Tony Elumelu au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique

20 novembre 2019 à 9 09 57 115711
De gauche à droite : Pierre Buyoya, ancien Président du Burundi et Représentant de l’Union africaine ; SE Mohamed Ould Ghazouani, Président de la République de Mauritanie ; SE Macky Sall, Président du Sénégal, Florence Parly, Ministre française de la Défense, et Tony. O. Elumelu, Fondateur, Tony Elumelu Foundation et Président du Groupe United Bank for Africa (UBA)) ; lors d’un Panel de haut-niveau sur la paix et la sécurité en Afrique au Forum international de Dakar le 18 Novembre 2019

« L’agenda du développement de l’Afrique doit donner la priorité à la création d’emplois, à la croissance inclusive et à la diversité des genres pour la paix et la stabilité sur le continent », a déclaré Tony Elumelu au Forum de Dakar

Dakar, Sénégal, 18 novembre 2019 – Tony. O. Elumelu Fondateur de la Fondation Tony Elumelu (TEF) et président du Groupe United Bank for Africa (UBA) a suggéré la création d’emplois pour les jeunes, la croissance inclusive et la diversité des genres en tant que domaines prioritaires du programme de développement de l’Afrique visant à instaurer la paix et la stabilité le continent.

Il a fait cette déclaration lors d’un panel de haut niveau en présence de Son Excellence Macky Sall, Président de la république du Sénégal, et Mohamed Ould Ghazouani, Chef de l’Etat mauritanien, Florence Parly , Ministre française de la Défense ; et Pierre Buyoya, ancien président du Burundi et représentant de l’Union africaine.

M. Elumelu a souligné la nécessité de s’attaquer en urgence au problème de la pauvreté, cause fondamentale de l’extrémisme en Afrique. « Nous savons, et nous disons, que la pauvreté, où qu’elle sévit, est une menace pour l’humanité partout dans le monde. Ce qui se manifeste dans ce que nous appelons une absence de sécurité ou terrorisme, ou l’extrémisme qui trouve en réalité sa cause profonde dans la pauvreté et le chômage. Sans vouloir vous offenser, nous pouvons organiser 101 séminaires comme celui-ci, mais à moins que nous ne commencions à prendre à-bras-le-corps la problématique de la pauvreté et du chômage de nos jeunes, ils continueront à être victimes d’endoctrinement par des personnes qui n’ont aucune perspective d’avenir, et ils continueront à s’engager dans l’extrémisme » a-t-il fait savoir.

Il a renchéri que s’il est sans doute important de discuter de stratégie militaire, et d’autres moyens pour faire face à l’insurrection, une paix durable ne peut être atteinte à long terme, qu’en investissant dans nos jeunes à travers l’Afrique.

SE Macky Sall a pour sa part reconnu la nécessité pour le secteur public de collaborer avec le secteur privé pour venir à bout de la pauvreté sur le continent. Il a déclaré que « les menaces ne peuvent être prises en charge de manière fragmentaire, car les défis ne connaissent pas de frontières. » Il a appelé à une approche plus collaborative pour combattre la violence et l’extrémisme afin de doper les investissements en Afrique.

M. Elumelu a mis en exergue l’impact du programme de l’entreprenariat des jeunes de la Fondation Tony Elumelu d’un budget de 100 millions de dollars comme l’une des initiatives pratiques du secteur privé en Afrique pouvant contribuer à apporter la paix et la stabilité sur le continent. Il a par ailleurs évoqué le partenariat entre le Programme des Nations Unies Programme (UNDP) et la Fondation Tony Elumelu (TEF) visant à accompagner 100.000 jeunes Africains sur une période de 10 ans avec un accent particulier sur la région du Sahel pour sa première année. Parlant également des partenariats du TEF avec d’autres agences internationales de développement telles que la GIZ et le CICR, M. Elumelu a rappelé que seules «des activités et des interventions de ce type contribueraient à donner de l’espoir économique aux populations de cette partie du monde et à les rendre moins exposées à l’extrémisme. Nous soutenons ces jeunes et nous commençons à voir comment leur réussite se fait sentir dans leur environnement ».

Selon M. Elumelu « les entreprises ne peuvent pas prospérer là où règne l’extrémisme, là où les gens craignent pour leur vie. Il sera encore plus difficile d’attirer les investisseurs privés nécessaires aux grands projets d’infrastructure et aux investissements à long terme susceptibles de contribuer à la stabilité de notre économie ».

M. Elumelu a toutefois terminé sur une note positive, appelant toutes les parties prenantes à collaborer pour gagner la guerre contre la pauvreté et l’insécurité. «Nous pouvons tous faire beaucoup – le secteur privé, le gouvernement et les partenaires de développement – en veillant à tout mettre en œuvre pour vaincre le terrorisme et faisant le maximum pour retenir nos jeunes tentés de traverser la Méditerranée dans des conditions périlleuses, en quête de vie meilleure, alors que nous avons en Afrique plus d’opportunités et de ressources. Nous devons travailler la main dans la main pour faire en sorte que l’extrémisme soit totalement éradiqué en Afrique. C’est possible, mais nous devons travailler ensemble pour atteindre cet objectif », a-t-il conclu.

Transmis par le service de communication de UBA en Guinée

Lire

Vers une meilleure gestion du foncier en Guinée, la société civile entame une série d’actions

30 octobre 2019 à 13 01 11 101110

Parvenir à une gestion rationnelle et durable du foncier en Guinée, telle est l’ambition de la plate forme multi-acteurs mise en place avec l’appui de ACORD Guinée, Association de Coopération et de Recherches pour le Développement et ses partenaires comme la FAO, l’Agence Française de développement et la Coopération allemande. Une centaine de participants venus des départements de l’Agriculture, de l’Environnement, de l’Aménagement de la ville, mais également de la société civile et du milieu universitaire étaient présents.

Prenant la parole, le Directeur Pays de ACORD, Macky BAH dira que « notre pays est confronté à de nombreux problèmes lies au foncier malgré les efforts fournis par l’Etat Guinéen et l´OMVS, les résultats enregistrés ne sont pas encore à la hauteur des attentes. Dans cette zone du bassin du fleuve Sénégal (Moyenne Guinée), vitale pour la sécurité alimentaire du pays, la dégradation des espaces ligneux (forêts classées, notamment), la dégradation de l’environnement à travers la coupe abusive du bois, les cultures itinérantes sur brûlis, la surexploitation des mares et autres plans d’eau constituent des défis majeurs aujourd’hui pour la survie des populations. Face à ces défis, le Gouvernement Guinéen a engagé, depuis 2013, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, un processus de réforme foncière transparent, inclusif et participatif en vue de mieux adapter ses instruments juridiques dans une perspective de sécurité alimentaire viable et durable. A ce titre, dans ce processus réformateur, deux feuilles de route ont été parallèlement élaborées : (i) une étude issue de l’organisation des États Généraux sur le Foncier et de la réalisation du Cadre d’Analyse de la Gouvernance Foncière sous l’égide du Ministère de la Ville et de l’aménagement du territoire et (ii) une étude sur « la situation foncière dans le secteur agricole et en milieu rural».

Ainsi, l’objectif de cette rencontre selon Macky BAH, « vise à mener des réflexions sur les synergies à développer en vue d’une meilleure cohésion et coordination des activités et des politiques dans le cadre de la gouvernance foncière. Il s’agira également d’échanger sur le processus des réformes foncières engagées par le Gouvernement Guinéen en vue de réactualiser le plan d’actions élaboré en 2018 pour la dissémination et l’opérationnalisation des Directives volontaires au niveau national, dans les communes rurales (CR) et dans le bassin du fleuve Sénégal ».

