Accords du 12 octobre : Bano Sow de l’UFDG demande à Boureyma Condé de démissionner

L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi 14 octobre 2017, à son siège à Hamdalaye CBG. A l’absence du président Cellou Dalein, la séance de ce samedi a été dirigée par Elhaj Bano  Sow, vice-président chargé des questions politiques. Le débat a tourné autour de l’accord politique inter-guinéen du 12 octobre 2016. Monsieur Sow demande à Boureima Condé de jeter l’éponge en tant que président du comité de suivi du dialogue, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

L’accord politique du 12 octobre 2016 n’a pas connu d’avancées estime Elhaj Bano Sow. Il invite le président du  comité de suivi « à refaire la lecture de ce dialogue » avec lui. « Le 12 octobre passé, le président du comité de suivi que vous connaissez a fait une déclaration pour procéder à la relecture des accords à sa manière. Je voudrais l’inviter à refaire cette relecture avec moi. Dans les accords, il y’avait 12 chapitres. Il nous a  présentés ces accords comme étant exécutés  à majorité. Je voudrais le rappeler que même pour qu’il soit président du cadre de dialogue, c’est l’entente, ça faisait partie de nos accords. Et ces accords avaient pour but l’évaluation et la détermination des modalités d’application point par point de l’accord de 2015 », a entamé le vice-président chargé des questions politiques de l’UFDG.

Parmi les retards accusés dans l’application de cet accord politique, Elhaj Bano Sow cite le cas du fichier électoral. « Les conclusions sur l’audit devraient être disponibles au plus tard le 31 mai 2017. Je pense qu’il n’y a pas de commentaire. Nous avons dépassé le 31 mai 2017 et ce n’est pas lui, le président  du comité de suivi et président du dialogue, qui va contester le fait que ceci n’ait  pas été réalisé », regrette –t-il.

Selon Elhaj Bano Sow, depuis la signature de l’accord politique du 12 octobre 2016 jusqu’à nos jours, les opposants ont enregistré 13 morts dans leurs rangs par la faute des forces de défense et de sécurité.

Sur le chronogramme électoral fixé par la CENI pour la tenue des élections communales, Elhaj Bano Sow note déjà des dérapages. Il est même pessimiste quant à la tenue de ces élections le 04 février 2018. « La mise en place d’un cadre de concertation entre les acteurs du processus électoral et la CENI, sachez que ce n’est pas fait encore. La mise en place de la cellule technique d’action et de suivi du processus électoral, c’est dans le chronogramme, mais ce n’est pas fait. La mise à disposition de l’arrêté portant actualisation de  découpage administratif, ce n’est pas fait. L’intégration du découpage administratif actualisé, ajout de nouvelles de  localités,  ce n’est pas encore présenté à l’opposition. Validation de la liste de découpage administratif, acquisition de nouvelles imprimantes et accessoires, élaboration et validation des cahiers de charge. Qu’est-ce que j’en sais ? Sachez qu’il y’a déjà un dérapage de plus de deux semaines par rapport aux actions que je viens de citer ici. A force de dérapage, vous pensez qu’on va être prêt le 04 février 2018 ? », s’interroge Elhaj Bano Sow.

Le président de la séance s’adresse au ministre de l’administration du territoire, Boureima Condé en ces termes : «  si j’étais à sa place, intellectuellement, je démissionne. Lorsque je m’engage à présider un comité de dialogue, ensuite je suis fier et honoré d’être désigné et accepté par les deux parties, mouvance et opposition, comme président du comité de suivi ; après un an, si vous n’avez pas de résultats, moi personnellement, intellectuellement, je démissionne. Parce qu’il faut que j’avoue mon incapacité à exécuter la tâche », a lancé Elhaj Bano Sow.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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