Réouverture de la frontière Guinée-Sierra léonaise : une cérémonie de réjouissance organisée à Koindou

17 septembre 2021 à 19 07 06 09069

Fermée quelques heures après le coup d’Etat militaire qui a renversé le régime d’Alpha Condé (le désormais ancien président de la république de Guinée), la frontière guinéo-sierra léonaise a été rouverte ce vendredi, 17 septembre 2021. Cette action des autorités guinéennes (le CNRD qui dirige actuellement la Guinée) a été hautement saluée par les populations des deux côtés (Koindou et Hérémakono) de cette délimitation territoriale. Et, une cérémonie de réjouissance, à laquelle ont pris part des administrateurs guinéens, a été organisée à Koindou (en Sierra Léone) pour célébrer cette nouvelle ère, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture de Faranah.

C’est dans l’après-midi, précisément à 14 heures, que le gouverneur de la région administrative de Faranah, Colonel Malick Diakité, a procédé à la réouverture la frontière de la Guinée avec la Sierra Léone à Hérémakono. Il était en compagnie de quelques cadres de son cabinet, du préfet de Faranah (Colonel Jean Louis kpogomou), du directeur régional de la police de Faranah, du Maire de Hèrèmakono et du Chef du PA de la Gendarmerie.

Ce geste des autorités guinéennes a été hautement salué par Manga Gnamalan SAMOURA, le président du district Koindou (en république de Sierra Léone). Il a d’ailleurs organisé une petite cérémonie de réjouissance sa gratitude au CNRD à la tête de la Guinée.

« Nous sommes très contents que la paix règne entre la Guinée et la Sierra Leone. S’il y a la paix en Guinée, il y aura la paix en Sierra Leone. Que Dieu nous en garde de la guerre. Quand il y avait la guerre en Sierra Leone, nous qui sommes à la frontière, c’est en Guinée qu’on s’est installé. Je prie Dieu pour Mamady Doumbouya et son équipe pour qu’il y aient la santé, la paix et la compréhension entre eux et les sages du pays. Nous sommes très contents de voir ce jour », a dit Manga Gnamalan SAMOURA.

De son côté, le gouverneur de la région administrative de Faranah, le Colonel Malick Diakité, a demandé aux populations guinéens et léonaises « d’observer la vigilance, de respecter les mesures barrières, de renforcer la cohésion sociale, et appliquer les instructions des nouvelles autorités ».

Mamadouba Bangoura, envoyé spécial de Guineematin.com à la frontière guinéo-sierra léonaise

Tel : 620241513/660272707

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Mission de la CEDEAO : Alassane Ouattara est arrivé à Conakry

17 septembre 2021 à 11 11 39 09399
Arrivée d’Alassane Ouattara à l’aéroport de Conakry

La mission des chefs d’Etat de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) commence à arriver à Conakry. Le président ivoirien est le premier à fouler le sol guinéen. Alassane Ouattara a atterri aux environs de 11 heures à l’aéroport international de Conakry-Gbessia.

Il a été accueilli par le colonel Mamady Doumbouya, président du comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD), la junte militaire qui s’est emparée du pouvoir, après avoir arrêté le président Alpha Condé. Le président ghanéen, également président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo Addo, et son homologue sénégalais, Macky Sall, sont également attendus à Conakry.

Cette mission arrive dans la capitale guinéenne au lendemain du sommet des chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO, qui s’est tenue hier, jeudi 16 septembre 2021, à Accra, au Ghana. Elle vient présenter les conclusions de cette rencontre à la junte au pouvoir en Guinée, mais aussi exiger la libération du président déchu, Alpha Condé.

Mohamed Doré et Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

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UBA enregistre une croissance des revenus de 33% en glissement annuel et annonce un dividende intérimaire de 20 000 par action

13 septembre 2021 à 8 08 23 09239

La principale institution financière d’Afrique, United Bank for Africa (UBA) Plc, a annoncé ses résultats financiers semestriels audités pour le semestre clos le 30 juin 2021, montrant une croissance impressionnante dans toutes les principales lignes de revenus et indicateurs de performance.

L’institution financière panafricaine a enregistré une croissance de 33,4% de son bénéfice avant impôts qui est passé à 76,2 milliards de nairas (185,5 millions de dollars) en juin 2021, contre 57,1 milliards de nairas (139,1 millions de dollars) enregistré au cours de la même période de 2020, se traduisant par un rendement annualisé des capitaux propres moyens de 17,5% contre14,4%  une année auparavant.

Cette prouesse a été atteinte malgré l’environnement commercial et économique difficile qui a été occasionné par la lenteur des activités suite au confinement mondial lié à la pandémie de Covid-19.

Les résultats enregistrés auprès de la Bourse nigériane ont montré que le profit après impôts du Groupe s’élevait à 147,5 millions de dollars, soit une augmentation significative de 36,3 % par rapport aux 108,2 millions de dollars enregistrés au premier semestre 2020, tandis que le résultat brut est passé à 769,6 millions de dollars contre 732,0 millions de dollars au mois de juin 2020 soit une croissance de 5%.

Au 30 juin 2021, l’actif total du Groupe a franchi la barre des 19,5 milliards de dollars pour atteindre 20,2 milliards de dollars contre 18,7 milliards à la fin de l’exercice 2020. Les dépôts des clients ont également franchi la barre des 14,6 milliards de dollars, augmentant de 7,4 % pour atteindre 14,8 milliards de dollars au cours de la période considérée, contre 13,8 milliards de dollars en décembre 2020.

Les fonds propres du Groupe sont restés solides se chiffrant à 1,83 milliard de dollars contre 1,76 milliard de dollars en décembre 2020, reflétant sa forte capacité de génération de capital interne. Conformément à la culture de la banque consistant à verser à la fois un dividende intérimaire et final en espèces, le Conseil d’administration d’UBA Plc a déclaré un dividende intérimaire de 20 kobo par action pour chaque action ordinaire de 50 kobo détenue par ses actionnaires.

Le directeur général du groupe UBA, M. Kennedy Uzoka, s’est félicité de la performance de la banque au premier semestre de l’année, en déclarant : « Ce premier semestre a été solide pour nous, car la reprise économique mondiale a dépassé les attentes, créant un effet positif sur la confiance des consommateurs et des entreprises, l’épargne et les activités d’investissement. Nous avons constaté que cela avait un impact positif sur notre entreprise, alors que nous continuions à tirer parti de nos principaux leviers stratégiques – les personnes, les processus et la technologie, et notre philosophie du client d’abord, pour révolutionner l’expérience client chez UBA. »

Il a ajouté que l’investissement de la banque dans le reste de l’Afrique (excl. Nigeria) continue de donner de bons résultats pour le groupe. Selon lui « les avantages de la diversification panafricaine des activités du Groupe sont une fois de plus évidents, avec une croissance des bénéfices bruts et des revenus d’intérêts de 5,1 % et 8,3%  respectivement, malgré l’environnement de faible rendement de notre plus grand marché, le Nigeria. Nous réalisons des progrès remarquables dans notre stratégie qui positionne progressivement UBA comme la banque de choix sur le continent, grâce à notre accent sur l’innovation technologique et la meilleure expérience client. »

Poursuivant, le DG du groupe a souligné que la banque reconnaît les effets de grande envergure de la pandémie sur les entreprises du monde entier et reste concentrée sur sa promesse de toujours fournir à nos clients les meilleures expériences bancaires possibles. « Notre performance H12021 reflète nos efforts progressifs pour tirer parti de la forte dynamique avec laquelle nous avons commencé l’année. En tant qu’organisation axée sur les objectifs, nous restons déterminés dans notre quête d’une croissance soutenue de l’acquisition de clients, des volumes de transactions et du bilan, alors que nous consolidons notre position sur le marché comme « Africa’s Global Bank » dans les années à venir, améliorant ainsi les moyens de subsistance à travers le continent »,  a fait observer Uzoka.

