Dr Koureissy Condé tranche : « nous sommes contre un 3ème mandat sous toutes ses formes »

23 mai 2019 à 18 06 00 05005

La question d’une nouvelle constitution continue d’alimenter la chronique en Guinée. C’est dans ce cadre que Dr Sékou Koureissy Condé, président de l’Alliance pour le Renouveau National (ARENA), a troisième mandat pour le président Alpha Condé. Toutefois, il affirme que le président Alpha Condé « a effectivement le droit d’organiser un referendum » pour soumettre une nouvelle Constitution au peuple de Guinée. C’était à l’occasion d’une conférence de presse organisée ce jeudi, 23 mai 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son exposé de plus de 2 heures, Dr Koureissy Condé a donné la position de l’ARENA par rapport à la nouvelle Constitution, tant vantée par les partisans de la mouvance présidentielle. Selon l’ancien médiateur de la République, « nous avons entendu la déclaration de la mouvance présidentielle portant sur l’imminence de la présentation de l’introduction d’une nouvelle Constitution en République de Guinée. Et tant qu’on n’était pas arrivé à ce niveau, notre parti ARENA s’était imposé un devoir de réserve parce que le débat n’avait pas commencé et maintenant, comme le débat est ouvert, il appartient aux partis politiques de s’exprimer sur ce qui est de l’intérêt national… Le président de la République a effectivement le droit d’organiser un référendum, et ceci est inattaquable du point de vue Droit. Je ne suis pas supporteur, animateur ou promoteur d’une nouvelle Constitution, mais je parle de Droit. L’initiative référendaire appartient effectivement au président qui détient une partie de la souveraineté, s’il est légitimement élu », a souligné le directeur exécutif de l’ONG African Crisis Group.

Par la même occasion, Dr Koureissy Condé a fait une proposition aux acteurs politiques et sociaux pour, dit-il, éviter des crises qui vont conduire aux affrontements et à la violence. « L’ARENA propose la mise en place immédiate d’un organe consultatif, inclusif, ad hoc rapidement pour éviter les passions et les violences. Une structures capable de dire aux guinéens, vos représentants au niveau d’un organe consultatif se sont rassemblés, étudiés, élaborés et adoptés une nouvelle Constitution dont voici le contenu. Et, je dis ARENA aura des propositions à faire dans ce sens parce que nous recommandons la mise en place d’un régime parlementaire en République de Guinée », a fait savoir le leader de l’Alliance pour le Renouveau National.

S’agissant d’un éventuel troisième mandat pour l’actuel régime, Dr Sékou Koureissy Condé et son parti restent catégoriques. « Nous sommes contre un troisième mandat sous toute ses formes et que la question ne se posait pas à notre niveau. Nous ne voulons pas d’une présidence à vie. Nous voulons un changement de régime en 2020. Notre objectif était de clarifier notre non-alignement », a martelé l’activiste de la société civile.

En outre, Sékou Koureissy Condé a lancé un appel aux acteurs politiques et sociaux sur la pertinence d’organiser des campagnes de sensibilisation pour préserver la paix. Pour lui, on n’impose pas un référendum, mais on l’organise.

Pour finir, le président de l’ARENA soutient qu’il va se battre pour défendre la justice, l’Etat de Droit et les valeurs démocratiques, mais aussi pour le respect des Droits de l’Homme.

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Labé : l’installation de l’antenne régionale du front national pour la défense de la constitution

23 mai 2019 à 16 04 05 05055

L’antenne régionale du front national pour la défense de la constitution (AR-FNDC) a été installée officiellement ce jeudi, 23 mai 2019, à Labé sous la présidence effective du responsable des opérations du bureau national de la structure, Ibrahima Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La cérémonie a regroupé au siège de l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Tata II, dans la commune urbaine plusieurs responsables locaux d’organisations de la société civile et des partis politiques de l’opposition guinéenne comme le mouvement Osons Oser, la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), l’Organisation Guinéenne pour la Défense des Droits de l’Homme (OGDH), l’association des auditeurs, Villageois 2.0, l’association des jeunes de mosquée, l’association des jeunes de Pounthioun et JPADEC.

A côtés de ces structures de la société civile locale, on notait aussi la présence des représentants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), l’Union des Forces Républicaines (UFR), le MoDel et le Bloc Libéral (BL).

Il est revenu au délégué du bureau de la coordination du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Ibrahima Diallo, responsable des opérations de prendre le premier la parole pour décliner les termes de références des antennes du FNDC dans les préfectures de l’intérieur et à l’extérieur de la Guinée.

« Chaque antenne du FNDC est dotée de deux organes. Il y a d’abord la cellule de réflexion et orientation stratégique. Cette cellule est composée des premiers responsables des entités membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et des élus du peuple qui se sont prononcés contre le 3ème mandat. Elle est présidée par le coordinateur local du FNDC. Elle donne des orientations stratégiques pour la bonne marche des actions du Front National pour la Défense de la Constitution au niveau local. Le fonctionnement de cette cellule (réunions ordinaires et extraordinaires) sera défini par les membres lors de la première réunion de ladite commission. Ensuite, il y a la coordination locale du FNDC structurée comme suit : le coordinateur, la commission mobilisation et organisation, la commission administrative, la commission communication et information, la commission opérations » a-t-il indiqué avant de préciser que «le coordinateur du FNDC est issu des organisations de la société civile et toutes les commissions seront présidées par un acteur de la société civile secondé par un représentant des partis politiques».

Ainsi, une antenne locale composée de la manière suivante a été présentée à la presse :

Coordinateur régional : Mamadou Habib Bah du mouvement Osons oser ; président commission administrative : Sally Bilaly Sow de l’association Villageois 2.0 ; président commission mobilisation et organisation : Alghassimou Lamine Diallo de la PCUD ; président commission communication et information : Oumar Sadio Diallo, journaliste ; président commission opérations : Thierno Abdourahmane Diallo du syndicat des conducteurs de taxi-motos.

Après la présentation de la composition de la coordination locale et des différentes commissions d’appui, le délégué de Conakry, Ibrahima Diallo a repris la parole pour donner de larges informations sur le dernier développement de l’actualité nationale. A ce sujet, il a fait bref rappel des péripéties qui ont meublé la vie du FNDC, de sa création à ce jour avant de poursuivre : « c’est pour autant vous dire que vous devez vous engager et assurez-vous qu’il y a des gens qui sont derrière vous. Partout où un militant de la démocratie, un militant du FNDC est arrêté, rassurez-vous que la personne ne fera pas 2 semaines en prison. Il y a des avocats qui se sont constitués volontairement tous les citoyens membres du FNDC qui sont injustement arrêtés par le pouvoir de Conakry. Il faut que nous soyons plus que jamais déterminés à défendre notre constitution, parce que c’est notre avenir qui est en jeu » a-t-il ajouté.

A leurs tours, les représentants des partis politiques présents à la cérémonie ont réitéré leur engagement indéfectible à participer activement à la mise en œuvre des programmes du FNDC dans Labé et ses environs.

