Dinguiraye : marché fermé pour les funérailles d’Elhadj Mountaga Tall

21 janvier 2019 à 12 12 48 01481

Décédé le vendredi passé, 18 janvier 2019, à Conakry, le Khalife général de Dinguiraye, Elhadj Mountaga Tall rejoindra sa dernière demeure ce lundi, 21 janvier, au mausolée de la famille Tall, située en plein cœur de la cité sainte, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Dinguiraye.

Après la levée du corps à la morgue de l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé, dans l’après-midi d’hier, dimanche, la dépouille d’Elhadj Mountaga Tall est arrivée à Dinguiraye aux environs de 05 heures, dans la matinée de ce lundi.

Et, depuis l’aube, la ville grouille de monde et les populations s’activent sur les préparatifs des funérailles du Khalife. A en croire Elhadj Amadou Bah, secrétaire préfectoral des affaires religieuses, qui s’est confié à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Dinguiraye, plusieurs délégations sont déjà arrivées dans la ville. C’est le cas par exemple des autorités centrales, comme le secrétaire général des Affaires de religieuses, Elhadj Abdoul Zamal Bangoura ; des représentants des partis politiques, comme la délégation de l’UFDG, conduite par l’Honorable James Deen Baldé. Et, certains plusieurs autres délégations sont attendues avant la prière de 14 heures qui sera suivie de l’enterrement de l’héritier d’Elhadj Oumar Tall.

Justement, dans la grande famille du Khalife, plusieurs sages, des femmes et des jeunes se relaient pour la traditionnelle présentation des condoléances et la prière pour le repos de l’âme de l’illustre défunt. Aux alentours de la grande mosquée et du domicile d’Elhadj Mountaga Tall, un important dispositif sécuritaire est visible. Le grand marché reste évidemment fermé, tout vibre au rythme de ce grand évènement.

Feu Elhadj Mountaga Tall

Selon des informations confiées à l’envoyé spécial de Guineematin.com, c’est à Ségou (République voisine du Mali) qu’est né Elhadj Mountaga Tall, en 1920. Il était fils de Fatoumata Oumar Thiam (tante de l’ex-préfet, Elhadj Thierno Hady Thiam) et de Thierno Madany Aliou Ousmane Saidou Tall. Ce dernier est lui-même fils de Thierno Aliou Tall, qui est le fils de Thierno Ousmane Tall, de même père qu’Elhadj Oumar Tall, fondateur de la ville de Dinguiraye dont le père est Thierno Saidou Nour Tall.

Quelques années après sa naissance, feu Elhadj Mountaga Tall a été envoyé à Dinguiraye pour être élevé par son oncle maternel, Thierno Amadou Oumar Thiam. Il fréquenta l’école coranique et l’école française. Il fût également initié au commerce. Ce qui lui a permis d’occuper le poste de président de la chambre de commerce de Dinguiraye pendant des années. Et, c’est en 2001, après le décès du Khalife, Elhadj Mahim Tall (le 3 Mai 2000), qu’Elhadj Mountaga Tall a été intronisé Khalife général de la Tidiania de Dinguiraye par le Khalif Oumarien de Dakar, Thierno Mountaga Tall.

A rappeler qu’Elhadj Mountaga Tall est le troisième Khalife de Dinguiraye, après Elhadj Alpha Ahmadou Tall et Elhadj Mahim Tall.

A suivre !

De Dinguiraye, Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Siguiri : le maire de Siguirini échappe à une tentative d’assassinat

19 janvier 2019 à 16 04 34 01341

Le maire de la commune rurale de Siguirini, dans la préfecture de Siguiri, a échappé à une tentative d’assassinat ce samedi, 19 janvier 2019, aux environs de 10 heures. L’auteur de la tentative d’assassinat à l’encontre de l’élu local a été mis aux arrêts, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sékou Kéira, le maire de la commune rurale de Siguirini, issu d’une liste indépendante, a échappé à une tentative d’assassinat dans les locaux de la mairie. Selon nos informations, il y a des gens qui en veulent à monsieur Kéira depuis quelques temps.

Interrogé par notre reporter, le maire a parlé d’un complot visant à l’éliminer physiquement. Selon Sékou Kéira, « le mardi passé, j’étais en mission à Kankan et Siguiri, quand j’ai reçu un appel d’un de mes proches, qui m’a dit de changer de véhicule pour mon retour à Siguirini. Il m’a prévenu qu’il y a une équipe qui veut m’assassiner, qu’ils ont monté une embuscade entre Saraya et Dantiya. Il m’a dit aussi qu’il y a une deuxième équipe qu’ils vont disposer sur une montagne appelée Soumakè Lakouro. Vous savez, tout le monde connait ma voiture et ils savaient que j’allais revenir de Siguiri le vendredi. J’ai pris mes dispositions en rentrant très tôt le jeudi ».

Parlant de la tentative d’assassinat de ce samedi, le maire raconte que c’est les jeunes qui ont réussi à neutraliser l’assaillant. « Quand j’étais au bureau, Bassy Kaba s’est armé pour venir m’assassiner. Les jeunes l’ont interpellé. Il possédait une arme de fabrication locale. Pendant son arrestation, il a tenté de tirer sur un jeune. Heureusement qu’il n’a pas réussi, le fusil était comme bouché. Il a été mis aux arrêts par les jeunes et conduit au poste de gendarmerie de Léro, comme le chef de brigade de Siguirini est en déplacement », a dit Sékou Kéita.

À rappeler que le maire de Siguirini, issu de la liste indépendante, est contesté par les militants du RPG Arc-en-ciel de Siguirini, battu dans beaucoup de communes rurales et urbaines de ses fiefs.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Manifestation à Banankoro (Kérouané) : des jeunes menacent les installations de Guiter SA

19 janvier 2019 à 14 02 30 01301

La situation est tendue depuis le début de la matinée de ce samedi, 19 janvier 2019, à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. Le clan de Sékouba Cissé, alias Armée, mécontent de la détention de leur mentor dans une affaire de vente de diamant, a perturbé la commune rurale de Banankoro. Les jeunes ont barricadé les routes, brûlé des pneus, fermé les bureaux de l’administration publique et le marché central.

Le clan de Sékouba Cissé, alias Armée, manifeste contre sa détention au tribunal de première instance de Kérouané. Ce matin, aux environs de 8 heures, un groupe de jeunes a laissé éclater sa colère.

Selon nos informations confiées à un reporter de Guineematin.com, ils sont en colère contre l’arrestation de leur chef, accusé d’avoir bazardé un diamant appartenant à une dame. D’autres sources indiquent que les jeunes voient derrière cette incarcération une main de Kaba Guiter, dont les installations avaient été incendiées récemment par des présumés membres de ce groupe.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com, un des manifestants a dénoncé le manque de justice équitable en Guinée : « nous allons nous attaquer aux installations de Guiter et rien ne va arriver ; car, nous sommes dans un pays où tout est permis. Il n’y a pas de justice… ».

