Conflit domanial à Djinbala (Kankan) : 2 personnes blessées, plusieurs armes saisies

23 septembre 2021 à 14 02 53 09539

Dans la journée d’hier, mercredi 22 septembre 2021, les populations des villages de Kignèba et Djiballan (dans la sous-préfecture de Djinbala, une localité située à 45 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Kankan) se sont affrontées à cause de deux hectares de terre agricole. Les affrontements ont fait deux blessés légers. Et, plusieurs fusils de fabrication locale et des armes blanches ont été saisies dans les mains des antagonistes par les forces de l’ordre qui sont intervenues sur place, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture de Kankan.

Selon le sous-préfet de Djinbala, le lieutenant Moïse Touré, les affrontements de ce mercredi marquent la résurgence d’un vieux conflit domanial qui oppose les villages de Kignèba et Djinballan depuis des lustres. On ignore encore ce qui a mis le feu aux poudres, mais les habitants de ces deux villages se sont violemment affrontés. Des coups de feu ont même été tirés dans les heurts. Et, l’intervention des forces de l’ordre a permis la saisie de plusieurs fusils de fabrication locale et des armes blanches. Egalement, plusieurs personnes ont été interpellées dans les deux camps rivaux.

« C’est un affrontement entre deux villages (Kignèba et Djiballan) à cause de deux hectares de terre cultivables. Il y a eu deux blessés légers. Il y a eu des tirs à l’arme, on a tout saisi et envoyé au commissariat de Kankan. Au village de Djinballan, ils ont arrêté cinq personnes qui sont aussi déférées au commissariat. On m’apprend également qu’à Kignèba, des citoyens et des armes sont aussi détenus et qu’ils vont les déférer à Kankan. Moi, je viens d’arriver et on m’apprend que ce conflit perdure depuis longtemps. Moi, je veux le calme, la paix et le bonheur de tous les citoyens », à dit le lieutenant Moïse Touré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : le corps sans vie d’un bébé de 5 mois retrouvé dans un WC

23 septembre 2021 à 8 08 03 09039

Le corps sans vie d’un bébé de cinq mois a été retrouvé dans un WC ce mercredi, 22 septembre 2021, à Karifamorya, une sous-préfecture située à 7 kilomètres de la commune urbaine de Kankan, rapporte le correspondant local de Guineematin.com.

Les parents d’Aïcha Condé (la victime, âgée de cinq mois à peine) l’avaient perdue de vue depuis la veille mardi, 21 septembre. Sa mère, Djènè Kaba (une adolescente de 15 ans) l’aurait laissée endormie dans une chambre pour aller dormir dans une autre. A son réveil, vers 11 heures, elle n’aurait pas vu son bébé.

« Depuis, on la cherchait. Ce n’est qu’aujourd’hui qu’on l’a retrouvée dans le WC de sa propre famille. On ne sait pour l’instant qui a posé cet acte. Mais la mère de l’enfant  est actuellement au commissariat central de Kankan pour des fins d’enquêtes », explique Karamo Touré, le maire-adjoint de Karifamorya au micro de Guineematin.com.

L’élu de promettre que cette découverte macabre ne sera pas sans suite. « C’est la troisième fois en l’espace de quelques temps qu’on retrouve un enfant mort dans des conditions très atroces. Nous mettrons tous nos efforts pour savoir exactement qui fait ça dans notre localité», assure-t-il. Pour l’instant, aucune communication de la part du commissariat de police de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Coupes africaines interclubs : le CIK et la SAG éliminés d’entrée

20 septembre 2021 à 11 11 22 09229

Deux clubs guinéens étaient en compétition hier, dimanche 19 septembre 2021, dans le cadre du tour préliminaire de la ligue des champions africaine et de la coupe de la CAF. Le CIK et la SAG ont tous les deux été éliminés, après s’être inclinés devant leur adversaire.

Club industriel de Kamsar (CIK)

Qualifié pour le tour préliminaire de la ligue des champions africaine, le club industriel de Kamsar (CIK) se déplaçait ce dimanche à Accra pour affronter Hearts of Oak, un club basé dans la capitale ghanéenne.

Après une première période quasiment équilibrée, les locaux ont pris le contrôle du match après la pause. Ils ont multiplié les occasions et ont fini par être récompensés dans les derniers instants de de la rencontre.

Kofi Kordzi a ouvert le score à la 84ème minute et Salim Adams a doublé la mise pour Hearts of Oak à la fin du temps réglementaire. Le CIK s’incline logiquement (2-0) et quitte prématurément la compétition.

Ashanti Golden Boys de Guinée de Siguiri (SAG)

De son côté, l’Ashanti Golden Boys de Guinée (SAG) s’est inclinée (4-2) sur le terrain du club nigérian de Bayelsa United. Le club de Siguiri est aussi éliminé de la coupe de la CAF, tout comme le Wakriya de Boké, battu quelques jours plus tôt par le Diambars FC du Sénégal.

Ces trois clubs guinéens ont été éliminés sans avoir eu l’occasion de disputer un match retour. Une situation due à la décision de la CAF leur imposant un match unique sur le terrain de l’adversaire. Cette décision fait suite au coup d’Etat militaire enregistré le 5 septembre dernier en Guinée.

Il ne reste donc qu’un seul représentant guinéen sur les quatre qui étaient engagés en compétitions africaines. Il s’agit Horoya AC de Conakry, exempté du tour préliminaire de la ligue des champions africaine. Le champion de Guinée fera son entrée dans la compétition en octobre prochain face au Stade malien de Bamako.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : immersion dans la famille du Colonel Mamady Doumbouya, nouvel homme fort du pays

20 septembre 2021 à 10 10 43 09439

Commandant de l’unité d’élite des forces spéciales de Guinée depuis 2018, le Colonel Mamady Doumbouya est aujourd’hui à la tête du CNRD (comité national de rassemblement et du développement) qui dirige la Guinée depuis le 05 septembre dernier, après le coup d’Etat qui a renversé Alpha Condé. Il commande désormais les destinées de ce pays, gangrené par des problèmes endémiques et où tout est prioritaire. Les Guinéens (dans leur majorité) saluent sa venue au pouvoir comme « une libération » et nourrissent l’espoir d’un lendemain meilleur. Mais, dans sa famille à Kankan (dans la partie Est de la Guinée), les gens sont entre joie et prières. Sa mère, très discrète, ne cesse d’implorer la protection divine en faveur.

