DÉFENSEURS DE LA DÉMOCRATIE DE 52 PAYS AFRICAINS ÉCRIVENT UNE LETTRE AU CHEF DE L’ÉTAT ÉRYTHRÉEN

13 juin 2019 à 12 12 29 06296

Plus de 100 défenseurs de la démocratie de 52 pays africains, dont le lauréat du prix Nobel Wole Soyinka, écrivent une lettre au chef de l’État érythréen.

Luanda le 10 Juin 2019—-DES ÉCRIVAINS, DES JOURNALISTES, DES ACADÉMICIENS, DES MILITANTS DES DROITS HUMAINS ET DES FIGURES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE 52 PAYS AFRICAINS DEMANDENT À RENDRE VISITE À LEURS COLLÈGUES INCARCÉRÉS EN ÉRYTHRÉE.

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Forum économique Guinée-Côte d’Ivoire : « nous allons le faire et réussir », dit Sékou Kaba

12 juin 2019 à 22 10 36 06366

En prélude à la tenue du forum économique Guinée-Côte d’Ivoire prévu les 21 et 22 juin prochain à Abidjan, une délégation conduite par le président du haut conseil des guinéens vivant en Côte d’Ivoire vient de séjourner à Conakry. Elle a rencontré les autorités guinéennes ce mercredi, 12 juin 2019 pour échanger autour des préparatifs de la rencontre, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est sous le thème : « Transformation de nos matières premières, quel enjeux pour l’économie ? », que ce tiendra ce premier forum économique Guinée-Côte d’Ivoire les 21 et 22 juin 2019 dans la capitale ivoirienne. Selon les organisateurs, 400 participants sont attendus à la rencontre. Pour la réussite de l’événement, le président du haut conseil des guinéens vivant en Côte d’Ivoire, organisateur de l’événement, à la tête d’une délégation, est venu à Conakry échanger avec les départements sectoriels concernés sur les préparatifs. Au sortir de la rencontre qui s’est tenue à la direction nationale des guinéens de l’étranger, Sékou Kaba s’est dit satisfait.

« L’objectif de ce forum, c’est de renforcer la coopération sud-sud pour que nos pays voisins travaillent ensemble. Cette fois-ci, il y a eu certes, un peu de retard mais on va faire avec. Donc nous allons réussir ce challenge et nous sommes certains que les années suivantes vont être beaucoup mieux organisées (…) Les préparatifs vont bon train. Nous sommes prêts à Abidjan, c’est pourquoi je suis venu voir les autorités à Conakry et je repars satisfait. Le budget, bien sûr on n’a pas pu l’atteindre, mais nous allons le faire et réussir. Et nous allons montrer qu’on peut faire quelque chose de potable sans trop d’argent », a indiqué le responsable de la diaspora guinéenne en Côte d’Ivoire.

De son côté, le chef service du bureau d’accueil, d’orientation et de suivi des guinéens de l’étranger, a salué l’initiative. Alphadjo Camara promet que son département mettra tout en œuvre pour soutenir les initiatives de nos compatriotes visant à promouvoir le développement et l’intégration économique entre les Etats. « L’une des missions régaliennes du ministère des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger, c’est de faire en sorte que nos compatriotes de l’étranger puissent initier des projets pour mieux rapprocher les opérateurs économiques, au bénéfice de deux parties.

Nous, c’est une initiative que nous saluons et que nous soutenons parce que nous savons qu’aucun pays ne peut se développer à vase clos. Il faut tendre la main, aller échanger avec les autres et profiter des bonnes pratiques des autres pays. Ce forum, nous le saluons et nous encourageons nos compatriotes de la Côte d’Ivoire. Nous souhaitons surtout que ce forum soit une réussite totale pour permettre aux autres conseils que nous avons installés à travers le monde, de faire la même chose », a dit ce cadre du ministère des affaires étrangères.

Il ajoute que son département a déjà « adressé des courriers aux ministères sectoriels pour qu’ensemble on puisse travailler pour conférer à cet événement un cachet particulier. Nous avons travaillé avec tous les points focaux, une commission technique est déjà mise en place, les courriers sont déjà prêts, qu’on doit adresser aux autorités. Nous allons envoyer ça incessamment pour vous dire que nous sommes fins prêts pour accompagner cet événement. Et les opérateurs économiques guinéens et le gouvernement, tout le monde est mobilisé pour que cet événement ait des retombées positives pour la Guinée ».

Le représentant de l’agence pour la promotion des investissements public-privé à cette rencontre, a promis aussi que sa structure se battra pour la réussite de de ce forum. Alpha Barry invite les opérateurs économiques et les entrepreneurs à prendre part à cet événement, qui vise à créer des rapprochements entre les investisseurs guinéens et ivoiriens. « Nous invitons tous les acteurs économiques à se rendre à Abidjan pour vendre l’image de la Guinée. Nous avons beaucoup de secteurs d’activités à développer dans notre pays. Les mines et surtout l’agriculture que nous comptons expérimenter avec nos voisins ivoiriens, qui constituent aujourd’hui une locomotive pour la sous-région », a souligné le représentant de l’APIP.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

Tél. : 622460945

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Forum sur les énergies renouvelables en Afrique : Idriss Déby invite les partenaires à réaliser leurs engagements

11 juin 2019 à 20 08 12 06126

Comme annoncé dans un précédent article, le président guinéen, Alpha Condé, et son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, ont procédé ce mardi, 11 juin 2019, au lancement des travaux du forum sur les énergies renouvelables en Afrique. Une occasion mise à profit par Idriss Déby pour interpeller les partenaires techniques et financiers à respecter leurs engagements pris lors de la COP 21 à Paris dans le cadre de l’électrification de l’Afrique, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le chef de l’Etat tchadien a commencé par reconnaître que des efforts sont en train d’être faits par les pays africains en ce qui concerne la réalisation des engagements pris avec les partenaires pour la création de l’énergie renouvelable en Afrique. Mais selon lui, il faut des moyens pour y arriver. « Nous réitérons notre engagement à poursuivre les efforts que nous avons entrepris avec nos partenaires dans le cadre de cette initiative. Le lancement de l’AREI (l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables) au niveau continental répond à un besoin réel.

Aujourd’hui, moins de 2% de la population a accès à l’énergie. Nous avons de l’ambition, des objectifs, nous les avons. Mais, il faut avoir les moyens de ces ambitions aussi. L’énergie n’est pas un produit de luxe, c’est une nécessité vitale aujourd’hui. Il s’agit dans nos villes ou dans nos campagnes. J’ai pris le cas de mon pays où moins de 2% de la population a accès à l’énergie. Donc nous avons un chemin à parcourir si nous voulons éclairer l’Afrique avec de l’énergie renouvelable », a-t-il dit.

Lors de la COP 21 à Paris, les partenaires techniques et financiers s’étaient engagés à investir dans les énergies renouvelables en Afrique. Mais aujourd’hui, ces engagements tardent à se réaliser sur le terrain. C’est pourquoi, Idriss Déby Itno n’a pas manqué de les inviter à réaliser les promesses tenues en faveur de l’Afrique. « Il faut que nos partenaires techniques et financiers qui ont pris des engagements face à nous, face aux populations, face au continent, face aux peuples de l’Afrique s’engagent fortement, réellement à réaliser sur le contient leurs propres engagements pris lors de la COP 21. Les annonces seules ne suffisent pas, il faut que ça soit suivi d’effets. Là, vraiment j’insiste », a lancé le président du Tchad.

