Déguerpissements des populations à Dar-Es-Salam : l’UFD dénonce

26 mai 2019 à 17 05 39 05395
Mamadou Baadiko BAH, président UFD

Déclaration : Sur la lancée de Demodoula, Kaporo-Rail et Kipe2, les démolisseurs se sont attaqués au quartier de Dar-es-Salam. Avec une brutalité et une hargne redoublées, le gouvernement poursuit sa politique de déguerpissement contre les populations démunies.

La première question qu’on doit se poser dans ces conditions, c’est de savoir : quelle urgence y avait – il à lancer ces opérations aux graves conséquences humanitaires, en plein mois de Ramadan, avec des populations en grande partie musulmanes, à l’orée de la saison des pluies ?

En fait tout se passe comme si le gouvernement était pressé d’administrer, non pas une simple punition à des gens qui se sont retrouvés en marge de la loi, mais plutôt un véritable châtiment. Malgré toutes les suppliques des populations concernées et les appels de toutes sortes à la raison et à la responsabilité, le gouvernement se montre totalement insensible aux malheurs du petit peuple, traité avec arrogance et mépris. Pour seule réponse, le pouvoir corrompu et incompétent, rejette la responsabilité de leurs malheurs sur les victimes de sa politique anti-populaire, comme à Dabondy où le déferlement nocturne d’ordures a fait récemment 5 morts.
Dans un communiqué du conseil des ministres en date du 14 mars 2019, le gouvernement – certainement pour donner le change – avait repris en grande partie les propositions faites par l’UFD dans notre communiqué publié le 13 mars 2019. Mais toutes ces belles promesses, comme toutes celles que fait le pouvoir, sont restées lettre morte. La folie destructrice n’a fait qu’empirer. Les actions en cours, loin de contribuer positivement à la résolution des problèmes urbanistiques vieux de plus de 60 ans, ne font qu’aggraver la misère des populations.

Avec ces opérations inhumaines, menées avec un amateurisme déconcertant, le masque est tombé. Voilà donc la véritable nature de la politique du président Alpha Condé. Aux populations les plus pauvres et les plus vulnérables, c’est la réponse des bulldozers et des forces de sécurité. Aux élites prédatrices et corrompues, aux délinquants en col blanc, c’est le laxisme et l’impunité, quand ce ne sont pas les honneurs.

Face à ces actes ignobles, nous exigeons :

. Une aide immédiate aux victimes nécessiteuses des déguerpissements
. Le recasement puis l’indemnisation correcte, sans exception de tous les déguerpis
. L’arrêt immédiat des démolitions jusqu’ à la fin de la saison des pluies et la confection d’abris provisoires en cité de transit pour les habitants exposés aux éboulements en saison de pluie
. La publication immédiate des sites concernés par le programme de déguerpissement sur toute l’étendue du territoire et le calendrier de déguerpissement
. Des poursuites judiciaires en responsabilité civile et pénale contre les agents de l’administration ou des communes ayant délivré des documents illégaux d’occupation du domaine public
. L’intensification des actions de sensibilisation des populations installées dans des zones insalubres et dangereuses.

Nous appelons à une puissante mobilisation populaire pour contraindre le gouvernement qui ne compte que sur la force, la corruption et la duplicité, à se plier à ces exigences très raisonnables dans tout pays civilisé.

Fait à Conakry, le 26 mai 2019

Pour le Bureau Exécutif National

Le Président Mamadou Baadiko BAH

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Journée de l’Afrique 2019 : l’ancien maire de Labé s’interroge sur le bilan d’Alpha Condé à la tête de l’Union Africaine

26 mai 2019 à 12 12 43 05435
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire UPR de la commune urbaine de Labé

En ce 25 mai 2019, date anniversaire de la création à Addis-Abéba de l’Organisation de l’Unité Africaine, l’ancien maire UPR de la commune urbaine de Labé, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo s’interroge sur le bilan du président Alpha Condé à la tête de l’Union Africaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Ce 25 Mai 2019, date anniversaire de la création à Addis-Abeba de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue Union Africaine (UA), s’est déroulé timidement, sans rassemblement public en dehors d’une timide manifestation de panafricanistes à Conakry, sans déclaration officielle, contrairement à la tradition du passé incarné par les feux présidents Ahmed Sékou Touré et Général Lansana Conté.

Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo

« Ce qui est anormal au regard des nombreux efforts et sacrifices consentis par la Guinée en faveur d’une Afrique véritablement unie et solidaire. Seuls les médias privés en particulier ont cherché à faire revivre l’évènement avec des invités de marque en provenance de la société civile. La radio nationale, elle, s’est contentée, d’une note du rédacteur en chef du journal parlé. Or, personne ne devrait ignorer que la réalisation de l’équilibre politique, économique, social et culturel de chaque pays du continent repose essentiellement sur un certain nombre de préalables qui, si variés soient-ils, se ramènent à l’indispensable unité d’action fondée sur une participation effective et solidaire de ses 55 Etats membres aujourd’hui » a déploré l’ancien maire UPR de Labé.

Il rappelle qu’au lendemain de son indépendance en 1958, la Guinée consciente des défis de développement et de sécurité à relever, avait inscrit dans sa première constitution, une disposition spécialement unitaire consacrée à ses relations internationales. A l’article 34 du Titre 8, il est écrit : « La République de Guinée peut conclure avec tout Etat africain des accords d’association ou de communauté comprenant abandon partiel ou total de sa souveraineté en vue de réaliser l’Unité africaine.»

Il semble que c’est pourquoi le président Ahmed Sékou Touré, à l’occasion des sommets de l’OUA, il a développé de 1966 à 1983, une politique africaine très active.

« Lors du 19ème sommet tenu à Addis-Abeba en 1983, le président guinéen a proposé que le 20ème sommet à tenir en 1984, ait lieu dans la capitale guinéenne, Conakry. Comme on le sait, le 12 juin, date de clôture du 19ème sommet, l’offre de la Guinée fut acceptée. Dès lors, notre pays s’est employé à préparer sérieusement cet évènement de portée historique pour la Guinée : le Palais des Nations et 57 villas luxueuses d’un style marocain ont été édifiés » ajoute Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo.

Malheureusement, le 20ème sommet de l’OUA ne se tiendra pas à Conakry comme promis par les chefs d’Etat et de gouvernement, à cause du décès du président Sékou Touré en mars 1984.

« Le peuple de Guinée en fut profondément touché. Il a fallu donc attendre que le destin joue en faveur de la Guinée, pour voir, le 30 janvier 2017, le Professeur Alpha Condé, chef de l’Etat, porté à la tête de l’Union africaine pour un an. Par cette élection, la Guinée venait de récupérer ce qu’elle avait perdu en 1984. Ce plébiscite était à ressentir comme une fierté nationale, même si certains avaient affirmé haut et fort qu’une élection à la tête de l’UA n’était pas liée à un mérite, et par conséquent elle ne représentait en aucun cas un enjeu de taille. Bien sûr, c’était là une aberration qui nous avait fait perdre le sens de l’intérêt national, de notre honneur et de notre dignité en tant que Nation. Et c’était là aussi une mauvaise appréciation de la situation qui avait abouti à ce plébiscite. En effet, la présidence tournante de l’UA revenant cette année-là à la CEDEAO, les 16 pays membres de cette organisation acceptèrent la candidature du président guinéen pour remplacer à la tête de l’UA son homologue tchadien, le président Idris Deby » précise l’ancien maire de Labé.

L’on se rappelle aussi que cette candidature avait été validée en décembre 2016 à Abuja, au Nigeria par les chefs d’Etat réunis à l’occasion de leur 50ème sommet. Et c’est pour cette raison, quelques heures avant l’ouverture du 28ème sommet de l’UA, les chefs d’Etat, lors d’un huit clos, validèrent à leur tour le choix de la CEDEAO.

« Tout cela pour dire que cette élection était loin d’être un simple passage de témoin. Cependant, il faut noter que par rapport à cette élection, Sékhoureya a raté deux opportunités particulièrement importantes pour accroître son rayonnement, sa crédibilité auprès des masses guinéennes. D’abord dès lors que la CEDEAO fut favorable à l’élection de la Guinée, Sekhoutoureya aurait dû, en reconnaissance aux efforts et sacrifices consentis par le premier président guinéen pour que le 20ème sommet de l’OUA se tienne à Conakry, déclencher une offensive diplomatique pour obtenir que Conakry soit retenue pour abriter le 28ème sommet de l’Union Africaine de 2017. Sékhoutouréya aurait alors connu un soutien populaire massif, un climat politique et social des plus apaisés pour soutenir le Professeur Alpha Condé dans l’exercice de sa fonction de président de l’UA. Le président Ahmed Sékou Touré même aurait de sa tombe poussé un ‘’ouf’’ de soulagement et n’aurait pas tari, avec la permission de Dieu, en bénédiction à l’endroit de l’héritier de l’Etat qu’il a conçu, créé et développé. Ensuite, le président aurait dû, une fois à la tête de l’UA, informé largement le peuple des défis et enjeux de cette organisation panafricaine, et surtout de ce qu’il voulait comme soutien de la part de la société civile, des médias, des institutions, de l’Université et de la classe politique dans sa diversité » insiste-t-il.

En ne l’ayant pas fait ou fait suffisamment, l’ancien maire de la commune urbaine de Labé, Elhadj Ibrahima Sampirinng Diallo se demande aujourd’hui si le passage du président Alpha Condé à la tête de l’UA a été une réussite ou un échec ?

