Macenta : la manifestation des opposants au changement de constitution étouffée

19 septembre 2019 à 11 11 28 09289

La marche pacifique du mouvement « Elazologa Atebein », une combinaison des langues locales : loma et malinké qui signifie ça ne marchera prévu ce jeudi, 19 septembre 2019, à Macenta, n’a finalement pas eu lieu. Des contre-manifestants aidés par les forces de sécurité ont étouffé la manifestation, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Macenta.

Malgré l’interdiction de leur manifestation par la mairie de Macenta, les opposants au changement de l’actuelle constitution ambitionné par le pouvoir avaient décidé de descendre dans la rue pour se faire entendre. Tôt le matin, des jeunes ont brûlé des pneus à la rentrée de la ville pour annoncer les couleurs de la journée. La commune urbaine se réveillée donc dans une atmosphère de méfiance : les commerces fermés et la circulation quasi inexistante.

Mais, alors que les organisateurs se préparaient dans les quartiers pour sortir manifester dans la rue, des contre-manifestants favorables au projet de nouvelle constitution et les services de sécurité sont sortis à leur recherche. Quatre jeunes habillés aux couleurs du mouvement qui organise la manifestation et qui circulaient en motos ont été interpellés et conduits à la police. Les responsables de la structure « Elazologa Atebein », eux, ont dû se cacher pour éviter d’être arrêtés.

Actuellement, (11h20’), les leaders de la protestation contre la nouvelle constitution à Macenta sont invisibles dans la ville. Ils seraient recherchés par la police. La vie commence à reprendre son cours normal dans la commune urbaine.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Recrutement pour le compte du ministère de l’environnement : le concours reporté

19 septembre 2019 à 10 10 52 09529
Billy Nankouman Doumbouya, ministre de la Fonction Publique

Initialement prévu en fin de semaine, le concours de recrutement de 1500 conservateurs de la nature pour le compte du ministère de l’environnement a été reporté à une date ultérieure. L’annonce a été faite par le ministère en charge en fonction publique, a appris Guineematin.com à travers un communiqué du département.

« Le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration informe l’ensemble des candidats au concours de recrutement direct de 1.500 conservateurs de la nature pour le compte du Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts session 2019 du report à une date ultérieure de l’examen. Une nouvelle date fera l’objet d’un autre communiqué », indiqué le communiqué.

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Macenta : une manifestation contre le changement de constitution prévue ce jeudi

19 septembre 2019 à 10 10 08 09089

Le mouvement « Elazologa Atebein », une combinaison des langues locales : loma et malinké qui signifie ça ne marchera pas, entend organiser une manifestation de rue ce jeudi, 19 septembre 2019, dans la ville de Macenta pour protester contre le projet de nouvelle constitution. Même si la manifestation a été interdite par la mairie de la ville, les organisateurs décident de la maintenir, a appris un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

« Le mouvement Elazologa Atebein, nous avons prévu ce jeudi, 19 septembre 2019, une marche de protestation contre le projet de nouvelle constitution ou de 3ème mandat dans la ville, et les promesses non tenues du président de la République à l’endroit des jeunes de Macenta. Parce qu’il y a de cela un mois, certaines femmes et jeunes du RPG ont manifesté pour dire que la préfecture de Macenta est pour la nouvelle constitution.

Ce qui est absolument faux. Ce sont des membres du RPG qui se sont retrouvés pour organiser ce mouvement. Et après leur manifestation, nous aussi, nous avons souhaité organiser la nôtre ce jeudi, 19 septembre », a indiqué Toupou Albert, secrétaire administratif du mouvement Elazologa Atebein.

Les organisateurs disent avoir déposé une lettre d’information à la mairie « mais, le maire a rejeté la lettre. Nous avons dit qu’on n’a pas déposé la lettre pour demander une autorisation mais plutôt pour l’informer parce que la constitution nous autorise à manifester. Et depuis ce jour, il y a des rumeurs qui circulent partout dans la ville que l’une des deux ethnies majoritaires dans la ville veut s’attaquer à l’autre et qu’on doit surseoir à notre manifestation. Ce qui est absolument faux ».

Toupou Albert « une manœuvre dilatoire des politiques », visant à étouffer leur manifestation. « Ce sont des politiques qui sont derrière ces rumeurs. Mais, notre marche de ce jeudi reste bel et bien maintenue. Nous allons sortir et manifester pacifiquement. Et, nous disons aussi à tous nos membres qu’on ne sort pas pour s’attaquer à quelqu’un, on ne sort pas pour s’attaquer à la boutique de quelqu’un.

Nous sortons pour manifester pacifiquement pour dire que nous aussi, nous sommes opposés à l’idée du projet de nouvelle constitution ou de 3ème mandat », a laissé entendre le secrétaire administratif du mouvement Elazologa Atebein.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, la mobilisation a commencé dans les quartiers de la ville.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Fête de l’indépendance à Kindia : « c’est du faux, de l’imposture », dit Abdoulaye Bah

18 septembre 2019 à 22 10 19 09199

Au cours d’une interview qu’il a accordée au correspondant de Guineematin.com à Kindia, l’ancien président de la délégation spéciale de cette ville a abordé plusieurs sujets d’actualité. Fidèle à lui-même, Abdoulaye Bah a dénoncé la façon dont la capitale de la Basse Guinée a été désignée pour abriter les festivités du 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance et l’état des préparatifs sur le terrain, la gestion de la mairie de Kindia, mais aussi la volonté du pouvoir de changer l’actuelle constitution guinéenne.

Décryptage !

Guineematin.com : Kindia devait abriter cette année les festivités de l’an 61 de l’accession de la Guinée à l’indépendance. Quel constat faites-vous sur l’état des préparatifs ?

Abdoulaye Bah : c’est une situation malheureuse et triste, parce que c’est du faux. C’est de l’imposture. Pourquoi? Vous savez que pour les villes, régions qui ont bénéficié de fonds de l’État guinéen, si vous vous rappelez très bien, monsieur Alpha Condé a annoncé cela à travers un décret présidentiel : Boké, Kankan, N’zérékoré, Mamou. Et pour Kindia, je ne sais pas pourquoi le décret tarde à arriver. A moins que Kindia soit une ville inférieure aux autres villes. Deuxièmement, monsieur Alpha Condé a annoncé toujours le choix de la ville devant abritant ces festivités à l’occasion de ses vœux de nouvel an à l’adresse de la nation à la RTG ; donc le 31 décembre de chaque année.

Et, le 31 décembre 2018 est déjà passé, je n’ai pas entendu monsieur Alpha Condé dans son adresse à la nation, annoncer le choix officiel de Kindia comme étant la ville qui va abriter le 61ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée. Donc, moi qui suis un intellectuel qui n’avale pas le vent qui souffle comme ça, je ne peux pas, cautionner ce que des ministres de Kindia en mal de popularité, en l’occurrence Taliby Sylla, et des députés en mal de popularité comme Demba Fadiga, vont distiller sur ma ville.

