L’imam de la mosquée Kébéyah aux juges : « sachez qu’il y a deux jugements… »

20 juillet 2021 à 15 03 36 07367

C’est un sermon plein de messages d’exhortation que l’imam de la mosquée Kébéyah de Coléah (Conakry) a prononcé à l’occasion de la prière de l’Aïd El Kebir (la plus grande fête musulmane), ce mardi 20 juillet 2021. Elhadj Mohamed Cissé a appelé d’abord les fidèles musulmans de Guinée en général, à se méfier de l’héritage qui ne leur revient pas de droit. Car, dit-il, se servir des biens laissés aux veuves et aux orphelins est un grand péché qui ne saurait rester impuni chez Dieu, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Si quelqu’un meurt et laisse derrière lui une famille : sa femme et ses enfants, il y a des gens qui ne sont ni fils ni mère de la famille qui viennent s’accaparer de tous les biens qu’il a laissés. Ils prennent son héritage et l’utilisent à leur guise. Les enfants du défunt qui étaient riches deviennent pauvres. C’est une trahison et c’est de la traîtrise de s’accaparer des biens de ton défunt frère en laissant sa femme et ses enfants dans la misère.

Dans certains cas, si l’homme décède et laisse une épouse qui n’a pas fait d’enfant pour lui, il y a les membres de sa belle-famille qui viennent prendre tout l’héritage en disant qu’elle ne va rien avoir parce qu’elle n’a pas fait d’enfant pour leur fils. Nous devons abandonner cette pratique. Dieu ne donne pas d’enfant à tout le monde. Évitons ces péchés, parce que chacun ira répondre de ses actes devant le Tout-puissant », a dit l’imam.

Elhadj Mohamed Cissé, imam de la mosquée Kébéyah

Il a ensuite défendu les fidèles musulmans évoluant dans le commerce d’augmenter de manière fantaisiste les prix de leurs marchandises. « C’est l’ambition qui pousse les gens à le faire, mais nous devons arrêter cela parce que c’est un grand péché », a dit le premier imam de la mosquée Kébéyah, avant de s’adresser particulièrement aux acteurs de la justice. « À vous les juges, les procureurs, les avocats, craignez Dieu. Faites le jugement comme il le faut.

Sachez qu’il y a deux jugements : le jugement d’ici-bas et celui de l’au-delà. Ne prenez pas de l’argent avec les gens pour cacher la vérité. Le salaire qu’on vous donne, je vous prie de vous contenter de ça et de faire votre travail correctement. Mais si vous tombez dans la corruption, vous retirez injustement de l’argent aux gens pour transformer la vérité en mensonge et le mensonge en vérité, vous aurez commis un grand péché. Et vous irez répondre devant Dieu », a dit Elhadj Mohamed Cissé.

Mohamed Guéasso DORÉ pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Fête de Tabaski : l’érudit de Kindia demande à Alpha Condé de « libérer le reste des détenus politiques dans l’intérêt de la Guinée »

20 juillet 2021 à 15 03 03 07037

Comme annoncé précédemment, les fidèles musulmans de Guinée ont célébré ce mardi, 20 juillet 2021, l’Aïd El Kébir. A Kindia, cette célébration a eu lieu dans sous le signe de la fraternité et de la paix. L’érudit de la ville, Elhadj Abdoul Wakil Allamali Keïta a mis cette occasion à profit pour demander au président Alpha Condé d’accorder son pardon et de libérer tous les détenus politiques qui croupissent dans les différentes prisons de Guinée. Ce notable a aussi prévenu les guinéens sur les dangers de l’ethnocentrisme, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Kindia.

Devant les fidèles réunis à la place des martyrs de Kindia, l’érudit Elhadj Abdoul Wakil Allamali Keïta a tout d’abord rendu grâce à Dieu pour avoir accordé aux musulmans de Guinée de célébrer cette grande fête de Tabaski dans la paix. Le notable a ensuite salué la récente libération de quatre opposants et hauts cadres de l’UFDG qui étaient incarcérés à la maison centrale de Conakry. Puis, il a invité le président Alpha Condé le reste des prisonniers politiques et d’opinions qui sont encore dans les prisons du pays.

Elhadj Abdoul Wakil Allamali Keita, érudit de Kindia

« Je loue le tout puissant Allah qui nous à encore donné sa grâce de vie pour commémorer cette grande fête musulmane. Mes vœux de bonne santé et de prospérité à tous les fidèles musulmans de Kindia et de  Guinée… Aujourd’hui, mon premier message s’adresse au chef de l’État, professeur Alpha Condé. Tous les guinéens saluent la semi-libération des détenus politiques. Je salue également cet acte posé par notre président. Car, il est le pouvoir central aujourd’hui dans notre pays. Alors, avec tous ces pouvoirs, je le prie encore de libérer le reste des détenus, qu’il pardonne à ses détenus dans l’intérêt de la guinée », a demandé Elhadj Abdoul Wakil Allamali Keïta.

Par ailleurs, l’érudit de Kindia a appelé les guinéens à bannir l’ethnocentrisme pour consolider la paix et la cohésion sociale dans le pays.

« C’est vrai qu’il y a coronavirus chez nous. Et, c’est vrai que coronavirus et beaucoup d’autres maladies tuent dans le monde. Mais, il y a  une autre qui tue de plus, c’est l’ethnocentrisme. Elle (l’ethnocentrisme) est une maladie qui tue plus que le coronavirus. Donc, si nous voulons que la paix règne sur nos territoires, bannissons cet acte qui nous divise, cet acte qui est l’ennemi de la cohésion et la paix dans le monde », a conseillé Elhadj Abdoul Wakil Allamali Keïta.

À noter que c’est le grand imam de Kindia, Elhadj Mamoudou Camara, qui a officié la prière à la place des martyrs.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel : 628516951

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Le Grand imam de Conakry aux musulmans : « pardonnons-nous et acceptons nos différences »

20 juillet 2021 à 14 02 55 07557

Comme annoncé précédemment, les fidèles musulmans de Guinée ont célébré ce mardi, 20 juillet 2021, la fête de Tabaski. A la grande mosquée Fayçal de Conakry, c’est le premier imam, Elhadj Mamadou Saliou Camara, qui a dirigé la prière de l’Aïd El Kebir (la grande fête). Dans son sermon, le leader religieux a rappelé l’importance de ce jour pour les musulmans, avant de les appeler au pardon et à la solidarité, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Elhadj Mamadou Saliou Camara, Grand imam de Conakry

« La fête de Tabaski qui est une fête mondiale. C’est une fête qui nous donne l’occasion de montrer notre solidarité. Un musulman est solidaire. Un musulman pardonne. Un musulman accepte les défauts de l’autre. Un bon musulman est celui qui souhaite toujours le meilleur pour son prochain, comme il le souhaite pour soi-même. C’est pourquoi, aujourd’hui, notre sermon est axé sur la solidarité entre les gouvernants et les gouvernés, entre les commerçants et les consommateurs.

Mais aussi, entre tous les musulmans pour rendre service aux autres. Je dirai à cette occasion aux musulmans de travailler, de se pardonner et d’accepter les défauts des autres. Celui qui dit qu’il veut d’un ami qui n’a pas de défauts, il n’aura pas d’ami. Chaque être humain a des défauts. Alors il faut qu’on se pardonne et qu’on accepte nos différences », a exhorté Elhadj Mamadou Saliou Camara, Grand imam de Conakry.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tel: +224622919225

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Fête de Tabaski à Bambeto : l’imam dénonce la corruption et le déficit de confiance entre le peuple et les autorités

20 juillet 2021 à 14 02 37 07377

Comme annoncé précédemment, à l’instar de leurs coreligionnaires du pays, les fidèles musulmans de la capitale guinéenne ont célébré ce mardi, 20 juillet 2021, la fête de Tabaski (ou l’Aïd El Kebir). A la grande mosquée de Bambéto (dans la commune de Ratoma), c’est l’imam Elhadj Mamadou Saïdou Diallo qui a officié la prière. Et, dans son sermon, le guide religieux a dénoncé les maux qui gangrènent l’administration et la justice guinéenne. L’imam a également indexé le déficit de confiance qui règne entre les gouvernants et les gouvernés en Guinée. Il a également invité les Guinéens de sortir des théories du complot et d’aller se faire vacciner contre la COVID-19, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a prié à Bambéto.

