Le FNDC, Alpha Condé et le peuple ! Par Ibrahima Diallo

15 juin 2021 à 13 01 05 06056
Ibrahima Diallo, chargé des Opérations du FNDC

Libre Opinion : La condamnation de Oumar Sylla Foniké Mengué à trois (3) ans de prison ferme par la cour d’appel de Conakry a suscité beaucoup de réactions au sein de l’opinion publique. Chacun y est allé de son commentaire selon les ressentiments et la colère provoquée par cette condamnation. Si certains s’en sont directement pris à Alpha Condé, à la justice et au régime tout court, d’autres ont blâmé tout simplement le peuple de Guinée qu’ils considèrent passif ou résigné face aux  dérives dictatoriales du régime d’Alpha Condé.

Cette condamnation politique déguisée dans l’arrêt controversé de la cour d’appel de Conakry n’est pas fortuite, car à travers elle, Alpha Condé vise bien un résultat, mais lequel ?   

En procédant aux arrestations arbitraires, aux persécutions et à la condamnation injuste des  opposants à son troisième mandat, Alpha Condé et ses complices cherchent à atteindre un résultat, celui d’amener une certaine opinion très fragile à blâmer le peuple de Guinée pour sa prétendue inaction et décourager  ainsi  des citoyens actifs qui se battent pour l’intérêt général. 

Ne tombons pas dans ce piège et cette stratégie connue de toutes les dictatures. Les seules personnes à blâmer dans cette situation sont le dictateur Alpha Condé, premier responsable du désastre dans lequel se trouve notre pays aujourd’hui, et ses soutiens également qui l’accompagnent dans le seul et unique but de satisfaire leurs intérêts matériels. 

La majorité de la population guinéenne a fait son choix et l’a exprimé plusieurs fois  à travers son soutien aux combattants de la démocratie et son adhésion à la lutte démocratique du FNDC depuis les premières heures du mouvement. Le peuple de Guinée n’est pas soumis ou résigné et n’abandonne pas ses dignes fils. Il est sans nul doute l’un des plus debout du continent. Il lui est tout simplement opposé, par la dictature, la force des armes  en réponse à ses manifestations pacifiques pour défendre la vérité et le droit. 

Force et honneur au vaillant peuple de Guinée !

Ibrahima DIALLO 

Responsable des Opérations du FNDC 

Coordinateur de Tournons La Page en Guinée

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Parlement : Honorable Domani Doré marque son retour et se confie à Guineematin

15 juin 2021 à 9 09 10 06106
Honorable Domani Doré, première secrétaire parlementaire

L’honorable Domani Doré est la première secrétaire parlementaire de l’Assemblée nationale et également conseillère municipale à Matoto, la plus grande commune de la capitale guinéenne. Depuis un certain temps, elle était absente du Parlement, suscitant assez de commentaires. Dans cet entretien accordé à Guineematin.com, le vendredi dernier, 11 juin 2021, l’ancienne ministre des Sports est revenue sur les raisons de cette absence et met un accent sur le bilan de la première année de cette législature, avant d’aborder d’autres questions liées à l’actualité nationale.

Décryptage !

Guinematin.com : ces derniers temps, vous avez manqué aux travaux de l’Assemblée nationale, provoquant beaucoup de commentaires et supputations. Dites-nous, ce qui explique cette absence ?

Honorable Domani Doré : je vous remercie de vous intéresser à cette fenêtre liée à mon jeune parcours à l’Assemblée nationale qui nous permet d’en apprendre de ce que nous souhaitons comme système de travail.

Il faut savoir que la pandémie a eu un effet positif en dépit de tout,  que nous appelons la migration liées à des habitudes de travail vers la digitalisation. C’est marrant que l’on estime que lorsqu’on n’est pas physiquement sur un site cela veut dire qu’on n’existe pas ou qu’on n’est pas en activité. C’est même triste ! C’est l’occasion de faire comprendre que quand on parle de 114 députés avec une majorité liée à celle que le RPG Arc-en-ciel conduit ici, nous avons réussi à développer un nouveau système de travail qui nous permet d’être utile sans avoir à se déplacer obligatoirement, surtout pour tout ce qui est lié à la lecture des lois, les débats et tout qu’il y a autour. De manière à ce que l’on puisse apporter son grain de sel sans avoir à se promener avec un stylo ou à se transposer.

Vous êtes conscients également que j’ai participé activement aux trois dernières élections : le référendum, les législatives et la présidentielle. C’était l’occasion pour moi de prendre un moment pour m’occuper d’autres choses pour que je puisse être amplement active pour la mission que je suis en train de conduire à travers cette mandature. Je rappelle que je suis également conseillère municipale à la Commune de Matoto…

Guineematin.com : vous voulez dire que vous avez toujours participé aux activités de l’Assemblée nationale, même si physiquement vous étiez absente ?

Honorable Domani Doré : je rappelle que le Bureau de l’Assemblée nationale est constitué du Président de l’Assemblée nationale, à qui je rends hommage et qui est assisté de cinq vice-présidents et de six secrétaires parlementaires dont je suis la première. C’est pour vous dire que tout est mis en place dans la nomenclature du Bureau Exécutif pour que les tâches qui doivent être faites de manière physique comme l’appel nominal durant les plénières, puissent être assurées par d’autres secrétaires parlementaires. Et que lorsqu’il s’agit des travaux liés à la production intellectuelle, à la contribution à l’analyse des documents que nous partageons, qu’on puisse le faire via des mails et par tout autre moyen lié au numérique. 

Guineematin.com : une année après l’installation de la 9ème législature, qu’est-ce qu’on peut retenir comme bilan ?

Honorable Domani Doré : d’abord, il faut savoir qu’on est sorti d’une période assez turbulente qui a permis aux Guinéens de se rendre compte que rien ne vaudra le droit, le calme, et d’ailleurs sur tous les cieux, quand on parle de démocratie, la possibilité de rendre au peuple son droit inaliénable qu’on appelle le droit de vote.  Pour parler de la 9ème législature, vous avez constaté qu’on a pu valider un plan quinquennal ce qui est très rare dans le travail de l’administration parlementaire. Lorsque nous parlons de l’Assemblée nationale à date, toutes les autres institutions du pays ont greffées leurs priorités aux réalités liées à la pandémie. Ce qui a amené le gouvernement à mettre en place un plan de riposte conséquent et qui requérait un avis de la législature. Le Parlement devrait donc intégrer cette dimension à la conduite des affaires à travers les analyses liées au budget national. À partir de 2020, le budget a été complétement chamboulé  et  ont influencé toutes les données liées à l’analyse des lois. il fallait faire des réaménagements pour être en phase avec la réalité qui voulait que la lutte contre la Covid soit considérée comme la priorité des priorités.

A ces réformes institutionnelles, il faut mentionner l’état attrayant de notre parlement avec une nette amélioration des commodités de travail.  C’est une grande avancée qu’il faut noter avec mention, sans oublier la reprise des travaux de construction du siège de l’assemblée nationale afin de lui rendre toute sa dignité au nom du peuple.