De son côté, le député uninominal de Labé, honorable Mamadou Cellou Baldé a tenu à préciser que le FNDC a un seul objectif commun. Celui de défendre la constitution guinéenne, de manière à empêcher tout maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020.

Avant de lever la séance, le délégué de Conakry, Ibrahima Diallo a invité la coordination de Labé à coordonner et superviser l’installation des antennes dans toutes les préfectures de la région.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Cellou Dalein sur les conseils de quartiers et de districts : « des auxiliaires précieux pour la fraude électorale »

22 mai 2019 à 21 09 19 05195

L’opposition républicaine ne digère toujours pas l’éternel retard qui est en train d’être accusé dans la mise en place des conseils de quartiers et de districts. Et, au sortir d’une plénière qu’elle a tenu ce Mercredi, 22 Mai 2019, au QG de l’UFDG, les opposants au régime d’Alpha Condé ont réitéré leur engagement à lutter pour le respect de la loi en la matière, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le chef de file de l’opposition guinéenne et président de l’UFDG qui a fait l’annonce. Avec un ton ferme, Cellou Dalein Diallo a fait savoir que l’opposition républicaine est déterminée à conduire ce combat jusqu’au bout.

« Nous allons exiger que la loi soit appliquée en ce concerne la mise en place des conseils régionaux, des conseils de quartiers et de districts. Comme ils ont perdu même avec les faux résultats, ils savent qu’ils vont perdre beaucoup de quartiers. Or, comme ça ce sont des auxiliaires précieux pour la fraude électorale, à l’occasion des élections nationales, ils ont décidé tout simplement de ne pas mettre en place ces conseils. Alors que la loi est claire, c’est quinze (15) après l’installation des exécutifs des conseils communaux qu’on devrait mettre en place les conseils de quartiers et de districts », a indiqué le leader de l’UFDG.

Or actuellement, ajoute le chef de file de l’opposition guinéenne, c’est 100% des districts et des quartiers qui est dirigé par des gens nommés par le RPG. « Ils ne veulent pas que cette situation change. L’opposition républicaine réitère son engagement à exiger, à obtenir par tous les moins légaux, le respect de la loi. Ce n’est pas une concession, on demande que la loi soit appliquée. Et, monsieur Alpha Condé ne veut pas », a conclu Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Cellou Dalein : « Nous sommes déterminés à barrer la route à Alpha Condé… »

22 mai 2019 à 18 06 03 05035

Ce mercredi, 22 mai 2019, l’opposition républicaine a organisé une plénière au QG de l’UFDG, à Hamdallaye CBG, dans la commune de Ratoma. Au cours de cette rencontre, les opposants au régime Alpha Condé ont réaffirmé leur ferme détermination à s’opposer à tout projet de nouvelle constitution ou un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen. C’est le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, qui a fait le compte rendu devant la presse, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Tout d’abord, Cellou Dalein Diallo a précisé que l’opposition républicaine a fait une analyse de la récente déclaration du RPG arc-en-ciel. Une déclaration relative au soutien du parti présidentiel à un troisième mandat pour Alpha Condé. « Nous appelons cela un coup d’Etat constitutionnel », a dit le chef de file de l’opposition guinéenne, tout en faisant savoir que tous les partis de l’opposition républicaine sont membres du FNDC (front national pour la défense de la constitution).

Et, à ce titre, poursuit le leader de l’UFDG, « la déclaration rendue public hier au siège du PCUD au nom du FNDC est nôtre. Cette déclaration a exprimé nos points de vu ; et, nous n’avons pas eu besoin de rédiger une autre ».

A en croire Cellou Dalein Diallo, l’opposition républicaine est plus que jamais déterminée à faire obstacle et combattre toute idée de troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen.

« Nous sommes déterminés à barrer la route à monsieur Alpha Condé dans sa velléité de s’octroyer une présidence à vie. Et, nous sommes en train de nous organiser pour y faire face. Et croyez-moi, (…) parce que j’ai rarement vu un consensus aussi large que celui contre le troisième mandat, nous allons refuser, le peuple de Guinée va refuser toute modification ou remplacement de notre actuelle constitution qui comporte un verrou solide de limitation de mandat », a indiqué Cellou Dalein Diallo, tout en précisant que toutes les actions de l’opposition républicaine s’inscrirons désormais dans le cadre du combat du FNDC.

Pour le chef de file de l’opposition guinéenne, « Alpha Condé veut s’octroyer une présidence à vie, alors que toute sa gestion est tournée vers l’enrichissement effréné de son clan. Un clan qui continue à s’enrichir sur le dos du peuple. Et, c’est ce clan qui veut continuer à confisquer les ressources publiques qui parle de troisième mandat ».

Mamadou Baïlo Keïta pourGuineematin.com

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Aéroport de Conakry : vers la signature d’un accord de gestion entre la Guinée et ses partenaires ?

22 mai 2019 à 17 05 32 05325

La Guinée est en bonne voie pour trouver un accord avec Aéroports de Paris (ADP) autour de la mise en place d’une concession à long terme de l’aéroport de Conakry. Des discussions ont eu lieu dans ce sens depuis quelques mois à Conakry, entre Aboubacar Sylla, ministre d’Etat en charge des Transports et les représentants d’ADP, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après le coup de balai de janvier 2019, qui a permis d’écarter Oulaba Kabassan Kéita, soupçonné de détournement de 4 milliards de Francs Guinéens, une nouvelle équipe a été installée à la tête de la direction générale de la Société de Gestion de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC). Ce présumé détournement avait empoisonné les relations entre la Guinée et les partenaires français (Agence Française de Développement, Aéroports de Paris et la Chambre de Commerce de Bordeaux).

Désormais, l’on semble s’acheminer vers un accord entre les deux parties. Selon nos confrères de Jeune Afrique, « si rien n’a encore été officialisé, un accord semble en bonne voie depuis ces derniers jours entre Aéroports de Paris (ADP), dont les opérations internationales sont dirigées par Fernando Echegaray, et les autorités guinéennes, représentées par Aboubacar Sylla, ministre des Transports ».

Pour rappel, Aéroports de Paris, gestionnaire depuis 1992 de la Société de Gestion et d’Exploitation de l’Aéroport de Conakry (SOGEAC), dont il est actionnaire à 29 % (aux côtés de l’Agence française de développement, AFD), avait proposé de reprendre complètement en main l’infrastructure, qui fut son premier contrat de management à l’étranger. Sa concession court jusqu’en novembre 2019, ajoute la même source.

Il reste à savoir si cette « embellie » pourra faire oublier les soupçons de détournement qui pèsent sur l’ancien DG de la SOGEAC. En tous les cas, il aura fallu beaucoup d’efforts, de concessions et de pressions pour qu’on sorte de la cacophonie née du présumé détournement de 4 milliards de francs guinéens au détriment de la SOGEAC.

Les partenaires français, très remontés, avaient tapé du poing sur la table pour que cette affaire soit tirée au clair, même si un certain flou règne actuellement sur le remboursement ou non des montants supposés avoir été détournés.

