Débuts de la Guinée à la CAN 2019 et manque d’électricité : des manifestations à plusieurs endroits de Conakry

22 juin 2019 à 13 01 02 06026

L’étau se resserre autour de l’EDG, la société chargée de la distribution du courant électrique et des autorités guinéennes en général avec le début de la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Au lendemain de l’ouverture de cette compétition qui correspond à l’entrée en lice du Syli national, des manifestations sont signalées à plusieurs endroits de Conakry, ce samedi, 22 juin 2019.

Plusieurs habitants de la capitale guinéenne sont descendus dans la rue pour dénoncer le manque de courant dans leur quartier, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est à 20 heures GMT que la Guinée fera ses débuts dans la CAN de football Egypte 2019. Depuis ce samedi matin, la capitale guinéenne dans l’euphorie de ce match. Partout, on voit des gadgets aux couleurs de la Guinée, on entend également des coups de sifflets et de la musique dédiée à l’équipe nationale de football. Mais, ce n’est pas la fête chez tout le monde. Dans plusieurs parties de Conakry, l’heure est surtout à la colère.

Colère que les citoyens ont tenu à exprimer dans la rue. A Sonfonia à Avaria (Madina) en passant par Kipé et Dabondy entre autres, des jeunes sont descendus dans la rue pour protester contre le manque de courant électrique dans leur quartier. Certains ont érigé des barricades et d’autres ont brûlé des pneus pour interpeller les autorités sur cette situation. Des affrontements ont opposé les manifestants aux forces de l’ordre, venues les disperser, à certains endroits.

Mais, il faut dire que la répression des manifestations est loin d’être la solution à ce problème. Le gouvernement, à travers EDG, devrait plutôt chercher à trouver un moyen de fournir le courant aux citoyens, au moins, pendant les heures de matchs. Sinon, le problème va persister et pourrait même s’enliser et déboucher sur des conséquences que personne ne peut prévoir.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Réformes au sein du barreau, difficultés rencontrées : le bâtonnier Me Djibril Kouyaté à Guineematin

22 juin 2019 à 12 12 30 06306

Il y a de cela 7 mois depuis qu’un nouveau bâtonnier a été porté à la tête de l’ordre national des avocats de Guinée. Il s’agit de maître Djibril Kouyaté, qui a remplacé maître Mohamed Traoré en fin novembre dernier. L’avocat a accordé une interview à Guineematin.com, la première depuis sa prise de fonction. Me Djibril Kouyaté est revenu sur les réformes et actions qu’il a engagées à la tête du barreau de Guinée et les difficultés qu’il constate sur le terrain.

Décryptage !

Guineematin.com : cela fait 7 mois exactement depuis que vous avez été porté par vos pairs à la tête du barreau de Guinée, c’était le 21 novembre 2018. Depuis, qu’est-ce que vous avez entrepris comme réformes et comme actions à la tête de l’ordre des avocats de Guinée ?

Me Djibril Kouyaté
Me Djibril Kouyaté

Me Djibril Kouyaté : les nouvelles réformes, comme vous le constatez, j’ai réussi à ce que le tableau soit imprimé. Cela faisait belle lurette que nous n’avions pas de tableau, et nous avons pu, cette année, imprimer le tableau comme la loi 014 le veut. On a pu faire aussi une bonne recette sur le plan de la cotisation. Les avocats, dans leur majorité écrasante, ont payé leurs cotisations. Ça, c’est une des réformes. Pour ce qui est du payement de la cotisation, je crois qu’on a réussi un exploit de ce côté-là.

Donc, les autres réformes, sur le plan de la coopération, j’ai ravivé nos relations avec certains barreaux comme le barreau de Paris et celui de Versailles. Je suis maintenant en rapport avec le Maroc. Et, j’ai rencontré le ministre de la justice du Maroc qui était ici en visite. Sous la recommandation de maître Cheick Sako, ancien ministre guinéen de la justice, j’ai rencontré le ministre marocain, nous avons diné deux fois. Le Maroc est prêt à nous octroyer des bourses de formation. Et, comme je l’ai dit au début de mon élection, ce qui m’intéresse de plus, c’est la formation des jeunes avocats.

Sur ce terrain, je me bats énormément. Vous savez, un avocat sans formation professionnelle, est un danger pour les clients. Parce que ce sont les règles de déontologie qui assurent la sécurité dans nos rapports avec les clients. Un avocat qui méconnaît les règles de déontologie ne peut pas avoir des rapports sereins, des rapports honnêtes avec son client. Donc je suis en train de me battre sur ce terrain. J’avais obtenu deux bourses pour la France, et je reste en contact avec l’organisme qui nous avait octroyé ces bourses. Il y a aussi deux avocats qui doivent aller en formation de juillet à Août.

Je suis aussi en négociations poussées avec le directeur du centre de formation judiciaire parce que je veux que les avocats stagiaires retournent sur les bancs. Qu’ils ne se contentent plus de rester dans les cabinets d’avocats, à aller dans les salles d’audience, demander le renvoi des affaires, faire les courses de leurs maîtres de stage. Désormais, je suis en train de me battre pour qu’ils reviennent suivre les cours normaux au centre de formation, en application du décret 037 de 2004. Donc à défaut d’avoir eu des locaux au niveau de l’université, je suis en discussions poussées avec le directeur du centre de formation.

Nous sommes en train d’élaborer un programme pédagogique, chercher aussi le financement pour permettre aux avocats stagiaires d’être formés. Aussi, je suis en discussion avec « Afrique et Droit », une association de juristes français qui a l’habitude de venir ici pour des sessions de formation. Je leur ai envoyé hier un programme pédagogique, je n’ai pas encore le rythme, mais ils se proposent de venir ici à la mi-novembre. Le barreau de Paris viendra aussi dans la 3ème semaine du mois de juillet. C’est ce qui m’a été promis lors de mon dernier voyage avec madame le bâtonnier de Paris. Nous allons discuter beaucoup de choses, mais ce qui sera au centre, c’est la formation.

Il y a aussi la CARPA (Caisse de Règlement Pécuniaire des Avocats). Là, nous sommes très en avance. Nous avons déjà une banque prête. On a toujours une réunion avec les représentants de cette banque. On va bientôt ouvrir le compte, on va créer l’association la CARPA. Ça sera vraiment une réforme parce que c’est ce qui permet de sécuriser les fonds que les avocats reçoivent des clients. Les fonds des clients seront sécurisés par la CARPA. Les fonds ne seront plus maniés par les avocats, mais ils vont directement sur le compte CARPA.

Donc, je suis sûr que si on réussit cela, ça serait une bonne chose. En même temps, le compte va produire des intérêts. Parce que jusqu’ici nous vivons que des cotisations. Mais avec les intérêts que la CARPA va produire de plus en plus, je crois que nous serons autonomes. Parce qu’on attend depuis longtemps la subvention de l’Etat, qui semble ne pas venir. Donc on ne va pas se mettre à attendre encore sans chercher des sources de revenus.

Guineematin.com : quelles sont les difficultés que vous rencontrez le plus souvent dans l’exercice de vos fonctions ?

Me Djibril Kouyaté : les difficultés que je rencontre, c’est sont les mauvaises habitudes qui se sont créées dans l’exercice de la profession. Les avocats qui se sentent déjà bien installés sont très souvent très paresseux. Ils ne vont pas aux audiences, ils envoient leurs assistants. Donc, quand on vient dans les audiences, il y a une certaine anarchie. Un avocat ne peut pas venir à la barre comme ça, entrer dans un dossier par effraction. Il faut qu’on corrige ça. Les principes essentiels qui régissent la profession sont méconnus par beaucoup d’avocats. Parce qu’ils n’ont pas eu la chance d’être formés. Il y a souvent des manques à la probité, le manque de devoir de délicatesse. Le principe de confraternité n’est pas aussi très respecté. Donc, ça, c’est des problèmes qu’il faut chercher à résoudre.

