N’Zérékoré : la mairie « en guerre » contre les tas d’immondices

16 juillet 2021 à 10 10 50 07507

La mairie de N’Zérékoré a lancé hier, jeudi 15 juillet 2021, une campagne d’assainissement de la ville. Cette opération vise à débarrasser la capitale de la Guinée forestière de ses nombreux tas d’immondices, en vue de créer un environnement sain dans la ville, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

C’est au quartier Tilépoulou, où se trouve un important tas d’immondices, que les autorités communales ont lancé cette opération d’assainissement. Celle-ci s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan annuel d’investissement (PAI) de la mairie de N’Zérékoré, adopté lors de sa dernière session budgétaire. Selon le maire Moriba Albert Délamou, il faudra plusieurs jours pour que cette montagne d’ordures » soit dégagée.

Moriba Albert Délamou, maire de la commune urbaine de N’zérékoré

« Depuis 2018, ces ordures sont là. Et elles empêchent les populations de bien vivre. Parce qu’il y a des odeurs, il y a de l’intoxication qui peut causer des maladies aux riverains. Donc, nous nous sommes dit qu’il faut débarrasser nos populations de ça. Et nous sommes là ce matin pour faire ce travail. Nous avons loué plus d’une dizaine de bennes et deux machines chargeuses que vous voyez en mouvement, en train de ramasser ces ordures-là. Il nous faudra au moins 4 à 5 jours pour pouvoir dégager complètement ces lieux », a-t-il indiqué.

A l’issue de cette opération d’assainissement, la mairie prévoit d’aménager cet endroit pour éviter qu’il ne redevienne un dépotoir d’ordures. « Il faut que les citoyens acceptent de mettre leurs ordures ménagères dans les sachets. Une PME va venir ramasser ces ordures là pour ne plus qu’il y ait un tas d’immondices. On va transformer cet endroit en jardin. Ça sera un jardin fleuri pour que cette affaire d’ordures soit un mauvais souvenir ici », a promis le maire de N’Zérékoré, Moriba Albert Délamou.

Oumar Bérété, vice-président du conseil de quartier de Tilépoulou

Cette action de la commune est bien accueillie par les autorités sur le terrain. Oumar Bérété, vice-président du conseil de quartier de Tilépoulou, demande aux citoyens de jouer aussi leur participation pour créer un environnement dans leur localité. « Aujourd’hui, la commune s’est mobilisée dans mon quartier pour venir dégager le tas d’immondices. Cela me va vraiment droit au cœur. Ce que je peux dire à mes citoyens, quand on essaie de te laver le dos, il faut essayer de te laver le vendre.

Parce qu’avec la saleté, on risque d’attraper toutes sortes de maladies infectieuses, dont la diarrhée, la dysenterie, le paludisme… Donc j’invite les riverains à surveiller ces lieux pour le bonheur des filles et fils de Tilépoulou », a-t-il lancé, tout en annonçant que « quiconque sera pris en train de mettre des ordures ici sera sanctionné ».

Reste à savoir maintenant si cette énième campagne d’assainissement produira le résultat escompté. Car c’est la troisième fois que la mairie de N’Zérékoré lance une opération de dégagement de la « montagne d’ordures » de Tilépoulou, mais les deux premières ont été sans succès.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Vol à main armée à Kindia : 20 ans de réclusion criminelle requis contre 5 accusés

16 juillet 2021 à 10 10 30 07307

En audience criminelle hier, jeudi 15 juillet 2021, le parquet du tribunal de première instance de Kindia a demandé la condamnation de cinq accusés (Alhassane Diallo, Alhassane Ouendenou, Nouhou Sow, Bandiougou Diallo et Daouda Diallo) tous poursuivis pour « vol à main armée ». Les mis en cause ont plaidé non coupable des faits mis à leur charge devant le tribunal criminel, mais le ministère public a tout de même requis 20 ans de réclusion criminelle à l’encontre de chacun d’eux.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ces accusés ont été interpellés et trimballés en justice après attaque à main armée perpétrée dans une boutique ‘’Orange Money’’ au carrefour Yéolé, dans la commune urbaine de Kindia. C’était au cours de l’année 2020 ; et, la boutique appartenait à un certain Dardaye Diallo.

Présenté au tribunal criminel de Kindia ce jeudi, ces accusés ont réfuté les charges articulées contre eux. Et, leur avocat, Me Fodé Camara a plaidé la relaxe de ses clients. Mais, le ministère public a estimé qu’il y a suffisamment de preuves qui accablent les accusés dans cette affaire. Et, en conséquence, il a demandé au tribunal de condamner chacun d’eux à 20 de réclusion criminelle.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 22 juillet prochain.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tel : (00224)628516796

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TPI de Dubreka : le juge Alphonse Charles Wright et le procureur Israël Kpogomou prennent fonction

15 juillet 2021 à 20 08 28 07287

Nommés en début de weekend dernier à la tête du tribunal de première instance de Dubréka, les magistrats, Alphonse Charles Wright et Abdoulaye Israël Kpogomou, respectivement président par intérim et procureur de la république par intérim, ont pris fonction hier, mercredi 14 juillet 2021. C’était à la faveur d’une cérémonie organisée dans la salle d’audience dudit tribunal, en présence d’une forte délégation du ministère de la justice et des autorités administratives de Dubréka, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ces deux magistrats, Alphonse Charles Wright et Abdoulaye Israël Kpogomou, étaient jusque-là respectivement juge au tribunal de première instance de Dixinn et substitut du procureur au tribunal de première instance de Kaloum. Désormais, ils ont les commandes du tribunal de première instance de Dubréka. Et, à l’occasion leur installation dans leurs nouvelles fonctions, ces hommes en robe ont été invités à faire honneur à la justice à Dubréka.

Saïdou Keita, premier président de la cour d’appel de Conakry

« Dubreka mérite d’avoir une justice qui fonctionne normalement, une justice digne de ce nom. C’est pourquoi le ministre de la justice a choisi des magistrats conséquents, des magistrats sérieux, pour venir présider la destinée de la juridiction. Donc, c’est un choix notable. La population de Dubréka je vous invite à les encadrés, je vous demande de les assister, je vous demande de les aimés, on vous les confie, parce que ça vous paraît un choix très humble », a dit Saïdou Keïta, le premier président de la Cour d’Appel de Conakry.

Prenant la parole, Alphonse Charles Wright, le nouveau président du TPI de Dubréka, a demandé à ses nouveaux collègues d’être fidèle à la loi et d’éviter de troquer la justice contre de l’argent ou des parcelles de terre.

Alphonse Charles Wrigth, président par intérim du tribunal de première instance de Dubréka

« Je demande à des collègues une seule choses, c’est de s’efforcer davantage à beaucoup plus de professionnalisme dans la gestion des dossiers. Vous avez vu autour de moi des dossiers qui sont en attente d’être examiner. Donc, nous allons nous attelé à l’examen de ces dossiers dans les jours à venir. Mais, je demande tout simplement d’éviter d’être nous même les auteurs de cette crise de confiance. Je ne rends pas ma décision, il faut que tu me donnes deux parcelles ; ça ce n’est pas le rôle du magistrat. Viens me voir, tu as combien ? Ce n’est pas le rôle d’un magistrat. Le magistrat n’est pas un commerçant. Le rôle qu’incombe le magistrat, c’est le respect strict de son serment qui n’est pas un simple protocole. Par lequel serment, il s’est engagé devant le peuple de rendre une justice. Ce qui suppose, qu’il doit être loyal vis-à-vis de la loi. La loyauté du magistrat vis-à-vis de la loi aussi l’impose à éviter de par son agissement, de par son comportement, que le citoyen lambda qui se dit qu’il n’a pas d’argent puisse perdre un procès parce qu’il est en face de quelqu’un qui a beaucoup plus de moyens. La justice devient  un symbole d’équilibre s’il faut le qualifier ainsi. Ce symbole d’équilibre suppose que les acteurs que nous sommes, je vais parler des greffiers, des magistrats, des fonctionnaires qui évoluent avec nous, que nous puissions prendre la mesure de notre responsabilité », a dit ce magistrat de siège.

S’adressant aux citoyens et aux autorités administratives de Dubréka, Charles Wright s’est rassurant. Il a également promis une « gestion transparente des affaires » dans cette juridiction.

« Je veux que cette population de Dubréka sache que nous sommes là pour elle. Vous pouvez compter sur nous dans la gestion transparente des affaires dont nous serons saisis.

