Biodiversité et changement climatique en Afrique: Quel rôle pour les médias africains ?

15 mai 2019 à 9 09 38 05385

« Mieux comprendre les milieux environnementaux, évoquer les lacunes dans la collecte et le traitement des informations en vue de les corriger accroître l’efficacité des partenaires dans la formation et le soutien aux initiatives des journalistes», voilà entre autres objectifs de la table ronde des médias qui s’est tenue ce mardi 14 mai à Accra au Ghana.

Une quarantaine de participants venus de plusieurs pays de la sous-région, à savoir le Sénégal, la Sierra Leonne, le Libéria, le Ghana et la Guinée. Une initiative de WABiCC, le programme pour la biodiversité et le changement climatique en Afrique de l’Ouest.

Il est tout d’abord revenu à M. Stephen KELLEHER, Chef de projet à WABiCC, et Patricia Mensah de rappeler les objectifs de la rencontre avant de faire réagir les participants sur les problèmes environnementaux vécus dans leurs pays.

A ce niveau, le constat révèle que les problèmes sont presque identiques sur le continent. Qu’il s’agisse de l’insalubrité, des pollutions, de la déforestation, de l’accès à l’eau potable notamment en milieu rural ou du changement climatique, les pays africains ont des situations quasi-identiques.

Stephen KELLEHER

S’agissant de la menace des espèces sauvages, ….dira que les auteurs mettent en avant les retombées financières plutôt que de protéger ces espèces, d’où la lutte contre le braconnage sous toutes ses formes. Il poursuit en rappelant que la corruption et l’implication de certains cadres constituent des obstacles pour mener à bien la protection de ces espèces. En ce qui concerne la déforestation, il dira qu’il faut trouver des activités génératrices de revenus pour les populations riveraines de ces forêts afin qu’elles évitent de détruire le couvert végétal.

Par ailleurs, il a mis un accent sur la dégradation de l’environnement par le biais des activités minières, comme c’est le cas au Ghana et en Guinée, une situation face à laquelle « nous devons réagir et sans attendre …» dira-t-il.

La nature nous nourrit, nous vivons grâce à elle, elle nous donne tout et si nous la détruisons nous perdons tout !

S’agissant de l’état des lieux dans les médias environnementaux, plusieurs points été cités. A savoir, «peu de spécialistes sur les questions environnementales, peu de temps consacrés ou à de manière occasionnelle à ces sujets, le faible appui aux initiatives de production, le manque de professionnalisme de certains médias dans le traitement de l’information, la difficulté d’accès aux sources d’information ou encore la non prise en compte des aspects culturels… ».

C’est donc un véritable rendez-vous d’échanges qui entend mettre les médias africains en synergie en vue de lutter ensemble contre ces problèmes qui mettent en danger la vie des générations présentes et futures.

Idiatou CAMARA à Accra pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Lenkérin : le calvaire de ces guinéens qui se rendent au Sénégal

4 mai 2019 à 20 08 08 05085

Les citoyens guinéens qui se rendent au Sénégal par la voie terrestre éprouvent d’énormes difficultés au niveau du poste frontalier situé côté Sénégal, à Lenkérin. C’est un citoyen de Lélouma qui a alerté Guineematin.com au téléphone sur cet état de fait, ce samedi 04 mai 2019. Selon Amadou Tidjane Diallo, membre de la société civile locale, les tracasseries dont sont victimes les guinéens par les agents sénégalais deviennent de plus en plus insupportables.

« On m’a confié un malade, du nom d’Alpha Oumar Poyé, qui devait être évacué à Dakar. Admis à l’hôpital de Lélouma centre, le médecin traitant nous a suggéré de l’amener à un hôpital plus performant pour faire un scanner, parce qu’il a fait un AVC. On a trouvé les moyens pour l’envoyer à Dakar. On a déplacé un véhicule le samedi 06 avril 2019. Quand nous sommes arrivés à la frontière, du côté du Sénégal, à Lenkérin, on nous a systématiquement refusé la rentrée », a entamé Amadou Tidjane Diallo.

Interrogé sur les raisons d’un tel refus des agents sénégalais, notre interlocuteur évoque un problème de carte d’identité. « Comme il manquait sa carte d’identité, les agents ont exigé à ce qu’on retourne jusqu’à Koundara pour faire un certificat de perte. Pendant ce temps, l’état de santé du malade se détériorait. On est allé à Koundara, on a fait ce certificat pour revenir à Lenkérin.

Ils nous ont dit encore que le malade ne passe pas avec toutes sortes de menaces, en exigeant sa carte d’identité nationale. Finalement, on a appelé à Lélouma où ils ont retrouvé sa carte. Ils ont envoyé la carte d’identité par WathsApp. Les agents ont également refusé ça. On était obligé de chercher à revenir à Conakry », a expliqué Amadou Tidjane Diallo.

Quelles ont été les conséquences d’une telle attitude sur la vie du malade ? Malheureusement, il n’a pas survécu, affirme notre interlocuteur. « Il était très souffrant quand on est arrivé là. Il se tordait de douleur. Il a fini par enlever la sonde à l’aide de laquelle il pissait. On a foncé directement vers Conakry, sur Ignace Deen.

Mais, comme il n’a pas uriné de Lenkérin jusqu’à Conakry, cela a fait que l’ammoniac de l’urine a perforé sa vessie. Ils ont tout fait pour le sauver. Malheureusement, ils n’ont pas pu sauver Alpha Oumar Poyé qui est décédé le 13 avril », a-t-il révelé.

En outre, Amadou Tidjane Diallo accuse les agents sénégalais basés à Lenkérin de corruption. « Les guinéens qui passent par là forment une file sur plus de 500 mètres. Ceux qui n’ont pas cartes d’identité payent 2000 francs CFA. Les autres qui ne disposent pas de carte de vaccination donnent 1000 francs CFA pour passer. C’est un calvaire que les guinéens connaissent là-bas », accuse-t-il.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

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Général Konaté banni en Guinée : l’ancien président demande la nationalité sénégalaise

26 avril 2019 à 17 05 07 04074
Général Sékouba Konaté, président de la Transition entre du 18 janvier au 21 décembre 2010

C’est un secret de polichinelle. Le général Sékouba Konaté vit des moments difficiles depuis son départ de la Guinée après la Transition militaire de 2010. Mais, les choses se compliquent davantage pour l’ancien membre du CNDD au fur et à mesure que le temps passe. Aujourd’hui, il est même privé de voyage faute de passeport valable. Ce qui l’amène à se tourner vers le Sénégal pour espérer trouver solution à son problème. Il a écrit au président sénégalais, Macky Sall, pour demander de l’aider à avoir un passeport sénégalais, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Général Sékouba Konaté passant la main à son successeur à la présidence de la République, le Professeur Alpha Condé, le 21 décembre 2010 au palais du peuple

Selon nos informations, le passeport diplomatique du général Sékouba Konaté a expiré, et l’ancien président de transition est privé de voyage depuis 6 mois. Trois mois avant l’expiration de son passeport, il avait saisi l’ambassade de Guinée en France pour le renouveler, mais en vain. Les autorités diplomatiques guinéennes ont fait comprendre à l’ex-membre du CNDD que les opérations d’enrôlement en vue de la délivrance des passeports biométriques ont pris fin sur le territoire français.

