Mamou : 50 formateurs à l’école de l’Entrepreneuriat et de Technique de Recherche d’Emploi

21 mai 2019 à 11 11 15 05155

Le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail en collaboration avec le projet INTEGRA /PNUD a lancé hier, lundi 20 mai 2019, l’atelier de formation des formateurs en Entrepreneuriat et en Technique de Recherche d’Emploi.

Cette activité vise 50 formateurs des écoles professionnelles et s’inscrit dans le cadre de la création d’emplois par le biais de la formation professionnelle pour absorber une partie des jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

La cérémonie d’ouverture, lancée à l’Ecole Nationale d’Agents Techniques des Eaux et Forêts (ENATEF) de Mamou, a été présidée par le secrétaire général du Ministère de l’enseignement Technique, en présence des représentants des partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreux cadres.

Bernard Mara

Dans son discours, Bernard Mara, directeur de cabinet du gouvernorat de Mamou, s’est réjoui de la tenue de cet atelier avant de saluer l’implication des partenaires dans la réalisation de cette activité. « Permettez-moi, au nom du gouverneur de la région et l’ensemble des autorités à tous les niveaux, de vous souhaiter la bienvenue et un agréable séjour de travail à Mamou, et de vous exprimer notre profonde gratitude pour le choix et l’honneur porté à notre région pour abriter cette importante rencontre. En effet, son objectif se situe dans une vision plus large de formation des formateurs, axée sur l’employabilité des jeunes. Nous félicitons le PNUD pour son engagement pour la mise en œuvre de l’éducation et l’employabilité des jeunes », a dit monsieur Mara.

Elhadj Mamadou Diallo

Pour sa part, Elhadj Mamadou Diallo, coordinateur du Projet INTEGRA/PNUD, a expliqué l’ambition de ce projet dans le cadre de l’accompagnement du gouvernement guinéen avant de dire ses attentes au terme de cet atelier. « Le PNUD, dans sa mission d’accompagner le gouvernement guinéen pour la mise en œuvre de ses différentes politiques sectorielles et particulièrement à travers son programme INTEGRA, financé par l’Union Européenne, accompagne le développement de ces modules et l’organisation d’un atelier de formation des formateurs à l’endroit de 50 enseignants et encadrants des différentes institutions d’enseignement technique et de formation professionnelle. Le Programme INTEGRA ambitionne d’insérer 2500 jeunes le long de l’axe Conakry-Labé d’ici 2020, qui se traduira par la formation civique, la formation professionnelle qualifiante et de courte durée et l’accompagnement à l’insertion. En réaffirmant notre volonté, nous espérons vivement que cet atelier débouchera sur l’implémentation effective de ces deux modules dans les programmes de formations de nos jeunes professionnels », a-t-il indiqué.

Michel Koïvogui

De son côté, Michel Koïvogui, secrétaire général du ministère de l’enseignement technique, a dégagé l’objectif de cette formation. « Notre objectif majeur est non seulement de renforcer vos capacités dans ces deux modules de formation, mais aussi de les appliquer pendant les exercices pratiques que vous aurez cette semaine et les intégrer dans vos futures pratiques enseignantes. Nous attendons aux apprenants de restituer les cours enseignés ici aux autres qui n’ont pas eu la chance de venir participer à cet atelier. L’atteinte de cet objectif passe nécessairement par le renforcement des capacités des formateurs qui reste un des facteurs déterminants ».

Abdoul Karim Diallo

Un des formateurs, en l’occurrence Abdoul Karim Diallo, a également salué le choix de ces deux modules. « Ces deux modules viennent répondre à un besoin de la direction nationale de l’enseignement technique de la formation professionnelle publique qui a sollicité auprès de son partenaire technique et financier, le PNUD, qui doivent être intégrer dans le curricula de formation technique des établissements techniques et professionnelles. Ces thèmes seront des remèdes pour permettre aux jeunes diplômés de trouver un emploi. Nous allons utiliser beaucoup de pratiques, les choses se passeront dans des meilleures conditions », a laissé entendre ce formateur.

Il à noter que cette rencontre prendra fin le 25 mai prochain avec deux modules : un module d’entrepreneuriat et un module de technique de recherche d’emploi.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

Lire

Kindia : plusieurs enseignants rendent visite à Aboubacar Soumah dans son village

20 mai 2019 à 16 04 03 05035

Le bureau préfectoral du SLECG à Kindia, en compagnie de plusieurs enseignants membres du syndicat, a rendu visite à son secrétaire général, Aboubacar Soumah, dans son village natal hier dimanche, 20 mai 2019.

Les enseignants sont allés exprimer leur compassion et leur solidarité à leur leader, et s’enquérir de son état de santé suite à l’agression dont il a été victime le 1er mai dernier à Conakry. Une occasion que le syndicaliste a mise à profit pour s’entretenir avec les enseignants sur le combat du SLECG, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Peu après sa sortie de la clinique où il avait été hospitalier suite à l’agression dont il a été victime lors de la célébration de la journée internationale du travail, le 1er mai dernier, au Palais du peuple de Conakry, le secrétaire général du SLECG est allé se reposer dans son village natal du nom de Sabouya, dans la sous-préfecture de Friguiagbé (Préfecture de Kindia). C’est là que les membres du bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée de Kindia et plusieurs autres enseignants sont venus lui rendre visite.

Abdoulaye Bah

« Nous avons décidé, suite à ce qui lui est arrivé le jour de la fête du travail le 1er mai, de venir lui rendre visite. Nous nous sommes dits que nous devons nous mobiliser et venir lui rendre visite, le saluer, s’enquérir de son état de santé et lui apporter notre compassion », a indiqué Abdoulaye Bah, membre du bureau du SLECG à Kindia.

Cette visite de sa base à Kindia a réjoui Aboubacar Soumah, qui a vivement remercié les enseignants pour cette mobilisation. « La compassion que le bureau entier a exprimée à mon égard suite à l’attaque dont j’ai été victime, et surtout de la détermination dont ils ont fait preuve par rapport à la poursuite de notre combat qui n’est autre que l’amélioration de nos conditions de vie et de travail me réconfortent.

Donc je suis très content et très satisfait de cette mobilisation de ce bureau de la préfecture de Kindia qui est avec d’autres enseignants. Cela vraiment m’a rassuré davantage que les enseignants sont prêts et sont déterminés pour mener le combat qui est le leur et qui va faire en sorte que nos conditions de vie puissent s’améliorer », a dit le secrétaire général du SLECG.

Le syndicaliste en a profité pour rassurer les enseignants sur son état de santé. « Mon état de santé s’est beaucoup amélioré après les soins intensifs que j’ai reçus dans la clinique où j’étais alité. Je me porte très bien et même les résultats du scanner ont prouvé que ma tête est sortie indemne. Je ne pas de mal spécifique. Je suis en train de me reposer », a-t-il dit.

Aboubacar Soumah

Aboubacar Soumah a échangé aussi avec ses hôtes autour du combat que mène le SLECG en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants guinéens. C’est notamment l’assainissement du fichier des enseignants qui devrait permettre de rayer ceux qui ne sont pas en service et d’améliorer les salaires de ceux qui sont en service. Et, il a appelé les membres de son syndicat à rester mobilisés pour continuer le combat jusqu’au bout.

« Il faut que nous nous donnions les mains pour renforcer non seulement notre mouvement, mais aussi faire en sorte que tous les enseignants qui se laissent entraîner par les partisans et les politiciens ne se prêtent pas à ce jeu pour qu’ensemble nous nous donnions les mains pour que notre combat puisse aboutir (…) Je lance un appel à l’endroit de tous les enseignants non seulement du SLECG mais aussi tous les enseignants qui ne sont pas encore du SLECG à se donner la main.

Le combat que nous sommes en train de mener c’est un combat noble. L’agression que nous avons eue, mettons le à l’actif de Dieu. J’invite tout le monde au calme et à la sérénité. Nous allons poursuivre notre combat et nous allons répondre à cela par notre engagement. Pas de recul jusqu’à la victoire finale », a dit le secrétaire général du SLECG.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 516 796

Lire

Intégration à la fonction publique : ce que demandent les enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI

20 mai 2019 à 15 03 13 05135

Le collectif des enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI de Guinée a tenu hier, dimanche 19 Mai 2019, son assemblée générale dans les locaux de l’institut supérieure des sciences de l’éducation de Guinée à Lambanyi, dans la commune de Ratoma. Cette rencontre a duré près de 5 heures et s’est déroulée autour de sept points.