« On sait que l’UA travaille en fonction d’un agenda subdivisé en tranches. A titre d’exemple, l’agenda 2035 a bien inscrit des points parmi lesquels on peut citer : créer un réseau ferroviaire à grande vitesse en vue de relier les capitales et les pôles commerciaux du continent ; créer une université africaine virtuelle pour accélérer le développement du capital humain de la science, de la technique et de l’innovation ; adopter une stratégie de commercialisation des produits de base en vue de donner au continent les moyens de promouvoir un secteur de matières premières dynamiques ; mettre en place un forum africain annuel réunissant leaders politiques, secteur privé, monde universitaire et société civile pour discuter de l’agenda 2063 ; intensifier le commerce interafricain d’ici 2022, de parler d’une seule voix dans les négociations commerciales internationales en mettant en œuvre les institutions bancaires ; instituer un passeport africain, créer un marché unique de transport aérien ; créer un projet social pour renforcer le développement africain dans de nombreux domaines : agricultures, gestion des catastrophes naturelles, télédétection, prévision climatique, secteur bancaire et financier, défense et sécurité pour ne citer que ceux-là. A la tête de l’UA, il a dû trouver des dossiers chauds comme : lutter contre le chômage et l’immigration clandestine, résoudre les conflits et les crises politiques notamment en RDC, au Burundi et au Gabon, superviser la mise en œuvre de l’Action de la Force africaine en attente (FAA), poursuivre la mise en œuvre de l’agenda 2035, s’intéresser à la vie de certains étudiants, promouvoir la libre circulation des biens et des personnes, assurer un retour sécurisé de la diaspora africaine, poursuivre le processus d’instauration d’une zone de libre échange africaine. Dans cet éventail de tâches à accomplir, quelle a été la contribution de la présidence guinéenne ? » s’interroge Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo avant de conclure : « si un tel compte rendu avait pu être exécuté dans les règles de l’art, comme savait bien le faire le stratège président Ahmed Sékou Touré, les crises socio-politiques de 2017 allaient être évitée, ou réduites. Ce qui allait ouvrir au président Alpha Condé un boulevard pour de nouvelles conquêtes, car il aurait été l’homme de la situation.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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Disparition des 90 millions de dollars payés par Orange pour la 4G : Cellou Dalein flingue le gouvernement

25 mai 2019 à 18 06 58 05585

Après quelques semaines d’absence au siège de son parti, Cellou Dalein Diallo a présidé ce samedi, 25 mai 2019, l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG. A cette occasion, le chef de file de l’opposition guinéenne a évoqué plusieurs sujets d’actualité, dont celui de la disparition des 90 millions de dollars versés à l’Etat guinéen par la société de téléphonie mobile Orange pour l’acquisition de la 4G. Il accuse le gouvernement d’avoir voulu utiliser cet argent pour battre campagne en faveur d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pour Cellou Dalein Diallo, cette situation vient prouver davantage la corruption et la dilapidation des ressources de l’Etat qui caractérisent la gouvernance du régime Alpha Condé. « Ils ont fini de dilapider les ressources du pays et ont été épinglés par le Fonds Monétaire International. 90 millions de dollars qui n’avaient pas été versés au compte du trésor. Le Fonds monétaire a dit : on a appris que ce montant est payé, où est-il ?

Ils (les gouvernants, ndlr) n’ont pas osé dire tout de suite parce que cet argent était sans doute destiné à financer la promotion du 3ème mandat. C’est lorsque la presse et l’opposition en ont parlé, ils ont dit : on a versé au niveau d’un autre compte et les procédures sont en cours pour le ramener au trésor. Pourquoi on n’a pas versé directement au trésor ? », S’interroge-t-il, sous les ovations de ses militants.

L’opposant estime d’ailleurs que ce montant est peu par rapport aux nombreux autres que l’Etat capte notamment dans l’exploitation des ressources minières du pays. « Ils ne font que s’enrichir et ils n’ont pas pitié du pauvre citoyen guinéen, de la jeunesse qui n’a pas d’emploi, des femmes qui souffrent et n’ont pas d’eau. Aujourd’hui, s’ils disent qu’il faut qu’on continue malgré le halte de la constitution, c’est parce qu’ils veulent continuer à dilapider les ressources, à s’enrichir », soutient Cellou Dalein Diallo.

Face à l’augmentation de la quantité de bauxite exportée par notre pays et le niveau de paupérisation des guinéens, le président de l’UFDG se pose assez de questions. « Il (Alpha Condé, ndlr) est très fier de dire : nous exportions 15 millions de tonnes de bauxite, aujourd’hui nous sommes à 50 millions, mais où va cet argent ? Est-ce que les conditions de vie ont changé ? Est-ce qu’on assaini la ville aujourd’hui ? Est-ce que les salaires ont augmenté proportionnellement ? Est-ce que les élèves sont dans des classes beaucoup plus confortables ? Est-ce que le guinéen assure ses deux ou trois repas par jour ? »

C’est pourquoi, le chef de file de l’opposition guinéenne réitère son appel à la mobilisation de ses militants pour barrer la route au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. « Soyez prêts, Alpha est prêt parce qu’autour de lui, malgré toutes les prises de position, il veut passer outre. Il faut qu’il nous trouve sur son chemin parce que nous avons le soutien de tout le peuple de Guinée. C’est tout le peuple qui sera dehors parce qu’on veut mettre fin à cette misère imposée et qui ne se justifie pas compte tenu des richesses du pays et surtout des flux importants de ressources qu’on a enregistrés ces derniers temps », a-t-il dit.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Le PADES prévient : « le 3ème mandat est un produit extrêmement toxique…»

25 mai 2019 à 18 06 50 05505

La lancinante question d’une nouvelle Constitution pour permettre à Alpha Condé de continuer à diriger la Guinée au-delà de 2020 est sur toutes les lèvres. L’assemblée générale du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) de ce samedi 25 mai 2019 n’a pas échappé à cette règle. Le président de la séance, Mohamed Kaba a dit tout le mal qu’il pense de cette idée qui divise dans notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES, « en déclarant officiellement son implication d’accorder un troisième mandat à Alpha Condé, le RPG vient de montrer quelque chose à la face du monde. Son incapacité à trouver en son sein des cadres capables d’assurer une alternance en République de Guinée et sa panique face au FNDC qui lutte contre la modification de la Constitution visant à confisquer le pouvoir sont les preuves que le parti au pouvoir est paniqué », soutient monsieur Kaba, longuement applaudi par ses militants.

Par la même occasion, le coordinateur administratif du PADES a fustigé le comportement de certains cadres qui se prenaient hier pour des démocrates, mais qui font aujourd’hui la promotion d’une présidence à vie pour l’actuel chef de l’Etat. « L’actuelle Constitution a été votée par les représentants du RPG d’alors, qui ont participé activement à la mise en place de cette Constitution. Aujourd’hui, nous sommes surpris du retournement de veste qu’ils font en rejetant cette même Constitution qu’ils défendaient hier pour accorder une présidence à vie au chef de l’Etat ».

Par ailleurs, Mohamed Kaba dit être convaincu qu’il y a des hommes et des femmes au RPG qui n’accepteront jamais qu’on mette les acquis démocratiques en péril. « Nous sommes convaincus que les vrais militants du RPG, je ne parle pas des opportunistes de la 25ème heure, mais les vrais militants du RPG, qui se sont battus depuis 40 ans pour l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée, ne vont pas accepter cela. Ils ont rejeté le Koudéisme, ils ne vont pas accepter de mettre en danger notre cohésion sociale, notre démocratie et notre sérénité », conseille-t-il aux militants originels du parti au pouvoir.

Plus loin, le président de la séance a laissé entendre qu’une modification de la Constitution ou une nouvelle Constitution va engendrer beaucoup de conséquences et affectera négativement le décollage économique de la Guinée. « Le troisième mandat est un produit toxique pour la Guinée. Extrêmement toxique, quelque soit l’emballage dans lequel on va le mettre. C’est un produit que les guinéens ne veulent pas, parce que ce n’est pas un bon produit pour la Guinée. C’est un produit qui fait régresser la Guinée… »

Abordant la situation économique du pays, Mohamed Kaba souligne que la Guinée est confrontée à la mauvaise gestion du régime Alpha Condé. « Aujourd’hui, le vrai problème de la Guinée n’est pas d’ordre constitutionnel, mais plutôt un problème économique, un problème de gestion pour améliorer les conditions de vie des populations, assurer la justice à tout le monde, créer des infrastructures pour que les citoyens vivent en paix. Dieu nous a dotés de toutes les richesses, mais malheureusement nous sommes dans un pays où les citoyens souffrent de plus. Ce n’est pas la Constitution qui va assurer tout cela, mais la qualité de la gouvernance. »

En outre, le coordinateur administratif du PADES a exprimé son regret devant les détournements de fonds du régime en place. « Il a fallu qu’une mission du FMI vienne en Guinée pour nous faire savoir que 90 millions de dollars, payés dans le cadre de la 4G, ne sont pas arrivés dans les caisses de l’Etat. Aujourd’hui, le ministre de tutelle a beaucoup de difficultés et c’est maintenant qu’il se met à justifier. Pourquoi nous cacher cette opération ? Compte tenu de ces facteurs, le Fond Monétaire International nous classe aujourd’hui comme un pays qui n’est pas sérieux », a-t-il déploré.

Parlant de l’insalubrité dans la capitale, le PADES a critiqué le manque de stratégie du gouvernement pour assainir proprement Conakry. « Aujourd’hui, il y a un nouveau meurtrier en Guinée, qui opère devant nos autorités, un meurtrier qui dicte sa loi sur toute l’étendue du territoire. Ce meurtrier s’appelle ordures, qui continue à tuer des citoyens. Il faut une solution structurelle. Nous invitons le gouvernement à revoir cette situation ».