Désormais sans passeport valable, Sékouba Konaté qui vit à Enghien-les-Bains, près de Paris, avec sa famille, ne peut plus donc voyager en dehors de l’espace Schengen. Face à cette situation, l’ancien dirigeant guinéen a sollicité le soutien du président sénégalais, afin de trouver solution à son problème. Il a adressé un courrier à Macky Sall pour lui demander d’intercéder auprès de son homologue guinéen, Alpha Condé, pour voir si ce dernier acceptera de lui renouveler son passeport.

Et, si cette démarche n’aboutit pas, Sékouba Konaté demande à Macky Sall la naturalisation afin qu’il puisse obtenir un passeport sénégalais. Pour l’heure, on ne sait pas encore quelle est la réponse du président sénégalais face à cette sollicitation de l’ancien président de la transition guinéenne.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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CAN U17: le Cameroun file en demies, la Guinée s’apprête à défier le Sénégal

18 avril 2019 à 13 01 38 04384

Vainqueur de la Guinée lors de la première journée de la CAN U17 qui se joue actuellement en Tanzanie, le Cameroun a s’est qualifié ce jeudi, 18 avril 2019 pour les demies finales de la compétition. Cela, après sa victoire 2-1 face au Maroc, au compte de la deuxième journée, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans ce match équilibré et rythmé, c’est le Maroc qui a pris d’abord l’avantage. Les Lionceaux de l’Atlas ont surpris leur adversaire en ouvrant le score à la 22ème minute de jeu par l’intermédiaire de Tawfik Bentayeb.

Sonnés par ce but concédé, les Camerounais tentent de réagir, mais ne parviennent pas à concrétiser leurs nombreuses occasions obtenues en première période.

Au retour des vestiaires, les poulains de Libiih multiplient encore les actions offensives. Ils butent à plusieurs reprises sur le gardien marocain, Taha Mourid, avant de trouver, enfin, le chemin des filets.

Entré en cours de jeu, Ismaïla Seydou, remet les deux équipes à égalité à la 72ème minute. Le Camerounais s’offre même un doublé à la 90ème minute et permet à son équipe de rejoindre le Nigeria en demies finales.

La Guinée qui a perdu son premier match face au Cameroun, sera opposée au Sénégal à partir de 14 TU. Le Syli cadet, actuel dernier de sa poule, doit s’imposer pour rester dans la course pour le dernier carré de cette compétition.

Depuis Dar-es-salam (Tanzanie), Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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CAN 2019 : la Guinée dans la poule B avec le Nigeria, le Burundi et Madagascar

12 avril 2019 à 20 08 27 04274

Le tirage au sort pour la Coupe d’Afrique des nations 2019 de football a été bouclé au Caire, en Egypte, ce vendredi, 12 avril 2019. Le syli national de Guinée sera finalement opposé aux Super Eagles du Nigéria, aux Hirondelles du Burundi et aux Zébus de Madagascar.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la composition des six groupes :

Groupe A (Le Caire) : Egypte, RD Congo, Ouganda, Zimbabwe ;

Groupe B (Alexandrie) : Nigeria, Guinée, Madagascar, Burundi :

Groupe C (Le Caire) : Sénégal, Algérie, Kenya, Tanzanie ;

Groupe D (Le Caire) : Maroc, Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, Namibie :

Groupe E (Suez) : Tunisie, Mali, Mauritanie, Angola ;

Groupe F (Ismailia) : Cameroun, Ghana, Bénin, Guinée Bissau

A rappeler que ce rendez-vous du football africain se déroulera en Egypte du vendredi 21 juin au vendredi 19 juillet 2019.

A suivre !

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Le fleuve Sénégal, au cœur des défis pour l’eau, l’énergie et la sécurité alimentaire

26 mars 2019 à 16 04 37 03373

Dakar, le 20 mars 2019 : Les ressources naturelles du bassin du fleuve Sénégal sont à la base du développement durable des pays qui le partagent: la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Dans un contexte de changement climatique et de croissance économique, la dégradation environnementale est une réalité. La sécurité alimentaire, énergétique et en eau reste un défi pour l’ensemble des parties prenantes à toutes les échelles. L’OMVS, soutenue  par l’UE et la coopération Italienne, rencontre les partenaires du projet WEFE-Sénégal pour faire le bilan d’un an de mise en œuvre et programmer les prochaines étapes.

De l’eau pour irriguer les champs, produire les céréales, les fruits et les légumes et contribuer à la sécurité alimentaire des pays et des communautés locales. De l’eau pour faire tourner les turbines, produire l’énergie nécessaire aux ménages, aux usines et aux villes. De l’eau pour boire, cuisiner, se laver et garantir le bien-être des citoyens. De l’eau pour garantir des services écosystémiques sur le long terme.

Les sociétés évoluent, les populations grandissent, les besoins augmentent. Les ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal, et les écosystèmes associés, sont fragiles et leur utilisation doit être concertée, intégrée et durable. C’est dans ce cadre qu’intervient le projet WEFE (Water, Energy, Food, Ecosystems)-Sénégal : «Appui à la gestion des ressources en eau et du NEXUS eau-énergie-agriculture dans le bassin du fleuve Sénégal ».

«Le développement régional passe, entre autres, par une gestion coopérative, transfrontalière et durable des ressources en eaux à toutes les échelles. Les pays du bassin du fleuve Sénégal font face à ce défi et l’UE les accompagne dans la réalisation d’actions intersectorielles concrètes et soutenables pour le relever.» a souligné Mme. Veronica GIRARDI, Chargée de programme à la Direction Générale pour la Coopération Internationale et le Développement (DEVCO) de la Commission Européenne.

Les membres du comité consultatif du projet, représentants des organisations de gestion de l’eau, des institutions scientifiques des pays riverains et d’organisations internationales, sont réunis à Dakar, du 20 au 22 Mars 2019, dans la salle de conférence « Manantali », au siège de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). Cette rencontre technique annuelle permet de faire le point après un an de mise en œuvre des activités et de se projeter ensemble vers les futures réalisations.

« Il existe différentes problématiques de dégradation environnementale, elles-mêmes exacerbées par les effets du changement climatique, ainsi qu’une forte interdépendance entre la sécurité de l’approvisionnement en eau, la sécurité alimentaire et la sécurité énergétique. La concertation multi-acteurs et multi-échelles entre pays et secteurs est indispensable pour garantir l’atteinte des ODD et l’avenir du bassin» a déclaré Dr. Mamadou II DIABY, Secrétaire général de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) .

La première année du projet a surtout permis de poser les bases pour l’atteinte des objectifs fixés, notamment à travers le renforcement de la collecte et de l’analyse des données existantes sur le bassin auprès de l’OMVS et des institutions partenaires.

 « L’établissement d’une base solide d’information scientifique sur le bassin du fleuve Sénégal, sur les ressources en eau, l’occupation et l’utilisation des sols, l’énergie, l’environnement…, est le fondement indispensable à un dialogue éclairé et efficace entre les parties prenantes pour la recherche de compromis et le développement de projets d’intervention équitables.» a indiqué M. César CARMONA MORENO, Chargé de programme au Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne.