M.BAH poursuit en rappelant que depuis 2017, de nombreuses actions entreprises ont permis jusque là « d’œuvrer vers une gouvernance responsable des régimes fonciers applicable aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale (Directives Volontaires) constituent un outil pertinent pour aborder les enjeux et les défis à relever au regard du développement durable et de la sécurité alimentaire, notamment en milieu rural : terroirs communautaires non délimitées et souvent mal cernées, surfaces agricoles utiles non exploitées, aménagements publics et privés non valorisés, espaces ligneux dégradés, zones de parcours des éleveurs transhumants non matérialisées, zones agricoles non délimitées, mares surexploitées, accès à la terre pour les couches sociales à statut précaires souvent peu ou pas assuré…. ». C’est pourquoi, un des défis de la plate forme, selon lui, sera de contribuer à résoudre ces questions notamment en milieu rural, où les problèmes fonciers sont plus pressants, à cause notamment du droit coutumier et des conflits liés à la terre, notamment l’accès difficile pour les femmes à ces terres.

Il est ensuite revenu à Mme Aïssata YATTARA de la CNOPG, la confédération nationale des organisations paysannes, de se réjouir de la tenue de cette rencontre, qui, espère t’elle, permettra de prendre en compte les besoins réels des « petits producteurs » en milieu rural, confrontés à de nombreuses difficultés à l’image de l’accès aux terres, les moyens techniques et logistiques pour développer l’agriculture, pilier de tout développement durable.

Quant au Représentant du Représentant de la FAO, M. Mohamed Sankoumba FADIGA, ces initiatives s’inscrivent dans les priorités de son institution qui visent à contribuer à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté. Il s’agira, d’engager des actions en vue de réactualiser le plan d’action de la dite plate-forme, dans le cadre du projet régional qui vise à intégrer la République de Guinée dans un projet intitulé, « une gouvernance foncière améliorée pour une prospérité dans le cadre de l’OMVS, l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal… ».

Il a terminé son propos, en réitérant toute la disponibilité de son institution à poursuivre l’appui à ACORD GUINEE, pour une gestion durable des ressources naturelles en général et les questions agricoles et foncières en particulier, et à l’amélioration de la sécurité alimentaire en Guinée aux cotés de l’Etat Guinéen.

Présidant la cérémonie, le Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture, M. Famoi BEAVOGUI, soutiendra que « la question du foncier est une question à la fois complexe, délicate et sensible, qui ne saurait être résolue sans un cadre juridique approprié et une large sensibilisation des acteurs concernés par le secteur. Faute de quoi, nous allons continuer à assister à des conflits liés à la terre, des conflits parfois aux conséquences incalculables, pouvant aboutir à des pertes en vie humaines, comme ce que l’on constate dans certaines régions du pays… ».

Cette rencontre est une occasion aussi de partager les expériences vécues par les acteurs sur le terrain, dans le cadre de la gestion des terres, des pêches et des ressources en eau, dans un contexte de changement climatique et des différents conflits liés à leurs gestions. Toujours selon M.BEAVOGUI, son département a élaboré des actions comme la tenue des états généraux sur le foncier et les enjeux fonciers, le diagnostic du foncier rural en République de Guinée, ceci avec l’appui des partenaires techniques et financiers du pays.

Ces actions, devraient permettre à une meilleure gestion des ressources naturelles dont le foncier dans notre pays, dira l’intervenant, avant de signifier que son département sera toujours disponible à poursuivre l’accompagnement des acteurs dans cette perspective.

La présentation des initiatives en cours dans la mise en œuvre de la plate forme multi-acteurs en ce qui concerne « la loi d’orientation agricole, les activités de communication sur le foncier, les directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forets ».

Pour mettre en œuvre toutes ces initiatives justement, un plan d’action avec l’identification des actions prioritaires a été élaboré et amendé pour la circonstance.

Les travaux se sont achevés sur une note d’espoir et d’engagement, le tout, dans la perspective d’une gestion responsable et durable du foncier en Guinée, pour le bénéfice des populations rurales surtout, qui souffrent justement des problèmes liés au foncier.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

Lire

« Non au 3ème mandat en Guinée » : « Y’en a marre » annonce une manifestation à Dakar

25 octobre 2019 à 12 12 12 101210

La lutte contre un changement de la Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de faire un troisième mandat à la tête de la Guinée n’est plus l’apanage de seuls guinéens. En dehors des frontières guinéennes, les intelligences s’expriment : « Si la Guinée est déstabilisée, le Sénégal ne sera pas épargné », a fait observer Fadel Barro du mouvement « Y’en a marre ».

Déjà, ce mouvement annonce une première manifestation de soutien au FNDC à la place de l’Obélisque à Dakar le 02 novembre 2019 pour contraindre le président Alpha Condé à renoncer à son projet de présidence à vie en République de Guinée.

Ci-dessous, une vidéo de Dakaractu :

Lire

Massacre du 28 septembre 2009 : à la rencontre d’une victime qui vit dans la misère à Dakar

1 octobre 2019 à 14 02 34 103410

Le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre 2009 dans le stade du même nom à Conakry a été commémoré en fin de semaine dernière en Guinée. Une date renfermant souvenirs traumatisant et colère frénétique chez la plupart des victimes encore vivantes qui ne réclament que la justice. C’est le cas de Fatoumata Barry qui a fui le pays après ces douloureux événements pour se réfugier dans la capitale sénégalaise.

Comme beaucoup de guinéens, elle a suivi la sortie médiatique du ministre guinéen de la justice par intérim à la veille de cette date anniversaire. Mohamed Lamine Fofana a tenu à rassurer que son département est à pied d’œuvre pour permettre la bonne tenue du procès. Il promet qu’avant la fin de l’année, il y aura une évolution dans le dossier.

Nonobstant ces propos du ministre guinéen de la justice qui peuvent constituer une lueur d’espoir pour ces nombreuses victimes qui ont soif de justice, Fatoumata Barry est loin d’être rassurée. Pour elle, il ne s’agit là que d’une simple promesse qui, comme les précédentes, ne sera pas suivie d’effet. Car certaines personnes inculpées par la justice guinéenne continuent de bénéficier du soutien et de l’appui de l’actuel chef de l’Etat Alpha Condé.

Fatoumata Barry qui vit dans des conditions extrêmement difficiles à Dakar, explique qu’elle arrive à survivre grâce à son petit commerce. Elle vend du thé et des bonbons.

Un petit commerce dont les bénéfices ne lui permettent pas de se nourrir à sa faim, encore moins se prendre une chambre. C’est pourquoi, elle est actuellement sans domicile fixe dans la capitale sénégalaise. C’est avec beaucoup d’inquiétudes et d’impuissance qu’elle assiste à la tombée de chaque nuit. Car cette période représente pour elle celle de tous les dangers.

Avec un air triste, elle lance : « ma situation est critique. Sans maison, je suis dans l’insécurité. Dormir dans des chantiers en construction où sur la terrasse des gens n’a rien de rassurant d’autant plus que je suis une femme. »

Se sentant abandonnée, elle ne cache pas sa frustration envers son parti, l’UFDG, qui ne lui apporte aucune assistance et aucune attention. A la question de savoir est-ce qu’elle a été contactée par les ONG guinéennes s’intéressant au sort des victimes du massacre du 28 septembre 2009, elle sourit timidement et répond par la négative.

« Je n’ai été contactée par personne. Ni même par l’association des victimes du massacre du 28 septembre 2009. Si vous ne m’aviez pas donnée l’opportunité de m’exprimer en ce jour marquant le 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre, personne n’allait même se rappeler de mon existence », soutient-elle.

C’est avec fulgurance qu’elle passe du rire à la mélancolie, de la colère à la détermination de rentrer en Guinée afin de poursuivre la lutte pour l’instauration d’un vrai Etat de droit, socle de tout développement.

Par Alpha Amadou Diari Diallo, blogueur guinéen vivant à Dakar

Lire

Éliminatoires CHAN 2020 : voici la liste des 23 joueurs retenus contre le Sénégal

18 septembre 2019 à 19 07 08 09089

Dans l’après-midi de ce mercredi, 18 septembre 2019, le sélectionneur du syli local a rendu public la liste définitive des 23 joueurs qui affronteront les sénégalais le samedi prochain, 21 septembre, à Dakar, au Sénégal. Selon Kanfory Lappé Bangoura, qui a animé la conférence de presse, ce match se déroule dans le cadre du deuxième tour des éliminatoires du CHAN 2020, zone Ouest A, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui revient du stade du 28 septembre.

