Pita : Mouctar Diallo convaincu de l’adhésion des populations aux idéaux du Pr. Alpha Condé

21 avril 2019 à 10 10 09 04094

Après la cérémonie de remise de la coupe, des médailles et des différents prix du tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mouctar Diallo, initiateur de l’activité a confié à la presse être désormais convaincu de l’adhésion des populations locales aux idéaux du président de la République, en raison de la forte mobilisation enregistrée ce samedi, 20 avril 2019, au Stade préfectoral, encore appelé Terrain de 6, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Comme annoncé dans nos précédente édition, la finale du tournoi de football de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé a connu une forte mobilisation populaire au Stade préfectoral de Pita où l’équipe de Bourouwal Tappé habillée aux couleurs zones du RPG Arc-en-ciel s’est adjugée le trophée contre son homologue de Sangaréah, à l’épreuve fatidique des tirs aux buts, parce que les 90 minutes du temps règlementaire se sont soldées par un score nul et vierge.

Immédiatement après la cérémonie de remise du trophée, des médailles et des différents prix aux ayants droits, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) qui a piloté à Pita ce mois de reconnaissance du Fouta aux président Alpha Condé s’est prêté aux questions de la presse. Guineematin.com vous livre ici l’intégralité de cet entretien réalisé à chaud.

Quel enseignement tirez-vous du déroulement de ce tournoi football dédié au président Alpha Condé ?

Mouctar DIALLO : La leçon que je tire est que les lignes ont bougé. Comme vous l’avez constaté. Certains avaient dit que Pita est la capitale de l’opposition et que c’était leur fief imprenable. Mais au regard de ce qui s’est passé depuis le 6 avril jusqu’à ce jour, nous constatons un changement. Les populations de Pita et du Fouta ont compris. Elles refusent maintenant la manipulation, la haine et la division. Elles refusent de tomber dans le piège de l’ethno stratégie orchestrée par des gens à la recherche de leur intérêt personnel et égoïste au détriment de l’intérêt des populations qui bénéficient aujourd’hui des acquis de la gouvernance actuelle.

Depuis le 6 avril jusqu’à présent, partout où nous sommes partis, notamment à Timbi-Madina, à Maci, à Bantiguel, à Ley-Miro et dans toutes les sous-préfectures, nous avons enregistré de fortes mobilisations des populations de tous les bords, de tous les âges, des jeunes, des femmes, des sages qui ont répondu à notre appel pour exprimer leur gratitude au président de la République, le professeur Alpha Condé.

Et partout, les maires en premier lieu ont égrené les réalisations faites par le président Alpha Condé dans tous les domaines. Partout, les maires et les populations ont dit que le président, depuis son arrivée, a posé beaucoup d’actes concrets qui transforment positivement leur vie et qui créent de meilleures conditions d’existence, dans les domaines de la santé, de l’éducation, des infrastructures notamment routières et de la création de l’emploi pour les jeunes et pour les femmes ainsi que de l’entreprenariat. Dans tous les secteurs, les populations ont reconnu des acquis. C’est pour cela qu’elles étaient fortement mobilisées malgré l’intoxication, la manipulation, les mensonges savamment orchestrés par certains qui sont dépassés et qui constatent malheureusement pour eux aujourd’hui qu’ils sont dépassés.

Nous félicitons donc les populations pour leur bravoure, pour leur mobilisation. Et vous êtes témoins de ce qui s’est passé ici aujourd’hui. C’est sans commentaires. Il n’y a jamais eu une telle mobilisation à Pita. C’est donc pour dire que les populations ont compris. Elles adhèrent aux idéaux du président Alpha Condé. Elles le soutiennent et sont avec lui dans sa vision de développement de la Guinée, dans ses ambitions de faire de la Guinée un pays émergent, un pays uni, paisible, démocratique et prospère.

Quelle analyse faites-vous de la réaction de votre grand frère, Elhadj Bah Ousmane autour de cette initiative ?

Je ne voudrais pas faire de commentaires. D’abord pour le respect que j’ai pour lui en tant qu’ainé. Ensuite, je pense aussi que nous sommes tous dans le même camp. Nous sommes tous dans la même famille politique. Nous nous mettons donc au-dessus de cette considération pour voir l’essentiel, pour faire face aux défis et enjeux majeures qui nous interpellent aujourd’hui et qui doivent nous mobiliser autour du président visionnaire Alpha Condé. C’est pour cela que nous nous concentrons sur le terrain où nous travaillons et les populations répondent. Tout récemment, il y a quelques jours, quelqu’un qui appelait à la haine, à la division et même à la violence contre nous a même posé la question de savoir où est Pita. Et voici Pita. Les populations ont répondu de la plus belle façon. Pita s’est mobilisée. Pita s’est exprimée de façon éloquente.

Malgré ce devoir de réserve et de retenu que vous vous imposez, vous avez quand même notez que le président de l’UPR a été encensé il y a 72 heures au siège de l’UFDG pendant que les cadres de cette formation politique de l’opposition républicaine vous vilipendaient.

Ecoutez ! Tirez les leçons et que chacun se fasse l’interprétation qu’il souhaite. Mais, je pense que, encore une fois, en tant que membre du gouvernement et des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) qui est de la mouvance présidentielle, nous ne souhaitons pas aller sur ces détails. Nous voulons nous mobiliser autour de l’essentiel qui est aujourd’hui de faire face aux différents défis qui interpellent le gouvernement du premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana, sous la clairvoyance direction du président Alpha Condé.

Quels sont les retombés auxquels le Fouta doit s’attendre de l’organisation réussie de ce tournoi de reconnaissance au président Alpha Condé ?

Il est évident que le président de la République va aussi comprendre que le Fouta est avec lui, que le Fouta l’aime, qu’il est chez lui Fouta. Conséquemment, je pense qu’il sera plus attentif aux préoccupations des braves populations de la région que nous félicitons. Nous sommes surs que le président de la République se considère comme le président de tous les guinéens et qu’il continuera à œuvrer pour le bonheur du Fouta et pour le bonheur de la Guinée. Nous sommes surs justement que les choses sont en train de changer et vont continuer à changer dans l’intérêt exclusif des populations du Fouta et des populations de la Guinée. Encore une fois dans la dynamique de construction d’une véritable nation qui est la Guinée, qui est une famille unie et indivisible qui a un destin commun.

Propos recueillis à Pita par Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Pita : la ville prend progressivement les couleurs du RPG Arc-en-ciel

20 avril 2019 à 16 04 59 04594

Depuis quelques heures, la ville de Pita est prise en otage par les propagandistes du RPG Arc-en-ciel qui paradent dans les principaux artères de la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

A quelques heures du coup d’envoi de la grande finale du tournoi de football organisé par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, en guise de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, la ville de Pita est déjà envahie par une marrée zone.

Des motards bardés de l’effigie du père fondateur du RPG Arc-en-ciel paradent dans commune urbaine où ils font des exhibitions sur la Nationale Pita-Labé.

A l’allure où vont les choses, les organisateurs n’auront aucune difficulté à remplir le stade préfectoral. Le public vient de toutes les préfectures, de la région et de Conakry. Comme pour dire que c’est tout le Fouta ou presque qui se mobilise pour apporter un témoignage de reconnaissance au président Alpha Condé. Pas moins de 15 bus sont attendus de Labé.

Sur place, on note déjà la présence des ministres Mouctar Diallo, Mory Sangaré, Moustapha Mamy Diaby, Boubacar Barry et Mme Assiatou Bah (ancienne de l’environnement).

C’est aux environs de 14 heures que le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lemy DIALLO est arrivé à la résidence du préfet de Pita, Khalidou Keïta, en compagnie des préfets Mory Diallo de Mamou et Alpha Boubacar Kaala de Dalaba.

Comme annoncé hier vendredi, 19 avril 2019 par le député uninominal de Pita, Honorable Mamadou Diouldé Sow, tous les inspecteurs régionaux et directeurs préfectoraux de l’éducation de Mamou et Labé sont déjà arrivés avec plusieurs proches collaborateurs.

Un carnaval est prévu de la maison des jeunes au Stade préfectoral de Pita.

De Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Les civils interdits de porter du treillis à Labé : le député Cellou Baldé recadre le préfet

20 avril 2019 à 11 11 21 04214

Comme annoncé dans une précédente dépêche, lors de la cérémonie de mise en place de la police de proximité, le jeudi 18 avril, le préfet de Labé a émis l’idée d’interdire le port de treillis militaires par les civils. Elhadj Safioulaye Bah est allé plus loin en disant que les treillis saisis avec les civils pourraient être brûlés. Une sortie qui provoque la réaction du député uninominal de Labé, Cellou Baldé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette mesure envisagée par le préfet de Labé vise, selon lui, à lutter contre l’insécurité. Sur son compte Facebook, le député uninominal de Labé, a tenu à recadrer le préfet, précisant que la loi n’interdit à aucun citoyen de porter un treillis. « J’ai lu sur le site Guineematin.com la sortie médiatique du préfet sur l’insécurité. Je partage totalement son avis par rapport à la nécessité de lutter contre le grand banditisme et la recrudescence de la criminalité dans la préfecture de Labé.