Cette rencontre permettra de poursuivre le développement collaboratif d’activités diverses et complémentaires, dont entre autres : l’établissement d’outils d’aide à la décision pour une optimisation de gestion multi-objectifs ; l’appui à un programme d’analyse et de suivi de la qualité de l’eau ; la réalisation de projets de recherche pour alimenter l’observatoire du bassin ; la préparation et l’accompagnement de projets de développement local dans trois sites prioritaires (Massif du Fouta Djalon, Haut-bassin malien et Delta du fleuve) ; la conduite de dialogues Nexus pour le développement de projets d’intervention intersectoriels.

« La réunion annuelle permet de partager l’état des lieux de la mise en œuvre du projet pour se projeter vers les activités à venir dans une approche collégiale. Cette approche participative du projet favorise la consultation entre acteurs gestionnaires du bassin et scientifiques des pays riverains, avec l’appui d’organisations internationales, pour renforcer au mieux les processus de mobilisation de connaissances et de prise de décision au bénéfice d’un développement inclusif.» a affirmé Mme. Alessandra PIERMATTEI, Directrice de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), bureau de Dakar.

Le projet WEFE-Sénégal a pour objectif de renforcer les capacités scientifiques et techniques au bénéfice de l’OMVS et de ses partenaires pour une meilleure gestion des ressources en eau dans le bassin du fleuve Sénégal dans un contexte d’adaptation aux effets du changement climatique. Il est mis en œuvre dans le cadre du partenariat entre l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission Européenne, et l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), avec l’appui financier de la Direction Générale pour la Coopération Internationale et le Développement (DEVCO) de la Commission Européenne et l’appui technique d’un comité consultatif. Il a démarré en 2017, se terminera en 2021 et il mobilise un financement de 6.1 millions d’euros soit environ 4 milliards de Fcfa.

Pour plus d’informations :

M. Marco MANZELLI

Chargé de programme

WEFE-NEXUS Sénégal

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AICS (Agenzia Italiana per la Cooperazione allo Sviluppo)

Siège de Dakar

69, Rue Jacques Bugnicourt – CP 18524 Dakar (Sénégal)

Tél : + 221 33 822 87 11 / Fax : +221 33 822 84 24 Email : dakar@aics.gov.it

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Football : bonnes opérations pour la Guinée au Sénégal et en RCA

24 mars 2019 à 21 09 27 03273

La Guinée était engagée sur deux fronts ce dimanche, 24 mars 2019 dans le domaine sportif, particulièrement le football. Le Syli national sénior était en déplacement en Centrafrique dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2019, tandis que les Espoirs sont allés défier le Sénégal dans le cadre des éliminatoires de la CAN de leur catégorie. Et, les équipes guinéennes ont fait, chacune, une bonne opération à l’extérieur, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour le Syli national sénior, le déplacement à Bangui était sans enjeu. Car, l’équipe guinéenne était déjà qualifiée et elle était même assurée de terminer première de son groupe. Cette 6ème et dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Egypte 2019 n’était donc qu’une formalité pour la Guinée.

Privé de plusieurs joueurs : certains blessés et d’autres qui ont fait défection, le sélectionneur de la Guinée, Paul Put, a joué avec une équipe remaniée. Et le technicien belge a fait une bonne opération en évitant de terminer par une défaite. Le Syli a tenu en échec les Fauves, déjà éliminés, sur leur terrain. Score final (0-0). La Guinée termine première de son groupe avec 11 points, soit 3 points de plus que Côte d’Ivoire, deuxième.

De son côté, le Syli Espoir était en déplacement à Thiès pour affronter le Sénégal en match retour des éliminatoires de la CAN des moins de 23 ans, prévue également cette année en Egypte. Et contrairement à leurs ainés, les Espoirs guinéens n’étaient pas encore qualifiés, malgré leur victoire (2-1) à l’aller à Conakry.

Dans cette rencontre, la Guinée ne cherchait qu’un match nul pour se qualifier pour le dernier tour de ces éliminatoires. Et, ce fut mission réussie pour Souleymane Camara « Abédi » et ses poulains qui ont arraché un nul (0-0). La Guinée élimine ainsi le Sénégal et attend l’issue de la rencontre Côte d’Ivoire-Niger pour connaitre son adversaire lors du dernier tour de ces éliminatoires de la CAN U23.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Sénégal : Mahou Diouf explique pourquoi Macky Sall a été réélu dès le premier tour

28 février 2019 à 23 11 17 02172

La joie est au comble dans les rangs de la coalition de Benno Bokk Yaakaar, suite à la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019 au Sénégal. Les responsables de la mouvance présidentielle jubilent après la réélection de leur candidat, Macky Sall, dès le premier tour, avec un score de 58, 27% des suffrages.

Dans la foulée, Mahou Diouf, le chargé de communication de la coalition Benno Bokk Yaakar, a expliqué les raisons qui ont poussé les Sénégalais à renouveler leur confiance à leur président sortant. C’était à l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à un groupe de journalistes, dont les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

Décryptage !

La commission provisoire de recensement des votes vient de publier les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Ces résultats donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur du scrutin avec 58, 27%. Quelle est votre réaction face à cette réélection de votre candidat dès le premier tour ?

Mahou Diouf: nous sommes très heureux, très contents de voir que la rencontre d’un homme et son peuple en 2012 est en train de se poursuivre. Malgré tout ce qui a été dit, les Sénégalais ont décidé de poursuivre l’aventure pour la consolidation démocratique de notre pays, mais aussi la consolidation des acquis économiques avec un taux de croissance inédit sur une aussi longue durée. Nous sommes donc très confiants et très satisfaits de voir que les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, ont choisi de poursuivre l’aventure avec le président Macky Sall.

Selon vous, qu’est-ce qui a permis à Macky Sall d’être réélu dès le premier tour ?

Mahou Diouf: le président Macky Sall a proposé une vision à son peuple qui doit permettre au Sénégal d’être un pays émergent à l’horizon 2035. Cette vision est fondée sur une approche scientifique rigoureuse mais aussi avec des axes prioritaires. Le premier axe prioritaire, c’est le fait que la famille reste au cœur de sa politique. La famille, à travers la maitrise de l’inflation ; la famille, à travers les bourses de sécurité familiale ; la famille, à travers la couverture maladie universelle.

La deuxième révolution apportée par Macky Sall, ce sont les politiques d’infrastructures. Que ce soit le PUDC, mais aussi les grandes infrastructures de rupture telle que l’autoroute Ila Touba, le TER, la compagnie nationale, le pont de la Gambie, toutes ces politiques et ces éléments de rupture d’approche, se déclinent aussi sur une façon de faire de la politique fondée sur la proximité avec les citoyens.

C’est pour cela que notre campagne dirigée par le candidat Macky Sall a été très bonne. Elle a été fondée sur des campagnes de proximité pour aller rencontrer les Sénégalais et leur expliquer la vision du président Sall et leur expliquer la phase du Sénégal émergent.

Parlez-nous justement de cette phase 2 du Plan Sénégal émergent. En quoi consiste-t-elle ?

Mahou Diouf: cette phase 2, c’est 5 visions, c’est 3 programmes, et 5 axes universels qui doivent propulser le Sénégal dans une nouvelle étape au bout du mandat en 2024, et qui pourra consolider la direction prise vers un Sénégal émergent en 2035.