Guineematin.com : on sait que les avocats se plaignaient aussi du comportement des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) qui les empêchaient souvent de rencontrer leurs clients pendant l’enquête préliminaire. Il y a même eu quelques fois des avocats qui se sont plaints ici de violences verbales et physiques à leur égard. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Me Djibril Kouyaté : entre les OPJ et nous, je ne peux dire que c’est le parfait amour. Mais depuis que je suis là, il n’y a pas eu de problème majeur entre eux et nous. Peut-être que j’ai cette chance parce que jusqu’ici il n’y a pas eu d’accrocs entre nous.

Guineematin.com : tout à l’heure, vous avez dit que la majorité écrasante des avocats ont payé leurs cotisations pour cette année. Mais, il y en quand même qui ne l’ont pas fait. Quelles sont les sanctions que le barreau peut infliger à ces derniers ?

Me Djibril Kouyaté : c’est d’abord les défendre de plaider. Cette année, j’ai eu à prendre deux arrêtés d’interdictions. Si vous remarquez, même si vous partez au tableau de la Cour d’Appel de Conakry, il y a des noms, je crois une dizaine d’avocats, qui sont interdits de plaider.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Me Djibril Kouyaté : je demande à la presse d’être à mes côtés. Je ne suis pas un avocat médiatisé, je ne dis pas que je me méfie des medias, mais je suis incapable de contrôler les médias…Je préfère poser des actes et c’est après avoir posé des actes que le constat se fait et que tout le monde sera mis au courant. Je ne fais pas des effets d’annonce, je suis très méfiant là-dessus.

Entretien réalisé par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Avis de baptême

22 juin 2019 à 11 11 23 06236

Monsieur Fodé Condé, webmaster, responsable technico-commercial de 4days-Group et son épouse, madame Condé Fatoumata Keïta, ont la joie de vous annoncer la naissance sous leur toit d’un garçon, le lundi 17 juin 2019. Ils remercient tous ceux qui les ont appelés, envoyé des messages et leur ont rendu visite suite à cette heureuse nouvelle.

Par la même occasion, monsieur et madame Condé vous informent que la cérémonie de baptême du bébé aura lieu demain, dimanche 23 juin, quartier Lambanyi, précisément au carrefour Kassory, dans la commune de Ratoma.

Pour d’informations, veuillez contacter le couple Condé au 628 26 30 91

Monsieur et madame Condé

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Projet Blue SAHEL : l’UE et l’Espagne offrent 2 véhicules et d’autres matériels à la gendarmerie guinéenne

21 juin 2019 à 17 05 08 06086

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Blue SAHEL, piloté par la Guardia Civil Espagnol, l’Union Européenne, en partenariat avec le Royaume d’Espagne, a offert deux véhicules pick-up et des matériels et équipements militaires à la gendarmerie guinéenne. La cérémonie officielle de remise de cet important don a eu lieu ce vendredi, 21 juin 2019, au Haut commandement de la gendarmerie nationale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Josep COLL, ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée,
Excellence Josep COLL, ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée

Dans son intervention, Excellence Josep COLL, ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée, a dit que cette remise de matériels et équipements vise à renforcer davantage la coopération entre l’UE et la Guinée dans le domaine militaire. « Nous avons des objectifs communs, la République de Guinée et l’Union européenne et ses Etats membres ; c’est la stabilisation, la sécurisation de la région, la paix et la stabilité dans le monde. Ça, c’est un noble objectif qui doit être décliné avec des actions concrètes sur le terrain. La récente formation et la remise de matériels aujourd’hui entre dans le cadre d’une mise à niveau de capacité de vos effectifs, monsieur le Général, pour faire face à un défi qui est bien le nôtre, qui est d’empêcher que les méchants de ce monde nous perturbent la paix et la stabilité dans nos pays. Sachez monsieur le Général que nous serons toujours à vos côtés pour cette noble cause qui est celle de stabiliser la région, sécuriser les frontières, le contrôle de tous éléments qui sont perturbateurs : que ça soit la drogue, que ça soit le trafic d’armes, que ça soit le trafic d’êtres humain set la lutte contre le terrorisme ».

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire,
Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire

De son côté, le Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, a dit sa joie et sa reconnaissance aux donateurs. Selon lui, « cette cérémonie de remise de matériels et équipements symbolise la mise en valeur des deux formations organisées en faveur de nos forces de sécurité notamment : la Douane, la Police et la Gendarmerie dans le cadre de l’exécution du projet Blue SAHEL. Ces formations avaient pour but de renforcer les compétences de la gendarmerie nationale en matière de lutte contre la criminalité transfrontalière, l’immigration irrégulière, la surveillance des frontières, le contrôle du territoire, la circulation illicite des armes légères et de petits calibres, de munitions, des explosifs, de trafic d’êtres humains, l’exploitations et le trafic des espèces protégées, le trafic de drogue, des faux médicaments et des véhicules volés », a-t-il énuméré.

Par ailleurs, le patron de la gendarmerie guinéenne a dit que ces matériels permettront à ses agents de lutter davantage contre le grand banditisme le long de nos frontières. « A l’instar des pays de la bande sahélo-saharienne, qui ont bénéficié de formations mais aussi des équipements depuis des années de la part de l’Union européenne, la gendarmerie nationale, à son tour reçoit aujourd’hui deux véhicules 4X4 et un important lot de matériels et équipements dans le cadre du projet. Après ces formations et la remise de ces matériels et équipements, la gendarmerie nationale est renforcée davantage dans l’accomplissement de ses missions régaliennes, notamment la gestion des frontières », a-t-il souligné.

Sidi Yaya Camara, Général de brigade aérienne et directeur de cabinet du ministère de la défense nationale
Sidi Yaya Camara, Général de brigade aérienne et Directeur de cabinet du ministère de la défense nationale

S’exprimant au nom du ministre en charge des affaires présidentielles et de la défense nationale, Sidi Yaya Camara, Général de brigade aérienne et directeur de cabinet du ministère de la défense nationale a salué l’octroi de ces dons. Pour lui, « ces dons arrivent à un moment crucial où certains pays de la sous-région font l’objet d’attaques terroristes mettant ainsi en évidence la vulnérabilité de nos Etats liée à la porosité de nos frontières. (…) C’est un évènement majeur dans la mesure où ce don s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité afin de nous aider dans notre mission régalienne de défense de l’intégrité territoriale, de sécurisation de nos frontières, et dans la défense des intérêts majeurs de notre Etat. C’est un évènement majeur et cela se situe dans le cadre de la coopération entre notre pays et le Royaume d’Espagne et l’Union européenne. Si nous voulons sécuriser notre pays, nous ne pourrions utiliser ce matériel à d’autres fins, sinon le but pour lequel effectivement ce don a été fait. Au nom du gouvernement guinéen, nous vous rassurons qu’une utilisation à bon escient sera fait de ce matériel », a-t-il promis.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Marché de Madina : les citoyens entre malaise et inquiétude devant la hausse du Leppi

21 juin 2019 à 15 03 43 06436
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Les images du Syli National de Guinée, habillé en tenue traditionnelle leppi à l’arrivée de l’équipe en Egypte pour participer aux phases finales de la CAN, ont fait le tour de la toile et suscité l’émerveillement de nombreux compatriotes. Ces images ont suscité une ruée vers le leppi, d’autant plus que nos compatriotes veulent valoriser nos produits à l’occasion de la prochaine fête de Tabaski. L’occasion est mise à profit par les marchands et autres affairistes de Conakry pour doubler, voire tripler, le prix du leppi sur marché, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Devant la forte demande suscitée par la rue vers le leppi, l’on constate ces derniers jours un manque à gagner et une hausse du prix dans certains marchés de Conakry, notamment au marché de Madina. Les citoyens, déçus de cette attitude, appellent à plus de flexibilité de la part aussi bien des négociants que des détaillants.

Kadiatou Diallo
Kadiatou Diallo

C’est le cas de Kadiatou Diallo, une cliente qui déplore la hausse du prix du leppi au marché de Madina. « On a dit de porter le leppi pour la fête de Tabaski. Mais vraiment, le prix est cher à l’heure actuelle. Tu pouvais avoir le leppi à 150.000 fg voire même à 130.000 fg. Je viens d’acheter le leppi à 300.000 FG les trois pagnes. Je leur demande de diminuer le prix de leppi pour que tout le monde puisse en avoir, si non ce n’est pas bon. Comme ils savent que les gens viennent énormément pour acheter le leppi, c’est pour quoi ils ont haussé le prix et ce n’est pas bon », se désole-t-elle.

