Syli national : 3 techniciens déjà entendus par la FEGUIFOOT

12 septembre 2019 à 10 10 46 09469

La Fédération Guinéenne de Football a organisé hier mercredi, 11 septembre 2019, à son siège la séance d’interview pour les candidats retenus pour le poste de sélectionneur du Syli national Senior en vue de succéder à Paul Put.

Kanfory Lappé Bangoura, François Zahoui (Côte d’Ivoire) et Daniel Bréard (France) ont été les premiers à passer devant la commission de recrutement, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour cette première séance, ce sont trois techniciens qui ont été entendus par la commission chargé du recrutement du futur sélectionneur national. Ils ont fait un exposé devant la commission composée de membres du comité exécutif de la fédération, de la direction technique nationale, de la ligue guinéenne de football professionnel, de la ligue amateur, de l’association des entraîneurs et du département des sports.

Selon nos informations, ces trois entraîneurs ont dit leur motivation et énuméré leurs différents projets pour le Syli national et leur contribution dans le développement du football des jeunes.

Un deuxième contingent est attendu ce jeudi pour la suite de ces entretiens. La séance finie demain vendredi avec au total 17 techniciens concernés par ce grand oral.

Au terme de cette séance, la Guinée connaitra enfin son nouvel entraîneur qui ne devra pas tarder à se mettre à la tache eu égard aux nombreux défis qui attendent notre onze national.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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France : Macron a-t-il dissuadé Alpha Condé et Ouattara de briguer un 3ème mandat ?

19 août 2019 à 12 12 05 08058

Le jeudi, 15 août 2019, la France a commémoré le 75ème anniversaire du débarquement de Provence. Cette année, ce sont les présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara qui ont été invités à cette cérémonie. En Guinée et Côte d’Ivoire, cette invitation du président français a été saluée comme une marque de considération. Mais selon certains, Emmanuel Macron a invité les deux hommes pour les dissuader de briguer un troisième mandat dans leurs pays.

C’est le site d’informations Afriksoir.net qui a révélé la nouvelle. Le média ivoirien indique qu’Emmanuel Macron a dit à ses hôtes que plusieurs rapports font état de possibilités de graves troubles en Guinée et en Côte d’Ivoire, au cas où Alpha Condé et Alassane Ouattara mettent à exécution leur volonté de modifier les constitutions de leurs pays pour s’offrir un troisième mandat.

Et, le président français a exprimé clairement l’opposition de son pays aux projets de troisième mandat des deux chefs d’Etats, révèlent nos confrères, citant un diplomate français qui a parlé sous anonymat. « Ce n’est pas par hasard que le président français a invité ces deux dirigeants africains dont les pays n’étaient pas forcément les plus gros pourvoyeurs de contingents de soldats coloniaux, lors de la seconde guerre mondiale.

A travers des mots particulièrement bien choisis pour ne pas choquer ses hôtes, Macron a clairement fait savoir que le gouvernement français ne soutiendrait pas de projet de nature à menacer la stabilité sociopolitique en Côte d’Ivoire et en Guinée, dont les auteurs seraient les dirigeants au pouvoir », a écrit Afriksoir.

Cette information a été confirmée par un journaliste de France24 qui était aux commémorations du débarquement de Provence. Selon lui, Emmanuel Macron a profité du déjeuner qu’il a offert à ses hôtes pour aborder le sujet avec eux. « Alassane Ouattara et Alpha Condé, présidents de ces deux pays, ont des élections l’année prochaine aussi bien en Côte d’Ivoire qu’en Guinée. Et l’un comme l’autre, ces deux chefs d’Etat sont à la fin de leur deuxième mandat.

Les constitutions de leurs pays respectifs leur interdisent de se représenter, et l’un et l’autre sont en train de modifier la constitution pour potentiellement revenir sur ces règles, en tout cas se donner la possibilité de se représenter. Il y a évidemment un repas qui était prévu. Sans doute qu’un des thèmes de conversation a été bien cette modification des constitutions. Et probablement, les autorités françaises en ont profité pour ne pas les encourager à le faire », a-t-il déclaré.

Récemment, le sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines a déclaré que les Etats-Unis ne sont pas opposés sur le principe de modifier une constitution en Afrique. Il a précisé toutefois que son pays est opposé à toute réforme constitutionnelle dont le but est de maintenir un président au pouvoir. Ces positions de Washington et de Paris vont-elles dissuader Alpha Condé et Alassane Ouattara dans leurs projets de changer les constitutions de leurs pays pour briguer un troisième mandat ?

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Débarquement de Provence : Alpha Condé salue la bravoure des soldats africains

15 août 2019 à 11 11 45 08458

Le président guinéen, Alpha Condé, a pris part aux festivités commémoratives du 75ème anniversaire du débarquement de Provence. La cérémonie a eu lieu ce jeudi, 15 août 2019, à la nécropole nationale de Boulouris, où reposent 464 combattants de la première armée française. A cette occasion, le chef de l’Etat guinéen a tenu un discours, dans lequel, il a rendu hommage aux soldats africains qui ont participé à la bataille pour la libération de la France.

« Cette cérémonie nous projette dans un passé fécond. Ce passé, ce sont 250.000 hommes dont plus de la moitié était constituée d’Africains du Nord, de l’Est, du Centre et de l’Ouest. Ces hommes partageaient avec les soldats Français, que dis-je, avec le peuple Français le sang et la sueur de ce combat ultime de la 2ème guerre mondiale.

Le Débarquement de Provence, la bataille d’Italie, notamment les combats de Monte Cassino font partie d’une mémoire collective partagée entre les peuples français et africains. En ce moment où la France avec l’aide de ses alliés combattait pour sa survie et sa liberté, les fils et les filles des territoires africains d’alors se sont sentis interpellés, impliqués, partageant l’appel absolu et universel de la liberté », a-t-il déclaré.

Alpha Condé ajoute que « nombreux de ces fils d’Afrique ont trouvé dans la terre de France le repos éternel, et ont laissé ici et là des souvenirs de bravoure et de fraternité. Au-delà des chiffres, ce sont des vies qui ont convergé vers l’appel et la lutte contre le Nazisme et pour la liberté. Ces vies sont celles des planteurs qui ont rejoint la résistance avant de se faire enlever dans les forces françaises libres. Ces vies, ce sont des paysans, d’instituteurs, de forgerons, des chasseurs, qui ont partagé l’idéal du combat ».

Le président guinéen a rendu hommage aux combattants africains et à tous les autres soldats qui ont participé à la bataille menée par les alliés. « Permettez-moi de saluer la mémoire de tous les hommes et toutes ces femmes venant de partout, de France, d’Angleterre, d’Amérique, de Russie et bien sûr d’Afrique, sans le sacrifice desquels, notre humanité ne continuerait pas à se battre pour la paix et la crudité des affres, des erreurs et des extrémismes de la guerre », a dit Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Débarquement de Provence : Macron demande aux maires d’honorer les combattants africains

15 août 2019 à 10 10 58 08588

Emmanuel Macron a présidé jeudi la commémoration du 75e anniversaire du débarquement de Provence en présence de plusieurs chefs d’État africains pour rendre hommage aux soldats venus des deux rives de la Méditerranée.

À Saint-Raphaël, Emmanuel Macron a rendu hommage aux 450 000 soldats qui ont participé au débarquement allié du 15 août 1944 en Provence, lors de la cérémonie du 75e anniversaire. L’opération a été menée par les forces américaines et françaises, parties d’Afrique du Nord, de Corse et d’Italie du Sud.

Il s’agissait de la première sortie officielle d’Emmanuel Macron depuis le début de ses vacances, avant une rentrée chargée sur le front diplomatique la semaine prochaine.

