Un groupe de femmes a été kidnappé le samedi dernier, 19 août 2018, à Siguiri. Par coup de chance, elles ont réussi à s’échapper pour se sauver, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Kany Sylla, mariée et mère de 2 enfants, s’est retrouvée dans un pétrin avec d’autres femmes dont on ignore le nombre exact. Dans la journée du samedi, 18 août 2018, ce groupe de femmes s’embarque à Siguiri pour le district de Bourèfè situé sur la route de Bamako. Mais peu après le départ du véhicule, le conducteur a fait demi-tour pour prendre la route de Kankan. Le chauffeur et ses compagnons ont retiré les téléphones de leurs passagères pour éviter qu’elles n’alertent quelqu’un.

Mais Kany Sylla, elle, a réussi à dissimuler son téléphone à l’aide duquel elle a informé son mari, Djémory Djoubaté, qu’elle a été kidnappée. « Hier, ma femme a quitté chez nous pour aller faire des achats à Siguiri. Après ses achats, elle a été kidnappée sur le chemin du retour. Selon ses explications, elle a emprunté un véhicule pour se rendre à Bourèfè, et peu après leur départ, le chauffeur a tourné pour prendre la route de Kankan.

Elles ont pensé d’abord qu’il partait prendre du carburant, mais c’est quand on leur a demandé de donner leurs téléphones qu’elles ont compris que quelque chose ne va pas. Donc ma femme a caché son téléphone par devers elle, un peu plus loin elle a demandé à se mettre à l’aise et les ravisseurs ont accepté qu’elle descende, c’est là qu’elle a profité pour me joindre et m’informer de ce qui se passait. Depuis, je n’ai plus de ses nouvelles », témoigne le mari de la dame.

Djémori Dioubaté, a informé la police de Siguiri pour espérer que des actions soient menées pour intercepter le véhicule. Mais heureusement pour les dames, le véhicule des ravisseurs est tombé en panne peu avant la ville de Faranah. Elles en ont profité pour descendre et rentrer dans la brousse. Les otages se sont enfuis pour aller se réfugier dans une famille à Faranah où elles se trouvaient jusqu’à ce que ce lundi matin. Quant aux ravisseurs, ils restent pour l’instant sans nouvelles.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin