Conakry : les plaintes des parents d’élèves à quelques jours de l’ouverture des classes

15 septembre 2019 à 9 09 49 09499

Au compte de l’année scolaire 2019/2020, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation prévoit l’ouverture des classes pour le jeudi, 03 octobre prochain. A quelques jours de cette date, de nombreux parents d’élèves de Conakry se plaignent de la conjoncture économique et redoutent une rentrée morose à cause de la cherté de la vie. Interrogés par un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier vendredi, 13 octobre 2019, certains de ces parents d’élèves disent ne plus savoir à quel saint se vouer.

On est à moins de trois (3) semaines de l’ouverture des classes. Les parents d’élèves doivent faire face aux dépenses liées aux fournitures scolaires et autres frais d’écolage de leurs enfants. Avec les difficultés du moment, les plaintes ne manquent pas chez bon nombre d’entre eux.

Amara Lamine Sylla, parent d’élèves domicilié à Dixinn

C’est le cas d’Amara Lamine Sylla, parent d’élèves domicilié à Dixinn, qui estime que l’ouverture des classes ne sera pas facile cette année encore. « J’ai des enfants qui fréquentent l’école depuis cinq (5) ans. Les préparatifs vont bon train malgré la conjoncture actuelle. Particulièrement, cette année la rentrée scolaire est très difficile. Cette rentrée n’est pas favorable pour certains. Parce que si vous prenez le mode de vie des guinéens, la plupart n’ont pas les moyens. C’est pourquoi, beaucoup profitent pour envoyer leurs enfants dans les écoles publiques au détriment des écoles privées », soutient-il.

Par ailleurs, Amara Lamine Sylla a regretté l’augmentation des prix sur le marché suite à l’annonce de la date de l’ouverture des classes. « Aujourd’hui, on constate que tous les prix ont grimpé. Ici, dès qu’on annonce la rentrée scolaire, les commerçants, et tous ceux qui vendent les fournitures scolaires profitent de ça pour faire grimper les prix de ces fournitures. La rentrée est prévue le 3 octobre 2019. Mais avec cette situation, quelque soit le temps qu’on donnera aux parents d’élèves pour l’ouverture des classes, certains se trouveront toujours en manque de moyens pour avoir les fournitures scolaires des enfants ».

En outre, Amara Lamine Sylla a dénoncé le mauvais état dans lequel se trouvent certaines écoles publiques de Conakry. « Par manque d’entretien, on constate que bon nombre d’écoles ne sont pas prêtes pour la rentrée scolaire. Si vous sillonnez certaines écoles à Conakry seulement, sans parler de celles qui sont à l’intérieur du pays, vous allez trouver que certains établissements n’ont jusqu’à présent pas encore fait leur toilette… Or, à deux semaines avant la rentrée, tout devrait être prêt. Mais vous allez constater, la rentrée va se faire, mais ça serait une rentrée très moche », soutient-il.

Aboubacar Touré, Animateur Culturel,
Aboubacar Touré, Animateur Culturel

Même son de cloche chez Aboubacar Touré, Animateur Culturel, rencontré également à Dixinn. Ce parent d’élèves ne cache pas son amertume face à la conjoncture actuelle. « En tant que parent d’élèves, je me prépare petit-à-petit. Mais, le problème est que les circonstances actuelles sont économiquement dures. Nous venons à peine de sortir de la saison des pluies. Les activités ne marchent pas comme ça. Pourtant, l’achat des fournitures scolaires des enfants demande une énorme dépense. Maintenant, si dans vos activités, ça ne marche pas bien, cela crée des problèmes énormes à nous parents d’élèves. Pourtant, c’est un devoir pour nous de chercher les fournitures et d’amener les enfants à l’école. Qu’à cela ne tienne, on se prépare petit-à-petit pour mobiliser les moyens afin de payer les fournitures. Mais, j’avoue que ce n’est pas du tout facile », se désole monsieur Touré.

Alhassane Soumah, parent d’élève résidant à Coléah cité

Pour Alhassane Soumah, parent d’élève résidant à Coléah cité, dans la commune de Matam, la conjoncture actuelle est compliquée, mais les parents d’élèves n’ont pas le choix. « Je suis allé au marché de Madina pour acheter les fournitures pour mes frères. J’ai trouvé que le prix des sacs et les prix des cahiers ont monté. Un petit sac, on me dit 180 000 francs guinéens ; un paquet de cahier de 100 pages, à 25 000 francs guinéens. Ça, c’est vraiment cher. Mais en tant que parent d’élèves, on ne peut rien, on n’a pas le choix. Certains même vont s’endetter dans les banques pour acheter les fournitures scolaires. Honnêtement c’est dur, mais en tant que parent d’élève, on gère ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Mali : l’effondrement d’un pont en liane fait un mort à Doghel Sigon

14 septembre 2019 à 16 04 51 09519

L’accident s’est produit le mercredi, 11 septembre 2019, dans le secteur de Dougou Woulen, relevant de la sous-préfecture de Doghel Sigon, dans la préfecture de Mali. La victime est un père de famille d’une cinquantaine d’années, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants basés à Labé.

Selon Amadou Oury Moussa Diallo, le maire de la commune rurale de Doghel Sigon, « le drame s’est produit au moment où plusieurs citoyens étaient sur les lieux pour réparer un pont en liane qui relie Dougou Woulen aux autres districts. C’est ainsi que ce pont a cédé, emportant sept personnes. Les six ont réussi à se tirer d’affaire, mais la septième personne s’est noyée. C’est après plusieurs heures de recherche que le corps de la victime Mamadou Saliou Sow a été repêché le jeudi, 12 septembre 2019 », a-t-il expliqué.

L’autorité locale ajoute que la victime était cultivateur, âgé de 52 ans. « Après l’autopsie des médecins et le constat des services de sécurité, le corps de la victime a été remis à sa famille pour procéder à l’inhumation », indique le maire de Doghel Sigon.

Plusieurs villages de la région de Labé souffrent d’un manque criard d’infrastructures de base, notamment d’ouvrages de franchissement. Beaucoup de citoyens sont obligés de confectionner des ponts en liane qu’ils placent au-dessus des cours d’eau afin de pouvoir les traverser. Ce qui les expose à d’énormes risques de noyade.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Inquiétude à Kindia : le trou béant refait surface sur le pont Takhou, au centre-ville

14 septembre 2019 à 15 03 25 09259

Le mauvais état des routes et des ouvrages de franchissement de notre pays rend la vie impossible à nos compatriotes. Un trou béant a refait surface sur le pont Takhou, en face de la station Total, au quartier Yéwolé, dans la commune urbaine de Kindia. Une situation qui inquiète de nombreux citoyens de la cité des agrumes, impuissants face à cet état de fait, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce trou béant au cœur de la ville de Kindia, non loin de la gare routière, crée l’inquiétude chez les usagers de la route et relance le débat sur l’entretien des infrastructures. Il avait été plusieurs fois colmaté par les autorités locales, notamment sous le « règne » de l’ancien président de la délégation spéciale, Abdoulaye Bah.

Alassane Camara, chauffeur de taxi

Aujourd’hui, rien n’est entrepris pour faire face à danger qui guette les populations, livrées à elles-mêmes. Selon Alassane Camara, chauffeur de taxi, « ce trou représente un véritable danger pour tout le monde sur ce pont, les citoyens tout comme les conducteurs des engins roulants. Regardez ça, si un étranger surprend ce trou, ça lui fera mal. Car il n y a même pas de panneau ou quoi que ce soit pour signaler son existence aujourd’hui ! La partie peut provoquer des accidents graves et autre chose. Si rien n’est fait pour ce pont, ça sera grave».

Mohamed Lamine Konaté, un autre citoyen de Kindia

Selon Mohamed Lamine Konaté, un autre citoyen de Kindia, «cette brèche n’est pas à sa première parution à ce lieu très fréquenté. Mais, moi j’accuse les autorités. Donc, nous sommes complètement troublés pas la présence de ce trou au pont Takhou. Parce qu’ici, c’est sur la route nationale où tout le monde passe. Donc, les dirigeants doivent comprendre ça », prévient-il.

Billo Bah, conducteur de mototaxi

Pour Billo Bah, conducteur de mototaxi dans la commune urbaine de Kindia, c’est le résultat du mauvais travail qui explique cette situation. « Vraiment, le trou-là nous fatigue ici. Chaque fois, quand il refait surface, ils viennent faire du faux en mettant le sable ou le gravier. Un moment après, le trou revient avec force car le travail est toujours mal fait. Il provoque même des embouteillages de fois puisque le passage des engins lourds pose trop de problèmes », a-t-il dit.