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Déguerpissement à Dar-es-Salam : « c’est de la haine », dit Cellou Dalein

25 mai 2019 à 17 05 46 05465

Le déguerpissement des populations riveraines de la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma, est mal perçu par le chef de fie de l’opposition guinéenne. Cellou Dalein Diallo a fustigé le comportement impitoyable de l’Etat qui n’a aucun projet à réaliser sur les sites déguerpis. Le président de l’UFDG l’a dit ce samedi, 25 mai 2019, à l’occasion de l’assemblée générale de son parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir passé plusieurs semaines à l’étranger, Cellou Dalein Diallo a présidé l’assemblée générale de l’UFDG de ce samedi. Pendant son discours, le chef de file de l’opposition a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment le déguerpissement des populations riveraines de la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma.

Selon lui, « on continue de détruire alors qu’il n’y a eu aucun projet sur les sites. La cité Douane, la cité police, c’est pour l’Etat. Il y a combien d’années c’est détruit ? Mais, attendez au moins d’avoir un projet concret de mise en valeur des sites et prenez les dispositions pour indemniser et aider les déguerpis. Mais non, c’est la haine. Du côté de Dar-es-Salam, ils ont commencé des destructions massives sans avoir pris nécessairement aucune disposition. C’est comme si on a une armée d’occupation. Aucune pitié pour les citoyens. Un pauvre citoyen de Dar-es-Salam qui passe toute ta vie à attendre une maison, l’Etat prend sa force pour détruire, sans t’aider à t’installer. C’est incroyable », a-t-il laissé entendre.

Pour Cellou Dalein Diallo, le devoir de son parti est de promouvoir la tolérance, la fraternité entre les fils du pays. « Dieu a voulu qu’on soit tous des guinéens, nous avons le devoir de nous entraider, d’être tolérant les uns vis-à-vis des autres pour que nous vivions dans la concorde, dans la fraternité, dans la solidarité », a lancé l’opposant.

Il faut rappeler que selon les informations dont dispose Guineematin.com, ce sont au total 282 bâtiments qui ont été démolis, 2 249 citoyens touchés par la casse de Dar-es-Salam. Parmi eux, on dénombre 545 élèves, dont 108 candidats aux différents examens. Il y a également deux (2) mosquées, un (1) cimetière, une (1) clinique et une (1) école Franco-arabe de 183 élèves, dont 78 filles qui sont affectés. A ces chiffres vont s’ajouter des dizaines d’autres bâtiments qui ont été cochés hier vendredi par les agents du ministère de la Ville.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : voici pourquoi le RPG veut proposer une nouvelle Constitution

25 mai 2019 à 17 05 27 05275

L’idée d’une nouvelle Constitution préoccupe le RPG Arc-en-ciel, qui continue à vanter « la nécessité de l’adopter », même si de nombreux guinéens y sont carrément opposés. L’assemblée générale du parti au pouvoir, tenue à son siège ce samedi 25 mai 2019, a essentiellement tourné autour de cette idée. La rencontre a été présidée par Alhassane Diakité, membre du Bureau Politique National du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, M’Bany Sangaré, secrétaire général de la jeunesse du RPG et
Directeur Général de l’office guinéen des chargeurs (OGC), a justifié les raisons qui ont poussé le RPG arc-en-ciel à soutenir le projet d’une nouvelle Constitution. « Il est du devoir du président de la République, élu par le peuple de Guinée, de soumettre à sa population le projet de nouvelle Constitution. Ce projet de loi, le peuple appréciera, le peuple dira s’il adhère ou non. C’est pourquoi, il y a plusieurs mois qu’en République de Guinée, des citoyens ont manifesté leur désir, leur volonté que la Guinée soit dotée d’une nouvelle loi. Vous-même vous le constatez, çà et là, Kindia, dans toutes les préfectures : Fria, Coyah, des maires des communes de la Forêt, des maires des communes de la Haute Guinée, les citoyens se sont manifestés partout pour dire oui à une nouvelle Constitution. Un parti politique, son rôle principal, c’est l’encadrement des masses populaires. Et la direction nationale, est chargée d’appliquer naturellement cette orientation. Il faut qua la direction soit en phase avec le peuple, parce que le peuple a un besoin pressant. C’est pour cette raison que la direction nationale du parti a lu la semaine dernière sa déclaration solennelle et au cours de laquelle cette volonté s’est exprimée pour dire que le RPG adhère à ce que le peuple demande, parce que le peuple et le RPG sont en phase », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, M’Bany Sangaré accuse la Constitution issue de la transition de 2010 d’être en déphasage avec les réalités de la Guinée actuelle. « Pour ne vous donner que deux exemples : notre parti, le RPG arc-en-ciel, est un parti panafricain. Le peuple de Guinée, depuis 1958 jusqu’aujourd’hui, est solidaire aux objectifs majeurs du panafricanisme. Tous les projets africains, le peuple de Guinée est membre à part entière. Cette loi d’aujourd’hui, n’a pas été capable de tenir compte de cette aspiration du peuple de Guinée. Deuxième raison, quand nous prenons l’organisation des élections législatives en République de Guinée, notre Assemblée nationale comporte 114 députés. Dans la répartition de ces 114 députés, la Constitution actuelle ne tient pas compte du partage équitable des quotas en fonction des tailles des circonscriptions que notre pays connait. Si vous prenez l’exemple des préfectures de Siguiri et de la commune de Kaloum, Kaloum n’a que 40 mille ou 50 mille électeurs, alors que Siguiri a à peu près 400 mille à 500 mille électeurs. Et Kaloum a deux députés, Siguiri a deux députés. Voilà des incohérences qui ont été relevées par la direction nationale du parti pour dire oui, c’est logique qu’une nouvelle Constitution soit en Guinée parce que le peuple le veut, le peuple en a besoin », a-t-il ajouté.

Dr Hady Barry

S’exprimant sur les injures et menaces qui fusent de partout contre le projet de nouvelle Constitution en Guinée, Dr Hady Barry, secrétaire général du ministère de la Coopération, a invité les opposants au projet d’instaurer un débat d’idées et d’éviter les injures. « Au jour d’aujourd’hui, je crois que la personne la plus indiquée par les lois de la République de Guinée pour demander au peuple de Guinée s’il voulait changer la Constitution, c’est bien celui qui a été élu au suffrage universel par le peuple souverain de Guinée. Alors, ce que je demanderai à tous ceux qui sont contre une nouvelle Constitution, c’est d’arrêter d’insulter, d’arrêter de faire des intimidations, d’arrêter de proférer des malédictions. Parce qu’on a appris que si tu insultes quelqu’un et qu’il ne te réponde pas, l’injure va faire le tour de la terre pour revenir là où l’injure était sortie. Si tu profères des malédictions contre quelqu’un, si la personne ne répond pas, la malédiction fera le tour de la terre, pour revenir rentrer dans la maison là où la malédiction avait été proférée », a-t-il prévenu.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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L’Afrique que nous voulons tous : une terre d’opportunités

25 mai 2019 à 11 11 26 05265
Neven Mimica, Member of the EC in charge of International Cooperation and Development

Transportons-nous un instant en 2063 : un siècle après le lancement de la première initiative continentale africaine (l’Organisation de l’Unité Africaine que nous commémorons aujourd’hui), l’Afrique est un continent intégré, qui récolte les fruits d’une croissance inclusive et d’un développement durable. Ce continent est pacifié et sûr. L’accès aux services sociaux de base est garanti pour tous. Les droits de l’homme, la bonne gouvernance et l’État de droit s’imposent. Sur la scène mondiale, l’Afrique est un acteur et un partenaire solide et influent.

Ce n’est pas un rêve, c’est la vision de l’Afrique que vous avez définie comme votre objectif dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine. C’est l’Afrique que vous construisez. Une Afrique pleine d’opportunités. Une Afrique que nous voulons tous.

Déjà nous sentons le vent du changement souffler sur le continent ; des accords de paix historiques dans la Corne de l’Afrique et de la fin paisible de plusieurs régimes totalitaires à la décision d’établir une zone de libre-échange à l’échelle du continent africain… L’Afrique est un continent en plein essor.

Le cœur économique du continent bat plus vite. C’est la deuxième région avec la croissance la plus rapide du monde. Elle déborde d’énergie et de dynamisme. Elle abonde en opportunités commerciales. Les investissements augmentent rapidement.

J’ai été témoin de ce changement au cours des cinq dernières années, en tant que Commissaire européen chargé de la coopération internationale et du développement. J’ai vu de mes propres yeux l’Afrique renforcer sa présence sur la scène mondiale. Pleine de confiance, consciente de son potentiel économique, stratégique, naturel et humain.

Faire de la vision de l’Afrique pour 2063 une réalité sera un processus long et continu nécessitant l’engagement de tous, à tous les niveaux et au-delà des frontières. Nous subirons des revers. Vous pouvez vous fier à mon expérience européenne en la matière. Mais y-a-t-il une autre voie ?

Une chose est sûre: l’Europe est un partenaire de longue date de l’Afrique et elle compte bien le rester. L’Afrique est le continent jumeau de l’Europe. Peu importe ce que vous pouvez entendre ici ou là, l’Europe est l’alliée principal de l’Afrique en matière d’affaires, son premier partenaire commercial et son principal investisseur, loin devant toutes les autres régions du monde. Nous sommes aussi convaincus qu’une Afrique plus forte est bonne pour l’Europe. Nous ne pouvons gagner qu’en renforçant nos voisins.

Cela signifie que la charité n’a pas sa place dans notre partenariat. Il s’agit de partager les risques et de stimuler le potentiel de l’Afrique pour parvenir au développement durable : ce genre de développement qui permet de maintenir le cap et d’offrir des opportunités à long terme pour tous. Ce genre de développement qui peut offrir aux entreprises africaines et européennes de nouvelles opportunités de part et d’autre de la mer Méditerranée.

C’est la raison pour laquelle l’Europe a besoin d’une Afrique d’opportunités.

La relation entre l’Afrique et l’Europe a évolué et mûri au cours des dernières années. Elle est passée d’une dépendance donateur-bénéficiaire à un partenariat d’égal à égal et elle ressemble désormais de plus en plus à une « Alliance », comme l’a indiqué le Président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker, lorsqu’il a lancé en septembre 2018 la nouvelle Alliance Afrique-Europe pour des investissements et des emplois durables.

