Bamako : ouverture de la 18ème conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’OMVS

7 décembre 2019 à 14 02 45 124512

La 18ème session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a ouvert ses portes ce samedi, 7 décembre 2019, dans la capitale malienne. Cette rencontre d’une journée est rehaussée de la présence des dirigeants des différents pays membres de l’organisation sous-régionale dont celui de la Guinée, le Pr Alpha Condé.

L’objectif de cette rencontre- qui se tient au centre international de Conférence de Bamako- est de dresser le bilan des activités réalisées au cours de l’année écoulée et définir les grands axes pour les prochaines échéances.

Dans son Discours de bienvenue, le président malien, Ibrahim Boubacar Keita a d’abord remercié ses homologues guinéen, sénégalais et mauritanien pour le choix porté sur son pays pour abriter cette rencontre. Le chef d’État malien a ensuite demandé à ses paires de redoubler d’efforts pour l’épanouissement de cette organisation.

Au nom des trois autres chefs d’Etat, le président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, de la République Islamique de Mauritanie, a remercié et félicité le président malien et son gouvernement pour la qualité de l’accueil et les dispositions prises pour le bon déroulement de cette rencontre, malgré la période sensible du pays.

De son côté, le président Macky Sall, a fait son bilan, en tant que président en exercice de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal, avant d’évoquer quelques difficultés rencontrées. Un bilan essentiellement consacré à la modernisation de l’organisation, au développement de l’offre d’énergie, du renforcement de la solidarité, mais aussi au développement de la navigation.

Crée en mars 1972, l’OMVS est un organisme inter-État qui regroupe le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée et le Mali. Sa vocation est de favoriser un développement intégré et coordonné du bassin du fleuve Sénégal. Cette ambition des États est commandée par des idéaux de solidarité, de partage, d’équité et de culture de la paix.

A suivre !

Lire

18ème session du conseil des Ministres de l’OMVS : voici le discours du Ministre Cheick Taliby Sylla

6 décembre 2019 à 16 04 38 123812

La capitale de la République sœur du Mali abrite depuis hier, Jeudi 05 Décembre 2019, la Session du conseil des Ministres de la 18ème conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

Guineematin.com vous propose, ci-dessous l’intégralité du discours du Dr Cheick Taliby Sylla, Ministre guinéen de l’Énergie et président du conseil des Ministres de ladite organisation sous régionale :

Messieurs les Ministres et chers frères ;

Monsieur le Haut-Commissaire de l’OMVS ;

Monsieur le Haut-Commissaire Adjoint de l’OMVS ;

Excellences Messieurs les Ambassadeurs ;

Monsieur le Secrétaire Général de l’OMVS

Messieurs les Présidents des Conseils d’Administration de la SOGED, de la SOGEM, de la SOGENAV, de la SOGEOH et de la SEMAF ;

Messieurs les Directeurs Généraux de la SOGED, de la SOGEM, de la SOGENAV, de la SOGEOH et de la SEMAF ;

Mesdames et Messieurs les Experts ;

Honorables invités ;

Mesdames, Messieurs ;

C’est pour moi un honneur et un grand plaisir de m’adresser à vous ce matin, ici à Bamako, à l’ouverture de la session budgétaire couplée avec la session préparatoire de la XVIIIème Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de notre Organisation.

Permettez-moi, à cette occasion, d’adresser un vibrant hommage à Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, son Gouvernement et au peuple malien frère pour la qualité et la chaleur de l’accueil qu’ils ont bien voulu réserver à chacune des délégations de nos trois pays.

Je rends un hommage mérité à son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OMVS, à Son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée et à son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie pour leurs visions, orientations et directives clairvoyantes qui nous ont permis d’enregistrer les brillants résultats depuis la conférence de Conakry.

A vous enfin, Messieurs les Ministres et chers collègues, je voudrais exprimer mes remerciements, pour l’engagement et le don de soi qui vous ont toujours animé pendant les deux années écoulées, pour la cause de notre organisation.

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

Nous voilà réunis aujourd’hui pour examiner les dossiers à soumettre aux plus Hautes Autorités de notre Organisation, sous forme de bilan des deux années écoulées.

En effet, lors de la XVIIème Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenue en 2017 à Conakry, le Président en exercice, nous avait fixé des objectifs à atteindre à travers un certain nombre de chantiers prioritaires à réaliser.

Notre instance, le Conseil des Ministres, a suivi régulièrement les structures de l’OMVS dans la conduite de ces chantiers prioritaires.

Comme il l’a rappelé tantôt, dans son allocution, Monsieur le Haut-Commissaire a axé son intervention sur les grandes orientations à savoir la gouvernance du système, l’augmentation de l’offre d’énergie à moindre cout pour nos populations, l’électrification rurale des villages affectés par la construction des barrages et le projet de navigation sur le fleuve Sénégal.

Durant ces deux années et à l’occasion de nos sessions, un point nous a été fait de leur exécution. Aujourd’hui, l’occasion nous est donnée d’en faire un résumé à l’attention de nos Chefs d’Etat.

Ainsi, il est essentiel de nous saisir dès à présent des nombreuses questions de gouvernance qui assaillent notre organisation et ses démembrements, à l’image de certaines sociétés du système OMVS, qui peinent à lancer réellement leurs activités, malgré les ressources humaines, financières et les moyens logistiques mis à leurs dispositions ou bien qui ne remplissent pas leurs obligations contractuelles. Sans vouloir tomber dans l’exhaustivité, il est opportun de mettre en évidence de nombreuses failles qui affectent non seulement l’image de l’OMVS mais également ses capacités d’action au point d’en ébranler les fondements et la philosophie d’intégration.

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

En ce qui concerne la réforme institutionnelle de l’OMVS, nous savons que la procédure de choix d’un consultant pour la prestation a été enclenchée dès le lendemain de la Conférence de Conakry.

Les résultats de ces études et principalement ses recommandations constituent une partie des dossiers qui seront exposés à nos Chefs d’Etat pour adoption au cours du présent Sommet.

A cet effet, j’espère qu’ils nous instruirons d’accélérer la mise en œuvre de ces recommandations et d’ouvrir la voie de la modernisation des structures de notre organisation et d’amélioration de leurs outils de gestion. Ceci passe obligatoirement par notre capacité à les doter de ressources humaines de qualité.

Au titre de la seconde orientation, à savoir l’accroissement de l’offre d’énergie hydroélectrique, les efforts ont été concentrés sur la conduite des projets d’aménagement des barrages hydroélectriques de Koukoutamba et de Gourbassi, tous les deux réalisés selon le mode de financement EPC avec apport de Fonds.

Le projet de barrage de Koukoutamba est au stade de recherche de financement alors que pour celui de Gourbassi nous venons de conclure les négociations du contrat des travaux.

La présente session de notre instance préparatoire de la Conférence doit faire un plaidoyer auprès de nos Chefs d’Etat pour qu’une attention particulière soit portée au traitement des dossiers de ces ouvrages dans nos Etats respectifs, notamment en ce qui concerne les requêtes de financement qui doivent être signées par les Ministres des Finances de nos Etats.

Par ailleurs, un accent particulier sera mis sur la recherche de financement des volets non financés de barrage de Koukoutamba, à savoir le Plan d’Action de Réinstallation (PAR) et la maîtrise d’œuvre des travaux.

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

Concernant les projets d’électrification rurale des villages impactés par nos barrages, il est heureux de constater que l’essentiel des travaux a été réalisé à la date d’aujourd’hui.

Nous engageons les structures de l’OMVS et surtout la SOGEM à mettre en place très rapidement les fonds pour le démarrage des travaux d’électrification rurale dans les trois pays dès janvier 2020 et à finaliser le processus d’ouverture de son capital social à la Guinée/

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

En ce qui concerne le volet navigabilité du fleuve Sénégal, nous notons avec une grande satisfaction les avancées réalisées à la fin de l’année qui s’achève. En effet, nous saluons la signature du contrat commercial le 11 octobre 2019 entre le Haut-commissaire et la Société indienne AFCONS.

Cette étape est très importante et annonce le lancement effectif de la mobilisation du financement. Nous devons, à cet effet, indiquer avec précision à nos Chefs d’Etat, les prochaines étapes qui restent à franchir, afin qu’ils donnent les instructions nécessaires à la réalisation de ce projet majeur de notre Organisation.

