Siguiri : le litre d’essence vendu à 11 500 GNF dans une station à Kintinia

26 mai 2019 à 17 05 48 05485

Un vent de panique s’était emparé de la Guinée la semaine dernière suite à une rumeur sur une éventuelle crise de carburant. Mais, les autorités ont vite fait de communiquer pour rassurer les citoyens. Toutefois, des hausses fantaisistes du prix du litre à la pompe ont été enregistrées à l’intérieur du pays. C’est le cas dans un des districts de Kintinian, dans la préfecture de Siguiri où le litre d’essence se vend à 11 500 francs guinéens, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant.

L’augmentation fantaisiste du prix de carburant ne se remarque pas qu’au niveau du marché noir à Siguiri. Selon nos informations, dans le district Mankinti, relevant de la sous préfecture Kintinian, le litre d’essence est vendu à 115 000 francs guinéens dans les stations-services. Notre source précise que l’ordre de vendre le litre à ce prix serait venu du président dudit district.

Selon Ousmane Cherif, citoyen domicilié à Mankinti, joint par notre reporter, « ici, le carburant est vendu à la pompe à 11 500 FG. Hier nuit (samedi, 25 mai 2019), nous sommes allés à la pompe pour être servi. Nous avons trouvé qu’ils revendaient à 11 500 FG le litre. Les pompistes nous ont dit que l’ordre venait du président de district. ».

Une information confirmée par un agent de la sécurité communale. Pour Mamady Camara « c’est vrai. Je suis de la sécurité communale. Depuis hier nuit, j’étais informé de la situation. Ce dimanche matin, je suis venu en personne pour voir. Ils vendent à 11 500 FG. Nous avons demandé au président du district d’arrêter la vente ».

Joint par notre reporter pour sa part de vérité, El hadji Moussa Condé, le président du district de Mankinti, reconnaît la vente du litre à 11 500 FG. Mais, il rejette son implication. « Je sais qu’ils vendaient à 11 500 FG. Mais, je ne suis pas impliqué dans l’affaire », a-t-il lancé laconiquement.

Le directeur préfectoral des hydrocarbures de Siguiri n’a pas voulu se prêter aux questions de notre reporter.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Déguerpissements des populations à Dar-Es-Salam : l’UFD dénonce

26 mai 2019 à 17 05 39 05395
Mamadou Baadiko BAH, président UFD

Déclaration : Sur la lancée de Demodoula, Kaporo-Rail et Kipe2, les démolisseurs se sont attaqués au quartier de Dar-es-Salam. Avec une brutalité et une hargne redoublées, le gouvernement poursuit sa politique de déguerpissement contre les populations démunies.

La première question qu’on doit se poser dans ces conditions, c’est de savoir : quelle urgence y avait – il à lancer ces opérations aux graves conséquences humanitaires, en plein mois de Ramadan, avec des populations en grande partie musulmanes, à l’orée de la saison des pluies ?

En fait tout se passe comme si le gouvernement était pressé d’administrer, non pas une simple punition à des gens qui se sont retrouvés en marge de la loi, mais plutôt un véritable châtiment. Malgré toutes les suppliques des populations concernées et les appels de toutes sortes à la raison et à la responsabilité, le gouvernement se montre totalement insensible aux malheurs du petit peuple, traité avec arrogance et mépris. Pour seule réponse, le pouvoir corrompu et incompétent, rejette la responsabilité de leurs malheurs sur les victimes de sa politique anti-populaire, comme à Dabondy où le déferlement nocturne d’ordures a fait récemment 5 morts.
Dans un communiqué du conseil des ministres en date du 14 mars 2019, le gouvernement – certainement pour donner le change – avait repris en grande partie les propositions faites par l’UFD dans notre communiqué publié le 13 mars 2019. Mais toutes ces belles promesses, comme toutes celles que fait le pouvoir, sont restées lettre morte. La folie destructrice n’a fait qu’empirer. Les actions en cours, loin de contribuer positivement à la résolution des problèmes urbanistiques vieux de plus de 60 ans, ne font qu’aggraver la misère des populations.

Avec ces opérations inhumaines, menées avec un amateurisme déconcertant, le masque est tombé. Voilà donc la véritable nature de la politique du président Alpha Condé. Aux populations les plus pauvres et les plus vulnérables, c’est la réponse des bulldozers et des forces de sécurité. Aux élites prédatrices et corrompues, aux délinquants en col blanc, c’est le laxisme et l’impunité, quand ce ne sont pas les honneurs.

Face à ces actes ignobles, nous exigeons :

. Une aide immédiate aux victimes nécessiteuses des déguerpissements
. Le recasement puis l’indemnisation correcte, sans exception de tous les déguerpis
. L’arrêt immédiat des démolitions jusqu’ à la fin de la saison des pluies et la confection d’abris provisoires en cité de transit pour les habitants exposés aux éboulements en saison de pluie
. La publication immédiate des sites concernés par le programme de déguerpissement sur toute l’étendue du territoire et le calendrier de déguerpissement
. Des poursuites judiciaires en responsabilité civile et pénale contre les agents de l’administration ou des communes ayant délivré des documents illégaux d’occupation du domaine public
. L’intensification des actions de sensibilisation des populations installées dans des zones insalubres et dangereuses.

Nous appelons à une puissante mobilisation populaire pour contraindre le gouvernement qui ne compte que sur la force, la corruption et la duplicité, à se plier à ces exigences très raisonnables dans tout pays civilisé.

Fait à Conakry, le 26 mai 2019

Pour le Bureau Exécutif National

Le Président Mamadou Baadiko BAH

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Dix derniers jours du Ramadan, Aumône de la rupture : Oustaz Ramadan Bah à Guineematin

26 mai 2019 à 14 02 51 05515
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam au quartier Koloma

Les fidèles musulmans du monde ont entamé ce dimanche, 26 mai 2019, la dernière partie du mois de Ramadan. Plus importante des trois phases de ce mois de pénitence, cette étape est également la plus difficile. Elle requiert du jeûneur davantage de courage, de dévouement et d’abnégation. Pour parler de ces 10 derniers jours du Ramadan : les actes d’adoration requis et les avantages qui en découlent, Guineematin.com a reçu comme invité Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam au quartier Koloma.

Décryptage !

Guineematin.com : parlez-nous de la particularité des 10 derniers jours du mois de Ramadan et leur importance pour les jeûneurs.

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : les 10 derniers jours du mois de Ramadan, c’est la partie la plus importante de ce mois. Vous savez, le mois est subdivisé en trois parties : la première partie est appelée miséricorde, la 2ème partie le pardon, et la 3ème partie l’affranchissement de l’enfer. Donc, cette partie est la plus importante parce qu’il se trouve dans cette partie, la nuit du destin qui est « Laylatoul Gadri ». Donc Laylatoul Gadri se trouve dans les 10 dernières nuits du mois de Ramadan. Le prophète Mohamed (PSL) a dit de rechercher cette nuit dans les 10 dernières nuits du mois de Ramadan. Cette nuit est très importante puisque Allah nous dit dans le Saint Coran que cette nuit est meilleure que mille mois.

Donc, si on adore Allah dans cette nuit de Laylatoul Gadri c’est comme si on avait adoré Allah pendant plus de mille mois. Mille mois c’est un peu plus de 83 ans 4 mois. Et, l’adoration d’Allah pendant cette nuit dépasse les mille mois, donc c’est très important. Nous savons qu’à notre temps, il est rare de voir quelqu’un atteindre 80 ans à plus forte raison dépasser 80 ans. Donc avoir une récompense qui est égale ou plus à 80 ans, c’est énorme. Donc voilà pourquoi cette dernière partie est très importante pour les musulmans.

Guineematin.com : alors, qu’est-ce qui est particulièrement demandé aux musulmans pendant ces dix derniers jours de ce mois de Ramadan ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : pendant ces dix derniers jours, surtout ces dix dernières nuit, c’est de prier, d’aller dans les mosquées, faire cette prière nocturne appelée Ghyamou Layli. Faire tout pour assister à cette prière et pendant les 10 ou 9 nuits. Donc cette prière, tout le monde peut y participer : les hommes, les femmes, les enfants, tout le monde. En tout cas, le Prophète Mohamed (PSL), quand cette 3ème partie du mois de Ramadan arrivait, il se levait, il attachait la ceinture et il réveillait sa famille. Tous ceux qui peuvent prier, il les réveillait pour participer à cette adoration. Donc c’est ce qui est demandé aux musulmans : d’aller dans les mosquées de minuit jusqu’à 4 heures du matin pour faire cette prière.

Il y a aussi une invocation à faire pendant cette période. Notre mère Aïcha, épouse du Prophète Mohamed (PSL) a demandé au Prophète : quand arrive la dernière partie du mois de Ramadan qu’est-ce qu’elle doit dire. Le prophète Mohamed (PSL) lui a dit de faire l’invocation suivante : Dieu, tu pardonnes, tu aimes à pardonner, pardonne-moi. Donc, c’est cette invocation qu’il faut réciter pendant ces dix derniers jours. Nuits et jours, surtout pendant la nuit. Ça c’est très important pour les musulmans. Donc, il faut retenir cette invocation. C’est la seule invocation que le Prophète Mohamed (PSL) a enseignée à notre mère Aïcha pour réciter quand arrive cette dernière partie du mois de Ramadan.

Guineematin.com : celui qui jeûne et fait tous ces actes d’adoration, à quoi peut-il s’attendre comme récompense ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : la récompense, comme on l’a dit à l’entame, si Allah nous donne la chance de tomber sur la nuit de Laylatoul Gadri, puisque personne ne sait dans ces 10 dernières nuits où se trouve Laylatoul Gadri. Personne n’en a cette connaissance. Il y a beaucoup qui se trompent, ils pensent que cette nuit se trouve dans la nuit du 26 au 27. Mais cela n’est pas fondé. Donc, c’est de rechercher cette nuit dans les 10 dernières nuits. Si Allah vous accorde la chance et que vous tombez sur cette nuit, vous avez la récompense de quelqu’un qui a adoré Allah pendant plus de 83 ans et 4 mois.

Guineematin.com : après le jeûne, les musulmans doivent s’acquitter aussi du Zakatoul Fitr ou aumône de la rupture. Parlez-nous de cette aumône, et quelle est son importance ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : l’aumône de la rupture, c’est une aumône qui n’est pas comme les autres. Nous savons que l’aumône de façon générale, c’est quelqu’un qui est nanti, qui a les moyens, qui est censé la donner. Mais ici, ça ne demande pas beaucoup des moyens. Ici, même le bébé qui est né le jour de la fête, avant la prière, il doit donner cette aumône. C’est une aumône qui n’est pas comme les autres. C’est le chef de famille, c’est-à-dire le père de la famille qui doit s’acquitter de cette aumône, et pour lui et pour tous les membres de sa famille et tous ceux qui travaillent pour lui y compris les domestiques. Donc c’est la particularité de cette aumône qui est appelée Zakatoul Fitr. En tout cas, si on a de quoi manger et il y a du reste le jour de la fête, il faut donner forcément, obligatoirement cette aumône.

Guineematin.com : à quel moment doit-on donner cette aumône ?