Voici la liste des 23 joueurs

Kanfory Lappé Bangoura, entraîneur du syli local

Gardiens : Moussa Camara (Horoya), Sékouba Camara (AS Kaloum), Nouhan Condé (CI Kamsar)

Défenseurs : Mohamed Hady Soumah (Santoba FC), Abdoulaye Naby Camara (CI Kamsar), Ibrahima Sory Doumbouya (Wakriya C), Abou Mangué Camara (Horoya), Alseny Camara (Horoya), Naby Camara (Hafia FC), Mohamed Bangoura (Santoba)

Milieux : Mory Kanté (SAG de Siguiri), Ibrahima Sory Camara (Santoba), Sankoumba Sylla (Fello Star), Morlaye Sylla (Horoya), Michel Millimono (CI Kamsar), Jean Mousté (Hafia FC), Alpha Oumar Sow (Lélou FC)

Attaquants : Ousmane Bangoura (Santoba), Ousmane Camara (Santoba), Ibrahima Sylla (Hafia), Victor Kantabadouno (Wakriya), Kerfalla Keita (ASFAG), Mamadouba Bangoura (AS Kaloum).

A suivre !

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25

Lire

PMU-LONAGUI : Grenier joue et …perd !

26 juillet 2019 à 18 06 19 07197

C’est maintenant connu. A l’instar de la LONASE (Sénégal), de la LONACI (Côte d’Ivoire) ou encore de la LONAB (Burkina Faso), et bien d’autres encore, la LONAGUI (Guinée) est bien décidée à se lancer dans l’exploitation d’au moins un segment des jeux. Se contenter juste, contrairement à la plupart de ses homologues du continent, à faire de la régulation apparaît plutôt comme une anomalie. Alors qu’elle détient le monopole de l’organisation des jeux de hasard et assimilés en Guinée, même si elle a également la latitude, pour telle ou telle raison, de concéder à des opérateurs privés l’exploitation de tel ou tel type de jeu. Ce qu’elle continue de faire d’ailleurs avec des sociétés privées de la place (lotos, paris sportifs, etc.).

Pourquoi avoir choisi le pari sur les courses hippiques (PMU), pourrait-on logiquement se demander.

D’abord une question d’opportunité. Signée pour une durée de dix ans en 2009, la concession accordée à la société WINIYA de Jean-Jacques Grenier arrive à son terme le 4 août prochain. La reprise du PMU par la LONAGUI à la fin de la concession lui fait, en principe, l’économie de la gestion d’une situation de rupture de contrat.

En sus de ce qui précède, en portant son dévolu sur le produit phare des jeux en Guinée (et dans la sous-région), la direction générale et le conseil d’administration se donnent les moyens de réaliser les principales tâches que leur assigne la tutelle : rapporter beaucoup plus d’argent à l’Etat et s’impliquer davantage dans des activités culturelles, sportives, économiques, etc.

A titre de comparaison, ce que WINIYA se targue de rapporter au trésor public est infime, aux côtés de la manne que représentent pour l’Etat sénégalais les recettes issues de l’exploitation du PMU par la société publique LONASE. Autre exemple dans un autre pays voisin : outre les recettes engrangées pour le compte du trésor public, l’important soutien que la LONACI apporte à la fédération ivoirienne de football par le biais d’un partenariat qui ne date pas d’aujourd’hui. Notamment grâce au PMU.

Jouer la carte de la bravade ?

A une dizaine de jours de la date fatidique du 4 août 2019, le processus de reprise continue. La LONAGUI règle les derniers détails techniques, tout en multipliant les contacts avec les différents acteurs (personnel administratif et technique, revendeurs, différents prestataires, etc.), afin d’être prête le jour ‘’J’’.

Evidemment, du côté de Jean Jacques Grenier et de WINIYA aussi l’on n’est pas inactif. Le travail d’enfumage continue avec son lot d’intox, de fausses informations.

Le tribunal du commerce saisi par une personne morale (WINIYA) contre une autre (LONAGUI), ne manquera pas de s’apercevoir, sans même aller dans le fond, que cette démarche est en soi une violation du contrat de concession.

En dépit de ses coups d’épée dans l’eau, Grenier a toujours du mal à accepter une situation sur laquelle il n’a pourtant aucun contrôle : c’en est bien fini de la mainmise de WINIYA sur le PMU en Guinée !

Selon certains de ses proches, il serait tout de même prêt à jouer sa dernière carte. Braver, non pas seulement l’organe de régulation, mais l’autorité étatique en général, en continuant des activités qui, au-delà des limites de son contrat, seraient alors tout à fait illégales,

Sacré Grenier !

F. Diariou Baldé

Lire

« Le Procureur de la République de Guinée doit s’auto–saisir…» (HSF)

21 juillet 2019 à 8 08 47 07477

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, Mamadou Barry, un jeune guinéen, d’une trentaine d’années, a été tué à Rouen, en France, par des supporters algériens, parce que lui supportait l’équipe du Sénégal pour la finale de la CAN qui se jouait dans la soirée du vendredi, 19 juillet 2019, au Caire, en Egypte.

Après avoir succombé à ses blessures, plusieurs Guinéens expriment leur colère face à ce crime. Mais, aucune autorité (ni guinéenne, ni française, encore moins sénégalaise) ne s’est encore exprimée sur ce meurtre.

Pour sa part, dans un courrier dont Guineematin.com a reçu copie, l’organisation internationale de défense, d’orientation et d’intégration de migrants Horizon Sans Frontières (Horizon Sans Frontière) a condamné cet assassinat de Mamoudou Barry, tout en demandant au Procureur de la République de Guinéen de s’auto-saisir « ne serait-ce que pour permettre à son homologue français de déclencher une procédure judiciaire ».

Membre du laboratoire du Centre Universitaire Rouennais d’Etudes Juridiques, Mamadou Barry, spécialiste des questions fiscales, minières, douanières, pétrolières et gazières de l’Afrique francophone, était chercheur associé et consultant en Droit. Ce jeune marié à une femme et père d’une fille enseignait à l’Université de Rouen.

Paix à son âme, amine !

A suivre !

Lire

Disqualification du Syli Cadet : Thierno Saidou Diakité demande « d’identifier les responsables »

12 juillet 2019 à 20 08 47 07477
Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif

La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a procédé au tirage au sort des groupes de la Coupe du Monde de football des moins de 17 ans, hier jeudi 11 juillet 2019, en maintenant le Sénégal en lieu et place de la Guinée. L’instance dirigeante du football mondial confirme ainsi la décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) qui exclut la Guinée de cette compétition pour avoir fraudé sur l’âge de deux de ses joueurs. Rencontré par un reporter de Guineematin.com au lendemain de cette décision, Thierno Saidou Diakité, consultant sportif, a regretté cet état de fait.

L’équipe cadette guinéenne ne sera pas au rendez-vous de la coupe du monde de sa catégorie qui va se jouer au Brésil en novembre prochain. C’est désormais le Sénégal qui jouera à cette compétition, d’après la décision rendue par la CAF et entérinée par la FIFA qui a constitué les poules à cet effet.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com sur cette disqualification du Syli Cadet au profit du Sénégal, Thierno Saidou Diakité a déploré ce qui est entrain d’arriver au football guinéen. « J’ai appris cette information avec regret, déception et un sentiment de révolte. Parce que, figurez-vous, c’est l’avenir et la carrière sportive de nos jeunes footballeurs qui sont ainsi compromis. Parce que, selon le jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football, la Guinée ne prendra part aux deux prochaines éditions de la CAN des cadets, ils vont rendre les médailles d’argent et on va payer une amende de 100 mille dollars. Ça veut dire que le football prend un sérieux coup et c’est vraiment dommage pour notre pays », a-t-il regretté.