Guineematin.com : Cette session prendra fin le 5 juillet prochain. Qu’est-qui sera prévu à l’occasion ?

Honorable Domani Doré : À l’occasion de la cérémonie de clôture de cette session ordinaire unique, un accent particulier sera consacré au bilan de la première année de cette législature. Aujourd’hui le chronogramme de la dernière tranche de la session en fait mention d’ailleurs. D’ores et déjà, il faut saluer le leadership du Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Amadou Damaro Camara à propos des innovations qu’enregistrent sa mandature.

Guineematin.com : justement parlant de cette dernière tranche du chronogramme, l’on note l’absence de trois textes de lois qui ont toujours figuré dans l’agenda des députés. Il s’agit du projet de modification du Code électoral, de la CENI et de la Charte des partis politiques. Qu’est-ce qui explique ce changement ?

Honorable Domani Doré : je venais de donner une explication très  plausible à cela. Quelques soient les institutions qui se retrouvent, il y a ce qu’on appelle le chamboulement lié à 2020. Pour ma part, je pense que les Guinéens attendaient de ses dirigeants qu’ils fassent un bloc comme l’a souhaité le Président de la république Pr Alpha Condé. C’est à-dire faire une union sacrée autour de la pandémie qui devrait être une responsabilité partagée. Je ne suis pas sûr les Guinéens s’attendent à ce qu’on vienne leur parler de lois liées aux élections, alors que nous sortons d’une série de consultations électorales et qu’on nous soyons pas plutôt entrain de parler du choc économique qui a frappé le monde entier. Un ce choc économique qui a été  heureusement bien amorti par le gouvernement guinéen, grâce au plan de riposte qui a  même été salué par le Fonds monétaire international, FMI.

Interview réalisée par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Guinée : l’opposant Edouard Zoutomou Kpogomou (UDRP) attendu à Conakry

14 juin 2021 à 20 08 06 06066
Dr Édouard Zoutomou Kpogomou, président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP)

Après deux mois d’absence en Guinée, Dr Edouard Zoutomou Kpogomou, le président de l’UDRP (l’union démocratique pour le renouveau et le progrès) rentre au bercail demain, mardi 15 juin 2021. En provenance des Etats-Unis où il était en séjour, l’opposant au régime Alpha Condé et candidat recalé à l’élection présidentielle d’octobre dernier en Guinée atterrira à l’aéroport international Conakry-Gbéssia à 16heures30’. L’annonce a été faite à Guineematin.com dans l’après-midi de ce lundi, 14 juin 2021, par Jean Michel Lamah, le secrétaire chargé à l’organisation du bureau politique national de l’UDRP.

« Le bureau politique national du parti de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès informe par la présente annonce, les militants et sympathisants, du retour de son Excellence Dr Édouard Zoutomou KPOGHOMOU. Le président de l’UDRP (l’union démocratique pour le renouveau et le progrès), dont la candidature a été écartée lors de l’élection présidentielle 2020, rentrera en Guinée ce mardi 15 juin 2021. Il arrivera à l’aéroport international de Conakry-Gbessia à 16heures30’. A rappeler qu’il rentre après 2 mois de visite effectuée aux états Unis. Nous invitons tout le monde à se mobiliser massivement pour lui réserver un accueil chaleureux. Le bureau politique national du parti sait compter sur la disponibilité de chacun et de tous », a annoncé Jean Michel Lamah.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 622919225

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Mariage de Macka Diaby : les militants de l’UFDG se payent Fodé Oussou et Hadja Halimatou Dalein

14 juin 2021 à 19 07 12 06126
Arfamoussaya Macka Diaby, Fodé Oussou, Aly Kaba, Laye Junior Condé…

Le moins que l’on puisse écrire est que l’épouse du principal opposant au régime de Conakry et le vice-président de l’UFDG viennent de mettre leurs pieds dans le plat. Leur présence au mariage d’un partisan inconditionnel du pouvoir suscite une véritable levée de boucliers. Certains militants de l’UFDG ne comprennent pas du tout leur présence à cette cérémonie.

Si Hadja Halimatou Dalein Diallo et Fodé Oussou Fofana voulaient, à travers leur présence à cette cérémonie, montrer que la politique n’est pas l’adversité, ils auront malheureusement raté leur communication. Même si le militant du parti au pouvoir qui se mariait est considéré par eux comme un modéré du camp présidentiel, la pilule est plutôt difficile à avaler pour les militants de l’opposition.

Arfamoussaya Macka Diaby, son épouse et Hadja Halimatou Dalein Diallo

Quelques-uns tentent, sans trop convaincre, d’expliquer et de justifier que cette présence n’a rien d’anormal. Mais, ceux qui désavouent cet acte restent droits dans leur botte. Pour eux, rien ne justifie cette présence. A ceux qui disent que la politique n’est pas l’animosité, ils rétorquent que cette assertion n’est valable que sous d’autres cieux. Pas celui de la Guinée. Arguant que l’hôte des opposants au régime fait partie d’un système et d’un régime qui a tout de même liquidé de sang-froid une centaine de militants de l’opposition.

Donc, ce qui est possible ailleurs ne l’est pas en Guinée. Il n’est pas interdit qu’un responsable d’un parti concurrent fréquente celui d’un autre. Il est même souhaitable que les responsables donnent un bel exemple comme celui de Hadja Halimatou et de Fodé Oussou. Mais, la réalité guinéenne est aux antipodes de celle de la France ou même du Sénégal voisin. Lorsque le système auquel vous appartenez a causé la mort de plusieurs dizaines d’innocents sans aucune enquête et que vous n’avez jamais condamné cette barbarie, pire vous continuez à soutenir et à faire les éloges de ce régime, il va de soi que vous faites partie des oppresseurs.

Que le camp des victimes considèrent ces dernières comme perte et profit et qu’il s’affiche ostensiblement aux côtes des oppresseurs, les victimes et les leurs ne comprendront jamais. Ces victimes réagissent exactement comme deux protagonistes dans un procès et qui, à la  pause de ce procès, voient leurs avocats boire un coup ensemble. De la même manière que ces deux protagonistes vont penser que leurs avocats sont en train de les trahir de la même manière les militants de l’opposition croient dur comme fer que les responsables de l’opposition – ou tout au moins certains d’entre eux- tiennent deux discours.

Devant ce casus belli, l’opposition, et en premier lieu, Cellou Dalein Diallo, doit rassurer. Sa force étant ses militants, il doit rassurer ces derniers qu’il n’y pas deux discours. Et que l’acte de son épouse n’est pas un affront aux victimes de la répression. En bon communicateur Cellou devra convaincre ses militants. A défaut, il aura prêté le flanc à l’adversaire qui voit cet acte comme un cadeau inespéré tombé du ciel.