Outaz Mohamed Ramadan Bah : il faut d’abord préciser que cette aumône, c’est 2 kg et demi de riz, parce que c’est le riz qui est l’aliment le plus consommé chez nous, donc c’est 2 kg et demi par personne : du père de famille jusqu’au dernier bébé, chacun doit enlever 2 kg et demi de riz. Et ça, il faut le dire, ce n’est pas une bascule qu’il faut utiliser pour peser, il y a un pot qui est conçu spécialement pour ça, c’est lui qu’il faut utiliser. Aussi, ce n’est pas l’argent qu’il faut enlever, c’est de la nourriture, la nourriture que nous consommons. Si c’est le riz que nous consommons, on doit enlever du riz, si c’est du maïs, il faut enlever du maïs, mais il ne faut pas donner de l’argent.

Au temps du Prophète Mohamed (PSL), il y avait de l’argent, mais il n’a pas donné de l’argent. On donne l’argent quand il n’y a de personnes qui ont besoin de la nourriture. Et ça, je crois ce n’est pas en Guinée. Je ne crois pas qu’il y a un endroit en Guinée où on a des gens qui n’ont pas besoin de la nourriture, surtout le riz. Donc il faut aller acheter le riz, peser avec le pot et donner ça aux pauvres musulmans. On peut commencer à distribuer cette aumône dès le 28ème jour du Ramadan. Mais il est préférable de donner cette aumône le jour de la fête, avant la prière. On se lève très tôt après la prière de l’aube, on compte les membres de la famille, on pèse avec le pot et automatiquement on commence à distribuer.

Et aussi, il est préférable de réunir cette aumône dans les mosquées. C’est meilleur. Pourquoi ? Parce que la plupart des pauvres viennent dans les mosquées. Donc, amener cette aumône dans les mosquées est mieux. Là aussi, la distribution doit se faire rapidement. Mais, ce qu’il faut éviter aussi, il y a beaucoup de mosquées où quand on amène l’aumône là-bas, les gens qui sont chargés de la collecte ne redistribuent pas. Ils prennent ça pour eux-mêmes. Ça, c’est interdit. Ce n’est pas dans toutes les mosquées, mais il y a des endroits où c’est comme ça que ça se passe. Donc ça, c’est quelque chose qu’il faut éviter. Quand on réunit cette aumône au niveau des mosquées, il faut penser aux pauvres parce que cette nourriture appartient aux pauvres.

Comme l’a dit le Prophète Mohamed (PSL), cette nourriture c’est pour les pauvres. C’est pour les aider à ne pas quémander le jour de la fête. Ce jour-là, comme tout le monde est dans la ferveur, dans la joie, eux aussi ils doivent participer à cela. Donc voilà, pourquoi cette aumône a été prescrite.

Interview réalisée par Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Cancer de la peau : causes, symptômes, traitement… Prof. Bangaly Traoré à Guineematin

26 mai 2019 à 14 02 38 05385
Professeur Bangaly Traoré, chef service de cancérologie Oncologie de l’Hôpital national Donka, basé à l’hôpital Jean Paul II

Bien que peu connue de nos concitoyens, le cancer de la peau gagne du terrain en Guinée et préoccupe de plus en plus de personnes. Cette maladie qui affecte les cellules de la peau de l’Homme, peut conduire parfois jusqu’à l’amputation du membre atteint. Mais, qu’est-ce qui entraîne ce cancer et comment le guérir ? Ce sont là entre autres les questions que Guineematin.com a posées au Professeur Bangaly Traoré, chef service de chirurgie oncologie à l’hôpital national Donka, qui nous a accordé une interview. Nous vous proposons ci-dessous notre entretien.

Guineematin.com : le cancer de la peau est une préoccupation de beaucoup de personnes dans notre pays. Parlez-nous de cette maladie qui reste encore peu connue dans notre pays.

Professeur Bangaly Traoré : merci de me donner l’opportunité de parler d’un sujet aussi important que le cancer de la peau. Le cancer de la peau est un ensemble de maladies caractérisées par une multiplication cellulaire anarchique des différentes cellules qui composent la peau. Donc la peau est un constituant de plusieurs types de cellules et chacune de ces cellules peut être le siège de développement du cancer. Donc en fonction des types de cellules affectées, on parlera des types de cancer.

Guineematin.com : qu’est-ce qui est à la base du cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : contrairement à certaines maladies, en matière de cancérologie, on ne parle pas de causes. Plutôt on parle de facteurs favorisant parce qu’il n’y a pas de relations de causes à effets. Donc il peut y avoir du cancer et que pour ce cancer, il y ait un ou plusieurs facteurs. Alors, il y a des cancers dont on n’a pas identifié les causes. Pour le cancer de la peau, le facteur principal, c’est l’exposition solaire parce que la peau c’est l’écran, c’est l’enveloppe qui protège notre organisme. Alors, l’exposition au soleil entraîne des lésions ou des brûlures chroniques au niveau de la peau. Si ces lésions ne sont pas réparées, les cellules vont être atteintes et on va assister au développement du cancer. Donc c’est le principal facteur.

Ensuite, il y a des facteurs chimiques qui sont liées à des produits chimiques. C’est notamment tout hydrocarbure aromatisé polycyclique. Tous les produits contenant des hydrocarbures aromatisés polycycliques tels que le goudron peut entraîner l’apparition du cancer de la peau. Il y a également des produits comme l’alchimique qui étaient autrefois fabriqués pour traiter certaines lésions de la peau. Ces produits sont considérés comme des produits cancérigènes. Nous avons la consommation du tabac. Il y a également les facteurs infectieux notamment l’infection par le virus du papillome humain qui est d’espèce humaine de type 8, qui est aussi un virus d’opportuniste et qui ne se développe presque pas chez le sujet immunocompétent, donc qui se voit fréquemment chez le sujet infecté par le VIH. Ce virus entraîne surtout le cancer de sarcome de kaposi.

Alors, il y a des lésions précancéreuses de la peau qui sont des lésions qu’on considère comme des maladies cutanées préexistantes, qui constituent le siège de développement des cancers de la peau. Il y a des lésions asthéniques, c’est-à-dire ce sont des séquelles des brûlures entraînées par l’exposition solaire, donc qui constituent les toutes premières lésions avant l’apparition du cancer. Il y a des lésions en Afrique surtout, ce sont des lésions cancéreuses sur les cicatrices des brûlures, des anciennes cicatrices et des ulcères chroniques non traités, donc il peut y avoir l’apparition du cancer de la peau.

Il y a également des maladies génétiques qui prédisposent au développement du cancer de la peau tel que l’albinisme. Chez les albinos, il y a un défaut de pigmentation de la peau. Donc c’est ce qui fragilise leur peau vis-à-vis de leur exposition au soleil. Il des sujets, heureusement que c’est une maladie rare, qui ne réparent pas les lésions cutanées provoquées par le soleil. Ce sont des sujets atteints des xeroderma pimentosum qui est une maladie très rare dont les sujets ne réparent pas les lésions provoquées par le soleil et qui font le cancer de la peau à 100%. C’est-à-dire c’est sont ces sujets-là qui n’ont la paix que lorsqu’ils ne sont pas exposés à la lumière ou aux rayons solaires. Il y a aussi des taches noirâtres au niveau de la peau qui, une fois exposées au soleil ou victimes de microtraumatisme, peuvent avoir le cancer de la peau.

Guineematin.com : quels sont les signes de manifestation du cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : il faut considérer que toute lésion, toute ulcération, tout bourgeon de la peau doit être considéré jusqu’à preuve contraire comme un cancer de la peau. Le plus souvent, surtout en Afrique, une plaie qui siège au niveau de la jambe qui ne cicatrice pas pendant plus de trois semaines doit être considérée comme une lésion cancéreuse. Lorsque la plaie persiste pendant longtemps, il y a une transformation cancéreuse. Lorsque sur une cicatrice apparaît une plaie qui ne guérit pas pendant plus de 3 semaines, ça aussi ça doit être considéré comme un cancer de la peau. Lorsqu’on a une tache noirâtre quelle que soit sa localisation, qui change de taille, d’aspect, qui s’ulcère, qui saigne, c’est un cancer de la peau que l’on peut considérer jusqu’à preuve de contraire.

Guineematin.com : est-ce que le cancer de la peau est-il guérissable ? si oui, comment se fait le traitement ?

Professeur Bangaly Traoré : c’est un des cancers qu’on peut guérir pratiquement à 100%, à condition que ces maladies soient vues à un stade précoce. La probabilité de guérison dépend des types de cancers. Il y a des cancers qui n’ont qu’une évolution locale c’est-à-dire qui ne se disséminent pas au niveau de l’organisme. Malheureusement, ces types de cancers ne sont pas fréquents chez nous les noirs. C’est un cancer qui est surtout trop fréquent dans la peau blanche. Les autres des cancers, sont des cancers qui ont des évolutions différentes qui peuvent, en fonction de leur stade, être traités.

Le traitement du cancer, quel que soit son emplacement, dépend de son stade de découverte et des moyens mis en place pour son traitement. Parmi les moyens que nous développons sur place, il y a la chirurgie, la chimiothérapie, les traitements médicaux du cancer. Il y a un volet important, le traitement qui nous aide pour optimiser le résultat chirurgical par exemple, c’est la radiothérapie mais qui malheureusement, jusque-là, n’est pas disponible dans notre pays. Parlant du traitement du cancer cutané, il y a l’intervention chirurgicale qui va de la plus simple des chirurgies, c’est-à-dire l’ablation de la fermeture de la plaie, l’ablation de la tumeur avec le développement des artifices pour pouvoir fermer la plaie. Ça c’est la chirurgie plastique.

Il y a aussi l’ablation de la maladie de la façon la plus étendue. Par exemple, des gens qui ont des cancers au niveau des membres, avec un envahissement de toutes les structures de la jambe tels que les os, les muscles, si on doit enlever ces cancers de façon vraiment carcinologique, enlever de façon totale, on est obligé de faire l’amputation, la désarticulation du segment du membre concerné. Donc il y a la chirurgie mineure et la chirurgie majeure. Chaque type de chirurgie est fait au cas par cas en fonction du type de patient avec toutes les conditions que je viens de citer. Il y a la chimiothérapie, ce sont des médicaments anticancéreux qu’on donne, pour traiter la maladie quand elle a surtout évolué.

Guineematin.com : y a-t-il des précautions, c’est-à-dire des comportements qu’on peut adopter et qui peuvent nous éviter d’attraper le cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : c’est de se référer tout simplement aux facteurs favorisant l’exposition au soleil. Donc éviter au maximum de s’exposer au soleil surtout quand on a une peau fragile. Je prends l’exemple des albinos, les gens qui réparent difficilement les lésions provoquées par le soleil, ils doivent éviter l’exposition solaire prolongée. Il faut également éviter de consommer le tabac, consommer beaucoup de fruits et de légumes, consommer moins gras, pratiquer du sport. Cela va permettre de renforcer la capacité de résistance au niveau de l’organisme vis-à-vis de ces facteurs-là. En dehors de ça, il faut traiter les ulcères, les plaies chroniques. Il faut les traiter pour éviter le cancer de la peau. Surveiller la peau des personnes qui sont fragiles tels que les albinos, et il faut également surveiller les anciennes cicatrices des brûlures.

Guineematin.com: est-ce que vous disposez de statistiques en la matière dans votre service ?

Professeur Bangaly Traoré : je ne vous donnerai pas de chiffres de façon très globale parce qu’il y a différents types de cancers. En général, dans mon service de cancérologie qui est la référence dans le traitement des différents cancers, de tous sites confondus, le cancer cutané constitue pratiquement le 6ème cancer, la 6ème cause de consultation dans notre unité. Et quand on entre là-dedans, on verra qu’il y a différents types de cancers.

