New York : grogne à l’UFDG, 3ème mandat, visite aux Nations Unies… Cellou Dalein à Guineematin

18 juillet 2019 à 16 04 10 07107

Le Chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo, séjourne depuis quelques jours à New York, aux Etats-Unis d’Amérique. Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) est en compagnie de son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo.

Au cours de cette visite très chargée, avec de multiples rencontres, Cellou Dalein a accordé une interview au correspondant de Guineematin.com basé au pays de l’Oncle Sam. Dans cet entretien, le principal opposant au régime d’Alpha Condé revient sur l’objectif de son déplacement à l’étranger et sur l’actualité sociopolitique de la Guinée.

Guineematin.com : pour commencer, dites-nous pourquoi êtes-vous sorti avec madame Diallo cette fois-ci ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : moi, je devais venir ici pour rencontrer les fédérations, mais aussi pour alerter les Nations Unies et l’administration américaine sur les risques qui pèsent sur la paix et l’unité en Guinée, sur les velléités de monsieur Alpha Condé de changer de constitution afin de s’octroyer une présidence à vie. Et, madame Diallo aussi était invitée par les femmes de la Grande Bretagne et des Etats Unis. Donc, on est venus ensemble.

Guineematin.com : il paraît que ça grogne dans votre parti, qu’il y aurait des mécontents ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : vous savez, l’UFDG comme dans tous les grands partis, des incidents peuvent arriver. Mais, ça ne met pas en cause la cohésion de l’équipe. Il peut y avoir des problèmes de leadership dans une grande organisation comme l’UFDG, mais ça ne met nullement en cause la cohésion et la force de l’équipe. Ce n’est même pas des choses qui méritent d’être évoquées. Il y a toujours des petits soucis, ici et là, mais il n’y a pas quelque chose qui mettrait en cause la cohésion de l’équipe qui travaille au tour du président.

Guineematin.com : avec l’état actuel de la Guinée, l’injustice, la division ethnique, l’insécurité, la misère, la mafia au sein de l’Etat. Est-ce que vous êtes réellement prêts à diriger la Guinée ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : c’est pour pourquoi je souhaiterai diriger la Guinée. Je sais qu’il y a une mauvaise gouvernance, la corruption, il y a la division du pays, il y a la qualité des infrastructures qui ne nous satisfait pas, la qualité de l’éducation, l’unité nationale a été sévèrement menacée. J’ai l’ambition de réconcilier les guinéens, d’améliorer l’état de l’enseignement, de permettre au pays d’avoir un système éducatif plus performant, de moderniser les infrastructures et de créer une société moderne. C’est pourquoi je fais la politique. Si tout était bon, peut-être que je n’aurais pas fait la politique. Mais, j’estime qu’il y a beaucoup de choses à faire : il y a la pauvreté, il y a le chômage des jeunes en particulier qui à mon avis, ne sont pas des fatalités. Il suffit qu’on ait des politiques publiques plus performantes pour créer des opportunités d’emplois, pour améliorer les infrastructures, pour améliorer l’enseignement, se doter d’un système éducatif plus performant pour faire de la Guinée un pays où il fait bon vivre. C’est parce qu’il y a cette mauvaise gouvernance dont vous parlez, la corruption, le détournement des deniers publics, que j’ai décidé de faire la politique. C’est pour changer ça et répondre aux attentes de la population.

Guineematin.com : dans ce cas, si vous êtes élu président de la République en décembre 2020, combien de temps donneriez-vous au peuple de Guinée pour qu’il sente le changement tant attendu ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : écoutez, c’est toujours un processus (rires). Le processus de réconciliation, c’est un processus qui n’est pas facile. On a malmené l’unité nationale, on a divisé les guinéens en fonction de leur appartenance ethnique, en fonction même de leur appartenance politique. Mon ambition, c’est de faire en sorte que chaque guinéen, quel que soit le parti auquel il appartient, quel que soit l’ethnie dont il est ressortissant, qu’il soit en sécurité, et lui et ses biens, et qu’il puisse exercer pleinement tous les droits qui lui sont reconnus par les lois de la République. Et, je ferai en sorte qu’il y ait plus de tolérance, plus de fraternité et plus de compréhension avec les différentes composantes politiques et socioprofessionnelles.

Guineematin.com : vous portez confiance au FNDC. Et si c’était une diversion pour permettre à Alpha Condé de mieux préparer son coup. Quel contrôle avez-vous sur ce front ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : je suis membre-fondateur du FNDC. Ce n’est pas une diversion, c’est un mouvement qui rassemble en son sein la quasi-totalité des partis politiques guinéens, les organisations de la société civile, des syndicats, des artistes, des grands intellectuels, des magistrats et tous ceux qui veulent barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat pour que la Guinée puisse être une démocratie apaisée, capable de permettre une alternance démocratique ; pour ne pas qu’on soit chaque fois obligé d’attendre que le Chef d’Etat meurt pour qu’il y ait l’alternance. Il faut que, si le peuple veut sanctionner un dirigeant, qu’il vote contre lui et qu’on limite le nombre de mandats à exercer par un président. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou non, a dit notre constitution. Il faut qu’on veille au respect de ça.

Guineematin.com : on a entendu ces derniers temps Mahamadou Issoufou du Niger et Georges Wéah du Libéria contre les chefs d’Etat qui voudraient modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir. Quelle lecture faites-vous de la position des chefs d’Etat de la CEDEAO, de l’Afrique et de la communauté internationale en générale sur le projet de changement de la constitution et le 3ème mandat en Guinée ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : je crois qu’Alpha Condé est seul dans ce projet. Ses amis les plus proches : on a écouté Me Boukounta, on a écouté Albert Bourgi. Il y a beaucoup qui ne se sont pas exprimés publiquement, mais qui ont essayé de nous faire passer le message. C’est une initiative dangereuse pour la paix, pour la stabilité de notre pays et de la sous-région. Je pense qu’il y a beaucoup d’autres qui ont essayé de le dissuader et malheureusement comme il s’entête, je crois que ça ne sera que malheur pour lui-même. Parce qu’il aurait pu sortir par la grande porte, sortir avec les honneurs et considération qui lui seraient dû en tant qu’ancien président, même si sa gouvernance a été catastrophique, il aurait pu quand même organiser des élections libres, transparentes et transférer le pouvoir à celui que le peuple de Guinée aurait choisi. Mais, il persiste. Je sais qu’il y a beaucoup de personnalités extérieures et même intérieures qui ont essayé de le dissuader. Mais, jusqu’à présent, je pense que ces personnalités n’ont pas réussi à faire fléchir monsieur Alpha Condé qui ne veut pas du tout quitter le pouvoir.

Guineematin.com : vous étiez aux Nations Unis, vous avez rencontré les représentants de la communauté internationale certainement. Est-ce qu’on peut savoir ce que vous vous êtes dit là-bas ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : j’étais aux Nations Unis, j’ai rencontré la secrétaire générale adjointe des Nations Unis. D’abord, je lui ai remis le mémorandum du FNDC et ensuite je lui ai expliqué la situation qui prévaut en Guinée, et surtout les risques, les menaces qui pèsent sur la stabilité et qui sont liées cette velléité de monsieur Alpha Condé de changer de constitution. J’ai parlé bien entendu des problèmes économiques, des problèmes sociaux, au plan politique, économique dans le pays, un pays où les droits humains ne sont pas respectés, où la démocratie a reculé ces derniers temps, où il y a un pillage systématique des ressources naturelles. Donc, nous y avons été pour dénoncer tout cela.

