Labé : Tarambaly réserve un accueil chaleureux au ministre de la citoyenneté, fils du terroir

20 janvier 2019 à 20 08 17 01171

Les citoyens de Tarambaly, une nouvelle sous-préfecture située à 18 km du côté Est du chef-lieu de la préfecture de Labé, ont réservé, dans l’après-midi de ce dimanche, 20 janvier 2019 un accueil chaleureux à leur fils, Dr Mamadou Taran Diallo, devenu, il y a un mois, ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Près d’un mois après sa nomination au poste de ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, Dr Mamadou Taran Diallo, ancien activiste de la société civile guinéenne a choisi ce dimanche, 20 janvier 2019, pour revenir dans son village natal, en vue de rendre un hommage mérité à ses parents et partager avec ses frères et sœurs l’honneur dont il fait l’objet à travers cette confiance placée en sa personne par le président Alpha Condé.

Ce retour à la source suite à cette promotion de ministre de la République qu’il vient d’avoir lui a donné droit à un accueil chaleureux de la part des populations de Tarambaly dont il est l’un des valeureux ressortissants à Conakry.

En prenant la parole pour exprimer au nouveau ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté le soutien indéfectible de la population locale, Siradiou Diallo, membre du conseil communal de Sannoun, Thierno Diouldé Barry, imam de Tarambaly et Elhadj Alpha Moussa Diallo, grand-frère de Dr Mamadou Taran Diallo ont tour à tour remercié le chef de l’Etat pour la visite présidentielle effectuée dans le district, l’érection de la localité en sous-préfecture et la confiance placée en un fils du terroir pour le poste de ministre de la République.

« Le Professeur Alpha Condé doit savoir qu’il n’a pas d’ennemis à Tarambaly » a rassuré l’imam du village, Thierno Diouldé Diallo qui confirmait ainsi les propos du porte-parole de la communauté, Siradiou Diallo : « les populations de Tarambaly réitèrent leur attachement indéfectible aux idéaux de paix et de développement du chef de l’Etat, Professeur Alpha Condé, président de la République de Guinée.»

Pour cette visite familiale, le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté était accompagné d’une forte délégation des Sections RPG Arc-en-ciel de la préfecture de Labé. Le secrétaire général de Labé I, Baaba Kouyaté et le secrétaire politique de Labé II, Mamadou Doumbouya ont alors mis l’occasion à profit pour inviter les parents de Dr Mamadou Taran Diallo de faciliter l’installation des organismes du parti présidentielle dans la sous-préfecture de Tarambaly. Ils l’ont fait en insistant surtout sur les avantages que les populations locales auront à tirer d’une telle ouverture politique.

Sur la question, dans un langage à peine voilé, le Ministre Mamadou Taran Diallo a déclaré avoir la certitude qu’au moment venu (comprendre lors des prochaines consultations électorales) que ses parents, frères et sœurs montreront qu’ils sont dans la dynamique de consolidation des acquis.

Au début de son intervention de circonstance, l’ancien activiste de la société civile a expliqué avec forces arguments que le poste qu’il vient d’obtenir dans le gouvernement guinéen a été attribué à la communauté de Tarambaly et localités voisines. C’est pourquoi, il a invité chacun et tous à ne ménager aucun effort pour mériter confiance placée en eux par le président Alpha Condé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Bilan des députés : le passage de Baïdy au parlement diversement apprécié à Kaloum

20 janvier 2019 à 19 07 00 01001

Même s’il n’a pas fait cinq (5) ans comme député uninominal de Kaloum, Baïdy Aribot présente un bilan plutôt mitigé aux yeux de certains citoyens du centre des affaires de la capitale guinéenne. Si les uns pensent que Baïdy est un député proche du peuple, d’autres estiment par contre que rien n’a été fait par l’élu sous la bannière de l’UFR, a appris un reporter de Guineematin.com sur place.

Après avoir passé 3 ans et 9 mois comme député uninominal de Kaloum, Baïdy Aribot est nommé par Alpha Condé au poste de 2ème vice-gouverneur de la banque centrale en 2017. Interrogé sur le bilan de Baïdy pour la commune de Kaloum, les citoyens de Kaloum ont des avis divergents.

Mandjou Conté

Pour Mandjou Conté, domicilié au quartier Sans-fil, Baïdy Aribot a fait preuve d’humanisme envers les pauvres de Kaloum. « Je trouve son bilan super positif. Baïdy Aribot a posé beaucoup de jalons positifs. La première des choses, honorable Baïdy est un monsieur qui est très humain. Il a fait beaucoup de choses ici pour les pauvres personnes. Quand tu tombes malade, il t’envoi à l’hôpital, il paye les produits pour toi. Baïdy a défendu les causes des citoyens de Kaloum. Les concessionnaires qui mettent leurs locataires dehors sans cause, Baïdy en personne se déplace pour intervenir et régler définitivement le problème. Les problèmes de famille, les problèmes de logements, le soutien à la jeunesse, Baïdy s’est toujours battu pour ça à Kaloum. Tous les cas sociaux, Baïdy agit rapidement en apportant aussitôt une solution. Donc, c’est pour cette raison que moi, je vais vous dire que son bilan est super positif dans cette commune ».

Souleymane Sylla

Même son de cloche pour Souleymane Sylla qui a laissé entendre que Baïdy a tout fait pour les citoyens de Kaloum. « Baïdy Aribot a rendu heureux les citoyens de Kaloum. Il a supporté la jeunesse sur le plan moral, matériel, financier et sportif. Il nous a toujours sensibilisé de ne pas faire la pagaille à Kaloum. De façon régulière, il a suivi et soutenu l’unique club qui est ici, l’AS Kaloum. Les inondations qui ont eu lieu à Tombo et à Coronthie, il est venu au secours. Quand Baïdy entend quelque chose au niveau de Kaloum, il rentre maison par maison pour saluer, apporter son soutien et sensibiliser. Par rapport à son bilan, on n’a rien à lui reprocher », a-t-il lancé.

Mabinty Conté

Par contre, d’autres citoyens de Kaloum pensent que le bilan de Baïdy est globalement négatif. C’est le cas de madame Mabinty Conté, citoyenne de Kaloum, qui estime que Baïdy n’a rien apporté pour la commune. « Le bilan de Baïdy Aribot est globalement négatif. Il n’a rien fait pour la jeunesse de Kaloum. On n’a rien vu de ce qu’il a fait pour aider les citoyens de Kaloum. Depuis qu’il a été élu député, il n’a rien apporté pour la commune. En tout cas, pour moi, personne ne vous montrera ici un acte positif que Baïdy Aribot a posé. Moi, je suis née à Kaloum et j’ai grandi ici, mais pour ne pas vous mentir, depuis que Baïdy est devenu député, il n’a rien fait pour cette commune. Donc, pour moi son bilan est globalement négatif », soutient mordicus la bonne femme.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 654 416 922/664 413 227

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Abdoulaye Bah sur ses 4 conseillers « recrutés » par le RPG : un manipulateur nommé Taliby Sylla…

19 janvier 2019 à 20 08 12 01121
Abdoulaye Bah, UFDG-Kindia

Il y a quelques jours, quatre conseillers démissionnaires de la fédération UFDG de Kindia ont adhéré au RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Depuis, on a entendu plusieurs explications sur les raisons de cette défection, alors que le candidat de l’UFDG à la mairie de Kindia continue à se dire maire, conformément à l’accord politique du 08 août 2018.

