Médias : sur le droit fil du parcours du journaliste Ismaël Camara…

17 août 2019 à 12 12 37 08378
Ismaël Camara

Mai 2002-juillet 2019. Une carrière de journaliste, celle d’Ismaël Camara, se rappelle savoureusement à nous. Parti prêter ses services en qualité de Responsable de communication en Guinée du Projet appelé ‘’SANITA Villes durables’’ d’ONU-HABITAT sur financement de l’Union européenne, le désormais ex-Directeur de la Rédaction du Groupe Emergence, entre autres, en a écrit des pages en 17 ans de pratique du métier le plus noble.

Arrêt sur images ! Il vient de ranger sa plume, sinon de la suspendre des activités de nos rédactions. Son talent l’y a conduit voire condamné. C’est désormais un programme onusien qui en tirera profit. Oui, Ismaël Kabiné Camara, jusque-là journaliste passionné de son métier comme rarement, nous coupe l’herbe sous les pieds, puisqu’il vient de débarquer avec plume et bagages à « SANITA Villes Durables », un projet de l’ONU-HABITAT dont il est désormais le chargé de communication en Guinée. « SANITA Villes Durables » dont l’objectif est d’améliorer l’environnement sanitaire et la qualité de vie des populations urbaines notamment de Conakry et environs.

Déjà, beau brin de journaliste à la Fac… C’est un homme de média au parcours grisant qui change ainsi de braquet. Que je découvre au hasard de la vie universitaire, un certain mois de février 1998. Parmi les nouveaux étudiants en 1ère année de la Fac des lettres, je fais la connaissance d’un garçon dont la grande silhouette me tape dans l’œil. C’est Ismaël Kabiné Camara. Pour ne plus le quitter, tout comme je ne lâcherai plus les basquets à des garçons passés grands journalistes de ce pays : Aboubacar Diallo (Espace), Mamadou Sam (RTG), Aboubacar Camara (RTG), Bachir Sylla (La République). J’en passe et des meilleurs. Une bande de garçons joyeux et doués, qui avaient eu la parfaite idée de s’incuber à la pratique du journalisme, à travers un journal mural, remplacé peu de temps après par le célèbre tabloïd La Voix de l’étudiant. Ismaël Kabiné Camara en est déjà l’une des grosses plumes. Les sept glorieuses…au Diplomate. C’est donc un produit fini, à la plume décomplexée qui sort de la filière Journalisme de Gamal. Et qui se retrouve dans l’équipe de départ du nouvel hebdomadaire guinéen Le Diplomate, lancé en mai 2002. Quand je l’y ai rejoint en septembre de la même année, quelle fut ma surprise de découvrir un collaborateur émulatif aux heures de travail, mais persifleur à souhait en pause. Une amitié sur fond de complicité qui a été entretenue à coups de grandes enquêtes en duo, pendant sept ans de dur labeur dédié à un journal qui en a connu de grands noms : Abdoulaye Sankara, Ibrahima Sory Traoré, feu Maséco Condé, Amadou Makissa Diallo. Belle équipe étoffée d’autres belles signatures, sous la direction de Sanou Kerfala Cissé, actuel président de l’URTELGUI.

Ismaël Camara et Talibé Barry

Presse en ligne et radio… à la perfection Ismaël Camara, cette plume comme trempée dans l’or de Bourré de son Siguiri natal, passera ensuite par d’autres entreprises de presse. Dont celle audacieuse de création, en 2012, du site d’information guineetime.com. L’aventure est menée de pair avec un autre jeune journaliste au parcours respectable : Amadou Touré. Alors que tant de messes de requiem ont été dites pour tant de sites d’informations happés par les vagues destructrices du temps, guineetime.com, respire encore de pleins poumons. Quand on sait que le travail de la presse en ligne est loin d’être une partie de plaisir, comment ne pas se demander d’où Ismaël Camara tirait-il tant d’énergie à pouvoir ajuster plusieurs cordes à son arc journalistique. D’autant qu’il aura allié la tenue de ce site à l’animation d’émissions de débat radiophonique de grande audience. Hélas! Les auditeurs de l’émission ‘’Terrain Politique ‘’ sur Sabari FM, qu’il a animée avec aisance, devront se faire le deuil de sa voix au timbre prégnant.

Court et intense épisode ‘’Emergence’’. Mais, le nouveau chargé de communication du programme “SANITA Villes durables” en Guinée, ne manquera pas qu’aux auditeurs. Il en est ainsi des lecteurs du groupe Emergence, un magazine et un site internet, tout entier dédié aux questions économiques. Celui qui en était depuis février 2019, l’expérimenté Directeur de la Rédaction, sèvrera, là-aussi, ses nombreux lecteurs. Quid de ses collaborateurs d’Emergence, qui profitaient déjà pleinement de l’indéniable professionnalisme d’Ismaël Camara.

L’homme de plume, attachant, agréable et affable, porte désormais à cœur, le défi de la réussite d’un programme (SANITA Villes Durables) aux déclinaisons plus que d’actualité dans nos villes. Bon vent à toi !

Talibé Barry, Directeur Général du Groupe de presse La République-City FM

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Réduction des sociétés grossistes de médicaments : « il y a une bonne avancée…», dit Dr Manizé Kolié

17 août 2019 à 11 11 40 08408

Le gouvernement et ses partenaires sont décidés à mettre de l’ordre dans l’importation et la vente des médicaments en Guinée. Après avoir réduit le nombre de sociétés importatrices de médicaments de 104 à 58, les autorités comptent encore diminuer ce nombre, en le ramenant à 04. Les membres du Syndicat des Pharmaciens et d’autres structures, constitués en commission, ont tenu une réunion marathon dans les locaux du ministère de la Santé ce vendredi, 16 août 2019.

A la fin de cette réunion de près de 10 heures d’horloge, Dr Manizé Kolié, secrétaire général du Syndicat des Pharmaciens d’Officines Privées de Guinée, a confié ses impressions à un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Guineematin.com : vous sortez d’une longue réunion relative à la réglementation de l’importation des produits pharmaceutiques. Que peut-on retenir de cette rencontre ?

Dr Manizé Kolié : nous sommes sur la centralisation des résultats de l’évaluation des sociétés grossistes. Nous sommes dans une expédition depuis le 15 juillet, et nous sommes à la phase de la centralisation. C’est la phase la plus importante parce que nous avons des objectifs. Les objectifs, c’est de rester dans la dynamique du Chef de l’Etat.

Quand il nous a reçus en audience le 27 mars 2019, il nous a conseillé de revoir le nombre de sociétés grossistes dans notre pays. Par rapport à ce qui se passe dans la sous-région, nous sommes à un nombre pléthorique. Il y a trop de sociétés grossistes en Guinée, et c’est ce qui fait qu’il y a un marché parallèle inadmissible qu’on ne peut pas gérer.

Guineematin.com : à l’issue de cette réunion, qu’est-ce qui a été décidé ?

Dr Manizé Kolié : la réunion était entre les membres de la commission qui a eu à faire cette évaluation. Nous sommes en train de regarder les notes. Parce que sur le terrain on a visité chaque société grossiste et on a donné des notes à chaque société grossiste par rapport aux 15 critères d’évaluation. C’est ce qu’on est en train de recouper. On veut ramener le nombre de 58 à 4 sociétés importatrices de médicaments. Quand vous prenez le ratio qui dit que 3 millions d’habitants pour une société grossiste, ça veut dire qu’on doit encore aller de façon drastique, on doit quitter de 58 à 4 sociétés.

On peut retenir de cette réunion qu’il y a une bonne avancée et qu’on se comprend : les membres de la commission, tous corps confondus. Parce qu’il y a l’inspection générale, l’ordre des pharmaciens, le syndicat, il y a la DNPM (Direction Nationale de la Pharmacie et du Médicament). Donc, on se comprend. Et je crois qu’avant la fin de la semaine prochaine, on aura complètement terminé et puis identifié un résultat qui sera accepté de tous.

Guineematin.com : quel est le dernier mot ?

Dr Manizé Kolié : le dernier mot, c’est de dire que nous sommes à une phase importante. Notre pays en avait vraiment besoin. Si on dit que la Guinée a 104 sociétés grossistes ça fait mal. Alors que dans la sous-région, chaque pays tourne à deux ou à trois sociétés grossistes. Et cette évaluation qui a commencé va aller très loin. Parce qu’après cette évaluation des sociétés grossistes de médicaments, on va évaluer les pharmacies privées.

