Kindia: des édifices publics démolis en prélude à la fête de l’indépendance

21 mars 2019 à 20 08 27 03273

La démolition de certains édifices publics en prélude aux préparatifs de la fête tournante de l’indépendance nationale a débuté hier mercredi, 20 mars 2019, à Kindia. La démarche vise à dégager les lieux pour permettre le démarrage des travaux de réalisation des infrastructures pour la fête tournante de 2019 dans la région, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Les opérations de démolition de certains édifices publics qui viennent d’être lancés se poursuivent à Kindia. Du commissariat de police à la gendarmerie départementale en passant par la sûreté et la gendarmerie régionale, tout a été détruit. Au commissariat central de police, par exemple où la plupart des bagages ont déjà été transportés du côté du nouveau commissariat situé à Damakania, c’est face à un capharnaüm qu’on se retrouve.

Kaba Konaté, chef section Architecture et Construction à la Direction Préfectorale de l’Urbanisme et Habitat de Kindia, interrogé par notre reporter, est revenu sur les raisons de la démolition des bâtiments. « Nous avons reçu une mission de la présidence le samedi passé, de la SONAPI. Ils sont venus nous informer de passer l’alerte au niveau des services concernés pour la reconstruction de leurs bureau set de leur logement. Cela a commencé par la gendarmerie départementale, le logement du commandant.

De là-bas, la gendarmerie régionale et le logement du commandant ; le commissariat central et le logement du commissaire central ; la maison des jeunes et le marché central de Kindia ; la direction de la sûreté et son logement. Ce sont les services des chantiers qui ont été visités pour les alerter afin qu’ils libèrent les coins pour que les travaux continuent. La machine qui est venue a commencé par le commissariat central de Kindia. Cela s’est très bien passé », a dit Kaba Konaté.

Le transport des engins sous scellés pose un sérieux problème. Des voitures en mauvais état sont garées sur les trottoirs, non loin du tribunal et de la gendarmerie. Des sources concordantes indiquent la détection de 26 grenades et de 19 chargeurs de fusils de guerre datant de l’époque coloniale.

Ce programme d’infrastructures, envisagé par l’Etat, est apprécié par la plupart des services concernés. Mais, les citoyens se trouvent être affectés dans leurs activités.

Kadiatou Touré, marchande en face de la résidence du commissaire central de la police à Caravansérail apprécie l’initiative mais invite le gouvernement à leur trouver d’autres places ailleurs. « Nous avons fait le commerce ici pendant plus de 20 ans. Dieu merci, le gouvernement a demandé de libérer ici aujourd’hui pour travailler. Nous avons accepté. Nous leur demandons de trouver des places pour travailler afin de nourrir nos familles. On n’a pas où aller », précise-t-elle.

Thierno Safayiou Sow, vendeur dans une boutique collée au commissariat, se dit surpris du programme de déménagement. « Nous sommes près de 5 boutiquiers touchés par cette opération. Ce matin, nous avons vue une équipe entrain de démolir le commissariat de police. Par surprise, ils nous disent qu’ils vont casser nos places collées dans les locaux dudit commissariat. Nous sommes dans ça. Il n’y a pas eu d’avertissement. Nous sommes entrain de sortir nos marchandises à la hâte. Des fois, on perd même certains biens. On se demande que faire », a dit le marchand.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Les législatives en fin 2019 ? « Entre l’ambition et la réalité, c’est là qu’il faut voir », dit Bano Sow

21 mars 2019 à 19 07 53 03533

Quelques mois après sa mise en place, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a initié une série de rencontres avec les acteurs politiques guinéens, toutes mouvances confondues. Pour la journée de ce jeudi, 21 mars 2019, la CENI a conféré avec l’opposition républicaine et la coalition pour la rupture, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, plusieurs points ont été débattus au cours de cette rencontre. Joint au téléphone dans la soirée de ce jeudi, Abdoulaye Kourouma, président du RRD (Rassemblement pour la Renaissance et le Développement), membre de l’Opposition Républicaine, est revenu sur ce dont il a été question.

« Nous avons parlé des futures élections législatives, du fichier électoral, de la subvention à accorder aux partis politiques, de la représentation des partis politiques dans les démembrements de la CENI, de l’utilisation de l’électronique pendant les élections. Ce sont les points essentiels débattus, a expliqué ce membre de l’Opposition Républicaine.

A la question de savoir si une date pour les législatives a été évoquée, Abdoulaye Kourouma a dit qu’il n’en a pas été question.

Pour sa part, Bano Sow, un des vice-présidents de la CENI, joint au téléphone, a confirmé la tenue de la rencontre. « La CENI a rencontré des groupes de partis politiques. Aujourd’hui, c’était avec le groupe de Dr Faya Millimouno et l’Opposition Républicaine. Les autres seront reçus très prochainement ».

Pour ce qui est d’une éventuelle tenue des élections législatives 2019, Bano Sow dit que le président de la CENI, interrogé à ce sujet, a plutôt relativisé. « Il a relativisé. Il n’est pas seul à décider, la CENI n’est pas seule à décider des élections. Le président a dit à la fin que c’est l’ambition de la CENI. Mais, entre l’ambition et la réalité, c’est là qu’il faut voir », a dit l’un des vice-présidents de l’institution électorale.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 9 17

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Un élève tué par balle à Dubreka : les explications du maire de la ville

21 mars 2019 à 19 07 24 03243

Le meurtre d’un élève, tué par balle au cours d’une manifestation hier, mercredi 20 mars 2019, continue de faire couler encre et salive à Dubreka. Alors que la préfecture a annoncé l’ouverture d’une enquête par le Procureur, le maire de la commune urbaine indique que c’est une balle perdue qui a touché la victime. Il l’a dit lors d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce jeudi 21 mars 2019.

Selon Elhadj Alsény Bangoura, il n’était pas à Dubreka au moment des faits. « J’étais à Conakry pour assister au congrès de l’association des maires de Guinée. C’est dans la salle des congrès qu’on m’a appelé pour me dire qu’il y avait des remous. Donc, j’ai appelé mes adjoints pour qu’ils prennent des dispositions en vue de faire en sorte qu’il y ait de l’apaisement, qu’on puisse prendre des dispositions pour élucider le problème et pour voir qu’est-ce qui s’est réellement passé ».

C’est ainsi, dit-il, que les forces de l’ordre ont été appelées à venir canaliser les manifestants. Et, c’est dans ce contexte que le jeune Amadou Soumah, élève en classe de 8ème année, qui rentrait de l’école, a été fauché par une balle. « C’est très malheureux qu’un tel incident ait abouti à un mort, un élève surtout. Ce qu’on m’a dit, il y a deux ou trois jours, on a découvert un cadavre dans le quartier Tersè, un conducteur de moto-taxi. Et donc, la commune a été informée, nous avons pris des dispositions pour faire l’enterrement et rechercher les parents du cadavre.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Le lendemain, les conducteurs de motos-taxis ont retrouvé un voleur, disons de moto. Alors, ils l’ont transféré à la brigade de recherche. L’autorité de là-bas était en train de faire des investigations, mais c’est après ça que les conducteurs de motos-taxis se sont révoltés pour dire qu’il faut qu’on leur remette le monsieur pour qu’il soit lynché. Donc, la brigade de recherche n’a pas accepté.

Alors, les gens ont commencé à jeter des pierres. Ils avaient même la volonté d’incendier le bureau. Alors, c’est dans ça que les forces de l’ordre, je crois, ont voulu se défendre. C’est dans ça qu’un jeune revenant de l’école a trouvé la mort. (…) Il y a des élèves qui revenaient de l’école. Ça a donc été une balle perdue qui est allée tomber sur un jeune qui n’en était pour rien », a expliqué l’autorité communale.

A rappeler que les locaux de la brigade de recherche de Dubreka ont été vandalisés par les manifestants qui voulaient récupérer le présumé voleur de moto pour le lyncher. Le calme est revenu à Dubreka, mais des pick-up de la gendarmerie sont toujours postés en nombre à l’endroit où a eu lieu la manifestation.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Débat sur un 3ème mandat pour Alpha Condé : « avec une nouvelle Constitution, il sera à son premier mandat »

21 mars 2019 à 17 05 28 03283

Ce n’était un secret pour personne. Alhoussény Makanéra Kaké est bien favorable à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Il a réitéré sa position en conférence de presse ce jeudi, 21 mars 2019, à Conakry. Pour cela, le président du FND souhaite l’élaboration d’une nouvelle Constitution, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

La Constitution actuelle sur laquelle Alpha Condé a prêté serment lors de sa prise de pouvoir et qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels, n’est pas l’émanation du Peuple. C’est l’un des arguments d’Alhoussény Makanéra Kaké pour justifier sa position favorable à une modification constitutionnelle. « La Constitution de 2010 a consacré le poste de Premier ministre, mais est-ce que notre Premier ministre est un chef de gouvernement comme la Constitution l’a dit ? Il ne peut nommer ni révoquer, ça pose une question fondamentale.

S’il y a des gens qui sont pour cette Constitution, il faut qu’ils sachent qu’il y a d’autres guinéens qui veulent d’une nouvelle Constitution. Lorsque nous prenons cette Constitution, aucun juriste ne peut nous convaincre que cette Constitution a été établie d’une manière démocratique. Il y a trois manières d’établir une Constitution : soit la manière autoritaire, soit semi-autoritaire ou démocratique. Dans l’élaboration démocratique d’une Constitution, on commence d’abord par élire l’Assemblée constituante.

C’est le peuple qui lui confère ce droit de rédiger une Constitution. Lorsqu’elle est rédigée, cette Constitution est soumise au même peuple pour l’adopter. Ni l’un, ni l’autre cas n’ont été respectés avec la Constitution de 2010. Ce qui par contre, ne peut nullement pas nous amener à dire que cette Constitution est démocratique », soutient l’ancien ministre de la communication.

Il poursuit son argumentaire en relevant des insuffisances dans la Constitution actuelle. « Aujourd’hui, notre Premier ministre n’est pas chef de gouvernement. C’est écrit mais il ne peut révoquer, ni nommer, donc il n’est pas chef de gouvernement. Deuxième aspect, l’équilibre du pouvoir : lorsque vous prenez la loi des finances par exemple. Si vous prenez l’article 76 de notre Constitution, il dit que si la loi des finances n’est pas adoptée par l’Assemblée nationale, le président peut prendre un décret pour mettre en vigueur cette loi de finance », a fait remarquer Makanéra Kaké.

C’est pour corriger toutes ces « insuffisances », indique le président du parti FND, qu’il souhaite l’élaboration d’une nouvelle Constitution. Toute chose qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat. D’où la division des Guinéens sur la question. « Notre volonté, ce n’est pas l’alternance seulement, nous voulons l’alternative. J’ai entendu les gens dire troisième mandat, je suis contre parce que je suis républicain. Troisième mandat, la Constitution s’y oppose, ce n’est même pas les leaders.

Je suis pour l’élaboration d’une nouvelle Constitution. Si cette nouvelle Constitution est élaborée, si Alpha Condé est candidat, il sera à son premier mandat avec la nouvelle Constitution. Si demain le peuple de Guinée adopte par voie de référendum une nouvelle Constitution qui lui permet d’être candidat, nous, nous allons l’obliger, même s’il ne veut pas », a lancé Alhoussény Makanéra Kaké.

Il souligne à ce sujet que tous les leaders politiques qui s’opposent à un troisième mandat pour Alpha Condé, ont tous été Premier ministre de Lansana Conté pendant que ce dernier était à son troisième mandat à la tête de la Guinée.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Mise en place du Tribunal de commerce : ce qu’en dit Chérif Abdallah du GOHA

21 mars 2019 à 16 04 00 03003

La Guinée a mis en place son premier tribunal de commerce ce mercredi, 20 mars 2019 à Conakry. Interrogé sur le sujet, Chérif Mohamed Abdallah Haidara, président du groupe organisé des hommes d’affaires(GOHA), s’est félicité de la mise en place de ce tribunal.

« L’initiative de la mise en place du tribunal de commerce de Guinée mérite d’être encouragée non seulement auprès de nos autorités mais aussi auprès des partenaires techniques et financiers pour son bon fonctionnement. C’est quelque chose de très important dans le milieu des affaires en République de Guinée.

Ce tribunal doit juger les litiges commerciaux et économiques dans les industries, banques, assurances, commerce etc. Le GOHA a des juges consulaires au sein de ce tribunal. La seule différence entre ce tribunal et la chambre d’arbitrage, est le fait que la chambre arbitre le plus souvent et règle les problèmes à l’amiable », a-t-il entamé.

Selon lui, si ces deux structures fonctionnent normalement, cela va favoriser l’environnement des affaires dans le pays. «Tous les opérateurs économiques doivent savoir que désormais que nous avons l’outil qui peut nous aider à trouver des solutions à beaucoup de nos problèmes. C’est pourquoi le GOHA est carrément dedans.

C’est un honneur pour tous les membres de notre organisation à l’intérieur comme à l’extérieur de la Guinée. Ce tribunal peut permettre aux opérateurs économiques d’exercer leurs activités en toute liberté et en toute assurance parce qu’ils sont désormais protégés par la justice(le tribunal de commerce et la chambre d’arbitrage)», a-t-il indiqué.

Avant de terminer, le président du GOHA a informé tous les opérateurs économiques, la chambre du commerce international (ICC) dont il est le représentant en Guinée, le bureau du système de certification international qu’il représente en Afrique que désormais le GOHA fait partie du tribunal du commerce et la chambre d’arbitrage de Guinée.

Gohainfos

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Audit : Saïd Fofana, Facinet Touré et Mamady Kaba n’ont pas déclaré leurs biens (Balai Citoyen)

21 mars 2019 à 15 03 20 03203

La Cellule Balai Citoyen continue de publier son rapport d’audit relatif à la déclaration des biens des hautes personnalités du de la République. Ce jeudi, 21 mars 2019, elle a publié le rapport d’audit concernant les premiers responsables des institutions constitutionnelles. Sur les 11 responsables à avoir donné des informations, sur l’honneur, de leurs biens lors de leur entrée en fonction, 10 l’ont effectivement fait, a appris Guinmatin.com à travers un de ses reporters.

Depuis deux jours, la Cellule Balai Citoyen publie des rapports d’audit citoyen. Après la publication du rapport concernant la Présidence de la République, les responsables de la Banque Centrale, les gouvernements de Mamady Youla et de Kassory Fofana, c’est celui concernant les premiers responsables des institutions constitutionnelles qui a été rendu public ce jeudi.

Ce rapport révèle que sur les 11 premiers responsables des institutions constitutionnelles, 10 ont effectivement déclaré leurs biens à leur entrée en fonction. Ce sont : Kéléfa Sall Président de la Cour Constitutionnelle ; Mohamed Diarré de la Cour des Comptes ; Claude Kory Kondiano de l’Assemblée Nationale ; Mamadou Sylla de la Cour Suprême ; Rabiatou Sérah Diallo du Conseil Economique et Social ;

Martine Condé de la Haute Autorité de la Communication ; Dr Alya Diaby de l’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme ; Amadou Salifou Kébé de la CENI; Facinet Touré, ancien médiateur de la République ; Mamady Kaba, ancien président de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme sortant.

Dans le même rapport, trois personnalités sont épinglées, en ce sens que la Cellule Balai Citoyen ne dispose pas d’informations sur la déclaration de leurs biens. Il s’agit de Mohamed Saïd Fofana, actuel médiateur de la République, pour qui il n’y a pas d’informations sur la déclaration de ses biens son entrée en fonction. S’agissant de Facinet Touré, ancien médiateur de la République, et de Mamady Kaba, ancien président de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme sortant, le Balai Citoyen ne dispose pas d’informations à la fin de leurs fonctions.

