Fièvre lassa en Guinée : un autre suspect meurt à l’hôpital de Mamou

8 février 2019 à 17 05 41 02412

Une femme présentant des signes annonciateurs de la fièvre lassa a été admise hier, jeudi 07 février 2019, à l’hôpital régional de Mamou. Cette suspecte dont l’identité n’a pas encore été révélée au grand public est décédée quelques heures après sa prise en charge au centre de traitement des maladies épidémiologiques dudit hôpital.

Si le résultat des analyses de laboratoire concluent à la fièvre lassa, ce cas porterait à deux, en moins de deux semaines le nombre de personnes mortes par suite de cette maladie hémorragique qui peut être transmise à l’homme par les rongeurs.

Selon des informations confiées à Guineematin.com ce vendredi, ce cas suspect a été signalé à Ouré-Kaba, une sous-préfecture située à une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou. La femme (dont l’identité n’a pas été révélée) vomissait du sang. Elle a été évacuée à Mamou où il a été admis au centre de traitement des maladies épidémiologiques sis à l’enceinte de l’hôpital régional.

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le directeur général de l’hôpital régional de Mamou, Docteur Abdoulaye Kader Camara, a confirmé ces informations tout en ajoutant que des prélèvements ont déjà été acheminés à Coankry pour des analyses de laboratoire afin de savoir s’il s’agit, oui ou non, de la fièvre de lassa.

« Effectivement, hier (Jeudi), nous avons été interpellés par nos agents sur le cas d’un malade qui est à Ouré-kaba. Et, qui serait suspect de la fièvre lassa. Parce qu’il vomissait du sang. Immédiatement, une équipe a été mobilisée. Nous sommes allés chercher le malade. De là-bas (Ouré-kaba) même, des prélèvements ont été effectués et acheminés à Conakry en vue d’avoir des résultats », a expliqué Dr Kader Camara, ajoutant que toutes les dispositions étaient déjà prises à l’hôpital régional de Mamou pour accueillir le patient.

« Dès qu’il (le malade) est arrivé à l’hôpital régional, vers 16 heures, poursuit Dr Kader Camara, la prise en charge a commencé par le traitement prescrit à cet effet. Très malheureusement, à une heures du matin, il a rendu l’âme. Actuellement, nous sommes à la phase du traitement du corps pour un enterrement sécurisé », a indiqué le médecin, joint au téléphone par Guineematin.com un peu plutôt, dans la journée de ce vendredi.

Concernant les résultats des prélèvements qui ont été envoyés à Conakry, le Directeur Général de l’Hôpital Régional de Mamou indique qu’il faut attendre au moins 6 heures pour avoir les résultats du laboratoire. Cependant, avant l’arrivés des résultats, précise Dr Kader Camara, « On ne peut dire qu’il s’agit de la fièvre lassa. Mais, c’est quand même un suspect qui présente les signes de ladite maladie ».

Le 28 janvier dernier, un cas confirmé de fièvre lassa a déjà été enregistré dans la préfecture de Mamou. Le patient, un homme de 35 ans était venu de Kissidougou. Il est décédé le lendemain (le 29 janvier) à l’hôpital régional de Mamou. Et, selon les autorités sanitaires de la Guinée, 82 contacts ont été recensés dans les préfectures de Kissidougou et Mamou. « Ces contacts sont actuellement suivis. Aucun d’eux n’a encore manifesté des signes annonciateurs de la fièvre lassa », a rassuré le directeur général de l’ANSS (agence nationale de la sécurité sanitaire), Docteur Sakoba Keïta, qui a reçu des journalistes cette semaine.

Mais, pour le Directeur Général de l’Hôpital Régional de Mamou, Docteur Abdoulaye Kader Camara, « aucun des contacts recensés à Mamou n’a de lien avec le patient venu de Kissidougou et qui est décédé par suite de fièvre lassa ».

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Tension sociale à Badougoula (Dougountounni) : le préfet de Mali en difficulté…

7 février 2019 à 20 08 23 02232

Au lendemain de l’affrontement qui a éclaté entre deux familles dans le district de Badougoula, relevant de la commune rurale de Dougountounni, le préfet de Mali, Elhadj Harouna Souaré, déplore le non application de la décision de la Cour Suprême interdisant à la communauté villageoise d’exploiter le domaine agricole litigieux, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le préfet de Mali, Elhadj Harouna Souaré, confirme que ce conflit domanial a été examiné jusqu’à la Cour Suprême qui a pris une décision portant interdiction de toute exploitation du domaine agricole objet du litige entre une famille et la communauté villageoise de Badougoula.

« Lorsque je me suis rendu sur le terrain pour transmettre la décision de la Cour Suprême à la communauté villageoise, les citoyens de la localité m’ont répondu qu’ils ne vont pas abandonner la plaine agricole tant que je ne leur donne pas une autre zone pour faire les cultures de subsistance. Quand, j’ai voulu quitter, ils m’ont pris en otage. Il a fallu que je leur dise que chacun n’a qu’à cultiver là où il a l’habitude de cultiver pour qu’on me laisse partir » a expliqué le préfet de Mali, Elhadj Harouna Souaré.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, la tension restait vive à Baadougoula où le chef district, le maire de la commune rurale de Dougountounni et le sous-préfet de la localité étaient pratiquement débordés dans l’après-midi de ce jeudi, 07 février 2019. Même que le préfet de Mali, Elhadj Harouna Souaré, alors en mission dans une autre collectivité de la préfecture a été invité par les autorités locales de Dougountounni à retourner à Baadougoula pour leur prêter mains fortes en vue de rétablir le calme dans le village.

En attendant les résultats de cette mission attendue à Baadougoula à partir ce vendredi, 08 février 2019, il convient de s’interroger sur l’applicabilité de cette décision de la Cour Suprême quand on sait que cette plaine agricole est exploitée par la communauté villageoise depuis des siècles et des siècles.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Mobilisation des ressources locales : les révélations du maire de la CU de Pita

7 février 2019 à 20 08 01 02012
Amadou Oury Diallo, maire de la commune urbaine de Pita

Au cours d’une sortie médiatique à travers l’émission Hallen Fop Tour diffusée dans l’après-midi de ce jeudi, 07 février 2019 sur les antennes de la radio Espace Foutah, le maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo a fait une révélation peu convaincante sur les montants que le secteur des transports terrestres verse mensuellement à sa collectivité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo, le syndicat des chauffeurs et mécanique générale qui gère les gares routières de sa ville versait jusqu’à une date récente la somme de 600.000 GNF (six cent mille francs guinéens) par mois à la mairie. Qu’il aurait une autre négociation pour que cette recette interne soit rehaussée pour l’exercice 2019 à 900.000 GNF (neuf cent mille francs guinéens).