Mais, l’application du statut de l’éducation et l’insertion des diplômés de l’ISSEG et des écoles normales d’instituteurs à la fonction publique sans concours ont surtout pris le dessus dans les interventions, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre.

Mamadou Kindy Diallo

Né il y a moins d’un mois, le collectif des enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI de Guinée se démarque déjà de la coordination nationale des enseignants contractuels de Guinée. Une démarcation qui résulte de plusieurs facteurs qui pourraient se résumer à trois niveaux. « En premier lieu, nous avons estimé en tant qu’éducateurs et enseignants professionnels sortants de l’ISSEG et des ENI, qu’il est l’heure de nous battre pour restaurer le statut particulier de l’éducation. Le statut selon lequel tous les sortants des ENI et de l’ISSEG doivent impérativement, sans concours ni test, intégrer la fonction publique. En second lieu, vu que nous avons servi l’Etat durant la période de grève du SLECG, nous avons estimé que l’Etat doit rendre sa redevabilité. Et, en troisième lieu, c’est parce que nous sommes pour la défense des valeurs et des réformes de l’éducation. Nous avons estimé que n’est pas enseignant qui le veut, mais qui le mérite. Et, celui qui le mérite relève des écoles spécialisées dans la formation des enseignants », a indiqué Mamadou Kindy Diallo, le président dudit collectif.

Depuis sa création, ce mouvement en gestation qui ne regroupe que les enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI, essuie des critiques de la part de nombreux observateurs. Il est notamment prêté à ce collectif l’intention de se dérober de la voie habituelle d’entrer à la fonction publique. Et, lors de son assemblée de ce dimanche (son deuxième assemblée depuis sa création), le collectif a tenu à éclairer la lanterne du public et par ricochet, de ses détracteurs.

« D’aucuns pensent que nous avons esquivé le test parce que tout simplement nous sommes dans une indigence intellectuelle ou dans une carence. Mais, ils se trompent. Nous, nous sommes des professionnels de l’éducation. Si nous avons refusé le test et le concourt, c’est parce que nous nous sommes attelé à des points inscrits dans le statut particulier de l’enseignant. Nous, notre combat n’est pas un combat de menaces et d’invectives. C’est un combat d’idée. Nous sommes formés pour enseigner, nous n’avons pas besoin d’un concourt pour intégrer la fonction publique. Si vous prenez le décret relatif à la modification du statut particulier de l’éducation, dans ses articles 9, 19 et 35, il est mentionné que tous les sortants des instances de formation professionnelles sont automatiquement engagés à la fonction publique. Et nous, notre combat est de restaurer ce statut-là », a expliqué Mamadou Kindy Diallo tout en précisant que le collectif dont il est le président n’a pas été créé contre la coordination nationale des enseignants contractuels de Guinée.

Par ailleurs, Mamadou Kindy Diallo a appelé ses collègues à resserrer les rangs pour éviter la division. Et, aux autorités, il leur a demandé de « faire leur mea-culpa à l’endroit des instances d’éducation (l’ISSEG et les ENI) ». Car, soutient-il : « S’ils ont eu confiance, ils ont créé ces institutions, des gens sont venus faire quatre ans d’étude, ils ont accepté de se former, il faut reconnaitre cette valeur et respecter les engagements qui ont été pris. Je demande à l’Etat de faire valoir le statut particulier de l’enseignant en Guinée ».

A noter que le collectif des enseignants contractuels issus de l’ISSEG et des ENI de Guinée projette d’aller très prochainement à la rencontre du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation pour exposer ses préoccupations.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Télimélé : la CBG finance la construction de 4 salles de classe et des latrines au Collège Kolly

20 mai 2019 à 11 11 11 05115

Les autorités communales de Télimélé s’engagent à augmenter la capacité d’accueil du collège de Kolly, dans la commune urbaine, grâce à l’appui de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG). C’est dans ce cadre qu’a eu lieu la pose de la première pierre pour la construction et l’équipement de quatre (4) salles de classe et un bloc de latrines de trois cabines dans cet établissement public. La cérémonie a eu lieu hier, dimanche 19 mai 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les autorités communales de Télimélé se donnent pour ambition de faire l’extension du collège Kolly pour lutter contre la pléthore dans les salles de classe et permettre aux élèves d’étudier idéalement. La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée en présence du maire de la commune, de la directrice préfectorale de l’éducation, des représentants des parents d’élèves, des professeurs, des autorités locales et de nombreux citoyens.

Younoussa Goulgoul Diallo

Prenant la parole, le maire de la commune, Younoussa Goulgoul Diallo a exprimé sa satisfaction de voir le démarrage du premier chantier de la commune sous son mandat. « Aujourd’hui, j’ai des sentiments de satisfaction. On a trouvé un financement avec la CBG pour la construction et l’équipement de quatre (4) salles de classe et la construction d’un bloc latrines de trois (3) pièces. Je suis très joyeux. Depuis notre installation, c’est la pose de la première pierre que nous avons faite dans la commune urbaine. C’est l’occasion pour moi de remercier les donateurs et la population de Télimélé. Kolly est le premier collège de la préfecture de Télimélé. Il y a des enfants qui sont assis trois (3) par table, les salles sont pléthoriques. C’est ce qui nous a motivé d’orienter la construction de ces quatre (4) salles de classe à Kolly », a dit le maire.

Hadja Mariama École Diallo

Pour sa part, Hadja Mariama École Diallo, Directrice Préfectorale de l’Education, pense que la chance lui sourit à Télimélé. « Je peux dire que je suis une femme de chance pour l’éducation de Télimélé. Parce que, depuis que je suis à Télimélé, ça ne finit pas. Les constructions, c’est tous les jours. Tout récemment, il y a eu la construction de l’école de trois (3) salles de classe à Hobhêré, la clôture du lycée Ley-Wendou, pour ne citer que ça. A Télimélé, je suis très fière. Je ne peux que remercier la commune et la CBG pour cet accompagnement. Ce projet est un soutien inlassable à l’éducation guinéenne en général, et celle de Télimélé en particulier », a dit la dame.

A rappeler que le délai d’exécution des travaux est de quatre vingt dix (90) jours.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

Lire

Education : les cours exécutés à 90,32% au lycée du 02 Octobre (Proviseur)

19 mai 2019 à 13 01 14 05145

Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), à travers une lettre circulaire, a décidé de prolonger l’année scolaire dans les écoles publiques jusqu’au 30 juin 2019. La démarche vise à permettre de continuer les cours en vue de rattraper le temps perdu lors des 3 mois de grève du Syndicat Libre des Enseignant et Chercheurs de Guinée.

Au lycée du 02 Octobre, dans la commune de Kaloum, les cours sont en voie d’achèvement, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Finir les programmes scolaires avant le 30 juin 2019, telle est la préoccupation actuelle des responsables des établissements scolaires, des enseignants et même des élèves. Au lycée du 2 Octobre, situé à quelques pas du MENA, les cours ont connu de grandes avancées.

Mahamadou Diallo

Selon Mahamadou Diallo, proviseur de cet établissement public, les cours ont un taux de réalisation de 90%. « Ici, les cours se déroulent très bien. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes à 90.32% de réalisation. Au début du moi de juin, le programme sera bouclé et le temps qui reste sera consacré aux différentes révisions », a-t-il laissé entendre.

La mesure qui reporte la date de l’arrêt des cours pour le 30 juin est bien accueillie par le proviseur du lycée du 02 Octobre. Pour Mahamadou Diallo, c’est une occasion pour tous les acteurs de l’éducation de se repositionner afin de préparer plus sereinement les évaluations finales et les examens nationaux. « Le report de l’arrêt des cours au 30 juin nous réjouit beaucoup plus. Puisque cela va permettre aux professeurs de tester les élèves et de préparer davantage les candidats aux examens nationaux. Cela permettra également aux candidats de revoir les leçons », a fait savoir Mahamadou Diallo.