A l’issue de ce résultat obtenu des enquêtes menées sur la déclaration sur l’honneur des biens des premiers responsables des institutions constitutionnelles, la Cellule Balai Citoyen recommande : « l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; une large communication autour de l’Article 36 de la construction et de la loi L/ 2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ;

L’application stricte de l’Article 29 alinéa 5 de la loi organique L/2011/006/CNT du 10 mars 2011 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ; l’application stricte de l’Article 3 alinéa 4 de la loi organique L/2013/046/CNT du 18 janvier 2013 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Cour des Comptes et le régime disciplinaire de ses membres ; l’élaboration et la mise en vigueur par le chef de l’État sur proposition du Premier Ministre Chef du Gouvernement de la loi L/2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ;

La publication au journal officiel de la République de la déclaration sur l’honneur des biens des responsables concernés par l’Article 36 de la Constitution ; au président de la République, en tant que garant des préoccupations des citoyens, de veiller conséquemment à l’application stricte de cette disposition constitutionnelle et, à tout moment et tout lieu, de mettre en mouvement les cadres indélicats qui ne se prêtent pas à l’application de cette disposition ».

A noter que le prochain rapport d’audit citoyen portera sur la déclaration des biens des responsables des établissements publics et parapublics.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Energie : Alpha Condé et le PDG de la SFI visitent les sites de Souapiti et Kaléta

21 mars 2019 à 9 09 49 03493

Le président Alpha Condé et le PDG de la Société Financière Internationale (SFI) ont effectué une visite de terrain sur le site de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti et à Kaléta, hier mercredi 20 mars 2019. Ils ont été accueillis sur le terrain par le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, du préfet de Dubréka, les autorités locales et les travailleurs du projet, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

C’est aux environs de 13 heures que le chef de l’Etat est arrivé sur place en compagnie de son hôte, Philippe Le Houérou, le PDG de la Société Financière Internationale (SFI). La première étape de la visite a été le site de Souapiti où des travaux gigantesques sont en train d’être menés par des ouvriers guinéens et des expatriés chinois. Sur le chantier, le président Alpha Condé et son hôte de la SFI ont eu droit à des explications sur les caractéristiques du barrage de Souapiti.

Interrogé par les journalistes, le directeur du projet Souapiti, Amara Camara s’est dit satisfait de voir le chef de l’Etat et le PDG de la SFI venir s’enquérir de l’état d’avancement des travaux sur le terrain. « La visite que nous venons de recevoir nous réjouit à plus d’un titre. Dans la même veine, le PDG de la SFI a tenu à voir ce qui s’apparente aujourd’hui à un miracle dans le domaine de l’énergie », a-t-il dit. Selon Amara Camara, Kaléta et Souapiti constituent « une école » surtout quand au sait d’où vient la Guinée en matière d’énergie.

S’exprimant sur l’état d’avancement des travaux, le directeur de Souapiti s’est dit satisfait du niveau déjà atteint. « Aujourd’hui, nous avons une marge libre sur le planning. Les travaux se déroulent avec une satisfaction totale. Si je vous dis les paramètres, c’est-à-dire l’altitude que le barrage devrait atteindre en septembre 2019, aujourd’hui, au mois de mars, cette altitude a été dépassée », a-t-il annoncé.

A en croire Amara Camara, il y a environs 4 mille ouvriers qui travaillent à Souapiti dont la puissance est estimée à 450 MW. « Kaléta a été conçu en tenant compte du futur Souapiti. C’est un barrage au fil de l’eau, donc un barrage qui n’a pas de retenue. Par contre, Souapiti est un barrage qui va posséder une retenue de 6 milliards 300 milles m3.

C’est une quantité d’eau qui permettra au barrage de fonctionner dans les normes et aussi réguler les eaux de Kaléta. Donc, Souapiti va servir de réserve à Kaléta et le problème d’étiage ne pourra plus se poser. Et cela va commencer dès le mois de septembre 2019 avant même la fin des travaux du barrage de Souapiti », rassure-t-il.

Quant au PDG de la SFI, Philippe Le Houérou, il a expliqué l’importance de l’énergie pour le développement économique d’un pays. « Il n’y a pas de développement sans énergie. Je suis là avec le Président de la République pour voir l’état d’avancement des travaux. Mais, ça ne suffira pas, on veut encore continuer à développer le domaine de l’électricité et passer au solaire. Ça va réduire le coût de l’énergie et augmenter la capacité de production pour le pays », dit le premier responsable de la SFI.

Après le chantier de Souapiti, le cortège présidentiel a mis cap sur le barrage de Kaléta où Alpha Condé a échangé avec les responsables de ladite centrale sur le mode de fonctionnement du barrage surtout en cette période d’étiage.

Il faut rappeler que c’est le 04 septembre 2018 que la Guinée a signé l’accord formel d’un prêt de 1,4 milliards de dollars américain avec la banque chinoise Exim Bank pour la construction du barrage hydroélectrique de Souapiti.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Tribunal de Commerce : Alpha Condé conseille les juges « d’être indépendants vis-à-vis de l’argent »

20 mars 2019 à 21 09 20 03203

Le président Alpha Condé, en compagnie du président directeur général de la Société Financière Internationale (SFI) a inauguré ce mercredi, 20 mars 2019, le Tribunal de Commerce de Conakry. La mise en place de ce tribunal vise à « assurer une sécurité juridique et judiciaire en vue de faciliter l’activité des entreprises, d’améliorer la fourniture de ce service public aux investisseurs, de rassurer les investisseurs quant à la transparence et l’équité dont ils bénéficieront dans la conduite de leurs affaires en Guinée », a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours, Pierre Lamah, président du Tribunal de Commerce de Conakry, a commencé par rappeler que ce tribunal a été créé par la loi numéro 33 du 4 juillet 2017 modifiant certaines dispositions de la loi portant organisation du pouvoir judiciaire en République de Guinée et promulgué par décret le 10 septembre 2017.

« La présente réforme judiciaire voulue par les plus hautes autorités de notre pays a pour objectif, de garantir la sécurité judiciaire aux investisseurs tant nationaux qu’internationaux à travers une justice spécialisée dans le traitement des litiges commerciaux, une justice professionnelle compétente, rapide et crédible pour restaurer la confiance des femmes et des hommes d’affaires, et pour favoriser le développement et la pérennisation des entreprises qui sont sources de richesse et pourvoyeuse d’emplois », a-t- il expliqué.

De son côté, Philippe Le Houerou, président directeur général de la Société Financière Internationale (SFI) a salué ce nouveau partenariat qui vient de se nouer entre son institution et la Guinée. « On a beaucoup d’espoir du côté de la SFI pour ce partenariat que je veux un partenariat stratégique. Souvent, on dit que la SFI, c’est des financiers. Oui, on finance le secteur privé en général sans garantie de l’Etat.

Mais, on veut plus que ça… Pour moi, la mise en place de ce tribunal de commerce est vraiment un symbole qui vient directement de l’infrastructure physique à l’infrastructure intellectuelle. Donc aujourd’hui, on ouvre le tribunal du commerce, ça ne s’est pas fait tout seul, rien ne se fait tout seul dans la vie », a laissé entende le PDG de la SFI.

Le ministre Cheick Sako et le président Alpha Condé

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice, de son côté, a annoncé la mission assignée au tribunal de Commerce. « La mise en place de ce tribunal vise justement à assurer une prise en charge cohérente, efficace et diligente des litiges économiques. Dans la même dynamique, pour la composition de ce tribunal, la voie de la mixité a été empruntée.

C’est-à-dire la coexistence des magistrats professionnels et des juges consulaires élus afin de garantir la connaissance des règles de fond et des procédures, mais aussi la perception des pour chaque affaire, de sa dimension économique », a expliqué maître Cheick Sako.

Pour sa part, le président Alpha Condé a dit qu’il est important que la Guinée se dote d’un Tribunal de Commerce. « Parce que, quand nous avons commencé à travailler avec la SFI pour les financements, j’ai dit comment vous voulez-vous qu’on vous accompagne, vous n’avez pas de tribunal de commerce ? Donc, c’était un défi que la SFI nous a lancé pour pouvoir nous accompagner.

Je remercie donc monsieur Philippe qui nous a non seulement lancé le défi, mais aussi de nous avoir accompagné. La justice est un grand problème en Guinée. Nous avons fait les états généraux de la justice en 2011 pour voir ce qui ne va pas et faire les réformes. Evidemment, l’indépendance de la justice est contenue dans la Constitution.