Aux dernières nouvelles, un huissier de justice, muni d’une sommation interpellative de payement, avait été commis à cette tâche.

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Mobilisation contre un 3ème mandat en Guinée : Labé installe une antenne du FNDC

22 mai 2019 à 8 08 21 05215
image d’archive

Déterminés à préserver les acquis démocratiques chèrement conquis sous le régime de la junte militaire du CNDD avec plus de 150 morts, les Guinéens s’élèvent de plus en plus contre la volonté du régime Alpha Condé d’instaurer une nouvelle dictature et de s’éterniser au pouvoir.

La déclaration du parti présidentielle, le RPG arc-en-ciel, le samedi dernier, a prouvé à ceux qui étaient encore dubitatifs sur la volonté du chef de l’Etat actuel à rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat constitutionnel, en 2020. Ce qui motive ceux qui hésitaient encore à s’inscrire dans la dynamique de la lutte contre un changement de la Constitution à se lever. C’est le cas de nos compatriotes de la Cité de Karamoko Alpha Mo Labé qui annoncent l’installation d’une antenne du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le tout premier communiqué du FNDC-Labé :

FNDC : Labé installe son antenne préfectorale ce jeudi

Suite à l’invite lancée, le 03 avril 2019 lors de l’acte de naissance du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), « appelant les Guinéennes et Guinéens à la mobilisation en vue d’une farouche opposition au troisième mandat par une manœuvre de quelques individus véreux (…) » et la nébuleuse déclaration du Bureau Politique National du RPG arc-en-ciel à son siège, ce samedi 17 mai 2019, demandant ouvertement au Président de la République de doter le pays d’une nouvelle Constitution « avant la fin de son second » et dernier mandat, les acteurs de la société civile, les partis politiques, syndicats et mouvements associatifs de Labé au terme de plusieurs réunions de concertation ont décidé de mettre en place l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Labé en vue de s’opposer catégoriquement à toute tentative funeste du Président Alpha Condé de rester au pouvoir au-delà du 21 décembre 2020.

Considérant que les conséquences qui découleront de ce projet macabre et anticonstitutionnel seront INDESCRIPTIBLES tant au niveau national que sous-régional, l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Labé demande :

● A Monsieur le Président de la République, Pr. Alpha Condé d’abandonner toute initiative de s’éterniser au pouvoir ;
● Aux autorités régionales, préfectorales et communales d’observer la neutralité absolue que leur impose la loi ;
● Aux Citoyennes et Citoyens de la Préfecture de Labé de rester vigilant, de se tenir prêt pour répondre aux différents mots d’ordres et de rester loin de tout genre de provocation ;
En fin, nous invitons la presse locale, ce jeudi 23 mai 2019, au siège de l’antenne préfectorale du FNDC-Labé, situé dans le quartier Tata I, au lancement officiel de nos activités afin de barrer la route à toutes les velléités révisionnistes dont leur unique objectif est de saper l’unité, la démocratie et la cohésion sociale.

Labé, le 21 mai 2019

Le Coordinateur

Mamadou Habib Bah

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La Guinée épinglée par le FMI : « je n’ai jamais vu un document d’une telle sévérité »

21 mai 2019 à 15 03 44 05445

En réponse à la déclaration du RPG Arc-en-ciel, annonçant soutien à l’idée d’une nouvelle Constitution, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) s’est réuni ce mardi, 21 mai 2019, au siège de la PCUD. Le FNDC en a profité pour marquer son désaccord contre le projet de nouvelle Constitution. Sidya Touré, président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) et membre du FNDC, a tiré à boulets rouges sur la gouvernance Alpha Condé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de l’UFR s’est une fois encore attaquée à la manière dont la Guinée est gérée par le régime actuel : drame de Dabondy 3 et surtout le dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI) qui épingle notre pays. « Ces derniers jours, vous avez été témoins dans les quartiers de Dabondy et autres, du désarroi de nos populations. Je ne sais pas combien d’enfants ont perdu la vie par l’incapacité, l’incurie d’un gouvernement qui ne sait même plus où est-ce qu’il va. Vous avez vu ces derniers jours, il n’y a pas un seul quartier où les jeunes gens n’ont pas allumé les ordures pour protester contre le manque d’électricité et surtout l’insalubrité à tous les niveaux. Vous tournez le dos à tout cela vous regardez ce que le Fonds Monétaire International (FMI) vient de délivrer comme message à notre pays. Ça faisait 40 ans que je travaillais avec ces institutions. Je n’ai jamais vu un document d’une telle sévérité qui vous indique clairement qu’on ait tant de voleurs. Ce n’est pas nous, c’est le Fonds qui a écrit », déclare l’opposant.

L’ancien Premier ministre estime que quand on est dans un système de ce genre, « on ne vient pas s’arrêter devant les gens pour dire : Oui, il faut me laisser ici jusqu’à ce que je meurs. Nous n’accepterons pas cela. C’est ce que nous sommes venus réaffirmer et le moment venu, les guinéens seront en face de ceux qui pensent qu’ils sont capables de faire en sorte que 12 millions de guinéens vivent permanemment dans la misère pour simplement sauver un seul individu », insiste Sidya Touré.

Sur la question du 3ème mandat ou de la nouvelle Constitution, le leader de l’UFR a ironisé en rappelant un adage malinké : « Quand un chasseur a la toux, ce n’est pas la peine de prier pour qu’il ne gagne pas un animal. Il n’en gagnera jamais, puisqu’il va tousser lui-même… C’est Alpha Condé lui-même qui a dit ici, à la télévision, à la radio, aux journalistes sénégalais, que s’il y a référendum, ce qu’il y a troisième mandat. C’est lui qui l’a dit, ce n’est pas nous. Donc, on ne peut pas revenir aujourd’hui nous dire non, on n’a pas demandé ceci, on n’a pas demandé cela », a fait savoir l’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Affaire 3ème mandat : l’opposition demande une intervention dissuasive de la CEDEAO, de l’UA, l’UE et de l’ONU

21 mai 2019 à 13 01 40 05405

Déclaration : Devant l’échec cuisant de la tentative de manipulation et d’instrumentalisation des populations guinéennes, dans les préfectures de la Basse Guinée et à Kouroussa en Haute Guinée, par certains cadres opportunistes et démagogues, en vue du dangereux projet de ‘’Présidence à Vie’’, que le Président Alpha CONDE veut s’offrir au mépris de la volonté du vaillant Peuple de Guinée, le RPG Arc- En-Ciel sort enfin du bois, ce samedi 18 mai 2019.

En déclarant officiellement son implication dans la forfaiture politique que de vils ‘’stratèges’’ peinent à présenter comme un référendum, qui déguise mal le Coup d’Etat en préparation, le RPG vient de reconnaître, à la face du monde son incapacité à trouver en son sein des cadres d’envergure face au défi d’une alternance apaisée. Mais aussi il vient de se renier devant l’histoire, au regard de l’adoption de la Constitution de mai 2010, par ses propres représentants, au sein du Conseil National de Transition (CNT).