Propos recueillis à New York par Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

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Ratoma : Issa Soumah officiellement installé à la tête de la mairie

18 juillet 2019 à 14 02 37 07377
Issa Soumah, nouveau maire de la commune de Ratoma

Jusque-là 1er vice maire de Ratoma, monsieur Issa Soumah est désormais le nouveau maire de cette commune de Conakry. Il a été installé officiellement dans ses nouvelles fonctions ce jeudi, 18 juillet 2019, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

C’est la salle de conférence de la mairie de Ratoma qui a abrité cette cérémonie, présidée par le Directeur de cabinet du gouverneur de la ville de Conakry, Moundjour Chérif. L’événement a connu la présence de 30 des 45 conseillers communaux et de la secrétaire générale de la commune, madame Touré Fanta Kaba.

Après une minute de silence observée à la mémoire de Souleymane Taran Diallo, l’ancien maire de cette commune décédé récemment, le président de séance a déroulé l’ordre du jour portant sur un seul point. « Il s’agit de la cérémonie d’installation du 1er vice maire de Ratoma dans les fonctions de maire de la commune, après le rappel à Dieu du maire, Souleymane Taran Diallo. Et ce, conformément à la loi et précisément à l’article 146 du Code des collectivités ».

Moundjour Chérif a ensuite procédé à la lecture de l’article 146 du Code des collectivités révisé qui stipule : « en cas d’absence, de suspension, de révocation ou de tout autre empêchement, l’autorité communale est provisoirement remplacée par un adjoint dans l’ordre de nomination et, à défaut d’adjoint, par un conseiller désigné par le conseil communal, ou à défaut, pris dans l’ordre, conformément à l’article 134 de la présente loi ».

Selon l’émissaire du gouverneur de la ville de Conakry, dès après le décès du maire Souleymane Taran Diallo, des dispositions ont été prises par le gouvernorat pour demander à la secrétaire générale de la commune de Ratoma, madame Touré, de faire assurer la continuité de l’administration par le 1er vice maire.

« A l’annonce du décès du maire, le gouvernorat n’est pas resté les bras croisés. Nous avons instruit la secrétaire générale de la commune de faire assurer la continuité de l’administration par le 1er vice maire en attendant d’autres dispositions », a tenu à préciser le Directeur de cabinet du gouvernorat.

Et, c’est dans le bureau du 1er vice maire que la cérémonie d’installation s’est poursuivie. « Au nom des privilèges qui me sont accordés par monsieur le Gouverneur, je déclare installé monsieur Issa Soumah, dans les fonctions de maire de la commune de Ratoma », a dit Moundjour Chérif.

Pour combler le vide laissé par le 1er vice maire, c’est son suivant sur la liste, Alpha Oumar Sacko qui est venu à sa place et la même règle a été appliquée aux autres vices maires à l’exception du 7ème vice maire. Une autre cérémonie sera organisée pour élire ce dernier vice maire et procéder à l’installation du 45ème conseiller communal, a annoncé le responsable du Gouvernorat de Conakry.

De son côté, le nouveau patron de la municipalité a déjà reçu des mains des conseillers, les clés du bureau du maire, celle de la voiture de fonction, le cachet et l’écharpe pour rendre effectif son installation dans les nouvelles fonctions de maire de la commune de Ratoma.

S’adressant à chaud à l’assistance, Issa Soumah a sollicité le soutien et l’accompagnement aussi bien de l’administration que de ces collègues conseillers, pour mener à bien sa mission.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Arrestation de Foniké Mengué et Sékou Koundouno : la déclaration du FNDC

18 juillet 2019 à 13 01 02 07027

Suite à une filature des services de renseignement à la solde du régime de M. Alpha CONDE, des unités de police ont procédé à l’enlèvement, ce mardi 16 juillet, de M. Oumar SYLLA, l’un des principaux responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et fervent défenseur de la Constitution. Cet enlèvement est survenu dans un quartier de la banlieue de Conakry alors que M. Sylla récupérait des T-shirts du FNDC destinés à la sensibilisation contre la promotion du troisième mandat en cours et ses conséquences dramatiques pour notre pays.

Quelques temps après, M. Sékou KOUNDOUNO, l’un des membres fondateurs du FNDC, parti s’enquérir des nouvelles d’Oumar SYLLA à la direction de la police judiciaire (DPJ), a été interpellé en violation de toute procédure légale. Ces deux membres du FNDC se sont retrouvés séquestrés illégalement plusieurs heures durant dans les locaux de la DPJ.

Face à cette dangereuse provocation qui risque d’être celle de trop, le FNDC invite toutes ses antennes des communes, préfectures et quartiers de Guinée, ainsi que toutes ses représentations dans les Pays étrangers, à rester vigilantes et à se tenir prêtes pour répondre, avec la plus grande vigueur aux intimidations et harcèlements des imposteurs et traitres qui veulent détruire notre Pays dans le seul but de défendre leurs intérêts égoïstes.

Le FNDC met en garde le régime agonisant d’Alpha Condé contre les multiples atteintes aux droits et libertés de ses membres et sympathisants ainsi que les excès de pouvoir de toutes sortes qu’il ne cesse d’exercer à l’encontre des paisibles citoyens de Guinée.

Ceux qui, au travers de la promotion du troisième mandat, sont prêts à sacrifier le peuple de Guinée sous l’autel de leurs privilèges, auront à lui rendre des comptes et à répondre de leurs responsabilités individuelles dans cette forfaiture.

Le FNDC rappelle aux partenaires de la Guinée que le respect de la Constitution et des lois de la République est le seul garant de la stabilité et de la paix dans le pays et dans la sous-région.

Le FNDC appelle le peuple de Guinée à rester mobilisé pour défendre la Constitution contre ceux qui veulent mettre en péril la cohésion nationale et à se tenir prêt à répondre à l’appel de la coordination nationale.

Conakry le 18 juillet 2019

La coordination nationale du FNDC

Le Responsable des opérations

Ibrahima DIALLO

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Issa Soumah, nouveau maire de Ratoma : « nous voulons faire de notre commune la plus belle et la plus sécurisée »

18 juillet 2019 à 12 12 41 07417
Issa Soumah, nouveau maire de la commune de Ratoma
Issa Soumah, nouveau maire de la commune de Ratoma

Quelques semaines après le décès son ancien maire, Souleymane Taran Diallo, la commune de Ratoma vient de connaitre le nom de sa nouvelle autorité communale. Il s’agit d’Issa Soumah, jusque-là 1er vice maire de la commune. L’intéressé a confirmé l’information au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com hier, mercredi 17 juillet 2019. L’élu de l’UFDG a mis l’occasion à profit pour annoncer ses ambitions à la tête de la deuxième plus grande municipalité de la Guinée.

Décryptage !

Guineematin.com : depuis quelques jours, des rumeurs font état de votre nomination à la tête de la mairie de Ratoma en remplacement de Souleymane Taran Diallo, décédé récemment. Expliquez-nous ce qu’il s’est réellement passé.

Issa Soumah : des rumeurs ? Je n’en sais rien. Pas au sujet de ma nomination en tout cas. Que ça soit au niveau du parti ou au niveau de l’administration, il n’y a plus aucun doute sur ma nomination au poste de maire de la commune de Ratoma.

Guineematin.com : y a-t-il un acte administratif qui vous a investi comme maire de Ratoma ?

Issa Soumah : ce que je sais, le ministère de l’administration du territoire est la tutelle des mairies. S’il prend un acte pour me nommer maire, c’est la loi qui le veut ainsi.

