Sékou Souaré, société civile à Boké : « on ne doit pas empêcher les manifestations »

21 novembre 2019 à 12 12 48 114811

« La situation du pays est assez critique. Et puisqu’elle est critique, il faut forcément qu’il y ait des mouvements ». C’est l’avis d’Elhadj Sékou Souaré, le président du conseil régional des organisations de la société civile de Boké, sur les manifestations organisées chaque semaine à travers le pays contre le projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé. Il l’a dit au micro du correspondant de Guineematin.com dans la ville.

« Les problèmes avec les marches, c’est les casses et c’est les désagréments causés aux citoyens lambda », soutient-il. Mais, selon le constat, les manifestations de rue sont généralement pacifiques quand elles sont autorisées. C’est pourquoi, Elhadj Sékou Souaré estime que les autorités ne doivent pas interdire les manifestations.

Elhadj Sékou Souaré, président du conseil régional des organisations de la société civile

« On ne doit pas empêcher les manifestations, mais il faut qu’elles soient civilisées. Moi, je ne vois pas de raison que l’autorité refuse les marches. Elle doit les accepter et elle doit prendre les dispositions pour encadrer les mouvements, c’est extrêmement important. À Boké, je salue la manière avec laquelle les marches sont toujours tenues. Nous encourageons les leaders à continuer dans ce sens », a-t-il dit.

Mais, pour résoudre la crise actuelle, le président du conseil régional des organisations de la société civile de Boké encourage les parties concernées à un dialogue sincère. « Nous, nous avons toujours souhaité que les parties s’asseyent pour discuter en cadres sincères en faveur des pauvres guinéens qui payent toujours les frais. Les morts et les blessés sont toujours les fils des pauvres. Donc la Guinée c’est les quatre roues de l’histoire. Il faudrait que chaque roue sache jouer son rôle et que le conducteur puisse être en place pour équilibrer la locomotive », a lancé Elhadj Sékou Souaré.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Accueil du Premier ministre à Tougué : le FNDC local prévient

21 novembre 2019 à 10 10 44 114411

Le premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, est attendu dans la préfecture de Tougué ce jeudi, 21 novembre 2019. Le Gouvernement prévoit aujourd’hui de lancer les opérations d’identification des personnes pauvres et vulnérables en vue de leur offrir la prospérité, via l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES).

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, Mohamed Sacko Barry, porte-parole du FNDC, affirme que l’antenne du Front national de défense de la constitution de Tougué menace de de se faire entendre si l’accueil prend une couleur politique.

Mohamed Sacko Barry

« S’il vient pour lancer un programme, nous l’acclamons. S’il vient pour une campagne, là, c’est politique, on arbore aussi la veste de campagne. Et, si c’est autre chose, on dira aussi autre chose sous forme de réaction. De toutes les façons, dans le cas spécifique de Tougué, nous n’aurons aucun acte de violence. Il n’y aura pas de jets de pierres, on ne va lapider personne, pas d’injures. Mais, nous nous ferons entendre. Le FNDC avait été convié à travers nos entités à la réunion préparatoire que le préfet avait appelées. Et, sur place, nous leur avons dit notre point de vue. Nous avons dit que si c’est pour la réception, nous sommes d’accord. Mais, si c’est pour une campagne de troisième mandat ou pour le référendum, là, nous réagirons », a précisé le porte-parole de l’antenne du FNDC à Tougué.

De Tougué, Alpha Ibrahima Diogo Baldé pour Guineematin.com

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Manif contre le 3ème mandat à N’Zérékoré : les membres du FNDC commencent à se mobiliser

21 novembre 2019 à 10 10 39 113911

La marche projetée ce jeudi, 21 novembre 2019, par l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) N’Zérékoré commence à mobiliser les citoyens. La démarche vise à protester contre le projet de nouvelle constitution qui pourrait ouvrir la voie à un 3ème mandat pour Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La mobilisation a déjà commencé à N’zérékoré à l’appel du FNDC. L’itinéraire prévu pour cette marche sera du Gouvernorat au Terrain Rouge.

Le carrefour Komou, qui doit recevoir les opposants au 3ème mandat venant des sous-préfectures de Samoe, Komou, Palé, Koulé, Koropara, est déjà pris d’assaut.

Au niveau du gouvernorat de N’Zérékoré, les jeunes opposés au 3ème mandat sont habillés en t-shirt et foulards rouges, munis de pancartes et affiches. Certains responsables locaux des partis politiques, membres du FNDC, sont visibles sur les lieux.

Il faut noter que, dans la soirée d’hier, une équipe gouvernementale composée des ministres Rémy LAMAH (Santé), Frédéric Loua (Pêche) et Papa Koly Kourouma (Assainissement) s’est rendue dans la capitale de région forestière. La démarche visait, apprend-on, à dissuader le FNDC N’Zérékoré de marcher ce jeudi. C’est chez le patriarche, Molou Holomo Hazaly Zogbélémou, que la rencontre a eu lieu. Mais de sources sûres, on apprend que le FNDC aurait décliné l’offre.

A suivre !

Du gouvernorat de N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Fin de la crise à Siguiri : la SAG a repris ses activités

21 novembre 2019 à 9 09 50 115011

Après cinq jours d’arrêt, les activités de la SAG ont repris hier, mercredi 20 novembre 2019, à Siguiri. Les négociations menées entre la direction de la société minière, la communauté et les autorités ont permis de trouver un compromis, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Les employés de la Société Aurifère de Guinée (SAG) ont retrouvé le sourire mercredi matin en reprenant le chemin du travail. Une reprise qui fait suite à des négociations qui ont connu l’implication des autorités de Siguiri, le gouverneur de la région de Kankan, mais aussi le ministère en charge des mines. Ces négociations ont permis de résoudre la crise qui opposait la SAG et la population du district de Fatoya, dans la commune rurale de Kintinian, et qui avait conduit à l’arrêt des activités de la société, vendredi dernier.

