Souapiti : le président Alpha Condé veut électrifier toute l’Afrique de l’Ouest

15 avril 2019 à 13 01 01 04014

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, une délégation de parlementaires de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) a effectué une visite sur le site de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, dans la sous-préfecture de Tondon, à Dubréka. Ces députés ont constaté de visu l’avancement des travaux de ce barrage qui va contribuer à l’interconnexion en électricité pour la sous-région ouest africaine, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La forte délégation des députés de la CEDEAO était conduite par Alpha Souleymane Bah Fischer, accompagné de Hadja Aissata Daffé, membre de l’association des femmes parlementaires ouest-africains. En compagnie de leurs collègues de la CEDEAO, les élus ont fait le tour du site de Souapiti où les travaux de construction avancent à grands pas.

La visite a commencé par la cité du maitre d’ouvrage où les techniciens, à travers une projection, ont apporté d’amples informations sur les caractéristiques du barrage de Souapiti. Selon les explications de Diallo Oury Dady, chef du département Génie Civil de Souapiti, « la pose de la première pierre de ce barrage a été faite le 22 décembre 2015. Le 1er avril 2016, les travaux ont démarré. C’est un barrage en béton compacté au rouleau, deuxième du genre en Guinée après celui de Kaléta. Il a une longueur de 1150 mètres, une hauteur de 120 mètres. On va pouvoir stocker 6 milliards 300 millions de mètre cube d’eau. La surface qu’on va engloutir est de l’ordre de 300 kilomètres carré. Pour construire le barrage, nous avons besoin de 3 millions 850 mille mètres cube de béton, ce qui correspond à environ 500 mille tonnes de ciments et de 30 mille tonnes de fer à béton. Nous avons une centrale de 4 turbines de 112, 4 MW chacune. Ce qui correspond à 450 MW. La durée du projet est de 58 mois »

Pour sa part, Mahmoud Magassouba, chef du département Hydro-électro mécanique, s’est appesanti sur l’aspect production et distribution d’électricité pour la sous-région ouest africaine. « Ce qui intéresse aujourd’hui toute l’Afrique de l’Ouest est au centre des soucis du Professeur Alpha Condé. C’est ce réseau qui est en conception, le réseau interconnecté. Sur le réseau interconnecté, vous avez le réseau de l’OMVG (Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie), un projet électrique qui commence par Kaléta, va à Boké, continue en Guinée Bissau. De là, on rentre sur le territoire sénégalais, puis en Gambie avant d’arriver au nord du Sénégal, à Kaolack et à Tambacounda pour boucler du côté de Sambagalo, qui est juste au nord de Mali, en Guinée. Puis, ça rentre en Guinée, de Mali pour Labé. De Labé, on vient à Linsan et de là, on revient à Kaléta. Ça, c’est la boucle de l’OMVG. C’est cette boucle qui permettra aux 4 pays membres de l’OMVG de bénéficier de l’énergie disponible au niveau du groupe Kaléta-Souapiti… »

Après cette explication, le cap a été mis sur le site où se font les travaux du barrage. Là, les députés de la CEDEAO ont eu tout le loisir de constater l’évolution des travaux.

Au terme de la visite de terrain, Alpha Souleymane Bah, député au parlement de la CEDEAO, a dit sa satisfaction devant ce qui est entrain d’être fait à Souapiti. « Nous sommes là avec des députés de la CEDEAO pour visiter ce gigantesque barrage qui est entrain d’être réalisé et qui va permettre à la sous-région de bénéficier de l’électricité qui sortira de ce barrage. Alors, vue la volonté du chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, qui reste un panafricaniste, qui a toujours œuvré dans le sens de l’unité nationale, il nous a reçu ici en Guinée, il a mis tous les moyens à notre disposition pour qu’on vienne ici à Souapiti avec les parlementaires de la CEDEAO. Ils sont venus voir ce qui se fait ici et pour qu’à leur retour dans leurs pays respectifs, ils puissent expliquer ce qui est entrain d’être fait ici… Je vous assure qu’ils sont tous satisfaits. Je suis impressionné encore une fois. Je pense que le peuple de Guinée a fait le bon choix, d’avoir choisi le président Alpha Condé pour son développement », a laissé entendre le député.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Souapiti : des députés de la CEDEAO impressionnés par les travaux

14 avril 2019 à 23 11 13 04134

Une délégation d’une trentaine de députés de la CEDEAO a effectué une visite guidée sur le site du projet de Souapiti ce dimanche 14 avril 2019. La démarche vise à toucher du doigt les travaux en cours, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur les lieux.

Les parlementaires venus des pays de la CEDEAO ont été impressionnés par ce qu’ils ont constaté ce dimanche. Le barrage hydroélectrique de Souapiti, d’une puissance de 450 mw, va constituer un des aspects de l’interconnexion en électricité pour la sous région ouest africaine.

La délégation était conduite par le député guinéen, Alpha Souleymane Bah Ficher, accompagné de Hadja Aissata Daffé. Après les explications des techniciens du projet, les députés de la CEDEAO ont dit que l’interconnexion sera bien une réalité. Ils ont félicité le régime du président Alpha Condé pour cette œuvre.

Lancés en décembre 2015, les travaux de construction du barrage de Souapiti pourraient prendre fin bientôt et le courant devrait être disponible en septembre 2020.

Nous y reviendrons !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : le Président du Parlement de la CEDEAO chez le Pr. Alpha Condé

14 avril 2019 à 7 07 33 04334

Communiqué : Sékhoutoureya, 12 avril 2019 – En séjour de travail en Guinée dans le cadre d’une réunion délocalisée de son institution, le Président du Parlement de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest), Moustapha Cissé Lo, a été reçu en audience par le Président Alpha Condé.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, médiateur de la CEDEAO, et l’honorable Moustapha Cissé Lo ont échangé sur des questions liées à la mission assignée à cette institution parlementaire sous-régionale. Au nombre des préoccupations de cette institution, figure en bonne place la problématique de l’emploi des jeunes à travers la création de PME. Toujours soucieux de l’emploi des jeunes, le Président Alpha Condé a salué cette démarche du Président du Parlement de la CEDEAO avant de rassurer de son soutien total à son institution.

A sa sortie de l’audience, le Président du Parlement de la CEDEAO a déclaré : « C’est le lieu de remercier très fortement son excellence le Pr. Alpha Condé, Président de la République de Guinée et les autorités guinéennes (…). Nous sommes réunis en Guinée sous le leadership de la problématique de l’emploi jeunes à travers la création des PME. Donc, je suis venu moi-même conduire cette délégation ici. (…) Depuis que nous sommes arrivés à la tête du Parlement, dans notre plan stratégique et notre cadrage, nous avons des réunions délocalisées au niveau des États membres pour mieux nous faire connaître. C’est dans ce sens que nous sommes venus ici. Nous travaillons dans le cadre du renforcement de nos prérogatives qui nous indiquent d’accélérer le processus d’intégration sous-régionale. Et nous avons saisi cette opportunité pour venir rendre visite à notre Chef d’Etat, un Chef d’Etat important dans cette sous-région qui joue un rôle de modérateur, un rôle exceptionnel au niveau de la sous-région, pour échanger avec lui et recueillir ses conseils, ses recommandations dans le cadre de la mission dévolue au Parlement ».

Au terme de cette audience, le Président Alpha Condé a offert un banquet au Président du Parlement de la CEDEAO et à sa délégation au Palais Sékhoutouréya. La cérémonie a connu la présence du Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Claude Kory Kondiano.

Par le Bureau de Presse de la Présidence

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Parlement de la CEDEAO : réunion de la commission mixte délocalisée à Conakry

12 avril 2019 à 12 12 13 04134

La commission mixte de la 4ème législature du parlement de la CEDEAO a ouvert hier, jeudi 11 avril 2019, sa première rencontre délocalisée de l’année à Conakry. Les travaux qui vont s’étendre jusqu’au 16 avril prochain, portent sur la création d’emploi dans l’espace CEDEAO à travers le développement des PME et de l’entrepreneuriat, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cette rencontre réunit les députés membres des commissions communication et technologies de l’information, éducation, science et technologies et la commission travail, emploi, jeunesse, sport et culture. Pendant environ une semaine, ces parlementaires vont se pencher sur le thème : « La création d’emploi dans l’espace CEDEAO à travers le développement des PME et de l’entrepreneuriat ».

« La réunion vise à offrir l’opportunité aux députés membres de la commission mixte, de s’imprégner davantage des enjeux liés à la problématique de l’emploi des jeunes dans l’espace CEDEAO, afin de faire des recommandations », a annoncé le président du Parlement de la CEDEAO, Moustapha Cissé LO.

De son côté, la ministre guinéenne de la coopération et de l’intégration africaine, Dr Djéné Kéïta, a précisé que cette réunion « vise de manière spécifique, à fournir aux parlementaires de la CEDEAO, les outils et stratégies nécessaires à la création d’emplois et au développement de l’entreprenariat ». Elle a exprimé la solidarité du gouvernement guinéen à cette initiative du Parlement de la CEDEAO.

Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale guinéenne, Claude Kory Kondiano, a indiqué à ses collègues la tâche qui les attend. « Nous sommes amenés à proposer à nos gouvernants respectifs, les instruments juridiques et les propositions concrètes susceptibles de permettre la création d’emplois pour la jeunesse et l’encouragement de l’entrepreneuriat, notamment féminin, à l’échelle de chacun de nos pays, mais aussi notre sous-région », a-t-il souligné.

Les recommandations qui seront formulées au cours de cette rencontre, seront présentées lors d’une réunion du Parlement de la CEDEAO, prévue à Abuja (Nigeria) au mois de mai prochain.

Opérationnel depuis 2002, le Parlement de la CEDEAO, compte 115 membres et 13 commissions en son sein. Il a son siège à Abuja, la capitale du Nigeria. De sa création à nos jours, tous les pays membres avaient abrité au moins une fois la réunion délocalisée, sauf la Guinée et la Sierra Léone qui comptent respectivement 6 et 5 députés communautaires.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Chute de Bouteflika et d’El-Béchir : un acteur de la société civile s’adresse à Alpha Condé

11 avril 2019 à 20 08 10 04104

La chute des dictateurs Omar El Béchir du Soudan et Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie donne à réfléchir aux autocrates africains et autres présidents qui veulent coûte que coûte s’accrocher au pouvoir. Les réactions ne font que tomber de la part des acteurs de la vie nationale qui pensent que cette situation peut contribuer à pousser les chefs d’Etat africains à mettre de l’eau dans leur vin.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, dans la journée de ce jeudi, 11 avril 2019, Sékou Koundouno, administrateur général de la Cellule Balai Citoyen, estime que ces événements doivent servir de leçons à tous les dictateurs qui veulent s’accrocher au pouvoir.

