Manque d’eau à Kankan : les citoyens se plaignent

17 septembre 2019 à 19 07 17 09179

Depuis cinq (5) jours, l’eau a cessé de couler dans les robinets de la Société des Eaux de Guinée (SEG) dans la commune urbaine de Kankan. Une situation qui affecte de nombreux citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Selon les responsables locaux de la SEG, le groupe électrogène qui fait alimenter la ville en eau potable est en panne, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les citoyens de Kankan sont confrontés à un manque d’eau en pleine saison pluvieuse. Cette situation dure depuis cinq jours maintenant au grand dam des citoyens.

Jean Béavogui

Cet état de fait commence à exaspérer les habitants de la cité, à l’image de Jean Béavogui, domicilié au quartier Energie. Il est aujourd’hui réduit à se trouver de l’eau dans des fontaines de fortune. « Chez moi, il y a un robinet. Mais, cela fait presqu’une semaine que je ne vois pas de l’eau potable. Réellement, c’est une source de problèmes dans la famille. On est obligé de partir à la recherche de l’eau vers les forages. Alors que nous n’en avons pas l’habitude. C’est très difficile », s’est plaint notre interlocuteur.

Adama Condé

Pour sa part, Adama Condé, mère de famille domiciliée au quartier Briqueterie, lance un appel à la SEG car l’eau des puits peut être source de maladies. « Je lance un appel aux responsables de la SEG. On a besoin de l’eau potable. Actuellement, c’est très difficile. L’eau qu’on puise au puits n’est pas du tout traitée et peut être à la base des maladies non seulement pour nous mais aussi pour nos enfants », a dit la bonne femme.

Ousmane Sylla, directeur préfectoral de la Société de Eaux de Guinée

A en croire Ousmane Sylla, directeur préfectoral de la Société de Eaux de Guinée, c’est une panne technique qui explique le calvaire que traversent aujourd’hui les citoyens de Kankan. « Le groupe électrogène qui permet de distribuer l’eau potable à Kankan est en panne. Donc, on a été obligé d’appeler les responsables de la maintenance de Conakry. Ils sont venus avec des pièces d’échanges, mais malheureusement ces pièces n’étaient pas en bon état », a-t-il expliqué.

Face au poids de la demande, le directeur préfectoral de la SEG invite les citoyens à la patience et rassure. « Si tout va bien ce mardi, 17 septembre 2019, tout entrera en ordre. Depuis 5 jours, ce groupe est en panne. Mais l’équipe de Conakry est venue pour résoudre le problème. Donc, la population doit se patienter», a-t-il sollicité.

Il faut signaler qu’entre la desserte en électricité et celle de l’eau, les citoyens de Kankan, se perdent dans un déni du bonheur.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Chute d’un poteau de la société Kama à Siguiri : 3 blessés, une moto endommagée

17 septembre 2019 à 17 05 39 09399

Un poteau électrique de la société KAMA, en charge de l’installation du réseau électrique dans la ville de Siguiri, est tombé sur trois (3) personnes ce mardi, 17 septembre 2019. L’incident qui s’est produit au quartier Bolibana 2, dans la commune urbaine, aux environs de 13 heures, à fait trois blessés graves. Une moto a été endommagée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le drame n’a pas fait de mort, mais deux femmes et un homme ont été grièvement blessés. Selon nos informations, les riverains avaient signalé aux travailleurs déployés sur le terrain que le poteau était en mouvement. C’est ce qu’a confié au correspondant local de Guineematin.com, monsieur Balla Traoré, riverain et témoin du drame. « Hier, on avait signalé aux travailleurs de la société que le poteau se mouvait. Ils nous ont répondu que c’est tous les poteaux qui sont comme ça. Et ce matin, quand ils étaient venus pour installer les fils électriques, nous sommes encore venus leur signaler ça. Ils sont montés pour attacher les fils. C’est quand ils ont voulu tirer que le poteau est tombé. Un jeune mécanicien qui était de passage à été frappé ainsi que deux autres femmes qui vendaient sous le poteau », a expliqué Balla Traoré.

Les trois blessés ont été admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

Interrogé sur l’incident, le directeur préfectoral des travaux publics, Sékou Dawo, a laissé entendre que c’est la société KAMA qui en prendra les responsabilités.

De Siguiri, Bérété Lanceï condé pour Guineematin.com

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Licenciements à la SAG : le préfet de Siguiri dément toute implication

17 septembre 2019 à 8 08 20 09209

Le préfet de Siguiri a animé un point de presse avant-hier, dimanche 15 septembre 2019, autour du licenciement de plusieurs employés de la SAG. Le colonel Moussa Condé est revenu sur la genèse de cette situation, balayant d’un revers de la main les accusations de corruption dont il fait objet, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Depuis plusieurs jours, la ville de Siguiri vit sous tension suite au licenciement de 7 employés guinéens de la Société Aurifère de Guinée (SAG) et à la rétrogradation d’une cinquantaine d’autres pour « abandon de poste ». La semaine dernière, plusieurs jeunes de la ville ont manifesté pendant deux jours dans la rue, bloquant les activités de la SAG pour protester contre ces licenciements. Face à cette situation et tous les commentaires qu’elle suscite, le préfet de Siguiri s’est exprimé devant les médias pour « éclairer la lanterne » des habitants de la préfecture.

« Un jour, les anciens travailleurs de WBHO et du groupe Five, (des sociétés sous-traitantes de la SAG, sont venus me trouver avec des revendications. Ils m’ont dit qu’ils vont manifester parce qu’ils ont reçu des informations venant des syndicats de la SAG, disant que la SAG leur doit une somme de 5 milliards de francs guinéens. Je leur ai répondu en disant que 5 milliards, ce n’est pas une petite somme, mais puisque les informations viennent des syndicats, je vais me renseigner auprès d’eux.

Le lendemain, j’ai convoqué les syndicats, ils sont venus. J’ai posé la question de savoir si les informations sont venues d’eux, ils ont confirmé que c’est effectivement eux qui ont donné ces informations. J’ai demandé s’ils ont vérifié les informations avant de parler, ils ont répondu malheureusement non. Quand je leur ai demandé pourquoi ils l’ont dit sans vérification préalable, ils ont dit de mettre cette affaire des contractuels de côté parce qu’eux-mêmes ils comptent aller en grève, et qu’ils ont déposé un avis de grève.

