Siguiri : un jeune se donne la mort en se brûlant vif

21 mars 2019 à 23 11 51 03513

Un jeune homme d’une vingtaine d’années s’est donné la mort de manière assez étrange ce jeudi, 21 mars 2019, à Siguiri. Léonard Keïta a utilisé de l’essence et du feu pour se faire brûler vif, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Léonard Keïta, conducteur de taxi-moto, résidait au quartier Saint Alex, dans la commune urbaine de Siguiri. Il a mis fin à ses jours ce jeudi. Le jeune homme a versé de l’essence sur lui avant de se servir d’une boite d’allumettes pour se faire brûler vif.

La nouvelle a surpris plus d’un, sauf peut-être son grand frère, Séraphin Keïta. Ce dernier dit avoir empêché son frère de se donner la mort de cette manière, il y a seulement quelques jours. « Le samedi dernier, je l’ai trouvé dans sa chambre, sa bible en main. Je lui ai dit : qu’est-ce que tu fais avec la bible à cette heure-là ? Parce que le soleil était très ardent.

Il m’a répondu qu’il voit Jésus auprès de lui ces derniers jours et que c’est pourquoi il lisait la bible. Ensuite, il est allé vider l’essence de sa moto pour tenter de se faire brûler. Mais, j’ai retiré l’essence et j’ai sorti tout ce qui peut être une arme de sa chambre. Et aujourd’hui, ce sont les voisins qui sont venus m’informer qu’il s’est fait brûler », a-t-il expliqué.

Après le constat des autorités, le corps de Léonard Keïta, célibataire sans enfant, a été remis à ses parents pour son inhumation.

De Siguiri, Bérété lancéï Condé pour Guineematin.com

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Viol sur deux mineures : deux individus condamnés à 20 ans de prison par le TPI Faranah

21 mars 2019 à 13 01 01 03013
Mamadou Lébéré Baldé, Procureur de la République près le TPI de Faranah

Les sanctions continuent à pleuvoir au Tribunal de Première Instance de Faranah au compte des audiences criminelles. Alphadio Barry, dit Têla, et Alpha Oumar Diallo, plus connu sous le nom de Sally, ont été reconnus coupables de viol sur mineure et condamnés à 20 ans de réclusion criminelle chacun. Le verdict est tombé hier mercredi, 20 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le premier accusé, Alphadio Barry, conducteur de taxi-moto, est poursuivi pour viol sur une fille de 12 ans. Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, « les faits se sont produits à Maréla en 2018. C’est un conducteur de mototaxi. On a embarqué une fillette sur sa moto.

Malheureusement, au lieu qu’il dépose la fille au lieu indiqué, il a contourné pour prendre une autre tangente pour aller abuser de la fille. Donc, ces faits là sont tellement graves que le ministère public n’a pas tardé de requérir contre lui 20 ans de réclusion criminelle. Et, comme il était en fuite après l’acte, on a requis à ce qu’un mandat d’arrêt soit décerné contre lui à l’audience », a expliqué Mamoudou Lébéré Baldé.

Dans sa décision, le tribunal a suivi les réquisitions du procureur. Alphadio Barry, dit Têla, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle et un mandat d’arrêt a été décerné contre lui à l’audience.

Le deuxième accusé se nomme Alpha Oumar Diallo, alias Salli, poursuivi pour viol sur une fille de 14 ans. Les faits se sont produits au mois d’octobre 2016, à Dabola. Selon le procureur de Faranah, Mamoudou Lébéré Baldé, « la victime est une jeune fille de 14 ans, vendeuse d’arachides, d’oranges… L’accusé est venu dire à la fillette qu’il veut acheter.

Il a réussi à la tromper pour partir ensemble jusqu’au niveau de sa chambre. Arrivé là, Sally a dit qu’il n’avait pas de monnaie. Il a envoyé une autre fille faire la monnaie, une manière de rester isoler avec la victime. Quand la fille est revenue, elle a trouvé que sa jumelle était nue. Elle a compris qu’il y a eu viol. Immédiatement, il a pris la fuite ».

Dans sa décision, le tribunal a condamné Alpha Oumar Diallo, alias Sally, à 20 ans de réclusion criminelle tout en décernant un mandat d’arrêt contre lui.

Ces deux verdicts ont réjoui le procureur qui dit avoir réussi à apporter les preuves qui ont confondu les deux accusés. « C’est un sentiment de satisfaction, parce qu’il appartient au ministère public d’apporter toutes les preuves de la culpabilité de celui qui est poursuivi.

Et, si nous avons réussi à apporter toutes les preuves de la culpabilité de M. Alpha Oumar Diallo, alias Sally, et M. Alphadio Barry, alias Têla, c’est un sentiment de joie. On estime que le droit a été dit, on ne peut que se réjouir », a réagi Mamoudou Lébéré Baldé.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

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Conflit agriculteurs/éleveurs : 4 individus condamnés à 30 ans de prison à Faranah

21 mars 2019 à 10 10 59 03593

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Faranah. C’est dans ce cadre que quatre individus, accusés d’incendie volontaire, de destruction d’édifices privés, de coups et blessures volontaires, ont été condamnés par défaut à 30 ans de réclusion criminelle chacun. Le verdict est tombé hier mercredi, 20 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les quatre accusés dans ce dossier sont : Lansana Condé, Sékou Condé, Moussa Condé et Diarra Condé. Les faits pour les quels ils sont poursuivis ont eu lieu en 2018 à Gbénikoro, un secteur relevant de la commune urbaine de Faranah.

Selon nos informations, tout est parti d’une opposition entre agriculteurs et éleveurs. « Les agriculteurs ont estimé que les animaux des éleveurs sont venus dévaster leurs champs. Entretemps, non seulement ils ont fusillé certaines de ces bêtes ; mais également, ils se sont révoltés pour aller s’attaquer aux différentes cases appartenant aux éleveurs. Donc, ils ont incendié toutes ces cases-là. C’est une infraction purement criminelle.

C’est pourquoi ils ont été poursuivis pour incendie volontaire, destruction d’édifices privés, coups et blessures volontaires. Des faits prévus et punis par les dispositions des articles 510 ; 523 ; 239 et suivants du Code Pénal », a expliqué Mamoudou Lébéré Baldé, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Faranah.