Aux autorités administratives, à l’occurrence monsieur le préfet, que ça soit la justice, que ça soit les autorités administratives, nous œuvrons tous pour une seule mission. C’est la mission de l’Etat. Cette mission de l’Etat nous impose l’humilité, nous impose la responsabilité. Nous équipe rentrant, nous tendons une main franche à toutes les autorités, à toutes la population de Dubreka » a lancé Alphonse Charles Wright.

De son côté, Abdoulaye Israël Kpogomou, le nouveau procureur de Dubréka, a promis « une rigueur extrême » dans le travail.

Abdoulaye Israël Kpogomou, procureur de la République près le tribunal de première instance de Dubréka

« Nous allons renforcer les acquis que nous avons trouvé ici, et corrigé les imperfections que nous allons constater. Et cela va se faire dans une rigueur extrême. C’est ce que j’ai dit au ministre de garde de Sceaux. Je l’ai dit, monsieur le ministre garde de Sceaux, vous avez eu l’amabilité de me designer en tant que procureur de la République par intérim, mais sachez que vous allez recevoir beaucoup de plaintes en terme de rigueur. Parce que les gens se plaindront, ils diront que je fais montre de trop de rigueur. Ce n’est pas un défaut, j’ai été formé dans la rigueur et j’ai eu la chance en tant qu’autorité civile d’étudier dans les académies militaires et paramilitaires. C’est pourquoi mon travail est toujours empreint d’une rigueur extrême. En ce qui concerne les autorités civiles et administratives de Dubréka, je vous tends une main franche. Et monsieur le préfet ici présent, je vous promets que je vais travailler avec vous en étroite collaboration,  dans le respect scrupuleux des textes de loi qui gouvernent nos activités », a dit Abdoulaye Israël Kpogomou.

S’adressant aux services de police judiciaire, ce parquetier leur donne l’assurance de les traiter avec tous les égards. Mais, il a aussi prévenu qu’il sera intraitable en ce qui concerne le respect strict des textes de loi.

« En ce qui concerne les services de police judiciaire, monsieur l’avocat général a été clair, j’ai été nommé dans des circonstances exceptionnelles afin de venir unifier le parquet pour que le parquet de Dubréka parle d’une seule voix. Sur ce, je voudrais que notre collaboration soit basée sur le respect strict des dispositions du Code de procédure pénale. Je vais vous traiter avec tous les égards qu’il faut, mais je serai intraitable en ce qui concerne le respect des textes de loi. A commencé par la loyauté dans la collaboration, le respect de délais légal de garde à vue, la gestion des affaires pénales, sachez que je serais très regardant. Et je profite l’occasion pour le dire. Je viens dans un ressort judiciaire où le contentieux fonciers est très important. Tout le monde le sait. C’est pourquoi je vais mettre en place une politique pénale adaptative très rigoureuse afin que les litiges pénaux que nous allons connaître aient un aboutissement conformément à la loi », a prévenu Abdoulaye Israël Kpogomou. 

A noter que le président du tribunal de première instance de Dubréka, Alphonse Charles Wright a été installé dans ses nouvelles fonctions par le premier président de la Cour d’Appel de Conakry, Saïdou Keïta ; et, le procureur de la République Abdoulaye Israël Kpogomou a été installé par l’avocat général près la Cour d’Appel de Conakry, monsieur Falou Doumbouya.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Kantoumanina (Mandiana) : un homme introduit un couteau dans la partie génitale de sa femme

15 juillet 2021 à 16 04 30 07307

L’acte s’est passé dans la nuit d’hier à aujourd’hui, jeudi 15 juillet 2021, dans la sous-préfecture de Kantoumanina (une localité située à 18 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mandiana. Bada Mamoudou Diakité, un homme âgé d’une quarantaine d’années, aurait agi par jalousie. Il aurait trouvé sa femme au téléphone tard la nuit ; et, il s’est jeté sur elle. Il a bandé sa bouche, puis il a introduit un couteau dans sa partie génitale. Il a ensuite pris la poudre d’escampette. La victime a été évacuée au centre de santé de la place où elle suit actuellement des traitements.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 2 heures que Bada Mamoudou Diakité s’est livré à cette scène horrible sur la mère de ses quatre enfants. Il venait à peine de rentrer à la maison.

« C’est la jalousie extrême de ce monsieur qui est à la base de ce crime. Selon la victime, son mari a introduit un couteau dans son appareil génital pour le déchirer. Chose qu’il a réussi en mettant un pagne dans la bouche de sa femme pour l’empêcher de crier. Il a fait ça parce qu’il a soupçonné sa femme communiquer au téléphone sans preuve à l’appui », a expliqué sous anonymat un responsable communal à Kantoumanina.

Après son acte odieux, Bada Mamoudou Diakité a pris peur et s’est enfui de chez lui. Actuellement, il est activement recherché par la police qui s’est saisie de cette affaire. Quant à sa femme (la victime), elle a été évacuée au centre de santé de la place pour des soins. Et, de source médicale, sa vie n’est pas en danger. « Elle a été légèrement blessée », a confié notre source.

A suivre !

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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Koubia : un père de famille de 45 ans tué par un déréglé mental de 60 ans

15 juillet 2021 à 16 04 16 07167

L’acte s’est produit dans la matinée de ce jeudi, 15 juillet 2021, à Hérico, un district relevant de la commune urbaine de Koubia. Mamadou Yaya Diallo a été poignardé au couteau pour son voisin Mamadou Aliou Diallo, un déréglé mental. La victime a succombé de ses blessures avant l’arrivée des premiers secouristes.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est peu après 7 heures que ce crime a été commis à Tangnitéré, dans le district de Hérico. Et, rien ne présageait que ce déréglé mental allait ôter la vie de Mamadou Yaya Diallo.

« C’est aux environs de 7 heures 20’, que ce crime s’est produit. C’est un fou du nom de Mamadou Aliou Diallo, âgé de 60 ans, qui a pu mortellement poignarder un de ses voisins à l’aide d’un couteau au niveau du ventre et au thorax. Au moment où les premiers secouristes venaient sur les lieux, la victime Mamadou Yaya Diallo, âgé de 45 ans, avait déjà rendu l’âme. Ce déréglé mental (Mamadou Aliou Diallo) entretenait des relations sociales avec les citoyens de Tangnitéré comme s’il ne souffrait de rien.

Seulement, il arrive qu’il perde connaissance et ne maîtrise pas ses faits et gestes… Ils (l’auteur du crime et la victime ndlr) sont tous pères de famille. Donc, aussitôt informés, les services de sécurité ainsi que les autorités locales de Koubia se sont transportés sur les lieux du crime. C’est après constat que le corps de Mamadou Yaya Diallo a été remis à sa famille pour l’inhumation. Quant au présumé assassin, il a été déposé à la gendarmerie de Koubia pour approfondir les enquêtes », a expliqué Abdoul Farasse Diallo, le maire de la commune urbaine de Koubia.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Pourquoi les réformes à la LONAGUI ne font pas que des heureux…

15 juillet 2021 à 15 03 56 07567

Libre Opinion : La Loterie nationale de Guinée, structure étatique dont la mission est d’accompagner les efforts du gouvernement dans plusieurs domaines socio-économiques, est restée longtemps apathique face aux agissements d’opérateurs privés qui ont fini par faire main basse sur les jeux de loterie dans le pays.

L’article 3 des statuts de la LONAGUI, validés depuis le 26 Mai 2016, est pourtant d’une précision sans équivoque : « La société a pour objet l’organisation, la régulation, la gestion et l’exploitation de toutes formes de loteries, de jeux, de pronostics et assimilés en République de Guinée » (Chapitre 2, Objet/Mission, article3) mais une certaine opinion publique, alimentée par une forme de manipulation entretenue à dessein, continue de véhiculer des « rumeurs » totalement fausses sur ce qu’est réellement la LONAGUI.

Le but semble évident : brouiller les cartes en entretenant le flou autour du rôle assumé par tous les Etats du monde, de la France (Française des Jeux) au Burkina Faso (LONAB), en passant par le Sénégal (LONASE), la Côte d’Ivoire (LONACI) ou encore le Mali (PMU Mali), etc : le monopole exclusif des secteurs de jeux de loterie et assimilés autorisés sur leur territoire.

En effet, contrairement aux fadaises ressassées par des esprits partisans et aveuglés par l’appât du lucre, les Etats du monde tiennent à conserver le contrôle sur toutes les activités de loterie et de paris pour non seulement investir dans des domaines sociaux (comme la santé, les infrastructures, l’éducation, la culture, etc), mais aussi et surtout pour éviter qu’un quidam mal intentionné ne profite de la situation pour se livrer au… blanchiment d’argent.