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 19 janvier 2019, Abdoulaye Bah a donné sa part de vérité sur le départ de ses anciens collaborateurs qu’il jure n’être pas partis de leur gré.

Un journaliste de Guineematin.com qui était sur place a tout décrypté pour vous :

Depuis cette mascarade électorale qui a fait la honte de la Guinée, rien ne va plus à Kindia. Je vous dirais que les trois conseillers dont on a longuement parlé dans les médias, qui ont été présentés, fanfare battante, à l’assemblée générale du RPG ne sont nullement partis. Ils sont de l’UFDG et ils resteront de l’UFDG. Mais, comme vous le savez, nous sommes en Guinée, on ment qu’au menteur. Si vous aimez le mensonge, évidement, vous serez largement servi. Monsieur Fodéya Bangoura, c’est mon numéro 2 à Kindia. C’est un fils qui a travaillé pour l’UFDG et on a travaillé Kindia à l’occasion des deux ans et deux mois passé à la mairie. Il dit qu’il est parti ; mais, je vous informe qu’il ne sera jamais parti de l’UFDG parce qu’il a l’UFDG dans le sang.

Monsieur Alseny Brèle Soumah qui est également conseiller communal a été menacé par le ministre de l’Energie de mettre fin à son contrat qui le lie avec le garage de Garafiri pour lequel il est chargé de réparer le parc automobile. Monsieur Cheick Taliby Sylla l’a menacé. S’il ne quitte pas l’UFDG et Abdoulaye Bah, son contrat sera mis à néant. Ce qui est petit pour la Guinée ; car, on ne peut pas menacer un homme qui a un contrat dûment établi. Lui aussi, il n’est pas parti de lui-même si vous comprenez très bien. Il est parti sous la pression économique.

Le dernier, monsieur Oudou Sakho, c’est un fils de Kindia qui est de la fédération Kindia 2 ; mais, son cas est particulier puisque lorsqu’on nous a annoncé les faux résultats, le 08 février 2018, de la CACV, Oudou Sakho a disparu pour pouvoir côtoyer ceux qui ont l’argent public volé, destiné à être payé aux gens qui se vendent comme des petits pains sur le marché. Oudou Sakho est avec eux ; mais, il est parti, non pas avec sa conviction de faire de la politique ; mais, il a été manipulé et acheté avec de l’argent.

Le dernier, Ibrahima Sory, alias ‘’Banna’’, lui, il n’est ni sympathisant, ni militant de l’UFDG de Kindia. C’est un ex de l’UFR qui a quitté ce parti et qui est venu me dire qu’il m’admire. Il a commencé à me fréquenter et on a fait toute la campagne dans les districts. C’est lui que j’avais envoyé à Taali et à Baguéya. Donc, si monsieur Taliby Sylla présente un simple fan d’Abdoulaye Bah comme étant un conseiller élu de l’UFDG, la Guinée va mal et elle est triste.

C’est un ministre d’Etat qui se permet de prendre un simple citoyen pour le présenter au siège du RPG comme étant un conseiller de l’UFDG élu de Kindia. Il n’est nullement conseiller. C’est un fan d’Abdoulaye Bah.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Le PEDN membre de la nouvelle CENI : « c’est une place méritée, ce n’est pas un avantage »

19 janvier 2019 à 19 07 37 01371

Le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) a ténu son assemblée générale ce samedi, 19 janvier 2019, à son siège à Ratoma, dans la commune du même nom. De nombreuses personnalités ont pris part à la rencontre, présidée par Mohamed Fofana, trésorier du parti. La prorogation du mandat des députés par décret présidentiel aura été dénoncée comme la suite logique du holdup électoral de 2013 lors des élections législatives, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mohamed Cissé, chargé des relations extérieures du PEDN a rappelé la position de son parti, qui avait même boycotté le parlement en janvier 2014. « La position du PEDN est claire depuis le départ. Nous n’avons pas siégé, nous avons décidé de ne pas siéger. C’est une décision politique que nous avons assumée tout au long du mandat. Et, nous avons alerté au mois de novembre dernier par rapport à la tendance qui consistait à ne pas organiser les élections à temps. Nous n’avons pas été entendus et aujourd’hui, exprès, le mandat a été amené vers le terme échu sans aucune élection ».

Par ailleurs, Mohamed Cissé condamne le pouvoir et les députés n’ayant pas fait suffisamment d’efforts pour respecter le délai constitutionnel. « Donc, l’objectif était de glisser, de faire en sorte que les députés se trouvent dans une situation d’illégitimité. Et, si le président de la République demande à ce que les conditions économiques ne lui permettent d’organiser les élections et c’est nécessaire de lui donner un an ou deux ans, qu’est ce que ces mêmes députés lui diront du même moment qu’ils ont accepté à ce que les élections ne s’organisent pas ? Donc, nous condamnons le fait que le pouvoir n’ait pas donné les moyens nécessaires pour organiser les élections, nous condamnons le fait les que les députés, ne se soient pas battus suffisamment pour faire en sorte que le délai constitutionnel soit respecté et nous disons tout simplement que ceux qui y sont ne représentent que eux mêmes et leurs partis, ça n’engage nullement le PEDN, parce que le PEDN, a décliné la participation, le PEDN a affiché sa position par rapport à cette assemblée, qui ne représentait même pas le vote populaire depuis l’origine », a dit le chargé des relations extérieures du PEDN.

Parlant de la responsabilité confiée au PEDN à la CENI à travers la désignation d’un commissaire, Mohamed Cissé s’en félicite et affirme que cette place revient de droit au parti et qu’elle n’a pas été offerte. « Dans 48 heures, il prendra fonction. Donc, c’est une place méritée, ce n’est pas un avantage. Nous sommes républicains, on ne peut pas refuser des avantages donnés par la loi. Tant que c’est dans le cadre légal, je ne vois pas en quoi notre responsabilité est aussi engagée », dit-il.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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« Le RPG et l’UFDG travaillent étroitement pour défendre leurs intérêts », dit le PADES

19 janvier 2019 à 18 06 25 01251

La prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale par Alpha Condé continue à alimenter le débat. Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) dénonce ce décret et pense que cette prorogation est faite à dessein pour glisser le calendrier électoral en République de Guinée. C’est à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, tenue ce samedi, 19 janvier 2019, que l’annonce en a été faite, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

Le mandat des députés est arrivé à terme le 13 janvier 2019. Pour éviter un vide, le président de la République a prorogé le mandat des représentants du peuple à travers un décret sans pour autant indiquer une date pour la tenue des élections législatives. Les responsables du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), à l’image de leur président Dr Ousmane Kaba, continuent à dénoncer cette prorogation du mandat des députés.

