Agriculture : remise d’intrants agricoles aux producteurs de maïs de Siguiri

19 juillet 2021 à 11 11 26 07267

Dans le cadre du renforcement et de l’amélioration de la production du maïs en Guinée, le projet de développement agricole intégré de Guinée (PDAIG) a procédé au lancement de son ‘’sous-projet intégré maïs (PIM) à Siguiri, le samedi dernier, 17 juillet 2021. Et, à cette occasion, le PDAIG a procédé à la remise d’intrants agricoles à quinze (15) producteurs de maïs de Siguiri en guise d’encouragement dans la poursuite de la production du maïs dans cette partie de la Guinée. Cette remise s’est déroulée en présence du président de la chambre préfectorale d’agriculture et des représentants de la fédération des unions des producteurs de maïs de la Haute Guinée (FUPROMA/HG), rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

C’est le siège de la mairie de Siguiri qui a servi de cadre à la cérémonie de remise officielle de ces intrants agricoles aux producteurs de maïs de la préfecture. Et, pour le président de la chambre préfectorale d’agriculture de Siguiri, Sékou Gackou, ce don est un geste d’encouragement visant à inciter les producteurs de maïs à fournir plus d’efforts dans la culture du maïs.

Sékou Gackou, président de la chambre préfectorale d’agriculture de Siguiri

« Le projet de développement intégré de Guinée vient de nous offrir, à travers nos vaillant producteurs de la filière de maïs, de grands stocks d’intrants en vue du renforcement de leur capacité productive d’une part et d’autre part améliorer les productions et la productivité de la culture du maïs en Guinée. Cette initiative salvatrice découle des idées prônée par le professeur Alpha condé à travers les politiques et plans nationaux dont le PNDA, le PNDES. La filière maïs devient de nos jours une filière incontournable, parce que le maïs est la denrée la plus convoitée, tant au niveau des hommes qu’au niveau des volailles et autres animaux. Cela pour interpeller nos grands producteurs à multiplier d’effort ; car, de par ce geste, nous comprenons qu’ils sont parmi les vrais acteurs du monde agricole », a indiqué Sékou Gackou.

Le PDAIG est un projet financé par la Banque Mondiale. Il est en phase pilote ; et, pour ce premier temps, ce ne sont que quatre préfectures de Guinée qui sont concernées. Et, à en croire Bakary Touré, le coordinateur du sous-projet intégré maïs, une nouvelle variété de maïs d’une rentabilité de 8 à 10 tonnes à l’hectare sera expérimentée par les agriculteurs.

Bakari Touré, coordinateur du sous-projet intégré maïs

« Le projet de développement intégré de Guinée vous remercie de votre mobilisation massive pour accueillir ces intrants agricoles… C’est au vue du grand rôle que joue le maïs dans la lutte contre l’insécurité alimentaire qui menace notre pays, qu’un programme spécial fut créé, celui du programme intégré de maïs. Ce programme servira de phase dans quatre préfectures cibles dont Dinguiraye, Mandiana, Siguiri et Labé de par l’introduction d’une nouvelle variété améliorée appelée KABAMANO. Sa rentabilité est de 8 à 10 tonnes par hectares dans la mesure où tout le paquet technologique est utilisé », a expliqué Bakary Touré.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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Siguiri : le colonel Magassouba de l’intendance générale de l’Armée, accusé d’expropriation et de menace de mort

5 juillet 2021 à 13 01 27 07277

Officier de l’Armée guinéenne en service à Conakry, le colonel Ynoussa Magassouba est actuellement à couteaux tirés avec les enfants de son défunt frère, Mamadi Koumba Magassouba, à Siguiri. Et, pour cause, le colonel est accusé de vouloir s’accaparer de force d’un domaine cultivable d’un hectare que Mamadi Koumba Magassouba a laissé en héritage à ses enfants. On accuse également ce militaire d’avoir proféré des menaces de mort à l’endroit des héritiers de son défunt frère. Des accusations que le colonel Younoussa Magassouba dément catégoriquement. D’ailleurs, il se présente comme étant la victime dans cette affaire.

Selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, le colonel Ynoussa Magassouba est un officier militaire en service à l’intendance générale de l’Armée. Et, le domaine qui l’oppose aux enfants de son défunt frère Mamadi Koumba Magassouba est un bas-fond d’un hectare situé à Bolibana2, un quartier de la commune urbaine de Siguiri.

« Nous sommes nés et avons vu notre père (Mamadi Koumba Magassouba) cultiver cette partie (le bas-fond en litige). Ma mère qui a plus 70 ans a été mariée alors que mon père cultivait ce domaine. Aujourd’hui, le domaine est presque au centre de la ville de Siguiri. Un jour, le colonel Ynoussa, qui est d’ailleurs notre oncle paternel, est venu voir mon jeune frère et lui a dit qu’il veut qu’on lui revende une partie du domaine. Comme il est notre oncle, la famille est tombée d’accord et on a accepté de lui vendre une partie. Mais, il a retardé après cette demande. Comme nous avons besoin d’argent pour reconstruire la maison notre maman, nous avons revendu deux parcelles dans le domaine. C’est ainsi qu’il est venu de Conakry, il a d’abord dit à nos acheteurs qu’il ne veut pas voir quelqu’un sur le domaine. Et, il a pris de fusil contre nous, avec les menaces de mort. Il a dit que s’il trouve quelqu’un sur les lieux il va le tuer. Il nous a dit qu’il est un officier supérieur de l’armée et il ne craint rien. Son tribunal c’est lui et il est juge. Il a même envoyé des militaires sur les lieux pour nous tuer s’il y voit une personne », accuse Hawa Magassouba, l’aînée des enfants de feu Mamadi Koumba Magassouba.

Joint au téléphone le vendredi dernier, 02 juillet 2021, par le correspondant local de Guineematin.com, l’officier militaire mis en cause a réfuté les accusations portées à son encontre. Le colonel Ynoussa Magassouba jure que ce bas-fond appartenant à son père (donc le grand-père des enfants de Mamadi Koumba) et qu’il n’a jamais menacé les enfants de son frère. Cependant, il admet leur avoir proposé de l’argent pour la reconstruction de la maison de leur papa (son frère) et non pour un quelconque achat de terrain.

