Niamey : « Non à un 3ème mandat en Afrique »

3 octobre 2019 à 11 11 51 105110
Alpha Condé veut changer la Constitution pour avoir un mandat à vie à la tête de la Guinée

Plusieurs anciens chefs d’Etat, des constitutionalistes de renommée mondiale sont à Niamey dans le cadre d’une Conférence internationale sur le Constitutionalisme et la Consolidation de la Démocratie en Afrique. Nicéphore Soglo du Benin, Goodluck Jonathan du Nigeria, Mahamane Ousmane, ancien président du Niger, ainsi que l’ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Searlef sont invités à la réunion.

Le chef de l’état nigérien, Issoufou Mahamadou, hôte du sommet, a réaffirmé son engagement à ne pas se représenter lors élections présidentielles de 2021. « Je respecterai scrupuleusement les dispositions de la République du Niger. Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu, ce sera une première dans notre pays depuis son accession à l’indépendance », a déclaré le président Issoufou Mahamadou

Tout en faisant remarquer qu’en Afrique, 35 pays ont limité les mandats, 12 n’ont aucune limitation, six ayant aboli la limitation et deux ayant modifié la limitation, Issoufou Mahamadou a ajouté que « le peuple aspire au changement de manière périodique et la limitation de mandats lui offre cette opportunité ».

Selon un participant, l’objectif de la rencontre de Niamey est d’amener les dirigeants africains, notamment ceux de la sous-région, à éviter de modifier la constitution de leur pays pour s’éterniser au pouvoir.

Un signal fort pour dissuader certains présidents de la sous-région qu’il « y a une vie après la présidence » dira le participant.

Les discussions, qui dureront trois jours, sont organisées par le National Democratic Institute (NDI) en partenariat avec Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), Africa Forum et la Fondation Koffi Annan.

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Massacre du 28 septembre 2009 : à la rencontre d’une victime qui vit dans la misère à Dakar

1 octobre 2019 à 14 02 34 103410

Le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre 2009 dans le stade du même nom à Conakry a été commémoré en fin de semaine dernière en Guinée. Une date renfermant souvenirs traumatisant et colère frénétique chez la plupart des victimes encore vivantes qui ne réclament que la justice. C’est le cas de Fatoumata Barry qui a fui le pays après ces douloureux événements pour se réfugier dans la capitale sénégalaise.

Comme beaucoup de guinéens, elle a suivi la sortie médiatique du ministre guinéen de la justice par intérim à la veille de cette date anniversaire. Mohamed Lamine Fofana a tenu à rassurer que son département est à pied d’œuvre pour permettre la bonne tenue du procès. Il promet qu’avant la fin de l’année, il y aura une évolution dans le dossier.

Nonobstant ces propos du ministre guinéen de la justice qui peuvent constituer une lueur d’espoir pour ces nombreuses victimes qui ont soif de justice, Fatoumata Barry est loin d’être rassurée. Pour elle, il ne s’agit là que d’une simple promesse qui, comme les précédentes, ne sera pas suivie d’effet. Car certaines personnes inculpées par la justice guinéenne continuent de bénéficier du soutien et de l’appui de l’actuel chef de l’Etat Alpha Condé.

Fatoumata Barry qui vit dans des conditions extrêmement difficiles à Dakar, explique qu’elle arrive à survivre grâce à son petit commerce. Elle vend du thé et des bonbons.

Un petit commerce dont les bénéfices ne lui permettent pas de se nourrir à sa faim, encore moins se prendre une chambre. C’est pourquoi, elle est actuellement sans domicile fixe dans la capitale sénégalaise. C’est avec beaucoup d’inquiétudes et d’impuissance qu’elle assiste à la tombée de chaque nuit. Car cette période représente pour elle celle de tous les dangers.

Avec un air triste, elle lance : « ma situation est critique. Sans maison, je suis dans l’insécurité. Dormir dans des chantiers en construction où sur la terrasse des gens n’a rien de rassurant d’autant plus que je suis une femme. »

Se sentant abandonnée, elle ne cache pas sa frustration envers son parti, l’UFDG, qui ne lui apporte aucune assistance et aucune attention. A la question de savoir est-ce qu’elle a été contactée par les ONG guinéennes s’intéressant au sort des victimes du massacre du 28 septembre 2009, elle sourit timidement et répond par la négative.

« Je n’ai été contactée par personne. Ni même par l’association des victimes du massacre du 28 septembre 2009. Si vous ne m’aviez pas donnée l’opportunité de m’exprimer en ce jour marquant le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre, personne n’allait même se rappeler de mon existence », soutient-elle.

C’est avec fulgurance qu’elle passe du rire à la mélancolie, de la colère à la détermination de rentrer en Guinée afin de poursuivre la lutte pour l’instauration d’un vrai Etat de droit, socle de tout développement.

Par Alpha Amadou Diari Diallo, blogueur guinéen vivant à Dakar

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Maroc : la jeunesse africaine revendique sa place dans le développement du continent

27 septembre 2019 à 16 04 00 09009

« Permettre aux jeunes Africains, de s’impliquer pleinement dans la gestion des affaires publiques et locales sur le continent, mettre en lumière des pratiques à succès dans les pays afin de partager ces bonnes pratiques et créer à l’échelle du continent autour des politiques et programmes destinés aux jeunes », tels sont entre autres objectifs de ce forum, premier du genre sur le continent, qui se tient depuis ce 26 septembre ce, pour 3 jours à Agadir au Maroc.

Une rencontre qui en vaut la peine, surtout que plus de la moitié de la population africaine est jeune, et en 2050, 400 millions d’africains auront entre 15 et 24 ans, selon les statistiques. C’est dire que l’Afrique ne peut pas se développer sans les jeunes du continent.

Plus de 200 participants venus d’Europe, du Canada et d’Afrique dont le Tchad, la Cote d’Ivoire et la Guinée, ont répondu à l’invitation du forum pour le développement et de la coopération sud-sud et sud-nord, «les francas ».

Plusieurs thèmes seront abordés au cours de ces 3 jours de travaux qui s’annoncent riches et passionnants en idées et en projets pour l’Afrique. Parmi les quelles, « Afrique, jeunes et développement, les politiques sociales en Afrique à l’épreuve des besoins des jeunes à travers la citoyenneté, quelle rôle et place des jeunes dans la protection de l’environnement et la lutte contre les violences basées sur le genre sur le continent », seront exposés par des intervenants de renom, suivi de débats.

