Sécurité internationale : Dr. Mohamed Diané à la 9ème Conférence de Moscou

21 juin 2021 à 18 06 37 06376
Dr. Mohamed Diané, ministre de la Défense nationale

La Russie voit grand en invitant près de 130 pays à participer à la 9ème Conférence de Moscou sur la sécurité internationale qui s’ouvre ce mercredi 23 juin 2021 dans la capitale russe. 

La délégation guinéenne à cet important sommet est conduite par le ministre de la Défense nationale, Dr. Mohamed Diané. Il profitera de l’occasion pour s’entretenir avec certains de ses homologues autour des enjeux sécuritaires du moment. 

La Guinée, engagée militairement au Mali sous bannière onusienne dans la lutte contre le terrorisme, apporte son expertise à la conférence de Moscou pour discuter avec ses partenaires des modalités de renforcement de la sécurité pour tous.

Par le service de communication du ministère de la Défense nationale

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Pr. Koutoubou Sano à Djakarta : l’Indonésie en phase avec l’Académie de l’OCI

19 juin 2021 à 21 09 17 06176

Sur invitation du gouvernement indonésien, à travers le ministre des affaires religieuses et celui des finances, le secrétaire général de l’Académie internationale de la jurisprudence islamique de l’OCI, SEM le Professeur Koutoubou Moustapha SANO, a effectué une visite de travail à Djakarta du 8 au 13 juin 2021.   

*Les réformes de l’Académie saluées par l’Indonésie* 

Dès le lendemain de son arrivée dans la capitale indonésienne, il a été reçu en audience par le ministre indonésien des affaires religieuses, qui a exprimé la gratitude et le remerciement du gouvernement indonésien pour cette visite qu’il a qualifiée d’historique. En effet, c’est la première visite d’un secrétaire général de l’Académie en Indonésie depuis des décennies. De plus, il a exprimé la satisfaction et l’appréciation des autorités indonésiennes par rapport aux réformes qualitatives que cette institution de l’OCI est en train de connaître depuis la nomination du Professeur Sano. À cet égard, le ministre indonésien des affaires religieuses a exprimé le souhait ardent de son département de signer un accord de partenariat avec l’Académie. 

De son côté, SEM le Professeur Koutoubou SANO, a remercié le gouvernement indonésien pour l’invitation et pour l’accueil si chaleureux. Il a également renouvelé l’engagement de l’Académie à renforcer davantage les liens de coopération et de partenariat stratégique avec ce pays de 300 millions de musulmans. Aussi, il a confirmé l’accord de l’Académie de signer incessamment le mémorandum de coopération souhaité par SEM le ministre indonésien des affaires religieuses.  

*Séance fructueuse au Ministère des Finances* 

Ensuite, le secrétaire général de l’Académie a été reçu, au deuxième jour de sa visite en Indonésie, au ministère des finances par le secrétaire général et les conseillers principaux de Madame la ministre, qui était en mission à l’étranger. Au cours de l’entretien très fructueux qui a eu lieu entre la délégation du Pr Sano et ces hauts cadres indonésiens, le ministère a sollicité le soutien intellectuel de l’Académie en faveur de la promotion et le développement de la finance islamique en Indonésie.  

En effet, les institutions de la finance islamique se basent sur les résolutions de l’Académie pour l’exercice de leurs activités quotidiennes. Autrement dit, ce sont les résolutions issues de cette institution qui servent de références aux banques et institutions de la finance islamique. 

De son côté, SEM le Professeur Koutoubou SANO a remercié madame la ministre des finances et les hauts cadres du ministère indonésien des finances, pour l’invitation et la confiance placée en sa personne, ainsi qu’en l’Académie. Il a également exprimé la disponibilité de l’institution qu’il dirige, à soutenir les efforts inlassables du gouvernement indonésien pour le développement des institutions de la finance islamique. Le Professeur Sano a aussi exprimé l’engagement de l’Académie à soutenir au niveau de l’Organisation de la coopération islamique, OCI, la désignation de l’Indonésie comme la plaque tournante du monde islamique pour la promotion et le développement du concept de la finance sociale islamique.

En effet, ce type de finance islamique mérite d’être développé et structuré, à travers la rédaction et l’adoption des législations et institutions devant permettre aux deux milliards de musulmans de la planète, d’en tirer des retombées énormes. Notamment sur le front de la lutte contre la pauvreté dont souffrent beaucoup de pays musulmans.

Le Professeur Koutoubou Sano a conclu son intervention devant les hauts cadres du ministère des finances et ceux de la banque centrale indonésienne, en insistant sur la nécessité impérieuse de développer la finance sociale islamique, qui devrait permettre une gestion meilleure de la zakat, du waqf, du testament, des expiations, etc.En fin, le secrétaire général de l’Académie a promis d’examiner, très prochainement, la doléance du gouvernement indonésien liée à l’ouverture d’un bureau régional de l’académie à Djakarta.  

*Pr Sano anime une conférence publique*

..Par ailleurs, il est à noter, qu’au cours de son séjour à Djakarta, le secrétaire général de l’Académie a été reçu en audience par les présidents des deux grandes associations musulmanes en Indonésie. Ils s’agissent de l’association appelée Nahdadutul Oulémas, qui a 92 millions de membres titulaires et de l’association de Muhamadiyah, qui, elle, compte 40 millions de membres titulaires. Le Professeur Koutoubou SANO a animé une conférence publique au siège de la première association. Cette conférence a été largement diffusée en direct par les chaînes de télévisions appartenant à l’association. Elle a surtout été suivie par une audience estimée à des centaines de milliers de personnes qui variaient entre 15 et 20 millions d’abonnés.

À la fin de sa visite de travail en Indonésie, le Pr Sano a signé trois (3) mémorandums d’entente et de partenariat stratégique avec le ministre des affaires religieuses, le conseil suprême des Oulémas de l’Indonésie et la plus grande université islamique de pays appelée « Shérif Hidayatullah University ».

Transmis par le service de la communication

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France : l’homme qui a giflé Emmanuel Macron condamné à 4 mois de prison ferme

10 juin 2021 à 16 04 40 06406

Damien Tarel, l’homme qui a agressé le président de la République, Emmanuel Macron, lors d’une visite dans la Drôme, dormira en prison, jeudi 10 juin. Il a été condamné à dix-huit mois de prison dont quatre ferme (les 14 autres sont assortis de sursis). Il était jugé à Valence en comparution immédiate deux jours après les faits, qui ont suscité un soutien unanime des responsables politiques.

Il se voit en outre privé de droits civiques pendant trois ans, interdit d’exercer toute fonction publique à vie, interdit de détenir des armes durant cinq ans, et il devra se soumettre à un suivi psychologique. Il a dix jours pour faire appel de sa condamnation. Le parquet avait requis une peine de dix-huit mois de prison, sans aménagement de peine, contre le jeune homme, âgé de 28 ans, qui a reconnu à l’audience avoir giflé le chef de l’Etat. Le procureur avait aussi réclamé un mandat de dépôt à son encontre.

Cette gifle, « parfaitement inadmissible », est un « acte de violence délibérée », a soutenu le représentant du ministère public face au prévenu. « Il n’y a pas d’ITT (incapacité temporaire totale) mais il y a un acte violent », a ajouté le magistrat, soulignant que le président « n’a pas souhaité voir un médecin ».

« Je ne demande pas d’amende mais je vous demande d’envisager de prononcer à son encontre une interdiction définitive d’exercer une fonction publique », ainsi qu’une interdiction du droit de vote pour cinq ans maximum et une interdiction de détention d’arme pour la même durée, a déclaré le magistrat, qui avait rappelé que Damien Tarel encourait trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Le procureur s’est inquiété d’un possible risque de récidive, disant percevoir « une sorte de détermination froide » chez cet homme inconnu de la justice.

Avant les réquisitions, l’interrogatoire de Damien Tarel avait pris un tour politique envers le chef de l’Etat : il a estimé qu’Emmanuel Macron symbolisait la « déchéance » de la France et que son geste, « regrettable » et asséné sous le coup de l’impulsivité, visait à mettre en exergue le sentiment d’« injustice » des « gilets jaunes », mouvement social né en France à l’automne 2018, qui ne sont pas « écoutés ».

Un deuxième homme interpellé, Arthur C., « va se voir délivrer une convocation en justice pour la fin du second semestre 2022 pour répondre des infractions en lien avec les armes détenues illégalement », a déclaré mercredi, dans un communiqué, le procureur de la République Alex Perrin.

