France : Macron a-t-il dissuadé Alpha Condé et Ouattara de briguer un 3ème mandat ?

19 août 2019 à 12 12 05 08058

Le jeudi, 15 août 2019, la France a commémoré le 75ème anniversaire du débarquement de Provence. Cette année, ce sont les présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara qui ont été invités à cette cérémonie. En Guinée et Côte d’Ivoire, cette invitation du président français a été saluée comme une marque de considération. Mais selon certains, Emmanuel Macron a invité les deux hommes pour les dissuader de briguer un troisième mandat dans leurs pays.

C’est le site d’informations Afriksoir.net qui a révélé la nouvelle. Le média ivoirien indique qu’Emmanuel Macron a dit à ses hôtes que plusieurs rapports font état de possibilités de graves troubles en Guinée et en Côte d’Ivoire, au cas où Alpha Condé et Alassane Ouattara mettent à exécution leur volonté de modifier les constitutions de leurs pays pour s’offrir un troisième mandat.

Et, le président français a exprimé clairement l’opposition de son pays aux projets de troisième mandat des deux chefs d’Etats, révèlent nos confrères, citant un diplomate français qui a parlé sous anonymat. « Ce n’est pas par hasard que le président français a invité ces deux dirigeants africains dont les pays n’étaient pas forcément les plus gros pourvoyeurs de contingents de soldats coloniaux, lors de la seconde guerre mondiale.

A travers des mots particulièrement bien choisis pour ne pas choquer ses hôtes, Macron a clairement fait savoir que le gouvernement français ne soutiendrait pas de projet de nature à menacer la stabilité sociopolitique en Côte d’Ivoire et en Guinée, dont les auteurs seraient les dirigeants au pouvoir », a écrit Afriksoir.

Cette information a été confirmée par un journaliste de France24 qui était aux commémorations du débarquement de Provence. Selon lui, Emmanuel Macron a profité du déjeuner qu’il a offert à ses hôtes pour aborder le sujet avec eux. « Alassane Ouattara et Alpha Condé, présidents de ces deux pays, ont des élections l’année prochaine aussi bien en Côte d’Ivoire qu’en Guinée. Et l’un comme l’autre, ces deux chefs d’Etat sont à la fin de leur deuxième mandat.

Les constitutions de leurs pays respectifs leur interdisent de se représenter, et l’un et l’autre sont en train de modifier la constitution pour potentiellement revenir sur ces règles, en tout cas se donner la possibilité de se représenter. Il y a évidemment un repas qui était prévu. Sans doute qu’un des thèmes de conversation a été bien cette modification des constitutions. Et probablement, les autorités françaises en ont profité pour ne pas les encourager à le faire », a-t-il déclaré.

Récemment, le sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines a déclaré que les Etats-Unis ne sont pas opposés sur le principe de modifier une constitution en Afrique. Il a précisé toutefois que son pays est opposé à toute réforme constitutionnelle dont le but est de maintenir un président au pouvoir. Ces positions de Washington et de Paris vont-elles dissuader Alpha Condé et Alassane Ouattara dans leurs projets de changer les constitutions de leurs pays pour briguer un troisième mandat ?

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Débarquement de Provence : Alpha Condé salue la bravoure des soldats africains

15 août 2019 à 11 11 45 08458

Le président guinéen, Alpha Condé, a pris part aux festivités commémoratives du 75ème anniversaire du débarquement de Provence. La cérémonie a eu lieu ce jeudi, 15 août 2019, à la nécropole nationale de Boulouris, où reposent 464 combattants de la première armée française. A cette occasion, le chef de l’Etat guinéen a tenu un discours, dans lequel, il a rendu hommage aux soldats africains qui ont participé à la bataille pour la libération de la France.

« Cette cérémonie nous projette dans un passé fécond. Ce passé, ce sont 250.000 hommes dont plus de la moitié était constituée d’Africains du Nord, de l’Est, du Centre et de l’Ouest. Ces hommes partageaient avec les soldats Français, que dis-je, avec le peuple Français le sang et la sueur de ce combat ultime de la 2ème guerre mondiale.

Le Débarquement de Provence, la bataille d’Italie, notamment les combats de Monte Cassino font partie d’une mémoire collective partagée entre les peuples français et africains. En ce moment où la France avec l’aide de ses alliés combattait pour sa survie et sa liberté, les fils et les filles des territoires africains d’alors se sont sentis interpellés, impliqués, partageant l’appel absolu et universel de la liberté », a-t-il déclaré.

Alpha Condé ajoute que « nombreux de ces fils d’Afrique ont trouvé dans la terre de France le repos éternel, et ont laissé ici et là des souvenirs de bravoure et de fraternité. Au-delà des chiffres, ce sont des vies qui ont convergé vers l’appel et la lutte contre le Nazisme et pour la liberté. Ces vies sont celles des planteurs qui ont rejoint la résistance avant de se faire enlever dans les forces françaises libres. Ces vies, ce sont des paysans, d’instituteurs, de forgerons, des chasseurs, qui ont partagé l’idéal du combat ».

Le président guinéen a rendu hommage aux combattants africains et à tous les autres soldats qui ont participé à la bataille menée par les alliés. « Permettez-moi de saluer la mémoire de tous les hommes et toutes ces femmes venant de partout, de France, d’Angleterre, d’Amérique, de Russie et bien sûr d’Afrique, sans le sacrifice desquels, notre humanité ne continuerait pas à se battre pour la paix et la crudité des affres, des erreurs et des extrémismes de la guerre », a dit Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Débarquement de Provence : Macron demande aux maires d’honorer les combattants africains

15 août 2019 à 10 10 58 08588

Emmanuel Macron a présidé jeudi la commémoration du 75e anniversaire du débarquement de Provence en présence de plusieurs chefs d’État africains pour rendre hommage aux soldats venus des deux rives de la Méditerranée.

À Saint-Raphaël, Emmanuel Macron a rendu hommage aux 450 000 soldats qui ont participé au débarquement allié du 15 août 1944 en Provence, lors de la cérémonie du 75e anniversaire. L’opération a été menée par les forces américaines et françaises, parties d’Afrique du Nord, de Corse et d’Italie du Sud.

Il s’agissait de la première sortie officielle d’Emmanuel Macron depuis le début de ses vacances, avant une rentrée chargée sur le front diplomatique la semaine prochaine.

Présence des présidents guinéen et ivoirien

La cérémonie a eu lieu en présence des présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara ainsi que de l’ancien président Nicolas Sarkozy à la nécropole nationale de Boulouris, où reposent 464 combattants de la 1e armée française.

Un discours d’Alpha Condé, la lecture d’un texte par David Diop, prix Goncourt des lycéens 2018, et un témoignage de vétéran par une lycéenne ont ponctué la cérémonie.

L’Afrique mise à l’honneur

Traditionnellement, cet anniversaire est l’occasion de saluer la contribution des soldats des anciennes colonies françaises à la Libération. Les troupes incluaient 260 000 combattants de la 1e armée française dirigée par le général de Lattre de Tassigny, composée principalement de soldats venus d’Afrique du Nord et subsaharienne.

Emmanuel Macron a lancé un appel aux maires de France, les invitant à honorer les combattants africains en baptisant rues et places des communes françaises.

« Je lance aujourd’hui un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre, par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies, la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l’Afrique et disent de la France ce qu’elle est profondément : un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage », a lancé le chef de l’État lors de son discours.

Lors du 50e anniversaire, 18 pays africains avaient été représentés et pour le 60e, une quinzaine de chefs d’État d’Afrique noire et du Maghreb étaient présents, rendant hommage notamment aux tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs ou encore marsouins du Pacifique et des Antilles qui participèrent à l’opération « Dragoon ».