Souleymane Sow

Pourtant, les vendeurs disent que cette hausse n’est pas liée à la forte demande. Selon Souleymane Sow, vendeur de leppi, les raisons se trouvent ailleurs. « À l’heure actuelle, il n’y a pas de leppi, parce que ceux qui fabriquent le leppi ne travaillent beaucoup là-dessus. En plus, certains producteurs sont partis à Siguiri dans les mines d’or, actuellement c’est le N’gara, le damier, le Kerndeli et le Forêt Sacrée qui sont là. Les gens viennent énormément à l’heure là pour les achats de leppi. Certains même viennent de l’Europe pour faire les achats. Mais malheureusement, ça manque sur le marché », soutient-il.

Par ailleurs, Souleymane Sow dit qu’il n’y a pas de prix fixe sur la vente du leppi. « Nous n’avons pas de prix fixe. Avant, on vendait les trois pagnes de leppi à 150.000fg. Mais maintenant, c’est parti jusqu’à 250.000 FG. C’est parce qu’il n’y en a pas, c’est pour cela que le prix est élevé », a dit le marchand.

Kadiatou Sissoko
Kadiatou Sissoko

Pour sa part, Kadiatou Sissoko, vendeuse de textile guinéen au marché de Madina, explique les raisons de l’augmentation du prix de leppi par la rareté de la matière première. « A l’heure actuelle, ce qui fait que le leppi est cher, c’est parce que les files qu’on utilise pour la fabrication du leppi ne se trouvent pas en Guinée, ils proviennent d’un autre pays. Les tisserands ne sont pas nombreux, les personnes qui veulent le leppi sont nombreuses plus que ceux qui tissent. Ce n’est pas la machine qui fabrique le leppi, c’est avec la main qu’on le fait », a dévoilé la bonne femme, avant de demander un appui pour les tisserands pour avoir les matériels servant à la fabrication du leppi.

Un autre vendeur, en l’occurrence Ibrahima Sory Diallo, plaide pour une diminution du prix du leppi. « Ce que je vais leur dire, à ceux de Labé, c’est de diminuer le prix du leppi et d’augmenter leur travail dans la fabrication de leppi, parce que ça, c’est pour tout le monde. La création du leppi, c’est bon. Mais, il faut qu’il y en ait suffisamment pour que les pauvres et les riches puissent en avoir. Trois pagnes à 250.000 GNF à 300 000 GNF, tandis-que tu n’as même pas de quoi passer ta vie… Comment est-ce que tu pourras avoir du leppi ? ».

En outre, cet autre vendeur invite les producteurs de miser tant sur la quantité que sur la qualité pour faire face à la forte demande. Selon Mamadou Bobo Diallo, « le prix du leppi est très élevé à l’heure actuelle. Il y a beaucoup de nos amis qui sont partis faire des achats à Labé pour le leppi, mais ça manque et nous souffrons beaucoup à l’heure actuelle. Les producteurs de leppi sont en brousse pour la culture, c’est pourquoi le leppi manque. On payait le prix en gros à 150.000. Maintenant, on a achète à 260.000 FG. Nous demandons aux producteurs de leppi de faire beaucoup plus d’efforts pour produire beaucoup de leppi de qualité, même si c’est cher. Les leppi du Nigéria et du Burkina sont plus bons que ceux de la Guinée », estime-t-il.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Dubréka : accusé d’avoir vendu un domaine public, le maire de Samatran village se défend

21 juin 2019 à 15 03 11 06116

Une vive tension existe présentement entre les citoyens de Samatran Village, relevant de la commune de Dubréka, et leur chef de quartier. Les citoyens accusent le responsable local d’avoir vendu deux parcelles relevant du lot 89, pourtant réservé à la construction de trois (3) salles de classes et d’autres infrastructures publiques. Mais, le mis en cause, Elhadj Ibrahima Sory Sylla, interrogé hier, jeudi 20 juin 2019, par un reporter de Guineematin.com, se défend et parle d’incompréhension entre lui et les citoyens

Selon nos informations, Samatran village a été lotie il y a une dizaine d’années. Mais, dans le lotissement, les agents lotisseurs auraient pris le soin de réserver le lot 89 pour la construction de l’école primaire et d’autres infrastructures d’utilité publique dans la zone. Dans un premier temps, quatre salles de classes avaient été construites par le quartier, apprend-on.

Dr Thierno Bah, médecin et domicilié à Samatran village,
Dr Thierno Bah

Mais, à la surprise des citoyens et sans leur consentement, le chef du quartier de Samatran Village aurait revendu les parcelles destinées à la construction des édifices publiques. Selon Dr Thierno Bah, médecin et domicilié à Samatran village, « il s’agit d’un problème entre le chef de quartier et la population de Samatran, village. Il a rédigé une lettre soi-disant au nom de toute la population de Samatran village, sollicitant auprès du conseil communal de vendre les parcelles 27 et 28 du lot numéro 89, destiné à l’unique école de Samatran, pour les vendre soi-disant pour construire 3 salles de classes. Alors, il a adressé cette demande à la commune et se basant sur cette demande, la commune a répondu favorablement. Il y a eu un vote au niveau du conseil communal, il semblerait que 26 sur les 41 conseillers ont voté favorablement. Le problème, c’est que monsieur le chef de quartier n’a associé personne, il n’a concerté personne pour rédiger cette lettre qui d’avance est fausse. Alors, les signataires de cette soi-disant lettre, c’est lui le chef de quartier, son jeune frère, sa femme et un imam du quartier, qui est son ami aussi. Ayant constaté les faits sur le terrain, parce que qu’ils sont venus verser du gravier ici et ils ont déposé des blocs de pierres qui sont visibles. Après plusieurs discussions avec le maire, nous sommes inquiets, parce que le maire nous a dit que toute décision prise par le conseil communal, qu’il ne voudrait pas revenir là-dessus », a expliqué le porte-parole des citoyens de Samatran village.

Par ailleurs, Dr Thierno Bah a indiqué qu’ils ne lâcheront jamais prise dans ce dossier. Selon lui, les habitants de Samatran qui suspectent une complicité entre leur chef de quartier et le maire de Dubréka dans la vente de ces deux parcelles, vont utiliser toutes les voies de recours possibles pour obtenir l’annulation de la vente des deux parcelles. « Nous suspectons le maire de complicité avec le chef de quartier. Parce que, si nous allons vers le maire, nous lui faisons comprendre que le document sur lequel son conseil s’est basé pour voter la vente des parcelles incriminées, il devrait chercher à vérifier si ce que nous avons dit est vrai ou faux, il devrait vérifier si nous sommes représentatifs ou non. Nous l’avons même invité sur le terrain, de venir animer un meeting public ici et de demander à la population ce qu’elle veut, est-ce que ce que nous lui avons dit est vrai ou pas. Mais apparemment, il n’est pas de cet avis. Nous avons dit que nous sommes prêts à nous donner les mains pour financer la construction de ces trois salles de classes dont on parle, sans vendre les parcelles de ce lot. Nous n’accepterons pas qu’un mètre carré de ce domaine soit vendu. Nous sommes prêts à aller jusqu’à la présidence de la République, nous n’excluons rien. Et, porter plainte ou manifester contre cette fortraiture-là fait partie des éventualités », a-t-il prévenu.