Les faits se sont déroulés, mardi après-midi, après la visite du lycée hôtelier de Tain-l’Hermitage (Drôme). Alors que le président de la République allait à la rencontre de la foule, un homme l’avait giflé au cri d’un slogan royaliste « Montjoie ! Saint-Denis ! » et « A bas la Macronie ». Il a ensuite été plaqué au sol par plusieurs membres du service de sécurité.

Résidant à Saint-Vallier, au nord de Valence, les deux hommes avaient été arrêtés tout de suite après l’incident. Ils sont « tous deux inconnus des services judiciaires et des services de renseignement ». Lors de son audition, Damien T., « en couple, sans enfant, sans profession », a reconnu « avoir porté un coup au chef de l’Etat et avoir prononcé des paroles dénonçant la politique ». Les deux camarades sont membres d’associations de leur commune « en lien avec les arts martiaux, le Moyen-âge et l’univers mangas », a précisé le magistrat.

Avec lemonde.fr

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France : ces présidents agressés avant Emmanuel Macron

10 juin 2021 à 10 10 05 06056

Le chef de l’État français a reçu une gifle de la part d’un jeune homme, le mardi dernier, 08 juin 2021, à Tain l’Hermitage dans la Drôme. Une agression rare mais pas inédite envers un président ou un Premier ministre en exercice.

La scène a eu lieu durant un déplacement d’Emmanuel Macron à Tain l’Hermitage, dans la Drôme, nouvelle étape de son déplacement accompagnant la reprise du pays, post-Covid-19.

Macron s’approche d’un groupe de personnes massées derrière des barrières, puis échange brièvement avec un homme. Saisissant l’avant-bras du président, l’individu lui assène une gifle, ou « une tentative de gifle », préfère l’entourage du président, qui a poursuivi sa visite, a priori donc, sans séquelle physique. L’agresseur, un Drômois de 28 ans, a été interpellé avec un accompagnant du même âge. De Marine Le Pen (RN) à Fabien Roussel (PCF), en passant par Gérard Larcher (LR), Olivier Faure (PS) ou encore François Hollande, l’intégralité de la classe politique française a fustigé l’acte commis contre le président. 

Et pourtant ce n’est pas première fois qu’un président de la République française est agressé par un citoyen. Même si certains pensent à tort que cela n’est possible que depuis la démystification voire la banalisation de la fonction présidentielle par un certain François Hollande. Avant Macron, Nicolas Sarkozy avait été agressé le 30 juin 2011 à Brax (Lot-et-Garonne). Un homme de 32 ans, employé municipal d’Agen, agrippe la veste du président Sarkozy en train de saluer des habitants rassemblés derrière une barrière de sécurité. Regrettant son geste par la suite, il déclare avoir voulu dire au chef de l’Etat qu’il faut « écouter les gens qui l’ont élu ». Il sera condamné à six mois de prison avec sursis. 

Le 23 juin 2010, au cours d’une visite de Nicolas Sarkozy dans des quartiers sensibles de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), un jeune homme de 21 ans lui lance : « Va te faire enculer connard, ici t’es chez moi ». L’homme est blessé lors de l’interpellation et condamné à 35 heures de travaux d’intérêt général pour outrage au chef de l’Etat. 

Comme nous l’avons dit, il n’y a pas que les derniers chefs d’Etat français qui ont fait l’objet d’agression physique. Le très charismatique Jacques Chirac a essuyé une tentative de meurtre et crachats. Le 14 juillet 2002, Maxime Brunerie, 25 ans, tente d’atteindre M. Chirac avec un fusil 22 long rifle dissimulé dans un étui à guitare lors du défilé présidentiel sur les Champs-Elysées. Le tir est dévié par un spectateur. Brunerie est condamné en décembre 2004 à dix ans de réclusion criminelle. Il est libéré en août 2009. 

Le 4 mars 2002, le même président Chirac, qui effectue son deuxième déplacement sur le thème de la sécurité durant la campagne présidentielle, est la cible de crachats à Mantes-la-Jolie (Yvelines), en pleine affaire sur les marchés publics d’Ile-de-France, tandis que fusent quelques « Chirac voleur ». 

Même le héros de Seconde Guerre mondiale a échappé à des tentatives d’assassinat. En effet, le Général de Gaulle a été victime d’une des plus graves atteintes à un président de la République en exercice. A cinq reprises, entre 1961 et 1965, des attentats ont visé le héros de la Seconde Guerre mondiale. Le plus grave ayant été celui du « Petit-Clamart« , organisé par une douzaine de partisans de l’Algérie française de l’OAS armés jusqu’aux dents. Heureusement, sans faire de victimes. 

Plus récemment encore, Lionel Jospin a été aspergé de ketchup. Le 17 avril 2002, venu à Rennes pour son dernier meeting de campagne présidentielle, le Premier ministre-candidat est aspergé de ketchup par deux jeunes mineurs alors qu’il remontait l’allée centrale du Parc des expositions où il devait prendre la parole devant 7000 personnes. 

Pour revenir à Emmanuel Macron, quand il était ministre de l’Economie, il avait été pris pour cible le 6 juin 2016 par des manifestants hostiles à la loi duTravail, qui lui avaient jeté des œufs lors d’un déplacement à Montreuil (Seine-Saint-Denis) en lui criant « casse-toi ! ». 

Comme on le voit, ce n’est ni la banalisation de la fonction présidentielle ces dernières années ni l’âge de Macron encore moins le manque de charisme de l’actuel président français qui lui a valent la paire de gille qu’il a reçue. Avant lui beaucoup d’autres, et non des moindres, avaient été pris pour cible. Y compris l’un des plus hommes politiques que la patrie des droits de l’homme a connus. En l’occurrence le général De Gaulle. C’est donc une triste tradition française que de s’en prendre à un chef d’Etat. Une situation inimaginable sur le continent noir. D’ailleurs beaucoup d’internautes ironisent en disant qu’il faut d’avance présenter les condoléances aux familles d’éventuels candidats pour la gifle présidentielle. Les exemples pris ci-haut constituent, s’il en était besoin, qu’en dépit de tout, la France reste un modèle. Car aucun agresseur d’un président n’a pris la perpétuité. A plus forte raison d’être abattu par la garde rapprochée du président victime d’agression. Si c’était sous les tropiques, celui que notre confrère Mamane de RFI appelle « sergent s’en fou la mort » aurait logé une balle dans la tête de l’agresseur.

A cette exécution sommaire, l’opposition aurait été accusée d’être en connivence avec l’agresseur. Ou encore les puissances étrangères. Car si, comme nous l’avons dit, les fonctions présidentielles sont banalisées de nos jours en France, ce n’était pas le cas sous le règne de De Gaulle. C’est comme si quelqu’un tentait d’assassiner Sékou Touré. Contrairement à l’agresseur de De Gaulle, si l’agressé était un africain son agresseur n’aurait jamais eu la chance de passer devant un juge.

C’est cela la démocratie, la vraie. Autant elle vous met à l’abri d’un coup d’Etat militaire, avec à la clé l’assassinat du président avec parfois femme et enfants, autant elle vous fragilise. Si vous n’êtes pas un citoyen comme un autre, vous n’êtes pas non plus un demi-dieu.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Crise politique en Guinée : Sidya Touré au Quai d’Orsay…

8 juin 2021 à 19 07 44 06446
Sidya Touré et Mohamed Sall au sortir du Quai d’Orsay ce mardi, 08 juin 2021

Accompagné de son Directeur Cabinet, Mohamed Tall, le Président Sidya Touré a été reçu au Quai d’Orsay ce  mardi, 8 juin 2021, par le Directeur Afrique du département, M Christophe Bigot, rapporte la cellule de communication de l’UFR, le parti de l’ancien Premier ministre guinéen.

Pendant une heure et demi, les deux personnalités ont échangé sur la situation socio-politique de la Guinée. Le Président Sidya Touré a parlé à ses interlocuteurs de la précarité qui prévaut dans le  pays due à la mauvaise gouvernance et la corruption, l’absence de l’administration (l’État Néant), l’insécurité, le cas des prisonniers politiques, la liberté pour les partis politiques d’exercer leurs activités, le manque de liberté de circuler des acteurs socio-politiques…

Au sortir de  cette rencontre, le Président Sidya Touré s’est dit très satisfait des échanges avec Monsieur Bigot.

