a participé également au cas de vol qui a eu lieu à Dakar 1 courant du mois de mai et où un homme avait trouvé la mort.  Sur ses aveux, il a dénoncé ses co-auteurs qui sont au nombre de deux. Et, rapidement, les services de sécurité se sont mis à leur recherche. Dans la nuit du 31 Mai, aux environs de 4 heures, les deux co-auteurs qui étaient en fuite ont été interpellés. Tous ont été interrogés pour des faits de vol aggravé, mais également de meurtre. Il faut préciser que le mineur de 14 ans est pratiquement connu de la maison centrale de Labé pour des cas de petits vols. Le majeur a également purgé une peine à la maison centrale de Labé, mais également à la maison centrale de Kindia. A l’état actuel, comme c’est une affaire criminelle, nous avons saisi le juge d’instruction à travers un réquisitoire à l’effet de poursuivre les investigations. A l’issu donc de l’instruction, le dossier fera forcément l’objet d’un jugement pour que les parents de la victime puissent faire le deuil dans les conditions les plus appropriées », a indiqué le parquetier Patrice Koman Koïvogui.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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CONAREG- Labé : Série de dialogues contre les violences en milieux scolaires et universitaires

1 juin 2021 à 18 06 50 06506
Ismael Dieng, coordinateur CONAREG Moyenne Guinée

L’antenne régionale de la Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG) a lancé, ce mardi, 1er juin 2021, dans la commune urbaine de Labé, une série de dialogues entre enseignants, élèves, étudiants et parents d’élèves en vue de lutter efficacement contre les violences en milieux scolaires et universitaires, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée. 

L’initiative vise à partager certaines informations en vue de promouvoir la paix et la non-violence en milieux scolaires et universitaires, selon le coordinateur régional du CONAREG en Moyenne Guinée, Ismaël Dieng.

« Nous remercions Dieu. Tous les invités ont répondu et participent à la rencontre. C’est déjà un premier acquis. Et pour le moment, la rencontre se déroule convenablement. Nous projetons un film documentaire que le Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG) a réalisé pour retracer un peu l’histoire sociopolitique de la Guinée, particulièrement les violences vécues dans notre pays depuis l’indépendance. C’est un film documentaire qui a une durée d’une heure de temps. Que nous avons estimé nécessaire de partager avec les éducateurs, surtout avec les jeunes élèves qui vont suivre le film. Certainement, ils auront des impressions à nous confier. Nous allons aménager un temps après la projection du film pour pouvoir ouvrir le débat » a-t-il expliqué

Cette activité se déroule en présence du chargé des programmes du CONAREG, Souleymane Camara venu dans le cadre du suivi de ce qui a été fait le mois d’avril passé.

Souleymane Camara, chargé des programmes CONAREG

« Nous sommes là pour accompagner les éducateurs à animer les dialogues avec les lycéens et les étudiants sur des thématiques qui engagent les jeunes à savoir la consommation des stupéfiants, et tous les thématiques qui gangrènent aujourd’hui la jeunesse » précise-t-il.

Le choix de la jeunesse se justifie par le souci d’expliquer à cette couche juvénile ce qui s’est passé dans ce pays, ce quoi leur pays, afin de prévenir d’éventuelles violences des droits de l’homme à venir en Guinée.

« C’est en cela que nous essayons de travailler avec ces jeunes pour qu’ils puissent vraiment s’outiller, connaître l’histoire du pays et éviter ce qui s’est passé dans ces années dernières » ajoute-t-il.

Sur le déroulement de l’activité, il convient de rappeler que les éducateurs qui ont été formés au mois d’avril dernier ont été outillés sur certains principes de la justice transitionnelle et la prévention des conflits.

« A leur tour, on leur a demandé de véhiculer le plus largement possible ces thématiques. Chacun a identifié une thématique et des parties prenantes afin que les intéressés puissent être autour d’une table et dialoguer. Ce n’est pas une formation, mais c’est un dialogue. Amener chaque participant à partager son histoire, son avis et apporter des solutions aux problèmes » a insisté Souleymane Camara.