La phase 2 du Sénégal émergent a déjà été validée par les partenaires sociaux, les partenaires financiers internationaux et les bailleurs de fonds. Il manquait maintenant l’assentiment des Sénégalais pour que cette phase puisse être mise en œuvre. Et, les Sénégalais dans leur écrasante majorité, viennent de valider la phase 2 du Plan Sénégal émergent.

Vous jubilez à la mouvance, mais l’opposition, notamment le camp de Idrissa Seck rejette les résultats publiés par la CNRV. Dès après la publication de ces résultats d’ailleurs, on a même enregistré quelques manifestations à Dakar et à Thiès même si elles ont été de très courte durée. Est-ce que vous ne craignez pas une crise post-électorale caractérisée par des violences ?


Mahou Diouf: nous pouvons faire confiance au peuple sénégalais. Nous sommes un grand peuple, nous avons une grande histoire démocratique. La première richesse du Sénégal, c’est sa culture démocratique. Donc, nous pouvons être sûrs, je pense, que les Sénégalais dans leur ensemble, quels que soient leur bord, seront à la hauteur de ce rendez-vous démocratique.

Le vote s’est passé dans les conditions que nous savons. Les observateurs nationaux et internationaux étaient là, vous les journalistes vous étiez là, tout le monde a salué les conditions dans lesquelles cette élection s’est déroulée. La seule chose qui est révolutionnaire ici, c’est une politique publique ambitieuse et qui a rencontré majoritaire l’assentiment de nos compatriotes.

Propos recueillis à Dakar par Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com
Tel. 00221 78 386 27 97/ 00221 78 169 09 46

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Sénégal : voici comment les citoyens réagissent à la réélection de Macky Sall

28 février 2019 à 22 10 49 02492

Comme annoncé précédemment, Macky Sall a été réélu à la tête du Sénégal à l’issue de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Le président sortant est crédité d’un score de 58, 27% des voix, selon les résultats provisoires ce jeudi, 28 février 2019, par la Commission Nationale de Recensement des Votes (CNRV).

Peu après la proclamation de ces résultats, les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar ont donné la parole à certains citoyens Sénégalais qui ont réagi sur le sujet. Si certains saluent cette réélection du candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, d’autres la critiquent vigoureusement.

Décryptage !

Comme plusieurs autres partisans de Macky Sall, Mamadou Lamine Niabaly, résidant au quartier Mermoz de Dakar, s’est rendu devant le siège de la coalition Benno Bokk Yaakaar dès après la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 24 février 2019, pour fêter la victoire de leur champion. Victoire synonyme de joie et de satisfaction pour le jeune homme. « On n’est très content aujourd’hui, vu que notre candidat Macky Sall a gagné dès le premier tour avec une victoire très écrasante.

On est vraiment satisfait de ce qui s’est passé aujourd’hui. En réalité, depuis la nuit du 24 février, on fêtait notre victoire parce qu’on savait réellement que Macky Sall allait passer au premier tour. Mais, on attendait juste que la proclamation des résultats soit faite par les instances habilitées à le faire pour pouvoir officialiser la fête. La seule chose que j’ai à dire, c’est félicitation à Macky Sall et félicitation à tous ceux qui ont voté pour Macky Sall », a-t-il déclaré.

Joie et satisfaction, ce sont les sentiments qui animent aussi madame Sofké Touré, également habitante du quartier Mermoz. Pour elle, la réélection de Macky Sall s’est déroulée de manière transparente et crédible. « Je suis contente. Je dis que c’est tout simplement le Sénégal qui a gagné. Si le président Macky Sall a gagné, c’est le Sénégal qui a gagné. Parce qu’on a vu depuis six (6) ans, ce que le président Macky Sall a fait pour le pays. Il veut faire émerger le Sénégal. Le pays a été mis sur les rails. Je pense qu’il fallait le reconduire pour qu’il continue ce qu’il a commencé.

Le président Macky Sall a non seulement changé le pays, mais il a changé aussi les mentalités. Il a montré aux sénégalais, surtout la jeunesse, qu’on doit travailler pour gagner sa vie. Nous tous nous avons été dans les bureaux de vote, et dans chaque bureau de vote, il y avait les représentants de tous les partis. A la préfecture, chaque candidat a un représentant, à la CENA, chaque parti à un représentant. Comment peut-on voler les élections dans ce contexte ? Donc, je pense qu’on joue avec l’intelligence des Sénégalais en disant qu’il y a eu de la manipulation. Que l’opposition accepte qu’elle a perdu », réagit-t-elle.

D’autres citoyens, par contre, n’ont pas le même avis. Ousmane Coly, résidant au Point E, commune de Fann Point E Amitié estime que les résultats publiés par la CNRV ne sont pas ceux qui sont sortis des urnes. « Ce qu’on a vu aujourd’hui, ce n’est pas normal. On sait que ces résultats sont falsifiés, ce ne sont pas les bons résultats qui ont été publiés aujourd’hui.

En 2012, le président Macky Sall avait dit qu’il les moyens pour lutter contre la falsification des résultats. Mais, aujourd’hui, il a perpétré cette même forfaiture pour essayer de passer au premier tour, en mettant la pression sur les magistrats qui doivent déclarer les résultats », a-t-il dit.

Elhadj Malick Diouf, résidant au quartier des Habitants à Loyer Moderne (HLM) dans la commune de Parcelle Assainie, lui, qualifie cette victoire de Macky Sall de catastrophe. « Mon sentiment est déjà désolant. Nous étions bien partis en 2012 pour rétablir l’Etat de droit, pour rétablir la vérité, pour mieux rétablir notre socle de démocratie. Mais malheureusement, ce à quoi on vient d’assister aujourd’hui, c’est une catastrophe.

C’est malheureux pour l’Afrique en général, parce qu’on ne peut pas comprendre tout le temps que lorsqu’il y a des élections en Afrique, on vienne nous parler de hold-up électoral. Il faut que ça s’arrête. On ne peut pas toujours dépendre des occidentaux. L’occident ne doit pas toujours nous imposer nos dirigeants. Ils nous imposent des dirigeants, ils nous pillent et viennent jouer aux sapeurs-pompiers. L’élection de Macky Sall n’est pas une élection crédible », a-t-il fait observer.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Fafaya Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com
Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Sénégal : Idrissa Seck rejette les résultats de la présidentielle mais ne fera pas de recours

28 février 2019 à 16 04 33 02332

La coalition Idy2019 ne reconnaît pas les résultats officiels de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Des résultats qui donnent le président sortant, Macky Sall, vainqueur du scrutin avec plus de 58% des suffrages exprimés. Peu après la publication de ces résultats provisoires par la commission nationale de recensement des votes, Idrissa Seck a lu une déclaration à son domicile, au quartier Point E, dans la commune de l’Amitié Fann (Dakar).

Déclaration dans laquelle l’opposant au régime de Macky Sall rejette ces résultats qui ne reflètent pas, selon lui, la volonté du peuple sénégalais. Idrissa Seck précise toutefois, qu’il ne fera pas de recours auprès du conseil constitutionnel. Guineematin.com vous propose l’intégralité de sa déclaration.