C’est quand même une priorité, car il y a souvent des cas de viol, des cas d’attaques à main armée, il y a des cas de braquage. Mais de l’autre côté, je l’invite d’avoir un esprit de discernement, parce qu’une chose peut s’avérer utile et logique, mais qui ne soit pas prévue par les dispositions légales. Quand je prends le cas des treillis dont il fait allusion, il n’est pas interdit à un citoyen de porter une culotte aux couleurs militaires, de porter une tee-shirt aux couleurs militaires ou une casquette aux couleurs militaires, parce que cela ne fait pas de lui un bandit.

Ce qui est interdit, c’est que quelqu’un porte l’uniforme militaire, depuis la casquette, la chemise, le pantalon, le ceinturon et les chaussures. Il faut éviter de créer l’amalgame. Parce que nous connaissons le niveau de formation de nos forces de défense et de sécurité. Une fois qu’une décision comme ça est prise par une autorité administrative et qu’il faut l’appliquer en violation des dispositions légales, souvent, les forces de défense et de sécurité font des abus », a écrit le député.

Il faut rappeler que le Gouverneur de Labé, lui, a salué cette décision du préfet. Madifing Diané a félicité et encouragé Elhadj Safioulaye Bah, promettant de lui apporter tout son soutien dans cette démarche.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Pita : 35 millions pour saboter le tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé

19 avril 2019 à 6 06 50 04504

Le député uninominal de Pita, honorable Mamadou Diouldé Sow, initiateur du rassemblement des militants et responsables de son parti organisé mercredi, 17 avril 2019, au siège de la fédération UFDG de la préfecture a déclaré à la presse locale avoir investi près de 35 millions de francs guinéens sur fonds propres dans les préparatifs de ce meeting d’information et de sensibilisation des populations locales. Cette rencontre politique vise exclusivement à obtenir un boycott du tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, piloté par le ministre de la jeunesse, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’honorable Mamadou Diouldé Sow est resté longtemps absent de sa circonscription électorale. Il aurait fallu le battage médiatique autour du tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, organisé par le ministre de la Jeunesse, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) pour que le parlementaire rentre en catastrophe à Pita, motivé par une ferme volonté de démontrer que sa préfecture reste et demeure un bastion imprenable de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG).

« La vérité est facile à dire. Il y a une seule vérité et plusieurs mensonges. Pita reste toujours un bastion imprenable de l’UFDG ! Pita est de l’opposition républicaine et Pita a toujours été un rempart pour tout ce qui est lutte pour l’instauration de la démocratie en Guinée. Et, Pita vient de le prouver encore. Mouctar est venu à Pita avec des personnes pour faire de la mamaya dans les terrains ; et, il repartira avec ses gens et laisser Pita tranquille. Toutes les sous-préfectures sont là, les notables, tout le monde est là, on dit non à Mouctar, non à son initiative et non à tout ce qui est 3ème mandat ou changement de la constitution. Je vous rassure qu’aucun élu de l’UFDG dans les collectivités n’est monté dans le bateau de Mouctar. C’est pourquoi, tous les maires et l’ensemble des élus sont là. À Maci par exemple, Mouctar est allé avec 512 personnes ; et, il a quitté avec les 512, laissant Maci tranquille. Tout le monde est venu pour dire  »c’est faux, nous ne sommes pas dedans » », a rassuré le député uninominal de Pita.

En sa qualité d’organisateur de la rencontre, honorable Mamadou Diouldé Sow estime avoir réussi à mobiliser entre 800 et 1000 personnes venues de toutes les collectivités de la préfecture pour écouter les différents discours caustiques prononcés contre l’initiative de Mouctar Diallo par les cadres de l’UFDG.

A rappeler que la grande finale de ce tournoi de football en guise de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé est prévue demain, samedi 20 avril 2019, au stade préfectoral de Pita. Reste à savoir si le meeting de l’UFDG va être suffisant pour éloigner effectivement les citoyens et le public de cet évènement sportif doublé d’une grande portée politique.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Reconnaissance du Fouta à Alpha Condé : les NFD dénoncent « la sortie » de Fodé Oussou à Pita

18 avril 2019 à 16 04 33 04334

Les Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) de Mouctar Diallo, actuel ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, regrettent ce qu’elles qualifient de « sortie malheureuse » de Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), à l’occasion du meeting organisé hier, mercredi, 17 avril 2019, par la fédération de son parti à Pita, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Les Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) de Mouctar Diallo, actuel ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune viennent de se faire l’écho des propos tenus par l’honorable Fodé Oussou Fofana, hier, mercredi, 17 avril 2019, au siège de l’UFDG à Pita. Propos qui ont été relayés par Guineematin.com ce jeudi, 18 avril 2019. Un proche collaborateur du ministre Mouctar Diallo a contacté votre quotidien en ligne pour partager l’état d’âme des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) à ce sujet.

Bah Alpha

« On a suivi avec beaucoup de regret la sortie malheureuse de Fodé Oussou Fofana au siège de l’UFDG à Pita. Il nous parle des 103 morts de Ratoma. Quand les responsables de l’UFDG parlent de ces morts, c’est comme s’ils regrettent que ce chiffre se soit arrêté brusquement. Ils le brandissent comme un trophée de guerre. C’est vraiment pathétique » a déclaré le chargé des affaires électorales aux NFD, Alpha Bah.

Cet assistant au cabinet du ministre de la Jeunesse s’étonne aussi que l’honorable Fodé Oussou Fofana se demande où est Pita, parce que la ville abrite ce tournoi de football en guise de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé.

« La mobilisation autour de cette compétition sportive est la cinglante réponse que les citoyens de Pita apportent à Fodé Oussou Fofana. Ils ont juste compris le jeu de Cellou Dalein et de l’UFDG, dont le seul but est de s’enrichir et d’occuper des postes de responsabilité, sur le dos du Fouta. Aux dires de beaucoup de personnes, Fodé Oussou possède une véritable fortune à l’extérieur, notamment une villa cossue au bord de la mer à Dakar » accuse-t-il.

Selon ce soutien indéfectible de Mouctar Diallo, à la question de savoir où est Pita, Fodé Oussou Fofana a voulu inciter les populations locales à une violence physique contre le ministre Mouctar.

« Peine perdue. La manipulation mentale que l’UFDG a réussie à Ratoma, appartient au passé.

Il n’y aura plus jamais d’autres victimes de ses manœuvre diaboliques et sataniques, ni à Ratoma, ni à Pita et nulle part ailleurs en Guinée. On en a marre de leur décompte macabre. L’UFDG devrait plutôt s’occuper de la minable mobilisation enregistrée ce 17 avril, car il a fallu plus d’une semaine de préparation et près de 500 millions de francs engloutis pour ce meeting raté, qui était initialement prévu à 11h, et qui ne s’est tenu qu’à 15h, faute d’affluence. Félicitation aux braves populations de Pita, qui ont tout compris » conclu-t-il.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Pita : les maires UFDG invités à bouder le tournoi de reconnaissance au président Alpha Condé

18 avril 2019 à 13 01 11 04114
Mamadou Oury Diallo, maire de la commune urbaine de Pita

La direction nationale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a invité officiellement les maires élus du parti dans la préfecture de Pita à se retirer immédiatement du tournoi de football organisé par le ministre Mouctar Diallo pour exprimer la reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette consigne ferme a été donnée aux maires UFDG de Pita hier, mercredi, 17 avril 2019, à l’occasion du meeting que la fédération du parti a organisé dans la commune urbaine pour dénoncer l’initiative du ministre de la jeunesse, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) et sensibiliser les populations locales contre le 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

« Mouctar Diallo vous a insulté. Et à travers vous, il a insulté tout Pita. Vous devez faire attention. Vous ne devez pas accompagner cette initiative. Vous êtes des maires. Vous n’êtes pas de esclaves ni d’un ministre, ni d’un préfet, ni d’un président de la République. Vous avez été élus par la population. Monsieur les maires, à partir de maintenant, vous êtes les élus de l’UFDG, en tant que vice-président, je vous donne des instructions fermes. Vous sortez de ce tournoi ! Il n’a qu’à faire ce qu’il veut. S’il veut vous emprisonner, il n’a qu’à vous emprisonner. Tous ceux qui sont militants de l’UFDG, qui croient à l’UFDG, tous ceux qui pensent que Alpha Condé n’a pas le droit de tuer les jeunes, tous ceux qui pensent qu’il n’a pas le droit de casser Kapororails, nous vous demandons de mettre fin à ce problème de tournoi de la honte » a déclaré Dr Fodé Oussou Fofana qui a eu droit à un tonnerre d’applaudissement.

Ces instructions fermes de l’UFDG ont été données à 72 heures de la finale du tournoi de football organisé par le ministre Mouctar Diallo en guise de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé.

Lancée à Timbi-Madina le samedi, 6 avril 2019, cette compétition footballistique a connu la participation de toutes les collectivités de la préfecture de Pita. Chaque maire est resté mobilisé à côté de son équipe durant toute la première phase du tournoi. C’est maintenant que l’UFDG a fait un réveil brutal à ce sujet.

