République centrafricaine (RCA) : quand la situation devient difficile

23 juillet 2021 à 12 12 09 07097

Par Hamdi Bukhari, Représentant du UNHCR en République Сentrafricaine : Pendant plus d’un quart de siècle, les casques bleus de l’ONU ont protégé les civils, les travailleurs humanitaires et les individus particuliers de la violence. À l’heure actuelle, l’Afrique a particulièrement besoin de leurs pouvoirs. Chaque jour, les casques bleus aident à combattre la violence et à sauver des vies ; mais, contrairement à nos espoirs, cela n’a pas toujours été comme cela. Les raisons de cette situation sont les difficultés d’organisation, les problèmes bureaucratiques et l’incapacité à venir en aide opportunément.

Le 10 avril 2014, le Conseil de sécurité a autorisé le déploiement d’une opération multidimensionnelle de maintien de la paix des Nations Unies, appelée la MINUSCA. Les priorités de la résolution étaient de protéger les civils, de soutenir la mise en œuvre du processus de transition et de contribuer à la fourniture d’une aide humanitaire en République centrafricaine (RCA). Cette décision a été prise pour mettre fin à la guerre civile sanglante et prolongée qui a éclaté il y a un an lors d’un coup d’État qui était fait par l’alliance des groupes rebelles musulmans de Seleka. Après l’éviction du président François Bozizé, la coalition des groupes de milices adverses, les Anti-Balaka s’est opposée à Seleka. Cet affrontement a entraîné la mort de milliers de personnes.

Un certain nombre d’accords de paix, dont un traité sur un désarmement, ont été conclus entre le gouvernement et 14 groupes armés lors du Forum de réconciliation nationale de Bangui en 2015, mais ils n’ont pas amélioré la situation. Le gouvernement de RCA et les forces de maintien de la paix de l’ONU ont tenté de contenir la violence, mais n’ont pas réussi à protéger pleinement la population civile. Plus de 100 personnes sont mortes dans la mission catholique à Alindao à la suite d’une attaque en 2018 par l’ancienne faction de Seleka « l’Union pour la paix en République centrafricaine ». Les casques bleus de l’ONU, censés protéger Alindao, n’ont pas pu le faire, malgré la supériorité de nombre (https://www.amnesty.org/en/latest/news/2018/12/car-up-to-100-civilians-shot-and-burnt-alive-as-un-peacekeepers-leave-posts-in-alindao/).

Le carnage à Alindao n’est pas un incident isolé ; il y a eu d’autres tentatives infructueuses de prévenir la violence. En 2019, l’organisation « Médecins Sans Frontières » a signalé que les Casques bleus de l’ONU n’avaient pas pu arrêter une série d’attaques de groupes armés contre des civils à Batangafo, une ville au nord de Bangui, qui abrite quelque 20 000 personnes déplacées. (https://www.doctorswithoutborders.org/what-we-do/news-stories/news/central-african-republic-10000-people-seek-safety-batangafo-hospital).

L’ONU a mené une enquête, mais n’a pas décidé relative à ses résultats. Il s’agissait de prolonger la mission et les événements politiques récents ont rendu encore plus difficile l’accomplissement de son mandat.

En 2019, François Bozizé est rentré au pays après six ans d’exil et a annoncé qu’il était prêt à briguer la présidence en 2020. Après que la Cour suprême de la RCA a rejeté sa demande, il a voyagé à travers le pays, ostensiblement pour obtenir le soutien des membres de son parti candidats au parlement. Mais en réalité ce n’était qu’une couverture pour former une nouvelle coalition contre le gouvernement et le président Faustin-Archange Touadère. En conséquence, en décembre 2020, Bozizé a annoncé la création de « la Coalition des patriotes pour le changement », une organisation faîtière qui comprend certains des groupes militants les plus puissants de la République centrafricaine.

Les combattants d’aujourd’hui ne sont plus ce qu’ils étaient. Ils sont des criminels de plusieurs pays, possédant un grand nombre d’armes lourdes. Ils sont entraînés par des instructeurs étrangers, et il est possible que les armes leur parviennent par les mêmes canaux. L’État doit prévenir les menaces graves qui représentent un danger pour la population.

Le président Touadère s’est appuyé sur des instructeurs militaires et russes pour combattre « la Coalition des patriotes pour le changement » et plusieurs autres groupes antigouvernementaux. Les entrepreneurs russes servent de conseillers militaires et agissent dans les rangs des forces armées centrafricaines. Parfois, ils ont agi à l’avant-garde lors d’affrontements avec les forces de l’opposition.

Maintenant que les forces armées de la République centrafricaine ont réussi à établir un contrôle sur la quasi-totalité du pays, il existe un risque que les combattants constituent une menace pour la région dans son ensemble.

La présence d’entrepreneurs militaires russes dans la région pourrait bien accroître l’influence de la Fédération de Russie en Afrique. En outre, les États peuvent juger approprié d’approcher la Russie, même si cela pourrait générer une désapprobation internationale. Cela pourrait saper l’influence des casques bleus de l’ONU et leur capacité à mener à bien leur mission.

Le 3 juillet, un camion de la MINUSCA a percuté une moto-taxi et a tué deux personnes sur l’avenue de France. Selon des témoins oculaires, le conducteur ne s’est pas arrêté, mais a précipitamment quitté le lieu de l’accident. Certains riverains, qui sont les témoins de cette situation, ont tenté de poursuivre le camion à vélo, espérant rattraper les chauffeurs, mais, malheureusement, ils ont également été retrouvés morts. Selon les informations, une personne aurait été tuée et deux blessées. Un grand nombre de personnes se sont rassemblées devant le bâtiment de la MINUSCA pour protester contre ce crime (https://vekdaily.com/car-residents-demand-trial-of-blue-helmets).

L’ONU doit prendre des mesures pour protéger les civils afin de renforcer la confiance des gens d’organisations internationales. Amnesty International fait état de victimes civiles et exhorte l’ONU à améliorer l’efficacité des opérations de maintien de la paix et à veiller à ce que les priorités soient correctement respectées (https://www.amnesty.org/en/latest/news/2017/09/central-african-republic-civilians-facing-atrocities-in-basse-kotto-as-un-protection-proves-ineffective/). Les missions de maintien de la paix de l’ONU ont été limitées dans leur capacité par la bureaucratie associée au vote au Conseil de sécurité. Les commandants de troupes des Nations Unies doivent adopter des politiques plus strictes pour améliorer l’efficacité des missions. L’incapacité d’assurer la protection aujourd’hui pourrait affaiblir la crédibilité des casques bleus demain.

Par Hamdi Bukhari, Représentant du UNHCR en République Сentrafricaine

CAJ News

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Conseil des ministres : voici ce qu’Alpha Condé et son Gouvernement ont décidé ce 22 juillet

22 juillet 2021 à 18 06 32 07327
Amara Somparé, ministre de l’Information et de la Communication

Conakry, le 22 Juillet 2021 – La session ordinaire du conseil des ministres, s’est tenue, ce jeudi 22 Juillet, de 10h15 à 12h, par vidéoconférence, sous la Présidence, de son Excellence, Professeur Alpha Condé, Président de la République.

Les points inscrits à l’ordre du jour, étaient les suivants :

1- Messages de son Excellence Monsieur le Président de la République 

2- Compte rendu de la session du conseil interministériel du Mardi 13 juillet 2021

3- Décisions

I-                Au titre du premier point de l’ordre du jour,

Monsieur le Président de la République, son Excellence, Professeur Alpha Condé, à l’entame de son propos a rappelé avec autorité le caractère inéluctable de la doctrine du « Gouverner Autrement ». Il a indiqué que cette doctrine induit de fait une modification drastique de notre approche de la gestion de l’Etat qui découlera inexorablement sur une transformation profonde de notre modèle économique. En effet, il a indiqué que la valeur travail doit constituer le socle de notre modèle de société afin que la Guinée produise plus, exporte plus et par conséquent importe moins.

Il a donc exhorté le Gouvernement à œuvrer dans ce sens afin que la Guinée devienne, comme il l’ambitionne, la seconde économie de la sous-région après le Nigéria.  

Le Chef de l’Etat, constatant avec regret le faible taux d’absorption des financements extérieurs mis à la disposition de la Guinée a ordonné à l’ensemble des membres du Gouvernement de procéder, dans les départements dont ils ont la charge, à une évaluation rigoureuse du niveau d’exécution des projets en cours mais aussi de l’état de préparation des projets en perspective. Il a indiqué que la situation ainsi obtenue fera l’objet d’une analyse croisée avec celle présentée par les principaux bailleurs de fonds qui accompagnent notre pays, le tout sous la supervision du Ministère du Plan et du Développement Economique.