Mes chers compatriotes d’ici et de la diaspora, aujourd’hui, la commission nationale de recensement des votes vient de publier des résultats qui reflètent parfaitement la commande du candidat sortant. Nous rejetons fermement et sans aucune réserve ces résultats. Nous ne ferons aucun recours devant le Conseil constitutionnel.

Force est de constater que le candidat sortant a confisqué la volonté du peuple sénégalais et sera seul à assumer les conséquences face au peuple et face à l’histoire. Force est de constater que le candidat sortant a confisqué la volonté souveraine du peuple et sera seul à en assumer les conséquences face au peuple et face à l’histoire.

Nous exprimons toute notre gratitude et nos félicitations au peuple sénégalais qui a massivement exprimé son désir de changement dans la maturité, le calme et la paix.

Propos recueillis à Dakar par Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Sénégal : Macky Sall convoque le Premier conseil des ministres de l’après scrutin

27 février 2019 à 11 11 51 02512

Alors que les Sénégalais attendent impatiemment les résultats officiels de l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019, le président sortant et candidat à sa réélection, se remet déjà au travail. Macky Sall a convoqué le premier conseil des ministres de l’après scrutin, ce mercredi 27 février, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

Cette rencontre hebdomadaire entre le président de la République et les membres du gouvernement se tient en ce moment même. Elle a démarré à 11 heures au Palais de la République de Dakar. On n’en sait rien cependant sur les sujets qui sont abordés à cette occasion.

Pour beaucoup, la convocation de ce conseil des ministres prouve que le président, Macky Sall, va dans le sens de la déclaration de son Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui a annoncé qu’il est réélu dès le premier tour et qu’il se remettra immédiatement au travail.

Pendant ce temps, l’opposition sénégalaise continue de clamer haut et fort que le deuxième tour entre Macky Sall et Idrissa Seck est inévitable, appelant le président sortant à respecter la volonté populaire. Le débat fait rage actuellement dans les médias avec une véritable guerre des chiffres entre la mouvance et l’opposition.

Mais, la vie, elle, a repris son cours normal à Dakar. Depuis lundi, lendemain du scrutin, les citoyens vaquent librement à leurs occupations en attendant les résultats officiels, annoncés pour jeudi ou vendredi. Des résultats, qui pour la plupart, ont déjà été diffusés par la presse et qui placent le président sortant, Macky Sall, largement en tête.

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 00221 78 386 27 97/ 00221 78 169 09 46

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Vie des Guinéens au Sénégal : Thierno Boubacar Sidighi Diallo à Guineematin (vidéo)

27 février 2019 à 10 10 15 02152

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les deux envoyés spéciaux de Guineematin.com au pays de la Téranga ont mis leur visite à profit pour s’entretenir avec le doyen Thierno Boubacar Sidighi Diallo, président de l’Union des Ressortissants Guinéens au Sénégal. Avec monsieur Diallo, plus connu sous le nom de Thierno Boubacar Koubia Matakaou, il a été question du quotidien de nos compatriotes vivant au pays de la Téranga, de leur relation avec les autorités sénégalaises, des difficultés rencontrés et de sa lecture sur l’actualité sociopolitique de notre pays.

Ci-dessous, la version vidéo :

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Présidentielle au Sénégal : l’UE salue une « journée électorale exemplaire »

26 février 2019 à 17 05 50 02502

Deux jours après l’élection présidentielle du dimanche, 24 février 2019 au Sénégal, la mission d’observation électorale de l’Union Européenne a publié ce mardi, 26 février, sa déclaration préliminaire sur le déroulement de ce processus électoral. Elle juge la journée électorale « exemplaire », même si l’organisation de cette élection n’est pas parfaite, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com à Dakar.

« Le scrutin était calme et transparent, et a été caractérisé par une forte mobilisation des électeurs », souligne la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne (MOE UE) au Sénégal. Elle indique que « le vote a été évalué positivement par les observateurs. Les procédures ont généralement été respectées dans les bureaux de vote observés (…) En règle générale, l’organisation matérielle du scrutin s’est faite dans le respect des règles et délais prescrits dans la loi ».

Elena Valenciano, Cheffe de mission électorale de l’Union européenne au Sénégal

Après le vote, les observateurs européens ont salué aussi les conditions de dépouillement et de centralisation des votes. « Dans l’ensemble, les procédures de dépouillement ont été conduites de manière transparente et ordonnée. La centralisation des résultats a été évaluée positivement dans la quasi-totalité de Commissions de recensement des votes observées. Les candidats y étaient représentés et les procédures appliquées de façon transparente et consensuelle », peut-on lire dans cette déclaration préliminaire.

Cependant, les observateurs européens soulignent que tout n’est pas rose dans l’organisation de cette présidentielle. La MOE UE rappelle que l’élection s’est déroulée dans un climat caractérisé depuis plusieurs années par un manque de confiance et un blocage du dialogue entre l’opposition et la majorité. Elle fait remarquer aussi que la présence de l’encre indélébile n’était pas systématique dans les bureaux de vote.

« Les observateurs ont également rencontré des cas isolés d’électeurs détenant leur carte qui n’ont pas pu voter parce qu’ils ne trouvaient pas leurs noms sur les listes d’émargement », ajoutent-ils, précisant que « la création de nouveaux bureaux de vote auxquels étaient affectés 53.362 électeurs a représenté un défi supplémentaire ».

Autre problème relevé par Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne, c’est au niveau de la distribution des cartes d’électeurs. Elle constate que « la communication des données concernant la distribution des cartes par la Direction générale des élections n’était pas assez détaillée et complète pour renforcer la confiance. La distribution des cartes n’a pas réuni toutes les conditions de transparence et de traçabilité souhaitables ».

La MOE UE regrette par ailleurs, le fait que « les femmes peinent à obtenir leur place dans la vie publique, comme l’illustre l’absence de candidate à l’élection présidentielle actuelle. Leur présence est très faible que ce soit au sein de l’administration électorale, des commissions électorales, et des organes dirigeants des partis, où elles sont, en outre, principalement nommées à des postes subalternes ».

De Dakar, Alpha Fafaya Diallo et Ibrahima Sory Diallo, envoyés spéciaux de Guineematin.com

Tel. 00221 783 86 27 97/ 00221 781 69 09 46

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Présidentielle au Sénégal : les observateurs de la CEDEAO et l’UA saluent le « calme et la sérénité » du scrutin

25 février 2019 à 23 11 55 02552

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, après la présidentielle d’hier, dimanche, au Sénégal, l’heure est à la présentation des rapports d’observation électorale. Dans la soirée de ce lundi, 25 février 2019, la mission d’observation électorale de la CEDEAO et celle de l’Union Africaine ont rendu public leurs rapports d’observation sur la présidentielle, rapporte un des envoyés spéciaux de Guineematin.com au pays de la Teranga.

Selon Thomas Boni Yayi, la mission de 115 membres de la CEDEAO qu’il préside a constaté que toutes les dispositions légales sont respectées dans les 13 des 14 départements visités dans le pays pendant ce scrutin. « Ce que nous retenons d’une manière générale, il y avait un personnel qui sait ce qu’il faut faire, c’est-à-dire largement formé. La manière de donner les informations aux électeurs est un acquis. On a vu les représentants des candidats dans les bureaux. Par rapport à la sécurité, lors de nos discussions avec certains candidats à la veille des élections, ils avaient des préoccupations. Mais, sur le terrain, ce que nous pouvons rapporter aujourd’hui, c’est que cette mission a noté une présence effective des agents de sécurité dans la plupart des bureaux de vote avec un nombre variant entre 2 et 8. On a vu aussi certaines patrouilles de sécurité à quelques endroits. Ce qui est important et qu’il faut noter, c’est que les agents étaient à l’extérieur de la salle où se déroulait le vote », a-t-il salué.