Une attitude que dénonce un des responsables locaux du parti du président Alpha Condé, le RPG arc-en-ciel, qui accuse les autorités de laisser s’installer la chienlit à Banankoro. Selon monsieur Traoré, « ce ne sont pas ces jeunes, c’est l’Etat. Le président a montré sa faiblesse aux guinéens dans son fief… Nous avons l’impression que Banankoro est une petite République à part, c’est pour cela que ces jeunes font ce qu’ils veulent. Le président de la République et le ministre Boureima Condé sont au courant de tout ; mais, hélas ! Ils veulent aller brûler les institutions des Guiter, pourquoi ? Ils croient que c’est Guiter qui est derrière l’interpellation de Sékouba Cissé. Et, même si c’était le cas, ils sont au dessus de la loi ou quoi ? Alpha Condé est un président qui cherche un nom et qui s’en fout des autres, c’est ça la vérité », a lancé ce responsable du RPG arc-en-ciel, très amer.

Le groupe de jeunes tient à la libération de Sékouba Cissé et promet d’aller à Kérouané pour le faire savoir. Pendant ce temps, boutiques et magasins sont fermés à Banankoro, une épaisse fumée noire serpente le ciel

Moussa Oulen Traore pour Guineematin.com

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Siguiri : le procureur demande aux sages de ne plus se substituer à la justice

18 janvier 2019 à 19 07 09 01091

Le procureur de la République près le tribunal de Première Instance de Siguiri a rencontré les sages de la ville, regroupés en une commission appelée Gestion des conflits et promotion de la paix. Ladite commission s’est substituée à la justice en se saisissant des dossiers civils voire criminels. C’est pour définir le rôle de chacun que le procureur Alghassimou Diallo a rencontré ces sages, ce vendredi 18 janvier 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis 2018, une commission appelée la commission de gestion des conflits et promotion de la paix à Siguiri est créée par les sages de la localité. Une commission composée de griots, de la société civile, de la ligue islamique, des chrétiens et d’autres couches sociales.

Mais, contre toute attente, cette commission se substitue aux juges dans des affaires civiles et criminelles.

Selon le procureur, Alghassimou Diallo, « par rapport à la commission que le préfet a bien voulu créer, qu’il a intitulé la commission de gestion des conflits et le maintien de la paix à Siguiri, sa création est une idée géniale. Géniale parce que nous sommes au cœur de Mandingue. Historiquement, le Mandingue est connu pour être une terre pacifique, à en croire à la charte de Kouroukan Fouga. Donc, votre commission doit être une case de veille, en d’autres termes, la police administrative. Vous devriez empêcher l’infraction. Quand vous sentez que ça ne va pas entre telle communauté et telle autre, vous ne deviez pas attendre que les hostilités soient ouvertes, vous devriez leur dire attention ! Vous devriez agir. Mais, en agissant, vous devriez respecter certains principes et nous de notre côté respecter certains principe ».

Toutefois, le représentant du ministère public à Siguiri a rappelé que le rôle de la commission a des limites. « Ces derniers temps, il y a certains qui viennent me voir, pour me dire, monsieur le Procureur, on était entrain d’instiguer par rapport à tel dossier. Mais, on a appris que vous aviez pris les gens et vous les aviez détenu, libérez-les, nous allons négocier à l’amiable. C’est mon rôle de procureur de la République, garant de la paix à Siguiri. Vous devriez prévenir les infractions. Mais, une fois qu’elles sont commises, votre travail s’arrête là. Vous devriez faire des investigations pour dire telle a raison ou telle a tord. Puisque la Constitution, qui est notre norme supérieure, a indiqué en son article 107 Alena2 que la justice est rendue par les cours et tribunaux, alors vous ne devriez pas vous substituer à la justice », a dit le procureur aux sages.

Selon le porte-parole de la commission, les sages ont compris le message et a promis qu’ils ne vont plus s’ingérer dans les affaires judiciaires.

De Siguiri, Bérété Lancé Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : la femme d’un militaire se donne la mort par pendaison

17 janvier 2019 à 16 04 52 01521

Une dame, âgée d’une trentaine d’années, s’est donné la mort par pendaison hier, mercredi 16 janvier 2019, dans la banlieue de Siguiri. Une incompréhension entre Djénaba Kéira et son mari, militaire de profession, serait à l’origine du suicide de la jeune femme, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Djénaba Kéira, âgée de 32 ans, mariée et mère d’un enfant, originaire de la préfecture de Faranah, a mis fin à ses jours par pendaison. L’acte a eu lieu sur une montagne située au quartier Fodéla, dans la banlieue de la ville de Siguiri.

La victime n’a pas donné les raisons de son suicide. Mais, selon nos informations, le courant ne passait pas entre elle et son mari avant qu’elle ne se donne la mort.

Selon le sous- lieutenant, Fodé Mamadou Diawara, le mari de la victime, « il y a quelques jours, elle a perdu sa tante maternelle. Elle est venue me demander de la laisser partir au village. Je lui ai donné mon accord, tout en rappelant que je ne suis pas bien portant depuis quelques jours, j’ai un pied fracturé. Ainsi, je lui ai dit de me donner un peu de temps pour trouver son transport. Le dimanche, j’ai appelé ses parents pour prendre le programme du sacrifice. Ceux-ci m’ont dit que le sacrifice est prévu pour le 21 février. Quand je lui ai dit cette nouvelle, elle n’était pas contente. Avant-hier lundi, elle est partie voir l’une de ses amies. Cette dernière est venue me voir. Je lui ai donné une somme de 300 000 fg. Les 200 000 fg pour son transport, 40 000fg pour son manger au court de sa route, et 60 000 fg pour les frais de condoléances. Elle est rentrée prendre toutes ses affaires en disant qu’elle veut me quitter. Les amis sont venus du camp pour plaider. Nous avons passé la nuit. Ce mercredi matin, quand j’étais au lit, sa sœur est venue me dire qu’elle s’est donnée la mort ».

La victime, dont le mari est en service au camp d’infanterie de Siguiri, a été inhumée hier ce mercredi à Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Pénurie de cartes d’identité à Faranah : la galère des citoyens

17 janvier 2019 à 11 11 30 01301

Depuis bientôt trois (3) mois, les citoyens de la région administrative de Faranah ne parviennent pas à se procureur de cartes d’identité nationale. Ils trépignent d’impatience et se voient bloquer dans de nombreuses transactions. Des sources bien informées expliquent cette rupture par un manque timbres, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la région.