Donc moi, jeune intellectuel, politicien qui connait comment fonctionne l’Etat, je ne peux pas m’exprimer sur quelque chose qui n’est pas fondé, qui n’existe pas. Cela, c’est le premier constat. C’est un constat qui est un constat juridico-politique. Il n’y a pas de décret. Et, tant qu’il n’y a pas de décret, je vous en prie, Kindia n’est pas choisie.

Maintenant, le constat physique. Notez bien ! A Kindia, il n’y a aucun projet de développement d’une ville, financé par un fonds public. Ici à Kindia, il y a la construction de quatre sites sécuritaires. Et à ce que je sache, moi qui suis administrateur, politicien et politologue, le développement local ne se résume pas à la construction des infrastructures sécuritaires. Non ! Ici, on construit le commissariat central, on reconstruit la gendarmerie régionale et départementale, la direction régionale de la sûreté.

Notez bien que selon nos renseignements, la reconstruction de ces quatre sites de sécurité n’est pas financée par des fonds d’Etat à l’image de Boké, Mamou, Kankan ou N’zérékoré. C’est l’union européenne, dans son assistance à la Guinée, dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, qui finance cette reconstruction. Maintenant, pour quel but ? Sûrement c’est pour pouvoir prendre Kindia en tenaille, Kindia en ébullition démocratique. Nous ici, nous connaissons nos droits et nos devoirs, article 2 de la constitution. Souveraineté nationale exige !

À Kindia, vous n’allez plus nous faire faire ce que vous voulez. Vous n’allez plus nous pousser à être ce que vous voulez qu’on soit. C’est ça, Kindia. Et, à Kindia le peuple est démocrate. Par conséquent, on ne peut pas être soumis. Nous ne sommes pas un peuple docile. Nous sommes une ville indépendante, on ne peut pas accepter n’importe quoi. Cela pourrait sous-entendre que si vous vous levez, nous avons maintenant des bâtiments où on va vous séquestrer, où on va vous enfermer. Mais, ça aussi, ça ne marchera pas.

Guineematin.com : vous êtes visiblement très perplexe par rapport à ce choix qui réjouit beaucoup de citoyens de Kindia. Mais, comment expliquez-vous tout ce qui se dit aujourd’hui autour de cette fête anniversaire dans la ville des agrumes ?

Abdoulaye Bah : en fait, c’est de l’imposture. C’est de la propagande, c’est un mensonge vis à vis d’une ville qui mérite respect. Les voiries urbaines appartiennent aux mairies en Guinée. Et, l’état ici est lamentable. Le constat est triste et malheureux. Surtout le pont Takhou et le pont Gbély (Wondima). Et puis, vous avez le marché de Kindia. Il date de 1917, selon mes renseignements. Il a le même âge que l’église catholique de Kindia. Il a fêté ses 102 ans cette année.

Donc, pour que les femmes quittent la chaussée, il faut une infrastructure marchande. Il faut reconstruire, il faut développer. Il n’y a pas de gare routière. Celle-ci date de 1978. C’est le PDG-RDA qui l’a donnée à Kindia. Et puis, il n’y a pas d’abattoir moderne. Donc, il n’y a ici aucune infrastructure locale pouvant bénéficier de ce qu’on appelle un projet de développement financé par l’Etat.

Guineematin.com : vous parlez du marché, de la gare routière qui relèvent de la maire et qui rapportent des revenus à la commune. Quel est votre sur la gestion de l’actuelle équipe dirigeante de la mairie de Kindia.

Abdoulaye Bah : malheureusement, c’est la catastrophe. Cette culture d’assainissement que j’avais réussi à instaurer a été perdue aujourd’hui. Tout ce que j’avais permis de mettre en place c’est-à-dire cette gestion rigoureuse des fonds publics, la comptabilité communale transparente, c’est dans le code des collectivités. A savoir que tout montant, tout argent qui devait arriver dans le compte de l’Etat devrait avoir une traçabilité c’est-à-dire que dépôt, reçu, quittance et puis compte rendu au maire et au comptable. C’est la comptabilité communale et c’est universel. En Chine, en Guinée, aux États-Unis, en France… c’est une règle universelle de gestion des fonds publics locaux. Et puis, il y a l’assainissement.

Guineematin.com : vous êtes membre de l’actuelle délégation spéciale de Kindia même si vous ne siéger pas à la mairie. Est-ce qu’il arrive que le bureau exécutif de la mairie vous consulte sur certaines questions vu que avez géré cette commune pendant un peu plus de deux ans comme président de la délégation spéciale qui était là ?

Abdoulaye Bah, ancien président de la délégation spéciale de Kindia

Abdoulaye Bah : malheureusement, la mairie ne fonctionne pas. Je vous demande aussi de faire un tour là-bas pour vous rendre compte que ce que Kindia a vécu est une catastrophe. En fait, c’est la présidence de la République de Guinée qui m’a écarté. Je fais une confidence, c’est Alpha Condé qui a écarté Abdoulaye Bah. Pour la simple raison qu’il ne peut pas supporter d’avoir un maire de l’UFDG, parti de l’opposition, à la tête de la première ville de la Basse Guinée. C’est une opération politique téléguidée initiée par Alpha Condé pour écarter Abdoulaye Bah de l’UFDG. Donc il a sacrifié Kindia à cause d’un homme qui est d’un parti politique. C’est une confidence et j’ai des preuves la dessus.

Donc il n’y a pas de gestion de la mairie, le bureau est fermé depuis plusieurs mois. Le maire qu’on a téléguidé qui a entre 88 et 89 ans est aujourd’hui couché à la maison. Il est fatigué, il est âgé et il est malade. Donc, il n’y a pas de gestion à la mairie et je ne suis pas consulté parce que je ne peux pas l’être dès l’instant que je conteste, je réclame ma victoire politique. Donc, on ne peut pas être en rapport avec des gens qui ont été utilisés contre nous.

Guineematin.com : depuis que vous avez quitté la mairie de Kindia, c’est quoi votre quotidien ?

Abdoulaye Bah : je fais de la politique à travers mon parti. Je suis ici physiquement et je participe aux activités sociales de ma ville. Mais également, les médias sont aussi un moyen de communication pour toujours continuer à dénoncer les crimes politiques que Kindia a vécus. Donc, mon combat est foncièrement politique. Je ne désarme pas.

Guineematin.com : quelle est la nature de vos relations avec la population de Kindia, notamment le premier imam, Elhadj Mamoudou Camara ?

Abdoulaye Bah : disons que mes rapports ont toujours été très bons avec la population de Kindia. Je n’ai jamais eu de problème ici. J’ai géré la mairie pendant deux années et deux mois, je n’ai fait l’objet d’aucune plainte de la part d’un citoyen, ni d’une autorité quelconque ici. Avec l’imam, avant, on était en très bons termes. La seule parenthèse qui a eu lieu, c’est lorsque les élections communales l’ont poussé à réclamer une victoire politique. Aujourd’hui, tout va bien entre lui et moi. Pour vous dire que tout va bien, l’imam, je l’ai rendu visite à trois reprises.