Devant les fidèles qui venaient d’accomplir les deux rakats au compte de cette grande prière de fête, Elhadj Mamadou Saïdou Diallo a déploré la « corruption à grande échelle » qui mine la Guinée. L’imam s’est indigné du fait que la course effrénée pour l’accumulation de richesses prenne le dessus sur l’honnêteté intellectuel et la justice.

« Nous savons tous aujourd’hui comment se comporte notre administration. C’est la corruption. Si tu as une affaire à gérer dans un bureau, il faut passer par les pots de vin. Au niveau de la justice, il y a trop de corruption. Si tu veux être rétabli dans tes droits à la justice, il faut passer par la corruption. Pour avoir raison, il faut débourser de l’argent. Celui qui n’a pas raison est prêt de passer par la corruption, donner l’argent pour avoir raison. Ceux qui jugent sont aussi prêts à prendre cet argent  pour mener bien leur vie. Mais, cela va leur coûter cher à l’au-delà. Donc, de nos jours, notre  justice fait pitié et cela est très grave dans un pays ; parce que pour avoir raison, tu vas donner tout ce que tu as comme bien », a dénoncé Elhadj Mamadou Saïdou Diallo.

Abordant la question de la réticence de certains citoyens face à la vaccination contre la COVID-19, l’imam de Bambéto a pointé du doigt le déficit de confiance qui existe actuellement entre le peuple et les autorités. Cependant, Elhadj Mamadou Saïdou Diallo a demandé aux Guinéens d’accepter la vaccination pour préserver leur santé et celle de leur famille.

Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, premier imam de la mosquée de Bambéto

« Les citoyens refusent de se faire vacciner contre la Covid19 ; et, cela fait pitié. Il y a un manque de confiance entre les gouvernants et les gouvernés. Même si les gouvernants envoient de bonnes choses à la population, les citoyens vont émettre des doutes tout simplement parce qu’il y a un manque de confiance entre eux. Ça, c’est un grand problème. Il faut beaucoup prêter attention à cela ; allons nous faire vacciner, c’est très important. Chacun doit aller se faire vacciner contre la Covid19, ça ne fait rien sauf te donner la santé », a insisté Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, avant de formuler des prières et bénédictions pour les fidèles musulmans d’ici et d’ailleurs.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel. :620589527/664413227

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Tabaski à Mamou : « l’ethnocentrisme est une maladie qui ronge une nation », dit l’imam Elhadj Ibrahima Loppet

20 juillet 2021 à 13 01 44 07447

Comme annoncé précédemment, les fidèles musulmans de Guinée ont célébré ce mardi, 20 juillet 2021, l’Aïd El Kebir (ou la fête de Tabaski). A Mamou, cette fête a suscité un grand engouement chez la population. Les lieux de prière ont été bondés de fidèles venus accomplir cette grande prière de deux rakats. C’est le cas notamment au terrain du camp militaire où des fidèles musulmans venus de différents quartiers ont prié dans le respect des mesures barrières de prévention contre la COVID-19. L’imam Elhadj Ibrahima Loppet Diallo qui y a officié la prière a mis cette occasion de grand rassemblement à profit pour prêcher la paix et inviter les Guinéens à se défaire de l’ethnocentrisme qui gangrène aujourd’hui la Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Très tôt le matin, la vaste place du terrain du BAM (bataillon autonome de Mamou) a été pris d’assaut par des citoyens venus des quartiers Abattoir 1 et 2, Telico et Gadha Loppet. Ils étaient parés de leurs très beaux habits et portaient un masque qui couvrait le nez et la bouche. Et, c’est à 9 heures30’ que l’imam, Elhadj Ibrahima Loppet Diallo, a fait son apparu pour diriger la prière. Il était accompagné d’une modeste délégation.

Elhadj Ibrahima Diallo Loppet, imam de Mamou

Après la prière, Elhadj Ibrahima Loppet Diallo s’est employé à dérouler son sermon. Un sermon dans lequel ce guide religieux a prêché la paix et a invité les guinéens a vivre dans la fraternité et dans la crainte de Dieu.

« Nous sommes dans une journée historique. Cette journée est très importante chez Allah le tout puissant. Pendant cette fête, le prophète Mohamad (PSL) a fait un sacrifice de deux béliers. Nous devons donc l’imiter après la prière. C’est permis de le faire 3 jours après cette journée.  Vous pouvez partager la viande en trois parties : une partie pour votre  famille, une autre pour  les pauvres et la 3eme partie pour les amis. L’islam nous invite à l’union, à la fraternité. Allah dit que nous sommes tous frères ; et, le meilleur d’entre nous est celui qui le craint le plus. Évitons l’égoïsme, l’animosité, les préjugés… L’ethnocentrisme c’est une maladie qui ronge une nation. Qu’Allah agrée nos actes cultuels et qu’il sauve notre pays de tous les maux qui assaillent l’humanité », a dit Elhadj Ibrahima Loppet Diallo.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625698919/657343939

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Fête de Tabaski : le message du gouverneur de N’Zérékoré aux habitants de la région

20 juillet 2021 à 13 01 17 07177

En marge de la célébration de la Fête de Tabaski ce mardi, 20 juillet 2021, le général Mohamed Gharé, gouverneur de N’Zérékoré, a adressé un message aux habitants de la région. Il a appelé tout le monde à se donner la main pour combattre efficacement la pandémie de Covid-19, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré.

C’est à la grande mosquée de N’Zérékoré, située au quartier Gboyéba, que le gouverneur de cette région administrative de la Guinée a effectué la prière de l’Aïd El Kebir (la grande fête), autrement fête de Tabaski. Il était accompagné de plusieurs cadres du gouvernorat, de la préfecture et des autorités religieuses. A cette occasion, le général Mohamed Gharé a salué le climat dans lequel cette fête est célébrée à N’Zérékoré.

Général Mohamed Gharé, Gouverneur de N’zérékoré

« J’ai un sentiment de fierté et de reconnaissance vis-à-vis de Dieu. Parce que la Guinée de façon générale et notre région de façon particulier vient de passer la fête de Tabaski dans la paix et dans la concorde avec beaucoup de convivialité. Nos pensées pieuses vont à ceux-là qui n’ont pas eu la chance d’être là aujourd’hui, qui sont décédés ou qui sont alités. Nous prions le tout puissant Allah que ceux qui sont décédés, leur âme repose en paix, et ceux qui sont malades, qu’ils  retrouvent rapidement la santé.

Ma deuxième satisfaction, c’est le respect des règles de sécurité sanitaire au niveau de toutes les mosquées  de la région», a dit l’autorité régionale, avant d’inviter les habitants de la région forestière à multiplier les efforts pour vaincre la pandémie de Covid-19. « Les forestiers se sont donné la main, ensemble nous avons combattu Ebola, et Ebola est en dehors de la forêt. Mais la Covid-19 est encore là. Donc, j’appelle les uns et les autres à respecter les règles d’hygiène.

