Guinée : les voyants au rouge pour les droits humains à l’approche de l’élection présidentielle

13 novembre 2019 à 10 10 03 110311

Au moins 70 manifestants et passants tués depuis janvier 2015 ; des journalistes ciblés ; 109 morts en détention ; Amadou Boukariou Baldé, un étudiant battu à mort par des gendarmes déployés pour disperser une manifestation à l’Université de Labé, dans le centre de la Guinée, le 31 mai 2019… Amnesty International présente son rapport sur la Guinée avant l’Examen périodique universel (EPU) de l’ONU en janvier 2020

Les autorités guinéennes doivent remédier aux violations des droits humains qui se multiplient, notamment les homicides de manifestants, les interdictions de rassemblements pacifiques et la répression des voix dissidentes, qui risquent de s’aggraver à l’approche de l’élection présidentielle de 2020, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié le 13 novembre 2019.

Intitulé « Guinée. Les voyants au rouge à l’approche de l’élection présidentielle de 2020 », ce document expose la situation des droits humains qui s’est dégradée entre janvier 2015 et octobre 2019, et dénonce l’homicide de 70 manifestants et passants et d’au moins trois membres des forces de sécurité. Il met en garde contre la montée des tensions politiques, dans un contexte où les craintes sont vives que le président Alpha Condé ne modifie la Constitution pour briguer un troisième mandat.

« Neuf manifestants ont été tués le mois dernier lors des manifestations contre une éventuelle révision de la Constitution. Les leaders des mouvements pro-démocratie et de nombreux manifestants ont été arrêtés. C’est un affront pour les droits humains et une tentative violente visant à museler la dissidence », a déclaré Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International.

« Les autorités guinéennes doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour apaiser les tensions, protéger les droits humains et sauver des vies avant, pendant et après les prochaines élections. Nous demandons au gouvernement du président Alpha Condé de mettre fin au règne de la peur et de la répression en modifiant la législation relative à l’usage de la force lors de rassemblements publics et en retirant les forces armées militaires des zones de manifestation. »

Amnesty International publie son rapport avant l’Examen périodique universel (EPU) de l’ONU sur la Guinée en janvier 2020. Ce rapport évalue la situation des droits humains depuis l’EPU de janvier 2015. Aujourd’hui, la Guinée a aboli la peine de mort, ce qui constitue une avancée notable.

Cependant, dans bien d’autres domaines, les autorités n’ont pas été à la hauteur de leurs engagements. Les forces de sécurité ont tué de nombreux manifestants, dont un enfant de sept ans

Amnesty International a constaté que 70 manifestants et passants ont été tués dans le cadre de manifestations entre janvier 2015 et octobre 2019. Si l’organisation n’a pas pu confirmer les circonstances de tous les décès, les témoignages du personnel médical et de témoins ainsi que le type de munitions utilisées indiquent qu’au moins 59 des victimes semblent avoir été tuées par la police et la gendarmerie. Parmi les victimes, un enfant de sept ans qui, selon des sources médicales, a été touché par une balle perdue en octobre 2015.

En outre, Amnesty International déplore l’homicide d’Amadou Boukariou Baldé, un étudiant battu à mort par des gendarmes déployés pour disperser une manifestation à l’Université de Labé, dans le centre de la Guinée, le 31 mai 2019.

Ce rapport révèle aussi que des centaines de personnes, dont des enfants de seulement quatre ans, ont été blessées par les forces de sécurité qui ont fait usage de balles réelles, de matraques et de gaz lacrymogènes.

L’une des victimes est Mamadou Hady Barry, 10 ans, touché dans le dos par une balle alors qu’il rentrait chez lui depuis l’école coranique à Conakry, le 13 novembre 2018. Grièvement blessé, il a été pendant plusieurs mois incapable de marcher.

Répression contre les défenseurs des droits humains

Ces dernières années, le gouvernement a interdit de manière arbitraire de nombreuses manifestations. Les défenseurs des droits humains et les journalistes sont convoqués, détenus ou arrêtés par la police, uniquement parce qu’ils exercent leurs droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

Au moins 60 membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), un groupe pro-démocratie ont été arrêtés depuis le 12 octobre 2019. Un tribunal a condamné cinq de leurs dirigeants à des peines allant jusqu’à un an de prison pour avoir appelé à manifester pacifiquement. Des dizaines de participants ont été condamnés à un an de prison pour avoir assisté à un « rassemblement illégal ».

En outre, le rapport dévoile que les journalistes sont pris pour cibles ou agressés par des membres des forces de sécurité, et que des médias sont suspendus.

À titre d’exemple, Aboubacar Algassimou Diallo, présentateur radio à Lynx FM, et Souleymane Diallo, administrateur général, ont été convoqués par la police les 19 et 20 août derniers, après avoir diffusé l’interview d’une femme qui accusait le ministre de la Défense de détournement des fonds destinés aux Casques bleus guinéens.

Des conditions carcérales déplorables

Amnesty International a constaté une surpopulation carcérale généralisée dans les établissements pénitentiaires guinéens. À la prison centrale de Conakry, qui a la capacité d’accueillir 500 prisonniers, 1 468 personnes sont détenues. Au moins 109 personnes sont mortes en détention pendant la période que couvre le rapport.

Ce document recense également des cas de torture et de mauvais traitements, particulièrement en garde à vue – passages à tabac, viols, recours à des positions douloureuses, brûlures et privation de sommeil notamment.

Le règne de l’impunité

L’impunité continue de régner en Guinée. Les familles de personnes tuées lors des manifestations ont déposé des dizaines de plaintes, parfois en fournissant des informations précises sur les unités des forces de sécurité déployées, notamment des noms et des plaques d’immatriculation.

Pourtant, un seul cas a donné lieu à des poursuites judiciaires. En février 2019, un capitaine de police a été condamné pour l’homicide en 2016 d’un passant lors de manifestations, et ce pour la première fois depuis qu’un membre des forces de sécurité avait été déféré à la justice en 2010.

Les poursuites judiciaires concernant l’homicide de plus de 150 manifestants pacifiques et les viols et violences sexuelles infligés à plus de 100 femmes dans le stade de Conakry en 2009, ne progressent guère.

« Afin de briser le cycle de la violence en Guinée à l’approche de l’élection présidentielle de 2020, les autorités doivent faire savoir avec force que les violations des droits humains ne seront pas tolérées », a déclaré Marie-Evelyne Petrus Barry.

« Enfin, elles doivent cesser de museler les voix dissidentes. »

A suivre !