Par la Cellule de communication de l’UFR

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Hajj 2021 : toujours des doutes sur la participation des pèlerins guinéens à la Mecque

4 juin 2021 à 9 09 56 06566

A moins de deux mois du pèlerinage aux lieux saints de l’Islam, (le 19 juillet est probablement la journée d’Arafat), la Guinée n’est pas fixée sur sa participation ou non au Grand pèlerinage de la Mecque pour l’année 2021. Malgré les sollicitations d’entretien exprimées plusieurs fois par un reporter de Guineematin.com auprès des autorités de l’Ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite en Guinée, il n’y a toujours aucune réponse.

Le mercredi dernier, 2 juin, une source non officielle de la chancellerie, a expliqué ceci à notre rédaction de la part du Chargé d’affaire du Royaume saoudien : « ils accéderont à la demande de Guineematin.com dès qu’ils auront une réaction du ministère du Hajj et de la Omra ». comme pour dire qu’ils ne peuvent rien nous dire pour le moment, ne sachant pas eux-mêmes si la Guinée sera autorisée ou pas à participer à ce pèlerinage.

Même son de cloche au Département guinéen des Affaires religieuses. Aucun responsable du Secrétariat général aux affaires religieuses n’accepte de se prêter à nos récurrentes questions sur la participation ou pas des candidats guinéens au Grand pèlerinage 2021.

Dans les couloirs de ce Département, des voix soutiennent de plus en plus l’impossibilité, en tout cas, pour la Guinée, de prendre part, comme dans le passé, à ce voyage religieux. Même si l’Arabie Saoudite a annoncé, le 6 mai dernier, la tenue du Grand pèlerinage cette année.

Ces pessimistes évoquent la présence non seulement du nouveau coronavirus qui a fait d e nombreuses victimes un peu partout dans le monde, même en Arabie Saoudite, mais également de la résurgence d’Ebola et de la présence de la fièvre Lassa en Guinée. En terme clair, même si les deux dernières maladies sont circonscrites, des inquiétudes demeurent à ce niveau pour la participation de la Guinée à ce rendez-vous mondial.

Ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Un groupe de cadres qui croit encore au miracle pense qu’il est bien possible pour les fidèles musulmans de la Guinée de renouer avec le voyage religieux, après une année d’interruption, liée au confinement généralisé de mars 2020, imposé par la propagation vertigineuse du Covid-19 dans le monde.

Il est à préciser qu’à ce jour, au Secrétariat général des affaires religieuses, il n’est mentionné nulle part, sur aucune affiche, des conditions de participation au pèlerinage de cette année, encore moins des modalités à suivre pour être du lot des pèlerins. Ce qui pousse certains à conseiller aux futurs candidats de se garder pour le moment de donner leur argent à qui que ce soit, jusqu’à ce que le Royaume Saoudien informe officiellement la Guinée l’autorisation ou non de prendre part au pèlerinage de cette année.

A rappeler que l’année dernière et les deux années sévères d’Ebola, la Guinée n’avait pas été autorisée à envoyer des pèlerins à la Mecque. Habituellement, avec plus de 90% de la population musulmane, la Guinée  fait voyager plus de sept mille candidats au pèlerinage.

À suivre !

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Maroc : les étudiants guinéens annoncent une grève générale à partir du 4 juin

2 juin 2021 à 12 12 29 06296
Sékouba Doukouré et Amadou Traoré

L’association des stagiaires, élèves et étudiants guinéens au Maroc (ASEGUIM) appelle à une grève générale et illimitée à compter du vendredi 4 juin 2021. Selon les organisateurs, ce mouvement de protestation fait suite au non-paiement de la deuxième tranche des bourses d’entretien et des primes de vacances des boursiers. L’ASEGUIM invite tous les élèves, étudiants et stagiaires guinéens au Maroc, à se mobiliser pour revendiquer leurs droits.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’avis de grève :

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Al-Sheikh, le Ministre Saoudien des affaires islamiques, reçoit le Pr. Koutoubou SANO à Djeddah

1 juin 2021 à 17 05 42 06426

Dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de partenariat stratégique, entre l’Académie internationale de la jurisprudence islamique et les États membres de l’OCI, particulièrement le pays du siège, le Royaume d’Arabie Saoudite, le secrétaire général de ladite Académie, Professeur Koutoubou Moustapha SANO, a été reçu, le lundi 31 mai par le très puissant ministre saoudien chargé des affaires islamiques, en l’occurrence le Dr. Abdul Latif al-Sheikh. 

A cette occasion, ce dernier a réitéré les félicitations du Royaume pour la nomination du Professeur Koutoubou à la tête de l’Académie. Il a également exprimé sa satisfaction en ces termes : « Certes vous méritez cette nomination, parce que vous savons tous que vous êtes une référence, un homme intelligent, cultivé, intègre, persévérant et sage. Nous comptons entièrement sur votre personnalité, votre capacité intellectuelle et votre savoir-faire, en vue de relever les défis de temps auxquels les deux milliards de fidèles musulmans au monde, font face aujourd’hui dans tous les domaines de la vie. 

Nous savons également compter sur votre leadership, votre capacité managériale et votre vaste expérience, afin de relancer conséquemment le rôle si important et si indispensable de l’Académie, pour répondre aux aspirations et aux attentes de la Ummah à travers une présentation correcte et équilibrée des enseignements de l’islam ».

Aussi, il a exprimé la disponibilité  totale de son département à accompagner l’Académie dans tous les domaines d’intérêt commun, notamment la promotion de la modération et de la pondération dans le monde, l’organisation des conférences et fora intellectuels, ainsi que la publication des recherches scientifiques. 

Pour sa part, son Excellence, le Professeur Koutoubou Moustapha SANO, Secrétaire général de l’Académie, a remercié SEM le Ministre, pour l’accueil chaleureux et les paroles si aimables à son endroit. Il lui a assuré de ses efforts pour mériter la confiance placée  en sa modeste personne, par l’OCI, en lui confiant la gestion  de la première référence mondiale pour la Fatwah et la jurisprudence islamique. 

Il a également assuré son interlocuteur de sa détermination à renforcer, davantage, les relations de coopération et de coordination entre l’Académie et le ministère, en vue d’apporter des solutions appropriées aux enjeux de la vie contemporaine.

À la fin de la rencontre, qui a duré deux heures de temps, les deux personnalités se sont mises d’accord sur l’importance épineuse de signer, incessamment, un mémorandum d’entente devant permettre de définir les actions concrètes pour un partenariat stratégique exemplaire. 

Pour clôturer, le Professeur Koutoubou SANO, a accordé une interview aux journalistes de la télévision nationale saoudienne. 

Par la Cellule de communication

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Josep Borrell : « Nous devons combler le fossé mondial en matière de vaccination »

28 mai 2021 à 9 09 42 05425
Josep Borrell – Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne

Fin mai 2021, seuls 2,1 % des Africains ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19. Nous devons combler le fossé qui se creuse en matière de vaccination entre les économies avancées et les pays en développement afin d’éviter ce que Tedros Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, a qualifié d' »apartheid vaccinal ». C’est à la fois une obligation morale et dans l’intérêt de tous.

Dès lors, il nous faut agir au niveau multilatéral et à l’échelle planétaire pour accroître la production de vaccins et accélérer leur déploiement partout dans le monde. C’est la voie choisie par l’UE depuis le début de la pandémie. C’est désormais également celle retenue par les dirigeants du G20 lors du sommet mondial sur la santé qui s’est tenu à Rome le 21 mai dernier.

La pandémie continue de tuer des milliers de personnes chaque jour et, au rythme actuel, la population mondiale ne sera pas vaccinée dans son ensemble avant 2023. Or vacciner très largement cette population est le seul moyen de mettre fin à la pandémie. A défaut la multiplication des variants risque de compromettre l’efficacité des vaccins existants.

La vaccination est également un préalable à la levée des restrictions qui entravent nos économies et nos libertés. Ces restrictions pénalisent le monde entier, mais elles pèsent encore plus lourdement sur les pays en développement. Les pays avancés peuvent en effet s’appuyer davantage sur des mécanismes sociaux et des leviers de politique économique afin de limiter l’impact de la pandémie sur leurs citoyens.

Si le fossé mondial en matière de vaccination n’est pas comblé, il risque d’inverser la tendance à la baisse de la pauvreté et des inégalités planétaires observée ces dernières décennies. Une telle dynamique négative freinerait l’activité économique et accroîtrait les tensions géopolitiques. Le coût de l’inaction serait à coup sûr beaucoup plus élevé pour les économies avancées que ce que nous devrions dépenser collectivement pour aider à vacciner le monde entier. C’est pourquoi l’UE accueille favorablement le plan de 50 milliards de dollars proposé par le Fonds monétaire international dans le but de pouvoir vacciner 40 % de la population mondiale en 2021 et 60 % d’ici mi-2022.

