« Faites des T-Shirt, des banderoles pour dire non au 3ème mandat », demande Fodé Oussou

13 avril 2019 à 18 06 30 04304

Le temps passe et le débat s’intensifie autour d’une modification de la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, s’est prononcé à nouveau sur cette question à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi, 13 avril 2019. L’opposant a invité les militants de son parti à répondre coup sur coup aux promoteurs d’un troisième mandat pour Alpha Condé, a constaté Guineematin.com à travers ses reporters qui étaient sur place.

C’est avec un T-shirt estampillé « Non au 3ème mandat » que Dr Fodé Oussou Fofana est apparu ce samedi au siège de l’UFDG. L’opposant qui a présidé à l’assemblée générale du principal parti d’opposition du pays, a appelé les militants de la formation politique à faire comme les promoteurs d’une nouvelle Constitution. C’est-à-dire, confectionner aussi des T-Shirts, banderoles et pancartes pour dire non au troisième mandat.

« Sur le 3ème mandat, ce que je vous demande, c’est de faire des T-shirts pour dire Non au 3ème mandat. Vous portez vos T-shirts et vous allez en ville. Faites des banderoles, affichez vos banderoles. Si on descend vos banderoles, vous descendez les banderoles des pyromanes. La Guinée nous appartient tous. Quelqu’un peut nous intimider ici ? Si tu veux un 3ème mandat, c’est ton problème. Nous, nous ne voulons pas d’un 3ème mandat et on va manifester », a dit l’opposant.

Pour lui, en tentant de modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat, le président Alpha Condé devient comme un putschiste. « Une nouvelle Constitution, c’est comme un coup d’Etat, il n’y a aucune logique. C’est comme si monsieur Alpha Condé est devenu Samuel Doe ou Moussa Dadis Camara.

Il faut un militaire pour faire un coup d’Etat et dire que la constitution est suspendue. Ce que je vous demande, vous qui êtes sur les réseaux sociaux, faites la liste des gens qui font la promotion du 3ème mandat. Il faut les identifier, les regrouper pour que les gens sachent quels sont les ennemis du peuple de Guinée », a demandé Fodé Oussou Fofana.

L’autre sujet abordé par le président de l’UFDG au cours de cette assemblée générale, c’est bien la mise en place des conseils des quartiers qui tarde encore à intervenir. L’opposant annonce que si le pouvoir refuse d’installer les élus, son parti installera les siens.

« Je vous demande de faire la liste des quartiers où nous avons gagné et nous allons donner un délai à Boureima Condé et à Alpha Condé, pour dire que si les chefs de quartiers ne sont pas installés, nous allons installer nos chefs de quartiers. On ne peut pas se battre, faire la campagne, gagner les quartiers et que quelqu’un décide à notre place », prévient Dr Fodé Oussou Fofana.

Alpha Assia Baldé et Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

Lire

L’UFR à l’offensive : « allez gâter toute cérémonie pour le 3ème mandat »

13 avril 2019 à 18 06 21 04214

La naissance des mouvements pro et anti troisième mandat pour le président Alpha Condé continue d’alimenter les débats dans la cité. Ce sujet d’actualité, qui fait couler actuellement beaucoup d’encre et de salive, a polarisé les débats au siège de l’Union des Forces Républicaine(UFR) ce samedi, 13 avril 2019, à l’occasion de son assemblée générale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre politique a été présidée par le responsable de la communication de l’UFR, Ahmed Tidiane Sylla, entouré des membres du bureau politique national.

Dans son discours, le responsable de la jeunesse de l’UFR, Aly Badara Koné, a pris la parole pour vanter les actes des citoyens qui s’opposent aux mouvements des pros troisième mandat ou de modification de la Constitution. «Je remercie les citoyens et les jeunes qui, à travers le pays, sabotent les rassemblements pro-troisième mandat.

Dès que vous apprenez qu’ils organisent une cérémonie pour le troisième mandat, allez gâter la cérémonie. C’est pourquoi, je dis chapeau aux citoyens de Matam, de Bonfi, aux citoyens de Coyah et de Boké qui se sont vigoureusement opposés aux opportunistes du 3ème mandat », a-t-il lancé.

