Conakry : SOS pour Mme Hawa Doumbouya, atteinte de cancer

19 août 2019 à 0 12 34 08348
Mme Hawa Doumbouya, atteinte de cancer à l’épaule droite
Madame Hawa Doumbouya, atteinte de cancer

Originaire de la sous-préfecture de Kogninakoro, préfecture de Mandiana, madame Hawa Doumbouya, 40 ans, traîne un cancer à l’épaule droite depuis près de 30 ans. Après des traitements infructueux dans les hôpitaux nationaux, la dame a été évacuée à Tunis où on lui demandera plus d’argent qu’elle n’en avait. Elle rentrera ainsi en Guinée dans l’espoir de se faire aider pour les frais sanitaires. Malheureusement, depuis deux ans, elle n’a plus aucun moyen et n’a pas reçu le soutien souhaité. Aujourd’hui, elle se tourne vers l’Etat et d’éventuelles bonnes volontés pour espérer avoir l’aide nécessaire pour reconquérir sa santé.

Trouvée à son domicile, à Bambéto, madame Hawa Doumbouya a expliqué à un reporter de Guineematin.om que sa vie a basculé après avoir été victime d’un accident de la circulation sur la voie publique à Kogninakoro, son village national. Elle n’était âgée alors que de 10 ans.

« Je traîne cette maladie depuis très longtemps. J’ai été victime d’un accident de la circulation quand j’avais 10 ans. Quelques mois après, j’ai remarqué la formation d’une petite boule au niveau de mon épaule droite. Mais, au fur et à mesure que les années passaient, la boule prenait de plus en plus forme, elle grossissait. C’est ainsi que j’ai commencé des traitements. Nous sommes allés dans plusieurs hôpitaux, notamment à Donka, Ignace Deen, Jean Paul II, etc. Les médecins ont dit qu’ils ne savent pas de quoi je souffre. Ils m’ont conseillé d’aller en Tunisie. Mon mari a alors vendu tous les biens qu’il avait pour m’envoyer à Tunis. Là-bas, les médecins ont dit que je souffrais du cancer et qu’il fallait que je subisse une intervention chirurgicale. Mais, on n’avait plus d’argent puisque mon mari avait dépensé environ cent millions de francs guinéens. Les médecins tunisiens ont dit que je devais préparer encore un montant d’environ cent autres millions de francs guinéens ; sinon, ils ne peuvent rien faire pour moi. Alors, nous sommes revenus en Guinée, puisqu’on n’avait plus d’argent », a expliqué madame Doubouya, aujourd’hui très triste.

Selon la pauvre dame, depuis son retour en Guinée, il y a près de deux ans, elle ne parvient toujours pas à avoir ce montant. Et, malheureusement, la maladie ne fait que se développer chaque jour dans son corps. « Je demande de l’aide. Je souffre. Vous voyez qu’en plus de mon bras, tout mon coup est enflé. Je n’ai pas de moyens. Je prie toutes les personnes de bonnes volontés de me venir en aide afin que je puisse retrouver ma santé. Je prie le président de la République, le professeur Alpha Condé, les membres du gouvernement à me venir en aide afin que je sois guérie de cette maladie et de pouvoir vivre avec mes enfants et mon mari », a-t-elle exhorté.

A noter que madame Hawa Doumbouya est mère de 6 enfants dont 2 garçons. Elle n’a aucun moyen. Pour tous ceux qui acceptent de l’aider, prière d’appeler directement la dame au (00224) 621 42 98 25.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankalabé (Dalaba) : inauguration d’une école et d’un centre de formation islamique à Coléah

18 août 2019 à 22 10 22 08228

Le ministre de la jeunesse et de l’emploi jeunes, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), entouré du gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lemy Diallo et celui de Labé, Elhadj Madifing Diané, ainsi que de l’inspectrice générale de l’Education, Hadja Néné Fatou Diallo, a présidé hier, samedi 17 août 2019, la cérémonie d’inauguration de deux infrastructures socio-éducatives dans le district de Coléah, relevant de la commune rurale de Kankalabé, à 80 km du chef-lieu de la préfecture de Dalaba, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Il s’agit d’une école primaire d’enseignement général de 6 salles de classe et d’un centre de formation islamique en R+1 à régime d’internat, entièrement financés par la famille de l’érudit, Thierno Hamidou Diallo, Khalif général de la contrée, pour un coût global de réalisation estimé à 2 milliards 300 millions de francs guinéens, en raison de plus de 700 millions pour l’école primaire et un milliard six cent millions (1.600.000.000 GNF), pour le centre de formation islamique, selon un des bailleurs des édifices flambants neufs, Elhadj Bachir Coléah Diallo.

L’évènement était aussi rehaussé de la présence remarquable de plusieurs saints, Khalifs généraux de l’islam, imams et autres chefs religieux et traditionnels du Fouta comme Elhadj Thierno Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses de Labé et Thierno Siradiou Diallo de Madina Niannou.

Arrivée sur les lieux, vers 13 h, la délégation du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a été chaleureusement accueillie par les sages de la localité. Mouctar Diallo et sa suite ont été introduites chez le Cheick Elhadj Hamidou Diallo pour les bénédictions.

La cérémonie a commencé par la visite du centre islamique composé de plusieurs salles de lectures du saint coran et une bibliothèque. La délégation du ministre Mouctar Diallo s’est rendue à la mosquée pour la prière et les bénédictions des sages et hauts dignitaires religieux du Foutah. Une enveloppe a été présentée comme contribution du président de la République. Cette présentation a été introduite par Elhadj Badrou Bah de Labé qui n’a pas manqué de remercier le chef de l’Etat, professeur Alpha Condé, pour ce geste symbolique. Il a rappelé les bienfaits que le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a faits à l’endroit de la jeunesse, des sages et des femmes de Guinée.

Après la mosquée, les officiels ont procédé à l’inauguration de l’école primaire de 6 salles de classe, une direction et des logements pour les enseignants. Un complexe scolaire qui porte le nom du Cheick Elhadj Hamidou Diallo.

Prenant la parole au nom du président de la République et de la délégation, le gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané a remercié la notabilité pour la qualité de l’accueil et le ministre Mouctar pour les actions qu’il mène sur le terrain en faveur du développement.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Naufrage d’une pirogue à Siguiri : 5 personnes portées disparues

18 août 2019 à 16 04 30 08308

Cinq personnes sont portées disparues dans le naufrage d’une pirogue survenue dans la soirée du samedi, 17 août 2019, dans la préfecture de Siguiri. Le drame a eu lieu non loin du débarcadère de Kinièbaköro, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Siguiri.

Selon les témoignages, 10 personnes étaient à bord de la pirogue qui s’est renversée. Il s’agit de joueurs de tam-tam qui rentraient d’une fête et leurs accompagnateurs. Ils quittaient le village de Tiguibiri pour Kinièbaköro, district relevant de la commune urbaine de Siguiri. « Le drame est survenu aux environs de 19 heures. C’est à la faveur de la fête de Tabaski que notre village (Tiguibiri) a décidé d’organiser la danse des masques (Ködèn).

Pour le faire, nous avons invité des joueurs de tam-tam venant de Kinièbaköro. Après le spectacle, ils ont embarqué à bord d’une pirogue avec des accompagnateurs pour rentrer chez eux. A quelques mètres du débarcadère de Kinièbaköro, la pirogue s’est renversée sous l’effet du vent qui soufflait. Quatre personnes ont été secourus et sauvés par des pêcheurs et les six autres ont disparu », a expliqué Noumoriba Kanté, témoin du drame.

Après plusieurs heures de recherches, menées par des pêcheurs, le corps de l’un des disparus (une fille) a été retrouvé ce dimanche. Les 5 autres sont toujours introuvables.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Axe Boké-Gaoual : plusieurs véhicules bloqués au niveau de pont de Kogon

18 août 2019 à 15 03 49 08498
Image d’archive

La circulation est coupée depuis hier, samedi 17 août 2019, sur la nationale Boké-Gaoual. C’est un camion remorque qui est tombé en panne au niveau du pont de Kogon, a appris Guineematin.com de témoins se trouvant sur place.

« Il y a plusieurs véhicules qui sont bloqués au niveau du pont de Kogon, du côté de la préfecture de Boké. Un camion remorque en partance pour Boké a reculé et a barré complètement la route. Des véhicules de marchandises sont garés de part et d’autre de la route. De nombreux passagers dont des femmes et des enfants sont en souffrance ici puisqu’il n’y a ni eau ni à manger », a expliqué Moustapha Diallo, un passager en provenance de Conakry qui est bloqué sur les lieux.

Aux dernières nouvelles, certaines voitures ont réussi à se frayer un chemin. Mais, les camions, bus et autres véhicules de poids lourd restent encore bloqués sur place.