Ça, c’est la séparation du pouvoir judiciaire à l’égard de l’exécutif. Mais, ce qui n’est pas dans la Constitution, c’est l’indépendance de la justice à l’égard des justiciables. Il ne suffit pas que la justice soit indépendance à l’égard de l’exécutif, faudrait-il qu’elle soit indépendante aussi à l’égard de l’argent », a conseillé le président de la République.

Enfin, le professeur Alpha Condé a dit que tous les moyens ont été créés pour que les juges soient indépendants, notamment à travers la création du Conseil Supérieur de la Magistrature et la création d’un statut particulier de la magistrature. Ainsi, il a invité les membres de ce tribunal à faire correctement leur boulot.

« C’est bien de créer le tribunal, mais faudrait-il que les juges soient corrects, c’est-à-dire qu’ils soient indépendant de l’argent. Mais, il ne faudrait pas qu’ils rendent la justice, faudrait-il que les décisions de justice soient appliquées », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sécurité et gouvernance locale : l’ONG COGINTA et le MATD signent un partenariat dans ces domaines

20 mars 2019 à 21 09 04 03043

Dans le but d’assurer la sécurité, la cohésion sociale et le développement local en Guinée, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation(MATD) a signé un accord de partenariat avec l’ONG suisse COGINTA. La cérémonie de signature de cet accord a eu lieu ce mercredi, 20 mars 2019 dans les locaux dudit département, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Selon le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, la signature de cet accord de partenariat dénote de la volonté des deux parties de tisser des liens solides de partenariat, afin de mener conjointement des activités de développement, notamment dans les domaines de la garde communale, le développement local, la gouvernance locale de la sécurité, la résolution pacifique des conflits et la cohésion sociale.

« Ce partenariat va porter donc sur l’appui technique mutuel et le partage d’expérience avec COGINTA qui œuvre déjà dans ces domaines depuis 2013 en Guinée », a dit le général Bouréma Condé.

Le ministre ajoute que « concrètement, et en fonction des moyens à disposition, cette nouvelle forme de collaboration sera axée sur les principaux points suivants :

La formation, l’information et la sensibilisation des élus locaux sur la planification du développement, la gouvernance locale de la sécurité, notion de police des collectivités locales, prévention et résolution des conflits et sur les dispositions légales existantes en termes de mobilisation de ressources ;

L’appui à l’opérationnalisation du corps de la garde communale qui, depuis sa création, peine à assumer pleinement son rôle ;

L’accompagnement à la mise en place, dans les collectivités, de cadres de concertation sur les problématiques sécuritaires : les Conseils Locaux de Sécurité et Prévention de la Délinquance (CLSPD), et les Fora Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (FLSPD) ;… ».

De son côté, Sébastien Gouraud, le directeur de COGINTA, s’est réjoui aussi de la signature de cet accord de partenariat. Un accord à travers lequel, sa structure espère renforcer sa collaboration avec le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. « Le département souhaite élaborer une stratégie de mise en place des gardes communales qui comprendra une réflexion sur les modes de mise en place, sur les modes de financement, également la formation et l’encadrement des agents de la garde communale.

Puisque, en fait, il y a un certain nombre de communes qui ont déjà mis en place des gardes communales pour pouvoir compléter le dispositif de sécurité à l’échelle locale aux côtés des forces de gendarmerie et de police. Et donc, notre rôle, c’est de travailler ensemble avec le département, avec les services de monsieur le ministre pour pouvoir accompagner et structurer les gardes communales », a-t-il laissé entendre.

Sébastien Gouraud rassure que « COGINTA reste engagé à accompagner le gouvernement guinéen dans sa volonté d’assurer à tous les guinéens et toutes les guinéennes un environnement sécurisé, propice à tout épanouissement et indispensable à tout développement ».

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Recrutement dans l’armée : des anciennes recrues interpellent le président Alpha Condé

20 mars 2019 à 19 07 25 03253

Le recrutement annoncé dans l’armée guinéenne continue de faire parler de lui. Des recrues, formées en 2009 à Kaliya, dans la préfecture de Forécariah, mais non engagés dans l’armée, sont en colère. A travers une conférence de presse animée à N’Zérékoré, ce mercredi 20 mars 2019, ces recrues ont attiré l’attention des autorités sur leur situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis l’annonce du recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes, lancée le 1er février 2019 par le ministère en charge de la Défense, les anciennes recrues du centre de formation et de recyclage des forces armées de Kissidougou, font parler d’elles à travers des déclarations et des démonstrations de force.

À N’Zérékoré, de très nombreux jeunes, qui ont suivi la formation militaire sous le régime de la junte militaire dirigée par le Capitaine Dadis, aujourd’hui abandonnés, ont dit leur frustration ce mercredi. A travers une conférence de presse, ces gens veulent attirer l’attention du chef de l’État sur leur situation.

Selon leur porte-parole, le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, « nous avons été recrutés en 2009 par le capitaine Moussa Dadis Camara et on a suivi la formation à Kaliya. Après la formation, ils nous ont repartis en 4 groupes. Le premier groupe est allé à Falléssadé, un est parti à Kindia, l’autre à Kankan et nous, on nous a envoyés à Kissidougou.

Et quand nous sommes venus, ils nous ont soumis à un test qu’on a fait. On était au nombre de 1669. Ils ont éliminé 303 et nous autres qui sommes restés, on a dit qu’on est apte à poursuivre la formation. On est resté, on a suivi la formation jusqu’à finir. On était maintenant à l’attente de nos matricules ».

Malheureusement, précise le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, les choses ne vont pas se passer comme prévues. « Le directeur du centre de formation et de recyclage des forces armées est venu d’une mission à Conakry, pour nous dire que le chef de l’État a mis croix sur notre affaire, sans nous donner des explications.

Directement, un de nos amis, qui avait une poignée de riz dans sa main, a piqué une crise, il est mort surplace. Sur ça, on a décidé d’organiser une grève pour attirer l’attention des autorités sur notre situation. Mais, notre mouvement a été diabolisé. Et ça n’a pas abouti. On a été chassé du centre », a-t-il expliqué.

Pour le soldat deuxième classe, Soropogui Pierre, former un groupe de jeunes militaires et les mettre à l’abandon est un danger. « Aujourd’hui, c’est un danger pour le peuple de Guinée, parce qu’un militaire bien formé et laissé à l’abandon est un danger. Nous, on a nos contacts, on s’appelle. On est 1669 soldats. Mais, on n’a pas une idée de faire du mal à quelqu’un. Mais, comme c’est comme ça, on est là. On n’a pas autre chose à faire, mais l’avenir nous le dira », a dit le soldat.

Pour finir, le porte-parole des recrues lance un appel au président de la République. « C’est une doléance que nous demandons au président de la République de nous aider à ce qu’on soit intégré dans l’armée. Au lieu de reprendre à zéro le recrutement, il devrait commencer par nous, parce que, imaginez deux ans de formation. On a été formé, premièrement par les blancs, et deuxièmement, par les formateurs guinéens. Et Kissidougou est l’un des meilleurs centres de formation et de recyclage de la Guinée. Tous les officiers passent par-là ».

Il reste à savoir si les doléances exprimées par les recrues de Kissidougou seront prises en compte par les autorités.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel: (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Balai Citoyen : « 12 ministres du gouvernement Kassory Fofana n’ont pas déclaré leurs biens »

20 mars 2019 à 15 03 28 03283

La Cellule Balai Citoyen poursuit la publication de son rapport d’audit sur la déclaration des biens des hautes personnalités de la République. Le rapport publié ce mercredi, 20 mars 2019, fait état de douze membres du gouvernement du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et pas des moindres, qui n’ont pas déclaré leurs biens à la Cour des Comptes, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après 26 mois de travaux sur le rapport d’audit citoyen effectué par la Cellule Balai Citoyen sur la déclaration des biens des hautes personnalités de la République, il ressort que douze ministres de l’actuel gouvernement guinéen n’ont pas déclaré leurs biens à leur prise de fonction. Il s’agit entre autres de : Dr Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles et ministre de la Défense Nationale ; Dr Edouard Niankoye Lamah, ministre de la Santé ; le Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ;

Mamady Touré, ministre des Affaires Etrangères et des guinéens de l’Etranger ; Mama Kanny Diallo, ministre du Plan et du Développement Economique ; Moustapha Naïté, ministre des Travaux Publics ; Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique ; Mariama Sylla, ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance ; Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation ; Mariama Camara, ministre de l’Agriculture ; Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement ; et Aly Jamal Bangoura, secrétaire général en charge des Affaires Religieuses.