Faisons en sorte que nous  puissions  nous débarrasser très rapidement de la Covid-19. Notre région a beaucoup de potentialités, notre région est une fierté. Je salue donc toute la population de N’Zérékoré pour le respect, pour l’entente, pour la convivialité, et pour paix observer dans notre région », a lancé le général Mohamed Gharé, gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Préparatifs de la Tabaski à Conakry : les citoyens se plaignent de la cherté des prix sur le marché

19 juillet 2021 à 19 07 02 07027

La communauté musulmane de Guinée s’apprête à célébrer l’Aïd El Kebir ou l’Aïd Al Adha (communément appelée fête des moutons ou la fête de Tabaski) ce mardi, 20 juillet 2021. A Conakry, les marchés sont inondés d’habits et d’articles divers pour satisfaire aux nombreux besoins des citoyens. Mais, malgré l’engouement pour cette grande fête musulmane, les commerçants se plaignent de la rareté de la clientèle. C’est le cas au marché Madina où, en dépit la foule qui bouscule dans les étroites couloirs, les vendeurs peinent à écouler leurs marchandises, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans ce grand centre des affaires de Conakry, l’ambiance qui y règne ce lundi (veille de la fête) n’est apparemment qu’un mirage. C’est une foule de touristes pauvres qui y défile sans répit. Quasiment tout le monde demande les prix des articles (habits, chaussures…), mais rares sont ceux qui sortent l’argent de la poche pour acheter. Ils se plaignent de la cherté des prix. Et, pour ce malien vendeur de bazin, Aboubacar Diakité, les affaires ne bougent pas.

« Cette année il n’y a pas trop de vente par rapport à la fête précédente. La population se plaint de la cherté de la vie et la hausse des prix. Nous nous prenons des bazins à Bamako, cousu et non, pour les revendre ici. Donc, il est important qu’on cherche des bénéfices aussi. Il y a eu des augmentations cette année. Par exemple on vendait le Bazin gaisner l’année dernière à 500.000 francs les 3 mètres. Mais, vu la hausse du prix de Bazin à Bamako, les frais de transport, les taxes…, on est passé de 500 à 600 voire 650.000 les 3 mètres. Il y a d’autres qualités qu’on appelle euro, on vendait à 600 mille avant et 700 mille aujourd’hui. Mais, on a des clients fidèles qui viennent se plaindre, on est obligé de faire des rabais pour eux. Mais, malgré tout, ça ne marche pas vraiment », a-t-il indiqué.

Pour Oumar Sylla, vendeur d’habits indiens et turcs, c’est une période de vache maigre pour les vendeurs. Lui, il a importé beaucoup d’habits, mais les clients ne se bousculent pas à sa porte. Cependant, il admet que les prix ne sont vraiment pas abordables.

« Le mois de ramadan passé était bien par rapport à cette année. Les clients ne viennent pas. Beaucoup ont voyagé et ceux-là qui viennent, parlent de la cherté du prix. Ce n’est pas de notre faute aussi. Ces habits là sont importés. Donc, il y a le problème de taxe qui s’impose à nous. Vous savez chez nous ici tout le monde est habitué au Bazin, c’est pourquoi nous avons envoyé cette marque indienne pour changer un peu de look. Cette veste pour enfants, on l’a vend entre 250 et 300 mille francs », a-t-il dit.

De son côté, Halimatou Kourouma, vendeuse de bazins et d’habits pour enfants, se lamente aussi de la rareté de clients, bien qu’elle arrive à écouler quelques articles.

Halimatou Kourouma, vendeuse d’habits à Madina

« Le plus souvent c’est les habits de la fête de Ramadan que les gens reconduisent pendant la fête de Tabaski par faute d’argent. C’est pourquoi les clients ne viennent pas trop par rapport la fête de Ramadan. Depuis l’arrivée de Covid-19, la situation financière des gens n’est pas aussi bonne. Moi j’achète mes bazins à Bamako et c’est là où il y a eu augmentation, sans parler du transport. Mais, ça va un peu, parce que malgré tout on arrive à se comprendre avec certains clients », a-t-elle indiqué.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : le procureur proteste contre la décision du tribunal

19 juillet 2021 à 18 06 48 07487
Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

Le procureur de Kankan n’est pas d’accord avec le verdict du tribunal dans l’affaire du décès d’une femme enceinte à l’hôpital régional de Kankan. Aly Touré dénonce une décision injuste et annonce qu’il va interjeter appel, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est dans une salle d’audience pleine à craquer que le tribunal correctionnel de Kankan a rendu sa décision ce lundi, 19 juillet 2021, dans cette affaire qui était très suivie depuis le début. Le juge a déclaré les trois agents de santé : Dr Mamady Souaré (médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan), Dr Fodé Kaba (médecin-gynécologue) et Fatoumata Camara (sage-femme), non coupables des faits d’homicide involontaire pour lesquels ils étaient poursuivis, suite au décès de Marime Kandé, une femme enceinte de 12 semaines qui a rendu l’âme le 16 mai 2021 à la maternité de l’hôpital régional de Kankan.

Il a requalifié les faits en corruption pour la sage-femme, la condamnant à un an d’emprisonnement et à un million de francs d’amende. Quant aux deux médecins, le tribunal les a tout simplement renvoyés des fins de poursuite pour délit constitué. Une décision accueillie avec surprise et étonnement par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, qui avait requis 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis et 5 millions de francs d’amende contre Fatoumata Camara, et 3 ans d’emprisonnement assorti de sursis et 3 millions de francs d’amende contre Dr Mamady Souaré et Dr Fodé Kaba.

Aly Touré annonce qu’il va relever appel contre cette décision. « C’est une décision très décevante qui ne va pas en droite ligne avec le droit. C’est totalement contraire aux faits. Donc, bien sûr, nous allons user de notre droit que la loi a accordé, notre droit d’appel, parce qu’on n’est pas du tout d’accord  avec la décision que le tribunal a rendue. C’est une décision qui dément tout ce qui a été fait au cours de la procédure, alors que les faits crèvent les yeux. Je ne comprends pas pourquoi le tribunal est allé dans ce sens. Mais comme il est souverain et indépendant, nous aussi, nous allons user de nos droits en relevant appel », a dit le magistrat du parquet.

Me Mamady Doumbouya, avocat de la défense

Par contre, c’est la joie dans le camp des prévenus. Me Mamady Doumbouya, avocat de la défense, salue le courage du tribunal. « C’est un sentiment de satisfaction qui nous anime aujourd’hui. Aujourd’hui, il faut remercier ce tribunal qui a eu tout le courage de prendre une telle décision qui s’imposait en la matière, malgré les tracasseries dans la cité. Parce que la population s’est intéressée à ce dossier et la passion était là tout au long de la procédure. Mais ils (les juges) ont été responsables, ils ont pris la décision qui s’imposait. Nous ne pouvons que remercier la justice, car la décision n’est pas fortuite, elle est une décision sage », a réagi l’avocat.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Évasion à la maison centrale : 6 responsables suspendus, 4 arrêtés et 2 en fuite

19 juillet 2021 à 18 06 08 07087

Comme on le sait, il y a eu une évasion spectaculaire à la Maison centrale de Conakry la nuit d’avant-hier, samedi, à hier, dimanche 18 juillet 2021. Mohamed Sidy Diallo, présenté comme étant le cerveau du kidnapping de l’opérateur économique Thierno Mamadou Dansoko, a ainsi réussi à s’enfuir de la plus grande prison de la République de Guinée.

Dans un communiqué transmis aux médias ce lundi, 19 juillet, le ministère de la justice annonce la suspension de six personnes qui sont soupçonnées de complicité. Il s’agit du régisseur (Colonel Soriba Bangoura), du régisseur adjoint (Amadou Bö Kéita), du gardien-chef (Kerfalla Diaby), du chef de section (Zackaria Savané), du chef de poste (Louis Loua), de l’agent de garde (Malick Cissé). Ces six responsables de la maison centrale sont déjà mis à la disposition de la DPJ (Direction de la police judiciaire). Seulement, le communiqué précise que deux d’entre ont pris la poudre d’escampette : le chef de la section (Zackaria Savané) et l’agent de garde (Malick Cissé).