Ce que je vais dire enfin, c’est qu’on peut détecter précocement le cancer de la peau en surveillant par exemple les personnes qui ont des peaux fragiles, tels que les albinos, en évitant la dépigmentation, et consulter le plutôt que possible dès qu’on voit apparaître une ulcère chronique sur une cicatrice. Donc, il faut surveiller et détecter les lésions précancéreuses.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622 91 92 25/666 91 92 25

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Avantages et inconvénients des contraceptifs : Dr Abdourahmane dit tout à Guineematin

26 mai 2019 à 14 02 18 05185
Docteur Abdourahmane Diallo, spécialiste en Gynécologie-obstétrique au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d’Ignace Deen et enseignant à la faculté de médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry

L’usage de contraceptifs devient de plus en plus répandu dans notre pays au niveau de la couche féminine en âge de procréer. Les campagnes de sensibilisation menées dans ce sens, visant entre-autres à espacer les naissances, gagnent du terrain lentement mais sûrement.

Pour parler de la conception, de ses avantages et inconvénients, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu avec le Docteur Abdourahmane Diallo, spécialiste en Gynécologie-obstétrique au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d’Ignace Deen et enseignant à la faculté de médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Guineematin.com : qu’est-ce que la contraception et quelle est son importance ?

Dr Abdourahmane Diallo : la contraception, c’est l’ensemble des précautions qu’on observe pour avoir des relations sexuelles et éviter d’avoir une grossesse. La contraception joue un rôle capital dans la vie d’une femme, d’une famille, de la société, de tout un pays. Elle a plusieurs avantages. D’abord pour la mère, parce que vous savez que lorsqu’on prend une grossesse en un âge très jeune, donc à un moment où on est encore immature, on n’a pas la maturité qu’il faut, le risque pour la mère et pour l’enfant est extrêmement important. Donc, il y a des avantages d’abord sur le plan sanitaire. Le risque pour les enfants de mourir, est très important. Pour la mère aussi, c’est très important, lorsque la grossesse intervient à un âge très jeune, donc avant même l’âge de 18 ans. Lorsqu’on prend des grossesses en âge également très avancé, le risque d’avoir des complications et de mourir est très grand, et pour la mère pour l’enfant. Lorsqu’on fait des enfants à chaque moment, des enfants très rapprochés, ça constitue aussi le risque de décès maternel et même infantile. Ou alors, lorsqu’on fait trop d’enfants, des grossesses nombreuses, tous ces facteurs peuvent être évités par l’utilisation de la contraception. Donc, vous voyez que la contraception contribue à améliorer la santé de la mère et de l’enfant aussi. Sur le plan économique, il y a des dépenses. Quand il y a des maladies, le père de famille aussi a des problèmes. C’est lui qui prend en charge ce problème. Dans le pays également, lorsqu’il y a trop d’enfants, il y aura trop d’enfants à soigner, trop d’enfants à nourrir, trop d’enfants à scolariser et ça, ça continue à accentuer la pauvreté même dans le pays.

Guineematin.com : quelle sont les personnes qui doivent prendre des contraceptions ? Combien de types de contraceptifs existe-t-il ?

Docteur Abdourahmane Diallo : toutes les femmes en période d’activité génitale peuvent prendre les contraceptifs, pour qu’elles puissent avoir le nombre d’enfants qu’elles souhaitent, au moment aussi qu’elles souhaitent avoir cet enfant. Donc, c’est toutes femmes, il n’y a pas une catégorie particulière Toutes les femmes en âge de procréer, qui ne souhaitent pas avoir un enfant, mais qui souhaitent avoir un rapport sexuel, peuvent utiliser une méthode contraceptive. Il y a plusieurs méthodes de contraceptifs, parmi ces méthodes, il y a des méthodes que nous appelons les méthodes hormonales, qui se présentent sur plusieurs formes. Certains contraceptifs hormonaux sous forme de comprimés qu’on appelle les pilules. Il y a des méthodes hormonales, d’autres se présentent sous forme injectable. Il y a aussi des implants, c’est des petits bruns qu’on place sous la peau sur la face interne du bras gauche de la femme. Il y a aussi des méthodes qu’on appelle les méthodes de barrières, ce sont des méthodes qui empêchent les femmes d’être en contact avec le sperme du conjoint. C’est notamment les condoms, appelés préservatif ou capote, il y a en pour les hommes et les femmes. Il y a aussi les diaphragmes, c’est des petits dispositifs ou la carte que la femme peut placer dans son appareil avant le rapport sexuel pour ne pas qu’elle soit en contact avec le sperme… Parmi ces méthodes modernes, on a parlé des méthodes, il y a des méthodes variées et mécaniques, notamment le dispositif intra-utérin, c’est un type d’appareil qu’on met dans l’utérus de la femme et qui la protège contre la grossesse pendant 12 ans… Il y a la méthode de l’abstinence périodique, il y a la méthode de l’allaitement maternel, chez une femme qui a accouché, dont le bébé est âgé de moins de 6 mois qui n’a pas encore revu ses règles et qui ne pratique que l’allaitement, est protégée contre la grossesse jusqu’à ce que l’enfant ait l’âge de 6 mois. Mais, s à condition qu’elle pratique l’allaitement maternelle exclusif

Guineematin.com : l’utilisation de contraceptifs n’a-t-elle pas d’inconvénients à la longue ?

Docteur Abdourahmane Diallo : oui, ces méthodes contraceptives là ont des effets qu’on appelle des effets indésirables. Les contraceptifs ont des avantages, ils ont aussi des effets indésirables. Il y a certaines méthodes qui peuvent perturber leur cycle menstruel, soit provoquer l’absence, ou peut faire que la femme saigne quelque fois de façon rapprochée, chaque fois elle fait des petits saignements. Mais, c’est des effets qui sont réversibles. Si vous comparez les inconvénients de ces effets aux avantages qu’on a cités plus haut, par rapport a une grossesse indésirable, qui conduit souvent les femmes même à pratiquer les IV (Interruption Volontaire de grossesse), des avortements provoqués avec toutes les conséquences que cela comporte. Mais, vous verrez que les avantages sont nettement supérieurs aux effets indésirables. Mais, les pilules par exemple même sont utilisées pour soigner quelques problèmes, tel que quand il y a certaines femmes qui ont des troubles menstrues, chez certaines femmes qui n’arrivent pas à avoir des enfants, on utilise ses pilule. Il y en a qui font grossir. Certaines femmes, quand elles prennent des pilules, elles peuvent augmenter de poids. Et les inconvénients, c’est qu’elles ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH.

Guineematin.com : quels sont les aliments ou les produits à ne pas consommer pendant l’utilisation des contraceptifs ? Est-ce que les filles qui se marient en âge avancé peuvent avoir des complications pour faire des enfants ?

Docteur Abdourahmane Diallo : tous les aliments néfastes à la santé doivent être évités quand on prend des contraceptifs. Il est déconseillé de prendre du tabac ou de l’alcool. Vous savez, la fertilité de la femme diminue beaucoup à un âge avancé, notamment à partir de 35 ans. La chance pour la femme d’avoir un enfant devient très faible à cet âge, mais c’est possible. Seulement, elle n’a pas les mêmes chances comme si elle cherchait à avoir un enfant quand elle avait l’âge de 20 ans par exemple. Après 35 ans, le risque est l’hypertension au cours de la grossesse, le risque de développer le diabète au cours de la grossesse est très élevé. Ces deux pathologies aussi ont d’autres complications qui sont extrêmement graves, sans oublier aussi le risque que l’enfant développe la malformation est très élevée lorsque la mère est âgée de plus de 35 ans. Certaines malformations sont très graves.

Propos recueillis par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Les populations de Malapouya dénoncent : « la SMB a détruit notre marigot, notre cimetière, nos jardins… »

26 mai 2019 à 13 01 38 05385
image d’archive

La société minière de Boké (SMB) qui exploite la bauxite dans cette préfecture depuis 2015, notamment dans les sous-préfectures de Tanéné, Dabis, Kolaboui et Malapouya, se trouve confrontée aujourd’hui à une réticence de quelques villages de la commune rurale de Malapouya, située à 30 Km à l’Est de la ville de Boké.

La SMB compte faire traverser ses rails de Dapilon (Sous-préfecture de Kolaboui) pour Télimilé, en passant par Malapouya. Mais, les villages concernés considèrent que la compensation proposée par la SMB comme une injure. C’est pourquoi, ils ont décidé d’assigner cette société minière à la justice pour qu’ils soient rétablis dans leur droit, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Boké qui est actuellement sur place.

Ce sont les villages de Mamoudouya, Garaya, Silipouya, Hafia, Ariboya, Missira, Kambadi, Kambouga, Kassedou, Momolabé et Momokambora qui sont recensés dans ce projet de passage des rails de la SMB. Mais, selon des citoyens de Malapouya rencontrés ce dimanche, 26 mai 2019, par Guineematin.com, sur le chemin de cette localité, l’ensemble des compensations ne vaut même pas deux cent millions de francs guinéens, alors qu’ils s’attendaient à plus de deux milliards cela s’est fait ailleurs.

Alhassane Diallo

Alhassane Diallo, l’un des fils de la localité, précisément de Missira, explique comment les responsables de la SMB- à travers un certain Sâné, chargé des relations communautaires- ont abordé les populations de Malapouya. « Nous avons un problème avec la SMB qui veut faire traverser les rails chez nous. Lorsqu’ils sont venus annoncer ce projet à nos parents, tout le monde était content puisque pour nous quand on érige une route, surtout des rails, dans une localité, c’est un énorme désenclavement qui aboutira à un développement. Lorsqu’ils ont recensé les villages avec les plantations, ils nous ont fait croire qu’ils allaient considérablement nous payer. Mais, quand ils ont envoyé les reçus, on a vu qu’il y a des plantations de plus de 200 plantes qu’ils payent à seulement 50 millions ; d’autres à 15 millions, etc. Le plus gros village de nos ancêtres, Mamoudouya, appelé aujourd’hui Babadiya où il y a au moins 300 plantes de manguiers et d’anacardiers. Ils proposent 75 millions. Donc, on a trouvé cela comme une injure. C’est inacceptable. C’est pourquoi, nous avons tenu des réunions pendant lesquelles tout le monde a opposé son refus à ces minimes montants. Nous, on s’attendait plutôt à au minimum deux milliards de francs », dit monsieur Diallo.

« C’est pourquoi, on a décidé de chercher un avocat pour défendre notre cause à la justice. Ce dernier, lorsqu’il est allé à Malapouya constater les dégâts, il a versé des larmes. Donc, nous commençons par la justice pour voir si ça va marcher. Au cas contraire, nous ferons arrêter les travaux de la SMB sur notre sol. Même s’ils nous emprisonnent tous, tant qu’il reste un seul, il leur barrera la route », a martelé Alhassane Diallo.

Youssouf Niaïssa

Abondant dans le même sens que son prédécesseur, Youssouf Niaïssa renchérit : « nous avons même appris que la société payent les riverains une compensation liée à la poussière et les bruits des engins ; mais, on ne voit rien. Et puis, avant, à la fin de chaque mois, ils donnaient des denrées à nos parents, ils ont arrêté ça aussi. Ils organisaient également des formations pour nos enfants, c’est aussi bloqué. Quand on dit recrutement, ils prennent les enfants venus d’ailleurs et ils disent que les nôtres sont incapables », a dénoncé monsieur Niaïssa.