En se basant sur l’article 36 de la Constitution guinéenne, relatif à la déclaration des biens des membres du gouvernement, la Cellule Balai Citoyen dresse un constat pas satisfaisant. « Sur un gouvernement constitué de 36 ministres, nous constatons, conformément à l’article 36 de la Constitution, qu’il y a 24 ministres qui se sont prêtés à cet exercice constitutionnel. Tandis que, nous ne disposons pas d’informations pour les 12 autres ministres restants. Cela donne un pourcentage de 66, 66% ayant déclaré et 33, 33% pour lesquels on n’a pas d’informations ».

La Cellule Balai Citoyen de Guinée en profite pour faire des recommandations relatives au respect de la Constitution, la promotion de la bonne gouvernance mais aussi la lutte contre la corruption : « l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; une large communication autour de l’article 36 de la Constitution et de la loi L/ 2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ; accentuer la participation de la société civile dans la lutte contre la corruption ;

Veiller à ce que les écarts entre la déclaration initiale et celle de fin de fonction soient dûment justifiées ; la publication au journal officiel de la République de la déclaration sur l’honneur des biens des responsables concernés par l’article 36 de la Constitution ; au procureur de la République, en tant que garant des préoccupations des citoyens, de veiller conséquemment à l’application stricte de cette disposition constitutionnelle et, à tout moment et tout lieu, de mettre en mouvement les cadres indélicats qui ne se prêtent pas à l’application de cette disposition ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Santé animale : les Etats-Unis offrent plusieurs équipements de valeur à la Guinée

20 mars 2019 à 14 02 09 03093

Les Etats-Unis d’Amérique appuient la Guinée dans le renforcement de son système de santé animale. C’est dans ce cadre que l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), en collaboration avec la FAO, vient d’offrir plusieurs équipements au ministère guinéen de l’Elevage.

La cérémonie de remise officielle de ce don a eu lieu ce mercredi, 20 mars 2019, au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), à Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce don est composé de matériels techniques d’autopsie, de conservation, de conditionnement et de transport. D’une valeur de 45 860 dollars américains, ces équipements permettront d’améliorer la qualité du système de surveillance et de détection des maladies infectieuses à potentiel épidémique chez les animaux.

En effet, selon Jeff Bryan, le directeur de l’USAID en Guinée, les résultats d’une étude menée par l’Organisation Internationale de la Santé Animale (OIE) montrent que « près de 70% des maladies infectieuses proviennent des animaux. Le Programme de Sécurité Sanitaire Mondiale (GHSA) financé par le gouvernement des Etats-Unis dans plus de 10 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre dont la Guinée a pour but de détecter ces maladies. (…).

Aujourd’hui, à travers l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’USAID a doté le ministère de l’Elevage d’équipements de prélèvement et de conservation d’échantillons suspects pour faciliter le transport vers le laboratoire central vétérinaire de diagnostic. Ces équipements arrivent à propos pour renforcer la surveillance et la détection rapide des maladies », a-t-il indiqué.

Les équipements en question sont : « 9 congélateurs/réfrigérateurs solaires de 315 litres avec panneaux et batteries, 38 trousses d’autopsie, 100 glacières, un lot de matériel de prélèvement composé de de 6000 tubes secs de prélèvement de sang, 6000 tubes de prélèvement de sang avec anticoagulant, 50 cryoboxes, 5000 tubes eppendorf, 5000 sacs de prélèvement, 5000 flacons de prélèvement, 5000 écouvillons, 50 paquets de gants, 300 porte tubes, 5000 aiguilles vacutainer », a énuméré Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée.

Dr Garba ajoute que ces équipements sont destinés aux préfectures de Labé, Dabola, Koubia, Koundara, Gaoual, Kérouané, Lélouma, Dalaba et Macenta. « Le choix de ces neuf (9) préfectures constitue la première étape d’un processus qui doit couvrir l’ensemble du territoire nationale », a souligné le responsable onusien.

En recevant ce don, le ministre de l’élevage et des productions animales, Roger Patrick Millimono a exprimé sa satisfaction, avant de remercier, au nom du gouvernement guinéen, la FAO et l’USAID pour leur soutien à la Guinée. « La remise ce jour de d’un lot de matériels techniques de prélèvement et de conservation des échantillons, vient à point nommé, pour illustrer l’engagement de la FAO en faveur du département.

Ce lot de matériels permettra aux services vétérinaires de terrain d’être plus opérationnels dans la détection, la surveillance et la riposte contre les maladies animales qui entrainent des pertes économiques énormes pour les éleveurs, mais également représentent une menace pour la santé de nos populations. (…)

Je voudrais vous rassurer que mon département ne ménagera aucun effort pour une utilisation judicieuse de ce lot de matériels que nous réceptionnons aujourd’hui. C’est pourquoi, je voudrais inviter la direction nationale des services vétérinaires et les directions préfectorales de l’élevage, dont les représentants sont ici présents, à prendre des dispositions pour leur gestion efficace et rationnelle », a dit le ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Centre culturel, centre d’accueil, école… Ce que comptent réaliser les élus de Sinta (Télimélé)

20 mars 2019 à 8 08 00 03003

Les autorités communales de Sinta, relevant de la préfecture de Télimélé, ont procédé, la semaine dernière, à la sélection d’un ingénieur conseil pour la réalisation des actions de la collectivité au titre de son Programme Annuel d’Investissement (PAI). A la lumière des dossiers présentés par les différents candidats, la commission de sélection a retenu M. Koly Guilavogui comme ingénieur conseil de la commune pour l’exercice 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Les autorités communales de Sinta, à travers une rencontre, ont reçu l’Agent de Développement Local (ADL) au siège de la commune. Les échanges ont porté sur le choix d’un ingénieur conseil pour la réalisation des 3 actions prioritaires élaborées en conseil extraordinaire.

Pour le développement de la communauté, les nouveaux élus ont prévus des actions prioritaires à réaliser : la construction d’un centre culturel, d’un centre d’accueil, d’une école primaire et probablement d’un hangar pour les femmes .

Selon Mamadou Aliou Bah, premier vice maire de Sinta, « nous nous sommes réunis pour parler des actions à réaliser par rapport au financement du plan annuel de développement 2019 du gouvernement guinéen à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Nous venons d’être installés après le vote. Maintenant, l’heure est au démarrage de nos plans d’action. Nous avons débattu autour des activités à mener avec l’Agent de Développement Local (ADL).

Nous nous activons sur le montage des dossiers. Je profite de l’occasion pour informer l’opinion que nous avons obtenu le financement d’un pont sur la rivière de Bankoun, dans le district de Biro, financé par le FIDA (Fonds International pour le Développement Agricole) dont les travaux ont débuté. Nous comptons toujours sur l’appui des bonnes volontés, des ressortissants, des ONG et autres ».

Pour Thierno Amadou Bah, conseiller communal, « les activités se sont très bien déroulées. Nous avons fait le choix de l’ingénieur conseil qui est tombé sur monsieur Koly Guilavogui. A l’unanimité, le conseil a entériné ce choix et nous prenons l’engagement de travailler pour le développement de notre communauté. Vu les fonds alloués par l’Etat à notre commune, estimés à 1 milliard 361 millions et quelques, nous avons choisi un ingénieur conseil.