Présence des présidents guinéen et ivoirien

La cérémonie a eu lieu en présence des présidents guinéen Alpha Condé et ivoirien Alassane Ouattara ainsi que de l’ancien président Nicolas Sarkozy à la nécropole nationale de Boulouris, où reposent 464 combattants de la 1e armée française.

Un discours d’Alpha Condé, la lecture d’un texte par David Diop, prix Goncourt des lycéens 2018, et un témoignage de vétéran par une lycéenne ont ponctué la cérémonie.

L’Afrique mise à l’honneur

Traditionnellement, cet anniversaire est l’occasion de saluer la contribution des soldats des anciennes colonies françaises à la Libération. Les troupes incluaient 260 000 combattants de la 1e armée française dirigée par le général de Lattre de Tassigny, composée principalement de soldats venus d’Afrique du Nord et subsaharienne.

Emmanuel Macron a lancé un appel aux maires de France, les invitant à honorer les combattants africains en baptisant rues et places des communes françaises.

« Je lance aujourd’hui un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre, par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies, la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l’Afrique et disent de la France ce qu’elle est profondément : un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage », a lancé le chef de l’État lors de son discours.

Lors du 50e anniversaire, 18 pays africains avaient été représentés et pour le 60e, une quinzaine de chefs d’État d’Afrique noire et du Maghreb étaient présents, rendant hommage notamment aux tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs ou encore marsouins du Pacifique et des Antilles qui participèrent à l’opération « Dragoon ».

Seul Nicolas Sarkozy a répondu à l’invitation d’Emmanuel Macron

Si Emmanuel Macron a invité tous ses prédécesseurs à participer à la cérémonie dans cette nécropole qui avait été inaugurée il y a 55 ans, jour pour jour, par Charles de Gaulle, seul Nicolas Sarkozy a fait le déplacement.

La commémoration de jeudi s’inscrit dans la série de cérémonies liées à la fin des deux conflits mondiaux qu’Emmanuel Macron a multipliées depuis l’automne – centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale en novembre, puis 75e anniversaire du débarquement de Normandie en juin.

L’objectif militaire de ce débarquement était de prendre les Allemands par surprise et de soulager le front de Normandie où avait eu lieu le débarquement dix semaines plus tôt. L’opération s’est faite en plusieurs temps : à minuit, les premiers soldats français des commandos d’Afrique avaient escaladé la falaise du cap Nègre, près de Bormes-les-Mimosas. Puis à 8 h, trois divisions d’infanterie américaine ont débarqué à Saint-Raphaël, comme à Cavalaire, Ramatuelle et Sainte-Maxime.

Source: AFP

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Alpha Condé attendu en France : la diaspora guinéenne se mobilise pour dénoncer son projet de nouvelle constitution

11 août 2019 à 12 12 17 08178

COMMUNIQUÉ DE PRESSE FNDC FRANCE

A l’attention des Membres du FNDC Europe (Tous Pays Compris), des Organisations Guinéennes et Panafricaines en France.

FNDC FRANCE  – Le Front National de la Défense de la Constitution,  invite les Guinéens résidents en France et dans les Pays Limitrophes (La Belgique, La Suisse, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Hollande)  à une manifestation  qu’elle organise à Paris entre le 12 et 14 Aout 2019, pour signifier à Monsieur Alpha Condé, Président Guinéen que tous les Guinéens sont opposés à tout changement de la Constitution de  2010 quelle que soit la forme dans le but de pérenniser son pouvoir en Guinée.

Chers Camarades  de Combat,

Pendant le séjour de Monsieur Alpha Condé à Paris entre le 12 et 14 Aout 2019, venez nombreux avec vos T-Shirts FNDC, les mêmes qui font objet de saisies en Guinée et vos Pancartes pour dénoncer toute manipulation de masse orchestrée par le Pouvoir Guinéen en vue de changer notre Constitution, pour ainsi permettre à Monsieur Alpha Condé de s’offrir une présidence à vie. Sa visite en France, hors calendriers officiels, est une manœuvre de plus pour se greffer sur le drame de la Famille de notre Frère lâchement assassiné.

Vous devez savoir que pour Alpha Condé, tout est calcul politique, donc du cynisme politique même quand nos Familles sont endeuillées. Soyez Nombreux au Rendez-vous, puisqu’en Guinée les libertés sont bafouées et  il n’est pas permis aux Guinéens d’exprimer leurs désapprobations contre le projet maléfique d’Alpha Condé et son régime.

Lorsque la liberté n’est pas manifeste, on ne peut parler d’hommes et de femmes libres et le devoir impérieux pour tout Homme libre, c’est de se battre pour rendre effectives les libertés pour tous. Guinéens, Notre Combat est un Combat pour tous et Notre Lutte est une lutte commune pour la même Cause, celle d’une Guinée Unie et Prospère. La Guinée respectueuse de ses Lois qui s’imposent à tous ses fils – Lois qui prennent sources dans la Constitution de la République que nous devons Respecter et Préserver à tout prix.

Chers Camarades de Combat, soyons au rendez-vous.

LA DATE, LE JOUR, LE LIEU DE LA MANIFESTION VOUS SERONT COMMUNIQUES

ULTÉRIEUREMENT ICI MÊME.

Merci d’avance pour votre mobilisation !

FNDCC/10/08/2019/

Ampliation : À tous les démembrements FNDC dans les Pays Européens. Aux Associations et Groupements – aux Organisations Panafricaines en France.

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Mamou : Dr Mamoudou Barry a rejoint sa dernière demeure à Bolaroyah

6 août 2019 à 12 12 34 08348

Comme annoncé précédemment, une foule immense s’est mobilisée à Mamou, hier lundi 05 août 2019, pour rendre un dernier hommage à Dr Mamoudou Barry, tué en France il y a un peu plus de deux semaines. Le jeune homme de 31 ans a regagné sa dernière demeure dans la soirée à Bolaroyah, son village natal, situé à plus de kilomètres de la ville de Mamou, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après la prière funèbre à la grande mosquée d’Almamya, dans la commune urbaine, le cortège funèbre s’est rendu à dans la sous-préfecture de Dounet, où une autre prière a été effectuée par les sages de la ligue sous-préfectorale et les citoyens de la localité sur la dépouille mortelle de Mamoudou Barry. Puis, c’est une marée humaine qui est arrivée au village de Bolaroyah, aux environs de 13 h.

Présent sur les lieux, Abdoulaye Yéro Baldé, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a dit toute sa tristesse. « Nous sommes tristes de sa mort. Cependant, nous sommes réconfortés vu la mobilisation. Vous avez vu tout ce monde qui est venu pour marquer leur compassion suite à la disparition tragique de Dr Mamadou Barry. J’espère qu’il va servir de modèle et surtout qu’avec la publication de son livre, beaucoup de nos jeunes vont s’en inspirer ».

De son côté, Hadja Halimatou Dalein Diallo, épouse du chef de file de l’opposition guinéenne, indique que la Guinée a perdu un intellectuel remarquable. « C’est une perte énorme pour nous, c’était un grand intellectuel, un intellectuel remarquable. Nous avons perdu un acteur de développement. C’est un regret, c’est une perte énorme pour la Guinée. C’est une mort internationale, regardez cette forte délégation qui l’accompagne. C’est un exemple à suivre. Nous souhaitons avoir des jeunes pareils… »

De retour de Bolaroyah, Boubacar Ramadan Barry pour Guinneematin.com

Tel:625698919/657343939

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Le corps de Mamoudou Barry à Mamou : forte émotion à la mosquée d’Almamya

5 août 2019 à 13 01 05 08058

La dépouille mortelle de Dr Mamoudou Barry, tué à Rouen, en France, le 19 juillet 2019, est arrivée dans la matinée de ce lundi, 5 août 2019, à Mamou. Une forte délégation accompagne le défunt dans une ville où l’émotion est grande. La grande mosquée du quartier Almamya, dans la commune urbaine, est noire de monde en ce moment (12 h GMT) où de nombreux témoignages pathétiques sont en train d’être faits, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’émotion est à son comble ce lundi à Mamou avec l’arrivée du corps de Dr Mamoudou Barry, enseignant-chercheur à l’université de Rouen, en France, tué il y a deux semaines par un citoyen franco-turc. Parents, amis, alliés et de nombreux anonymes sont fortement mobilisés à la mosquée du quartier Almamya.