Il a perdu son oncle Elhadj Mamadouba Camara, le Kountigui de Kindia, et j’ai été lui dire bonjour. Son épouse vient de la Mecque, j’étais chez lui il y a deux semaines. Et, avant hier, nous étions chez lui pour pouvoir nous réconcilier définitivement. Puisque le constat fait que c’est le RPG-Alpha Condé qui l’avait instrumentalisé contre moi. Par conséquent, c’est mon papa. Je suis le fils. Je ne veux pas tomber dans le piège du RPG qui veut rester éternellement au pouvoir. Nos rapports sont parfaits aujourd’hui.

Guineematin.com : pour terminer, un mot sur le changement de l’actuelle constitution voulu par le pouvoir.

Abdoulaye Bah : ça, c’est le sujet brûlant de la Guinée. Pour rappel, en Guinée, il y a deux mandats. L’article 27 de la constitution le précise très bien. Enfin, l’article 54 de la constitution prévoit qu’il n’y a pas de modification sur le nombre de mandats. Par conséquent, le mandat de monsieur Alpha Condé se termine le 21 décembre 2020 à minuit. A minuit et une seconde, Alpha Condé ne sera plus président des Guinéens.

Entretien réalisé et décrypté à Kindia par Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Drame au Libéria : voici le communiqué de la Présidence

18 septembre 2019 à 21 09 12 09129

C’est avec une vive émotion que son Excellence Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a appris l’incendie qui s’est produit dans la nuit du mardi au mercredi 18 septembre 2019 en banlieue de Monrovia au Libéria, dans un centre scolaire coranique et qui a coûté la vie à au moins 28 personnes dont plusieurs guinéens.

En cette douloureuse circonstance, Monsieur le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, présente ses condoléances les plus attristées au peuple libérien, à la communauté guinéenne du Libéria et à la nation toute entière.

La Guinée suit de près l’évolution des enquêtes diligentées par le Gouvernement libérien pour déterminer les origines du sinistre et remercie le président Georges Weah qui s’est rendu avec une forte délégation sur les lieux du sinistre.

Communiqué transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

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Guinée Debout : « Siaka Barry est en train de trahir la vision du parti »

18 septembre 2019 à 10 10 16 09169
Siaka Barry, ancien ministre et président du parti Guinée débout

Saïdou Bantanko Diallo, secrétaire à l’animation et la propagande politique du bureau national des jeunes du parti Guinée Debout jette l’éponge. Il a annoncé sa démission hier, mardi 17 septembre 2019. Le démissionnaire accuse le président de la formation politique Siaka Barry, dont il était également un des conseillers, d’avoir trahi la vision qu’ils se sont fixés au départ, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Saïdou Bantanko Diallo, secrétaire chargé à l’animation et à la propagande du parti Guinée Debout

« J’ai jugé nécessaire de démissionner du parti. Je démissionne parce que je ne partage plus les mêmes visions que le parti, particulièrement avec le président du parti, Siaka Barry. Au départ on s’est fixé pour objectif de changer et de faire la politique autrement. On avait beaucoup avancé, mais malheureusement je trouve que le leader est en train de trahir la vision qu’on avait au départ. Je vois que l’entourage du président est en train de préparer un petit Dieu. Pourtant, on avait pour objectif de préparer un homme d’Etat, un homme politico-politicien, malheureusement c’est le contraire », a-t-il expliqué.

Il ajoute qu’avant de prendre la décision de quitter le navire de Guinée Debout, il a tenté à l’interne de changer les choses, mais en vain. « Après plusieurs reproches que j’ai faits aux cadres du parti, et particulièrement au président du parti, je trouve malheureusement que ça n’a pas abouti à quelque chose. Il faudrait donc quitter. Il (Siaka Barry) m’a même dit s’il faut quitter je n’ai qu’à quitter mais de ne pas le combattre.

Moi je lui ai dit que je ne vais le combattre. Mais ce qui est sûr, moi j’ai défendu une vision. J’ai combattu mon propre père pour défendre cette idéologie, lui-même il trahit cette idéologie, c’est donc une occasion de lui rappeler que je ne l’ai pas suivi parce qu’il est Siaka Barry, je ne l’ai suivi parce qu’il est beau, je ne l’ai pas suivi parce qu’il est riche. J’avais l’opportunité de suivre des personnes qui ont toutes ces choses mieux que lui.

Mais, je l’ai suivi parce qu’il a promis de partager quelque chose avec nous qui n’est rien d’autre que l’idéologie de la patrie. Mais nous avons remarqué que les leaders politiques ne font que dénoncer, aucune personne ne fait quelque chose de pragmatique et de très patriotique. Je pense qu’il faudrait maintenant sortir de ces débats de critiques pour proposer quelque chose et être concrets dans ce que nous voudrions faire », a dit Saïdou Bantako Diallo.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Audience au ministère de la Défense : le représentant du PNUD chez Dr. Diané

18 septembre 2019 à 9 09 45 09459
Luc J. Grégoire et Dr. Mohamed Diané

Le ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale a reçu ce 18 septembre Luc J. Grégoire, le nouveau représentant-Résident du PNUD en Guinée. Les deux personnalités ont discuté du renforcement de la coopération entre le Programme des Nations-unies pour le développement et le ministère de la Défense nationale.

Dr. Mohamed Diané a rappelé la contribution de qualité du Pnud à la Réforme du secteur de sécurité (RSS) depuis 2011 se traduisant notamment par la mise à la retraite de plus de 4000 militaires. Le ministre a plaidé pour la poursuite des efforts des Nations-unies en faveur de la Guinée dans le cadre du renforcement des capacités des contingents guinéens déployés au Mali.

Le diplomate onusien a fait part de son admiration quant à la réussite des réformes des forces de défense et de sécurité guinéennes, citées en exemple partout en Afrique. Luc Grégoire a rassuré de sa disponibilité et de celle du Pnud à accompagner la Guinée à réussir son programme de développement dans tous les domaines, particulièrement dans celui de la sécurité, gage de tout progrès.

Communiqué transmis par la Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (DIRPA)

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Date des législatives : voici un communiqué de la CENI

18 septembre 2019 à 7 07 34 09349
Maître Amadou Salif Kébé, président de la CENI

Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante informe l’opinion publique que la plénière des Commissaires du samedi 14 septembre 2019, après examen et discussion de l’ensemble des opérations électorales à venir, l’évaluation des moyens techniques et en raison des engagements du Gouvernement de libérer la totalité du budget électoral, que la date technique des élections législatives est fixée au 28 décembre 2019.

Et au titre des prochaines opérations du chronogramme, le Président de la CENI informe également tous les acteurs du processus électoral que les Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorale seront bientôt mises en place.

En vue de conférer un franc succès à cette opération capitale à l’image de l’installation des démembrements, la Commission Électorale Nationale Indépendante voudrait compter sur la mobilisation de tous. Les structures habilitées à participer à la mise en place desdites commissions sont priées de procéder dès à présent aux différentes désignations.

