CHRISTOPHE BOISBOUVIER NOMMÉ ADJOINT À LA DIRECTRICE DE RFI, CHARGÉ DE L’INFORMATION AFRIQUE

14 mars 2019 à 16 04 42 03423

Sur proposition de Cécile Mégie, Directrice de RFI, Marie-Christine Saragosse, Présidente-directrice générale de France Médias Monde, a nommé Christophe Boisbouvier adjoint à la Directrice, chargé de l’information Afrique.

Il remplace à ce poste Yves Rocle, appelé à de nouvelles fonctions au sein de la rédaction de RFI.

Diplômé de Sciences Po Paris et du CFJ Paris, Christophe Boisbouvier débute sa carrière de journaliste en 1980 à France 3, Radio Express et Radio France. En 1985, il intègre la présentation de l’information Monde et Afrique de RFI. En 1989, il devient reporteur puis grand reporteur pour les rédactions Monde et Afrique. En 1996, il est nommé chef de service adjoint du service Afrique pour lequel il continue de réaliser des reportages. Nommé rédacteur en chef en 1999, il présente l’invité Afrique depuis 2002.

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E-KAIDI : la solution qui facilite les démarches administratives pour les Guinéens de France

5 mars 2019 à 20 08 30 03303

Les Guinéens vivants en France, au Portugal et en Israël peuvent désormais mener l’ensemble de leurs démarches administratives sans se déplacer. Ils peuvent le faire en cliquant tout simplement sur un bouton d’ordinateur. Son Excellence Amara Camara, l’Ambassadeur de Guinée en France, appelle cela de la dématérialisation et la numérisation des documents administratifs. Le terme en vogue est la digitalisation des démarches administratives. Cette prouesse technologique est l’œuvre de la société A2A Expertise fondée par 2 informaticiens guinéens qui ont accepté de mettre leurs riches expériences au service de notre patrie. Guineematin.com a tendu son micro à l’un d’entre eux pour expliquer les tenants et les aboutissants de cette technologie qui rend la vie facile à des milliers de nos compatriotes.

Guineematin.com : veuillez-vous présenter à nos lecteurs.

Je m’appelle Alhoussény CONDE et suis cofondateur avec mon associé, Ansoumane KEITA, de la société A2A Expertise qui a lancé la solution de dématérialisation des démarches administratives E-KAIDI.

 Je suis titulaire d’un diplôme d’ingénieur en informatique, obtenu en 2011 et récemment d’un MBA en Management de projets et d’affaires et stratégies d’entreprise aux Conservatoire Nationale des Arts et Métiers (CNAM) à Paris.

J’ai travaillé pendant une dizaine d’années pour différents grands groupes français allant des Télécoms à l’immobilier, en passant par l’aérospatiale défense et aujourd’hui je suis dans l’énergie.

Je suis quelqu’un de spécialement passionné par tout ce qui touche aux organisations (entreprises, états, administrations, …), leur modernisation, à la conduite du changement, l’analyse et la définition des orientations stratégiques dont elles peuvent faire l’objet.

Mon associé, Ansoumane KEITA, est également titulaire d’un master 2 en sécurité informatique, obtenu en 2010 à l’université de Limoges et depuis peu, d’un MBA en management de projets de la Sorbonne Business School à Paris.

En cofondant A2A-Expertise, c’est aussi pour lui le couronnement de plusieurs années d’expériences passées en travaillant essentiellement sur des projets de digitalisation de procédures métiers et de gestion électronique de documents au sein de grandes entreprises françaises et internationales situées dans la région parisienne.

Après de longues années de travail en amont, nous avons décidé en 2018 de créer notre start-up A2A Expertise et lancer notre premier ERP E-KAIDI.

Guineematin.com : parlez-nous justement de cette entreprise A2A Expertise.

Alhoussény CONDE : A2A Expertise est une Entreprise de Service Numérique (ESN), immatriculée en France depuis 2018.Elle est partenaire de la modernisation des services de l’Ambassade de Guinée en France dont on a, au passif, la refonte du site web et l’accompagnement dans l’organisation du 60ème  anniversaire.

Nous avons lancé depuis le samedi, 05 janvier 2019, la première plateforme pour une administration ouest-africaine en général et guinéenne en particulier, des démarches en ligne avec la totalité de ses services complètement dématérialisés. C’est un travail dont on est, en toute humilité, assez fiers. Il faut en effet noter que certains pays ou administrations de notre sous-région ouest-africaine ont certaines de leurs démarches en ligne, mais aucun n’a l’ensemble ses services complètement dématérialisés.

Guineematin.com : cette solution que vous avez mise en place, vous l’avez appelée « E-KAIDI ». Pourquoi cette dénomination ?

Alhoussény CONDE : le nom KAIDI provient de 2 langues nationales guinéennes (le poular et le soussou). Il signifie tout simplement « Papiers », et la lettre « E » c’est l’électronique.

Guineematin.com : d’où est venue cette initiative et comment fonctionne-t-elle ?

Alhoussény CONDE : E-KAIDI est une solution née de longues années de collaboration entre A2A Expertise et différentes administrations publiques. Cette collaboration est le fruit d’un constat simple : celui des difficultés rencontrées par les citoyens de plusieurs pays en voie de développement pour effectuer leurs démarches administratives, qu’elles soient au niveau national ou à l’étranger auprès des représentations consulaires (Ambassades et consulats) ; mais aussi des suspicions dont font souvent l’objet les documents délivrés par les administrations et consulats de ces pays.

De ce constat, est née une volonté réelle des deux fondateurs de A2A Expertise d’offrir une solution simple, sûre et intégrée à ces administrations pour mieux répondre aux défis qui se présentent à elles. Il s’agit de proposer aux différentes administrations un système unique de gestion bout en bout de procédures administratives de leurs concitoyens.

E-KAIDI est une solution composée de :

  • Une plateforme web dédiée aux citoyens pour effectuer et suivre en temps réel leurs demandes
  • Une plateforme web dédiée aux administrations pour recevoir et traiter les demandes des citoyens
  • La production de documents et supports sécurisés quasi infalsifiables répondant aux plus hauts standards internationaux en matière de sécurité.
  • Un outil de gestion de file d’attente complètement digitalisé permettant aux administrations d’améliorer les services rendus aux citoyens en évaluant mieux les temps d’attente, les heures de pic et les heures creuses tout en optimisant la gestion du personnel.
  • Un outil de gestion des agendas pour mieux gérer les rendez-vous entre les demandeurs de documents (citoyens et étrangers) et les administrations publiques.

E-KAIDI répond ainsi aux besoins des 4 parties prenantes essentielles

·         Les Citoyens

·         L’administration

·         Les étrangers

·         Les partenaires des différentes administrations,

en fournissant une solution simple d’usage, accessible depuis n’importe quel support (PC, tablette, smartphone) en tout temps et tout lieu, de sécurité (un espace personnel pour chaque citoyen, un espace agent pour l’administration, des documents quasi infalsifiables avec des sécurités intégrées aux supports même, une traçabilité et une authentification réalisables pour n’importe quel document délivré par E-KAIDI).

Toute opération effectuée via E-KAIDI est disponible sans limite de temps pour le citoyen, et pour l’administration ; confort pour le citoyen mais aussi et surtout une garantie de la continuité de l’administration. E-KAIDI permet également à l’administration une gestion de ses recettes, une meilleure connaissance de ses concitoyens à travers des statistiques diverses et variées pourvues en temps réel, une optimisation des performances de leurs services et de leurs agents, etc.

La solution E-KAIDI est un progiciel de gestion intégré (ERP) regroupant 5 modules indépendants mais communiquant entre eux dans le but d’une gestion optimisée par l’administration de ses concitoyens et des entrées et sorties sur son territoire.

  • Un module de gestion des documents d’état Civil :
    • Livret de famille
    • Extrait de naissance
    • Acte de mariage
    • Acte de décès
    • Certificat de coutume
  • Un module de gestion des documents de voyage :
    • Titre de voyage
    • Visa et Carte de résidence pour les étrangers
  • Un module de gestion des documents d’identité :
    • Passeport
    • Carte d’identité
    • Carte consulaire
  • Un module de gestion de file d’attente dans les administrations
    • Solution digitalisée de gestion de files d’attente  
    • Disparition du papier dans les salles d’attente
    • Evaluation temps d’attente, heures de pic et les heures creuses
    • Meilleure gestion des charges du personnel
    • Amélioration services rendus aux citoyens
  • Un module de gestion des agendas des administrations.
    • Agenda interactif de prise de rendez-vous par les citoyens.
    • Actualisation en temps réel
    • Ajout, suppression, annulation, report de rdv
    • Envoi notifications de rappel aux différentes parties prenantes

Guineematin.com : depuis que vous avez lancé cette solution E-KAIDI, qu’est-ce qu’elle a apporté comme amélioration ?

Alhoussény CONDE : en quelques chiffres, E-KAIDI aujourd’hui c’est en un mois :

·        Plus de 3000 comptes créés,

·        1000 connexions en moyenne par jour sur le site de l’ambassade de Guinée en France

·        Plus de 4000 demandes effectuées

·        Une augmentation de l’ordre de 270% des demandes ainsi que des recettes de l’ambassade.

·        Des demandes effectuées à travers toute la France à n’importe quelle heure

·        Une augmentation importante de la charge du personnel consulaire qui met tout en œuvre pour répondre à l’ensemble des demandes dans les meilleurs délais et être à la hauteur des attentes de ses concitoyens.

Guineematin.com : à vous entendre, on apprend que les résultats sont financièrement encourageants pour l’ambassade de Guinée en France, mais qu’en est-il pour votre entreprise ? Quelles sont les retombées de cette initiative pour vous ?

Alhoussény CONDE : pour l’instant, nous ne sommes pas encore au niveau de nos objectifs, ni en termes de part de marché, ni en termes financiers ; deux choses qui vont en général de pair. La rentabilité financière de A2A Expertise comme toute entreprise de ce secteur est intrinsèquement liée au nombre de clients ainsi qu’à l’ampleur des marchés qu’elle signe.

Il faut rappeler que nous investissons énormément dans la sécurité et la qualité du service et des produits délivrés. Nos plateformes sont disponibles 24h/24 sans interruption. Ces différents éléments représentent des coûts fixes énormes qui ne peuvent être amortis avec une seule ambassade ou un seul client. Toutefois, notre objectif immédiat est de fournir les meilleurs outils, les meilleurs services aux administrations.

En réalité, notre philosophie a toujours été qu’avec un bon produit qui répond à des besoins précis et satisfait les différentes parties prenantes (administrations, citoyens, partenaires étrangers, …), la rentabilité suivra à un moment ou à un autre d’elle-même.