Des témoignages pathétiques y sont en train d’être faits. « Mamadou Barry était un jeune engagé et pondéré ; Mamadou Barry était un serviteur d’Allah, il était parmi nous dans toutes les rencontres religieuses », a laissé entendre Elhadj Oumar Pétel Diallo, son maitre coranique du quartier Pétel où le défunt vivait entre 2000 et 2007, année à laquelle il a décroché le baccalauréat.

La Belle-mère du défunt (la mère de son épouse), présente à la grande mosquée, est inconsolable. « Mamadou Barry est décédé, qu’Allah l’agrée dans son paradis, nous vous demandons de lui pardonner, nous vous confions sa famille », a dit Néné Oumou.

Il est à noter la présence d’une délégation officielle composée entre autres, du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé, du gouverneur de la région administrative de Mamou Amadou Oury Lémy Diallo et de plusieurs autres autorités administratives et religieuses.

Des responsables de partis partis politiques, sont également présents. C’est le cas de Chérif Bah, vice-président de l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays.

Nous y reviendrons !

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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Conakry : forte mobilisation des Guinéens pour rendre un dernier hommage à Mamoudou Barry

4 août 2019 à 20 08 00 08008

Au lendemain du retour de la dépouille mortelle de Mamoudou Barry à Conakry, un symposium a été organisé ce dimanche, 04 août 2019, à la mémoire du jeune enseignant-chercheur guinéen, tué il y a deux semaines en France. De nombreuses personnes se sont mobilisées à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia pour rendre un dernier hommage au brillant fils du pays, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Une forte délégation gouvernementale composée notamment des ministres en charge de l’enseignement supérieur, de l’enseignement technique et de la santé, des membres d’institutions nationales, des parents et amis de Mamoudou Barry ainsi que de nombreux autres citoyens, ont pris à ce symposium. Cérémonie organisée à l’université d’origine du défunt pour lui rendre un dernier hommage.

Le recteur de l’institution d’enseignement supérieur Amadou Oury Koré Bah, a rappelé que Mamoudou Barry est sorti major de sa promotion en 2010. Ce qui lui a valu d’être retenu comme assistant administratif au département de droit privé de cette université. Poste qu’il a occupé jusqu’à son départ pour la France en 2012.

Et en France, le jeune enseignant-chercheur à l’université de Rouen a continué à penser à son université d’origine, souligne Amadou Oury Koré Bah. « Monsieur les ministres, chers parents et collègues, je puis vous dire que son séjour en France n’a jamais affecté l’attachement, l’amour profond qu’il avait pour son université d’origine.

Pour preuve, de 2017 à 2019, Docteur Mamoudou Barry avait réussi l’exploit de collecter et de nous envoyer à ses frais plus de 1200 ouvrages de droit et sciences politiques. C’est pourquoi, nous proposons au conseil universitaire, dès l’ouverture prochaine des classes, que la bibliothèque des sciences juridiques et politiques porte le nom de Dr Mamoudou Barry », a annoncé le recteur.

Mais ce n’est pas tout. « Nous pensons aussi que l’une des meilleures manières de lui rendre hommage et d’immortaliser son œuvre scientifique serrait que l’université de Sonfonia avec l’université de Rouen fassent en sorte que sa thèse soit publiée. Devant ces douloureux coups, nous sommes à la fois attristés et décontenancés. Nous voudrions vous apporter un peu de réconfort, mais aujourd’hui les mots me manquent. Recevez toute notre tendresse et nos plus sincères condoléances », a dit Amadou Oury Koré Bah.

De son côté, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a rendu un vibrant hommage à Mamoudou Barry et présenté les condoléances du gouvernement à sa famille et au peuple de Guinée. Abdoulaye Yéro Baldé assure que les autorités guinéennes vont suivre l’affaire jusqu’à ce que justice soit rendue. « C’est avec une intense émotion et une profonde tristesse que je me retrouve ici ce matin parmi vous pour rendre un hommage au nom du président de la République, de son premier ministre et du gouvernement, à Dr Mamoudou Barry, arraché de façon brutale, criminelle, à notre affection.

Compte tenu de son parcours scolaire et universitaire exceptionnel, de ses travaux scientifiques considérés comme une œuvre pionnière dans un domaine très important, celui de la fiscalité minière pour le développement de la Guinée et de l’Afrique, sa mort, sa disparition tragique, représente une perte immense pour notre pays et au-delà pour l’Afrique. Au-delà de l’aspect humain, c’est aussi tout son bagage intellectuel qui part, qui aurait pu servir à notre pays et à l’Afrique et également sauver des vies humaines.

Au nom du président de la République et du gouvernement, je présente mes condoléances les plus attristés à sa famille et à ses collègues. Je voudrais également profiter de l’occasion pour rassurer sa famille du soutien total du gouvernement de la République de Guinée et d’œuvrer pour que justice soit rendue dans cette affaire douloureuse pour nous tous », a promis le ministre Abdoulaye Yéro Baldé.

Ce symposium a été marqué par la vive émotion et les larmes de l’épouse du défunt qui a eu du mal à s’exprimer à la tribune. Après ces hommages, la dépouille de Mamoudou Barry a quitté Conakry pour Mamou, où ce jeune Docteur en droit sera inhumé dans son village natal demain, lundi 05 août 2019.

Mamadou Bhoye Laafa SOS pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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Meurtre de Mamoudou Barry en France : la dépouille mortelle est arrivée à Conakry

4 août 2019 à 11 11 57 08578

Deux semaines après le meurtre de Mamoudou Barry, enseignant-chercheur à l’université de Rouen, en France, le corps du défunt a été rapatrié en Guinée. La dépouille est arrivée dans la capitale guinéenne hier, samedi 03 août 2019. Des membres du gouvernement, des représentants de l’ambassade de France en Guinée ainsi que de nombreux se sont mobilisés à l’aéroport international de Conakry-Gbessia pour l’accueillir.

Une vive émotion s’est emparée de l’aéroport de Conakry à l’arrivée de la dépouille mortelle de Mamoudou Barry aux environs de 23 heures. A côté des parents du défunt, de nombreux citoyens mobilisés sur les lieux n’ont pas manqué d’exprimer leur tristesse, certains n’ont même pas pu retenir leurs larmes. Parmi les personnalités présentes sur les lieux, Fabien Talon, le conseiller chargé d’affaires à l’ambassade de France en Guinée, représentant l’ambassadeur. Il a présenté les condoléances de la France à la Guinée suite à ce décès tragique. « C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris son décès dans des circonstances tragiques, le 19 juillet 2019.

C’est une grande tristesse et une grande émotion en France également. Le procureur de la République a immédiatement ouvert une information judiciaire pour violence ayant entraîné la mort avec un caractère raciste. La justice poursuit son cours, un individu a été appréhendé et mis en examen. Dans ces circonstances douloureuses, je viens présenter au nom de l’ambassadeur français en Guinée, actuellement en France, qui représente la France, nos condoléances les plus profondes et sincères. Je suis également porteur d’un message du président Emmanuel Macron, au président Alpha Condé qui présente les condoléances du peuple français au peuple guinéen suite à cet événement tragique », a dit le diplomate français.