Pour atteindre cet objectif, une action multilatérale étroitement coordonnée est nécessaire. Nous devons résister à la double menace que représentent d’un côté la « diplomatie des vaccins », qui lie la fourniture de vaccins à des objectifs politiques, et de l’autre le « nationalisme vaccinal », qui consiste à réserver les vaccins pour son seul pays. Contrairement à d’autres, l’UE a rejeté ces deux approches depuis le début de la pandémie. Jusqu’à présent, nous sommes le seul acteur mondial qui ait vacciné sa propre population tout en exportant parallèlement de grandes quantités de vaccins et en contribuant de façon substantielle au déploiement des vaccins dans les pays à faible revenu. Les Européens peuvent être fiers de ce que nous avons accompli.

En 2020, l’UE a soutenu la recherche et le développement de vaccins à grande échelle et contribué de manière significative à la mise au point de la nouvelle génération de vaccins à ARN messager. L’UE est ensuite devenue un des principaux producteurs de vaccins contre la COVID-19 : 40 % environ des doses utilisées jusqu’à présent dans le monde sont produites dans l’UE. L’UE a également exporté 240 millions de doses vers 90 pays, ce qui correspond approximativement au nombre de doses que nous avons utilisées en son sein.

L’UE, avec ses États membres et ses institutions financières — ce que nous appelons l' »Équipe Europe » — a commencé également à faire don de vaccins à ses voisins dans le besoin, en particulier dans les Balkans occidentaux. Elle entend faire don d’au moins 100 millions de doses supplémentaires aux pays à revenu faible et intermédiaire avant la fin de 2021, comme convenu lors du dernier Conseil européen. Avec une contribution de 2,8 milliards d’euros, l’Équipe Europe est également le principal contributeur au dispositif COVAX, qui permet aux pays les plus pauvres d’avoir accès aux vaccins. Environ un tiers de l’ensemble des doses COVAX livrées jusqu’à présent ont été financées par l’UE. Pourtant, cet effort est encore largement insuffisant pour empêcher que le fossé mondial ne se creuse en matière de vaccination.

Pour combler ce fossé, les pays disposant des connaissances et des moyens nécessaires devraient augmenter leurs capacités de production, afin de pouvoir à la fois vacciner leur propre population et exporter davantage de vaccins, comme le fait l’UE. En coopération avec les fabricants de vaccins, nous nous efforçons de porter les capacités de production de l’UE à plus de 3 milliards de doses par an d’ici à la fin de 2021. Nos partenaires industriels européens se sont engagés à fournir avant la fin de 2021 1,3 milliard de doses de vaccins à prix coûtant aux pays à faible revenu et à un prix réduit aux pays à revenu intermédiaire. Ils se sont également engagés à livrer plus de 1,3 milliard de doses en 2022, dont une grande partie sera distribuée par le dispositif COVAX.

Tous les Etats doivent éviter les mesures restrictives qui perturbent les chaînes d’approvisionnement des fabricants de vaccins dans d’autres pays. Nous devons également faciliter le transfert de connaissances et de technologies, afin que davantage de pays puissent produire des vaccins. Pour notre part, nous encourageons vivement les producteurs européens à le faire, en particulier en Afrique. J’ai participé au sommet de Paris consacré au soutien financier à l’Afrique qui s’est tenu le 18 mai dernier. A cette occasion, les dirigeants du continent ont souligné que l’Afrique importe 99 % de ses vaccins. Il faut que cela change. L’Équipe Europe lance une initiative avec ses partenaires africains, afin de renforcer les capacités de fabrication de vaccins, de médicaments et de technologies de la santé en Afrique. Cette initiative bénéficiera d’un financement de 1 milliard d’euros provenant du budget de l’UE et des institutions européennes de financement du développement,

L’octroi de licences volontaires est le moyen privilégié de réaliser ces transferts de technologie et de savoir-faire. S’il s’avère insuffisant, l’accord sur les ADPIC existant et la déclaration de Doha de 2001 prévoient déjà la possibilité de licences obligatoires. Selon certains pays, le recours à ces mécanismes de flexibilité demeure toutefois trop compliqué et trop lent. Afin d’accélérer ces transferts de technologie, l’UE présentera une nouvelle proposition dans le cadre de l’OMC au début du mois de juin.

La pandémie de COVID-19 nous a rappelé combien la santé est un bien public mondial. Notre action commune pour combler le fossé mondial en matière de vaccination contre la COVID-19 doit être la première étape sur le chemin de la véritable coopération globale dans le domaine de la santé prévue par la déclaration de Rome adoptée lors du sommet mondial sur la santé.

Josep Borrell – Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne

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Journée internationale des Casques bleus : 3 guinéens parmi les militaires auxquels il sera rendu hommage à l’ONU

26 mai 2021 à 19 07 38 05385

New York, 25 mai 2021 – La Journée internationale des Casques bleus de l’ONU sera observée le jeudi 27 mai 2021 au siège de l’Organisation, à New York. Le Secrétaire général, António Guterres, déposera une gerbe en l’honneur des plus de 4 000 Casques bleus tombés sous le drapeau de l’ONU depuis la première mission de paix en 1948.  Il prsidera également une cérémonie de remise de la Médaille Dag Hammarskjöld décernée à titre posthume aux 129 militaires, policiers et personnels civils de 44 pays qui ont perdu la vie en 2020 et au début de cette année.

Les militaires de Guinée qui seront honorés à titre posthume sont : 2ème Classe Moise Oulafe, 2ème Classe Ouo-Ouo Sonomou et le Sergent Sidiki Kone qui travaillaient au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

La Guinée est le 31e pays contributeur de troupes et de personnel de police aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Plus de 700 soldats et policiers guinéens sont actuellement déployés dans les missions de l’ONU en Abyei, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Mali, au Soudan du Sud et au Sahara occidental.

Le Secrétaire général remettra par ailleurs le prix du « Militaire de l’année pour la défense de l’égalité des genres » à la Commandante Steplyne Buyaki Nyaboga, une officière de l’armée kenyane qui a servi au sein de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD). Créé en 2016, le « Prix du Militaire de l’année pour la défense de l’égalité des genres » décerné par les Nations Unies reconnaît le dévouement et les efforts d’un soldat de la paix dans la promotion des principes de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité.

Dans un message à l’occasion de la Journée, le Secrétaire général a déclaré à propos des soldats de la paix tombés au combat : « Leur service et leurs contributions ne seront jamais oubliés ». Il a ajouté : « J’exprime ma profonde gratitude aux 85 000 personnels civils, policiers et militaires actuellement déployés dans certaines zones de conflit les plus difficiles du monde pour protéger les personnes vulnérables et aider à construire la paix. Malgré les restrictions imposées par la pandémie, ainsi que le risque d’infection, ces hommes et femmes ont poursuivi leur mission tout en soutenant également les autorités locales dans la lutte contre le COVID-19. J’offre mes sincères condoléances aux familles des soldats de la paix qui ont été victimes de cette terrible maladie ».

Le thème de la célébration de cette année est « Le chemin vers une paix durable : tirer parti du pouvoir des jeunes pour la paix et la sécurité ». Des dizaines de milliers de jeunes soldats de la paix déployés à travers le monde jouent un rôle clé en aidant les missions des Nations Unies à mettre en œuvre les activités qui leur sont confiées, avec la participation active des jeunes des communautés d’accueil.

Dans toutes nos missions, les soldats de la paix collaborent avec les jeunes pour réduire la violence et maintenir la paix, notamment par le biais de programmes de DDR (Désarmement, démobilisation et réintégration) et de réduction de la violence communautaire.

Le Secrétaire Général Adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a déclaré : « Nous saluons le dévouement et le courage de nos soldats de la paix, qui servent et agissent admirablement dans des environnements difficiles, aggravés par la pandémie en cours. Je rends également hommage à nos jeunes soldats de la paix qui apportent énergie et innovation et servent de modèles aux populations de jeunes qui travaillent sans relâche pour assurer une représentation et une participation significatives aux processus politiques.

Il a ajouté : « Nos soldats de la paix méritent notre plein soutien et nous devons continuer à travailler ensemble pour faire tout ce que nous pouvons pour améliorer leur sûreté et leur sécurité et leur donner les outils nécessaires pour réussir ».

La Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies a été établie par l’Assemblée générale en 2002 pour rendre hommage à tous les hommes et femmes servant dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU et pour honorer la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la cause de la paix. L’Assemblée générale a proclamé le 29 mai Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies, car c’est à cette date, en 1948, que la première mission onusienne de maintien de la paix – l’ONUST- a commencé ses opérations en Palestine. Depuis lors, plus d’un million de femmes et d’hommes ont servi dans 72 opérations de maintien de la paix des Nations Unies, affectant directement des millions de personnes et sauvant d’innombrables vies. Aujourd’hui, le maintien de la paix de l’ONU déploie plus de 89 000 militaires, policiers et civils dans 12 opérations.

Transmis par le service de communication du bureau des Nations Unies en Guinée

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Italie : suicide d’un migrant guinéen en instance d’expulsion

24 mai 2021 à 19 07 12 05125

ROME, 24 MAI (AFP) – Un migrant guinéen qui avait survécu à une attaque violente début mai mais faisait l’objet d’une procédure d’expulsion s’est suicidé, a annoncé lundi son avocat.

Mosua Balde, 23 ans, avait été attaqué par trois hommes le 9 mai à Vintimille, une ville côtière près de la frontière avec la France, alors qu’il mendiait près d’un supermarché. La vidéo de cette agression avait été largement diffusée sur les médias et réseaux sociaux de la péninsule.

Le lendemain, la police avait identifié les agresseurs, engageant une procédure contre eux mais sans procéder à leur arrestation. Après avoir reçu des soins à l’hôpital, Mosua Balde, sans permis de séjour, avait reçu un avis d’expulsion et été placé dans un centre de détention à Turin, la capitale du Piémont (Nord-Ouest).

Le jeune guinéen, placé à l’isolement pour des « raisons médicales » non précisées, a été retrouvé mort dans sa chambre dimanche matin, a précisé son avocat Gianluca Vitale à l’AFP.

Mosua Balde, qui n’avait pas réussi à obtenir le droit d’asile, vivait depuis quelque temps en Italie près de la frontière française, et avait aussi vécu auparavant en France, selon l’avocat, qui l’a vu pour la dernière fois vendredi.

Me Vitale cherchait à stopper son expulsion et à présenter une nouvelle demande d’asile. « Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de le faire », a-t-il commenté.

L’Italie est souvent le lieu d’arrivée en Europe des migrants africains recherchant une vie meilleure sur le continent. Nombre d’entre eux cherchent ensuite à rejoindre les pays plus riches du Nord de l’Europe.

AFP

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Un guinéen victime de racisme à Laval (France) : « Dépêche-toi esclave », écrit une cliente à ce jeune livreur d’Uber Eats

21 mai 2021 à 6 06 15 05155

Les faits se sont produits vendredi dernier à Laval (une ville située à environs 300 kilomètres de Paris et chef-lieu du département de la Mayenne en région des Pays de la Loire), mais c’est ce jeudi, 20 mai 2021, que l’information a été révélée par nos confrères de ‘’France Bleu’’. Yaya (la victime) est un jeune guinéen de 34 ans et travaille depuis sept (7) mois chez Uber Eats (une plateforme de livraison de plats cuisiné) à Laval. Il était en route pour apporter une commande à une cliente lorsque cette dernière (qui apparemment savait qu’il était noir) lui envoie un message violent : « dépêche-toi esclave. Je vais te donner un (1) centime, tu mérite que sa ». Et, très choqué par ce message raciste, le jeune guinéen a porté plainte au commissariat de Laval pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ».

Selon les informations, Yaya est arrivé en France en 2009. Il travaille pour la plateforme Uber Eats depuis 7 mois à Laval et il n’avait jamais eu de problème. Sur son profil sur Uber Eats, il est noté par ses clients avec 98% de satisfaction pour 2796 commandes livrées. Mais, le vendredi dernier, 14 mai 2021, il a subi un choc terrible. Il a été moralement blessé par une cliente qui lui écrit un message raciste. « dépêche-toi esclave… », a écrit sa cliente à son égard. C’était vers 20 heures. Et, n’ayant pas pu supporter « ces insultes insupportables », Yaya a décidé de ne pas livrer la commande à cette cliente qui venait de se défouler sur lui. Il a tout simplement appelé la plateforme Uber Eats qui s’est chargée d’annuler la commande de la cliente insolente.

« Je ne pouvais pas lui remettre sa commande, parce que ces insultes, c’est insupportable. Une fois arrivé là-bas (chez la cliente), on peut se bagarrer », a déclaré le jeune livreur chez nos confrères de France bleu.

A en croire Yaya, la cliente savait que sa peau était noire. Car, sa photo s’affiche sur son profil Uber Eats et les clients y ont accès. « Une fois qu’on a accepté une commande, le client voit notre photo directement sur l’écran. Nous, on voit seulement son nom et son numéro de téléphone : on ne voit pas son visage », précise le livreur d’Uber Eats.

Comme les faits se sont produits un peu tard vendredi, Yaya a attendu lendemain (samedi) pour aller porter plainte au commissariat de Laval. Il déposé plainte pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » pour dénoncer le racisme dont il a été victime. « On est dans un pays de droits, je ne pouvais pas faire justice moi-même », dit-il alors qu’il est encore rongé par la douleur des mots de la cliente insolente.

Mais, Yaya a surtout dénoncé ce racisme pour éviter que cet acte ne se reproduise. Car, au-delà de sa propre personne, si ce cas ci est passé sous silence, ses collègues pourraient également être victimes de tels propos dans l’avenir. Et, dans ce combat, il peut compter sur l’accompagnement de Uber Eats. Cette plateforme de livraison de repas cuisinés a déjà annoncé faire le nécessaire pour « suspendre le compte de la cliente ». Et, dans un communiqué, la plateforme rappelle qu’elle ne tolère « aucune discrimination envers les livreurs, les restaurants et les clients, que cela soit en raison de leur origine, de leur religion, de leur handicap, de leur orientation ou identité sexuelle, de leur situation familiale, de leur âge ou tout autre facteur de discrimination ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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25 personnalités guinéennes ciblées par des eurodéputés : voici la réaction du gouvernement

18 mai 2021 à 19 07 17 05175

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, des députés européens ont rendu public la liste des 25 dignitaires du régime Alpha Condé qui sont menacées de sanctions pour des violences des droits de l’homme en République de Guinée. Peu après la publication de cette liste, les dignitaires concernés ont réagi au nom du Gouvernement.

En attendant de savoir la suite qui sera donnée à ce qui pourrait être le début de la déchéance (au moins diplomatique) de certains dirigeants de notre pays, Guineematin.com vous propose la réponse du Gouvernement, signée par son porte parole, Tibou Kamara, lui-même dans le viseur des protecteurs des droits humains…

Une liste de personnalités Guinéennes qu’un groupe de députés européens voudraient voir “sanctionner” par l’union européenne pour des faits loin d’être établis, circulent allègrement dans les médias, à des fins de propagande, certainement. Car, la réponse du Haut Représentant de l’institution européenne auquel la “requête” a été adressée est claire et explique sa position qui, loin d’être coercitive et dogmatique, rappelle la tradition de dialogue et de concertation entre l’Europe et la Guinée.

A ce jour, la Guinée poursuit les consultations habituelles et suivies avec son partenaire Européen par les canaux diplomatiques connus de tous. Et, comme il est de règle dans les relations internationales, chaque partie respecte la souveraineté de l’autre et reste aussi à l’écoute sans le moindre préjugé pour comprendre ses préoccupations et en tenir compte dans l’analyse de toutes les situations.

Dans toutes les démocraties, chacun est libre de ses convictions, a le droit d’exprimer ses opinions et d’avoir des sympathies politiques. L’État Guinéen croit à la liberté d’expression, même, avec les excès qui l’accompagnent.

Et, il ne peut assimiler les prises de positions des uns et des autres fractionnaires à un discours officiel ou aux décisions des États ou d’institutions internationales. Un amalgame volontaire pour distraire l’opinion publique ou laisser croire à des légitimités acquises.

La Guinée, est certes ouverte au monde et coopère avec tous les États et institutions internationales, mais demeure jalouse de son indépendance, chèrement acquise, et revendique comme tous les peuples du monde son droit à l’auto-détermination, à choisir son chemin et à décider librement de son destin.