Aujourd’hui nous ne profitons, certes, pas encore du fruit du travail réalisé, mais nous sommes ambitieux, croyons à la solution. Et, au vu des résultats obtenus avec l’ambassade et les retours de nos concitoyens, nous sommes encore plus sereins sur la suite.

Guineematin.com : quels sont les retours de nos concitoyens, ils vous disent quoi en général ?

Alhoussény CONDE : les retours sont dans l’ensemble assez positifs. De nombreux messages d’encouragements, de félicitations et de remerciements surtout venant de nos concitoyens vivant en province et quelques fois même en Iles de France mais dont les horaires de travail ne leur permettent pas de se rendre au consulat en journée. Donc des retours très positifs.

Il faut par ailleurs reconnaître une certaine impatience de la part de certains autres de nos concitoyens liée aux fortes attentes découlant de leur enthousiasme, mais aussi en raison du fait que tout le monde n’a pas forcément intégré le paramètre multiplicateur du nombre de demandes lié à la facilité d’usage.

En effet, comme on le disait plutôt, la facilité d’usage a fait exploser le nombre de demandes de plus de 270% par rapport à l’année dernière. Il s’en suit donc une augmentation proportionnelle de la charge du personnel consulaire, qui depuis, a pris de nombreuses mesures pour rendre transparente pour nos compatriotes cette montée de charge et répondre au mieux à leurs attentes.

Guineematin.com : comptez-vous élargir cette solution aux autres ambassades et consulats de Guinée à l’étranger ?

Alhoussény CONDE : bien sûr, c’est aussi un de nos objectifs. Nous avons mis en place un réseau d’entreprises extensible dans un cloud privé en prévision de cela. Toutes les ambassades, toutes les administrations publiques, même celles possédant déjà leur propre réseau privé, peuvent être connectées au réseau E-KAIDI.

Il faut aussi rappeler que E-KAIDI ne s’exécute pas uniquement en mode SaaS, c’est aussi une solution pour laquelle nous délivrons des licences pour les administrations préférant gérer elles-mêmes leur propre réseau. Nous les accompagnons pendant l’installation, l’exploitation au quotidien et les formations. E-KAIDI a été pensée et conçue pour des échelles nationales, donc au-delà d’une seule ambassade. La notion de multi-administrations et multi-ambassades y est nativement intégrée.

En réalité, aujourd’hui nous bridons volontairement les fonctionnalités de la solution pour la simple raison que le client actuel n’a pas forcément usage de l’ensemble. Mais oui, c’est une technologie duplicable à d’autres ambassades et bien au-delà c’est-à-dire extensible au niveau national.

Guineematin.com : on sait que ce sont des données très sensibles qui sont laissées sur la plateforme E-KAIDI. Que pouvez-vous dire pour rassurer nos compatriotes qui peuvent s’interroger sur la fiabilité de cette solution ou sur la protection de leurs données ?

Alhoussény CONDE : A2A Expertise a mis tout en œuvre pour protéger au mieux toutes les données transitant dans le réseau E-KAIDI. Il s’agit d’un réseau local inaccessible depuis internet dans un cloud privé. Les informations circulant dans le réseau passent systématiquement par des canaux sécurisés. Nous sommes conscients qu’aucun système n’est infaillible et c’est pour cela que nous avons mis en œuvre des moyens considérables sur la sécurité et utilisons des firewalls parmi les meilleurs du domaine pour protéger nos serveurs.

Aussi, rappelons pour nos concitoyens qui peuvent à juste titre se poser des questions sur l’utilisation de leurs données qu’en France, tous les acteurs du secteur sont soumis à une nouvelle réglementation, la RGPD (Règlement général sur la protection des données) en application depuis le 25 mai 2018. C’est l’une sinon la réglementation la plus stricte qui existe aujourd’hui sur la protection des données péronnelles dans le monde.

Guineematin.com : après avoir expérimenté avec succès cette solution, quelles sont aujourd’hui vos perspectives ?

Alhoussény CONDE : nous sommes très enthousiastes pour l’avenir. Nous avons eu de nombreux contacts et pistes de collaborations depuis le lancement de la solution. Nous espérons et souhaitons cependant une implication de l’Etat afin de donner une dimension encore plus importante à la solution. En effet, pourquoi aller chercher ailleurs des solutions et compétences que nous avons chez nous ?

Notre appel si nous pouvons nous le permettre est avant tout, un appel à la fierté national. Croyons-en nous-mêmes et en nos compétences et ressources nationales. Nous ne parlons pas de favoritisme bien entendu, mais à compétences égales, il vaut mieux une préférence nationale, une confiance en nos capacités internes et un rejet de toute sorte de complexe vis-à-vis de ce qui peut venir d’ailleurs.

Guineematin.com : votre mot de la fin ?

Alhoussény CONDE : nous tenons à vous remercier pour cette tribune que vous nous offrez aujourd’hui, et en profitons également pour faire un clin d’œil particulier à l’Ambassadeur de Guinée en France, Son Excellence Amara Camara, qui a fait le choix de faire confiance à une start-up dirigée par des guinéens malgré d’autres offres. Nous aimerions que cela devienne quelque chose de banal pour nos dirigeants et pour tous les Guinéens.

Contacts A2A Expertise

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Guinée : le nouvel ambassadeur des Etats-Unis chez le président Alpha Condé

4 mars 2019 à 17 05 33 03333
Les présidents Donald Trump et Alpha Condé

Communiqué : l’Ambassadeur Simon Henshaw a présenté ses lettres d’accréditation au Président Alpha Condé le 4 mars, 2019.
Pour rappel, il a été nommé le 10 août, 2018 et confirmé par le Sénat le 2 janvier, 2019. Son Excellence Simon Henshaw est diplomate depuis 1985 et est heureux d’être à nouveau affecté en Afrique de l’Ouest après avoir auparavant servi en Côte d’Ivoire il y a de cela quelques années.

Plus récemment, il a occupé la fonction de Conseiller Principal au sein du Groupe de travail sur les Initiatives de santé au Département d’Etat chargé de la coordination des efforts de réponse à une série d’incidents liés à la sécurité et la santé affectant les diplomates américains à Cuba et en Chine.

Antérieurement à cette fonction, S.E. Henshaw a occupé de hautes fonctions au Département d’Etat, notamment celles de Sous-secrétaire principal adjoint et de Secrétaire adjoint par intérim du Bureau de la population, des réfugiés et des migrations de 2013 à 2018. Il a par ailleurs occupé la fonction de Directeur du Bureau des Affaires Andines de 2011 à 2013, et de 2008 à 2011 il fut Premier Secrétaire à l’ambassade des Etats-Unis à Tegucigalpa au Honduras.

Ambassadeur Henshaw a en outre servi au sein de quatre autres postes diplomatiques à l’étranger et à plusieurs autres fonctions aux Etats-Unis.
Ambassadeur Simon Henshaw est titulaire d’une Licence ès Lettres de l’Université du Massachusetts à Amherst, et d’une Maitrise ès Sciences de l’Ecole Nationale de Guerre. Il est marié et père de deux grands enfants.

Fin

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Conakry : l’ambassadeur de Russie rend hommage à l’Armée Rouge et prévient « les maîtres du monde »

23 février 2019 à 13 01 03 02032

Dans le cadre de la célébration de la fête commémorative de la fondation de l’armée rouge (le 23 Février 1918), l’ambassadeur de la fédération de Russie en Guinée a organisé hier, vendredi 22 Février 2019, une fête à laquelle des diplomates étrangers et plusieurs personnalités guinéennes ont pris part, dont le ministre de la sécurité et de la protection civile, Alpha Ibrahima Keira. Son Excellence Alexandre Brégadzé a mis l’occasion à profit pour tenir un « petit discours ». Un discours visiblement musclé dans lequel le diplomate russe a instruit à « ceux qui prétendent d’être maîtres du monde » à mieux réfléchir avant de faire « des déclarations irresponsables à l’égard d’autres pays en y cherchant les coupables », rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à l’ambassade de Russie en Guinée.

C’est un discours de trois pages et demi que l’ambassadeur de la Russie en Guinée, Alexandre Brégadzé, a prononcé ce vendredi. Le diplomate russe a tout d’abord rendu un vibrant hommage à l’Armée Rouge « qui a défendu la jeune Russie Soviétique des envahisseurs étrangers et surtout qui avait gagné la deuxième guerre mondiale avec les alliés de l’époque ». Tout au long de son allocution, Alexandre Brégadzé s’est efforcé à prêcher la paix. Mais la force des mots renvoie à une position va-t-en-guerre contre « les défenseurs des nouveaux Nazis ».

« Le peuple russe est toujours reconnaissant à son armée depuis sa naissance… Chaque Etat a besoin de prendre les précautions pour assurer sa souveraineté, son indépendance. Chaque Etat a besoin de ses propres défenseurs, ses fils et filles qui sont prêts à donner leurs vies pour leur mère-patrie, pour la défense des agresseurs, pour assurer son développement pacifique, donc défendre la paix dont nous avons tous besoin. Et, surtout, défendre nous-mêmes des anciens démons que nous croyions morts », a dit Alexandre Brégadzé tout en précisant qu’il parle des Nazis.

« Des Nazis dont les descendants, dont les partisans lèvent leurs têtes aujourd’hui dans certains pays qui même ont été envahis par les Nazis pendant la deuxième Guerre mondiale. Les Nazis qui exterminaient la population locale, surtout les Slaves, les juifs et d’autres peuples qu’on appelait les minorités nationales et qui ne correspondaient pas aux critères Nazis, prétendants d’être une race supérieure », a ajouté le diplomate russe en poste en Guinée.

Pour Alexandre Brégadzé les « soit disant défenseurs des nouveaux Nazis » essayent de chercher « des coupables » partout ailleurs, mais pas dans les pays où les Nazis sont déjà au pouvoir. Cependant, avertit le diplomate russe, « ceux qui prétendent d’être maîtres du monde doivent mieux réfléchir avant de faire les déclarations irresponsables à l’égard d’autres pays en y cherchant les coupables sans bien regarder autours d’eux-mêmes ».

Concernant la Russie, Alexandre Brégadzé indique qu’elle ne cherche que la paix stable et durable. « Elle était, reste et restera Etat souverain et indépendant. Mon président Vladimir Poutine a bien développé cette axiome dans son message à l’assemblée fédérale de la Russie, le 20 Février dernier…il avait expliqué comment la Russie veut et peut défendre ses intérêts, sa souveraineté et son indépendance… Et, je vous assure, ces moyens sont réels et sophistiqués », a-t-il dit.