A ce propos, il a rappelé au ministre en charge du Budget de toujours s’assurer prioritairement de la sécurisation des fonds de contrepartie lors de la préparation de la Loi de Finances.

Le Président a averti qu’il veillera désormais personnellement sur l’exécution des projets de développement sur Financement Extérieur à travers une cellule technique qui sera placée sous son autorité directe.                                                                                        

Le Président de la République, dans le cadre de l’assainissement de la gestion des deniers publics, a instruit au Ministre du Budget de veiller scrupuleusement à ce que tous les paiements destinés à l’Etat soient faits directement dans les comptes bancaires qui auront été identifiés à cet effet ou par le biais de transactions électroniques.

Dans le même ordre d’idée, il a ordonné à ce que le Ministre prenne des dispositions urgentes pour informer largement les populations guinéennes sur les services publics fournis gratuitement par l’Etat.

A ce titre, il a exigé qu’un programme de mise en œuvre de ces directives assorti d’un calendrier d’exécution lui soit présenté dans les meilleurs délais.  

Le Chef de l’Etat a ordonné au Ministre en charge des Affaires Etrangères de poursuivre le processus de rationalisation de la participation de la Guinée aux Organisations et Institutions internationales. Pour se faire, il a demandé que la Guinée se retire de toutes les Instances ne présentant aucun intérêt stratégique pour le pays, et pour les autres, il a exigé à ce qu’il soit procédé à une classification par importance et par utilité tout en mettant en exergue les organisations pour lesquelles l’adhésion de notre pays a fait l’objet de ratification par le Parlement.

Il a également instruit le Ministre de produire un état détaillé du paiement de nos contributions afin de clarifier la situation à date des arriérés de cotisation.      

Le Président de la République a réitéré avec force au Ministre en charge de la Santé de prendre des mesures énergiques afin de renforcer sérieusement la surveillance à nos frontières aérienne et terrestre au regard de la recrudescence de cas positifs et de l’apparition de variant du Coronavirus dans certains pays voisins, notamment la Sierra-Léone et le Libéria.   

Dans le même ordre d’idées, il a insisté sur la nécessité d’accroître sensiblement les tests PCR compte tenu du nombre important de cas asymptotiques identifiés.

En outre, le Président a exhorté le Ministre en charge des Affaires Etrangères de diligenter la finalisation des discussions en cours avec nos partenaires pour l’obtention de doses vaccinales supplémentaires afin d’intensifier la cadence de vaccination des populations guinéennes.

Par ailleurs le Chef de l’Etat a ordonné au Ministre de la Santé de mettre sur pied une Mission d’Inspection en vue de débusquer et de faire fermer les cliniques clandestines qui opèrent en dehors de tout cadre légal mettant ainsi en danger la santé et la vie des citoyens.

Enfin, le Chef de l’Etat a instruit le Ministre de l’Environnement, des eaux et Forêts à poursuivre et amplifier les enquêtes relatives à la coupe illégale du bois, notamment dans la Préfecture de Koubia. Il a demandé au ministre de travailler en étroite collaboration avec le Ministre en charge de la Justice afin que tous les coupables soient identifiés et traduits devant les juridictions compétentes.

Le Président a également ordonné au ministre de lui soumettre un chronogramme précis portant sur l’exécution des différentes campagnes de reboisement planifiées en insistant sur le fait que celles-ci devront se faire sous la supervision des Préfets et Gouverneurs concernés.   

I-                Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, 

Le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel du 13 juillet 2021

Le Conseil a entendu successivement :

Le Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger qui, conformément aux instructions du Chef de l’Etat, a fait une communication relative à la situation des Organisations et Institutions Internationales au titre des contributions de la République de Guinée.

Le Ministre a rappelé que lors du Conseil des Ministres du 13 décembre 2018, une Commission interministérielle avait été mise en place pour réfléchir sur « la pertinence de l’affiliation de notre pays aux différentes institutions et de définir de nouveaux critères d’adhésion aux organisations internationales ». L’objectif étant de rationaliser les affiliations et gérer de manière plus efficiente les ressources allouées à cet effet.

En application de cette décision, le Premier Ministre a adressé une lettre circulaire à tous les Ministres pour les inviter à fournir les informations pertinentes sur chacune des organisations et institutions internationales auxquelles leurs Départements sont affiliés. A propos, il devait être précisé, entre autres : l’importance de l’Organisation ou l’Institution d’affiliation, la présence ou non de cadres guinéens en son sein, le montant des contributions annuelles ainsi que des arriérés dus.

Parallèlement, le Ministère en charge des Affaires Etrangères a demandé au ministère du Budget de lui transmettre la situation des paiements effectués au titre des contributions internationales de 2011 à 2020.

Ainsi, sur la base des réponses fournies par 33 ministères, de l’exploitation du fichier du ministère du Budget ainsi que des données transmises par les missions diplomatiques guinéennes, les informations compilées donnent ce qui suit :

ü  260 Organisations et Institutions internationales ont été identifiées au titre de l’affiliation de la République de Guinée ;

ü  Pour la majorité de ces affiliations, les instruments juridiques ne sont pas disponibles ;

ü  La majorité des ministères n’a pas renseigné toutes les informations demandées dans la circulaire du Premier Ministre, notamment celles portant sur la présence des cadres guinéens au sein des organisations et institutions relevant de leur compétence ;

ü  Quatre Départements ministériels ont indiqué n’être affiliés à aucune Organisation ou Institution internationale ; il s’agit des Ministères des Hydrocarbures, Citoyenneté, Enseignement technique, Affaires religieuses ;

ü  Douze Organisations internationales ont plusieurs ministères tutelles à la fois, tandis qu’une trentaine pour lesquelles des cotisations ont été payées n’ont pas de tutelle précise ;

ü  Le montant consolidé des contributions annuelles non payées à date s’élève à 8 896 737 USD et celui des arriérés à 30 495 684 USD ;

ü  La majorité des paiements annuels effectués provient des « dépenses communes » en raison de la faiblesse des crédits alloués au budget du Ministère des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger, à cet effet.

Par ailleurs, la note de communication du Ministre révèle les situations ci-après :

·       Des demandes de paiement de cotisations ont été faites en faveur d’organisations pour lesquelles aucune information n’est disponible quant aux formalités d’adhésion ;

·       Des Départements ministériels ont fait des demandes de paiement de cotisations pour des Organisations qu’ils n’ont pas mentionnées sur la liste des Organisations sous leur tutelle.

Se fondant sur ces constats et pour poursuivre le processus, le Ministre sollicite des Départements ministériels la revue des tableaux fournis en vue des actions suivantes :

ü  Confirmer leur tutelle sur les organisations identifiées ;

ü  Procéder aux corrections nécessaires (oubli, omissions et autres) ;

ü  Identifier les organisations sans tutelle précise qui relèvent de leur compétence.

Le Ministre se propose de soumettre des critères de rationalisation des affiliations une fois que les informations ci-dessus seront renseignées. Il propose en outre que toute nouvelle adhésion à une Organisation internationale soit subordonnée à l’avis préalable du Conseil des Ministres.

Au cours des débats, les observations ont porté sur ;

–       La nécessité d’adhérer aux organisations et institutions en fonction de leur pertinence pour notre pays ;

–       La Mise en place d’un mécanisme de suivi des contributions

–       La nécessité de favoriser la tenue en Guinée des réunions statutaires des organisations et institutions auxquelles notre pays est affilié ;

–       La nécessité de combler le vide juridique concernant l’adhésion des Institutions constitutionnelles de notre pays dans les Organisations Internationales.

Au terme des débats, le conseil a félicité le Ministre pour le travail accompli permettant d’avoir à terme, une situation claire et précise de l’appartenance de notre pays aux organisations et institutions internationales ainsi que les propositions de solutions envisagées. Le conseil a également demandé aux ministres d’examiner et de compléter le cas échéant, les documents soumis par le Ministre des AE, de préciser les tutelles desdites institutions ainsi que leur avis quant à la pertinence d’en rester membre. Il a été également demandé de mettre l’occasion à profit pour reconstituer les instruments juridiques d’adhésion.

Le Conseil a ensuite demandé aux Ministères des AE et à celui du Budget d’envisager de loger les budgets des Organisations au niveau de leurs départements de tutelle technique afin d’en assurer un suivi plus adéquat. Concernant, les organisations à caractère transversal, les budgets resteront logés au niveau du Ministère des AE.