En outre, Idriss Déby Itno, qui est le vice coordinateur de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables (AREI), a rappelé qu’ils (les partenaires et les gouvernants) doivent se fixer des objectifs précis dans la vision 2030, afin de garder un environnement favorable pour les générations futures. «Parmi les continents, celui qui a le plus besoin de développement aujourd’hui, c’est l’Afrique. Nous sommes aujourd’hui 1 milliard 200 millions d’africains. En 2030, nous serons peut-être à 1 milliard 500 ou 600 millions d’habitants, et en 2060 ça sera peut-être 2 milliards. Donc moi je n’aurai aucune chance d’être en vie en 2063 ; pas seulement moi, mais nous préparons l’avenir de la génération future.

Donc, c’est un aspect important. Nous devons donc, conformément aux délibérations que nous avons prises, nous engager fortement dans la réalisation des objectifs qui sont précis. Les projets sont là, on peut mettre à contribution le secteur privé qui est une très bonne chose. Mais il faut d’abord que le secteur privé soit encouragé à venir en Afrique dans le domaine de l’énergie renouvelable », estime Idriss Déby.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Forum sur les énergies renouvelables en Afrique : Alpha Condé et Idriss Déby lancent les travaux à Conakry

11 juin 2019 à 15 03 31 06316

Le président guinéen, Alpha Condé, et son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, ont lancé ce mardi, 11 juin 2019, les travaux du forum sur les énergies renouvelables en Afrique. Un cadre de concertation entre les différents acteurs évoluant dans le secteur énergétique du continent qui se tient à Conakry. Entamés hier lundi, les travaux vont s’étaler sur quatre jours, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

En procédant au lancement officiel de ces travaux, les deux chefs d’Etat ont saisi l’occasion pour faire l’état des lieux en ce qui concerne l’électrification du continent à travers les énergies renouvelables, qui sont moins polluantes. Le président Alpha Condé qui est en même temps le coordinateur de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables (AREI), s’est dit honoré du fait que son pays abrite ce forum, premier du genre en Afrique.

Selon lui, « ce forum permettra aux acteurs tant publics que privés, d’échanger leurs expériences sur la manière de relever le défi lié à l’énergie durable en Afrique, sur les moyens d’accroître les investissements par le biais d’un large éventail d’actions tels que l’amélioration des cadres réglementaires, le soutien par la création d’entreprises et le renforcement entre partenaires du secteur public et privé. Mais, comme l’a dit Idriss Déby, nous voulons l’énergie renouvelable. Mais l’Afrique a des besoins extrêmement importants. Donc, dans un premier temps, nous sommes obligés de faire l’énergie mixte. C’est-à-dire, en attendant qu’on ait la capacité d’avoir à tout temps l’énergie pour assurer nos besoins, on continue quand-même à utiliser l’énergie fossile. Le président Kagamé a dit qu’il vaut mieux une mauvaise énergie que pas d’énergie du tout. Je crois qu’il a raison », a-t-il dit.

Poursuivant, Alpha Condé a rappelé que « le forum mettra en exergue les perspectives de l’initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables AREI, plus particulièrement la manière dont l’initiative permettra de cibler les investissements privés dans le secteur des énergies renouvelables en Afrique pour contribuer à l’amélioration des objectifs de l’agenda d’abord 2020 pour les 10 gigas watt et l’agenda 2030 pour les 63 gigas watt ».

Le chef de l’Etat guinéen a, enfin, remercié les partenaires qui ont contribué à l’organisation de cette rencontre, dont l’Union africaine et l’Union européenne.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Idriss Deby attendu à Conakry : le communiqué de la présidence

10 juin 2019 à 19 07 08 06086

Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République du Tchad, Son Excellence Monsieur Idriss Deby Itno, Président Tchadien, effectuera à partir du mardi 11 juin 2019, une visite de Travail à Conakry.

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Crimes d’Etat en Guinée : les victimes de Kaporo déposent une plainte à la Cour de la CEDEAO

8 juin 2019 à 17 05 27 06276

Suite aux récentes démolitions de domiciles à Conakry, un COLLECTIF DES VICTIMES a été constitué en Guinée afin de répondre aux violations flagrantes de leurs droits par le gouvernement. A cette occasion, Pottal-Fii-Bhantal avait lancé un appel à la mobilisation pour soutenir les efforts de justice de ce collectif.

Cet appel fut entendu par nos membres et un avocat guinéen, Maitre Dramé Alpha Yaya qui a pris le dossier en main sans paiement préalable. Notre organisation a mobilisé les fonds initiaux pour la préparation du dossier judiciaire.

Nous avons l’honneur d’informer nos membres et sympathisants que la plainte a été déposée à la cour de la CEDEAO, le Lundi 3 Juin 2019. La plainte comporte deux volets. Le premier volet est une injonction au gouvernement guinéen de mettre fin aux démolitions illégales. Le second volet est une demande de compensation des victimes.

Trois jours plus tard, en date du 6 Juin, la cour a intimé le gouvernement guinéen pour une réponse dans la quinzaine. La cour a en outre convoqué l’audience sur la demande d’injonction pour le 27 Juin 2019 à Abuja, au Nigéria. Les membres du collectif, notre avocat et notre organisation se réjouissent de l’intérêt exceptionnel que la cour de la CEDEAO porte à ce dossier tragique.

Les victimes ont pour une fois montré une détermination qui est à saluer et à encourager. Elles ont résisté aux menaces des agents de l’Etat. Elles ont déjoué le piège de divisions de leur mouvement avec des fausses promesses de compensations de certains propriétaires après que le mal ait été commis ; ce qui en soit est un aveu de crimes prémédités.

Pottal-Fii-Bhantal s’associe au collectif pour remercier maître Dramé Alpha Yaya, ainsi que ses agents, pour le travail immense accompli en faveur des victimes déshéritées et l’exemple qu’ils donnent à des millions de guinéens.

Nous remercions toutes les personnes qui ont contribué à l’avancée de ce dossier qui a un caractère historique, ne fut-ce que par son ampleur de plus de 1 200 plaignants. Les protestations populaires, les marches, les solidarités pour utiles qu’elles soient, n’ont jamais réussi en eux-mêmes à arrêter les crimes d’Etat en Guinée. Mais, pour une fois, l’Etat guinéen sera obligé de faire face à ses crimes devant une justice qu’il ne contrôle pas.

Comme notre organisation l’a souvent rappelé, la justice est le fondement de la démocratie. Ainsi, le recours à la justice par les citoyens doit être notre arme. Aux victimes des abus de l’Etat dans notre pays, notre organisation assure sa disponibilité pour l’engagement de toutes actions judiciaires pour défendre leurs droits.

Nous informerons le public du déroulement de ce dossier ainsi que de dossiers en cours de préparation pour lutter contre l’impunité chronique qui a gangrené le tissu social de notre pays.