Répondant à une autre question d’un des animateurs de l’émission, le maire de Pita a poursuivi ses révélations en indiquant que le secteur des taxi-motos verse actuellement 400.000 GNF (quatre cent mille francs guinéens) par mois à la mairie. Pour dissiper la grande surprise du journaliste, le chef de l’exécutif communal s’est empressé de préciser que la ville de Pita compte environ 200 taxi-motos recensés par ses services.

« Même ce chiffre est à prendre avec des pincettes, parce que il y a des conducteurs qui abandonnent l’activité régulièrement et d’autres intègres. Je ne sais pas à ce jour si le nombre de 200 a augmenté entre-temps ou diminué » indique-t-il sans gêne.

Ces révélations du maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo ont surpris plus d’un citoyens de la localité et de nombreux observateurs connaissant cette ville située à environ 38 km du côté Sud de Labé.

Une surprise qui vaut son pesant d’or quand on sait que la ville de Pita a plusieurs lignes internes, nationales et internationales de transport terrestre. Chacune des 11 collectivités rurales de Pita a sa ligne à la gare routière de la commune urbaine de Pita. A cela, il faut ajouter les lignes à destination des autres grandes villes de la République de Guinée. Sans oublier celles de la Côte d’Ivoire, de la République sœur du Mali, de la Gambie, du Sénégal et particulièrement du marché hebdomadaire international de Diawbhé, dans la région de Kolda.

Si avec toutes ces potentialités, les autorités communales de Pita se font avoir par le syndicat des chauffeurs et mécanique générale en acceptant la modique somme de 900.000 GNF (neuf cent mille francs guinéens) par mois, il faut mettre cet état de fait au compte de l’électoralisme qui caractérise généralement nos acteurs politiques qui prennent en otage nos collectivités locales.

En réalité, ils ne font aucun effort palpable pour améliorer les recettes internes en vue de garantir un développement local durable.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Mise en place du Conseil de la société civile de Salambandé (Mali) : des irrégularités dénoncées

7 février 2019 à 10 10 45 02452

Dans une correspondance adressée le mardi, 05 février 2019, au président du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile (CP-OSC) de Mali, le président de l’Association des Ressortissants de Madina Salambandé (ARMASDEV), Mouctar Diallo dénonce des irrégularités dans le processus de mise en place du Conseil Sous-préfectoral des Organisations de la Société Civile (CS-OSC) et met en cause le superviseur préfectoral qui a dirigé les travaux, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le plaignant, Mouctar Diallo, candidat malheureux au poste de président du conseil sous-préfectoral des organisations de la société civile de Madina Salambandé, relevant de la préfecture de Mali, le superviseur préfectoral, Cellou Barry et les autorités locales (sous-préfet et maire de la commune rurale) « ont mis à l’écart les associations et groupements évoluant dans la commune Rurale de Madina Salambandé. En effet, la mission et les élus ont entretenus des longues discussions autour de cette installation et ils ont fini par trouver un arrangement sur le choix du vice-président du district de Koyah, proche du Maire pour présider le conseil et qui n’appartient à aucune structure évoluant dans la sous-préfecture » peut-on lire dans le courrier de protestation adressé au président du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Mali.

Pour soutenir ses accusations, le jeune Mouctar Diallo cite l’Association des Ressortissants de Madina Salambandé pour le Développement (ARMASDEV), l’Association Pottal Fii Bhantal Salambandé (PFS), le Groupement Agroforestier de Méré (GAFM), le Groupement Fotten Gollen Marwata (GFGM), le Groupement Haldi Fotti Abadiada (GHFA) et le Groupement Fotti Fooli Kansalaa (GFFK), comme seules organisations de la société civile évoluant dans la localité.

« Nous vous rappelons que ses associations ont contribué pour le développent de Salambandé au cours de l’exercice 2018 à hauteur 60 000 000 GNF repartis entre l’assistance de la commune et les parents d’élèves pour les enseignants communautaires, l’achat du matériels pour la réparation des routes et l’achat d’un microscope pour le centre de santé. Pour cet exercice 2019 ces ONG comptent multiplier ses efforts pour un montant compris entre 300 000 000 GNF à 500 000 000 GNF pour la rénovation de la grande mosquée de Madina Salambandé. Nous sollicitions que vous intervenez pour rétablir les associations dans leurs droits et faire respecter la loi » a-t-il ajouté dans sa correspondance.

Interrogé par Guineematin.com dans la matinée de ce jeudi, 07 février 2019, le chargé de la formation et de la recherche du conseil préfectoral des organisations de la société civile (CP-OSC) de Mali, Cellou Barry qui a supervisé les travaux d’installation de ce démembrement à Madina Salambandé a donné une autre version.

« J’ai supervisé les travaux à Balaki et à Salambandé. Nous avons fait l’étape de Balaki le samedi. Je suis arrivé à Madina Salambandé à 21 heures. Le lendemain matin, nous avons commencé les travaux à 10 heures, dans la cour de la résidence de monsieur le sous-préfet. Près de 200 personnes ont répondu à notre invitation. Après avoir expliqué aux participants c’est quoi la société civile, qui doit être dans le bureau et qui ne doit pas être dans le bureau, nous avons vidé les cadres de l’administration et les représentants des partis politiques. Nous avons compté la population électorale. Nous avons procédé au vote. Quatre personnes se sont portées candidates au poste de président du conseil sous-préfectoral dont le plaignant Mouctar Diallo. Le premier candidat, Ibrahima Péri Diallo est passé avec 73 voix 121 suffrages valablement exprimés. Mouctar Diallo qui est le seul à savoir manipuler l’outil informatique dans le coin a échoué. Maintenant, dans l’unanimité, la population électorale a proposé de le mettre au poste de coordinateur technique local en raison de ses compétences en informatique. Mais, il a décliné l’offre en disant que c’est le poste de président qui l’intéressait » a conclu le superviseur préfectoral.

C’est quand même contradictoire que la société civile qui a organisé son congrès au domicile du sous-préfet dise que les autorités locales n’ont pas influencé le vote.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Délestages électriques à Labé : les raisons, selon EDG

6 février 2019 à 14 02 21 02212

Depuis plus d’un mois, la desserte du courant connaît une nette dégradation à Labé. En raison des délestages électriques, une bonne partie de la ville est plongée chaque jour dans le noir. Cette situation préoccupe aujourd’hui plus d’un et suscite débats et interrogations sur place. Des interrogations auxquelles un responsable local d’EDG, rencontré par un correspondant de Guineematin.com à Labé, a tenté de répondre.

C’est en décembre dernier que les habitants de la commune urbaine de Labé ont constaté une dégradation considérable de la desserte du courant électrique. Désormais, ils ont rarement de l’électricité dans leurs foyers, et le peu de courant qu’ils reçoivent, vient parfois tard la nuit. Et cela, avec une faible tension ne pouvant pas faire fonctionner les appareils à usage domestique. Qu’est-ce qui explique cette situation ? Nous avons posé la question à Oumar Baïlo DIENG, le directeur technique de l’EDG de Labé.