Seul Nicolas Sarkozy a répondu à l’invitation d’Emmanuel Macron

Si Emmanuel Macron a invité tous ses prédécesseurs à participer à la cérémonie dans cette nécropole qui avait été inaugurée il y a 55 ans, jour pour jour, par Charles de Gaulle, seul Nicolas Sarkozy a fait le déplacement.

La commémoration de jeudi s’inscrit dans la série de cérémonies liées à la fin des deux conflits mondiaux qu’Emmanuel Macron a multipliées depuis l’automne – centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale en novembre, puis 75e anniversaire du débarquement de Normandie en juin.

L’objectif militaire de ce débarquement était de prendre les Allemands par surprise et de soulager le front de Normandie où avait eu lieu le débarquement dix semaines plus tôt. L’opération s’est faite en plusieurs temps : à minuit, les premiers soldats français des commandos d’Afrique avaient escaladé la falaise du cap Nègre, près de Bormes-les-Mimosas. Puis à 8 h, trois divisions d’infanterie américaine ont débarqué à Saint-Raphaël, comme à Cavalaire, Ramatuelle et Sainte-Maxime.

Source: AFP

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La Côte d’Ivoire en deuil : l’artiste DJ Arafat est décédé

12 août 2019 à 14 02 35 08358

Le peuple ivoirien est sous le choc ce lundi, 12 août 2019. DJ Arafat, la star de la musique du pays, est décédé ce matin à la suite d’un accident de la circulation. L’information a été confirmée par la télévision nationale ivoirienne (RTI), a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est à la Polyclinique des Deux Plateaux, à Abidjan, que Houon Ange Didier, de son vrai nom, a rendu l’âme à 8 heures du matin, ce lundi. Le roi du coupé-découlé a succombé à ses blessures contractées lors d’un grave accident de la circulation dont il a été victime dans la nuit du dimanche à ce lundi dans la capitale.

La moto du chanteur, à vive allure, est allée percuter une voiture conduite une journaliste de Radio Côte d’Ivoire. Il a été aussitôt conduit, en état d’inconscience, dans ce centre médical, où il a été pris en charge. Mais, les médecins n’ont pas pu sauver la vie de l’artiste.

Artiste de renommée internationale, DJ Arafat est né en 1986 à Yopougon, une commune de la capitale économique ivoirienne. Son dernier single, intitulé « Moto-Moto » a battu tous ses records avec 4,5 millions de vues sur YouTube.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel ; 628124362

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Visite de courtoisie de M. Tony Elumelu au Président du Sénégal M. Macky Sall

8 août 2019 à 7 07 22 08228

M. Tony Elumelu, président du Groupe bancaire panafricain UBA plc et philanthrope qui œuvre pour la promotion et la croissance des entrepreneurs Africains, accompagné de dirigeants de la banque a été reçu par le Président de la République du Sénégal, son Excellence M. Macky Sall , le 06 août 2019 à l’occasion d’un déjeuner à Dakar, en présence de quelques membres du gouvernement en l’occurrence M. Amadou HOTT Ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération et de M. Papa Amadou Sarr Ministre Délégué Général à l’Entreprenariat Rapide (DER).

M. Elumelu a tenu à effectuer le déplacement jusqu’à Dakar pour remercier son Excellence Macky Sall pour sa participation lors du 5ème Forum de l’entreprenariat de la Fondation éponyme.

M. Elumelu est revenu sur le partenariat entre l’Etat du Sénégal via la DER et sa Fondation. Ce partenariat portant sur le financement à hauteur de 1 million de dollars soit environ 500 millions de francs CFA de la phase d’expansion de 200 jeunes lauréats sénégalais suite à leur accompagnement en subvention/formation par la Fondation est un levier important de la transformation structurelle

Le Président du Groupe UBA a aussi exprimé son positivisme dans la dynamique de développement que l’Afrique a pris au travers de l’entreprenariat privé. Selon lui, la mise en œuvre de l’Africapitalisme donnera une impulsion à l’économie des pays Africains tant par l’encadrement des PME que par la mise en place des solutions aux problèmes par des entrepreneurs locaux.

Par ailleurs, les discussions ont aussi porté sur les ambitions de la banque au Sénégal et son engagement dans l’économie sénégalaise. Rappelons que la banque présente depuis une décennie propose des produits et services d’excellente qualité et aux meilleurs prix en mettant à la disposition de sa clientèle une équipe expérimentée, dévouée, intègre et prête pour assurer le meilleur service au client. Aujourd’hui, UBA Sénégal a su se faire une place remarquable sur le marché Sénégalais.

En marge de cette visite, Tony Elumelu s’est entretenu avec le dernier né du paysage médiatique sénégalais, ITV, la première télévision digitale, entretien autour duquel, il s’est étendu sur ses ambitions pour l’Afrique et sa vision : des investissements viables pour contribuer à la croissance du continent dans tous les secteurs.

A propos de United Bank For Africa

United Bank for Africa est l’une des principales banques africaines avec des opérations dans 20 pays africains et une présence dans les centres financiers mondiaux : New York, Londres et Paris. La vision du Groupe UBA est celle d’être l’institution incontestée de services financiers en Afrique, un modèle pour les entreprises africaines en créant une valeur supérieure pour toutes ses parties prenantes, en respectant les normes professionnelles et éthiques les plus élevées et en construisant une institution pérenne.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Togo : Kpatcha Gnassingbé entre la vie et la mort, le médiateur Alpha Condé interpellé

7 août 2019 à 18 06 47 08478

Kpatcha Gnassingbé. La personne n’est plus à présenter au Togo. Plusieurs fois ministre, cet autre fils de feu Gnassingbé Eyadéma, père de l’actuel chef de l’Etat, est incarcéré à la prison civile de Lomé depuis son arrestation en 2009 dans la rocambolesque affaire dite d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat. Une affaire plutôt considérée dans l’opinion aussi bien à l’international qu’au Togo comme une tentative de musèlement d’un « frère » dont la popularité devenait de plus en plus inquiétante. 

Mais il y a lieu de s’inquiéter de la situation, les informations de sources concordantes depuis Lomé, faisant état d’une détérioration accrue de l’état de santé du demi-frère de Faure Gnassingbé. En effet, depuis son incarcération, Kpatcha Gnassingbé s’est révélé d’une santé plutôt fragile. Les conditions de détention dans les prisons du Togo en sont aussi pour quelque chose. L’ancien ministre de la Défense a ainsi multiplié les hospitalisations, comme en mai 2018 à la suite de malaises et d’intenses douleurs au genou.

Son état inquiète ceux qui ont pu le rencontrer ces derniers temps. Qu’en est-il exactement ? Rien de rassurant, selon les informations. L’homme serait réduit dans sa mobilité à cause de « plaies veineuses » au pied droit. Des plaies qui se sont révélées plus coriaces que les médicaments qui lui sont administrés et dont les effets restent éphémères. D’où l’option d’une opération chirurgicale.

Evacuation sanitaire, l’ultime option pour sauver Kpatcha

Il est évident que ce dont souffre Kpatcha Gnassingbé ne peut être pris en charge que dans des conditions optimales. La nécessité d’une évacuation sanitaire ne fait plus l’ombre d’un doute. Et pour cause, l’ancien député a plusieurs fois séjourné dans les hôpitaux au Togo, mais aucune solution efficace n’a été trouvée à ses maux.

Le 05 août 2015 avant le lever du jour, il a été extrait de sa cellule et conduit au Pavillon militaire du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Sylvanus Olympio de Lomé. Déjà à l’époque, son conseil s’inquiétait de l’état de ses pieds. « Le cas de Kpatcha Gnassingbé est alarmant. Il souffre de plusieurs maladies avec des jambes enflées, l’obligeant à utiliser des béquilles pour se déplacer », avaient averti ses avocats, quelques jours seulement avant cette hospitalisation.

