Arabie Saoudite : Aboubacar Sylla brille de mille feux et frappe à la porte du Syli National

13 janvier 2020 à 9 09 56 01561

C’est l’un des joueurs de football les plus en vue en Arabie Saoudite pour cette saison 2019/2020. Le guinéen Aboubacar Sylla, alias Saviola, est entrain de réaliser une grande saison du championnat Saoudien de première division avec le club Al Ain Atawlah. Auteur déjà de cinq (5) buts et de six passes décisives, Aboubacar Sylla Saviola a contribué à hisser son club en tête du classement au terme de la phase aller du championnat, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Enrôlement des électeurs aux USA : de nombreux couacs enregistrés pendant le processus

25 décembre 2019 à 21 09 54 125412

L’opération d’établissement et de révision des listes électorales, effectuée du 21 novembre au 16 décembre 2019, a enregistré de nombreux dysfonctionnements tant en Guinée qu’à l’extérieur du pays. Nos compatriotes vivant aux Etats-Unis d’Amérique n’ont pas été épargnés par les désagréments liés à la mauvaise organisation du processus par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Des difficultés comme les types de documents à présenter pour se faire enrôler, le choix du président de la CEAMI (Commission Électorale d’Ambassade Indépendante) et l’acceptation de mandats de poste (money order) non remplis par le consulat à New York ont émaillés le processus, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé au pays de l’Oncle Sam.

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Les Etats Unis opposés à un 3ème mandat d’Alpha Condé en Guinée : la déclaration de Karen Bass

18 décembre 2019 à 21 09 06 120612

Washington, DC – Aujourd’hui, la membre du Congrès Karen Bass (Démocrate – Californie), présidente de la sous-commission des affaires étrangères de la Chambre des Représentants sur l’Afrique, a publié la déclaration suivante en réponse à la violence en Guinée résultant de la volonté du président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. La constitution du pays prévoit actuellement deux mandats de cinq ans chacun.

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New York : le bureau des femmes de l’UFDG/Bronx collecte plus de 10 mille USD pour le parti

12 décembre 2019 à 19 07 07 120712

Le bureau des femmes de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de Bronx, à New York, aux Etats-Unis d’Amérique, a organisé une campagne de collecte de fonds en faveur du principal parti de l’opposition guinéenne. La soirée gala, organisée à cet effet, s’est déroulée le dimanche 08 décembre 2019, au Bronx. Une somme de plus de 10 mille dollars US a été récoltée au cours de la soirée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à New York.

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Coopération : Conakry abrite l’Italie Guinée Business Festival

4 décembre 2019 à 18 06 43 124312

La Guinée et l’Italie diversifient leurs relations dans de nombreux domaines, allant de l’enseignement technique à la formation du personnel pénitentiaire en passant par la construction d’infrastructures socio-éducatives. C’est dans le souci d’insuffler une nouvelle dynamique à cette coopération que l’ambassadeur d’Italie en Guinée a procédé ce mercredi, 4 décembre 2019, au lancement de l’activité Italie-Guinée Business Festival. C’est un réceptif hôtelier de Conakry qui a servi de cadre à cette cérémonie qui vise à présenter les investisseurs privés de ce pays qui comptent installer leurs entreprises en Guinée, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un festival de trois jours qui s’est ouvert ce mercredi à Conakry. En plus de la représentation diplomatique italienne en Guinée, on notait la présence du ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, et des représentants du ministre d’Etat en charge de la Justice, du ministre de l’Enseignement Technique et de la Primature.

Livio Spadavecchia

L’ambassadeur d’Italie en Guinée, Livio Spadavecchia, modérateur de la rencontre, a présenté les chefs d’entreprises italiens présents à Conakry dans le cadre de la signature d’accords avec le gouvernement Guinéen. « L’Italie a amené ces entreprises pour montrer notre capacité dans plusieurs secteurs. La semaine passée, quelques entreprises de pêche avaient signé un accord avec le Ministre de la pêche. Ces entreprises veulent l’émancipation de la pêche en Guinée. Aujourd’hui, il y a une vingtaine de compagnies qui sont prêtes à investir, à réaliser des œuvres, ouvrir des usines, construire des écoles pour le pays. Nous comptons chercher un partenariat concret avec les patrons des entreprises guinéennes. C’est une manière d’accompagner les efforts du gouvernement dans son programme de développement national. Nos entreprises viendront pour faire les affaires avec la Guinée. Je tiens à signaler que ce n’est pas la première fois que l’Italie accompagne le gouvernement Guinéen. Dans les années 1980-90 elle, était toujours auprès de la Guinée en l’aidant à réaliser le port de Kamsar, la construction de la route de Kankan, le barrage de Garafiri, le jardin du 2 octobre comme une forme de développement urbain », a expliqué l’ambassadeur.

Mouctar Diallo

Pour sa part, le Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, a dit sa satisfaction par rapport à cet événement d’autant plus que son département est intéressé par la construction d’infrastructures par les Italiens. « Nous sommes vraiment intéressés de cette collaboration dans les actes de partenariat public-privé dans le but de la création d’emploi jeunes. La signature de cette convention est très importante dans le cadre de la construction des infrastructures et surtout la construction du palais de la culture pour les jeunes. Je remercie vraiment le peuple italien à travers son ambassadeur ici présent pour cet engagement dans le but d’accompagner le gouvernement dans sa politique de développement. Il est aussi crucial de dire qu’à travers cette collaboration, la Guinée bénéficiera des financements pour réaliser des infrastructures dans divers domaines. Nous tenons à remercier Monsieur l’ambassadeur pour cette volonté et son engagement qu’il a eu à faire pour l’arrivée de ces chefs d’entreprises italiens dans notre pays », a dit Mouctar Diallo.

Lors de cette rencontre beaucoup de sujets ont été évoqués par les chefs d’entreprises italiens, notamment la construction d’un palais de la culture, la formation du personnel pénitentiaire, le financement des projets de développement en collaboration avec le Ministre du plan et aussi la construction des écoles technique dans toutes les huit (8) régions administratives de la Guinée.

Saa Foko Millimouno pour Guineematin.com

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Conakry : un conseiller du Cabinet Royal Saoudien à la radio Bonheur FM

2 décembre 2019 à 20 08 08 120812

La direction générale de la radio Bonheur FM a reçu, dans l’après-midi de ce lundi, 2 décembre 2019, son Éminence Cheikh Saad Bin Nasser Al-Shathri, conseiller au cabinet Royal de l’Arabie saoudite en visite à Conakry. La démarche visait à féliciter la radio pour son rôle dans la préservation de la paix, la tolérance et de la quiétude sociale en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de la radio.

Cette délégation saoudienne, dirigée par son Éminence Cheikh Saad Bin Nasser Al-Shathri séjourne en Guinée dans le cadre de la cinquième conférence islamique nationale organisée par le secrétariat général des Affaires religieuses. La délégation saoudienne s’est entretenue avec les cadres et responsables de la radio Bonheur, en présence du secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura.

Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général des Affaires religieuses

Au sortir de cette rencontre, c’est monsieur Bangoura qui a parlé au nom de la délégation. Selon lui, leur présence à la radio Bonheur « est une visite de courtoisie dans le cadre de la 5ème conférence islamique de Guinée. Et, puisque la radio Bonheur FM contribue dans la sensibilisation des musulmans sur le fait que l’islam est une religion du juste milieu et qui appelle à la paix, à la tolérance. Alors, nous sommes venus rendre visite à cette grande station qui contribue à la paix et à la cause de l’islam. Donc, c’est un sentiment de satisfaction qui nous anime après cette visite », a dit le secrétaire général aux affaires religieuses.