Le Conseil a recommandé l’adoption de ce Compte rendu d’étape et demandé au Ministre de poursuivre le travail et soumettre les résultats dans deux semaines au conseil interministériel.

Le Ministre en charge des Investissements et des Partenariats Publics Privés qui a fait une communication sur l’élaboration d’une stratégie de branding visant à créer une identité visuelle et le slogan pour promouvoir le label Guinée sous son meilleur jour à l’Expo 2020 à Dubaï.

Cette stratégie sera mise en œuvre par une campagne de communication dont l’objectif est de :

ü  Faire connaître les initiatives prises par le Président de la République pour stimuler les investissements ;

ü  Présenter les réformes entreprises par le Gouvernement pour diversifier l’économie et améliorer le climat des affaires;

ü  Promouvoir les multiples opportunités d’investissements, particulièrement dans les secteurs liés à l’eau à savoir l’agriculture, l’énergie, le tourisme, le transport, les infrastructures etc;

ü  Mettre l’accent sur la position de la Guinée en tant que couloir d’accès au marché de l’Afrique de l’Ouest et la valeur ajoutée que cela apporte aux investisseurs;

ü  Vulgariser la participation de la Guinée à Expo 2020 Dubaï.

Au terme de l’exposé, le conseil a pris acte de la plaidoirie du Ministre.

Le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée qui a fait une communication relative à la présentation du document de Stratégie Nationale d’inclusion Financière (SNIF) en République de Guinée.

Le Gouverneur de la Banque centrale a informé que le document de Stratégie Nationale d’Inclusion Financière s’étend sur la période de 2020 à 2023 et s’inscrit en droite ligne du Plan National de Développement Economique et Social qui a pour objectif de conduire la Guinée à l’émergence et à la prospérité à l’horizon 2040, à travers un mieux-être des populations et une réduction significative de la pauvreté.

Il a rappelé que qu’en 2014, le développement du secteur de la micro-finance avait conduit à l’élaboration et à l’adoption d’une Stratégie Nationale d’Inclusion Financière qui s’étendait sur la période 2013-2017.

Il a indiqué que cette stratégie n’avait pas pu être entièrement mise en œuvre, car rendue largement caduque par l’évolution du contexte et l’apparition de nouveaux acteurs de la finance inclusive que sont les Emetteurs de monnaie électronique, Fintechs, etc. D’où la pertinence d’élaborer une nouvelle SNIF, avec pour préalable la réalisation d’un diagnostic approfondi de l’inclusion financière en vue de clarifier les enjeux, les services et les acteurs du secteur.

Le principal objectif de la SNIF est de permettre aux populations d’avoir accès aux services financiers.

Pour élaborer la SNIF 2020-2023 une étude diagnostique a été réalisée en 2018 avec l’assistance de la Banque Mondiale et validée par le gouvernement guinéen, le secteur financier, les partenaires techniques et financiers de la Guinée.

L’étude a abouti aux conclusions suivantes :

ü  renforcer le secteur financier et développer des innovations en vue d’une plus grande inclusion financière ;

ü  capitaliser sur les réalisations de la SNIF 2013-2017 ;

ü  tenir compte du développement continu de la demande et de l’offre des services et produits financiers ;

ü  améliorer les conditions d’accès, d’information, d’éducation et de protection du public en général, et des consommateurs de services financiers en particulier.

Un comité de pilotage présidé par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre et composé du Gouverneur de la BCRG, des Ministres en charge des Finances, de l’Agriculture, des Télécommunications, des PME/PMI, des représentants du secteur privé, du secteur financier, des organisations professionnelles et agricoles a été mis en place. Il est chargé de lancer et de coordonner les activités prévues dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie.

Une cellule d’exécution du projet a été créée à la Banque Centrale. Elle est dirigée par le Directeur Général de la supervision des institutions financières et composée des représentants de la Direction chargée de la supervision des Banques et Assurances, de la Direction des statistiques et de la Direction du système et de moyens de paiements.

Pour promouvoir l’inclusion financière en Guinée, le document de SNIF a identifié les sept (7) axes stratégiques suivants :

Axe 1 : Renforcer la supervision du secteur des Institutions Financières, améliorer la prévention des faillites pour un secteur financier solide et pérenne.

Axe 2 : Améliorer le cadre réglementaire pour le développement de la finance numérique.

Axe 3 : Renforcer les infrastructures de paiement.

Axe 4 : Réduire les contraintes d’accès aux services financiers et améliorer l’offre.

Axe 5 : Renforcer la protection du consommateur pour améliorer la confiance dans le système financier.

Axe 6 : Renforcer l’éducation financière des populations.

Axe 7 : Assurer le suivi-évaluation de la stratégie et mesurer les progrès de l’inclusion financière en vu des adaptations nécessaires.

Au terme de l’exposé, le conseil a demandé au Gouverneur de s’assurer du fonctionnement correct des organes de gouvernance du SNIF notamment le Comité de Pilotage et d’ouvrir l’équipe exécutive à d’autres acteurs que les seuls services de la BCRG.  Le Conseil a sous réserve des observations ainsi formulées recommande l’adoption de ce document comme Stratégie du gouvernement en matière d’inclusion financière.

Le Conseil des Ministres

Amara SOMPARE, Ministre de l’Information et de la Communication

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Kassory Fofana aux candidats et surveillants du bac : « nous voulons que les tricheries et magouilles prennent fin »

22 juillet 2021 à 11 11 16 07167

Comme annoncé dans nos précédentes publications, les premières épreuves du baccalauréat unique, session 2021, ont été lancées dans la matinée de ce jeudi, 22 juillet 2021. A Conakry et pour la commune de Ratoma, c’est le Lycée 2 de Lambanyi qui a abrité la cérémonie de lancement, en présence du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, du ministre de l’éducation nationale et de l’Alphabétisation, Pr Alpha Amadou Bano Barry, des autorités communales, ainsi que de plusieurs autres personnalités, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était dans cet établissement.

Le baccalauréat unique a démarré ce jeudi sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune de Ratoma, c’est le Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana qui a ouvert la première enveloppe contenant l’épreuve de mathématiques.

Dr Ibrahima Kassory Fofana au lycée 2 de Lambanyi

Après avoir prodigué des conseils aux candidats, le Premier ministre a dit la volonté de son gouvernement de mettre fin aux magouilles. « Ma visite dans ce centre s’inscrit dans le cadre de l’ouverture des épreuves du baccalauréat. Ceci sanctionne la fin des études secondaires et traduit la politique gouvernementale de changer complètement la donne en ce qui concerne le système éducatif en Guinée. Nous voulons que les choses se passent dans la clarté, que les tricheries et autres magouilles qui ont toujours émaillé le système des examens, que ceux-ci prennent fin de manière sélectionnée. Parce que le baccalauréat, c’est ce qui permet d’orienter les étudiants vers une carrière académique avec beaucoup d’ouverture sur le monde de la connaissance.

Nous voulons que cela soit très sélectif et je dois remercier et féliciter le système éducatif, le ministre qui a pris à bras le corps la situation pour induire petit à petit les changements structurels que nous voulons apporter au système éducatif sous le leadership du Pr Alpha Condé. J’ai constaté que les choses se passent bien et j’espère que cela va continuer comme ça et que les résultats qui vont sortir de ces examens seront les plus sincères possibles pour refléter la réalité en termes de connaissance des différents candidats », a souhaité le Premier ministre.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Persécution des opposants en Guinée : ce que Tibou Kamara écrit aux Etats-Unis

22 juillet 2021 à 9 09 20 07207
Tibou Kamara, ministre d’Etat, conseiller personnel du Chef de l’Etat, Ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du Gouvernement

Acculé par les critiques des ONG internationales et les occidentaux, le Gouvernement guinéen, qui tue toute forme de contestation (même verbale) dans le pays, essaie une nouvelle stratégie dans le secret espoir d’atténuer au sein de l’opinion l’impact de la terreur imposée aux citoyens. Alors que des opposants sont arrêtés et détenus sans jugement depuis plus de huit mois, Tibou Kamara, un des anciens exilés du régime Alpha Condé, devenu porte parole du Gouvernement, sort des communiqués pour parler de liberté en Guinée, un pays où la moindre voix discordante est criminalisée depuis la réélection contestée du champion du RPG à un troisième mandat…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce communiqué en réponse à celui des États-Unis :

Le Gouvernement note, avec satisfaction, que l’ambassade des Etats-Unis en Guinée se félicite des actes posés par la justice guinéenne, conformément aux pouvoirs qui lui sont reconnus et impartis.

