Guinée : les Etats-Unis posent une condition pour soutenir la transition

3 décembre 2021 à 22 10 45 124512

Michael C. Gonzales, Sous-secrétaire d’État Adjoint au Bureau des Affaires Africaines

Les Etats-Unis sont disposés à soutenir la transition en Guinée, mais à une condition : il faut que le CNRD s’engage publiquement « à mettre en place un système pour retourner à l’ordre constitutionnel ». C’est le sous-secrétaire d’Etat adjoint au bureau des affaires africaines, Michael C. Gonzales, qui l’a annoncé ce vendredi, 3 décembre 2021, à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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75ème anniversaire de la Commission Baleinière Internationale (CBI) : Discours du vice-président, Amadou Telivel Diallo

3 décembre 2021 à 10 10 19 121912

Amadou Telivel Diallo, vice-président de la commission Baleinière internationale

DISCOURS DE MONSIEUR AMADOU TELIVEL DIALLO, VICE-PRESIDENT DE LA CBI

Monsieur le Président, chers Commissaires, chers observateurs et collègues, mesdames et messieurs ;

C’est un honneur pour moi de participer à cette célébration en ce jour anniversaire de notre commission et de faire quelques brèves remarques en ma qualité de vice-président de la CBI. Je me concentrerai sur l’aspect scientifique et le rôle crucial que la science a joué tout au long de l’histoire de la Commission et qu’elle jouera sans aucun doute à l’avenir.

 

En tant que Commissaire de la République de Guinée auprès de la CBI depuis de nombreuses années, et en tant que votre vice-président et membre du Bureau au cours de ces trois dernières années, je suis parfaitement conscient des responsabilités qui découlent de notre mandat dans le cadre de la Convention. Sans le soutien de nos scientifiques, il ne nous serait pas possible de prendre des décisions éclairées pour garantir des stocks sains et une gestion durable des cétacés.

 

Comme l’a constaté le Dr Ray Gambell, qui a été le premier et le plus ancien Secrétaire exécutif de la Commission, le « groupe des 3 » (puis des 4) scientifiques de premier plan a amené le Comité scientifique à développer des techniques de modélisation mathématique révolutionnaires.

 

Des scientifiques du monde entier se sont joints à ces éminents scientifiques pour mettre en commun toutes les informations disponibles sur les stocks de baleines, leurs migrations, leur abondance, leur croissance, leur reproduction et autres caractéristiques nécessaires pour concevoir et tester ces modèles. Les techniques de modélisation introduites par le groupe des 3, puis des 4, ont suscité une grande attention de la part d’autres spécialistes des sciences de la mer et font encore des émules dans la gestion des pêches dans d’autres fora.

 

Ce travail précieux se poursuit aujourd’hui. La Commission utilise les conseils du Comité scientifique pour évaluer et approuver les quotas de chasse autochtone de subsistance.  Le Comité scientifique continue de partager les informations les plus récentes sur la structure, l’état, la santé, la migration et la reproduction des stocks.  Cela n’a pas changé et reste une responsabilité essentielle, à la fois pour les scientifiques et la Commission.

 

Ce qui a changé, c’est le nombre de scientifiques qui mettent aujourd’hui leur expertise en commun.  La réputation du comité scientifique en tant que leader mondial de la science des cétacés a attiré de plus en plus de membres, Ils sont les bienvenus et leur rôle est d’une importance pour la commission. Pour préserver les stocks de cétacés aujourd’hui, le travail du comité scientifique doit porter sur un éventail croissant de menaces anthropiques, comme les bruits sous-marins, les prises accidentelles, les enchevêtrements, les collisions avec les navires et le changement climatique.

 

Plus de 500 scientifiques de 5 continents ont participé à la réunion du Comité scientifique de la CBI en 2021. Qui plus est, ce groupe de scientifiques n’est pas seulement plus important, il est aussi plus inclusif. Je suis heureux de constater que ces dernières années, la participation des scientifiques des pays africains a augmenté. L’intérêt croissant pour la collaboration avec les scientifiques sur le terrain en Afrique se reflète dans la formation récente d’un groupe intersessions du Comité Scientifique en collaboration avec la COMAFHAT pour développer un programme de renforcement des capacités axé sur les campagnes en mer et sur les estimations d’’abondance.

 

Cet effort accru d’inclusion se manifeste également au sein de la Commission dans son ensemble, avec un effort accru de traduction de documents clés comme les projets de documents pour le groupe de travail sur l’efficacité opérationnelle. Grâce à la générosité de la COMAFHAT et de plusieurs pays membres, il a été possible d’assurer la traduction simultanée lors de nombreux ateliers et de toutes les réunions du Bureau. Je dois également noter que l’aide pour couvrir les frais de déplacements offerte par le Fonds d’assistance volontaire qui est soutenu par plusieurs pays membres, contribue à une participation aux réunions des pays des groupes 3 et 4.

 

En tant que premier Vice-Président ouest-africain de la CBI, je me félicite de cette inclusion et de l’engagement actif accru de l’ensemble des membres de la CBI. Notre mission est mondiale et nous ne pouvons relever nos défis que grâce à la collecte des données, à l’expertise et à l’ingéniosité de tous nos membres.

 

Pour conclure, je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de m’adresser à la communauté de la CBI au moment où nous nous approchons de la fin de notre premier siècle de science et de gestion.

MONSIEUR AMADOU TELIVEL DIALLO, VICE-PRESIDENT DE LA CBI

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Lettre ouverte à la ministre de Justice Fatoumata Yarie Soumah : le viol de M’Mah Sylla et les viols du 28 septembre 2009

29 novembre 2021 à 19 07 52 115211

Le 28 Novembre 2021

Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon salue l’indignation unanime des Guinéens à la suite du viol suivi d’une intervention chirurgicale dans une clinique clandestine qui a eu pour conséquence la mort de la jeune femme du nom de M’Mah Sylla. Nous présentons nos condoléances attristées à la famille de la défunte. Nous apprécions à sa juste valeur la réaction du gouvernement qui a mis aux arrêts les personnes responsables de ces crimes. Aussi, nous invitons les autorités compétentes à mener des enquêtes pour débusquer et fermer ces cliniques clandestines qui pullulent en Guinée.