C’est cette mission naturelle qui avait jusque-là été détournée par quelques individus, à leur seul profit, s’érigeant de temps en temps en « mécène prodigue » pour leurs proches, leurs parents et leurs amis.

Dès lors, quoi de plus normal que la LONAGUI décide de respecter à la lettre ses statuts, en assumant l’entièreté de sa mission ? Voilà un point fondamental qu’on a voulu assombrir, en affichant une mauvaise foi évidente, échafaudant des plans sur la comète et cherchant des poux sur un crâne rasé. Car dans la logique désastreuse de tous ceux qui ne font que s’agiter pour rien, il serait plus responsable pour un Etat « sérieux » de laisser un pan entier de son économie entre des mains d’individus obscurs qui roulent pour leur propre compte. Si le ridicule pouvait tuer !

En prenant les rênes de la LONAGUI en janvier 2019, l’actuelle directrice générale, Aminata Sylla, savait parfaitement qu’elle marchait sur des œufs, dans un environnement aussi bien hostile que miné par des pratiques qui ne pouvaient plus continuer.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, à peine annoncé le non renouvellement du contrat de WINIYA SARL, à l’époque gestionnaire du Pari Mutuel Urbain (PMU), des noms d’oiseaux ont fusé de toutes parts, comme par une opération du saint esprit… Mais personne n’est dupe.

Résultat des courses (n’y voyez pas un jeu de mots !), moins de 2 ans après la reprise en main du PMU Guinée (17 mois pour être plus exact), les chiffres réels devraient faire honte à tous ceux qui ont encore de l’énergie pour défendre l’indéfendable. Et pour cause !

Tenez, au cours de cette période de gestion de la nouvelle Direction Générale, 75 milliards de francs guinéens (GNF) ont été payés au Trésor public par l’équipe de PMU Guinée, version LONAGUI, là où, en 10 ans, PMU Guinée, version WINIYA, n’avait payé que le montant famélique de 103 milliards GNF ! La Société Guinée Games, dont l’annonce du non renouvellement de la licence a provoqué une tempête dans un verre d’eau, n’a au cours de la même période de 10 ans payé au Trésor public que la misère de 133 milliards GNF.

Ceux qui poussent aujourd’hui des cris d’orfraie voudraient-ils que l’Etat guinéen avale docilement ces grosses couleuvres pour les beaux yeux de leurs mentors ? Voudraient-ils que tout le monde ferme les yeux devant l’évidence ?

Ces chiffres ne seront jamais démentis parce qu’ils reflètent l’exacte réalité de ce qui s’apparente à une pathétique œuvre d’enfumage pour naïfs, où les bourreaux de l’économie guinéenne sont justement ceux-là qui sont les plus agités et les plus volubiles. Si payer 75 milliards GNF en seulement 1 an 5 mois, soit la presque totalité des montants cumulés payés en 10 ans au Trésor public par leurs modèles de « gestionnaires » est une faute, le public peut en juger.

C’est pourtant ces pratiques inqualifiables (perpétrées durant une décennie) qui, paradoxalement, permettent à des individus de pavoiser au lieu d’aller se cacher, tant l’écart est flagrant. Saigner à blanc l’Etat guinéen, en ricanant sous cape face aux frustrations des Guinéens, et continuer à manipuler pour défendre ses intérêts sordides, il faut le faire !

Où sont les centres de santé, les écoles, les œuvres sociales pérennes, les vraies actions s’inscrivant dans une vision ambitieuse qui soulageraient l’Etat dans certaines de ses missions ? Pourquoi, depuis que la LONAGUI a repris en main PMU Guinée, les parieurs affichent partout leur satisfaction, là où il y a à peine quelques jours, des kiosques d’une société de jeux qui a pignon sur rue ont été mis à sac à Kankan par des parieurs mécontents ? La réponse n’est pas attendue de ceux qui ont la bouche pleine. Ils feraient mieux de ne pas trop l’ouvrir pour ne pas donner une image dégradante d’eux-mêmes. Bien entendu, cette attitude inexplicable est insupportable pour des populations désabusées par tant de voracité.

C’est toute cette œuvre difficile de redressement que la LONAGUI a entamée, en toute responsabilité et avec un tableau de bord très clair. Les jeux de loterie doivent être gérés par des structures étatiques pour être utiles à toute la société, comme cela se passe partout ailleurs. Il n’y aura pas d’exception guinéenne !

Tenter de noyer le poisson en sponsorisant des articles au style de rédaction chaotique ne permettra ni de détourner la nouvelle direction générale de la LONAGUI de sa mission, ni de restaurer par des manœuvres dilatoires, l’image pâlie de quelques individus démasqués et qui ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes. Evidemment, dans ces conditions, que ces gens-là osent discourir de corruption et de morale, de bonne ou de mauvaise gestion, c’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité !

En attendant, au lieu d’ennuyer les Guinéens avec des textes aussi insipides que risibles, les défenseurs stipendiés des « généreux mécènes » devraient plutôt les aider à retrouver les documents comptables et administratifs, pouvant conforter « l’exactitude » des douteuses déclarations de chiffres d’affaires faites durant 10 ans à l’Etat, et/ou à dénicher les codes pouvant permettre l’accès à leur plateforme de jeux, la plus secrète au monde.

Le vrai débat se trouve à ce niveau. Car seule une réponse honnête et transparente à la requête on ne peut plus claire de la nouvelle Direction Générale de la LONAGUI, confirmée par la dernière lettre du Monsieur Premier Ministre adressée à l’Administrateur Général de Guinée Games, pourra déterminer une éventuelle renégociation ou résiliation définitive du contrat de cette société. Ni plus ni moins.

Ibrahima CAMARA

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Friguiagbé (Kindia) : le président de la jeunesse et 11 autres personnes arrêtés « sur ordre du procureur »

14 juillet 2021 à 20 08 28 07287

Propriétaire d’un « Bar américain » à Friguiagbé, Oumar Ben Soumah, le président de la jeunesse de Friguiagbé, a été samedi dernier, 10 juillet 2021, par une équipe mixte de policiers et de gendarmes. Ces agents, venus à bord de trois pick-up, l’ont interpellé avec onze autres personnes dont deux enseignants et quatre élèves (tous candidats au baccalauréat unique session 2021). Ils ont été conduits à l’escadron mobile N°7 de Kindia où ils ont été auditionnés jusqu’à hier (mardi). Oumar Ben Soumah, accusé de « vente de drogue », a finalement été conduit à la maison centrale de Kindia avec sept (7) de ses codétenus. Les quatre élèves ont été libérés « pour ne pas qu’ils ratent le baccalauréat ». Mais, certains de Friguiagbé craignent que cette situation soit source de tension dans leur localité, d’autant plus que les jeunes y voient un règlement de compte.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est peu avant 18 heures que des agents, sur ordre du procureur Amadou Diallo, ont investi le bar de Oumar Ben Soumah. Ce dernier était absent des lieux, mais les agents se sont quand même livrés à des scènes de destruction de biens. Ils ont également interpellés tous ceux qui étaient dans le bar sans leur signifier les motifs de leur arrestation.

« C’était entre 17 heures et 18 heures que j’ai reçu un appel m’informant que les forces de l’ordre sont en train de saccager mon bar. Immédiatement je me suis précipité sur les lieux. J’ai trouvé 3 pick-up chez moi et les agents venus abord avaient commencé de faire tomber le mur du bar et perforé les tôles. Je me suis adressé au commandant de l’équipe qui m’a dit qu’ils sont déployés par le procureur Amadou Diallo. J’ai appelé le procureur Amadou pour que je sois situé de cette descente des forces de l’ordre chez moi. Mais, il m’a dit de remettre le téléphone au commandant. Après, ils (les agents) m’ont dit de monter dans leur véhicule avec les gens qu’ils ont trouvé dans le bar. Il y avait deux professeurs et quatre élèves parmi eux. Du dimanche au lundi on était tous au Mobilo, escadron numéro 7 de Kindia. Mais, lors de mon audition, on me fait comprendre que je vends la drogue à Friguiagbé. Je leur ai fait comprendre que tout le monde connaît que Ben Soumah est un enseignant. Tout le monde connaît aussi que j’ai un bar bien règlementé avec les papiers. Parce que même les chichas qui étaient dans ma boite, je les rangées dès que le gouvernement a interdit sa consommation. Donc, je ne connais rien de ce qu’ils sont en train de me reproché. Qu’ils disent autres chose », a confié Oumar Ben Soumah mardi, peu avant son transfert à la maison centrale.

