Escroquerie : deux ressortissants sénégalais à couteaux tirés au tribunal de Kaloum

11 février 2020 à 10 10 53 02532

Le procès de Babou Faye (un ressortissant sénégalais vivant en Guinée) s’est ouvert hier, lundi 10 février 2020, devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Ce jeune homme de 41 ans est poursuivi pour escroquerie, faux et usages de faux. Il a été trimbalé en justice par un de ses compatriotes (vivant également en Guinée), Seringue Gueye, qui lui réclame plus de 70 millions de francs guinéens, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était tribunal de Kaloum.

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Sanctions individuelles des promoteurs du 3ème mandat ? Le projet qui met fin à un long état de grâce

10 février 2020 à 8 08 42 02422

Durant ses deux mandats, Alpha Condé aura connu deux situations radicalement contrastées. De l’intérieur, son opposition ne lui a laissé aucun répit. Elle a commencé à manifester deux ans après son élection à la tête de la Guinée. De l’extérieur, il a bénéficié d’un long et véritable état de grâce. Jusqu’aujourd’hui, et malgré son projet très controversé de nouvelle constitution, il fait l’objet de moins de critiques. Notamment de la part de certains médias français. Lesquels n’ont jamais ménagé ses prédécesseurs, le général Lansana Conté et le capitaine Moussa Dadis Camara.

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Sénégal : les Chambres de Commerce et d’Industrie d’Afrique de l’Ouest en conclave à Kaolack

9 février 2020 à 8 08 43 02432

Mamadou Baldé, président de la chambre de commerce de Conakry

La Foire Internationale de Kaolack (FIKA), ouverte depuis le 25 janvier dernier, se poursuit au Sénégal. En marge des activités de cette rencontre internationale, s’est tenue le vendredi dernier, 07 février 2020, la 7ème assemblée générale de la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie d’Afrique de l’Ouest (FEWACCI). Elle a regroupé les chambres de commerce des 15 pays d’Afrique de l’Ouest et a porté sur les mécanismes de facilitation des échanges pour une intégration réussie, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial au pays de la Téranga.

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UBA Guinée accueille un nouveau Directeur Général

7 février 2020 à 17 05 26 02262

Tony Odeigah, nouveau Directeur Général de UBA Guinée

Communiqué : Monsieur Tony Odeigah, nommé le 09 Janvier 2020 dernier a à présent officiellement pris fonctions dans la filiale guinéenne. Avec plus de 19 ans d’expérience bancaire, Monsieur Odeigah, diplômé de l’Université de Lagos au Nigéria, a travaillé à plusieurs titres dans les Opérations et le Marketing au sein du groupe UBA depuis le temps de Standard Trust Bank en 2000.

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Un cas suspect de Coronavirus en Guinée ? Les explications du Dr Sakoba Keïta

4 février 2020 à 16 04 25 02252

Un ressortissant Bangladais souffrant d’une maladie inconnue a été interpellé hier, lundi 03 février 2020, à l’aéroport de Conakry et conduit au centre de traitement épidémiologique de Nongo. Depuis, les langues se délient et certains parlent d’un cas suspect de Coronavirus. C’est pourquoi, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) a animé un point de presse ce mardi, 04 février 2020, pour communiquer sur cette situation, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Coronavirus : oubliés par leur pays, les étudiants guinéens à Wuhan se font entendre

3 février 2020 à 9 09 08 02082

Avec 21 558 cas suspects à ce jour, 17 270 cas confirmés et 361 morts, le coronavirus a déjà été déclaré une urgence sanitaire mondiale par la plus haute organisation sanitaire mondiale (OMS). Et, selon un compatriote qui a contacté Guineematin.com au téléphone, il y a au moins 21 étudiants guinéens qui sont aujourd’hui « oubliés » à Wuhan, la capitale de la province de Hubei, l’épicentre de cette épidémie en République populaire de Chine.

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Sénégal : la 5ème édition de la Foire internationale de Kaolack (FIKA) lancée dans la ferveur

27 janvier 2020 à 12 12 38 01381

La Foire Internationale de Kaolack (FIKA), au Sénégal, s’est ouverte dans la journée du samedi, 25 janvier 2020, au parc des expositions du Cœur de Ville de Kaolack, à 192 kilomètres au sud-est de Dakar. La cérémonie a connu la présence des autorités Sénégalaises, Gambiennes, et de plusieurs personnalités. C’est notre pays qui en est le parrain, alors que le Maroc en est l’invité d’honneur, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com au pays de la Téranga.