Elhadj Ibrahima Sory Sylla, chef de quartier de Samatran
Elhadj Ibrahima Sory Sylla

Interrogé par Guineematin.com, Elhadj Ibrahima Sory Sylla, chef de quartier de Samatran a reconnu avoir vendu des parcelles du lot 89. Mais selon lui, c’est pour une cause bien justifiée. « Moi, je ne savais pas qu’il y aurait un différend entre mes citoyen et moi sur ce domaine. J’ai écrit une demande, adressée à la commune et qui est signée de moi, d’un imam, d’un membre du conseil de la ligue islamique de Samatran et la femme présidente du quartier et le chargé de l’aménagement, pour qu’on accepte qu’on ait trois salles de classes, pour ajouter à celles que nous avons. Et, lors du conseil communal, ma demande a été acceptée. Donc, en tant que coutumier d’abord, parce que c’est moi qui ai donné ce domaine aux citoyens, mais aussi en tant que chef de quartier, j’ai vendu avec l’accord de la mairie de Dubréka deux parcelles de ce lot, pour financer la construction de trois salles de classes. Et donc, j’ai fait venir des machines pour nettoyer ici. Et quand les machines sont venues, les gens se sont levés pour protester, pour dire que le chef de quartier a vendu tous les équipements-là. C’est vrai, j’ai vendu ces parcelles sans informer les citoyens, mais l’argent que j’ai reçu, c’est une avance que j’ai demandée pour commencer la construction des trois salles de classes», s’est justifié le chef de quartier, sans préciser le montant perçu.

A noter que sur ce domaine conflictuel, quatre salles de classes, une direction et des toilettes ont déjà été construites. Mais, un vaste domaine reste encore inexploité.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Boké : La maison des jeunes de la CR de Kolaboui remise à la jeunesse après sa rénovation par le consortium SMB-WINNING

21 juin 2019 à 11 11 48 06486

Communiqué : Après trois mois de travaux de construction d’un centre d’accueil et la rénovation de la maison des jeunes de kolaboui, le Consortium SMB-Winning a procédé jeudi, 19 juin 2019 à la remise desdites infrastructures.

C’était en présence des autorités locales de Boké et d’une forte délégation du consortium ainsi que les bénéficiaires massivement mobilisés pour la circonstance.

Les travaux de rénovation ont consisté entre autres à la couverture de la maison des jeunes, construction de deux terrasses, les menuiseries métalliques et vitrées en allure coulissante de plafonnage, à l’électrification et à la peinture. A cela s’ajoute la construction d’un centre d’accueil composé de trois chambres, d’une terrasse, d’un salon en annexe, d’un bar dancing avec un magasin et un bloc de latrine de trois cabines.

Les travaux ont été réalisés par ENCOTRAP, une entreprise locale, sur une durée de trois mois.

Le nouveau visage que présente désormais ces infrastructures est un réel ouf de soulagement pour les jeunes de kolaboui qui par la voix de leur porte-parole Alseny Soumah, délégué sous préfectoral de la jeunesse de kolaboui a indiqué : « C’est grâce à l’engagement et à la promesse du PDG du conseil d’administration de la SMB M. Fadi Wazni et de PDG de Winning Group M.SUN que ces actions sont réalisées. »

Pour M. Wu directeur des relations communautaires de la SMB, ce geste est un symbole d’amitié entre le Consortium et la jeunesse de kolaboui : « Surtout en cette période de CAN. Ce nouveau bijou va permettre aux jeunes de suivre dans le confort, les matchs de la CAN et de soutenir le syli de Guinée », a-t-il déclaré.

Au nom des autorités locales de Boké, le secrétaire général chargé des collectivités de Boké, Jean Béavogui a félicité et remercié le consortium SMB-WINNING pour cette œuvre salvatrice avant d’inviter les bénéficiaires à en faire bon usage. Plus loin, il dira que l’initiative permettra de répondre aux besoins des jeunes.

« Ainsi », dit-il, « ce bijou vient encore s’ajouter à la longue liste des infrastructures que la SMB a réalisées dans la préfecture de Boké depuis son implantation sur le sol guinéen. Désormais cette maison et ce centre d’accueil pourront générer des revenus et créer des emplois pour des jeunes ».

Une manière de lutter contre le chômage des jeunes ou l’aventure incertaine.

Le service de communication du Consortium SMB-WINNING

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7 morts à Maléah : les corps des accidentés et les blessés admis à l’hôpital régional de Kindia

21 juin 2019 à 10 10 02 06026

Comme annoncé dans une précédente dépêche, un accident de la circulation mortel a lieu hier, jeudi 20 juin 2019, à Maléah, dans la commune rurale de Kolenté, relevant de la préfecture de Kindia. Les corps des sept (7) victimes et les blessés ont été admis à l’hôpital régional de Kindia, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au total sept (7) morts ont perdu la vie dans ce tragique accident de la route qui s’est produit aux environs de 9 heures, hier jeudi à Kolenté, dans la localité de Maléah. On a également enregistré quatre (4) blessés et des dégâts matériels importants. Les corps des victimes et les blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Kindia, a-t-on appris sur place.

Ibrahima Diallo, commandant adjoint de la compagnie de la gendarmerie routière de Kindia,
Commandant Ibrahima Diallo

Interrogé par notre reporter, Ibrahima Diallo, commandant adjoint de la compagnie de la gendarmerie routière de Kindia, est revenu sur les circonstances de l’accident. « Nous étions au bureau lorsqu’on a été informé par le commandant de la brigade territoriale de Kolenté qu’il y a eu un accident à Maléah. Arrivés sur les lieux, nous avons effectivement constaté les faits. C’est un camion remorque en partance vers Conakry qui est entré en collision avec deux voitures qui partaient à Labé : une voiture de marque Renault 19, immatriculée RC 1268 S, et une autre Peugeot 305, immatriculée RC 8177 R. Sur place, sept (7) personnes ont perdu la vie. Pour le moment, les causes de l’accident ne sont pas encore connues. Mais, nous ouvrons une enquête à cet effet », a-t-il indiqué.

Dr Abdoulaye Diallo,  interne au service  chirurgie générale à l'hôpital régional de Kindia,
Dr Abdoulaye Diallo

Après ce drame qui a ému plus d’un, les corps et les blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Kindia. Selon Dr Abdoulaye Diallo, interne au service chirurgie générale à l’hôpital régional de Kindia, « nous avons reçu 4 blessés par suite d’un accident de la circulation qui s’est produit à Kolenté. Parmi les blessés, nous avons Aissatou Diallo, ménagère âgée de 25 ans, Ousmane Diallo, âgé de 70 ans, Alpha Daye Diallo et le chauffeur du deuxième véhicule. Ils suivent en ce moment un traitement intense. Ils sont tous conscients », a fait savoir le médecin.

Selon nos sources d’information, le chauffeur du camion remorque qui est entré en collision avec les deux voitures, est en fuite.

Nous y reviendrons !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Labé : les contractuels de l’éducation dénoncent des « manœuvres » du ministre Mory Sangaré

21 juin 2019 à 9 09 49 06496

Les contractuels de l’éducation en service à Labé ont manifesté hier, jeudi 20 juin 2019, dans les rues de la commune urbaine où les manifestants ont rallié l’Inspection Régionale de l’Education dans le but de réclamer pour la Nième fois leur intégration sans concours à la fonction publique, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette manifestation d’enseignants contractuels réclamant leur intégration à la fonction publique a regroupé ce jeudi matin près de 50 participants.

«Le président de la République, Chef de l’Etat a donné des instructions très claires d’engager les contractuels de Guinée. Il est revenu encore une deuxième fois lors d’un conseil des ministres pour rappeler au ministre Sangaré d’accorder une attention particulière à ce dossier qui lui tient à cœur. Nous constatons que contrairement aux instructions données par monsieur le président de la République, le ministre Mory est en train de mélanger tout pour nous emmener vers une crise très grave, crise que nous ne souhaitons pas » a expliqué le coordinateur régional des enseignants contractuels de Labé, Alpha Mamadou Cellou Diallo.

Les manifestants se sont montrés très amers contre le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation.

« Nous demandons purement et simplement notre engagement à la fonction publique. Notre engagement sans conditions à la fonction publique. Et nous tenons à rappeler au ministre Mory Sangaré que le poste de ministre, c’est un poste stratégique. N’est pas ministre n’importe qui. C’est une haute confiance qu’on place à une personne pour occuper un poste politique » a-t-il ajouté.

Il était aussi question de primes d’encouragement accordées aux contractuels enseignants pendant la période de crise.