Habib Yembering Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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Les mots et les maux de la ministre

13 juin 2021 à 20 08 20 06206
Habib Yembering Diallo

Cher cousin,

Après quelques semaines d’exercice, je puis te faire un premier bilan de ce qui constitue le quotidien ahurissant voire hallucinant d’une ministre. Les problèmes commencent juste après le sacrifice rituel que la famille oblige le nouveau ou la nouvelle promu (e) à faire. Les parents, amis et alliés commencent à prendre d’assaut la maison. Il y a les frères, les cousins et leurs cousins, leurs enfants et les parfois les amis de leurs enfants. A cette colonie, il faut ajouter les agents de sécurité dont le nombre est pléthorique. Parce qu’il y a les équipes du jour et celles de la nuit.

Intitule de te dire que nourrir tout ce monde relève d’un véritable chemin de croix. A la place du fameux panier de la ménagère qui allait au marché, c’est désormais un Pic Up qui le fait. Bien rempli. Quand les bouchers du quartier ont appris ma nomination, ils ont effectué une démarche auprès de la femme de ménage. J’ai appris aussi que mon prédécesseur abattait un bœuf chaque semaine pour les agents assure la sécurité. Ceux qui me l’ont dit veulent évidemment que j’emboite le pas à mon prédécesseur.

Après la maison, d’autres problèmes commencent avant même d’arriver au bureau. Et le comble c’est que le chauffeur et le garde du corps dictent leur volonté à la ministre que je suis. Cela est quand même difficile à comprendre. Et pourtant c’est la réalité. J’allais dire que c’est la triste réalité. Comment ces deux personnes, qui sont au plus bas de l’échelle dans le département peuvent-elles dicter leur volonté à la première responsable dudit département ?

 Dès les premiers jours après ma nomination, j’ai été contrariée par mon chauffeur et mon garde du corps. Voulant donner l’exemple au personnel du département, à 7h déjà je suis au bureau. Mais un jour je me suis réveillée tard. C’est donc vers 7h que je suis partie de la maison. C’est-à-dire l’heure à laquelle les bouchons commencent sur tous les axes routiers de la capitale. Et mon chauffeur n’a pas daigné suivre la ligne comme tout le monde. Il a usé et abusé de la sirène pour nous frayer un passage. Quand je lui ai dit de se mettre sur la même ligne et de rouler comme tout le monde, il m’a répondu que si nous faisons comme monsieur tout le monde nous arriverons tard au bureau. Ajoutant que tous mes prédécesseurs se frayaient un passage pour arriver au bureau à l’heure. L’agent de sécurité a enchainé en ajoutant qu’un ministre ne doit pas faire comme tout le monde. Contrariée par les deux, je me suis retrouvée impuissante, préférant les laisser faire. 

Cette complicité entre le garde du corps et le chauffeur m’a rappelé la mise en garde d’un des miens qui travaille au ministère. Dès mon arrivée, le vieil homme, qui travaille là-bas depuis plus deux décennies, m’a soufflé à l’oreille qu’il y a  dans ce département deux intouchables : c’est planton et le chauffeur. Comme pour attester le renversement de la pyramide dans notre pays. Quand les deux derniers parmi les fonctionnaires sont considérés comme des intouchables, qu’en sera-t-il du secrétaire général dont on dit qu’il est de la même famille que mon patron.

A cela il faut ajouter les formules démagogiques qui me tympanisent comme « excellence » que l’on entend partout et par tous. Cela m’agace.  Mais le plus grand problème aura été d’obtenir un rendez-vous avec le président pour aller le remercier pour le choix porté sur ma modeste personne. Les miens ont tout fait pour obtenir ce rendez-vous. Chaque fois la même réponse : le président est trop occupé ces temps-ci. Un autre nous a avoués qu’en cette période de pandémie, il ne reçoit que de façon très exceptionnelle.

Devant nos démarches infructueuses, nous avons décidé d’aller voir et remercier celui qui aurait proposé mon nom au président. Celui-là est au professeur aujourd’hui ce que l’autre fut au général hier. Tu comprends de qui et de quoi je parle. A défaut donc de voir le président nous sommes allés voir le petit président pour le remercier d’avoir pensé à moi.

Je dois t’avouer que ma nomination m’a permis de découvrir l’autre facette de notre pays : celle que je n’avais jamais connue. Ce qui s’est passé m’a profondément bouleversé. De quoi je me plains, me diras-tu. Eh bien, ce qui m’a mis mal à l’aise c’est l’implication non seulement de ma famille mais aussi de toute ma communauté (ou plutôt celle de mon époux) dans cette affaire. Chacun donne l’impression d’être l’auteur de ma nomination.

Ce lobby estime à tort ou à raison que je lui reste redevable. Et à plusieurs niveaux : tout d’abord mon patron, son patron à lui et le petit président. Car, je ne t’apprends rien en te disant que celui qui a le statut de petit président n’est officiellement pas mon patron. Il n’est pas le chef du gouvernement. Mais il ne demeure pas moins puissant.

Outre donc ces deux-là, les miens croient dur comme fer que si je suis devenue ce que je suis aujourd’hui c’est grâce à eux. Du coup, et comme dans pareil cas, ils attendent le retour de l’ascenseur. Cela veut dire directement ou indirectement que si j’ai été nommée c’est moins par mes compétences et ma loyauté au parti que par les manœuvres de tous ces lèche-bottes qui rôdent autour du palais.

Pour toutes ces raisons, j’ai envie de te dire que, contrairement à l’apparence, les fonctions de ministres ne sont qu’un mirage. Alors que tu meurs de soif, ce que tu aperçois de loin ressemble à l’eau. Quand tu t’approches, tu observes la même chose plus loin.  Ma situation actuelle me rappelle cet adage que mon grand-père aimait répéter : « la chose qu’on aperçoit de loin est toujours la plus belle de toutes les choses du monde ».

Bien malgré tout, je ne dois pas me plaindre. Cette nomination relève un double défi : tout d’abord vis-à-vis de mes anciens collègues qui me considèrent comme une traitresse. Mais aussi vis-à-vis de me nouveaux collaborateurs dont la plupart voit d’un mauvais œil ma consécration.

Je terminerai par cette belle citation de Charlotte Whitton, qui corrobore parfaitement à ma situation actuelle : « Quoiqu’elle fasse, la femme doit le faire deux fois mieux que l’homme afin qu’on en pense autant de bien. Heureusement, ce n’est pas difficile ! »

Habib Yembering Diallo

Tél. : 664 27 27 47

Toute ressemblance entre cette histoire et une autre n’est que pure coïncidence

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Mariage d’Arfamoussaya Macka Diaby : le message de Hadja Halimatou Dalein

13 juin 2021 à 20 08 15 06156

Jamais un communiquant n’aura réuni autant de monde à une cérémonie. Le communiquant le plus célèbre du parti au pouvoir a sanctifié avec faste son union sacrée vendredi et samedi dernier. Arfamoussaya Macka Diaby a rassemblé du beau monde et toutes les sensibilités politiques et sociales guinéennes par ces temps de méfiance entre les acteurs politiques. De nombreuses personnalités politiques ont assisté à cet acte solennel. Le principal parti de l’opposition a été représenté par le vice-président Dr Fodé Oussou Fofana au mariage religieux vendredi et la première dame de l’UFDG à celui civil ce samedi. Hadja Halimatou Dalein Diallo a loué la personnalité du marié qui se distingue par son comportement très respectueux.