Et après les pharmacies privées, le ministère a envie d’aller même dans les cliniques privées. On n’était pas à l’abri des faux médicaments. C’est une histoire d’assainir vraiment le secteur pharmaceutique pour que nous puissions vraiment disposer de produits de bonne qualité pour nos populations.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sinta (Télimélé) : les ressortissants en communion pour le développement de la localité

17 août 2019 à 11 11 07 08078

Les ressortissants de la commune rurale de Sinta, relevant de préfecture de Télimélé, sont plus que jamais mobilisés pour le développement socioéconomique de la localité. C’est dans cette dynamique que l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI) a organisé avant-hier, jeudi 15 août 2019, une cérémonie de sacrifice et de lecture du saint Coran. La démarche vise à consolider la paix et promouvoir le développement local, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses correspondants.

Dans le cadre de la poursuite de ses activités, l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI) a organisé une cérémonie de sacrifice et de lecture de saint Coran au chef lieu de la sous-préfecture. La cérémonie a eu lieu en présence des autorités religieuses, administratives et de nombreux invités venus de tous les horizons.

Selon Dr Mamadou Billo Doumbouya, président de l’ONG ADSI, « nous sommes venus chez nous pour nous ressourcer, communier avec nos parents et profiter de l’occasion pour organiser un sacrifice qui est à sa deuxième édition. Cette fois-ci, on a eu l’occasion d’apporter un plus à la sous-préfecture en créant un centre de lecture pour les enfants et que tout le monde puisse en profiter. Vous savez que l’éducation, c’est la base fondamentale de tout développement. Les ressources humaines dépassent les ressources minières ou autres ressources naturelles.

Quand nous avons des ressources humaines compétentes, on peut toujours résoudre nos problèmes. Et quand nous avons des ressources naturelles sans ressources humaines, cela ne sert à rien. Je crois qu’il faut s’accentuer sur la formation et l’éducation. En plus de la cérémonie de lecture du saint Coran avec l’appui des membres de l’association qui sont non seulement en Guinée et ceux de l’étranger, nous avons pu créer ce point de lecture qui, à la longue, sera une grande bibliothèque ».

Poursuivant son intervention, Dr Mamadou Billo Doumbouya s’est réjoui du taux de réussite au baccalauréat enregistré à Sinta, tout en mettant en garde les heureux admis. « J’espère que c’est le fruit de notre travail. Les élèves ont intérêt à fournir de l’effort. Même si on les déclare admis, s’ils sont incompétents, ils ne serviront à rien dans la vie… »

En outre, le l’Association pour le Développement de Sinta (ADSI), est revenu sur les difficultés qui assaillent la structure. « Depuis cinq ans, nous évoluons avec cette organisation qui est devenue une ONG certifiée. Au niveau national, nous avons eu l’agrément national. C’est vrai qu’il y a des difficultés dans toutes associations : la mobilisation des personnes, des fonds.

On avait des ambitions plus fortes que cela, c’est ce qu’on a réussi à faire cette fois ci. Mais nous allons faire une évaluation, voir comment réparer la première école primaire de Sinta qui s’est décoiffée, comment la rendre opérationnelle d’ici l’ouverture prochaine. Et, nous lançons un appel aux personnes de bonne volonté, aux institutions et aux bailleurs, de nous aider à restaurer cette école qui date de l’époque coloniale ».

La cérémonie de sacrifice a été présidée par Elhadj Thierno Amadou Oury Teli Boofi Diallo, secrétaire préfectoral des affaires religieuses de Télimélé. « J’étais venu présider la cérémonie de sacrifice, à travers une lecture de saint Coran, organisée par les fils ressortissants de Sinta pour faire des prières et de bénédictions qui est une volonté commune de toute la population.

Le coran a été lu plusieurs fois et le sacrifice a eu lieu. Tout s’est très bien passé. On a béni pour tout le monde et pour tout le pays. Si tu vois qu’on parle de développement chez nous et qu’on nous donne des écoles, des hôpitaux, c’est grâce à la prière et à la bénédiction des nos aïeux », a t il rappelé.

Pour sa part, Thierno Sadou Bah, sous-préfet adjoint de Sinta, au nom des autorités administratives, a remercié les initiateurs de cette activité. « Nous nous réjouissons de cette cérémonie énormément car il y a eu un impact positif, non seulement sur le plan de l’éducation, mais aussi sur le plan social. Depuis qu’ils ont commencé à faire des sacrifices, beaucoup de choses ont changé. Nous les remercions très infiniment. Et je demande aux autres natifs, vivant ici et ailleurs, d’adhérer massivement à cette ONG afin de contribuer au décollage socio économique et culturel de chez nous », a-t-il conseillé.

De retour de Sinta, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Hausse du prix du carburant en Guinée : une grève syndicale en perspective ?

17 août 2019 à 10 10 13 08138

L’USTG dirigée par Abdoulaye Sow vient de réagir à la récente augmentation du prix du carburant en Guinée. Le prix du litre d’essence est passé de 9500 à 10 000 francs à la pompe. Dans une déclaration publiée hier, vendredi 16 août 2019, et dont copie est parvenue à Guineematin.com, l’union syndicale des travailleurs de Guinée a dénoncé une « augmentation de façon unilatérale » du prix du carburant.

La centrale syndicale a appelé le gouvernement à revoir cette situation, faute de quoi, elle « se réserve le droit de faire appel à l’ensemble des Travailleuses et Travailleurs de Guinée à une mobilisation pour la défense de leurs conditions de vie et de travail déjà précaires ».

Voir ci-dessous la déclaration signée d’Aboubacar Soumah, secrétaire général adjoint de l’USTG.

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Koléya (Kankalabé) : la foi et l’unité nationale selon l’imam Abdallah Mombéya

17 août 2019 à 9 09 45 08458
Oustaz Abdoulaye Bah
Oustaz Abdoulaye Bah du foyer de Koléah, commune rurale de Kankalabé (Dalaba)

« Ce n’est pas normal que des divergences d’interprétations des versets du Coran provoquent des divisions sociales et compromettent dangereusement la cohabitation pacifique entre fidèles musulmans… », a indiqué le jeune imam.

A l’occasion de la grande prière hebdomadaire d’hier, vendredi 16 août 2019, à Koléya, un foyer de la culture islamique, situé dans la commune rurale de Kankalabé, relevant de la préfecture de Dalaba, c’est Oustaz Abdoulaye Bah, connu sous le sobriquet de oustage Abdallah Mombéya qui a officier la grande prière de 14 heures, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Le jeune Abdallah Mombéya Bah a été autorisé à diriger la prière de ce vendredi à Koléya par l’érudit de la localité, Elhadj Hamidou Diallo. Dans son sermon de circonstance, oustage Abdallah Mombéya a développé trois points essentiels : l’intérêt de la foi religieuse ou la crainte de Dieu, le devoir des populations locales à s’investir davantage pour l’unité nationale et la cohésion sociale.

Avec des exemples à l’appui, il a expliqué que ce n’est pas normal que des divergences d’interprétations des versets du Coran provoquent des divisions sociales et compromettent dangereusement la cohabitation pacifique entre fidèles musulmans…vidéo !

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Conakry : le journaliste Ibrahima Sadio Bah libéré

17 août 2019 à 9 09 23 08238

Moins de 24 heures après son interpellation, le journaliste Ibrahima Sadio Bah, officier médias de la Fédération guinéenne de football, a été remis en liberté. Il a été libéré après son audition qui a eu lieu dans la journée d’hier, vendredi 17 août 2019, dans les locaux du secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, dirigé par le colonel Moussa Tiegboro Camara.

Rien n’a filtré pour l’instant sur cette audition et sur les raisons qui ont conduit à la libération du journaliste. Ibrahima Sadio Bah a été interpellé dans la soirée du jeudi dernier à son domicile, à Kaloum, suite à une plainte pour diffamation déposée par Chérif Haïdara, conseiller personnel du Premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Corruption au sein du Syli national : Amadou Diaby et Paul Put lourdement sanctionnés

16 août 2019 à 20 08 13 08138

La commission d’Ethique de la Fédération guinéenne de football a rendu sa décision sur l’enquête qui était en cours autour des allégations de corruption au sein de l’équipe nationale guinéenne. Elle a reconnu Amadou Diaby, premier président de la Féguifoot, et Paul Put, ancien entraîneur de l’équipe nationale guinéenne, coupables des accusations portées à leur encontre.