Pour ce faire, nous devons examiner et valider la feuille de route élaborée par nos Experts et qui va permettre la mise en œuvre diligente de ce projet en tenant compte des avancées réalisées à la date d’aujourd’hui.

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

En plus des chantiers prioritaires, nous sommes heureux de constater que le Haut-commissariat de l’OMVS ait inscrit sur son agenda d’autres activités non moins importantes.

Ainsi, dans le cadre du PGIRE 2 nous sommes heureux de constater que les résultats sur le terrain sont à présent visibles pour la plupart des composantes, notamment dans les domaines des aménagements hydroagricoles, de santé avec plus de 3,8 millions de moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Action (MILDA) distribuées dans les quatre Etats et dans les composantes de Planification et de Gestion des ouvrages hydrauliques. Nous avons également noté les progrès enregistrés sur la conduite des projets de navigation par l’acquisition de matériels de balisage et de bathymétrie et divers équipements de surveillance de la navigation et la réhabilitation des infrastructures d’Approvisionnement en Eau Potable.

Nous avons également noté toutes les démarches menées par l’OMVS pour la conduite du Plan d’Action Régional pour l’Amélioration des Cultures Irriguées (PARACI), mais il ne peut y avoir de cultures irriguées sans aménagements agricoles.

L’intérêt de nos partenaires au développement comme la BID, la Banque Mondiale, l’AFD, la BADEA, les Pays-Bas, la Coopération Italienne… augure des lendemains meilleurs pour la réalisation de cet important projet.

Nous saluons également la mise en place effective du Comité de Bassin. Cette activité s’inscrit en droite ligne avec l’esprit d’intégration et de coopération que prône depuis toujours les plus hautes autorités de l’OMVS. Nous espérons que cet organe consultatif jouera pleinement son rôle dès janvier 2020.

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

Nous notons avec satisfaction la validation de l’étude institutionnelle concernant la création de l’Observatoire Régional du Massif du Fouta-Djallon. Nous restons convaincus que la mise en place très rapide d’un tel organe de veille contribuera à maitriser le danger de la dégradation de cet écosystème fragile où se trouvent les têtes de sources du fleuve Sénégal.

Dans un autre registre, en procédant à la relecture des textes de base qui régissent son fonctionnement, le Haut-commissariat de l’OMVS a appliqué les dispositions d’une des Résolutions de la 68ème Session du Conseil des Ministres. Nous l’en félicitons.

Nous examinerons avec une attention particulière les propositions du Consultant qui ont déjà été approuvées par une commission régionale et je vous inviterai, messieurs les Ministres à procéder à la validation de ces documents qui seront mis en vigueur courant janvier 2020.

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

Nous avons noté avec satisfaction la mission conduite par le Haut-Commissaire sur les berges de la Falémé à Kédougou et à Keniéba pour constater les effets de l’orpaillage clandestin sur le fleuve.

Nous encourageons la mise en œuvre de toutes les recommandations issues de cette première mission.

De la même manière, nous saluons et encourageons l’esprit de diversification des sources d’énergie par le développement des parcs solaires qui, nous sommes surs, atténueront les effets nocifs du changement climatique.

Nous soumettrons à la Conférence des Chefs d’Etats pour adoption, une Résolution spécifique concernant l’utilisation du mode de financement Partenariat Public Privé, pour les projets productifs et marchands de notre Organisation.

Messieurs les Ministres ;

Mesdames, Messieurs ;

Avant de finir mon allocution, je voudrais féliciter mon frère le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement de la République du Sénégal pour le lancement réussi du processus préparatoire du 9ème Forum Mondial de l’Eau qui sera organisé en terre OMVS du Sénégal en 2021. A ce titre, je voudrais inviter toutes les structures de notre Organisation à s’impliquer totalement dans ce processus afin que ce forum soit un grand succès.

Enfin, je voudrais adresser mes salutations et mes remerciements à tous nos Partenaires au développement dont l’appui constant nous a permis d’engranger tous ces résultats.

En souhaitant pleins succès à nos travaux, je déclare ouverte la Session budgétaire du Conseil des Ministres ainsi que celle préparatoire de la XVIIIème Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OMVS.

VIVE L’OMVS

JE VOUS REMERCIE

Transmis par la cellule de communication du Département

Lire

Appel à candidature : le FIDA recherche des experts en gestion financière

6 décembre 2019 à 11 11 00 120012

Call for interest – Financial Management Consultant Roster – Dakar Hub (Vacancy Announcement Number -1855) 08/11/2019 -31/03/2020)

Contexte organisationnel

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) recherche des experts en gestion financière pour participer à des missions à court terme. Les candidats qualifiés seront sélectionnés soit comme « consultants en gestion financière » qui exécuteront les évaluations plus techniques soit comme « consultants d’appui à la mise en œuvre financière » qui se concentreront principalement sur les activités de suivi. Les experts retenus peuvent être recrutés sur une base forfaitaire de 11 mois maximum, la durée de mission étant généralement de 5 à 14 jours.

Le FIDA est une institution financière internationale sous tutelle des Nations Unies spécialisée dans l’élimination de la pauvreté et de la faim en milieu rural, qui investit dans les populations rurales en finançant les programmes et les projets qui accroissent la productivité agricole au niveau local, national et international selon des politiques contribuant à la transformation soutenable et durable du monde rural.

Le Département des opérations financières (FOD) est responsable des opérations de trésorerie, de la gestion financière des actifs, de la comptabilité et du contrôle financier ainsi que de la gestion des risques financiers du FIDA. FOD veille à ce que les ressources financières internes et externes soient utilisées de manière efficiente, économique et efficace pour atteindre les objectifs dans le long terme et tenir ses engagements en matière de développements.

La Division de la gestion financière (FMD), au sein de FOD, supervise les opérations financées par le FIDA, notamment l’audit, la gestion de la trésorerie des projets, la conformité sur le plan fiduciaire et le reportage financier. Dans le monde, il existe actuellement environ 270 projets d’investissements en cours de mise en œuvre, financés par le FIDA, notamment des dons et prêts dans le cadre du mécanisme de prêts et de viabilité de la dette dans plus de 100 pays. FMD est responsable de l’évaluation de la capacité de gestion financière et des risques fiduciaires des projets au moment de la conception et durant la mise en œuvre à travers l’examen des rapports d’audit et aussi à travers le suivi, l’assistance et la supervision fiduciaire.

Principaux résultats attendus / principales activités fonctionnelles

Conformément à l’approche du FIDA en matière de conception et de supervision de projets/programmes, le consultant en gestion financière se servira du questionnaire d’évaluation pour recueillir des informations pertinentes sur les points forts et les points faibles des systèmes de planification financière, des systèmes de contrôles internes et des systèmes de reportage sur la gestion des fonds du projet. Il s’agira notamment de surveiller le respect des obligations fiduciaires requises par le FIDA, d’évaluer l’adéquation des systèmes et d’évaluer l’état d’avancement dans l’exécution financière des projets. Sur la base de ses conclusions, le consultant formulera les recommandations appropriées.

Le consultant peut parfois être appelé à exécuter des activités d’appui à la mise en œuvre, notamment le renforcement des capacités. D’autres missions pourraient impliquer le suivi de tâches spécifiques et l’établissement de la situation de mise en œuvre des recommandations antérieures aux niveaux national, régional et/ou local.

Lien pour postuler

https://job.ifad.org/ –> Vacant posts -> 1855 Call for interest – Financial Management Consultant Roster – Dakar Hub

Lire

Naufrage au large de la Mauritanie : 62 migrants morts en mer (OIM)

6 décembre 2019 à 10 10 33 123312
image d’archive

Le bilan du naufrage survenu le mercredi dernier, 04 décembre 2019, au large de la Mauritanie s’est alourdi. Alors qu’on dénombrait 57 morts hier matin, cinq autres corps ont été retrouvés dans la journée. Ce qui ramène désormais le bilan à 62 morts (dont des femmes et des enfants).

Selon les informations, ce bateau (apparemment c’est une simple pirogue) de migrants est parti de la Gambie le 27 novembre dernier. Il avait à son bord environ 150 personnes dont des femmes et des enfants. « Il s’agissait pour l’essentiel d’immigrants irréguliers qui tentaient de rejoindre l’Espagne en provenance de la Gambie » a précisé le ministère mauritanien de l’Intérieur.