« En Guinée, nous avons besoin d’un homme comme Monsieur Diaby. Parce que, si vous avez constaté à son mariage, presque toute la Guinée était là. Ça c’est par rapport à son comportement, le respect qu’il a envers les gens. Je prie madame Diaby à bien s’occuper de lui. Il a déjà prouvé qu’il est un bon guinéen. On lui confie à madame et vice versa aussi », a déclaré Halimatou Dalein samedi, après avoir offert un présent au couple Diaby.

La cellule de communication

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Cellou Dalein : « Alpha Condé est semblable à un animal blessé… Son chantage ne passera pas »

12 juin 2021 à 18 06 11 06116

Malgré la détention de plusieurs de ses responsables et militants, la fermeture de ses locaux et l’interdiction de voyager imposée à son président et à ses proches, l’UFDG n’est pas prête à abdiquer. C’est son premier responsable, Cellou Dalein Diallo, qui l’a annoncé ce samedi, 12 juin 2021, à l’occasion de l’assemblée générale virtuelle du principal parti d’opposition du pays.

Un message adressé au pouvoir, mais aussi aux militants de la formation politique, qui commençaient à s’inquiéter face aux positions divergentes exprimées ces dernières semaines par certains responsables de l’UFDG. Cellou Dalein Diallo rassure que son parti reste uni et déterminé à défendre ses valeurs, malgré tous les coups que les autorités guinéennes sont en train de lui faire subir.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du discours du président de l’UFDG :

Cellou Dalein – « Alpha Condé est semblable à un animal blessé, mais son chantage ne passera pas »

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Parlement : les députés adoptent la dernière tranche du chronogramme de la session ordinaire 2020/201

12 juin 2021 à 16 04 53 06536

L’Assemblée nationale réunie en séance plénière, hier, vendredi 11 juin 2021, a  adopté un nouveau chronogramme de travail pour la période allant du 11 juin au 5 juillet 2021, date de la clôture de cette session ordinaire 2020/2021. Selon ce document, les députés vont examiner pour adoption quatre projets de loi, deux accords de prêts et de don, le document d’orientation budgétaire 2022. Le tout suivi de l’élection du Bureau de l’Assemblée nationale avant la clôture de la session prévue, le lundi 5 juillet 2021.

En marge de la présentation du document d’orientation budgétaire, programmée le 30 juin, trois communications sont annoncées. Il s’agit :

Du Conseil économique, social, environnemental et culturel

Des partenaires sociaux (Organisation de la société civile)

Des partenaires économiques (Secteur privé).

La cérémonie de clôture, fixée pour le lundi 5 juillet connaîtra en plus des discours traditionnels du Représentant du Chef de l’Etat et du Président de l’Assemblée nationale, la présentation des documents de travail du parlement, notamment le site web, le manuel de procédure, le règlement administratif et celui financier.

Cette plénière du 11 juin a été marquée par l’adoption à l’écrasante majorité des députés présents du projet d’amendement d’un loi, introduit par le Président de la république. Ce texte concerne l’article 10 de la loi organique sur le Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel, CESEC, notamment sur la composition qui passe de 51 à 57 membres dont 17 désignés par le Président de la république contre 12 initialement.

Guineematin.com qui a suivi les débats, vous propose l’intégralité de la 5ème tranche du chronogramme de la session ordinaire 2020/2021.

Chronogramme de la cinquième et dernière tranche de la session ordinaire unique 2020 (Enregistré automatiquement)

Tél : 628 08 98 45

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Hajj 2021 et Covid-19 : l’Arabie Saoudite n’autorisera à aucun pays d’envoyer de pèlerins…

12 juin 2021 à 12 12 06 06066

Guineematin.com vient d’avoir cette importante nouvelle qui était très attendue par le monde musulman. Ceux qui espéraient accomplir cette année le cinquième pilier de l’islam doivent prier Dieu de leur accorder encore la santé et les moyens de tenir jusqu’à l’année prochaine. Coronavirus oblige, aucun pays étranger n’aura l’autorisation d’envoyer de pèlerins cette année (2021) en Arabie Saoudite.

Le Royaume n’accordera aucun visa pour le pèlerinage de cette année, qui sera exclusivement réservé aux saoudiens et aux étrangers qui résident en Arabie Saoudite. Au total, les autorités saoudiennes n’accorderont la possibilité de faire ce rite musulmans qu’à 60 000 fidèles.

À suivre !

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Guinée : de nouveaux héros de la République

12 juin 2021 à 9 09 13 06136
Elhadj Abdoulaye Baldé, imam dans 3 mosquées de Conakry (à Wanindra, Dabondy et Madina). Il a été arrêté à son domicile à Wanindra le 28 octobre 2020 à 02 heures du matin à cause de ses opinions. Il est parmi les prisonniers qui sont toujours en détention à la Maison centrale de Conakry, sans jugement

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, Oumar Sylla dit Foniké Mangué est le grand gagnant du procès au terme duquel il a été condamné par la justice guinéenne. Et pour cause, s’il ne subit pas le sort de Roger Bamba, mort en prison, c’est un héros qui sortira de sa détention au terme de sa peine. Ce chantre de la résistance contre le troisième mandat aura été incontestablement un symbole dans la lutte contre le pouvoir  à voie. Il le paye aujourd’hui le prix.

Comme Oumar Sylla, d’autres activistes de la société civile se sont distingués dans ce combat. Ce sont entre autres Ismaël Condé et Souleymane Condé. Le premier a abandonné les avantages et privilèges du pouvoir pour les valeurs qui sont les siennes. Le second, en quittant les Etats-Unis pour venir participer directement à la lutte politique, s’est jeté dans la gueule du loup. Il l’a fait en connaissance de cause.

Ces jeunes constituent l’exception qui confirme la règle dans une société confrontée à une perte de repères et de valeurs. En effet, dans ce pays, les arrivistes et autres parvenus sont célébrés voire adorés. La vertu est considérée comme une malédiction et même un crime. Les gens pensent qu’il faut se remplir les poches par tous les moyens. Quitte à fouler les pieds la morale. D’ailleurs nombre d’opportunistes estiment que la politique n’est pas la religion. Et par conséquent on peut changer d’opinion au gré de ses intérêts pécuniaires.

Jusqu’ici la vieille génération était accusée d’être celle qui est corrompue. Celle qui met le pays en arrière. Les pourfendeurs de cette génération appelant à balayer les vieux dans la gestion de la chose publique. Ces partisans d’un nettoyage générationnel ont eu pour leurs comptes ces derniers temps. Leur point de vue a été battu en brèche par les agissements de la nouvelle génération, nettement moins vertueuse que la vieille.

Durant cette période charnière de la lutte pour l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit, les jeunes se sont avérés être les pires des pires dans la démagogie et la lutte pour l’intérêt personnel et égoïste. Leurs agissements ont été plus nuisibles et plus préjudiciables que la répression contre les manifestants. Un agent à la gâchette facile blesse ou tue un manifestant. Mais un opportuniste induit en erreur toute une génération.

