Agriculture : remise d’intrants agricoles aux producteurs de maïs de Siguiri

19 juillet 2021 à 11 11 26 07267

Dans le cadre du renforcement et de l’amélioration de la production du maïs en Guinée, le projet de développement agricole intégré de Guinée (PDAIG) a procédé au lancement de son ‘’sous-projet intégré maïs (PIM) à Siguiri, le samedi dernier, 17 juillet 2021. Et, à cette occasion, le PDAIG a procédé à la remise d’intrants agricoles à quinze (15) producteurs de maïs de Siguiri en guise d’encouragement dans la poursuite de la production du maïs dans cette partie de la Guinée. Cette remise s’est déroulée en présence du président de la chambre préfectorale d’agriculture et des représentants de la fédération des unions des producteurs de maïs de la Haute Guinée (FUPROMA/HG), rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

C’est le siège de la mairie de Siguiri qui a servi de cadre à la cérémonie de remise officielle de ces intrants agricoles aux producteurs de maïs de la préfecture. Et, pour le président de la chambre préfectorale d’agriculture de Siguiri, Sékou Gackou, ce don est un geste d’encouragement visant à inciter les producteurs de maïs à fournir plus d’efforts dans la culture du maïs.

Sékou Gackou, président de la chambre préfectorale d’agriculture de Siguiri

« Le projet de développement intégré de Guinée vient de nous offrir, à travers nos vaillant producteurs de la filière de maïs, de grands stocks d’intrants en vue du renforcement de leur capacité productive d’une part et d’autre part améliorer les productions et la productivité de la culture du maïs en Guinée. Cette initiative salvatrice découle des idées prônée par le professeur Alpha condé à travers les politiques et plans nationaux dont le PNDA, le PNDES. La filière maïs devient de nos jours une filière incontournable, parce que le maïs est la denrée la plus convoitée, tant au niveau des hommes qu’au niveau des volailles et autres animaux. Cela pour interpeller nos grands producteurs à multiplier d’effort ; car, de par ce geste, nous comprenons qu’ils sont parmi les vrais acteurs du monde agricole », a indiqué Sékou Gackou.

Le PDAIG est un projet financé par la Banque Mondiale. Il est en phase pilote ; et, pour ce premier temps, ce ne sont que quatre préfectures de Guinée qui sont concernées. Et, à en croire Bakary Touré, le coordinateur du sous-projet intégré maïs, une nouvelle variété de maïs d’une rentabilité de 8 à 10 tonnes à l’hectare sera expérimentée par les agriculteurs.

Bakari Touré, coordinateur du sous-projet intégré maïs

« Le projet de développement intégré de Guinée vous remercie de votre mobilisation massive pour accueillir ces intrants agricoles… C’est au vue du grand rôle que joue le maïs dans la lutte contre l’insécurité alimentaire qui menace notre pays, qu’un programme spécial fut créé, celui du programme intégré de maïs. Ce programme servira de phase dans quatre préfectures cibles dont Dinguiraye, Mandiana, Siguiri et Labé de par l’introduction d’une nouvelle variété améliorée appelée KABAMANO. Sa rentabilité est de 8 à 10 tonnes par hectares dans la mesure où tout le paquet technologique est utilisé », a expliqué Bakary Touré.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : les médecins jugés non coupables

19 juillet 2021 à 11 11 10 07107

C’est un ouf de soulagement pour les agents de santé poursuivis en justice suite au décès d’une femme enceinte à l’hôpital régional de Kankan. A l’issue de leur procès, la justice a conclu qu’ils ne sont pas coupables des faits d’homicide involontaire qui leur étaient reprochés. Le verdict est tombé ce lundi, 19 juillet 2021, au tribunal de première instance de Kankan, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après plusieurs semaines de détention à la prison civile de Kankan, Dr Mamady Souaré (médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan), Dr Fodé Kaba (médecin) et Fatoumata Camara (sage-femme), recouvrent leur liberté. Le tribunal de première instance de Kankan a estimé que les trois agents de santé ne sont pas responsables de la mort de Mariame Kandé, une femme enceinte de 12 semaines, qui est décédée le 16 mai 2021 à la maternité de l’hôpital régional de Kankan.

Seule la sage-femme a écopé d’une condamnation (moins lourde que celle qu’elle encourait) dans cette affaire. Le tribunal a requalifié les faits d’homicide involontaire en corruption pour lesquels elle était poursuivie en corruption (parce qu’elle avait réclamé un montant de 700.000 francs à la famille de Mariame Kandé comme frais des soins). Pour cela, elle a été condamnée à un an d’emprisonnement assorti de sursis et à un million de francs d’amende. Quant aux deux médecins, ils ont été tout simplement renvoyés des fins de poursuite pour délit non constitué.

Le décès de Mariame Kandé avait suscité une vive indignation en Guinée.  Ce qui avait amené le gouvernement à faire un communiqué pour annoncer la suspension du médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan et de la sage-femme qui s’occupait de la patiente, et leur mise à disposition de la police pour des fins d’enquête. Au terme de l’enquête préliminaire, Dr Mamady Souaré et Fatoumata Camara ont été inculpés pour homicide involontaire et placés sous mandat de dépôt à la prison civile de Kankan. Quelques plus tard, Dr Fodé Kaba, un autre médecin en service dans ce centre hospitalier a été également inculpé et placé en détention préventive.

Au cours de leur procès, les prévenus ont tous nié les faits mis à leur charge, assurant n’avoir aucune responsabilité dans le décès de cette femme enceinte. Mais le procureur de la République près le TPI de Kankan, Aly Touré, n’a pas été convaincu par leurs explications. Il avait demandé au tribunal de les retenir dans les liens de la prévention d’homicide involontaire et de condamner la sage-femme à 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis et à 5 millions de francs d’amende, et les médecins à 3 ans d’emprisonnement assorti de sursis et à 3 millions de francs d’amende.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Hawa Diallo abandonne son bébé à Dinguiraye : « j’ai eu peur d’aller avec lui chez mes parents »

19 juillet 2021 à 10 10 53 07537

Mariée et âgée d’une trentaine d’années, Hawa Diallo a tenté d’abandonner son bébé dans une concession dans le secteur Fougoah (relevant du quartier Kouroula, dans la commune urbaine de Dinguiraye). L’acte s’est produit hier, dimanche 18 juillet 2021, aux environs de midi. Arrêtée et envoyée à la police peu après son acte, la jeunes maman a dit avoir abandonné son bébé de deux semaines par peur de le ramener chez ses parents et chez son mari…

Hawa Diallo a clairement indiqué que son mari n’est pas le père de cet enfant (une fille). Et, pendant toute la période de sa grossesse, aucun membre de sa famille ne s’est rendu compte de son état. Elle n’était même pas avec ses parents et son mari durant cette période de sa vie. Elle se trouvait loin, très loin d’eux, dans une mine d’or à Siguiri. Et, quand elle a décidé de rentrer chez elle, elle a jugé utile d’abandonner son enfant dans une concession pour éviter d’être réprimandée par ses parents et son mari. C’est alors qu’elle est allée déposer son bébé dans la concession de monsieur Ibrahima Diakité, un maitre coranique. Mais, son plan n’a pas marché, elle a été très vite démasquée, arrêtée et mise à la disposition de la police.