Elhadj Mamadou Oury Diallo, Cheikh Oury Dawa, chroniqueur et conseiller à Bonheur Fm

Très content de cette visite dans leurs locaux Elhadj Mamadou Oury Diallo (appelé Cheikh Oury Dawa), chroniqueur et conseiller à Bonheur Fm, a, au nom de la direction générale de la radio, remercié la délégation saoudienne et le secrétaire général des Affaires religieuses pour le déplacement. « La présence du Cheick à la radio Bonheur s’explique par le fait qu’il y a de bonnes relations entre les dirigeants de cette radio et une commission basée en Arabie saoudite et qui est dirigée par le Prince Bandardoun Salmane (le fils de Salmane). Donc, celui-ci dirige une commission qui s’occupe de l’Afrique. Le directeur général de la radio Bonheur entretient de bonnes relations avec ces gens-là. On a jugé nécessaire de suggérer que le Cheick fasse une visite à la radio », a-t-il fait savoir.

À noter que le Cheick Saad Bin Nasser Al-Shathri animera une grande conférence islamique au Palais du peuple demain mardi, 03 décembre 2019.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Législatives 2020 : les opérations d’inscription des électeurs lancées en Malaisie

2 décembre 2019 à 14 02 34 123412

Dans la perspective de la tenue des élections législatives du 16 février 2020, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) continue de dérouler son chronogramme. Les opérations d’enrôlement des électeurs, lancées depuis quelques jours, se poursuivent tant en Guinée qu’à l’extérieur de notre pays. C’est dans cette dynamique que l’inscription des électeurs de la Malaisie a débuté le vendredi dernier, 29 novembre 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est l’ambassade de la Guinée à Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie, qui a servi de cadre au lancement de cette opération, première du genre dans le pays, apprend-on. La délégation de la CENI est arrivée dans ce pays de l’Asie du Sud le 25 novembre 2019.

Notre source basée à l’ambassade précise que ladite délégation est composée de Fanta Mady Kébé, de madame Hadja Fatou Kéita, du Ministère de l’Administration du Territoire, et de Mohamed Chérif Haidara, informaticien et formateur. Elle a eu une prise de contact avec le personnel de l’ambassade et la communauté guinéenne vivant dans ce pays.

Ensuite, la délégation a procédé à la validation des listes des différentes structures devant composer la Commission Électorale d’Ambassade Indépendante (CEAMI) de la Malaisie, suivi de leur installation et leur prestation de serment. La CEAMI de la Malaisie est composée de six membres.

Par ailleurs, la mission de la CENI, grâce à la dextérité de l’informaticien et formateur, a effectué la formation et la composition des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) et la sélection des opérateurs de saisie.

Quant aux opérations d’inscription proprement dites, elles ont démarré pour la Malaisie le vendredi, 29 novembre 2019.

Mais, on apprend que la plupart des guinéens vivent en Thaïlande et en Indonésie. Notre source précise qu’une requête de monsieur l’ambassadeur a été envoyée à la CENI pour la prise en charge de ces principaux pays, surtout que la Malaisie ne faisait pas partie des 17 pays et consulats de 2010 et 2015 dans le cadre du recensement.

Nous y reviendrons !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Climat : la COP 25 s’ouvre ce lundi à Madrid sur fonds de préoccupation

2 décembre 2019 à 10 10 52 125212

Pour « accélérer » la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat, en vue d’aboutir à des résultats tangibles sur le terrain, les dirigeants du monde mais aussi des acteurs de la société civile préoccupés par le phénomène du réchauffement climatique, se donnent rendez vous à Madrid du 02 au 13 décembre prochain. Objectifs, « limiter les ambitions climatiques et mettre fin à l’agression contre la nature » selon les initiateurs.

«Le monde s’écroule sous le poids et la force du réchauffement climatique, si l’on continue à ce rythme… ». Ces propos qui interpellent sont d’un acteur de la société civile Malienne que nous avons croisé à la veille de la COP 25 sur le climat qui s’ouvre ce lundi dans la capitale espagnole, Madrid.

En effet, le phénomène climatique continue de sévir dans le monde en général, et avec plus d’effets dans les pays en développement sur le continent africain, à l’image du Mali justement, du Tchad, du Sénégal et de la République de Guinée. C’est donc, pour je cite limiter les ambitions climatiques et accélérer les promesses que se tient cet autre sommet, en présence des représentants de plus de 190 pays attendus, ici au Royaume d’Espagne.

La Guinée, notre pays est représenté avec plus d’une vingtaine de cadres venus de départements ministériels techniques, des institutions onusiennes comme le PNUD, du milieu de la recherche, et de la société civile. A la tête de cette importante délégation, le Ministre d’Etat Oye GUILAVOGUI, notre pays dira ce qu’elle fait et s’engagera sur de nouvelles perspectives, en matière de lutte contre le changement climatique, surtout qu’il vient d’actualiser sa CDN, contribution nationale déterminée, il y’a juste quelques jours.

La Guinée comme la plupart des pays du monde, subit les effets du réchauffement climatique à travers la dégradation de ses sols, l’élévation du niveau de la mer, la baisse de la pluviométrie, ou encore la forte chaleur et surtout, inhabituelle observée ces derniers temps.

Il est donc temps de faire à la situation et pour les pays africains, de se mettre ensemble et de trouver les moyens financiers pour faire face au phénomène, qui résiste encore à tout, visiblement.

Au demeurant, l’opinion s’attend à ce que l’humanité mette fin à sa «guerre contre la nature», pour reprendre les propos du Secrétaire Général des Nations unies Antonio Guterres ce dimanche, à la veille de l’ouverture de la conférence climat de l’ONU (COP25) à Madrid. Il a également regretté, je cite, les engagements «totalement insuffisants» de la communauté internationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, responsables en grande partie, du réchauffement climatique.

Pendant 12 jours donc, l’Espagne va vibrer au rythme de la COP 25 sur le climat, où sont attendus près de 25 mille participants, parmi lesquels, la très médiatisée et jeune militante écologiste suédoise, Greta Thunberg.

De Madrid, Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Coopération Guinée -Turquie : plusieurs accords signés

30 novembre 2019 à 14 02 48 114811

La 3ème session de la commission mixte de commerce de coopération
économique et technique entre la République de Guinée et la République
de Turquie s’est tenue les 26 et 27 novembre 2019, à Conakry. Les travaux ont débouché sur la signature de plusieurs accords de coopération entre les deux pays, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’issue des travaux, madame Savané Aïssatou Doukouré, directrice générale adjointe de la coopération bilatérale, a indiqué que les échanges ont porté sur des questions de coopération économiques, commerciales, scientifiques, techniques, culturelle et sociales. Et ils ont été suivis de plusieurs recommandations.

« S’agissant de la coopération économique et commerciale, les deux parties se sont engagées à dynamiser davantage leurs échanges commerciaux, à encourager les opérateurs économiques des deux pays, à promouvoir les relations d’affaires. Tenant compte de l’importance du commerce entre les deux pays et constatant la faiblesse du volume des échanges commerciaux, les deux parties ont convenu de développer la coopération afin d’accroître le commerce et les investissements bilatéraux à travers l’organisation et la participation des secteurs privés, les foires, salons et expositions… ».