Le but ultime de l’Alliance est de stimuler les investissements et de créer des emplois, en particulier pour les jeunes Africains. Je tiens à vous rassurer : il ne s’agit pas d’une nouvelle étiquette posée sur une initiative politique. L’Alliance produira des résultats concrets sur le terrain. Les investissements que nous avons mobilisés contribueront à créer 10 millions d’emplois en Afrique au cours des cinq prochaines années.

Cette Alliance signifie également que coopérer et construire ensemble augmente les chances de trouver la solution pour notre avenir. Notre avenir commun. Ensemble, l’Afrique et l’Europe peuvent influencer l’agenda international. Ensemble, nous pouvons faire la différence. Si l’Europe rate ce rendez-vous avec l’Afrique, elle ratera son rendez-vous avec l’Histoire. Et j’ose affirmer que l’inverse est également vrai. Ne vous méprenez pas : l’Europe est votre allié naturel.

Nous mesurerons le succès de l’Alliance à notre capacité à traduire ces initiatives en changements réels et durables pour les populations sur le terrain.

Pour y parvenir, un même engagement est requis de l’Afrique comme de l’Europe. Je sais que nous serons à la hauteur de ce défi. Mais il n’y a pas de temps à perdre : 2063, c’est maintenant.

Neven Mimica

Commissaire Européen chargé de la Coopération Internationale et du Développement

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Déguerpissement à Ratoma : « c’est un acharnement », dénonce un conseiller communal

24 mai 2019 à 16 04 25 05255

Les déguerpissements à répétition menés ces dernières semaines dans la commune de Ratoma ne laissent pas indifférents les autorités de cette collectivité de la capitale guinéenne. Mamadou Cellou Diallo, un conseiller à la mairie de Ratoma, dénonce un acharnement contre les habitants de cette commune. Il l’a dit au micro d’un reporter de Guineematin.com, ce vendredi, 24 mai 2019.

Quelques semaines après le drame de Kaporo-Rails et Kipé 2 ou au moins 1 204 familles ont été expulsées de leurs maisons qui ont été démolies, le gouvernement guinéen est entré en action à Dar es-salam. Toutes les maisons situées aux abords de la plus grande décharge publique de Conakry sont en train d’être démolies depuis hier jeudi, 23 mai 2019.

Mamadou Cellou Diallo, conseiller à la mairie de Ratoma

Une situation que Mamadou Cellou Diallo, conseiller à la mairie de Ratoma, observe avec beaucoup d’amertume. Il dénonce un acharnement contre les citoyens de sa commune. « On peut assimiler cela à un acharnement. Parce que Ratoma n’est pas la seule commune de Conakry où il y a des zones réservées, mais c’est la seule commune où à tout moment, l’Etat vient pour démolir. Il y en a qui me diront non ils ont sévi à Dabondy et ailleurs, mais à Ratoma c’est devenu vraiment très récurrent. La plaie de Kaporo-Rails n’est pas encore guérie, c’est une autre plaie qu’on est en train de provoquer à Dar es-salam. C’est vraiment déplorable ! » S’insurge cet élu local.

Il indique que la mairie de Ratoma a, pourtant, tenté d’éviter cet autre déguerpissement, mais en vain. « Nous avons été écoutés mais nous n’avons pas été entendus. Pour Dar es-salam, ils avaient appelé à une réunion entre le chef de quartier de Dar es-salam et la commune, ils ont présenté le projet. Mais, bien avant l’éboulement de 2017 qui avait causé 9 morts, ils avaient commencé à parler de déguerpir les citoyens de cette zone. Et le président de la délégation spéciale d’alors, avec le chef de quartier, avait soutenu que ce n’était pas la bonne solution.

La solution était qu’on déplace le dépotoir d’ordures et qu’on laisse les citoyens vivre là. Lorsqu’ils nous ont invités à la réunion, le ministère a dit que cela n’était pas possible parce qu’il y aurait un financement de la BID qui attendait et qu’on risquait de perdre. Apparemment, ici on accorde plus d’importance à l’argent qu’à la vie humaine », regrette Mamadou Cellou Diallo.

Ce conseiller communal annonce tout de même que la mairie de la commune de Ratoma reste aux côtés des déguerpis pour leur apporter son appui. « Quand il y a eu cette histoire, ils ont proposé un dédommagement de 20 millions de francs guinéens mais les principaux concernés ont rejeté ces 20 millions. Le premier travail que nous (la mairie) on a fait à notre niveau, a consisté à faire un recensement de ceux qui vont être victimes de déguerpissement, et nous avons pensé à mettre en place une commission qui va se charger de s’occuper de cette crise. Actuellement, cette commission est en train de travailler avec les citoyens sur le terrain », a-t-il laissé entendre.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél: 224 623 53 25 04

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Conakry : une délégation libérienne chez le ministre de la Défense nationale

24 mai 2019 à 13 01 07 05075

Dans la matinée de ce vendredi, 24 mai 2019, le ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, a reçu une délégation libérienne.

Porteuse d’un message du président Georges Weah, cette délégation était conduite par Nathaniel F. McGill, ministre chargé des Affaires présidentielles, et comprenait entre autres le chef d’Etat-major général des armées du Libéria.

Les deux personnalités ont mis l’occasion à profit pour discuter du renforcement de la coopération entre les Républiques sœurs du Libéria et de la Guinée, notamment dans le cadre de la sécurité transfrontalière et du partage de renseignements.

Dr. Mohamed Diané (entouré de ses proches collaborateurs) a assuré ses hôtes de la disponibilité de la Guinée à travailler en étroite collaboration avec les autorités libériennes dans différents domaines d’intérêts communs.

Le ministre libérien en charge des Affaires présidentielles a, pour sa part, rappelé les liens historiques qui unissent son pays à la Guinée depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine. Il a indiqué que le Libéria, reconnaissant, reste et demeure un partenaire fiable de la Guinée.

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Gouvernance Alpha Condé, 3ème mandat : Dr Amadou Diallo de l’UFDG à Guineematin

24 mai 2019 à 12 12 25 05255
Dr Alpha Amadou Diallo, médecin en service à Paris et membre du bureau exécutif de l’UFDG

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, Dr Alpha Amadou Diallo, médecin en service à Paris et membre du bureau exécutif de l’UFDG, a évoqué plusieurs questions liées à l’actualité nationale. L’opposant a dénoncé le projet de nouvelle constitution annoncé par le pouvoir et qui vise à offrir un troisième mandat au président Alpha Condé, qu’il accuse d’être « l’incarnation même de la mal gouvernance ». Il a parlé aussi du combat du FNDC qu’il pense être en mesure de barrer la route à un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la première partie de cette interview.

Décryptage !

Guineematin.com : comment on peut vous présenter ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : je suis Dr Alpha Amadou Diallo, chirurgien des hôpitaux. J’exerce actuellement à l’hôpital de Versailles comme chirurgien urgentiste. Je suis membre du bureau exécutif de l’UFDG, militant engagé et très prompt au combat pour le changement en Guinée.

Guineematin.com : justement, il y a un combat aujourd’hui en Guinée, celui de la lutte contre un changement de constitution qui vise à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Parlez-nous de ce combat qui est porté par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont est membre l’UFDG.

Dr. Alpha Amadou Diallo : vous savez, en Guinée, on a une multitude de partis politiques avec des méthodes différentes de combat ayant tous pour objectif de gérer l’Etat. Chaque parti a son leader, ses militants et sa propre ligne. Cette différence a permis à monsieur Alpha Condé de jouer entre les différentes formations politiques, les différentes ONG pour avoir la possibilité d’imposer cette dictature que nous connaissons aujourd’hui. Pour réunir toutes ces différences, on a jugé utile de créer le front national pour la défense de la constitution qui réunit toute la Guinée : des partis politiques, la société civile, des syndicats, des défenseurs des droits humains, des artistes, des leaders d’opinion. C’est la nation guinéenne qui s’est constituée dans ce front pour pouvoir amener la Guinée à une alternance démocratique acceptée de tous.

Guineematin.com : malgré la naissance de ce front, le pouvoir compte bien organiser un référendum pour changer l’actuelle constitution afin d’offrir un nouveau mandat au président Alpha Condé. Le RPG Arc-en-ciel s’est prononcé officiellement sur la question samedi dernier. Qu’en dites-vous ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : la sortie du RPG Arc-en-ciel est tout à fait logique. Mais, le RPG doit savoir qu’il est un parti politique qui doit survivre après Alpha Condé, normalement si c’est un parti républicain. Ce parti doit être en mesure de survivre à la dictature de monsieur Alpha Condé. Même le RPG a tout à gagner si Alpha Condé quitte le pouvoir dans les normes démocratiques. Si par malheur, le RPG s’accroche à maintenir Alpha Condé au pouvoir, c’est à son détriment. Puisqu’Alpha Condé aujourd’hui, ce n’est pas un problème de partis politiques, mais un problème national. Alpha Condé, avec sa mal gouvernance, est l’incarnation de toute la gabegie, toute cette flopée d’immigrés de nos jeunes à travers le désert et de la méditerranée. Actuellement, la jeunesse guinéenne est la première demandeuse d’asile politique à travers le monde. Que ça soit en France ou ailleurs.

C’est notre jeunesse qui est en train de fuir notre pays puisque tout simplement, la référence nationale, le socle national de l’économie est complètement bafoué. Alpha Condé est l’incarnation même de la mal gouvernance. Donc, le RPG n’a rien à gagner à ce qu’Alpha Condé reste au pouvoir. Le RPG, dans sa constitution même, doit être en mesure de renouveler les générations dirigeantes de son parti. Maintenant, si un monsieur de 85 ans révolus se maintient au pouvoir avec le symbole de la destruction massive comme outil de gestion, je ne vois pas quel intérêt un parti comme le RPG peut se permettre de s’admirer cette mal gouvernance.