« C’est aux environs de midi, pendant que j’étais à la boutique et que ma femme était à la cuisine que la jeune dame, Hawa Diallo, est entrée dans notre concession pour déposer son bébé à la rentrée de la concession avant de tenter de s’en fuir. Ma femme est sortie de la cuisine et a aperçu le bébé emballé pleurait. D’abord, elle avait cru que c’était notre bébé. Elle est venue voir et elle a compris que ce n’était pas le nôtre. Elle m’a appelé pour m’informer et j’ai  directement appelé la dame qui venait juste de me dépasser pour qu’elle revienne prendre son bébé. Mais, elle a nié, disant que ce n’est pas son bébé. Quand j’ai insisté, elle a sorti son téléphone et a appelé un motard qui est venu la prendre pour tenter de s’en fuir. C’est ainsi que j’ai appelé mon grand frère Moussa pour l’informer. Il a pris sa moto et  nous les avons poursuivis. Lorsque nous sommes arrivés à leur niveau, le motard s’est arrêté et elle est descendue de la moto. C’est là que nous l’avons prise et elle a finalement reconnu que c’est son enfant. Nous avons informé la police qui est venue la prendre pour l’envoyer au commissariat », a expliqué Ibrahima Diakité.

A la police, Hawa Diallo a reconnu les faits d’abandon d’enfant qu’on lui reproche et elle a expliqué les raisons qui lui ont conduit à tenter de se débarrasser de son pauvre enfant.

« Elle a laissé entendre qu’elle est mariée à Conakry par un homme de Pita pour lequel elle a fait deux enfants. Mais, depuis un an, elle est en séparation de corps avec ce dernier. C’est pourquoi, elle a quitté Conakry pour Siguiri chez sa marâtre. Et, c’est au cours de son séjour dans cette zone aurifère qu’elle a rencontré un orpailleur dont elle est tombée amoureuse. C’est ce dernier qui l’a enceinté ; et, lorsqu’elle lui a informé de sa grossesse, il a coupé tout contact avec elle. Cet orpailleur a déménagé et a même changé de numéro de téléphone. Ainsi, de peur que sa marâtre ne soit informée de son état, elle s’est cachée et est allée se réfugier dans une autre famille où elle est restée jusqu’à ce qu’elle ait accouché le 30 juin dernier. Elle a alors décidé de rentrer chez ses parents à Conakry. Mais, elle a décidé de se débarrasser de son enfant avant d’aller à Conakry. Elle a donc déplacé une moto jusqu’à Dinguiraye où elle a abandonné sa fille de deux semaines dans la concession du maitre coranique Ibrahima Diakité », a expliqué le commissaire central Souleymane Diakité.

À la police, Hawa Diallo a précisé avoir agi ainsi pour éviter d’être réprimandée ou au pire d’être rejetée par ses parents et son mari.

« Ce n’est pas dans l’intention de faire du mal au bébé. C’est la raison pour laquelle je l’ai emmenée dans une famille. Sinon, je pouvais le tuer ou le jeter en pleine brousse. Mais, c’est parce que j’ai peur d’aller avec le bébé chez mes parents et je ne veux pas que mon mari sache que j’ai fait un enfant là où j’étais… », s’est-elle défendue.

A noter qu’après son audition à la police, Hawa Diallo a finalement été déférée à la justice.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

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La justice pénale internationale et l’Afrique : la Guinée pour illustration

19 juillet 2021 à 10 10 10 07107
Dr. Thierno Souleymane Barry, professeur de droit et Avocat à la Cour

Libre Opinion : Comme le 17 juillet de chaque année, la Journée mondiale de la justice pénale internationale commémorant l’adoption du Statut de Rome portant création de la Cour Pénale Internationale (CPI) a été célébrée le samedi dernier, 17 juillet 2021. Dès ses débuts en 2002, un climat de tension, qui tend à s’estomper aujourd’hui, s’est instauré entre l’institution et l’Afrique, zone réceptacle de crimes entrant dans la compétence de la CPI. Ainsi, serait-t-il nécessaire de présenter l’institution et les potentialités qu’elle représente dans la lutte contre l’impunité dans ce continent, particulièrement dans notre pays, la Guinée.

La CPI : une juridiction pénale internationale permanente

Tirant les leçons des tribunaux pénaux internationaux ponctuels, limités dans l’espace et le temps et fonctionnant sur la base de leur primauté et les difficultés qu’elle génère, les plénipotentiaires des Etats ont adopté le Statut de Rome le 17 juillet 1998. La CPI est l’unique juridiction pénale permanente de l’histoire de l’humanité. Elle est née des expériences des Tribunaux militaires internationaux de Nuremberg et de Tokyo crées le lendemain de la Deuxième guerre mondiale et des Tribunaux pénaux internationaux du Rwanda et de l’Ex-Yougoslavie et surtout des efforts des universitaires, des Ongs et de certains Etats progressistes. Elle est chargée de juger les crimes les plus graves affectant l’humanité : crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crime de génocide et crime d’agression. Organisation internationale fondée sur un traité, les Etats y adhèrent volontairement.

Les potentialités offertes par la CPI dans la lutte contre l’impunité en Afrique

Puisqu’au départ, la plupart des affaires pendantes devant la CPI concernaient l’Afrique, plusieurs voies se sont élevées pour suspecter l’institution d’être seulement dirigée pour réprimer les responsables africains. On a en mémoire la prise de position de l’Union africaine encourageant les Etats africains à dénoncer le Statut de Rome et sortir de l’institution. Cependant, en dépit de son imperfection, avec la diversification des affaires de la CPI touchant d’autres zones du globe et les récents développements dans les affaires concernant le Congo et la Côté d’Ivoire, on se rend compte qu’il s’agit bel et bien d’une institution pénale internationale jugeant à charge et à décharge les crimes internationaux, peu importe la nationalité de ses auteurs. Pour ne pas avoir à faire avec la CPI, il suffit simplement de se garder de commettre les crimes entrant dans sa compétence et lorsque ces crimes sont commis dans le sol d’un Etat africain, qu’ils ne sombrent dans l’impunité. 

La justice pénale internationale et Guinée

La Guinée est partie au Statut de Rome depuis le 14 juillet 2003. Les crimes perpétrés le 28 septembre 2009 sont qualifiés de crimes contre l’humanité et entrent dans la compétence de la CPI qui a placé l’affaire sous examen préliminaire en phase 3 (recevabilité). Après instruction et épuisement des voies de recours, le pool des juges d’instruction du Tribunal de Première Instance de Dixinn a renvoyé l’affaire pour être jugée depuis 2017. La responsabilité de juger appartient à la justice guinéenne et à défaut, la CPI demeure compétente. En termes simples, au vu des lenteurs de procédure, nécessaires au début mais inexplicables aujourd’hui, le risque est grand de voir ce dossier devant la juridiction pénale internationale compétente, la CPI. Faudrait-t-il alors, accuser la CPI d’ingérence ou de reconnaitre le manque de volonté du pays à faire face à ses obligations librement consentis en vertu du Statut de Rome ?

Pour terminer, la CPI a encore des beaux jours devant elle tant et aussi longtemps que les crimes graves vont continuer à se perpétrer en toute impunité. Des mécanismes juridictionnels nationaux efficaces réprimant ces derniers dans le cadre du principe de la complémentarité inscrit aux articles 1 et 17 du Statut de Rome donnant priorité aux juridictions nationales constituent le salut.

-Juris Guineensis No 9.                                                            Conakry, le 17 juillet 2021

Dr Thierno Souleymane BARRY,

Docteur en droit, Université Laval/Université de Sherbrooke (Canada)

Professeur de droit, Consultant et Avocat à la Cour

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SMD/NORDGOLD POURSUIT ES ACTIONS EN FAVEUR DE LA COMMUNAUTE

19 juillet 2021 à 8 08 19 07197

La Société Minière de Dinguiraye SMD, filiale du groupe Nordgold, un des acteurs miniers du pays, s’investit dans l’amélioration des conditions de vie des communautés environnantes.

A ce titre, elle a effectué encore des dons et assistances sur fonds propres pendant ces six premiers mois de l’année 2021 et s’est projetée pour le reste de l’année à travers son planning annuel pour un montant global de HUIT MILLIARDS SEPT CENT QUATRE VINGT DIX SEPT MILLIONS SEPT CENT QUATRE MILLES SEPT CENT QUATRE VINGT SEIZE FRANCS GUINEENS (8,797,704,796 GNF).

