Politique : N’zérékoré dit non à un 3ème mandat pour Alpha Condé

21 avril 2019 à 12 12 31 04314

Jusque-là muette sur le débat en cours autour d’une éventuelle modification de l’actuelle Constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, la ville de N’zérékoré se fait, enfin, entendre. Ce dimanche, 21 avril 2019, la capitale forestière est envahie d’affiches disant non à un nouveau mandat pour le locataire du Palais Sékhoutouréya, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est ce dimanche que se jouera la finale du tournoi de football doté du trophée Alpha Condé à N’zérékoré. Une compétition organisée par le député de la ville afin de remobiliser les militants du parti au pouvoir en prélude aux échéances électorales à venir. Mais, à quelques heures de ce match, la ville affiche une image défavorable à l’actuel président et à tous les promoteurs d’une modification constitutionnelle qui permettrait à Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Du rond-point Dorota, en passant par le stade du 3 avril, le grand rond-point du marché central, les quartiers Gbangana et Nakoyakpala jusqu’au niveau des routes nationales N’zérékoré-Beyla et N’zérékoré-Macenta, le constat reste de même. Partout, on voit des affiches disant non à une nouvelle Constitution et non à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Ces affiches ont, sans doute, été installées nuitamment par des personnes non encore identifiées.

Interrogé sur la question, un citoyen de la ville qui s’est exprimé sous anonymat, s’est prononcé clairement contre un troisième mandat en Guinée. « 3ème mandat dans quel Etat ? Ça ne doit pas se faire en Guinée ici. Le vieux (Alpha Condé, ndlr) est fatigué et il doit partir et laisser la place à d’autres guinéens. Nous les jeunes, nous sommes farouchement opposés à ça. La jeunesse de N’zérékoré n’acceptera pas un troisième mandat », a-t-il prévenu.

Aux dernières nouvelles, on apprend que la finale du tournoi doté du trophée Alpha Condé qui devait se jouer au stade du 03 avril de N’zérékoré a été délocalisée au camp Béhanzin. Cela, en raison des tensions qui sont palpables dans la ville.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Koumana (Kouroussa) : un affrontement évité de justesse entre RPGistes et indépendants

21 avril 2019 à 12 12 03 04034

Les fissures créées par les dernières élections locales sont loin de finir dans la commune rurale de Koumana, située à 25 kilomètres de Kouroussa de la ville de Kouroussa. Des partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux de la liste indépendante qui se sont disputés la mairie de cette localité ont failli en venir aux mains hier, samedi 20 avril 2019. Les deux camps se sont opposés autour d’un projet d’adduction d’eau, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Selon le maire de Koumana, élu sous les couleurs du RPG Arc-en-ciel et non reconnu par le mouvement indépendant, tout est parti de l’arrivée dans la localité des membres d’une ONG, venus aider à réparer le forage de la localité pour permettre à ses habitants d’avoir de l’eau potable. Ce à quoi se seraient opposés les indépendants.

« C’est les membres d’une ONG qui sont venus voir si le forage qui est là peut donner de l’eau potable à toute la localité. Moi, je n’étais pas informé de leur arrivée. Quand ils m’ont informé, je suis parti les voir avec 4 de mes conseillers. Quand ils ont commencé le travail, des jeunes du mouvement indépendant sont venus dire pourquoi ils ne sont pas informés de l’arrivée de cette ONG, ils nous ont demandé d’arrêter le travail. C’est là que les esprits se sont échauffés, on a failli se battre », a expliqué, au téléphone de Guineematin.com, Mandjan Keïta.

Le maire ajoute avoir saisi le préfet de Kouroussa, qui s’est engagé à régler ce problème. « On a déjà informé le préfet, il nous a demandé de nous rendre tous à Kouroussa pour échanger avec lui sur ce problème », a-t-il annoncé.

Au moment où nous mettions cet article en ligne, les partisans du RPG Arc-en-ciel et ceux de la liste indépendante étaient en route pour la vile de Kouroussa où ils sont conviés à une rencontre par le préfet.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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Bras Cassé dégaine : « c’est des artistes très maudits qui iront chanter pour Alpha Condé »

21 avril 2019 à 10 10 39 04394

Comme annoncé dans un précédent article, l’artiste Abdoulaye Sawpit Camara, plus connu sous le nom de Bras Cassé, a été agressé récemment par des hommes en uniforme à son domicile à Coyah. L’auteur du son fétiche « Alpha Banban Farî », en hommage au président Alpha Condé, et sa famille ont été molestés à Mengueta, relevant de la sous-préfecture de Wonkifong.

Dans une interview accordée à un reporter que Guineematin.com a dépêché à Mangata, Bras Cassé est revenu sur sa mésaventure, sur ses rapports avec le président Alpha Condé qui l’a « mal récompensé ». L’artiste dénonce également les promoteurs du 3ème mandat, notamment les artistes sur lesquels il tire à boulets rouges.

Guineematin.com : pourquoi vous appelle-t-on Bras cassé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : j’ai eu un choc et mon bras s’est cassé. Depuis, les gens m’ont surnommé Bras cassé pour se moquer de moi.

Guineematin.com : le lundi, 15 avril 2019, vous avez reçu la visite d’hommes en uniforme qui vous ont malmené avec votre famille. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : je n’en sais rien. J’ai vu seulement, vers 20 heures 28 minutes, des gens qui sont venus dans deux pick-up. Ils étaient 26 personnes (24 personnes, plus les 2 chauffeurs). C’est quand ils sont remontés dans leurs véhicules que j’ai pu les compter. Ils sont venus tout en me dépassant. D’autres sont allés derrière ma maison. Les voitures ont été garées à environs 400 mètres de ma maison. Il y avait coupure de courant et ils sont venus à pied. Ils sont rentrés, le chauffeur et le militaire qui gardait les véhicules sont sortis aussi et ont dégagé tous ceux qui étaient avec nous. Les gens ont couru pour alerter la population et demander aux gens de fuir. Tout le monde a fui. C’est ainsi qu’ils sont rentrés dans ma cour. J’ai salué deux d’entre eux et j’ai demandé où ils vont. Ils disent : on s’en fout de ça, pourquoi tu nous demande ? Et ils ont continué dans ma cour, dans ma maison. Il y a un de mes jeunes frères et mes petits fils qui sont venus en disant : Papa, il y a beaucoup de militaires qui sont venus derrière la cour. Qu’est-ce qui ne va pas ? Je me suis levé et je suis allé les voir. J’ai dis : qu’est-ce qu’il y a ? Ils ont dit : on s’en fou de toi. J’ai dit : C’est pour moi ici, c’est ma concession. Ils ont dit : on s’en fout de toi. Si c’est toi Bras cassé, on s’en fout de ça et on va casser l’autre bras aussi. Ils ont insulté ma mère. Ma femme aussi a répliqué. Un autre parmi mes proches est venu demander s’il n’y pas de responsable à Mengueta ? Pourquoi cette pagaille ? Est-ce que vous avez laissé une convocation ? Ils se sont attaqués à ce monsieur aussi. Ils l’ont terrassé. Ils m’ont mis à terre et ils ont déchiré nos chemises. C’est en ce moment qu’ils m’ont roué des coups au niveau du bras et au niveau des côtes. J’ai demandé pardon. Mais, comme j’étais mal habillé, pour eux, ce n’était pas moi Bras cassé. Si non, ils allaient me tuer là-bas. C’est ainsi qu’ils se sont attaqués aux autres membres de ma famille et il y a eu de la bagarre dans la cour. Il n’y avait pas de courant. J’avais un enfant très intelligent, celui-ci est parti photographier les plaques des deux véhicules. Dans cette pagaille, un jeune a dit : Allez-y amener de l’essence on va brûler leurs véhicules. C’est ainsi que leur chef de mission a dit : replions, replions. Ils sont tous montés dans les pick-up et je suis venu m’arrêter devant la voiture, ma famille est venue me récupérer. J’ai dit qu’ils vont me tuer ici parce qu’ils sont venus pour ça. L’un d’entre eux a dit : Tu vas nous trouver à la présidence, au palais. J’ai dit d’accord. Pendant tout ce temps, je ne savais pas qu’un de mes enfants avait pris le numéro des véhicules. Quand je suis revenu, il m’a dit : reste tranquille, voilà les numéros de leurs véhicules. J’ai appelé le préfet qui a envoyé des gens sur le pont de Coyah pour les intercepter. Ils les ont interceptés. Ils ont dit qu’ils sont venus chez moi et ils sont rentrés ; mais, qu’ils se sont trompés. Ce n’était pas chez moi qu’ils venaient. Mais, quitter le KM36, traverser des milliers de concessions pour venir rentrer chez Bras cassé ? Qui est en Guinée qui ne connait pas Bras cassé ? Ils sont venus du KM36. Nous avons identifié leurs voitures : pour la police, le numéro du véhicule c’est PN 600001 ; pour la gendarmerie, c’est GN 251547. Dès que j’ai dit ça, le lendemain, c’est général Bafoé qui m’a appelé pour me demander qu’est-ce qui ne va pas. Dès que je lui ai donné les numéros, il a automatiquement dit : l’un, c’est pour la gendarmerie, et l’autre, c’est mon département. Il dit : je vais les convoquer demain, ils vont me répondre. Mais, jusqu’à présent, je n’ai pas reçu un appel de lui. Le général Baldé aussi ne m’a pas appelé. C’est pourquoi j’ai dit : les militaires relèvent du gouvernement, les véhicules sont du gouvernement. Donc, c’est Alpha Condé qui a dit aux gens de venir me tuer, parce que c’est moi qui ai chanté Cowboy Mou Condoboy Domma. Ils allaient me tuer et repartir sans trace. Ils ont pris un journaliste, jusqu’à présent, il n’y aucune trace. Mais, comme j’ai eu les numéros des véhicules qui appartiennent au gouvernement, je me suis dis que c’est prémédité. C’est quelque chose qui a été organisée pour venir m’éliminer. C’est pourquoi les gens, quand tu les aides à être chef, après demain c’est toi qu’il va tuer le premier. Même son marabout qui a écrit pour lui afin qu’il soit chef, il va le tuer. J’ai dit que c’est ça. Donc, pour mon cas, c’est Alpha Condé. Les personnes qui l’entourent aujourd’hui sont des zéros. Ils sont venus chez Alpha pour de l’argent. Avant-hier, ils n’étaient pas pour Alpha. Aujourd’hui, ils sont pour lui parce qu’il y a l’argent.