En citant le président Vladimir Poutine, l’ambassadeur de la fédération de Russie en Guinée a rappelé la nécessité de s’unir et d’aborder de « manière systématique et conséquente les grands défis », en construisant un modèle du développement social et économique qui permettra, selon lui, de garantir les meilleures conditions pour l’amélioration de l’homme.

« Un tel esprit solidaire de changement est toujours un choix conscient des personnes elles-mêmes. Elles le fond quand elles comprennent que le développement du pays ne dépend que d’elles-mêmes, des résultats de leur travail, quand le désir d’être nécessaire, d’être utile est apprécié et soutenu, quand chacun trouve le métier de vocation et d’âme, et surtout, quand il y a la justice, le vaste espace pour la liberté et l’égalité des chances pour le travail, les études, l’initiative et l’innovation. Ces conditions du développement efficace ne peuvent pas être traduites en chiffres et en indicateurs, mais ce sont ces éléments tels que la consolidation de la société, l’inclusion des citoyens dans les projets nationaux, la confiance en nos forces qui déterminent le succès. Et nous obtiendrons certainement ce succès », a indiqué Alexandre Brégadzé.

A noter que depuis le 13 Mars 1995, la date du 23 Février 1918 est officiellement commémorée chaque année en Russie. Cette date est célébrée comme étant la fête des ‘’défenseurs de la patrie’’, en hommage à l’Armée Rouge.

Mamadou Baïlo Keïta était à l’ambassade de Russie en Guinée pour Guineematin.com

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Education : des cours de langue et civilisation italiennes en faveur de 60 étudiants guinéens

23 février 2019 à 11 11 01 02012

Dans le cade du renforcement de la coopération scientifique entre nos deux pays, l’ambassade d’Italie en Guinée, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement Supérieur, a lancé officiellement les cours de langue et de civilisation italiennes dans notre pays. La cérémonie, organisée hier vendredi, 22 février 2019, s’est tenue dans l’enceinte de l’ambassade de l’Italie, au quartier Minière, en présence de plusieurs personnalités, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Livio Spadavecchia

Dans son discours de circonstance, l’ambassadeur de l’Italie en Guinée, S.E Livio Spadavecchia, a fait savoir le souci pour son pays de diversifier ses relations de coopération avec la Guinée, d’où la volonté de l’ambassade de chercher à enseigner la langue italienne aux guinéens. Pour lui, à partir du moment où il y a déjà l’ambassade de l’Italie à Conakry et qu’il y a des professeurs disponibles, la balle est dans le camp des guinéens. «La question de la gestion, ça vient très fortement de l’engagement, de la clairvoyance et des efforts des apprenants », insiste le diplomate.

Parlant des objectifs visés par la formation, S.E Livio Spadavecchia a dit que c’est pour accompagner les universités guinéennes et surtout les jeunes dans leur parcours d’éducation et de formation. « Avec ce projet qu’on partage avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, on va démarrer avec des cours de langue qui commencent le 1ermars 2019 et à partir du mois de septembre, il y aura des mini masters en vidéo conférence avec les universités de Rome, de Milan, de Naples et de Venise. Cela sera une opportunité pour les étudiants guinéens qui vont apprendre les cours d’italiens comme s’ils sont en Italie », promet l’ambassadeur.

Dans les critères de choix des universités bénéficiaires, l’ambassadeur a parlé des universités qui disposaient déjà des filières comme l’Economie et Finance, l’Informatique, les Banques et Assurances, et l’Agro-industrie.

Binko Mamady Touré

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Binko Mamady Touré, a remercié l’ambassadeur pour cette initiative. Il a rappelé que deux jours avant ce lancement, un autre accord de coopération avait été signé entre les instituts Levy Ponty de Venise et l’université de Labé, sise à Hafia, dans la commune urbaine. « La signature a eu lieu autour d’un nouveau département qui va ouvrir en octobre prochain pour la photovoltaïque. Ces instituts Levy Ponty ont déjà équipé quatre services de cette institution en énergie solaire », a rappelé Binko Mamady Touré.

Revenant sur démarrage des cours de langue et de civilisation, le secrétaire général du département de l’Enseignement Supérieur estime que c’est un plus pour les guinéens. « Il y a déjà 60 jeunes étudiants qui se sont inscrits. Ces jeunes sont repartis en trois groupes et les cours vont commencer à partir du lundi prochain. Les frais sont à la charge de l’ambassade de l’Italie en Guinée », a-t-il fait savoir.

Il faut préciser que pour ce départ, ce sont des étudiants issus de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest et l’Université Koffi Annan qui ont été sélectionnés. A la fin de la formation, chaque étudiant recevra une attestation qui prouve que l’intéressé maitrise désormais l’italien.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Kindia : avec l’appui de Rusal, la Russie offre un laboratoire mobile au centre de recherche russo guinéen

16 février 2019 à 20 08 00 02002

Dans son souci permanent d’appuyer la Guinée pour son développement, notamment dans le domaine sanitaire, la Fédération de Russie avec l’appui de la société minière Rusal/Guinée a offert un laboratoire mobile « Gazel » pour un centre Russo-Guinéen de Recherche scientifique en épidémiologique et prévention des maladies infectieuses de Kindia. Ce centre Russo-Guinéen a été installé au Centre de Recherche en épidémiologie-microbiologie et soins médicaux (CREMS) construit par RUSAL en 2015 pour lutter contre l’épidémie d’Ebola sur le territoire guinéen.

La cérémonie de remise du laboratoire mobile s’est déroulée en présence des ministres Abdoulaye Yéro Baldé Abdoulaye Yéro Baldé, en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ; Dr Edouard Niankoye Lamah, Ministre d’Etat, Ministre de la Santé. Egalement présent à cette remise, l’ambassadeur de Russie en Guinée, Alexander Bregadze ; le Directeur général de la société Rusal, Pavel Vassiliev, les autorités de Kindia, ainsi de plusieurs autres responsables de Rusal/Guinée, ont constaté deux reporters de Guineematin.com qui ont assisté à la cérémonie.

Dans son le discours de bienvenue, le Pr Mamadou Yéro Boiro, Directeur de l’IRBAG, a salué la société Rusal/Guinée qui, dit-il, n’est pas à sa première fois d’apporter son soutien à cette structure sanitaire. Il a rappelé l’important progrès enregistré par ce centre dans la lutte contre la maladie hémorragique à virus Ebola, grâce à l’appui de la compagnie Rusal.

Prenant la parole, le Directeur Général de Rusal/Guinée, Pavel Vassiliev, s’est réjoui du transfert du laboratoire russo-guinéen d’épidémiologie et prévention des maladies infectieuses ouvert par le service fédéral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-être humain avec l’aide de sa compagnie, depuis 2017. « Dès le premier jour de l’existence de ce centre, notre société a mis tout en œuvre pour que cette initiative des dirigeants russe aide la science guinéenne à se développer avec succès », explique Pavel Vassiliev.

Par la même occasion, le DG de Rusal/Guinée a insisté sur le fait qu’en octobre 2014, aux pires moments d’Ebola, la société Rusal s’est fortement impliquée dans la lutte contre le virus. « La société a investi 10 millions de dollars dans la construction et l’équipement du centre de recherche moderne CREMS », a-t-il rappelé.

Parlant du nouveau laboratoire mobile « Gazel », Pavel Vassiliev a indiqué que les travaux dudit laboratoire permettront de diagnostiquer rapidement des infections particulièrement dangereuses permettant au système national de sécurité sanitaire de la Guinée d’avoir un niveau qualitativement nouveau.

En plus de ce laboratoire, le DG de Rusal/Guinée a passé en revue plusieurs autres réalisations de sa société pour le bien-être des populations guinéennes en général et celles de Kindia en particulier.

Abondant dans le même sens, l’ambassadeur de Russie en Guinée, Alexandre Bregadze a également témoigné que depuis 2015, la compagnie Rusal a construit et équipé le premier hôpital aux patients infectieux en Guinée, le CREMS. « Ce centre, à mon avis, a toutes les possibilités de prendre une échelle régionale qui pourrait même produire les médicaments basés sur les technologies russes et russo-guinéennes avec la mention ‘’Made in Guinea’’ ! Ce que souhaite le Président de la République, Alpha Condé », a dit le diplomate russe.

Le ministre guinéen de la Santé s’est également félicité de la collaboration entre la Fédération de Russie et la République de Guinée depuis plusieurs années. Dr Edouard Niankoye Lamah a rappelé que cette collaboration s’est surtout marquée dans le cadre de la formation dont lui-même serait un produit lointain. « Je ne pouvais pas ne pas être là à vos côtés pour la réception de ce laboratoire qui vient à point nommé parce que, comme vous le savez, il y a quelques jours, il a été découvert dans notre pays, la fièvre lassa. Donc, c’est un plaisir pour nous de voir nos amis russes, avec l’appui de Rusal, nous offrir un laboratoire capable de diagnostiquer les maladies à caractère épidémiologique », a ajouté Dr Edouard Niankoye Lamah.

Egalement très satisfait, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a pour sa part indiqué que ce geste de solidarité constitue pour le gouvernement guinéen, et particulièrement son département, une fierté sans précédent. « Par ce don du laboratoire mobile ultra moderne « GAZEL », le gouvernement de la Fédération de Russie vient de répondre à un impérieux besoin du MESRS, celui de faire de l’IRBAG une Institution pilote qui servira de référence pour la solution de la problématique des recherches et le diagnostic rapide de toutes les maladies virales, bactériennes et parasitaires en Guinée », a dit le ministre Abdoulaye Yéro Baldé.

En tant que département bénéficiaire, le ministre a rassuré les uns et les autres de leur détermination pour la bonne utilisation des matériels mis à leur disposition pour le bonheur des populations guinéennes.

Enfin, le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a salué et remercié les présidents Alpha Condé et Vladmir Poutine pour leur combat en faveur du développement de leurs pays respectifs.

Alpha Assia Baldé et Amadou Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : célébration de la journée des diplomates russes

15 février 2019 à 10 10 59 02592

L’ambassade de Russie en Guinée a célébré en différé la fête professionnelle des diplomates russes. L’événement a eu lieu dans la soirée du jeudi, 14 février 2019, à Conakry, en présence de représentants du corps diplomatique et consulaire ainsi que des organisations internationales accrédités en Guinée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est dans une ambiance festive, marquée par la joie et la convivialité, que cette journée professionnelle des diplomates russes a été célébrée pour la première fois, de façon officielle, en Guinée. L’ambassade de Russie en Guinée a tenu à réunir l’ensemble des professionnels de la diplomatie en service à Conakry, pour fêter avec eux cet événement.