L’État Guinéen, comme tous les États du monde, est engagé à défendre ses institutions, sa sécurité intérieure et extérieure dans le respect des libertés publiques et des Droits démocratiques. Une mission régalienne confrontée à de nombreuses tentatives et velléités de remettre en cause l’ordre constitutionnel et des visées de changements inconstitutionnels de régime.

Les violences déplorées au cours d’événements et de manifestations politiques en découlent et méritent d’être analysées sans passions ni stigmatisation systématique d’acteurs responsables et conséquents, érigés en bouc-émissaires parfaits pour être jeté en pâture à une opinion crédule ou de partenaires de bonne volonté. La vérité est à ce prix, la justice aussi.

Tibou Kamara,

Ministre D’État, Conseiller Spécial, Ministre de l’Industrie et des PME, Porte-parole du Gouvernement.

Fait à Conakry, le mardi 18 mai 2021

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Sanctions de l’UE : voici la liste des 25 dignitaires du régime Alpha Condé ciblés par les eurodéputés

18 mai 2021 à 19 07 07 05075

Le Premier ministre guinéen et plusieurs membres de son gouvernement, des présidents d’institutions nationales, mais aussi des responsables des forces de défense et de sécurité, composent la liste de 25 dignitaires du régime Alpha Condé dans le viseur de 32 députés du parlement européen.

Ces eurodéputés ont transmis récemment les noms des personnalités concernées à la Commission européenne. Ils réclament des sanctions individuelles contre ces hauts responsables guinéens, accusés d’avoir joué un rôle dans les multiples cas de violations des droits enregistrées ces dernières années en Guinée.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste complète des personnalités ciblées :

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Putrajaya en Malaisie : le Ministre des Affaires religieuses accueille le Secrétaire Général de l’Académie internationale de l’OCI

18 mai 2021 à 17 05 25 05255

Dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de travail entre le Secrétariat Général de l’Académie internationale de la jurisprudence islamique de l’OCI et les départements et institutions malaisiens en charge des affaires religiouses et des recherches  scientifiques, Son Excellence le Professeur Koutoubou Moustapha SANO, le Secrétaire  général de l’Académie, a été reçu le lundi 17 mai 2021 à Putrajaya, la capitale administrative malaisienne, par l’Honorable Dr. Zul Kifli Mohamed Bakri, le Ministre malaisien chargé des affaires religieuses. Ce dernier a souhaité la bienvenue à son hôte en Malaisie. Il lui a également exprimé ses vives félicitations pour sa nomination à la tête de l’Académie, d’une part, et, d’autre part, pour les réformes qualitatives que l’Académie connaît depuis sa prise de fonction. 

En plus, pour le ministre malaisien, cette visite s’inscrit dans le dynamisme insufflé à l’Académie par le Professeur SANO. 

À cet effet, il a exprimé le souhait ardent de fortifier   davantage la coopération scientifique et intellectuelle entre l’Académie et toute institution religieuse et scientifique, particulièrement le Conseil national de Fatwah et le département national en charge du développement des affaires islamiques. 

Pour sa part, le Professeur Koutoubou SANO a remercié l’honorable, le ministre malaisien pour l’accueil si chaleureux et les aimables paroles envers sa modeste personne. Ensuite, il lui a assuré de la disponibilité totale de l’Académie et de son engagement personnel de renforcer davantage les liens de travail et de coopération entre l’Académie et les institutions malaisiennes.

Pour ce faire, les deux se sont mis d’accord de signer le mercredi le 19 mai 2021, un mémorandum d’entente (MoU) entre les deux parties, afin de définir les stratégies, les programmes et activités devant concrétiser cette coopération voulue, et devenir ainsi un modèle de partenariat à suivre. 

À la fin de la rencontre, le Professeur Koutoubou SANO a accordé une interview de 45 minutes à la télévision nationale malaisienne, en vue de clarifier la prévision de la jurisprudence islamique relative à l’utilisation des vaccins disponibles contre la Covid-19. Le Professeur a confirmé la permission de la chariah d’utiliser ces vaccins. Il a lancé un appel pressant aux musulmans à travers le monde, afin de se vacciner et de respecter scrupuleusement les gestes barrières édictés par les autorités sanitaires compétentes de leurs pays respectifs.

Le service de communication

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Palestine : la détresse d’un peuple sans défense

17 mai 2021 à 5 05 08 05085

Libre Opinion : Depuis presque maintenant une semaine, les bombardements continuent entre Israël et le Hamas faisant déjà plus de 200 victimes côté palestinien dont une quarantaine d’enfants et d’une dizaine de morts côté israélien.

Ces violations des droits de l’homme se passent sous le silence coupable de la communauté internationale qui est d’ordinaire très prompte à infliger des sanctions et à intervenir contre, le plus souvent, des État plus faibles ou à l’idéologie anticapitaliste. Il y a quelques semaines en arrière, la communauté internationale, les États-Unis à leur tête, menaçait la Russie et lui infligeait des sanctions pour avoir arrêté une seule personne, l’opposant Alexei Navalny. Aujourd’hui, des dizaines d’innocents palestiniens sont tués sans que cela n’emeuve personne. Évidemment quand il s’agit d’Israël, plus personne n’est capable de discernement et on ferme les yeux sur les violations du droit international.

Instrumentalisation de l’antisémitisme à des fins politiques

Il faut bien dire qu’à la suite du mandat britannique sur la Palestine de 1936 à 1947, les nations unies étaient parvenues à un plan de partage favorisant la création d’un État juif capitale Jérusalem Ouest (Israël) et d’un État palestinien avec pour capitale Jérusalem Est et la vieille ville de Jérusalem sous mandat international. Après la création de l’Etat d’Israël en 1948, à la suite de conflits notamment la guerre des 6 jours (1967) Israël commença la colonisation des territoires palestiniens avec l’annexion de Jérusalem-Est capitale de l’Etat futur palestinien.

Aujourd’hui, dès lors que l’on critique la politique du gouvernement Israëlien, on est taxé d’antisémitisme. Il faut d’emblée souligner que l’antisémitisme est une abomination. C’est le fait de manifester une hostilité à l’encontre des juifs en tant que groupe ethnique, religieux et c’est une forme de racisme à laquelle il faut énergiquement s’opposer.

À l’inverse, l’antisionisme est considéré, même si l’expression a évolué depuis ses origines, par le milieu intellectuel comme la critique de la politique du gouvernement Israëlien notamment sa colonisation des territoires palestiniens. Dès lors que l’on critique la politique du gouvernement israélien et de son Premier ministre Benjamin Netanyahu, on est considéré comme antisémite. Ce qui fait qu’aujourd’hui la plupart des intellectuels ont peur de se positionner sur le conflit israélo-palestinien, et les médias mainstreams s’accommodent de cette réalité et passent sous silence les crimes commis dans les territoires palestiniens.

Le géopolitologue Pascal Boniface disait à juste raison, dans son ouvrage « Antisémite » que je vous invite à lire par ailleurs, <<On se sert, on instrumentalise l’antisémitisme au profit de la défense politique d’un gouvernement en l’occurrence celui de Benjamin Netanyahu >> lequel Premier ministre depuis son accession à la tête de l’Etat hébreu a occupé presque les 2/3 du territoire palestinien.

Statut quo Ante, la solution du conflit

Pourtant, la résolution 478 du conseil de sécurité des Nations unies de 1980 condamne la colonisation des territoires palestiniens et demande à Israël de mettre fin à l’occupation. Mais les américains qui restent le parrain d’Israël refusent toute application du droit international en se contentant de déclarations minimalistes à chaque fois. Après la reconnaissance par Trump en 2017 de Jérusalem comme unique capitale de l’Etat d’Israël, une autre résolution fut votée mais visiblement c’est la raison du plus fort qui l’emporte aujourd’hui.

L’expulsion illégale de familles palestiniennes au profit de colons juifs à Jérusalem-Est est à l’origine de ce conflit qui martyrise le peuple gazaouis.

Tant que Benjamin Netanyahu restera Premier ministre d’Israël, et tant que la communauté internationale continuera sur son attitude complaisante vis-à-vis de la colonisation, il n’y aurait pas de paix au proche Orient car ce conflit même s’il comporte une dimension religieuse, est avant tout territorial donc juridique. C’est par le droit qu’il aura la paix entre israéliens et palestiniens.