Le Président de la CENI rassure de la détermination de son institution à exécuter l’opération en question, conformément aux dispositions pertinentes du code électoral et des recommandations de l’audit du fichier en l’occurrence, produire un fichier électoral techniquement irréprochable en vue des élections législatives du 28 décembre 2019 et dont les résultats seront acceptés de tous.

Le Président de la CENI sait compter sur l’implication de tous pour réussir un scrutin inclusif, libre, transparent et démocratique.

Me Amadou Salif KEBE

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Obsèques d’Elhadj Saïkou Yaya : témoignages émouvants de nombreuses personnalités

17 septembre 2019 à 20 08 17 09179

Décédé hier lundi, 16 septembre 2019, le très respecté doyen Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la coordination nationale Haali Poular, a été inhumé dans l’après-midi de ce mardi au cimetière de Hafia, dans la commune de Dixinn. Un vibrant hommage a été rendu au notable à son domicile au quarter Hafia par des parents, des amis, des leaders politiques, des responsables des coordinations régionales et des hauts cadres de l’Etat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Décryptage !

Mamady Youla, ancien Premier ministre

Mamady Youla, ancien Premier ministre : « moi je suis venu ici, d’abord c’est mon beau. C’est l’oncle de mon épouse. Donc, c’est d’abord à ce titre, je dois dire que je suis venu dans la famille, avant même de parler de l’homme. Ce que je peux dire, c’est que tous ceux qui travaillent pour l’union des guinéens. Pour que les guinéens se donnent la main, nous devons les honorer. Et bien entendu, c’est un être humain, on a décliné toutes ses qualités : un homme pieux, un respectueux, un croyant. Donc, nous ne pouvons que saluer sa mémoire ».

Elhadj Ousmane Bah, président de l’UPR

Elhadj Ousmane Bah, président de l’UPR : « je suis venu compatir à cette douleur que nous partageons tous à travers la disparition de notre doyen, Elhadj Saïkou Yaya… Il a toujours été une source d’inspiration pour nous. Nous avons toujours eu un bon accompagnement de sa part. Moi qui vous parle, j’ai été membre fondateur de l’UNR, et lui-même il était membre fondateur de l’UNR ; et il a été le président de la coordination que nous avons mise en place à un moment où il y a eu une petite dissension à notre sein. Toujours est-il qu’il a incarné des vertus très honorables qui font qu’au jour d’aujourd’hui nous sommes très fiers de lui. Nous prions tous pour le repos de son âme ».

Sidya Touré, président de l’UFR

Sidya Touré, président de l’UFR : « je suis venu présenter nos condoléances suite au décès du doyen de la coordination Haali Poular. C’est une occasion pour lui rendre hommage pour le rôle qu’il a eu à jouer en tant que responsable social dans la vie publique de notre pays. Donc, je ne crois pas que je puisse ajouter quelque chose sauf qu’on souhaite que Dieu lui donne le paradis et qu’il puisse préparer le chemin pour nous là-bas, notamment comme c’est un Peulh, il va aller préparer pour que les Diakhanké puissent rentrer au paradis aussi ».

Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn

Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn : « c’est un don de Dieu, c’est Dieu qui a donné, c’est lui qui a retiré. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce que Dieu a fait. Dieu lui a donné ce qu’il n’a pas donné à tout le monde. C’est-à-dire la chance de naître d’abord et d’avoir une longue vie. Quand tu as une longue vie, on estime que Dieu te reprendra avec tous les péchés effacés. Donc ce qu’il a eu, tout bon musulman souhaite avoir ça. Quelqu’un qui a vécu, qui a dirigé, qui a participé à la prise de décisions jusqu’à la fin de sa vie ; ça, ce n’est pas donné à tout le monde. Nous lui souhaitons bon retour chez Dieu. Paix à son âme ».

Elhadj Sèkhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte

Elhadj Sékhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte : « nous les sages de la Basse Guinée, sommes venus présenter nos condoléances suite au décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry. Nous prions Dieu qu’il pardonne le défunt et qu’il l’accueille dans son paradis. Nous remercions aussi tous ceux qui ont effectué le déplacement pour participer aux obsèques d’Elhadj Saïkou Yaya Barry et nous demandons à Dieu de les récompenser. Le Fouta Djallon nous a honorés. Et nous en profitons pour dire que les Peulhs et les Soussous sont des frères qui ne peuvent pas être divisés. Nous devons rester unis et regarder dans la même direction ».

Mamadou Dian Diallo, conseiller en communication du Premier ministre

Mamadou Dian Diallo, conseiller Communication du Premier ministre : « le décès du doyen Saïkou Yaya Barry est une perte pour la Guinée, c’est une perte pour la communauté Haali Poular. C’était un des notables, un des compagnons de l’indépendance, qui a participé à offrir à la Guinée son indépendance nationale et qui a parcouru toute la carrière administrative et politique dans ce pays. Il était un leader d’opinion, un leader écouté. Il participait à la construction de la paix durable dans le pays. Et sa perte est une perte énorme pour la nation guinéenne. Nous prions que la terre lui soit légère ».

Elhadj Tidiane Souaré, ancien Premier ministre

Elhadj Tidiane Souaré, ancien Premier ministre : « c’est un grand homme, avec un grand parcours que j’ai pratiqué depuis ma tendre jeunesse, lorsqu’il était directeur de cabinet du gouvernorat de Boké et moi doyen de faculté. C’est un doyen qui m’a guidé le pas en ce temps et, nous avons gardé des relations exceptionnelles. Il est devenu un grand homme, un notable du Fouta et de toute la Guinée, œuvrant pour la justice, la vérité, surtout pour l’unité nationale. Je souhaite que le tout puissant le reçoive dans son paradis ».

Aliou Diallo, Vérificateur général de la Guinée à la présidence de la République

Aliou Diallo, vérificateur général de la Guinée à la présidence de la République : « je suis venu pour exprimer toutes mes condoléances pour le décès du doyen de la communauté Haali Poular. Lorsque je commençais ma carrière, le doyen était directeur de cabinet du département où j’étais. Nous avons grandi sous leurs aisselles. C’est eux qui nous ont mis les pieds à l’étrier. Donc, il représentait un symbole pour lequel j’étais obligé de venir ici pour m’incliner à sa mémoire, et demander au bon Dieu de lui accorder son paradis éternel ».

Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG : « je pense honnêtement qu’Elhadj Saïkou Yaya Barry est un sage. La Guinée vient de perdre l’un de ses meilleurs fils. Elhadj Saïkou Yaya Barry était un homme juste, il était un homme sage. Il représentait à lui-même la signification du mot sage. C’était un homme courageux. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est qu’Elhadj Saïkou Yaya Barry se battait pour la Guinée et les guinéens. Il se battait pour la justice. C’était un homme qui se révoltait dès qu’il y a une injustice. Dès qu’un guinéen est victime d’injustice, Elhadj Saïkou Yaya était là pour dire non, il faut arrêter. Elhadj Saïkou Yaya était un homme qui nous rappelait aussi l’histoire de la Guinée. Parce qu’il a été un haut fonctionnaire, il connait la Guinée, il connait les Guinéens. Et depuis 2010, il a toujours essayé de passer un message à l’endroit de nos gouvernants, pour dire que le plus grand mal que vous allez faire au pays, c’est le fait de diviser les guinéens. Essayer par tous les moyens pour mettre les guinéens sur le même pied d’égalité. La coordination dirigée par Elhadj Saïkou Yaya n’était pas une coordination seulement pour le Fouta, c’était une coordination pour l’ensemble des guinéens. Il y a beaucoup de Guinéens qui venaient ici : Malinké, Soussou, Peulh, Forestier, quand ils sont victimes d’injustice, venaient le voir. Votre confrère Mandian Sidibé, quand il a eu des problèmes, Elhadj Saïkou Yaya s’est levé, il a demandé à ce qu’il soit rétabli. Elhadj Saïkou Yaya, chaque fois que les enfants étaient victimes sur l’axe : Hamdallaye-Bambéto-Cosa, il se levait, il avait le courage de dénoncer l’injustice ».

Mamadou Tafsir Bah, président de Winden Djanguen ADLAM Guinée

Mamadou Tafsir Bah, président de Winden Janguen ADLAM Guinée : « le décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry est une grande perte pour la nation guinéenne, en particulier pour notre association. Le doyen était très social, il était une bibliothèque vivante. C’est un doyen qui aidait tout le monde, il a beaucoup fait pour la Guinée et pour le peuple de Guinée. Aussi, il a beaucoup œuvré dans l’épanouissement de l’écriture ADLAM. Donc, cette perte nous afflige. Nous prions Dieu qu’il ait son âme au paradis ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Boffa : le FNDC empêche à nouveau la tenue d’un débat sur le changement de la constitution

17 septembre 2019 à 14 02 40 09409

L’antenne préfectorale du FNDC a empêché une nouvelle fois la tenue de la journée de consultation organisée par une association d’enseignants favorable au changement de l’actuelle constitution guinéenne. Ce qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Les défenseurs de la constitution de 2010 ont barré la route aux organisateurs de la rencontre, les obligeant à rebrousser chemin, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après l’échec de son activité du mercredi, 11 septembre dernier, le Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National (CEPDN) a décidé de revenir à Boffa pour essayer d’organiser une « journée de consultation » sur le changement de la constitution voulu par le pouvoir. Pour permettre la réussite de l’événement, le nouveau préfet de Boffa s’est occupé de préparer le terrain.

Le lieutenant-colonel Abdourahmane Keïta est allé à la rencontre des différentes couches sociales ces derniers jours pour tenter de les convaincre à accepter que ce débat se tienne pour que les citoyens puissent donner leur avis sur le sujet.

Mais, ce fut peine perdue. Car tôt ce mardi, plusieurs jeunes, vêtus de T-Shirts du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ont pris d’assaut le rond-point qui mène à la maison des jeunes de la ville. Ils sont venus barrer la route aux organisateurs pour les empêcher d’arriver à cet endroit où devait se tenir la rencontre.

« Nous ne sommes pas là pour enfreindre les activités de la population, nous sommes là pour empêcher la délégation qui vient pour parler le troisième mandat. Ils étaient venus pour la première fois, mais ils n’ont pas pu faire ce qu’ils voulaient. Ils ont décidé de revenir cette fois encore pour essayer de berner la population. Mais, nous restons tenaces à ce sujet et nous disons Amoulanfé. La constitution, c’est pour toute la nation. La constitution, elle est sacrée », a déclaré Jean Noël Barry, l’un des membres du FNDC à Boffa.

En raison de cette mobilisation des opposants au changement de l’actuelle constitution, les organisateurs de la journée de consultation ont dû rebrousser chemin pour rentrer à Conakry. Pour la deuxième fois en l’espace d’une semaine, ils ont échoué face à l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution à Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Législatives le 28 décembre : Fodé Oussou avertit Me Kébé et Alpha Condé

17 septembre 2019 à 13 01 20 09209
Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

Les réactions continuent de se faire entendre suite à l’annoncé de la date proposée par le président de la CENI pour la tenue des élections législatives en Guinée. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a dénoncé une date illégale et non réaliste. L’opposant a mis en garde Me Amadou Salif Kébé, le président de la commission électorale et Alpha Condé, le président de la République, contre les conséquences d’une telle décision.

Pour lui, le chronogramme annoncé par le président de la CENI s’inscrit dans la logique « de créer le chaos dans le pays, de créer une instabilité dans le pays, de mettre les institutions du pays en danger et de créer toutes les conditions pour que le pays rentre dans une transition… Me KEBE donne une date fantaisiste qui n’est basée ni sur la loi ni sur les délais légaux comme si la CENI était logée à la présidence de la République. En cas de trouble, en cas de danger pour les institutions, il sera tenu pour responsable », a averti le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate à l’Assemblée nationale.

Dr Fodé Ousssou Fofana fait remarquer que cette date viole systématiquement tous les délais prévus par la loi pour la mise en œuvre des opérations liées au processus électoral, et ne permettra nullement d’organiser des élections transparentes et crédibles. C’est pourquoi, il estime qu’au-delà des partis politiques, c’est le peuple de Guinée qui doit se lever pour s’opposer à cela. « Il faut se demander est-ce que Me Kébé peut violer la loi, proposer une date, et que cette date soit validée par le président de la République sans oublier que les représentants de l’opposition à la CENI ont désavoué leur président ? Si c’est le cas, si les Guinéens acceptent cette date, il faut considérer que Monsieur Alpha Condé n’a même plus besoin de faire un référendum.

Il lui suffira juste de prendre un décret pour dire qu’à partir de maintenant là, vous êtes devenus des sujets et je fais de vous ce que je veux… Karl Max a dit : quand la conscience pénètre la masse, elle devient une force matérielle. Me Kébé a fait une proposition, c’est le président de la République qui doit valider cette proposition. Si le président valide cette date et que cela réussisse, je saurai qu’on n’est plus dans un Etat, je saurai qu’on n’est plus des Guinéens, je saurai qu’il n’y a plus de guinéens de 1958, je saurai que le Guinéen a perdu l’honneur et la dignité, je saurai que le Guinéen est capable d’accepter tout », a-t-il dit.

Mais, l’opposant se dit certain que cela n’arrivera jamais. « Pour l’heure, je pense que Me Kébé amuse la galerie. Comme il a annoncé la date au Premier ministre, nous attendons que le Premier ministre rencontre M. Alpha Condé. Le jour où le président va prendre le décret pour valider cette date, ils verront la réaction du peuple de Guinée », promet Fodé Oussou Fofana.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Décès d’Elhadj Saïkou Yaya : témoignages émouvants de ses proches

17 septembre 2019 à 12 12 11 09119

Comme annoncé précédemment, Elhadj Saïkou Yaya Barry, le président de la coordination générale des Foulbhé et Haali Poular de Guinée, a tiré sa révérence hier, lundi 16 septembre 2019, à Conakry. Depuis l’annonce de sa mort, son domicile situé dans le quartier Hafia 1 ne désemplit pas. Des parents, amis, des autorités dont le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana se sont rendus sur les lieux pour les condoléances d’usage. Un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place a recueilli les témoignages de certains membres de la famille du défunt ainsi que des proches collaborateurs à lui.