Oumar Bailo DIENG

« C’est effectif, le délestage est devenu récurrent ces derniers temps. Mais, sachez que nous sommes soumis à un programme qui est national et qui est ficelé à partir de Conakry. Nous n’avons pas une maîtrise parfaite de ce programme. Compte tenu aussi de certains facteurs techniques au niveau de la sous station de Labé, on nous dit que la température est élevée. Et si la température devient énorme, ça affecte les équipements. Maintenant, pour ne pas endommager les équipements, on s’est proposé de faire un délestage interne à Labé. Comme on a trois départs à Labé, on déleste toujours un départ par soirée pour sauver les équipements », explique ce responsable de l’Electricité de Guinée à Labé. Il rassure toutefois les citoyens que son service est en train de travailler pour chercher à réduire les délestages.

A noter que ces délestages électriques interviennent à un moment où la plupart des poteaux installés dans le cadre de l’éclairage public et qui sont alimentés par l’énergie solaire ne fonctionnent plus, faute d’entretien. Ce qui plonge la ville dans le noir et expose davantage les citoyens au banditisme.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Incendie d’une maison à Mamou : on déplore d’énormes dégâts matériels

6 février 2019 à 7 07 45 02452

Un incendie dont l’origine est encore inconnue s’est déclaré hier, mardi 05 Février 2019, dans une maison à Petel 1, un quartier situé au nord de la commune urbaine de Mamou. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée ; mais, les dégâts matériels sont importants.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, l’incendie s’est déclaré aux environs de 15 heures, à l’absence d’Elhadj Mamadou Aliou Sow, le propriétaire de la maison. Avec l’aide et la détermination du voisinage, le feu a été maitrisé. Cependant, la maison de quatre chambres et salon a été mise à rude épreuve par les flammes, qui ont consumé la toiture du bâtiment.

« J’étais en ville quand on m’a appelé pour dire que ma maison a pris feu. A mon arrivée sur les lieux, j’ai trouvé que les gens avaient fini d’éteindre les flammes. Beaucoup d’objets ont été calcinés et beaucoup d’autres ont été sauvés. Je ne connais pas encore les causes de l’incendie, parce qu’il n’y avait même pas le courant. J’avais plus de 40 millions de francs guinéens dans la maison. Avec l’aide des gens, j’ai récupéré entre 25 à 30 millions. Je ne sais rien pour le reste de l’argent », a expliqué Elhadj Mamadou Aliou Sow.

Comme à leur habitude, les sapeurs-pompiers de la ville carrefour ont brillé par leur absence dans ce lieu de l’incendie. « Dès qu’on a constaté l’incendie, on a appelé les sapeurs-pompiers. Ils ont dit qu’ils ne peuvent pas venir parce qu’ils sont en panne de moteur », a confié un jeune rencontré sur les lieux.

A noter que la femme qui se trouvait dans la maison au début de l’incendie, est sortie indemne.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Labé : la directrice préfectorale de l’éducation rétablie dans ses fonctions

6 février 2019 à 6 06 59 02592
Mme Magassouba Hadja Aïssatou Diouldé DIALLO, DPE de Labé

La directrice préfectorale de l’Education (DPE) de Labé, madame Magassouba née Hadja Aïssatou Diouldé Diallo et les trois autres cadres elle avait été suspendue « pour faute lourde » par le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, à travers une décision en date du 29 octobre 2018 viennent d’être rétablis dans leurs fonctions, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’on se rappelle que les encadreurs de l’éducation concernés par cette décision de suspension à Labé madame Magassouba Hadja Aïssatou Diouldé, directrice préfectorale de l’éducation (DPE), Abdourahmane Bah, chef Section Pédagogique (CSP) à la Direction Préfectorale de l’Education, Aguibou Diallo, gestionnaire des ressources humaines à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé et Abdallah Diallo, gestionnaire des ressources humaines à la DPE avaient été, dit-on, accusés, à tort, de n’avoir rien fait pour casser la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui minait le secteur.

Même si la même décision suspendait également les directeurs préfectoraux de l’Education de Kindia, Boké, Dinguiraye et Yomou, plusieurs observateurs en service à Labé ont vu à travers cet acte un règlement de compte contre des anciens collaborateurs de monsieur Mory Sangaré qui évoluait dans la région avant son poste de ministre de la République.

Fort heureusement, les leaders syndicaux qui ont déclenché ce mouvement de grève se sont investis pour que chaque encadreurs de l’Education, chaque enseignant en situation de classe qui avaient été suspendu, muté ou relevé pendant la crise scolaire soit rétabli dans ses fonctions.

A noter que la première liste des cadres concernés qui avait été remontée aux leaders syndicaux avait omis le nom du gestionnaire des ressources humaines de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé, Abdallah Diallo. Mais, le complot a finalement été déjoué à temps.

Il semble que les gestionnaires des ressources humaines avaient tous été remplacés par le ministre dans tout le pays. A Labé, monsieur Abdallah Diallo avait été remplacé par un professeur d’Anglais en service à Hoggo M’Bouro.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Labé : il imite des cachets et extorque plus de 4 millions à un citoyen

4 février 2019 à 19 07 10 02102

Un vulcanisateur vient d’être victime d’escroquerie à Labé. Un escroc lui a retiré une somme de plus de 4 millions de francs guinéens en lui promettant de l’aider à avoir du travail dans une société minière. Après l’arrestation de l’arnaqueur présumé, les services de sécurité se sont rendu compte qu’il a imité des cachets d’un chef de quartier de la ville et d’un médecin de l’hôpital régional pour fabriquer des faux documents. Mais, l’intéressé a réussi, on ne sait pas par quel moyen, à disparaître, a appris un correspondant de Guineematin.com à Labé.

le chef du quartier, Ibrahima Sory Diallo

C’est le chef de quartier de Mosquée (commune urbaine de Labé), qui a révélé cette affaire. Selon monsieur Ibrahima Sory Diallo, la brigade mobile n°8 de Labé l’a contacté pour l’informer qu’un citoyen a imité son cachet et celui d’un médecin légiste de l’hôpital régional de Labé, pour fabriquer des faux documents pour des fins d’escroquerie. « Mon cachet a été imité par une personne que je ne connais même pas. Les faits remontent au 28 janvier 2019, lorsqu’un certain officier du nom de Zoumanigui qui travaille à la brigade mobile n°8 de Labé m’a appelé et a attiré mon attention sur une imitation de mon cachet par un inconnu. C’est ainsi que j’ai vu les documents dont il s’agit, c’était effectivement le cas. Mais, ce qui est surprenant, les documents sont des certificats médicaux provenant de l’hôpital national Donka (Conakry). Ils ont été délivrés à un certain Mamadou Samba Diallo, vulcanisateur, résidant à Pellel dans la commune urbaine de Labé. L’arnaqueur s’est servi de ces documents pour retirer des mains de Mamadou Samba une grosse somme d’argent dont j’ignore le montant, sous prétexte qu’il va l’aider à avoir du travail au sein de la société minière de Boké. Heureusement, lorsque Mamadou Samba a commencé à douter de son collaborateur, il a mis main sur lui et l’a conduit à la brigade mobile n°8 de Labé. C’est à partir de là que j’ai été saisi du dossier », explique monsieur Ibrahima Sory Diallo, le chef du quartier Mosquée.