Par ailleurs, Aly Badara Koné s’est ouvertement insurgé contre la banderole accrochée au palais du peuple, siège du parlement guinéen. Il demande aux députés d’enlever ladite banderole. « Je demande aux députés qui siègent à l’Assemblée Nationale de tout faire pour enlever la banderole qui incite la promotion du 3ème mandat. Les députés ne sont pas des citoyens qu’on peut interpeller à tout moment.

C’est un citoyen spécial. Donc, je leur demande de porter leurs tricolores, et comme parmi eux, il y a des jeunes, ils montent pour faire descendre cette banderole affichée à la façade du palais où siège les députés. Il n’y a aucun policier en République de Guinée, il n’y a aucun gendarme en République de Guinée, qui peut empêcher un député de faire ça », pense-t-il.

En outre, Badra Koné a laissé entendre que l’Assemblée Nationale ne doit pas faire la promotion d’un parti politique. « Si l’Assemblée Nationale fait la promotion d’un parti, elle cesse d’être l’Assemblée Nationale. Aucun intellectuel, aucun homme réfléchi, aucun patriote, ne peut se permettre de mettre de telles affiches au Palais du Peuple qui abrite l’Assemblée Nationale. Ceux qui ont fait ça sont des dictateurs, des apatrides, des inconscients », a-t-il martelé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

Lire

Conakry : Faya Millimono et Cie devant un juge d’instruction du tribunal de Kaloum

8 avril 2019 à 12 12 58 04584

Comme prévu, le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimono et ses 12 militants, poursuivis pour « attroupement et trouble à l’ordre public », se sont présentés ce lundi, 08 avril 2019 au Tribunal de Première Instance de Kaloum. Les opposants sont allés répondre aux questions du juge d’instruction dans le cadre de l’enquête préliminaire, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Arrivés dans la matinée en compagnie de leurs avocats, les 13 opposants ont dû patienter pendant un long moment dans la cour du tribunal avant d’être reçus par le juge d’instruction en charge de l’affaire.

A l’issue des auditions, Dr Faya Millimono et ses partisans seront situés sur la suite de cette affaire : s’ils vont rentrer définitivement libres ou s’ils sont inculpés pour « attroupement et trouble à l’ordre public ». Au cas où les opposants sont inculpés, ils devront aller s’expliquer devant le tribunal, qui va ensuite décider s’ils sont coupables ou pas des accusations portées à leur encontre.

A rappeler que Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral et opposant farouche au régime Alpha Condé, a été arrêté avec 12 de ses militants le vendredi, 05 avril dernier, à quelques mètres du Palais du peuple de Conakry. Les opposants tentaient d’aller manifester devant l’Assemblée nationale pour dénoncer la prorogation par décret présidentiel du mandat des députés et réclamer l’organisation des élections législatives.

Du TPI de Kaloum, Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Lire

TPI de Kaloum : Faya Millimono et ses militants libérés !

5 avril 2019 à 19 07 35 04354

Le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimono et ses militants, arrêtés dans la matinée de ce vendredi, 05 avril 2019 à Conakry, ont été remis en liberté. Après avoir été entendus par la DPJ, les opposants ont été déférés au TPI de Kaloum, qui a décidé de les remettre en liberté en attendant la fin de l’enquête, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Après avoir passé plusieurs heures dans les locaux de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ), Dr Faya Millimono et la dizaine de ses partisans ont été déférés au Tribunal de Première Instance (TPI) de Kaloum pour « attroupement et trouble à l’ordre public ».

Avec les 5 cabinets d’avocats constitués pour leur défense, ils se sont rendu devant le Procureur de la République près le TPI de Kaloum. Sur les lieux, les avocats ont sollicité la mise en liberté de leurs clients en attendant la fin de l’enquête. Le Procureur a accédé à cette demande en remettant les opposants à la disposition de leurs avocats, tout en leur demandant de se présenter à nouveau le lundi prochain.

