3ème édition de l’AFMA à Accra : Makalé Soumah représente la Guinée

19 août 2019 à 18 06 19 08198

Lu pour vous : Le Réseau africain de développement et de communication des femmes africaines (FEMNET) continue d’approfondir les connaissances sur la manière dont les politiques macroéconomiques façonnent les réalités vécues par les femmes. Par le biais de l’Académie macroéconomique féministe africaine (AFMA), FEMNET tient à renforcer les connaissances et les capacités des militants et défenseurs des droits des femmes afin qu’ils soient à l’avant-garde pour influencer les processus et les résultats des politiques macroéconomiques aux niveaux national, régional et mondial.

Le programme de l’AFMA continue de générer des connaissances en collaborant avec une masse critique de femmes afin de mener des recherches visant à étayer le plaidoyer en matière de macroéconomie et son impact sur les femmes et les filles en Afrique. Le programme soutient également les initiatives de plaidoyer des membres de FEMNET et des économistes féministes, particulièrement en liant leurs efforts non seulement pour réagir aux impacts des politiques et cadres macroéconomiques, mais aussi pour les influencer.

L’objectif général de l’AFMA est de renforcer la capacité des économistes féministes, des médias, des militants plaidant pour l’égalité des sexes et les droits des femmes à influencer les processus et les résultats des politiques macroéconomiques.

Makalé Soumah, journaliste guinéenne

A cette grande rencontre panafricaine, la République de Guinée est représentée par la Journaliste Makalé Soumah de la Radiodiffusion télévision guinéenne-RTG. Cette dame aux ambitions fortes pour une Afrique forte, est également chargée des plaidoyers au sein de l’ONG internationale Make Every Woman Count. Elle est la présidente de l’antenne guinéenne du ROAJELF, le Réseau Ouest Africain des Jeunes filles et Femmes Leaders de la CEDEAO.

Bonne chance à notre consœur Makalé Soumah !

Source : RTG Koloma

Lire

France : Macron a-t-il dissuadé Alpha Condé et Ouattara de briguer un 3ème mandat ?

19 août 2019 à 12 12 05 08058

Le jeudi, 15 août 2019, la France a commémoré le 75ème anniversaire du débarquement de Provence. Cette année, ce sont les présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara qui ont été invités à cette cérémonie. En Guinée et Côte d’Ivoire, cette invitation du président français a été saluée comme une marque de considération. Mais selon certains, Emmanuel Macron a invité les deux hommes pour les dissuader de briguer un troisième mandat dans leurs pays.

C’est le site d’informations Afriksoir.net qui a révélé la nouvelle. Le média ivoirien indique qu’Emmanuel Macron a dit à ses hôtes que plusieurs rapports font état de possibilités de graves troubles en Guinée et en Côte d’Ivoire, au cas où Alpha Condé et Alassane Ouattara mettent à exécution leur volonté de modifier les constitutions de leurs pays pour s’offrir un troisième mandat.

Et, le président français a exprimé clairement l’opposition de son pays aux projets de troisième mandat des deux chefs d’Etats, révèlent nos confrères, citant un diplomate français qui a parlé sous anonymat. « Ce n’est pas par hasard que le président français a invité ces deux dirigeants africains dont les pays n’étaient pas forcément les plus gros pourvoyeurs de contingents de soldats coloniaux, lors de la seconde guerre mondiale.

A travers des mots particulièrement bien choisis pour ne pas choquer ses hôtes, Macron a clairement fait savoir que le gouvernement français ne soutiendrait pas de projet de nature à menacer la stabilité sociopolitique en Côte d’Ivoire et en Guinée, dont les auteurs seraient les dirigeants au pouvoir », a écrit Afriksoir.

Cette information a été confirmée par un journaliste de France24 qui était aux commémorations du débarquement de Provence. Selon lui, Emmanuel Macron a profité du déjeuner qu’il a offert à ses hôtes pour aborder le sujet avec eux. « Alassane Ouattara et Alpha Condé, présidents de ces deux pays, ont des élections l’année prochaine aussi bien en Côte d’Ivoire qu’en Guinée. Et l’un comme l’autre, ces deux chefs d’Etat sont à la fin de leur deuxième mandat.

Les constitutions de leurs pays respectifs leur interdisent de se représenter, et l’un et l’autre sont en train de modifier la constitution pour potentiellement revenir sur ces règles, en tout cas se donner la possibilité de se représenter. Il y a évidemment un repas qui était prévu. Sans doute qu’un des thèmes de conversation a été bien cette modification des constitutions. Et probablement, les autorités françaises en ont profité pour ne pas les encourager à le faire », a-t-il déclaré.

Récemment, le sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines a déclaré que les Etats-Unis ne sont pas opposés sur le principe de modifier une constitution en Afrique. Il a précisé toutefois que son pays est opposé à toute réforme constitutionnelle dont le but est de maintenir un président au pouvoir. Ces positions de Washington et de Paris vont-elles dissuader Alpha Condé et Alassane Ouattara dans leurs projets de changer les constitutions de leurs pays pour briguer un troisième mandat ?

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

Lire

Débarquement de Provence : Alpha Condé salue la bravoure des soldats africains

15 août 2019 à 11 11 45 08458

Le président guinéen, Alpha Condé, a pris part aux festivités commémoratives du 75ème anniversaire du débarquement de Provence. La cérémonie a eu lieu ce jeudi, 15 août 2019, à la nécropole nationale de Boulouris, où reposent 464 combattants de la première armée française. A cette occasion, le chef de l’Etat guinéen a tenu un discours, dans lequel, il a rendu hommage aux soldats africains qui ont participé à la bataille pour la libération de la France.

« Cette cérémonie nous projette dans un passé fécond. Ce passé, ce sont 250.000 hommes dont plus de la moitié était constituée d’Africains du Nord, de l’Est, du Centre et de l’Ouest. Ces hommes partageaient avec les soldats Français, que dis-je, avec le peuple Français le sang et la sueur de ce combat ultime de la 2ème guerre mondiale.

Le Débarquement de Provence, la bataille d’Italie, notamment les combats de Monte Cassino font partie d’une mémoire collective partagée entre les peuples français et africains. En ce moment où la France avec l’aide de ses alliés combattait pour sa survie et sa liberté, les fils et les filles des territoires africains d’alors se sont sentis interpellés, impliqués, partageant l’appel absolu et universel de la liberté », a-t-il déclaré.

Alpha Condé ajoute que « nombreux de ces fils d’Afrique ont trouvé dans la terre de France le repos éternel, et ont laissé ici et là des souvenirs de bravoure et de fraternité. Au-delà des chiffres, ce sont des vies qui ont convergé vers l’appel et la lutte contre le Nazisme et pour la liberté. Ces vies sont celles des planteurs qui ont rejoint la résistance avant de se faire enlever dans les forces françaises libres. Ces vies, ce sont des paysans, d’instituteurs, de forgerons, des chasseurs, qui ont partagé l’idéal du combat ».

Le président guinéen a rendu hommage aux combattants africains et à tous les autres soldats qui ont participé à la bataille menée par les alliés. « Permettez-moi de saluer la mémoire de tous les hommes et toutes ces femmes venant de partout, de France, d’Angleterre, d’Amérique, de Russie et bien sûr d’Afrique, sans le sacrifice desquels, notre humanité ne continuerait pas à se battre pour la paix et la crudité des affres, des erreurs et des extrémismes de la guerre », a dit Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Lire

Débarquement de Provence : Macron demande aux maires d’honorer les combattants africains

15 août 2019 à 10 10 58 08588

Emmanuel Macron a présidé jeudi la commémoration du 75e anniversaire du débarquement de Provence en présence de plusieurs chefs d’État africains pour rendre hommage aux soldats venus des deux rives de la Méditerranée.

À Saint-Raphaël, Emmanuel Macron a rendu hommage aux 450 000 soldats qui ont participé au débarquement allié du 15 août 1944 en Provence, lors de la cérémonie du 75e anniversaire. L’opération a été menée par les forces américaines et françaises, parties d’Afrique du Nord, de Corse et d’Italie du Sud.

Il s’agissait de la première sortie officielle d’Emmanuel Macron depuis le début de ses vacances, avant une rentrée chargée sur le front diplomatique la semaine prochaine.