Selon une source généralement bien informée, « depuis fin octobre 2018, il n’y a pas d’édition de carte d’identité nationale en Guinée. La rupture ne dépend ni de la police, ni de Sabari Technology. Cette rupture est due à un manque de timbres au trésor, ces timbres fiscaux qui donnent une authenticité à la carte d’identité nationale. Le premier stock est épuisé. Depuis 10 ans les gestionnaires travaillent sur ce 1er stock ».

Pendant ce temps, les citoyens de la région administrative de Faranah, sevrés de ce précieux sésame, sont pour le moins préoccupés. Plusieurs milliers de citoyens sont pénalisés par cet état de fait d’autant plus que ce document facilite les déplacements et autres transactions financières.

Chaque jour, des citoyens viennent de tous les coins de la région pour les transactions ou autres services. Mais, ils sont tous de suite bloqués parce que leurs pièces d’identité sont arrivées à expiration. Selon une source proche du dossier, et qui a requis l’anonymat, « les gens souffrent, l’équipement commence à sentir, il faut lancer la commande. Les citoyens sont pénalisés. L’Etat doit anticiper. Il ne faut pas attendre jusqu’à l’arrivée de la crise et chercher à trouver la solution. Quand tu pars à la police, on te retire de l’argent dans les probabilités. Des fois, tu restes sans la carte ni ton argent. En cours de voyage, on te retire de l’argent. C’est vraiment grave ce qui se passe, c’est même insupportable ».

Pendant que les citoyens continuent à prendre leur mal en patience, certains disent même avoir limité leurs déplacements vers la capitale, faute de carte d’identité nationale. C’est le cas de Mohamed Keita qui a raconté ses difficultés. « J’ai un voyage que je dois effectuer, mais ma carte d’identité nationale a expiré depuis trois semaines. Je suis parti à la police, on me dit qu’il n’y a pas de timbres pour le moment. Ça fait deux semaines, jusqu’à présent, rien. Donc, je préfère attendre parce que mon dernier voyage m’a coûté de l’argent en cours de route. Je demande à ce qu’on trouve solution à ça. Les citoyens souffrent vraiment ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel: (00224) 620 24 15 13

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Banankoro : le responsable du RPG-AEC incarcéré à Kérouané

16 janvier 2019 à 23 11 19 01191

Le président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Banankoro est incarcéré depuis le lundi passé, 14 janvier 2019, à Kérouané. Sékouba Cissé alias « Armée » est accusé d’avoir détourné un diamant appartenant à une dame. C’est son comportement jugé « arrogant » qui aurait poussé le juge d’instruction en charge de l’affaire de mettre en prison, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Banankoro.

Selon une source proche du dossier, cette affaire est partie de la découverte d’un diamant de 3,30 carats par une dame dans une mine de Banankoro. La mineure est rentrée présenter le diamant à son mari. Pendant que les deux étaient en train de discuter sur comment vendre la pierre précieuse, le cousin de la femme est arrivé sur les lieux et il a été mis au bain de la situation.

« C’est ainsi que le cousin de la femme a pris le diamant pour partir avec, sans le consentement de la propriétaire et son époux. Quelques minutes plus tard, il est revenu avec un montant de 20 millions de francs qu’il a tendu à la dame. Mais, cette dernière a refusé de prendre l’argent. Elle a dit qu’elle ne lui a pas donné l’autorisation de vendre le diamant à son insu. Quand elle lui a demandé à qui il a vendu la pierre, il a dit que c’est à Sékouba Cissé alias « Armée », le président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Banankoro », explique notre source.

La famille est allée immédiatement voir Sékouba Cissé pour l’interpeller sur la question. Mais, ce dernier aurait répondu qu’il est le responsable du parti au pouvoir à Banankoro et que personne ne peut se dresser contre lui. La dame a saisi alors le tribunal de première instance de Kérouané pour réclamer la restitution de son diamant. « La justice a convoqué Sékouba Cissé qui est allé se montrer encore arrogant devant le juge d’instruction en charge de l’affaire. C’est pourquoi le juge a décidé de le mettre en prison », ajoute notre interlocuteur.

Joint au téléphone, le procureur de Kérouané a confirmé l’incarcération du responsable du RPG Arc-en-ciel mais il n’a pas souhaité donner plus de détails sur le sujet. « Pour le moment, je ne peux rien vous dire car le dossier est dans les mains du juge d’instruction. Le monsieur est quand même en prison », a-t-il indiqué.

A suivre !

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Siguiri : le bloc administratif de Doko transformé en mine d’or

16 janvier 2019 à 10 10 31 01311
Bloc administratif de Doko

Le bloc administratif de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri, est transformé en lieu d’exploitation d’or par certaines citoyennes de la localité. Un fait dénoncé par les responsables locaux qui tardent malgré tout à agir pour freiner l’hémorragie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le bloc administratif en question abrite les locaux de la sous-préfecture et ses services déconcentrés, de la mairie et de ses différents services. Cet endroit, et même des concessions voisines, est exploité aujourd’hui par des mineurs à la recherche de l’or, notamment des femmes.

Youssouf Kouyaté, conseiller communal à la mairie de Doko, interrogé par notre reporter, se désole de cet état de fait. « C’est regrettable ce qui se passe là. Nous avons interpellé le président du district de Doko sur les faits pour qu’il puisse prendre ses dispositions pour arrêter cette pratique. Mais, ce n’est pas seulement la cour de la mairie, même dans certaines familles environnantes ».

Pour sa part, Abdoulaye Diaby, vice-président des tömbölomas, (responsable de la sécurité dans les mines, ndlr) accuse des femmes d’être les principales actrices du phénomène. « J’ai demandé d’arrêter, je leur ai dit que la sous-préfecture est un symbole, c’est le lieu où nous réceptionnons tous les chefs. Mais, c’est des femmes qui viennent travailler sur le lieu et, pendant la nuit, nous allons commencer à surveiller le lieu. 》

De son côté, Namory Doumbouya, sous-préfet de Doko, attend l’installation du nouveau maire pour agir. « Le maire sera bientôt installé. Tout prendra fin », promet-il.

À rappeler que l’installation du maire élu de Doko est toujours attendue. Il est rejeté par un groupe de personnes qui l’accuse d’être issu d’une famille de griots.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Occupation de la chaussée à Kankan : quand les gros camions dictent leur loi au marché central

16 janvier 2019 à 8 08 56 01561

Kankan, une ville commerciale située à 639 kilomètres de Conakry, connait une urbanisation galopante. De gros camions, en provenance du port de la capitale guinéenne, y acheminent des milliers de tonnes de produits destinés à être revendus. Malgré les nombreuses plaintes des citoyens, aucun espace n’est réservé à ces mastodontes pour leur stationnement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Haute Guinée.