Ce premier jour déjà la Guinée y a fait son entrée, avec l’exposé de Dr Alpha Abdoulaye DIALLO, vice président des organisations de la société civile, autour des « politiques gouvernementales et leurs impacts sur les jeunes notamment en milieu rural ». Dans son allocution, il a rappelé le parcours de la société civile guinéenne depuis plus de 10 ans, dans toutes les luttes en faveur de la démocratie et de l’instauration d’un véritable Etat de droit dans le pays. Toute chose qui ne s’est pas passé sans sacrifices, parfois ultime, avec des pertes en vies humaines, a-t-il souligné. Dr DIALLO, a poursuivi son intervention en souhaitant, et en incitant surtout les participants, à s’engager véritablement pour la cause de la nation, et pour cela, pour reprendre ses propos, « il n’y a pas de sacrifices qui soient de trop… ».

La question de l’immigration clandestine, s’est aussi invitée dans le débat. Et comment d’ailleurs ne pas en parler, quand on sait que le Maroc est aujourd’hui le lieu de départ de centaines sinon de milliers de jeunes, qui tentent de rallier l’Europe via la méditerranée, avec tous les risques d’y perdre la vie, dira Michelle BUREAU, pour qui, ce forum ne devrait pas être l’occasion « de pousser les jeunes à immigrer, à aller de l’autre cote de la mer, en pensant qu’il s’y trouve un monde meilleur. Il faut créer sur place, les conditions pour qu’ils vivent dans leurs pays, avec des conditions d’existences dignes de nom. Si on arrive à cela, je pense que le forum aura répondu à une problématique réelle, et difficile et surtout une équation dure à faire vivre… ».

Cette première journée s’est achevée par la visite d’ »une maison de quartier », symbole de la réussite des jeunes qui aident d’autres jeunes et adultes dans la formation et l’entreprenariat féminin notamment.

Les travaux se poursuivent et prendront fin samedi prochain, avec une déclaration qui va sera nommée « déclaration d’Agadir » et la signature de partenariats entre des organisations du nord et du sud, mais aussi entre celles vivant sur le continent, au bénéfice des millions de jeunes qui y vivent.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Expulsé d’Egypte, l’étudiant guinéen Bilal Bah arrive à Conakry ce jeudi

26 septembre 2019 à 12 12 23 09239
Mohamed Bilal Bah, étudiant guinéen expulsé du Caire (Egypte)

Comme prévu, Mohamed Bilal Bah, l’étudiant guinéen arrêté récemment en Egypte, a été expulsé. Il a quitté la capitale égyptienne dans la nuit d’hier et doit arriver ce jeudi, 26 septembre 2019 à Conakry, a appris Guineematin.com d’une source diplomatique.

« Monsieur Mohamed Bilal Bah a quitté le Caire hier nuit. Il arrive à Conakry ce jeudi à 16h 20 par Ethiopian Airlines », a indiqué Soriba Camara, l’ambassadeur de Guinée en Egypte.

Le diplomate guinéen précise que notre compatriote est rentré sans sa femme et ses trois enfants. « La communauté guinéenne en Egypte a fait une collecte pour acheter son billet. Sa femme et ses enfants sont encore au Caire, attendant les billets d’avion que doit acheter sa famille », a dit monsieur Camara.

Mohamed Bilal Bah, 34 ans, était étudiant en master à la faculté de droit de la prestigieuse Université Al Azhar du Caire. Il a été arrêté le 10 septembre 2019 à son domicile par des agents de la sécurité d’Etat égyptienne avec un de ses voisins comorien, pour des fins d’enquête.

Deux semaines après, les autorités égyptiennes l’ont mis à la disposition des services de l’immigration, demandant son départ du pays dans les brefs délais. Les raisons de son arrestation et de son expulsion n’ont pas encore été communiquées.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Urgent : l’étudiant guinéen Bilal Bah sera expulsé d’Egypte

24 septembre 2019 à 13 01 08 09089
Mohamed Bilal Bah, étudiant guinéen arrêté au Caire (Egypte)

Du nouveau dans l’affaire de l’arrestation d’un étudiant guinéen en Egypte. Deux semaines après son interpellation à son domicile, au Caire, Mohamed Bilal Bah est fixé sur son sort. Il est sommé de quitter le territoire égyptien dans un bref délai, a appris Guineematin.com de l’ambassadeur de Guinée en Egypte.

Depuis son arrestation (le 10 septembre 2019) par des agents de la sécurité d’Etat égyptienne, personne ne savait où était détenu Mohamed Bilal Bah, ni ce qui lui est reproché. Toutes les démarches menées par l’ambassade Guinée, l’association des ressortissants guinéens et le bureau des étudiants guinéens en Egypte, n’avaient permis qu’à savoir que l’étudiant n’est pas kidnappé comme cela avait été dit au début, mais plutôt arrêté pour des fins d’enquête.

Ce mardi, 24 septembre 2019, il a été mis à la disposition des services de l’immigration pour son expulsion. Quand il est arrivé à son domicile aux environs de 11 heures en compagnie d’un agent de sécurité. « Ce matin, à 10h52’, j’ai eu un entretien téléphonique avec monsieur Mohamed Bilal Bah. Il était à son domicile, accompagné d’un agent de la sécurité. Il a utilisé le téléphone de sa femme pour me joindre.

Il m’a dit qu’il a décidé qu’il quitte le territoire égyptien dans les meilleurs délais possibles. Cette décision m’a été confirmée par l’agent de police qui l’accompagnait. Maintenant, il est à la disposition des services de l’immigration pour son expulsion », a confié à Guineematin.com Soriba Camara, ambassadeur de Guinée en Egypte.

Le diplomate guinéen précise que c’est notre compatriote qui doit acheter son billet d’avion pour son retour en Guinée. « Pour ce faire, j’ai convoqué une réunion à 15h (heure du Caire) 13 h (heure de Conakry) avec le bureau de la communauté et le bureau des étudiants guinéens en Egypte, afin qu’une solution soit trouvée concernant le billet d’avion. Il sera question que sa famille, ses proches et amis agissent vite », a lancé l’ambassadeur.