Pour cela, la commission a interdit Amadou Diaby d’exercer toute activité liée au football en Guinée pendant 7 ans et l’a condamné au payement d’une amende de 25 000 euros. De son côté, Paul Put est interdit d’exercer à vie toute activité relatives au football en Guinée et est sommé de payer une amende de 100 000 euros.

Voir ci-dessous la décision de la commission d’Ethique de la FGF.

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Port de pêche de Kaporo : « 20 gilets pour 182 barques, qu’est-ce que vous allez faire avec ? »

16 août 2019 à 19 07 21 08218

Le secteur de la pêche artisanale n’est pas épargné par les difficultés qui assaillent toutes les couches socioprofessionnelles de la Guinée. Le manque de gilets de sauvetage et la saison des pluies sont des facteurs de risque pour de nombreux pêcheurs artisanaux, victimes quelques fois de naufrages. Le port de pêche de Kaporo, dans la commune de Ratoma, connaît bien cette triste réalité. Trois pêcheurs de ce port ont trouvé la mort dans un naufrage survenu dans la première semaine du mois d’août 2019.

Dans un entretien accordé à un reporter à Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, 16 août 2019, le chef dudit port est revenu sur les difficultés du moment. Marouf Soumah a également évoqué une série de mesures prises ce vendredi pour minimiser les risques d’accidents.

Guineematin.com : vous étiez en réunion ce matin avec les pêcheurs de votre zone. De quoi il a été question au cours cette rencontre ?

Marouf Soumah : nous sommes en train de sensibiliser les jeunes. Comme il y a eu beaucoup d’accidents mortels ces derniers temps, nous sommes en train de les sensibiliser. Parce que pour faire la pêche, il y a des conditions à remplir. Il ne s’agit pas de venir et s’embarquer pour aller directement à la mer. Il y a des gens qui sont venus récemment ici, ils ne savent pas comment pêcher. Ils viennent, ils s’embarquent et directement ils vont à la mer. Or, pour être un grand pêcheur, il y a des techniques qu’il faut adopter. Mais eux, ils ne savent pas ça. Donc, ce sont ces différentes techniques que nous sommes en train de leur donner.

Guineematin.com : on apprend que cette rencontre fait suite à plusieurs difficultés que vous rencontrez sur le terrain. Parlez-nous de ces difficultés.

Marouf Soumah : les difficultés sont très nombreuses, mais la principale, c’est le manque total de gilets de sauvetage. Les pêcheurs n’ont reçu aucun gilet au niveau de notre port cette année. Donc ça, c’est la première difficulté. La deuxième difficulté, c’est l’abandon de notre port de pêche par l’Etat. La société qui devrait venir rénover le port reste indifférente. Il faut bien regarder, il n’y a rien au port. Troisième difficulté, on est en manque de filets de pêches. Là aussi, l’Etat en a parlé, mais il n’y a eu aucune suite.

L’Etat nous a demandé de retirer les vieux filets pour qu’il nous envoie des nouveaux. Mais, il n’a pas envoyé. Donc, on ne peut pas retirer ce qu’on a, alors qu’on n’a pas envoyé même la moitié des nappes. Donc, l’Etat ne vient pas en aide. C’est nous-mêmes qui fabriquons les barques, et nous achetons les moteurs aussi à 28 millions de francs guinéens. Donc, les difficultés sont vraiment nombreuses.

Par rapport aux gilets de sauvetage, Kaporo n’a rien eu cette année, Nongo aussi n’a rien eu. L’année passée, le port de Kaporo a eu 20 gilets de sauvetage. Imaginez 20 gilets de sauvetage pour 182 barques motorisées. Il n’y a pas une barque qui peut prendre ici deux pêcheurs. C’est de trois jusqu’à 10 pêcheurs. Quand on vous donne 20 gilets à partager pour 182 barques, qu’est-ce que vous allez faire avec ça ? On a partagé ça, mais c’était insuffisant. Cette année, on n’a rien eu. Rien.

Guineematin.com : la semaine dernière, trois pêcheurs de votre port ont trouvé la mort dans un naufrage. Est-ce que vous pensez que cet accident est dû au manque d’équipements ?

Marouf Soumah : d’une part, oui. Surtout le manque de gilets de sauvetage. Cette année, il y a eu beaucoup d’accidents mortels. Même hier (jeudi 15 août ndlr) Kindia nous a appelé pour dire qu’il y a un naufrage. Ici à Kaporo, on a perdu trois pêcheurs la semaine passé. Il s’agit de Tamsir Sylla, Mikaelou Camara et Bouba Camara. Tous, des jeunes pêcheurs. Ceux-ci sont décédés : Un, parce qu’il n’y avait pas de gilets de sauvetage, et deux, à cause des algues.

Guineematin.com : quel message avez-vous à lancer à l’endroit des autorités ?

Marouf Soumah: nous demandons à l’Etat de venir nous aider. Nous souffrons. Imaginez par exemple moi, j’ai deux barques. Et chaque barque à au moins 9 pêcheurs, et chaque pêcheur à une famille. Donc, il faut que l’Etat vienne à notre aide. Nous sommes des guinéens souffrants, l’Etat n’a qu’à penser à nous comme les autres.

Interview réalisée par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Départs massifs des NFD : les démissionnaires dénoncent Mouctar Diallo et le projet de nouvelle constitution

16 août 2019 à 17 05 43 08438

Plusieurs membres du parti Nouvelles Démocratiques (NFD), dirigé par l’actuel ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, vient d’enregistrer une vague de démissions. Douze (12) membres de la formation politiques ont annoncé leur départ de la formation politique, à travers une déclaration communiqué lue devant les médias ce vendredi, 16 août 2019, à Conakry.

Ils justifient leur démission notamment par la décision des NFD de soutenir le projet de nouvelle constitution et le fait que le président du parti Mouctar Diallo « œuvre pour son intérêt personnel et non pour celui du parti et de la nation ».

Conakry, le 17 Août 2019

Déclaration

Guinéennes et Guinéens

Militantes, Militants et Sympathisants des NFD Nouvelles Forces Démocratiques.

Nous, membres du BPN élargies aux différentes Fédérations (sections et comités de bases) de Ratoma de l’intérieur du pays :(Fria :Tormelin et Pita Leymiro) ,de l’extérieur du pays Fédération du Sénégal et du Libéria.

Statuant sur le discours du président des NFD (Nouvelles Forces Démocratiques) Monsieur Mouctar Diallo en date du 09/06/2019, concernant l’idée de la modification constitutionnelle ouvrant la voie à une pérennisation au pouvoir du Président de la République le professeur Alpha Condé.

Etant donné qu’en 2001 notre pays a connu pour la première fois de son histoire une modification constitutionnelle qui a ouvert la voie au pouvoir d’alors à une présidence à vie pour le feu Général Lansana Conté (KOUDEISME) .

Tirant les leçons des conséquences sociopolitiques, mais aussi économiques très néfastes qui ont engendré et qui ont conduit par la suite aux douloureux événements de 2006 et de janvier et février 2007 ayants occasionnés d’énormes pertes en vies humaines et des dégâts matériels inestimables.

Nous tenons à rappeler à l’opinion Nationale et internationale que le parti NFD Nouvelles Forces Démocratiques est né des cendres de ces douloureux événements, dont la mission est de défendre à tout prix l’instauration d’un véritable état de droit qui avait d’ailleurs aboutit à l’installation d’un gouvernement de large consensus dirigé par le Prémier Ministre Monsieur Lansana Kouyaté.

Apres la mort de Général Lansana conté la nuit du 22 au 23 décembre 2008 ayant permis l’arrivée au pouvoir du (CNDD).

Les NFD nouvelles forces démocratiques étaient au premier rang pour dénoncer les dérives du Conseil National pour la Démocratie et le Développement CNDD aux commandes du pays vis à vis du peuple de Guinée.

Et cela a provoqué les tragiques événements de septembre 2009 causant la mort de plus de 150 personnes et de nombreux viols perpétrés sur les femmes dans l’enceinte du stade du 28 septembre.

Cela nous a ouvert la voie à une nouvelle transition dirigée par le Général Sékouba Konaté.

