Tougué : accusé d’être un voleur de bétail, le président du district de Kambaya répond à ses détracteurs

1 septembre 2021 à 19 07 57 09579

Au lendemain de son installation à la tête du district de Kambaya, Mamadou Alladjéï Baldé est sorti pour répondre à ses détracteurs. Il s’agit de ceux qui ont annoncé que son choix pour diriger cette localité, relevant de la commune urbaine de Tougué, est contesté par la population, parce qu’il est connu pour être « un voleur de bétail récidiviste ». Le responsable local dénonce une campagne de désinformation menée par l’ancien président de la délégation spéciale de Tougué, Sacko Barry, et assure avoir désigné par les habitants de Kambaya pour les diriger.

Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

« C’est le nommé Sacko Barry qui dit que la population n’est pas unanime sur le choix porté sur ma personne, mais c’est une désinformation. C’est vrai, j’ai fait la prison à Labé, à Kindia et à Conakry. Il a raison sur ce plan. Mais je précise que c’est le même Sacko Barry qui était derrière un mensonge monté de toute pièce contre ma personne pour que je sois emprisonné. C’est lui qui a écrit à Elhadj Ousmane Baldé, communément appelé « Sans loi », pour lui dire que j’ai volé les bœufs de ce dernier. Ce qui était archi-faux.

C’est le juge Baila qui m’a jugé dans ce dossier en 2005 à la justice de paix de Tougué, alors que j’étais déjà président du district de Kambaya. Il m’a condamné à 8 ans de prison ferme. Mais comme je n’étais pas d’accord avec cette décision, j’ai interjeté appel. A la Cour d’appel de Conakry, comme Elhadj Sans loi n’avait pas de preuve contre moi, j’ai été libéré, six mois après ma condamnation. Est-ce que vous avez vu un voleur de bétail connu du public être plébiscité pour être président d’un district ?

C’est Sacko Barry qui a manigancé pour que je sois mis en prison. Si vous étiez présent à Kambaya hier, vous auriez constaté que tout ce qui se dit autour de ma personne, soi-disant que la population de Kambaya n’est pas unanime sur le choix de ma personne, n’est que du mensonge. Ce qui s’est passé hier à Kambaya lors de mon installation  était historique », a déclaré Mamadou Alladjéï Baldé, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

A noter que c’est le gouverneur de Labé, Madifing Diané, qui a conduit la délégation qui s’est rendue à Kambaya pour installer Mamadou Alladjéï Baldé dans ses fonctions de président de ce district.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Affaire Alladjéï (District de Kambaya) : ce que disent le préfet de Tougué et le gouverneur de Labé

1 septembre 2021 à 16 04 50 09509
Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes publications, le président du district de Kambaya, dans la préfecture de Tougué, Fodé Camara,  a été évincé de son poste les autorités préfectorales et régionales. Son remplacement par Mamadou Alladjéi Baldé a été acté hier, mardi 31 août 2021, par le gouverneur de la région de Labé, Elhadj Madifing Diané, qui a effectué le déplacement sur le lieu, appris un journaliste de Guineematin.

Accusé d’être un récidiviste de vol de bétail, Mamadou Alladjéï Baldé a été porté officiellement à la tête du district de Kambaya, une localité relevant de la commune urbaine de Tougué. Depuis, plusieurs observateurs estiment que le passé sulfureux du nouveau promu ne plaide pas en sa faveur.

Elhadj Amadou Oury Kaba, préfet de Tougué

Accusé d’être derrière le coup, Elhadj Amadou Oury Kaba, le préfet de Tougué, dit ne se reprocher de rien. Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Amadou Oury Kaba estime que tout s’est passé dans les règles de l’art. « Je suis allé installer un comité de salut à Kambaya parce que sur les huit conseillers, il y avait cinq démissionnaires. J’ai demandé à mon général des collectivités, lorsqu’il y a 5 démissionnaires sur 8 conseillers qu’est-ce qu’il faut faire ? Il a dit que c’est de mettre en place une équipe en attendant les élections. C’est ce que j’ai fait.  Après, j’ai procédé à une élection et on a élu un nouveau. Voilà ce qui s’est passé. Cela a été fait en bonne et due forme », a expliqué le préfet.

Seulement, à la question de savoir s’il reconnait le comportement de celui qu’il venait d’installer, le préfet est sorti de ses gongs. « C’est par respect pour vous que je parle, si non, j’ai dit à tout le monde que je ne parle pas à la presse. Celui qui a besoin des renseignements n’a qu’à me trouver à mon bureau. On ne nous prend pas par les oreilles dans le téléphone, je ne prends pas ça pour le journaliste. Si tu as besoin de quelque chose, déplace-toi », a-t-il répondu avant de couper l’appel.

Pourtant, le président déchu, Fodé Camara, est revenu sur la manière dont on lui fait sauter de son poste. « Le problème remonte d’il y a plus de 5 mois. J’étais allé à Labé pour un décès quand on m’a appelé pour dire qu’une délégation préfectorale se rendra chez nous. Je suis revenu et on s’est préparé conséquemment. 

A notre surprise, quand le préfet est venu, il ne s’est pas adressé au membre du bureau. Il a juste dit que notre bureau n’était plus légal et qu’il est venu le dissoudre. On s’est demandé pourquoi parce que je n’ai ni détourné, ni volé. C’est ainsi qu’il a choisi le nommé Alladjéï pour assurer l’intérim. Les populations qui m’ont réitéré leur soutien m’ont dit de me calmer. 

Ce jour, le préfet a désigné Alladjeï avec deux de ses fils. A côté de ceux-ci, ils ont ajouté Oussou  Lalyabhé Baldé et deux de ses fils aussi. En tout, dans les 4 secteurs qui composent le district, un seul n’a eu de conseiller au sein du bureau. Et c’est dans cette circonstance que nos ressortissants et nous, avons écrit au gouverneur de Labé, Madifing Diané, pour demander son intervention.

Aujourd’hui mardi, 31 août 2021, le gouverneur est venu. Sur place, Madifing a dit que ce à quoi il pensait de Kambaya, ce n’est pas ça qu’il a trouvé. Qu’il a trouvé le calme et l’union ente les populations. Par conséquent, il ne demandera l’avis de personne. Il a entériné la décision du préfet et maintenu Alladjeï Baldé au poste de président du district. Voilà la désolation dans laquelle se retrouve la population de Kambaya », explique Fodé Camara.

Ce président de district déchu fustige le passé peu catholique de son successeur qui aurait été plusieurs fois  cité, arrêté et même condamné pour vol de bétail. « Les dossiers de sa condamnation pour vol de bétail existent. Mais, ce ne sont pas seulement des étrangers qui gèrent Tougué. Il y a des natifs qui le savent. Mais, la dénonciation ne donnera rien puisque c’est difficile de rappeler à quelqu’un ce qu’il sait déjà », conclut le président déchu.

Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé

Le gouverneur de Labé, Madifing Diané a, de son côté, nié l’existence de tout problème à Kambaya. « C’est faux, il (Fodé Camara : ndlr) n’a pas été remplacé, il est toujours là-bas. Il n’y a aucun problème à Kambaya, c’est des rumeurs !», a dit l’autorité régionale, qu’on peut facilement reconnaître ci-dessous, en compagnie du préfet et du nouveau président du district…

A suivre…

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Tougué : le choix d’un voleur de bétail comme président du district de Kambaya agite les populations

31 août 2021 à 17 05 18 08188
Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation

C’est le grand bruit qui court actuellement à Tougué, une préfecture située à 86 kilomètres à l’Est de la ville de Labé, en Moyenne Guinée. La désignation d’un « récidiviste de vol de bétail » par les autorités préfectorales pour présider le district de Kambaya, dans la commune urbaine de Tougué, agite les populations, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.  

Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

Selon nos informations, dans la localité de Kambaya, localité située à environ 20 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Tougué, la désignation de Mamadou Alladjéï Baldé comme nouveau président du district ne fait pas l’unanimité au sein des populations. En effet, ce dernier est accusé d’être un récidiviste de vol de bétail dans la préfecture et qu’il aurait déjà fait plusieurs fois la prison.

Joint au téléphone par Guineematin.com, l’ancien président de la délégation spéciale de Tougué, Mamadou Sakho Barry, révèle qu’il y a eu une mission de la préfecture accompagnée par le maire de la commune urbaine de Tougué qui est allée démettre Fodé Camara à la tête dudit district. Cela a causé des frustrations au sein de la population.

Mamadou Sacko Barry, ancien maire de la commune urbaine de Tougué

« Ils ont remplacé le président du district, Fodé Camara, par un autre qu’on appelle Mamadou Alladjéï Baldé. Mais, ce dernier est un récidiviste de cas de vol de bétail dans notre préfecture. Il a été plusieurs fois condamné et a fait la prison de Labé, de Conakry et de Kindia. Après l’acte, la population s’est mobilisée pour dire qu’elle ne l’accepterait pas. C’est ainsi qu’ils ont adressé une lettre à l’autorité régionale, notamment à monsieur le gouverneur Madifing Diané pour lui signifier leur opposition à cette désignation. Surtout que c’est un remplacement qui n’obéit à aucune règle déontologique parce que selon les instructions du ministre de l’Administration du territoire, général Boureima Condé, la désignation des présidents de district avait été suspendue. Et, la proportionnelle qui avait été acceptée pour désigner les gens voudrait que ça soit l’UFDG qui désigne à ce niveau, s’il faut le faire. Mais, on nous a demandé de surseoir à cela en attendant d’autres instructions. Et c’est dans cette attente qu’ils sont allés démettre Fodé Camara », dénonce le secrétaire fédéral de l’UFDG à Tougué.

Selon Sakho Barry, Mamadou Alladjéï Baldé est un transfuge de l’UFDG pour le RPG où il aurait trouvé soutien pour qu’il soit à la tête des populations de Kambaya. « C’est sûr que Mamadou Alladjéï Baldé est du RPG maintenant parce que nous ne le connaissons pas dans nos rangs. Il était à un moment donné chez nous (à l’UFDG) ; mais, en quête de ce poste de président du district. Nous, on ne pouvait pas prendre cette responsabilité de désigner quelqu’un qui a un tel CV comme président de district. C’est pourquoi il s’est rabattu sur le RPG en estimant que c’était plus facile à jouer », a-t-il. L’autre problème que soulève cette désignation, ce sont les risques d’explosions familiales puisque d’après nos informations, Mamadou Alladjéï Baldé est l’oncle paternel de Fodé Camara qu’il tente d’évincer. Également appelé pour recouper les informations, le maire de la commune urbaine de Tougué, Mamadou Diaby, n’a pas voulu collaborer avec nous. Il a juste dit qu’il était sur sa moto avant de nous raccrocher au nez. Aux dernières nouvelles, le gouverneur de la région, Madifing Diané, devrait se rendre à  Kambaya dans la journée de ce mardi 31 août 2021 pour tenter de dénouer la crise.

À suivre !

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Moyenne Guinée : Fraternité Médicale Guinée (FMG) et Memisa offrent 20 motos à des structures de santé

31 août 2021 à 8 08 01 08018

Fraternité Médicale Guinée (FMG) et Memisa viennent d’offrir 20 motos à des structures de santé des régions administratives de Labé et de Mamou. La cérémonie de remise de ces engins roulants et leurs accessoires a eu lieu samedi dernier, 28 août 2021, dans un réceptif hôtelier de Labé, en présence du gouverneur de la région administrative de Labé, Elhadj Madifing  Diané et du directeur régional de la santé, Dr Mamadou Houdy Bah, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Mamadou Kaly Dramé, coordinateur du projet FMG-Memisa pour la région de Labé

Au cours de la cérémonie, M. Mamadou Kaly Dramé, le coordinateur du projet FMG- Memisa dans la région de Labé, a indiqué  que ce don vise à permettre aux bénéficiaires de participer pleinement à la sensibilisation contre des maladies comme le Coronavirus ou Ebola afin qu’ils puissent aller vers les personnes vulnérables qui ne peuvent pas aller vers les centres de santé. « Nous attendons à ce que ces centres de santé utilisent ces motos pour la prise en charge des personnes vulnérables et pour contribuer à améliorer la santé des populations guinéennes. Ces motos sont donc mises à la disposition de ces agents de santé pour faciliter leur déplacements souvent difficile en milieu rural », a souligné M. Dramé.

Dr Norohaingo Andrianaivo, coordinatrice des actions de Memisa en Guinée

De son côté, Dr Norohaingo Andrianaivo, la représentante de Memisa en Guinée a insisté sur la prise en charge des personnes vulnérables. « Dans le cadre de ce projet, une des activités phares, c’est la sensibilisation de la population pour la lutte contre la propagation de la COVID-19 et éventuellement d’Ebola, et aussi encourager les populations à fréquenter les centres de santé », a-t-elle déclaré. Selon Dr Norohaingo Andrianaivo, une attention particulière sera accordée aux plus défavorisés, surtout ceux ayant une mobilité réduite pour lesquels les prestataires de santé seront sollicités à aller donner des soins à leurs domiciles.

Pour améliorer la situation des plus vulnérables, le projet met à leur disposition une contribution financière permettant de prendre en charge le coût de transport, de nourriture et des soins de santé qu’ils vont bénéficier. « En plus de cela, il y a une prise en charge sociale et sanitaire des tuberculeux multi-résistants dans le cadre de la prise en charge en nourriture, soins et autres, car eux aussi font partie des couches les plus vulnérables.  Et ainsi, nous réitérons nos engagements à apporter nos contributions pour l’amélioration de la santé de la population guinéenne », a promis la coordinatrice des actions de Memisa en Guinée.

Les bénéficiaires de ces engins roulants ont tous exprimé leur satisfaction et remercié les donateurs, avant de promettre d’en faire un bon usage. De même, les autorités administratives et sanitaires qui ont pris part à la remise officielle de ces motos se sont tous réjouies de ce don du Consortium Memisa et Fraternité Médicale Guinée. Un geste qui coïncide à  un moment où la Guinée traverse une situation de crise sanitaire marquée par la pandémie du Coronavirus.