Présence des présidents guinéen et ivoirien

La cérémonie a eu lieu en présence des présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara ainsi que de l’ancien président Nicolas Sarkozy à la nécropole nationale de Boulouris, où reposent 464 combattants de la 1e armée française.

Un discours d’Alpha Condé, la lecture d’un texte par David Diop, prix Goncourt des lycéens 2018, et un témoignage de vétéran par une lycéenne ont ponctué la cérémonie.

L’Afrique mise à l’honneur

Traditionnellement, cet anniversaire est l’occasion de saluer la contribution des soldats des anciennes colonies françaises à la Libération. Les troupes incluaient 260 000 combattants de la 1e armée française dirigée par le général de Lattre de Tassigny, composée principalement de soldats venus d’Afrique du Nord et subsaharienne.

Emmanuel Macron a lancé un appel aux maires de France, les invitant à honorer les combattants africains en baptisant rues et places des communes françaises.

« Je lance aujourd’hui un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre, par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies, la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l’Afrique et disent de la France ce qu’elle est profondément : un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage », a lancé le chef de l’État lors de son discours.

Lors du 50e anniversaire, 18 pays africains avaient été représentés et pour le 60e, une quinzaine de chefs d’État d’Afrique noire et du Maghreb étaient présents, rendant hommage notamment aux tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs ou encore marsouins du Pacifique et des Antilles qui participèrent à l’opération « Dragoon ».

Seul Nicolas Sarkozy a répondu à l’invitation d’Emmanuel Macron

Si Emmanuel Macron a invité tous ses prédécesseurs à participer à la cérémonie dans cette nécropole qui avait été inaugurée il y a 55 ans, jour pour jour, par Charles de Gaulle, seul Nicolas Sarkozy a fait le déplacement.

La commémoration de jeudi s’inscrit dans la série de cérémonies liées à la fin des deux conflits mondiaux qu’Emmanuel Macron a multipliées depuis l’automne – centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale en novembre, puis 75e anniversaire du débarquement de Normandie en juin.

L’objectif militaire de ce débarquement était de prendre les Allemands par surprise et de soulager le front de Normandie où avait eu lieu le débarquement dix semaines plus tôt. L’opération s’est faite en plusieurs temps : à minuit, les premiers soldats français des commandos d’Afrique avaient escaladé la falaise du cap Nègre, près de Bormes-les-Mimosas. Puis à 8 h, trois divisions d’infanterie américaine ont débarqué à Saint-Raphaël, comme à Cavalaire, Ramatuelle et Sainte-Maxime.

Source: AFP

Lire

Alpha Condé attendu en France : la diaspora guinéenne se mobilise pour dénoncer son projet de nouvelle constitution

11 août 2019 à 12 12 17 08178

COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNDC FRANCE

A l’attention des Membres du FNDC Europe (Tous Pays Compris), des Organisations Guinéennes et Panafricaines en France.

FNDC FRANCE  – Le Front National de la Défense de la Constitution,  invite les Guinéens résidents en France et dans les Pays Limitrophes (La Belgique, La Suisse, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Hollande)  à une manifestation  qu’elle organise à Paris entre le 12 et 14 Aout 2019, pour signifier à Monsieur Alpha Condé, Président Guinéen que tous les Guinéens sont opposés à tout changement de la Constitution de  2010 quelle que soit la forme dans le but de pérenniser son pouvoir en Guinée.

Chers Camarades  de Combat,

Pendant le séjour de Monsieur Alpha Condé à Paris entre le 12 et 14 Aout 2019, venez nombreux avec vos T-Shirts FNDC, les mêmes qui font objet de saisies en Guinée et vos Pancartes pour dénoncer toute manipulation de masse orchestrée par le Pouvoir Guinéen en vue de changer notre Constitution, pour ainsi permettre à Monsieur Alpha Condé de s’offrir une présidence à vie. Sa visite en France, hors calendriers officiels, est une manœuvre de plus pour se greffer sur le drame de la Famille de notre Frère lâchement assassiné.

Vous devez savoir que pour Alpha Condé, tout est calcul politique, donc du cynisme politique même quand nos Familles sont endeuillées. Soyez Nombreux au Rendez-vous, puisqu’en Guinée les libertés sont bafouées et  il n’est pas permis aux Guinéens d’exprimer leurs désapprobations contre le projet maléfique d’Alpha Condé et son régime.

Lorsque la liberté n’est pas manifeste, on ne peut parler d’hommes et de femmes libres et le devoir impérieux pour tout Homme libre, c’est de se battre pour rendre effectives les libertés pour tous. Guinéens, Notre Combat est un Combat pour tous et Notre Lutte est une lutte commune pour la même Cause, celle d’une Guinée Unie et Prospère. La Guinée respectueuse de ses Lois qui s’imposent à tous ses fils – Lois qui prennent sources dans la Constitution de la République que nous devons Respecter et Préserver à tout prix.

Chers Camarades de Combat, soyons au rendez-vous.

LA DATE, LE JOUR, LE LIEU DE LA MANIFESTION VOUS SERONT COMMUNIQUES

ULTÉRIEUREMENT ICI MÊME.

Merci d’avance pour votre mobilisation !

FNDCC/10/08/2019/

Ampliation : À tous les démembrements FNDC dans les Pays Européens. Aux Associations et Groupements – aux Organisations Panafricaines en France.

Lire

Rapatriement du corps d’un Guinéen agressé à mort près de Rouen

3 août 2019 à 18 06 17 08178

Le corps de Mamoudou Barry, jeune enseignant guinéen victime il y a deux semaines d’une agression raciste à Rouen, dans le nord-ouest de la France, a été ramené samedi en Guinée, a-t-on appris auprès de l’avocat de sa famille, Me Jonas Haddad.

« J’ai accompagné la famille ce matin à (l’aéroport) Charles de Gaulle d’où l’avion a décollé en début d’après-midi pour Conakry où il devrait arriver dans la soirée », a indiqué l’avocat à l’AFP.

Le convoi funéraire prendra dimanche la route de Mamou, localité d’où était originaire Mamoudou Barry, située à environ 300 kms au nord-est de la capitale guinéenne, a précisé l’avocat.

Âgé de 31 ans, Mamoudou Barry, père d’un enfant de deux ans, est mort des suites de ses blessures après avoir été roué de coups dans la rue lors d’une agression qualifiée de « raciste » par ses proches à Canteleu, dans la banlieue de Rouen. Un homme a été interpellé, et hospitalisé en raison de problèmes psychiatriques.

Mamoudou Barry avait soutenu une thèse de droit sur les « Politiques fiscales et douanières en matière d’investissements étrangers en Afrique francophone » le 27 juin à Rouen.

AFP

Lire

Visite du Président indien en Guinée : trois accords de coopération signés

2 août 2019 à 14 02 37 08378

Conakry, 2 août 2019 : le Président de la République de l’Inde, Son Excellence Ram Nath Kovind, est arrivé à Conakry dans l’après-midi du jeudi 1er août 2019 pour une visite d’Etat de 48 heures. Cette première visite du Président indien en Guinée se situe dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre les deux pays. C’est à 17 heures 10 minutes que l’avion présidentiel a atterri à l’aéroport international de Conakry-Gbéssia.

Au bas de la passerelle, le Président Alpha Condé a accueilli son homologue indien devant tous les corps constitués. Après l’exécution des hymnes nationaux des deux pays, le Président Alpha Condé a conduit son hôte de marque à sa résidence à Sheraton Grand Hôtel.

Pour la journée du vendredi 2 août 2019, les deux hommes d’Etat ont eu un tête-tête qui a été aussi élargi aux membres des deux délégations dans une atmosphère de cordialité. Ce qui a été suivi par la signature de trois accords de coopération.

Le premier, porte sur un mémorandum d’entente entre le gouvernement de la République de Guinée et le gouvernement de la République de l’Inde sur la coopération dans le domaine du système de médecine traditionnelle et de l’homéopathie.

Le second accord, est un mémorandum d’entente entre le gouvernement de la République de Guinée et celui de la République de l’Inde dans le domaine des énergies renouvelables.

Quant au troisième accord, il est également un mémorandum d’entente entre le gouvernement de la République de Guinée et Télécommunications Consultants India Limited (TCIL) pour la participation au projet de réseau VBAB. En même temps, un communiqué conjoint a été signé entre les gouvernements des deux pays.