  • vu que les objectifs des Nouvelles Forces Démocratiques(NFD) est la défense des acquis démocratiques ;
  • vu que la majorité des responsables des différentes structures n’adhèrent pas à cette décision de soutenir une nouvelle constitution
  • vu que le président des NFD œuvre pour son intérêt personnel qu’à celui du parti et de la Nation.
  • vu la naïveté de certains cadres du BPN bureau politique national ;
  • vu que certains membres du BPN sont manipulés, corrompus et complices du président du parti ;
  • vu que le président Mouctar considère ce parti comme étant sa propre entreprise ;

— vu que le président et ses acolytes œuvrent pour une fonte du parti dans le bateau RPG Arc –en-ciel ;

  • vu que la première victime de ce pouvoir Diakariaou Diallo était un fervent militant des NFD, et dont la justice tarde à faire la lumière sur son assassinat.
  • vu que dans tout combat démocratique est synonyme d’une alternance au pouvoir.

-vu que les dispositions de la constitution de 2010 limitent le nombre de mandat à deux et la durée de cinq ans.

-Considèrent que le président des NFD Mouctar Diallo a trahit les idéaux du parti et son engagement pour l’instauration d’une véritable démocratie et d’un état de droit en Guinée.

Par conséquent, les différents responsables, militants et sympathisants réunis ici et signataires de la présente déclaration considèrent que cette déclaration de Mouctar Diallo n’engage que lui et seulement lui, et démissionnent officiellement en se retirant de toutes les instances des NFD.

Vive l’alternance
Vive la démocratie et la bonne gouvernance
Vive la République
Vive le peuple de Guinée
Ensemble sauvons la nation.

Ont signé

Hamidou Barry 621 43 80 20

Aboubacar Solokouré Diallo 664 89 19 89

Amadou barry 620 070 642

Abdoulaye Sall 628 56 47 50

Ibrahima Damba 629 13 85 89

Oumar Sila Bah 662 33 35 52

Sadou Diallo 624 57 94 64

Abdoulaye Baldé 620 26 85 42

Mamadou Diao Baldé 624 13 12 75

Aissatou Oury Diallo 622 37 87 53

Yébhé Diallo 621 23 70 94

Amadou Condé 622 70 15 52

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Forum des jeunes de Kakandé : Abdoulaye Magassouba réitère l’intérêt du Pr. Alpha Condé pour le développement de Boké

16 août 2019 à 17 05 16 08168

Par le ministère des Mines : Le ministre des Mines et de la Géologie, continue de donner un sens au mot d’ordre du président Alpha Condé, qui prône la notion de ‘’Ministres à l’écoute du peuple’’. Après Siguiri, le week-end dernier, où il a gratifié les lauréats de cette préfecture aux différents examens nationaux, Abdoulaye Magassouba, était aux côtés de la jeunesse du Kakandé, à l’occasion de l’ouverture de leur forum.

Un geste d’encouragement qu’il a également réédité au bénéfice des lauréats de cette préfecture de la Basse Guinée. Ainsi, à Boké, des cadeaux dont des ordinateurs, des clés internet et leurs recharges, plus des Larousses ont été offerts aux lauréats du BEPC et du BAC toutes options confondues. Abdoulaye Magassouba, 1er de la République, option Sciences maths aux bacs 1 et 2, des sessions 1994 et 1995, a aussi remis à chaque lauréat de l’entrée en 7éme année, un sac, des fournitures scolaires, plus un montant pour l’achat de leurs tenues de nouveaux collégiens.

Apprécié à sa juste valeur, cet acte, selon les bénéficiaires, les poussent à persévérer, tout en incitant les autres à redoubler d’efforts. « Nous sommes contents, et n’avons pas de mots pour remercier et qualifier l’acte du Ministre », a dit l’un des lauréats.

Dans la foulée, le Ministre des Mines et de la Géologie, s’est exprimé sur le Forum des jeunes de Kakandé dont il est venu participer à l’ouverture en tant que parrain de l’événement . Tout d’abord, Abdoulaye Magassouba a, au nom du Président de la République et de son Premier ministre, salué l’initiative juvénile.

Toujours préoccupé par le sujet, il a ensuite parlé du développement de la préfecture de Boké, érigée par le Prof Alpha CONDE, au rang de ‘’Zone Economique Spéciale ’’. « Que cela soit au cœur des réflexions et actions de la jeunesse de Boké n’est que légitime, parce que le développement est l’affaire de tous. Nous ne sommes pas ici pour donner des leçons à une jeunesse qui démontre sa responsabilité par une telle initiative », insistera M. Magassouba. « Boké a connu de nombreuses actions de développement au cours des dernières années, en particulier dans le secteur minier », a souligné le Ministre des Mines et de la Géologie.

Toutefois, M. Magassouba admet qu’il reste d’importants défis à relever. Il s’agit en particulier de la gestion des impacts environnemental, social et économique, la diversification de l’économie, les infrastructures et services sociaux de base. « Le choix du thème de cette année portant sur le Développement communautaire et la création de richesse répond donc à l’un des principaux enjeux de développement de la préfecture. Nous sommes convaincus que les débats seront francs, responsables, constructifs et pertinents », a-t-il conseillé. En tout cas, Abdoulaye Magassouba assure que : « Nous porterons les résultats de ce forum auprès du Gouvernement dans le cadre du plaidoyer en faveur du développement de Boké. Un développement qui n’est possible que dans la paix que nous invitons les jeunes de Boké à préserver à toute épreuve », a conclu le Ministre des Mines et de la Géologie.

Laye Mamadi Condé (LMC) du ministère des Mines

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Développement local : les jeunes de Boké à la recherche de solutions

16 août 2019 à 17 05 15 08158

Le forum des jeunes de Kakandé s’est ouvert ce vendredi, 16 août 2019, dans la ville de Boké. Il réunit la jeunesse locale pour discuter autour de questions de développement, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

La cérémonie d’ouverture de ce forum a été présidée par Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines et de la Géologie, accompagné de son homologue de l’information et de la communication, et a connu la présence des autorités locales. A cette occasion, le maire de Boké a salué cette initiative des jeunes, avant de regretter la division qui mine actuellement la jeunesse de sa ville.

«Cette activité est une opportunité pour le développement, mais aussi une occasion pour réfléchir, et échanger afin de formuler des recommandations visant à améliorer les conditions de vie de la population de Boké. Aujourd’hui la jeunesse de Boké est divisée, chose qui ne nous rend pas la tâche facile. Mais nous devons leur venir en aide », a déclaré Mamadouba Tawel Camara.

Selon Basékou Dramé, président du forum des jeunes de Kakandé, « l’objectif est que dans quelques années, d’autres projets soient créés afin de participer au développement, mais aussi que d’autres entreprises se mettent en place pour diminuer le chômage. Vu les intérêts que réserve Boké pour le monde, nous voulons que le partenariat soit gagnant-gagnant entre les partenaires et la commune urbaine de Boké ».

De son côté, Abdoulaye Magassouba, le ministre des Mines et de la Géologie, parrain de l’événement, a promis d’être le porte-parole des jeunes de Boké auprès du gouvernement. « Nous voulons que les débats dans le cadre de ce forum soient fructueux et pertinents, et que les recommandations soient prises en compte par les acteurs du développement.

En tout cas, nous apportons un soutien particulier à ce forum, parce que cela permet aux jeunes d’être au cœur du développement en utilisant le dialogue et la concertation. Dès que les recommandations sortiront, il faut qu’on soit en possession pour les défendre auprès du gouvernement de la République de Guinée », a dit le ministre.

Axés sur le thème : développement communautaire et création des richesses, les travaux de ce forum vont durer trois jours. Ils seront par des panels, conférences et la projection de films.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

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Journalistes en danger : Sadjo Bah mis aux arrêts, Abou Bakr convoqué à la DPJ

16 août 2019 à 16 04 23 08238

Décidément, les temps sont mauvais pour les journalistes en Guinée. Après l’interpellation d’Ibrahima Sadjo Bah, journaliste sportif et un des officiers médias de la Féguifoot, Abou Bakr, journaliste et directeur général de la radio Lynx FM, est également dans le viseur de la justice. Il a reçu une plainte ce vendredi, 16 août 2019, lui demandant de se présenter à la direction de la police judiciaire (DPJ) lundi, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Une plainte a été déposée à la radio Lynx FM, et un agent de police m’a appelé pour me demander si c’est moi le directeur général, j’ai dit oui, il a dit que je suis convoqué à la section cybercriminelle de la DPJ le lundi à 10 heures », a déclaré, au téléphone de Guineematin.com, Boubacar Diallo, communément appelé Abou Bakr.

En ce qui concerne l’objet de la plainte, notre confrère dit ne rien savoir là-dessus pour l’instant. « Je n’ai pas encore vu la plainte pour savoir de quoi est-ce qu’on nous reproche. Mais ce qui est sûr, ce que j’irai répondre à la convocation le lundi à 10 heures », a-t-il laissé entendre.

A rappeler que le journaliste Ibrahima Sadjo Bah, lui, a été interpellé dans la soirée du jeudi, 15 août 2019, à son domicile, à Kaloum, par des hommes du secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, dirigé par le Colonel Moussa Tiegboro Camara.

Son arrestation fait suite à une plainte pour diffamation déposée par Chérif Haïdara, connu sous le nom de Chérif de Washington, conseiller personnel du Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. On n’en sait rien, pour l’heure, sur le contenu et la suite de son audition qui devait avoir lieu ce vendredi.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Échec massif au Bac, nombre élevé de lauréats à Siguiri … Mamady Sidiki Camara à Guineematin

16 août 2019 à 14 02 17 08178

Les résultats des examens nationaux, session 2019, ont été jugés catastrophiques par de nombreux observateurs au regard du faible taux d’admis. Une situation qui préoccupe plus d’un en Guinée. Au moment où l’heure est au bilan, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu avec Mamady Sidiki Camara, responsable du service Communication et Relations Publiques du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA). Il a été question entre autres, de ces résultats catastrophiques, des mesures à prendre pour inverser cette tendance, des résultats du recensement des enseignants…

Guineematin.com : quel bilan peut-on tirer de l’année académique 2018-2019 ?

Mamady Sidiki Camara : pour nous, au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, le bilan de l’année scolaire 2018-2019 est positif. Le bilan est positif dans la mesure où toute année scolaire, dans les conditions normales, doit être sanctionnée par des évaluations nationales qui, cette année, nous avons pu organiser dans les conditions régulières en dépit des troubles que l’école a connus au début de l’année. Donc, en dépit des trois mois de grève, pour nous, nous avons pu remettre les choses sur les rails.

Les enseignants ont dispensé les cours, les élèves ont reçu les cours et le département a été capable d’organiser dans les conditions normales les différentes évaluations nationales, notamment l’examen du Certificat de fin d’Etudes Élémentaires (CEE), le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) et le Baccalauréat Unique. A ce jour, les résultats sont proclamés. Nous pouvons donc, de notre part, dire que l’année scolaire a eu un bilan positif.

Guineematin.com : pourtant, on sait que les résultats des examens nationaux de cette année ont été jugés catastrophiques. Qu’est-ce qui est à la base de ce faible taux d’admission ?  

Mamady Sidiki Camara : oui, quand je dis bilan positif, je voulais tout de suite expliquer, c’est par rapport au déroulement… Certains pensaient déjà que l’année allait être une année blanche ou alors qu’elle allait être une année incomplète. Mais, du fait encore une fois que nous ayons pu organiser les examens, de ce côté-là, nous nous réjouissons. Mais par rapport aux résultats, je pense que le résultat ne réjouit personne, à commencer par le département. Le résultat, certes, est qualifié de faible. Quand on parle de 24, 38% pour une année scolaire, je pense qu’il y a assez d’efforts à fournir.

Mais, nous voyons toute cette situation sous deux facettes. D’abord, le département est tranquille du fait qu’il ait eu le courage de proclamer les résultats qui ne reflètent que la valeur intrinsèque des candidats. Ça, c’était un devoir qu’il fallait absolument accomplir. Nous avons eu ce courage, nous avons estimé qu’il faut mettre aux yeux de la nation ce qui reflète l’école guinéenne, la valeur des travaux des élèves et des candidats. Donc, de ce côté-là, nous pensons avoir faire notre devoir. Mais de l’autre côté, en voyant le pourcentage par rapport à d’autres années ou par rapport à d’autre pays, nous estimons que c’est résultat qui interpelle.

Nous, ça ne nous fait pas la fierté, parce que nous, notre souhait serait que ce résultat soit fortement amélioré. Mais pour nous, ces résultats doivent être améliorés dans les conditions régulières. Il faut dans ce cas que ce soit des résultats qui reflètent effectivement la valeur des candidats. Et pour cela, je pense qu’à tous les niveaux, nous sommes interpellés : nous département, mais aussi d’autres acteurs qui sont impliqués dans la gestion des examens non seulement, mais de toute l’éducation en général. Chacun de son côté doit pouvoir jouer son rôle, doit pouvoir tirer les leçons de ces résultats pour que les années qui suivront puissent être meilleures par rapports aux années précédentes.

Guineematin.com : en plus du faible taux de réussite, l’autre fait qui a attiré les attentions après la publications des résultats du Bac, c’est la fait qu’un grand nombre de lauréats vient de la préfecture de Siguiri. On a entendu même Aboubacar Soumah du SLECG parler d’un résultat purement politique parce que Siguiri est un bastion du parti au pouvoir. Qu’en dites-vous ?

Mamady Sidiki CAMARA : c’est ridicule. Parce que Siguiri… je n’aurais pas aimé parler politique parce que nous à l’éducation, nous n’avons jamais parlé de politique. Mais, je suis obligé d’en parler à travers cette question, parce qu’effectivement, il l’a dit et je l’ai entendu dans la presse. Mais, je voudrais vous poser la question et ceux-là qui nous suivent dans cet entretien, est-ce que Siguiri est aussi pour le pouvoir puisque Kouroussa, plus que d’autres préfectures de la région ? C’est très dommage qu’on se retrouve sur un terrain de ce genre, je pense que c’est assez faible.

Quand on parle de l’éducation, on doit faire des efforts pour épargner la politique de l’éducation. Nous avons tout fait, ça a été notre cheval de bataille et ça demeure. Nous n’avons jamais voulu que la politique prime ou alors même soit introduite dans le système éducatif. Le jour où cela se fera, le système sera complètement anéanti. Donc, dire que Siguiri a fait le plus grand nombre de lauréats, parce que Siguiri était le bastion ou Siguiri est favorable au pouvoir alors que Kouroussa a fait 1% et quelques d’admis, c’est incompréhensible. Parce que Kouroussa est, à mon avis, pour le pouvoir plus que Siguiri.

Kouroussa, c’est la ville qui a vu naitre le président de la République. Même si la densité peut être supposée faible en matière de population par rapport à Siguiri, mais la détermination et la hargne, nous l’avons constaté à travers les différentes campagnes. Siguiri et Kouroussa et bien d’autres régions de la Haute Guinée, même de la moyenne Guinée, peuvent se retrouver. Donc, moi je pense que c’est des allégations qui prouvent encore une fois que l’auteur de ces affirmations ne repose pas ces affirmations sur des preuves vraiment responsables.

Quand vous fouillez dans ces mêmes résultats, vous trouverez ailleurs où le pouvoir est censé ne pas être aussi à la une, comme Siguiri, mais le pourcentage est plutôt acceptable. Donc, parler de Siguiri qui a fait le plus grand pourcentage, approchez Kouroussa par exemple à côté de Siguiri qui n’a même pas eu de 2%, moi je pense que cela suffit largement pour répondre à des allégations de ce genre qui ne reposent franchement pas sur des preuves convaincantes.    

Guineematin.com : il y a aujourd’hui des divergences entre Aboubacar Soumah du SLECG et la commission en charge du recensement des enseignants. Est-ce que le département craint une éventuelle grève aujourd’hui en Guinée ?

Mamady Sidiki Camara : pour ce qui concerne le recensement, vous comprendrez que c’est une commission, même si le département, nous sommes la tutelle, c’est une réalité, il y a toute une commission qui avait été constituée pour procéder à ce recensement, y compris les éléments, les partenaires sociaux appartenant à ce SLECG. Moi-même qui vous parle, et mon ministre, c’est un membre du SLECG qui m’a recensé dans mon bureau, qui est venu me trouver avec mes collègues de travail et nous avons été recensés par un membre du SLECG. Donc, je suppose que ce syndicat a pris part entière à ce recensement. Revenir contester le même travail qu’on a fait soi-même, moi je voulais vous laisser le choix, à ceux qui nous suivent et à vous-même, d’en juger.

Ce que je sais, c’est qu’une commission a été mise sur place sous exigence du syndicat dans l’esprit de la paix et la concorde sociale. Le gouvernement a dû accepter toutes les conditions et créer même le maximum de ces conditions pour que ce recensement se passe dans les conditions normales. Si les résultats sortent et que cela fasse encore les disputes entre les membres de la même équipe, je crois je n’ai pas la compétence nécessaire pour en juger. Mais, je laisse l’opinion voir, qu’on puisse faire un travail soi-même et qu’on revienne pour contredire les résultats de ce travail, je laisse tout le monde en juger.

Guineematin.com : c’est pour quand la rentrée scolaire 2019-2020 ?

Mamady Sidiki Camara : pour ce qui est de la rentrée scolaire, vous savez que souvent il y a une commission qui est constituée et qui essaye de travailler là-dessus. Parce que, nous pouvons vouloir institutionnaliser une date, mais il y a que des événements qui interviennent pour la plupart des cas. Je prends l’exemple sur l’année dernière, où nous avons vu certaines contraintes. Cette commission s’est vue dans l’obligation de décider de ramener en octobre alors qu’on avait parlé déjà du 15 septembre. On était obligés de ramener au mois d’octobre. Je pense qu’il faut donner le temps à cette commission.

Du moment où les résultats sont proclamés, nous avons commencé les vacances. Au niveau du département, il y aura effectivement une rencontre et c’est à l’issue de cette rencontre-là qu’une date sera  décidée. Si c’est l’ancienne date qui sera reconduite, ça sera fait. S’il y a d’autres raisons qui pourront expliquer le changement de date, il reviendra à la compétence de cette commission mise en place pour décider et la date ne tardera pas à être mise à la disposition de l’opinion nationale parce que les élèves et les enseignants en ont besoin.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo et décryptés par Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Assassinat d’un taxi-motard à Labé : la ville complètement paralysée

16 août 2019 à 13 01 33 08338

La plupart des activités sont paralysées ce vendredi, 16 août 2019, dans la commune urbaine de Labé. Cette paralysie fait suite à l’assassinat d’un conducteur de taxi moto la nuit dernière. Les amis du défunt exigent que lumière soit faite sur sa mort, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Mamadou Samba Barry, c’est le nom du conducteur de taxi moto, poignardé mortellement par un groupe de jeunes. Selon Aïssatou Diouldé Barry, sœur du défunt, les assaillants voulaient retirer la moto de la victime. « Il (le défunt) a quitté la maison aux environs de 22 heures pour aller chez ses amis. Quelques temps après, il a reçu un appel téléphonique d’une de ses amies qui lui a demandé de l’accompagner à Bournété, dans le quartier Madina.

Quand ils sont arrivés au niveau de l’école primaire de Bournété, ils ont été attaqués par des inconnus qui ont poignardé mon jeune frère au niveau de la tête et du ventre. Les bandits voulaient s’emparer de sa moto de marque TVS, mais comme il a crié au secours, ils ont pris la fuite », a-t-elle expliqué.

Les citoyens, venus au secours, ont transporté d’urgence Mamadou Samba Barry à l’hôpital régional de Labé. Mais, selon Dr Ataoulaye Sall, directeur général de ce centre hospitalier, il est décédé avant d’arriver sur les lieux. « On a reçu un dépôt de corps dans la nuit du jeudi à vendredi, aux environs de 23 heures.

Après examen, on a constaté qu’il y a des lésions au niveau du thorax et au niveau de la tête. Des lésions sous forme de plaies pénétrantes. C’est des lésions par arme blanche, probablement par un couteau. Actuellement, le corps se trouve à la morgue de l’hôpital régional de Labé et on attend la famille de la victime pour leur restituer le corps », a dit Dr Sall.

Cet autre assassinat a irrité les conducteurs de taxis motos de la ville, régulièrement victimes d’attaques de ce genre. Ils sont descendus dans la rue, bloquant plusieurs axes routiers. Les manifestants réclament la lumière sur la mort de leur ami, mais aussi plus de sécurité. Ils ont paralysé les activités dans une bonne partie de la ville.

A noter que la victime Mamadou Samba Barry venait à peine de se marier. Selon sa famille, il sera inhumé ce vendredi au quartier Pétéwel.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Axe Cimenterie-Fofomèrè : quand usagers et riverains tirent le diable par la queue

16 août 2019 à 12 12 08 08088

De nombreux axes routiers de Conakry et environs sont devenus impraticables, aussi bien en saison sèche qu’en saison pluvieuse. L’un des tronçons les plus dégradés de nos jours, est celui qui va du carrefour de la Cimenterie au quartier Fofomèrè, relevant de la préfecture de Dubréka. Un véritable casse-tête chinois pour les usagers de ce tronçon qui souffrent le martyr, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis quelques années, au rythme des saisons, boue et poussière sont le quotidien des riverains et usagers de cette route. Un reporter de Guineematin.com qui y a fait un tour ce jeudi, 15 août 2019, a constaté que les citoyens de cette partie des environs de Conakry sont partagés entre colère et résignation.

C’est le cas de Kourouma Mohamed, responsable du syndicat des conducteurs de taxis motos sur la ligne Cimenterie-Fofomèrè. « Cette route est aujourd’hui quasiment impraticable. Avant, elle n’était pas bonne, mais au jour d’aujourd’hui, c’est pire, c’est un véritable calvaire pour nous qui pratiquons cette route. La société qui a fait cette route a creusé des caniveaux mais elle n’a pas bien aménagé pour que les eaux de ruissellement puissent couler sans dégrader la route. Maintenant, quand l’eau vient, elle creuse la route, se fraie un passage.

C’est ce qui a fait qu’aujourd’hui, cette route est devenue complètement impraticable. Il y a beaucoup d’eau et de points noirs. Avant, la route était gâtée, mais actuellement, c’est catastrophique. Les motos qui roulent sur cette route sont toujours au garage. Même si c’est une moto neuve que tu as, avec les secousses, elle va se gâter. Même nous les conducteurs, ça nous fatigue. Quand on se couche, difficilement on se lève le matin à cause de l’extrême fatigue. Les secousses là jouent beaucoup sur nous », s’est plaint le jeune taxi-motard.

Même son de cloche chez Mamadou Alpha Diallo, chauffeur de taxi, la tête plongée dans le moteur de sa voiture pour régler une panne. « Là où vous m’avez trouvé, je suis arrêté à cause du mauvais état de la route. Elle est tout à fait impraticable. Je n’ose pas m’aventurer sur ce tronçon actuellement, les passagers viennent me demander, mais je leur dis que je ne vais pas, parce que la route n’est pas bonne. Avant, on se débrouillait un peu, mais depuis que la pluie a commencé, elle a tout gâté. Tout ça, c’est parce que là où on doit faire des ponts, ils ne l’ont pas fait. Là où ils doivent ouvrir les caniveaux, ils ne l’ont pas fait de façon continue.

C’est ça le problème. Nous, nos véhicules ne peuvent pas du tout rouler ici, il y a beaucoup d’eau sur la route et beaucoup de nids de poules. Pendant la saison sèche, on roulait aussi difficilement ici, certains tombaient dans le nuage de poussière parce qu’ils n’arrosaient la route qu’une fois par jour. Donc, on avait de la poussière dans la bouche, dans les oreilles, partout. C’était aussi un autre calvaire. Chez nous ici, ce n’est ni pendant la saison sèche, ni pendant la saison hivernale. Nous souffrons pendant toutes les saisons », a-t-il déploré.

Dépassés par les événements, usagers et riverains de la route Cimenterie-Fofomèrè appellent le gouvernement à les aider à en finir avec ce calcaire.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel:( 00224) 622919225 / 666919225

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Inondation de la centrale électrique de Kouroussa : la ville plongée dans le noir

16 août 2019 à 11 11 43 08438

La ville de Kouroussa est privée de courant depuis quelques jours. Et pour cause, la centrale électrique locale est complètement inondée et reste inaccessible, a constaté le correspondant de Guineematin.com basé à Siguiri qui s’est rendu sur place.

Située au quartier Samankoura, dans la commune urbaine, la centrale électrique de Kouroussa est coupée de la ville depuis quelques jours. Suite à la tombée des fortes pluies, la zone a été complètement inondée. Ce qui rend l’accès à la centrale impossible.