« Depuis 2002, les diplomates russes ont leur journée professionnelle qu’ils fêtent ensemble, mais de préférence avec leurs confrères et consœurs étrangers. C’est pourquoi, en tant que diplomate et en tant que doyen du corps diplomatique en Guinée, j’ai l’honneur de vous recevoir aujourd’hui, avec mon épouse, pour célébrer la fête professionnelle des diplomates russes », a déclaré S.E Alexandre BREGADZE, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie en République de Guinée et en République de Sierra Léone.

Le diplomate russe a rappelé que cette fête a été décrétée par le Président russe, Vladimir Poutine, le 31 octobre 2002, à l’occasion du 200ème anniversaire du Ministère des Affaires Etrangères de la Russie. Mais, la fête elle-même, précise-t-il, est célébrée le 10 février de chaque année « parce qu’on a décidé de mentionner, via cette date, la création de la première structure étatique de Russie qui s’occupait de la gestion de ses relations avec le monde extérieur.

D’après les historiens russes, une telle structure étatique a été décrétée en 1549 par le Tsar Ivan IV, connu également comme « Ivan le Terrible ». Les historiens russes ont trouvé le document authentique daté du 10 février 1549, rédigé par cette structure étatique qu’on a nommée « Département d’Ambassades », a expliqué l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en Guinée.

Pour Alexandre BREGADZE, cette journée consacrée aux diplomates russes, qui la célèbrent avec des confrères et consœurs d’autres pays, a tout son sens. D’autant plus que « la profession de diplomate prend de nos jours une ampleur de plus en plus importante, surtout quand nous sommes de plus en plus témoins et même victimes de la hausse de l’influence dans les mass-médias des « Fake News ». On perd beaucoup de temps pour distinguer la vérité des « Fake News » (…)

Les diplomates doivent être vigilants et surtout ils doivent avoir une grande patience dans leur travail, parce que, comme on dit : quand les diplomates se taisent, ce sont les canons qui commencent à parler ». Il faut toujours penser à cela. A ce propos, le Grand Ministre des Affaires Etrangères de l’Union Soviétique, Andrei Gromyko, disait souvent : il vaut mieux avoir 10 ans de pourparlers qu’un jour de guerre ».

L’Ambassadeur russe a rappelé que la diplomatie russe fait tout son possible pour maintenir, pour renforcer la paix partout dans le monde et qu’elle contribue à la solution pacifique des problèmes globaux et régionaux, au développement de la coopération avec les partenaires étrangers. « Dans la situation actuelle, quand la sécurité internationale et l’ordre mondial traversent de sérieuses épreuves, le rôle de la diplomatie augmente davantage.

En particulier, il est surtout très important de défendre les principes de base du droit international et le rôle central de l’ONU, de chercher à obtenir plus de solidarité de la Communauté Internationale dans sa lutte contre le danger terroriste. On a besoin de plus d’attention à l’égard du soutien de la stabilité stratégique, surtout à l’égard du régime de contrôle sur les armements et sur la non-prolifération des armes dont les principes sont mis en doute », a exhorté Alexandre BREGADZE.

Cette fête a été marquée aussi par la prestation de jeunes filles qui ont interprété une chanson de l’artiste française Indila et la danse traditionnelle russe. Le tout a été clôturé par un banquet comprenant les spécialités de la cuisine russe et celles d’autres pays étrangers.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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40ème anniversaire de la Révolution Iranienne : la célébration à Conakry

13 février 2019 à 9 09 43 02432

La République Islamique d’Iran a célébré le lundi, 11 février 2019, le 40ème anniversaire de la Révolution qui a porté Khomeiny au pouvoir en renversant le Shah, Mohamed Réza. A cette occasion, Seyid Hamid Réza Vahid Kiani, ambassadeur d’Iran en Guinée, a organisé un dîner à la Chancellerie, sise à Camayenne. La cérémonie a réuni les corps diplomatiques et consulaires accrédités en Guinée, les membres du gouvernement et la première dame de la République, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui étaient sur place.

Cette cérémonie commémorative du 40ème anniversaire de la création de la République Islamique d’Iran a commencé par la lecture du saint Coran.

Dans son discours, le diplomate Iranien a dit que « la révolution iranienne, dont les principes ne reposent ni sur l’Occident, ni sur l’Orient, maintient son indépendance dans toutes ses dimensions depuis 40 ans ».

Seyid Hamid Réza Vahid Kiani

Par ailleurs, Seyid Hamid Réza Vahid Kiani a mis l’occasion à profit pour parler des implications de son pays dans la résolution de certaines crises, notamment de l’accord nucléaire. « Le peuple iranien, avec son vote, a réaffirmé la négation de toute domination, la préservation de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de son pays. L’Iran Islamique, à l’âge de 40 ans, continue de mettre l’accent sur les droits des sans-défenses, en particulier des musulmans du monde entier, la vigilance et le renforcement de la confiance sur la scène internationale, l’adhésion aux règlementations internationales, aux lois et obligations internationales, l’engagement multilatéral constructif avec le monde, comme l’accord sur le nucléaire iranien, malgré le retrait unilatéral des Etats-Unis de cet accord. Et aussi, son engagement et son adhésion au multilatéralisme, déniant l’unilatéralisme, sa lutte contre le terrorisme, sous toutes ses formes intérieures et étrangères ».

En outre, le diplomate Iranien est revenu sur les progrès réalisés par son pays dans le domaine des sciences et de l’éducation. « En termes de sciences et de médecine, l’Iran figure parmi les cinq (5) plus grand pays du monde dans le domaine de production des cellules souches et le traitement de l’infertilité ; le deuxième plus grand pays pour la greffe de la moelle osseuse ; le pays le plus avancé en matière de transplantation d’organes, tels que les reins, la cornée et le foie. Avec plus de 47 universités de médecine et 30 mille étudiants, 12 mille ouvrages scientifiques en médecine, 140 mille médecins généralistes, dont 72 mille spécialistes, l’Iran islamique est autosuffisant à plus de 95% dans la production de ses propres médicaments, pour ses besoins domestiques. L’Iran islamique, qui compte plus de 4 millions d’étudiants, toutes spécialités confondues, a maintenant multiplié par 55 le nombre de ses articles scientifiques à travers le monde, avec 7 milles professeurs étant uniquement des femmes savantes».

Parlant des relations de coopérations existant entre l’Iran et la Guinée, Seyid Hamid Réza Vahid Kiani dit qu’elles sont très bonnes, citant ainsi les projets que son pays réalise en faveur de la Guinée. « Nous pouvons indiquer la mise en œuvre de certains projets, et l’achèvement très proche du nouveau siège du ministère des Affaires étrangères de la République de Guinée, qui jouit d’importantes normes internationales et qui sera bientôt offert à ce pays frère et ami en tant que don du gouvernement Iranien ».

S’exprimant au nom du gouvernement, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Me Cheick Sacko, a dit que la Guinée suit avec beaucoup d’intérêt les changements positifs en cours en Iran. Pour lui, ces changements sont le résultat de multiples réformes engagées par le gouvernement iranien. « Les convergences de vues entre l’Iran et la Guinée, tous deux membres de la Oumma islamique, sur les questions d’intérêt commun intéressant le renforcement de la paix et de la sécurité, la lutte contre la pauvreté dans le cadre d’une coopération internationale plus juste et plus équitable, sont la preuve de l’excellence des liens d’amitié, la solidarité et la fraternité unissant nos deux pays. Excellence monsieur l’ambassadeur, nous apprécions à sa juste valeur, les principes de la diplomatie iranienne visant à approfondir ses relations avec les pays du monde pour ainsi contribuer aux règlements des crises sous-régionales, régionales et internationales. L’initiative de la Turquie, la Russie et l’Iran pour la résolution pacifique et durable de la crise syrienne en est une parfaite illustration des valeurs de paix qu’incarne la diplomatie de votre pays ».

Cheikh Sakho a également remercié l’Iran pour les nombreux gestes en faveur de la Guinée. « La construction du nouveau siège du ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger, entièrement financée par votre pays et sa remise très prochaine au gouvernement guinéen, la mise en œuvre du projet de bauxite Irano-Guinéen ainsi que la construction d’une clinique médicale iranienne spécialisée à Conakry sont la parfaite illustration de l’excellence des relations bilatérales existant si heureusement entre nos deux pays. Je profite de cette occasion pour louer les efforts consentis par le gouvernement iranien pour sa contribution à l’essor du développement socio-économique de notre pays », s’est réjoui le ministre guinéen de la Justice.

Ibrahima Sory Diallo et Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : 2 libanais et un guinéen condamnés pour kidnapping

6 février 2019 à 10 10 11 02112

Le kidnapping du libanais Mohamed Attar, au mois de mai 2018, avait fait couler beaucoup d’encre dans la ville de Conakry et même au-delà. Finalement, ce sont deux libanais et un guinéen- poursuivis dans ce dossier- qui ont été condamnés hier, mardi 5 février 2019, par le tribunal criminel de Dixinn, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Mohamed Basharah, Ali Mohammad Hmaïdan (âgés respectivement de 25 et 26 ans) et Hamidou Barry étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, enlèvement, séquestration avec arme et prise d’otage avec paiement de rançon.

Les deux premiers accusés, de nationalité libanaise, ont été condamnés à 5 ans d’emprisonnement assortis de sursis. En ce qui concerne le troisième, en l’occurrence Hamidou Barry, c’est un mandat d’arrêt qui a été décerné contre lui à l’audience

Ils étaient poursuivis pour avoir Kidnappé Mohammed Mattar, de nationalité libanaise, dans la nuit du 19 mai 2018 au quartier Dixinn Bora. Après le rapt de cet opérateur économique, les deux ressortissants libanais, avec leur complice guinéen, ont exigé le paiement d’une rançon de 70 mille dollars. Mais, après une enquête menée par la direction centrale de la police judiciaire, le réseau a été démantelé.

C’est ainsi que Mohamed Basharah et Ali Mohammad Hmaïdan, deux ressortissants libanais ont été mis aux arrêts et placés sous mandat le 11 juin 2018. Hamidou Barry, leur présumé complice, est toujours en cavale et serait du côté du Sénégal.