Pour cette activité, l’antenne régionale du CONAREG organise 4 dialogues : « pour la journée d’aujourd’hui, la thématique concerne la consommation des stupéfiants en milieu scolaire. Après-demain, jeudi, on aura un autre dialogue portant sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire. Le troisième dialogue qui aura lieu le samedi sera consacré aux violences physiques et verbales entre professeurs et élèves. Le dernier prévu à l’université portera sur tout ce qui est de la violence en milieu universitaire. Vous savez que ces derniers temps, les campus universitaires sont réputés être  des théâtres d’affrontements. Il y a souvent des problèmes de ce genre qui surgissent au sein des établissements d’enseignement supérieur » a déclaré le coordinateur régional de l’antenne CONAREG en Moyenne Guinée, Ismaël Dieng.

Parlant de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire, Mamadou Bobo Diallo, professeur d’histoire au collège Daka II a établi le dialogue avec ses élèves depuis la fin de la formation qu’il a reçue du CONAREG au mois d’avril 2021.

Mamadou Baïlo Diallo, professeur d’histoire et facilitateur

« La méthodologie est simple. C’est un dialogue. Faire parler chacun, éducateurs et élèves, sur des expériences personnelles qu’ils ont eu à avoir, peut-être, eux qui ont été touchés, peut-être, par ses stupéfiants ou des collègues, des amis à eux, et voir dans  ces expériences personnelles, comment trouver des solutions, s’ils ont trouvé des solutions » a-t-il noté.

Quelles sont causes de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire évoquées par les élèves participants à ce cadre dialogue.

« En général, quand les jeunes s’adonnent aux stupéfiants, la première chose qu’ils recherchent, c’est le plaisir personnel. Mais, les causes réelles sont différentes par rapport à ce qu’ils peuvent vivre en famille, ce qu’ils vivent personnellement avec leurs amis. Des fois aussi, c’est juste pour faire le petit malin avec leurs amis pour dire qu’ils sont des jeunes branchés » fait-il remarquer.

Ce programme ambitieux ne saurait réussir sans la volonté politique réelle des autorités du pays : « l’appel que je lance c’est à l’endroit des autorités. C’est d’encourager ces initiatives en participants aussi. Au fait, tout ce que la société civile peut faire c’est de véhiculer des messages. Mais, concrètement, si l’Etat ne s’implique pas on ne peut pas aboutir dans ce que nous faisons. C’est pourquoi nous appelons l’Etat aussi à faire de son mieux pour que la prévention des conflits, la justice soient des choses qui sont réelles dans le pays », conclu Souleymane Camara, chargé des programmes de la CONAREG.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334   

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Labé : le litre de carburant vendu à 15 000 francs au marché noir

31 mai 2021 à 12 12 19 05195

Avant même l’augmentation du prix du carburant, annoncée par le gouvernement, les habitants de Labé achètent l’essence déjà beaucoup plus cher que prévu. Fixé à 9.000 francs à la pompe, le litre de carburant est vendu aujourd’hui à 15.000 francs au marché noir, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Alors que le gouvernement n’a annoncé aucune date pour procéder au réajustement du prix du carburant à la pompe, une véritable spéculation est en cours à Labé. Ce dimanche, 30 mai 2021, les habitants de la ville se sont réveillés avec une crise de carburant. Toutes les stations-service sont fermées, laissant le monopole de la vente de l’essence au marché noir. Une aubaine pour les acteurs de ce marché parallèle, qui fixent les prix à leur guise. Une situation que déplore Mamadou Oury Sow, habitant d’un quartier périphérique de la ville de Labé.

Mamadou Oury Sow, habitant d’un quartier périphérique de la ville de Labé

« J’ai quitté Saala Ndouyébhé pour venir chercher du carburant en ville, parce qu’il n’y a pas de station-service là-bas. Mais je suis venu trouver que toutes les stations sont fermées. Après avoir fait un tour dans la ville, j’ai décidé de me tourner vers le marché noir, parce que j’ai un programme urgent. Et j’ai acheté le litre d’essence à 15.000 francs au marché noir. C’est vraiment décevant de constater une telle situation, car le gouvernement n’a même pas annoncé d’abord l’augmentation du prix du carburant. Ce sont les citoyens eux-mêmes qui en profitent pour faire de la spéculation », regrette ce citoyen.

Ce conducteur de taxi moto observe aussi cette situation avec beaucoup d’amertume. « La situation me dépasse. Le litre de carburant se vend à 15.000 francs au marché noir. Cela ralentit nos activités parce que nous, on n’a pas augmenté les frais de transport par tronçon. Je demande au gouvernement de faire vite une déclaration pour situer les gens sur cette affaire de carburant », a-t-il lancé.