Guineematin.com : actuellement, il y a des remous en Algérie et au Soudan où les populations sont parvenues à chasser leurs dirigeants grâce à la bénédiction de leurs armées. Quel enseignement cela peut donner au reste du continent ?

Sékou Koundouno : la situation en Algérie et au Soudan révèle à suffisance qu’il y un réveil des consciences au niveau des masses citoyennes. Il y a un ras-le-bol de l’establishment et du sérail qui ont fait des décennies de gouvernance teintée de corruption, de clientélisme. Des pratiques liées à un clan qui gère tout un pays, au détriment de l’intérêt général. Donc, ces révolutions ont prouvé à suffisance que même si ces dictatures se dotaient d’une armée aussi puissante, aussi équipée, les citoyens peuvent mettre en déroute ces armées et que celles-ci, à un moment donné, ayant compris que la force, la raison, la vérité était du côté des citoyens, étaient obligées de se ranger du côté des populations pour ne pas qu’eux-mêmes, leur avenir ne soit compromis. En tout cas, c’est un réveil des consciences et c’est une leçon que les peuples soudanais et algériens ont donné au reste de l’Afrique. C’est un signal fort aussi aux autres dictateurs qui veulent se maintenir vaille que vaille au pouvoir, pour leur dire que seul le peuple est souverain et qu’à un moment donné, vous êtes obligés de lâcher ou le peuple risque de vous mettre en déroute.

Guineematin.com : en Guinée, il y a un risque d’un bras de fer entre les promoteurs d’une modification de la Constitution en faveur du Président Alpha Condé et ceux qui sont contre. Beaucoup craignent que ça ne dégénère pour qui connait le comportement des forces de l’ordre en cas de manifestation.

Quelle lecture faites-vous de cet état de fait par rapport aux deux pays qu’on vient de citer ?

Sékou Koundouno : nous rassurons déjà les populations qu’il n’y aura aucune répression en Guinée. Les rôles et les missions de nos forces de défense et de sécurité sont bien définis dans les lois qui encadrent la République. Nous voulons lancer un signal aux forces de défense et de sécurité, de se mettre à l’abri de la politique, à l’écart du jeu politique et du jeu citoyen, qu’elles sont une force républicaine. Elles ont été créés sous la demande du souverain peuple pour répondre à un certain nombre de demandes sécuritaires et de défense. Mais, nous rassurons les citoyens et vous les partenaires qui accompagnent le Front National pour la Défense de la Constitution, pour dire tout simplement qu’il n’y aura pas (…) parce que ceux qui soutiennent ce putsch constitutionnel du clan Alpha Condé sont en contradiction avec les textes qui gouvernent notre République. Ils sont en train de conduire le pays vers un lendemain incertain. Ce qu’il y a lieu de retenir, c’est que le peuple s’exprimera, il sortira au moment venu et il s’opposera à toute forme de confiscation de sa souveraineté. On ne peut pas permettre et il est inadmissible et inacceptable que dans une République, qu’une minorité de personnes qu’on peut qualifier de gangsters, puisse prendre la nation en otage et que le reste du peuple se résigne. A l’état actuel, au niveau du Front National, les commissions ont été mises en place, le plan opérationnel a été validé, la troupe est fin prête pour aborder toute initiative allant dans le sens de confisquer sa souveraineté et nous estimons que les gens sauront raison garder et qu’ils vont respecter le délai constitutionnel qui gouverne le pays pour que le 21 décembre 2020, nous puissions avoir un nouveau locataire au niveau de Sékhoutouréyah.

Guineematin.com : là vous parlez des stratégies du Front. Mais, en attendant, on ne voit pas des actions concrètes de ce Front sur le terrain tandis que ceux qui sont en face de vous continuent de multiplier les meetings de sensibilisation pour une nouvelle constitution…

Sékou Koundouno : je vous comprends bien. Mais, même ce soir du jeudi 11 avril 2019, nous avons une réunion des membres du Front à notre quartier général. Chaque jour, nous tenons des réunions et il y a des groupes de travail qui sont mis en place. Nous n’avons pas besoin des banderoles et autres effigies. Nous travaillons sur des actions concrètes. Ce qui reste clair, la façon dont le peuple Algérien s’est exprimé, nous le ferons et la façon dont les soudanais se sont exprimés, nous allons le faire. C’est indéniable, nul ne peut l’empêcher. Même si on mettait un PA devant chaque foyer, les gens sortiront et les PA seront obligés d’abdiquer ou de se mettre en retrait. On ne peut pas confisquer la souveraineté du peuple. Je vous l’assure et vous certifie que le peuple est fin prêt. Nous attendons le coup d’envoi qui ne peut être donné que de ceux qui veulent provoquer le peuple et cette provocation viendra d’un projet ou d’une proposition de loi de modification de la Constitution dans le but d’octroyer un pouvoir à vie à monsieur Alpha Condé et de le mettre éternellement au pouvoir. Dès que cette annonce sera faite, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) prendra les dispositions idoines et concrètes, voire même appropriées pour mettre en déroute, si nécessaire, ceux qui veulent fossoyer notre Constitution au détriment du peuple qui est souverain.

Entretien réalisé par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Chute d’El Béchir et de Bouteflika : « c’est un signal fort pour Alpha Condé »

11 avril 2019 à 18 06 06 04064

Le président Soudanais, Omar El Béchir, contesté depuis quatre mois, a été destitué ce jeudi 11 avril 2019, par l’armée de son pays. Au pouvoir depuis trente ans, le général El Béchir paye les frais de la colère de son peuple. C’est au même scénario qu’on a assisté en Algérie avec Abdel Aziz Bouteflika, également renversé par la rue, avec la bénédiction des fores armées.

Cette actualité inspire les acteurs politiques guinéens, dont certains estiment que cela doit servir de leçons à ceux qui ambitionnent de s’accrocher au pouvoir vaille que vaille. C’est le cas du député de Labé, Cellou Baldé, joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com ce jeudi, 11 avril 2019.

Hon. Cellou Baldé

« Les enseignants qu’on peut tirer, c’est que les peuples du monde, et particulièrement de l’Afrique, expriment de plus en plus leur besoin de démocratie, de respect de l’Etat de droit, leur besoin que les Présidents respectent les constitutions sur lesquelles ils ont juré pour exercer leur pouvoir.

Aujourd’hui, l’exemple de l’Algérie et du Soudan sont suffisamment éloquents pour ceux qui encore continuent à rêver de briguer des mandats non prévus dans la Constitution. Je crois que ce sont des exemples clairs, des signaux forts qui sont envoyés vers les dictateurs des autres pays, notamment chez nous en Guinée.

C’est vrai, à chaque révolution, il y a que les gens payent un sacrifice. Ça dépend si vous voulez de l’aspect républicain des forces de défense et de sécurité d’un pays à l’autre. Je crois que la Guinée ne fera pas exception. C’est vrai qu’ici, l’armée et le débat sont ethniques. Mais, c’est comme dans beaucoup d’autres que nous avons connu.

En Guinée, comme je le dis souvent, force restera au peuple. Le peuple de Guinée est en train de s’organiser autour du Front National pour la Défense de la Constitution ; mais également, autour d’autres plateformes revendicatives qui sont contre le tripatouillage constitutionnel, contre la présidence à vie.

Je crois qu’au moment venu, l’armée et les forces de défense et de sécurité se rangeront derrière le peuple, car la souveraineté appartient au peuple. C’est aussi un signal fort et clair lancé au Pr Alpha Condé, non seulement par le Président Issoufou du Niger, Abdel Aziz Bouteflika de l’Algérie, et maintenant par Omar El-Béchir du Soudan. Les peuples de ces pays ont pris les choses en main et ont mis fin à ces régimes de dictature dont certains ont fait 20 ans, d’autres 30 ans, avec leur cortège d’assassinat politique durant tout leur règne.

C’est un signal fort pour le Président Alpha Condé et pour tous les ennemis de la République qui gravitent autour de lui et qui sont en train de l’inciter à violer délibérément la Constitution pour briguer un mandat de plus ».

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Abidjan : Cellou Dalein Diallo invité au Forum Mo Ibrahim

5 avril 2019 à 17 05 38 04384

Le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, est en séjour à Abidjan depuis hier jeudi, 03 avril 2019, pour assister au forum Mo Ibrahim. Cette rencontre, qui réunit une brochette de personnalités, sera l’occasion d’échanger sur la problématique des migrations qui affecte la jeunesse africaine, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Axé cette année à la question de la jeunesse africaine et des migrations , le forum Mo Ibrahim, s’est ouvert ce vendredi, 05 avril 2019, et se poursuivra jusqu’au dimanche, 07 avril dans la capitale ivoirienne. Il a pour objectif de mettre en lumière les causes profondes de ce phénomène en vue de proposer des pistes de solutions pour le juguler.

Selons nos informations, les débats tourneront autour des thématiques comme les réalités des migrations africaines, la bombe à retardement d’une croissance sans emploi et le renforcement de la mobilité ; l’actualisation des compétences ainsi que le partage des responsabilités.

Des thématiques qui collent bien à la réalité guinéenne, d’autant plus que notre pays est fortement touché par le départ massif des jeunes. Un départ causé par le fait de la situation économique du pays et du chômage chronique qui frappe de plein fouet la jeunesse. Un fait que de nombreux observateurs attribuent à la mauvaise gouvernance d’un pays immensément doté en ressources minières et énergétiques, mais appauvri par les gouvernants.

Selon l’UFDG, « Cellou Dalein Diallo, qui a mis la bonne gouvernance et le développement de la Guinée au cœur de son programme, a été un invité de choix. Et, pour la Fondation Mo Ibrahim comme pour Cellou Dalein Diallo, l’amélioration de la gouvernance et du leadership en Afrique constituent des enjeux prioritaires pour le développement du continent ».

Il faut rappeler que ce forum réuni des dirigeants politiques et des chefs d’entreprises de premier plan opérant sur le continent, des représentants de la société civile, des institutions multilatérales et régionales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que les principaux partenaires internationaux de l’Afrique.

Parmi les hautes personnalités qui prennent part à ce forum, figurent le Chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara ; le président de la Banque Africaine de Développement, Akinwumi Adesina ; le ministre ivoirien du pétrole, de l’énergie et du développement des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé ; l’homme d’affaires le plus riche du continent et patron de Dangoté Group, Aliko Dangoté ; l’entrepreneur milliardaire Mo Ibrahim ; l’ancienne présidente du Libéria et lauréate du prix Mo Ibrahim, Ellen Johnson Sirleaf ; l’ex premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalagn.