Cheick Barry

Pour sa part, Cheick Barry, professeur d’Economie au lycée du 02 Octobre, a fait savoir que ses cours sont exécutés à plus de 80%. « J’ai 8 groupes pédagogiques : 3 en terminale, 2 en 12ème et 3 en 11ème année. J’ai beaucoup avancé sur les programmes. Actuellement, je suis à 83. 87% de réalisation de mes programmes en 12ème et 11ème. En Terminale, je suis à 80.65%. Je compte finir mes programmes d’ici à la première semaine du mois de juin », a-t-il dit.

S’agissant des préparatifs pour les examens, Cheick Barry est revenu sur la stratégie qu’il compte utiliser pour les candidats au baccalauréat. « Après le bouclage du programme, nous devons revenir. Mais cette fois-ci, ça sera pour les cours de révision. Faire des cours de révision intenses. Il sera donc question de travailler sur les anciennes épreuves des baccalauréats et cela, de l’année 2000 jusqu’à maintenant. Il y a déjà beaucoup de sujets qui sont identifiés. Donc, cela permettra à tous les candidats de maîtriser toutes les techniques afin de mener à bien leurs épreuves de baccalauréat ».

Selon des informations fournies par le proviseur, le lycée du 2 Octobre compte 10 310 élèves, dont plus de 600 candidats au baccalauréat pour la session 2019.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

Lire

Lycée Filira de Boké : les cours exécutés à plus de 80%

17 mai 2019 à 10 10 40 05405

A un moins et deux semaines de la date prévue pour l’arrêt des cours dans toutes les écoles du pays (30 juin), les responsables du lycée Filira, le plus grand de la ville de Boké, s’activent pour achever les programmes d’enseignement. Selon Youssouf Bah, le censeur de cette école, ces programmes seront effectivement bouclés avant cette date. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com à Boké.

« A date, nous sommes à 81,56% dans l’exécution générale des programmes. Il y a quand même des matières où les gens ont dépassé ce cap. Il y a d’ailleurs d’autres professeurs qui ont fini complètement l’exécution de leur programme, et actuellement ils sont en répétition avec les enfants », a indiqué le responsable éducatif.

Youssouf Bah

Monsieur Bah souligne qu’un programme spécial est mis en place par son établissement pour les candidats aux examens nationaux de cette année. « Depuis le début de l’année, nous continuons la sensibilisation des élèves, donc ils sont conscients de ce qui les attend dans les salles d’examen. Maintenant, on organise des groupes de révision : de 8 heures jusqu’à 18 heures, les élèves sont là avec les professeurs, après les cours on fait des répétitions », a-t-il confié.

Cependant, le censeur du lycée Filira estime que l’école ne peut pas faire de bons résultats sans l’engagement de tous les acteurs concernés. C’est pourquoi, il interpelle chacun sur ses responsabilités. « L’appel à lancer c’est à l’endroit des élèves, des parents d’élèves et des professeurs en situation de classe. Surtout aux parents qui refusent de libérer les enfants pour les cours du soir. Il y a des parents qui ne sont pas conscients des enjeux, alors que le combat doit être collégial », a dit Youssouf Bah.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

Lire

Evolution des cours : le centre Sogué des aveugles et malvoyants est à 95% (direction)

16 mai 2019 à 5 05 11 05115

Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a récemment annoncé le report de la date de la fin des cours dans les écoles publiques au 30 juin 2019. Une prolongation liée au retard causé par les trois mois de grève du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants de Guinée) et qui vise à rattraper le temps perdu. Pour l’heure, encadreurs, enseignants et élèves s’activent sur le terrain pour achever les programmes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la journée de ce mercredi 15 mai 2019, un de nos reporters s’est rendu au centre Sogué des aveugles et malvoyants, situé au quartier Ratoma Dispensaire, dans la commune de Ratoma, où les cours ont connu une grande avancée.

Selon la directrice de l’école, Delphine Sénia Zoumanigui, « nous, nous sommes à 95% du programme puisque nous ici, pendant la grève, on venait travailler. On venait travailler parce qu’on a un bus de ramassage qui partait prendre les enfants chez eux et on venait. Pourquoi ? Parce que nous, notre façon d’enseigner est différente de celle des autres voyants. Donc, il faut être permanemment à l’école une fois que l’ouverture est faite, pour que les enfants puissent assimiler les cours. Notre écriture est très difficile à apprendre. Donc, arrêter subitement, ce n’est pas bon pour les enfants. Donc, c’est pourquoi nous, nous nous sommes concertés en enseignants, on a pris des décisions, on a dit qu’il faut qu’on vienne pour ne pas que les enfants perdent leurs cours, parce que non seulement c’est des enfants qui ne voient pas, mais encore leur apprentissage est trop lent. Donc, on ne peut faire des cours de rattrapage comme chez les autres. Passer toute une journée, on ne peut pas, parce qu’il y a une certaine heure à laquelle on doit arrêter les cours », a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, la directrice a fait savoir que son école compte « six (6) groupes pédagogiques, dont une classe d’examen. Nous avons au total cinquante huit (58) élèves pour toutes les classes confondues, dont quatre (4) en 6ème année. Tous les 4 sont des garçons ».

En ce qui concerne les difficultés dont souffre le centre, madame Delphine Sénia Zoumanigui en a révélé les principales, dont : le manque de matériel didactique, l’approvisionnement de la cantine et l’accès à l’eau potable.

« Nous avons des problèmes de matériels didactiques. Vous savez, les matériels didactiques que nous utilisons ne se trouvent pas en Guinée. C’est seulement à l’extérieur qu’on peut les trouver et les enfants qui sont là sont plus petits. Ils peuvent les détruire. C’est pourquoi à tout moment, on a besoin de matériels didactiques. Nous avons aussi des problèmes au niveau de la cantine qui ne fonctionne pas. Nous avons besoin des gens qui vont nous aider à ce que la cantine fonctionne bien. Parce que, le premier élève est pris chez lui dans les bandes de 4h du matin, et le dernier à rentrer, rentre à 19h 30. Donc, ce n’est pas facile de garder les enfants sans leur donner au moins un peu à goûter. Nous avons aussi des problèmes d’eau. Nous n’avons pas d’eau dans l’enceinte du centre. Nous sommes obligés de donner l’argent et aller acheter de l’eau dans les bidons pour les transporter. Et ça, non seulement c’est de l’eau potable pour que les enfants puissent boire, mais aussi trouver de l’eau pour les toilettes. Donc, nous cherchons des gens qui vont nous faire un forage dans l’enceinte du centre », a fait savoir la directrice du centre Sogué.

Il est à rappeler les examens nationaux se dérouleront au courant du mois de juillet prochain, selon des sources basées au Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation.

Mamadou Bhoye Sow pour Guineematin.com

Tel : 622 91 92 25 / 66 91 92 25

Lire

Éducation : la région de Boké entre 88 et 90% d’exécution des programmes

15 mai 2019 à 21 09 39 05395
Moriba Sidibé, Inspecteur Régional de l’Education de Boké

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mercredi, 15 mai 2019, à son bureau, Monsieur Moriba Sidibé, Inspecteur Régional de l’Education de Boké, a indiqué que le taux d’exécution des programmes scolaires de l’ensemble des écoles des cinq (5) préfectures de la région est aux alentours de 90%.

Malgré un retard de trois (3) mois accusé par les établissements scolaires de la région de Boké (notamment Boffa et Boké) dû à la grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), l’Inspection Régionale de l’Education a trouvé une stratégie pour se rattraper, voire même avancer dans le programme scolaire.