Pour Fabien Talon, « Mamoudou Barry était un exemple de mérite, de réussite, d’intégration. Un homme qui s’était beaucoup investi, un enseignant-chercheur qui s’était fait un chemin d’un brillant avenir dans les universités françaises. Avec une force de travail, de talent, il avait accompli un parcours exemplaire. Il avait commencé en Guinée puis en France où il venait d’être naturalisé français en 2018 et où il venait de soutenir une thèse devant un jury franco-guinéen sur les politiques fiscales douanière en Afrique de l’ouest », a-t-il rappelé.

De son côté, Mamady Touré, le ministre guinéen des affaires étrangères à la tête de la délégation gouvernementale, a salué l’évolution de l’enquête sur le meurtre de Mamoudou Barry en France. Un dossier que les autorités guinéennes suivent de très près selon lui. « Les mots me manquent pour exprimer l’émotion vive qui m’anime en ce moment même où nous accueillons la dépouille mortelle de notre compatriote. Je puis vous assurer que le gouvernement suit de très près l’évolution des enquêtes pour élucider ce crime odieux. Le gouvernement, par ma voix, exprime sa satisfaction aux autorités françaises suite à l’arrestation de l’auteur présumé.

Nous espérons et nous sommes convaincus que justice sera rendue car les crimes racistes ne peuvent être tolérés. Encore une fois, au nom du président de la République et de l’ensemble du gouvernement, nous présentons nos condoléances les plus attristées à la famille éplorée et à l’ensemble du peuple de Guinée. Nous prions pour le repos de l’âme de Dr Mamoudou Barry et que le Tout-Puissant Allah l’accueille dans son paradis », a dit le chef de la diplomatie guinéenne.

Un symposium a été organisé ce dimanche matin à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia pour rendre hommage à Mamoudou Barry. Le cortège transportant la dépouille va bouger ce dimanche pour Mamou. Une prière funèbre aura lieu demain matin à la mosquée d’Almamya, dans la ville de Mamou. Une deuxième prière se tiendra à la mosquée de la sous-préfecture de Dounet et la dernière prière sur le corps aura à la mosquée de Boloroyah, le village natal du défunt, où il sera inhumé demain, lundi, à 14 heures.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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Mamou : Mamoudou Barry sera inhumé le 05 août dans son village

1 août 2019 à 18 06 19 08198

Dr Mamoudou Bolaro Barry, le jeune enseignant-chercheur tué récemment à Rouan, en France, sera inhumé le lundi, 05 août 2019, à Bolaroyah, son village natal. Une localité située à 42 kilomètres de la ville de Mamou. Ce sont des proches du défunt qui ont confié l’information au correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Selon le programme établi, le corps du jeune Docteur en droit devrait arriver à Conakry le samedi, 03 août 2019. Il sera ensuite transporté à Mamou, où une prière funèbre est prévue le lundi à la grande d’Almamya à 11 heures du matin. Le cortège qui va transporter le corps fera également une escale dans la commune rurale de Dounet pour une nouvelle prière sur la dépouille mortelle à 12 heures. La dernière prière funèbre aura lieu à Bolaroyah, son village natal, à 14 heures. Elle sera suivie de l’inhumation.

Elhadj Sanoussy Diallo, inspecteur régional adjoint des affaires religieuses de Mamou
Elhadj Sanoussy Diallo

Les autorités religieuses de Mamou annoncent avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour réserver un accueil digne à la dépouille de Mamoudou Barry. « Nous sommes prêts à accueillir avec tous les honneurs la dépouille de notre vaillant fils Mamoudou Barry, qui était à la quête du savoir. La recherche du savoir ne se limite pas seulement au le plan religieux, mais c’est aussi dans le domaine scientifique. Parce c’est un savoir qui est utile pour l’humanité.

Nous demandons à toutes les populations guinéennes et celles de Mamou en particulier à accompagner le défunt à Bolaroyah. Nous demandons aux jeunes de Mamou de suivre les traces de Mamoudou qui est un modèle, malgré son jeune âge. Et nous espérons avoir beaucoup de Mamoudou Barry en Guinée. Nous demandons aussi à Allah de veiller sur tous les enfants de Guinée qui sont au pays et à l’extérieur de la Guinée », a lancé Elhadj Sanoussy Diallo, l’inspecteur régional adjoint des affaires religieuses de Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Meurtre de Mamoudou Barry en France : ce qu’en dit l’inspecteur des affaires religieuses de Mamou

26 juillet 2019 à 18 06 54 07547
Elhadj Amadou Kolon Barry, Inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou
Elhadj Amadou Kolon Barry, Inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

Les réactions continuent de se faire entendre suite au meurtre de Dr Mamoudou, enseignant-chercheur guinéen à l’université de Rouen (France). L’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou a réagi sur la question au cours d’une interview qu’il a accordée au correspondant local de Guineematin.com ce vendredi, 26 juillet 2019. Elhadj Amadou Kolon Barry regrette la disparition d’un jeune exemplaire et s’en remet au destin.

La mort de Mamoudou Bolaro Barry a touché toute la Guinée, particulièrement la préfecture de Mamou. Car le jeune Docteur en droit et enseignant-chercheur à l’université de Rouen, en France, est originaire de cette localité. Mais, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou pense que cela relève du destin et qu’il faut l’accepter comme tel. « Louange à Allah, seigneur de l’univers ! En tant qu’inspecteur régional des affaires religieuses, je suis vraiment peiné de la disparition de ce jeune Mamoudou Barry comme tous les guinéens, comme tous les compatriotes.

Elhadj Amadou Kolon Barry, Inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou
Elhadj Amadou Kolon Barry, Inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

C’est vraiment triste et regrettable de perdre un vaillant fils du pays. Mais, en bon croyant, on ne peut qu’accepter son destin. Allah a créé la mort avant de créer la vie. Donc nous devons accepter son destin. La solidarité internationale a atténué le choc. Les autorités guinéennes ont réagi, le Sénégal a réagi, le monde entier a réagi, le monde intellectuel a réagi. C’est un océan de savoir qui est parti, mais nous devons accepter et se contenir. N’acceptons pas d’être guidé par Satan », conseille Elhadj Amadou Kolon Barry.

L’autorité religieuse plaide aussi pour une grande mobilisation afin de soutenir la famille du défunt. « L’Etat guinéen, j’espère très bien, pensera à la famille de Mamoudou Barry. Parce que c’était lui le pilier de sa famille. Nous demandons aussi à toutes les personnes de bonne volonté de soutenir sa famille. C’est une famille paysanne. Sa mère et plusieurs membres de sa famille se trouvent à Bolaroyah (son village natal). Je souhaite que tout le monde se donne les mains pour essuyer les larmes de sa famille. Mamoudou est un bel exemple à suivre. Il a fait la fierté de notre pays à travers sa formation et son sérieux. Les jeunes doivent s’inspirer de lui », a dit Elhadj Kolon Barry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel. 625 69 89 19/657 34 39 39

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Meurtre de Mamoudou Barry en France : réactions pathétiques de son frère et son ami d’enfance

25 juillet 2019 à 20 08 20 07207

Thierno Hassan Barry, frère aîné de Mamoudou Barry, le jeune enseignant-chercheur à l’université de Rouen tué en fin de semaine dernière en France, a réagi à ce meurtre. Il s’est exprimé au micro d’un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu dans son village natal, situé dans la sous-préfecture de Dounet (Préfecture de Mamou). Il regrette « une perte énorme » pour sa famille.