Cette route nationale Boké-Gaoual, longue de 190 km, malgré sa meilleure plateforme et sa rentabilité économique pour le pays, est dans un très mauvais état.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tel: 628089845

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Protection civile : un seul service de secours avec un seul camion d’incendie pour toute la commune de Ratoma

18 août 2019 à 8 08 37 08378

Les sapeurs-pompiers jouent un rôle prépondérant dans un pays. Puisque ce sont eux qui sont chargés de secourir les citoyens quand ils sont victimes d’incendie. Mais en Guinée, les services publics de protection civile n’ont pas bonne presse aux yeux de l’opinion. Car dans la plupart des cas, ils ne parviennent pas à répondre aux attentes des populations qui sollicitent leur aide. Qu’est-ce qui explique ce manque d’efficacité ?

Un reporter de Guineematin.com a posé la question au commandant Mohamed Camara, responsable du service d’incendie et de secours de la commune de Ratoma. Ils ont abordé le fonctionnement de ce service et les difficultés auxquelles il est confronté.

Décryptage !

Guineematin.com : votre service est d’une importance capitale puisque vous êtes censés secourir les personnes qui sont victimes d’incendies. Mais, sur le terrain, les citoyens sont loin d’être satisfaits de votre travail. On vous accuse notamment d’intervenir le plus souvent en retard. Pourquoi cette lenteur ?

Commandant Mohamed Camara : vous savez, actuellement, on a assez de difficultés surtout sur le plan matériel. Parce que si vous prenez la commune de Ratoma, elle est la deuxième plus grande comme de Conakry. Donc, avec toute cette population, on a qu’un seul camion d’incendie opérationnel. On a aussi une ambulance et une camionnette à double usage, c’est-à-dire qu’on peut s’en servir pour transporter des corps tout comme des matériels.

Si l’ambulance n’est pas opérationnelle, on utilise la camionnette pour transporter les corps. Mais, si ça coïncide qu’il pleut, on ne peut pas transporter les corps dedans puisqu’on ne peut pas mettre le corps à ciel ouvert sous la pluie. Donc ce sont les trois véhicules que nous avons dans la commune Ratoma pour le moment.

On est en manque de beaucoup de matériels de travail. Les immeubles ne font que pousser et nous n’avons de camion à échelle. Par exemple, s’il y a le feu au cinquième étage d’un immeuble et que le camion que nous avons ici ne peut pas éteindre le feu, il nous faut des camions à échelle pour nous faciliter d’accéder aux étages supérieurs.

On a aussi besoin de plus de citernes à eau, parce que même si on vient trouver que la maison touchée par l’incendie a été brûlée, ce sont les camions à eau qui nous permettent de limiter les dégâts. Et puis, nous sommes vraiment en manque de bouches d’eau. Ceux qui disent que les sapeurs-pompiers viennent en retard, ils ont parfois raison, mais ils ne savent pas les difficultés que nous avons ici. Souvent, on n’a même pas d’eau dans la citerne.

Dans toute la commune de Ratoma, il n’y a qu’un seul service d’incendie et de secours avec un seul camion  d’incendie et une ambulance. L’équipement, il n’y en a pas c’est ça la réalité. Sinon, la formation des gens ne fait pas défaut ici, mais ce sont les matériels qui manquent. Mais, avec le peu de matériels que nous avons, on se débrouille à secourir les gens en attendant d’avoir plus de moyens. On a des promesses de la part de notre direction, de l’Etat, de la coopération française qui nous appuie beaucoup. On espère que ces promesses vont se concrétiser pour qu’on puisse être plus efficaces.

Guineeamatin.com : vous dites que vous avez un seul camion-citerne. Combien de litres d’eau peut contenir ce camion ?

Commandant Mohamed Camara : le seul camion-citerne que nous avons ici à Ratoma, ne prend seulement que 3000 litres. Et, il n’y a pas de poteaux d’incendie ni de bouches d’incendie là où on peut tirer de l’eau de façon urgente. Si vous remplissez le camion ici et vous bougez pour aller intervenir à Kagbelen, vous perdez combien de litres d’eau avant d’arriver à destination ?

Et quand nous utilisons les deux lances, on peut utiliser plus de 700 litres par minute. Quand on calcule ça, on aura combien de litres durant 30 minutes ? Ça ne va pas suffire et les gens ne comprennent pas tout cela. Ils vont dire que les pompistes sont venus, mais ils n’ont pas d’eau. Pourtant, nous, on ne gare jamais la citerne sans la remplir.

Mais, où il faut prendre de l’eau ? Soit il faut aller jusqu’à la rivière de Kakimbo, soit à l’aéroport. Ce sont les deux endroits où on fait le remplissage du camion-citerne. Parfois, vous arrivez à Wanindara, vous trouvez que l’eau est finie, il faut encore reprendre la voiture pour revenir à Kakimbo. Durant tout ce temps, les gens vont dire qu’on ne veut pas travailler. Souvent, on est obligés de faire appel aux autres centres comme Matoto et Kaloum pour venir nous aider.

Parce qu’on sait la quantité d’eau que nous avons ne peut pas servir la commune de Ratoma. Dans les autres pays, on n’a même pas besoin de déplacer le camion-citerne puisque qu’il y a des bouches d’eau un peu partout. Il suffit seulement d’envoyer le camion à échelle et les motopompes  pour brancher à la bouche d’incendie et travailler.

Guineematin.cm : combien de personnes travaillent dans ce service ?

Commandant Mohamed Camara : l’effectif total ici, c’est 116 éléments, dont 90 hommes et 26 femmes. Comparativement à la superficie de Ratoma 62km2 avec une population de 776 770 habitants, 34 quartiers, 211 secteurs et 504 carrés. Donc protéger toutes cette population avec un seul camion d’incendie, ce n’est pas facile.

Nous demandons vraiment de l’aide, pas à l’Etat seulement, mais à toutes personnes qui souhaiteraient nous aider : les organisations humanitaires notamment. Nous sommes au service de la population mais la population doit savoir aussi nos difficultés. Ils doivent cesser de lancer les cailloux sur les agents, ils  n’ont qu’à se mettre à l’idée que nous sommes là pour les protéger.

Nous ne sommes pas contre eux, et surtout notre service est gratuit. Quelqu’un qui vient te secourir dans les situations difficiles et tu t’attaques à lui, ce n’est pas les pompiers qui mettent le feu, nous nous venons pour intervenir. Ils nous confondent souvent aux policiers, mais tout cela est lié au manque de sensibilisation et d’information. Parce que si la population est bien informée de nos difficultés concernant les équipements et aussi l’Etat de la route et les embouteillages, ils vont comprendre. Mais c’est à nous de leur expliquer tout ça.

Guineematin.com : quel est le pourcentage de vos interventions sur le terrain pour cette année par exemple ?

Commandant Mohamed Camara : les statistiques d’intervention en secourisme, en extinction et en transport de corps, pour les mois de janvier, février et mars, c’est 54% d’intervention. Pour le deuxième trimestre, les mois d’avril, mai et juin, c’est 41% d’intervention. Ça explique largement, malgré nos faibles moyens, que nous sommes en mouvement.

Guineematin.com : il y a parfois des agents qui se blessent sur le terrain pendant les interventions. Comment se fait leur prise en charge ?

Commandant Mohamed Camara : depuis qu’on a commencé à travailler ici, beaucoup de nos agents ont été blessés. Pour cette année, nous avons enregistrés 3 cas de blessures. Pour l’année passée, on ne peut pas déchiffrer le nombre exact parce que les gens confondent les sapeurs-pompiers et la politique. Ils s’attaquent à nous avec des cailloux, ils ne savent pas faire la différence entre la tenue d’un policier et la tenue des sapeurs-pompiers. Dès qu’ils vous voient, ils ne cherchent pas à savoir d’où venons-nous et ils s’attaquent directement à nous.

Quand même, quand il y a des blessés, on remonte la liste au niveau du département, c’est la direction qui s’occupe des blessés.  Tout ce que nous traversons ici, le ministère est au courant de tout. Parce que nous remontons toutes les informations et souffrances que nous traversons ici. Avant de faire quoi que ce soit, nous informons la hiérarchie. Donc, ils savent ce qui se passe ici. Et ils font ce qu’ils peuvent faire pour nous.

Guineematin.com : avez-vous un message à passer à l’endroit des citoyens ?

Commandant Mohamed Camara : ce que je peux dire à la population, c’est de ne pas s’en prendre aux sapeurs-pompiers, car cela n’est pas la solution. S’ils sont venus en retard, c’est qu’ils ont des raisons. En plus des problèmes de matériels et du manque d’eau qu’on a, il y a des cas d’embouteillages. Dans la circulation, on dit de faire deux lignes, mais on peut tomber parfois sur 4 lignes sur la route.

A pareilles circonstances, comment les sapeurs-pompiers peuvent passer même s’il y a un cas d’urgence ? Donc, notre retard est dû parfois à l’embouteillage et à la distance. Nous, nous leur demandons de nous comprendre surtout la situation du terrain nous pose problème.

Interview réalisée par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : 622 07 93 59    

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Les déplacés de Souapiti inquiets : « nous sommes prêts à venir rester à Kondon Boofou, mais… »

18 août 2019 à 6 06 13 08138
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Comme annoncé précédemment, pendant deux jours, le préfet de Télimélé a rencontré les populations du district de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kollet, impactées par le projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti. Amadou Sadio Diallo est venu sensibiliser les citoyens pour les persuader à rejoindre la localité de Kondon Boofou, à Sinta. Devant les engagements pris par les uns et les autres, les populations acceptent de partir mais posent des exigences, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

L’inquiétude est de mise chez les citoyens concernés par ce déplacement. Lors de leur rencontre avec le préfet de Télimélé, ils n’ont pas manqué de les énumérer tout en espérant qu’une solution sera trouvée.

C’est le cas de Mamadou Bhoye Barry, cultivateur de profession, dans le district de Kounkouré. « Notre choix a porté sur le village de Kondon Boofou. Les travaux de réalisation des maisons et infrastructures ont été réalisés. Certains parmi nous ont leurs clés disponibles. Mais, certains parmi nous n’ont pas vu leurs maisons et les clés. Cela nous inquiète à plus d’un titre. Les maisons qui sont construites ont le courant électrique installé, mais qui n’est pas opérationnel d’abord. A l’heure où nous sommes, sur proposition de Mr le préfet de Télimélé et du DG du projet, ils nous ont dit de déménager. Mais, c’est difficile pour nous parce qu’il n’y pas de nourriture dans ces maisons. Ensuite, le fait que certains parmi nous n’ont pas reçu leurs maisons nous met mal à l’aise. Même les maisons que certains ont reçues ne sont pas au complet. En plus de l’entretien qu’on a eu à faire, Mr le préfet et les responsables, nous nous engageons à déménager. Mais, il faut que les engagements de part et d’autres soient respectés. Nous n’avons aucun arbre fruitier pour cueillir la nourriture. Nous lançons un appel au DG du projet et au gouvernement de nous aider. Les travaux de construction de notre collège et le grand marché ont démarré. On attend la fin ».

Même son de cloche chez Hawa Bhoye Diallo, citoyenne de Kounkouré centre, qui dénonce le non respect des engagements par le Projet Souapiti. « Nous sommes présentement à Kondon Boofou pour voir nos maisons, après avoir reçu mes clés en ce qui concerne notre déménagement. Cela est de commun accord entre les autorités et la population. Les maisons qu’on a reçues sont de bonne qualité. Chez moi par exemple, j’ai reçu une maison d’une chambre et un salon. Et pourtant, je devais recevoir trois chambres, car il y a mes 3 jeunes garçons, la mère de mon mari, plus mon mari et moi même. Comment allons-nous tous rester dans une chambre et un salon ? Nous sommes près de 3000 personnes concernées par ce déménagement et 70 familles n’ont pas vu leurs maisons avec les clés », a révélé la bonne femme.

En outre, Hawa Bhoye Diallo dit qu’ils sont prêts à rejoindre leurs nouveaux habitats à condition que le projet Souapiti respecte ses engagements à leur égard. « Nous sommes très contents du président de la République, le professeur Alpha Condé, qui a réalisé ce grand projet à son temps, qui a un intérêt pour le pays. Nous sommes prêts à venir rester à Kondon Boofou, dans la commune rurale de Sinta. Mais, nous voulons que les engagements soient respectés de part et d’autre. Si tu vois la colère des citoyens, c’est que les autorités n’ont pas raison. Nous avons accepté de déguerpir parce que c’est dans l’intérêt de tous les guinéens, sinon on préfère rester chez nous », a-t-elle laissé entendre.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628416796 /664354238

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Kankalabé (Dalaba) : inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè

18 août 2019 à 4 04 48 08488

La commune rurale de Kankalabé a abrité le jeudi dernier, 15 août 2019, la cérémonie d’inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè, du nom de l’une des 9 provinces du Fouta Théocratique, dans l’actuelle préfecture de Dalaba, relevant de la Région Administrative de Mamou, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

L’évènement qui était rehaussé de la présence d’une importante délégation de l’inspection régionale des Affaires Religieuses de Mamou, accompagnée de son secrétariat préfectoral de Dalaba, a mobilisé plusieurs ressortissant du Kolladhè venu des Etats-Unis d’Amérique, Angola, Sierra Léone, Conakry, Kindia, Mamou, Dalaba et Labé.

L’édifice flambant neuf a été réalisé en 3 ans par les fils ressortissants de la localité qui ont mobilisé au total près d’un milliard 500 millions de francs guinéens, sur initiative du doyen Elhadj Abdoulaye Yero Djarel, un opérateur économique installé à Conakry.

président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé
Mamadou Ciré Baldé, président de la commission d’organisation de la cérémonie

« Nous avons dans notre sous-préfecture 8 districts. Chaque district a son centre de formation islamique. Mais, ce centre qui est derrière-moi, on l’a appelé ‘’Centre Islamique de Kolladhè’’, c’est pour toute la sous-préfecture de Kankalabé. On a eu à faire des reboisements dans les 8 districts de la sous-préfecture de Kankalabé. 1000 plants forestiers par district et 80 plants fruitiers (orange et mangue) dans les différents districts. On a eu à acheter des poubelles publiques pour l’assainissement, des kits sanitaires pour les postes de santé et le centre de santé et on a envoyé des livres coraniques et des Diouzou pour les centres islamiques », a expliqué le président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé.

Fama Sanoh, Sous-préfet de Kankalabé

Représentant le préfet de Dalaba à cette cérémonie, le sous-préfet de la localité a demandé avec insistance que les cours programmés dans ce centre de formation islamique respectent les normes d’un islam modéré, c’est-à-dire qui ne cultive ni haine, ni violence. « Le bâtiment que nous venons d’inaugurer est un bâtiment pour l’expansion de l’islam. Je voudrais donc profiter et dire à ceux qui vont enseigner l’islam aux enfants ici de donner l’enseignement coranique sous les principes édictés par le Coran original » a indiqué le sous-préfet de Kankalabé, Fama Sanoh.

Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis
Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis

Parmi ceux qui n’ont pas voulu se faire conter cet évènement historique, Thierno Aliou Diallo est le président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. « Lorsque nous avons reçu le programme de cet évènement, nous avons réuni les ressortissants de Kankalabé et Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. Nous avons cotisé pour trouver un peu. C’est ce que nous avons envoyé. Nous avons aussi pris en charge les frais de couverture médiatique de l’activité », a-t-il déclaré.

L’inauguration de ce centre de formation islamique du Kolladhè a coïncidé avec la 5ème édition des sacrifices tournants organisée, cette année, à Kankalabé, par l’Association pour le Développement de Dalaba et la journée s’est terminée en apothéose par un match amical entre l’équipe sous-préfectorale de Kankalabé et son homologue de Mombéya.

De retour de Kankalabé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 269 551

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Alternance en 2020 : « nous devons tourner la page du RPG… »

17 août 2019 à 21 09 28 08288

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) ne rate pas l’occasion pour tirer à boulets rouges sur le pouvoir en place. La récente tentative « d’intimidation » de Dr Ousmane Kaba à Kankan par le pouvoir ne passe pas toujours pas. Le parti invite à un sursaut national pour tourner la page du RPG, le parti au pouvoir en Guinée, après 2020. L’annonce en a été faite ce samedi 17 août 2019 à l’occasion de l’assemblée générale du parti à son siège à Nongo, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre a été présidée par Mohamed Diakité, membre de la coordination du parti. Dans son discours, monsieur Diakité a félicité les jeunes de la Haute Guinée pour l’accueil réservé à Dr Ousmane Kaba. « On a voulu empêcher Dr Ousmane Kaba d’entrer dans sa ville natale, à Kankan. Mais malgré ça, c’est à travers son discours qu’il a prouvé sa sagesse aux guinéens. Il a dit que celui qui va m’interdire d’entrer à Kankan n’est pas né d’abord. Mais, il faut retentir que les intimidations, ça ne marchera pas car nous allons sensibiliser les gens pour que le pays démarre une autre histoire en 2020. C’est l’occasion pour nous de remercier la jeunesse de Siguiri, de Kankan et Mandiana pour la mobilisation et la démonstration de force. La démonstration des jeunes de la Haute Guinée montre que la victoire et le chemin pour 2020 sont entrain de se poser pour le PADES. Et je vous informe que même les jeunes de Mandiana ont effectué le déplacement pour être à Siguiri et suivre le convoi du président de Siguiri jusqu’à Kankan ».

Par ailleurs, Mohamed Diakité est revenu sur le mauvais état des routes de notre pays qui doit dissuader les guinéens à accepter le 3ème mandat. « L’heure est grave et les guinéens traversent un moment difficile à travers le gouvernement actuel. Aujourd’hui, le pays va mal, l’état des routes en est un exemple : de Conakry à Yomou, les routes sont impraticables… Avec cette situation, on nous parle de 3ème mandat. Où est la morale ? Nous devons tourner la page du RPG. Je vais rappeler aux guinéens que le changement de la Constitution est un danger pour la Guinée. Nous devons tourner la page du RPG pour redonner l’espoir à la jeunesse guinéenne et aux femmes guinéennes. Et pour cela, nous devons travailler avec la jeunesse du PADES et son président pour y parvenir », conseille-t-il.

L’insalubrité a également été abordée par le président de séance. Selon Mohamed Diakité, « l’insalubrité de la ville de Conakry a atteint un niveau inexplicable. Malgré tout ce qui est fait, malgré tout ce qui est dit, le constat reste le même. Tout ça, à cause de la mauvaise gouvernance actuelle. De Kaloum à Kàka, on ne peut pas respirer, c’est une honte pour la Guinée. Le 09 juin 2019, il y a eu naissance d’un mouvement pour l’assainissement de la ville de Conakry et l’Etat a débloqué 9 milliards 600 millions de FG juste pour l’assainissement de la ville. Mais, le travail n’a pas été fait. Les détenteurs de ce projet doivent s’expliquer devant la loi, car aujourd’hui tout le monde se plaint, les femmes dans les marchés et nous continuons à payer les taxes tous les jours et chaque fin du mois. Pour nous, les taxes sont destinées à nettoyer les marchés, à ramasser les ordures pour les dégager et envoyer ailleurs. Mais, c’est le contraire qui est sur le terrain. C’est vraiment révoltant…»

Aissatou Sow pour Guineematin.com

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Entrepreneuriat jeunes : plusieurs jeunes formés par l’ONG Jeunes solidaires

17 août 2019 à 20 08 13 08138

Jeunes solidaires, une organisation mixte-regroupant des associations de jeunesse et des jeunes entrepreneurs, en partenariat avec l’ONG belge TRIAS a bouclé ce samedi, 17 août 2019, à Conakry, une formation de trois jours en faveur de 19 de ses membres venus de Conakry et des villes de l’intérieur. Cet atelier s’inscrit dans le cadre du renforcement technique de ces jeunes, afin de leur doter les outils nécessaires pour la réalisation de leurs projets d’entreprises, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Cet atelier a porté sur trois axes : Entrepreneuriat ; Leadership ; Environnement et Citoyenneté. Il a mobilisé principalement les jeunes membres de l’organisation de l’intérieur du pays (Dabola, Mamou, Kindia, Télimélé, Coyah, Boffa et Forécariah) et des antennes de Matoto, Matam (Conakry) ainsi que quelques jeunes entrepreneurs, pour un total de 19 participants, dont 8 filles.

Aminata Doukouré, responsable de la mobilisation de l’ONG Jeunes solidaires
Aminata Doukouré, responsable de la mobilisation de l’ONG Jeunes solidaires

A l’occasion de la cérémonie de clôture, Aminata Doukouré, responsable de la mobilisation de l’ONG Jeunes solidaires, au nom président de la structure Alpha Touré, a remercié les participants pour l’attention particulière et l’intérêt qu’ils ont fait montre lors de ces trois jours de formation. Selon elle, la formation figure parmi les priorités de son ONG. « Parmi les actions des Jeunes solidaires, il y a la formation qui fait partie. De nos jours, nous avons remarqué que sur le marché de l’emploi, beaucoup de jeunes, quand il s’agit d’un entretien d’embauche, ont des problèmes. Souvent, sur 100 jeunes, on trouve qu’il n’y a que 10 qui ont le niveau requis.

Donc, au niveau de notre association, on s’est dit qu’il est très important de former les jeunes pour qu’ils soient capables de se défendre sur le marché de l’emploi, pour que les jeunes soient capables de donner le meilleur d’eux-mêmes. Nous organisons des formations à chaque fois que nous en avons l’occasion. Donc, cette formation n’est pas une première, chaque fois, nous organisons ce type de formations. Mais il faut le dire, nous sommes très satisfaits de la qualité de cette formation et des participants aussi », a-t-elle fait savoir.

Adama Chérif Camara, enseignant-chercheur et directeur général du cabinet d’études et de formation pour le développement
Adama Chérif Camara, DG du cabinet d’études et de formation pour le développement

Abondant dans le même sens, Adama Chérif Camara, enseignant-chercheur et directeur général du cabinet d’études et de formation pour le développement, s’est dit satisfait de la contribution des participants à cette formation. Selon lui, les modules dispensés tournaient autour de quatre aspects. « Les modules portaient sur le diagnostic local ; l’étude du marché ; le montage des projets économiques ; et les opportunités économiques. Mais, il faut dire que je suis très satisfait. Parce qu’après la formation, il a fallu également que nous demandions non seulement aux organisateurs, mais aussi aux participants ce qu’ils pensaient de la qualité de la formation. Et après la formation, tous ont dit qu’elle était bonne.

Avec cette mondialisation et au regard de nos responsabilités et du contexte guinéen, nous nous sommes posés un certain nombre de questions liées à la vie associative. C’est comment permettre aux organisations de jeunesse guinéennes de s’aider elles-mêmes afin qu’elles puissent prendre elles-mêmes leur développement, et comment être aussi efficacement un mobilisateur de ressources exogènes et endogènes pour le développement de l’organisation. Le conseil que j’ai souvent à donner aux jeunes, c’est de se lancer dans l’entrepreneuriat. Parce que l’Etat guinéen ne peut pas tout faire. Donc à côté de l’administration, les jeunes peuvent faire des initiatives pour se prendre en charge et s’auto-employer », a-t-il conseillé.

Tenin Keïta, porte-parole des participants
Tenin Keïta, porte-parole des participants

S’exprimant au nom de ses collègues participants, Tenin Keïta, a remercié les organisateurs de cette formation. Elle a promis de démultiplier les connaissances apprises à ses autres collègues qui n’ont pas eu la chance d’y prendre part. « Mon premier sentiment, c’est un sentiment de satisfaction par rapport à la qualité de la formation et surtout la pertinence des thèmes traités. Il s’agit notamment du diagnostic local qui est un aspect très important dans la gestion de montage d’un projet. Parce que pour monter ton projet, il faut connaître ton public cible, mais il faut connaître également ce que veut ce public avant de monter le projet.

Nous avons aussi eu à suivre l’étude du marché qui est très important pour un entrepreneur. Parce que pour monter une entreprise, il faut connaitre le marché, il faut connaitre les besoins de la population avant de te lancer dans une activité. Après cette formation, je compte m’investir à enseigner, à faire comprendre d’autres jeunes surtout ceux qui veulent entreprendre la nécessité de se former, de suivre ce genre de formation », a-t-elle laissé entendre.

A noter que l’ONG Jeunes solidaires a lancé récemment un appel à candidatures pour la remise de la première édition du prix « Jeune entrepreneur (e) solidaire », prévu au mois de novembre prochain. Selon les responsables de l’organisation, ce prix a pour objectif de stimuler et de récompenser les efforts de nos jeunes entrepreneurs (es) et potentiels entrepreneurs (es) de Conakry et de l’intérieur du pays ayant bénéficié de leur programme de formation en création et gestion d’entreprises démarré en 2017.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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3ème mandat : Cellou appelle à résister à la corruption, à l’intimidation, à la répression…

17 août 2019 à 20 08 02 08028
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne

« Pourquoi ne veut-on pas organiser à bonne date les élections ? Pourquoi on ne veut pas installer les conseils de quartiers et des régions ? Nous avons beaucoup de défis à relever. Il faut que vous restiez mobilisés parce que monsieur Alpha Condé pense que, comme il a mis les PA, c’est terminé. Il faut que vous restiez mobilisés jusqu’à la victoire », a lancé le chef de l’opposition guinéenne.

Le retard excessif dans l’installation des conseils de quartiers et de régions passe toujours mal à l’Union des Forces Démocratiques Guinée (UFDG). Le parti a dénoncé ce manque de responsabilité du gouvernement guinéen à l’occasion de son assemblée générale tenue ce samedi 17 août 2019. L’occasion a été mise à profit par Cellou Dalein Diallo pour demander aux militants de son parti à tous les citoyens de resserrer les rangs dans le combat pour le respect des lois de la République, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La séance de ce samedi a été présidée par Cellou Dalein Diallo en présence de nombreux militants. Selon le président de l’UFDG, « monsieur Alpha Condé est entrain d’utiliser les trois instruments pour faire passer son projet : l’intimidation, la répression et la corruption. Des sommes d’argent sont déversées dans le pays pour acheter les leaders d’opinion, pour acheter les élus afin qu’ils soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Il y a la répression et l’intimidation aujourd’hui. Vous entendez qu’il y a un journaliste de lynx FM qui est convoqué à la DPJ parce qu’il aurait fait passer dans son émission Doussou Condé. Plusieurs journalistes ont des convocations qui attendent. L’intimidation et la répression constituent les instruments privilégiés pour Alpha Condé pour un projet de 3ème mandat ».

Face à cette situation, le chef de file de l’opposition appelle à la résistance pour empêcher Alpha Condé de s’octroyer un 3ème mandat. « Résistons à la corruption, résistons à l’intimidation, résistons à la répression. Je ne parle pas de l’UFDG, je parle des citoyens guinéens parce que nous voulons qu’il y ait une démocratie apaisée dans notre pays, qu’il y ait l’Etat de droit, que les textes des lois soient respectés. Mais vous avez vu la fois dernière les recours administratifs introduits pour l’installation des conseils de quartiers et des conseils de régions. Nous avons écrit au ministère de l’administration, nous avons écrit aux communes. Maintenant, nous avons saisi la Cour Suprême parce que la Loi est claire. Elle stipule bien que: 15 jours après les installations des exécutifs communaux, on doit installer les conseils de quartiers; 60 jours après l’installation des exécutifs communaux, on doit installer les conseils des régions. Mais monsieur Alpha Condé ne veut pas accepter d’abord, comme d’habitude. Sinon, on n’en serait pas là aujourd’hui. Mais, soyez prêts à vous battre aussi pour exiger qu’on respecte la Loi. Toutes les batailles que nous avons menées, c’est pour exiger qu’on respecte la Loi. Bon Dieu ! L’installation des conseils de quartiers, c’est une loi organique qui la définit. Pourquoi ne veut-on pas organiser à bonne date les élections ? Pourquoi on ne veut pas installer les conseils de quartiers et des régions ? Nous avons beaucoup de défis à relever. Il faut que vous restiez mobilisés parce que monsieur Alpha Condé pense que, comme il a mis les PA, c’est terminé. Il faut que vous restiez mobilisés jusqu’à la victoire », a lancé Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Sanction contre Amadou Diaby : ses avocats réclament des preuves

17 août 2019 à 19 07 45 08458

Le camp Amadou Diaby a réagi suite à la sanction infligée au vice-président suspendu de la Féguifoot par la commission d’éthique de la Fédération guinéenne de football. Ses avocats dénoncent vigoureusement cette décision et demandent à la commission de fournir les preuves qui ont motivé cette sanction. Ils se sont fait entendre à travers une conférence de presse animée ce samedi, 17 août 2019, à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Interdiction d’exercer toute activité liée au football en Guinée pendant 7 ans dont 5 fermes et payement d’une amende de 25 000 euros, c’est la sanction infligée à Amadou Diaby, reconnu coupable de corruption au sein de l’équipe nationale de football. « Cette décision cabale, usant du même modus operandi que la décision de suspension (…), prise contre M. Amadou Diaby par la même commission d’Ethique, sur la foi de dénonciations calomnieuses de M. Paul Put (…), n’a guère surpris M. Amadou Diaby qui est serein et reste confiant que cette décision injuste et sans fondement sera sanctionnée par toute structure sérieuse et professionnelle de l’éthique », ont réagi les avocats d’Amadou Diaby.

Me Maliki Ibrahim, avocat inscrit au Barreau du Mali
Me Maliki Ibrahim, avocat au Barreau du Mali, venu à Conakry défendre Amadou Diaby

« Nous sommes venus dire à la presse notre indignation. Parce que dans le dossier qui nous occupe, la commission d’éthique à qui incombe le fardeau de la preuve n’a pas pu apporter la preuve, n’a pas pu apporter un seul élément, même pas un indice pouvant asseoir la culpabilité d’Amadou Diaby. S’agissant de faits de corruption, le seul passage substantiel pour éclairer la lanterne de tout le monde, c’est une confrontation entre Amadou Diaby et Paul Put », ajoute Me Maliki Ibrahim, avocat inscrit au Barreau du Mali.

Les conseils d’Amadou Diaby accusent le président de la commission d’Ethique de la Féguifoot, Amadou Tham Camara, d’avoir empêché cette confrontation. « Ce qui est bizarre, c’est que c’est le président de la commission qui refuse cette confrontation. C’est lui a appelé Paul Put pour lui dire de ne pas venir être confronté à Amadou. Aujourd’hui, nous apprenons que ça s’est fait le 07 août. Ils nous appellent le 13 août pour dire vous allez être confrontés le 14 août. Ce même jour, on nous dit que l’instruction est clôturée, allez-y en prendre connaissance.

Et nous apprenons hier par un huissier commis par Paul Put que déjà le lendemain ou le président de la commission l’a dissuadé d’être confronté à Amadou Diaby. Il a quitté, il a disparu. Alors, qui a intérêt au crime ? Nous nous posons cette question. En tout état de cause, ce qui transparait, c’est qu’il y a un conflit d’intérêt manifeste entre les faits en cause et le président de la commission d’Ethique de le Féguifoot », estime Me Maliki Ibrahim.

Pour lui, « Amadou Diaby, il est d’une innocence pure et sans tache. Amadou Diaby n’est pas le genre, étant un passionné de la réussite et du rayonnement du football guinéen, à recevoir les broutilles de la part Paul Put dont on connait la moralité (…) La question simple c’est de dire que la commission nous montre quels sont les éléments de preuve ».

Les avocats d’Amadou Diaby annoncent que si cette décision est maintenue, ils vont saisir les instances supérieures.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (+224) 622 07 93 59

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Décès de Jacques Diouf, ancien DG de la FAO : communiqué de la présidence

17 août 2019 à 19 07 35 08358

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a la profonde douleur de vous annoncer le décès de Monsieur Jacques Diouf, Conseiller Spécial chargé de l’Agriculture et du Développement Rural, survenu ce jour samedi 17 août 2019 à Paris.

Avant d’entamer sa féconde collaboration avec le Président de la République, Monsieur Jacques Diouf a été diplomate, homme politique sénégalais ayant exercé les fonctions de Secrétaire d’Etat puis Ambassadeur de la République du Sénégal, avant d’être Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

Le Conseiller Spécial chargé de l’Agriculture et du Développement Rural, Monsieur Jacques Diouf, a apporté une contribution fondamentale dans la définition et la mise en œuvre de la Politique de développement Agricole accélérée de la Guinée.

Aux côtés du Président de la République, il a participé à toutes les négociations pour la formulation des programmes d’autosuffisance alimentaire, du développement de l’agriculture commerciale et de l’introduction de nouvelles technologies dans le monde rural guinéen.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, présente ses condoléances à la famille de l’illustre disparu, au peuple africain, au peuple et au Gouvernement sénégalais, aux collaborateurs de Monsieur Jacques Diouf à la FAO et dans d’autres organisations internationales.

Que l’âme du défunt repose en paix.

Sékhoutouréya, 17 août 2019

Le Bureau de Presse de la Présidence

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Saïkou Yaya Barry accuse : « Damaro a près de 40 camions à Boké… »

17 août 2019 à 19 07 22 08228
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR et président de l’AG de ce samedi

La pauvreté qui mine de nombreuses familles guinéennes est vivement dénoncée par les opposants au régime du président Alpha Condé. Selon l’Union des Forces Républicaines (UFR), cette pauvreté est aggravée par la dilapidation des biens publics par une minorité de guinéens au détriment de la majorité du peuple. C’est Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif du parti, qui l’a annoncé à l’occasion de l’assemblée générale de ce samedi 17 août 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Comme à son habitude, Saïkou Yaya Barry de l’UFR n’a pas ménagé la gestion de notre sous l’ère Alpha Condé. Selon le secrétaire exécutif du parti républicain, « la pauvreté sévit, les gens sont en train de mourir de faim. Quand vous voyez quelqu’un est tombé de tension, de diabète, c’est parce qu’il est mal nourri, c’est parce qu’il mange ce qu’il peut gagner. Tu manges ce que tu vois, tu ne peux pas choisir ton alimentation. Alors que l’alimentation est fondamentale pour la vie d’un homme. Mais tu ne peux pas dans la pauvreté actuelle que nous vivons ».

Selon lui, il n’y a pas un gouvernement aussi médiocre que celui que nous avons en ce moment. « Nous allons de mal en pis. Il y a des sous-préfectures encore proches des sociétés minières qui n’ont pas encore un minimum de forage pour qu’ils boivent de l’eau potable. Encore une fois, nous avons une population très jeune. Normalement partout dans le monde, c’est une richesse quand vous avez une population jeune, une richesse incommensurable, une richesse forte qui doit travailler, faire des activités. Mais, il faut un Etat, une organisation pour permettre à ces gens-là d’être canalisés, de travailler pour le bien de l’ensemble du pays. Mais il n’y a pas un gouvernement aussi médiocre que le gouvernement que nous avons actuellement dans ce pays. Je ne sais pas qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu. On disait que le gouvernement de monsieur Saidou Fofana et Mamady Youla étaient médiocres. Mais le gouvernement actuel est plus médiocre que les gouvernements qui se sont succédés », soutient-il.

Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

D’ailleurs, Saïkou Yaya Barry a laissé entendre que les richesses du pays sont actuellement partagées entre 50 personnes. « Nous allons gagner le combat contre ces personnes qui veulent s’accaparer des biens de tout le pays. Le pays est riche, mais ces richesses sont partagées entre 50 personnes au détriment de 12 millions de guinéens. Ils ne sont pas nombreux. C’est ces 50 personnes qui veulent détruire la vie de 12 millions de guinéens. Mais est-que nous allons accepter ça ? »

En outre, ce proche de Sidya Touré invite les guinéens à ne pas se laisser faire. « Il faut que les guinéens se réveillent, car ces gens-là ne peuvent rien. Ce qu’il n’a pas pu faire pendant 9 ans, ce n’est pas en 6 mois qu’il va le faire. Alpha Condé a eu beaucoup de chance. Venir gérer un pays et un peuple très docile, très musulman, qui accepte tout. C’est ça la Guinée. Mais, je crois que les guinéens commencent à comprendre, car pendant 9 ans rien n’a changé… »

Pour Finir, Saikou yaya Barry accuse le chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale d’être un businessman. « Tu vois le président d’un groupe parlementaire comme les Damaro, c’est les affaires qui l’intéressent. C’est ce qui me fait d’ailleurs pitié avec les gens du RPG que j’ai connus, avec lesquels je me suis battu dans ce pays. Ils se sont battus, ils ont eu des résultats, mais c’est des personnes comme ça qui sont venues à la dernière minute pour profiter de leur pouvoir. Damaro a près de 40 camions à Boké, gérés par son fils. Ça lui rapporte près de 5 millions de dollars. En attendant, les militants du RPG qui se sont battus pendant 20 ans pour qu’Alpha Condé arrive au pouvoir n’ont absolument rien. Et lui, il se permet de parler et de se taper la poitrine, parce qu’il a eu l’argent. Mais l’argent de qui ? Qui s’est battu pour ça ? Ils sont en train de mourir de faim en Haute Guinée ou dans les quatre coins de la Guinée. Le RPG que je respecte, les gens que je respecte ne se sont pas battus pour que des gens comme les Amadou Damaro Camara et consorts tirent profit de leur combat. Et c’est ce qui se passe aujourd’hui », soutient-il.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Dr Ousmane Kaba à Kankan : « j’ai été chassé au RPG-ARC… »

17 août 2019 à 18 06 21 08218
Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir

En séjour dans la région de Kankan pour célébrer la fête de Tabaski, Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a mis l’occasion à profit pour redynamiser les structures de son parti en vue des prochaines échéances électorales.

Dans une conférence de presse organisée hier vendredi, 16 août 2019, à son domicile dans la sous-préfecture de Karifamoriyah, à 7 km de la commune urbaine, Dr Ousmane a abordé plusieurs sujets liés l’actualité locale et nationale, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est devant un parterre de journalistes que le numéro 1 du PADES est revenu sur les circonstances qui l’ont poussé à prendre ses distances du RPG Arc-en-ciel. « Vous savez, les gens se souviennent encore, c’est mon premier parti que j’ai fusionné dans le RPG en 2012 pour fonder le RPG Arc-en-ciel. Mais par finir, je ne me suis pas compris avec mon grand frère, le Pr Alpha Condé, il a insulté les malinkés, toute la Guinée est témoin de ça.Mais j’ai dit que je n’étais pas d’accord, il s’est frustré et ils m’ont chassé du RPG Arc-en-ciel. Moi aussi je suis allé me tranquilliser, c’est ainsi beaucoup d’amis sont venus me voir, ils m’ont proposé de créer notre parti », a-t-il expliqué.

Poursuivant son intervention, il révèle qu’il a eu toutes les peines du monde pour d’obtenir un agrément pour son nouveau parti, le PADES. « Quand nous avons créé notre parti, ils ont refusé de nous donner l’agrément. On a tout fait, ils ont refusé. Pourtant, dans la Constitution, il est dit que si les conditions sont réunies, chaque personne peut créer son parti politique, mais ils ont refusé, on leur a demandé pourquoi, ils ont refusé de le dire. Maintenant, on a trimbalé le gouvernement à la Cour Suprême, on a eu raison, on a autorisé le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation de nous donner notre agrément. C’est comme ça qu’on l’a obtenu ».

Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir

Parlant du débat qui fait rage actuellement en Guinée, concernant le projet de nouvelle Constitution, Dr Ousmane Kaba s’est montré catégoriquement opposé à cette idée. « Si on a créé le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), tout gouvernement a le droit de proposer une nouvelle Constitution dans le cadre d’un referendum, mais la question se situe ailleurs. Pourquoi nous avons rejeté cette initiative ? Vous savez, lorsqu’on a élu le chef de l’Etat en 2010, et il a juré sur la Constitution, il a dit moi Alpha Condé, je jure de respecter la Constitution et de faire respecter cette Constitution. En 2015 aussi, il a fait la même chose. Et il a dit, « en cas de parjure, que je subisse la rigueur de la loi ». Donc nous, nous estimons que c’est lors de la campagne qu’un président doit dire à ses électeurs qu’il souhaiterait changer la Constitution s’il est élu président de la République, mais ce n’est pas au moment de partance que vous allez dire que vous voulez changer la Constitution. Deuxième raison, pourquoi on veut changer la Constitution ? Est-ce que ce changement est dans l’intérêt de la population ? La préoccupation du gouvernement, c’est de permettre un troisième mandant au président », a-t-il dénoncé.

Pour finir, Dr Ousmane Kaba a déploré le manque de courant électrique qui frappe de plein fouet actuellement la commune urbaine de Kankan. Selon lui, la solution ne réside pas dans les groupes électrogènes, mais plutôt dans la construction de micros barrages électrogènes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Accident de la circulation à Mamou : un mort et une infirmière blessée

17 août 2019 à 18 06 07 08078

C’est dans la matinée de ce samedi, 17 août 2019, aux environs de 9 heures, qu’un accident de la circulation s’est produit au quartier Almamyah Mosquée, dans la commune urbaine de Mamou. Et, malheureusement, le jeune conducteur de la moto y a perdu la vie et une infirmière qu’il transportait a gravement été blessée.

Selon des informations confiées à un reporter de Guineematin.com dans la ville carrefour, les victimes se trouvaient sur une moto qui était en route pour Almamyah Dumez lorsque l’accident s’est produit. « Ils descendaient avec une grande allure la colline qui se trouve derrière la grande mosquée. Le frein a lâché et ils sont allés se cogner à un mur. Le taxi-motard y a trouvé la mort et la passagère a été grièvement blessée », a témoigné un jeune que Guineematin.com a joint au téléphone.

Cette information est corroborée par le chef du service général du commissariat spécial de sécurité routière de Mamou. Le lieutenant Ernest Yomalo soutient que l’excès de vitesse est à l’origine de cet accident. « C’est une moto de marque TVS qui a quitté vers la grande mosquée, dans l’intention d’aller à Almamyah Dumez. Et, selon les témoignages que nous avons recueillis, le taxi-motard conduisait à vive allure. Ils ont fini par tomber et le conducteur de la moto a trouvé la mort. J’ai effectivement vu son corps à l’hôpital. La femme qui était derrière lui a été grièvement blessée. Elle a même eu des fractures… Donc, c’est l’excès de vitesse qui est à l’origine de cet accident », a indiqué le lieutenant Ernest Yomalo.

Selon cet officier du commissariat spécial de sécurité routière de Mamou, c’est Thierno Amadou Camara, un jeune âgé de 27 ans et domicilié au quartier Horé Fello (dans la commune urbaine de Mamou) qui a trouvé la mort dans cet accident. « Sa passagère s’appelle Adama Gallé Barry. C’est une infirmière en service à l’hôpital régional de Mamou », a ajouté le lieutenant Ernest Yomalo.

A en croire la famille de l’infirmière blessée, madame Adama Gallé Barry a eu un pied et un bras cassés. « Elle a même perdu un œil. On s’apprête à l’évacuer comme ça pour Conakry, sur instructions des médecins de l’hôpital régional », confié le beau-père de madame Adama Gallé Barry.