C’est ainsi que les travailleurs de la logistique, service où travaillaient les licenciés et les rétrogradés, ont abandonné le travail pendant 23 jours sans un avis de grève. Mais moi, c’est pendant la déclaration de la direction de la SAG que j’ai appris que les syndicats n’avaient pas déposé un avis de grève. J’ai demandé aux syndicats s’ils étaient au courant de cela, ils m’ont répondu que ce sont eux qui ont demandé aux travailleurs de la logistique d’arrêter le travail.

J’ai posé la question aux syndicalistes s’ils étaient au courant de ça, ils ont répondu que ce sont eux-mêmes qui ont dit aux travailleurs de la logistique d’arrêter les activités. J’ai dit que c’est égoïste de leur part de demander aux gens d’arrêter le travail sans déposer un avis de grève », a expliqué le préfet.

Le colonel Moussa Condé dément donc les accusations de corruption dont il fait l’objet dans cette affaire. « Sur les réseaux sociaux, des gens m’accusent en disant que j’ai reçu une somme de 50 millions de francs pour appuyer la direction de la SAG. Qu’ils apportent les preuves de ce qu’ils disent. Moi, rien ne m’est plus cher aujourd’hui que l’emploi des jeunes », soutient-il.

Le préfet indique assure qu’il a « appris le licenciement sur les sites internet comme tout le monde. Mais quand je l’ai appris, j’ai informé le ministre des mines qui est en séjour de travail aux Etats-Unis, il m’a instruit de rencontrer les licenciés et envoyer les dossiers à son cabinet avant son retour. Mais malheureusement, j’ai tout fait avec les intéressés (les licenciés), mais impossible ».

A noter qu’après les manifestations de la semaine dernière, le travail a repris normalement à la SAG, basée dans la sous-préfecture de Kintinia. Mais jusqu’à présent, la méfiance est de mise dans la préfecture. Le bus qui transporte les employés de la Société Aurifère de Guinée à leur lieu de travail est toujours sous escorte policière par peur d’essuyer des attaques en cours de route.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guineematin.com

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Mandiana : grande démonstration de force du RPG-AEC pour une nouvelle Constitution

15 septembre 2019 à 8 08 10 09109

Hier, samedi 14 septembre 2019, la préfecture de Mandiana a célébré en différé et en grande pompe le 17 mai 1991, date marquant l’anniversaire du retour du président Alpha Condé en Guinée. Tenue dans les antres du stade préfectoral de Mandiana, cette gigantesque mobilisation des militants et sympathisants du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, était placée sous la houlette du ministre des Hydrocarbures, Diakaria Koulibaly, parrain de la préfecture. Il avait à ses côtés, dans la loge officielle, son homologue de l’Education nationale Mory Sangaré, le Coordinateur national du CNLSS, Dr Abass Diakité, des députés et évidemment les autorités locales.

Venue de toutes les contrées de Mandiana, cette marée humaine scandait en boucle et tout au long du meeting des slogans favorables au président de la République et à son gouvernement. Cette déferlante jaune qui avait investi le temple préfectoral des sports de Mandiana, a aussi mis ce meeting géant à profit pour réitérer son soutien à l’initiative d’une nouvelle constitution.

Dans son intervention, le porte-parole des jeunes a, au nom de l’ensemble de la jeunesse de la préfecture, vivement salué toutes les actions déjà réalisées par le président Alpha Condé en faveur de Mandiana. « Le président ‘’bâtisseur’’ Alpha Condé est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Nous sommes conscients des nombreux efforts fournis par l’homme en vue de faire de la Guinée un pays phare en Afrique et dans le reste du monde. Pour toutes ces raisons, nous disons qu’il est plus que nécessaire de doter la Guinée d’une nouvelle constitution qui prendrait en compte tous les manquements qu’on constate aujourd’hui », a-t-il soutenu.

Quant à Eva Cross, la députée uninominale de Mandiana, elle a justifié les raisons pour lesquelles sa circonscription exprime son soutien et sa reconnaissance au Chef de l’Etat. « Aujourd’hui, les réalisations sont partout à Mandiana et à travers tout le pays. Au nom donc des populations, nous disons grand merci au président Alpha Condé et vive l’adoption d’une nouvelle constitution… »

De son côté, le ministre Mory Sangaré, a tenu à rappeler les difficultés auxquelles était confrontée Mandiana avant l’arrivée du président Alpha Condé en 2010 avant d’inviter les populations de Mandiana à rester souder derrière le président de la République.

Pour sa part, le parrain de la préfecture, le ministre Diakaria Koulibaly, qui a été fortement impressionné par l’ampleur de la mobilisation de ce samedi, ne pouvait pas ne pas transmettre les chaleureuses salutations de son mandant, le président de la République, Pr. Alpha Condé aux populations de Mandiana.

Le ministre des Hydrocarbures est par la suite revenu sur les différentes réalisations dont la préfecture de Mandiana a bénéficié depuis que Alpha Condé a pris les rênes de la Guinée. Parmi ces acquis du régime à Mandiana, le ministre Koulibaly a rappelé la réalisation de certaines infrastructures notamment la construction de la villa des hôtes, du siège du bloc administratif préfectoral, de la grande mosquée ; le bitumage de la voirie urbaine, l’aménagement des plaines agricoles à Koundia dont le coût de réalisation est estimé à plus cent milliards de francs guinéens ; l’installation dans la commune urbaine et dans les communes rurales des lampadaires solaires publics. Sans oublier le bitumage en cours de la route qui relie Mandiana à Kankan, le chef-lieu de la région. Autant de raisons qui amènent le ministre des Hydrocarbures à exhorter les populations de Mandiana à resserrer les rangs derrière le président de la République Alpha Condé afin de faire de la Guinée un pays véritablement émergent.