Guineematin.com : pourtant, selon certaines sources, vous avez été investi par vos collègues conseillers pour assurer les fonctions de maire intérimaire. Qu’en dites-vous ?

Issa Soumah : par les conseillers, je ne dirai pas oui. Puisque tous les conseillers comme moi, nous sommes tous élus par les populations de Ratoma. Je pense qu’en tenant compte de la continuité, après le maire, c’est le 1er vice maire qui vient et c’est ce que la loi a dit. Notamment le code des collectivités.

Guineematin.com : maintenant que vous êtes maire de la commune de Ratoma, quelles vont être vos principales missions?

Issa Soumah : en fonction du plan d’actions de développement communal que nous allons mettre en place, nous allons aborder les différents axes. Nous avons l’intention de travailler en faveur des populations de Ratoma. Nous voulons faire de la commune de Ratoma, la plus propre, la plus belle et la plus sécurisée de toutes les communes de la capitale. Nous voulons faire de notre commune, une municipalité où il y a la liberté d’aller et venir et où il fera bon vivre.

Guineematin.com : concrètement, quelles sont vos priorités ?

Issa Soumah : dans un premier temps, nos priorités, c’est le nettoyage de notre commune. Nous voulons sécuriser les citoyens qui vivent dans cette commune également. Nous allons mettre en place tous les mécanismes possibles pour rendre agréable la vie des populations dans notre commune.

Guineematin.com : la décharge de Dar es-salam qui a fait des victimes en 2017, constitue encore un véritable problème de santé et même de sécurité pour les riverains. En tant que nouveau maire, quelle solution vous envisagez pour solutionner ce problème ?

Issa Soumah : c’est vrai que cette décharge est dans la commune de Ratoma. Mais pour le moment, je ne vais pas anticiper quoi que ce soit. Ce qui est sûr, je vais me mettre en rapport avec les autorités en charge de cette décharge pour trouver la solution à ce problème. Il s’agira de voir s’il faut la fermer et déplacer du centre-ville de Conakry ou à défaut, qu’est-ce qu’il faut faire de mieux. C’est ce que nous allons faire très prochainement.

Guineematin.com : il est difficile d’aborder dès à présent tous les dossiers épineux de la commune. Cependant, il est évident que le manque d’infrastructures socio-éducatives à Ratoma, la 2ème plus grande commune du pays, se passe de commentaire. Quelle stratégie comptez-vous mettre en place pour pallier ce problème ?

Issa Soumah : comme je vous l’ai dit, il est difficile d’envisager quoi que ce soit en tenant compte que je viens de prendre fonction maintenant. Mais, ce qui est sûr, tous les problèmes soulevés ici et là, nous allons essayer de les aborder avec toute l’équipe communale et nos partenaires de terrain pour apporter des solutions, au fur et à mesure. C’est le cas de l’éducation qui y va de notre avenir et de l’avenir de toute la nation.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit des populations de Ratoma ?

Issa Soumah : je voudrais vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez et saisir cette occasion pour informer les citoyens de la commune de Ratoma que je suis leur nouveau maire. J’ai l’intention de travailler pour eux dans l’équité. Je veux travailler pour toutes les populations de Ratoma. Mon souhait est de rendre la commune de Ratoma propre, attrayante et riche. Je demande donc qu’ils se mettent avec moi, la main dans la main pour travailler et sortir la commune de l’ornière.

Propos recueillis et décryptés par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Labé : installation des antennes du FNDC dans les 28 quartiers de la commune urbaine

18 juillet 2019 à 8 08 06 07067

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a entrepris un vaste programme d’installation des comités de base de son mouvement dans les 28 quartiers de la commune urbaine de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Oumar_Sadio_Diallo, chargé de communication du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la Région Administrative de Labé
Oumar Sadio Diallo, chargé de communication du FNDC à Labé

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action opérationnelle adoptée il y a quelques mois en réunion de coordination des activités du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la Région Administrative de Labé, selon le chargé de communication de la structure, Oumar Sadio Diallo. Elle fait aussi suite à la mise en place des antennes préfectorales de ce mouvement dans les préfectures de la région et en tenant compte des recommandations du bureau national.

Le choix des représentants du FNDC dans les quartiers obéit à des critères déjà élaborés et communiqués aux personnes ressources cooptées pour servir de points d’appui au programme. Ces principes indiquent que ce sont seulement les acteurs de la société civile qui peuvent être coordinateurs des cellules FNDC pour éviter que le combat soit politisé par le camp adverse. Il y a aussi que le choix doit porter sur des gens compétents, efficaces et engagés pour le combat contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Les femmes occupent une place de choix dans les stratégies de mobilisations élaborées par les responsables du FNDC à Labé.

madame Aïssatou Diallo, militante du MoDel
Mme Aïssatou Diallo, militante du MoDel

A ce sujet, pour madame Aïssatou Diallo, militante du MoDel dirigé par Aliou Bah, les femmes doivent s’impliquer davantage dans le combat du FNDC. Surtout qu’elles revendiquent le plus souvent l’équité. « Elles doivent faire comme les hommes » a insisté la dame en sa qualité de membre du bureau du FNDC à Labé.

Selon le programme officiel transmis à la presse locale, les quartiers de Companya, Dow-Saaré et Pounthioun vont constituer la première étape de cette tournée d’implantation des antennes du FNDC dans la ville de Labé.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Retard des élections en Guinée : le CNOSC-DDG tire la sonnette d’alarme

17 juillet 2019 à 19 07 20 07207
Salmana Diallo, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée
Salmana Diallo, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée

Le Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée (CNOSC-DDG) a organisé un point de presse ce mercredi 17 juillet 2019 à son siège à Sonfonia Gare. A cette occasion, monsieur Salamana Diallo, président du CNOSC-DDG, a appelé à l’organisation des élections législatives et présidentielles avant la fin de l’année prochaine, rapporte une journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

S’opposant à toute pérennisation des mandats des élus, le CNOSC-DDG s’est montré très préoccupé par le retard constaté dans l’organisation des élections législatives en vue de faire désigner de nouveaux députés. Salamana Diallo et son équipe souhaitent que ces élections soient organisées le plutôt possible et que l’élection présidentielle soit elle aussi tenue avant la fin de l’année prochaine.

A en croire le CNOSC-DDG, la tenue à bonne date des élections crédibles et acceptées de tous est le meilleur moyen de prévenir les conflits et consolider la paix en république de Guinée. Il en appelle ainsi au gouvernement, à la commission électorale nationale indépendante et aux acteurs socio-politiques du pays…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, un extrait de la déclaration du CNOSC-DDG

Le conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée (CNOSC-DDG) qui lutte contre la pérennisation des mandats des élus se préoccupe de l’organisation des élections législatives pour aider la population d’avoir des députés légitimes dans la paix. Ainsi, dans le cadre de la consolidation de la paix et de la prévention des conflits par l’organisation des Élections crédibles accepter par tous, le CNOSC-DDG demande au gouvernement et la CENI, chacun en ce qui le concerne de respecter/appliquer correctement la loi 044 du juillet 2018 :

– Le gouvernement doit mettre les moyens financiers et logiques à la disposition de la CENI, en appliquant correctement l’article 25 de la loi 044 du juillet 2018 ;

– La CENI doit maintenant installer les CEPI, CECI et CESPI (faire la recomposition des démembrements de la CENI) avant toute opération sur le terrain ;

– Le CNOSC-DDG demande à tous les acteurs socio-politiques et économiques de faciliter et de soutenir l’organisation des élections législatives en fin 2019 et les élections présidentielles en fin 2020 ;

– Le conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée demande au pouvoir et à l’opposition, chacun en ce qui le concerne, d’œuvre pour la paix et l’unité nationale, en favorisant la citoyenneté et le développement de la Guinée.