« Je prends la parole au nom du collectif des avocats avec leur permission pour dire que Dr Faya Milimono et les autres ont été déférés au parquet pour attroupement et trouble à l’ordre public. Nous avons trouvé monsieur le procureur qui a été très réceptif et qui a accepté de mettre nos clients à notre disposition pour qu’on revienne le lundi matin. Ils sont poursuivis mais pas inculpés. Nous serons là le lundi à 8 heures », a déclaré Me Salifou Salifou Béavogui, l’un des avocats des opposants.

En attendant, Dr Faya Millomono et ses partisans sont libres et ils ont pu regagner leurs domiciles.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

Lire

Frahira Condé de la section RPG-AEC du Sénégal : « le président Alpha Condé va se limiter à ses deux mandats »

23 février 2019 à 13 01 18 02182
Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG-AEC du Sénégal, de Gambie, du Cap-Vert et de la Mauritanie

Frahira Condé, secrétaire politique de la section RPG Arc-en-ciel du Sénégal (une section qui couvre aussi la Gambie, la Mauritanie et le Cap Vert) a accordé une interview à deux journalistes de Guineematin.com, partis couvrir l’élection présidentielle du 24 février 2019 au Sénégal.

Ce guinéen qui est né et qui vit au pays de la Téranga, s’est exprimé notamment sur le déroulement de la campagne électorale et sur l’actualité sociopolitique guinéenne qu’il observe à distance. Il a déploré l’attaque contre le cortège de Cellou Dalein Diallo il y a une semaine à Conakry et s’est dit certain que le président Alpha Condé ne va pas briguer un troisième mandat.

Décryptage !

Guineematin.com : les sénégalais sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur nouveau président de la République. La campagne électorale s’achève ce vendredi, 22 février 2019 à minuit. Vous qui êtes à la fois guinéen et sénégalais et qui êtes un des responsables du RPG Arc-en-ciel au Sénégal. Comment appréciez-vous le déroulement de cette campagne ?

Frahira Condé : la campagne s’est déroulée très bien. Les cinq (5) candidats ont déroulé leurs plans d’actions, ils ont expliqué à la population leurs programmes. Moi, je n’appartiens à aucun parti politique ici au Sénégal. Mais, à mon avis, et d’après ce que j’ai vu, le président Macky Sall va les battre dès le premier tour.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Frahira Condé : son bilan. Je ne parle pas de ce que les gens disent : il a dit qu’il va faire cinq (5) ans, il a fait sept (7) ans. D’accord, tout ça c’est beau. Mais, ça n’empêche pas de dire que ce qu’il a fait ici, connaissant très bien le Sénégal pour avoir parcouru tout le territoire sénégalais, lui permet d’être réélu dès le premier tour. Je suis allé partout et j’ai vu que le président Macky Sall a fait vraiment du bon travail. Donc, si les Sénégalais sont conscients, ils vont lui donner un second mandat.

Guineematin.com : parlant du déroulement de la campagne électorale ici au Sénégal, quand on fait la comparaison avec ce qui se passe habituellement en Guinée, y a-t-il une différence ?

Frahira Condé : je peux dire qu’il n’y a pas photo entre les deux pays. La façon dont la campagne se passe ici au Sénégal et en Guinée, il y a une différence. Mais, la manière dont le président sénégalais en train de faire sa campagne, c’est pareil avec celle du président Alpha Condé en Guinée : la manière avec laquelle Alpha Condé draine les foules derrière lui, c’est de cette même manière que Macky Sall est en train de faire au Sénégal. Donc, à ce niveau, il y a une ressemblance entre les deux.

Guineematin.com : la différence c’est à quel niveau alors ? Au niveau du discours peut-être ?

Frahira Condé

Frahira Condé : la différence c’est au niveau du discours. Quand je suis la télévision guinéenne, je vois souvent des anciens militants qui se glorifient en disant : moi je suis là depuis le commencement, moi ça, je ne le dis pas. Je connais très bien le président Alpha Condé, mieux qu’eux-mêmes qui sont là-bas, à côté de lui. Le président Alpha Condé aussi me connait très bien, si tu le réveilles en plein sommeil, tu lui demandes s’il connait Frahira, il dira oui. En le connaissant donc très bien, je dirais qu’il y a une différence entre lui et Macky.