A préciser que ce don de 20 motos aux centres de santé de Labé et de Mamou s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement du système de santé, financé par l’Union européenne à hauteur de 21 milliards de francs guinéens (1,8 millions d’euros). A terme, il permettra d’appuyer 38 centres de santé, 03 hôpitaux dans les régions de Kindia, Mamou,  Labé et Conakry.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Fin du suivi des contacts d’Ebola à Labé : « il y a eu plus de peur que de mal »

30 août 2021 à 20 08 37 08378

Après 21 jours d’isolement dans leurs domiciles, la majeure partie des contacts de la jeune guinéenne, testée positive à Ebola en Côte d’Ivoire et qui est sortie guérie récemment, peuvent enfin reprendre leurs mouvements. Ils sont sortis de leur suivi sans présenter des signes de maladie. C’est le responsable de la communication de la direction préfectorale de la santé de Labé qui a annoncé la nouvelle ce lundi, 30 août 2021, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Selon Dr Abdoulaye Fodé Diallo, 47 des 49 personnes qui ont eu des contacts avec la jeune femme avant son départ de Labé pour Abidjan ont terminé leur période de suivi. Et la bonne nouvelle, est que personne d’entre eux n’a développé la redoutable maladie.

Dr Abdoulaye Fodé Diallo

« Parmi les 49 contacts, il ne reste que deux : le chauffeur et le convoyeur, qui sont encore en observation, tous les autres ont terminé leur suivi hier (dimanche 29 août 2021). Et, ces deux qui restent, ils vont aussi sortir du suivi le 4 septembre 2021. Dieu merci, jusqu’à maintenant, tous les contacts se portent bien, personne n’a développé la maladie. C’est pour dire qu’il y a eu plus de peur que de mal. Il n’y a pas à s’inquiéter, parce qu’il n’y a d’épidémie Ebola à Labé », a déclaré le chargé de la communication de la direction préfectorale de la santé de Labé.

Le 14 août dernier, les autorités ivoiriennes ont annoncé qu’une jeune femme en provenance de la ville guinéenne de Labé a été testée positive à Ebola, peu après son arrivée à Abidjan. Cette nouvelle avait suscité une grande préoccupation en Guinée, pays qui a été durement frappé par cette épidémie entre 2014 et 2016. Récemment, la maladie avait ressurgi dans le sud de la Guinée, mais elle a cette fois été rapidement vaincue.

Après quelques semaines d’hospitalisation, la patiente a été déclarée guérie. Et jusque-là, aucun autre cas d’Ebola n’a été notifié ni Guinée ni en Côte d’Ivoire. Ce qui va sans doute renforcer le doute des autorités guinéennes par rapport au diagnostic effectué par les services sanitaires ivoiriens. Le ministère guinéen de la santé avait écrit à son homologue ivoirien pour demander une analyse de reconfirmation dans un autre laboratoire. Mais, cette demande n’avait eu de suite favorable.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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« journée portes ouvertes » à la maison centrale de Labé : le procureur contre les « conditions lamentables » des prisonniers

28 août 2021 à 19 07 53 08538
Patrice Koma Koivogui, substitut du procureur près le tribunal de première instance de Labé

Dans la matinée de ce samedi, 28 août 2021, le parquet du tribunal de première instance de Labé a organisé une « journée portes ouvertes » à la maison centrale de Labé. Cette journée, organisée à l’intention des autorités administratives et sécuritaires et des journalistes locaux, vise à montrer l’état actuel de cette maison carcérale et exposer aux yeux de tous les conditions de détention des prisonniers qui y vivent. Et, à cette occasion, le substitut du procureur de la république près le tribunal de première instance de Labé, Patrice Koma Koivogui, a pointé du doigt le surpeuplement de cette prison et les « conditions lamentables » dans lesquelles vivent les détenus entachés comme des sardines dans les cellules, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Au moment où les évasions de prisonniers sont récurrentes dans le pays, cette « journée portes ouvertes » à la maison centrale de Labé ressemble beaucoup plus à une mission d’inspection. Mais, pour le substitut du procureur de la république près le tribunal de première instance de Labé, cette initiative vise à permettre aux citoyens de s’enquérir des conditions de vie des détenus. Des conditions de vie difficile qu’il n’a pas manqué de dénoncer devant les autorités administratives et sécuritaires qui étaient présentes à ses côtés.

« Ce n’est pas tout le monde qui a le courage de venir visiter la prison. Mais, si aujourd’hui je vois ici un afflux massif, je me rends compte une fois de plus que les détenus que nous avons à gérer ici ne sont pas des oubliés. Ceci étant,  nous avons initié cette journée dans le but de permettre à tous ceux qui bénéficient d’une certaine voix et d’une certaine autorité au niveau de notre cité de venir s’enquérir des conditions de vie de nos détenus, histoire de leur permettre d’être pour nous des témoins auprès des autres qui n’ont pas eu le temps ou la chance de venir visiter cette maison. Le constat révèle aujourd’hui qu’il y a une surpopulation carcérale totale ici. Et, cela est due au fait que cette prison reçoit pratiquement les détenus des préfectures de Tougué, Lelouma, Pita, Koubia et Labé. Et, ce qui peut découler de cette surpopulation, généralement, ce sont les tentatives d’évasion et des révoltes. Vous même, vous avez constaté de vos yeux combien de fois les gens sont entassés dans les violons et dans quelles conditions ces gens là vivent. On peut dire que c’est des conditions lamentables », a indiqué Patrice Koma Koivogui.

A en croire le substitut du procureur de la république près le tribunal de première instance de Labé, le gouverneur de région, Madifing Diané, a promis de s’investir pour aider la maison centrale à obtenir des produits pharmaceutiques pour une bonne prise en charge des détenus. Des détenus dont au moins quatre souffrent à date de diverses maladies.

« Nous avons eu des promesses de la part du gouverneur qui a promis de s’investir pour obtenir des produits médicaux auprès des autorités sanitaires ; et, nous allons saisir également cette opportunité pour qu’on puisse faire les demandes à temps pour que la maison centrale soit suffisamment approvisionnés en produits pour ces détenus. Car, au jour d’aujourd’hui, il y a 04 ou 05 détenus qui sont malades et qui souffrent de diverses maladies », a dit Patrice Koma Koivogui.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Examens de sortie : 91,85 % de réussite à Labé

28 août 2021 à 16 04 22 08228

La région de Labé a connu un grand succès aux examens de sortie session 2021. Le taux de réussite global est de 91,85 % dans cette partie du pays, qui avait 10 écoles d’enseignement technique et professionnel ayant présenté des candidats à ces examens de fin de cycle. Un résultat jugé très satisfaisant par l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« Les statistiques au niveau de la région administrative de Labé sont satisfaisantes, en ce sens que nous avons réalisé un score où le taux global de réussite est de 91,85 %. Donc, on peut s’en féliciter et dire que l’examen de sortie session 2021 s’est passé dans de meilleures conditions du côté de Labé. Dans ce pourcentage global, la part des dames est très importante. Car sur les 1033 candidates, il y a eu 923 admises, soit 89,35%. Je crois que c’est un motif de réel satisfaction », a réagi Souleymane Mara.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les statistiques par école fournies par l’inspection régionale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Labé :

Souleymane Mara

Dara Etoile Labé (ATS : 25 admis sur 26 candidats ; infirmiers d’État : 184 admis sur 193 candidats ; sages-femmes : 55 admis sur 55 candidats ; comptabilité gestion : 8 amis sur 8 candidats).