A ceux-là, s’ajoutent la Secrétaire Générale adjointe de l’ONU, Amina Mohammed ; la Secrétaire Exécutive de la Commission Economique pour l’Afrique, Vera Songwe ; le vice-président d’Open Society Foundations, Alexander Soros, ainsi que des dizaines de ministres et chefs d’entreprises africains et internationaux.

Ce gotha venu d’horizons divers aura pour mission d’identifier les enjeux politiques clés du continent et les priorités à mettre en œuvre.

Quoi de plus naturel pour le président de l’UFDG, vice-président de l’International Libéral, que de participer à un tel forum, dénommé l’Ibrahim Governance Week-end ?

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Massacre des Peuls au Mali : réaction poignante de Me Alioune Badara CISSE

29 mars 2019 à 9 09 47 03473

Le massacre des Peuls perpétré depuis plusieurs mois au Mali suscite une vive indignation dans beaucoup de pays de la sous-région et même au-delà. Et parmi les voix qui s’élèvent pour dénoncer cette situation, il y a celle de maître Alioune Badara Cissé, ex-ministre des Affaires Etrangères et ancien Médiateur de la République du Sénégal. L’avocat s’est exprimé sur le sujet à travers un poème dans lequel il dénonce ce massacre et apporte tout son soutien à la communauté peule du Mali.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le poème de Me Alioune Badara Cissé

OUI JE SUIS PEULH !!!

De la Nubie ancienne et pharaonique

Au Cap de Madiba qui symbolise la renaissante Afrique,

Mon sang a irrigué les veines de l’authentique et résiliante Afrique.

Pasteurs des vastes prairies aux airs purs,

Mon souci en oubli de soi

Est de préserver et de perpétuer la vie des créatures qui baignent et verdissent

Celle de celles qui braient, meuglent et beuglent.

Ma taille, en fine silhouette, est grande.

Mon teint couleur miel, un tantinet basané – brun ambré fait de moi l’origine des couleurs et la somme de celles-ci.

Je me rapproche du ciel chaque jour davantage,

Voyant toujours plus loin que le bout de mon nez aquilin,

Je contemple les nuages et prédis l’imminence et l’intensité des orages.

L’on emprunte mon mode de vie et ma culture pour décrire ce que les patriotes décrient.

La vérité est que nul ne se soucie de moi.

Je ne suis ni urbanisé, ni éduqué,

Je ne suis ni soigné, ni véhiculé.

Je ne suis raccordé ni à l’eau, ni à l’électricité ;

La distance ne m’émeut pas.

Buste Droit est mon signe du zodiac ;

L’état civil confond mon âge à la taille de mon bâton de berger.

Jouir du lait de mes vaches et de ses dérivés n’est pas mon seul délice,

Mes femmes, belles en coiffe bien de chez nous, exhibent en souriant et en festoyant leurs parures dentaires toutes dorées.

Elles sont douces, généreuses et accueillantes, timides et discrètes mais attentionnées.

Elles perpétuent notre histoire et notre avenir en nous traçant un futur très simple au temps composé de la patience et de l’endurance !

Assez ! Je m’indigne !

Oui je suis Peulh !!!

Silence, on m’extermine.

Maître Alioune Badara Cissé

Ancien Conseiller Spécial du Premier Ministre

Avocat à la Cour

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Belle moisson pour la Guinée : la BAD octroie 110 millions de dollars pour soutenir les réformes économiques et sociales

26 mars 2019 à 19 07 49 03493

Communiqué : Le Président de la Banque africaine de développement (BAD) a reçu ce jour le Premier ministre, Ibrahima Kassory FOFANA, au siège de la Banque à Abidjan.

Cet entretien portait sur les initiatives de réformes économiques et sociales actuellement en cours en Guinée, avec la Mission d’appui à la mobilisation des ressources internes (MAMRI) et l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), ainsi que le projet de barrage à buts multiples de Fomi.

Après un entretien privé entre les deux personnalités, une réunion élargie d’environ deux heures a regroupé le conseil d’administration de la BAD et la délégation du Premier ministre, comprenant notamment le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, la ministre directrice de cabinet du Premier ministre et le conseiller spécial du Premier ministre chargé de l’économie, des finances et du budget.

Le Premier ministre Kassory Fofana a successivement  présenté la Mission d’appui à la mobilisation des ressources internes (MAMRI),  l’Agence nationale d’inclusion économique  et sociale (ANIES) et le projet de barrage à but multiple de Fomi.

Le Premier ministre a tout d’abord insisté sur l’importance, pour la Guinée, d’accroitre significativement la mobilisation des recettes internes en Guinée. Il a indiqué l’objectif du Gouvernement d’atteindre un niveau de mobilisation des ressources internes de 20% du Produit intérieur brut (PIB), contre seulement 13,5% du PIB actuellement. Il a souligné la nécessité d’un tel accroissement pour répondre aux besoins de financement de notre développement économique, en faisant référence aux expériences réussies sur le continent.

Pour ce qui concerne l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), le Premier ministre a souligné le paradoxe économique actuel de notre pays. Alors que la croissance économique de la Guinée est robuste, autour de 8%, les populations guinéennes demeurent pauvres. Plus de 60% des Guinéens vivent en situation d’extrême pauvreté. En milieu rural, il s’agit même de 65% des populations. Notre pays est classé 183ème sur 188 pays dans le classement sur l’indice de développement humain. Il a rappelé l’objectif de l’ANIES, de s’attaquer durablement à la pauvreté, en portant assistance aux 40% des Guinéens les plus pauvres, soit plus de 5 millions de personnes, et ce, à partir de cette année 2019.

Le Président de la BAD, Monsieur Akinwumi Adesina, a tout abord salué la volonté de réforme en Guinée. Il a demandé au Premier ministre de transmettre ses vives salutations au Président de la République, le Professeur Alpha Condé, dont il a salué la vision et l’engagement pour transformer l’Afrique.

En conclusion des discussions, le Président Adesina a indiqué les engagements fermes de la Banque africaine de développement, pour soutenir à hauteur de 110 millions de dollars les réformes économiques  et sociales:

  • pour la MAMRI : 15 millions de dollars américains
  • pour l’ANIES : 55 millions de dollars américains
  • pour le barrage FOMI : 40 millions de dollars américains
  • pour l’assistance technique.

Ce niveau d’engagement va au-delà des demandes formulées par le Premier ministre, et permet à la Guinée de boucler ses besoins sur les deux projets. Pour la MAMRI, les 15 millions de dollars de la BAD s’ajoutent aux engagements de l’agence française de développement (10 millions de dollars), soit un total de 25 millions de dollars. Pour l’Agence d’inclusion (ANIES), les 55 millions de la BAD s’ajoutent aux 40 millions de la Banque mondiale et aux 9 millions de dollars contenus dans le budget de l’Etat pour cette année. Ce qui permet d’atteindre facilement l’objectif de 2% de PIB (en faveur des plus pauvres) fixé par le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale.

Fin

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Le fleuve Sénégal, au cœur des défis pour l’eau, l’énergie et la sécurité alimentaire

26 mars 2019 à 16 04 37 03373

Dakar, le 20 mars 2019 : Les ressources naturelles du bassin du fleuve Sénégal sont à la base du développement durable des pays qui le partagent: la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Dans un contexte de changement climatique et de croissance économique, la dégradation environnementale est une réalité. La sécurité alimentaire, énergétique et en eau reste un défi pour l’ensemble des parties prenantes à toutes les échelles. L’OMVS, soutenue  par l’UE et la coopération Italienne, rencontre les partenaires du projet WEFE-Sénégal pour faire le bilan d’un an de mise en œuvre et programmer les prochaines étapes.

De l’eau pour irriguer les champs, produire les céréales, les fruits et les légumes et contribuer à la sécurité alimentaire des pays et des communautés locales. De l’eau pour faire tourner les turbines, produire l’énergie nécessaire aux ménages, aux usines et aux villes. De l’eau pour boire, cuisiner, se laver et garantir le bien-être des citoyens. De l’eau pour garantir des services écosystémiques sur le long terme.

Les sociétés évoluent, les populations grandissent, les besoins augmentent. Les ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal, et les écosystèmes associés, sont fragiles et leur utilisation doit être concertée, intégrée et durable. C’est dans ce cadre qu’intervient le projet WEFE (Water, Energy, Food, Ecosystems)-Sénégal : «Appui à la gestion des ressources en eau et du NEXUS eau-énergie-agriculture dans le bassin du fleuve Sénégal ».

«Le développement régional passe, entre autres, par une gestion coopérative, transfrontalière et durable des ressources en eaux à toutes les échelles. Les pays du bassin du fleuve Sénégal font face à ce défi et l’UE les accompagne dans la réalisation d’actions intersectorielles concrètes et soutenables pour le relever.» a souligné Mme. Veronica GIRARDI, Chargée de programme à la Direction Générale pour la Coopération Internationale et le Développement (DEVCO) de la Commission Européenne.

Les membres du comité consultatif du projet, représentants des organisations de gestion de l’eau, des institutions scientifiques des pays riverains et d’organisations internationales, sont réunis à Dakar, du 20 au 22 Mars 2019, dans la salle de conférence « Manantali », au siège de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). Cette rencontre technique annuelle permet de faire le point après un an de mise en œuvre des activités et de se projeter ensemble vers les futures réalisations.

« Il existe différentes problématiques de dégradation environnementale, elles-mêmes exacerbées par les effets du changement climatique, ainsi qu’une forte interdépendance entre la sécurité de l’approvisionnement en eau, la sécurité alimentaire et la sécurité énergétique. La concertation multi-acteurs et multi-échelles entre pays et secteurs est indispensable pour garantir l’atteinte des ODD et l’avenir du bassin» a déclaré Dr. Mamadou II DIABY, Secrétaire général de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) .

La première année du projet a surtout permis de poser les bases pour l’atteinte des objectifs fixés, notamment à travers le renforcement de la collecte et de l’analyse des données existantes sur le bassin auprès de l’OMVS et des institutions partenaires.

 « L’établissement d’une base solide d’information scientifique sur le bassin du fleuve Sénégal, sur les ressources en eau, l’occupation et l’utilisation des sols, l’énergie, l’environnement…, est le fondement indispensable à un dialogue éclairé et efficace entre les parties prenantes pour la recherche de compromis et le développement de projets d’intervention équitables.» a indiqué M. César CARMONA MORENO, Chargé de programme au Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne.

Cette rencontre permettra de poursuivre le développement collaboratif d’activités diverses et complémentaires, dont entre autres : l’établissement d’outils d’aide à la décision pour une optimisation de gestion multi-objectifs ; l’appui à un programme d’analyse et de suivi de la qualité de l’eau ; la réalisation de projets de recherche pour alimenter l’observatoire du bassin ; la préparation et l’accompagnement de projets de développement local dans trois sites prioritaires (Massif du Fouta Djalon, Haut-bassin malien et Delta du fleuve) ; la conduite de dialogues Nexus pour le développement de projets d’intervention intersectoriels.