Mal pris en charge, les maux dont souffre celui le demi-frère de Faure Gnassingbé n’ont pas disparu, au contraire. Les pieds ont continué à enfler alors que des sources proches du détenu ont laissé entendre que le diabète était aussi de la partie. Malgré les alertes, rien n’a été fait jusqu’en mai 2018 où le demi-frère du chef de l’Etat a été à nouveau hospitalisé.

Pourtant, depuis sa condamnation, les avocats de Kpatcha Gnassingbé ont multiplié les plaidoyers pour obtenir sa libération. « Plus de deux fois, M. Kpatcha Gnassingbé a adressé au président de la République une demande de grâce présidentielle, tel que le reconnaissent nos textes et notre Constitution. Donc il n’y a que le président qui peut user de cette prérogative. Mais jusqu’à ce jour, le chef de l’Etat ne s’est pas prononcé là-dessus. Et une nouvelle demande a été adressée à ce dernier. Nous verrons ce que cela va donner », réagissait Me Jil-Benoit Afangbedji en août 2015.

D’autres démarches ont été ensuite effectuées, en vain. Mais à l’heure actuelle, la question est de savoir si Faure Gnassingbé aura le courage de refuser l’évacuation sanitaire de son demi-frère, tout en étant conscient de son état de santé déclinante et de la probabilité élevée qu’il décède si rien n’est fait. Cette question est d’autant plus importante que des personnalités togolaises et étrangères ont souligné la nécessité pour le chef de l’Etat de libérer Kpatcha Gnassingbé, au nom de la réconciliation dans le pays.

En dehors de la réconciliation du peuple togolais, il est vrai que cette affaire d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat divise la famille même de Faure Gnassingbé. Il en est de même au sein de son ethnie. Les dissensions sont réelles, mais elles sont tues au nom d’une solidarité de façade.  

L’autre fait, c’est que de nombreuses organisations ont déploré la détention de Kpatcha Gnassingbé, condamné à 20 ans de prison ferme dans un procès que la Cour de justice de la Cédéao a déclaré inéquitable. Dans un avis de septembre 2014, le Groupe de travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires a demandé à l’Etat togolais de libérer le détenu et ses coaccusés.

Le président togolais Faure Gnassingbé est face à ses responsabilités, occasion pour lui de surprendre en se comportant en homme d’Etat.

Pierre  Afanou

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Maroc : en difficultés, les boursiers guinéens s’adressent au Président Alpha Condé

2 août 2019 à 11 11 23 08238

Les étudiants guinéens au Maroc, particulièrement les boursiers et stagiaires d’Etat, en ont marre de leurs conditions de vie assez précaires. Et ils ont décidé de protester contre cette situation en déclenchant une grève lancée depuis lundi, 22 juillet 2019, a appris Guineematin.com qui a échangé avec certains d’entre eux.

Les étudiants guinéens vivant au Maroc, à travers la commission Bourse, chargée de la défense des intérêts des boursiers d’Etat, ont rédigé une lettre ouverte au Président de la République Alpha Condé. Ils sont plus 300 étudiants, évoluant de la Licence 1 jusqu’au Doctorat, à tirer le diable par la queue, qui sont sevrés de leurs maigres pécules.

Dans cette lettre ouverte, dont Guineematin.com a eu copie, ils formulent essentiellement 3 revendications : la bancarisation de la bourse, la régulation dans la paie de ces compléments de bourse et le payement intégral des 650 dollars au compte des mois d’avril, mai et juin.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de cette lettre :

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Excellence Monsieur le Président,

Nous, boursiers de l’État guinéen de l’extérieur, du Maroc en l’occurrence, venons par la présente attirer votre attention sur nos lamentables conditions d’études et de séjour à l’étranger.

En effet, le boursier guinéen de l’étranger rencontre de plus en plus de mal à (sur)vivre au quotidien. L’essentiel de ses pensées tourne autour de certaines interrogations existentielles : que vais-je manger aujourd’hui ? Comment payer le loyer ? Comment payer mes factures d’eau, d’électricité ? Comment vais-je valider mes modules à la fac? Et la liste continue.

Excellence Monsieur le Président,

Nous croyons sincèrement que les boursiers guinéens de l’étranger peuvent véritablement contribuer à l’édification de notre pays. Pour ce faire, il importe de mettre sur pied une réelle politique volontariste de suivi, d’accompagnement et de drainage des boursiers brillants vers le pays afin de mettre la méritocratie et l’excellence républicaine au service de l’efficacité et de la compétitivité étatique.

Excellence Monsieur le Président, le Monde, peut-être inutile de le rappeler, évolue à la vitesse de l’imagination humaine. Les temps ont beaucoup trop changé mais malheureusement, tristement, nos compléments de bourse n’ont guère bougé depuis 1983. Le coût de la vie ici, à l’étranger, se veut de plus en plus cher. Le loyer, la nourriture, les livres, les moyens de déplacement,…difficile de joindre les deux bout pour s’en sortir financièrement. Par la force des choses, nous, boursiers guinéens de l’étranger, sommes obligés de tirer, tant bien que mal, le diable par la queue à défaut de signer un pacte avec lui.

Pourtant, force est de reconnaitre que l’éducation, la bonne formation des étudiants guinéens reste la toile de fond pour repenser et réinventer notre Guinée commune, notre héritage commun. Notre miracle économique et sociopolitique proviendra de là.

Les pays qui nous inspirent tant (la Corée du Sud, le Singapour, la Chine, le Brésil,…) ont connu des performances socio-économiques insolentes en faisant de l’éducation de ses futures élites une réalité, non un slogan vain et pompeux.

Fort malheureusement, faut-il rappeler ici que quantité de nos mémorandums adressés aux pouvoirs publics sont restés lettre morte. Nous osons donc croire que cette lettre fera exception et ne sera pas jetée aux oubliettes et, mieux, que certaines actions concrètes seront entreprises pour améliorer l’image du boursier guinéen de l’étranger.

Suivant cette logique, voici, Monsieur le Président de la République, l’essentiel de nos points de revendication :

I. La bancarisation de nos compléments de bourse ;

II. La bancarisation de nos compléments de bourse (ce n’est pas nullement une erreur !)

III. La régularité dans la paie de ces compléments de bourse.

Nous sommes en effet, convaincu que la bancarisation est un passage obligé pour assainir la liste des boursiers, obtenir une éventuelle augmentation de ces compléments de bourse et, soit dit en passant, permettre aux étudiants de s’en procurer sans déplacement aucun pour la ville de Rabat, Capitale administrative.

Pour ce faire, nous persistons à croire que vous, Monsieur le Président, serez sensible à notre situation qui reste pour l’heure très lamentable, très misérable. Sensibilité qui vous fera prendre des actions concrètes pour faire bouger les choses en la faveur des boursiers guinéens de l’étranger. Le devenir de la nation se joue entre vos mains.

Puisse Dieu bénir la Guinée et les Guinéens

Puisse Dieu guider les pas de l’étudiant guinéen de l’étranger

Association des Élèves et Etudiants et Stagiaires Guinéens au Maroc (ASEGUIM)

La Commission Bourse

ASEGUIM Centrale

Conseil Consultatif

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Autonomisation des jeunes entrepreneurs africains : les Présidents africains et les leaders de la planète s’attaquent à la création d’emplois et à l’autonomisation des jeunes au Forum d’Entreprenariat de la Fondation Tony Elumelu 2019

29 juillet 2019 à 12 12 54 07547

  • Plus de 5 000 participants et 60 intervenants de 3 continents se réunissent pour le plus grand rassemblement d’entrepreneurs africains.
  • 150 propriétaires de PME de 20 pays africains exposent à UBA Marketplace

Lors de la cinquième édition du Forum d’Entreprenariat de la Fondation Tony Elumelu (TEF) qui vient de s’achever, cinq Présidents africains et des milliers de jeunes entrepreneurs africains ont convergé vers le rassemblement le plus influent de l’écosystème de l’entreprenariat africain. La création d’emplois et l’autonomisation des jeunes ont été les principaux thèmes abordés lors du forum.