Un banquet d’Etat est prévu dans la soirée de ce vendredi au Palais Sékhoutouréya. Ce banquet que le Président Alpha Condé va offrir à son homologue indien et à sa délégation, sera également l’occasion pour le Chef de l’Etat de décorer son hôte de marque.

Autant d’actions qui dénotent une fois de plus que la coopération entre la Guinée et l’Inde a pris un envol dans l’intérêt des deux pays.

Le Bureau de Presse de la Présidence

Lire

Guinée : le président indien, Ram Nath Kovind, chez Alpha Condé

31 juillet 2019 à 23 11 09 07097
Son Excellence Ram Nath Kovind

Communiqué : Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République de l’Inde, Son Excellence Ram Nath Kovind, Président indien, effectuera à partir du jeudi 01 août 2019, une visite d’Etat à Conakry.

Sont conviées à prendre part au cérémonial d’accueil prévu à 16 heures à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, les personnalités ci-après :

• Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
• Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
• Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle ;
• Monsieur le Président de la Cour Suprême ;
• Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;
• Madame la Présidente de la Haute Autorité de la Communication;
• Madame la Présidente du Conseil Economique et Social ;
• Monsieur le Médiateur de la République ;
• Monsieur le Grand Chancelier des Ordres Nationaux de Guinée ;
• Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;
• Monsieur le Président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains ;
• Monsieur le Chef de File de l’Opposition ;
• Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
• Mesdames et Messieurs les Ministres Conseillers membres du cabinet présidentiel ;
• Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;
• Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale;
• Messieurs les Chefs des Etats-majors des Armées de Terre, de l’Air et de la Marine ;
• Monsieur le Chef d’Etat-major Particulier de la Présidence ;
• Messieurs les Directeurs Généraux de la Police, de la Douane et des Conservateurs de la Nature ;
• Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et les Représentants des Organisations Internationales ;
• Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 31 août 2019

           Mamady Sinkoun Kaba

Ambassadeur, Directeur du Protocole d’Etat

Lire

Lutte contre le troisième Mandat : une nouvelle antenne FNDC en Allemagne

28 juillet 2019 à 22 10 15 07157

Le Front national pour la Défense de la Constitution informe l’opinion Nationale et internationale de l’installation et de la validation de son antenne en Allemagne ce samedi 27 juillet 2019 à Dortmund.

Dans son soucis de la défense la constitution de Mai 2010, le FNDC continu d’élargir sa lutte citoyenne à travers le monde. Cette mobilisation sociale qui demande le concours de tous les citoyens épris de justice et de paix n’a pas laissé indifférent nos concitoyens vivants en Allemagne.

C’est dans cette optique que ce samedi 27 juillet 2019, à l’issue d’une réunion (11h-15 h), un bureau du FNDC Allemagne a été installé et validé.

Conscients de la nécessité d’initier des réformes politiques, institutionnelles et convaincus que le nécessaire apaisement de la vie politique passe par le respect et la sauvegarde de l’ordre constitutionnel.

Convaincus que l’instauration d’une culture politique fondée sur le respect de la primauté du droit et de l’alternance démocratique est une source de paix, de stabilité et de développement économique et social durable.

C’est alors dans cette perspective que les démembrements des partis politiques et les représentants des mouvements associatifs résident en Allemagne et engagés pour la défense des acquis à travers la protection de notre Constitution, ont décidé, en ce jour, le samedi 27 juillet 2019, dans le respect de leurs identités et sur l’étendue du territoire de leur résidence, de créer une antenne du « FRONT NATIONAL POUR LA DEFENSE DE LA CONSTITUTION- ALLEMAGNE » en abrégé (FNDC-ALLEMAGNE).

Composition du bureau

  1. Du coordinateur: Mr N’Faly Kaba
  2. Du secrétaire général: Mr Amadou Ouri Diallo
  3. Du secrétaire à la communication et porte-parole: Mr Oumar Barry
  4. Du 1er secrétaire à l’organisation et à la mobilisation: Mr Idrissa Keïta
  5. Du 2ème secrétaire à l’organisation et à la mobilisation: Mr Alphadjo Barry
  6. Du trésorier général: Mr Sekou Kaba

Cellule communication FNDC.

Lire

Justice pour Mamoudou Barry : Communiqué

26 juillet 2019 à 17 05 47 07477

Communiqué du comité de soutien Mamoudou

Suite au meurtre raciste de notre regretté frère Docteur Mamoudou Barry, survenu samedi dernier, un collectif composé de représentants de la société civile, responsables d’associations et personnes ressources a été mis en place sous la coupelle de la Coordination des Associations Guinéennes de France (CAGF) et de la famille de Docteur Mamoudou Barry.

Ce collectif #JusticePourMamoudouBarry sera en charge d’identifier, d’organiser et de coordonner les actions de soutien sur le plan financier, moral et judiciaire afin d’accompagner la famille du défunt.

A l’issue de cette première rencontre qui s’est tenue ce lundi 22 juillet, le collectif porte à la connaissance de tous :
• De la mise en place d’une cagnotte afin de mobiliser les fonds nécessaires pour venir en aide à la famille du défunt.
Le lien de la cagnotte est accessible sur la page Facebook « #JusticePourMamoudouBarry ».
• De la tenue d’une marche blanche pour rendre un vibrant hommage au docteur Mamoudou Barry, ce vendredi 26 juillet à Rouen à partir de 15H. Itinéraire : départ faculté de droit de l’Université de Rouen et arrivée Palais de Justice.
• De l’organisation d’une grande marche blanche à Paris, le Samedi 27 juillet à partir de 14H, Itinéraire : départ Gare du Nord : Boulevard de Demain et arrivée Place de la Bastille en passant par la Place de la République.
• De l’organisation d’une grande marche blanche à Lille, le Dimanche 28 juillet à partir de 14H, Itinéraire : départ 42 Rue Paul Duez et arrivée Palais de Justice.
• De l’organisation en cours d’autres marches de soutien dans différentes grandes villes de France (Lyon, Montpellier, Tours, Toulouse).
• Le collectif a pris acte des informations portant sur l’ouverture d’une enquête judiciaire, de l’arrestation et de la reconnaissance par la justice du caractère raciste du meurtre perpétré par le suspect.
• Le collectif veillera sur l’évolution de la situation judiciaire et œuvrera pour que justice soit rendue.

Le collectif #JusticePourMamoudouBarry invite toute personne et structure œuvrant dans la lutte contre le racisme à se joindre à cette mobilisation pour dire non à cet acte barbare qui a coûté la vie à un homme dont le seul crime fût d’être Noir.

Le collectif remercie la communauté africaine de France et toutes les autres communautés pour la compassion et le soutien à l’endroit de la famille de Docteur Mamoudou Barry.

Abdoulaye Bah, Président de la Coordination des Associations Guinéennes de France et Coordinateur du collectif

JusticePourMamoudouBarry.

Lire

Meurtre de Mamoudou Barry en France : la garde à vue du suspect levée

23 juillet 2019 à 10 10 21 07217

La garde à vue du meurtrier présumé de Mamoudou Barry, enseignant-chercheur guinéen à l’université de Rouen (France), a été levée. Le jeune homme de 29 ans a été hospitalisé pour des problèmes psychologiques, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Quelques heures après l’interpellation du suspect et son placement en garde à vue, le procureur de Rouen Pascal Prache a annoncé, dans la soirée du lundi, 22 juillet 2019, l’ouverture d’une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée de la victime à une ethnie ou une nation, une prétendue race ou religion déterminée ».

Mais, le procureur a indiqué que sa garde à vue a été levée en raison de son incompatibilité avec l’état de santé du suspect. Ce dernier a été hospitalisé au Rouvray, l’hôpital psychiatrique du secteur de Rouen. « Du fait de l’état psychologique de la personne interpellée, incompatible avec la garde à vue, celle-ci a été levée après examen médical, le mis en cause étant alors hospitalisé sous contrainte », a précisé le procureur.