Seulement, à Friguiagbé, l’interpellation de ces individus (surtout Oumar Ben) n’est pas vue d’un bon œil. Nombreux jeunes de la localité y voient un règlement de compte et réclament la libération immédiate des détenus.

« Personne n’est au dessus de la loi. Ce qui veut dire qu’on peut interpeller Oumar Ben Soumah s’il est en infraction ou s’il fait quelque chose de condamnable. Mais, ce qui vient de se passé c’est un règlement de compte. Pourquoi je dis ça ? Parce que l’affaire domaniale qui vient de prendre fin ici, Ben Soumah avait dit qu’il ne va pas mentir pour quelqu’un. Que c’est les autorités qui veulent pagayer ici, car elles savent bien le propriétaire du domaine litigieux. Sinon Ben n’a rien fait du mal ici. Et, s’il a fait du mal, le procureur n’a qu’à nous le prouver. Et, s’il est incapable de le faire, qu’il relâche vite notre président et tous les autres (….) ; sinon, il va encore nous plonger dans une autre crise suite à l’arrestation de ses gens », a indiqué Daouda Camara, un jeune de Friguiagbé.

De son côté, cet autre jeune, Morlaye Sylla, voit en cette arrestation une volonté manifeste du procureur Amadou Diallo de souffler sur les braises pour embraser Friguiagbé où un vieux conflit domanial a récemment provoqué des affrontements meurtriers.

« On vient de faire le grand fidaou pour la paix et la quiétude à Friguiagbé. Mais, le procureur Amadou Diallo a une fois montré qu’il ne veut pas la paix ici et dans tout Kindia. Car, comme le disait Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Guinée, Friguiagbé est le moteur de Kania. Donc, si toi tu emprisonnes un leader d’une telle localité, comme Ben Soumah, tu veux vraiment soulever la population. Sinon, Oumar Ben n’a rien fait de mal ici. Et puis, c’est un jeune chef qui est avec tous les jeunes d’ici. Quand quelqu’un a également un problème, il est toujours avec l’intéressé. Donc, il faut qu’on le libère. Amadou Diallo ne sait pas quoi faire. Le plus grand problème aujourd’hui à Kindia, c’est lui Amadou Diallo (le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kindia) », a martelé Morlaye Sylla.

Pour l’heure, toutes nos tentatives au près du parquet du tribunal de première instance de Kindia pour savoir les raisons de l’arrestation de Oumar Ben Soumah et Cie sont encore vaines.

Suivre !

De Kindia, Mohamed m’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 69 51

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : 3 et 5 ans de prison avec sursis requis contre les 3 prévenus

14 juillet 2021 à 16 04 52 07527

Le procès de trois agents de santé poursuivis pour « homicide involontaire » suite au décès d’une femme enceinte à l’hôpital régional de Kankan, s’est poursuivi ce mercredi, 14 juillet 2021, au tribunal de première instance de la ville. L’audience d’aujourd’hui a été consacrée uniquement et réquisitions du parquet et aux plaidoiries des avocats, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Même si les trois prévenus ont tenté, au cours de l’audience d’hier, de prouver leur innocence dans cette affaire, ils n’ont pas réussi à convaincre le ministère de public. Dans ses réquisitions, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan a demandé au juge de les retenir dans les liens de la prévention d’homicide involontaire. Pour la répression, Aly Touré a requis 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis et 5 millions de francs d’amende contre la sage-femme Fatoumata Camara, alias Fatou, puis 3 ans d’emprisonnement assorti de sursis et 3 millions de francs d’amende contre Dr Mamady Souaré (médecin chef de la maternité de l’hôpital de Kankan) et Dr Fodé Kaba (médecin d’astreinte).

Des réquisitions auxquelles la défense s’est aussitôt opposée. « Ne suivez pas le ministère public dans ses réquisitions. Nous vous demandons très respectueusement de renvoyer nos clients des fins de poursuite judiciaire, parce que ce dossier est vide. Nous n’allons pas nous réjouir parce que le procureur a requis le sursis, nous vous demandons de ne pas le suivre. Rendez une décision sans pression. Nos clients doivent rentrer à la maison pour rejoindre leurs enfants et leurs épouses pour qu’ils puissent reprendre service à la maternité de l’hôpital de Kankan », a sollicité Me Mamady Doumbouya, l’un des avocats des prévenus.

Après les réquisitions et plaidoiries, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 19 juillet 2021.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Trafic de migrants en Guinée : 2 jeunes filles réclament 9000 € et 100 millions GNF

14 juillet 2021 à 13 01 03 07037
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Le procès de Mohamed Lamine Sylla, un citoyen guinéen poursuivi pour « trafic illicite de migrants », s’est poursuivi ce mardi, 13 juillet 2021, au tribunal de première instance de Dixinn. Il est accusé d’avoir agi en bande organisée pour extorquer un montant de 9000 euros à deux jeunes filles, en leur promettant de les aider à aller en Europe. Cette audience a été consacrée aux plaidoiries des avocats et aux réquisitions du parquet, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Salématou Diallo et Louabatou Diallo sont les deux plaignantes dans cette affaire. Elles accusent Mohamed Lamine Sylla d’avoir passé par la ruse pour leur soutirer un montant de 9000 euros. Il aurait agi en complicité avec des personnes vivant en France et en Sierra Leone pour leur délivrer des faux documents de voyage pour l’Europe. « Mohamed Lamine Sylla et son groupe ont amené ces deux filles à leur faire confiance, puisque le pourvoyeur en billets, en visas, le facilitateur de leur voyage, se trouverait en occident.

Ils ont donc persuadé les jeunes filles, qui n’ont plus laissé de répit à leurs parents, elles se privent de nourriture juste pour amener leurs parents à évacuer ce besoin. Il (Mohamed Lamine Sylla, ndlr) a donc embrouillé ces deux filles. Le patron, basé à Paris, a demandé que les frais des visas, de déplacement et d’interrogatoire dans les ambassades soient mis à la disposition de Mohamed Lamine Sylla. Mlle Louabatou Diallo a payé 4000 € tandis que Mlle Salématou a payé 5000 €. Le montant de 9000 € a bel et bien été encaissé par Mohamed Lamine Sylla.

Et il a précisé au cours des débats que n’eut été son concours, n’eût été son expertise, n’eût été sa présence, n’eût été le fait qu’il ait initié des manœuvres tendant à faire croire leur agence de Conakry, a été fermée en raison de la pandémie de Covid-19, l’affaire aurait foiré. Si elle (l’affaire, ndlr) a donc réussi, c’est grâce au monsieur qui comparaît devant vous », a expliqué l’avocat de la partie civile, qui s’adressait au tribunal au cours de sa plaidoirie.

Il ajoute que dans un premier temps, le prévenu avait laissé entendre que les montants demandés ne seraient versés qu’après la sortie des visas. Un autre point qui a contribué, selon lui, à rassurer les familles des deux jeunes filles. Mais, soutient-il, pour les soustraire à la vigilance de leurs parents, la bande devait transporter les deux candidates au voyage en Europe en Sierra Leone où se trouverait une ambassade. Et Mohamed Lamine Sylla a fait « une œuvre d’expert », en réussissant à convaincre les parents à le laisser partir avec les deux filles en Sierra Leone.

« En cours de route, le concepteur qui est à Paris demande à Mohamed Lamine Sylla de présenter aux jeunes filles leurs titres de voyage, leurs passeports sur lesquels seraient annexés leurs visas. C’est ainsi qu’à leur grande stupéfaction, elles se voient remises des passeports ne répondant ni à leurs noms, ni à leurs âges. Louabatou a 38 ans sur ce passeport, alors qu’en réalité elle n’en a qu’une vingtaine, tandis que Salématou a 45 ans sur son passeport. Lorsqu’elles sont arrivées en Sierra Leone, les filles devaient apprendre d’abord leurs nouveaux prénoms et leur nouvelle filiation, ce qui était déjà périlleux.  Ensuite, les titres de voyage détenus n’étaient pas les leurs.

Et la tâche du représentant guinéen devait être relayée par le représentant de l’antenne sierra-léonaise. C’est ainsi que Mohamed Lamine Sylla va directement non pas à l’ambassade, mais au domicile de leur correspondant local pour lui présenter les filles, sa mission était terminée. Le représentant sierra-léonais devait directement conduire les filles à l’aéroport, alors qu’en quittant à Conakry elles n’avaient même pas de bagages. Car elles partaient juste pour une interview dans une ambassade pour obtenir les visas et retourner dans leur pays puis imaginer un départ éventuel. Ce qui n’a pas été le cas », déplore l’avocat.