L’occupation anarchique des voiries urbaines de Kankan par les conducteurs des gros engins roulants est l’un des problèmes majeurs auxquels sont confrontés les usagers de la route. Ils empêchent les citoyens de circuler librement. Sur certains tronçons, comme celui du carrefour Lambert, ils n’hésitent pas à occuper les trottoirs pour le déchargement de leurs contenus.

Par conséquent, il est fréquent d’assister à des cas d’accidents de la circulation, aussi bien pour les voitures que les motards et autres piétons.

De nombreux citoyens pensent que c’est à la sécurité roturière de prendre des dispositions efficaces pour remettre de l’ordre dans ce capharnaüm, notamment au grand marché de Kankan.

D’autres citoyens sollicitent auprès des autorités un espace pour le stationnement et le déchargement du contenu des gros camions.

Il faut noter que ce problème de stationnement des gros porteurs ne date pas d’aujourd’hui. En réponse aux nombreuses plaintes de la population, les autorités ont toujours opté pour la stratégie de la sourde oreille. Un défi à relever pour le nouveau commissaire de la police routière de Kankan et ses hommes, attendus au tournant par toute une région.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00224 627 24 13 24

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Kankan : 348 mariages célébrés à la mairie en 2018

15 janvier 2019 à 15 03 33 01331

Le service d’Etat civil de Kankan a publié quelques statistiques qu’il a enregistrées au cours de l’année 2018. C’est notamment les cas de mariages célébrés à la mairie, qui s’élèvent à hauteur de 348, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Le bilan est reparti ainsi qu’il suit : janvier 33 cas ; février 26 cas ; mars 26 cas ; avril 43 cas ; mai 32 cas ; juin 8 cas ; juillet 38 cas, août 32 cas ; septembre 51 cas ; octobre 38 cas ; novembre 24 cas ; décembre 33 cas », a indiqué madame Diallo Doussou Keïta, officier déléguée à l’Etat civil de Kankan.

Mme Diallo Doussou Keïta

Certes, ces chiffres ne représentent pas l’ensemble des cas de mariages enregistrés dans la ville de Kankan en 2018. Mais, Doussou Keïta se félicite de l’évolution des mentalités puisque désormais, de plus en plus de gens vont célébrer leur mariage à la mairie. Ce qui n’était pas le cas il y a quelques années.

Elle déplore cependant un certain nombre de comportements constatés lors de la célébration des mariages à la mairie. « Nous aimerions que les mariés fassent des cartes de faire-part, sinon on n’a des problèmes, nous avons eu aussi des difficultés au niveau de la célébration de ces mariages. Les gens qui viennent les accompagner les mariés ne sont pas disciplinés et ils nous manquent souvent de respect.

Les mariés doivent se faire accompagner par des gens disciplinés pour qu’ils puissent comprendre ce qu’on a à leur dire sur les droits et devoirs civiques des époux, sinon ils ne comprendront rien, parce qu’il y a des gens qui ne font que parler, marcher, prendre des photos. Quand on leur demande de se taire, ils disent qu’ils ne sont pas dans un lieu de décès, qu’il faut qu’ils manifestent leur joie », souligne-t-elle.

Madame Diallo Doussou Keïta regrette par ailleurs, le refus des citoyens de déclarer les cas de décès. Ce qui empêche d’avoir de véritables statistiques en la matière. Pour toute l’année 2018, seulement 43 cas de décès ont été déclarés à l’Etat civil de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Siguiri : 392 dossiers jugés, 345 kg de drogue incinérés en 2018

14 janvier 2019 à 10 10 20 01201

Le parquet du Tribunal de Première Instance de Siguiri a rendu public le bilan des affaires traitées localement pour l’année 2018. Le procureur de la République près ledit tribunal a fait état de cinq cent trente quatre (534) affaires enregistrées et de trois cent quatre cinq (345) kilogrammes de chanvre indien incinéré, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Selon le procureur Alghassimou Diallo, le parquet du tribunal de Siguiri a traité aussi bien des dossiers criminels que correctionnels. « Au courant de l’année 2018, le parquet a enregistré cinq cent trente quatre (534) affaires qui sont reparties comme suit : quarante neuf (49) affaires criminelles, quatre cent quatre vingt quatorze (494) affaires correctionnelles. Au total, trois cent quatre vingt douze (392) dossiers ont été jugés ».

Algassimou Diallo, procureur de Siguiri

Par ailleurs, Alghassimou Diallo est revenu sur le nombre de détenus qui croupissent dans la prison civile de Siguiri. « La situation de la prison civile se présente comme suit : au total, on a trois cent vingt deux (322) détenus, dont deux cent quatre vingt dix neuf (299) hommes, trois (3) femmes, cinq (5) étrangers et quinze (15) mineurs ».

En outre, le procureur a fait savoir que trois cent quarante cinq (345) kilogrammes de chanvre indien ont été incinérés pour l’année 2018.

A signaler que 15 dossiers criminels sont inscrits au rôle du tribunal criminel qui débutera demain mardi, 15 janvier 2019.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guinéematin.com

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Siguiri : un feu mystérieux ravage plusieurs cases à Kintinia

13 janvier 2019 à 18 06 50 01501

Un feu d’origine inconnue fait des dégâts actuellement à Kintinia, dans la préfecture de Siguiri. Ce feu a consumé une quinzaine de cases et leurs contenus en l’espace de trois jours, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

L’inquiétude est grande depuis quelques jours à Kintinia, sous-préfecture située à 35 kilomètres de la ville de Siguiri. Inquiétude due à l’apparition d’un feu mystérieux qui a consumé 14 cases et leurs contenus en l’espace de trois jours dans cette localité. « Le feu a commencé le jeudi passé, aux environs de 15 heures, dans la famille de Bassi 3 Camara où il a brûlé 3 cases et leurs contenus.

Hier, samedi 12 janvier 2019, 5 autres familles voisines ont été touchées par le feu. En tout, 14 cases ont été incendiées avec leurs contenus dans les 6 familles victimes. L’origine de ce feu reste un mystère pour nous. Et ce qui nous inquiète le plus, c’est que l’eau ne peut rien contre ce feu », témoigne Saïbadjan Camara, président de Croix-Rouge de Kintinia.

A noter que des feux d’origine mystérieuse sont enregistrés très souvent à travers la Guinée. Ils ne font pas de victimes, mais causent d’importants dégâts matériels.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Réhabilitation des voiries de Kankan : bras de fer entre les citoyens de Sogbé et la société Guiter

11 janvier 2019 à 10 10 17 01171

Les contestations contre l’absence de canaux d’évacuation des eaux pendant les périodes hivernales ont refait surface dans la commune urbaine de Kankan. C’est dans ce cadre qu’un groupe de citoyens, composé de sages et de jeunes, du quartier Sogbé, a rendu visite au préfet de Kankan ce jeudi, 10 janvier 2019. La démarche visait à révéler les préoccupations des habitants du quartier face aux travaux de la société Guiter, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est pour éviter les inondations à répétition que connaissent plusieurs quartiers de la commune urbaine, qu’une vingtaine de citoyens est allée exposer ses craintes au préfet Aziz Diop. Dans ses explications, Djènè Mady Keïta, président des jeunes du quartier Sogbé, accuse l’entreprise Guiter (Guinéenne de Terrassement) de ne pas vouloir creuser les canaux de ruissellement des eaux dans l’exécution du projet de réhabilitation des voiries urbaines de Kankan sur la voie 17.