En ce qui concerne les questions des transports maritimes, aériens, et la construction navale, les deux parties ont rappelé la signature de l’accord aérien et ont recommandé à cet effet sa mise en œuvre dans son volet formation du personnel évoluant dans le transport aérien, aux métiers de l’aviation, l’assistance dans le domaine de la construction, ainsi que l’acquisition d’équipements aéroportuaire…».

Pour ce qui est des mines et de l’énergie, ajoute la directrice, « les deux parties ont exprimé leur volonté de dynamiser davantage leurs relations bilatérales dans ces secteurs, à travers l’actualisation de leur cadres juridiques relatifs, à l’exploration de la bauxite, du fer, de l’or, du diamant, des métaux, notamment le nickel, le cobalt, les terres rares, etc. ».

De son côté, la ministre guinéenne de la coopération internationale et de l’intégration africaine, Dr Diéné Keïta, a fait savoir que cette rencontre a eu le mérite de conclure des accords de coopération dans divers domaines stratégiques pour les deux pays. « Il s’agit des accords de développement rural, de l’éducation, de l’emploi, de la formation professionnelle, les échanges commerciaux, l’industrie, la communication, les mines et la culture », a-t-elle énuméré.

Elle ajoute que cette rencontre aura permis d’établir un agenda cohérent de mise en œuvre des projets obtenus et abouti à la définition de mécanismes de suivi-évaluation de l’ensemble des actions envisagées. « Les engagements que nous avons pris en commun au cours des présents travaux, nous confortent dans notre conviction que nous sommes parvenus à un stade supérieur dans nos relations. Des relations au bénéfice des deux pays, mais aussi au bénéfice de l’entreprise de développement et d’intégration entre nos deux Etats », a dit Dr Diéné Keïta.

Les deux parties ont convenu de tenir la 4ème session de la grande commission mixte de coopération en 2021, à Ankara, la capitale de la Turquie. La date de la rencontre sera fixée par voie diplomatique.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527

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Cellou Dalein multiplie les rencontres à l’international

22 novembre 2019 à 12 12 51 115111

Le programme à l’international du Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, est décidément très chargé. Après avoir participé au Forum Ambition Africa à Bercy les 30 et 31 octobre dernier pour partager son expertise en matière de financement des entreprises, au mini-sommet international sur la paix à Paris du 11 au 13 novembre, et au 6ème forum sur la paix et la sécurité en Afrique des 18 et 19 novembre à Dakar, le chef de file de l’opposition guinéenne est à Fès, au Maroc, pour participer au Comité Exécutif de l’International Libéral dont il est le Vice-président. Le thème retenu cette année est : « Paix et prospérité grâce à des marchés ouverts-Placer le commerce équitable et les investissements stratégiques au cœur d’un avenir durable ».

L’ancien Premier Ministre a saisi l’opportunité qu’offrent ces rencontres de haut niveau pour partager son expérience et sa vision sur les différentes problématiques inscrites à l’ordre du jour. Il a, en plus, donné aux personnalités qu’il a rencontrées en marge de ces forums, de larges informations sur la crise entraînée par la volonté de Monsieur Alpha Condé de changer la Constitution guinéenne à l’effet de s’octroyer un troisième mandat.

A suivre !

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Guinée : ce que le FNDC a dit à Ibn Chambass

15 novembre 2019 à 22 10 14 111411

Dans l’après-midi de ce vendredi, 15 novembre 2019, les responsables du Front national pour la défense de la Constitution ont reçu Mohamed Ibn Chambas, le Représentant Spécial du Secrétaire Général et chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS). La rencontre s’est déroulée au siège de la Plateforme nationale des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), a appris Guineematin.com de source généralement bien informée

Après les salutations d’usage, les émissaires du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ont opté pour un langage clair et direct pour expliquer à l’émissaire onusien la genèse de la crise politique actuelle en République de Guinée. Le FNDC a rappelé ses démarches envers tous ceux qui pouvaient négocier avec le président Alpha Condé pour le dissuader de prendre ce chemin interdit en démocratie : changer la constitution pour continuer à diriger le pays. Ils sont revenus sur les lettres et audiences avec les chefs religieux, les ambassades et autres démarches préventives qui auraient permis d’éviter tout ce qui se passe actuellement en Guinée : dégâts humains et matériels, emprisonnement, etc.

S’exprimant sur son intransigeante et farouche opposition à un changement de la Constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé, le FNDC a expliqué à Ibn Chambass que ce n’est pas du tout un problème de personne, c’est un problème de principe et du respect de la loi suprême du pays. Revenant sur les intangibilités constitutionnelles qu’ils défendent à tout prix, les dirigeants du FNDC ont demandé au chef du bureau UNOWAS s’il peut trouver normal qu’il y ait par exemple un débat en Guinée sur la laïcité ou la forme républicaine de l’Etat. Après la réponse négative de l’émissaire onusien, les défenseurs de la Constitution guinéenne ont alors précisé que la limitation du nombre et de la durée des mandats présidentiels en Guinée sont soumises au même verrou légal !

Concernant les appels au dialogue, le FNDC a expliqué au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest et au Sahel que même si son différend avec le pouvoir pouvait trouver sa solution dans un dialogue, les leaders du mouvement, qui seraient dans ce cas les interlocuteurs du pouvoir, sont en prison.

Par ailleurs, les responsables du FNDC ont rappelé qu’il y a eu de nombreux jeunes tués suite aux appels à manifestation. Ce qui fait qu’ils ne peuvent plus reculer au risque de trahir ces derniers. Ainsi, hormis la libération des leaders et manifestants emprisonnés, il faudra nécessairement que le président Alpha Condé renonce à son projet et qu’il s’engage à respecter la constitution.

Enfin, toujours direct dans sa communication, le FNDC a clairement dit avoir rencontré Ibn Chambas puisqu’il l’a souhaité. Sinon, les défenseurs de la constitution ont dit ne rien espérer de lui, encore moins de la CEDEAO d’ailleurs. « Nous comptons sur le peuple de Guinée pour lequel nous nous battons. Et, l’alternance doit être arrachée à Alpha Condé, parce que c’est lui-même qui avait vendu ce rêve aux Guinéens », ont-ils indiqué.

On apprend même que Mohamed Ibn Chambas, qui a rencontré le président Alpha Condé hier, devrait rentrer demain, sans même avoir réussi à faire libérer Abdourahmane Sanoh et Cie. De même qu’il n’a pas pu influencer le président Alpha Condé qui l’a laissé ici ce vendredi pour aller avec l’hélico présidentiel battre campagne à N’zérékoré pour la nouvelle constitution qui lui permettrait d’avoir un troisième mandat à la tête de la Guinée, alors que ceux qui veulent manifester sont pourchassés par le pouvoir, emprisonnés et d’autres tués. Finalement, la présence d’Ibn Chambass a-t-elle apporté un tant soit peu à notre pays ? Que dira-t-il des quatre jeunes tués (hier et aujourd’hui) en sa présence à Conakry ?

A suivre !