Ce développement qui ne surprend guère, apparaît comme un évident signe de panique, devant la détermination des démocrates réunis au sein du FRONT NATIONAL pour la DÉFENSE de la CONSTITUTION (FNDC) pour empêcher, par toutes les voies légales et pacifiques, toutes tentatives de remise en cause des acquis démocratiques Guinée. Il est aussi la preuve que, devant l’inefficacité de la répression policière et judiciaire contre les défenseurs de la Constitution, et devant l’échec annoncé du rêve d’une ‘’Présidence à Vie’’,M. Alpha CONDE veut désormais passer à la seconde phase de son plan diabolique ; celle de la préparation de ‘’l’affrontement’’ auquel il appelait ‘’ses partisans’’, le 24 mars 2019. Déjà, le 30 avril dernier à Kankan, certains des ‘’partisans’’ du Président Alpha CONDE ont répondu à cet ignoble appel à ‘’l’affrontement’’, en s’attaquant violemment à de paisibles membres du FNDC, faisant des blessés graves et des dégâts importants.

C’est donc pour accomplir cette forfaiture, que des cadres du RPG, qui tirent le maximum d’intérêts personnels du régime actuel, viennent dans l’arène, en renfort aux membres véreux d’un système incapable d’apporter le moindre bonheur à notre Peuple, depuis son avènement. Car le seul objectif de ce referendum est de perpétrer la gabegie financière absolue au sommet de l’Etat. Ces cadres n’éprouvent donc aucun scrupule à s’associer en vue de pérenniser leur hégémonie dans la souffrance de nos braves populations, à travers un hypothétique 3ème Mandat, qu’on veut présenter maintenant dans un nouvel emballage ironiquement rebaptisé ‘’référendum’’ ou ‘’nouvelle constitution’’. Aveuglés par le gain facile et poussés par l’hypocrisie vers des risques qu’ils savent évidents, ces cadres et leur mentor, qui est le seul à ne pas réaliser qu’il se trompe de temps et de lieu, assumeront entièrement, le moment venu, les conséquences de leurs actes.

Le FNDC, résolu et fidèle à son idéal de démocratie, ne cèdera pas un pouce de répit à tous ceux qui voudront voler à notre Peuple sa dignité, par cynisme et par excès. Ce que l’armée nationale a cédé en 2010 au nom de la paix et de la cohésion sociale, ne sera pas indûment et impunément accaparé par un groupuscule de civils apatrides, pour des intérêts égoïstes.

Le FNDC rassure le Peuple de Guinée que le mauvais ‘’produit’’ que les ennemis de la nation appellent fébrilement référendum ne passera pas, quel que soit l’emballage dans lequel ils voudront le déguiser, même dans celui en or. Car il s’agit d’un produit malsain, toxique, donc dangereux pour les populations guinéennes.

Dans la grave crise qui s’annonce malheureusement pour notre Pays et pour la sous-région, le FNDC appelle tous ses démembrements, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ainsi que l’ensemble du Peuple de Guinée, à la mobilisation pour que tous soient prêts à relever le défi de la défense de notre Constitution, celle de mai 2010, que des fossoyeurs, au cynisme sans égal, veulent saper sur l’autel de leurs ambitions égoïstes, quitte à plonger le Pays et la sous-région dans le désarroi.

Le FNDC appelle les Forces de Défense et de Sécurité, à se tenir du côté du Peuple, à l’image de leurs pairs du Soudan, de l’Algérie et du Burkina Faso, face à quelques individus mal intentionnés, qui veulent forcer le destin par un Coup d’Etat constitutionnel dommageable pour notre Pays.

Le FNDC lance un nouvel appel, à la communauté internationale, notamment à la CEDEAO, à l’UA, à l’ONU et l’UE, en vue d’une intervention dissuasive auprès de M. Alpha CONDE, pour qu’il renonce à son dangereux projet de 3ème Mandat ou de présidence à vie, pendant qu’il est encore temps.

Pas de 3ème Mandat, Pas de Référendum, Pas de Coup d’Etat civil, Pas de glissement de Mandat.

Conakry, 21 mai 2019

La Coordination Nationale

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Environnement : le ministre Oyé Guilavogui veut réactiver la « Loi Fria »

21 mai 2019 à 11 11 31 05315
Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement

Dans les temps, il existait en Guinée une loi dite « Loi Fria » qui constituait un repère en matière de développement environnemental. Cette loi consistait à planter un arbre à chaque fois qu’on veut célébrer son mariage ou bien faire le baptême de son enfant. L’actuel ministre en charge de l’Environnement entend réactiver prochainement cette loi. Oyé Guilavogui l’a annoncé au cours d’une conférence de presse qu’il a animée hier lundi, 20 mai 2019 à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est pour restaurer le couvert végétal guinéen fortement dégradé que le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Oyé Guilavogui, a affiché son ambition de réactualiser la « Loi Fria ». Une loi qui voudrait que tous les Guinéens participent au reboisement de notre pays.

« La loi voudrait que quand tu as un baptême dans ta famille, tu plantes un arbre. Si tu dois te marier ou un mariage doit se passer chez toi, tu dois aussi planter un arbre », a expliqué le ministre.

Oyé Guilavogui estime que l’échec de cette loi par le passé est dû au manque de suivi dans son exécution. « Il n’y avait aucun mécanisme de contrôle et de suivi de l’exécution de cette loi sur le terrain. C’est pourquoi elle a échoué ».

Il indique que les cadres de son département sont actuellement en train de retravailler le texte qui sera ensuite soumis au Parlement. « Sa préparation n’est pas terminée, mais elle sera finalisée et on va la défendre à l’Assemblée nationale. C’est une très bonne idée. Il faut que tout le monde participe au reboisement de la Guinée parce que nous sommes menacés », a dit le ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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« Les gros menteurs se trouvent à la présidence de la République », dit le préfet de Yomou

20 mai 2019 à 18 06 18 05185
Colonel Issa Camara, préfet de Yomou

Plusieurs semaines après sa nomination comme préfet de Yomou, le Colonel Issa Camara a pris fonction ce lundi, 20 mai 2019. A l’occasion de la cérémonie organisée à cet effet et présidée par le gouverneur de N’zérékoré, le nouveau préfet de Yomou a tenu un discours improvisé au cours duquel il a retenu l’attention de l’auditoire.

Le controversé Colonel a dénoncé notamment « les gros menteurs » qui se trouvent à la présidence de la République, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré qui était sur place.

« J’ai été nommé commandant du bataillon spécial de Conakry, le grand camp de la Guinée. Mais, le destin a dit : non monsieur le président envoyez le à Yomou. Je suis venu donc chez moi à Yomou. Je vais dire à la notabilité, à la jeunesse de Yomou que Dieu est pour Yomou. Mais, vous les fils de Yomou, cessez de mentir auprès du président, cessez de mentir ! Regardez la route qui mène à Yomou, depuis que j’étais Caporal cette route était comme ça, c’est de votre faute.