De sources concordantes, les migrants partaient vers les îles Canaries. Mais, l’embarcation de fortune a commencé à prendre de l’eau à environ 25 km au nord de la ville de Nouadhibou, près de la frontière avec le Sahara occidental. « Ils (les migrants) n’avaient plus d’essence, ils ont voulu se rapprocher de la Mauritanie et ont heurté un rocher », a relaté Florence Kim, la porte-parole de l’OIM à Dakar.

Les migrants ont alors quitté l’embarcation à la nage. 83 naufragés (dont dix mineurs, selon l’OIM) sont parvenus à rejoindre le rivage. Mais, 62 autres (dont au moins huit femmes et un enfant) y ont trouvé la mort. « Les victimes ont été enterrées près de Nouadhibou dans la nuit, sans être identifiées », a ajouté Florence Kim, tout en précisant que ce drame est le pire naufrage enregistré cette année sur la route des migrations longeant la côte Atlantique.

Pour de nombreux observateurs, cette situation rappelle, s’il est besoin, la tragédie que cause l’immigration clandestine qui décime la jeunesse africaine et interpelle de plus les dirigeants du contient.

A noter que certains rescapés (fatigués, affamés, le moral à zéro…) ont été hospitalisés en urgence à l’hôpital de Nouadhibou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Naufrage de migrants : 57 morts (OIM)

5 décembre 2019 à 9 09 31 123112
image d’archive

En provenance de la Gambie avec environ 150 migrants à son bord, un bateau a sombré hier, mercredi 04 décembre 2019, au large de la Mauritanie. Et, selon l’organisation internationale pour les migrations (OIM), 57 personnes ont perdu la vie dans ce naufrage qui s’est produit dans la soirée.

Pour le moment, les autorités mauritaniennes n’ont fait aucun commentaire sur ce drame ; mais, dans un communiqué, l’OIM a indiqué que 83 occupants de ce bateau ont réussi à atteindre la côte mauritanienne à la nage.

Dans un tweet sur sa page officielle, Laura Lungarotti, chef de mission de l’OIM en Mauritanie, a écrit que « l’OIM travaille avec les autorités mauritaniennes et HCR pour apporter les premiers secours et l’assistance médicale à 83 migrants gambiens qui ont survécu » au naufrage.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Cyril Ramaphosa chez Alpha Condé : voici le communiqué conjoint

4 décembre 2019 à 20 08 36 123612

A l’invitation de son frère et ami, Son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée, Son Excellence Cyril Ramaphosa, Président de la République de l’Afrique du Sud, à la tête d’une importante délégation gouvernementale, a effectué du 03 au 04 décembre 2019, une visite d’Etat en République de Guinée.

Cette visite officielle s’inscrit dans le cadre de la consolidation des liens de solidarité, d’amitié et de coopération fraternelle qui ont toujours existé entre la République d’Afrique du Sud et la République de Guinée.

Durant le séjour, les deux Présidents ont eu un large échange de vue sur les relations bilatérales, ainsi que sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Au plan bilatéral, les deux Chefs d’Etat ont rappelé les relations historiques d’amitié existant entre les deux pays, nouées pendant la lutte de libération du peuple sud-africain contre l’apartheid. Ils ont relevé et souligné la contribution multiforme apportée par le peuple de Guinée au peuple sud-africain, grâce à l’engagement et au courage du feu Président Ahmed Sékou TOURE, père de l’indépendance de la République de Guinée.

Son Excellence Professeur Alpha CONDE a rendu un vibrant hommage à Feu Nelson Mandela, pionnier de la lutte pour l’émancipation de l’Afrique du sud.

Son Excellence, le Président Cyril Ramaphosa a remercié le peuple de Guinée pour sa contribution et les sacrifices consentis pour la libération de l’Afrique du sud du joug de l’apartheid.

Les deux Présidents ont réaffirmé leur volonté de renforcer et d’approfondir les relations bilatérales par la tenue régulière des sessions des grandes commissions mixtes de coopération dont la troisième est prévue courant 2020 à Conakry.

A cet effet, ils ont instruit leurs Ministres des Affaires Etrangères de procéder à une évaluation de l’état de la mise en œuvre des accords existants entre les deux pays et de programmer la tenue de la 3ème session dans les meilleurs délais.

Ils ont également instruit les Ministres, de procéder ultérieurement à la signature d’autres accords dans différents domaines et de promouvoir les échanges d’experts entre les deux pays.

Au plan africain, les deux Présidents ont réitéré leur engagement en faveur du continent et se sont félicités à cette occasion des positions concertées des Chefs d’Etat de l’Union Africaine, visant à s’exprimer d’une seule voix sur l’ensemble des problèmes régionaux et internationaux.

Abordant les questions de sécurité, les deux Chefs d’Etat ont exprimé leur vive préoccupation face à la montée de l’extrémisme et du terrorisme en Afrique notamment dans la région du sahel et dans certains pays du continent. Ils ont également déploré la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petits calibres.

Les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble à la recherche d’une paix durable et d’un développement économique sur le continent dans le contexte et la mise en œuvre de l’agenda 2063 et de la zone de libre-échange continentale africaine (AFCFTA).

Les deux Chefs d’Etat se sont engagés à une meilleure coordination de leurs actions, sous l’égide de l’Union Africaine pour lutter contre ces fléaux et créer ainsi les conditions favorables à la paix et à la sécurité régionale et internationale et au développement économique des pays africains.

Face à l’acuité de la problématique environnementale, les deux (2) Chefs d’Etat ont exprimé leur soutien à la mise en œuvre de l’accord de Paris (COP21) et ont réaffirmé leur engagement à privilégier la promotion des énergies renouvelables dont son Excellence Professeur Alpha CONDE est le champion au niveau du continent africain.

Sur le plan international, le Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée, a saisi l’opportunité de la rencontre pour féliciter l’Afrique du Sud pour son élection comme membre non permanent du conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2019-2020 et futur Président de l’Union Africaine en 2020. Ils ont réitéré leur appel pour la réforme du conseil de sécurité des Nations Unies.

Au terme de sa visite officielle en Guinée, Son Excellence Cyril Ramaphosa, Président de la République d’Afrique du Sud, au nom de sa délégation, a remercié son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat, le gouvernement et le peuple de Guinée pour la qualité de l’accueil, l’hospitalité chaleureuse et fraternelle dont lui-même et sa délégation ont été l’objet durant leur séjour.

Son Excellence Cyril Ramaphosa, Président de la République d’Afrique du Sud, a adressé une invitation à son frère et ami, Son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée, Chef de l’Etat, à effectuer une visite d’amitié et de travail en Afrique du Sud.

Cette invitation a été acceptée avec plaisir, et la date sera fixée ultérieurement de commun accord par voie diplomatique.

Fait à Conakry, le 04 décembre 2019

Pour le Gouvernement de la République de Guinée, S.E. Madame Diéné KEITA, Ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine

Pour le Gouvernement de la de la République d’Afrique du Sud, H.E Dr Naledi. Pandor, Ministre des relations Internationales et de la Coopération

Le Bureau de Presse de la Présidence

Lire

Enrôlement des électeurs guinéens au Sénégal : des jets de pierres à l’ambassade de Guinée

4 décembre 2019 à 20 08 27 122712

L’ambassade de Guinée au Sénégal a enregistré quelques jets de pierres ce mercredi, 04 décembre 2019, à Dakar. Des jeunes guinéens, très en colère contre l’arrêt des opérations d’enrôlement pour l’établissement des listes électorales, ont lancé des pierres sur le bâtiment. Et, selon des témoins à Dakar joint au téléphone par Guineematin.com, ces pierres ont brisé quelques vitres sur les lieux.

« J’étais ce matin à l’ambassade où j’ai trouvé des jeunes. Il était exactement 9 heures. Mais, personne ne pouvait se faire recenser. Hier, on avait commencé le recensement dans des quartiers comme Pikine et Thiaroye. Mais, des ordres sont venus de l’ambassadrice pour nous dire d’arrêter. Elle a dit qu’il y a une lettre qu’on devait remettre au ministère sénégalais des Affaires étrangères et cela n’a pas été fait. En conséquence, ils ont arrêté les opérations de recensement. Ceux qui étaient à Thiaroye avaient recensé jusqu’à 19 personnes et ceux de Pikine avaient eu une vingtaine. Cependant, au niveau de l’ambassade, personne ne s’est fait recenser, alors que l’ambassade couvre plus de six quartiers », a expliqué Néné Gallé Camara, une guinéenne vivant dans la capitale sénégalaise.