Mohamed Kaba

Selon Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES, « ce qui n’est pas dit, c’est que nous nous trouvons dans une situation de glissement de mandat au niveau de l’Assemblée nationale. Et ce glissement de mandat a une incidence tant sur la démocratie elle-même que sur le mandat du président de la République et, ça pose problème. C’est pourquoi le PADES, par la voix de son député, et après consultation de la coordination, a décidé purement et simplement de ne pas participer à cette assemblée prorogée par décret. Le président de la République et la CENI devraient prendre les dispositions pour organiser de nouvelles élections. Mieux, le décret du président de la République devrait préciser au moins la prochaine date de tenue des élections. Ce qui n’existe pas… Nous sommes dans un vide et dans une confusion totale. Mais, c’est fait à dessein, parce qu’on n’a pas envie de quitter le pouvoir ».

Par ailleurs, Mohamed Kaba accuse l’opposition républicaine de prêter le flanc à cette manipulation. « Cette opposition républicaine a toujours dénoncé, critiqué les agissements du pouvoir, lorsqu’il y a eu violation. Mais cette opposition, pour ses intérêts partisans, est capable de pactiser pour garder ses avantages que les députés ont à l’Assemblée nationale. Nous avons dit qu’il faut faire attention, parce que nous constatons une bipolarisation de la vie politique en Guinée. Les débats sont confisqués par deux entités politiques qui, apparemment, semblent opposées, mais qui en réalité travaillent étroitement, lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts partisans. Vous avez la loi sur la CENI qui a été décriée, parce qu’elle ne prenait pas suffisamment en compte les imperfections et le manque de dispositions antifraude, a été votée par la mouvance et par l’opposition républicaine » a-t-il rappelé.

Pour changer cette tendance, le coordinateur administratif du PADES a annoncé la création d’une troisième force politique dénommée « l’Opposition démocratique » avec d’autres partis politiques comme l’UFR, le PEDN et autres. « Pour mettre fin à ce bipolarisme, nous avons proposé de créer une troisième force. Cette troisième force, nous l’avons appelée l’opposition démocratique. J’entends dire que nous allons émietter l’opposition, nous allons affaiblir l’opposition, pas du tout. Nous allons plutôt organiser l’opposition parce que tous ces partis qui viendront dans cette coalition ne sont pas dans l’opposition républicaine, ne se reconnaissent pas dans la méthodologie de l’opposition républicaine, ne se reconnaissent pas dans les actions posées par l’opposition républicaine. Nous allons offrir une nouvelle alternative », promet ce responsable du PADES.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Siéger ou pas au parlement ? L’UFR redoute « un piège » tendu à l’opposition

19 janvier 2019 à 18 06 00 01001

Dans les états majors des partis politiques, la tenue à date de la présidentielle de 2020 et la prorogation du mandat des députés préoccupent plus d’un. A l’Union des Forces Républicaines, l’on rassure qu’il n’y aura non seulement pas de glissement de calendrier pour 2020, comme le craignent nombre d’observateurs ; mais qu’un piège est tendu à l’opposition par le pouvoir qui a prorogé le mandat des députés. L’annonce en a été faite ce samedi, 19 janvier 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti républicain, à son siège à Matam, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est Elhadj Ibrahima Bangoura qui a présidé la rencontre, entouré de ses principaux collaborateurs. Devant les militants massivement mobilisés, l’honorable Ibrahima Bangoura a laissé entendre que l’élection présidentielle aura bel et bien lieu en 2020. Selon lui, il n’y aura pas de glissement de calendrier. « En 2020, il n’y aura pas de glissement de calendrier. L’élection présidentielle aura lieu obligatoirement en 2020. Il n’y aura aucun glissement pour les élections. Surtout pour l’élection présidentielle », a-t-il annoncé.

Évoquant la question du troisième mandat, il dira que la Constitution dit qu’aucun président ici en Guinée ne peut faire un troisième mandat. « Il n’y aura pas de troisième mandat en Guinée. Pour un président qui a fait deux mandats, il n’y aura pas un troisième mandat pour lui. Ce n’est pas possible ici en Guinée » a tranché honorable Ibrahima Bangoura sous un tonnerre d’applaudissement des militants.

Par ailleurs, le vice-président de l’UFR a fait comprendre aux militants que le fichier sera définitivement assaini car, dit-t-il, cela va permettre d’organiser dans les plus brefs délais les législatives. « Nous avons aujourd’hui dans ce fichier plus d’un million cinq cent mille personnes dont on ne sait pas où est-ce qu’il se trouve. On n’a pas pu les identifier. Ce sont ces 1 500 000 personnes qui permettent la fraude pour l’organisation d’un coup K-O. Et, il n’y aura plus de coup K-O. Ensuite, il faut que les législatives soient organisées le plus rapidement que possible. Ce que nous constatons, il veut faire le vide institutionnel. Mais, il ne faut pas se laisser prendre au jeu de ce gros piège qui nous est tendu », a-t-il conseillé.

A la question de savoir si l’UFR va siéger à l’Assemblée Nationale ou pas, vu l’expiration du mandat des députés, Elhadj Ibrahima Bangoura répond : « Nous n’avons pas encore pris des décisions par rapport à cela. C’est comme si c’est un piège qui est là. Est-ce qu’il n’y a pas un piège pour nous permettre de quitter et que les autres fassent ce qu’ils veulent ? Il y a cet aspect. Donc, nous sommes en train de réfléchir. C’est à vous l’opinion de nous guider par rapport à tout ça. La question qui se pose, est-ce qu’il faut aujourd’hui réunir tous les pouvoirs dans les mains du président de la République ? Parce qu’en ce moment, le président de la République et son parti auront les pleins pouvoirs pour faire ce qu’ils veulent en Guinée. C’est là l’inquiétude que nous avons », a-t-il éclairé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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Fodé Oussou aux présidents africains : « dites à Alpha Condé que l’élection n’est pas terminée à Matoto »

19 janvier 2019 à 17 05 48 01481

A l’absence de Cellou Dalein Diallo, en séjour à l’étranger, c’est son vice-président, Dr. Fodé Oussou Fofana, qui a présidé l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG, ce samedi, 19 janvier 2019. Le président du groupe parlementaire Libéral-Démocrate était entouré du secrétaire général du parti, honorable Aliou Condé et des députés, Mariama Taata Bah et Djéssira Traoré.

L’opposant a profité de cette tribune pour se prononcer sur la prorogation du mandat des députés guinéens et interpeller les chefs d’Etat africains sur la situation de la mairie de Matoto dont l’élection de l’exécutif communal a été perturbée par un cadre du parti au pouvoir, après la victoire de l’honorable Kalemodou Yansané.