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose ce communiqué :

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Lutte contre la traite des personnes : Expertise France signe un accord de partenariat avec la Guinée

19 juillet 2021 à 17 05 08 07087

Expertise France et le Comité national de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées (CNLTPPA) sont désormais liés par un accord de partenariat. Cet accord a été signé le jeudi, 15 juillet 2021, à Conakry, sous l’égide de Madame la ministre de l’Action Sociale et de l’Enfance. A travers ce document, les deux parties s’engagent à renforcer leur coopération en vue de combattre efficacement la traite des personnes en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le projet d’appui à la lutte contre la traite des personnes (ALTP) dans les pays du Golfe de Guinée est financé par l’Union Européenne à travers le fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique et mis en œuvre par Expertise France à hauteur de 18 millions d’euros, pour une durée de 48 mois. 

Ce projet s’articule autour de quatre axes qui sont : la consolidation de la légitimité ; le leadership et le renforcement des capacités opérationnelles des instances interministérielles de lutte contre la traite des personnes ; le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale ; le renforcement des services spécialisés et des services de droit commun accessibles aux victimes et la dynamisation de la coopération transfrontalière.

La signature de cet accord de partenariat s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la lutte contre la traite des personnes dans les pays du Golfe de Guinée. Elle a été présidée par la Ministre et de l’Action sociale et de l’enfance Madame Aïssata Daffé, les défis du Comité National de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées en Guinée sont énormes. Pour y faire face, la représentante du gouvernement guinéen à cette cérémonie, a préconisé l’implication de toutes les parties prenantes afin d’éradiquer ce fléau.

Hervé Conan, Directeur Général adjoint en charge des opérations d’Expertise France

Selon Hervé Conan, Directeur Général adjoint en charge des opérations d’Expertise France, cette cérémonie « va au-delà des aspects purement formels. Aujourd’hui, cet acte traduit une volonté commune et engagée, celle d’unir les efforts de tous pour contrer ce phénomène qui a des enjeux humains, sociaux, économiques, sécuritaires, et qui expriment la recherche de justice qui anime chacun de nous ».

« La signature d’aujourd’hui est pour nous une étape importante de la dynamique de collaboration fructueuse établie entre nous (Expertise France et le ministère guinéen de l’Action sociale et de l’Enfance), permettant d’initier un nouveau processus de continuité très ambitieux et qui rappelle à chaque partenaire sa responsabilité de s’engager davantage dans l’éradication de ce fléau qui sévit dans la région. Cette occasion confirme aussi le ferme engagement de notre agence à soutenir les efforts des autorités nationales dans le combat universel pour le respect des droits humains et pour garantir la justice et la sécurité aux populations », ajoute Hervé Conan.

C’est la ministre de l’Action sociale et de l’Enfance qui a présidé la cérémonie de signature de cet accord de collaboration. Hadja Aïssata Daffé a mis l’occasion à profit pour remercier Expertise France pour son engagement aux côtés de la Guinée.

Hadja Aissata Daffé, ministre de l’action Sociale et de l’Enfance

« Nous remercions et félicitons d’abord Expertise France pour avoir intégré la Guinée dans ce projet qui est financé par l’Union Européenne. La traite des personnes en Guinée se présente sous plusieurs formes. Nous avons l’exploitation des enfants, il y des femmes qui sont aussi maltraitées. Notre pays sert parfois de transit à certaines personnes qui envoient des enfants en passant par là.

Récemment, on a retrouvé une femme avec 6 enfants venus de la Sierra Leone. Mais on a pu les récupérer et les retourner en Sierra Leone. Et nous avons aussi des enfants qui nous reviennent de la migration qui ont été ramassés dans certains pays de la sous-région, que notre département récupère en collaboration avec l’OIM pour faire le retracement familial et les retourner jusqu’à dans leurs familles. Donc, voilà entre autres les problèmes que nous avons. Et si aujourd’hui Expertise France vient travailler avec notre département de l’Action sociale et de l’enfance, nous ne pouvons que la féliciter et la remercier », a dit la ministre.

 Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : +224622919225 / +224666919225

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Veille de la Tabaski à Conakry : les clients se font rares dans certains salons de coiffure

19 juillet 2021 à 14 02 50 07507

Les périodes de fête sont souvent des moments de vache laitière pour les salons de coiffure de la capitale guinéenne. La clientèle est abondante et les gérants de ces salons de beauté se font pleines les poches. Malheureusement, cette année, à moins de 24 heures de la fête de Tabaski, nombreux sont les salons qui scrutent encore le route dans l’espoir de voir un client vers un pas vers leurs portes. C’est apparemment une période de vache maigre qui n’enchante personne, même si par endroit on affiche encore un certain optimisme pour les quelques heures qui nous séparent de la fête.

Dans la matinée de ce lundi, 19 juillet 2021, un reporter de Guineematin.com a fait le tour de certains salons de coiffure de Conakry. Et, le constat est quasiment le même partout. Tout le monde se plaint du manque de clients. Tahirou Soumah, coiffeur à Kipé Dadia (dans la commune de Ratoma), s’est abstenu de spéculer sur le prix des coiffures pour éviter de faire fuir les quelques clients qui tapent encore à sa porte. Il applique toujours le prix d’avant fête, mais les clients ne viennent qu’au compte goutte.

Tahirou Soumah, coiffeur à Kipé

« Le travail se passe plus ou moins bien en ce moment avec l’arrivée de la fête. Nous espérons gagner un peu d’argent même si l’engouement n’est pas pour le moment le même que les années précédentes. Là nous avons peu de clients à cause certainement de la conjoncture actuelle. D’ailleurs, nous maintenons les prix de coiffure habituels pour ne pas faire fuir nos clients. Mais, comme vous pouvez le constater, on a peu de clients pour le moment. On espère en avoir plus dans l’après-midi », a-t-il dit tout en laissant transparent un certain espoir sur son visage.

Trouvé dans son salon situé sur la transversale Kipé-Bambéto, Moriba Radrigue Koïlamy affiche le même espoir. Son salon est encore quasiment désert de monde, mais il espère de l’ambiance et une forte affluence dans l’après-midi. Il ne peut pas être sur de gagner le parie, mais sa seule option (à défaut de fermer et rentrer chez lui) est d’espérer des heures meilleures.

« L’afflux de clients, par rapport par exemple à la fête du Ramadan, n’est pas le même. Il y a peu d’engouement cette fois-ci, les clients se font plus rares. Avant, les clients faisaient la queue ici à partir de l’avant veille de la fête. Mais, aujourd’hui, pour le moment ils ne sont pas venus. Il y en aura peut être dans l’après-midi », a indiqué Moriba Koïlamy.

Kady Doumbouya, coiffeuse à Kipé

Cependant, contrairement à nos précédents interlocuteurs, Kady Doumbouya ne se plaint pas de manque de clients. Son salon enregistre déjà quelques visages. Les entrées sont fréquentes, même si le salon n’est pas encore bondé de monde. Elle a grand espoir qu’il y aura d’autres clients avant la fin de la journée. Et, elle dit être prête à les recevoir et à satisfaire leur moindre désir en matière de beauté.

« Par la grâce de Dieu nous avons beaucoup de clients. Nous sommes prêtes et on est prêtes à recevoir d’autres encore », a dit Kady Doumbouya.