Guineematin.com : nous avons appris qu’après l’incident, le préfet de Coyah est venu vous rendre visite. Est-ce qu’on peut savoir de quoi il a été question ?

Abdoulaye Sawpit Camara : il est venu avec le secrétaire général chargé de l’administration, le député de Coyah, Sékou Camara, le sous-préfet de Wonkifong et beaucoup d’autres. Mais, quand ils sont venus, ils ont parlé de l’affaire de Dieu. Ils m’ont dit que c’est un fait de Dieu. Donc, de pardonner. J’ai dit que j’ai pardonné, parce que je n’ai pas été tué.

Guineematin.com : on ne vous a toujours pas dit pourquoi ces gens sont venus vous agresser ?

Abdoulaye Sawpit Camara : c’est des menteurs. C’est eux qui ont fait. C’est eux qui ont organisé cela. Les membres du gouvernement. C’est eux. Comment ils peuvent venir me dire quelque chose ? Est-ce qu’un membre du gouvernement m’a même appelé pour me demander qu’est-ce qui s’est passé ? Ou bien qui d’entre eux m’a envoyé même 100 GNF ? Même le préfet qui est venu, il ne m’a pas donné, même 100 GNF. Il n’a pas dit : lève-toi on va aller à l’hôpital pour vérifier ton état de santé. Il ne l’a pas fait. Juste me dire : pardon à cause de Dieu. C’est Dieu qui me l’a fait ? Les gens qui m’ont agressé sont déjà identifiés. Comment ils peuvent rester comme ça sans réagir ?

Guineematin.com : on a appris que le Président Alpha Condé n’a pas pensé à vous malgré la nature de vos relations.

Abdoulaye Sawpit Camara : Mais, bien sûr. Il m’avait promis. Il a dit à son chargé de mission, à Ousmane Bangoura, communément Sossé Banna, à Mimy Coumbassa, l’ancienne femme du général Toto, qui s’est remarié avec monsieur Bernard, questeur à l’Assemblée nationale : Allez-y chercher une villa, je vais remettre à Bras cassé. Ils ne l’ont pas fait. Par après, il a dit à Kiridi Bangoura : Va chez madame Sultan, il va lui remettre un tracteur, après je vais le payer même si c’est en deux tranches. Il dit : comme il a aimé l’agriculture, on va l’aider dans ça pour qu’il nous laisse. Pourquoi ça aussi ? Des artistes ont été jusqu’au Brésil, mais, avant que je chante pour le Président, aucun autre artiste guinéen n’avait osé le faire avant qu’il ne soit Président. C’est après qu’il soit Président, ils ont commencé, sauf peut-être Zangué de Kindia qui a chanté : Alpha Condé, Woulè Baragnon. Mais, A Banban Farî, aucun artiste guinéen ne pouvait dire ce jour qu’il allait battre Lamah Sidibé avec sa musique : Cellou Laamikè. Personne, aucun chanteur malinké ne pouvait. C’est quand je suis venu avec A Banban Fari, c’est ce qui a terrassé Cellou Dalein et qui a transcendé tous les soussous, tous mes parents Bagas. Ils sont venus pour remplir le panier d’Alpha Condé. C’est ce qui fut fait, A Banban Fari ha Sékoutouréya’’.

Guineematin.com : est-ce que vous regrettez aujourd’hui d’avoir soutenu Alpha Condé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : non ! Je ne le regrette pas. Moi, c’est mon père, parce qu’il est le père de la nation. Je ne le regrette pas. Mon père m’avait dit qu’il faut aider tous les hommes qui vivent sur cette terre. S’ils te récompensent par le bien, tu dis Dieu merci et s’ils te récompensent mal, dis aussi Dieu merci, que c’est ça que Dieu a voulu pour toi. Mais, que tu continues toujours à aider. Moi, Alpha ne m’a rien fait. Il ne m’a rien dit de mal. Mais, c’est son entourage qui me fait mal. Ce n’est pas Alpha. Je n’accuse pas le Professeur Alpha Condé. Ici, je l’accuse seulement parce que c’est lui qui a intégré les militaires mal formés pour venir me faire du mal. Et, c’est dans les voitures gouvernementales. Si les responsables de ces voitures ne sont pas identifiés, je dirais que c’est le Président qui n’a pas manifesté son désir parce qu’eux, ils sont là-bas. Ils ne font rien pour ce pays. Ils ne cultivent rien pour cette nation. Ils sont là-bas et ils prennent des milliards appartenant aux guinéens. Ils achètent des véhicules PRADO et construisent des villas pour donner à des femmes. Les gens qui vous ont aidé à être dans cette situation, c’est eux que vous combattez. Je ne suis pas du tout d’accord. Je n’ai rien de mal contre Alpha Condé ; mais, comme je suis vieux, Alpha, qu’il le sache ou qu’il ne le sache pas, 1961 on était au lycée classique ensemble. C’est nous qui avions commandité la première grève des étudiants et Sékou Touré l’a transformé en un coup d’Etat. Si un vieux comme moi danse pour lui aujourd’hui dans toutes les préfectures ; mais, qu’il reconnaisse et qu’il me distingue parmi les artistes. S’il ne me distingue pas parmi les artistes, je dirais que c’est lui la cause. C’est lui qui les a envoyés et je peux jurer que c’est lui. Ceux qui combattaient Alpha Condé, ce sont eux aujourd’hui qui sont des ministres et qui ont tout. Ils sont ambassadeurs et c’est eux qui se fichent de moi. C’est pourquoi, je me fais rare à Conakry. Quand je viens, où je vais rentrer ? Je vais aller dans le bureau de qui ? Ils étaient anti Alpha Condé. Quand Lansana Conté était là, ils étaient anti Alpha Condé. C’est ceux-là qui envoient aujourd’hui des gendarmes contre moi pour me tuer. Qu’est-ce que j’ai dit ? Quelles sont les preuves ? Ils n’ont qu’à me monter les preuves palpables de ce que j’ai dit ou fait pour dire par exemple : tu as chanté ou tu as dis cela ou bien tu as manifesté dans tel endroit et on t’a vu dans tel ou tel groupe.

Guineematin.com : aujourd’hui, il y a une velléité de modifier la constitution pour permettre au Président Alpha Condé de continuer à diriger le pays. Il y a même certains artistes qui commencent à se mobiliser pour apporter leur soutien au projet. Est-ce que vous qui aviez chanté pour lui, vous êtes prêts à mouiller encore le maillot pour le soutenir ?

Abdoulaye Sawpit Camara : Non ! Même pas malgré ce qui m’est arrivé. Moi, j’aide quelqu’un à devenir président pour qu’il m’aide. S’il ne m’aide pas, je ne serais plus pour lui. Mais, je ne l’insulterais pas et je ne lui ferais pas du mal. Je m’assois chez moi. Je ne manifeste pas et je ne fais rien. Ces artistes maudits qui veulent partir là-bas, manifester pour Alpha Condé, ils n’ont qu’à partir parce que c’est des maudits. C’est des artistes très, très maudits. A cause de quoi ? Quand tu vas manifester là-bas, tu n’auras que 50.000 ou 100.000 GNF. On dit : c’est pour le parti. Mais, quel parti ? Moi, je ne suis pour personne. Je suis chez moi ici. J’ai alerté tout le monde entier sur mon sort. Même l’ambassade des Etats-Unis et celui de la France, tous sont informés. Ils veulent me tuer. Les gens qui veulent aller jouer demain samedi, ils n’ont qu’à aller, c’est leur affaire. Moi, j’ai été bastonné, j’ai mon corps qui me fait mal. Un vieux comme moi, qui a 72 ans, qui a été bastonné avec tous les membres de sa famille par 26 hommes armés jusqu’aux dents avec des pistolets et des PMAK, venus au bord de deux pick-up, je ne veux aller. Quel militaire dira en Guinée qu’il ne connait pas Bras cassé ? Mais, avant de quitter votre base, vous allez dire c’est où votre destination. Vous ne pouvez pas dire qu’on vient chez Momo et vous rentrez chez Bras Cassé.

Guineematin.com : onc, vous n’allez plus chanter pour Alpha Condé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : non ! Il n’en est plus question. Ce que j’ai chanté d’abord, je n’ai pas récolté. Ce que j’ai semé n’est pas encore récolté. Je te dis que le Président Alpha Condé doit me soutenir et me distinguer parmi les artistes. Mais, je sais qu’il ne va pas le faire parce qu’il a des escrocs Soussou qui l’entourent. Moi, je ne connais personne parmi ce groupe, si ce n’est que le Pr Alpha Condé. C’est lui que j’ai aidé. Même si tout le monde me donne ; mais, c’est Alpha que j’ai aidé, ce n’est ni Paul, ni Pierre. Ça aussi c’est pour deux causes. La première chose, c’est grâce à mon ami, Malik Sankhon. La deuxième cause, c’est grâce à sa sœur, Hadja N’Sira Condé. Pourquoi ? Hadja N’Sira Condé, son mari, Sékouba Bob Camara, fut le premier garçon d’Elhadj Bounia Sory Camara de Faranah. Et ma femme, Aldjinè Camara, fut la dernière fille d’Elhadj Bounia Sory Camara. Ma femme m’a dit : si tu es chanteur, fais tout pour aider Alpha Condé parce qu’il est mon beau frère. J’ai dit à ma femme que je suis d’accord, je vais l’aider. Si non, on était tous PUP. Il y a même des artistes malinkés qui ont refusé de chanter pour Alpha Condé. Ils disent qu’ils ne peuvent pas chanter pour deux présidents. Si nous, on a osé chanter pour Alpha Condé, vraiment, c’est à cause de ma femme et de mon ami. Les gens refusent même de venir s’entretenir avec le Président parce que les artistes eux, peuvent dire la vérité au Président ; mais, ils n’ont pas accès au Président. Ils sont bloqués par ceux qui sont autour d’Alpha Condé. Quand tu mets un menuisier comme ministre de la Culture ; ça veut dire quoi ? Tu l’as amené là-bas juste parce que vous êtes apparenté ou bien il a fait ceci ou cela pour toi. Mais, il ne connait pas l’affaire de la culture.

Guineematin.com : aujourd’hui, c’est Sanoussy Bantama Sow qui est le ministre de la Culture. Vous voulez dire qu’il ne connait pas le domaine ?

Abdoulaye Sawpit Camara : mais, est-ce que Bantama Sow a été artiste ? Est-ce qu’il connait quelque chose dans la musique ? Tu l’as vu danser ? Tu l’as vu taper le tam-tam ou le balafon ou la flûte ou bien la guitare? Non ! Il n’est pas un artiste. Il gère notre argent pour rien. Moi-même je devrais être aujourd’hui dans le ministère à défaut être au moins dans la fonction publique parce que depuis 1961 je suis artiste, au Collège Cour 2. Demandez au Bembeya Jazz quand ils sont venus.

Guineematin.com : vous avez parlé tout de suite de votre ami Malik Sankhon, est-ce qu’il vous a contacté depuis que cet incident s’est passé ?

Abdoulaye Sawpit Camara : Non ! Il n’était pas là. Il était en voyage parce que lui aussi, il était malade. Si non, j’allais parler contre lui aussi. Mais, il n’était pas là et il ne connait pas ce qui s’est passé.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Abdoulaye Sawpit Camara : je dirais à tout le monde que je suis dans l’insécurité et je demande en même temps un SOS parce que je suis malade. Ma femme, mes enfants et moi sommes tous malades par suite de cette bastonnade que les policiers et gendarmes nous ont infligée. Ce n’est pas parce que je suis à mesure de vous parler ; mais, nous souffrons. Donc, je demande un SOS pour qu’on nous vienne en aide. Ils ont tapé ma femme et l’ont blessé au niveau de la tête, ils ont tapé sur les côtes. Ces agents m’ont beaucoup fatigué ce jour.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Pita : Mouctar Diallo convaincu de l’adhésion des populations aux idéaux du Pr. Alpha Condé

21 avril 2019 à 10 10 09 04094

Après la cérémonie de remise de la coupe, des médailles et des différents prix du tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mouctar Diallo, initiateur de l’activité a confié à la presse être désormais convaincu de l’adhésion des populations locales aux idéaux du président de la République, en raison de la forte mobilisation enregistrée ce samedi, 20 avril 2019, au Stade préfectoral, encore appelé Terrain de 6, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Comme annoncé dans nos précédente édition, la finale du tournoi de football de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé a connu une forte mobilisation populaire au Stade préfectoral de Pita où l’équipe de Bourouwal Tappé habillée aux couleurs zones du RPG Arc-en-ciel s’est adjugée le trophée contre son homologue de Sangaréah, à l’épreuve fatidique des tirs aux buts, parce que les 90 minutes du temps règlementaire se sont soldées par un score nul et vierge.

Immédiatement après la cérémonie de remise du trophée, des médailles et des différents prix aux ayants droits, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) qui a piloté à Pita ce mois de reconnaissance du Fouta aux président Alpha Condé s’est prêté aux questions de la presse. Guineematin.com vous livre ici l’intégralité de cet entretien réalisé à chaud.

Quel enseignement tirez-vous du déroulement de ce tournoi football dédié au président Alpha Condé ?

Mouctar DIALLO : La leçon que je tire est que les lignes ont bougé. Comme vous l’avez constaté. Certains avaient dit que Pita est la capitale de l’opposition et que c’était leur fief imprenable. Mais au regard de ce qui s’est passé depuis le 6 avril jusqu’à ce jour, nous constatons un changement. Les populations de Pita et du Fouta ont compris. Elles refusent maintenant la manipulation, la haine et la division. Elles refusent de tomber dans le piège de l’ethno stratégie orchestrée par des gens à la recherche de leur intérêt personnel et égoïste au détriment de l’intérêt des populations qui bénéficient aujourd’hui des acquis de la gouvernance actuelle.

Depuis le 6 avril jusqu’à présent, partout où nous sommes partis, notamment à Timbi-Madina, à Maci, à Bantiguel, à Ley-Miro et dans toutes les sous-préfectures, nous avons enregistré de fortes mobilisations des populations de tous les bords, de tous les âges, des jeunes, des femmes, des sages qui ont répondu à notre appel pour exprimer leur gratitude au président de la République, le professeur Alpha Condé.

Et partout, les maires en premier lieu ont égrené les réalisations faites par le président Alpha Condé dans tous les domaines. Partout, les maires et les populations ont dit que le président, depuis son arrivée, a posé beaucoup d’actes concrets qui transforment positivement leur vie et qui créent de meilleures conditions d’existence, dans les domaines de la santé, de l’éducation, des infrastructures notamment routières et de la création de l’emploi pour les jeunes et pour les femmes ainsi que de l’entreprenariat. Dans tous les secteurs, les populations ont reconnu des acquis. C’est pour cela qu’elles étaient fortement mobilisées malgré l’intoxication, la manipulation, les mensonges savamment orchestrés par certains qui sont dépassés et qui constatent malheureusement pour eux aujourd’hui qu’ils sont dépassés.

Nous félicitons donc les populations pour leur bravoure, pour leur mobilisation. Et vous êtes témoins de ce qui s’est passé ici aujourd’hui. C’est sans commentaires. Il n’y a jamais eu une telle mobilisation à Pita. C’est donc pour dire que les populations ont compris. Elles adhèrent aux idéaux du président Alpha Condé. Elles le soutiennent et sont avec lui dans sa vision de développement de la Guinée, dans ses ambitions de faire de la Guinée un pays émergent, un pays uni, paisible, démocratique et prospère.

Quelle analyse faites-vous de la réaction de votre grand frère, Elhadj Bah Ousmane autour de cette initiative ?

Je ne voudrais pas faire de commentaires. D’abord pour le respect que j’ai pour lui en tant qu’ainé. Ensuite, je pense aussi que nous sommes tous dans le même camp. Nous sommes tous dans la même famille politique. Nous nous mettons donc au-dessus de cette considération pour voir l’essentiel, pour faire face aux défis et enjeux majeures qui nous interpellent aujourd’hui et qui doivent nous mobiliser autour du président visionnaire Alpha Condé. C’est pour cela que nous nous concentrons sur le terrain où nous travaillons et les populations répondent. Tout récemment, il y a quelques jours, quelqu’un qui appelait à la haine, à la division et même à la violence contre nous a même posé la question de savoir où est Pita. Et voici Pita. Les populations ont répondu de la plus belle façon. Pita s’est mobilisée. Pita s’est exprimée de façon éloquente.

Malgré ce devoir de réserve et de retenu que vous vous imposez, vous avez quand même notez que le président de l’UPR a été encensé il y a 72 heures au siège de l’UFDG pendant que les cadres de cette formation politique de l’opposition républicaine vous vilipendaient.

Ecoutez ! Tirez les leçons et que chacun se fasse l’interprétation qu’il souhaite. Mais, je pense que, encore une fois, en tant que membre du gouvernement et des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) qui est de la mouvance présidentielle, nous ne souhaitons pas aller sur ces détails. Nous voulons nous mobiliser autour de l’essentiel qui est aujourd’hui de faire face aux différents défis qui interpellent le gouvernement du premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana, sous la clairvoyance direction du président Alpha Condé.

Quels sont les retombés auxquels le Fouta doit s’attendre de l’organisation réussie de ce tournoi de reconnaissance au président Alpha Condé ?

Il est évident que le président de la République va aussi comprendre que le Fouta est avec lui, que le Fouta l’aime, qu’il est chez lui Fouta. Conséquemment, je pense qu’il sera plus attentif aux préoccupations des braves populations de la région que nous félicitons. Nous sommes surs que le président de la République se considère comme le président de tous les guinéens et qu’il continuera à œuvrer pour le bonheur du Fouta et pour le bonheur de la Guinée. Nous sommes surs justement que les choses sont en train de changer et vont continuer à changer dans l’intérêt exclusif des populations du Fouta et des populations de la Guinée. Encore une fois dans la dynamique de construction d’une véritable nation qui est la Guinée, qui est une famille unie et indivisible qui a un destin commun.

Propos recueillis à Pita par Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Avis de décès : Elhadj Telly BAH n’est plus

21 avril 2019 à 9 09 32 04324

La Direction Nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a la profonde douleur d’informer le peuple de Guinée, et plus particulièrement les militants et sympathisants du Parti, du décès d’El Hadj Telly BAH, militant de première heure, compagnon du doyen BA Mamadou.