École normale d’instituteurs (ENI) : 326 admis sur411 candidats.

Les Sauveurs (santé publique : 14 admis sur 14 candidats ; infirmiers d’État : 55 admis sur 56 candidats).

La Renaissance (infirmiers d’État : 51 admis sur 53 candidats ; sages-femmes : 22 admis sur 22 candidats).

École des soins de santé communautaire (ATS : 383 admis sur 395 candidats).

Amadou Dieng (infirmiers d’État : 35 admis sur 38 candidats ; assistants pharmacie, 17 admis sur 17 candidats ; électricité bâtiment : 4 admis sur 4 candidats ; banque et assurances : 12 admis sur 12 candidats ; informatique gestion : 18 admis sur 20 candidats ; comptabilité gestion : ils sont 14 sont admis).

École supérieure des sages-femmes Mamadou Kaba Bah (61 admis sur 61 candidats).

 Arkam (infirmiers d’État : 31 admis sur 33 candidats ; comptabilité gestion : 29 admis sur 31 candidats).

CFP de Labé (mécanique auto : 13 admis sur 13 candidats ; chaudronnerie : 8 admis sur 9 candidats).

APC (menuiserie : 7 admis sur 8 candidats ; plomberie : 48 admis sur 55 candidats ; maçonnerie : 3 admis sur 3 candidats ; électricité : 80 admis sur 90 candidats).

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Dégradation de la route Cimenterie-Fôfômèrè : « il y a trop d’accidents ici »

26 août 2021 à 12 12 26 08268

En cette saison pluvieuse, plusieurs routes de Conakry et environs sont quasiment impraticables. A cause de la dégradation des chaussées, les propriétaires d’engins et autres usagers y souffrent le martyr. C’est un calvaire quotidien auquel il faut pourtant faire face tous les jours. C’est le cas notamment sur le tronçon Cimenterie-Fôfômèrè, dans la préfecture de Dubréka. Certains usagers décrivent cette bretelle comme la « route de pénitence », pour ainsi exprimer toutes les difficultés et les souffrances qu’ils y rencontrent.

C’est une route qui traverse six secteurs et qui, en fonction des saisons, dégage de la poussière ou est recouverte de grande boue. Cette situation dure depuis plusieurs années et cause d’énormes difficultés aux populations riveraines et à toutes les personnes qui la pratiquent. Mais, le supplice, c’est surtout pendant la saison des pluies. Les véhicules ont de la peine à y circuler. Et, certains transporteurs refusent carrément de s’y aventurer pour ainsi éviter les pannes ou d’être embourbés.

Mohamadou Maladho Diallo, riverain sur la route Fôfômèrè

« Ici, ça fait presque trois ans que nous vivons dans un calvaire total. Par exemple, pendant la saison sèche, la poussière nous fatigue beaucoup. Et, c’est dangereux, parce qu’il y a des petites maladies qui ne finissent pas. Mais, actuellement, pour nous qui vivons en bordure de cette route, c’est vraiment la souffrance. Parce que les chauffeurs de taxi et les motards laissent la route principale pour venir passer à quelques centimètres de ma boutique. Ce qui représente un réel danger pour nous. Même hier, mes petits frères ont failli se faire renverser par un motard qui passait à quelques microns de ma boutique. Autres choses, lorsque les camions transportent nos marchandises, quand ils arrivent sur la route Fôfômèrè ici, certaines marchandises se gâtent à cause des balancements. Parfois même, les chauffeurs refusent de transporter nos marchandises jusqu’ici. On est obligé de les payer très cher ; sinon, ils ne le font pas. Si l’Etat peut nous aider, ils n’ont qu’à faire vite », a indiqué Mohamadou Maladho Diallo, riverain sur la route Fôfômèrè.

Sur cette route de l’impossible, ce sont les taximotos qui sont les prisés pendant cette saison des pluies. Mais, même ces engins à deux roues ne s’en sortent pas sans peine. Ils y tombent souvent (à cause des glissades) et y sont souvent victimes d’attaques de bandits la nuit.

Mamadou Saliou Keïta, taxi-motard de la ligne Fôfômèrè

« Sur la route Fôfômèrè ici, la circulation est très difficile, il y a trop d’accidents. Chaque jour, les taxi-motards tombent ici et les passagers se blessent. Quand les routes ne sont pas bonnes, les motos ne seront pas en bon état. Alors qu’on les achète très cher. On prie le gouvernement guinéen de nous aider à réparer cette route. Une situation s’est passée à Fôfômèrè ici, à côté des rails il y a quelques jours. Un motard qui a été attaqué là-bas à 22 heures par des bandits. Il a été torturé là-bas, tout cela parce que la route n’est pas bonne. On est obligé de circuler doucement dans les cailloux et la boue. Et puis, il y a l’obscurité au bord de la route. Les bandits aiment beaucoup ça », a dit Mamadou Saliou Keïta, conducteur de taximoto sur cette route.

Diplômé sans emploi, Adama Barry fait du taximoto sur cette route pour joindre les deux bouts. Mais, pour lui, ce tronçon est « une route de pénitence » qu’on ne pratique que par nécessité.

Adama Dama Barry, taxi-motard sur la ligne Fôfômèrè

« La route est presque impraticable. Elle est dans un très mauvais état. Il est très difficile de rouler ici. Mais, on se débrouille avec, parce qu’on n’a pas le choix. La majeure partie de ceux qui sont sur la ligne ici sont des universitaires qui n’ont pas d’emploi. Il y a même des enseignements parmi nous les taxi-motards. Pour avoir la recette du jour, on est obligé de faire la surcharge des passagers sur cette mauvaise route. Je peux dire que cette route traverse plusieurs secteurs très peuplés. Donc, nous demandons au gouvernement de venir terminer la route-là. Parce qu’ils ont trop duré sur les travaux. Aujourd’hui, c’est devenu une route de pénitence pour nous », a déploré Adama Barry.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Labé : une clinique privée fermée après le décès d’une patiente

25 août 2021 à 21 09 13 08138

C’est ce mercredi, 25 août 2021, que les autorités sanitaires de Labé ont annoncé la décision. La cliniqueDara Étoile Labé (DEL) est fermée jusqu’à nouvel ordre. Cette décision fait suite au décès d’une jeune fille à la suite d’une intervention chirurgicale subie dans cette structure sanitaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Dans la soirée du lundi, 23 août 2021, Fatimatou Diallo, élève en classe 9ème année a été opérée de l’appendicite à la clinique Dara Etoile Labé (DEL), située au quartier N’diolou. Après l’intervention chirurgicale, la jeune fille est rentrée à la maison. Mais quelque temps après, elle est revenue au sein de la structure, après avoir eu des complications. Les agents de la clinique lui ont administré des soins qui n’ont pas produit un effet positif. Ils ont dû finalement la référer à l’hôpital régional de Labé, où elle est décédée avant même d’avoir été prise en charge. Informée de cette nouvelle, la direction préfectorale de la santé a pris la décision de fermer la clinique, qui n’avait pas l’autorisation de garder des patients en son sein, avant de finaliser son enquête sur cette situation.