A Bananköröda (un des quartiers historiques et une des quatre portes de la commune urbaine de Kankan) où un reporter de Guineematin.com s’est rendu à la concession familiale du Colonel Mamady Doumbouya ne désemplit pas. Mais, à la place des scènes de liesse et de danse auxquelles on assiste habituellement après la nomination ou l’élection d’un cadre à un poste important, ce sont des prières et des bénédictions qu’enchainent sans cesse la famille, les amis et les proches du nouvel homme fort de Guinée. Et, peu de gens acceptent de parler de cet homme qu’ils ont vu naître en 1980 dans la cour de feu Karifala Doumbouya (son père décédé en 1996) et Hadja Mandioula Sylla (sa mère).

Hadja Mandioula SYLLA, mère du Colonel Mamady Doumbouya

« Je n’ai pas beaucoup à dire. Je prie Dieu qu’il protège tous les fils de ce pays. Je le prie également d’aider mon fils dans ces collaborations pour que le peuple de Guinée lui porte dans son cœur. Que Dieu lui donne une longue vie pleine de santé », prie Hadja Mandioula Sylla, la mère du Colonel Mamady Doumbouya.

Pour madame Fanta Doumbouya, son neveu (le colonel Mamady Doumbouya), en dépit de sa taille et de son impressionnant parcours militaire, est encore un enfant qui a besoin du soutien de tout le monde pour réussir sa mission.

« Je prie Dieu de protéger la nation guinéenne, de chasser Satan autour de mon neveu (colonel Mamady Doumbouya). Que Dieu protège toutes les filles et fils du pays, qu’il nous préserve du mal de l’intérieur et l’extérieur. Ce n’est pas une histoire de Laye Mady (sobriquet du Colonel Mamady Doumbouya), d’ailleurs c’est un enfant. Donc, c’est une affaire de tout le monde. Que Dieu nous protège tous », a dit la tante paternelle du colonel Mamady Doumbouya.

Chez Elhadj Mamady Doumbouya (le grand frère du père du Colonel Mamady Doumbouya), la joie de l’ascension de son neveu à la tête de l’Etat guinéen est palpable au visage. Mais, à la place de scènes de réjouissance, il demande des bénédictions pour le CNRD.

Elhadj Mamady Doumbouya, grand frère du père du Colonel Mamady Doumbouya.

« Je demande à tout le monde de faire des bénédictions pour les nouvelles autorités du pays, y compris pour mon neveu pour qu’il réussisse sa nouvelle mission. Que Dieu veille sur lui et ses compagnons », a brièvement dit le vieil homme.

Dans ce quartier Bananköröda où il est né, le Colonel Mamady Doumbouya y a aussi passé son enfant. Ici, tout le monde l’appelle affectueusement ‘’Laye Mady’’. Son ami d’enfance, Kalil Kaba, se rappelle de lui comme « un homme de parole » qui tient à ses engagements.

Kalil Kaba, ami d’enfance du Colonel Mamady Doumbouya

« Nous confions Laye Mady à tout le peuple de Guinée, particulièrement aux militaires. Je sais que c’est une personne qui a toujours honoré sa parole ; et, je suis certain que ce qu’il a dit dans sa première prise de parole, il le fera », a indiqué Kalil Kaba.

Rappelons que c’est le 02 octobre 2018 (fête de l’indépendance de la Guinée), lors du défilé militaire au stade du 28 septembre, que le peuple de Guinée a découvert pour la première fois et avec stupeur le Colonel Mamady Doumbouya à la tête des forces spéciales.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Fralako (Mandiana) : une tornade fait des sans abris à Timbakouna

17 septembre 2021 à 19 07 53 09539

Situé à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mandiana, le district de Timbakouna (dans la sous-préfecture de Fralako) a été frappé mercredi dernier, 15 septembre 2021, par une tornade. Il n’y a eu aucune perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels y ont été enregistrés.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, plusieurs maisons et des plantations d’acajou ont été dévastées par cette bourrasque violente. Et, actuellement, plusieurs citoyens y sont sans abris.

« Nous avons été victimes d’une tornade dans la nuit de mercredi, après une grande pluie qui s’est abattue ici. Notre loge de 3 chambres été décoiffé, le P A militaire a été éventré. Plus 6 bâtiments, 6 cases et 2 greniers ont été endommagés. Egalement, plusieurs plantations d’acajou ont été dévastées. Nous lançons un SOS, nous demandons de l’aide à tout le monde. Car, plusieurs personnes sont actuellement sans abris ici », a expliqué Gouayo Kofi Didier, le directeur de l’école primaire de Timbaouna.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Kankan : le corps sans vie d’un petit garçon retrouvé à Heremakonon 2

16 septembre 2021 à 16 04 45 09459

Cette découverte macabre a eu lieu dans la nuit d’hier, mercredi 15 septembre 2021, dans le secteur 4 du quartier Heremakonon, dans la commune urbaine de Kankan. Le corps de ce petit garçon qui serait âgé d’environ 7 ans flottait dans un bassin rempli d’eau.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 21 heures que ce corps a été découvert.

« Je loge ici il n’y a pas longtemps ; mais, mon combat, chaque fois, c’est de chasser les enfants d’ici (le bassin d’eau). Avec cette saison pluvieuse, l’eau a rempli le bassin ; et, les enfants viennent avec les échelles pour y descendre. Quand ils entendent le bruit de ma moto, ils prennent la poudre d’escampette. Hier nuit, à 21 heures, c’est un groupe de femmes qui m’a alerté qu’il y a un corps sans vie derrière notre maison. Mais, puisque moi je suis étranger ici, je leur ai dit d’aller informer le chef quartier », a expliqué Alkaly Tounkara.

Aussitôt informé, le chef quartier de Heremakonon2, Elhadj Fadama Condé, s’est rendu sur les lieux.