Djènè Mady Keïta

« Il y a longtemps, nous sommes sortis trouvé les gens de Guiter en train de travailler sur les voiries. On a appris que dans ce projet, qu’ils ne vont pas creuser des caniveaux. Pourtant, les citoyens de notre quartier ont souffert cette année d’inondations pendant la saison pluvieuse. Alors, on est venu leur demander s’ils vont creuser. Ils nous ont répondu par la négative. Ils ont ajouté que cette zone n’est pas concernée. Ils nous ont conseillé de nous adresser aux responsables de l’entreprise. On l’a fait. Arrivés dans leurs locaux, ils nous ont fait savoir que cela ne faisait pas partie du contrat qu’ils ont signé avec le gouvernement, que d’ailleurs qu’ils font beaucoup de travaux gratuitement. Ainsi, on leur a demandé d’arrêter les travaux parce qu’on ne veut pas de cadeau empoisonné. On a alors adressé une demande à la mairie, à la préfecture et au gouvernorat », a dit le président des jeunes.

Aziz Diop

Après avoir écouté ses visiteurs, le Préfet de Kankan, Aziz Diop, a effectué une visite sur le terrain, échangé avec les citoyens et quelques responsables de Guiter sur la situation. Selon lui, « ces sages et jeunes sont venus ce matin, m’exprimer leurs préoccupations liées à la réalisation des infrastructures routières, notamment la voie 17 au quartier Sogbè. Effectivement, on s’est rendu sur le terrain et on s’est rendu compte que les préoccupations exprimées par les citoyens sont réelles. Alors, il fallait accéder à leur demande. Nous sommes revenus au bloc préfectoral et on a décidé d’écrire au ministre des travaux publics avant que la voie là ne soit touchée, de faire un appui financier supplémentaire pour qu’on puisse creuser des canaux pour faciliter le drainage des eaux pendant la saison des pluies ».

Sur le terrain, après les explications des émissaires de Guiter sur l’impossibilité de creuser ces canaux d’évacuations, certains jeunes ont menacé de barricader la route et d’empêcher la société de travailler s’ils ne sont pas satisfaits. « S’ils ne creusent pas des caniveaux, on ne va pas les laisser travailler ici, on va barricader la route pour réclamer notre droit », a lancé un d’entre eux.

Les émissaires de la société Guiter ne se sont pas prêtés aux questions de notre reporter. Toutes nos tentatives de rentrer en contact avec la cellule de communication de l’entreprise au quartier Kankan-Koura sont restées vaines.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Grand marché de Siguiri : saisie d’une importante quantité de produits périmés

9 janvier 2019 à 17 05 38 01381

La section de l’office de contrôle et de qualité de la direction préfectorale du commerce de Siguiri a procédé à la saisie d’une importante quantité de produits périmés ce mercredi, 09 janvier 2018. Une opération effectuée dans un magasin de stockage près de la gare routière, à quelques 100 mètres du grand marché, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Plus de vingt (20) tonnes de produits impropres à la consommation ont été saisies par la section contrôle et qualité de Siguiri. C’est au cours du travail des inspecteurs que cette importante quantité de produits périmés a été découverte : 50 sacs de farine, jus, cigarettes destinés à la vente.

Sanaba Karifa Keïta

Le chef section préfectoral de l’office de contrôle et de qualité, Sanaba Karifa Keïta, a présenté les produits à la presse locale, peu après la saisie. Selon lui, « comme c’est la fin d’une année et le début d’une autre, j’ai instruit les inspecteurs de procéder à un contrôle. C’est au cours de ce contrôle qu’on a découvert un magasin plein de produits périmés, plus de 50 sacs de farine périmée, des cigarettes, des jus et autre produits périmés. On peut estimer le tout à 20 tonnes. Nous avons rempli deux camions bennes de produits périmés ».

En outre, monsieur Kéita a regretté le fait que le marché local soit inondé de tels produits dangereux pour la santé. « Le marché de Siguiri est inondé de produits périmés. L’année passée, on a incinéré 86 tonnes de produits périmés. Pour le début de cette année, nous venons de saisir plus de 20 tonnes que nous allons incinérer dans les jours à venir », a-t-il laissé entendre.

Selon nos informations, le propriétaire des produits est détenu à la prison civile depuis une année dans une autre affaire. Le magasin était géré par un de ses proches qui n’a pu être mis aux arrêts.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guinéematin.com

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Kankan et Faranah : plus de 700 dossiers traités par la gendarmerie en 2018

9 janvier 2019 à 11 11 14 01141

Plus d’une semaine après la fin de l’année 2018, les services de sécurité de Kankan continuent de faire le bilan de cette année sur le plan sécuritaire. C’est le cas de brigade de recherche qui gère les régions de Kankan et de Faranah. Cette brigade de la gendarmerie a fait état de 711 dossiers qu’elle a recensés et traités dans les deux régions administratives, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ces dossiers concernent différents types d’infractions et impliquent 1167 personnes. Parmi elles, 12 mineurs dont 3 filles, et 1083 majeurs dont 69 femmes. Les nationaux sont au nombre de 1030 pour les hommes et 69 pour femmes, et les étrangers impliqués dans ces affaires sont au nombre de 7.

Selon toujours la brigade de recherche de la gendarmerie de Kankan, qui coordonne également les activités de celle de la région de Faranah, l’infraction la plus récurrente est le vol qui constitue 162 cas, ensuite les coups et blessures volontaires au nombre de 93 dossiers et l’abus de confiance : 65 cas.

Le service de sécurité souligne que ces statistiques sont en légère hausse par rapport à celles de 2017.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Faranah : voici les faits qui ont marqué l’année 2018

9 janvier 2019 à 10 10 39 01391

L’actualité a été riche et variée au cours de l’année 2018 dans la préfecture de Faranah. Des événements heureux, d’autres tristes, des surprises, tout a été enregistré dans cette ville de la Haute Guinée. Guineematin.com, à travers son correspondant sur place, vous propose ci-dessous un récapitulatif de quelques faits et événements qui ont marqué l’actualité locale au cours des douze derniers mois.