Joint au téléphone par le correspondant de Guineematin.com à Labé, Mamadou Samba Diallo a indiqué que c’est un certain Abdoulaye Diallo qui l’a escroqué. Il a réussi à mettre main sur lui pour le conduire à la gendarmerie, mais ce dernier s’est miraculeusement évadé. Ce que la victime n’arrive pas à comprendre. « Ce jeune est venu vers moi pour me proposer un travail à la société minière de Boké. Il a dit que c’est pour aller monter des pneus de plusieurs camions de cette société comme je suis vulcanisateur. Selon lui, il a sa sœur qui travaille là-bas.

Il m’a même parlé d’un autre vulcanisateur que je connais et qui travaillait au quartier Mairie (Labé). Il a dit qu’il a l’habitude de travailler avec ce dernier mais comme il décédé, c’est pourquoi il veut travailler maintenant avec moi. Effectivement, le monsieur dont il m’a parlé est décédé. C’est tout cela qui m’a rassuré. Donc, il me demandait souvent de l’argent pour la confection des dossiers ici à Labé et d’autres à Boké. Il a retiré avec moi plus de 4 millions de francs guinéens.

Mais comme j’ai douté de sa moralité, je l’ai trouvé un jour dans une banque de la place. Dès qu’il m’a vu, il a commencé à faire des va-et-vient. C’est ainsi j’ai informé les services de sécurité et ils sont venus mettre main sur lui. Arrivé là-bas (à la gendarmerie), j’ai compris que c’était un escroc. Mais malheureusement, il n’a même pas fait plus 40 minutes à la brigade mobile n°8. Selon les agents, il a profité de leur inattention pour s’évader. Une chose que moi personnellement je ne comprends pas », témoigne Mamadou Samba Diallo.

L’Adjudant Emmanuel Zoumanigui, celui qui gère le dossier à la brigade mobile n°8 de Labé que nous avons également contacté, a confié que l’escroc présumé a profité de son déplacement pour escalader le mur et s’enfuir. Il assure tout de même que des recherches sont en cours pour tenter de le retrouver et l’arrêter.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Tati Tati, l’auteur du tube Labé Saré sort son premier clip « Aninaylan »

4 février 2019 à 12 12 58 02582
Mamadou Bhoye Diallo alias Tati Tati

Après plusieurs mois de dur labeur, Mamadou Bhoye Diallo alias Tati Tati, la vingtaine bien sonnée, vient de sortir son premier clip intitulé « Aninaylan» qui signifie littéralement en français « Ça va m’inquiéter». D’une voix suave et mélodieuse, cet habitant de Dianyabhé, au sud de la Commune Urbaine de Labé est en train d’imposer sa marque à la musique guinéenne.

Le protégé de Saliou Kouyaté, qui explore les diverses voies de la world music et n’a eu aucun mal à se mettre le public en poche. Sa prestation à la quatrième édition de la foire artisanale de Guinée, le 13 décembre 2018 en est une parfaite illustration avec un record d’affluence battu seulement par BLZ et Djani.

Longtemps resté à interpréter des œuvres des grandes vedettes et dans l’improvisation, Tati Tati est aujourd’hui une star en gestation et a dans ce titre « Aninaylan» exprimé tout son attachement et son amour à la ville de Labé qui lui apporte le succès qu’il est en train de connaître aujourd’hui. Il n’a cependant pas manqué de remercier à sa façon toutes les personnes qui le soutiennent.

Qualifié au départ par certain.e.s de «fou», il s’apprête à sortir son premier album dans les prochains mois. Mais déjà, son entrée en panache à travers ce clip réalisé dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé montrera combien de fois, les autres titres de son album pourraient gagner le cœur des guinéens.

Sally Bilaly Sow

Lire

Accident de la circulation à Tamagaly (Mamou) : un mort et 11 blessés

31 janvier 2019 à 19 07 45 01451
image d’archive

Une des victimes de l’accident de la circulation survenu ce Jeudi, 31 Janvier 2019, sur la route nationale Mamou-Kindia, a succombé à ses blessures. Comme les onze autres accidentés, la victime avait pourtant été admise d’urgence à l’hôpital régional de Mamou pour des soins. L’homme dont l’identité n’a pas encore été rendue publique était grièvement blessé et souffrait de traumatisme crânien, a appris un journaliste de Guineematin.

Selon nos informations, c’est aux environs de 10 heures qu’un minibus en provenance de Kankan pour la sous-préfecture de Linsan (dans la préfecture de Kindia), est entré en collision avec un camion remorque qui roulait vers le centre-ville de Mamou. L’accident s’est produit au niveau du pont de Tamagaly (dans la préfecture de Mamou) sur la route nationale Mamou-Kindia. Sur place, une dizaine de blessés graves a été enregistrée.

« Un agent de constat et le syndicat des transporteurs sont rendus sur les lieux. Ils ont constaté les faits. Il y avait des blessés graves et des bagages. Les blessés ont été évacués à l’hôpital régional de Mamou. Et, les bagages ont été confiés au syndicat des transporteurs. Mais, comme ils étaient tous blessés, ils ne nous ont pas expliqué la cause de l’accident. Et, selon les renseignements, les gens qui étaient dans le minibus sont des artistes. Il y avait leurs instruments de musiques dans le véhicule. Ils partaient jouer à Linsan », a expliqué le commandant Kadiatou Soumah, l’officier de constat de la gendarmerie routière de Mamou.

De source médicale, ce sont douze blessés graves qui ont été reçus aux urgences de l’hôpital régional de Mamou. « Ils présentaient des fractures soit aux bras ou aux jambes. Parmi les douze blessés, trois étaient dans un état critique. L’un de ces trois blessés a d’ailleurs succombé à ses blessures vers 17 heures. Il souffrait de fracture au niveau des pieds et présentait un traumatisme crânien. Les deux autres qui sont encore dans un état critique sont en observation », a dit notre source qui a requis l’anonymat.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Mamou : 156 enseignants contractuels ont reçu leurs primes de 3 mois de service

31 janvier 2019 à 10 10 53 01531

Après trois mois de labeur, les enseignants contractuels de Mamou, appelés pour faire face au vide des titulaires grévistes, ont reçu leur prime d’encouragement ce jeudi, 31 janvier 2019. C’est le siège local de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) qui a servi de cadre à cette remise, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont 129 contractuels à l’élémentaire, répartis dans 12 délégations spéciales de l’enseignement élémentaire, et 27 autres dans les établissements secondaires, à bénéficier du payement desdites primes. Une commission mixte, composée de cinq (5) personnes, est à Mamou pour payer les enseignants contractuels, engagés début octobre pour tenir les salles de classe pendant la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SELCG).

