Côte d’Ivoire : la CPI décide de remettre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé en liberté

16 janvier 2019 à 16 04 43 01431

Elle était très attendue et elle est tombée dans l’après-midi de ce mercredi, 16 janvier 2019. Les juges de la Cour Pénale Internationale ont rejeté la requête du procureur qui souhaitait le maintien de Laurent Gbagbo et de son ancien ministre Charles Blé Goudé en prison.

Ainsi, l’ancien président ivoirien et l’ex leader des Jeunes Patriotes devraient rentrer au pays après sept ans de détention.

A suivre !

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Acquittement de Gbagbo et de Blé Goudé : « c’est la preuve que la Cour n’est pas contre les africains »

16 janvier 2019 à 9 09 35 01351

L’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé par la Cour Pénale Internationale (CPI) apporte de l’eau au moulin de ceux qui pensent que cette institution n’est pas créée contre les africains. Maitre Hamidou Barry, avocat à la Cour, président de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale, est de ceux estiment que la CPI ne vient qu’en dernier ressort. Il l’a dit à l’occasion d’une interview accordée à Guineematin.com, ce mardi, 15 janvier 2019.

Guineematin.com : la Cour Pénale Internationale décide d’acquitter Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, respectivement ancien président de la Côte d’Ivoire et ancien leader des Jeunes Patriotes. Ils étaient poursuivis pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Comment réagissez-vous ?

Me Hamidou Barry

Maitre Hamidou Barry : voilà encore une la preuve que la Cour n’est pas contre les africains. C’est le deuxième acquittement des africains après Jean Pierre Bemba de la RDC. Il faut respecter les décisions de la Cour comme on doit respecter les décisions des juridictions nationales. Ce qui prouve que la Cour n’est pas contre les africains. Et mieux, il faut que le bureau du Procureur fasse très bien les enquêtes pour éviter de telles décisions. Encore une fois, une décision de justice est à respecter, qu’il s’agisse de la CPI, ou qu’il s’agisse des juridictions nationales. Ainsi, nous continuons de soutenir la CPI, pour qu’elle soit plus efficace, pour qu’elle soit indépendante, pour qu’elle soit indépendante.

Guineematin.com : est-ce que ce soutien à la CPI exclut que les juridictions africaines se saisissent des crimes commis en Afrique ?

Maitre Hamidou Barry : il y a juste 20 ans que nous avons clôturé les 20 ans du statut de Rome. Le thème portait sur la complémentarité. La CPI a été créée pour permettre aux juridictions nationales de prendre en charge les crimes qui relèvent de la compétence de la Cour, à savoir : les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre, le génocide et le crime d’agression. Donc, sa création, c’est pour que les justices nationales prennent en charge ces quatre crimes là. Maintenant, à défaut, par manque de volonté ou de capacité, la CPI est une juridiction de dernier ressort, de dernier recours. Elle peut se saisir soit par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, soit par le Procureur, soit par un autre Etat.

Guineematin.com : est-ce que l’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé ne constitue pas un désaveu pour la France, qui est accusé d’avoir trimballé ces deux messieurs à la Haye ?

Maitre Hamidou Barry : on peut le voir comme ça. Mais, moi je pense que la Cour a librement rendu sa décision sans tenir compte des considérations politiques. Je crois que la Cour n’a pas été influencée et je crois que ça ne dérange pas la France, même si on sait que l’Etat français était derrière cette affaire pour que Laurent Gbagbo soit à la CPI.

Propos recueillis et décryptés par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Kenya: un complexe hôtelier cible d’une attaque à Nairobi

15 janvier 2019 à 20 08 05 01051

RFI : Au Kenya, dans la capitale Nairobi, un complexe hôtelier de luxe a été pris pour cible d’une attaque ce mardi 15 janvier 2019 à la mi-journée. Les shebabs ont revendiqué cette attaque. L’attaque jihadiste était toujours en cours mardi soir. Une attaque « coordonnée », perpétrée par un commando, dont un des membres s’est fait exploser, selon la police kényane. Au moins cinq personnes ont été tuées, selon un photographe de l’AFP. 

« Nous pouvons confirmer que cet acte criminel a commencé vers 15H00 (12H00 GMT) d’une manière coordonnée et a débuté avec l’attaque de la banque I&M, une explosion qui a visé trois véhicules dans le parking et une explosion-suicide dans le hall de l’hôtel Dusit », a déclaré à la télévision en direct mardi soir le chef de la police kényane, Joseph Boinnet.

C’est au 14 Riverside Drive, dans le quartier de Westlands, à Nairobi, que l’attaque a commencé, visant le complexe hôtelier DusitD2. Une violente explosion a précédé des tirs, dans ce quartier huppé de la capitale regroupant l’hôtel en question, mais aussi des bureaux. L’explosion a été entendue depuis le bureau de l’Agence France-Presse de Nairobi à plus de cinq kilomètres des lieux. Selon plusieurs photos diffusées sur les réseaux sociaux, des voitures sont en feu devant le complexe de luxe.

Selon plusieurs témoins, trois ou quatre hommes, plutôt jeunes, équipés de ceintures de munition sont arrivés sur les lieux bien préparés. Ils ont immédiatement tiré sur deux jeunes femmes et un motard qui passaient. Ils sont ensuite entrés dans le parking où ils ont lancé au moins une grenade contre des véhicules, provoquant la panique.