Guineematin.com : quand vous dites que c’est au détriment du RPG si le président Alpha Condé décide de se présenter pour un nouveau mandat, en quoi cela peut être défavorable au RPG ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : Alpha Condé, je vous l’ai dit, en tant qu’individu exerçant le pouvoir de la République est l’incarnation même de la mal gouvernance. Aujourd’hui, on n’a pas d’eau et on n’a pas d’électricité. Tous les partis politiques, les ONG ont dénoncé les marchés de gré à gré. Prenez l’exemple des mines. On parle aujourd’hui d’un scandale géologique, c’est vrai, mais il n’y a aucune retombée économique sur le pays. Sidya Touré l’a dit, le président Cellou Dalein l’a dit et tous les ténors de l’opposition l’ont dénoncé. Il n’y a pas de retombées économiques de l’exploitation minière en Guinée.

Guineematin.com : je reviens sur ma question. Quand vous dites que c’est au détriment du RPG si président Alpha Condé tente de s’accrocher au pouvoir, que risque concrètement le parti au pouvoir ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : pour remonter l’histoire, le PDG RDA qui a incarné l’indépendance en 1958 a favorisé l’émergence de Sékou Touré. Celui-ci a imposé en Guinée une dictature sanguinaire qui a duré 26 ans. Conséquence, après sa disparition, le PDG a disparu, il ne s’est pas remis de ses cendres. Et le PUP aussi, Conté a bien géré la Guinée, il a permis une transition pacifique après cette dictature sanglante, mais avec le référendum constitutionnel qui lui a permis de rester au pouvoir, la conséquence a été cette gabegie qui a mis son parti sur le banc des accusés. Sinon, le PUP était un parti national. Donc, si le RPG aujourd’hui, avec toute cette gabegie de monsieur Alpha Condé se permet d’accompagner cette mascarade constitutionnelle, c’est une façon de dire que ce parti n’a aucun avenir politique en Guinée.

Guineematin.com : personnellement, est-ce que vous pensez que le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé va aboutir ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : monsieur Alpha Condé est nuisible à tout sens de progrès. Si monsieur Alpha Condé dans sa démarche pense pouvoir prendre tout le peuple de Guinée en otage pour pouvoir se maintenir, il se trompe. Si son entourage ne lui dit pas la vérité, il le fait croire que la Guinée va se soumettre à ça et qu’avec les PA il va mater toutes les velléités de contestation, il se trompe. Il ne va pas le réussir. Je vous le dis, monsieur Alpha Condé n’a aucune possibilité, que ça soit l’argent, l’armée ou bien des autres forces de défense et de sécurité, rien lui permettra de réussir à se maintenir au pouvoir. Donc, il est seul contre tous.

Guineeatin.com : il n’est pas seul contre tous parce qu’il a au moins son parti politique et ses militants avec lui.

Dr. Alpha Amadou Diallo : il faut voir ce qui se passe avec le RPG. On ne va pas focaliser notre interview sur le RPG qui est censé être un parti national. Maintenant, s’il est un parti ethnique, fasciste, à lui d’accompagner monsieur Alpha Condé. Mais, à mon avis, le RPG a tout intérêt à exister pacifiquement avec les autres formations politiques de notre pays.

Guineematin.com : vous dénoncez la mauvaise gouvernance du président Alpha Condé, et cela a été quelque peu confirmé par un récent rapport du FMI. Quel est votre commentaire sur ce rapport qui accable vraiment la Guinée ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : le rapport n’accable pas la Guinée mais il accable Alpha Condé. C’est Alpha Condé qui dispose des ressources du pays à sa guise avec ses amis. Lui-même a dit qu’il sert les amis d’abord. L’affaire de Bolloré est là en suspens et il y a plein de scandales dedans ; l’affaire du port est là, etc. Il y a un syndicaliste qui est maintenant député qui se bat pour que la vérité sorte, mais la machine de l’Etat qui est à la disposition d’Alpha Condé permet d’étouffer certaines choses. Et, un jour ça va ressortir. Monsieur Alpha Condé a une gestion calamiteuse où les ressources économiques et sociales sont disloquées.

Vous voyez vu par exemple des syndicats qui ont organisé une bataille rangée la dernière fois au palais du peuple. C’est le pouvoir qui organise ça. Sinon, personne ne peut venir s’en prendre à monsieur Soumah qui a montré sa capacité de mobilisation, sa capacité syndicale face à une dictature pareille qui ne veut pas entendre raison. Donc, actuellement je ne vois pas par quel moyen, Alpha Condé va se maintenir au pouvoir contre le peuple de Guinée.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous rassure tant ? Quels sont les moyens en votre possession pour barrer la route à un troisième mandat pour Alpha Condé ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : c’est très simple. Avant, je vous l’ai dit que c’était difficile de s’unir. Maintenant, des gens qui ne pensaient pas et ne défendaient pas la même chose se sont retrouvés. Ce n’est pas pour être président ou pour ceci, c’est pour défendre notre constitution. Ce qui nous permet de vivre ensemble, d’avoir la justice, la liberté, c’est la constitution. Et c’est ce qu’Alpha Condé veut fouler aux pieds. Maintenant, les moyens sont les ressources humaines qui sont le peuple. Le front ne signifie pas l’UFDG, l’UFR, ou un autre parti, c’est toute la nation guinéenne qui est concernée. Ce n’est pas une question d’ethnie ou de parti politique, mais c’est toute la nation qui se mobilise pour faire front contre une dictature sanguinaire et sanguinolente qu’incarne monsieur Alpha Condé.

Guineematin.com : au niveau du FNDC, on parle du peuple. Au niveau du RPG aussi, on parle du peuple. Finalement, le peuple c’est qui ? Est-ce que vous voyez la population se lever pour vous accompagner dans la lutte contre ce 3ème mandat ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : ce sont les forces vives de la nation qui constituent le front. Que ça soit les partis politiques, les syndicats, les ouvriers, les agriculteurs de Yomou, de Koundara, etc. tous sont concernés. Maintenant avec quelle méthode ? Alors, actuellement, il y a eu des fédérations du FNDC partout, même dans les villages. Il s’agit de venir expliquer à la population qu’est-ce que c’est que la constitution. C’est un outil du vivre ensemble. Voilà monsieur Alpha Condé veut s’accaparer aujourd’hui de cet outil pour tailler une constitution sur mesure, pour rester et maintenir un clan au pouvoir. Avec cette histoire de vice-présidence, c’est lui qui va désigner le vice-président. S’il est élu et son vice-président est élu, en cas de vacance du pouvoir, c’est le vice-président qui va prendre le pouvoir. Donc, c’est une façon de confisquer le pouvoir en Guinée.

Guineematin.com : en dénonçant ce projet de nouvelle constitution, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a reconnu avoir participé à la modification constitutionnelle de 2001 qui a permis au président Lansana Conté de briguer un troisième mandat. Cette sortie du chef de file de l’opposition guinéenne a suscité beaucoup de bruit à Conakry parce qu’il semble s’opposer aujourd’hui à ce qu’il a fait hier. Qu’en dites-vous ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : revenons d’abord à monsieur Lansana Conté qui n’avait pas de diplôme d’université comme le prétend monsieur Alpha Condé. C’est un soldat patriote qui est venu prendre le pouvoir le 03 avril 1984. C’est une histoire récente de la Guinée. Il a fait une transition pacifique avec son discours-programme du 22 décembre 1985. Il a orienté politiquement et économiquement la Guinée vers le libéralisme économique et politique où chaque citoyen est libre de créer son parti. Donc, monsieur Lansana Conté a une légitimité. Deuxièmement, à l’issue de ce pouvoir militaire, il a créé un conseil national de transition qui fait office de parlement. Ce parlement a préparé une constitution qui a été soumise à un référendum. C’est ce référendum qui a mis en place une constitution qui a donné naissance aux différentes institutions de façon pacifique.

Il s’est avéré que cette constitution ne verrouillait pas la limitation des mandats. Elle disait seulement deux mandats mais ne disait pas consécutifs ou non. Au terme de ça, des gens mal intentionnés se sont mobilisés pensant qu’en maintenant Lansana Conté sur place, ils pouvaient prendre la relève après. C’est des ambitions politiques personnelles. Par contre, monsieur Lansana Conté n’avait violé aucune loi à l’époque pour changer la constitution. Les bons esprits, dont mon père (Elhadj Boubacar Biro Diallo) qui était, à l’époque, président de l’Assemblée nationale, l’avaient conseillé de ne pas aller au-delà de ses deux mandats, de respecter et de passer le relai. Mais, d’autres n’ont pas entendu ça de bonnes oreilles.

Guineematin.com : vous avez parlé jusque-là de Lansana Conté, mais pas de Cellou Dalein Diallo, actuel président de l’UFDG, et qui était à l’époque ministre de Lansana Conté. Il avait, alors, soutenu le projet de troisième mandat pour Lansana Conté. Aujourd’hui, il s’oppose à un projet similaire pour Alpha Condé. Pourquoi cela ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : d’abord, je vous dis que monsieur Lansana Conté avait toute la légitimité qu’il faut pour modifier la constitution. En plus, cette constitution ne verrouillait pas le nombre de mandats présidentiels. C’était extensible et il pouvait revenir. Or, avec cette nouvelle constitution, on dit qu’on vient vers une 4ème République, monsieur Alpha Condé ne sera pas concerné puisque la constitution sur laquelle il a juré, avec laquelle il a géré le pays, puisque tous les actes de la République, il les fait au nom de la constitution, tous les décrets, toutes les décisions font allusion à la constitution. Même les contrats qu’il est en train de signer, il les signe au nom de la constitution. Donc, il ne peut pas dire aujourd’hui que cette constitution n’est pas bonne.