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Tribune : Faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une priorité

25 novembre 2021 à 10 10 10 111011

Rarement dans le monde les droits des femmes et des filles n’auront été mis en cause de manière aussi préoccupante qu’en Afghanistan. L’UE a clairement indiqué que l’aide au développement qu’elle accordera à l’avenir sera subordonnée au respect des normes relatives aux droits de l’homme, y compris aux droits des femmes et des filles. L’UE continuera à soutenir les femmes et les filles partout dans le monde, en s’en tenant à nos valeurs et à nos convictions.

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Cyril Aboli sur la COP26 : « la Guinée attend une contribution financière des pays développés »

16 novembre 2021 à 11 11 29 112911

 

La Guinée a participé à la 26ème conférence internationale sur le climat, COP26, organisée cette année à Glasgow, en Ecosse. Cette rencontre a réuni les dirigeants du monde, qui ont échangé pendant deux semaines environ (du 1er au 13 novembre) sur plusieurs sujets liés aux enjeux climatiques. Quel bilan tirer de la participation de la Guinée à ce rendez-vous mondial ? Quels avantages notre pays peut-il en tirer ? Un journaliste de Guineematin.com a posé ces questions à Cyril Aboli, point focal adjoint du Fonds vert climat en Guinée.

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Cop26 Glasgow : lutte contre les changements climatiques et Rôle de la Guinée

13 novembre 2021 à 20 08 14 111411

Me Thierno Souleymane Barry

Par Dr Thierno Souleymane BARRY : Les lampions se sont éteints ce 13 novembre 2021 sur les 26ème assises de la Conférence des Parties (Cop26) sur les changements climatiques, du 31 octobre au 12 novembre 2021, à Glasgow (Grande Bretagne), avec une prolongation, le 13 novembre 2021. Nous allons nous pencher tour à tour sur l’Accord de Paris (base conventionnelle), la Conférence elle-même comme cadre de négociations internationales sur le climat et le Secrétariat de la Conférence (cadre institutionnel), les résultats issus de la Cop26 et enfin, le rôle de la Guinée dans la lutte contre les changements climatiques.

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Éducation et santé : le Japon signe 3 microprojets

4 novembre 2021 à 16 04 02 110211

Communiqué : Le jeudi 4 novembre 2021, Son Excellence Monsieur MATSUBARA Hideo, Ambassadeur du Japon en République de Guinée, Madame Binty SACKO, Coordinatrice de l’ADDEF-Guinée, Monsieur Salifou CAMARA, Président de DEPAJE, et Monsieur Youssouf TRAORE, Président de la Croix- Rouge Guinéenne, ont signé les contrats de don pour trois microprojets financés par le Gouvernement du Japon.

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MISS WORLD GUINEA 2021

4 novembre 2021 à 14 02 41 114111

On 14th September, the Miss Guinea Organisation announced that Nene Mariama Saran Bah will represent Guinea at Miss World 2021 in Puerto Rico.

 

26-year-old Saran is a Bachelor in Commerce and Accounting graduate from Conakry.

 

For her Beauty with a Purpose project, Saran aims to reduce the scarcity of treatment for epilepsy in low-income countries  such as Guinea and eliminate  the social rejection of people living with epilepsy caused by ignorance.

 

Saran said: “It is an honor and privilege to represent my nation on the world stage and take part in the beauty with a purpose program to which I strongly feel connected to.

 

Let’s remember at all times that inside every single one of us there is all of us, let us therefore be more mindful of one another and practice collective kindness

 

I can’t wait to experience this amazing journey with all my Miss world sisters around the world.”

Saran will represent Guinea at the 70th Miss World Final in Puerto Rico, where reigning Miss World, Toni-Ann Singh will crown her successor.

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Libre Opinion : regagner la confiance des adolescents en s’attaquant au changement climatique et au Covid-19

3 novembre 2021 à 20 08 33 113311

Cette tribune, publiée en pleine actualité de la COP 26, est l’œuvre de Anthony Costello, professeur au University College London au Royaume-Uni, Helen Clark, présidente du conseil d’administration du PMNCH, et ancienne première ministre de Nouvelle-Zélande, Margaret Kobia, secrétaire de cabinet du ministère du service public, du genre, des affaires des personnes âgées et des programmes spéciaux du Kenya, et Julieta Martinez, fondatrice de la plateforme Tremendas. Les auteurs soutiennent que les adolescents n’ont pas été bien servis quant aux mesures prises dans la lutte contre la pandémie de covid-19 et la crise climatique. Pour eux, il faut s’attaquer au changement climatique et à la pandémie pour regagner leur confiance. La première version de cette tribune, en anglais, a été publiée par le site spécialisé TheBMJ. Ci-dessous l’intégralité de la tribune.

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Covid-19 : plus besoin de test RT-PCR pour aller en France, au Sénégal, au Maroc et en Turquie, si vous êtes vaccinés

29 octobre 2021 à 9 09 17 101710

Dr Sakoba Keita, Directeur Général de l’ANSS

C’est une très bonne nouvelle pour les voyageurs guinéens qui sont considérés comme « complètement vaccinés ». Ils ne sont plus soumis au test RT-PCR pour aller dans certains pays. Désormais, ils peuvent voyager avec leur carnet ou certificat de vaccination en  France, au Sénégal, au Maroc et en Turquie, a indiqué le Directeur de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire, Docteur Sakoba Keita, dans une note d’information signée hier, jeudi 28 octobre 2021. 

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Belgique : 4 responsables fédéraux quittent l’UFR pour grossir l’UFDG

26 octobre 2021 à 20 08 49 104910

C’est une mauvaise nouvelle pour Sidya Touré et son parti, l’UFR. Au moment où de belles opportunités politiques sont relancées, avec le putcsh du Colonel Mamadi Doumbouya, qui permet d’aller rapidemment à des élections locales, législatives et présidentielle, l’UFR (qui était déjà très mal en point) perd des responsables et militants.