Dès après l’annonce de la décision de la CAF excluant l’équipe guinéenne au profit du Sénégal, le président de la Fédération Guinéenne de Football, à travers un pool d’avocats, avait saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui n’a pas encore donné sa décision. Pour Thierno Saidou Diakité, les chances de la Guinée devant le TAS sont minimes car, soutient-il « les gens disent que généralement, le TAS ne contredit pas systématiquement une décision de la FIFA ou du jury disciplinaire de la CAF. Cela veut dire qu’à l’aboutissement de cette procédure, on risque de confirmer la décision qui vient d’être prise puisque le tirage au sort ayant été fait hier. Du 05 au 27 novembre, les équipes concernées vont disputer la compétition au Brésil. C’est bien dommage pour notre pays. Moi, je souhaite vivement que si ça se confirme, que le comité exécutif de la Fédération Guinéenne de Football instruise une enquête interne pour qu’on essaye d’identifier les responsables de ce problème. Parce qu’on a établi deux dates de naissances différentes pour les deux joueurs. Ce qui est une faute administrative. Il faut donc qu’on essaye de mettre fin à ce genre de pratiques qui vont pénaliser le football guinéen ».

En outre, Thierno Saidou Diakité a salué l’audit instruit par le Premier ministre sur les fonds utilisés par le ministère des Sports, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations où la Guinée a été humiliée en 8ème de finale. « Il faut qu’on prenne l’habitude de la rédevabilité. C’est-à-dire que, lorsqu’on gère les deniers publics, qu’on puisse être en mesure d’expliquer qu’est-ce qu’on a fait de ces deniers. C’est une bonne chose. Mais, je souhaite qu’au delà du rapport qui va lui être communiqué dans deux semaines, que s’il y a des deniers indûment utilisés, que les responsables soient identifiés et qu’ils soient sanctionnés. Il faut qu’on rompe maintenant avec cette culture de l’impunité et qu’on puisse gérer avec rigueur, transparence les deniers publics ».

Enfin, Thierno Saidou Diakité souhaite que les responsables du football guinéen tirent les leçons des différents échecs enregistrés par notre pays pour le rayonnement de notre football.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Conakry : acteurs de la société civile et ONG échangent autour des droits de l’enfant

27 juin 2019 à 19 07 22 06226

La Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant luttant contre la Traite des Enfants en Guinée (COLTE/CDE), en partenariat avec Save the Children, se penche sur la Convention relative aux Droits de l’Enfant en Guinée. C’est dans ce cadre qu’elle a organisé un atelier de partage et de vulgarisation des recommandations et observations finales de février 2019 sur ladite convention. L’atelier a pris fin ce jeudi 27 juin 2019, au siège du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à Taouyah, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Elhadj Birahim Sidibé, manager du programme régional de Save the Children au Sénégal,
Elhadj Birahim Sidibé

Cette formation de trois jours était destinée à une trentaine de jeunes issus des associations de protection des droits de l’enfant. Dans son intervention, Elhadj Birahim Sidibé, manager du programme régional de Save the Children au Sénégal, a fait savoir que cet atelier rentre dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du comité des droits de l’enfant des Nations Unies.

Selon lui, « ce sont des recommandations qui ont été formulées à l’endroit de l’Etat guinéen et que la société civile, dans le cadre de sa mission de suivi de la mise en œuvre de ces recommandations, a procédé pendant trois jours dans ces locaux au partage de ces recommandations entre organisations de la société civile ; mais surtout à l’élaboration d’un plan de suivi de la mise en œuvre de ces recommandations. C’est un plan qui va être mis en œuvre sur cinq (5) ans. Donc, d’ici à 2025, pour identifier ensemble des actions en termes de réponse directe comme guise de contribution de la société civile à la réalisation de ces recommandations, mais aussi des actions de plaidoyer à l’endroit de l’Etat qui est le responsable suprême de la réalisation des droits de l’enfant. Donc, plaidoyer à l’endroit de l’Etat, pour que l’Etat prenne les mesures en termes de loi, en termes de décret, en termes de mise en place d’un cadre institutionnel qui soit favorable à la réalisation du droit de l’enfant ».

Parlant de ces recommandations, monsieur Sidibé a laissé entendre qu’elles sont nombreuses : « Cela part de l’éducation, de la santé, de la protection, de la nutrition, de l’enregistrement des naissances. Bref, l’ensemble des problématiques des droits de l’enfant qui se posent en Guinée et que l’Etat ainsi que ses partenaires et l’ensemble des organisations de la société civile travaillent depuis des décennies maintenant.(…) Pour avoir été l’animateur en chef de cet atelier, je pense que les objectifs que nous nous sommes fixés ont été largement atteints. Parce que les objectifs ont été fixés à plusieurs niveaux : le premier objectif, c’était d’abord de rendre public, de partager ces recommandations qui il faut l’avouer restaient entre les mains de quelques organisations ou de quelques individus. Aujourd’hui, on a l’avantage que la société civile guinéenne, réunie ici au tour d’au-moins une trentaine d’organisations ont eu connaissance de ces recommandations qui sont formulées par le comité Droit des Nations Unies à l’endroit de l’Etat guinéen ».

De son coté, Mamadou Moudjitaba Diallo, coordinateur de la Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant luttant contre la Traite des Enfants, initiateur du présent atelier, s’est réjoui de la tenue de cette formation. Selon lui, sa coalition qui a pour axe d’intervention, le domaine de l’enfance en Guinée, fait partie de ceux qui ont proposé ces recommandations. « Je vous rappelle que dans le cycle de suivi de cette convention relative aux Droits de l’enfant, chaque cinq ans, le gouvernement doit envoyer un rapport périodique, aller le présenter. Et, la société civile aussi doit élaborer un rapport, qu’on appelle rapport alternatif complémentaire, l’envoyer au comité des Droits de l’enfant de Genève et aller le présenter. C’est à l’issue de l’examen de ces deux rapports que le comité formule les recommandations à l’Etat guinéen pour améliorer le respect du droit de l’enfant dans notre pays. Donc, quand ces recommandations viennent, chaque cinq ans nous avons aussi le devoir de le partager avec les organisations intervenant dans le domaine de l’enfance en Guinée », a-t-il fait remarquer.

Abdourahmane Bah, trésorier du parlement des enfants
Abdourahmane Bah

Au nom des participants, Abdourahmane Bah, trésorier du parlement des enfants a remercié les initiateurs. Selon lui, ce type d’initiatives « permet de relever, en effet, le socle qui aujourd’hui pèse sur les enfants en Guinée. A notre niveau, ce que nous pouvons faire, c’est des séances de plaidoyers à l’endroit des autorités étatiques. Parce qu’il faut savoir aussi, c’est le contexte politique qui peut changer les choses, parce que nous à notre niveau, nous faisons des plaidoyers, nous nous adressons aux autorités étatiques, mais à la communauté. Parce que l’un des premiers maillons protecteurs des enfants, c’est la famille et puis vient la communauté et ensuite pour finir l’Etat intervient. Donc, il faut que toute cette échelle, au niveau de la société, puisse jouer son rôle pour l’émancipation des enfants en Guinée ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

PMU : le pari gagnant de la LONAGUI ?

16 juin 2019 à 22 10 19 06196

Créée par un décret en 2000, la Loterie nationale de Guinée (LONAGUI) serait-elle sur le point de rompre avec la routine qui la caractérise depuis ? On pourrait bien le croire, avec cette volonté de la nouvelle direction d’aller au-delà du simple rôle de régulation (police des jeux, paiement des licences et des redevances, etc.) pour se lancer dans l’exploitation d’au moins un type de jeu.

Une option d’ores et déjà entérinée par l’assemblée générale du tout aussi nouveau conseil d’administration.

En tout cas ce serait une étape de franchie pour la réalisation de l’une des principales tâches assignées à la société par sa tutelle : rapporter plus de recettes à l’Etat. Juste en mettant un terme à ce qui est jusque-là (quasiment) l’exception guinéenne dans la sous-région, et même ailleurs. Entre autres exemples, la LONASE au Sénégal et la LONACI en Côte d’Ivoire font dans l’exploitation du PMU depuis des lustres, et engrangent ainsi des recettes sans commune mesure avec celles que la LONAGUI tire des activités de l’opérateur privé WINIYA.

