Les cultivateurs de pomme de terre de la commune rurale de Yembéring, située à 20 kilomètres du chef lieu de la préfecture de Mali, sont actuellement confrontés à un pourrissement de leurs cultures. Dans les champs et autres cultures entourant les concessions, les pommes de terre pourrissent sous la terre ou dans les maisons de stockage, rapporte Guineematin.com, à travers un de ses correspondants dans la région de Labé.

Selon Mamadou Chérif Diallo, un citoyen de Yembéring, joint au téléphone par notre reporter, « les populations de Yembéring souffrent de trop même. Les pommes de terre pourrissent dans les maisons. Nous sommes même obligés de séparer les bonnes aux mauvaises. Les gens perdent leurs cultures, des cultures entourant les concessions jusqu’au niveau des champs. Moi, je suis transporteur, mais tous les bagages de pomme de terre qu’on amène ici sont pourris ».

Par ailleurs, les raisons de ce pourrissement ne sont pas connues pour le moment. C’est pourquoi, populations et cultivateurs sont très préoccupés par cette perte. La conséquence de cet état de fait est la chute vertigineuse des prix de la pomme de terre dans les marchés locaux, apprend-on.

Pour Mamadou Chérif Diallo, « la culture de la pomme de terre, c’est à deux niveaux. D’abord, c’est avec la culture du maïs. Et, au deuxième niveau, c’est après le maïs. Mais, ce sont les pommes de terre plantées avec les maïs qui pourrissent dans les maisons ou dans les sacs. Celles d’après la période du maïs pourrissent sous la terre. D’abord, c’est la petite tige qui pourrit et, après la culture, on trouve des pommes de terre visiblement bonnes. Mais, il se trouve qu’à l’intérieur, il n’y a que de la pourriture. C’est pourquoi, on ne peut ni les manger encore moins les revendre. Avant la culture du maïs, le kilo de pomme de terre était à 10 mille francs guinéens. Après, quand les gens ont commencé à perdre, le prix est revenu à 8 mille francs guinéens. Parce que chacun veut se débarrasser des pommes de terre qui pourrissent. Beaucoup accusent la qualité des engrais utilisés. Mais, comme l’autorité n’a rien fait, je ne peux rien confirmer ».

Toutes nos tentatives de rencontrer le directeur régional de l’Agriculture sur cette situation qui prévaut à Yembéring sont restées vaines.

A noter que ces dernières années, les grandes zones de production de la pomme de terre en Moyenne Guinée subissent beaucoup de pertes. Certains observateurs pointent du doigt la mauvaise qualité de l’engrais offert par l’Etat.

A suivre !

De Labé, Saifoulaye Diallo pour Guineematin.com

Tél. 623 676 550/664 320 376

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