En attendant qu’une solution définitive soit trouvée, les citoyens de Kindia continuent à garder leur mal en patience.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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TPI de Dixinn : quand la restitution des engins sous scellés pose problème

14 septembre 2019 à 12 12 15 09159

Les tribunaux de première instance de Conakry sont souvent remplis d’engins usés, mis sous scellés pour diverses raisons. Ces engins inondent les tribunaux et donnent une vilaine image des lieux, notamment à Dixinn et à Mafanco. Pour parler de la gestion de ces engins, un reporter de Guineematin.com a rencontré hier vendredi, 13 septembre 2019, maître Mohamed Fantagbé Diakité, le greffier en chef auprès du Tribunal de Première Instance de Dixinn.

De nombreux véhicules en mauvais état, mis sous scellés, inondent l’enceinte de la cour du tribunal de Dixinn. Même la petite salle d’audience n’est pas épargnée par cet état de fait avec de nombreuses motos qui y sont amoncelées. On peut également y voir des groupes électrogènes, des armes blanches et autres. Ce qui donne une mauvaise image des lieux.

Maître Mohamed Fantagbe Diakité, greffier en chef du TPI de Dixinn

Selon le greffier en chef, maître Mohamed Fantagbe Diakité, plusieurs raisons expliquent la présence envahissante de ces engins au tribunal. « Vous savez, si les personnes supposées être propriétaires ne viennent pas réclamer, on ne peut pas restituer. Quand la procédure finit et la décision dit de restituer ce qui est gardé, on les restitue. La dernière fois, c’était un douanier qui avait été victime de vol d’un écran de télévision plasma. L’écran était là après la décision. On lui a demandé de l’amener avec lui en attendant que le procès finisse parce qu’on n’a pas où garder. Il a dit non. Comme c’est gâté, il faut que ça soit payé. On était obligé de garder. Après la procédure, on le lui a restitué. Mais, d’autres ne viennent pas. Il y a des engins qui ont fait plus de 10 ans ici. La procédure est finie, personne n’est venu prendre. Pour d’autres, on ne peut même plus retrouver les dossiers tellement que ça a pris du temps. Nous-mêmes, on est encombré avec cela. Déjà, la salle d’audience est envahie par les motos parce qu’on n’a pas où les placer. Et ce n’est même pas les motos seulement : on a des véhicules, des couteaux, des fusils, des groupes électrogènes et même des téléviseurs. Mais, il faut que la partie civile vienne demander la restitution, parce que ce n’est pas à celui qui est condamné on doit remettre les objets qu’il a volés. S’il n y a pas de suite on a des problèmes à s’en débarrasser. C’est pour cela qu’on a tout ceci ici », a expliqué le greffier.

Par ailleurs, maître Mohamed Fantagbé Diakité a fait savoir que certains de ces objets sous scellés appartiennent à des malfaiteurs. Ce qui fait qu’ils sont confisqués au profit de l’Etat. « Si la procédure doit prendre du temps, on les revend et le montant est consigné. Apres la décision, on le remet à qui de droit parce que quand les engins restent comme ça, ils vont se détériorer avant que le procès n’arrive a terme parce que dès fois les dossiers viennent ici, ils vont à la Cour d’Appel et à la Cour Suprême. C’est ce qui fait qu’avant la fin de la procédure, il va se trouver que les engins se sont détériorés et n’ont plus la même valeur. Mais, au moment où ça vient, si la procédure doit être rallongée, ils revendent. Si c’est de restituer, le montant est restitué au propriétaire. Mais quelquefois, il y a des engins, c’est les malfaiteurs qui les utilisent et la loi dit que si le malfaiteur l’utilise pour aller commettre un crime, si l’engin lui appartient, on le confisque au profit de l’Etat. Mais si l’engin a été volé, il faut que la victime vienne prouver effectivement que ça lui appartient, qu’il n’est pas complice, s’il a été auparavant pour déclarer le vol de son engin avant même que les malfaiteurs ne commettent de crime avec ».

En ce qui concerne les malfaiteurs qui utilisent leurs propres engins pour commettre des délits ou crimes, notre interlocuteur a fait savoir que ces dossiers sont gérés par un autre service du ministère qui vient les récupérer.

En outre, maître Mohamed Fantagbé Diakité a indiqué qu’un service a été mis en place pour les aider à mieux gérer les scellés, mais qui n’est pas totalement fonctionnel. « Il y a déjà un service chargé des scellés. Mais là, on a des problèmes parce que le service qui doit se charger de gérer les scellés n’est pas totalement fonctionnel pour le moment. Il y a de ces engins qui sont sous scellés, la procédure continue. Si par exemple, c’est des dossiers criminels, il faut que ça parte au cabinet d’instruction. C’est quand toute la procédure finit là-bas, après ça vient au jugement. Donc, le temps que ça finisse, les gens disent qu’on ne leur restitue pas alors que c’est la procédure qui n’est pas terminée. Il y a dernièrement une équipe du ministère qui doit se charger de récupérer les engins et voir comment les magasins des scellés sont gérés afin d’essayer de décongestionner un peu. Bon, c’est un peu lent, mais nous de notre côté, on fait le nécessaire pour que quand il y a la décision, que les parties viennent récupérer parce que ça nous permet d’avoir un peu d’espace ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224 623 53 25 04

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Kindia : des citoyens dénoncent les coupures d’EDG

14 septembre 2019 à 12 12 01 09019
Mohamed Fofana, citoyen de Khaliakhori

La direction régionale d’Electricité De Guinée (EDG) de Kindia est accusée par de nombreux citoyens d’avoir été coupés injustement du réseau de distribution du courant. La colère monte et les citoyens ne savent pas à quel saint se vouer. Les mis en cause parlent d’incompréhension et accusent certaines employées de l’entreprise de négligence, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Chaque année, les clients branchés sur le réseau EDG de Kindia subissent des coupures du courant par les agents de la société. Alors que les agents invoquent des impayés pour justifier les coupures, les victimes disent avoir toutes les preuves d’avoir payé leurs factures. La cacophonie s’installe entre les deux camps.

Selon nos informations, c’est sans avertissement ni préavis que les chefs de lignes, accompagnés des stagiaires du service, grimpent sur les poteaux des quartiers pour déconnecter les citoyens, en coupant les fils électriques. Une situation qui déconcerte de nombreux clients qui jurent la main sur le palpitant ne rien devoir à EDG.

C’est le cas de Saïkou Yaya Baldé, citoyen de Solia, rencontré au siège d’EDG. « Je suis très déçu d’EDG. On fait du tort à la population dans le mensonge. C’est leur manière d’escroquer les gens. Je me demande pourquoi le guinéen n’est intelligent que s’il s’agit de faire du mal à son prochain. Moi, ils m’ont coupé en disant que j’ai 7 mois d’arriérées. J’ai pris tout mon temps pour vérifier les factures que j’ai à la maison. Heureusement que j’ai retrouvé 6 factures sur 7. Si je ne les avais pas trouvés, j’allais forcement payer le montant qu’ils ont demandé. La 7ème facture, c’est par ce que je ne l’avais pas reçu. Moi dès qu’ils envoient une facture, je viens directement pour payer. C’est une autre stratégie pour escroquer nous les citoyens », a-t-il dénoncé.

Selon un autre père de famille du quartier Féréfou, il est victime de cet acte il y a de cela plus de 3ans. « Ce n’est pas la première fois qu’EDG coupe les pauvres familles sur le mensonge. Chez nous ici, ça fait plus de 3 fois par an qu’on vit de cette situation inventée par EDG. A chaque fois qu’on nous débranche et qu’on vérifie au bureau, on a toujours eu raison. Malgré cette erreur d’EDG, ils nous demandent encore de payer 20 000 FG pour la remise. Ce n’est même pas une erreur, c’est du vol. EDG est en train de voler les citoyens, surtout les gens qui ne gardent pas les anciennes factures. C’est honteux pour nous », s’indigne Abdoulaye Camara.

Même son de cloche chez Madame Bangoura née Fatoumata Sylla. « Ils sont venus grimper le poteau sans demander, ni préavis. Je les ai suppliés de laisser notre fil pour que mon mari, à son retour, passe vérifier au bureau pour connaitre ce qui ne va pas, mais ils m’ont refoulé. Quad monsieur Bangoura est venu, il est allé trouver qu’on ne doit rien à EDG. Pourquoi chaque fois c’est la même chose ? Qu’est-ce qu’ils font avec cet argent ? On ne comprend rien. Tu payes la facture, quelques temps après, on vient te plonger dans le noir parce que leur poche est vide. Dieu va punir les voleurs là un jour ».