Nous les militaires, nous sommes dans la vision du président de la République, Professeur Alpha Condé. En ce moment c’est lui qui exerce. Il y a des présidents de militants et de militantes mais il y a un seul président de la République qui gère toute la nation. Alors, si on ne se marie pas avec lui, personne ne pourra arranger la route-là si ce n’est pas le gouvernement en place. Mais, les gros menteurs se trouvent à Conakry surtout à la présidence de la République, c’est des menteurs. Ça, je vous dis la vérité », a dit le nouveau préfet de Yomou.

Le Colonel Issa Camara a annoncé aussi la fin de l’exportation des produits agricoles guinéens vers d’autres pays voisins. « C’est la forêt qui produit beaucoup de choses, mais la forêt n’en bénéficie pas, c’est la faim qui vous anime ici tous les jours. Donc, le président Alpha Condé et son gouvernement m’ont mandaté de venir garantir la vie de la paisible population à la frontière. Le riz ne doit pas sortir, il ne faut que la pomme de terre sorte, il ne faut pas que l’huile rouge sorte, il ne faut pas que le café, le cacao, le fonio… il ne faut pas que ça sorte.

Parce que tous ces produits agricoles sortent de la Guinée pour aller dans les pays voisins. Mais, la Guinée n’a même pas son nom dans le marché mondial alors que la Guinée qui produit tout. Ce n’est pas normal », a-t-il déploré.

De Yomou, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Kankan : le front anti 3ème mandat trimballe Taliby Dabo, Mamby Camara et Cie en justice

20 mai 2019 à 14 02 53 05535

L’agression récente dont ont été victimes les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la ville de Kankan se transporte sur le terrain judiciaire. Les victimes ont porté plainte au tribunal de première instance de Kankan contre des responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Taliby Dabo, Mamby Camara et Cie, des responsables du RPG Arc-en-ciel de Kankan, sont visés par une plainte du FNDC, un mouvement qui se bat contre une modification de la Constitution au bénéfice d’Alpha Condé. En effet, des opposants au projet de tripatouillage de la Constitution ont été pris à partie et sérieusement molestés le 30 avril dernier à Kankan par des partisans du régime en place en Guinée.

C’est pour protester contre cette agression et demander réparation que les membres du FNDC ont saisi la justice à Kankan. Une plainte en bonne et due forme a été déposée devant qui de droit pour « attaque barbare, coups et blessures, vol de matériel violation du siège de PADES ».

Dans la matinée de lundi 20 mai 2019, des membres du FNDC de Kankan, composé des partis politiques de l’opposition, se sont rendus dans les locaux du tribunal de première instance de Kankan. Selon nos informations, l’affaire devait être présentée devant un juge ce lundi. Finalement, ça c’est limité à une rencontre à huit clos entre les membres du FNDC et le Procureur de la République, Aly Touré.

Sory Kouyaté

Selon Sory Kouyaté, coordinateur de l’Union des Forces Républicaines (UFR) à Kouroussa, « nous avons porté plainte contre les membres du RPG au tribunal de première instance de Kankan. Le procureur a jugé bon de nous entendre. Ce matin nous sommes venus, tous les membres du front sont là, on l’a rencontré, il nous a dit que notre plainte est recevable et de rester à l’écoute, qu’il nous informera au courant de cette semaine ».

Par ailleurs, Sory Kouyaté a fait savoir son optimisme par rapport à ce bras de fer qui oppose le FNDC au parti au pouvoir. « L’espoir d’abord nous a amené à venir vers la justice. Les faits sont là, ils sont indéniables et je crois que la justice ne peut pas nier la vérité. Donc, nous comptons suivre cette affaire jusqu’à la fin », a-t-il lancé.

Interrogé par notre reporter, le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré a confirmé l’information selon laquelle, le parquet allait appeler les membres du Front courant cette semaine pour la suite de cette affaire.

A rappeler que Taliby Dabo, Mamby Camara, Djènè Mady Keïta, Moussadjan Condé, Aboubacar Condé, Babou Cherif et Adama Keïta (Donso), tous du RPG, sont pointés du doigt par le FNDC, qui les accuse d’avoir orchestré leur agression au siège du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES).

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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3ème mandat pour Alpha Condé ? Les défenseurs des droits humains menacent les promoteurs de ce projet

20 mai 2019 à 14 02 34 05345

Le Collectif des Organisations de Défense des Droits de l’Homme contre un Nouveau Mandat (Le CODHONM) est en colère contre les promoteurs d’une nouvelle constitution mais aussi contre les exactions exercées sur les opposants à ce projet dont le principal objectif est d’offrir un troisième mandat au président Alpha Condé.

Dans une déclaration rendue publique ce lundi, 20 mai 2019, les défenseurs des droits humains dénoncent une double violation de la constitution guinéenne et mettent en garde tous ceux qui s’engagent dans la promotion d’un troisième mandat en Guinée.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration des 13 organisations de défense des droits de l’Homme membres du CODHONM.

COLLECTIF DES ORGANISATIONS DE DÉFENSE DES DROITS DE L’HOMME CONTRE UN NOUVEAU MANDAT (LE CODHONM)

DÉCLARATION N°002/CODHONM/2019

Boussouriou Diallo

« Stop à toute tentative d’adoption d’une nouvelle constitution en vue d’un troisième mandat »

Le Collectif des Organisations de Défense des Droits de l’Homme contre un Nouveau Mandat (Le CODHONM), fidèle à son engagement de défendre la Constitution du 07 mai 2010 et d’empêcher, par toutes les voies légales, un troisième mandat pour l’actuel Président de la République, condamne vigoureusement les multiples violations des droits de l’homme, notamment les arrestations et les détentions illégales, ainsi que les condamnations arbitraires contre les citoyens qui n’ont eu pour tort que de défendre la constitution de leur pays.

Une telle pratique n’honore pas notre pays et constitue une grave violation de l’article 09 alinéa 1 de la Constitution qui dispose : « Nul ne peut être arrêté, détenu ou condamné qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés, pour les motifs et dans les formes prévues par la loi ».

Dans la même veine, il y a bientôt une année que le droit de manifestation est interdit de fait sur toute l’étendue du territoire national, alors que ce droit est garanti par la même constitution en son article 10.

Le fait d’empêcher des citoyens qui expriment leur opposition à un troisième mandat dans les lieux et places publics, alors que d’autres soutenant illégalement ce troisième mandat, sont autorisés de s’exprimer, souvent avec l’encadrement des forces de sécurité et l’utilisation des moyens de l’Etat, constitue une violation manifeste de l’article 8 de notre constitution.

Aussi, le CODHONM condamne avec la dernière énergie l’utilisation des deniers publics et des biens de l’Etat par des cadres véreux à des fins de propagande pour une nouvelle constitution à l’effet de promouvoir un troisième mandat.