Thierno Hassane Barry, frère de feu Mamoudou Bolaro Barry
Thierno Hassane Barry, frère de feu Mamoudou Bolaro Barry

Après la mère de Mamoudou Bolaro Barry, notre envoyé spécial à Boloroyah, son village natal, a rencontré son grand frère. Pour lui, c’est le baobab de sa famille qui vient tomber. « La mort de Mamoudou Barry a été pour nous une perte énorme, il a toujours joué sa partition dans la famille. L’année passée, il a envoyé notre maman pour des soins en France. Au mois de Ramadan passé, il a envoyé du sucre pour tous les éléments de la famille. Il était mobilisateur, réconciliateur, il était à la place de notre papa. Je ne peux dénombrer l’utilité de mon jeune frère Mamoudou. Il partage ses biens avec les autres. Ses amis me respectent à cause de lui. Chaque mois, il nous envoie quelque chose. Nous prions Allah de l’agréer dans son paradis éternel », a-t-il dit, les larmes aux yeux.

Alpha Mamoudou Barry, ami de feu Mamoudou Bolaro Barry
Alpha Mamoudou Barry, ami de feu Mamoudou Bolaro Barry

Abondant dans le même sens, Alpha Mamoudou Barry, ami d’enfance de Mamoudou Bolaro Barry, parle d’une grande perte. Et, il ne tarit pas d’éloges à l’endroit du défunt. « Dr Mamoudou Barry est un collègue. Nous étions ensemble ici dans cette école que vous voyez devant vous, qui est aujourd’hui complètement délabrée. C’est ici qu’il fut scolarisé en 1994. Notre maître monsieur Daffé nous a formés ici. Il a fait de brillantes études ici à Bassambayah, puis à Cabral et au lycée Elhadj Aboubcar Doukouré de Mamou en étant toujours major de sa promotion. Quand il est parti également en France, il a continué à briller là-bas aussi.

Dr Mamoudou Barry, paix à son âme, amine !

Mamoudou Barry était un homme pieux qui maîtrisait parfaitement le coran et plusieurs autres livres islamiques. Je n’ai jamais rencontré Mamoudou Barry dans une boite de nuit. Sa mort est une grande perte pour sa famille et ses amis. Car il était un cadre modèle, un guide éclairé, une source d’inspiration pour nous ses amis. Nous regrettons qu’il soit tué de la sorte au printemps de sa vie. C’est une grande personnalité que nous attendions, mais Dieu a décidé ainsi. Nous prions Allah de l’agréer dans son paradis éternel », a-t-il lancé.

Les habitants du village de Bolaroyah souhaitent que le corps de leur valeureux fils soit rapatrié afin qu’il soit enterré dans la localité.

De Boloroyah (Mamou), Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939/625698919

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La mère de Bolaro Barry à Guineematin : « je demande au président Alpha Condé… »

25 juillet 2019 à 15 03 10 07107

Quelques jours après le meurtre de Mamoudou Bolaro Barry, Docteur en droit et enseignant-chercheur à l’université de Rouen (France), sa mère a accordé un entretien au correspondant de Guineematin.com à Mamou, qui s’est rendu à son village natal. Un village du nom de Bolaroyah, situé dans le district de Bassambayah, qui relève de la sous-préfecture de Dounet (Préfecture de Mamou). Néné Kadiatou Barry regrette la perte d’un vaillant fils et adresse une doléance au président Alpha Condé.

Le choc est toujours grand à Bolaroya. Néné Kadiatou Barry, la mère de Mamoudou Barry, habillée en tenue traditionnelle et la tête recouverte d’un voile, est entourée des membres de la famille et de quelques voisins, tous affligés. Devant notre micro, elle a tenu d’abord à rappeler brièvement le parcours scolaire de son fils qui l’a conduit en France. « Mon fils était un enfant sérieux. Il a fait ses études primaires à Bassambayah.

Lorsqu’il a eu son examen d’entrée en 7ème année, il est allé continuer ses études à Mamou chez sa sœur. D’abord au collège Cabral puis le lycée Elhadj Aboubacar Doukouré. En 2007, lorsqu’il a eu son bac, il est parti faire ses études universitaires à Conakry (à la faculté de droit de l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, ndlr). C’est par le canal de ses cousins qui résidaient déjà en France qu’il a eu la chance d’aller poursuivre ses études là-bas », explique-t-elle.

« Je demande au président Alpha Condé de m’aider à savoir qui a tué mon fils et à l’enterrer ici à Bolaroyah »

En France, les choses avaient bien marché pour Mamoudou Bolaro. Puisque le jeune homme de 31 ans a soutenu récemment sa thèse de Doctorat en droit et il était un brillant enseignant-chercheur à l’université de Rouen. Il était également marié et avait une petite fille. Mais, dans la soirée du 19 juillet 2019, Bolaro Barry a été roué de coups puis poignardé à Rouen. L’agresseur l’avait d’abord insulté avec des propos racistes avant de s’en prendre à lui physiquement. Et il a succombé de ses blessures le lendemain.

Une terrible nouvelle pour sa mère. « Aujourd’hui, mon fils est dans une caisse en France. Je m’en remets entièrement à la volonté de Dieu. L’année dernière, à cette même période, j’étais chez lui en France pour des soins parce que j’étais malade. Je prie Allah de l’agréer dans son paradis et de m’aider au moins à voir son corps. Je demande aussi aux autorités guinéennes, au président de la République, Alpha Condé, de m’aider à savoir qui a tué mon fils et à l’enterrer ici à Bolaroyah », a lancé Néné Kadiatou Barry.

A rappeler que le suspect du meurtre de Mamoudou Bolaro Barry a été interpellé lundi. Il s’agit d’un français d’origine turque, âge de 29 ans. Il est actuellement hospitalisé à Rouen pour des troubles psychiatriques.

De Bolaroyah (Mamou), Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 657343939/625698919

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Assassinat de Mamoudou Barry : Alpha Condé annonce un entretien avec l’Ambassadeur de France

21 juillet 2019 à 20 08 16 07167

Communiqué de la présidence guinéenne : Sékhoutouréya, 21 Juillet 2019 – Le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, très touché par le meurtre, le 19 Juillet 2019 à Rouen (France), du docteur Mamoudou Barry, présente ses condoléances les plus attristées à la famille Barry et au Peuple de Guinée.

Le Gouvernement Guinéen suit de très près l’évolution des enquêtes diligentées par les autorités françaises.

Le Président Alpha Condé s’entretiendra avec l’Ambassadeur de France en Guinée pour la suite à donner.

Le Docteur Mamoudou Barry était Enseignant-chercheur en Guinée et en France, docteur en Droit de l’Université de Rouen en Normandie et a été agressé par des supporters avant le match Algérie-Sénégal le 19, juillet 2019 et perdra la vie le 20 juillet par suite de ses blessures. Que l’âme du défunt repose en paix ! Amen !

Communiqué transmis par le Bureau de presse de la Présidence de la République

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Avis de décès : Elhadji Thierno Souleymane Diallo a tiré sa révérence

12 juillet 2019 à 16 04 42 07427
Feu Elhadji Thierno Souleymane Diallo

Les familles Dialloyabhé de Kankalabè, Sow, Baldé Barry, Soumah et Condé ont la profonde douleur d’annoncer le décès d’Elhadji Thierno Souleymane Diallo, ingénieur des Mines et Géologie. Ce décès est survenu dans la matinée du mercredi à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne.

Le défunt était le fils de feu Elhadji Ibrahima Sila Diallo, chef du Canton de Kankalabè et de Hadja Mariama Pètè Diallo. Qu’en soient informés, les parents et amis de Kankalabé, Télimélé, Kébaly, Mombeya, Doghol, Labé, Conakry, France, Belqique, Londres, la Norvège, la Hollande et des Etats Unis.

L’enterrement aura lieu dans son village natal à Kankalabé, dans la préfecture de Dalaba, le lundi 15 juillet après la prière de 14 heures. La vie est si injuste des fois. Un homme qui a été le meilleur des oncles. Ta mort est juste un départ pour le paradis des belles personnes.

Toute ta famille garde de toi un très bon souvenir.

Adieu mon oncle ! Je t’aime de tout mon cœur !