Ousmane Sampou

Même son de cloche chez le doyen Ousmane Sampou de Mamoudouya, « parmi les espaces recensés chez nous, il y a même le cimetière où reposent nos parents. Il y a aussi le marigot où on faisait la pêche, la lessive, qu’ils ont coupé cinq fois. Donc, ce marigot a tari. Si malgré tous ces dégâts on veut nous amadouer avec une modique somme de 75 millions, nous n’allons jamais accepter ça. C’est pourquoi, nous lançons un appel aux autorités d’avoir pitié de leurs populations que nous sommes, aux médias de nous aider à montrer au monde ce que nous font subir ces sociétés », a exhorté le doyen Sampou.

À suivre !

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242

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Journée de l’Afrique 2019 : l’ancien maire de Labé s’interroge sur le bilan d’Alpha Condé à la tête de l’Union Africaine

26 mai 2019 à 12 12 43 05435
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire UPR de la commune urbaine de Labé

En ce 25 mai 2019, date anniversaire de la création à Addis-Abéba de l’Organisation de l’Unité Africaine, l’ancien maire UPR de la commune urbaine de Labé, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo s’interroge sur le bilan du président Alpha Condé à la tête de l’Union Africaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Ce 25 Mai 2019, date anniversaire de la création à Addis-Abeba de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), devenue Union Africaine (UA), s’est déroulé timidement, sans rassemblement public en dehors d’une timide manifestation de panafricanistes à Conakry, sans déclaration officielle, contrairement à la tradition du passé incarné par les feux présidents Ahmed Sékou Touré et Général Lansana Conté.

Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo

« Ce qui est anormal au regard des nombreux efforts et sacrifices consentis par la Guinée en faveur d’une Afrique véritablement unie et solidaire. Seuls les médias privés en particulier ont cherché à faire revivre l’évènement avec des invités de marque en provenance de la société civile. La radio nationale, elle, s’est contentée, d’une note du rédacteur en chef du journal parlé. Or, personne ne devrait ignorer que la réalisation de l’équilibre politique, économique, social et culturel de chaque pays du continent repose essentiellement sur un certain nombre de préalables qui, si variés soient-ils, se ramènent à l’indispensable unité d’action fondée sur une participation effective et solidaire de ses 55 Etats membres aujourd’hui » a déploré l’ancien maire UPR de Labé.

Il rappelle qu’au lendemain de son indépendance en 1958, la Guinée consciente des défis de développement et de sécurité à relever, avait inscrit dans sa première constitution, une disposition spécialement unitaire consacrée à ses relations internationales. A l’article 34 du Titre 8, il est écrit : « La République de Guinée peut conclure avec tout Etat africain des accords d’association ou de communauté comprenant abandon partiel ou total de sa souveraineté en vue de réaliser l’Unité africaine.»

Il semble que c’est pourquoi le président Ahmed Sékou Touré, à l’occasion des sommets de l’OUA, il a développé de 1966 à 1983, une politique africaine très active.

« Lors du 19ème sommet tenu à Addis-Abeba en 1983, le président guinéen a proposé que le 20ème sommet à tenir en 1984, ait lieu dans la capitale guinéenne, Conakry. Comme on le sait, le 12 juin, date de clôture du 19ème sommet, l’offre de la Guinée fut acceptée. Dès lors, notre pays s’est employé à préparer sérieusement cet évènement de portée historique pour la Guinée : le Palais des Nations et 57 villas luxueuses d’un style marocain ont été édifiés » ajoute Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo.

Malheureusement, le 20ème sommet de l’OUA ne se tiendra pas à Conakry comme promis par les chefs d’Etat et de gouvernement, à cause du décès du président Sékou Touré en mars 1984.

« Le peuple de Guinée en fut profondément touché. Il a fallu donc attendre que le destin joue en faveur de la Guinée, pour voir, le 30 janvier 2017, le Professeur Alpha Condé, chef de l’Etat, porté à la tête de l’Union africaine pour un an. Par cette élection, la Guinée venait de récupérer ce qu’elle avait perdu en 1984. Ce plébiscite était à ressentir comme une fierté nationale, même si certains avaient affirmé haut et fort qu’une élection à la tête de l’UA n’était pas liée à un mérite, et par conséquent elle ne représentait en aucun cas un enjeu de taille. Bien sûr, c’était là une aberration qui nous avait fait perdre le sens de l’intérêt national, de notre honneur et de notre dignité en tant que Nation. Et c’était là aussi une mauvaise appréciation de la situation qui avait abouti à ce plébiscite. En effet, la présidence tournante de l’UA revenant cette année-là à la CEDEAO, les 16 pays membres de cette organisation acceptèrent la candidature du président guinéen pour remplacer à la tête de l’UA son homologue tchadien, le président Idris Deby » précise l’ancien maire de Labé.

L’on se rappelle aussi que cette candidature avait été validée en décembre 2016 à Abuja, au Nigeria par les chefs d’Etat réunis à l’occasion de leur 50ème sommet. Et c’est pour cette raison, quelques heures avant l’ouverture du 28ème sommet de l’UA, les chefs d’Etat, lors d’un huit clos, validèrent à leur tour le choix de la CEDEAO.

« Tout cela pour dire que cette élection était loin d’être un simple passage de témoin. Cependant, il faut noter que par rapport à cette élection, Sékhoureya a raté deux opportunités particulièrement importantes pour accroître son rayonnement, sa crédibilité auprès des masses guinéennes. D’abord dès lors que la CEDEAO fut favorable à l’élection de la Guinée, Sekhoutoureya aurait dû, en reconnaissance aux efforts et sacrifices consentis par le premier président guinéen pour que le 20ème sommet de l’OUA se tienne à Conakry, déclencher une offensive diplomatique pour obtenir que Conakry soit retenue pour abriter le 28ème sommet de l’Union Africaine de 2017. Sékhoutouréya aurait alors connu un soutien populaire massif, un climat politique et social des plus apaisés pour soutenir le Professeur Alpha Condé dans l’exercice de sa fonction de président de l’UA. Le président Ahmed Sékou Touré même aurait de sa tombe poussé un ‘’ouf’’ de soulagement et n’aurait pas tari, avec la permission de Dieu, en bénédiction à l’endroit de l’héritier de l’Etat qu’il a conçu, créé et développé. Ensuite, le président aurait dû, une fois à la tête de l’UA, informé largement le peuple des défis et enjeux de cette organisation panafricaine, et surtout de ce qu’il voulait comme soutien de la part de la société civile, des médias, des institutions, de l’Université et de la classe politique dans sa diversité » insiste-t-il.

En ne l’ayant pas fait ou fait suffisamment, l’ancien maire de la commune urbaine de Labé, Elhadj Ibrahima Sampirinng Diallo se demande aujourd’hui si le passage du président Alpha Condé à la tête de l’UA a été une réussite ou un échec ?

« On sait que l’UA travaille en fonction d’un agenda subdivisé en tranches. A titre d’exemple, l’agenda 2035 a bien inscrit des points parmi lesquels on peut citer : créer un réseau ferroviaire à grande vitesse en vue de relier les capitales et les pôles commerciaux du continent ; créer une université africaine virtuelle pour accélérer le développement du capital humain de la science, de la technique et de l’innovation ; adopter une stratégie de commercialisation des produits de base en vue de donner au continent les moyens de promouvoir un secteur de matières premières dynamiques ; mettre en place un forum africain annuel réunissant leaders politiques, secteur privé, monde universitaire et société civile pour discuter de l’agenda 2063 ; intensifier le commerce interafricain d’ici 2022, de parler d’une seule voix dans les négociations commerciales internationales en mettant en œuvre les institutions bancaires ; instituer un passeport africain, créer un marché unique de transport aérien ; créer un projet social pour renforcer le développement africain dans de nombreux domaines : agricultures, gestion des catastrophes naturelles, télédétection, prévision climatique, secteur bancaire et financier, défense et sécurité pour ne citer que ceux-là. A la tête de l’UA, il a dû trouver des dossiers chauds comme : lutter contre le chômage et l’immigration clandestine, résoudre les conflits et les crises politiques notamment en RDC, au Burundi et au Gabon, superviser la mise en œuvre de l’Action de la Force africaine en attente (FAA), poursuivre la mise en œuvre de l’agenda 2035, s’intéresser à la vie de certains étudiants, promouvoir la libre circulation des biens et des personnes, assurer un retour sécurisé de la diaspora africaine, poursuivre le processus d’instauration d’une zone de libre échange africaine. Dans cet éventail de tâches à accomplir, quelle a été la contribution de la présidence guinéenne ? » s’interroge Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo avant de conclure : « si un tel compte rendu avait pu être exécuté dans les règles de l’art, comme savait bien le faire le stratège président Ahmed Sékou Touré, les crises socio-politiques de 2017 allaient être évitée, ou réduites. Ce qui allait ouvrir au président Alpha Condé un boulevard pour de nouvelles conquêtes, car il aurait été l’homme de la situation.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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56 ans de l’OUA : Une marche organisée à Conakry pour réclamer la création des Etats Unis d’Afrique

26 mai 2019 à 5 05 32 05325

À l’occasion de la célébration de l’an 56 de la création de l’Organisation de l’unité africaine (devenue Union africaine en Juillet 2002), le collectif des mouvements panafricains de Guinée a tenu hier, samedi 25 mai 2019, une marche à Conakry. Ceci, pour rendre un hommage aux pionniers de cette institution continentale et interpeller les dirigeants actuels du continent sur la nécessité de s’unir face aux défis du monde actuel afin d’aboutir aux Etats Unis d’Afrique, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette marche.

56 ans jour pour jour après la création de l’OUA (le 25 Mai 1963), le grand rêve d’une Afrique unie et réconciliée avec elle-même bouillonne dans la tête des jeunes du continent. Des jeunes qui réclament à cor et à cri la création des Etats Unis d’Afrique, qui ferait du continent africain une seule nation. Une nation qui transcendera les frontières actuelles pour aboutir à un seul peuple, un seul drapeau, une seule monnaie, une seule équipe de football… C’est pourquoi, à l’occasion de la célébration de la journée de l’Union africaine, le collectif des mouvements panafricains de Guinée a organisé une « marche panafricaine » à Conakry.

Les marcheurs sont partis du pont 08 Novembre (à l’entrée de la commune de Kaloum) pour aboutir au palais du peuple, en passant par l’hôtel Riviera et le quartier Tombo. Sur le chemin, ils scandaient : « Le pouvoir au peuple ! L’unité au peuple ! »

Mariama Rizo Sylla

Pour Mariama Rizo Sylla, présidente du collectif des mouvements panafricains de Guinée, les jeunes de Guinée ont l’obligation de porter le combat pour l’unité des peuples. Car, soutient-elle, « nous pouvons dire sans ambages que nous en sommes les pionniers à travers l’immortel responsable suprême de la révolution guinéenne, le camarade Ahmed Sékou Touré, qui disait que l’indépendance de la Guinée est indissociable à celle des peuples opprimés ».