Mohamed Bangoura

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Banankoro : un accrochage entre RPGistes fait plusieurs blessés

13 septembre 2019 à 20 08 49 09499
image d’archive

Un nouvel affrontement a éclaté ce vendredi, 13 septembre 2019, entre deux factions rivales du RPG Arc-en-ciel à Banankoro, sous-préfecture relevant de la préfecture de Kérouané. Le bilan fait état de plusieurs blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cet accrochage est survenu au domicile du doyen Elhadj Djomba Mory Traoré, le plus ancien responsable du RPG à Banankoro. C’est son domicile qui abrite le siège de l’actuel parti au pouvoir dans cette sous-préfecture de la Haute Guinée. Selon nos informations, son camp s’apprêtait à tenir son assemblée générale hebdomadaire, lorsque des jeunes membres du groupe rival sont venus déverser du sable au lieu du meeting.

Ce qui aurait choqué les organisateurs de la rencontre et provoqué un affrontement entre les deux camps rivaux, tous membres du RPG Arc-en-ciel. Il est difficile pour l’heure de faire le bilan exact de cet accrochage. Mais, nos sources font état de plusieurs blessés léger des deux camps. Aucune personne n’a été interpellée suite à ces violences. D’ailleurs, aucune autorité ne s’est interposée entre les deux groupes.

Ce n’est pas la première fois qu’un affrontement oppose les factions rivales du parti du président Alpha Condé à Banankoro. En septembre 2018, les deux camps s’étaient violemment affrontés, faisant une dizaine de blessés. Certains avaient dû être évacués à Conakry pour des soins intensifs. Plusieurs personnes avaient, alors été interpellées et envoyées à Kankan où elles ont été détenues pendant plusieurs mois, avant d’être libérées sans procès.

A suivre !

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Siguiri : les manifestants lèvent les barricades, reprise du travail à la SAG

13 septembre 2019 à 10 10 23 09239

Après deux jours de manifestations, le calme est revenu à Siguiri. Les manifestants qui protestaient contre le licenciement de plusieurs personnes à la SAG, ont accepté finalement de lever les barricades sur la route, permettant la reprise du travail au sein de cette société. Ce dénouement fait suite à une réunion entre les manifestants et le gouverneur de la région de Kankan.

Après une journée mouvementée, marquée par des affrontements entre des jeunes qui manifestaient dans la rue contre le licenciement de 7 personnes à la Société Aurifère de Guinée (SAG) et la police qui tentait de les disperser afin de libérer la route, le gouverneur de Kankan a dû intervenir. Le général Mohamed Gharé s’est rendu dans la ville pour rencontrer les manifestants et échanger avec eux autour de la situation.

« Dans ce dossier, nous jeunes, ce que nous vous proposons monsieur le gouverneur, c’est la réintégration de nos frères licenciés. Tout le monde sait qu’aujourd’hui en Guinée, quand un décret tombe pour limoger une personne, c’est que cela donne comme résultat. Il n’y a pas encore longtemps, quand le président de la République a limogé le préfet de Boffa, on a assisté à des manifestations dans la ville. Mais à Siguiri, c’est 7 personnes qui sont licenciées et 57 autres sont rétrogradées », a expliqué Sékou Touré, le porte-parole des manifestants.

Sékou Touré a justifié aussi l’absence des 7 personnes licenciées à cette rencontre. « Monsieur le gouverneur, si nos frères ne sont pas présents, les raisons sont simples. Nos frères licenciés ne veulent pas prendre part à une réunion, à laquelle les principaux problèmes sont absents : le directeur général monsieur Diaby et le directeur des ressources humaines monsieur Youla. Malheureusement, ces deux personnes se sont fait représenter.

Donc, tout ce qu’ils diront ici, à leur insu, leurs représentants ne le transmettront pas fidèlement. Soit ils augmenteront ou ils diminueront. La deuxième raison, c’est que leurs cartes d’accès à la cité où ils sont logés ont été retirées. Quand ils sortent, ils n’auront plus accès. Ce sont les deux raisons de leur absence », a laissé entendre le porte-parole des manifestants.

En réponse, le gouverneur de Kankan a appelé les jeunes au calme, promettant qu’une solution sera trouvée à ce problème au retour du ministre des mines, actuellement en séjour aux Etats-Unis avec le président Alpha Condé. « Nous sommes venus pour résoudre et non pour enflammer le problème. Tout ce que je vous demande, c’est de vous calmer, nous allons faire réintégrer les 7 licenciés. Le président n’est pas là et le ministre des mines n’est pas là.

Quand le ministre sera là, nous allons nous asseoir sur la même table avec les autorités de la SAG pour en parler, parce que nous voulons le travail de nos enfants et nos frères. Nous vous demandons donc de laisser la SAG travailler, bientôt le président sera de retour, nous allons poser le problème à la table et une solution sera trouvée. Laissez les travailleurs aller au travail », a lancé le gouverneur de Kankan.

Juste après cette rencontre, les manifestants ont accepté de lever les barricades, et la circulation a repris entre la ville de Siguiri et la sous-préfecture de Kintinia. Ce qui a permis la reprise du travail à la Société Aurifère de Guinée (SAG), basée à Kintinia.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guineematin.com

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Éboulement de Kankan-Coura : le conseil du quartier suspendu, les éco-gardes épinglés….

12 septembre 2019 à 18 06 27 09279

Une semaine après l’éboulement meurtrier survenu dans une mine d’or le vendredi, 6 septembre 2019, et qui a coûté la vie à six femmes, des têtes commencent à tomber dans la commune urbaine de Kankan. Le conseil du quartier de Kankan-Coura a été suspendu par le préfet Aziz Diop pendant que plusieurs personnes ont été entendues dans cette affaire qui a endeuillé plusieurs familles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le décès de six femmes lors d’un éboulement dans une mine d’or a créé une vive émotion à Kankan. Une semaine après le drame, le préfet Aziz Diop a animé une conférence de presse ce jeudi, 12 septembre 2019. La démarche visait à partager les informations relatives à cet éboulement meurtrier, notamment des suspensions, des dénonciations et des cas de personnes entendues par les services de sécurité.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Selon monsieur Diop, un comité d’urgence avait été aussitôt mis en place. Au terme des investigations, des sanctions ont été infligées aux responsables locaux. « Nous irons jusqu’au bout. La première sanction administrative, c’est la suspension de tout le conseil du quartier Kankan-Coura, parce qu’on a les preuves de leur responsabilité et leur complicité. Le responsable de l’éco-garde nous a dit qu’il était dépassé par les événements. A chaque fois qu’une femme se faisait arrêtée, c’est le chef de quartier qui venait plaider. Lui et le responsable des jeunes, ils ont même pris des engagements », a dévoilé le préfet.

Par ailleurs, Aziz Diop a laissé entendre qu’une trentaine de personnes doivent être entendues par la police et la gendarmerie. « Tous les neufs membres du conseil de quartier, le chef des Donzo, l’imam, le secrétaire général du RPG à Kankan-Coura… C’est ce dernier qui organisait les femmes à descendre dans la mine. Donc, ça c’est 11 personnes qui sont à la disposition de la police. Au niveau de la gendarmerie, les chefs garagistes et menuiseries qui ont leurs ateliers auprès de la mine ont reçu des convocations. Les maris et parents des six victimes vont être écoutés pour savoir comment leurs femmes sont sorties à 4h du matin pour aller dans la mine. Donc, c’est une brochette d’une trentaine de personnes qui est entendue en ce moment par les services de sécurité. L’enquête n’est pas encore finie », a-t-il fait savoir.

En outre, le préfet a dit que les éco-gardes (les conservateurs de la nature, ndlr) vont être relevés de leurs fonctions et poursuivis en justice. « Comment les femmes peuvent exploiter la mine si les éco-gardes faisaient leur travail ? Donc, nous allons les relever tous de leurs fonctions, les changer et les poursuivre. Parmi ces éco-gardes, on dit qu’il y a cinq dames qui sont des nourrices, il y a d’autres qui sont des invalides. Il faut qu’on arrête de mentir à notre pays. On vous recrute, vous restez à la maison faire des enfants, pendant que notre environnement se dégrade », a-t-il déploré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Accrochages entre jeunes et policiers à Siguiri : les activités de la SAG paralysées

12 septembre 2019 à 15 03 10 09109

La tension ne retombe pas dans la ville de Siguiri au lendemain de la manifestation des jeunes contre le licenciement de six (6) travailleurs par la direction générale de la Société Aurifère de Guinée (SAG). Des accrochages ont été signalés dans la matinée de ce jeudi, 12 septembre 2019, dans la commune urbaine entre des jeunes et les forces de l’ordre, rapporte le correspondant de Guineeematin.com basé dans la préfecture.

Après la journée mouvementée du mercredi, des jeunes ont empêché les travailleurs de la SAG de se rendre au service ce jeudi. Tôt ce matin, les jeunes manifestants ont envahi la colline, le point de départ des travailleurs pour les locaux de la SAG. Ils ont érigé des barricades au carrefour Kokoron, le passage obligé des bus qui transportent les employés de la société.

Quelques heures après, des agents de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) ont dispersé la foule à l’aide du gaz lacrymogène.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Yaya Camara, employé de la SAG a expliqué que lui et ses collègues n’ont pas pu se rendre au service ce jeudi matin. « J’étais venu pour prendre mon bus. Mais, nous avons trouvé des jeunes munis de cailloux qu’ils ont jetés sur les gens. Après, les agents les ont dispersé avec du gaz lacrymogène. Après, les jeunes sont revenus avec des cailloux pour disperser les agents et les travailleurs qui étaient là. Personne n’a pu se rendre au travail aujourd’hui », a-t-il expliqué.

Un des agents de la CMIS, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, a confirmé l’information. « Comment peut-on s’arrêter devant les jeunes avec des cailloux, mieux armés que nous ? Pour la première fois, nous avons lancé des gaz lacrymogènes, ils sont partis. Après, les enfants se sont armés, ils ont même pris des motos pour nous pourchasser en ville », a reconnu l’agent.

Pour le moment, les autorités préfectorales n’ont programmé aucune réunion de crise avec les manifestants. L’atmosphère est volatile dans la cité où jeunes et forces de l’ordre sont à couteaux tirés.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Licenciements à la SAG : plusieurs jeunes manifestent à Siguiri

11 septembre 2019 à 20 08 09 09099

Un mouvement de colère a éclaté dans la soirée de ce mercredi, 11 septembre 2019, dans la commune urbaine de Siguiri. De nombreux jeunes de la ville sont descendus dans la rue pour protester contre le licenciement de plusieurs employés guinéens par la SAG, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est aux environs de 18 heures que cette manifestation a commencé. Des jeunes en colère ont envahi la route reliant la ville de Siguiri à la sous-préfecture de Kintinia, où est basée la Société Aurifère de Guinée (SAG). Ils ont érigé des barricades sur cette route, bloquant complètement le passage. Les manifestants protestent contre le licenciement de 6 employés de la SAG. Pour eux, la société veut se débarrasser tout simplement des travailleurs guinéens au profit des étrangers.

« Nous sommes là pour dire à la SAG que trop c’est trop. C’est seulement nos frères guinéens qui sont licenciés et remplacés par des sud-africains. Donc si on ne se lève pas, la SAG va mettre tous nos frères à la porte sans motifs », a déclaré Nouhan Traoré, l’un des manifestants.

Au moment où nous mettons cet article en ligne (20h 05), les manifestants sont toujours dans la rue. La circulation est toujours bloquée entre La ville de Siguiri et la sous-préfecture de Kintinia. Plusieurs employés de la SAG qui rentraient du travail sont bloqués à Kintinia, tout comme ceux qui voulaient faire le sens inverse.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : l’unique forage du quartier Dar es-salam emporté par des inconnus

11 septembre 2019 à 15 03 11 09119

Décidément, les voleurs ne sont pas prêts à rendre les armes dans la commune urbaine de Kankan. Dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 septembre 2019, des inconnus ont vandalisé un forage au secteur 4 du quartier Dar es-salam avant d’emporter la tête dudit forage. Les autorités du quartier, dépassées par cet acte, disent que le vol s’est produit aux environs de 3 heures du matin et annoncent l’ouverture d’une enquête, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les citoyens du quartier Dar es-salam se sont réveillés avec une triste nouvelle ce mercredi matin. Le seul forage qui alimente le quartier en eau potable a été vandalisé et emporté par des inconnus. Selon Arafan Traoré, chef du quartier de Dar es-salam, c’est la première fois qu’un acte de ce genre est enregistré sur les lieux.