Le procès de ce dossier s’est ouvert le lundi 28 janvier 2019 au tribunal criminel de Dixinn où les accusés ont reconnu les faits. Après les débats, le procureur Daouda Diomandé avait requis cinq ans de prison pour Hamidou Barry et un mandat d’arrêt contre lui. « Vous condamnerez Hamidou Barry, qui est en cavale, à cinq ans de réclusion criminelle et décernerez un mandat d’arrêt contre lui. S’agissant des deux autres, en l’occurrence Mohamed Basharah et Aly Mohamed Hmaïdan, vous les condamnerez à 5 ans de prison assortis de sursis ».

Finalement, lors de la délibération de ce mardi, le tribunal a constaté le désistement de la partie civile. Il condamne les deux libanais à 5 ans d’emprisonnement assortis de sursis et décerne un mandat d’arrêt contre Hamidou Barry à l’audience.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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40 ans de la République Islamique d’Iran : le discours de l’ambassadeur

5 février 2019 à 14 02 29 02292

Depuis quarante ans, la République Islamique d’Iran célèbre sa révolution. Cette année, c’est au siège de l’ambassade, à la Cité Ministérielle, dans la Commune de Dixinn, que l’ambassadeur, son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani, a reçu une équipe de Guineematin.com à Conakry pour une déclaration.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de la communication de son Excellence Seyid Hamid Reza Vahid Kiani, ambassadeur de la République Islamique d’Iran en République de Guinée

Je tiens à féliciter au peuple iranien ainsi que les chercheurs de la justice dans le monde à l’occasion du 40e anniversaire de l’élection de la République Islamique d’Iran avec plus de 98% des voix du peuple iranien.

L’Iran islamique, à l’âge de 40 ans, continue de mettre l’accent sur les droits des sans-défenses, en particulier des musulmans du monde entier. Engagement envers les réglementations, les lois et les obligations internationales, engagement multilatéral constructif avec le monde, comme l’accord sur le nucléaire iranien malgré le retrait unilatéral des États-Unis de cet accord, engagement et adhésion au multilatéralisme et déni de l’unilatéralisme, lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes intérieure et étrangère, assistance, contribution et soutien politique des pays dans la lutte contre le terrorisme, tels que la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan font partie de nos politiques.

La République Islamique d’Iran, qui met l’accent sur l’importance de la paix et de la stabilité dans la région et insiste sur le fait que jusqu’à maintenant 17 000 de ses concitoyens ont perdu la vie par des groupes terroristes, a réussi à réprimer à grands frais ces dangereux groupes terroristes, y compris Daech. L’Iran est sans aucun doute l’élément le plus important du processus de paix en Syrie et en Irak et constitue le soutient du peuple et de l’Etat musulman de ces deux pays.

Aujourd’hui le Yémen traverse sans aucun doute ses pires conditions politiques et économiques. La coalition régionale saoudite est la cause principale de cette guerre injuste, qui a plongé le peuple de ce pays au bord d’une famine. C’est alors que le financement de l’Arabie saoudite dans cette guerre contre le peuple sans défense du Yémen est pratiquement assuré par les États-Unis et certains gouvernements. La République Islamique d’Iran estime également que la crise yéménite, à l’instar de la crise syrienne, n’a pas de solution militaire.

Mais l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien ou plan d’action global commun : le résultat de négociations intensives entre l’Iran et les parties européenne et américaine après dix ans sur la transparence des activités nucléaires d’Iran a conduit à un accord appelé PAGC. C’est une réalisation remarquable dans le cadre des accords internationaux pour l’instauration de la paix et de la sécurité dans la région et dans le monde.

Mais, malheureusement, le président américain s’est retiré unilatéralement de cet accord international et a renoncé à tous ses engagements dans cet accord. Le retrait unilatéral de cet accord international a suscité la méfiance du monde envers des États-Unis.

Aujourd’hui, en référence à une civilisation vieille de 7 000 ans, nous sommes un pays de 85 millions d’habitants, l’un des premiers pays à détenir du pétrole et du gaz, le 17ème plus vaste pays du monde, et avec de nombreuses technologies du jour, dont la majorité native. Considérant que l’Iran est un pays souffrant de catastrophes naturelles, nous essayons d’utiliser de technologies satellitaires afin de réduire considérablement la probabilité d’occurrence des conséquences pertinentes. Mais une fois de plus des puissances mondiales cherchent à relier les activités spatiales iraniennes à fabriquer des missiles conçus pour lancer des armes non conventionnelles, ce qui est une accusation complètement irréaliste et déviante.

Nous constatons également aujourd’hui que certains pays fabriquant les armes et les missiles les plus dangereux et les plus destructeurs au monde cherchent faussement à nous condamner à construire des missiles non conventionnels. Mais alors que nos missiles sont tous défensifs, parce que l’expérience de l’Iran dans la guerre imposée contre Iran par Irak, qui a été accompagné par plus de 50 pays occidentaux et orientaux, nous a montré qu’il fallait renforcer notre force militaire et en particulier défensive.
En termes de santé et de médecine et la présence et la participation de femmes iraniennes dans différents domaines, mon pays l’Iran figure parmi les 5 plus grands pays du monde dans le domaine de production des cellules souches et le traitement de l’infertilité, le deuxième plus grand pays pour la greffe de moelle osseuse, le pays le plus avancé en matière de transplantation d’organes, tels que les reins, la cornée et le foie. Avec plus de 47 universités de médecine, 30 000 étudiants en médecine, 12 000 ouvrages scientifiques en médecine, 150 000 médecins généralistes et 72 000 spécialistes, l’Iran islamique est autosuffisant à plus de 95% dans la production de ses propres médicaments consommés à l’intérieure.

L’Iran islamique, qui compte plus de 4 millions d’étudiants, a maintenant multiplié par 55 le nombre de ses articles scientifiques produits dans le monde, avec 7 000 professeurs des universités seulement étant des femmes savantes. Les femmes en Iran constituent la moitié des médecins généralistes et spécialistes, vice-présidents, plus de 2 000 juges ou chefs de tribunaux du pays.

Alors que la République Islamique d’Iran continue d’être soumise aux sanctions cruelles des États-Unis, nous avons pu suivre le dynamisme de notre économie grâce à Dieu, ainsi qu’à l’aide de pays souverains et amis comme la République de Guinée.

À cet égard, nous pouvons indiquer la mise en œuvre de certains projets, y compris l’achèvement du nouveau bâtiment du Ministère des Affaires Étrangères de la République de Guinée avec d’importantes normes internationales, ce qui sera offert à ce pays frère et ami dans les mois à venir, comme un don de l’Iran. En outre en 2018, après plusieurs années, un appel d’offres international pour la mise en œuvre du projet de bauxite Irano- Guinée a été lancé. Nous attendons la sélection de l’entreprise finale pour réaliser ce projet.

Les coopérations politiques, parlementaires, économiques, culturelles et sportives sous l’impulse de nos deux Gouvernement est appréciable en résultat.

Vive la Coopération internationale !
Vive la Coopération Irano-Guinéenne !
Vive l’Amitié et la solidarité entre les peuples !
Vive la République Islamique d’Iran
Vive la République de Guinée

Je vous remercie !

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Coopération : l’immigration irrégulière au centre du 3ème dialogue politique Guinée-UE

31 janvier 2019 à 7 07 35 01351

Comme annoncé sur Guineematin.com, la troisième session du dialogue politique Guinée-Union européenne, au titre de l’article 8 de l’Accord de Cotonou, s’est tenue hier, mercredi 30 janvier 2018, au Petit Palais à Conakry. Ces échanges, qui ont connu la participation du Premier ministre, de certains membres du gouvernement, des cadres de la délégation de l’UE et des ambassadeurs, ont pris fin sur une note de satisfaction, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son compte-rendu, la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine a dit que ce dialogue a permis au gouvernement et la délégation de l’UE de revoir leur coopération politique, économique et social. « Je crois que la conclusion est très satisfaisante. Tous les partenaires sont heureux de cette discussion franche et ouverte, et surtout ces dernières années de voir combien les ressources que l’Union européenne met à la disposition de notre pays ont augmenté. En 2008, nous étions à moins de 100 millions, après 2011, nous sommes à plus de 600 millions d’euros à la disposition de la Guinée. Et cela est un grand réconfort pour les populations guinéennes. Donc, les discussions nous ont permis de voir les résultats atteints dans les différents secteurs pour tout ce qui est gouvernance démocratique et transparence, mais pour tout ce qui est infrastructure et aussi développement social inclusif ».

La problématique liée à l’immigration clandestine a ponctué les débats lors de ce 3ème dialogue politique Guinée-UE. Sur ce point, Mamady Touré, ministre des Affaires étrangères, a dit que ça a été une opportunité pour le gouvernement guinéen de « faire valoir les acquis et aussi de montrer les défis qui sont là, que nous devons essayer de surmonter ensemble. On a insisté sur le fait qu’en ce qui concerne les migrants qui sont retournés, on n’a toujours pas une politique solide pour leur réinsertion. Ça, c’est un premier défi. Le deuxième défi, nous essayons de contrôler la migration irrégulière. Et, je pense qu’une des mesures qui peut nous aider à contrôler cela, c’est essayer de faciliter la migration régulière à travers la levée des restrictions de plus en plus sévères et pour l’obtention de visas. Et, je pense que la partie européenne a bien compris, noté cela. Donc, nous allons continuer nos efforts dans ce sens ».

Pour sa part, Josep Coll, Ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne, a dit qu’à part les questions du terrorisme, de l’emploi, des effets néfastes comme le changement climatique, la question qui préoccupe le plus l’Union européenne est l’immigration irrégulière. « C’est donc un des sujets que nous avons mis à l’ordre du jour et qui a été évoqué aujourd’hui. Je peux vous dire que demain, nous aurons une réunion au ministère des Affaires étrangères dans un cadre légèrement diffèrent, centré sur l’évaluation de notre coopération Guinée-Union européenne. L’objectif, c’est d’enrayer les départs illégaux, clandestins. Mais en parallèle, nous essayons d’améliorer les départs légaux. Les échanges universitaires, médicaux, mais aussi scientifiques, de businessman. Mais entre-temps, il faut quand-même aussi s’attaquer aux causes profondes de l’immigration que ça soit dans la région africaine où nous vivons ou que ça soit dirigé vers l’Europe », a dit le diplomate européen.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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3ème session du dialogue politique Guinée – UE : voici le Communiqué conjoint

30 janvier 2019 à 22 10 31 01311

Conakry, 30 janvier 2019– Les travaux de la troisième session du dialogue politique entre la Guinée et l’Union européenne (UE) au titre de l’article 8 de l’Accord de Cotonou se sont tenus ce mercredi, 30 janvier 2019 dans la salle de Conseil du Petit Palais de la Présidence.