« C’est archi faux, je n’ai jamais rencontré ces gens là (les enfants de son frère). Je suis venu dire au chauffeur qui débarque le sable de ne pas mettre le sable sur le domaine. C’est un domaine cultivable. C’est un bas-fond. Le domaine appartient à mon père, tout le monde le sait. S’il y a eu de menaces de mort, c’est eux (les enfants de son frère). La nommée Hawa est venue jusqu’au seuil de la maison de ma mère avec des injures, son jeune frère Daouda détenait une machette. Entre nous deux qui menace qui ? Je les ai proposés de l’argent pour la reconstruction de la maison de leur papa, mais pas pour l’achat d’un domaine. Comment vous pouvez penser à construire dans un bas-fond, un domaine cultivable. Quand ils m’insultaient, j’ai dit à mes frères et sœurs de ne pas répondre aux provocations, la loi est là. Je jure, mes mains sur le coran, c’est eux qui m’ont menacé », a indiqué le colonel Ynoussa Magassouba.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Mouvement de colère à Siguiri : des jeunes empêchent le travail à la société aurifère GGE

1 juillet 2021 à 15 03 45 07457

C’est un sentiment de frustration et de colère que les jeunes des districts de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro sont sortis exprimer ce jeudi, 1er juillet 2021, dans la commune urbaine de Siguiri. Ces jeunes ont barricadé la route, brûlé des pneus et empêché les travailleurs de la GGE (Guinean Gold Exploration) d’accéder au site de ladite société. Et, pour cause, ces jeunes exigent leur recrutement au sein de cette société aurifère.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, la société GGE a récemment formé plusieurs jeunes des districts de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro dans la conduite des engins, notamment les poids lourds. Et, les bénéficiaires de cette formation devaient être employés par ladite société, selon la convention qui avait été établie entre la GGE et les communautés de ces trois districts. Malheureusement, au terme cette formation, la société ne s’est pas acquitter de ses engagements. Et pire, elle a lancé un concourt de recrutement de chauffeurs, tout en ignorant les jeunes qu’elle a formé à ce métier. D’où aujourd’hui la colère des jeunes de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro. Ils sont sortis ce jeudi depuis 6 heures pour protester et ériger des barricades pour empêcher l’accès au site de la société.

« Il y a 6 mois de cela que la société a recruté des jeunes de la communauté pour les former dans la conduite des engins. Mais, avant de les former, la direction avait convenu avec la communauté qu’elle va les former pendant 6 mois. Et, après cette formation qu’ils (les jeunes) seront engagés par la société. Maintenant voilà,  après les 6 mois de formation, la société a besoin de chauffeurs, au-lieu de recruter nous les jeunes formés,  elle nous laisse pour organiser un test. Et, pendant notre formation cela n’a pas été dit. C’est pourquoi nous sommes sortis pour les empêcher de travailler », a indiqué Soryba Diawara, un des manifestants.

Les jeunes manifestants sont encore (12heures30’) dans la rue. Et, pour l’heure, aucune intervention des forces de l’ordre n’a été enregistrée sur place.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Détournement du véhicule de Soma Touré : la confrérie des chasseurs menace de manifester à Siguiri

29 juin 2021 à 11 11 26 06266
Soma Touré, président des chasseurs de Siguiri

On s’achemine vers une nouvelle étape dans le différend qui oppose le président des chasseurs de Siguiri, Soma Touré et l’ancien ministre des transports, Elhadj Tidiane Traoré. Le premier accuse le second du détournement d’un véhicule qui lui aurait été donné par le président Alpha Condé. Et, face à l’impasse dans cette affaire, la confrérie des chasseurs de Siguiri menace de « descendre dans la rue dans les prochains jours » pour attirer l’attention du chef de l’Etat et tirer au clair ce problème. L’annonce de cette manifestation a été faite hier, lundi 28 juin 2021, par le président des chasseurs de Siguiri au terme d’une réunion tenue à son domicile avec les chasseurs et les responsables politiques locaux du RPG arc-en-ciel, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

Ils n’ont donné aucune date précise pour cette « marche de la colère », mais leur intention est déjà très claire. Ils cherchent à démêler le vrai du faux dans cette affaire de véhicule pour pourri l’atmosphère entre leur président Soma Touré et l’ancien ministre Elhadj Tidiane Traoré. Ils, ce sont les chasseurs de Siguiri qui veulent réellement savoir où se trouve le véhicule que le président Alpha Condé a remboursé à Soma Touré. Car, selon les informations (qui sont d’ailleurs très rependues actuellement à Siguiri), c’est à Elhadj Tidiane Traoré que le président Alpha Condé avait le véhicule (une Mercedes220) de Soma Touré. Et, cette histoire se serait passée en 2015, au lendemain de la présidentielle. Mais, l’ancien ministre des transports aurait abusé de la confiance du chef de l’Etat pour faire main basse sur le véhicule de Soma Touré. Et, ce dernier ne compte plus se taire, d’autant plus qu’il soupçonne une mauvaise foi du ministre Elhadj Tidiane Traoré dans cette affaire. Et, dans sa quête de la vérité, il vient d’avoir soutien de ses frères chasseurs et les responsables politiques locaux du RPG arc-en-ciel. Tous projetent de battre le pavé dans les prochains jours si Soma Touré n’entre pas en possession de son véhicule dans les prochaines heures.

« Nous étions en réunion avec nos frères chasseurs, mais aussi les responsables politiques du parti RPG. Et, nous comptons manifester dans les prochains jours ici à Siguiri. Mais, comment un président de république peut être dénigré par son ministre. Le président donne une chose à son ministre pour une autre personne, le ministre détourne. C’est là est possible sous le régime Alpha Condé. C’est que les gens doivent comprendre, il ne s’agit d’un cadeau ; mais une dette envers le président. Une dette parce que j’ai perdu mon véhicule dans sa mission politique. Une dette parce qu’il a promis publiquement qu’il doit me rembourser. Et, la promesse est dette. Je ne suis pas m’importe qui qu’il faut tromper », Soma Touré, le président des chasseurs de Siguiri.