Poursuivant, l’ancien président du Benin a dit que le vote au Sénégal s’est déroulé dans une atmosphère paisible et calme. « Aucun incident majeur ne m’a été confirmé ou observé dans les bureaux de vote visités pouvant compromettre la transparence, la sincérité et la crédibilité de ce scrutin. Cette observation a été partagée de façon unanime lors de la réunion de concertation que nous avons tenue ce matin. Sur cette base-là, le scrutin du 24 février n’a enregistré aucun incident pouvant entamer la transparence, la sincérité et la crédibilité de ce scrutin », a-t-il dit avec insistance.

Abondant dans le même sens, Albert Pahimi Padacké, ancien Premier ministre du Tchadien et président de la mission d’observation électorale de l’Union Africaine au Sénégal a dit que son équipe d’observation (composée de 26 membres, vient de 26 pays). Et que de leur rapport d’observation, à part quelques dysfonctionnements mineurs constatés, les élections se sont passées dans les conditions les meilleures. « La présidentielle du 24 février 2019 en République du Sénégal est intervenue dans un contexte politique et électoral tendu, laissant craindre légitimement des risques de violences aggravées. La mission d’observation de l’Union Africaine a relevé avec satisfaction que malgré un tel risque, le scrutin s’est déroulé dans le calme et la sérénité, preuve encore une fois de la maturité du peuple et des acteurs politiques sénégalais qui honore notre continent ».

Par ailleurs, monsieur Albert Pahimi Padacké a fait quelques recommandations à l’ensemble des acteurs du processus électoral. « Au gouvernement, aller plus loin dans les réformes institutionnelles électorales en vue de mieux se conformer à la Charte Africaine pour la Démocratie, les Elections et la Gouvernance (CADEG) et au protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance … A l’administration électorale, mettre en place un système d’identification des membres des bureaux de vote afin de mieux les distinguer des autres acteurs du bureau de vote et permettre ainsi une meilleure orientation des électeurs. A la CENA (Commission Electorale Nationale) de continuer à exercer pleinement les prérogatives qui leur sont dévolues par la loi électorale en vue de garantir le bon déroulement et la transparence de toutes les consultations. Aux acteurs politiques de participer au dialogue politique et à la concertation permanente sur le cadre légal relatif aux élections, en particulier concernant la Loi sur le parrainage et la structure de l’OGE (Organe de Gestion des Elections) afin de parvenir à des dispositions consensuelles propices à la tenue d’élections apaisées », a notamment souhaité le président de la commission d’observation électorale de l’UA.

De Dakar, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Présidentielle sénégalaise : le message du président Macky Sall à Fatick (vidéo)

25 février 2019 à 10 10 47 02472

Après avoir voté dans sa ville natale, à Fatick, le président sortant et candidat à sa propre succession a adressé un message de paix et d’espoir au peuple sénégalais. Macky Sall a prié Dieu que le processus électoral se passe bien et qu’Il fasse de lui l’élu…

Ci-dessous, l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fatick, Ibrahima Sory Diallo, vous propose le message du chef de l’Etat sortant et candidat Macky Sall :

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Présidentielle au Sénégal : la satisfaction du ministre des Sports et maire de Fatick

24 février 2019 à 16 04 45 02452
Matar Bâ, maire de Fatick et ministre des Sports

Les sénégalais sont convoqués aux urnes ce dimanche, 24 février 2018, pour élire leur prochain président de la République. Pour Matar Bâ, maire de Fatick et actuel ministre des Sports, il n’y a aucun doute, Macky Sall va remporter cette élection dès le premier tour. Il l’a dit lors d’un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fatick, peu après avoir accompli son devoir civique.

Le maire de Fatick et ministre des Sports, a d’abord salué le calme dans lequel cette présidentielle se déroule. Pour lui, toutes les conditions ont été mises en place par les autorités administratives pour une élection crédible et transparente. « D’abord, quand on a saisi le préfet, qui est en charge de l’organisation au niveau du département, nous avons constaté que partout, le vote a commencé et il n’y a pas de grande difficulté. Il faut s’en réjouir parce que c’est extrêmement important. Et, les règles du jeu nous exigent de mettre en place, surtout en ce qui concerne les autorités administratives, le matériel pour que toutes les conditions soient réunies pour un démarrage effectif à partir de 08 heures. Ça a été fait », s’est-il félicité.

Pour Matar Bâ, au regard de nombreuses réalisations du président sortant Macky Sall, les sénégalais lui renouvèleront leur confiance dès le premier tour. « Le président Macky Sall est arrivé très tôt à son bureau de vote. Mais, malgré tout ça, nous avons vu une mobilisation de Fatick. Ce centre était bondé de monde ; et, tout le monde l’a accompagné à voter pour témoigner l’engagement des populations de Fatick à ses côtés. Et, nous pensons que vu tout ce qu’on a fait comme travail de proximité, de mobilisation, de sensibilisation, si le baromètre du Sénégal devrait être Fatick, ça serait effectivement une razzia comme ce qu’on a vu en Chine. Parce que nous avons quelques résultats de la Chine. Là où notre candidat Benno Bokk Yaakaar a 700 et quelques voix et le 2ème n’a que 4 ou 12 voix. Et, nous pensons que cela va continuer comme ça… », a indiqué le maire de Fatick.

Enfin, Matar Bâ dit avoir le moral au beau fixe en attendant les résultats. « Le moral est très bon, et il n’y a pas de raison qu’il ne soit pas bon d’ailleurs. Parce qu’une campagne aussi, c’est des signaux à détecter, à analyser ; et, ces signaux qui nous viennent des populations montre l’attachement de toutes les populations du Sénégal. Et, c’est une population qui a compris le bilan du président Macky Sall, qui a compris aussi que c’est un homme engagé dans le développement économique et social de ce pays ».

De Fatick, Sénégal, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Présidentielle au Sénégal : réaction de Jean Marie NGONDJIBANGTE, président de la mission d’observation du PIDPA

24 février 2019 à 15 03 44 02442
Jean Marie NGONDJIBANGTE, président de la mission d’observation du PIDPA

Les 6 683 043 électeurs sénégalais se rendent aux urnes ce dimanche, 24 février 2019, pour l’élection présidentielle. Quelques heures après l’ouverture des bureaux de vote, monsieur Jean Marie NGONDJIBANGTE, président du Conseil d’Administration du Plan International pour la Démocratie et la Paix en Afrique (PIDPA) et doyen des observateurs internationaux a dit que cette élection jusque-là se passe dans les meilleures conditions et qu’aucune anomalie n’a été constatée par son équipe d’observation.

Il a fait cette sortie lors d’un entretien avec des médias déployés dans la ville de Fatick dont Guineematin.com, quelques heures après l’ouverture des bureaux de vote.