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Panne mondiale : Facebook, Instagram et WhatsApp bloqués

4 octobre 2021 à 19 07 17 101710

C’est une situation inhabituelle qui touche de nombreux pays du monde. En raison d’une panne enregistrée ce lundi, 4 octobre 2021, le réseau social Facebook et ses applications Messenger, WhatsApp et Instagram ne fonctionnent pas depuis plusieurs heures. Le site spécialisé downdetector.com dit avoir reçu plus de 50 000 rapports d’incidents de la part d’utilisateurs incapables de se connecter aux différentes applications, ainsi qu’à Facebook Messenger, notamment depuis Washington et Paris.

La durée avant un retour à la normale inconnue

Facebook n’a pas immédiatement pu expliquer l’origine de la panne, ni donner une estimation de temps avant un retour à la normale. « Nous nous efforçons de rétablir la situation aussi rapidement que possible et nous vous prions de nous excuser pour tout désagrément », a déclaré l’entreprise sur Twitter.

D’après les premières constatations, le problème semble toucher une infrastructure majeure qui permet « d’orienter » le trafic Internet. Les Domain Name Servers (DNS) utilisés par ces trois applications, qui traduisent une adresse URL (« facebook.com ») en adresse IP compréhensible par une machine (« 216.239.32.107 ») ne répondent plus, ce lundi soir. Une panne qui pourrait trouver son origine dans une panne des serveurs BGP de l’entreprise – des machines dont le rôle, crucial, est d’orienter le trafic sur Internet.

Selon le responsable technique de l’hébergeur Cloudflare, John Graham-Cumming, les serveurs BGP de Facebook ont « disparu d’Internet » peu avant 16 heures (TU). Un problème rare qui pourrait notamment être lié à une erreur de configuration.

Dans la tourmente

Cette panne intervient à un moment où Facebook, la plate-forme aux près de 3 milliards d’utilisateurs mensuels, traverse l’une des pires crises concernant sa réputation depuis deux semaines, à cause des révélations d’une lanceuse d’alerte.

Ancienne ingénieure et cheffe de produit chez Facebook, Frances Haugen a fait fuiter de nombreux documents internes puis témoigné à visage découvert dans un entretien diffusé par la chaîne CBS dimanche.

Avant son départ de l’entreprise, en mai, Frances Haugen avait emporté avec elle des documents issus de recherches menées dans l’entreprise, qu’elle a confiés notamment au Wall Street Journal.

Guineematin.com avec lemonde.fr

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L’Union européenne apporte de l’aide à plus de 43 000 personnes affectées par les inondations d’août en Guinée : communiqué

4 octobre 2021 à 11 11 54 105410

Conakry, le 4 octobre 2021 

En réponse aux inondations ayant affecté la Guinée fin aout, l’Union européenne apporte 135 000 euros (1 544 539 374 GNF) de financement humanitaire pour aider les familles les plus touchées. Ces inondations sont la conséquence des pluies torrentielles s’étant abattues sur les préfectures de Siguiri, Guéckédou et la capitale Conakry.

Ce financement de l’Union européenne aidera la Croix-Rouge guinéenne à fournir de l’aide humanitaire d’urgence, notamment en abris, assistance alimentaire, services de santé, eau potable, assainissement/hygiène et articles ménagers.

L’aide bénéficiera directement à 43815 personnes (6280 familles). Les familles dont les maisons ont été détruites bénéficieront de transfert d’argent d’un montant proportionnel à la valeur des matériaux de construction pour la réhabilitation de leurs domiciles et pour remplacer les articles ménagers perdus. Cette approche permet aux familles de se rétablir selon leurs besoins spécifiques, tout en participant à la reprise du marché local.

Ce financement s’inscrit dans le cadre de la contribution globale de l’UE au Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophe (DREF) de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

Dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 août 2021, de fortes pluies se sont abattues sur la majeure partie du pays provoquant des inondations dans les préfectures de Siguiri, Guéckédou, et la capitale Conakry. 1 972 personnes se sont retrouvées sans abri, 21 ont été blessées tandis que 05 décès ont été enregistrés. 

Cette catastrophe naturelle est survenue en période de pandémie de Covid-19 affectant les populations des trois localités alors même que le pays a connu une résurgence de la maladie à virus à Ebola et une apparition de celle de Marburg (toutes deux contenues à présent).

Ces multiples épidémies ont entraîné une perturbation des moyens de subsistance et des activités génératrices de revenus, affectant ainsi les conditions de vie des communautés.

Contexte 

L’Union européenne, avec ses États membres, est le premier donateur d’aide humanitaire au monde. L’aide d’urgence est l’expression de la solidarité européenne avec les personnes qui en ont besoin à travers le monde. Elle vise à sauver des vies, à prévenir et à atténuer la souffrance humaine et à préserver l’intégrité et la dignité humaine des populations victimes de catastrophes naturelles et de crises d’origine humaine.

Par l’intermédiaire du service de protection civile et d’opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), l’Union européenne aide chaque année des millions de victimes de conflits et de catastrophes. À travers son siège à Bruxelles et son réseau mondial de bureaux locaux, ECHO fournit une assistance aux personnes les plus vulnérables sur la seule base des besoins humanitaires.

A l’échelle mondiale, la Commission européenne a signé un contrat humanitaire d’une valeur de trois millions d’euros avec la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), en soutien au Fonds d’urgence pour les secours en cas de catastrophes (DREF) de la Fédération. Les fonds du DREF sont principalement alloués à des catastrophes « à petite échelle», c’est-à-dire celles qui ne donnent pas lieu à un appel international formel.  