La session a été co-présidée par leurs Excellences M. le Premier ministre, chef du gouvernement, Dr Ibrahima Kassory FOFANA et l’Ambassadeur de l’Union européenne en Guinée, M. Josep COLL. Étaient également présents six membres du gouvernement, six  Ambassadeurs ou représentants des Etats membres de l’Union européenne ainsi que des hauts fonctionnaires.

Il faut rappeler que cette session du dialogue politique fait suite à la première, organisée le 31 juillet 2014 et à la deuxième, le 29 mars 2017, qui avaient permis toutes les deux des échanges fructueux qui ont contribué à fortifier le partenariat Union européenne – République de Guinée.

La tenue de la troisième session s’inscrit dans cette dynamique et vise à consolider la relation entre la Guinée et l’Union européenne à travers une concertation franche et équilibrée sur des sujets d’intérêt commun. Les débats ont été menés de manière inclusive et directe autour des thématiques ci-après:

  • La coopération entre la Guinée et l’Union européenne : acquis et perspectives ;
  • La consolidation de la démocratie ;
  • La Migration ;
  • L’amélioration de l’environnement des affaires et les conditions pour une relance du commerce et des investissements, nécessaires à la création de l’emploi et de la croissance.

Les deux parties ont également partagé des vues sur les contextes actuels en Guinée et au sein l’Union européenne ainsi que sur des questions sous-régionales et continentales portant sur la paix, la sécurité et l’intégration économique.

Les deux parties ont renouvelé leur engagement à se concerter régulièrement et à assurer un suivi régulier des conclusions issues du dialogue politique.

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Visa pour le Brésil : un présumé escroc condamné au payement de 31 200 dollars et 96 millions

30 janvier 2019 à 21 09 59 01591

Des jeunes guinéens, désireux d’aller jouer au football au Brésil, ont été roulés dans la farine par Aboubacar Bangoura. Après avoir soutiré d’énormes sommes d’argent à 23 personnes, l’opérateur sportif n’a jamais pu remplir sa part du marché. Trimballé en justice pour escroquerie, Aboubacar Bangoura a été reconnu coupable hier, mardi 29 janvier 2019, par le tribunal de première instance de Kaloum, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le jeune Moussa Alama Condé et 22 autres candidats pour le Brésil, ont dépensé énormément d’argent dans l’espoir d’aller y monnayer leur talent. Malheureusement, le rêve a tourné court pour eux.

L’affaire a connu son épilogue ce mardi au tribunal correctionnel de Kaloum où Aboubacar Bangoura a été reconnu coupable des faits d’escroquerie.

Ainsi, il a été condamné à 15 mois d’emprisonnement, dont 11 mois ferme, et 4 mois avec sursis. Il a été également condamné au payement intégral des montants réclamés par les différentes parties civiles. Il a été aussi condamné à payer 15 millions de FG de dommages et intérêts et 5 millions de francs guinéens d’amende.

En effet, cette affaire remonte à 2017. C’est à cette période que ces jeunes, au nombre de 23, ont voulu se rendre au Brésil suite à un communiqué diffusé dans les médias par la structure d’Aboubacar Bangoura.

C’est ainsi qu’il a reçu de la part des ces différents victimes un montant en devise qui s’élève à 31 200 dollars et 96 millions de francs guinéens. Les jeunes affirment également avoir remis à Aboubacar Bangoura leurs passeports et livrets scolaires. Malheureusement ces jeunes ont vu leur rêve se briser, car ils ne se sont pas rendus au Brésil, ni récupérés les montants versés, encore moins leurs passeports et livrets scolaires. Finalement, monsieur Bangoura est mis aux arrêts et placé sous mandat le 15 février 2018.

C’est après plusieurs audiences que le prévenu a été reconnu coupable et doit désormais faire face au payement de 31 200 dollars et 96 millions de francs guinéens pris des mains des plaignants.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Conakry : un français de la Croix Rouge Internationale risque 3 mois de prison

25 janvier 2019 à 9 09 55 01551

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, un citoyen français est poursuivi à Conakry, précisément au tribunal correctionnel de Dixinn pour injures et menaces contre un citoyen russe. Aleksander Galuskho a porté plainte pour avoir été injurié et menacé par Patrice Jacques Robert Grochin, qui serait l’amant de sa femme. Le procureur a requis une peine de 3 mois de prison ferme contre le prévenu à l’audience d’hier, jeudi 24 janvier 2019.

Patrice Jacques Robert Grochin est un volontaire de la Croix Rouge Internationale qui est venu en Guinée en 2015, dans le cadre de lutte contre la maladie à virus Ebola.

Selon nos informations, dans ses activités, ce citoyen français a fait connaissance avec la femme du ressortissant russe, Aleksander Galuskho, qui réside en Guinée depuis 20 ans. Patrice a fini par tomber amoureux de cette femme. Devant les disputes incessantes dans le couple, le français a cru bon de prendre la défense de celle dont il est amoureux. Il a reconnu à la barre avoir envoyé des texto injurieux contre Aleksander Galuskho. Ce dernier a fini par porter plainte.

Au cours de l’audience du jeudi passé, 10 janvier 2019, Patrice Jacques Robert Grochin avait reconnu avoir envoyé des massages injurieux à Aleksander Galuskho. « Oui. Je l’ai traité de fils de p…, de pauvre vieux Russe, ouvres tes yeux pour comprendre que cette femme ne t’aime plus »…

A la question de savoir les raisons d’une telle attitude, le prévenu dira que la femme dont il est amoureux l’a mis au courant des mauvais traitements que son mari lui faisait subir dans son foyer.

Pour l’audience de ce jeudi, on en était aux réquisition et plaidoiries.

La partie civile, par la voix de maître Elhadj Mâdiou Diallo, après avoir rappelé les faits, a demandé un payement de 300 millions de francs guinéens au titre de dommages et intérêts.

Selon maître Diallo, « le comportement de Patrice Jacques Robert Grochin est de nature à troubler l’ordre public. Son comportement a troublé la quiétude familiale d’Alksander Galuskho. Il a causé un préjudice moral et financier à ce ressortissant russe. C’est pourquoi, on vous demande de le condamner à 300 millions de francs guinéens, tout en lui interdisant de séjourner sur le territoire guinéen, car sa présence en Guinée est nuisible ».

Dans ses réquisitions, le procureur, Boubacar 1 Bah, a demandé au tribunal de retenir le citoyen français dans les liens de la culpabilité et de le condamner à 3 mois d’emprisonnement ferme. Le procureur a également demandé au tribunal qu’il soit décerné un mandat de dépôt contre Patrice Jacques Robert Grochin, qui comparait libre. D’autre part, il a sollicité auprès du tribunal de prendre en compte les réclamations de la partie civile.

Par contre, l’avocat de la défense, maître Labila Michel Sonomou, a sollicité la relaxe pure et simple de son client « pour délit non constitué ».

Nous y reviendrons !

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 654 416 922/ 664 413 227

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Guinée : un français triballé en justice par un russe « je suis amoureux de sa femme »

11 janvier 2019 à 11 11 10 01101

Un citoyen Russe, du nom d’Aleksander Galuskho, a porté plainte contre Patrice Grochin, de nationalité française pour injures et menaces. Les débats dans cette affaire ont commencé hier, jeudi 10 janvier 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, le Russe réside en Guinée depuis vingt (20) ans, alors que le Français est là il y a seulement quatre (4) ans.

A la barre, Patrice Grochin, non détenu, a reconnu avoir proféré des injures à l’encontre d’Aleksander Galuskho. Mais, il nie en bloc les faits de menaces. Selon lui, les injures qu’il a proférées ne sont pas des injures publiques, mais des injures dans un cadre privé. « C’est des messages que je lui ai envoyé dans mon téléphone. Et, c’est sous l’effet de la colère que je lui ai envoyé ces messages. Mais, c’est des injures privées, car je les ai pas tenues en public », s’est-il défendu.

Expliquant les raisons qui l’ont poussé à proférer ces injures, Patrice Grochin dira que c’est la femme du plaignant qui l’a appelé en sanglot pour lui confier ses soucis avec le Russe. « Je suis amoureux d’elle. Elle m’a appelé en larme pour me dire qu’elle a subi des préjudices. C’est ainsi que, sous la colère, j’ai envoyé des messages en traitant son mari de fils de pute et de connard », a-t-il dit.

Cependant, Patrice Grochin a exprimé son regret devant le contenu de son texto, écrit sous l’effet de la colère. Par contre, il a nié avoir tenu des menaces à l’encontre d’Aleksander Galuskho.

De son côté, le plaignant a laissé entendre que Patrice Grochin a pratiquement détruit sa famille. « Depuis 3 ans, je suis patient. Il se moque de moi. Il profère des injures à mon endroit, à l’endroit de ma mère et de ma famille. Il me traite de vieux Russe, de fils de pute, de conard etc. Il m’a dit un jour, si je veux voir ce qu’il fait avec ma femme, d’aller chez lui. Il va me montrer. Ce sont toutes ces raisons qui m’ont poussé à porter plainte », a dit Aleksander Galuskho.

Le procès a été renvoyé au 22 janvier prochain pour plaidoiries et réquisitions.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Lutte contre l’immigration clandestine : la Belgique va investir 75 millions d’euros en Guinée entre 2016 et 2023

9 janvier 2019 à 22 10 41 01411

L’immigration clandestine constitue aujourd’hui une préoccupation de tous les décideurs, tant dans les pays de départ que dans les pays d’arrivée des migrants. Les initiatives se multiplient pour freiner ce fléau plus que jamais d’actualité. C’est dans cette dynamique que l’ambassade la Belgique en Guinée, à travers un échange avec les médias, a dévoilé sa stratégie de lutte contre ce fléau avec ses partenaires, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est la maison de la presse qui a servi de cadre à cette entrevue entre l’ambassade de Belgique en Guinée et la presse nationale, autour du thème « prévention de l’immigration irrégulière des Guinéens en Belgique ».

Selon nos informations, les guinéens constituent la cinquième nationalité la plus représentée parmi les demandeurs d’asile en Belgique. Parmi les motifs invoqués par les guinéens demandeurs d’asile en Belgique, on peut noter é des problèmes politiques, ethniques ou des conflits interpersonnels. Les femmes soulèvent des raisons liées aux mariages forcés et surtout aux mutilations génitales.