A mi-parcours, de Janvier à Juin 2021, cinq milliards cent vingt-cinq millions quatre cent vingt-neuf mille neuf cent vingt-six francs guinéens (5,125,429,926 GNF) ont déjà été investi en faveur de la communauté dans les domaines ci-après :

  1. Développement des infrastructures sociales de base : 1,018,130,000 GNF 

Dix forages, rénovation d’un bâtiment du collège de Léro, électrification du centre de santé amélioré de Siguirini.

  • Formation et renforcement des capacités :

L’éducation de la jeune est le moteur du développement aujourd’hui. L’appui de ce secteur permet plus tard d’avoir de la main d’œuvre qualifiée qui favorise la promotion du contenu local. La SMD investit 229,750,000 GNF pour atteindre cet objectif en faveur des communautés. En plus de la construction d’un Lycée moderne d’excellence à Léro (R+2) l’année dernière pour plus de 2 milliards GNF, la SMD compte construire cette année une école professionnelle des Métiers dans la sous-préfecture de Siguirini pour environs 2 milliards GNF.     

  • Gestion du programme, Sponsoring et Mécénat : 527,250,000 GNF 

Les assistances en terme d’accompagnement et de la valorisation des mœurs et coutumes de la communauté riveraine et des activités juvéniles ne sont pas en marge de la vision de la SMD.

  • La compensation des domaines agricoles : 3,350,299,926 GNF 

En six mois d’activités, la SMD a déboursé ce montant dans le cadre des compensations des terres touchées par ses opérations.

  • Projets planifiés et en cours   

De Juillet à Décembre 2021, ces derniers mois seront consacrés à la construction de l’école professionnelle des métiers pour la communauté de Baraka pour 200 000 USD et le siège de la Gendarmerie de Siguirini pour 250 millions GNF.

Le chantier de la construction du siège de la gendarmerie à Siguirini dans la préfecture de Siguiri avancement et sera bientôt disponible pour les bénéficiaires.

Du Coté de Dinguiraye, l’Ecole Primaire de Mamoudouya dans Diatifère qui a été récemment endommagée par une tornade sera bientôt rénovée par la SMD pour la rentrée scolaire prochaine.

La SMD/NORDGOLD au service de la communauté locale

COMMUNICATION EXTERNE SMD

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Maison centrale de Conakry : 3 complices présumés de l’évasion de Mohamed Sidy arrêtés

19 juillet 2021 à 8 08 12 07127

Une évasion assez curieuse a eu lieu dans la nuit du samedi au dimanche 18 juillet 2021, à la Maison centrale de Conakry. Mohamed Sidy Diallo, présenté comme étant le cerveau du kidnapping de l’opérateur économique Thierno Mamadou Dansoko, a réussi à s’enfuir de la grande prison de Guinée. Plusieurs personnes, soupçonnées être ses complices ont été interpellées, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mohamed Sidy Diallo

Selon nos informations, Mohamed Sidy Diallo réussit à s’évader de la Maison centrale de Conakry, un endroit pourtant très sécurisé. Son absence a été constatée dimanche matin, alors qu’il avait répondu à l’appel lors du contrôle effectué en début de soirée du samedi. Une évasion qui laisse beaucoup d’interrogations et des soupçons de complicité, surtout que rien n’a été cassé pour lui permettre de sortir.

Et trois responsables de la prison : le régisseur adjoint, le gardien principal, le gardien chef adjoint, plus un agent de la garde pénitentiaire ont été identifiés comme étant ses complices présumés. Les trois premiers ont été interpellés et le dernier, lui, est pour l’heure introuvable, a-t-on appris. Selon le Contrôleur général Boubacar Kassé, porte-parole de la police nationale, les personnes interpellées seront présentées au directeur central de la police judiciaire, ce lundi 19 juillet.

Mohamed Sidy Diallo était détenu depuis avril 2021 à la Maison centrale de Conakry. Il est poursuivi pour terrorisme, enlèvement, séquestration, demande de rançon, association de malfaiteurs, vol aggravé, détention et usage d’armes de guerre.

A suivre !

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Tabaski 2021 à Kankan : les ateliers de coutures pris d’assaut

18 juillet 2021 à 20 08 40 07407

À quelques heures de la fête de l’Aïd al-Adha ou l’Aïd el-Kebir, appelée Tabaski, les ateliers de couture grouillent de monde. Malgré la crise sanitaire doublée de la crise économique, les fidèles musulmans veulent paraître beaux dans leurs nouvelles tenues de fête ; et, pour cela, les ateliers de coutures travaillent actuellement jusque tard la nuit pour satisfaire les clients, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan. 

La fête de Tabaski est la plus grande fête de la communauté musulmane. Et, contrairement à l’Aïd el-fitr (la fête de Ramadan, appelée la petite fête), un engouement de taille entoure la « fête du sacrifice ». Malgré les restrictions gouvernementales liées à la pandémie de Coronavirus, les citoyens prennent d’assaut les différents ateliers de couture. C’est le cas de Mariame Keïta, propriétaire d’un atelier au rond-point Komarala Loisir.

« Chez nous ici, vraiment, ça marche, on ne chôme pas. Cette année d’ailleurs, on reçoit beaucoup  plus de clients que l’année dernière au même moment. Nous avons beaucoup d’habits jusqu’à présent non encore cousus. Regardez derrière moi, ce ne sont que des habits. En plus de ça, j’ai moi-même cousu des habits à vendre. Il y a une parfaite entente entre mes clients et moi », a indiqué la couturière.

Également, à l’atelier de couture de Mamoudou Barry, on s’efforce au maximum pour terminer les habits des clients. Mais, il admet que ce n’est plus évident de rendre à tous leurs habits. « On a tellement reçu de clients que je ne crois pas pouvoir coudre tous les habits. Les gens aussi ne viennent pas tôt. Le plus souvent, ils attendent à trois jours de la fête pour venir ; mais, dans une telle situation, moi, j’ai toujours dit la vérité. Si je ne peux pas faire, je leur dis cela au lieu de donner un faux rendez-vous », a précisé maître Barry.

Rencontrée dans un atelier de couture au quartier Briqueterie, Mademoiselle Gnalén Camara n’a pas encore réussi à faire coudre ses habits de fête. On lui a dit qu’il n’y a plus de place ; mais, elle veut plaider. « Ce sont mes clients, ils savent bien coudre mes habits. Je suis arrivée en retard. Ils m’ont dit qu’ils ont beaucoup d’habits à coudre. Moi-même, j’ai vu cela. Mais, je vais plaider… » a-t-elle laissé entendre.

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, la Mamaya de Kankan a été annulée cette année à la dernière minute. Cette décision de la notabilité est motivée par le respect des mesures barrières. Tout de même, elle est contestée à Kankan par bon nombre de citoyens, notamment les femmes qui avaient fini de coudre les tenues de la Mamaya.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Disparition du lieutenant Alpha Diallo de la marine nationale : la famille s’interroge

18 juillet 2021 à 10 10 59 07597

La famille du Lieutenant Alpha Amadou Oury DIALLO, 34 ans, a été surprise d’apprendre son décès le mercredi dernier, 14 juillet 2021, alors qu’il venait de déposer, dans sa voiture, son enfant à l’école et sa femme à son service… « Le vendredi 16 juillet 2021, sans nouvelle de la part de son service, son frère ainé s’est rendu à l’état-major de la marine afin de s’enquérir des circonstances de sa disparition. Lors de cette visite, il n’a pas été reçu par l’état-major. Les informations collectées ne concordent pas… », s’étonne la famille.