Un reporter de Guineematin.com est déjà à la MDP pour vous relayer la conférence de presse d’Amnesty International sur ce rapport

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Alimou Bah, 4ème victime de l’attaque du cortège funèbre : témoignages de sa famille

12 novembre 2019 à 19 07 50 115011

Comme annoncé précédemment, Alimou Bah, un élève de 21 ans, est devenu la quatrième victime de l’attaque du cortège funèbre des 11 jeunes tués lors des premières manifestations du FNDC à Conakry. Suite au gaz lacrymogène qu’il a inhalé ce jour-là, le jeune homme- qui était également artiste en herbe et membre du groupe musical « Crew idéal »- est décédé dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mardi 12 novembre 2019. Un reporter de Guineematin.com s’est rendu dans la famille mortuaire pour recueillir les réactions des proches du défunt.

Monsieur Boubacar Bah, père de feu Alimou Bah

Malgré la grande tristesse suite à cette perte tragique, Boubacar Bah, le père de la victime, a accepté de revenir sur les circonstances qui ont conduit à la mort de son fils. « Mon fils prenait part aux obèques des jeunes tués lors des premières manifestations d’octobre dernier. Mais, comme vous le savez, à l’arrivée du cortège funèbre à Bambeto, il y a eu des échauffourées là. C’est ainsi que des gendarmes et des policiers ont pourchassé certains jeunes, dont mon enfant. Ce dernier est allé se réfugier dans un couloir. C’est là que les forces de l’ordre ont lancé une grande quantité de gaz sur lui alors qu’il était coincé. Ne pouvant pas sortir, il a inhalé beaucoup de gaz et est finalement tombé sur place.

Après, quand il a retrouvé ses esprits, il est venu à la maison. Son arrivée a coïncidé à mon retour du travail. Dès qu’il est arrivé à la maison, il est tombé. C’est ainsi que mon jeune frère l’a pris pour l’emmener dans une clinique à côté. Le médecin l’a visité et nous a dit qu’il n’a pas détecté une maladie sur son corps. Mais, à son retour de l’hôpital, il a commencé à vomir. Nous lui avons donné du lait. Malgré tout, il continuait à vomir. Il est resté alité ici ; mais, malheureusement, il est décédé hier nuit vers 22 heures », a-t-il expliqué.

des véhicules de la police fonçant sur le cortège funèbre, le lundi 04 novembre 2019, à Bambéto

Boubacar Bah accuse les agents des forces de l’ordre d’avoir tué son enfant et annonce qu’il va porter plainte pour réclamer justice. « Les forces de l’ordre n’ont pas joué leur rôle, qui est celui de protéger les citoyens guinéens. Ce qu’ils m’ont fait, je ne vais jamais le leur pardonner. Le gouvernement d’Alpha Condé est responsable de ce qui est arrivé à mon fils parce que les forces de l’ordre sont entretenues par lui. Puisque je n’ai pas la possibilité de me rendre justice, je vais saisir l’instance habilitée à le faire qui est la justice. Je vais porter plainte contre ces agents qui ont tué mon fils. Je souhaite que justice nous soit rendue », a dit le père de famille.

Mamadou Bailo Bah, ami du défunt

De son côté, Mamadou Bailo Bah, ami du défunt, se dit profondément choqué par la mort d’un jeune qui n’avait pas de problèmes. « Alimou Bah est un ami d’enfance. On a fait l’aventure en Guinée-Bissau. On travaillait dans une unité de broyage d’arachide. C’est là-bas qu’il m’a laissé pour venir continuer l’école. Alimou était très gentil, c’était le leader de notre groupe, car on chantait ensemble aussi. Donc, c’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris son décès », a-t-il dit.

Orphelin de mère, le défunt Alimou Bah est originaire de la sous-préfecture de Bourouwal Tappé, dans la préfecture de Pita.

Paix à son âme, amine !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Convocation du corps électoral : Fodé Oussou dénonce le tandem Alpha Condé-Salif Kébé

12 novembre 2019 à 19 07 00 110011
Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La vague de réactions se poursuit au sein de la classe politique guinéenne suite à la convocation du corps électoral par le président de la République pour les élections législatives prévues le 16 février 2020. Déçu de cette décision, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, accuse Alpha Condé d’utiliser le président de la CENI, Me Amadou Salif Kébé, pour dérouler un agenda caché. Il l’a dit à l’occasion d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mardi, 12 novembre 2019.

« Le président de la République convoque un corps électoral qui n’existe pas. Ça nous prouve à suffisance qu’il a un agenda caché. Rien ne l’obligeait à prendre ce décret. Mais, il a confirmé ce que nous pensons. C’est que le président de la CENI Me Salif Kébé n’obéit qu’aux injonctions de monsieur Alpha Condé. Par ce décret d’hier, au moment où le corps électoral n’est pas constitué, il prouve que c’est le tandem Salif Kébé et monsieur Alpha Condé qui est en train de travailler ensemble. L’objectif principal de tout ça, c’est de voir comment il peut avoir la majorité qualifiée des 2/3 pour qu’il puisse passer son projet de troisième mandat », estime l’opposant.

A l’issue d’une réunion de ses responsables tenue ce mardi à Conakry, la principale formation politique d’opposition du pays a annoncé des démarches à venir auprès des autres partis d’opposition pour faire front commun afin d’exiger la satisfaction de certaines conditions préalables avant d’aller aux élections législatives. Il s’agit notamment de la libération des leaders du FNDC incarcérés, l’installation des conseils de quartiers et ceux régionaux, mais aussi le renoncement au projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Ciré du mouvement Akhadan : « est-ce que Mouctar aurait balancé Grenade pour être ministre ? »

12 novembre 2019 à 18 06 43 114311
Diallo Mamadou Ciré, coordinateur du mouvement AKHADAN des jeunes leaders de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen

La sortie médiatique du ministre Mouctar Diallo sur les Grandes Gueules de la radio Espace FM irrite ses anciens partenaires de l’opposition. A l’occasion de la conférence de presse organisée ce mardi, 12 novembre 2019, les propos de Mouctar, qui dit connaitre des jeunes détenant des armes lors des manifestations meurtrières de l’opposition, ont été dénoncés avec véhémence. Mamadou Ciré Diallo du mouvement Akhadan a porté de graves accusations sur le ministre de la Jeunesse et président des Nouvelles (NFD), dans l’affaire Boubacar Diallo alias Grenade, militant de l’UDFG condamné à 10 ans de prison, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamadou Ciré du mouvement Akhadan de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen ne décolère pas contre Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et président des NFD. Après l’annonce de la formulation d’une plainte contre lui pour « non dénonciation de crime », les jeunes de l’Axe portent d’autres accusations sur le ministre. Ils établissent un rapport entre l’arrestation et la condamnation de Boubacar Diallo, alias Grenade, et la nomination de Mouctar au gouvernement, ancien farouche opposant à Alpha Condé.

A la fin de la conférence de presse, Mamadou Ciré Diallo, interrogé sur cette question, n’a pas été tendre avec le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes.

Décryptage !