Les assaillants se sont ensuite séparés en deux groupes et ont tiré sur la foule. Une employée de bureau a vu sept personnes touchées. Elle s’est barricadée pendant trois heures avant de s’enfuir par un parking. Elle s’est dite choquée et surprise par cette attaque dans ce complexe prisé des expatriés et réputé pour sa sécurité.

Revendication des shebabs

« Nous avons un incident sur Riverside Drive et les policiers ont été déployés sur place. S’il vous plaît, soyez patients », a déclaré à la presse le porte-parole de la police kényane, Charles Owino. L’armée, la police et des secouristes sont déployés sur le site. Des démineurs, accompagnés de chien renifleur, sont aussi sur place et ont fait exploser la voiture avec laquelle les hommes sont arrivés. Des hélicoptères tournent dans le ciel.

L’action a très vite été revendiquée par le groupe terroriste shebab déjà à l’origine d’attaques similaires dans le pays, comme celle du centre commercial Westgate toujours à Nairobi en septembre 2013 ou encore de l’université de Garissa, à l’est, en avril de 2015.

RFI

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Acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé : une vive déception pour les victimes des violences post-électorales

15 janvier 2019 à 16 04 27 01271

À la suite de la décision rendue le 15 janvier par la Cour pénale internationale (CPI) d’acquitter Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, a déclaré :

« L’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sera ressenti comme une vive déception par les victimes des violences post-électorales en Côte d’Ivoire. Les juges ont statué que le procureur n’avait pas présenté d’éléments suffisants pour prouver le bien-fondé de l’affaire au-delà de tout doute raisonnable. La chambre a ordonné la libération immédiate des deux accusés.

« Le bureau du procureur a la possibilité de faire appel de cette décision ; les arrangements concernant la remise en liberté des accusés feront l’objet d’une audience qui doit avoir lieu devant la Cour demain (16 janvier) dans la matinée.

« Cette décision de la CPI nous rappelle que l’équité des procès et les garanties d’une procédure légale doivent être au cœur de la justice pénale internationale.

« Les victimes des violences de 2010-2011 n’ont toujours pas obtenu justice, pas plus que des réparations pour les préjudices subis. »

Pour obtenir plus d’informations ou prendre rendez-vous pour un entretien, veuillez prendre contact avec le Service de presse d’Amnesty International : press@amnesty.org ou, à Dakar (bureau Afrique de l’Ouest et Afrique centrale), + 221 77 658 62 27, sadibou.marong@amnesty.org

Complément d’information

Aujourd’hui, 15 janvier, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a acquitté l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la Jeunesse Charles Blé Goudé. La requête de la défense demandant l’acquittement et la libération immédiate a été déposée le 23 juillet 2018 par les avocats de Laurent Gbagbo. Le 3 août, les avocats de Charles Blé Goudé ont déposé une demande de non-lieu.

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé avaient à répondre de quatre chefs d’inculpation de crimes contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et tentatives de meurtres et autres actes inhumains. Ces crimes auraient été commis dans le cadre des violences post-électorales qui ont secoué la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Le procès de ces deux hommes devant la CPI s’est ouvert le 28 janvier 2016.

La Chambre a conclu à la majorité de ses membres que le Procureur n’a pas démontré plusieurs éléments constitutifs essentiels des crimes reprochés, en particulier en ce qui concerne le lien de causalité entre les crimes présumés et les accusés – y compris l’existence d’une politique visant à commettre des crimes contre des civils.

Communiqué transmis par le Bureau Afrique de l’Ouest d’Amnesty International

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Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés par la CPI

15 janvier 2019 à 10 10 53 01531

En détention depuis sept ans à la Haye (au Pays-Bas), l’ancien président ivoirien et son ancien ministre et codétenu, Charles Blé Goudé étaient accusés de meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Mais, les deux ont été acquittés par le Cour Pénale Internationale, a appris Guineematin.com ce mardi, 15 janvier 2019.

Âgé de 73 ans, Laurent Gbagbo était jugé pour des crimes commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011. Il était opposé à l’ancien opposant ivoirien, Alassane Ouattara, qui avait bénéficié du soutien de la France pour « occuper » la présidence de la République et qui a décidé d’extrader son prédécesseur à la Cour Pénale Internationale. Cette crise a fait plus de 3 000 morts en Côte d’Ivoire. Mais, le procureur de la CPI n’a pas pu produire des preuves de culpabilité des deux accusés (Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé).

Aujourd’hui, les camps de Ouattara et de Gbagbo se retrouvent « libres » et aucun coupable n’est trouvé sans doute à cause de la politisation à outrance de cette affaire, souvent donnée comme exemple d’une justice des vainqueurs. 

Reste à savoir ce que feront Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et Cie après le retour de l’ancien président et de l’ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes à Abidjan. C’est dire que comme la Guinée voisine, 2020 promet des surprises en Côte d’Ivoire… 

A suivre sur Guineematin.com

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Tentative de coup d’Etat au Gabon : les mutins ont été « arrêtés », selon le gouvernement

7 janvier 2019 à 9 09 59 01591

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, des militaires ont lu un communiqué à la radio nationale gabonaise, annonçant vouloir mettre en place un « conseil de la restauration ». Ce communiqué lu par le lieutenant de la garde républicaine Obiang Ondo Kelley demandait aux gabonais de sortir dans la rue pour marquer la fin du régime Bongo.