A noter que certaines stations-service de la ville ont repris le travail ce lundi matin, en vendant le litre d’essence au prix normal (9000 francs). Les usagers d’engins roulants font la queue pour être servis.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Vol et incendie au domicile du député de Labé : 8 personnes condamnées à la prison à perpétuité

29 mai 2021 à 14 02 08 05085
Le domicile du député uninominal de Labé, incendié le 23 mars 2020

Le tribunal criminel de Labé a condamné hier, vendredi 28 mai 2021, 11 personnes qui étaient poursuivies dans le cadre des attaques contre les domiciles du député uninominal de Labé et du coordinateur du mouvement « Djokken Alpha ». Huit des onze accusés, qui sont en fuite, ont écopé de la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ils étaient au total 12 personnes poursuivies dans ce dossier relatif aux attaques qui ont visé le domicile de Thierno Aliou Mosquée Diallo, député uninominal de Labé, et Samba Camara, coordinateur du mouvement de soutien au président Alpha Condé, dénommé « Djokken Alpha » (suivons Alpha). Des attaques qui ont eu lieu respectivement au lendemain du double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) du 22 mars 2020 et après l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

L’un d’eux, qui est mineur, a été mis à la disposition du tribunal pour enfants, et les 11 autres ont été renvoyés devant le tribunal criminel de Labé pour des faits de destruction d’édifices privés, incendie volontaire et vol aggravé. Mais c’est seulement 3 accusés qui ont comparu dans cette affaire, puisque les 8 autres sont en fuite. A la barre, Abdoul Karim Barry, Mamadou Samba Barry et Sadou Diallo, sont sous mandat de dépôt depuis le 18 novembre 2020, ont tous nié les faits mis à leur charge.

Même si certains d’entre eux ont reconnu avoir détenu des objets volés, ils ont assuré qu’ils ne savaient pas que leur origine était frauduleuse. A l’issue des débats, le tribunal a estimé que les 3 accusés ne sont pas coupables des faits de destruction d’édifices privés et incendie volontaire et les a renvoyés des fins de poursuite pour ces faits. Par contre, la juridiction les a retenu dans les liens de la culpabilité du délit de vol aggravé, les condamnant à 2 ans d’emprisonnement chacun.

Quant aux 8 autres accusés, en fuite, le juge Laye Kourouma les a déclarés coupables des faits d’incendie volontaire et de vol aggravé. Il les a condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté de 30 ans, tout en décernant un mandat d’arrêt à l’audience contre eux. Et, ce mandat a déjà commencé à être exécuté. Car l’un des concernés a été interpellé dans la soirée de ce vendredi même à Labé, a confié Patrice Koman Koïvogui, substitut procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un imam et un muezzin suspendus, après une chaude dispute à cause d’une feuille de tôle

27 mai 2021 à 20 08 05 05055

Un imam et un muezzin ont failli en venir aux mains à Labé, après une chaude dispute qui les a opposés à cause d’une feuille de tôle. Cet incident s’est produit Natibaly, un secteur du district de Seghen, dans la sous-préfecture de Garambé. Les autorités religieuses locales ont décidé de suspendre les deux religieux pour une durée indéterminée, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Selon le président du district de Seghen, c’est à cause d’une ancienne feuille tôle enlevée au niveau de la toiture de leur mosquée, en rénovation, que les deux religieux se sont chaudement disputés. Chacun d’eux voulait récupérer cette feuille de tôle pour l’offrir à un proche. « Effectivement, il y a eu un malentendu entre un imam et un muezzin à la mosquée de Natibaly. Selon les informations qui me sont parvenues, chacun d’eux voulait récupérer une feuille de tôle provenant de la toiture de leur mosquée, en réfection. Chacun d’eux voulait offrir cette feuille de tôle à un de ses proches.

Donc, ce n’était même pas pour eux. C’est ainsi que chacun a pris un côté, et une chaude dispute a éclaté entre eux. Après cela, nous avons tenu une réunion, au cours de laquelle il a été décidé de suspendre les deux religieux pour éviter d’éventuels accrochages entre eux. Donc ils sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Et, les autorités religieuses locales ont interpellé le premier imam, étant le président du conseil de mosquée, pour qu’il prenne ses responsabilités dans la gestion de ce lieu de culte », a expliqué Abdourahmane Tafsir Sow.