Interrogé sur les conditions à remplir pour entrer en possession de cette prime, qui s’élève à 1 million 200 mille de francs guinéens pour les 3 mois, le DPE de Mamou, Mamady Magassouba a apporté des précisions. « Ce que le département avait annoncé, c’est cette réalité que nous vivons maintenant. En ce qui concerne la DPE de Mamou, nous avons 27 contractuels d’État au secondaire, qui évoluent dans 17 établissements de la commune urbaine et dans les communes rurales. Quant à l’élémentaire, nous avons 129 contractuels qui évoluent dans 12 communes rurales et la commune urbaine. Les documents que la mission exige pour être payé sont : la carte d’identité, le certificat de prise de service qui est délivré par les directeurs d’écoles ou les chefs d’établissements, la note de service de mutation signée par la DPE, le cahier de contrôle de présence et le cahier de préparation », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Mohamed Cissé, inspecteur des finances et chef de mission, se dit satisfait du déroulement de cette opération. « Tout se passe bien, les enseignants viennent massivement et ils nous facilitent le travail. Dans la région administrative, seule Mamou est concernée. Ici encore ils ne sont pas nombreux. Leur sort pour être engagé dans la fonction publique est dans les mains de l’État ».

De son côté Amadou Oury Baldé, enseignant contractuel à l’école primaire d’Almamyah Dumez, dans la commune urbaine, a remercié les autorités avant de solliciter auprès de l’État leur engagement à la fonction publique. « Nous remercions les autorités éducatives de la place, mais aussi le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Nous sommes vraiment réconfortés. Tout récemment, nous avons suivi le président de la République dire au ministre de penser aux contractuels que nous sommes. Nous demandons à l’État de penser à nous, parce que nous sommes à la quête d’emploi. C’est notre souhait le plus ardent. Certains pensaient que notre engagement, c’était pour saboter la grève. Mais non, c’est un acte de patriotisme. Nous prions le gouvernement de nous engager à la fonction publique ».

Selon nos informations, un contractuel qui servait dans la sous-préfecture de Saramoussayah serait omis sur la liste des contractuels concernés par ce payement.

Dépuis Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919

Lire

Labé : le nouveau gouverneur de région prend service ce jeudi

31 janvier 2019 à 7 07 12 01121

Le nouveau gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané, ancien ministre de la Sécurité prend fonctions ce jeudi, 31 janvier 2019, à l’occasion d’une cérémonie de passation de service qui doit se dérouler à l’Amphithéâtre du complexe ENI-CFP, à partir de 12 heures très précises, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le nouveau gouverneur de région, Elhadj Madifing Diané, ancien ministre de la Sécurité est arrivé à Labé, dans la soirée du mercredi, 30 janvier 2019, pour prendre services à la tête du gouvernorat, en remplacement de monsieur Sadou Keïta, muté dans les mêmes fonctions à Faranah.

Pour ce déplacement, Elhadj Madifing Diané est accompagné de plusieurs personnes dont son épouse, deux de ses enfants, l’administrateur du Palais des Nations et le doyen Ansoumane Bangoura, ancien directeur du bureau de presse de la présidence de la République. Il a été accueilli à Garambé, une sous-préfecture située à 10 km du côté Sud du chef-lieu de la préfecture de Labé par le gouverneur sortant, Sadou Keïta entouré du préfet, Elhadj Safioulahi Bah, du directeur de cabinet du gouvernorat (Elhadj Souleymane Marga Baldé), du chef de cabinet (Ouremba Traoré), de l’inspecteur régional de l’Administration publique (Cheick Ahmed Tidjane Keïta) et du chef du Bureau Régional de l’Agence Guinéenne de Presse (Idrissa Sampiring Diallo).

A préciser qu’à l’occasion de cette passation de services entre le gouverneur sortant et son successeur, la jeunesse prévoit d’organiser un carnaval géant et une soirée dansante pour remercier monsieur Sadou Keïta pour les nombreux services rendus à la population locale durant ses 8 ans passés à la tête du gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Labé.

Il convient de signaler aussi que le nouveau gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané revient à Labé pour un second séjour. Il avait servi dans cette ville de 1982 à 1985 en qualité de chef de la sûreté.

Il retrouve donc sur le terrain de nombreux amis, connaissances et anciens collaborateurs parmi surtout les notables de la ville qui vont l’accueillir sans doute à bras ouvert.

Plusieurs témoignages de personnes qui l’ont côtoyée par le passé disent que le nouveau gouverneur de région peut valablement remplacer monsieur Sadou Keïta, le sage.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Vol de bétail à Noussy : l’ex-procureur de Labé mis en cause

30 janvier 2019 à 19 07 04 01041

Une affaire de vol de bétail focalise actuellement les attentions à Labé. Le mardi, 29 janvier 2019, une foule en colère est allée s’en prendre au domicile d’un voleur présumé de bétail dans la sous-préfecture de Noussy. L’intéressé a été arrêté, mais les habitants de Noussy assurent qu’il n’agissait pas tout seul. Il aurait plusieurs complices, dont l’ex-procureur de la République de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon les habitants de Noussy, Mamadou Saïdou Diallo, un habitant de la sous-préfecture, les a fatigués pendant plusieurs années, en volant leur bétail qu’il plaçait dans ses parcs, avant d’aller le revendre à Conakry. Le jeune homme a été arrêté et condamné plusieurs fois par la justice, mais il n’a jamais purgé sa peine. C’est ainsi que plusieurs personnes, se disant victimes de vol de leur bétail, sont allées s’en prendre au domicile de l’intéressé, le mardi 29 janvier 2019. Ces citoyens, en colère, ont saccagé, puis le feu sur la maison.

Après ce mouvement de colère, le préfet de Labé, en compagnie d’une forte délégation, s’est rendu dans la localité. Elhadj Safioulaye Bah est allé sensibiliser les habitants de Noussy et les rassurer que justice sera rendue dans cette affaire.

Un ex-procureur mis en cause

Aux dernières nouvelles, on apprend que Mamadou Saïdou Diallo a été arrêté avec deux de ses complices. Ils seraient détenus actuellement au commissariat central de Labé.

Mais, aux dires des habitants de Noussy, ces personnes interpellées n’agissaient pas seules dans cette vaste affaire de vol de bétail. Le maire de la commune rurale assure que plusieurs autorités travaillaient en complicité avec eux. C’est notamment l’ancien procureur du Tribunal de Première Instance de Labé, Zézé Béavogui. « Le jeune Mamadou Saïdou Diallo nous a trop fatigués à Noussy. Mais, il n’est pas seul, il a des complices avec lesquels il opère.

A plusieurs reprises, on met main sur lui, mais quelques temps après on le voit dehors, et il recommence les mêmes actes après avoir corrompu certains responsables au niveau préfectoral. Ce qui est plus grave, c’est le fait que Mamadou Saïdou Diallo soit appuyé et couvert par l’ancien procureur du tribunal de première de Labé, Zézé Béavogui. C’est lui qui nous a surtout fatigués. Même s’il est devant moi, je vais le répéter.