Propos recueillis et décryptés par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 622 89 56 79

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Mobilisation contre un 3ème mandat : qui a volé les t-shirts du FNDC à la DPJ ?

17 juillet 2019 à 15 03 13 07137

C’est une situation qu’on ne peut entendre que dans la Guinée d’Alpha Condé. Déjà, hier, mardi 16 juillet 2019, deux acteurs de la société civile avaient été interpellés par des agents du régime. Le crime à leur reprocher n’était autre que d’avoir porté des t-shirts qui réclament le respect de la Constitution guinéenne.

Après plusieurs heures d’interrogatoire, Sékou Koundouno et Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, seront libérés pour rentrer dormir chez eux. De retour à la Direction de la police judiciaire (DPJ), ce mercredi, les défenseurs de la Constitution guinéenne apprendront que la police n’a finalement rien trouvé pour continuer à les garder. Mais, au moment de se donner au revoir, il a été constaté des manquements dans les affaires des pauvres activistes de la société civile…

« Ils avaient 850 t-shirts. Mais, on nous a rendu 640. Et puis, un agent de la police avait retiré l’argent que détenait Oumar Sylla, un million cinq cent mille francs guinéens. Heureusement qu’il l’avait identifié. Donc, ce n’était pas difficile de savoir c’est lequel des agents », a expliqué à Guineematin.com le chargé des Opérations du FNDC, Ibrahima Diallo.

Seulement, le problème qui persiste en ce début d’après-midi de ce 17 juillet, c’est que les défenseurs de la Constitution n’ont pour le moment pu récupérer ni l’argent de Foniké Mengué, ni le complément des t-shirts, comme s’il y avait des voleurs à la DPJ.

Connus pour leur détermination à aller jusqu’au bout dans leur combat, les activistes de la société civile continuent à attendre à la Direction de la police judiciaire qu’on leur restitue l’argent et les t-shirts.

A suivre !

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Le préfet de Kérouané contre les anti 3ème mandat : « chassez-les ! Ce sont des ennemis de la nation »

17 juillet 2019 à 10 10 08 07087
Touramansi Dioubaté, préfet de Kérouané

Alors que le FNDC, structure mise en place pour barrer la route au projet de nouvelle constitution visant à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé continue d’installer ses bases sur le terrain, certains administrateurs territoriaux tentent aussi de freiner cet élan. C’est le cas du préfet de Kérouané, qui mène une campagne contre les opposants à un troisième mandat dans sa zone de juridiction. En visite ce mardi, 16 juillet 2019, dans la sous-préfecture de Banankoro, Sékou Touramansi Dioubaté a invité les habitants de la localité à chasser toute personne qui ira leur dire de s’opposer au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Touramansi Dioubaté, préfet de Kérouané

C’est en compagnie de son secrétaire chargé des collectivités, Mamady Saran Condé, du directeur préfectoral des impôts, Moriba Camara, et du directeur adjoint des impôts, Kalil Camara, que le préfet de Kérouané s’est rendu à Banankoro. Sékou Touramansi Dioubaté est allé procéder au lancement officiel des travaux de construction de plusieurs infrastructures, financées par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Il s’agit d’une salle polyvalente à Banankoro Centre, un centre de santé à Gbenko, district situé à 5 kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture, et une école de trois classes à Danbadou, localité située à 35 kilomètres de Banankoro Centre.

Touramansi Dioubaté, préfet de Kérouané
Touramansi Dioubaté, préfet de Kérouané

A l’occasion de la cérémonie de pose de première de la salle polyvalente, le préfet, Sékou Touramansi Dioubaté, s’est adressé aux habitants de la localité. Il leur a demandé notamment de chasser tout opposant au controversé projet de nouvelle constitution qui se rendra à Banankoro. « Acceptez-vous et prônez la paix entre vous, car seule dans la paix qu’on peut faire quelques chose. Le président veut instaurer une loi pour le monde, c’est tout le monde qui va bénéficier des avantages de ça. Mais, il y a des gens qui veulent bafouer cela en disant le contraire de ce que veut la nouvelle constitution. Ils viendront vous parler de ceci et de cela, refusez-les, chassez-les, ce sont des ennemis de la nation. Après mon passage d’aujourd’hui, je reviendrai après et on va bien causer », a promis le préfet.

Cette sortie du préfet de Kérouané coïncide avec l’interpellation de plusieurs membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont les célèbres activistes de la société civile, Oumar Sylla « Foniké Mengué » et Sékou Koundouno, à Conakry.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Une délégation du FNDC reçue au département d’Etat américain

17 juillet 2019 à 9 09 53 07537

Après la rencontre avec le congrès, la délégation du FNDC a été reçue au département d’état américain ce mardi 16 juillet 2019 par Monsieur Gianni PAZ l’officier chargé des affaires de la République de Guinée au bureau de la section Africaine dudit département.

La délégation du FNDC a présenté la situation sociopolitique de la Guinée marquée par la volonté du président Alpha CONDE à changer la constitution pour briguer un 3ème Mandat et les signes d’embrasement de la Guinée et de la sous région ouest africaine du fait des conséquences d’un tel projet.

La délégation du FNDC a transmis les documents suivants au département d’Etat : le mémorandum du FNDC, la liste des promoteurs du coup d’Etat constitutionnel en Guinée, la lettre de démission du Ministre Sacko et la note du Ministre des affaires étrangères adressée aux diplomates Guinéens à l’étranger.

La rencontre a durée une heure et s’est déroulée dans une atmosphère cordiale.

Ibrahima DIALLO

Responsable des opérations FNDC

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Arrestation de Foniké Mengué et Sékou Koundouno : la protestation des Brassards Rouges

16 juillet 2019 à 21 09 53 07537

C’est avec beaucoup de colère que les Brassards Rouges de Guinée ont appris ce mardi, 16 juillet 2019, les arrestations arbitraires des Camarades de lutte, en l’occurrence M. Oumar SYLLA, alias Foniké Manguè, et M. Sékou KOUNDOUNO, tous membres du mouvement anti- troisième mandat.

Les Brassards Rouges de Guinée réaffirment leur engagement et leur ferme détermination à défendre les acquis démocratiques et la constitution en République de Guinée, condamnent avec la dernière énergie les arrestations arbitraires et ciblées des défenseurs de la constitution en vigueur. Les Brassards Rouges exigent la libération immédiate et sans condition des M. Oumar SYLLA, alias Foniké Manguè, et Sékou KOUNDOUNO.

Après la démission de l’ex Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Maître Cheick SAKO, ces arrestations confirment encore une fois la volonté du Président de la République de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

Les Brassards Rouges de Guinée soutiennent et partagent toutes les positions allant dans le sens de la lutte contre la modification ou le changement de la constitution. Ils considèrent également ces arrestations arbitraires comme une pure intimidation qui vise à faire taire les acteurs.

Nous invitons le vaillant peuple de Guinée à se tenir prêt pour défendre la constitution en vigueur en disant non à la modification de la constitution, non à un 3ème mandat pour le Président Alpha CONDE.

Nous alertons la Communauté Internationale sur les risques d’affrontements liés au projet de modification ou de changement de la constitution en vigueur ; et, nous les exhortons également à prendre leur responsabilité pour éviter le pire dans notre cher pays.