Le directeur financier du groupe UBA, Ugo Nwaghodoh, a pour sa part noté que l’objectif de la banque est d’améliorer sensiblement la qualité des bénéfices tout en maintenant un levier d’exploitation positif ainsi qu’une qualité d’actifs de premier ordre. « Le Groupe a enregistré un RoAE de 17,5% (contre 14,4% au S1 2020) et un NIM de 5,8% (contre 5,4% au H12020) alors que nous avons joué avec diligence dans l’environnement de rendement volatil pour le meilleur rendement de nos actifs productifs d’intérêts. La position de capital est restée solide, avec des ratios de solvabilité et de liquidité de 24,9 % (22,4 % au premier semestre 2020) et 58,3 % (58,2 % au premier semestre 2020). , suffisamment solide pour soutenir nos ambitions de croissance », a-t-il déclaré. 

Le GCFO a souligné que même si l’environnement opérationnel reste largement incertain et volatil, malgré une amélioration marquée du stress macroéconomique induit par Covid-19, UBA continuera à renforcer sa résilience grâce à son modèle d’entreprise géographiquement diversifié pour soutenir la croissance des bénéfices bruts du Groupe. 

« Nous restons attachés à nos objectifs respectifs de croissance du RoAE et des dépôts de 18% et 15% pour l’exercice 2021, alors que nous continuons d’investir dans des opportunités de croissance dans nos zones d’opération, tout en gérant prudemment le capital et le bilan », a déclaré Nwaghodoh. 

United Bank for Africa Plc est une institution financière panafricaine de premier plan, offrant des services bancaires à plus de vingt-cinq millions de clients, dans plus de 1 000 bureaux d’affaires et points de contact client, dans 20 pays africains. Avec une présence aux États-Unis d’Amérique, au Royaume-Uni et en France, UBA connecte les personnes et les entreprises à travers l’Afrique par le biais de la vente au détail ; banque commerciale et d’entreprise; paiements et envois de fonds transfrontaliers innovants ; financement du commerce et services bancaires auxiliaires.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Suspension de la Guinée par la CEDEAO : réactions des citoyens à Conakry

9 septembre 2021 à 19 07 14 09149
Mohamed Bangoura, citoyen

Comme annoncé précédemment, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a sanctionné la Guinée, suite au coup d’Etat militaire qui a renversé le président Alpha Condé. Au cours d’un sommet extraordinaire tenu hier par visioconférence, les chefs d’Etat des pays membres de l’organisation sous régionale ont annoncé la suspension de la Guinée de toutes les instances de la CEDEAO.

Ils ont décidé aussi d’envoyer une mission demain, vendredi 10 septembre 2021, à Conakry, pour discuter avec la junte qui a pris le pouvoir.  Ces réactions suscitent aujourd’hui beaucoup de réactions en Guinée. Beaucoup de citoyens fustigent l’attitude de l’organisation sous régionale, perçue comme étant un syndicat qui défend les chefs d’Etat au détriment des populations. C’est le constat fait par un reporter de Guineematin.com qui a recueillis les avis de quelques habitants de Conakry sur le sujet.

Pour Mohamed Bangoura, un citoyen rencontré dans un bar café, cette sanction ne fait ni chaud ni froid à la Guinée. « Si nous sommes suspendus par une soi-disant CEDEAO, nous, on ne ressent pas cela. Moi-même, je me pose la question de savoir c’est quoi la CEDEAO. Si un président tord le coup à la loi dans son pays, la CEDEAO peut-elle le sanctionner ? Mais, dès qu’on arrête un président-dictateur, vous les voyez venir jouer au syndicat.

Nous, on ne reconnaît pas la CEDEAO, parce que c’est dans les moments difficiles qu’on reconnaît les vrais amis. Au moment où la Guinée était sous feu ici sous le règne d’Alpha Condé, on tuait les gens, on ramassait les corps par dizaines, où était la CEDEAO ? Ou bien cette organisation vient de naître ? Donc, leur sanction ne nous intéresse, nous sommes là derrière notre colonel Doumbouya. Je suis déçu de l’organisation et de leur ami Alpha Condé. Qu’ils nous laissent régler notre problème à l’interne ».

Mamadou Yaya Diallo, taxi motard

Mamadou Yaya Diallo, conducteur de taxi moto, pense aussi que les sanctions de la CEDEAO n’auront aucun effet sur la Guinée. « La CEDEAO s’est tue depuis longtemps. Il y a eu trop d’exactions qui se sont passées dans le pays, on n’a rien vu, on n’a rien entendu de la part de la CEDEAO. II y a eu tellement de tueries dans le pays sans qu’aucune enquête ne soit ouverte, encore moins une sanction prise.

C’est Pourquoi, moi, je ne comprends pas cette réaction de la CEDEAO. Parce que si elle prenait à bras le corps le problème guinéen, je ne pense pas qu’on serait arrivés à ce stade aujourd’hui. Maintenant qu’il y a eu ce putsch, moi, je ne vois pas de raison pour sanctionner le pays. Mais, à mon avis, c’est une sanction sans effet ».

Mohamed Kouyaté

Par contre, Mohamed Kouyaté, lui, comprend l’attitude la CEDEAO. « Le fait que la CEDEAO décide de sanctionner la Guinée et d’envoyer une mission dans le pays pour évaluer la situation, c’est tout à fait normal. C’est ça la règle. Partout où il y a un coup d’Etat, on assiste à une vague de condamnations et quelques fois de sanctions. Mais, je pense que la CEDEAO n’est pas intervenue à temps sur la situation en Guinée. Parce qu’on a connu ici une grave crise (liée au troisième mandat du président Alpha Condé), mais elle n’a rien fait pour aider les Guinéens à sortir de cette situation ».

Cheick Hamed Diakité

Cheick Hamed Diakité estime aussi que la CEDEAO n’a pas aidé la Guinée lorsqu’elle en avait besoin. « Parce que depuis 2019, il y a un front ici appelé FNDC (Front national pour la défense de la constitution) qui s’est opposé au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Malheureusement, ce dernier n’a pas voulu comprendre. Il a insisté et il est allé aux élections pour se maintenir au pouvoir.

Et après les élections, c’est la misère, la gabegie et les détournements des deniers publics. C’est pourquoi, moi, je ne condamne pas ce coup d’Etat. Maintenant, en ce qui concerne la réaction de la CEDEAO, si on arrive à des sanctions économiques, on peut craindre les conséquences de cela. Mais sur le plan politique, je pense que les sanctions de la CEDEAO ne vont nullement isoler la Guinée ».