Le DREF a été créé en 1985 et est financé par les contributions des bailleurs de fonds. Chaque fois qu’une Société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge a besoin d’un soutien financier immédiat pour répondre à une catastrophe, elle peut demander des fonds du DREF. Pour les catastrophes à petite échelle, la FICR alloue des subventions du DREF, que les bailleurs de fonds peuvent ensuite réalimenter. L’accord de délégation entre la FICR et ECHO permet à ce dernier de réapprovisionner le DREF pour des opérations convenues (correspondant à son mandat humanitaire) jusqu’à hauteur de 3 millions d’euros.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

Hilaire AVRIL : [email protected]

Responsable régional d’information – Afrique Centrale & de l’Ouest (DG ECHO)

Site web de la protection civile et les opérations d’aide humanitaire de l’Union européenne:

http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

Comptes Twitter et Facebook:

http://www.facebook.com/ec.humanitarian.aid

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Pandora Papers : Tony Blair, Strauss-Kahn, Shakira et de nombreuses personnalités épinglés

4 octobre 2021 à 9 09 53 105310
Dominique Strauss-Kahn

L’enquête « Pandora Papers » publiée ce dimanche soir et qui épingle les personnalités fortunées ayant recours aux paradis fiscaux, cible plusieurs actuels ou anciens chefs d’État et personnalités à travers le monde.

L’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) a publié ce dimanche soir sa nouvelle enquête sur les paradis fiscaux, intitulée « Pandora Papers ». 150 médias internationaux ont ainsi épluché pendant un an 12 millions de documents confidentiels sur les paradis fiscaux.

Résultat : on y apprend que de nombreux chefs d’État ou de gouvernement, ainsi que des célébrités, ont dissimulé des avoirs dans dans des sociétés offshore, notamment à des fins d’évasion fiscale.

Des politiques comme Tony Blair et Dominique Strauss-Kahn

Le Premier ministre tchèque, Andrej Babis, 67 ans, connu pour sa bataille contre la corruption, possède ainsi le château Bigaud, dans les Alpes-Maritimes, acquis par le biais d’une cascade de sociétés offshore, ainsi que d’autres propriétés aux environs. Il a placé 22 millions de dollars dans des sociétés écran.

L’ancien ministre français Dominique Strauss-Kahn, ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a fait transiter plusieurs millions de dollars d’honoraires de conseil à des entreprises par une société marocaine exempte d’impôts, selon les documents examinés par l’ICIJ.

L’ancien Premier ministre Tony Blair, 68 ans, a lui, avec son épouse « recouru à un montage offshore qui leur a permis d’économiser 340 000 livres sterling (380 000 euros) de taxes sur l’achat d’une belle propriété victorienne dans un quartier huppé de Londres, pour la coquette somme de 7,3 millions d’euros ».

Le roi de Jordanie, Abdallah II, 59 ans, est aussi épinglé pour avoir acquis de très nombreuses propriétés via la constitution sociétés-écrans aux Îles Vierges britanniques et au Panama. Par le biais de ces entités, il a acheté 14 propriétés de luxe aux États-Unis et au Royaume-Uni, pour plus de 106 millions de dollars.

Le président chypriote Nicos Anastasiades, 75 ans, est toujours impliqué dans son ex-cabinet d’avocats étroitement lié au monde de l’offshore, et qui entretient des liens avec les oligarques russes, affirme encore l’enquête.

Le président équatorien, Guillermo Lasso, a lui logé des fonds dans deux trusts dont le siège se trouve aux États-Unis, dans le Dakota du Sud.

Le président kényan Uhuru Kenyatta, qui a maintes fois affirmé sa détermination à lutter contre la corruption dans son pays, possède une fondation au Panama, et plusieurs membres de sa famille directe possèdent plus de 30 millions de dollars logés dans des comptes offshore.

Au total, des liens ont été établis par l’ICIJ entre des actifs offshore et 336 dirigeants et responsables politiques de premier plan, qui ont créé près de 1 000 sociétés, dont plus des deux tiers aux Îles Vierges britanniques.

Des stars comme Shakira ou Claudia Schiffer

Parmi les personnalités exposées se trouvent également la chanteuse colombienne Shakira, le mannequin allemand Claudia Schiffer ou la légende indienne du cricket Sachin Tendulkar.

Dans la plupart des pays, ces faits ne sont pas susceptibles de poursuites. Mais dans le cas des dirigeants, l’ICIJ met en parallèle le discours anti-corruption tenu par certains d’entre eux avec leurs placements dans des paradis fiscaux.

Bienpublic.com

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Assemblée générale des Nations Unies : discours du Secrétaire Général, Antonio GUTERRES

23 septembre 2021 à 15 03 28 09289
Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU

Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs les représentants, 

Je suis ici pour tirer la sonnette d’alarme : le monde doit se réveiller. 

Nous sommes au bord du précipice – et nous continuons de nous en approcher.  

Jamais notre monde n’a été aussi menacé. 

Ou plus divisé.  

Nous faisons face à la plus grande avalanche de crises de notre existence.  

La pandémie de COVID-19 a amplifié des inégalités déjà flagrantes.  

La crise climatique s’abat sur la planète. 

De l’Afghanistan à l’Éthiopie en passant par le Yémen et ailleurs, les bouleversements font échec à la paix.  

Un embrasement de méfiance et de désinformation polarise les gens et paralyse les sociétés.  

Les droits humains sont mis à mal.  

La science est vilipendée.  

Et l’aide économique destinée aux plus vulnérables, à supposer qu’elle leur parvienne, est insuffisante et arrive trop tard.  

La solidarité est portée disparue – au moment même où nous en avons le plus besoin.  

Une image résume peut-être ce que nous vivons. 

Celle qui nous vient de certains coins du monde, où l’on voit des vaccins contre le COVID-19 … jetés à la poubelle.  

Périmés et inutilisés.  

D’un côté, les vaccins sont mis au point en un temps record – une victoire de la science et de l’ingéniosité humaine.  

De l’autre, ce triomphe est réduit à néant par le manque tragique de volonté politique, l’égoïsme et la méfiance.  

L’abondance pour certains pays. Des étagères vides pour d’autres.  

La plupart des habitants des pays riches sont vaccinés. Plus de 90 % des Africains attendent toujours leur première dose. 

Nous sommes moralement coupables de l’état du monde dans lequel nous vivons. 

La situation est indécente.  

Nous avons réussi l’épreuve de sciences.  

Mais nous avons un zéro pointé en éthique.  

Mesdames et Messieurs les représentants, 

La sonnette d’alarme climatique est également assourdissante.  

Le récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est un code rouge pour l’humanité. 

Nous voyons les signes d’avertissement sur chaque continent et dans chaque région. 