C’est en cela que ces jeunes martyrs Oumar Sylla, alias Foniké Mangué, Ismaël Condé, Souleymane Condé, feu Roger Bamba, Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo et tous les autres sont des héros. Parce qu’ils ont fait don de soi pour que la Guinée ressemble aux autres pays civilisés. Puisque tous ces jeunes ne subiront heureusement pas le sort de Roger Bamba, ils seront les gardiens de la démocratie qui s’annonce à l’horizon.

A ceux qui clouent au pilori la vieille génération, il y a un autre symbole qui balaie d’un revers de la main leurs assertions. C’est l’engagement sans faille d’Elhadj Sékouna Soumah contre le pouvoir à vie. Il n’est point besoin d’être dans le secret des palais pour savoir que ce vieux a décliné toutes les offres financières et matérielles au profit de la Guinée.

Pour revenir aux jeunes combattants de la liberté, privés de liberté, le symbole leur résistance est à la dimension de l’immoralité qui règne dans la société guinéenne. Faire preuve de dignité dans une société où l’indignité a été érigée en règle, est un immense mérite. C’est pourquoi tous les patriotes doivent, chacun à sa manière, soutenir Oumar Sylla, Ismaël Condé, Souleymane Condé, Madic100 frontière, l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé et bien évidemment leurs compagnons d’infortune, responsables de l’UFDG.

Habib Yembering Diallo pour guineematin.com

Téléphone : 664 27 27 47

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La prison, la chambre des dissidents ! Par Thierno Y. Diallo

12 juin 2021 à 8 08 51 06516

Libre Opinion : Le monde est en train de suivre et silencieusement voire avec complicité la marche dangereuse de la dictature en République de Guinée. Après les manifestations du FNDC contre le troisième mandat de Alpha Condé, la mort d’un nombre de Guinéen, le forcing de Alpha Condé, tout cela sous le silence complice de la communauté internationale, nous assistons aujourd’hui à l’emprisonnement de frères et de jeunes leaders d’opinion dont le crime est d’apporter de la contradiction dans la marche du pays. Aujourd’hui Oumar Sylla (Foniké Mangué) est condamné injustement à 3 ans de prison, certains sont en exil et tout cela sans que personne ne pipe mot. Et le pire, au même moment Alpha appelle au dialogue, nous aimerions bien savoir de quel genre de dialogue il veut initier et avec qui il va le faire si sont exercice favoris est l’emprisonnement de ses compatriotes guinéens. 

Dans notre République, la justice s’est affaissée devant la volonté d’un homme, qui n’hésite pas à sabrer toute personne qui n’est pas de la même obédience que lui. Avec Alpha la Guinée s’est déchirée, elle s’est blessée, son sang coule sous bas le fond d’un régime sanguinaire. 

Si aujourd’hui la Cedeao, par son président, est en visite dans notre pays, elle doit savoir que son silence est complice, qu’elle participe à l’hémorragie du peuple Guinéen par son silence inquiétant.

Thierno Yaya Diallo, président de Guinée Moderne 

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Cellou Dalein aux diplomates étrangers : Alpha condé doit…

12 juin 2021 à 8 08 25 06256

Comment sortir la Guinée de la crise sociopolitique née de la décision du président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de ses deux mandats légaux ? La question était au centre d’une rencontre d’échanges qui s’est tenue dans l’après-midi d’hier, vendredi 11 juin 2021, à Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Rencontre qui a réuni Cellou Dalein Diallo, le principal opposant du président Condé (qui revendique toujours la victoire à la présidentielle du 18 octobre 2020), et plusieurs diplomates étrangers. Il s’agit des Ambassadeurs des Etats-Unis, de l’Union européenne, du coordinateur du système des Nations Unies et du représentant de la CEDEAO en Guinée.

« Nous avons échangé sur la crise socio-politique qui prévaut actuellement dans notre pays et sur les voies et moyens susceptibles de conduire à l’apaisement et au retour de la confiance entre les acteurs politiques », a annoncé Cellou Dalein Diallo. « Pour l’UFDG, le retour de la paix et de la confiance passent nécessairement par la justice et le respect de la Constitution et des lois de la République », ajoute le principal opposant guinéen.

En termes clairs, la position du patron de l’UFDG n’a pas bougé. Le principal challenger d’Alpha Condé tient toujours au respect de la Constitution de 2010 qui empêche à un chef d’Etat guinéen de faire plus de deux mandats. Cellou Dalein tient à ce que la justice soit neutre, qu’aucun opposant ou acteur de la société civile ne soit détenu pour ses opinions, etc.

A la veille de cette rencontre, Cellou Dalein Diallo s’est entretenu avec le Cardinal Robert Sarah (qui avait rencontré le président Alpha Condé quelques jours plus tôt) autour de la situation sociopolitique en Guinée. Ces rencontres interviennent à un moment où le pouvoir annonce la tenue prochaine d’un dialogue politique pour discuter des grandes préoccupations nationales.

L’UFDG, qui avait dit ne pas être intéressée par ce cadre de dialogue semble avoir reconsidéré sa position. Dans une déclaration publiée il y a quelques jours, le principal parti d’opposition du pays a posé des préalables pour parler de cette question. Il s’agit de la libération de ses cadres incarcérés depuis 8 mois, la réouverture de son siège et de ses bureaux et la levée de l’interdiction de voyager imposée à son président, Cellou Dalein Diallo, et ses proches.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Condamnation de Foniké Mangué : la réaction de l’OGDH

11 juin 2021 à 16 04 32 06326
Foniké Mangué

L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) est préoccupée du harcèlement judiciaire continu contre les opposants au troisième mandat, s’inquiète des menaces et intimidations contre les défenseurs des droits humains. Elle déplore également la lenteur qui caractérise le processus de dialogue annoncé par les autorités.

L’OGDH suit de près l’évolution de la situation socio-politique en Guinée. Une situation marquée par le harcèlement judiciaire continu contre les opposants au troisième mandat dont plusieurs sont encore en attente de jugement.

Au nombre de ces opposants figurent, M. Oumar SYLLA alias foniké mangué et M. Mamady CONDE alias Madic sans frontière qui ont tous deux été condamnés par la Cour d’appel de Conakry le jeudi 10 juin 2021 respectivement à 3 ans et à 1 an d’emprisonnement ferme alors que selon leurs avocats tout au long des procédures judiciaires les concernant, aucun élément de preuve apporté pour démonter leur culpabilité ;

En outre, Me Pepe Antoine LAMAH, avocat et opposant au troisième mandat a fait l’objet de rétention dans les locaux de la DPJ le 07 juin 2021 alors qu’il s’était rendu là pour rencontrer son client.

A ces situations, il faut ajouter la lenteur qui caractérise le processus de dialogue annoncé par les autorités plongeant le pays dans un climat de tension entre le gouvernement et la classe politique de l’opposition.

L’OGDH rappelle que la République de Guinée est partie au pacte international relatif aux droits civils et politiques qui dispose en son article 19:

«  Nul ne peut être inquiété pour ses opinions.