La présidente du collectif des mouvements panafricains de Guinée soutient que la meilleure manière de célébrer la liberté des peuples d’Afrique est d’accélérer l’immigration des organisations sous régionales vers les Etats Unis d’Afrique. « Ce qui, sans nul doute, nécessite un engagement religieux de nos gouvernants qui doivent traduire par les actes la construction d’une Afrique Unie… C’est pourquoi, le collectif des mouvements panafricains de Guinée partage et soutient la réalisation de l’agenda 2063 de l’Union africaine, qui vise la transformation de l’Afrique en une puissance mondiale de l’avenir, à travers un cadre stratégique de développement inclusif et durable qui découle d’une volonté panafricaine d’auto-détermination, de liberté, de progrès et de prospérité collective… », a indiqué Mariama Rizo Sylla.

Paul MSoma

Présent à cette marche, Paul MSoma, le représentant de l’Union africaine à cette marche, a dit que ce 25 mai est un grand jour pour l’Afrique et la Guinée qui a eu « un leadership » dans la mise en place de l’Union africaine. Il a ensuite indiqué qu’il est actuellement en Guinée dans le cadre du transfèrement du centre africain du développement minier. « Un centre qui doit être abrité par la Guinée… Aujourd’hui est une occasion pour les pays de l’Union africaine de se reconnecter et faire part à leurs gouvernements des différents problèmes dont l’Afrique fait face… Kwame N’Krumah disait que je ne suis pas africain parce que je suis né en Afrique. Mais, je suis africain parce que l’Afrique est née en moi », a-t-il précisé.

Hadja Aminata Touré

Dans son allocution, Hadja Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum et fille du feu président Ahmed Sékou Touré, a félicité les organisateurs de cette marche. Car, soutient-elle : « il y a plus de 60 ans, des jeunes comme vous, entre 18 et 25 ans, se sont levés pour dire non au joug colonial. Et, cette bataille leur a permis d’accéder à l’indépendance, à la souveraineté nationale… Et, ce qui est sûr, tous ont mis en avant ce que nous avions en commun, l’Afrique. C’est ainsi que le 25 Mai 1963, l’Union africaine (l’OUA à l’époque) a vu le jour… Nous vous félicitons et nous pensons que vous devez continuer à vous battre pour expliquer aux autres jeunes que l’argent n’est pas roi. Ce ne sont pas les maisons, les voitures qui sont plus importantes. Mais, c’est ce que nous laissons aux générations futures qui est le plus important. L’argent facile est devenu roi dans notre pays ; et vous devez tous vous battre et vous dresser contre cela, pour dire que la chose la plus noble est le travail ».

S’agissant du transfèrement du centre africain du développement minier en Guinée, Hadja Aminata Touré estime que c’est un mérite. « Vous savez que la Guinée s’est sacrifiée pour toute l’Afrique. Elle s’est impliquée dans les luttes de libération en Guinée Bissau, en Angola,… Mieux, nous avons perdu des soldats sur ces terres. Donc, la Guinée est un pays de dignité et d’honneur ; et nous devons en être fiers », a dit madame le maire de Kaloum.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Journée de l’intégration africaine : ce que la JCI Conakry Trésor demande à la jeunesse africaine

25 mai 2019 à 22 10 08 05085

La Jeune Chambre Internationale Conakry Trésor, en collaboration avec d’autres organisations de la société de Guinée et du Mali, a célébré ce samedi, 25 mai 2019, le 56ème anniversaire de la création de l’OUA, devenue aujourd’hui l’Union africaine. Ces différentes structures ont organisé, à cet effet, un panel sur l’intégration africaine à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La journée mondiale de l’Afrique célèbre l’anniversaire de la signature des accords de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine), le 25 mai 1963.C’est l’occasion pour chaque pays africain d’organiser des événements dans le but de favoriser le rapprochement entre les peuples africains. C’est dans ce cadre que la jeune chambre internationale Conakry Trésor a organisé ce panel sous le thème : « Quel modèle de jeunesse pour une Afrique émergente ? ».

Sékou Bérété

Selon les organisateurs de cette rencontre, le choix de ce thème vise à interpeller la nouvelle génération sur son rôle dans l’intégration africaine. « Pour que l’Afrique soit émergente, il faut une intégration politique, économique, il faut également renforcer l’intégration sociale parce que déjà dans certains pays, les populations se sentent en famille, je parle de la Guinée et du Mali. Nous jeunes, nous devons entreprendre des actions permettant à la jeunesse africaine d’agir ensemble, afin de répondre aux aspirations du bas peuple. La jeunesse ne doit pas être spectatrice du développement mais elle doit être le catalyseur du développement de l’Afrique à travers une intégration parfaite. C’est pourquoi nous avons organisé cette rencontre afin d’attirer l’attention de chacun sur son rôle à jouer pour une Afrique émergente », a indiqué Sékou Bérété, président exécutif 2019 de la jeune chambre internationale Conakry Trésor.

Mohamed Kaba

La JCI Conakry Trésor en a profité aussi pour présenter son projet dénommé « I AM AFRICA ». Mohamed Kaba est le directeur national de ce programme : « I AM AFRICA vise à inspirer et éduquer tous les africains dans la construction d’une Afrique nouvelle. Ce programme invite les africains à être la solution aux problèmes de l’Afrique, le continent ne peut aller de l’avant que lorsque les jeunes s’engagent à aller de l’avant.

Avec le projet I AM AFRICA, nous sommes là pour appeler à la jeunesse à passer à l’action parce que les mots sont bons mais l’action peut nous amener plus loin, peut nous amener encore plus loin, l’Afrique a besoin de sa jeunesse. Ce programme I AM AFRICA a tellement de sens que lorsque vous le prononcez, vous vous mettez à la place de l’Afrique. Il faut que la jeunesse se lève et s’engage pour son continent qui a tant besoin d’elle », a-t-elle expliqué.

Madina Dansoko Diallo

Présente à la rencontre, Madina Dansoko Diallo, directrice générale de Lella, entreprise spécialisée dans la production et la transformation de poulets de chair en Guinée, a laissé entendre que pour la réussite de l’Afrique, la jeunesse du continent doit travailler très dur et n’attendre rien de personne. « Dans ce monde rien est facile, il faut travailler très dur, il faut commencer petit pour grandir,

Tous ceux qui ont construit des villas, qui sont devenu très riches, ont commencé à la base. Il faut se remettre en question, il faut que le changement commence par nous-mêmes. L’acte de chacun de nous compte. Le peu que tu peux faire, fais-le très bien parce que aujourd’hui les gens ont le choix. On peut s’inspirer des autres pour changer les choses chez soi », a-t-elle exhorté.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Disparition des 90 millions de dollars payés par Orange pour la 4G : Cellou Dalein flingue le gouvernement

25 mai 2019 à 18 06 58 05585

Après quelques semaines d’absence au siège de son parti, Cellou Dalein Diallo a présidé ce samedi, 25 mai 2019, l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG. A cette occasion, le chef de file de l’opposition guinéenne a évoqué plusieurs sujets d’actualité, dont celui de la disparition des 90 millions de dollars versés à l’Etat guinéen par la société de téléphonie mobile Orange pour l’acquisition de la 4G. Il accuse le gouvernement d’avoir voulu utiliser cet argent pour battre campagne en faveur d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pour Cellou Dalein Diallo, cette situation vient prouver davantage la corruption et la dilapidation des ressources de l’Etat qui caractérisent la gouvernance du régime Alpha Condé. « Ils ont fini de dilapider les ressources du pays et ont été épinglés par le Fonds Monétaire International. 90 millions de dollars qui n’avaient pas été versés au compte du trésor. Le Fonds monétaire a dit : on a appris que ce montant est payé, où est-il ?

Ils (les gouvernants, ndlr) n’ont pas osé dire tout de suite parce que cet argent était sans doute destiné à financer la promotion du 3ème mandat. C’est lorsque la presse et l’opposition en ont parlé, ils ont dit : on a versé au niveau d’un autre compte et les procédures sont en cours pour le ramener au trésor. Pourquoi on n’a pas versé directement au trésor ? », S’interroge-t-il, sous les ovations de ses militants.

L’opposant estime d’ailleurs que ce montant est peu par rapport aux nombreux autres que l’Etat capte notamment dans l’exploitation des ressources minières du pays. « Ils ne font que s’enrichir et ils n’ont pas pitié du pauvre citoyen guinéen, de la jeunesse qui n’a pas d’emploi, des femmes qui souffrent et n’ont pas d’eau. Aujourd’hui, s’ils disent qu’il faut qu’on continue malgré le halte de la constitution, c’est parce qu’ils veulent continuer à dilapider les ressources, à s’enrichir », soutient Cellou Dalein Diallo.

Face à l’augmentation de la quantité de bauxite exportée par notre pays et le niveau de paupérisation des guinéens, le président de l’UFDG se pose assez de questions. « Il (Alpha Condé, ndlr) est très fier de dire : nous exportions 15 millions de tonnes de bauxite, aujourd’hui nous sommes à 50 millions, mais où va cet argent ? Est-ce que les conditions de vie ont changé ? Est-ce qu’on assaini la ville aujourd’hui ? Est-ce que les salaires ont augmenté proportionnellement ? Est-ce que les élèves sont dans des classes beaucoup plus confortables ? Est-ce que le guinéen assure ses deux ou trois repas par jour ? »

C’est pourquoi, le chef de file de l’opposition guinéenne réitère son appel à la mobilisation de ses militants pour barrer la route au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. « Soyez prêts, Alpha est prêt parce qu’autour de lui, malgré toutes les prises de position, il veut passer outre. Il faut qu’il nous trouve sur son chemin parce que nous avons le soutien de tout le peuple de Guinée. C’est tout le peuple qui sera dehors parce qu’on veut mettre fin à cette misère imposée et qui ne se justifie pas compte tenu des richesses du pays et surtout des flux importants de ressources qu’on a enregistrés ces derniers temps », a-t-il dit.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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N’zérékoré : la mairie en guerre contre l’insalubrité

25 mai 2019 à 18 06 51 05515
Moriba Albert Délamou, maire de la commune urbaine de Nzérékoré

Le maire de N’zérékoré, en compagnie de plusieurs cadres de la commune, a lancé ce samedi, 25 mai 2019, une campagne d’assainissement de la ville. Initiée par les autorités communales, cette opération vise à rendre propre la capitale de la Guinée forestière, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est au niveau du tas d’immondices situé à la rentrée du quartier Tilépoulou que cette campagne d’assainissement a été officiellement lancée par le Moriba Albert Délamou, en présence des conseillers et cadres de la commune, des autorités du quartier ainsi que de nombreux habitants de N’zérékoré. « Depuis notre installation à la tête de la mairie de N’zérékoré, nous avons mis dans notre feuille de route l’assainissement de la ville, surtout la disparition totale des tas d’immondices et l’octroi de poubelles aux différentes familles de la commune. C’est pourquoi, lors du dernier conseil, nous avons dit qu’il faut débarrasser la ville de N’zérékoré de tous les tas d’immondices possible. Et, ce tas d’ordures que vous voyez devant vous, est là depuis des années. Donc, il faudrait que nous fassions en sorte que ses tas d’immondices quittent la ville pour le dépotoir », a déclaré le maire.

Après avoir dégagé cette montagne d’ordures, les autorités communales ont offert des poubelles aux habitants du quartier Tilépoulé. Des habitants que le maire appelle à maintenir un environnement sain. « Je veux que les populations de Tilépoulou, à l’image de celles d’autres quartiers, acceptent de mettre leurs ordures dans les poubelles qu’on va leur donner dans leurs domiciles. Et j’en appelle aussi aux PME, qu’elles viennent pour qu’on puisse faire des partenariats de façon à ce que ces PME soient dans nos quartiers pour débarrasser de nos quartiers des tas d’immondices », a lancé Moriba Albert Délamou.