« La réunion annuelle permet de partager l’état des lieux de la mise en œuvre du projet pour se projeter vers les activités à venir dans une approche collégiale. Cette approche participative du projet favorise la consultation entre acteurs gestionnaires du bassin et scientifiques des pays riverains, avec l’appui d’organisations internationales, pour renforcer au mieux les processus de mobilisation de connaissances et de prise de décision au bénéfice d’un développement inclusif.» a affirmé Mme. Alessandra PIERMATTEI, Directrice de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), bureau de Dakar.

Le projet WEFE-Sénégal a pour objectif de renforcer les capacités scientifiques et techniques au bénéfice de l’OMVS et de ses partenaires pour une meilleure gestion des ressources en eau dans le bassin du fleuve Sénégal dans un contexte d’adaptation aux effets du changement climatique. Il est mis en œuvre dans le cadre du partenariat entre l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne, et l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), avec l’appui financier de la Direction Générale pour la Coopération Internationale et le Développement (DEVCO) de la Commission Européenne et l’appui technique d’un comité consultatif. Il a démarré en 2017, se terminera en 2021 et il mobilise un financement de 6.1 millions d’euros soit environ 4 milliards de Fcfa.

Pour plus d’informations :

M. Marco MANZELLI

Chargé de programme

WEFE-NEXUS Sénégal

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AICS (Agenzia Italiana per la Cooperazione allo Sviluppo)

Siège de Dakar

69, Rue Jacques Bugnicourt – CP 18524 Dakar (Sénégal)

Tél : + 221 33 822 87 11 / Fax : +221 33 822 84 24 Email : dakar@aics.gov.it

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Algérie : Bouteflika annonce qu’il ne va pas briguer un cinquième mandat

11 mars 2019 à 20 08 45 03453

Dans une lettre adressée aux Algériens, le président annonce aussi le report de l’élection présidentielle, qui était prévue le 18 avril.

Abdelaziz Bouteflika renonce. Le président algérien a annoncé, lundi 11 mars, sa décision de ne pas briguer un cinquième mandat, après plus de deux semaines d’une large mobilisation populaire, partout dans le pays, visant à demander son départ et un renouvellement de la classe politique.

« Il n’y aura pas de cinquième mandat et il n’en a jamais été question pour moi », déclare notamment Abdelaziz Bouteflika dans un message à la nation publié par l’agence officielle APS, « mon état de santé et mon âge ne m’assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l’assise des fondations d’une nouvelle République en tant que cadre du nouveau système algérien que nous appelons de tous nos vœux. »

Conférence nationale

Dans ce courrier, il fait également savoir que le scrutin qui était prévu le 18 avril est reporté, sans qu’une nouvelle date pour l’élection présidentielle soit précisée. La présidentielle aura lieu « dans le prolongement » d’une conférence nationale chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici à la fin de l’année 2019, précise-t-il.

En s’engageant dans ce texte « à remettre les charges et les prérogatives de président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu », M. Bouteflika indique implicitement qu’il restera chef de l’Etat à l’expiration de son mandat, le 28 avril 2019. Dans la foulée de cette annonce, le premier ministre, Ahmed Ouyahia, a présenté sa démission. Il a été remplacé quelques minutes après par le ministre de l’intérieur, Noureddine Bedoui.

« Ni Bouteflika, ni Saïd »

Depuis plus de deux semaines, M. Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, fait face à des manifestations rassemblant plusieurs centaines de milliers d’Algériens à travers tout le pays. La mobilisation a commencé le 22 février quelques jours après que le président a annoncé son intention de briguer un cinquième mandat.

Plusieurs milliers de personnes, répondant à des appels lancés par des anonymes sur les réseaux sociaux, manifestent alors dans plusieurs villes. « Pas de 5e mandat », « Ni Bouteflika, ni Saïd » (frère du président, souvent perçu comme son successeur potentiel), scandent les protestataires à Alger, où les manifestations sont interdites depuis 2001. Puis dans les jours qui suivent la mobilisation prend de plus en plus d’ampleur mais M. Bouteflika reste silencieux. Il n’a plus pris la parole depuis son AVC en 2013.

Malgré ces manifestations, la candidature du président sortant à l’élection présidentielle est déposée début mars au Conseil constitutionnel par son directeur de campagne, Abdelghani Zaalane. M. Bouteflika se trouve alors à Genève, où il est hospitalisé.

Quelques jours plus tard, et alors que les manifestations ne faiblissent pas, le président, dans un message écrit, met en garde contre les ennemis « insidieux » et ceux « qui conspirent » contre l’Algérie et veulent semer « le chaos ». Il rentrera finalement de Genève le dimanche 10 mars, la veille de son renoncement à briguer un cinquième mandat.

Source : Le Monde

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L’épouse du Premier ministre ivoirien à la Ziara de Karamoko Alpha Mo Labé

5 mars 2019 à 19 07 05 03053

Elle s’appelle Aissatou Diallo. Elle est l’une des nombreuses arrières-petites filles de Thierno Mamadou Cellou, dit Karamoko alpha Mo Labé, selon l’ascendance suivante : Karamoko alpha Mo Labé eut pour fils Mody Mamadou Dian, le courageux père de Mody Abdoulaye mo Wora, qui donna naissance à Alpha Ibrahima Mawdho, père de Mody Mamadou Dian Bantignel, qui eut pour fils Alpha Mamadou Cellou Wora, père de Mamadou Tanou, qui eut pour fille Aissatou Wora, dont la mère est une Condé de Gaoual.

Parmi les frères et sœurs du père de l’épouse du Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Koulibaly, on peut citer Alpha Saliou, celui-là qui succéda à leur père, Alpha Mamadou Cellou, à la tête du canton de Madina Wora, capitaine Abdoulaye Wora, qui fut arrêté et tué au camp Boiro, Amadou Oury, le magistrat, Elhadj Abdoul Ghadiri Wora.

C’est le père de l’écrivaine Mariam Diaka Diallo, Hadja Raynatou, l’une des épouses d’Alpha Mamadou Cellou Dieng, le chef de canton de Mali centre. La légende au Fouta lui prêterait une beauté de fée au point d’être appelée la « déesse de Wora ». Toujours selon la légende répandue du côté du mont Loura, Raynatou était la préférée d’Alpha Mamadou Cellou Dieng et sortait une fois par an pendant la fête de Tabaski dans un hamac et faisait l’objet d’une très grande admiration de la part de la population qui appréciait sa beauté, unique au pays Peul. Et, ce n’est pas fini. Raynatou, la déesse de Wora, toujours selon la légende répandue dans cette partie du Fouta Djallon, prenait deux douches. Une première, ordinaire, avec une simple eau à laquelle venait s’ajouter une seconde, toute parfumée des feuilles de Karoukaroundé, une plante reconnue pour ses délices d’où on tirait le parfum fabriqué à Labé sous la première République.

La présence de Néné Aissatou Wora, l’épouse du premier ministre ivoirien, Amadou Gon Koulibaly, est un symbole fort de la dimension plurielle de Karamoko Alpha Mo Labé, dont la prestigieuse descendance peuple une bonne partie de la sous-région.

A noter enfin, que les résistants à la pénétration coloniale, Alpha Yaya Diallo et Thierno Ibrahima Ndama sont également de Mody Mamadou Dian, tout comme les Kaldouyanké de Dougountouny. Aissatou Wora, de l’aristocratie régnante Kaldouyanké du Labé, épouse d’Amadou Gon Koulibaly, un prince commandeur Senoufo de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Voilà qui constitue un bel exemple de fierté et de noblesse des valeurs traditionnelles africaines.

Par Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

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Modèle de réussite : Mohamed Idrissa Bah, ce guinéen qui fait la fierté du pays au Sénégal

2 mars 2019 à 21 09 56 03563

De très nombreux guinéens sont installés au Sénégal où certains d’entre eux ont fait fortune. Parmi ces guinéens, modèles de réussite, dans ce pays frère et ami de la Guinée, figure Monsieur Mohamed Idrissa Bah. Originaire de la préfecture de Télimélé, monsieur Bah est le Directeur Général de BISS multimédia, représentant officiel de la marque Canon au Sénégal, avec à son actif une trentaine d’employés.

Dans un entretien accordé aux envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar, Mohamed Idrissa Bah, qui a passé plus de 30 ans au Sénégal, est revenu sur de nombreux aspects de sa vie professionnelle, de ses relations avec les autorités sénégalaises, etc.

Guineematin.com : vous êtes considéré par l’opinion comme un modèle de réussite ici au Sénégal. Qu’en dites-vous ?

Mohamed Idrissa Bah : modèle de réussite ? La modestie m’empêche d’abonder dans votre sens parce que la réussite, elle est à double flux. Si vous vous voyez que j’ai réussi et si moi je suis assoiffé encore, sachant que je n’ai pas réussi, ça pose problème. Donc, je vous remercie pour ce compliment. Je représente la société Canon au Sénégal, en exclusivité sur le territoire sénégalais. Mon entreprise s’appelle BISS multimédia, avec 30 employés. Nous évoluons dans le numérique, dans le matériel de bureau, copie, impression, scanner, grand format, et tous les services connexes qui s’y attachent, plus maintenant le service après-vente. Donc, en ce qui concerne la société en tant que telle, elle évolue dans une concurrence très sauvage. Ce qui nous avait amené à délocaliser en Guinée, je crois il y a 10 ou 12 ans. Malheureusement, le marché n’étant pas très structuré, avec beaucoup de système informel, nous ne pouvions pas évoluer. Ce qui a fait que nous nous sommes rabattus encore sur le Sénégal.

Guineematin.com : tout début est difficile. Parlez-nous de vos débuts ici au Sénégal

Mohamed Idrissa Bah : très difficile. Mais, mes débuts au Sénégal, c’était une coïncidence d’un départ, juste après la mort de Sékou Touré, en 1984. J’ai quitté notre pays, je suis venu ici au Sénégal, j’ai repris des études, j’ai fait l’école privée de gestion où j’ai fait trois (3) ans, je fais partie de la première promotion d’ailleurs, sans ressources. La difficulté, c’était comment trouver des moyens pour payer les études, survivre sans parents, sans moyens. Donc, il fallait enseigner et trouver des petits boulots à gauche et à droite. Il était interdit d’acheter des vêtements, parce qu’il fallait manger. Il était interdit d’acheter des chaussures, parce qu’il fallait se loger. Il était interdit de sortir le soir ou faire quoi que ce soit, parce qu’il fallait payer la scolarité. Donc, ce sont des périodes assez difficiles, mais qui ont forgé un peu l’homme. Et, qui m’ont permis de connaitre beaucoup de sénégalais, qui m’ont permis de me familiariser ; mais, qui m’ont permis de connaitre beaucoup de compatriotes.