Les quatre accusés, tous en fuite, ont été reconnus coupables et condamnés à trente (30) ans de réclusion criminelle. Le tribunal, par la voix du juge Amadou Sagnane, s’est exprimé en ces termes : « le tribunal, statuant publiquement, à l’égard des accusés, contradictoirement en matière criminelle, et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Lansana Condé, Sékou Condé, Moussa Condé et Diarra Condé coupables d’incendie volontaire, de coups et blessures volontaires, de destruction d’édifices privés et de vol ; les condamne chacun à 30 ans de réclusion criminelle par défaut, décerne un mandat d’arrêt contre eux ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

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Assassinat d’un militaire à Kankan : plusieurs personnes interpellées (Procureur)

20 mars 2019 à 10 10 07 03073

Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, plusieurs personnes ont été mises aux arrêts récemment. Des arrestations consécutives à l’assassinat d’un militaire lors de l’attaque d’une station d’essence au quartier Bordeaux, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineemain.com basé dans la préfecture.

Dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 février 2019, des individus non identifiés avaient attaqué une station d’essence au quartier Bordeaux, à Kankan. Ils ont poignardé à mort le gardien de la dite station, le sergent-chef Daniel Koen, service à la garnison militaire de la troisième région militaire de Kankan. Puis, les assaillants ont emporté son arme et une somme de 5 millions de francs guinéens.

Interrogé à ce sujet, Aly Touré, procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, a confirmé l’arrestation de plusieurs personnes dans ce dossier. « Je confirme que des personnes ont été arrêtées dans l’affaire de l’assassinat d’un militaire et du vol d’argent qui a eu lieu à la station Shell de Bordeaux ».

Poursuivant, Aly Touré a promis de donner d’amples informations à la presse quand le dossier sera transmis au parquet. « Vous aurez d’amples informations quand le dossier va être communiqué au parquet. On va convoquer une conférence de presse au cours de laquelle nous allons donner tous les détails. Pour le moment, tout ce que je peux vous dire, c’est que l’enquête va à bon train », a rassuré l’empereur des poursuites.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Mandiana : un corps sans vie découvert dans un chantier occupé par un fou à Kantédou-Balandou

19 mars 2019 à 11 11 56 03563

Le corps sans vie d’un jeune homme a été retrouvé le dimanche, 17 mars 2019, dans la localité de Kantédou-Balandou, relevant de la sous-préfecture de Dialakoro, dans la préfecture de Mandiana. Il s’agit du corps d’un certain Vieux Kanté, âgé d’environ 25 ans, marié et père d’un enfant. Un homme, présumé fou, du nom de Souleymane Camara, a été mis aux arrêts par la gendarmerie de Mandiana, rapporte un correspondant de Guineematin.com basé en Haute Guinée.

C’est en état de putréfaction que le corps sans vie de Vieux Kanté a été retrouvé dans une maison en chantier, situé en périphérie du district de Kantédou-Balandou. C’est le propriétaire de ladite maison, habitée par une personne souffrant d’une dépression mentale, qui a découvert son corps, cinq jours après la disparition du défunt.

Selon Saidou Kanté, président du district de Kantédou-Balandou 1, « Vieux Kanté avait disparu le mercredi passé. Mais, c’est le vendredi que ses parents ont su qu’il a disparu. Il y a un fou qui habite dans une maison en chantier, sans que le propriétaire ne s’en rende compte. Ledit propriétaire est parti visiter sa maison, il a trouvé le fou là-bas. Il l’a chassé et il est rentré pour faire sortir tout ce que le fou avait fait rentrer dans la maison, c’est là que le corps de Vieux Kanté a été découvert ».

Après la découverte du corps, le fou a pris la poudre d’escampette pour se cacher dans dans les bois. Les responsables de la localité ont alors mobilisé les jeunes qui ont attrapé Souleymane Camara pour le remettre à la gendarmerie de Mandiana.

Selon nos les informations, Souleymane Camara avait auparavant exhumé un cadavre. Ce qui lui avait valu d’être traité de fou. Une infirmation confirmée Saidou Kanté, président du district de Kantédou-Balandou 1 : « il fut un moment, ses parents l’ont emmené à Kankan pour le guérir. Mais, il s’est caché et il est revenu à Kantédou-Balandou, on ne savait même pas qu’il était revenu. C’est ainsi qu’il est parti ouvrir une tombe pour prendre le linceul et l’envoyer quelque part. Quand on avait su ça, on voulait l’arrêter, mais il a disparu ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Conakry : une douanière jugée pour trafic international de cocaïne

19 mars 2019 à 8 08 16 03163

Madame Kadiatou Touré a comparu ce lundi, 18 mars 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). Cette douanière, âgée d’une trentaine d’années, mariée et mère d’un enfant est poursuivie pour « trafic international de drogue », portant sur de la Cocaïne. À l’ouverture de son procès, l’accusée a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

Vêtue d’une légère robe de couleur cendre et teintée de noir, madame Kadiatou Touré est apparue, visiblement, très faible. Au cours de son audition à la barre, cette douanière a d’ailleurs demandé une chaise pour s’asseoir. «Je suis malade. Est-ce que je peux avoir une chaise pour m’asseoir ?», a-t-elle demandé quelques minutes après avoir commencé de déposer.

Une demande à laquelle le tribunal a accédé, pour la bonne continuation des débats.

Dans cette affaire, il est reproché à Madame Kadiatou Touré d’avoir dissimulé de la cocaïne dans des habits qu’elle voulait expédier à Hong Kong. «La cocaïne était dissimulée dans des boutons cousus avec du tissu Wax», a précisé le ministère public.

Une chose que l’accusée n’a pas niée. Mais, pour sa décharge, madame Kadiatou Touré a indiqué que les habits ne l’appartenaient pas. «C’est à Dakar (au Sénégal) que j’ai rencontré une femme qui s’appelle Makissa Camara. C’est une guinéenne, mais elle réside là-bas. Tout comme moi, elle vend des habits. On a un peu échangé. Je lui ai dit que moi, j’envoie certains de mes habits en Europe. Je lui ai aussi dit que je suis douanière…

J’ai acheté mes habits et je suis revenue en Guinée. Ensuite, Makissa aussi est venue avec des habits. Quand elle est arrivée à Conakry, elle m’a appelée au téléphone. Elle m’a dit de l’aider à envoyer ses habits (32 complets) à Hong Kong. Je lui ai alors dit de venir me trouver à mon lieu de travail, en ville… Nous sommes allées ensemble à l’agence. Quand les habits ont été pesés, Makissa n’avait pas l’argent nécessaire pour payer les frais d’expédition de son colis. Elle n’avait que 4.500.000 GNF.

On a divisé le colis en deux. Les agents expéditeurs ont pris le nombre de kilogrammes d’habits qui équivaut aux 4.500.000 GNF et Makissa m’a confiée le reste des habits », a expliqué madame Kadiatou Touré, tout en précisant que c’est près d’un mois après cette opération qu’elle a été informée que de la drogue a été retrouvée dans le colis qu’elle a laissé à l’agence.

«Le colis a été enregistré au nom de qui ? », demande le tribunal. Et, l’accusée de répondre: «C’est mon adresse qu’on a laissée là-bas. Mais, c’était pour aider Makissa. Comme je suis douanière et avec mes relations, je ne paie pas le même montant que les simples citoyens. Moi, je bénéficie souvent d’un rabais au niveau des frais d’expédition».

«Comment avez-vous appris que de la drogue a été retrouvée dans votre colis ?», a demandé à nouveau le juge Aboubacar Mafering Camara.
«Ce sont mes amis qui m’ont appelé pour me dire que je suis activement recherchée par le service de Thiégboro Camara(le secrétaire général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé), qui a même publié mes photos sur les réseaux sociaux.

Ils m’ont dit que c’est pour une affaire de drogue. Cela m’a beaucoup surpris. Mais, j’ai quand-même décidé de me rendre pour savoir ce qui se passe. Je me suis rendue au commandant de mon unité. Et, ce dernier m’a conduit au service de Thiégboro. Arrivée là-bas, les gendarmes m’ont dit que c’est de la cocaïne qui a été retrouvée dans mes habits que j’ai laissés à l’agence.

J’ai répondu que ces habits appartiennent à Makissa qui se trouve à Dakar. Je leur ai même donné le numéro de téléphone de Makissa. Ils ont appelée, ça a sonné, mais elle a refusé de décrocher le téléphone», a expliqué madame Kadiatou Touré tout en précisant qu’elle avait appelé Makissa Camara avant de se rendre aux services spéciaux de la lutte contre la drogue et le crime organisé.

«Je l’ai appelée pour lui dire que son colis m’a créé des problèmes. Mais, dès que je lui ai dit que de la drogue a été retrouvée dans ses habits, elle a raccroché le téléphone», a-t-elle ajouté.

Pour le ministère public (qui a passé son temps à charger l’accusée), le colis contenant de la drogue était destiné à un certain Michel James qui se trouve à Hong Kong. Et, soutient le procureur Alphadio Barry, «madame Kadiatou Touré a pris assez de risques pour Makissa Camara».

Cependant, le procureur audiencier a déploré le fait que le service de Thiégboro Camara, ainsi que le magistrat qui a instruit ce dossier, n’ont pas fourni les efforts nécessaires pour mettre la main sur MaKissa Camara.
«En ma qualité de ministère public, je dis que ce dossier devait être plus approfondi », a-t-il dit.

De son côté, l’avocat de la défense s’est contenté de démontrer l’innocence de sa cliente dans cette affaire. «L’élément matériel (la cocaïne) sur lequel s’appuie le ministère public existe bien dans cette affaire. Mais ce qui est aussi évident, c’est l’ignorance de l’accusée de l’existence de la drogue avant sa découverte.

Parce que ma cliente est allée jusqu’à proposer à Makissa de vendre le reste de ses habits ici, en Guinée. Car, c’était à l’approche de la fête de Tabaski. Après s’être rendue, c’est ma cliente qui a aussi dit aux gendarmes de venir chez elle pour voir les habits que Makissa lui avait confié », a récapitulé Me Alseny Sylla après avoir interrogé sa cliente à la barre.

Finalement, l’affaire a été renvoyée au 1er avril prochain pour la suite des débats.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Avertissement à Alpha Condé : « le 3ème mandat est une peau de banane, vous marchez dessus, c’est votre fin »

18 mars 2019 à 14 02 29 03293

La question d’un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé préoccupe tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. A l’occasion de son assemblée générale tenue hier dimanche, 17 mars 2019, la coordination préfectorale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de Siguiri a mis en garde l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah contre toute tentative de modifier la Constitution à son profit, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’assemblée générale hebdomadaire de la coordination préfectorale de l’UFR de Siguiri a essentiellement tourné autour d’un éventuel 3ème mandat pour le président Alpha Condé. La rencontre politique, présidée le coordinateur du parti à Siguiri, Baba Fofana, a été mise à profit pour dissuader les supporters de cette idée.

Visiblement remonté contre les promoteurs du 3ème mandat, monsieur Fofana a qualifié cette utopie de peau de banane qui pourrait faire tomber le régime. « La question du 3ème mandat, quand j’écoute les gens crier pour un troisième mandat, j’ai pitié du président. Ce sont les mêmes personnes qui ont dit ici Conté Koudaï. Après, ils ont chargé le général comme étant la cause du retard de la Guinée.

Quand le capitaine Dadis est venu, c’est le même slogan. Après le départ de Dadis, ils ont dit que Dieu a sauvé la Guinée si non, ça allait gâter le pays. Ils se lèvent aujourd’hui pour demander un troisième mandat pour Alpha Condé. Alpha, c’est une peau de banane, quand vous marchez dessus, c’est votre fin. C’est un projet suicidaire pour vous et votre régime », a mis en garde Baba Fofana.

En outre, le coordinateur de l’UFR à Siguiri conseille au président Alpha Condé de chercher à sortir par la grande porte. « La démocratie guinéenne est une démocratie jeune. Il faut l’entretenir pour la nouvelle génération. Il (Alpha Condé, ndlr) est venu au dans des conditions que nous connaissons tous. Alors, il doit accepter de sortir par la grande porte pour permettre à la démocratie guinéenne d’évoluer. Il a dit qu’il sera le Nelson Mandela de la Guinée, il doit lire l’histoire de Mandela », suggère monsieur Fofana.