Prenant la parole sous les applaudissements nourris des militants, le président de séance a d’abord présenté un tableau noir de la gouvernance Alpha Condé qu’il dit se résumer en de fausses promesses. Par la suite, Fodé Oussou Fofana a vigoureusement dénoncé l’installation des PA dans les fiefs de l’opposition. « Monsieur Alpha Condé a perdu pendant 8 ans. Et, bientôt 10 ans depuis qu’il là ; mais, il n’a rien fait », a annoncé l’opposant qui accuse le président de la République d’être le seul responsable de la situation actuelle du pays à cause, dit-il, du non-respect du calendrier électoral devant élire les nouveaux députés.

Alpha Condé ne doit pas parler de la RDC, alors qu’il y a une crise post-électorale en Guinée depuis bientôt un an !

Le président de l’AG de l’UFDG estime que le président Condé n’a pas à prendre position (avec les autres chefs d’Etat africains) sur la crise post-électorale en République Démocratique du Congo (RDC), alors qu’il est incapable de terminer une élection locale depuis bientôt un an chez lui. « Il est avec les chefs d’Etat africains pour régler le problème de la RDC, en disant que l’élection qui s’est passée n’est pas une bonne élection. Je voudrais demander à ses collègues de dire à monsieur Alpha Condé qu’à Matoto, l’élection n’est pas encore terminée depuis un an »…

Fodé Oussou rassure les militants de l’UFDG : « vous ne serez JAMAIS trahis »

Sur la prorogation du mandat des députés, Dr. Fodé Oussou Fofana a réitéré la position de la direction nationale de l’UFDG de procéder à des consultations des différentes structures du parti, de l’intérieur comme de l’extérieur du pays, avant toute prise de décision. Néanmoins, il a rassuré que les militants ne seront pas trahis. « Nous n’allons JAMAIS trahir la volonté de nos militants. Nous ferons exactement ce que vous voulez. C’est pour cela que jusqu’aujourd’hui, la décision n’est pas prise de siéger ou de ne pas siéger. Nous ne pouvons pas prendre la décision. Nous sommes en train de faire des consultations de la base au sommet », rassure le député.

Enfin, le vice-président de l’UFDG invite les militants à faire « beaucoup attention », parce que, dit-il, tout ce que le Président Alpha Condé fait, c’est calculé. « Nous ne pouvons pas être un grand parti et tomber dans le piège de monsieur Alpha Condé », a-t-il prévenu.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Siguiri : le maire de Siguirini échappe à une tentative d’assassinat

19 janvier 2019 à 16 04 34 01341

Le maire de la commune rurale de Siguirini, dans la préfecture de Siguiri, a échappé à une tentative d’assassinat ce samedi, 19 janvier 2019, aux environs de 10 heures. L’auteur de la tentative d’assassinat à l’encontre de l’élu local a été mis aux arrêts, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sékou Kéira, le maire de la commune rurale de Siguirini, issu d’une liste indépendante, a échappé à une tentative d’assassinat dans les locaux de la mairie. Selon nos informations, il y a des gens qui en veulent à monsieur Kéira depuis quelques temps.

Interrogé par notre reporter, le maire a parlé d’un complot visant à l’éliminer physiquement. Selon Sékou Kéira, « le mardi passé, j’étais en mission à Kankan et Siguiri, quand j’ai reçu un appel d’un de mes proches, qui m’a dit de changer de véhicule pour mon retour à Siguirini. Il m’a prévenu qu’il y a une équipe qui veut m’assassiner, qu’ils ont monté une embuscade entre Saraya et Dantiya. Il m’a dit aussi qu’il y a une deuxième équipe qu’ils vont disposer sur une montagne appelée Soumakè Lakouro. Vous savez, tout le monde connait ma voiture et ils savaient que j’allais revenir de Siguiri le vendredi. J’ai pris mes dispositions en rentrant très tôt le jeudi ».

Parlant de la tentative d’assassinat de ce samedi, le maire raconte que c’est les jeunes qui ont réussi à neutraliser l’assaillant. « Quand j’étais au bureau, Bassy Kaba s’est armé pour venir m’assassiner. Les jeunes l’ont interpellé. Il possédait une arme de fabrication locale. Pendant son arrestation, il a tenté de tirer sur un jeune. Heureusement qu’il n’a pas réussi, le fusil était comme bouché. Il a été mis aux arrêts par les jeunes et conduit au poste de gendarmerie de Léro, comme le chef de brigade de Siguirini est en déplacement », a dit Sékou Kéita.

À rappeler que le maire de Siguirini, issu de la liste indépendante, est contesté par les militants du RPG Arc-en-ciel de Siguirini, battu dans beaucoup de communes rurales et urbaines de ses fiefs.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Bilan de Dr Deen Touré au parlement : les citoyens de Matam très déçus de leur député

19 janvier 2019 à 11 11 18 01181
Dr Ibahima Deen Touré, député uninominal de Matam

Le mandat des députés, au compte de la 8ème législature, a officiellement pris fin le 13 janvier dernier. A l’heure du bilan, beaucoup de guinéens s’interrogent sur ce que ces élus du peuple ont apporté à leurs communes. Dans la commune de Matam, ce bilan de Dr Ibahima Deen Touré, député uninominal, est mal perçu. Interrogés à ce sujet par un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier, vendredi 18 janvier 2019, de nombreux citoyens estiment que ce bilan est négatif.

Après l’expiration du mandat des députés, suivie de sa prorogation par un décret du chef de l’Etat, l’heure est au bilan des cinq ans des élus du peuple. A Matam, les citoyens n’y vont pas de main morte en ce qui concerne l’apport de Dr Deen Touré, président du groupe parlementaire Alliance Républicaine, pour leur commune.

Ibrahim Boiro

Ibrahim Boiro, administrateur dans une maison de production, rencontré au quartier Carrière, dit ne même connaitre le député de Matam. « J’ai entendu parler du député, mais je ne le connais pas assez bien. Ça prouve qu’il n’a rien fait pour Matam. On n’a vu aucun changement depuis qu’il est allé à l’Assemblée nationale. Nous avons voulu qu’il aide les jeunes à avoir de l’emploi par exemple, la propreté de la commune. Mais, rien n’en a été, je suis déçu. En général, comme lui, les députés guinéens n’ont pas fait grand-chose pour le pays », soutient monsieur Boiro.

Aboubacar Camara

Pour Aboubacar Camara, diplômé en Droit International, sans emploi, résidant à Carrière centre, le bilan de Dr Deen Touré est nul. « En ce qui concerne notre député uninominal, son bilan est nul parce qu’il n’a rien fait pour Matam. Un député, son rôle c’est de faire tout possible pour évoquer les problèmes de la commune où il se trouve. C’est donc de défendre les problèmes de sa commune à l’Assemblée nationale, faire tout son possible pour envoyer des projets pour sa commune. Et, fort malheureusement, notre député, Dr Ibrahima Deen Touré, n’a rien fait pour le développement de notre commune. Il devrait s’occuper par exemple de la gestion des ordures. Je veux dire qu’il devait défendre le projet lié à la gestion des ordures à l’Assemblée nationale. Mais, voyez notre commune, voyez comment elle est sale. Nous avons le plus grand marché du pays dans notre commune, je parle de Madina. Les recettes obtenues dans ce marché pouvaient aider à développer la commune. Mais hélas », se désole monsieur Camara.