Finalement, les deux jeunes filles ont été interpellées par les agents des services aéroportuaires. Elles ont dû payer un montant de 5 millions de francs guinéens pour recouvrer leur liberté et rentrer en Guinée. C’est pourquoi, leur avocat plaide pour la condamnation de Mohamed Lamine Sylla au remboursement des 9000 euros et au paiement de 100 millions de francs guinéens, à titre de dommages et intérêts. « Mais aussi qu’il soit condamné à la peine maximale, qui est de 3 ans d’emprisonnement », a-t-il sollicité.

Le procureur a aussi demandé au tribunal de retenir le prévenu dans les liens de la prévention de trafic illicite de migrants et de le condamner à 18 mois d’emprisonnement dont 6 de sursis. De son côté, l’avocat de la défense a dit qu’il « demeure convaincu » que son client n’est pas coupable. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de le renvoyer des fins de poursuite pour délit non constitué.

Après avoir écouté les différentes parties, le juge a renvoyé le dossier au 27 juillet prochain pour rendre sa décision.

Mamadou Yaya diallo pour Guineematin.com

Tel. 622 67 36 81

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Justice : poursuivi par Titi Camara, Amed Kaloko condamné par le tribunal de Kaloum

14 juillet 2021 à 10 10 21 07217

Cheik Amed Kaloko, entraîneur national et directeur sportif de l’Académie de football AS MLK, a été condamné hier, mardi 13 juillet 2021, par le tribunal de première instance de Kaloum. Il a été reconnu des faits d’injures et diffamation pour lesquels il était poursuivi par l’ancien footballeur international guinéen et ancien ministre, Aboubacar Titi Camara, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ce contentieux entre Aboubacar Titi Camara et Cheik Amed Kaloko est parti du transfert d’un jeune joueur qui évoluait au sein de l’Académie du premier par celle du second. Selon M. Kaloko, l’AS MLK a envoyé le jeune footballeur dans un club basé à Istanbul (Turquie) sans savoir qu’il avait déjà un contrat avec l’ancien capitaine du Syli national. Ayant appris cette nouvelle, Titi Camara a écrit au club turc pour lui signifier que le joueur appartenait à son Académie.

« Avant d’envoyer le jeune, Sékouba Camara, nous sommes allés d’abord à la ligue amateur pour vérifier si ce jeune était sous contrat avec l’Académie de Titi Camara. On a trouvé qu’il n’est pas sous contrat. C’est ainsi que l’Association Sportive Marie Louise Kandé (AS MLK) a envoyé le jeune dans un club étranger, à Istanbul. Et après, Elhadj Aboubacar Titi Camara a envoyé une lettre au club pour dire le petit qui est parti est son joueur. Il leur a envoyé aussi l’âge du petit qui ne correspondait pas à celui que nous avions donné au club. Aujourd’hui, le petit a des problèmes à cause de son âge », a expliqué le Cheik Amed Kaloko devant le tribunal de Kaloum.

Après cette réaction de Titi Camara, le directeur sportif de l’Académie de football AS MLK a répliqué à travers une publication sur sa page Facebook. S’adressant à l’ancien ministre ses Sports, il a dit ceci : « vous avez été footballeur international, vous avez joué à Lens, Saint-Étienne, Liverpool, Marseille, vous avez été ministre, mais vous êtes incapable de transférer un joueur qui a joué dans votre club à l’étranger. Ne soyez pas de mauvaise foi pour gâter la carrière du petit ».

Et même si Cheik Amed Kaloko a supprimé ce poste une heure après, selon ses dires, Aboubacar Titi Camara n’a pas digéré cette sortie. Il a porté plainte pour injures et diffamation. Et le prévenu, qui a comparu libre dans cette affaire, a reconnu les faits mis à sa charge, demandant pardon. « Je lui ai demandé pardon. Je suis passé par des personnes comme Antonio Souaré et Lappé Bangoura pour qu’il me pardonne. Et devant votre tribunal aussi, je regrette l’acte et je lui demande pardon », a-t-il dit à la barre.

Des excuses qui n’ont pas suffi à éviter une sanction à M. Kaloko. Le tribunal a reconnu le au prévenu coupable des faits mis à sa charge et l’a condamné à 8 mois d’emprisonnement assortis de sursis et à 8 millions de francs guinéens d’amende.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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Blanchiment de capitaux : plusieurs orpailleurs outillés sur le mode opératoire de ce réseau

13 juillet 2021 à 22 10 08 07087

Organisé par l’association guinéenne pour la transparence (AGT), l’atelier de renforcement de capacité des négociants en pierres et métaux précieux s’est tenu ce mardi, 13 juillet 2021, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux résultant de la corruption dans le secteur de l’orpaillage, est un projet financé par OSIWA-GUINÉE pour préparer les orpailleurs à la détection des techniques utilisées par les « criminels financiers » pour injecter de l’argent sale dans le circuit normal financier, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre d’information, de sensibilisation et de formation des professionnels du métal précieux (l’or) s’est déroulée en présence des cadres du ministère des mines, de l’économie et des finances et l’Union nationale des orpailleurs de Guinée. Et, selon le président de l’association guinéenne pour la transparence, Oumar Kana Diallo, les échanges de ce mardi devraient permettre aux participants de mettre en œuvre le processus de conformité de lutte contre le blanchiment de capitaux et d’identifier les clients qui viendront à eux.

Oumar Kana Diallo, président de l’association guinéenne pour la transparence

« Cet atelier vise à augmenter le nombre de professionnels du secteur privé mettant en œuvre le processus de conformité de lutte contre le blanchiment de capitaux. Parce que nous avons constaté que par le passé le blanchiment de capitaux ne concernait que le secteur financier : les banques, le trésor, les institutions financières et les assurances. Mais, il a été démontré que le secteur privé, notamment les entreprises et professions non financiers désignés qui regorgent un grand nombre de secteurs qui utilisent une liquidité et que cette liquidité est à la base le plus souvent le blanchiment de capitaux. C’est ce qui nous a motivés à nous intéressé à ce secteur privé. Aujourd’hui nous travaillons avec les orpailleurs parce que c’est une corporation qui joue un rôle important dans l’économie nationale. Au niveau des orpailleurs, ces criminels financiers ont plusieurs méthodes. Mais ce qui a été mis à nu, c’est de venir avec de l’argent sale pour désorienter ou déséquilibrer le marché local en achetant tous les produits existants. Quand ils viennent, ils proposent un prix plus élevé que celui des professionnels. En revendant aussi, ils revendent à un prix plus bas que les professionnels du secteur. Donc, celui-là qui a besoin de blanchir 100 millions  de francs même, s’il perd 20 millions et il récupère les 80 millions, on dira qu’il a obtenu ces sous en vendant de l’or. Et, à partir de là, il a réussi à introduire son argent dans le circuit normal financier… Nous attendons que ces participants mettent en œuvre le processus de conformité de la lutte contre le blanchiment de capitaux, ensuite qu’ils soient capables d’identifier les clients qui vont venir vers eux, les bénéficiaires de ces transactions et quelle est la nature des transactions qu’ils sont en train d’effectuer et surtout identifier les personnes politiquement exposées. Parce que ces personnes passent toujours par le secteur privé pour blanchir leur argent », a expliqué Oumar Kana Diallo.

Pour le président de la CENTIF (cellule nationale de traitement des informations financières) au ministère de l’économie et des finances, Koly Mara, la justice est très active dans le cadre de la répression contre le blanchiment de capitaux. Et, il assure également que le service qu’il dirige est à pied d’œuvre pour finaliser une évaluation nationale visant à identifier les risques et les vulnérabilités du secteur minier face au blanchiment de capitaux.