Le président Condé lui, il dit ce qu’il a à dire, c’est-à-dire qu’il ne cache pas la vérité, il dit ce qu’il a à dire sans gêne. Ce qu’il ressent, il le dit même à ses militants, ses compagnons et la population aussi. Lui, il crache la vérité. Ce n’est pas le cas chez Macky Sall. Lui, il ne peut pas dire ces vérités-là. Les vérités que le président Alpha Condé est en train de dire à la population, le président Macky ne peut pas les dire. S’il les dit, il va tomber, ça ne l’arrangera pas.

Guineematin.com : vous avez salué le déroulement de cette campagne électorale, mais selon certains médias sénégalais, cette campagne a fait 22 morts par accidents de la circulation. Il y a eu également des accrochages entre militants de camps opposés qui ont fait des blessés. C’est quand même pas reluisant ça.

Frahira Condé : oui, ça arrive. L’accident, on ne peut pas l’éviter, ça arrive. Là où les gendarmes sont morts par exemple, on a dit que le chauffeur dormait. Le chauffeur était très fatigué, vous savez, la campagne c’est très fatiguant. Moi qui ai conduit un véhicule entre la Guinée et le Sénégal, j’en sais quelque chose. Les autres morts, vous savez, il y a des militants qui se sont mêlés avec des gens qui ne veulent que détruire. Parce qu’il y a certains militants qui sont là, ils ne peuvent pas se retenir. Il suffit que tu touches à une effigie de leur candidat, de leur président, ils se fâchent vite et la bagarre commence.

Guineematin.com : c’est ce qui explique les affrontements à Tamba-Kounda ?

Frahira Condé : oui, c’est à cause ça. Parce qu’il parait qu’il y a l’effigie du président Issa Sall qui a été sabotée, ou bien l’effigie du président Macky Sall qui a été sabotée, et les jeunes n’étaient pas d’accord entre eux, il y a eu bagarre. Le professeur Issa Sall était avec ses militants, ses accompagnants, avec ses gardes du corps, mais ils étaient trop petits par rapport à la foule qui était là-bas. Il parait qu’un des leurs chauffeurs a essayé de s’enfuir, on l’a tiré sur place. Il y a un autre aussi qu’on a poignardé avec un couteau. Vraiment, on déplore cela. Dans une campagne politique, ça ne demande pas de sortir une arme blanche. Mieux vaut dérouler son programme de société que de sortir une arme blanche. Quand-même, je pense que la justice fera son travail.

Guineematin.com : dans une déclaration rendue publique le jeudi, 21 février 2019, les quatre (4) opposants qui font face à Macky Sall ont dénoncé des manipulations douteuses. Ils parlent notamment d’un tripatouillage du fichier électoral pour permettre au président sortant d’être réélu. Croyez-vous en cela ou bien vous pensez que c’est juste de bonne guerre ?

Frahira Condé : moi, je ne suis pas un informaticien pour pouvoir dire qu’ils veulent tripatouiller le fichier électoral. Mais, il faut savoir que c’est quelque chose qui a été toujours déploré ici au Sénégal. Les opposants ont toujours crié ici haut et fort que vraiment, ils ne font pas confiance au fichier électoral. Mais, je vais vous dire que ce que j’ai vu ici au Sénégal, ça n’existe quasiment dans aucun autre pays en Afrique. Si on ferme les bureaux de vote à 9 heures, à 10 heures, les résultats commencent à tomber. J’ai assisté à plusieurs élections ici, mais je puis dire que personne ne peut voler les élections ici.

Guineematin.com : c’est transparent ?

Frahira Condé : c’est transparent. Il suffit que le bureau de vote numéro 1 ferme ses portes, les représentants de tous les partis sont là, ils font le décompte. Et, dès qu’ils finissent le décompte, ils ouvrent les portes et les journalistes entrent, on leur donne les résultats. Eux aussi, commencent immédiatement à relayer les résultats. Les résultats, ça part comme ça. On les centralise et il y a les médias qui donnent les résultats au fur et à mesure. Ça ne peut pas durer. Avant minuit, on peut connaître la tendance, savoir qui est devant, s’il y aura un deuxième tour ou pas.

Guineematin.com : on sait qu’il y a une forte communauté guinéenne ici au Sénégal, notamment à Dakar. Beaucoup d’entre eux ont la nationalité sénégalaise et vont donc voter. Est-ce que les partis politiques guinéens ont une certaine implication dans ce processus ?

Frahira Condé

Frahira Condé : non. Sauf peut-être ceux qui veulent se faire montrer. Il y en a d’autres qui ont acquis la nationalité sénégalaise, ce n’est pas comme nous qui sommes nés ici et qui avons grandi ici. Nos papas ont quitté la Guinée après la guerre mondiale, ils sont venus ici, ils étaient des anciens combattants. Ils ont acquis la nationalité sénégalaise et se sont installés ici. Nous, nous sommes nés ici et avons grandi ici.

Mais, il y en a d’autres qui sont venus ici il y a 5 ans, 10 ans, ils ont acquis la nationalité sénégalaise, tous ceux-là votent. Mais moi, j’attire l’attention de toute la communauté guinéenne pour leur dire de ne pas se dévoiler, de rester calme, aller voter et rentrer. Parce qu’il fût un temps, il y a eu des rumeurs qui disaient qu’il y a la communauté guinéenne qui est impliquée dans les élections au Sénégal. Il y a des opposants qui en ont parlé.

Guineematin.com : effectivement, certains ont dit ici qu’il y a des guinéens qui n’ont pas la nationalité sénégalaise que le pouvoir utilise pour voter les élections. C’est-à-dire qu’ils traversent la frontière pour venir prendre des cartes d’électeurs sénégalais, voter et rentrer en Guinée. Avez-vous vu des cas pareils ?

Frahira Condé : j’en ai entendu parler mais je ne crois pas à cela. Je sais que les Guinéens sont très nombreux au Sénégal et que beaucoup d’entre eux ont acquis la nationalité sénégalaise. Mais, ce que vous dites là, je n’en ai pas la certitude.

Guineematin.com : parlez-nous maintenant des rapports entre vous les représentants des partis politiques guinéens ici au Sénégal. Comment ça se passe entre vous ?

Frahira Condé : nous avons de très bons rapports. Ce n’est pas pareil avec ce qui se passe en Guinée. Ici, nous sommes en famille. Je peux même vous montrer des photos où je suis avec le secrétaire fédéral de l’UFDG. Quand Cellou a organisé son meeting au stade Ibamar Diop de Dakar, j’étais là-bas. Nous ici, on est une famille.

Guineematin.com : pour nous qui sommes en Guinée, c’est quand-même étonnant de voir un responsable du RPG Arc-en-ciel participer à un meeting de Cellou Dalein Diallo.

Frahira Condé : oui, on m’a invité, j’étais obligé de partir. Ce qui compte le premier, nous sommes des guinéens. Nous sommes des guinéens, c’est ça qui compte. Ici, si le malheur tombe sur quelqu’un qui est guinéen, on ne cherche pas à savoir si tu es de ce parti politique là ou si tu es de tel autre parti politique, nous on est une famille ici au Sénégal. On ne se bagarre pas. Même en période électorale, on ne se bagarre pas. On reste calme, on attend les résultats.

Guineematin.com : en Guinée, on s’achemine vers la fin du second mandat du président Alpha Condé. Quel bilan faites-vous de la gestion de votre champion ?

Frahira Condé : depuis qu’il est venu, quand-même il est en train de travailler. Vous savez, la Guinée à un grand retard par rapport à certains pays de la sous-région. Donc, il ne peut pas tout faire en deux mandats. Pour sortir la Guinée de la pauvreté, il faut beaucoup de temps. La Guinée, on ne peut pas la développer en 15 ans ou en 20 ans, ça reste encore beaucoup à faire. Sur le domaine des infrastructures, ça commence à aller parce que j’étais là-bas au mois de mai 2018, j’ai vu qu’il y a quand même des infrastructures qui sont en train de sortir de terre, j’apprécie cela. Le président Alpha Condé a beaucoup fait, il est en train de se battre pour faire son mieux. Mais, il ne sera pas le seul à bâtir toute la Guinée, il faut que tous les Guinéens y apportent leur grain de sel.