Ce qui explique en grande partie ce choix porté sur les courses hippiques, à la suite d’un travail de prospection mené sur le terrain. Une décision, il faut le dire, qui tombe à pic : par un hasard de calendrier elle coïncide opportunément avec la fin de la concession de dix ans accordée à la société WINIYA de Jean-Jacques Grenier (par ailleurs patron de GETMA-Guinée), à l’époque de la transition militaire dirigée par le CNDD.

Ce qui évite aux deux parties la gestion d’une situation de rupture abusive (ou de résiliation) d’un contrat qui arrive à son terme le 4 août prochain. Et comme la LONAGUI semble bien décidée à se lancer dans la course, en exploitant le PMU à l’instar de la plupart de ses homologues de la sous-région, elle n’aura pas en l’occurrence de contrat de concession à signer avec une autre société privée. Cependant, il va sans dire qu’elle devra travailler avec des partenaires sur les volets techniques, stratégiques et autres, surtout qu’il s’agit de courses qui se déroulent sur des hippodromes français (Paris-Vincennes, Auteuil, Enghien, Chantilly, etc.).

Quel sort pour les employés actuels ?

« Qu’allons-nous devenir » ? Une question lancinante qui hante certainement les nuits de nombreux employés de WINIYA. Le sort des travailleurs actuels du PMU est d’une grande importance, puisque ce sont, au bas mot, des centaines d’emplois directs et indirects qui sont concernés.

Mais, s’il faut se fier à certaines indiscrétions, aux yeux des autorités de la LONAGUI cette situation est plutôt perçue comme une aubaine. Tout en évitant aux employés et à leurs familles les affres du chômage, leur maintien (ou leur reprise, si on veut), va permettre au nouvel exploitant d’être rapidement opérationnel grâce à une main d’œuvre qualifiée et disponible.

Et dire qu’il y a longtemps que la LONAGUI aurait pu franchir ce pas sans qu’on ne parle de véritable réforme, encore moins d’abus d’autorité.

En effet, selon le décret qui l’a portée sur des fonts baptismaux et les statuts qui la régissent, la société dispose du droit de patrimoine et de monopole sur l’organisation, l’exploitation et la régulation des jeux de hasard, de loterie et assimilés sur toute l’étendue du territoire national.

Le plus grand pari à gagner, en choisissant cette option, reste bien entendu celui de la rigueur. Pour démentir un vieux cliché dans le pays : celui qui fait des structures publiques en général des « tocards » sur lesquels il serait imprudent de miser.

Diariou Baldé

Lire

Biodiversité et changement climatique en Afrique: Quel rôle pour les médias africains ?

15 mai 2019 à 9 09 38 05385

« Mieux comprendre les milieux environnementaux, évoquer les lacunes dans la collecte et le traitement des informations en vue de les corriger accroître l’efficacité des partenaires dans la formation et le soutien aux initiatives des journalistes», voilà entre autres objectifs de la table ronde des médias qui s’est tenue ce mardi 14 mai à Accra au Ghana.

Une quarantaine de participants venus de plusieurs pays de la sous-région, à savoir le Sénégal, la Sierra Leonne, le Libéria, le Ghana et la Guinée. Une initiative de WABiCC, le programme pour la biodiversité et le changement climatique en Afrique de l’Ouest.

Il est tout d’abord revenu à M. Stephen KELLEHER, Chef de projet à WABiCC, et Patricia Mensah de rappeler les objectifs de la rencontre avant de faire réagir les participants sur les problèmes environnementaux vécus dans leurs pays.

A ce niveau, le constat révèle que les problèmes sont presque identiques sur le continent. Qu’il s’agisse de l’insalubrité, des pollutions, de la déforestation, de l’accès à l’eau potable notamment en milieu rural ou du changement climatique, les pays africains ont des situations quasi-identiques.

Stephen KELLEHER

S’agissant de la menace des espèces sauvages, ….dira que les auteurs mettent en avant les retombées financières plutôt que de protéger ces espèces, d’où la lutte contre le braconnage sous toutes ses formes. Il poursuit en rappelant que la corruption et l’implication de certains cadres constituent des obstacles pour mener à bien la protection de ces espèces. En ce qui concerne la déforestation, il dira qu’il faut trouver des activités génératrices de revenus pour les populations riveraines de ces forêts afin qu’elles évitent de détruire le couvert végétal.

Par ailleurs, il a mis un accent sur la dégradation de l’environnement par le biais des activités minières, comme c’est le cas au Ghana et en Guinée, une situation face à laquelle « nous devons réagir et sans attendre …» dira-t-il.

La nature nous nourrit, nous vivons grâce à elle, elle nous donne tout et si nous la détruisons nous perdons tout !

S’agissant de l’état des lieux dans les médias environnementaux, plusieurs points été cités. A savoir, «peu de spécialistes sur les questions environnementales, peu de temps consacrés ou à de manière occasionnelle à ces sujets, le faible appui aux initiatives de production, le manque de professionnalisme de certains médias dans le traitement de l’information, la difficulté d’accès aux sources d’information ou encore la non prise en compte des aspects culturels… ».

C’est donc un véritable rendez-vous d’échanges qui entend mettre les médias africains en synergie en vue de lutter ensemble contre ces problèmes qui mettent en danger la vie des générations présentes et futures.

Idiatou CAMARA à Accra pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

Lire

Lenkérin : le calvaire de ces guinéens qui se rendent au Sénégal

4 mai 2019 à 20 08 08 05085

Les citoyens guinéens qui se rendent au Sénégal par la voie terrestre éprouvent d’énormes difficultés au niveau du poste frontalier situé côté Sénégal, à Lenkérin. C’est un citoyen de Lélouma qui a alerté Guineematin.com au téléphone sur cet état de fait, ce samedi 04 mai 2019. Selon Amadou Tidjane Diallo, membre de la société civile locale, les tracasseries dont sont victimes les guinéens par les agents sénégalais deviennent de plus en plus insupportables.

« On m’a confié un malade, du nom d’Alpha Oumar Poyé, qui devait être évacué à Dakar. Admis à l’hôpital de Lélouma centre, le médecin traitant nous a suggéré de l’amener à un hôpital plus performant pour faire un scanner, parce qu’il a fait un AVC. On a trouvé les moyens pour l’envoyer à Dakar. On a déplacé un véhicule le samedi 06 avril 2019. Quand nous sommes arrivés à la frontière, du côté du Sénégal, à Lenkérin, on nous a systématiquement refusé la rentrée », a entamé Amadou Tidjane Diallo.

Interrogé sur les raisons d’un tel refus des agents sénégalais, notre interlocuteur évoque un problème de carte d’identité. « Comme il manquait sa carte d’identité, les agents ont exigé à ce qu’on retourne jusqu’à Koundara pour faire un certificat de perte. Pendant ce temps, l’état de santé du malade se détériorait. On est allé à Koundara, on a fait ce certificat pour revenir à Lenkérin.

Ils nous ont dit encore que le malade ne passe pas avec toutes sortes de menaces, en exigeant sa carte d’identité nationale. Finalement, on a appelé à Lélouma où ils ont retrouvé sa carte. Ils ont envoyé la carte d’identité par WathsApp. Les agents ont également refusé ça. On était obligé de chercher à revenir à Conakry », a expliqué Amadou Tidjane Diallo.

Quelles ont été les conséquences d’une telle attitude sur la vie du malade ? Malheureusement, il n’a pas survécu, affirme notre interlocuteur. « Il était très souffrant quand on est arrivé là. Il se tordait de douleur. Il a fini par enlever la sonde à l’aide de laquelle il pissait. On a foncé directement vers Conakry, sur Ignace Deen.

Mais, comme il n’a pas uriné de Lenkérin jusqu’à Conakry, cela a fait que l’ammoniac de l’urine a perforé sa vessie. Ils ont tout fait pour le sauver. Malheureusement, ils n’ont pas pu sauver Alpha Oumar Poyé qui est décédé le 13 avril », a-t-il révelé.