Koly Mara, président de la CENTIF Cellule nationale du traitement des informations financières

« Nous, notre rôle dans cette lutte est préventif et répressif. Nous sensibilisons et formons les acteurs impliqués dans la lutte et nous collectons des informations que les assujettis nous remontent. Et quand nous constatons des cas avérés, nous faisons un rapport et nous transmettons au procureur de la république. La justice est très active dans cette affaire. Tous nos dossiers sont instruits, il y a eu des interpellations et même des condamnations. Nous sommes en train de finaliser l’évaluation nationale des risques. Cette évaluation permettra d’identifier les risques au niveau des différents secteurs dont le secteur des mines pour savoir le niveau des risques et de vulnérabilité dudit secteur. Vous savez, la Guinée est un pays minier par excellence. Et, au niveau de l’exploitation de l’or, il y a des sociétés qui exploitent et il y a l’exploitation artisanale. Donc, le risque est assez grand que les criminels financiers s’infiltrent, viennent acheter de l’or pour blanchir leur argent ; parce que quand ils exportent de l’or sous le label guinéen, ils auraient blanchi. Ils peuvent aussi utiliser l’argent de l’or et du diamant pour financer les groupes terroristes qui sont un peu partout dans les pays limitrophes », a indiqué Koly Mara.

De son côté,  Karifa Condé, le secrétaire général de l’Union nationale des orpailleurs de Guinée, a invité les participants à cette formation à s’approprier l’enseignement dont il sont aujourd’hui bénéficiaires.

Karifa Condé, participant et secrétaire général de l’union nationale des orpailleurs de Guinée

« Vous n’êtes pas sans savoir que le GIABA est une institution spécialisée de la CEDEAO et un organisme régional de type GAFI qui promet aux États membres et leurs populations les politiques de protection contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. C’est dans cet ordre que s’inscrit l’association guinéenne pour la transparence. C’est pourquoi, je prie tous les participants de cet atelier d’accorder une attention soutenue pour nous permettre de saisir le contenu des messages qui seront véhicules par nos partenaires », a dit Karifa Condé.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Le procureur de Dubréka promet la guerre aux délinquants : « ça sera tolérance zéro »

13 juillet 2021 à 20 08 11 07117
Abdoulaye Israël Kpogomou nouveau procureur de la République de Dubréka

Après dix ans de service au tribunal de première instance de Kaloum, où il était substitut du procureur de la République, Abdoulaye Israël Kpoghomou vient de bénéficier d’une promotion. Dans un décret en date du 9 juillet 2021, le président Alpha Condé l’a nommé procureur de la République par intérim près le tribunal de première instance de Dubréka. Dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, ce mardi 13 juillet 2021, ce magistrat du parquet a exprimé sa joie, remerciant le chef de l’Etat et le ministre de la justice pour cette confiance en lui.

« Franchement, c’est un sentiment de joie qui m’anime. Parce qu’il faut le reconnaître, à chaque fois que l’on bénéficie d’une promotion, c’est un sujet de joie. En même temps, j’exprime ma reconnaissance à monsieur le président de la République, président du conseil supérieur de la magistrature, à monsieur le ministre de la justice, garde des sceaux, et à tout son cabinet, d’avoir placé leur confiance en ma modeste personne, afin d’aller assumer les fonctions très hautes de procureur de la République près le tribunal de première instance de Dubréka », a-t-il déclaré.

M. Kpoghomou va au tribunal de Dubréka avec l’ambition de mériter la confiance placée en lui par les autorités judiciaires du pays. Et pour cela, il promet de bâtir son action sur la rigueur, en veillant au respect strict de la loi. « A Dubréka, je vais me mettre au service de la République. Je vais exercer mes fonctions de procureur de la République dans la plus grande rigueur. Vous n’êtes pas censé ignorer que le ressort judiciaire de Dubréka fait partie des ressorts judiciaires les plus sensibles.

Cela compte tenu des contentieux domaniaux, des contentieux fonciers. Le volume des contentieux fonciers à Dubréka, il est énorme. C’est pourquoi, en ma qualité de procureur de la République, je vais mettre en place une politique pénale extrêmement rigoureuse. Rien que la rigueur. La clé de ma réussite à Dubréka sera la rigueur. Pour les délinquants, ça sera tolérance zéro », a promis le nouveau chef du parquet de Dubréka. 

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Mort de Mariame Kandé à l’hôpital de Kankan : «… la femme a été frappée et torturée par son mari »

13 juillet 2021 à 19 07 35 07357
Dr. Mamady Souaré, médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan

Comme annoncé précédemment, le procès des trois agents de santé accusés de « homicide involontaire » suite au décès d’une femme enceinte, Mariame Kandé, à l’hôpital régional de Kankan s’est ouvert ce mardi, 13 juillet 2021, devant le tribunal correctionnel de Kankan. Et, tour à tour, Dr Mamady Souaré (médecin-chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan), Dr Fodé Kaba (médecin gynécologue) et Fatoumata Camara (sage-femme) se sont présentés à la barre de cette juridiction de première instance pour donner leurs versions des faits. Mais, c’est Dr Mamady Souaré qui a surtout attiré l’attention du tribunal dans sa déposition. Car, dans sa déposition, ce médecin a laissé entendre leur victime présumée avait été par son mari constitué partie civile dans cette affaire, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

C’est une défense sur fond d’accusation de son poursuivant que le médecin-chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan s’est employé de construire ce mardi devant le tribunal. Dr Mamady Souaré réfute les faits portés à son encontre ; mais, il a aussi fait marque d’une volonté manifeste d’incriminer Souleymane Camara, l’époux de feu Mariame Kandé.

« On m’a rapporté que la femme (Mariame Kandé) a été frappée et torturée par son mari (Souleymane Camara). C’est d’ailleurs certainement la cause de l’avortement que la femme a subi alors qu’elle était en grossesse de 11 semaines. L’autopsie n’a pas été faite et la dame a été enterrée quelques heures après son décès… Mariame Kandé est venue à l’hôpital avec l’épouse d’une autorité préfectorale que je ne veux pas dénoncé ici. Après le diagnostic, la femme de cette autorité préfectorale a appelé le mari de Kandé (Souleymane Camara) pour lui dire de venir payer les frais de prestation de sa femme, sans dire qu’il y avait quelque d’autre en dessous », a indiqué Dr Mamady Souaré.

A noter que dans cette affaire, les débats ont été clôturés ce mardi et l’audience a été renvoyée à demain, mercredi 14 juillet 2021, pour les réquisitions et plaidoiries des parties au procès.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Affaire faux matricules à la fonction publique : Juliette Titi Kamano met les parties au procès en confiance

13 juillet 2021 à 19 07 25 07257
Me Zézé Kalivogui, avocat à la cour et avocat du collectif des victimes

Souvent présentée comme la pierre angulaire de cette fameuse affaire de faux matricules à la fonction publique guinéenne, Juliette Titi Kamano, directrice nationale du concours et examens (précédemment directrice nationale des gestions de carrière à la fonction publique), était devant le tribunal correctionnel de Kaloum hier, lundi 12 juillet 2021. Et, devant cette juridiction de première instance, cette prévenue est poursuivie, aux côtés de 50 autres, pour « faux en écriture publiques et faux commis dans certains actes administratifs et complicité ». Des faits qu’elle nie en bloc et que son avocat qualifie de « calomnie et d’affabulation », rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

La comparution de madame Juliette Titi Kamano ce lundi devant le tribunal correctionnel de Kaloum fait suite à un « mandat d’amener » décerné à son encontre à l’audience du 21 juin dernier. Et, comme on pouvait s’attendre elle n’a pas manqué d’arguments pour tenter de se tirer d’affaire. « Ma signature a été scanné ou imité », a-t-elle martelé entre autres pour dégager sa responsabilité dans les documents incriminés et dont on lui colle à la peau.

Cependant, pour les avocats de la défense et de la partie civile, la gymnastique verbale (déposition) de Titi Kamano à la barre les met en confiance dans cette procédure. Me Antoine Pépé Lama, membre du collectif des avocats de la défense estime d’ailleurs que dame Titi Kamano devait être sur le box des poursuivants dans cette affaire où elle a été fortement calomniée par la partie civile.