De son côté, le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses de Labé dit avoir été saisi de cette affaire. Il dit avoir demandé au responsable des Affaires religieuses de la sous-préfecture de Garambé, de lui fournir un rapport d’explication sur cet incident.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Viol, meurtre… des peines de 5 à 10 ans de prison contre des accusés au TPI de Labé

27 mai 2021 à 10 10 38 05385

En audience criminelle hier, mercredi 26 mai 2021, le tribunal de première instance de Labé s’est penché sur les dossiers de trois accusés (dont une fille) renvoyés par devant lui pour différentes infractions. Et, à l’issue des débats, ces accusés (Mamadou Cherif Diallo, Ibrahima Kalil Diallo et Mariama Diallo) ont été reconnus coupables respectivement des faits de viol suivi d’assassinat, attentat à la pudeur et meurtre qui pèsent à leur encontre. Le tribunal les a condamnés à des peines allant de 5 à 10 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Tout d’abord, le tribunal s’est penché sur l’affaire ministère public contre Mamadou Cherif Diallo. Ce jeune accusé est poursuivi pour viol suivi d’assassinat, des faits pour lesquels il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 17 octobre 2020. Et, au terme des débats contradictoires à la barre, le tribunal l’a déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés. Et, pour la répression, le tribunal l’a condamné à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 6 ans.

Ensuite, le tribunal a examiné le cas de Mariama Diallo, poursuivie pour meurtre. Cette jeune accusée a été trimbalée en justice pour avoir tué un nouveau-né (son propre enfant) de moins de deux mois. Et, à l’issue des débats, elle a été déclaré coupable et condamnée à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 6 ans.

La troisième affaire qui était sur la table du tribunal criminel de Labé ce mercredi concernait Ibrahima Kalil Diallo, poursuivi pour attentat à la pudeur avec violence sur des fillettes âgées de 10 ans. A la barre, l’accusé a laissé entendre qu’il était dans un état d’ébriété au moment de la commission des faits à lui reprochés. Mais, son argument n’a guère convaincu le tribunal. Il a donc été déclaré coupable et condamné à 5 ans de réclusion criminelle et au paiement de 500 mille francs guinéens d’amende.  

Labé, Alpha  Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : la mairie et les syndicats des taxis motos à couteaux tirés

26 mai 2021 à 18 06 11 05115

Rien ne va plus entre les syndicats des conducteurs de taxis motos et les autorités communales de Labé. Les deux camps s’opposent autour de l’opération de recensement des taxi-motards de la ville, initiée récemment par la mairie, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

A l’issue d’une réunion tenue ce mardi, 25 mai 2021, l’intersyndical des taxis motos s’est fendue d’une déclaration, dans laquelle il annonce la suspension de sa participation au processus de recensement des membres de la corporation, initié récemment par la mairie de Labé. Les syndicalistes dénoncent une « opération mafieuse », dont l’objectif est de nuire à leur secteur.

« On a suspendu notre participation à cette opération de recensement pour la simple raison que les autorités communales ne sont pas claires sur ce qu’elles sont en train de faire. Pour preuve, dans un premier temps, ils nous avaient dit que le recensement n’allait pas être un facteur de résilience du contrat établit entre nous. Mais nous avons compris que derrière ce recensement, ils veulent éliminer tous nos chefs de gares et nos contrôleurs qui sont sur le terrain. Nous nous opposons fermement à cela.

C’est pourquoi, nous invitons tous les conducteurs de taxis motos affiliés à nos deux structures syndicales (CNTG et USTG, ndlr), à rester sereins et à suivre le mot d’ordre donné par nous les responsables syndicaux. Qu’ils sachent que nous n’allons pas les trahir dans ce combat », a indiqué Thierno Abdourahmane Pammel Diallo, le secrétaire général du syndicat des conducteurs de taxis motos de Labé, affilié à la CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée).

Mais, cette sortie de l’intersyndical des taxis motos n’entame en rien la détermination des autorités communales à mener l’opération de recensement des taxi-motards. Younoussa Baldé, président de la commission Economie et Finances à la mairie de Labé, indique ce processus se poursuivra avec ou sans les syndicalistes jusqu’au bout.