La Fondation Tony Elumelu, qui a été à l’avant-garde du plaidoyer en faveur de l’entreprenariat comme catalyseur de la transformation économique de l’Afrique, a, les 26 et 27 juillet, organisé le forum de deux jours à l’hôtel Transcorp Hilton à Abuja, siège du gouvernement du Nigeria. L’événement a réuni plus de 5 000 participants de 54 pays africains, dont des représentants des 7 521 bénéficiaires du Programme d’Entreprenariat de la Fondation Tony Elumelu.

Plus de 60 intervenants mondiaux des secteurs public et privé de 3 continents ont participé à des master classes, des séances plénières et des débats interactifs axés sur la génération d’idées et la définition de mesures concrètes que l’Afrique doit mettre en œuvre pour autonomiser sa jeunesse et accélérer son développement. Les invités ont échangé directement avec de jeunes entrepreneurs venant des 20 pays africains où UBA est présente, qui ont présenté leurs produits et solutions innovants sur à UBA Marketplace, animé par la banque africaine de référence mondiale, United Bank for Africa (UBA).

Animé par le journaliste américain et animateur de l’émission de CNN, Fareed Zakaria GPS, le débat présidentiel, qui a constitué le point marquant de cet événement de deux jours, visait à tracer la voie à suivre pour éradiquer la pauvreté en Afrique par la création d’emplois. On a compté parmi les leaders du secteur public, S.E. Paul Kagamé, Président de la République du Rwanda ; S.E. Macky Sall, Président de la République du Sénégal ; S.E. Félix Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo (RDC); S.E. (Prof.) Yemi Osinbajo (SAN), Vice-président de la République Fédérale du Nigéria; et Honorable (Dr.) Ruhakana Rugunda, Premier Ministre de la République d’Ouganda, représentant le Président de la République d’Ouganda, S.E. Yoweri Museveni.

Les soins de santé ont occupé une place prépondérante dans les discussions lorsque les dirigeants des secteurs de la santé – public et privé – ont abordé ce thème lors de la séance plénière intitulée “Le rôle des soins de santé dans la transformation économique”. Dr. Awele Elumelu, administratrice de la Fondation Tony Elumelu et PDG d’Avon Medical Practice; S.E. (Mme) Aisha Buhari, Première Dame de la République Fédérale du Nigéria, S.E. (Mme) Djena Kaba Condé, Première Dame de Guinée; S.E. (Mme.) Keïta Aminata Maiga, Première Dame du Mali; Gilles Carbonnier, Vice-président du Comité International de la Croix-Rouge (CICR); Oulimata Sarr, Directrice Régionale par intérim d’ONU Femmes pour l’Afrique centrale et occidentale; et Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation Mondiale de la santé.

Lors du Forum, Tony O. Elumelu (CON), Promoteur de la Fondation Tony Elumelu, a réitéré l’urgence de créer des emplois sur le continent afin de catalyser le développement de l’Afrique.

Il a déclaré: « L’extrémisme est un produit de la pauvreté et du chômage. La pauvreté, où qu’elle se trouve, est une menace pour tous et partout, » a-t-il déclaré. « Si nos dirigeants comprennent la raison et la raison d’être de la réussite de nos jeunes, ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour les soutenir. »

  1. Elumelu a également réitéré le rôle de la technologie en tant qu’instrument clé dans l’accélération du développement en citant TEFConnect, la plateforme de réseautage numérique pour les entrepreneurs africains lancée par la Fondation Tony Elumelu en 2018. Avec plus de 500 000 utilisateurs enregistrés, le hub fournit une plate-orme aux entrepreneurs pour nouer des partenariats d’affaires quel que soit leur situation géographique.

Prononçant le discours liminaire, le Vice-Président du Nigéria, H.E. Yemi Osinbajo (Prof.) a commenté l’impact de la Fondation Tony Elumelu: « En suscitant cette intervention, Tony Elumelu nous a obligés à nous concentrer sur ce qui compte vraiment, notre jeunesse et leurs rêves. Le message adressé aux géants des affaires émergents d’Afrique est clair: comment et comment pouvez-vous contribuer, comme Tony Elumelu, à autonomiser la prochaine génération, la aidant à réaliser ses propres rêves? »

Le forum s’est achevé par une visite de UBA Marketplace, où des entrepreneurs de tout le continent ont exposé leurs produits. Un concours de pitch a vu le vainqueur remporter une subvention de 5 000 dollars offerte par United Bank for Africa (UBA).

L-r: Premier Ministre de l’Ouganda, H.E. (Dr.) Ruhakana Rugunda; Président de la République Démocratique du Congo, H.E. Felix Tshisekedi; Président du Sénégal, H.E. Macky Sall; Le Fondateur, la Fondation Tony Elumelu, M. Tony Elumelu; Vice-Président du Nigéria, H.E. (Prof) Yemi Osibanjo; Épouse du Fondateur, la Fondation Tony Elumelu, Dr Awele Elumelu; Président du Rwanda, H.E. Paul Kagame; Modérateur et hôte Fareed Zakaria GPS, présentateur de CNN, M. Fareed Zakaria, lors du dialogue présidentiel du fondateur, tenu au Forum de la Fondation Tony Elumelu sur l’entreprenariat 2019, le plus grand rassemblement d’entrepreneurs africains, tenu à Abuja le Samedi

l-r: Le Directeur Général de la Banque Arabe pour le développement économique en Afrique, M. Sidi Tah; Directeur Général adjoint, Coopération internationale et développement, Commission européenne, M. Koen Doens; Le Professeur Benedict Oramah, président de la Banque africaine d’exportation et d’importation; Le président de la Banque Africaine de développement, M. Akinwunmi Adesina; Fondateur de la Fondation Tony Elumelu, M. Tony Elumelu; Le Dr Tedros Ghebreyesus, Directeur Général de l’Organisation mondiale de la santé; et Fareed Zakaria GPS, animateur de CNN, M. Fareed Zakaria, lors du dialogue du Fondateur sur le secteur privé qui s’est tenu pendant le forum de la Fondation Tony Elumelu sur l’entreprenariat, le plus grand rassemblement d’entrepreneurs Africains tenu à Abuja Samedi

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Marche blanche pour Mamoudou Barry en France : « Halte au racisme ! Justice pour Docteur »

26 juillet 2019 à 19 07 32 07327

Plus de mille personnes ont pris part à la « marche blanche », organisée à Rouen (en France) ce vendredi, 26 juillet 2019, pour rendre hommage à Mamoudou Barry, le jeune universitaire guinéen de 31 ans, tué une semaine plutôt à Canteleu. Munis de pancartes, de banderoles, les marcheurs ont dit « Halte au racisme », tout en réclamant justice pour ce docteur en droit et enseignant-chercheur à l’université de Rouen.

Mille quatre cent personnes (selon l’AFP qui cite la police) étaient autour de la famille Barry pour rendre hommage à l’universitaire guinéen. Avec des photos de Mamoudou Barry sur des pancartes, des banderoles et des t-shirts, la foule a réclamé justice tout au long de la marche qui est partie de l’université de Rouen pour aboutir au palais de justice.

« Halte au racisme ! Justice pour Mamoudou » ou encore « A bas le racisme ! Justice pour docteur ! » ont été scandés par les marcheurs.

Cette marche, selon Hady Barry, ami de la famille de l’universitaire guinéen et membre de l’association des guinéens de France, « c’est aussi pour dire qu’en 2019, on ne peut plus se faire tuer pour ce que l’on est ».