Ta nièce, Mariama Diallo en Norvège/Oslo

Email : mombeya1@yahoo.fr

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Général Konaté banni en Guinée : l’ancien président demande la nationalité sénégalaise

26 avril 2019 à 17 05 07 04074
Général Sékouba Konaté, président de la Transition entre du 18 janvier au 21 décembre 2010

C’est un secret de polichinelle. Le général Sékouba Konaté vit des moments difficiles depuis son départ de la Guinée après la Transition militaire de 2010. Mais, les choses se compliquent davantage pour l’ancien membre du CNDD au fur et à mesure que le temps passe. Aujourd’hui, il est même privé de voyage faute de passeport valable. Ce qui l’amène à se tourner vers le Sénégal pour espérer trouver solution à son problème. Il a écrit au président sénégalais, Macky Sall, pour demander de l’aider à avoir un passeport sénégalais, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Général Sékouba Konaté passant la main à son successeur à la présidence de la République, le Professeur Alpha Condé, le 21 décembre 2010 au palais du peuple

Selon nos informations, le passeport diplomatique du général Sékouba Konaté a expiré, et l’ancien président de transition est privé de voyage depuis 6 mois. Trois mois avant l’expiration de son passeport, il avait saisi l’ambassade de Guinée en France pour le renouveler, mais en vain. Les autorités diplomatiques guinéennes ont fait comprendre à l’ex-membre du CNDD que les opérations d’enrôlement en vue de la délivrance des passeports biométriques ont pris fin sur le territoire français.

Désormais sans passeport valable, Sékouba Konaté qui vit à Enghien-les-Bains, près de Paris, avec sa famille, ne peut plus donc voyager en dehors de l’espace Schengen. Face à cette situation, l’ancien dirigeant guinéen a sollicité le soutien du président sénégalais, afin de trouver solution à son problème. Il a adressé un courrier à Macky Sall pour lui demander d’intercéder auprès de son homologue guinéen, Alpha Condé, pour voir si ce dernier acceptera de lui renouveler son passeport.

Et, si cette démarche n’aboutit pas, Sékouba Konaté demande à Macky Sall la naturalisation afin qu’il puisse obtenir un passeport sénégalais. Pour l’heure, on ne sait pas encore quelle est la réponse du président sénégalais face à cette sollicitation de l’ancien président de la transition guinéenne.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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France : Mamoud Diallo obtient une carte de séjour après un acte de bravoure

31 mars 2019 à 21 09 12 03123

Un jeune demandeur d’asile guinéen, qui avait sauvé fin janvier une femme agressée dans l’est de la France, va recevoir une carte de séjour, a-t-on appris samedi auprès d’un de ses proches.

« Il n’a pas obtenu le droit d’asile, mais l’État (français) a tenu compte
du fait qu’il existe un risque pour lui de retourner dans son pays en raison
de violences familiales », a précisé à l’AFP Stéphane Poulle, qui l’héberge
depuis son arrivée en France il y a un an.

Mamoud Diallo, ressortissant guinéen de 20 ans, va recevoir une carte de séjour « vie privée et familiale ». « Cette protection lui donne le droit de travailler et d’étudier en toute légalité », a poursuivi M. Poulle.

Commis de cuisine stagiaire dans une association à Autrans (est), Mamoud Diallo était venu au secours d’une employée gravement blessée au visage par un autre collègue muni d’un couteau le 29 janvier. Alerté par des cris alors qu’il ramassait les assiettes de vacanciers dînant dans une pièce voisine, le jeune stagiaire, orphelin et analphabète, s’était précipité sur lui.

Malgré son petit gabarit, le demandeur d’asile était parvenu à maîtriser l’agresseur, bien plus imposant que lui, à l’éloigner de la victime, et à le calmer. « Il lui a dit +Chef, il ne faut pas toucher aux filles+ », a raconté à l’AFP le maire de la ville d’Autrans, Hubert Arnaud.

Une fois la pression retombée, Mamoud Diallo et l’individu s’étaient remis au travail dans la cuisine, le temps que les secours et les forces de l’ordre interviennent.

Son geste avait été salué par une vague d’éloges et les gendarmes en charge de l’enquête avaient appuyé sa demande de régularisation auprès de la préfecture régionale. « Il est hyper heureux. Cette scène l’a beaucoup marqué mais il a revu la jeune femme blessée. Désormais, il souhaite rentrer chez les pompiers », a raconté Stéphane Poulle.

Samedi matin, Mamoud Diallo a été distingué de la médaille de la ville d’Autrans.

Par l’AFP

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Santé : peut-être une reconfiguration des évacuations sanitaires vers la France et le Maroc !

25 mars 2019 à 19 07 09 03093

Élargir le champ des évacuations sanitaires et explorer des pistes qui pourraient venir conforter la coopération en matière de santé entre le Maroc, la France et la Guinée, ces différents aspects auront été largement évoqués à l’occasion de la visite officielle du Dr SOKARI à des opérateurs du secteur de la santé guinéens.

Le Docteur Achraf SOKARI, Directeur Médical de C3Medical, est venu faire part de l’organisation, par sa structure d’une action sociale bientôt en Guinée pour corriger chirurgicalement des cataractes séniles,

C3Medical voudrait, par ailleurs saisir cette opportunité pour envisager une coopération beaucoup plus féconde avec la Guinée, pour l’accueil, l’accompagnement, le traitement et le suivi des patients qui seraient évacués de la Guinée, vers le Maroc et la France…Et en fonction des pathologies à traiter, à charge, pour la structure, de déterminer l’instance sanitaire qui serait la mieux habilitée à le faire.

Voulant assurer de sa connaissance du milieu, le Responsable de C3Medical a fait savoir que son entreprise a déjà eu à organiser plusieurs caravanes médicales pluridisciplinaire, strictement humanitaire, dans plusieurs pays africains. Conduite par des médecins marocains venus droit de Casablanca, sous l’égide des autorités sanitaires de ces pays.

Assistés par des collègues Africains, les médecins marocains ont aussi assuré des conseils thérapeutiques, délivré gratuitement des médicaments prescrits lors des différentes consultations et sensibilisé les populations locales contre les maladies les plus fréquentes dans la région. En l’occurrence, le VIH, le paludisme et la tuberculose.

Contact Dr SOKARI : 0033603964852
drachrafsokari@gmail.com

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Boké : Inauguration d’une seconde base logistique « TGH plus » dans les installations du consortium SMB Winning

3 mars 2019 à 23 11 13 03133

La deuxième base logistique de TGH Plus Industries (distributeur exclusif de Renault Trucks en Guinée et en Sierra Leone) a été inaugurée hier, Samedi 02 Mars 2019, dans la mine de Kaboé, relevant de la sous-préfecture de Tanènè, dans la préfecture de Boké. La cérémonie inaugurale de ce centre de maintenance et de réparation a été présidée par le ministre de l’industrie et des PME, conseiller personnel du président Alpha Condé, Tibou Kamara, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Boké.

Avec des relations qui datent de plus de 15 ans avec UMS (une entreprise franco-guinéenne et actionnaire du consortium SMB Winning), TGH plus Industries (une entreprise guinéenne) travaille depuis 2016 dans l’acheminement de la bauxite des mines vers les ports du consortium SMB Winning (le leader du marché guinéen de la bauxite). Le distributeur exclusif de Renault Trucks en Guinée et en Sierra Leone assure notamment la disponibilité des camions, en réalisant des opérations de suivi, de contrôle et de maintenance dans ses ateliers.

TGH plus Industries apporte aussi une large gamme de services complémentaires qui sont : les pleins de maintenance préventives, la formation des chauffeurs et le personnel de maintenance, le suivi des véhicules et un stock de pièces de rechange disponibles à plein temps. Et, c’est dans ce cadre qu’il vient d’inaugurer sa nouvelle base logistique de maintenance et de réparation dans la mine de Kaboé, dans la sous-préfecture de Tanènè, préfecture de Boké. La cérémonie inaugurale a été rehaussée de la présence à Kaboé de plusieurs ministres de l’actuel gouvernement guinéen, la représentation de l’ambassade de France en Guinée, l’ambassadeur du Liban en Guinée et le senior vice-président de Renault Trucks international.