C’est le même drame que vit Mohamed Fofana, du quartier Khaliakhory, dans la sous- préfecture de Damakania. « C’est hier jeudi 12 septembre qu’ils nous ont coupé. Aujourd’hui, je suis venu avec mes factures pour que je sois rebranché. C’est les caissières-là qui sont en train de bouffer l’argent des gens. Elles ne savent même pas pourquoi elles sont là. L’Etat doit les dégommer. Elles ont trop fatigué la population ».

Madame Bangoura Fatoumata Oularé

Interrogée par le reporter de Guineematin.com sur cette défaillance, Fatoumata Oularé, la responsable commerciale d’EDG Kindia, pointe un doigt accusateur sur ses employées. « Quand les caissières font l’encaissement, elles donnent les reçus aux clients, l’autre reçu reste dans le carnet pour l’archive. Donc, s’il y a le problème, c’est par rapport à l’enregistrement au niveau de mes dames qui sont en bas. Si elles oublient d’enregistrer les reçus, il y aura forcément des défaillances. C’est pourquoi dans le registre, tu trouves que le client n’a pas payé, mais si tu le coupes, tu trouveras que le client a le reçu sur le terrain. C’est parce que les dames du litige n’enregistrent pas dans les carnets. Mais, si cela arrive aux clients, qu’ils viennent au bureau, nous allons les rétablir dans leurs droits sans problèmes. Donc, je demanderais aux clients de Kindia, celui qui ne reçoit pas la facture ou celui qu’on coupe et qui a la facture, de venir à l’agence, pour régler la situation », a-t-elle laissé entendre.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Guinée : des équipements informatiques et du matériel roulant pour le ministère du plan

14 septembre 2019 à 9 09 10 09109

Dans le cadre du suivi et évaluation des projets et programmes, un lot d’équipements informatiques et de matériels roulants a été octroyé au ministère du Plan et du Développement Economique. Ces équipements ont été achetés grâce à un financement de la Banque Africaine de Développement (BAD), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et du Budget National de Développement (BND). La remise officielle a eu lieu ce vendredi, 13 septembre 2019, dans la cour du Palais des Nations de Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont en tout 25 véhicules, 130 ordinateurs portables, 27 imprimantes, 32 tablettes, 27 scanners, 27 routeurs et 13 clés USB qui ont été remis au ministère du Plan et du Développement Economique. Ces équipements, destinés à certaines directions du département, viennent en appui à l’élaboration des schémas régionaux d’aménagement et de développement, et visent à soutenir et accompagner les services de la direction des investissements.

Léandre Bassolé, représentant-résidant de la BAD en Guinée

« Quand les bailleurs s’entendent et se mettent ensemble pour accompagner un pays, ça donne ce type de résultats. Donc, notre coopération et notre partenariat : PNUD-BAD, est le reflet de la volonté de madame la ministre du Plan et du Développement Economique à soutenir les bailleurs, pour qu’ils se mettent ensemble pour qu’il y ait une synergie de force et que chaque bailleur, avec son avantage comparatif, puisse jouer la plénitude de ses responsabilités qui est d’accompagner durablement les pays que nous soutenons », a déclaré Léandre Bassolé, représentant-résidant de la BAD en Guinée, à l’occasion de la cérémonie de remise de ces équipements.

Luc Jeol Gregoire, représentant résidant du PNUD en Guinée

Abondant dans le même sens, Luc Jeol Gregoire, représentant résidant du PNUD en Guinée, a salué « un acte concret majeur relatif à l’appui à deux chantiers phares initiés sous l’égide du ministère du Plan et du Développement Economique, en l’occurrence la préparation des schémas directeurs régionaux d’aménagement et de développement durable, et l’opérationnalisation de la plateforme de gestion des investissements publics ».

Hadja Mama Kanny Diallo, ministre du Plan et du Développement Economique

Pour sa part, la ministre du Plan et du Développement Economique, Hadja Mama Kanny Diallo, a exprimé sa joie par rapport à l’obtention de ces équipements. « Je ne peux que dire ma satisfaction pour mes collaborateurs. Parce que vous savez que qui dit bon travail, dit équipements. Ça me réjouit de savoir que mes collaborateurs auront les outils nécessaires pour faire le travail et du bon travail. Et, l’accompagnement des partenaires, ça n’est qu’une étape.

Vous savez depuis le début, comment on a été accompagné dans l’élaboration du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) par nos partenaires, dont le PNUD, la BAD, la BADEA, la Banque Mondiale et la BID. Et pour montrer aux partenaires qu’au niveau interne on prend des dispositions aussi, s’assurer qu’on réalise nos objectifs, nous avons pu mobiliser au niveau du BND, suffisamment de ressources pour l’achat de 15 véhicules », a dit la ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Galère avec GUPOL : à la rencontre de Bah Oury, le « sauveur » des bacheliers

13 septembre 2019 à 18 06 59 09599

Depuis quelques jours,  les bacheliers ont entamé le processus d’enregistrement sur la plateforme GUPOL dans le cadre des orientations dans les institutions d’enseignement supérieur public de Guinée. Mais, nombre d’entre eux rencontrent aujourd’hui des difficultés à s’enregistrer. Pour faciliter la tâche à ces centaines de jeunes en difficultés, Mamadou Oury Bah, membre du Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile, a décidé de voler à leur secours depuis le quartier Koloma, dans la commune de Ratoma.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, 13 septembre 2019, Mamadou Oury Bah a dit qu’il offre gratuitement ses services à tout bachelier en difficultés et qui sollicite un coup de main. Selon lui, plus de 230 bacheliers ont déjà été assistés gratuitement, des comptés ont été créés en leurs noms, ils ont pu s’inscrire sans coup férir.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous a poussé à engager cette démarche qui vise à aider ces bacheliers à s’inscrire sur la plateforme GUPOL ?

Mamadou Oury Bah : ce qui nous a poussés, c’est les cris de cœur de certains étudiants sur les réseaux sociaux qui n’arrivaient pas à créer leurs comptes pour accéder à la plateforme. On a jugé nécessaire de leur venir en aide en lançant un SOS, de l’aide à l’orientation des étudiants gratuitement. 

Guineematin : depuis quand avez-vous commencé cette action en faveur des bacheliers et combien  ont été orientés par vos soins ?

Mamadou Oury Bah : j’ai commencé à le faire depuis le 07 septembre dernier. De ce jour à la date d’aujourd’hui, nous avons pu orienter gratuitement et de façon directe, avec contact physique, 234 étudiants. De façon indirecte avec les réseaux sociaux, VIBER, IMO, WathsApp, Messenger, nous avons touché plus d’une centaine qui avaient des sérieux problèmes ; et les témoignages le prouvent sur les réseaux sociaux. 

Guineematin.com : qu’est-ce qui fait que vous faites ça gratuitement alors que vous avez la possibilité de faire payer ces jeunes ?

Mamadou Oury Bah : le travail d’un leader, c’est le leadership. Pour moi, le bonheur se trouve en aidant les autres. Mais, c’est aussi interpeller le ministère de l’Enseignement Supérieur pour leur faire comprendre que les élèves, les étudiants ne maitrisent  pas l’outil informatique et éventuellement dans les prochaines années, de multiplier les centres d’orientation.

Pour l’instant, il y a un seul centre. Normalement, ça devrait se faire au siège du parlement des jeunes leaders de la société civile, mais faute de moyens logistiques que ça soit le wifi et autres, nous avons jugé nécessaire  de le faire dans les écoles là où nous avons des bureaux et j’avoue que tous les étudiants qui sont passés par là se sont retournés avec un sourire. Et cela nous donne la force de contunier. 

Guineematin: quels sont les problèmes que vous rencontrez depuis que vous avez commencé à aider ces jeunes bacheliers ?

Mamadou Oury Bah : c’est un seul problème qu’on a eu à rencontrer. Il y a un jeune qui était effectivement admis sur les bases de données, mais qui n’avait pas de nom. Il n’avait que le prénom alors que la plateforme est conçue avec de champs obligatoires à remplir. Autrement dit que c’est obligatoire de remplir le nom et le prénom su ce champ. On ne savait pas quel nom donné à l’étudiant.

On avait essayé avec le nom BALDE, mais automatiquement la plateforme nous indique que ces enregistrements n’étaient pas disponibles car il était enregistré avec le prénom  seulement. Finalement, on lui a dit d’aller vers ministère pour qu’on puisse régler son cas.