Pour ce qui est de Siguiri, Baba Fofana dit que les promoteurs du 3ème mandat sont attendus de pied ferme. « Nous attendons les promoteurs à Siguiri. Les autres contre-manifestants n’ont rien fait. S’ils tentent de lancer un mouvement à Siguiri, ce sera la fin du régime », a-t-il martelé.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Audiences criminelles à Kankan : le Procureur satisfait des jugements rendus

18 mars 2019 à 11 11 12 03123
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Les audiences criminelles, démarrées le 12 février dernier, tendent vers la fin au Tribunal de Première Instance de Kankan. Sur les sept (7) dossiers criminels inscrits au rôle, cinq (5) ont déjà connu leur épilogue. Le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan se réjoui de la façon dont les choses se passent, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sur les sept (7) dossiers criminels programmés à Kankan, cinq (5) ont déjà connu leur verdict avec des peines de prison d’un an à la perpétuité infligées aux nombreux accusés. Selon Aly Touré. « Les audiences criminelles que nous avons débuté le 12 février, nous sommes presqu’à la fin, parce que sur un rôle de sept dossiers, on a déjà bouclé cinq, qui ont connu des condamnations. Il reste deux qui sont mis en délibéré.

Sur les sept dossiers, il y a deux cas d’assassinats, deux cas de viols, un cas d’enlèvement d’enfant, un cas de coups et blessures volontaires sans intention de la donner et un cas de vol à main armée », a énuméré le procureur.

Poursuivant ses analyses, Aly Touré s’est dit satisfait des jugements rendus dans ces dossiers. « Pour le premier cas d’assassinat, l’accusé a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité ; pour les deux cas de viol, le premier est collectif sur une mineure, nous avons requis 20 ans contre chacun des accusés ; le second cas est individuel, il a été commis sur une mineure et l’accusé a pris 15 ans de réclusion criminelle ; le cas d’enlèvement d’enfant à la gare routière de Siguiri, l’accusée a été condamné à 1 an d’emprisonnement ;

Le cas de coups et blessures volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner, l’accusé a pris 5 ans de réclusion criminelle ; le cas de vol à main armée, l’accusé a pris 10 ans de réclusion criminelle. Aujourd’hui, il reste le cas d’assassinat sur la personne du Saoudien où le verdict est attendu au 1er Avril et le viol collectif sur mineure où le verdict est attendu le 18 mars. Pour ces verdicts, nous sommes satisfaits », a dit le procureur.

Pour finir, le procureur s’est dit heureux de constater que les habitudes sont entrain de changer chez les citoyens de Kankan qui se montrent de plus en plus disposés à collaborer dans la lutte contre l’insécurité. « Heureusement, le message commence à être compris, parce que la population elle-même commence à coopérer avec la justice pour dénoncer et dénicher les grands bandits de Kankan. Tout récemment, la population a dénoncé un nid de trois grands bandits. Mais malheureusement, on n’a pris que deux. Nous leur demandons de continuer à collaborer avec la justice », a lancé Aly Touré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél: (00224) 627 24 13 24

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Manif pour un 3ème mandat à Kankan : le préfet a-t-il ordonné de fermer les écoles ?

16 mars 2019 à 19 07 02 03023
Aziz Diop, préfet de Kankan

L’administration publique et toutes les écoles de la commune urbaine de Kankan ont été paralysées ce samedi, 16 mars 2019. Cette décision serait venue du préfet Aziz Diop, en connivence avec les femmes du RPG de Kankan, qui ont mobilisé du monde ce samedi pour réclamer un troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Du lycée régional Almamy Samory Touré au lycée-collège 3 Avril, en passant par le lycée Moryfindjan et celui de Marien N’Gouaby, il n’y avait ni professeur ni élève sur les lieux. Les salles de classes et les portes des directions sont restées fermées.

Selon nos informations, les autorités éducatives auraient reçu un ordre des autorités préfectorales de fermer portes et fenêtres, pour que les élèves viennent grossir les rangs des femmes du RPG. Ces femmes ont manifesté à la place des martyrs ce samedi matin, affichant clairement leur position pour un troisième mandat en faveur président Alpha Condé.

Il faut dire que cette fermeture des écoles de la ville ne surprend personne d’autant plus que Kankan est un fief du parti au pouvoir. C’est pourquoi d’ailleurs, les appels à la grève du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) n’ont jamais réussi dans cette localité.

A retenir que les activités commerciales n’ont pas été affectées par la manifestation de ces sirènes révisionnistes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Siguiri : un présumé voleur tué par une foule en colère

16 mars 2019 à 15 03 31 03313

Un jeune homme, âgé d’une trentaine d’années, accusé de vol du moteur d’une machine de concassage, a été lynché par une foule en colère dans le district de Fandjan, relevant de la sous préfecture de Doko. Les faits ont eu lieu hier vendredi, 15 mars 2019, aux environs de 22 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture de Siguiri.

Selon nos informations, la victime de cette vindicte populaire s’appelle François Bangoura, résidant à Fandjan, âgé de 32 ans, originaire de la préfecture de Boké. Soupçonné d’avoir volé le moteur d’une machine de concassage, le jeune homme a été battu à mort par un groupe de jeunes en colère à Fandjan, dans la commune rurale de Doko.

Interrogé sur cet état de fait, Mamady Bangoura, le président du district de Fandjan, a raconté ce qui s’est passé. « Il y a quelques jours, des jeunes ont arrêté ce monsieur dans un premier temps pour le conduire ici. Je l’ai conscientisé, je lui ai demandé de ne plus revenir ici. Mais hier, il a été arrêté par la population qui l’a tué. J’ai informé mes chefs. Ce samedi matin il a été enterré ».

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : 3 morts et 3 blessés dans un accident de la circulation

16 mars 2019 à 13 01 09 03093

Trois jeunes ont trouvé la mort et trois autres ont été grièvement blessés, hier, vendredi 15 mars 2019, dans une collision entre des motards sur la route Siguiri-Kourémalé. L’accident s’est produit aux environs de 21 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, l’accident s’est produit à Namankouman, un district relevant de la sous préfecture de Doko. La localité est située à 34 km de Siguiri, à 40 km de la commune rurale de Doko. Sur le champ, deux jeunes ont trouvé la mort. La troisième victime a succombé suite à ses blessures à l’hôpital.