Citant l’épouse de Bilal Bah, monsieur Soriba Camara indique que notre compatriote se porte bien. Mais, « pour l’instant, les raisons de son arrestation qui ont conduit à la décision de son expulsion n’ont pas été notifiées à notre ambassade », a-t-il laissé entendre.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Bissau : un leader politique finance l’évacuation de 5 Guinéens et leur hospitalisation à Dakar

21 septembre 2019 à 16 04 29 09299

Comme indiqué dans les précédentes dépêches de Guineematin.com, l’effondrement d’un immeuble au marché Bandé, à Bissau, a entraîné la mort de cinq de nos compatriotes. Et, parmi les victimes de ce drame, il y a eu cinq blessés graves qui ont besoin d’être évacués pour des soins appropriés.

Au moment où les familles se préoccupaient des moyens pour l’évacuation de ces blessés, un leader politique Bissau Guinéen s’est engagé à tout payer : frais d’évacuation et hospitalisation à Dakar, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Bissau.

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, le président de MADEM-G 15

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, le président de MADEM-G 15, deuxième parti politique à l’Assemblée nationale Bissau guinéenne, qui est candidat à la prochaine élection présidentielle, s’est engagé à payer les billets d’avion et les frais d’hospitalisation de cinq Guinéens qui ont été blessés à l’effondrement d’un immeuble hier soir, vendredi 20 septembre 2019, à Bissau.

Il s’agit de Amadou Diallo (originaire de la préfecture de Gaoual), Mamadou Diallo (originaire de al prefecture de Télimélé), Mamaed Touré, dit Baba, (originaire de la préfecture de Kankan), Mamadou Ciré Barry (originaire de la prefecture de Dinguiraye) et Ibrahim Sory Bah (originaire de la préfecture de Dalaba).

A rappeler que le chef de l’Etat Bissau guinéen s’est rendu à la morgue pour voir les victimes et présenter ses condoléances à la communauté guinéenne de Conakry. A part le président José Mario Vaz et de la délégation qui l’accompagnait, plusieurs autres personnalités ont effectué le déplacement pour partager la douleur de nos compatriotes. C’est d’ailleurs à la demande du président de la République que l’enterrement qui était prévu cet après-midi a été reporté à demain, dimanche.

A suivre !

De Bissau, Elhadje Mouctar Diallo pour Guineematin.com

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5 Guinéens (de Conakry) meurent à Bissau : le président Mario Vaz au lieu du drame

21 septembre 2019 à 13 01 33 09339

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, cinq de nos compatriotes ont perdu la vie la nuit d’hier suite à l’effondrement d’un immeuble à Bissau. Appartement à un ressortissant libanais, l’immeuble qui s’est effondré abrite le siège du Haut Conseil des Guinéens de Bissau, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le président de la République, José Mario Vaz, accompagné d’une forte délégation dont des membres du gouvernement, est venu en personne voir les victimes de ce drame et consoler les membres de la communauté guinéenne de Bissau. Le chef de l’Etat Bissau-Guinéen a d’ailleurs demandé que l’enterrement, initialement prévu cet après-midi, soit reporté à demain, dimanche, à 10 heures.

Outre le président de la République, plusieurs personnalités et responsables d’institutions sont venus témoigner leur sympathie à nos compatriotes et prier pour les défunts. Entre autres, Domingo Simon Perera (le président du PAIGC, le parti au pouvoir), Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, président de MADEM G 15 (deuxième à l’Assemblée nationale) et le PRS (troisième parti à l’Assemblée nationale, a diffusé un communiqué de condoléances).

Evidemment, les commerçants ont été représentés au plus haut niveau. Le président de la chambre de commerce de la Guinée Bissau, Aliou Seidy, est venu présenter ses condoléances à la communauté guinéenne de Bissau et partager ces moments de douleur.

Enfin, notre ambassade à Bissau- qui a pris en charge les frais de la morgue et de l’enterrement- est représentée ici par le consul, monsieur Kalil Kaba.

A suivre !

De Bissau, Elhadje Mouctar Diallo pour Guineematin.com

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Effondrement d’un immeuble à Bissau : 5 Guinéens tués et 7 blessés

21 septembre 2019 à 11 11 33 09339

Après nos compatriotes vivant à Monrovia, ce sont les ressortissants Guinéens vivant en République sœur de Guinée Bissau qui ont enregistré un drame hier, vendredi 20 septembre 2019. Un immeuble s’est effondré sur les citoyens, faisant cinq morts et sept blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Bissau.

Selon une liste de la communauté guinéenne de Bissau, consultée par le correspondant local de Guineematin.com, les cinq victimes de ce drame sont : Mamed Doré (originaire de la préfecture de Macenta), Aïssatou Diallo (originaire de la préfecture de Labé), Mamadou Tchiouto Barry (originaire de la préfecture Mamou), Mamadou Diallo (originaire de Labé), Alassane Diallo (originaire de la sous-préfecture de Timbi Madina, préfecture de Pita).

On apprend que l’enterrement est prévu dans l’après-midi de ce samedi, 21 septembre 2019, à 17 heures, au cimetière principal de Bissau, Antula.

A préciser que Mamadou Tchiouto Barry, qui est l’un des cinq compatriotes qui ont perdu la vie dans ce drame, était le vice-président du Haut Conseil des Guinéens de Bissau.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes, à la communauté guinéenne de Bissau, ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée.

De Bissau, Elhadje Mouctar Diallo pour Guineematin.com

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Drame au Liberia : 28 guinéens tués dans un incendie à Monrovia

18 septembre 2019 à 13 01 42 09429

28 personnes de nationalité guinéenne ont péri dans un incendie survenu dans la nuit d’hier à ce mercredi, 18 septembre 2019, au Liberia. Le drame est survenu dans une école coranique située dans le quartier RedLight, à Monrovia. Deux maîtres coraniques et leurs talibés ont tous été tués, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé dans la capitale libérienne.

L’incendie s’est produit aux environs de une heure du matin, alors les deux maîtres coraniques et 26 enfants venus mémoriser le Livre Saint de l’islam, dormaient dans le foyer coranique. Tous ont été tués et tout le contenu du local a été consumé par les flammes.

Pour l’heure, l’origine du feu n’est pas encore connue. Le président du Liberia, Georges Weah s’est rendu aux lieux du drame ce mercredi matin. Il a présenté ses condoléances à la communauté guinéenne du Liberia et a promis qu’une enquête sera menée pour savoir les causes de cet incendie.

Les victimes seront inhumées ce mercredi après la prière de 14 heures, à Monrovia.