Il convient de préciser que l’article 22 de la Constitution prévoit que « Chaque citoyen a le devoir de se conformer à la constitution, aux lois et aux règlements. » et que le Président de la République doit respecter le serment qu’il a prêté par deux fois en 2010 et en 2015, en vertu de l’article 35 de la constitution qui dispose que « Le Président de la République est installé dans ses fonctions après avoir prêté serment devant la Cour Constitutionnelle, en ces termes :

Moi, Président de la République élu conformément aux lois, je jure devant le Peuple de Guinée et sur mon honneur de respecter et de faire respecter scrupuleusement les dispositions de la Constitution, des lois et des décisions de justice, de défendre les Institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire et l’indépendance nationale. En cas de parjure que je subisse les rigueurs de la loi ».

Le CODHONM informe les sirènes révisionnistes qu’il ne manquera pas, le cas échéant, d’user de l’article 21 alinéa 04 de la Constitution qui permet au peuple de résister contre l’oppression.

Au regard de ce qui précède et prenant en compte les velléités des affidés du régime à remettre en cause l’ordre constitutionnel, le CODHONM s’engage à :

Traduire devant les juridictions nationales et internationales tout promoteur de la remise en cause de l’ordre constitutionnel et ceux qui dilapident les moyens de l’Etat à des fins de propagande ;

Mettre en place un pool d’Avocats qui se joindra à celui déjà existant pour la défense des personnes poursuivies pour leur opposition au projet de nouvelle constitution ;

Etablir et publier la liste nominative et les propos de tous les promoteurs d’une nouvelle constitution pour toutes fins utiles.

Alerter la Communauté Internationale sur les conséquences imprévisibles d’une éventuelle remise en cause de l’ordre constitutionnel.

En considération de ce qui précède, le Collectif des Organisations de Défense des Droits de l’Homme contre un Nouveau Mandat (Le CODHONM) en appelle :

Au Président de la République d’abandonner toute initiative d’adoption d’une nouvelle constitution afin de briguer un troisième mandat ;

A la justice d’engager des poursuites judiciaires contre les personnes qui prônent un troisième mandat et celles qui utilisent les biens et deniers de l’Etat à cette fin ;

Aux forces de défense et de sécurité de garder leur caractère républicain conformément à leur mission constitutionnelle ;

Au peuple de Guinée et aux forces vives de la nation de mener des actions vigoureuses, conformément aux lois de la République, afin d’empêcher l’adoption d’une nouvelle constitution pour un troisième mandat ;

A la communauté Internationale, à l’Union Africaine et à la CEDEAO à œuvrer afin de continuer à aider la Guinée pour préserver les acquis démocratiques et d’éviter à notre cher pays des crises pouvant entraîner des conséquences désastreuses.

Fait à Conakry, le 20 mai 2019

Ont signé

1)- Les mêmes droits pour tous (MDT)

2)- La Démocratie sans violence – Baïonnette Intelligence (DSV-BI)

3)- L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH)

4)- L’Association des Victimes Parents et Amis du 28 septembre 2009 (AVIPA)

5 Avocats sans Frontières (ASF)L’Alliance des Médias pour les Droits Humains en Guinée (AMDHG)

6)- La Coordination des Organisations de Défense des Droits de l’Homme (CODDH)

7)- La Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CGCPI)

8)- L’Association des Victimes du Camp Boiro (AVCB)

9)- Le Centre Guinéen pour la Promotion des Droits de l’Homme (CPDH)

10)- Le Consortium des Associations de Jeunes pour la Défense des Victimes de violences en Guinée (COJEDV-Guinée)

11)- La Fondation Internationale Thierno et Mariam (FITIMA)

12)- L’Association des Victimes de la Répression (AVR)

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Manifestation contre un 3ème mandat : Amadou Touré de l’UFR jugé non coupable

20 mai 2019 à 13 01 28 05285

Le 18 avril dernier, le leader de l’UFR, Sidya Touré répondait à une invitation de nos confrères de l’émission Les Grandes Gueules de la Radio Espace Fm. A sa sortie de l’opposant, ses partisans qui suivaient sans doute l’émission se sont massés pour l’applaudir et crier des slogans hostiles au régime Alpha Condé et notamment au projet d’une nouvelle constitution.

Venus disperser les jeunes opposants, les agents de la sécurité ont alors interpellé un jeune qu’ils ont conduit au commissariat de la police de Matoto. Venu plaider pour la libération de ce dernier, Amadou Touré- un autre militant de l’UFR- a lui aussi été interpellé et conduit au tribunal de première instance de Mafanco. Là, on n’a plus parlé du 3ème mandat ou du projet d’une nouvelle constitution. L’opposant a été affublé d’autres griefs : attroupement interdit, trouble à l’ordre public…

Mais, ce lundi, 20 mai 2019, par la voix du juge Amadou Kindy Baldé, le tribunal de première instance de Mafanco a renvoyé Amadou Touré « des fins de la poursuite pour délit non constitué ». Et le tribunal a également renvoyé le ministère public « à mieux se pourvoir ».

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta est au TPI de Mafanco pour Guineematin.com

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Choix de l’opérateur international pour la révision du fichier électoral : la CENI prépare les dossiers d’appel d’offre (DAO)

20 mai 2019 à 12 12 19 05195

CENI-Conakry, le 20 mai 2019 : Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante exprime ses sincères remerciements à tous les acteurs du processus électoral guinéen qui ont accepté d’enrichir de leurs expertises, les travaux de sa dernière retraite tenue à Kindia du 30 avril au 05 mai 2019. Il félicite la presse nationale pour le professionnalisme avec lequel elle a traité cette importante actualité de la CENI.

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Fodé Oussou se fâche : « l’ennemi de monsieur Alpha Condé, c’est Damaro… »

18 mai 2019 à 18 06 55 05555

Décidément, la passe d’arme est loin de finir entre Fodé Oussou Fofana de l’UFDG et Amadou Damaro Camara du RPG Arc-en-ciel. A l’occasion de l’assemblée générale de l’UFDG de ce samedi 18 mai 2019, Fodé Oussou a encore tiré à boulets rouges sur le chef de la majorité présidentielle au parlement a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Damaro intimide les ministres, et c’est comme ça il fait dans ce pays. Il fait des déclarations de guerre. Au comité de suivi, quand il n’est pas d’accord, Boureima Condé (ministre de l’administration du territoire) n’ose pas parler. Il se prend pour un dieu. Il le fait parce que derrière lui, il y a Alpha Condé qui le soutient. Mais, l’ennemi de monsieur Alpha Condé, c’est Damaro parce qu’il ne lui rend pas service », a notamment dit le vice-président du principal parti de l’opposition.

En effet, la récente sortie médiatique du chef de Damaro Camara, sur l’installation des chefs de quartier, n’a pas été du goût de son homologue, Dr Fodé Oussou Fofana. Ce dernier l’a fait savoir ce samedi, à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFDG.

