Abdourahamane Bella Bah, aujourd’hui banquier et ancien élève de l’école primaire de Kenketen et du collège de plateau de Somayah (préfecture de Coyah), accompagné de ses amis et parents biologiques, a fait des dons de tables bancs (une dizaine) et des craies à ces écoles. La remise a été faite ce lundi, 10 avril 2017, en présence des autorités préfectorales de l’éducation et de l’Association des Parents d’élèves et Amis de l’Education (APAE), a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette opération de remise a commencé à l’école primaire de Kenketen, créée en 1959. Avec un effectif de 905 élèves pour 9 salles de classe, cette école primaire manque presque de tout.

En recevant ce don, madame Mariaye Gbilimou, la Directrice communale de l’éducation de Coyah et représente de la Direction préfectorale de l’Éducation (DPE) à cette cérémonie, a dit toute sa satisfaction. « Aider les enfants est une œuvre divine, parce que les enfants sont le sourire de Dieu, nous dit les religieux », a-t-elle rappelé, avant de préciser que les élèves de sa préfecture (34 écoles primaires dont 9 publiques, Ndlr) étudient dans des conditions difficiles et précaires. « Dans toutes ces 9 écoles publiques, nous sommes en manque de tables -bancs. Ce qui fait que les enfants sont parfois à trois, quatre ou cinq par table-banc ; parfois même certains enfants sont à même le sol. Donc, aider ces enfants à étudier dans des conditions un peu optimales, on ne peut que remercier et féliciter les heureux donateurs, ils n’ont fait que aider leurs enfants », a-t-elle ajouté.

Profitant de l’occasion, la DCE de Coyah a lancé un appel aux personnes de bonne volonté d’emboîter le pas à Abdourahamane Bella Bah, afin que la souffrance des élèves et enseignants de Kenketen et des autres écoles de la préfecture ne soit qu’un triste souvenir. « On dit la chèvre ne remercie pas toujours les ordures, parce qu’elle y vient tous les jours puiser ce qu’elle a besoin pour se nourrir. Nous avons pertinemment dans cette école Kenketen, nous avons une salle de classe sinistrée depuis des années maintenant, on a besoin qu’elle soit réhabilitée, il y a aussi des salles de classe dont le toit est perforée. Nous lançons donc un appel aux bonnes volontés, je disais que l’Etat ne peux pas tout faire ; et, l’Etat, c’est moi, c’est toi. Donc, nous tendons une main franche à toutes les personnes de bonne volonté pour aider Kenketen qui nous abrite aujourd’hui et toutes les 9 écoles primaires de la commune urbaine de Coyah parce que toutes travaillent dans des conditions précaires », a-t-elle révélé, rappelant que c’est une des raisons qui font que les enseignants évoluent à double vacation.

De là-bas, Abdourahamane Bella Bah et la délégation qui l’accompagne se sont rendus au collège plateau de Somayah, où des craies ont été offertes. Au nom de la Direction générale, monsieur Boubacar Diallo, principal du collège Plateau de Coyah a dit être très heureux de cet acte de générosité et de bienfaisance pour son collège : « puisqu’au moment où il venait (Abdourahamane Bah Ndlr), j’étais près à sortir, aller dans certaines classes pour sensibiliser à ce que les enfants acceptent de nous aider à trouver de la craie. Même ce matin, il y avait 5 classes qui n’avaient pas eu de craies. J’ai dit aux professeurs vraiment, comme vous n’avez pas de craie, allez donner des cours magistraux et dictez les leçons et revenez ; près, je vais passer pour sensibiliser. À peine que je sortais pour la sensibilisation, j’ai rencontré ce groupe qui m’a apporté un beau cadeau, je dirais même un bijou. Vraiment, je suis débordé de joie », s’est-rejoui le Principal, indiquant que cette crise de craie dans son établissement découlerait d’une mauvaise gestion au plus haut niveau.

Enfin, le généreux donateur a justifié son acte de purement sociale et humanitaire, rappelant qu’il est du devoir de chaque citoyen de faire du bien pour sa communauté. « C’est ici que j’ai étudié, j’ai fais un constat pendant la saison des pluies, toutes les tables-bancs étaient dans un état critique. Et, dans cette situation, les enfants ne pouvaient pas bien étudier. Les enfants sont à quatre par tables-bancs, imaginez toute la difficulté de la formation à la base. Et, moi, je me suis dit si j’avais été dans cette situation là, sûrement que je n’aurais pas eu la formation que j’ai eue de nos jours. Donc, voilà ce qui m’a poussé à apporter ma modeste contribution… ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tel. (00224) 621 09 08 18

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