« Il est arrivé un moment où Grenade était un petit sûr de Mouctar. Ils montaient ensemble, ils descendaient ensemble et ils déjeunaient ensemble. Grenade ne quittait même pas le domicile de Mouctar. Donc, si après que Grenade a été accusé comme celui qui tire sur les manifestants, condamné à 10 ans de prison, Mouctar bénéficie d’un décret présidentiel le nommant ministre, et quelque temps après, le même Mouctar vient dans une radio pour dire qu’il connait des jeunes armés, c’est légitime qu’on fasse des rapprochements. Est-ce que Mouctar aurait balancé Grenade pour être ministre ? Parce que c’est clair quand même, il a utilisé les jeunes de l’Axe pour être ministre. Nous ne sommes pas contre, c’est sa façon de faire la politique.

Ceux qu’il a utilisés, c’est à ceux-ci qu’il doit demander des comptes. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il ne représentait rien. C’est lorsqu’il a voulu être tête de liste au niveau du Conseil communal de Ratoma pendant les élections communales, qu’il a eu le soutien de certains de nos amis qui sont des jeunes de l’axe, qui ont dit oui, nous croyons en Mouctar. Il peut être un bon maire. Ceux-ci sont venus parce qu’ils croyaient en lui. Mais, aujourd’hui, tous se sont retournés, tous ont quitté derrière lui, il faut le noter aussi.

Mais, si lui il avait juste fait ça pour aller sillonner les couloirs de la présidence, de faire comprendre au président de la République ou aux proches du président de la République qu’il maîtrise l’Axe et que ça lui a servi à être ministre, on n’a pas de problème pour ça. C’est de la politique.

Mais, aller maintenant jusqu’à vouloir créer des soucis à ces jeunes, c’est des problèmes. Donc, l’indignation c’est au fait quoi, c’est lorsque quelqu’un que vous connaissez bien et qui vous connait aussi, affirme aujourd’hui devant l’opinion nationale et internationale qu’il veut convaincre le monde que c’est nous les manifestants, nous qui sommes en train de manifester, que c’est nous qui sommes en train de nous entre-tuer. C’est là où il y a le hic. Tandis que nous avons des vidéos où nous voyons les forces de défense de sécurité tirer sur les manifestants. Nous avons ces vidéos, chacun de vous les a vues. Ça circule sur les réseaux sociaux. Et, vouloir aujourd’hui dédouaner les forces de défense et de sécurité pour remettre ça sur les jeunes de l’axe, c’est écœurant, c’est choquant. Donc, le ministre Mouctar, on ne pouvait pas attendre ça de lui.

Qu’il cherche vraiment de quoi manger dans les couloirs de la présidence, on s’en tape. Ce n’est pas notre souci. Mais, qu’il nous laisse en paix. Nous voulons vraiment que cela soit pris au sérieux. Et, comme le président l’a fait pour le ministre Kéira, qui est sorti dire qu’il va mettre hors d’état de nuire tous les hors-la-loi, et qu’il y ait eu 16 morts de nos jours, que le président de la République interpelle Mouctar pour qu’il puisse nous donner ne serait-ce que le nom ou nous indexer le nom d’une seule personne qui détient les armes parmi nous les manifestants, nous les jeunes de l’Axe. On est prêt. On veut ça et on veut qu’il nous montre ça. S’il n’arrive pas à le faire, le président n’a qu’à tirer toutes les conclusions ».

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59/ 666 87 73 97

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Tidiane Traoré du RPG à Macenta : « le FNDC mobilise une foule composée de voyous »

12 novembre 2019 à 18 06 32 113211

A la tête d’une forte délégation envoyée par le président Alpha Condé pour une tournée en Guinée forestière, Ahmed Tidiane Traoré, ministre conseiller à la présidence de la République, a animé un meeting dans la soirée du dimanche, 10 novembre 2019, à Macenta. Ce cadre du parti au pouvoir a mis l’occasion à profit pour encore une fois encore tirer à boulets rouges sur l’opposition guinéenne, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Alors que le FNDC, coalition regroupant les partis d’opposition, des organisations de la société et des syndicats entre autres est dans la rue depuis quelques semaines pour protester contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé, le pouvoir bat campagne pour le projet de nouvelle constitution en forêt. Après Kissidougou et Guéckédou, la délégation envoyée par le président de la République est arrivée dimanche soir dans la ville de Macenta.

Après avoir salué la mobilisation des citoyens et la patience dont ils ont fait montre pour les accueillir, Ahmed Tidiane Traoré, ministre conseiller à la présidence de la République et chef de la délégation, a taclé l’opposition. « Nous vous disons que le RPG mobilise les militants, les Hommes. Mais nos adversaires mobilisent la foule. Qu’est-ce que c’est que la foule ? C’est des petits enfants, des écoliers, il y a la section cailloux qui jette des cailloux dans les concessions, sur les véhicules, qui cognent des gens. Donc c’est une foule composée que de voyous. Mais le RPG mobilise le peuple », a-t-il dit.

Ahmed Tidiane Traoré, ancien ministre des Transports

L’ancien ministre des Transports a répondu aussi aux messages favorables à l’organisation d’un référendum constitutionnel qu’on pouvait lire sur les pancartes et que d’autres scandaient à l’arrivée de la délégation. « On a vu vos pancartes parlantes, qui veulent d’une nouvelle constitution, on a tout enregistré. Nous allons rendre le compte rendu. Vous voulez d’une nouvelle constitution oui ou non ? Vous avez dit qu’il faut fixer la date du référendum oui ou non ? » Répond l’auditoire. « Alors le Professeur Alpha Condé comprendra le message », rassure Tidiane Traoré.

De Macenta, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Guinée : l’UFDG pour un front contre la tenue des législatives le 16 février 2020

12 novembre 2019 à 18 06 24 112411
Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG.jpg1

Déjà à couteaux tirés autour du projet de changement de l’actuelle constitution qui ouvrirait la voie à un troisième mandat au président Alpha Condé, pouvoir et opposition devraient s’engager dans un nouveau bras de fer. C’est ce qui ressort en tout cas d’une réunion des responsables de l’UFDG tenue ce mardi, 12 novembre 2019, au quartier général de la formation politique, à Conakry. Le principal parti d’opposition entend rencontrer les autres partis d’opposition pour former un front contre cette décision du président de la République.

C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, qui l’a annoncé au micro d’un reporter de Guineematin.com, à l’issue de la rencontre. « Nous avons décidé de rencontrer les autres partis de l’opposition pour leur faire le compte-rendu de ce que nous avons arrêté et les écouter. Parce que la décision qui doit être prise, n’est pas une décision d’un parti politique. C’est une décision de toute la classe politique. Donc, une délégation a été constituée pour rencontrer les autres partis politiques pour discuter de cette situation.