« Nous sommes tombés d’accord sur 4 des 11 points que nous pensions être importants à ce stade. Nous demeurons conscients que nos partenaires sont engagés à résoudre les autres problèmes à l’avenir même si la SAG aurait préféré que tous les points soient résolus maintenant. C’est en fonction de cette logique et la plaidoirie de toutes les parties prenantes que avons pris la décision de reprendre les activités de la mine dans l’intérêt de tous », a annoncé Aboudourahmane Diaby, le directeur général de la Société Aurifère de Guinée.

Les quatre points qui ont fait objet d’accord sont : l’arrêt de l’interruption des activités de la SAG par la communauté ; l’arrêt de l’exploitation des mines de la SAG par la communauté ; la réglementation de la demande des communautés. Désormais, les citoyens doivent adresser leurs demandes aux autorités communales au lieu de venir directement à la SAG. Et enfin, la réglementation de la construction des maisons. Il est interdit désormais de construire des maisons aux abords des mines de la SAG.

Il n’y a eu cependant aucune annonce concernant le bitumage de la route Siguiri-Fatoya que réclamaient les habitants de ce district. C’est cette revendication qui a entraîné d’ailleurs la crise. Accusant la SAG d’avoir refusé de réaliser ces travaux, des habitants de Fatoya sont allés bloquer le travail au niveau d’une mine d’or de la localité exploitée par la société. Ce qui a amené la SAG à arrêter toutes ses activités dans la préfecture.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Guinée : Etienne Soropogui dénonce « un ciblage ethnique »

21 novembre 2019 à 9 09 31 113111
Etienne Soropogui, président du parti « Nos Valeurs Communes »

Après madame Marie Madeleine Dioubaté, Dr. Ousmane Kaba et l’Honorable Dembo Sylla, c’est Etienne Soropogui du parti « Nos Valeurs Communes » qui dénonce la politique de division du Gouvernement actuel, en ciblant les membres d’une communauté qu’on veut isoler pour sans doute affaiblir la lutte démocratique contre un changement de la Constitution pouvant favoriser le maintien du président Alpha Condé à la tête de la Guinée après son deuxième et dernier mandat.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce coup de gueule de cet ancien commissaire à la CENI, devenu leader politique :

Nous sommes en droit d’imaginer désormais qu’une stratégie à la fois intelligente et malveillante est désormais pensée par les autorités politiques Guinéenne afin de procéder à l’isolement d’une composante de la communauté guinéenne.

Nous ne pouvons plus continuer à fermer les yeux sur ce qui semble être désormais une évidence. Une composante de la Guinée subit une forme de persécution d’Etat, une forme de stigmatisation d’Etat qui est entrain de déboucher sur un ciblage ethnique punitif.

Notre sécurité collective est menacée si une des composantes de notre communauté subit impunément des exactions par ceux-là mêmes qui sont supposés les protéger. Pour qui connaît l’histoire politique de notre pays, il est aisé d’imaginer les conséquences d’une stigmatisation identitaire surtout pour les innocentes personnes comme les femmes et les enfants.

Nous sommes malheureusement arrivés à un niveau où une simple évocation d’un patronyme ou la zone de localisation géographique peut vous coûter la vie.

Nous comprenons finalement que ce pouvoir n’a que cette seule stratégie, celle qui consiste à semer la division et la méfiance entre les composantes ethniques de la communauté nationale.

Les Guinéens ne sont plus naïfs et ils ne se laisseront distraire par ces pratiques indignes des autorités d’un pays dont la mission sacrée est de rassembler le peuple de Guinée

Etienne Soropogui, président du parti Nos Valeurs Communes

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Tougué attend le Premier ministre, Kassory Fofana : écoles et centres de santé fermés

21 novembre 2019 à 9 09 09 110911

Après les manifestations d’hier à Labé contre sa délégation et sa personne, la gouvernance actuelle de la Guinée et surtout de la volonté du régime de changer la Constitution pour offrir au président Alpha Condé la possibilité de faire un troisième mandat, le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, est attendu ce jeudi, 21 novembre 2019, dans la préfecture de Tougué.

Selon des citoyens, joints au téléphone par Guineematin.com, toutes les écoles, tous les centres de santé et autres services sont fermés et tous les fonctionnaires et les simples citoyens sont appelés à se rendre à Tougué-ville.

« Les maires de la commune urbaine de Tougué et de certaines communes rurales comme Kollet, Koura Tongo ont fait diffuser des communiqués à la radio rurale pour demander aux motocyclistes de se présenter tôt le matin pour carburer gratuitement leurs motos afin de participer à l’accueil du Premier ministre », a indiqué un citoyen, prêt à se rendre en ville…

Par ailleurs, il est informé à tous les citoyens qui n’ont pas de moyens de locomotion de sortir attendre des camions militaires mis à leur disposition pour le transport. A Koïn par exemple, un camion est arrivé depuis hier, à 22 heures et ils n’attendent que les candidats à l’accueil du Premier ministre pour les transporter.

Finalement, l’accueil du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, sera-t-il chaleureux ou bien à l’image de celui d’hier à Labé où il a passé la journée confiné à sa résidence par des jeunes manifestants, révoltés par les tueries de manifestants et la volonté du pouvoir de changer la Constitution ?

« A Tougué, nous comptons l’accueillir chaleureusement. Mais, si lui, un membre de sa délégation ou même une autorité locale se hasarde à faire de la propagande politique, nous allons protester et les huer », a indiqué au téléphone de Guineematin.com un citoyen de Tougué qui ne souhaite pas aller à cet accueil.

A suivre !