Un phénomène contre lequel la Belgique est entrain de lutter, en collaboration avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), l’Union Européenne et les autorités locales. Selon Freddy ROOSEMONT, Directeur Général de l’Office Belge des Étrangers, « le constat est alarmant, d’autant plus que bon nombre de ces demandes sont injustifiées, composées de fausses déclarations. De même, d’autres abus de procédures, en particulier lors des demandes de visas, attirent encore l’attention des autorités. L’utilisation très fréquente de documents faux ou falsifiés est très répandue. Mais, cette pratique se retournera systématiquement contre le fraudeur grâce à une vérification approfondie et systématique des dossiers. Nous déplorons surtout le cas des jeunes qui choisissent la Méditerranée pour arriver en Europe avec tout les dangers qu’il y a ».

Par ailleurs, Freddy ROOSEMONT a expliqué que la migration en Belgique est encouragée, si elle s’inscrit dans un cadre légal. « La migration est une bonne chose, quand c’est légal. Mais, ce n’est pas une bonne chose quand c’est illégal, quand c’est un abus de la procédure d’asile. Ensemble, nous allons influencer les pensées des jeunes. Ce qui est triste, malgré les messages véhiculés, le nombre a de nouveau augmenté. On é on peut compter 140 ou 150 demandes par mois. C’est beaucoup trop ».

En outre, le Directeur Général de l’Office Belge des Étrangers a donné d’utiles conseils aux jeunes, proies faciles des trafiquants en tout genre. « Il faut surtout éviter de tomber dans le piège des gens qui vous demandent de l’argent, mais qui vous refilent des faux documents. On entend souvent des histoires dans lesquels la famille à revendu des biens tels que des parcelles de terrains ou des moutons, des vaches…pour pourvoir financer le voyage. C’est très triste et dommage parce qu’on pouvait investir dans le pays et réussir », soutient-il.

Pour intensifier la lutte contre la migration irrégulière et encourager l’insertion socio économique des candidats potentiels au départ, les autorités Belges basées en Guinée, en partenariat avec l’OIM et les autorités locales, compte procédé très prochainement au lancement du projet dénommé « OMEGA ».

Présent à la rencontre le chargé de communication de l’OIM Guinée, Lucas CHANDELLIER, a expliqué l’objectif visé à travers ce projet. « C’est un projet qui est basé sur la sensibilisation et l’information. Ce n’est pas un projet économique, c’est pour informer et sensibiliser les populations à la fois sur les dangers de la migration irrégulière mais également l’impasse que représente la migration irrégulière en Europe. Donc, on va se baser sur les discours à la fois des migrants retournés, mais également de la diaspora qui se trouve en Europe, qui va expliquer quelle est sa situation sur place, que ça soit des gens en situation régulière ou irrégulière. Ils nous expliqueront leurs réelles conditions de vie en Europe. Ça va être vraiment de compiler toutes ces expériences pour expliquer les difficultés liées à la migration irrégulière ».

Selon nos informations, rien qu’en 2018, les autorités Belges ont enregistré 1125 demandes d’asile introduites par des Guinéens. C’est pourquoi, apprend-on, dans ses prochaines activités de coopération au développement à travers différents outils et de canaux, la Belgique s’est engagée sur la période 2016-2023 à investir près de 75 millions d’euros en Guinée pour freiner la migration irrégulière.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Lettre ouverte à la diaspora guinéenne : par Fodé Mohamed Soumah de la GéCi

5 janvier 2019 à 10 10 26 01261

Mes chers compatriotes,

Dans la continuité des vœux adressés au peuple de Guinée, la Génération Citoyenne a salué l’aide substantielle que vous apportez à vos familles respectives.

C’est une assistance hautement appréciable, quand on sait que le « bonheur » de toute famille guinéenne aujourd’hui, est d’avoir un soutien hors du pays. D’où l’afflux de réfugiés guinéens un peu partout, comme si nous étions en état de guerre ou face à une pandémie.

A ce propos, le dernier rapport du HCR indique que la Guinée est le 1er pays fournisseur par la mer en Afrique, avec plus de 13 000 migrants en 2018. Sans compter ceux qui ont pris l’avion, ou qui se trouvent dans les pays limitrophes. Ils ont perdu tout espoir.

Un Parti à vocation à la conquête du pouvoir. Devant ce challenge, la GéCi a consacré un pan entier de son projet politique aux guinéens qui sont loin du bercail.

L’exil n’est pas doré, et tout Guinéen souhaiterait rentrer chez lui, un jour.
Beaucoup l’auraient déjà fait si les conditions étaient réunies, au lieu de vivre comme des parias ou des sans papiers dans certains pays. L’aventure ne réussit pas à tout le monde.

Notre projet démarre par l’inventaire de nos ressortissants/ressources humaines, afin d’évaluer les atouts, les besoins et toutes les opportunités.
Ce travail de proximité, de contrôle et de suivi serait à la charge de la représentation diplomatique, dont l’objectif sera d’assurer le rayonnement de la Guinée dans le monde.

Nous allons la doter d’un système de collecte d’informations statistiques fiables, à travers la recherche et la mobilisation de ressources pour financer le développement.

Nos ambassades seront des maisons communes pour tous les Guinéens, afin de redynamiser notre diplomatie à travers : l’enregistrement des naissance, décès et alliances, aide au retour, la gratuité du visa pour les familles dont l’un des parents est Guinéen, une base de données présentant les opportunités d’investissements, un site internet au service des expatriés, des colonies de vacances sous la houlette des autorités consulaires, le jumelage entre les villes, la participation à toutes les élections nationales, avec des députés représentant les Guinéens de l’extérieur, comme au Sénégal, au Mali, en France, etc.

C’est grâce à cette nouvelle coopération économique, assortie d’une obligation de résultat, que nous serons amenés à lancer des appels à candidatures pour certains postes étatiques.

Il nous faut les meilleurs fils et filles du pays, dans une compétition élitiste et transparente.

C’est par ce biais, que nous allons imposer la méritocratie, en lieu et place de la médiocratie ambiante qui plombe le décollage économique. Il n’y a pas 2 types de Guinéens.

Et partout où il y aura des ressortissants en petit nombre, nous utiliserons les structures des pays amis, pour réaliser des économies et redynamiser la coopération sous régionale.

Nous prévoyons des structures et des initiatives pour transformer en capital économique ce vivier de compétences et sa manne financière, comme le Haut Conseil de la Diaspora, l’Agence de promotion et d’investissement de la Diaspora, les mécanismes d’appui pour le transfert des devises, l’exonération des droits et des taxes douanières de vos biens personnels et matériels importés, l’obtention de parcelles d’habitation et de domaines pour les activités agricoles, la préinscription des enfants en cas de retour programmé, la création d’une banque de l’habitat et d’un guichet unique pour toutes vos démarches, etc.

Nous allons mettre en œuvre un vaste programme de création d’emplois jeunes et de micros entreprises pour sécuriser vos investissements privés, ainsi que des dispositifs de crédits, des structures de formation dans les techniques de gestion et d’organisation professionnelle.

Nous allons instaurer la confiance et la sécurité, afin qu’une partie de cette masse monétaire puisse financer les programmes qui n’attirent pas les investisseurs traditionnels…

De ce qui précède, les autorités guinéennes semblent ignorer tout ce qu’elles auraient à gagner, en vous associant à la vie économique du pays.
L’Etat tarde à vous transformer en acteurs de développement, comme si vous étiez des citoyens de seconde zone ou des apatrides.

Aujourd’hui, le risque d’explosion sociale du peuple en souffrance, et la résultante de l’agrégation de la colère, de l’injustice et des frustrations, mettent la cohésion en lambeaux.

Cette situation vous interpelle, car l’unité d’action fait défaut intramuros.
La Génération Citoyenne a toujours refusé l’affrontement et la violence, mais elle a décidé de mettre le pied dans le plat du peuple martyr de Guinée, qui est presque à l’agonie.

De ce fait, votre implication pourrait aller jusqu’au refus d’envoyer le moindre centime au pays, afin de créer un électrochoc salutaire au niveau des populations.

L’organisation citoyenne qui vous est demandée, va au-delà des frontières, des querelles politiciennes, et du débat clivant dont s’abreuvent les « théoriciens ». Il y va de la construction de notre communauté d’intérêts, et des dangers qui se profilent à l’horizon.

En son temps, Nelson Mandela avait insisté pour le durcissement du blocus vers son pays, tout en sachant que les conséquences seraient terribles pour la communauté noire.

Mais la finalité était d’amener les dirigeants à négocier, face au désastre subi par l’économie du pays. C’est ce qui a finalement sonné le glas de l’Apartheid, après de multiples stratégies vaines. Refuser d’aider les familles, exiger d’elles une conduite ou leur imposer votre diktat, entre dans le cadre de l’éveil des consciences. D’autres pays l’ont usité avec succès.

Il urge de sortir la grande majorité silencieuse de la fatalité, de la facilité et de la léthargie. Nous ne sommes plus à l’époque où la Guinée vivait en autarcie. Période pendant laquelle le Guinéen avait même peur de son ombre et sombrait dans l’obscurantisme.

Les vœux du nouvel an du Président Alpha Condé sont édifiants à cet effet. Il est à se demande s’il parle de la patrie, et s’il n’est pas à la tête du pays depuis plus de 2 mandats américains. Pis, en maître des horloges, il vient d’encenser son 1er Ministre tributaire du dialogue social, avant de l’écarter des négociations avec les syndicalistes en grève, au profit d’un ministre qui ne détient pas les cordons de la bourse, encore moins en charge du secteur incriminé. Il continue de jouer la montre, pendant que l’année blanche se fait de plus en plus pressante pour les écoliers.

Dans un mois, la Guinée aura voté pour des Communales qui tardent à être bouclées un an après. Sans compter les députés qui ont ouvert la boite de Pandore de l’autoprorogation de leur mandat, alors qu’ils ont voté une loi de finances qui ne comporte pas le budget de l’organisation des élections législatives. C’est une forfaiture.

Il est temps de changer de paradigmes à travers la mutualisation des différentes stratégies, issues de la participation de citoyenneté active de tous les expatriés.

Il est temps de mettre en sourdine tous les mots/maux qui gangrènent la société guinéenne, et nous accorder sur le maître-mot de SOLIDARITÉ, ou à tout le moins PATRIOTISME.

Vive la brave et valeureuse Diaspora guinéenne.

Fodé Mohamed Soumah

Président de la Génération Citoyenne « GéCi »

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La SDJ déplore le retrait de l’accréditation de l’envoyée spéciale permanente de RFI à Kinshasa, Florence Morice

3 janvier 2019 à 11 11 24 01241
Florence Morice, correspondante de RFI à Kinshasa

Depuis son arrivée en République démocratique du Congo, notre consœur n’a fait qu’exercer son métier avec le plus grand professionnalisme, comme sa prédécesseure Sonia Rolley, elle aussi contrainte de quitter le pays en juin 2017.