« Il doit prendre toutes ses dispositions pour ne pas diviser les enfants de ce pays, parce qu’il agit comme s’il n’a jamais été Labé ou comme si Labé a jeté du venin sur lui. Sinon, je ne vois pas comment est-ce qu’on peut les contractuels sur toute l’étendue du territoire et dire que Labé ‘’vous vous n’êtes pas des humains, vous êtes des animaux’’. Alors qu’il a été Labé ici. Beaucoup d’entre nous ont enseigné avec lui à Télidjé. Nous avons évolué avec lui. Il nous a gérés ici. Il connait ici mieux que quiconque. Et tout ce qu’il a eu c’est par rapport à ici. Il a bénéficié d’un décret, c’était à Labé. Cette chance s’est poursuivie jusqu’à ce qu’il soit ministre. Mais, de grâce qu’il pense un peu à Labé. Laissons la politique à côté. Les gens de Labé sont des guinéens. Ce sont des humains comme les autres. Vous ne trouverez même pas 5% de militants de l’opposition parmi les enseignants contractuels de Labé. Les plus nombreux sont dans les structures du parti au pouvoir à tous les niveaux ici. Et toutes les ethnies sont représentées ici. Toute la Guinée est représentée. Nous lui demandons donc humblement d’envisager cette option dans les plus brefs délais » a prévenu le porte-parole des manifestants.

A l’inspection régionale de l’éducation, les manifestants ont été accueillis par la cheffe de service, entourée de ses proches collaborateurs.

«Vous êtes venus exprimer ce que vous avez dans le cœur. Moi, je vous comprends parfaitement bien, parce qu’on dit dans notre langage que tu ne peux pas dire à quelqu’un qui a faim d’attendre le repas sera bientôt prêt pendant des heures. Il va te dire même si ce n’est pas prêt donnes moi maintenant je vais manger » a indiqué l’inspectrice régionale de l’éducation, Mme Guilawo Pierrette Toupou.

Devant les encadreurs de l’éducation de Labé, les enseignants contractuels qui ont battu le pavé ont formulé des prières pour maudire tous ceux qui sont animés d’une volonté manifeste de les nuire.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Verdict du procès d’opposants à un 3ème mandat à N’zérékoré : voici les réactions de leurs avocats

21 juin 2019 à 8 08 22 06226

Comme annoncé précédemment, les 44 opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé arrêtés lors de la marche pacifique organisée le 13 juin 2019 à N’zérékoré par l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont été fixés sur leur. Le tribunal de première instance de N’zérékoré a rendu son verdict dans cette affaire hier, jeudi 20 juin 2019.

La juridiction a relaxé 22 d’entre eux pour délit non constitué et condamné les 22 autres à des peines allant de 3 à 6 mois de prison avec sursis et au payement d’une amende de 500 mille francs guinéens chacun. Après la publication du verdict, les avocats de la défense ont réagi au micro de l’envoyé spécial de Guineematin.com à N’zérékoré.

Décryptage !

Me Pépé Koulémou : les faits articulés contre nos clients n’étaient pas constitutifs des délits à eux reprochés. C’est pourquoi, nous avons bien soutenu qu’ils soient tous relaxés pour infraction non constituée. Alors, nous avons été suivis partiellement par le tribunal correctionnel de N’zérékoré qui a bien voulu relaxer certains prévenus et condamner d’autres. Nous devons faire appel au respect de la loi aussi bien par les gouvernants que par les gouvernés. Tous les Guinéens : ministres ou citoyens ordinaires comme vous, comme moi, devons tous respecter la loi. Nous avons dit hier que force doit rester à la loi, ce n’est pas parce que quelqu’un est ministre, préfet, gouverneur qu’il va inviter, inciter le peuple de Guinée à la violation de la loi.

Nous sommes ici pour demander l’application de la loi et c’est ce que nous avons pu faire hier. Nous nous sommes rendu compte véritablement que nos clients n’avaient rien fait pratiquement. Mais, qu’est-ce qui intéresse en réalité le peuple de Guinée ? C’est la paix sociale, l’unité nationale, donc nous avons plaidé de manière à ce que les gens soient rétablis dans leurs droits. Parce qu’ils ont été arrêtés, pour nous, arbitrairement. Nous avons estimé que leur arrestation n’est pas fondée.

Il y a même des élèves qui revenaient de l’école qui ont été interpellés, immobilisés et placés sous mandat de dépôt. Il y a également des gens qui venaient de la brousse qui ont été interpellés et placés sous mandat. Il y aussi des charretiers qui ont été arrêtés et mis sous mandat de dépôt. Nous avons donc fait une véritable guerre de procédurale avec monsieur le procureur et voilà que le tribunal correctionnel a bien voulu trancher comme il a tranché.

Me Salifou Béavogui : nous étions venus pour le triomphe du droit, nous l’avons obtenu. Merci au tribunal de première instance de N’zérékoré, merci aux autorités judiciaires. Nos clients sont libérés tant bien que mal : il y a eu des relaxés, comme l’a rappelé le doyen Me Pépé Koulémou et il y a eu des condamnés. Nous avons relevé appel, mais notre objectif c’était d’obtenir leur libération. Loin de toute menace, nous avons à l’œil monsieur le gouverneur de la ville de N’zérékoré, monsieur le préfet et monsieur le maire. Nous leur demandons de rester dans le cadre de leur administration pure et simple.

La prochaine fois, nous ne saisirons aucun procureur parce que nous avons compris que le procureur n’a pas le courage d’interpeller le gouverneur comme il l’a fait rapidement pour des jeunes gens. Donc la prochaine fois qu’ils (le gouverneur, le préfet et le maire de N’zérékoré) sortiront de leur position pour essayer de troubler l’ordre public, ils reviendront à la barre. Si N’zérékoré ne peut pas les juger, nous demanderons devant une autre juridiction pour que justice soit faite. Ça, que chacun se rassure. C’est loin d’une menace mais nous parlons en tant qu’avocat de la défense.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Siguiri : il tue son frère et l’enterre dans une mine d’or

20 juin 2019 à 20 08 25 06256

Lanciné Magassouba, un cultivateur âgé d’une trentaine d’années, a été arrêté dans la soirée d’hier mercredi, 19 juin 2019, pour le meurtre de son jeune frère, Balla Magassouba. L’acte s’est passé à Kolita, un district relevant de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri. Après avoir tué le jeune homme, il l’a enterré dans le trou d’une mine d’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Balla Magassouba, âgé de 15 ans, a était porté disparu depuis le dimanche, 16 juin dernier. Ce n’est que le mercredi, 19 juin que son corps a été retrouvé dans le trou d’une mine d’or. Et, c’est son frère et meurtrier, Lanciné Magassouba, qui a indiqué l’endroit aux autorités locales.

« Le dimanche, Lanciné (le présumé meurtrier) a pris Balla (le défunt) pour aller en brousse. Il est parti le tuer et le jeter dans un trou de mine d’or, recouvrir le trou de bois et revenir au village. Du dimanche au mercredi soir, il était recherché partout, nous avons envoyé un avis de recherche dans tous les villages environnants, mais en vain.

C’est hier soir qu’une fille du nom de Siré nous a dit qu’elle avait vu Lanciné et Balla partir en brousse et Balla tenait une machine détectrice d’or. Finalement, il a avoué qu’il l’a tué et l’a jeté dans un trou qu’il nous a indiqué. Nous sommes partis sur les lieux pour prendre le corps », a expliqué Mamady Magassouba, vice-président du district de Kolita.

Lanciné Magassouba, le meurtrier, a été interpellé et conduit à la gendarmerie de Siguiri. Il sera entendu sur les raisons de son acte. Quant à Balla Magassouba, il a été inhumé ce jeudi, 20 juin 2019, à Kolita.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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L’huissier de justice, Me Fadiga, dénonce le procureur général de Kankan : « il a outrepassé ses prérogatives »

20 juin 2019 à 20 08 21 06216

Convoqué par le procureur général de Kankan, l’huissier de justice, Me Ousmane Fadiga, en service à Siguiri, a animé un point de presse ce jeudi, 20 juin 2019. Il a dénoncé l’attitude du procureur qu’il accuse de violer la loi et annoncé qu’il ne répondra pas à cette convocation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Rien ne va plus entre l’huissier de justice, Me Ousmane Fadiga, qui a son cabinet dans la commune urbaine de Siguiri, et le procureur général de Kankan, Yaya Kaïraba Kaba. L’auxiliaire de justice accuse l’empereur des poursuites d’avoir violé la loi en tentant de le faire arrêter sans saisir la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée.