Mamadou Yaya Diallo pour Guineematin.com

Tel : 622673681

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Vers la Tabaski à Kankan : cherté du prix du mouton au parc de Sasangbré

19 juillet 2021 à 13 01 47 07477

Dans moins de 24 heures, les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer l’Aïd El Kebir ou l’Aïd Al Adha (communément appelée fête des moutons). Et, pour cette célébrer cette grande fête musulmane, de nombreux guinéens prennent d’assaut les parcs de bétails dans l’espoir d’acheter un bœuf ou tout au moins un bélier à immoler après la grande prière. Mais, la préfecture de Kankan (dans la région de la Haute Guinée), le prix des bœufs est exorbitant. C’est à coût de millions qu’un seul simple mouton se négocie au parc à bétails de Sasangbré. Et, compte tenu de cette cherté des prix, les clients se font rares. Ce, au grand dam des vendeurs, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Dans ce parc situé dans la commune urbaine de Kankan, les clients ne se bousculent pas. Et, parmi ceux qui y viennent, rares sont ceux qui achètent un bœuf ou un mouton. Le prix est exorbitant, il est largement au dessus des moyens du guinéens lambda. Un mouton se vend jusqu’à 2 millions 500 mille francs guinéens.

Alpha Mamoudou Samaké, client

« Les moutons coûtent très cher. L’année dernière, j’ai acheté un bélier à 1500000 francs. Mais, cette année, j’ai acheté la même qualité à 2000000 de francs guinéens. Au début, ils (les vendeurs) m’ont dit que c’est 2500000 francs », a témoigné Alpha Mamoudou Samaké, un client rencontré sur placé.

Cependant, du côté des vendeurs de bétails, on justifie cette cherté des prix par les difficultés d’approvisionnement (en république du Mali) et les frais de transport et de douane.

Alpha Kabinet Bayo, vendeur de bétails

« Les bétails sont devenus très cher au Mali. C’est au Nord du Mali qu’on prenait les bétails, mais vous savez qu’il y a instabilité là-bas depuis quelques temps maintenant. C’est pourquoi le peu qui provient de ce pays est très cher aujourd’hui. A cela s’ajoute les frais de la douane qu’on paye à la frontière », s’est défendu Alpha Kabinet Bayo, un des vendeurs de bétails à Sasangbré.

De son côté, le président des vendeurs de bétails de Sasangbré, Ibrahima Bérété, expliqué cette cherté des prix par la dévaluation du francs guinéens face au franc CFA. Et, il se plaint du manque de client dans ce parc bondé de bétails, mais quasiment désert de monde.

Ibrahima Bérété, président des vendeurs de bétails de Sasangbré

« Il y avait plus de monde l’année dernière que cette année en même période. Nous constatons une baisse de la clientèle. Nous savons que c’est à cause du prix de bétails, il y a eu de l’augmentation par rapport au prix de l’année dernière. Il ne faut pas que les gens pensent qu’on s’enrichit sur le dos des citoyens. Chaque année, il y a augmentation du franc CFA. Actuellement, 5000 francs CFA est égal à 92 000 francs guinéens. Donc, nous vendons le bétail en fonction du prix du CFA », a-t-il laissé entendre.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Concours IDIMI : ABLOGUI récompense ses lauréats à Conakry

19 juillet 2021 à 12 12 51 07517

L’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) a procédé le vendredi dernier, 16 juillet 2021, à la remise trois prix aux lauréats du concours de son projet « IDIMI ». Il s’agit d’un projet qui donne de l’opportunité aux jeunes qui ont des idées innovatrices à les présenter au public afin qu’ils puissent avoir des soutiens financiers.  La cérémonie de remise des prix a eu lieu dans un réceptif hôtelier à Conakry. C’était en présence des membres du jury, du représentant de l’ambassade de France et des amis et parents des heureux bénéficiaires, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les lauréats ont obtenu des chèques dont les montants varient de 2 millions à 7 millions de francs guinéens. Cette modeste manne financière devrait ainsi permettre la concrétisation de leurs différentes idées en projet. Le président de l’ABLOGUI, Mamadou Alpha Diallo, assure que ce 20 jeunes qui ont été sélectionnés sont une sorte de vitrine, mais aussi des ambassadeurs pour la jeunesse guinéenne. Et, il promet d’ailleurs d’organiser une exposition avec leurs photos, leurs idées pour enfin en faire une source d’inspiration pour d’autres jeunes du pays.

Mamadou Alpha Diallo, président de l’ABLOGUI

« Le projet IDIMI qui veut dire : j’ai dit (en langue Kissi), est un projet qui vise à donner la parole à la jeunesse guinéenne. Nous savons tous que dans notre pays, nous avons une partie importante de la population qui est constituée de jeunes. Mais parfois, on a l’impression que ces jeunes ne sont pas suffisamment entendus. Et donc, cette initiative-là a pour objet de vraiment leur donner la parole pour qu’ils expriment, à travers des idées, leur vision du pays et aussi qu’ils proposent des solutions face aux défis auxquels le pays est confronté. C’est pourquoi on a organisé un concours. Nous avons lancé un formulaire en ligne. 200 jeunes ont postulé. Parmi ces 200, nous avons sélectionné pour la phase finale du concours 20 jeunes. Ces jeunes ont compéti ici et nous avons finalement attribué trois prix. Ces 20 jeunes qui ont été sélectionnés, pour nous c’est une sorte de vitrine, ce sont des ambassadeurs pour la jeunesse guinéenne. Et, nous allons organiser une exposition avec leurs photos, leurs idées ; et, nous allons inviter d’autres jeunes pour qu’ils viennent s’inspirer » expliqué Mamadou Alpha Diallo.

Parmi les trois lauréats de cette première édition du concours IDIMI, c’est  Oumou Kaïry Baldé, qui a occupé la 1ère place. Elle a bénéficié d’un chèque de 7 000 000 de francs guinéens. Un motif de joie et de motivation pour elle.

Oumou Kaïry Baldé, lauréate du 1er Prix du Concours IDIMI

« L’émotion est très énorme. Je suis très contente de l’initiative et je m’en vais remercier les organisateurs et toutes les personnes qui ont accepté d’accompagner l’initiative afin d’inviter les jeunes autour des thématiques assez intéressantes qui peuvent quelque part résoudre certains problèmes que nous rencontrons dans la société guinéenne. Je suis en train de concrétiser l’idée en projet et de créer une plateforme du commerce pouvant connecter les femmes agricultrices de Guinée, afin de les aider à trouver plus de marché, réduire les pertes qu’elles enregistrent et les ventes dérisoires qu’elles font. Ce prix, je vais le mettre dans mes activités. Je suis en train de passer à l’étape de prototypage de mon projet. Donc, j’ai besoin de fonds. Ces 7 millions seront consacrés à mes activités, » a-t-elle indiqué.

De son côté, pour avoir occupé la deuxième place de ce concours, Ismaël Nabé a reçu 4 millions de francs guinéens. Et, il promet de les utiliser à bon escient dans le cadre de la matérialisation de son projet.

Ismaël Nabé, lauréat du 2ème prix concours IDIMI

« C’est un grand plaisir en parlant de ce prix. On va dire que ça montre aux enfants qu’il y a des gens pour écouter les jeunes guinéens. Parce qu’il y a des millions, au-delà de moi, qui ont des idées plus radieuses et innovantes. Mais, ils n’ont pas toujours la latitude, des espaces ou des plateformes comme ce qu’ABLOGUI a fait pour les permettre d’exprimer leurs idées. Alors, cette chance nous a été accordée, je pense qu’il était important pour nous de donner le meilleur de nous-mêmes pour vraiment être écouté pertinemment. Tous ceux qui ont perdu n’ont pas démérité et ceux qui ont gagné aussi ne sont pas les plus méritants. Je pense qu’ici, c’est la force des idées qui a parlé. Je pense que je  vais utiliser à bon escient cette somme dans le cadre de la matérialisation de ce projet », a dit Ismaël Nabé.

Pour sa part, la troisième de ce concours IDIMI, Simonne Koumba Camara, lauréate du 3ème prix Concours IDIMI, a fait savoir que c’est grâce à sa persévérance qu’elle a bénéficié de ce prix. 