« C’est à 21 heures que je suis arrivé ici sous la pluie. Effectivement, on a trouvé le corps en train de flotter dans l’eau. C’est un enfant d’environ 7 ans, avec un pantalon, une chemise et une paire de chaussures posés à côté du bassin. J’ai demandé si quelqu’un a signalé la perte de son enfant dans le quartier, mais il se trouve que personne n’a fait de déclaration. Pour l’instant, on ne connaît pas ses parents et je ne connais pas la cause de son décès », a dit Elhadj Fadama Condé.

Face à cette situation, le chef quartier de Heremakonon2 a informé la protection civile de Kankan. Celle-ci a dépêché une équipe sur le terrain pour sortir le corps de l’eau et le transporter à l’hôpital régional de Kankan.

« Quand mon commandant m’a alerté, j’ai rapidement réuni une équipe pour venir ici (à Heremakonon). On est venu trouver le corps dans un bassin, on l’a remonté, mais on n’a pas pu l’identifier. Ses parents ne sont pas connus. Le corps n’a pas passé 24 heures dans l’eau, puisqu’il n’est pas en état de décomposition », a précisé Sankoumba Fadiga, le commandant adjoint de l’unité de la protection civile de Kankan.

Pour l’heure, on ignore les causes de la mort de ce petit garçon. Mais, dans le quartier, c’est la thèse d’une « noyade » qui est la plus répandue.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : les membres de la PJDD et les forces de sécurité outillés sur les droits de l’Homme

11 septembre 2021 à 14 02 22 09229

La Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PNJDD) et le Programme Démocratie sans violence-La Baïonnette intelligente (DSV-BI) poursuivent leurs actions à l’intérieur du pays. Après Faranah et N’Zérékoré, ils ont organisé un atelier de formation à Kankan, à l’intention des membres de l’antenne régionale de la Plateforme des jeunes leaders pour la démocratie et le développement (PJDD) et des forces de défense et de sécurité. Ils ont outillé les participants sur la lutte contre la violence et le respect des droits de l’homme, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Houda Sow, président de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le Développement (PNJDD)

« Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une série de formations que nous organisons pour renforcer les capacités des membres de la PJDD dans les huit régions administratives du pays. Ce ne sont pas les jeunes seulement qui sont concernés, c’est une formation mixte avec les forces de défense et de sécurité. Mais compte tenu de la situation du pays, on n’a pas pu avoir les militaires et les gendarmes ici. L’objectif, c’est de faire en sorte qu’il y ait une synergie d’actions entre nos membres et les forces de défense et de sécurité », a indiqué Houda Sow, président de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le Développement (PNJDD).

Houda Sow, président de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le Développement (PNJDD)

Cette formation a duré trois jours (du 7 au 9 septembre). Elle a réuni une trentaine de participants. Selon le formateur, Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau Conakry du Programme Démocratie sans violence-La Baïonnette intelligente (DSV-BI), les travaux ont porté sur plusieurs thématiques. « Nous avons travaillé sur des thématiques, comme les notions et les qualificatifs des droits de l’Homme, la documentation des droits de l’Homme et comment faire des enquêtes quand il y a violation des droits de l’Homme. Aussi, dans le cadre de notre combat contre la violence, comment manifester en respectant le droit guinéen. Il faut qu’on améliore les relations civilo-militaires pour qu’il y ait une gestion pacifique des revendications sociopolitiques », a souligné l’activiste des droits de l’homme.

Kabinet Sylla, chef service de la police judiciaire au commissariat central de Kankan

A l’issue des travaux, Kabinet Sylla, chef service de la police judiciaire au commissariat central de Kankan, s’est réjoui de la tenue de cette formation, qu’il trouve très importante. « Nos acquis en matière de droits de l’Homme ont été consolidés, nous avons été outillés en documentation. Donc, nous serons les messagers auprès des citoyens de nos différentes localités pour véhiculer les messages sur les droits de l’Homme afin qu’il y ait une démocratie sans violence. A la PNJDD et son partenaire de DSV-BI, je suggère qu’une telle formation soit organisée dans toutes les préfectures afin que notre pays soit un pays véritablement démocratique », a dit l’officier de police judiciaire.

De son côté, le président de l’antenne régionale de la Plateforme des jeunes leaders pour la démocratie et le développement (PJDD), a promis que son équipe va démultiplier les connaissances acquises auprès de la jeunesse de Kankan. « Nous sommes en partenariat avec des groupes de jeunes à travers la région de Kankan, qui appartiennent à des ONG et à des médias. Après cette formation, nous allons partir vers ces groupes de jeunes et les associations pour multiplier les sensibilisations sur la promotion et la protection des droits de l’Homme à Kankan », a annoncé Alpha Kabinet Kaba, président de la PJDD-Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineemati.com

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Mandiana : des jeunes célèbrent la chute d’Alpha Condé dans la rue

10 septembre 2021 à 12 12 48 09489

Les scènes de liesse se poursuivent en Guinée, suite au coup d’Etat militaire du 5 septembre 2021. Ce vendredi septembre, c’est au tour de Mandiana de se faire entendre. Plusieurs jeunes ont défilé dans les rues de la ville pour exprimer leur soutien au CNRD, la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, a constaté Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Si Alpha Condé (gardé dans un lieu tenu secret) suit l’actualité guinéenne, il va sans doute être étonné et déçu. Car son arrestation par le Groupement des forces spéciales, qui a mis fin à son règne, est célébré jusque dans son bastion historique, la Haute Guinée. Après Kankan et Faranah, une autre ville de cette région, dont il est originaire, apporte son soutien aux militaires qui ont évincé l’ancien président guinéen.

Quelques dizaines de jeunes ont manifesté ce vendredi dans les rues de Mandiana pour célébrer la chute d’Alpha Condé. Ils ont fait le tour du centre-ville, en scandant des slogans comme « Vive la transition », « Vive le CNRD », « Vive le colonel Mamady Doumbouya », « Nous voulons le changement ».

Nous y reviendrons !