« Notre souhait le plus ardent, c’était de continuer notre partenariat gagnant-gagnant avec les taxi-motards. Mais s’ils trouvent qu’ils n’ont plus un intérêt à défendre dans le processus, ils tout à fait le droit de se retirer. Qu’à cela ne tienne, la commune continuera de travailler pour le bonheur de tous et pour la sécurisation de ses recettes, avec ou sans la corporation des taxis motos. Il reviendra à la commune de faire appel à un ensemble s’il le faut même des taxis motos, comme ils maitrisent le secteur pour qu’on collabore, ou alors on fait un appel d’offre. Mais qu’ils sachent qu’avec ou sans eux, le recensement se fera », a annoncé ce conseiller communal.

Pour l’heure, aucune date n’a été annoncée pour le début de ce recensement, qui est diversement apprécié par les conducteurs de taxis motos.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : une vieille dame sauvée de justesse dans un puits

24 mai 2021 à 17 05 29 05295

Une vieille femme est tombée dans un puits ce lundi, 24 mai 2021, à Labé. L’intervention rapide des agents de la protection civile a permis de la sauver, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

L’accident s’est produit au quartier Koulidara, dans la commune urbaine de Labé. Fatoumata Bamby, âgée d’une soixantaine d’années, était partie puiser de l’eau dans un puits. Elle a glissé et est tombée dans le puits. Heureusement, elle a pu tenir le coup jusqu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers, qui sont rapidement intervenus pour la sauver. Après les soins reçus à l’hôpital, la vieille dame se porte bien, indique Elhadj Ibrahima Sory Barry, président du conseil de quartier de Koulidara.

« J’étais au centre-ville, lorsque des citoyens de Koulidara m’ont appelé pour m’informer qu’une vieille femme est tombée dans un puits. Immédiatement, je me suis rendu dans les locaux du service des sapeurs-pompiers, qui a dépêché une équipe sur les lieux. Heureusement, ils ont réussi à sauver sa vie. Elle a été transférée d’urgence à l’hôpital régional de Labé. Et, selon les médecins, sa vie n’est pas en danger. Moi-même j’ai échangé avec elle. Elle va bien », a dit l’autorité locale.

« Je demande à tous les citoyens de Koulidara, propriétaires de domaines sur lesquels il y a des trous béants, de les fermer ou de les sécuriser le plus tôt que possible. Cela, pour sauver les vies des personnes non seulement, mais aussi celles des animaux », a ajouté Elhadj Ibrahima Sory Barry.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Labé : pourquoi Madifing Diané s’est rendu à la frontière guinéo-sénégalaise ?

22 mai 2021 à 8 08 11 05115
Elhadj Madifing Diané, Gouverneur de Labé

Récemment, le gouverneur de Labé a effectué une visite au niveau des frontières entre la Guinée et ses du Mali et du Sénégal. Et, cela a suscité un espoir dans la région quant à la réouverture de la frontière guinéo-sénégalaise, fermée depuis plus de 7 mois par une décision des autorités guinéennes.

Mais dans un entretien qu’il a accordé au correspondant de Guineematin.com à Labé, ce vendredi 21 mai 2021, Madifing Diané a précisé que sa visite n’a rien à voir avec une éventuelle réouverture de cette frontière. Selon lui, il est allé sur le terrain juste pour s’imprégner de la situation sécuritaire qui prévaut au niveau de ces deux frontières.

« Effectivement, j’étais sur les frontières. J’ai été jusqu’au Tri point, à Diaka, qui fait à la fois frontière entre le Sénégal et le Mali. Mais la visite du gouverneur, c’est juste une visite de routine pour voir comment fonctionnent les dispositifs de sécurité, s’il n’y a pas d’abus sur les populations, et voir dans quelle mesure cela fonctionne à la frontière. Et, j’ai été très satisfait du résultat que j’ai trouvé sur le terrain.

Car les dispositifs de sécurité fonctionnent bien, les agents sont sérieux, parce que je n’ai pas reçu de plainte de la population sur un comportement d’un agent que ce soit de l’armée, de la douane, de la police ou de la gendarmerie. Donc je suis revenu avec une note de grande satisfaction », a déclaré Elhadj Madifing, gouverneur de la région administrative de Labé.

En octobre 2020, la Guinée a fermé ses frontières terrestres avec le Sénégal, la Guinée Bissau et la Sierra Leone. Si cette dernière a été rouverte il y a quelques mois, les deux premières restent toujours fermées, officiellement pour des raisons sécuritaires. Cette décision entraîne des conséquences négatives en Guinée au Sénégal, deux pays qui ont des échanges commerciaux très denses.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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