Guineematin.com : cela veut dire que vous avez réussi à satisfaire tout le monde ?

Mamadou Oury Bah : nous avons réussi à satisfaire tout le monde dans le cadre général, que ça soit en contact physique ou de façons indirecte sur les réseaux sociaux. 

Guineematin: quel est votre mot de la fin ?

Mamadou Oury Bah : c’est juste appeler le ministère de multiplier les  centres d’orientation, c’est-à-dire les lieux publics pour faire un centre. Moi j’ai reçu un étudiant venu de N’zérékoré pour récupérer son diplôme. C’est des choses  qui devraient se faire dans la région administrative. Chaque région devrait avoir une direction où on pouvait retirer ses attestations sans problèmes. 

Entretien réalisé par Aissatou Sow pour Guineematin.com 

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Kindia : les travaux de réglementation des foyers et centre de mémorisation du saint Coran lancés

13 septembre 2019 à 16 04 16 09169

Après la phase de recensement des foyers coraniques et des mosquées sur toute l’étendue du territoire national, l’heure est à la deuxième phase qui consiste à réglementer ces structures religieuses. C’est dans cette dynamique que trente (30) personnes venues des villes de Boké et de Kindia sont en conclave dans la cité des agrumes ce vendredi, 13 septembre 2019. Une initiative du secrétariat général des affaires religieuses qui mobilise des imams, des enseignants et fondateurs de foyers coraniques, des élèves de ces foyers, des ONG religieuses, la société civile et l’administration locale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au total trente (30) personnes venues de Boké et de Kindia qui prennent part à cette activité du secrétariat général aux affaires religieuses. La démarche vise à réglementer les foyers d’apprentissage du Coran en vue d’éviter d’éventuels conflits.

Docteur Mohamed Lamine Diallo, directeur du fonds national de la Zakat et du WAQF

Selon Docteur Mohamed Lamine Diallo, directeur du fonds national de la Zakat et du WAQF, responsable de la mission, « nous avons déjà recensé toutes les mosquées du pays, nous avons recensé aussi les foyers coraniques. Maintenant, nous allons mettre en place une réglementation pour mieux gérer et éviter les conflits. Il s’agit de faire des reconnaissances, mais aussi des sanctions. Ça nous permettra d’être à l’aise dans ce que nous faisons. Désormais, nous voulons que les religieux participent à la prise de décisions publiques, surtout celles qui concernent la religion ».

Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouverneur de la région de Kindia

Pour sa part, Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouverneur de la région de Kindia, a fait savoir que cette initiative permettra aux autorités locales de mieux gérer le milieu religieux et faciliter la compréhension mutuelle. « Cet atelier est très important pour nous car il vient en appui à la gouvernance locale dans la paix et la cohésion. Nous sommes là pour assurer la bonne marche de cette activité », a-t-il laissé entendre.

Pour faciliter le travail, le secrétariat général des affaires religieuses a fait des propositions de quelques articles sur lesquels l’Assemblée nationale apportera des critiques et suggestions. Déjà, les cinq (5) communes de la Conakry ont fini leurs assises, et d’autres localités feront les leurs dans les jours prochains avant de boucler les consultations à la fin du mois de septembre.

Depuis Kindia, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Siguiri : les manifestants lèvent les barricades, reprise du travail à la SAG

13 septembre 2019 à 10 10 23 09239

Après deux jours de manifestations, le calme est revenu à Siguiri. Les manifestants qui protestaient contre le licenciement de plusieurs personnes à la SAG, ont accepté finalement de lever les barricades sur la route, permettant la reprise du travail au sein de cette société. Ce dénouement fait suite à une réunion entre les manifestants et le gouverneur de la région de Kankan.

Après une journée mouvementée, marquée par des affrontements entre des jeunes qui manifestaient dans la rue contre le licenciement de 7 personnes à la Société Aurifère de Guinée (SAG) et la police qui tentait de les disperser afin de libérer la route, le gouverneur de Kankan a dû intervenir. Le général Mohamed Gharé s’est rendu dans la ville pour rencontrer les manifestants et échanger avec eux autour de la situation.

« Dans ce dossier, nous jeunes, ce que nous vous proposons monsieur le gouverneur, c’est la réintégration de nos frères licenciés. Tout le monde sait qu’aujourd’hui en Guinée, quand un décret tombe pour limoger une personne, c’est que cela donne comme résultat. Il n’y a pas encore longtemps, quand le président de la République a limogé le préfet de Boffa, on a assisté à des manifestations dans la ville. Mais à Siguiri, c’est 7 personnes qui sont licenciées et 57 autres sont rétrogradées », a expliqué Sékou Touré, le porte-parole des manifestants.

Sékou Touré a justifié aussi l’absence des 7 personnes licenciées à cette rencontre. « Monsieur le gouverneur, si nos frères ne sont pas présents, les raisons sont simples. Nos frères licenciés ne veulent pas prendre part à une réunion, à laquelle les principaux problèmes sont absents : le directeur général monsieur Diaby et le directeur des ressources humaines monsieur Youla. Malheureusement, ces deux personnes se sont fait représenter.

Donc, tout ce qu’ils diront ici, à leur insu, leurs représentants ne le transmettront pas fidèlement. Soit ils augmenteront ou ils diminueront. La deuxième raison, c’est que leurs cartes d’accès à la cité où ils sont logés ont été retirées. Quand ils sortent, ils n’auront plus accès. Ce sont les deux raisons de leur absence », a laissé entendre le porte-parole des manifestants.

En réponse, le gouverneur de Kankan a appelé les jeunes au calme, promettant qu’une solution sera trouvée à ce problème au retour du ministre des mines, actuellement en séjour aux Etats-Unis avec le président Alpha Condé. « Nous sommes venus pour résoudre et non pour enflammer le problème. Tout ce que je vous demande, c’est de vous calmer, nous allons faire réintégrer les 7 licenciés. Le président n’est pas là et le ministre des mines n’est pas là.

Quand le ministre sera là, nous allons nous asseoir sur la même table avec les autorités de la SAG pour en parler, parce que nous voulons le travail de nos enfants et nos frères. Nous vous demandons donc de laisser la SAG travailler, bientôt le président sera de retour, nous allons poser le problème à la table et une solution sera trouvée. Laissez les travailleurs aller au travail », a lancé le gouverneur de Kankan.

Juste après cette rencontre, les manifestants ont accepté de lever les barricades, et la circulation a repris entre la ville de Siguiri et la sous-préfecture de Kintinia. Ce qui a permis la reprise du travail à la Société Aurifère de Guinée (SAG), basée à Kintinia.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guineematin.com

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Cinq motos détournées à Conakry : l’auteur présumé devant la justice

13 septembre 2019 à 8 08 03 09039
image d’archive

Le procès d’un jeune Abdourahmane Baldé s’est poursuivi hier, jeudi 12 septembre 2019, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Il est poursuivi par Elhadj Mamadou Diallo, qui l’accuse d’avoir détourné cinq motos lui appartenant. Cette audience a été consacrée aux réquisitions et plaidoiries des parties au procès, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon nos informations, le prévenu Abdourahmane Baldé et le plaignant
Elhadj Mamadou Diallo étaient des amis intimes. C’est alors qu’Abdourahmane Baldé a proposé à son ami un projet relatif à l’achat de motos qu’il allait remettre à des personnes crédibles pour en faire des taxis. Ce qui devait rapporter de l’argent au propriétaire des motos. Séduit par l’idée, Elhadj Mamadou Diallo aurait pris des crédits auprès d’autres personnes pour acheter 5 motos. Il les a mises toutes à la disposition de son ami Abdourahmane Baldé.

Mais, quelques temps après, ce dernier a commencé par couper les recettes journalières des cinq motos. Finalement, il a détourné les 5 engins pour aller se « reposer » dans un hôtel à Labé. Mais, grâce à la collaboration des services de sécurité de Conakry et ceux de Labé, il a été arrêté et transféré à Conakry où il a été placé sous mandat le 17 janvier 2019.

Se prononçant sur ce dossier, le procureur Ibrahima Sory Touré a, dans ses réquisitions, indiqué que le prévenu s’est rendu coupable d’abus de confiance, une infraction punie par l’article 428 du code pénal guinéen. « Il détient les motos et il refuse de les restituer. Il est de mauvaise foi. Depuis le début de cette affaire, la partie civile a fait beaucoup de démarches pour que l’affaire soit traitée à l’amiable afin de préserver leur amitié. Mais, il n’a pas accepté. Ses faits et agissements tombent sous le coup d’abus de confiance. C’est pourquoi, je vous demande de le retenir dans les liens de la culpabilité d’abus de confiance en le condamnant à 3 ans d’emprisonnement ferme et à 5 millions d’amende », a requis le procureur.