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Meilleur joueur africain 2019 : Sadio Mané parti pour enlever le trophée

7 janvier 2020 à 17 05 05 01051

La Confédération Africaine de Football (CAF) va dévoiler le nom du meilleur joueur africain de l’année 2019 ce mardi, 7 janvier 2020, à Hurgada, en Egypte. Les trois finalistes au compte de cette 28ème édition des CAF Awards, au titre de meilleur joueur, sont Sadio Mané (Sénégal), Mohamed Salah (Egypte) et Ryad Mahrez (Algérie). Selon de nombreux observateurs, Sadio Mané est le grand favori face à des adversaires non moins cotés, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

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Franc CFA en ECO : Dr Louncény Nabé, le Gouverneur de la BCRG sur ce changement

25 décembre 2019 à 13 01 45 124512

Dr. Louceny Nabé, Gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée

Le samedi dernier, 21 décembre 2019, le Président Ivoirien, Alhassane Outtara, a annoncé, en présence du Chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, le changement du Franc CFA en Eco pour les pays de la Zone UMOA. Pourtant, on apprend que cette question de passage du franc Cfa (Communauté française d’Afrique, ndlr) à l’Eco, n’a jamais été débattue par les dirigeants monétaires d’Afrique de l’Ouest.

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Députation : Elhadj Djouma Bah (UFDG) sur ses chances de se faire élire à Ratoma

25 décembre 2019 à 13 01 08 120812

Elhadj Mohamed Djouma Bah, candidats aux primaires pour la circonscription électorale de Ratoma

Les élections législatives, programmées pour le 16 février 2020, suscitent un grand engouement et beaucoup de passion dans les états major des partis politiques en Guinée. Parmi les candidats aux primaires pour la circonscription électorale de Ratoma dans les rangs de l’UFDG, figure Elhadj Mohamed Djouma Bah, fondateur des écoles Bah&Kane et l’Institut Universitaire des Hautes Etudes de Guinée (IUHEG).

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Enrôlement des électeurs guinéens au Sénégal : des jets de pierres à l’ambassade de Guinée

4 décembre 2019 à 20 08 27 122712

L’ambassade de Guinée au Sénégal a enregistré quelques jets de pierres ce mercredi, 04 décembre 2019, à Dakar. Des jeunes guinéens, très en colère contre l’arrêt des opérations d’enrôlement pour l’établissement des listes électorales, ont lancé des pierres sur le bâtiment. Et, selon des témoins à Dakar joint au téléphone par Guineematin.com, ces pierres ont brisé quelques vitres sur les lieux.

« J’étais ce matin à l’ambassade où j’ai trouvé des jeunes. Il était exactement 9 heures. Mais, personne ne pouvait se faire recenser. Hier, on avait commencé le recensement dans des quartiers comme Pikine et Thiaroye. Mais, des ordres sont venus de l’ambassadrice pour nous dire d’arrêter. Elle a dit qu’il y a une lettre qu’on devait remettre au ministère sénégalais des Affaires étrangères et cela n’a pas été fait. En conséquence, ils ont arrêté les opérations de recensement. Ceux qui étaient à Thiaroye avaient recensé jusqu’à 19 personnes et ceux de Pikine avaient eu une vingtaine. Cependant, au niveau de l’ambassade, personne ne s’est fait recenser, alors que l’ambassade couvre plus de six quartiers », a expliqué Néné Gallé Camara, une guinéenne vivant dans la capitale sénégalaise.

Selon les informations, les opérations d’enrôlement devaient commencer le 25 novembre dernier au Sénégal. Mais, les cadres de l’ambassade guinéenne ont toujours trouvé des arguments pour repousser cette date. Ce qui a finalement irrité certains dans la matinée de ce mercredi.

« Nous avons perdu six jours, parce qu’ils trouvent toujours des arguments pour que les gens ne se fassent pas recenser. Ils disent souvent qu’il y a quelque chose qui manque aux machines. Ils disent aussi que ceux qui n’ont pas les cartes consulaires ou les passeports ne seront pas recensés. Ils ont toujours des arguments pour repousser le recensement. Alors, aujourd’hui, les gens en ont eu assez. La tension est montée et les jeunes ont fini par jeter des cailloux sur les lieux. Ils ont bisé quelques vitres. Et, c’est en ce moment qu’ils (les cadres de l’ambassade) ont appelé la police sénégalaise. Mais, il n’y a eu aucune arrestation jusqu’à mon départ (dans l’après-midi). On a dit à tout le monde de rentrer dans l’ambassade, parce que là-bas, nous sommes sur notre territoire. On savait que c’est dehors que les policiers pouvaient nous arrêter parce que nous serions sur le territoire sénégalais. Certains sages sont montés voir l’ambassadrice pour qu’elle nous dise ce qu’on doit faire. Il n’y a rien eu », a confié Madame Néné Gallé Camara.

Aux dernières nouvelles, on apprend que l’ambassadrice de Guinée au Sénégal était allée (dans l’après-midi) au ministère sénégalais des Affaires étrangères pour finaliser les dossiers. « Après, ils (les cadres de l’ambassade) nous feront signe pour le recensement. Mais, comme ils ont dit que ce recensement se fera seulement avec les cartes consulaires et les passeports, les sages ont demandé de revoir cela. Parce qu’il y a certaines personnes qui sont détentrices de leurs cartes d’identités. L’ambassadrice a aussi dit qu’elle fera en sorte que les six jours de retard soient rattrapés », indiqué Madame Néné Gallé Camara.

A rappeler que depuis le lancement (le 21 novembre dernier) des opérations de recensement des électeurs en Guinée, l’opposition agite le chiffon rouge et dénonce de « nombreuses irrégularités » sur le déroulement de ces opérations. Certains opposants qualifient ce recensement de « calamité », alors que d’autres accusent clairement la CENI (commission électorale nationale indépendante) de manœuvrer pour empêcher les guinéens (se trouvant dans les zones jugées favorables à l’opposition) de s’enrôler.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Guinée : un Sénégalais condamné à 4 ans de prison pour escroquerie

3 décembre 2019 à 11 11 16 121612

Les cas d’escroquerie impliquant des faux marabouts sont devenus récurrents en Guinée, avec de nombreux témoignages de victimes. C’est dans la répression de ces délits qu’un marabout Sénégalais a été reconnu coupable et condamné à quatre ans de prison à Conakry, dans une affaire de plus de 16 millions de francs guinéens. Le verdict est tombé dans la journée d’hier, lundi 02 décembre 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, rapporte un journaliste que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Selon nos informations, ce marabout a été mis aux arrêts à Conakry pour escroquerie en bande présumée au préjudice du Guinéen Amadou Sall. Se faisant appeler tantôt Aly Diallo, tantôt Oumarou Diallo, le présumé escroc est sous mandat de dépôt depuis le 04 octobre 2019.

Tout au long des débats, le prévenu n’a cessé de nier les faits mis à sa charge. A la barre, Aly Diallo ou Oumarou Diallo a expliqué ce qu’il sait de cette affaire. « Je suis venu du Sénégal. Arrivé à Labé, un ami Sénégalais m’a remis le numéro de téléphone d’un autre Sénégalais du nom de Hamidou Sow. Mais à Conakry, je ne connaissais personne et je n’avais aucun sous avec moi et aucune unité dans mon téléphone. C’est ainsi que j’ai demandé à Sall que j’ai trouvé au bord de la route, de m’aider à joindre Hamidou Sow. Il l’a appelé. Ce dernier lui a dit qu’il est à Samatran, après les rails, dans la commune de Ratoma. C’est ainsi qu’il m’a fait embarqué dans un taxi et il m’a offert 5 000 mille francs pour mon transport. Quand je suis arrivé à destination, j’ai appelé monsieur Sall pour le remercier pour le geste qu’il a fait pour moi. Et finalement, il a travaillé avec le marabout Hamidou Sow. Mais moi, je n’ai pas travaillé pour lui et je ne l’ai pas escroqué », a laissé entendre le prévenu.

Ensuite, c’est fut au tour de la victime de venir narrer sa mésaventure devant le tribunal. Amadou Sall a expliqué que pendant deux mois, il a été dépossédé de ses facultés mentales par ces marabouts qu’il accuse d’avoir pris avec lui plus de 16 millions de francs guinéens. « Ce jour, je cherchais un taxi au bord de la route à la Cimenterie. Il est venu me dire qu’il vient du Sénégal et qu’il n’a rien avec lui. Il me demande de l’aider à joindre son maître sénégalais qui est à Conakry. Moi même je n’avais pas d’unité. Je suis allé faire un transfert. J’ai appelé le numéro qu’il m’a remis. Au bout du fil, une voix répond qu’il s’agit de son élève, de l’aider à aller à Samatran. Je l’ai embarqué en lui offrant 5 000 FG pour son transport. A 15 heures, il m’a appelé pour me dire d’aller le trouver au niveau des rails. A mon arrivée, j’ai trouvé qu’il a mis une couronne au tour de sa tête. Il est habillé comme quelqu’un qui est revenu de la Mecque. J’ai trouvé chez lui 3 livres coraniques et une tenue militaire. Je suis sorti de chez eux complètement envoûté. Quand je suis arrivé chez moi, ils m’ont appelé en me disant de revenir avec du sucre. A mon arrivée ils ont pris le sucre, ils ont mis dans une tasse et ils m’ont demandé de mettre un billet de banque dedans. J’ai mis un billet dans la tasse. Ils m’ont dit de repartir avec le billet sans regarder derrière moi jusqu’à la maison, de garder soigneusement le billet dans une valise. Ce qui fut fait » a-t-il expliqué.

Poursuivant la narration de sa mésaventure, Amadou Sall dira que le billet en question va se transformer en bague. « La nuit, j’ai ouvert la valise et j’ai trouvé que le billet est devenu une bague rouge. Ils m’ont dit de garder. C’est une bague magique qui va protéger ma mère, mon père et moi même. Oumarou Diallo est allé dans ma maison, il a pris ma paire de sport que j’admire de plus. Je n’ai pas osé dire un mot. Tous ce qu’ils me demandaient, je donnais sans me rendre compte. Même la viande j’ai payé pour eux 3 kilogrammes ».

