Route nationale Mamou-Faranah : l’accident d’un bus fait 3 morts et 3 blessés

17 juillet 2019 à 18 06 38 07387

Dans la soirée d’hier, mardi 16 juillet 2019, un grave accident de la circulation a été enregistré à Mama, un village situé à 5 km de la ville de Faranah. Les trois corps des défunts et les trois blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Faranah. Selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est suite à un excès de vitesse que le bus immatriculé RC-9462-AQ s’est renversé aux environs de 19 heures.

A en croire un survivant de cet accident, le bus ne transportait pas des passagers. Il était à l’essai, après sa réparation (puisqu’il était garé à Faranah à cause d’une panne), que l’accident est survenu. « Au cours de l’essayage, les mécaniciens ont trouvé un camion au bord de la route. Mais, puisqu’ils étaient en vitesse, en voulant éviter ce camion, ils se sont retrouvés dans le ravin ! Trois d’entre eux ont eu peur et ils ont sauté. Malheureusement, le véhicule s’est renversé sur eux dans le ravin. Et, c’est grâce à l’intervention des membres du syndicat des transporteurs et des agents de la police routière qu’un autre camion benne a été déplacé pour soulever le véhicule des corps, après 3 heures sous le véhicule ».

 capitaine de la police Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah,
Le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière

Selon le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah, à leur arrivée sur les lieux, les 4 pneus du bus étaient en l’air, le chauffeur et deux mécaniciens étaient coincés sous le bus. Et, c’est lui qui a informé le syndicat des transporteurs de cet accident. « Puisqu’on n’a pas grue, le syndicat a appelé un citoyen qui a envoyé une benne. On a attaché des chaînes sur la benne pour tirer. C’est comme ça que nous avons pu récupérer les corps pour les transporter à l’hôpital régional de Faranah ».

Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l'hôpital régional de Faranah
Dr. Ibrahima Solo Condé

Egalement interrogé par Guineematin.com, Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l’hôpital régional de Faranah a confirmé avoir reçu les trois corps et les trois blessés.

Après le réquisitoire du responsable de la police, Dr. Ibrahima Solo Condé a lui aussi déploré le non suivi des véhicules et l’excès de vitesse par certains chauffeurs qui oublient souvent que la moindre erreur peut coûter la vie à de nombreuses personnes.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13/660 27 27 07

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Ministère de l’énergie : Dr. Cheick Taliby Sylla trouve une solution idoine aux problèmes d’électrification de la ville de Kankan

17 juillet 2019 à 15 03 42 07427

Communiqué : Le Ministre de l’Energie, Dr Cheick Taliby Sylla, a rencontré hier tous les acteurs en charge de la gestion du courant électrique dans la préfecture de Kankan dont la société Kama et l’électricité De Guinée (EDG).
Ce fut une rencontre axée sur la recherche des solutions idoines aux différents problèmes qui se posent dans l’électrification de la ville de Kankan.

De même, l’objectif était de trouver aussi des stratégies pour parer aux différentes revendications de la population de cette ville, qui réclame constamment ce sésame car, elle souhaiterait une fourniture de courant allant de 18h à 8h du matin soit 12h sur 24.

Dans son exposé liminaire, Dr Cheick Taliby Sylla, a fait l’état des lieux de la situation en posant le postulat sur tous les disfonctionnements relatifs à l’amélioration de la desserte en courant électrique de Kankan. Ainsi il a été question de trouver une solution adéquate afin servir dans un bref délai la ville de Kankan.

Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l'Energie
Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

Après plusieurs heures d’échanges avec les représentants des sociétés d’EDG et KAMA, le Ministre a instruit aux responsables d’EDG de trouver de nouveaux groupes de très grandes puissances qui pourront fournir de l’électricité dans toute la ville de Kankan, en attendant de dépanner la centrale électrique en vue de trouver une solution définitive aux problèmes d’électrification à Kankan.

Avant la fin de cette rencontre les responsables d’EDG, ont informé l’assistance constituée des principaux collaborateurs du Ministre de l’énergie, que les efforts des uns et des autres ont porté fruit car, des groupes électrogènes de fortes puissances ont été trouvés grâce à l’appui du ministre de l’Énergie. Une équipe de techniciens aguerris d’EDG, est déjà en route pour les installations de ces différents groupes.

En attendant l’installation desdits groupes, le Ministre de l’Energie, Dr. Cheick Taliby Sylla, invite la population de NABAYAH à la retenue ce, pour le bien de tous. Et toutes les dispositions sont envisagées pour servir la ville de Kankan.

La cellule de communication du Département

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Faranah : pose de la première pierre de la toute première école du village Mandou

16 juillet 2019 à 22 10 39 07397

Depuis sa fondation il y a de cela des siècles, le village de Mandou, relevant du district de Sèköra, dans la sous-préfecture de Sankaran Beindou, n’a jamais eu d’école. Malgré la fertilité de son sol et la qualité de ses productions, ce secteur est toujours resté enclavé. Mais, grâce à l’initiative présidentielle en faveur des communautés rurales, ce village sera doté dans quatre (4) mois d’une école de trois classes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La pose de la première pierre pour la construction de cette école a eu lieu hier lundi, 15 juillet 2019, en présence des autorités préfectorales de Faranah, des autorités communales de Beindou, et de nombreux citoyens de Mandou et des villages environnants.

Après la présentation des noix de cola, le maire de la commune rurale de Beindou, Koura Mory Oularé, a pris la parole pour dire toute sa satisfaction devant ce geste. « L’honneur m’échoit, au nom de toute la population de la commune rurale de Beindou, de remercier tous ceux qui ont pris part à cette cérémonie, surtout l’entreprise Guinée Construction pour le patriotisme qu’elle a exprimé. D’autres entreprises n’ont pas accepté de venir ici à cause de l’état de la route. Mais, cette entreprise a accepté de venir travailler. Ainsi, je demande à la population de Mandou de s’organiser pour entretenir leur route afin de faciliter la circulation des personnes et de leurs biens. Je ne veux pas entendre que vous avez créé des problèmes aux travailleurs qui sont venus. Ces travailleurs sont là pour vous et non contre vous .Si vous collaborez bien avec ces travailleurs, ils vont bien respecter les normes et le travail qui sera fait va longtemps durer », a fait remarquer monsieur Oularé.

De son côté, le Directeur Général de l’entreprise en charge de réaliser ces infrastructures, Bintou Mady Oularé, a rappelé l’importance de construire une école pour les communautés. « Je commence par remercier le président de la République, son excellence Professeur Alpha Condé, pour son initiative allant dans le sens du développement de nos communautés à la base. La construction de ces infrastructures n’est pas fortuite. C’est pour permettre aux enfants qui sont dans ce village d’être scolarisés. Ce que j’ai beaucoup aimé dans cette cérémonie, c’est qu’il y’a plusieurs filles ici qui doivent être scolarisées. Le travail qui doit être réalisé comprend trois salles de classe, qui seront dotées de tables- blancs ; une maison d’une chambre et salon, bien électrifiée, avec une douche interne, plus un magasin, des latrines et un forage. Le bâtiment qui servira de logement d’enseignant sera dans une cour. Le délai de réalisation est de quatre (4) mois. Au nom de cette entreprise, je m’engage à respecter ce délai contractuel afin de remettre les clefs aux ayant-droit à la date indiquée », a laissé entendre Bintou Mady Oularé.

Pour sa part, la représentante du préfet à la cérémonie, madame Fatoumata Kourouma, a dégagé l’importance de la scolarisation de la jeune fille. Elle a également invité les parents à scolariser toutes les filles ayant l’âge d’aller à l’école dans ce village et de bannir les mariages précoces et forcés.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Siguiri : deux personnes tuées dans des éboulements à Kintinia

16 juillet 2019 à 22 10 00 07007
image d’archive

Deux personnes ont péri dans de nouveaux éboulements survenus hier, lundi 15 juillet 2019, dans deux mines d’or de la sous-préfecture de Kintinia (Préfecture de Siguiri). Le premier drame est survenu dans le district de Fatoya et le second dans celui de Samani, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Sékou Condé et Jacques Traoré, les deux victimes, ont bien de choses en commun. Chacun d’eux est âgé de 28 ans, est marié à une femme et est père d’un enfant. Ils ont aussi quitté cette vie de la même manière. Chacun à la suite d’un éboulement survenu dans une mine d’or. L’un à Fatoya et l’autre à Samani. Tous les deux se sont retrouvés coincés dans les trous et ont trouvé la mort sur place. Alpha Oumar Diallo est membre de l’équipe de la Croix-Rouge qui a récupéré les deux corps.

« Le premier éboulement est survenu aux environs de 13 heures à Fatoya. Mais, c’est seulement à 18 heures qu’on a pu extraire le corps. Le second cas est survenu dans la journée, mais lui, c’est seulement à 20 heures qu’on a pu récupérer le corps qui était coincé dans le trou. Parce que c’est lorsqu’on a retrouvé le corps du premier qu’on est parti rechercher le second. Puisque nous sommes en saison pluvieuse, la terre est très humide, donc les risques d’éboulements sont plus grands. Malgré tout, les gens descendent dans les trous sans penser aux conséquences que cela pourrait engendrer », a expliqué l’agent de la Croix-Rouge.

Les deux victimes ont regagné leur dernière demeure ce mardi, 16 juillet 2019.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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EDG sur la sellette à Kankan : les jeunes de la ville menacent de fermer la société

16 juillet 2019 à 12 12 17 07177

La jeunesse de Kankan a tenu une réunion hier, lundi 15 juillet 2019, à la maison des jeunes de la ville. Les jeunes ont décidé d’aller rencontrer le préfet pour exiger la fermeture des installations de l’EDG dans la ville, en raison de la faible desserte du courant électrique. Ils se disent déterminés à faire en sorte que la société soit fermée si elle n’est pas en mesure de répondre aux attentes de la population, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Des jeunes venus de tous les quartiers de la commune urbaine de Kankan ont pris part à cette rencontre, organisée à la maison des jeunes de la ville. L’objectif de la réunion était de faire le point de ce qui avait été dit à l’occasion de leur récente rencontre avec le préfet de Kankan. Rencontre au cours de laquelle ils avaient donné un ultimatum à EDG pour fournir le courant de 18 heures et à 8 heures du matin à la ville, au risque de se voir fermée.

Après avoir fait le constat que cette revendication n’a pas été respectée par la société en charge de fournir le courant électrique en Guinée, les jeunes ont décidé de retourner voir le préfet avant toute autre chose, explique Lamine Kaba, leur porte-parole. « La réunion d’aujourd’hui était une sorte de rappel, puisqu’on avait dit préfet qu’à partir du 15 juillet, on veut le courant de 18h à 8h du matin. C’est pourquoi on s’est rencontré ici pour se donner des idées parce qu’aujourd’hui c’est le 15 juillet. Si le courant ne vient pas de 18h à 8h du matin, on tiendra compte de ça. Demain, on ira voir le préfet pour lui dire que ce qu’on a conclu n’a pas été respecté, on lui dira alors que notre décision c’est de fermer EDG. Parce que tout Kankan attend le courant de 18h à 8h du matin, donc le préfet est obligé de rester derrière la population. Si le préfet ne répond pas favorablement à notre requête, nous avons un plan B qu’on ne dira pas ici. Pour demain, notre slogan sera : pas de casse à Kankan ! Kankan est le meilleur payeur de facture en Guinée ! On veut le courant de 18h à 8h du matin », a-t-il annoncé.

Lamine Kaba, porte-parole des jeune de Kankan contre la société EDG

A la question de savoir s’ils pensent que la société d’électricité de Guinée est en mesure de faire face immédiatement à leur revendication, les jeunes sont catégoriques : « nous, on n’a rien à avoir avec ça, tout ce qu’on veut c’est le courant de 18h à 8h du matin. S’ils ne peuvent pas alimenter toute la ville en courant, ils n’ont qu’à fermer EDG et quitter Kankan. Le jour où ils auront la capacité de donner le courant de 18h à 8h du matin, ils reprendront », a dit leur porte-parole.

A rappeler que la révolte des jeunes de Kankan contre EDG fait suite à la récente arrestation d’un agent local de la société qui était en possession de plusieurs bidons de carburant volés. Du carburant qui était destiné à faire tourner les groupes électrogènes qui fournissent du courant à la ville. Cette arrestation est intervenue à un moment où Kankan fait face à une très faible desserte électrique. L’agent en question a été mis à la disposition de la justice, mais les jeunes exigent désormais un meilleur service de la part d’EDG ou alors la fermeture totale de la société.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Examens nationaux à Kankan : 2 surveillants, 6 candidats et un agent de sécurité épinglés

15 juillet 2019 à 15 03 31 07317

Les premières épreuves du baccalauréat pour la session 2019 ont été officiellement lancées ce lundi, 15 juillet 2019, sur l’ensemble du territoire guinéen. A Kankan, c’est le lycée Almamy Samory Touré qui a servi de cadre au lancement de l’épreuve d’Anglais pour les candidats des Sciences Expérimentales et Sciences Mathématiques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le préfet de Kankan, Aziz Diop, qui a présidé le lancement de la première épreuve, accompagné des autorités éducatives et communales. Monsieur Diop a souhaité bonne chance aux candidats. « Nous sommes devant vous ce matin pour procéder au lancement de la première épreuve du baccalauréat, session 2019, au centre Samory. Vous savez ce que Samory représente pour la Guinée en termes de combat pour la Guinée. Donc, bonne chance à vous », a dit le préfet.

Après l’ouverture symbolique de l’enveloppe contenant le premier sujet, Morlaye Yattara, le superviseur régional des examens à Kankan, a dressé le bilan du BEPC qui fait état de 9 personnes épinglées dans la région. « A Siguiri, un agent de sécurité a été éliminé parce qu’il a refusé de sortir de la cour du centre pour aller sillonner les alentours. Deux surveillants ont été éliminés à Kérouané parce qu’ils étaient en possession de leurs téléphones portables. Toujours à Kérouané, un candidat a été surpris avec un document. A Kankan, si j’ai bonne mémoire, cinq candidates ont été éliminées pour port du voile intégral », a-t-il laissé entendre.

Famoro Keïta, inspecteur régional de l’éducation,
Famoro Keïta, inspecteur régional de l’éducation

De son côté, Famoro Keïta, inspecteur régional de l’éducation, a déploré ces cas d’élimination dans sa zone. « Le constat n’est pas reluisant pour les deux premiers examens nationaux dans la région, puisqu’on a éliminé des surveillants à Siguiri, Kérouané et Kankan qui étaient avec des téléphones. Nous avons 13 téléphones à la DPE de Siguiri. On a éliminé des candidats à cause du port intégral du voile. Ce que je peux dire aux candidats et surveillants, c’est d’abandonner l’affaire de téléphone. Parce que cette année, on ne tolérera rien. L’année dernière, il y a eu des lauréats à Kankan, je voudrais en avoir cette année encore. La vie est une compétition, il y a huit inspections régionales et nous, nous voulons toujours être premier ».

Dans la région de Kankan, ils sont au nombre de 9901 candidats, dont 2372 filles, à faire le baccalauréat. Ils sont repartis dans 23 centres pour 304 salles de classe avec 608 surveillants.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Grave accident de la circulation à Faranah : 5 morts et 14 blessés

15 juillet 2019 à 10 10 14 07147

Cinq personnes ont péri et quatorze autres ont été blessées dans un accident de la circulation survenu le samedi, 13 juillet 2019, à Faranah. C’est un car transportant de passagers, en provenance de Conakry, qui s’est renversé, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Faranah.

C’est à Sanankoro, district relevant de la sous-préfecture de Tiro, situé à plus de 40 km de la ville de Faranah que cet accident mortel s’est produit. Selon nos informations, c’est un car en provenance de la capitale qui s’est renversé, alors que le chauffeur tentait de tenter de dévier un camion-citerne qu’il a rencontré dans un virage. Trois passagers du bus sont décédés sur place et 16 autres ont été blessés.

Les trois corps ont été conduits à l’hôpital régional de Faranah et les seize blessés à l’hôpital préfectoral de Kissidougou. « Nous avons reçu trois corps. Parmi eux, il y a deux qui sont de Faranah et un qui est de Koyama (Macenta). Mais nous n’avons pas reçu de blessés, ils ont préféré envoyer les blessés à Kissidougou parce que là-bas c’est un peu plus proche du lieu de l’accident que l’hôpital de Faranah », a expliqué Docteur Ibrahima Solo Condé, en service aux urgences de l’hôpital régional de Faranah.

A Kissidougou, deux autres personnes ont succombé de leurs blessures. Il s’agit d’une fillette de 3 ans et d’une dame dont les deux bras avaient été coupés lors de l’accident. Ce qui a porté à 5 le nombre de morts et à 14 celui des blessés. Ces derniers continuent de recevoir des soins dans cet établissement hospitalier.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Manifestation à Kankan : les jeunes du quartier Briqueterie barricadent la route

15 juillet 2019 à 10 10 06 07067

Les jeunes du quartier Briqueterie, dans la commune urbaine de Kankan, ont manifesté hier, dimanche 14 juillet 2019, contre le mauvais état de la route. Les manifestants ont érigé des barricades sur la route en question, empêchant l’accès au quartier, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’avènement de chaque saison des pluies, le calvaire est total pour les habitants du quartier Briqueterie. Fortement dégradée, la route menant à ce quartier devient impraticable à la tombée de la pluie. Cette situation qui dure depuis plusieurs années a révolté les jeunes de la localité. Plusieurs d’entre eux sont sortis ériger des barricades sur cette route, empêchant l’accès à la localité.

« Si on a barricadé la route aujourd’hui, c’est parce qu’elle n’est pas en bon état. Ça fait maintenant plusieurs années qu’on est là-dessus, on veut que les autorités viennent faire les canaux d’évacuation d’eau pour permettre aux eaux de pluie de bien couler, afin d’éviter la dégradation de la route. Chaque fois qu’on va à la mairie, ils nous sensibilisent en nous disant qu’ils vont venir, mais on ne voit rien après. Maintenant, on est vraiment décidés, il faut qu’ils regardent notre quartier », a déclaré Moussa Diaby, un des manifestants.

Sur les lieux, les jeunes en colère se sont mis à racketter les motards et autres conducteurs d’engins roulants qui empruntent cette voie. Selon eux, cet argent collecté leur permettra de trouver du gravier qu’ils vont utiliser pour boucher les parties fortement dégradées. Ils ont menacé aussi d’aller s’en prendre aux installations de la Société des Eaux de Guinée (SEG). Car selon eux, les autorités leur ont fait comprendre que ce sont les tuyaux de cette société qui desservent la ville de Kankan en eaux qui empêchent de creuser des caniveaux dans leur quartier.

Moussa Diaby et les siens réclament le déplacement des installations de cette société. « Ils ont dit que c’est la présence des tuyaux de la SEG qui empêche le bitumage de cette route. Pourtant, ils ont creusé ici pour installer la fibre optique, il n’y a pas eu de problème. Donc, ils n’ont qu’à déplacer la SEG pour que nous aussi on ait le goudron, s’ils veulent on pourra même les aider pour ça », a-t-il dit sous les applaudissements de ses amis.

Accusé par les jeunes de laxisme face à la situation, Ibrahima Keïta, le chef de quartier adjoint, a soutenu que les responsables du quartier ont mené beaucoup de démarches auprès des autorités en vue du reprofilage de cette route, mais sans succès. « Cela fait presque 10 ans maintenant que cette route est impraticable. Nous avons mené beaucoup de démarches auprès des autorités communales et préfectorales, et même d’autres autorités supérieures pour que nous puissions trouver solution à la situation de la route. Mais très malheureusement, on n’a toujours pas eu de suite favorable. Depuis maintenant 10 ans, nous adressons des requêtes à messieurs les maires, nous n’avons pas demandé forcément le bitumage, mais au moins le reprofilage de la route pour que les usagers puissent se rendre dans la ville chaque jour », a dit l’autorité locale.

A noter que plusieurs grandes personnalités habitent le quartier Briqueterie. C’est notamment la famille de l’ancien ministre guinéen et actuel cadre de l’ONU, François Louncény Fall, le ministre conseiller à la présidence, Pr Moustapha Koutoubou Sanoh, le PDG de la société Guiter, Ansoumane Kaba, et le coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel, Mamby Camara.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Fin du BEPC à Kankan : 22 candidats ne se sont pas fait évaluer au centre lycée 3 Avril

13 juillet 2019 à 19 07 15 07157

C’est par l’épreuve de Mathématiques que les candidats au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ont clôturé ce samedi, 13 juillet 2019, leur évaluation au compte de cet examen. Au lycée 3 avril de Kankan, c’est au total 22 candidats qui ont manqué à l’appel sur les 238 candidats inscrits, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après avoir passé une très longue semaine d’évaluation, les candidats au BEPC de la session de 2019 vont souffler et aller en vacances. Dans la ville de Kankan, même si les sujets étaient abordables, de nombreux candidats ont pointé du doigt la sévérité des surveillants.

Des cas d’absence ont été également signalés, notamment au centre lycée 3 avril, qui avait 238 candidats, dont 155 filles. Selon Bassirou Kaba, le chef dudit centre, aucun incident n’y a été enregistré. « Ici, le bilan est positif. La présence était massive chez les enseignants, tout comme chez les candidats. Dans mon centre ici, ils sont 238 candidats, dont 155 filles, avec 22 candidats absents. Soit un total de 91, 30%. Donc, il n’y a eu aucun incident du début à la fin de l’examen, aucun cas de fraude aussi n’a eu lieu », a-t-il fait savoir.

Koulako Keïta

Interrogée par le reporter de Guineematin.com, Koulako Keïta, candidate dudit centre, a pointé du doigt la sévérité des surveillants au cours de l’examen. « Les surveillants étaient très sévères envers nous. A propos des sujets, c’est seulement la Biologie qui était difficile selon moi. Mais, les autres matières ont été abordables, parce qu’on ne nous a pas donné ce qu’on n’a pas fait. Je prie le bon Dieu pour que je sois parmi les gagnants, en plus parmi les meilleurs », a-t-elle souhaité.

Saran Bamba

Même son de cloche chez Saran Bamba, une candidate du centre Fallaye Traoré, au quartier Briqueterie, qui dit que les sujets étaient à sa portée. « On était soucieux du BEPC, on ne savait pas comment allaient être les sujets. Donc, on a énormément révisé. Une fois en classe, on a remarqué que la majeure partie des sujets étaient abordables, parce que la manière dont on pensait que les autorités allaient envoyer les sujets, ce n’était finalement pas comme ça. C’était quand même des sujets de réflexion et d’attrape-nigaud. Donc, on s’attend à un bon résultat », lance-t-elle.

Selon nos informations, plusieurs cas de fraudes auraient été enregistrés dans la préfecture de Kankan. Toutes nos tentatives pour entrer en contact avec les autorités régionales en charge de l’éducation sont restées vaines.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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BEPC à Faranah : plus de 20 cas de crises chez des élèves en une seule journée

13 juillet 2019 à 11 11 41 07417

La journée d’hier, vendredi 12 juillet 2019, a été marquée par une série inquiétante de crises dans deux centres d’examen de la commune urbaine de Faranah. En tout, 22 candidates au BEPC sont tombées à la suite de crises dans ces centres, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Mamady Traoré

C’est au centre Salé Laye Samoura que le plus grand nombre de crises est intervenu. Au moins 15 filles en ont été victimes à cet endroit, selon Mamady Traoré, le délégué du centre. « Aujourd’hui, beaucoup de filles sont tombées par suite de crises dans notre centre. Certains nous ont dit que ces filles sont atteintes de maladie de diables. Ces crises ont commencé vers la fin de la première épreuve. Une candidate est tombée dans la salle 4 à 2 minutes de la fin de cette épreuve, on a réussi à la maîtriser. On a appelé ses parents qui sont venus apporter son médicament, on a pu gérer ça. Maintenant, avant le lancement de la deuxième épreuve, 3 autres filles ont fait des crises dans la même salle. Et cela s’est répercuté dans les autres salles, au moins 15 candidates sont tombées », a-t-il expliqué.

Les responsables du centre ont transporté toutes ces filles à la direction. Ils ont contacté les parents de certaines d’entre elles qui ont apporté des médicaments. Mais, il a fallu finalement faire appel à un marabout qui est venu réciter les invocations. Ce qui a permis de réveiller toutes les filles qui sont allées continuer leur examen, à l’exception d’une seule. Cette dernière a dû abandonner pour rentrer à la maison.

Au centre Aviation aussi, 7 candidates ont piqué crise en cette avant dernière journée. Selon le délégué de ce centre, Souleymane Taïré Diallo, toutes ces filles ont pu se relever et continuer leur examen. « Ce matin, quand on a lancé la deuxième épreuve (Biologie), il y a eu des cris au niveau d’une salle. Directement, je suis parti constater que c’est une fille qui a fait une crise. Les élèves voulaient la prendre mais je leur ai dit de la laisser. J’ai appelé un surveillant de cette salle et un surveillant de chacune des deux salles qui sont à côté, puisqu’il y a deux surveillants par salle. On a pris la fille pour l’envoyer au secrétariat. On a un professeur qui enseigne dans une école franco-arabe qui est venu réciter des versets sur elle, et elle s’est levée. Mais, peu de temps après, une autre fille est tombée dans une autre salle. On a fait la même chose. Nous avons enregistré sept (7) cas, et heureusement, Dieu nous a aidé, on a pu gérer tous ces cas. Les sept (7) filles ont continué leur examen », s’est-il réjoui.

Avec ces crises à répétition, les responsables des deux centres concernés ont dû sensibiliser les candidats et les surveillants. Ils les ont exhortés à garder le calme et la sérénité, assurant qu’il s’agit là d’une situation passagère qui n’a rien de grave.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Siguiri: 16 chefs de quartiers formés en résolution des conflits et prévention de la délinquance

12 juillet 2019 à 20 08 31 07317

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service des citoyens », la COGINTA et le CECIDE ont formé 16 chefs de quartiers de la commune urbaine de Siguiri en résolution des conflits et prévention de la délinquance. La démarche vise à renforcer leurs capacités dans une zone où les conflits sont très récurrents, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Financé par le département d’Etat Américain et mis en œuvre par Partner Global, COGINTA et le CECIDE, cet atelier de formation a regroupé, pendant trois jours, les responsables des 16 quartiers de la commune urbaine de Siguiri. Selon les organisateurs, l’atelier a pour objectif de renforcer les capacités des chefs de quartiers dans la résolution des conflits et la prévention de la délinquance.

Hippolyte Harkité Sib, coordinateur du projet,

Selon Hippolyte Harkité Sib, coordinateur du projet, « l’objectif, c’est de renforcer les capacités des chefs de quartiers à pouvoir résoudre, d’une part, les problèmes au niveau de leurs quartiers en matière de technique de résolution de conflits à l’intérieur de leurs quartiers, faire la médiation et conciliation et, aussi, dans le cadre de la prévention de la délinquance à l’intérieur de leurs quartiers. La présente formation avec les chefs de quartiers s’inscrit dans le cadre de la gouvernance locale de la sécurité qui consiste d’une part à rapprocher la police aux citoyens et aussi de placer le citoyen au centre du dispositif sécuritaire afin qu’il soit l’acteur de sa propre sécurité ».

Ces trois jours de formation ont permis aux chefs de quartiers d’être au même niveau d’information que la police. C’est ce qu’à laissé entendre le lieutenant Victor Kamano, formateur. « Après ces trois jours de formation avec les chefs de quartier, d’abord je me sens dans la joie que nous soyons au même niveau d’information par rapport à la nouvelle politique de sécurité envisagée par notre hiérarchie. Je suis convaincu qu’au sortir de cet atelier, les responsables pourront bien résoudre le problème au niveau de leurs quartiers », a-t-il dit.

C’est également la même satisfaction qui se dégage chez les bénéficiaires, à l’image d’Elhadj Moussa Enfa Doumbouya. « Cette formation de trois jours nous a permis de comprendre beaucoup de choses dans notre travail. Depuis là, on ne va pas travailler n’importe comment, sans aucune règle. Maintenant, nous sommes formés sur beaucoup de choses », a dit monsieur Doumbouya.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : des employés barricadent l’usine du Projet Coton pour réclamer leurs salaires

11 juillet 2019 à 19 07 23 07237

Les travailleurs saisonniers de l’usine du Projet Coton de Kankan ont exprimé leur colère contre la direction ce jeudi, 11 juillet, 2019. Les protestataires y ont paralysé les activités pour réclamer le payement de leurs salaires du mois de juin et plusieurs mois de primes de travail, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Saïdou Konaté

C’est au total soixante deux (62) saisonniers qui ont éteint tous les moteurs de l’usine du Projet Coton très tôt ce jeudi matin, avant d’ériger des barricades pour empêcher les responsables de sortir des lieux. Très remonté, Saidou Konaté, un des porte-paroles des protestataires, a fait savoir leur ras-le-bol face aux grèves répétitives qui minent cette usine. « On en a vraiment marre, on n’en peut plus avec le projet coton. A chaque fin de mois, si on ne fait pas de grève et de réclamation, on ne va pas avoir notre solde pour payer nos loyers. Ce matin, vous avez vu du monde ici, les portes sont bloquées et tous les véhicules sont confinés à l’intérieur. Depuis le 28 du mois passé, ils ont affiché le préavis de paye, que toute la campagne sera arrêté le 11 pour nous payer. Mais, depuis le matin jusqu’à maintenant, ils sont tous dans leurs bureaux », a-t-il dit.

Poursuivant ses explications, Saidou Konaté souligne que rien ne va plus à l’usine, depuis le départ de la ministre de l’agriculture, Mariam Camara. « Le passage de la ministre n’a servi à rien, parce que le mois qui a suivi son départ, il a fallu qu’on fasse la grève pour qu’ils nous payent. Pour qu’ils nous payent, il faut qu’elle donne l’ordre, parfois ça peut aller jusqu’au 10, on n’est pas payé. Et s’il se trouve qu’elle est à l‘étranger, on reste comme ça jusqu’au 15 du mois », révèle notre interlocuteur.

Idrissa Camara

Pour sa part, Idrissa Camara, chauffeur et mécanicien à l’usine, pointe un doigt accusateur sur des gens qui sont à Conakry. « On a chassé Bakary Kaba pour les mêmes raisons. Les responsables qui sont là ne peuvent pas nous payer s’ils n’ont pas reçu l’argent à partir de Conakry. Des balles de coton sont restées à la merci de la nature. On a tout fait, ils n’ont pas accepté de venir les chercher. Est-ce que c’est la faute aux chefs qui sont là ? On les blâme seulement, parce qu’ils sont devant nous. Si non, les vrais responsables sont à Conakry là-bas. La ministre ne nous aime pas. Après son passage, tout ce qu’elle a dit ici n’a pas été respecté ».

Nos tentatives pour avoir la version des autorités n’ont rien donné. Au moment où notre reporter quittait les lieux, les responsables de l’usine étaient toujours enfermés dans leurs bureaux.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Banankoro : les responsables du RPG-AEC en colère contre leur responsable régional

11 juillet 2019 à 15 03 17 07177
Mamby Camara

Rien ne va plus entre Mamby Camara, coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel à Kankan et les dirigeants locaux du parti au pouvoir dans la sous-préfecture de Banankoro. Ces derniers accusent leur responsable de créer et entretenir des problèmes au sein de la formation politique dans la région, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Banankoro.

Cela fait un bon moment que les relations ne sont pas en odeur de sainteté entre Mamby Camara, le coordinateur du RPG Arc-en-ciel dans la région d’où relève Banankoro et les responsables de la fédération du parti présidentiel dans cette sous-préfecture de Kérouané. Mais cette fois, c’est une affaire de places offertes par le président Alpha Condé aux responsables de son parti qui a provoqué la colère des RPGistes de Banankoro. Ils accusent Mamby Camara d’avoir remplacé les noms de certaines personnes désignées par d’autres.

« Mamby nous fatigue vraiment. Pendant le mois de Ramadan passé, il a détourné le riz offert à Kérouané et Banankoro pour l’envoyer ailleurs. Maintenant pour le pèlerinage, le président nous a octroyé des places, on a désigné une personne au compte de notre section. Il s’agit de Rokia Sidibé, la présidente des femmes de la section de Banankoro. Mais, Mamby a envoyé un autre nom à sa place à Conakry. Le président Alpha Condé récompense les anciens en les envoyant au pèlerinage, mais lui (Mamby Camara) fait tout le contraire sur le terrain. Il est vraiment mauvais ce monsieur », a déclaré M’Mawa Diawara, vice-présidente des femmes de Banankoro.

Elle ajoute que son camp est allé à Kankan pour faire le point de la situation au ministre d’Etat des Affaires présidentielles et ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané. Et, ce dernier a immédiatement appelé à Conakry pour remettre le nom de la personne désignée par la section du RPG Arc-en-ciel de Banankoro. Mais, pour Moussa Kourouma, l’un des sages de la fédération du parti au pouvoir dans cette sous-préfecture, la solution serait d’éjecter Mamby Camara de sa place actuelle.

« Mamby est l’obstacle de notre parti au niveau de la Haute Guinée, il est en complicité avec des gens qui n’aiment pas ce parti qu’on a bâti ensemble, des gens qui sont venus chercher leurs intérêts et partir. Nous, nous avons adhéré à ce parti pendant que très peu de personnes n’osaient le faire, mais aujourd’hui une force extérieure est venue mélanger les choses. Tant que Mamby et d’autres personnes comme lui sont devant, le parti va toujours connaître des crises. Car ces gens veulent installer des clans au sein du RPG Arc-en-ciel. Après le président Alpha Condé, ils vont se retirer et créer leurs partis », estime ce doyen.

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, Mamby Camara a laissé entendre qu’il ne sait rien de toutes ces accusations. « Je ne suis pas en désaccord avec qui que ce soit. Je n’ai été demander pardon à personne. Je ne suis au courant de rien de tout ça », a-t-il confié.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Kankan : Cény Lamah risque 5 ans de prison pour avoir brûlé sa fille adoptive

11 juillet 2019 à 12 12 42 07427

Cény Lamah, âgée de 28 ans, mariée et mère et deux enfants, a comparu hier, mercredi 10 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Kankan. Elle est accusée d’avoir maltraité sa fille adoptive en lui administrant des coups et blessures volontaires. Le procureur a requis 5 ans d’emprisonnement contre la prévenue, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cette affaire est partie d’un châtiment corporel que Cény Lamah a administré à sa fille adoptive, Thérèse Loua, âgée de 13 ans. L’acte s’est passé le 27 juin 2019, au quartier Aéroport, dans la commune urbaine de Kankan. La prévenue a mis une cuillère dans le feu pour la chauffer et elle s’en est servie pour brûler la jeune fille au niveau du ventre. La nouvelle est parvenue à l’inspection régionale de l’action, de la promotion féminine et de l’enfance, qui s’est saisie de l’affaire. Elle a recueilli la victime qu’elle a confiée à une famille d’accueil et a porté plainte contre sa tante.

Interpellée et placée sous mandat de dépôt le 05 juillet dernier, Cény Lamah a été entendue ce mercredi par le tribunal correctionnel de Kankan. A la barre, la prévenue a reconnu son acte, disant avoir agi sous l’effet de la colère. « On m’a appelé pour me dire qu’elle (la victime) a volé 60.000 francs au marché. Je suis partie rembourser l’argent et j’ai pris la fille pour rentrer à la maison. Je ne l’avais jamais frappée depuis qu’elle m’a été confiée. Mais cette fois, j’étais très en colère et je lui ai dit que je ne vais pas pardonner ça.

Donc, j’ai mis une cuillère dans le feu pour la chauffer et je lui ai dit de venir, mais elle s’est enfuie. Après, je lui ai dit d’aller se laver. Quand elle s’est déshabillée pour se laver, je suis venue la cogner avec la cuillère chaude. Elle tombée sur la cuillère et a eu des brûlures au niveau du ventre. Le lendemain, je lui ai dit d’aller ventre de l’eau au marché. Mais entretemps, j’ai constaté que la plaie s’aggravait, donc j’ai commencé à lui faire un traitement. Je regrette ce que j’ai fait », a expliqué la prévenue.

Des explications aussitôt démenties par Kourani II Konaté, assistante à l’inspection régionale de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance. Selon elle, Thérèse Loua était allée, comme d’habitude, vendre de l’eau au marché pour sa tante. A son retour, Cény Lamah a dit que l’argent n’était pas au complet : une somme de 6500 francs manquait. C’est pour cela qu’elle a sévèrement puni la petite. « Selon ce que Thérèse nous a dit, quand elle est revenue du marché, sa tante a dit qu’il manque 6500 du prix de l’eau.

C’est ainsi qu’elle a mis la cuillère sur le feu, elle a pourchassé la petite qui s’est enfuie. Elle l’a rattrapée avant de la blesser avec la cuillère chaude. Ce n’est pas tout. Thérèse nous a fait savoir qu’en plus de l’exploitation dont elle fait objet, elle est souvent battue et enfermée à la maison par sa tante. Des fois, elle lui administre du piment sur tout le corps. Elle a une autre blessure dans le dos qui semble avoir été causée par un couteau ça », a-t-elle laissé entendre.

Après avoir écouté les deux parties, le tribunal a ouvert la phase des réquisitions et plaidoiries. Dans ses réquisitions, le procureur de la République, Aly Touré, a fait savoir que cette affaire a tout pour être une affaire criminelle. Mais compte tenu des liens familiaux entre la victime et la prévenue, dit-il, le parquet a préféré l’envoyer en correction. Il a demandé au tribunal de retenir Cény Lamah dans les liens de la culpabilité, en la condamnant à 5 d’emprisonnement ferme.

De son côté, Me Kanté, l’avocat de la défense, a plaidé pour des circonstances atténuantes en faveur de sa cliente. Il a demandé à la juridiction de condamner la prévenue à une peine d’un an 6 mois de prison assortie de sursis.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 24 juillet 2019.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Siguiri : deux femmes tuées dans un éboulement à Kintinia

11 juillet 2019 à 10 10 36 07367
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La recherche de l’or continue de faire des victimes dans la préfecture de Siguiri. Deux dames ont péri dans un éboulement survenu hier, mercredi 10 juillet 2019, dans un grand tas de sable qu’elles étaient en train d’exploiter. Une autre dame a été blessée, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est une pratique récurrente dans les mines d’or de la préfecture de Siguiri. Plusieurs femmes viennent laver les résidus de sable déjà exploité par les mineurs ou même par la SAG dans le but de trouver quelques grammes d’or laissés à l’intérieur. C’est dans cette activité que Sia Tolno et Kadi Millimono ont trouvé la mort, mercredi, à Boukaria, district relevant de la sous-préfecture de Kintinia.

Elles ont été englouties par le sable suite à un éboulement. Mory Keïta, agent de la Croix-Rouge locale, est l’un des ceux qui ont récupéré les corps des victimes. « Elles étaient trois femmes. L’une d’entre elle était avec ses deux enfants. Heureusement, aucun mal n’est arrivé aux deux enfants, c’est leur mère qui a été blessée. Ce sont généralement des femmes veuves ou encore des divorcées qui exploitent des résidus de sable que laissent les orpailleurs.

Ce tas de sable était très grand, il avait pris la forme d’une montagne, les femmes sont venues creuser un grand trou dans cette montagne de sable. Et, à un certain moment, il y a eu éboulement, le trou s’est refermé sur les deux dames qui ont trouvé la mort, elles ont été complètement englouties. Par la grâce de Dieu, l’autre femme qui avait ses enfants à côté a été sauvée », a-t-il expliqué.

Sia Tolno, 30 ans, mère d’un enfant et Kadi Millimono, 27 ans, mère de deux enfants, ont été inhumées le même jour à Boukaria. Quant à la dame qui est blessée, elle reçoit des soins au poste de santé de cette localité.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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BEPC à Faranah : 10 correcteurs éliminés pour avoir mis des notes distinctives sur certaines copies

11 juillet 2019 à 10 10 32 07327

Alors que les candidats au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) marquent une pause ce jeudi, 11 juillet 2019, après trois jours d’évaluation, les révélations de cas de fraude se multiplient. Dans la préfecture de Faranah, ce sont dix (10) enseignants commis à la correction des épreuves du brevet, cinq de la commission Histoire et 5 autres de la commission Rédaction, qui ont été éliminés par un délégué de la coordination des examens nationaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La découverte et l’élimination de ces dix (10) fraudeurs a eu lieur hier mercredi. Selon nos informations, ces correcteurs ont violé les textes concernant la double correction. « Les premiers correcteurs mettaient des notes distinctives sur les copies des candidats pour guider les deuxièmes correcteurs dans la notation. Ce qui faisait que les notes du premier correcteur et du second se rapprochaient de trop. Ce qui a été descellé par l’envoyé du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation pendant sa mission de supervision à Faranah », a confié à notre reporter une source proche du dossier.

Joint au téléphone, le délégué de la coordination des examens nationaux pour la région administrative de Faranah, Sayon Camara, a expliqué ce qui s’est passé. « Je suis arrivé ce mercredi matin à Faranah. Après avoir visité quelques centres, où il a été constaté du sérieux, où tout le dispositif était mis en place, conformément aux termes de référence de la mission, on est allé au niveau des commissions de correction et de secrétariat. Arrivé au niveau du secrétariat de correction, il nous a été donné de constater que nos collègues n’ont pas obtempéré aux textes concernant le principe de la double correction. Parce que, le premier correcteur doit tout simplement mettre les notes dans son cahier et il ne doit pas mettre de bic sur le papier. Effectivement, le premier correcteur mettait une note sur la copie afin que le second, dès qu’il voit ça, il mettra un ou deux points, en tout cas il ne communique plus. C’étaient des trucs qui sont cachés dans les traités des candidats. J’ai commencé par regarder les fiches de centralisation pour regarder les notes d’abord. En regardant de près, j’ai vu que les notes se rapprochaient de trop. Donc, je suis allé vers les copies, c’est là où j’ai pu découvrir maintenant cela. Et conformément aux textes, on a tout simplement cherché à les faire remplacer. J’ai demandé à l’inspecteur régional de l’éducation de prendre ses responsabilités », a expliqué monsieur Camara.

Après avoir pris en flagrant délit ces malfaiteurs, Sayon Camara a instruit à l’Inspecteur Régional de l’Education de Faranah à prendre ses dispositions pour les faire remplacer conformément aux textes. Les autorités éducatives ont aussitôt agi pour leur remplacement. Les remplaçants vont venir des préfectures de Dabola, Kissidougou et des sous-préfectures relevant de Faranah.

À noter que l’organisation des examens nationaux de la session 2019 a connu des critiques acerbes. Le choix des surveillants et des correcteurs a fait un grincement de dents partout en ville. A cela s’ajoute le fait que le Directeur Préfectoral de l’Education de Faranah reste hostile à la presse. L’ouverture d’une enquête sur le déroulement des examens nationaux de cette année à Faranah est plus que nécessaire.

Nous y reviendrons !

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Cours d’Anglais : l’ambassadeur des USA préside une remise d’attestations aux journalistes de Kankan

9 juillet 2019 à 19 07 01 07017

Après cinq (5) mois de formation de base en Anglais, des hommes de médias, membres de l’Association des Journalistes de Kankan (AJK) ont reçu leur certificat dans la journée d’hier, lundi 8 juin 2019. La cérémonie de remise des attestations, qui a eu lieu au Centre Américain de l’Université Julius Nyerere, a été présidée par l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Guinée qui a effectué le déplacement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette formation des journalistes sur la connaissance des bases de la langue anglaise a tourné autour du parler, de l’écoute et de la lecture. C’est à l’issue de ladite formation, qui aura duré cinq mois, que les participants ont été certifiés par l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique. La remise a été faite par l’ambassadeur en personne, accompagné d’une forte délégation, en présence des autorités universitaires de Kankan.

Dans la salle de conférence du Centre Américain, pleine à craquer, le diplomate Simon Henshow a livré ses sentiments. « C’est ma première fois d’être à Kankan, je suis très content d’être au centre américain. Je suis très heureux que le centre américain ait offert des cours de base en Anglais aux journalistes. Aujourd’hui, je rends hommage à ces journalistes qui ont suivi 5 mois de cours au centre. Je sais que le journalisme n’est pas une profession facile en Guinée. Je suis heureux que nous puissions vous fournir des formations pour vous aider dans votre travail », a dit le diplomate américain.

Selon Mamadou Oury Labé Diallo, directeur du centre américain de Kankan, c’est un réel plaisir pour lui et tout le personnel d’avoir réalisé cet objectif. « C’est un sentiment de joie qui m’anime, puisqu’aujourd’hui, l’Anglais est devenu incontournable dans le monde, et voir des personnes comme vous, chargés de la communication, apprendre l’anglais. Ça me réconforte, et surtout la manière dont les programmes se sont passés. C’était difficile, mais les gens ont su le faire quand même ».

Cette formation, qui est une première pour les journalistes à Kankan, avait suscité un grand engouement dans la corporation. Plusieurs confrères étaient enthousiastes après le remise des attestions. C’est le cas d’Amadou Timbo Barry, un des participants : « au départ, l’espoir était très mince. Mais, au terme de cinq mois de formation on a un niveau basic qui nous permet de se présenter, de dire ce qu’on fait, d’écouter et de lire. Je crois que c’est la moindre des choses. Je suis vraiment satisfait pour ce début, l’espoir est assez grand pour la suite. Donc, nous remercions l’ambassadeur pour son déplacement, mais aussi, le responsable et tout le personnel du centre américain pour le temps consacré à la formation ».

La cérémonie de remise a pris fin par une visite de l’ambassadeur dans la bibliothèque du centre universitaire et quelques endroits de l’université Julius Nyerere en compagnie des autorités.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Reboisement à Dinguiraye: les femmes s’engagent à lutter contre la déforestation

9 juillet 2019 à 18 06 45 07457

Une mission conjointe des ministères de l’Environnement et de la Jeunesse est en séjour dans la région de Faranah depuis bientôt 5 jours. La démarche vise à vérifier les informations collectées en relation avec les sites de reboisement, les pépinières, les plants et l’état des lieux des forêts classées. Après les préfectures de Faranah et Kissidougou, la mission a eu des séances de travail ce mardi, 09 juillet 2019, à Dinguiraye, rapporte l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette visite de terrain est organisée en prélude au lancement de la campagne nationale de reboisement, initiée par le président Alpha Condé. La mission est conduite par le Colonel Abdoulaye Oularé, conseiller du ministre de l’environnement. Elle a conféré avec les autorités administratives de Dinguiraye et les représentants d’ONG œuvrant à la préservation de l’écosystème. Elle a également visité deux sites de reboisement identifiés dans le cadre de la mise en œuvre du projet de lutte contre le réchauffement climatique.

Saramory Keïta, Directeur Préfectoral de l'environnement des eaux et forêts de Dinguiraye
Saramory Keïta

Saramory Keïta, le directeur préfectoral de l’Environnement, des Eaux et Forêts de Dinguiraye, a expliqué les dispositions prises, notamment la sensibilisation pour la réussite de cette campagne. « Nous avons fait d’abord la sélection des pépinières, parce que tous ceux qui disent qu’ils ont des pépinières, si c’est n’est pas techniquement fait, nous ne pouvons pas prendre ça. Il faut que les plants soient bien élevés. Pour transplanter, ce n’est pas à l’état sauvage, ou bien on va déraciner n’importe comment pour mettre à la disposition. Non, nous voulons une vraie pépinière qui répond aux critères. Nous avons déjà sensibilisé sur le terrain, des ONG se sont prononcées pour nous dire qu’elles ont la pépinière. C’est à nous d’aller vérifier cela sur le terrain. Mais, la sensibilisation est très importante parce que nous avons remarqué que chaque année, les gens mettent le feu. Donc, nous avons misé sur cette sensibilisation pour amener les gens à arrêter les feux de brousse, l’interdiction des feux de brousse et la coupe abusive du bois », a-t-il indiqué.

Selon nos informations, cinquante (50) hectares seront reboisés dans la préfecture de Dinguiraye. Les acteurs de la société civile, les femmes ainsi que certaines sociétés privées évoluant dans cette localité sont tous impliqués dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour Saramory Kéita, directeur préfectoral de l’Environnement, des Eaux et Forêts, « les membres de la société civile s’impliquent activement pour nous apporter leur aide ainsi que ceux de la filière bois. Chaque année, la filière bois réalise au minimum 5 hectares et ils font recours à la direction préfectorale de l’environnement pour le lancement. C’est ce qui fait même la valeur de la filière bois, parce que chez eux, il y a le suivi. S’il y a le suivi, la réussite est certaine. S’il n’y a pas de suivi par après, c’est le feu qui viendra ravager le tout, ça n’aura pas d’importance d’aller lancer les plants en brousse et se retourner. La semaine dernière, la Société Minière de Dinguiraye (SMD) est venue avec la valeur de 5 milles plants. Donc, nous avons fait le lancement. Au niveau de la préfecture, les femmes leaders jouent un rôle primordial. Elles sont impliquées à part entière dans cette campagne de reboisement. Comme il y a l’ONG, Femmes Leaders de Dinguiraye qui est vraiment une ONG battante, nous avons prévu qu’elle soit associée à une autre ONG pour qu’elles participent au reboisement. C’est pour vous dire que les femmes et nous, nous évoluons en synergie d’action ».

madame Ouattara Fatoumata de l'association Femmes Leaders de Dinguiraye
Mme Ouattara Fatoumata

Interrogée par le reporter de Guineematin.com, madame Ouattara Fatoumata, au nom des membres de l’association Femmes Leaders de Dinguiraye, a dit son engagement à accompagner ce projet pour le bien-être de la population. « Notre objectif est de bien travailler pour la bonne marche de ce projet. On fera ce qu’on va nous conseiller de faire et nous allons participer à la sensibilisation de nos maris et enfants pour que la coupe du bois soit arrêtée dans notre préfecture. On est vraiment engagée à accompagné ce projet dans l’intérêt de notre préfecture parce que nous sommes conscientes que la destruction de l’environnement concerne tout le monde, surtout nous en tant que femmes. Et, nous savons que rien ne pourra marcher sans notre contribution. On a décidé à Dinguiraye que chaque femme va travailler pour freiner la déforestation ».