En outre, Amadou Tidjane Diallo accuse les agents sénégalais basés à Lenkérin de corruption. « Les guinéens qui passent par là forment une file sur plus de 500 mètres. Ceux qui n’ont pas cartes d’identité payent 2000 francs CFA. Les autres qui ne disposent pas de carte de vaccination donnent 1000 francs CFA pour passer. C’est un calvaire que les guinéens connaissent là-bas », accuse-t-il.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

Lire

Général Konaté banni en Guinée : l’ancien président demande la nationalité sénégalaise

26 avril 2019 à 17 05 07 04074
Général Sékouba Konaté, président de la Transition entre du 18 janvier au 21 décembre 2010

C’est un secret de polichinelle. Le général Sékouba Konaté vit des moments difficiles depuis son départ de la Guinée après la Transition militaire de 2010. Mais, les choses se compliquent davantage pour l’ancien membre du CNDD au fur et à mesure que le temps passe. Aujourd’hui, il est même privé de voyage faute de passeport valable. Ce qui l’amène à se tourner vers le Sénégal pour espérer trouver solution à son problème. Il a écrit au président sénégalais, Macky Sall, pour demander de l’aider à avoir un passeport sénégalais, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Général Sékouba Konaté passant la main à son successeur à la présidence de la République, le Professeur Alpha Condé, le 21 décembre 2010 au palais du peuple

Selon nos informations, le passeport diplomatique du général Sékouba Konaté a expiré, et l’ancien président de transition est privé de voyage depuis 6 mois. Trois mois avant l’expiration de son passeport, il avait saisi l’ambassade de Guinée en France pour le renouveler, mais en vain. Les autorités diplomatiques guinéennes ont fait comprendre à l’ex-membre du CNDD que les opérations d’enrôlement en vue de la délivrance des passeports biométriques ont pris fin sur le territoire français.

Désormais sans passeport valable, Sékouba Konaté qui vit à Enghien-les-Bains, près de Paris, avec sa famille, ne peut plus donc voyager en dehors de l’espace Schengen. Face à cette situation, l’ancien dirigeant guinéen a sollicité le soutien du président sénégalais, afin de trouver solution à son problème. Il a adressé un courrier à Macky Sall pour lui demander d’intercéder auprès de son homologue guinéen, Alpha Condé, pour voir si ce dernier acceptera de lui renouveler son passeport.

Et, si cette démarche n’aboutit pas, Sékouba Konaté demande à Macky Sall la naturalisation afin qu’il puisse obtenir un passeport sénégalais. Pour l’heure, on ne sait pas encore quelle est la réponse du président sénégalais face à cette sollicitation de l’ancien président de la transition guinéenne.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

Lire

CAN U17: le Cameroun file en demies, la Guinée s’apprête à défier le Sénégal

18 avril 2019 à 13 01 38 04384

Vainqueur de la Guinée lors de la première journée de la CAN U17 qui se joue actuellement en Tanzanie, le Cameroun a s’est qualifié ce jeudi, 18 avril 2019 pour les demies finales de la compétition. Cela, après sa victoire 2-1 face au Maroc, au compte de la deuxième journée, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans ce match équilibré et rythmé, c’est le Maroc qui a pris d’abord l’avantage. Les Lionceaux de l’Atlas ont surpris leur adversaire en ouvrant le score à la 22ème minute de jeu par l’intermédiaire de Tawfik Bentayeb.

Sonnés par ce but concédé, les Camerounais tentent de réagir, mais ne parviennent pas à concrétiser leurs nombreuses occasions obtenues en première période.

Au retour des vestiaires, les poulains de Libiih multiplient encore les actions offensives. Ils butent à plusieurs reprises sur le gardien marocain, Taha Mourid, avant de trouver, enfin, le chemin des filets.

Entré en cours de jeu, Ismaïla Seydou, remet les deux équipes à égalité à la 72ème minute. Le Camerounais s’offre même un doublé à la 90ème minute et permet à son équipe de rejoindre le Nigeria en demies finales.

La Guinée qui a perdu son premier match face au Cameroun, sera opposée au Sénégal à partir de 14 TU. Le Syli cadet, actuel dernier de sa poule, doit s’imposer pour rester dans la course pour le dernier carré de cette compétition.

Depuis Dar-es-salam (Tanzanie), Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

Lire

CAN 2019 : la Guinée dans la poule B avec le Nigeria, le Burundi et Madagascar

12 avril 2019 à 20 08 27 04274

Le tirage au sort pour la Coupe d’Afrique des nations 2019 de football a été bouclé au Caire, en Egypte, ce vendredi, 12 avril 2019. Le syli national de Guinée sera finalement opposé aux Super Eagles du Nigéria, aux Hirondelles du Burundi et aux Zébus de Madagascar.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la composition des six groupes :

Groupe A (Le Caire) : Egypte, RD Congo, Ouganda, Zimbabwe ;

Groupe B (Alexandrie) : Nigeria, Guinée, Madagascar, Burundi :

Groupe C (Le Caire) : Sénégal, Algérie, Kenya, Tanzanie ;

Groupe D (Le Caire) : Maroc, Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, Namibie :

Groupe E (Suez) : Tunisie, Mali, Mauritanie, Angola ;

Groupe F (Ismailia) : Cameroun, Ghana, Bénin, Guinée Bissau

A rappeler que ce rendez-vous du football africain se déroulera en Egypte du vendredi 21 juin au vendredi 19 juillet 2019.

A suivre !

Lire

Le fleuve Sénégal, au cœur des défis pour l’eau, l’énergie et la sécurité alimentaire

26 mars 2019 à 16 04 37 03373

Dakar, le 20 mars 2019 : Les ressources naturelles du bassin du fleuve Sénégal sont à la base du développement durable des pays qui le partagent: la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Dans un contexte de changement climatique et de croissance économique, la dégradation environnementale est une réalité. La sécurité alimentaire, énergétique et en eau reste un défi pour l’ensemble des parties prenantes à toutes les échelles. L’OMVS, soutenue  par l’UE et la coopération Italienne, rencontre les partenaires du projet WEFE-Sénégal pour faire le bilan d’un an de mise en œuvre et programmer les prochaines étapes.

De l’eau pour irriguer les champs, produire les céréales, les fruits et les légumes et contribuer à la sécurité alimentaire des pays et des communautés locales. De l’eau pour faire tourner les turbines, produire l’énergie nécessaire aux ménages, aux usines et aux villes. De l’eau pour boire, cuisiner, se laver et garantir le bien-être des citoyens. De l’eau pour garantir des services écosystémiques sur le long terme.

Les sociétés évoluent, les populations grandissent, les besoins augmentent. Les ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal, et les écosystèmes associés, sont fragiles et leur utilisation doit être concertée, intégrée et durable. C’est dans ce cadre qu’intervient le projet WEFE (Water, Energy, Food, Ecosystems)-Sénégal : «Appui à la gestion des ressources en eau et du NEXUS eau-énergie-agriculture dans le bassin du fleuve Sénégal ».

«Le développement régional passe, entre autres, par une gestion coopérative, transfrontalière et durable des ressources en eaux à toutes les échelles. Les pays du bassin du fleuve Sénégal font face à ce défi et l’UE les accompagne dans la réalisation d’actions intersectorielles concrètes et soutenables pour le relever.» a souligné Mme. Veronica GIRARDI, Chargée de programme à la Direction Générale pour la Coopération Internationale et le Développement (DEVCO) de la Commission Européenne.

Les membres du comité consultatif du projet, représentants des organisations de gestion de l’eau, des institutions scientifiques des pays riverains et d’organisations internationales, sont réunis à Dakar, du 20 au 22 Mars 2019, dans la salle de conférence « Manantali », au siège de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). Cette rencontre technique annuelle permet de faire le point après un an de mise en œuvre des activités et de se projeter ensemble vers les futures réalisations.

« Il existe différentes problématiques de dégradation environnementale, elles-mêmes exacerbées par les effets du changement climatique, ainsi qu’une forte interdépendance entre la sécurité de l’approvisionnement en eau, la sécurité alimentaire et la sécurité énergétique. La concertation multi-acteurs et multi-échelles entre pays et secteurs est indispensable pour garantir l’atteinte des ODD et l’avenir du bassin» a déclaré Dr. Mamadou II DIABY, Secrétaire général de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) .