Je pense qu’après ces discussions, il y aura une prise de position de la classe politique. Ce n’est pas une question de l’UFDG, nous considérons que ce n’est pas juste. Mais puisque nous ne pouvons pas seulement nous exprimer au nom de l’UFDG, nous avons décidé de rester dans le cadre de la classe politique. C’est une élection qui concerne tous les partis politiques », a fait savoir le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate à l’Assemblée nationale.

Selon l’opposant, « le souhait de monsieur Alpha Condé, c’est d’opposer les partis politiques pour abandonner la lutte. Créer un peu la zizanie entre les leaders des partis politiques dans le cadre des élections législatives ». D’où la décision de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée de consulter les autres formations politiques d’opposition pour faire front commun dans ce combat.

Fodé Oussou et ses amis de l’UFDG n’entendent pas du tout aller à des élections législatives dans le contexte actuel. « Premièrement, nous avons les leaders du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qui sont en prison et qui ne sont pas libérés. Vous savez qu’ils ont été arrêtés arbitrairement par des gens cagoulés. Deuxièmement, nous avons des gens qui ont été tués pour lesquels il n’y a pas eu d’enquêtes. Troisièmement, on ne peut pas superposer des élections : on a commencé une élection locale qui n’est pas finalisée.

Les chefs de quartiers ne sont pas installés, les conseils régionaux ne sont pas installés. L’élément essentiel c’est aussi le fichier électoral. Il ne faut pas oublier que monsieur Alpha Condé, en 2015, s’était arrangé à mettre dans le fichier électoral plus d’un million 600 mille personnes. Nous ne pouvons pas pour le moment nous prononcer par rapport au processus, mais ce que nous savons, c’est qu’il y a des conditionnalités. Il y a certains problèmes, tant qu’ils ne sont réglés, il reste entendu que nous n’accepterons pas. C’est pour cette raison que nous avons dit qu’il faut être dans le cadre global », a-t-il martelé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Macenta : les maires des communes rurales disent OUI à la nouvelle constitution

12 novembre 2019 à 17 05 57 115711

Après Kissidougou et Guéckédou, la délégation du pouvoir en tournée dans la région forestière de la Guinée, était à Macenta dans la soirée du dimanche, 10 novembre 2019. Les émissaires du président de la République ont été accueillis par les autorités locales et plusieurs citoyens. L’occasion pour les maires des 14 communes rurales de la préfecture, d’exprimer leur soutien au controversé projet de constitution ambitionné par le régime Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

A l’exception du maire de la commune urbaine de Macenta, issu de l’UFDG, les élus des différentes communes de la préfecture ont fait une déclaration commune qui a été lue par leur porte-parole Morigbè Camara, maire de Sengbèdou. Ils ont d’abord salué les actions de développement engagées dans la préfecture dans le cadre de l’ANAFIC, avant d’exprimer leur soutien au projet de nouvelle constitution. « Les Communes de Macenta, à l’instar des autres communes du pays, ont bénéficié au titre de leurs Programmes Annuels d’Investissement (PAI) 2019, de la part de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) mise en place sur votre initiative (du président de la République, ndlr), d’une importante somme de 16 milliards 560 millions 349 mille 450 francs guinéens en vue de :

La Réhabilitation de la gare routière de Zimodou pour permettre le désengorgement de l’actuelle gare qui constitue un véritable danger public pour nos populations ; la construction de postes de santé dans les communes rurales et urbaines de Macenta ; la réalisation des dalots ; la construction d’écoles, pour ne citer que celles-là. C’est le lieu pour nous de vous dire monsieur le Président de la République, notre détermination à soutenir inconditionnellement le projet de révision constitutionnelle proposé par le gouvernement guinéen. Macenta dit OUI à la nouvelle constitution », a lancé maire de la commune rurale Sengbèdou, Morigbè Camara.

Morigbè Camara

Ces autorités locales ont mis également cette occasion à profit pour solliciter d’autres actions de développement dans la préfecture. « Nous profitons de cette occasion qui nous est offerte pour vous exprimer notre profonde gratitude quant à la réalisation d’importantes infrastructures socio-économiques dans nos collectivités et vous soumettre certaines urgences qui sont : le bitumage de la voirie urbaine de Macenta ; l’aménagement de la rivière Zazazia dont les crues causent assez de dégâts matériels et de pertes en vies humaines chaque année ; la relance du barrage hydroélectrique sur la Lofa ;

La finalisation du projet de rénovation du stade Ahmed Ben Bella de Macenta pour redynamiser les activités sportives de la jeunesse ; la relance de l’usine de Thé de Macenta ; la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Sérédou ; le reprofilage des pistes rurales de Macenta ; la réhabilitation de la route du café ; la construction du Mausolée de l’illustre N’Zébéla Togba PIVI ; la finalisation du reprofilage de la route Macenta-Kossankoro ; l’adduction d’eau de la ville de Sérédou par gravitation », a énuméré le porte-parole des maires.

Après Macenta, la délégation a mis le cap sur N’Zérékoré, la capitale de la Guinée forestière.

À suivre !

De Macenta, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Tueries de manifestants : une plainte contre Mouctar Diallo pour « non dénonciation d’un crime » (avocat)

12 novembre 2019 à 17 05 40 114011

Des familles de victimes de répression lors des manifestations politiques de l’opposition en Guinée ont porté plainte contre Mouctar Diallo, président du parti Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) et ministre de la Jeunesse. Des déclarations faites récemment par le ministre, qui dit connaitre des jeunes détenteurs d’armes lors des manifestations, sont à la base du début de cette procédure. L’annonce en a été faite ce mardi, 12 novembre 2019, à l’occasion d’une conférence de presse animée par maitre Thierno Souleymane Baldé, avocat des familles, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lors d’une sortie médiatique dans l’émission les Grandes Gueules de la radio Espace FM, Mouctar Diallo, président des NFD et ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, a laissé entendre qu’il connait des manifestants armés. Devant cette déclaration, certaines familles de victimes ont exprimé leur souhait de voir Mouctar Diallo s’expliquer pour lever un coin de voile sur les décès de près de 120 manifestants depuis 2011 en Guinée. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la plainte formulée contre Mouctar Diallo, qui a tout le temps réclamé l’appartenance de Djakariaou Diallo à son parti, la 1ère victime tuée par balle sous le régime Alpha Condé.

Maitre Thierno Souleymane Baldé, en tant qu’avocat de la famille de feu Ismaël Diallo, l’une des victimes des violentes manifestations au quartier Hamdallaye-Kabalaya, dans la commune de Ratoma, poursuit Mouctar Diallo pour non dénonciation de crime auprès du procureur de la République.