« Cinq (5) ans d’affabulation, d’accusation gratuite, de dénonciation calomnieuse, de nuisance contre l’honneur et la considération des honnêtes citoyens. C’est à cet exercice que monsieur Koly et sa bande se sont livrés pendant toute cette période. Aujourd’hui, les débats ont été largement édifiants et la conduite des choses nous a permis de comprendre dans quel camp se trouve le faux. Il a été prouvé dans les débats que c’est Koly et sa bande qui sont bénéficiaires de faux documents et qu’ils veulent à tout prix en jouir. Vous avez suivi madame Juliette Titi Kamano expliqué avec clarté, sincérité le début et la fin de ce dossier. Elle a indiqué les arrêtés qui sont faux. Il se trouve que les documents déclarés faux sont ceux qui se trouvent avec Koly et sa suite ; et, c’est avec ces arrêtés là qu’ils veulent à tout prix induire la justice dans les erreurs. Je vous donne un seul exemple relatif à l’arrêté n°4716 du 18 juin 2017. Vous remarquerez qu’à la page 3 notamment au numéro 174, c’est le nom de Koly Geopogui qui apparait et quand on a fait le comparatif avec l’arrêt original, il a été constaté que c’est par altération que Koly a introduit le nom de son fils dans un arrêt faux. Donc, en espèce c’est monsieur Koly qui devrait être à la place des prévenus et non l’inverse. Nous sommes vraiment désolés que son message soit relayé vigoureusement dans la presse et que l’opinion publique soit souillée par des propos qui ne se reposent sur aucun élément probant. Nous avons confiance que cette procédure va aboutir indubitablement à des décisions de relaxe et que Koly et sa bande se retrouverons à la place des prévenus », a indiqué Me Pépé Antoine Lama.

De son côté, Me Zézé Kalivogui, membre du collectif des avocats de la partie civile, estime que cette journée est une satisfaction même si la déposition de Titi Kamano lui laissent encore sur sa faim.

« Cette journée a été marquée par la comparution de certains prévenus notamment certains cadres de la fonction publique qui sont cités dans cette affaire. C’est une nouveauté qui nous satisfait à plus d’un titre. Le deuxième aspect de cette journée qui nous satisfait, c’est que ces prévenus ont comparu à leurs côtés leurs avocats. Ce qui équilibre un peu le débat. Maintenant, c’est tout à fait normal qu’elle (Titi Kamano) comparaisse dans la mesure où elle est renvoyée par le juge d’instruction à l’effet de donner sa version des faits relativement à ces cas. Il y a eu des signatures à elle pour savoir si elle les reconnaît. Pour le moment nous sommes sur notre faim dans la mesure où ces signatures qui sont compromises. Tant tôt elle dit que c’est imité ou scanner.  Nous allons poursuivre, ces débats iront jusqu’au bout pour qu’on sache qui a fait quoi dans cette affaire… Dans un débat comme celui-ci, il y a des éléments que nous retenons et le moment venu ça va être déballé. D’abord, c’est le tour des prévenus, vous n’avez pas encore écouté la partie civile ; et, ce débat ira jusqu’au bout », a promis Me Zézé.

A noter que le tribunal a finalement renvoyé l’audience au 20 septembre prochain pour la suite des débats.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél. : 626-66-29-27

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4 morts dans un incendie à Kountia : « la porte n’était pas fermée, mais on ne pouvait pas entrer »

13 juillet 2021 à 18 06 28 07287

Comme annoncé précédemment, quatre personnes ont trouvé la mort dans un incendie survenu hier nuit, lundi 12 juillet 2021, à Kountia CBA Nord, un district de la sous-préfecture de Manéah, dans la préfecture de Coyah. C’est vers 23h40 qu’un court-circuit s’est produit dans la maison de Mamadou Aliou Sow, alors qu’il dormait avec son épouse et ses trois enfants. Idrissa Sangaré et d’autres voisins ont tout fait pour secourir les victimes, mais ils n’ont pu sauver que la mère de famille.

Idrissa Sangaré, un des premiers secouristes

« J’habite dans le bâtiment qui a été incendié. Mais comme il est compartimenté, l’incendie n’a pas touché nos appartements. C’est à 23h45 que j’ai entendu les cris du vieux qui appelait son fils, je suis sorti en courant. Son fils aussi est sorti de sa chambre, on est venu se croiser à la porte de la maison touchée. Nous avons trouvé que la porte n’était pas fermée, mais on ne pouvait pas rentrer parce que tout le salon était en flammes.

Les fauteuils, les frigos et tout avaient pris feu, alors qu’eux (les victimes) étaient dans les chambres. On s’est retournés donc pour prendre des pioches et casser le mur par derrière afin de les faire sortir. Mais lorsqu’on a trouvé un moyen d’accéder à la chambre, c’est seulement la mère qui pouvait être sauvée. Le vieux, sa fille et ses deux garçons étaient déjà morts. On a pris la dame pour l’emmener à l’hôpital », a expliqué Idrissa Sangaré, interrogé par un journaliste de Guineematin.

Mohamed SOW, beau-frère du défunt Mamadou Aliou SOW

Ce drame laisse la famille des victimes dans un grand choc. Mais Mamadou Sow, qui a perdu son beau-frère et ses trois neveux, dit s’en remettre à la volonté de Dieu. « C’est ma petite sœur qui m’a appelé pour m’informer que ce bâtiment a pris feu. J’ai immédiatement bougé de chez moi pour venir, je suis arrivé ici à 1 heure du matin, j’ai trouvé que la maison était complètement en flammes.

Le mari de ma grande sœur, Mamadou Aliou Sow, et ses enfants Boubacar Sow, Fatoumata Touppé Sow et Mamadou Sow, qui est mon homonyme, sont morts dans la maison. Ma grande sœur, elle, c’est le plafond de la maison qui est tombé sur elle. Elle a pu être sauvée et elle est hospitalisée dans une clinique à Nongo. Je ne peux que m’en remettre à Dieu, car toute chose dépend de sa volonté », a dit M. Sow.

C’est sous une vive émotion que les quatre victimes ont été inhumées ce mardi, 13 juillet 2021, au cimetière de Kountia CBA. De nombreuses personnes se sont mobilisées pour les accompagner à leur dernière demeure.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Protection de l’enfance : la COLTE/CDE fait le point de ses activités

13 juillet 2021 à 17 05 20 07207

La Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant, Luttant Contre la Traite (COLTE/CDE) Guinée a tenu le samedi dernier, 10 juillet 2021, une assemblée générale extraordinaire à Conakry. Présidée par Dr Mamady Kankou CAMARA, le président du Conseil d’administration de la COLTE/CDE, cette rencontre a permis aux participants de faire le point des activités de l’organisation inscrites dans son plan d’action 2021, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est au terme de quatre jours de travaux sur la stratégie de la communication interne et externe de la COLTE/CDE, que cette assemblée générale extraordinaire s’est tenue. Elle visait à évaluer le niveau de mise en œuvre du plan d’action de la coalition pour 2021, en vue de déterminer ce qui a marché et ce qui n’a pas marché. Mais aussi, identifier les causes des insuffisances et proposer des solutions pour y faire face.

Mamadou Mansaré, chargé du suivi et évaluation de la COLTE CDE de Guinée

« Cette assemblée générale extraordinaire était l’occasion pour nous d’évaluer le niveau de mise en œuvre du plan d’action de la COLTE/CDE, parce que nous avons un plan d’action qui détermine toutes les activités de la coalition. Donc, il était question pour nous, à cette occasion, de revoir ce qui a été planifié : qu’est-ce qui a été fait, qu’est-ce qui n’a pas été fait. Et pour ce qui n’a pas été fait, quelles sont les solutions à envisager pour nous permettre de corriger les insuffisances qui nous ont empêchés de le faire. L’idée de cette rencontre était de permettre à chacun de nous de donner son avis par rapport au fonctionnement de la COLTE/CDE. Et c’est ce qui fut fait », a indiqué Mamadou MANSARE, chargé de suivi et évaluation de la COLTE/CDE.

« Vous savez que la COLTE/CDE est une coalition qui a plusieurs démembrements. Donc, il doit y avoir une véritable communication pour harmoniser tous les outils avec ses ONG membres », a ajouté Mr. MANSARE.

Cherif Diallo, secrétaire général de la COLTE CDE Mamou

Interrogé par Guineematin.com à la fin de cette assemblée générale extraordinaire, Mamadou Alpha Diallo, le secrétaire général de l’antenne de la COLTE/CDE à Mamou, a dit toute sa satisfaction. « J’ai des bonnes appréhensions de cette rencontre, dans la mesure où les 16 personnes invitées ont toutes répondu présentes et nous nous sommes concertés pendant 4 jours sur la stratégie de communication interne et externe de la COLTE/CDE. On a terminé par une assemblée générale au terme de laquelle nous sommes tous sortis satisfaits, parce que chacun de nous a pu s’exprimer, chacun de nous a pu donner son avis par rapport à comment conduire les destinées de la COLTE/CDE.

Au terme de cette rencontre, personnellement, j’ai pu comprendre encore mieux comment est-ce que je pourrai communiquer et me comprendre avec les enfants, comment je pourrai communiquer avec des personnes qui détiennent des enfants en conflit avec la loi, comment protéger les enfants. Donc, ce sont des choses qui pourront me permettre de m’améliorer dans ma façon de faire à l’avenir en faveur des enfants », a laissé entendre Chérif Diallo.