« Dans l’article 86 du statut des huissiers de justice, il est dit que les procédures pénales sont engagées par le procureur de la République compétent soit d’office, soit par une plainte des parties, après information préalable et avis de la chambre nationale des huissiers de justice. Celle-ci se chargera, dans les 72 heures, de convoquer et d’entendre l’huissier mis en cause.

Donc ce point est clair, je crois bien que le procureur a outrepassé. La première des choses qu’il devait faire, c’était de tenir compte du statut, poser le problème au niveau de la chambre parce que nous avons un président et un vice-président », a dit l’huissier.

Me Ousmane Fadiga a exhibé devant la presse la convocation qui lui a été adressée par le procureur général de Kankan, avant d’annoncer qu’il ne répondra pas à cette convocation. « Le procureur général menace de me faire arrêter, mais je n’ai pas peur, je suis un citoyen libre, ensuite un huissier de justice, j’applique la loi. Si le procureur outrepasse ses prérogatives, je n’ai pas peur d’aller en prison. Je ne serai pas le premier auxiliaire de justice à être emprisonné », a déclaré l’auxiliaire de justice.

Selon nos informations, c’est suite à l’exécution d’une décision de justice contre la société minière SAG que Me Fadiga a été convoqué par le procureur général de Kankan. Même s’il dit n’avoir pas connaissance de l’objet de sa convocation, l’huissier de justice assure qu’il ne se reproche de rien dans l’exercice de ses fonctions.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Projet énergie de l’OMVS : des citoyens de Boké refusent les montants de leur indemnisation

20 juin 2019 à 20 08 03 06036

Les populations impactées par le projet d’énergie électrique de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), dans son volet interconnexion, ne sont pas contentes. Le faible montant destiné à leur indemnisation liée au passage des poteaux de haute tension dans certaines parties de la ville de Boké est la cause de leur mécontentement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les populations concernées par cette indemnisation sont sur l’emprise des poteaux de haute tension. Elles sont localisées dans les quartiers de Wakriya et de Djoumaya, dans la commune urbaine de Boké, et dans quelques districts de la sous-préfecture de Malapouya.

Mais, après recensement et la distribution des coupons d’identification, cette indemnisation de la part de l’OMVS a été jugée dérisoire par les citoyens dans la journée de ce jeudi, 20 juin 2019. Les montants proposés sont loin de faire l’unanimité chez les personnes impactées.

Le responsable de la mission, de nationalité sénégalaise, n’a pas voulu se prêter aux questions de notre reporter malgré ses sollicitations.

Aly Camara

Les populations qui sont concernées par cette ligne de haute tension refusent pour la plupart le montant proposé pour leur indemnisation. C’est le cas d’Aly Camara du secteur Kanthienguery, dans le quartier Wakriya. Pour lui, il n’est pas question de prendre le montant proposé par les missionnaires. « Les gens nous ont appelé pour nous indemniser. Mais, l’argent qu’ils ont annoncé est très petit. C’est dans ces terres qu’on travaille depuis nos ancêtres, c’est là qu’on gagne notre nourriture. Nous sommes plus de 100 personnes et c’est deux millions de FG seulement qu’on nous a donné », dénonce-t-il.

Souleymane Sampou

Même son de cloche chez Souleymane Sampou, chef de secteur de Borria, qui est tout aussi catégorique. « Ils ont dit que toute la communauté doit avoir 6 millions de FG, et moi je ne peux pas prendre ça et montrer à toute une communauté. Normalement, nous devrions avoir 2 milliards pour notre communauté », estime-t-il.

Mais, selon un membre du comité local de coordination et du suivi du projet au niveau de la préfecture de Boké, « ce projet d’électrification des pays membres de l’OMVS a une ligne électrique qui doit traverser tous les pays avec 1.600 Km pour un financement de 1,2 milliards d’euros. Déjà, sept (7) sociétés sont recrutés pour la construction de la ligne d’interconnexion ».

Plus loin, notre interlocuteur du comité local de coordination et de suivi du projet, qui a requis l’anonymat, précise qu’une « erreur de communication s’est produite lors de nos prestations. Si non, les citoyens doivent savoir que nous, on n’est pas une société minière. Nous, nous n’achetons pas les parcelles, c’est juste 40 mètres et nous allons travailler pendant 18 mois et après ce délai, ils peuvent revenir pour continuer à cultiver. Nous payons juste les plantes que nous allons détruire ».

Aux dernières nouvelles, certains citoyens ont fini par accepter le montant proposé. Par contre, d’autres ont carrément refusé. Pour ces derniers, notre source ajoute que l’OMVS va repartir sur le terrain pour revoir l’immensité des dommages avant d’y faire face à nouveau.

Nous y reviendrons !

De Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Dalaba : la mise en place d’un bureau des taxis motos, de nouveau empêchée

20 juin 2019 à 18 06 41 06416

Les conducteurs de taxis motos n’arrivent pas à mettre en place un bureau du syndical. L’assemblée générale convoquée hier mercredi, 19 juin 2019, s’est soldée aussi par un échec. Ce sont les divergences entre les partisans des deux candidats au poste de secrétaire du syndicat qui sont à l’origine de cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après plusieurs reports, tout laissait penser que la mise en place d’un bureau syndical des conducteurs de taxis motos allait être effective ce mercredi. Le préfet, le maire, des cadres de la justice et de la gendarmerie ainsi que des présidents des conseils des quartiers et districts et du bureau syndical des transporteurs entre autres, ont pris part à l’assemblée générale élective des conducteurs des taxis motos.

Supervisée par le président et le rapporteur de la CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante) de Dalaba, l’élection s’est bien déroulée pour tous les postes, à l’exception de celui du secrétaire général du bureau syndical. C’est au moment d’élire le premier responsable de la structure que les divergences sont, de nouveau, apparues.

Deux candidats : Alpha Amadou Barry et Elhadj Saïkou Baldé, étaient en lice pour ce poste. Mais, il s’est trouvé que les critères de l’élection éliminaient Alpha Amadou Barry, pour avoir été condamné. Cette situation a irrité les partisans de ce dernier, opposés à l’élimination de leur candidat.

Après une longue dispute ayant perturbé l’assemblée générale, les votants ont quitté les lieux dans une pagaille indescriptible, laissant les autorités sur place. Ce qui a conduit au report, une nouvelle fois, de la rencontre.

De Dalaba, Hammady Sow pour Guineematin.com

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Accident de la circulation à Maleya (Kindia) : au moins 7 morts

20 juin 2019 à 18 06 23 06236

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la matinée de ce jeudi, 20 juin 2019, dans le district de Maleya, situé à une trentaine de kilomètres du centre urbain de de Kindia, sur la route nationale Mamou Kindia.

Ce sont deux véhicules de marque Renault l’une et l’autre Peugeot(305) en provenance de Conakry qui sont en train en collision avec un camion.

Parmi les sept personnes qui y ont péri, il y a Thierno Yaya, un érudit très connu dans le milieu islamique. Son enterrement a eu lieu cet après-midi à Kindia.

Que Dieu accepte les victimes au paradis, amine !

A suivre !

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Orange, sponsor officiel de la Coupe d’Afrique des Nations Total Egypte 2019 pour la 6ème édition consécutive

20 juin 2019 à 18 06 12 06126

Le compte à rebours est lancé : demain  se tiendra la Coupe d’Afrique des Nations Total Egypte 2019. Orange, partenaire majeur du football africain depuis 2008, est sponsor officiel pour la 6ème édition consécutive. La compétition, qui se déroulera du 21 juin au 19 juillet, aura lieu dans six stades répartis dans quatre villes à travers le pays. Sur 24 équipes qualifiées, 11 appartiennent à un pays où Orange est présent (Cameroun, Côte d’Ivoire, République Démocratique du Congo, Egypte, Guinée, Guinée Bissau, Madagascar, Mali, Maroc, Sénégal et Tunisie).