Températures caniculaires. Perte de biodiversité épouvantable. Pollution de l’air, de l’eau et des espaces naturels.  

Et à chaque instant des catastrophes liées au climat. 

Comme nous l’avons vu récemment, même la ville où nous sommes – la capitale financière du monde – n’est pas à l’abri.  

Les climatologues nous disent qu’il n’est pas trop tard pour respecter l’objectif de 1,5 degré fixé dans l’Accord de Paris sur le climat.  

Mais la fenêtre pour le faire se ferme rapidement. 

Nous devons réduire nos émissions de 45 % d’ici à 2030. Pourtant, un récent rapport de l’ONU a clairement montré que, compte tenu des engagements nationaux en matière de climat, d’ici à 2030, les émissions augmenteront de 16 %.  

Cela nous condamnerait à une situation infernale où la température augmenterait d’au moins 2,7 degrés par rapport aux niveaux préindustriels. Une catastrophe. 

Dans le même temps, l’OCDE vient de signaler un déficit d’au moins 20 milliards de dollars dans le financement essentiel de l’action climatique promis aux pays en développement.  

Nous sommes à quelques semaines de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Glasgow, mais nous sommes à des années-lumière de nos objectifs.  

Nous devons nous y mettre sérieusement. Et vite.  

Mesdames et Messieurs les représentants, 

Le COVID-19 et la crise climatique ont mis en évidence de profondes fragilités, dans nos sociétés et pour notre planète.  

Pourtant, ces défis formidables ne suscitent pas l’humilité, mais l’arrogance.  

Au lieu de suivre la voie de la solidarité, nous sommes dans une impasse qui mène à la destruction. 

Dans le même temps, une autre maladie se propage aujourd’hui dans le monde : le fléau de la méfiance. 

Quand les gens voient les promesses de progrès anéanties par les réalités d’un quotidien éprouvant… 

Quand ils voient leurs droits fondamentaux et leurs libertés restreints… 

Quand ils voient autour d’eux la petite – et la grande – corruption… 

Quand ils voient des milliardaires se balader dans l’espace alors que des millions de personnes sur terre ont faim…  

Quand les parents voient pour leurs enfants des lendemains plus sombres encore que l’adversité à laquelle ils sont confrontés aujourd’hui… 

Et quand les jeunes ne voient aucun lendemain… 

Les personnes pour lesquelles nous œuvrons et que nous représentons pourraient perdre la foi non seulement dans leurs gouvernements et leurs institutions, mais aussi dans les valeurs qui animent le travail de l’ONU depuis plus de 75 ans. 

Paix. Droits humains. Dignité de toutes et tous. Égalité. Justice. Solidarité.  

Jamais auparavant les valeurs fondamentales n’ont été aussi menacées.  

Une rupture de la confiance entraîne une rupture des valeurs.  

À quoi bon des promesses si les gens ne voient pas de résultats dans leur vie quotidienne.  

Quand le résultat n’est pas au rendez-vous, place est faite à certaines des pulsions les plus sinistres de l’humanité. 

Cela alimente les solutions faciles, les pseudo-solutions et les théories du complot.  

Cela attise les griefs anciens. La suprématie culturelle. La domination idéologique. La misogynie violente. La mise en joue des personnes les plus vulnérables, notamment les réfugiés et les migrants.  

Mesdames et Messieurs les représentants, 

L’heure de vérité a sonné.  

Le moment est venu d’agir.  

Le moment est venu de redonner confiance.  

Le moment est venu de raviver l’espoir.  

Et de l’espoir, j’en ai !  

Les problèmes que nous avons créés sont des problèmes que nous pouvons résoudre.  

L’humanité a montré que rien ne l’arrêtait quand tout le monde travaillait main dans la main.  

C’est la raison d’être des Nations Unies.  

Mais soyons francs. Le système multilatéral actuel a ses limites : ses instruments et ses capacités ne suffisent pas pour assurer l’efficacité de la gouvernance des biens publics mondiaux.  

Ce système est trop axé sur le court terme.  

Nous devons renforcer la gouvernance mondiale. Nous devons nous concentrer sur l’avenir. Nous devons renouveler le contrat social. Nous devons adapter l’ONU à une nouvelle ère.  

C’est pourquoi j’ai présenté comme je l’ai fait mon rapport sur Notre Programme commun.  

Ce programme offre une analyse à 360 degrés de l’état de notre monde, accompagnée de 90 recommandations concrètes visant à relever les défis d’aujourd’hui et à renforcer le multilatéralisme de demain.  

Notre Programme commun s’appuie sur la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Accord de Paris sur le climat.  

Il s’inscrit dans le droit fil du mandat qui m’a été confié dans la Déclaration faite à l’occasion de la célébration du soixante-quinzième anniversaire de l’ONU : chercher une voie vers un monde meilleur.  

Mais pour atteindre cette terre de promesses, nous devons combler de grands fossés.  

Excellences, Mesdames et Messieurs les représentants, 

Pour moi, il y a 6 grands fossés – 6 Grands canyons – que nous devons combler maintenant.  

Premièrement, nous devons combler le fossé qui nous sépare de la paix.  

Pour bien trop de personnes, partout dans le monde, la paix et la stabilité restent un rêve lointain.  

En Afghanistan, où nous devons redonner de l’élan à l’aide humanitaire et défendre les droits humains, en particulier ceux des femmes et des filles.  

En Éthiopie, où nous demandons à toutes les parties de cesser immédiatement les hostilités, de garantir l’accès humanitaire et de créer les conditions nécessaires à l’ouverture d’un dialogue politique conduit par les Éthiopiennes et les Éthiopiens. 

Au Myanmar, où nous réaffirmons notre soutien indéfectible au peuple, qui aspire à la démocratie, à la paix, aux droits humains et à l’état de droit. 

Au Sahel, où nous nous sommes engagés à mobiliser l’aide internationale en faveur de la sécurité, du développement et de la gouvernance de la région. 

Ailleurs encore, comme au Yémen, en Libye et en Syrie, où nous devons sortir de l’impasse et tout faire pour que la paix soit instaurée. 