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Tournée du PM au Fouta : après sa mauvaise journée d’hier à Labé, Kassory attendu à Tougué

21 novembre 2019 à 8 08 16 111611

Malgré les manifestations qui ont perturbé sa visite à Labé hier, mercredi 20 novembre 2019, le Premier ministre guinéen devrait poursuivre sa tournée dans la région. Il est attendu ce jeudi dans la préfecture de Tougué, a appris Guineematin.com des autorités locales.

Elhadj Abdourahmane Baldé

Joint au téléphone, le préfet de Tougué, Elhadj Abdourahmane Baldé, a confié à un correspondant de Guineematin.com dans la région que le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, se rendra effectivement dans la localité, ce jeudi. « L’arrivée du Premier ministre à Tougué est maintenue, c’est confirmé, c’est réel, c’est réalisable et c’est réaliste. Toutes les dispositions sont déjà prises pour lui réserver un accueil chaleureux. Ça ne sera pas comme ce qui s’est passé à Labé. Il y aura la paix la plus absolue à Tougué si Dieu le veut bien », assure le préfet.

Cette tournée du chef du gouvernement guinéen dans le Fouta s’inscrit dans le cadre du lancement des activités de l’Agence Nationale de d’Insertion Economique et Sociale (ANIES).

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Obsèques des victimes du 3ème mandat, propos d’Alpha Condé à N’Zérékoré… Saïkou Yaya à Guineematin

20 novembre 2019 à 22 10 28 112811
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines

L’actualité sociopolitique guinéenne est chargée avec les manifestations meurtrières contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Le gouvernement n’a toujours pas rendu les huit corps des jeunes assassinés en marge des manifestations du Front National pour la Défens de la Constitution (FNDC). Une situation qui révolte le député Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR). Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com ce mercredi 20 novembre 2019, monsieur Barry dénonce la déshumanisation de notre société. Il en a profité pour répondre au discours du président Alpha Condé, tenu ce weekend à N’zérékoré.

Guineematin.com : le gouvernement a décidé de retenir les corps des jeunes tués en marge des dernières manifestations pour, dit-il, poursuivre les autopsies. Ce qui de facto a amené le FNDC à reporter les obsèques de ces victimes. Comment avez-vous accueilli cette décision ?

Saïkou Yaya Barry : c’est avec le cœur serré que j’ai appris cette nouvelle. Ça prouve que les gouvernants actuels n’ont pas de respect même pour les morts dans notre pays. Il y a eu une déshumanisation des citoyens dans notre pays. Nous comprenons que c’est une manière de torturer la population sur cette question-là alors que le combat que nous menons continuera. Nous estimons aujourd’hui que la population guinéenne est aujourd’hui prête pour se battre jusqu’à la dernière minute pour défendre la constitution guinéenne. Ces jeunes gens, morts à la fleur de l’âge, il faut le reconnaître, c’est une manière de décimer une jeune génération de notre pays. Vous n’êtes pas sans savoir que tous ceux qui sont morts, ont moins de 25 ans, c’est-à-dire que l’âge moyen varie de 10 à 15 ans. Ça veut dire qu’ils veulent décimer une partie de la génération guinéenne, finir avec eux. Et, dans un sens aussi, donner l’impression que c’est une ethnie qui est concernée par la riposte, alors qu’aujourd’hui la majeure partie des Guinéens est déterminée à se défendre sa constitution. Nous avons écouté l’un des responsables du parti au pouvoir, en l’occurrence l’honorable Amadou Damaro Camara. C’est même déplorable parce qu’il a une femme Peulh ; en disant que c’est seulement une région de la Guinée qui est opposée à ce projet machiavélique de nouvelle constitution. Alors que toutes les régions sont opposées à ce projet.

Guineematin.com : comment l’UFR accueille la mise en place de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) ?

Saïkou Yaya Barry : quand on parle de l’indice de développement, on parle de lutte contre la pauvreté. Si tel est le cas, c’est tous les Guinéens qui sont concernés. Mais malheureusement, l’objectif qui est visé ici, c’est un objectif politique qui l’amène vers la région de la Moyenne Guinée afin de commencer à battre campagne. Vous avez vu les affiches ? Les affiches démontrent la volonté affichée des populations à ce projet machiavélique. Moi je vais dire que si la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire sont intéressés par cette action, je suis ouvert à cette question. Mais, la manière dont on l’utilise à l’intérieur du pays, c’est tout autre. Je crois que cette discussion doit se faire à l’Assemblée nationale pour donner les méthodes et la manière dont cela doit se faire. Mais, je ne me souviens pas avoir lu ce document dans ce cadre-là et qui montre suffisamment que les populations les plus pauvres seront prises en compte réellement dans ce projet.

Guineematin.com : le président de la République lors de sa dernière visite à N’Zérékoré a dit qu’il ne laissera pas la Guinée dans les mains des bandits. Comment vous réagissez à ce pan du discours d’Alpha Condé ?