Selon les informations, les opérations d’enrôlement devaient commencer le 25 novembre dernier au Sénégal. Mais, les cadres de l’ambassade guinéenne ont toujours trouvé des arguments pour repousser cette date. Ce qui a finalement irrité certains dans la matinée de ce mercredi.

« Nous avons perdu six jours, parce qu’ils trouvent toujours des arguments pour que les gens ne se fassent pas recenser. Ils disent souvent qu’il y a quelque chose qui manque aux machines. Ils disent aussi que ceux qui n’ont pas les cartes consulaires ou les passeports ne seront pas recensés. Ils ont toujours des arguments pour repousser le recensement. Alors, aujourd’hui, les gens en ont eu assez. La tension est montée et les jeunes ont fini par jeter des cailloux sur les lieux. Ils ont bisé quelques vitres. Et, c’est en ce moment qu’ils (les cadres de l’ambassade) ont appelé la police sénégalaise. Mais, il n’y a eu aucune arrestation jusqu’à mon départ (dans l’après-midi). On a dit à tout le monde de rentrer dans l’ambassade, parce que là-bas, nous sommes sur notre territoire. On savait que c’est dehors que les policiers pouvaient nous arrêter parce que nous serions sur le territoire sénégalais. Certains sages sont montés voir l’ambassadrice pour qu’elle nous dise ce qu’on doit faire. Il n’y a rien eu », a confié Madame Néné Gallé Camara.

Aux dernières nouvelles, on apprend que l’ambassadrice de Guinée au Sénégal était allée (dans l’après-midi) au ministère sénégalais des Affaires étrangères pour finaliser les dossiers. « Après, ils (les cadres de l’ambassade) nous feront signe pour le recensement. Mais, comme ils ont dit que ce recensement se fera seulement avec les cartes consulaires et les passeports, les sages ont demandé de revoir cela. Parce qu’il y a certaines personnes qui sont détentrices de leurs cartes d’identités. L’ambassadrice a aussi dit qu’elle fera en sorte que les six jours de retard soient rattrapés », indiqué Madame Néné Gallé Camara.

A rappeler que depuis le lancement (le 21 novembre dernier) des opérations de recensement des électeurs en Guinée, l’opposition agite le chiffon rouge et dénonce de « nombreuses irrégularités » sur le déroulement de ces opérations. Certains opposants qualifient ce recensement de « calamité », alors que d’autres accusent clairement la CENI (commission électorale nationale indépendante) de manœuvrer pour empêcher les guinéens (se trouvant dans les zones jugées favorables à l’opposition) de s’enrôler.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, attendu à Conakry : Communiqué

2 décembre 2019 à 19 07 41 124112

Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République sœur de l’Afrique du Sud, Son Excellence Monsieur Cyril Ramaphosa, Président sud-africain, effectuera à partir du mardi 03 décembre, une visite de Travail de 48 heures à Conakry.

Sont conviées à prendre part au cérémonial d’accueil prévu à partir de 21h00mn à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, les personnalités ci-après :

• Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
• Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
• Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle ;
• Monsieur le Président de la Cour Suprême ;
• Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;
• Madame la Présidente de la Haute Autorité de la Communication ;
• Madame la Présidente du Conseil Economique et Social ;
• Monsieur le Médiateur de la République ;
• Monsieur le Grand Chancelier des Ordres Nationaux de Guinée ;
• Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;
• Monsieur le Président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains ;
• Monsieur le Chef de File de l’Opposition ;
• Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
• Mesdames et Messieurs les Ministres Conseillers membres du Cabinet Présidentiel ;
• Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;
• Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale ;
• Messieurs les Chefs des Etats-majors des Armées de Terre, de l’Air et de la Marine ;
• Monsieur le Chef d’Etat-major Particulier de la Présidence ;
• Messieurs les Directeurs Généraux de la Police Nationale, de la Douane et des Conservateurs de la Nature ;
• Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 02 décembre 2019

Mamady Sinkoun Kaba
Ambassadeur, Directeur du Protocole d’Etat

Lire

Tony Elumelu au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique

20 novembre 2019 à 9 09 57 115711
De gauche à droite : Pierre Buyoya, ancien Président du Burundi et Représentant de l’Union africaine ; SE Mohamed Ould Ghazouani, Président de la République de Mauritanie ; SE Macky Sall, Président du Sénégal, Florence Parly, Ministre française de la Défense, et Tony. O. Elumelu, Fondateur, Tony Elumelu Foundation et Président du Groupe United Bank for Africa (UBA)) ; lors d’un Panel de haut-niveau sur la paix et la sécurité en Afrique au Forum international de Dakar le 18 Novembre 2019

« L’agenda du développement de l’Afrique doit donner la priorité à la création d’emplois, à la croissance inclusive et à la diversité des genres pour la paix et la stabilité sur le continent », a déclaré Tony Elumelu au Forum de Dakar

Dakar, Sénégal, 18 novembre 2019 – Tony. O. Elumelu Fondateur de la Fondation Tony Elumelu (TEF) et président du Groupe United Bank for Africa (UBA) a suggéré la création d’emplois pour les jeunes, la croissance inclusive et la diversité des genres en tant que domaines prioritaires du programme de développement de l’Afrique visant à instaurer la paix et la stabilité le continent.

Il a fait cette déclaration lors d’un panel de haut niveau en présence de Son Excellence Macky Sall, Président de la république du Sénégal, et Mohamed Ould Ghazouani, Chef de l’Etat mauritanien, Florence Parly , Ministre française de la Défense ; et Pierre Buyoya, ancien président du Burundi et représentant de l’Union africaine.

M. Elumelu a souligné la nécessité de s’attaquer en urgence au problème de la pauvreté, cause fondamentale de l’extrémisme en Afrique. « Nous savons, et nous disons, que la pauvreté, où qu’elle sévit, est une menace pour l’humanité partout dans le monde. Ce qui se manifeste dans ce que nous appelons une absence de sécurité ou terrorisme, ou l’extrémisme qui trouve en réalité sa cause profonde dans la pauvreté et le chômage. Sans vouloir vous offenser, nous pouvons organiser 101 séminaires comme celui-ci, mais à moins que nous ne commencions à prendre à-bras-le-corps la problématique de la pauvreté et du chômage de nos jeunes, ils continueront à être victimes d’endoctrinement par des personnes qui n’ont aucune perspective d’avenir, et ils continueront à s’engager dans l’extrémisme » a-t-il fait savoir.

Il a renchéri que s’il est sans doute important de discuter de stratégie militaire, et d’autres moyens pour faire face à l’insurrection, une paix durable ne peut être atteinte à long terme, qu’en investissant dans nos jeunes à travers l’Afrique.

SE Macky Sall a pour sa part reconnu la nécessité pour le secteur public de collaborer avec le secteur privé pour venir à bout de la pauvreté sur le continent. Il a déclaré que « les menaces ne peuvent être prises en charge de manière fragmentaire, car les défis ne connaissent pas de frontières. » Il a appelé à une approche plus collaborative pour combattre la violence et l’extrémisme afin de doper les investissements en Afrique.

M. Elumelu a mis en exergue l’impact du programme de l’entreprenariat des jeunes de la Fondation Tony Elumelu d’un budget de 100 millions de dollars comme l’une des initiatives pratiques du secteur privé en Afrique pouvant contribuer à apporter la paix et la stabilité sur le continent. Il a par ailleurs évoqué le partenariat entre le Programme des Nations Unies Programme (UNDP) et la Fondation Tony Elumelu (TEF) visant à accompagner 100.000 jeunes Africains sur une période de 10 ans avec un accent particulier sur la région du Sahel pour sa première année. Parlant également des partenariats du TEF avec d’autres agences internationales de développement telles que la GIZ et le CICR, M. Elumelu a rappelé que seules «des activités et des interventions de ce type contribueraient à donner de l’espoir économique aux populations de cette partie du monde et à les rendre moins exposées à l’extrémisme. Nous soutenons ces jeunes et nous commençons à voir comment leur réussite se fait sentir dans leur environnement ».

Selon M. Elumelu « les entreprises ne peuvent pas prospérer là où règne l’extrémisme, là où les gens craignent pour leur vie. Il sera encore plus difficile d’attirer les investisseurs privés nécessaires aux grands projets d’infrastructure et aux investissements à long terme susceptibles de contribuer à la stabilité de notre économie ».