« Après la grève, l’inspection régionale de l’éducation a jugé nécessaire de sillonner toutes les écoles pour reprendre la répartition des programmes avec les enseignants. Nous avons réparti les programmes scolaires en 20 semaines, puisque nous avions perdu déjà 12 semaines sur les 32 possibles de l’année. Cette répartition s’étale du 14 janvier au 31 mai 2019. On a fait de telle sorte que tout enseignant qui respecte cette nouvelle grille termine le programme. Et, je vous avoue que les professeurs ont réellement affiché la volonté de travailler. Au secondaire, on travaille matin et soir, à l’élémentaire on utilise les jeudis et les samedis. On a même pris les jours fériés pour se rattraper. C’est ainsi qu’on a pu enregistrer ce taux d’exécution qui varie entre 88 et 90% dans les cinq (5) préfectures, à savoir : Boffa, Boké, Fria, Gaoual et Koundara. Nous sommes aujourd’hui à la 18ème semaine de notre répartition qui correspond à la 30ème semaine de celle nationale. Il nous restait donc deux (2) semaines, et Dieu merci que Monsieur le Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation nous a donné la chance de continuer les cours jusqu’en fin juin », a expliqué monsieur Moriba Sidibé.

D’ailleurs, l’Inspecteur Régional de l’Education de Boké précise qu’il y a déjà des enseignants qui ont achevé leurs programmes. « C’est le cas par exemple d’un professeur de Mathématiques au lycée Yomboya (dans la commune urbaine) du nom de Sékou Soumah qui a terminé le programme en classe de terminale ».

Ainsi, malgré les multiples remous sociaux enregistrés depuis son arrivée à l’IRE de Boké, en septembre 2017, Monsieur Moriba Sidibé se dit optimiste de pouvoir réaliser ses ambitions de transformer Boké en une région d’élite. « Depuis que je suis venu ici, il y a maintenant bientôt 2 ans, à chaque ouverture des classes, nous perdons 3 mois sans faire cours. Mais, cette année, nous avons tiré les leçons de l’échec aux examens de l’année dernière. Les professeurs et les élèves ont tous pris conscience et ont accepté de travailler de façons intenses, conformément à notre recommandation. C’est pourquoi, je vous avoue être confiant qu’à cette allure, la région de Boké fera des lauréats aux prochains examens », a promis l’Inspecteur.

Enfin, dans ses ambitions d’améliorer la qualité de la gestion de l’administration scolaire, Monsieur Moriba Sidibé dit avoir engagé des réformes et de toilettages des directions des écoles. « Dans le souci d’obtenir des résultats aux différents examens nationaux, j’ai pris l’initiative de procéder à une restructuration des directions des écoles en y intégrant les jeunes talents, surtout dans les établissements qui ont récolté des très faibles taux de réussite l’an dernier. Et, c’est un processus qui va continuer jusqu’à ce que Boké soit une région phare et référentielle qui fera sortir chaque année des lauréats », s’est engagé l’Inspecteur.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : +224 622 671 242

Lire

Arrêt des cours en fin juin : « les programmes seront bouclés avant »

14 mai 2019 à 9 09 27 05275

Selon le calendrier spécial élaboré pour l’année scolaire en cours, les cours vont s’arrêter dans toutes les écoles du pays le 30 juin prochain. Les évaluations de fin d’année et les examens nationaux seront organisés pendant le mois de juillet.

A moins de deux mois de cette échéance fixée par les autorités éducatives, un reporter de Guineematin.com a sillonné certaines écoles de la commune de Kaloum pour s’enquérir de l’état d’avancement des programmes d’enseignement.

Un mois et deux semaines, c’est exactement le délai qui reste aux écoles pour boucler les programmes scolaires. Un délai que Mamady Condé, le censeur du lycée-collège 28 septembre de Kaloum, trouve tout à fait suffisant pour achever les programmes.

Mamady Condé

« Les cours vont s’arrêter le 30 juin prochain. Ça va trouver que les programmes sont bouclés. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes autour de 70% pour le lycée et le collège. Ça c’est le pourcentage global. Pour ce qui est des détails, on ne peut pas tout donner. Il y a quand même certains qui sont à 99%, d’autres entre 70 et 80%. Il semblerait que les examens auront lieu au mois de juillet. Au mois de juin déjà, ça va trouver que les programmes sont finis, les gens sont en train de réviser », a fait savoir ce responsable éducatif.

Selon lui, depuis la fin de la grève des enseignants qui a paralysé les écoles pendant les trois premiers mois de l’année scolaire, un programme de rattrapage est en cours dans cet établissement.

« On a établi un tableau de cours rattrapage pour que le délai donné soit respecté. Et parallèlement, il y en a qui ont donné leur programme spécial pour se rattraper davantage. Et, cela consiste, pour les enseignants par exemple qui n’ont pas de cours le soir, de programmer les élèves le soir. Les samedis, tous les groupes pédagogiques ne sont pas programmés. Donc les samedis aussi leur permettent de venir combler les vides », a indiqué Mamady Condé.

Adrien Gbamy

Adrien Gbamy donne des cours de Français en 12ème année et en Terminale Sciences Sociales dans cette école. Il dit avoir réalisé plus de 75% de son cours. « Au jour d’aujourd’hui, je suis à 77,42%. La semaine prochaine on va atteindre les 80%. Et donc, je pense que nous allons rester dans le cadre du délai. Le 30 juin, je crois que c’est une chance qu’on a donnée aux enseignants et aux élèves de pouvoir se préparer conséquemment pour les examens.

Puisque les cours devaient s’arrêter au mois de mai. Mais, s’il faut aller jusqu’au 30 juin, je crois que c’est un plus surtout pour les candidats mais aussi pour les élèves des classes intermédiaires de boucler correctement les cours », a estimé cet enseignant.

Par contre, à l’Ecole Primaire du Centre, toujours à Kaloum, aucune statistique ne nous a été fournie par les responsables. Mais, ces derniers ont laissé entendre qu’un programme de rattrapage est en cours d’exécution.

Aly Diagne

« Après la période de grève, nous avons mis un programme de rattrapage sur pied et qui fonctionne normalement. Il y a eu quand même des perturbations c’est pourquoi d’ailleurs la mesure était générale pour toutes les écoles. Concernant les statistiques, nous n’avons pas pour le moment des statistiques à vous donner. Sauf qu’on a pris un programme de rattrapage qui nous a amenés à donner les cours jusqu’à 14 heures alors qu’ici on sortait à 13 heures. Donc ça veut dire chaque jour on a 1 heure de cours de rattrapage. Dans la semaine on a 6 heures. Donc si vous multipliez 6 heures par 4 vous voyez ce que ça fait », a indiqué Aly Diagne, le directeur de l’Ecole Primaire du Centre.

Lanssa Morlaye Sylla

Lansana Morlaye Sylla, maître d’une des classes de 6ème dans cette école élémentaire, promet de son coté, de finir son programme avant la date indiquée. « Actuellement je suis à 75% de mon cours. Je crois qu’avec le changement de programme et les cours de rattrapage, je vais finir mon programme avant la fin de l’année scolaire », assure l’instituteur.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

Lire

ENI de Kankan : début des épreuves pratiques pour les candidats à l’examen de sortie

13 mai 2019 à 18 06 25 05255
M. Aly Kaké, inspecteur régional adjoint de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

Les élèves maîtres de l’Ecole Normale d’Instituteurs (ENI) de Kankan ont entamé ce lundi, 13 mai 2019, les épreuves pratiques de l’examen de sortie de cette année. C’est l’inspection régionale de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail qui a procédé au lancement officiel de ces épreuves. 186 candidats prennent part à ces épreuves qui vont durer deux semaines, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

En procédant au lancement officiel de cette première phase des examens de sortie, Aly Kaké, inspecteur régional adjoint de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, a passé un message aux différents candidats. « Je vous exhorte à la sérénité, au sérieux et surtout au bon travail. Nous avons commencé par les épreuves pratiques parce que les candidats de l’ENI ne peuvent pas attendre les épreuves théoriques avant celles pratiques. Bientôt les élèves des écoles primaires iront en composition, donc nous avons décidé que les candidats fassent les épreuves pratiques », a-t-il expliqué.

Selon les responsables de l’enseignement technique de Kankan, les candidats sont répartis entre le CP2 ; le CE1 ; le CE2 et le CM1. Quant au choix des sujets, il se fait par tirage au sort. Chaque candidat ramasse et un papier sur lequel est mentionné le titre d’un cours. Il prépare le cours et va le dispenser en classe, en présence d’un jury composé d’un président, un membre et un rapporteur.