Sur le plan politique

Comme dans les autres villes du pays, l’actualité politique a été marquée en premier lieu, à Faranah, en 2018, par la tenue des élections locales du 04 février. Les premières élections du genre depuis plus d’une décennie en Guinée. Si dans la commune urbaine, le processus s’est déroulé sans incidents, ça n’a pas été le cas dans certaines communes rurales comme : Hèrèmakono, Passaya, Sandenia et de Maréla où ces élections de proximité se sont soldées par des violences ayant causé plusieurs dégâts matériels. Et jusqu’à présent, les conseils communaux de Hèrèmakono et de Maréla, où respectivement l’UFR et l’UFDG ont remporté les élections, n’ont toujours pas pris fonction. Pourtant, les résultats de ces deux localités n’ont souffert d’aucune contestation.

Hèrèmakono, Maréla et la commune urbaine, sont les trois communes de la préfecture de Faranah où le RPG Arc-en-ciel, a perdu les élections locales. Dans la commune urbaine, c’est une liste indépendante, dirigée par un jeune activiste de la société civile de 31 ans qui a créé la surprise en raflant la mairie devant le parti au pouvoir dans un de ses fiefs historiques.

Sur le plan politique, l’an 2018 a connu la dissolution des deux sections du RPG Arc-en-ciel dans la commune urbaine de Faranah. Ce qui est une conséquence directe de la défaite du parti au pouvoir lors des élections locales du 04 février. Juste après la publication des résultats, plusieurs jeunes du RPG Arc-en-ciel ont laissé éclater leur colère, tenant pour responsables de cette défaite les secrétaires généraux des sections de Faranah 1 et 2. Ils sont allés retirer de force tous les biens mobiliers du parti que détenaient les deux responsables locaux avant de les dissoudre.

Ils ont mis en place une structure dénommée « comité de salut ». Un nom qui n’a pas plu au président de la République. Lors de sa dernière visite dans la ville, le 15 mai 2018, Alpha Condé a dénoncé cette appellation. « Nous ne sommes pas en guerre pour mettre un comité de salut », avait déclaré le chef de l’Etat. C’est pourquoi, la dénomination « comité de salut » a été remplacée par « comité de crise ». C’est ce comité qui gère actuellement les affaires courantes du parti au pouvoir dans la ville de Faranah.

Les vérités d’Alpha Condé aux cadres et aux sages de Faranah : c’est avec un sentiment de déception et même de colère que le président Alpha Condé est arrivé dans la ville de Faranah le 15 mai 2018, en provenance de la région forestière. Et comme à ses habitudes, le chef de l’Etat a craché ses vérités aux administrateurs, aux responsables de son parti et aux sages de la ville. S’exprimant en langue du terroir, Alpha Condé a tenu les sages pour responsables de la discorde enregistrée à Faranah et fustigé une mauvaise gestion administrative et financière de la part des responsables du RPG Arc-en-ciel qu’il avait traités de sangsues.

Sur le plan socio-économique

La ville de Faranah a été secouée pendant l’année 2018 par la hausse des prix des denrées de première consommation, due à l’augmentation du prix du carburant par le gouvernement. Partout, les citoyens crient à la montée en puissance des prix des denrées de première nécessité. Le panier de la ménagère en fortement fait les frais. A cela s’est ajoutée une longue pénurie de poissons dans la ville. Les vendeuses de poissons partaient se procurer de ce produit halieutique à Kissidougou pour venir le revendre à un prix d’or à Faranah.

Depuis la reconstruction du grand marché de Faranah par le président de la République, aucune politique de bonne gestion de ce bijou n’a été mise en place par l’administration du marché. Ce qui a poussé les femmes à refuser de s’installer dans ce marché. Selon les débats autour de la question que l’on entend très souvent dans les rues, bars cafés et d’autres lieux publiques, les magasins de ce marché ont été repartis aux autorités régionales, préfectorales et communales, à certains chefs locaux et certains responsables des forces de défense et de sécurité. Cette mauvaise répartition serait à l’origine du refus catégorique des femmes d’occuper le marché.

A cela, s’ajoute le stationnement anarchique des engins roulants sur la nationale au centre-ville, provoquant plusieurs accidents de circulation. Mais, grâce aux activités d’information et de sensibilisation menées par la nouvelle équipe de la mairie, aujourd’hui ces problèmes sont résolus. Tout le marché est occupé, la nationale est libérée et les policiers font leur travail, à la satisfaction des habitants de la ville.

Sur le plan éducatif

Comme ce fut le cas dans la plupart des villes du pays, le système éducatif a été fortement secoué durant l’an 2018 à Faranah. Cela, en raison des différentes grèves déclenchées par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui réclame des meilleurs salaires pour les enseignants. La dernière grève, toujours en cours, a été marquée par des mouvements de protestation : sit-in et marches pacifiques, organisées par les enseignants grévistes et par les élèves. Des mouvements qui ont tous été dispersés par les forces de l’ordre.

Sur le plan coutumier

Depuis le 26 novembre dernier, Faranah a deux Sotikèmö (patriarches). Une première dans l’histoire de cette ville. Une guerre de succession au titre de patriarche sème une crise au sein des sages de Faranah. Deux frères de la lignée des « Oularé », appartenant aux deux grandes familles fondatrices de la ville de Faranah : « Doutiya et Diamanatiya » se disputent ce titre de chef coutumier. Cette crise perdure jusqu’aujourd’hui.

Sur le plan religieux

Un jeune imam d’une mosquée du quartier Tonkolonko 2 a été suspendu par l’inspection régionale des affaires religieuses de Faranah. Il a été accusé d’adultère avec la femme d’un gendarme. Cette question a divisé les religieux locaux en deux camps : l’un soutenant le jeune imam suspendu et l’autre soutenant sa sanction. Avant d’en savoir plus sur cette affaire, les autorités religieuses ont décidé de suspendre le jeune imam. Après les enquêtes, il s’est avéré que l’imam a été accusé à tort et sa sanction a été levée.

L’inspection régionale des affaires religieuses suspendu un autre prédicateur peu de la ville peu avant la fin de l’année. Cela, suite à des propos jugés incontrôlés que ce dernier a tenus au sujet des fêtes de fin d’année. Le leader religieux musulman avait déclaré que tout fidèle musulman qui mangera un plat préparé pour la célébration du 24 et du 31 décembre ira en enfer. Certains fidèles musulmans et mêmes membres de la ligue régionale des affaires religieuses qui étaient présents dans la mosquée au moment des faits, ont estimé que le prédicateur a dépassé les limites et ont remonté l’information au niveau des autorités religieuses. Ces dernières ont décidé de lui interdire de prêcher jusqu’à nouvel ordre.

Sur le plan sportif

Après 10 années passées en ligue 2, le Sankaran FC a dit au revoir à cette division du championnat national de football professionnel. Le club de Faranah est descendu en division d’honneur après plusieurs revers qu’il a subis sur son propre terrain. Une surprise et une grosse déception chez les fans du ballon rond, très nombreux dans cette préfecture de la Haute Guinée.