En tant que sponsor officiel, la marque Orange sera visible à la fois dans les stades égyptiens, mais aussi dans les pays africains où le Groupe est présent à travers diverses campagnes et évènements. En effet, la marque contribuera à l’ambiance festive du tournoi via de nombreuses animations qui se dérouleront dans les fans-zones. L’objectif est de mettre les fans au cœur du dispositif et de leur permettre de vivre une expérience unique et inoubliable. De plus, grâce à des contenus exclusifs sur les mobiles et sur le web par le biais de sa plate-forme dédiée au monde du football, Orange Football Club, les fans auront la possibilité de remporter un voyage en Egypte pour assister à un match de la compétition.

Des supporters dans les starting-blocks

Orange placera les fans au cœur de son programme de sponsoring. Chaque pays Orange participant au concours mettra en avant la Coupe d’Afrique des Nations Total Égypte 2019 sur son site web et fournira aux fans les informations les plus récentes sur la compétition.

Deux animations digitales sont mises en place en amont de la compétition pour faire monter la ferveur et que les fans puisent partager leur passion pour le football. Ainsi sur la plateforme Orange Football Club les fans des pays Orange, qui sont en lice dans la compétition, sont invités à poster leur meilleur cliché de supporter afin d’être élus LE « Fan Of My Country » et gagner un voyage en Egypte pour assister à un match de sa nation. Pour les supporters qui seraient plus à l’aise avec leur talent d’orateur, ils peuvent s’échauffer et jouer aux commentateurs en enregistrant leur propre commentaire sur des extraits de buts mythiques de précédentes Coupe d’Afrique des Nations Total Egypte et ainsi se voir décerner le prix du « Best Commentator ». Les meilleurs talents en herbe seront récompensés et pourront gagner des places pour assister à un match en Egypte.

Et pour les journalistes sportifs- en Guinée– ils peuvent  remporter une place pour aussi assister à un match en Egypte, grâce à leur vision de ce grand rendez-vous qu’ils sont invités à partager sur la page Facebook d’Orange Guinée !

Des supporters au cœur de l’action

Dans les stades, de nombreuses animations exclusives Orange seront également organisées pour illustrer les liens forts qui unissent les fans et les joueurs. Ainsi, fort du succès des initiatives des précédentes éditions de la Coupe d’Afrique des Nations Total Egypte, lors de chaque match de la compétition (52 au total), Orange mettra autour du stade un stand photo pour que les fans puissent se faire prendre en photo pour être élu le meilleur fan du jour : « Fan Of The Match » ! L’élection se fera sur écrans géants à la mi-temps et le trophée sera remis à la fin du match sur la pelouse.

Autre temps forts, l’animation « Warm-up » permettra avant chaque match de la compétition à quatre fans d’accéder à la pelouse lors de l’échauffement des équipes, de quoi vivre sa passion au plus près du terrain !

Orange, marque engagée en faveur de l’économie circulaire

La Coupe d’Afrique des Nations Total Egypte 2019 sera également l’occasion pour Orange de rappeler ses engagements en matière d’environnement. Les déchets plastiques constituent l’un des plus grands problèmes mondiaux auxquels le monde est confronté aujourd’hui et Orange estime qu’elle peut jouer un rôle dans sa lutte. Dans cette perspective, Orange Egypte mettra en place le programme « Games of Change  »  pour collecter et recycler des déchets plastiques (tels que les bouteilles en plastiques) auprès des employés Orange et des fans de football dans des points de collecte spécialement déployés à l’occasion de cette compétition. En Guinée, l’ensemble des bâches produites sera utilisée pour la fabrication de sacs destinés aux enfants des écoles numériques de la Fondation Orange Guinee.

Béatrice Mandine, Directrice exécutive d’Orange, en charge de la Communication et de la Marque, explique : “ Le football est depuis plus de 20 ans au cœur de l’engagement d’Orange. Qu’il s’agisse de donner accès aux fans à des tournois majeurs comme la Coupe d’Afrique des Nations, de soutenir les équipes nationales, d’organiser des tournois à l’échelle nationale ou même de fournir du matériel pour que tous puissent jouer. Nous rapprochons les fans de leur passion. »

Alioune Ndiaye, Directeur Général d’Orange Afrique et Moyen-Orient, poursuit : “Le football est véritablement la passion n°1 des Africains ! La Coupe d’Afrique des Nations est un rendez-vous majeur en Afrique et au-delà des frontières des pays compétiteurs. Pour les pays Orange c’est également l’occasion de créer un lien fort avec leurs clients, et plus largement avec tous les amateurs du ballon rond, pour vivre et partager leur passion.”

Depuis de nombreuses années, Orange investit dans le développement du football en soutenant plusieurs équipes nationales où le Groupe est présent telles que celles du Cameroun, de la Guinée, du Mali, de République Démocratique du Congo et du Sénégal. Cet engagement a été renouvelé en 2016 lors de la signature du partenariat entre Orange et la Confédération Africaine de Football (CAF), qui a fait du Groupe le sponsor officiel des cinq compétitions majeures de la CAF jusqu’en 2024.

Le Syli national soutenu et accompagné par son sponsor officiel, Orange Guinée

Et  c’est donc en toute logique qu’Orange Guinée- sponsor leader depuis 2007 des équipes nationales – va tout au long du tournoi accompagner, encourager les joueurs partis défendre leur place. Déjà à  Alexandrie, les joueurs du Syli se préparent pour leur 1er match, celui qui les opposera à Madagascar le 22 Juin prochain.

Parce que le football est une religion en Guinee, Orange Guinée s’investit aux cotés des organisateurs de fan zones  pour proposer à tous des moments forts, des moments qui leur assureront vivre le football à leur manière

Un seul mot d’ordre : #Wontanara #TousDerriereLeSyli #MyFootball

A propos d’Orange Guinee

Orange Guinee a lancé ses activités commerciales en Guinee en 2007. Sponsor du Syli depuis, Orange met tout en œuvre pour accompagner la passion des guinéens qui sont ses stars. Avec un chiffre d’affaires de près de 14,687milliards à fin 2018, près de 400 emplois directs, et plus de 200.000 indirects, l’operateur est leader du secteur des télécommunications en Guinee avec plus de 7,5 millions de clients. En 2016 Son engagement sociétal se traduit par un impact socio-économique élargi évaluée à 623 Millions d’Euros dans les domaines de la santé, éducation et employabilité. Orange Guinée met l’expérience clients au cœur de sa stratégie,  et entend bien devenir  être reconnu comme l’opérateur multi-services et digital, celui préféré des Guinéens, leur partenaire de l’inclusion digitale

A propos d’Orange

Orange est l’un des principaux opérateurs de télécommunications dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 41 milliards d’euros en 2018 et 149 000 salariés au 31 mars 2019, dont 90 000 en France. Le Groupe servait 264 millions de clients dans le monde au 31 mars 2019, dont 204 millions de clients mobile et 20 millions de clients haut débit fixe. Le Groupe est présent dans 27 pays. Orange est également l’un des leaders mondiaux des services de télécommunications aux entreprises multinationales sous la marque Orange Business Services. En mars 2015, le Groupe a présenté son nouveau plan stratégique « Essentiels2020 » qui place l’expérience de ses clients au cœur de sa stratégie, afin que ceux-ci puissent bénéficier pleinement du monde numérique et de la puissance de ses réseaux très haut débit.

Orange est coté sur Euronext Paris (symbole ORA) et sur le New York Stock Exchange (symbole ORAN).

Pour plus d’informations (sur le web et votre mobile) : www.orange.com, www.orange-business.com ou pour nous suivre sur Twitter : @presseorange.

Orange et tout autre produit ou service d’Orange cités dans ce communiqué sont des marques détenues par Orange ou Orange Brand Services Limited.

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N’zérékoré : les populations sur le qui-vive au lendemain de la signature de l’accord

20 juin 2019 à 17 05 33 06336

Malgré la signature de l’accord entre les autorités locales de N’zérékoré et les membres de l’antenne régionale du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution), la sérénité n’est pas de mise ce jeudi, 20 juin 2019, dans la capitale de la Guinée Forestière. La présence massive dans la ville des forces mixtes, composées de militaires, de gendarmes et policiers, venues d’un peu partout et postées dans les points stratégique de la ville, a créé l’émoi chez les citoyens, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La marche tant redoutée du FNDC de N’zérékoré a fini par être annulée après moult tractations, hier soir. Malgré l’obtention dudit accord, les citoyens de la capitale de la Guinée Forestière étaient sur le qui-vive ce jeudi matin. L’important dispositif sécuritaire y est sans doute pour quelque chose.