« La centrale est construite sur une zone inondable. Actuellement, elle est dans l’eau. Le carburant qui alimente les groupes électrogènes est fini, la citerne est là, mais elle ne peut pas arriver à la centrale. Nous travaillons dans un risque énorme parce que quand il pleut, tous les fils électriques se retrouvent dans l’eau. Il y a deux ans, à chaque saison pluvieuse, nous sommes dans la même situation épineuse », a expliqué sous anonymat un responsable local d’EDG.

Joint au téléphone, le préfet a déploré cette situation tout en annonçant que des dispositions sont en train d’être prises pour permettre l’accès à la centrale, afin qu’elle puisse reprendre ses activités. « Après les fortes pluies, les eaux stagnantes et la boue ont rendu la centrale inaccessible. Mais, on est en train de travailler pour que le véhicule puisse passer envoyer le carburant et permettre la reprise des travaux », a-t-il laissé entendre.

De Kouroussa, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Assomption à Kankan : « je suis heureux de recevoir dans cette cathédrale les amis musulmans »

16 août 2019 à 10 10 33 08338

Les fidèles chrétiens de Guinée, à l’image de leurs coreligionnaires du monde, ont célébré la fête de l’Assomption, hie jeudi, 15 août 2019. Cette fête catholique commémore la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la vierge Marie, mère de Jésus. A Kankan, c’est l’église Notre Dame de Paix et de Victoire qui a servi de cadre à la célébration de cette cérémonie en présence de l’évêque local, Monseigneur Emmanuel Félémou, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Pour les fidèles catholiques, la date du 15 août représente une date importante dans leur vie. C’est pour cette raison que la mobilisation était de taille à Kankan à l’occasion de la célébration de l’Assomption. La fête a commencé par un carnaval que les fidèles ont organisé dans les rues de Kankan, munis de tambours et d’autres instruments de musique traditionnelle.

Interrogé par notre reporter, l’évêque de Kankan, Monseigneur Emmanuel Félémou, a rappelé l’importance de l’Assomption. « C’est un sentiment de joie, de paix et de religion, parce qu’aujourd’hui, Dieu nous donne la grâce de Marie. C’est la femme qui a accepté de servir Jésus, c’est le modèle de la foi et de la fidélité. Cette femme, depuis le début de l’existence humaine, a été choisie par Dieu pour qu’elle puisse être la mère de son fils Jésus, qui est notre seigneur. Aujourd’hui, nous fêtons l’Assomption, qui est la montée de Marie, parce que quand elle a fini sa mission, Dieu l’a glorifiée, pour l’amener au ciel », a expliqué le chef religieux.

Au cours de la prière, a précisé l’évêque de Kankan, des messages de cohésion sociale et de paix ont été véhiculés à l’endroit des fidèles catholiques. « C’est un message de cohésion, de paix parce qu’ici, l’érudit de Kankan, Cheick Fantamady Chérif était là en 1953, pour l’inauguration de la première cathédrale avec mon Seigneur Maurice Maillot. Donc, ils ont établi des liens ancestraux de religion entre musulmans et chrétiens. Aujourd’hui, je suis heureux de recevoir dans cette cathédrale les amis musulmans, de voir que la religion ne divise pas, mais rassemble. Elle nous met sur le même chemin de paix », a laissé entendre Monseigneur Emmanuel Félémou.

Plusieurs fidèles catholiques présents à cette cérémonie religieuse ont dit leur joie de célébrer l’assomption aux côtés des leurs. Pour Julien Tamba Camara, « la fête là signifie beaucoup de choses pour moi. D’abord, la montée de la vierge Marie qui interpelle tous les chrétiens, pour dire que Dieu connait vraiment la virginité de Marie. Donc, je dis bonne fête à tous les fidèles chrétiens. Vraiment, nous sommes très joyeux, la fête s’est bien passée, les fidèles sont présents, la célébration a été satisfaisante ».

Même son de cloche chez Sabine Gboué, une fidèle catholique présente à cette cérémonie, s’est réjoui d’avoir participé à fêter Assomption. « Je ne ressens que la joie, parce que je fête Marie qui est notre maman, elle fait beaucoup de choses dans notre vie. C’est une femme qui a été humble, c’est un modèle pour le peuple chrétien. Le message que j’ai aujourd’hui, c’est de dire aux fidèles chrétiens de vénérer la vierge Marie, c’est une femme qui nous a donné notre sauveur, le Christ », a-t-elle dit.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Koumbia (Gaoual) : l’APEPTG a reboisé 6150 plans forestiers à Wédou Kanta

16 août 2019 à 9 09 35 08358

Dans le cadre de l’initiative présidentielle pour le reboisement 2019, l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme (APEPTG) a réussi à reboiser 5,5 hectares de son domaine de Wédou Kanta pour un total de 6150 plants de thèque et de mélina, tous d’essence forestière. Les travaux de reboisement, lancés par le préfet de Gaoual, Elhadj Souleymane Sow, le samedi 10 août 2019, ont pris fin le mercredi, 14 août 2019.

La rédaction de Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité du rapport de l’ONG.

Rapport d’activités

L’Association pour la protection de l’environnement et la promotion du tourisme à Gaoual, APEPTG, conformément aux engagements pris auprès du département de l’Environnement, des Eaux et Forêts dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour le reboisement 2019, a réussi à reboiser 5,5 hectares pour un total de 6150 plants forestiers composés de thèques et de mélina sur son domaine de Wedou Kanta, dans le district de Kembéra, relevant de la commune rurale de Koumbia à Gaoual. Soit 1111 plants à l’hectare pour un espacement de 3 mètres entre les plants.

La cérémonie de lancement qui a eu lieu à Wédou Kanta, lieu abritant le domaine, a été placée sous la présidence du Préfet de Gaoual, Elhadj Souleymane Sow, accompagné du maire de la commune rurale de Koumbia, Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, du Sous-préfet de Koumbia, Monsieur Alsény Diallo, du Chef section Eaux et forêts de Gaoual, Capitane Mamadou Baldé, du Chef cantonnement forestier de Koumbia, l’Adjudant-Chef Mohamed Camara, des agents forestiers, des responsables des forces de défense et de sécurité de Koumbia notamment la gendarmerie et l’armée, du Président du District de Madina Guilédji, Boubacar Baldé, du Président du district de Kembéra, Aladjey Camara, de la presse locale et nationale ainsi que des Conseillers communaux, de cadres administratifs locaux et d’une importante foule de la notabilité venue de tout le district de Kembéra et de ses environs.

Une cérémonie pendant laquelle, les officiels ont lancé des messages à l’endroit des populations, les invitant à s’impliquer efficacement à la protection de l’environnement. Ils ont appelé les populations au reboisement, à la restauration des têtes de source d’eau et des points d’eau, à la lutte contre les feux de brousse, à la coupe abusive du bois et au soutien de toutes les initiatives allant dans le sens de la protection de l’environnement.

Au nom de la population de Kembéra, le Président du district, Aladjey Camara, a pris l’engagement de protéger le domaine reboisé en interdisant toute activité susceptible de propagation de feux de brousse ou la coupe du bois. Egalement, ce responsable local a appelé ses populations à soutenir cette initiative présidentielle en accompagnant l’APEPTG et de toute autre ONG ou organisme évoluant dans ce sens.

Les membres de l’APEPTG, venus de Conakry, de Guinée-Bissau, de Koumbia centre et ceux résidant à Kembéra, fortement mobilisés et appuyés des agents techniques forestiers ont démarré la mise en terre des plants. Pour un premier temps, l’association a reçu de la Section des Eaux et Forêts, trois colis de plants de 1500 chacun, soit un total de 4 500 mélina et thèques. Ce premier lot a été transporté de Gaoual le 9 août. Après avoir fini de planter celui-ci, l’APEPTG a reçu, le mardi 13 août, le second lot de 1650 plants forestiers de composition identique au premier.

Le mercredi, 14 août 2019, en présence des autorités locales et des sages, ce dernier lot a été également planté sur une superficie d’un hectare et demi environ, mettant ainsi fin au reboisement de 5,5 ha.

Faut-il le noter que l’APEPTG a fait défricher une superficie de 10 ha et était prête à reboiser tout le domaine assaini.