La première année du projet a surtout permis de poser les bases pour l’atteinte des objectifs fixés, notamment à travers le renforcement de la collecte et de l’analyse des données existantes sur le bassin auprès de l’OMVS et des institutions partenaires.

 « L’établissement d’une base solide d’information scientifique sur le bassin du fleuve Sénégal, sur les ressources en eau, l’occupation et l’utilisation des sols, l’énergie, l’environnement…, est le fondement indispensable à un dialogue éclairé et efficace entre les parties prenantes pour la recherche de compromis et le développement de projets d’intervention équitables.» a indiqué M. César CARMONA MORENO, Chargé de programme au Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne.

Cette rencontre permettra de poursuivre le développement collaboratif d’activités diverses et complémentaires, dont entre autres : l’établissement d’outils d’aide à la décision pour une optimisation de gestion multi-objectifs ; l’appui à un programme d’analyse et de suivi de la qualité de l’eau ; la réalisation de projets de recherche pour alimenter l’observatoire du bassin ; la préparation et l’accompagnement de projets de développement local dans trois sites prioritaires (Massif du Fouta Djalon, Haut-bassin malien et Delta du fleuve) ; la conduite de dialogues Nexus pour le développement de projets d’intervention intersectoriels.

« La réunion annuelle permet de partager l’état des lieux de la mise en œuvre du projet pour se projeter vers les activités à venir dans une approche collégiale. Cette approche participative du projet favorise la consultation entre acteurs gestionnaires du bassin et scientifiques des pays riverains, avec l’appui d’organisations internationales, pour renforcer au mieux les processus de mobilisation de connaissances et de prise de décision au bénéfice d’un développement inclusif.» a affirmé Mme. Alessandra PIERMATTEI, Directrice de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), bureau de Dakar.

Le projet WEFE-Sénégal a pour objectif de renforcer les capacités scientifiques et techniques au bénéfice de l’OMVS et de ses partenaires pour une meilleure gestion des ressources en eau dans le bassin du fleuve Sénégal dans un contexte d’adaptation aux effets du changement climatique. Il est mis en œuvre dans le cadre du partenariat entre l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne, et l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), avec l’appui financier de la Direction Générale pour la Coopération Internationale et le Développement (DEVCO) de la Commission Européenne et l’appui technique d’un comité consultatif. Il a démarré en 2017, se terminera en 2021 et il mobilise un financement de 6.1 millions d’euros soit environ 4 milliards de Fcfa.

Pour plus d’informations :

M. Marco MANZELLI

Chargé de programme

WEFE-NEXUS Sénégal

===============================================

AICS (Agenzia Italiana per la Cooperazione allo Sviluppo)

Siège de Dakar

69, Rue Jacques Bugnicourt – CP 18524 Dakar (Sénégal)

Tél : + 221 33 822 87 11 / Fax : +221 33 822 84 24 Email : dakar@aics.gov.it

Lire

Football : bonnes opérations pour la Guinée au Sénégal et en RCA

24 mars 2019 à 21 09 27 03273

La Guinée était engagée sur deux fronts ce dimanche, 24 mars 2019 dans le domaine sportif, particulièrement le football. Le Syli national sénior était en déplacement en Centrafrique dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2019, tandis que les Espoirs sont allés défier le Sénégal dans le cadre des éliminatoires de la CAN de leur catégorie. Et, les équipes guinéennes ont fait, chacune, une bonne opération à l’extérieur, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour le Syli national sénior, le déplacement à Bangui était sans enjeu. Car, l’équipe guinéenne était déjà qualifiée et elle était même assurée de terminer première de son groupe. Cette 6ème et dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Egypte 2019 n’était donc qu’une formalité pour la Guinée.

Privé de plusieurs joueurs : certains blessés et d’autres qui ont fait défection, le sélectionneur de la Guinée, Paul Put, a joué avec une équipe remaniée. Et le technicien belge a fait une bonne opération en évitant de terminer par une défaite. Le Syli a tenu en échec les Fauves, déjà éliminés, sur leur terrain. Score final (0-0). La Guinée termine première de son groupe avec 11 points, soit 3 points de plus que Côte d’Ivoire, deuxième.

De son côté, le Syli Espoir était en déplacement à Thiès pour affronter le Sénégal en match retour des éliminatoires de la CAN des moins de 23 ans, prévue également cette année en Egypte. Et contrairement à leurs ainés, les Espoirs guinéens n’étaient pas encore qualifiés, malgré leur victoire (2-1) à l’aller à Conakry.

Dans cette rencontre, la Guinée ne cherchait qu’un match nul pour se qualifier pour le dernier tour de ces éliminatoires. Et, ce fut mission réussie pour Souleymane Camara « Abédi » et ses poulains qui ont arraché un nul (0-0). La Guinée élimine ainsi le Sénégal et attend l’issue de la rencontre Côte d’Ivoire-Niger pour connaitre son adversaire lors du dernier tour de ces éliminatoires de la CAN U23.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

Lire

Sénégal : Mahou Diouf explique pourquoi Macky Sall a été réélu dès le premier tour

28 février 2019 à 23 11 17 02172

La joie est au comble dans les rangs de la coalition de Benno Bokk Yaakaar, suite à la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019 au Sénégal. Les responsables de la mouvance présidentielle jubilent après la réélection de leur candidat, Macky Sall, dès le premier tour, avec un score de 58, 27% des suffrages.

Dans la foulée, Mahou Diouf, le chargé de communication de la coalition Benno Bokk Yaakar, a expliqué les raisons qui ont poussé les Sénégalais à renouveler leur confiance à leur président sortant. C’était à l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à un groupe de journalistes, dont les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

Décryptage !

La commission provisoire de recensement des votes vient de publier les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Ces résultats donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur du scrutin avec 58, 27%. Quelle est votre réaction face à cette réélection de votre candidat dès le premier tour ?

Mahou Diouf: nous sommes très heureux, très contents de voir que la rencontre d’un homme et son peuple en 2012 est en train de se poursuivre. Malgré tout ce qui a été dit, les Sénégalais ont décidé de poursuivre l’aventure pour la consolidation démocratique de notre pays, mais aussi la consolidation des acquis économiques avec un taux de croissance inédit sur une aussi longue durée. Nous sommes donc très confiants et très satisfaits de voir que les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, ont choisi de poursuivre l’aventure avec le président Macky Sall.

Selon vous, qu’est-ce qui a permis à Macky Sall d’être réélu dès le premier tour ?

Mahou Diouf: le président Macky Sall a proposé une vision à son peuple qui doit permettre au Sénégal d’être un pays émergent à l’horizon 2035. Cette vision est fondée sur une approche scientifique rigoureuse mais aussi avec des axes prioritaires. Le premier axe prioritaire, c’est le fait que la famille reste au cœur de sa politique. La famille, à travers la maitrise de l’inflation ; la famille, à travers les bourses de sécurité familiale ; la famille, à travers la couverture maladie universelle.

La deuxième révolution apportée par Macky Sall, ce sont les politiques d’infrastructures. Que ce soit le PUDC, mais aussi les grandes infrastructures de rupture telle que l’autoroute Ila Touba, le TER, la compagnie nationale, le pont de la Gambie, toutes ces politiques et ces éléments de rupture d’approche, se déclinent aussi sur une façon de faire de la politique fondée sur la proximité avec les citoyens.

C’est pour cela que notre campagne dirigée par le candidat Macky Sall a été très bonne. Elle a été fondée sur des campagnes de proximité pour aller rencontrer les Sénégalais et leur expliquer la vision du président Sall et leur expliquer la phase du Sénégal émergent.

Parlez-nous justement de cette phase 2 du Plan Sénégal émergent. En quoi consiste-t-elle ?