Dans une lettre dont Guineematin.com a reçu copie, la famille écrit n’avoir reçu à ce jour « aucune information officielle de l’état-major de la Marine concernant la disparition du Lieutenant Alpha Amadou Oury DIALLO. A notre connaissance, aucune investigation n’a été lancée pour savoir ce qui s’est réellement passé lors de la disparition d’un officier à la base marine du port de Conakry. Nous sollicitons le soutien des médias et des autorités de ce pays pour savoir la vérité sur les circonstances de sa disparition ce mercredi 14 juillet 2021 ».

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de cette lettre :

Lieutenant Alpha Amadou Oury DIALLO
Né le 05/11/1987
Officier de la marine nationale
En service à la brigade des unités flottantes
Ingénieur Electricien de formation
Le mercredi 14 juillet 2021, Le Lieutenant Alpha Amadou Oury DIALLO, en permission de repos après une mission de patrouille en haute mer, a quitté son domicile de Sangoyah à 7heures du matin. Il a déposé sa fille à l’école et a pris la direction de la ville pour déposer sa femme au ministère de l’économie et des finances.
En cours de route pour le ministère de l’économie et des finances, il reçoit des appels téléphoniques de son service lui demandant de se rendre au bureau. Tout en manifestant son étonnement à sa femme (devoir travailler ce jour dans la salle des machines), il indique à son interlocuteur téléphonique qu’il est en chemin et qu’il ne tardera pas à arriver.
Il a déposé sa femme devant le ministère de l’économie et des finances à 8h35 et a pris la direction du port.
Aux alentours de Midi, une rumeur parvient à la famille indiquant qu’il est impliqué dans un incident en mer et que son corps n’est pas retrouvé.
Quelques temps après une délégation, composée du Colonel Sow, le colonel chef de brigade, et de trois autres agents de la marine, s’est présentée au domicile familial.
Cette délégation annonce le décès du Lieutenant Alpha Amadou Oury DIALLO et indique que des recherches sont en cours pour retrouver son corps.
Dans la description des circonstances de son décès, la délégation indique ceci :
« En mission pour dépanner un bateau sur le quai du port, aux alentours de 09h du matin, le Lieutenant Alpha Amadou Oury DIALLO aurait eu un malaise et il aurait piqué une crise dans la salle des machines du bateau. A la suite de ce malaise, ses collègues l’auraient fait monter sur le pont du bateau. Une fois sur le pont, il serait devenu violent et se serait débattu de ses collègues pour sauter dans l’eau. Aussitôt, un membre de l’équipe aurait plongé pour tenter de le récupérer. Quelques temps après, ce dernier serait remonté pour dire qu’il ne l’a pas retrouvé. »
Le lendemain, Jeudi 15 juillet 2021, la même délégation ayant toujours à sa tête le colonel SOW s’est à nouveau présentée au domicile familial avec un sac de riz, un bidon d’huile, un carton de tomate et une enveloppe en guise de condoléances sans aucune notification écrite des autorités.
Le vendredi 16 juillet 2021, sans nouvelle de la part de son service, son frère ainé s’est rendu à l’état-major de la marine afin de s’enquérir des circonstances de sa disparition.
Lors de cette visite, Il n’a pas été reçu par l’état-major. Les informations collectées ne concordent pas. Par exemple, à la question de quels vêtements il portait, certains disait qu’il était vêtu de la tenue de mécanicien tandis que d’autres ont précisé qu’il portait une culotte.
A ce jour, la famille n’a reçu aucune information officielle de l’état-major de la Marine concernant la disparition du Lieutenant Alpha Amadou Oury DIALLO.
A notre connaissance, aucune investigation n’a été lancée pour savoir ce qui s’est réellement passé lors de la disparition d’un officier à la base marine du port de Conakry.
Nous sollicitons le soutien des médias et des autorités de ce pays pour savoir la vérité sur les circonstances de sa disparition ce mercredi 14 juillet 2021.

Contact de la famille : M. Aphadjo DIALLO, Oncle du Disparu

Tél : +224 620388615 / +224623218495

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COVID-19 à Labé : une journaliste de la radio Espace Foutah testée positive

17 juillet 2021 à 17 05 44 07447

L’information a été donnée ce samedi, 17 juillet 2021, par Docteur Mamadou Houdy Bah, le directeur régional de la santé de Labé. Une journaliste de la radio Espace Foutah a été testée aujourd’hui positive au COVID-19. Notre consœur, dont l’identité n’a pas encore été révélée au public, était allée à l’hôpital pour se faire consulter pour une autre maladie. Mais, les médecins lui aussi soumis au test COVID-19. Et, le résultat de son test s’est révélé positif.

Dr Mamadou Houdy Bah, directeur régional de la santé de Labé

« C’est effectif, une journaliste de la radio espace Fm Foutah a été testée positive par la CT-EPI de Labé. On nous apprend qu’elle était venue se faire consulter pour une autre maladie. On a commencé les investigations là- dessus. Nous allons partir à la radio pour voir s’il y a des journalistes qui ne sont pas vaccinés contre le COVID-19. Nous allons également partir dans leurs familles respectives pour faire les mêmes investigations. En ce qui concerne la journaliste, elle n’est pas hospitalisée pour le moment, elle est à domicile parce qu’elle ne présente pas les symptômes et ne souffre pas. Seulement, elle est positive au COVID-19. Nous communiquons avec elle, si toutefois la maladie s’intensifie, elle va être transférée au CT-EPI. Au cas contraire, elle va continuer son auto-confinement. Selon les informations que j’ai reçues, elle n’a pas été  vaccinée contre le COVID-19. C’est pourquoi, nous demandons à tout le personnel de la radio, de venir se faire tester pour éviter que le virus se propage dans leur local. Malgré cela, ces journalistes sont en vacance et la plupart d’entre eux sont à la maison. Cela prouve à suffisance que la maladie est toujours présente à Labé. Pour la seule journée de ce samedi 17 juillet 2021, on a enregistré quatre autres nouveaux cas positifs de COVID-19 », a indiqué Dr Mamadou Houdy Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Humanitaire : MTN Guinée au secours du Centre d’accueil des albinos de Conakry

17 juillet 2021 à 16 04 46 07467

Donner du sourire aux personnes vulnérables, c’est l’objectif que se fixe MTN-Guinée. C’est dans ce cadre que cette société de téléphonie mobile a procédé hier, vendredi 16 juillet 2021, à la remise officielle d’un don composé de vivres et de non vivres au centre d’accueil des personnes atteintes d’albinisme situé à Sangoyah, dans la commune de Matoto. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la poursuite de son programme d’investissement social qui vise à assister les nécessiteux dans  plusieurs domaines de la vie. Ce don d’une valeur de 10 millions de francs résulte de la cotisation individuelle des employés de MTN-Guinée. La cérémonie a réuni cadres du ministère de l’Action sociale, les responsables de MTN, la Confédération nationale des albinos de Guinée. Le tout placé sous la présidence de la ministre de l’action sociale, Hadja Aissata Daffé, constaté un reporter de Guineematin.