Vive les Brassards Rouges de Guinée !

Vive la République !

Que Dieu bénisse la Guinée !

Conakry le 16/07/2019

La Coordination Nationale

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Guinée : la police libère les opposants au 3ème mandat

16 juillet 2019 à 21 09 45 07457

Après plusieurs heures d’interrogatoire, les agents de la direction de la police judiciaire ont finalement libéré les opposants au troisième mandat dans la soirée de ce mardi, 16 juillet 2019, a appris Guineematin.com du Front national pour la défense de la Constitution.

Sékou Koundouno et Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, rentrent ainsi dormir à la maison avant de reprendre le chemin de la DPJ demain, mercredi, pour la suite de l’interrogatoire.

Selon notre source, le régime Alpha Condé interroge les opposants au troisième mandat sur l’origine des fonds qui leur permet de faire des t-shirts, les raisons de l’impression de ces t-shirts, etc.

Comme on le sait, le président Alpha Condé tient à rester au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel. C’est pourquoi, il cherche à faire changer la Constitution actuelle. Ce qui l’expose à une opposition des Guinéens qui estiment que même un chef d’Etat doit respecter la Constitution et les lois du pays pour éviter de plonger encore le pays dans l’incertitude.

A suivre !

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Sale temps pour les opposants à un 3ème mandat en Guinée : après Foniké Mengué, Sékou Koundouno aussi arrêté

16 juillet 2019 à 16 04 38 07387

Le pouvoir de Conakry se radicalise et semble vouloir en finir avec toute protestation contre le controversé projet de nouvelle constitution, dont l’objectif non dévoilé est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Après l’interpellation d’Oumar Sylla, connu sous le nom de Foniké Mengué, l’un des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution, Guineematin.com apprend que Sékou Koundouno a été également mis aux arrêts.

L’administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée et, lui aussi, haut responsable du FNDC était allé à la DPJ (Direction de la Police Judiciaire) pour s’enquérir de la situation de Foniké Mengué et des trois autres personnes interpellées avec lui. C’est là que lui aussi a été arrêté et placé en détention, a expliqué à Guineematin.com, le responsable des opérations du FNDC, Ibrahima Diallo.

Pour l’heure, on ne sait pas qu’est-ce qu’on reproche aux cinq opposants à un troisième mandat et dans quelles conditions ils sont détenus dans les locaux de la DPJ.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Interdit de s’opposer à un 3ème mandat en Guinée : Foniké Mengué arrêté !

16 juillet 2019 à 14 02 05 07057
Oumar Sylla, alias Foniké Mengué

« La police guinéenne vient d’arrêter Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, à Gbessia. Il a été arrêté avec nos trois prestataires. Et, ils ont été conduits à la Direction de la police judiciaire », a annoncé à Guineematin.com un responsable du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution), en début d’après-midi de ce mardi, 16 juillet 2019.

Selon Ibrahima Diallo, chargé des Opérations du FNDC, son camarade de lutte pour la défense de la Constitution a été interpellé à Gbessia, dans la commune de Matoto. « Il était allé chez l’imprimeur pour récupérer des t-shirts », a précisé le défenseur de la Constitution.

Déjà, des rumeurs circulaient depuis un moment sur des menaces contre certains responsables et militants du FNDC.

A un an et quelques mois de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la Constitution guinéenne pour s’éterniser au pouvoir comme Sékou Touré et Lansana Conté, tous les deux morts au pouvoir. Mais, de nombreux guinéens se mobilisent actuellement contre cette volonté du président Condé avec tous les risques…

Combien de temps et pour quels motifs juridiques priveront-ils Oumar Sylla « Foniké Mengué » de liberté ?

A suivre !

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Cellou Dalein à New York : « 2020 ne sera pas comme 2010, l’histoire ne se répétera pas »

16 juillet 2019 à 13 01 24 07247

En tournée depuis quelques jours aux Etats-Unis d’Amérique, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a conféré avec les fédérations de son parti à New York avant-hier, dimanche 14 juillet 2019. Le principal opposant au régime Alpha Condé a mis l’occasion à profit pour appeler à la mobilisation contre le controversé projet de nouvelle qui vise à octroyer un troisième mandat à l’actuel président guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Devant ses partisans fortement mobilisés, le chef de file de l’opposition guinéenne a commencé par rendre hommage à ses militants décédés, en demandant à l’assistance d’observer une minute de silence en leur mémoire. Cellou Dalein Diallo s’est félicité aussi de l’accueil dont il a fait l’objet à New York, avant d’appeler à plus de mobilisation contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

« A New York, à l’occasion de toutes mes visites, j’ai senti cette confiance, cette affection, cette volonté de me porter à la présidence de la République de Guinée. Les jeunes, les sages, mes sœurs, je suis content de vous. S’il plaît à Dieu, nous atteindrons notre objectif. Vous savez, dans un combat, lorsqu’on arrive à destination, les derniers tronçons vont être très durs. Ça va être dur, mais Alpha Condé saura qu’il veut toucher à quelque chose qu’il ne devrait pas toucher, je veux parler de la constitution. Il faut qu’on se mobilise. Ce combat contre le changement de la constitution, n’est pas un combat de l’UFDG. C’est un combat du peuple de Guinée, et l’UFDG va apporter sa contribution », promet-t-il.

D’ailleurs, le président de l’UFDG a rappelé que c’est « un large consensus qui s’est dégagé pour barrer la route aux promoteurs de 3ème mandat. Et, tous les Guinéens de tous les âges, de toutes les catégories socioprofessionnelles, de tous les partis politiques, de toutes les organisations de la société civile, de toutes les organisations syndicales, les imams, les Kountiguis, beaucoup se sont exprimés, beaucoup n’ont rien dit, mais ils sont contre. Le jour où le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) va lancer le mot d’ordre de prendre la rue, c’est toute la Guinée que vous verrez dehors, je puis vous assurer de ça. Tout le monde est mobilisé, personne n’est d’accord avec lui. Et, je voudrais saluer à mes côtés madame Sanoh Doussou Condé, c’est une femme brave. Lorsqu’elle a vu que le RPG est en train de déraper, de dérailler, elle a pris ses responsabilités, elle a dénoncé la mauvaise gouvernance. Elle n’est pas de l’UFDG, mais nous partageons les mêmes valeurs, la même lecture des réalités et nous avons décidé de nous battre ensemble pour apporter le changement dont notre peuple est en droit d’attendre de ses dirigeants. (…) Je sais que vous êtes déterminés, je sais également que certains d’entre vous s’interrogent : est-ce que 2020 ne sera pas comme 2010 ? Ça ne sera pas comme 2010, je puis vous rassurer, l’histoire ne se répétera pas », a-t-il dit avec insistance.

Cellou Dalein Diallo a tenu à rassurer aussi ceux qui se demandent s’il parvient à accéder à la magistrature suprême est-ce qu’il sera le président de tous les Guinéens. « Je l’ai dit, je serai le président de tous les Guinéens. Je ne ferai pas de chasse aux sorcières parce que mon objectif premier c’est de chasser la haine et de réconcilier les Guinéens. Cette division, cette haine, cette violence qui ont cours aujourd’hui en Guinée, ne sont pas des fatalités. La réconciliation sera la première priorité de l’UFDG au pouvoir. Aujourd’hui, monsieur Alpha Condé a accentué la division en Guinée sur des bases ethniques, en stigmatisant, en excluant, en faisant du tribalisme l’instrument de conquête et de gestion du pouvoir.