D’origine turque et de nationalité française, le meurtrier présumé de Mamoudou Barry présente des « antécédents psychiatriques » et est « sous curatelle renforcée », selon la police. Le procureur a confirmé que le suspect avait « déjà été condamné et faisait l’objet d’une mesure décidée par le juge des tutelles ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

Lire

Assassinat de Mamoudou Barry en France : un suspect de nationalité turque en garde à vue

22 juillet 2019 à 10 10 41 07417

« L’agresseur les a pointés du doigt et a dit : +Vous les sales noirs, on va vous niquer ce soir+ »… M. Barry serait descendu de sa voiture pour demander des explications. L’agresseur « l’a frappé à coups de poings et de bouteilles », puis, « la victime est mal tombée, il a perdu beaucoup de sang. Quelqu’un a tenté de lui faire un massage cardiaque »…

AFP : Moins de soixante-douze heures après l’agression mortelle d’un jeune universitaire guinéen près de Rouen (nord-ouest), qui a suscité un fort émoi en France pour son caractère présumé raciste, un homme de nationalité turque, selon des sources policières, a été placé en garde à vue lundi matin.

Le suspect, né en 1990, a été interpellé « ce matin à Rouen » et a des « antécédents psychiatriques », a-t-on déclaré de source policière. « C’est un petit voyou connu pour des délits mineurs, comme de stupéfiants », a indiqué à l’AFP une autre source policière. « Il a été identifié sur la base de l’exploitation de vidéos et de témoignages », a ajouté cette source, précisant que le suspect était originaire de Canteleu, dans la banlieue de Rouen, où s’est déroulée l’agression, mais n’y habite plus.

De même source, le suspect portait « un maillot du club turc de Galatasaray », un club de football d’Istanbul, au moment des faits qui ont eu lieu vendredi vers 18H20 GMT, peu avant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre l’Algérie et le Sénégal.

Le procureur de Rouen Pascal Prache a confirmé à l’AFP qu’une personne a été interpellée et placée en garde à vue.

Selon l’avocat de la famille Me Jonas Haddad, « il s’agit d’un crime raciste, sans aucun doute, mais rien ne permet d’établir que c’est en lien avec la finale de la CAN. Rien ne permet de dire aussi qu’il a été agressé par un supporteur algérien », avait-il dit lundi matin à l’AFP alors que certaines personnalités et associations pointaient du doigt la communauté algérienne.

  • Marche blanche vendredi –

Vendredi soir, Mamoudou Barry, enseignant-chercheur à l’Université de Rouen-Normandie, a été invectivé par son agresseur, à la hauteur d’un arrêt de bus à Canteleu, alors qu’il rentrait chez lui en voiture avec son épouse, selon des proches de la victime et l’avocat.

« L’agresseur les a pointés du doigt et a dit : +Vous les sales noirs, on va vous niquer ce soir+ », a expliqué Kalil Aissata Kéita, enseignant chercheur à l’Université de Rouen, lui aussi Guinéen et « ami proche » de la victime. M. Barry serait descendu de sa voiture pour demander des explications. L’agresseur « l’a frappé à coups de poings et de bouteilles », puis, « la victime est mal tombée, il a perdu beaucoup de sang. Quelqu’un a tenté de lui faire un massage cardiaque », a expliqué Me Haddad. Transporté à l’hôpital de Rouen, Mamoudou Barry, père d’une petite fille, est mort samedi.

Mamoudou Barry, âgé de 31 ans, avait soutenu une thèse de droit le 27 juin à Rouen sur les « Politiques fiscales et douanières en matière d’investissements étrangers en Afrique francophone », selon le site de l’Université.

Une marche blanche doit être organisée vendredi à Rouen, a précisé l’avocat. Cette agression mortelle avait suscité dimanche une cascade de réactions politiques, de droite comme de gauche.

Le député Les Républicains (droite) Éric Ciotti s’est déclaré « scandalisé par ce crime barbare », tandis que la présidente de la région parisienne Valérie Pécresse se disait « choquée ». « Le racisme à en pleurer. Une femme, une fille dévorées par le chagrin parce que la vie de celui qu’elles aimaient a rencontré un abruti », s’était indigné pour sa part le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.

Dans un communiqué diffusé lundi, SOS Racisme estime que « toute la lumière doit être rapidement faite sur les circonstances de cet acte barbare. En effet, il flotte sur cet acte criminel un parfum de racisme sur lequel les services enquêteurs doivent rapidement se prononcer ».

Rouen, 22 juillet 2019 (AFP)

Lire

« Le Procureur de la République de Guinée doit s’auto–saisir…» (HSF)

21 juillet 2019 à 8 08 47 07477

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, Mamadou Barry, un jeune guinéen, d’une trentaine d’années, a été tué à Rouen, en France, par des supporters algériens, parce que lui supportait l’équipe du Sénégal pour la finale de la CAN qui se jouait dans la soirée du vendredi, 19 juillet 2019, au Caire, en Egypte.

Après avoir succombé à ses blessures, plusieurs Guinéens expriment leur colère face à ce crime. Mais, aucune autorité (ni guinéenne, ni française, encore moins sénégalaise) ne s’est encore exprimée sur ce meurtre.

Pour sa part, dans un courrier dont Guineematin.com a reçu copie, l’organisation internationale de défense, d’orientation et d’intégration de migrants Horizon Sans Frontières (Horizon Sans Frontière) a condamné cet assassinat de Mamoudou Barry, tout en demandant au Procureur de la République de Guinéen de s’auto-saisir « ne serait-ce que pour permettre à son homologue français de déclencher une procédure judiciaire ».

Membre du laboratoire du Centre Universitaire Rouennais d’Etudes Juridiques, Mamadou Barry, spécialiste des questions fiscales, minières, douanières, pétrolières et gazières de l’Afrique francophone, était chercheur associé et consultant en Droit. Ce jeune marié à une femme et père d’une fille enseignait à l’Université de Rouen.

Paix à son âme, amine !

A suivre !

Lire

Une mission économique des Emirats Arabes Unis face au gouvernement : les opportunités d’investissements en Guinée

20 juillet 2019 à 9 09 55 07557

Arrivée à Conakry avant-hier (jeudi), dans l’après-midi, la mission économique des Emirats Arabes Unis poursuit son séjour de travail en Guinée. Après avoir été reçue au palais Sékhoutouréyah par le président Alpha Condé, la délégation, conduite par Mohamed Hassan Al Suwaidi, directeur Général de Abu Dhabi Développement Holding, a conféré hier, vendredi 19 juillet 2019, avec certains membres du gouvernement guinéen. Ils ont échangé notamment sur les opportunités d’investissement dans les secteurs prioritaires en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre, organisée dans un réceptif hôtelier de la place.

Dr. Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

C’est le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, qui a présidé cette rencontre de travail entre la délégation de prospection émiratie et le gouvernement guinéen. Et, les échanges ont porté sur les opportunités d’investissements en Guinée.

A tour de rôle, les ministres guinéens des travaux publics, des transports, de la ville et les représentants des ministres des mines et de l’énergie ont pris la parole pour exposer sur les opportunités d’investissements et les projets prioritaires dans leurs différents secteurs.

directeur général de l’APIP-Guinée, Namory Camara,
Namory Camara

Et, c’est le directeur général de l’APIP-Guinée, Namory Camara, qui a ouvert le bal des interventions, avec sa présentation sur le « climat des affaires en constante amélioration » dans le pays.

Des garanties pour les investisseurs internationaux au doing business, en passant par les incitations fiscales et douanières, le guichet unique de l’investissement… tout a été énuméré par le patron de l’APIP-Guinée.

« Aujourd’hui, notre pays garantit aux investisseurs la libre accession à la propriété immobilière et aux concessions, la liberté de posséder jusqu’à 100% des actions d’une entreprise, ainsi que la liberté de transférer à l’étranger des bénéfices après impôts, dividendes… A cela, s’ajoute les exonérations douanières pour l’importation d’équipements agricoles, matières premières et intrants pendant 10 ans, les vacances fiscales ou taux préférentiels jusqu’à 10 ans et la protection contre toute mesure de nationalisation et d’expropriation des entreprises… », a indiqué Namory Camara, tout en précisant que depuis 2012, la Guinée a gagné 27 places sur le rapport doing business.

Pour sa part, le ministre des travaux publics, Moustapha Naïté, a parlé de la situation inquiétante du réseau routier du pays et l’écrasant trafic qu’il supporte au quotidien. Il a en outre évoqué le projet de construction d’une autoroute à péage Conakry-Kindia. Un projet qui, selon nos informations, demande entre 1 300 000 000 et 1 500 000 000 USD pour sa réalisation sur une période de quatre années.