En outre, complètement possédé, Amadou Sall se retrouver nuitamment dans la forêt d’ENTAG, dans la commune de Matoto pour échanger avec un diable. « Là aussi, ils m’ont demandé de venir avec 3 oranges et 3 pommes. Nous sommes venus dans l’obscurité sous un arbre. Et le diable a commencé à raconter ce que je faisais il y a un mois. J’avais 4 millions de FG que je leur ai donné. J’avais 400 euros, j’ai donné ça aussi. Les deux motos que j’avais achetées à 14 millions de FG, je les ai revendus à 7 millions pour leur remettre. Pendant deux mois, j’étais envouté par eux. Et ils m’ont mis en garde de ne pas dire ça à quelqu’un, sinon je deviendrais automatiquement fou. C’est grâce à mon père qui m’a lavé à Kindia avec des décoctions que j’ai retrouvé ma faculté. Donc, ils me doivent plus de 16 millions de francs guinéens que je réclame aujourd’hui », a lancé Amadou Sall.

Avant de passer aux réquisitions, le procureur Daouda Diomandé va porter de graves accusations sur le marabout Sénégalais et ses acolytes. « Même les acolytes de ce marabout qui est à la barre sont dans cette salle d’audience. Certains ont même tenté d’effrayer le procureur Bakary Camara qui était dans cette présente procédure, en disant qu’ils vont faire ceci ou cela si le tribunal ne libère pas le marabout. Mais, c’est Dieu qui est fort. On n’a peur que Dieu ».

Dans ses réquisitions, le procureur va demander au tribunal de retenir le présumé escroc dans les liens de la culpabilité en le condamnant ans de prison ferme.

La défense quant à elle, par la voix de maitre Abou Camara, va plaider coupable avant de demander au tribunal de condamner son client au temps mis en prison.

Finalement le marabout est condamné à une peine de 4 ans de ferme et au payement des 16 millions 500 mille francs guinéens à la partie civile.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Élimination prématurée du Syli Junior : la grande déception des citoyens de Conakry

30 novembre 2019 à 17 05 36 113611

Depuis le dimanche 24 novembre dernier, Conakry abrite la deuxième édition de la coupe de l’Union des Fédérations Ouest-Africaines (UFOA) de football des moins de 20 ans de la zone A. Cette compétition qui regroupe 7 pays au lieu de 8 (désistement de la CEDEAO) a été fatale à l’équipe Junior de Guinée, éliminée dès le premier tour hier vendredi, 29 novembre 2019, avec la fin du premier tour dans la poule A. La déception st grande ce samedi à Conakry, au lendemain de cette contre-performance, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir battu la Mauritanie en ouverture (2-0) et concédé le nul (0-0) face Sénégal, les jeunots Guinéens se devaient au moins de faire partager les points avec la Sierra Léone pour passer en demi-finales. Malheureusement, les poulains de Djan Bobo Baldé ont été défaits par la Sierra Léone 3 à 2 au stade du 28 septembre de Conakry. Le Syli U20 a été ainsi éliminé de la compétition au premier tour, au grand dam des mordus du football.

Quelques citoyens de Conakry, interrogés ce samedi, 30 novembre 2019 par un de nos reporters, ont dit leur déception face à cette élimination prématurée de notre onze national.

Oura Moussa

Oura Moussa : « franchement, au commencement j’avais un espoir pour gagner le match et malheureusement c’est le contraire qui s’est produit. Quand même, les joueurs doivent redoubler d’effort pour les prochains matchs, mais aussi d’être très actif sur le terrain pour donner le courage aux supporteurs ».

Ibrahima Deen Sankhon : « c’est devenu une habitude pour nous, chaque fois le Syli rencontre les mêmes situations dans les tournois. C’est déplorable pour cette équipe guinéenne. Le Syli ne part jamais en finale et c’est pourquoi les gens n’ont plus le courage de les supporter. Egalement, le sélectionneur doit revoir sa manière de sélectionner les joueur ».

Jacob

JACOB : « moi, je suis déçu de cette élimination. Mais, comme c’est notre fierté nationale, nous leur demandons de fournir un effort de plus, pour ne plus apporter ce résultat décevant à la population Guinéenne et surtout nous les jeunes qui voulons voir l’équipe nationale comme le Hafia 77 ».

Sadjo Diakhaby

Sadio Diakhaby : « je me disais que le Syli U20 allait éliminer la Sierra Léone hier et après tout, ils sont sortis vaincus. Je demande à Dian Bobo de sensibiliser les joueurs, comme c’est lui qui les sélectionne, pour ne pas qu’ils soient comme leurs grand-frères du Sily National ».

Propos recueillis par Foko Millimouno pour Guineematin.com

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Tony Elumelu au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique

20 novembre 2019 à 9 09 57 115711
De gauche à droite : Pierre Buyoya, ancien Président du Burundi et Représentant de l’Union africaine ; SE Mohamed Ould Ghazouani, Président de la République de Mauritanie ; SE Macky Sall, Président du Sénégal, Florence Parly, Ministre française de la Défense, et Tony. O. Elumelu, Fondateur, Tony Elumelu Foundation et Président du Groupe United Bank for Africa (UBA)) ; lors d’un Panel de haut-niveau sur la paix et la sécurité en Afrique au Forum international de Dakar le 18 Novembre 2019

« L’agenda du développement de l’Afrique doit donner la priorité à la création d’emplois, à la croissance inclusive et à la diversité des genres pour la paix et la stabilité sur le continent », a déclaré Tony Elumelu au Forum de Dakar

Dakar, Sénégal, 18 novembre 2019 – Tony. O. Elumelu Fondateur de la Fondation Tony Elumelu (TEF) et président du Groupe United Bank for Africa (UBA) a suggéré la création d’emplois pour les jeunes, la croissance inclusive et la diversité des genres en tant que domaines prioritaires du programme de développement de l’Afrique visant à instaurer la paix et la stabilité le continent.