Jean Marie NGONDJIBANGTE

Monsieur Jean Marie NGONDJIBANGTE a dit que son équipe et lui sont arrivés au Sénégal il y a pratiquement 18 jours. Mais, depuis leur arrivée jusqu’aujourd’hui, jour du scrutin, aucune anomalie considérable n’a été enregistrée. « Nous avons suivi la campagne ; et, aujourd’hui est le jour-j. Ce matin, nous nous sommes présentés dans des bureaux de vote à Fatick. Avant de venir ici (centre Thierno Mamadou Sall), vous avez vu comment il y a plein de monde. Les gens se sont alignés en file indienne, dans la discipline, le calme et surtout dans l’esprit d’apaisement pour voter dans la tranquillité. Nous pensons que c’est une très bonne chose. Et, puisque nous avons déployés 88 observateurs dans plusieurs départements, les nouvelles qui nous viennent à l’intérieur jusqu’à l’heure où nous vous parlons, tout se passe bien. Et, nous croyons que jusqu’à la fin de la soirée, si tout se passe ainsi, ça veut dire que c’est le Sénégal qui aura gagné, c’est la démocratie sénégalaise qui aura gagné », a-t-il laissé entendre.

Par ailleurs, le doyen des observateurs internationaux a salué la qualité du matériel électoral qui a été déployé et surtout le respect rigoureux de l’heure par rapport à l’ouverture des bureaux de vote. « Tout ce que nous pouvons signaler, c’est positif. Regardez l’encre-là, il est indélébile. J’ai lavé, c’est indélébile. Le matériel électoral en nombre suffisant. Je peux vous dire honnêtement sans lancer des fleurs à qui que ce soit, le ministre de l’intérieur, le directeur général des élections, leur département et le directeur de la formation, ils ont fait un travail impeccable. Surtout les cartes d’électeurs. Les cartes d’électeurs que les gens redoutaient… Je peux vous assurer que les tours que nous avons faits, à nos jours, les taux de retrait, c’est à 99%. Je n’ai jamais vu ça ailleurs si ce n’est au Sénégal ici. Bravo le Sénégal ».

De Fatick, Sénégal, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Présidentielle au Sénégal : voici les réactions de quelques électeurs

24 février 2019 à 14 02 18 02182

Comme annoncé précédemment, les Sénégalais votent ce dimanche, 24 février 2019 pour élire un nouveau président de la République. Entamé à 8 heures du matin, le vote se déroule dans le calme. A Thiès, la ville du candidat Idrissa Seck, les électeurs saluent le climat dans lequel se passe cette élection. Nous vous proposons ci-dessous les réactions de quelques électeurs, interrogés à la sortie de leurs bureaux de vote par l’envoyé spécial de Guineematin.com dans cette ville.

Décryptage !

Matar Coly : pour le moment, le vote se passe bien, il n’y a aucun problème. Les gens sont venus très tôt, le dispositif sécuritaire est là. Ils disent à tous ceux qui votent de quitter pour libérer les lieux. Cette élection est très importante parce qu’il s’agit d’élire l’homme qui va diriger ce pays-là. Donc pour moi c’est très important et je pense que chaque citoyen doit accomplir ce devoir civique. Parce que si tu ne le fais pas, demain tu n’auras pas ton mot à dire lorsque sera élu et que tu t’es abstenu. Pour moi, c’est le moment de venir exprimer ton vœu, ton désir de voir à la tête de ce pays quelqu’un en qui tu as confiance.

Je préfère la continuité parce que le président sortant, il a déjà fait un mandat au cours duquel il a fait pas mal de réalisations. Donc pour moi, c’est la continuité. Maintenant, s’il termine son second mandat, quelqu’un va venir. Sinon, ça sera un éternel recommencement. Et puis, on n’a pas vu quelque chose de très mauvais qu’il a fait pour le sanctionner. Peut-être qu’il y a quelques couacs mais je crois que c’est acceptable.

Mame Koumba Diagne : pour le moment, l’élection se passe bien. Les gens votent dans le calme et vraiment tout se passe à merveille. Pour moi, cette élection est très importante parce qu’en tant que citoyenne, je crois que j’ai mon mot à dire pour le Sénégal.

Baba Faye : présentement, tout se passe bien. Je suis venu, je suis resté dans le rang et quand mon tour est arrivé je suis rentré pour accomplir tranquillement mon devoir civique. C’est une élection qui est fondamentale, parce que c’est de là que va découler la destinée de la nation pour les prochaines années. Donc, il faut que le choix se passe dans de très bonnes conditions.

Racine Sow : c’est vraiment important. Je rappelle que c’est la 11ème fois que nous organisons une élection présidentielle dans notre pays. On a commencé à voter et ça se passe tranquillement, il n’y a pas de problèmes. Je pense que très important pour les gens de venir voter et faire le changement. Parce que dans ce pays-là, ça ne va pas du tout. Le président de la République du Sénégal, j’ai pris ma décision de voter pour lui en 2012 et il a gagné. Mais après 7 ans de gouvernance, on n’est pas satisfait. La satisfaction, c’est sa famille et ses amis.

Aujourd’hui, il faut déplorer le fait que les problèmes ethniques commencent à naître au Sénégal. On entend dire que tel est toucouleur, tel autre est sérère ; tel est tidjaniste et tel autre est mouride, cela est dangereux pour le pays. J’ai peur que cela ne se développe et qu’on arrive un jour à une situation comme celle que le Rwanda a connu il y a plusieurs années. Je pense que le président encourage cette division, c’est pourquoi tous les Sénégalais doivent se lever et voter massivement pour un changement au Sénégal.

Seynabou Sarr : le vote se passe très bien. Les gens votent tranquillement, il n’y a pas de problème. Comme le vote est secret, je ne vais pas dire pour qui j’ai voté ni même qui je souhaite voir passer. Je vais tout simplement dire que cette élection est très importante parce que c’est pour élire un président de la République. J’ai voté donc pour mon candidat et je crois que ma voix sera prise en compte.

Hawa Seck : le vote se passe bien. J’ai choisi librement mon candidat et j’ai voté pour lui. Je n’ai rencontré aucun problème. Moi, je souhaite le changement, c’est-à-dire l’accession au pouvoir d’un autre qui ne soit pas le président sortant. Parce que je n’ai pas de véritable changement depuis que Macky Sall est au pouvoir. Je pense qu’il est temps qu’il quitte donc le pouvoir pour qu’autre vienne diriger autrement le Sénégal.

Propos recueillis à Thiès (Sénégal) par Alpha Fafaya Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

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Fatick : voici le message de Macky Sall aux sénégalais

24 février 2019 à 10 10 45 02452

Tôt ce matin, les sénégalais se sont rendus en nombre dans les différents bureaux de vote pour s’acquitter de leur devoir civique. Après avoir glissé son bulletin dans l’urne au bureau de vote numéro 3 de Fatick, sa ville natale, Macky Sall, président sortant et candidat à sa propre succession, a salué la maturité des sénégalais et espéré que le prochain président sera le président de tous les sénégalais, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Fatick, au Sénégal.

C’est aux environs de 09 heures 10 minutes que le président de la République, Macky Sall, en compagnie de son épouse, Mariem Faye Sall (tous les deux vêtus de blanc) est entré au centre Thierno Mamadou Sall de Fatick. Après avoir bénéficié d’un accueil chaleureux de la part du public qui l’attendait, le candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) est entré dans le bureau de vote numéro 3 pour s’acquitter de son devoir civique.