Le Bureau central de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon

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Burkina Faso : Vers un jour historique pour les droits sexuels et reproductifs

30 mai 2019 à 19 07 09 05095
Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

Par Marie-Evelyne Petrus Barry : Le 1er juin promet d’être un jour historique pour les droits sexuels et reproductifs au Burkina Faso. En effet, l’État s’est engagé à fournir, à compter de cette date, des services de planning familial gratuits, notamment des contraceptifs et des consultations médicales. Il s’agit d’une décision longtemps attendue mais extrêmement positive qu’Amnesty International appelle de ses vœux depuis un certain temps. Néanmoins, pour qu’elle porte ses fruits et contribue véritablement à accroître la protection des droits des femmes et des filles, il faudra qu’elle soit soutenue par une campagne de sensibilisation nationale, associée à un développement des établissements de santé.

En 2016, Amnesty International a publié un rapport sur l’accès à la contraception et les mariages précoces et forcés au Burkina Faso. Les femmes et les filles interrogées dans le cadre de l’élaboration de ce rapport, en particulier celles qui vivaient en zone rurale, ont mis en évidence un certain nombre de facteurs qui les empêchaient d’accéder aux soins et services de santé sexuelle et reproductive.

La Fondation Cardinal Emile Biayenda est un foyer pour jeunes filles situé à Ouagadougou.

Elles ont notamment cité le coût, les actes d’intimidation et la stigmatisation, l’impossibilité de prendre les décisions les concernant, qui incombent souvent à des membres de leur famille, le manque d’information et l’absence d’éducation sexuelle complète, ainsi que l’insuffisance du nombre de structures accessibles qui fournissent des informations, des services et des produits. Plus de 375 femmes et filles ont fait part de leur expérience à nos chercheurs et chercheuses et presque toutes ont déclaré être fréquemment victimes de violence verbale ou physique lorsqu’elles évoquaient la question de la contraception avec leur partenaire. Beaucoup ont expliqué qu’elles étaient contraintes à aborder le sujet puisqu’elles devaient demander de l’argent à leur partenaire pour acheter des produits contraceptifs, étant donné qu’elles n’avaient pas la maîtrise de leurs ressources financières.

Le taux de mariages précoces et forcés au Burkina Faso est l’un des plus élevés au monde. Une fois marié, un couple est censé avoir des enfants le plus rapidement possible. Par ailleurs, le pays enregistre l’un des plus faibles taux d’utilisation de la contraception-19 % en 2014-et l’un des taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde. Au niveau mondial, les décès en couches sont la deuxième cause de mortalité des filles de 15 à 19 ans. En outre, les filles de 19 ans et moins ont davantage de risques de subir des blessures qui les mettent en danger et changent le cours de leur vie, comme les fistules obstétriques-déchirures allant du vagin au rectum.

La Fondation Cardinal Emile Biayenda est un foyer pour jeunes filles situé à Ouagadougou.

Le coût de la contraception a été souvent signalé comme un obstacle par les femmes que nous avons interrogées. Il influence en général le choix de la méthode. Ainsi, les femmes et les filles n’optent pas nécessairement pour le moyen de contraception qu’elles préfèrent mais pour le plus économique, celui disponible au centre de santé le plus proche ou celui qui peut être obtenu le plus discrètement. Faute de ressources financières suffisantes, elles ont recours à la contraception de manière sporadique, ce qui augmente la probabilité de grossesses non désirées, voire à haut risque.

Dans ce contexte, la promesse faite par l’État de fournir des services de planning familial gratuits pourrait être une planche de salut pour de nombreuses femmes et filles. Cependant, aussi bienvenue et importante que soit cette décision, il faut que les pouvoirs publics aillent beaucoup plus loin pour rendre les services de planning familial véritablement accessibles et protéger les droits des femmes et des filles.

La Fondation Cardinal Emile Biayenda est un foyer pour jeunes filles situé à Ouagadougou.

L’accès à la contraception doit aller de pair avec une campagne d’information et de sensibilisation du public de grande ampleur. Nombre de femmes et de filles nous ont dit qu’elles n’avaient jamais entendu parler de contraception avant d’avoir donné naissance à un enfant. Beaucoup d’entre elles, en particulier celles vivant en zone rurale, ont indiqué ne pas avoir été scolarisées, ou seulement pendant de courtes périodes, et n’avoir reçu ni informations par la voie associative ni éducation à la santé sexuelle et reproductive. Le manque d’éléments fiables et scientifiques peut engendrer des idées reçues, une désinformation et des rumeurs qui limitent l’utilisation de la contraception.

Ainsi, un certain nombre d’hommes interrogés par Amnesty International avançaient des idées reçues pour s’opposer à la contraception, notamment la croyance qu’elle rendrait leur épouse infidèle, pourrait être à l’origine d’une naissance gémellaire ou serait susceptible de provoquer la stérilité. Voici le témoignage de Binta (le nom a été modifié) : « J’ai eu mon premier enfant à 16 ans. J’ignorais tout de la contraception jusqu’à la naissance de mon quatrième enfant. Mes enfants ont moins d’un an d’écart. Au début, mon mari refusait que j’utilise une contraception, il disait qu’il ne serait pas responsable si ça me rendait malade. Si j’avais connu la contraception avant, j’aurais espacé les naissances parce que j’ai du mal à prendre soin de tous mes enfants. Mon mari disait qu’il me rejetterait si je prenais une contraception. Mais quand il s’est rendu compte qu’on avait beaucoup d’enfants et pas les moyens de nous en occuper, il a accepté. »

Outre une campagne de sensibilisation, l’État doit veiller à ce que toutes les femmes, qu’elles vivent en milieu urbain ou en zone rurale, puissent bénéficier de la gratuité des produits contraceptifs et des consultations médicales. Les femmes et les filles sont souvent obligées de parcourir de longues distances, parfois 15 kilomètres, pour se rendre dans un établissement de santé où sont fournis des informations, des services et des produits de santé sexuelle et reproductive. Ces établissements sont rares en zone rurale et les transports sont généralement onéreux et peu fiables. Ce problème est particulièrement exacerbé pour les femmes et les filles qui n’ont pas de ressources financières personnelles et dépendent de leur mari ou de leur famille. Bien que les autorités aient augmenté le nombre d’établissements de santé dans le pays ces dernières années, d’immenses disparités demeurent entre les villes et les campagnes.

L’État burkinabé a pris des mesures notables pour faire respecter les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles, comme le droit international l’y oblige. Alors que le 1er juin se rapproche, nous espérons qu’il tienne sa promesse de fournir des services de planning familial gratuits et aille beaucoup plus loin afin de garantir que ces services soient véritablement accessibles, et ce de façon équitable, à toutes les femmes et les filles, peu importe où elles vivent, et que les autres obstacles qui entravent l’accès à la contraception, comme le manque d’information, soient éliminés grâce à une campagne globale de sensibilisation au niveau national.

Par Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

Twitter : @MPetrusBarry

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56 ans de l’OUA : Une marche organisée à Conakry pour réclamer la création des Etats Unis d’Afrique

26 mai 2019 à 5 05 32 05325

À l’occasion de la célébration de l’an 56 de la création de l’Organisation de l’unité africaine (devenue Union africaine en Juillet 2002), le collectif des mouvements panafricains de Guinée a tenu hier, samedi 25 mai 2019, une marche à Conakry. Ceci, pour rendre un hommage aux pionniers de cette institution continentale et interpeller les dirigeants actuels du continent sur la nécessité de s’unir face aux défis du monde actuel afin d’aboutir aux Etats Unis d’Afrique, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette marche.