Maitre Thierno Souleymane Baldé, avocat de la famille de feu Ismaël Diallo

« J’ai déposé la plainte au nom des familles des victimes. Lorsque Monsieur Mamadou Mouctar Diallo a fait sa déclaration au niveau des médias, il y a eu un certain nombre de familles qui sont venues me voir, puisqu’on est toujours en contact. Ils me disent, maitre Baldé on a déposé des plaintes, jusqu’à maintenant nous n’avons aucune suite. Et il y a Mamadou Mouctar Diallo qui affirme connaitre des jeunes qui détiennent les armes. Donc, pourquoi il ne nous dit pas quels sont ces jeunes-là pour qu’en fin notre plainte soit instruite. Je me pose aussi la question, puisque je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il puisse savoir le nom des jeunes qui détiennent les armes sans pour autant les dénoncer. Et comme la loi nous permet, j’ai déposé une plainte conformément à l’article 705 du code pénal pour non dénonciation d’un crime. Donc, non seulement nous demandons à ce que notre plainte soit instruite et qu’ils nous disent exactement quels sont ces jeunes-là qui détiennent les armes afin d’éviter éventuellement qu’il y ait d’autres assassinats. Nous ne connaissons pas la suite, mais nous voulons vraiment arrêter ces massacres », a-t-il laissé entendre.

Madame Safiatou Diallo, mère de Boubacar Bah

Du côté des victimes, Madame Safiatou Diallo, mère de Boubacar Bah, tué en 2015, et d’Ismaël Bah, tué en 2017 lors des manifestations politiques, a dit sa soif de vérité et de justice. « Je ne sais pas qu’est-ce qu’Ismaël Bah pouvait faire pour moi, ainsi que Boubacar Bah. Et quelqu’un d’autre vient les tuer injustement. Je suis venu pour savoir exactement quelles sont les causes de ces assassinats et retrouver les coupables ».

Diallo Mamadou Ciré, coordinateur du mouvement AKHADAN des jeunes leaders de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen

Pour sa part, Diallo Mamadou Ciré, coordinateur du mouvement AKHADAN des jeunes leaders de l’Axe Hamdallaye-Kagbélen, n’a pas été tendre avec le ministre Mouctar. « Je ne fais que m’indigner par rapport à sa sortie. Je ne réponds qu’à ce que lui il a dit. Imaginez-vous que nous étions avec quelqu’un, avec lequel nous étions très proches. Ensemble, nous avons planifié l’organisation de plusieurs manifestations. Nous, nous ne sommes pas seulement arrêtés à la planification des manifestations mais, ensemble avec Mouctar, nous avons participé aux manifestations pour l’avènement d’une république démocratique… Il a vendu sa conviction. Parce que, quitter les manifestations tant disque les valeurs pour lesquelles nous étions en train de nous battre ne sont pas acquises, c’est de la trahison. Mais, s’il a utilisé certains jeunes à un moment donné, il a échelonné parce qu’il les a utilisés et qu’aujourd’hui, il va dans l’autre camp, il pouvait au moins les laisser tranquilles. Mais si c’est lui qui essaye encore de charger les jeunes, c’est ignoble », a-t-il déploré.

Maitre Thierno Souleymane Baldé a fait savoir qu’il compte transmettre la copie de la plainte aux institutions qui s’occupent des questions de droits de l’homme et au niveau du corps diplomatique.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

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Guinée : un 4ème décès suite à l’attaque du cortège funèbre à Bambéto

12 novembre 2019 à 14 02 41 114111
des véhicules de la police fonçant sur le cortège funèbre, le lundi 04 novembre 2019, à Bambéto

Âgé de 21 ans et élève en classe de 8ème, Alimou Bah a rendu l’âme dans la soirée d’hier, lundi 11 novembre 2019 , une semaine après avoir été blessé par des agents de la sécurité à Bambéto. Comme des milliers d’autres, le défunt (originaire de la sous-préfecture de Bourouwal Tappé, préfecture de Pita) était allé aux funérailles des onze premières victimes des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé.

Trouvé chez lui par un journaliste de Guineematin.com, le père du défunt, monsieur Boubacar Bah, a demandé aux autorités guinéennes d’arrêter de tuer les enfants des autres. Avec la mort de ce jeune, ils sont désormais 18 personnes qui ont perdu la vie depuis le début des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé. Mais, les quatre derniers sont particuliers, puisque tués suite à l’attaque d’un cortège funèbre. Du jamais entendu, jusque-là, en République de Guinée.

Déterminés à faire le maximum pour empêcher une présidence à vie en Guinée, les défenseurs de la Constitution, regroupés au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), annoncent son acte quatre des manifestations le jeudi prochain, 14 novembre.

Paix à l’âme de Bah Alimou, amine !

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Guinée : mini-remaniement ministériel qui met à nu les carences du chef du gouvernement

12 novembre 2019 à 13 01 49 114911

Le mini remaniement ministériel opéré dans la soirée d’hier, lundi 11 novembre 2019, par le président Alpha Condé a mis à nu les carences du chef du gouvernement, Ibrahima Kassory Fofana, et le manque d’anticipation de ce dernier dans la gestion des affaires de l’état.

Sinon, comment comprendre que des manifestations de rues entraînent la mort d’une dizaine de personnes dans un pays normal, gouverné par des hommes et des femmes dont la majorité sont chacun docteur dans son domaine et que personne ne lève le petit doigt pour dénoncer ces crimes.

Alpha Condé a fait un grand pas en prenant seul la décision qui s’impose en ignorant le chef du gouvernement et limoger sanctionner comme il faut le ministre de la sécurité qui n’a rien fait pour éviter ces nombreux cas de morts, mais aussi empêcher qu’on enterre dignement ces victimes, issues de familles nobles, dignes et responsables.

Alpha Ibrahima Kéira, puis qu’il s’agit de lui, a empêché par des manières dont il a le secret les familles biologiques, politiques et tous les sympathisants de ces victimes d’accompagner les 11 morts non seulement à la mosquée, mais aussi au cimetière.

La police dont il a la gestion a pulvérisé de gaz lacrymogène la mosquée de Bambéto et le cimetière faisant fuir tous les fidèles qui accompagnaient dans la douleur et le recueillement ces jeunes arrachés à l’affection de leurs proches.

Dans un monde civilisé, on respecte les morts, un agent de la force publique se met au garde à vous devant un cercueil, le civil observe un moment de silence à la vue d’un corps en direction soit de la mosquée ou du cimetière.

Mais, en Guinée, certains ont violé, profané ces mosquées et ces cimetières, par ce que ce sont des opposants à un 3è mandat pour Alpha Condé qui sont morts. Ils ne méritent aucun respect, aucun égard, aucune attention, mais Dieu est grandeur.

Chacun répondra de ses actes dans ce monde si bas. Un contingent de la police a osé faire çà à Bambéto, un quartier réputé favorable à l’opposition et habité majoritairement par une ethnie dont toutes les victimes sont issues.