Dans une allocution à Paris-Normandie, le vice-président de l’association des guinéens de Normandie a qualifié « d’ignoble » le meurtre du Docteur Mamoudou Barry.

« On est là pour dire à tout le monde que ce qui est arrivé est ignoble. On est tous égaux. La France, c’est la mixité », a-t-il dit en marge de cette marche à laquelle plusieurs membres de la communauté africaine et guinéenne de France ont pris part.

Dans la foulée des discours, les collègues, le frère et la femme de Mamoudou Barry se sont adressé à la foule qui était présente à l’université de Rouen avant le début de la marche. « Merci à tous du soutien que vous m’apportez. Ça me touche beaucoup », a lâché dans un sanglot, la veuve de docteur Mamoudou Barry.

« C’était un homme gentil dont les raisonnements alliaient rigueur et finesse », a témoigné Carine Brière, sa directrice de thèse, tout en déclarant que « l’université de Rouen n’oubliera pas le Dr Barry ».

De son côté, Me Jonas Haddad a mis en garde contre toute récupération de cette affaire.

« Nous ne tolérerons aucune récupération. En même temps, nous devons être lucides. Lorsque son agresseur prononce les mots qu’il a prononcés avant de lui asséner les coups mortels, il est à l’origine d’un crime raciste », a lancé l’avocat de la famille de la victime (cité par l’AFP).

Pour rappel, Dr Mamoudou Barry, enseignant-chercheur à l’université de Rouen a été mortellement agressé la semaine dernière (vendredi 19 juillet) par un homme qui l’a roué de coups dans la rue à Canteleu, après avoir proféré des « propos racistes » à son égard. L’universitaire de 31 ans, marié et père d’un enfant de deux ans a succombé à ses blessures. Sa mort a immédiatement suscité l’émoi en France, en Guinée et dans le reste du monde. Partout, des voix se sont faits entendre pour dénoncer avec force ce « crime raciste ».

Trois jours après l’agression de Dr Mamoudou Barry (le lundi 22 juillet au matin), un homme qui serait âgé de 29 ans a été interpellé et placé en garde à vue. Une garde à vue qui sera levée « pour raison médicale ». Et, le suspect serait actuellement hospitalisé.

Mamoudou Barry venait de soutenir une thèse de droit sur les « Politiques fiscales et douanières en matière d’investissements étrangers en Afrique francophone » le 27 juin dernier à Rouen.

Selon l’AFP, SOS Racisme (qui s’est portée partie civile dans ce dossier) a appelé à organiser des rassemblements et des marches dans les villes de France entre vendredi et dimanche « pour dire non au racisme antinoir et non à toutes les formes de haine raciste ».

A noter qu’une marche de solidarité à Mamoudou Barry a également été organisée ce vendredi à Conakry, où une centaine de personnes s’est rassemblée devant l’ambassade de France pour dénoncer le meurtre de ce jeune universitaire guinéen.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Alpha Condé au Liberia : une bagarre oppose des pro et anti 3ème mandat à Monrovia

25 juillet 2019 à 17 05 54 07547

Une bagarre a éclaté a éclaté ce jeudi, 25 juillet 2019, entre des guinéens résidant au Liberia, divisés autour du projet de nouvelle constitution qui vise à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Quelques personnes auraient été blessées et plusieurs autres ont été interpellées par la police, a appris Guineematin.com de sources locales.

La bataille entre partisans et opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé ne se limite pas qu’en Guinée. Elle se transporte jusqu’au-delà de nos frontières. C’est le cas notamment au Liberia voisin, où le chef de l’Etat guinéen, désireux de changer l’actuelle constitution pour s’offrir un nouveau mandat, est en visite officielle. Alpha Condé est allé prendre part à la célébration de la fête nationale du pays.

A cette occasion donc, des Guinéens résidant dans ce pays et favorables au régime de Conakry, ont décidé d’organiser une cérémonie de réception de leur président ce jeudi. Ils ont convié leurs compatriotes qui partagent la même position politique qu’eux à prendre part à la rencontre. Les organisateurs ont trouvé une salle qu’ils ont aménagée à cet effet. Problème, ils ont été infiltrés par des opposants au projet de nouvelle constitution, membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Ces derniers ont confectionné des T-Shirts avec des slogans hostiles à un changement de constitution et à un troisième mandat. Une cinquantaine d’entre eux ont réussi à s’introduire dans la salle où est prévue la réception sans que personne ne puisse soupçonner quoi que ce soit. Ces anti 3ème mandat ont, en effet, bien dissimulé leurs T-Shirts en portant d’autres habits là-dessus. Dans la salle, ils ont attendu que les partisans du pouvoir commencent leur fête avec des chants favorables au projet de nouvelle constitution pour dévoiler leurs vrais visages.

Ils ont alors ôté leurs chemises et vestes pour laisser apparaître leurs T-Shirts indésirables dans la salle. Mauvaise surprise pour les organisateurs. C’est ainsi qu’une chaude dispute s’engage entre les deux camps opposés. Les organisateurs de la cérémonie font appel à la police libérienne, qui est venue intimer les membres du FNDC de sortir de la salle. Mais, ces derniers refusent d’obtempérer. Finalement, une bagarre éclate entre les deux groupes. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser, procédant aussi à plusieurs interpellations. Il y aurait eu également quelques blessés dans cette bagarre.

Finalement, la rencontre entre le président Alpha Condé et la communauté guinéenne du Liberia a été reportée ultérieurement, nous apprend-t-on.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Finale CAN 2019 : un guinéen tué en France par des supporters algériens

20 juillet 2019 à 17 05 14 07147

Un jeune guinéen, du nom de Mamoudou Barry, est décédé de ses blessures ce samedi, 20 juillet 2019, à Rouen, en France. Il a été pris à partie par un groupe présenté comme étant des supporters algériens. Le drame est survenu en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football, disputée au Caire, en Egypte.

Selon nos informations, Mamoudou Barry, âgé d’une trentaine d’années, a soutenu récemment une thèse de doctorat en fiscalité. Il a été pris pour un supporter sénégalais par une foule déchainée de supporters algériens. Il a été battu à mort vendredi soir. Il a succombé à ses blessures ce samedi aux environs de midi.

Mamadou Barry enseignait à l’Université de Rouen depuis quelques années. Membre du laboratoire du Centre Universitaire Rouennais d’Etudes Juridiques, ce spécialiste des questions fiscales, minières, douanières, pétrolières et gazières de l’Afrique francophone, était chercheur associé et consultant en Droit.

Notre source ajoute qu’il faisait partie de la toute première promotion LMD de Droit de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia. Mamoudou Barry était marié à une femme et père d’une fille.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Finale de la CAN 2019 : joie et confiance chez les sénégalais résidant à Conakry

19 juillet 2019 à 13 01 27 07277

Qui du Sénégal ou de l’Algérie remportera la finale de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football ? La réponse est attendue dans la soirée de ce vendredi, 19 juillet 2019. A quelques heures de ce choc prometteur prévu à 19 heures GMT, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre des supporters sénégalais résidant en Guinée. Ces derniers sont partagés entre joie et confiance, et certains d’entre eux n’hésitent même à pronostiquer. Nous vous proposons ci-dessous leurs réactions.

Abdoulaye Faye

Abdoulaye Faye, vendeur de café Touba, rencontré à Kaloum : c’est un sentiment de fierté qui m’anime de voir l’équipe nationale de mon pays disputer la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. J’en suis très content et je souhaite vraiment que le Sénégal remporte cette coupe. Parce que ça fait longtemps qu’on cherche ce trophée qu’on n’arrive toujours pas à gagner. Je suis fier de notre équipe et je pense qu’on gagnera ce match par 2 buts à 0. Et les buts seront marqués par Sadio Mané et Ismaïla Sarr. Mon message va aussi à l’entraîneur sénégalais, Aliou Cissé. Je l’exhorte à rester concentré comme d’habitude. Nous les soutenons avec énergie.