Guineematin.com : aujourd’hui, comment vous menez vos activités ici au Sénégal ?

Mohamed Idrissa Bah : les activités, je dirai globalement on les mène très bien. Nos activités sont concentrées sur des institutions internationales comme tout ce qui est Nations Unies, institutions financières, les Banques, la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Et, le cœur de notre métier, c’est la vente et l’après-vente. Donc, il y a une équipe dédiée à la vente, il y a une équipe dédiée à l’après-vente. C’est ce qui fait que la prospection, mais aussi la communication, en amont, ont fait que la clientèle nous connait maintenant. Compte-tenu de l’apport de la marque qui vient nous rendre visite très souvent. Sans compter la formation des techniciens qui sont certifiés modèle Iso et qui aujourd’hui disposent plus de 400 types de certificats de formation, même sur du matériel qui n’est encore pas venu en Afrique. Parce qu’à Canon, les ingénieurs préparent beaucoup de produits et se projettent pour le lancement des produits et nous sommes informés. Et, dès lors, comme vous voyez sur les murs accrochés, il y a tout de suite une formation qui est décrochée ; et, cela en attendant que le matériel arrive ici. Le Sénégal est un marché très intelligent. D’abord, les organisations internationales qui viennent peuvent venir avec du matériel très lourd, performant. S’ils ne trouvent pas quelqu’un localement ou une entreprise localement, qui a un transfert de compétence assez conséquent, ils ont des problèmes sur l’investissement. Voilà, c’est pourquoi nous anticipons très souvent sur ce côté.

Guineematin.com : quelles relations vous avez avec les autorités sénégalaise ?

Mohamed Idrissa Bah : d’excellentes relations. D’abord, la relation, elle est relative. Parce que nous sommes d’abord collecteurs et contribuables. Vous savez, le marché sénégalais est un marché assez structuré, l’Etat a créé un environnement propice pour le développement des affaires. Quand vous voulez faire des affaires, il faut se formaliser, et toutes les séquences au niveau des gestions sont faites : au niveau fiscal, au niveau administratif, au niveau institution sociale, pour la couverture du personnel. Donc, nos relations sont assez bonnes et nous payons correctement nos impôts. Parce que c’est ça, tant que tu paies correctement tes impôts, les relations sont parfaitement bonnes. Malheureusement, il faut le faire.

Guineematin.com : les jeunes guinéens qui sont en quête de l’emploi sont nombreux ici au Sénégal. Quel message avez-vous à leur prodiguer ?

Mohamed Idrissa Bah : d’abord, la première des choses, c’est de leur dire qu’ils ne doivent pas faire la quête de l’emploi ailleurs qu’en Guinée. Et pour aspirer à un emploi décent, il faut faire une formation décente. Et, même si « la qualité » du niveau des études (que je dis d’ailleurs, je ne crois pas), les universités guinéennes sont autant qualifiées que les universités sénégalaises. Peut-être que l’environnement fait que les gens veulent un diplôme sénégalais. Parce que l’authenticité du document fait sa valeur. Mais, moi, je conseillerai la première des choses aux guinéens, c’est qu’ils sachent que le bonheur ne se trouve pas ailleurs. Ensuite, on ne peut pas dire qu’on peut exploser dans quelque chose si on ne sait pas faire la chose. Chacun ne peut exceller que dans ce qu’il sait le mieux faire. Vous, aujourd’hui, vous êtes journaliste, si vous avez le courage de m’affronter, de discuter avec moi, me poser des questions sans vous tromper grammaticalement, c’est parce que vous avez fait des études. Et, vous êtes en train d’exceller dessus et vous vous êtes formé en Guinée, vous travaillez en Guinée. Mais, aujourd’hui, si vous couvrez toute la sous-région, est-ce que vous avez besoin d’aller dans la sous-région pour trouver du travail ? Non ! Certes que nous, nous sommes sortis, peut-être que les circonstances n’étaient pas pareilles, mais je crois que l’environnement économique est en train d’évoluer en Guinée. Peut-être que l’environnement politique ne sied pas. Le seul conseil que je pourrais donner aux jeunes, c’est de se former, encore se former et toujours se former.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Mohamed Idrissa Bah : le dernier mot, c’est un appel à lancer au peuple guinéen, des jeunes guinéens, pour leur dire que ce qui se fait ailleurs peut se faire chez nous. Mais, quand je dis ce qui se fait ailleurs peut se faire chez nous, ça peut être en bien et en mal. Donc, si le guinéen croit en lui, si le guinéen voit l’avenir dans son pays, lui-même peut œuvrer au développement de son pays.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Réélection de Macky Sall au Sénégal : pour ses avocats, l’opposition a reconnu « implicitement » les résultats

1 mars 2019 à 20 08 47 03473

Les avocats de Macky Sall ne sont pas d’accord avec la version de l’opposition sénégalaise qui a annoncé qu’elle ne reconnaît pas les résultats de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Des résultats qui donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur du scrutin avec 58, 27% des suffrages. Pour ces avocats, en décidant de ne pas faire de recours auprès du conseil constitutionnel, les opposants ont reconnu « implicitement » la victoire de Macky Sall, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

C’est au cours d’une conférence de presse tenue ce vendredi, 1er mars 2019 à la maison de la presse de Dakar, que le pool d’avocats de l’Etat a réagi à la déclaration du candidat Idrissa Seck, qui a annoncé que l’opposition rejette les résultats provisoires proclamés par la commission nationale de recensement des votes. Les avocats de Macky Sall estiment que si Idrissa Seck et Cie ne reconnaissaient pas ces résultats, ils auraient dû exercer les voies de recours prévues par la loi.

« On comprend la décision de monsieur Idrissa Seck de renoncer à exercer des voies de recours contre les résultats proclamés par la commission nationale de recensement des votes. En effet, il est facile de rejeter des résultats au bout de la langue, mais il est très difficile d’exercer des recours contre des résultats sans aucune pièce probante (…) On ne conteste des résultats devant le conseil constitutionnel au bout de la langue. Il faut des pièces, il faut des preuves. Donc, on comprend parfaitement sa décision.

C’est reconnaître implicitement la victoire éclatante du candidat Macky Sall. Le fait de ne pas contester devant le conseil constitutionnel les résultats provisoires proclamés par la commission nationale de recensement des votes, c’est reconnaître implicitement la victoire du candidat Macky Sall parce que c’est dire qu’on n’a pas de moyens pour contester », a déclaré Me Ousmane Seye, coordinateur du pool d’avocats de l’Etat.

Pour ces avocats, « on ne peut pas inventer des chiffres des résultats parce que quand on recense les voix des électeurs, chaque candidat est représenté. Après, le procès-verbal est signé par les représentants de chaque candidat. C’est ce procès-verbal qui est affiché aux portes des bureaux de vote. Donc il est impossible de trafiquer le suffrage des électeurs.

La commission nationale de recensement des votes a fait son travail également en présence de tous les représentants des candidats et des observateurs, mais aussi la presse a été associée à sa délibération et à la proclamation des résultats. Donc, on ne peut pas quand même mettre en doute les résultats de la commission nationale de recensement des votes, sauf si on est de mauvaise foi. Malheureusement, il y en a certains qui sont extrêmement de mauvaise foi et qui ont essayé effectivement de remettre en cause ces résultats ».

Maitre Ousmane Seye et ses collègues se sont réjouis de l’organisation de cette élection et du climat dans lequel le vote s’est déroulé. Ils saluent notamment l’initiative de Macky Sall qui a institué le parrainage, ce qui a permis de réduire le nombre de candidats. « Il faut féliciter le président de la République d’avoir institué la loi sur le parrainage. Tout le monde peut constater que le jour du scrutin, les électeurs ont voté paisiblement. Aucun électeur n’a fait plus d’une minute dans les bureaux de vote.

Il y avait moins de bulletins à choisir, il y en avait 5 ; il avait moins de matériel électoral, il y avait moins de bulletins de vote à confectionner. Et, franchement ça, on le doit à la loi sur le parrainage. Donc l’histoire a démontré, encore une fois de plus, que le président de la République avait raison d’instituer la loi sur le parrainage. S’il n’y avait pas cette loi, il n’y aurait pas d’élection présidentielle », a-t-il indiqué.

Les avocats de Macky Sall donc au conseil constitutionnel de prendre acte de la décision du peuple sénégalais de renouveler sa confiance au président sortant et de « proclamer définitivement les résultats dans le délai prévu par l’article 35 de la Constitution, c’est-à-dire cinq jours francs à partir de la proclamation des résultats provisoires ».

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Dakar : ce que dit la presse au lendemain de la réélection de Macky Sall

1 mars 2019 à 14 02 58 03583

La réélection du président sortant, Macky Sall, à la tête du Sénégal occupe bien évidemment la Une des médias du pays, ce vendredi 1er mars 2019. Tous les quotidiens titrent sur les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février dernier, publiés hier par la Commission Nationale de Recensement des Votes (CNRV).

Guineematin.com vous propose ci-dessous la revue de la presse sénégalaise de ce vendredi.

« Sur 6.683.043 inscrits, 4.426.344 Sénégalais ont voté, dont 2.554.605 en faveur du candidat sortant », écrit Le Journal qui rappelle ainsi les résultats publiés hier, jeudi 28 février 2019, par la commission nationale de recensement des votes.

« Macky Sall réélu au 1er tour avec 58, 27 % », annonce, de son côté, Le Soleil dont la Une est illustrée d’une photo du candidat de Benno Bokk Yaakaar, Macky Sall, levant le poing de la victoire aux côtés de son épouse, souriante.

« Macky, le coup KO », peut-on lire à la Une de Vox Populi qui fait allusion à la réélection du président sortant dès le premier tour. Le journal rappelle que le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) devance Idrissa Seck « crédité de 20, 50 %, Ousmane Sonko (15, 67 %), El Hadji Sall (4, 07 %) et Madické Niang (1, 48%) ».

On retrouve quasiment le même titre à la Une du Sud Quotidien. « Le coup KO de Macky ! », s’exclame du journal, affichant une photo du président sortant, les deux poings fermement levés, en signe de victoire.

Pour ce quotidien, la proclamation de ces résultats sonne comme « un clap de fin de la bataille des chiffres autour des résultats de l’élection présidentielle du 24 février dernier entre les partisans du président sortant, Macky Sall, et ceux des quatre candidats de l’opposition, notamment ceux du camp du candidat de la coalition Idy 2019 ».