Rappelons que cette histoire est partie de l’élection présidentielle de 2015 en Guinée. Soma Touré a utilisé son véhicule et son argent pour faire campagne pour Alpha Condé candidat du RPG arc-en-ciel pour un second mandat à la tête de la Guinée. Son véhicule a été sérieusement endommagé pendant cette bataille électorale. Mais, le président Alpha Condé aurait pris l’engagement de lui rembourser son véhicule. Et, ayant obtenu son second mandat, Alpha Condé se serait acquitté de cette promesse. Il aurait remis à Elhadj Tidiane Traoré (à l’époque ministre des transports) un véhicule qu’il devait à son tour remettre à Soma Touré. Mais, le ministre Tidiane Traoré aurait fait main basse sur ce véhicule au détriment de Soma Touré qui est resté à scruter le ciel en attendant de voir son véhicule arriver. Aujourd’hui il tient à entrer en possession de son véhicule, mais le ministre Tidiane Traoré ne voudrait pas en entendre parler. D’où la pomme de discorde entre les deux hommes.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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La jeunesse du RPG AEC à Siguiri en colère : « les ministres d’Alpha Condé sont des ennemis du pays »

28 juin 2021 à 10 10 30 06306
Bourlaye Condé, secrétaire administratif du bureau de jeunesse Siguirikoura 2 et coordination de la cellule de communication du RPG à Siguiri

Certains jeunes du RPG Arc-en-ciel sont très remontés contre les ministres Bouréma Condé et Ismaël Dioubaté. Ils accusent ces derniers de népotisme et de favoritisme dans la nomination des administrateurs territoriaux dans les nouvelles sous-préfectures, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

Déception et frustration, ce sont les sentiments qui animent aujourd’hui plusieurs jeunes du RPG Arc-en-ciel à Siguiri. Ils sont en colère contre les choix des sous-préfets et receveurs communaux dans les sous-préfectures et communes rurales créées récemment dans la préfecture. Ces jeunes accusent le général Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, et Ismaël Dioubaté, ministre du Budget, de nommer uniquement leurs parents à ces postes. Parmi ces frustrés, figure Bourlaye Condé, secrétaire administratif du bureau de la jeunesse de Siguirikoura 2 et coordinateur de la cellule de communication du RPG à Siguiri. 

« Les jeunes cadres du parti, intéressés par les postes de sous-préfets et de receveurs communaux, ont fait leur demande, comme cela a été demandé d’ailleurs.  Mais nous avons constaté avec regret que la liste qu’on a déposée n’a pas été prise en compte. Malheureusement, les ministres de l’administration du territoire et de la décentralisation et du budget ont écarté cette liste pour nommer leurs parents. Tous les nouveaux sous-préfets et receveurs communaux sont leurs parents. Aujourd’hui, il faut être un parent du ministre Bouréma Condé ou du ministre Ismaël Dioubaté pour bénéficier d’un poste de sous-préfet ou de receveur communal.

Moi, j’ai fait la prison en défendant ce parti, et j’ai tout perdu. Et aujourd’hui, je n’ai rien. Les ministres d’Alpha Condé sont des ennemis du pays et du parti au pouvoir », a déclaré ce responsable de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel à Siguiri. « On avait un espoir avec ce troisième mandat. Mais avec l’allure où vont les choses, c’est la dissolution du parti qui se profile à l’horizon. Si le président de la République n’est pas informé du comportement de ses ministres, qu’il en soit informé », a dit Bourlaye Condé, secrétaire administratif du bureau de la jeunesse de Siguirikoura 2 et coordinateur de la cellule de communication du RPG à Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com 

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Doko (Siguiri) : un homme et sa femme, retrouvés morts dans leur chambre

22 juin 2021 à 13 01 32 06326

Un drame s’est produit dans la nuit du dimanche au lundi 21 juin 2021, à Doko, dans la préfecture de Siguiri. Un homme et sa femme ont été retrouvés morts dans leur chambre à coucher. La cause exacte de leurs décès n’est pas connue, mais la thèse d’une asphyxie reste privilégiée.

Les victimes résidaient dans le district de Tombökö, relevant dans la sous-préfecture de Doko. Selon les informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Siguiri, le couple s’est endormi, laissant leur groupe électrogène allumé dans leur chambre.

Le lendemain matin, n’ayant pas vu les époux, les membres de leur famille sont venus frapper à leur porte, sans avoir de réponse. Ils ont défoncé alors la porte et ont trouvé les corps de Daouda Koïta, 23 ans, et de Kandé Kourouma, 16 ans, dans la chambre.

« Dans la nuit de dimanche à lundi, il pleuvait à Tombökö. C’est ainsi qu’ils ont fait rentrer leur groupe électrogène dans leur chambre, ils l’ont laissé allumé pour s’en dormir. Et le lendemain matin, tous les deux ont été retrouvés morts dans la chambre. La jeune femme était enceinte de son premier enfant », explique Dianko Dansoko, un agent de la Croix-Rouge.

Les victimes ont inhumées sans qu’une autopsie ne soit effectuée pour déterminer la cause exacte de leur mort.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com 

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Fratricide à Banko (Siguiri) : 2 jeunes tuent leur frère et brûlent son corps

20 juin 2021 à 12 12 24 06246

La nouvelle a surpris et étonné plus d’un à Siguiri. Deux jeunes hommes ont tué leur frère aîné, puis brûlé son corps dans cette préfecture. L’acte s’est passé le vendredi, 18 juin 2021, à Nafagui, un district relevant de la sous-préfecture de Banko. Selon le maire de la commune rurale de Banko, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, c’est à cause d’un domaine agricole que les jeunes ont commis ce crime.

« Lorsque la police de Nafagui m’a informé de ce crime, je me suis rendu dans la localité avec mes collaborateurs. A notre arrivée, nous avons trouvé le corps de la victime gisant dans le sang. D’après les informations recueillies auprès de sa mère, qui est d’ailleurs la mère des présumés meurtriers, la victime s’est disputée avec ses deux frères autour d’un domaine cultivable, qui appartenait à leur défunt père.

Les présumés meurtriers voulaient le partage du domaine, tandis que la victime s’y opposait. C’est ainsi que ce vendredi, les deux jeunes ont invité leur frère sur le domaine en question. Dès qu’ils sont arrivés sur les lieux, ils se sont jetés sur lui. Ils l’ont mortellement poignardé, avant de brûler son corps », a expliqué Youssouf Traoré, maire de Banko.