Doudou Diagne
Doudou Diagne

Doudou Diagne, vendeur des matériels de couture à Kaloum : je suis content et fier aujourd’hui. Et je suis serein aussi. Ce n’est pas facile d’arriver en finale, donc si notre équipe nationale est parvenue à le faire, je pense qu’on a la capacité de remporter le trophée. Au début de la CAN, le Sénégal faisait partie des favoris, mais pendant la compétition, l’Algérie a pris le dessus sur papier. Mais là on est finale. Une finale ne se joue pas, elle se gagne. Je ne veux pas pronostiquer parce que moi je suis un sportif et je sais que dans un match de football tout peut arriver. Je suis quand même optimiste. S’il plait à Dieu, on va l’emporter. Je souhaite bonne chance à notre équipe et demande aux frères guinéens de nous assister moralement.

Fatou Seck

Fatou Seck : je pense que nous allons remporter le match avec un score de 2-0. Des buts de Sadio Mané et Keita Baldé. J’ai confiance à nos joueurs, à savoir Sadio Mané, Krepin Diata, Ismaïla Sarr, Keita Baldé et tous les joueurs sénégalais. On leur demande de mouiller le maillot pour leur nation, notre nation, leur patrie, notre patrie. Moi, si le Sénégal gagne, je prendrai l’avion pour aller au pays de la Teranga inch’Allah.

Sega Thiam

Sega Thiam : je crois en Dieu et j’ai confiance à notre équipe. Je suis derrière cette équipe jusqu’au bout. Je pense que le Sénégal gagnera ce match par 2-1. N’importe qui marque les buts, l’essentiel est que l’équipe gagne. Je pense que l’entraîneur doit faire un bon classement comme d’habitude. Tout ce qu’on veut pour le Sénégal, c’est la coupe. Que Dieu nous la donne ! On a beau cherché la coupe, on doit se battre pour que la coupe vienne au Sénégal. Si par hasard ils ne gagnent pas aussi, on ne le souhaite pas, nous resterons toujours un seul Sénégal. Nous invitons aussi tous les Guinéens à porter les maillots sénégalais et venir rester avec nous ce soir à la cité minière à côté de l’hôtel Camayenne. Dieu est grand et que Dieu nous donne la coupe !

Propos recueillies par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Mandela Day : la fondation Solidarité Féminine offre des vivres à des élèves orphelins

19 juillet 2019 à 11 11 23 07237

La Fondation Solidarité Féminine, en collaboration avec l’ambassade Sud-africaine et MTN Guinée, a offert des vivres à des élèves orphelins ce jeudi, 18 juillet 2019, à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia. C’était à l’occasion de l’an 101 de la naissance de Nelson Mandela, dénommé « Mandela Day ».

Cette cérémonie de remise s’est déroulée en présence de certains ambassadeurs, des responsables des écoles d’orphelins et un représentant du ministère de l’Action Sociale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette action humanitaire, organisée par la fondation Solidarité Féminine, a consisté à apporter des vivres aux personnes démunies, notamment à des élèves orphelins de Conakry. Ces vivres sont constitués, entre-autres, de sacs de riz, de bidons d’huile, de boites de tomates, de cubes Maggi, de boites de mayonnaise, de sacs de sucre…

Hadja Maimouna Yombouno, présidente de la fondation Solidarité Féminine,
Hadja Maimouna Yombouno, présidente de la fondation Solidarité Féminine

Pour Hadja Maimouna Yombouno, présidente de la fondation Solidarité Féminine, cette cérémonie avait pour objectif de faire la promotion de l’humanisme à travers le monde. « Elle a pour objectif, comme l’avait souligné Nelson Mandela sa vie durant, c’était pour la cause humanitaire, la cause de la justice. Aujourd’hui, c’est l’occasion pour la fondation, en partenariat avec l’Afrique du Sud, qui contribue à travers les entreprises sud-africaines, à mobiliser les dons pour donner aux orphelinats. Et c’est ce que nous sommes en train de faire. Notre objectif, c’est aller prendre à ceux qui en ont et remettre à ceux qui sont dans le besoin. Nous avons visité les orphelinats qui vivent dans des situations de précarité. C’est ce que nous faisons et voilà aujourd’hui comment elle a été bien célébrée. Ça a été vraiment une cérémonie belle, avec la présence du doyen du corps diplomatique, l’ambassadeur de l’Algérie. Chacune de ces personnalités a rendu hommage à Nelson Mandela », a-t-elle expliqué.

Son Excellence M M MDINGI, ambassadeur de l’Afrique du Sud en Guinée,
Son Excellence M M MDINGI, ambassadeur de l’Afrique du Sud en Guinée

Dans son discours, Son Excellence M M MDINGI, ambassadeur de l’Afrique du Sud en Guinée, s’est réjoui de sa présence à cette cérémonie avant d’inviter les communautés à œuvrer dans de actions humanitaires. « C’est un honneur et un grand privilège d’être parmi vous aujourd’hui pour rendre hommage à notre père et icône africaine, Nelson Mandala. Aujourd’hui est un jour où tout un chacun est appelé à passer 67 minutes de son temps à poser des actes de bienfaisance pour les démunis, dans le sens d’apporter un changement, d’améliorer les conditions de vie du monde entier. Chaque 18 juillet, les sud-africains et la communauté internationale rendent hommage à notre icône internationale, Nelson Mandela ».

Pour sa part, Césaire Togba, représentant de la ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance à cette cérémonie, a salué et encouragé cette initiative. « Après avoir écouté très attentivement ceux qui sont intervenus autour de l’icône mondiale, en la personne de Nelson Mandela, le ministère en charge de l’Action Sociale est très fier, à travers ma personne, d’être à vos côté ce matin. Je voudrais remercier la fondation Solidarité Féminine. Pour notre part, nous avons un devoir de mémoire, nous avons une exigence de résultat. Nous avons, parmi le mois qui est consacré à l’enfant guinéen, c’est-à-dire aux moins de 18 ans, une journée à laquelle encore nous accordons une importance capitale. Je voudrais remercier et encourager les organisateurs de cette initiative d’avoir œuvré dans le sens de l’humanisme à l’endroit de l’enfant guinéen », a laissé entendre monsieur Togba.

Les écoles bénéficiaires de ces dons n’ont as caché leur satisfaction devant le geste de la fondation Solidarité Féminine. Selon Abraham Simakan, le fondateur de l’orphelinat Jeunes en compassion, situé à Sonfonia gare, dans la commune de Ratoma, « le sentiment qu’on a eu ce matin, c’est un sentiment merveilleux. Un sentiment qui m’a vraiment donné la joie, moi et tous mes orphelins aussi. Ce qui s’est passé, c’est l’amour et puis, ils ont parlé de comment il faut aimer les enfants. En même temps, on donne le riz et les tomates, plein de choses aux enfants. Actuellement, tout le monde sait comment le temps est dur. Nous partons avec la joie ».

A rappeler que la fondation Solidarité Féminine est à sa quatrième cérémonie de remise de dons aux enfants orphelins en Guinée.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Boké : les présidents Condé et Weah au port de Dapilon

12 juillet 2019 à 19 07 53 07537

Boké, 12 juillet 2019 – En visite de travail et d’amitié en Guinée, le Président de la République du Liberia, Son Excellence Georges Weah, en compagnie de son homologue guinéen, le Président Alpha Condé, a visité le port fluvial de Dapilon du consortium SMB (Société minière de Boké) Winning à Boké.

Construit en 2015, le port de Dapilon a de nos jours une production annuelle de 40 millions de tonnes de bauxite avec 10 000 emplois directs.

Le quai du port a été la première étape de cette visite des deux Présidents. Ce quai possède 10 grues de 13 tonnes par godet et une barge de 7 000 tonnes. La durée de chargement du bateau est de 9 heures.