N’fa Siaka Keita, Directeur des ressources humaines à MTN-Guinée

Représentant du directeur général de MTN Guinée, N’fa Siaka Keita, directeur des ressources humaines de ladite société, a déclaré : « Présent en Guinée depuis avril 2006, MTN est acteur principal du développement socioéconomique de la Guinée. En plus de sa mission principale, MTN offre un nouveau monde où tout le monde bénéficie des privilèges du monde connecté. Il s’intéresse aussi dans le développement des communautés à travers des programmes sociaux, dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la promotion des jeunes filles et l’autonomisation des femmes. C’est dans ce souci que des projets de charité donnant du sourire aux orphelins ont été conçus et accomplis, grâce aux efforts des travailleurs de MTN et ses partenaires, notamment le ministère de l’Action sociale et de l’enfance. À travers cette relation, nous comptons soutenir les initiatives du gouvernement dans la protection de la petite enfance, la lutte contre les discriminations sociales à l’égard des couches vulnérables, la promotion du genre et de l’équité qui sont en harmonie avec les valeurs de MTN.  Nous souhaitons avoir un impact sur notre communauté à travers ce don qui est composé de 20 matelas, 9 cartons de vêtements, 22 sacs de riz, 3 cartons d’huile et 7 cartons de lait en poudre. C’est un appui d’une valeur de 10 millions de francs. Avec cette œuvre, nous pensons que nous seront à mesure de toucher la sensibilité de tous ceux-là qui œuvrent dans la promotion de l’enfance. Au nom de tous les employés, je vous rassure que nous serons à votre entière disposition pour tous les projets futurs qui peuvent nous amener à changer et à contribuer pleinement à l’épanouissement des personnes vulnérables ».  

Mohamed Saliou Cheick, secrétaire administratif de la confédération nationale des albinos de Guinée

Les heureux bénéficiaires du don, par la  voix de Mohamed Saliou Cheick, secrétaire administratif de la confédération nationale des albinos de Guinée, ont remercié la MTN Guinée pour sa générosité. « Créé depuis 2008, ce centre d’albinisme compte aujourd’hui 25 jeunes élèves albinos dont 13 filles. La confédération nationale des albinos de Guinée est une ONG à but non lucratif, qui œuvre dans le sens de promouvoir et d’offrir un lendemain meilleur à cette couche sociale longtemps marginalisée. Évoluant depuis plusieurs années dans de nombreux secteurs socio-éducatifs, de la santé… elle offre également un cadre de vie à toutes les couches vulnérables, mais aux personnes atteintes d’albinisme au particulier. Ce centre qui nous accueille aujourd’hui a la capacité d’accueil de 100 enfants. Nous voulons zéro d’enfant dans la rue d’ici 2025. Cher partenaire MTN, depuis votre arrivée en Guinée, la population a eu un accès facile à la téléphonie. Par le biais de notre partenariat, nous vous remercions au nom de notre confédération de nous offrir ce don.  Nous demandons toujours à nos partenaires d’offrir un cadre d’aide socioéducatif en fourniture scolaire à nos enfants vivants avec nous ici au centre, un accompagnement en vivre alimentaire et vestimentaire, offrir un stage ou un emploi garanti à nos jeunes diplômés au sein de votre entreprise MTN Guinée, une prise en charge de la maladie liée au cancer de peau », a lancé Mohamed Saliou Cheick.

Hadja Aissata Daffé, ministre de l’action Sociale et de l’Enfance

En présidant cette cérémonie de remise, la ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance a rassure ces enfants albinos de sa détermination et celle de son département à défendre leurs droits. « Dans nos familles et sociétés, l’albinisme fait partie des phénomènes qui souffrent encore d’incompréhension. L’apparence physique des personnes souffrant d’albinisme est souvent l’objet de croyances et de mythes erronés  découlant de la superstition d’où les nombreux et regrettables cas de marginalisation perceptibles par la stigmatisation à l’endroit de ce groupe social.  Les femmes qui donnent naissance à des enfants atteints d’albinisme sont parfois répudiées par leurs maris et rejetées par leur famille. Quant aux enfants, certains sont abandonnés par leurs parents à cause de l’apparence de leur peau, des déficiences dont ils souffrent des fois en raison de leur maladie, et de la croyance selon laquelle ces enfants porteraient malheur.  Ces préjugés fortement encrés auxquels sont confrontés les personnes souffrant d’albinisme les empêchent d’avoir l’accès à des soins de santé adaptés, aux services sociaux, à une protection juridique et à la réparation en cas de violation de leurs droits.  C’est pourquoi nous adressons nos remerciements à MTN Guinée pour le don de matériels et de bourses. Symbolique par l’intention, précieux par la nature, ce don a le mérite de donner le sourire et de susciter l’espoir aux enfants atteints d’albinisme dont le nombre est de plus en plus croissant dans nos villes. Veuillez recevoir, monsieur  le directeur et toute votre vaillante équipe, l’expression de notre gratitude. Je plaide pour une formalisation du partenariat entre nos deux institutions pour une meilleure prise en compte des besoins des vulnérables. Notre détermination se mesure notamment par l’élaboration d’une loi spécifique pour la promotion et la protection des personnes atteintes d’albinisme. Réel espoir, cette loi veille à répondre de manière proactive à la question de la protection et de la promotion des droits des personnes atteintes d’albinisme. Elle prévoit de nombreuses mesures allant de la formation du personnel de santé et des parents à la naissance d’un enfant atteint d’albinisme, à l’engagement des structures communautaires dans la protection de ces vulnérables.

Quant aux enfants, je ne suis pas ici uniquement en tant que ministre. Je suis là aussi en tant que mère porteuse de cette tendresse naturelle. Je voudrais vous assurer de ma détermination à inscrire la protection de vos droits dans les priorités de mon département ». 

À rappeler qu’en plus de ce don, MTN a remis des chèques à 5 élèves albinos dont 3 filles en termes de bourse d’étude.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Kaporo-rail : un véhicule percuté par le train Rusal Friguia

17 juillet 2021 à 14 02 19 07197

L’accident s’est produit dans la matinée de ce samedi, 17 juillet 2021, à Kopora-rail, dans la commune de Ratoma. Et, c’est un véhicule 4×4 qui a été violemment percuté par le train minéralier de Rusal Friguia. Il n’y a pas de perte en vie humaine, mais le conducteur du véhicule a été blessé.

Selon les témoignages recueillis sur place par un reporter de Guineematin.com, c’est aux environs de 9 heures que cet accident s’est produit. Le train était en provenance de la presqu’île de Kaloum lorsque ce véhicule, conduit par un vieil homme, est venu lui couper la route.  

« Le vieil homme a voulu passer les rails pendant que le train arrivait. Il s’est engagé, alors que les gens criaient pour l’en dissuader. Son véhicule a été percuté au niveau de l’aile droit, côté passager. Le vieux a été légèrement blessé au niveau du bras par des éclats de verre. Mais, il se plaint aussi de douleurs au cœur et au dos », a expliqué sous anonymat un jeune qui dit avoir suivi la scène.

A noter que le vieil homme a été évacué à l’hôpital pour faire des soins.

Nous y reviendrons !

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

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Ruée vers l’intérieur pour la Tabaski : la galère des passagers à la gare routière de Bambéto

17 juillet 2021 à 8 08 44 07447

Depuis quelques années en Guinée, Conakry se vide quasiment de sa substance humaine à l’après de la fête de Tabaski. Nombreux de ses habitants prennent la route de l’intérieur du pays pour célébrer cette grande fête musulmane en famille au village. Mais, chaque année, ces ‘’candidats de la Tabaski au village’’ sont confrontés à une réalité qui rend pénible leur voyage au bout duquel de merveilleuses retrouvailles les attendent. Il s’agit du problème de véhicule dans les gares routières de la capitale guinéenne et de la cruauté des chauffeurs qui spéculent à volonté sur le prix du transport. Et, cette année encore le calvaire a déjà commencé à la gare routière de Bambéto (dans la commune de Ratoma). Un reporter de Guineematin.com qui s’y est rendu hier, vendredi 16 juillet 2021, a constaté une grande affluence des passagers ; mais certains chauffeurs exigent le double du transport pour effectuer le déplacement.

Ils sont venus avec leurs bagages et ils tiennent à communier avec leurs familles au village pour festoyer ensemble lors de la Tabaski qui pourrait être célébrée dans moins d’une semaine. Mais, ils peinent à trouver de véhicules prêts à voyager. Les chauffeurs font l’indifférence et exigent plus que le transport habituel. Certains demandent carrément le double du transport aux passagers, au motif qu’ils n’auront pas de passagers à l’intérieur du pas pour Conakry.