A préciser que le correspondant local de Guineematin.com publié, en live, plusieurs vidéos dont des témoignages des parents et proches des victimes sur notre page Facebook officielle.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées, à la communauté guinéenne du Liberia et à tout le peuple de Guinée.

A suivre !

De Monrovia (Liberia), Abdoulaye Baldé pour Guineematin.com

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La main lourde de Cellou Dalein : le bureau UFDG-Sénégal dissout !

14 septembre 2019 à 22 10 17 09179
Elhadj Saliou Koubia Diallo remplace Elhadj Boubacar Sidy Bah à la tête de l’UFDG-Sénégal

C’est une mesure radicale que vient de prendre le président de l’UFDG. Après avoir essayé de résoudre sans succès une crise qui dure depuis plus d’un an, à cause de querelles intestines et de leadership au moment où il bat le rappel de ses troupes face à la volonté du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir à la fin de son dernier mandat, Elhadj Cellou Dalein Diallo a finalement décidé de prendre ses responsabilités…

Comme on le sait, il avait nommé un secrétaire fédéral adjoint (alors que ce poste n’était même pas prévu par les statuts) ; mais, les dirigeants de la fédération UFDG du Sénégal se sont mis à se marcher dessus. Aujourd’hui, le président du parti a posé un acte radical : le bureau de la fédération a été dissout et un bureau provisoire a été mis en place. Cette nouvelle équipe est chargée de gérer les affaires courantes, de renouveler les structures et de préparer un congrès fédéral, a appris Guineematin.com dans la soirée de ce samedi.

C’est donc sur Elhadj Saliou Koubia Diallo- un banquier de la BCEAO à la retraite- que Cellou Dalein Diallo a jeté son dévolu pour remplacer Elhadj Boubacar Sidy Bah, à la tête de la fédération UFDG-Sénégal pour laquelle ce dernier s’est sérieusement investi. Le doyen Karamoko Sidy Bah a d’ailleurs été nommé président d’honneur des fédérations UFDG du Sénégal… Et, pour assurer le secrétariat administratif, Saïdou Diallo a pris la place de Chérif Diao.

Bref, Guineematin.com a appris que la liste présentée ce samedi, 14 septembre 2019, à la Cité Millionnaire à Grand Yoff, par Maladho Diallo, trésorier de l’UFDG et émissaire du président du parti à Dakar, il n’y a même pas eu cinq responsables reconduits sur les 17 membres du bureau fédéral. « Il n’y a presque de nouveaux qui ont été nommés », apprend-on.

Reste à savoir si des frustrations qui naîtraient de ce remue-ménage politique n’engendreront pas des départs en ces temps de mercato politique en République de Guinée !

A suivre de très près sur Guineematin.com

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Interconnexion Electrique : « 121 localités seront électrifiées en Guinée et 80 au Mali »

12 septembre 2019 à 13 01 57 09579

« Le projet d’Interconnexion Guinée-Mali a pour but de contribuer au développement socio-économique de nos deux pays. En stimulant le renforcement des échanges d’énergie électrique à travers ce projet d’interconnexion, nous aurons contribué largement à assurer un accès accru à l’électricité des populations et ce, à moindre coût. Ceci se comprend facilement dans la mesure où il est prévu d’électrifier en Guinée, 121 localités et 80 au Mali. En Guinée, pour rappel, ces localités sont situées sur la ligne Siguiri-Nzérékoré, en passant par Kankan, Kérouané, Beyla, pour rejoindre la ligne CLSG qui prend en compte la Région Forestière pour déboucher sur Faranah ».

C’est un extrait du discours prononcé ce jeudi, 12 septembre 2019, par le ministre guinéen de l’Energie. Docteur Cheick Taliby Sylla présidait ainsi la réunion de démarrage de la prestation de l’ingénieur en charge du contrôle et de la supervision des travaux du Projet de construction de la ligne d’interconnexion Electrique de 225 KV Guinée-Mali, a appris Guineematin.com du très dynamique service de communication du Département de l’Energie.

Voici l’intégralité de ce discours :

Madame la Directrice Nationale de l’Energie, Représentant Monsieur le Ministre de l’Energie et de l’Eau du Mali ;

Ø Monsieur le Secrétaire Général de l’EEEOA (WAPP) ;

Ø Messieurs les Représentants des Partenaires Techniques et Financiers ;

Ø Messieurs les Coordonnateurs des projets du Mali et de la Guinée ;

Ø Messieurs les Représentants du Groupement INTEC-ARTELIA, Ingénieur Conseil,

Ø Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un réel plaisir et un grand réconfort de vous recevoir en ce jour et de vous souhaiter, au nom de Son Excellence Le Professeur Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat, et du Premier Ministre, chef du Gouvernement, la bienvenue et un agréable séjour de travail en terre africaine de Guinée.

Mesdames et Messieurs,

L’évènement qui nous réunit aujourd’hui vient à point nommé. Et comme on le dit souvent, ‘’mieux vaut tard que jamais’’ il s’agit du lancement des prestations de l’Ingénieur Conseil chargé du Contrôle et de la Supervision des travaux du projet d’Interconnexion électrique 225 KV Guinée-Mali.

Ainsi, Mesdames et Messieurs, vous me permettrez de faire un bref aperçu sur ce grand projet, né de la volonté politique de nos deux Etats, la République du Mali et la République de Guinée, dans le souci de matérialiser encore une fois de plus, leur intégration séculaire, au bénéfice de nos laborieuses populations.

En fait, le projet d’Interconnexion Guinée-Mali a pour but de contribuer au développement socio-économique de nos deux (02) pays.

En stimulant le renforcement des échanges d’énergie électrique à travers ce projet d’interconnexion, nous aurons contribué largement à assurer un accès accru à l’électricité des populations et ce, à moindre coût. Ceci se comprend facilement dans la mesure où il est prévu d’électrifier en Guinée, 121 localités et 80 au Mali.

En Guinée, pour rappel, ces localités sont situées sur la ligne Siguiri-Nzérékoré, passant par Kankan, Kérouané, Beyla, pour rejoindre la ligne CLSG qui prend en compte la Région Forestière pour déboucher sur Faranah.

Mesdames et Messieurs,

La réalisation de ce projet que je souhaite, dans les meilleurs délais possibles, permettra avec la ligne Linsan-Fomi vivement attendue, d’assurer la couverture de la presque totalité de notre territoire en courant électrique ; ce qui correspond à la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République.