C’est inacceptable. Il ne mérite pas, il n’est pas digne de la fonction présidentielle. Mais comme il s’attaque à la constitution, c’est un parjure, parce qu’il avait prêté serment sur cette constitution. Il avait juré de respecter et de faire respecter cette constitution. Nous allons nous mobiliser et nous allons gagner, nous allons accéder au pouvoir en tant que UFDG. Et nous allons réconcilier les Guinéens, promouvoir la fraternité entre les fils de ce pays, qui ont tant souffert de la violence », a promis le principal opposant guinéen.

De New York, Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 646 591 2659

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« Nous, on est contre le 3ème mandat », dixit le leader religieux Dr. Oury Barry

16 juillet 2019 à 9 09 53 07537
Dr Mamadou Oury Barry

L’association religieuse Jammat Al Sunna est contre un troisième mandat en Guinée. C’est l’un de ses membres les plus influents, le Cheick, Dr Mamadou Oury Barry, qui l’a annoncé. C’était à l’occasion d’une visite que le président de l’UPR et ministre conseiller du président Alpha Condé, Elhadj Bah Ousmane, lui a rendu à son domicile le samedi, 13 juillet 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’objectif de cette visite du président de l’UPR et conseiller spécial du chef de l’Etat, Elhadj Bah Ousmane, au domicile du grand islamologue, Dr Mamadou Oury Barry, était de remercier le Cheick d’avoir pris part à la conférence islamique, organisée au siège de son parti pendant le mois de Ramadan passé. Une conférence qui avait pour thème central : « l’islam et la tolérance dans un pays laïc ».

« Nous sommes venus vous remercier avec tous vos talibés pour votre disponibilité mais surtout pour votre prestation très remarquable lors de cette conférence. Notre pays a besoin de tolérance, de paix et de quiétude sociale. C’est l’un des principes cardinaux de l’UPR. C’est pourquoi, notre parti saisit chaque occasion pour appeler les Guinéens, dans leur diversité, à la consolidation de la paix et l’unité nationale, conditions essentielles pour le développement socioéconomique de la Guinée », a déclaré Elhadj Dr Saïdou N’Diaye au nom du président de l’UPR.

Il en a profité pour exhorter l’organisation des Malikites Jammal Al Sunna, dont est membre Dr Mamadou Oury Barry, à soutenir et à œuvrer aux côtés de l’UPR, pour la promotion des valeurs démocratiques en Guinée.

En réponse, le Cheick, Dr Mamadou Oury Barry, visiblement touché par cette visite, a salué la présence de cette délégation et magnifié particulièrement la disponibilité du leader de l’UPR à promouvoir les bonnes pratiques islamiques dans notre pays. « L’islam est la religion de la grande majorité des Guinéens. Nous avons un intérêt à le pratiquer dans la paix et la quiétude. Ces valeurs sont fondées sur le principe de tolérance et d’amour », a dit Dr Amadou Oury Barry.

Même si cette rencontre n’est pas politique, le très célèbre leader religieux musulman a mis l’occasion à profit pour exprimer l’opposition de son organisation à toute idée d’un troisième mandat. Un message qui intervient à un moment l’actualité politique guinéenne est dominée par le débat autour du projet de nouvelle constitution dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. « A Jammat Al Sunna, c’est Elhadj Boubacar Kankalabé Diallo qui était le Président. Après son décès en 2012, je suis venu à la tête de l’organisation. Deux mandats après, comme chez nous, on est contre le 3ème mandat, j’ai passé la main à Cheick Oumar Barry qui est actuellement le président. C’est pourquoi, notre organisation est respectée. Elle œuvre pour la paix, la quiétude et l’unité nationale. En tant que citoyens, c’est ce que nous souhaitons pour notre pays. Nous voulons d’un Etat de droit, où chaque citoyen est soumis à la loi, jouit de ses droits en toute circonstance et respecte ses obligations citoyennes », a plaidé le plus grand théologien de Guinée, réputé pour sa grande connaissance de la religion musulmane.

Par ailleurs, le Cheick, Dr Mamadou Oury Barry, a exprimé sa préoccupation par rapport à l’image qui est collée aujourd’hui à sa confrérie. « Nous les barbus, nous restons préoccupés par l’image qu’on nous colle, et injustement d’ailleurs. Nous tenons à dire qu’en Guinée, comme partout ailleurs, l’islam est une religion de paix. Une religion basée sur la tolérance. Une religion qui respecte et proclame le droit du citoyen. Donc, il est bien de se défaire de l’amalgame. Nous travaillons comme chaque citoyen pour le bonheur de notre pays », a tenu à préciser cet érudit originaire de Télimélé.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Mohamed Bangoura et Fodé Baldé face à la loi sur la Cybercriminalité : réactions croisées des avocats

15 juillet 2019 à 20 08 11 07117

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le procès du journaliste Mohamed Bangoura et du politologue Fodé Baldé (poursuivis par le président Alpha Condé, à travers l’Agent judiciaire de l’Etat) a enregistré deux importants changements ce lundi, 15 juillet 2019. Selon le reporter que Guineematin.com a dépêché au tribunal correction de Kaloum, tout d’abord, c’est le procureur de la République qui a requalifié les faits, passant de la loi sur la liberté de la presse à celle portant sur la cybercriminalité.
Ensuite, ce sont les avocats de la défense qui ont invoqué la nullité de la procédure qu’ils estiment irrégulièrement engagée par le Procureur Général, en saisissant directement les services de la police judiciaire au lieu de passer par le procureur de la République.

Après le report du procès au 22 de ce mois, les avocats des deux parties ont accepté de répondre aux questions des journalistes présents :

Par la voix de maître Mohamed Traoré, la défense a expliqué pourquoi cette exception a été soulevée. « La défense estime que la procédure est mal engagée, non seulement sur la forme, mais aussi sur le fond. Sur le plan de la forme nous avons dénoncé le fait que, dans cette affaire, c’est plutôt le Procureur Général qui a saisi directement les services de police judiciaire, alors que la loi lui impose de passer par le procureur de la République. Cela n’est pas une très bonne chose. Nous avons aussi et surtout évoqué le fait que la loi applicable, la loi sur la base de laquelle les prévenus sont poursuivis, n’est pas la bonne loi. Il s’agit d’infractions, s’il y a bien sûr infractions, qui ont été commises par voie de presse. Normalement, la loi applicable, c’est la loi sur la liberté de la presse. Mais, le Ministère Public a écarté cette loi en invoquant la loi sur la cybercriminalité, parce que cette loi est beaucoup plus sévère que la loi sur la liberté de la presse. Alors, nous nous sommes élevés contre cela », a dit l’ancien bâtonnier.

Sur la requalification des faits, l’avocat a tenu à préciser que sur le plan de la procédure pénale, le procureur a la possibilité de requalifier les faits sur la base desquels les parties ont été poursuivies au niveau de l’enquête préliminaire. « Seulement, il doit le faire conformément à la loi. Lorsqu’il doit changer la qualification, il faut que la qualification qu’il va retenir soit fondée sur des textes qui existent. Malheureusement, en l’espèce, ce n’est pas le cas. Parce que la loi sur la Cyber sécurité ne s’applique pas à cette affaire », a-t-il laissé entendre.

maître Lanceï 3 Doumbouya

Ces arguments de la défense sont rejetés d’un revers de main par l’un des avocats de l’Agent Judiciaire de l’Etat. Selon maître Lanceï 3 Doumbouya, « ces exceptions de nullité, présentées par la défense, doivent être rejetées par le tribunal. Lorsqu’on estime qu’une procédure doit être annulée, alors qu’il n’existe aucune violation, aucune cause de nullité de la procédure, nous estimons que la défense ne veut pas aller au fond dans cette affaire. Et nous avons démontré au tribunal que les exceptions soulevées par la défense méritent rejet », a-t-il soutenu.