« C’est un calvaire. Depuis 6 heures je suis là avec ma femme. Il y a les passagers, il y a les voitures, mais les chauffeurs disent que quand ils vont (à l’intérieur du pays), ils reviennent vides. Donc, ils disent qu’ils préfèrent avoir d’abord les gens qui vont payer l’assurance aller-retour avant de bouger. C’est pour cela il y a beaucoup de monde ici actuellement. Donc, c’est ce calvaire que je suis en train de traverser. Mais, avec la grâce de Dieu, moi j’ai quand-même la conviction que je vais aller, mais peut-être pas aujourd’hui », a indiqué Mamadou Mouctar Diallo.

Malgré cette attitude incrédule des chauffeurs qui rêvent de faire le beau temps sur le dos pauvres passagers, certains candidats de la Tabaski au village espèrent toujours voyager avant la fête. Ils prennent leur mal en patience et se bercent les moments mémorables qui les attendent au village où ils vont profiter de la très tendre chaleur familiale. C’est le cas de Mamadou Aliou Barry prêt à rallier sa ville natale dans les prochaines heures.

Mamadou Aliou Barry

« Je pars à Dabola centre. C’est une tradition, chaque année nous partons au village parce que nos parent s’y trouvent. Nous faisons aussi l’immolation comme le prophète Abraham l’avait fait. C’est à cause de ça que nous quittons Conakry pour aller au village et faire la fête avec les parents, les amis et également chercher la bénédiction des parents et faire la prière en famille », a dit ce jeune homme dont l’impatience de quitter la vie exigeante de Conakry et ses embouteillages monstres aux heures de pointe.

De son côté, Mamadou Mouctar Diallo, médecin, tient à tout prix se rendre à Diari (dans la préfecture de Labé) pour être aux côtés de sa pauvre mère.

Mamadou Mouctar Diallo, médecin

« Je pars à Labé plus précisément à Diari pour fêter la tabaski avec la famille, avec ma maman qui réside là-bas. Vous savez, la fête de tabaski est une fête musulmane. Dans notre religion musulmane, c’est dit qu’il y a un sacrifice qu’on doit enlever si tu as les moyens. Tu égorge un mouton. Le prophète Mohammad (PSL) avait l’habitude de faire cela. Donc, me concernant, je vais aller, mon papa est décédé, c’est ma maman seulement qui est là-bas. Il faut un garçon ou un homme pour être à côté de la maman pour faire ce sacrifice là et l’aider à partager cette joie. Donc, c’est un peu dans ce sens que je vais là-bas », explique-t-il le visage scintillant déjà du bonheur de se retrouver avec celle qui a gouverné ses premiers pas sur terre.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Kankan : un présumé voleur de moto échappe à un lynchage au grand marché

16 juillet 2021 à 22 10 32 07327

Dans l’après-midi de ce vendredi, 16 juillet 2021, un jeune homme a été sévèrement battu par une foule en colère au quartier Kabada II, dans la commune urbaine de Kankan. La victime aurait été surprise en train de voler une moto au grand marché.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 13 heures que ce présumé voleur a été attrapé au grand marché. Une foule s’est déchaînée sur lui en le rouant de coups pendant quelques minutes. Mais, il réussit à s’extirper de la foule et à s’enfuir. Seulement, il sera très vite rattrapé non loin de là par un groupe de jeunes déterminés à lui régler ses comptes. Il a été passé à tabac de nouveau et laissé pour mort devant un atelier de couture à quelques microns de l’école primaire de Kabada II.

« On m’a appelé pour dire qu’il y a un jeune couché devant notre concession. J’ai informé les autorités de la nouvelle. J’ai aussi informé la police. Le numéro de l’ambulance ne passe pas », a indiqué Alpha Mamoudou Kaba.

Aux dernières nouvelles, ce présumé voleur se trouverait à l’hôpital régional de Kankan où il a été évacué depuis quelque temps par une ambulance.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Le maire de Siguiri désavoue le préfet : « je ne reconnais pas sa décision »

16 juillet 2021 à 19 07 33 07337

Le maire de Siguiri s’oppose à l’installation d’un nouveau conseil de district à Dankakoro par le préfet de Siguiri. Elhadj Koumba Sékou Magassouba annonce qu’il ne reconnaît pas cette décision de l’autorité préfectorale, qui « n’a pas cette compétence ». Il l’a fait savoir au cours d’un point de presse qu’il a animé ce vendredi, 16 juillet 2021, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le torchon brûle entre le préfet de Siguiri et le maire de la ville. Les deux autorités s’opposent autour du renouvellement du conseil de district de Dankakoro, localité relevant de la commune urbaine. Le colonel Moussa Condé a décidé de nommer les nouveaux dirigeants et de les installer, sans consulter Elhadj Koumba Sékou Magassouba. Et ce dernier rejette catégoriquement cette décision, rappelant que c’est à lui qu’il revient d’installer un conseil de district relevant de sa juridiction.

Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de Siguiri

« Les sages de Dankakoro m’ont officiellement saisi à travers une correspondance, m’informant de la démission de leur bureau de district. Et, ils m’ont proposé un nouveau bureau. J’ai annoté la correspondance. Au moment où j’étudiais cette proposition, j’ai vu une décision du préfet nommant le bureau de district de Dankakoro. Quand j’ai vu la décision, je me suis immédiatement rendu à la préfecture, où j’ai été reçu par le secrétaire général chargé des affaires administratives. Ce dernier m’a présenté des excuses, en disant que c’était une erreur et que le préfet ne devait pas prendre une telle décision.

Mais après notre rencontre, c’est le secrétaire général chargé des affaires administratives lui-même qui est allé installer le même bureau. Mais ce bureau qui vient d’être installé par la préfecture est leur bureau. Moi, étant le maire de la commune urbaine dont relève le district, je ne reconnais pas ce bureau. Et, je ne veux pas voir un seul membre de ce bureau à la mairie. Je suis le seul à pouvoir installer un bureau de district relevant de ma juridiction », a déclaré Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de la commune urbaine de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kalan (Labé) : un motocycliste et une chèvre tués dans un accident de la circulation

16 juillet 2021 à 19 07 26 07267

Ce drame s’est produit dans l’après-midi de ce vendredi, 16 juillet 2021, à Diohé, un district relevant de la commune rurale de Kalan, dans la préfecture de Labé. Alseny Diallo conduisait une moto lorsqu’il est entré en collision avec un camion benne au niveau d’un virage situé à quelques mètres du pont de Sêla. Il est mort sur place.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 15 heures que cet accident s’est produit. Alseny Diallo transportait un adolescent et une chèvre sur sa moto sur moto lorsqu’il a rencontré ce camion à Siréya, dans le district de Diohé. Lui et la chèvre n’ont pas survécu au violent choc de la collision frontale qu’ils ont eu avec cet engin lourd.

« C’est en quittant Tarambaly, juste à quelques mètres après le pont de Sêla, que l’accident s’est produit.  Il s’agit de deux  motards qui se suivaient, tous quittaient Dionfo. L’un d’entre eux supportait un adolescent et une chèvre. Arrivé au niveau d’un virage, le motard est entré en collision avec un camion benne qui quittait Labé et partait en sens inverse.  Sous le choc, le conducteur de la moto ainsi que la chèvre qu’il transportait (qui était destinée à être immolée pour la fête de tabaski) ont tous rendus l’âme. Quant à  l’adolescent, il a eu des blessures et a été transporté d’urgence à l’hôpital régional de Labé. Le second motard est venu à son tour cogné la moto à bord duquel se trouvait celui qui a rendu l’âme. Heureusement lui aussi a eu la vie sauve. Quant au chauffeur du camion, il a perdu le contrôle de son engin avant de terminer sa course dans la brousse », a témoigné Alpha Amadou Diallo,  un citoyen de Diohé.