De là, les Présidents Weah et Condé ont visité le pont flottant qui est le premier opérationnel en Afrique. Ce pont de 120 m de long et 40m de large appelé Winning Dreamdock, permet de faire la réparation des bateaux et les équipements flottants.

Le chantier naval dudit port qui est un atelier pour la réparation des bateaux a été la dernière étape de cette visite. Ce centre permet aussi de fabriquer les pièces des bateaux utilisés pour le transport minier et assurer la formation des techniciens locaux en maintenance. Ce qui rend autonome ce port en matière de pièces de rechange pour les bateaux. Selon les responsables de ce port, cet atelier est même capable de fabriquer un bateau de 50 m.

Le port de Dapilon qui s’étend sur 800 hectares va connaître aussi une extension les années à venir.

Le Bureau de Presse de la Présidence

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Audience au ministère de la Défense : Daniel D. Ziankahn chez Dr. Diané

12 juillet 2019 à 10 10 33 07337
Daniel D. Ziankahn chez Dr. Mohamed Diané

En marge de la visite du président Georges Weah à Conakry, le ministre d’Etat chargé de la Défense nationale, Dr. Mohamed Diané, a reçu au Camp Samory son homologue libérien, Daniel D. Ziankahn.

L’entretien entre les deux ministres s’est déroulé en présence des proches collaborateurs de Dr. Mohamed Diané et a porté essentiellement sur le renforcement de la coopération militaire entre Conakry et Monrovia, à travers notamment la mise en place prochaine de patrouilles mixtes le long des frontières et le partage d’informations au niveau des différents Etats-majors.

Daniel Ziankahn et Dr. Diané
Daniel Ziankahn et Dr. Diané

Le ministre Diané a rassuré Daniel Ziankahn de la disponibilité des autorités guinéennes à tout mettre en œuvre pour que règne la paix et la stabilité, non seulement dans l’espace de la Mano river union, mais aussi et globalement dans la sous-région.

Le ministre libérien de la Défense tout en rappelant le rôle majeur joué par la Guinée pour le retour à une paix définitive dans son pays après les années difficiles de la guerre civile, a indiqué que son le Liberia ne servira jamais de base arrière pour déstabiliser un pays voisin. Daniel Ziankahn a souhaité établir une ligne directe avec son homologue guinéen pour traiter efficacement toutes les questions liées à la sécurité des deux pays amis.

Communiqué transmis par le service de communication du ministère de la Défense nationale

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CAN 2019 : pourquoi les télévisions privées ne diffusent pas les matchs ?

10 juillet 2019 à 19 07 54 07547

Les quarts de finale de la CAN 2019 ont démarré ce mercredi, 10 juillet, en Egypte. Parmi les constats qui attirent les attentions depuis le début de cette compétition continentale, c’est le fait que la plupart des télévisions privées de la sous-région ouest-africaine, si ce ne sont pas toutes, ne diffusent pas les matchs. Qu’est-ce qui explique cette situation ? Guineematin.com a cherché à avoir une réponse à cette question.

Une compétition de football comme la Coupe d’Afrique des Nations est une occasion pour les médias, particulièrement les chaînes de télévisions, de marquer des points, mais aussi d’accroître leurs revenus. En effet, les matchs de football rapportent une grande audience, et par conséquent, des marchés publicitaires. Car, les entreprises profitent aussi des moments de matchs pour communiquer. Toute chaîne de télévision souhaite donc être rendez-vous d’un tel événement.

Mais, ce ne sont pas toutes qui ont cette possibilité. Car pour diffuser les matchs de la CAN, il faut absolument avoir les droits de retransmission. Ce qui n’est pas donné à tout le monde. Cette année, la Confédération Africaine de Football (CAF) a fixé les droits de retransmission télé à 250 000 dollars pour les pays de l’Afrique sub-saharienne. Une somme loin d’être abordable pour bon nombre de médias du contient.

Conséquence, la plupart des télévisions privées de la sous-région ouest-africaine, pour ne pas dire toutes, ne diffusent pas les matchs de la CAN Egypte 2019, puisque n’ayant pas acquis les droits de retransmission. En Guinée, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso etc., seuls les médias d’Etat et les chaînes internationales retransmettent les matchs en direct. Aucune télévision de ces différents pays n’a pu acheter les droits avec la CAF.

Ce qui démontre le manque de moyens dont souffre la plupart des médias privés de la sous-région. Car la publicité qui est leur principale source de revenu est, dans la plupart des cas, rare. Une situation qui limite leurs performances de ces et les empêche de concurrencer les médias internationaux.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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DÉFENSEURS DE LA DÉMOCRATIE DE 52 PAYS AFRICAINS ÉCRIVENT UNE LETTRE AU CHEF DE L’ÉTAT ÉRYTHRÉEN

13 juin 2019 à 12 12 29 06296

Plus de 100 défenseurs de la démocratie de 52 pays africains, dont le lauréat du prix Nobel Wole Soyinka, écrivent une lettre au chef de l’État érythréen.

Luanda le 10 Juin 2019—-DES ÉCRIVAINS, DES JOURNALISTES, DES ACADÉMICIENS, DES MILITANTS DES DROITS HUMAINS ET DES FIGURES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE 52 PAYS AFRICAINS DEMANDENT À RENDRE VISITE À LEURS COLLÈGUES INCARCÉRÉS EN ÉRYTHRÉE.

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Forum économique Guinée-Côte d’Ivoire : « nous allons le faire et réussir », dit Sékou Kaba

12 juin 2019 à 22 10 36 06366

En prélude à la tenue du forum économique Guinée-Côte d’Ivoire prévu les 21 et 22 juin prochain à Abidjan, une délégation conduite par le président du haut conseil des guinéens vivant en Côte d’Ivoire vient de séjourner à Conakry. Elle a rencontré les autorités guinéennes ce mercredi, 12 juin 2019 pour échanger autour des préparatifs de la rencontre, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est sous le thème : « Transformation de nos matières premières, quel enjeux pour l’économie ? », que ce tiendra ce premier forum économique Guinée-Côte d’Ivoire les 21 et 22 juin 2019 dans la capitale ivoirienne. Selon les organisateurs, 400 participants sont attendus à la rencontre. Pour la réussite de l’événement, le président du haut conseil des guinéens vivant en Côte d’Ivoire, organisateur de l’événement, à la tête d’une délégation, est venu à Conakry échanger avec les départements sectoriels concernés sur les préparatifs. Au sortir de la rencontre qui s’est tenue à la direction nationale des guinéens de l’étranger, Sékou Kaba s’est dit satisfait.

« L’objectif de ce forum, c’est de renforcer la coopération sud-sud pour que nos pays voisins travaillent ensemble. Cette fois-ci, il y a eu certes, un peu de retard mais on va faire avec. Donc nous allons réussir ce challenge et nous sommes certains que les années suivantes vont être beaucoup mieux organisées (…) Les préparatifs vont bon train. Nous sommes prêts à Abidjan, c’est pourquoi je suis venu voir les autorités à Conakry et je repars satisfait. Le budget, bien sûr on n’a pas pu l’atteindre, mais nous allons le faire et réussir. Et nous allons montrer qu’on peut faire quelque chose de potable sans trop d’argent », a indiqué le responsable de la diaspora guinéenne en Côte d’Ivoire.

De son côté, le chef service du bureau d’accueil, d’orientation et de suivi des guinéens de l’étranger, a salué l’initiative. Alphadjo Camara promet que son département mettra tout en œuvre pour soutenir les initiatives de nos compatriotes visant à promouvoir le développement et l’intégration économique entre les Etats. « L’une des missions régaliennes du ministère des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger, c’est de faire en sorte que nos compatriotes de l’étranger puissent initier des projets pour mieux rapprocher les opérateurs économiques, au bénéfice de deux parties.