Décryptage !

Hadja Fanta Diaby, première épouse du défunt : peu avant sa mort, il (Elhadj Saïkou Yaya Barry) avait demandé à chacun de nous de ne pas pleurer sa mort. Donc, ce que nous pouvons, c’est de prier de Dieu pour le repos de son âme et pour qu’il l’accepte dans son paradis céleste. Je ne retiens que de bonnes choses d’Elhadj Saïkou Yaya. Il ne souhaitait que des bonnes choses pour la communauté Haali Poular, il ne souhaitait que des bonnes choses pour tous les Guinéens. Son souhait était que tous les Guinéens soient unis, soient solidaires entre eux. Chez lui, il n’y avait ni peulh, ni kissi, ni soussou, ni guerzé, ni malinké, tout le monde était mis sur le même pied d’égalité chez lui.

Sanassa Mama Diané, seconde épouse du défunt

Sanassa Mama Diané, seconde épouse du défunt : mon mari est décédé aujourd’hui. Il était malade depuis deux mois. Nous prions Dieu qu’il ait son âme au paradis. Elhadj était un bon mari, un bon chef de famille. Il n’avait pas de problème. Il aimait sa famille, il aimait la Guinée, il s’est battu pour son pays.

Mamady Kaba, fils adoptif du défunt : dans la famille, je suis le fils aîné. Celui qui est couché ici est une icône pour la République. Il est un compagnon de l’indépendance. Alors, cet événement est un événement important dans la vie de la nation guinéenne, dans la mesure où ce monsieur est un compagnon de l’indépendance. Aussi, il a œuvré toute sa vie durant pour l’administration guinéenne. Il occupé de hautes fonctions : il a été gouverneur et directeur de cabinet par-ci, par-là jusqu’à sa retraite. C’est un arbre qui vient de tomber, c’est une perte pour la nation guinéenne. C’est une personnalité de l’histoire guinéenne qui s’est couchée. C’est un monsieur qui était transversal au sens générique du terme.

Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, vice-président et porte parole de la Coordination Haali Poular de Guinée

Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, vice-président chargé de l’administration, des finances, des affaires juridiques et de la commission d’organisation de la coordination générale des Foulbé et Haali Poular de Guinée : c’est avec douleur que je parle d’Elhadj Saïkou Yaya Barry, un homme que j’ai pratiqué d’abord dans l’administration publique. Quand il était directeur de cabinet du ministère de l’énergie, moi j’étais le directeur général du service des eaux de Guinée (DEG). Plus tard, on s’est retrouvé à la coordination ici : lui président de la coordination, doyen des sages, en même temps compagnon de l’indépendance. Depuis lors, nous avons collaboré donc sur plusieurs sujets de façon générale.

La coordination générale des Foulbés et Haali Poular de Guinée s’est toujours manifestée en temps opportun sur l’ensemble des évènements qui ont marqué la vie sociopolitique de la Guinée. C’est à ce titre qu’on a fait plusieurs déclarations ensemble aussi bien que ça soit sur les cas de Zogota, de Siguiri, de Kérouané, mais aussi sur toutes ces questions de vandalisme qu’il y a eu notamment à Wanindara et ailleurs. Nous avons toujours collaboré sur ça pour défendre les valeurs républicaines de justice, d’égalité entre tous les citoyens sans distinction.

Elhadj Saïkou Yaya est resté ce qu’il a été depuis le temps colonial. Puisqu’il était encore membre de toutes les associations à l’époque : des associations de défense citoyenne à l’époque. Il a participé à la libération de la Guinée, et c’est à ce titre qu’il a eu la croix de l’indépendance.

Mamadou Sidi Barry, chargé de communication de la coordination nationale de foulbé, Haali poular de Guinée

Mamadou Sidi Barry, magistrat en service au ministère de l’administration du territoire et chargé de communication de la coordination générale des Foulbé et Haali Poular de Guinée : avant tout, je prie Dieu qu’il accepte son âme dans son paradis éternel. C’était un ami, un grand homme, un homme de justice, un homme de vérité, un homme qui avait pour rêve que la Guinée soit une et indivisible. C’était ça son slogan. Il souhaitait que toute l’Afrique vienne se mirer en Guinée. C’est quelqu’un qui s’est battu pour l’indépendance de la Guinée, c’est un compagnon de l’indépendance. Il a présidé le référendum pour l’indépendance à Dabola. Après l’indépendance, il a été le premier chef de cabinet du ministère des Finances. Il a aussi été gouverneur de Kindia et de Gaoual.

Honorable Fodé Bocar Maréga, député uninominal de Dinguiraye

Honorable Fodé Bocar Maréga, député de l’UFDG à l’Assemblée nationale : je voudrais d’abord dire que je suis extrêmement attristé par cette nouvelle qui endeuille le peuple de Guinée. C’est un décès qui attriste singulièrement l’UFDG par rapport à cette vie que nous menons tambour battant. On est triste aujourd’hui, on a perdu un grand homme, on a perdu un homme courageux, un homme batailleur, un homme qui n’a pas peur de ses idées, et un homme qui a fédéré énormément en tant que président de la communauté Haali Poular. Donc aujourd’hui, on s’incline et on souhaite que Dieu le rappelle près de lui dans son paradis. Et, nous allons participer à tout ce qui va concerner ses funérailles.

Décédé à l’âge de 93 ans, Elhadj Saïkou Yaya Barry sera inhumé ce mardi, 17 septembre 2019, à 14 heures, au cimetière de Hafia.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kaloum : 3 millions d’amende contre Fodé Baldé et Mohamed Bangoura

17 septembre 2019 à 11 11 49 09499
Fodé Baldé, un des responsables de la jeunesse du parti UFR

C’est finalement la Loi Organique portant « Liberté de la presse » qui servira de base juridique au tribunal de première instance de Kaloum pour le très médiatisé procès contre Fodé Baldé (du parti UFR) et le journaliste Mohamed Bangoura et non celle portant sur la Cyber-Sécurité comme le demandait le procureur, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au TPI de Kaloum

Hadja Mariama Doumbouya, la présidente, a donc commencé par requalifier les faits, écarté le régime cyber-sécurité et mis les faits sous le régime de la Loi portant Liberté de la presse en Guinée avant de prononcé la sentence ! Fodé Baldé et Mohamed Bangoura sont condamnés au paiement de trois millions de francs guinéens d’amende…

Immédiatement après, les avocats du jeune opposant et du journaliste ont interjeté appel.