« Je suis agent de développement local. Il a été constaté que les activités sportives engagées et qui sont déjà réalisées par le ministre Mouctar Diallo ne sont en réalité que de la propagande politique. C’est pour tout juste plaire à quelqu’un. S’il y a eu des actions de développement, il y va de l’intérêt de la population et le président de la République a mandat d’aider, d’appuyer le développement local. Si monsieur Mouctar Diallo profite de l’occasion pour parler d’activités sportives derrières lesquelles on veut insinuer d’autres victoires, d’autres choses qui ne collent pas à la réalité et qui ne sont pas démocratiques, en ce moment les gens sont tenus obligés de replier et de réfléchir parce qu’il faut se remettre en cause pour prendre des dispositions. Nous devons nous rassurer qu’il n’est pas question de 3ème mandat derrière cette initiative » a expliqué le maire de la commune urbaine de Pita, Mamadou Oury Diallo.

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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Meeting de l’UFDG à Pita : la colère de Dr Fodé Oussou contre le ministre Mouctar Diallo

18 avril 2019 à 8 08 07 04074

« Je vous parle de 103 jeunes enterrés au cimetière de Bambéto, tués par la gouvernance de monsieur Alpha Condé et pour lesquels il n’y a pas eu de justice, il n’y a pas eu de compassion. Sur les 103 jeunes, 82 sont ressortissants de Pita. Parmi les 82, vous avez 23 qui sont de Gongoré, 18 de Maci, 27 de Bantiguel, 8 de Bourouwal Tappé, 2 de Timbi-Madina, 2 de Timbi-Tounni, 1 de Ninguélandé et 1 de Sangaréah. Et vous avez quelqu’un qui est considéré comme ressortissant de Pita, de Maci qui vient à Pita, organiser un tournoi de remerciement de monsieur Alpha Condé parce qu’il a tué 82 jeunes de Pita, parce que les maisons des gens de Pita sont cassées à Bambéto. Pita est où ? Pita a perdu sa valeur ! Où est le Pita qu’on a connu ? »…

Prenant la parole au cours de leur meeting de son parti hier, mercredi 17 avril 2019, à Pita, le vice-président de l’UFDG, Honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéraux-Démocrates, a exprimé toute sa colère contre le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mouctar Diallo qui a eu l’initiative d’organiser un tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, au lendemain de la destruction des maisons d’habitation des citoyens ressortissants de sa préfecture natale, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le président du groupe parlementaire des Libéraux-Démocrates, honorable Dr Fodé Oussou Fofana a commencé son intervention au siège de la fédération UFDG de Pita par demander aux responsables et militants du parti massivement mobilisés en provenance de toutes les communes rurales de la préfecture d’observer une minute de silence à la mémoire des militants de l’opposition morts et enterrés au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma à Conakry.

« Je vous parle de 103 jeunes enterrés au cimetière de Bambéto, tués par la gouvernance de monsieur Alpha Condé et pour lesquels il n’y a pas eu de justice, il n’y a pas eu de compassion. Sur les 103 jeunes, 82 sont ressortissants de Pita. Parmi les 82, vous avez 23 qui sont de Gongoré, 18 de Maci, 27 de Bantiguel, 8 de Bourouwal Tappé, 2 de Timbi-Madina, 2 de Timbi-Tounni, 1 de Ninguélandé et 1 de Sangaréah. Et vous avez quelqu’un qui est considéré comme ressortissant de Pita, de Maci qui vient à Pita, organiser un tournoi de remerciement de monsieur Alpha Condé parce qu’il a tué 82 jeunes de Pita, parce que les maisons des gens de Pita sont cassées à Bambéto. Pita est où ? Pita a perdu sa valeur ! Où est le Pita qu’on a connu ? » a-t-il interrogé.

Après cette série d’interrogations, le vice-président de l’UFDG a demandé pourquoi les populations locales ont-elles accepté une telle initiative.

« Comment vous pouvez accepter qu’on casse les maisons des gens de Bambéto, qu’un enfant de Pita vienne à Pita faire ce qu’il veut en amenant des gens de Conakry. Il veut justifier les 3 milliards que monsieur Alpha Condé lui a donnés. Il veut aller démontrer à monsieur Alpha Condé que Pita est reconnaissant de monsieur Alpha Condé. Comme pour dire que tu as bien fait de tuer parce que les gens que tu as tués ne méritent pas de vivre. On peut tuer les gens de Pita, venir organiser un match de football et être accompagné par les citoyens de la préfecture. Où est Pita ? Il n’y a eu personne pour lui dire qu’il ne peut pas organiser un match de football en reconnaissance à monsieur Alpha Condé qui a tué les enfants de Pita et qui a cassé les maisons des gens de Bambéto-cosa », s’est étonné l’opposant.

Pour Dr Fodé Oussou Fofana, ce que le ministre Mouctar Diallo a fait à Pita, personne ne peut le faire dans les autres régions et préfectures de la Guinée.

« Ce que Mouctar a fait à Pita, on ne peut pas le faire ni à Mamou, ni à Labé, ni à Siguiri et ni à Tougué. C’est de l’humiliation pour Pita. C’est de la provocation. S’il a besoin des 3 milliards, qu’il prenne 3 milliards de monsieur Alpha Condé, parce qu’il peut manger. On n’a pas besoin de démontrer que quand une élection est organisée ici c’est l’UFDG qui gagne. Monsieur Alpha Condé n’a jamais gagné ici. C’est de la provocation » a-t-il inisisté.

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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Labé : le parti de Baadicko en ordre de bataille contre le 3ème mandat pour Alpha Condé

17 avril 2019 à 13 01 45 04454
Mamadou Saïdou Baldé, coordinateur régional de l’UFD à Labé

La coordination régionale de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Bah Baadicko à Labé est farouchement opposée à toute idée de maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le coordinateur régional de l’UFD à Labé, Mamadou Saïdou Baldé, a fait connaitre cette position de son parti à l’occasion d’un entretien exclusif qu’il a accordé à Guineematin.com ce mercredi, 17 avril 2019.

« Depuis la création de notre parti, en 1992, nous défendons les valeurs démocratiques et les principes universels des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Nous avons toujours prôné l’alternance démocratique. Nous ne pouvons donc jamais être associés à toute forme de confiscation ou de tentative de confiscation du pouvoir par qui que ce soit. Nous comptons donc nous investir pour empêcher le président Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir » a expliqué le militant de l’UFD de Mamadou Bah Baadicko.

Abordant la question de l’appartenance de son parti à la mouvance présidentielle, le coordinateur régional de l’UFD à Labé, Mamadou Saïdou Baldé précise que « tout observateur doté de bon sens est conscient que ce partenariat entre notre formation politique et le RPG Arc-en-ciel n’est pas solide.»

« Nous ne nous retrouvons pas dans plusieurs orientations de la gouvernance actuelle qui est en train de dévier les objectifs de consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit en République de Guinée » a-t-il poursuivi.

Notre interlocuteur rassure que son organisme est en harmonie avec la direction nationale du parti sur cette question de 3ème mandat ou de maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020.

Parlant de l’absence de l’UFD au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Mamadou Saïdou Baldé parle de divergence d’approches entre son parti et les autres acteurs concernés par ce débat au sein de l’opposition républicaine et des organisations de la société civile.

« Nous avons notre propre stratégie à ce sujet. Le président du parti et les membres du bureau exécutif national vont dérouler notre agenda dans les prochains jours pour que l’opinion soit située sur la démarche appropriée que nous proposons aux défenseurs éclairés de la constitution guinéenne » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Evasion d’un présumé criminel à Kollangui (Tougué) : les autorités locales attendues chez le juge

17 avril 2019 à 11 11 57 04574

Le sous-préfet de Kollangui, Rémy Péguita Soaromou, le maire de la commune rurale, Elhadj Lamine Diallo, le chef du poste de la police de la zone, Lieutenant Kamano, et deux autres agents de la Garde Communale sont attendus aujourd’hui par le juge de paix de Tougué. Ces autorités locales devraient expliquer les circonstances de l’évasion du jeune Ousmane Barry du village de Lâbha qui est accusé d’avoir violé une fillette de 14 ans, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Ce cas de viol, qui a été confirmé par les services de santé, a été perpétré le samedi dernier, 13 avril 2019, au chef-lieu de la commune rurale de Kollangui, dans la préfecture de Tougué, relevant de la Région Administrative de Labé. C’était à l’occasion d’une soirée dansante organisée dans la localité.

Après cet acte criminel, les parents de la victime ont saisi les autorités de Kollangui qui ont dépêché les agents de la garde communale sur le terrain pour interpeller le résumé violeur, Ousmane Barry, conducteur de taxi-moto dans la zone.

Le prévenu a immédiatement été confié par les autorités locales au chef du poste de la police de la zone, le lieutenant Kamano, basé à Koïn.

Malheureusement, l’accusé a traîné avec ces services de police de la localité pendant plusieurs jours avant de s’échapper.

Informé de la situation, le juge de paix de Tougué, Souleymane Kouyaté, a invité le sous-préfet de Kollangui, Rémy Péguita Soaromou, à se rendre à son bureau avec le maire de la commune rurale, Elhadj Lamine Diallo, le policier, lieutenant Kamano, et les deux agents de la Garde communale pour éclairer sa lanterne sur les circonstances de cette évasion suspecte qui éclabousse les autorités locales.