Mamady Bérété

Présent sur les lieux, Mamady Bérété, chef de quartier adjoint de Tilépoulou, a salué cette initiative de la mairie. « Les ordures là, il y a plus de 12 ans qu’elles étaient là. Donc, si nous voyons aujourd’hui notre maire, Moriba Albert Délamou, en train d’enlever ces ordures ici, cela nous va droit au cœur. Et si les bennes finissent de ramasser ces ordures, le bureau du quartier envisage de mettre les jeunes à contribution pour surveiller l’endroit afin que les gens ne déposent plus d’ordures ici », a promis ce responsable local.

Djara Damey

De son côté, Djara Damey, un citoyen de Tilépoulou qui habite non loin de l’endroit où se trouve cette montagne d’ordures, s’est dit satisfait de cette initiative de la mairie. « Quand ils vont enlever ces ordures ici, nous allons désormais bien dormir et bien respirer, et nous serons en bonne santé. Parce qu’actuellement, il y a trop de moustiques chez nous en raison de la présence de cette montagne d’ordures à côté de notre concession.

Cela nous donne souvent des maladies. Parfois même, les gens venaient déposer les ordures derrière ma fenêtre. C’est d’ailleurs à cause de ces ordures que j’ai arrêté de vendre des aliments chez moi. Sinon, c’est ce que je faisais ici. Je suis donc très content de cette initiative et je remercie sincèrement la mairie pour cela », a dit ce citoyen.

Selon les autorités communales de N’zérékoré, cette campagne d’assainissement va toucher les 22 quartiers de la ville.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Le PADES prévient : « le 3ème mandat est un produit extrêmement toxique…»

25 mai 2019 à 18 06 50 05505

La lancinante question d’une nouvelle Constitution pour permettre à Alpha Condé de continuer à diriger la Guinée au-delà de 2020 est sur toutes les lèvres. L’assemblée générale du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) de ce samedi 25 mai 2019 n’a pas échappé à cette règle. Le président de la séance, Mohamed Kaba a dit tout le mal qu’il pense de cette idée qui divise dans notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES, « en déclarant officiellement son implication d’accorder un troisième mandat à Alpha Condé, le RPG vient de montrer quelque chose à la face du monde. Son incapacité à trouver en son sein des cadres capables d’assurer une alternance en République de Guinée et sa panique face au FNDC qui lutte contre la modification de la Constitution visant à confisquer le pouvoir sont les preuves que le parti au pouvoir est paniqué », soutient monsieur Kaba, longuement applaudi par ses militants.

Par la même occasion, le coordinateur administratif du PADES a fustigé le comportement de certains cadres qui se prenaient hier pour des démocrates, mais qui font aujourd’hui la promotion d’une présidence à vie pour l’actuel chef de l’Etat. « L’actuelle Constitution a été votée par les représentants du RPG d’alors, qui ont participé activement à la mise en place de cette Constitution. Aujourd’hui, nous sommes surpris du retournement de veste qu’ils font en rejetant cette même Constitution qu’ils défendaient hier pour accorder une présidence à vie au chef de l’Etat ».

Par ailleurs, Mohamed Kaba dit être convaincu qu’il y a des hommes et des femmes au RPG qui n’accepteront jamais qu’on mette les acquis démocratiques en péril. « Nous sommes convaincus que les vrais militants du RPG, je ne parle pas des opportunistes de la 25ème heure, mais les vrais militants du RPG, qui se sont battus depuis 40 ans pour l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée, ne vont pas accepter cela. Ils ont rejeté le Koudéisme, ils ne vont pas accepter de mettre en danger notre cohésion sociale, notre démocratie et notre sérénité », conseille-t-il aux militants originels du parti au pouvoir.

Plus loin, le président de la séance a laissé entendre qu’une modification de la Constitution ou une nouvelle Constitution va engendrer beaucoup de conséquences et affectera négativement le décollage économique de la Guinée. « Le troisième mandat est un produit toxique pour la Guinée. Extrêmement toxique, quelque soit l’emballage dans lequel on va le mettre. C’est un produit que les guinéens ne veulent pas, parce que ce n’est pas un bon produit pour la Guinée. C’est un produit qui fait régresser la Guinée… »

Abordant la situation économique du pays, Mohamed Kaba souligne que la Guinée est confrontée à la mauvaise gestion du régime Alpha Condé. « Aujourd’hui, le vrai problème de la Guinée n’est pas d’ordre constitutionnel, mais plutôt un problème économique, un problème de gestion pour améliorer les conditions de vie des populations, assurer la justice à tout le monde, créer des infrastructures pour que les citoyens vivent en paix. Dieu nous a dotés de toutes les richesses, mais malheureusement nous sommes dans un pays où les citoyens souffrent de plus. Ce n’est pas la Constitution qui va assurer tout cela, mais la qualité de la gouvernance. »

En outre, le coordinateur administratif du PADES a exprimé son regret devant les détournements de fonds du régime en place. « Il a fallu qu’une mission du FMI vienne en Guinée pour nous faire savoir que 90 millions de dollars, payés dans le cadre de la 4G, ne sont pas arrivés dans les caisses de l’Etat. Aujourd’hui, le ministre de tutelle a beaucoup de difficultés et c’est maintenant qu’il se met à justifier. Pourquoi nous cacher cette opération ? Compte tenu de ces facteurs, le Fond Monétaire International nous classe aujourd’hui comme un pays qui n’est pas sérieux », a-t-il déploré.

Parlant de l’insalubrité dans la capitale, le PADES a critiqué le manque de stratégie du gouvernement pour assainir proprement Conakry. « Aujourd’hui, il y a un nouveau meurtrier en Guinée, qui opère devant nos autorités, un meurtrier qui dicte sa loi sur toute l’étendue du territoire. Ce meurtrier s’appelle ordures, qui continue à tuer des citoyens. Il faut une solution structurelle. Nous invitons le gouvernement à revoir cette situation ».

Touré Amadou Oury pour Guineematin.com

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Cambriolage du siège de www.c24news : le communiqué de l’AGUIPEL

25 mai 2019 à 18 06 12 05125

L’Association Guinéenne de la Presse en Ligne –AGUIPEL – a appris avec beaucoup d’indignation le cambriolage du siège du site d’informations générales www.c24news.info, sis à Bambéto, dans la journée du vendredi 24 mai 2019.

Ce cambriolage est déplorable d’autant que les auteurs ont profité du départ des journalistes à la mosquée pour défoncer les portes, emportant avec eux plusieurs ordinateurs de grande valeur et d’importantes sommes d’argent.

L’AGUIPEL apporte tout son soutien à la rédaction de www.c24news.info en ces circonstances difficiles.

L’AGUIPEL condamne avec la dernière énergie ce vol qui constitue une tentative de musèlement de la presse. Elle encourage les autorités compétentes saisies à tout mettre en œuvre pour arrêter les auteurs et les traduire devant la Justice.

Conakry, le 25 Mai 2019

L’AGUIPEL

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Cambriolage du siège de C24News : un vigile mis aux arrêts par la gendarmerie

25 mai 2019 à 18 06 06 05065
Thierno Boubacar Diallo, PDG du site C24News.infos

Le siège de nos confrères du site C24News.infos, situé à quelques pas du carrefour de Bambéto, dans la commune de Ratoma, a été cambriolé dans l’après-midi d’hier, vendredi 24 mai 2019. Les indésirables visiteurs ont emporté des ordinateurs et une importante somme d’argent, en francs guinéens et en devises étrangères, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Thierno Boubacar Diallo, PDG du site C24News.infos, les malfaiteurs ont profité de la prière de vendredi pour casser les portes des bureaux, situés au 5ème étage de l’immeuble. « Quand je suis revenu de la RTG, le vigile a ouvert la porte, je suis rentré pour garer ma voiture. Je suis monté à mon bureau où j’ai fait au-moins 15 minutes. J’ai pris mes ablutions avec mon collègue Bachir. C’est ainsi qu’on a quitté dans les bandes de 13 heures 35 à 45 minutes. On est allé à la mosquée de Bambéto pour effectuer la prière en laissant toujours le vigile là-bas. On a pris 10 à 15 minutes au maximum. A notre retour, on a constaté que la porte principale n’était pas fermée, celle de mon bureau également. Mais, je précise que le vigile était toujours à la porte », a-t-il expliqué.

Parlant des objets emportés par les malfrats, Thierno Boubacar Diallo dit ne pas retenir avec exactitude tout ce qui a été emporté. « Pour le moment, je ne peux pas vous dire tout ce que j’ai perdu. Mais, tout ce que je peux vous dire, c’est que personnellement, dans mon bureau, j’avais deux ordinateurs portatifs (un ordinateur MAC I5 et un ordinateur HP). Dans les tiroirs, il y avait une somme de 2000 à 2500 euros, et des passeports. Mais, ils n’ont pas touché à mes passeports et à ceux de mes petits frères. Aussi, il y a une somme de 5 millions de francs guinéens quelque part que j’avais gardé pour la dépense de l’entreprise. Il y avait aussi une somme d’un million et quelques de francs guinéens sur la table parce que j’étais en train de préparer la dépense de la semaine. Et mon collègue Bachir aussi avait dans son bureau une somme de 3 mille Euros qu’il avait gardé dans une enveloppe avec 4 passeports : le passeport de son petit frère, sa femme, celui de la petite sœur à un de ses amis et son passeport qui contenait même des visas. Aussi, son ordinateur portable MAC I5 a été emporté », a-t-il indiqué.

Dès après ce cambriolage, notre interlocuteur dit avoir immédiatement pris un certain nombre de dispositions pour retrouver les auteurs des faits. « La première des choses que nous avons faite, c’est d’alerter le propriétaire du bâtiment, on lui a dit que nous avons été victimes de vol. Il est venu constater lui-même. Il a appelé le responsable de la société de gardiennage. Celui-ci aussi est venu faire le constat. Après, on a porté plainte contre le propriétaire du bâtiment, parce que c’est lui qu’on connait, la société de gardiennage a été recrutée par lui. Donc lui aussi, il a porté plainte contre la société au niveau de la gendarmerie de Kipé. Eux aussi, ils ont délégué deux de leurs agents qui sont venus faire le constat et sont partis avec le vigile qui était de garde ce jour », a-t-il fait savoir.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Crise de carburant à Kankan : la mairie prend une mesure inédite

25 mai 2019 à 17 05 57 05575

La crise de carburant qui frappe la ville de Kankan depuis plusieurs jours perdure et inquiète plus d’un. Face à cette situation, le maire de cette commune urbaine a pris des mesures drastiques. Mory Kolofon Diakité a déployé des hommes dans les stations-service de la ville pour surveiller les pompistes qu’ils accusent d’être à l’origine de cette crise, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cela fait 5 jours que la crise dure. La plupart des stations-service restent fermées et celles qui sont ouvertes peinent à satisfaire la forte demande. Beaucoup de citoyens sont obligés d’aller au marché parallèle pour avoir de l’essence, mais à un prix fixé au gré des vendeurs. Pourtant, il n’y a pas de pénurie d’essence à Kankan, selon Mory Kolofon Diakité, le maire de la ville. Pour lui, cette crise est créée et entretenue par les pompistes dans les stations-service.