M. Elumelu a toutefois terminé sur une note positive, appelant toutes les parties prenantes à collaborer pour gagner la guerre contre la pauvreté et l’insécurité. «Nous pouvons tous faire beaucoup – le secteur privé, le gouvernement et les partenaires de développement – en veillant à tout mettre en œuvre pour vaincre le terrorisme et faisant le maximum pour retenir nos jeunes tentés de traverser la Méditerranée dans des conditions périlleuses, en quête de vie meilleure, alors que nous avons en Afrique plus d’opportunités et de ressources. Nous devons travailler la main dans la main pour faire en sorte que l’extrémisme soit totalement éradiqué en Afrique. C’est possible, mais nous devons travailler ensemble pour atteindre cet objectif », a-t-il conclu.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

Lire

Guinée : ce que le FNDC a dit à Ibn Chambass

15 novembre 2019 à 22 10 14 111411

Dans l’après-midi de ce vendredi, 15 novembre 2019, les responsables du Front national pour la défense de la Constitution ont reçu Mohamed Ibn Chambas, le Représentant Spécial du Secrétaire Général et chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). La rencontre s’est déroulée au siège de la Plateforme nationale des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), a appris Guineematin.com de source généralement bien informée

Après les salutations d’usage, les émissaires du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ont opté pour un langage clair et direct pour expliquer à l’émissaire onusien la genèse de la crise politique actuelle en République de Guinée. Le FNDC a rappelé ses démarches envers tous ceux qui pouvaient négocier avec le président Alpha Condé pour le dissuader de prendre ce chemin interdit en démocratie : changer la constitution pour continuer à diriger le pays. Ils sont revenus sur les lettres et audiences avec les chefs religieux, les ambassades et autres démarches préventives qui auraient permis d’éviter tout ce qui se passe actuellement en Guinée : dégâts humains et matériels, emprisonnement, etc.

S’exprimant sur son intransigeante et farouche opposition à un changement de la Constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé, le FNDC a expliqué à Ibn Chambass que ce n’est pas du tout un problème de personne, c’est un problème de principe et du respect de la loi suprême du pays. Revenant sur les intangibilités constitutionnelles qu’ils défendent à tout prix, les dirigeants du FNDC ont demandé au chef du bureau UNOWAS s’il peut trouver normal qu’il y ait par exemple un débat en Guinée sur la laïcité ou la forme républicaine de l’Etat. Après la réponse négative de l’émissaire onusien, les défenseurs de la Constitution guinéenne ont alors précisé que la limitation du nombre et de la durée des mandats présidentiels en Guinée sont soumises au même verrou légal !

Concernant les appels au dialogue, le FNDC a expliqué au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel que même si son différend avec le pouvoir pouvait trouver sa solution dans un dialogue, les leaders du mouvement, qui seraient dans ce cas les interlocuteurs du pouvoir, sont en prison.

Par ailleurs, les responsables du FNDC ont rappelé qu’il y a eu de nombreux jeunes tués suite aux appels à manifestation. Ce qui fait qu’ils ne peuvent plus reculer au risque de trahir ces derniers. Ainsi, hormis la libération des leaders et manifestants emprisonnés, il faudra nécessairement que le président Alpha Condé renonce à son projet et qu’il s’engage à respecter la constitution.

Enfin, toujours direct dans sa communication, le FNDC a clairement dit avoir rencontré Ibn Chambas puisqu’il l’a souhaité. Sinon, les défenseurs de la constitution ont dit ne rien espérer de lui, encore moins de la CEDEAO d’ailleurs. « Nous comptons sur le peuple de Guinée pour lequel nous nous battons. Et, l’alternance doit être arrachée à Alpha Condé, parce que c’est lui-même qui avait vendu ce rêve aux Guinéens », ont-ils indiqué.

On apprend même que Mohamed Ibn Chambas, qui a rencontré le président Alpha Condé hier, devrait rentrer demain, sans même avoir réussi à faire libérer Abdourahmane Sanoh et Cie. De même qu’il n’a pas pu influencer le président Alpha Condé qui l’a laissé ici ce vendredi pour aller avec l’hélico présidentiel battre campagne à N’zérékoré pour la nouvelle constitution qui lui permettrait d’avoir un troisième mandat à la tête de la Guinée, alors que ceux qui veulent manifester sont pourchassés par le pouvoir, emprisonnés et d’autres tués. Finalement, la présence d’Ibn Chambass a-t-elle apporté un tant soit peu à notre pays ? Que dira-t-il des quatre jeunes tués (hier et aujourd’hui) en sa présence à Conakry ?

A suivre !

Lire

Sécurisation des élections en Guinée : 350 officiers et sous-officiers formés grâce àla coopération Égyptienne

13 novembre 2019 à 17 05 37 113711

L’Ecole Nationale de la Gendarmerie de Sonfonia a servi de cadre ce mercredi, 13 novembre 2019, à la cérémonie de clôture de la formation des formateurs sur la sécurisation du processus électoral en Guinée. Ils sont au nombre de 350 officiers et sous-officiers de la gendarmerie, la police et la protection civile à suivre cette formation dans un délai de 45 jours, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Fruit de la coopération entre la République Arabe d’Egypte et la Guinée, la formation des formateurs sur la sécurisation du processus électoral a été clôturée par une cérémonie qui a réuni les autorités militaires et civiles. C’est Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale qui a présidé les activités.

Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé de la Défense nationale

« Cette formation initiée par mon département, ainsi que toutes nos initiatives, bénéficie toujours de l’accompagnement des pays amis et des différents partenaires au développement. C’est ce qui justifie encore aujourd’hui la présence de nombreuses personnalités qui ont bien voulu nous témoigner de leur amitié en prenant part à cette cérémonie. Le sursaut démocratique que la troisième République a ambitionné sous la conduite de son Excellence le professeur Alpha Condé, exige à chaque instant la qualification du processus électoral en vue d’organiser des élections transparentes, crédibles et acceptables par tous. La formation que nous clôturons ce matin procède de la détermination de mon département à assurer sa part de responsabilité gouvernementale dans l’œuvre d’amélioration progressive des processus électoraux conformément à la volonté de son Excellence monsieur le président de la République, le Professeur Alpha Condé. Cette initiative de renforcement des capacités en matière de sécurisation des élections a bénéficié de l’appui technique de la République arabe d’Egypte, à travers un collectif de onze formateurs dont trois officiers généraux qui ont donné le maximum d’eux-mêmes pour faire acquérir à nos hommes leurs expériences », a-t-il dit.

De son côté, le Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la justice militaire a rappelé que cette formation sera démultipliée à Conakry ainsi qu’à l’intérieur du pays.

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale

« Dans le souci d’harmoniser les enseignements reçus, ces formateurs ici présents, constitués en équipe pédagogique, vont dans un court terme être déployés sur l’ensemble du territoire national pour vulgariser les compétences acquises. Ainsi, ces méthodes et techniques dispensées par cette dynamique équipe Egyptienne seront intégralement transmises aux forces de police, de la protection civile et de gendarmerie en charge de la sécurisation des scrutins électoraux. Officiers et sous-officiers de police, de la protection civile et de la gendarmerie guinéenne, futurs formateurs de nos collègues de Conakry et de l’intérieur du pays ; en ce jour solennel vous êtes à l’honneur. A cet effet, je vous félicite et vous encourage des efforts d’apprentissage fournis et des efforts de restitution à fournir. Je vous recommande en outre, de privilégier dans vos communications pédagogiques diverses, les principes du droit international humanitaire et des droits de l’Homme », a-t-il recommandé.

Général de Brigade Ahmed Elwan Siam, chef de la mission Égyptienne en Guinée

Pour sa part, le Général de Brigade Ahmed Elwan Siam, chef de cette mission Égyptienne en Guinée, a fait savoir que « dans le cadre de notre volonté de consolider les relations amicales, de renforcer et de développer les relations de coopération entre nos deux pays, nous avons reçu à bras ouvert votre invitation à venir former nos collègues guinéens. C’est avec une grande sincérité que nous nous sommes préparés à fournir le meilleur de ce que nous avons à travers la préparation d’un programme intégré comprenant une formation sur des sujets théoriques et pratiques ».