Guineematin.com : vous dites qu’il ne peut pas tout faire en deux mandats. C’est justement l’un des arguments des promoteurs du troisième mandat. Ils disent que le président doit avoir un troisième mandat pour parachever ses chantiers. C’est aussi votre avis ou bien vous, vous pensez qu’il faut respecter la constitution actuelle qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels ?

Frahira Condé : ça c’est une autre affaire. Mais moi, ce que je peux répondre, c’est que comme le président ne s’est pas prononcé jusqu’à présent sur ce sujet, moi je crois que le président de la République va se limiter à ses deux mandats-là.

Guineematin.com : c’est votre souhait ça ou bien c’est l’impression que vous avez ?

Frahira Condé : ce sont mes pensées parce que, connaissant le président Alpha Condé, je sais que s’il veut quelque chose, il le dit. C’est en 2020 qu’il va finir son deuxième mandat, s’il devait se prononcer sur ça, il allait le faire depuis longtemps, les gens vont essayer de travailler sur ça. Mais, il ne l’a pas fait jusqu’à présent. Donc d’après mes calculs, je dis que le président de la République, il va les laisser parler et à la fin de son mandat, il va aller se reposer.

Guineematin.com : vous pensez qu’il veut surprendre les gens, c’est pourquoi il ne s’est pas prononcé encore là-dessus ?

Frahira Condé : je dis qu’il ne s’est pas prononcé jusqu’à présent. Il y a les opposants qui crient de gauche à droite, chacun parle de 3ème mandat, les militants du RPG Arc-en-ciel aussi en parlent, mais ils ne connaissent absolument rien sur les intentions du président.

Guineematin.com : personnellement, que conseillez-vous au président : proposer une nouvelle constitution ou partir à la fin de son second mandat ?

Frahira Condé : moi, je ne peux pas conseiller le président de la République. C’est vrai, il me respecte beaucoup et je le respecte beaucoup, mais c’est quelqu’un qui est très mature, c’est quelqu’un qui est très respecté. Donc, je ne suis pas bien placé pour lui donner des conseils.

Guineematin.com : l’actualité guinéenne a été marquée aussi ces derniers jours par l’attaque du cortège de Cellou Dalein Diallo qui rentrait d’un séjour à l’étranger. Les forces de l’ordre ont violemment dispersé son cortège qui se rendait au siège de l’UFDG et ont sérieusement endommagé son véhicule. Votre réaction là-dessus ?

Frahira Condé : je déplore tout ce qui peut entraîner mort d’homme. Je déplore aussi les callasses des véhicules. Parce que nous, la façon dont on nous a éduqués ici au Sénégal, en faisant la politique, ce n’est pas pareil avec ce que j’ai vu là-bas. Je le déplore. L’UFDG est quand même la deuxième force politique du pays, on devait donc donner le minimum de respect à son leader. Moi, j’aurais aimé que s’il veut marcher qu’on l’encadre, il fait sa marche sans qu’on le disperse. Parce que je vois l’exemple ici au Sénégal, il y a des opposants qui font des marches, ils sont bien encadrés par la police. Ils vont faire leur marche, après ils se dispersent.

Guineematon.com : nous arrivons au terme de cette interview, quel est votre mot de la fin ?

Frahira Condé : je prie le bon Dieu que l’élection de 24 février 2019 se déroule dans les meilleures conditions, que les sénégalais restent calmes, qu’ils aillent voter et rentrer chez eux dans le calme. Et surtout mes parents guinéens, je leur demande de ne pas se manifester, de ne pas se dévoiler, ils n’ont qu’à aller voter. Il ne faut pas qu’ils se dévoilent. Ce sont des sénégalais, ils ont leurs cartes d’identité CEDEAO numérisées, ils n’ont qu’à aller voter et rentrer.