De son côté, l’avocat de la partie civile, maître Amadou Sow, dira que son client a fait beaucoup de démarches qui ont conduit à de dépenses énormes. Selon lui, le prévenu ne s’est pas seulement contenté de détourner les motos et les recettes qu’elles généraient. « Il inventait aussi des pannes alors que les motos étaient des engins neufs. C’est pourquoi, je vous demande de le condamner au payement des motos et des recettes détournées à hauteur de 145 577 000 francs guinéens. Pour les dépenses menées pour aboutir à son arrestation, à 11 520 000 francs guinéens ; et, à 15 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts. Puis, ordonnez la saisine conservatoire sur l’ensemble des biens du prévenu », a sollicité l’avocat dans ses plaidoiries.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 10 octobre 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Conakry : à la rencontre de Lansana Bissiry Camara, artiste-décorateur

13 septembre 2019 à 0 12 52 09529
Lansana Bissiry Camara, artiste-décorateur

La jeunesse guinéenne, confrontée au chômage ambiant, ne baisse pas les bras et se bat contre vents et marrées pour se tirer d’affaire. Nombre d’entre eux font souvent preuve d’ingéniosité pour émerger du lot dans une conjoncture pour le moins compliquée. C’est le cas du jeune Lansana Bissiry Camara, diplômé en Histoire de l’université de Sonfonia, reconverti en artiste-décorateur qu’un reporter de Guineematin.com a rencontré cette semaine.

Lansana Bissiry Camara a désormais comme quartier général le marché de Gbessia, dans la commune de Matam. Aujourd’hui, le jeune homme est convoité par de nombreux citoyens qui sollicitent ses services dans la décoration et la confection d’objets divers.

Selon lui, c’est très tôt qu’il a été attiré par tout ce qui est lié à l’esthétique. Ayant fini ses études, Lansana Bissiry Camara n’a pas trouvé bon d’attendre un hypothétique employeur. Les cérémonies de mariage sont des occasions pour lui de montrer son talent par la décoration des calebasses.

« J’ai oublié l’idée d’attendre à être employé par un chef d’entreprise. J’ai choisi mes propres idées pour être admiré par la population. Je confectionne des cadeaux avec la colle, des petits cartons et de l’argent, c’est-à-dire les nouveaux billets. Par exemple, dans la culture Peulh, lors de la célébration des cérémonies du mariage, je fais la décoration avec la calebasse et la couverture foutanienne. Et lorsque quelqu’un revient de la Mecque, je confectionne le cadeau sous forme de la mosquée. Dans la culture Soussou, après l’excision d’une jeune fille, il y a une coutume, on organise une cérémonie du nom de GAIMAFINDI. Là aussi, on confectionne un cadeau sous forme de chapeau et un pagne », a expliqué notre interlocuteur.

Pour ce qui est du prix de ses œuvres, le jeune Camara dit qu’il y en a pour toutes les bourses. « Lorsque le client vient, on discute en fonction du nombre de billets de banques, la somme et le modèle qu’il veut confectionner car il vient avec ses propres billets. Si par exemple tu veux faire la décoration avec une somme de 200 mille FG sous la forme d’une mosquée, je fais le travail à 100 mille FG. Si c’est la forme maison, je fais la décoration à 80 mille FG. Si c’est la forme chapeau, je le fais à 80 mille F », a-t-il expliqué.

En plus de la décoration, Lansana Bissiry Camara est un coiffeur. Il fait des rastas aussi bien pour les filles que pour les garçons. Il aspire également à faire de la musique.

Enfin, le jeune décorateur lance un appel aux jeunes guinéens, en leur demandant de se battre et de ne pas attendre à la maison pour dire qu’il n’y a pas d’emploi.

Aissatou Sow pour Guineematin.com

Tél. : 628 50 73 80

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Affrontement à la gare routière de la Conserverie de Mamou : 5 personnes interpellées (Parquet)

12 septembre 2019 à 20 08 40 09409

Dans la matinée de ce jeudi, 12 septembre 2019, des affrontements ont éclaté à la gare routière de la Conserverie de Mamou, entre l’USTG version Abdoulaye Camara et l’USTG affiliée à Abdoulaye Sow. Cette dernière branche qui gérait jusque-là la gare routière de la Conserverie a été délogée de force des locaux qu’elle occupait. Et, au moins cinq personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre qui sont intervenues à coups de gaz lacrymogène, a appris un reporter de Guineematin.com du parquet du tribunal de première instance de Mamou.

La tension était palpable depuis la mise en place, le 30 juillet dernier, d’un bureau de la section syndicale préfectorale des transports et mécanique générale affilié à l’USTG de Abdoulaye Camara. Ce bureau, dirigé par Boubacar Keïta (Kibongué), avait été traité de « dissident » par son rival qui est affilié à l’USTG de Abdoulaye Sow.

Boubacar Keita, dit Kibongué, SG de la section syndicale préfectorale des transports et mécanique générale

« Nous sommes les fondateurs et nous avons une formation syndicale. On ne se tape pas la poitrine pour crier… On n’est pas là pour brûler Mamou ; mais, ceux qui veulent brûler Mamou, on les mettra devant les faits », avait déclaré Boubacar Keïta, quelques jours seulement après son élection au poste de secrétaire général de ce « syndicat dissident ».

Seulement, après une « guerre froide » qui aura pris le temps de peaufiner sa « stratégie d’invasion », Boubacar Keïta et ses pairs ont visiblement décidé de passer à l’offensive. Et, ce jeudi, aux environs de 10 heures, ils ont pris d’assaut la gare routière de la Conserverie. Ils ont tout d’abord assiégé leurs concurrents (les membres du bureau dirigé par Abdoulaye Bademba Diallo dit Badis), avant de donner l’assaut final et faire irruption dans les bureaux occupés par ces derniers.

« Tout allait bien dans la matinée. Il y avait beaucoup d’agents de sécurité (policiers et gendarmes) à la gare routière, mais les passagers embarquaient tranquillement dans les véhicules qui partaient à Labé, Dabola… c’est seulement à partir de 10 heures, quand le bureau de Kibongué est venu sur les lieux, que les affrontements ont commencé. Il y a eu des jets de pierres et les agents ont tiré du gaz lacrymogène », a témoigné un jeune de la conserverie que Guineematin.com a joint au téléphone.

De sources concordantes, les agents des forces de l’ordre se sont particulièrement acharnés sur les membres de l’USTG version Abdoulaye Sow. « Ils ont tiré du gaz lacrymogène pour obliger les compagnons de général Badis a quitter leurs bureaux. C’est même l’un des agents qui a donné l’ordre aux hommes de Kibongué de défoncer les portes du local. Et, c’est dans ça que certains membres du bureau de Badis ont été interpellés », a confié un chauffeur, qui dit avoir échappé de justesse aux pierres qui venaient de partout.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou a confirmé les cas d’interpellation qui ont été signalés à notre rédaction.

« Je confirme qu’il y a eu des interpellations ; et, je précise que ce sont cinq personnes qui ont été interpellées suite à ces affrontements survenus à la Conserverie », a dit le procureur Sidiki Camara.

Pour l’heure, on ignore si ces violences ont fait des blessés.

A suivre !

Mamaou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Éboulement de Kankan-Coura : le conseil du quartier suspendu, les éco-gardes épinglés….

12 septembre 2019 à 18 06 27 09279

Une semaine après l’éboulement meurtrier survenu dans une mine d’or le vendredi, 6 septembre 2019, et qui a coûté la vie à six femmes, des têtes commencent à tomber dans la commune urbaine de Kankan. Le conseil du quartier de Kankan-Coura a été suspendu par le préfet Aziz Diop pendant que plusieurs personnes ont été entendues dans cette affaire qui a endeuillé plusieurs familles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le décès de six femmes lors d’un éboulement dans une mine d’or a créé une vive émotion à Kankan. Une semaine après le drame, le préfet Aziz Diop a animé une conférence de presse ce jeudi, 12 septembre 2019. La démarche visait à partager les informations relatives à cet éboulement meurtrier, notamment des suspensions, des dénonciations et des cas de personnes entendues par les services de sécurité.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Selon monsieur Diop, un comité d’urgence avait été aussitôt mis en place. Au terme des investigations, des sanctions ont été infligées aux responsables locaux. « Nous irons jusqu’au bout. La première sanction administrative, c’est la suspension de tout le conseil du quartier Kankan-Coura, parce qu’on a les preuves de leur responsabilité et leur complicité. Le responsable de l’éco-garde nous a dit qu’il était dépassé par les événements. A chaque fois qu’une femme se faisait arrêtée, c’est le chef de quartier qui venait plaider. Lui et le responsable des jeunes, ils ont même pris des engagements », a dévoilé le préfet.