En attendant, le sous-préfet de Kollangui, Remy Péguita, interrogé dans la matinée de ce mercredi, 17 avril 2019, par Guineematin.com, a dénoncé ce qu’il qualifie de négligence coupable du lieutenant Kamano à qui il aurait demandé de transférer à temps le dossier à Tougué.

L’autorité locale ajoute que c’est le sixième (6ème) cas de viol signalé dans la zone à l’actif de ce jeune Ousmane Barry.

Dossier à suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Tougué : un éleveur de Kollangui interpellé par la gendarmerie

16 avril 2019 à 12 12 03 04034

Modi Mamadou Hady Barry, un éleveur du village de Lâbha Daandé Dombélé est en garde à vue à la compagnie de la gendarmerie territoriale de Tougué, relevant de la Région Administrative de Labé pour avoir eu une dispute avec des fournisseurs de boissons alcoolisées dont le principal du collège alors qu’il était parti à la recherche de ses chèvres, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

En l’espace de 2 mois, Modi Hady Barry, 65 ans, éleveur de Lâbha Daandé Dombélé, relevant de la commune rurale de Kollangui, dans la préfecture de Tougué a constaté la disparition de sept (7) de ses chèvres. Il a alors décidé de prendre des dispositions pour prendre les présumés voleurs de bétail qui font souffrir les éleveurs de cette localité située entre Kollangui (Tougué) et Kankalabé (Dalaba).

C’est dans ce contexte que l’éleveur est sorti dans la soirée du vendredi, 5 avril 2019, aux environs de 21 heures rechercher ses chèvres et contrôler ce qui se passe dans les parages.

Sachant que les animaux domestiques du village ont l’habitude de trainer sur le pont en dure qui relie Kankalabé à Kollangui, il s’est dirigé sur les lieux. Il aurait été surpris de retrouver à l’endroit indiqué deux personnes dont le principal du collège, monsieur Kouyaté, qui étaient, dit-on, en train de siroter leurs boissons alcoolisées.

Les deux noctambules, qui rentraient apparemment de Labé, ont tout de suite intimé à l’éleveur, l’ordre d’éteindre sa torche. Ce que Modi Mamadou Hady Barry n’a pas voulu faire. Non content de son refus d’obtempérer, l’enseignant et son compagnon, un certain Tidja Thiânguel, auraient proféré des injures et menaces à l’endroit de l’éleveur.

Ce dernier ne s’est pas fait prier pour crier au secours. Et les citoyens riverains sont massivement sortis avec des gourdins et manchettes. C’est au moment où la foule s’apprêtait à tomber sur les deux noctambules, Modi Mamadou Hady Barry a reconnu le principal du collège et son compagnon. Il a fini par convaincre les citoyens de la localité de ne rien faire du mal aux suspects.

Mais, les intéressés n’ont pas pu allumer leur véhicule qui était chargée d’un stock de boissons alcoolisées acheté, dit-on, à Labé.

Pendant qu’on cherchait à pousser la voiture pour qu’elle s’allume, certains jeunes de la localité ont profité pour dérober quelques bouteilles.

Rentrés à Kollangui Centre, le principal du collège, monsieur Kouyaté et son compagnon ont porté plainte. Le dossier a été transmis à la compagnie de la gendarmerie territoriale de Tougué où les plaignants déclarent avoir perdu, en plus des bouteilles de boissons alcoolisées, une forte somme d’argent.

De Labé, Idrisa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Grève des enseignants : l’appel SLECG pas entendu à Labé

10 avril 2019 à 17 05 41 04414

A Labé, les enseignants n’ont pas observé le mot d’ordre de grève lancé par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (Guinée). Les cours se sont déroulés normalement dans toutes les écoles de la ville, ce mercredi 10 avril 2019, a constaté un correspondant de Guineematin.com sur place.

Aux lycées Wouro, Hoggo M’Bouro, tout comme dans les autres établissements scolaires publics et privés de Labé, aucune perturbation n’a été enregistrée ce mercredi, 10 avril, première journée de la grève générale et illimitée déclenchée par le syndicat des enseignants, qui exige le respect du protocole d’accord signé en janvier par le gouvernement, dans son intégralité. Et, selon le chef section de la pédagogie à l’inspection régionale de l’éducation de Labé, ce n’est pas seulement dans la commune urbaine que la grève n’a pas été suivie.

Laye Keïta

Laye Keïta indique que dans toute la région de Labé, seule dans la préfecture de Lélouma les cours ont connu des perturbations. « On a entendu qu’une grève a été lancée par le SLECG. Je viens de rentrer d’une inspection avec madame l’inspectrice régionale de l’éducation. Au niveau de Labé, dans la préfecture, tout se passe dans les conditions souhaitées. A Koubia aussi, toutes les écoles ont étudié.

Seulement à Missira, on a appris qu’il y a eu quelques velléités, mais là-bas aussi, tout est rentré en ordre grâce à l’implication du maire de la commune rurale et l’APEAE. A Mali et à Tougué également, il y a eu cours. Dans la région, la seule préfecture où la grève a été suivie, c’est Lélouma. C’est dans cette préfecture où on a eu des difficultés mais des dispositions sont en train d’être prises pour y remédier », promet ce responsable de l’IRE de Labé.

Issa Soumaré

Interrogé sur cette situation, le secrétaire administratif régional du SLECG de Labé, Issa Soumaré, a expliqué les enseignants sont partis en classes tout simplement parce qu’ils n’avaient pas encore reçu l’avis de grève. « J’ai sillonné plusieurs établissements et j’ai constaté que certains enseignants ont respecté le mot d’ordre de grève, même si d’autres étaient en situation de classe. Cela est dû tout simplement au fait qu’ils n’avaient pas reçu officiellement l’avis du mot d’ordre de grève. J’ai déposé officiellement l’avis de grève auprès du bureau préfectoral du SLECG. Je suis sûr qu’à partir de ce jeudi, la grève va été suivie dans sa totalité », a estimé Issa Soumaré.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : le gouverneur met les boulangers en garde

10 avril 2019 à 11 11 53 04534

La salle des actes de la Mairie de Labé a servi de cadre hier, mardi 09 avril 2019, à la présentation officielle des antennes régionale et préfectorale de la Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (CONABPAG) dont les membres ont été invités par le gouverneur de région, Elhadj Madifing Diané d’éviter l’illicite dans l’exercice de leurs métiers, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette cérémonie était initialement prévue dans la salle des conférences du Gouvernorat de Labé. Mais, à la dernière minute, elle a été délocalisée à la Mairie, parce que l’espace était trop étroit pour contenir tous les boulangers et pâtissiers qui ont répondu à l’invitation des organisateurs. Qu’à cela ne tienne ! L’évènement était rehaussé de la présence effective du gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané qui était entouré pour la circonstance d’un partenaire privilégié de la coopérative qui a décidé d’accompagner les boulangers et pâtissiers de Guinée. Il s’agit de Monsieur Mamoudou Baldé, connu sous le sobriquet de Baldé Royal Moto, PDG de Sociétés et président de la Chambre Régionale du Commerce et de l’Industrie de la ville de Conakry.

La rencontre a aussi mobilisé l’ensemble des autorités locales et des services techniques régionaux, préfectoraux et communaux ainsi que plusieurs organisations de la société civile partenaires de terrain de la coopérative des boulangers et pâtissiers de Guinée.

En souhaitant la bienvenue aux participants, Mme Yacine Diallo, 2ème adjointe au maire de la commune urbaine de Labé a invités les boulangers évoluant dans sa ville à respecter les normes de l’hygiène, du poids et du prix des pains proposés aux consommateurs.

Mamadou Adama Diallo

Dans son discours de circonstance, Mamadou Adama Diallo, président national de la CONABPAG, s’est félicité de la mobilisation et du sérieux qui ont marqué cette assemblée générale avant de dégager les objectifs de la coopérative. « Je tiens tout d’abord à vous remercier de l’intérêt et de l’attention particulière que vous avez bien voulus accorder à cette cérémonie. La coopérative nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée (CONABPAG) a pour missions fondamentales, de défendre des intérêts matériels et moraux de ses membres dans le strict respect de la loi d’une part, et contribuer au développement de notre pays, d’autre part ; assurer une fourniture correcte et au quotidien aux populations guinéennes d’une gamme variée de pains de qualité, d’un poids normal et d’un prix abordable; Renforcer les mesures d’hygiènes sur toute la chaîne ; contribuer à la modernisation des métiers de la boulangerie et pâtisserie à travers des projets et programmes permettant une migration progressive d’un métier traditionnel et manuel vers un métier semi-moderne ; enfin, renforcer les capacités des membres et les liens sociaux pour une meilleure prise en charge des différents cas sociaux et quotidien », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, Elhadj Mamadou Baldé, dit Baldé Royal Moto, partenaire privilégié de la coopérative nationale, a mis l’occasion à profit pour expliquer à l’assistance pourquoi il a décidé d’accompagner les boulangers et pâtissiers de Guinée.