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines

Saïkou Yaya Barry : d’abord il n’est pas Dieu. Je vais rappeler que Sékou Touré n’avait jamais prévu que c’est Lansana Conté qui allait le remplacer et Lansana Conté n’avait jamais prévu que c’est lui Alpha Condé qui allait être là. On a tendance à croire que c’est lui le peuple, par rapport à ce qui est la volonté populaire pour désigner le chef. La deuxième chose qu’il faut retenir, c’est que la quintessence des bandits économiques, du système Conté au système Dadis de la transition sont autour de lui. Il est entouré par les plus grands délinquants économiques du pays. Je ne peux pas les citer parce que plus de 70% de ceux qui l’entourent sont dans ce cadre-là. Je me demande de quels bandits il parle parce qu’en réalité, les bandits sont avec lui. Les vrais guinéens qui veulent qu’il y ait le changement dans ce pays, qu’il y ait la prospérité pour les Guinéens, aujourd’hui sont dans l’Opposition, il faut le reconnaître. Il a pris l’habitude d’indexer toujours ceux qui savent bien faire. Le problème qu’a Alpha Condé, c’est qu’il ne veut pas voir la Guinée se développer à son temps. Parce que les temps que les Guinéens lui ont donné pour gérer la Guinée, il n’a rien fait. Il ne fait qu’indexer les autres. En attendant, qu’est-ce que lui, il a fait ? Voilà le problème que nous avons. Aujourd’hui, il veut mourir au pouvoir et on ne parlera du développement qu’après lui parce qu’avec lui, on ne peut pas. Sinon, en ces temps si vous avez constaté, vous avez vu l’état de nos routes ? Qu’est-ce qu’il a pu apporter aux Guinéens tout ce temps ? Une école ? Une université ? Un système hospitalier de qualité ? Non. Tout ce qu’il a comme projet, c’est comment les guinéens peuvent se diviser entre eux, comment les guinéens vont s’embraser entre eux, comment les guinéens vont se regarder en chiens de faïence. C’est cela son objectif. C’est ce qui l’a amené ici. Et je crois que les Guinéens commencent à comprendre et je pense qu’il ne peut rien contre la volonté de Dieu sur ce qui se fera dans ce pays-là.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien, avez-vous un dernier mot ?

Saïkou Yaya Barry : ce que je demande, j’appelle les Guinéens à réfléchir très bien. Alpha Condé n’aime personne, mais il utilise quelques personnes pour se servir de nous ; malheureusement. Vous avez vu aujourd’hui le cas des blocs vendus. Sinon ça ne sert à rien à la fin d’un mandat de vendre les blocs 1 et 2 de Simandou si ce n’est que prendre quelques billets de banques. Alors que nous avons d’autres priorités aujourd’hui. Donc, les Guinéens doivent se lever pour se battre ensemble pour trouver quelqu’un de capable pour changer notre condition de vie.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Viol et assassinat d’Aïssatou Diallo : ses parents réclament justice

20 novembre 2019 à 22 10 19 111911
Elhadj Sadou Barry

Une attaque à main armée, suivie de viol ayant entraîné la mort, avait indigné plus d’un à Conakry, entre juin et juillet 2017, au quartier Sonfonia Gare, dans la commune de Ratoma. Quelques semaines plus tard, la police était parvenue à mettre la main sur Jean Faya Kamano et Paul Lamah, présumés être les auteurs du viol de dame Aissatou Diallo. Leur procès, programmé pour hier mardi, 19 novembre 2019, au tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la mairie de Ratoma, n’a finalement pu se tenir au grand dam de la partie civile qui veut que lumière soit faite dans ce dossier, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Jean Faya Kamano et Paul Lamah sont les deux individus poursuivis dans ce dossier criminel. Ils seront jugés pour viol, vol aggravé, Coups et Blessures Volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Des faits prévus et punis par les dispositions des articles 268, 374 et 245 du Code Pénal Guinéen.

Présent au tribunal hier mardi, Elhadj Sadou Barry, beau frère de la victime et partie civile dans ce dossier, a dit son souhait de voir jaillir la vérité dans ce dossier. « Ceux qui sont présumés être les auteurs de ce crime, nous les attendions beaucoup ce mardi pour qu’ils s’expliquent. Je les ai vus au tribunal. En tant que partie civile, mon souhait est que la justice tranche dans ce dossier en toute vérité, que la vérité soit dite parce que la victime, Aïssatou Diallo, a été agressée à son domicile, de façon injuste, tuée par ses agresseurs. Ça c’est passé le 04 juin 2017. Elle est décédée le 05 juillet 2017 vers 11 heures ».

Elhadj Sadou Barry

Au lendemain de l’agression de cette dame, Elhadj Sadou Barry rappelle avoir saisi la police. « J’ai aussitôt saisi la Direction de la Police Judiciaire pour porter plainte contre X. Je leur ai remis le numéro de téléphone de la victime qui avait été emportée par les malfaiteurs. Heureusement, ils ont réussi à localiser le téléphone. C’est ainsi qu’ils ont réussi à mettre la main sur Jean Faya Kamano qui détenait le téléphone. Devant les agents, il a dit que c’est Paul Lamah qui lui a donné le téléphone de la victime. Mis aux arrêts à son tour, Paul Lamah a nié avoir donné un quelconque téléphone à Jean », a-t-il expliqué.

Pour finir, Elhadj Sadou Barry compte sur la justice pour que la lumière soit faite dans cette affaire. « Je demande que la justice dise la vérité. Je ne demande pas qu’on m’aide en condamnant des innocents. Mais s’ils sont coupables, que la loi s’applique, qu’on sache pourquoi ils ont tué Aissatou. C’est ce que je souhaite », a-t-il martelé.

Il reste à savoir ce que les accusés, Jean Faya Kamano et Paul Lamah, vont dire pour leur propre défense. Ils sont détenus à la maison centrale de Coronthie depuis le mardi, 08 août 2017.

A lire :

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Manifestation contre Kassory Fofana à Labé : voici le communiqué du Gouvernement

20 novembre 2019 à 20 08 38 113811

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, la visite du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a été perturbée par une manifestation. Massivement, ces jeunes se sont mobilisés pour protester de vives voix contre les tueries des manifestants, le refus de la justice pour les victimes et la volonté du régime de changer la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

Ainsi, après l’entretien avec les sages de la ville, le Premier ministre et sa délégation ont « confinés » dans leur résidence pendant plusieurs heures par des manifestants qui ont érigé des barricades et résisté face contre les forces de l’ordre. C’est à l’arrivée des renforts, en provenance de Mamou que les manifestants ont été dégagés, aux environs de 16 heures.

Très déçu de cet humiliant accueil réservé au Premier ministre, le Gouvernement a regretté ce comportement dans un communiqué que Guineematin.com vous propose ci-dessous :

Communiqué du Gouvernement

Conakry, le 20 novembre 2019 – Dans la matinée de ce mercredi 20 novembre 2019, de jeunes loubards ont tenté de perturber le déroulement normal de la mission de travail de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, dans la région administrative de Labé.

Le séjour de travail en Moyenne Guinée de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, s’inscrit dans le cadre du lancement des opérations d’identification des bénéficiaires de l’appui de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES).

Le Gouvernement, fortement préoccupé par l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, déplore ces agissements qui n’honorent pas leurs commanditaires et qui vont à l’encontre des attentes des populations bénéficiaires de l’appui de l’ANIES.

Le Gouvernement saisit cette opportunité pour réitérer son invite au respect des valeurs morales et civiques qui fondent la République.

Le Gouvernement rappelle à tous les citoyens que tout manquement à ces principes républicains exposera les coupables à la rigueur de la loi.

Le Gouvernement de la République de Guinée

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Manifestation contre Kassory à Labé : le FNDC rejette toute implication

20 novembre 2019 à 19 07 40 114011

Comme annoncé précédemment, la visite du Premier ministre guinéen à Labé a été marquée par des mouvements de protestation. Plusieurs jeunes ont manifesté ce mercredi, 20 novembre 2019, dans la rue et devant la résidence d’Ibrahima Kassory Fofana pour exprimer leur opposition au projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Accusée par certains d’être à l’origine de cette protestation qui a bloqué le chef du gouvernement guinéen à sa résidence pendant plusieurs heures, l’antenne du FNDC à Labé n’a pas tardé à réagir. Elle rejette toute implication dans les mouvements qui ont secoué la ville.

« En ce qui concerne nos activités, nous FNDC, nous les faisons à visage découvert, on ne se cache pas pour effectuer nos actions. Hier, vous avez vu comment la marche des femmes du FNDC s’est déroulée. Aujourd’hui, on a vu tôt le matin, des élèves sortir huer le cortège du Premier ministre. Donc le FNDC n’est ni de prêt, ni de loin associé à cela. On ne connait pas comment cela s’est passé, on ne peut pas justifier quelque chose qu’on ne connait pas. Le seul appel que nous avons à lancer aux militants du FNDC, c’est de rester connectés à nos communiqués, aux décisions du FNDC. Donc nous demandons à tout un chacun la retenue et à ne pas commettre des actions au nom du FNDC sans l’aval de la coordination », a déclaré Habib Bah, le coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution à Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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CMIS Camayenne : la police rend au FNDC les 11 cercueils des jeunes enterrés à Bambéto

20 novembre 2019 à 19 07 30 113011

Après plus de 2 semaines de disparition, les cercueils des 11 jeunes tués par balles lors des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont été redus ce mercredi, 20 novembre 2019. C’est à la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) de Camayenne, dans la commune de Dixinn, que cette restitution a eu lieu en présence de certains responsables du FNDC, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’enterrement le 04 novembre dernier des premières victimes contre le 3ème mandat a été émaillé de violences suite à l’agression du cortège funèbre par les forces de sécurité. Après avoir gazé la procession, les agents avaient aspergé du gaz lacrymogène la mosquée et le cimetière de Bambéto. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont confisqué les cercueils après l’enterrement en catastrophe des victimes. Ce sont ces cercueils qui ont été restitués au FNDC ce mercredi.

Après avoir reçu les cercueils, le coordinateur par intérim chargé des opérations, Mamadou Billo Bah est revenu sur les circonstances dans lesquelles les cercueils ont disparu au cimetière de Bambéto. « Ces cercueils sont ceux que la police s’est arrogé le droit de venir confisquer, retirer au niveau du cimetière de Bambéto et les envoyer à la CMIS de la Camayenne ici pour les garder, il y a de cela plus de 2 semaines. Ce qui montre combien de fois nous avons des forces de défense et de sécurité qui sont de plus en plus inhumaines. Sans quoi, rien ne justifie qu’on vienne non seulement disperser les marcheurs qui n’étaient ni armés, ni animés par la violence, ni par le vandalisme ou quoi que ça soit qui se rapporte à cela, mais des marcheurs qui étaient venus pour accompagner ces victimes de la répression sanglante du régime du Professeur Alpha Condé. Nous avions quitté l’hôpital Sino-guinéen pour la mosquée de Bambéto. Arrivés au niveau de la côte de Bambéto, ils nous ont dispersés. Lorsqu’ils nous ont dispersés, on a eu du mal à accéder au cimetière et après l’enterrement qui s’est fait dans la précipitation, ils sont venus prendre ces cercueils là. On avait appris par les médias que cercueils avaient été confisqués, personne n’avait cru. Mais aujourd’hui c’est une preuve éloquente qu’effectivement c’est la CMIS de la Camayenne qui les avait confisqués » a expliqué Billo Bah.

Le coordinateur par intérim chargé des opérations du FNDC a mis l’occasion à profit pour réitérer l’engagement du mouvement à respecter la date du 26 novembre 2019 consacrée à une marche pacifique sur l’ensemble du territoire national. « Selon notre planification, demain jeudi, on devrait faire en sorte que les familles des victimes puissent faire leur deuil. Mais fort malheureusement, au moment où nous nous apprêtions à nous retrouver en réunion préparatoire, on nous apprend que les corps ne sont pas encore disponibles sous prétexte que les autopsies ne sont pas terminées. Alors qu’on leur a donné un délai de près de 2 semaines pour faire ces autopsies là, on n’a pas besoin de toute une éternité pour les faire. C’est une manière inavouée de faire en sorte qu’on ne respecte pas la journée de demain et que ce décalage puisse affecter l’organisation de la marche du 26 novembre 2019. Nous les informons que la marche du 26 novembre 2019 reste maintenue sur toute l’étendue du territoire national et que nous attendons une forte mobilisation du peuple souverain de Guinée qui nous a donné l’indépendance, qui nous a donné la démocratie et qui attend de nous la préservation de ces acquis démocratiques », a-t-il laissé entendre.

La police quant à elle n’a pas voulu faire de commentaires sur la restitution des cercueils.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 6669199225

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Manifestation contre Kassory Fofana à Labé : le calme revient grâce au renfort venu de Mamou

20 novembre 2019 à 18 06 26 112611

Après les échauffourées de la journée de ce mercredi, 19 novembre 2019, à Labé, le calme est revenu ce soir dans la cité. La résidence du Premier ministre, Kassory Fofana, située au quartier N’diôlou, dans la commune urbaine, a été sécurisée. Les jeunes protestataires ont été obligés de battre en retraite, grâce notamment à l’intervention d’un renfort venu de Mamou, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Kassory Fofana a eu chaud ce mercredi à Labé, coincé dans la capitale du Fouta par des jeunes en colère. Ces derniers avaient barricadé la route, empêchant le Premier ministre de dérouler son programme de la journée et même de se rendre à Pita, à 34 kilomètres de là.

Toutefois, les pneus qui ont été brûlés ainsi que les barricades dressées par les jeunes ont été enlevés par les forces de l’ordre. Tous les protestataires ont été contraints de replier dans le quartier. Il aura fallu l’intervention d’une équipe de gendarmes venus de Mamou pour maîtriser la foule, prise en tenaille entre deux feux.

Pour le moment, il est difficile à dire si le Premier ministre va maintenir son programme initial. Mais, selon les informations reçues auprès des autorités de la région, le programme qui prévoyait la visite des chantiers de l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités) a été ajourné par Kassory et sa suite.

Cependant, sa mission pour Tougué reste maintenue, sauf changement de dernière minute, a confié à notre reporter un cadre du gouvernorat qui n’a pas souhaité être cité.

Au moment où on quittait les lieux, la résidence du Premier ministre était toujours sécurisée. Le gouverneur, Elhadj Madifing Diané, et le préfet, Elhadj Safioulaye Bah, avaient pris leurs véhicules de commandement pour repartir en ville. Les autres ministres comme Mouctar Diallo (Jeunesse) et Thierno Ousmane Diallo (Hôtellerie) se sont dirigés vers Pita où ils passeront la nuit.

Pour l’heure, Ibrahima Kassory Fofana est dans sa résidence située à N’Diôlou sous haute surveillance.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Report des funérailles : voici un communiqué du FNDC

20 novembre 2019 à 17 05 50 115011

Dans son dernier communiqué datant du lundi 18 novembre 2019, le FNDC a annoncé son nouveau programme d’activités. Cette annonce s’est faite en marge de la plénière du Mouvement qui a regroupé les leaders de toutes les entités membres du FNDC.

La marche des femmes du FNDC qui s’est tenue le mardi 19 novembre 2019 a connu un franc succès notamment à Conakry, Labé, Dalaba et aux États-Unis d’Amérique. Au cours de ces manifestations, les braves femmes de Guinée ont dénoncé les assassinats de leurs enfants partout en Guinée en réclamant justice pour les victimes des différentes manifestations du FNDC et la libération sans condition de tous les membres du FNDC injustement arrêtés à Kindia, Conakry et à Mamou.

Par ailleurs, le FNDC dénonce les conditions inhumaines de détention de ses membres qui sont injustement emprisonnés à Kindia. Nous exprimons notre vive préoccupation par rapport à l’état de santé du coordinateur régional de Kindia, Alseny Farinta Camara.

Le FNDC rappelle que la marche programmée pour le mardi 26 novembre 2019 est maintenue à Conakry et sur toute l’étendue du territoire nationale.

En outre, une vingtaine d’antennes préfectorales du FNDC sont à pied d’œuvre pour tenir des manifestations ce jeudi 20 novembre 2019 afin de dénoncer les manœuvres du pouvoir visant à maintenir au pouvoir le Président de la République au-delà de ses deux mandats constitutionnels.

Cependant, le FNDC informe le Peuple de Guinée que les enterrements des victimes de nos dernières manifestations ne pourraient intervenir demain jeudi 21 novembre 2019, contrairement à l’annonce faite le jour de notre plénière.

En effet, le gouvernement a confisqué, comme d’habitude, les corps sous prétexte que les autopsies ne sont pas terminées. Les parents des victimes ne pourraient malheureusement pas entrer en possession des dépouilles de leurs enfants avant la semaine prochaine.

Le FNDC suit de près l’évolution de ces autopsies qui, si elles sont menées avec intégrité, pourraient contribuer à la manifestation de la vérité sur les causes et l’identité des auteurs des assassinats sur les manifestants qui ne sont autre que les forces de défense et de sécurité à la solde du pouvoir sanguinaire de M. Alpha Condé.

Le FNDC fixera la date des enterrements de nos martyrs dès que les corps seront rendus aux familles et prendra soin d’informer à temps le Peuple de Guinée du programme des funérailles.

Le FNDC sait compter sur l’engagement patriotique du Peuple de Guinée pour maintenir la pression sur le clan mafieux qui dirige notre pays jusqu’à ce qu’il renonce à son funeste projet de tripatouillage de notre Constitution.

Ensemble unis et solidaires, Nous vaincrons.

Conakry, le 20 novembre 2019

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Manif contre le 3ème mandat : l’UFR, le BL et l’UFDG invitent à investir les rues de N’zérékoré

20 novembre 2019 à 17 05 17 111711

Les responsables des partis politiques de l’opposition et les acteurs de la société civiles de N’zérékoré, tous membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), se sont réunis ce mercredi, 20 novembre 2019. La démarche visait à statuer sur les derniers réglages en prélude à la marche programmée pour demain jeudi et qui vise à s’opposer au projet de nouvelle constitution. Les membres des formations politiques appellent leurs militants et sympathisants à se mobiliser fortement contre le 3ème mandat, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après la réception accordée au président Alpha Condé le weekend dernier, le FNDC de N’zérékoré compte battre le pavé contre le 3ème mandat. La marche pacifique partira du rond-point du Gouvernorat pour le Terrain Rouge Scierie.