Selon le commandant de la brigade de gendarmerie de Doko, l’adjudant Mouloukou Souleymane Kaba, l’excès de vitesse serait à l’origine de cet accident mortel. « C’est à 22 heures que j’ai été informé de l’accident. Nous nous sommes rendus sur les lieux. Deux motards sont entrés en collision, ils étaient surchargés, trois par moto. L’un quittait à Siguiri pour Doko, l’autre effectuait le sens inverse.

L’accident s’est produit à Namankouman. Deux ont trouvé la mort sur place, le troisième a succombé suite à ses blessures au centre de santé de Doko. Les trois blessés ont été aussi admis dans le même centre. L’excès de vitesse est à l’origine », a dit l’adjudant Mouloukou Souleymane Kaba.

Les trois jeunes gens qui ont perdu la vie dans cet accident sont : Ousmane Keïta, âgé de 23 ans, célibataire, originaire de Faranah ; Sayon Dansoko, âgé de 20 ans, célibataire sans enfant, originaire de Siguiri ; Fodé Dansoko, âgé de 21 ans, célibataire sans enfant, originaire de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Exécution des décisions de justice : le Procureur de Siguiri en conclave avec les huissiers

15 mars 2019 à 16 04 53 03533

Le parquet du Tribunal de Première Instance de Siguiri a rencontré les huissiers de justice de la préfecture ce vendredi, 15 mars 2019. La démarche visait à échanger autour de la problématique de l’exécution des décisions de justice, des modalités de signification et exécution des décisions de justice, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Siguiri, Alghassimou Diallo, qui a eu cette initiative. Cette rencontre est consécutive à une plainte des justiciables sur les huissiers.

Durant une longue heure, monsieur Diallo a rappelé aux huissiers le caractère professionnel que doit revêtir leurs actions sur le terrain. « Quand les gens se résignent à saisir le tribunal, malgré le mal qu’ils auraient fait par endroit, s’ils se résignent à saisir et que le tribunal décide, la meilleure façon de rendre justice à ce monsieur qui a exercé un droit citoyen, c’est d’exécuter la décision de justice.

Et, c’est vous qui exécutez les décisions de justice. Je suis conscient de la mauvaise foi de certains citoyens à ne pas prendre vos actes. Mais, il faudrait que vous faites violence sur vous-mêmes, comme c’est vous les professionnels, pour ne pas que le citoyen perde ses droits par votre faute. Je ne peux pas vous apprendre comment vous devriez signifier ou notifier, c’est votre travail, c’est votre quotidien », a laissé entendre le procureur.

Pour Alghassimou Diallo, les huissiers doivent faire preuve de pédagogie, d’autant plus qu’ils ont à faire à des citoyens analphabètes. « Nous devions faire en sorte que, si les citoyens doivent perdre les droits, que ça soit leur fait, cela ne doit être notre fait, les professionnels que nous sommes.

Pour ce qui est de l’exécution des décisions de justice, comme nous avons à faire avec des populations qui ne sont pas allées à l’école, il faudrait que la décision, avant l’exécution, qu’elle soit notifiée à toutes les structures de base : le chef de secteur, le chef de quartier et le maire doivent être notifiés de l’exécution. Vous devriez être pédagogiques », a conseillé le procureur.

Un des huissiers, en la personne de maître Karamo Camara, a promis de faire preuve de professionnalisme avant de déplorer l’attitude de certaines autorités. « Nous vous remercions pour cet entretien et nous vous promettons que nous ferons preuve de professionnalisme, comme vous le souhaitez. Mais, nous avons des problèmes sur le terrain pendant l’exécution. Dès fois, les autorités s’opposent à l’exécution », a fait savoir l’huissier de justice.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : un jeune de 17 ans pris en flagrant délit de viol sur une fillette de 6 ans

15 mars 2019 à 11 11 15 03153

Un jeune homme a été surpris entrain de violer une fillette de six (6) ans en pleine brousse dans la sous-préfecture de Kintinian, relevant de la préfecture de Siguiri. Les faits ont eu lieu hier jeudi, 14 mars 2019, aux environs de 10 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ibrahima Diakité, âgé de dix sept (17) ans, orpailleur, résidant dans la commune rurale de Kintinian, a été pris en flagrant délit de viol sur une mineure de six (6) ans. Le jeune a été surpris par des agents de la brigade de la gendarmerie de Kintinian, apprend-on.

Selon le Commandant Mara, chef de brigade de la gendarmerie de Kintinian, trois de ses agents ont été attirés par les cris de la victime en brousse. « Selon les explications que j’ai reçues, le violeur a été chargé par son tuteur d’aller chercher du bois de chauffe à bord d’un tricycle. Il a dérouté pour se rendre dans la mine pour faire le transport de gravier.

C’est au cours de l’un de ses voyages qu’il s’est croisé avec la victime qui lui a demandé de transporter les graviers de sa maman. Nous ne savons pas comment il a pu conduire la fillette en brousse. Trois de nos agents ont entendu les cris de la fillette. Quand ils sont allés voir, le jeune homme a pris la fuite. Il a été pourchassé et mis aux arrêts en ville. D’après les médecins, il y a eu viol », a expliqué l’officier de gendarmerie.

Selon le commandant Mara, le viol de cette mineure de six (6) ans est le sixième en l’espace d’un mois dans la sous-préfecture de Kintinian. Le jeune Ibrahima Diakité est détenu à la gendarmerie de Siguiri. Les agents vont l’auditionner avant de le mettre à la disposition de la justice.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Faranah : une femme qui a tué son mari est condamnée à 8 ans de prison

14 mars 2019 à 7 07 35 03353

Ouvertes depuis plusieurs jours, les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance de Faranah. De nombreux accusés ont déjà été situés sur leur sort avec de lourdes peines de prison pour certains. C’est dans cette dynamique que Mariama Camara, poursuivie pour avoir tué son mari, a été condamnée hier, mercredi 13 mars 2019, à huit ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Mariam Camara, jeune femme âgée de 25 ans, élève en classe de Terminale Sciences Sociales à Dabola, a été reconnue coupable du meurtre de son mari, Djeyla Diallo. Les faits se sont produits en 2017 où l’accusée s’est servie d’un caillou qui a été fatal à son mari.