Mory Kolofon Diakité, maire

« Il n’y a pas de crise d’essence à Kankan, c’est les pompistes qui veulent en créer. C’est eux qui servent les bidons et les motos des gens qu’ils connaissent, ceux-là vont vider les bidons et motos pour revenir encore. Bien sûr, il y avait trois jours de retard dans l’approvisionnement de carburant mais cela n’a jamais été le cas à Kankan. Parce que le jour même de la crise, on a mis 80 mille litres d’essence et 80 mille litres de gasoil à la disposition de la population de Kankan », souligne le maire.

Le maire de Kankan dénonce un vaste réseau de trafic illégal de carburant qui s’étend jusqu’au-delà de nos frontières. « On ne peut pas accepter que des individus prennent l’essence de Kankan et l’envoyer à la frontière pour faire la spéculation au Mali, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, où le prix d’essence a augmenté. J’ai fait un communiqué dans les medias, pour dire aux gens de ne pas servir les bidons et les fûts, parce que j’ai des preuves tangibles de l’exportation d’une quantité énorme d’essence hors de Kankan. Maintenant, si les pompistes et gérants s’entêtent et qu’ils continuent à servir les bidons et les fûts, ça c’est un mépris de l’autorité », a dit le maire.

Pour mettre fin à cette situation, Mory Kolofon Diakité a pris un certain nombre de dispositions, dont la surveillance des stations-service. « Nous avons envoyé des surveillants dans toutes les stations de la commune urbaine pour contrôler les pompistes et les gérants. Moi-même je suis à la station sur la nationale Kankan-Siguiri comme ça », a-t-il laissé entendre.

A noter que litre d’essence qui coûte officiellement 9500 francs est vendu aujourd’hui à 12 000 francs au marché parallèle, communément appelé marché noir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Déguerpissement à Dar-es-Salam : « c’est de la haine », dit Cellou Dalein

25 mai 2019 à 17 05 46 05465

Le déguerpissement des populations riveraines de la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma, est mal perçu par le chef de fie de l’opposition guinéenne. Cellou Dalein Diallo a fustigé le comportement impitoyable de l’Etat qui n’a aucun projet à réaliser sur les sites déguerpis. Le président de l’UFDG l’a dit ce samedi, 25 mai 2019, à l’occasion de l’assemblée générale de son parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir passé plusieurs semaines à l’étranger, Cellou Dalein Diallo a présidé l’assemblée générale de l’UFDG de ce samedi. Pendant son discours, le chef de file de l’opposition a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment le déguerpissement des populations riveraines de la décharge de Dar-es-Salam, dans la commune de Ratoma.

Selon lui, « on continue de détruire alors qu’il n’y a eu aucun projet sur les sites. La cité Douane, la cité police, c’est pour l’Etat. Il y a combien d’années c’est détruit ? Mais, attendez au moins d’avoir un projet concret de mise en valeur des sites et prenez les dispositions pour indemniser et aider les déguerpis. Mais non, c’est la haine. Du côté de Dar-es-Salam, ils ont commencé des destructions massives sans avoir pris nécessairement aucune disposition. C’est comme si on a une armée d’occupation. Aucune pitié pour les citoyens. Un pauvre citoyen de Dar-es-Salam qui passe toute ta vie à attendre une maison, l’Etat prend sa force pour détruire, sans t’aider à t’installer. C’est incroyable », a-t-il laissé entendre.

Pour Cellou Dalein Diallo, le devoir de son parti est de promouvoir la tolérance, la fraternité entre les fils du pays. « Dieu a voulu qu’on soit tous des guinéens, nous avons le devoir de nous entraider, d’être tolérant les uns vis-à-vis des autres pour que nous vivions dans la concorde, dans la fraternité, dans la solidarité », a lancé l’opposant.

Il faut rappeler que selon les informations dont dispose Guineematin.com, ce sont au total 282 bâtiments qui ont été démolis, 2 249 citoyens touchés par la casse de Dar-es-Salam. Parmi eux, on dénombre 545 élèves, dont 108 candidats aux différents examens. Il y a également deux (2) mosquées, un (1) cimetière, une (1) clinique et une (1) école Franco-arabe de 183 élèves, dont 78 filles qui sont affectés. A ces chiffres vont s’ajouter des dizaines d’autres bâtiments qui ont été cochés hier vendredi par les agents du ministère de la Ville.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : voici pourquoi le RPG veut proposer une nouvelle Constitution

25 mai 2019 à 17 05 27 05275

L’idée d’une nouvelle Constitution préoccupe le RPG Arc-en-ciel, qui continue à vanter « la nécessité de l’adopter », même si de nombreux guinéens y sont carrément opposés. L’assemblée générale du parti au pouvoir, tenue à son siège ce samedi 25 mai 2019, a essentiellement tourné autour de cette idée. La rencontre a été présidée par Alhassane Diakité, membre du Bureau Politique National du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, M’Bany Sangaré, secrétaire général de la jeunesse du RPG et
Directeur Général de l’office guinéen des chargeurs (OGC), a justifié les raisons qui ont poussé le RPG arc-en-ciel à soutenir le projet d’une nouvelle Constitution. « Il est du devoir du président de la République, élu par le peuple de Guinée, de soumettre à sa population le projet de nouvelle Constitution. Ce projet de loi, le peuple appréciera, le peuple dira s’il adhère ou non. C’est pourquoi, il y a plusieurs mois qu’en République de Guinée, des citoyens ont manifesté leur désir, leur volonté que la Guinée soit dotée d’une nouvelle loi. Vous-même vous le constatez, çà et là, Kindia, dans toutes les préfectures : Fria, Coyah, des maires des communes de la Forêt, des maires des communes de la Haute Guinée, les citoyens se sont manifestés partout pour dire oui à une nouvelle Constitution. Un parti politique, son rôle principal, c’est l’encadrement des masses populaires. Et la direction nationale, est chargée d’appliquer naturellement cette orientation. Il faut qua la direction soit en phase avec le peuple, parce que le peuple a un besoin pressant. C’est pour cette raison que la direction nationale du parti a lu la semaine dernière sa déclaration solennelle et au cours de laquelle cette volonté s’est exprimée pour dire que le RPG adhère à ce que le peuple demande, parce que le peuple et le RPG sont en phase », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, M’Bany Sangaré accuse la Constitution issue de la transition de 2010 d’être en déphasage avec les réalités de la Guinée actuelle. « Pour ne vous donner que deux exemples : notre parti, le RPG arc-en-ciel, est un parti panafricain. Le peuple de Guinée, depuis 1958 jusqu’aujourd’hui, est solidaire aux objectifs majeurs du panafricanisme. Tous les projets africains, le peuple de Guinée est membre à part entière. Cette loi d’aujourd’hui, n’a pas été capable de tenir compte de cette aspiration du peuple de Guinée. Deuxième raison, quand nous prenons l’organisation des élections législatives en République de Guinée, notre Assemblée nationale comporte 114 députés. Dans la répartition de ces 114 députés, la Constitution actuelle ne tient pas compte du partage équitable des quotas en fonction des tailles des circonscriptions que notre pays connait. Si vous prenez l’exemple des préfectures de Siguiri et de la commune de Kaloum, Kaloum n’a que 40 mille ou 50 mille électeurs, alors que Siguiri a à peu près 400 mille à 500 mille électeurs. Et Kaloum a deux députés, Siguiri a deux députés. Voilà des incohérences qui ont été relevées par la direction nationale du parti pour dire oui, c’est logique qu’une nouvelle Constitution soit en Guinée parce que le peuple le veut, le peuple en a besoin », a-t-il ajouté.

Dr Hady Barry

S’exprimant sur les injures et menaces qui fusent de partout contre le projet de nouvelle Constitution en Guinée, Dr Hady Barry, secrétaire général du ministère de la Coopération, a invité les opposants au projet d’instaurer un débat d’idées et d’éviter les injures. « Au jour d’aujourd’hui, je crois que la personne la plus indiquée par les lois de la République de Guinée pour demander au peuple de Guinée s’il voulait changer la Constitution, c’est bien celui qui a été élu au suffrage universel par le peuple souverain de Guinée. Alors, ce que je demanderai à tous ceux qui sont contre une nouvelle Constitution, c’est d’arrêter d’insulter, d’arrêter de faire des intimidations, d’arrêter de proférer des malédictions. Parce qu’on a appris que si tu insultes quelqu’un et qu’il ne te réponde pas, l’injure va faire le tour de la terre pour revenir là où l’injure était sortie. Si tu profères des malédictions contre quelqu’un, si la personne ne répond pas, la malédiction fera le tour de la terre, pour revenir rentrer dans la maison là où la malédiction avait été proférée », a-t-il prévenu.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Inondation meurtrière de Dabondy 3 : voici l’identité des cinq (5) victimes

25 mai 2019 à 15 03 23 05235

Comme annoncé dans un précédent article, le corps de la 5ème victime de l’inondation de Dabondy 3, dans la commune de Matoto, a été découvert sous le pont de Dabondy au niveau de l’autoroute Fidèle Castro. La victime, du nom de Bountouraby Sylla, âgée de 17 ans, élève en classe de 9ème année, était portée disparue depuis une semaine, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la nuit du vendredi au samedi, 18 mai 2019, des forets pluies ont charrié des ordures au quartier Dabondy 3, envahissant des concessions et entrainant la mort de 5 personnes. La dernière victime, emportée par les eaux alors qu’elle tentait de sauver un bébé de 3 ans, a été finalement retrouvée hier vendredi.

Dans la matinée de ce samedi 25 mai 2019, un reporter de Guineematin.com s’est rendu à Dabondy 3. Mohamed Sylla, père de famille, encore sous le choc, en a payé un lourd tribut. Il a perdu quatre membres de sa famille dans ce drame, trois de ses fils et un de ses petits-fils.

Interrogé, monsieur Sylla a donné l’identité des 5 victimes :

« Il y a Bountouraby Sylla, âgée de 17 ans qui était portée disparue, mais retrouvée hier vendredi 24 mai 2019. Elle a été enterrée. Elle faisait la 9ème année.

Il y a son jeune frère, Amadou Sylla qui était âgée de 14 ans. Il était en classe de 8ème année.

Il y a Abdoulaye Sylla, âgé de 5 ans, qui faisait la maternelle.

Il y a ma petite-fille, Mariama Ciré Touré, qui était âgée de 3 ans, non scolarisée.

La 5ème victime, c’est Mama Adama Soumah, âgée de 3 ans, fille de Saïdouba Soumah, qui est notre voisin ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Télimélé : Donso, la rivière qui n’aime pas les étrangers

25 mai 2019 à 14 02 19 05195

Sa dernière victime s’appelle Mamadou Diallo, un menuisier originaire de Sagalé, dans la préfecture de Lélouma. Il a été emporté par les eaux le mercredi dernier, 22 mai 2019, alors qu’il se baignait en compagnie d’un groupe de jeunes de Péguety-Santou.

Le nombre croissant « d’étrangers » qui trouvent la mort soit par accident sur le pont ou durant les baignades mérite qu’on se pose des questions sur la nature mystique de cette grande rivière qu’on traverse à la rentrée du chef-lieu de la sous-préfecture de Santou, à 35 kilomètres de Télimélé ville.