« A 6 heures du matin, celle qui est chargée de la protection du forage m’a appelé pour me dire que le forage a été volé. Elle pense que dans les environs de 3 heures du matin qu’ils sont venus démonter le forage et emporter les pièces. Ce forage est dans ce quartier depuis 1981, mais c’est la première qu’on le vandalise », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, Arafan Traoré n’a pas caché son indignation par rapport à cet acte qui aura sans aucun doute des inconvénients sur la vie des femmes du quartier. « Je suis complètement envahi et dépassé par cette affaire, parce que je sais quel est l’inconvénient de ce vol sur les femmes de ce quartier, parce que c’est ici qu’elles puissent l’eau potable. Je ne sais vraiment pas quoi dire », a-t-il laissé entendre.

Pour ce qui est des mesures prises pour faire face à l’insécurité de plus en plus grandissante dans le quartier, Arafan Traoré a dit que des patrouilles seront organisées pour traquer les malfaiteurs. « Dès aujourd’hui, les jeunes vont commencer à patrouiller le quartier la nuit et n’importe quelle personne qui sera prise, doit être correctement identifiée », a-t-il précisé.

En outre, monsieur Traoré dit avoir informé les autorités communales et qu’une enquête a été ouverte par la police pour mettre main sur les auteurs du vol.

A noter que les attaques nocturnes sont devenues récurrentes dans la commune urbaine de Kankan. Après les boutiques et magasins, c’est à un autre forage que des inconnus s’en sont pris dans la nuit du lundi au quartier Gare, emportant tout sur leur passage.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Ecole primaire de Kankan Coura : sur 15 salles de classes, seulement 7 sont opérationnelles

11 septembre 2019 à 14 02 30 09309

Alors que la rentrée scolaire de cette année est prévue dans trois semaines, plusieurs écoles de Conakry et surtout de l’intérieur du pays se trouvent dans un état qui ne favorise pas un bon déroulement des cours. C’est le cas de l’école primaire de Kankan Coura, dans la ville de Kankan. Plus de la moitié des salles de classe de cet établissement ne sont pas, de nos jours, opérationnelles, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon nos informations, cette école a été construite en 1959, c’est-à-dire peu après l’accession de la Guinée à l’indépendance. C’est le seul établissement public d’enseignement élémentaire de ce quartier. Aujourd’hui, elle se trouve dans un état hideux. Les bâtiments sont fortement délabrés et plusieurs salles de classe ne sont plus opérationnelles.

Sur les 15 salles que compte l’école, seulement 7 sont encore utilisables. Les 8 autres n’ont ni portes ni fenêtres, et certaines n’ont même plus de tableaux. L’une d’entre elles a aussi été décoiffée par un vent violent et reste aujourd’hui sans toit. Pendant les vacances, les classes sont devenues des abris pour les animaux domestiques (vaches, moutons chèvres…) et des latrines pour certains enfants.

On apprend même que les élèves de cette école vont en vacances avec leurs tables bancs par peur qu’elles ne soient volées. Parce que l’établissement n’a aucune mesure de sécurité. C’est dans ce contexte que la rentrée scolaire va intervenir le 03 octobre prochain, puisqu’aucun projet de rénovation de cet établissement scolaire n’est encore annoncé.

Les élèves, enseignants et encadreurs de l’école vont devoir donc faire avec, en attendant une attention des autorités éducatives du pays sur cette situation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Accès aux écoles professionnelles : plusieurs candidats n’ont pas pu participer au concours à Kankan

11 septembre 2019 à 13 01 00 09009

Ils étaient nombreux dans la préfecture de Kankan à vouloir prendre au concours d’accès aux écoles techniques et professionnelles, en cours depuis lundi dernier. Mais, tous n’ont pas réussi à participer à cette évaluation nationale. Plusieurs d’entre eux sont venus postuler trop tard, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Selon Houlamatou Thiam du service examen à l’inspection régionale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Kankan, 434 dont 10 filles prennent part à ce concours dans la préfecture. Ils auraient pu être beaucoup plus nombreux si tous ceux qui désiraient y participer étaient présents. Mais, faute d’information, beaucoup d’entre eux ont déposé leurs dossiers trop tard.

« Les statistiques de cette année ont diminué par rapport à l’année dernière. Les candidats n’étaient pas bien informés, il y en a qui sont venus en retard, ils ont trouvé que les inscriptions étaient terminées. Et, d’autres viennent jusqu’à présent pour dire qu’ils veulent postuler », a-t-elle confié.

Dans les deux centres d’examen de la ville, les acteurs concernés assurent que les épreuves se déroulent sans problèmes. Jean Marie Tolno, délégué national chargé de la supervision du concours d’entrée aux écoles techniques et professionnelles dans la région administrative de Kankan, déplore cependant des cas d’absences.

« Depuis le début, tout se passe bien. Mais, la seule chose que nous déplorons, c’est l’absence de certains candidats. Aujourd’hui, il y a une dizaine d’absences du côté de l’ENAM », a-t-il dit.

A l’issue des deux premières journées, Saa Victor Tolno, l’un des candidats, a exprimé un sentiment de satisfaction. « Depuis le début jusqu’aujourd’hui, les épreuves se passent dans de bonnes conditions. Si ça continue comme ça, il y aura un succès », a-t-il laissé entendre.

Ce concours se poursuit jusqu’au dimanche, 15 septembre sur l’ensemble du territoire national. Les candidats qui seront admis vont accéder aux différentes écoles techniques et professionnelles du pays.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Siguiri : accusé de s’immiscer dans la mise en place de la CEPI, Siné Magassouba se défend

10 septembre 2019 à 15 03 43 09439

On vous l’annonçait précédemment, la composition de la CEPI de Siguiri peine encore à être effective. Car les deux représentants de la société, dont l’un doit présider ce démembrement de la CENI, n’ont toujours pas pris fonction. Selon certains acteurs de la société civile, cette situation est due à l’immixtion dans le processus de Siné Magassouba et de Namory Doumbouya, respectivement secrétaire général chargé des collectivités et secrétaire chargé des affaires administratives à la préfecture de Siguiri. Les deux responsables sont accusés d’avoir récusé l’ex présidente de la CEPI qui devait être reconduit à ce poste.

Ils reprocheraient à la dame, Eva Condé, d’avoir refusé de tricher les dernières élections locales en faveur du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Siné Magassouba a réagi à ces accusations au micro du correspondant de Guineematin.com à Siguiri. Le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées assure qu’il n’est nullement impliqué dans ce processus. Il indique qu’il a tenté d’ailleurs de déjouer un complot que certains membres de la société civile ont monté contre Eva Condé pour l’exclure. Nous vous proposons ci-dessous sa réaction.

« J’ai vu les tentatives de la société civile de comploter contre Eva Condé. Pendant le renouvellement de leur bureau, ils n’ont pas informé la préfecture. Quand je l’ai appris, j’ai protesté, c’était au temps du préfet Ibrahima Kalil Keita. J’ai dit que la préfecture doit être à côté pour être témoin de ces élections. Ils (les responsables de la société civile) sont venus nous présenter des excuses, on a validé leur liste. Et, lorsqu’il s’est agi aussi de choisir leurs représentants dans les sous-préfectures, ils ont fait l’opération sans nous consulter. C’est ainsi qu’un élément de la société civile est venu attirer mon attention, j’ai aussitôt convoqué une réunion, j’ai dit non, c’est nul et non effet, on doit être témoin. Et là aussi ils m’ont donné raison.

J’ai convoqué une réunion avec la société civile, sur 13 membres, 7 ont répondu, j’ai protesté en disant que la société civile doit venir et entièrement. J’ai dit ce jour que la présidente de la CEPI (Eva Condé) doit venir, et que si elle n’était pas présente, moi je ne prendrais aucune décision. Certains m’ont dit qu’elle n’est pas membre de la société civile. Je leur ai demandé alors à quel titre elle est allée à la CEPI et a été élue présidente de la structure. Quelqu’un a répondu qu’elle appartenait à une organisation féminine. Je lui ai dit que les organisations féminines appartiennent à la société civile.

Un autre a répliqué en disant que la dame n’a pas eu son Bac, je lui ai demandé pourquoi alors elle a dirigé la CEPI durant tout ce temps. Après je me suis retiré de la réunion, je suis parti. Je ne sais pas comment ils ont désigné leurs représentants à la CEPI ni même les noms des personnes désignées. Je pense que c’est au niveau de la présentation que les choses ont mal tourné, mais je n’ai rien à avoir dans cette affaire. Je suis étonné donc que je sois accusé par le camp d’Eva d’être contre elle », a-t-il laissé entendre.

De son côté, Namory Doumbouya garde toujours le silence sur la question.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Baisse de la pluviométrie à Kankan : un spécialiste tire la sonnette d’alarme

10 septembre 2019 à 13 01 13 09139

Contrairement aux années passées, la région de Kankan fait face à une faible pluviométrie en cette période hivernale. La situation est jugée très préoccupante par les responsables du service météorologique local basé au quartier Météo dans la commune urbaine de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La région de la savane guinéenne connait une diminution régulière de la pluviométrie, notamment pour les trois (3) dernières décennies. De nombreux facteurs, notamment provoqués par l’être humain, sont à l’origine de ce drame silencieux. Une situation qui inquiète les citoyens, mais surtout les spécialistes de la météorologie.

Selon Koumbozono Béavogui, observateur météo en service au centre météorologique de Kankan « de 1989 à cette année 2019, nous constatons que la pluviométrie ne cesse de baisser à un rythme très inquiétant. L’exception est survenue seulement au cours de l’année passée où nous avons même enregistré de terribles inondations dans la commune urbaine. En termes de comparaison, si nous prenons le mois de juillet 2018 et celui de 2019, nous avons connu un excédent de 5, 4 millimètres au cours du premier. Mais au cours de celui-ci, on était vraiment à un très faible niveau ».

Parlant des causes et des conséquences de ce déficit hydrique, Koumbozono Béavogui a fait savoir que c’est toute notre existence du futur qui est en danger. « D’abord, la première explication c’est la croissance démographique. Il y a aussi une mauvaise gestion de nos espaces forestiers et culturaux, les feux de brousse, la coupe abusive des bois. Tout cela affecte sérieusement la profondeur de nos cours d’eau, occasionne la précocité ou la tardiveté des cultures. Il y a aussi le risque imminent d’apparition de nouvelles épidémies. Nous vivons en ce moment des moments critiques et difficiles. Le climat a changé », a-t-il laissé entendre.

Pour faire face à cette situation, notre interlocuteur préconise un certain nombre de comportements à observer. « La population doit consulter la météo. Les projets de construction des barrages, par exemple, doivent être exécutés sur le terrain en tenant compte des paramètres météorologiques ; protéger nos espaces de forêt. Il est certes difficile d’empêcher la croissance démographique, mais il faut beaucoup miser sur le reboisement des espaces déjà dégradés et lutter contre les pratiques néfastes le long des cours d’eau », a-t-il conseillé.

Alors que la saison pluvieuse tire à sa fin, l’on se demande quelle sera la conséquence de cette faible pluviométrie sur le rendement de la campagne agricole 2019 dans la région.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla, pour Guineematin.com

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Siguiri: le marché de la commune rurale de Doko transformé en mine d’or

9 septembre 2019 à 12 12 29 09299
marché central de la commune rurale de Doko,

Le marché central de la commune rurale de Doko, située à 85 kilomètres de la préfecture de Siguiri, est transformé en site d’exploitation artisanale d’or. Ce sont des femmes de la localité qui se livrent à cette activité au cœur même du village, même si certaines d’entre elles ont été interpellées et sanctionnées, rapporte le correspondant de Guineematin.om basé dans la préfecture.

Après avoir exploité une partie du bloc administratif de la sous-préfecture, les femmes mineures de la commune rurale de Doko se sont ruées vers le marché central, situé au cœur du village.

Interrogé sur la question, le maire de la localité a confirmé l’information, mais assure que toutes les dispositions sont prises pour dissuader les pratiquantes. Selon Djémory Diabaté, « il y a des gens qui avaient commencé. Mais avec les mesures prises, nous avons stoppé le phénomène. Vous savez, Doko est une zone riche en or, même quand tu prends une poignée de sable, tu trouveras de l’or. Les gens allaient même exploiter dans les familles ».

Cependant, des arrestations ont eu lieu par rapport à cette activité, confirme le maire de Doko, Djémory Diabaté. « Oui, nous avons arrêté des personnes, nous les avons sanctionnées. Après, une équipe est descendue sur le terrain pour sensibiliser les citoyens afin de stopper la pratique », a-t-il indiqué.

Il reste à savoir si les mesures prises seront pérennes surtout que des éboulements meurtriers sont souvent enregistrés dans la région.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Éboulement de Kankan-Coura : parents des victimes et autorités locales toujours sous le choc

7 septembre 2019 à 19 07 28 09289
Balla Konaté, chef du quartier de Kankan-Courra

Après l’éboulement d’une mine d’or à Kankan, qui a coûté la vie à six femmes hier vendredi, 06 septembre 2019, au quartier Kankan Coura, les nombreuses familles sont encore sous le choc et vivent dans le deuil. Au lendemain de ce drame, plusieurs citoyens se sont réunis dans les familles des victimes pour leur apporter compassion et solidarité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le quartier Kankan-courra porte toujours la tristesse et la désolation suite au drame survenu dans la mine d’or. Les nombreuses familles ont encore les traits marqués par cette tragédie qui a coûté la vie à six femmes.

Selon Balla Konaté, chef du quartier de Kankan-Courra, « hier matin c’est à 7h qu’on m’a appelé pour m’informer du drame, c’est au pied de la mine que les femmes ont trouvé la mort. On les a chassées de là-bas plusieurs fois, elles ont refusé de quitter. Hier matin, par la volonté de Dieu, elles y ont laissé leurs vies. Mais, on a informé tout le monde, à partir de ce drame, on ne veut voir personne dans cette mine. Toute personne qui sera prise là-bas, aura à faire avec la loi. Maintenant, nous allons surveiller la mine de jour comme de nuit. Vous savez, dans une situation, tant que le pire ne se produit pas, on ne va pas prendre des dispositions. Tous ceux qui seront pris dans la mine maintenant, seront déférés chez les autorités », a mis en garde le chef du quartier.

Kabinet Soumaré, beau frère de Hadja Sidibé

Pour sa part, Kabinet Soumaré, beau frère de Hadja Sidibé, une des victimes de l’éboulement, a exprimé toute sa tristesse tout en témoignant de la bravoure de la victime. « Ce que je peux vous dire sur Hadja Sidibé, elle était mère de 9 enfants. Depuis qu’elle a été mariée chez nous, elle n’a jamais eu de problème avec quelqu’un dans la famille. Vraiment, toute la famille est triste aujourd’hui de sa disparition, en particulier moi. Elle était une bonne femme au foyer », a-t-il témoigné.

Il faut rappeler que cet éboulement a coûté la vie à six femmes, toutes identifiées. Il s’agit de Nadouba Konaté, Hadja Sidibé, Gnalén Konaté, Fanta Konaté, Nagnouma Konaté et Fanta Doumbouya. Elles ont rejoint leurs dernières demeures dans l’après midi d’hier vendredi après la prière de 14 heures.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : une boutique cambriolée, plusieurs téléphones et accessoires emportés

7 septembre 2019 à 18 06 06 09069

Les populations de Kankan sont confrontées à une insécurité grandissante depuis un certains temps. Les attaques nocturnes sont devenues récurrentes, notamment les cambriolages. Dans la nuit du vendredi 06 au samedi 07 septembre 2019, des présumés voleurs ont défoncé la boutique du président des propriétaires de télé-centres de la ville. Les faits se sont produits au quartier M’balia, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, les malfaiteurs ont emporté plusieurs téléphones et leurs accessoires. La victime, du nom de Sansy Condé, a été réveillée tôt ce samedi matin par un coup de fil de ses voisins. Arrivé sur les lieux, Sansy Condé n’a pu que constater les dégâts. « C’est les voisins qui m’ont appelé à 6h du matin. Ils m’ont dit de venir, que ma boutique a été cambriolée. Directement je suis venu trouver qu’ils ont défoncé l’arrière de la boutique… »

Sansy Condé

Faisant l’état des lieux des pertes subies, Sansy Condé dit que plusieurs téléphones portables et leurs accessoires ont été emportés par les voleurs. « Ce jour-là, très malheureusement, mes jeunes frères ont oublié de rentrer avec les téléphones et accessoires. Les voleurs ont emporté les téléphones qui sont en réparation, ceux qui sont en vente, et plusieurs accessoires ».

Monsieur Condé dit avoir saisi les autorités pour voir si la lumière sera faite dans cette affaire, en portant plainte contre X. « Quand j’ai vu l’importance des dégâts, j’ai directement saisi les services de sécurité et j’ai fait une déclaration à la gendarmerie. Je suis très mécontent par rapport à cette situation. Les jeunes qui se débrouillent sont souvent confrontés aux cambriolages. C’est tellement dommage. Je demande à l’autorité de renforcer la sécurité autour des personnes et leurs biens », demande-t-il.

Cet énième cambriolage vient allonger la liste des victimes qui sont plus que jamais désespérées. Pas plus tard que la nuit du mercredi 04 septembre dernier, des habitants de Kankan ont entendu des coups de feu. Selon nos informations, des hommes armés ont attaqué une boutique au quartier Sogbè. Ils se seraient sauvés avec des ordinateurs et une somme de 7 millions de francs guinéens.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Éboulement mortel à Kankan : la mine était interdite d’accès

6 septembre 2019 à 20 08 21 09219

Comme annoncé précédemment, un éboulement a coûté la vie à au moins 6 personnes à l’aube de ce vendredi, 06 septembre 2019, à Kankan. Le drame a fait également deux blessés graves. Toutes les victimes sont des femmes. Elles se cachaient pour travailler dans la mine d’or de Kankan-Koura qui était interdite d’accès, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon nos informations, ces dames ont quitté leurs maisons à 4 heures du matin pour aller dans cette mine à la recherche de l’or. Pendant qu’elles étaient dans le trou, un éboulement s’est produit. Les secouristes qui sont arrivés sur les lieux ont retrouvé six corps sans vie et deux blessés graves. Mais, selon le maire de la commune urbaine de Kankan, Mory Kolofon Diakité, on ne sait pas encore si ce sont les seules victimes de ce drame.