El Hadj Telly BAH est décédé à Dakar ce samedi 20 avril 2019 des suites d’une courte maladie. Ce vaillant défenseur des valeurs du Parti a, depuis plus de 20 ans, mis à la disposition de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) son terrain qui abrite aujourd’hui le siège de notre formation politique.

En cette douloureuse circonstance, la Direction Nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) adresse ses plus sincères condoléances à la famille éplorée et prie pour le repos de l’âme du disparu. Que la terre de Guinée qu’il a tant chérie lui soit légère.

Conakry, le 20 Avril 2019

LA DIRECTION NATIONALE

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Kindia : les fidèles musulmans de Sambaya dotés d’une nouvelle mosquée

21 avril 2019 à 9 09 19 04194

La nouvelle mosquée de près de 1500 places, offerte à la population du secteur Souaréya, au quartier Sambaya, dans la commune urbaine de Kindia, a été inaugurée le vendredi dernier, 19 avril 2019. La cérémonie a regroupé les autorités administratives, religieuses et communales, ainsi que des personnalités venues de tous les horizons, rapporte le correspondant de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Une forte délégation, conduite par le conseiller juridique du secrétariat général des Affaires Religieuses, a été reçue dans le cadre de l’inauguration de cette maison de Dieu. La cérémonie a connu une forte mobilisation des fidèles musulmans venus de divers horizons.

C’est Mohamed Sacko, membre du conseil de quartier de Sambaya et porte-parole des sages, qui a souhaité la bienvenue aux illustres invités. « Votre présence à cette cérémonie est le témoignage éloquent de votre attachement au rayonnement de l’islam. Cette maison de Dieu, que vous avez l’honneur d’inaugurer en ce jour de vendredi saint, a été financée par un ressortissant Saoudien et dont les travaux de construction ont été entièrement effectués par des ouvriers guinéens.

En effet, il convient de signaler qu’Elhadj Sadou Diallo a fait presque toutes ses études coraniques en Arabie Saoudite. C’est grâce à son bon comportement, assorti d’excellents rapports qu’il a tissés avec les donateurs, que cette mosquée a vu le jour. Il est à rappeler qu’à ce jour, l’islam a de grandes dimensions dans le monde et plus particulièrement en Guinée. Le quartier Sambaya s’inscrit dans la même dynamique au regard du nombre de mosquées construites dans la localité », a laissé entendre monsieur Sacko.

Cette nouvelle mosquée, bâtie sur une superficie de 1 800 mètres carrés, possède une bibliothèque, un magasin, des latrines, un forage et un bâtiment servant de logement à l’imam. Son obtention a été rendue possible grâce à l’imam Elhadj Sadou Diallo. « Sa capacité d’accueil est à peu près à 1500 fidèles.

Notre ambition, c’est de pouvoir regrouper les fidèles musulmans pour les enseigner afin qu’ils puissent connaître leur religion parfaitement ; enseigner les enfants, les femmes et les parents, pour qu’ils puissent suivre la voie du prophète Mahomet. C’est pourquoi nous avons fait une année sans inaugurer cette mosquée pour pouvoir instaurer des cours islamiques, Arabe, Théologie, pour attirer les fidèles vers la mosquée », a-t-il précisé.

Pour sa part, Elhadj Ibrahima Ousmane Bah, conseiller juridique du secrétaire général des affaires religieuses, a émis le souhait que cette mosquée serve à renforcer la foi religieuse et la fraternité des fidèles musulmans. « Le motif de notre présence ici, c’est l’inauguration de cette autre mosquée de Dieu qui a été construite par l’intermédiaire de notre frère, Elhadj Sadou Diallo. Nous remercions Dieu de nous donner cette autre chance.

Et, nous pensons que cette perle sera bien utilisée pour essayer non seulement d’adorer Allah et de raffermir les liens de fraternité entre tous les fidèles musulmans de Guinée. Cette ambiance religieuse que nous avons vue, c’est ce qu’il faut toujours chercher à renforcer à travers cette mosquée. Car, nous savons que les mosquées sont construites pour Dieu. Et Dieu nous appelle à nous unir, non seulement dans l’adoration, mais aussi dans notre vie quotidienne », a-t-il rappelé.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628516796

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Développement durable : « les Afters Work de Conakry » se poursuivent

21 avril 2019 à 7 07 32 04324
Souadou BALDE, initiatrice des afterworks de Conakry

Apprendre, échanger et se divertir aussi, tels sont les composantes de cette activité qui est à sa troisième édition. « Comment se fixer des objectifs et les atteindre efficacement? Tel était le thème de la troisième édition organisée ce week-end dans un somptueux hôtel de Conakry.

En plus des échanges, la rencontre visait à faire de nouvelles connaissances et permettre aux entrepreneurs de faire découvrir leurs produits et services.

Du social, il en a également été question avec la présentation de la fondation internationale Thierno et Mariam « FITIMA », une organisation qui œuvre à la prise en charge des enfants victimes de maladies rares et fatales, comme la myopathie.

Souadou Baldé

Le but des « Afterworks de Conakry », selon l’initiatrice, « est de réunir ensemble les cadres des entreprises, des sociétés publiques et privées pour échanger et faire découvrir leur services et produits. Souadou Baldé poursuit en disant que « Je suis ravie de la mobilisation, et surtout que les gens ont compris que l’Afterwork ce n’est seulement pas un divertissement après le travail. Cette période peut être surtout une opportunité de se retrouver pour échanger et/ ou partager des expériences ».

Suti NAHIM

Pour cette édition, le conférencier Suti NAHIM fort de près de 35 ans d’expériences, venu de la Cote d’Ivoire, a entamé son propos, par définir l’objectif de la rencontre, ses enjeux et méthodes pour diagnostiquer les forces et faiblesses en vue d’atteindre le but visé. « IL faut poser un bon diagnostic par rapport à ses compétences, disposer des ressources et faire une analyse individuelle pour connaitre ses forces et faiblesses. Après s’inscrire dans l’environnement pour savoir les opportunités possibles. .A partir de là, selon lui, on va poser un bon diagnostic et se fixer des objectifs en tenant compte des ambitions fixés ».

IL ajoute que le bon objectif, doit être spécifique et précis, mesurables, accessible (moyen) tout en déterminant la période d’exécution.

Aissatou Ousmane BALDE  »FITIMA »

La Fondation Internationale Thierno et Mariam Fitima, a saisie l’occasion pour présenter les actions et difficultés de l’organisation. La responsable des relations publiques et du partenariat, Aïssatou Ousmane Baldé a profité de cette occasion pour lancer un message de soutien à l’endroit des entreprises et de toute personne de bonne volonté pour aider la fondation à atteindre ses objectifs. Parmi les besoins, figurent l’obtention d’un siège signe de nom pour des besoins d’extension de son centre et le parrainage des enfants en situation difficile.

Dans les échanges, les participants ont prôné la confiance en soi, la persévérance et la détermination pour atteindre ses objectifs, notamment dans le domaine de l’entreprenariat.

Pour rappel, les précédentes éditions ont porté sur l’agriculture et la littérature.

Pour joindre l’utile à l’agréable, la soirée a été animée par le groupe ‘’Conakry cocktail’’ de Maitre BARRY et le jeune Jupiter Davibe, qui ont égayé le public.

La quatrième édition des Afterworks de Conakry est prévue en juin prochain avec pour thème, la fiscalité.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Le PADES met en garde : « ceux qui soutiennent le 3ème mandat seront tous jugés »

20 avril 2019 à 19 07 41 04414

La lancinante question de la révision de la Constitution pour permettre à Alpha Condé de se maintenir au pouvoir delà de 2020 polarise toutes les attentions dans les états major des partis politiques. Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), a réaffirmé son opposition à cette velléité entretenue par la mouvance présidentielle. C’était à l’occasion de son assemblée générale de ce samedi 20 avril 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’occasion de cette rencontre politique, les responsables du PADES ont une novelle fois dénoncé la campagne en cour en faveur d’une modification de la Constitution guinéenne. Pour Mohamed Kaba, coordinateur chargé des affaires administratives du parti, « quelque soit les formes utilisées ou qu’ils vont nous présenter, que ce soit la modification de la Constitution, qui est d’ailleurs barricadée par certains points par rapport à l’article 27, nous disons non au troisième mandat.

Qu’il s’agisse d’élaborer une nouvelle Constitution, nous disons non au troisième mandat. Qu’il s’agisse par superflu de glisser le mandat comme on l’a fait avec les députés, nous disons non au troisième mandat. Il faut qu’on soit sérieux dans ce pays. Il faut qu’on fasse attention. On ne peut pas sacrifier l’avenir de tout un peuple pour la volonté d’une seule personne. Quelque soit la volonté de cette personne, la vie de 12 ou 13 millions de guinéens que les desiderata d’une seule personne…

Les hommes passent, la nation demeure. Vous avez vue la sortie du Chef de l’Etat qui est allé jusqu’à demander à ce que ses militants soient prêts à l’affrontement pour lui garantir un troisième mandat. C’est extrêmement grave dans un pays où le tissu social est très fragilisé », a regretté Mohamed Kaba.

Par ailleurs, le coordinateur chargé des affaires administratives du PADES a dénoncé l’utilisation des fonds publics pour promouvoir le 3ème mandat. « Vous avez vu, malgré la situation économique difficile, on est en train d’utiliser l’argent public partout dans le pays pour faire la promotion d’un 3ème mandat. Dans une situation difficile, les services sociaux ne sont pas garantis aujourd’hui, nous n’avons pas d’eau, des femmes font des kilomètres pour trouver de l’eau.