« Un poing, c’est tout », titre L’Observateur qui souligne que malgré les nombreuses « supputations » et « approximations », le dernier mot est revenu à Demba Kandji (le président de la CNRV, ndlr).

« Coup ko validé », renchérit « Kritik » en manchette. Le journal pousse un ouf de soulagement, en indiquant que « le verdict tant attendu est enfin tombé ». Le journal observe que le chef de l’Etat sortant « devance de loin ses concurrents ».

Libération se félicite aussi de la réélection de Macky Sall en titrant par : « Le choix du peuple ! ». A la Une du quotidien, on voit une photo du président sortant faisant le V de la victoire. Le journal explique que « les Sénégalais ont surtout sanctionné positivement un bilan en béton mais aussi de belles perspectives qui annoncent le meilleur grâce à une vision cadrée et encadrée ».

WalfQuotidien, lui, rappelle que « l’opposition rejette en bloc » les résultats de la présidentielle. Le quotidien du Groupe Walfadjri indique que l’on se dirige « vers une contestation de la légitimité de Macky (Sall) ». Le journal cite un extrait de la déclaration du candidat Idrissa Seck, qui a dénoncé « un résultat qui reflète parfaitement la commande du candidat sortant ».

« Macky rempile, l’opposition conteste, des manifs éclatent », titre quotidien Les Echos. Le journal souligne que la proclamation des résultats provisoires de cette présidentielle a été suivie de mouvements de protestation avec des « jets de pierres à l’UCAD, une station-service et le siège de la Lonase saccagés à Thiès, des pneus brûlés et deux personnes arrêtées à Ziguinchor ».

Source A écrit aussi sur le rejet des résultats par l’opposition, mais le quotidien précise que les opposants ont exclu de déposer tout recours devant le Conseil constitutionnel. Le journal en conclut que « Idy et Cie refusent de serrer la main aux 7 Sages ».

« Le Baroud d’honneur d’Idy », écrit, de son côté, l’Enquête qui souligne dans ses colonnes que le candidat Idrissa Seck « arrivé 2ème avec 20,50% des suffrages, s’est pratiquement résigné, après avoir marqué sa désapprobation sur l’issue du scrutin ».

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Dernier hommage aux 3 soldats tués au Mali : le discours du ministre de la Défense

1 mars 2019 à 13 01 35 03353

Dans la matinée de ce vendredi, 1er mars 2019, la Guinée a rendu hommage à ses trois soldats tués au Mali. Alors qu’ils étaient permissionnaires et étaient à la sortie de Bamako, précisément dans la localité de Siby pour leur Guinée natale, l’adjudant-chef Ismaël BANGOURA, le sergent-chef Michel THEA, sergent-chef Yves HABA ont été tués il y a une semaine (vendredi 22 février 2019).

Ce matin, ces trois membres du contingent guinéen déployé à Kidal au sein de la MINUSMA ont bénéficié de tous les honneurs de la hiérarchie militaire et de l’Etat guinéen.

En attendant de revenir sur cette cérémonie funéraire, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le discours du ministre d’Etat en charge de la Défense nationale, le Dr. Mohamed Diané :

En cet autre moment de consternation commune, c’est avec une grande émotion, que je prends la parole, au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef des Armées et au nom du Gouvernement, pour rendre un vibrant hommage à nos trois soldats froidement assassinés le 22 février dernier.

Ils ont été lâchement abattus par les forces du mal qui ont choisi la barbarie, la méchanceté, la violence, la perfidie et la haine comme moyens d’expression et de subsistance. Ces forces du mal rament à contrecourant des valeurs universelles de civilisation, de dignité, de paix, de sécurité et de progrès que nos Etats défendent si ardemment.

Je voudrais, d’ores et déjà, adresser à la MINUSMA, au Président de la République, Chef des Armées, à l’Armée guinéenne, aux familles des défunts et à l’ensemble du Peuple de Guinée, nos condoléances les plus émues.

Par la même occasion, je témoigne au blessé toute notre compassion, nos souhaits de prompt rétablissement et rassure les familles des différentes victimes de notre soutien.

Les auteurs de cette barbarie – ne nous trompons pas – font partie intégrante des bandes de ‘’hors la loi’’ qui sèment, ces dernières années, la terreur et la désolation sur tout le territoire de la République du Mali et des pays de la bande sahélo-saharienne.

Aveuglés par leur obscurantisme, ces barbares prétendent divertir la Guinée de son devoir de sang envers le Mali et de ses engagements envers la communauté internationale.

C’est pour cette raison et bien d’autres que le Président de la République, Chef des Armées, le Pr Alpha CONDE, à travers la Réforme du Secteur de sécurité, a relancé l’implication des forces armées guinéennes dans les opérations de restauration de la paix en Afrique et partout où les valeurs de civilisation humaine sont menacées.

Par les différents contingents qui se succèdent au sein de la MINUSMA, l’armée guinéenne qui s’est appropriée cette vision, accomplie honorablement sa mission et fait la fierté de notre pays.

Famille BANGOURA ! Famille THEA !Famille HABA! Nous comprenons la souffrance qui est la vôtre. Nous partageons votre douleur et votre chagrin. Soyez rassurées que l’armée guinéenne restera toujours à vos côtés.

Quant à vous Adjudant-chef Ismaël BANGOURA, Sergent-chef Michel THEA, Sergent-chef Yves HABA, braves combattants, en vous engageant sous le drapeau national, vous avez fait avec honneur le difficile choix de défendre le Peuple fier de Guinée jusqu’au sacrifice ultime.

Par cette mort brutale et inattendue, vous rejoignez le peloton des martyrs qui ont donné leurs vies pour l’émancipation de notre continent.

Soyez rassurés que ce noble combat infini de la liberté et de la souveraineté africaines, sera poursuivi inlassablement par vos camarades d’armes.

Vous ne mourez plus jamais car les martyrs ne sauraient mourir. Vous ne serez pas oubliés, car les martyrs ne sauraient être oubliés.

La Nation toute entière, avec votre sang versé, inscrira en lettres capitales, vos noms immaculés au panthéon de son histoire.

Pour l’éternité, reposez donc en paix ! Que la terre bénie de Guinée que vous avez servie avec courage et abnégation vous soit légère. Amen !

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« Cellou Dalein n’est pas en sécurité en Guinée » (Fédération UFDG de Dakar)

1 mars 2019 à 11 11 43 03433

La fédération UFDG de Dakar craint pour la vie de son leader, Cellou Dalein Diallo, en Guinée. Elle l’a fait savoir au cours d’un entretien que l’un de ses responsables, Ibrahima Diallo, a accordé à deux envoyés spéciaux de Guineematin.com dans la capitale sénégalaise.

Cette inquiétude des responsables locaux du parti fait suite aux deux attaques que le véhicule du chef de file de l’opposition a subies à Conakry. Ils dénoncent l’échec du pouvoir d’Alpha Condé et invitent les Guinéens à résister face aux velléités d’un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen et à travailler ensemble pour bâtir une Guinéen paisible et développée.

Décryptage !

Guineematin.com : les Sénégalais viennent de sortir de l’élection présidentielle du 24 février 2019, remportée par le président sortant, Macky Sall. Vous êtes responsable politique guinéen et vous vivez à Dakar, quel constat avez-vous fait de l’organisation de cette élection ?

Ibrahima Diallo : oui, c’est une élection qui s’est très bien passée. C’est une élection calme et paisible. Les électeurs se sont rendus aux urnes et ont voté dans le calme et la sérénité, ils ont voté et sont rentrés à la maison, il n’y a pas eu de problèmes. On peut dire que c’est une élection exemplaire par rapport à beaucoup de pays africains.

Guineematin.com : quelle différence trouvez-vous entre l’organisation de cette élection et l’organisation des élections en Guinée ?

Ibrahima Diallo : bon, ça n’a rien à avoir avec ce qui se passe en Guinée parce qu’ici, ceux qui sont chargés d’organiser les élections, chacun joue son rôle correctement. C’est pourquoi il n’y a pas de violence, il n’y a pas de troubles. Chacun connait son rôle et chacun a sa tâche qu’il exécute de façon correcte.

Guineematin.com : le Sénégal est le pays qui regorge la plus forte communauté guinéenne à l’étranger, comment se porte l’UFDG dans ce pays ?

Ibrahima Diallo : l’UFDG est organisée ici en comités de base, en sections et en fédérations. Il y a deux fédérations : l’une se trouve en Casamance et l’autre à Dakar. On est bien organisé et il y a un fonctionnement correct. Les événements se font de façon structurée et le parti vit et fonctionne très bien au Sénégal.

Guineematin.com : quelles sont les différentes activités que vous menez sur le terrain ?

Ibrahima Diallo : il y a l’animation de la fédération qui est composée de 15 sections, qui elles aussi, ont des comités de base structurés comme indiqué dans les statuts et le règlement intérieur. Donc il y a de l’animation et il y a des événements qui se font régulièrement.

Guineematin.com : il y a d’autres partis politiques guinéens qui sont implantés ici au Sénégal. Quels rapports entretenez-vous avec ces partis ?

Ibrahima Diallo : vous savez, il y a quand même une culture au Sénégal, une culture de collaboration, de civilité. Donc, il n’y a aucun problème entre les partis politiques guinées implantés au Sénégal. Quand il y a des événements d’envergure, nous adressons des correspondances aux partis et nous collaborons. Et quand il y a des événements en Guinée, si ça nécessite une collaboration avec les autres nous le faisons.

Guineematin.com : depuis plus d’une semaine maintenant, le gouvernement guinéen mène une vaste opération de déguerpissement à Kaporo Rails (Conakry). De nombreuses familles ont vu leurs maisons démolies et elles se retrouvent aujourd’hui sans abris. Depuis le Sénégal, comment vous vivez cette situation ?

Ibrahima Diallo : c’est vraiment de la désolation, c’est inhumain ce que le gouvernement de Alpha Condé est en train de faire. Venir attaquer des gens, les déguerpir, casser leurs maisons et les laisser dans la rue sans aucune mesure d’accompagnement, c’est vraiment désolant. Nous voyons le côté irresponsable de ce gouvernement et notre pays est décrié à travers le monde en raison de tout ce qui se passe là-bas.

Guineematin.com : L’opposition républicaine dirigée par le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a dénoncé cette opération et appelé le gouvernement à surseoir à ce déguerpir. Mais, certains ont opposé à cette sortie de l’opposition un discours de Cellou Dalein tenu en 1998 lorsque le premier déguerpissement a eu lieu à Kaporo Rails. A l’époque, votre leader aurait défendu le déguerpissement dans ce quartier. Qu’en dites-vous ?