On va élaborer le plan annuel des actions que nous souhaitons faire pour l’année 2019. La cérémonie a suscité un engouement de solidarité au sein de la mairie. C’était un conseil extraordinaire qui a tenu toutes ses promesses. Nous promettons à nos populations, vu l’engagement de l’Etat de nous aider, de faire des constructions concrètes telles que le centre culturel, un centre d’accueil, plus une école primaire dans un coin très reculé qu’on appelle Koobé, et un hangar pour les femmes… »

Il est à noter que la commune rurale de Sinta a déjà reçu une lettre d’intention de financement de plan annuel d’investissement (PAI) 2019 du gouvernement guinéen à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Déguerpissement à Conakry : une partie de Bambéto aussi dans le viseur

19 mars 2019 à 19 07 26 03263

L’opération de déguerpissement, lancée depuis quelques semaines à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, se poursuit impitoyablement sur le plateau de Koloma. Les agents du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire continuent de marquer au rouge les bâtiments sur les lieux. C’est le cas du secteur Campema, à Koloma 1, où les citoyens sont plus que jamais désemparés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans le quartier Koloma 1, secteur Campema, à quelques pas des tours jumelles de Bambéto, plusieurs bâtiments sont marqués d’une croix. Les propriétaires ont reçu un délai de trois jours pour quitter les lieux. Là, tout le monde s’active à plier bagages. Les uns démontent portes et fenêtres, les autres décoiffent les toits.

Elhadj Marouf Barry, membre du conseil de quartier de Koloma 1 depuis 1982, fait partie des victimes. Il habite la zone depuis le mois septembre 1956. Pour lui, aucune proposition de dédommagement ou de recasement ne lui a été encore faite. « Depuis 1982, je suis membre du conseil de quartier ici, en même temps imam de la grande mosquée de la place. Pendant 20 ans, je dirige la prière ici. Moi, je suis venu à Conakry en 1956.

Quelques temps après mon arrivée, je me suis vu avec les cultivateurs de la zone. Je leur ai demandé de m’aider à avoir un domaine où cultiver. Et ça, c’était le 12 mars 1972. C’est ce qui est mis dans la donation de mon domaine. Quand ils ont commencé le déguerpissement à Kaporo Rails en 1998, ils nous ont dit que Kaporo rails est une zone réservée et par là, c’est un espace vert.

Ainsi, ils étaient venus casser plusieurs bâtiments, mais ils n’avaient pas touché nos bâtiments qui sont par là. C’est au niveau des tours jumelles qu’ils s’étaient limités. Tous les bâtiments que j’ai, aucun n’a été touché et je n’avais pas déménagé. La deuxième République a mis des croix sur mes bâtiments là, mais on ne m’a rien dit jusqu’à présent comme pour dire qu’on va me dédommager ou non.

Cette fois-ci, ils sont venus encore mettre des croix et nous donner un délai de trois jours alors que moi j’ai deux bâtiments ici. Mais comment on va faire maintenant ? Nous n’avons qu’ici. On ne nous a proposé ni dédommagement, ni recasement. Nous demandons aux bonnes volontés de nous aider », a plaidé Elhadj Marouf Barry.

Pour sa part, Thierno Souleymane Bah, originaire de la préfecture de Télimélé, estime que les citoyens qu’on est entrain de chasser de leurs domiciles ne sont pas sous-couvert du gouvernement. Pour lui, un délai de trois jours n’est pas suffisant pour un déguerpissement normal. « J’occupe le bâtiment de mon papa construit en 2000. Un bâtiment de trois chambres, un salon et un magasin.

Mais, c’est seulement hier qu’on a vu une équipe composée de gendarmes et de policiers, venir mettre des croix sur nos bâtiments sans même nous regarder. Ils ont commencé par discuter entre eux. Puis, un d’entre eux, habillé en veste, donna l’ordre de mettre les croix. Actuellement, on plie nos bagages et on cherche vers où se diriger pour les garder », a dit monsieur Bah.

En outre, Thierno Souleymane Bah déplore l’attitude du pouvoir qui n’a pas pitié des citoyens qu’il est censé protéger. « Je dirai au gouvernement que le déguerpissement ne doit pas se faire comme ça. Le gouvernement estime qu’on ne fait pas partie de la population guinéenne, nous ne représentons rien pour l’Etat.

Même si c’est des poules, il faut leur trouver un poulailler. Si c’est vrai que nous sommes de la nation qu’il commande, il n’allait pas agir ainsi contre nous, comme un troupeau de bétail. C’est vrai que ça peut être une zone réservée mais nous, nous souhaiterions que le délai soit beaucoup plus raisonnable qu’il l’est », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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« 25% des membres du gouvernement Youla ont déclaré leurs biens » (Balai Citoyen)

19 mars 2019 à 17 05 33 03333

La Cellule Balai Citoyen (CBC) a animé un point de presse ce mardi, 19 mars 2019, à son siège à Coléah, pour faire le point sur les résultats du rapport d’audit citoyen sur la déclaration des biens des hautes personnalités de l’Etat. Cet exercice, initié par cette structure de la société civile, va s’étendre sur quatre jours, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Face à la presse, l’administrateur général de la Cellule Balai Citoyen s’est accentué spécifiquement sur le rapport d’audit sur la déclaration des biens du gouvernement Mamady Youla. Selon ce rapport, 82,35% des membres dudit gouvernement ont réalisé leur déclaration lors de leur entrée en fonction. Par contre, aucune information n’a filtré sur les 17,65%.

S’agissant des membres du gouvernement Youla qui ont fait une déclaration de biens à leur sortie du gouvernement, la Cellule Bala Citoyen a dit que le taux est faible. Selon Sékou Koundouno, « seulement 25% ont déclaré leurs biens à la fin de leur mandat. Mais, le Balai Citoyen ne dispose pas d’informations sur les 75% sortants. Globalement, il faut noter que selon les statistiques données par le Balai Citoyen, seulement 33,32% des informations censées avoir été publiées par les membres du gouvernement Youla sont disponibles ».

Le Balai Citoyen met en garde tous ceux qui refuseraient de publier leurs biens au journal officiel de la République dans les jours à venir. « Le Balai Citoyen est formel. Ceux qui gouvernent cette République tirent leur légalité et leur légitimité de la demande sociale, c’est-à-dire du peuple souverain. Le contenu de toutes ces déclarations de bien sera publié. Nous avons lancé un appel à la Cour Constitutionnelle, à la Cour des Comptes, qu’on nous les transmette rapidement pour que le peuple entre en droit.

Dès la semaine prochaine, nous publierons les documents sur les déclarations des biens de l’ensemble de nos gouvernants pour que vous dans les quartiers, les villages, à l’extérieur, vous nous aidiez à enquêter afin de savoir qui a plus que ce qu’il a déclaré afin qu’on se constitue en partie civile pour porter plainte contre cette personne. On ne peut pas gérer cette République et en faire un clan pour une famille », a mis en garde Sékou Koundouno.

En outre, la Cellule Balai Citoyen a formulé des recommandations auprès de l’Etat : l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; accentuer la participation de la société civile dans la lutte contre la corruption ; à l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption, l’arrêt total de tout atelier de sensibilisation et d’informations sur les méfaits de la corruption, d’agir contre tous prédateurs de l’économie afin de regagner la confiance des citoyens…

Il a fallu 26 mois à cette plate-forme de la société civile guinéenne pour obtenir le rapport synthèse qui est le résultat de l’audit citoyen sur la déclaration sur l’honneur des biens des hautes personnalités de l’État, comme prévue par l’article 36 de la Constitution guinéenne. Cet audit concerne aussi le gouvernement du Premier ministre Kassory Fofana ainsi que des présidents des institutions constitutionnelles et des responsables des régies financières.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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Session de l’INIDH : quand l’ombre de Dr Alya Diaby plane sur les travaux !

19 mars 2019 à 17 05 16 03163

L’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) a ouvert sa première session de l’assemblée plénière ce mardi, 19 mars 2019, au compte de l’année en cours. La rencontre, qui se tient au Palais du Peuple de Conakry, a été présidée par Boubacar Yacine Diallo, vice-président de l’institution, en présence de 18 commissaires sur les 21 que compte l’institution, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Même si la question n’est pas inscrite à l’ordre du jour, tout porte à croire que le remplacement de président de l’institution, Dr Alia Diaby, absent du pays depuis le début du mois de janvier, n’est qu’une question de temps.