56 ans jour pour jour après la création de l’OUA (le 25 Mai 1963), le grand rêve d’une Afrique unie et réconciliée avec elle-même bouillonne dans la tête des jeunes du continent. Des jeunes qui réclament à cor et à cri la création des Etats Unis d’Afrique, qui ferait du continent africain une seule nation. Une nation qui transcendera les frontières actuelles pour aboutir à un seul peuple, un seul drapeau, une seule monnaie, une seule équipe de football… C’est pourquoi, à l’occasion de la célébration de la journée de l’Union africaine, le collectif des mouvements panafricains de Guinée a organisé une « marche panafricaine » à Conakry.

Les marcheurs sont partis du pont 08 Novembre (à l’entrée de la commune de Kaloum) pour aboutir au palais du peuple, en passant par l’hôtel Riviera et le quartier Tombo. Sur le chemin, ils scandaient : « Le pouvoir au peuple ! L’unité au peuple ! »

Mariama Rizo Sylla

Pour Mariama Rizo Sylla, présidente du collectif des mouvements panafricains de Guinée, les jeunes de Guinée ont l’obligation de porter le combat pour l’unité des peuples. Car, soutient-elle, « nous pouvons dire sans ambages que nous en sommes les pionniers à travers l’immortel responsable suprême de la révolution guinéenne, le camarade Ahmed Sékou Touré, qui disait que l’indépendance de la Guinée est indissociable à celle des peuples opprimés ».

La présidente du collectif des mouvements panafricains de Guinée soutient que la meilleure manière de célébrer la liberté des peuples d’Afrique est d’accélérer l’immigration des organisations sous régionales vers les Etats Unis d’Afrique. « Ce qui, sans nul doute, nécessite un engagement religieux de nos gouvernants qui doivent traduire par les actes la construction d’une Afrique Unie… C’est pourquoi, le collectif des mouvements panafricains de Guinée partage et soutient la réalisation de l’agenda 2063 de l’Union africaine, qui vise la transformation de l’Afrique en une puissance mondiale de l’avenir, à travers un cadre stratégique de développement inclusif et durable qui découle d’une volonté panafricaine d’auto-détermination, de liberté, de progrès et de prospérité collective… », a indiqué Mariama Rizo Sylla.

Paul MSoma

Présent à cette marche, Paul MSoma, le représentant de l’Union africaine à cette marche, a dit que ce 25 mai est un grand jour pour l’Afrique et la Guinée qui a eu « un leadership » dans la mise en place de l’Union africaine. Il a ensuite indiqué qu’il est actuellement en Guinée dans le cadre du transfèrement du centre africain du développement minier. « Un centre qui doit être abrité par la Guinée… Aujourd’hui est une occasion pour les pays de l’Union africaine de se reconnecter et faire part à leurs gouvernements des différents problèmes dont l’Afrique fait face… Kwame N’Krumah disait que je ne suis pas africain parce que je suis né en Afrique. Mais, je suis africain parce que l’Afrique est née en moi », a-t-il précisé.

Hadja Aminata Touré

Dans son allocution, Hadja Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum et fille du feu président Ahmed Sékou Touré, a félicité les organisateurs de cette marche. Car, soutient-elle : « il y a plus de 60 ans, des jeunes comme vous, entre 18 et 25 ans, se sont levés pour dire non au joug colonial. Et, cette bataille leur a permis d’accéder à l’indépendance, à la souveraineté nationale… Et, ce qui est sûr, tous ont mis en avant ce que nous avions en commun, l’Afrique. C’est ainsi que le 25 Mai 1963, l’Union africaine (l’OUA à l’époque) a vu le jour… Nous vous félicitons et nous pensons que vous devez continuer à vous battre pour expliquer aux autres jeunes que l’argent n’est pas roi. Ce ne sont pas les maisons, les voitures qui sont plus importantes. Mais, c’est ce que nous laissons aux générations futures qui est le plus important. L’argent facile est devenu roi dans notre pays ; et vous devez tous vous battre et vous dresser contre cela, pour dire que la chose la plus noble est le travail ».

S’agissant du transfèrement du centre africain du développement minier en Guinée, Hadja Aminata Touré estime que c’est un mérite. « Vous savez que la Guinée s’est sacrifiée pour toute l’Afrique. Elle s’est impliquée dans les luttes de libération en Guinée Bissau, en Angola,… Mieux, nous avons perdu des soldats sur ces terres. Donc, la Guinée est un pays de dignité et d’honneur ; et nous devons en être fiers », a dit madame le maire de Kaloum.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Conakry : une délégation libérienne chez le ministre de la Défense nationale

24 mai 2019 à 13 01 07 05075

Dans la matinée de ce vendredi, 24 mai 2019, le ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, a reçu une délégation libérienne.

Porteuse d’un message du président Georges Weah, cette délégation était conduite par Nathaniel F. McGill, ministre chargé des Affaires présidentielles, et comprenait entre autres le chef d’Etat-major général des armées du Libéria.

Les deux personnalités ont mis l’occasion à profit pour discuter du renforcement de la coopération entre les Républiques sœurs du Libéria et de la Guinée, notamment dans le cadre de la sécurité transfrontalière et du partage de renseignements.

Dr. Mohamed Diané (entouré de ses proches collaborateurs) a assuré ses hôtes de la disponibilité de la Guinée à travailler en étroite collaboration avec les autorités libériennes dans différents domaines d’intérêts communs.

Le ministre libérien en charge des Affaires présidentielles a, pour sa part, rappelé les liens historiques qui unissent son pays à la Guinée depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine. Il a indiqué que le Libéria, reconnaissant, reste et demeure un partenaire fiable de la Guinée.

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Biodiversité et changement climatique en Afrique: Quel rôle pour les médias africains ?

15 mai 2019 à 9 09 38 05385

« Mieux comprendre les milieux environnementaux, évoquer les lacunes dans la collecte et le traitement des informations en vue de les corriger accroître l’efficacité des partenaires dans la formation et le soutien aux initiatives des journalistes», voilà entre autres objectifs de la table ronde des médias qui s’est tenue ce mardi 14 mai à Accra au Ghana.

Une quarantaine de participants venus de plusieurs pays de la sous-région, à savoir le Sénégal, la Sierra Leonne, le Libéria, le Ghana et la Guinée. Une initiative de WABiCC, le programme pour la biodiversité et le changement climatique en Afrique de l’Ouest.

Il est tout d’abord revenu à M. Stephen KELLEHER, Chef de projet à WABiCC, et Patricia Mensah de rappeler les objectifs de la rencontre avant de faire réagir les participants sur les problèmes environnementaux vécus dans leurs pays.

A ce niveau, le constat révèle que les problèmes sont presque identiques sur le continent. Qu’il s’agisse de l’insalubrité, des pollutions, de la déforestation, de l’accès à l’eau potable notamment en milieu rural ou du changement climatique, les pays africains ont des situations quasi-identiques.

Stephen KELLEHER

S’agissant de la menace des espèces sauvages, ….dira que les auteurs mettent en avant les retombées financières plutôt que de protéger ces espèces, d’où la lutte contre le braconnage sous toutes ses formes. Il poursuit en rappelant que la corruption et l’implication de certains cadres constituent des obstacles pour mener à bien la protection de ces espèces. En ce qui concerne la déforestation, il dira qu’il faut trouver des activités génératrices de revenus pour les populations riveraines de ces forêts afin qu’elles évitent de détruire le couvert végétal.