Ibrahima Diallo : c’est de la pure manipulation. C’est uniquement de la manipulation. Aujourd’hui, on prend un enregistrement sonore qui a eu lieu en 1998, 21 ans avant aujourd’hui, et cet enregistrement sonore était lié à un programme d’ouverture de routes. Ce n’était pas pour chasser des gens, c’était pour tracer des routes et c’était clair. Si on prend aujourd’hui un discours du président Alpha Condé tenu en 1998 et on compare à ce qu’il est en train de faire en ce moment, c’est de la manipulation.

Elhadj Cellou Dalein est un homme de rigueur. C’est pour cette raison qu’il avait fait cette déclaration. Ce n’était nullement pour casser les maisons des citoyens et les laisser dans la rue. Mais pour justifier ce qu’ils sont en train de faire maintenant, on va chercher un discours de 1998 pour le présenter maintenant. Je dis que c’est dommage et c’est regrettable.

Guineematin.com : parlant toujours de Cellou Dalein Diallo, lors de son récent retour en Guinée, les forces de l’’ordre ont attaqué son véhicule et l’ont fortement endommagé. Lui-même aurait perdu momentanément conscience après avoir été aspergé de gaz lacrymogène. Est-ce que vous craignez aujourd’hui pour sa vie en Guinée.

Ibrahima Diallo : le président Cellou Dalein Diallo est en insécurité totale en Guinée. Le gouvernement qui est chargé de sécuriser les citoyens, à plus forte raison les leaders, a failli à son devoir. Sinon, comment voulez-vous, comment comprenez-vous que des forces de l’ordre chargent le véhicule du leader de l’opposition ? C’est extrêmement grave, nous sommes aujourd’hui dans une situation de chaos. Regardez ce qui se passe là-bas et comparez à ce qui se passe au Sénégal, vous avez dû le constater lors de votre séjour ici, il n’y a pas de policiers dans la rue. Et pourtant, c’est une élection présidentielle. Le lendemain de l’élection ici, tout le monde est allé au travail. Mais en Guinée, c’est extrêmement grave ce qui se passe là-bas c’est une dictature pure et simple.

Guineematin.com : le président Alpha Condé tend vers la fin de son second mandat à la tête de la Guinée, quel bilan tirez-vous de sa gouvernance ?

Ibrahima Diallo : je trouve que c’est une gestion chaotique. Alpha Condé est en train de gérer la Guinée comme si la Guinée était sa propriété, lui et son clan. Et, ce n’est pas comme ça qu’on soit gérer un pays. Ce n’est pas un homme d’Etat, c’est un professionnel de la politique qui joue sur la manipulation, la division ethnique et autre, pour rester au pouvoir. Après 9 ans, on se retrouve dans une situation beaucoup moins bonne que celle du temps de Lansana Conté. On est en train de regretter vivement Lansana Conté aujourd’hui.

Au départ on avait espoir qu’un Professeur soi-disant d’Université, venant de la Sorbonne ou je ne sais d’où, allait sortir la Guinée de l’ornière. Malheureusement, il l’a davantage enfoncée. On est dans un gouffre inexplicable. C’est un échec total pour Alpha Condé et son régime.

Guineematin.com : le débat autour d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé est toujours en cours en Guinée. Quelle est votre position là-dessus ?

Ibrahima Diallo : vous savez, quand on obtient le pouvoir par la façon dont Alpha Condé l’a eu, en faisant de la manipulation et en utilisant des armes pour s’imposer, on ne voudra pas partir. Mais, c’est inacceptable ce que les promoteurs du troisième mandat veulent, on ne peut pas l’accepter. On ne peut pas accepter que monsieur Alpha Condé prétende à quel que mandat d’autre que ce soit, surtout que les deux mandats qu’il a eus, il les a usurpés. Tout le monde sait qu’il est venu au pouvoir avec 18%. Il n’a jamais dépassé 18%. En 1993 il a eu un score d’environ 18%, en 1998 c’était pareil. En 2010 aussi il n’a eu que ça.

Guineematin.com : quand vous dites : on ne va pas accepter que le président Alpha Condé fasse un troisième mandat, comment allez-vous empêcher cela ?

Ibrahima Diallo : le peuple de Guinée va se lever et résister, le peuple de Guinée va refuser cette manipulation en s’organisant, en manifestant dans la rue. Et cela, malgré les militaires qu’il a déployés un peu partout pour empêcher les manifestations. Mais, les militaires sont des citoyens guinéens, ils se rendront compte qu’ils sont en train d’aider un dictateur. Ce n’est pas une histoire de l’UFDG, ce sera une histoire du peuple qui va résister de façon résolue contre cette dictature.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot pour clôturer cet entretien ?

Ibrahima Diallo : j’appelle le peuple de Guinée : les jeunes, les femmes, les hommes, l’armée et la police et la société civile surtout, que chacun joue pleinement et convenablement son rôle. Ceux qui sont en train de se faire appeler société civile et qui jouent le jeu du pouvoir, nous leur disons d’arrêter et de penser au peuple de Guinée qui a tant souffert. 60 ans durant, nous avons souffert. Il faut que ça s’arrête. Nous voulons d’une Guinée paisible, une Guinée développée. Avec tout ce que nous avons comme potentiels, nous ne pouvons pas continuer à être à la traîne. Il faut qu’on se lève tous pour se battre pour qu’il y ait des élections libres et transparentes et un développement résolu pour notre pays.

Interview réalisée à Dakar par Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Dakar : le président des étudiants guinéens au Sénégal dénonce la fuite des cerveaux

1 mars 2019 à 9 09 39 03393

Le Sénégal accueille des milliers d’étudiants guinéens dans les institutions d’enseignement supérieur et technique. Pour faciliter leur insertion, ces étudiants se sont réunis en association, dénommée Amicale des Elèves, Etudiants et Stagiaires Guinéens au Sénégal (AEESGS).

Dans un entretien accordé aux envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar, Mohamed Diallo, président de cette association, étudiant en Master II à l’Institut de Management de Dakar, est revenu sur plusieurs facettes de la vie des étudiants guinéens au pays de la Téranga.

Guineematin.com : quel rôle joue votre association dans l’insertion des étudiants guinéens ?

Mohamed Diallo : je vous remercie d’être venu vers l’Amicale. Avant de déceler le rôle, je voudrais vous parler un peu de l’Amicale. L’Amicale, c’est cette vie en communauté, c’est cette association qui rassemble l’ensemble des élèves, étudiants et stagiaires guinéens au Sénégal. Donc, l’Amicale a un rôle pluridimensionnel. C’est l’organisation, une intégration, on peut même la qualifié en miniature, c’est le ministère de l’Enseignement Supérieur des étudiants ici, en terre étrangère. Donc, l’Amicale a un rôle d’intégrer les étudiants. L’Amicale a un rôle d’unir les fils du pays au-delà de notre frontière. L’Amicale a un rôle d’union et d’entraide des étudiants, c’est la vie en communauté.

Guineematin.com : votre bureau est composé de combien de membres ?

Mohamed Diallo : mon bureau est composé d’environ 40 membres. L’Amicale, il y a le grand bureau et les commissions en interne. Et vous savez plus que moi, il y a beaucoup d’institutions d’enseignement supérieur au Sénégal, où les étudiants guinéens sont largement représentés. Donc, ce grand bureau coiffe sur toute l’étendue du territoire national, l’ensemble de la communauté guinéenne estudiantine, des élèves et des stagiaires.

Guineematin.com : ils sont au nombre de combien les étudiants guinéens qui vivent ici à Dakar ?

Mohamed Diallo : actuellement, nous sommes en train de les recenser. Mais, c’est des milliers d’étudiants qui sont sur l’étendue du territoire. Le dernier recensement avoisinait les 3 000 et quelques étudiants. Mais actuellement, nous sommes dans la phase du recensement, on n’a pas toutes les données.

Guineematin.com : quelle est la mission de votre association ?

Mohamed Diallo : la mission de l’Amicale, c’est d’unir l’intelligentsia. C’est une manière d’intégrer les étudiants, de les organiser, de créer un réseau, parce que vous savez, il y a beaucoup de problèmes qui assaillent ici les étudiants à Dakar. Parfois, ce sont des problèmes d’intégration ou de logement et d’autres facteurs. L’Amicale joue cette médiation entre les étudiants et les différentes institutions d’enseignement. Donc, aujourd’hui, Dieu merci, les gens se connaissent à travers cette Amicale.

Guineematin.com : quel rapport votre association entretien avec les autres associations estudiantines du pays ?

Mohamed Diallo : oui évidemment, notre association a de très bon rapport avec les autres communautés. Et, il y a même une association des communautés africaines. Elle regroupe toutes les communautés, y compris notre association. Donc, nous avons de très bons rapports et avec les sénégalais et avec l’ensemble des autres communautés africaines.

Guineematin.com : quelles sont les conditions de vie et d’études de nos compatriotes dans les universités sénégalaises ?

Mohamed Diallo : a priori, je vais dire que les conditions ne sont pas souvent très faciles. C’est l’un des rôles peut-être de cette Amicale, c’est de guider, ce n’est pas facile. Vous savez, Dakar fait partie des capitales les plus chères de l’Afrique Occidentale. Parfois, les gens sont confrontés à des problèmes de scolarité, parfois de logement, parfois il y a des cas sociaux qui surviennent. Donc, l’Amicale est là en tant qu’association répondante par rapport aux problèmes rencontrés par les étudiants durant leur cursus scolaire ici.

Guineematin.com : parlez-nous de ces problèmes au fond ?

Mohamed Diallo : par exemple, les étudiants qui sont au public, notamment à l’Université Cheick Anta Diop, ici à Dakar, Gaston Berger de Saint Louis, le plus souvent, les étudiants qui quittent la Guinée pour venir s’inscrire dans ces universités, n’ont parfois pas le même traitement que les étudiants sénégalais. Il y a parfois des problèmes liés aux bourses, des problèmes liés à l’accès aux logements, parfois l’accès aux cantines de restauration. Mais quand-même, les guinéens ont un traitement de faveur par rapport aux autres communautés parce que nous, au niveau de l’inscription, on paye les mêmes frais. Mais, au-delà de ça aussi, il y a beaucoup de choses qui manquent. Donc, on est en train de travailler pour palier à cela.

Guineematin.com : après les études, que deviennent les étudiants guinéens ?

Mohamed Diallo : généralement, on observe une fuite des cerveaux. Parce que je peux vous garantir, quand vous faites le tour de Dakar, que ça soit dans les hôpitaux, que ça soit même dans l’administration sénégalaise, il y a beaucoup d’étudiants guinéens qui étaient venus étudier ici et qui sont restés là. Donc nous, on est en train de travailler pour inciter les gens à rentrer en Guinée. Parce que je ne peux pas vous mentir, beaucoup viennent ici pour des raisons de formation et après, ils y restent. Donc, notre souhait le plus ardent, c’est que l’intelligentsia retourne en Guinée en vue de relever les défis qui se posent à notre pays.