Dr Mamadou Hady Diallo, directeur préfectoral de la santé de Labé

« Cette clinique est affiliée au complexe scolaire DEL où  sont enseignées plusieurs disciplines dont des cours de santé. Elle a été agréée dans le cadre des cours pratiques que les élèves de cette école y effectuaient, mais cette clinique n’a pas les prérogatives d’opérer des malades. Donc, s’ils commencent à garder des malades en hospitalisation et que ces malades arrivent à décéder, il va de soi qu’on se pose des questions. C’est pourquoi, après ce cas malheureux enregistré avant-hier, on est partis faire une investigation sur le terrain, dont on est en train de finaliser le rapport qu’on va mettre à la disposition de la hiérarchie. Et en attendant, on a décidé de fermer la clinique », a indiqué Dr Mamadou Hady Diallo, directeur préfectoral de la santé de Labé. 

Interrogés par Guineematin.com, les responsables de la clinique DEL n’ont pas voulu s’exprimer sur le sujet. Quant aux parents de la patiente morte, ils disent s’en remettre à la volonté de Dieu et annoncent qu’ils ne vont pas porter plainte contre la clinique.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Sureté régionale de Labé : Moriba Théa passe le témoin à Moussa Condé

25 août 2021 à 15 03 33 08338

Sous la présidence du gouverneur Madifing Diané, le contrôleur général de police, Moussa Condé, a pris fonction hier, mardi 24 août 2021, à la tête de la direction régionale de la sureté de Labé. La cérémonie s’est déroulée dans un climat de convivialité, en présence des autorités administratives et des unités de police de cette région de la Moyenne Guinée. Le nouveau patron de la sureté de Labé a mis cette occasion à profit pour avertir sur « l’insubordination » et exiger le respect dans son service, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la ville de Karamoko Alfa Mo Labé.

Commissaire divisionnaire Moriba Théa, ancien directeur de la sureté de Labé

A la tête de la direction régionale, le contrôleur général Moussa Condé succède au commissaire divisionnaire Moriba Théa. Et, à l’occasion de cette cérémonie de passation de service, ce dernier lui a confié à la population de Labé qu’il est disposé désormais à servir.

« Je voudrais de passage saluer les populations de Labé… Je leur resterais éternellement reconnaissant. Et, par la même occasion, je vous confie mon successeur », a dit Moriba Théa, le directeur sortant de la sureté de Labé.

Pour sa part, le contrôleur général Moussa Condé, directeur entrant, a exprimé sa disponibilité à travailler avec tous les services des forces de défense et sécurité de Labé pour assurer le bien-être de la population de cette région.

Contrôleur général Moussa Condé, nouveau directeur régional de la sûreté de Labé

« Chers collègues de la défense et de la sécurité. Je suis et serais toujours à votre disposition pour la bonne marche de nos services, tout en restant sur la voix hiérarchique. Et, chez moi, l’insubordination ne marche pas. Le respect est et demeure obligatoire. Quant à la police, la CMIS, les services de la protection civile et les autres policiers, nous sommes les mêmes et nous travaillerons ensemble. Il n’y a pas de division possible. Je serais là aussi avec la jeunesse de Labé, car j’ai fait mes premiers pas ici à Labé. J’ai fait les préfectures de Lelouma,  les sous préfectures de Kouramangui, de Thiaguel bori, de Pilimini, de Taramby, de Noussy grâce à la couverture de ce gouverneur (Madifing Diané) qui est devant vous. C’est pour vous dire que je serais toujours avec vous et partout », a promis le nouveau directeur régional de la sûreté de Labé.

De son côté, Elhadj Madifing Diané, le gouverneur de la région de Labé, a rassuré son soutien au nouveau patron de la sureté de Labé. L’autorité régionale a également exprimé à ce contrôleur général de police les mutations opérées à Labé, même si la population reste encore très accueillante.

Elhadj Madifing Diané, Gouverneur de la région de Labé

« Celui qui rentre (Moussa Condé), n’est pas nouveau dans Labé. Mais, Labé que nous avons connu dans le passé n’est pas ce Labé d’aujourd’hui. Ceux qui nous ont reçus sont dans leur tombe, nous sommes avec leurs héritiers avec de nouvelles mentalités. Mais, soit rassurer d’une seule chose : c’est toujours une population accueillante, paisible, pleine de solidarité. Ne viens pas avec un complexe… Pour gérer il faut accepter d’être gérer », a indiqué Elhadj Madifing Diané.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un jeune se donne la mort par pendaison à Doghol

24 août 2021 à 11 11 38 08388

Un suicide a eu lieu dans la soirée d’hier, lundi 23 août 2021, à Labé. Un jeune homme s’est donné la mort par pendaison dans le secteur Kaldouyabhè, relevant du quartier Doghol, dans la commune urbaine de Labé. Selon ses proches, le défunt avait une dépression mentale, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

C’est aux environs de 20 heures que Mamadou Moustapha Baldé, 34 ans, boulanger de profession, a mis fin à ses jours. Il s’est enfermé dans sa chambre, avant d’attacher une corde au niveau de la charpente de la maison et se pendre.

Elhadj Thierno Mamadou Saliou Diallo

« C’est en l’absence de son épouse qu’il s’est donné la mort par pendaison dans sa chambre. Lorsque la femme est revenue, elle a trouvé la porte de sa chambre fermée de l’intérieur. Après avoir longtemps frappé à la porte sans réponse, ils ont finalement décidé de défoncer la porte. Et c’est après cela qu’ils ont trouvé son corps suspendu à la charpente de la maison », a expliqué Elhadj Thierno Mamadou Saliou Diallo, président du conseil de quartier de Doghol, ajoutant que le jeune homme « traînait depuis plusieurs mois une maladie mentale, même si parfois il se calmait et collaborait avec la société ».

Après le constat des autorités locales et des services de sécurité, la thèse du suicide par pendaison a été confirmée, et le corps de Mamadou Moustapha Baldé a été rendu à sa famille. Il sera inhumé ce mardi, 24 août 2021, au cimetière de Kaldouyabhè.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Ebola en Côte d’Ivoire : l’inquiétude baisse de jour en jour à Labé, d’où est venue la patiente

24 août 2021 à 10 10 13 08138
Dr Mamadou Hady Diallo, directeur préfectoral de la santé de Labé

Même si elles restent en alerte, les autorités sanitaires de Labé sont de moins en moins inquiètes. Car, près de deux semaines après qu’une jeune dame en provenance de cette ville a été testée positive à Ebola en Côte d’Ivoire, aucun de ses contacts n’a présenté un signe de maladie. Une bonne nouvelle pour la Guinée, et qui met un peu plus en doute l’analyse effectuée sur la patiente à Abidjan, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Dès après l’identification des personnes avec qui la patiente a eu des contacts directs avant son départ pour Abidjan, la direction régionale et la direction préfectorale de la santé de Labé les ont placées sous surveillance dans leurs domiciles. Parallèlement, les autorités sanitaires ont lancé la vaccination de ces contacts et des agents de santé. Entamée la semaine dernière, cette opération est très avancée aujourd’hui, selon le directeur préfectoral de la santé de Labé.