Voici l’intégralité des propos de l’opposant, tenus devant des militants fortement mobilisés :

« Dans un pays comme la Guinée, Damaro ne devrait même pas faire de la politique. Ce qu’on donne comme accusation à Damaro en disant qu’il a été responsable de la mort des officiers guinéens, si j’étais à la place de Damaro, je n’allais pas faire de la politique.

Damaro est devenu un pyromane. Il se prend comme le fils aîné de monsieur Alpha Condé. Je vais vous dire : à l’Assemblée nationale de Guinée, les anciens du RPG Arc-en-ciel, quand je prends Saloum Cissé, Nantou Chérif, Damaro les a écrasés avec tout ce qu’il y a comme RPG Arc-en-ciel. Lui qui est militant de la 25ème heure. Si vous le voyez parlé à Kory (le président de l’Assemblée : ndlr), vous avez pitié de lui. Damaro a eu le courage de regarder en plénière le ministre de la justice pour lui dire : écoutez monsieur le ministre, vous ne savez pas que vous vous attaquez au patron de la mouvance présidentielle ? Il est devenu tellement pyromane, il pense qu’il n’est pas président d’un simple groupe parlementaire, mais il est le patron.

Toute cette agitation de monsieur Damaro, tout ce qu’il fait, il le fait parce qu’il sait qu’il compte sur monsieur Alpha Condé. Mais, il ne rend pas service à monsieur Alpha Condé. Damaro est un homme arrogant, provocateur. Il a dit que l’installation des chefs des quartiers, ce n’est pas sont problème. On dirait que c’est lui Boureima Condé.

Damaro n’est rien, il est simplement le président d’un groupe parlementaire. Mais, le mot président ne lui plaît pas, il veut enlever président pour dire qu’il est le patron. C’est comme ça il intimide les ministres et fait des déclarations de guerre. Au comité de suivi, quand il n’est pas d’accord, Boureima Condé n’ose pas parler. Damaro se prend pour un dieu. Il le fait parce que derrière lui, il y a Alpha Condé qui le soutien. Mais, l’ennemi de monsieur Alpha Condé c’est Damaro parce que Damaro ne lui rend pas service ».

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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La pluie et les ordures font 4 morts à Dabondy 3 : l’UFDG accuse Alpha Condé

18 mai 2019 à 18 06 07 05075
Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Le drame survenu la nuit dernière à Dabondy 3, où les eaux de ruissellement et des ordures ont coûté la vie à quatre personnes, a été l’un des sujets évoqués au cours de l’assemblée générale de l’UFDG ce samedi, 18 mai 2019. Le principal parti d’opposition du pays a regretté ces pertes en vies humaines avant d’accuser le président Alpha Condé d’être le responsable de cette situation, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est avec un sentiment de tristesse et de frustration que Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a évoqué cette question devant les militants de son parti, réunis au siège de la formation politique. L’opposant regrette le fait que des guinéens perdent la vie dans de telles conditions et pointe un doigt accusateur sur le président de la République. Selon lui, c’est la construction du marché Briki Momo de Dabondy qui est à l’origine de cette situation.

« Les jeunes qui sont morts à Dabondy, ils sont morts pourquoi ? Parce qu’on a averti monsieur Alpha Condé en disant qu’il ne faut pas construire le marché Briki Momo. On lui a dit si tu construis le marché Briki Momo, il y aura inondation. Malgré tout, il a construit le marché. La saison des pluies n’a même pas commencé, nous avons déjà 4 enfants morts et il y a un disparu.

Et, l’année prochaine ça va continuer parce qu’ils ont sciemment fait en construisant le marché (…) Conakry est devenu une ville où c’est les ordures qui dictent leur loi. Les ordures font la loi dans ce pays après 10 ans de gouvernance de monsieur Alpha Condé. Nous sommes dans quel pays ? », s’interroge-t-il.

A rappeler que ce n’est pas la première fois que les ordures font des victimes dans la capitale guinéenne. Le 22 août 2017, un autre éboulement survenu à la décharge de Dar-es-salam avait coûté la vie à 9 personnes.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Mohamed Diané titille Cellou Dalein : « on n’a pas de leçon à recevoir de ces leaders »

18 mai 2019 à 16 04 53 05535

Présidant l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 18 mai 2019, le ministre de la défense nationale, Dr Mohamed Diané, s’est exprimé sur le controversé projet de nouvelle constitution qui vise à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Ce responsable du parti au pouvoir a défendu ce projet et dénoncé ses détracteurs. Il a visé particulièrement Cellou Dalein Diallo qui a reconnu récemment avoir participé à la modification constitutionnelle de 2001, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Sur le projet de changement de l’actuelle constitution pour passer à une 4ème République, le ministre des affaires présidentielles et ministre de la défense nationale, estime que « quand des citoyens s’expriment sur la situation politique de notre pays, adhèrent à la politique de notre président, apprécient le bilan du président, je pense que ça c’est légitime ».

Il rappelle que ce n’est pas la première fois de changer de constitution en Guinée et en profite pour faire un clin d’œil à Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, qui a reconnu cette semaine avoir participé à la modification constitutionnelle de 2001. « Ce n’est pas pour la première fois qu’on parle de constitution en Guinée. Ceux qui ont mis ce pays à terre, qui ont dirigé ce pays pendant plus de 20 ans, qui ont modifié ou changé la constitution et qui disent aujourd’hui que c’est par erreur parce qu’ils étaient des cadres du département. Je pense qu’aujourd’hui on n’a pas de leçon à recevoir de ces leaders. Nous pensons que c’est au peuple de dire ce qu’il veut faire de la constitution et les citoyens seront libres d’exprimer leurs opinions », a dit Dr Mohamed Diané.

Le ministre de la défense nationale a réagi aux propos tenus récemment par Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, qui a parlé de Djihad. Il condamne de propos insoutenables. « Nous constatons avec regret que certains politiques, que certains partis politiques qui se disent partis, qui se battent pour la démocratie et pour l’Etat de droit, prônent aujourd’hui le djihadisme. Ces partis politiques n’ont plus d’arguments, ils n’ont plus de programme. Sinon, la préoccupation de l’ensemble des pays, c’est pour la sécurité surtout dans notre sous-région. Je crois que c’est insoutenable d’entendre un leader politique lancer des appels au djihadisme et au terrorisme », regrette-t-il.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Nouvelle constitution ? Le RPG Arc-en-ciel appelle à la mobilisation des citoyens en faveur de cette initiative

18 mai 2019 à 14 02 26 05265

Malgré la controverse que cela suscite à travers le pays, le projet de nouvelle constitution reste une priorité absolue pour le RPG Arc-en-ciel. Le parti au pouvoir a réitéré sa position sur cette question au cours de son assemblée générale de ce samedi, 18 mai 2019.

La directionnelle nationale du RPG Arc-en-ciel a publié une déclaration dans laquelle elle justifie une fois de plus ce projet et appelle à une forte mobilisation des citoyens pour le soutenir.