Mory Kolofon Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan

« Nous avons trouvé 16 paires de chaussures sur les lieux du drame, ce n’est pas évident que toutes ces 16 personnes soient mortes. Mais, 6 corps sans vie ont été retrouvés et on les a remis au chef de quartier et à la communauté de Kankan-Koura. On a mis des moyens à leur disposition pour s’occuper des corps. On doit remonter l’information, il ne faudrait pas que les gens viennent transformer une carrière en une mine. Il y a des mesures de sécurité dans les mines, mais ici c’est une carrière, donc il n’y a pas de mesures de sécurité », a dit l’autorité locale.

Si ces dames ont choisi cette heure aussi matinale pour se rendre sur les lieux, c’est parce qu’elles ne veulent pas aperçues par quelqu’un. Car cette mine, découverte il y a un an à Kankan-Koura, est interdite d’exploitation en raison des risques qu’elle représente. Depuis cette interdiction, l’officier de police judiciaire Daniel Faya Kamano et ses collègues conservateurs de la nature mènent des patrouilles régulièrement dans la zone, mais ils n’ont malheureusement pas réussi à éviter ce drame.

Daniel Faya Kamano, conservateur de la nature et officier de la police judiciaire

« C’est une situation très déplorable. Nous avons un personnel suffisant qui roule ici pendant toute la journée pour chasser les femmes. On nous a d’abord fait croire que c’est pour extraire du gravier qu’elles viennent ici, parce que ce sont généralement des femmes qui ont perdu leurs maris. Mais, quand on a su ce qu’elles faisaient ici réellement, on a engagé des patrouilles, mais on n’a jamais pris quelqu’un ici. Parce qu’elles viennent tard la nuit pour creuser », a expliqué l’agent.

Toumay Diallo, président de la jeunesse de Kankan-Koura

Toumay Diallo, président de la jeunesse de Kankan-Koura, lui aussi, dit avoir tenté à plusieurs reprises de dissuader les femmes qui se cachent pour travailler nuitamment dans cette mine, mais en vain. « Moi, je venais souvent ici la nuit. Je venais parfois à 1 heure ou à 2 heures du matin pour dire aux femmes de quitter les lieux, elles me disaient qu’elles n’allaient plus revenir ici. Mais bon, c’est la volonté du Tout Puissant. Les hommes ne venaient pas ici. C’est une seule fois que j’ai vu des hommes ici, et depuis que je leur ai parlé ils ne sont plus revenus », soutient le jeune homme.

Les six victimes de cet éboulement, le premier du genre dans cette mine, ont été inhumées dans l’après-midi de ce vendredi. De leur côté, les deux blessées reçoivent des soins à l’hôpital régional de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Siguiri : deux hauts cadres de la préfecture accusés de bloquer la mise en place de la CEPI

6 septembre 2019 à 17 05 44 09449

Même si la plupart des membres de la CEPI de Siguiri ont prêté serment, la composition de ce démembrement de la CENI n’est pas encore complète. Il manque les deux représentants de la société civile, dont un doit présider la structure. Et, selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, ce sont deux hauts responsables de la préfecture qui sont à l’origine de ce blocage.

Il s’agit de Siné Magassouba, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées, et Namory Doumbouya, secrétaire général chargé des affaires administratives de la préfecture de Siguiri. Les deux hommes sont accusés de s’être opposés au choix de l’un des représentants de la société civile, madame Ewa Condé, qui doit présider la Commission Électorale Préfectorale Indépendante. Selon un membre de la société civile locale, les deux cadres de l’administration estiment que cette dame ne va pas favoriser le parti au pouvoir lors des élections à venir.

« Madame Ewa Condé est aujourd’hui détestée par les deux secrétaires généraux en l’occurrence Siné Magassouba et Namory Doumbouya. Ils reprochent à cette dame le fait de n’avoir pas triché les dernières élections communales en faveur du RPG Arc-en-ciel. Lorsqu’on a demandé à notre président de déposer la liste de la société civile, il a mis les noms de madame Ewa et de Nouhan. Mais, dès que le général Namory et son collègue Siné ont vu la liste, ils ont crié sur lui en lui disant : va enlever le nom de la dame Ewa ! C’est elle qui voulait nous tuer pendant les communales », a-t-il expliqué.

Il ajoute que « c’est ainsi que le général Namory a réuni les membres de la société civile pour organiser une élection en l’absence de Ewa Condé, afin de choisir deux autres personnes devant représenter la société civile à la CEPI. Entretemps, il s’est trouvé qu’une mission venue de Conakry a déjà reconduit la dame Ewa. Mais, les deux secrétaires généraux se sont opposés encore à cette décision. C’est pourquoi, les membres de la CEPI ont prêté serment à l’exception des deux représentants de la société civile ».

Toutes nos tentatives de recueillir la version des deux responsables mis en cause sont restées, pour le moment, vaines. A rappeler que madame Ewa Condé qu’ils sont accusés d’avoir récusée, a dirigé la CEPI de Siguiri lors des législatives de 2013, de la présidentielle de 2015 et des élections locales de 2018.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : un éboulement fait 6 morts dans la mine d’or de Kankan-Coura

6 septembre 2019 à 9 09 22 09229

Un éboulement survenu à l’aube de ce vendredi 6 septembre à fait six (6) morts dans la mine d’or de Kankan-Coura, dans la commune urbaine de Kankan. Les victimes sont toutes des femmes rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les citoyens de Kankan Coura se sont réveillés avec une triste nouvelle ce vendredi matin. C’est au total six (6) femmes, toutes domiciliées dans ce quartier de la commune urbaine, qui ont été tuées dans cet éboulement.

Ce matin (08h 40 minutes), les autorités à tous les niveaux sont sur les lieux du drame. Les recherches se poursuivent pour voir s’il n’y aurait pas d’autres victimes dans les décombres.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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