Nous n’avons pas de routes. On trouve des occasions pour utiliser nos fonds pour faire la promotion d’un troisième mandat. Qu’est-ce qui est difficile ? On viole la loi. La Loi dit qu’il n’y pas de troisième mandat. Ceux qui se lèvent pour dire qu’il n’y a pas de troisième mandat sont arrêtés et emprisonnés et on laisse ceux qui soutiennent le troisième mandat faire leur promotion. Qui doit être arrêté ? Qui doit aller en prison ? C’est ceux qui violent la Loi. C’est ceux qui font la promotion du troisième mandat actuellement ».

Pour sa part, Ibrahima Camara, un des coordinateurs du PADES, a tiré à boulets rouges sur le président Alpha Condé qui n’a jamais réalisé ses promesses. « Alpha Condé a fait quoi ? Nous avons élu Alpha Condé pour un programme économique. Il a dit qu’il va faire le bonheur de la Guinée. Il a fait des promesses partout. Il a promis des marchés, il a promis l’électricité, il a promis des programmes qu’il n’a jamais respectés. Alpha Condé prend les guinéens pour des moutons, il fait ce qu’il veut.

C’est le seul président dans le monde qui s’arrête devant les médias étrangers pour critiquer le peuple de Guinée. Alpha Condé n’a aucun respect pour le peuple de Guinée. C’est pourquoi, j’ai pitié pour les cadres qui le suivent, parce qu’ils seront jugés ici en Guinée. On les amènera en justice comme au Burkina. Au Burkina, ceux qui ont cultivé le troisième mandat ont été jugés. En République de Guinée, nous les connaissons tous, nous allons les juger tous insha Allah », promet-il.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 666 91 92 25 / 622 91 92 25

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L’UFR sur le fichier électoral : « c’est le plus mauvais jamais fait dans un pays d’Afrique »

20 avril 2019 à 18 06 58 04584

L’assainissement du fichier électoral et la question de la révision de la Constitution pour permettre à Alpha Condé de se maintenir au pouvoir ont été les points débattus ce samedi, 20 avril 2019, au siège de l’Union des Forces Républicaines (UFR). La rencontre a été présidée par Elhadj Ibrahima Bangoura, vice-président du parti, entouré des membres du bureau politique national, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Evoquant l’état du fichier électoral, le responsable de la communication de l’UFR, Ahmed Tidiane Sylla, dira que c’est le plus mauvais fichier électoral de tous les temps. « Il faut obligatoirement une révision sérieuse du fichier électoral. Le fichier que nous avons aujourd’hui, on ne peut pas aller aux élections avec un tel fichier. C’est un fichier qui est corrompu. C’est le plus mauvais fichier électoral jamais fait dans un pays d’Afrique. C’est le seul fichier où la moitié des électeurs sont des fictifs.

Vous avez 1 million 574 mille 388 électeurs qui n’ont pas d’empreinte digitale. Vous avez 522 électeurs qui sont sans père, 550 électeurs sans mères, 1 085 électeurs sans dates de naissance, 1 514 842 électeurs, sans information de leurs profession… Donc, on ne peut pas aller aux élections avec un tel fichier. Si nous voulons aller à des élections sérieuses, si nous voulons que les guinéens choisissent des élus qui les représentent, il faut que le fichier soit sérieusement revu », a indiqué Tidiane Sylla.

Par ailleurs, le responsable de la communication de l’UFR a laissé entendre que le gouvernement actuel a perdu toute crédibilité. « Après 9 ans de gestion catastrophique, après 9 ans d’échec, les guinéens ont compris qu’Alpha Condé ne peut pas. Ils savent qu’ils n’ont jamais gagné une élection dans ce pays. Ils n’ont aucun militant. Si le RPG avait des militants, les gens de Kaloum, de Coyah, de Tanènè, de Boffa, de Boké, n’allaient pas sortir pour dire non au 3ème mandat.

Face à ces contestations, ils ont compris que le peuple n’est pas avec eux. La seule chose sur laquelle ils comptent aujourd’hui, c’est le fichier électoral, parce qu’ils savent quel qu’en soit la détermination du peuple, c’est ce fichier là qui va aux élections…C’est à partir des bureaux de vote fictifs qu’ils volent les élections, parce qu’ils n’ont pas d’électeurs », a-t-il lancé.

Abondant dans le même sens, Fodé Baldé, membre de la cellule de communication de l’UFR, a dénoncé le mauvais bilan d’Alpha Condé qui ne peut militer en sa faveur. « La gouvernance d’Alpha Condé, depuis sa venue au pouvoir, s’exprime par les résultats suivants : En 2018, la Guinée fut le premier pays fournisseur de migrants, 13 068 migrants ont été fournis par le peuple de Guinée à l’étranger. Dans la même année, la Guinée vient juste derrière l’Afghanistan parmi les pays demandeurs d’asile en France : 8 433 guinéens sont demandeurs d’asile sur le territoire français.

Trois milliards de dollars américains ont été utilisés en vain pour l’électricité. Et le gouvernement n’a pas honte de nous dire que la Guinée a une couverture électrique de 18%…Donc, cela veut dire que l’objectif du 3ème mandat ne se tiendra pas, parce que tout simplement le bilan d’Alpha Condé est catastrophique, zéro, médiocre », a-t-il martelé, sous un tonnerre d’applaudissement des militants.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Aboubacar Soumah sur le recensement des enseignants : « ils sont en train de saboter pour voiler les fictifs »

20 avril 2019 à 18 06 31 04314

L’assainissement du fichier des enseignants et la prochaine fête internationale du travail, qui sera célébrée le 1er mai, ont dominé les débats à l’occasion de l’assemblée générale du SLECG (Syndicat libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) de ce samedi 20 avril 2019. Aboubacar Soumah a mis l’occasion à profit pour informer les syndiqués de la suite du recensement et des dispositions à prendre pour que la fête du travail soit belle, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, est revenu sur l’assainissement du fichier des enseignants. « Dans le cadre de l’application du protocole d’accord concernant nos 8 millions de FG, on est en train de poursuivre l’assainissement. Mais, comme l’administration scolaire est en train de prendre toutes les dispositions pour essayer de voiler les fictifs, nous allons voir. Parce que, à notre calcul, si on nous permettait de découvrir tous les fictifs, on serait parti au-delà des 8 millions.

Mais, comme ils sont en train de saboter pour essayer de voiler ces fictifs, parce qu’ils vivent de ça, c’est un réseau très fort une mafia puissante qui est entrain de se servir à travers les fictifs là. Si toute fois, suite à l’assainissement, on n’arrive pas à être satisfait et dans un délai de rigueur, nous allons déclencher la grève et cette fois-ci, elle ne s’arrêtera que lorsqu’on aura obtenu nos revendications », a martelé Aboubacar Soumah.

En outre, Aboubacar Soumah s’est penché sur l’organisation prochaine de la fête des travailleurs. Selon lui, elle sera une occasion pour eux de se mobiliser afin de prouver au monde qu’ils sont prêts à se battre ensemble pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. « L’année passée, on n’était pas invités. Mais, par la force de notre mobilisation, on s’est fait inviter et on s’est imposé. Cette année, c’est nous qui organisons mais sur fond de crise. Cette fois-ci, la CNTG et l’USTG de Mamou sont entrain de préparer ces festivités ensemble.

Mais, le ministre du travail, qui a rencontré toutes les centrales, souhaite que toutes les centrales soient ensemble pour la célébration de cette fête. Ce que nous autre centrale avons accepté. L’USTG, plus les 11 autres centrales, nous avons mis en place une dynamique qu’on a dénommée Mouvement Syndical Guinéen. Nous avons envoyé une délégation vers la CNTG pour que soyons ensemble dans cette dynamique. Ils avaient dit qu’ils allaient nous revenir mais jusqu’à nos jours, ils ne sont pas revenus nous voir pour nous donner leur position par rapport au mouvement syndical que nous avons mis en place.

Donc, nous ne sommes pas certains que nous serons ensemble lors de la fête du 1er mai. On vous a invités pour vous rendre responsables, pour qu’au niveau de toutes les écoles, il y ait une grande mobilisation, pour qu’on prouve que nous sommes des travailleurs dignes de ce pays. Nous invitons tout le monde, à travers notre mobilisation, qu’on sache que nous sommes déterminés et que nous ne sommes pas prêts à reculer. Nous nous battrons toujours dans le cadre de l’amélioration de nos conditions de vie et de travail », a-t-il laissé entendre.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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L’UFDG ne décolère pas : « Mouctar est rentré dans l’histoire par la petite porte »

20 avril 2019 à 17 05 45 04454

C’est sur fond de deuil que le principal parti de l’opposition guinéenne, l’UFDG, a tenu ce samedi, 20 avril 2019, son assemblée générale hebdomadaire. Les débats ont essentiellement tourné autour du tournoi de football organisé à Pita par le ministre de la Jeunesse, Mouctar Diallo, et la question de la nouvelle Constitution que le pouvoir s’apprête à soumettre aux guinéens pour prolonger le mandat d’Alpha Condé à la tête de notre pays, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est par l’observation d’une minute de silence pour le repos de l’âme d’Elhadj Telly Bah, décédé ce samedi à Dakar, que Dr Fodé Oussou Fofana a entamé son discours. Selon lui, le défunt est le propriétaire du domaine où se trouve construit le siège de l’UFDG, à Commandayah.

En ce qui concerne le tournoi de football qui vise à reconnaitre les actions réalisées par Alpha Condé pour le Fouta, le vice-président de l’UFDG a demandé aux militants de clore le débat. Selon Dr Fodé Oussou, cette activité, conduite par Mouctar Diallo, n’est pas une préoccupation de son parti.