Alpha Ibrahima Kéira et tous ceux qui l’ont aidé à commettre cette forfaiture répondront comme d’autres ont répondu en d’autres circonstances.

Quant à Niankoye Lamah, il a refusé de remettre dignement les corps des victimes à leurs parents qui pleuraient dans la cour de la morgue de l’hôpital Ignace Deen, préférant les extraire à deux reprises et les exposer à l’air libre à l’hôpital sino-guinéen, une humiliation qu’un homme libre et saint d’esprit ne peut se permettre.

Alpha Condé a limogé Kéira et Lamah, même s’ils ont été recasés dans l’enclos avec ces titres ronflants de ministres d’état, conseillers comme une soixantaine d’autres. Il a fait son devoir, reste maintenant aux nouveaux venus de nettoyer les écuries.

Débarrasser les départements de tous ces extrémistes qui n’ont rien de républicain, qui gênent la marche honorable de la république et qui s’illustrent tristement dans l’accomplissement de leurs devoirs.

Albert Damantang, je le connais, il n’est pas spécialiste en matière de sécurité publique ; mais, je le connais si intelligent qu’il pourra se tirer d’affaires comme son grand-père l’avait fait pendant la première république.

Personne en Guinée, ne dira que le vieux Damantang Camara qui a été pourtant l’un des grands de ce pays, lui a causé du tort pendant les 26 ans du règne du guide suprême de la révolution qui a tout supprimer sur son passage et c’est pour quoi le vieux père est mort de sa mort naturelle (paix à son âme) contrairement à d’autres.

Le vieux Niankoye Lamah (que je respecte en passant), au crépuscule de sa vie a commis une faute lourde qui lui collera de façon indélébile à la peau en refusant de remettre les dépouilles aux familles éplorées sous prétexte qu’une expertise en médecine légale était en cours pour connaître de quoi nos regrettés enfants sont morts.

Monsieur le ministre, nous sommes pressés de connaître ces résultats pendant que vous êtes encore parmi nous.

Alors, mon cher Albert, digne fils de Kouloumbaly, petit fils de Damantang, assume avec responsabilité la tâche qui est la tienne sans zèle en aidant le président de la République à comprendre, même s’il sait tout.

Mais, il faut savoir qu’en entrant en fonction qu’il y a les « amis » de Kéira qui vont te jeter les peaux de banane, il faut que tu comprennes que les vieux de la police sont très hostiles aux civiles qui viennent les commander, Moussa Sampil et Goureissy Condé en leur temps avaient eu tous les problèmes du monde pour gérer les forces de sécurité.

Fais le ménage, débarrasses toi de toutes les brebis galeuses et des indisciplinés, çà ne fera que renforcer ton pouvoir pour l’accomplissement correcte de ta mission dans cet univers pourri que la police guinéenne.

Je remercie Alpha Condé d’avoir éloigné les arrogants et les hautains dans l’espoir que les nouveaux venus seront à la hauteur sans excès de zèle.

Vive la Guinée

Chérif Aziz

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Mohamed Lamine Fofana, ministre de la justice : « Je me sens très honoré »

12 novembre 2019 à 12 12 12 111211
Elhadj Mohamed Lamine Fofana, ministre d’Etat en charge de la Justice et des relations avec les institutions républicaines

Comme annoncé précédemment, Elhadj Mohamed Lamine Fofana, jusque-là ministre de la justice par intérim, a été confirmé hier à ce poste par un décret du chef de l’Etat. Interrogé par un journaliste de Guineematin.com dans la matinée de ce mardi, 12 novembre 2019, le magistrat qui est également ministre conseiller du président de la République chargé des relations avec les institutions républicaines, se dit honoré.

« Je me sens très honoré. Je m’engage à mériter la confiance placée en moi par le Président de la République et le Premier ministre, Chef du gouvernement », a-t-il réagi, avant d’ajouter qu’il compte aborder les dossiers qui l’attendent « avec courage, abnégation et lucidité. Surtout, il faut le souligner, en conformité avec la loi », a assuré le ministre d’Etat de la justice.

A rappeler qu’en plus du Garde des Sceaux, deux autres ministres ont été nommés hier par le Chef de l’Etat. Damantang Albert Camara remplace Alpha Ibrahima Keïra à la tête du ministère de la sécurité et de la protection civile, et le Colonel Rémy Lamah revient à la tête du ministère de la santé en remplacement d’Edouard Nyankoye Lamah.

Ces deux changements justement suscitent plusieurs commentaires au sein de l’opinion. Beaucoup pensent que le limogeage du ministre Alpha Ibrahima Keïra est lié aux événements du 4 novembre dernier, lorsque la police a attaqué le cortège funèbre des 11 jeunes tués lors des manifestations anti-troisième mandat des 14, 15 et 16 octobre dernier.

De son côté, Dr Nyankoye Lamah paye les frais, selon certains, de son implication dans le détournement de plusieurs moustiquaires imprégnées en provenance de la Guinée, retrouvées à Bamako, au Mali, en septembre dernier.

Abdallah BALDE pour Guinematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Saïkou Yaya sur la convocation du corps électoral : « nous sommes dans un Etat néant… »

12 novembre 2019 à 11 11 28 112811
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Le décret présidentiel convoquant le corps électoral pour les législatives, pris dans la nuit d’hier lundi, 11 novembre 2019, continue de faire des vagues en Guinée. L’opposition politique dénonce ce décret qui convoque un corps électoral inexistant. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la matinée de ce mardi, un Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR), se dit étonné que le président prenne un tel décret.

Comme il sait bien le faire, Saïkou Yaya Barry ne manque pas l’occasion de tirer à boulets rouges sur la façon dont la Guinée est gouvernée. C’est le cas en ce qui concerne le décret pris hier et qui convoque le corps électoral pour les élections législatives du 16 février 2020. « Je ne pense que nous soyons aujourd’hui dans un Etat normal. Parce que le problème fondamental, je n’arrive pas à concevoir qu’un homme de Droit, le président de la République soit capable de convoquer un corps électoral qui n’existe pas. Le corps électoral commencera à exister à partir du 21 novembre 2019, parce qu’il y aura une révision. C’est en ce moment seulement, une fois que ce processus terminé, qu’il aura un corps électoral. C’est à partir de là qu’il signera un décret convoquant le corps électoral. Mais, tu ne peux pas mettre en mission une personne qui n’existe pas. Il ne peut pas convoquer un corps électoral inexistant », martèle Saïkou Yaya Barry.