Il a fait cette déclaration lors d’un panel de haut niveau en présence de Son Excellence Macky Sall, Président de la république du Sénégal, et Mohamed Ould Ghazouani, Chef de l’Etat mauritanien, Florence Parly , Ministre française de la Défense ; et Pierre Buyoya, ancien président du Burundi et représentant de l’Union africaine.

M. Elumelu a souligné la nécessité de s’attaquer en urgence au problème de la pauvreté, cause fondamentale de l’extrémisme en Afrique. « Nous savons, et nous disons, que la pauvreté, où qu’elle sévit, est une menace pour l’humanité partout dans le monde. Ce qui se manifeste dans ce que nous appelons une absence de sécurité ou terrorisme, ou l’extrémisme qui trouve en réalité sa cause profonde dans la pauvreté et le chômage. Sans vouloir vous offenser, nous pouvons organiser 101 séminaires comme celui-ci, mais à moins que nous ne commencions à prendre à-bras-le-corps la problématique de la pauvreté et du chômage de nos jeunes, ils continueront à être victimes d’endoctrinement par des personnes qui n’ont aucune perspective d’avenir, et ils continueront à s’engager dans l’extrémisme » a-t-il fait savoir.

Il a renchéri que s’il est sans doute important de discuter de stratégie militaire, et d’autres moyens pour faire face à l’insurrection, une paix durable ne peut être atteinte à long terme, qu’en investissant dans nos jeunes à travers l’Afrique.

SE Macky Sall a pour sa part reconnu la nécessité pour le secteur public de collaborer avec le secteur privé pour venir à bout de la pauvreté sur le continent. Il a déclaré que « les menaces ne peuvent être prises en charge de manière fragmentaire, car les défis ne connaissent pas de frontières. » Il a appelé à une approche plus collaborative pour combattre la violence et l’extrémisme afin de doper les investissements en Afrique.

M. Elumelu a mis en exergue l’impact du programme de l’entreprenariat des jeunes de la Fondation Tony Elumelu d’un budget de 100 millions de dollars comme l’une des initiatives pratiques du secteur privé en Afrique pouvant contribuer à apporter la paix et la stabilité sur le continent. Il a par ailleurs évoqué le partenariat entre le Programme des Nations Unies Programme (UNDP) et la Fondation Tony Elumelu (TEF) visant à accompagner 100.000 jeunes Africains sur une période de 10 ans avec un accent particulier sur la région du Sahel pour sa première année. Parlant également des partenariats du TEF avec d’autres agences internationales de développement telles que la GIZ et le CICR, M. Elumelu a rappelé que seules «des activités et des interventions de ce type contribueraient à donner de l’espoir économique aux populations de cette partie du monde et à les rendre moins exposées à l’extrémisme. Nous soutenons ces jeunes et nous commençons à voir comment leur réussite se fait sentir dans leur environnement ».

Selon M. Elumelu « les entreprises ne peuvent pas prospérer là où règne l’extrémisme, là où les gens craignent pour leur vie. Il sera encore plus difficile d’attirer les investisseurs privés nécessaires aux grands projets d’infrastructure et aux investissements à long terme susceptibles de contribuer à la stabilité de notre économie ».

M. Elumelu a toutefois terminé sur une note positive, appelant toutes les parties prenantes à collaborer pour gagner la guerre contre la pauvreté et l’insécurité. «Nous pouvons tous faire beaucoup – le secteur privé, le gouvernement et les partenaires de développement – en veillant à tout mettre en œuvre pour vaincre le terrorisme et faisant le maximum pour retenir nos jeunes tentés de traverser la Méditerranée dans des conditions périlleuses, en quête de vie meilleure, alors que nous avons en Afrique plus d’opportunités et de ressources. Nous devons travailler la main dans la main pour faire en sorte que l’extrémisme soit totalement éradiqué en Afrique. C’est possible, mais nous devons travailler ensemble pour atteindre cet objectif », a-t-il conclu.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Vers une meilleure gestion du foncier en Guinée, la société civile entame une série d’actions

30 octobre 2019 à 13 01 11 101110

Parvenir à une gestion rationnelle et durable du foncier en Guinée, telle est l’ambition de la plate forme multi-acteurs mise en place avec l’appui de ACORD Guinée, Association de Coopération et de Recherches pour le Développement et ses partenaires comme la FAO, l’Agence Française de développement et la Coopération allemande. Une centaine de participants venus des départements de l’Agriculture, de l’Environnement, de l’Aménagement de la ville, mais également de la société civile et du milieu universitaire étaient présents.