De son côté, le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, Dr Ibrahima Kourouma, a fait part de la volonté de son département à concrétiser deux projets prioritaires : la construction de 85 000 logements sociaux et la création d’un centre directionnel d’une superficie de 267,5 hectares à Koloma. Ceci, dit-il, « dans le but de créer un second pôle urbain qui permettra de désengorger le centre-ville de Kaloum, entre autres ».

De son côté, le ministre des transports, Aboubacar Sylla, a exposé sur le projet de chemin de fer Conakry-Bamako, long de 1 106 kilomètres. « Une ligne de chemin de fer qui permettra de désenclaver plusieurs localités de la Guinée », a dit Aboubacar Sylla.

Par ailleurs, le ministre des transports a évoqué des projets de construction de Métrobus à Conakry « pour assurer la mobilité des passagers dans des conditions de sécurité et de confort et de résoudre à près de 70% le problème de congestion du trafic dans la capitale » et la reconstruction des aéroports régionaux de Kankan, Labé, Faranah, N’zérékoré, Siguiri et Boké « pour lancer une compagnie aérienne nationale ».

Du côté du département de l’énergie, d’énormes potentialités d’offres énergétiques ont été présentées à la délégation de prospection émiratie.

Selon les données énergétiques qui ont été présentées par le représentant du ministre Taliby Sylla, le potentiel d’offre énergétique de la biomasse de la Guinée est évalué à 1,538 millions TEP dont : 280 000 TEP sous forme de bois de feu et charbon de bois, 500 000 sous forme de résidus agricoles, 280 000 sous forme de résidus agro industriels et 478 000 sous forme de déchets industriels, ménagers ou animaliers.

Le pays recèle aussi un potentiel hydroélectrique estimé à 6 233 MW avec un productible annuelle de 20049 Gwh répartis sur 359 sites dont 133 mini, micro et pico hydroélectrique.

A noter que ces exercices des ministres guinéens devant la mission économique des Emirats Arabes Unis visent à trouver des opportunités de financement pour leurs différents projets. Car, la visite de la délégation émiratie en Guinée s’inscrit dans le cadre d’un portefeuille de projets d’investissement sous forme de partenariat public-privé dont la somme est estimée à plus de 10 milliards de dollars US, apprend-on.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Voyage, hébergement, restauration… voici les innovations du Hajj 2019

19 juillet 2019 à 7 07 04 07047
Ansoumane Condé, ministre conseiller à la présidence et président de la commission d’organisation du Hajj
Ansoumane Condé, ministre conseiller à la présidence et président de la commission d’organisation du Hajj

Huit mille pèlerins guinéens se rendront à la Mecque pour accomplir le Hajj cette année. Pour que tout se passe dans les meilleures conditions, aussi bien à l’aller qu’au retour, les autorités guinéennes ont veillé à ce que des dispositions soient prises par la commission en charge de l’organisation du Hajj. Des innovations ont également été apportées pour rendre le séjour de nos compatriotes agréable, contrairement à ce qu’on a vécu ces dernières années. C’est en tout cas ce qu’a expliqué à Guineematin.com le président de la commission d’organisation du pèlerinage et ministre conseiller à la présidence de la République, monsieur Ansoumane Condé.

« Actuellement, nous sommes au scannage des passeports, à la constitution des documents de voyage, notamment le passeport, le billet d’avion. Là-dessus, je voulais insister pour dire que l’amélioration qu’il y a cette année, comme vous l’avez-vous-mêmes constaté, à la même période l’an passé, il y avait un attroupement terrible ici dans l’enceinte de ce centre islamique. Et vous voyez que c’est complètement aéré, il n’y a pas de mouvement comme l’an passé, il n’y a même pas de dispositif de sécurité. Pourquoi, parce qu’on a complètement changé les façons de faire. Et, non seulement par rapport à des décisions internes guinéennes, mais aussi pour nous intégrer dans les contraintes et les exigences liées à l’organisation du Hajj désormais par la partie saoudienne. Car eux, ils sont en train de changer. Toutes les années, ils changent, ils perfectionnent, ils améliorent. Donc la Guinée, nous avons décidé depuis les journées de concertation, de nous inscrire dans cette dynamique. Car les directives qui nous ont été données, à défaut de faire mieux que les pays riverains, d’essayer de s’égaler à ces pays-là dans le cadre de la bonne organisation du Hajj et ça, ça commence déjà à Conakry ici. Sur ce plan, les inscriptions ont été ouvertes le 17 avril et ont été clôturées officiellement le 24 juin », a expliqué monsieur Ansoumane Condé, qui a reçu un reporter de Guineematin;com qu’il a reçu le mardi dernier, 16 juillet 2019.

Ansoumane Condé, ministre conseiller à la présidence et président de la commission d’organisation du Hajj

Parlant du départ de Conakry des candidats pèlerins et de leur séjour aux lieux saints de l’islam, le ministre Condé a annoncé que des innovations ont été également apportées. « Cette année, il n’y aura pas de regroupement ici parce qu’on va donner des billets individuels aux pèlerins. Avant de quitter Conakry, le candidat pèlerin saura sa date de départ et sa date de retour. Ça sera dans le système électronique, chacun sera obligé de respecter sa date d’aller et sa date de retour pour éviter toute confusion », a fait savoir monsieur Condé.

En outre, le président de la commission d’organisation du pèlerinage a expliqué de nouvelles dispositions ont été prises pour l’hébergement et la restauration. « Lors de nos récents séjours en Arabie Saoudite, on a constitué des équipes là-bas, c’était pour aller voir les sites des pèlerins : les hôtels et aussi indiquer nos priorités aux restaurateurs. Pour ce qui est de la restauration, nous avons dit que le goût des repas, autant que possible, se rapproche du goût du repas guinéen. Nous envisageons d’intégrer les professionnels de la restauration dans l’équipe de restauration cette année, qui vont aller rencontrer les restaurateurs saoudiens. Nous allons créer la relation entre les entreprises contractantes saoudiennes et les professionnels guinéens. Ils vont travailler ensemble pour constituer la composition du menu, les ingrédients qu’il faut pour que nos pèlerins puissent avoir la saveur des repas qui vont leur être servis. Les logements aussi, nous avons fait en sorte qu’ils soient aérés, qu’il n’y ait pas d’encombrement », a-t-il rappelé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

New York : grogne à l’UFDG, 3ème mandat, visite aux Nations Unies… Cellou Dalein à Guineematin

18 juillet 2019 à 16 04 10 07107

Le Chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo, séjourne depuis quelques jours à New York, aux Etats-Unis d’Amérique. Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) est en compagnie de son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo.

Au cours de cette visite très chargée, avec de multiples rencontres, Cellou Dalein a accordé une interview au correspondant de Guineematin.com basé au pays de l’Oncle Sam. Dans cet entretien, le principal opposant au régime d’Alpha Condé revient sur l’objectif de son déplacement à l’étranger et sur l’actualité sociopolitique de la Guinée.

Guineematin.com : pour commencer, dites-nous pourquoi êtes-vous sorti avec madame Diallo cette fois-ci ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : moi, je devais venir ici pour rencontrer les fédérations, mais aussi pour alerter les Nations Unies et l’administration américaine sur les risques qui pèsent sur la paix et l’unité en Guinée, sur les velléités de monsieur Alpha Condé de changer de constitution afin de s’octroyer une présidence à vie. Et, madame Diallo aussi était invitée par les femmes de la Grande Bretagne et des Etats Unis. Donc, on est venus ensemble.

Guineematin.com : il paraît que ça grogne dans votre parti, qu’il y aurait des mécontents ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : vous savez, l’UFDG comme dans tous les grands partis, des incidents peuvent arriver. Mais, ça ne met pas en cause la cohésion de l’équipe. Il peut y avoir des problèmes de leadership dans une grande organisation comme l’UFDG, mais ça ne met nullement en cause la cohésion et la force de l’équipe. Ce n’est même pas des choses qui méritent d’être évoquées. Il y a toujours des petits soucis, ici et là, mais il n’y a pas quelque chose qui mettrait en cause la cohésion de l’équipe qui travaille au tour du président.