Il note aussi le vœu partagé par tous les républicains et démocrates que les procédures en cours, relatives à différentes affaires pendantes devant les juridictions du pays, soient conduites vite et bien, sous l’autorité de la justice et dans le respect de l’indépendance des magistrats.

Le Gouvernement n’est pas un obstacle ni une menace contre les droits et les libertés des citoyens, mieux, il promeut la liberté d’expression et la diversité des opinions, réelles dans le pays, mais qui doivent s’exercer cependant, comme dans tout État de Droit, dans les conditions et limites prescrites par la Constitution.

Enfin, la Guinée est un État respectueux des droits humains ainsi que des principes universels de la Démocratie et de l’État de Droit, fondés sur l’exigence de concilier les Droits et les Devoirs, ainsi que celle d’assurer l’égalité des citoyens devant la Loi.

Tibou Kamara

Ministre d’Etat, Conseiller spécial du Président de la République,

Ministre de l’Industrie et des PME

Comment un homme qui jouit de toutes ses facultés peut parler de liberté dans un pays où aucune contradiction (même verbale) n’est tolérée ? Dans un pays où des leaders et responsables de l’opposition (ou simplement épouses) sont interdits de voyager sans motifs, où les bureaux et le siège du principal parti de l’opposition sont fermés, sans aucune décision judiciaire et où des citoyens sont arrêtés et détenus pendant plus de huit mois sans aucun procès ? Qu’est-il arrivé à notre Tibou Kamara, l’homme qui nous récitait les principes et valeurs démocratiques qu’il souhaitait voir appliqués dans notre chère Guinée ?

Pauvres de nous !

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Les États-Unis condamnent les arrestations d’opposants en Guinée : la joie de Sékou Koundouno du FNDC

22 juillet 2021 à 9 09 13 07137
Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

L’Ambassade des États-Unis d’Amérique vient de publier une déclaration relative aux arrestations d’opposants en Guinée. Cette déclaration qui pose un constat des plus objectifs de la situation de la liberté d’expression en Guinée en particulier vient renforcer les combattants pro-démocratie dans leur bataille contre la dictature de Alpha Condé.

Dans le cas des détenus politiques, il est important aujourd’hui de soutenir l’idée de la tenue d’un procès dans les meilleurs délais. Mais il est clair que le dictateur ne veut pas d’un procès. Il cherche tout simplement garder les otages pour les libérer quand il veut. Il espère ainsi obtenir un satisfecit de la communauté internationale. Au fond, le dossier concernant ces détenus est devenu encombrant tellement il est léger. Alpha Condé sait qu’un procès relatif à ce dossier sera l’occasion rêvée pour les détenus et leurs avocats de faire le procès d’un appareil judiciaire totalement dévoyé et d’un régime criminel. Le procès risque donc de se transformer en procès d’un régime que l’écrasante majorité des Guinéens rejette. 

Par ailleurs, il est illusoire de penser qu’avec cette justice dont la télécommande se trouve entre les mains, il pourra y avoir un procès équitable pour les détenus. C’est pourquoi, il vaut mieux continuer à exercer des pressions sur Alpha Condé afin que tous les détenus soient libérés sans condition.

Quand Alpha Condé parle d’indépendance de la justice, il donne tout simplement la preuve que cette justice est devenue un instrument qu’il manie et manipule à sa guise. Sinon, dans un passé très récent, il méprisait cette même justice avec les mêmes acteurs.

L’indépendance de la justice en Guinée n’a aucun sens. On n’en a avait voulu à Lansana Conté d’avoir déclaré « la justice, c’est moi ». Alpha Condé fait pire.

Sékou Koundouno, responsable des stratégies et planification du FNDC

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Détention d’opposants en Guinée : les Etats-Unis mettent la pression sur le gouvernement

22 juillet 2021 à 8 08 29 07297

C’est dans un langage peu diplomatique que l’ambassade des Etats-Unis en Guinée s’est exprimée sur la détention de plusieurs opposants en Guinée. Dans un communiqué publié ce mercredi 21 juillet 2021, la représentation diplomatique américaine à Conakry a salué la liberté conditionnelle accordée récemment à quatre responsables du principal parti d’opposition du pays, mais elle a déploré dans le même temps l’arrestation et l’incarcération d’une autre figure de l’opposition.

L’ambassade des Etats-Unis en Guinée indique que « cette dernière détention suggère que le gouvernement guinéen continue à arrêter et à réduire au silence les voix politiques de l’opposition ». Elle appelle le gouvernement guinéen à renforcer le pluralisme politique et le respect des droits de l’homme, et à mettre fin aux détentions pour des raisons politiques.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du communiqué :

L’ambassade des États-Unis se félicite de la récente libération provisoire de quatre membres de l’opposition politique après huit mois de détention provisoire. Il s’agit d’une étape positive vers la réconciliation nationale.

Ce geste contraste fortement avec l’arrestation et la détention de la figure de l’opposition Kéamou Bogola Haba le 14 juillet par le gouvernement guinéen. Cette dernière détention suggère que le gouvernement guinéen continue à arrêter et à réduire au silence les voix politiques de l’opposition.

Les États-Unis réaffirment que l’État de droit et la liberté d’expression sont au cœur d’une démocratie stable, fonctionnelle et crédible. Chacun mérite le droit de s’exprimer, comme le stipule la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Les États-Unis appellent le gouvernement guinéen à renforcer le pluralisme politique et le respect des droits de l’homme, notamment la liberté d’expression et la tenue d’audiences publiques et équitables sans retard excessif pour les personnes qui restent en détention provisoire.

Mettre fin à l’apparence de détentions pour des raisons politiques contribuera à restaurer la confiance du public et de la communauté internationale dans la démocratie guinéenne et à encourager le dialogue politique, qui ne peut réussir que si toutes les parties sont convaincues qu’il peut y avoir une issue positive.

Ambassade des USA en Guinée

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Fête de Tabaski : voici le message de l’Honorable Ousmane Gaoual Diallo

21 juillet 2021 à 15 03 18 07187
Honorable Ousmane Gaoual Diallo

Chers compatriotes

En cette journée commémorative de l’Aïd el Adha – Fête de Tabaski, il m’est particulièrement agréable vous d’adresser à vous et à vos familles respectives, mes vœux sincères pour une grande communion dans la prière et la fraternité.

Comme vous le savez, nous célébrons cette fête dans un contexte encore très particulier chaque année étant tributaire de ces réalités. Ainsi, rendons grâce au créateur qui par son pouvoir infini et sa volonté à lui seul, nous a permis de vivre cet instant de piété conformément à nos coutumes et mœurs.

Cette chance, de nombreux autres concitoyens ne l’ont malheureusement pas eue soit parce qu’ils sont malades et alités, soit parce qu’ils ne sont plus de ce monde, certains sont morts d’une manière naturelle, d’autres sont des martyrs connus ou anonymes de notre démocratie à la croisée des chemins. Puisse Dieu le Tout-Puissant les accueillir dans son paradis.

À côté de nos martyrs, il est également ceux qui, attendent injustement en PRISON. Libéré récemment sous condition avec trois de mes collègues pour des raisons médicales, je suis passé par là et enduré le même calvaire avec la plupart d’entre eux durant plusieurs mois.

Qu’ils reçoivent ici, l’expression de ma solidarité entière à laquelle je joins mon appel et mes prières pour leur libération sans délai. Comme leurs familles, nous sommes dévastés par cette tragédie qui n’avaient pas lieu d’être.

Au cours de mon expérience douloureuse en prison qui n’a pas encore connu son épilogue, vu les conditions de notre libération, les soutiens se sont manifestés à tous les niveaux. Ils viennent tout naturellement de l’UFDG et l’ANAD mais aussi d’autres partis politiques tout bord confondu.

J’exprime un sentiment particulier à nos familles biologique et politique. Mais aussi à toutes les bonnes volontés tant en Guinée qu’à l’étranger. Ma profonde reconnaissance à mon épouse et à mes enfants qui ont enduré sans désemparer. Je sais que des personnes et personnalités connues ou anonymes, qu’elles aient agi officiellement ou en privé, se sont investies sans relâche pour notre élargissement.

Je les en remercie infiniment. Je ne doute pas que le processus engagé ira à son terme pour une Guinée apaisée où l’expression des opinions se fera dans le respect mutuel, la tolérance et la cordialité. Que tous ceux et toutes celles qui se sont investis pour notre libération en soient remerciés. Je n’oublie personne.

Que les Guinéens et Guinéennes dans leur ensemble reçoivent l’expression de ma reconnaissance et ma profonde gratitude.