Peu après la découverte du corps de la victime, le frère cadet s’est rendu à la police. Son frère, lui, a pris la fuite. Choqués par cet acte, plusieurs citoyens de la localité sont allés saccager le domicile des deux meurtriers présumés de leur frère. La victime, Diatè Camara, âgé d’une quarantaine d’années, laisse derrière lui deux veuves et 8 enfants. 

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Gaoual : l’exploitation de l’or continue malgré l’interdiction imposée par les autorités (reportage)

17 juin 2021 à 8 08 34 06346

Apparemment, la préfecture de Gaoual ne s’est pas vidée de toute la substance humaine d’orpailleurs qui l’a envahi ces dernières semaines. Elle garde encore dans ses entrailles de mineurs téméraires qui ne comptent pas rentrer bredouille du cauchemardesque Eldorado. Ces jeunes, malgré l’interdiction d’exploitation et la fermeture des mines, sont encore en brousse à Kounsitel à la recherche de l’or. Avec la complicité de citoyens locaux, ils arrivent semer les agents de patrouille qui surveillent les sites miniers de la localité, a constaté l’envoyé spécial de Guineematin.com à Gaoual.

Sans le moindre bruit, loin des regards des agents et des autorités locales, des jeunes orpailleurs, équipés de machines sont à la recherche de l’or. Les nouvelles de cette exploitation clandestine se murmurent aux oreilles ; et, nul orpailleur ne veut parler à un journaliste. Après tout, il n’est pas de leur intérêt que leur petit secret soit connu des autorités.

Par précaution, ces orpailleurs travaillent généralement la journée. « La nuit, les torches peuvent attirer l’attention des agents de sécurité », explique brièvement un orpailleur en route pour chercher de l’or dans un village dont il refuse de nous donner le nom. Autant dire qu’ils ont tout prévu pour opérer en mode furtif sous la barbe de ceux qui voudraient arrêter leur travail.

Au niveau des habitants locaux, notamment les jeunes, la nouvelle de cette exploitation clandestine circule. Et, nul ne veut l’ébruiter au près des autorités. Car, chacun attend une occasion (un partenaire qui a une machine détectrice d’or) pour se lancer dans ce qu’ils appellent le « business ». Mais, certains jeunes assurent que des éléments des agents de sécurité déployés à Gaoual sont impliqués dans « le réseau » de cette exploitation clandestine qui foule au sol les décisions du gouvernement de la république.

« L’exploitation continue très bien même, je fais le taxi-moto, je reviens d’un village vers Kounsitel, les orpailleurs sont dans toute la brousse, ils travaillent tranquillement. Ils ont négocié avec les hommes en tenues. Depuis 35 ans je suis à Gaoual il n’y a pas un lieu que je ne connais pas ici. Je vous dis, ils continuent l’exploitation de l’or de la plus belle manière », assure ce jeune sous l’anonymat.

Cette source ne veut pas prendre le risque de se retrouver le viseur des orpailleurs qui pourraient lui rétorquer des représailles sévères pour avoir bousier leur « business ». Mais, il ne garde pas ce « secret » pour des mesures de sécurité seulement. Lui-même ne rêve qu’une occasion pour se plonger dans la pratique. « Il ne faut pas que les hommes en tenues et les autorités cherchent pour eux et nous les citoyens de Gaoual on ne gagne rien. Ce n’est pas normal. Moi je veux quelqu’un qui a une machine on va travailler et gagner pour nous. Personne n’est maudite », ajoute-t-il lors de notre petit entretien.

Tout comme ce taxi-motard qui rêve de se convertir en orpailleur, ce vendeur d’essence (qui m’a pris pour un orpailleur) jure que l’exploitation de l’or se fait de plus belle en brousse à Kounsitel.

« Même en voyant le mouvement des motos, on sait que les gens travaillent. Je jure le travail continue dans les sites et dans d’autres sites qui ne sont pas surveillés », dit-il avec assurance.

En provenance de la Douane de Gaoual pour le marché de la ville, on croise par moment quelques acheteurs d’or. Ils ne sont pas natifs de Gaoual, mais ils sont sur place depuis quelques semaines. Et, ils font de « bonne affaires » en dépit de la fermeture des sites d’exploitation d’or. Ils achètent le métal précieux avec les exploitants clandestins. Sidibé (comme il a voulu qu’on l’appelle dans ce reportage) est venu de Siguiri pour acheter de l’or. Et, il ne se plaint pas de son séjour à Gaoual.

« On gagne l’or un peu. Le gramme c’est à 450 mille francs ou on augmente un peu sur ça, il faut négocier. Nous on veut que Alpha Condé libère les sites pour que les gens travaillent, ils n’ont qu’à nous aider pour ça », indique-t-il à notre micro, tout en tâtant des yeux les environs (pour surement voir s’il n’est pas surveillé).

Un autre acheteur d’or venu de Labé m’interpelle de la main juste après mon entretien avec Sidibé. Il m’a pris pour un orpailleur et il pense que je ne me suis compris avec Sidibé sur le prix de l’or qu’il présume que je détiens. « Tu as de l’or ? Viens on va se comprendre », me dit-il brièvement à notre rencontre.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 621686148

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Siguiri : Tidiane Traoré, ancien ministre d’Alpha Condé, accusé de détournement d’un véhicule

15 juin 2021 à 12 12 00 06006
Elhadj Ahmed Tidiane Traoré, ancien ministre des Transports

C’est une ‘’Mercedes 220’’ qui colle à la peau d’Elhadj Tidiane Traoré, l’ancien ministre délégué aux Transports du régime Alpha Condé. Il est pointé du doigt par Soma Touré, le président préfectoral de la confrérie des chasseurs de Siguiri et porte-parole de l’Union Manding. Ce dernier l’accuse ouvertement du détournement de son véhicule que le président Alpha Condé lui aurait offert au lendemain de l’élection présidentielle de 2015.

Selon des informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Siguiri, l’ancien ministre des transports a abusé de la confiance du chef de l’Etat pour faire main basse sur le véhicule de Soma Touré. Et, ce dernier ne compte plus se taire, d’autant plus qu’il soupçonne une mauvaise foi du ministre Elhadj Tidiane Traoré dans cette affaire.