Présent à cette cérémonie, Son Excellence Tamer Kamal Mohamed El Maligui, ambassadeur de la République Arabe d’Egypte en Guinée, n’a pas manqué d’évoquer les bonnes relations qui existent entre son pays et la Guinée.

SE Tamer Kamal Mohamed El Maligui, ambassadeur d’Egypte en Guinée

« C’est avec un grand plaisir et satisfaction que je prends la parole devant vous ce matin, au nom du gouvernement et du peuple de la République Arabe d’Egypte, pour exprimer notre fierté et engagement pour le renforcement des relations historiques existantes entre la République Arabe d’Egypte et la République de Guinée. L’Egypte et la Guinée partagent une longue histoire. Aujourd’hui, son excellence Abdel Fattah Al-Sissi et son cher frère et ami son excellence Professeur Alpha Condé travaillent ensemble pour promouvoir les relations bilatérales ainsi que le travail collectif africain. La Guinée a été le premier pays visité par le président Abdel Fattah Al-Sissi lors de sa tournée africaine après la présidence de l’Egypte de l’Union Africaine. Dans le cadre de la coopération militaire entre les deux ministères, l’Egypte offre des formations pour des militaires guinéens dans plusieurs domaines tels que l’antiterrorisme international, la sécurisation de frontières, la coopération africaine », a-t-il cité.

La cérémonie a été ponctuée par la remise de cadeaux et satisfécits aux onze officiers Egyptiens mais aussi par la remise des attestations aux 350 officiers de police, de la protection civile et de la gendarmerie ayant suivi cette formation.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Interdiction de Qnet en Guinée : communiqué de la direction Afrique Sub-Saharienne

31 octobre 2019 à 14 02 57 105710

Les responsables guinéens ont annoncé publiquement dans un journal télévisé de RTG du 28 octobre 2019 que QNET International (QNET) avait été interdit dans tout le pays.

Cette interdiction fait suite à l’arrestation de ressortissants étrangers du Sénégal, de la Guinée Bissau, de la Gambie, du Burkina Faso et du Mali.

QNET prend acte de la décision des autorités guinéennes, mais par ailleurs elle reste persuadée que les enquêtes en cours permettront de clarifier la situation et de lever les équivoques, amalgames et confusions autour de son activité de vente directe par réseau.

En conséquence, par le présent communiqué elle souhaite dissiper toute confusion en apportant les précisions qui suivent :

1) QNET n’est ni une entreprise de placement d’argent, ni un plan d’investissement. Depuis plus de 21 ans, à travers son activité de vente directe par réseau, Qnet propose une large gamme de produits de bien être, de style de vie et de joaillerie de luxe parmi tant d’autres. Elle met ses produits à la disposition de ses représentants indépendants qui en sont les consommateurs. Ces derniers en font également la promotion et sont rémunérés sur la base de leurs performances. Ce modèle commercial est appelé vente directe par réseau.

2) Il convient de préciser que les sommes déboursées par les représentants indépendants servent exclusivement à l’achat de produits dont ils font un usage personnel. Par ailleurs, les représentants indépendants qui le souhaitent peuvent tirer profit du plan de rémunération de Qnet en faisant régulièrement la promotion de ses produits.

3) La société QNET offre, non pas des emplois, mais plutôt des « opportunités d’affaires » à toute personnes d’âge adulte qui après un achat dit ‘’qualifiant’’ devient un représentant indépendant.

Ce représentant indépendant correspond d’un point de vue pratique à un commercial indépendant non salarié (car n’étant pas employé par QNET) dont la rémunération est faite sur la base de performances réalisées dans le cadre de l’activité de vente directe par réseau.

Ces Représentants Indépendants (RI) sont des entrepreneurs autonomes qui exercent librement leur activité qui consiste à recommander les produits de QNET.

A cet effet, ils perçoivent une commission sur les achats effectués et s’évertuent à s’adresser au plus grand nombre afin de constituer un réseau de vente performant.

4) Le représentant indépendant de QNET mène son activité à partir d’une plateforme de commerce électronique. Il n’est nullement besoin de se déplacer d’un pays à un autre pour mener l’activité. Toute personne majeure désireuse d’entreprendre grâce à l’opportunité qu’offre QNET peut s’inscrire sur la plateforme aux moyens d’un ordinateur ou d’un téléphone portable dotés d’une connexion internet.

Au surplus, le code de conduite de QNET qui en règlemente l’activité exige des représentants indépendants qu’ils agissent dans le strict respect de la loi et des règlements en vigueur.

Ainsi le déplacement massif de personnes d’un pays à l’autre à l’encontre de ces lois et règlements est strictement interdit par QNET.

QNET condamne vigoureusement tous mouvements illicites de capitaux, tous trafics illicites de migrants, tous mouvements et regroupements clandestins et toutes manœuvres frauduleuses de nature à porter atteinte à l’ordre public.

QNET réaffirme sa disponibilité à collaborer avec le Gouvernement guinéen pour le dénouement de cette affaire.

Elle a d’ores et déjà procédé à la fermeture de sa boutique en ligne réservée à ses représentants résidents en Guinée suite à la décision du Gouvernement d’interdire ses activités.

Biram Fall

Directeur Général Régional QNET Afrique Sub-Saharienne

Lire

T3 2019 : le bénéfice net de UBA bondit de 32,3% ; alors que le revenu brut atteint US$1,18 milliard

28 octobre 2019 à 13 01 01 100110

Communiqué : United Bank for Africa, l’institution financière panafricaine dotée d’un vaste réseau couvrant 20 pays africains, le Royaume-Uni, les États-Unis et ayant une présence en France, a enregistré des performantes impressionnantes dans le cadre de ses résultats financiers non audités du troisième trimestre 2019, avec une croissance significative des revenus bruts, qui ont atteint US$1,18 milliard, soit une augmentation de 14,2% par rapport au US$1,04 milliard enregistré en septembre 2018.

Le bénéfice avant impôts de UBA a augmenté de 24,2% pour atteindre US$271,2 millions, contre US$218,46 millions au cours de la même période de 2018. Pareillement, son bénéfice après impôts a également progressé de 32,3%, passant de US$170,4 millions en septembre l’année dernière à US$255,45 millions au cours de la même cette année. Cette performance impressionnante place le rendement annualisé des fonds propres de la Banque à 20,6%.

Selon le rapport déposé lundi auprès de la Bourse du Nigeria (NSE), le revenu d’exploitation net de UBA a progressé de 11,6% en glissement annuel pour atteindre US$734,62 millions, contre US$658,31 millions au cours de la même période de 2018.

Malgré le taux d’inflation à deux chiffres enregistré au Nigéria (son plus grand marché) et les incertitudes liées à l’environnement des affaires au Nigéria et dans d’autres pays africains, les dépenses d’exploitation maîtrisées de UBA n’ont augmenté que de 8,4%, et cela est en grande partie dû aux coûts liés à la réglementation.

La Banque continue de maintenir un bilan très solide, avec un actif total de US$13,70 milliards, en hausse par rapport aux US$13,45 milliards enregistrés en décembre 2018. Les dépôts de la clientèle ont également augmenté pour atteindre US$9,31 milliards. Les fonds propres sont restés très solides à US$1,53 milliard, en hausse de 10,5% et reflétant une forte capacité de génération des capitaux en interne.

Kennedy Uzoka, Directeur général du Groupe de UBA Plc

Dans ses commentaires sur les résultats, Kennedy Uzoka, Directeur général du Groupe, UBA Plc, a déclaré: “La résilience de notre modèle économique et notre croissance ciblée des actifs productifs ont généré une croissance du produit des intérêts de 10,8%. Outre les revenus louables réalisés sur les actifs générateurs d’intérêts, nous avons également enregistré une croissance de 22,1% des revenus ne portant pas sur des intérêts, principalement en raison de la pénétration accrue de nos offres de services bancaires numériques de qualité supérieure, de l’expansion du crédit, des transferts d’argent et d’autres services transactionnels liés au style de vie”.

“UBA reste attachée à sa vision de devenir le leader incontesté des institutions de services financiers en Afrique. Nous continuerons à innover et à dominer tous nos secteurs d’activité, tout en assurant une efficacité opérationnelle de premier ordre et un service clientèle hors pair. Nous commençons à réaliser les premiers bénéfices de notre programme de transformation en cours et je suis vraiment enthousiaste pour les jours à venir”, a déclaré M. Uzoka.