Issiagha Kaba

Même son de cloche chez Issiagha Kaba, diplômé sans emploi, rencontré à Dabondy. « Physiquement, je ne connais pas notre député uninominal, c’est seulement le nom que je connais. Selon moi, c’est un monsieur qui n’a rien fait pour nous. Nous avons énormément de problèmes ici. C’est le cas du délestage du courant électrique, de l’eau. Mais, le député ne vient même pas nous rencontrer pour connaitre nos préoccupations. Avec l’argent qu’il gagne à l’Assemblée nationale, il aurait pu nous aider à avoir quelques forages au moins. Mais, rien de tout cela. Aussi, il devait aider les jeunes à avoir des opportunités d’emploi. Mais je vous dis, rien. Donc, je souhaite que celui qui ira nous représenter à l’Assemblée nationale pense à cela ».

Daouda Bangoura

Pour sa part, Daouda Bangoura, rencontré à Hermakono, dit n’avoir pas oublié les promesses de Dr Deen Touré pendant la campagne de 2013. « Je ne sais si le député a fait des actions à Matam lido. Mais, ici à Hermakono, il n’a rien fait pour nous. On a une maison de jeunes qui était en chantier. Quand il est venu battre campagne, il avait promis de terminer les travaux de la maison des jeunes. Mais, depuis qu’il est allé à l’Assemblée nationale, on ne l’a pas vu. Aujourd’hui, même le sable qui était là-bas a été emporté par des voleurs. Parce que ça a duré. Donc pour moi, le député n’a rien fait pour nous, il n’a pas respecté sa promesse de campagne ».

Kerfala Camara

Kerfala Camara, chauffeur de taxi, dresse le même bilan négatif du passage de Dr Dee Touré au parlement. « Depuis qu’il est à l’Assemblée nationale, il n’a rien fait pour nous. Même une seule fois, il n’est pas venu rencontrer la jeunesse. Moi, je suis chauffeur, je travaille sur la ligne Bonfi-Makia Touré. Nous avons voulu qu’il nous aide à avoir un espace plus adéquat où nous pourrions stationner, mais en vain. Il ne vient même pas ici à Matam ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Partir ou rester au parlement ? Ce qu’en pensent certains militants de l’UFDG à Labé

19 janvier 2019 à 11 11 14 01141

Après la fin du mandat des députés, les partis politiques de l’opposition sont dans l’embarras du choix : partir ou rester à l’Assemblée Nationale ? Telle est la question qui se pose et qui divise nombre de citoyens. Dans la commune urbaine de Labé, fief de l’UFDG, principal parti de l’opposition, les avis sont divisés. Si certains militants pensent que les députés doivent désormais se retirer du parlement, d’autres estiment par contre, qu’il ne faut pas créer le vide, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A Labé, fief de l’opposant Cellou Dalein Diallo, les débats vont bon train sur le retrait ou non des députés de l’opposition en général, et ceux de l’UFDG en particulier. Dans les cafés, salons et autres lieux de rencontre, le sujet alimente les débats.

Pour Abdoulaye N’Diaye, les députés de l’UFDG doivent tous bouder le parlement. « Ces députés, c’est nous qui avons voté pour eux. Ils sont élus et non nommés. Donc, pour qu’ils continuent à siéger, il faut que le peuple vote à nouveau pour eux. Mais, comme leur mandat est terminé, il faut qu’ils partent. Un décret du président Alpha Condé ne peut pas les légitimer », soutient-il.

Pour Mamadou Ramata Diallo, militante de l’UFDG, continuer à siéger à l’Assemblée nationale pour les députés de l’opposition et surtout ceux de sa formation politique, est synonyme d’échec. Car, selon elle, « cela permettra à Alpha Condé de décaler le calendrier des élections présidentielles pour briguer un troisième mandat ».

Même si Mamadou Hady Garambé Diallo est du même avis que ses prédécesseurs, il y a tout de même une condition pour que ces élus du peuple restent à l’Assemblée. « Ces députés de l’opposition peuvent adresser une correspondance au président de l’Assemblée nationale, pour lui dire qu’ils resteront au sein de l’institution pour une durée bien déterminée, de deux à trois mois. Passé ce délai, s’il n’y a aucune volonté d’organiser les élections législatives, ils quitteront définitivement l’assemblée nationale et ils cesseront d’être les représentants du peuple », préconise monsieur Diallo.

Par contre, Mamadou Bachir Baldé dit que les députés soient présents ou non, le président Alpha Condé va toujours agir dans le sens qu’il souhaite. « Que ces députés de l’opposition quittent ou non à l’Assemblée Nationale, ça m’est égal. Car, leur présence à l’hémicycle n’empêchera en aucun cas le président Alpha Condé de faire son vœu », pense-t-il.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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CENI : la prestation de serment des commissaires annoncée le lundi

18 janvier 2019 à 20 08 51 01511

Dans un communiqué publié à la télévision d’Etat, dans la soirée de ce vendredi, le secrétariat général de la Cour Constitutionnelle a annoncé la cérémonie solennelle de prestation de serment des commissaires de la CENI au lundi prochain, 21 janvier 2019.

Nommés le lundi dernier, 14 janvier 2019, les 17 commissaires devraient très rapidement se retrouver pour élire les membres de leur bureau pour commencer le travail sur le processus électoral. Les Guinéens, surtout les acteurs politiques, les attendent urgemment sur plusieurs dossiers, notamment l’assainissement du fichier électoral et le chronogramme des élections législatives.

A suivre !

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Fin du mandat des députés : l’opposition annonce une retraite à Kindia pour décider

18 janvier 2019 à 16 04 13 01131

A l’absence de Cellou Dalein Diallo, en séjour à l’étranger, les membres de l’opposition républicaine se sont retrouvés ce vendredi, 18 janvier 2019, au QG de l’UFDG à Hamdallaye sur la position que devront adopter les députés à l’Assemblée nationale, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son compte rendu, le porte parole du jour, Nestor Kagbadouno, secrétaire général du parti Union Guinéenne pour la Démocratie et de Développement (UGDD) a indiqué que le seul point à l’ordre du jour concernait la prorogation du mandat des députés à l’Assemblée nationale. « Après les débats où les différentes positions ont été écoutées, il a été décidé à l’unanimité que tous les leaders de l’opposition républicaine se retrouvent le 16 février à Kondeya (dans la préfecture de Kindia) pour prendre une décision relative à la présence de nos députés à l’Assemblée nationale », a-t-il annoncé.