Prenant la parole, le Directeur Pays de ACORD, Macky BAH dira que « notre pays est confronté à de nombreux problèmes lies au foncier malgré les efforts fournis par l’Etat Guinéen et l´OMVS, les résultats enregistrés ne sont pas encore à la hauteur des attentes. Dans cette zone du bassin du fleuve Sénégal (Moyenne Guinée), vitale pour la sécurité alimentaire du pays, la dégradation des espaces ligneux (forêts classées, notamment), la dégradation de l’environnement à travers la coupe abusive du bois, les cultures itinérantes sur brûlis, la surexploitation des mares et autres plans d’eau constituent des défis majeurs aujourd’hui pour la survie des populations. Face à ces défis, le Gouvernement Guinéen a engagé, depuis 2013, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, un processus de réforme foncière transparent, inclusif et participatif en vue de mieux adapter ses instruments juridiques dans une perspective de sécurité alimentaire viable et durable. A ce titre, dans ce processus réformateur, deux feuilles de route ont été parallèlement élaborées : (i) une étude issue de l’organisation des États Généraux sur le Foncier et de la réalisation du Cadre d’Analyse de la Gouvernance Foncière sous l’égide du Ministère de la Ville et de l’aménagement du territoire et (ii) une étude sur « la situation foncière dans le secteur agricole et en milieu rural».

Ainsi, l’objectif de cette rencontre selon Macky BAH, « vise à mener des réflexions sur les synergies à développer en vue d’une meilleure cohésion et coordination des activités et des politiques dans le cadre de la gouvernance foncière. Il s’agira également d’échanger sur le processus des réformes foncières engagées par le Gouvernement Guinéen en vue de réactualiser le plan d’actions élaboré en 2018 pour la dissémination et l’opérationnalisation des Directives volontaires au niveau national, dans les communes rurales (CR) et dans le bassin du fleuve Sénégal ».

M.BAH poursuit en rappelant que depuis 2017, de nombreuses actions entreprises ont permis jusque là « d’œuvrer vers une gouvernance responsable des régimes fonciers applicable aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale (Directives Volontaires) constituent un outil pertinent pour aborder les enjeux et les défis à relever au regard du développement durable et de la sécurité alimentaire, notamment en milieu rural : terroirs communautaires non délimitées et souvent mal cernées, surfaces agricoles utiles non exploitées, aménagements publics et privés non valorisés, espaces ligneux dégradés, zones de parcours des éleveurs transhumants non matérialisées, zones agricoles non délimitées, mares surexploitées, accès à la terre pour les couches sociales à statut précaires souvent peu ou pas assuré…. ». C’est pourquoi, un des défis de la plate forme, selon lui, sera de contribuer à résoudre ces questions notamment en milieu rural, où les problèmes fonciers sont plus pressants, à cause notamment du droit coutumier et des conflits liés à la terre, notamment l’accès difficile pour les femmes à ces terres.

Il est ensuite revenu à Mme Aïssata YATTARA de la CNOPG, la confédération nationale des organisations paysannes, de se réjouir de la tenue de cette rencontre, qui, espère t’elle, permettra de prendre en compte les besoins réels des « petits producteurs » en milieu rural, confrontés à de nombreuses difficultés à l’image de l’accès aux terres, les moyens techniques et logistiques pour développer l’agriculture, pilier de tout développement durable.

Quant au Représentant du Représentant de la FAO, M. Mohamed Sankoumba FADIGA, ces initiatives s’inscrivent dans les priorités de son institution qui visent à contribuer à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté. Il s’agira, d’engager des actions en vue de réactualiser le plan d’action de la dite plate-forme, dans le cadre du projet régional qui vise à intégrer la République de Guinée dans un projet intitulé, « une gouvernance foncière améliorée pour une prospérité dans le cadre de l’OMVS, l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal… ».

Il a terminé son propos, en réitérant toute la disponibilité de son institution à poursuivre l’appui à ACORD GUINEE, pour une gestion durable des ressources naturelles en général et les questions agricoles et foncières en particulier, et à l’amélioration de la sécurité alimentaire en Guinée aux cotés de l’Etat Guinéen.

Présidant la cérémonie, le Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture, M. Famoi BEAVOGUI, soutiendra que « la question du foncier est une question à la fois complexe, délicate et sensible, qui ne saurait être résolue sans un cadre juridique approprié et une large sensibilisation des acteurs concernés par le secteur. Faute de quoi, nous allons continuer à assister à des conflits liés à la terre, des conflits parfois aux conséquences incalculables, pouvant aboutir à des pertes en vie humaines, comme ce que l’on constate dans certaines régions du pays… ».

Cette rencontre est une occasion aussi de partager les expériences vécues par les acteurs sur le terrain, dans le cadre de la gestion des terres, des pêches et des ressources en eau, dans un contexte de changement climatique et des différents conflits liés à leurs gestions. Toujours selon M.BEAVOGUI, son département a élaboré des actions comme la tenue des états généraux sur le foncier et les enjeux fonciers, le diagnostic du foncier rural en République de Guinée, ceci avec l’appui des partenaires techniques et financiers du pays.