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Commémoration de l’armistice : « la France n’oublie pas le sang versé par des soldats venus d’Afrique…»

11 novembre 2019 à 16 04 51 115111

Le 101ème anniversaire de l’armistice, signé le 11 novembre 1918 (et qui a mis fin à la première guerre mondiale) a été célébré ce lundi, 11 novembre 2019, en France et dans les représentations diplomatiques dudit pays dans le monde. En Guinée, la cérémonie commémorative de cette date qui reconnait la victoire des Alliés sur l’Allemagne a eu lieu au cimetière de Boulbinet, dans la presqu’ile de Kaloum, à Conakry. Elle s’est tenue en présence des cadres et officiers de l’ambassade de France en Guinée, des cadres du ministère guinéen de la Défense et des officiers des forces armées guinéennes, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui a assisté à cette commémoration.

Décoration de soldats, poignets de mains, dépôt de gerbes de fleurs, une minute de silence pour saluer les morts… C’est avec beaucoup d’émotion et de souvenir que le 101ème anniversaire de l’armistice a été célébré ce lundi au cimetière de Boulbinet, dans la commune de Kaloum. Et, à l’absence de l’ambassadeur Jean-Marc Grosgurin, c’est le premier conseiller à l’ambassade de France en Guinée, Fabien Talon, qui a lu le message du secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armes françaises. Un message qui décrit l’atmosphère d’une France bouleversée, transformée par quatre années (1914-1918) de guerre. Il a aussi rendu un hommage à tous les soldats qui ont versé le sang pour la France lors de la grande guerre.

« C’était il y a un siècle, un an après la fin des combats de la grande guerre, le 11 novembre 1919 fut le premier de la paix retrouvée. Désormais, le silence domine là où la rage d’acier entonnait avec fureur. Il règne sur d’innombrables champs de batails, qui ont charrié un si long cortège de morts, de mutilés et de blessés. Des traités sont signés, l’allégresse de la victoire se déployait dans une ampleur incomparable le 14 juillet 1919. L’Etat de siège vient d’être levé, la vie sociale et politique reprend ses droits, la démobilisation poursuit sa lente progression, les poilus retrouvent leurs foyers, leurs familles et leurs communes. Ils découvrent une vie bouleversée, une France transformée par une épreuve de quatre années et par de profondes séquelles. Partout, le pays est transformé par la sourde évidence que rien ne sera plus jamais comme avant, que le retour à l’avant-guerre est impossible. C’était il y a cent ans, une nouvelle page s’ouvrait. Celle du souvenir, de la mémoire et de l’honneur. Depuis, inlassablement, les français sont fidèles à cet anniversaire. En ce jour, dans les métropoles (…), toutes les générations, unies et solidaires, se rassemblent et recueillent. La nation se souvient de ceux qui se sont battus pour elle, entre 1914 et 1918. Elle n’oublie pas ses enfants tombés au champ d’honneur… Elle n’oublie pas le sang versé par des soldats venus d’Afrique, d’Asie, du Pacifique et d’Amériques. Elle salue toutes les nations alliées qui ont partagé le même combat. Les noms gravés sur nos monuments aux morts nous rappellent constamment des valeurs d’honneur, de courage, de dévouement et de bravoure. Depuis 2012, chaque 11 novembre est aussi une occasion d’honorer toutes les filles et les fils de France qui, dans tous les conflits (…) ont accompli leur devoir jusqu’au don suprême. En ce jour, la nation rend un hommage particulier aux soldats morts pour la France en opérations extérieures. En inaugurant un monument national à leur mémoire, le président de la République (Emmanuel Macron) inscrit dans leurs cœurs comme dans leurs mémoires, la reconnaissance pleine et entière de tout un peuple pour ces combattants. Ce monument aux morts est aussi un rappel que la préservation de notre indépendance, de notre liberté de nos valeurs repose sur ceux qui ont donné leurs vies pour les défendre », a indiqué Fabien Talon.

Présent à cette cérémonie commémorative, le Général de brigade aérienne et directeur de cabinet du ministère guinéen de la Défense, Sidy Yaya Camara, a exprimé un réconfort moral. « L’anniversaire de l’armistice est un évènement mémorable pour toute l’humanité. En cela, la République française a joint à cet anniversaire la commémoration des morts tombés sous les théâtres d’opérations extérieures pour la France. En tant que frère d’arme, il est important que nous puissions partager ces moments pathétiques, mémorables, de l’histoire », a dit le Général Sidy Yaya Camara au nom du ministre guinéen de la Défense.

Rappelons que c’est l’armistice, signé le 11 novembre 1918, qui a mis fin aux combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Le cessez-le-feu (effectif à 11 heures) a entraîné dans l’ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons, annonçant la fin d’une guerre qui a fait pour l’ensemble des belligérants plus de 18,6 millions de morts, d’invalides et de mutilés, dont 8 millions de civils.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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« Malick Sankhon assassin ! » : les Guinéens de France devant le domicile français du DG de la CNSS

10 novembre 2019 à 11 11 13 111311

Malick Sankhon, Baïdy Aribot, Colonel Ansoumane Bafoé camara, Colonel Balla Samoura… Les promoteurs de la nouvelle constitution pour un troisième mandat du président Alpha Condé et qui ont des maisons et leurs familles en France sont visés aujourd’hui par nos compatriotes vivants dans ce pays et qui défendent la Constitution guinéenne.

Lancé hier, ce vaste mouvement pourrait s’étendre dans d’autres pays occidentaux et même africains (Maroc, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, etc.) pour toucher le maximum de prédateurs de l’économie guinéenne et promoteurs du 3ème mandat pour leur prouver qu’ils ne réussiront pas à tuer les enfants des autres en Guinée, détourner nos richesses et entretenir tranquillement leurs enfants ailleurs. Ce temps est révolu !

Ainsi, hier, samedi 09 novembre 2019, les Guinéens de France ont manifesté devant la maison achetée en France (Le Mans) par Malick Sankhon, Directeur Général de la Caisse nationale de la sécurité sociale, où vivent actuellement les membres de sa famille. « Malick Sankhon assassin ! Malick Sankhon criminel ! », ont-ils scandé avec des amplificateurs pour indiquer aux voisins français que le propriétaire de cette maison est impliqué dans des crimes humains en République de Guinée.

Montrant les images de quelques victimes (déjà 17 en Guinée : 15 à Conakry et 2 à Mamou) des manifestations contre le troisième mandat du président Alpha Condé, les manifestants ont dénoncé l’implication dans ces crimes du patron de la CNSS, qui disposerait une milice, soupçonnée de commettre des exactions lors des manifestations à Conakry.

Selon Ibrahima Sory Makanéra, Secrétaire fédéral de l’UFR-France et porte-parole du FNDC-France, une procédure judiciaire sera également engagée en France contre les promoteurs du 3ème mandat dont les familles résident en Europe.

En plus de Malick Sankhon, plusieurs autres familles des hauts cadres du pays sont visées par les défenseurs de la Constitution guinéenne en France. Ce sont, entre autres les familles de Baïdy Aribot (vice-gouverneur de la Banque centrale), Colonel Ansoumane Bafoé Camara (Directeur Général de la police nationale), Colonel Balla Samoura (Directeur de la gendarmerie régionale de Conakry)…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, une vidéo de nos compatriotes défenseurs de la Constitution :

A suivre !