C’est ainsi que plusieurs boutiques et points de vente de la ville sont restés fermés ce jeudi, la circulation paralysée. D’ailleurs, certains citoyens avaient pris refuge, la veille de la marche, dans les villages environnants en attendant le retour au calme. La présence des forces de l’ordre dans la cité a suscité l’inquiétude au niveau de la population.

Mais, pour Frédéric LOUA, ministre guinéen de la Pêche et de l’Economie Maritime, cette présence massive des forces de l’ordre devrait plutôt réjouir la population car dit-il, ces forces de sécurité vont renforcer la sécurité.

Un argument qui ne tient pas, soutiennent certains citoyens, qui voient derrière cette présence des forces de défense et de sécurité dans la ville une machine destinée à traquer les opposants à la nouvelle Constitution.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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REMERCIEMENT SUITE AU DÉCÈS DE HADJA NANA FOFANA, MÈRE DU PREMIER MINISTRE : COMMUNIQUE

20 juin 2019 à 15 03 23 06236

Conakry le 20 juin 2019 – Le Président de la République Professeur Alpha Condé et son Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana remercient au nom de la famille, tous ceux qui de près ou de loin ont compati à leur douleur suite au décès de Hadja Nana Fofana, mère de monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement. Décès survenu le 10 juin 2019 à Conakry.

Que soient particulièrement remerciés, les leaders religieux, leaders politiques, leaders communautaires, représentants diplomatiques, associations socio-professionnelles et toutes les autres personnes qui ont massivement fait le déplacement à Forécariah et au domicile de monsieur le Premier Ministre à lambanyi.

Ils informent par la même occasion que les cérémonies de sacrifices de 7ème jour, auront lieu ce dimanche 23 juin 2019 respectivement à 10h au domicile de Monsieur le premier ministre à lambayi et à 14h à Forécariah.

Paix à l’âme de l’illustre disparue !

Amine !

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Risques d’inondation à Sogbè (Kankan) : la société Guiter a pris les choses en main

20 juin 2019 à 14 02 09 06096

L’entreprise Guiter, en charge de la réhabilitation des voiries urbaines de Kankan, s’est engagée à débarrasser un secteur du quartier Sogbè d’une flaque d’eau qui handicapait les citoyens. Cette action intervient après moult critiques formulées contre elle par le chef de quartier, qui accusait Guiter d’avoir refusé de creuser des canaux de ruissèlement sur les lieux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les riverains de la voirie 17, du quartier Sogbè, dans la commune urbaine de Kankan, vont enfin se frotter les mains. La petite marre qui s’était formée sur les lieux, et qui empêchait les citoyens d’exercer leurs activités, a déjà disparu. Cela, suite aux actions de Guiter qui avait reçu des instructions dans ce sens de la part du ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté.

Pour Mamady Condé, directeur de la Cellule de Contrôle et de Suivi des projets de Guiter à Kankan, tout est mis en œuvre pour satisfaire la demande des citoyens. « La société Guiter rassure la population, qu’une fois le travail fini, tout le monde sera satisfait. Maintenant, après les travaux, la société fera des recommandations parce que c’est une entreprise nationale, c’est une entreprise du terroir. Nous allons faire toutes les recommandations nécessaires pour que la satisfaction soit totale, parce qu’ici, il y a lieu de faire un exutoire qui quittera le marché jusqu’à celui de la route 2×2 pour aller à Sansangbré. C’est vraiment nécessaire. Mais, cela ne va pas impacter les travaux de ce tronçon », a-t-il rassuré.

Pour Mamady Babila Keïta, photographe de profession résidant au quartier Sogbè, les eaux stagnantes empêchaient ses clients d’accéder à son labo « Il y avait vraiment beaucoup de problèmes ici, parce qu’il y avait des eaux usées qui étaient là, qui ne donnaient pas accès à nos clients, et aussi qui causaient des maladies et des inondations dans le quartier. Mais aujourd’hui, Dieu merci, les responsables se sont mis à la tâche pour commencer les travaux et je pense que ça évolue très bien ».

Même son de cloche chez Ibrahima Kalil Kourouma, citoyen du quartier. « La joie que j’ai aujourd’hui pour la réhabilitation de cette route, je ne sais comment l’exprimer. Car, quand on me dit de dire tout ce que je ressens, on passera toute la journée ici. Je suis né ici, depuis l’indépendance, c’est la première fois que je vois de tels travaux sur cette route. Nous remercions infiniment les autorités, nous disons adieu les moustiques, crapauds et autres maladies ».

A noter que pour la reprise de ces travaux, il aura fallu une bataille médiatique et l’implication du ministère des Travaux Publics. Aujourd’hui, la marre qui polluait la vie des citoyens de ce secteur n’est plus qu’un souvenir et les travaux suivent leur cours normal.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Kankan : l’étau se resserre autour de Nanfo Diaby, l’imam qui prie en N’ko

20 juin 2019 à 13 01 19 06196
Ismael Nanfo Diaby

Depuis qu’il a décidé de prier en langue N’ko (maninka), les choses ne cessent de se compliquer pour Nanfo Ismaël Diaby. Après les sanctions qui lui ont été infligées par les autorités religieuses de Kankan, ce chroniqueur et professeur de N’ko peine maintenant à mener ses activités dans la ville. Les propriétaires du bâtiment qui abritait sa clinique l’ont sommé de libérer le local, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Son entêtement commence à le coûter cher. Interdit de conduire la prière dans les mosquées et de prêcher dans les radios et partout ailleurs à Kankan, l’imam Nanfo Ismaël Diaby a continué à prier à son domicile en langue maninka. Il s’est fait filmer et a posté les vidéos de ses prières sur les réseaux sociaux. Comme pour montrer à tout le monde qu’il n’arrêtera pas son agissement, interdit par la religion musulmane elle-même.

Mais, en le faisant, ce professeur de N’ko qui veut valoriser sa langue n’avait certainement pas pensé aux conséquences de ces actes. Des conséquences qui commencent à être dures pour lui. En effet, la famille propriétaire du bâtiment qui abritait sa clinique lui a demandé de libérer le local. Une décision qui fait suite à sa décision de prier en langue N’ko.

« Depuis que j’ai occupé ce local, il n’y a pas eu de problème entre la famille et moi. Mais, depuis cette histoire, ils ont eu peur et ils m’ont dit de quitter le local, parce qu’ils ont appris qu’il y a des gens qui veulent venir détruire le local. Je les ai suppliés en leur disant que leur local ne sera pas détruit, mais les enfants sont venus après, ils m’ont dit de quitter. Moi aussi j’ai vidé le local et je leur ai rendu la clef », témoigne Nanfo Diaby.

Interrogé sur cette situation, un membre de la famille concernée a indiqué qu’au-delà des menaces de destruction du local, certains membres de la famille résidant à l’étranger souhaitaient eux-mêmes que l’imam controversé libère leur bâtiment pour ne pas, disent-ils, qu’il ne salisse leur image.

En plus d’avoir été chassé du local qu’il occupait, Nanfo Ismaël Diaby se dit également menacé de mort. Et, il dit avoir porté plainte contre un imam qui aurait appelé les citoyens à le lyncher. « Le vendredi qui a précédé ma convocation par les autorités religieuses à la grande mosquée, beaucoup d’imams ont fait leurs sermons à mon sujet. Parmi tous ces sermons, c’est dans celui du deuxième imam du quartier Sogbè, Elhadj Mamadou Condé, où il y a eu des propos disproportionnés. Il a dit devant les fidèles musulmans réunis dans la mosquée que si c’était au Niger, j’allais être tué, que d’ailleurs je mérite de mourir pour ce que j’ai fait. Donc j’ai porté plainte contre lui à la gendarmerie pour menace de mort », souligne-t-il.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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