Simonne Koumba Camara, lauréate du 3ème prix Concours IDIMI

« Je déborde de joie, je remercie les initiateurs, ABLOGUI et tous ses partenaires. Merci vraiment de donner la chance à la jeunesse guinéenne de s’exprimer. Là, on sent que nos jeunes ont du talent. L’idée qui m’a mené à gagner ce prix, c’est la contre les adductifs à la pâte d’arachide dans la commune urbaine de Kankan. Je suis transformatrice, j’encadre les femmes transformatrices ; et, si je vois une telle pratique qui n’est pas bonne pour la santé des consommateurs, je dois lutter contre ça.  Au début je n’ai pas considéré, j’ai postulé à la hâte. Et certaines personnes m’ont découragé, que la pâte d’arachide n’est pas un produit important. C’est une mission et ça me passionne déjà» a-t-elle indiqué.

Mohamed Guéasso Doré pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Agriculture : remise d’intrants agricoles aux producteurs de maïs de Siguiri

19 juillet 2021 à 11 11 26 07267

Dans le cadre du renforcement et de l’amélioration de la production du maïs en Guinée, le projet de développement agricole intégré de Guinée (PDAIG) a procédé au lancement de son ‘’sous-projet intégré maïs (PIM) à Siguiri, le samedi dernier, 17 juillet 2021. Et, à cette occasion, le PDAIG a procédé à la remise d’intrants agricoles à quinze (15) producteurs de maïs de Siguiri en guise d’encouragement dans la poursuite de la production du maïs dans cette partie de la Guinée. Cette remise s’est déroulée en présence du président de la chambre préfectorale d’agriculture et des représentants de la fédération des unions des producteurs de maïs de la Haute Guinée (FUPROMA/HG), rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

C’est le siège de la mairie de Siguiri qui a servi de cadre à la cérémonie de remise officielle de ces intrants agricoles aux producteurs de maïs de la préfecture. Et, pour le président de la chambre préfectorale d’agriculture de Siguiri, Sékou Gackou, ce don est un geste d’encouragement visant à inciter les producteurs de maïs à fournir plus d’efforts dans la culture du maïs.

Sékou Gackou, président de la chambre préfectorale d’agriculture de Siguiri

« Le projet de développement intégré de Guinée vient de nous offrir, à travers nos vaillant producteurs de la filière de maïs, de grands stocks d’intrants en vue du renforcement de leur capacité productive d’une part et d’autre part améliorer les productions et la productivité de la culture du maïs en Guinée. Cette initiative salvatrice découle des idées prônée par le professeur Alpha condé à travers les politiques et plans nationaux dont le PNDA, le PNDES. La filière maïs devient de nos jours une filière incontournable, parce que le maïs est la denrée la plus convoitée, tant au niveau des hommes qu’au niveau des volailles et autres animaux. Cela pour interpeller nos grands producteurs à multiplier d’effort ; car, de par ce geste, nous comprenons qu’ils sont parmi les vrais acteurs du monde agricole », a indiqué Sékou Gackou.

Le PDAIG est un projet financé par la Banque Mondiale. Il est en phase pilote ; et, pour ce premier temps, ce ne sont que quatre préfectures de Guinée qui sont concernées. Et, à en croire Bakary Touré, le coordinateur du sous-projet intégré maïs, une nouvelle variété de maïs d’une rentabilité de 8 à 10 tonnes à l’hectare sera expérimentée par les agriculteurs.

Bakari Touré, coordinateur du sous-projet intégré maïs

« Le projet de développement intégré de Guinée vous remercie de votre mobilisation massive pour accueillir ces intrants agricoles… C’est au vue du grand rôle que joue le maïs dans la lutte contre l’insécurité alimentaire qui menace notre pays, qu’un programme spécial fut créé, celui du programme intégré de maïs. Ce programme servira de phase dans quatre préfectures cibles dont Dinguiraye, Mandiana, Siguiri et Labé de par l’introduction d’une nouvelle variété améliorée appelée KABAMANO. Sa rentabilité est de 8 à 10 tonnes par hectares dans la mesure où tout le paquet technologique est utilisé », a expliqué Bakary Touré.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : les médecins jugés non coupables

19 juillet 2021 à 11 11 10 07107

C’est un ouf de soulagement pour les agents de santé poursuivis en justice suite au décès d’une femme enceinte à l’hôpital régional de Kankan. A l’issue de leur procès, la justice a conclu qu’ils ne sont pas coupables des faits d’homicide involontaire qui leur étaient reprochés. Le verdict est tombé ce lundi, 19 juillet 2021, au tribunal de première instance de Kankan, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après plusieurs semaines de détention à la prison civile de Kankan, Dr Mamady Souaré (médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan), Dr Fodé Kaba (médecin) et Fatoumata Camara (sage-femme), recouvrent leur liberté. Le tribunal de première instance de Kankan a estimé que les trois agents de santé ne sont pas responsables de la mort de Mariame Kandé, une femme enceinte de 12 semaines, qui est décédée le 16 mai 2021 à la maternité de l’hôpital régional de Kankan.

Seule la sage-femme a écopé d’une condamnation (moins lourde que celle qu’elle encourait) dans cette affaire. Le tribunal a requalifié les faits d’homicide involontaire en corruption pour lesquels elle était poursuivie en corruption (parce qu’elle avait réclamé un montant de 700.000 francs à la famille de Mariame Kandé comme frais des soins). Pour cela, elle a été condamnée à un an d’emprisonnement assorti de sursis et à un million de francs d’amende. Quant aux deux médecins, ils ont été tout simplement renvoyés des fins de poursuite pour délit non constitué.

Le décès de Mariame Kandé avait suscité une vive indignation en Guinée.  Ce qui avait amené le gouvernement à faire un communiqué pour annoncer la suspension du médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan et de la sage-femme qui s’occupait de la patiente, et leur mise à disposition de la police pour des fins d’enquête. Au terme de l’enquête préliminaire, Dr Mamady Souaré et Fatoumata Camara ont été inculpés pour homicide involontaire et placés sous mandat de dépôt à la prison civile de Kankan. Quelques plus tard, Dr Fodé Kaba, un autre médecin en service dans ce centre hospitalier a été également inculpé et placé en détention préventive.

Au cours de leur procès, les prévenus ont tous nié les faits mis à leur charge, assurant n’avoir aucune responsabilité dans le décès de cette femme enceinte. Mais le procureur de la République près le TPI de Kankan, Aly Touré, n’a pas été convaincu par leurs explications. Il avait demandé au tribunal de les retenir dans les liens de la prévention d’homicide involontaire et de condamner la sage-femme à 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis et à 5 millions de francs d’amende, et les médecins à 3 ans d’emprisonnement assorti de sursis et à 3 millions de francs d’amende.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Hawa Diallo abandonne son bébé à Dinguiraye : « j’ai eu peur d’aller avec lui chez mes parents »

19 juillet 2021 à 10 10 53 07537

Mariée et âgée d’une trentaine d’années, Hawa Diallo a tenté d’abandonner son bébé dans une concession dans le secteur Fougoah (relevant du quartier Kouroula, dans la commune urbaine de Dinguiraye). L’acte s’est produit hier, dimanche 18 juillet 2021, aux environs de midi. Arrêtée et envoyée à la police peu après son acte, la jeunes maman a dit avoir abandonné son bébé de deux semaines par peur de le ramener chez ses parents et chez son mari…

Hawa Diallo a clairement indiqué que son mari n’est pas le père de cet enfant (une fille). Et, pendant toute la période de sa grossesse, aucun membre de sa famille ne s’est rendu compte de son état. Elle n’était même pas avec ses parents et son mari durant cette période de sa vie. Elle se trouvait loin, très loin d’eux, dans une mine d’or à Siguiri. Et, quand elle a décidé de rentrer chez elle, elle a jugé utile d’abandonner son enfant dans une concession pour éviter d’être réprimandée par ses parents et son mari. C’est alors qu’elle est allée déposer son bébé dans la concession de monsieur Ibrahima Diakité, un maitre coranique. Mais, son plan n’a pas marché, elle a été très vite démasquée, arrêtée et mise à la disposition de la police.