Par ailleurs, il a mis un accent sur la dégradation de l’environnement par le biais des activités minières, comme c’est le cas au Ghana et en Guinée, une situation face à laquelle « nous devons réagir et sans attendre …» dira-t-il.

La nature nous nourrit, nous vivons grâce à elle, elle nous donne tout et si nous la détruisons nous perdons tout !

S’agissant de l’état des lieux dans les médias environnementaux, plusieurs points été cités. A savoir, «peu de spécialistes sur les questions environnementales, peu de temps consacrés ou à de manière occasionnelle à ces sujets, le faible appui aux initiatives de production, le manque de professionnalisme de certains médias dans le traitement de l’information, la difficulté d’accès aux sources d’information ou encore la non prise en compte des aspects culturels… ».

C’est donc un véritable rendez-vous d’échanges qui entend mettre les médias africains en synergie en vue de lutter ensemble contre ces problèmes qui mettent en danger la vie des générations présentes et futures.

Idiatou CAMARA à Accra pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Général Konaté banni en Guinée : l’ancien président demande la nationalité sénégalaise

26 avril 2019 à 17 05 07 04074
Général Sékouba Konaté, président de la Transition entre du 18 janvier au 21 décembre 2010

C’est un secret de polichinelle. Le général Sékouba Konaté vit des moments difficiles depuis son départ de la Guinée après la Transition militaire de 2010. Mais, les choses se compliquent davantage pour l’ancien membre du CNDD au fur et à mesure que le temps passe. Aujourd’hui, il est même privé de voyage faute de passeport valable. Ce qui l’amène à se tourner vers le Sénégal pour espérer trouver solution à son problème. Il a écrit au président sénégalais, Macky Sall, pour demander de l’aider à avoir un passeport sénégalais, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Général Sékouba Konaté passant la main à son successeur à la présidence de la République, le Professeur Alpha Condé, le 21 décembre 2010 au palais du peuple

Selon nos informations, le passeport diplomatique du général Sékouba Konaté a expiré, et l’ancien président de transition est privé de voyage depuis 6 mois. Trois mois avant l’expiration de son passeport, il avait saisi l’ambassade de Guinée en France pour le renouveler, mais en vain. Les autorités diplomatiques guinéennes ont fait comprendre à l’ex-membre du CNDD que les opérations d’enrôlement en vue de la délivrance des passeports biométriques ont pris fin sur le territoire français.

Désormais sans passeport valable, Sékouba Konaté qui vit à Enghien-les-Bains, près de Paris, avec sa famille, ne peut plus donc voyager en dehors de l’espace Schengen. Face à cette situation, l’ancien dirigeant guinéen a sollicité le soutien du président sénégalais, afin de trouver solution à son problème. Il a adressé un courrier à Macky Sall pour lui demander d’intercéder auprès de son homologue guinéen, Alpha Condé, pour voir si ce dernier acceptera de lui renouveler son passeport.

Et, si cette démarche n’aboutit pas, Sékouba Konaté demande à Macky Sall la naturalisation afin qu’il puisse obtenir un passeport sénégalais. Pour l’heure, on ne sait pas encore quelle est la réponse du président sénégalais face à cette sollicitation de l’ancien président de la transition guinéenne.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Coopération : le ministre léonais des AE chez le président Alpha Condé

25 avril 2019 à 14 02 30 04304

Communiqué : Le Chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé, a reçu en audience dans la soirée du mercredi 24 avril 2019 au Palais Sékhoutouréya, le ministre des Affaires Etrangères de la Sierra Leone, son Excellence Ali Kaba. Le chef de la diplomatie léonaise était porteur d’un message de son Président Julius Maada Bio au Président Alpha Condé. Un message qui porte sur le renforcement des relations de coopération et d’amitié entre les deux pays, comme le précise le ministre Ali Kaba : « Je suis porteur d’un message du Président Maada Bio pour réaffirmer le soutien de mon pays à la Guinée et pour le renforcement des relations entre nos deux Etats.

Nous avons aussi discuté de la nécessité de la mise en place d’une commission mixte permanente de coopération pour discuter des problèmes qui pourraient subvenir et comment renforcer nos liens économiques, culturels et sportifs.

Nos deux Etats ont des relations particulières. Cette commission doit s’assurer qu’il y ait la paix, la stabilité et la prospérité pour nos deux pays. Et cela ne pourra que nous permettre d’aller de l’avant au niveau de la coopération entre nos deux Etats.

Et aussi, j’ai fait part au Président Alpha Condé, de la restitution de la réunion avec mon homologue guinéen, son excellence Mamady Touré, tous deux nous avons discuté comment raffermir les relations entre nos deux Etats. Et il y a une entente parfaite, nous avons la même vision. Ce qui permettra à nos deux Etats de coopérer encore mieux ».

Sékhoutouréya, le 24 avril 2019

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

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Souapiti : le président Alpha Condé veut électrifier toute l’Afrique de l’Ouest

15 avril 2019 à 13 01 01 04014

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, une délégation de parlementaires de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) a effectué une visite sur le site de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, dans la sous-préfecture de Tondon, à Dubréka. Ces députés ont constaté de visu l’avancement des travaux de ce barrage qui va contribuer à l’interconnexion en électricité pour la sous-région ouest africaine, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La forte délégation des députés de la CEDEAO était conduite par Alpha Souleymane Bah Fischer, accompagné de Hadja Aissata Daffé, membre de l’association des femmes parlementaires ouest-africains. En compagnie de leurs collègues de la CEDEAO, les élus ont fait le tour du site de Souapiti où les travaux de construction avancent à grands pas.

La visite a commencé par la cité du maitre d’ouvrage où les techniciens, à travers une projection, ont apporté d’amples informations sur les caractéristiques du barrage de Souapiti. Selon les explications de Diallo Oury Dady, chef du département Génie Civil de Souapiti, « la pose de la première pierre de ce barrage a été faite le 22 décembre 2015. Le 1er avril 2016, les travaux ont démarré. C’est un barrage en béton compacté au rouleau, deuxième du genre en Guinée après celui de Kaléta. Il a une longueur de 1150 mètres, une hauteur de 120 mètres. On va pouvoir stocker 6 milliards 300 millions de mètre cube d’eau. La surface qu’on va engloutir est de l’ordre de 300 kilomètres carré. Pour construire le barrage, nous avons besoin de 3 millions 850 mille mètres cube de béton, ce qui correspond à environ 500 mille tonnes de ciments et de 30 mille tonnes de fer à béton. Nous avons une centrale de 4 turbines de 112, 4 MW chacune. Ce qui correspond à 450 MW. La durée du projet est de 58 mois »

Pour sa part, Mahmoud Magassouba, chef du département Hydro-électro mécanique, s’est appesanti sur l’aspect production et distribution d’électricité pour la sous-région ouest africaine. « Ce qui intéresse aujourd’hui toute l’Afrique de l’Ouest est au centre des soucis du Professeur Alpha Condé. C’est ce réseau qui est en conception, le réseau interconnecté. Sur le réseau interconnecté, vous avez le réseau de l’OMVG (Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie), un projet électrique qui commence par Kaléta, va à Boké, continue en Guinée Bissau. De là, on rentre sur le territoire sénégalais, puis en Gambie avant d’arriver au nord du Sénégal, à Kaolack et à Tambacounda pour boucler du côté de Sambagalo, qui est juste au nord de Mali, en Guinée. Puis, ça rentre en Guinée, de Mali pour Labé. De Labé, on vient à Linsan et de là, on revient à Kaléta. Ça, c’est la boucle de l’OMVG. C’est cette boucle qui permettra aux 4 pays membres de l’OMVG de bénéficier de l’énergie disponible au niveau du groupe Kaléta-Souapiti… »

Après cette explication, le cap a été mis sur le site où se font les travaux du barrage. Là, les députés de la CEDEAO ont eu tout le loisir de constater l’évolution des travaux.