A rappeler que c’est à cause d’une simple tribune rédigée par Fodé Baldé et publié par le site Mosaiqueguinee que l’agent judiciaire de l’Etat a porté plainte contre le jeune opposant et le Directeur de publication du journal en ligne. Fodé Baldé et Mohamed Bangoura ont donc été poursuivis pour « injures, diffamation, production, diffusion et mise à disposition de données de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système informatique, divulgation de fausses informations par le biais d’un système informatique et complicité ».

A suivre !

LOI SUR LA LIBERTÉ-DE-LA-PRESSE

Mamadou Saïdou Hady Diallo était au TPI de Kaloum pour Guineematin.com

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Décès d’Elhadj Saïkou Yaya : Kassory Fofana «très touché»

17 septembre 2019 à 10 10 09 09099
Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination des Fulbhé et Haali Poular de Guinée

Peu après le décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry, le président de la coordination Haali Poular de Guinée, le Premier ministre guinéen s’est rendu à son domicile pour présenter ses condoléances à la famille du défunt. Une famille à laquelle Ibrahima Kassory Fofana était très lié, en raison des raisons étroites qu’il avait avec Elhadj Saïkou Yaya.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com qui était sur place, le chef du gouvernement guinéen s’est dit très touché par ce décès, annonçant que son gouvernement sera effectivement présent aux obsèques.

« C’est avec beaucoup d’émotions et de tristesse que j’ai appris le décès du doyen. Nous perdons l’une des notabilités les plus importantes du pays de par sa force morale, ses vertus humaines. Personnellement, j’avais des relations étroites avec lui, parce que c’était l’ami à mon grand frère qui est décédé. Il m’a connu tout jeune, il m’a vu évoluer, il m’a toujours tenu avec beaucoup d’affection et je l’ai toujours tenu avec beaucoup de respect. J’étais pratiquement comme un membre de la famille.

Je suis donc très touché par sa mort et je prie Dieu de l’accueillir dans son paradis parce que c’est ça qu’il mérite. Pendant ces moments difficiles, nous serons présents aux côtés de sa famille. Le gouvernement va suivre l’ensemble des obsèques, le gouvernement sera-là », a promis le Premier ministre guinéen.

Elhadj Saïkou Yaya Barry a tiré sa révérence à l’âge de 93 ans. Il avait deux épouses et 17 enfants dont 16 vivants.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry : témoignage de son ancien inspecteur politique

17 septembre 2019 à 8 08 37 09379
Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination des Fulbhé et Haali Poular

La triste nouvelle du décès du président de la coordination nationale FULBHE et Haali Poular de Guinée, Elhadj Saïkou Yaya Barry est tombée comme un couperet à Labé où le défunt compte beaucoup d’admirateurs parmi les lesquels il y a son ancien inspecteur politique à Kindia, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de la commune urbaine de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Au milieu des années 70, Elhadj Saïkou Yaya Barry, décédé ce lundi, 16 septembre 2019, à l’âge de 93 ans, occupait les fonctions de Directeur de Cabinet du Ministère du Développement Rural (MDR) de Kindia. A ce poste, il était l’adjoint direct du ministre Kouramodou DOUMBOUYA, alors membre du Bureau Politique National du PDG-RDA. Dans son cabinet, il y avait l’inspecteur politique, Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO qui fait valoir aujourd’hui ses droits à la retraite à Labé où il est affligé de cette triste nouvelle.

« C’est avec une profonde affliction que j’ai appris la triste nouvelle du décès de notre compatriote, le doyen Saïkou Yaya Barry, président de la coordination nationale Haali Poular de Guinée. Nommé, en 1976, inspecteur politique près du Ministère du Développement Rural (MDR) de Kindia, j’ai eu d’excellentes relations de collaboration avec ce grand homme qui exerçait à l’époque les difficiles fonctions de Directeur de Cabinet. Il fut un homme plein de maturité politique et de sagesse. Très humains, toujours sympathique et disponible à servir la cause du bien. Sa vision pour une Guinée unie, solidaire et paisible se remarquait à travers son comportement quotidien et ses prises de position en cabinet en vue du règlement des questions politiques les plus délicates » témoigne l’ancien maire de la commune urbaine de Labé.

En cette douloureuse circonstance, Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO adresse à la famille du désormais feu Elhadj Saïkou Yaya Barry, à ses amis et à ses anciens collaborateurs « les très sincères condoléances. Que Dieu l’accueille dans son paradis.»

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Kalil Diallo, président du CJDG : « la jeunesse guinéenne est dans un abandon total »

16 septembre 2019 à 19 07 33 09339
Ibrahima Kalil Diallo, président du Collectif de Jeunes Démocrates de Guinée

Le Collectif des Jeunes Démocrates de Guinée (CJDG) a lancé officiellement ses activités ce lundi, 16 septembre 2019. C’était à la faveur d’une conférence organisée à la maison de la presse de Conakry. Les responsables de cette structure entendent mobiliser la jeunesse guinéenne pour qu’elle puisse sortir de la situation désastreuse dans laquelle elle se trouve, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour les membres du Collectif des Jeunes Démocrates de Guinée, la situation de la jeunesse guinéenne est aujourd’hui alarmante : les jeunes sont abandonnés par les décideurs et sont utilisés comme instrument par les politiques à des fins personnelles. D’où leur décision de se constituer en collectif pour essayer de combattre cette situation.

Ibrahima Kalil Diallo, président du Collectif de Jeunes Démocrates de Guinée

« Comme nous le savons tous, la jeunesse guinéenne a toujours été au centre des débats et propagandes politiques. Cette brave jeunesse a toujours été à l’avant-garde de toutes les luttes qui ont engendré de grands changements dans notre pays. Mais, force est de constater qu’en dépit des immenses sacrifices consentis, cette jeunesse reste encore dans un abandon total de la part de nos décideurs. Elle est manipulée telle une orange dont on vide le contenu et on jette le reste », a déploré Ibrahima Kalil Diallo, le président du CJDG.

Il ajoute que « la preuve la plus récente et la plus évidente de ce mépris, est la dernière adresse à la nation du président de la République. Dans son appel à des consultations nationales, il a demandé aux politiques, syndicats et la société civile de se concerter sur les différentes questions liées au fonctionnement de notre pays notamment le débat sur la constitution, ignorant complètement de mentionner la jeunesse dans une telle démarche. Dans le seul bref passage de son discours où il a évoqué la jeunesse, il s’est contenté de lui dire de patienter. Ce qui illustre d’ailleurs nos propos ».

C’est cette situation que le Collectif des Jeunes Démocrates de Guinée entend combattre et faire en sorte que les préoccupations de la jeunesse guinéenne soient prises en compte. Il se donne pour objectifs entre autres : « de lutter contre l’ethnocentrisme et le régionalisme, promouvoir l’unité d’actions de la jeunesse, favoriser la formation et l’emploi des jeunes, lutter contre la discrimination des jeunes dans les instances de décision et à tous les niveaux de la vie nationale », a indiqué Ibrahima Kalil Diallo.