En Israël et en Palestine, où nous exhortons les dirigeants à reprendre un dialogue constructif et à reconnaître que la solution des deux États est la seule voie pouvant conduire à une paix juste et globale. 

En Haïti et dans tant d’autres pays laissés pour compte, où nous sommes solidaires à chaque mesure prise pour sortir de la crise.  

Mesdames et Messieurs les représentants,  

Nous assistons à une flambée des prises de pouvoir par la force.  

Les coups d’État militaires reprennent.  

Et la désunion de la communauté internationale n’aide pas. 

Les clivages géopolitiques sapent la coopération internationale et empêchent le Conseil de sécurité de prendre les décisions qui s’imposent. 

Un sentiment d’impunité s’installe.  

Et pourtant, il sera impossible de relever les prodigieux défis de l’économie et du développement tant que les deux plus grandes économies du monde seront en désaccord l’une avec l’autre.  

Hélas, je crains fort que notre monde ne s’achemine vers deux ensembles de règles économiques, commerciales, financières et technologiques bien distincts, deux conceptions opposées du développement de l’intelligence artificielle – et finalement deux stratégies militaires et géopolitiques différentes. 

Ce serait la garantie de problèmes à venir. Bien moins prévisibles que la guerre froide.  

Pour redonner confiance et raviver l’espoir, nous avons besoin de coopération. Nous avons besoin de dialogue. Nous devons nous entendre.  

Nous devons investir dans la prévention des conflits et le maintien et la consolidation de la paix. Nous devons faire avancer le désarmement nucléaire et l’action que nous menons ensemble contre le terrorisme.  

Nous devons agir dans le profond respect des droits humains. Et nous devons nous munir d’un nouvel Agenda pour la paix. 

Mesdames et Messieurs les représentants,  

Deuxièmement, nous devons combler le fossé climatique. Pour ce faire, il faut rétablir la confiance entre Nord et Sud. 

Et cela commence en faisant tout ce que nous pouvons dès maintenant pour assurer le succès de la Conférence de Glasgow.  

Il faut que tous les pays se montrent plus ambitieux dans trois grands domaines d’action : l’atténuation, le financement et l’adaptation. 

Plus d’ambition en matière d’atténuation, cela veut dire que les pays s’engagent à atteindre la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle et à se fixer des objectifs concrets de réduction des émissions pour 2030 qui nous permettent d’y parvenir, et qui s’appuient sur des mesures réalisables dans l’immédiat.  

Plus d’ambition en matière de financement – cela veut dire que les pays en développement reçoivent les 100 milliards de dollars par an qui leur ont été promis pour l’action climatique, en mobilisant pleinement les ressources des institutions financières internationales et aussi celles du secteur privé. 

Plus d’ambition en matière d’adaptation – cela veut dire que les pays développés tiennent la promesse qu’ils ont faite d’apporter un soutien crédible aux pays en développement afin de renforcer la résilience et de sauver des vies et des moyens de subsistance.  

Cela veut dire que 50 % de tous les financements climatiques fournis par les pays développés et les banques multilatérales de développement devraient être consacrés à l’adaptation.  

La Banque africaine de développement a montré la voie en 2019 en allouant la moitié de ses financements climatiques à l’adaptation.  

Certains pays donateurs ont suivi son exemple. Il faut que tous en fassent autant.  

Le message que j’adresse à chaque État Membre est le suivant : n’attendez pas que d’autres fassent le premier pas. Faites votre part.  

Partout dans le monde, nous constatons que la société civile – menée par les jeunes – est pleinement mobilisée pour faire face à la crise climatique. 

Le secteur privé s’engage de plus en plus.  

Il faut que les gouvernements aussi mobilisent tous leurs pouvoirs en matière de politique financière pour faire la transition vers l’économie verte.  

En imposant les émissions de carbone et la pollution plutôt que le revenu des ménages, afin de faciliter le passage à des emplois verts durables.  

En arrêtant de subventionner les combustibles fossiles et en dégageant des ressources à réinvestir dans la santé, l’éducation, les énergies renouvelables, les systèmes alimentaires durables et la protection sociale.  

En s’engageant à ne pas construire de nouvelles centrales à charbon. Si toutes celles qu’il est prévu d’ouvrir entrent en service, non seulement nous dépasserons nettement 1,5 degré, mais nous serons bien au-dessus de 2 degrés. 

Les objectifs de Paris partiront en fumée. 

Nous sommes face à une urgence planétaire.  

Nous avons besoin de coalitions de solidarité – entre les pays qui sont encore fortement tributaires du charbon et ceux qui ont les moyens financiers et techniques de financer leur transition.  

Nous pouvons et nous devons agir. 

Mesdames et Messieurs les représentants,  

Troisièmement, nous devons combler le fossé entre riches et pauvres, dans les pays et d’un pays à l’autre.  

Cela commence par mettre fin à la pandémie, partout et pour tout le monde.  

Nous avons besoin de toute urgence d’un plan de vaccination mondial permettant de faire au moins doubler la production et d’acheminer des vaccins à 70 % de la population au premier semestre 2022. 

Ce plan pourrait être exécuté par une équipe spéciale d’urgence composée de producteurs actuels et potentiels de vaccins, de l’Organisation mondiale de la Santé, de partenaires du dispositif Accélérateur ACT et des institutions financières internationales, en collaboration avec les sociétés pharmaceutiques.  

Nous n’avons pas de temps à perdre.  

Une reprise asymétrique creuse les inégalités.  

Les pays riches pourraient retrouver les taux de croissance d’avant la pandémie d’ici la fin de l’année, tandis que les retombées de la crise sanitaire pourraient se faire sentir pendant des années dans les pays à faible revenu.  

Est-ce bien étonnant ? 

Les économies avancées investissent près de 28 % de leur produit intérieur brut dans la reprise économique.  

Pour les pays à revenu intermédiaire, ce chiffre tombe à 6,5 %.  

Et il chute à 1,8 % pour les pays les moins avancés – un pourcentage infime d’un montant très inférieur.  