L’avenir de la Guinée s’écrit chaque jour, nous l’espérons mieux car ce pays ne saurait se construire dans l’injustice et la délation érigées en mode de gouvernance. Je suis persuadé que cette véracité sera partagée de toute part.

En effet, la démocratie est tributaire de contradictions tout en étant une exigence du monde civilisé. Vouloir l’étouffer serait donner un coup d’arrêt à tout processus de développement ; à toute volonté du vivre-ensemble dont notre peuple a besoin. Je suis sûr que chacun d’entre nous en prend de plus en plus conscience.

Loin de céder au triomphalisme, mon engagement est le même : défendre la patrie dans la légalité et avec détermination. Dans cette optique, ma ligne de conduite sera irréversiblement guidée par la tolérance, le respect des lois et principes républicains pour une Guinée solidaire et unie. Si cela comportait des risques, il est un devoir de les assumer sans aucun esprit de revanche.

Pour terminer, j’aimerais remercier l’ensemble de la presse pour les efforts déjà consentis et en cours dans le cadre de cette procédure et la lutte démocratique. Par le travail quotidien des médias rien ne passera désormais sous silence.

Encore une fois, bonne fête de Tabaski

Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens

Je vous remercie

Conakry le 20 juillet 2021

Honorable Ousmane Gaoual Diallo, Coordinateur de la Cellule de Communication, Membre du Conseil politique de l’UFDG

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Damantang Camara : « que cette fête nous apporte la paix et la bénédiction de Dieu »

20 juillet 2021 à 16 04 48 07487

Le ministre de la sécurité et de la protection civile était parmi les nombreux fidèles musulmans qui ont effectué la prière de l’Aïd El Kebir à la mosquée Kébéyah de Coléah (Conakry), ce mardi 20 juillet 2021.

Après s’être acquitté de son devoir religieux, Damantang Albert Camara a prié Dieu d’apporter sa bénédiction à la Guinée et de préserver la paix dans le pays. Il a ensuite appelé au respect des mesures barrières pour combattre effectivement la pandémie de Covid-19.

Albert Damatan Camara, ministre de la sécurité et de la protection civile

« D’abord, je souhaite bonne fête à tous les musulmans. Que cette fête nous apporte la paix et la bénédiction de Dieu. J’ai été heureux de constater que l’administration de la mosquée de Kébéyah a respecté à la lettre les consignes de distanciation sociale et de préservation des uns et des autres pour mener cette prière.

Aussi, à la fin du sermon, on a appelé les gens à être beaucoup plus attentifs aux mesures barrières. Donc, cette fête est placée sous le signe de la santé. Je souhaite que les Guinéens respectent les consignes qui ont été données, tout en souhaitant encore une fois bonne fête à tous les fidèles musulmans », a dit le ministre Damantang Albert Camara.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Elhadj Mansour Fadiga interpelle Alpha Condé : « la grandeur d’un chef n’existe pas dans le châtiment de ses adversaires »

20 juillet 2021 à 15 03 51 07517
Elhadj Mansour Fadiga, premier imam de la mosquée de Nongo

A l’occasion de la célébration de l’Aïd El Kébir (la fête de Tabaski) ce mardi, 20 juillet 2021, Elhadj Mansour Fadiga, le grand imam de Nongo, a appelé le président Alpha Condé à la tolérance et au pardon face à ses adversaires politiques. Le guide religieux a également invité les acteurs politiques au dialogue pour régler les différends qui se posent entre eux pour éviter la souffrance aux Guinéens, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a effectué sa prière de Tabaski dans cette maison de Dieu.

C’est après avoir dirigé la prière (deux rakats) qu’Elhadj Mansour Fadiga a déroulé son sermon devant les nombreux fidèles qui remplissaient la mosquée de Nongo. Et, dans son prêche, l’imam a tout d’abord invité les Guinéens à « emprunter le chemin de la cohésion » pour faire de la Guinée un havre de paix, « un paradis sur terre ». Elhadj Mansour Fadiga s’est ensuite adressé au président Alpha Condé qu’il invite d’aller de main molle dans le bras de fer avec ses adversaires politiques.

« À monsieur le chef de l’Etat, je salue la voie entamée en ce qui concerne la grâce présidentielle en faveur de certains détenus politiques. Je prie monsieur le président de continuer dans le même sens. En effet, la grandeur d’un chef n’existe pas dans les châtiments contre ses ennemis et ses adversaires, mais plutôt dans un match de pardon et la manière de faire convertir ses ennemis en amis. Je souhaite aussi vivement le démarrage rapide du cadre de dialogue que vous avez mis sur pied et qui est salutaire », a dit l’imam de Nongo.

Par ailleurs, Elhadj Mansour Fadiga a demandé aux acteurs politiques de l’opposition à prendre part au dialogue pour décrisper le climat politique tendu depuis l’élection présidentielle contestée du 18 octobre 2020 en Guinée.

« En ce concerne mes compatriotes politiciens de l’opposition, ma doléance envers vous est de prendre part à ce dialogue qui doit être inclusif et sincère pour une sortie heureuse de la crise. C’est notre souhait le plus ardent. Les fils de ce pays doivent enterrer la hache de guerre pour faire face au développement de notre chère Guinée qui ne mérite pas du tout la misère et la souffrance », a indiqué Elhadj Mansour Fadiga.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622673681

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Aïd El Kébir 2021 : Cellou Dalein appelle les Guinéens à la paix et à l’unité

20 juillet 2021 à 12 12 12 07127

À l’instar des autres pays, la Guinée a célébré ce mardi, 20 juillet 2021, la fête de Tabaski ou l’Aïd El Kébir 2021. A cette occasion, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo a adressé un message de paix et de justice pour le peuple de Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à Dixinn.

C’est la mosquée de Dixinn Foula que le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, son épouse, Hadja Halimatou Dalein et plusieurs responsables de son parti ont effectué la prière de l’Aïd El Kébir.

Après avoir souhaité bonne fête à tout le peuple de Guinée, Cellou Dalein Diallo a invité les Guinéens à la culture de la paix et de la justice.

« Je voudrais souhaiter bonne fête à tous les fidèles musulmans de Guinée et d’ailleurs. Je souhaite que cette fête inspire ceux qui ont la force, le savoir et les fortunes pour qu’ils mettent leurs moyens et ces capacités au service de la justice, de la paix et dans la promotion de la fraternité entre les compatriotes guinéens. Je demande à Dieu de chasser de notre pays la haine, l’injustice, l’arbitraire, qu’Il (Dieu: ndlr) implique tous les fils de ce pays pour la promotion de la paix et de l’unité de la nation », a souhaité Cellou Dalein Diallo.

Le leader de l’UFDG a également mis ce moment de prière à profit pour attirer l’attention sur le cas des détenus politiques. « J’ai une pensée particulière pour nos camarades en détention. Ils sont nombreux encore dans les prisons en raison de leur activité politique. Ils n’ont pas eu comme moi le privilège de fêter en famille, immoler un bélier à cette occasion. Qu’ils sachent qu’on pense à eux. Que les autres guinéens qui jouissent de leur liberté pensent à eux. Et, je voudrais souhaiter prompt rétablissement à tous les malades et je souhaite bonne chance à tous nos enfants candidats aux différents examens de cette année », a-t-il ajouté.

Quand au sermon effectué par l’imam de la mosquée Dixinn Foula, Elhadj Boubacar Fofana, le président de l’UFDG dit l’apprécier pour sa pertinence. « Je suis satisfait du sermon qui prêche toujours le pardon, l’unité, la tolérance, la paix. Ce sont des valeurs qui manquent absolument à notre pays. Nous sommes confrontés à des fléaux comme l’injustice, la corruption, la misère, l’utilisation à des fins personnelles de ressources publiques, la dégradation des infrastructures et surtout la division des guinéens en parti politiques, en ethnie… », dénonce-t-il, avant de rappeler que ces problèmes se sont accentués depuis quelques années au détriment de l’unité de la nation.

De Dixinn, Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Mali : le président Assimi Goïta victime d’une tentative d’assassinat

20 juillet 2021 à 12 12 05 07057
Colonel Assimi Goita, chef de la junte militaire au Mali

Le président de la transition au Mali a été victime d’une tentative d’assassinat ce mardi, 20 juillet 2021. Deux personnes ont tenté de poignarder le colonel Assimi Goïta durant le rite musulman de l’Aïd al-Adha, la fête du Sacrifice, à la Grande mosquée de Bamako, annonce l’AFP.