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Coopération militaire : Dr. Mohamed Diané décroche 16 millions de dollars de dons de matériels et équipements

3 novembre 2019 à 9 09 43 114311

Invité par le gouvernement chinois à prendre part aux 7èmes Jeux mondiaux militaires et au 9ème Forum de Beijing pour la Promotion de la sécurité et de la paix en Asie-Pacifique, le ministre guinéen de la Défense, Dr. Mohamed Diané, a eu un entretien fructueux avec son homologue chinois, Wei Fenghe. Au sortir de la rencontre, de larges sourires. Et pour cause…

En faisant le déplacement de Beijing, le ministre d’Etat chargé de la Défense nationale a obtenu le gros lot en signant des accords de dons d’un montant total de 16 millions de dollars destinés à l’équipement des Forces armées guinéennes. Alors qu’il n’était prévu au prenable que la moitié de cette somme, Dr. Mohamed Diané a réussi à convaincre la partie chinoise de doubler son offre au profit de l’armée guinéenne. Ce qu’a accepté bien volontiers Wei Fenghe qui n’a pas tari d’éloges à l’endroit des autorités guinéennes. La Chine continuera a soutenir le gouvernement guinéen dans son vaste programme de réforme du secteur de la Défense a notamment indiqué le ministre de la Défense chinois.

En réponse Dr. Mohamed Diané a tout d’abord remercier les autorités chinoises au plus haut niveau pour ce geste avant de transmettre le message du président de la république Alpha Condé au gouvernement et au peuple chinois.

« Je voudrais surtout me faire un agréable devoir, celui de vous demander de transmettre à Son Excellence Monsieur XI Jinping, Président de la République Populaire de Chine, les chaleureuses salutations de son ami, Son Excellence Pr Alpha Condé, Président de la République de Guinée et Chef des Armées, ainsi que ses félicitations appuyées pour la brillante célébration du 70 ème anniversaire de la République Populaire de Chine, pour la réussite des 7èmes Jeux mondiaux militaires et du 9ème Forum de Beijing pour la Promotion de la sécurité et de la paix en Asie Pacifique ».

S’adressant au ministre Wei Fenghe, Dr. Mohamed Diané a rappelé que la coopération sino-guinéenne remonte au lendemain de l’indépendance de la Guinée, en 1958. Depuis cette date, la Chine coopère avec la Guinée dans tous les domaines. Une coopération qui s’est enrichie depuis l’élection du Pr. Alpha Condé à la magistrature suprême.

Dr. Diané a mentionné que dans le cadre de la coopération militaire, la Chine a été l’un des tous premiers pays à répondre favorablement à l’appel du dirigeant guinéen suite à l’attaque terroriste contre le bataillon Gangan en février 2016 au Mali.

« On ne le dira jamais assez, plusieurs dizaines de militaires guinéens suivent chaque année des formations en Chine. Cette aide du gouvernement et du peuple chinois nous va droit au cœur et occupe une place importante dans la mise œuvre de la Réforme du Secteur de Sécurité et renforce sans nul doute les liens d’amitié et de coopération entre nos deux pays », a tenu à magnifier le ministre guinéen de la Défense.

A rappeler que la Chine avait également récemment contribué de façon significative à l’équipement du bataillon du génie militaire.

Et puisqu’il n’y a jamais deux sans trois… c’est un exemple de coopération à encourager !

Transmis par le Ministère de la Défense nationale

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Affaire 3ème mandat en Guinée : le FNDC-Italie veut manifester à PIAZZA VENEZIA

28 octobre 2019 à 18 06 33 103310

Communiqué : le Front National pour La Défense de la Constitution FNDC-Italie informe toute la communauté guinéenne d’Italie, les membres et sympathisants du FNDC, les africains, les partenaires et amis italiens de l’organisation d’une grande manifestation devant l’ALTARE DELLA PATRIA alla PIAZZA VENEZIA à Roma. La manifestation se déroulera le samedi 2 novembre 2019 à partir de 10 heures GMT.

A cette occasion, le FNDC-Italie sollicite la participation effective de toute la Communauté guinéenne pour démontrer à Alpha Condé notre opposition à une nouvelle Constitution en République de Guinée.
Comment arriver à PIAZZA VENEZIA ?

  • Prendre le Bus numéro 64 ou le bus numéro H
  • Vous pouvez aussi prendre le métro : de la Stazione TERMINI, prenez le métro B Direction LAURENTINA et vous descendez à COLOSSEO ; ensuite, vous arrivez à la PIAZZA VENEZIA après 10mn à pied.

Pour plus d’informations, vous êtes priés de contacter un des organisateurs suivants :
Abdoul Karim-Prato : 351 121 0693
Boubacar Diallo Babagallé-Brescia : 389158 0460
Mamadou Dian-Roma : 348 910 1315
Amadou-Ravenna : 329 049 6881
Mouctar Barry-Bolzano :381 936 9884
Amadou-Lucca : 351 278 7002
Alpha Diallo-Cassino : 331 188 6240
Amadou Touré-Verona : 329 071 3567
El Hadj Allassane-Napoli : 328 425 2895
Boubacar Sidy-Milan : 380 748 8314
Amadou Saikou-Treviso : +39 329 193 1762
Mamadou-Sadio Macerata : 338 143 6127
E-mail : fndcitalie@libero.it

Vive la Guinée

Le bureau FNDC-Italie

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Manifestation à Lyon contre le tripatouillage de la constitution en Guinée

28 octobre 2019 à 11 11 38 103810

Dans le cadre de la lutte pour la défense de la constitution en Guinée, le FNDC Lyon invite les Guinéens, les Africains, les amis de la Guinée ainsi que les défenseurs du Droit et des droits de l’homme à une grande manifestation ce dimanche 3 novembre 2019 à 14h à la place Bellecour à Lyon, en France.

Cette manifestation vise à :

  • Empêcher l’entêtement du Président Alpha Condé de tripatouiller la constitution pour se pérenniser au pouvoir ;
  • Dénoncer la violation des droits de l’homme, les violences des citoyens (manifestants et non manifestants) jusque dans leur domicile par les forces de l’ordre ;
  • Condamner la mort d’au moins neuf personnes, plusieurs dizaines de blessés, beaucoup d’arrestations et des dégâts matériels en seulement trois jours de manifestation ;
  • Dénoncer la condamnation politique de certains membres du FNDC pour avoir défendu la constitution ;
  • Imposer la volonté du peuple de Guinée de vivre maintenant l’alternance politique : Dorénavant, il n’est plus question qu’un Président se pérennise au pouvoir !
  • Eteindre l’espoir de tout politicien ou clan de mettre en péril l’alternance politique en Guinée ;

Ce combat, c’est celui des Guinéens, des Africains. Ensemble, nous devons régler une fois pour toute cette question de troisième mandat sous toutes ses formes.

Merci à chacun de mobiliser dans son entourage et de diffuser largement dans son réseau. Soyons nombreux le 3 Novembre à la place Bellecour pour dire non au tripatouillage de la constitution guinéenne.

Libérez nos camarades

Justice pour les victimes et les martyrs

Vive la Guinée

Vive le FNDC

Vive la démocratie

Contacts :

Rahim Barry : 0751054038 ; Ibrahima Ahmed Bah : 0613146052 ; Check Abdoul Camara : 0629521006 ; Soulemane Sadio Diallo : 0753222605

FNDC Lyon

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Sommet Russie-Afrique à Sotchi : Vladimir POUTINE à l’agence TASS (interview)

21 octobre 2019 à 13 01 50 105010
Vladimir POUTINE, Président de la Fédération de Russie

A la veille du sommet Russie-Afrique, prévu les 23 et 24 octobre 2019 à Sotchi (en Russie), Monsieur Vladimir POUTINE, Président de la Fédération de Russie, a accordé une interview à l’agence d’information publique TASS. Au cours de cet entretien, le numéro 1 russe a expliqué les grandes lignes de ce sommet.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de cette interview :

Agence TASS : Le sommet de Sotchi est appelé à ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre la Fédération de Russie et les pays d’Afrique. Les participants amèneront à Sotchi leurs idées concernant le développement de la coopération. Et la Russie, qu’est-ce qu’elle est prête à proposer aux États du continent ? Quel est l’atout principal de la Russie que vous présenterez aux chefs des délégations lors du sommet ? Quel est le volume des investissements russes dans l’économie des pays africains que vous espérez atteindre, disons, dans les cinq ans à venir ?