D’ailleurs, il a donné raison au ministre conseiller à la présidence, Elhadj Bah Ousmane, qui a justifié son absence du tournoi par des raisons de dignité. « Monsieur Bah Ousmane n’est pas de notre parti, il est de l’UPR, mais originaire de Pita. Quand on lui a parlé du tournoi, il a dit : non ! Je ne peux pas parce qu’il y a un problème de dignité. Le problème entre monsieur Alpha Condé et Pita, ce n’est pas un problème de ballon ; mais, un problème de justice. 103 jeunes ont été tués à balles réelles et parmi eux, 82 sont de Pita.

Comment voulez-vous que monsieur Bah Ousmane, qui a de la dignité, qui sait que des gens de Gongoré ont été tués et qu’il n’y a pas eu de justice, comment voulez-vous que cet homme accepte d’aller devant les gens de Gongoré pour dire, sortez et applaudissez pour celui qui a tué vos enfants ? C’est ce que Mouctar a fait. C’est terminé, Mouctar est rentré dans l’histoire de la Guinée par la petite porte et il n’en sortira jamais », soutient Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour prouver que Pita reste toujours sous le contrôle de son parti, Dr Fodé Oussou Fofana rappelle que le Président Alpha Condé avait déjà investi plusieurs milliards de francs guinéens dans son fameux projet de Manden Djallon. Mais, un projet qui avait échoué à l’époque parce que, dit-il, l’UFDG a remporté toutes élections dans la préfecture par après.

Quant au projet de changement de la Constitution, second sujet à l’ordre du jour, le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate demande aux militants de son parti de se mettre en rapport avec le Front National pour la Défense de la Constitution et d’éviter d’aller en solo. « Cette affaire de nouvelle constitution n’est pas une affaire de l’UFDG ou de l’opposition républicaine.

C’est problème du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Si vous devez faire des T-shirts, il faut que tout le monde se mette à la disposition du Front. Il ne s’agit pas de mettre des T-shirts et écrire derrière l’UFDG est contre le 3ème mandat », a-t-il conseillé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Pita : la ville prend progressivement les couleurs du RPG Arc-en-ciel

20 avril 2019 à 16 04 59 04594

Depuis quelques heures, la ville de Pita est prise en otage par les propagandistes du RPG Arc-en-ciel qui paradent dans les principaux artères de la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

A quelques heures du coup d’envoi de la grande finale du tournoi de football organisé par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, en guise de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, la ville de Pita est déjà envahie par une marrée zone.

Des motards bardés de l’effigie du père fondateur du RPG Arc-en-ciel paradent dans commune urbaine où ils font des exhibitions sur la Nationale Pita-Labé.

A l’allure où vont les choses, les organisateurs n’auront aucune difficulté à remplir le stade préfectoral. Le public vient de toutes les préfectures, de la région et de Conakry. Comme pour dire que c’est tout le Fouta ou presque qui se mobilise pour apporter un témoignage de reconnaissance au président Alpha Condé. Pas moins de 15 bus sont attendus de Labé.

Sur place, on note déjà la présence des ministres Mouctar Diallo, Mory Sangaré, Moustapha Mamy Diaby, Boubacar Barry et Mme Assiatou Bah (ancienne de l’environnement).

C’est aux environs de 14 heures que le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lemy DIALLO est arrivé à la résidence du préfet de Pita, Khalidou Keïta, en compagnie des préfets Mory Diallo de Mamou et Alpha Boubacar Kaala de Dalaba.

Comme annoncé hier vendredi, 19 avril 2019 par le député uninominal de Pita, Honorable Mamadou Diouldé Sow, tous les inspecteurs régionaux et directeurs préfectoraux de l’éducation de Mamou et Labé sont déjà arrivés avec plusieurs proches collaborateurs.

Un carnaval est prévu de la maison des jeunes au Stade préfectoral de Pita.

De Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Les femmes du RPG se font entendre : « nous disons oui à la nouvelle Constitution »

20 avril 2019 à 16 04 44 04444

Les femmes du RPG Arc-en-ciel se montrent favorables à une nouvelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième. Elles l’ont exprimé à l’occasion d’une cérémonie de reconnaissance au chef de l’Etat, organisée ce samedi, 20 avril 2019, au siège du RPG Arc-en-ciel. La rencontre a connu la présence de la première dame de la République, Djènè Kaba Condé, du président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, et de plusieurs membres du gouvernement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En lieu et place de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel, c’est une cérémonie de reconnaissance à l’endroit du président Alpha Condé qui a eu lieu au siège du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 20 avril 2019. Dans son discours, Hadja Mame Keïta, présidente du bureau national des femmes du RPG Arc-en-ciel, a annoncé que les femmes du parti au pouvoir sont favorables à l’adoption d’une nouvelle Constitution.

« Excellence monsieur le président, nous les femmes, nous étions avec vous hier, nous sommes avec vous aujourd’hui et nous serons avec vous s’il plait à Dieu demain. Vous vous êtes engagé pour la Guinée. Guinéens et nous, affirmons sans ambages que votre bilan est un bilan positif et de réussite.

C’est pourquoi, nous disons oui à la nouvelle Constitution, oui au référendum. Vous pouvez compter sur nous en tout lieu et en toute circonstance. Pour ce faire, nous invitons toutes les femmes au travail, dans la paix, dans l’unité nationale, dans la solidarité, la cohésion et le rassemblement comme ça a toujours été au sein de notre grand parti le RPG arc-en-ciel ».

Au nom de la direction nationale du parti et au nom du président de la République, l’honorable Saloum Cissé, secrétaire général du RPG Arc-en-ciel, a remercié les femmes pour l’organisation de cette grandiose manifestation. « Cette manifestation est un témoignage éloquent pour dire à nos détracteurs que le RPG se porte très bien et que les défis majeurs que le président a eu à mener ou qu’il est en train de mener, ces défis-là étaient des plaies inguérissables dans le temps. Aujourd’hui, quand nous prenons les routes, les infrastructures, l’énergie, tous ces secteurs-là sont abordés en même temps et avec la même abnégation », s’est-il félicité.

Le vice-président de l’Assemblée nationale a, ensuite, invité les militants du parti au pouvoir à ne pas écouter les discours des opposants au troisième mandat. « Ne vous laissez pas distraire parce que tous ceux qui sont en train de parler, nous connaissons leur passé. Nous connaissons qui ils sont, d’où ils viennent et où ils veulent nous envoyer. Soyons sereins pour que l’objectif qu’on s’est assigné pour tirer la Guinée de l’ornière soit une réalité. Soyez rassurés que le programme que le président de la République s’est fait, il ne sera pas distrait.

Il doit continuer son élan d’envol économique, il va continuer à faire de la Guinée un havre de paix, d’union et de solidarité. Il va continuer à unir les guinéens parce que très souvent quand nous écoutons certains, ils veulent mettre dans leurs stratégies l’ethnisation de la Guinée. Or, la Guinée est une famille. Cette famille, elle ne sera jamais divisée et c’est ensemble que nous devons réussir, c’est ensemble que nous devons bâtir la Guinée, c’est ensemble que nous allons prouver au monde entier que la Guinée est indivisible. Ce qui unit la Guinée est plus fort que ce qui la divise.

Nous allons continuer à prouver aux autres que cette Guinée était une vieille femme assise sur de l’or et en train de quémander. Et aujourd’hui, cette richesse est en train d’être valorisée dans tous les domaines. Alors, ne nous laissons pas distraire à travers des discours qui ne sont pas du tout appréciables pour des hommes politiques. Soyez rassurées que la direction nationale ne sera en reste pour vous accompagner les femmes », a promis l’honorable Saloum Cissé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Condamnation de Paul Moussa : le Balai Citoyen salue le « le fonctionnement exceptionnel » de la justice

20 avril 2019 à 14 02 20 04204

SOCIETE CIVILE GUINEENNE

Cellule Balai Citoyen (CBC)-Guinée
      Siège social :
Guinée-Conakry/Coleah-Lansebougni

E-mail : cellulebalaicitoyen@gmail.com Tel : (+224) 628 64 58 80/669 47 16 54

COMMUNIQUE DE PRESSE 020/SA/2019

La Cellule Balai Citoyen salue le verdict prononcé dans le cadre du jugement de Monsieur Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’office guinéen de la publicité, et se réjouit du plein fonctionnement exceptionnel de l’appareil judiciaire. Nous espérons que cette condamnation ne s’avérera pas n’être qu’un sursaut isolé et sera suivie par l’interpellation prochaine de l’ensemble des autres bandits à col blanc qui encrassent les rouages de notre nation à tous les niveaux.

Monsieur Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’office guinéen de la publicité (OGP), ainsi que son comptable, Monsieur Inza Bayo, ont été condamnés le lundi 15 avril à cinq ans d’emprisonnement ferme. Ces deux commis de l’Etat étaient poursuivis pour des malversations financières portant sur un montant de plus de 39 milliards de GNF !

Le tribunal de première instance de Kaloum a déclaré Monsieur Diawara coupable de détournement de deniers publics et Monsieur Bayo de complicité. La justice a en outre ordonné la confiscation de leurs biens et les a condamné à payer une amende de 50 millions GNF et à 9 milliards GNF à titre de dommages et intérêts. Le Président du tribunal de Kaloum a décerné un mandat de dépôt immédiat contre les deux coupables.

La Cellule Balai Citoyen ne peut qu’applaudir cette décision qui matérialise de façon concrète la résolution du gouvernement à enrayer la mal gouvernance qui prolifère de façon endémique et maintien notre pays en arrière. Pour la Cellule Balai Citoyen, cette condamnation n’est en rien une fin en elle-même. Il est vital que la plus grande des rigueures devienne systématiquement la norme en la matière.