Toute personne a droit à la liberté d’expression ; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique ou par tout autre moyen de son choix… »

A cet effet, elle interpelle le Président de la République, garant des droits et des libertés fondamentales des citoyens afin de garantir l’indépendance de la justice  et son implication personnelle pour l’amorce d’un dialogue politique inclusif pour éviter un lendemain incertain pour le pays.

Le Président

M. Souleymane BAH

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Me Christophe Koné sur la condamnation de Foniké Menguè : « notre justice est en train d’aller en sale besogne »

11 juin 2021 à 15 03 57 06576
Maître Koné Aimé Christophe Labilé, président de l’ONG Avocats sans frontières de Guinée

Comme annoncé précédemment, Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, Responsable de la mobilisation et des antennes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a été condamné à 3 ans de prison ferme hier, jeudi 10 juin 2021, par une décision de la Cour d’Appel de Conakry. Une condamnation de cet activiste de la société civile guinéenne est aujourd’hui très vivement critiquée par  l’opposition et les organisations de défense des droits humains en Guinée. Au niveau de l’ONG ‘’Avocat Sans Frontière’’, on exprime une « indignation » face décision de la Cour.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce vendredi, 11 juin 2021, Me Koné Aimé Christoph Labilé, le président de l’ONG Avocat sans frontière, s’est interrogé sur les motivations de la Cour en rendant cette décision.

« Je l’ai appris dans les différents médias, moi-même je n’y étais pas. Mais, j’ai une réaction d’indignation à travers ce que j’ai entendu. Partir d’une condamnation de 11 mois et je ne sais qui a fait appel peu importe, mais Foniké Mengué je crois qu’il a fait appel. Donc, quand un prévenu condamné fait appel, c’est pour alléger sa peine. Je tombe de nuit que la décision est drastiquement changé au niveau de la cour d’appel dans le sens d’alourdir sa sanction. La question que je me pose d’abord, c’est-ce que le procureur a fait appel ? Parce que l’appel du prévenu ne peut pas aggraver son sort. D’apprendre que même en audience, au niveau de la cour d’appel, la réquisition du procureur tournait autour de 2 ans. Alors, quand le juge condamne à 3 ans, juge qui n’est pas parti, je crois qu’il y a eu une mauvaise décision. Le juge a statué au-delà de ce qui lui était demandé. Alors, la question que je me pose, pourquoi les juges de la Cour d’Appel ont-t-il agit ainsi ? Qu’est-ce qu’ils ont voulu faire ? » s’est interrogé Me Koné Aimé Christoph Labilé.

Pour ce défenseur des droits humains, la procédure normale n’a pas été respectée dans cette affaire.

« Une décision doit être rendue à la suite d’un débat contradictoire au cours duquel chaque partie tente de tirer la couverture vers lui. Le prévenu tente de dire qu’il n’a commis aucune infraction ; et, pour cette raison, il demande sa relaxe pure et simple. Monsieur le procureur qui est l’empereur de la poursuite peut dire : ce Monsieur qui est par devant vous a commis telle infraction et pour la répression de laquelle je sollicite qu’il soit condamné à tel nombre d’année ou tel nombre de mois. Alors si les deux parties s’expliquent, le juge qui doit prendre le juste milieu et rendre la décision conformément à la loi qui est applicable aux faits. Qu’il aille au-delà de ce qui lui est demandé, on ne peut dire que c’est une mauvaise décision. Mais, en tant que défenseur des droits de l’homme, je crois que notre justice est en train d’aller en sale besogne », a indiqué Me Koné Aimé Christoph Labilé.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Condamnation de Foniké Menguè : plusieurs ONG dénoncent le « manque d’indépendance de la justice »

11 juin 2021 à 14 02 47 06476
Oumar Sylla, Foniké Menguè

Le militant Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, coordinateur-adjoint de Tournons la Page Guinée et responsable à la mobilisation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a été condamné le 10 juin 2021, lors de son procès en appel, à 3 ans de prison ferme pour « communication et divulgation de fausses informations, menaces notamment de violences ou de mort ».

Tournons La Page, Agir ensemble pour les droits humains, l’ACAT-France, la FIDH et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, le CRID et le CCFD-Terre Solidaire dénoncent cette condamnation arbitraire qui atteste, une fois de plus, de la criminalisation de l’exercice pacifique des libertés d’expression et de manifestation par les autorités guinéennes, ce qui est très inquiétant et va à l’encontre des textes internationaux protégeant ces libertés et ratifiés par la Guinée, dont le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié le 24 janvier 1978.

C’est également un nouvel exemple du manque d’indépendance de la justice en Guinée.

Plutôt que de répondre aux préoccupations légitimes de la jeunesse guinéenne en termes de respect de la démocratie et de l’État de droit, les autorités guinéennes arrêtent et font condamner les voix dissidentes qui s’élèvent au sein de la société civile. C’est un chemin risqué pour la société dans son ensemble que de stigmatiser toute personne s’opposant à la présidence d’Alpha Condé.

La condamnation en appel d’Oumar Sylla s’appuie sur les charges retenues contre lui lors de sa première incarcération entre avril et août 2020 suite à sa participation à l’émission de grande écoute « Les Grandes Gueules » sur Radio Espace FM, au cours de laquelle il a dénoncé les arrestations arbitraires et les exactions survenues dans la ville de N’Zérékoré le 22 mars 2020 ; charges qui avaient pourtant été abandonnées par la suite.

Arrêté pour la seconde fois le 29 septembre 2020 en pleine rue alors qu’il se rendait à une manifestation organisée par le FNDC pour protester contre la candidature d’Alpha Condé à un troisième mandat, Oumar Sylla a vu sa santé se dégrader en raison des conditions carcérales très difficiles à la prison centrale de Conakry.

Il est déplorable d’assister à ces violations répétées des droits humains et de l’État de droit. Nous continuerons à nous mobiliser pour nos partenaires guinéens ainsi que pour toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions en Guinée, et nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle d’Oumar Sylla et de tous les défenseurs des droits humains et prisonniers politiques en Guinée.

Fait le 11 juin

Tournons La Page

Agir ensemble pour les droits humains

ACAT-France

FIDH, dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme

Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme

CRID

CCFD-Terre Solidaire

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Condamnation de Foniké Menguè : « il y a des mains noires qui ont influencé le juge »

11 juin 2021 à 12 12 43 06436
Elhadj Mamadou Sylla, chef de file de l’opposition guinéenne

Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, ce vendredi 11 juin 2021, le chef de file de l’opposition guinéenne a réagi aux condamnations en appel de Mamadi Condé alias Madic 100 frontière (militant de l’UFDG) et de l’activiste de la société civile Oumar Sylla alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC.

S’il se réjouit de la réduction de la peine du premier (qui passe de 5 ans à 1 an d’emprisonnement), Elhadj Mamadou Sylla déplore l’alourdissement de la peine du second (qui passe de 11 mois à 3 ans d’emprisonnement). Le président de l’UDG dénonce un deux poids deux mesures dans les décisions de la Cour d’appel de Conakry, estimant qu’il y a des mains noires qui ont influencé le juge Seydou Keïta.