Vladimir Poutine : La Russie et les pays africains sont liés par des relations traditionnellement amicales, éprouvées par le temps. Notre pays a joué un rôle significatif dans la libération du continent en aidant la lutte des peuples d’Afrique contre le colonialisme, le racisme et l’apartheid.

Plus tard, nous avons aidé les Africains à protéger leur indépendance et leur souveraineté, à établir les États, à mettre en place les fondements des économies nationales, à créer des forces armées aptes au combat. Les spécialistes soviétiques et puis russes ont construit d’importants sites de l’infrastructure, des centrales hydroélectriques, des routes, des entreprises industrielles. Des milliers d’Africains ont reçu une formation professionnelle de qualité dans nos grandes écoles. De nombreux leaders actuels des pays africains s’en souviennent bien et apprécient notre soutien. Nous n’oublions pas ces pages de l’histoire non plus.

Aujourd’hui, le développement et le renforcement des relations mutuellement avantageuses avec les pays africains et leurs groupements d’intégration font partie des priorités de la politique extérieure russe. Très bientôt, nous serons témoins d’un événement historique, sans précédents : le 24 octobre Sotchi accueillera le sommet Russie – Afrique. C’est le premier sommet à part entière qui rassemblera les leaders des pays africains et les dirigeants des groupements régionaux majeurs. L’idée d’organiser un tel événement a surgi il y a longtemps, mais il a fallu du temps et de grands travaux préparatoires pour que le Sommet devient le point de départ pour des relations de partenariat équitables, basées sur l’égalité en droit et l’intérêt pratique mutuel.

Nous attendons que nos collègues africains, représentants du milieu d’affaires, amènent à Sotchi un portefeuille important de propositions visant à élargir les relations bilatérales. Et que les dirigeants des organisations régionales africaines nous fassent part de leurs considérations comment développer ensemble la coopération multilatérale. Nous allons examiner ces idées avec intérêt et réfléchir sur ce qui peut être réalisé dès maintenant et ce qui demandera une étude supplémentaire.

La Russie a aussi des projets concernant la croissance future des relations avec le continent africain. Nous visons à discuter ces idées avec nos partenaires, les systématiser et fixer de manière la plus concrète possible dans la déclaration finale. En plus, il est important de définir les mécanismes pour réaliser les accords qui seront atteints lors du sommet à Sotchi.

Je suis persuadé que le sommet sera une réussite car nous avons toutes les conditions préalables nécessaires. Aujourd’hui, les relations russo-africaines sont en plein essor. Un dialogue politique intense est en cours, y compris sur les questions de sécurité globale et régionale. Les liaisons interparlementaires s’élargissent. Le commerce mutuel augmente et se diversifie progressivement.

Ensemble avec la communauté mondiale, la Russie prête une assistance intégrée à l’Afrique, y compris pour réduire le fardeau de la dette des États de la région. Nous réalisons avec de nombreux pays les programmes « dette en échange du développement ». Nous aidons à lutter contre la propagation de maladies transmissibles (y compris la fièvre hémorragique Ebola), à surmonter les séquelles des catastrophes naturelles, à régler les conflits existants et à prévenir de nouvelles crises. Nous assurons la formation des cadres nationaux africains dans les universités russes à titre gratuit et commercial. Nous établissons l’interaction dans le cadre des institutions de défense et des forces de l’ordre.

Mais l’ordre du jour de notre coopération est loin de s’y limiter. Nos partenaires africains voient et apprécient que la politique extérieure de la Russie, y compris en ce qui concerne le continent, est constructive. Que notre pays qui est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies se prononce pour la démocratisation de la vie internationale, soutient l’aspiration bien fondée des États africains de mener une politique indépendante et autonome et de définir leur avenir eux-mêmes, sans recommandations imposées. Avec ceci nous ne soumettons pas notre soutien et les projets de développement proposés à des conditions politiques ou autres, aux préférences économiques et commerciales soi-disant « exclusives » qui sont en réalité léonines, nous n’imposons pas notre position – au lieu de cela nous respectons le principe proposé par les Africains eux mêmes « solutions africaines aux problèmes africains ».

En ce qui concerne le volume éventuel des investissements en Afrique dans les cinq ans à venir, ils sont bien considérables – aujourd’hui nous sommes en train de préparer et de mettre en œuvre des projets d’investissements avec la participation russe mesurée en milliards de dollars. Les ressources dont disposent la Russie et les entreprises russes sont importants. À notre tour, nous attendons que nos partenaires créent des conditions stables et prévisibles et les mécanismes de protection des investissements qui sont indispensables pour le business, qu’ils assurent un climat d’investissements favorable.

Agence TASS : Le monde moderne se distingue par une concurrence particulièrement élevée. La Russie est-elle prête à une compétition rude en Afrique, par exemple, avec la Chine ou les États-Unis ? Voyez-vous des risques de protectionnisme, de conflits commerciaux ou de concurrence malhonnête envers la Russie ? Quelles sont les méthodes de lutte ? Cette compétition ne nuira t elle pas aux partenaires africains ?

Vladimir Poutine : Oui, effectivement, ce ne sont pas seulement les pays de l’Europe occidentale, les États-Unis et la République populaire de Chine qui sont intéressés par le développement des relations avec les pays d’Afrique, mais aussi l’Inde, la Turquie, les États du Golfe, le Japon, la République de Corée, l’Israël, le Brésil. Et ce n’est pas par hasard. L’Afrique devient de plus en plus un continent d’opportunités. Elle dispose d’énormes ressources et d’une potentielle attractivité économique. Ses besoins d’infrastructure augmentent, la population s’accroît rapidement et les demandes de cette dernière augmentent aussi. Donc, le marché intérieur et la consommation s’élargissent. Et là où il y a des perspectives considérables pour les investissements, pour le profit, il y a aussi la concurrence qui, malheureusement, dépasse parfois les bornes de la décence.

Nous voyons de nombreux États occidentaux recourir à la pression, à l’intimidation et au chantage des gouvernements des pays souverains africains. Par de telles méthodes, ils essaient de restituer l’influence et les positions dominantes perdues dans les anciennes colonies et – déjà sous un « nouvel emballage » – de pomper des surprofits, d’exploiter le continent sans tenir compte ni des gens qui habitent ici, ni des risques environnementaux ou autres. Et, peut-être, afin que personne ne s’oppose à cette politique, ils entravent l’établissement des relations plus étroites entre la Russie et l’Afrique.

Bien sûr, nous tenons compte de ces réalités et nous en tirons des conclusions appropriées. Et nous sommes prêts, non à une « répartition » des richesses du continent, mais à une concurrence pour la coopération avec l’Afrique. L’essentiel est qu’elle soit civilisée et se développe dans un cadre légal. Nous avons bien quelque chose à offrir à nos amis africains. C’est de cela, entre autres, qu’il s’agira lors du futur Sommet.