Bien que cela ne soit pas propre à la seule rivière de Donso, cette appellation « Kankiran » qui signifie malle cantine, est conçue dans son contexte linguistique normal comme étant un espace à dimensions variables qui peut contenir une certaine quantité d’habits ou d’objets divers.

Mais, dès lors que le terme s’extirpe de la littérature populaire consacrée pour définir la profondeur d’un endroit précis de la rivière Donso, l’interprétation devient simple et révèle l’aspect mystique du lieu, surtout quand la victime sent une sorte de force invisible la propulser vigoureusement dans les ténèbres du « Kankiran » sans qu’il ne puisse opposer aucune résistance.

Les génies du « Kankiran » aiment se délecter de ceux qui, sans être fils de Santou, poussent l’outrecuidance à venir perturber leur paisible existence au milieu des eaux de leur belle résidence de Donso.

Dire que mon propre père, Lieutenant Elhadj Yaghouba Diallo, s’est blessé au pied d’un petit fer rouillé, alors qu’il venait de repêcher le corps d’un jeune homme originaire de Labé, dont le véhicule à bord duquel il avait pris place s’était renversé sur le pont en bois à l’époque (1996). C’est cette blessure, qui s’est tétanisée, qui sera à l’origine de son décès le 2 octobre de la même année.

Comme pour confirmer que les génies de la rivière Donso se montrent extrêmement sévères vis-à-vis même des fils de Santou qui portent assistance à ses victimes « étrangères ».

La rivière a donné son nom à un des villages qu’elle traverse dont un des fils, un tirailleur sénégalais de la seconde guerre mondiale « Lassidan Donso », était devenu un grand agriculteur et un riche propriétaire terrien à Péguety et environs.

A noter que la rivière Donso prend sa source sur les hauteurs entre les villages de Ndêla-Goundoupi et Bambéto, grossie par le Dondéwol. Elle dévale pour arriver aux portes du chef-lieu de la sous-préfecture de Santou avant de continuer sa course en traversant les villages de Ndenda, Ngaro, Bingaldji en se frayant du chemin entre les villages de Bélendéré et Baniré jusqu’à Sôla pour se jeter plus loin dans le grand fleuve Tominé, venu de Labé, et qui sert de limite géographique hier entre les cantons Dialloyanké de Donghol, dont Santou faisait partie, et Kaldouyanké de Kinsi-Koté, capitale Kakoni…

A noter que le fleuve Tominé rencontre celui de la Komba, venu de Labé, à Gaoual centre pour former le Koliba qui sert de limite entre notre pays et la Guinée-Bissau, où il se jette dans l’Océan Atlantique.

Autant la rivière Samankou était la limite entre les cantons de Kébou et de Donghol, autant celle de Donso l’a été entre le canton de Donghol et celui de Bowé.

Disons que si les génies du « Kankiran » de la rivière Donso n’aiment pas que les « étrangers », ceux de la montagne Wonkou, à quelques kilomètres en amont, étendent leur puissance à tous ceux qui rentrent dans « leur surface de réparation » de telle sorte que, au lieu dit « Hayré toufâ », ce qui veut dire là ou on a percé la pierre, (l’ancienne route Gaoual-Télimélé) passait par là, les chauffeurs qui l’empruntaient de nuit étaient tout d’un coup hypnotisés par la présence d’un œuf qui se transformait en coq qui, en quelques minutes, avait la taille d’un éléphant. Ce qui faisait perdre automatiquement la direction du véhicule au chauffeur qui se renversait dans le ravin avec tout son contenu. Maître Kalidou, le chauffeur du Gaz premier modèle d’Elhadj Abdoul Kakoni, en a été victime avec une dizaine de morts parmi ses passagers.

Difficile de savoir si les génies de « Hayré toufa » ont déménagé avec le transfèrement plus à l’ouest de la route. Toujours est-il que sur cette nouvelle route de montagne, un peu en haut des villages de Maléma et de Kouratountou ; maitre Bobo Sodio, un ancien apprenti de maitre Thiam Wara, un des meilleurs chauffeurs de Télimélé, a vu son camion se renverser un jeudi matin alors qu’il se rendait au marché hebdomadaire de Péguety-Santou. Bilan : 10 morts parmi lesquels Mody Sanoussy Gomboya, un percepteur de taxes de marché.

C’est vrai que Télimélé a eu des chauffeurs de renom comme maitre Abidina Filo, maître papa Missidé, maitre Garanké, maitre Thiam, maitre bobo Sodio, maitre Grillon Kouyaté, maitre Kaba, maitre Silati, qui ont dompté le dangereux col de Loubha, l’infernale route de Daramagnaki qui a laissé des souvenirs inoubliables à l’ambassadeur de Guinée à Rome puis à Paris, Seydou Keita nommé, de la capitale française, gouverneur de Télimélé et qui a passé deux jours à bord d’une jeep russe pour arriver au cœur du Bambaya. C’était cela aussi la révolution du PDG, avec le président Ahmed Sékou Touré.

Même devenu commissaire à la jeunesse et aux sports en mission à Yaoundé en 1982, l’élégant et charismatique ambassadeur et gouverneur n’avait pas oublié le nom Daramagnaki et l’avait rappelé à son attaché de presse et fils de Télimélé que je suis lors des diners sur le toit du luxueux mont Fébé palace.

Peut-être que ces génies de la rivière Donso, on peut les retrouver dans les eaux de l’immense fleuve Konkouré qui sert de limite entre le Téné et le Monoma traditionnellement parlant, entre Kindia et Télimélé administrativement.

La Kakrima, l’affluent principal du Konkouré a aussi ses génies tout en servant de limite entre Télimélé et Pita, le Koussi et le Waréya, si on conjugue l’histoire au passé.

De génies des eaux, il y a aussi celles de la puissante Fatala, à sa source dans la grande forêt de Tarihoye, dans le Kébou. Là, vous avez le sentiment qu’il est minuit en plein midi tant la densité de la flore vous enveloppe dans une obscurité de caverne, si ce n’est la sensation d’immuabilité des eaux qui vous donne une grosse frayeur.

Ce qui contraste avec la petite eau calme et tranquille du Mangol au cœur même de la ville de Télimélé. Avec ou sans génies, elle règle, régule et lubrifie les relations entre les habitants de ses deux rives qui exercent tous les pouvoirs par alternance. Exemple : Younoussa Goulgoul Diallo, l’actuel maire de la commune urbaine de Télimélé, est de Gadha Mangol ; le prochain sera de Gânin Mangol.

Ici, au lieu que les génies n’attirent ceux qui s’aventurent sur ses bords dans le « Kankiran », ils sont allés chercher la règle de l’alternance entre les sous-clans Alphaya et Soriya chez les Seydiyankés de Timbo et Dabola, aristocratie régnante, à travers les Almamy de la puissante et prospère confédération théocratique du Fouta Djallon, fondée au début du 17e siècle.

Les génies de la rivière Donso devraient à présent fermer leur « kankiran » sinon, de peur de se retrouver à l’intérieur pour toujours, beaucoup « d’étrangers » risquent de ne pas tenter l’aventure de Santou, la toute future zone minière bauxitique par excellence de la Guinée.

Amadou Diouldé Diallo, journaliste-historien

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Déguerpissement à Dar-es-salam : une partie de Hamdallaye aussi dans le viseur des casseurs

25 mai 2019 à 12 12 47 05475

Une partie du quartier Hamdallaye aussi risque d’être touchée par le déguerpissement en cours dans le quartier Dar-es-salam. Des agents de l’habitat, en compagnie des services de sécurité, se sont rendus hier, vendredi 24 mai 2019, dans cette zone, pour dire aux habitants concernés de libérer les lieux, a appris un reporter de Guineematin.com, à travers de ses reporters.

Surprise, étonnement et inquiétude, ce sont les sentiments qui sont perceptibles actuellement au secteur du quartier Hamdallaye. Cela, suite à la menace de démolition de plusieurs maisons dans cette localité comme c’est le cas déjà à Dar es-salam, où de nombreuses habitations ont été rasées par des machines. Dans l’après-midi de ce vendredi, les habitants de cette zone dont les maisons ont été marquées de croix rouges, s’activaient à sortir leurs affaires de leurs maisons avant l’arrivée des machines casseuses.

Amara Sylla qui habite les lieux depuis 1977 est l’un des citoyens concernés. Il ne comprend pas cette décision des autorités d’autant plus que la zone n’est pas proche de la décharge publique située à Dar es-salam. « Au départ, on nous avait bien dit qu’on n’est pas concerné par ce déguerpissement. On nous avait invités à la commune de Ratoma pour dire que nous qui sommes du côté de Hamdallaye, on n’est pas concerné par ce déguerpissent, c’est ceux qui sont à Dar s-Salam qui sont concernés.

Les agents de l’habitat étaient venus ici, ils ont mis des croix sur nos bâtiments, mais quand nous leur avons montré nos pièces, ils nous ont dit qu’on n’est pas concernés. Depuis lors, aucune personne n’est venue ici pour nous dire un seul mot. C’est seulement aujourd’hui entre 12 heures et 14 heures que des gendarmes et des agents de l’habitat qui avaient dit que nous on n’est pas concernés, sont revenus ici pour nous dire de dégager, qu’ils vont casser nos bâtiments. Vous voyez, ils ont déjà cassé deux de mes bâtiments. Ils ont commencé par ici.

Maintenant où est-ce que ma famille et moi allons rester ? Moi je suis là depuis 1977. Nous sommes plus de 40 personnes ici. Il n’y a aucun locataire. Le château qui est là, celui qui alimente le palais présidentiel en eau, est construit ici à ma présence. C’est moi qui ai donné mon bâtiment où tous les matériels du chantier ont été gardés. Jusqu’à présent, on ne m’a pas payé ça encore. Mais, moi j’ai laissé tomber ça pour la nation.

Maintenant, si la contrepartie c’est de venir casser mes bâtiments, me déloger avec ma famille, je donne à Dieu. Alpha Condé a fait ce qu’il peut faire, c’est Dieu qui va le payer. Dieu payera suffisamment Alpha Condé et son Gouvernement en Guinée ici. Alpha Condé est venu pour détruire la Guinée et non pour la construire. Mais, moi je ne quitterai pas ici. Ceux qui viendront casser mes bâtiments n’ont qu’à venir, ils me trouveront ici », met en garde Amara Sylla.

Mamadou Diouldé Barry, ingénieur génie civil, se dit aussi surpris de ce revirement de situation. « Nos maisons ont été cochées depuis l’année dernière, on est allé rencontrer l’habitat avec nos document parce que là c’est le lotissement de Taouyah Minière, lot 4310. Tous nos documents sont archivés à l’habitat de Coléah. On est allé là-bas, on a vérifié et on a trouvé que c’est bien nous sommes archivés, le lotissement est exactement fait en 1981.

On a tous nos documents, il y a même des gens qui ont leur titre foncier. On est allé rencontrer le service habitat du gouvernorat de Conakry l’année dernière, il est venu mettre des zéros sur les croix qu’il avait mises sur les bâtiments. Il a annulé tout. A notre grande surprise, on vient nous dire aujourd’hui de libérer les lieux. C’est vraiment dommage ! » Se désole ce citoyen.

En attendant le début de la casse des maisons dans cette localité, les citoyens menacés de déguerpissement ont, pour la plupart, sorti leurs affaires et passent la nuit à la belle étoile.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224)622919225 / 666919225

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