Mais, peu après, c’est le porte-parole du gouvernement gabonais qui a indiqué à l’AFP que « le calme est revenu, la situation est sous contrôle ».
Guy-Bertrand Mapangou a ajouté que sur un commando de cinq militaires qui avaient pris le contrôle de la radio-télévision nationale dans la nuit de dimanche à lundi et appelé à un soulèvement, « quatre ont été arrêtés, un est en fuite ».

Le 24 octobre, alors qu’il se trouvait en Arabie saoudite, le président Bongo, victime d’un AVC, a été hospitalisé à Ryad où il a été soigné pendant plus d’un mois avant d’être transféré à Rabat, où il se trouve toujours en convalescence. La Cour constitutionnelle a transféré en partie des pouvoirs du président au Premier ministre et au vice-président ; mais, la vacance du pouvoir n’a pas été déclarée au Gabon.

A suivre !

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Tentative de coup d’État au Gabon : « Garantir au peuple gabonais une transition démocratique »

7 janvier 2019 à 9 09 04 01041

Des militaires ont lu un communiqué à la radio nationale et annoncent vouloir mettre en place un « conseil de la restauration ». C’est le lieutenant de la garde républicaine Obiang Ondo Kelley qui lit ce communiqué.

Dans ce communiqué, les militaires déclarent avoir été déçus par le message à la Nation du président de la République Bongo Ali, le 31 décembre 2018. Ces militaires de la garde républicaine appellent les autorités compétentes à rejoindre le mouvement dit « patriotique pour la libération du Gabon » appelé MPJFDS (Mouvement Patriotique des Jeunes des Forces de Défense de Sécurité du Gabon) afin de redonner le pouvoir au peuple.

Le président gabonais Bongo Ali est actuellement à Rabat : victime d’un AVC le 24 octobre dernier, le chef de l’Etat s’était exprimé pour la première fois depuis le début de sa convalescence dans une vidéo enregistrée à Rabat et diffusée lundi soir le 31 décembre 2018, par la présidence gabonaise.

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Plus de 2.260 migrants sont morts en tentant de traverser la Méditerranée l’an dernier

4 janvier 2019 à 12 12 26 01261

Paris, 3 jan 2019 (AFP) – Des arrivées en baisse, mais plus de 2.260 morts: la Méditerranée est restée l’an dernier la voie maritime la plus meurtrière pour les migrants, selon le HCR qui a appelé les pays européens à « sortir de l’impasse ».

Un total de 2.262 migrants sont « morts ou portés disparus » en tentant de traverser la Méditerranée en 2018, contre 3.139 l’année précédente, selon les chiffres publiés par le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) sur son site internet.

Du côté des arrivées, 113.482 personnes ont traversé la mer pour gagner les côtes des pays méditerranéens en 2018, en forte baisse par rapport à l’année précédente (172.301).

A ces chiffres, il faut ajouter quelque 6.700 personnes enregistrées dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla en territoire africain, mais qui n’ont pas traversé la mer: au total, 120.205 migrants sont donc arrivés en Europe l’an dernier.

Ces chiffres marquent une chute drastique par rapport au « pic » de 1,015 million d’arrivées en 2015, au cœur de la crise des réfugiés. Mais pour les décès, la baisse est moins marquée: il y avait alors eu près de 3.800 morts.

En proportion, la mortalité a d’ailleurs un peu augmenté en 2018 par rapport à l’année précédente. « La Méditerranée est depuis plusieurs années la voie maritime la plus meurtrière au monde pour les réfugiés et les migrants, avec un taux de mortalité qui a fortement augmenté », s’est inquiétée la porte-parole du HCR en France, Céline Schmitt, dans une déclaration à l’AFP.

« En 2019, il est essentiel de sortir de l’impasse actuelle et de mettre fin à des approches au cas par cas, c’est-à-dire bateau par bateau, pour savoir où débarquer les passagers secourus », a-t-elle ajouté, en plaidant pour un « mécanisme régional de débarquement ».

L’année 2018 a été marquée par une crise diplomatique entre pays européens autour de l’accueil des réfugiés, notamment après que le gouvernement italien, au fort discours anti-migrants, a fermé les ports aux bateaux humanitaires cet été.

  • L’Espagne en première ligne –

Alors que la voie principale de migration passait jusque là par la Libye et l’Italie, l’Espagne est ainsi redevenue l’an dernier la première porte d’entrée en Europe, avec 55.756 arrivées par la mer (contre 22.103 en 2017).

Cette tendance pourrait se poursuivre puisque les garde-côtes espagnols ont indiqué mercredi avoir porté secours à 401 migrants au cours des deux premiers jours de 2019.

De son côté, l’Italie a enregistré 23.371 arrivées, en chute libre par rapport à 2017 (119.369), et la Grèce 32.497.

En 2018, le premier pays d’origine des migrants était la Guinée (13.068 personnes), suivi du Maroc (12.745) et du Mali (10.347). La Syrie n’était que le quatrième pays d’origine des arrivants, suivie de l’Afghanistan et de l’Irak.

Autre conséquence, plusieurs navires humanitaires ont été contraints d’errer en Méditerranée depuis l’été, faute de savoir où accoster. Chaque situation s’était débloquée avec un accord trouvé dans l’urgence entre pays européens pour la répartition des réfugiés.