C’est dans cette dynamique que le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, a dévoilé son souhait de voir la Guinée passer à la 4ème République à travers une nouvelle Constitution. L’annonce en a été faite ce samedi, 18 mai 2019 à l’occasion de l’assemblée générale tenue au siège du parti au pouvoir.

C’est à traves une déclaration faite au siège du RPG Arc-en-ciel que les partisans du président Alpha Condé ont lancé un appel à la mobilisation pour soutenir l’idée de la nouvelle Constitution.

Ci-dessous la déclaration de la direction nationale du RPG Arc-en-ciel :

La direction nationale du RPG Arc-en-ciel, dans le souci de continuer à œuvrer pour la consolidation d’un Etat de démocratique dans notre pays et de préserver l’Etat de droit, constate avec satisfaction le débat citoyen qui s’instaure depuis plusieurs mois en Guinée, autour de la nécessité ou non de doter notre République d’une nouvelle Constitution destinée à moderniser nos institutions.

Le RPG Arc-en-ciel, fidèle à ses options et convaincu de la justesse des choix politiques et économiques du président de la République, le Pr Alpha Condé, lance un appel aux citoyens et citoyennes de Guinée, aux jeunes, aux femmes et aux leaders d’opinion, aux militants et sympathisants d’associations et de mouvements de soutien, en vue de la formation, à travers tout le pays, d’une puissante force politique de soutien à cette initiative.

Ce débat citoyen et responsable qu’appelle notre parti de tous ses vœux, doit s’instaurer autour de l’impérieuse nécessité de doter la Guinée d’une nouvelle loi fondamentale qui répond à ses nouvelles aspirations, à ses ambitions légitimes et aux exigences de modernité.

Pourquoi une nouvelle constitution ?

La constitution guinéenne actuelle, fruit de la période de la Transition, a le mérite d’avoir contribué à tirer le pays d’une période d’instabilité politique sans précédent et à mettre en place les institutions républicaines actuellement en vigueur. Cependant, force est de constater qu’elle comporte beaucoup d’insuffisances.

C’est pourquoi, en sa haute qualité de premier président démocratiquement élu de la Guinée indépendante, le professeur Alpha Condé a le devoir et l’obligation suprême, avant la fin de son second mandat, de doter le pays d’une loi fondamentale votée par référendum par le peuple souverain.

Dans la perspective de cet évènement politique d’envergure, le RPG Arc-en-ciel, dont il est le père fondateur et le candidat deux fois victorieux au scrutin présidentiel, entend désormais participer de tout son poids au débat national.

En accord avec les partis alliés, le RPG arc-en-ciel ne ménagera aucun effort pour mettre en ordre de bataille l’ensemble de ses structures de jeunesse, de femmes, de cadres, de sages, de l’intérieur comme de l’extérieur du pays, en vue de demander au président Alpha Condé d’assumer cette nouvelle et lourde mission patriotique qui, sans doute, entrera dans l’histoire comme une politique majeure.

A partir de la présente déclaration, l’ensemble des structures et organes de direction du parti, de la base au sommet, ainsi que les militants et sympathisants, doivent se tenir mobilisés pour répondre, en tout temps et en tout lieu, à l’appel de la direction nationale du RPG Arc-en-ciel.

Les modalités d’élaboration et de préparation de toutes les initiatives qui seront adoptées à cet effet et soumises à l’approbation du président de la République, feront l’objet de communiqués du Bureau politique national.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Pourquoi inviter Alpha Condé à Télimélé ? « Cela va nous être très utile » (préfet)

18 mai 2019 à 10 10 43 05435
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Le préfet de Télimélé continue sa série de rencontres avec les couches sociales de la commune urbaine Après les sages et les femmes, Amadou Sadio Diallo était en conclave avec la jeunesse hier vendredi, 17 mai 2019. C’est la salle de conférence du bloc administratif préfectoral qui a servi de cadre cette rencontre au cours de laquelle plusieurs sujets ont été abordés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Devant une foule peu nombreuse, Amadou Sadio Diallo a abordé plusieurs sujets qui touchent la préfecture de Télimélé : l’enclavement de la préfecture, la destruction de l’environnement, l’accès des jeunes à l’emploi, visite éventuelle du président Alpha Condé dans la ville.

Concernant l’enclavement de la préfecture et les problèmes liés environnementaux, le préfet a invité les jeunes à accompagner les autorités dans la recherche de solutions. « Nous sommes la seule préfecture qui est très proche de la capitale, mais qui n’a pas de goudron. Donc, nous devons revoir cela. Quelque soit ma volonté, je ne peux pas faire le goudron pour notre préfecture. J’ai discuté avec le maire en ce qui concerne l’environnement. Vous avez vu nos marigots et rivières, tout a tari. Je vous demande, au mois de juillet, que tout le monde se lève pour faire une journée de reboisement. Cette journée sera consacrée à planter des arbres le long de la Samankou et sur les autres rivières et marigots de la préfecture », a conseillé monsieur Diallo.

Par ailleurs, le préfet a fait savoir aux jeunes qu’il est là pour le bien être de la population, tout en annonçant la facilitation de l’obtention des agréments pour les ONG. « On m’a dit que vous souffrez beaucoup ici pour l’obtention des agréments pour vos ONG. A partir de maintenant, restez tranquille. Vous aurez ça très facilement et dans un délai très raisonnable. Au lieu de payer les frais d’obtention de l’agrément à trois cent mille (300 000) francs guinéens, désormais vous ne payerez que soixante quinze mille (75 000) francs guinéens », a promis Amadou Sadio Diallo.

Sur un autre plan, le préfet de Télimélé a demandé aux jeunes d’accepter que président de la République soit invité à Télimélé. « Le professeur Alpha Condé a fait des tours dans les différentes préfectures du pays, mais il n’est pas venu chez nous à Télimélé. Regardez, même des leaders des partis politiques ont accepté de fondre leurs partis pour rejoindre le président de la République. Je vous prie d’accepter qu’on l’invite chez nous, cela va nous être très utile. La jeunesse va profiter plus que tout le monde. Je ne peux pas vous forcer, mais acceptons de le recevoir. Les sages, les religieux et les femmes ont donné leur accord pour accueillir le président à Télimélé », a-t-il laissé entendre.

Par rapport à ce sujet, Elhadj Mamadou Bobo Diallo, membre de la société civile, a répondu au préfet en termes clairs. « Le président de la République est le président de toute la Guinée. Si c’est la population de Télimélé qui l’invite, il sera reçu en président de la République à Télimélé et il y aura une forte mobilisation. Mais, la crainte c’est de venir pour dire que Télimélé soutient un troisième mandat ou la modification de la Constitution. C’est ça notre inquiétude. Nous, nous sommes des acteurs de la société civile, pour ce qui engage ma personne, s’il s’agit de recevoir le président de la République à Télimélé, rassurez-vous que les populations de Télimélé ne resteront pas en marge pour le recevoir », a-t-il fait savoir.

Il est important de rappeler que les différentes couches sociales rencontrées ces trois derniers jours ont montré leur volonté d’accompagner leur nouveau préfet.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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