Elhadj Mamadou Baldé

« Lorsque le président des boulangers est venu nous rencontrer pour solliciter notre soutien pour l’épanouissement de la corporation, nous compris qu’aider les boulanger, c’est aider le pays. Aider les boulangers, c’est aider le gouvernement. Aider les boulangers, c’est aider nos frères, nos parents et le peuple en général. Nous avons compris que c’est une action qui vaut le coût. J’ai vu que vos projets, votre structure et votre métier se trouvent dans l’esprit du président de la République. J’ai suivi à la télévision ce que le président de la République a dit de vous. C’est compte tenu de tout ça que j’ai décidé de vous accompagner » a-t-il déclaré en français et poular.

C’est en ce moment que les deux bureaux ont été présentés officiellement aux autorités locales et à l’assistance. La coopérative régionale des boulangers et pâtissiers de Labé est dirigée par maître Daouda Sow, tandis que son antenne préfectorale est présidée par maître Mohamed Sacko dit Bobo Mouynaye (le bébé va téter). Chaque équipe est composée de 21 personnes dont 3 conseillers recrutés parmi les sages de la corporation.

Daouda Sow

Le nouveau président du bureau régional de la CONABPAG de Labé, Daouda Sow a remercié les boulangers et pâtissiers pour la confiance placée en lui avant de prendre l’engagement solennel que les équipes mises en place seront toujours du côté des autorités locales pour les missions de maintien de la paix et de renforcement de la cohésion sociale dans la cité.

De son côté, le gouverneur de la Région Administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané, a rappelé le rôle et l’importance des boulanger au sein de la population guinéenne avant de réitérer la disponibilité des autorités locales à accompagner la coopérative des boulangers et pâtissiers de Guinée dans ses actions.

Elhadj Madifing Diané

« Je remercie et félicite très sincèrement ceux qui ont été élus à la tête des antennes régionale et préfectorale de la coopérative des boulangers de Guinée. Ils sont à la tête d’une fonction honorable et respectable. Ils doivent donc mesurer la dimension de leur responsabilité. Ce ne sont pas des ouvriers qu’ils ont, ni des esclaves. Ce sont des gens de leur profession avec lesquelles ils doivent travailler. Je les exhorte donc devant eux dans les problèmes, derrière eux dans les problèmes et d’être au milieu, parmi eux dans les problèmes, sans aucune différenciation entre eux. Vous n’aurez aucun bénéfice dans votre activité, chaque fois que vous aurez souhaité augmenter le prix du pain pour une population qui chasse sa vie. Acceptez de faire le sacrifice dans votre activité que de faire des bénéfices exorbitants dans votre activité. Ces bénéfices ne vous seront d’aucune importance. Le Tout Puissant Allah a dit qu’Il est le seul héritier de ce monde et Il n’a pas besoin d’héritage, parce que tout simplement l’homme chasse la vie pour laisser des héritages. Il passe, il laisse son héritage. Ceux qui héritent passeront aussi, laisser le même héritage. Le meilleur héritage pour l’homme, ce sont ses biens faits pour les autres. Tout le matériel qu’on laisse, c’est l’héritage de Dieu et Dieu n’a pas besoin d’héritage. Que Dieu nous donne une bonne compréhension. Je suis très heureux d’être avec vous parce que vous êtes au cœur de la vie de ce pays. C’est pourquoi, je vous exhorte d’avoir toujours la foi dans votre activité. Soyez assuré que vous ne serez victimes d’aucune exaction de la part des administrateurs de cette région. Je vous donne l’assurance que ma porte vous est grandement ouverte chaque fois que vous serez victime d’un abus de la part d’une des autorités que j’ai la charge de gérer par la grâce de Dieu. Je vous demande très humblement de regarder avec bienveillance la population de la région de Labé que Dieu a bien voulu vous confier à travers votre activité de production de pains pour leur alimentation » a déclaré le gouverneur de Labé.

Poursuivant son sermon de circonstance, Elhadj Madifing Diané a mis les boulangers et tapissiers de Labé en garde contre l’illicite dans l’exercice de leurs métiers.

« Ils sont à une chaîne sociale des plus stratégiques dans ce pays et dans le monde. Nous les humains nous les observons, mais Dieu les observe. Quand on dit le riba (illicite) qui est dénoncé dans plusieurs sourates du Coran, il ne se situe pas seulement à l’intérêt sur l’argent. Il peut se trouver aussi dans le poids du pain et dans la mesure du tissu. Qu’ils soient attentifs sur le poids de leurs pains, parce qu’à ce niveau, Dieu les observent attentivement. Et à ce niveau, nous leur souhaitons le meilleur des salaires » a-t-il rappelé avec éloquence.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Mamou : le concours préfectoral de lecture du Coran clôturé dans la satisfaction

8 avril 2019 à 13 01 19 04194

La 3ème édition du concours préfectoral de mémorisation et d’interprétation du saint Coran a bouclé ses travaux avant-hier samedi, 06 avril 2019, dans la commune urbaine de Mamou. La cérémonie a connu la présence des autorités religieuses et administratives, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette 3ème édition a regroupé 118 candidats, dont 15 filles, répartis en cinq catégories. Au terme de la compétition, c’est le jeune Mahmoudou Diallo, venu du foyer coranique Alpha Mamadou, situé dans la commune urbaine de Mamou, qui a raflé le premier prix du premier groupe. Ce jeune, à la voix sublime et au niveau d’instruction solide en islam, a tenu en haleine les fidèles musulmans venus suivre ce concours préfectoral.

Selon Elhadj Ila Diallo, secrétaire général adjoint de la ligue islamique préfectoral de Mamou, « après 4 jours de compétition, nous voici au terme de ce concours préfectoral qui nous a permis de connaitre les points forts et faibles de nos enfants. C’est ainsi que nous saluons l’implication inconditionnelle de la ligue régionale. A notre inspecteur régional des affaires religieuses, Elhadj Amadou Kolon, qu’Allah veille sur lui. Nous remercions tous ceux et celles qui ont contribué financièrement, physiquement et matériellement durant ces moments précieux dans le champ d’Allah ».

De son côté, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, a tout d’abord loué Allah, qui a permis la finalisation de ce concours préfectoral, avant de prier les fidèles musulmans d’accompagner dorénavant cette initiative. « Nous louons Allah, le Tout puissant qui a permis l’organisation et la finalisation de ce concours. Mais, nous regrettons très fort le désintéressement des populations de Mamou face à cette rencontre religieuse.

Surtout que le coran est notre guide, notre boussole sans lequel le musulman ne peut adorer convenablement son seigneur. Aux résidents et aux ressortissants de Mamou, nous vous demandons tout le soutien pour l’intérêt de notre région, de nos enfants. Ce concours est annuel. Donc, tâchons à former nos futurs imams, nos futurs cadres qui seront des cadres compétents et compétitifs », a laissé entendre Elhadj Barry.

Présent à cette cérémonie, Samba Héry Camara, chef de cabinet du gouverneur de Mamou, a invité les parents à s’investir dans l’éducation des enfants, notamment sur le plan religieux. « Au nom du gouverneur de la région, nous remercions les initiateurs de cette rencontre religieuse, les encadreurs, les parents et l’ensemble de la population de Mamou. Nous demandons à Dieu qu’il guide davantage ces enfants et nous prions Allah que le premier de la Guinée sorte de Mamou au prochain concours national qui va se tenir à Conakry pendant le mois de Ramadan.

C’est la meilleure éducation pour obtenir demain des hommes responsables pour notre nation. Avant, nos enfants partaient dans les foyers coraniques avant les écoles étrangères. C’est pourquoi ils brillaient toujours. Suivons donc les traces laissées par nos parents pour l’avenir de nos progénitures », a conseillé monsieur Camara.

Il est à noter que ce concours préfectoral a permis de sélectionner au moins cinq (5 ) candidats qui représenteront la préfecture de Mamou au concours national prévu à Conakry pendant le mois saint de Ramadan.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 657 34 39 39 /625 69 89 19

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Lélouma : une nouvelle mosquée de plus de 650 places inaugurée à Kokolou

7 avril 2019 à 9 09 09 04094

En chantier depuis 2015 pour sa réhabilitation et son extension, la mosquée de Kokolou dans la sous-préfecture de Linsan Saran (préfecture de Lélouma) a été inaugurée le jeudi, 04 avril 2019. Les travaux de rénovation de cette maison de Dieu dont l’histoire remonte à l’an 1777 (XVIIIe siècle) ont été entièrement financés par les fils résidents et les ressortissants du district de Kokolou (vivant en Guinée et dans le reste du monde) à hauteur d’un milliard 489 millions 631 mille 215 francs guinéens, a appris l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kokolou.

La mosquée de Kokolou est vieille de près de trois (III) siècles. Elle a été construite pour la première fois par les fondateurs de Kokolou (Mama Ibrahima Sambegou Diallo de la famille de Dickoyabhè et Mama Yaghouba Diallo de la famille de Koumba N’Dabbhel), tous venus de Koggui (Labé) pour le rayonnement de l’islam.

Tout d’abord, c’était une aire de prière, puis une construction en banco (en terre battu). Au fil des années, cette maison de Dieu a connu des rénovations (en 1940, 1972,…) dont la dernière a été entamée en 2015, par les fils résidents et les ressortissants de Kokolou vivant en Guinée et dans le reste du monde (tous réunis au sein d’une association dénommée URAK).