Par ailleurs, Aziz Diop a laissé entendre qu’une trentaine de personnes doivent être entendues par la police et la gendarmerie. « Tous les neufs membres du conseil de quartier, le chef des Donzo, l’imam, le secrétaire général du RPG à Kankan-Coura… C’est ce dernier qui organisait les femmes à descendre dans la mine. Donc, ça c’est 11 personnes qui sont à la disposition de la police. Au niveau de la gendarmerie, les chefs garagistes et menuiseries qui ont leurs ateliers auprès de la mine ont reçu des convocations. Les maris et parents des six victimes vont être écoutés pour savoir comment leurs femmes sont sorties à 4h du matin pour aller dans la mine. Donc, c’est une brochette d’une trentaine de personnes qui est entendue en ce moment par les services de sécurité. L’enquête n’est pas encore finie », a-t-il fait savoir.

En outre, le préfet a dit que les éco-gardes (les conservateurs de la nature, ndlr) vont être relevés de leurs fonctions et poursuivis en justice. « Comment les femmes peuvent exploiter la mine si les éco-gardes faisaient leur travail ? Donc, nous allons les relever tous de leurs fonctions, les changer et les poursuivre. Parmi ces éco-gardes, on dit qu’il y a cinq dames qui sont des nourrices, il y a d’autres qui sont des invalides. Il faut qu’on arrête de mentir à notre pays. On vous recrute, vous restez à la maison faire des enfants, pendant que notre environnement se dégrade », a-t-il déploré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Conakry : des kits scolaires et professionnels au bénéfice des enfants migrants retournés

12 septembre 2019 à 16 04 56 09569

La Direction Régionale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance de Conakry, à travers le gouvernorat, a offert des kits scolaires et professionnels aux mineurs migrants retournés. La démarche vise à renforcer le programme de réinsertion socioprofessionnelle des enfants migrants retournés et victimes de Violence, Exploitation, Discrimination et Négligence (VEDAN). La cérémonie de remise a eu lieu ce jeudi, 12 septembre 2019, dans les locaux du gouvernorat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au total soixante dix (70) enfants: élèves, mécaniciens, plombiers et électriciens, victimes de Violence, d’Exploitation, de Discrimination et de Négligence (VEDAN) qui ont bénéficié des kits scolaires et professionnels. Il s’agit notamment de cahiers, de sacs à dos, de crayons ainsi que des cartons d’outils professionnels composés chacun de plus de 180 clefs mécaniques, de casques, de tenues de travail, de chaussures de sécurité…

Mayo Doré, section protection des enfants à l’inspection régionale de la ville de Conakry

Le chef section chargé de la protection des enfants à l’inspection régionale de la ville de Conakry, Monsieur Mayo Doré, est revenu sur le but recherché dans cette démarche et quelques activités réalisées sur le terrain. « C’est juste une façon pour nous de renforcer la capacité de ces enfants pour qu’ils puissent rester au pays et préparer leur avenir au lieu de risquer leurs vies dans le désert ou la Méditerranée. Nous avons déjà effectué le déploiement de cinq (5) assistantes sociales dans la ville de Conakry, qui sont entrain de faire l’identification et le repérage des enfants dans les familles d’accueil pour la réinsertion de ces enfants migrants, mais également les enfants victimes de violence, exploitation, discrimination et négligence (VEDAN). Nous avons fait la redynamisation et la formation du système de protection à base communautaire qui sont nos représentants au niveau de la communauté. Et aujourd’hui, nous sommes à la remise officielle des kits scolaires et professionnels pour leur appui à la réinsertion scolaire et professionnelle », a t-il indiqué.

Mamady Touré, Directeur régional des Marchés Publics

De son côté, le représentant du gouverneur de la ville de Conakry, Mamady Touré, directeur régional des Marchés Publics, a exprimé sa satisfaction par rapport à ce don. « Le problème de la migration est un programme très épineux pour tous les gouvernants africains, particulièrement pour ceux de la République de Guinée et si on a cette occasion ce matin de remettre des kits aux élèves et aux migrants professionnels, c’est une grande satisfaction pour l’autorité de la ville de Conakry. Et c’est le lieu de remercier l’UNICEF qui nous a toujours accompagnés pour sauver des vies dans nos eaux ».

Madame Julie Dubois, représentante de l’UNICEF

Pour sa part, la représentante de l’UNICEF, Mme Julie Dubois, a invité les parents à s’impliquer dans l’éducation des enfants afin d’endiguer le phénomène de migration en Guinée. « Il y a lieu de remercier les autorités pour l’organisation de cette cérémonie et aussi de remercier notre partenaire financier qui est le département international pour le développement du Royaume Uni, qui a permis à l’UNICEF d’appuyer le gouvernement guinéen à renforcer le système de protection de l’enfant en Guinée. Quand aujourd’hui on parle du problème de migration en Guinée, si vous creusez bien, vous allez vous apercevoir qu’il y a beaucoup d’enfants qui sont entrain de partir, parce que dans leurs familles, ils sont victimes de violence, parce que leurs parents sont décédés avec beaucoup de problèmes de protection de l’enfant à la base. Donc, l’une des réponses qui peut être apportée, c’est renforcer le système de protection de l’enfant et c’est ce qui est entrain de se passer. Je voudrais encourager tous les partenaires, tous les travailleurs sociaux qui sont dans le système de protection, les familles aussi. Les enfants sont l’avenir de la Guinée et si les enfants sont bien éduqués et protégé des violences, on peut espérer qu’ils contribuent après au développement du pays », a-t-elle laissé entendre.

AOD, mineur retourné et un des bénéficiaires de ce geste, s’est réjouit d’avoir reçu des outils qui vont lui permettre d’exercer son métier. « Je suis un migrant retourné et je voudrais faire l’Electricité Mécanique. Je remercie les donateurs parce que grâce à eux j’ai eu les outils qui vont me permettre d’exercer mon métier afin de gagner de l’argent et rester chez moi parce que c’est de ça que j’avais besoin. J’ai souffert en essayant de gagner l’Europe. Donc, je déconseille toute autre personne qui voudrait quitter son pays clandestinement, parce que quelque soit les difficultés que tu rencontres chez toi, reste chez toi », a-t-il conseillé.

Selon les organisateurs, cette activité de remise de kits s’inscrit dans le cadre du programme de réinsertion socioprofessionnelle des enfants. Il va s’étendre jusqu’au mois de décembre 2019 et se déroulera dans plusieurs régions de la Guinée avec un appui financier de l’UNICEF et du Royaume Uni à hauteur de quatre cent cinquante six millions (456.000.000) de francs guinéens

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224 623 53 25 04

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Hafia (Labé) : plus de 30 maisons ravagées, les habitants entre choc et angoisse

12 septembre 2019 à 16 04 04 09049

Comme nous l’avons annoncé récemment, un incendie d’origine inconnue fait des ravages depuis plusieurs semaines à Gonkou, un district de la sous-préfecture de Hafia, dans la préfecture de Labé. En tout, plus d’une trentaine d’habitations (maisons et cases) ont été brûlées. Les habitants de la localité sont partagés et tristesse et angoisse, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

De nombreuses familles de ce district, situé à 9 kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture, ont été touchées par cet incendie mystérieux. C’est dans le secteur de Fello Kabi que le feu s’est déclaré pour la première fois. Nous avons rencontré là Souleymane Bah, la première victime. « J’étais parti à la mosquée pour la prière du crépuscule. C’est de là-bas qu’on m’a appelé pour m’informer que ma case a pris feu. Et, je suis venu trouver que la case a été réduite en cendre. J’ai tout perdu, rien n’a pu être sauvé », témoigne monsieur Bah.

Mamadou Chérif Bah, une des victimes

Après Souleymane Bah, Alpha Oumar Bah a été la victime suivante. Le feu a touché l’une des chambres de sa maison. Tout son contenu a été ravagé par les flammes. Peu après, des scènes semblables ont été enregistrées à Pita Lengué. 20 cases ont été incendiées dans ce secteur. Mamadou chérif Bah est l’un des sinistrés. « C’est une case dans laquelle nos femmes font la cuisine qui a été la première à être attaquée par ce feu. Le même jour, vingt minutes après, une autre case des voisins a pris feu dans les mêmes circonstances.