Oumar Kalabane

Dans son discours de bienvenue, Oumar Kalabane, le maire de la commune rurale de Tanènè, a exprimé la joie des citoyens de Tanènè de l’implantation de cette base logistique TGH plus International dans leur localité. Une base logistique qui, explique Oumar Kalabane, s’ajoute au port fluvial de Katougouma dont la pose de la première pierre et le lancement du départ du premier bateau minéralier en 2015 avaient fait l’objet du déplacement personnel du président Alpha Condé dans la région de Boké.

« La présence de ces ateliers va faciliter l’entretien des engins miniers et diminuer les multiples panes pouvant affecter négativement l’élan de la production. Elle permettra également l’augmentation de la production bauxitique qui, à son tour, va non seulement accroitre implicitement les revenus de nos concitoyens par le biais de contenu local, mais aussi ceux des partenaires, de l’Etat en général et de Boké en particulier. En témoignage donc de leur joie, les citoyens de Tanènè me chargent de remercier TGH plus pour ses efforts et vous rassurer de leur implication dans la sauvegarde de ce bijou et d’autres biens du consortium SMB Winning », a déclaré le maire Oumar Kalabane.

Pour Dr Alimou Yali Bah, le directeur général de TGH plus industries, cet investissement (base logistique de maintenance et réparation de Kaboé) est le fruit d’une longue amitié entre deux hommes ; mais aussi et surtout, le résultat d’une confiance entre deux entreprises guinéennes (UMS et TGH plus industries).

Dr Alimou Yali Bah

« Nous avons pris l’initiative de construire cette place que vous avez devant vous, avec les cinq drapeaux représentants la Guinée, la France, Renault Trucks, UMS et SMB, pour symboliser l’amitié entre les hommes et les peuples. Et, nous la nommons place de l’amitié… Les ateliers TGH plus industries Kaboé-Boké sont un exemple de participation et d’engagement des jeunes de Guinée dans les solutions de transport, pour les métiers de la mines dans notre pays. L’emploi des jeunes est ici une réalité, avec plus de 120 travailleurs (hommes et femmes sortis des écoles professionnelles et des universités guinéennes), dans une activité intense de 24 heures sur 24 ; 7 jours sur 7 depuis 2015 », a dit Dr Alimou Yali Bah.

Par ailleurs, le directeur général de TGH plus industries a vanté l’expérience de Renault Trucks international dont, soutient-il, la présence mondiale dans les métiers de la mine depuis 1960 est prouvée. « Elle a généré des solutions de transport efficaces, performantes et rentables qui prouvent à suffisance l’engagement pertinent de la marque de participer activement au développement du transport par camion en Afrique et dans les autres régions du globe… Les véhicules de Renault Trucks K aux atouts uniques, développent une charge utile jusqu’à 150 tonnes de minerais transportées par voyages », a indiqué Dr Alimou Yali Bah.

Prenant la parole, Olivier Saint Meleuc, Senior vice-président de Renault Trucks international, a dit que l’inauguration de cette deuxième base logistique TGH plus marque l’aboutissement de trois années d’efforts et de partenariats, ainsi qu’une nouvelle étape dans le développement de l’activité minière en Guinée.

Olivier Saint Meleuc

« La Guinée est un pays où Renault Trucks se sent bien. Il est emblématique la façon dont nous imaginons notre développement en Afrique, une région dynamique, un environnement favorable, avec des partenaires qui ont à cœur de faire accroitre l’activité économique de leur pays… Et, je veux citer bien évidemment TGH plus, notre partenaire depuis plus de 10 ans, mais aussi UMS, son client ; et, bien sûr, la société minière de Boké (SMB) », a indiqué Olivier Saint Meleuc, tout en rappelant la qualité des équipements et des services de Renault Trucks.

Le Senior vice-président de Renault Trucks international a aussi vanté les qualités et le mérite de son partenaire et directeur général de TGH plus qui, selon lui, a su hisser Renault Trucks à la première place en Guinée. « Renault Trucks couvre 70% des besoins en camions pour le transport d’hydrocarbure et pour les activités minières », a confié Olivier Saint Meleuc.

Thierno Tall

De son côté, Thierno Tall, directeur adjoint des opérations UMS, a dit que « la cérémonie d’aujourd’hui reflète parfaitement la transformation en cours dans la région de Boké depuis 2015. Et, l’exploitation de la bauxite, à travers l’action du consortium SMB dont UMS est actionnaire, a joué un rôle majeur dans cette évolution qui a fait de Boké le nouveau poumon économique de la Guinée… Comme toute grande entreprise, UMS travaille régulièrement avec des partenaires de confiance comme TGH plus, avec qui nos relations datent d’il y a plus de 15 ans ».

Avec le service de Renault Trucks solution, précise Thierno Tall, « les plus de 120 salariés de TGH plus s’assurent de la disponibilité maximum de nos camions pour le compte du consortium SMB Winning, en réalisant des opérations de suivi, de contrôle et de maintenance dans ses ateliers ».

Tibou Kamara

Au nom du président de la République, Tibou Kamara, ministre de l’industrie et des PME, a qualifié l’inauguration de la base logistique TGH plus d’évènement de portée exceptionnelle à Boké. « Le président de la République, Pr Alpha Condé, depuis qu’il est arrivé au pouvoir il y a de cela quelques années, a entrepris dans un défis personnel qui était aussi une vision politique avant son avènement au pouvoir, de transformer la Guinée et de changer les conditions de vie des guinéens. En voyant ce bel édifice, si le pari n’est pas gagné, on peut dire qu’il est en passe d’être gagné. C’est vrai qu’à Boké, le progrès est en marche plus qu’ailleurs. C’est vrai qu’à Boké le progrès est visible, sensible, significatif ; mais, c’est toute la Guinée qui a changé toutes ces années… Ce que le Pr Alpha Condé a le plus apporté à la Guinée, c’est d’avoir confiance à son potentiel. Jamais dans l’histoire économique de notre pays, autant d’investisseurs ne se sont bousculés à notre porte… Je suis très heureux que le partenariat entre Renault Trucks et notre compatriote Yali Bah, soit cité aujourd’hui en exemple de coopération entre des investisseurs qui croient en notre pays et des compatriotes qui ont du talent. C’est vrai qu’aujourd’hui il est le premier distributeur agréé de Renault Trucks. Cela est à son avantage et à son honneur personnel ; et, ça contribue à améliorer sa réputation dans le monde des affaires… Mais, c’est aussi un honneur pour notre pays dont l’image et la réputation s’améliorent », a notamment dit Tibou Kamara.

A noter que la cérémonie inaugurale de la base logistique de TGH plus a pris fin par une visite guidée du ministre de l’industrie et sa suite dans les ateliers de maintenance et réparation, sanctionnée par un déjeuner.

De retour de Boké, Mamadou Baïlo Keïta, envoyé spécial de Guineematin.com

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Immigration clandestine : Alpha Kaba raconte sa vie d’esclave en Libye (interview)

28 février 2019 à 18 06 37 02372
Alpha Kaba, journaliste de profession, réfugié politique en France, victime d’esclavage et de la vente des noirs en Libye

Un jeune guinéen, du nom d’Alpha Kaba, journaliste de profession, réfugié politique en France, victime d’esclavage et de la vente des noirs en Libye, a écrit un livre pour raconter son calvaire. Dans cette œuvre, intitulée « L’esclavage des milices, voyage au bout de l’enfer », Alpha Kaba rend hommage aux victimes de l’esclavage et interpelle l’opinion à s’impliquer pour freiner l’hémorragie de l’immigration clandestine.