Pour cette dernière rénovation, la mosquée de Kokolou a connu une extension et une architecture moderne. Elle est bâtie sur une superficie de 240 m² (16,64 mètres de long et 14,44 mètres de large), avec des minarets hauts de 19,75 mètres. Elle a une capacité d’accueil de 680 fidèles. Les travaux de rénovation ont été entièrement financés par l’URAK (union des ressortissants et amis de Kokolou) à hauteur d’un milliard 489 millions 631 mille 215 francs guinéens.

Selon Mamadou Cherif Diallo, le président de l’URAK, la rénovation de cette mosquée bâtie sous le pied du mont Kokolou s’ajoute à une longue liste d’actions réalisées par l’association qu’il dirige actuellement, dans le cadre de la promotion du développement socioéconomique et culturel de Kokolou.

« Depuis sa création en 2003, l’URAK a pu réaliser les activités suivantes : la clôture du village avec 180 rouleaux de grillage pour une somme de 36 millions de francs, la rénovation de l’école de Kokolou pour une somme 39 millions 200 francs, la prise en charge de deux enseignants de 2010 à nos jours, l’adduction d’eau potable dans le village, l’envoie et l’appui de plusieurs missions de sensibilisation dans notre village sur la protection de l’environnement et la lutte contre le VIH/SIDA,… », a indiqué Mamadou Cherif Diallo, tout en réitérant l’engagement de l’URAK à s’unir et mettre tout en œuvre pour que la paix, le développement, l’entente et la solidarité élisent domicile à Kokolou, pour toujours.

« Grâce à Kokolou, nous sommes. Pour Kokolou, nous nous battons. Pour notre bonheur commun, nous nous engageons, afin que notre village devienne une cité religieuse très urbanisée », a-t-il conclu.

Le cordon inaugural de cette maison de Dieu qui force le regard et l’admiration a été coupé le jeudi dernier en présence, entre autres, des autorités administratives et religieuses sous-préfectorales de Linsan Saran, du chroniqueur islamique, Dr Mamadou Oury Barry et des députés uninominaux de Lélouma et Labé.

Dans une brève allocution pleine d’enseignement, le secrétaire général de la ligue islamique préfectorale de Lelouma, Elhadj Ibrahima Leyssarè Diallo, a remercié l’URAK pour le travail accompli, avant d’exhorter les populations de Kokolou à entretenir et préserver cette mosquée.

« Nous exhortons les bénéficiaires à prendre soin de cette mosquée, d’y être tous les jours pour accomplir la prière et enseigner les enfants qui sont la relève de demain… », a dit Elhadj Ibrahima Leyssarè Diallo, tout en formulant des bénédictions pour le rayonnement de l’islam en Guinée.

Pour sa part, Mamadou Aliou Camara, le sous-préfet de Linsan Saran a dit espérer que les ressortissants des autres villages de sa juridiction géopolitique prennent l’exemple sur ceux de Kokolou. Car, soutient-il, « l’Etat ne peut pas tout faire. Il faut la participation des ressortissants. Et, pour construire un tel édifice, il faut la paix et la cohésion sociale ».

Au nom de la ligue islamique nationale et du conseil national de la Fatwa et de la recherche scientifique de Guinée, Dr Mamadou Oury Barry, a loué la solidarité, l’attente et l’unité d’action qui ont permis la rénovation de cette mosquée, avant de déclarer : « à partir d’aujourd’hui, il est autorisé d’accomplir toutes les prières (y compris celle de vendredi) dans cette mosquée. Que Dieu soit loué !

Car, cela vient s’ajouter aux autres patrimoines des musulmans dans cette localité. Ce que je demande aux habitants de Kokolou, c’est de faire de cette mosquée un lieu d’adoration par excellence. Qu’on prie ici, qu’on enseigne le coran ici, qu’on interdise ici le mal,…la mosquée a un rôle important dans l’éducation de l’âme du musulman. Et, la recherche de la connaissance est une obligation pour le musulman… ».

Par ailleurs, Dr Mamadou Oury Barry a invité les parents à s’employer davantage dans l’éducation des enfants qui, rappelle-t-il, ne font pas souvent ce que leur parents font (prier, lire le coran,…). « Aujourd’hui, la plus part de nos enfants ne font que danser, boire de l’alcool, fumer de la drogue,… Des vices que nos parents s’étaient éloignés », a-t-il rappelé.

A noter qu’au-delà des prières, des recueillements et bénédictions…qui ont ponctué cette cérémonie inaugurale, l’ouverture de la mosquée de Kokolou a été pour certains fils de ce district, une occasion de revenir à la source. Des fils de Kokolou dont certains ont fait une vingtaine d’années sans fouler du pied le sol de leur Kokolou natal.

De retour de Kokolou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Tournoi de reconnaissance à Alpha Condé à Pita : y a-t-il un risque d’affrontements à Timbi Madina ?

6 avril 2019 à 16 04 58 04584

A l’initiative du ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, un tournoi inter sous-préfectoral de football se joue à Pita. Le coup d’envoi a été donné à Timbi-Madina, ce samedi, 6 avril 2019. Si le projet est intitulé reconnaissance des populations du Fouta au président Alpha Condé, de nombreux observateurs y voient une manière d’inviter les citoyens à soutenir le projet de révision de la Constitution, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon une source bien informée qui a joint notre reporter, les citoyens de cette localité, située à 34 kilomètres de Pita, voient derrière ce tournoi une manière déguisée de soutenir la nouvelle Constitution. La source qui a joint Guineematin.com au téléphone a exprimé son inquiétude devant la « militarisation » de Timbi Madina ce samedi après midi. «Le tournoi doit opposer les sous-préfectures de Pita. Mais, Mouctar Diallo s’est rendu compte qu’il ne peut pas avoir des gens.

Parce que les citoyens ont compris que les initiateurs de ce tournoi, dont le match d’ouverture est prévu aujourd’hui, veulent profiter de cet instant pour lancer la campagne du 3ème mandat. Puisque Mouctar a compris que les gens veulent s’opposer à l’organisation de ce tournoi, il peut y avoir un risque d’affrontement, il a fait a fait venir au moins cinq camions et des pick-up composés de gendarmes, de policiers et de militaires. Ces agents viennent d’arriver à Timbi-Madina », a dit notre interlocuteur.

Joint au téléphone par Guineematin.com, Mamadou Diao Doumba Bah, maire de la commune de Timbi Madina, a démenti tout risque d’affrontement. « Ce sont des rumeurs, tout se passe bien ici à Timbi-Madina », a-t-il répondu.

Toutefois, une source indépendante présente au terrain de football de Timbi Madina a confirmé la présence massive des forces de l’ordre. « Ils sont très nombreux et quadrillent les lieux, munis de tout l’équipement habituel pour le maintien d’ordre. On voit aussi beaucoup de gens qui portent des T-shirts et casquettes de couleur blanche avec les photos du président Alpha Condé. Les slogans c’est Alpha le bâtisseur. Mouctar Diallo vient d’arriver au stade (16 h 42 mn) avec les sous-préfets et une forte délégation », a dit notre interlocuteur.

En outre, notre informateur a dit n’avoir pas vu une image ou un slogan portant sur le 3ème mandat.

A noter que le match d’ouverture doit opposer Timbi-Madina à Ningélandé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. 621 09 08 18

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L’OGDH en deuil : Amadou Sara Bah n’est plus !

6 avril 2019 à 11 11 33 04334

Le coordinateur régional de l’OGDH de la Moyenne Guinée, Idrissa Sampiring DIALLO, a regret d’informer l’ensemble des responsables et militants de l’OGDH, du décès de Monsieur Amadou Sara Bah, communément appelé Monsieur Sernass, président de l’antenne préfectorale de l’OGDH de Pita, dans la Région Administrative (RA) de Mamou. Décès survenu le vendredi, 05 avril 2019, à Conakry des suites de maladie, à l’âge de 65 ans.

L’enterrement de monsieur Amadou Sara Bah Sernass aura lieu ce dimanche, 7 avril 2019, dans son village natal à Donghol-Touma Centre, dans la préfecture de Pita, après la prière de 14 heures.

Qu’en soient particulièrement informés :

–         Le président du bureau exécutif national de l’OGDH, en mission à Bujumbura, au Burundi.

–          Les membres du bureau exécutif national de l’OGDH à Conakry ;

–         Les coordinateur régionaux de l’OGDH de Kindia, Kankan et N’Zérékoré ;

–         Les présidents des Sections OGDH de Kindia, Boké, Mamou, Faranah, Kankan et N’Zérékoré ;

–         Les présidents des antennes préfectorales de l’OGDH de Dalaba, Lélouma, Koubia, Tougué, Mali, Gaoual et Koundara ;

–         Le président de la cellule OGDH des commerçants de Labé ;

–         Les autres acteurs de la société civile de la région.

Le coordinateur régional de l’OGDH de la Moyenne saisi cette douloureuse occasion pour présenter à la famille éplorée et à l’ensemble des militants de l’OGDH ses condoléances les plus attristées.

Prions pour le repos de son âme ! Amine.

Labé, le 05 avril 2019

Le coordinateur régional de l’OGDH de la Moyenne Guinée

Idrissa Sampiring DIALLO, journaliste.