Au terme de la visite de terrain, Alpha Souleymane Bah, député au parlement de la CEDEAO, a dit sa satisfaction devant ce qui est entrain d’être fait à Souapiti. « Nous sommes là avec des députés de la CEDEAO pour visiter ce gigantesque barrage qui est entrain d’être réalisé et qui va permettre à la sous-région de bénéficier de l’électricité qui sortira de ce barrage. Alors, vue la volonté du chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, qui reste un panafricaniste, qui a toujours œuvré dans le sens de l’unité nationale, il nous a reçu ici en Guinée, il a mis tous les moyens à notre disposition pour qu’on vienne ici à Souapiti avec les parlementaires de la CEDEAO. Ils sont venus voir ce qui se fait ici et pour qu’à leur retour dans leurs pays respectifs, ils puissent expliquer ce qui est entrain d’être fait ici… Je vous assure qu’ils sont tous satisfaits. Je suis impressionné encore une fois. Je pense que le peuple de Guinée a fait le bon choix, d’avoir choisi le président Alpha Condé pour son développement », a laissé entendre le député.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Souapiti : des députés de la CEDEAO impressionnés par les travaux

14 avril 2019 à 23 11 13 04134

Une délégation d’une trentaine de députés de la CEDEAO a effectué une visite guidée sur le site du projet de Souapiti ce dimanche 14 avril 2019. La démarche vise à toucher du doigt les travaux en cours, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur les lieux.

Les parlementaires venus des pays de la CEDEAO ont été impressionnés par ce qu’ils ont constaté ce dimanche. Le barrage hydroélectrique de Souapiti, d’une puissance de 450 mw, va constituer un des aspects de l’interconnexion en électricité pour la sous région ouest africaine.

La délégation était conduite par le député guinéen, Alpha Souleymane Bah Ficher, accompagné de Hadja Aissata Daffé. Après les explications des techniciens du projet, les députés de la CEDEAO ont dit que l’interconnexion sera bien une réalité. Ils ont félicité le régime du président Alpha Condé pour cette œuvre.

Lancés en décembre 2015, les travaux de construction du barrage de Souapiti pourraient prendre fin bientôt et le courant devrait être disponible en septembre 2020.

Nous y reviendrons !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : le Président du Parlement de la CEDEAO chez le Pr. Alpha Condé

14 avril 2019 à 7 07 33 04334

Communiqué : Sékhoutoureya, 12 avril 2019 – En séjour de travail en Guinée dans le cadre d’une réunion délocalisée de son institution, le Président du Parlement de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest), Moustapha Cissé Lo, a été reçu en audience par le Président Alpha Condé.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, médiateur de la CEDEAO, et l’honorable Moustapha Cissé Lo ont échangé sur des questions liées à la mission assignée à cette institution parlementaire sous-régionale. Au nombre des préoccupations de cette institution, figure en bonne place la problématique de l’emploi des jeunes à travers la création de PME. Toujours soucieux de l’emploi des jeunes, le Président Alpha Condé a salué cette démarche du Président du Parlement de la CEDEAO avant de rassurer de son soutien total à son institution.

A sa sortie de l’audience, le Président du Parlement de la CEDEAO a déclaré : « C’est le lieu de remercier très fortement son excellence le Pr. Alpha Condé, Président de la République de Guinée et les autorités guinéennes (…). Nous sommes réunis en Guinée sous le leadership de la problématique de l’emploi jeunes à travers la création des PME. Donc, je suis venu moi-même conduire cette délégation ici. (…) Depuis que nous sommes arrivés à la tête du Parlement, dans notre plan stratégique et notre cadrage, nous avons des réunions délocalisées au niveau des États membres pour mieux nous faire connaître. C’est dans ce sens que nous sommes venus ici. Nous travaillons dans le cadre du renforcement de nos prérogatives qui nous indiquent d’accélérer le processus d’intégration sous-régionale. Et nous avons saisi cette opportunité pour venir rendre visite à notre Chef d’Etat, un Chef d’Etat important dans cette sous-région qui joue un rôle de modérateur, un rôle exceptionnel au niveau de la sous-région, pour échanger avec lui et recueillir ses conseils, ses recommandations dans le cadre de la mission dévolue au Parlement ».

Au terme de cette audience, le Président Alpha Condé a offert un banquet au Président du Parlement de la CEDEAO et à sa délégation au Palais Sékhoutouréya. La cérémonie a connu la présence du Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Claude Kory Kondiano.

Par le Bureau de Presse de la Présidence

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Parlement de la CEDEAO : réunion de la commission mixte délocalisée à Conakry

12 avril 2019 à 12 12 13 04134

La commission mixte de la 4ème législature du parlement de la CEDEAO a ouvert hier, jeudi 11 avril 2019, sa première rencontre délocalisée de l’année à Conakry. Les travaux qui vont s’étendre jusqu’au 16 avril prochain, portent sur la création d’emploi dans l’espace CEDEAO à travers le développement des PME et de l’entrepreneuriat, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cette rencontre réunit les députés membres des commissions communication et technologies de l’information, éducation, science et technologies et la commission travail, emploi, jeunesse, sport et culture. Pendant environ une semaine, ces parlementaires vont se pencher sur le thème : « La création d’emploi dans l’espace CEDEAO à travers le développement des PME et de l’entrepreneuriat ».

« La réunion vise à offrir l’opportunité aux députés membres de la commission mixte, de s’imprégner davantage des enjeux liés à la problématique de l’emploi des jeunes dans l’espace CEDEAO, afin de faire des recommandations », a annoncé le président du Parlement de la CEDEAO, Moustapha Cissé LO.

De son côté, la ministre guinéenne de la coopération et de l’intégration africaine, Dr Djéné Kéïta, a précisé que cette réunion « vise de manière spécifique, à fournir aux parlementaires de la CEDEAO, les outils et stratégies nécessaires à la création d’emplois et au développement de l’entreprenariat ». Elle a exprimé la solidarité du gouvernement guinéen à cette initiative du Parlement de la CEDEAO.

Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale guinéenne, Claude Kory Kondiano, a indiqué à ses collègues la tâche qui les attend. « Nous sommes amenés à proposer à nos gouvernants respectifs, les instruments juridiques et les propositions concrètes susceptibles de permettre la création d’emplois pour la jeunesse et l’encouragement de l’entrepreneuriat, notamment féminin, à l’échelle de chacun de nos pays, mais aussi notre sous-région », a-t-il souligné.

Les recommandations qui seront formulées au cours de cette rencontre, seront présentées lors d’une réunion du Parlement de la CEDEAO, prévue à Abuja (Nigeria) au mois de mai prochain.

Opérationnel depuis 2002, le Parlement de la CEDEAO, compte 115 membres et 13 commissions en son sein. Il a son siège à Abuja, la capitale du Nigeria. De sa création à nos jours, tous les pays membres avaient abrité au moins une fois la réunion délocalisée, sauf la Guinée et la Sierra Léone qui comptent respectivement 6 et 5 députés communautaires.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Chute de Bouteflika et d’El-Béchir : un acteur de la société civile s’adresse à Alpha Condé

11 avril 2019 à 20 08 10 04104

La chute des dictateurs Omar El Béchir du Soudan et Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie donne à réfléchir aux autocrates africains et autres présidents qui veulent coûte que coûte s’accrocher au pouvoir. Les réactions ne font que tomber de la part des acteurs de la vie nationale qui pensent que cette situation peut contribuer à pousser les chefs d’Etat africains à mettre de l’eau dans leur vin.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, dans la journée de ce jeudi, 11 avril 2019, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen, estime que ces événements doivent servir de leçons à tous les dictateurs qui veulent s’accrocher au pouvoir.

Guineematin.com : actuellement, il y a des remous en Algérie et au Soudan où les populations sont parvenues à chasser leurs dirigeants grâce à la bénédiction de leurs armées. Quel enseignement cela peut donner au reste du continent ?

Sékou Koundouno : la situation en Algérie et au Soudan révèle à suffisance qu’il y un réveil des consciences au niveau des masses citoyennes. Il y a un ras-le-bol de l’establishment et du sérail qui ont fait des décennies de gouvernance teintée de corruption, de clientélisme. Des pratiques liées à un clan qui gère tout un pays, au détriment de l’intérêt général. Donc, ces révolutions ont prouvé à suffisance que même si ces dictatures se dotaient d’une armée aussi puissante, aussi équipée, les citoyens peuvent mettre en déroute ces armées et que celles-ci, à un moment donné, ayant compris que la force, la raison, la vérité était du côté des citoyens, étaient obligées de se ranger du côté des populations pour ne pas qu’eux-mêmes, leur avenir ne soit compromis. En tout cas, c’est un réveil des consciences et c’est une leçon que les peuples soudanais et algériens ont donné au reste de l’Afrique. C’est un signal fort aussi aux autres dictateurs qui veulent se maintenir vaille que vaille au pouvoir, pour leur dire que seul le peuple est souverain et qu’à un moment donné, vous êtes obligés de lâcher ou le peuple risque de vous mettre en déroute.

Guineematin.com : en Guinée, il y a un risque d’un bras de fer entre les promoteurs d’une modification de la Constitution en faveur du Président Alpha Condé et ceux qui sont contre. Beaucoup craignent que ça ne dégénère pour qui connait le comportement des forces de l’ordre en cas de manifestation.

Quelle lecture faites-vous de cet état de fait par rapport aux deux pays qu’on vient de citer ?

Sékou Koundouno : nous rassurons déjà les populations qu’il n’y aura aucune répression en Guinée. Les rôles et les missions de nos forces de défense et de sécurité sont bien définis dans les lois qui encadrent la République. Nous voulons lancer un signal aux forces de défense et de sécurité, de se mettre à l’abri de la politique, à l’écart du jeu politique et du jeu citoyen, qu’elles sont une force républicaine. Elles ont été créés sous la demande du souverain peuple pour répondre à un certain nombre de demandes sécuritaires et de défense. Mais, nous rassurons les citoyens et vous les partenaires qui accompagnent le Front National pour la Défense de la Constitution, pour dire tout simplement qu’il n’y aura pas (…) parce que ceux qui soutiennent ce putsch constitutionnel du clan Alpha Condé sont en contradiction avec les textes qui gouvernent notre République. Ils sont en train de conduire le pays vers un lendemain incertain. Ce qu’il y a lieu de retenir, c’est que le peuple s’exprimera, il sortira au moment venu et il s’opposera à toute forme de confiscation de sa souveraineté. On ne peut pas permettre et il est inadmissible et inacceptable que dans une République, qu’une minorité de personnes qu’on peut qualifier de gangsters, puisse prendre la nation en otage et que le reste du peuple se résigne. A l’état actuel, au niveau du Front National, les commissions ont été mises en place, le plan opérationnel a été validé, la troupe est fin prête pour aborder toute initiative allant dans le sens de confisquer sa souveraineté et nous estimons que les gens sauront raison garder et qu’ils vont respecter le délai constitutionnel qui gouverne le pays pour que le 21 décembre 2020, nous puissions avoir un nouveau locataire au niveau de Sékhoutouréyah.

Guineematin.com : là vous parlez des stratégies du Front. Mais, en attendant, on ne voit pas des actions concrètes de ce Front sur le terrain tandis que ceux qui sont en face de vous continuent de multiplier les meetings de sensibilisation pour une nouvelle constitution…

Sékou Koundouno : je vous comprends bien. Mais, même ce soir du jeudi 11 avril 2019, nous avons une réunion des membres du Front à notre quartier général. Chaque jour, nous tenons des réunions et il y a des groupes de travail qui sont mis en place. Nous n’avons pas besoin des banderoles et autres effigies. Nous travaillons sur des actions concrètes. Ce qui reste clair, la façon dont le peuple Algérien s’est exprimé, nous le ferons et la façon dont les soudanais se sont exprimés, nous allons le faire. C’est indéniable, nul ne peut l’empêcher. Même si on mettait un PA devant chaque foyer, les gens sortiront et les PA seront obligés d’abdiquer ou de se mettre en retrait. On ne peut pas confisquer la souveraineté du peuple. Je vous l’assure et vous certifie que le peuple est fin prêt. Nous attendons le coup d’envoi qui ne peut être donné que de ceux qui veulent provoquer le peuple et cette provocation viendra d’un projet ou d’une proposition de loi de modification de la Constitution dans le but d’octroyer un pouvoir à vie à monsieur Alpha Condé et de le mettre éternellement au pouvoir. Dès que cette annonce sera faite, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) prendra les dispositions idoines et concrètes, voire même appropriées pour mettre en déroute, si nécessaire, ceux qui veulent fossoyer notre Constitution au détriment du peuple qui est souverain.

Entretien réalisé par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Chute d’El Béchir et de Bouteflika : « c’est un signal fort pour Alpha Condé »

11 avril 2019 à 18 06 06 04064

Le président Soudanais, Omar El Béchir, contesté depuis quatre mois, a été destitué ce jeudi 11 avril 2019, par l’armée de son pays. Au pouvoir depuis trente ans, le général El Béchir paye les frais de la colère de son peuple. C’est au même scénario qu’on a assisté en Algérie avec Abdel Aziz Bouteflika, également renversé par la rue, avec la bénédiction des fores armées.

Cette actualité inspire les acteurs politiques guinéens, dont certains estiment que cela doit servir de leçons à ceux qui ambitionnent de s’accrocher au pouvoir vaille que vaille. C’est le cas du député de Labé, Cellou Baldé, joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com ce jeudi, 11 avril 2019.

Hon. Cellou Baldé

« Les enseignants qu’on peut tirer, c’est que les peuples du monde, et particulièrement de l’Afrique, expriment de plus en plus leur besoin de démocratie, de respect de l’Etat de droit, leur besoin que les Présidents respectent les constitutions sur lesquelles ils ont juré pour exercer leur pouvoir.

Aujourd’hui, l’exemple de l’Algérie et du Soudan sont suffisamment éloquents pour ceux qui encore continuent à rêver de briguer des mandats non prévus dans la Constitution. Je crois que ce sont des exemples clairs, des signaux forts qui sont envoyés vers les dictateurs des autres pays, notamment chez nous en Guinée.

C’est vrai, à chaque révolution, il y a que les gens payent un sacrifice. Ça dépend si vous voulez de l’aspect républicain des forces de défense et de sécurité d’un pays à l’autre. Je crois que la Guinée ne fera pas exception. C’est vrai qu’ici, l’armée et le débat sont ethniques. Mais, c’est comme dans beaucoup d’autres que nous avons connu.

En Guinée, comme je le dis souvent, force restera au peuple. Le peuple de Guinée est en train de s’organiser autour du Front National pour la Défense de la Constitution ; mais également, autour d’autres plateformes revendicatives qui sont contre le tripatouillage constitutionnel, contre la présidence à vie.

Je crois qu’au moment venu, l’armée et les forces de défense et de sécurité se rangeront derrière le peuple, car la souveraineté appartient au peuple. C’est aussi un signal fort et clair lancé au Pr Alpha Condé, non seulement par le Président Issoufou du Niger, Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie, et maintenant par Omar El-Béchir du Soudan. Les peuples de ces pays ont pris les choses en main et ont mis fin à ces régimes de dictature dont certains ont fait 20 ans, d’autres 30 ans, avec leur cortège d’assassinat politique durant tout leur règne.

C’est un signal fort pour le Président Alpha Condé et pour tous les ennemis de la République qui gravitent autour de lui et qui sont en train de l’inciter à violer délibérément la Constitution pour briguer un mandat de plus ».

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Abidjan : Cellou Dalein Diallo invité au Forum Mo Ibrahim

5 avril 2019 à 17 05 38 04384

Le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, est en séjour à Abidjan depuis hier jeudi, 03 avril 2019, pour assister au forum Mo Ibrahim. Cette rencontre, qui réunit une brochette de personnalités, sera l’occasion d’échanger sur la problématique des migrations qui affecte la jeunesse africaine, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Axé cette année à la question de la jeunesse africaine et des migrations , le forum Mo Ibrahim, s’est ouvert ce vendredi, 05 avril 2019, et se poursuivra jusqu’au dimanche, 07 avril dans la capitale ivoirienne. Il a pour objectif de mettre en lumière les causes profondes de ce phénomène en vue de proposer des pistes de solutions pour le juguler.

Selons nos informations, les débats tourneront autour des thématiques comme les réalités des migrations africaines, la bombe à retardement d’une croissance sans emploi et le renforcement de la mobilité ; l’actualisation des compétences ainsi que le partage des responsabilités.

Des thématiques qui collent bien à la réalité guinéenne, d’autant plus que notre pays est fortement touché par le départ massif des jeunes. Un départ causé par le fait de la situation économique du pays et du chômage chronique qui frappe de plein fouet la jeunesse. Un fait que de nombreux observateurs attribuent à la mauvaise gouvernance d’un pays immensément doté en ressources minières et énergétiques, mais appauvri par les gouvernants.

Selon l’UFDG, « Cellou Dalein Diallo, qui a mis la bonne gouvernance et le développement de la Guinée au cœur de son programme, a été un invité de choix. Et, pour la Fondation Mo Ibrahim comme pour Cellou Dalein Diallo, l’amélioration de la gouvernance et du leadership en Afrique constituent des enjeux prioritaires pour le développement du continent ».

Il faut rappeler que ce forum réuni des dirigeants politiques et des chefs d’entreprises de premier plan opérant sur le continent, des représentants de la société civile, des institutions multilatérales et régionales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que les principaux partenaires internationaux de l’Afrique.

Parmi les hautes personnalités qui prennent part à ce forum, figurent le Chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara ; le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Adesina ; le ministre ivoirien du pétrole, de l’énergie et du développement des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé ; l’homme d’affaires le plus riche du continent et patron de Dangoté Group, Aliko Dangoté ; l’entrepreneur milliardaire Mo Ibrahim ; l’ancienne présidente du Libéria et lauréate du prix Mo Ibrahim, Ellen Johnson Sirleaf ; l’ex premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalagn.

A ceux-là, s’ajoutent la Secrétaire Générale adjointe de l’ONU, Amina Mohammed ; la Secrétaire Exécutive de la Commission Economique pour l’Afrique, Vera Songwe ; le vice-président d’Open Society Foundations, Alexander Soros, ainsi que des dizaines de ministres et chefs d’entreprises africains et internationaux.

Ce gotha venu d’horizons divers aura pour mission d’identifier les enjeux politiques clés du continent et les priorités à mettre en œuvre.

Quoi de plus naturel pour le président de l’UFDG, vice-président de l’International Libéral, que de participer à un tel forum, dénommé l’Ibrahim Governance Week-end ?

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Massacre des Peuls au Mali : réaction poignante de Me Alioune Badara CISSE

29 mars 2019 à 9 09 47 03473

Le massacre des Peuls perpétré depuis plusieurs mois au Mali suscite une vive indignation dans beaucoup de pays de la sous-région et même au-delà. Et parmi les voix qui s’élèvent pour dénoncer cette situation, il y a celle de maître Alioune Badara Cissé, ex-ministre des Affaires Etrangères et ancien Médiateur de la République du Sénégal. L’avocat s’est exprimé sur le sujet à travers un poème dans lequel il dénonce ce massacre et apporte tout son soutien à la communauté peule du Mali.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le poème de Me Alioune Badara Cissé

OUI JE SUIS PEULH !!!

De la Nubie ancienne et pharaonique

Au Cap de Madiba qui symbolise la renaissante Afrique,

Mon sang a irrigué les veines de l’authentique et résiliante Afrique.

Pasteurs des vastes prairies aux airs purs,

Mon souci en oubli de soi

Est de préserver et de perpétuer la vie des créatures qui baignent et verdissent

Celle de celles qui braient, meuglent et beuglent.

Ma taille, en fine silhouette, est grande.

Mon teint couleur miel, un tantinet basané – brun ambré fait de moi l’origine des couleurs et la somme de celles-ci.

Je me rapproche du ciel chaque jour davantage,

Voyant toujours plus loin que le bout de mon nez aquilin,

Je contemple les nuages et prédis l’imminence et l’intensité des orages.

L’on emprunte mon mode de vie et ma culture pour décrire ce que les patriotes décrient.

La vérité est que nul ne se soucie de moi.

Je ne suis ni urbanisé, ni éduqué,

Je ne suis ni soigné, ni véhiculé.

Je ne suis raccordé ni à l’eau, ni à l’électricité ;

La distance ne m’émeut pas.

Buste Droit est mon signe du zodiac ;

L’état civil confond mon âge à la taille de mon bâton de berger.

Jouir du lait de mes vaches et de ses dérivés n’est pas mon seul délice,

Mes femmes, belles en coiffe bien de chez nous, exhibent en souriant et en festoyant leurs parures dentaires toutes dorées.

Elles sont douces, généreuses et accueillantes, timides et discrètes mais attentionnées.

Elles perpétuent notre histoire et notre avenir en nous traçant un futur très simple au temps composé de la patience et de l’endurance !

Assez ! Je m’indigne !

Oui je suis Peulh !!!

Silence, on m’extermine.

Maître Alioune Badara Cissé

Ancien Conseiller Spécial du Premier Ministre

Avocat à la Cour

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