Le président Goïta a ensuite été emmené et ne semblait pas avoir été touché. « C’est après la prière et le sermon de l’imam, au moment où l’imam devrait aller immoler son mouton que le jeune a tenté de poignarder Assimi (Goïta) de dos, mais (c’est) une autre personne qui a été blessée », a indiqué Latus Tourè, régisseur de la grande mosquée, cité par l’AFP.

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Alpha Condé : « Qu’Allah protège la Guinée et les Guinéens »

20 juillet 2021 à 10 10 13 07137

C’est dans le palais présidentiel, Sékhoutouréya, que le président Alpha Condé a effectué la prière de l’Aïd El Kébir, la plus grande fête musulmane, Tabaski. Il était en compagnie de quelques membres du gouvernement et de certains leaders religieux.

Après avoir prié et procédé à l’immolation d’un bélier en guise de sacrifice, le chef de l’Etat guinéen a imploré la miséricorde et la protection divine en faveur de la Guinée et des Guinéens.

« Qu’Allah dans Sa bonté infinie accepte nos prières, protège la Guinée et les Guinéens ! Salimafo à toutes et à tous ! », a écrit Alpha Condé sur sa page Facebook.

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Tabaski 2021 : Cellou Dalein prie pour les prisonniers politiques

20 juillet 2021 à 9 09 29 07297

Chers compatriotes,

A l’occasion de l’Aid-El-Kébir, j’adresse mes vœux de paix, de bonne santé et de prospérité à tous les fidèles musulmans de Guinée et du monde.

J’ai une pensée particulière pour les malades et les prisonniers politiques de l’UFDG, de l’ANAD et du FNDC que la détention arbitraire privera de la chaleur de la famille et des amis.

Je pense également à tous les candidats du Baccalauréat unique, du BEPC et du CEE qui préparent activement leurs examens et auxquels j’adresse mes vœux de plein succès.

Qu’Allah Le Tout Puissant exauce nos vœux les plus chers et qu’il libère notre pays de l’injustice et favorise notre unité pour le progrès partagé de tous les Guinéens.

Bonne fête de Tabaski !

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Cellou Baldé après sa libération : « nous souhaitons voir Etienne Soropogui et les autres recouvrer leur liberté »

19 juillet 2021 à 20 08 01 07017
Cellou Baldé

Deux jours après sa sortie de prison, l’ancien député uninominal de Labé, Mamadou Cellou Baldé, s’est exprimé ce lundi 19 juillet 2021, dans l’émission « Grand débat » de la radio GPP FM, basée à Labé. Le responsable des fédérations de l’intérieur de l’UFDG a exprimé sa joie suite à la liberté conditionnelle qui lui a été accordée avec trois de ses collègues membres du principal parti d’opposition du pays, remerciant tous ceux qui leur ont apporté leur soutien depuis leur incarcération. L’opposant a émis aussi le souhait de voir les autres détenus politiques, dont Etienne Soropogui (président du mouvement Nos Valeurs Communes) recouvrer aussi leur liberté.

« Aujourd’hui, je vais saluer et remercier tous ceux qui nous ont assistés de près ou de loin depuis notre arrestation. Remercier également tout le monde suite à la compassion dont j’ai fait l’objet après le décès de mon père. Mon souhait était de rester auprès de mon père jusqu’à ces derniers instants, malheureusement, il est décédé pendant que j’étais en détention. Je demande à tout le monde de lui pardonner.

C’est vrai, aujourd’hui, nous sommes contents d’avoir obtenu cette liberté provisoire, mais c’est une joie à demi-teinte. Parce que, Etienne Soropogui, Elhadj Abdoulaye Baldé (l’imam de Wanindara), Elhadj Allarény, Elhadj Saliou Diouldé qui est venu des Etats-Unis pour un bref séjour en Guinée, sont en prison, sans compter tous les autres jeunes et pères de familles anonymes qui se trouvent là-bas. Notre souhait aujourd’hui, c’est de voir ces gens-là aussi recouvrer leur liberté comme nous », a-t-il déclaré.

Même s’il dit ne pas vouloir s’aventurer sur la procédure les concernant, en raison des contraintes judiciaires, l’ancien député a tenu tout de même à rassurer ses partisans qu’il n’a pas changé de camp politique. « Je rassure tout le monde que Cellou Baldé de l’UFDG que vous connaissez, c’est le même qui est sorti de la maison centrale », a dit l’ancien député de Labé, tout en disant être à la disposition de la justice pour la suite du dossier.

Mamadou Cellou Baldé, Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Abdoulaye Bah, tous des responsables de l’UFDG (le principal parti d’opposition en Guinée) ont été arrêtés avec de nombreux autres responsables et militants de l’opposition, suite aux violences qui ont suivi la présidentielle du 18 octobre 2020. Après avoir passé 8 mois en en détention préventive à la Maison centrale de Conakry, les autorités guinéennes ont décidé d’accorder une liberté conditionnelle à ces quatre opposants, officiellement pour des raisons de santé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Macka Baldé sur la semi-liberté accordée à 4 opposants : « le président Alpha Condé veut unir les Guinéens »

19 juillet 2021 à 19 07 54 07547
Macka Baldé, vice-président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD)

Comme annoncé dans nos précédentes publications, la liberté conditionnelle accordée à Elhadj Ibrahima Chérif Bah, Cellou Baldé, Ousmane Gaoual Diallo et Abdoulaye Bah, le vendredi dernier, 16 juillet 2021, suscite assez de réactions, notamment dans le milieu politique. Sur ce sujet, les acteurs politiques de l’opposition et de la mouvance présidentielle saluent tous cette libération avec chaque camp ses commentaires…

Lors d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, Macka Baldé, le vice-président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), a salué l’acte posé par le pouvoir central avant de déplorer les réactions de l’UFDG après la libération de ses responsables.

« La liberté provisoire accordée à ces quatre personnes est un acte très salutaire au niveau des NFD et de la mouvance présidentielle. Vous savez, le Président de la République veut unir les Guinéens, il veut que la paix règne ; et, c’est pour cette raison que vous constatez, depuis un certain temps, des décrets qu’il est en train de prendre pour gracier les détenus. Si vous voyez que ceux-ci (Ousmane Gaoual Diallo, Cellou Baldé, Chérif Bah et Abdoulaye Bah : ndlr) n’ont pas été graciés jusqu’à présent, c’est parce qu’ils n’ont pas été encore condamnés par la justice. Mais, je puis vous assurer qu’au niveau de la mouvance présidentielle à laquelle nous appartenons, c’est un acte qui nous réjouit à plus d’un titre. Et, nous pensons que cela va nous permettre de rapprocher les positions entre l’opposition radicale et la mouvance présidentielle que nous sommes », a réagi Macka Baldé.

Par contre, ce proche collaborateur de Mouctar Diallo, ancien ministre de la jeunesse, se dit étonné de la réaction de l’UFDG qui tend à banaliser l’acte posé par les autorités guinéenne. « Je suis étonné de voir un certain nombre de réactions de la part de l’UFDG  où on dit que c’est un non évènement ou bien que c’est pour noyer le poisson. Je pense que le parti demande une chose et son contraire. D’un côté, l’UFDG demande la libération de ses militants et responsables ; mais, de l’autre, s’il y a un acte allant dans ce sens, ils banalisent. C’est pour vous dire jusqu’où ce parti ne comprend plus ce qu’il faut dire, ce qu’il faut faire et à quel moment il faut se taire. Sinon, l’acte a été salué par tout le monde, y compris les principaux concernés. Quand vous êtes privés de liberté comme c’est le cas de ces quatre personnes et que vous soyez chez vous avec votre famille, vous dites quand eux ils sont libres il ne faut pas applaudir, peut-être que vous voulez qu’ils restent en prison. Encore une fois, cela dénote que l’UFDG ne se préoccupe pas de ses proches mais plutôt des privilèges de certains qui sont autour de Dalein », a lancé le vice-président des NFD.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Dr Abdoulaye Diallo : « il faut dissoudre l’Assemblée nationale, revenir à la constitution de 2010… »

19 juillet 2021 à 10 10 01 07017
Dr Abdoulaye Diallo Ballal Koyin, président du Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD)

Que faut-il faire pour réussir le dialogue politique et social en Guinée ? Dr Abdoulaye Diallo, alias Ballal Koïn, président du Mouvement pour la Solidarité et le Développement (MSD), a répondu à cette question au cours d’une conférence de presse animée le samedi, 17 juillet 2021, à Conakry. L’opposant indique qu’il faut tout d’abord dissoudre l’Assemblée nationale, revenir à la constitution de 2010 et libérer tous les prisonniers politiques, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

A l’image de la plupart des partis politiques d’opposition, le Mouvement pour la Solidarité et le Développement (MSD) n’est pas séduit par le cadre de dialogue politique et social, mis en place il y a quelques mois et qui tarde toujours à démarrer. Le président de cette organisation politique trouve en effet qu’il n’y a aucune lisibilité sur cette initiative présidentielle. « On a parlé de dialogue, mais on n’a pas désigné les acteurs. Il n’y a pas d’ordre du jour, il n’y a pas d’objectifs. Donc, c’est un slogan qui ne va aboutir à rien. Alors les gens ne peuvent se lancer dedans comme ça », a déclaré Dr Abdoulaye Diallo, alias Ballal Koïn.