Et cette constitution, contrairement à celle de 2001, a mis un verrou sur le nombre de mandats présidentiels, elle a dit deux mandats non renouvelables. Donc, si Alpha Condé tente de changer cette constitution pour briguer un nouveau, il s’engage dans une logique de parjure. Et quand il se met dans l’illégalité, toutes les options sont sur la table.

Guinnematin.com : y compris un coup d’Etat ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : non ! Personne ne parle de coup d’Etat ici. Ce qu’il faut savoir, le peuple est souverain. On ne va pas empêcher le peuple de sortir dans la rue pour dire non, on ne veut pas d’une nouvelle constitution. Il ne s’agit pas de dire que nous, on va faire ce qu’on veut, les gens vont sortir manifester pour soutenir un 3ème mandat. Ceux qui vont sortir pour contester ce 3ème vont être jetés en prison ou violentés par les forces de défense et de sécurité. De toutes les façons, ce débat n’existe pas. Le FNFC est là pour verrouiller ce débat. On a autre chose à faire. Par exemple, on a les élections locales où les conseils des quartiers et les conseillers régionaux ne sont pas installés. Pourquoi ne pas terminer le processus électoral là, faire les élections législatives et présidentielles avant de parler d’un référendum constitutionnel ? Puisque parler de ce référendum, c’est aller du coq à l’âne. Monsieur Alpha Condé n’a pas achevé le processus électoral local et il veut aller à un processus électoral national.

Guineematin.com : l’argument des promoteurs d’une nouvelle constitution, c’est que l’actuelle constitution n’a pas été approuvée par le peuple, elle a juste été promulguée par le président de la Transition, le général Sékouba Konaté, alors qu’elle devait être soumise à un référendum. N’est-ce pas là un argument solide ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : cette constitution a été adoptée par le CNT qui était un organe consensuel qui faisait office de parlement. Le RPG était là, tous les partis politiques, les syndicats, la société civile et les leaders religieux. Il fallait sortir de la situation du 28 septembre qui a été un massacre que personne ne veut juger puisque tout simplement les complices ou les coupables sont encore dans la gouvernance de monsieur Alpha Condé. Il fallait sortir de là, et pour le faire, il fallait mettre une constitution en place mais limitant le nombre de mandats présidentiels. Une fois que le président a terminé son mandat, quelle que soit la République, il n’est plus concerné par une candidature présidentielle.

Aujourd’hui, si le RPG dit que cette constitution est mauvaise, ce que l’élection d’Alpha Condé est mauvaise, toutes les décisions qu’il a prises jusqu’à maintenant n’ont pas une légitimité. Donc, monsieur Alpha Condé doit savoir qu’à l’issue de ses deux mandats, il doit organiser des élections démocratiques et passer le relais. Personne ne va lui chercher des poux sur la tête, personne ne va venir le perturber. Si son rêve c’est d’être Mandela ou autre, il pourra le faire. A ce moment-là, il aura cette légitimité.

A suivre !

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Dr Koureissy Condé tranche : « nous sommes contre un 3ème mandat sous toutes ses formes »

23 mai 2019 à 18 06 00 05005

La question d’une nouvelle constitution continue d’alimenter la chronique en Guinée. C’est dans ce cadre que Dr Sékou Koureissy Condé, président de l’Alliance pour le Renouveau National (ARENA), a troisième mandat pour le président Alpha Condé. Toutefois, il affirme que le président Alpha Condé « a effectivement le droit d’organiser un referendum » pour soumettre une nouvelle Constitution au peuple de Guinée. C’était à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce jeudi, 23 mai 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son exposé de plus de 2 heures, Dr Koureissy Condé a donné la position de l’ARENA par rapport à la nouvelle Constitution, tant vantée par les partisans de la mouvance présidentielle. Selon l’ancien médiateur de la République, « nous avons entendu la déclaration de la mouvance présidentielle portant sur l’imminence de la présentation de l’introduction d’une nouvelle Constitution en République de Guinée. Et tant qu’on n’était pas arrivé à ce niveau, notre parti ARENA s’était imposé un devoir de réserve parce que le débat n’avait pas commencé et maintenant, comme le débat est ouvert, il appartient aux partis politiques de s’exprimer sur ce qui est de l’intérêt national… Le président de la République a effectivement le droit d’organiser un référendum, et ceci est inattaquable du point de vue Droit. Je ne suis pas supporteur, animateur ou promoteur d’une nouvelle Constitution, mais je parle de Droit. L’initiative référendaire appartient effectivement au président qui détient une partie de la souveraineté, s’il est légitimement élu », a souligné le directeur exécutif de l’ONG African Crisis Group.

Par la même occasion, Dr Koureissy Condé a fait une proposition aux acteurs politiques et sociaux pour, dit-il, éviter des crises qui vont conduire aux affrontements et à la violence. « L’ARENA propose la mise en place immédiate d’un organe consultatif, inclusif, ad hoc rapidement pour éviter les passions et les violences. Une structures capable de dire aux guinéens, vos représentants au niveau d’un organe consultatif se sont rassemblés, étudiés, élaborés et adoptés une nouvelle Constitution dont voici le contenu. Et, je dis ARENA aura des propositions à faire dans ce sens parce que nous recommandons la mise en place d’un régime parlementaire en République de Guinée », a fait savoir le leader de l’Alliance pour le Renouveau National.

S’agissant d’un éventuel troisième mandat pour l’actuel régime, Dr Sékou Koureissy Condé et son parti restent catégoriques. « Nous sommes contre un troisième mandat sous toute ses formes et que la question ne se posait pas à notre niveau. Nous ne voulons pas d’une présidence à vie. Nous voulons un changement de régime en 2020. Notre objectif était de clarifier notre non-alignement », a martelé l’activiste de la société civile.

En outre, Sékou Koureissy Condé a lancé un appel aux acteurs politiques et sociaux sur la pertinence d’organiser des campagnes de sensibilisation pour préserver la paix. Pour lui, on n’impose pas un référendum, mais on l’organise.

Pour finir, le président de l’ARENA soutient qu’il va se battre pour défendre la justice, l’Etat de Droit et les valeurs démocratiques, mais aussi pour le respect des Droits de l’Homme.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Labé : l’installation de l’antenne régionale du front national pour la défense de la constitution

23 mai 2019 à 16 04 05 05055

L’antenne régionale du front national pour la défense de la constitution (AR-FNDC) a été installée officiellement ce jeudi, 23 mai 2019, à Labé sous la présidence effective du responsable des opérations du bureau national de la structure, Ibrahima Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La cérémonie a regroupé au siège de l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Tata II, dans la commune urbaine plusieurs responsables locaux d’organisations de la société civile et des partis politiques de l’opposition guinéenne comme le mouvement Osons Oser, la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), l’Organisation Guinéenne pour la Défense des Droits de l’Homme (OGDH), l’association des auditeurs, Villageois 2.0, l’association des jeunes de mosquée, l’association des jeunes de Pounthioun et JPADEC.

A côtés de ces structures de la société civile locale, on notait aussi la présence des représentants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), l’Union des Forces Républicaines (UFR), le MoDel et le Bloc Libéral (BL).

Il est revenu au délégué du bureau de la coordination du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Ibrahima Diallo, responsable des opérations de prendre le premier la parole pour décliner les termes de références des antennes du FNDC dans les préfectures de l’intérieur et à l’extérieur de la Guinée.

« Chaque antenne du FNDC est dotée de deux organes. Il y a d’abord la cellule de réflexion et orientation stratégique. Cette cellule est composée des premiers responsables des entités membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et des élus du peuple qui se sont prononcés contre le 3ème mandat. Elle est présidée par le coordinateur local du FNDC. Elle donne des orientations stratégiques pour la bonne marche des actions du Front National pour la Défense de la Constitution au niveau local. Le fonctionnement de cette cellule (réunions ordinaires et extraordinaires) sera défini par les membres lors de la première réunion de ladite commission. Ensuite, il y a la coordination locale du FNDC structurée comme suit : le coordinateur, la commission mobilisation et organisation, la commission administrative, la commission communication et information, la commission opérations » a-t-il indiqué avant de préciser que «le coordinateur du FNDC est issu des organisations de la société civile et toutes les commissions seront présidées par un acteur de la société civile secondé par un représentant des partis politiques».

Ainsi, une antenne locale composée de la manière suivante a été présentée à la presse :

Coordinateur régional : Mamadou Habib Bah du mouvement Osons oser ; président commission administrative : Sally Bilaly Sow de l’association Villageois 2.0 ; président commission mobilisation et organisation : Alghassimou Lamine Diallo de la PCUD ; président commission communication et information : Oumar Sadio Diallo, journaliste ; président commission opérations : Thierno Abdourahmane Diallo du syndicat des conducteurs de taxi-motos.

Après la présentation de la composition de la coordination locale et des différentes commissions d’appui, le délégué de Conakry, Ibrahima Diallo a repris la parole pour donner de larges informations sur le dernier développement de l’actualité nationale. A ce sujet, il a fait bref rappel des péripéties qui ont meublé la vie du FNDC, de sa création à ce jour avant de poursuivre : « c’est pour autant vous dire que vous devez vous engager et assurez-vous qu’il y a des gens qui sont derrière vous. Partout où un militant de la démocratie, un militant du FNDC est arrêté, rassurez-vous que la personne ne fera pas 2 semaines en prison. Il y a des avocats qui se sont constitués volontairement tous les citoyens membres du FNDC qui sont injustement arrêtés par le pouvoir de Conakry. Il faut que nous soyons plus que jamais déterminés à défendre notre constitution, parce que c’est notre avenir qui est en jeu » a-t-il ajouté.

A leurs tours, les représentants des partis politiques présents à la cérémonie ont réitéré leur engagement indéfectible à participer activement à la mise en œuvre des programmes du FNDC dans Labé et ses environs.