En ce début 2019, deux navires d’ONG allemandes transportant 49 migrants ont reçu l’autorisation de s' »abriter » dans les eaux maltaises. Les Pays-Bas se sont dits prêts à accueillir une partie d’entre eux, « à condition que d’autres pays européens fassent de même ».

Mais les navires humanitaires, qui dénoncent des entraves croissantes à leur action, sont de moins en moins nombreux: début décembre, Médecins sans frontières (MSF) et SOS Méditerranée ont dû mettre un terme aux opérations de leur bateau l’Aquarius.

MSF avait alors pointé la responsabilité des gouvernements européens dans les décès en Méditerranée, « en soutenant les garde-côtes libyens pour intercepter les personnes en mer ».

Au large de la Libye, une vaste zone est aujourd’hui placée sous la responsabilité de garde-côtes libyens, dont le niveau de formation et d’équipement est régulièrement dénoncé côté ONG. « Nous réitérons notre appel à la communauté internationale pour qu’elle lutte contre les causes profondes des déplacements et les facteurs qui forcent les gens à entreprendre des voyages de plus en plus dangereux et périlleux », a rappelé Mme Schmitt.

AFP

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Restriction des libertés, tueries de manifestants… Amadou Diallo (BBC) déçu du Pr. Alpha Condé

27 décembre 2018 à 9 09 25 122512
Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, un journaliste de Guineematin.com qui était récemment à Dakar, au Sénégal, a rencontré monsieur Amadou Diallo. Et, ils en ont profité pour échanger sur plusieurs sujets d’intérêt national. Dans l’extrait qui suit, l’ancien correspondant de la BBC en Guinée a dénoncé la restriction des libertés et surtout les tueries des manifestants de l’opposition sous le régime du Pr. Alpha Condé.

Je suis déçu parce que le Pr. Alpha Condé, je l’ai connu quand il était dans l’opposition. Je vous ai dit que le Pr. Alpha Condé, feu Bâ Mamadou, feu Jean Marie Doré, feu Siradiou Diallo, je peux dire que c’était nos potes, nos amis. Ils se battaient pour la liberté, pour la démocratie, l’Etat de droit, pour que le guinéen ne meurt plus dans les manifestations de l’opposition. Parce qu’à leur temps, il y a eu beaucoup de militants de l’opposition qui avaient été tués par les forces de l’ordre. La répression sous le Général Lansana Conté était aussi sans limite.

C’est pour cela que je dis que j’observe tous ces évènements avec beaucoup de gêne. Parce que quelqu’un qui s’est battu pendant toutes ces années pour l’avancée démocratique de son pays, qui arrive au pouvoir et qui n’arrive pas à empêcher des répressions des militants de l’opposition, je n’arrive pas à comprendre ce qui se passe…

La liberté de manifestation, le libre accès aux médias publics, les libertés publiques et individuelles, les élections libres, crédibles et transparentes… C’était le combat du Pr. Alpha Condé, de feu Bâ Mamadou, de feu Jean Marie Doré et de feu Siradiou Diallo… Mais, je constate que les Guinéens meurent encore dans les manifestations de l’opposition en Guinée, alors que c’est le professeur Alpha Condé qui est président de la République de Guinée…

Je connais très bien le professeur Alpha Condé, on se connaît très bien. A l’époque, l’opposition n’avait aucun moyen de se faire entendre, si ce n’est via BBC, RFI et Africa N°1. Donc, le professeur Alpha Condé connaît très bien qui est Amadou Diallo. C’est pour cela que le connaissant, connaissant aussi les valeurs pour lesquelles lui et ses pairs de l’opposition se battaient à l’époque, je n’arrive pas à comprendre que des militants de l’opposition soient tués lors des manifestations politiques en Guinée. Depuis son arrivée au pouvoir, l’opposition parle de 103 morts… Pendant tout le régime du président Abdoulaye Wade (président du Sénégal entre le 1er avril 2000 et le 2 avril 2012), il y a eu six (6) personnes qui ont été tuées lors des manifestations politiques au Sénégal ! Faites la comparaison… 

Suspension de Mouctar Bah (correspondant de RFI en Guinée)

Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée

J’observe tout cela, je vous l’ai dit, avec beaucoup de regrets. Parce que Mouctar Bah (RFI), Ben Daouda Sylla (Africa N°1) et Amadou Diallo (BBC), le professeur Alpha Condé nous connaît très bien. Donc, que Mouctar soit suspendu sous le régime du Pr. Alpha Condé, je n’arrive pas à comprendre. Parce que les gens qui doutent de Mouctar Bah ne le connaissent pas. mais, le Professeur Alpha Condé connaît très bien qui est Mouctar Bah. je ne dis pas qu’on a aidé le Pr. Alpha Condé, Bâ Mamadou, Siradiou Diallo, Jean Marie Doré ; mais, nous faisions notre boulot. Je ne sais s’ils percevaient le travail professionnel qu’on faisait comme une aide ; mais, on faisait notre boulot. Et, en tout cas, ils ne pouvaient pas se faire entendre à l’extérieur de la Guinée ou même à l’intérieur du pays sans BBC, RFI et Africa N°1…

En attendant le décryptage de cette longue interview, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la réaction du célèbre journaliste sur les tueries de manifestants sous le régime Alpha Condé :

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Amadou Diallo (BBC) à Guineematin : cas du 1er militant du RPG tué par la police (vidéo)

25 décembre 2018 à 23 11 03 120312

A l’occasion de son récent séjour à Dakar (Sénégal), un journaliste de Guineematin.com a rencontré Amadou Diallo, ancien correspondant de la BBC en Guinée. Dans une longue interview, ce professionnel du micro a accepté de nous confier son témoignage inédit de la journée meurtrière du 28 septembre 2009, ses débuts de journaliste à la RTG et à la BBC, ses relations avec les acteurs politiques guinéens, notamment avec le Pr. Alpha Condé (qui sera entre temps arrêté, jugé et condamné), ses plus beaux reportages à la BBC, les enquêtes « osées » de la RTG…

Dans la tranche qui suit, Guineematin.com vous propose le témoignage du doyen Amadou Diallo sur l’assassinat du tout premier militant du RPG par la police guinéenne sous le régime du Général Lansana Conté. C’est d’ailleurs en parlant de ce militant du RPG qu’il sera sanctionné par un ancien directeur de la RTG…

La première convocation du professeur Alpha Condé à la police judiciaire, il avait organisé un meeting qui était interdit. Et, ce jour, la tension était vive à Kaloum. La rédaction de la RTG m’a désigné pour aller couvrir ; et, j’étais accompagné du doyen Boubacar Bah.

Ce sont les militants du RPG qui étaient à la porte d’entrée de la police judiciaire… Quand je suis arrivé avec Boubacar Bah, on se présente et les militants nous laissent passer.

Le professeur Alpha Condé était face au commissaire Ibrahima Bah (paix à son âme) qui devait l’interroger. Et, à peine le commissaire Ibrahima Bah ouvre la bouche pour poser la première question, nous entendons des jets de pierres et des coups de gaz lacrymogène qui tonnent à l’extérieur de la police judiciaire. C’était le cafouillage ! En une fraction de seconde, les militants du RPG sont venus extraire le professeur Alpha Condé et ils sont sortis de Kaloum. Maintenant, c’était des affrontements entre les militants et les forces de l’ordre…

Et, c’est ce jour que le tout premier militant du RPG sous le régime du général Lansana Conté a été abattu. Et, c’est justement à cause de cette victime que j’avais été sanctionné à la RTG…

En attendant la suite du décryptage, Guineematin.com vous propose la version vidéo de ce témoignage d’Amadou Diallo :

Interview réalisée à Dakar par Nouhou Baldé

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Atelier sous régional de Lola : les décisions issues de la rencontre

22 décembre 2018 à 16 04 58 125812

L’atelier sous régional organisé à Lola s’est achevé dans la soirée d’hier, vendredi, 21 décembre 2018. Il a réuni 66 participants venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire qui ont planché pendant deux jours (jeudi et vendredi) sur la préservation des forêts classées situées le long de la frontière entre les deux pays. La rencontre a débouché sur plusieurs recommandations visant à améliorer la gestion transfrontalière des réserves de Déré, du Mont Nimba et de Thiapleu, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Lola.

C’est suite à l’occupation anarchique des forêts classées situées le long de la frontière guinéenne et la dégradation poussée de ces réserves, que la direction régionale de l’environnement de N’zérékoré a organisé cette rencontre de concertation à Lola. De nombreux techniciens du monde environnemental se sont retrouvés pour plancher deux jours sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour préserver ces forêts. Ils ont élaboré à cet effet, plusieurs recommandations, dont :

Des opérations de déguerpissement ; la matérialisation des limites des forêts concernées et la sensibilisation des populations riveraines ; la relance des rencontres tripartites durables du Mont Nimba ; la redynamisation des comités de pilotage tripartite sur l’accord-cadre sur la conservation durable du mont Nimba ; l’implication des services de sécurité et des forces de défense des différents pays concernés dans le cadre de la concertation tripartite.

Inclure la forêt classée de Thiapleu dans les résolutions à prendre sur l’accord-cadre ; assurer la sécurité transfrontalière entre nos pays ; organiser des patrouilles mixtes entre les forces de sécurité et de défense et des patrouilles simultanées pour sauvegarder la forêt ; proposer des budgets de sauvegarde des forêts de chaque comité de pilotage, disposer de lignes budgétaires nationales, identifier des partenaires privés bilatéraux et multilatéraux, des ONG nationales et internationales pour le financement de la gestion des forêts, (…)

Il est convenu également que les occupants illégaux de ces forêts vont être informés de leur déguerpissement par les autorités locales du 21 décembre 2018 au 10 janvier 2019 pour quitter librement la forêt. Le CEGENS de Guinée, l’OIPR (Office Ivoirien des Parcs et Réserves) évoluant à Thiapleu et la SODEFOR (Société de Développement des Forêts de la Côte d’Ivoire) doivent se rencontrer au plus tard le 15 janvier 2019 pour une nouvelle concertation.

De Lola, Léopold Konté pour Guineematin.com

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« Seuls les habits que je porte me restent aujourd’hui », raconte un migrant rentré d’Angola

21 décembre 2018 à 19 07 58 125812

Mohamed Doumbouya de la cellule de communication de l’OIM-Guinée

Les migrants guinéens détenus en Angola commencent à regagner le pays. Une première équipe de 21 personnes est arrivée hier, jeudi, 20 décembre 2018, à Conakry. A leur descente d’avion à l’aéroport de Conakry, les migrants ont raconté le calvaire qu’ils ont vécu en Angola, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est une équipe de 30 personnes qui était attendue ce jeudi, 20 décembre à Conakry. Mais, en raison d’un problème de place dans l’avion, c’est finalement 21 personnes qui sont venues. Ces migrants, considérés comme illégaux en Angola, puisque ne disposant de papiers, étaient détenus depuis plusieurs mois dans les prisons du pays. Ils ont été rapatriés par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), en collaboration avec le gouvernement guinéen.

Selon Mohamed Doumbouya, membre de la cellule de communication de l’OIM Guinée, cette première opération devrait être suivie d’autres. « L’OIM Guinée a répondu à un appel du gouvernement guinéen qui a manifesté le besoin de venir en aide aux guinéens qui étaient en détresse dans les centres de détention en Angola. C’est la première expérience mais avec l’assistance de l’Etat guinéen et d’autres partenaires, on espère vraiment pouvoir aider plus de personnes qui sont là-bas », a-t-il indiqué.

Pour les migrants, ce retour au bercail est plus qu’un soulagement. C’est une libération après l’enfer qu’ils ont vécu en Angola, même s’ils ont tout perdu. « Ils disent qu’ils font les choses légalement mais c’est faux. Je faisais le commerce là-bas, ils m’ont suivi de ma boutique jusque dans ma chambre, ils m’ont frappé et mis en prison.

Ils ont retiré tous mes biens et ont pris tout ce que je gardais dans ma maison, même mes habits. Seuls les habits que je porte me restent aujourd’hui. Je suis resté pendant plusieurs mois en prison, mais aujourd’hui je dis Dieu merci puisque je suis rentré chez moi et je remercie l’OIM », explique Abdoulaye Fofana.

Mamady Fofana, un autre migrant rentré d’Angola, a raconté sa mésaventure avant d’exhorter les autorités guinéennes à aider tous les Guinées qui sont détenus dans les prisons angolaises à rentrer au pays. « Les Angolais nous ont maltraités, ils nous attrapent et attachent comme des animaux pour nous mettre en prison.

Et dans ces prisons, on nous frappait, même quand nos frères nous amenaient à manger ils refusaient qu’on mange. Aujourd’hui je remercie le gouvernement guinéen et l’OIM. Mais, je lance un appel au gouvernement guinéen pour qu’il aide nos compatriotes qui sont dans les prisons là-bas, même s’il faut affréter deux avions par jour pour ramener les autres qui croupissent dans les prisons angolaises », a plaidé Mamady Fofana.

Comme ses prédécesseurs, Saïkou Oumar Barry qui a passé 6 ans en Angola, rentre aujourd’hui en Guinée les mains vides. Après l’expérience qu’il a vécue, il donne un conseil à ses compatriotes guinéens. « Les Angolais ne détestent pas tous les migrants qui sont dans leur pays, mais ils détestent particulièrement ceux de l’Afrique de l’ouest. C’est comme si nous n’avions pas de gouvernants, nous ressemblons à des orphelins là-bas, ils n’ont aucun respect ni de considération pour nous.

Les gens disent que ce sont les guinéens qui s’entretuent là-bas mais c’est faux, ce sont eux qui assassinent les gens juste par jalousie et méchanceté. Si vous voyez tous les biens que nos compatriotes ont perdus là-bas, vous allez être en colère. Mais, moi ce que je vais dire à mes parents guinéens, c’est de rester en Guinée et investir ici, parce que personne ne viendra nous chasser ici », a-t-il lancé.

A l’arrivée de ces migrants à l’aéroport de Conakry, l’OIM Guinée a mis à leur disposition un téléphone portable avec une carte SIM et une somme de 500 000 francs guinéens chacun pour leur permettre de payer leur transport pour rejoindre leurs familles.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Protection des forêts classées : des acteurs guinéens et ivoiriens réunis autour de la question à Lola

21 décembre 2018 à 12 12 51 125112

Un atelier de concertation sous régional s’est ouvert hier, jeudi 20 décembre 2018, dans la ville de Lola. Il réunit plusieurs acteurs venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire qui se penchent sur la protection transfrontalière des forêts classées des deux pays, rapporte un correspondant des de Guineematin.com dans la région.

Cette rencontre est organisée par la par la direction régionale de l’environnement de N’zérékoré. Elle regroupe 62 participants venus de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. Les travaux portent sur la protection des forêts situées le long de la frontière entre les deux pays, notamment les réserves classées de Déré, du Mont Nimba et de Thiapleu.

« L’objectif de la présente rencontre est d’approfondir les actions de conservation à mener sur les Monts Nimba de façon transfrontalière. Car ni la flore et la faune sauvage, ni les eaux qui y coulent et les vents qui y soufflent, ni aucune autre composante remarquable de l’écosystème des Monts Nimba ne reconnaissent les concepts politiques entre nos États. Ils n’obéissent plutôt qu’aux lois naturelles », a déclaré Seydou Barry SIDIBE, le secrétaire général du ministère de l’environnement, des eaux et forêts, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de ces travaux.

Sébastien Tounkara

Présent à cette cérémonie, le Gouverneur de la région administrative de N’zérékoré, Sébastien Tounkara, a salué l’organisation de cet atelier. Selon lui, cette rencontre vient à point nommé. « L’atelier qui nous réunit ici ce matin vient à point, eu égard à la situation que nous vivons au quotidien pour la gestion de nos forêts en général, et celle des forêts transfrontalières en particulier. Je n’ai rien à vous apprendre d’une manière exhaustive sur la destruction anthropique de nos forêts et le changement climatique dans lequel nous vivons.

À cet effet, il est temps que nous nous levions pour conjuguer les efforts afin d’appliquer les lois et mettre hors d’état de nuire les braconniers de la faune et de la flore, qui sont les richesses de nos forêts. Je vous exhorte à une analyse critique de la situation de coopération transfrontalière pour la gestion concertée de nos forêts de Déré, Tiapleu et Mont Nimba. Je reste convaincu que chacun en ce qui le concerne mettra tout en œuvre pour la réussite de cet atelier », a dit le Gouverneur qui a représenté le ministère de l’administration du territoire et de décentralisation à cette rencontre.

De son côté, Diarra Karim, préfet de Danané et chef de la délégation ivoirienne, s’est félicité aussi de la tenue cette rencontre. Il a exhorté les parties guinéenne et ivoirienne à conjuguer les efforts pour mettre un terme à la dégradation des forêts transfrontalières. « Cette rencontre revêt pour nous un caractère tout particulier et nous réconforte à plus d’un titre. La forêt ivoirienne est en perpétuelle souffrance du fait de la déforestation. Elle est passée de 16 millions d’hectares à moins de 3 millions d’hectares, sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs anthropiques.

Au moment où le monde entier se mobilise pour trouver des solutions appropriées aux effets pervers et néfastes du changement climatique, il est plus que nécessaire de fédérer nos énergies en vue de capitaliser nos acquis pour une gestion efficace et durable des forêts transfrontalières, notre patrimoine commun et précieux. Je voudrais enfin, m’en féliciter et espérer qu’avec la volonté affichée des parties prenantes, la réactivation du cadre de concertation et d’échange bipartite permettra une meilleure gestion concertée pour la sauvegarde de notre riche patrimoine de biodiversité transfrontalière, pour le bonheur de nos populations », a indiqué le responsable ivoirien.

Au cours de cet atelier, les techniciens présents vont élaborer un plan d’action concret et budgétisé qui devrait permettre une meilleure gestion des forêts transfrontalières.

De Lola, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224 620166816/666890877

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Coalition GUIRASSY 2019 ce dimanche 16 décembre 2018

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Moustapha Guirassy, député et président du parti S.UD. (Sénégalais Unis pour le Développement) sera investi par sa coalition, la coalition GUIRASSY 2019 ce dimanche 16 décembre 2018 comme candidat à l’élection présentielle de 2019 .

La cérémonie se tiendra à partir de 16h00 et abritera également une conférence de presse, en direction des journalistes. Moustapha Guirassy a choisi de faire dans la sobriété : l’investiture aura lieu à City Business ‘ex Fun City sur la VDN, à Dakar. Les partis membres de la coalition GUIRASSY 2019 sont attendus. Il s’agit notamment des partis Renaissance centriste/ And Liggey Sénégal (présidé par Sibérou Dieng), Alliance pour la Conscience Citoyenne/ Nitee (Sidi Bouya Mbaye), Faxas (Babacar Ndiaye), Pasteef-Africa (Idrissa Traoré), APDR (Ablaye Fall Mao).

Moustapha Guirassy sera donc bel et bien en lice pour la présidentielle du 24 février 2019. Sa caution de trente millions sera déposée à la Caisse des Dépôts et Consignations dans les 24h qui viennent. Cette candidature est l’aboutissement d’un marathon commencé en février dernier, lorsqu’il a annoncé qu’il était officiellement candidat à la candidature. Il n’a eu de cesse de dénoncer l’assujettissement du calendrier judiciaire au desiderata de l’exécutif et de s’indigner contre le traitement judiciaire réservé par le régime Sall à Khalifa Sall et à Karim Wade.

Moustapha Mamba Guirassy, 53 ans, a été élu député pour la deuxième fois lors des législatives de juin 2017, remportant le département de Kédougou avec 67% des voix. Il a été ministre de la Communication, des Télécommunications et des TIC et porte-parole du gouvernement durant la présidence d’Abdoulaye Wade. Self-made man, il est par ailleurs le PDG du groupe IAM (Institut Africain de management), business school à rayonnement panafricain qu’il a créé en 1996.

Avec cette candidature, ce sera la première fois qu’un fils de Kédougou se présente à l’élection présidentielle. Moustapha Guirassy est un fervent champion d’une meilleure représentation de la « périphérie », dans les politiques publiques et les instances de décision nationales.

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Togo : violence et adoption de la loi sur la cybersécurité à l’approche d’élections contestées

14 décembre 2018 à 9 09 29 122912
  • Au moins quatre morts durant les manifestations en moins d’une semaine, dont trois par arme à feu
  • Une vidéo vérifiée confirme le lieu où un adolescent de 12 ans a été abattu
  • La nouvelle loi sur la cybercriminalité restreint indûment la liberté d’expression
    Les violences meurtrières lors des manifestations au Togo frappent le pays en amont d’élections parlementaires controversées prévues le 20 décembre, a déclaré Amnesty International le 13 décembre 2018. Elle exhorte les autorités à mener une enquête exhaustive et à sanctionner toutes les personnes responsables de la série de morts qui ont eu lieu lors des manifestations la semaine dernière.

Au moins quatre personnes sont mortes dans le cadre des violences liées aux manifestations depuis le 8 décembre, dont un adolescent de 12 ans tué d’une balle dans la tête. Des affrontements entre manifestants et forces de sécurité ont été signalés partout dans le pays. De nombreux manifestants ont été blessés par balles dans la capitale Lomé et à Sokodé, ville du nord du Togo. Des manifestants ont aussi brûlé des pneus et dressé des barricades dans les rues. Quatre membres des forces de sécurité ont été blessés.

« Même après la mort d’un adolescent, les autorités togolaises continuent de souffler sur les braises de la violence en déployant des militaires portant des armes à feu sur les sites de contestation, au risque d’exacerber une situation déjà tendue, a déclaré Evelyne Petrus Barry, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International.

« Tandis que la pression monte à l’approche du scrutin, nous demandons aux autorités de respecter le droit de réunion pacifique et de prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’aucune autre vie ne soit à déplorer lors d’affrontements. Elles doivent aussi mener des investigations approfondies, indépendantes et impartiales sur la mort des manifestants et veiller à ce que tous les responsables présumés soient traduits en justice. »

Des experts d’Amnesty International en vérification numérique ont pu authentifier une série de vidéos filmées sur les sites des manifestations semble-t-il le 8 décembre.

Une vidéo confirme que l’adolescent de 12 ans s’est fait tirer dessus dans le quartier de Togblékopé, à environ 5 kilomètres au nord de la capitale Lomé. Une autre vidéo montre un membre des forces de sécurité à bord d’un pick-up noir visant un groupe de manifestants avec un fusil à lunette.

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a plus tard reconnu que le véhicule transportait des membres des forces armées, dont le chef d’état-major. Deux autres personnes ont été tuées à Sokodé le 10 décembre et des dizaines d’autres blessées.

Amnesty International s’est entretenue avec un jeune homme de 19 ans à Sokodé, blessé au pied. Il a raconté : « Le 10 décembre, j’étais assis dans le parc public lorsque j’ai vu des gens courir. Je me suis levé, j’ai senti une brûlure et j’ai réalisé que je saignais du pied gauche. (…) Lorsque j’ai été conduit à l’hôpital, ils ont retiré des trucs [des plombs] de mes blessures. »

Ce mois-ci, une coalition de 14 partis d’opposition a demandé le report du scrutin législatif prévu le 20 décembre et réclamé des réformes pour des élections équitables et transparentes.

Les manifestations étaient prévues entre le 8 et le 18 décembre. Le 6 décembre, le ministre de l’Administration territoriale a publié une déclaration les interdisant, invoquant le « très haut risque de graves troubles à l’ordre public ».

Amnesty International estime que cette interdiction repose sur des motifs vagues et arbitraires, ce qui va à l’encontre des obligations internationales du Togo en matière de respect du droit de manifester pacifiquement. L’opposition a décidé de maintenir malgré tout les rassemblements, qui ont été dispersés par les forces de sécurité.

Ces violences interviennent dans le contexte d’un durcissement de la répression du droit à la liberté d’expression au Togo.

Le 7 décembre, l’Assemblée nationale a adopté une loi sur la cybersécurité qui restreint fortement la liberté d’expression. Notamment, elle punit la diffusion de fausses informations d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison, les atteintes à la moralité publique d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison, ainsi que la production, la diffusion ou le partage de données portant atteinte à « l’ordre, la sécurité publique ou la dignité humaine ».

Par ailleurs, la loi contient des dispositions vagues relatives au terrorisme et à la trahison, qui prévoient de lourdes peines de prison pouvant aller jusqu’à 20 ans, et pourraient être aisément utilisées contre des lanceurs d’alerte et autres personnes dénonçant des violations des droits humains. Elle confère également des pouvoirs supplémentaires à la police, notamment en termes de surveillance des communications ou des équipements informatiques, sans contrôle judiciaire adéquat.

« Les autorités doivent abroger ou remanier cette loi afin qu’elle soit conforme au droit international relatif aux droits humains et aux normes en la matière », a déclaré Evelyne Petrus Barry.
Communiqué transmis par Amnesty International

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Football : l’organisation de la CAN 2019 retirée au Cameroun !

30 novembre 2018 à 18 06 29 112911

Le Cameroun ne va finalement pas organiser la CAN 2019 de football. La CAF a décidé de retirer l’organisation de cette compétition au champion d’Afrique en titre. L’instance dirigeante du football africain estime que le pays n’est pas prêt à accueillir la compétition.

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Mauritanie : un blogueur toujours détenu un an après un jugement annulant sa condamnation à mort

8 novembre 2018 à 17 05 56 115611

  • Alors que les autorités auraient dû le libérer en novembre 2017, Mohamed Mkhaïtir est toujours détenu dans un lieu secret 
  • Sa santé physique et mentale se dégrade du fait de sa détention prolongée
  • 32 organisations de défense des droits humains font campagne pour sa libération et sa protection

Il faut que les autorités mauritaniennes libèrent rapidement et dans les meilleures conditions de sécurité un blogueur qui est toujours détenu alors qu’une cour d’appel a ordonné il y a un an de commuer sa peine de mort, ont déclaré Amnesty International, Human Rights Watch, Freedom Now, le Forum des organisations nationales des droits de l’homme en Mauritanie et 28 autres groupes de défense des droits humains le 8 novembre 2018. 

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