Mahou Diouf: cette phase 2, c’est 5 visions, c’est 3 programmes, et 5 axes universels qui doivent propulser le Sénégal dans une nouvelle étape au bout du mandat en 2024, et qui pourra consolider la direction prise vers un Sénégal émergent en 2035.

La phase 2 du Sénégal émergent a déjà été validée par les partenaires sociaux, les partenaires financiers internationaux et les bailleurs de fonds. Il manquait maintenant l’assentiment des Sénégalais pour que cette phase puisse être mise en œuvre. Et, les Sénégalais dans leur écrasante majorité, viennent de valider la phase 2 du Plan Sénégal émergent.

Vous jubilez à la mouvance, mais l’opposition, notamment le camp de Idrissa Seck rejette les résultats publiés par la CNRV. Dès après la publication de ces résultats d’ailleurs, on a même enregistré quelques manifestations à Dakar et à Thiès même si elles ont été de très courte durée. Est-ce que vous ne craignez pas une crise post-électorale caractérisée par des violences ?


Mahou Diouf: nous pouvons faire confiance au peuple sénégalais. Nous sommes un grand peuple, nous avons une grande histoire démocratique. La première richesse du Sénégal, c’est sa culture démocratique. Donc, nous pouvons être sûrs, je pense, que les Sénégalais dans leur ensemble, quels que soient leur bord, seront à la hauteur de ce rendez-vous démocratique.

Le vote s’est passé dans les conditions que nous savons. Les observateurs nationaux et internationaux étaient là, vous les journalistes vous étiez là, tout le monde a salué les conditions dans lesquelles cette élection s’est déroulée. La seule chose qui est révolutionnaire ici, c’est une politique publique ambitieuse et qui a rencontré majoritaire l’assentiment de nos compatriotes.

Propos recueillis à Dakar par Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com
Tel. 00221 78 386 27 97/ 00221 78 169 09 46

Lire

Sénégal : voici comment les citoyens réagissent à la réélection de Macky Sall

28 février 2019 à 22 10 49 02492

Comme annoncé précédemment, Macky Sall a été réélu à la tête du Sénégal à l’issue de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Le président sortant est crédité d’un score de 58, 27% des voix, selon les résultats provisoires ce jeudi, 28 février 2019, par la Commission Nationale de Recensement des Votes (CNRV).

Peu après la proclamation de ces résultats, les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar ont donné la parole à certains citoyens Sénégalais qui ont réagi sur le sujet. Si certains saluent cette réélection du candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, d’autres la critiquent vigoureusement.

Décryptage !

Comme plusieurs autres partisans de Macky Sall, Mamadou Lamine Niabaly, résidant au quartier Mermoz de Dakar, s’est rendu devant le siège de la coalition Benno Bokk Yaakaar dès après la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019, pour fêter la victoire de leur champion. Victoire synonyme de joie et de satisfaction pour le jeune homme. « On n’est très content aujourd’hui, vu que notre candidat Macky Sall a gagné dès le premier tour avec une victoire très écrasante.

On est vraiment satisfait de ce qui s’est passé aujourd’hui. En réalité, depuis la nuit du 24 février, on fêtait notre victoire parce qu’on savait réellement que Macky Sall allait passer au premier tour. Mais, on attendait juste que la proclamation des résultats soit faite par les instances habilitées à le faire pour pouvoir officialiser la fête. La seule chose que j’ai à dire, c’est félicitation à Macky Sall et félicitation à tous ceux qui ont voté pour Macky Sall », a-t-il déclaré.

Joie et satisfaction, ce sont les sentiments qui animent aussi madame Sofké Touré, également habitante du quartier Mermoz. Pour elle, la réélection de Macky Sall s’est déroulée de manière transparente et crédible. « Je suis contente. Je dis que c’est tout simplement le Sénégal qui a gagné. Si le président Macky Sall a gagné, c’est le Sénégal qui a gagné. Parce qu’on a vu depuis six (6) ans, ce que le président Macky Sall a fait pour le pays. Il veut faire émerger le Sénégal. Le pays a été mis sur les rails. Je pense qu’il fallait le reconduire pour qu’il continue ce qu’il a commencé.

Le président Macky Sall a non seulement changé le pays, mais il a changé aussi les mentalités. Il a montré aux sénégalais, surtout la jeunesse, qu’on doit travailler pour gagner sa vie. Nous tous nous avons été dans les bureaux de vote, et dans chaque bureau de vote, il y avait les représentants de tous les partis. A la préfecture, chaque candidat a un représentant, à la CENA, chaque parti à un représentant. Comment peut-on voler les élections dans ce contexte ? Donc, je pense qu’on joue avec l’intelligence des Sénégalais en disant qu’il y a eu de la manipulation. Que l’opposition accepte qu’elle a perdu », réagit-t-elle.

D’autres citoyens, par contre, n’ont pas le même avis. Ousmane Coly, résidant au Point E, commune de Fann Point E Amitié estime que les résultats publiés par la CNRV ne sont pas ceux qui sont sortis des urnes. « Ce qu’on a vu aujourd’hui, ce n’est pas normal. On sait que ces résultats sont falsifiés, ce ne sont pas les bons résultats qui ont été publiés aujourd’hui.

En 2012, le président Macky Sall avait dit qu’il les moyens pour lutter contre la falsification des résultats. Mais, aujourd’hui, il a perpétré cette même forfaiture pour essayer de passer au premier tour, en mettant la pression sur les magistrats qui doivent déclarer les résultats », a-t-il dit.

Elhadj Malick Diouf, résidant au quartier des Habitants à Loyer Moderne (HLM) dans la commune de Parcelle Assainie, lui, qualifie cette victoire de Macky Sall de catastrophe. « Mon sentiment est déjà désolant. Nous étions bien partis en 2012 pour rétablir l’Etat de droit, pour rétablir la vérité, pour mieux rétablir notre socle de démocratie. Mais malheureusement, ce à quoi on vient d’assister aujourd’hui, c’est une catastrophe.

C’est malheureux pour l’Afrique en général, parce qu’on ne peut pas comprendre tout le temps que lorsqu’il y a des élections en Afrique, on vienne nous parler de hold-up électoral. Il faut que ça s’arrête. On ne peut pas toujours dépendre des occidentaux. L’occident ne doit pas toujours nous imposer nos dirigeants. Ils nous imposent des dirigeants, ils nous pillent et viennent jouer aux sapeurs-pompiers. L’élection de Macky Sall n’est pas une élection crédible », a-t-il fait observer.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com
Tél. : (00221) 78 169 09 46

Lire

Sénégal : Idrissa Seck rejette les résultats de la présidentielle mais ne fera pas de recours

28 février 2019 à 16 04 33 02332

La coalition Idy2019 ne reconnaît pas les résultats officiels de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Des résultats qui donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur du scrutin avec plus de 58% des suffrages exprimés. Peu après la publication de ces résultats provisoires par la commission nationale de recensement des votes, Idrissa Seck a lu une déclaration à son domicile, au quartier Point E, dans la commune de l’Amitié Fann (Dakar).

Déclaration dans laquelle l’opposant au régime de Macky Sall rejette ces résultats qui ne reflètent pas, selon lui, la volonté du peuple sénégalais. Idrissa Seck précise toutefois, qu’il ne fera pas de recours auprès du conseil constitutionnel. Guineematin.com vous propose l’intégralité de sa déclaration.

Mes chers compatriotes d’ici et de la diaspora, aujourd’hui, la commission nationale de recensement des votes vient de publier des résultats qui reflètent parfaitement la commande du candidat sortant. Nous rejetons fermement et sans aucune réserve ces résultats. Nous ne ferons aucun recours devant le Conseil constitutionnel.

Force est de constater que le candidat sortant a confisqué la volonté du peuple sénégalais et sera seul à assumer les conséquences face au peuple et face à l’histoire. Force est de constater que le candidat sortant a confisqué la volonté souveraine du peuple et sera seul à en assumer les conséquences face au peuple et face à l’histoire.

Nous exprimons toute notre gratitude et nos félicitations au peuple sénégalais qui a massivement exprimé son désir de changement dans la maturité, le calme et la paix.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00221) 78 169 09 46

Lire