A la fin de la rencontre de ce mercredi, les partis d’opposition, membre du FNDC N’zérékoré, ont appelé leurs partisans à se mobiliser pour barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat. Ils invitent par ailleurs les services de sécurité à l’esprit démocratique.

Cécé Loua

Pour le coordinateur régional de l’Union des Forces Républicaines (UFR) de N’zérékoré, Cécé Loua, la population doit démontrer son opposition à toute violation de la Constitution. « Demain, c’est le jour j pour que le FNDC N’zérékoré, en collaboration avec les partis politiques de l’opposition, manifeste dans les rues de Nzérékoré. Donc, militants et militantes de l’UFR de Nzérékoré, c’est le lieu demain de montrer notre détermination que nous sommes pleins dans le FNDC, que nous sommes contre le 3ème mandat, le referendum et le changement constitutionnel. Donc, sortez demain massivement pour que nous montrions à l’opinion nationale et internationale que le problème de 3ème mandat est un non évènement et que notre préfecture ne marchera pas dans le sillage des promoteurs du 3ème mandat », a-t-il laissé entendre.

Moise Haba

Quant à Moise Haba, responsable local du Bloc Libéral, le rendez-vous du jeudi n’est pas à rater. « C’est le moment de dire aux responsables et militants du BL que l’heure est venue pour faire le baptême de notre jeune démocratie demain. C’est un rendez-vous à ne pas rater. Il revient aux forces de l’ordre de revêtir leur caractère républicain. Ils doivent prendre leur responsabilité », a-t-il conseillé.

Mamadou Maladho Diaouné

Pour sa part, Mamadou Maladho Diaouné, chargé aux affaires électorales de l’UFDG, souhaite plus de 30 000 opposants dans la rue. « Comme on l’avait déjà dit, le 3ème mandat ne passera pas ici à N’Nzérékoré. Il n’y aura pas de référendum ici à N’zérékoré. Si les promoteurs étaient 20 000 à la place de martyrs, nous demain, nous devons être plus de 30 000 manifestants de façon pacifique dans les rues de Nzérékoré. Et, nous devons faire en sorte que nous puissions montrer à la face du monde que nous ne voulons pas de nouvelle constitution, nous ne voulons pas d’un référendum… »

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : le FNDC appelle à une forte mobilisation du « vrai peuple » dans la rue

20 novembre 2019 à 15 03 50 115011

Comme annoncé précédemment, l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution à N’Zérékoré organise une marche pacifique demain, jeudi 21 novembre 2019, dans la ville. A la veille de cette manifestation, les organisateurs ont invité les citoyens à descendre massivement dans la rue pour exprimer leur opposition à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce mercredi matin, les leaders du FNDC-N’Zérékoré se sont retrouvés pour travailler sur les derniers réglages de leur manifestation qu’ils veulent grandiose. A l’issue de sa rencontre, Cécé Théa, le vice-coordinateur de la structure, a appelé à une grande mobilisation des habitants de N’Zérékoré pour répondre aux promoteurs du projet de nouvelle constitution.

Cécé Théa, vice-coordinateur du FNDC N’zérékoré

« Nous disons à la population dans toute sa totalité que les autorités administratives de N’Zérékoré ont déjà accepté la marche pacifique projetée par le FNDC. Donc nous appelons cette vaillante population à y participer massivement pour faire taire les promoteurs du 3ème mandat et faire sentir le vrai peuple dans les rues de N’Zérékoré », a-t-il lancé, précisant que « pour ce qui est de la sécurisation de la marche, les autorités ont déjà pris l’engagement, et nous allons travailler en commun accord avec les forces de sécurité demain ».

Dans son courrier annonçant l’autorisation de cette manifestation, la mairie de N’Zérékoré a demandé la modification partielle de l’itinéraire initialement choisi par les organisateurs. Une demande acceptée par l’antenne locale du FNDC. « Etant des démocrates, nous pensons que cette petite modification n’est pas un grand problème en tant que tel. Parce qu’en se réclamant démocrate, il faut respecter les principes de la démocratie. Raison pour laquelle nous avons accepté leur proposition. Donc, la marche partira du carrefour Komou en passant par le rond-point gouvernorat, le commissariat urbain, la grande mosquée Gboyéma, la BICIGUI, l’IRE, la justice, pour s’achever au terrain rouge, près de la douane », a dit Cécé Théa.

On apprend que la marche sera clôturée par un meeting prévu au terrain rouge de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Kassory Fofana « encerclé » par des manifestants à Labé : la sécurité appelle des renforts

20 novembre 2019 à 15 03 23 112311

Comme indiqué dans les précédentes dépêches d’un correspondant local de Guineematin.com, le Premier ministre guinéen a très chaud actuellement dans la ville de Labé. Arrivés aux environs de 23 heures, dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mercredi 20 novembre 2019, le Premier ministre et sa délégation avaient pourtant cru bien démarrer leur tournée dans la région de la Moyenne Guinée.

Peu après 10 heures, Ibrahima Kassory Fofana et sa suite sont allé à la Fondation Thierno Aliou Bhoubha Dhiyan où ils sont été reçus par Elhadj Badrou Bah, premier imam de la mosquée de Labé et inspecteur régional des Affaires religieuses, entouré des sages de la préfecture.