Pour que ce cadre de dialogue puisse réussir, l’opposant estime qu’il y a des préalables à résoudre. « Aujourd’hui, pour qu’on aille à un dialogue inclusif et participatif, il faut dissoudre l’Assemblée nationale, revenir à la constitution de 2010, libérer tous les détenus politiques, dépassionner le débat et dire ce qu’ils (les tenants du pouvoir) veulent. Ils veulent de la réconciliation nationale ? D’accord, qu’ils montrent l’exemple, qu’ils appellent les partis politiques et on se concerte en faisant un bon discours sur le dialogue. On va faire des plénières et des commissions et ça marche », a dit le président du MSD.

Dr Abdoulaye Diallo Ballal Koyin, président du Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD)

Par ailleurs, ce mouvement politique a donné sa position par rapport à la reprise prochaine des manifestations de rue, annoncée par l’UFDG (le principal parti d’opposition du pays).  « Nous au MSD, nous disons que comme les responsables de l’UFDG finissent toujours par accepter ce qu’ils ont refusé au début, nous ne sommes pas dans la position d’accepter leurs manifestations. Parce qu’il y a trop de pertes en vie humaine et des dégâts matériels qui résultent de ces manifestations. Donc, ils n’ont qu’à trouver une autre forme de protestation qui ne soit pas des manifestations de rue.

Ils ont assumé ici une fonction sans rang protocolaire, qui est le chef de file de l’opposition. Ils ont participé à une Assemblée nationale la plus médiocre de l’Afrique de l’Ouest. Ils ont toujours accompagné le RPG quand ils étaient à l’Assemblée nationale. Maintenant ils disent qu’ils vont manifester, mais manifester pourquoi ? En tout cas, nous, nous sommes fatigués. Ces gens-là ont manifesté ici depuis 2010, mais leurs manifestations n’ont rien apporté de positif. Donc, ils doivent arrêter », a lancé Dr Abdoulaye Diallo dit Ballal Koïn. 

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: 622919225

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Reprise des manifestations : le conseil de l’imam Mansour Fadiga à Cellou Dalein et Alpha Condé

19 juillet 2021 à 8 08 56 07567
Elhadj Mansour Fadiga, imam de la grande mosquée de Nongo

Comme on le sait, malgré la libération des 4 responsables de l’UFDG, plusieurs dizaines d’autres croupissent toujours en prison depuis bientôt neuf mois. Pour exiger la libération de ces compatriotes emprisonnés au lendemain de l’élection présidentielle contestée du 18 octobre 2020, le principal parti de l’opposition guinéenne menace de reprendre les manifestations de rue dès la fin des examens nationaux de fin d’année scolaire. 

Interrogé récemment sur la question dans l’émission la « Grande Interview » de Guineematin.com, Elhadj Mansour Fadiga, premier imam de la Mosquée Bilal de Nongo, a dit avoir déjà donné au président de l’UFDG un autre conseil. Le guide religieux avait profité d’un passage de Cellou Dalein Diallo, qui était allé prier dans sa mosquée, pour lui demander de changer de stratégie… 

« J’ai souvent eu des leaders politiques qui sont venus prier dans ma mosquée. Pas plus tard qu’un an, mon frère, le président Cellou Dalein Diallo est venu prier chez moi. Ce jour, le conseil que j’ai eu à lui donner c’était de changer de fusil d’épaule. Parce que chez nous ici, rares sont des manifestations qui se terminent sans effusion de sang des innocents. Je lui ai dit, comme il en est ainsi, il faut changer de stratégie de lutte. Donc, si j’entends encore qu’ils veulent sortir, je leur dirai de faire attention. Parce que ce sont les innocents qui vont encore perdre leurs biens, voire leurs vies. J’invite aussi le pouvoir à faire tout pour apaiser la situation. Quand Dieu a décrit ses bons serviteurs, il a dit que c’est des gens qui savent pardonner. Celui qui est au pouvoir, c’est à lui on demande pardon… », a notamment dit Elhadj Mansour Fadiga.

Interrogé sur sa position par rapport au changement de la Constitution de 2010, le chef religieux a été on ne peut plus clair… « Je n’étais pas d’accord pour le changement de la constitution. J’avais même fait une déclaration le 1er mars 2020 qui a fait le tour des médias. Là où j’ai invité le chef de l’État à ne pas changer la constitution. Je lui ai rappelé que quand le président Lansana Conté voulait changer la constitution, vous l’aviez critiqué. Vous n’étiez pas d’accord. Donc, à votre tour, vous ne devrez pas le faire. En tout cas, moi, je ne suis pas d’accord. Et, je suis fier de l’avoir fait. Car, pour moi, je me suis acquitté de mon devoir devant le peuple et devant Dieu. Je ne sais pas ce qui va se passer par la suite », a rappelé Elhadj Mansour Fadiga. 

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Les mots et les maux du ministre

18 juillet 2021 à 16 04 01 07017
Habib Yembering Diallo

Cher ami,

C’est pour moi un réel plaisir de me livrer à un exercice que je ne fais pas depuis belle lurette. Le courrier électronique ayant fait de la lettre classique ce que l’iPhone a fait du photographe de mon quartier, on écrit rarement à la main. Ce qui n’est pas de nature à déplaire tous ceux dont l’écriture était un véritable casse-tête. Avec la correction des fautes par l’ordinateur, même les nuls en orthographe écrivent correctement maintenant. Ce qui n’a jamais été mon cas. Vous, mes amis, savez tous que j’écrivais avec beauté et élégance la langue de la France.

Je vais arrêter ma nostalgie pour parler de mon sujet. Car mes enfants me disent souvent que je suis un homme du passé. Parce que je ne peux rien dire sans évoquer le temps passé. Comme la belle époque où chacun de nous avait son chateur et son écrivain préférés. Les miens étaient respectivement Julio Eglisias et Guy des Cars. Et je me souviens parfaitement des tiens. Qui étaient pour la musique le duo camerounais : Francis Bébé et Marthe Zambo et pour l’écriture Agatha Christine.

Mais encore une fois, laisse-moi arrêter le temps passé pour te parler du temps présent. Plus particulièrement ma situation actuelle. Une situation qui n’est rien d’autre qu’un gros mirage. Et d’ailleurs mon état physique décrit parfaitement mon état psychologique. Récemment un ami m’a demandé si je suis malade. Selon lui mon état physique en dit long sur mon état de santé.

Cela n’a pas commencé aujourd’hui. Depuis le jour où, pour la première fois, on m’a proposé d’accepter cette responsabilité, mon état psychologique n’est plus en adéquation avec mon apparence physique. Surtout le jour où, devant les caméras de télévisons, les ténors du parti au pouvoir ont exigé de nouveaux venus, dont moi, de porter autour du cou le symbole de leur parti. C’est depuis ce jour que je suis entré en conflit fratricide avec moi-même.

Pour le reste, c’est sans commentaire. J’étais mieux portant avant d’être ministre qu’aujourd’hui. Et pour ne rien arranger, je suis pris entre deux feux : celui de mon patron et celui de mes techniciens qui sont mes proches collaborateurs. Le premier m’a sommé d’organiser quelque chose que les seconds ne veulent pas. Du moins dans l’immédiat. Alors que moi je ne peux pas dire non à mon patron, les autres, eux, me disent non. Et je ne peux pas transmettre leur non au patron. C’est qui me met dans d’une situation on en peut plus déstabilisante.

Tu me diras que je ne suis pas le seul ministre. Et je ne suis pas le seul qui sois confronté à une situation difficile. Je pourrais te rétorquer que ma situation est unique. La raison est simple. Parmi tous mes collègues, je suis le seul qui ai osé mettre fin à certaines pratiques mafieuses. Cela m’a valu beaucoup d’ennemis. Ceux qui ont perdu leurs intérêts sont si nombreux et si présents dans les différents départements de mon secteur, que tous se sont donné la main pour me mettre des bâtons dans les roues. D’ailleurs, mettre des bâtons dans les roues qui n’est pas l’expression qui sied pour mon cas. Ils ont décidé de me combattre ouvertement.