Ibrahima Kalil Diallo, président du Collectif de Jeunes Démocrates de Guinée

Pour réussir à concrétiser ses ambitions, le CJDG souhaite la mobilisation des jeunes de Guinée et leur solidarité. « La réussite de ce combat que nous voulons mener pour nous tous nécessite une synergie d’actions de l’ensemble de la jeunesse et un dépassement de toutes les considérations ethniques et régionalistes instaurées par nos politiques. C’est pourquoi, nous demandons fraternellement à toutes les jeunes et à tous les jeunes, quel que soit votre bord politique ou social, votre rang social, votre appartenance religieuse, de nous rejoindre pour grandir cette plateforme afin que nous puissions participer aux débats sur notre devenir et celui de notre nation », a exhorté le président de la structure.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Elections législatives : la nouvelle bataille de l’opposition guinéenne

16 septembre 2019 à 18 06 28 09289

Un nouveau front s’ouvre pour l’opposition guinéenne, déjà en lutte pour barrer la route au projet de nouvelle constitution voulu par le pouvoir. Il s’agit de l’organisation des élections législatives prévues pour se tenir le 28 décembre 2019. Opposés à ce chronogramme, les adversaires du pouvoir se mettent en ordre de bataille pour cet autre combat.

Pendant que le président de la CENI était à la Primature ce lundi, 16 septembre 2019, pour annoncer au Premier ministre la date qu’il a proposée pour la tenue des élections législatives, les leaders des différents partis d’opposition du pays étaient réunis au QG de l’UFR à Coléah. Les opposants se sont retrouvés pour débattre notamment de cette question sur laquelle ils avaient déjà été saisis par leurs représentants à la Commission Electorale Nationale Indépendante. A l’issue de la réunion tenue à huis clos, c’est le président de l’UFR qui a fait le compte rendu devant les médias.

Selon Sidya Touré, « L’opposition républicaine, la COD et plusieurs autres partis politiques de l’opposition se sont retrouvés aujourd’hui pour une séance d’information. Nous nous sommes retrouvés pour expliquer la situation actuelle dans notre pays. Deux sujets ont été abordés. Le premier portait sur l’invitation qui a été faite par le président de la République d’instaurer des consultations. Nous en avons débattu, mais titre informatif.

Le second sujet c’était d’expliquer le holdup qui est en train de se passer à la CENI et qui tend à ce qu’on réduise tous les délais pour satisfaire à la demande d’Alpha Condé d’organiser les élections en 2019, alors que la CENI est censée être une structure indépendante qui obéit à des lois de la République, qui peuvent permettre d’organiser telle élection à telle date. Donc ça a été une très grande séance d’information ».

Le président de l’Union des Forces Républicaines ajoute que l’opposition tiendra une conférence de presse dans les prochaines heures sur cette question. « Nous reviendrons vers vous très bientôt. Je pense que dans 48 heures, nous allons organiser une véritable conférence de presse », a laissé entendre l’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat.

Les sept commissaires de la CENI issus de l’opposition ont d’ores et déjà annoncé qu’ils n’approuvent pas la date du 28 décembre 2019 proposée par le président de l’institution pour la tenue des élections législatives. Ils estiment que ce chronogramme n’est pas réaliste parce qu’il ne respecte pas les délais légaux prévus par le code électoral.

Mamadou Bhoye Laafaa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622 919 225 / 666 912 225

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Politique : la réponse de Bouréma Condé à la demande de Cellou et Sidya

16 septembre 2019 à 17 05 28 09289
Général Boureima Condé, Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

Dans un courrier en date du 13 septembre 2019 adressé au ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), l’opposition guinéenne emmenée par Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré a demandé à Bouréma Condé de rouvrir les activités du comité de suivi des accords politiques du 12 octobre 2016. Cela, pour discuter des questions de grande préoccupation du moment.

En réponse, le président de ce comité de suivi a renvoyé les opposants vers le Premier ministre. Il leur a demandé d’aller discuter des sujets qui les préoccupent avec Kassory Fofana dans le cadre des consultations que ce dernier est en train de mener sur instructions du président de la République, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« L’accord politique du 12 octobre 2016 a exigé un audit complet du fichier électoral avant l’organisation des élections législatives. Les recommandations du rapport d’audit ayant été validées par toutes les parties prenantes, il devient urgent d’en faciliter et d’en accompagner la mise en œuvre en raison des échéances pressantes qui nous attendent. A cette fin, nous sommes convaincus de la nécessité de impérieuse de réunion du comité de suivi dont nous demandons expressément la reprise », peut-on lire dans le courrier des opposants adressé au ministre.

« En vertu des dispositions de l’article 58, alinéa 2, citation ‘’ le Premier ministre est responsable de la promotion du dialogue social et veille à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques. (…) Par rapport à la situation sociopolitique actuelle de notre pays, monsieur le président de la République a instruit le Premier ministre, Chef du gouvernement, d’ouvrir de larges consultations et de se mettre à l’écoute attentive de tous les acteurs sociopolitiques, recueillir leurs avis et suggestions sur toutes les questions de préoccupation nationale.

Monsieur le Premier ministre s’y emploie depuis le 9 septembre 2019 et il a déjà reçu certaines institutions républicaines. Les rencontres se poursuivent sans désemparer avec les acteurs sociopolitiques et vos formations y ont été invitées. Ceci me semble une opportunité pour y porter justement vos remarques, avis et suggestions non seulement par rapport au comité de suivi, mais également sur tous les autres sujets qui nous interpellent comme acteurs politiques », a répondu le général Bouréma Condé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination Haali poular

16 septembre 2019 à 16 04 31 09319
Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination nationale Haali Poular

C’est une très triste nouvelle que Guineematin.com vient d’apprendre ! Le doyen Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination nationale Haali Poular de Guinée est décédé ce lundi, 16 septembre 2019, à 14 heures 30, à la clinique Pasteur, à Kaloum.

Selon maître Adama Barry, avocate au barreau de Guinée et fille du défunt, qui a parlé au téléphone avec un journaliste de Guineematin.com, Elhadj Saïkou Yaya Barry était âgé de 93 ans. Il avait deux épouses et père de 17 enfants dont 16 vivants.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, à la communauté Haali Poular et à l’ensemble du peuple de Guinée.

Paix à l’âme d’Elhadj Saïkou Yaya Barry, amine !

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Tenue des législatives : plusieurs commissaires de la CENI se désolidarisent de la date annoncée

16 septembre 2019 à 14 02 55 09559

Comme annoncé précédemment, le président de la CENI a communiqué au Premier ministre la date du 28 décembre 2019 pour la tenue des élections législatives en Guinée. Mais, cette date ne fait pas l’unanimité même au sein de l’institution électorale. L’ensemble des commissaires issus de l’opposition désapprouvent et se désolidarisent « du travail effectué par le président de la CENI accompagné uniquement de certains techniciens » de l’institution électorale. Ils estiment que ce calendrier n’est pas réaliste et qu’il ne permet pas d’organiser des élections crédibles et transparentes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué signé des 7 commissaires de la CENI issus de l’opposition.

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