Ces actions, devraient permettre à une meilleure gestion des ressources naturelles dont le foncier dans notre pays, dira l’intervenant, avant de signifier que son département sera toujours disponible à poursuivre l’accompagnement des acteurs dans cette perspective.

La présentation des initiatives en cours dans la mise en œuvre de la plate forme multi-acteurs en ce qui concerne « la loi d’orientation agricole, les activités de communication sur le foncier, les directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forets ».

Pour mettre en œuvre toutes ces initiatives justement, un plan d’action avec l’identification des actions prioritaires a été élaboré et amendé pour la circonstance.

Les travaux se sont achevés sur une note d’espoir et d’engagement, le tout, dans la perspective d’une gestion responsable et durable du foncier en Guinée, pour le bénéfice des populations rurales surtout, qui souffrent justement des problèmes liés au foncier.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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« Non au 3ème mandat en Guinée » : « Y’en a marre » annonce une manifestation à Dakar

25 octobre 2019 à 12 12 12 101210

La lutte contre un changement de la Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de faire un troisième mandat à la tête de la Guinée n’est plus l’apanage de seuls guinéens. En dehors des frontières guinéennes, les intelligences s’expriment : « Si la Guinée est déstabilisée, le Sénégal ne sera pas épargné », a fait observer Fadel Barro du mouvement « Y’en a marre ».

Déjà, ce mouvement annonce une première manifestation de soutien au FNDC à la place de l’Obélisque à Dakar le 02 novembre 2019 pour contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de présidence à vie en République de Guinée.

Ci-dessous, une vidéo de Dakaractu :

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Massacre du 28 septembre 2009 : à la rencontre d’une victime qui vit dans la misère à Dakar

1 octobre 2019 à 14 02 34 103410

Le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre 2009 dans le stade du même nom à Conakry a été commémoré en fin de semaine dernière en Guinée. Une date renfermant souvenirs traumatisant et colère frénétique chez la plupart des victimes encore vivantes qui ne réclament que la justice. C’est le cas de Fatoumata Barry qui a fui le pays après ces douloureux événements pour se réfugier dans la capitale sénégalaise.

Comme beaucoup de guinéens, elle a suivi la sortie médiatique du ministre guinéen de la justice par intérim à la veille de cette date anniversaire. Mohamed Lamine Fofana a tenu à rassurer que son département est à pied d’œuvre pour permettre la bonne tenue du procès. Il promet qu’avant la fin de l’année, il y aura une évolution dans le dossier.

Nonobstant ces propos du ministre guinéen de la justice qui peuvent constituer une lueur d’espoir pour ces nombreuses victimes qui ont soif de justice, Fatoumata Barry est loin d’être rassurée. Pour elle, il ne s’agit là que d’une simple promesse qui, comme les précédentes, ne sera pas suivie d’effet. Car certaines personnes inculpées par la justice guinéenne continuent de bénéficier du soutien et de l’appui de l’actuel chef de l’Etat Alpha Condé.

Fatoumata Barry qui vit dans des conditions extrêmement difficiles à Dakar, explique qu’elle arrive à survivre grâce à son petit commerce. Elle vend du thé et des bonbons.

Un petit commerce dont les bénéfices ne lui permettent pas de se nourrir à sa faim, encore moins se prendre une chambre. C’est pourquoi, elle est actuellement sans domicile fixe dans la capitale sénégalaise. C’est avec beaucoup d’inquiétudes et d’impuissance qu’elle assiste à la tombée de chaque nuit. Car cette période représente pour elle celle de tous les dangers.

Avec un air triste, elle lance : « ma situation est critique. Sans maison, je suis dans l’insécurité. Dormir dans des chantiers en construction où sur la terrasse des gens n’a rien de rassurant d’autant plus que je suis une femme. »

Se sentant abandonnée, elle ne cache pas sa frustration envers son parti, l’UFDG, qui ne lui apporte aucune assistance et aucune attention. A la question de savoir est-ce qu’elle a été contactée par les ONG guinéennes s’intéressant au sort des victimes du massacre du 28 septembre 2009, elle sourit timidement et répond par la négative.

« Je n’ai été contactée par personne. Ni même par l’association des victimes du massacre du 28 septembre 2009. Si vous ne m’aviez pas donnée l’opportunité de m’exprimer en ce jour marquant le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre, personne n’allait même se rappeler de mon existence », soutient-elle.

C’est avec fulgurance qu’elle passe du rire à la mélancolie, de la colère à la détermination de rentrer en Guinée afin de poursuivre la lutte pour l’instauration d’un vrai Etat de droit, socle de tout développement.