En attendant, les opposants ont rappelé que même si l’élection avait été organisée, les députés actuels ne quitteraient pas l’Assemblée nationale avant le 05 avril. « Avant cette date (le 05 avril 2019 : ndlr), toutes les décisions importantes seront prises pour que l’opposition républicaine puisse donner sa position par rapport à la prorogation de leur mandat », a rassuré le porte parole du jour.

A rappeler que le mandat des députés (dont la législature a commencé le 14 janvier 2014) s’est terminé le dimanche dernier, 13 janvier 2019. Depuis, beaucoup de guinéens craignent que la prorogation de leur mandat serve de prétexte à la prorogation du mandat présidentiel à travers un simple glissement. Pour leur part, les opposants réfléchissent aux conséquences d’une démission en laissant seule la mouvance au parlement… 

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Fodé Oussou : « l’UFDG fait des concertations avant de décider de siéger ou pas à l’Assemblée »

17 janvier 2019 à 20 08 12 01121
Hon. Fodé Oussou Fofana, président du Groupe parlementaire Libéral-Démocrate 

Depuis la fin du mandat des députés Guinéens, le débat fait rage dans les réseaux sociaux. Pour plus d’un compatriote, les députés ne doivent pas continuer à siéger au-delà des cinq ans. Et, les dénonciations sont encore plus virulentes pour des élus de l’opposition qui veulent rester à l’Assemblée nationale « grâce » à un décret du président Alpha Condé, qu’ils passent le temps à critiquer…

Dans la soirée de ce jeudi, 17 janvier 2019, le président du Groupe parlementaire Libéral Démocrate et vice-président de l’UFDG a joint Guineematin.com au téléphone pour annoncer que la décision n’est encore pas prise par son groupe. « Quand elle sera prise, elle sera officiellement annoncée par la voix la plus autorisée », a précisé Dr. Fodé Oussou Fofana.

« Nous sommes en concertation avec toutes les structures avant de prendre la décision. Pour le moment, nous n’avons pris aucune décision : ni de siéger, ni de quitter l’Assemblée nationale », a insisté le vice-président de l’UFDG.

Interrogé sur les structures concernées par ces concertations, le 
président du Groupe parlementaire Libéral Démocrate a cité toutes les instances de son parti, y compris les fédérations de l’étranger. Elhadj Fodé Oussou Fofana a ajouté que ces concertations vont également être élargies aux partis de l’opposition parlementaire comme ceux de l’opposition extraparlementaire, notamment les membres de l’opposition républicaines.

A rappeler que le mandat des députés (dont la législature a commencé le 14 janvier 2014) s’est terminé le dimanche dernier, 13 janvier 2019. Depuis, beaucoup de Guinéens estiment que la prorogation de leur mandat (déjà actée par un décret du président de la République) est une dangereuse jurisprudence qui pourrait servir de prétexte à la prorogation des autres mandats dont celui du président Alpha Condé. Mais, dans le rang des députés, beaucoup veulent continuer à tirer profit des avantages liés au statut de député, même si cette posture est aujourd’hui très critiquée par les militants…

A suivre sur Guineematin.com

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Incidents de Daramagnaki : la version du sous-préfet, Sidy Camara

17 janvier 2019 à 15 03 11 01111
Sidy Camara

Les citoyens de Filobowal, relevant du district de Kabara, commune rurale de Daramagnaki, dans la préfecture de Télimélé, ont récemment manifesté contre la société minière CDM-CHINE évoluant dans la localité. Ils accusent la société de ne pas réaliser les promesses tenues. Après notre entretien avec l’ancien maire de la délégation spécial et conseiller communal de Daramagnaki, monsieur Abdoulaye Thiam Baldé, le sous-préfet qui a souhaité donner sa part de vérité dans ce dossier.

Dans un entretien accordé au correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture de Télimélé, Ahmed Sidy Camara est revenu sur les soubresauts que sa localité a traversés.

Le jeudi 03 et le vendredi 04 Janvier 2019, les populations de Filobowal ont manifesté contre les promesses non tenues de la société minière CDM-CHINE, évoluant dans le District de Kabara, commune rurale de Daramagnaki. Selon le sous-préfet, « une manifestation est survenue les jeudi 03 et vendredi 04 janvier 2019 dans le district de Kabara, commune rurale de Daramagnaki. Ce jeudi, tôt le matin, j’ai reçu un appel du président du district de Kabara, Soro Koulibaly, m’annonçant que les citoyens de Foloreya ont barré la route de la société minière CDM-CHINE. Aussitôt, j’ai dépêché mes agents de sécurité pour aller sur les lieux, faire le constat et me rendre compte. A 12h, monsieur le Préfet, Amara Lamine SOUMAH, m’a instruit de me rendre dans la zone avec le maire pour tenter de gérer la situation. Directement, nous avons tenté de nous rendre sur les lieux. A notre arrivée à Boké, j’ai appelé les responsables chinois pour nous envoyer un véhicule afin d’arriver sur les lieux pour prendre les blessés et les envoyer à l’hôpital pour les soins. Les chinois nous répondent que les manifestants n’acceptent pas. J’ai appelé mes agents qui étaient déjà sur les lieux d’aller rencontrer les manifestants pour libérer la route, ceux-ci ont donné leur accord »

Par ailleurs, le sous-préfet dira que le maire de la commune rurale de Daramagnaki, Elhadj Thierno Amadou Diallo, a été empêché par les manifestants d’entrer dans le district de Kabara par certains conseillers même de la commune rurale. « Durant cette démarche, Mamadou Saliou SYLLA et Boubacar DIALLO, tous conseillers à la commune rurale, m’ont appelé pour me dire de ne pas venir avec le maire chez eux car, ils ne le reconnaissent pas et ne le reçoivent pas à Filobowal. J’ai aussitôt informé le préfet qui a finalement pris la décision de venir, parce que le problème est devenu compliqué. Après, un citoyen nommé Moussa Gouba m’a appelé au téléphone pour me dire : si vous venez à Kawessi avec votre maire, il sera la sauce de cette rencontre. J’ai tenté de lui prodiguer des conseils au téléphone, mais vainement. Nous avons pris le risque de continuer notre chemin jusqu’au marché. C’est là où ce nommé Moussa Gouba nous a trouvés pour menacer le maire, Elhadj Thierno Amadou DIALLO en lui lançant des propos malveillants. Le maire n’a dit aucun mot. J’ai prodigué les mêmes conseils à ce monsieur qui s’est finalement calmé ».