A noter qu’un autre accident de la circulation qui s’est produit ce même jour (samedi) à Horé Fello a fait trois blessés. Et, parmi ces blessés deux ont eu des fractures. Le troisième est le beau-père de madame Adama Gallé Barry (la passagère de la moto qui fait l’accident à Almamyah). Il a été légèrement blessé.

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Paul Put exige des preuves à la Féguifoot : « j’ai été victime de racket »

17 août 2019 à 17 05 34 08348

« Je n’ai corrompu personne et personne ne m’a corrompu. J’ai juste été victime de racket sur mon salaire, d’extorsion d’argent sous pression et c’est différent de la corruption », a indiqué Paul Put dans un communiqué transmis à Guineematin.com ce samedi.

« Le président Antonio SOUARE m’a demandé un rapport, j’ai donné mon rapport à la date du Vendredi 16 Juillet. Il m’a instruit l’ordre ne pas l’envoyer au ministre des sports qui me l’avait aussi demandé et j’ai informé le ministre de cela par SMS. Tout est clair dans mon rapport. Dans mon rapport, il n’y a jamais été question de corruption de la part de qui que ce soit », a notamment écrit Paul Put, ancien entraîneur du syli national de Guinée, qui a récemment été limogé par la Fédération guinéenne de football, suite à la défaite de notre équipe nationale à la CAN Egypte 2019 .

Réagissant à la sanction qui lui a été infligée par la Guinée, l’ancien coach du syli national exige des preuves : « Elles sont où les preuves de racket et de corruption ? Apportez vos preuves, je vous apporterai toutes les preuves de ce que j’ai écrites dans mon rapport. J’ai aussi expliqué dans mon rapport les raisons de notre défaite contre l’Algérie ».

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien ci-dessous pour visionner le communiqué de Paul Put :

COMMUNIQUE DE PAUL PUT

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Réticence des citoyens impactés par le projet de Souapiti : le préfet de Télimélé en sapeur-pompier à Sinta

17 août 2019 à 17 05 17 08178

Dans le cadre de la réalisation du projet d’aménagement hydroélectrique de Souapiti, le gouvernement guinéen prévoit la délocalisation de près de 3000 personnes. Des réticences sont constatées sur le terrain, au district de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kollet, à Télimélé. Les citoyens du district se disent inquiets du non respect de la convention qui les lie aux responsables du projet pour la construction de leurs nouveaux habitats à Kondon Boofou, dans la commune rurale de Sinta rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Pour aplanir les divergences et faciliter le déplacement des populations relocalisées, le préfet de Télimélé a fait un tour à Konkouré le mercredi 14 et le jeudi 15 août 2019. Amadou Sadio Diallo a sensibilisé les populations, jusque-là opposées au déménagement. Les échanges ont porté sur le complément de la construction de leur collège de proximité, la construction du marché et de 70 autres bâtiments pour les autres familles qui n’ont vu ni clés, ni maisons.

« Je commence d’abord par la remise des clés. Quand le projet Souapiti a proposé la remise des clés, la population a refusé. C’est ainsi que le projet m’a appelé. Je suis venu m’entretenir avec la population. Finalement, les gens ont accepté de prendre les clés et aller voir les lieux où elles doivent être désormais.

Ça devait être suivi par les déménagements, mais les gens n’avaient pas voulu alors que depuis le 10 août, on devait faire les vannes du barrage de Souapiti, c’est-à-dire l’envahissement de l’eau au niveau des villages. Mais, il y a des conditions posées qu’il faut respecter, sinon ils ne vont pas quitter », a expliqué le préfet.

Pour faire face aux exigences des citoyens, le préfet annonce qu’une commission a été constituée à cet effet. « Nous avons mis en place une commission de 10 personnes qui vont représenter les populations. Au lieu que tout le monde se déplace, ces membres vont se déplacer en compagnie des maires de Kollet, Sinta, les chefs des districts impactés, les chefs des secteurs impactés, plus le projet Souapiti. On est parti à Kondon Boffou, nous avons vu un travail formidable, gigantesque.

Quand une case à Konkouré est remplacée par une maison, c’est un atout. Même si elles ne sont grandes, mais elles sont très jolies. Nous sommes partis au marché, le hangar et les houles qu’ils ont construits pour eux, là aussi, on a constaté que c’est un bon travail. Toutes les conditions qui ont été posées, la société va les remplir », rassure Amadou Sadio Diallo.

En outre, les populations de Kambaya concernées par le déplacement, ont été aussi rassurées que tout sera mis en œuvre pour les satisfaire. « Nous sommes venus à Kambaya, nous sommes tombés d’accord, les gens déménagent aujourd’hui même (le jeudi 15 août) par secteur et ils sont partis, tous satisfaits.

La commission mise en place leur a demandé de bien travailler et de nous remonter l’information afin de l’envoyer à qui de droit. Nous avons demandé la présence de la police et de la gendarmerie pour leur sécurité et celle de leurs biens. Il y a 529 maisons construites pour eux », a dit le préfet de Télimélé.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628416796 /664354238

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Mamou : des employés de SKK-Sécurité menacent de couper le réseau de MTN Guinée

17 août 2019 à 16 04 17 08178

Travaillant au compte de la Société Service Kanazawan (une société de sécurité sous-traitante de MTN et Orange Guinée, via respectivement les sociétés A Ingénierie et IPT), les surveillants des sites abritant les pylônes de la société de téléphonie MTN sur l’axe routier Mamou-Faranah sont en colère contre leurs patrons. Au nombre de 16, ces employés réclament à leur employeur le paiement de deux mois d’arriérés de salaire ; faute de quoi, ils menacent de couper le réseau et interdire l’accès aux sites concernés. Ils l’ont fait savoir lors d’un entretien accordé le vendredi soir, 16 août 2019, à un reporter de Guineematin.com à Mamou.

Selon nos informations, certains de ces employés ont commencé ce travail de surveillant en 2008, lors de l’implantation des pylônes de la société Areeba-Guinée (devenue MTN) le long de la route nationale Mamou-Faranah. Et, au cours des années, ils ont eu la douloureuse expérience des arriérés de salaire. Des arriérés qui sont restés impayés jusqu’à ce jour. Et, avec cette nouvelle cumulation de salaires impayés qui vient de commencer, ces hommes (qui abandonnent tous pour veiller nuit et jour sur les sites de la société MTN) redoutent une répétition de l’histoire. C’est pourquoi, ces surveillants ont décidé cette fois, de briser le silence.

« En 2015, ils ont mangé 5 mois de salaire qu’on devait percevoir. A l’époque, chaque surveillant touchait 420 mille francs guinéens. Nous avons protesté comme nous le pouvions pour rentrer en possession de notre argent, en vain. On est allés jusqu’à faire un débrayage et interdire l’accès aux sites pour toute maintenance. C’est après ça qu’on s’est retrouvés pour discuter. Ils nous ont dit de nous organiser en groupe et aller à Conakry pour qu’ils nous disent comment les salaires de 5 mois ont été mangés.

Finalement, on s’est entendu d’oublier cet argent et continuer le travail. C’est alors qu’ils ont promis de nous payer à partir du 25 de chaque mois. Mais, cette promesse n’a pratiquement pas été respectée. Car, des fois, c’est 20 jours après la fin du mois qu’on nous paie le salaire du mois. Cependant, depuis 2015 jusqu’au mois de mai 2019, il n’y a pas eu d’arriérés. Mais, depuis le salaire du mois de mai, on n’a rien reçu. Jusqu’à présent, nous ne sommes pas rentrés en possession de nos salaires pour les mois de juin et juillet.

Et, nous tendons vers la fin du mois d’août. Ce qui nous fera (si rien n’est fait d’ici-là) trois mois de salaire impayés. On a peur de subir ce qu’on a vécu en 2015. C’est pourquoi nous sommes devant vous (Guineematin.com) aujourd’hui, en train de parler de ce problème. Nous voulons récupérer notre argent. Et, s’ils savent qu’ils ne peuvent plus nous payer, nous préférons qu’ils nous rendent nos dus et qu’ils mettent fin à notre collaboration », a expliqué Ibrahima Sory Sow, le porte-parole de ces surveillants.

A défaut d’obtenir leur argent, les surveillants grognards décident de boycotter le travail. Ils menacent même de couper le réseau si leurs salaires ne sont pas payés d’ici le 18 août prochain. « Nous donnons un dernier ultimatum à nos chefs ! Si on ne reçoit pas nos salaires jusqu’au 18 août, le réseau sera coupé dans nos sites. En plus, nous ne voulons pas d’entretien sur les sites. Même si le carburant finit dans les moteurs, on ne veut voir personne là-bas. Et, si on apprend qu’un surveillant parmi nous a ouvert le portail à quelqu’un pour un travail dans un de nos sites, il aura à faire à nous », a averti Ibrahima Sory Sow.