Je voudrais donc remercier nos partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent pour la réalisation de ce projet. Il s’agit de la BAD, de la BEI, de la Banque Mondiale, de la BDC, de l’Union Européenne et de la BOAD.

A Monsieur le Secrétaire Général du Système d’Energie Electrique Ouest Africain, il me revient de lui exprimer toute notre reconnaissance pour l’appui constant de son Institution dans la réalisation de nos projets.

Mesdames et Messieurs, tout en exprimant nos encouragements au Groupement INTEC-ARTELIA ainsi qu’aux équipes du Projet, je déclare ouverts les travaux de la réunion de démarrage des services de l’Ingénieur Conseil, chargé de la Supervision et du Contrôle des travaux des lignes et postes électriques en 225 KV.

Je vous remercie.

Discours transmis par la Cellule de Communication du Département

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Zimbabwe : décès de l’ancien président Robert Mugabe à l’âge de 95 ans

6 septembre 2019 à 9 09 54 09549

L’ancien président du Zimbabwe, Robert Gabriel Mugabe, est décédé à l’âge de 95 ans. L’annonce en a été faite dans la nuit du jeudi au vendredi 06 septembre 2019, par son successeur Emerson Mnangagwa. « C’est avec la plus grande tristesse que j’annonce le décès du père fondateur du Zimbabwe et de l’ancien président, le commandant Robert Mugabe », a-t-il annoncé sur Twitter depuis le cap, en Afrique du Sud.

Robert Mugabe, icône de la lutte contre le colonialisme, est décédé à Singapour, en Asie, où il était hospitalisé depuis plusieurs mois

Selon nos informations, Robert Mugabe est né le 21 février 1924 dans ce qu’on appelait à l’époque la Rhodésie, en Afrique Australe. Il a participé à la formation du ZANU (Union Nationale Africaine du Zimbabwe) et a mené une guérilla contre les Anglais pour libérer son pays du joug colonial.

Il deviendra Premier ministre à l’accession du pays à l’indépendance en 1980 sous l’appellation de Zimbabwe pendant 7 ans. En 1987, il deviendra président du Zimbabwe.

Son combat contre les colons blancs lui a valu une grande popularité aussi bien dans son pays qu’en Afrique. Cependant, son image a été ternie par sa longévité au pouvoir et des mesures impopulaires dans le cadre de la réforme agraire.

Au niveau économique, sa présidence est marquée par une explosion du taux de chômage, par une hyperinflation, par des famines et par la décision de pays occidentaux d’imposer au Zimbabwe des sanctions économiques.

Robert Mugabe a été renversé par un coup d’Etat militaire en 2017 après 37 ans de pouvoir. Il démissionne alors de la présidence alors qu’on le soupçonnait de vouloir se faire remplacer par sa femme Grace Mugabe.

Une synthèse d’Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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L’Agence Américaine pour le Commerce et le Développement (USTDA) soutient l’importation et la distribution de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) en Guinée

6 septembre 2019 à 9 09 10 09109

CONAKRY, Guinée – L’Agence Américaine pour le Commerce et le Développement (USTDA) a octroyé une subvention à West Africa LNG Group Guinea SA (WA-LNG) pour une étude de faisabilité visant à évaluer la viabilité économique, financière et technique d’un terminal de réception et un réseau de distribution de gaz naturel liquéfié (GNL) près du port de Kamsar, dans la région de Boké en Guinée. L’étude sera menée par Plum Energy LLC de Tukwila, dans l’État de Washington, et contribuera à la diversification du secteur énergétique guinéen, qui dépend actuellement de l’énergie hydroélectrique, du diesel et du fioul lourd.

« L’USTDA croit en ce projet et nous appuyons son objectif d’apporter une nouvelle source d’énergie importante sur le marché guinéen », a déclaré Thomas R. Hardy, Directeur par Intérim de l’USTDA. « Nous savons que le gaz naturel peut réduire le coût de l’énergie pour un large éventail de consommateurs commerciaux et industriels et nous sommes impatients de constater ces avantages ici même. »

L’introduction de GNL sur le marché permettrait d’utiliser une source d’énergie plus durable, fiable et accessible toute l’année. WA-LNG distribuera du gaz naturel ou du GNL aux utilisateurs finaux, y compris initialement des producteurs de bauxite et un parc agro-industriel soutenu par la Banque Africaine de Développement.

« Nous sommes ravis d’avoir franchi cette étape importante en rendant le GNL abordable et respectueux de l’environnement disponible pour le développement des secteurs industriel et agro-industriel guinéens, ainsi que pour améliorer les conditions de vie de la population guinéenne », a déclaré l’ambassadrice (à la retraite) Patricia Moller, Présidente de WA-LNG. « Nous nous sommes engagés à faire de ce projet transformationnel une réalité aussi rapidement que possible. Nous apprécions énormément les efforts inlassables de l’USTDA et nous sommes extrêmement redevables au Gouvernement de Guinée pour son soutien indéfectible. « La disponibilité d’une énergie propre et abordable permettra à la Guinée de s’industrialiser, d’ajouter de la valeur à ses matières minérales et agricoles et de créer des emplois pour sa jeune population » a ajouté Mima Nedelcovych, Vice-président de WA-LNG.

Ce projet poursuit les objectifs de la loi Electrify Africa, l’initiative Power Africa, qui est un partenariat dirigé par le gouvernement américain, coordonné par l’USAID pour doubler l’accès à l’électricité en Afrique d’ici 2030, et les initiatives Prosper Africa et Doing Business in Africa.

L’Agence Américaine pour le Commerce et le Développement aide les entreprises à créer des emplois américains grâce à l’exportation de biens et services américains pour les projets prioritaires de développement dans les économies émergentes. L’USTDA met les entreprises américaines en rapport avec les possibilités d’exportation en finançant des activités de préparation de projets et de création de partenariats qui développent des infrastructures durables et favorisent la croissance économique des pays partenaires.