Les accusations portées sont fausses et infondées. Sa couverture du processus électoral en cours a été irréprochable, et jamais elle n’a violé les règles en vigueur.

Par ailleurs, alors que RFI donne à cet évènement une portée mondiale, les autorités congolaises n’ont pas permis le déploiement de journalistes supplémentaires de médias internationaux, dont RFI, malgré les demandes répétées.

Au lendemain du vote, et après avoir organisé le blackout des communications et d’internet, ces mêmes autorités ont fait cesser la diffusion en FM de RFI dans le pays, d’abord à Kinshasa puis dans les autres métropoles.

A travers Florence Morice et RFI, ces mesures visent tous les journalistes qui exercent leur métier actuellement en RDC.

La SDJ de RFI dénonce donc avec énergie l’atteinte portée à la liberté d’informer, garante d’une démocratie pour laquelle les citoyens congolais ont montré dimanche tant d’appétit.

Bien cordialement

la SDJ de RFI

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Humanitaire : Safiatou Barry, 1ère dauphine à miss Afrique Canada 2018, fait assainir le quartier Cosa

31 décembre 2018 à 14 02 53 125312

Le comité miss Afrique-Canada, en partenariat avec la fondation Safiatou Barry pour les enfants déshérités en milieu scolaire, a organisé ce samedi, 29 novembre 2018, une opération d’assainissement à Cosa, dans la commune de Ratoma. L’opération a connu la participation de plusieurs citoyens, des sages, des responsables du groupe scolaire Safia Ecole (école qui porte son nom), du maire et du ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est un ouf de soulagement pour les populations de Cosa. La 1ère dauphine à miss Afrique Canada, qui vient de décrocher un financement pour son projet humanitaire, a organisé une grande opération d’assainissement au quartier Cosa. Cette action a touché des coins stratégiques du quartier, notamment la grande mosquée, les rails et les domiciles environnants.

Safiatou Barry

Selon Safiatou Barry, miss Guinée Canada 2016 et première dauphine à miss Afrique Canada 2018, il y a trois (3) ans de suite qu’elle vient en Guinée. Mais, voyant l’état des lieux, Safiatou Barry a décidé de s’engager. Elle a eu l’idée d’envoyer un projet d’assainissement pour débarrasser les lieux des ordures. « Puisque le projet est déjà mis en place, ce n’est pas tout le monde qui participe. Donc, je me suis dit qu’il faudrait de mon côté que j’arrive à mobiliser beaucoup de gens qui sont venus massivement. Je les remercie pour avoir accepté de venir m’aider à nettoyer, à assainir les lieux. Et, espérons que les lieux restent propres, une fois le travail fini », a-t-elle dit.

Selon nos informations, Safiatou Barry ne compte pas se limiter à une simple opération d’assainissement. Elle va réaliser d’autres projets humanitaires, notamment des forages en faveur des populations de Cosa. « Mon départ, c’est le 13 janvier. Mais avant cela, je dois mettre en place deux forages ici même dans le quartier. Ce qui a motivé le choix de Cosa, c’est d’abord le fait que l’école soit établie ici. Aussi, j’ai toujours leur support, j’ai toujours leur aide. La communauté est présente à chacun de mes évènements. Ils m’encouragent, ils m’écrivent depuis le Canada. Donc, je me suis dit que si je commence à donner à des gens, j’aimerai commencer par le quartier Cosa, pour ensuite Bantounka, pour ensuite m’étendre ailleurs ».

Junior Fabian

Junior Fabian, président du comité d’organisation miss Afrique Canada, a dit que cet événement n’est pas seulement qu’un concours de beauté. A l’en croire, le comité d’organisation finance tous projets qui leur sont proposés par celles qui arrivent à se hisser haut. « Pour nous, c’est d’encourager les projets et tout. On a décidé de venir en Afrique et on a choisi deux pays : la Côte d’Ivoire et la Guinée. Donc, en Côte d’Ivoire, on a fait des dons et tout. Et la Guinée, Safiatou a décidé le projet qu’elle voulait pour son pays. Et, on ne pouvait que l’accompagner ».

Souleymane Taran Diallo

Présent sur les lieux, Souleymane Taran Diallo, maire de la commune de Ratoma, a dit sa joie devant cette initiative avant d’inviter les guinéens d’ailleurs à s’inspirer de l’exemple de Safiatou Barry. « Nous saluons l’initiative, nous l’encourageons. Nous souhaitons que beaucoup de nos compatriotes qui sont à l’extérieur, étudient, apprennent, et qu’ils viennent, qu’ils apportent certaines choses comme cette initiative, et qu’ils nous aident dans ce processus de développement que nous avons engagé, à Ratoma notamment ».

Moustapha Naïté

Abondant dans le même sens, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté a dit sa joie de voir pour la première fois un tel événement à Cosa. « Je voudrai très sincèrement féliciter madame la Miss pour d’abord avoir relevé le défi de la mobilisation et celui de la participation. On voit beaucoup de gens mobilisés à l’occasion de cette journée citoyenne d’assainissement de la ville de Conakry. C’est la 1ère fois, dans la commune de Ratoma, en tout cas Cosa, que je vois un tel mouvement. C’est fort appréciable, si chacun de nous donne un peu de soi et de son temps pour participer à l’assainissement d’un espace public. (…) Je voudrai la féliciter et l’encourager, que ça ne soit pas l’unique fois, mais que chaque fois qu’elle est présente en Guinée, qu’elle puisse mobiliser encore davantage nos concitoyens à participer à ces œuvres d’assainissement ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Bourse RUSAL 2018 : Les étudiants guinéens heureux de célébrer le nouvel an à Moscou

31 décembre 2018 à 10 10 00 120012

Il y a plusieurs mois, Moscou, parmi d’autres grandes villes russes, a accueilli 28 étudiants guinéens. Au total, 101 jeunes guinéens ont reçu des bourses de RUSAL pour étudier dans les meilleures universités de Russie. La société prend en charge les frais de scolarité, d’hébergement et de voyage des jeunes talents dans le cadre de son programme de bourses d’entreprise.

L’initiative vise à former des spécialistes hautement qualifiés venant de Guinée et à renforcer l’amitié traditionnelle entre les deux pays. Après avoir obtenu leur diplôme, les étudiants pourront travailler dans les secteurs des mines, des chemins de fer, de l’économie, de la construction, de l’agriculture, de l’approvisionnement en eau, de la santé et de l’administration. La plupart des diplômés se verront offrir un emploi dans les installations de RUSAL en Guinée. Nous avons rencontré des étudiants de Moscou pour connaître leurs premières impressions sur le pays et les féliciter pour les vacances à venir.

Quelles sont vos premières impressions de Moscou?

Sidibe Ahmadou, MISIS (Université nationale des sciences et technologies). Une ville bien organisée et surtout accueillante.

Cheick Ahmed Soumah, MADI (Université technique d’État de la construction automobile et routière de Moscou). C’était la plus froide de toute ma vie. C’était comme un nouveau monde pour moi.

Mamadou Dian Barry, MISIS. Je pense que la ville est belle, historique et que les gens travaillent dur. Ici, il y a plus de travail que de loisirs. Et je l’apprécie parce que j’aime aussi le travail.

Que pensez-vous de la neige?

Barry Ahmed, MISIS. La neige est excellente. J’ai déjà vécu l’hiver ailleurs, mais c’est beaucoup mieux en Russie. je confirme

Bah Cheick Cherif, MIIT (Université des transports de Russie). La neige est un rêve qui est enfin devenu réalité, comme je ne pouvais  la voir qu’à la télévision.

Est-il difficile pour vous de vous familiariser avec la langue russe?

Oumou Salamata Bah, RUDH (Université de l’amitié des peuples de Russie). Oui un peu. Se familiariser avec une langue que vous n’avez jamais apprise n’est pas facile, mais je m’adapte parce que c’est le but.

Konaté Abdoulaye, MIIT. Non, pas pour moi. Nous avons d’excellents professeurs et des cours qui facilitent l’apprentissage rapide de la langue Russe.

Partagez-vous vos impressions sur les études à Moscou ?

Mamadi Kandja Camara, MISIS. Moscou dispose d’un excellent système éducatif. Cela vous fait étudier même si vous ne le souhaitez pas. Nous avons beaucoup de devoirs qui nous font apprendre rapidement.

Almamy Amadou Soumah, MADI. Les études sont très intenses mais nous nous sommes adaptés au rythme rapidement. De plus, les cours sont très bien dispensés et nos formateurs font tout pour que nous puissions apprendre le plus possible.

Konaté Abdoulaye, MIIT. Étudier dans un si grand pays est une fierté. La Russie forme de nombreux spécialistes guinéens

Pourquoi avez-vous choisi exactement ce futur métier? Que voulez-vous faire après vos études?

Barry Ahmed, MISIS( faculté des mines et de l’écologie industrielle). Le choix est lié à mon rêve faire respecter les normes environnementales et aider à nettoyer l’environnement dans le secteur minier.

Cheick Ahmed Soumah, MADI (faculté de construction de ponts et des routes). J’ai choisi cette industrie parce que j’aime admirer de beaux bâtiments. Après mes études, j’entends investir dans le développement des infrastructures en Guinée.

Sidibe Ahmadou, MISIS (faculté des mines et de la production de pétrole et de gaz).Le choix est simple pour moi. La Guinée est un pays riche en bauxite. Pouvoir aider mon pays à exploiter ses ressources est une opportunité parfaite. Après mes études, je reviendrai pour servir mon pays. Et je suis reconnaissant à RUSAL qui a pu m’offrir cette formation.

Qu’est-ce qui vous a le plus impressionné à Moscou?

Barry Ahmed MISIS. Le métro, la convivialité des professeurs d’université.

Oumar Soumah MISIS. La générosité des Russes

Que pensez-vous de l’obtention de la bourse RUSAL?

Mamadi Kandja Camara, MISIS. Très heureux car je rêvais de travailler dans une entreprise minière et de venir étudier à l’étranger. Je suis très heureux de recevoir le programme de bourses et je remercie RUSAL de l’avoir réalisé.

Ibrahima Conte, MISIS. J’étais fier. Il est parfait que RUSAL aide ses futurs jeunes employés en prenant en charge la formation de 101 étudiants sur 6 ans. Et je suis très fier de participer à ce programme. Et j’ai toujours rêvé d’étudier dans un domaine lié à l’exploitation minière.

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