Le dernier cas en date, c’est en 2017, lorsqu’il (Mamadou Saïdou Diallo) a été arrêté et condamné par le tribunal de première instance de Labé. Mais un mois après, il s’est retrouvé libre sous la complicité du procureur », a confié à Guineematin.com, Mamadou Oury Diallo, le maire de la commune rurale de Noussy.

Ce n’est pas la première fois que Zézé Béavogui est cité dans une sale affaire. L’an dernier, il avait été accusé d’avoir libéré des bandits de grand chemin qui étaient détenus à la prison civile de Labé. C’est cette affaire d’ailleurs qui l’’avait coûté son poste de procureur de la République de Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Faranah : les atouts du gouverneur Sadou Keïta pour réussir sa nouvelle mission

29 janvier 2019 à 9 09 17 01171
Sadou Keita, nouveau Gouverneur de Faranah

L’ancien gouverneur de Labé, Sadou Keïta dispose de plusieurs atouts pour réussir sa nouvelle mission dans les fonctions de nouveau gouverneur de Faranah, en Haute Guinée, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le gouverneur Sadou Keïta a une finesse politique, une sagesse intellectuelle et une souplesse de caractère lui permettant de réussir ses nouvelles fonctions à la tête du gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Faranah, en Haute Guinée. Ces atouts majeurs apparaissent quelques faits marquants de sa vie familiale, professionnelle, administrative et politique.

Sur le plan familial, Sadou Keïta réussi à faire cohabiter sous son toit, trois épouses issues respectivement des grandes familles Sangaré de Dinguiraye, Kaba de Kankan et Kouyaté de Faranah. Ces liens sacrés du mariage lui offrent naturellement des piliers sur lesquels il pourra s’adosser pour réussir sa mission, atteindre ses objectifs et dérouler, sans fausses notes, l’agenda du président Alpha Condé auprès des populations de la Région Administrative de Faranah.

Sur les plans professionnel, administratif et politique, Sadou Keïta connait bien la Haute Guinée où il a servi plus de 30 ans en qualité de professeur à l’Université de Kankan. Pendant ce temps, il assumait des missions d’avocat populaire près des juridictions de jugement de la région, de directeur préfectoral de la jeunesse de Kankan, d’attaché de cabinet, de chef de cabinet et de directeur du bureau de stratégie de développement de la région.

Il a été même secrétaire fédéral du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP) de Kankan, au moment où le RPG était ingérable en Haute Guinée. Malgré tout, il cohabitait pacifiquement avec les irréductibles inconditionnels du Professeur Alpha Condé, alors principal opposant radical au régime de feu Général Lansana Conté.

Haali poular natif de Mamou, Sadou Keïta est également ancré dans la culture mandingue. Un brassage culturel qui constitue, à n’en pas douter, un atout majeur pour réussir la coordination du développement et la consolidation de la paix dans les différentes localités de la région de Faranah.

Sans oublier qu’à Labé, il a réussi avec une population caractérisée par le manque de sincérité dans les relations entre gouvernants et gouvernés. Tout le monde ou presque est capable de te dire oui alors que, du fond du cœur, c’est non. C’est généralement après coup que tu te rends compte que le mot ‘’oui’’ arraché si facilement de la bouche de ton interlocuteur a été lâché juste par respect pour ta personne pour ne pas te frustrer.

Par contre, en Haute Guinée, tu es toujours prévenu à temps qu’ils ne sont d’accords, parce qu’ils te disent toujours, en toute sincérité, ce qu’ils pensent réellement du service que tu sollicites d’eux. C’est autant dire que le nouveau gouverneur de Faranah ne sera pas surpris par les évènements dans ses nouvelles fonctions, dans cette partie de la Haute Guinée. Car, on dit souvent qu’un homme averti est à moitié sauvé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Retard des travaux du pont de Manga Labé : le préfet accuse, EGUITEC dément

28 janvier 2019 à 10 10 14 01141

Lancés depuis le 20 décembre 2018, les travaux de construction du pont sur le barrage Manga Labé ont connu un retard qui commence à faire grincer des dents. La durée d’exécution de trois mois pourrait ne pas être tenue. Le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah a exprimé son ras-le-bol face à cet état de fait, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Elhadj Safioulahi Bah

Interpellé sur le retard des activités concernant la construction de ce pont, le préfet de Labé a pointé un doigt accusateur sur l’entreprise chargée d’exécuter ce projet et les services techniques des Travaux Publics préfectoraux et régionaux de Labé. « Le constat sur le terrain est amer parce que le délai d’exécution des travaux ne sera plus tenable. Les raisons sont diverses. Premièrement, l’entreprise qui a bénéficié de ce contrat, ne connaissait même pas la nature des travaux qui l’attendent sur le terrain. Elle a eu ce contrat tout simplement parce qu’elle a des relations. L’entreprise a reçu un pré financement d’un montant de 180 millions de francs guinéens. Deuxièmement, du côté des deux services techniques des travaux publics de Labé, ils ne bougent pas face à ce retard, tout simplement pars qu’ils ont des relations avec l’entreprise. La digue du barrage ne devrait pas être démolie. Moi, j’étais en France quand ils ont commencé cette démolition. Mais comme nos services techniques de Labé avec les quels nous travaillions ne s’y connaissent pas, ils ont tout chamboulé en procédant à cette démolition. C’est nos services techniques, mais il faut que je dénonce cette attitude. J’ai attiré l’attention du ministre des travaux publics ainsi que le directeur national du fond d’entretien routier sur ce retard. Mais, ils m’ont répondu qu’ils attendent tous le rapport provenant de leurs représentants des services techniques des TP de Labé ».

Alpha Oumar Niania

De son côté, l’ingénieur chargé de la construction de ce pont balaye d’un revers de la main ces accusations. Selon Alpha Oumar Niania, de l’entreprise de construction EGUITEC, « à l’heure qu’il fait, les activités avancent normalement. Nous avons les moyens techniques ainsi que les ressources humaines nécessaires pour faire ce travail. Nous travaillons dans les règles de l’art. Nous avons utilisé d’abord plus de 30 tonnes pour faire le béton, avec des barres de fer 12 et 14 qui répondent aux normes standards. Lors du lancement des travaux par les autorités, on avait annoncé un coût de financement de plus d’un milliards de francs guinéens. Mais nous, c’est 700 millions de francs guinéens qu’on nous a présentés comme budget du contrat. Les autres 300 millions nous ne connaissons pas leur destination. Nous n’avons reçu que 180 millions de pré financement comme l’a dit le préfet. Mais, nous avons dépensé plus que ça. Parce que le pont qu’on construit ici aura une durée de plus de 50 ans. On n’a pas détourné l’argent, au contraire. En plus, si le préfet dit que nous n’avions pas la connaissance de ce projet, je dirais non. Le PDG de notre entreprise a effectué trois déplacements sur ce lieu avant qu’on ne commence le boulot. Peut être, comme il n’a pas rencontré le préfet, c’est cela. Seulement, nous n’allons pas être influencés par les autorités. Si le reste du financement est déployé par le gouvernement le plus rapidement que possible, ce pont va être livré aux usagers vers la fin du mois de mars. Ce pont a une longueur de 14 mètres, sa largeur est de 8 mètres. Sa hauteur était initialement prévue pour 5 mètres, mais comme on ne doit pas construire un pont qui doit dépasser la route qui le traverse, nous avons ramené la hauteur à 4 mètres », a-t-il expliqué.