« Sur les 49 contacts d’Ebola, à ce jour, on a vacciné 43 contacts. Au total, on a pu vacciner 180 personnes, parce qu’il ne faut pas occulter le personnel soignant et les contacts lointains qu’on appelle les contacts des contacts. Parce que quand vous prenez le centre de santé de Ley Sarè où nous avons une parente de la fille (la patiente d’Ebola diagnostiquée à Abidjan), cette dernière travaille là-bas avec nos agents.

Donc, tous ces agents devaient être vaccinés. Et pour soutenir ces familles qui sont sous surveillance, l’agence nationale de sécurité sanitaire a envoyé des moyens notamment du riz et un montant pour l’achat des condiments pour la période de surveillance qui va durer 21 jours », a indiqué Dr Mamadou Hady Diallo.

Pour ce responsable sanitaire, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Car jusque-là, aucun des contacts n’a présenté un signe de maladie. « Je précise qu’il nous reste 6 jours de suivi de ces contrats. Mais pour le moment, aucun d’entre eux n’a encore développé des signes. Donc, pour le moment, on ne déclare pas Labé foyer épidémique », a dit le DPS de Labé.

Cette situation devrait sans doute renforcer le doute des autorités guinéennes sur le diagnostic effectué sur la patiente (venue de Labé) à Abidjan. Récemment, le ministre guinéen de la santé avait écrit aux autorités ivoiriennes pour demander une analyse de reconfirmation à l’institut Pasteur de Dakar ou dans un autre laboratoire. Une demande qui a été rejetée par le ministère ivoirien de la santé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Koubia : un prédicateur meurt en pleine prêche dans une mosquée

20 août 2021 à 18 06 28 08288

C’est une scène très surprenante mais aussi assez instructive qui s’est produite ce vendredi, 20 août 2021, à la mosquée centrale de Koubia. Alors qu’il était en train de prêcher, un leader religieux est tombé dans ce lieu de culte et a rendu l’âme, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Tomber arme en main, c’est ainsi qu’on peut qualifier le décès de Thierno Abdoulaye Diallo, un prédicateur très connu dans la ville de Koubia. Chaque vendredi, avant le sermon de l’imam, ce leader religieux prend le micro pour prêcher la parole de Dieu et sensibiliser les fidèles musulmans rassemblés à la mosquée centrale de Koubia.

Et c’est ce qu’il était en train de faire ce vendredi, 20 août 2021, lorsqu’il est subitement tombé, à la surprise générale. Les fidèles présents ont accouru pour le prendre et l’évacuer à l’hôpital préfectoral de Koubia. Malheureusement, le prédicateur a rendu l’âme avant d’arriver à l’établissement hospitalier. Une nouvelle qui a suscité tristesse et étonnement dans la ville.

Originaire de Madina-Taïbata, dans la commune urbaine de Koubia, Thierno Abdoulaye Diallo avait une cinquantaine d’années. Il laisse derrière deux veuves et plusieurs enfants.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com 

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Début de la vaccination contre Ebola à Labé : les contacts directs et les agents de santé ciblés

20 août 2021 à 16 04 04 08048

C’est parti pour la vaccination contre Ebola à Labé. Les autorités sanitaires ont lancé l’opération hier, jeudi 19 août 2021, au centre de santé de Yérandè, un secteur du quartier Safatou, dans la commune urbaine de Labé. 51 contacts de la jeune femme testée positive au virus Ebola à Abidjan sont concernés par cette opération, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Les autorités guinéennes ne veulent prendre aucun risque. Après avoir recensé toutes les personnes qui ont eu des contacts directs avec la jeune femme qui a été testée positive au virus Ebola le 14 août dernier à Abidjan (Côte d’Ivoire), elles procèdent à leur vaccination. Cette opération a été lancée hier par la direction régionale de la santé de Labé.

« Nous avons travaillé en amont pour identifier tous les contacts, ils ont tous accepté finalement de collaborer. L’ANSS a envoyé une mission avec 5000 doses de vaccins. Immédiatement, nous avons contacté les autorités administratives et les chefs des secteurs où les patients directs se trouvent. 

Ces responsables locaux les ont mobilisés pour procéder à la vaccination. Hier, jeudi 19 août 2021, nous avons vacciné 20 personnes. Et c’est d’ailleurs le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, qui a été le premier à recevoir sa dose de vaccin pour rassurer les contacts que le vaccin est inoffensif, qu’il les protège.

L’opération se poursuit ce vendredi, et tous ceux qui ont été en contact avec la jeune dame (testée positive au virus Ebola à Abidjan) seront vaccinées », a indiqué Dr Mamadou Houdy Bah, directeur régional de la santé de Labé, précisant qu’il ne s’agit pas d’une vaccination de masse mais plutôt d’urgence. « Ce sont les contacts qui sont prioritaires d’abord et les agents de santé », a-t-il souligné.

En ce qui concerne les contacts, ajoute-t-il, « nous avons des relais communautaires qui vont nous remonter tous les jours leur état de santé. Je précise que pour le moment, personne parmi les contacts n’a développé un signe de maladie, cela depuis plus de 12 jours. C’est pourquoi d’ailleurs, nous sommes en train de nous interroger sur la véracité de ce cas d’Ebola diagnostiqué en Côte d’Ivoire.

Parce que la façon dont on a connu Ebola dans le passé, ce n’est pas comme ça qu’il se développait. Avant, les contacts directs étaient toujours malades. Mais cette fois-ci, 12 jours après, aucun contact direct n’a développé la maladie. Dans notre jargon, il y a ce qu’on appelle des faux positifs et des faux négatifs. Est-ce que cette jeune dame n’est pas un cas de faux positif ? On se pose ces questions », a dit Dr Mamadou Houdy Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : une personne testée positive au COVID-19 prend la fuite (DPS)

18 août 2021 à 18 06 53 08538

« Il est venu pour une autre maladie et c’est dans ça qu’il a été testé positif du COVID-19. Après l’exposition de son statut positif au Coronavirus, le malade a pris une bouilloire et a fait semblant d’aller aux toilettes avant de prendre la poudre d’escampette pour une destination inconnue ».

Âgé de 58 ans et originaire de la préfecture de Tougué, Thierno Abdoulaye Baldé a été testé positif au COVID-19 hier, mardi 17 août 2021, à l’hôpital régional de Labé. Mais, ce vieil homme a fait la ruse pour tromper la vigilance des médecins et prendre la poudre d’escampette. Les autorités sanitaires locales ont déjà entrepris des démarches pour le retrouver, mais le patient a même éteint son téléphone, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Selon le directeur préfectoral de la santé de Labé, Dr Mamadou Hady Diallo, ce patient était allé à l’hôpital régional pour une autre maladie. Mais, les médecins lui ont quand même soumis à un teste COVID. Malheureusement, son résultat s’est avéré positif. Mais, aux environs de 18 heures, ce vieil homme porteur de COVID-19 s’est enfui de l’hôpital. Et, jusqu’à présent, les autorités n’ont aucune nouvelle de lui.