Plainte du préfet contre le collectif des anciens footballeurs de Faranah : la descente du Sankara FC n’est certainement pas un fait du hasard. Car, le collectif des anciens footballeurs de Faranah qui gère ce club, s’est confronté à une sérieuse crise financière. Il est allé emprunter un montant de 10 millions de francs avec le préfet afin de faire face aux dépenses liées aux deux derniers matchs du club. Mais le délai qui leur était imparti a expiré sans que les jeunes ne payent l’argent. 17 jours après l’expiration du délai, le préfet de Faranah a porté plainte contre eux à la justice. N’ayant pas les moyens de payer l’argent, les jeunes sont passés par l’inspecteur régional des affaires religieuses pour plaider le premier magistrat de la préfecture pour qu’il accepte d’attendre le paiement des arriérés de la subvention accordée aux clubs par la LGFP.

Mais, l’intervention de l’inspecteur régional des affaires religieuses n’a pas permis d’éviter la convocation des gestionnaires du Sankaran FC par la justice. Après plusieurs tiraillements, le préfet a dû attendre le paiement de la subvention par la Ligue Guinéenne de Football professionnel pour que son argent soit remboursé. Cette affaire a fortement marqué l’actualité dans la ville et fait objets de plusieurs émissions dans les radios locales.

Sur le plan footballistique toujours, il faut noter la tenue du tournoi inter-préfectures doté du trophée Alpha Condé, président de la République, dans la commune urbaine de Faranah. La compétition s’est jouée en avril-mai 2018 et elle a réuni les équipes des préfectures de Dabola, Dinguiraye, Faranah et Kissidougou. L’équipe préfectorale de Faranah a remporté le trophée et a représenté la région administrative de Faranah interrégional à Conakry. Compétition que l’équipe de Faranah n’avait cependant pas pu remporter.

Enfin, plusieurs décès ont marqué l’année 2018 à Faranah. Ce sont entre autres :
la mort tragique de deux jeunes animateurs de la radio communautaire Bambou FM. Il s’agit de Saïdou Samoura et Lansana Kadiatou Camara, âgés respectivement de 24 et de 35 ans. C’est après l’enregistrement d’une émission en Djallonké avec le plus grand charmeur de serpents de la région de Faranah qui est Khalo Moussa Keïra à Tambaya, dans la sous-préfecture de Passaya, que ces deux jeunes ont été fauchés par un tronc d’arbre. L’arbre qui était rongé par un feu de brousse depuis quelques jours est tombé sur eux alors qu’ils étaient de passage sur une moto.

Il y a ensuite la mort de l’inspecteur régional des affaires religieuses. Considéré comme l’homme à tout faire dans la région de Faranah sur les plans religieux et social, Elhadj Aly Béreté, a tiré sa révérence le 22 janvier 2018, laissant de nombreuses personnes sous le choc. La mort d’un autre jeune enseignant chercheur de l’Institut supérieur agronomique et vétérinaire, Valéry Giscard d’Estaing de Faranah a attristé plus d’un dans la ville. Le défunt était considéré comme le grand frère de lait de tous les étudiants de l’Institut et l’ami de tout le monde à Faranah. Bakary Kourouma est décédé dans un accident de la circulation survenu à Macenta, sa ville natale. La réception de son corps et son enterrement ont mobilisé une importante foule à Faranah.

Notons enfin, le décès de la caissière du trésor public, madame Dalogbè Camara, qui a rendu l’âme au Maroc par suite de maladie. Ses obsèques qui ont eu lieu à Faranah, sa ville natale, ont mobilisé des membres du gouvernement et de nombreux habitants de la ville.

Ce sont là entre autres quelques faits qui ont marqué l’actualité à Faranah au cours de l’année 2018. 

Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 24 15 13/ 655 69 10 35

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Siguiri : environ 400 fusillades enregistrées en 2018

9 janvier 2019 à 10 10 18 01181
Dr. Balla Keïta

2018 a été une année de grande insécurité à Siguiri. Environ 400 fusillades et une soixantaine de cas de coups de poignards ont été enregistrés dans la préfecture au cours de l’année écoulée. Ce sont là les statistiques fournies par les services de l’hôpital préfectoral de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

En ce début d’année 2019, notre correspondant local est allé à la rencontre du responsable du service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral de Siguiri. Avec Docteur Balla Keïta, Guineematin.com a souhaité avoir les statistiques sur les cas de fusillades et de coups de poignards qu’il a enregistrés au cours de l’année écoulée. « Du 1er janvier au 31 juin 2018, nous avons enregistré 313 cas de fusillades à Siguiri. Les causes de ces fusillades sont diverses : il y a des fusillades causées par les conflits inter-communautaires et d’autres par des attaques à mains armées.

Pour les coups de poignards, nous avons enregistré 30 cas du 1er janvier au 31 juin 2018. Et du 1er juillet au 31 décembre 2018, nous avons enregistré 86 fusillades et 26 cas de coups de poignards. Ce qui fait un total de 399 fusillades et 56 cas de coups de poignards en 2018 », a indiqué Docteur Balla Keïta.

Le médecin précise que parmi tous les blessés admis aux urgences de l’hôpital préfectoral de Siguiri, seulement 2 ont trouvé la mort. « Dieu merci, on a réussi à sauver la vie de 397 personnes sur les 399 blessés par balles et les 56 blessés par armes blanches ».

Il ajoute que la liste n’est pas exhaustive et interpelle les autorités sur l’insécurité qui sévit dans la préfecture de Siguiri. « Il peut y avoir d’autres cas, mais ce sont là les cas dont nous nous sommes informés. Les autorités politiques, de sécurité et judiciaires doivent prendre leurs responsabilités à Siguiri où il y a trop d’insécurité. D’un côté, les citoyens se tirent dessus, et de l’autre côté, les bandits attaquent les motards », a souligné le chef des urgences à l’hôpital préfectoral.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Police Militaire de Kankan : plus de 200 individus mis hors d’état de nuire en 2018

7 janvier 2019 à 19 07 36 01361

Avec le nouvel an, l’heure est au bilan dans les différents services de région de Kankan. Après celui la sécurité routière sur les accidents de la circulation enregistrés en 2018, c’est autour de la police militaire du camp Soundiata Kéita de faire le bilan de ses activités au compte de l’année écoulée. Plus de 200 personnes ont été interpellées et conduites à la police par ce service, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au compte de l’année 2018, les agents de sécurité de la police militaire de Kankan ont réussi à mettre aux arrêts plus de 200 personnes. Selon les du Commandant Ibrahima Sidibé, chef de la garnison militaire et responsable de cette unité de sécurité, plus de 200 malfrats ont été arrêtés et conduit à la police. Des actions rendues possibles, précise-t-il, grâce aux différents Points d’Appui (PA) installés dans la ville et aux opérations de patrouille initiées par le Haut Commandement du camp militaire de Kankan.