Sidy Camara

En outre, le sous-préfet a fait savoir que lendemain, le préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah, est arrivé sur les lieux pour tenter de ramener le calme. « Dès l’arrivée de monsieur le préfet, je lui ai fait le compte-rendu des informations que j’ai reçues à travers mes agents. Il a commencé à sensibiliser les citoyens en plein-air pendant longtemps avant d’aller sur les lieux barrés. Après cette sensibilisation qui a marqué les citoyens, ils ont libéré le passage. Ce qui nous a permis d’arriver à la base des chinois. Après avoir contacté les chinois, le préfet a demandé aux citoyens et aux responsables locaux de se mobiliser à la troisième base où il a continué à sensibiliser la population. Après, le gouverneur de Boké et son préfet sont venus en soutien pour appuyer dans le sens de la bonne collaboration pour la sensibilisation des citoyens. Cela a porté un grand soulagement à la population, car ils ont compris que les autorités sont engagées pour défendre leur cause. Les manifestants ont présenté leurs excuses aux autorités et aux chinois et ont pris l’engagement que de tels cas ne vont jamais se répéter », a expliqué Ahmed Sidy Camara.

Quand la délégation de Boké s’est retirée, poursuit le sous-préfet de Daramagnaki, « monsieur le préfet a projeté une seconde rencontre, dans la salle de réunion des chinois, à la base 1 avec les responsables de tous les villages impactés et environnants, les sages et les conseillers présents. Là, il a continué à faire des messages de sensibilisation aux citoyens en expliquant le contenu du code minier. Lors de cette rencontre, les citoyens de Foloréya, qui sont les manifestants, ont présenté leurs revendications qui portaient sur la construction des écoles, des forages, d’une mosquée, d’un poste de santé, de routes, d’emplois des jeunes et le départ de Mamadou Saliou Sylla et Boubacar DIALLO de la mine, comme représentants des populations ».

Enfin, le sous-préfet a pris la défense du préfet de Télimélé, Amara Lamine Soumah. « C’est important de préciser aussi que, durant toute sa démarche de sensibilisation, le préfet n’a jamais parlé de politique, encore moins de problème d’argent, à plus forte raison des injures ou des menaces contre qui que se soit. La mission principale des administrateurs territoriaux est de préserver la paix et la quiétude sociale dans leurs localités et non d’inciter les populations à la violence ou à des troubles dans leurs zones », professe Ahmed Sidy Camara.

Propos recueillis à Télimélé par Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Fin du mandat des députés : les citoyens de N’zérékoré dressent un bilan mitigé du député uninominal

17 janvier 2019 à 14 02 09 01091
Sory Haba

Après l’expiration du mandat des députés,  l’heure est au bilan des cinq ans de la huitième législature. Déjà, les langues commencent à se délier à N’zérékoré pour dresser un bilan plutôt mitigé du député uninominal, Sory Haba, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Guinée Forestière.

Un bilan peu convaincant aux yeux de certains citoyens de N’Zérékoré, qui attendaient beaucoup de l’honorable Sory Haba. Selon Mamady Condé, citoyen de la commune urbaine, le député n’a pas satisfait à ses attentes durant les 5 ans de son mandat. « Pour son temps de gouvernance, je n’ai pas vu une autre réalisation dans la ville qui peut au moins convaincre la population, au moins, un discours, même un travail ou même un bienfait pour la population de Nzérékoré », se désole-t-il.

Sory Haba, député uninominal de N’zérékoré

Abondant dans le même sens, Niankoye Kolié va d’ailleurs enfoncer le clou en estimant que le bilan du député est totalement négatif. « Quand nous prenons la ville de N’zérékoré, Sory Haba a été élu comme député uninominal. Mais, depuis son élection jusqu’à maintenant, la préfecture n’a jamais senti quelque chose de bon à travers notre député. Il n’a rien fait de concret. On n’a pas vu quelque chose que Sory Haba a défendu comme intérêt de Nzérékoré à l’hémicycle, ni dans les radios, ni dans les télévisions. Il n’a rien fait. Son bilan est totalement négatif », lance-t-il.

Contrairement aux deux précédents intervenants, Falikou Doré, électromécanicien, trouve que le bilan du député est plutôt positif. Selon lui, l’honorable Sory Haba a réalisé plusieurs activités qui étaient en faveur des jeunes. « Son bilan est très positif, il n’a pas négligé N’zérékoré. A un moment donné, il a envoyé des maillots pour nos enfants, pour les encourager. Et, quand il y a eu le forum régional des jeunes, il était là. C’est qu’il suit de près la jeunesse de N’Zérékoré », se félicité monsieur Doré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224 620 16 68 16/666 89 08 77

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Démission du président de l’INIDH : le régime Alpha Condé de nouveau fragilisé

17 janvier 2019 à 10 10 17 01171
Alia Diaby, président démissionnaire de l’INIDH

Après Khalifa Gassama Diaby, qui a quitté le ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, le 14 novembre 2018, c’est le Dr. Alia Diaby qui a démissionné de la présidence de l’institution nationale indépendante des droits de l’Homme (INIDH).

Mais, contrairement à son prédécesseur qui a expédié sa lettre de démission aux médias le même jour, le président démissionnaire de l’INIDH a préféré remettre discrètement sa lettre au ministre conseiller du président de la République chargé des relations avec les institutions, Elhadj Mahamed Lamine Fofana et il est resté plus de dix jours, avant de sortir du pays. Et, depuis deux semaines, cette démission était gardée secrète puisqu’on chercherait à convaincre Alia Diaby à revenir sur sa décision.

Le régime Alpha Condé encore fragilisé

Si l’argument du démissionnaire est la recherche d’un titre de professorat, beaucoup de Guinéens parlent de faibles moyens accordés à cette institution républicaine. Mais, en réalité, c’est le régime Alpha Condé qui voit sa crédibilité s’effriter au moment où les velléités du chef de l’Etat à s’accrocher au pouvoir après son deuxième et dernier mandat ne font plus de doute.

Seulement, il importe de préciser que contrairement au ministre Khalifa Gassama Diaby, le Dr. Alia Diaby n’était pas critique contre le régime Alpha Condé. Il semblait plutôt être un des agents qu’on a placé pour empêcher l’avènement d’un président de cette institution proche du peuple. De l’avis des observateurs, Mamady Kaba, l’ancien et tout premier président de l’institution nationale indépendante des droits humains faisait beaucoup mieux dans la défense des droits humains, faisait beaucoup mieux dans la défense des droits humains en République de Guinée. Monsieur Kaba avait des contacts réguliers avec les médias et l’ensemble des acteurs sociopolitiques de la Guinée Ce qui n’est pas le cas du démissionnaire… 

A suivre !

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Banankoro : le responsable du RPG-AEC incarcéré à Kérouané

16 janvier 2019 à 23 11 19 01191

Le président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Banankoro est incarcéré depuis le lundi passé, 14 janvier 2019, à Kérouané. Sékouba Cissé alias « Armée » est accusé d’avoir détourné un diamant appartenant à une dame. C’est son comportement jugé « arrogant » qui aurait poussé le juge d’instruction en charge de l’affaire de mettre en prison, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Banankoro.

Selon une source proche du dossier, cette affaire est partie de la découverte d’un diamant de 3,30 carats par une dame dans une mine de Banankoro. La mineure est rentrée présenter le diamant à son mari. Pendant que les deux étaient en train de discuter sur comment vendre la pierre précieuse, le cousin de la femme est arrivé sur les lieux et il a été mis au bain de la situation.