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta et Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Soutien au CNRD : après Faranah, Dinguiraye dans la cadence

10 septembre 2021 à 8 08 44 09449

Comme partout ailleurs en Guinée, la ville de Faranah et Dinguiraye étaient dans les rues ce jeudi 9 septembre 2021 apporter leur soutien aux nouvelles autorités du pays. Dans la cité religieuse, malgré les intempéries, la population est sortie  massivement pour soutenir le Comité National du Rassemblement et du Développement et le colonel Mamady Doumbouya en particulier pour avoir débarrassé la Guinée du dictateur Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la région.

Mme Djiba BARRY, au nom des organisateurs de la manifestation de soutien au CNRD à Dinguiraye remercié la vaillante armée Guinéenne pour avoir sauvé le peuple de Guinée et surtout d’avoir joint la parole à l’acte en libérant tous les détenus politiques. « Nous remercions la vaillante armée pour avoir sauvé le peuple de Guinée et d’avoir respecté son engagement en libérant les détenus politiques. Nous les exhortons pour  la mise en place d’une charte de transition équilibrée et saine impliquant tous les acteurs sociopolitiques afin de passer une période de transition apaisée ».

Le Colonel Mamadi Touré, nouveau préfet de Dinguiraye,  au nom des nouvelles autorités du pays, a remercié les populations avant de les inviter à  accompagner le CNRD pour l’accomplissement de sa mission, notamment celle d’unir tous les Guinéens sans exclusion aucune.  Il a surtout mis un accent particulier sur l’unité,  la paix et la cohésion sociale sans lesquelles aucun développement n’est possible.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tel: +224620241513 /660272707 

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Eviction d’Alpha Condé : la CNPG et PNJDD félicitent la junte militaire

9 septembre 2021 à 20 08 01 09019

Déclaration : Nous, membres de la Coalition Nationale pour la Paix en Guinée (CNPG) et de la Plateforme Nationale des Jeunes de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PNJDD) dont les objectifs convergent pour la Prévention, la Gestion et la transformation des conflits d’une part, la promotion et l’appropriation des Droits de l’Homme et des valeurs démocratiques, d’autre part, suivons avec beaucoup d’intérêts l’évolution de la situation qui prévaut dans notre pays. Par conséquent, nous prenons acte du changement de régime ainsi opéré en République de Guinée ce dimanche, 05 Septembre 2021 par l’Armée guinéenne républicaine à travers le Comité Nationale de Rassemblement et de Développement (CNRD), à sa tête le COLONELMAMADY DOUMBOUYA.

Nous félicitons le Comité Nationale de Rassemblement et de Développement (CNRD) et son Président pour la gestion non-violente de l’événement et par conséquent, plaidons pour un apaisement de l’atmosphère politique pour le renforcement de la paix, de la cohésion sociale et des acquis démocratiques, socle de tout développement humain durable.

Nous encourageons le Comité Nationale de Rassemblement et de Développement (CNRD)à s’investir pour la gestion inclusive d’une transition positive et constructive comme annoncé dans les différents communiqués dont les contenus rassurent le peuple de Guinée pour un lendemain meilleur.

·         Fidèles à notre vocation de promotion de la culture de la paix et de l’unité nationale, à notre mission de prévention et de gestion des conflits sur toute l’étendue du Territoire National en synergie avec d’autres acteurs de paix sur le terrain et ce, au-delà de toute considération partisane ; 

·         Prenant acte des déclarations du Comité Nationale de Rassemblement et de Développement (CNRD) à diligenter un dialogue inclusif pour une meilleure gestion de la transition ;

         ·            Prenant acte du retour de l’armée au pouvoir, retour motivé par des insuffisances qui ne favorisaient guère la paix et de la cohésion sociale ;

         ·            Tirant les leçons des erreurs du passé dont entre autres les beaux discours et la prolifération des mouvements de soutien qui n’ont cessé de désorienterles précédents régimes de leur vision pour une Guinée meilleure et, considérant le niveau de manipulation très poussée de l’opinion publique sur des fonds de subjectivité et à élan ethno-communautaire par certains acteurs politiques et organisations de la Société Civile ;

         ·            Considérant les motivations ayant conduit l’armée guinéenne républicaine à travers le Comité Nationale de Rassemblement et de Développement (CNRD) à prendre ses responsabilités vis-à-vis du peuple souverain de Guinée

         ·            Vu la précarité des conditions de vie de la majorité écrasante de la population guinéenne ;

         ·            Vu les résultats mitigés de la Communauté Internationale sur les médiations pour la résolution des nombreuses crises en Guinée ;

         ·            Considérant les premiers discours et actes administratifs posés de façon salutaire et responsable, dans une certaine mesure, par le CNRD, avec une forte adhésion des différentes composantes de la population guinéenne ;

La Coalition Nationale pour la Paix en Guinée (CNPG) et la Plateforme Nationale des Jeunes de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PNJDD) invitent :

1. le Comité National de Rassemblement et de Développement (CNRD) à:

         ·            Continuer son élan de rassemblement des guinéens et de tous les guinéens dans le respect des Droits Humains et des principes démocratiques comme il le prône tant dans les discours que dans les actes ;

         ·            Considérer l’adhésion des populations à sa prise du pouvoir comme une circonstance atténuante et une autre chance qu’offre à l’armée l’histoire de notre patrie, mais non une opportunité d’enrichissement comme ce fut le cas par le passé. Les dénonciations faites parle CNRD contre les comportements de certains opportunistes face aux opérateurs économiques ces derniers jours rassurent le peuple face à de tels comportements ;

         ·            Engager de manière objective et effective des consultations inclusives et participatives avec l’ensemble des catégories sociopolitiques du pays et les partenaires pour définir la feuille de route d’une transition positive et constructive ;

         ·            Contribuer et favoriser la définition et la mise en route des voies et moyens pour la réconciliation nationale en Guinée en tirant les leçons des graves violations des Droits de l’Homme enregistrées en République de Guinée. Poursuivre les actions de la Commission Provisoire de la Réconciliation Nationale en Guinée (CPRN) dont les recommandations souffrent encore de mise en œuvre ; 

         ·            Poser des actes pour la mise en œuvre effective des politiques de la décentralisation pour une présence effective de l’Etat en Guinée ;

         ·            Contribuer à la promotion et au renforcement des mécanismes traditionnels et modernes de prévention, de gestion et de résolution des conflits et violences avec l’accent sur la participation responsable des femmes et des jeunes dans les instances de prise de décision ;  

         ·            Mettre en place et rendre fonctionnelle une commission indépendante chargée de faire la lumière sur les violations des Droits de l’Homme enregistrées en Guinée 

         ·            Etre vigilantes face aux ralliements à relent démagogique et politicien ; 

2. La Classe Politique guinéenne

         ·            A mettre fin, définitivement, aux combines visant à instrumentaliser les différents rendez-vous de la République avec son histoire ;

         ·            A éviter la manipulation de l’opinions publique au préjudice du peuple de Guinée ;

         ·            A s’investir davantage dans l’éducation citoyennes de leurs militants et sympathisants ;

         ·            A mieux vulgariser les projets de sociétés de leurs formations politiques en lieu et place des discours à élan ethno-communautaire

3. La Société Civile et les Lobbyings Médiatiques à :

         ·            Evaluer périodiquement les effets des déclarations et émissions à grande écoute sur la vie de la nation et, ainsi, s’affranchir des agendas politiques cachés ;

         ·            Etre vigilants contre toute tentative d’abus de pouvoir ou de déviation du programme de la transition ;

         ·            A s’organiser pour l’information des populations sur l’évolution de la transition.

4. La Communauté Internationale à travers la CEDEAO, l’UA et l’ONU   

         ·            A restaurer son image et se réinventer à partir de cette situation guinéenne et conduire dorénavant les processus de médiation de façon équitable et dans l’intérêt exclusif des peuples, en considérant la transition comme une course de fond et non une course de vitesse ;

         ·            A appuyer davantage les organisations de la société civile guinéenne dans leurs actions de dénonciation des mauvaises pratiques, de promotion, de vulgarisation et d’appropriation des Droits de l’Homme et des valeurs démocratiques.

Puisse DIEU guider le CNRD dans l’intérêt du Peuple martyr de Guinée. 

Vive l’Unité Nationale ;

Vive la Démocratie et la Paix ;

Vive la Coopération Internationale. 

Pour la CNPG et la PNJDD

Les Présidents

Bintou Mady KABA et Houda SOW 

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Chute d’Alpha Condé : Faranah manifeste son soutien au CNRD

9 septembre 2021 à 19 07 33 09339

Dans la matinée de ce jeudi, 09 septembre 2021, les rues de la commune urbaine de Faranah étaient bondées de monde. Les populations de cette ville (réputée être un fief historique d’Alpha Condé, désormais ancien président de la Guinée) étaient sorties pour exprimer leur soutien au comité national de rassemblement et du développement (CNRD), la junte militaire actuellement au pouvoir en Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture de Faranah.

Cette manifestation de réjouissance dans cette ville de la Haute Guinée est intervenue moins d’une semaine après le coup d’Etat qui a renversé le régime d’Alpha Condé. Et, c’est avec des slogans d’allégeance et de soutien au CNRD que les populations (en majorité des jeunes) ont paradé dans les rues.

« Vive l’armée guinéenne ! Vive le CNRD ! Faranah soutient le CNRD, Colonel Mamady Doumbouya président », scandait la foule qui est partie de la ‘’Tribune officielle’’ pour le gouvernorat, en faisant le tour des grands ronds-points de la ville.

Le tricolore guinéen à la tête, Moussa Oularé, un des manifestants, est convaincu que le coup d’Etat contre Alpha Condé était nécessaire pour remettre la Guinée sur le chemin du développement.

« L’armée a pris ses responsabilités à cause de tout ce que chacun de nous était en train d’observer dans le pays. La population avait souffert, il fallait renverser la tendance, prendre en main les destinées du pays pour que le développement tant attendu soit amorcé. C’est ce qui est notre principale motivation. La Guinée vient de loin. Depuis 1958, nous sommes indépendants… Il faut mettre tout le monde sur les rails, puisque nous sommes dans un pays de démagogie », a-t-il indiqué.

Au gouvernorat où les nouvelles autorités de Faranah ont accueilli les manifestants, Diawa Oularé, le porte-parole de cette foule en liesse, a exprimé le soutien et la disponibilité des populations de Faranah à accompagner le CNRD dans les actions de développement.

« Les populations de Faranah ont appris avec satisfaction la prise de la destinée de notre cher pays par le CNRD, à sa tête le Colonel Mamady Doumbouya, officier bien connu et admiré de tous. À Faranah, cette prise du pouvoir, amorcée dans une atmosphère de douceur, sans incident, a inspiré l’admiration et la confiance placées aux nouvelles autorités du pays. Donc, c’est sans aucun doute que les populations de Faranah, de la commune urbaine aux 14 sous-préfectures, sont disposées à accompagner le CNRD pour le rassemblement des guinéens et le développement de la Guinée. C’est aussi une occasion de saluer vivement le retour annoncé au pays natal de certains de nos officiers supérieurs natifs de Faranah, arbitrairement éloignés du pays à cause de leur intégrité morale et leur esprit républicain. Je veux parler des généraux Aboubacar Sidiki Camara connu sous le nom Général « Idi Amin » et Boundouka Condé », a dit Diawa Oularé.

Prenant la parole devant cette foule en liesse, le gouverneur de la région administrative de Faranah, le colonel Malick Diakité, a remercié les citoyens de Faranah pour cette grandiose mobilisation. Il les a aussi exhortés à la paix pour un développement harmonieux.

« Faranah est respectueux de sa parole. Je vous remercie de votre soutien au CNRD et à son président, le colonel Mamady Doumbouya. Je vous demande de prier pour nous, vous ne serez pas déçus. Cultivons la paix ; car, sans la paix, le développement est difficile », a-t-il déclaré, sous les ovations des populations.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620241513/660272707

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Faranah : les militaires installés à la tête du gouvernorat et la préfecture

7 septembre 2021 à 10 10 02 09029

Les nouvelles autorités de Faranah ont pris fonction. Le colonel Malick Diakité, commandant du bataillon autonome de Faranah, et le lieutenant-colonel Jean Louis Kpoghomou, commandant du groupement de gendarmerie territoriale de Faranah, ont été installés respectivement à la tête du gouvernorat et de la préfecture. Ce changement fait suite au coup d’Etat militaire perpétré dimanche par le Groupement des Forces spéciales, qui a renversé le président Alpha Condé.

Après leur installation, les nouvelles autorités administratives de Faranah ont remercié le CNRD (Comité national pour le redressement et le développement) pour la confiance placée en eux. Ils ont promis aussi de travailler avec tout le monde pour mériter cette confiance. « Je rassure que je ferai tout avec mon équipe la main dans la main pour mériter cette confiance. Je remercie aussi mes compagnons d’arme qui m’ont toujours accompagné et leur dit que je suis à leur disposition. Je leur tends la main pour que la confiance qui a été placée en nous soit méritée », a dit le colonel Malick Diakité, nouveau gouverneur de Faranah, qui remplace Mohamed Ismaël Traoré.

A la préfecture, le lieutenant-colonel Jean Louis Kpoghomou remplace Elhadj Ibrahima Kalil Keïta. Le préfet sortant s’est félicité de son bilan, avant de souhaiter plein succès aux nouveaux dirigeants. « Je quitte Faranah en laissant une préfecture unie. J’avais déjà souhaité qu’on me laisse m’occuper de mes deux cultures : littérature et agriculture. Alors, aujourd’hui, le destin m’a donné cette chance. Je souhaite ardemment que Faranah continue à se donner les mains pour que les autorités aident Faranah à se développer car Faranah est une préfecture en retard (…).

Par rapport aux matériels, comme je l’ai fait à Siguiri, je ne vais pas envoyer même une cuillère. Je laisse tous les outils que j’ai trouvés ici et tous ce que j’ai acheté de mes propres frais depuis mon arrivée à Faranah, il y a trois ans. Je ne vais rien emporter avec moi, je laisse tout à l’Etat. Que Dieu aide les Guinéens », a souhaité l’ancien préfet de Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tel : 620241513/660272707

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Kankan : les militaires prennent le contrôle du gouvernorat et de la préfecture

6 septembre 2021 à 18 06 16 09169

Conformément au communiqué N°2 du Conseil national du rassemblement et du développement (CNRD), la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, l’armée a pris le contrôle de l’administration déconcentrée, à Kankan. Ce lundi, 6 septembre 2021, le gouverneur et le préfet ont été remplacés par le commandant du camp Soundjata Keïta de Kankan (troisième région militaire du pays) et le directeur régional de la gendarmerie, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Juste après sa prise de fonction, la nouvelle autorité régionale a demandé aux cadres de se donner la main pour la continuité de l’administration publique. Le général Aboubacar Diakité a invité aussi les fonctionnaires et toute la population à se débarrasser de l’esprit de division et de la démagogie.

Général Aboubacar Diakité, nouveau gouverneur de Kankan

« Ce que je peux dire aux cadres, c’est de se donner les mains. Si nous sommes fonctionnaires, si nous avons étudié, c’est pour servir ce pays. Nous ne devons pas accepter la division, il faut qu’on se donne les mains, c’est ça qui peut sauver ce pays. On ne peut pas développer un pays dans la division et dans la démagogie, nous allons mettre fin à ça, c’est ce qui est important. J’appelle toute la population, tous les fonctionnaires de la région de Kankan, à se débarrasser de ces mauvais comportements pour travailler main dans la main », a lancé le nouveau gouverneur de Kankan.

Etienne Tounkara, nouveau préfet de Kankan

Le nouveau préfet aussi est allé dans le même sens que son supérieur hiérarchique. « Je voulais juste dire au préfet sortant que c’est le moment qui est venu. Tout le travail que nous sommes en train de faire, c’est pour le bien-être du citoyen guinéen. Si les positions changent, c’est toujours la même mission. Le préfet est plein d’expérience, il est administrateur depuis longtemps, qu’il sache que c’est la volonté de Dieu et que le peuple a encore besoin de lui.

Le préfet, lui, me connaît déjà, mais vous autres, les cadres, vous ne me connaissiez pas, parce que j’étais avec la région. Si on parle d’un chef, ce sont ses hommes. Donc, les cadres qui sont là, sachez que nous devons travailler main dans la main. Il n’y a pas de crainte parce que c’est un militaire qui est là », a rassuré le colonel Etienne Tounkara, directeur régional de la gendarmerie de Kankan.

A noter que depuis le renversement du président Alpha Condé (actuellement détenu par les putschistes dans un lieu tenu secret), la situation est calme à Kankan (deuxième ville du pays et fief du chef d’Etat déchu). Il n’y a pas de réactions, ni au sein de la classe politique, ni au sein de l’opinion publique à Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Emmanuel Condé, premier au Bac en sciences sociales : « mon secret, c’est le courage, la révision »

4 septembre 2021 à 19 07 49 09499

Comme à ses habitudes, le groupe scolaire Emmanuel de Kankan s’est bien illustré cette année encore au baccalauréat unique. Le premier de la République en sciences sociales est venu de cette école privée. Il s’agit d’Emmanuel Condé, âgé d’une vingtaine d’années, résidant au quartier Bordeaux, dans la commune urbaine de Kankan. Rencontré ce samedi 4 septembre 2021 par le correspondant de Guineematin.com dans la ville, le jeune homme a exprimé sa joie, avant de livrer les secrets de sa réussite.

Emmanuel Condé, premier de la République, option sciences sociales

« Être premier de la République, c’était un rêve pour moi depuis les vacances. Alors, je me suis levé tôt pour réaliser mon rêve, en prenant du courage et en révisant intensément. Le plus grand secret, c’est Dieu. Parce que quel que soit ton courage, quel que soit ton travail, si tu n’as pas la bénédiction de Dieu, tu ne peux pas réussir. Donc, mon secret c’est la révision, le courage et la bénédiction de Dieu », a laissé entendre le bachelier, qui remercie tous ceux qui l’ont aidé à avoir ce résultat.

Après avoir réalisé son rêve d’être premier de la République, le jeune homme se fixe un nouvel objectif. « Aujourd’hui, ce que je veux, c’est aller faire mes études supérieures à l’extérieur et revenir servir la nation. C’est pourquoi d’ailleurs, j’invite l’Etat à nous accorder des bourses pour aller étudier à l’étranger. Même s’il y a la pandémie de Covid-19, j’espère qu’on pourra bénéficier de cette opportunité », a dit Emmanuel Condé.

A rappeler que Kankan a connu un succès particulièrement éclatant au baccalauréat unique, session 2021. Les premiers de la République en sciences expérimentales et en sciences sociales, mais aussi la grande majorité des 10 premiers de chaque option, sont venus de cette ville.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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BEPC 2021 : 2 481 admis sur 8 091 candidats dans la région de Faranah

4 septembre 2021 à 16 04 58 09589

Les candidats aux examens nationaux, session 2021, sont désormais situés sur leur sort. Dans la région de Faranah, sur les 8.091 candidats qui ont affronté les épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), 2.481 sont admis. Soit un taux de réussite 30,66%.

La préfecture de Faranah arrive en tête, avec un plus de 45% d’admis. Faranah : 2.596 inscrits, 1.173 admis (45, 18 %). Dinguiraye : 893 inscrits, 287 admis (32,13%). Dabola : 1425 inscrits, 335 admis (23,5%). Kissidougou : 3.177 inscrits, 686 admis (21,59%).

« C’est à peu près la même situation que l’année dernière, mais nous allons tirer les leçons sur ça à l’ouverture prochaine. Nous allons travailler avec les proviseurs et les principaux des collèges, surtout au niveau des collèges ruraux. C’est ce qui va nous aider à faire des analyses et prendre des précautions pour l’année à venir », a réagi Fodé Bangaly Condé, inspecteur régional de l’éducation par intérim de Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620241513/660272707

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Bac 2021 à Siguiri : 2e de la République en SE, N’faly Camara exprime sa joie et fait part de ses rêves

4 septembre 2021 à 16 04 50 09509
N’faly Camara, deuxième de la République en SE

N’Faly Camara, élève au groupe scolaire privé Ibrahima Ducal Baldé de Siguiri, est particulièrement heureux après la publication des résultats du baccalauréat unique, session 2021. Car le jeune homme s’est classé 2ème de la République en Sciences expérimentales. Rencontré le par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, le bachelier a exprimé sa joie, tout en donnant les clefs de sa réussite.

N’faly Camara, deuxième de la République en SE

« Ce résultat, je le dois à mes professeurs. Mais sincèrement, je ne suis pas surpris de mon résultat, car j’ai travaillé dur pour l’obtenir. Depuis l’ouverture jusqu’au jour de l’examen, j’étais en classe pour travailler. Mon objectif était d’être parmi les lauréats de la République. A un mois de l’examen, je suis rentré à l’internat pour ne sortir qu’à la veille du Bac. Donc, je me suis bien préparé avant d’aller dans la salle d’examen », a indiqué N’Faly Camara.

Le jeune homme annonce que son rêve est de devenir un ingénieur des mines.

De Siguiri, Bérété Lancéi Condé pour Guineematin.com

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Mory Kaba, premier de la République au baccalauréat 2021, Sciences Expérimentales : «  c’était mon rêve » !

4 septembre 2021 à 14 02 26 09269

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les résultats des examens nationaux ont été rendus publics dans la soirée d’hier, vendredi 03 septembre 2021. Sur un total 77 560 candidats ayant composé, ce sont 19 669 qui ont été déclarés admis ; soit un taux de réussite de 25, 36 pour cent. Et, le profil Sciences Expérimentales a enregistré un très faible taux d’admission 26, 37%. Ce qui laisse entendre un très fort taux d’échec (73, 63%). 

Mory Kaba, premier de la République Sciences Expérimentales

Au-dessus des heureux admis du profil Sciences Expérimentales du baccalauréat de cette année, Mory Kaba ne fait pas la fierté que de ses parents et de son lycée d’origine. Le premier de la République est aujourd’hui célébré par tout le Nabaya et même toute la région de Kankan. 

Interrogé dans la matinée de ce samedi par toute la cohorte de journalistes qui se marchent dessus actuellement derrière chacune des nouvelles qui tombent dans la ville, la nouvelle étoile du quartier Kabada 1 (commune urbaine de Kankan) n’a pas caché sa satisfaction. 

Issu d’une famille de 13 enfants, ce candidat du lycée Morifindjan Diabaté, a lui-même estimé que premier de la République n’est pas donné à tout le monde. « Tout le monde voudrait être premier de la République ; mais ce n’est pas donné à tout le monde. Cette place, pour l’avoir, ça demande un travail acharné, une détermination et une motivation. En terminale, on peut avoir le baccalauréat ; mais, être bien demande une préparation dès les années antérieures », a indiqué Mory Kaba.

Mory Kaba, premier de la République Sciences Expérimentales

« C’était un rêve pour moi depuis la 11ème année, après le BEPC, on ne savait pas c’était quoi être lauréat ; mais, les professeurs nous ont expliqué ensuite, ils nous ont encouragé et motivé. Donc, c’est ainsi que c’est devenu un rêve pour moi. Et, depuis la 11ème année jusqu’en terminale, je ne me suis plus reposé, je ne faisais pas de vacances, j’ai travaillé jusqu’en terminale. Pour devenir premier de la République, il n’y a pas d’autres secrets que le travail. Il faut avoir un emploi de temps très précis et être déterminé à respecter cet emploi là, parce que nous les jeunes, on ne respecte pas les emplois », a-t-il ajouté.

Pour la suite de ses études, Mory Kaba souhaite faire la médecine. Mais, pour l’instant, il approfondir la réflexion et consulter sa famille. « À l’université, je rêve faire la médecine ; mais, c’est quelque chose qui n’est vraiment pas encore décidé. Je vais d’abord réfléchir et comme ça je trouverai une réponse clair avec ma famille », a-t-il confié aux journalistes qui se bousculaient devant lui ce matin.

Ce samedi, 04 septembre 2021, la famille de Mory Kaba n’a pas accueilli que les représentants des médias. Parents, amis, voisins et enseignants se relaient auprès des parents pour féliciter le premier de la République, option sciences expérimentales.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Affrontements autour d’une mine d’or à Mandiana : la police annonce la saisie de 28 motos et 6 fusils de chasse

4 septembre 2021 à 10 10 38 09389
Oumar Camara, commissaire centrale adjoint de la police de Mandiana

Après les affrontements sanglants qui ont opposé des habitants des quartiers Mandiana1 et Oudiala pour le contrôle une mine d’or de la commune urbaine de Mandiana, la police locale annonce avoir saisi 28 motos et six fusils de chasse sur des citoyens, rapporte le correspondant local de Guineematin.com.