Le Directeur Financier du Groupe, Ugo Nwaghodoh, a également déclaré: “Avec les résultats obtenus au cours du trimestre considéré, la banque reste sur la bonne voie pour atteindre son objectif en termes de résultats pour l’année. Nous avons pu augmenter le portefeuille de prêts de 14,7% (ce qui est bien supérieur à nos prévisions) en nous concentrant sur les pôles de croissance des diverses économies dans lesquelles nous exerçons nos activités. Nous avons également mis au point de nouveaux produits de crédit destinés à des segments spécifiques du marché des consommateurs et des PME, et continuerons à le faire dans le strict respect des meilleures normes de crédit / souscription, tout en nous efforçant d’atteindre le seuil légal de ratio de prêt sur financement fixé par la banque centrale”.

UBA est un leader du secteur bancaire africain qui exerce ses activités dans 20 pays africains. La banque est également présente dans les centres financiers mondiaux : Etats-Unis, Royaume-Uni, avec un bureau de représentation en France. UBA fournit, via différents canaux, des services bancaires à plus de 17 millions de clients à travers le monde.

Communiqué transmis par le service de communication de UBA en Guinée

Lire

« Non au 3ème mandat en Guinée » : « Y’en a marre » annonce une manifestation à Dakar

25 octobre 2019 à 12 12 12 101210

La lutte contre un changement de la Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de faire un troisième mandat à la tête de la Guinée n’est plus l’apanage de seuls guinéens. En dehors des frontières guinéennes, les intelligences s’expriment : « Si la Guinée est déstabilisée, le Sénégal ne sera pas épargné », a fait observer Fadel Barro du mouvement « Y’en a marre ».

Déjà, ce mouvement annonce une première manifestation de soutien au FNDC à la place de l’Obélisque à Dakar le 02 novembre 2019 pour contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de présidence à vie en République de Guinée.

Ci-dessous, une vidéo de Dakaractu :

Lire

Niamey : « Non à un 3ème mandat en Afrique »

3 octobre 2019 à 11 11 51 105110
Alpha Condé veut changer la Constitution pour avoir un mandat à vie à la tête de la Guinée

Plusieurs anciens chefs d’Etat, des constitutionalistes de renommée mondiale sont à Niamey dans le cadre d’une Conférence internationale sur le Constitutionalisme et la Consolidation de la Démocratie en Afrique. Nicéphore Soglo du Benin, Goodluck Jonathan du Nigeria, Mahamane Ousmane, ancien président du Niger, ainsi que l’ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Searlef sont invités à la réunion.

Le chef de l’état nigérien, Issoufou Mahamadou, hôte du sommet, a réaffirmé son engagement à ne pas se représenter lors élections présidentielles de 2021. « Je respecterai scrupuleusement les dispositions de la République du Niger. Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu, ce sera une première dans notre pays depuis son accession à l’indépendance », a déclaré le président Issoufou Mahamadou

Tout en faisant remarquer qu’en Afrique, 35 pays ont limité les mandats, 12 n’ont aucune limitation, six ayant aboli la limitation et deux ayant modifié la limitation, Issoufou Mahamadou a ajouté que « le peuple aspire au changement de manière périodique et la limitation de mandats lui offre cette opportunité ».

Selon un participant, l’objectif de la rencontre de Niamey est d’amener les dirigeants africains, notamment ceux de la sous-région, à éviter de modifier la constitution de leur pays pour s’éterniser au pouvoir.

Un signal fort pour dissuader certains présidents de la sous-région qu’il « y a une vie après la présidence » dira le participant.

Les discussions, qui dureront trois jours, sont organisées par le National Democratic Institute (NDI) en partenariat avec Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), Africa Forum et la Fondation Koffi Annan.

Lire la suite sur le site de la BBC

Lire

Massacre du 28 septembre 2009 : à la rencontre d’une victime qui vit dans la misère à Dakar

1 octobre 2019 à 14 02 34 103410

Le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre 2009 dans le stade du même nom à Conakry a été commémoré en fin de semaine dernière en Guinée. Une date renfermant souvenirs traumatisant et colère frénétique chez la plupart des victimes encore vivantes qui ne réclament que la justice. C’est le cas de Fatoumata Barry qui a fui le pays après ces douloureux événements pour se réfugier dans la capitale sénégalaise.

Comme beaucoup de guinéens, elle a suivi la sortie médiatique du ministre guinéen de la justice par intérim à la veille de cette date anniversaire. Mohamed Lamine Fofana a tenu à rassurer que son département est à pied d’œuvre pour permettre la bonne tenue du procès. Il promet qu’avant la fin de l’année, il y aura une évolution dans le dossier.

Nonobstant ces propos du ministre guinéen de la justice qui peuvent constituer une lueur d’espoir pour ces nombreuses victimes qui ont soif de justice, Fatoumata Barry est loin d’être rassurée. Pour elle, il ne s’agit là que d’une simple promesse qui, comme les précédentes, ne sera pas suivie d’effet. Car certaines personnes inculpées par la justice guinéenne continuent de bénéficier du soutien et de l’appui de l’actuel chef de l’Etat Alpha Condé.

Fatoumata Barry qui vit dans des conditions extrêmement difficiles à Dakar, explique qu’elle arrive à survivre grâce à son petit commerce. Elle vend du thé et des bonbons.

Un petit commerce dont les bénéfices ne lui permettent pas de se nourrir à sa faim, encore moins se prendre une chambre. C’est pourquoi, elle est actuellement sans domicile fixe dans la capitale sénégalaise. C’est avec beaucoup d’inquiétudes et d’impuissance qu’elle assiste à la tombée de chaque nuit. Car cette période représente pour elle celle de tous les dangers.

Avec un air triste, elle lance : « ma situation est critique. Sans maison, je suis dans l’insécurité. Dormir dans des chantiers en construction où sur la terrasse des gens n’a rien de rassurant d’autant plus que je suis une femme. »

Se sentant abandonnée, elle ne cache pas sa frustration envers son parti, l’UFDG, qui ne lui apporte aucune assistance et aucune attention. A la question de savoir est-ce qu’elle a été contactée par les ONG guinéennes s’intéressant au sort des victimes du massacre du 28 septembre 2009, elle sourit timidement et répond par la négative.

« Je n’ai été contactée par personne. Ni même par l’association des victimes du massacre du 28 septembre 2009. Si vous ne m’aviez pas donnée l’opportunité de m’exprimer en ce jour marquant le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre, personne n’allait même se rappeler de mon existence », soutient-elle.

C’est avec fulgurance qu’elle passe du rire à la mélancolie, de la colère à la détermination de rentrer en Guinée afin de poursuivre la lutte pour l’instauration d’un vrai Etat de droit, socle de tout développement.

Par Alpha Amadou Diari Diallo, blogueur guinéen vivant à Dakar

Lire

Maroc : la jeunesse africaine revendique sa place dans le développement du continent

27 septembre 2019 à 16 04 00 09009

« Permettre aux jeunes Africains, de s’impliquer pleinement dans la gestion des affaires publiques et locales sur le continent, mettre en lumière des pratiques à succès dans les pays afin de partager ces bonnes pratiques et créer à l’échelle du continent autour des politiques et programmes destinés aux jeunes », tels sont entre autres objectifs de ce forum, premier du genre sur le continent, qui se tient depuis ce 26 septembre ce, pour 3 jours à Agadir au Maroc.

Une rencontre qui en vaut la peine, surtout que plus de la moitié de la population africaine est jeune, et en 2050, 400 millions d’africains auront entre 15 et 24 ans, selon les statistiques. C’est dire que l’Afrique ne peut pas se développer sans les jeunes du continent.

Plus de 200 participants venus d’Europe, du Canada et d’Afrique dont le Tchad, la Cote d’Ivoire et la Guinée, ont répondu à l’invitation du forum pour le développement et de la coopération sud-sud et sud-nord, «les francas ».

Plusieurs thèmes seront abordés au cours de ces 3 jours de travaux qui s’annoncent riches et passionnants en idées et en projets pour l’Afrique. Parmi les quelles, « Afrique, jeunes et développement, les politiques sociales en Afrique à l’épreuve des besoins des jeunes à travers la citoyenneté, quelle rôle et place des jeunes dans la protection de l’environnement et la lutte contre les violences basées sur le genre sur le continent », seront exposés par des intervenants de renom, suivi de débats.