Lors des premières audiences, l’accusée, mère de 3 enfants non-vivants, avait rejeté en bloc les accusations articulées contre elle.

Pour la journée de ce mercredi, 13 mars 2019, après la comparution de la partie civile, Mariam Camara a fini par reconnaitre les faits avant de dire qu’elle s’en remet à la loi.

Le tribunal, par la voie du président Amadou Sagnane, a rendu la décision suivante : « le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle, et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare madame Mariama Camara coupable de meurtre contre son mari monsieur Djeyla Diallo. Pour la répression, en application des dispositions de l’article 206 et 116.3 du Code Pénal, la condamne à 8 ans de réclusion criminelle, met les frais à sa charge ».

Souleymane 1 Traoré

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Souleymane 1 Traoré, substitut du procureur de la République près le TPI de Faranah, s’est réjoui de la décision du tribunal. « C’est une victoire pour le ministère public, une victoire pour la loi. On s’est battu. Les faits pour lesquels Mariama Camara est poursuivis sont établis. On a fait un grand travail. Il nous appartenait de démontrer que la personne poursuivie est effectivement coupable des faits. Donc, c’est suite à ce travail qui s’est étendu sur trois jours qu’on aboutit à ce résultat ».

À noter que les citoyens de Faranah continuent de se mobiliser pour suivre avec un grand intérêt ces audiences criminelles. Toute fois, le manque d’un palais de justice digne du nom à Faranah reste toujours un défi à relever.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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Faranah : un élève meurt par suite de noyade dans le fleuve Niger

13 mars 2019 à 15 03 14 03143

Le corps d’un jeune collégien, âgé de 20 ans, a été retrouvé dans le fleuve Niger, hier mardi 12 mars 2019, au quartier Tonkolonko 2, dans la commune urbaine de Faranah. Gilbert Haba, élève en classe de 8ème année au collège Niger, porté disparu depuis la veille, est originaire de la sous-préfecture de Koropara, à N’Zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans le Sankaran.

Selon nos informations, Gilbert Haba s’était rendu sur les lieux le lundi, avec un de ses amis, pour se baigner. Mais, après avoir plongé dans l’eau, il n’est plus réapparu.

Interrogé sur les circonstances du drame, l’ami de la victime, est revenu sur les faits. Selon Elie Maomou, « j’étais avec lui au fleuve à 17 heures. Quand on est venu, j’ai plongé le premier. Quand je nageais, je croyais qu’il était arrêté sur un bois. Arrivé au milieu de l’eau, j’étais fatigué. Je me suis efforcé à joindre la rive du fleuve. Mais, je ne l’ai pas vu.

C’est ainsi que je l’ai appelé, mais il n’a pas répondu. Je suis revenu au lieu où j’ai plongé. Je l’ai appelé plusieurs fois, en vain. Sur le coup, j’ai appelé au secours », a expliqué l’ami de la victime, sous le choc.

Le représentant du chef de quartier de Tonkolonko 2, Sékou Oularé, a expliqué ce qui a été entrepris quand la nouvelle de la disparition de Gilbert Haba s’est propagée. « Le jeune est venu le lundi soir pour se laver, mais son jour était déjà arrivé. Dès qu’il est descendu dans les eaux, il n’est plus sorti. C’est ainsi que son ami a appelé au secours.

Les citoyens et les autorités se sont mobilisés de la nuit du lundi jusqu’au mardi matin pour chercher le jeune. C’est ce mardi matin que son corps a été retrouvé. Donc, le corps a été mis à la disposition du président du conseil de quartier qui, à son tour, a mis le même corps à la disposition de ses parents », a dit monsieur Oularé.

Finalement, comme le veut la tradition, Gabriel Haba a été enterré aux abords du fleuve Niger.

A rappeler que les noyades de personnes dont l’âge varie entre 5 et 20 ans sont fréquentes sur les lieux.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Attaque armée à Siguiri : un cambiste blessé, son argent emporté

13 mars 2019 à 13 01 10 03103

Un jeune cambiste, du nom de Sékou Condé, a été victime d’une attaqué à main armée de la part d’inconnus dans la soirée d’hier mardi, 12 mars 2019, au quartier Fodéla, relevant de la commune urbaine de Siguiri. Les assaillants ont ouvert le feu sur la victime avant d’emporter son sac, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sékou Condé, cambiste au grand marché de Siguiri, a été la cible d’une attaque à main armée par des inconnus aux environs de 18 heures. La victime a été grièvement blessée au niveau des hanches. Son sac, contenant une importante somme d’argent, a été emporté par les assaillants.

Selon Ousmane Kouyaté, le compagnon de la victime au moment des faits, les malfrats les ont poursuivis avant de tirer deux coups de feu sur eux. « Chaque soir, c’est lui qui vient me chercher pour rentrer à la maison. Ce soir, il est venu me chercher à moto. J’ai vu deux jeunes qui étaient aussi à moto. Ils étaient garés, mais je ne pensais pas qu’ils nous filaient. Quand nos regards se sont croisés, ils ont bougé.

C’est comme s’ils nous attendaient sur la route, parce que nous avons un peu retardé avant d’aller. Arrivés au virage, nous nous sommes croisés. Ils ont fait demi-tour. Un d’entre eux a dit: si tu bouges, je te tue. C’est ainsi qu’ils ont tiré une première fois, nous sommes tombés. Et, ils ont tiré une deuxième fois, la balle a atteint Sékou Condé au niveau des reins. Ils ont pris son sac, qui contenait une importante somme d’argent. Moi, rien ne m’est arrivé », a-t-il expliqué.

La victime a été admise aussitôt à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Aux dernières nouvelles, Sékou Condé serait en route pour Bamako, ce mercredi 13 mars pour des soins appropriés.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Viol sur mineure à Kankan : 20 ans de prison requis contre les accusés

11 mars 2019 à 19 07 19 03193

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance (TPI) de Kankan. Parmi les nombreux dossiers inscrits au rôle du ce lundi, 11 mars 2019, figurait le viol collectif sur une mineure en septembre dernier. Les trois accusés, dont un militaire, ont répondu de leurs actes devant le juge. Le procureur a requis contre eux une peine de 20 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au banc des accusés on retrouve Daye Chérif, Mamady Kanté et le sergent chef Sékou Traoré, en service à la troisième région militaire de Kankan.