Aussitôt informée, la gendarmerie a déployé des agents sur le lieu de l’accident pour dresser un constat. Et, aux dernières nouvelles, les deux motos et le chauffeur du camion benne impliqué dans cet accident ont été transporté à Labé pour des fins d’enquêtes. Quant au corps de Alseny Diallo, il a été rendu à sa famille pour inhumation.

A noter que Alseny Diallo était un jeune chauffeur de taxi âgé de 25 ans qui vivait à Conakry. Il est venu à Kalan avec l’intention de célébrer la fête de Tabaski au près de sa famille dans son village natal à Kourako Hotto Lâré.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : un bœuf tue une personne et blesse 2 autres

16 juillet 2021 à 19 07 17 07177

Les faits se sont produits ce vendredi, 16 juillet 2021, à Manakpôloye (un secteur du quartier Nyenh Kpana II, dans la commune urbaine de N’zérékoré). Mamady Condé, vendeur de friperie au grand marché de N’zérékoré, a été grièvement blessé au vendre par une vache. Ce jeune père de famille a succombé à ses blessures sur le chemin de l’hôpital. La même vache a blessé deux autres personnes avant que les gens ne l’abattent.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est une vache qui s’est échappée des mains de son maitre qui venu semer la terreur au domicile de Mamady Condé et lui ôter la vie.

« Nous étions à la maison ce matin avec mon grand frère (Mamady Condé),  récemment venu de la cote d’ivoire après le décès de notre frère. Je travaillais à coté et lui, il nous a laissé à la maison pour partir revendre au marché parce qu’il est commerçant. Quelques temps après, il est revenu du marché. Il a trouvé ses enfants à la maison et une vache à côté. La personne qui tenait la corde sur l’animal n’a pas pu maitriser la vache. Elle est descendue dans la concession trouver mon frère (Mamady Condé) là-bas et lui a donné des coups au niveau de son ventre. Après, elle (la vache) est allée blesser un motard et un enfant au niveau de ses yeux. Finalement, les gens avaient du mal à la maitrisée. Il a fallu qu’on la fusille avec 5 coups avant qu’elle meurt sur place. Et, après on a envoyé les blessés l’hôpital ; mais, mon frère (Mamady Condé) a rendu l’âme sur la route », a expliqué Moussa  Kanté, le jeune frère de la victime.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : 620166816/666890877

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Assassinat de Mme Aïssatou Boiro : 5 accusés à nouveau devant la justice

16 juillet 2021 à 17 05 53 07537
Feue Madame Aïssatou Boiro

Près de 9 ans après l’assassinat de Mme Aïssatou Boiro, ancien directrice nationale du Trésor, et de Paul Temple Cole, informaticien, le dossier se trouve toujours devant la justice guinéenne. Cinq accusés qui ont été condamnés dans cette affaire ont relevé appel contre la décision du tribunal de première instance de Dixinn. Leur procès en appel s’est ouvert ce vendredi, 16 juillet 2021, devant la Cour d’appel de Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mohamed Diallo, alias Junior, et Elhadj Oumar Barry, ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 30 ans, dans le cadre de l’assassinat de Mme Aïssatou Boiro et de Paul Temple Cole. Un double crime perpétré en l’espace de quelques minutes, dans la soirée du 9 novembre 2012, au quartier Kipé, en banlieue de Conakry. De leur côté, Okolo Omo Zahpa, Elhadj Ousmane Baldé et Oumar Lamarana Diallo, ont écopé chacun de 20 ans de réclusion criminelle dans cette affaire. Mais, les avocats de ces cinq condamnés ont interjeté appel contre cette décision du tribunal de première instance de Dixinn, rendue le 4 avril 2019.

C’est ainsi qu’un nouveau procès s’est ouvert ce vendredi, 16 juillet 2021, devant le Cour d’appel de Conakry. Les avocats espèrent pouvoir convaincre la juridiction supérieure à annuler les peines infligées à leurs clients en première instance. « Mon client est poursuivi pour association de malfaiteurs, vol à main armée, détention d’armes de guerre et assassinat, alors qu’ils ne se sont jamais (lui et ses coaccusés, ndlr). Il n’a jamais tenu même une arme de chasse à plus forte raison une arme de guerre. Il n’a jamais fait l’armée, il n’a jamais manipulé une arme. Il a été condamné à tort et de façon injuste par le TPI de Dixinn. Voilà pourquoi j’ai relevé appel », a expliqué Me Labila Michel Sonomou, l’avocat d’Elhadj Ousmane Baldé.

De son côté, Me Kounadi Thérèse Traoré, l’avocate de l’accusé Elhadj Oumar Barry, a laissé entendre que son client n’était pas en Guinée lorsque les faits pour lesquels il a été condamné se sont produits. « Mon client était au Liberia pour des soins à cette époque. On ne peut pas comprendre qu’il soit là-bas et qu’il commette ces actes à Conakry. Et même s’il était impliqué, je trouve sa peine très excessives », a-t-elle indiqué. Les conseils des trois autres accusés ont également tenté de justifier que le tribunal de première instance de Dixinn a condamné leurs clients « sans aucun motif valable ». Les accusés aussi se sont succédé à la barre, tous rejetant en bloc les faits mis à leur charge.

Nous y reviendrons !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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Test COVID pour voyageurs : lenteur et favoritisme à la gare routière de Bambéto

16 juillet 2021 à 17 05 26 07267

C’est devenu une habitude pour de nombreux guinéens qui vivent à Conakry ! A l’approche de la Tabaski, ils sont nombreux ces habitants de la capitale guinéenne qui prennent les routes de la Guinée profonde pour aller célébrer cette grande fête musulmane en famille au village. Mais, cette année, des restrictions lieux à la prévention et à la lutte contre la pandémie de COVID-19 rendent ce déplacement un peu difficile. Car, selon un communiqué récemment publié par les autorités guinéennes, tout voyageur qui quitte le ‘’Grand Conakry’’ pour l’intérieur du pays doit obligatoire se munir de son carnet de vaccination et d’un certificat de résultat de test COVID-19 négatif. Il doit présenter l’un de ces documents à chaque point de contrôle sanitaire se trouvant sur sa route. Faute de quoi, il sera sommé de payer une pénalité dont le montant est fixé à 50 mille francs guinéens.

Déjà, des « tests rapides gratuits » sont proposés aux voyageurs dans certaines gares routières de Conakry. C’est le cas à la gare routière de Bambéto (dans la comme de Ratoma) où les agents testeurs étaient envahis dans la matinée de ce vendredi, 16 juillet 2021, par des citoyens qui désirent fêter à l’intérieur du pays. Certains parmi eux sont déjà en instance de voyage. Ils sont venus avec leurs bagages et impatientent dans la très longue file d’attente. Cependant, ils ont l’air agacé par le « lenteur » des agents.

Elhadj Harouna Diallo

« Je suis là pour faire le test COVID-19, je dois voyager à l’intérieur pour la fête de tabaski. Je suis venu faire le test parce que les vaccins sont aujourd’hui inaccessibles. Nous, on n’a pas eu les premières doses ; donc, il est impossible d’avoir les deuxièmes doses. Comme le communiqué est passé dans les radios et télés, je me suis dit de venir faire le test pour s’en servir pour ne pas avoir des petits problèmes en cours de route. Le constat que je fais, c’est seulement au niveau des résultats. Ça retarde beaucoup. J’ai passé plus d’une heure ici. Heureusement, je ne voyage pas aujourd’hui, sinon je l’aurais raté. Mais, je suis venu faire le test à temps  pour ne pas pouvoir retarder mon jour de voyage », a indiqué Elhadj Harouna Diallo, un des voyageurs que nous avons trouvé sur place.