Si la condamnation de Monsieur Diawara est sans conteste à appréhender comme une victoire en matière de la lutte contre la corruption, ne perdons pas de vue que la bataille sera encore longue. La justice guinéenne demeure encore et toujours à deux vitesse. Sans parler de l’impunité générale qui caractérise le contexte guinéen, trop nombreux ont été les cas de condamnations excessivement clémentes à l’encontre de commis de l’État pourtant inculpés de fraudes en tous genres.

Nous nous permettons de faire remarquer que c’est dans le cadre d’une mission de vérification administrative et financière d’une série d’établissements publics et parapublics que les activités illicites de Monsieur Diawara furent dévoilées. En février dernier, le Premier Ministre avait écrit au Vérificateur Général pour lui demander d’étendre ces audits auprès d’un second lot de sept nouveaux établissements.

Malheureusement, des pressions internes d’ordre politique eurent raison de cette initiative qui visait cette fois la Direction Générale des Douanes (DGD), la Direction Nationale des Impôts (DNI), l’Agence Nationale des Infrastructures Minières (ANAIM), la Société Navale Guinéenne (SNG), le Patrimoine Bâti Public (PBP), la Société Guinéenne des Pétroles (SGP) et le Fonds National de Sauvegarde de l’Environnement.

Nous encourageons le Premier Ministre à poursuivre cette démarche et l’invitons à redoubler d’efforts afin de faire face à ces obstacles qui étaient prévisibles. Ces jeux d’influence et pressions qui entravent cette initiative indispensable de lutte contre la corruption doivent absolument être dénoncés et combattus.

Il est inacceptable que ces audits ne se limitent qu’à une portion des régies financières. Cet état de fait nous laisse le goût amer d’une justice sélective. Nous demandons donc au Président de la République de prendre toutes les dispositions en son pouvoir pour que le Premier Ministre puisse librement poursuivre ce travail.

La Cellule Balai Citoyen continuera à informer et mobiliser la population pour la lutte contre toutes formes de mal gouvernance afin d’assurer que l’intérêt du peuple et la Loi prévalent.

 

                                                                                           Conakry, le 20 avril 2019

                                                                                        Secrétariat Administratif

                                                                                             Aboubacar Diakité

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Dispatching d’interconnexion en énergie : Dr Taliby Sylla et les opérateurs du Secteur en Conclave

20 avril 2019 à 13 01 22 04224

Le Ministre de l’énergie, Dr Cheick Taliby Sylla a conféré cette semaine avec les opérateurs du secteur de l’électricité en Guinée, sur l’évolution des travaux de mise en place du Centre de Dispatching National et international d’électricité, reconnu sous le nom du centre d’interconnexion en énergie des pays de l’Afrique de l’Ouest.

Au premier abord, déclinant l’historique de ce projet qui fait partie d’une initiative Présidentielle, Docteur Cheik Taliby, mettra l’accent sur la nécessité impérieuse d’inverser la tendance des « petits pas » pour réaliser à temps ce projet indispensable pour la production, le transport électrique. Sa réalisation assurera la satisfaction de la demande électrique des usagers Guinéens et Africains dans les meilleures conditions et de qualité de service.

Toutefois, le Premier dirigeant du secteur de l’électricité a exprimé le souhait de son département et du gouvernement, de voir les techniciens et les opérateurs du secteur électrique, simplement, toutes les parties prenantes de ce projet, d’insuffler une véritable dynamique d‘actions réalistes pour atteindre l’objectif premier de réaliser ledit projet à temps.
Malgré quelques vicissitudes inhérentes pour sa mise en œuvre, Il a notamment, relevé les efforts déjà accomplis en vue d’améliorer les acquis de ce projet réalisé à 70%.

« Voyez-vous, Toutes ces actions que nous menons sur le terrain visent à favoriser l’accès constant à l’électricité pour nos populations, en adoptant, une politique active d’investissements propres pour développer la mise en place d’infrastructures électriques indispensables à l’épanouissement économique de notre pays mais aussi celle des autres pays interconnectés», dira-t-il en substance.

Quant aux opérateurs du secteur électrique, ils ont exprimé l’importance d’une telle structure, mais certains ont mis un accent particulier sur les causes qui ont entrainé un certain retard pour sa mise en œuvre. Toutes choses qui ont amené les uns et les autres à aplanir dans un consensus absolu les aléas susceptibles d’avoir raison sur les résultats attendus.
Revigoré de savoir que les techniciens des différentes parties prenantes continueront à travailler à travers des concertations constantes, Docteur Cheick Taliby Sylla eut raison de réunir tous ces opérateurs en vue d’un aboutissement heureux des sujets débattus.

Pour rappel le Dispatching national d’électricité, ou le centre d’interconnexion en énergie des pays de l’Afrique de l’Ouest, est un centre décisionnel national de l’électricité. Un véritable indicateur en temps réel du marché électrique. Il est aussi le principal centre de répartition de la charge en fonction des besoins.

La Cellule de Communication du Ministère de l’Energie

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Déguerpissement à Kaporo-Rails : le collectif des victimes dément le CROSCC et met en garde !

20 avril 2019 à 12 12 46 04464

Les victimes du déguerpissement effectué récemment par le gouvernement guinéen à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, dans la commune de Ratoma, viennent de réagir à la démarche du CROSCC visant, dit-on, à les soutenir. En effet, le Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry a adressé récemment un mémorandum relatif à ce déguerpissement au ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté.

Le Collectif des déguerpis désapprouve la démarche de cette organisation de la société civile, dément ses chiffres et met en garde contre une récupération de leur situation pour d’autres fins. Les victimes se sont exprimées sur la question à travers une déclaration lue devant les médias, ce samedi 20 avril 2019.

Guineematin.com vous livre ci-dessous l’intégralité de la déclaration du collectif des déguerpis.

Collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019

Déclaration

Le collectif des déguerpis de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse a appris le dépôt d’un mémorandum au ministère de l’unité nationale par des acteurs de la société civile. Le document concerne les problèmes des domaines réservés en Guinée avec accent sur les cas de Kaporo-Rails et Kipé 2.

Le collectif a bien reçu une lettre le 8 avril 2019 l’invitant à participer à la cérémonie de remise dudit document prévue pour le jeudi 11 avril au ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté. Après consultation, le bureau a décidé de ne pas s’associer à cette démarche dont il ignore les tenants et les aboutissants.

Par voie de presse, le soir même de la rencontre nous avons appris que des soi-disant membres de notre structure ont été présentés dans la salle. Nous dénonçons cette manière de faire.  

Plus grave, à la page 5 du document, il est dit dans la méthodologie de travail qu’une équipe (d’enquêteurs) a été déployée auprès des déguerpis. Nous insistons sur le fait que les victimes n’ont été associées ni de près ni de loin à ce travail.

En outre, les chiffres fournis ne sont plus d’actualité. Bref, ils sont caducs, ce qui démontre que les rédacteurs du mémorandum n’ont pas travaillé avec les personnes concernées.

Par ailleurs, dans les recommandations,  le Conseil Régional des Organisations de la Société Civile de Conakry, soutenu par le Conseil National des Organisation de la Société Civile Guinéenne, exhorte le gouvernement à trouver de la nourriture et des centres d’accueil aux victimes avant le ramadan.

Nous voulons rappeler ici que nous ne voulons ni de centres d’accueil encore moins de nourritures venant d’un gouvernement qui a bafoué notre dignité tout simplement parce qu’il se sent fort.  Nous exigeons l’application des textes de lois de notre pays, c’est-à-dire le rétablissement des victimes dans leurs droits.

Au ministre de l’unité nationale qui s’engage à accompagner les victimes pour la procédure judicaire, nous lui demandons auprès de quelle juridiction du moment que l’Etat a coché les bâtiments le 22 février 2019 avant même la délibération du tribunal de Dixinn le 1er mars. Pire, la casse de Kipé 2 a eu lieu alors que les occupants avaient déjà interjeté appel de ce jugement. Certaines maisons ont été cochées à 10h et la casse a commencé à 10h30 en présence de plusieurs médias.

A la société civile et à l’ensemble des autres acteurs, nous rappelons que nous sommes ouverts à toute bonne collaboration mais nous mettons en garde tous ceux et toutes celles qui veulent se servir des victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse pour  réaliser leurs affaires.

Nos maisons ont certes été détruites par la machine de la haine, mais nos cœurs et nos esprits restent encore intacts et nous mènerons le combat jusqu’à ce que nous soyons rétablis dans nos droits! Je vous remercie !

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Rénovée à plus de 3 milliards GNF par Oyé Guilavogui, la mosquée centrale de Faranah inaugurée

20 avril 2019 à 12 12 06 04064

La mosquée centrale de Faranah a été inaugurée hier vendredi, 19 avril 2019, par le donateur en personne, Oyé Guilavogui, ministre d’État, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts. On notait la présence d’une forte délégation composée du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, du Secrétaire Général aux affaires religieuses, de la maire de commune de Kaloum et des autorités administratives et religieuses de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De nombreux fidèles musulmans de Faranah ont pris part à l’inauguration de cette mosquée, reconstruite grâce à l’implication d’Oyé Guilavogui. Elle est bâtie sur une superficie de 900 mètres carrés, avec une capacité d’accueil de 2500 fidèles, financée à hauteur de 3 milliards 500 millions de francs guinéens.