Par Alpha Amadou Diari Diallo, blogueur guinéen vivant à Dakar

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Éliminatoires CHAN 2020 : voici la liste des 23 joueurs retenus contre le Sénégal

18 septembre 2019 à 19 07 08 09089

Dans l’après-midi de ce mercredi, 18 septembre 2019, le sélectionneur du syli local a rendu public la liste définitive des 23 joueurs qui affronteront les sénégalais le samedi prochain, 21 septembre, à Dakar, au Sénégal. Selon Kanfory Lappé Bangoura, qui a animé la conférence de presse, ce match se déroule dans le cadre du deuxième tour des éliminatoires du CHAN 2020, zone Ouest A, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui revient du stade du 28 septembre.

Voici la liste des 23 joueurs

Kanfory Lappé Bangoura, entraîneur du syli local

Gardiens : Moussa Camara (Horoya), Sékouba Camara (AS Kaloum), Nouhan Condé (CI Kamsar)

Défenseurs : Mohamed Hady Soumah (Santoba FC), Abdoulaye Naby Camara (CI Kamsar), Ibrahima Sory Doumbouya (Wakriya C), Abou Mangué Camara (Horoya), Alseny Camara (Horoya), Naby Camara (Hafia FC), Mohamed Bangoura (Santoba)

Milieux : Mory Kanté (SAG de Siguiri), Ibrahima Sory Camara (Santoba), Sankoumba Sylla (Fello Star), Morlaye Sylla (Horoya), Michel Millimono (CI Kamsar), Jean Mousté (Hafia FC), Alpha Oumar Sow (Lélou FC)

Attaquants : Ousmane Bangoura (Santoba), Ousmane Camara (Santoba), Ibrahima Sylla (Hafia), Victor Kantabadouno (Wakriya), Kerfalla Keita (ASFAG), Mamadouba Bangoura (AS Kaloum).

A suivre !

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25

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PMU-LONAGUI : Grenier joue et …perd !

26 juillet 2019 à 18 06 19 07197

C’est maintenant connu. A l’instar de la LONASE (Sénégal), de la LONACI (Côte d’Ivoire) ou encore de la LONAB (Burkina Faso), et bien d’autres encore, la LONAGUI (Guinée) est bien décidée à se lancer dans l’exploitation d’au moins un segment des jeux. Se contenter juste, contrairement à la plupart de ses homologues du continent, à faire de la régulation apparaît plutôt comme une anomalie. Alors qu’elle détient le monopole de l’organisation des jeux de hasard et assimilés en Guinée, même si elle a également la latitude, pour telle ou telle raison, de concéder à des opérateurs privés l’exploitation de tel ou tel type de jeu. Ce qu’elle continue de faire d’ailleurs avec des sociétés privées de la place (lotos, paris sportifs, etc.).

Pourquoi avoir choisi le pari sur les courses hippiques (PMU), pourrait-on logiquement se demander.

D’abord une question d’opportunité. Signée pour une durée de dix ans en 2009, la concession accordée à la société WINIYA de Jean-Jacques Grenier arrive à son terme le 4 août prochain. La reprise du PMU par la LONAGUI à la fin de la concession lui fait, en principe, l’économie de la gestion d’une situation de rupture de contrat.

En sus de ce qui précède, en portant son dévolu sur le produit phare des jeux en Guinée (et dans la sous-région), la direction générale et le conseil d’administration se donnent les moyens de réaliser les principales tâches que leur assigne la tutelle : rapporter beaucoup plus d’argent à l’Etat et s’impliquer davantage dans des activités culturelles, sportives, économiques, etc.

A titre de comparaison, ce que WINIYA se targue de rapporter au trésor public est infime, aux côtés de la manne que représentent pour l’Etat sénégalais les recettes issues de l’exploitation du PMU par la société publique LONASE. Autre exemple dans un autre pays voisin : outre les recettes engrangées pour le compte du trésor public, l’important soutien que la LONACI apporte à la fédération ivoirienne de football par le biais d’un partenariat qui ne date pas d’aujourd’hui. Notamment grâce au PMU.

Jouer la carte de la bravade ?

A une dizaine de jours de la date fatidique du 4 août 2019, le processus de reprise continue. La LONAGUI règle les derniers détails techniques, tout en multipliant les contacts avec les différents acteurs (personnel administratif et technique, revendeurs, différents prestataires, etc.), afin d’être prête le jour ‘’J’’.

Evidemment, du côté de Jean Jacques Grenier et de WINIYA aussi l’on n’est pas inactif. Le travail d’enfumage continue avec son lot d’intox, de fausses informations.

Le tribunal du commerce saisi par une personne morale (WINIYA) contre une autre (LONAGUI), ne manquera pas de s’apercevoir, sans même aller dans le fond, que cette démarche est en soi une violation du contrat de concession.

En dépit de ses coups d’épée dans l’eau, Grenier a toujours du mal à accepter une situation sur laquelle il n’a pourtant aucun contrôle : c’en est bien fini de la mainmise de WINIYA sur le PMU en Guinée !

Selon certains de ses proches, il serait tout de même prêt à jouer sa dernière carte. Braver, non pas seulement l’organe de régulation, mais l’autorité étatique en général, en continuant des activités qui, au-delà des limites de son contrat, seraient alors tout à fait illégales,

Sacré Grenier !

F. Diariou Baldé

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