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Après avoir suspendu la Guinée, la CEDEAO envoie une mission à Conakry

9 septembre 2021 à 8 08 50 09509

Une mission de la de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest devrait arriver ce jeudi, 9 septembre 2021, à Conakry. Elle vient discuter avec le comité national de rassemblement et de développement (CNRD), la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, dimanche dernier.

L’envoi de cette mission de haut de niveau est l’une des décisions prises au cours du sommet des dirigeants de la CEDEAO qui s’est tenue ce mercredi 8 septembre par visioconférence. Réunion au cours de laquelle l’organisation sous régionale a décidé aussi de suspendre la Guinée de ses instances, exigeant également la libération de l’ancien président guinéen et le retour du pays à l’ordre constitutionnel.

« La conférence exige le respect de l’intégrité physique du Président Alpha Condé et sa libération immédiate et sans condition ainsi que celle de toutes les personnalités arrêtées.

La CEDEAO prévient qu’elle tient les putschistes regroupés au sein du Comité National de Rassemblement et de Développement (CNRD) responsables individuellement et collectivement de l’intégrité physique du Président Alpha Condé et des personnalités arrêtées.

Conférence demande le retour immédiat à l’ordre constitutionnel et demande aux Forces de Défense et de Sécurité de demeurer dans une posture républicaine.

La conférence demande le retour immédiat à l’ordre constitutionnel et demande aux Forces de Défense et de Sécurité de demeurer dans une posture républicaine.

La CEDEAO exprime sa solidarité avec le peuple guinéen et affirme sa détermination à prendre toutes les mesures et actions nécessaires à la restauration de l’ordre constitutionnel en République de Guinée conformément à son Protocole Additionnel sur la Démocratie la Bonne Gouvernance. A cet effet, la conférence décide de ce qui suit :

a. la suspension, avec effet immédiat, de la Guinée de toutes les instances de la CEDEAO ;

b. l’envoi immédiat d’une Mission de haut niveau de la CEDEAO en République de Guinée pour évaluer la situation ;

c. la conférence réexaminera la situation à la lumière de l’évolution des événements en République de Guinée et du rapport de la Mission d’évaluation », a annoncé la CEDEAO dans son communiqué final, consulté par Guineematin.

La CEDEAO, qui n’a pas pris pour l’heure de sanctions économiques, demande à l’Union africaine et aux Nations Unies d’endosser ces décisions.

Guineematin.com

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Football : Guisport, l’équipementier guinéen, s’exporte en Guinée-Bissau

1 septembre 2021 à 14 02 34 09349

Après avoir conquis le terrain guinéen, Guisport se lance maintenant dans la conquête de l’Afrique. L’équipementier guinéen a signé un contrat de sponsoring avec la Fédération bissau-guinéenne de Football. Ce qui lui permet désormais d’habiller toutes les équipes de football de la Guinée-Bissau. La signature de ce partenariat a eu lieu hier, mardi 31 août 2021, à Nouakchott, en Mauritanie.

C’est une nouvelle étape franchie par Guisport, un équipementier sportif guinéen créé en 2015, en France, et lancé officiellement en 2017, en Guinée. La marque panafricaine qui travaille déjà avec plusieurs fédérations sportives en Guinée (Basketball, Natation, Handball), vient de décrocher son premier contrat à l’étranger. Dans les quatre prochaines années, elle va habiller toutes les équipes nationales et les clubs de football de la Guinée-Bissau. C’est ce qui est prévu dans le contrat signé entre les responsables de Guisport et la Fédération bissau-guinéenne de football.

« Officiellement, le partenariat dit qu’on doit habiller l’équipe nationale A. Mais, pour accompagner et encourager la Fédération bissau-guinéenne de football, on a pris l’engagement d’habiller le championnat national de ligue 1 et de ligue 2 ainsi que les équipes nationales féminines de football. On va aussi habiller les arbitres et les catégories inférieures. Dans l’histoire du football bissau-guinéen, c’est la première fois que les arbitres seront habillés, et ça va être en Guisport », s’est félicité Boubacar Bah, directeur général de Guisport.

Après la Guinée-Bissau, l’équipementier sportif guinéen compte poursuivre son expansion, en cherchant à convaincre d’autres pays. « Les ambitions de Guisport sont énormes et immenses. Aujourd’hui, nous sommes avec la Guinée-Bissau. Demain, on a envie d’être avec d’autres équipes et pourquoi pas tout le continent africain et hors de l’Afrique », a annoncé M. Bah.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. : 628 12 43 62

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Ebola en Côte d’Ivoire ? L’histoire donne raison à la Guinée

1 septembre 2021 à 8 08 09 09099

Les doutes de la Guinée ont été finalement confirmés. La jeune Guinéenne déclarée positive à Ebola le 14 août dernier à Abidjan n’avait pas cette maladie. Une nouvelle analyse effectuée en France a révélé qu’il n’y a aucune preuve de la présence du virus, a appris Guineematin.com à travers un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé.

« Le gouvernement de Côte d’Ivoire a informé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qu’un second laboratoire a analysé les échantillons prélevés sur une patiente suspectée d’avoir Ebola et n’a trouvé aucune preuve de la présence du virus.

Les analyses effectuées par l’Institut Pasteur de Lyon, en France, interviennent après de précédentes analyses conduites par l’Institut Pasteur de Côte d’ivoire, qui ont amené les autorités du pays à déclarer le premier cas d’Ebola depuis 1994. Avec les nouveaux résultats obtenus par le laboratoire à Lyon, l’OMS estime que la patiente n’a pas eu la maladie à virus Ebola et de plus amples analyses sur la cause de sa maladie sont en cours », a indiqué l’OMS.

L’histoire donne ainsi raison à la Guinée, qui avait émis des doutes quant à la fiabilité du diagnostic effectué sur la patiente, venue de la ville guinéenne de Labé et qui a été déclarée positive à Ebola trois jours après son arrivée en Côte d’Ivoire. Le ministère guinéen de la santé avait écrit à son homologue ivoirien pour solliciter une analyse de reconfirmation dans un autre laboratoire. Dans un premier temps, les autorités de Côte d’Ivoire avaient rejeté cette demande, disant être sûres du diagnostic effectué par l’Institut Pasteur d’Abidjan.

En Guinée, 49 personnes ayant été en contact avec la jeune femme déclarée positive à Ebola ont été recensées et placées en isolement dans la ville. 47 d’entre elles ont déjà terminé leur période de suivi (21 jours) et ont repris leurs mouvements.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Sénégal : Hissène Habré enterré en l’absence de représentants officiels

29 août 2021 à 15 03 33 08338

Lu pour vous (Jeune Afrique) ! L’ancien président tchadien a été inhumé le 26 août au cimetière musulman de Yoff, sans qu’aucun hommage officiel ne lui soit rendu, ni à Dakar ni à N’Djamena, mais en présence de ses proches et de nombreux sympathisants.

Sous le soleil de plomb de l’hivernage, ainsi que l’on nomme l’été sénégalais, Hissène Habré a été inhumé au cimetière musulman de Yoff, le 26 août. L’histoire retiendra que l’ancien président tchadien, mort le 24 août à l’hôpital principal de Dakar, y a rejoint la dépouille mortelle du premier chef de l’État camerounais, Ahmadou Ahidjo, décédé en terre sénégalaise en 1989, quelques mois seulement avant que Habré n’y pose en catastrophe ses valises d’exilé chassé par un putsch.