Or, il n’y a pas un ministre qui réussit. Il y a un ministère qui réussit. Ce qui fait que ma mission est un véritable chemin de croix.  La seule chance que j’ai eue, c’est que mon patron est au courant de ma situation. Il sait que nous, qui l’aidons à changer les pratiques d’un autre temps, ne sommes pas nombreux. Son soutien ne m’a jamais fait défaut. Autrement j’aurais jeté l’éponge depuis longtemps.

Dans la foulée, un oncle, qui est au courant de ma situation, m’a proposé son aide. Laquelle consiste à aller voir un marabout dans une préfecture lointaine pour solliciter son intervention. C’était mal me connaitre. Car, cartésien que je suis, je ne compte pas me laisser faire. Je ne suis pas prêt à faire du n’importe quoi. Comme recourir à la science occulte. Pour moi c’est une question de logique. Mon oncle prétend que son marabout est très efficace pour non pas faire mal à quelqu’un mais pour se protéger contre les ennemis. Selon lui, le premier est illicite tandis que le second est licite.

Mais ce que mon oncle oublie c’est que je suis au courant que lui-même avait été confronté à une situation comme la mienne. Et si son fameux marabout était capable de protéger quelqu’un il aurait commencé par lui. Toute cette histoire n’aura d’autre résultat que d’augmenter mes ennuis. Imagine qu’il va falloir trouver une somme faramineuse pour le marabout. Une autre pour le déplacement et l’argent de poche de l’oncle. Sans compter que, si jamais je cède et que cela coïncide avec la réussite de ma mission, le marabout va mettre ma réussite à son actif. A partir de ce jour je vais faire l’objet de tous les chantages de sa part. Parce qu’il va estimer que je lui reste devoir.

Pour toutes ces raisons, je préfère le pire que le marabout. Et bien évidemment, je termine avec l’objet de ma lettre, je souhaite avoir ton avis sur cette situation afin que je puisse prendre la meilleure décision.

Ton ami, le ministre.

Habib Yembering Diallo, 664 27 27 47.

Toute ressemblance entre cette histoire ministérielle et une autre n’est que pure coïncidence.

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Elhadj Mansour Fadiga : « Si la justice était honnête, elle ne devrait pas garder les gens jusqu’à 8 mois en prison sans procès »

18 juillet 2021 à 12 12 06 07067
Elhadj Mansour Fadiga, imam de la grande mosquée de Nongo


Elhadj Mansour Fadiga, premier imam de la Mosquée de Nongo était récemment à l’émission « La Grande Interview » de Guineematin. Pendant 60 minutes, le précurseur de la chronique Islamique en Guinée s’est prononcé sur l’éducation et la pratique de l’islam dans notre pays, ainsi que sur plusieurs sujets de l’actualité nationale.

Interrogé sur la très longue détention sans jugement des opposants au régime Alpha Condé, le guide religieux a dénoncé la lenteur de la procédure judiciaire et plaidé pour une implication du chef de l’Etat afin de permettre aux détenus politiques de retrouver leurs familles pendant la fête de Tabaski.  

« J’ai beaucoup apprécié le message du président de l’Assemblée nationale qui, dans son discours de clôture de la session, a demandé au chef de l’État, de continuer à accorder sa grâce aux détenus politiques. À un certain moment, on plaidait sa cause à lui ici.  Si j’ai l’occasion de rencontrer le président Alpha Condé aujourd’hui, je vais lui dire de voir la Guinée pour laquelle il s’est beaucoup battu. Qu’il sache que sa population a beaucoup souffert malgré le fait qu’il a fait des barrages aujourd’hui. Qu’il pense à venir au secours de cette population. Actuellement, tout est cher, excepté l’essence qu’on n’a pas encore augmenté. Personne ne peut nier aujourd’hui, en tout cas les chefs religieux, que ce n’est pas lui le chef de l’État. L’islam n’a pas dit la manière par laquelle le président doit venir au pouvoir. Mais, une fois qu’il est au pouvoir, l’islam nous demande d’être sincères et obéissants envers lui. Donc, je lui demande d’être tolérant », a dit l’imam Elhadj Mansour Fadiga.

Le premier imam de la mosquée de Nongo trouve donc anormal cette longue détention préventive. À ses yeux, cela dénote de la mauvaise foi de nos juridictions. « C’est une manière de dire que la justice n’a pas encore fait son travail… Comment une justice honnête peut garder les gens jusqu’à huit mois sans jugement ? Si notre justice était honnête et indépendante, elle n’allait pas garder les gens pendant plusieurs mois sans jugement. Il y a la Tabaski qui arrive. C’est des grands moments de pardon. Qu’il accorde une liberté provisoire aux opposants pour leur permettre de fêter en famille. Il n’y a personne parmi ces gens-là qui veut fuir la Guinée, à mon avis », estime l’ancien chroniqueur islamique de la RTG.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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Conakry : la coordination des associations (Labé Sangni et Kayana) rend hommage à feu Elhadj Biro Kanté

17 juillet 2021 à 19 07 36 07367

Organisé par les « descendants de Soumaoro Kanté  », ancien empereur du royaume Sosso, un ‘’Fidaou’’ en hommage au patriarche Elhadj Biro Kanté s’est tenu hier, vendredi 16 juillet 2021, à Ratoma. La cérémonie de prière et de lecture du Saint Coran s’est déroulée au domicile de ce désormais ancien doyen des Kanté, en présence du Khountigui de la Basse  Côte, des sages, fils et filles venus de toutes les régions de la Guinée, constaté un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

L’objectif de cette rencontre est de formuler des prières pour le repos de l’âme du patriarche Elhadj Biro Kanté et de tous leurs devanciers.

Honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de l’UFR

« Nous sommes aujourd’hui ici pour un Fidaou que la coordination des associations de Labé-Sangi a organisé pour le repos de l’âme d’Elhadj  Biro Kanté qui était notre patriarche. La coordination des associations de Labé-Sangni regroupe 3 composantes du sosso que sont : les Labe sangni, c’est-à-dire la Basse Guinée, de Sansalé jusqu’à l’aéroport de longueur, les descendants de Soumaoro Kanté et les dialonkés. Puisque les descendants de la basse côte sont des sosso, les descendants de Soumaoro sont des dialonkés. Donc, cette organisation a été faite par les dialonkés pour le repos de l’âme d’un des leurs », a dit Elhadj Ibrahima Bangoura au nom de tous les participants à cette cérémonie.

Selon l’ancien député de l’UFR, la coordination des associations des Labé-Sangni, composée des descendants du roi Sosso, Soumaoro Kanté, se trouve aujourd’hui dans toute la Guinée à travers différents noms. Et, Elhadj Biro Kanté à l’hommage duquel la présente cérémonie a été organisée s’est beaucoup battu pour que cette coordination voit le jour.

« La coordination des associations des Labé-Sangni, les descendants de Soumaoro Kanté et de Kayana regroupe presque l’ensemble de la Guinée. Si vous prenez la Guinée d’aujourd’hui, dans toutes les 4 régions naturelles, vous rencontrez les Dialonkés et cela déborde dans les pays voisins, notamment au Libéria, en Sierra Leone, ainsi qu’au Sénégal. Lorsque vous prenez les descendants de Soumaoro Kanté, il y a 33 noms qui dérivent de ce patronyme de Soumaoro Kanté. Et, on les rencontre partout. Cette coordination des associations est une initiative des descendants de Soumaoro Kanté et de Kaya pour promouvoir paix et l’unité nationale. C’est une initiative pour que notre pays soit une véritable nation. L’homme pour qui nous sommes réunis ici aujourd’hui, si je vais parler de lui, je dirai que c’était un homme de paix et de l’unité nationale. Elhadj Biro Kanté était un homme multidimensionnel. Il avait en lui plusieurs choses que tous les Guinéens ont admirées. D’abord, il était un combattant farouche pour la liberté et l’indépendance de notre pays, la Guinée, et de l’Afrique. Non seulement il était combattant pour la liberté de la Guinée et d’autres pays, mais aussi, c’était quelqu’un qui s’est beaucoup battu pour que la coordination des associations de Labé-Sangni et de Kayana puisse voir le jour. Donc, avec cette coordination des associations de Labé-Sangni et Kayana, nous avons œuvré pour l’unité et la concorde dans dans notre pays », a expliqué Elhadj Ibrahima Bangoura. 

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 622919225

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