Et, bien sûr, nous visons avec nos partenaires africains à défendre les intérêts économiques communs, à les protéger des sanctions unilatérales, y compris par la diminution de la part du dollar et le passage aux autres monnaies dans les règlements mutuels.

Je suis persuadé que les Africains ne sont pas intéressés par l’escalade de la confrontation des grands pouvoirs sur le continent. Au contraire, ils préféreraient que la rivalité se remplace par la coopération dans la lutte contre les défis tellement aigus pour l’Afrique comme le terrorisme, la criminalité, le trafic des stupéfiants, la migration incontrôlée, la pauvreté, les maladies transmissibles dangereuses. Je le répète, c’est à ce travail que la Russie est prête.

Notre agenda africain a un caractère positif, orienté vers l’avenir. Nous ne nous faisons pas des amis contre qui que ce soit et rejetons résolument les « jeux » géopolitiques quelconques autour de l’Afrique.

Agence TASS : Le modèle soviétique de la coopération avec les pays d’Afrique prévoyait souvent l’octroi de crédits. Cette politique s’est elle justifiée ? Est ce que la Russie prévoit continuer la pratique d’octroi de crédits aux pays africains ? Quels sont les autres mécanismes de soutien aux pays africains que vous êtes prêt à discuter ?

Vladimir Poutine : Sans aucun doute, le modèle soviétique, avec ses avantages et ses inconvénients, s’est avéré suffisamment efficace à l’étape de l’établissement des États africains. Aujourd’hui nous continuons à prêter une aide financière aux États d’Afrique. Cependant, si avant ces décisions étaient prises surtout pour des raisons politiques, aujourd’hui c’est fait dans le cadre d’assistance humanitaire.

Quant à l’octroi des crédits, aujourd’hui ils portent un caractère de marché. Par exemple, la décision est prise sur l’octroi à l’Égypte d’un crédit de 25 milliards de dollars pour la construction de quatre exemplaires de la centrale nucléaire à El-Dabaa. Il s’agit justement d’un crédit de marché.

Je veux également noter qu’à l’époque post-soviétique, à la fin du XXe siècle, la Russie a annulé les dettes soviétiques des pays africains d’un montant de 20 milliards de dollars. C’était non seulement un acte de générosité, mais un geste pragmatique car beaucoup d’États africains étaient incapables de régler les intérêts pour ces crédits. C’est pourquoi nous avons estimé qu’il était optimal pour tous de prendre un nouveau départ pour la coopération.

Aujourd’hui, d’autres schémas s’appliquent à une partie de la dette restante. Par exemple, des accords intergouvernementaux sont réalisés selon le programme « dette en échange du développement » avec le Madagascar, le Mozambique et la Tanzanie. Par analogie avec ces pays, nous prévoyons régler le reste de la dette de l’Éthiopie (163,6 millions de dollars) auprès de la Russie – le projet d’un accord en question est en train d’être coordonné.

Je voudrais aussi rappeler que la Russie apporte des contributions aux programmes internationaux de l’assistance à l’Afrique dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement, de l’Organisation mondiale de la santé, du Programme alimentaire mondial (PAM), de l’Organisation internationale de protection civile. Parfois, l’aide est prêtée en nature. Ainsi, depuis 2011, nous avons fourni aux représentations du PAM en Afrique 258 camions KAMAZ. Une autre partie de 75 camions vient d’être expédiée.

Avec ceci, le recours aux nouveaux mécanismes financiers ne signifie aucunement le renoncement aux crédits, au contraire, il élargit et enrichit la palette des instruments pour l’aide au développement. Il favorise l’établissement de la coopération mutuellement avantageuse entre la Russie et les pays d’Afrique.

Tous ces problèmes seront examinés au forum économique du 23 24 octobre. Nous sommes prêts à écouter les propositions de nos partenaires africains et à faire part de nos propres considérations.

Agence TASS : La coopération militaire et technique a été précédemment une des sphères de coopération de Moscou avec les pays d’Afrique. Y a t il des projets visant à élargir l’interaction dans ce domaine ? Préparez-vous des projets ou contrats concrets pour les discuter avec les participants au sommet ?

Vladimir Poutine : Oui, effectivement, les traditions de notre coopération militaire et technique ont des racines profondes. Elle s’est formée aux toutes premières étapes de l’établissement des États africains et a joué son rôle dans la lutte des peuples du continent pour l’indépendance. Et nos partenaires africains l’apprécient hautement.

Aujourd’hui, des accords sur la coopération militaire et technique sont en vigueur avec plus de 30 pays africains auxquels nous expédions une large nomenclature d’armes et de matériel. Bien sûr, elle est expédiée en partie à titre gratuit. Mais c’est une pratique habituelle suivie par tous les pays majeurs du monde.

Il est encourageant de voir que le partenariat militaire et technique continue à évoluer énergiquement. Et souvent ses initiateurs sont les pays africains eux-mêmes qui sont conscients qu’il faut savoir protéger son indépendance et sa souveraineté. Y compris face aux groupes extrémistes et terroristes. De là, une motivation de plus pour l’interaction avec la Russie qui possède une expérience riche de la lutte contre le terrorisme, y compris en Syrie.

Nos partenaires africains participent activement aux forums et manœuvres militaires et techniques, organisés par la Russie où ils prennent connaissance des modèles prometteurs des armes et du matériel militaires russes, de l’expérience de leur emploi. De notre part, nous allons contribuer à la préparation des cadres militaires des États africains et participer à la formation des soldats de la paix africains.

Agence TASS : La coopération sociale et humanitaire est nommée parmi les sujets du sommet. Pourquoi la Russie vient elle en aide à l’Afrique si les questions sociales sont loin d’être résolues à l’intérieur de la Fédération de Russie elle même ?

Vladimir Poutine : L’aide humanitaire à l’Afrique est prêtée par de nombreux États du monde. Et dans chacun d’entre eux – que ce soient les États-Unis, la France, la Chine ou d’autres pays – les problèmes du secteur social, c’est-à-dire de la santé, de l’éducation, de la culture, sont loin d’être résolus.

La Russie octroie aussi de l’aide humanitaire aux États africains, mais sans réduire le financement de ses propres programmes. En plus, les bonnes qualités de l’humanisme, de la charité, du soutien au moment difficile sont inhérentes à notre peuple.

Je vais vous citer un exemple récent. La Russie, comme beaucoup d’autres États, a prêté son aide aux pays africains frappés du cyclone tropical Idai en avril 2019. Des convois humanitaires russes ont été expédiés au Zimbabwe, Malawi et Mozambique – des tentes multiplace, des couvertures et des produits alimentaires d’un poids de 30 tonnes pour chaque pays.

Nous continuons à participer activement à l’assistance intégrée à l’Afrique. Ainsi, depuis octobre 2017, la partie russe participe à la mise en œuvre au Mozambique du projet du Programme alimentaire mondial des Nations Unies pour la création d’un système d’alimentation scolaire, d’un montant de 40 millions de dollars. Et à Madagascar, un projet est mis en œuvre pour l’introduction des technologies modernes et des équipements de désinfection, d’un montant allant jusqu’à 15 millions de dollars.