A sa sortie, le chef de l’Etat sortant a salué la maturité du peuple sénégalais, avant d’inviter le prochain président d’être le président de tous les sénégalais, même s’il croit mordicus que ce prochain président sera encore lui. « Les sénégalais sont massivement et calmement sortis pour faire le vote. Cela signifie tout simplement que le peuple sénégalais a une maturité. Je prie le bon seigneur que le vote continue ainsi jusqu’à ce soir. Et, lors de la proclamation des résultats, à l’aide du seigneur, que je puisse être le président de la République. Je remercie tout le monde d’être là. J’espère que le prochain président sera le président de tous les sénégalais. Et, j’espère que ce président sera moi », a dit Macky Sall.

A noter que le département de Fatick compte 160 733 électeurs, répartis dans 374 bureaux de votes et 223 centres. La commune pour sa part comptabilise un total de 25 378 électeurs pour six (6) centres et 44 bureaux de vote. Et pour ces élections, les bureaux de vote ont été ouverts dès 8 heures. Tout se passe actuellement dans un calme olympien, sous le regard des agents des forces de l’ordre déployés en grand nombre.

De Fatick, Sénégal, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00221) 78 169 09 46

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Mea Culpa d’un ancien militaire au RPG : « j’étais le chef des rebelles qui devaient enlever Lansana Conté »

23 février 2019 à 17 05 25 02252

L’assemblée générale hebdomadaire du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, tenue ce samedi, 23 février 2019, a porté essentiellement sur la fusion du parti COMUNA Conseil Militaire pour l’Unité Nationale) à la mouvance présidentielle. La visite effectuée récemment en Guinée par des anciens chefs d’Etat, Abdoulaye Wade (Sénégal), François Hollande et Nicolas Sarkozy (France) a également été commentée. La séance a été présidée par Saloum Cissé, secrétaire général du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est une structure méconnue du grand public qui s’est fondue ce samedi dans le RPG Arc-en-ciel. Il s’agit du parti COMUNA (Conseil Militaire pour l’Unité Nationale), d’Aboubacar Sidiki Diaby, ancien officier de l’armée guinéenne. L’annonce en a été faite par Saloum Cissé.

« Aujourd’hui, on connait l’adhésion de plusieurs partis politiques qui sont venus se fondre dans le RPG, mais on ne se lasse, on doit toujours continuer à convaincre le maximum de guinéens pour que le RPG soit toujours plus grand. Ça c’est notre préoccupation majeure. Nous avons parmi nous un monsieur qui est d’une notoriété très élevée en Guinée qui vient de fondre son parti au RPG arc-en-ciel. Et ce monsieur, ce n’est pas un inconnu du RPG, c’est quelqu’un qui a participé à la mise à terre du RPG mais il y a moment où le délestage vient. Quand le délestage vient, il peut avoir des moments amortis. Mais la prise de conscience aidant, tu peux rattraper le temps et venir pour continuer le combat et c’est ce qui est fait. Il s’agit d’Aboubacar Sidiki Diaby », a déclaré honorable Saloum Cissé.

Prenant la parole pour se présenter aux militants, Aboubacar Sidiki Diaby a rappelé fièrement son passé sombre dans la déstabilisation du régie de Lansana Conté. « Je suis un ex-officier des forces armées. Quand le président Ahmed Sékou, paix à son âme, mourait, j’étais le plus jeune officier de l’armée guinéenne. J’étais déjà lieutenant. En 1985, lorsqu’il y a eu le coup d’Etat de Diarra Traoré, moi j’ai quitté Conakry sur les rails à pied, j’ai marché jusqu’à Kankan. De Kankan, je me suis rendu à Bamako en République du Mali. Le président Moussa Traoré, il est vivant encore, je lui souhaite longue vie, m’a accordé l’asile politique. C’est là-bas où j’ai lancé un appel à tous les militaires rescapés du pogrom de 1985, pour que nous mettions en place un mouvement militaire pour venir renverser le régime militaire de Lansana Conté. C’est moi qui étais le chef des rebelles qui devaient venir attaquer la Guinée pour enlever Lansana Conté à la tête de la Guinée. Ce mouvement, nous l’avons appelé Conseil Militaire pour l’Unité Nationale en abrégé COMUNA », a dit monsieur Diaby.

Parlant de ce mouvement, ex-officier a même expliqué qu’il a reçu le soutien de certains pays voisins pour tenter de déstabiliser le régime Conté. « Beaucoup de chefs d’Etat de la sous-région nous ont apporté leur soutien, parce que tous les amis du défunt président Ahmed Sékou Touré, paix à son âme, n’étaient pas contents que l’armée ait pris le pouvoir en Guinée. Donc, ils nous ont soutenus pour venir renverser le Général Lansana Conté ».

Par ailleurs, Aboubacar Sidiki Diaby est revenu sur la naissance des rapports entre ce mouvement et le président Alpha Condé. « De la France, le professeur Alpha Condé a entendu parler d’autres groupes. Il a envoyé un émissaire pour nous rencontrer à Bamako. Cet émissaire, il est là, il est vivant. Il s’appelle Lansana Bérété. C’est Lansana Bérété qui est parti nous prendre à Bamako, il nous a amenés à Abidjan. On a rencontré Alpha Condé le 26 septembre 1987, il était à la tête du MUD, moi j’étais à la tête du COMUNA. Il a demandé ce que nous voulons, je lui ai dit ce que nous voulons. Il a dit qu’il est contre un pouvoir militaire, lui aussi il est contre Lansana Conté, mais il veut renverser Lansana Conté par les urnes, par la voie démocratique. Difficilement il nous a convaincu, parce que nous, on était des militaires. On voulait un pouvoir militaire. Mais, c’est le professeur Alpha qui nous a mis dans son école, il a enlevé le pouvoir dans notre tête », a-t-il révélé.

Pour ce qui de la visite des anciens chefs d’Etat en Guinée, c’est Kaba Condé, directeur général de la radio nationale, qui a dit quelques mots là-dessus. « Les deux dernières semaines, vous avez vu le président Alpha Condé recevoir trois anciens chef d’Etat en Guinée. Les présidents français, François Hollande et Nicolas Sarkozy, et l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade. Pour ce qui est du passage de monsieur François Hollande, il vous souviendra que pendant Ebola, François Hollande est le président au monde qui a aidé la Guinée plus que tous les autres. La deuxième visite, c’est l’arrivée du président Wade en Guinée. On le dit chez nous, quand la case de ton voisin brûle, il faut apporter l’eau pour éteindre le feu si non le feu peut arriver chez toi. Tout le monde sait que l’ancien président Abdoulaye Wade menaçait de saboter les élections de demain au Sénégal. Quand le président Alpha Condé a compris qu’il y a danger au Sénégal, il a appelé son grand frère, Abdoulaye Wade, qui est venu. Ils se sont entretenus et à partir du bureau du président Alpha Condé, le président Macky Sall et le vieux Abdoulaye Wade ont parlé à Conakry et la paix est revenue. Bravo à la médiation du président Alpha Condé », s’est félicité Kaba Condé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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