Communiqué transmis par le service de communication de l’ambassade des Etats-Unis en Guinée

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Violences xénophobes en Afrique du Sud : HSF accuse les autorités du pays

4 septembre 2019 à 13 01 57 09579

Depuis quelques jours, les violences xénophobes ont repris en Afrique du Sud. Dans plusieurs grandes villes du pays comme Johannesburg et Pretoria, des citoyens armés de machettes et gourdins s’en prennent aux ressortissants d’autres Etats africains vivant dans ce pays, dont des Guinéens. Ils pillent également commerces et maisons, emportant tout ce qu’ils trouvent comme argent et biens.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi, 04 septembre 2019, l’organisation internationale de défense, d’orientation et d’intégration de migrants Horizon Sans Frontières condamne avec « fermeté » ces violences et accuse le gouvernement sud-africain, dont elle dénonce le « laxisme », de favoriser cette situation.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué de HSF.

Depuis le dimanche 1er septembre l’Afrique du Sud est de nouveau le théâtre d’une nouvelle vague de violence visant les communautés étrangères.

Ces violences devenues récurrentes, à caractère xénophobe ont éclaté dans les grandes villes comme Johannesburg et Pretoria.

C’est la chasse aux migrants, dans plusieurs quartiers, des individus armés de machettes et de gourdins pillent les magasins et attaquent les ressortissants étrangers vivant sous la protection quasi inexistante des autorités Etatiques.

On parle déjà de plusieurs personnes tuées !!!!

Une situation suffisamment grave et inquiétante qui doit pousser les Etats Africains à prendre la pleine mesure en réagissant avec la dernière énergie auprès des hauts responsables Sud-africains.

C’est pourquoi l’organisation internationale de défense, d’orientation et d’intégration de migrants Horizon Sans Frontières condamne avec la plus grande fermeté ces attaques et accuse le gouvernement Sud-Africain de laxisme : ils sont responsables !!!!

HSF demande aux Gouvernements des Etats Africains et à l’Union Africaine de réagir vigoureusement contre cette nouvelle forme de violence qui défigure honteusement l’Afrique du Sud.

Une mise en garde énergétique doit être adressée aux autorités Sud-Africaines qui devraient être tenues pour responsables de toutes les dérives concernant cette nouvelle forme d’ apartheid, unique en son genre .

Un terme doit être trouvé à cette tragédie qui se renouvelle sans cesse en Afrique du sud pour éviter l’effet domino dans la sous-région.

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Condamnation d’un journaliste au Bénin : craintes pour la liberté

26 août 2019 à 14 02 58 08588

Lu pour vous : Un journaliste qui a révélé des comptes à l’étranger et des sociétés écran d’un titan et d’un représentant du commerce français a été condamné à une peine de prison avec sursis et à une amende par un tribunal du Bénin, en Afrique de l’Ouest.

Le 12 août, le tribunal pénal de Cotonou, la capitale du Bénin, a reconnu le journaliste Ignace Sossou coupable d’avoir publié de « fausses nouvelles » dans le cadre de la loi draconienne sur la presse en ligne concernant l’homme d’affaires français, Jean-Luc Tchifteyan. Le tribunal a condamné Sossou à verser 846 dollars, soit dix fois le salaire mensuel moyen d’un journaliste au Bénin. L’avocat de Sossou a nié les accusations devant le tribunal et fera appel de la décision. « Ces articles ont été publiés avec notre soutien total et nous soutenons notre journaliste », a déclaré Paul Arnaud, directeur de la publication de Sossou, BeninWebTV.

Sossou a été membre de l’enquête primée menée par le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ) et de reporters de West Africa Leaks en 2018, dans 11 pays de la région. Il s’agit de la plus grande collaboration de journalistes d’investigation de la région. Sossou a révélé que Tchifteyan, qui exploite l’un des plus grands supermarchés du Bénin, était propriétaire d’une société écran panaméenne dotée d’un compte en banque suisse et recevait 150 000 dollars par an en commissions de fournisseurs.

L’ICIJ, qui a également publié une enquête sur la société de Tchifteyan au Panama, a parlé à un agent des impôts du Bénin en 2018, qui avait déclaré: «Bien sûr, une telle situation nous intéressera.» Tchifteyan n’a pas répondu aux demandes répétées de commentaires de l’ICIJ par courrier électronique, téléphone ou WhatsApp. Le magnat des supermarchés, qui possède d’autres entreprises au Bénin et qui est un conseiller commercial non rémunéré, nommé par le gouvernement français, n’a également pas répondu à BeninWebTV avant sa publication.

Dans une enquête distincte non liée aux fuites de l’ICIJ en Afrique de l’Ouest, Sossou a rapporté qu’une société de produits de peinture appartenant à la famille Tchifteyan avait reçu des paiements de fournisseurs sur un compte bancaire en Europe. Les avocats de Tchifteyan ont refusé de répondre aux questions, selon BeninWebTV.

Tchifteyan est un entrepreneur bien connu de la petite nation d’Afrique de l’Ouest. L’ancien président du pays, Thomas Boni Yayi, a ouvert le vaste supermarché Erevan de la famille en 2009.

En avril 2019, l’agence béninoise de lutte contre la cybercriminalité a interrogé Sossou sur l’exactitude des informations contenues dans deux articles publiés par BeninWebTV. Edgar Zola, responsable de l’agence béninoise de lutte contre la cybercriminalité, a déclaré lors d’un bref entretien téléphonique à l’ICIJ: « Le Bénin est un pays de lois ».

En 2017, le Parlement béninois a adopté une nouvelle loi sur les médias numériques qui, selon Amnesty International, permet aux journalistes d’être poursuivis en justice et emprisonnés pour avoir publié des informations factuelles en ligne, même s’ils peuvent démontrer l’exactitude de la publication. En avril, le Bénin a fermé le principal fournisseur d’accès Internet du pays avant les élections législatives, amenant Amnesty International à mettre en garde contre une détérioration de la liberté de la presse.

« Cette décision montre clairement le désir des autorités béninoises de museler, ou du moins d’intimider, tous les médias avec une voix critique », a déclaré Fidèle Kikan, directeur d’Amnesty International au Bénin.
Le climat actuel au Bénin est « très hostile et très défavorable au journalisme », a déclaré Kikan. « C’est la démocratie béninoise qui risque de souffrir. »

Source : Will Fitzgibbon, Consortium international de journalistes d’investigation

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France : Macron a-t-il dissuadé Alpha Condé et Ouattara de briguer un 3ème mandat ?

19 août 2019 à 12 12 05 08058

Le jeudi, 15 août 2019, la France a commémoré le 75ème anniversaire du débarquement de Provence. Cette année, ce sont les présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara qui ont été invités à cette cérémonie. En Guinée et Côte d’Ivoire, cette invitation du président français a été saluée comme une marque de considération. Mais selon certains, Emmanuel Macron a invité les deux hommes pour les dissuader de briguer un troisième mandat dans leurs pays.