Selon nos informations, les faits remontent au 16 septembre 2018. Ce jour-là, les trois accusés sont sortis en patrouille dans la commune urbaine de Kankan. Aux environs de 21 heures, ils sont venus trouver la victime, âgée de 17 ans, en compagnie de son petit ami. Pris de peur, le jeune homme a pris la fuite, laissant la victime avec les trois accusés.

Aussitôt, les trois individus vont appréhender la victime, en faisant semblant de l’envoyer au camp militaire. Finalement, les trois compagnons d’infortune vont se réfugier dans un bâtiment en chantier où ils auraient violé la jeune fille à tour de rôle.

Le lendemain matin, c’est le nommé Daye Chérif qui va se charger de déposer la victime au quartier. Il sera aussitôt mis aux arrêts. Puis, Daye Chérif va dénoncer ses présumés complices. Ils seront à leur tour mis aux arrêts.

Pour l’audience de ce lundi 11 mars 2019, Daye Chérif et le sergent Sékou Traoré ont reconnu les faits de viol pour lesquels ils sont poursuivis. Quant à Mamady Kanté, le troisième accusé, il a catégoriquement nié les faits. Selon lui, il n’a jamais violé la fille, même s’il a participé à la mission.

Dans ses réquisitions, le Ministère Public va demander au tribunal de retenir les accusés dans les liens de la culpabilité. Pour la répression, le procureur va requérir une peine de 20 ans de réclusion criminelle pour chacun des trois accusés.

Dans ses plaidoiries, la défense a voulu faire savoir au tribunal que la victime n’était pas mineure, soutenant que c’est un faux acte de naissance qui a été produit, un acte monté de toutes pièces. En outre, la défense va solliciter des circonstances atténuantes pour Daye Chérif et le sergent, Sékou Traoré. Puis, elle va demander l’acquittement de Mamady Kanté qui a toujours nié avoir participé au viol.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 18 mars prochain.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Faranah : un chercheur expérimente les effets de l’urine humaine sur la culture de la Pastèque

11 mars 2019 à 16 04 00 03003

Dans le cadre de la promotion des engrais organiques, un enseignant chercheur à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire (ISAV) de Faranah, a fait des recherches sur l’effet de l’urine humaine sur la pastèque au district de Yatia, à 25 km de la commune urbaine. Bandjou Samoura a partagé les résultats de sa recherche, hier dimanche, 10 mars 2019, avec les étudiants, les enseignants chercheurs et les groupements des femmes maraîchères de la place, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans son intervention, l’enseignant chercheur, Bandjou Samoura est revenu en détails sur ses motivations. « Ce travail, on l’a initié dans le cadre des recherches. C’est d’utiliser l’urine humaine sur la culture de la pastèque, donc valoriser l’utilisation des engrais organiques, parce que les engrais minéraux qu’on utilise, généralement, les sources son méconnues.

Donc, il faut d’abord chercher à valoriser les engrais organiques qui augmentent le rendement des cultures, et surtout le maraîchage généralement, il faut faire la pulvérisation foliaire (les feuilles, ndlr), donc l’épandage localisé. C’est ainsi qu’on a préféré de choisir l’urine, puisque l’urine est un engrais qui renferme tout les éléments nutritifs nécessaires à la croissance et au bon développement de la plante.

Vouloir utiliser ça sur la culture de pastèque, si ça donne un bon rendement, là les producteurs vont adopter la technique, et si la technique serait adopté, ça diminue l’achat des engrais minéraux parce qu’on sait qu’elles ont des inconvénients, tandis que les engrais organiques stimulent l’activité biologique, accroissent l’humus du sol, favorise la capacité de rétention en eau. Alors que les engrais minéraux apportent seulement les éléments nutritifs à la plante, mais n’améliorent pas les propriétés physiques, et biologiques du sol », a expliqué le scientifique.

Par ailleurs, monsieur Samoura, a expliqué comment il compte s’y prendre dans l’utilisation de l’urine comme engrais dans la culture de la pastèque. « On a envisagé d’utiliser l’urine en trois fractions : la première, c’était le quinzième jour après les semis ; la deuxième, au trentième jour ; et la troisième fraction, au quarante cinquième jour. On observe l’évolution de la culture après la récolte, on évalue le rendement.

Mais, il faut faire la pratique de l’activité avec les producteurs (les différents groupements des femmes et les étudiants). C’est eux qui démultiplient la technique. Nul ne sert de faire la recherche si la technique n’est pas démultipliée. Faire des recherches et garder les résultats dans le tiroir n’a pas de sens. La meilleure façon, il faut associer les producteurs. Si la technique est bonne, ils vont l’adopter et diffuser », a fait savoir Bandjou Samoura.

Parlant de son état d’esprit après ce travail de recherche, Bandjou Samoura a dit que « pour le moment, je suis satisfait à moitié, parce que l’appréciation est donnée par les différents groupements. Ils ont vu, au fur et à mesure qu’on utilise l’urine, la croissance et le bon développement de la culture est là. Ils ont observé ça. Donc, pour finaliser, on attend après la récolte on va évaluer les paramètres ensemble ».

Mamah Samoura, membre du groupement des femmes maraîchères de Sagbaya, dans la commune urbaine de Faranah, s’est réjoui de cette nouvelle technique. « Nous avons un groupement qui évolue sur le terrain. On est contentes de connaitre l’utilisation de l’urine humaine sur la culture. Les engrais qui viennent (engrais chimiques, ndlr), on a du mal à connaître encore son utilisation.

Mais l’urine, c’est nous même qui produisons, c’est ce que ils nous ont expliqué aujourd’hui. On ne connaissait pas cette méthode. Il ya tous les éléments nutritifs dans l’urine pour la culture. Le savoir ne fini pas. On est très contente de cette nouvelle technique et nous allons l’appliquer », a promis la bonne femme.

De son côté, Hawa Keïta, du groupement Sabougnouma de Yatia, a remercié l’enseignant chercheur pour cette contribution. « Nous avons choisi ce travail de maraîchage pour subvenir à nos besoins. On est content aujourd’hui de nous mettre sur le chemin. On ne savait pas qu’ont peut utiliser l’urine humaine comme engrais. On a compris ça grâce à Bandjou Samoura. Donc, on le remercie sincèrement », a-t-elle lancé.