« C’est ainsi que le cousin de la femme a pris le diamant pour partir avec, sans le consentement de la propriétaire et son époux. Quelques minutes plus tard, il est revenu avec un montant de 20 millions de francs qu’il a tendu à la dame. Mais, cette dernière a refusé de prendre l’argent. Elle a dit qu’elle ne lui a pas donné l’autorisation de vendre le diamant à son insu. Quand elle lui a demandé à qui il a vendu la pierre, il a dit que c’est à Sékouba Cissé alias « Armée », le président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Banankoro », explique notre source.

La famille est allée immédiatement voir Sékouba Cissé pour l’interpeller sur la question. Mais, ce dernier aurait répondu qu’il est le responsable du parti au pouvoir à Banankoro et que personne ne peut se dresser contre lui. La dame a saisi alors le tribunal de première instance de Kérouané pour réclamer la restitution de son diamant. « La justice a convoqué Sékouba Cissé qui est allé se montrer encore arrogant devant le juge d’instruction en charge de l’affaire. C’est pourquoi le juge a décidé de le mettre en prison », ajoute notre interlocuteur.

Joint au téléphone, le procureur de Kérouané a confirmé l’incarcération du responsable du RPG Arc-en-ciel mais il n’a pas souhaité donner plus de détails sur le sujet. « Pour le moment, je ne peux rien vous dire car le dossier est dans les mains du juge d’instruction. Le monsieur est quand même en prison », a-t-il indiqué.

A suivre !

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Côte d’Ivoire : la CPI décide de remettre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé en liberté

16 janvier 2019 à 16 04 43 01431

Elle était très attendue et elle est tombée dans l’après-midi de ce mercredi, 16 janvier 2019. Les juges de la Cour Pénale Internationale ont rejeté la requête du procureur qui souhaitait le maintien de Laurent Gbagbo et de son ancien ministre Charles Blé Goudé en prison.

Ainsi, l’ancien président ivoirien et l’ex leader des Jeunes Patriotes devraient rentrer au pays après sept ans de détention.

A suivre !

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Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés par la CPI

15 janvier 2019 à 10 10 53 01531

En détention depuis sept ans à la Haye (au Pays-Bas), l’ancien président ivoirien et son ancien ministre et codétenu, Charles Blé Goudé étaient accusés de meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Mais, les deux ont été acquittés par le Cour Pénale Internationale, a appris Guineematin.com ce mardi, 15 janvier 2019.

Âgé de 73 ans, Laurent Gbagbo était jugé pour des crimes commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011. Il était opposé à l’ancien opposant ivoirien, Alassane Ouattara, qui avait bénéficié du soutien de la France pour « occuper » la présidence de la République et qui a décidé d’extrader son prédécesseur à la Cour Pénale Internationale. Cette crise a fait plus de 3 000 morts en Côte d’Ivoire. Mais, le procureur de la CPI n’a pas pu produire des preuves de culpabilité des deux accusés (Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé).

Aujourd’hui, les camps de Ouattara et de Gbagbo se retrouvent « libres » et aucun coupable n’est trouvé sans doute à cause de la politisation à outrance de cette affaire, souvent donnée comme exemple d’une justice des vainqueurs. 

Reste à savoir ce que feront Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et Cie après le retour de l’ancien président et de l’ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes à Abidjan. C’est dire que comme la Guinée voisine, 2020 promet des surprises en Côte d’Ivoire… 

A suivre sur Guineematin.com

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Condamnation de 8 opposants à Conakry : « c’est Balla Moussa du RPG qui devait être condamné »

15 janvier 2019 à 9 09 11 01111

Comme annoncé dans nos précédentes publications, huit membres du Conseil National des Jeunes (CNJ) de l’UFDG ont été condamnés hier, lundi 14 janvier 2019, par le Tribunal de Première Instance de Kaloum. Ils ont écopé de 7 jours de prison ferme (le temps mis en prison) et le payement d’une amende de 300 mille francs guinéens chacun. Ces 8 jeunes du principal parti d’opposition du pays ont été arrêtés le 07 janvier dernier pour avoir manifesté devant le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation pour réclamer l’installation de Kalémodou Yansané à la mairie de Matoto.

Même si les opposants ont recouvré leur liberté après 7 jours de détention, leur avocat, maître Salifou Béavogui, dénonce une injustice à leur égard et promet de se battre en appel pour ne pas que leurs casiers judiciaires ne soient salis.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous le décryptage :

Il faut simplement retenir que nous venons de sortir d’un procès d’injustice, un procès qui ne devait pas avoir lieu. C’est un procès qui a mis en prise des innocents et l’appareil judiciaire. Un procès qui n’en valait pas la peine. C’est un procès dans lequel, les victimes sont transformées en auteurs. Il y a eu du deux poids, deux mesures. Que s’est-il passé ? Vous vous souviendrez tous qu’à Matoto, l’élection de l’exécutif communal s’est tenue dans les conditions régulières et cette élection a donné vainqueur, au vu et au su de tout ce que nous apprenons, à celui que nos clients étaient venus soutenir devant le ministre de l’Administration du territoire avec une pancarte sur laquelle était précisé le nom du vainqueur.

Autrement dit, c’est un sit-in qui a été organisé et qui est prévu par la loi. Il n’a pas besoin d’information, ni même d’autorisation et au pire des cas, on somme les personnes qui se sont retrouvées pour qu’ils libèrent le lieu. On n’avait pas besoin de procès, mais malheureusement, nos clients ont été arbitrairement arrêtés, arbitrairement entendus et arbitrairement jetés en prison. Ils viennent d’être jugés et il a fallu que la défense se batte contre vents et marées pour obtenir leur liberté puisqu’ils ont été condamnés à sept jours de prison et à 300.000 GNF d’amende. Tout cela me fait honte et me fait peur.

Dans ce procès, on a laissé le bon Dieu de côté et on s’est attaqué au prophète. Celui qui a troublé le processus électoral, celui qui, à la face du monde, a pris la responsabilité de venir interrompre le processus électoral et qui a plongé toute une commune aujourd’hui dans le désarroi ; qui a plongé toute une communauté en difficulté devait répondre. C’est lui qui devait être à la barre aujourd’hui. Mais, en lieu et place, ce sont les innocents qu’on a arrêtés et qui étaient simplement venus protester dans l’honneur, dans la dignité, dans le respect des textes de lois. Ils ont été arrêtés, conduits en prison et jugés.

Pour nous la défense, c’est une victoire parce que finalement nos clients ont été libérés et nous continuerons à mener le combat. Chaque fois qu’un innocent est en prison, nous le défendrons contre vents et marées. Nous relèverons appel contre cette décision parce que c’est des innocents qui ont vu leurs casiers judiciaires entamés. Certes, l’amende sera payée, ils seront sortis aujourd’hui de prison ; mais, nous relèverons appel.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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