Dans son discours de circonstance, le vice-président de l’INIDH, Boubacar Yacine Diallo, a rappelé le contexte dans le quel se tient la rencontre. Selon lui, c’est une session qui s’ouvre à un moment où l’institution connait d’énormes difficultés qui sont d’ordre administratif et financier.

Sur le plan administratif par exemple, Boubacar Yacine Diallo a évoqué l’absence prolongée de certains commissaires. « Notre institution connaît des difficultés dues à l’absence, depuis le 03 janvier, du président sans qu’aucune raison officielle n’ait été signifiée au bureau exécutif.

A cela est venue s’ajouter, celle tout aussi prolongée, sans motif connu, du DAF (Directeur Administratif et Financier) dans la même période. Et sur le plan financier, il y a la réduction drastique de la subvention annuelle accordée par l’Etat, dont la première tranche n’a toujours pas été versée », a fait savoir Boubacar Yacine Diallo.

A en croire l’ancien ministre de la Communication, au cours de la session en cours, plusieurs questions seront débattues par les commissaires, notamment le fonctionnement de l’INIDH depuis le début de l’année, l’examen et l’adoption du rapport annuel 2018, l’élaboration et l’adoption des TDR (Termes De Références) et un budget prévisionnel du monitoring des prochaines élections législatives ainsi que des échanges sur la préparation d’une campagne de sensibilisation avec le Haut Commissariat des Droits de l’Homme.

« En notre qualité de garant des droits humains, ayant en charge de veiller au respect de la loi dans ce domaine si vaste, nous échangerons sur l’actualité, et si nécessaire, nous ferons connaître notre position sur un certain nombre de situations liées au respect des Droits de l’Homme », a ajouté Boubacar Yacine Diallo.

L’autre point abordé dans son discours est celui relatif au déguerpissement des populations à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma. A cet effet, le vice-président de l’INIDH a annoncé que son institution est en train de travailler sur le sujet. « A maintes reprises, notre Institution a fait le point de la situation et a pris la pleine mesure des violations des droits humains, lesquelles sont connues de tous les guinéens.

L’INIDH a créé une clinique juridique, chargée d’assister les personnes victimes de violations de leurs droits et plus particulièrement de leur porter assistance. Plusieurs plaintes ont été reçues et des réponses adéquates ont été apportées », a dit Boubacar Yacine Diallo.

En outre, l’ancien ministre rappelle également le besoin pour les guinéens de bénéficier d’une justice équitable et efficace et d’une administration qui sévit contre l’impunité. C’est dans ce cadre d’ailleurs qu’il interpelle à nouveau le gouvernement, l’Assemblée Nationale ainsi que l’ensemble des institutions à appuyer les efforts de protection et de promotion des Droits de l’Homme dans notre pays.

« Nous formulons le souhait en particulier que soit adoptée une loi qui protège les défenseurs des droits de l’homme qui sont souvent victimes d’abus sur le terrain », souhaite Boubacar Yacine Diallo.

Aujourd’hui, la question qu’on se pose est de savoir si les commissaires vont élire un nouveau président. Même si cette question n’est pas inscrite à l’ordre du jour de cette session de 3 semaines, plusieurs commissaires interrogés n’ont pas exclu qu’elle soit abordée avant la fin des travaux.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Mauvaise organisation du Hajj en Guinée : Alpha Condé dénonce des « combines, malversations et copinage »

19 mars 2019 à 16 04 58 03583

Le président Alpha Condé a procédé ce mardi, 19 mars 2019, au lancement officiel des journées nationales de concertation sur le Hajj. Organisé au Palais du peuple de Conakry, l’événement a regroupé des imams venus des quatre régions du pays, des membres du gouvernement, des ambassadeurs et des responsables du secrétariat général des affaires religieuses.

Durant deux jours, les participants vont échanger sur les stratégies à prendre pour permettre aux fidèles musulmans guinéens de passer un bon pèlerinage à la Mecque, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

En ouvrant les travaux, le président de la République a dénoncé vigoureusement la mauvaise organisation du Hajj par les autorités religieuses guinéennes. Une mauvaise organisation qui a causé d’énormes problèmes aux pèlerins guinéens ces dernières années. « On doit se parler franchement pour qu’on se dise la vérité.

Les pèlerins guinéens sont ceux qui souffrent le plus au pèlerinage. Il y a trop de combines, de malversations et de copinage. On va à la Mecque, c’est pour une obligation religieuse pour le musulman. Mais il y a des conditions aussi. D’abord on va à la Mecque quand on a les moyens.

Donc, on doit se poser la question : qui doit organiser le pèlerinage ? Dans beaucoup de pays il y a une agence, est-ce que c’est le secrétariat qui doit organiser ou une agence ? Il faut qu’on regarde ce qui se passe au Sénégal, au Mali, dans les autres pays.

Il y a deux grands scandales : le premier scandale c’est les gens qui viennent de l’intérieur du pays, ils restent couchés là-bas à attendre. Donc la première solution c’est de résoudre cette question-là. On a discuté avec l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite qui a eu la gentillesse de nous aider pour cela », a-t-il dit.

Le chef de l’Etat ajoute que les autorités guinéennes sont en train de mettre en place une structure pour que les candidats au pèlerinage soient enregistrés dans les chefs-lieux des régions. « C’est-à-dire, les gens de la région forestière viendront à N’Zérékoré, ceux de Kankan à Kankan, ceux de Faranah à Faranah, ceux de Labé à Labé, ceux de Mamou à Mamou etc…

Aujourd’hui, nous avons des nouvelles technologies qu’on va utiliser, donc le ministre Diaby va expliquer comment ça va se faire. Ça, c’est pour mettre fin au scandale, que des gens viennent se coucher ici à Conakry pendant des jours et des jour », a annoncé Alpha Condé.

L’autre problème, dit-il, c’est qu’on ne fait pas de bilan. « Les agences de voyage qui envoient les gens chaque année doivent faire le bilan : qui a bien travaillé, qui n’a pas bien travaillé ? Celles qui n’ont pas bien travaillé on les élimine. Mais, on ne fait pas ça ».

Après avoir dénoncé les manquements constatés dans l’organisation du Hajj, le professeur Alpha Condé a annoncé ce qu’il attend de cette rencontre. « J’ai dit au ministre que je veux un débat ouvert comme l’a fait le président de la République. Que ça soit une conférence bouche ouverte, pour permettre à tous les gens qui ont des remarques pour qu’ils puissent parler librement de ce qui ne va pas. Moi j’ai reçu beaucoup de notes de la part des sans voix, même le choix de l’opérateur qui doit envoyer les gens, on dit que c’est des combines.

On ne va pas à la Mecque pour le faire le commerce, on va à la Mecque pour remplir son devoir religieux, pas pour faire le commerce. Tout le monde doit travailler dans la transparence que ça soit les ministres mais aussi les imams, pour les intérêts de l’Etat. Il y a trop de combines au niveau de l’organisation.

Par exemple, quand le gouvernement veut envoyer 200 personnes, on se retrouve avec 300 personnes. Chacun vient au nom de quelqu’un, après maintenant on se trouve dépassé. Tout ça ne sera plus possible », a averti le chef de l’Etat.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Délivrance des cartes d’identité nationale : la police annonce de nouvelles mesures

19 mars 2019 à 15 03 55 03553

En conférence de presse ce mardi, 19 mars 2019, à Conakry, le porte-parole de la police nationale a évoqué la situation de la délivrance des cartes d’identité nationale. Le Contrôleur général Mamadou Camara a annoncé de nouvelles mesures visant à faciliter cette opération, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

L’officier de police a reconnu, devant la presse, que la délivrance des cartes d’identité nationale souffre depuis quelques temps, de dysfonctionnements qui fatiguent les citoyens. Selon lui, ces dysfonctionnements étaient dus entre autres, à un manque de timbre fiscal et de planches. Mais, dit-il, ces problèmes viennent d’être résolus.

« Au terme des concertations et des démarches engagées par monsieur le ministre de la sécurité et de la protection civile, mais aussi par monsieur le directeur général de la police nationale, aujourd’hui, une importante quantité de planches a été obtenue et mise à la disposition des commissariats centraux.