A rappeler que la Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant, Luttant Contre la Traite (COLTE/CDE) a été mise en place dans une volonté d’agir et de faire comprendre aux autorités et à toute la population guinéenne la nécessité de l’existence d’un mécanisme réel et fiable de promotion et de protection des droits des enfants. Elle regroupe plusieurs ONG nationales et internationales intervenant dans le domaine de l’enfance en Guinée, et dispose des antennes à Conakry et dans les 7 régions administratives du pays.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com 

Tél. : 622919225

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose dix points parmi les recommandations formulées par les participants à l’issue du diagnostic :

1- Révision du plan d’action de la COLTE/CDE en prévoyant les activités de ses ONG membres ;

2- Implication de la COLTE/CDE dans la mise œuvre de certaines activités de ses ONG membres ;

3- Renforcement de la sensibilisation par la coordination auprès de ses ONG membres ;

5- Les ONG membres de la COLTE/CDE doivent rendre compte de leurs activités à la coordination ;

6- Mise en place des outils de collecte de données des activités de ses ONG membres ;

7- Vulgarisation des documents juridiques de la COLTE/CDE ;

8- Harmoniser et vulgariser la définition des concepts clés liés à la protection des enfants ;

9- la révision du plan stratégique de la COLTE/CDE ;

10- rédiger des lettres de collaboration aux différentes institutions.

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : le procès des accusés ouvert ce mardi

13 juillet 2021 à 15 03 31 07317

Trois agents de santé sont accusés dans cette affaire : Dr Mamady Souaré, le médecin-chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan, Dr Fodé Kaba, médecin gynécologue et Fatoumata Camara, sage-femme, en service dans cette maternité.

Ils sont poursuivis pour « homicide involontaire », suite au décès d’une femme enceinte, Mme Mariame Kandé, survenu le 16 mai dernier, dans ce centre hospitalier. Leur procès s’est ouvert ce mardi, 13 juillet 2021, au tribunal de première instance de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

C’est la sage-femme, Fatoumata Camara, qui a comparu la première dans cette affaire. A la barre, elle a démenti la version selon laquelle, la victime a été abandonnée pour n’avoir payé un montant de 700.000 francs que les agents de santé lui avaient réclamé. « Lorsque la dame est venue me voir dans la soirée du 15 mai 2021 avec son beau-frère, qui est médecin à l’hôpital, j’ai dit à ce dernier qu’il va payer 700.000 francs. Mais juste une blague, parce qu’il y a souvent des blagues entre lui et moi.

A chaque fois qu’on se voit, on se fait des blagues parce qu’il m’appelle belle-mère. Donc, quand je lui ai dit ça, il m’a dit d’arrêter de blaguer et de lui montrer le médecin chef. C’est ainsi que je leur ai montré le bureau du médecin chef. Et quand ils sont ressortis, il m’a dit que le médecin leur a dit qu’il n’y avait pas d’urgence et que la dame, Mariame Kandé, pouvait retourner dans son lit », a expliqué la sage-femme.

Les débats se poursuivent devant le tribunal de première instance de Kankan.

Nous y reviendrons !

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Mandiana : la mairie se lance dans un vaste programme de développement urbain

13 juillet 2021 à 12 12 43 07437

Avec l’appui de quelques partenaires au développement, la mairie de Mandiana de se lancer dans la dynamique d’un important programme de développement local. Il s’agit notamment de la réhabilitation de certains ouvrages de franchissement, le curage des caniveaux et du fleuve Sankarany. Cette initiative communale s’inscrit le souci constant du conseil communal de Mandiana d’assurer un minimum de bien-être et de confort aux populations de cette ville de la région de la Haute Guinée.

Pour de nombreux observateurs, la présente démarche de la mairie est une réponse concrète aux chefs de quartier qui lui avaient demandé sous fond d’humiliation, lors de la première session de la commune en 2021, de « poser des actes pratiques » dans le développement durable à Mandiana. Mais, pour le maire Ibrahima Sira Diakité et son équipe, ce programme de développement local s’inscrit dans la logique de création de bien-être pour les populations de cette ville aurifère. Et, c’est sous le thème : « protéger nos peuples avec leur avenir » les travaux de se programme ont été lancés.

Dans un premier temps, il s’agit de la réhabilitation des deux dalots endommagés entre les quartiers Château d’eau et Hermakono et sur la route de Traodan dans le quartier Mandiana1. Cette action facilitera significativement la circulation urbaine des populations et biens.

Dans un second temps, il sera question du curage des caniveaux de la ville et le curage du fleuve Sankarany dans l’espoir d’éviter aux populations de la commune urbaine les inondations en cette période de saison des pluies. Et, dans cette action, un accent particulier sur les caniveaux qui se trouvent au niveau du grand marché de la ville où des inondations monstrueuses avaient été enregistrées l’année dernière.

Cependant, ces mesures du conseil communal, bien que salvatrices, ne mettront pas fin au calvaire des habitants de la commune urbaine de Mandiana. Car, dans plusieurs quartiers de la ville, les routes sont quasiment impraticables. C’est notamment le cas à Mandiana1, Noumoussoulou et Oudiala (tous des quartiers situés au bord du fleuve Sankarany.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Kountia : Aliou Sow et ses 3 enfants tués dans un incendie

13 juillet 2021 à 12 12 17 07177

Un grave incendie a eu lieu la nuit dernière à Kountia CBA Nord, un district relevant de la sous-préfecture de Manéah, dans la préfecture de Coyah. Il a coûté la vie à quatre personnes, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes qui s’est rendu sur place ce mardi, 13 juillet 2021.

Selon les premières informations recueillies sur les lieux, l’incendie s’est produit à 00h dans une maison, au moment où les membres de la famille victime dormaient. Le père de famille, Mamadou Aliou Sow, et trois de ses enfants dont une fille, ont été tués par le feu. Tout le contenu de la maison a également été consumé.

Nous y reviendrons pour plus de détails !

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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Manifestation à l’ENI de Faranah : « nous réclamons nos pécules »

13 juillet 2021 à 9 09 08 07087

Pendant que la phase pratique des examens de sortie est en cours dans les institutions d’enseignement technique et professionnel du pays, c’est le moment choisi par les élèves-maîtres de l’ENI (Ecole Normale d’Instituteurs) de Faranah pour se faire entendre. Plusieurs d’entre eux ont manifesté hier, lundi 12 juillet 2021, pour réclamer le paiement de leur bourse d’entretien, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est au retour de leurs lieux de stage que ces futurs instituteurs ont exprimé leur mécontentement. Ils ont érigé des barricades sur la route nationale Faranah-Mamou, empêchant la circulation pendant un moment. Les manifestants exigent le paiement de leur bourse d’entretien avant le début de la phase pratique des examens de sortie. 

« On a commencé les cours avant ceux de l’université et ceux-là ont déjà reçu la première et la deuxième tranches de leur bourse d’entretien, tandis que nous, nous n’avons reçu qu’une seule tranche. Maintenant, nous réclamons le paiement des trois tranches à la fois avant que nous ne commencions l’examen théorique. Donc nous leur disons de nous aider à avoir nos pécules avant la fin de l’examen pratique. Ce n’est pas la deuxième tranche seulement, mais ce sont les trois tranches que nous voulons à la fois. Nous savons tous que la formation est plus importante, mais cet argent compte aussi pour nous, parce que c’est un moyen de satisfaire certains de nos besoins », explique Abdoulaye Sylla, élève-maître à l’ENI de Faranah.

Aboubacar Sylla, un autre manifestant, souligne que cette bourse d’entretien est très importante pour les élèves-maîtres. « On n’a pas de parents ici, on est obligé donc de payer le loyer à la fin de chaque mois. Si on ne le fait pas, les propriétaires vont nous chasser de leurs maisons. En plus, il y a certains qui habitent loin, ils payent 5000 francs pour venir à l’école et 5000 francs pour rentrer. Et si tu n’as pas d’argent, comment vas-tu faire ? Il y en a même qui mangent une seule fois dans la journée. Donc aujourd’hui, on est sorti pour réclamer nos pécules », a-t-il indiqué.

Grâce à l’implication de la direction de l’ENI de Faranah et des autorités locales, la situation a été maîtrisée. Mais les élèves-maîtres promettent de redescendre dans la rue si leur revendication n’est pas satisfaite.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tel : 00224620241513/660272707

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