Nous, c’est une initiative que nous saluons et que nous soutenons parce que nous savons qu’aucun pays ne peut se développer à vase clos. Il faut tendre la main, aller échanger avec les autres et profiter des bonnes pratiques des autres pays. Ce forum, nous le saluons et nous encourageons nos compatriotes de la Côte d’Ivoire. Nous souhaitons surtout que ce forum soit une réussite totale pour permettre aux autres conseils que nous avons installés à travers le monde, de faire la même chose », a dit ce cadre du ministère des affaires étrangères.

Il ajoute que son département a déjà « adressé des courriers aux ministères sectoriels pour qu’ensemble on puisse travailler pour conférer à cet événement un cachet particulier. Nous avons travaillé avec tous les points focaux, une commission technique est déjà mise en place, les courriers sont déjà prêts, qu’on doit adresser aux autorités. Nous allons envoyer ça incessamment pour vous dire que nous sommes fins prêts pour accompagner cet événement. Et les opérateurs économiques guinéens et le gouvernement, tout le monde est mobilisé pour que cet événement ait des retombées positives pour la Guinée ».

Le représentant de l’agence pour la promotion des investissements public-privé à cette rencontre, a promis aussi que sa structure se battra pour la réussite de de ce forum. Alpha Barry invite les opérateurs économiques et les entrepreneurs à prendre part à cet événement, qui vise à créer des rapprochements entre les investisseurs guinéens et ivoiriens. « Nous invitons tous les acteurs économiques à se rendre à Abidjan pour vendre l’image de la Guinée. Nous avons beaucoup de secteurs d’activités à développer dans notre pays. Les mines et surtout l’agriculture que nous comptons expérimenter avec nos voisins ivoiriens, qui constituent aujourd’hui une locomotive pour la sous-région », a souligné le représentant de l’APIP.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

Tél. : 622460945

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Forum sur les énergies renouvelables en Afrique : Idriss Déby invite les partenaires à réaliser leurs engagements

11 juin 2019 à 20 08 12 06126

Comme annoncé dans un précédent article, le président guinéen, Alpha Condé, et son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, ont procédé ce mardi, 11 juin 2019, au lancement des travaux du forum sur les énergies renouvelables en Afrique. Une occasion mise à profit par Idriss Déby pour interpeller les partenaires techniques et financiers à respecter leurs engagements pris lors de la COP 21 à Paris dans le cadre de l’électrification de l’Afrique, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le chef de l’Etat tchadien a commencé par reconnaître que des efforts sont en train d’être faits par les pays africains en ce qui concerne la réalisation des engagements pris avec les partenaires pour la création de l’énergie renouvelable en Afrique. Mais selon lui, il faut des moyens pour y arriver. « Nous réitérons notre engagement à poursuivre les efforts que nous avons entrepris avec nos partenaires dans le cadre de cette initiative. Le lancement de l’AREI (l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables) au niveau continental répond à un besoin réel.

Aujourd’hui, moins de 2% de la population a accès à l’énergie. Nous avons de l’ambition, des objectifs, nous les avons. Mais, il faut avoir les moyens de ces ambitions aussi. L’énergie n’est pas un produit de luxe, c’est une nécessité vitale aujourd’hui. Il s’agit dans nos villes ou dans nos campagnes. J’ai pris le cas de mon pays où moins de 2% de la population a accès à l’énergie. Donc nous avons un chemin à parcourir si nous voulons éclairer l’Afrique avec de l’énergie renouvelable », a-t-il dit.

Lors de la COP 21 à Paris, les partenaires techniques et financiers s’étaient engagés à investir dans les énergies renouvelables en Afrique. Mais aujourd’hui, ces engagements tardent à se réaliser sur le terrain. C’est pourquoi, Idriss Déby Itno n’a pas manqué de les inviter à réaliser les promesses tenues en faveur de l’Afrique. « Il faut que nos partenaires techniques et financiers qui ont pris des engagements face à nous, face aux populations, face au continent, face aux peuples de l’Afrique s’engagent fortement, réellement à réaliser sur le contient leurs propres engagements pris lors de la COP 21. Les annonces seules ne suffisent pas, il faut que ça soit suivi d’effets. Là, vraiment j’insiste », a lancé le président du Tchad.

En outre, Idriss Déby Itno, qui est le vice coordinateur de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables (AREI), a rappelé qu’ils (les partenaires et les gouvernants) doivent se fixer des objectifs précis dans la vision 2030, afin de garder un environnement favorable pour les générations futures. «Parmi les continents, celui qui a le plus besoin de développement aujourd’hui, c’est l’Afrique. Nous sommes aujourd’hui 1 milliard 200 millions d’africains. En 2030, nous serons peut-être à 1 milliard 500 ou 600 millions d’habitants, et en 2060 ça sera peut-être 2 milliards. Donc moi je n’aurai aucune chance d’être en vie en 2063 ; pas seulement moi, mais nous préparons l’avenir de la génération future.

Donc, c’est un aspect important. Nous devons donc, conformément aux délibérations que nous avons prises, nous engager fortement dans la réalisation des objectifs qui sont précis. Les projets sont là, on peut mettre à contribution le secteur privé qui est une très bonne chose. Mais il faut d’abord que le secteur privé soit encouragé à venir en Afrique dans le domaine de l’énergie renouvelable », estime Idriss Déby.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Forum sur les énergies renouvelables en Afrique : Alpha Condé et Idriss Déby lancent les travaux à Conakry

11 juin 2019 à 15 03 31 06316

Le président guinéen, Alpha Condé, et son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, ont lancé ce mardi, 11 juin 2019, les travaux du forum sur les énergies renouvelables en Afrique. Un cadre de concertation entre les différents acteurs évoluant dans le secteur énergétique du continent qui se tient à Conakry. Entamés hier lundi, les travaux vont s’étaler sur quatre jours, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

En procédant au lancement officiel de ces travaux, les deux chefs d’Etat ont saisi l’occasion pour faire l’état des lieux en ce qui concerne l’électrification du continent à travers les énergies renouvelables, qui sont moins polluantes. Le président Alpha Condé qui est en même temps le coordinateur de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables (AREI), s’est dit honoré du fait que son pays abrite ce forum, premier du genre en Afrique.

Selon lui, « ce forum permettra aux acteurs tant publics que privés, d’échanger leurs expériences sur la manière de relever le défi lié à l’énergie durable en Afrique, sur les moyens d’accroître les investissements par le biais d’un large éventail d’actions tels que l’amélioration des cadres réglementaires, le soutien par la création d’entreprises et le renforcement entre partenaires du secteur public et privé. Mais, comme l’a dit Idriss Déby, nous voulons l’énergie renouvelable. Mais l’Afrique a des besoins extrêmement importants. Donc, dans un premier temps, nous sommes obligés de faire l’énergie mixte. C’est-à-dire, en attendant qu’on ait la capacité d’avoir à tout temps l’énergie pour assurer nos besoins, on continue quand-même à utiliser l’énergie fossile. Le président Kagamé a dit qu’il vaut mieux une mauvaise énergie que pas d’énergie du tout. Je crois qu’il a raison », a-t-il dit.

Poursuivant, Alpha Condé a rappelé que « le forum mettra en exergue les perspectives de l’initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables AREI, plus particulièrement la manière dont l’initiative permettra de cibler les investissements privés dans le secteur des énergies renouvelables en Afrique pour contribuer à l’amélioration des objectifs de l’agenda d’abord 2020 pour les 10 gigas watt et l’agenda 2030 pour les 63 gigas watt ».

Le chef de l’Etat guinéen a, enfin, remercié les partenaires qui ont contribué à l’organisation de cette rencontre, dont l’Union africaine et l’Union européenne.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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