Après l’entretien avec les sages, la délégation gouvernementale s’est rendue à Konkola où elle a rencontré des responsables et militants du parti au pouvoir, le RPG-Arc-en-ciel. De là, Kassory Fofana et sa suite sont repartis à la résidence dans l’intention de ressortir visiter les chantiers liés au bitumage de la voirie urbaine de Labé et certains chantiers de l’ANAFIC, avant de quitter pour la préfecture Pita. Mais, depuis qu’ils ont rejoint leur résidence, ces membres du Gouvernement sont « coincés » par des jeunes manifestants qui protestent contre la mal gouvernance, les tueries de manifestants et surtout la volonté de changer la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de rester à la tête du pays après la fin de son deuxième et dernier mandat.

Finalement, on apprend, de sources sécuritaires, qu’un renfort est attendu incessamment à Labé pour appuyer les agents des forces de l’ordre pour dégager les jeunes manifestants. Ce qui permettrait au Premier ministre de pouvoir sortir enfin de sa résidence et poursuivre sa mission dans la région.

A suivre !

Alpha Boubacar Diallo Labé pour Guineematin.com

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Manifestation contre Kassory Fofana à Labé : des arrestations enregistrées

20 novembre 2019 à 14 02 29 112911

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, est « coincé » depuis quelques heures dans sa résidence au quartier Ndiolou, à la rentrée de la commune urbaine de Labé, par des jeunes manifestants en colère.

Selon un des correspondants locaux de Guineematin.com qui est sur place, les agents des forces de l’ordre qui sont déployés autour de la résidence du Premier ministre guinéen ont commencé à procéder à des arrestations.

Mais, des pneus brûlés et des barricades sont toujours visibles sur plusieurs axes routiers de la ville. Malgré ces cas d’arrestations, les manifestants persistent à garder leur position et empêchent le Premier ministre de sortir pour continuer sa tournée dans les préfectures de Pita et Dalaba.

A rappeler que le chef du gouvernement guinéen a dit être allé en Moyenne Guinée (dont Labé est la première étape) pour lancer les opérations d’identification des personnes pauvres et vulnérables en vue de leur offrir la prospérité, via l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES). Mais, il est actuellement « encerclé » dans sa résidence par des jeunes mécontents de sa gouvernance (tueries des jeunes sans justice, etc.) et surtout de la volonté du régime actuel à changer la constitution pour permettre au président Alpha Condé de continuer à diriger la Guinée.

A suivre !

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Inquiétudes à Kindia : les membres du FNDC « dans la cellule des criminels »

20 novembre 2019 à 14 02 26 112611

Les cinq (5) membres de la coordination régionale du Front National pour la défense de la Constitution (FNDC) de Kindia passent des moments difficiles en ce moment à la prison civile de Kindia. Mis aux arrêts la semaine dernière lors de la marche de protestation contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, Alsény Farinta Camara et ses compagnons seraient logés dans des cellules avec des criminels, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les membres du FNDC de Kindia ont repris le flambeau après l’incarcération d’Alsény Farinta Camara, coordinateur régional du mouvement, et de quatre de ses camarades. A travers un point de presse animé ce mercredi, 20 novembre 2019, quelques membres du Font ont dénoncé les conditions de détention de leurs camarades.

C’est le coordinateur par intérim du FNDC de Kindia, Kémo Mali Fofana, qui a lu la déclaration dans laquelle ils dénoncé les difficiles conditions de détention de leurs amis. « Sur la question des conditions de détention de nos camarades, il nous a été donné encore une fois de constater que M. Alsény Farinta Camara et Moussa Sanoh sont les seuls qui sont dans la grande salle. Les trois autres : Boubacar Diallo, Thierno Seydi Ly et Thierno Oumar Barry sont encore gardés dans la cellule des criminels, la cellule où on doit plutôt garder les criminels, des bandits, en un not ceux qui sont condamnés à des peines de réclusion élevées », a fait savoir Kémo Mali Fofana.

Par ailleurs, le coordinateur par intérim du FNDC a dénoncé le manque de volonté des autorités judiciaires à organiser le procès des membres du FNDC de Kindia. « Depuis cette arrestation injuste et arbitraire jusqu’à date, le FNDC Kindia constate avec amertume et regret que les autorités à tous les niveaux affichent un manque de volonté à organiser le plus rapidement possible un procès digne de nom, pour enfin libérer nos camarades qui doivent nous rejoindre pour continuer le combat » a laissé entende monsieur Fofana.

En outre, le coordinateur par intérim du FNDC redoute un risque d’empoisonnement des membres de la structure. « Pour éviter des risques d’empoisonnement, puisque cette volonté des autorités est de passer par tous les moyens pour faire du mal aux opposants de cette fameuse constitution, le coordinateur régional refuse de déguster son plat… Puisque ces plats passent dans les mains des gardes pénitentiaires, qui sont pourtant gérés depuis le sommet. Ce qui rend aujourd’hui l’état de santé du coordinateur très fragile », s’inquiète-il.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Labé : la résidence de Kassory Fofana encerclée par des jeunes mécontents

20 novembre 2019 à 13 01 52 115211

Les manifestations se poursuivent actuellement contre la présence du premier ministre, Kassory Fofana, dans la ville de Labé. Selon un des correspondants locaux de Guineematin.com, le Premier ministre est ne parvient pour le moment pas à sortir de sa résidence, située à Ndiolou, encerclé qu’il est par des jeunes en colère contre la gouvernance actuelle et sans doute aussi la volonté du régime actuel à changer la constitution pour offrir au président Alpha Condé la possibilité de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

Après sa visite rendue à Elhadj Badrou Bah, premier imam de la mosquée de Labé et inspecteur régional des Affaires religieuses, Ibrahima Kassory Fofana est depuis quelques heures assiégé à sa résidence à Ndiolou. Des jeunes manifestants ont érigé des barricades des deux côtés de la résidence.

Face aux jeunes manifestants lancent sans arrêt des pierres, les agents des forces de l’ordre, déployés sur place, usent du gaz lacrymogène pour les chasser de-là. Pour le moment, sans succès.

A suivre !

Alpha Boubacar Diallo pour Guinéeneematin.com

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