Dr Mamadou Hady Diallo, directeur préfectoral de la santé de Labé

« C’est effectif ! Une personne testée positive au coronavirus a pris la fuite ce mardi aux environs de 18 heures et on est en train de la rechercher à travers la ville. Je précise que lui (le patient en fuite), il n’est pas dans un état alarmant comme les autres. Il n’est pas  essoufflé. Il est venu pour une autre maladie et c’est dans ça qu’il a été testé positif du COVID-19. Selon les informations, il est venu de Tougué et s’appelle Thierno Abdoulaye Baldé, âgé de 58 ans.  Après l’exposition de son statut positif au Coronavirus par le responsable du CT-EPI, le malade en question a pris une bouilloire et a fait semblant d’aller aux toilettes avant de prendre la poudre d’escampette pour une destination inconnue. Parce qu’il n’était pas encore admis au CT-EPI. C’est pourquoi  nous demandons le concours de tout le monde, y compris sa famille, de nous assister pour qu’on puisse le retrouver. Parce qu’il a même éteint son téléphone portable. Si les parents même cachent les malades ça devient une difficulté pour nous. On souhaite vraiment que les gens acceptent de collaborer, car c’est dans l’intérêt de nous tous. Mais, nous allons mettre en place une équipe pour le rechercher en ville », a indiqué Dr Mamadou Hady Diallo.

La fuite de ce patient inquiète, d’autant plus qu’elle intervient à un moment où le COVID-19 connait une explosion à Labé. 97 cas hospitalisés se trouvent actuellement au CT-EPI de la préfecture. Et, depuis le début du mois d’août, 13 cas décès y ont été enregistrés.

D’ailleurs, dans un entretien ce mercredi, le directeur régional de la santé de Labé, Docteur Mamadou Houdy Bah, a indiqué que cinq (5) cas du très contagieux variant Delta ont déjà été enregistrés dans cette région de la Moyenne Guinée.

« La situation commence à être inquiétante. Nous avons envoyé récemment des échantillons à Conakry pour le séquençage. Et, les résultats que nous avons reçu ont montré que 5 cas sont du variant Delta. Et parmi les 05 cas, il ya un (1) qui est venu de Kouratongo (dans la préfecture de Tougué), une localité très reculée d’ici. C’est pour dire que le virus est parti très loin, parce que Kouratongo est une localité très éloignée de nous. Je me dis que c’est les conséquences de la fête de tabaski que nous avons célébrée il y a de cela quelques semaines. Parce que je sais que des gens sont venus de partout pour aller dans leurs villages. Et, le plus souvent, si ces derniers ont une maladie contagieuse, ils peuvent facilement contaminer les autres. J’interpelle tout un chacun à être vigilant et à respecter les mesures sanitaires », a laissé entendre Dr Mamadou Houdy Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : 51 contacts du cas d’Ebola diagnostiqué à Abidjan, recensés et suivis

18 août 2021 à 16 04 03 08038

L’identification des contacts de la jeune femme testée positive à Ebola à Abidjan, est terminée à Labé. Selon les autorités sanitaires, 51 personnes ont été recensées et seront suivies pendant 21 jours dans leurs domiciles. C’est la direction régionale de la santé qui a annoncé cette nouvelle au sortir d’une réunion de crise tenue ce mercredi, 18 août 2021, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette rencontre a mobilisé les autorités administratives et sanitaires de Labé, ainsi que les partenaires techniques et financiers. Selon Ouremba Traoré, directeur de cabinet du gouvernorat de Labé, l’objectif était « de voir quelles sont les dispositions immédiates, urgentes et pratiques à prendre non seulement pour rassurer les populations, mais aussi et surtout pour éviter la propagation de cette maladie dans notre région ».

A l’issue de cette rencontre, les autorités sanitaires ont présenté les dispositions prises depuis qu’une jeune femme en provenance de Labé a été testée positive au virus Ebola, à Abidjan. Il s’agit tout d’abord de l’indentification de toutes les personnes qui ont eu des contacts avec la patiente avant son départ pour la Côte d’Ivoire. « Au jour d’aujourd’hui, nous avons eu à identifier tous les contacts proches qu’elle avait à Labé ici. Ils sont au nombre de 51 personnes. Le dilemme qu’on avait, c’était comment retrouver le chauffeur.

Mais grâce à la contribution du syndicat des transporteurs, nous avons réussi à localiser le chauffeur qui est arrivé à Labé ce matin. Il a accepté de collaborer. Nous sommes en train de négocier avec le gouvernorat et la préfecture pour pouvoir le mettre dans un lieu sûr, car il est témoin de tout ce qui tourne autour de cette dame. Pour le moment, il n’y a aucun signe sur les 51 contacts. Nous sommes en train de les surveiller et nous allons les observer pendant les 21 jours qui suivent », a indiqué Dr Mamadou Houdy Bah, directeur régional de la santé de Labé.

En plus du suivi régulier, le DRS annonce que tous les contacts seront vaccinés. « Nous avons reçu l’information de l’ANSS que nous allons recevoir 5000 doses de vaccins que nous allons utiliser pour vacciner ces contacts mais aussi les agents de santé », a dit Dr Mamadou Houdy Bah, ajoutant que le centre de santé de Safatou (un quartier de Labé) est en train d’être érigé en centre de prise en charge pour recevoir d’éventuels cas d’Ebola.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : les autorités peinent à identifier les contacts de la fille, testée positive à Ebola en Côte d’Ivoire

16 août 2021 à 11 11 37 08378
Dr Mamadou Houdy Bah, Directeur régional de la santé de Labé

La tâche s’avère compliquée pour les autorités sanitaires de Labé. Depuis qu’un cas positif d’Ebola en provenance de cette ville de Guinée a été diagnostiqué à Abidjan (Côte d’Ivoire), elles cherchent à identifier ses contacts pour les suivre. Ce qui reste pour l’heure impossible, en raison de la réticence des membres de sa famille, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Les autorités sanitaires de Guinée sont de nouveau en alerte, suite à la découverte d’un cas positif d’Ebola en Côte d’Ivoire. En effet, la patiente, une jeune fille de 18 ans, est venue de Labé (en Moyenne Guinée) et s’est rendue à Abidjan par voie routière. Depuis l’annonce de cette nouvelle, les directions régionale et préfectorale de la santé de Labé tentent de retrouver la famille de la patiente, en vue d’identifier et suivre toutes les personnes qui ont eu des contacts avec elle avant son départ pour la capitale ivoirienne.

Mais, selon le directeur régional de la santé, interrogé par Guineematin.com dans la matinée de ce lundi, 16 août 2021, cette mission est pour l’instant impossible. Dr Mamadou Houdy Bah indique que ses services ont eu des numéros de téléphones de certains proches de la fille, mais ces derniers refusent de coopérer. « Quand on les appelle, dès qu’on se présente, ils raccrochent », déplore le responsable sanitaire. A travers leurs investigations, les autorités ont réussi à localiser le domicile de la famille maternelle de la patiente, qui se trouve au quartier Tata, dans la ville de Labé.

Mais la première équipe qui s’est rendue sur les lieux ce lundi matin, n’a pu avoir aucune information, en raison de la réticence qui est très forte. Les autorités sanitaires de Labé et leurs partenaires sont en réunion de crise en ce moment même pour plancher sur cette situation. Ils vont débattre des voies et moyens à utiliser pour identifier tous les contacts de la jeune fille qui vivent à Labé afin de les suivre. Pour cela, il faudra notamment localiser la belle-famille de la patiente, où elle vivait avant son départ pour Abidjan, où se trouve son mari.