Une semaine après, quatre cases sont réduites en cendre à Bourouwal. A Bhohé aussi, il ya eu des cases qui ont pris feu, dont j’ignore le nombre. Actuellement, nous avons puisé beaucoup d’eau et on reste sur nos gardes parce des flammes peuvent jaillir à tout moment. Nous avons cessé toute activité et chacun veille au grain. Même pour les affaires sociales, c’est difficile d’y prendre part chez les voisins », a-t-il expliqué.

Elhadj Mamadou Dambata Diallo, maire de la commune rurale de Hafia

Elhadj Mamadou Dambata Diallo, le maire de la commune rurale de Hafia, sillonne les localités touchées pour partager la douleur des sinistrés. Pour lui, « ce qui se passe actuellement dans le district de Gonkou, c’est vraiment très difficile à supporter. Le premier cas s’est produit à Fello Kabi. Nous sous sommes déplacés pour aller constater les dégâts. Et partout où ce feu est passé, les dégâts ont été énormes. Les citoyens vivent la peur au ventre.

Parce qu’ils s’attendent à tout moment à ce que le feu les surprenne dans leur repos ou dans leur sommeil. Les sinistrés vivent à la belle étoile. C’est pourquoi, nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté et à l’Etat d’assister ces sinistrés. Car même des cultures ont été dévastées par ce feu mystérieux », lance l’autorité locale.

Dans la zone sinistrée, en plus de la désolation et de la peur qui les animent les habitants, chacun y va de son commentaire. Beaucoup expliquent que ces incendies mystérieux sont causés par des esprits maléfiques. C’est pourquoi, les citoyens s’apprêtent à faire des sacrifices dans les prochains jours pour prier Dieu de mettre fin à cette situation.

De retour de Gonkou, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Accrochages entre jeunes et policiers à Siguiri : les activités de la SAG paralysées

12 septembre 2019 à 15 03 10 09109

La tension ne retombe pas dans la ville de Siguiri au lendemain de la manifestation des jeunes contre le licenciement de six (6) travailleurs par la direction générale de la Société Aurifère de Guinée (SAG). Des accrochages ont été signalés dans la matinée de ce jeudi, 12 septembre 2019, dans la commune urbaine entre des jeunes et les forces de l’ordre, rapporte le correspondant de Guineeematin.com basé dans la préfecture.

Après la journée mouvementée du mercredi, des jeunes ont empêché les travailleurs de la SAG de se rendre au service ce jeudi. Tôt ce matin, les jeunes manifestants ont envahi la colline, le point de départ des travailleurs pour les locaux de la SAG. Ils ont érigé des barricades au carrefour Kokoron, le passage obligé des bus qui transportent les employés de la société.

Quelques heures après, des agents de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) ont dispersé la foule à l’aide du gaz lacrymogène.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Yaya Camara, employé de la SAG a expliqué que lui et ses collègues n’ont pas pu se rendre au service ce jeudi matin. « J’étais venu pour prendre mon bus. Mais, nous avons trouvé des jeunes munis de cailloux qu’ils ont jetés sur les gens. Après, les agents les ont dispersé avec du gaz lacrymogène. Après, les jeunes sont revenus avec des cailloux pour disperser les agents et les travailleurs qui étaient là. Personne n’a pu se rendre au travail aujourd’hui », a-t-il expliqué.

Un des agents de la CMIS, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, a confirmé l’information. « Comment peut-on s’arrêter devant les jeunes avec des cailloux, mieux armés que nous ? Pour la première fois, nous avons lancé des gaz lacrymogènes, ils sont partis. Après, les enfants se sont armés, ils ont même pris des motos pour nous pourchasser en ville », a reconnu l’agent.

Pour le moment, les autorités préfectorales n’ont programmé aucune réunion de crise avec les manifestants. L’atmosphère est volatile dans la cité où jeunes et forces de l’ordre sont à couteaux tirés.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Consultations nationales : Cellou Dalein ne répondra pas à l’invitation de Kassory

12 septembre 2019 à 13 01 04 09049

Selon le programme des consultations entamées par le Premier ministre guinéen autour du projet de changement de l’actuelle constitution, le chef de l’opposition sera reçu le lundi, 16 septembre 2019, au Palais de la Colombe. Le planning publié par la Primature indique la rencontre entre Cellou Dalein Diallo et Kassory Fofana va durer une heure (12h30-13h30). Mais, on apprend que l’opposant ne répondra pas à cette invitation. C’est Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG et proche de Cellou Dalein Diallo qui a confié l’information à Guineematin.com ce jeudi, 12 septembre 2019.

« Les gens veulent juste amuser la galerie, mais il ne sert à rien de continuer à faire perdre du temps aux gens. Je pense que l’objectif principal que ces gens ont, c’est de semer la zizanie au sein de l’opposition. Ils pensent qu’ils peuvent semer la zizanie, mais ils se trompent. Nous avons déjà dit que cette consultation, dans le fond et dans la forme, n’a pas de sens.

Dans le fond, personne ne peut vouloir demander à un peuple de laisser ce que la constitution dit pour faire autre chose. C’est comme si on vient demander aux gens, est-ce que voulez, malgré le fait que la constitution ne le permet pas, donner un troisième mandat au président Alpha Condé.

Sur la forme, celui qui est en train de faire la consultation, sa position est connue, il a dit qu’il est d’accord. Nous aussi, notre position est connue, nous l’avons dit et répété que nous ne sommes pas d’accord avec cette affaire de nouvelle constitution et que nous ne participerons pas à un référendum sur cette question. Donc pour nous, il n’y a plus de consultation, il n’y a plus de débat à faire sur cette question.

Donc, le président Cellou Dalein ne répondra pas non seulement en tant que chef de file de l’opposition, il ne répondra pas à cette convocation en tant que président de l’UFDG, et aucun responsable de l’opposition ne répondra à ça », a assuré Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale, le pouvoir organise ces consultations pour tout simplement chercher à légitimer son projet de nouvelle constitution afin d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Et pour cela, il pense que les autorités devront trouver une autre alternative, parce que l’opposition ne leur prêtera pas le flanc.

« Ils n’ont qu’à demander au ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, de créer un parti politique pour chaque militant du RPG Arc-en-ciel et ils vont faire les consultations entre eux là-bas. Mais nous, on n’est pas concernés par ce débat. C’est pourquoi, on n’a pas participé aussi au débat qui en cours en ce moment à l’Assemblée nationale », a dit l’opposant.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Boké : Rusal/COBAD offre des forages aux populations de Sangarédi et Kamsar

12 septembre 2019 à 11 11 40 09409

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’assistance aux communautés des localités riveraines de sa zone d’activité, la compagnie Rusal poursuit la mise à disposition des forages pour faciliter l’accès à l’eau potable de nos populations. Et, c’est dans cette optique que la compagnie des bauxites et alumines de Dian-Dian (Rusal/COBAD) vient de réaliser six forages dans des localités différentes à Sangarédi et à Kamsar (deux sous-préfectures relevant de la préfecture de Boké).

Ces forages à motricité humaine ont été inaugurés hier, Mercredi 11 septembre 2019, en présence de la direction de Rusal/COBAD et des autorités administratives préfectorales de Boké, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Boké.

Réalisés grâce au financement de la fondation Rusal Guinée, ces forages sont équipés d’une pompe manuelle INDIA MARK2. Ils ont une profondeur de 18 mètres (dans les grés) et un débit de 1,5 mètre cube par heure.

Par la réalisation de ces ouvrages de production d’eau potable, Rusal/COBAD fait preuve d’une responsabilité sociétale et prouve une fois de plus son engagement à résoudre les préoccupations majeures des communautés de la zone couverte par son projet. Car, ces forages qui viennent d’être réalisés dans les villages de M’Bôdi Foulasso, Bosseré, Lâfou-Baïla et Horé-Lâfou (dans la sous-préfecture de Sangarédi) et Dougoula1 et Tarénsa (dans la sous-préfecture de Kamsar) contribuent à l’amélioration des conditions de vie et à la préservation de la santé des populations bénéficiaires. Des populations qui, lors de la cérémonie inaugurale de ces forages, ont d’ailleurs exprimé leur engagement à sauvegarder et préserver les ouvrages mises à leur disposition.