La prise de ce décret démontre que la Guinée n’est pas un Etat, insiste le cadre de l’UFR. « Nous sommes dans quel pays ? Tout est à l’envers. Tout ce qu’on peut faire normalement, on le fait autrement. Je ne sais pas dans quoi nous vivons. Il y a des principes et des règles à respecter et c’est le minimum qu’on peut faire pour qu’un Etat existe. Une élection aussi importante que les législatives, le corps électoral doit exister, tu dois savoir si c’est 4 ou 5 ou 6 millions d’électeurs, les connaitre avant de les convoquer. Dans quoi sommes-nous là ? Dans un Etat néant », lance-t-il.

Par ailleurs, monsieur Barry pense que ce décret qui doit être pris 70 jours avant la date du 16 févier 2020 est illégal, parce qu’on en est à plus de 90 jours. « Ce décret est totalement dans l’illégalité. Est-ce que c’est lui qui gère le pays aujourd’hui ? Est-ce que c’est quelques hommes qui sont entrain de réfléchir pour tout chambouler dans notre pays ? Je me pose des questions. Parce que dans un pays normal, en suivant un minimum de respect des règles, de lois et de principes, il y a des trucs de la République sur lesquels on ne peut pas se dérober », soutient notre interlocuteur.

A la question de savoir si l’UFR prendra par à ces élections du 16 février 2019, Saïkou Yaya dit que le débat est ailleurs. « Le problème, ce n’est pas de savoir s’il faut aller à ces élections ou pas. Nous disons que nous participerons à toutes les élections en République de Guinée. Mais, je demande aux guinéens de bien voir dans quoi nous sommes. Dans quoi nous nous lançons là ? Quel système de gouvernance est entrain de nous gérer ? C’est là le problème ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Convocation du corps électoral : « c’est une bonne chose », estime Ousmane Kaba

12 novembre 2019 à 11 11 26 112611

Le décret du président Alpha Condé convoquant le corps électoral pour les élections législatives prévues le 16 février 2020 suscite une vague de réactions au sein de la classe politique guinéenne. Interrogé sur la question par un journaliste de Guineematin.com, l’opposant Dr Ousmane Kaba a salué cette décision du chef de l’Etat.

Le président du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) estime que « c’est une bonne chose. Je trouve qu’il est dans les délais parce qu’il faut 70 jours et on est à peu près à 90 jours. Et, ça permettra en même temps de faire la révision du fichier électoral conformément à la loi. La date du 16 février 2020 est tenable. Si on travaille d’arrache-pied pour que le fichier électoral soit révisé à temps, je ne vois pas de raison pourquoi la date ne sera pas tenable », a-t-il indiqué.

Le PADES semble donc se démarquer de l’UFDG et de l’UFR. Des responsables de ces deux autres formations politiques de l’opposition ont fustigé la convocation du corps électoral par le président Alpha Condé alors que ce corps n’existe pas, puisque la révision du fichier électoral n’est pas encore faite. Ce qui n’est pas l’avis de Dr Ousmane qui, lui, ne trouve aucun grief par rapport à cette décision du président Alpha Condé.

Le PADES est-il d’ores et déjà disposé à participer à ces élections législatives prévues pour se tenir le 16 février prochain ? « Je n’en sais rien. Je ne peux pas vous répondre aujourd’hui. Je suis à Dakar, il faut que je rentre et on discute au niveau du PADES. Mais a priori, un parti politique est fait pour participer aux élections », a répondu Dr Ousmane Kaba.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Convocation du corps électoral : « les juristes de la Présidence doivent repartir à l’école… »

12 novembre 2019 à 10 10 10 111011
Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La convocation du corps électoral par le président de la République à la date du 16 février 2020 n’est pas du goût des acteurs politiques de l’Opposition. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com au lendemain de la publication de ce décret, Dr Fodé Ousssou Fofana a annoncé une réunion du conseil politique de l’UFDG ce mardi 12 novembre 2019, pour une réaction appropriée.

« Nous, nous avons décidé de nous retrouver. J’ai fait convoquer une réunion du conseil politique de l’UFDG à midi », a indiqué le vice-président de l’UFDG.

Mais, avant cette rencontre, Dr Fodé Oussou Fofana s’est interrogé sur le bien-fondé du décret du Chef de l’Etat. « On ne peut pas convoquer un corps électoral qui n’existe pas. Avec ce décret, il (le président Alpha Condé) prouve tout simplement qu’à la présidence, même s’il y a des juristes, ils ont besoin d’aller à l’école ».

Visiblement surpris par ce décret, le vice-président de l’UFDG estime que cet acte présidentiel résulte d’une panique. « Un président doit être entouré de conseillers. Et, parmi ces conseillers, il y a des juristes. Ça veut dire que quand tu dois convoquer, il faut savoir qui tu dois convoquer, parce que tu ne peux pas convoquer ce qui n’existe pas. C’est une façon de ridiculiser la République, c’est une façon de prouver qu’il y a des problèmes parce que leur rôle c’est aussi cela. Parce que quand tu as des conseillers comme Kiridi Bangoura qui est secrétaire général à la présidence, qui a organisé tellement d’élections, qui sait c’est quoi un corps électoral, qui sait quels sont les délais légaux pour convoquer un corps électoral, c’est humiliant… C’est quoi le corps électoral ? Le corps électoral, c’est l’ensemble des citoyens enrôlés. Ça veut dire qu’on connait sur les 12 millions de Guinéens, il y a combien de personnes qui sont enrôlées. Mais, ici le corps électoral n’existe pas. Il met d’ailleurs le président de la CENI dans une mauvaise position (…). Ça prouve qu’il y a la panique à bord, c’est complètement la panique. C’est humiliant pour la République », a-t-il dit, précisant que les opposants vont se retrouver pour harmoniser et se prononcer.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Marche du jeudi à Conakry : le FNDC veut inonder l’autoroute, aéroport-Palais du Peuple

12 novembre 2019 à 9 09 09 110911

Après avoir mené trois actions d’envergure depuis le déclenchement de ses manifestions le 14 octobre dernier, le FNDC appelle à une gigantesque manifestation le jeudi 14 novembre 2019 sur toute l’étendue du pays.

Les deux dernières marches organisées par le FNDC ont connu une réussite retentissante comme en témoignent la très grande mobilisation et la discipline qui les ont caractérisées.

La dernière marche organisée le 07 octobre 2019, qui a mobilisé plus de trois millions de personnes dont environ deux millions dans la seule ville de Conakry, a eu le mérite de confirmer nos doutes sur l’inadaptation de l’itinéraire emprunté jusqu’ici mais aussi la dangerosité de l’espace où se sont déroulés nos différents meetings.

En plus d’être exiguë, l’itinéraire des deux précédentes marches traverse des quartiers à forte densité humaine, favorisant le risque d’accrochage entre les manifestants pacifiques du FNDC et d’éventuels provocateurs qui ont très souvent infiltré la longue file des marcheurs. Le pire a toujours été évité grâce à l’esprit de responsabilité des manifestants mais également à l’organisation infaillible mise en place par le FNDC.