En Afrique subsaharienne, le Fonds monétaire international prévoit que la croissance économique cumulée par habitant pour les cinq prochaines années devrait être égale au quart de ce qu’elle est dans le reste du monde.  

De nombreux pays ont besoin d’injections d’urgence de liquidités.  

Je me réjouis que le Fonds monétaire international ait émis 650 milliards de dollars de Droits de tirage spéciaux.  

Mais ces droits vont en grande partie aux pays qui en ont le moins besoin.  

Les économies avancées devraient réaffecter l’excédent de leurs DTS aux pays qui en ont vraiment besoin.  

Les DTS ne sont pas la panacée.  

Mais ils permettent une reprise et une croissance durables. 

Je renouvelle aussi mon appel en faveur d’une réforme de l’architecture de la dette internationale, qui doit être plus équitable.  

L’Initiative de suspension du service de la dette doit être prolongée jusqu’en 2022 et devrait être accessible à tous les pays vulnérables et à tous les pays à revenu intermédiaire très endettés qui le demandent.  

C’est ça, la solidarité en action.  

Les États ne devraient pas avoir à choisir entre assurer le service de la dette et être au service de la population.  

Une véritable solidarité internationale permettrait d’établir à l’échelle nationale un nouveau contrat social prévoyant une couverture sanitaire universelle et la protection du revenu, d’offrir à toutes et à tous un logement, un travail décent et une éducation de qualité pour toutes et tous et d’éliminer la discrimination et la violence contre les femmes et les filles. 

J’engage les pays à procéder à des réformes fiscales et à mettre enfin un terme à la fraude fiscale, au blanchiment d’argent et aux flux financiers illicites.  

Et pour l’avenir, face aux grands risques mondiaux, nous devons nous doter d’un meilleur système de prévention et de préparation ; nous devons suivre les recommandations du Groupe indépendant sur la préparation et la riposte à la pandémie. 

J’ai fait de nombreuses autres propositions dans Notre Programme commun, parmi lesquelles une plateforme d’urgence et un laboratoire pour l’avenir. 

Quatrièmement, nous devons combler le fossé entre les genres. 

Le COVID-19 a mis à nu et exacerbé la plus vieille injustice du monde : le déséquilibre de pouvoir entre les hommes et les femmes. 

Lorsque la pandémie a frappé, les femmes représentaient la majorité des travailleurs de première ligne. Elles ont été les premières à perdre leur emploi et les premières à mettre leurs carrières en suspens pour s’occuper de leurs proches.  

Les fermetures d’écoles ont touché les filles de manière disproportionnée, freinant leurs parcours et augmentant les risques d’abus, de violence et de mariage d’enfants. 

Combler le fossé entre les femmes et les hommes n’est pas seulement une question de justice pour les femmes et les filles. 

Cela change la donne pour l’humanité tout entière. 

Les sociétés plus égalitaires sont aussi plus stables et plus pacifiques. Elles ont de meilleurs systèmes de santé et des économies plus dynamiques. 

L’égalité des femmes est essentiellement une question de pouvoir. Si nous voulons résoudre les problèmes les plus difficiles de notre époque, nous devons de toute urgence transformer notre monde dominé par les hommes et changer l’équilibre du pouvoir. 

Cela requiert plus de femmes dirigeantes dans les parlements, les cabinets ministériels et les conseils d’administration. Cela exige que les femmes soient pleinement représentées et puissent apporter leur pleine contribution partout.    

J’exhorte les gouvernements, les entreprises et les autres organisations à prendre des mesures audacieuses, y compris des critères de référence et des quotas, pour établir la parité hommes-femmes à tous les niveaux de la hiérarchie. 

A l’Organisation des Nations Unies, nous avons atteint cela au sein de l’équipe dirigeante et parmi les responsables de bureaux de pays. Nous continuerons jusqu’à ce que nous parvenions à la parité à tous les niveaux. 

Dans le même temps, nous devons nous opposer aux lois régressives qui institutionnalisent la discrimination de genre. Les droits des femmes sont des droits humains. 

Les plans de relance économique devraient accorder une place centrale aux femmes, notamment par des investissements à grande échelle dans l’économie des soins. 

Et nous devons adopter un plan d’urgence pour lutter contre la violence de genre dans chaque pays.  

Pour atteindre les Objectifs de développement durable et bâtir un monde meilleur, nous pouvons et nous devons combler le fossé entre les femmes et les hommes. 

Mesdames et Messieurs les représentants,  

Cinquièmement, pour redonner confiance et raviver l’espoir, nous devons réduire la fracture numérique. 

La moitié de l’humanité n’a pas accès à l’Internet. Nous devons faire en sorte que tout le monde soit connecté d’ici à 2030. 

Telle est la vision de mon Plan d’action de coopération numérique : saisir les promesses du numérique tout en se prémunissant contre ses dangers. 

L’un des plus grands périls auxquels nous sommes confrontés, c’est le pouvoir croissant des plateformes numériques et l’utilisation des données à des fins néfastes. 

Une vaste bibliothèque d’informations est en train d’être constituée sur chacun d’entre nous. Et nous n’y avons même pas accès. 

Nous ne savons pas comment ces informations ont été recueillies, par qui, ni dans quels buts. 

Mais nous savons que nos données sont utilisées à des fins commerciales, pour augmenter encore les profits. 

Nos comportements et habitudes deviennent des produits qui sont vendus comme des contrats à terme. 

Nos données sont également utilisées pour influencer nos perceptions et nos opinions. 

Les gouvernements – et d’autres entités – peuvent les exploiter pour contrôler ou manipuler le comportement des citoyens, bafouant ainsi les droits humains des individus ou groupes et sapant la démocratie. 

Ce n’est pas de la science-fiction. C’est notre réalité d’aujourd’hui. 

Et cela exige un débat sérieux. 

Il en va de même pour d’autres dangers de l’ère numérique.   

Je suis par exemple certain que toute future confrontation majeure – et j’espère évidemment qu’une telle confrontation n’aura jamais lieu – commencera par une cyberattaque massive. 

Quels cadres juridiques nous permettraient de faire face à une telle situation ? 