Thierno Mamadou Samba Baldé est président du jury à l’école primaire Fallaye Traoré situé au quartier Briqueterie. Il explique comment se fait la supervision sur le terrain. « Nous venons pour suivre un candidat qui a déjà tiré son thème deux jours avant, et nous allons suivre la prestation selon une grille. Pour les critères de sélection, il y a d’abord la rigueur, c’est ce qui caractérise notre travail. L’inspection régionale a déjà repartis les candidats, ici ils sont au nombre de 36. Et chaque jour, c’est 4 qui vont être évalués : 30 minutes de prestation et 30 minutes d’entretien », a indiqué ce président de jury.

Après avoir presté devant le jury, Ahmadou Baldé, l’un des candidats, est sorti satisfait. Il pense que l’épreuve s’est bien passée et espère bien réussir son examen. « L’épreuve pratique s’est bien passée parce que je me suis bien préparé avant d’être là. Ils (les organisateurs) ont fait une tombola, moi je suis tombé sur une leçon de grammaire. J’étais dans la salle de la 4ème année et tout s’est bien passé », s’est félicité l’élève maître.

A noter que ces épreuves pratiques vont durer 16 jours. Elles seront suivies des épreuves théoriques prévues en juin prochain.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Exécution des cours : le lycée Donka est à 87%

10 mai 2019 à 17 05 48 05485

Il y a 48 heures, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, à travers une lettre circulaire, a décidé de prolonger l’année scolaire dans les écoles publiques jusqu’au 30 juin 2019. La démarche vise à permettre de continuer les cours en vue de rattraper le temps perdu lors des 3 mois de grève du Syndicat Libre des Enseignant et Chercheurs de Guinée.

Pendant ce temps, les cours se poursuivent normalement dans les écoles de Conakry, notamment dans la commune de Dixinn où les cours sont exécutés à environ 90%, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’année scolaire 2018/2019 a connu de fortes perturbations avec la grève de 3 mois du SLECG. Après la suspension de la grève, les cours ont repris et semblent avoir atteint la vitesse de croisière. Dans certaines écoles de la commune de Dixinn, les cours évoluent à la satisfaction des encadreurs.

Mme Sangaré Mamadia Camara

Dans un entretien accordé à notre reporter ce vendredi, 10 mai 2019, madame Sangaré Mamadia Camara, proviseure du lycée Donka, a fait savoir que l’on s’achemine vers la fin des programmes. « Globalement, nous devons nous situer aux alentours de 87% d’exécution du programme. Tout le monde n’est pas sur la même ligne bien sûr, mais nous veillons à ce que les uns et les autres soient au rendez-vous. Comme vous le savez bien, l’année scolaire a été prolongée par un communiqué du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation. Les évaluations étant situées aux alentours du mois de juillet, nous ferons en sorte que les programmes aussi finissent plus tard le 30 Juin », a-t-elle expliqué.

Pour rattraper le temps perdu, la proviseure du lycée Donka est revenue sur les dispositions prises à cet effet. « D’abord, je dis en passant que le lycée Donka n’a pas grevé comme la plus part des établissements. Ce qui nous permet aujourd’hui de se réjouir d’un certain état. Nous passons dans les classes pour dire aux élèves de compter le nombre de leçons exécutées par rapport au nombre de leçons contenus dans les différents programmes. Ça nous permet, et élèves et direction et enseignants, de savoir qu’on est sur le même pied d’égalité dans le contrôle. Chacun a donné un plan de rattrapage. C’est ce plan de rattrapage que nous suivons surtout, qui nous permet de dire aujourd’hui qu’on peut bien finir le programme plus tard le 30 juin ».

Mamoudou Kompo

Par contre, Mamoudou Kompo, élève en classe de 10ème année, au collège 1 Donka, a confié à notre reporter que dans certaines matières, il y a un risque que les programmes ne soient pas achevés. « Nous sommes en retard dans 2 matières : en Physique et en Anglais. Les professeurs concernés par ces cours ne viennent pas. Je ne pense pas qu’on puisse terminer les programmes de ces 2 matières d’ici la fin de l’année », lance-t-il.

A l’école primaire publique Les Dabadins, située en face du siège du SLECG, le directeur adjoint, Nouhan Kokony Koro, a dit son optimisme quant à l’exécution totale du programme avant le 30 juin.

Nouhan Kokony Koro

« Avec les écoles primaires Les Dabadins, nous n’avions pas observé la grève. Pendant la période de grève, ça étudiait ici. L’Etat avait mis 15 enseignants contractuels à la disposition de l’école, plus quelques enseignants titulaires qui venaient. On avait le soutien de l’Etat, il envoyait chaque jour les pick-up de sécurité. Avec ça, nous avons suivi le programme normal. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes presqu’à 90% d’exécution du programme. Les programmes seront exécutés à 100%. On aura même le temps de revenir sur les leçons qui sont difficiles pour les enfants… »

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

Lire

Fermeture du lycée-collège Sonfonia : « le gouvernement nous doit 1 milliard 700 millions »

6 mai 2019 à 17 05 18 05185

Des élèves du lycée-collège public de Sonfonia, dans la commune de Ratoma, sont descendus dans la rue ce lundi, 6 mai 2019 pour protester contre la fermeture de leur école. Le non-paiement par le gouvernement des frais de location du bâtiment, appartenant à un particulier, est la raison de cette fermeture, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est à une chaude ambiance qu’on a assisté dans la matinée de ce lundi à Sonfonia, au niveau de Foula Madina. Devant la fermeture des classes du lycée-collège public de Sonfonia, les élèves n’ont pas trouvé mieux à faire que de barricader la route. La circulation a été sérieusement perturbée sur les lieux par les jets de cailloux et de gaz lacrymogène. L’intervention des forces de l’ordre a permis de ramener le calme et l’ordre sur les lieux.

Elhadj Mamadou SOW, élève de la 10ème, est revenu sur la scène. « On est venu le matin trouver beaucoup d’élèves qui manifestaient. C’est une affaire qui se passe entre le propriétaire de l’école et le gouvernement. On était dans une école à Sonfonia, appelée Africof. Ça fait 2 ans que nous avons transféré ici. Le gouvernement refuse de payer ces 2ans. C’est pourquoi nous sommes descendus dans la rue pour manifester et demander l’ouverture de l’école. Les élèves ont commencé à jeter les pierres par ci, par là et les forces de l’ordre sont venues jeter du gaz lacrymogène. Moi, il y a un militaire qui a voulu me cogner. J’ai fui et il m’a poursuivi. Mon sac est tombé. Il a ramassé le sac et je ne l’ai pas encore récupéré. Il y a mes cahiers dedans. Je suis inquiet par ce que ça risque de contribuer à un échec pour nous. Nous sommes en retard ici dans notre école ».

Joint au téléphone, Abdourahmane Sylla, propriétaire du bâtiment, a confié à notre reporter que le gouvernement lui doit plus d’un milliard et demi de francs guinéens. « On s’était convenu de faire un contrat d’un an renouvelable chaque année. Alors, ça a débuté à l’année scolaire 2017-2018. Le ministre à l’époque, K2 (Ibrahima Kalil Konaté, ancien ministre de l’Education Nationale, ndlr) qui était là, nous a adressé une lettre pour nous dire de mettre les élèves pour couvrir certains dossiers qu’il a énumérés. Alors, on a couvert ce dossier et on a déposé au département. Maintenant, il n’y a pas eu de contrat. Le gouvernement nous doit une somme de 1 milliard 700 millions de nos francs. Donc, quand K2 a quitté, parce que lui, il avait préparé le contrat et il l’a signé. Il nous a fait comprendre que c’est au moment de la paie que la finance allait signer. Entre temps, il a quitté et Mory Sangaré est venu. On est venu le voir, il a dit qu’il faudrait que le contrat soit changé parce que là où K2 a signé, il faut que lui aussi signe pour changer le contrat. Le contrat a été changé. Nous avons signé et Mory Sangaré a signé. Ils ont envoyé le contrat aux Marchés Publics. Ceux-ci ont dit qu’ils ne sont pas d’accord, parce que le département est en train de signer des contrats gré à gré. Donc, qu’ils veulent avoir la lumière sur ces contrats-là. Donc, ça n’a pas passé en un mot. Nous avons adressé des lettres pour leur dire que vraiment, s’ils ne font rien, on va réagir. Depuis l’ouverture, nous n’avons rien vu. On a adressé la lettre au lycée-collège Sonfonia, dire que nous avons rencontré beaucoup de cadres du département. On n’a pas eu de suite. Donc, on est obligé maintenant de passer à la vitesse supérieure tout en fermant notre école. Parce qu’il n’y a pas de contrat, il n’y a pas de paiement ».