Par ailleurs, l’esplanade du stade du 28 septembre, espace abritant le meeting de fin de marche a été le théâtre de dangereuses bousculades et de cas de suffocation des manifestants qui se retrouvaient confinés entre de nombreux kiosques disséminés un peu partout sur les lieux.

Soucieux de la sécurité de ses marcheurs, le FNDC a choisi de démarrer sa marche du jeudi 14 novembre 2019 à partir du rond-point de l’aéroport et rallier le Palais du Peuple pour y tenir son meeting en toute sécurité.

L’autoroute Fidel Castro est l’itinéraire choisi à cause de la largesse de cette voie qui de surcroit n’est bordée que par très peu d’habitations, réduisant considérablement les risques d’affrontement avec d’éventuels contre-manifestants.

Le FNDC est décidé à défendre son droit de manifester sur cet itinéraire et à tenir son meeting au Palais du Peuple, le jeudi 14 novembre 2019.

Ensemble unis et solidaires, Nous vaincrons.

Conakry, le 12 novembre 2019

La Coordination nationale du FNDC

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Ministère de la Santé : Rémy Lamah remplace Niankoye Lamah

11 novembre 2019 à 21 09 03 110311

Dans la série de décrets publiés dans la soirée de ce lundi, 11 novembre 2019, le président de la République, le professeur Alpha Condé a choisi l’ancien ministre Rémy Lamah pour remplacer le ministre Edouard Niankoye Lamah à la tête du Département de la Santé.

Le colonel Rémy Lamah est le ministre de la santé qui avait géré l’épidémie à fièvre hémorragique Ebola.

A suivre !

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Décret : Damantang remplace Keira à la tête du ministère de la Sécurité

11 novembre 2019 à 20 08 56 115611

Dans une série de décrets publiés dans la soirée de ce lundi, 11 novembre 2019, le président Alpha Condé a opéré un changement à la du ministère de la Sécurité et de la protection civile.

Le chef de l’Etat a remplacé Alpha Ibrahima Kéïra par Albert Damantang Camara, ancien ministre Porte parole du gouvernement.

L’attaque du cortège funèbre par des agents de la police, il y a une semaine, entraînant la mort de trois personnes, est-elle la cause réelle du départ du ministre de la Sécurité ? Le très éloquent Albert Damantang Camara reprendra-t-il également « son poste » de porte parole du Gouvernement ? Ce sont entre autres questions qui se posent déjà…

A suivre !

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Guinée : Alpha Condé fixe les élections législatives au 16 février 2020

11 novembre 2019 à 20 08 48 114811

Dans un décret rendu publique dans la soirée de ce lundi, 11 novembre 2019, le président Alpha Condé a fixé les élections législatives au 16 février 2020.

Cette date avait précédemment été proposée par le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Me Amadou Salif Kébé. Mais, les leaders de l’opposition avait déjà réclamé le départ de ce dernier. Cellou Dalein Diallo (président de l’UFDG) et Sidya Touré (président de l’UFR) ont pointé du doigt une position partisane du président de la CENI qu’ils jugent désormais illégitime à la tête de l’organe électoral.

Finiront-ils par laisser Salif Kébé piloter l’organisation des élections législatives ?

Attendons de suivre !

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Ministère de la Justice : Alpha Condé confirme Mohamed Lamine Fofana

11 novembre 2019 à 20 08 32 113211
Elhadj Mohamed Lamine Fofana, ministre de la Justice

Dans un décret publié dans la soirée de ce lundi, 11 novembre 2019, le président de la République, le professeur Alpha Condé, a confirmé l’intérimaire Mohamed Lamine Fofana à la tête du Département de la Justice.

Le remplaçant du démissionnaire Cheick Sako est également confirmé chargé des relations avec les institutions républicaine avec un titre de ministre d’Etat.

A rappeler que l’ancien ministre d’Etat en charge de la Justice, Maître Cheick Sako, a quitté le Gouvernement le 20 mai dernier, dénonçant la volonté du président Alpha Condé de changer la Constitution guinéenne pour s’accrocher au pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

A suivre !

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Guinée : le « Name and shame », l’arme fatale du FNDC

11 novembre 2019 à 17 05 21 112111
Ibrahima Kalil Kaba, un des promoteurs du 3ème mandat (4ème liste du FNDC)

Libre Opinion (Par Mamadou Dian Baldé) : Le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) n’a plus à se perdre en conjectures sur les intentions du président Alpha Condé, de rempiler de nouveau, après les deux mandats que lui confère la Constitution. Et c’est pour parer à toute éventualité, que cette plateforme multiplie la pression sur les « promoteurs » d’une nouvelle constitution, par le biais des manifestations de rue, mais aussi du « name and shame », qui signifie littéralement « nommer et couvrir de honte », d’où ces différentes listes noires.

Le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) vient de publier sa 4ème liste des « promoteurs » d’un changement constitutionnel, dont la finalité serait de permettre au président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir, au-delà de 2020.

Cette nouvelle liste comporte 20 noms. Des personnalités hors-sol, connues du grand public. On peut ainsi citer pêlemêle Ibrahima Kalil Kaba, Mama Kanny Diallo, Claude Kory Koundiano, Rabitatiou Séra Diallo, Général Ibrahima Baldé, Général Ansoumane Baffoe, Ismaël Kéita, KPC, Kaba Guiter, j’en passe et des meilleurs.

Comme vous le voyez, il s’agit cette fois, en plus de quelques membres du gouvernement, de présidents d’institutions républicaines et d’officiers supérieurs, trônant à la tête d’institutions paramilitaires. Ainsi que des présidents des patronats guinéens.

Cette liste noire prouve d’après le FNDC, que les « promoteurs » d’une nouvelle constitution ne se trouvent pas que dans les rangs des hauts cadres de l’administration publique.

Ceux qui passeraient la pommade au chef de l’état, le traitant d’homme providentiel, sans qui la Guinée resterait à la ramasse, ont tous la particularité d’appartenir à cette oligarchie de fait qui tient les manettes du pays.

Rendre publique les listes de ces « promoteurs » d’un 3ème mandat aurait donc pour but de les jeter en quelque sorte en pâture d’une opinion publique devenue très clivante.

Mamadou Dian Baldé

Cette méthode de « stigmatisation » découle d’une tradition anglo-saxonne. Les pouvoirs publics et les médias de ces pays n’hésitent pas à exposer au public, en les nommant, ceux qui adoptent des comportements déviants.

Face donc à l’autisme de l’exécutif, aux cris de cœur des anti troisième mandat, le Front n’a d’autre issue que d’expérimenter cette arme « fatale », afin de dissuader les « promoteurs » d’une présidence à vie, dans notre pays. En plus, bien sûr des manifestations de rue.

Par Mamadou Dian Baldé

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