De son côté, le député uninominal de Labé, honorable Mamadou Cellou Baldé a tenu à préciser que le FNDC a un seul objectif commun. Celui de défendre la constitution guinéenne, de manière à empêcher tout maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020.

Avant de lever la séance, le délégué de Conakry, Ibrahima Diallo a invité la coordination de Labé à coordonner et superviser l’installation des antennes dans toutes les préfectures de la région.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Cellou Dalein sur les conseils de quartiers et de districts : « des auxiliaires précieux pour la fraude électorale »

22 mai 2019 à 21 09 19 05195

L’opposition républicaine ne digère toujours pas l’éternel retard qui est en train d’être accusé dans la mise en place des conseils de quartiers et de districts. Et, au sortir d’une plénière qu’elle a tenu ce Mercredi, 22 Mai 2019, au QG de l’UFDG, les opposants au régime d’Alpha Condé ont réitéré leur engagement à lutter pour le respect de la loi en la matière, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le chef de file de l’opposition guinéenne et président de l’UFDG qui a fait l’annonce. Avec un ton ferme, Cellou Dalein Diallo a fait savoir que l’opposition républicaine est déterminée à conduire ce combat jusqu’au bout.

« Nous allons exiger que la loi soit appliquée en ce concerne la mise en place des conseils régionaux, des conseils de quartiers et de districts. Comme ils ont perdu même avec les faux résultats, ils savent qu’ils vont perdre beaucoup de quartiers. Or, comme ça ce sont des auxiliaires précieux pour la fraude électorale, à l’occasion des élections nationales, ils ont décidé tout simplement de ne pas mettre en place ces conseils. Alors que la loi est claire, c’est quinze (15) après l’installation des exécutifs des conseils communaux qu’on devrait mettre en place les conseils de quartiers et de districts », a indiqué le leader de l’UFDG.

Or actuellement, ajoute le chef de file de l’opposition guinéenne, c’est 100% des districts et des quartiers qui est dirigé par des gens nommés par le RPG. « Ils ne veulent pas que cette situation change. L’opposition républicaine réitère son engagement à exiger, à obtenir par tous les moins légaux, le respect de la loi. Ce n’est pas une concession, on demande que la loi soit appliquée. Et, monsieur Alpha Condé ne veut pas », a conclu Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Cellou Dalein : « Nous sommes déterminés à barrer la route à Alpha Condé… »

22 mai 2019 à 18 06 03 05035

Ce mercredi, 22 mai 2019, l’opposition républicaine a organisé une plénière au QG de l’UFDG, à Hamdallaye CBG, dans la commune de Ratoma. Au cours de cette rencontre, les opposants au régime Alpha Condé ont réaffirmé leur ferme détermination à s’opposer à tout projet de nouvelle constitution ou un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen. C’est le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, qui a fait le compte rendu devant la presse, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Tout d’abord, Cellou Dalein Diallo a précisé que l’opposition républicaine a fait une analyse de la récente déclaration du RPG arc-en-ciel. Une déclaration relative au soutien du parti présidentiel à un troisième mandat pour Alpha Condé. « Nous appelons cela un coup d’Etat constitutionnel », a dit le chef de file de l’opposition guinéenne, tout en faisant savoir que tous les partis de l’opposition républicaine sont membres du FNDC (front national pour la défense de la constitution).

Et, à ce titre, poursuit le leader de l’UFDG, « la déclaration rendue public hier au siège du PCUD au nom du FNDC est nôtre. Cette déclaration a exprimé nos points de vu ; et, nous n’avons pas eu besoin de rédiger une autre ».

A en croire Cellou Dalein Diallo, l’opposition républicaine est plus que jamais déterminée à faire obstacle et combattre toute idée de troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen.

« Nous sommes déterminés à barrer la route à monsieur Alpha Condé dans sa velléité de s’octroyer une présidence à vie. Et, nous sommes en train de nous organiser pour y faire face. Et croyez-moi, (…) parce que j’ai rarement vu un consensus aussi large que celui contre le troisième mandat, nous allons refuser, le peuple de Guinée va refuser toute modification ou remplacement de notre actuelle constitution qui comporte un verrou solide de limitation de mandat », a indiqué Cellou Dalein Diallo, tout en précisant que toutes les actions de l’opposition républicaine s’inscrirons désormais dans le cadre du combat du FNDC.

Pour le chef de file de l’opposition guinéenne, « Alpha Condé veut s’octroyer une présidence à vie, alors que toute sa gestion est tournée vers l’enrichissement effréné de son clan. Un clan qui continue à s’enrichir sur le dos du peuple. Et, c’est ce clan qui veut continuer à confisquer les ressources publiques qui parle de troisième mandat ».

Mamadou Baïlo Keïta pourGuineematin.com

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Aéroport de Conakry : vers la signature d’un accord de gestion entre la Guinée et ses partenaires ?

22 mai 2019 à 17 05 32 05325

La Guinée est en bonne voie pour trouver un accord avec Aéroports de Paris (ADP) autour de la mise en place d’une concession à long terme de l’aéroport de Conakry. Des discussions ont eu lieu dans ce sens depuis quelques mois à Conakry, entre Aboubacar Sylla, ministre d’Etat en charge des Transports et les représentants d’ADP, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après le coup de balai de janvier 2019, qui a permis d’écarter Oulaba Kabassan Kéita, soupçonné de détournement de 4 milliards de Francs Guinéens, une nouvelle équipe a été installée à la tête de la direction générale de la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC). Ce présumé détournement avait empoisonné les relations entre la Guinée et les partenaires français (Agence Française de Développement, Aéroports de Paris et la Chambre de Commerce de Bordeaux).

Désormais, l’on semble s’acheminer vers un accord entre les deux parties. Selon nos confrères de Jeune Afrique, « si rien n’a encore été officialisé, un accord semble en bonne voie depuis ces derniers jours entre Aéroports de Paris (ADP), dont les opérations internationales sont dirigées par Fernando Echegaray, et les autorités guinéennes, représentées par Aboubacar Sylla, ministre des Transports ».

Pour rappel, Aéroports de Paris, gestionnaire depuis 1992 de la Société de Gestion et d’Exploitation de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC), dont il est actionnaire à 29 % (aux côtés de l’Agence française de développement, AFD), avait proposé de reprendre complètement en main l’infrastructure, qui fut son premier contrat de management à l’étranger. Sa concession court jusqu’en novembre 2019, ajoute la même source.

Il reste à savoir si cette « embellie » pourra faire oublier les soupçons de détournement qui pèsent sur l’ancien DG de la SOGEAC. En tous les cas, il aura fallu beaucoup d’efforts, de concessions et de pressions pour qu’on sorte de la cacophonie née du présumé détournement de 4 milliards de francs guinéens au détriment de la SOGEAC.

Les partenaires français, très remontés, avaient tapé du poing sur la table pour que cette affaire soit tirée au clair, même si un certain flou règne actuellement sur le remboursement ou non des montants supposés avoir été détournés.

Aux dernières nouvelles, un huissier de justice, muni d’une sommation interpellative de payement, avait été commis à cette tâche.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Mobilisation contre un 3ème mandat en Guinée : Labé installe une antenne du FNDC

22 mai 2019 à 8 08 21 05215
image d’archive

Déterminés à préserver les acquis démocratiques chèrement conquis sous le régime de la junte militaire du CNDD avec plus de 150 morts, les Guinéens s’élèvent de plus en plus contre la volonté du régime Alpha Condé d’instaurer une nouvelle dictature et de s’éterniser au pouvoir.

La déclaration du parti présidentielle, le RPG arc-en-ciel, le samedi dernier, a prouvé à ceux qui étaient encore dubitatifs sur la volonté du chef de l’Etat actuel à rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat constitutionnel, en 2020. Ce qui motive ceux qui hésitaient encore à s’inscrire dans la dynamique de la lutte contre un changement de la Constitution à se lever. C’est le cas de nos compatriotes de la Cité de Karamoko Alpha Mo Labé qui annoncent l’installation d’une antenne du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le tout premier communiqué du FNDC-Labé :

FNDC : Labé installe son antenne préfectorale ce jeudi

Suite à l’invite lancée, le 03 avril 2019 lors de l’acte de naissance du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), « appelant les Guinéennes et Guinéens à la mobilisation en vue d’une farouche opposition au troisième mandat par une manœuvre de quelques individus véreux (…) » et la nébuleuse déclaration du Bureau Politique National du RPG arc-en-ciel à son siège, ce samedi 17 mai 2019, demandant ouvertement au Président de la République de doter le pays d’une nouvelle Constitution « avant la fin de son second » et dernier mandat, les acteurs de la société civile, les partis politiques, syndicats et mouvements associatifs de Labé au terme de plusieurs réunions de concertation ont décidé de mettre en place l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Labé en vue de s’opposer catégoriquement à toute tentative funeste du Président Alpha Condé de rester au pouvoir au-delà du 21 décembre 2020.

Considérant que les conséquences qui découleront de ce projet macabre et anticonstitutionnel seront INDESCRIPTIBLES tant au niveau national que sous-régional, l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Labé demande :

● A Monsieur le Président de la République, Pr. Alpha Condé d’abandonner toute initiative de s’éterniser au pouvoir ;
● Aux autorités régionales, préfectorales et communales d’observer la neutralité absolue que leur impose la loi ;
● Aux Citoyennes et Citoyens de la Préfecture de Labé de rester vigilant, de se tenir prêt pour répondre aux différents mots d’ordres et de rester loin de tout genre de provocation ;
En fin, nous invitons la presse locale, ce jeudi 23 mai 2019, au siège de l’antenne préfectorale du FNDC-Labé, situé dans le quartier Tata I, au lancement officiel de nos activités afin de barrer la route à toutes les velléités révisionnistes dont leur unique objectif est de saper l’unité, la démocratie et la cohésion sociale.