Soma Touré, président des chasseurs de Siguiri

« Je vous parle et j’assume ! Car, j’ai toutes les preuves contre le ministre Tidiane Traoré pour le détournement de mon véhicule. Pendant la présidentielle 2015, j’ai utilisé mon véhicule et mon argent. Mon véhicule a été endommagé. Le président a pris l’engagement de rembourser le véhicule. Et, il a remis mon véhicule à Tidiane Traoré qui devait me le remettre à son tour. Quand la présidentielle de 2020 a été annoncée, j’ai rencontré Tidiane Traoré dans son domicile ici à Siguiri. Le président a appelé Tidiane Traoré et lui a posé la question « pourquoi  Soma n’a pas véhicule ? »  Et, Tidiane m’a plaidé d’attendre la fin des élections pour me rembourser. Et récemment, ma femme Ramatoulaye Diallo a réussi à rencontrer le président Alpha Condé à Conakry, Tidiane nous a donné un délai de deux mois. Cela fait aujourd’hui 4 mois. Et, quand je l’appelle au téléphone, il me répond qu’il n’a plus rien. Par son influence, aujourd’hui, Tidiane Traoré détourne mon véhicule », a accusé Soma Touré.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guinéematin.com

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Des mineurs en détresse à Gaoual : « ils vont nous tuer ici… »

12 juin 2021 à 13 01 33 06336

Comme annoncé précédemment, malgré la fermeture des mines d’or découvertes récemment à Gaoual, est toujours pleine de monde. Même si certains sont rentrés chez eux après cette décision du gouvernement, les chercheurs d’or, venus de toutes les régions de la Guinée, sont encore nombreux sur le terrain.

Certains exigent la restitution des montants qu’ils ont payés auprès des autorités locales pour avoir des permis d’exploitation, tandis que d’autres disent être restés parce qu’ils n’ont pas le choix. Ces derniers demandent au gouvernement de les laisser travailler afin d’avoir au moins leurs frais de transport pour rentrer. L’envoyé spécial de Guineematin.com a rencontré certains d’entre eux, qui expriment une grande détresse.

En quittant Siguiri pour venir à Gaoual, Ousmane Keïta était plein d’espoir. Il s’attendait à faire de bonnes affaires dans ce nouvel eldorado guinéen, qui a attiré plusieurs dizaines de milliers de personnes en l’espace de quelques jours. Ce, après la découverte de trois vastes sites miniers dans cette préfecture : un dans la commune urbaine et deux dans la sous-préfecture de Kounsitel. Mais le jeune homme n’a pas tardé à déchanter, car les choses ne se sont pas passées sur le terrain comme il l’imaginait.

Alors qu’il venait juste d’obtenir un permis d’exploitation, le gouvernement guinéen a décidé de fermer les mines en questions, le temps de réglementer l’activité afin de limiter les risques de problèmes sociaux et environnementaux. Aujourd’hui, beaucoup de mineurs qui étaient venus comme lui à la recherche de l’or à Gaoual sont partis, le laissant sur place. Ousmane Keïta dit n’avoir pas de moyens pour retourner chez lui.

Ousmane Keïta

« J’ai payé 1.500.000 francs pour avoir un permis d’exploitation. J’ai un seul jour, puis on nous a dit d’arrêter et de rentrer chez nous. Mais moi, je n’ai pas d’argent pour rentrer à Siguiri, je n’ai même pas de quoi me trouver à manger. Aujourd’hui, je n’ai rien mangé depuis le matin, regardez mon ventre, j’ai très faim. Lorsque j’ai appelé ma mère au téléphone pour qu’elle m’amène de l’argent, elle a pleuré parce qu’elle n’a pas d’argent aussi. Le gouvernement n’a qu’à nous laisser travailler un peu pour avoir au moins les frais de transport ou alors nous envoyer des bus pour nous ramener », sollicite ce citoyen.

Nouman Doumbouya

Nouman Doumbouya est venu également de Siguiri. Il est partagé aussi entre déception et consternation. « Je suis à Gaoual depuis 5 jours, mais je mène une vie très difficile ici. Le plat de riz est vendu à 10.000 francs ici, nous avons payé un million comme frais de loyer de la maison où nous habitons. Et avec tout ça, je ne travaille pas. Certains orpailleurs qui sont là ont pris des crédits pour venir dans l’espoir qu’ils auront de l’or ici. Aujourd’hui, ils (les agents des forces de défense et de sécurité) ont arrêté certains de nos amis avec leurs machines et leurs motos, et ils ont pris tout l’or qu’ils avaient eu », a-t-il déploré.

David Tolno

David Tolno, lui, a quitté Guéckédou pour venir à Gaoual, à la recherche d’une vie meilleure. Mais c’est le contraire qui s’est produit. « Nous sommes venus à Gaoual pour travailler. Mais depuis qu’on est venu, on ne travaille pas, on n’a plus à manger. Je demande donc au gouvernement guinéen de nous laisser travailler. Si on ne travaille pas, comment on va retourner chez nous ? S’ils disent qu’on va obligatoirement partir, ils vont nous tuer ici, parce qu’on n’a pas les moyens pour rentrer », a dit ce mineur.

De Gaoual, Amadou Lama Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel. 621686148         

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Lèro (Siguiri) : un bébé à une tête, 2 visages, 4 yeux et 2 bouches

9 juin 2021 à 18 06 04 06046

« Un enfant avec une tête et deux visages. Et, sur chaque visage, il y avait les deux yeux avec un nez de deux narines. Il y avait une première bouche qui a les dents et l’autre bouche avait une pente labiale ».

C’est un fait inédit qu’on entendait jusque-là que dans les contes et légendes de chez nous. La semaine dernière, une femme a mis au monde un bébé qui a une tête, deux visages, quatre yeux et deux bouches à Léro, un district relevant de la sous-préfecture de Siguirini, préfecture de Siguiri. Le nouveau-né, de sexe masculin, est mort quelques heures après sa naissance.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ce bébé souffrait d’une « malformation congénitale » qui a été détectée avant même sa naissance.

« Ce jour, on a reçu la dame avec une grossesse en série terme ; donc, en échographie, on a constaté que c’est un cas d’hydramnios avec une malformation en cours. Nous n’avons pas pu détecter le degré de la malformation ; mais, l’hydramnios était sévère. Alors, on a procédé à l’accouchement ; et après, on a pu collecter autour de la dame une bonne quantité de liquide amniotique. C’est une malformation qu’on n’a jamais vu. C’était un enfant avec une tête et deux visages. Et, sur chaque visage, il y avait les deux yeux avec un nez de deux narines. Il y avait une première bouche qui a les dents et l’autre bouche avait une pente labiale » a confié une source médicale.