« Nous remercions très sincèrement la compagnie des bauxites de Dian-Dian de prendre en compte les préoccupations majeures des communautés, parmi lesquelles, la réalisation des forages pour la production d’eau potable… Les populations bénéficiaires de ces forages assurent au donateur qu’elles ne ménageront aucun effort pour sauvegarder et entretenir ces ouvrages qui participent à l’amélioration des conditions de vie de nos communautés », a dit Mamadou Houdy Bah, le maire de commune rurale de Sangarédi (au nom des populations de M’Bôdi Foulasso, fortement mobilisé autour de leur président de district).

Prenant la parole, le Directeur Général de Rusal/COBAD a tout d’abord salué l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui existent entre la République de Guinée et la fédération de la Russie. Oleg Pochikaev a ensuite exprimé la volonté de Rusal/COBAD à entretenir de bonne relation de collaboration avec les populations de la zone couverte par sa société.

Oleg Pochikaev, Directeur Général de Rusal/COBAD

« Nous espérons que cet ouvrage répond effectivement aux besoins ressentis et exprimés par les populations laborieuses de vos localités, à travers la demande écrite en votre nom par vos autorités et adressée à la COBAD… En tant que société socialement responsable, Rusal attache une importance particulière à la résolution des problèmes de la population dans les zones de nos activités. A cet effet, nous sommes néanmoins animés de bonne volonté de collaboration franche et loyale, à la hauteur de nos possibilités, avec toutes les communautés riveraines dans toute la zone couverte par le projet, avec lesquelles nous entretenons des relations conviviales et apaisées que nous souhaitons maintenir et développer dans un intérêt réciproque… Je suis persuadé que notre fructueuse coopération avec la république de Guinée contribuera à l’amélioration du climat des investissements dans votre pays et au renforcement de la compétitivité de Rusal en tant que leader de l’industrie de l’aluminium et l’un des plus importants investisseurs étrangers en Guinée », a indiqué Oleg Pochikaev.

Au nom du préfet de Boké (en mission à Conakry), Jean Béavogui, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de ladite préfecture, a loué les « efforts de Rusal/COBAD » en faveur des populations de Boké ; tout en exhortant les bénéficiaires à l’entretient et à la préservation des ouvrages réalisés.

« Aujourd’hui, COBAD est en train de beaucoup faire pour nos communautés. Mais, vous devrez savoir que c’est dans la politique du chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, qui a demandé à tous ces partenaires qui évoluent sur le territoire national, de respecter strictement le contenu local. Et, le forage qui vient d’être réalisé ici s’inscrit dans ce cadre… COBAD a réalisé des écoles, des forages. Et, l’autorité que nous avons l’honneur de représenter ici me charge de vous confier COBAD, qui représente une poule qui pond des œufs d’or pour nous… Il faut entretenir toutes les réalisations que COBAD est en train de faire aujourd’hui pour nous. Il faut créer un comité de gestion pour ce forage. C’est ce qui va donner une longévité à cet ouvrage », a dit Jean Béavogui avant de couper le cordon inaugurale de ce forage déjà très adulé par les femmes de M’Bôdi Foulasso.

Tout comme à M’Bôdi Foulasso (dans la sous-préfecture de Sangarédi), une autre cérémonie a été organisé dans la sous-préfecture de Kamsar pour l’inauguration des forages de Dougoula 1 et Tarénsa. Dans cette même sous-préfecture, Rusal/COBAD est aussi en train de construire, à Dougoula 2, une école primaire et le logement du directeur.

A noter qu’en une année, Rusal Guinée a réalisé une vingtaine de forages dans les localités situées dans sa zone d’activités que sont : Fria, Kindia et Boké.

De retour de Boké, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Kindia : 33 journalistes à l’école de la promotion et de la protection des Droits de l’homme

12 septembre 2019 à 11 11 00 09009

Trente trois (33) journalistes issus des médias publics et privés de Guinée ont démarré une formation sur les Droits de l’Homme hier mercredi, 11 septembre 2019 à Kindia. Une initiative de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) qui a pour thème le rôle des journalistes dans la promotion et la protection des droits de l’homme, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La cérémonie d’ouverture de cet atelier de deux jours a été présidée par Dr Alya Diaby, président de l’INIDH, en présence des autorités régionales et organisations de la société civile de Kindia. Cette formation vise à sensibiliser les participants sur les Droits de l’homme.

Boubacar Yacine Diallo, vice-président de l’INIDH

Selon Boubacar Yacine Diallo, vice-président de l’INIDH et modérateur, « il s’agit de sensibiliser les journalistes aux droits de l’homme, parce que les journalistes couvrant l’actualité rencontrent très souvent des violations des droits de l’homme. Donc, l’atelier consiste d’abord à leur présenter les notions des droits de l’homme, les chartes qui sont connues et qui règlementent les Droits de l’homme. Et ensuite, démontrer plutôt les mécanismes par lesquels un journaliste devrait pouvoir couvrir une actualité liée aux violations des Droits de l’homme. Nous, nous pensons d’abord qu’un journaliste doit être suffisamment outillé. Donc, il doit avoir une connaissance étendue des codes, des déclarations, de tout ce qui réglemente au niveau international les droits de l’homme, mais également connaître le droit positif de la Guinée, notamment notre Loi Fondamentale, le Code Pénal, le Code de Procédure Pénale, tout ce qui peut-être utile pour un journaliste lors qu’il doit traiter de l’actualité. Et ensuite, nous avons un communicateur qui va accentuer toute sa communication sur la pratique professionnelle, l’éthique aussi, la déontologie parce qu’un journaliste doit pouvoir être suffisamment responsable lorsqu’il doit traiter des questions liées aux Droits de l’homme ».

Les 33 journalistes sont venus de différents médias : les radios rurales, des radios et télévisions publiques et privées, de la presse en ligne… et échangeront avec des facilitateurs.

Mory Dounoh

Selon Mory Dounoh, un des facilitateurs de cet atelier, divers thèmes ont été abordés pour ce premier jour. « Ce matin, nous avons passé en revue le contexte historique de Droit de l’homme, notamment sa naissance, son évolution et surtout les émergences et leur concrétisation dans les textes. Nous avons également parlé des obligations qui incombent aux Etats qui ont ratifié ces instruments juridiques… »

Daouda Taban Sylla

L’un des participants à cet atelier, Daouda Taban Sylla, journaliste de la RTG Koloma, a dévoilé ses attentes. « Nous avons vu des thèmes très intéressants, liés à la connaissance de l’INIDH, sa composition, ses obligations également, ce que le citoyen doit face à son homologue citoyen dans le respect strict des Droits de l’homme. Le thème étant le rôle du journaliste public ou privé dans la protection des droits de l’homme, je crois que c’est une préoccupation quotidienne de tout citoyen, de toutes les nations du monde appartenant à des Etat, ayant ratifié des conventions au niveau du système des Nations-Unies. Cette formation pourrait être une école pour nous, pour mieux appréhender ce qu’on appelle le respect des Droits de l’homme ».

Depuis Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guieematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Licenciements à la SAG : plusieurs jeunes manifestent à Siguiri

11 septembre 2019 à 20 08 09 09099

Un mouvement de colère a éclaté dans la soirée de ce mercredi, 11 septembre 2019, dans la commune urbaine de Siguiri. De nombreux jeunes de la ville sont descendus dans la rue pour protester contre le licenciement de plusieurs employés guinéens par la SAG, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est aux environs de 18 heures que cette manifestation a commencé. Des jeunes en colère ont envahi la route reliant la ville de Siguiri à la sous-préfecture de Kintinia, où est basée la Société Aurifère de Guinée (SAG). Ils ont érigé des barricades sur cette route, bloquant complètement le passage. Les manifestants protestent contre le licenciement de 6 employés de la SAG. Pour eux, la société veut se débarrasser tout simplement des travailleurs guinéens au profit des étrangers.

« Nous sommes là pour dire à la SAG que trop c’est trop. C’est seulement nos frères guinéens qui sont licenciés et remplacés par des sud-africains. Donc si on ne se lève pas, la SAG va mettre tous nos frères à la porte sans motifs », a déclaré Nouhan Traoré, l’un des manifestants.

Au moment où nous mettons cet article en ligne (20h 05), les manifestants sont toujours dans la rue. La circulation est toujours bloquée entre La ville de Siguiri et la sous-préfecture de Kintinia. Plusieurs employés de la SAG qui rentraient du travail sont bloqués à Kintinia, tout comme ceux qui voulaient faire le sens inverse.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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