Quant à la requalification des faits, maitre Lanceï 3 Doumbouya dira que pour un professionnel de droit, c’est une question qui ne se pose même pas. « C’est comme un citoyen ordinaire qui porte plainte devant un service de police judiciaire pour abus de confiance, et que l’officier professionnel de droit se rende compte qu’il n’ y a pas d’abus de confiance, mais c’est un fait civil. Donc, il est normal que le chargé du dossier procède à la requalification… ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Procès Mohamed Bangoura-Fodé Baldé : la défense dénonce la nullité de la procédure

15 juillet 2019 à 19 07 16 07167

Le journaliste, Mohamed Bangoura, et le politologue, chargé de la communication digitale de l’UFR, Fodé Baldé, ont comparu ce lundi, 15 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Les deux compagnons d’infortune sont poursuivis par le président Alpha Condé, représenté par l’Agent Judiciaire de l’Etat (AJE), pour la publication d’un article sur le site Mosaïqueguinée.

La particularité du dossier réside dans le fait qu’auparavant, les deux prévenus étaient poursuivis pour des faits de diffamation et complicité à l’encontre du président Alpha Condé. Mais, selon le reporter qui a été dépêché sur place par Guineematin.com, les faits ont été requalifiés par le Procureur de la République, passant de la loi sur la liberté de la presse à celle portant sur la cybercriminalité.

Désormais, le journaliste et le politicien sont poursuivis pour les faits suivants : diffamation, injures, production, diffusion et mise à disposition de données de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système informatique ; divulgation de fausses informations par le biais d’un système informatique et complicité…relative à la Cybersécurité et à la protection des données à caractère personnel en République de Guinée.

Appelés à la barre par la juge, Hadja Mariama Doumbouya, les deux prévenus ont décliné leur identité. Dans la foulée, le collège des avocats de la défense a soulevé des exceptions de nullité de la procédure. Selon eux, la procédure a été irrégulièrement engagée par le Procureur Général qui a saisi directement les services de la police judiciaire, alors que la loi impose de passer par le procureur de la République.

Cette exception a fait l’objet d’un long et houleux débat entre le Ministère Public, les avocats de la partie civile et ceux de la défense. Après un long tiraillement, le tribunal a renvoyé le dossier au 22 juillet 2019 pour se prononcer sur cette exception soulevée par la défense.

A la fin de l’audience, les avocats des deux bords ont répondu aux questions des journalistes

A suivre !

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Guinée : la France appelle à « un débat politique ouvert, inclusif, pacifique » avant les élections de 2019 et 2020

15 juillet 2019 à 1 01 45 07457

L’ambassade de France en Guinée et en Sierra-Leone a organisé une réception pour célébrer la fête nationale ce dimanche, 14 juillet 2019. Organisée à sa résidence à la Minière, cette cérémonie qui commémore la prise de la Bastille, en 1789, a été marquée par la présence des membres du gouvernement dont le Premier ministre, des présidents des institutions nationales et internationales, des ambassadeurs et corps diplomatiques accrédités auprès du gouvernement guinéen, des chefs d’entreprises et des amis de la France. Le diplomate français en poste en à Conakry, a mis l’occasion à profit pour magnifier les bonnes relations que son pays entretien avec la Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN, ambassadeur de France en Guinée
Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN, ambassadeur de France en Guinée

Dans son discours, Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN a rappelé les menaces de tout genre qui planent sur nos pays : le dérèglement climatique, le problème d’accès à l’eau potable, la lutte contre le sous-développement, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre les trafics (notamment ceux des êtres humains) entre autres. Si les dirigeants ne prennent gardes, prévient l’ambassadeur, ces menaces risquent de porter atteinte à la stabilité de nos Etats. En ce qui concerne la France, Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN a expliqué que son pays a déjà pris des dispositions contre ces fléaux. « Notre pays accueillera en novembre prochain, la deuxième édition du forum de Paris pour la paix, qui rassemble de nombreux Chefs d’Etat et de gouvernements, des chefs d’entreprises, élus locaux, présidents d’associations, intellectuels, chercheurs, représentants des médias. L’an dernier, plus de 6 000 participants venus des cinq continents ont ainsi pris part aux échanges sur des solutions que nous pourrons apporter ensemble aux principaux défis que le monde doit relever », a-t-il fait savoir.

Sur le plan bilatéral, l’ambassadeur Jean-Marc GROSGURIN a dit que la France est plus qu’engagée aux côtés du gouvernement guinéen dans le cadre d’un partenariat renforcé et diversifié. « Partenaire historique de la Guinée, les engagements de la France dans le cadre du PNDES, la feuille de route du développement du pays totalise un demi-milliard d’euros pour la France pour la période 2016-2020. 477 millions d’euros sont mis en œuvre à travers l’Agence Française de Développement (AFD). (…) en 2019, les engagements de l’AFD ont atteint 130 millions d’euros, tous outils confondus. Oui, le partenariat entre la France et la Guinée se renforce », s’est-il félicité.

Abordant les échéances électorales attendues en Guinée cette année et l’année prochaine, le diplomate Français a indiqué que son pays encouragera toujours la voie du dialogue en Guinée, cela pour favoriser les règlements consensuels entre acteurs politiques. « Dans la perspectives de nouvelles échéances électorales, fin 2019 et 2020, la France, l’un des nombreux partenaires internationaux de la Guinée, appelle de ses vœux à un débat politique ouvert, inclusif, pacifique, ainsi qu’un processus électoral libre, honnête, démocratique, transparent, garantissant la crédibilité du scrutin. Et en tout état de cause, quel que soit le choix du peuple guinéen lors des prochaines consultations, il sera essentiel pour le pays de poursuivre les réformes engagées, d’intensifier les efforts déployés au bénéfice des populations, notamment de la jeunesse guinéenne. Il sera également essentiel de tout mettre en œuvre pour préserver la stabilité du pays, pour permettre ainsi à la Guinée qui est placée depuis quelques années sur les radars des investisseurs continentaux et internationaux de rester ouverte aux bailleurs et aux hommes d’affaires désireux de promouvoir les projets économiques et contribuer aux processus de développement du pays », a exhorté Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN.

Dr. Djéné Kéita, ministre de la Coopération et de l’intégration africaine,
Dr. Djéné Kéita, ministre de la Coopération et de l’intégration africaine

Dans son discours réponse, madame la ministre de la Coopération et de l’intégration africaine a dit la joie du gouvernement guinéen de prendre part à cette fête nationale française. Selon elle, « le 14 juillet offre l’occasion de nous souvenir, nous souvenir de la grandiose fête de l’union de la nation française, rassemblée autour de la devise : Liberté, Egalité, Fraternité. Monsieur l’ambassadeur, nous apprécions à juste titre les principes de la politique étrangère française basés sur les valeurs universelles. Cette capacité de la France à agir ensemble avec ses partenaires de l’Europe et du monde pour relever les nombreux défis qui s’imposent à l’humanité (…). Monsieur l’ambassadeur, notre détermination à consolider et à diversifier la coopération franco-guinéenne est sans faille. La France est sans doute l’un des premiers partenaires de la Guinée. Elle intervient dans notre pays à travers l’Agence Française de développement et le service de coopération et d’action culturelle qui sont les principaux outils de la coopération franco-guinéenne. Ces deux bras opérationnels de la France interviennent sur le terrain grâce aux opérateurs comme l’institut de recherche pour le développement, le centre de coopération internationale, et la recherche agricole pour le développement », a notamment expliqué la ministre Dr Diéné Keïta.