On apprend que ce nouveau-né n’a vécu que quelques heures. Puis, il a rendu l’âme sans que sa mère ne voit son visage. « L’enfant n’a pas survécu. On a tout fait pour ne pas que la maman le voit. On a traité le corps de l’enfant et on a remis au père. La mère a régulièrement été suivie et elle a été libérée dans les meilleures conditions », a indiqué notre source.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Ruée vers l’or à Gaoual : les autorités annoncent la fermeture des mines

8 juin 2021 à 20 08 32 06326

Face au flux massif de mineurs en direction de la préfecture de Gaoual, où deux mines d’or ont été détectées récemment, les autorités guinéennes ont décidé de prendre une mesure drastique. Il s’agit de la fermeture des mines d’or pour une durée indéterminée, à compter de demain, mercredi 9 juin 2021. Cette décision a été annoncée ce mardi 8 juin par le gouverneur de la région administrative de Labé, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Nous assistons à l’arrivée dans les régions administratives de Labé et de Boké, des orpailleurs venus de la Haute Guinée, de la République du Mali, du Sénégal, de la Guinée Bissau et du Burkina Faso. Après évaluation de la situation sécuritaire par les services de défense et de sécurité de ces deux régions, nous enregistrons déjà six cas de décès des suites d’accidents. La sous-préfecture de Kounsitel et la préfecture de Gaoual sont totalement étouffées, avec un manque total de vivres et de lieu d’accueil.

Devant la progression massive et dangereuse des arrivées de partout en direction de cette petite localité, la certitude est que la population locale et les nouveaux arrivants, avec cette pandémie de coronavirus, sont exposés à tous les maux liés aux mines d’or. Par conséquent, en rapport avec nos différentes hiérarchies, les autorités administratives et élus locaux de ces deux régions, avons décidé la fermeture pure et simple et immédiate de cette nouvelle mine.

Pour ce motif, nous invitons tous les prétendants au déplacement à rester sur place. Ceux qui sont sur la route en direction de Gaoual, à retourner dans leurs localités respectives. Ceux qui sont sur le site, à se préparer à quitter immédiatement les lieux. A compter de demain, 9 juin 2021, une force mixte de défense et de sécurité sera déployée en vue du dégagement de tous les lieux occupés par les mineurs », a indiqué Elhadj Madifing Diané.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Ruée vers l’or à Gaoual : envahissement des localités, rareté de nourriture… Déjà 2 morts !

8 juin 2021 à 19 07 59 06596

Depuis quelques jours, la préfecture de Gaoual est subitement devenue l’eldorado du pays où l’or, la meilleure qualité selon les experts, a été découvert et exploité à ciel ouvert par des orpailleurs venus par des centaines de milliers à travers le pays, a appris Guineematin.com, de son correspondant local.

La découverte de l’or dans la préfecture de Gaoual, crée des appétits à travers tout le pays. Des milliers de personnes en voitures ou en motos continuent de rallier la localité à la recherche du métal jaune. Si l’on peut se réjouir de ce cadeau de la nature, il faut tout de suite commencer à déplorer les conséquences parfois dramatiques liées à cette nouvelle situation.

Déjà des morts sur le terrain

Selon le correspondant local de Guineematin.com, les accidents foisonnent à Gaoual. Notamment les accidents de moto dont l’un a couté la vie à une personne.

En deux jours, deux personnes ont perdu la vie. La première, Sory Condé, la trentaine et originaire de Dabola, a subitement perdu la vie, alors qu’il était en rang et sous un soleil de plomb devant le siège de la commune urbaine, pour faire enregistrer sa machine de détection hier, lundi 7 juin 2021.

A Toumbo Bowé, une des trois localités aurifères, située à 5 km de la commune urbaine de Gaoual, le vieux Thierno Samba Djarga Camara, imam du secteur appelé « 5 kilos », a été fauché par une moto, avant de rendre l’âme à l’hôpital.

Autorités débordées, des milliers de machines recensées

Des personnes venues de Mandiana, de Kankan, de Kérouané, de Siguiri, de Kouroussa, de Dabola et de la région de Labé, visiblement grossies par celles des localités environnantes de la commune urbaine de Gaoual ont pris d’assaut la préfecture à la recherche de l’or. Certaines informations font état de la présence des personnes de nationalités étrangères comme des Burkinabé, Ivoiriens, Ghanéens, Sénégalais et d’autres sont dans le lot de chercheurs de ce bonheur tout rêvé.

Dans la matinée de ce mardi, 08 juin 2021, ce sont 2005 machines de détection d’or qui ont été recensées par la commission préfectorale mise en place à cet effet. Et, le ticket d’entrée par machine est fixé entre 250 mille à un million de francs guinéens selon sa puissance.

Rareté de nourriture

En seulement cinq jours, la population de Gaoual a doublé, sinon triplé, estiment des habitants interrogés par notre correspondant local. Certains estiment à cent mille, le nombre de personnes qui vadrouillent à travers les trois localités aurifères en exploitation. Aujourd’hui, le sac de riz du pays (barabara) qui est habituellement vendu à 450 mille francs se négocie à 800 mille francs guinéens. Le kilogramme de riz importé se vend entre huit mille et neuf mille francs. Les condiments sont devenus rares et chers en cette interminable saison sèche. Le plat de riz est passé de cinq mille à 10 mille francs et à partir de 18 heures, il n’y a plus rien à manger.

Activités agricoles paralysées, craintes pour les écoles

Habituellement réputées agropastorales, les populations de la préfecture de Gaoual sont largement obnubilées par la recherche d’or. Ce qui a eu pour conséquences la paralysie des activités agricoles en ce début de saison des pluies, également perturbée par la rareté des pluies. Toutes les autres collectivités de la préfecture se sont vidées de leurs bras valides. De Wendou M’Bour à Malanta, en passant par Foulamory, Touba et Kakoni, les activités agricoles et commerciales sont fondamentalement affectées. Des étalagistes aux grossistes, tous les commerçants ont fermé portes et fenêtres pour aller dans les mines. Les champs on en parle pas. Tout est abandonné au profit des mines. L’autre crainte est le débrayage des écoles en cette fin d’année. Alors que plusieurs établissements avaient enregistré de mauvais résultats lors des derniers examens, les populations craignent que cette nouvelle situation ne vienne empirer la formation des enfants. Il faut noter que plusieurs écoles ont des contractuels et d’enseignants communautaires mal payés qui pourraient être tentés de changer de statut.