Saidou Pita Diallo

Le directeur régional des travaux publics de Labé, Saidou Pita Diallo, que nous avons joint au téléphone, affirme qu’il est en déplacement et serait même derrière le volant de sa voiture. Tout de même, il précise que la démolition de la digue figure bel et bien dans le contrat, avant de promettre de communiquer davantage à son retour à Labé.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Tougué : le SLECG annonce une marche contre le DPE

28 janvier 2019 à 8 08 17 01171

Le bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a annoncé l’organisation d’une marche dans la ville de Tougué. Cette manifestation prévue ce lundi, 28 janvier 2019, vise à protester contre le refus du directeur préfectoral de l’éducation (DPE), monsieur Fodé Moussa Traoré, de rétablir dans leurs anciennes fonctions les enseignants mutés lors de la récente grève qui a secoué le secteur de l’éducation ces trois derniers mois, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon madame Kadiatou Djoloki Baldé, secrétaire générale du bureau préfectoral du SLECG de Tougué, son organisation a décidé de prendre cette option de la marche pacifique ce lundi, 28 janvier 2019, juste parce que le directeur préfectoral de l’éducation (DPE), Fodé Moussa Traoré se montre actuellement intraitable sur la question du rétablissement des enseignants mutés pour fait de grève, malgré les multiples interventions du préfet de la localité, Elhadj Abdourahmane Baldé et du gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Labé.

« Nous sortir demain lundi à partir de 9 heures du matin, s’il plait à Dieu. Nous avons pris cette décision parce que le DPE a dit que personne ne peut l’empêcher de faire ce qu’il a envie de faire. Il n’a pas voulu mettre en application les dispositions du protocole d’accord obtenu le 10 janvier dernier avec le gouvernement. Il refuse de rétablir les gens qu’il a mutés pendant la grève. Il continue de muter encore. On a tout fait. Les gens sont intervenus, mais il n’a pas accepté. Le préfet et le gouverneur n’arrivent pas à le faire entendre raison » explique la dame syndicaliste de l’éducation dans la préfecture de Tougué.

La dernière fois, il avait muté un professeur d’Anglais qui était en situation de classe dans la commune urbaine pour une des sous-préfectures de Tougué. Les enseignants ont immédiatement boycotté les cours et les élèves se sont retrouvés dans les rues de la commune urbaine où le DPE, Fodé Moussa Traoré est resté introuvable durant tout le temps de la manifestation des enfants. Il aura fallu la promptitude du préfet de la localité pour rétablir l’ordre dans la cité par la sensibilisation.

« Le DPE a fini par annuler cette décision, suite à la pression des élèves et avec l’intervention du préfet de la localité » a ajouté Mme Kadiatou Djoloki Baldé.

Elèves et parents d’élèves sont tous conviés à cette marche pacifique programmée par le SLECG de Tougué pour ce lundi, 28 janvier 2019.

Il est aussi question de suspendre les cours dans les toutes les écoles de la commune urbaine jusqu’à ce que tous les enseignants mutés pour fait de grève soient rétablis dans les fonctions qu’elles occupaient avant le déclenchement de ce mouvement de grève.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Campagne d’assainissement : la ville de Labé a fait sa toilette ce samedi

26 janvier 2019 à 19 07 55 01551

La campagne d’assainissement, engagée par le gouvernement à Conakry, trouve des échos favorables à l’intérieur du pays. Dans la commune urbaine de Labé, les autorités communales se sont retroussé les manches pour lutter contre l’insalubrité ambiante, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la journée de ce samedi, 26 janvier 2019, les autorités communales ont déclenché une nouvelle opération de nettoyage de la ville de Labé. Le grand marché et ses alentours ont tous bénéficié de ce coup de balai. Les caniveaux ont été curés pour redonner à la ville une image attrayante.

Pour faciliter cette tâche, les autorités communales ont mis à contribution des sonorisations qui ont sillonné la ville pour passer le message. Des communiqués radiodiffusés ont été également passés dans les médias locaux pour sensibiliser les citoyens.

La conséquence de cette mesure est que le marché central devrait être fermé au compte de la journée à partir de 8 heures. Des camions ont été également affrétés pour sillonner certains quartiers et le marché de Däka pour ramasser les ordures entassés par les citoyens.

Il faut noter que c’est la seconde fois que les autorités déclenchent cette opération d’assainissement dans la commune urbaine de Labé depuis leur installation.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Adultère à Diountou (Lélouma) : un mari polygame surprend sa femme avec un policier

25 janvier 2019 à 22 10 33 01331

L’affaire fait jaser depuis la soirée du mardi dernier, 22 janvier 2019 ! C’est une histoire d’adultère qui met en cause un policier en service dans la sous-préfecture de Diountou, préfecture de Lélouma, dans la Région Administrative de Labé. Aujourd’hui, ce qui a commencé comme une simple rumeur alimente les échanges dans toutes les localités voisines et même au-delà, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Entretenant ces relations amoureuses depuis belle lurette, dit-on, avec l’une des épouses d’un puisatier polygame de Diountou, cet agent de la sécurité est finalement tombé dans les filets de l’époux cocu qui a mûri et discrètement monté un guet-apens.

Sur les circonstances de l’incident, Guineematin.com a appris que dans la soirée de ce mardi, le puisatier devait passer la nuit chez la seconde épouse. Il a alors quitté la première comme d’habitude. Mais, il est vite revenu sur ses pas pour camper dans les parages. Peu de temps après, le policier est arrivé sur la pointe des pieds chez sa femme avec la certitude de n’avoir éveillé aucun soupçon. Le mari a alors attendu 15 minutes avant de venir taper à la porte. Une bataille sans précédent s’en est suivie.

Une première version indique que le policier a été copieusement tabassé par le mari trompé, assisté du voisinage. Mais, Modi Amadou Benthé Diallo de Kollanguel, le nouveau maire de la commune rurale de Diountou, qui confirme l’incident a confié à Guineematin.com avoir reçu une autre version du puisatier en personne.

« Il m’a dit qu’il ne l’a pas bastonné. C’est serait au cours de la course poursuite que le policier est tombé dans un fossé. Il a eu une fracture au niveau de la clavicule », rapporte l’élu local.