« C’est aux environs de midi, pendant que j’étais à la boutique et que ma femme était à la cuisine que la jeune dame, Hawa Diallo, est entrée dans notre concession pour déposer son bébé à la rentrée de la concession avant de tenter de s’en fuir. Ma femme est sortie de la cuisine et a aperçu le bébé emballé pleurait. D’abord, elle avait cru que c’était notre bébé. Elle est venue voir et elle a compris que ce n’était pas le nôtre. Elle m’a appelé pour m’informer et j’ai  directement appelé la dame qui venait juste de me dépasser pour qu’elle revienne prendre son bébé. Mais, elle a nié, disant que ce n’est pas son bébé. Quand j’ai insisté, elle a sorti son téléphone et a appelé un motard qui est venu la prendre pour tenter de s’en fuir. C’est ainsi que j’ai appelé mon grand frère Moussa pour l’informer. Il a pris sa moto et  nous les avons poursuivis. Lorsque nous sommes arrivés à leur niveau, le motard s’est arrêté et elle est descendue de la moto. C’est là que nous l’avons prise et elle a finalement reconnu que c’est son enfant. Nous avons informé la police qui est venue la prendre pour l’envoyer au commissariat », a expliqué Ibrahima Diakité.

A la police, Hawa Diallo a reconnu les faits d’abandon d’enfant qu’on lui reproche et elle a expliqué les raisons qui lui ont conduit à tenter de se débarrasser de son pauvre enfant.

« Elle a laissé entendre qu’elle est mariée à Conakry par un homme de Pita pour lequel elle a fait deux enfants. Mais, depuis un an, elle est en séparation de corps avec ce dernier. C’est pourquoi, elle a quitté Conakry pour Siguiri chez sa marâtre. Et, c’est au cours de son séjour dans cette zone aurifère qu’elle a rencontré un orpailleur dont elle est tombée amoureuse. C’est ce dernier qui l’a enceinté ; et, lorsqu’elle lui a informé de sa grossesse, il a coupé tout contact avec elle. Cet orpailleur a déménagé et a même changé de numéro de téléphone. Ainsi, de peur que sa marâtre ne soit informée de son état, elle s’est cachée et est allée se réfugier dans une autre famille où elle est restée jusqu’à ce qu’elle ait accouché le 30 juin dernier. Elle a alors décidé de rentrer chez ses parents à Conakry. Mais, elle a décidé de se débarrasser de son enfant avant d’aller à Conakry. Elle a donc déplacé une moto jusqu’à Dinguiraye où elle a abandonné sa fille de deux semaines dans la concession du maitre coranique Ibrahima Diakité », a expliqué le commissaire central Souleymane Diakité.

À la police, Hawa Diallo a précisé avoir agi ainsi pour éviter d’être réprimandée ou au pire d’être rejetée par ses parents et son mari.

« Ce n’est pas dans l’intention de faire du mal au bébé. C’est la raison pour laquelle je l’ai emmenée dans une famille. Sinon, je pouvais le tuer ou le jeter en pleine brousse. Mais, c’est parce que j’ai peur d’aller avec le bébé chez mes parents et je ne veux pas que mon mari sache que j’ai fait un enfant là où j’étais… », s’est-elle défendue.

A noter qu’après son audition à la police, Hawa Diallo a finalement été déférée à la justice.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

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La justice pénale internationale et l’Afrique : la Guinée pour illustration

19 juillet 2021 à 10 10 10 07107
Dr. Thierno Souleymane Barry, professeur de droit et Avocat à la Cour

Libre Opinion : Comme le 17 juillet de chaque année, la Journée mondiale de la justice pénale internationale commémorant l’adoption du Statut de Rome portant création de la Cour Pénale Internationale (CPI) a été célébrée le samedi dernier, 17 juillet 2021. Dès ses débuts en 2002, un climat de tension, qui tend à s’estomper aujourd’hui, s’est instauré entre l’institution et l’Afrique, zone réceptacle de crimes entrant dans la compétence de la CPI. Ainsi, serait-t-il nécessaire de présenter l’institution et les potentialités qu’elle représente dans la lutte contre l’impunité dans ce continent, particulièrement dans notre pays, la Guinée.

La CPI : une juridiction pénale internationale permanente

Tirant les leçons des tribunaux pénaux internationaux ponctuels, limités dans l’espace et le temps et fonctionnant sur la base de leur primauté et les difficultés qu’elle génère, les plénipotentiaires des Etats ont adopté le Statut de Rome le 17 juillet 1998. La CPI est l’unique juridiction pénale permanente de l’histoire de l’humanité. Elle est née des expériences des Tribunaux militaires internationaux de Nuremberg et de Tokyo crées le lendemain de la Deuxième guerre mondiale et des Tribunaux pénaux internationaux du Rwanda et de l’Ex-Yougoslavie et surtout des efforts des universitaires, des Ongs et de certains Etats progressistes. Elle est chargée de juger les crimes les plus graves affectant l’humanité : crimes contre l’humanité, crimes de guerre, crime de génocide et crime d’agression. Organisation internationale fondée sur un traité, les Etats y adhèrent volontairement.

Les potentialités offertes par la CPI dans la lutte contre l’impunité en Afrique

Puisqu’au départ, la plupart des affaires pendantes devant la CPI concernaient l’Afrique, plusieurs voies se sont élevées pour suspecter l’institution d’être seulement dirigée pour réprimer les responsables africains. On a en mémoire la prise de position de l’Union africaine encourageant les Etats africains à dénoncer le Statut de Rome et sortir de l’institution. Cependant, en dépit de son imperfection, avec la diversification des affaires de la CPI touchant d’autres zones du globe et les récents développements dans les affaires concernant le Congo et la Côté d’Ivoire, on se rend compte qu’il s’agit bel et bien d’une institution pénale internationale jugeant à charge et à décharge les crimes internationaux, peu importe la nationalité de ses auteurs. Pour ne pas avoir à faire avec la CPI, il suffit simplement de se garder de commettre les crimes entrant dans sa compétence et lorsque ces crimes sont commis dans le sol d’un Etat africain, qu’ils ne sombrent dans l’impunité. 

La justice pénale internationale et Guinée

La Guinée est partie au Statut de Rome depuis le 14 juillet 2003. Les crimes perpétrés le 28 septembre 2009 sont qualifiés de crimes contre l’humanité et entrent dans la compétence de la CPI qui a placé l’affaire sous examen préliminaire en phase 3 (recevabilité). Après instruction et épuisement des voies de recours, le pool des juges d’instruction du Tribunal de Première Instance de Dixinn a renvoyé l’affaire pour être jugée depuis 2017. La responsabilité de juger appartient à la justice guinéenne et à défaut, la CPI demeure compétente. En termes simples, au vu des lenteurs de procédure, nécessaires au début mais inexplicables aujourd’hui, le risque est grand de voir ce dossier devant la juridiction pénale internationale compétente, la CPI. Faudrait-t-il alors, accuser la CPI d’ingérence ou de reconnaitre le manque de volonté du pays à faire face à ses obligations librement consentis en vertu du Statut de Rome ?

Pour terminer, la CPI a encore des beaux jours devant elle tant et aussi longtemps que les crimes graves vont continuer à se perpétrer en toute impunité. Des mécanismes juridictionnels nationaux efficaces réprimant ces derniers dans le cadre du principe de la complémentarité inscrit aux articles 1 et 17 du Statut de Rome donnant priorité aux juridictions nationales constituent le salut.

-Juris Guineensis No 9.                                                            Conakry, le 17 juillet 2021

Dr Thierno Souleymane BARRY,

Docteur en droit, Université Laval/Université de Sherbrooke (Canada)

Professeur de droit, Consultant et Avocat à la Cour

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SMD/NORDGOLD POURSUIT ES ACTIONS EN FAVEUR DE LA COMMUNAUTE

19 juillet 2021 à 8 08 19 07197

La Société Minière de Dinguiraye SMD, filiale du groupe Nordgold, un des acteurs miniers du pays, s’investit dans l’amélioration des conditions de vie des communautés environnantes.

A ce titre, elle a effectué encore des dons et assistances sur fonds propres pendant ces six premiers mois de l’année 2021 et s’est projetée pour le reste de l’année à travers son planning annuel pour un montant global de HUIT MILLIARDS SEPT CENT QUATRE VINGT DIX SEPT MILLIONS SEPT CENT QUATRE MILLES SEPT CENT QUATRE VINGT SEIZE FRANCS GUINEENS (8,797,704,796 GNF).

A mi-parcours, de Janvier à Juin 2021, cinq milliards cent vingt-cinq millions quatre cent vingt-neuf mille neuf cent vingt-six francs guinéens (5,125,429,926 GNF) ont déjà été investi en faveur de la communauté dans les domaines ci-après :

  1. Développement des infrastructures sociales de base : 1,018,130,000 GNF 

Dix forages, rénovation d’un bâtiment du collège de Léro, électrification du centre de santé amélioré de Siguirini.

  • Formation et renforcement des capacités :

L’éducation de la jeune est le moteur du développement aujourd’hui. L’appui de ce secteur permet plus tard d’avoir de la main d’œuvre qualifiée qui favorise la promotion du contenu local. La SMD investit 229,750,000 GNF pour atteindre cet objectif en faveur des communautés. En plus de la construction d’un Lycée moderne d’excellence à Léro (R+2) l’année dernière pour plus de 2 milliards GNF, la SMD compte construire cette année une école professionnelle des Métiers dans la sous-préfecture de Siguirini pour environs 2 milliards GNF.     

  • Gestion du programme, Sponsoring et Mécénat : 527,250,000 GNF 

Les assistances en terme d’accompagnement et de la valorisation des mœurs et coutumes de la communauté riveraine et des activités juvéniles ne sont pas en marge de la vision de la SMD.

  • La compensation des domaines agricoles : 3,350,299,926 GNF 

En six mois d’activités, la SMD a déboursé ce montant dans le cadre des compensations des terres touchées par ses opérations.

  • Projets planifiés et en cours   

De Juillet à Décembre 2021, ces derniers mois seront consacrés à la construction de l’école professionnelle des métiers pour la communauté de Baraka pour 200 000 USD et le siège de la Gendarmerie de Siguirini pour 250 millions GNF.

Le chantier de la construction du siège de la gendarmerie à Siguirini dans la préfecture de Siguiri avancement et sera bientôt disponible pour les bénéficiaires.

Du Coté de Dinguiraye, l’Ecole Primaire de Mamoudouya dans Diatifère qui a été récemment endommagée par une tornade sera bientôt rénovée par la SMD pour la rentrée scolaire prochaine.

La SMD/NORDGOLD au service de la communauté locale

COMMUNICATION EXTERNE SMD

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Maison centrale de Conakry : 3 complices présumés de l’évasion de Mohamed Sidy arrêtés

19 juillet 2021 à 8 08 12 07127

Une évasion assez curieuse a eu lieu dans la nuit du samedi au dimanche 18 juillet 2021, à la Maison centrale de Conakry. Mohamed Sidy Diallo, présenté comme étant le cerveau du kidnapping de l’opérateur économique Thierno Mamadou Dansoko, a réussi à s’enfuir de la grande prison de Guinée. Plusieurs personnes, soupçonnées être ses complices ont été interpellées, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Mohamed Sidy Diallo

Selon nos informations, Mohamed Sidy Diallo réussit à s’évader de la Maison centrale de Conakry, un endroit pourtant très sécurisé. Son absence a été constatée dimanche matin, alors qu’il avait répondu à l’appel lors du contrôle effectué en début de soirée du samedi. Une évasion qui laisse beaucoup d’interrogations et des soupçons de complicité, surtout que rien n’a été cassé pour lui permettre de sortir.

Et trois responsables de la prison : le régisseur adjoint, le gardien principal, le gardien chef adjoint, plus un agent de la garde pénitentiaire ont été identifiés comme étant ses complices présumés. Les trois premiers ont été interpellés et le dernier, lui, est pour l’heure introuvable, a-t-on appris. Selon le Contrôleur général Boubacar Kassé, porte-parole de la police nationale, les personnes interpellées seront présentées au directeur central de la police judiciaire, ce lundi 19 juillet.

Mohamed Sidy Diallo était détenu depuis avril 2021 à la Maison centrale de Conakry. Il est poursuivi pour terrorisme, enlèvement, séquestration, demande de rançon, association de malfaiteurs, vol aggravé, détention et usage d’armes de guerre.

A suivre !

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Tabaski 2021 à Kankan : les ateliers de coutures pris d’assaut

18 juillet 2021 à 20 08 40 07407

À quelques heures de la fête de l’Aïd al-Adha ou l’Aïd el-Kebir, appelée Tabaski, les ateliers de couture grouillent de monde. Malgré la crise sanitaire doublée de la crise économique, les fidèles musulmans veulent paraître beaux dans leurs nouvelles tenues de fête ; et, pour cela, les ateliers de coutures travaillent actuellement jusque tard la nuit pour satisfaire les clients, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan. 

La fête de Tabaski est la plus grande fête de la communauté musulmane. Et, contrairement à l’Aïd el-fitr (la fête de Ramadan, appelée la petite fête), un engouement de taille entoure la « fête du sacrifice ». Malgré les restrictions gouvernementales liées à la pandémie de Coronavirus, les citoyens prennent d’assaut les différents ateliers de couture. C’est le cas de Mariame Keïta, propriétaire d’un atelier au rond-point Komarala Loisir.

« Chez nous ici, vraiment, ça marche, on ne chôme pas. Cette année d’ailleurs, on reçoit beaucoup  plus de clients que l’année dernière au même moment. Nous avons beaucoup d’habits jusqu’à présent non encore cousus. Regardez derrière moi, ce ne sont que des habits. En plus de ça, j’ai moi-même cousu des habits à vendre. Il y a une parfaite entente entre mes clients et moi », a indiqué la couturière.

Également, à l’atelier de couture de Mamoudou Barry, on s’efforce au maximum pour terminer les habits des clients. Mais, il admet que ce n’est plus évident de rendre à tous leurs habits. « On a tellement reçu de clients que je ne crois pas pouvoir coudre tous les habits. Les gens aussi ne viennent pas tôt. Le plus souvent, ils attendent à trois jours de la fête pour venir ; mais, dans une telle situation, moi, j’ai toujours dit la vérité. Si je ne peux pas faire, je leur dis cela au lieu de donner un faux rendez-vous », a précisé maître Barry.

Rencontrée dans un atelier de couture au quartier Briqueterie, Mademoiselle Gnalén Camara n’a pas encore réussi à faire coudre ses habits de fête. On lui a dit qu’il n’y a plus de place ; mais, elle veut plaider. « Ce sont mes clients, ils savent bien coudre mes habits. Je suis arrivée en retard. Ils m’ont dit qu’ils ont beaucoup d’habits à coudre. Moi-même, j’ai vu cela. Mais, je vais plaider… » a-t-elle laissé entendre.

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, la Mamaya de Kankan a été annulée cette année à la dernière minute. Cette décision de la notabilité est motivée par le respect des mesures barrières. Tout de même, elle est contestée à Kankan par bon nombre de citoyens, notamment les femmes qui avaient fini de coudre les tenues de la Mamaya.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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