Interview réalisée à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

Lire

Kérouané : le président Alpha Condé dissout le bureau du RPG à Banankoro

21 décembre 2017 à 18 06 15 121512

Après un statu quo qui a duré plusieurs semaines autour de l’établissement de la liste de candidature du RPG Arc-en-ciel pour les élections locales prochaines à Banankoro, le président de la République Alpha Condé, a décidé de dissoudre le bureau exécutif du comité directeur de son parti dans la localité. Une décision qui suscite une vague d’indignation dans les rangs du parti, selon le constat du correspondant de Guineematin.com sur place.

Lire

Alpha Condé menace : et si les radios privées donnaient toutes la parole à Aboucar Soumah ?

25 novembre 2017 à 15 03 17 111711

image d’archive

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG arc-en-ciel de ce samedi, 25 novembre 2017, le président de ce parti et de la République de Guinée n’a pas caché son aversion des médias indépendants hérités du régime Lansana Conté. Alpha Condé a menacé de fermer toute radio qui donnerait le micro au syndicaliste Aboubacar Soumah, qui a déclenché une grève des enseignants depuis le 13 novembre.

Lire

Elections locales, manifestations… Lansana Kamara (RPG-AEC) à Guineematin (Interview)

27 octobre 2017 à 16 04 14 101410

Dans la perspective des élections locales du 04 février 2018 les partis politiques guinéens s’activent sur le terrain. La démarche vise à rafler le maximum de voix pour gérer les communes urbaines et rurales de la Guinée pour les années à venir. Lansana Komara, secrétaire administratif du RPG (Rassemblement du Peuple de Guinée), dit que sa formation politique est de plein pied dans les préparatifs. Il l’a dit à l’occasion d’une interview qu’il a accordée à un reporter de Guineematin.com, ce vendredi 27 octobre 2017.

Lire

Mort d’un manifestant : blessé hier, Ismaël Bah a succombé ce jeudi

21 septembre 2017 à 15 03 07 09079

Âgé de 18 ans, Ismaël Bah, qui avait reçu 2 balles à l’abdomen hier à Hamdallaye (Gnari Wada), lors du retour des manifestants, a succombé à ses blessures à l’hôpital Donka. Son corps a été déposé à la morgue d’Ignace Deen par les médecins du CHU Donka, accompagné de deux cadres de l’UFDG, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place ce jeudi, 21 septembre 2017.

Lire

Cellou Dalein dénonce : « L’Etat est entièrement responsable de ce qui est arrivé à Dar-Es-Salam »

30 août 2017 à 12 12 49 08498

Dans la soirée d’hier, mardi 29 août 2017, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne et une importante délégation de son parti se sont rendus à Dar-Es-Salam pour compatir au décès des 9 citoyens tués par la décharge le 22 août dernier. Arrivés vers 16 heures 30 minutes, le patron de l’opposition guinéenne et la délégation qui l’accompagnait se sont d’abord rendus à la mosquée pour s’acquitter de leur devoir religieux avant d’aller aux domiciles des victimes de ces montagnes d’ordures où ils ont présenté leurs condoléances, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Lire

«Notre meeting à Kaloum est autorisé ! », annonce Dr. Fodé Oussou Fofana

14 juillet 2017 à 13 01 56 07567

Madame Bangoura Maghadi Camara, présidente de la délégation spéciale de Kaloum

A deux jours du rendez-vous, la présidente de la délégation spéciale de Kaloum, Madame Bangoura Maghadi Camara, a favorablement répondu à la sollicitation de l’opposition républicaine pour l’organisation d’un meeting dans sa commune, précisément au Boulevard Telli Diallo le dimanche prochain, 16 juillet 2017. Cette autorisation a été annoncée à Guineematin.com ce vendredi par Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président du principal parti de l’opposition guinéenne.

Lire

Koumban (Kankan) : les notables de Makonon regrettent-ils leur soutien à Alpha Condé ?

3 juin 2017 à 5 05 15 06156

À trois ans de la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel (10 ans), les notables du district de Makonon, relevant de la Commune Rurale de Koumban, dans la préfecture de Kankan regrettent le fait que depuis l’élection du Pr Alpha Condé à la présidence de la République de Guinée, son gouvernement n’a réalisé aucune action de développement dans la localité, a appris un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture. 

Lire