Guineematin.com : qu’est-ce qui les pousse à rester au Sénégal après les études ?

Mohamed Diallo : plusieurs raisons peuvent pousser les jeunes à y rester après les études. Je crois que c’est eu égard quelques fois à la situation de notre pays qui n’est pas encourageante. Il n’y a pas une réelle politique aussi de notre gouvernement à inciter les gens à rentrer. Ici, quand ils trouvent mieux, ils restent et par finir, ils ne repartent plus. Pour y remédier, il faut conscientiser les étudiants à être patriotes, parce que ce n’est pas facile. De l’autre côté, l’Etat doit aussi travailler sur ça. Il ne faudrait pas que les cerveaux s’enfuient du pays. Et, le cas du Sénégal est aussi valable pour les autres nations. Donc, il y a une grande fuite de cerveaux qui s’opère au niveau de l’intelligentsia guinéenne.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Mohamed Diallo : ce que je vais dire à l’ensemble d’abord des élèves, étudiants et stagiaires guinéens ici, c’est de venir d’abord s’intéresser à l’Amicale, c’est cette vie en communion, en association. De l’autre côté, j’appelle nos autorités à vraiment venir en aide à cette Amicale qui représente le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique en Guinée, même si c’est de façon miniature.

Interview réalisée à Dakar par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Sénégal : Mahou Diouf explique pourquoi Macky Sall a été réélu dès le premier tour

28 février 2019 à 23 11 17 02172

La joie est au comble dans les rangs de la coalition de Benno Bokk Yaakaar, suite à la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019 au Sénégal. Les responsables de la mouvance présidentielle jubilent après la réélection de leur candidat, Macky Sall, dès le premier tour, avec un score de 58, 27% des suffrages.

Dans la foulée, Mahou Diouf, le chargé de communication de la coalition Benno Bokk Yaakar, a expliqué les raisons qui ont poussé les Sénégalais à renouveler leur confiance à leur président sortant. C’était à l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à un groupe de journalistes, dont les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

Décryptage !

La commission provisoire de recensement des votes vient de publier les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Ces résultats donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur du scrutin avec 58, 27%. Quelle est votre réaction face à cette réélection de votre candidat dès le premier tour ?

Mahou Diouf: nous sommes très heureux, très contents de voir que la rencontre d’un homme et son peuple en 2012 est en train de se poursuivre. Malgré tout ce qui a été dit, les Sénégalais ont décidé de poursuivre l’aventure pour la consolidation démocratique de notre pays, mais aussi la consolidation des acquis économiques avec un taux de croissance inédit sur une aussi longue durée. Nous sommes donc très confiants et très satisfaits de voir que les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, ont choisi de poursuivre l’aventure avec le président Macky Sall.

Selon vous, qu’est-ce qui a permis à Macky Sall d’être réélu dès le premier tour ?

Mahou Diouf: le président Macky Sall a proposé une vision à son peuple qui doit permettre au Sénégal d’être un pays émergent à l’horizon 2035. Cette vision est fondée sur une approche scientifique rigoureuse mais aussi avec des axes prioritaires. Le premier axe prioritaire, c’est le fait que la famille reste au cœur de sa politique. La famille, à travers la maitrise de l’inflation ; la famille, à travers les bourses de sécurité familiale ; la famille, à travers la couverture maladie universelle.

La deuxième révolution apportée par Macky Sall, ce sont les politiques d’infrastructures. Que ce soit le PUDC, mais aussi les grandes infrastructures de rupture telle que l’autoroute Ila Touba, le TER, la compagnie nationale, le pont de la Gambie, toutes ces politiques et ces éléments de rupture d’approche, se déclinent aussi sur une façon de faire de la politique fondée sur la proximité avec les citoyens.

C’est pour cela que notre campagne dirigée par le candidat Macky Sall a été très bonne. Elle a été fondée sur des campagnes de proximité pour aller rencontrer les Sénégalais et leur expliquer la vision du président Sall et leur expliquer la phase du Sénégal émergent.

Parlez-nous justement de cette phase 2 du Plan Sénégal émergent. En quoi consiste-t-elle ?

Mahou Diouf: cette phase 2, c’est 5 visions, c’est 3 programmes, et 5 axes universels qui doivent propulser le Sénégal dans une nouvelle étape au bout du mandat en 2024, et qui pourra consolider la direction prise vers un Sénégal émergent en 2035.

La phase 2 du Sénégal émergent a déjà été validée par les partenaires sociaux, les partenaires financiers internationaux et les bailleurs de fonds. Il manquait maintenant l’assentiment des Sénégalais pour que cette phase puisse être mise en œuvre. Et, les Sénégalais dans leur écrasante majorité, viennent de valider la phase 2 du Plan Sénégal émergent.

Vous jubilez à la mouvance, mais l’opposition, notamment le camp de Idrissa Seck rejette les résultats publiés par la CNRV. Dès après la publication de ces résultats d’ailleurs, on a même enregistré quelques manifestations à Dakar et à Thiès même si elles ont été de très courte durée. Est-ce que vous ne craignez pas une crise post-électorale caractérisée par des violences ?


Mahou Diouf: nous pouvons faire confiance au peuple sénégalais. Nous sommes un grand peuple, nous avons une grande histoire démocratique. La première richesse du Sénégal, c’est sa culture démocratique. Donc, nous pouvons être sûrs, je pense, que les Sénégalais dans leur ensemble, quels que soient leur bord, seront à la hauteur de ce rendez-vous démocratique.

Le vote s’est passé dans les conditions que nous savons. Les observateurs nationaux et internationaux étaient là, vous les journalistes vous étiez là, tout le monde a salué les conditions dans lesquelles cette élection s’est déroulée. La seule chose qui est révolutionnaire ici, c’est une politique publique ambitieuse et qui a rencontré majoritaire l’assentiment de nos compatriotes.

Propos recueillis à Dakar par Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com
Tel. 00221 78 386 27 97/ 00221 78 169 09 46

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Sénégal : voici comment les citoyens réagissent à la réélection de Macky Sall

28 février 2019 à 22 10 49 02492

Comme annoncé précédemment, Macky Sall a été réélu à la tête du Sénégal à l’issue de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Le président sortant est crédité d’un score de 58, 27% des voix, selon les résultats provisoires ce jeudi, 28 février 2019, par la Commission Nationale de Recensement des Votes (CNRV).

Peu après la proclamation de ces résultats, les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar ont donné la parole à certains citoyens Sénégalais qui ont réagi sur le sujet. Si certains saluent cette réélection du candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, d’autres la critiquent vigoureusement.

Décryptage !

Comme plusieurs autres partisans de Macky Sall, Mamadou Lamine Niabaly, résidant au quartier Mermoz de Dakar, s’est rendu devant le siège de la coalition Benno Bokk Yaakaar dès après la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019, pour fêter la victoire de leur champion. Victoire synonyme de joie et de satisfaction pour le jeune homme. « On n’est très content aujourd’hui, vu que notre candidat Macky Sall a gagné dès le premier tour avec une victoire très écrasante.

On est vraiment satisfait de ce qui s’est passé aujourd’hui. En réalité, depuis la nuit du 24 février, on fêtait notre victoire parce qu’on savait réellement que Macky Sall allait passer au premier tour. Mais, on attendait juste que la proclamation des résultats soit faite par les instances habilitées à le faire pour pouvoir officialiser la fête. La seule chose que j’ai à dire, c’est félicitation à Macky Sall et félicitation à tous ceux qui ont voté pour Macky Sall », a-t-il déclaré.

Joie et satisfaction, ce sont les sentiments qui animent aussi madame Sofké Touré, également habitante du quartier Mermoz. Pour elle, la réélection de Macky Sall s’est déroulée de manière transparente et crédible. « Je suis contente. Je dis que c’est tout simplement le Sénégal qui a gagné. Si le président Macky Sall a gagné, c’est le Sénégal qui a gagné. Parce qu’on a vu depuis six (6) ans, ce que le président Macky Sall a fait pour le pays. Il veut faire émerger le Sénégal. Le pays a été mis sur les rails. Je pense qu’il fallait le reconduire pour qu’il continue ce qu’il a commencé.

Le président Macky Sall a non seulement changé le pays, mais il a changé aussi les mentalités. Il a montré aux sénégalais, surtout la jeunesse, qu’on doit travailler pour gagner sa vie. Nous tous nous avons été dans les bureaux de vote, et dans chaque bureau de vote, il y avait les représentants de tous les partis. A la préfecture, chaque candidat a un représentant, à la CENA, chaque parti à un représentant. Comment peut-on voler les élections dans ce contexte ? Donc, je pense qu’on joue avec l’intelligence des Sénégalais en disant qu’il y a eu de la manipulation. Que l’opposition accepte qu’elle a perdu », réagit-t-elle.

D’autres citoyens, par contre, n’ont pas le même avis. Ousmane Coly, résidant au Point E, commune de Fann Point E Amitié estime que les résultats publiés par la CNRV ne sont pas ceux qui sont sortis des urnes. « Ce qu’on a vu aujourd’hui, ce n’est pas normal. On sait que ces résultats sont falsifiés, ce ne sont pas les bons résultats qui ont été publiés aujourd’hui.

En 2012, le président Macky Sall avait dit qu’il les moyens pour lutter contre la falsification des résultats. Mais, aujourd’hui, il a perpétré cette même forfaiture pour essayer de passer au premier tour, en mettant la pression sur les magistrats qui doivent déclarer les résultats », a-t-il dit.

Elhadj Malick Diouf, résidant au quartier des Habitants à Loyer Moderne (HLM) dans la commune de Parcelle Assainie, lui, qualifie cette victoire de Macky Sall de catastrophe. « Mon sentiment est déjà désolant. Nous étions bien partis en 2012 pour rétablir l’Etat de droit, pour rétablir la vérité, pour mieux rétablir notre socle de démocratie. Mais malheureusement, ce à quoi on vient d’assister aujourd’hui, c’est une catastrophe.

C’est malheureux pour l’Afrique en général, parce qu’on ne peut pas comprendre tout le temps que lorsqu’il y a des élections en Afrique, on vienne nous parler de hold-up électoral. Il faut que ça s’arrête. On ne peut pas toujours dépendre des occidentaux. L’occident ne doit pas toujours nous imposer nos dirigeants. Ils nous imposent des dirigeants, ils nous pillent et viennent jouer aux sapeurs-pompiers. L’élection de Macky Sall n’est pas une élection crédible », a-t-il fait observer.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com
Tél. : (00221) 78 169 09 46

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