Pour sa part, Célie Françoise Sagno, étudiante en licence 2, département Agriculture, a dit les raisons de sa présence à cette rencontre. « Je suis là pour m’enquérir de la réalité des recherches concernant l’application de l’urine humaine sur la culture de la pastèque à Yatia. J’ai pu acquérir beaucoup de connaissances parce que, sincèrement, je n’avais pas des idées sur ça. C’est ma toute première fois et ça m’a apporté beaucoup de choses…

Vraiment, j’appelle l’Etat à soutenir moralement et financièrement ce travail de recherche parce que j’ai vu qu’il y a plein des plaines agricoles ici en Guinée. Il suffit juste de se donner à fond pour pouvoir tirer du potentiel là-dedans. Je crois que l’Etat doit venir en aide, parce qu’en Guinée les 90 % s’adonnent à l’agriculture.

Mais, on ne voit que des potentialités, aucun rendement. Je crois qu’avec l’expérimentation agricole nous tous, étudiants et enseignants chercheurs, nous allons venir en aide auprès de ces communautés afin qu’elles puissent pratiquer ces expériences. Des choses qui vont nous aider à l’avenir », a dit l’étudiante.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
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Le Patriarche de Siguiri se fâche : « nos parents qui gravitent autour du président sont des malhonnêtes »

11 mars 2019 à 13 01 26 03263

Après deux semaines passées à Conakry où il a rencontré le président de la République, le Patriarche de Siguiri est rentré dans sa ville, en colère. Le doyen des sages de Siguiri n’est pas en colère contre le chef de l’Etat, mais plutôt contre certains cadres de la Haute Guinée qui sont autour de lui. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse qu’il a animée hier, dimanche 10 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Le doyen Elhadj Dramane Magassouba est rentré de Conakry avec un sentiment de devoir accompli. Et, il a tenu à le partager avec les médias locaux dès son retour à Siguiri. « J’étais à Conakry pour rencontrer le président. Le but de mon voyage c’était de lui réconcilier avec trois de nos frères. Le président m’a respecté et il a accepté ce que je lui ai dit. Donc, mon objectif est atteint », a expliqué le Patriarche.

Cependant, le doyen des sages de Siguiri n’a pas du tout apprécié le comportement de certains cadres venus de la Haute Guinée, qui sont autour du président Alpha Condé. Elhadj Dramane Magassouba qualifie ces cadres de malhonnêtes et les accuse de tromper le chef de l’Etat.

« Je vous dis la vérité : nos frères qui gravitent autour du président sont des vauriens, ce sont des malhonnêtes. Ils ne s’aiment pas. Pendant quinze (15) jours, ils m’ont fait tourner en rond, impossible de m’aider à voir le président. Ce sont des malhonnêtes, des vauriens.

Il a fallu l’aide d’un jeune peulh qui réside ici à Siguiri. C’est lui qui a contacté monsieur Bah Ousmane (ministre conseiller à la présidence) pour le saisir de la situation. C’est grâce à Bah Ousmane que j’ai pu donc rencontrer Alpha. Alpha même n’a pas manqué de nous dire que tout ce qu’ils peuvent, c’est de rapporter les gens à son niveau. Ce sont eux qui trompent le président », a confié le Patriarche de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : des journalistes à l’apprentissage de la langue anglaise

10 mars 2019 à 9 09 53 03533

Le Centre Américain de l’Université Julius Nyéréré de Kankan, sous la houlette de la section des Affaires publiques et culturelles de l’Ambassade des Etats-Unis, a initié une session d’apprentissage de l’Anglais à l’intention des journalistes locaux. Cette initiative du Centre Américain de Kankan vise à renforcer les connaissances en Anglais desdits hommes de médias, regroupés au sein de l’Association des Journalistes de Kankan (AJK), rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette formation, une première pour les hommes de medias de Kankan, suscite un engouement dans la corporation avec 16 journalistes, sur 25 inscrits, qui prennent part aux cours d’Anglais. Les séances de formation se tiennent les jeudis et vendredis soir et s’étaleront sur 4 mois.

Selon Mamadou Oury Labé Diallo, directeur du centre américain de l’Université Julius Nyéréré, « c’est dans le cadre du renforcement du niveau en Anglais des journalistes de Kankan que nous avons mis en œuvre cette formation. Car, dans le monde d’aujourd’hui, pour être à la mode, du point de vue de l’information, il faut être bilingue et comprendre l’Anglais. C’est ce qui nous a amenés à faire bénéficier les journalistes des medias publics, privés et les correspondants de cette formation afin de leur permettre de mieux informer leur public ».

Par ailleurs, monsieur Diallo a précisé que la fin de la formation sera marquée par la présence d’une délégation de l’Ambassade des USA qui délivrera les attestations aux participants. « Je suis en train de travailler avec le responsable de la presse de l’Ambassade pour qu’à la fin de cette session, les journalistes ayant effectivement suivi la formation soient attestés ».

A un peu plus de deux mois du début de cette session de formation en Anglais, les participants apprécient déjà le programme. Pour Amadou Timbo Barry, journaliste et correspondant de presse à Kankan, le contenu de la formation est appréciable et les formateurs sont à la hauteur. « Selon le programme qui est spécial, il y a l’Anglais écrit, l’Anglais parlé et l’Anglais écouté qui, à l’arrivée, devrait nous permettre de nous améliorer dans cette langue, de nos jours universelle », a-t-il dit.

Quant à Makalé Souaré, outre la satisfaction qu’elle éprouve, entend profiter de cette opportunité pour parler l’Anglais. « Au terme de cette formation, je souhaiterais m’exprimer en Anglais comme en Français. Et pour moi, c’est une joie d’être parmi les journalistes de Kankan au compte de cette formation », a-t-elle fait savoir.

Il faut rappeler que cette formation, débutée en janvier dernier, va prendre fin au mois de mai 2019. Les bénéficiaires comptent saisir d’autres opportunités qu’offre l’Ambassade des Etats-Unis pour renforcer davantage leur expérience.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
Tél : (00224) 627 24 13 24

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