Guineematin.com : avec l’état actuel de la Guinée, l’injustice, la division ethnique, l’insécurité, la misère, la mafia au sein de l’Etat. Est-ce que vous êtes réellement prêts à diriger la Guinée ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : c’est pour pourquoi je souhaiterai diriger la Guinée. Je sais qu’il y a une mauvaise gouvernance, la corruption, il y a la division du pays, il y a la qualité des infrastructures qui ne nous satisfait pas, la qualité de l’éducation, l’unité nationale a été sévèrement menacée. J’ai l’ambition de réconcilier les guinéens, d’améliorer l’état de l’enseignement, de permettre au pays d’avoir un système éducatif plus performant, de moderniser les infrastructures et de créer une société moderne. C’est pourquoi je fais la politique. Si tout était bon, peut-être que je n’aurais pas fait la politique. Mais, j’estime qu’il y a beaucoup de choses à faire : il y a la pauvreté, il y a le chômage des jeunes en particulier qui à mon avis, ne sont pas des fatalités. Il suffit qu’on ait des politiques publiques plus performantes pour créer des opportunités d’emplois, pour améliorer les infrastructures, pour améliorer l’enseignement, se doter d’un système éducatif plus performant pour faire de la Guinée un pays où il fait bon vivre. C’est parce qu’il y a cette mauvaise gouvernance dont vous parlez, la corruption, le détournement des deniers publics, que j’ai décidé de faire la politique. C’est pour changer ça et répondre aux attentes de la population.

Guineematin.com : dans ce cas, si vous êtes élu président de la République en décembre 2020, combien de temps donneriez-vous au peuple de Guinée pour qu’il sente le changement tant attendu ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : écoutez, c’est toujours un processus (rires). Le processus de réconciliation, c’est un processus qui n’est pas facile. On a malmené l’unité nationale, on a divisé les guinéens en fonction de leur appartenance ethnique, en fonction même de leur appartenance politique. Mon ambition, c’est de faire en sorte que chaque guinéen, quel que soit le parti auquel il appartient, quel que soit l’ethnie dont il est ressortissant, qu’il soit en sécurité, et lui et ses biens, et qu’il puisse exercer pleinement tous les droits qui lui sont reconnus par les lois de la République. Et, je ferai en sorte qu’il y ait plus de tolérance, plus de fraternité et plus de compréhension avec les différentes composantes politiques et socioprofessionnelles.

Guineematin.com : vous portez confiance au FNDC. Et si c’était une diversion pour permettre à Alpha Condé de mieux préparer son coup. Quel contrôle avez-vous sur ce front ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : je suis membre-fondateur du FNDC. Ce n’est pas une diversion, c’est un mouvement qui rassemble en son sein la quasi-totalité des partis politiques guinéens, les organisations de la société civile, des syndicats, des artistes, des grands intellectuels, des magistrats et tous ceux qui veulent barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat pour que la Guinée puisse être une démocratie apaisée, capable de permettre une alternance démocratique ; pour ne pas qu’on soit chaque fois obligé d’attendre que le Chef d’Etat meurt pour qu’il y ait l’alternance. Il faut que, si le peuple veut sanctionner un dirigeant, qu’il vote contre lui et qu’on limite le nombre de mandats à exercer par un président. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou non, a dit notre constitution. Il faut qu’on veille au respect de ça.

Guineematin.com : on a entendu ces derniers temps Mahamadou Issoufou du Niger et Georges Wéah du Libéria contre les chefs d’Etat qui voudraient modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir. Quelle lecture faites-vous de la position des chefs d’Etat de la CEDEAO, de l’Afrique et de la communauté internationale en générale sur le projet de changement de la constitution et le 3ème mandat en Guinée ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : je crois qu’Alpha Condé est seul dans ce projet. Ses amis les plus proches : on a écouté Me Boukounta, on a écouté Albert Bourgi. Il y a beaucoup qui ne se sont pas exprimés publiquement, mais qui ont essayé de nous faire passer le message. C’est une initiative dangereuse pour la paix, pour la stabilité de notre pays et de la sous-région. Je pense qu’il y a beaucoup d’autres qui ont essayé de le dissuader et malheureusement comme il s’entête, je crois que ça ne sera que malheur pour lui-même. Parce qu’il aurait pu sortir par la grande porte, sortir avec les honneurs et considération qui lui seraient dû en tant qu’ancien président, même si sa gouvernance a été catastrophique, il aurait pu quand même organiser des élections libres, transparentes et transférer le pouvoir à celui que le peuple de Guinée aurait choisi. Mais, il persiste. Je sais qu’il y a beaucoup de personnalités extérieures et même intérieures qui ont essayé de le dissuader. Mais, jusqu’à présent, je pense que ces personnalités n’ont pas réussi à faire fléchir monsieur Alpha Condé qui ne veut pas du tout quitter le pouvoir.

Guineematin.com : vous étiez aux Nations Unis, vous avez rencontré les représentants de la communauté internationale certainement. Est-ce qu’on peut savoir ce que vous vous êtes dit là-bas ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : j’étais aux Nations Unis, j’ai rencontré la secrétaire générale adjointe des Nations Unis. D’abord, je lui ai remis le mémorandum du FNDC et ensuite je lui ai expliqué la situation qui prévaut en Guinée, et surtout les risques, les menaces qui pèsent sur la stabilité et qui sont liées cette velléité de monsieur Alpha Condé de changer de constitution. J’ai parlé bien entendu des problèmes économiques, des problèmes sociaux, au plan politique, économique dans le pays, un pays où les droits humains ne sont pas respectés, où la démocratie a reculé ces derniers temps, où il y a un pillage systématique des ressources naturelles. Donc, nous y avons été pour dénoncer tout cela.

Propos recueillis à New York par Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

Lire

Cellou Dalein à New York : « 2020 ne sera pas comme 2010, l’histoire ne se répétera pas »

16 juillet 2019 à 13 01 24 07247

En tournée depuis quelques jours aux Etats-Unis d’Amérique, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a conféré avec les fédérations de son parti à New York avant-hier, dimanche 14 juillet 2019. Le principal opposant au régime Alpha Condé a mis l’occasion à profit pour appeler à la mobilisation contre le controversé projet de nouvelle qui vise à octroyer un troisième mandat à l’actuel président guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Devant ses partisans fortement mobilisés, le chef de file de l’opposition guinéenne a commencé par rendre hommage à ses militants décédés, en demandant à l’assistance d’observer une minute de silence en leur mémoire. Cellou Dalein Diallo s’est félicité aussi de l’accueil dont il a fait l’objet à New York, avant d’appeler à plus de mobilisation contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

« A New York, à l’occasion de toutes mes visites, j’ai senti cette confiance, cette affection, cette volonté de me porter à la présidence de la République de Guinée. Les jeunes, les sages, mes sœurs, je suis content de vous. S’il plaît à Dieu, nous atteindrons notre objectif. Vous savez, dans un combat, lorsqu’on arrive à destination, les derniers tronçons vont être très durs. Ça va être dur, mais Alpha Condé saura qu’il veut toucher à quelque chose qu’il ne devrait pas toucher, je veux parler de la constitution. Il faut qu’on se mobilise. Ce combat contre le changement de la constitution, n’est pas un combat de l’UFDG. C’est un combat du peuple de Guinée, et l’UFDG va apporter sa contribution », promet-t-il.

D’ailleurs, le président de l’UFDG a rappelé que c’est « un large consensus qui s’est dégagé pour barrer la route aux promoteurs de 3ème mandat. Et, tous les Guinéens de tous les âges, de toutes les catégories socioprofessionnelles, de tous les partis politiques, de toutes les organisations de la société civile, de toutes les organisations syndicales, les imams, les Kountiguis, beaucoup se sont exprimés, beaucoup n’ont rien dit, mais ils sont contre. Le jour où le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) va lancer le mot d’ordre de prendre la rue, c’est toute la Guinée que vous verrez dehors, je puis vous assurer de ça. Tout le monde est mobilisé, personne n’est d’accord avec lui. Et, je voudrais saluer à mes côtés madame Sanoh Doussou Condé, c’est une femme brave. Lorsqu’elle a vu que le RPG est en train de déraper, de dérailler, elle a pris ses responsabilités, elle a dénoncé la mauvaise gouvernance. Elle n’est pas de l’UFDG, mais nous partageons les mêmes valeurs, la même lecture des réalités et nous avons décidé de nous battre ensemble pour apporter le changement dont notre peuple est en droit d’attendre de ses dirigeants. (…) Je sais que vous êtes déterminés, je sais également que certains d’entre vous s’interrogent : est-ce que 2020 ne sera pas comme 2010 ? Ça ne sera pas comme 2010, je puis vous rassurer, l’histoire ne se répétera pas », a-t-il dit avec insistance.