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

Lire

Refus de payer les contractuels : des enseignants de Labé dans la rue

6 mai 2019 à 11 11 23 05235

Certains contractuels d’Etat de l’éducation sont descendus dans les rues de Labé très tôt ce lundi, 06 mai 2019, pour, disent-ils, se faire entendre par les autorités compétentes sur leur situation actuellement confuse, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette manifestation de rue organisée par les contractuels d’Etat de l’éducation dans la commune urbaine de Labé est partie du stade régional Elhadj Saïfoulaye Diallo à l’inspection Régionale de l’Education en passant par la place de la prière de Bowounloko, le carrefour Bilaly, le rond-point Hoggo M’Bouro, carrefour Hôpital Régional, devanture bloc administratif préfectoral et la Direction Préfectorale de l’Education.

Aucun incident n’a été signalé au cours du parcours et à l’arrivée à destination où les services de sécurité ont l’habitude de disperser de manifestants à coups de gaz lacrymogène.

« A l’image de tous nos camarades contractuels de Guinée, nous sommes sortis aujourd’hui pour exprimer notre mécontentement face à la division et à l’exclusion que nous subissons de la part du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Nous disons à Mory Sangaré que Labé aussi a travaillé. Il doit nous payer les primes d’encouragement estimées au total à 1 200 000 francs guinéens par personne. Nous demandons également la libération immédiate de nos camarades contractuels arrêtés et emprisonnés à Kindia depuis la dernière manifestation des contractuels d’Etat de Guinée. Nous exigeons notre intégration pure et simple à la Fonction Publique, sans conditions. Ils nous avaient soumis à une évaluation avant de prendre comme contractuels d’Etat en situation de classe. Nous n’avons donc pas besoin de passer un autre test pour l’intégration à la Fonction Publique » explique le porte-parole des manifestants Abdoulaye Sylla, chargé de cours de Physique à Labé.

Les manifestants de Labé disent ne pas reconnaitre la liste officielle des contractuels d’Etat affichée il y a quelques jours par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, parce qu’elle est pleine d’anomalies.

« C’est une liste sur laquelle on retrouve des fictifs, des omissions et des doublons. La seule liste que nous validons, c’est la liste issue de notre recensement effectué par la coordination nationale dans les régions » a ajouté notre interlocuteur.

Il semble que cette liste officielle ne prend en compte que les contractuels d’Etat issus des Ecoles Normales des Instituteurs (ENI) et de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG). Elle exclue les sortants des autres universités du pays.

Comme preuve que Labé a travaillé pendant la période de grève du SLECG, Abdoulaye Sylla brandi l’argument selon lequel les enseignants titulaires de cette localité n’ont pas eu de salaires gelés. Ceux qui ont été gelés n’atteignaient même pas les 10% de l’effectif global. « De la même manière que les titulaires travaillaient, nous contractuels étions avec eux et nous avons travaillé ensemble » insiste le porte-parole des manifestants.

Il relève quand même une contradiction dans les propos du ministre Mory Sangaré : « il a affiché une liste sur laquelle on retrouve les contractuels de l’ENI et de l’ISSEG dont ceux de Labé. Il a dit qu’on lui a remonté ces listes. Cela veut dire que la liste de Labé a été remontée que on a travaillé ici. Sinon, il n’aurait pas eu une liste à sortir » a-t-il conclu.

A préciser que pendant la marche, les manifestants scandaient des slogans du genre : « non à la division, non à l’exclusion, pas de concours et libérez les contractuels de Kindia. »

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Éducation : situation confuse des contractuels d’État dans la région de Labé

6 mai 2019 à 4 04 56 05565

La situation administrative des près de 800 contractuels d’Etat chargés de cours dans les établissements scolaires du public des préfectures de Labé, Mali, Lélouma et Koubia reste confuse auprès du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation qui, apparemment, refusent de payer les primes d’encouragement, pour avoir accepté d’enseigner pendant les 3 mois de la grève générale organisée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Pendant la crise, un rapport confidentiel redigé par une main jusque-là invisible a expliqué aux autorités nationales de l’éducation que la grève générale provoquée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) dirigée par le camarade Aboubacar Soumah a bel et bien été suivie dans la Région Administrative de Labé, exceptée la préfecture de Tougué.

En réaction, à la reprise des cours, ce sont seulement les contractuels de Tougué qui ont reçu leurs primes d’encouragement et une promesse ferme d’intégration à la Fonction Publique. Depuis leurs collègues des préfectures de Labé, Mali, Koubia et Lélouma cherchent à apporter les preuves qu’ils ont, eux-aussi, donné des cours pour boycotter la grève déclenchée par le SLECG.

Malgré toute la documentation fournie par chaque contractuel concerné, rien n’a changé. Jusqu’à présent personne n’a rien reçu de personne comme primes de prestations, conformément aux promesses faites au début de la grève par le gouvernement qui voulait à tout prix étouffer dans l’œuf les revendications formulées par les enseignants affiliés au SLECG du camarade Aboubacar Soumah.

Pire ! Dans le cadre de la constitution des dossiers pour l’intégration à la Fonction Publique, le coordinateur national des contractuels d’Etat de Guinée, Alseyni Mabinty Camara s’est rendu dans la région pour un recensement des enseignants concernés et un contrôle de la conformité des dossiers fournis par les intéressés. Au cours de cette opération, chaque contractuel d’Etat en poste dans la Région Administrative (RA) de Labé aurait donné, en plus de son dossier, la modique somme de 10.000 francs guinéens soit un montant global estimé à plus de 8 millions de francs guinéens collectés par cette mission de la coordination nationale.

Or, jusqu’à présent, dans les communications officielles, le coordinateur national, Alseyni Mabinty Camara n’a pas encore intégré les données de la région dans les statistiques globales.

Il parle souvent de « 7430 contractuels d’Etat au niveau national et la liste de Labé.»

Plusieurs chargés de cours de la région de Labé qui sont concernés par cette situation se demandent pourquoi jusqu’à présent la région est stigmatisée de la sorte alors que les preuves ont été apportées que les cours ont été effectivement donnés dans les préfectures de Labé, Mali, Koubia et Lélouma au même titre que la préfecture de Tougué. Pourquoi a-t-on réellement dissocié Tougué des autres préfectures de la région ?

Pour en savoir plus, Guineematin.com est entré en contact avec Alseyni Mabinty Camara dans l’après-midi de ce dimanche, 05 mai 2019. L’intéressé a préféré donner le téléphone à une dame qui était à côté : « actuellement, il n’y a pas de problème. Nous sommes en train de travailler sur le fichier de Labé. Au moment où vous m’appelez, je suis avec la chargée de la communication de Labé. Vous pouvez même la prendre pour que vous puissiez échanger. Elle est mieux placée pour vous donner des informations sur le cas de Labé » a-t-il coupé court.

Et au bout du fil, la dame se présente comme étant « Mme Oumou Bobo Diallo. Déjà, c’est 2 volets. D’abord, lorsqu’on a donné les primes, la coordination est partie en fonction de ça. C’est lorsque la coordination s’est rendue à Labé qu’elle a constaté que Labé a effectivement enseigné. La mission était déjà passée dans les préfectures où la prime a été donnée. Maintenant, nous sommes en train de traiter le fichier de Labé. Labé ne sera pas portée sur la première liste des 7430 contractuels. Mais, toute la région sera prise en compte, parce qu’on a montré les preuves de Labé a enseigné » a-t-elle rassuré.