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Festival des Arts et du Rire de Labé : les organisateurs s’activent sur les préparatifs

4 avril 2019 à 19 07 15 04154

Dans le cadre des préparatifs de la 4ème édition du Festival des Arts et du Rire de Labé, la structure Soudou Dardja Productions a lancé, ce jeudi 04 avril 2019, une session de formation de certains participants à cet événement culturel. Cette formation qui se tient au Petit Musé de la Minière (Conakry), porte sur le réchauffement climatique, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est sur le thème ECO RIRE que le Festival des Arts et du Rire de Labé se tiendra cette année. A quelques jours de l’événement, les organisateurs renforcent les capacités d’une vingtaine d’humoristes qui vont prendre part au festival sur des sujets liés notamment à ce thème. Selon Mamadou Lamine Diallo connu sous le nom de Mamadou Thug, à la tête de la structure Soudou Dardja Productions, l’objectif est de bien servir le public qui sera présent à ce rendez-vous du rire.

« On prépare de grands spectacles. Du 10 au 15 avril prochain, tout le monde peut s’attendre à des spectacles dignes de nom parce que les spectacles ont été sélectionnés dignement. C’est pourquoi on parle de formation, on prépare tous les spectacles ici, préparer tout ce qui va se faire avant de débarquer à Labé afin que toutes les personnes qui auront l’occasion de payer les tickets même si c’est 5 minutes qu’un humoriste passe sur scène, qu’on le sente avec énergie, avec une histoire drôle bien composée.

Autre chose, c’est la question de l’environnement qui me tient beaucoup à cœur. Sans bois, il n’y a pas d’eau ; et sans eau, il n’y a pas de vie. Donc ceux qui sont en train de déboiser, nous leur demandons de reboiser. Nous aurons un temps à Labé pour planter quelques petits arbres avec nos petits moyens. On aurait aimé avoir quelques hectares et que quelqu’un nous donne 10 mille arbres.

Mais, avec nos maigres moyens, on va peut-être reboiser le tour de l’environnement, là où se tient le village du festival ainsi qu’à la maison des jeunes de Mamou. Donc l’environnement c’est la vie. Aujourd’hui, il fait 36 degré à Labé. On ne peut pas se le permettre », a indiqué l’humoriste.

Selon Mamadou Cherif Diallo, manager de Mamadou Thug et administrateur de la structure Soudou Dardia, cette formation va se poursuivre jusqu’au 10 avril. « Et le 10, on va débarquer du côté de Labé pour faire les spectacles. Le 13 avril, on reviendra du côté de Mamou. Donc en ce qui concerne les préparatifs, tout est au point. Pour la formation, c’est un appel d’offre qu’on avait lancé, on a fait une consultation pour recruter les jeunes qui veulent se former et donc aujourd’hui, il y a une vingtaine de jeunes sur la liste qui veulent se former. Ceux qui ont postulé, leurs candidatures ont été retenues, selon les critères indiqués.

Ces comédiens vont être non seulement formés en techniques de l’expression mais aussi en diction puisqu’aujourd’hui la plupart de nos comédiens ne savent pas bien articuler les mots qu’il faut. Un artiste c’est celui qui sait jouer plusieurs rôles à la fois. Donc il faut qu’il soit formé en techniques de l’expression, en diction et en lecture sur scène ».

Partenaire de l’événement, Saïkou Amadou Tidiane Diallo, le président de l’ONG ACOREC (Association contre le Réchauffement Climatique), salue l’initiative des organisateurs de ce festival, qui ont bien voulu intégrer le problème environnemental dans leur programme. « Associer notre ONG à ce genre d’événements ne me surprend pas. Nous évoluons dans le domaine environnemental, et cette année, l’environnement est au centre de ce festival.

Aujourd’hui, nous sommes tous victimes de la chaleur excessive qui est là, la disparition des cours d’eau, la dégradation de la couche d’ozone, la déforestation, l’avancée du désert, et des feux de brousse qui sont là. Plus 30 mille hectares de bois qui disparaissent par an en Guinée. Actuellement, nous avons perdu plus 80 % des forêts classées. Tout ça, c’est les conséquences du réchauffement climatique.

Donc notre implication dans la réalisation de ce festival sera à deux niveaux. D’abord, la sensibilisation pour que les gens comprennent les conséquences de la dégradation de l’environnement et leur faire savoir comment remédier à cela en leur donnant les solutions. Puis, il bon de sensibiliser mais il faut aussi agir. Pour cela, nous avons initié au sein de notre ONG, un programme de faire un anniversaire un arbre. A l’occasion de ce festival, nous comptons faire de sorte que désormais, chaque jeune plante un arbre lors de son anniversaire », a fait savoir cet activiste de l’environnement.

A noter que selon les organisateurs, le budget de ce festival est de 264 millions de francs guinéens.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Mamou : plus de 100 jeunes participent à la 3ème édition du concours préfectoral de lecture du saint Coran

4 avril 2019 à 11 11 49 04494

La 3ème édition du concours préfectoral de mémorisation et d’interprétation du Saint Coran a débuté hier mercredi, 03 avril 2019, dans la ville de Mamou. La cérémonie d’ouverture a mobilisé les autorités religieuses, administratives et certains sages à la grande mosquée du quartier Almamya, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la ville carrefour.

Ce concours religieux qui mobilise 118 candidats, dont 15 filles, est présidé par l’inspecteur régional des affaires religieuses, Elhadj Amadou Kolon Barry. Les participants à cette 3ème édition vont se mesurer pendant cinq (5) jours sur cinq (5) catégories différentes pour sortir les meilleurs de chaque.

Selon Elhadj Ibrahima Gnagara Diallo, le directeur du Concours, « cette 3ème édition est une joie immense pour nous. Nous avons des disciples très motivés et engagés. Nous invitons tout Mamou, les ressortissants et tous les musulmans du monde entier à s’intéresser au Coran, qui est la parole d’Allah. Et, à travers ça, on peut éduquer sainement nos enfants ».

De son côté, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou, Elhadj Amadou Kolon Barry, s’est félicité de la qualité de l’organisation de cette rencontre religieuse avant de déplorer l’attitude des citoyens qui n’ont pas répondu massivement à la cérémonie. « Nous regrettons très amèrement le comportement de certains musulmans de Mamou. La présence est très morose et petite.

Ils n’ont pas répondu à l’appel pour venir au moins pour galvaniser les enfants. Si un chanteur vient ici, les enfants se mobilisent fortement et massivement pour donner du poids à leur concert. Nous invitons donc les citoyennes et citoyens de Mamou d’épauler la religion d’Allah. Nous sommes créés pour l’adoration. Ecoutez le coran renforce la foi du musulman, lui rappelle la vie future », a déploré Elhadj Amadou Kolon Barry.

Il est à noter que ce concours permettra de sélectionner des candidats devant représenter la préfecture de Mamou à la compétition nationale de lecture, de mémorisation et d’interprétation du saint Coran prévue pendant le mois de Ramadan prochain dans la capitale guinéenne.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 657 34 39 39/ 625 69 89 19

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Boulangers et pâtissiers : la CONABPAG met en place ses antennes à Mamou

29 mars 2019 à 11 11 43 03433

Après la mise en place de ses antennes à Kindia, la Coopérative Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée (CONABPAG) a installé son bureau régional et celui préfectoral de Mamou hier, jeudi 28 mars 2019. C’est la salle de conférence de la préfecture qui a servi de cadre à cette cérémonie en présence de nombreux membres de la corporation et des autorités, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La forte délégation venue de la coordination nationale, arrivée dans la ville carrefour, a fait un tour de prise de contact avec les autorités régionales, préfectorales, communales et les services de défense et de sécurité. La rencontre du jeudi a été présidée par le directeur cabinet du gouvernorat, Bernard Mara. Elle a mobilisé l’ensemble des autorités administratives et les boulangers de la région et de l’ensemble des sous-préfectures de Mamou.

A l’issue de l’assemblée, c’est Amadou Bhoye Baldé et Mamadou Adama Diallo qui ont été élus présidents des coordinations régionales et préfectorales des boulangers et pâtissiers de Guinée, respectivement.

Dans son discours, Mamadou Adama Diallo, président national de la CONABPAG, s’est félicité de la mobilisation et du sérieux qui ont marqué cette assemblée générale avant de dégager les objectifs de la coopérative. « Je tiens tout d’abord à vous remercier de l’intérêt et de l’attention particulière que vous avez bien voulus accorder à cette cérémonie.

La coopérative nationale des boulangers et pâtissiers de Guinée (CONABPAG) a pour missions fondamentales, de défendre des intérêts matériels et moraux de ses membres dans le strict respect de la loi d’une part, et contribuer au développement de notre pays, d’autre part ; assurer une fourniture correcte et au quotidien aux populations guinéennes d’une gamme variée de pains de qualité, d’un poids normal et d’un prix abordable;

Renforcer les mesures d’hygiènes sur toute la chaîne ; contribuer à la modernisation des métiers de la boulangerie et pâtisserie à travers des projets et programmes permettant une migration progressive d’un métier traditionnel et manuel vers un métier semi-moderne ; enfin, renforcer les capacités des membres et les liens sociaux pour une meilleure prise en charge des différents cas sociaux et quotidien », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, Amadou Bhoye Baldé, nouveau président du bureau régional de la CONABPAG de Mamou, a remercié les boulangers et pâtissiers pour la confiance placée en lui. « Nous vous remercions de cette confiance que vous avez portez en nous. Nous demandons votre soutien inconditionnel pour la survie de notre coopérative. Nous vous invitons à l’union, à la fraternité.

Évitons la division, restons derrière cette coopérative, c’est notre bonheur, c’est notre réussite. Le bureau régional aura pour mission première, avec l’appui des autorités, la mise en place de ses bureaux préfectoraux qui auront pour mission de décliner, au niveau régional et local, les objectifs poursuivis par la coopérative nationale », a laissé entendre monsieur Diallo.

De son côté, Elhadj Souleymane Bah, doyen des boulangers de Mamou, a prodigué d’utiles conseils à ses collègues. « Je vous demande de faire honnêtement vos travaux. Vous êtes la nageoire caudale de ce pays, vous êtes des hommes utiles, vous êtes comparables aux militaires qui passent toutes les nuits à veiller le long des frontières. Vous aussi, vous passez toutes les nuits à travailler pour nourrir les enfants du pays. Aimez-vous les uns les autres, attachez-vous à cette coopérative, vous irez loin », conseille-t-il.

Le directeur de cabinet du gouvernorat de Mamou, Bernard Mara, a salué le bon déroulement des activités. « Grand merci aux organisateurs de la présente cérémonie, parce que cette rencontre corrobore avec le souci du président de la République, le professeur Alpha Condé. Le président lui-même a demandé à ce que vous vous organisiez, ne pensez pas que cette activité est d’une moindre importance.

A mon avis, après le riz, c’est le pain qui occupe la deuxième place en Guinée. Donc, vous les boulangers, vous avez une grande importance pour notre société. Nous invitons tout un chacun au respect des différentes normes. L’État est à vos côtés, nous sommes à votre entière disposition », rassure monsieur Mara.

Il est à noter que l’antenne régionale de Mamou de la CONABPAG compte 15 membres, avec 4 conseillers. Celle préfectoral compte 17 membres, avec 4 conseillers. Les deux bureaux sont élus pour un mandant de 3 ans, renouvelable.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919

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Un visa pour le Fouta Djalon

23 mars 2019 à 8 08 49 03493

Droit, politique étrangère et mobilité des étrangers

Comme tout Etat jaloux de ses prérogatives, la confédération théocratique prit soin d’organiser l’accès à son territoire. La gestion de la « mobilité des étrangers » répondait à des règles et des usages. Quand elle servait les intérêts économiques du pays, elle faisait l’objet de consultations entre assemblée et souverain. La traduction et le (bref) commentaire d’un sauf-conduit (ciftinorgol) offrent un aperçu du fonctionnement de l’administration.

Une exception : droit islamique et usages

« Ce sont des mécréants ! Que viennent-ils faire dans notre pays ?! » (Diountou, 1817 – Campbell). Le droit islamique distingue le « dar al-harb » (domaine de la guerre) du « dar al-islam », auquel un étranger non musulman ne peut accéder qu’à titre exceptionnel. Cette dérogation implique qu’un Croyant se porte garant de sa sécurité (aman, en arabe). Voici comment Modi Mamadou Dian (notable de Timbo) y recourut pour un voyageur souhaitant gagner le Fouta Djalon.

Un « verset du Coran écrit de la main de l’almaami (« l’hospitalité fournie au voyageur indigent mène au paradis ») (…) devait me servir de passeport parmi tous les bons musulmans » (Araponka/Rio Pongo, 1827 – Carnot). Peu importe l’exactitude de la citation, l’essentiel est le gîte, comme pour cet individu espérant « le papier royal qui doit m’ouvrir, dans chaque village, une case où m’abriter » (Sanderval, 1881). De fait, l’approbation du souverain est incontournable.

4 février 1888 : « un courrier porteur d’une lettre en arabe » destinée à almaami Ibrahima Sori prend la route. Le voyageur se conforme « à l’usage de demander au chef l’autorisation de rentrer dans ses Etats » et reçoit une réponse favorable le 21 février 1888 (Gallieni). La simplicité de la procédure atteste de l’ouverture croissante du pays – à mesure que les intérêts économiques prennent le pas sur les considérations religieuses.

Economie et politique

Ils « ont en horreur les chrétiens, et sont persuadés qu’ils veulent s’emparer des mines d’or situées à l’est du Fouta : c’est pourquoi ils mettent tant de précautions à leur fermer cette route » (Caillié, 1827). De fait, l’enjeu était la maîtrise des flux commerciaux du Sahel vers le littoral – qui garantissait des ressources douanières et le moyen d’influer sur le cours des denrées en régulant l’approvisionnement des comptoirs …

Indice de son importance, la « mobilité des étrangers » relevait d’une institution fédérale, le kawtital mawbhè (Conseil des Anciens). « Ali, fils du marabout Abdoulai Paty, a écrit cette lettre (…) aux anciens de Timbo (…) pour les engager à ne pas empêcher le blanc de voyager librement, car c’est l’hôte de l’almamy » (Mollien, 1818). Il semble que la protection de l’almaami était symbolique et que la liberté de mouvement était du ressort des Anciens.

En effet, le kawtital mawbhè pouvait se prononcer sur l’itinéraire du voyageur. Août 1881, Donhol Fella (Timbo) : « les courriers revenus de Timbo ont fait savoir à l’Almamy que le conseil des Anciens désirait nous voir retourner au Sénégal par le Fouta (…) afin de connaître « tout le monde du pays » (Noirot). La politique étrangère du pays intéressait également les diiwe …

Un sauf-conduit d’Alpha Aguibou, landho Labé (m. 1882)

« Vu le roi (…) je reçois un papier rédigé séance tenante (…) un laisser-passer » (6 mars 1881 – Tchikambil, Guinée Bissau – Sanderval).

« Au nom d’Allah, le clément, le miséricordieux. Qu’Il soit loué (…) et que la prière et le salut soient sur le Prophète ! Ce document est rédigé par Alpha Aguibou pour un étranger, hôte de l’almaami Ibrahima. Mawbhè Fuuta (O notables du Fouta), nous vous prions de le conduire chez l’almaami. Pour ma part, je l’accompagnerai jusqu’à la misiide (circonscription administrative) de Modi Ibrahima Sori, qui l’escortera jusque chez Koutoubou Touba. Ensuite, il sera conduit dans la misiide du (pays de) Binaani, puis de misiide en misiide jusque chez Modi Abdoulaye Diountou. Ce dernier l’accompagnera chez Modi Mamadou Daka, qui lui fera gagner la mosquée de Popodara. Les mawbhè de la localité le conduiront dans la misiide de Modi Mamadou Nadel, qui fera de même avec Thierno Saïdou Koulidara, qui le confiera à son tour à Modi Mamadou Kolon Dara. Ce dernier le conduira chez Modi Saïdou et Modi Ibrahima Tosoko, qui le confieront à Modi Amadou Bella Mawdho avant qu’il ne le conduise dans le (diiwal) Kebaali chez Alpha Amadou Diarouga. Il le conduira dans une grande misiide, dont les Anciens se chargeront de l’accompagner chez Alpha Amadou Fougoumba. Puis, il lui fera gagner la misiide suivante et l’on procèdera ainsi jusqu’à parvenir chez Alfa Thiata, landho Bhuriya, qui le conduira à la misiide suivante avant de parvenir à celle de l’almaami. Wa Salam ».

L’itinéraire du voyageur est déterminé et placé sous la responsabilité de treize responsables situés dans cinq diiwe (Labé, Kébali, Fougoumba, Bhouriya et Timbo). Les haltes aux chefs-lieux des subdivisions administratives garantissent le caractère public du périple. Quelques individus sont « reconnaissables » – à Touba (“Karamoko Koutoubou” alias ‘Abd al-Qadir b. Muhammad Taslimi (1830 – 1905)) ou à Dara Labé (Modi Mamadou Kolon mo Modi Aliou Zaïnoul (m. 1910)) …

L’architecture du laissez-passer repose sur des « points de repère ». De fait, la confédération théocratique forme un ensemble de circonscriptions administrées par des individus nommés par l’almaami ou les lanbhe diiwe. Investis d’une parcelle de l’autorité de l’Etat, ils sont les maillons d’une chaîne dont les mosquées (du vendredi) constituent les anneaux. Dès lors, la bonne marche du voyageur et celle de l’administration ne font qu’une : il faut suivre l’itinéraire et appliquer les instructions.

Conclusion

Les règles et pratiques régissant la mobilité des voyageurs occidentaux offrent un aperçu méconnu du Fouta Djalon sous l’alsilamaaku. Recourir à des documents d’époque, c’est révéler un état d’esprit, une politique étrangère et une pratique administrative. C’est aussi (et surtout ?) trouver matière à inspiration dans l’attention portée à la défense des intérêts du pays par la concertation et le partage de l’information.

Mots : 999

Alfa Mamadou Lélouma –

Merci à Dr. Thierno Oury Diallo

pour la traduction du sauf-conduit

Illustration

Sauf-conduit (ciftinorgol) d’Alfa Agibu mo Alfa Ibrahima, landho Labe

Publié en 1899 par Aimé Olivier de Sanderval (1840-1919) – éditeur : A. Challamel (Paris)

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