#FreePalestine

Par Alexandre Naïny BERETE

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Massacre du 28 septembre : Dadis, Toumba, Tiegboro…sanctionnés par l’Union européenne

16 mai 2021 à 12 12 39 05395
Moussa Dadis Camara et Toumba Diakité

On connaît maintenant les cinq personnalités guinéennes sanctionnées par l’Union européenne. Quelques jours après l’annonce de cette décision par Josep Borrell, haut représentant et vice-président de la Commission européenne, lepoint.fr a révélé les identités des intéressés. Il s’agit du capitaine Moussa Dadis Camara, de Jean-Claude Pivi, du colonel Moussa Tiégboro Camara, du lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, et d’Abdoulaye Chérif Diaby.

Interdiction de voyager et gel des avoirs

Dans un courrier daté du 12 mai, Josep Borrell, haut représentant et vice-président de la Commission européenne, a indiqué que cinq auteurs de ce massacre « (faisaient) l’objet d’un régime de sanctions individuelles de l’UE (interdiction de voyager sur le territoire des États membres de l’UE et gel des avoirs qui y sont détenus). Le renouvellement de ce régime de sanctions sera examiné en septembre 2021. »

Il s’agit de Moussa Dadis Camara, qui présidait au moment des faits le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et réside aujourd’hui au Burkina Faso, de Jean-Claude Pivi, alors chargé de la sécurité présidentielle, de Moussa Tiégboro Camara, ex-ministre des Services spéciaux, de la Lutte antidrogue et du Grand Banditisme, d’Abdoulaye Chérif Diaby, ex-ministre de la Santé, et de l’ancien aide de camp de Dadis Camara, le lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba Diakité.

Ce courrier de Josep Borrell laisse entendre que ces sanctions sont effectives. Leur application fait suite à une lettre adressée le 8 avril par 32 eurodéputés. Ils réclamaient notamment la « mise en action » du « nouvel instrument de sanctions » dont l’Union européenne (UE) s’est dotée le 7 décembre 2020 pour « cibler les responsables de graves violations des droits de l’homme et de graves atteintes à ces droits partout dans le monde, quel que soit le lieu où elles sont commises et quelle que soit l’identité de ces personnes ».

« Nous sommes ravis de constater une avancée sur le système de sanctions, qui permettent aujourd’hui de punir cinq personnes, même si, vu l’ampleur des violences survenues le 28 septembre 2009, ce n’est pas suffisant. Mais c’est un début, car à un moment donné la diplomatie ne suffit plus. Et quel est le poids de l’Europe au niveau international si elle n’a pas de moyen de pression ? » commente Salima Yenbou, eurodéputée du Groupe des Verts.

Le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), qui, comme Bah Oury, fondateur de ce parti, avait été grièvement blessé le 28 septembre 2009, a salué ces sanctions. « On ne peut que se réjouir. C’est un pas de plus dans la lutte contre l’impunité qui encourage la récidive dans la violation des droits humains, a-t-il réagi. Malheureusement, en Guinée, Alpha Condé utilise ce massacre comme instrument d’intimidation des militaires impliqués dans les exactions pour les avoir à sa dévotion, et il n’est pas prêt pour l’instant à les juger. Il se sert de ces hommes aux mains sales pour continuer à réprimer, et ces derniers savent que leur sort dépend d’Alpha. »

Courrier musclé des eurodéputés

Dans leur courrier adressé le 8 avril 2021 à Josep Borrell, les 32 eurodéputés ne mâchent pas leurs mots sur la situation politique en Guinée. Ils évoquent le double scrutin référendaire et législatif du 22 mars 2020 comme « l’une des élections les plus contestées, les plus violentes et les moins démocratiques » du pays, avec un fichier électoral « taillé sur mesure », rappellent que « monsieur Alpha Condé » est « resté sourd » face à tous les appels au dialogue des leaders religieux, déplorent « une rupture de la démocratie » ou encore la mort de 250 personnes « tuées souvent à bout portant par des agents des forces de défense et de sécurité » dans des « manifestations pacifiques » de l’opposition depuis 2010.

Un ton vigoureux assumé. « Les signataires sont pour la plupart de nouveaux parlementaires qui en ont marre de la langue de bois, résume l’eurodéputée Salima Yenbou. Il y a par ailleurs une volonté de voir la Commission européenne se positionner de façon plus ferme face à certaines situations, et pas seulement en Guinée. »

À Conakry, la présidence, par la voix de son conseiller spécial Tibou Camara, a émis des doutes sur l’objectivité de « ce groupe de députés » : « En ne tendant une oreille attentive qu’aux allégations d’opposants au régime, (il) n’a donc perçu qu’un seul son de cloche. (…) Le gouvernement réitère sa volonté et sa disponibilité à recevoir toutes les bonnes volontés et à discuter (…) de la « situation » réelle de la Guinée, sans préjugés ni procès d’intention », a-t-il dit. Et de préciser que « Son Excellence professeur Alpha Condé a un passé politique et une éthique personnelle qui l’engagent à défendre et promouvoir les droits humains et à toujours militer pour la démocratie ».

« En tant qu’eurodéputés, nous tenons à entendre toutes les voix, y compris celles des sociétés civiles, qui doivent avoir le droit de cité. Mais, quand on interpelle de la sorte, c’est qu’on a déjà émis des appels auprès des officiels… Et puis nous voyons aussi les images, les vidéos qui circulent lorsque des exactions sont commises.

Le président guinéen prétend avoir une éthique, promouvoir les droits de l’homme et la démocratie. Qu’il nous le prouve en organisant des procès pour juger les personnes supposées responsables de violences dans son pays. De notre côté, nous faisons notre part en appliquant des sanctions sur notre territoire », rétorque l’élue européenne Salima Yenbou, en allusion également aux centaines d’arrestations arbitraires consécutives à la présidentielle du 18 octobre dernier.

Source : lepoint.fr

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Violation des droits de l’homme en Guinée : la Commission européenne répond aux eurodéputés

12 mai 2021 à 17 05 32 05325

Par la voix de son vice-président et haut représentant, la Commission européenne a répondu ce mercredi, 12 mai 2021, à la lettre des 32 députés du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme en Guinée. Josep Borrell Fontelles a rappelé les actions menées par l’UE face aux multiples cas de violations des droits humains enregistrées ces dernières années en Guinée.

Il a annoncé notamment des sanctions individuelles prises à l’encontre de cinq personnes impliquées dans le massacre du 28 septembre 2019. Les intéressés, dont les noms n’ont pas été cités, sont interdits de voyager dans les pays membres de l’Union européenne et leurs avoirs sont gelés dans ces Etats.

Selon lui, une nouvelle session de dialogue politique est prévue entre les autorités guinéennes et l’Union européenne pour aborder les questions de gouvernance et de droits de l’homme en Guinée. Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la lettre Josep Borrell Fontelles.

JOSEP BORRELL FONTELLES

HAUT REPRÉSENTANT

VICE PRESIDENT DE LA COMMISSION EUROPÉENNE

 Brussels, 12/05/2021

A (2021)2800902-2804189

A tous les députés européens signataires de la lettre sur la situation en Guinée,

Chers membres du Parlement européen,

J’ai lu avec beaucoup d’attention votre lettre sur la situation des droits de l’homme en Guinée, cosignée par 32 membres du Parlement européen. Je partage vos préoccupations à bien des égards et l’Union européenne continue de suivre de près cette situation critique, pour laquelle elle est restée constamment engagée et n’a cessé de déployer ses efforts de médiation, notamment en coordination avec la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations unies.

Dans la déclaration du 20 mars 2020, l’UE avait déjà mis en garde contre le contexte de polarisation extrême entourant le double scrutin du 22 mars 2020 (élections législatives et référendum constitutionnel) et ne considérait pas que les conditions d’organisation d’un scrutin sérieux et pacifique, dont le résultat pourrait être accepté par tous, étaient réunies. Comme vous le savez, dans ces conditions, l’Union européenne a renoncé à déployer une mission d’experts électoraux.

Dans la déclaration du 26 mars 2020, l’UE a dénoncé le climat de forte tension dans lequel s’est déroulé le double scrutin du 22 mars, entaché de violences ayant fait plusieurs morts, et a jugé inacceptables les actes de violence et l’usage disproportionné de la force par les forces de sécurité. Le caractère non inclusif et non consensuel de ces élections et du registre électoral, qui a porté atteinte à leur crédibilité, a également été dénoncé.

Il a été noté que l’absence d’une mission d’observation régionale et internationale reconnue remettait également en cause la validité du processus, et que les divisions intercommunautaires se creusaient dangereusement. L’UE a réitéré son soutien aux initiatives de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour réhabiliter le processus électoral, désamorcer les tensions et rétablir un dialogue entre toutes les parties.