C’est le site d’informations Afriksoir.net qui a révélé la nouvelle. Le média ivoirien indique qu’Emmanuel Macron a dit à ses hôtes que plusieurs rapports font état de possibilités de graves troubles en Guinée et en Côte d’Ivoire, au cas où Alpha Condé et Alassane Ouattara mettent à exécution leur volonté de modifier les constitutions de leurs pays pour s’offrir un troisième mandat.

Et, le président français a exprimé clairement l’opposition de son pays aux projets de troisième mandat des deux chefs d’Etats, révèlent nos confrères, citant un diplomate français qui a parlé sous anonymat. « Ce n’est pas par hasard que le président français a invité ces deux dirigeants africains dont les pays n’étaient pas forcément les plus gros pourvoyeurs de contingents de soldats coloniaux, lors de la seconde guerre mondiale.

A travers des mots particulièrement bien choisis pour ne pas choquer ses hôtes, Macron a clairement fait savoir que le gouvernement français ne soutiendrait pas de projet de nature à menacer la stabilité sociopolitique en Côte d’Ivoire et en Guinée, dont les auteurs seraient les dirigeants au pouvoir », a écrit Afriksoir.

Cette information a été confirmée par un journaliste de France24 qui était aux commémorations du débarquement de Provence. Selon lui, Emmanuel Macron a profité du déjeuner qu’il a offert à ses hôtes pour aborder le sujet avec eux. « Alassane Ouattara et Alpha Condé, présidents de ces deux pays, ont des élections l’année prochaine aussi bien en Côte d’Ivoire qu’en Guinée. Et l’un comme l’autre, ces deux chefs d’Etat sont à la fin de leur deuxième mandat.

Les constitutions de leurs pays respectifs leur interdisent de se représenter, et l’un et l’autre sont en train de modifier la constitution pour potentiellement revenir sur ces règles, en tout cas se donner la possibilité de se représenter. Il y a évidemment un repas qui était prévu. Sans doute qu’un des thèmes de conversation a été bien cette modification des constitutions. Et probablement, les autorités françaises en ont profité pour ne pas les encourager à le faire », a-t-il déclaré.

Récemment, le sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines a déclaré que les Etats-Unis ne sont pas opposés sur le principe de modifier une constitution en Afrique. Il a précisé toutefois que son pays est opposé à toute réforme constitutionnelle dont le but est de maintenir un président au pouvoir. Ces positions de Washington et de Paris vont-elles dissuader Alpha Condé et Alassane Ouattara dans leurs projets de changer les constitutions de leurs pays pour briguer un troisième mandat ?

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Débarquement de Provence : Alpha Condé salue la bravoure des soldats africains

15 août 2019 à 11 11 45 08458

Le président guinéen, Alpha Condé, a pris part aux festivités commémoratives du 75ème anniversaire du débarquement de Provence. La cérémonie a eu lieu ce jeudi, 15 août 2019, à la nécropole nationale de Boulouris, où reposent 464 combattants de la première armée française. A cette occasion, le chef de l’Etat guinéen a tenu un discours, dans lequel, il a rendu hommage aux soldats africains qui ont participé à la bataille pour la libération de la France.

« Cette cérémonie nous projette dans un passé fécond. Ce passé, ce sont 250.000 hommes dont plus de la moitié était constituée d’Africains du Nord, de l’Est, du Centre et de l’Ouest. Ces hommes partageaient avec les soldats Français, que dis-je, avec le peuple Français le sang et la sueur de ce combat ultime de la 2ème guerre mondiale.

Le Débarquement de Provence, la bataille d’Italie, notamment les combats de Monte Cassino font partie d’une mémoire collective partagée entre les peuples français et africains. En ce moment où la France avec l’aide de ses alliés combattait pour sa survie et sa liberté, les fils et les filles des territoires africains d’alors se sont sentis interpellés, impliqués, partageant l’appel absolu et universel de la liberté », a-t-il déclaré.

Alpha Condé ajoute que « nombreux de ces fils d’Afrique ont trouvé dans la terre de France le repos éternel, et ont laissé ici et là des souvenirs de bravoure et de fraternité. Au-delà des chiffres, ce sont des vies qui ont convergé vers l’appel et la lutte contre le Nazisme et pour la liberté. Ces vies sont celles des planteurs qui ont rejoint la résistance avant de se faire enlever dans les forces françaises libres. Ces vies, ce sont des paysans, d’instituteurs, de forgerons, des chasseurs, qui ont partagé l’idéal du combat ».

Le président guinéen a rendu hommage aux combattants africains et à tous les autres soldats qui ont participé à la bataille menée par les alliés. « Permettez-moi de saluer la mémoire de tous les hommes et toutes ces femmes venant de partout, de France, d’Angleterre, d’Amérique, de Russie et bien sûr d’Afrique, sans le sacrifice desquels, notre humanité ne continuerait pas à se battre pour la paix et la crudité des affres, des erreurs et des extrémismes de la guerre », a dit Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Débarquement de Provence : Macron demande aux maires d’honorer les combattants africains

15 août 2019 à 10 10 58 08588

Emmanuel Macron a présidé jeudi la commémoration du 75e anniversaire du débarquement de Provence en présence de plusieurs chefs d’État africains pour rendre hommage aux soldats venus des deux rives de la Méditerranée.

À Saint-Raphaël, Emmanuel Macron a rendu hommage aux 450 000 soldats qui ont participé au débarquement allié du 15 août 1944 en Provence, lors de la cérémonie du 75e anniversaire. L’opération a été menée par les forces américaines et françaises, parties d’Afrique du Nord, de Corse et d’Italie du Sud.

Il s’agissait de la première sortie officielle d’Emmanuel Macron depuis le début de ses vacances, avant une rentrée chargée sur le front diplomatique la semaine prochaine.

Présence des présidents guinéen et ivoirien

La cérémonie a eu lieu en présence des présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara ainsi que de l’ancien président Nicolas Sarkozy à la nécropole nationale de Boulouris, où reposent 464 combattants de la 1e armée française.

Un discours d’Alpha Condé, la lecture d’un texte par David Diop, prix Goncourt des lycéens 2018, et un témoignage de vétéran par une lycéenne ont ponctué la cérémonie.