Les sites d’or se multiplient

Actuellement, les sites qui accueillent les chercheurs d’or sont passés de un à trois. Kassenga, dans la commune rurale de Kounsitel, Toumbo Bowé et Alphaya, dans la commune urbaine de Gaoual sont les trois localités où les orpailleurs découvrent presqu’à ciel ouvert des pépites d’or d’une qualité supérieure. Déjà, certains individus comment à changer de statut. On peu rencontrer plusieurs jeunes qui ont gagné entre dix et trente millions de francs guinéens. Certains exploitants ont pu avoir jusqu’à 120 millions de francs guinéens ! Le gramme d’or est vendu sur place à 450 mille francs et plusieurs négociants y ont déjà pris place.

Destruction de l’environnement

Aujourd’hui, les populations de Gaoual sont très préoccupées par cette exploitation sauvage qui détruit considérablement l’environnement. Mais, joint au téléphone par Guineematin.com, le Directeur préfectoral de l’environnement, Mamoudou Condé, a essayé de minimiser les dégâts pourtant visibles sur le terrain. Pour lui, cette exploitation artisanale d’or en cours n’affecte pas aussi dangereusement le couvert végétal. « Ce sont des trous de quelques centimètres de la terre arable qui est concernée. Aucun des orpailleurs n’est permis d’utiliser de gros moyens pour aller en profondeur. Les outils utilisés sont artisanaux et rudimentaires. Les arbres ne sont pas abattus, contrairement à certaines affirmations », a juré Mamoudou Condé.

Mais, de toute évidence, l’intérêt des populations locales et le pays tout entier passe par une réglementation de cette activité qui n’a pas une bonne cohabitation avec l’environnement. L’arrivée des sociétés d’exploitation industrielle respectueuses de l’environnement et du code minier guinéen est donc salutaire.

Moussa Gaoual Camara et Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Hadja Fatoumata Bangoura-Doumbouya du RPG au tribunal : « c’est mon affection pour Alpha Condé qui m’a valu la prison »

7 juin 2021 à 9 09 20 06206

« Tout ça, c’est parce que j’ai aimé le président de la République et son parti pour lequel je me suis toujours battue. Oui, je reconnais avoir produit la vidéo dont on parle… J’ai dénoncé le fait que l’unique fils que j’ai et qu’on devait enrôler dans l’armée ne soit pas enrôlé. On l’a envoyé à Kissidougou pour être enrôlé ; mais, il n’a pas été enrôlé… De surcroît, on m’a demandé 5 millions pour qu’il  soit enrôlé. C’est ce qui m’a aussi de plus énervé. Que je me batte pour un parti qui arrive au pouvoir et les cadres de ce parti me demandent de l’argent pour l’enrôlement de mon fils, c’est vraiment difficile ».

En prison à la maison centrale de Conakry depuis janvier dernier, madame Bangoura Hadja Fatoumata Doumbouya, a comparu le jeudi dernier, 03 juin 2021, au tribunal correctionnel de Mafanco. Cette militante du RPG arc-en-ciel (l’actuel parti au pouvoir en Guinée) est poursuivie pour « offense sur la personne du président de la République, production, diffusion et mise à disposition d’autrui des données de nature à troubler l’ordre public, injures par les biais d’un système informatiques ». A l’ouverture de son procès, la prévenue a plaidé coupable des faits mis à sa charge et a demandé pardon. Elle a laissé entendre que c’est son « affection pour le président Alpha Condé » et son « amour pour le RPG » qui lui ont valu ses présents ennuis judiciaires, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Hadja Fatoumata Doumbouya a été arrêtée le 28 janvier dernier et conduite à la DPJ (direction centrale de la police judiciaire) pour être entendue sur des faits d’offense au chef de l’Etat. Quelques heures plus tard, elle avait été déférée au parquet de Mafanco où elle a finalement a été placée sous mandat de dépôt le 29 janvier (soit le lendemain de son arrestation) conduite à la maison centrale de Conakry.

Depuis cette date, la pauvre femme est en détention provisoire dans la plus grande prison de la Guinée pour « offense sur la personne du président de la République, production, diffusion et mise à disposition d’autrui des données de nature à troubler l’ordre public, injures par les biais d’un système informatiques ». Son procès s’est ouvert le jeudi dernier au tribunal correctionnel de Mafanco ; et, à la barre, elle a reconnu avoir commis les infractions articulées à son encontre.

« C’est mon affection pour le président de la République Alpha Condé et l’amour que j’ai pour le parti RPG qui m’ont valu la prison que je vie actuellement. Tout ça c’est parce que j’ai aimé le président de la République et son parti pour lequel je me suis toujours battue. Oui, je reconnais avoir produit la vidéo dont on parle. J’ai regretté ce que j’ai dit, je demande pardon. J’ai dit que la route qui relie le chef-lieu de ma préfecture (Siguiri) à  mon village (Norassoba) n’est pas goudronnée. J’ai dénoncé le fait que l’unique fils que j’ai et qu’on devait enrôler dans l’armée ne soit pas enrôlé. On l’a envoyé à Kissidougou pour être enrôlé, mais il n’a pas été enrôlé. Au contraire on l’a plutôt fait souffrir pour rien. De surcroît, on m’a demandé 5 millions pour qu’il  soit enrôlé. C’est ce qui m’a aussi de plus énervé. Que je me batte pour un parti qui arrive au pouvoir et les cadres de ce parti me demandent de l’argent pour l’enrôlement de mon fils, c’est vraiment difficile. Mais ce que j’ai dit, je le regrette aujourd’hui. Je demande pardon au tribunal et au gouvernement », a expliqué Hadja Fatoumata Doumbouya.

Après cette déposition de la prévenue et la séance de questions-réponses qui a suivi, le ministère public a sollicité un renvoi d’audience pour lui permettre de préparer ses réquisitions dans cette affaire. Mais, les avocats de la défense se sont très vite insurgés contre cette demande.