Pour cet autre surveillant, Mamadou Diouma Condé, le plus difficile dans cette affaire est le fait que rien ne leur a été dit sur la destination de leur argent. « Dans un contrat, quand tu fais ton travail, tu dois normalement recevoir ton salaire. Mais, si on se tait sur ton argent, sans qu’on te dise quoique ce soit, c’est difficile pour quelqu’un qui a des enfants… Quand on a commencé à revendiquer pour nos salaires, ils (SSK) nous ont dit d’attendre jeudi (avant-hier).

Et, lorsqu’on les a appelés jeudi dernier, ils ont dit que l’argent n’est pas venu. Cependant, nous nous avons des dettes et nos créanciers ne connaissent pas notre situation. Donc, nous voulons qu’ils nous disent quelque chose. Si nous avons quelque chose avec eux, qu’ils nous le rendent. Et si nous n’avons rien avec eux, qu’ils nous le disent aussi », a indiqué Mamadou Diouma Condé.

Interpellé sur le sujet, le coordinateur régional de SSK, chargé de la sécurité Areeba-MTN et du carburant en moyenne Guinée, à Faranah et à Télimélé, Mamadou Samba Camara, soutient que c’est « le guide » des surveillants qui est à l’origine de ces deux mois de salaires impayés. « En moyenne Guinée, j’ai au moins 512 pylônes à surveiller pour Orange-Guinée et près de 153 pylônes pour MTN. Et, ce ne sont que les surveillants de 9 sites (sur la route de Faranah) et ceux de quelques 4 à 7 sites d’ici Pita qui ne sont pas encore payés.

Mais, pour ceux qui sont sur la route de Faranah, leur guide, Sory Touré, avait été convoqué ici (à Mamou) pour prendre leur argent du mois de juin. Cependant, comme il avait déjà mangé son salaire en herbe en contractant des dettes avec notre comptable, il a dit qu’il ne vient pas et qu’il veut les deux mois (juin et juillet). Donc, on était obligés de garder leurs salaires jusqu’à la fin du mois de juillet. Maintenant, je vous donne l’assurance que d’ici jeudi, au plus tard, ils seront en possession de leurs salaires de juin et juillet », a réagi Mamadou Samba Camara.

A suivre !

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Union des sinistrés de Souapiti : « c’est un groupuscule d’arnaqueurs »

17 août 2019 à 14 02 04 08048

La construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, situé à la lisière des préfectures de Dubréka et Télimélé, en Basse Côte, a atteint sa vitesse de croisière. Mais, des voix s’élèvent dans certaines communautés impactées par sa construction pour exprimer leur refus de rejoindre certains sites de relocalisation aménagés à cet effet. Le chef du Département Environnement et Développement Durable du projet crie à la manipulation « d’un groupuscule d’arnaqueurs », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ibrahima Kéita, directeur du Département Environnement et Développement Durable du projet d’aménagement de Souapiti, au terme de l’élaboration d’un Plan de Gestion Environnementale et Sociale, les responsables du projet se sont rendu compte qu’il fallait déplacer 16 000 personnes. « C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes heureux de dire que nous avons déplacé sept (7) sites sur les huit (8).

Ces huit (8) sites concernent le pré-remplissage du barrage qui va commencer très bientôt. Le dernier village à déplacer, c’est les villages de Kounkouré et ses environs. Donc si nous terminons à déplacer Konkouré, nous sommes en train de le faire, ça veut dire que le premier objectif du barrage est déjà atteint : nous allons commencer à stocker de l’eau, soit un milliards 375 millions de mètres cube d’eau ».

Mais, la relocalisation a fait grincer des dents récemment. Des personnes issues de ces communautés se sont constituées en « union pour la défense des sinistrés de Souapiti ». Cette union, à travers une conférence de presse organisée à Conakry, le 22 juillet 2019, a dénoncé la manière dont les dédommagements ont été effectués. Selon eux, le projet n’a pas tenu compte de tous les aspects pour déplacer les communautés.

A l’issue de cette sortie médiatique, « ces frondeurs », ont été invités par les responsables du projet à l’effet d’aplanir les divergences, a expliqué Ibrahima Kéita. « On a été appelés par des gens, le 15 juillet 2019, qui nous ont dit qu’ils sont une association intéressée par le projet, qu’ils veulent rencontrer la direction pour échanger autour du projet. On a dit que c’est une très bonne chose. Lorsqu’ils sont venus chez nous, nous leur avons expliqué tout ce que nous sommes en train de faire. De la construction des bâtiments jusqu’au recensement des arbres. Ils ont dit qu’il y a des choses qu’ils n’avaient pas comprises. Ils ont dit qu’ils vont être nos messagers auprès des populations.

Avant de partir, ils nous ont demandé de l’argent. Nous leur avons donné 4 millions de francs devant un huissier, qui a été payé à 5 millions. Ils ont évoqué des difficultés de déplacement. Finalement, nous leur avons donné près de 20 millions de francs, tellement qu’on a eu confiance en eux. Nous, on avait demandé à déplacer Konkouré. Mais, au lieu d’aller sensibiliser les populations, ils sont partis les révolter. C’est là qu’on s’est rendu compte que ce sont des arnaqueurs et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, nous avons des problèmes pour déplacer le village de Konkouré ».

Devant cette difficulté, les responsables du projet de Souapiti se sont rendus ces derniers jours à Konkouré. « C’est des gens qui doivent quitter pour aller à Kondonbofou, dans Kambayah. C’est eux-mêmes qui ont choisi le coin. C’est le plus grand site. Ils nous avaient dit d’attendre le lendemain de la fête de Tabaski pour qu’ils partent rejoindre les sites aménagés pour eux. Mais, à la date convenue, on envoie les camions, ils disent qu’ils ne bougent pas. On leur a rappelé notre accord, ils nous disent de surseoir à toute activité.

Toute la direction du projet et une délégation du Ministère de l’Administration du Territoire, on s’est transporté à Konkouré ces derniers jours pour comprendre ce qui ne va pas. On est parti, sous la direction du préfet de Télimélé et le directeur de l’administration du territoire, nous avons eu un accord et hier jeudi, 15 août 2019, les populations étaient prêtes à partir. Mais, il y a d’autres personnes qui viennent les intimider, pour les dissuader. On a commencé à déplacer Kounkouré. Gnâbély qui fait 19 ménages a déjà rejoint le site et les autres vont suivre », a expliqué monsieur Kéita.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Manque d’engagement des militants du RPG-AEC : l’assemblée de ce samedi annulée

17 août 2019 à 13 01 10 08108

Comme tous les autres partis politiques représentatifs de la République de Guinée, les responsables et militants du parti au pouvoir, le RPG arc-en-ciel, devaient se retrouver ce samedi en assemblée générale. Ces rencontres hebdomadaires sont des occasions pour les dirigeants de communiquer aux militants (et à l’opinion publique en général) les choix et options du parti face aux enjeux du moment.

Mais, pour le parti du président Alpha Condé, cette communion entre le sommet et la base n’a pas existé ce samedi, 17 août 2019 ! Selon un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place, c’est la faible mobilisation qui a empêché la rencontre.

C’est Dr Sékou Condé qui a annoncé l’annulation de cette assemblée. Selon le secrétaire permanent du RPG arc-en-ciel, le plus grand nombre de responsables et militants du parti sont encore à l’intérieur du pays et le reste empêché par les intempéries !

Dr Sékou Condé, secrétaire permanent du RPG arc-en-ciel

« Nous remercions tous ceux qui ont fait le déplacement ce matin pour notre assemblée générale. Comme vous le savez, il est presque 12 heures moins le quart, la salle n’est pas remplie. C’est parce que beaucoup de militants ont fait le déplacement à l’intérieur pour la fête de Tabaski. Et, les intempéries constatées actuellement à Conakry empêchent les militants de venir à l’assemblée générale. Sur ce, nous avons décidé de remercier ceux qui ont fait le déplacement ce matin et leur dire qu’aujourd’hui, l’assemblée générale ne pourra pas se tenir. Nous demandons donc à tous les responsables de repartir et on attend la semaine prochaine pour l’assemblée générale », a-t-il lancé.

Ceci laisse penser que le parti du président Alpha Condé n’a de militants véritablement engagés que ceux qui viennent de la Guinée profonde. En tous les cas, les assemblées générales se poursuivent actuellement dans les sièges des autres partis politiques, notamment à l’UFDG et au PADES.

Est-ce un signe de fébrilité du parti au pouvoir ? En attendant d’en savoir davantage, il importe de rappeler que le RPG arc-en-ciel s’est déjà montré incapable de se trouver un autre leader que son Président-Fondateur, le professeur Alpha Condé, qui continue de présider ce parti, alors que la Constitution guinéenne interdit une telle fonction à un président de la République…

Avec Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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