S’agissant des timbres, les consultations et concertations avec la direction du trésor ont permis d’identifier l’existence des timbres de 2 000 et de 3 000 francs guinéens. Donc, au lieu d’un timbre de 5 000 francs guinéens, il a été décidé de faire une combinaison de timbres de 2 000 et de 3 000 pour 5 000 francs guinéens qui sont désormais apposés sur les cartes d’identité nationales sur l’ensemble du territoire national », a expliqué le directeur central de la sécurité publique.

Il ajoute que les timbres et les planches sont disponibles en quantité actuellement dans les commissariats centraux de police. L’officier indique que d’autres mesures ont également été prises pour faciliter la délivrance des cartes d’identité. C’est notamment le respect du prix officiel qui est de 15 000 francs.

« A cet effet la direction centrale de la sécurité publique, la direction générale de la police nationale et le ministère de la sécurité et de la protection civile ont envisagé toutes les dispositions pour que cette délivrance à 15 mille francs ne souffre d’aucune entorse (…) Tous les chefs de services d’identité judiciaire des commissariats centraux ont été déplacés, pour éviter la sédentarisation de ces cadres au niveau de ces différents commissariats centraux.

C’est ce qui fait qu’au jour d’aujourd’hui, nous avons pris toutes les dispositions pour que désormais la délivrance ne souffre d’aucune entorse et que cela se fasse dans les règles de l’art. Déjà, le cabinet du ministre de la sécurité et de la protection civile a envisagé des équipes anonymes qui vont passer dans les différents commissariats centraux pour surveiller la délivrance de ces cartes d’identité nationale », a-t-il annoncé.

Le Contrôleur général Mamadou Camara indique aussi que la date prévue pour la délivrance des cartes d’identité nationale est d’une semaine à Conakry et deux semaines à l’intérieur du pays. C’est-à-dire, un citoyen qui demande à avoir une carte d’identité doit attendre une semaine pour l’obtenir, s’il vit à Conakry, et deux semaines, s’il est à l’intérieur du pays.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Panique autour de la vaccination antiparasitaire : les précisions du ministère de la santé

19 mars 2019 à 9 09 51 03513

Comme annoncé précédemment, une panique s’est emparée de plusieurs localités de la Guinée hier, lundi 18 mars 2019. De nombreux écoliers ont vomi et certains même ont perdu connaissance après avoir pris des comprimés distribués par le ministère de la santé dans le cadre d’une campagne de vaccination antiparasitaire. Le département est sorti donc pour apporter des explications à cette situation, assurant qu’il n’y a rien de grave, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Dr Timothée Guilavogui, directeur national de l’épidémiologie et de lutte contre la maladie au ministère de la santé, est passé à la télévision nationale pour expliquer les effets de ces produits antiparasitaires sur les enfants. Selon lui, ces effets n’ont rien de grave. « Je voudrais vous dire que ce n’est pas la première fois de distribuer ces médicaments dans beaucoup de préfectures. Mais cette fois-ci, il y a eu beaucoup plus de panique.

C’est juste lié à la situation, sinon c’est un médicament qui est bien connu. On connaît bien ses effets indésirables. Peut-être, certains enfants n’ont pas mangé le matin avant de prendre le médicament alors que, c’est conseillé de manger très bien avant d’avaler ces comprimés qui luttent contre la mansoni », a-t-il dit, rappelant que ce programme de vaccination se tient depuis plus de 15 ans en Guinée.

Pour ce responsable du ministère de la santé, contrairement à ce que les gens pensent, les vomissements provoqués par ces produits sont plutôt positifs. « Le vomissement est le premier signe en cas de malaise surtout lorsque l’enfant n’a pas suffisamment mangé. Et ces vomissements, bien que ce soit un signe croisé, ont dû faire aussi d’effets bénéfiques parce qu’on vient de nous apprendre qu’à Fria, il y a des enfants qui ont expulsé des parasites.

C’est pour vous dire qu’en dehors de la mansoni, nos enfants sont parasités, et ces traitements de masse sont faits justement pour débarrasser les enfants des parasites », souligne directeur national de l’épidémiologie et de lutte contre la maladie.

Mais, Dr Timothée Guilavogui annonce malgré tout, la suspension de la campagne. « Nous avons suspendu la campagne, et c’est tout à fait normal parce qu’il y a de la panique autour des effets indésirables. Donc, nous avons suspendu jusqu’à ce que nous ayons toutes les informations par rapport à cette panique », a-t-il indiqué.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Kiridi Bangoura & Kalla Conté : voici les réactions croisées des avocats des deux camps

18 mars 2019 à 18 06 39 03393

Comme annoncé précédemment, le dossier opposant Kiridi Bangoura, ministre d’Etat, ministre secrétaire général à la présidence, et le journaliste, Almamy Kalla Conté, a connu son dernier virage ce lundi 18 mars 2019. On en était aux réquisitions et plaidoiries au tribunal de première instance de Mafanco dans ce dossier où Kalla Conté est poursuivi pour diffamation.

Le parquet a requis une amende de trois millions de francs guinéens contre notre confrère, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au sortir de cette audience, les avocats de la défense disent n’avoir aucun espoir. Ils dénoncent un procès expéditif et punitif, déclenché entre un homme fort et un homme faible. « Nous avons une lecture de déception pour la bonne et simple raison, conformément aux dispositions de la loi sur la liberté de la presse, nous avons demandé au tribunal d’accepter que ce procès soit juste et équitable, dans lequel le droit de la défense est garanti.

En réalité, Almamy Kalla Conté n’a fait que le compte-rendu… Si désormais on peut vous poursuivre pour avoir fait un compte-rendu, dans ce cas, votre métier est attaqué dans son cœur. C’est la liberté de la presse, la liberté d’expression, la liberté d’information qui vont s’envoler et disparaître. C’est le cas de figure. Je suis très triste, les maux me manquent, c’est pourquoi nous avons plaidé le non-coupable. Nous avons constaté que dans ce procès, nous avons en face un fort et un faible.

Nous avons constaté malheureusement la justice a refusé qu’on rapporte la preuve qu’il n’est pas l’auteur de cette information. Il l n’a fait qu’un compte-rendu. Nous avons compris que nous sommes dans un procès expéditif et punitif. Donc, nous donnons rendez-vous à la Cour d’Appel.

Parce que là, au moins aujourd’hui nous avons la chance d’avoir des magistrats, comme dans le passé d’ailleurs, compétents et intègres au niveau de la Cour d’Appel… Nous pensons que devant ces magistrats de la Cour d’Appel nous pourrons vraiment obtenir la bonne application du droit. Mais, à ce stade là, nous n’avons aucun espoir », a dit maître Salifou Béavogui.

Par contre, les avocats de Kiridi Bangoura défendent mordicus la version selon laquelle le journaliste est l’auteur de l’article qu’ils croient diffamatoire. Selon maître Ousmane Simakan, l’infraction est imputable à monsieur Kalla Conté. « Il y a eu des propos, et ces propos sont imputables à celui qui l’a dit. Il n’a apporté aucune preuve pour étayer ses déclarations.

Donc, nous restons fidèles à notre logique selon laquelle l’infraction est constituée à l’égard de monsieur Kalla Conté. Les débats l’ont prouvé. Vous avez suivi, la défense n’a pas pu démontrer que l’infraction n’est pas établie. Ça, c’est évident. Vous savez, nous sommes en matière de presse. La liberté d’expression est constitutionnelle, cela est vrai. Mais, cela ne doit pas donner aux journalistes de dire ce qu’ils veulent.

Nous défendons tous la démocratie. Parce que, harceler ou inquiéter les journalistes, c’est contraire à la Constitution, c’est mettre à l’eau la démocratie. Mais, lorsqu’il faut laisser les journalistes dire ce qu’ils pensent sans aucun respect de la déontologie et de l’éthique, là ça ne va plus. Cela remet encore la démocratie à l’eau », a-t-il lancé.

Le verdict dans ce dossier est attendu pour le jeudi 21 mars 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/664 413 227

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