Dans un entretien téléphonique accordé à un reporter de Guineematin.com, Alpha Kaba est revenu sur sa traversée du désert, de la Libye et de la Méditerranée et les conditions de vie des migrants sans papier en Europe.

Guineematin.com : Alpha Kaba, nous avons appris par voie de presse, que vous avez été victime d’esclavage en Libye, parlez-nous de vous?

Alpha Kaba : je suis Alpha Kaba, journaliste sportif et journaliste animateur culturel à Kankan, aujourd’hui diplômé de l’Institut de journalisme de Bordeaux Aquitaine, en DUJ, journaliste-reporter d’images. Je vis à Bordeaux, en France, depuis un peu plus de deux ans.

Guineematin.com : pourquoi avez-vous choisi l’immigration clandestine pour aller en Europe ?

Alpha Kaba : je n’ai pas choisi l’immigration clandestine pour l’Europe, c’est vue les nécessités, vue les conditions. Vous savez aussi bien que moi, exercer le métier de journalisme en Guinée, c’est de courir tous les risques sur le terrain. Vous vous rappelez sans doute des évènements de Kankan en 2013 où la radio Bâté FM où je travaillais a été pillée. Voici la raison qui m’a poussée à quitter la Guinée que j’ai tant aimée et que j’aime toujours.

Guineematin.com: vous avez été victimes d’esclavage en Libye. Comment ça s’est passé ?

Alpha Kaba : je vais commencer par vous expliquer comment ça se passe, le marché enchères en Libye où l’être humain, le noir est considéré comme un diamant rare ou une denrée rare d’ailleurs, où le racisme est saisissant. Comme vous l’avez constaté, nous avons été victimes de traite d’esclaves, on nous revendait dans les petits marchés pour partir travailler dans les champs de plantation, dans les champs de dattes, dans les chantiers, ou pour creuser des fosses, des puits, pour nettoyer les toilettes. On était à la merci de toutes sortes de travail et on était surveillé 24 heures sur 24 avec des armes, où les arabes tirent sur des noirs comme des bêtes sauvages, où comme si tu tuais un oiseau. Et beaucoup de migrants noirs, venus de la Guinée, du Mali, de l’Afrique au Sud du Sahara, ont été victime de ça, d’autres sont décédés sur le désert en traversant le désert du Niger, pour rallier la Libye ou d’autres sont décédés en mer Méditerranée.

Guineematin.com : que dire de votre cas, spécifiquement ?

Alpha Kaba : j’ai été victime de toutes sortes de maltraitance, c’est à dire on a été réduit au plus petit degré, à l’image de tous les autres amis qui sont passés par là Libye. J’ai été revendu de Ghadamès à Zabrata. Je suis passé par les mains de 4 maîtres où le quatrième m’avait promis si je travaille bien qu’il allait me libérer. C’est ainsi le quatrième maître, j’ai travaillé avec lui pendant 9 mois, ensuite il a ténu sa promesse. Il nous a envoyés en bordure de mer où on a trouvé d’autres migrants au nombre de 150 personnes. Là, ils nous ont mis dans un zodiac, il faisait nuit, ils nous ont montré l’étoile la plus brillante, ils nous ont dit « haya », ça c’est l’Italie. N’ayant pas le choix, c’était la seule option de nous sauver, soit par la mort ou de trouver l’Italie. On nous a planqués dans ces zodiacs comme si on plaçait des habits dans l’armoire et très serrés. Ils ont allumé le moteur, ils nous ont laissé sur la mer. Notre zodiac s’est percé, il y a eu des morts, notamment une femme enceinte, une autre femme et 4 jeunes. On a été secouru. Arrivé en Italie, ils m’ont envoyé au port de Messina où ils ont relevés les empreintes digitales, ils nous ont habillés, ils nous ont nourri. Puis, ils nous ont envoyés dans un hôtel à Peritha, c’est une ville du centre de l’Italie où je suis resté pendant quelques temps. J’ai vu que je ne pouvais pas rester parce qu’on nous imposait d’étudier la langue Italienne, moi je n’en voulais pas. C’est c’est ce qui m’a poussé d’ailleurs d’aller vers la France où je pourrais mieux communiquer et échanger avec les gens. Au jour aujourd’hui, je suis reconnu comme réfugié politique sous la protection de l’OFPRA pendant 10 ans… En Libye, j’ai été vendu à 350 Dinars, c’est ce qui fait environ 250 Euros, d’après les calculs…

Guineematin.com : quelles sont les raisons qui vous ont poussé à écrire ce livre ?

Alpha Kaba : c’est mon métier de journaliste qui m’a poussé à écrire ce livre. Je me suis dit qu’il ne faut pas me taire, je me suis dit qu’il faut dire et évoquer le cas, pour que l’opinion nationale et internationale soit au courant. L’une des raisons aussi qui m’a poussé à écrire ce livre, c’est de parler au nom de toutes ces personnes qui sont décédées en Libye, sur le désert, ces personnes qu’on a assassinées. Je me suis dit que ces personnes ne doivent être mortes en vain. Il faut qu’il y ait quelqu’un pour parler au nom de ces personnes. Donc, je me suis engagé pour parler au nom de toutes ces personnes et au nom de ces migrants qui son en Europe ici et qui n’ont pas eu la chance que moi j’ai eu. Donc, je me suis dit qu’il est normal que je parle d’eux aussi. Parce que, la situation en Libye au jour aujourd’hui, il y a encore des noirs qui sont là-bas, qui sont victimes d’esclavage. Il faut donc évoquer le cas, pour que l’opinion et les autorités se bougent pour sauver la vie de ces jeunes africains qui sont en Libye. Mon livre Esclave des milices, voyage au bout de l’enfer, je l’ai écrit pour parler de la vie d’un Alpha en Guinée, j’ai parlé de mon enfance, de la vie de mes parents quand j’étais à l’école primaire, j’ai parlé du saccage de la radio Bâté FM… et j’ai parlé en fin de cette grande traversée et de l’esclavage en Libye….

Guineematin.com: faites-nous un aperçu sur la vie des migrants en Europe

Alpha Kaba : la vie des migrants en Europe, c’est une vie que je ne souhaite pas vivre, un vie que je ne souhaite que mon ennemi vive, c’est une vie d’une autre planète, parce que si tu n’as pas de papiers, tu n’as pas droit au travail, tu n’as pas droit même à un bon logement. Tu erres dans les rues comme un fou, imaginez ce qui suit après. Tu continues à quémander dans les restaurants. C’est un peu compliqué la vie d’un migrant en Europe. Sans papier, c’est vraiment difficile, surtout en hiver. Ici aussi, il y a le racisme qui existe, même s’il y a des personnes de bonne volonté qui aident les gens.

Guineematin.com : quel est l’appel avez-vous à lancer à l’endroit des jeunes qui continuent de risquer leurs vies pour l’Europe ?

Alpha Kaba : l’appel que j’ai à lancer à ces jeunes qui continuent encore à risquer leurs vies pour rejoindre l’Europe, surtout pour passer par la Libye par la mer Méditerranée, je leur demande humblement de s’abstenir pour trouver une solution. Je crois qu’on doit utiliser d’autres moyens pour avoir une meilleure vie. Une meilleure vie ne se gagne pas facilement en Europe. L’Europe n’est pas comme avant, où on nous parlait de l’Europe ancienne. L’Europe aujourd’hui, c’est une Europe qui est vraiment compliquée où il y a des extrémistes de côté, où il y a des groupes sociaux, c’est-à-dire ils ont tous les moyens pour barrer la personne qui est migrante. Je les conseille d’utiliser d’autres moyens. Il y a la coopération, il y a Campus France.

Interview réalisée par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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