Aucun hommage officiel

À l’aéroport de Yoff, Habré était arrivé avec un avion vite restitué par le Sénégal au Tchad. Il a fini son périple en terre sénégalaise après quelques années judiciairement tumultueuses et sans jamais avoir reconnu la légitimité d’une justice qui l’avait reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et condamné à la prison à vie.

Habré a été accompagné en sa dernière demeure par ses proches parents et des sympathisants. Dans un cercueil en bois luisant, il a été mis en terre à 15 h 41 sans qu’aucun hommage officiel ne lui soit rendu, ni au Sénégal ni au Tchad.

La prière mortuaire avait auparavant été dirigée par l’imam Thierno Mountaga Amadou Bachir Tall à la mosquée omarienne (une branche de la Tijaniyya, confrérie soufie), qui fait face à la mer sur la corniche dakaroise, à hauteur du quartier de la Médina. En treillis noirs et brassards orange, la police a géré les nombreux journalistes et les quelque 200 personnes qui s’étaient réunies au sortir de la prière de Tisbaar pour rendre un dernier hommage à l’ancien président.

Maître de cérémonie

Parmi les VIP reconnus derrière leur masque anti-Covid, un ancien ministre de la Culture sous la présidence d’Abdoulaye Wade, Amadou Tidiane Wone. C’est lui qui a tenu le rôle de maître de cérémonie, donnant de la voix pour organiser le regroupement, demandant aux uns et aux autres le respect des mesures barrières imposées par cette pandémie qui aura eu raison de Hissène Habré – les premiers coups lui ayant été donnés par « notre acceptation de son arrestation, en 2013, dans son pays d’accueil, chez nous au Sénégal, pays de la Teranga », lâche, acerbe, l’une des personnes présentes.

HISSÈNE HABRÉ A ÉTÉ « VICTIME D’UNE GRANDE ESCROQUERIE », SYNONYME DE « MACHINATION »

L’on distingue également dans l’assemblée l’ancien Premier ministre de Macky Sall devenu opposant, Abdoul Mbaye. Dans une autre vie, il fut le banquier d’un Hissène Habré fraîchement débarqué au Sénégal avec plusieurs milliards de F CFA en espèces. Boubou, cape blanche à parements jaunes, lunettes noires et cane de cérémonie, le « Jaraaf » Youssou Ndoye, grand dignitaire des Lébous, est lui aussi présent. C’est dans leur quartier de Ouakam qu’Habré avait élu l’un de ses deux domiciles, devenant un « fils apprécié » de cette communauté.

Avocat emblématique d’Hissène Habré lors de son procès devant les Chambres africaines extraordinaires, le Sénégalais Amadou Ciré Clédor Ly, reconnaissable à sa haute coiffure en bataille et à sa barbe hirsute, qu’il a poivre et sel, a fait le déplacement. Dans une ultime plaidoirie, on l’entend dénoncer, dans cet espace de prière, le sort qui a été réservé à son client, dont le régime a été tenu pour responsable de la mort de près de 40 000 personnes entre 1982 et 1990. Hissène Habré a été, selon Amadou Ciré Clédor Ly, « victime d’une grande escroquerie », synonyme de « machination » et véritable « condamnation à mort ».

Ultime oraison

Aucun officiel sénégalais n’est en revanche présent, à moins de considérer comme un représentant de l’État le directeur général du quotidien gouvernemental Le Soleil. « Il y a vingt ans, j’avais été présenté à lui, raconte Yakham Mbaye. Depuis, nous échangions souvent. Je retiens de lui un grand patriote, un homme qui considérait l’Afrique comme un seul et unique pays. Et d’ailleurs, je pense que pour lui, un enterrement au Tchad ou au Sénégal ne faisait pas une grande différence ».

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CAN de Petits Poteaux : « c’est l’ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire qui a empêché notre équipe de jouer »

25 août 2021 à 12 12 04 08048

La Guinée est l’un des onze pays qui étaient invités à prendre part à la première édition de la Coupe d’Afrique des Nations de Petits Poteaux. Mais contrairement aux autres, notre pays n’a finalement pas participé à la compétition qui s’est tenue les 21 et 22 août 2021, à Abidjan. Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est l’Ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire qui a empêché l’équipe guinéenne de disputer le tournoi.

N’ayant pas encore une fédération de Petits Poteaux, la Guinée devait être représentée à cette première Coupe d’Afrique des Nations par une équipe concoctée par l’association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire (AEEGCI). Cette structure avait réuni toutes les conditions nécessaires pour disputer cette compétition. Mais à la dernière minute, l’ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire est venue mettre à l’eau tous ses efforts. Une délégation de la représentation diplomatique guinéenne a fait une descente surprise au Palais des Sports de Treichville, à Abidjan, pour exiger le retrait de la Guinée de la compétition, confisquant même le drapeau guinéen.

Mamadou Issiaka Diallo, président de l’association des Élèves et Étudiants guinéens en Côte d’Ivoire (AEEGCI)

Une grosse déception pour Mamadou Issagha Diallo, président de l’association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire. « Le samedi 21 août, après notre défilé, on s’apprêtait à regarder le match d’ouverture qui opposait la Côte d’Ivoire à la Guinée Équatoriale. C’est à ce moment-là que l’Ambassadeur est venu au terrain pour demander notre retrait. Selon l’Ambassade, notre association ne peut pas représenter la Guinée parce que, disent-ils, nous sommes dans l’illégalité. Nous sommes une structure guinéenne. Donc, normalement, nous sommes dans notre droit de représenter dignement notre pays quand nous sommes invités à une compétition.

Sans leur accompagnement, nous avons acheté des maillots, des ballons, les équipements des joueurs, nous avons mobilisé leurs frais de transport pour les entraînements et les frais d’entretien du coach. On s’est mis dans ces dépenses colossales pour ne rien », a déploré le président de l’AEEGCI. Pourtant, ajoute-t-il, l’organisation qu’il dirige avait écrit à l’Ambassade de Guinée pour lui faire part de son invitation à prendre part à ce tournoi, sans réponse. Elle avait aussi tenté d’avoir une audience pour parler de ce sujet avec la représentation diplomatique de la Guinée en Côte d’Ivoire, mais en vain.

Mamady Oularé, secrétaire du commissariat au développement des Petits Poteaux en Guinée, n’arrive pas aussi à comprendre cette décision de l’ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire. « Nous, nous avons été saisis en novembre 2019  par la fédération ivoirienne de Petits Poteaux pour les représenter en Guinée, chose qui allait aboutir à la création d’une fédération en Guinée. Donc, ils nous ont informés de la tenue de la première édition de la CAN de Petits Poteaux en Côte d’Ivoire. Mais vu que nous n’avons pas rempli toutes les conditions d’implantation de la fédération en Guinée, on leur a fait comprendre que pour le moment, on n’a pas une équipe pour représenter le pays vu qu’on n’a pas de fédération en place.

Ils nous ont dit alors qu’ils vont essayer de faire appel aux ressortissants guinéens basés là-bas. C’est ainsi que la confédération a adressé un courrier à l’association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire (AEEGCI), qui a répondu favorablement à leur demande. Mais bien avant de saisir ces jeunes guinéens, la confédération africaine de Petits Poteaux avait déjà adressé plusieurs courriers à l’Ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire, sans réponse. C’est ce qui les a poussés à aller vers ces jeunes pour représenter le pays. Ces jeunes guinéens, eux, ont décidé d’aller rencontrer leur ambassade pour leur faire part de leur invitation. Selon nos informations, monsieur l’Ambassadeur leur a dit qu’ils ne peuvent pas jouer cette compétition, parce qu’ils n’ont pas respecté une certaine procédure.

Mais on se demande de quelle procédure s’agit-il. On n’arrive pas à comprendre pourquoi l’Ambassadeur s’est opposé à la participation de la Guinée.  Ou bien la Guinée est-elle différente des autres pays ? (…) Ces jeunes ont beaucoup financé dans cette affaire. Ils mettent la main à la poche eux-mêmes et ils partent voir leurs responsables pour les accompagner, même pas financièrement mais moralement, après on les créé tous les ennuis du monde. C’est quand même une honte pour notre pays. Pendant que les autres ambassades se faisaient représenter au stade, nous c’est une délégation de notre ambassade qui est venue annuler la participation du pays. Pire, le premier conseiller de l’Ambassadeur a pris le drapeau avec lequel nous avons défilé », a regretté M. Oularé.

A noter que c’est le Niger qui a remporté cette première édition de la Coupe d’Afrique des Nations de Petits Poteaux. Les nigériens ont battu la RD Congo (1-0) en finale de la compétition.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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Trafic illicite d’espèce faunique : l’éléphant d’Afrique sur la liste rouge d’extinction

25 août 2021 à 10 10 34 08348

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), a révélé dans son dernier rapport que l’éléphant bien qu’entièrement protégé, reste toujours sur la liste rouge et que l’éléphant de forêt est en danger critique à cause du trafic illicite et illégal d’ivoire. Au Togo la menace est aussi réelle.

En effet, l’éléphant que ce soit de forêt ou de savane est menacé d’extinction à cause du braconnageencouragé par le trafic illicite de ses défenses et de la perte de son habitat par la déforestation au profit de la culture. Selon les estimations les plus récentes, le nombre d’éléphants de forêt a chuté de plus de 86% en trente ans. Séparés en deux espèces distinctes, les pachydermes de savane et de forêt sont désormais respectivement classés comme «en danger» et «en danger critique » d’extinction sur la liste rouge de l’UICN.

L’un foule majestueusement la savane en icône du continent africain. L’autre, plus farouche, préfère rester caché dans la forêt. Pour la première fois, l’UICN sépare les éléphants d’Afrique en deux espèces : les éléphants de savane «en danger » d’extinction et les éléphants de forêt « en danger critique ».

Selon les estimations les plus récentes, le nombre d’éléphants de forêt a chuté de plus de 86 % en trente ans, et celui des éléphants de savane d’au moins 60 % ces cinquante dernières années. Ce bilan globalement alarmant est toutefois variable selon les régions.

L’éléphant est très fortement affecté par le développement de l’agriculture, qui empiète sur son lieu de vie. Aussi, l’animal est mis en péril par l’épuisement de certains points d’eau et la raréfaction des fruits dont il se nourrit. Par exemple, le changement climatique a également fait chuter la production de fruits de 81 % en trente ans dans le Parc national de la Lopé, au centre du Gabon. En conséquence, « la masse corporelle des éléphants a chuté de 11 % entre 2008 et 2018 », a révélé le WWF.

Le trafic illicite d’ivoire reste une menace existentielle majeure pour l’éléphant, surtout que le cycle de vie et de reproduction du mammifère est lent. C’est encore plus vrai pour l’éléphant de forêt qui vit plus longtemps que son cousin de savane. La chute du nombre de spécimens pour les deux espèces s’est accélérée depuis 2008, quand le trafic illégal pour les défenses d’éléphant s’est intensifié, pour atteindre son apogée en 2011. Et même si le phénomène a perdu en intensité, il continue de menacer les éléphants, ce qui met l’éléphant sur la liste rouge. Il y a 50 ans, environ 1,5 million d’éléphants sillonnaient toute l’Afrique mais le plus récent recensement des grands mammifères n’en dénombrait plus que 415.000. Quel désastre !

La pandémie a elle aussi un impact sur les efforts de protection de la nature en privant les pays des revenus du tourisme qui servaient à financer en partie ces efforts. Pourtant, les éléphants d’Afrique jouent un rôle clé dans les écosystèmes, les économies et dans l’imaginaire collectif.

Au Togo, bien que des efforts soient faits pour la protection des espèces sauvages en voie d’extinction, l’éléphant reste aussi menacé d’extinction. Le parc d’éléphant n’attire plus pour autant, mais le pays constitue une plaque tournante de transit pour le transfert illicite des ivoires. En effet, l’Office Central de Répression du Trafic illicite de Drogue et du Blanchiment (OCTRIDB), la Brigade de Recherche et d’Investigation (BRI) de Kara et le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF) en collaboration avec EAGLE-Togo ont enregistré plusieurs cas d’arrestations et de saisies de défenses d’éléphants.

Les plus récents sont les opérations d’arrestations des mois d’avril et de mai derniers, pour lesquelles dix présumés trafiquants opérants dans le commerce illégal de l’ivoire ont été arrêtés en possession de plus d’une quinzaine de défenses d’éléphants à Lomé et à Kara.

Le nouveau code pénal dans son volet environnement renforce la protection de la faune et la flore. L’article 761 de ce code dispose : « La destruction et la commercialisation, directe ou indirecte, sans droit d’espèces animales ou végétales protégées en vertu des dispositions législatives et réglementaires en vigueur et des conventions internationales auxquelles la République du Togo est partie est punie d’une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende d’un million à cinquante millions sans préjudice de toute autre disposition du présent code ». Et, l’article  796 de ce même code d’ajouter : « Quiconque fait circuler, vend, importe, exporte ou fait transiter le animaux sauvages, vivants, des trophées sans autorisation est puni d’une peine d’emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de cent mille à cinq cent mille francs CFA ou de l’une de ces deux peines ».

Mais, la protection de l’éléphant ne vise pas seulement la préservation de l’espèce. Elle contribue à la biodiversité et à la présence d’habitats pour d’autres espèces, à la dispersion et à la germination des graines pour les essences d’arbres, ainsi qu’au tourisme. Celui-ci est vital pour les populations rurales, dont les emplois et les moyens de subsistance sont liés à ce secteur et à des secteurs connexes, comme l’alimentation et le transport, qui sont plus durables et qui affichent un potentiel de croissance plus important. 

EAGLE-Togo

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Côte d’Ivoire : la Guinéenne malade d’Ebola est guérie

25 août 2021 à 7 07 10 08108

La jeune Guinéenne diagnostiquée positive au virus Ebola en Côte d’Ivoire, où elle est arrivée le 11 août en provenance de la Guinée, est « guérie » de sa maladie. L’annonce a été faite hier, mardi 24 août 2021, par le ministère ivoirien de la Santé.

« Nous avons réalisé sur la patiente deux tests biologiques qui sont négatifs en 48 heures d’intervalle. Elle est donc déclarée guérie », a affirmé à l’AFP Serge Eholié, porte-parole du ministère de la Santé et chef de service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Treichville, à Abidjan, qui a accueilli la malade.

« On lève son isolement aujourd’hui (mardi). Elle n’est plus un risque de contamination. Elle est encore très fatiguée, nous la maintenons en hospitalisation », a poursuivi le professeur Eholié. « À partir d’aujourd’hui (mardi) on décompte 42 jours pour pouvoir dire à la fin si la Côte d’Ivoire est indemne d’Ebola » a-t-il souligné, sans faire état de nouveaux cas.

Les autorités sanitaires ivoiriennes ont détecté le 14 août dernier, un cas de fièvre hémorragique Ebola chez une jeune Guinéenne de 18 ans, arrivée en Côte d’Ivoire le 11 août en provenance de la ville guinéenne de Labé (nord), un trajet de plus de 1 500 km qu’elle a fait par la route.

Quarante-neuf cas contact

Cette découverte fut le premier cas confirmé en Côte d’Ivoire depuis 1994, dans ce pays voisin de la Guinée durement touchée de 2013 à 2016 et où le virus est réapparu en 2021. Quarante-neuf cas de personnes ayant été en contact avec la jeune guinéenne ont été recensés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le pays qui a réceptionné 5 000 doses de vaccins contre Ebola a démarré, le 17 août, une campagne de vaccination des groupes cibles, le personnel soignant qui a été en contact immédiatement avec la patiente et les forces de sécurité déployées à la frontière de la Guinée.

La Côte d’Ivoire est le troisième pays sur le continent africain cette année à avoir été touché par le virus Ebola après la République démocratique du Congo et la Guinée.

Ebola est une maladie virale souvent mortelle, qui touche les humains et d’autres primates. « Les taux de létalité ont varié de 25 à 90 % lors des épidémies précédentes », selon l’OMS. « Néanmoins, il existe désormais un traitement efficace, et si les patients sont pris en charge à un stade précoce de la maladie, avec en parallèle des soins de soutien, leurs chances de survie s’améliorent considérablement ».

Avec AFP

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Sénégal : Hissène Habré, ancien président du Tchad, est mort des suites de Covid-19

24 août 2021 à 11 11 31 08318
Hissène Habré

L’ancien président du Tchad, Hissène Habré, est décédé ce mardi, 24 août 2021, à l’âge de 79 ans, au Sénégal où il purgeait une peine de prison à perpétuité pour crimes contre l’humanité. C’est le ministre de la justice sénégalais qui a annoncé la nouvelle. « Habré a été remis entre les mains de son Seigneur », a ainsi déclaré Malick Sall sur la chaîne TFM. Selon les médias sénégalais, l’ancien chef d’Etat a succombé au Covid-19.

Hissène Habré, qui a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, avait été condamné le 30 mai 2016 à la prison à vie à l’issue d’un procès inédit à Dakar – par les Chambres africaines extraordinaires, créées en vertu d’un accord entre l’Union africaine et le Sénégal –, où il avait été déclaré coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement. Une commission d’enquête tchadienne a ainsi estimé à 40 000 le nombre d’assassinats politiques perpétrés par son régime.

Renversé en 1990 par un coup d’Etat qui avait installé au pouvoir Idriss Déby (mort en avril 2021 et remplacé par l’un de ses fils, Mahamat Idriss Déby Itno) et l’avait contraint à l’exil au Sénégal, Hissène Habré a commis ces exactions par le truchement de sa police politique, la redoutable DDS, la direction de la documentation et de la sécurité.

Avec le monde.fr

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Ebola en Côte d’Ivoire : les précisions de l’Ambassadeur guinéen Sinkoun Camara

22 août 2021 à 16 04 59 08598
Elhadj Abdourahmane Sinkoun Camara, ambassadeur de Guinée en Côte d’Ivoire

Depuis la découverte d’un cas d’Ebola sur une guinéenne, arrivée à Abidjan la semaine le 11 août, la polémique enfle entre la Côte d’Ivoire et la Guinée. D’un côté on parle de cas d’Ebola, accompagné de la fermeture des frontières terrestres entre les deux pays et des mesures drastiques pour traquer le virus, et de l’autre, on émet le doute sur cette déclaration « hâtive » des autorités sanitaires ivoiriennes.

Joint au téléphone ce dimanche, 22 août 2021, par un journaliste de Guineematin.com, l’ambassadeur Elhadj Abdourahmane Sinkoun Camara a soutenu qu’aucun Guinéen n’est stigmatisé et que des mesures sont prises pour permettre aux experts venus de Conakry d’accéder aux malades. Il a en outre apporté des précisions sur le niveau de collaboration entre les autorités des deux pays, avant de rassurer la qualité des relations entre la Guinée et la Côte d’Ivoire.

« La République de Guinée et la République de Côte d’Ivoire sont deux pays frères qui entretiennent de meilleures relations historiques d’amitié et de coopération. Nos Chefs d’Etat (le Pr Alpha Condé et son homologue, Dr Alassane Ouattara) sont des frères et amis. Ils entretiennent également d’excellentes relations de coopération et de fraternité », a indiqué le diplomate dès l’entame de notre entretien.

Concernant la découverte d’un cas d’Ebola à Abidjan, l’ambassadeur rassure les sceptiques. « Nous avons effectivement eu des séances de travail avec le ministre de l’intérieur et de la sécurité de Côte d’Ivoire. Sa préoccupation était de savoir comment est-ce que notre compatriote Kadiatou Diallo est rentrée en Côte d’Ivoire ? Quels sont ses contacts et quelles sont les informations que nous disposons dans ce cadre ? Nous avons répondu à toutes ces questions dans un climat de compréhension mutuelle. A ce jour, aucun Guinéen n’est stigmatisé en Côte d’Ivoire. A ce jour, c’est vrai que les frontières terrestres sont fermées de part et d’autre ; mais, la voie aérienne reste libre et les Guinéens sont libres de rentrer en République de Côte d’Ivoire comme ils le veulent », a dit l’Ambassadeur Abdourahmane Sinkoun Camara.

Concernant les mesures prises par l’Ambassade de Guinée en Côte d’Ivoire, poursuit M. Camara, « nous avons eu des séances de travail avec les Présidents des Coordinations, les Présidents des amicales et les responsables politiques. Nous leur avons donné de larges informations par rapport à cette réalité d’Ebola et nous les avons invités au respect des mesures prises par le Gouvernement ivoirien et nous avons surtout insisté sur le respect des gestes barrières pour se protéger eux-mêmes contre la maladie et protéger les autres également ».

A propos de la visite des experts de la santé en Côte d’Ivoire, sollicitée par les autorités Guinéennes et le second résultat des analyses de l’échantillon, le diplomate se veut prudent.

« Cette décision est souveraine. C’est au gouvernement ivoirien de prendre la décision sur la question. De notre côté, nous sommes en train de travailler pour que les experts puissent accéder aux malades. Pour le 2ème résultat des analyses, je ne peux rien dire pour le moment. Il faudrait attendre que nous ayons les résultats de l’analyse du 2ème laboratoire comme l’exigent les procédures de l’OMS. Quand il y a un cas d’Ebola, il faudrait toujours que deux laboratoires indépendants fassent des analyses et que les résultats trouvés soient identiques. C’est à cette seule et unique condition qu’on peut effectivement déclarer la présence d’Ebola en République de Côte d’Ivoire », tempère notre interlocuteur.

Depuis l’annonce de cas isolé d’Ebola trouvé sur une Guinéenne partie de Labé pour Abidjan en Côte d’Ivoire, les autorités sanitaires des deux pays sont sur le qui-vive pour éteindre la maladie, au cas où elle est effectivement confirmée.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tel: 628 08 98 45

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Redynamisation du Conseil de l’Entente : le ministre ivoirien Alcide Djédjé chez Patrice Kouamé

21 août 2021 à 21 09 09 08098

Le vendredi 20 août 2021, le ministre ivoirien délégué auprès du ministre d’Etat,  ministre des Affaires Etrangères, de l’intégration et de la diaspora, Son Excellence Monsieur Alcide Djédjé était au siège du Conseil de l’Entente  sis à Abidjan Cocody 2 plateaux. 

Il y était dans le cadre d’une visite de prise de contact avec SEM Patrice Kouamé, secrétaire exécutif de l’Institution.

Les questions  liées à la redynamisation et à la visibilité des actions de l’institution ont été abordées au cours de cette rencontre. 

Par le Service communication

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Le second tour de la présidentielle à Sao Tomé-et-Principe de nouveau repoussé

18 août 2021 à 15 03 38 08388

SAO-TOME ET PRICIPE, 18 AOUT 2021 (AFP)- Le second tour de la présidentielle à Sao Tomé-et-Principe, petit archipel du golfe de Guinée, a été repoussé une deuxième fois au 5 septembre, après un vote du parlement, a appris mercredi l’AFP.

La commission électorale avait déjà reporté le vote au 29 août alors qu’il devait avoir lieu initialement le 8 août, à la suite d’un recours déposé par un des candidats.

Carlos Vila Nova, du principal parti de l’opposition, l’Action indépendante démocratique (ADI, centre-droit), est arrivé en tête au premier tour le 18 juillet avec 43,3% des suffrages, et affrontera lors du second tour Guilherme Posser da Costa, du parti de la coalition gouvernementale, le Mouvement pour la libération de Sao Tomé-et-Principe (MLSTP, centre-gauche), arrivé en deuxième position avec 20,7% des voix. 

Le président de l’Assemblée nationale, Delfim das Neves, dont le Parti de la convergence démocratique (PCD) appartient lui aussi à la coalition gouvernementale, était arrivé en troisième position et avait dénoncé des fraudes. 

M. Neves avait déposé un recours devant le tribunal constitutionnel, dont il a finalement été débouté.

La nouvelle date fixée est prévue deux jours après la fin du mandat du président de la République actuel, Evaristo Carvalho. Selon la Constitution, M. Neves doit assurer l’intérim en cas de vacance du pouvoir. Mais le président en exercice pourrait également assumer sa charge jusqu’à la prise de fonction du nouveau président élu.

Dans ce pays de quelque 210.000 habitants, colonie portugaise jusqu’en 1975, le président, élu pour cinq ans, n’a qu’un rôle honorifique, de représentation et de promulgation des textes, l’essentiel du pouvoir exécutif dans ce régime parlementaire revenant au Premier ministre. 

Après 15 années d’un régime marxiste au parti unique, Sao Tomé s’est ouvert au multipartisme en 1991. L’île est considérée comme un des modèles de démocratie parlementaire en Afrique.

L’archipel figure au 135e rang mondial sur quelque 190 pays dans le dernier classement de l’ONU pour l’Indice de Développement Humain (IDH).

En 2017, les deux tiers de la population vivaient en dessous du seuil de pauvreté, selon la Banque mondiale.

AFP

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Le ministre Alcide Djédjé prêt à accompagner l’UJPLA

18 août 2021 à 14 02 05 08058
Yao Noël, président de l’UJPLA, et ministre Alcide Djédjé

L’Union des journalistes de la presse libre Africaine ( U.J.P.L.A), organisation panafricaine d’hommes et femmes des médias va bénéficier de l’appui et du soutien du ministère délégué auprès du ministère d’État, ministère des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la diaspora.  

Voilà ce qui ressort de l’audience qu’a accordée le mardi 17 aout à son cabinet le ministre Alcide Djédjé au président de l’UJPLA, l’ivoirien Yao Noël. 

L’UJPLA qui a une vocation continentale et qui a été mise sur pied par des journalistes de plusieurs pays africains, entend jouer pleinement sa partition dans la dynamique de l’intégration du continent. 

« Auprès du ministre Alcide Djédjé, l’Union des journalistes de la presse libre Africaine a trouvé une oreille plus que attentive pour la réalisation de ses objectifs de promotion de la liberté de la presse et de défense de la sécurité des journalistes partout sur le continent », a déclaré M. Yao Noël au sortir des entretiens avec le ministre Djédjé. 

Se positionnant résolument dans l’optique de la « renaissance » et de la revalorisation internationale de l’Afrique, l’UJPLA va entreprendre et mener des actions bénéfiques dans ce sens. 

Avant d’effectuer une prochaine visite de travail au Ghana en vue des discussions relatives à la conclusion d’un Accord de siège avec les autorités ghanéenes au plus haut niveau, M. Yao Noël dit avoir vu la nécessité d’informer au préalable le ministre de l’intégration  et  celui de la Communication.

« En tant qu’ivoirien, il est normal et tout à fait indiqué que je m’entretienne avec les autorités de mon pays pour les informer, recueillir leurs avis et conseils en vue de la réussite de cette mission », a estimé le Président Yao Noel. 

Le ministre Alcide Djédjé qui s’est réjoui de cette initiative, a félicité et encouragé l’UJPLA dont l’action s’inscrit dans la droite ligne de l’option  panafricaine et intégrationniste de la Côte d’Ivoire et de l’Union africaine (UA).

L’audience a duré environ une heure. 

Amorofi Bakama

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Guinée-Côte d’Ivoire : « la frontière est effectivement fermée »

17 août 2021 à 20 08 15 08158

La rumeur qui courait depuis hier a été confirmée par un responsable communal de Lola, qui s’est confié à Guineematin.com ce mardi, 17 août 2021. Selon notre source, la frontière qui sépare la Guinée et la Côte d’Ivoire est effectivement fermée. Une mesure mise en œuvre, selon lui, par la partie ivoirienne, qui n’a toutefois pas encore communiqué sur le sujet.

« Pour le moment, nous n’avons reçu aucune note officielle dans ce sens. Mais je vous confirme que la frontière est effectivement fermée par nos voisins ivoiriens. Tous les véhicules qui quittent la Guinée pour la Côte d’Ivoire sont bloqués à Wolono, un des secteurs de la sous-préfecture de Guéasso, dans la préfecture de Lola. Et ceux qui font le sens inverse, sont bloqués à Ouaninou, en Côte d’Ivoire », a confié notre source.

Même si les autorités ivoiriennes n’ont pas encore communiqué sur le sujet, beaucoup pensent que la décision de fermer cette frontière est liée à la découverte d’un cas positif d’Ebola à Abidjan. En effet, la patiente (une jeune dame de 18 ans) est arrivée de la Guinée avec la maladie. Elle est actuellement prise en charge dans la capitale ivoirienne, où plusieurs personnes qui ont voyagé dans le même véhicule qu’elle sont également mises en observation.

A suivre !

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Cas de la guinéenne testée positive à Ebola à Abidjan : les premiers contacts recensés à Labé

16 août 2021 à 22 10 57 08578

Les lignes ont bougé dans le processus d’identification des contacts de la jeune dame en provenance de Labé, qui a été testée positive à Ebola à Abidjan (Côte d’Ivoire). Réticente au départ, la famille de la patiente a finalement accepté de collaborer avec les autorités sanitaires, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

C’est un soulagement pour les autorités sanitaires de Labé. Jusqu’à ce lundi matin, 16 août 2021, elles peinaient à rentrer en contact avec la famille de la jeune dame qui a été testée positive à Ebola, quelques jours seulement après son arrivée dans la capitale ivoirienne, en provenance de Labé. Mais un peu plus tard dans la journée, les choses ont évolué dans la bonne direction. La famille a fini par accepter de collaborer avec les services de santé, qui cherchent à identifier et suivre tous les contacts de la patiente.

Une avancée saluée par le directeur préfectoral de la santé de Labé. « Nous continuons les investigations qui nous ont amenés pour le moment jusqu’à identifier la famille d’où est venue la jeune dame. Il y avait des réticences un peu de la part de la famille mais actuellement, nous avons trouvé la porte d’entrée pour pouvoir mieux évaluer la situation. Et on est en train d’identifier tous les contacts pour le suivi. Ce sont les investigations qui vont nous permettre de dire qui et qui ont eu des contacts avec elle.

Je viens d’appeler notre équipe qui est sur le terrain, les agents m’ont dit qu’ils sont actuellement au centre de santé de Ley Saarè, où il y a un agent de santé supposé être un de ses contacts. Après il y a la mère de la jeune dame et une de ses sœurs qu’on a identifiées », a annoncé Dr Mamadou Hady Diallo. Il ajoute que le domicile de la belle-famille de la patiente, où elle vivait depuis deux mois, a également été identifié. Les habitants des lieux doivent également être recensés et suivis pendant 21 jours.

Mais ce n’est que le début du processus. Le plus dur, c’est l’identification de toutes les personnes qui ont pu être en contact avec la patiente de Labé à Abidjan. Sachant qu’elle a voyagé par la voie routière et qu’elle a fait des escales à Macenta et à N’Zérékoré, cette mission s’annonce difficile voire impossible. « Avant de se rendre en Côte d’Ivoire, elle a traversé beaucoup de préfectures. Et on nous a dit qu’elle a passé un bref séjour à N’Zérékoré et à Macenta. Pour le moment, on ne sait même pas si c’est à Labé qu’elle a contracté la maladie ou si c’est en dehors de Labé », a dit le DPS de Labé.

Les autorités ont identifié un site à Safatou, un quartier de Labé, pour recevoir d’éventuels cas positifs ou de contacts à isoler.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Côte d’Ivoire : début des vaccinations contre Ebola

16 août 2021 à 21 09 06 08068

ABIDJAN, 16 AOUT 2021 (AFP) – L’opération de vaccination des agents du secteur de la santé contre le virus Ebola a débuté lundi en Côte d’Ivoire où un cas a été détecté il y a quelques jours à Abidjan, le premier depuis près de 30 ans, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Du brancardier au professeur de médecine, des dizaines de membres du personnel de santé ont reçu des doses de vaccin lors de cette opération qui s’est déroulée au sein Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody, un quartier d’Abidjan.

La Côte d’Ivoire a reçu de Guinée 5.000 doses de vaccins contre Ebola et « va vacciner le personnel de santé, les parents proches de la victime et ses contacts », a déclaré à l’AFP Germain Mahan Séhi, membre de la cellule de communication du ministère. 

Des sources sanitaires ivoiriennes avaient indiqué que les premières vaccinations des « groupes cibles », avaient débuté dimanche. 

Ces vaccinations démarrent après « la formation (…)  de plusieurs dizaines d’agents vaccinateurs en présence de cinq experts de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) venus de la Guinée » voisine, durement touchée de 2013 à 2016 et où le virus est réapparu en 2021.

Samedi, les autorités sanitaires ivoiriennes ont été informées par l’Institut Pasteur « d’un cas positif de maladie à virus Ebola après examen d’un échantillon prélevé » la veille « sur une jeune fille âgée de 18 ans de nationalité guinéenne« . 

« Il est extrêmement préoccupant que cette épidémie ait été déclarée à Abidjan, une métropole de plus de quatre millions d’habitants », avait estimé Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, dans un communiqué. 

« Aucun élément n’indique que le cas détecté en Côte d’Ivoire est lié à la récente flambée épidémique qui a touché la Guinée », estime l’OMS. « Une enquête plus approfondie et un séquençage génomique permettront d’identifier la souche du virus et de déterminer s’il existe un lien ». 

Ebola est une maladie virale souvent mortelle, qui touche les humains et d’autres primates. « Les taux de létalité ont varié de 25 à 90% lors des épidémies précédentes » selon l’OMS. « Néanmoins, il existe désormais un traitement efficace, et si les patients sont pris en charge à un stade précoce de la maladie, avec en parallèle des soins de soutien, leurs chances de survie s’améliorent considérablement ».

AFP

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L’opposant zambien, Hakainde Hichilema, bat le président sortant Edgar Lungu : un espoir pour les opposants africains ?

16 août 2021 à 12 12 42 08428

Aux premières de ce lundi, 16 août 2021, la Commission électorale de la Zambie a déclaré le candidat de l’opposition Hakainde Hichilema (59 ans) vainqueur de l’élection présidentielle du 12 août. Le candidat du Parti uni pour le développement national (UPND) a battu le président sortant Edgar Lungu (64 ans) avec 2 810 757 des suffrages exprimés contre 1 814 201 voix pour son adversaire et candidat du Front patriotique (PF), a annoncé le président de la commission électorale.

Cinq fois candidat malheureux, Hakainde Hichilema avait déjà affronté le président Edgar Lungu à deux reprises : d’abord lors d’une élection spéciale en 2015, suite au décès inattendu de Michael Sata, alors président. L’année suivante, le président Lungu s’est à nouveau imposé, remportant un mandat complet de cinq ans.

C’est sans doute une nouvelle qui peut procurer de la joie aux africains, avides des changements démocratiques et particulièrement aux opposants qui rêvent d’alternance.

Les opposants guinéens Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, Lansana Kouyaté et Cie peuvent par exemple y puiser un argument contre ceux qui souhaitent les voir quitter la scène (après trois tentatives infructueuses contre Alpha Condé) qu’ils peuvent bien se faire installer à Sékoutouréya à la 4ème élection présidentielle…

Enfin, un si grand écart de voix (2 810 757 des suffrages exprimés contre 1 814 201 pour le président sortant) prouve que les citoyens peuvent bien se débarrasser des régimes impopulaires, malgré la tentation des dirigeants africains à s’accrocher au pouvoir…

À suivre !

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