Aujourd’hui, des armes autonomes peuvent prendre pour cible des personnes et les tuer sans intervention humaine. De telles armes devraient être interdites. 

Mais il n’y a pas de consensus sur la manière de réglementer ces technologies. 

Afin de rétablir la confiance et raviver l’espoir, nous devons placer les droits humains au cœur de nos efforts pour que l’avenir numérique de tous soit sûr, équitable et ouvert.  

Excellences, Mesdames et Messieurs les représentants, 

Sixièmement, enfin, nous devons combler le fossé entre les générations. 

Les jeunes devront vivre avec les conséquences de nos décisions – bonnes et mauvaises. 

Dans le même temps, à la fin du siècle, il devrait y avoir 10,9 milliards de personnes sur la planète. 

Nous avons besoin de leurs talents, de leurs idées et de leur énergie. 

Notre Programme commun propose qu’un sommet sur la Transformation de l’éducation soit organisé l’an prochain pour faire face à la crise de l’enseignement et offrir davantage de possibilités aux 1,8 milliard de personnes que compte la jeunesse d’aujourd’hui. 

Mais les jeunes ont besoin de plus. 

Ils doivent être assis à la table de négociations. 

Je compte nommer un Envoyé spécial pour les générations futures et créer un bureau des Nations Unies pour la jeunesse. 

Et les contributions des jeunes seront essentielles pour le Sommet sur le futur proposé dans Notre Programme commun.  

Les jeunes ont besoin d’un projet porteur d’espoir pour l’avenir.  

Des études récentes menées dans une dizaine de pays ont montré que l’état de notre planète plongeait la plupart des jeunes dans une angoisse et une détresse profondes. 

Environ 60 % de votre futur électorat se sent trahi par son gouvernement. 

Nous devons prouver aux enfants et aux jeunes que, malgré la gravité de la situation, le monde a un plan – et que les gouvernements s’engagent à le concrétiser.  

Nous devons agir maintenant combler ces grands fossés et sauver l’humanité et la planète. 

Mesdames et Messieurs les représentants, 

Si la mobilisation est réelle, nous pourrons tenir notre promesse d’un monde meilleur, plus pacifique. 

C’est la force motrice de Notre Programme commun. 

21 septembre 2021 

Discours du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Antonio GUTERRES

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Transition en Guinée : les recommandations de la Diaspora Guinéenne en Allemagne

16 septembre 2021 à 10 10 05 09059

Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Rassemblement et de Développement, répondant à votre appel patriotique, la communauté Guinéenne d’Allemagne, soucieuse d’une transition apaisée, constructive et inclusive recommande ce qu’il suit :

1- L’organisation des états généraux de la République pour faire le diagnostic approfondi de notre passé sous toutes ses formes et définir les grandes lignes de notre avenir politique et économique entre autres.

2- La promotion de la réconciliation nationale, afin d’éviter la balkanisation du pays.

3- La rédaction d’une nouvelle constitution qui consacrera, entre autres, l’élection du Président de la République au suffrage universel indirect et la faire adopter par référendum.

4- L’arrêt immédiat de l’impunité, et cela une fois pour toute, en faisant régner la justice, notamment en élucidant tous les crimes postcoloniaux et en engageant des poursuites contre les auteurs .

5- La création des bases fondamentales de la démocratisation réelle du pays, et des conditions de la mise en place d’institutions fortes à la place des hommes forts en Guinée.

6- La mise en place pour la durée de la transition d’un Conseil Législatif National composé de 135 membres et l’élection par celui-ci des juges de la cour suprême, ceux la cour constitutionnelle, de la cour des comptes et celle de la haute cour de justice.

7- La suspension de l’accord guinéo-allemand de rapatriement des Guinéens résidant en Allemagne.

8- L’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives et la restitution du pouvoir aux civils, non compromis, dans les 24 prochains mois.

Ont signé, les Associations suivantes, représentatives des Guinéens d’Allemagne.

A.G.A e.V. (Wiesbaden) , Guinée vivre ensemble e.V. (Müllheim), Guinée-Solidarité e.V. (Hagen), Guinée Solidaire Organisation e.V. ( Hamburg) ARASAGUI e.V. ( Bielefeld), VEAK e.V. (Dortmund) Fottal et Pottal e.V. ( Düsseldorf), M.C.L e.V. (Witten), Guinée Fottal et Pottal e.V. (Bremen) Association Africaine Essen (Essen) AGAK e.V. (Krefeld), AJGB e.V.( Bochum), AGF e.V.( Bonn), FAG

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L’Ambassade de Guinée à Washington rencontre l’Association Minière Américaine (NMA)

15 septembre 2021 à 21 09 29 09299

La délégation de l’Ambassade de Guinée aux États Unis d’Amérique qui séjourne toujours à Las Vegas dans le cadre de l’exposition minière internationale, a rencontré ce mercredi, 15 septembre 2021, Mme Veronika Kohler SHIME, la Vice-Présidente chargée des relations internationales de l’Association Minière Américaine (NMA). Une organisation qui regroupe plus de 250 compagnies minières américaines.

Mme Verinika Koller Shime s’est dit très contente de voir la Guinée représentée à cet évènement surtout après les derniers développements du pays. « Votre présence est rassurante pour les investisseurs du secteur minier américain. » a-t-elle dit.  La délégation guinéenne a profité de cette occasion pour parler de la réouverture des frontières aériennes et maritimes, par les autorités du CNRD ainsi que de la poursuite de la production minière. 

Interrogé sur l’état d’esprit des investisseurs et sur leurs perspectives du secteur minier guinéen, M. Diallo Mamadou, conseiller économique de l’ambassade répond : « Ce qui se passe chez nous est apparemment très suivi par le milieu de l’industrie minière. En échangeant avec les investisseurs ici, nous avons eu le sentiment que les premières mesures prises en faveur du secteur minier par les autorités ont été bien accueillies. L’interview du Président de la Chambre des Mines qui a rassuré les membres de l’organisation des mesures de protection et de respect des engagements contractuels sont à mon avis, à l’avantage du secteur minier ».

A noter que cette exposition prendra fin aujourd’hui.

Nima Barry pour Guineematin.com

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