Dans entretien qu’il nous accordé, le commissaire central adjoint de la police de Mandiana a révélé : « Du jour de l’affrontement jusque-là où nous sommes les enquêtes se poursuivent. Et, à date, on a saisis 28 motos dont 8 ont été restitués à leurs propriétaires qui avaient des papiers de leurs motos au complet. Les 20 autres sont à notre niveau jusqu’à ce que les propriétaires fournissent leurs papiers. Deux couteaux et 6 fusils de chasse sont à notre niveau pour des fins d’enquête », a confié le commissaire Oumar Camara qui indique par ailleurs que des interpellations ont commencé dans la ville qui a pourtant renoué avec le calme.  

Le couvre et d’autres mesures drastiques instaurés suite aux récents évènements  ont été déjà allégés par les autorités.

De Mandiana, Mamady Keita Konoma pour Guineematin.com

Tél. : 00224 625 81 03 26 

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Faranah : 2 groupes de chasseurs traditionnels rivaux enterrent leur hache de guerre

4 septembre 2021 à 10 10 12 09129

Après plusieurs années d’adversité, deux groupes de chasseurs traditionnels rivaux de Faranah ont enfin fait la paix des braves en élisant un chef de la confrérie, le 1er septembre 2021, à Laya Sandö, un district situé à 35 kilomètres de la commune urbaine, rapporte le correspondant local de Guineematin.com à Faranah.

Après plusieurs tractations entre le groupe de Mâma Oularé et celui Lancinet Fofana, un vote a départagé les deux protagonistes. Sur les huit membres statutaires des deux groupes, Lancinet Fofana a obtenu 4 voix contre 1 voix de son adversaire et les trois autres membres ont voté blanc. Suite à cette élection, le nouveau président des chasseurs traditionnels de Faranah a tendu la main à ses pairs pour donner un nouveau souffle leur confrérie.

« Aujourd’hui est un grand jour, qui restera gravé dans les annales de l’histoire des chasseurs traditionnels de Faranah. À partir du moment où un président est élu, la première mission est de renforcer la paix et la cohésion entre tous les chasseurs traditionnels de Faranah. Pour réussir ce pari, j’invite les composantes de cette structure à l’unité et la cohésion.  Je tends une main franche à mes pairs auxquels je demande à se pardonner et à collaborer dans la sincérité afin de donner  un nouveau souffle au fonctionnement  de la confrérie des chasseurs de Faranah », a déclaré Lancinet Fofana.

Gnalén Balla Kourouma, qui a piloté la médiation entre les deux anciens groupes rivaux a insisté sur  l’importance de la paix au sein de cette confrérie. « La paix n’a pas de prix. Si vous vous entendez et vous acceptez, dans la différence, vous allez réussir. Le gouvernement aura besoin de vous. Si vous vous organisez bien pour entreprendre un travail l’Etat peut vous appuyer. Mais vous êtes divisés vous ne bénéficierez rien, vous serez négligés. Et ça, vous allez perdre beaucoup de chance. Espérons que la paix retrouvée perdure ».

Pour donner un éclat particulier à cette rencontre, les chasseurs et guérisseurs traditionnels  de Faranah, de Kissidougou, de Dabola, de Dinguiraye et d’ailleurs ont marqué leur présence. Dans la foulée, des griots entonnaient les chansons de paix et de bravoure dédiées aux chasseurs. 

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tél. : 620241513/660272707

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Grande mosquée de Mandiana : il faut payer 1000 francs pour utiliser les toilettes

3 septembre 2021 à 16 04 54 09549

Tous les habitués de la grande mosquée de Mandiana connaissent la règle : pour utiliser les toilettes de ce lieu de culte, il faut débourser une somme de 1000 (mille) francs guinéens. Un gardien est toujours assis devant ce cabinet d’aisance pour encaisser l’argent, avant de laisser passer la personne qui veut se soulager. Cette situation n’est pas nouvelle mais aujourd’hui, elle commence à agacer certains citoyens, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

« Il y a une situation déplorable qui se passe dans notre grande mosquée ici. Il faut payer 1000 francs pour utiliser les toilettes. Et cela, même aux heures de prière. Les vendredis par exemple, les gens viennent tôt à la mosquée, certains peuvent avoir besoin d’aller plusieurs fois aux toilettes. Et chaque fois, il faut payer 1000 francs pour accéder aux toilettes », fait remarquer Yakouba Sidibé, qui déplore cette situation. « Ce n’est pas vraiment pas normal ça. Parce que nous sommes dans une mosquée et non dans un marché. On vient ici pour adorer Dieu et non pour chercher de l’argent », estime ce citoyen de Mandiana.

Et, il n’est pas le seul à se plaindre de cette situation. Mamoudou Kaba, un autre citoyen, trouve aussi anormal de faire payer l’utilisation des toilettes aux heures de prière. « Ce qui se passe ici n’est vraiment pas bon, je crois que ça ne se passe nulle part ailleurs. A Kankan, il y a bien sûr des mosquées où l’utilisation des toilettes est payante, mais pas aux heures de prière. Mais ici, même pendant la prière du vendredi, il faut payer pour utiliser les toilettes de la mosquée. Pourtant, les mosquées sont faites pour faciliter la prière aux fidèles musulmans et non pour chercher de l’argent », a dit M. Kaba.

Interrogé par Guineematin.com, l’un des gérants des toilettes de la grande mosquée de Mandiana a tenté de justifier cette situation. Selon lui, l’argent qui est payé par les citoyens sert à entretenir les toilettes. Sauf que la réalité sur le terrain contraste totalement avec ses propos. L’état de ces toilettes, qui laisse vraiment à désirer, ne donne pas l’impression qu’elles sont entretenues. Les lieux sont très sales et dégagent une odeur nauséabonde.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel. 00224 625 81 03 26

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