Cette cérémonie a pris fin par un banquet offert par l’ambassadeur de France en Guinée. Le tout couronné par des échanges cordiaux entre français et guinéens. La soirée fut belle.


Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conseil régional de l’UFR à N’zérékoré : le maire de Diécké accueilli en héros

14 juillet 2019 à 16 04 19 07197

Le conseil régional des élus locaux de l’UFR, organisé ce dimanche, 14 juillet 2019, dans la capitale de la région forestière, a enregistré une forte mobilisation des élus locaux, des responsables fédéraux, des groupements des jeunes militants et sympathisants du parti républicain. Cette rencontre d’échanges entre responsables et élus locaux est présidée par l’honorable Barbara Fofana, chargé de la mobilisation et des organisations du bureau exécutif national de l’UFR, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

C’est par les acclamations que le controversé doyen Nyan Kémo Bonamy, maire de la commune rurale de Diécké, élu sous la bannière de l’UFR, a été accueilli par les militants et sympathisants du parti de Sidya Touré dont certains le qualifient de « maire lion, le Babakè… ». Cette belle ambiance et cet accueil triomphal a d’ailleurs attiré l’attention du chef de la délégation de l’UFDR, l’Honorable Barbara Fofana, accompagné du coordinateur régional du parti, qui sont allés à la rencontre du maire de Diécké.

Prenant la parole face à ses camarades, le maire Nyan Kémo Bonamy a réitéré son attachement aux idéaux de l’UFR et sa détermination à mener son combat politique sans aucune complaisance, ni une quelconque crainte de quoi que ce soit… « Je ne peux avoir peur de qui que ce soit. Et, je suis serein dans ma conviction. J’ai été médecin aux côtés de feu Sékou Touré, j’ai été commandant du camp Makambo au temps de feu Lansana Conté, j’ai servi au temps de Dadis, comment, moi, colonel, je peux avoir peur ? Je n’ai pas peur de quelqu’un », a rassuré le maire de Diécké.

A rappeler que le lundi 17 juin dernier face à une délégation officielle venue lancer les travaux de l’ANAFIC dans sa commune rurale, le doyen Nyan Kéemo Bonamy avait prononcé un discours soutenant un changement de la constitution. Mais, quelques jours après, le maire de Diécké a lu un tout autre discours pour réitérer sa fidélité à la ligne politique de l’UFR…

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Fodé Oussou se lâche : « le RPG Arc-en-ciel est le parti le plus désorganisé de l’Afrique »

14 juillet 2019 à 14 02 35 07357

La déclaration lue dimanche dernier par M’Bany Sangaré, secrétaire de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, exprimant le soutien des jeunes du parti au pouvoir au controversé projet de nouvelle constitution, continue de susciter une vague de réactions. Depuis Paris où il se trouve, le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, a joint Guineematin.com pour se prononcer sur le sujet. L’opposant a tiré à boulets rouges sur le parti présidentiel, dont il prédit la mort après la présidence du professeur Alpha Condé.

L’homme de main de Cellou Dalein Diallo a commencé par dire que « c’est une humiliation pour un parti politique comme le RPG Arc-en-ciel qui est fier d’avoir un homme de plus de 60 ans, comme secrétaire général de la jeunesse. Le secrétaire général de la jeunesse, M’Bany Sangaré, a plus de 60 ans et il est fier de parler de 3ème mandat comme si de rien n’était. C’est comme si au niveau du RPG il n’y a pas de cadres, il n’y a rien. Le RPG arc-en-ciel est le parti le plus désorganisé de l’Afrique. Il faut savoir qu’il n’y a jamais eu de congrès au niveau du RPG arc-en-ciel, le président de la République est toujours le président du parti.

Toutes les personnes qui viennent du RPG au RPG arc-en-ciel, ceux qui ont fondu leur parti dans le RPG arc-en-ciel sont considérées comme membres du bureau politique national. Ça veut dire qu’il n’y personne au-dessus de l’autre, c’est le désordre total. Un parti désorganisé comme ça dit qu’on a fait une déclaration de de soutien, soutien à quoi ? Pour qui ? C’est triste pour ce parti », a-t-il dit.

Dr Fodé Oussou Fofana se dit triste pour le RPG Arc-en-ciel qui, selon lui, n’a pas de relève après Alpha Condé. Il soutient que ce parti disparaitra aussitôt que l’actuel chef de l’Etat quittera le pouvoir.  « Je pense que le plus grand mal qu’Alpha Condé va faire au RPG Arc-en-ciel, c’est de laisser un parti comme ça. Mais vous pouvez êtes sûrs que le jour où monsieur Alpha Condé ne sera pas président, le RPG va disparaître le même jour. Un parti organisé, on sait à peu près quand le président n’est pas là qui peut le remplacer.

Quand tu prends la Côte d’Ivoire, on sait à peu près quand Alassane Ouattara ne sera pas là, qui va le remplacer. Mais le RPG Arc-en-ciel, il n’y a personne ; personne même n’ose parler de ça. Ils ont un président qui est à quelques mois de la fin de son mandat, au lieu de chercher à savoir comment le parti va survivre quand monsieur Alpha Condé ne sera pas là, ils sont en train de se battre pour un 3ème mandat qui n’existe que dans leur imagination puisque ça n’aura jamais lieu », a dit le vice-président de l’UFDG.

Pour le président du groupe parlementaire Libéral-Démocrate à l’Assemblée nationale, le parti présidentiel est pris en otage aujourd’hui par des militants de la 25ème heure, des arrivistes qui ont volé la vedette aux vrais RPGistes. « Regardez autour de monsieur Alpha Condé, les gens qui s’agitent le plus, ce sont des gens qui étaient au sein du PUP et qui le combattaient lui, monsieur Alpha Condé. Les gens avec qui il gère le pays aujourd’hui, étaient ses adversaires. Les gens qui l’ont combattu, qui l’ont mis en prison, qui l’ont empêché de gagner les élections. Ce sont les militants de la 25ème heure qui font la loi au niveau du RPG arc-en-ciel.

Ça me gêne même que ces gens-là soient incapables de dénoncer ça. Je vous donne un exemple simple : Bouréma Condé, tout le monde le connaissait, les gens savent comment il maltraitait les gens du RPG arc-en-ciel. Regardez Kiridi Bangoura, il a été combien de fois ministre de Lansana Conté, il a participé à combien d’élections, aujourd’hui c’est le lui le secrétaire général de la présidence. Et pendant ce temps, tous les cadres qui se sont battus pour le RPG arc-en-ciel sont isolés. C’est un échec total de la gouvernance.

Maintenant, la seule chose que nous demandons, c’est de ne pas créer des troubles dans le pays, la seule chose que nous demandons à monsieur Alpha Condé, c’est de partir et laisser le pays tranquille et aller en paix. Comme ça, moi je garantis qu’il sera traité comme un ancien Chef d’Etat. Je veux le voir se promener comme les anciens président Ghanéens, aller au marché lui-même. Je garantis que personne ne l’amènera en prison, personne ne l’amènera à la Cour Pénal Internationale », a-t-il rassuré.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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