L’Afrique mise à l’honneur

Traditionnellement, cet anniversaire est l’occasion de saluer la contribution des soldats des anciennes colonies françaises à la Libération. Les troupes incluaient 260 000 combattants de la 1e armée française dirigée par le général de Lattre de Tassigny, composée principalement de soldats venus d’Afrique du Nord et subsaharienne.

Emmanuel Macron a lancé un appel aux maires de France, les invitant à honorer les combattants africains en baptisant rues et places des communes françaises.

« Je lance aujourd’hui un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre, par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies, la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l’Afrique et disent de la France ce qu’elle est profondément : un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage », a lancé le chef de l’État lors de son discours.

Lors du 50e anniversaire, 18 pays africains avaient été représentés et pour le 60e, une quinzaine de chefs d’État d’Afrique noire et du Maghreb étaient présents, rendant hommage notamment aux tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs ou encore marsouins du Pacifique et des Antilles qui participèrent à l’opération « Dragoon ».

Seul Nicolas Sarkozy a répondu à l’invitation d’Emmanuel Macron

Si Emmanuel Macron a invité tous ses prédécesseurs à participer à la cérémonie dans cette nécropole qui avait été inaugurée il y a 55 ans, jour pour jour, par Charles de Gaulle, seul Nicolas Sarkozy a fait le déplacement.

La commémoration de jeudi s’inscrit dans la série de cérémonies liées à la fin des deux conflits mondiaux qu’Emmanuel Macron a multipliées depuis l’automne – centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale en novembre, puis 75e anniversaire du débarquement de Normandie en juin.

L’objectif militaire de ce débarquement était de prendre les Allemands par surprise et de soulager le front de Normandie où avait eu lieu le débarquement dix semaines plus tôt. L’opération s’est faite en plusieurs temps : à minuit, les premiers soldats français des commandos d’Afrique avaient escaladé la falaise du cap Nègre, près de Bormes-les-Mimosas. Puis à 8 h, trois divisions d’infanterie américaine ont débarqué à Saint-Raphaël, comme à Cavalaire, Ramatuelle et Sainte-Maxime.

Source: AFP

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La Côte d’Ivoire en deuil : l’artiste DJ Arafat est décédé

12 août 2019 à 14 02 35 08358

Le peuple ivoirien est sous le choc ce lundi, 12 août 2019. DJ Arafat, la star de la musique du pays, est décédé ce matin à la suite d’un accident de la circulation. L’information a été confirmée par la télévision nationale ivoirienne (RTI), a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est à la Polyclinique des Deux Plateaux, à Abidjan, que Houon Ange Didier, de son vrai nom, a rendu l’âme à 8 heures du matin, ce lundi. Le roi du coupé-découlé a succombé à ses blessures contractées lors d’un grave accident de la circulation dont il a été victime dans la nuit du dimanche à ce lundi dans la capitale.

La moto du chanteur, à vive allure, est allée percuter une voiture conduite une journaliste de Radio Côte d’Ivoire. Il a été aussitôt conduit, en état d’inconscience, dans ce centre médical, où il a été pris en charge. Mais, les médecins n’ont pas pu sauver la vie de l’artiste.

Artiste de renommée internationale, DJ Arafat est né en 1986 à Yopougon, une commune de la capitale économique ivoirienne. Son dernier single, intitulé « Moto-Moto » a battu tous ses records avec 4,5 millions de vues sur YouTube.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel ; 628124362

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Visite de courtoisie de M. Tony Elumelu au Président du Sénégal M. Macky Sall

8 août 2019 à 7 07 22 08228

M. Tony Elumelu, président du Groupe bancaire panafricain UBA plc et philanthrope qui œuvre pour la promotion et la croissance des entrepreneurs Africains, accompagné de dirigeants de la banque a été reçu par le Président de la République du Sénégal, son Excellence M. Macky Sall , le 06 août 2019 à l’occasion d’un déjeuner à Dakar, en présence de quelques membres du gouvernement en l’occurrence M. Amadou HOTT Ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération et de M. Papa Amadou Sarr Ministre Délégué Général à l’Entreprenariat Rapide (DER).

M. Elumelu a tenu à effectuer le déplacement jusqu’à Dakar pour remercier son Excellence Macky Sall pour sa participation lors du 5ème Forum de l’entreprenariat de la Fondation éponyme.

M. Elumelu est revenu sur le partenariat entre l’Etat du Sénégal via la DER et sa Fondation. Ce partenariat portant sur le financement à hauteur de 1 million de dollars soit environ 500 millions de francs CFA de la phase d’expansion de 200 jeunes lauréats sénégalais suite à leur accompagnement en subvention/formation par la Fondation est un levier important de la transformation structurelle

Le Président du Groupe UBA a aussi exprimé son positivisme dans la dynamique de développement que l’Afrique a pris au travers de l’entreprenariat privé. Selon lui, la mise en œuvre de l’Africapitalisme donnera une impulsion à l’économie des pays Africains tant par l’encadrement des PME que par la mise en place des solutions aux problèmes par des entrepreneurs locaux.

Par ailleurs, les discussions ont aussi porté sur les ambitions de la banque au Sénégal et son engagement dans l’économie sénégalaise. Rappelons que la banque présente depuis une décennie propose des produits et services d’excellente qualité et aux meilleurs prix en mettant à la disposition de sa clientèle une équipe expérimentée, dévouée, intègre et prête pour assurer le meilleur service au client. Aujourd’hui, UBA Sénégal a su se faire une place remarquable sur le marché Sénégalais.

En marge de cette visite, Tony Elumelu s’est entretenu avec le dernier né du paysage médiatique sénégalais, ITV, la première télévision digitale, entretien autour duquel, il s’est étendu sur ses ambitions pour l’Afrique et sa vision : des investissements viables pour contribuer à la croissance du continent dans tous les secteurs.

A propos de United Bank For Africa

United Bank for Africa est l’une des principales banques africaines avec des opérations dans 20 pays africains et une présence dans les centres financiers mondiaux : New York, Londres et Paris. La vision du Groupe UBA est celle d’être l’institution incontestée de services financiers en Afrique, un modèle pour les entreprises africaines en créant une valeur supérieure pour toutes ses parties prenantes, en respectant les normes professionnelles et éthiques les plus élevées et en construisant une institution pérenne.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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