« Je suis content pour Madic 100 frontière, parce que je vois que sa peine a été réduite de 5 ans à 1 an d’emprisonnement. Mais je trouve qu’il y a du deux poids deux poids quand je vois la peine infligée à Foniké Menguè. Je ne sais pas trop ce qui a permis la réduction de la peine de Madic 100 frontière, mais j’ai appris quand même que ses parents (son père et sa mère) sont du RPG (le parti au pouvoir) depuis sa création.

Donc je me dis que ses parents ont dû jouer un rôle pour que sa peine soit réduite. Quant à Foniké Menguè, sa peine a été alourdie certainement parce qu’il n’a pas de parents dans le RPG Arc-en-ciel. Sinon, si le procureur requiert une peine de 2 ans d’emprisonnement, pourquoi le juge va au-delà en ajoutant 1 an là-dessus ? C’est tout simplement parce qu’il y a des mains noires qui sont derrière cette affaire, qui ont influencé le juge (…)

Donc je suis très surpris de cette décision. Je pensais qu’on allait relaxer carrément ces deux jeunes. Ça veut dire qu’il y a deux personnes qui poursuivent : il y a le procureur de la République et il y a un autre qui est caché dans le noir, qui impose des choses au juge », a déclaré Mamadou Sylla, chef de file de l’opposition guinéenne.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Sidya Touré aux Guinéens : « quand l’injustice devient loi, la résistance populaire est un devoir »

11 juin 2021 à 11 11 44 06446
Sidya Touré, président de l’UFR

La condamnation en appel de l’activiste Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC, suscite des réactions au sein de l’opposition guinéenne. Après Cellou Dalein Diallo, c’est au tour de Sidya Touré de se prononcer sur le sujet.

Dans une publication faite sur sa page Facebook, ce vendredi 11 juin 2021, le président de l’UFR a qualifié la décision de la Cour d’appel de Conakry d’un « simple caprice d’un autocrate qui a décidé d’asservir les Guinéens », faisant allusion au président Alpha Condé. Il en a profité pour lancer un message de résistance.

La condamnation de Foniké Menguè n’est pas un acte de justice mais le simple caprice d’un autocrate qui a décidé d’asservir les Guinéens à défaut de les servir. Mais ne dit-on pas : « quand l’injustice devient loi, la résistance populaire est un devoir », a écrit l’opposant, ajoutant que « La Guinée mérite mieux ».

A rappeler que c’est le troisième procès auquel Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, a fait face depuis son engagement dans la lutte contre le troisième mandat du président Alpha Condé. Son premier procès s’est achevé le 28 août 2020 devant le Tribunal de Première Instance de Dixinn.

La juridiction l’avait déclaré non coupable des faits de « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort » pour lesquels il était poursuivi. Mais le parquet de Dixinn avait aussitôt relevé appel de cette décision du juge Alphonse Charles Wright.

Pour la deuxième fois, l’activiste de la société civile a été jugé par le Tribunal de Première Instance de Mafanco, qui l’a reconnu coupable de « provocation directe d’un attroupement non armé suivi d’effets ». Des faits pour lesquels il a été condamné le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement ferme. Ses avocats aussi avaient interjeté appel contre cette décision.

A l’issue de son procès en appel qui portait sur ces deux dossiers, ce responsable du Front National pour la Défense de la Constitution a été condamné, ce jeudi 10 juin 2021, à 3 ans d’emprisonnement ferme.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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SADEN 2021 : plus de 30.000 participants, 5 lauréats empochent plusieurs millions de francs

11 juin 2021 à 11 11 10 06106

La troisième édition du Salon des Entrepreneurs (SADEN) de Guinée a pris fin dans la soirée du jeudi 10 juin 2021, à Conakry. Présidée par le parole-parole du gouvernement, Tibou Kamara, la cérémonie a été marquée par la remise de prix aux lauréats. Cinq entrepreneurs guinéens ont bénéficié d’un accompagnement financier de plusieurs millions de francs, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Organisée sous le thème : « l’entrepreneuriat à l’épreuve de la Covid-19 », la troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée a été ponctuée d’ateliers de panels et de compétitions. A l’issue des travaux, cinq participants ont remporté les prix qui étaient en jeu, empochant des dizaines de millions de francs guinéens. Le prix SADEN-FULBRIGHT, qui s’élève à 5000 dollars, est revenu au projet Hadem de Korka Barry. Un motif de joie et d’encouragement pour le jeune entrepreneur.

Korka Barry, lauréat

« Le projet Hadem, c’est une plateforme que nous voulons mettre en place qui va permettre de favoriser le covoiturage urbain. Aujourd’hui, si vous avez fait le constat, beaucoup de Guinéens ont des difficultés à se déplacer. Ce qui nous a donc amené à réfléchir à une solution qui va permettre aux propriétaires de voitures qui quittent leurs domiciles et viennent en ville pour travailler de pouvoir collaborer avec les jeunes, afin de covoiturer ensemble. Ça a non seulement un impact économique et sociétal très important, mais aussi ça va faciliter la création d’emplois et ça va permettre aux propriétaires de véhicules de rentabiliser leur trajet. Ce projet va aussi permettre de réduire la pollution. Avec ce prix, je vais renforcer mon équipe d’ingénieurs, parce que nous sommes en train de développer l’application actuellement », a réagi Korka Barry.

Fatoumata Soumah, lauréate

Les quatre autres lauréats, dont les projets ont été jugés innovants, ont empoché chacun un montant de 30 millions de francs. Parmi eux, Fatoumata Soumah qui a remporté le prix de la catégorie féminine, avec son projet Final vision éducative. « Je suis très heureuse et très ravie d’être gagnante de ce concours, ça m’a vraiment touché, je remercie les organisateurs. Notre projet est un projet éducatif qui met en collaboration les parents d’élèves et l’école dans le suivi régulier des activités scolaires et parascolaires. Comme vous le savez, en Guinée, il y a beaucoup d’élèves qui détournent leurs frais de scolarité et après restent derrière la cour de l’école sans que les parents ne soient au courant.

Du coup, nous avons réussi à mettre une solution en place qui est une plateforme numérique qui va mettre les parents d’élèves et l’école en collaboration. Et quand un parent d’élève a cette application dans son téléphone, il va recevoir chaque soir les informations de son enfant pour savoir s’il a été en classe ou pas, s’il a payé les frais de scolarité ou s’il est régulier à l’école. Bref, tout ce qui concerne les activités scolaires de l’élève. Une façon pour nous d’aider le système éducatif guinéen pour que ça puisse avancer d’une autre manière », a déclaré la lauréate.

Ibrahima Camara, lauréat

Dans la catégorie Agrobusiness du prix CBG de l’entreprise de l’année, c’est Ibrahima Camara, président de la Coopérative des Jeunes pour le Développement Agricole de Guinée (COJDAGUI), qui a remporté le prix. Ce dernier est à sa troisième participation au SADEN. « C’est un grand plaisir pour moi de remporter ce prix. Car j’ai été trois fois successives candidat à ce prix, mais c’est seulement cette année que j’ai pu l’emporter. Ce prix représente pour moi le plafond de récompense pour la visibilité des jeunes entrepreneurs en Guinée. La COJDAGUI, notre entreprise, a été créée en 2014 et elle évolue dans l’agro-business dans la chaîne de valeur du riz. Notre objectif, c’est de produire du riz de qualité selon les normes alimentaires pour la consommation de la population guinéenne », a-t-il indiqué.