Il semble que les 4 préfectures de la région de Labé étaient dans la même situation que Boké et Dinguiraye. Mais, en croire madame Oumou Bobo Diallo il y a plus de peur que de mal.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Mandat de plus pour Alpha Condé ? Ce que le ministre Sangaré demande aux enseignants

1 mai 2019 à 20 08 09 05095
Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation à N’zérékoré

En tournée dans la région forestière, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation s’est entretenu avec les enseignants de N’zérékoré. Mory Sangaré les a appelés à soutenir le projet de nouvelle Constitution prôné par le pouvoir, et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau mandat, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

Mory Sangaré est-il en campagne pour un troisième mandat pour le président Alpha Condé ? C’est ce qui ressort en tout cas de sa rencontre avec les enseignants et les autorités éducatives de N’zérékoré. Rencontre qui a eu lieu le mardi, 30 avril 2019, à l’Ecole Normale d’Instituteurs (ENI) de la ville. Après une longue allocution portant sur le système éducatif, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a parlé politique. Il a invité les enseignants à se joindre au gouvernement pour faire la promotion du projet de nouvelle Constitution.

Mory Sangaré

« Je voudrais vous parler de l’actualité qui est de passer à un référendum (…) Si les nouvelles autorités, après avoir tiré les leçons des problèmes rencontrés dans le pilotage, nous expliquent qu’il faut un changement constitutionnel approuvé par le peuple, je pense que vous qui êtes de l’ANESPAC (Association Nationale des Enseignants pour Soutien des Actions du Président Alpha Condé) et qui soutenez les actions du président de la République, vous devez vous ajouter à nous, pour convaincre qu’il y a nécessité de changement constitutionnel », a dit Mory Sangaré.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour écouter le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, sur la nouvelle Constitution

L’audio du ministre de Mory Sangaré sur la nouvelle Constitution

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

Lire

Kankan : des enseignants contractuels paralysent les cours dans toutes les écoles

29 avril 2019 à 17 05 57 04574

Comme annoncé samedi dernier, les enseignants contractuels de Kankan ont manifesté ce lundi, 29 avril 2019 dans les rues de la ville. Ils ont empêché les cours dans toutes les écoles de la commune urbaine pour protester contre « le refus » des autorités du secteur éducatif de les engager à la Fonction Publique, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ces enseignants ont effectivement mis à exécution leur menace brandie au cours d’une assemblée générale qu’ils tenue le samedi, 27 avril dernier. Ils se sont rassemblés ce lundi matin sur le terrain de l’Université de Kankan, point de départ de leur marche pacifique. Ils sont passés devant les lycées 03 avril, Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Marien N’Gouaby et Morifindjan Diabaté. Ils ont empêché les cours dans toutes ces écoles, avec le soutien de nombreux élèves qui les ont accompagnés jusqu’à la fin de leur manifestation.

Ces enseignants, recrutés pour pallier l’absence des titulaires en classes lors de la dernière grève du SLECG, exigent leur intégration à la Fonction Publique. « Après avoir servi durant plus de 7 mois de façon satisfaisante, nous avons constaté avec amertume, une mauvaise volonté affichée du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, qui ne veut pas nous intégrer à la Fonction Publique, malgré les consignes du président de la République.

C’est pourquoi, nous avons jugé nécessaire de nous faire entendre en demandant notre intégration à la fonction publique, sans condition, et dans un bref délai. Faute de quoi, nous continuerons les manifestations à Kankan », a indiqué Laye Camara, coordinateur régional des enseignants contractuels de Kankan.

Si certaines élèves ont accompagné cette manifestation des enseignants contractuels, d’autres par contre sont contre ce mouvement. C’est le cas de Ramatoulaye Bah du lycée Marien N’Gouaby. Cette dernière dénonce d’ailleurs l’attitude des élèves qui ont donné de l’ampleur à la manifestation. « C’est des élèves d’autres écoles qui sont venus jeter des cailloux sur notre école pour nous faire sortir. Lorsqu’on est sorti, les professeurs nous ont demandé de rentrer. Je suis contre ce mouvement parce qu’aujourd’hui il n’y a pas cours », a-t-elle dit.

Selon des sources hospitalières, cette manifestation a fait deux blessés. Les deux élèves ont été blessés lors des accrochages entre ceux qui étaient pour et ceux qui étaient contre le mouvement. De leur côté, les autorités éducatives de Kankan ne se sont pas prononcés sur cette situation.

A noter qu’ils sont 741 enseignants contractuels qui réclament leur intégration à la Fonction Publique dans la préfecture de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Manifestation à l’ISSEG : des étudiants réclament leurs bourses d’entretien

29 avril 2019 à 17 05 04 04044

Plusieurs étudiants de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG) ont manifesté ce lundi, 29 avril 2019, dans l’enceinte de l’institution d’enseignement supérieur située à Lambanyi, dans la commune de Ratoma. Les manifestants protestent contre le non payement de leurs bourses d’entretien, a appris un reporter de Guineematin.com qui se trouve sur place.

En colère, les étudiants ont boudé les cours pour se rassembler dans la cour de l’institut où ne sont formés que des enseignants. Ils ont décidé de se faire entendre pour exiger le payement de leurs bourses d’entretien pour les trois derniers mois. C’est ainsi que certains se sont mis à scander des slogans et d’autres ont jeté des cailloux sur les bâtiments, brisant certaines vitres.

Pour éviter d’être pris à partie, les responsables de l’institution d’enseignement supérieur se sont réfugiés dans leurs bureaux en attendant l’arrivée des forces de l’ordre qui ont calmé la situation.

Selon certains étudiants interrogés par un reporter de Guineematin.com, les manifestants sont de deux catégories. La première catégorie, ce sont ceux de la Licence 1 qui dénoncent le retard de la bourse pour les mois de janvier, février et mars. La seconde catégorie, ce sont les étudiants de la Licence 2 et ceux de la Licence 3, qui sont privés de bourse par une décision des autorités de l’ISSEG.

Cette décision consiste à ne pas donner la bourse à tout étudiant ayant passé en classe supérieure avec trois dettes. Un nouveau système que dénoncent et rejettent catégoriquement les étudiants concernés.

Pour l’heure, nous n’avons pas pu avoir la version des autorités de l’ISSEG qui seraient en concertation.

Nous y reviendrons !

Mohamed Doré pour Guineematin.com

Lire

Dalaba : remise de diplômes à 48 étudiants de l’ISFAD

29 avril 2019 à 15 03 45 04454

L’Institut Supérieur de Formation à Distance (ISFAD) de Mamou a procédé à une remise de diplômes à près de 50 étudiants en fin de cycle dans la journée du samedi, 27 avril 2019, à l’Institut Supérieur des Sciences et de Médecine vétérinaire de Dalaba.

La cérémonie, présidée par le Professeur Mamadou Saliou Diallo, directeur général de l’ISFAD, a eu lieu en présence des responsables en charge de l’enseignement secondaire, de l’enseignement technique, des encadreurs et des autorités administratives, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com basé à Mamou.

Dans son discours, Mamadou Sy, directeur régional de l’ISFAD a dit sa satisfaction de voir son institution grandir avant de dégager les progrès enregistrés depuis sa prise de fonction. « Depuis notre prise de service, nous avons enregistré des progrès dont: l’obtention d’un centre informatique de 20 ordinateurs fonctionnels, l’augmentation du nombre d’étudiants inscrits, l’organisation de façon régulière des sessions de regroupement et du suivi des étudiants. Ce que je voudrais vous demander, c’est d’être dynamique et efficace et surtout de prouver vos capacités intellectuelles et morales dans la vie active. C’est pour vous dire que vous avez un grand défi à relever », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, le Professeur Mamadou Saliou Diallo, DG de l’ISFAD, s’est dit très satisfait de cette marque de confiance accordée à son institution avant d’annoncer tout son soutien aux jeunes diplômés. « Je suis vraiment comblé de joie. J’aimerais vous dire merci, c’est un simple mot qui a cinq lettres et qui fait deux syllabes dans l’orthographe française. Merci d’avoir organisé cette journée autour de nos éminents professeurs. En fait, je suis entrain de dire vous avez fait de l’aplomb entre l’Enseignement Supérieur et le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation… Je vous souhaite plein succès dans votre carrière administrative. Je vous dis au rendez vous de Master. Allez, foncer, c’est possible ! Nous allons nouer des relations avec les autres institutions pour vous soutenir dans le domaine de votre formation », a promis le DG de l’ISFAD.