Satisfaite du travail mené sur le terrain par l’APEPTG, l’autorité locale, en l’occurrence le Président du district de Kembéra a mis à notre disposition un domaine estimé entre 100 et 200 ha, situé entre les secteurs de Kembéra et Boria et est arrosé par deux cours d’eau, Tabini et Diwé.

Par ailleurs, vu l’engagement des autorités et les échos favorables d’une telle mobilisation, les districts de Madina-Guilédji et Dara Bowé et même Kamélé ont promis des domaines de grandes dimensions à l’APEPTG pour le reboisement et des pépinières.

L’APEPTG, en partenariat avec le département de l’Environnement, des eaux et forêts, compte toucher non seulement chacun des 20 districts de Koumbia mais également chacune des 8 collectivités de Gaoual où d’ailleurs nous avons des antennes dans certaines d’entre elles. Ce qui nous rassure de votre volonté de nous appuyer et de nous accompagner sur le terrain.

L’APEPTG remercie toutes les personnalités physiques et morales qui ont permis la réalisation de ses activités de reboisement.

                                                      Conakry, le 15 août 2019             

                                                    Le Bureau Exécutif de l’APEPTG

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Mamou : à peine installé, le bureau « dissident » du syndicat des transporteurs vacille

16 août 2019 à 9 09 07 08078

Constitué à l’occasion d’un congrès tenu le 30 juillet 2019 à la maison des jeunes de Mamou, le « bureau dissident » du syndicat des transporteurs et mécanique générale (affilié à l’USTG version Abdoulaye Camara) peine à déployer ses ailes dans la ville carrefour. En plus de la « guerre d’ego » qui l’oppose au bureau local affilié à l’USTG version Abdoulaye Sow, ce bureau dirigé par Boubacar Keïta semble se disloquer de l’intérieur.

L’illustration parfaite est la dernière sortie médiatique de sa secrétaire chargée des questions de genre et équité, qui soutient que son nom a été porté dans ce « bureau dissident » sans son avis, rapporte un journaliste de Guineematin.com à Mamou.

Visiblement, le bureau du syndicat des transporteurs et mécanique générale de Mamou (affilié à l’USTG d’Abdoulaye Camara) est bâti sur du sable mouvant. Deux semaines après sa mise en place, ce bureau composé de vingt-cinq (25) membres enregistre déjà sa première débâcle. Et, celle-ci est venue de madame Lamarana Barry, désignée secrétaire aux questions genre et équité au sein dudit bureau.

« J’informe l’opinion nationale que je ne fais pas partie du bureau des dissidents créé par Boubacar Keïta dit Kibongué. Je déplore le comportement de ce dernier qui a porté mon nom, sans mon avis, dans un communiqué radio diffusé (convoquant une réunion NDLR) en date du 13 août 2019. Je demande à l’intéressé (Kibongué) de retirer mon nom de sa liste le plus vite que possible », a dit madame Lamarana Barry dans un communiqué diffusé mercredi soir sur les antennes d’une radio locale.

Joint au téléphone par la rédaction de Guineematin.com à Mamou, madame Lamarana Barry a réitéré sa position et sa fidélité au bureau des transporteurs et mécanique générale (affilié à l’USTG d’Abdoulaye Sow). Un bureau au sein duquel elle occupe le poste de secrétaire chargée des femmes travailleuses.

« Alors que j’étais accidentée et alitée à la maison, j’ai été surpris, le 25 juillet, de voir l’appel de Kibongué (Aboubacar Keïta), m’annonçant qu’ils ont décidé de porter mon nom sur leur liste… Je lui ai demandé qui lui a donné mon numéro de téléphone. Mais, il a raccroché sans répondre à ma question. Et, hier (mercredi), quand je suis allée au bureau de la gare routière de la conserverie, les gens m’ont informé que mon nom a été cité dans un communiqué du bureau des dissidents. Cependant, je ne fais partie, ni aujourd’hui, ni demain, à ce bureau. Il est impossible pour moi d’appartenir à deux bureaux à Mamou », a expliqué madame Lamarana Barry.

Rencontré ce jeudi à son lieu de travail, à Petel dans la commune urbaine de Mamou, Boubacar Keïta, le secrétaire de général du syndicat libre des travailleurs de Mamou (USTG-section mécanique générale), demande à madame Lamarana Barry de reconnaître au moins le bien fait dont elle a bénéficié de sa part.

« C’est clair et très simple. Ce poste a été affecté à cette femme à cause de son mari, Elhaj Gallé Barry, fondateur de l’USTG et trésorier principal du premier bureau dont je faisais partie en tant que chargé de coopération et mutuelle. Donc, c’est pour rendre hommage à son mari pour la lutte syndicale qu’il a menée, qui m’a amené en 2007 à attribuer ce poste (secrétaire chargé des femmes travailleuses ou secrétaire aux questions genre et équité) à cette femme.

Depuis cette date, et malgré toutes les élections qui ont eu lieu ici pour le renouvellement du bureau, madame Barry (qui n’est ni chauffeur, ni mécanicienne) a toujours été maintenue d’office à ce poste. Elle n’a jamais postulé et elle n’a jamais été élue à ce poste. Depuis 2007, le poste lui revient d’office… Et, pour la constitution du présent bureau, je l’avais appelée au téléphone pour l’informer que l’assemblée, à l’occasion de toutes les réunions qu’elle a tenues, a décidé de la maintenir à son poste.

C’est un honneur pour elle. Mais, les gens doivent être reconnaissants des bienfaits. Ce n’est pas parce qu’elle est capable plus que toutes les femmes de Mamou, mais c’est un hommage à son mari et un honneur pour elle… Depuis qu’on a mis ce bureau en place, elle n’a jamais pris part aux différentes réunions. Elle était excusée parce qu’elle est accidentée et souffrante », a expliqué Boubacar Keïta.

S’agissant du caractère « dissident » attribué au bureau qu’il dirige actuellement, le secrétaire de général du syndicat libre des travailleurs de Mamou (USTG-section mécanique générale) évoque une méconnaissance des textes de lois par ses détracteurs.

« Le syndicat de l’USTG de Mamou est un et indivisible. Nous sommes les fondateurs et nous avons une formation syndicale. On ne se tape pas la poitrine pour crier. Si quelqu’un est dissident, c’est plutôt ceux qui le disent. Parce qu’ils ne connaissent pas les textes et les lois qui régissent le syndicat. Nous, le bureau qu’on a élu est composé de 25 membres, alors que le bureau provisoire qui est là-bas ne compte que cinq membres… On n’est pas là pour brûler Mamou ; mais, ceux qui veulent brûler Mamou, on les mettra devant les faits », a dit Boubacar Keïta.

A suivre !

De Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Boffa : un voleur déguisé en marabout appréhendé par des taxi-motards

15 août 2019 à 20 08 29 08298

Des conducteurs de taxi motos de Boffa ont mis mains sur un voleur, déguisé en marabout. L’homme en question a été interpellé dans la soirée du mercredi, 14 août 2019, après s’être enfui avec la moto d’un taxi-motard, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est aux environs de 20 heures que Karamoko Fofana a été appréhendé par des conducteurs de taxi motos. Il est accusé d’avoir enlevé la moto d’un taxi-motard à Karabaya, un secteur de la commune urbaine de Boffa. « Ce faux Karamoko est en complicité avec des bandits. Souvent, c’est lui qui vient nous déplacer pour nous dire de l’envoyer à un endroit donné. Après avoir fini de connaître notre position, il communique avec ses amis qui viennent nous attaquer et enlever nos motos.

Pour le cas d’aujourd’hui, il est venu déplacer un des nôtre. Quand ils sont arrivés à un certain niveau, il a demandé à notre ami de descendre pour lui acheter quelque chose à la boutique. Dès que le taxi-motard est descendu, il a pris la moto pour s’enfuir », a expliqué Mohamed Sylla, conducteur de taxi moto.

Juste après l’acte, la victime est allée informer les responsables du syndicat des conducteurs de taxi motos de Boffa. Ces derniers ont aussitôt engagé des recherches qui ont permis de mettre mains sur Karamoko Fofana, retrouvé à la gare routière de la ville. Ils ont appelé la police qui est venu récupérer le voleur présumé. Les agents ont ensuite effectué une perquisition à domicile, où ils ont retrouvé d’autres motos volées.

Karamoko Fofana est détenu au commissariat central de Boffa en attendant la fin de l’enquête.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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