Labé, le 21 mai 2019

Le Coordinateur

Mamadou Habib Bah

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La Guinée épinglée par le FMI : « je n’ai jamais vu un document d’une telle sévérité »

21 mai 2019 à 15 03 44 05445

En réponse à la déclaration du RPG Arc-en-ciel, annonçant soutien à l’idée d’une nouvelle Constitution, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) s’est réuni ce mardi, 21 mai 2019, au siège de la PCUD. Le FNDC en a profité pour marquer son désaccord contre le projet de nouvelle Constitution. Sidya Touré, président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) et membre du FNDC, a tiré à boulets rouges sur la gouvernance Alpha Condé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de l’UFR s’est une fois encore attaquée à la manière dont la Guinée est gérée par le régime actuel : drame de Dabondy 3 et surtout le dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI) qui épingle notre pays. « Ces derniers jours, vous avez été témoins dans les quartiers de Dabondy et autres, du désarroi de nos populations. Je ne sais pas combien d’enfants ont perdu la vie par l’incapacité, l’incurie d’un gouvernement qui ne sait même plus où est-ce qu’il va. Vous avez vu ces derniers jours, il n’y a pas un seul quartier où les jeunes gens n’ont pas allumé les ordures pour protester contre le manque d’électricité et surtout l’insalubrité à tous les niveaux. Vous tournez le dos à tout cela vous regardez ce que le Fonds Monétaire International (FMI) vient de délivrer comme message à notre pays. Ça faisait 40 ans que je travaillais avec ces institutions. Je n’ai jamais vu un document d’une telle sévérité qui vous indique clairement qu’on ait tant de voleurs. Ce n’est pas nous, c’est le Fonds qui a écrit », déclare l’opposant.

L’ancien Premier ministre estime que quand on est dans un système de ce genre, « on ne vient pas s’arrêter devant les gens pour dire : Oui, il faut me laisser ici jusqu’à ce que je meurs. Nous n’accepterons pas cela. C’est ce que nous sommes venus réaffirmer et le moment venu, les guinéens seront en face de ceux qui pensent qu’ils sont capables de faire en sorte que 12 millions de guinéens vivent permanemment dans la misère pour simplement sauver un seul individu », insiste Sidya Touré.

Sur la question du 3ème mandat ou de la nouvelle Constitution, le leader de l’UFR a ironisé en rappelant un adage malinké : « Quand un chasseur a la toux, ce n’est pas la peine de prier pour qu’il ne gagne pas un animal. Il n’en gagnera jamais, puisqu’il va tousser lui-même… C’est Alpha Condé lui-même qui a dit ici, à la télévision, à la radio, aux journalistes sénégalais, que s’il y a référendum, ce qu’il y a troisième mandat. C’est lui qui l’a dit, ce n’est pas nous. Donc, on ne peut pas revenir aujourd’hui nous dire non, on n’a pas demandé ceci, on n’a pas demandé cela », a fait savoir l’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Affaire 3ème mandat : l’opposition demande une intervention dissuasive de la CEDEAO, de l’UA, l’UE et de l’ONU

21 mai 2019 à 13 01 40 05405

Déclaration : Devant l’échec cuisant de la tentative de manipulation et d’instrumentalisation des populations guinéennes, dans les préfectures de la Basse Guinée et à Kouroussa en Haute Guinée, par certains cadres opportunistes et démagogues, en vue du dangereux projet de ‘’Présidence à Vie’’, que le Président Alpha CONDE veut s’offrir au mépris de la volonté du vaillant Peuple de Guinée, le RPG Arc- En-Ciel sort enfin du bois, ce samedi 18 mai 2019.

En déclarant officiellement son implication dans la forfaiture politique que de vils ‘’stratèges’’ peinent à présenter comme un référendum, qui déguise mal le Coup d’Etat en préparation, le RPG vient de reconnaître, à la face du monde son incapacité à trouver en son sein des cadres d’envergure face au défi d’une alternance apaisée. Mais aussi il vient de se renier devant l’histoire, au regard de l’adoption de la Constitution de mai 2010, par ses propres représentants, au sein du Conseil National de Transition (CNT).

Ce développement qui ne surprend guère, apparaît comme un évident signe de panique, devant la détermination des démocrates réunis au sein du FRONT NATIONAL pour la DÉFENSE de la CONSTITUTION (FNDC) pour empêcher, par toutes les voies légales et pacifiques, toutes tentatives de remise en cause des acquis démocratiques Guinée. Il est aussi la preuve que, devant l’inefficacité de la répression policière et judiciaire contre les défenseurs de la Constitution, et devant l’échec annoncé du rêve d’une ‘’Présidence à Vie’’,M. Alpha CONDE veut désormais passer à la seconde phase de son plan diabolique ; celle de la préparation de ‘’l’affrontement’’ auquel il appelait ‘’ses partisans’’, le 24 mars 2019. Déjà, le 30 avril dernier à Kankan, certains des ‘’partisans’’ du Président Alpha CONDE ont répondu à cet ignoble appel à ‘’l’affrontement’’, en s’attaquant violemment à de paisibles membres du FNDC, faisant des blessés graves et des dégâts importants.

C’est donc pour accomplir cette forfaiture, que des cadres du RPG, qui tirent le maximum d’intérêts personnels du régime actuel, viennent dans l’arène, en renfort aux membres véreux d’un système incapable d’apporter le moindre bonheur à notre Peuple, depuis son avènement. Car le seul objectif de ce referendum est de perpétrer la gabegie financière absolue au sommet de l’Etat. Ces cadres n’éprouvent donc aucun scrupule à s’associer en vue de pérenniser leur hégémonie dans la souffrance de nos braves populations, à travers un hypothétique 3ème Mandat, qu’on veut présenter maintenant dans un nouvel emballage ironiquement rebaptisé ‘’référendum’’ ou ‘’nouvelle constitution’’. Aveuglés par le gain facile et poussés par l’hypocrisie vers des risques qu’ils savent évidents, ces cadres et leur mentor, qui est le seul à ne pas réaliser qu’il se trompe de temps et de lieu, assumeront entièrement, le moment venu, les conséquences de leurs actes.

Le FNDC, résolu et fidèle à son idéal de démocratie, ne cèdera pas un pouce de répit à tous ceux qui voudront voler à notre Peuple sa dignité, par cynisme et par excès. Ce que l’armée nationale a cédé en 2010 au nom de la paix et de la cohésion sociale, ne sera pas indûment et impunément accaparé par un groupuscule de civils apatrides, pour des intérêts égoïstes.

Le FNDC rassure le Peuple de Guinée que le mauvais ‘’produit’’ que les ennemis de la nation appellent fébrilement référendum ne passera pas, quel que soit l’emballage dans lequel ils voudront le déguiser, même dans celui en or. Car il s’agit d’un produit malsain, toxique, donc dangereux pour les populations guinéennes.

Dans la grave crise qui s’annonce malheureusement pour notre Pays et pour la sous-région, le FNDC appelle tous ses démembrements, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ainsi que l’ensemble du Peuple de Guinée, à la mobilisation pour que tous soient prêts à relever le défi de la défense de notre Constitution, celle de mai 2010, que des fossoyeurs, au cynisme sans égal, veulent saper sur l’autel de leurs ambitions égoïstes, quitte à plonger le Pays et la sous-région dans le désarroi.

Le FNDC appelle les Forces de Défense et de Sécurité, à se tenir du côté du Peuple, à l’image de leurs pairs du Soudan, de l’Algérie et du Burkina Faso, face à quelques individus mal intentionnés, qui veulent forcer le destin par un Coup d’Etat constitutionnel dommageable pour notre Pays.

Le FNDC lance un nouvel appel, à la communauté internationale, notamment à la CEDEAO, à l’UA, à l’ONU et l’UE, en vue d’une intervention dissuasive auprès de M. Alpha CONDE, pour qu’il renonce à son dangereux projet de 3ème Mandat ou de présidence à vie, pendant qu’il est encore temps.

Pas de 3ème Mandat, Pas de Référendum, Pas de Coup d’Etat civil, Pas de glissement de Mandat.

Conakry, 21 mai 2019

La Coordination Nationale

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Environnement : le ministre Oyé Guilavogui veut réactiver la « Loi Fria »

21 mai 2019 à 11 11 31 05315
Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement

Dans les temps, il existait en Guinée une loi dite « Loi Fria » qui constituait un repère en matière de développement environnemental. Cette loi consistait à planter un arbre à chaque fois qu’on veut célébrer son mariage ou bien faire le baptême de son enfant. L’actuel ministre en charge de l’Environnement entend réactiver prochainement cette loi. Oyé Guilavogui l’a annoncé au cours d’une conférence de presse qu’il a animée hier lundi, 20 mai 2019 à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est pour restaurer le couvert végétal guinéen fortement dégradé que le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Oyé Guilavogui, a affiché son ambition de réactualiser la « Loi Fria ». Une loi qui voudrait que tous les Guinéens participent au reboisement de notre pays.

« La loi voudrait que quand tu as un baptême dans ta famille, tu plantes un arbre. Si tu dois te marier ou un mariage doit se passer chez toi, tu dois aussi planter un arbre », a expliqué le ministre.

Oyé Guilavogui estime que l’échec de cette loi par le passé est dû au manque de suivi dans son exécution. « Il n’y avait aucun mécanisme de contrôle et de suivi de l’exécution de cette loi sur le terrain. C’est pourquoi elle a échoué ».

Il indique que les cadres de son département sont actuellement en train de retravailler le texte qui sera ensuite soumis au Parlement. « Sa préparation n’est pas terminée, mais elle sera finalisée et on va la défendre à l’Assemblée nationale. C’est une très bonne idée. Il faut que tout le monde participe au reboisement de la Guinée parce que nous sommes menacés », a dit le ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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