Ce premier jour déjà la Guinée y a fait son entrée, avec l’exposé de Dr Alpha Abdoulaye DIALLO, vice président des organisations de la société civile, autour des « politiques gouvernementales et leurs impacts sur les jeunes notamment en milieu rural ». Dans son allocution, il a rappelé le parcours de la société civile guinéenne depuis plus de 10 ans, dans toutes les luttes en faveur de la démocratie et de l’instauration d’un véritable Etat de droit dans le pays. Toute chose qui ne s’est pas passé sans sacrifices, parfois ultime, avec des pertes en vies humaines, a-t-il souligné. Dr DIALLO, a poursuivi son intervention en souhaitant, et en incitant surtout les participants, à s’engager véritablement pour la cause de la nation, et pour cela, pour reprendre ses propos, « il n’y a pas de sacrifices qui soient de trop… ».

La question de l’immigration clandestine, s’est aussi invitée dans le débat. Et comment d’ailleurs ne pas en parler, quand on sait que le Maroc est aujourd’hui le lieu de départ de centaines sinon de milliers de jeunes, qui tentent de rallier l’Europe via la méditerranée, avec tous les risques d’y perdre la vie, dira Michelle BUREAU, pour qui, ce forum ne devrait pas être l’occasion « de pousser les jeunes à immigrer, à aller de l’autre cote de la mer, en pensant qu’il s’y trouve un monde meilleur. Il faut créer sur place, les conditions pour qu’ils vivent dans leurs pays, avec des conditions d’existences dignes de nom. Si on arrive à cela, je pense que le forum aura répondu à une problématique réelle, et difficile et surtout une équation dure à faire vivre… ».

Cette première journée s’est achevée par la visite d’ »une maison de quartier », symbole de la réussite des jeunes qui aident d’autres jeunes et adultes dans la formation et l’entreprenariat féminin notamment.

Les travaux se poursuivent et prendront fin samedi prochain, avec une déclaration qui va sera nommée « déclaration d’Agadir » et la signature de partenariats entre des organisations du nord et du sud, mais aussi entre celles vivant sur le continent, au bénéfice des millions de jeunes qui y vivent.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

Lire

Expulsé d’Egypte, l’étudiant guinéen Bilal Bah arrive à Conakry ce jeudi

26 septembre 2019 à 12 12 23 09239
Mohamed Bilal Bah, étudiant guinéen expulsé du Caire (Egypte)

Comme prévu, Mohamed Bilal Bah, l’étudiant guinéen arrêté récemment en Egypte, a été expulsé. Il a quitté la capitale égyptienne dans la nuit d’hier et doit arriver ce jeudi, 26 septembre 2019 à Conakry, a appris Guineematin.com d’une source diplomatique.

« Monsieur Mohamed Bilal Bah a quitté le Caire hier nuit. Il arrive à Conakry ce jeudi à 16h 20 par Ethiopian Airlines », a indiqué Soriba Camara, l’ambassadeur de Guinée en Egypte.

Le diplomate guinéen précise que notre compatriote est rentré sans sa femme et ses trois enfants. « La communauté guinéenne en Egypte a fait une collecte pour acheter son billet. Sa femme et ses enfants sont encore au Caire, attendant les billets d’avion que doit acheter sa famille », a dit monsieur Camara.

Mohamed Bilal Bah, 34 ans, était étudiant en master à la faculté de droit de la prestigieuse Université Al Azhar du Caire. Il a été arrêté le 10 septembre 2019 à son domicile par des agents de la sécurité d’Etat égyptienne avec un de ses voisins comorien, pour des fins d’enquête.

Deux semaines après, les autorités égyptiennes l’ont mis à la disposition des services de l’immigration, demandant son départ du pays dans les brefs délais. Les raisons de son arrestation et de son expulsion n’ont pas encore été communiquées.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

Lire

Urgent : l’étudiant guinéen Bilal Bah sera expulsé d’Egypte

24 septembre 2019 à 13 01 08 09089
Mohamed Bilal Bah, étudiant guinéen arrêté au Caire (Egypte)

Du nouveau dans l’affaire de l’arrestation d’un étudiant guinéen en Egypte. Deux semaines après son interpellation à son domicile, au Caire, Mohamed Bilal Bah est fixé sur son sort. Il est sommé de quitter le territoire égyptien dans un bref délai, a appris Guineematin.com de l’ambassadeur de Guinée en Egypte.

Depuis son arrestation (le 10 septembre 2019) par des agents de la sécurité d’Etat égyptienne, personne ne savait où était détenu Mohamed Bilal Bah, ni ce qui lui est reproché. Toutes les démarches menées par l’ambassade Guinée, l’association des ressortissants guinéens et le bureau des étudiants guinéens en Egypte, n’avaient permis qu’à savoir que l’étudiant n’est pas kidnappé comme cela avait été dit au début, mais plutôt arrêté pour des fins d’enquête.

Ce mardi, 24 septembre 2019, il a été mis à la disposition des services de l’immigration pour son expulsion. Quand il est arrivé à son domicile aux environs de 11 heures en compagnie d’un agent de sécurité. « Ce matin, à 10h52’, j’ai eu un entretien téléphonique avec monsieur Mohamed Bilal Bah. Il était à son domicile, accompagné d’un agent de la sécurité. Il a utilisé le téléphone de sa femme pour me joindre.

Il m’a dit qu’il a décidé qu’il quitte le territoire égyptien dans les meilleurs délais possibles. Cette décision m’a été confirmée par l’agent de police qui l’accompagnait. Maintenant, il est à la disposition des services de l’immigration pour son expulsion », a confié à Guineematin.com Soriba Camara, ambassadeur de Guinée en Egypte.

Le diplomate guinéen précise que c’est notre compatriote qui doit acheter son billet d’avion pour son retour en Guinée. « Pour ce faire, j’ai convoqué une réunion à 15h (heure du Caire) 13 h (heure de Conakry) avec le bureau de la communauté et le bureau des étudiants guinéens en Egypte, afin qu’une solution soit trouvée concernant le billet d’avion. Il sera question que sa famille, ses proches et amis agissent vite », a lancé l’ambassadeur.

Citant l’épouse de Bilal Bah, monsieur Soriba Camara indique que notre compatriote se porte bien. Mais, « pour l’instant, les raisons de son arrestation qui ont conduit à la décision de son expulsion n’ont pas été notifiées à notre ambassade », a-t-il laissé entendre.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

Lire

Bissau : un leader politique finance l’évacuation de 5 Guinéens et leur hospitalisation à Dakar

21 septembre 2019 à 16 04 29 09299

Comme indiqué dans les précédentes dépêches de Guineematin.com, l’effondrement d’un immeuble au marché Bandé, à Bissau, a entraîné la mort de cinq de nos compatriotes. Et, parmi les victimes de ce drame, il y a eu cinq blessés graves qui ont besoin d’être évacués pour des soins appropriés.

Au moment où les familles se préoccupaient des moyens pour l’évacuation de ces blessés, un leader politique Bissau Guinéen s’est engagé à tout payer : frais d’évacuation et hospitalisation à Dakar, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Bissau.

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, le président de MADEM-G 15

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, le président de MADEM-G 15, deuxième parti politique à l’Assemblée nationale Bissau guinéenne, qui est candidat à la prochaine élection présidentielle, s’est engagé à payer les billets d’avion et les frais d’hospitalisation de cinq Guinéens qui ont été blessés à l’effondrement d’un immeuble hier soir, vendredi 20 septembre 2019, à Bissau.

Il s’agit de Amadou Diallo (originaire de la préfecture de Gaoual), Mamadou Diallo (originaire de al prefecture de Télimélé), Mamaed Touré, dit Baba, (originaire de la préfecture de Kankan), Mamadou Ciré Barry (originaire de la prefecture de Dinguiraye) et Ibrahim Sory Bah (originaire de la préfecture de Dalaba).

A rappeler que le chef de l’Etat Bissau guinéen s’est rendu à la morgue pour voir les victimes et présenter ses condoléances à la communauté guinéenne de Conakry. A part le président José Mario Vaz et de la délégation qui l’accompagnait, plusieurs autres personnalités ont effectué le déplacement pour partager la douleur de nos compatriotes. C’est d’ailleurs à la demande du président de la République que l’enterrement qui était prévu cet après-midi a été reporté à demain, dimanche.

A suivre !

De Bissau, Elhadje Mouctar Diallo pour Guineematin.com

Lire