« Je vois que le ministère public n’est pas prêt à présenter ses réquisitions… Cependant, notre cliente est en prison. Elle est vraiment malade. Actuellement, elle est en train de se faire soigner à l’hôpital national Ignace Deen. Donc, si vous allez renvoyer le dossier,  nous demandons de bien vouloir mettre en liberté provisoire notre cliente. A la prochaine que vous allez fixer, elle viendra tranquille se présenter devant votre tribunal », a dit Me Mamady Doumbouya.

Finalement, le tribunal a rejeté la demande formulée par les avocats de la défense et a renvoyé l’audience à une date ultérieure pour les plaidoiries et réquisitions.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Eboulement dans une mine d’or à Siguiri : 3 morts !

2 juin 2021 à 13 01 03 06036

Le drame s’est produit hier, mardi 1er juin 2021, dans une mine d’or de Kourako, un district relevant de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri. Trois jeunes hommes, âgés de 22 à 35 ans, ont été ensevelis par le sable. Ils ont tous perdu la vie dans cet éboulement.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, six personnes se trouvaient dans la mine au moment de l’éboulement. Mais, la moitié d’entre eux a pu se sauver de ce drame. Malheureusement, Lamine Doumbouya, Mohamed Doumbouya, Soriba Condé n’ont pas eu cette chance. Ils ont été complètement ensevelis par le sable et y ont perdu la vie.

« Ils étaient 6 personnes dans le trou au moment de l’éboulement. 3 personnes se sont sauvées de justesse. Et, les autres ont péri… Vous avez, quand les mineurs savent qu’il y a de l’or dans un trou, ils descendent sans ordre et ils coupent les sables n’importe comment. C’est dans cette pagaille qu’ils ont coupé les piliers qui a causé le drame », a expliqué Dianko Dankakoro, un agent de la croix rouge locale. 

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinneematin.com

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Faranah : une femme met au monde un enfant atteint d’éléphantiasis

28 mai 2021 à 9 09 57 05575

C’est à l’hôpital régional de Faranah qu’une femme a mis au monde un enfant atteint d’une maladie congénitale appelée éléphantiasis. Il s’agit d’une malformation qui commence au niveau du bas ventre jusqu’aux orteils. Préoccupée par cette situation, sa famille appelle à l’aide pour assurer la prise en charge médicale du nouveau-né.

« Cet enfant est né le dimanche, 23 mai 2021, vers 6 heures du matin, par césarienne. Il est né avec une maladie congénitale, qui nous préoccupe beaucoup aujourd’hui. Parce que la famille n’a pas les moyens nécessaires pour faire face à cette situation. C’est pourquoi, nous lançons un appel au gouvernement guinéen, aux personnes de bonne volonté ainsi qu’aux ONG humanitaires, de nous assister.

Le père du bébé est un enseignant contractuel qui travaille à Siguiri et sa mère est couturière de profession. Elle est venue à Faranah pour accoucher auprès de ses parents. Nous nous débrouillons pour gagner le quotidien. Donc nous souhaitons que les bonnes volontés nous viennent en aide pour qu’on puisse soigner cet enfant. Sans cette aide, nous ne pourrons rien faire pour lui », a lancé Sambou Oularé, oncle paternel du bébé.

La famille de ce bébé est joignable au numéro suivant : 622160818.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com 

Tél. : 00224 620241513/660272707

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Siguiri : un bébé meurt dans un sceau d’eau

22 mai 2021 à 9 09 45 05455
Bloc administratif de Siguiri

Le drame s’est produit hier, vendredi 21 mai 2021, dans le district de Fanafanako, relevant de la sous-préfecture de Doko (Siguiri). Un bébé d’environ une année a trouvé la mort dans un sceau. Les circonstances dans lesquelles la victime s’est retrouvée dans le sceau ne sont pas encore élucidées, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

« La victime s’appelle Adama Simagan, c’est un jumeau. Lorsque sa mère est rentrée de la mosquée pour la prière de l’aube, elle était couchée avec lui et sa sœur jumelle dans la maison. C’est au moment où elle somnolait que le bébé est sorti. Quand elle s’est levée pour le chercher, elle l’a trouvé mort dans un sceau d’eau qui était à la terrasse. On ne sait pas maintenant comment il a plongé dans le sceau parce qu’il ne pouvait pas marcher. Il ne faisait que ramper », a expliqué Dianko Dansoko, un citoyen.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Eboulement à Kourémalé (Siguiri) : un mort et un porté disparu

10 mai 2021 à 9 09 35 05355
image d’archive

Dans l’après-midi d’hier, dimanche 09 mai 2021, un éboulement s’est produit dans une mine d’or à Kourémalé, une sous-préfecture située à 70 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Siguiri. Une personne y a perdu la vie et une autre toujours portée disparue.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 13 heures que ce drame s’est produit dans la mine d’or de Konfran (communément appelée Köböni). Les victimes étaient dans descendus dans un puits pour extraire du gravier lorsque cet éboulement est survenu. Les secours ont réussi à retrouver et extraire un corps le tas de sable. Mais, une autre personne est encore porté-disparue. En tout cas elle est encore introuvable, malgré les recherches qui y ont été menées jusque tard dans la soirée.

A rappeler que cet éboulement meurtrier est produit quelques heures seulement après l’éboulement survenu samedi, 08 mai 2021, dans la sous-préfecture de Doko (dans la préfecture de Siguiri) et qui a fait 15 morts.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Drame à Siguiri : 15 morts dans une mine d’or à Doko

8 mai 2021 à 17 05 01 05015

image d’archive

Le drame est survenu dans une mine d’or située à Tatakourou, un district relevant de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri. Un gros caillou est tombé sur 15 personnes qui étaient dans un trou, les tuant tous sur place, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

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Horreur à Siguiri : un taxi-motard égorgé et ses yeux arrachés

7 mai 2021 à 12 12 21 05215

Un crime crapuleux s’est produit dans la sous-préfecture de Didi, relevant de la préfecture de Siguiri. Le corps sans vie d’un conducteur de taxi moto a été retrouvé hier, jeudi 6 mai 2021, dans cette localité. La victime a été égorgée et ses yeux ont été arrachés par ses bourreaux, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

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