De même, dans ma déclaration au nom de l’UE à la veille de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, j’ai indiqué qu’à l’approche du scrutin, l’UE partageait les préoccupations déjà exprimées par les acteurs régionaux et internationaux quant aux conditions de sa préparation. J’ai appelé à éviter la violence et la détérioration de la situation avant, pendant et après le scrutin et réaffirmé le plein soutien de l’UE à toutes les initiatives de la CEDEAO, de l’Union africaine, des Nations unies et de l’Organisation internationale de la Francophonie pour désamorcer les tensions et rétablir un dialogue entre les parties en vue de renforcer le cadre électoral.

À la suite de l’élection, l’UE a pris note, le 27 octobre 2020, des résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Toutefois, l’UE a estimé que des questions subsistaient quant à la crédibilité du résultat, questions auxquelles il conviendrait de répondre dans le cadre d’un dialogue inclusif et de la poursuite du processus de validation prévu par la loi. L’UE a condamné une nouvelle fois les violences qui ont causé la mort de nombreuses personnes. Elle a exhorté les autorités à mener des enquêtes indépendantes afin que justice soit rendue dans les meilleurs délais.

Le climat post-électoral est resté tendu. Le 18 décembre 2020 et le 21 janvier 2021, l’UE a déploré la mort de plusieurs militants politiques, M. Mamadou Oury Barry, M. Roger Bamba, qui étaient en détention provisoire à la prison centrale de Conakry, après la mort d’Ibrahima Sow et de Mamadou Lamarana Diallo au cours des mois précédents. L’UE a exhorté les autorités guinéennes à mener une enquête indépendante afin d’élucider les causes de leur décès, rappelant qu’elle considère le respect de l’État de droit comme une priorité du nouveau mandat présidentiel, et demande la libération des prisonniers politiques.

Quant aux auteurs du massacre du 28 septembre 2009, l’UE a toujours exigé qu’ils soient jugés, ce qui n’a malheureusement pas été le cas à ce jour. Cinq personnes impliquées dans le massacre, qualifié de crime contre l’humanité, font l’objet d’un régime de sanctions individuelles de l’UE (interdiction de voyager sur le territoire des États membres de l’UE et gel des avoirs qui y sont détenus). Le renouvellement de ce régime de sanctions sera examiné en septembre 2021.

J’ai demandé au SEAE (Service Européen pour l’Action Extérieure) de poursuivre le dialogue avec les autorités, qui nous ont informés qu’elles seraient disposées à organiser une nouvelle session de dialogue politique avec l’UE (la dernière a eu lieu en janvier 2019). Un tel dialogue serait l’occasion d’aborder les questions de gouvernance et de droits de l’homme en Guinée. En outre, les autorités ont annoncé que le mécanisme de dialogue entre le gouvernement et l’opposition (opposition parlementaire et  » extra-parlementaire « , y compris l’UFDG de Cellou Dalein Diallo), récemment créé, serait bientôt activé. L’UE suivra et réévaluera la situation à la lumière des développements futurs.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Josep Borrell Fontelles

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Journée de l’Europe 2021 – Déclaration de la Délégation de l’UE en Guinée

11 mai 2021 à 13 01 31 05315

Conakry, 9 mai 2021 – Le 9 mai 2020, mes collègues des États membres en Guinée (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie) et moi-même, lancions un vibrant appel à la solidarité et à la compassion à l’endroit des peuples guinéen et européen au plus fort de la pandémie de Covid-19. Je formulais personnellement le vœu pour une célébration normale de la Fête de l’Europe en 2021 comme nous le faisons ici depuis plusieurs années.

Hélas, pour la deuxième année consécutive, la Fête de l’Europe sera célébrée dans un contexte de pandémie où la Covid-19 continue d’ôter des vies, de distendre les liens sociaux et de malmener les économies de nos pays.
Si nous ne pouvons pas nous réunir autour d’un verre ou être assis côte à côte dans une salle de cinéma pour fêter l’Europe comme il se doit, notre espoir pour une telle perspective se renforce grâce, entre autres, à l’arrivée des vaccins. Nous connaissons également mieux le virus, ses modes de transmission et savons mieux nous protéger.

Face à cette crise sans précédent, l’Europe, loin de fléchir et de se recroqueviller sur elle-même, a fait preuve d’une incroyable résilience et d’unité pour combattre le virus et offrir sa solidarité aux peuples du monde. Elle a décidé d’agir en équipe en créant la #TeamEurope pour soutenir les pays partenaires dans la lutte contre la pandémie et ses conséquences.

Le montant de l’investissement atteint près de 36 milliards d’euros pour le monde entier dont 45 millions (530 milliards GNF) mobilisés à ce jour en faveur de la Guinée pour appuyer la riposte.

Cette avancée « main dans la main », c’est l’ambitieux projet de paix, d’union, de partenariat, de valeurs partagées et de solidarité lancé le 9 mai 1957 par Robert Schuman qui est à l’œuvre. C’est un projet remarquable, vivant qui poursuit sa construction 64 ans après son lancement.

L’Europe est devenue plus que jamais indispensable dans un monde complexe. Elle agit donc sans attendre en s’appuyant sur sa colonne vertébrale : l’union.

Nous restons soudés pour offrir à nos citoyens les emplois, la santé et la sécurité dont ils ont besoin pour vivre heureux.

Nous restons unis pour travailler avec nos partenaires en investissant davantage dans la coopération au développement, dans les énergies propres et en protégeant notre planète terre.
Nous réaffirmons haut et fort notre profond attachement à la démocratie, à l’Etat de droit et à la défense des droits de l’homme, ce sont des valeurs fondatrices de notre Union.

Nous sommes convaincus que l’intégration régionale, la vraie, passe par le respect des règles et principes auxquels les parties ont librement consentis. Les décisions de nos organisations et nos États doivent refléter les aspirations de nos citoyens. C’est à cela que travaille l’Europe des Peuples.

Il y a soixante-huit ans, le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman, proposait de créer une autorité conjointe pour superviser la production française et allemande de charbon et d’acier. Il lançait ainsi un projet ambitieux et remarquable qui a infléchi le cours de l’histoire européenne et redéfini la place de l’Europe dans le monde.
Ce projet, un projet de paix, de partenariat, de valeurs partagées et de solidarité, est loin d’être arrivé à sa fin.

Dans le monde actuel, l’Union européenne est plus indispensable que jamais.
Elle est indispensable pour nos citoyens, qui ont besoin de croissance économique, d’emplois, de sécurité, de perspectives et de droits.

Et nos citoyens savent très bien que, dans un contexte mondialisé, nous ne pouvons obtenir des résultats que si nous sommes soudés comme l’est l’Union européenne.

Il en va de même pour nos partenaires – tous ceux qui veulent travailler dans un esprit de coopération pour renforcer le multilatéralisme, la paix, le développement durable, un commerce libre et équitable, les droits de l’homme et la démocratie. Unis, nous sommes à vos côtés.

Nous sommes à vos côtés pour la sécurité et la paix, dans notre voisinage et au-delà. Nous investissons énormément dans nos capacités en matière de sécurité, pour la défense de notre Union mais aussi pour prévenir les conflits et promouvoir la paix dans le monde.

Nous sommes à vos côtés pour le développement et la croissance durables. Nous investissons toujours plus, partout dans le monde, en matière de coopération au développement, d’énergie propre et d’atténuation du changement climatique, de recherche et d’éducation, et dans nombre d’autres domaines.

L’Union européenne est un projet vivant, qui s’adapte et relève de nouveaux défis à chaque année qui passe. Nous sommes bien décidés à ce que notre projet continue d’être une force positive dans le monde, et nous aspirons à œuvrer en ce sens avec tous nos partenaires.

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Matières premières et décollage de l’Afrique : contraintes et opportunités ! Voici le passage du PM, Kassory Fofana

30 avril 2021 à 17 05 58 04584

Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, Chef du Gouvernement

Avant-hier, mercredi 28 avril 2021, le Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, a été l’invité d’honneur d’un webinaire de la Fondation Prospective et Innovation, en partenariat avec l’association Commodities for Nations et CyclOpe. Modéré par l’ancien Premier ministre français et président de la Fondation Prospective et Innovation, Jean-Pierre Raffarin, ce webinaire a porté sur la contribution possible des recettes d’exportations par l’Afrique de matières premières et des produits transformés, au financement des économies africaines.

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