En plus de la « lenteur agaçante », d’autres citoyens dénoncent le « traitement de faveur » que les agents font preuve à l’égard de certaines personnes. C’est le cas de Ibrahima Kadafi Diallo, un jeune étudiant, qui s’apprête à rallier la ville de Labé dans quelques heures.

Ibrahima Kadafi Diallo, étudiant

« Je souhaite aller à Labé demain matin pour passer la fête avec ma mère, mon père et toute la famille. On doit se retrouver là-bas. Déjà, on est arrivé tôt le matin à la gare routière ici, on a pu faire le test assez rapidement, il n’y avait pas une longue file. On a fait le test depuis longtemps, mais on est toujours en train d’attendre les résultats ; et ça prend beaucoup de temps. Parce qu’on voit qu’il y a beaucoup de gens qui veulent voyager. Il y en a qui ne portent pas de bavette, donc c’est un peu compliqué. Mais, il y a quelque chose que je ne comprends pas. Par exemple des gens qui viennent faire le test devant nous ici et ils obtiennent leur résultat avant nous. Ça, je ne comprends pas. Il y a aussi les gens qui voyagent dans le taxi (transport en commun) qui ne font pas le test. C’est pratiquement des gens qui partent en véhicule personnel ou à moto qui sont là pour faire le test », a dit ce jeune étudiant.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Labé : la justice libère une femme accusée d’avoir tué son mari

16 juillet 2021 à 16 04 52 07527

La femme qui était accusée d’avoir tué son mari la semaine dernière à Labé a recouvré sa liberté. La justice a libéré Hassanatou Diallo après le rapport médical qui l’a innocentée, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Dans la nuit du 8 juillet 2021, Mamadou Bhoye Barry, un forgeron de 55 ans, est décédé dans sa chambre peu après s’être disputé avec son épouse, Hassanatou Diallo, enceinte. Ce décès, survenu à Tchimmewil, un secteur du quartier Koulidara, a suscité beaucoup de bruit à Labé.

Car la première information qui a circulé dans la ville laissait entendre qu’il est mort après que la femme a tiré son sexe. C’est ainsi que les services de sécurité ont interpellé Mme Barry Hassanatou Diallo pour des fins d’enquête. Et cette enquête a révélé que M. Barry n’a subi aucune violence et qu’il est mort à la suite d’une crise. C’est ainsi que le parquet de Labé a décidé de libérer sa femme.

Patrice Koman Koïvogui, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé

« Pour  pouvoir nous déterminer par rapport à une poursuite quelconque, il fallait qu’on se réfère d’abord aux résultats qui pourraient sortir des analyses de l’hôpital. Ce rapport nous est parvenu et il conclut que la mort de ce monsieur n’est nullement due à un quelconque acte de violence, il s’agit d’une crise. Les gens doivent comprendre qu’il y a des gens qui meurent sur des terrains de football, des sportifs qui sont en bonne santé.

Il y a aussi des gens qui meurent en pleine prière. Sur ce, la mort de ce monsieur étant naturelle, il n’a pas le droit de poursuivre quiconque. Voilà donc pourquoi le dossier a été classé, puisqu’il n’y a même pas d’indice contre Hassanatou Diallo », explique Patrice Koman Koïvogui, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé.

Libérée hier, jeudi 15 juillet 2021, Hassanatou Diallo est rentrée chez ses parents. Car la situation reste tendue dans la famille de son mari, où elle est vue comme la meurtrière du monsieur. C’est pourquoi d’ailleurs le procureur Koman Koïvogui a tenu à mettre en garde ceux qui seraient tentés de s’en prendre à la dame, qui a été innocentée par la justice. « Dans la maison où le monsieur a rendu l’âme, il y avait la coépouse de la dame (l’accusée) qui était là. Et lorsque celle-ci a été interrogée par les agents, elle a dit n’avoir entendu aucun cri.

Est-ce qu’on peut tirer le sexe d’un homme sans au moins qu’il cri ? C’est vrai qu’il y a eu une dispute entre l’homme et sa femme par rapport à une histoire de téléphone et autre. Mais il n’y a rien dans l’acte médical qui prouve que la dame a porté main sur ce monsieur. Donc pour ceux qui sont en train de proférer des menaces, quiconque poserait un acte à l’endroit de la femme et qui violerait la loi, il va me trouver sur son chemin. Je ne vais pas tolérer cela », prévient le magistrat du parquet.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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INTEGRA lance un atelier sur le financement des projets à forte valeur ajoutée sociale

16 juillet 2021 à 10 10 58 07587

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, a réalisé  un atelier durant la période du 06 au 08 juillet dernier, sur le financement des projets générateurs de revenus.

Financé par l’Union européenne et  mis en œuvre par le Fonds d’Equipement des Nations Unies (UNCDF), ce sont vingt-deux (22) projets retenus lors de l’appel à candidature lancé entre février et  avril 2021  dans le cadre de la sélection des porteurs de projets. Toutes ces propositions ont été analysées et classées par un comité de sélection selon la taille de l’investissement, la viabilité financière, le niveau de préparation et l’impact sur le développement local.  

Durant ces trois jours, les échanges ont porté sur les points suivants :

  • les défis liés à l’accès au financement,
  • l’approche LFI (local finance initiative) préconisée par UNCDF,
  • la définition des concepts utiles aux entrepreneurs,
  • le cycle de développement des projets générateurs de revenus,
  • l’impact d’un projet d’entreprise sur le développement local,
  • les relations entre les banques et les porteurs de projets

Les promoteurs de startup ont eu donc l’occasion de prendre connaissance de leurs insuffisances dans la formulation de leurs projets et aussi dans le montage de leur business plan ; Il a aussi été question pour eux d’être capables d’élaborer des budgets prévisionnels cohérents à travers des cas pratiques qui ont été présentés, et d’avoir une bonne maitrise de leurs activités. Les entrepreneurs présents à cet atelier n’ont pas manqué de rappeler les difficultés qu’ils rencontrent avec les banques commerciales dans l’octroi des financements notamment dans le secteur agricole.

Pour les représentants des banques, c’était l’occasion de signifier leurs attentes, leurs exigences dans la composition des dossiers à soumettre auprès des institutions financières. Dian Baldé, Spécialiste en investissement de l’UNCDF-Guinée revient sur l’importance de cet atelier :

« Cet atelier fait suite à un appel à projet qu’on avait organisé. Les échanges de cet atelier constituent la phase initiale de l’accompagnement qu’INTEGRA propose aux porteurs de projets. Notre tâche dans ce projet est d’appuyer certaines PME et projets d’investissements de développement local qui ont une certaine taille et certains potentiels en matière d’employabilité des jeunes ou d’impact sur le développement local. La viabilité financière potentielle du projet est primordiale et est notre premier critère de choix, donc il faut que le porteur du projet puisse nous démontrer qu’une fois que son projet bénéficie de notre assistance technique, qu’il sera en mesure d’être bancable et viable ».

Virginie Touré, Promotrice de la Société Guinéenne de Développement Durable (SGDD) évoluant dans la transformation des produits alimentaires exprime sa satisfaction quant à l’organisation de cet atelier : « Le problème de financement est un véritable frein au développement des PME que nous sommes, avec le programme INTEGRA qui est une bonne opportunité pour nous entrepreneurs. Nous avons la chance d’apprendre à mieux rédiger notre business model afin d’avoir un bon financement. Grace à cette rencontre de travail, mon but est de développer le marché de l’agriculture biologique en Guinée afin que nous puissions exporter désormais nos produits bio dans la sous-région en particulier et dans le monde entier en général ».

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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