Nous aidons aussi nos amis africains dans le développement de la santé publique. Car les maladies transmissibles dangereuses ne connaissent pas de frontières. Ainsi, la Russie a été parmi les premiers à réagir à l’épidémie de la fièvre hémorragique Ebola en assignant 60 millions de dollars à la lutte contre la maladie. Aujourd’hui, le « Centre de recherche microbiologique et de traitement des maladies épidémiologiques » fonctionne en Guinée. La Russie a fait une contribution de 20 millions de dollars au programme de la Banque mondiale pour la réalisation de l’Initiative mondiale de la lutte contre le paludisme.

Et ces exemples sont nombreux. Je veux souligner : la participation de la Russie à la lutte contre la pauvreté, les maladies dangereuses, d’autres menaces de caractère global, la prévention des risques potentiels, comme on dit, « à distance » – correspond entièrement à nos intérêts nationaux.

Agence TASS : Les questions de sécurité sont très aigües dans de nombreux pays d’Afrique. Cela empêche le travail des entreprises russes là bas. Allez-vous aborder des questions de sécurité lors du sommet et proposer des mesures pour son renforcement ? Par quoi la Russie est-elle prête à aider à surmonter les conflits sur le continent ?

Vladimir Poutine : L’interaction dans le domaine de la sécurité régionale reste une composante importante dans les relations de la Russie avec les pays du continent africain. Ce n’est pas par hasard que le slogan de notre sommet est « Pour la paix, la sécurité et le développement ». Sans résoudre ces problèmes aucune avancée progressive n’est possible.

La situation dans de nombreuses régions de l’Afrique reste instable : des conflits nationaux et ethniques ne sont pas réglés, des crises aigües sociales et économiques ne s’arrêtent pas. Une activité intense est menée au nord de l’Afrique, dans la région de Sahara-Sahel, du Tchad et de la Corne de l’Afrique par de nombreuses organisations terroristes, y compris Daech, Al Qaïda, « Boko Haram », « Al Shabab ». Les forces armées et de l’ordre de nombreux pays africains ne sont pas capables de s’opposer seuls aux combattants et ont besoin d’une aide importante.

Nous allons tenir le cap de l’élargissement des contacts entre les services spéciaux et les forces de l’ordre de la Russie et des pays d’Afrique dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, la propagation de drogues, le blanchiment d’argent, la migration illégale, la piraterie.

La pratique de formation des cadres militaires nationaux et des agents des forces de l’ordre africaines dans les grandes écoles du Ministère de la défense de la Russie et du Ministère de l’Intérieur de la Russie, y compris à des conditions préférentielles ou gratuitement, est bien recherchée. Par exemple, au cour des cinq dernières années seulement plus de 2 500 militaires des pays d’Afrique ont suivi des cours dans les établissements de formation militaire du Ministère de la défense de Russie.

Nos partenaires africains participent activement aux évènements organisés par la Russie comme le Forum militaire et technique international et les rencontres des hauts représentants en charge des questions de sécurité. Onze pays africains ont participé aux Jeux internationaux de l’armée « ArMI 2019 ». Et le nombre de ceux qui voudraient s’y joindre augmente toujours.

Finalement, tous ces programmes poursuivent le même objectif – aider les Africains à résoudre eux-mêmes les problèmes existants de la sécurité, ce qui permettra de renforcer les États africains eux-mêmes, leur souveraineté et leur indépendance. Ce qui veut dire que la situation dans le monde entier deviendra plus stable et prévisible.

Fin

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An 61 de l’indépendance : la célébration en France

11 octobre 2019 à 18 06 29 102910

A l’instar des précédentes éditions, nos compatriotes vivants en France ont massivement pris part aux festivités marquant le 61ième anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. Pour marquer l’évènement de toute sa noblesse et sa grandeur, l’Ambassade de Guinée en France n’a pas lésiné sur les moyens. C’est ainsi qu’elle s’est attachée des services du très chic Pavillon Royal situé dans le quartier huppé du 16ième arrondissement de Paris.

L’évènement fût avant tout rehaussé de la présence très remarquée du Ministre Guinéen des Affaires Etrangères, monsieur Mamadi Touré, une première depuis l’accréditation de notre Ambassade dans l’Hexagone. En provenance de New-York où il avait pris part à l’Assemblée Générale des Nations Unies, le patron de la Diplomatie Guinéenne a fait halte à Paris pour prendre part à ces festivités. « Cette présence du Ministre est un signe éloquent de l’excellence des relations entre lui et l’Ambassadeur Amara Camara. Les deux se connaissent depuis leur jeune âge », murmure-t-on du côté de la rue Faisanderie.

Parmi les autres convives, on notait la présence des représentants de l’Etat Français et des Institutions internationales dont le siège est en France, également de nombreux Ambassadeurs des pays amis de la Guinée accrédités en France. On notait aussi la présence de nombreux responsables associatifs guinéens et d’autres anonymes. C’est dans une salle pleine à craquer que le Ministre Mamadi Touré et les Ambassadeurs amis de la Guinée ont été chaleureusement accueillis et installés par l’Ambassadeur de Guinée en France entouré de ses principaux collaborateurs.

Après les salamalec d’usage, c’est le patron de l’Ambassade qui a pris la parole. L’enfant de Kankan a, dans son discours, souhaité la bienvenue aux invités avant de retracer l’histoire de la Coopération bilatérale entre la France et la Guinée, de 1958 à nos jours. Pour l’ancien haut cadre de l’UNESCO, les relations entre la France et la Guinée sont excellentes. Il a pris des exemples concrets pour illustrer ses propos dont celui de la hausse de l’enveloppe de l’aide bilatérale. « Je me réjouis du soutien concret de la France et du soutien personnel du président de la République française en portant son aide bilatérale à la Guinée à un niveau jusque-là inégalé (de 350 millions d’euros à 501 millions d’euros) » se félicitera monsieur Camara. Au cours de cette prise de parole ponctuée d’applaudissements de l’auditoire, l’Ambassadeur a demandé l’aide de chacun et tous pour lutter contre l’immigration clandestine des jeunes mineurs qui ternit l’image de notre pays. Il a également exhorté nos compatriotes aux respects scrupuleux des lois de la République française, condition sine qua non d’une intégration réussie dans le pays d’accueil, en l’occurrence la France.

Pour sa part, le patron de la diplomatie guinéenne a mis l’accent sur les valeurs historiques dont notre pays a été pionnier au lendemain de notre indépendance. Mamadi Touré a vivement souhaité que la Guinée retrouve cette place qui nous honorait sur le plan culturel, économique et historique.

Après les discours, la fête s’est poursuivie autour du cocktail offert par l’Ambassade. C’était le moment d’échanges et de prise de connaissances entre les invités.

L’évènement fût aussi marqué par la brillante prestation de plusieurs vedettes de la musique guinéenne dont Doura Barry et Mory Kanté. C’est dans cette ambiance festive que la fête s’est poursuivie jusque tard dans la soirée.

Malgré le tohu-bohu de la classe politique guinéenne autour de l’épineuse question sur une nouvelle constitution, aucune altercation à caractère politique, ethnique et religieuse n’a eu lieu durant ces festivités du 61ième anniversaire de notre indépendance. Pourtant, parmi les invités, on notait la présence de nombreux responsables politiques, aussi bien de la mouvance que de l’opposition. Comme quoi, les Guinéens peuvent mettre leurs différences de côté, le temps de la fête nationale. Et, nos compatriotes vivants en France se sont donné rendez-vous au 02 Octobre 2020 dans l’espoir que la Guinée sera plus forte et plus unie.

De paris (France), Alpha Oumar DIALLO pour Guineematin.com

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