Cellou Dalein Diallo a tenu à rassurer aussi ceux qui se demandent s’il parvient à accéder à la magistrature suprême est-ce qu’il sera le président de tous les Guinéens. « Je l’ai dit, je serai le président de tous les Guinéens. Je ne ferai pas de chasse aux sorcières parce que mon objectif premier c’est de chasser la haine et de réconcilier les Guinéens. Cette division, cette haine, cette violence qui ont cours aujourd’hui en Guinée, ne sont pas des fatalités. La réconciliation sera la première priorité de l’UFDG au pouvoir. Aujourd’hui, monsieur Alpha Condé a accentué la division en Guinée sur des bases ethniques, en stigmatisant, en excluant, en faisant du tribalisme l’instrument de conquête et de gestion du pouvoir.

C’est inacceptable. Il ne mérite pas, il n’est pas digne de la fonction présidentielle. Mais comme il s’attaque à la constitution, c’est un parjure, parce qu’il avait prêté serment sur cette constitution. Il avait juré de respecter et de faire respecter cette constitution. Nous allons nous mobiliser et nous allons gagner, nous allons accéder au pouvoir en tant que UFDG. Et nous allons réconcilier les Guinéens, promouvoir la fraternité entre les fils de ce pays, qui ont tant souffert de la violence », a promis le principal opposant guinéen.

De New York, Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 646 591 2659

Lire

Pêche : le ministre Frederick Loua reçu à Saint Petersburg (Russie) et à Bruxelles

16 juillet 2019 à 11 11 52 07527

Le ministre guinéen des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime est en visite en Europe depuis quelques jours. Après avoir pris part au 3ème forum international de la pêche et de l’exposition internationale de l’industrie de la pêche, des fruits de mer et des technologies, du 10 au 12 juillet 2019, à Saint Petersburg, Frederick Loua a effectué une visite de travail au siège de l’Union Européenne, à Bruxelles hier lundi, 15 juillet. Cette tournée a été l’occasion pour la forte délégation guinéenne d’avoir des échanges fructueux avec les partenaires.

Le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a été reçu ce lundi au siège de l’Union Européenne, à Bruxelles. La délégation guinéenne était conduite par Frederick Loua. Il était accompagné notamment de Dr Ousmane Sylla, ambassadeur de la Guinée auprès des pays du Benelux et de l’Union Européenne ; de Mme Touré Aissatou Diallo, conseillère chargée de missions au ministère des pêches ; et de quelques cadres de la représentation diplomatique guinéenne à Bruxelles.

Le ministre Loua a eu une première séance de travail à la DG MARE. Durant cette séance de travail, le ministre a présenté le rapport des activités menées par son département de janvier à juin 2019, un rapport appuyé par les bulletins statistiques des pêches maritimes de 2017 et de 2018.

En réponse, la direction de la DG MARE, a indiqué avoir pris bonne note du rapport d’activités et des bulletins statistiques présentés par la délégation guinéenne, avant de faire part de quelques recommandations à la partie guinéenne en ce qui concerne la certification sanitaire des captures. Ce qui va permettre à la Guinée de pouvoir exporter ses produits halieutiques vers les pays de l’Union Européenne.

La deuxième séance de travail de la délégation européenne à Bruxelles a été la rencontre avec la direction générale de la coopération internationale et du développement (DEVCO). C’est la patronne de cette direction qui s’est entretenue avec la forte direction guinéenne. Le ministre Loua a saisi l’occasion pour exposer les orientations stratégiques en matière de pêches en Guinée, ainsi que les perspectives de promotion des chaînes de valeur de l’activité de pêche en faveur des jeunes et des femmes. L’objectif recherché étant la formulation et le financement de projets susceptibles de créer des revenus pour combattre la pauvreté de la gent féminine et l’immigration clandestine.

La directrice de la DEVCO a rassuré la délégation guinéenne de la disponibilité de l’Union Européenne à soutenir les réformes engagées au niveau du secteur de la pêche en Guinée et a également informé de l’existence de la nouvelle Alliance Afrique-Union Européenne, dans le cadre du soutien au secteur privé.

La dernière étape de la visite du ministre Loua à l’Union Européenne a été la rencontre à la direction SANCO, avec la directrice Mme Anne Bucher et son équipe.

Pour rappel, avant de poser ses valises à Bruxelles, la délégation du ministère de la Pêche a participé au 3ème forum international de la pêche et de l’exposition internationale de l’industrie de la pêche, des fruits de mer et des technologies, qui s’est tenu du 10 au 12 juillet à Saint Petersburg, en Russie.

Au cours des travaux de ce forum international, le ministre s’était fait remarquer par une participation de qualité aux débats qui ont ponctué les différents panels organisés à cette occasion.

En marge de ce forum, le ministre Frederick Loua, avait eu des discussions avec le vice-ministre de l’agriculture de la fédération de Russie, chef de l’agence fédérale des pêches de la fédération de Russie, Ilya Shestakov, sur l’accord de coopération entre les deux pays et les opportunités d’investissement et d’élargissement de cette coopération, dans le secteur des pêches.

La signature d’un PV de travail entre les deux responsables du secteur des pêches a sanctionné les discussions. Il faut dire que cette signature a eu lieu en présence du secteur privé russe, qui pourrait être intéressé aux opportunités d’investissement qu’offre la Guinée dans le secteur.

Guineematin.com

Lire

Guinée : la France appelle à « un débat politique ouvert, inclusif, pacifique » avant les élections de 2019 et 2020

15 juillet 2019 à 1 01 45 07457

L’ambassade de France en Guinée et en Sierra-Leone a organisé une réception pour célébrer la fête nationale ce dimanche, 14 juillet 2019. Organisée à sa résidence à la Minière, cette cérémonie qui commémore la prise de la Bastille, en 1789, a été marquée par la présence des membres du gouvernement dont le Premier ministre, des présidents des institutions nationales et internationales, des ambassadeurs et corps diplomatiques accrédités auprès du gouvernement guinéen, des chefs d’entreprises et des amis de la France. Le diplomate français en poste en à Conakry, a mis l’occasion à profit pour magnifier les bonnes relations que son pays entretien avec la Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN, ambassadeur de France en Guinée
Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN, ambassadeur de France en Guinée

Dans son discours, Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN a rappelé les menaces de tout genre qui planent sur nos pays : le dérèglement climatique, le problème d’accès à l’eau potable, la lutte contre le sous-développement, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre les trafics (notamment ceux des êtres humains) entre autres. Si les dirigeants ne prennent gardes, prévient l’ambassadeur, ces menaces risquent de porter atteinte à la stabilité de nos Etats. En ce qui concerne la France, Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN a expliqué que son pays a déjà pris des dispositions contre ces fléaux. « Notre pays accueillera en novembre prochain, la deuxième édition du forum de Paris pour la paix, qui rassemble de nombreux Chefs d’Etat et de gouvernements, des chefs d’entreprises, élus locaux, présidents d’associations, intellectuels, chercheurs, représentants des médias. L’an dernier, plus de 6 000 participants venus des cinq continents ont ainsi pris part aux échanges sur des solutions que nous pourrons apporter ensemble aux principaux défis que le monde doit relever », a-t-il fait savoir.

Sur le plan bilatéral, l’ambassadeur Jean-Marc GROSGURIN a dit que la France est plus qu’engagée aux côtés du gouvernement guinéen dans le cadre d’un partenariat renforcé et diversifié. « Partenaire historique de la Guinée, les engagements de la France dans le cadre du PNDES, la feuille de route du développement du pays totalise un demi-milliard d’euros pour la France pour la période 2016-2020. 477 millions d’euros sont mis en œuvre à travers l’Agence Française de Développement (AFD). (…) en 2019, les engagements de l’AFD ont atteint 130 millions d’euros, tous outils confondus. Oui, le partenariat entre la France et la Guinée se renforce », s’est-il félicité.

Abordant les échéances électorales attendues en Guinée cette année et l’année prochaine, le diplomate Français a indiqué que son pays encouragera toujours la voie du dialogue en Guinée, cela pour favoriser les règlements consensuels entre acteurs politiques. « Dans la perspectives de nouvelles échéances électorales, fin 2019 et 2020, la France, l’un des nombreux partenaires internationaux de la Guinée, appelle de ses vœux à un débat politique ouvert, inclusif, pacifique, ainsi qu’un processus électoral libre, honnête, démocratique, transparent, garantissant la crédibilité du scrutin. Et en tout état de cause, quel que soit le choix du peuple guinéen lors des prochaines consultations, il sera essentiel pour le pays de poursuivre les réformes engagées, d’intensifier les efforts déployés au bénéfice des populations, notamment de la jeunesse guinéenne. Il sera également essentiel de tout mettre en œuvre pour préserver la stabilité du pays, pour permettre ainsi à la Guinée qui est placée depuis quelques années sur les radars des investisseurs continentaux et internationaux de rester ouverte aux bailleurs et aux hommes d’affaires désireux de promouvoir les projets économiques et contribuer aux processus de développement du pays », a exhorté Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN.

Dr. Djéné Kéita, ministre de la Coopération et de l’intégration africaine,
Dr. Djéné Kéita, ministre de la Coopération et de l’intégration africaine

Dans son discours réponse, madame la ministre de la Coopération et de l’intégration africaine a dit la joie du gouvernement guinéen de prendre part à cette fête nationale française. Selon elle, « le 14 juillet offre l’occasion de nous souvenir, nous souvenir de la grandiose fête de l’union de la nation française, rassemblée autour de la devise : Liberté, Egalité, Fraternité. Monsieur l’ambassadeur, nous apprécions à juste titre les principes de la politique étrangère française basés sur les valeurs universelles. Cette capacité de la France à agir ensemble avec ses partenaires de l’Europe et du monde pour relever les nombreux défis qui s’imposent à l’humanité (…). Monsieur l’ambassadeur, notre détermination à consolider et à diversifier la coopération franco-guinéenne est sans faille. La France est sans doute l’un des premiers partenaires de la Guinée. Elle intervient dans notre pays à travers l’Agence Française de développement et le service de coopération et d’action culturelle qui sont les principaux outils de la coopération franco-guinéenne. Ces deux bras opérationnels de la France interviennent sur le terrain grâce aux opérateurs comme l’institut de recherche pour le développement, le centre de coopération internationale, et la recherche agricole pour le développement », a notamment expliqué la ministre Dr Diéné Keïta.

Cette cérémonie a pris fin par un banquet offert par l’ambassadeur de France en Guinée. Le tout couronné par des échanges cordiaux entre français et guinéens. La soirée fut belle.


Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Enregistrement des naissances : Sant’ Egidio et ses partenaires lancent le projet Droit au Nom

12 juillet 2019 à 10 10 16 07167

Un consortium d’ONG italiennes se lance dans un vaste programme de sensibilisation pour l’enregistrement à la naissance des enfants en Guinée. C’est dans cette dynamique que la communauté de Sant’ Egidio, la CISV et LVIA ont lancé le projet intitulé Droit au Nom ce jeudi, 11 juillet 2019, au service Cancérologie de l’hôpital national Donka. C’était en présence de nombreuses personnalités, notamment le représentant de l’ambassadeur de l’Italie en Guinée, celui de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement, madame le maire de la commune de Kaloum, le directeur national de l’état civil et la représentante du gouverneur de la ville de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce projet Droit au Nom, financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement, est un programme de sensibilisation pour l’enregistrement à la naissance des enfants en Guinée.

madame Gloria Laura MELLANO, responsable de l'ONG LVIA et coordinatrice du projet Droit au Nom,
Mme Gloria Laura MELLANO

Dans son discours, madame Gloria Laura MELLANO, responsable de l’ONG LVIA et coordinatrice du projet Droit au Nom, est revenu sur les particularités du projet. « Ce projet est un projet qui prévoit la sensibilisation de la population à l’importance de l’enregistrement à la naissance dans les régions de Conakry et de Labé. L’exécution de ce projet va durer 2 ans. En Guinée, on travaillera en partenariat avec le CARP (Collège des Acteurs pour la Réduction de la Pauvreté) et la FMG (Fraternité Médicale Guinée). Donc, on descendra sur le terrain, pour faire des activités de sensibilisation, d’information et de formation pour les acteurs qui interviennent dans le domaine de l’état civil. Donc, le but c’est de sensibiliser les populations, les communautés, les leaders communautaires, les leaders religieux sur l’importance de cette action d’enregistrement à la naissance des enfants. On a vu qu’à Labé, le taux d’enregistrement à la naissance des enfants est de 59% contre 95% à Conakry. Mais ici, il y a des zones à couvrir pour que le taux puisse augmenter », a-t-elle expliqué.

Selon madame Evelina Martelli, l’idée de créer ce projet Droit au Nom est parti d’un certain nombre de constats à travers le monde. « Vous voyez dans le monde, il y a un grand nombre d’enfants qui ne sont pas enregistrés à l’état civil. Ce n’est pas un problème seulement guinéen, c’est un problème mondial. On estime que, sur les 125 millions d’enfants qui naissent chaque année dans le monde, 51 millions, soit plus 40% du total, ne sont pas enregistrés à la naissance. Environ la moitié de ces enfants vivent en Asie méridionale, tandis que l’Afrique subsaharienne enregistre les taux d’enregistrement des naissances les plus bas au monde. On estime que 2 enfants sur 3 ne sont pas enregistrés à la naissance en Afrique », a fait savoir madame Evelina Martelli de la communauté Sant’ Egidio.

Evelina Martelli, membre de la communauté Sant'Egidio
Mme Evelina Martelli

Parlant de l’importance de l’enregistrement à la naissance des enfants, Evelina Martelli n’a pas manqué de signaler les conséquences liées à l’absence d’une identité légale pour les enfants. « Il faut par exemple réfléchir à un problème important qui est la protection des filles : sans actes de naissance, il est plus difficile de les protéger contre le mariage précoce et contre l’exploitation pédopornographique. Mais, même dans des conditions ordinaires, en dehors des cas d’urgence, l’absence d’actes de naissance entraine des manques importants pour les enfants. Ici, en Guinée, comme dans de nombreux autres pays, les enfants qui ne sont pas enregistrés à l’Etat civil ne peuvent ni fréquenter l’école, ni passer de diplômes. Souvent, les enseignants ferment les yeux et permettent aux enfants d’aller malgré tout à l’école. Mais, par la suite, quand il arrive le moment de passer l’examen, les enfants ne peuvent pas se présenter et doivent abandonner leurs études. L’enregistrement des naissances a aussi beaucoup d’avantages pour l’Etat, parce cela peut lui permettre de connaître sa population qui naît, qui meurt et pourquoi elle meurt, permet également à l’Etat d’améliorer les conditions sanitaires au sein du système de santé pour les populations. C’est aussi très important pour un Etat d’avoir des statistiques fiables pour savoir quelle est la population qui se trouve dans une région, combien d’écoles primaires faut-il avoir pour que tous les enfants puissent avoir une chaise à l’école. Donc pour nous, c’est une façon d’aider les enfants, mais aussi d’aider l’Etat guinéen pour pouvoir améliorer son système de gestion du pays », a indiqué Evelina Martelli.

Pour sa part, le directeur national de l’état civil au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), Ibrahima Kaba, satisfait de l’initiative, s’est dit prêt à collaborer avec la communauté de Sant’ Egidio dans l’exécution du projet Droit au Nom. « Nous sommes très contents des initiateurs de ce projet et de ceux même qui s’occupent de son exécution. Nous les remercions et les félicitons. Notre département est prêt à faciliter de son côté l’exécution de ce projet important qui s’inscrit même dans la stratégie nationale de réforme de modernisation de l’état civil. Aujourd’hui, je crois qu’avec l’engagement de la coopération italienne, à travers LVIA et Bravo et le concours de tous les acteurs, le système de l’état civil guinéen sera davantage amélioré », a estimé Ibrahima Kaba.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

Lire