Du côté des récipiendaires, leur porte-parole, Mamadou Barry, a réaffirmé sa confiance à l’ISFAD avant de lancer un appel à l’endroit de ses dirigeants. « Il nous plait de préciser que L’ISFAD n’est pas un institut de seconde chance qui regroupe des Étudiants de niveau inférieur à la norme. Bien au contraire, c’est un institut comme toutes les institutions d’enseignement supérieur de notre pays. Dans le souci de mieux réussir cette formation, nous sollicitons auprès de vous ce qui suit : l’obtention d’une bibliothèque numérique, l’introduction des nouvelles filières comme Histoire, Géographie, instaurer un programme de Master, publier à temps les résultats des évaluations et la réactualisation de certains cours », a-t-il plaidé.

Il est à noter que cette 9ème promotion du Système LMD, qui compte 48 diplômés dont 13 femmes, a été baptisée Promotion Professeur Youssouf Sidibé, du nom du DG de L’Institut Supérieur des Sciences et de Médecine Vétérinaire de Dalaba.

De Retour de Dalaba, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/ 657343939

Lire

Education : l’ONG Youth Vision lance la 6ème édition du Concours National d’Epellation (CNE)

26 avril 2019 à 11 11 30 04304

L’ONG Youth Vision (Vision de la Jeunesse) a lancé hier, jeudi 25 avril 2019, la 6ème édition du Concours National d’Epellation (CNE). Organisé à Conakry, l’événement vise à aider les élèves à résoudre leurs problèmes d’orthographe et leur faciliter la prise de parole en public, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette 6ème édition du Concours National d’Epellation regroupe 620 candidats, venus de 124 écoles du pays. Comme les précédentes éditions, elle vise à améliorer le niveau des élèves guinéens dans la langue officielle de communication, en les incitant à l’apprentissage.

Ibrahima Diallo

« Ce concours d’épellation est une compétition d’orthographe, lexicale, réalisée à l’oral et comprend plusieurs tours. A ce titre, il permet à plusieurs jeunes élèves et candidats de maîtriser l’orthographe et la définition de plusieurs mots, améliorer la lecture, par conséquent, enrichir leur expression écrite et orale, surmonter leur stress et prendre la parole en public, cultiver en eux le goût de la recherche, et par conséquent, le goût aux études », a expliqué Ibrahima Diallo, responsable des programmes de Youth Vision.

Il précise que « contrairement aux cinq (5) précédentes éditions, cette année, nous avons réussi à toucher 9 préfectures à savoir : N’zérékoré, Kankan, Labé, Mamou, Kindia, Coyah, Dubreka, Forécariah, Télimélé, et les cinq communes de la ville de Conakry. Soit 620 candidats et 124 écoles touchées, pour 30 finalistes. Soit deux finalistes par localité, exceptée la commune de Ratoma qui, seule, a présenté 19 écoles, donc le double des autres localités et a le droit d’avoir quatre finalistes ».

Gouressy Diallo

Ce sont les candidats de la commune de Kaloum qui ont ouvert le bal de cette compétition. Selon Gouressy Diallo, directeur exécutif de l’ONG Youth Vision, 24 candidats ont pris part à cette compétition communale. A l’issue des épreuves, « deux candidats (une fille et un garçon) ont pu se qualifier en finale pour la commune de Kaloum. Nous allons poursuivre les compétitions communales demain et après-demain jusqu’au mardi prochain pour les autres communes », a indiqué monsieur Diallo.

Hadja Salimatou Diallo

Présente à cette première journée des travaux, Hadja Salimatou Diallo, fondatrice de l’Université et de l’institut René Levesque et partenaire de l’ONG Youth Vision, a salué la qualité de l’organisation. Elle a ensuite félicité et encouragé les initiateurs de ce concours qui, selon elle, « est une tâche très noble, parce que cela invite les enfants à étudier, les invite à l’émulation. Donc avec ça, nous pourrons avoir la crème et des enfants qui vont être des élites de demain.

Donc, voilà pourquoi toutes les fois qu’ils organisent, je suis avec eux, parce que je suis fière d’eux. C’est des produits que nous avons mis sur le marché de l’emploi. Alors, les encourager, c’est aussi aider la jeunesse guinéenne, aider les enfants à accéder à l’émulation, à se former. C’est tout ça qui me motive à davantage les accompagner », a-t-elle fait savoir.

A noter que les finales de cette compétition se tiendront au mois de juillet, après les compositions de fin d’année et les examens nationaux.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Coopération Guinée-Japon : bientôt 186 nouvelles salles de classes à Ratoma et Matoto

24 avril 2019 à 20 08 22 04224

Le gouvernement guinéen et l’Ambassade du Japon en Guinée ont procédé, ce mercredi 24 avril 2019, à la pose de la première du projet de construction d’écoles primaires et de collèges en zones urbaines. Financé par le Japon, le projet va permettre la construction de 186 nouvelles salles de classe dans 12 établissements scolaires de Conakry, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

C’est en compagnie du ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation et celle de la Coopération et de l’Intégration Africaine que l’ambassadeur du Japon en Guinée, a lancé ces travaux. Ce projet, d’un montant de 1 milliard 913 millions de Yens soit environ 147 milliards de francs guinéens, sera mis en œuvre par l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) à travers des sociétés japonaises.

Mme Soumah Aïssatou Sy

Il permettra la construction de nouvelles salles de classe qui augmenteront les capacités d’accueil de 12 écoles publiques des communes de Ratoma et Matoto. Parmi les établissements scolaires bénéficiaires, figure l’école primaire de Dar es-Salam où la cérémonie de lancement officiel des travaux a eu lieu. Un motif de joie et de satisfaction pour la direction de cette école, madame Soumah Aïssatou Sy. « Le choix porté sur nous dans le cadre de l’extension de notre école pour une seconde fois à travers la coopération Japon-Guinée, nous réconforte. Et, nous les remercions du fond de notre cœur. Nous remercions le peuple japonais et toutes les autorités de notre système éducatif, du sommet à la base », a-t-elle dit dans son discours de bienvenue.

SE Hideo Matsubara

Hideo Matsubara, ambassadeur du Japon en Guinée, a rappelé que l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) qui doit réaliser le projet, a déjà une longue expérience dans tout le pays à travers la construction de 1000 salles de classe depuis 1991. En ce qui concerne ce nouveau projet de construction de 186 salles de classe, le diplomate indique que « 09 écoles primaires et 3 collèges seront construits dans les communes de Ratoma et de Matoto. Ces réalisations viendront augmenter les capacités des établissements existants dans ces deux communes de forte urbanisation pour environ 17 000 élèves. Il est à préciser que les écoles seront également équipées d’un nouveau mobilier scolaire et de blocs de latrines », a-t-il dit.

Dr Djenè Keïta

Pour sa part, Dr Djenè Keïta, ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, a affirmé que « ces différentes réalisations dans le domaine de l’éducation, témoignent le plus éloquemment de l’excellente des relations d’amitié et de coopération existant entre le Japon et la République de Guinée. Elles illustrent aussi notre commune volonté de créer les conditions d’accès à la connaissance d’un nombre de plus en plus croissant de guinéens. Le gouvernement guinéen tient par ma voix, à exprimer sa profonde reconnaissance et ses sincères remerciements au gouvernement japonais pour ces nouveaux acquis de notre coopération bilatérale ».

Mory Sangaré

Enfin, Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, a profité de l’occasion pour rassurer les élèves et parents d’élèves en ces termes : « le gouvernement du professeur Alpha Condé s’est engagé dans un vaste programme d’amélioration de l’accès ; quand on parle d’accès, ça veut dire qu’on parle de salles de classe. Nous sommes engagés dans un programme de normalisation de salles de classe surtout dans la capitale Conakry.

C’est pour cette raison qu’à travers la coopération japonaise, le gouvernement vient d’entamer la construction de cette infrastructure et dans cette logique, il construira 186 salles de classe dans les zones jugées défavorisées en termes d’écoles publiques. Le gouvernement du professeur Alpha Condé ne s’arrête pas à ce niveau, nous sommes engagés dans l’achat d’écoles (racheter des écoles privées, ndlr) dans ces mêmes zones », a annoncé Mory Sangaré.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 0 31

Lire