Commandant Ibrahima Sidibé

« Au compte de l’année 2018, on a fait arrêter plus de 200 malfrats qui ont été conduits à la police avant d’être présentés à un juge. Parmi eux, de très renommés malfrats. En plus, c’est à l’initiative du Commandant du camp, le Colonel Mohamed Diané, que des Points d’Appui existent un peu partout en ville. Il a aussi mis un véhicule à notre disposition pour faciliter nos opérations de patrouille », a-t-il dit.

Dans ses explications, le Commandant Ibrahima Sidibé a fait savoir que les cas de vols de motos auront été les plus récurrents, et que les inculpés ne sont le plus souvent que des mineurs. « C’est grâce aux patrouille qu’on a arrêté plusieurs grands bandits de Kankan. Vous avez remarqué que les cas de cambriolage incessant des magasins et boutiques des commerçants ne sont plus d’actualité à Kankan ».

Pour cette année 2019, l’officier de l’armée sollicite l’implication des citoyens dans la lutte contre l’insécurité à Kankan « En 2019, le pari pour nous est de réduire le taux de banditisme à Kankan. Mais, lutter contre l’insécurité n’est pas seulement l’affaire des forces de sécurité, de défense et de la justice. Les citoyens doivent contribuer à l’arrestation des bandits, parce que ces derniers ne vivent pas en brousse, mais ils vivent dans les quartiers », a-t-il rappelé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Risque d’implosion à Siguiri : l’intronisation d’un doyen des sages divise la préfecture

7 janvier 2019 à 10 10 06 01061

Les différentes localités de Siguiri s’opposent depuis plusieurs semaines autour de l’intronisation d’un « Diamanatigui », nom donné au doyen des sages de la préfecture. L’initiative du Sötikèmo de Dankakorö, district situé à 3 kilomètres de la commune urbaine, divise sérieusement la préfecture et risque de provoquer une implosion, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Le 10 janvier prochain, c’est la date choisie par les partisans de Fadama Magassouba, le Sötikèmo de Dankakorö, pour l’introniser comme doyen des sages de Nouka (toute la contrée de Siguiri). La démarche est loin d’être consensuelle, mais Fadama Magassouba compte bien aller au bout de son initiative.

« C’est Siguiri qui a créé le problème dans cette affaire. J’ai envoyé une commission aux sages de Siguiri après la mort du colonel Fodé (ancien doyen) pour leur dire de venir pour que nous discutions autour de son remplacement. Quand ils sont venus, je leur ai demandé d’accepter qu’on se concerte avec toutes les localités de Nouka pour trouver le doyen de toute la zone.

C’est-à-dire que Siguiri aura son Sötikèmo, Dankakorö et tous les autres auront également les leurs, et on aura maintenant un Diamanatigui (le doyen de toute la préfecture). Mais, depuis cette première rencontre, ils ne se sont plus présentés à nos réunions avec les autres villages de Nouka. Nous avons tenu des réunions et nous nous sommes mis d’accord pour introniser un Diamanatigui. Et c’est moi que les gens ont choisi pour cela », a indiqué le Sötikèmo de Dankakorö.

Dans la commune urbaine de Siguiri, les sages désapprouvent catégoriquement cette initiative. Elhadj Dramane Magassouba, le doyen de la ville, parle d’une démarche incendiaire et appelle à l’intervention des autorités pour l’empêcher. « Sur invitation de Fadama (le doyen de Dankakorö), je suis allé à Dankakorö et il m’a proposé de surseoir à mon intronisation comme doyen de Siguiri pour qu’on puisse introniser un Diamanatigui sur tout Nouka, je lui ai répondu que c’est impossible.

Lors de mon intronisation il n’est pas venu, et aujourd’hui ils veulent introniser un Diamanatigui. Ce à quoi nous, nous sommes opposés. J’ai déjà écrit aux autorités de Siguiri pour leur demander de prendre toutes les précautions pour empêcher cette démarche qui risque de mettre le feu à Siguiri », a-t-il dit.

Du côté des autorités, personne ne s’est prononcé encore sur le sujet. Pendant ce temps, la tension et les risques d’affrontements sont palpables sur le terrain.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Faits divers : les malades mentaux de Kankan raflés et conduits au fleuve Milo

5 janvier 2019 à 18 06 48 01481

La ville de Kankan, l’une des plus grandes de la Guinée, connait un nombre important de personnes vivant avec une dépression mentale. Leur situation préoccupe peu de personnes, excepté quelques jeunes de Kankan. Un groupe de jeunes volontaires s’est donné la peine de regrouper de nombreux fous de la commune urbaine ce samedi, 05 janvier 2019, pour les rendre propre au niveau du fleuve Milo, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est une habitude chez ces jeunes de prendre une journée pour s’occuper de la propreté des malades mentaux qui pullulent à travers la ville de Kankan. Ils ont mis à profit la journée de ce samedi pour s’occuper de leur hygiène.

Ce fait inédit a attiré l’attention de plus d’un observateur en plein cœur du centre-ville de Kankan. Une dizaine de fous ont été « arraisonnés » en début de matinée. L’opération s’est soldée par un blessé parmi les jeunes. Mais, cette situation ne décourage pas les initiateurs de cette action.

Lanciné Kourouma

Lanciné Kourouma et ses amis ont réaffirmé sur place leur volonté de continuer cette œuvre. « Il y a longtemps que mes amis et moi faisons ce travail. Beaucoup de gens nous connaissent. Pour le cas de ce matin, il y a un fou qui m’a blessé avec un couteau. Les autorités ne nous viennent pas en aide. Lorsque nous sommes partis chez le gouverneur, il nous a chassés. C’est des personnes de bonne volonté qui donnent de l’argent pour qu’on puisse acheter du savon et des habits pour les fous. On sortait tous les vendredis pour les attraper et les laver, mais ils ont remarqué ça. Maintenant, nous sortons les samedis. Si on ne fait pas ça chaque jour, c’est la criminalité qui va prendre de l’ampleur dans la ville. On est obligé de le faire parce qu’il n’y a pas un lieu où on garde les fous à Kankan », a-t-il dit.

Alpha Keita

Pour sa part, Alpha Keita appelle les autorités à se préoccuper du sort des fous à Kankan. « Après avoir fini de laver les fous, on veut que les autorités nous trouvent un endroit, une grande cour, pour qu’on s’occupe de leur santé, afin qu’ils arrêtent de se promener dans la ville. Pour aujourd’hui, après avoir fini de les laver, nous allons les raser, les habiller et les laisser partir ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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