Les deux autres prix dans les catégories sociale et urbain sont revenus respectivement aux projets Guinée Art Afrique et GESBAT. Présidant la cérémonie de clôture du SADEN 2021, le ministre de l’industrie et des PME, porte-parole du gouvernement, a exprimé la satisfaction des autorités guinéennes par rapport à la tenue de cette rencontre de deux jours. « Je vais commencer par féliciter et remercier les organisateurs pour cet événement qui a été l’occasion de passer en revue l’ensemble des politiques publiques et des stratégies pour la promotion de l’entreprenariat et l’épanouissement des entrepreneurs guinéens (…)

Tibou Kamara, porte-parole du gouvernement

Je vous invite donc tous à travailler à un effort de paix, à un effort concorde national pour créer des conditions de la confiance dans notre pays, qui vous offriront à chacun une opportunité de réussir et une chance pour notre pays de devenir grand et prospère. Au nom de son Excellence monsieur le président de la République, Pr Alpha Condé, de son premier ministre, chef du gouvernement, Dr Ibrahima Kossory Fofana, et de l’ensemble du gouvernement, que nous sommes à la tâche pour créer les meilleurs conditions de confiance dans notre pays et les meilleures opportunités pour l’investissement et les investisseurs dans notre pays », a dit Tibou Kamara.

A noter que cette troisième édition du Salon des Entrepreneurs (SADEN) de Guinée a réuni près de 1000 personnes en présentiel, 30.000 personnes ont suivi la rencontre sur le Web et près de 1000 personnes ont suivi la retransmission des travaux dans les Universités de Kindia, Labé, Kankan et N’Zérékoré, a annoncé Dr Himi Deen Touré, Vice-président du SADEN. La quatrième édition est prévue pour les 9 et 10 mars 2022.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Gaoual : Lanfia Kouyaté installé dans ses fonctions de préfet

11 juin 2021 à 8 08 54 06546

Nommé il y a un peu plus d’une semaine au poste de préfet de Gaoual, Lanfia Kouyaté a été installé hier, jeudi 10 juin 2021, dans ses nouvelles fonctions. C’était à la faveur d’une cérémonie organisée dans les locaux de la préfecture et présidée par le gouverneur de la région administrative de Boké (région d’où relève la préfecture de Gaoual), rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

C’est dans un contexte particulier de déferlement humain (arrivée massive d’orpailleurs) à Gaoual que Lanfia Kouyaté a pris fonction ce jeudi. L’homme assurait cette fonction par intérim depuis la mort de feu préfet Souleymane Sow tient désormais le gouvernail de Gaoual et est appelé à conduire cette préfecture vers des lendemains radieux. Certes, il a du pain sur la planche, d’autant plus que cette préfecture est aujourd’hui la destination prisée de milliers d’orpailleurs venus à la recherche de l’or. Mais, Lanfia Kouyaté compte bien relever le défi et travailler pour le bénéfice des populations.

Lanfia Kouyaté, nouveau préfet de Gaoual

« Parmi les jours que le tout puissant Dieu a crée dans son infini pouvoir, il y a des jours qui se distinguent des autres jours, non pas par la couleur de l’univers, mais plutôt par le contenu des événements faisant d’eux des moments indélébiles dans l’histoire des hommes et des peuples. Commander ses semblables hommes est à la fois noble et difficile que Dieu ne confie qu’aux hommes conséquents. Cette installation coïncide à un événement sans précédent dans la préfecture, après la découverte de l’or à Kounsitel et à Gaoual, occasionnant un déplacement massif et extraordinaire d’orpailleurs triplant en deux jours la population de Gaoual et de Kounsitel », a dit le préfet Lanfia Kouyaté.

Prenant la parole à cette cérémonie d’installation, le gouverneur de la région de Boké, Siba Lohalamou, a laissé entendre que le nouveau préfet de Gaoual est un administrateur qui a déjà fait ses preuves et qui a suffisamment prouvé qu’il aime cette préfecture.

« Il était impérieux d’installer d’abord le nouveau préfet avant de passer à quoi que çà soit et de donner les instructions du gouvernement aux populations de Gaoual. Donc, cette installation est une installation spéciale. Le nouveau préfet est une personne qui a prouvé à suffisance qu’il est de Gaoual, qu’il aime Gaoual, il suit les événements de Gaoual pour le meilleur », a dit le gouverneur Siba Lohalamou.

A noter qu’après son installation, le préfet Lanfia Kouyaté a reçu une délégation des jeunes de Gaoual pour parler de la situation qui prévaut dans leur localité. L’autorité préfectorale a promis d’œuvrer dans l’intérêt de tous les citoyens de Gaoual.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 621686148

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Condamnation de Foniké Menguè : Cellou Dalein « profondément choqué »

10 juin 2021 à 19 07 56 06566
Cellou Dalein Diallo

« Verdict ignominieux », c’est ainsi que Cellou Dalein Diallo qualifie la condamnation de l’activiste Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC.

Le président de l’UFDG se dit « profondément choqué » par cette décision rendue ce jeudi, 10 juin 2021, par la Cour d’appel de Conakry et exprime sa solidarité avec l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé.

« Je suis profondément choqué par le verdict ignominieux rendu ce jeudi 10 juin par la Cour d’appel de Conakry contre Oumar Sylla alias « Foniké Menguè ». Je tiens à exprimer ma totale solidarité́ avec ce jeune dont le courage et la dignité forcent l’admiration.

Je demeure convaincu que cette condamnation injuste dictée par Alpha Condé n’affectera pas le moral et la détermination de notre camarade que le peuple de Guinée portera à jamais dans son cœur et que l’histoire acquittera », a écrit Cellou Dalein Diallo sur sa page Facebook.

A rappeler que c’est le troisième procès auquel Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, a fait face depuis son engagement dans la lutte contre le troisième mandat du président Alpha Condé. Son premier procès s’est achevé le 28 août 2020 devant le Tribunal de Première Instance de Dixinn.

La juridiction l’avait déclaré non coupable des faits de « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort » pour lesquels il était poursuivi. Mais le parquet de Dixinn avait aussitôt relevé appel de cette décision du juge Alphonse Charles Wright.

Pour la deuxième fois, l’activiste de la société civile a été jugé par le Tribunal de Première Instance de Mafanco, qui l’a reconnu coupable de « provocation directe d’un attroupement non armé suivi d’effets ». Des faits pour lesquels il a été condamné le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement ferme. Ses avocats aussi avaient interjeté appel contre cette décision.

A l’issue de son procès en appel qui portait sur ces deux dossiers, ce responsable du Front National pour la Défense de la Constitution a été condamné, ce jeudi 10 juin 2021, à 3 ans d’emprisonnement ferme.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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