Selon Oyé Guilavogui, « la mosquée a été reconstruite depuis le soubassement jusque maintenant grâce à la bénédiction de l’association des jeunes de Faranah qu’on appel SYNADEF. C’est par leur canal que j’ai eu le courage de venir m’investir à Faranah. Faranah, c’est ma belle famille, je suis un des fils d’ici… Je suis très heureux aujourd’hui, la mosquée de Faranah ne fait qu’allonger la liste. Il y a bien d’autres qui ont été inaugurés il y a des années, on ne connaît pas le nombre…

Je suis très heureux avec cette mobilisation massive, la qualité de l’organisation. Il est très difficile d’inaugurer une telle infrastructure sans qu’il y ait des morts ou des blessés. Aujourd’hui, personne ne se plaint, tout le monde se déplace tranquillement et tout le monde s’est acquitté de son devoir religieux. Je leur demande de prendre soin de cette infrastructure qui a coûté très chère ».

Même son de cloche chez Alpha Ibrahima Keira, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. « C’est des sentiments de réconfort et de fierté qui m’animent, mais aussi des sentiments d’espoir parce que les conseils qui ont été donnés par le secrétaire général de la ligue islamique cadrent parfaitement avec la vision politique du chef de l’Etat, Pr Alpha Condé, qui appelle tous les ressortissants de Faranah à l’unité d’action, au renforcement de l’unité nationale et surtout des liens de la fraternité entre les fils de Faranah pour que cesse définitivement les dissensions qu’il y a sur le terrain afin que les gens de Faranah puissent aller ensemble bâtir un Faranah prospère et émergent…

Nous avons noté avec satisfaction la présence de préfectures avoisinantes, qui ont cru envoyer des représentants communier avec nous pour célébrer ce geste magnanime de notre frère, de notre ami, Oyé Guilavogui, le ministre d’État, qui a bien voulu procéder à la reconstruction de cette grande mosquée de Faranah auquel nous disons merci et que tout Faranah lui soit reconnaissant », a dit le ministre.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Guinée-Maroc : le Syli cadet travaille sur la finition pour remporter ce match

20 avril 2019 à 11 11 42 04424

La Guinée affronte le Maroc demain, dimanche 21 avril 2019, au compte de la troisième et dernière journée de la phase de groupes de la CAN U17 qui se joue en Tanzanie. A la veille de cette rencontre qui sera décisive pour l’avenir du Syli cadet dans cette compétition, l’équipe guinéenne se concentre sur les aspects pouvant lui permettre de l’emporter, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Les moins de 17 ans guinéens ont effectué hier, vendredi, leur première séance d’entraînement, en prélude à ce match capital. Selon l’entraîneur guinéen, Mohamed Maléah Camara, les travaux ont porté notamment sur la finition. « Nous savons que nous avons un match décisif à jouer, une finale.

Donc nous avons travaillé un peu la conservation, la possession sans et avec adversaire. Nous avons aussi travaillé devant les buts, parce que pour gagner un match comme ça, il faut être réaliste. Nous allons continuer dans ce sens pour obtenir la qualification », a expliqué le technicien guinéen.

A rappeler que la Guinée, actuelle deuxième de son groupe avec 3 points, doit s’imposer devant le Maroc (1 point) pour se qualifier, sans calculs, en demi-finales.

Depuis Dar es-Salam (Tanzanie), Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Les civils interdits de porter du treillis à Labé : le député Cellou Baldé recadre le préfet

20 avril 2019 à 11 11 21 04214

Comme annoncé dans une précédente dépêche, lors de la cérémonie de mise en place de la police de proximité, le jeudi 18 avril, le préfet de Labé a émis l’idée d’interdire le port de treillis militaires par les civils. Elhadj Safioulaye Bah est allé plus loin en disant que les treillis saisis avec les civils pourraient être brûlés. Une sortie qui provoque la réaction du député uninominal de Labé, Cellou Baldé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette mesure envisagée par le préfet de Labé vise, selon lui, à lutter contre l’insécurité. Sur son compte Facebook, le député uninominal de Labé, a tenu à recadrer le préfet, précisant que la loi n’interdit à aucun citoyen de porter un treillis. « J’ai lu sur le site Guineematin.com la sortie médiatique du préfet sur l’insécurité. Je partage totalement son avis par rapport à la nécessité de lutter contre le grand banditisme et la recrudescence de la criminalité dans la préfecture de Labé.

C’est quand même une priorité, car il y a souvent des cas de viol, des cas d’attaques à main armée, il y a des cas de braquage. Mais de l’autre côté, je l’invite d’avoir un esprit de discernement, parce qu’une chose peut s’avérer utile et logique, mais qui ne soit pas prévue par les dispositions légales. Quand je prends le cas des treillis dont il fait allusion, il n’est pas interdit à un citoyen de porter une culotte aux couleurs militaires, de porter une tee-shirt aux couleurs militaires ou une casquette aux couleurs militaires, parce que cela ne fait pas de lui un bandit.

Ce qui est interdit, c’est que quelqu’un porte l’uniforme militaire, depuis la casquette, la chemise, le pantalon, le ceinturon et les chaussures. Il faut éviter de créer l’amalgame. Parce que nous connaissons le niveau de formation de nos forces de défense et de sécurité. Une fois qu’une décision comme ça est prise par une autorité administrative et qu’il faut l’appliquer en violation des dispositions légales, souvent, les forces de défense et de sécurité font des abus », a écrit le député.

Il faut rappeler que le Gouverneur de Labé, lui, a salué cette décision du préfet. Madifing Diané a félicité et encouragé Elhadj Safioulaye Bah, promettant de lui apporter tout son soutien dans cette démarche.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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FEG 2019 : Lansana Komara se félicite de la réussite de l’événement

20 avril 2019 à 10 10 55 04554

Les rideaux sont tombés sur la troisième édition du Forum de l’Etudiant Guinéen (FEG). L’événement a été clôturé dans la soirée d’hier, vendredi 19 avril 2019, au Palais du peuple de Conakry. C’est le ministre de la Justice, maître Cheick Sako qui a représenté le chef de l’Etat à cette cérémonie, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

A cette occasion, le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail a porté le message des trois ministres en charge du système éducatif guinéen, qui ont co-organisé ce forum. Lansana Komara a rappelé de quoi il a été question au cours de ses trois jours de travaux. « Le Forum de l’Etudiant Guinéen s’érige en véritable cadre de dialogue et de concertation autour des questions liées aux enjeux et aux défis du système éducatif.

Trois jours de rencontres, de conférence-débats, d’ateliers, de concours et d’expositions pour un même but : informer sur les profils du lycée et les métiers qui en découlent, informer sur les programmes de nos institutions d’enseignement supérieur et de recherche scientifique, informer sur les filières et métiers liés à l’enseignement technique et la formation professionnelle, informer sur les opportunités d’emploi et les offres des institutions partenaires en Guinée », a-t-il déclaré.

Pour le ministre, « ce forum aura permis d’engager des réformes profondes sur les défis majeurs liés à la formation et à l’éducation de notre jeunesse, à l’amélioration des conditions de travail des apprenants, à la formation des formateurs, à l’innovation technique et technologique, à l’amélioration de l’accès à la formation, à l’équité ainsi qu’à l’entrepreneuriat jeune dans un contexte mondial de plus en plus exigeant.

La contribution des élèves et étudiants dans le processus de développement ainsi que celle des filles et femmes dans les sciences et techniques ont également été abordées comme un autre défi majeur à relever. La problématique de la nécessité d’ouvrir des lycées techniques a été posée comme un facteur important dans la préparation des apprenants, désireux d’aller vers la formation technique et professionnelle ».

Ensuite, Lansana Komara a fait savoir que les débats sont loin d’être clos après les trois jours consacrés au FEG. Car, dit-il, « les débats doivent se poursuivre dans les établissements de formation et dans les espaces dédiés à un esprit critique et constructif pour aboutir à des solutions idoines permettant à notre système éducatif d’être performant, d’offrir des meilleurs perspectives de métier, d’emploi et qui contribuent ainsi à un meilleur épanouissement des jeunes.

Tous les acteurs du système éducatif, en concertation avec les entreprises, doivent conjuguer leurs efforts pour la construction de programmes d’enseignement et de formation adaptés au besoin du marché. Nous devons tous ensemble nous atteler à relever ces grands défis en assurant une meilleure synergie de nos actions », a dit Lansana Komara.

Représentant le président de la République à cette rencontre, Me Cheick Sako, ministre de la Justice a félicité les organisateurs du Forum de l’Etudiant Guinéen. « Je voudrais d’ores déjà, exprimer ma profonde satisfaction et surtout féliciter les ministres Abdoulaye Yéro Baldé, Lansana Komara et Mory Sangaré pour la réussite sans surprise de cette troisième édition du Forum de l’Etudiant Guinéen. Voyez-vous, aucun pays ne peut se développer à l’absence de ses propres fils. On l’habitude de dire souvent chez nous, un pays qui oublie ses enfants, qui oublie sa jeunesse, c’est un pays en perdition.

C’est pourquoi, il y a une nécessité absolue d’investir en vous jeunes gens afin de disposer d’une ressource humaine qualifiée et surtout diversifiée. Ce forum qui nous réunit s’inscrit dans ce noble objectif. Et c’est pourquoi, davantage d’attention devait être accordée à sa pérennisation. J’insiste sur le mot pérennisation messieurs les ministres qui sont là. Quand on utilise le vocable pérennisation, j’entends par là une habitude de faire des choses bien dans ce pays, de façon cyclique », a-t-il lancé.

Il faut rappeler que cette cérémonie de clôture du FEG 2019, a été marquée par la finale du concours d’éloquence remportée par la commune de Ratoma face à celle de Matam, la remise des prix aux lauréats du concours en Mathématiques mais aussi par une prestation époustouflante de l’artiste One Time et du groupe Banlieuzard. D’autres prix ont également été décernés aux trois ministres en charge de l’éducation mais aussi aux partenaires financiers qui ont accompagné ce forum.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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