A suivre !

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : entretien avec Mamadou Diouldé Diallo, Directeur communal de la jeunesse

15 août 2021 à 19 07 15 08158
Mamadou Diouldé Diallo, directeur communal de la jeunesse de Labé

À l’occasion de la journée internationale de la jeunesse, célébrée le vendredi dernier, 13 août 2021, le correspondant de Guineematin.com s’est entretenu avec le Directeur communal de la jeunesse de Labé. Dans la capitale régionale de la Moyenne Guinée, les jeunes ont profité de cette journée pour attirer l’attention des autorités sur leurs conditions de vie. Comme on le sait, beaucoup de jeunes sont livrés au chômage à cause du manque d’emplois, au manque d’infrastructures sportives et culturelles, a rappelé le directeur communal de la jeunesse de Labé.

La situation que traversent les jeunes de Labé mérite l’attention des autorités en charge de la jeunesse, estime Mamadou Diouldé Diallo, le directeur communal de la jeunesse de Labé.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’essentiel des propos de Mamadou Diouldé Diallo :

Cette année, nous avons célébré cette journée en différé à Labé. En ce qui concerne la situation des jeunes à Labé, au moment où nous prenions les commandes l’année dernière, les bureaux des jeunes des différents quartiers ne fonctionnaient pas. Il a fallu notre implication pour rétablir ces bureaux.

L’année dernière, on avait organisé une cérémonie pour célébrer la journée mondiale de la jeunesse. Avec les associations et mouvements, nous avons mis en place une plate-forme communale autour de laquelle tous les mouvements et associations seront fédérés pour avoir plus de force afin d’avoir des appuis communs. Mais, ce qui fatigue la jeunesse de Labé, c’est le manque d’emplois. Pourtant, il y a beaucoup d’entre eux qui sont diplômés. C’est pourquoi, beaucoup d’entre eux s’orientent vers le commerce ou les taxi-motos, voire même le lavage des engins.

Par ailleurs, les jeunes ne disposent pas de lieux de loisir. En ce qui concerne les disciplines sportives, seul le football est pratiqué plus ou moins à Labé. Mais, le basket-ball, l’athlétisme, le cyclisme, le volley-ball et le handball sont presque inexistants. Il n’y a pas d’aire de jeu. C’est pourquoi, mon équipe et moi avons rencontré certains quartiers périphériques pour demander des terrains de sports pour la jeunesse.

Labé Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Poissons pourris à Labé : une importante quantité saisie

14 août 2021 à 19 07 06 08068

C’est une opération de la direction préfectorale du commerce, en collaboration avec l’office de contrôle de qualité de Labé. Ces services relevant du ministère du commerce, ont mis la main sur une importante quantité de poissons pourris, dont une partie a été incinérée hier, vendredi 13 août 2021. Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, le directeur préfectoral du commerce de Labé a expliqué comment ces aliments impropres à la consommation ont été saisis.

Alseny Diaby, directeur préfectoral du commerce

« J’ai été interpellé vendredi matin par le commissaire central de la police, ensuite par le préfet de Labé par rapport une quantité de poissons pourris déversée nuitamment à Dara Labé. J’ai tout de suite composé une équipe mixte pour aller sur les lieux. Selon les informations que j’ai reçues, la quantité déversée s’élève à 180 cartons de poissons pourris. Mais des citoyens de Dara Labé sont venus très tôt pour récupérer une grande partie et la remettre sur le marché.

Donc, on a incinéré le reste sur place. Ensuite, on s’est rendu au niveau du frigo d’où proviennent ces poissons pourris, qui se trouve au quartier Tata, dans la commune urbaine. Et dans ce frigo, nous avons saisi une autre quantité de poissons impropre à la consommation estimée à 110 cartons qui étaient stockés là-bas. Celle-ci aussi sera incinérée ce samedi, 14 août 2021, sur le site de Tialakoun », a annoncé Alsény Diaby.

En ce qui concerne la quantité de poissons pourris qui s’est retrouvée sur le marché, M. Diaby indique que des équipes seront déployées sur le terrain dès ce samedi pour chercher à les récupérer. « Et Les auteurs de ces actes s’exposeront non seulement à des sanctions pénales mais aussi à des sanctions pécuniaires. Il faut que les autres prennent l’exemple sur ceux-ci, car cela est très dangereux et très nuisible pour la santé de la population. Donc, la loi sera appliquée dans toute sa rigueur pour que telles  choses ne se répètent pas », a-t-il promis.

Le propriétaire du frigo où se trouvaient ces poissons, ses deux gérants et le chauffeur qui a transporté les 180 cartons déversés à Dara Labé, ont été interpellés et conduits au commissariat central de police de Labé. Mais, selon Alhassane Diallo, le propriétaire du frigo, ils n’avaient aucune mauvaise intention en déversant ces poissons impropres à la consommation à Dara Labé.

 « La quantité de poissons pourris était énorme.  Donc, nous avons pris l’initiative d’extraire ces poissons pour aller les jeter ailleurs vers Dara Labé, avec l’appui d’un vieux du coin, qui a dit qu’il connaissait un endroit où il pouvait les déverser sans déranger la population. Mais à notre fort étonnement,  nous avons vu aujourd’hui une équipe de la police venir nous dire que nous sommes accusés d’avoir déversé une quantité de poissons pourris au bord de la route.

Ils ont dit qu’il y a même certains citoyens de Dara Labé qui ont récupéré une partie de ces poissons pour les consommer. Nous sommes vraiment désolés de la situation. C’est n’est pas une question de mauvaise foi, la preuve est que ce n’est pas sur le marché que les poissons ont été saisis. On les a déversés à cet endroit dans l’optique de les mettre hors de la portée des consommateurs », a laissé entendre Alhassane Diallo.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Drame à Labé : un mort et 2 blessés dans une explosion

11 août 2021 à 16 04 59 08598

Un accident de travail a fait un mort et deux blessés ce mercredi, 11 août 2021, à Labé. C’est un compresseur d’air qui sert à gonfler les pneus des engins roulants qui a explosé dans un atelier de vulcanisation situé à Safatou 1, dans la commune urbaine. L’apprenti qui travaillait avec l’appareil a rendu l’âme sur place et deux autres ont été blessés, a annoncé le président du conseil de quartier de Safatou, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Boubacar Demba Diallo, président du conseil de quartier de Safatou1

« Selon les informations qui m’ont été données, c’est le compresseur qui a explosé. Et sur le coup, un apprenti du nom de Mamadou Diouldé Barry a perdu la vie. Il est âgé de 15 ans et est originaire de Kouraba, dans la sous-préfecture de Dara Labé. Deux autres apprentis ont eu des blessures graves, ils ont été transportés à l’hôpital régional de Labé. Il y a eu aussi assez de dégâts causés par cette explosion. Car le conteneur où se trouvait l’appareil a été complètement dévasté par les éclats », a expliqué Boubacar Demba Diallo.

Le corps de Mamadou Diouldé Barry, a été rendu à sa famille. Quant aux blessés, ils reçoivent des soins à l’hôpital régional de Labé. Et selon les informations que nous avons reçues sur les lieux, leur vie n’est pas en danger.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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