Après Dinguiraye, la mission va se rendre dans la préfecture de Dabola pour clore ses travaux préparatoires de la campagne nationale de reboisement au compte de l’année 2019. Financée à plus de 16 milliards de francs guinéens, cette campagne, dont le lancement officiel est prévu le 11 juillet prochain à Dubréka, vise à planter 1693 arbres dans les zones ciblées.

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com à Dinguiraye
Tél. : 224623532504

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Manifestation à Siguiri : les employés de la SAG empêchés d’aller au travail

9 juillet 2019 à 10 10 54 07547

Une semaine après leur première manifestation, les anciens contractuels de la Société Aurifère de Guinée (SAG) de Siguiri se sont fait entendre à nouveau. Ils sont descendus dans la rue hier, lundi 08 juillet 2019, pour exiger la satisfaction de leurs revendications, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Plus question de patienter longtemps pour ces travailleurs ayant participé à la construction de la troisième usine de la SAG à Kintinia, dans la préfecture de Siguiri. Après avoir longtemps attendu, ils décident désormais de se faire entendre dans la rue pour exiger le payement de l’argent que leur doit la Société Aurifère de Guinée mais aussi leur engagement au sein de l’usine qu’ils ont construite. Après leur manifestation du 30 juin dernier qui n’a pas connu de suite favorable, ils ont barricadé à nouveau la route Siguiri-Kintinia ce lundi, empêchant les travailleurs de la SAG de se rendre au travail.

« Le problème c’est entre la SAG et nous, c’est la SAG qui nous a recrutés pour la construction de sa troisième usine. Mais, la SAG a commencé à nous trahir dès le départ. Au lieu qu’elle ne nous emploie directement, elle a préféré sous-traité avec la société Guinée Labour qui, à son tour, a sous-traité avec WBHO, qui a sous-traité aussi avec le groupe five. On ne recevait pas nos salaires normaux. Sur le bulletin, le salaire brut était de 12 millions de francs par mois et par personne, mais le salaire qu’on recevait c’est 3.500.000 francs par mois.

Quand nous avons manifesté, ils nous ont convaincus de travailler et que l’objectif c’est l’emploi. Malheureusement, après la construction de l’usine, ils nous ont mis à la porte et ont recruté des Ghanéens. La semaine passée, le préfet avait promis que nous serions payés dans 72 heures, mais voilà cela fait une semaine rien n’est fait », a déploré Mohamed Gackou, le porte-parole des manifestants.

Comme lors de la première manifestation, le préfet de Siguiri est intervenu pour demander aux manifestants de libérer la route. « Après la première manifestation, j’avais dit que vous seriez payés dans une semaine, personne ne me poussera à mentir. L’Etat a envoyé des inspecteurs pour résoudre votre problème. La SAG avait dit 24 heures, j’ai dit non, je leur avais donné une semaine pour finir avec le problème. Parmi vous, il y a 63 personnes qui ont travaillé au mois de mars, l’inspection a prouvé qu’elles seront payées.

L’argent qu’on avait défalqué sur votre salaire pour la caisse sociale vous sera remis. Pour le recrutement, je ne peux rien vous dire. La SAG est prête à recruter, mais avec ce mouvement de contestation, elle ne peut pas. Après cette affaire d’argent, elle fera face au recrutement, mais si vous acceptez de rentrer à la maison », a lancé le Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri.

Après cette intervention du préfet, les manifestants ont accepté de libérer la route et de rester à l’écoute des autorités. Ils espèrent qu’une solution favorable sera trouvée à leur problème.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Bilan de l’Examen d’entrée en 7ème A : 8 candidats et 10 surveillants éliminés à Siguiri et Kankan

8 juillet 2019 à 13 01 40 07407

Après les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE), ceux de l’examen du Brevet d’Etudes du Premier cycle (BEPC) ont été lancées ce lundi, 08 juillet 2019, en Guinée. A Kankan, ils sont 6212 dont 1930 filles inscrits à cet examen national. La cérémonie de Lancement officiel a eu lieu au complexe scolaire Almamy Samory Touré, situé au quartier Energie, dans la commune urbaine. A cette occasion, les autorités éducatives ont fait le bilan de l’examen d’entrée en 7ème année dans la région, qui fait état de 8 candidats et 10 surveillants éliminés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Almamy Simably Camara, chef de cabinet du gouverneur de la région de Kankan,
Almamy Simably Camara, chef de cabinet du gouverneur de la région de Kankan

C’est Almamy Simably Camara, chef de cabinet du gouverneur de la région de Kankan, qui a présidé la cérémonie de lancement officiel des épreuves. Il a mis l’occasion à profit pour prodiguer des conseils aux candidats et aux surveillants. « Le non port et la non utilisation des téléphones ont bien attiré mon attention. Parce que le plus souvent, ces téléphones peuvent être des outils de fraude pour les candidats : ils peuvent communiquer ou recevoir les traités des sujets à partir de ces téléphones. Si les téléphones sont vraiment interdits, c’est vraiment bon. Deuxième conseil, les surveillants ne doivent jamais laisser les candidats communiquer entre eux. Cela dit chacun pour soi Dieu pour tous. Si cela est, les candidats seront bien sélectionnés et les résultats seront probants », a-t-il lancé.

Après le lancement de ces épreuves, l’inspecteur régional des examens a tenu à faire le bilan de l’examen d’entrée en 7ème année, qui s’est tenu la semaine dernière.

Morlaye Yattara, inspecteur régional des examens
Morlaye Yattara

Selon Morlaye Yattara, 8 candidats et 10 surveillants ont été éliminés dans la préfecture de Siguiri. « Dans la région, les épreuves se sont bien déroulées, et quasiment les enseignants se sont bien comportés. C’est seulement à Siguiri qu’on a enregistré l’élimination de 10 surveillants : ils ont été renvoyés parce qu’ils avaient des téléphones dans les salles de classe. Et comme je vous ai dit que la tolérance zéro doit être dans toute sa rigueur, j’ai jugé nécessaire de les renvoyer du centre. Et ensuite, toujours à Siguiri, il y a eu deux filles qui ont refusé d’enlever leur voile pour qu’on puisse voir leurs visages, qui ont été aussi renvoyées. A Kankan, c’est six filles qui ont été éliminées pour les mêmes motifs. Donc en gros, c’est 8 candidats et 10 surveillants éliminés dans la région de Kankan », a indiqué le responsable.

Il annonce d’éventuelles poursuites judiciaires contre les 10 enseignants concernés. « Que ça soit les enseignants de Siguiri ou de Kankan, quiconque tombe dans les filets, sera non seulement éliminé mais aussi poursuivi. La situation de ces surveillants est en étude avec le DPE et l’inspecteur préfectoral des examens à Siguiri », a laissé entendre Morlaye Yattara.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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