Toujours est-il que le policier a été évacué d’urgence à Lélouma Centre par le chef du poste de la police de Diountou à bord d’un véhicule de service de la police.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, les autorités locales et le puisatier envisageaient de poursuivre le dossier, à en croire le maire de la commune rurale de Diountou.

En attendant la suite réservée à cette affaire, il convient de signaler que l’adultère n’est plus un délit en République de Guinée, selon le nouveau Code Pénal. Et, ce sont les députés actuels, en fin de mandat, qui ont détruit ces liens sacrés du mariage dans les foyers et la stabilisation des ménages en République de Guinée. Que dire des risques de justice populaire et de vengeance par les citoyens Guinéens qui apprendront que ce comportement amoral n’est pas désormais puni par nos textes de lois ?

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Labé : le NDI forme des conseillères communales

25 janvier 2019 à 12 12 49 01491

Le National Democratic Institut (NDI), en partenariat avec Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’USAID, a organisé à Labé, les 23 et 24 janvier 2019, une session de formation de certaines femmes élues conseillères communales dans les 5 préfectures de la Région Administrative, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette session de renforcement des capacités des femmes élues offre l’opportunité aux conseillères communales qui ont eu le privilège de prendre part à la rencontre de se doter des outils techniques nécessaires afin qu’elles apportent leur contribution de qualité et une valeur ajoutée réelle au développement local, surtout dans les secteurs sociaux comme l’éducation, la santé, l’eau potable, l’électricité, l’assainissement, l’environnement etc.

« Les communes constituent le cadre privilégié pour la fourniture des services publics de base. C’est la strate idéale de l’administration publique où le peuple est en mesure de participer activement à la vie publique dans un contexte de démocratie locale. Aussi, faut-il impérativement que les besoins réels de la population se reflètent dans le budget primitif des communes et à travers le plan de développement local (PDL) assorti d’un plan annuel d’investissement où sont énoncées les politiques et actions publiques communales dans une démarche inclusives de l’ensemble des groupes sociaux du ressort de la municipalité » a rappelé le directeur résident du National Democratic Institute (NDI), Paul AMEGAKPO lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier qui s’est tenu dans un réceptif hôtelier de la place.

Pour le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo, l’honneur est d’autant plus grand pour la nouvelle équipe du conseil communal qui vient d’être installée d’avoir le privilège d’abriter cet important forum de renforcement des capacités des femmes élues locales de la part du NDI dont l’appui accompagnement des collectivités décentralisées en Guinée est non négligeable pour une bonne gouvernance locale dans le pays.

« Les acquis de cette formation contribueront à juste titre à l’amélioration des capacités de gestion institutionnelles de notre commune où les femmes élues de Labé, occupent actuellement une place prépondérante pour faire de notre centre ville une cité républicaine, démocratique, prospère et paisible. Ces femmes élues qui nous représentent à cette importante rencontre sont activement présentes à toutes les instances de prise de décisions, certaines vice-maires du bureau exécutif communal et d’autres sont responsables des commissions techniques. Cela, parmi tant d’autres témoigne notre volonté de collaborer avec la gente féminine pour un développement participatif équitable et durable de notre commune » a rassuré le chef de l’exécutif communal de Labé qui a par la suite informer que « l’équipe communale que j’ai l’honneur de diriger est porteuse de la démarche participative qui a conduit à l’élaboration de 28 plans de développement de quartier (PDQ) qui vont déboucher dans la semaine à venir à la tenue du forum de présentation du plan quinquennal de développement local de la commune pour la période 2019-2023 » a conclu Mamadou Aliou Laly Diallo.

Prenant la parole à son tour, le chargé de volet gouvernance au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Abdoul Latif Haïdara a exhorté les conseillères communales de la Région Administrative (RA) de Labé à faire bon usage des outils et connaissances mis à leur disposition.

A noter que cette session de renforcement des capacités des conseillères communales a aidé à améliorer les compétences des participantes en matière de fonctionnement des collectivités locales, à leur rappeler leur rôle dans le processus d’élaboration d’un plan de développement local (PDL), et à leur donner les notions de base pour comprendre la problématique des finances au sein des communes et les moyens légaux de mobilisation et de gestion des ressources communales.

Toute chose qui a réjouit Sadou Keïta, alors gouverneur de la Régional Administrative (RA) de Labé, qui avait à ses côtés, le préfet de la localité, Elhadj Safioulahi Bah.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Lire

Affaire « braquage de Pita » : 20 ans de prison requis contre les accusés

24 janvier 2019 à 18 06 37 01371

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou a requis hier, Mercredi 23 Janvier 2019, vingt (20) ans de réclusion criminelle et une interdiction de séjour de dix (10) ans dans la région administrative de Mamou contre six accusés, tous poursuivis pour vol à main armée, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et de minutions, a appris un des journalistes de Guineematin. Ces accusés ont été arrêtés suite au braquage survenu le 09 Août 2018 dans un magasin à Pita (région administrative de Mamou).

Cinq des six auteurs présumés de l’attaque à main armée survenue au mois d’Août dernier à Pita, étaient de nouveau à la barre hier au tribunal de première instance de Mamou. Ousmane Diallo, Mamadou Malal Bah, Sidiki Camara, Mamadou Hafiziou Diallo, Alpha Saliou Barry (alias Balla) ont écouté attentivement les réquisitions du ministère public. Des réquisitions au cours desquelles le procureur, Elhadj Sidiki Camara, a demandé au tribunal de retenir les accusés (dont Ibrahima Barry en fuite) dans les liens de l’accusation pour les faits de vol à main armée, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et de minutions. Et, pour la répression, le ministère public a requis 20 ans de réclusion criminelle à temps contre chacun des six accusés. Le procureur a aussi demandé au tribunal de décerner à l’audience, un mandat d’arrêt contre Ibrahima Barry en fuite.

Par ailleurs, le ministère public a demandé au tribunal une application de peines complémentaires, en condamnant solidairement les accusés au payement de tout ce qui a été réclamé par la partie civile. Le procureur a également requis contre les accusés : une interdiction de séjour et une période de sureté de 10 ans dans la région administrative de Mamou, la confiscation d’un fusil PMAK et ses deux boites de chargeurs contenant 40 cartouches au profit de l’Etat guinéen, la confiscation de la voiture Kiya Sorento au profit de la partie civile et l’affichage aux frais des accusés, à Mamou et à Pita, de la décision à intervenir dans cette affaire.

Le tribunal a renvoyé l’affaire au 30 Janvier 2019 pour le délibéré.

A rappeler que le procès d’Ibrahima Barry (en fuite) et ses cinq coaccusés dans l’affaire dite « braquage de Pita » s’est ouvert le 02 janvier 2019 au tribunal de première instance de Mamou, soit près de cinq mois après leur arrestation. Et, à la barre, seulement deux accusés (Mamadou Malal et Sidiki Camara) sur les cinq qui étaient présents à l’audience ont plaidé non coupable des faits qui leur sont reprochés.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire