Manifestation à Labé : des élèves contre la mutation de leur principal

15 février 2019 à 18 06 53 02532

La mutation du principal du collège Hoggo M’Bouro de Labé ne plait, visiblement pas aux élèves de l’école. Plusieurs élèves ont manifesté ce vendredi, 15 février 2019, dans cet établissement, pour exiger le maintien du principal à son poste habituel. Le mouvement a fait quelques blessés parmi les élèves, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

La manifestation a été de courte durée, mais elle a empêché la tenue des cours au collège Hoggo M’Bouro ce vendredi. Plusieurs élèves de l’établissement ont manifesté contre une décision des autorités éducatives de Labé, mutant leur principal, Oury Baïlo Kanté, au collège du camp Elhadj Oumar Tall de la ville. Opposés à cette décision, ils ont jeté des cailloux sur l’école, provoquant une véritable débandade sur place. Plusieurs élèves ont été blessés.

Les manifestants ont érigé également des barricades autour de l’établissement, empêchant toute circulation sur les lieux pendant quelques minutes. Ils se sont vite dispersés avant même l’arrivée des forces de l’ordre. Dès après ce mouvement de colère, les autorités en charge de l’éducation à Labé ont convoqué une réunion pour plancher sur cette situation.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Dénouement de la crise scolaire à Labé : une confrontation ouverte avec le préfet évitée de justesse

15 février 2019 à 17 05 50 02502
Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

On s’achemine vers un dénouement heureux de la crise scolaire consécutive aux manifestations d’élèves enregistrées ces derniers temps, suite à un redéploiement inattendu de certains responsables de collèges dans la commune urbaine de Labé, par l’Inspection Régionale de l’Education (IRE), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La note de service de l’Inspectrice Régionale de l’Education (IRE) de Labé, Mme Guilawo Pierrette Toupou portant destitution, nomination, mutation et permutation de certains responsables de collèges dans la préfecture de Labé a été sérieusement mise en cause par les élèves de certains établissements concernés et le corps professoral. En l’espace d’une semaine, la ville de Labé a été secouée par deux manifestations d’élèves protestant contre le départ de leurs responsables qu’ils jugent avoir été déplacé ou limogé de façon arbitraire. La dernière en date remonte à ce vendredi, 15 février 2019 quand les élèves du collège Hoggo M’Bouro ont très tôt dans la matinée perturbé les cours au Lycée avec des jets de pierre et barricadé la route pour protester contre le départ de leur principal, Dian Baïlo Kanté pour le Camp Elhadj Oumar Tall. Au point que la passation de services qui était programmée par les autorités de l’éducation n’a pu se tenir dans l’enceinte de l’établissement. On parle de deux blessés admis à l’hôpital régional pour des soins appropriés.

En réaction, les autorités régionales et préfectorales de Labé ont convié à une réunion de concertation avec les encadreurs de l’éducation. Les participants ont convenu de tenir compte de l’avis du préfet qui semble faire du non-retour de monsieur Alpha Amadou Oury Sow au poste de directeur des études du Collège Général Lansana Conté (CGLC) un point d’honneur. Les autorités de l’éducation ont alors été invitées à trouver un autre point de chute pour le chargé de cours de Mathématiques, Physique et Chimie dans ledit établissement.

Pour ce qui concerne l’incident de Hoggo M’Bouro, les autorités locales estiment qu’il faut forcer pour installer Amadou Diari Baldé au poste de principal de l’établissement, au risque d’affaiblir, dit-on, l’autorité de l’Etat.

Du côté du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), le ministre Mory Sangaré a expliqué, dans l’après-midi de ce vendredi, 15 février 2019, au téléphone de Guineematin.com avoir instruit ses services techniques et les autorités locales à examiner la situation en toute objectivité en vue de trouver une solution pouvant ramener le calme dans la cité, de manière à ne faire du tort à personne.

A Alpha Amadou Oury Sow qui est accusé par les autorités préfectorales d’être derrière le mouvement de protestation des élèves contre son départ du Collège Général Lansana Conté (CGLC), le chef du département de l’Education Nationale demande de se calmer : « ça va se régler. Il n’a qu’à éviter de défier l’autorité. Surtout qu’il est un responsable à plusieurs niveaux. J’étais hésitant pour son cas, mais puisque que les autorités locales le soupçonnent d’être derrière les enfants qui protestent, je suis obligé de m’en tenir à ces versions officielles, puisqu’en cas de problème dans la cité, ce sont elles qui gèrent. Moi, je suis loin des réalités du terrain. Mais, je crois qu’ils ne sont pas opposé à son rétablissement mais pas comme il le souhaite » a indiqué Mory Sangaré qui semble être d’accord qu’on trouve un autre point de chute pour Alpha Amadou Oury Sow.

Le ministre Mory Sangaré a, par ailleurs, précisé que c’est ce vendredi matin qu’il a été saisi de la situation par les autorités de Labé : « c’est mon secrétaire général qui échangeait de cette question avec l’inspectrice régionale de l’éducation. Mais, il ne m’en avait pas parlé. Lorsque, j’ai échangé avec les autorités de Labé ce matin, j’ai expliqué à mon secrétaire général qu’il n’avait pas reçu tous les éléments d’appréciation » a-t-il ajouté.

De Labé à Conakry, les acteurs concernés sont désormais d’accords et unanimes que Sow ne reste pas au Collège Général Lansana Conté (CGLC) pour son propre intérêt, croit-on savoir.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Collège Hoggo M’Bouro à Labé : le corps professoral opposé à l’affectation du principal

15 février 2019 à 8 08 56 02562

Le corps professoral du Collège Hoggo M’Bouro de Labé s’oppose à une passation de services entre l’ancien et le nouveau principal de l’établissement qui sont appelés à permuter par la même décision de l’inspectrice régionale de l’éducation qui a provoqué les cris du côté du Collège Général Lansana Conté (CGLC) de la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Décidément ! La toute dernière décision de l’inspectrice régionale de l’Education (IRE) de Labé, Mme Pierrette Toupou, publiée la semaine dernière, continue de faire parler d’elle. Après l’incident qu’elle a créée au Collège Général Lansana Conté (CGLC), son application pose également problème au Collège Hoggo M’Bouro, situé au centre-ville.

L’acte administratif appelait le principal du Collège du Camp Elhadj Oumar Tall, monsieur Diari Baldé et son homologue de Hoggo M’Bouro, monsieur Dian Baïlo Kanté à permuter leurs postes. Mais, le corps professoral de Hoggo M’Bouro s’est opposé, jeudi, à la passation de services entre les deux encadreurs de l’éducation.

« Les enseignants ont déclaré que le principal du collège Hoggo M’Bouro n’a commis aucune faute pour être envoyé au collège du Camp Elhadj Oumar Tall de Labé. Cette permutation n’était pas dans le programme. Ce sont les postes vacants qui étaient en jeu » explique notre source.

Il semble qu’au départ, il n’était question que des postes de censeurs à Wouro et Hoggo M’Bouro, proviseur à Hoggo M’Bouro, directeur des études à Maléah, principal de collège à Popodara, directeur des études et principal à Tata I. Les gens ont cherché ces postes vacants, mais les encadreurs de l’éducation ont profité de ces candidatures pour atteindre des objectifs inavoués.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, dans la matinée de ce vendredi, les élèves de l’établissement cherchent à barricader la route pour protester contre le départ de leur principal.

Nous y reviendrons !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Labé : l’inspectrice régionale de l’éducation menacée par le préfet

15 février 2019 à 8 08 50 02502
Mme Pierrette Toupou, inspectrice régionale de l’éducation de Labé

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, menace de saisir la présidence de la République contre l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE), Mme Pierrette Toupou, si monsieur Alpha Amadou Oury Sow est rétablie dans ses fonctions de directeur des études du Collège Général Lansana Conté (CGLC), conformément aux instructions du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), a appris Guineematin.com de sources concordantes.

On vous l’annonçait il y a quelques jours. Une décision de l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE) de Labé, Mme Pierrette Toupou, destituant monsieur Alpha Amadou Oury Sow de ses fonctions de directeur des études (DE) du Collège Général Lansana Conté (CGLC) a provoqué une vive protestation des élèves de l’établissement qui ont battu le pavé dans les rues de la commune urbaine de Labé, la semaine dernière, précisément le vendredi 08 février 2019. Les collégiens en colère qui ont marché pour la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé exigeaient le rétablissement sans conditions du directeur des études destitué.

Même si les manifestants ont vite été dispersés par les services de sécurité à coups de gaz lacrymogène, l’incident a contradictoirement été apprécié par les autorités préfectorales et le cabinet du gouverneur de région.

Au moment où le préfet, Elhadj Safioulahi Bah, soutenait la thèse selon laquelle c’est l’enseignant démis de ses fonctions qui a incité les élèves à manifester, le cabinet du gouverneur de région relevait des anomalies dans la décision de l’Inspection Régionale de l’Education (IRE). Les encadreurs de l’éducation concernés ont vite reconnu les reproches formulées par le gouvernorat et affiché leur prédisposition à faire amende honorable en rétablissant le jeune Alpha Amadou Oury Sow dans ses fonctions de directeur des études du Collège Général Lansana Conté (CGLC).

Saisi de la situation, le cabinet du Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a immédiatement instruit Madame Pierrette Toupou de ramener l’enseignant à son poste.

C’est donc contre toute attente que le préfet de Labé aurait signifié à l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE), Mme Pierrette Toupou, son opposition farouche à cette réinstallation. Il serait allé jusqu’à menacer de saisir la présidence de la République contre la pauvre dame si Alphadjo Sow est rétabli dans ses fonctions.

Il semble que le préfet Safioulahi Bah, actuellement à Conakry, tient à ce que la passation de service se passe le plus vite possible. Ce qui met les cadres de l’Education de Labé dans une situation inconfortable.

Du côté de l’IRE, on cherche à manœuvrer de manière à éviter un clash entre le ministre Mory Sangaré et le préfet Safioulahi Bah.

Interrogé sur les raisons qui pourraient expliquer cet acharnement du tout puissant préfet de Labé contre sa petite personne, Alpha Amadou Oury Sow explique que son père, Oumar Sow, dit Saboundé Nogaye, célèbre crieur public, a une plainte contre Elhadj Safioulahi Bah au Tribunal de Première Instance (TPI) de Labé.

Cet antécédent est lié à un conflit entre Saboundé Nogaye et les citoyens de Boléya, dans le quartier Tata I de la Commune Urbaine (CU) de Labé. Conflit dans lequel les services techniques des Travaux Publics (TP) et les autorités judiciaires avaient fini, dit-on, par donner raison à Saboundé Nogaye.

Mais, sur cette question, le préfet se serait rangé du côté des citoyens de Boléya. Voulant alors relever le défi qui lui a été lancé, Saboundé Nogaye a décidé de trimbaler le préfet Elhadj Safioulahi devant le Tribunal de Première Instance de Labé.

Par ailleurs, signalons que le sieur Alpha Amadou Oury Sow est déterminé à ne pas se laisser faire. Il n’exclut même pas un déplacement sur Conakry pour solliciter l’arbitrage de son ministre Mory Sangaré, ou dans une large et éventuelle mesure saisir la chambre administrative de la Cour Suprême à l’effet de faire annuler la décision de l’inspectrice régionale de l’éducation de Labé.

En attendant que les choses se stabilisent, monsieur Alpha Amadou Oury Sow qui a été démis de ses fonctions de directeur des études au Collège Général Lansana Conté a suspendu les cours de Mathématiques, Physique et Chimie qu’il donnait dans l’établissement pour éviter tout contact avec les élèves, parce que le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah cherche, dit-il, à faire accréditer la thèse selon laquelle que c’est lui qui inciter les collégiens à sortir dans la rue pour protester…

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Lavage des mains : une importante vidéo de sensibilisation réalisée par la GIZ

12 février 2019 à 22 10 05 02052

« Mains propres, une recette pour la santé » ! C’est l’intitulé d’une vidéo de 3 minutes 17 secondes réalisée par la GIZ et ses partenaires pour sensibiliser la population guinéenne à laver les mains après chaque activité. Ceci est important à la fois dans les écoles et à la maison.

Selon monsieur Diallo Alpha Mahmoudou, Directeur National de l’Enseignement Fondamental, le lavage de mains pendant la période d’Ebola avait permis d’éviter à la Guinée certaines maladies comme le choléra. Il a alors encouragé les élèves et leurs parents au lavage des mains dans les villages comme dans les écoles.

« Avec des mains propres, on mange sainement ! Avec des mains propres, on est à l’abri de la contamination », a notamment fait constater monsieur Casimir Diaora. Le Secrétaire Général du Ministère de l’Education Nationale a ajouté qu’avec l’habitude d’avoir « constamment les mains propres, lavées à l’eau et au savon, les parasites que nous traînons sont purement et simplement éliminés, ce qui nous protège ».

La vidéo nous présente également des élèves et d’autres responsables du système éducatif guinéen parlant de l’importance du lavage des mains pour la santé.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cette importante vidéo :

Lire

Labé : les contractuels préparent activement un débrayage dans les écoles publiques de la région

12 février 2019 à 18 06 36 02362

Les contractuels d’Etat qui espéraient bénéficier d’une prime spéciale et d’une intégration à la Fonction Publique (FP) préparent activement un débrayage général dans les établissements scolaires du public à l’élémentaire et au secondaire pour protester contre ce qu’ils qualifient de trahison de la part des encadreurs de l’éducation et des autorités gouvernementales, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Les contractuels qui donnent actuellement des cours dans les établissements scolaires du public dans la Région Administrative (RA) de Labé se sont retrouvés en assemblée générale dans l’après-midi de ce mardi, 12 février 2019, au quartier Madina de la Commune Urbaine pour évaluer la situation et harmoniser les positions en vue de réussir le boycott des cours qu’ils envisagent afin de contraindre le gouvernement guinéen à honorer ses engagements pris, début janvier 2019, de leur verser une prime spéciale d’encouragement suivie d’une intégration à la Fonction Publique guinéenne.

« Nous étions réunis dans le cadre de la mobilisation et de la sensibilisation. Vous savez que nous avons répondu favorablement à l’appel de son excellence monsieur le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (ENA). Nous avons été mutés dans les établissements scolaires avec des actes officiels. Nous avons pris services aussi avec des actes officiels. Nous avons servi durant tout ce temps. Si au dernier moment, on nous dénie ce mérite, alors que c’est une prime exceptionnelle qui a été octroyée à tous les enseignants contractuels sur toute l’étendue du territoire national. Nous estimons qu’il est inconcevable que la région de Labé, en général et la préfecture de Labé en particulier, soient exclues dans cet effort national d’encouragement des contractuels enseignants du pays. Nous étions là donc pour pouvoir nous mobiliser, nous organiser et nous structurer, conformément à la volonté de nos amis de Conakry » a expliqué le porte-parole des contractuels enseignants de la région de Labé, Alpha Mamadou Cellou Diallo.

Il était aussi question « de rappeler aux uns et aux autres que nous tenons aussi à l’engagement à la Fonction Publique promis par monsieur le président de la République. Nous allons nous battre jusqu’au dernier souffle que cela soit et que Labé ne soit pas exclue de ce processus » a ajouté notre interlocuteur.

En envisageant aujourd’hui de boycotter les cours, les contractuels de Labé savent pertinemment qu’ils n’ont relayé aucun titulaire dans les salles de classe de leurs écoles d’affectation.

« Le déficit d’enseignants étaient une réalité. Ils nous ont affectés dans des salles de classe qui n’avaient de chargé de cours. Avant même la grève du SLECG, les élèves ne recevaient les cours dans nos matières de spécialités et dans les différentes écoles où nous avons été mutés » a insisté Alpha Mamadou Cellou Diallo qui a révélé que même les maîtres d’écoles qui ont été recrutés pour l’élémentaire n’ont remplacé personne à leurs postes d’affectation.

« Le manque criard d’enseignant était palpable. Notre recrutement n’a rien à voir avec la grève du SLECG. C’est une coïncidence malheureuse qui fait croire à l’opinion que nous avons été recrutés pour saboter la grève du SLECG » conclu-t-il.

Il semble également que le boycott des cours va effectivement commencer avant la fin de cette semaine, rassure le porte-parole des contractuels de la région.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Éducation : une autre grève en perspective à l’élémentaire et au secondaire

11 février 2019 à 10 10 23 02232
image d’archive

Les contractuels qui ont été utilisés par le gouvernement guinéen pendant la période de grève déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) menacent d’abandonner les salles de classe et libérer les élèves à compter du jeudi, 14 février 2019, pour protester, dit-on, contre le refus du ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), Mory Sangaré d’entendre raison, a appris Guineematin.com d’une source très proche du dossier.

Après la signature du protocole d’accord entre le gouvernement guinéen et le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) à l’origine de la crise qui a secoué le secteur de l’éducation pendant près de 3 mois, les contractuels qui ont donné des cours à l’élémentaire et au secondaire durant toute la période de la grève se sont tournés vers le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) pour les primes et l’intégration à la Fonction Publique (FP) promises au départ par le pouvoir central alors confronté à l’intransigeance du camarade Aboubacar Soumah et alliés.

Ils ont finalement appris que les choses ne vont pas être aussi faciles qu’ils ne l’imaginent : l’intégration se fera par tranche de 3.500 mais les deux parties ne s’entendent ni sur la méthodologie proposée par le département de tutelle, ni sur le nombre de contractuels au total à intégrer à la Fonction Publique.

Les représentants des contractuels exigent que tous ceux qui ont offert leurs services pendant la période de la crise soient intégré et en même temps, conformément à ce qu’ils ont cru comprendre lorsque le gouvernement guinéen lançait l’appel à la mobilisation générale pour prendre le relai dans les salles de classe. Ce qui semble être irréaliste et irréalisable pour l’Etat guinéen.

« Si jusqu’à jeudi prochain, Mory Sangaré n’accède pas à la demande des contractuels dont les représentants ont été reçu à son département, nous allons abandonner les salles de classe et mettre les enfants dans la rue, parce que l’essentiel des cours sont donnés en majorité par des contractuels » a confié sous le couvert de l’anonymat un contractuel en prestation à Labé. Il semble que des consultations et concertations entre contractuels se déroulent actuellement dans tout le pays, pour justement préparer cet autre bras de fer avec le gouvernement guinéen, à travers le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA).

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Labé : les dessous du limogeage d’un responsable du collège G.L. Conté

10 février 2019 à 17 05 44 02442

Aucune raison officielle n’a été fournie encore par les encadreurs de l’éducation pour expliquer la destitution du directeur des études du Collège Lansana Conté, Alpha Amadou Oury Sow, dont le limogeage en début de semaine a provoqué une vive protestation des élèves de l’établissement dans les rues de la commune urbaine de Labé, le vendredi passé, 08 février 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dans les couloirs de l’Inspection Régionale de l’Education de Labé, on rapporte que l’enseignant Alpha Amadou Oury Sow a été démis de ses fonctions de directeur des études du Collège Général Lansana Conté (CGLC) au moment où il venait de présenter sa candidature pour le poste de principal du Collège Tata I, dans la commune urbaine qui était vacant depuis le 31 décembre 2018, date à partir de laquelle l’ancien, Elhadj Alpha Moussa Baldé fait valoir ses droits à la retraite.

Notre source précise que c’est bien Elhadj Alpha Moussa Baldé qui a prévenu à temps son protégé, Alpha Amadou Oury Sow, que son poste allait être vacant parce qu’il doit prendre sa retraite fin 2018. L’intéressé a entrepris immédiatement les démarches auprès des encadreurs de l’éducation de la préfecture et de la région pour obtenir le poste en raison des loyaux et utiles services qu’il est entrain de rendre à l’école guinéenne, à travers le collège Général Lansana Conté. D’abord verbalement, ensuite par un courrier composé d’une lettre de motivation, de son curriculum-vitae et de la décision par laquelle son mentor Alpha Moussa Baldé est appelé à faire valoir ses droits à la retraite.

En appui à sa demande, Alpha Amadou Oury Sow a fait intervenir ses bras longs comme le gouverneur Sadou Keïta qui servait en ce moment à Labé et le chef de cabinet du Ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA), Elhadj Alhassane Diakité.

Dans ces tractations, une zone d’ombre reste quand même à éclaircir. Le chef de la Section Pédagogique de l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé n’a jamais expliqué à quelqu’un la réponse qu’il a donné son chef de cabinet, Elhadj Alhassane Diakité au sujet de cette candidature de monsieur Alpha Amadou Oury Sow au poste de principal du collège de Tata I.

Tout ce qu’on sait ce qu’il avait promis, à plusieurs reprises, au gouverneur de région Sadou Keïta de faire de son mieux pour que l’intéressé obtienne le poste demandé. Il semble que même après son départ de Labé, monsieur Sadou Keïta a réitéré son souhait auprès des autorités régionales de l’éducation de Labé.

C’est donc à la surprise générale que le poste de principal du collège Tata I a été attribué à un certain Labilé Kourouma par l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE) de Labé, Mme Perrette Toupou, actuellement en mission à Conakry. Curieusement, la patronne de l’éducation de Labé a par la même occasion mis en jeu le poste de directeur des études du Collège Général Lansana Conté qui était encore occupé valablement par celui qui voulait légitimement être principal à Tata I.

Beaucoup d’observateurs se demandent aujourd’hui si Alpha Amadou Oury Sow n’est pas victime de ses accointances avec le gouverneur Sadou Keïta qui, durant tout le temps qu’il a passé à la tête du gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Labé, n’a jamais bénéficié de la sincère et franche collaboration des autorités régionales et préfectorales de l’Education.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Labé : les contractuels recrutés pour saboter la grève du SLECG restent toujours non payés

10 février 2019 à 15 03 11 02112

Les contractuels qui avaient été recrutés pour saboter la grève du SLECG en acceptant de donner des cours au primaire et au secondaire dans la Région Administrative de Labé, en lieux et places des enseignants titulaires grévistes n’ont toujours pas perçus leurs primes de «mercenaires» promises au départ par le gouvernement de la République, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Voulant casser à tout prix le mouvement de grève qui minait le secteur de l’Education à l’appel des leaders nationaux du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), le gouvernement guinéen avait fait appel à des « mercenaires » à la poussière de craie de toutes couleurs appelés « contractuels » pour dispenser les cours au primaire et au secondaire en lieux et places des enseignants titulaires grévistes.

Plusieurs diplômés sans emplois avaient sauté sur l’occasion pour proposer leurs services aux encadreurs de l’éducation, contre les intérêts des enseignants fonctionnaires de l’Etat guinéen en situation de grève.

Au moment où le gouvernement guinéen acceptait de signer un accord avec le syndicat à l’origine de la grève, ces pauvres contractuels avaient déjà fait 2 à 3 mois de prestation de service. Depuis, ce sont seulement les 92 de la préfecture de Tougué qui ont perçu les primes convenues dans la Région Administrative de Labé.

Les autres qui ont évolué dans les préfectures de Labé, Mali, Koubia et Lélouma n’ont rien reçu des promesses faites au début de la grève. Les intéressés se demandent aujourd’hui à quel recours se vouer, parce qu’au niveau local, aucune autorité n’a la bonne réponse et personne n’est compétente en la matière.

La situation est d’autant préoccupante que certains « mercenaires » concernés ont renoncé aux avantages qu’ils avaient des écoles privées pour répondre à l’appel pressant du gouvernement de la République qui voulait à tout prix casser le mouvement de grève des enseignants et déstabiliser le camarade Aboubacar Soumah, désormais perçu comme un empêcheur de tourner en rond.

Il est aussi important de signaler que les intéressés qui ont entrepris des démarches presqu’individuelle auprès des autorités locales et des encadreurs de l’éducation de la région le font à la pointe des pieds tellement qu’ils ont apparemment honte d’être tombé dans leur propre piège, en acceptant de négocier sur le dos de leurs compatriotes et collègues qui ne portaient que des revendications légitimes en matière d’amélioration des conditions de vie et de travail dans le secteur de l’éducation.

La seule récompense qu’ils ont actuellement, c’est d’avoir perdu les contrats qu’ils avaient avec les écoles privées et ils n’ont obtenu aucun résultat de leur démarche opportuniste auprès des autorités guinéennes. Ils ne sont ni avec Paul, ni avec Pierre. Au moment où ceux qu’ils voulaient aider à licencié pour récupérer les postes vacants ont récupéré leurs classes et leurs salaires qui avaient été gelés pour fait de grève.

Les « mercenaires » se retrouvent donc dans la rue, pour n’avoir pas bien réfléchi avant de prendre cette option. Ne dit-on pas souvent « Ko dadhataakon nanata » ? Que celui auquel Dieu prédestine une situation fâcheuse ou malheureuse ne peut l’éviter ? En tout cas, ils avaient été prévenus à temps opportun.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Education : Aboubacar Soumah menace d’envahir l’école primaire de Jean Paul 2

9 février 2019 à 18 06 05 02052

Le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah, menace d’envahir l’école primaire de Jean Paul 2, située au quartier Taouyah, dans la commune de Ratoma. Les enseignantes de cette école, de niveau maternel, seraient interdites d’accès des lieux depuis la suspension de la grève des enseignants. L’annonce en a été faite ce samedi, 09 février 2019, à l’occasion d’une assemblée générale du SLECG, tenue à son siège à Donka, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« La directrice de l’école primaire de Jean Paul 2 est allée recruter d’autres femmes dans le quartier pour remplacer ces enseignantes que voyez là. Pourtant, elles sont titulaires, engagées à la fonction publique. Elle a envoyé des policiers et des gendarmes à l’école là-bas pour empêcher à ces enseignantes d’accéder aux salles de classe. Les agents empêchent les titulaires de reprendre les cours parce qu’elles ont observé la grève », a révélé Aboubacar Soumah, face à une assistance médusée.

Devant cet état de fait, le secrétaire général du SLECG a dit son indignation tout en mettant en garde la responsable de ladite école. « Si d’ici à lundi, les femmes là ne reprennent pas, nous demanderons à tous les enseignants de débarquer dans son école. Je tiens sous la main comme ça, l’arrêté d’engagement de ces femmes là. S’ils veulent, ils n’ont qu’à déployer toute l’armée de cette école. Si le lundi, ces femmes-là ne reprennent pas, nous allons arrêter les cours dans tout Conakry le mardi pour nous rendre là-bas. Il ne faudrait plus qu’on se laisse faire », a lancé Aboubacar Soumah, sous un tonnerre d’applaudissements.

Par ailleurs, Aboubacar Soumah a rappelé que ladite école dépendait autrefois du ministère de l’Action Sociale. « Aujourd’hui, toutes les écoles maternelles sont au compte du Ministère de l’Education Nationale. C’est à ce titre que ces femmes-là sont allées en grève », a-t-il dit.

Nos multiples tentatives de joindre la responsable incriminée, entre 16h 34 et 17h 30, sont restées sans succès.

Au cours de cette assemblée générale, il a été également question des avancées enregistrées dans l’application du protocole d’accord liant le gouvernement au SLECG. Selon Aboubacar Soumah, le dégel des salaires des enseignants grévistes n’est pas appliqué à 100%. « J’ai reçu des appels de Conakry et de l’intérieur du pays comme Kissidougou, Gueckédou. Il y’en a qui parlent d’un mois, d’autres d’un mois. Mais, nous avons dit aux responsables du SLECG au niveau préfectoral ou communal de nous faire parvenir tous les cas pour qu’on s’en occupe. Nous avons aussi constaté que la prime de documentation n’a pas été payée pour les trois mois. Dès lundi, nous allons demander à l’inspecteur général du travail de régler la question ».

En outre, le secrétaire général du SLECG a fait l’état des mieux sur la mise en place de la commission interministérielle chargée du toilettage du fichier de la fonction publique. Selon lui, une commission paritaire composée de 20 membres, 10 pour chaque camp, a été mise en place, présidée par Dr Alpha Amadou Bano Barry, conseiller à la présidence chargé de l’enseignement supérieur. Il ajoute que 48 autres personnes ont été choisies dans les deux camps, soit 24 pour chaque camp, en vue de mener à bien la chasse aux fictifs. Le secrétaire général du SLECG a invité ses hommes à faire preuve de vigilance pour que tous les fictifs soient extirpés des rangs des enseignants. « C’est la condition pour obtenir nos 8 millions de FG ».

Pour finir, Aboubacar Soumah a dénoncé les actes d’engagement de jeunes gens à la fonction publique du ministre de tutelle, Billy Nankouman Doumbouya, qui a coopté ainsi plusieurs communicants du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com
Tél : 628 17 99 17

Lire

A M. le Ministre de l’Enseignement Supérieur et la Recherche Scientifique : Lettre ouverte

6 février 2019 à 13 01 33 02332
Mamadou Alpha Ghadiry Diallo

Par Mamadou Alpha Ghadiry Diallo, Enseignant-chercheur à l’ISSMV de Dalaba : « La dernière grève des assistants a démontré sans ambigüité que l’avenir de l’enseignement supérieur de notre pays repose sur ces jeunes enseignants-chercheurs, les négliger dans vos prises de décision est contre-productif ; je vous en conjure Mr le Ministre. Il serait judicieux de trouver une solution honorable pour amener ces jeunes courageux à quitter le grade d’Assistant pour le grade de Maitre-assistant d’ici 2022 »

Monsieur,

Nous avons suivi, à travers les médias, votre conférence de presse du lundi, 4 février 2019 avec beaucoup de sagesse et d’espoir. A travers cette communication, nous avons compris que vous êtes en train de ferrailler dur pour que nos universités puissent jouer dans la cour des grandes écoles du monde. C’est un défi, nous le reconnaissons, mais c’est surtout pour les jeunes enseignants-chercheurs un signe d’espoir. Il m’a paru opportun d’apporter ma contribution dans votre combat de faire de l’université un acteur majeur de notre développement.

Monsieur le Ministre, l’arrêté portant sur le recrutement des assistants et des attachés de recherche dans les différentes Institutions d’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (IESRS) est tombé à pic au moment où la gestion de nos universités laisse à désirer sur le plan académique, managérial et financier. Nous assistons à un recrutement excessif de jeunes enseignants sans aucune perspective pour leur formation. A Travers cette décision courageuse vous avez apporté une bouffée d’oxygène dans le cadre de l’amélioration de la qualité des enseignements et de la recherche dans nos universités. Beaucoup de cadres vous ont précédé dans ce Département, mais aucun d’entre eux n’a eu le courage de mettre fin à cette manière de faire qui dure depuis plus de 30 ans.

Monsieur le Ministre, nous aspirons à devenir un pays émergent dans un avenir proche. Cette émergence ne se fera pas sans un investissement conséquent dans le domaine de la science, de la technologie et de la recherche. Nous devons investir sur le capital humain pour promouvoir notre émergence. La formation des formateurs doit être une priorité pour vous. Les jeunes enseignants-chercheurs, recrutés ces dernières années avec les diplômes de Licence et rarement de Master, forment la majorité du personnel chargé des cours dans nos institutions d’enseignement supérieur. Parmi ces assistants, il y’a des enseignants qui ont fait plus de 30 ans de carrière sans augmenter en grade. Le recrutement des enseignants se faisait sans aucune politique de formation des formateurs. C’est une injustice qui mérite une réparation.

La dernière grève des assistants a démontré sans ambigüité que l’avenir de l’enseignement supérieur de notre pays repose sur ces jeunes enseignants-chercheurs, les négliger dans vos prises de décision est contre-productif ; je vous en conjure Mr le Ministre.

Il serait judicieux de trouver une solution honorable pour amener ces jeunes courageux à quitter le grade d’Assistant pour le grade de Maitre-assistant d’ici 2022. Pour solutionner définitivement ce problème de grade, je vous suggère de :

 prendre un arrêté courageux pour attribuer le grade de Maitre-assistant a tous ceux qui ont enseigné pendant plus de vingt ans à titre honorifique;

 créer des écoles doctorales dans tous les domaines pour permettre aux assistants d’obtenir ce grade sans quitter le pays d’ici 2022, afin qu’ils puissent faire face au reclassement par le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) ;

 conditionner l’obtention de ce grade à la publication de quatre articles scientifiques dont deux à l’international d’ici 2022.

Monsieur le Ministre, pour une mesure d’urgence, mettre en application l’une de ces suggestions me parait meilleure que de faire revenir des enseignants-chercheurs retraités qui ne savent même pas comment allumer un ordinateur à plus forte raison préparer une diapositive. Je vous supplie d’éviter le maximum possible d’écouter cette vieille communauté d’universitaires et de chercheurs qui, au crépuscule de leurs vies continuent toujours de dire, à qui veut l’entendre, qu’ils sont « irremplaçables ».

Abandonnez l’éducation de la nation dans les mains des bailleurs de fonds est une erreur. Nous ne pouvons plus nous permettre de nous contenter des bourses octroyées par les institutions et les pays amis. Peut-être convient-il de ficeler un contrat du genre « Mines contre formation » à l’image de « Mines contre Infrastructures » avec les différents partenaires au développement pour accélérer la formation des formateurs.

Monsieur le ministre, à l’instar de votre collègue du Ministère de la Justice, l’amélioration des conditions de vie des enseignants-chercheurs devrait être l’une de vos priorités. Vous connaissez mieux que quiconque que le salaire des enseignants-chercheurs guinéens est très bas par rapport à ceux de la sous-région. Ces salaires dérisoires encouragent toutes les formes de corruption, de détournement et de mauvaise gestion.

Certains enseignants sont obligés de pratiquer une activité parallèle pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles. Ces activités de survie varient en fonction des zones géographiques. Les enseignants se trouvant dans les grandes villes, se mettent à la disposition des écoles et universités privées pour survivre. Pour le reste des enseignants, surtout ceux qui servent dans les Préfectures, les activités de survie vont de l’agriculture au petit commerce.

La fuite des cerveaux est inéluctable et elle continuera à affaiblir notre système éducatif si la tendance ne change pas. La revalorisation du statut des enseignants doit être votre cheval de bataille. C’est la seule solution pour attirer davantage de professeurs de rang magistral dans nos universités. Nous pensons que c’est votre devoir en tant que banquier, de mettre fin à cette gestion opaque du budget alloué aux différentes institutions d’enseignement supérieur.

Mr le Ministre, le sport universitaire est une très bonne chose pour la santé de nos étudiants « un esprit sain, dans un corps sain ». Mais en orientant une partie de nos maigres ressources vers le sport universitaire, nous sacrifions la formation et la qualification de nos jeunes étudiants. Au moment où notre population s’interroge sur la pertinence de l’université au regard du chômage qui frappe nos diplômés, notre priorité doit être de former des « têtes bien faites » au service de la nation.

A mon humble avis, mettre les universités en compétition dans le cadre de la recherche, en organisant annuellement une grande conférence scientifique ou toutes les institutions d’enseignement et de recherche sont conviées ; Faire face à l’absence de connexion internet, au faible équipement de nos bibliothèques et de nos laboratoires me semble plus approprié.

Monsieur le ministre, ne vous arrêtez pas à mi-chemin en vous contentant de quelques reformes, gravez votre nom à jamais dans les annales de l’histoire de l’Enseignement Supérieur de notre pays. Vous êtes l’homme de votre peuple parce que tout simplement vous êtes un homme de votre temps.

Mr le Ministre pour finir, je dois paraphraser le savant burkinabé Joseph Ki-Zerbo « Sur toutes ces questions, nous avons déjà produit des Himalaya de résolutions et des rivières de salive. Ce qu’il nous faut maintenant, ce sont des actions concrètes ».

En espérant que vous tiendrez compte de mes suggestions, je vous prie monsieur le Ministre, d’agréer l’expression de ma plus haute considération.

Mamadou Alpha Ghadiry Diallo

Enseignant-chercheur à l’ISSMV de Dalaba

Email : alphalingui@yahoo.fr

Lire

Labé : la directrice préfectorale de l’éducation rétablie dans ses fonctions

6 février 2019 à 6 06 59 02592
Mme Magassouba Hadja Aïssatou Diouldé DIALLO, DPE de Labé

La directrice préfectorale de l’Education (DPE) de Labé, madame Magassouba née Hadja Aïssatou Diouldé Diallo et les trois autres cadres elle avait été suspendue « pour faute lourde » par le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, à travers une décision en date du 29 octobre 2018 viennent d’être rétablis dans leurs fonctions, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’on se rappelle que les encadreurs de l’éducation concernés par cette décision de suspension à Labé madame Magassouba Hadja Aïssatou Diouldé, directrice préfectorale de l’éducation (DPE), Abdourahmane Bah, chef Section Pédagogique (CSP) à la Direction Préfectorale de l’Education, Aguibou Diallo, gestionnaire des ressources humaines à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé et Abdallah Diallo, gestionnaire des ressources humaines à la DPE avaient été, dit-on, accusés, à tort, de n’avoir rien fait pour casser la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui minait le secteur.

Même si la même décision suspendait également les directeurs préfectoraux de l’Education de Kindia, Boké, Dinguiraye et Yomou, plusieurs observateurs en service à Labé ont vu à travers cet acte un règlement de compte contre des anciens collaborateurs de monsieur Mory Sangaré qui évoluait dans la région avant son poste de ministre de la République.

Fort heureusement, les leaders syndicaux qui ont déclenché ce mouvement de grève se sont investis pour que chaque encadreurs de l’Education, chaque enseignant en situation de classe qui avaient été suspendu, muté ou relevé pendant la crise scolaire soit rétabli dans ses fonctions.

A noter que la première liste des cadres concernés qui avait été remontée aux leaders syndicaux avait omis le nom du gestionnaire des ressources humaines de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé, Abdallah Diallo. Mais, le complot a finalement été déjoué à temps.

Il semble que les gestionnaires des ressources humaines avaient tous été remplacés par le ministre dans tout le pays. A Labé, monsieur Abdallah Diallo avait été remplacé par un professeur d’Anglais en service à Hoggo M’Bouro.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Suspension des activités du SLECG à N’Zérékoré : « c’est un non-événement »

31 janvier 2019 à 17 05 44 01441

Le préfet de N’zérékoré a suspendu les activités du SLECG dans la préfecture jusqu’à nouvel ordre. Elhadj Sory Sanoh justifie cette décision par une cacophonie qui existerait à la tête du syndicat des enseignants dans la préfecture. Mais, le responsable local du SLECG parle d’un non-événement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Elhadj Sory Sanoh, préfet de Nzérékoré

« Considérant les nombreuses irrégularités constatées lors du congrès du 16 décembre 2018 pour l’élection du bureau de l’union syndicale préfectorale du SLECG, lequel congrès ne valait pas la peine d’être tenu ; pour éviter tout conflit de compétence entre les membres du nouveau bureau et ceux de l’ancien bureau sur le terrain, le préfet décide que toutes les activités des bureaux de l’union préfectorale syndicale du SLECG sont suspendues sur le territoire de la préfecture de N’Zérékoré jusqu’à nouvel ordre ». C’est la décision prise par le préfet de N’Zérékoré, Elhadj Sory Sanoh.

Celestin Soumaoro

Mais, peu après l’annonce de cette décision, le responsable du bureau préfectoral du SLECG, Célestin SOUMAORO, a réagi en parlant d’un non-événement. « Il n’y a aucun conflit de compétence, c’est lui (le préfet) qui veut créer ça. J’ai reçu le courrier le lundi 28 janvier 2019, et je l’ai transmis au niveau du bureau exécutif national. Mais, je pense qu’il faut que monsieur le préfet essaye de revoir un peu ses prérogatives parce que là maintenant, il va me pousser à sortir de la maison. Puisqu’ il est administrateur, il n’a pas le droit de s’immiscer dans les affaires du SLECG. Le SLECG a procédé à une élection, on a mis un bureau en place. On considère donc cette décision du préfet comme un non-événement », a-t-il déclaré.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

Lire

Mamou : 156 enseignants contractuels ont reçu leurs primes de 3 mois de service

31 janvier 2019 à 10 10 53 01531

Après trois mois de labeur, les enseignants contractuels de Mamou, appelés pour faire face au vide des titulaires grévistes, ont reçu leur prime d’encouragement ce jeudi, 31 janvier 2019. C’est le siège local de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) qui a servi de cadre à cette remise, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont 129 contractuels à l’élémentaire, répartis dans 12 délégations spéciales de l’enseignement élémentaire, et 27 autres dans les établissements secondaires, à bénéficier du payement desdites primes. Une commission mixte, composée de cinq (5) personnes, est à Mamou pour payer les enseignants contractuels, engagés début octobre pour tenir les salles de classe pendant la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SELCG).

Interrogé sur les conditions à remplir pour entrer en possession de cette prime, qui s’élève à 1 million 200 mille de francs guinéens pour les 3 mois, le DPE de Mamou, Mamady Magassouba a apporté des précisions. « Ce que le département avait annoncé, c’est cette réalité que nous vivons maintenant. En ce qui concerne la DPE de Mamou, nous avons 27 contractuels d’État au secondaire, qui évoluent dans 17 établissements de la commune urbaine et dans les communes rurales. Quant à l’élémentaire, nous avons 129 contractuels qui évoluent dans 12 communes rurales et la commune urbaine. Les documents que la mission exige pour être payé sont : la carte d’identité, le certificat de prise de service qui est délivré par les directeurs d’écoles ou les chefs d’établissements, la note de service de mutation signée par la DPE, le cahier de contrôle de présence et le cahier de préparation », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Mohamed Cissé, inspecteur des finances et chef de mission, se dit satisfait du déroulement de cette opération. « Tout se passe bien, les enseignants viennent massivement et ils nous facilitent le travail. Dans la région administrative, seule Mamou est concernée. Ici encore ils ne sont pas nombreux. Leur sort pour être engagé dans la fonction publique est dans les mains de l’État ».

De son côté Amadou Oury Baldé, enseignant contractuel à l’école primaire d’Almamyah Dumez, dans la commune urbaine, a remercié les autorités avant de solliciter auprès de l’État leur engagement à la fonction publique. « Nous remercions les autorités éducatives de la place, mais aussi le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Nous sommes vraiment réconfortés. Tout récemment, nous avons suivi le président de la République dire au ministre de penser aux contractuels que nous sommes. Nous demandons à l’État de penser à nous, parce que nous sommes à la quête d’emploi. C’est notre souhait le plus ardent. Certains pensaient que notre engagement, c’était pour saboter la grève. Mais non, c’est un acte de patriotisme. Nous prions le gouvernement de nous engager à la fonction publique ».

Selon nos informations, un contractuel qui servait dans la sous-préfecture de Saramoussayah serait omis sur la liste des contractuels concernés par ce payement.

Dépuis Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919

Lire

Tougué : le SLECG annonce une marche contre le DPE

28 janvier 2019 à 8 08 17 01171

Le bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a annoncé l’organisation d’une marche dans la ville de Tougué. Cette manifestation prévue ce lundi, 28 janvier 2019, vise à protester contre le refus du directeur préfectoral de l’éducation (DPE), monsieur Fodé Moussa Traoré, de rétablir dans leurs anciennes fonctions les enseignants mutés lors de la récente grève qui a secoué le secteur de l’éducation ces trois derniers mois, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon madame Kadiatou Djoloki Baldé, secrétaire générale du bureau préfectoral du SLECG de Tougué, son organisation a décidé de prendre cette option de la marche pacifique ce lundi, 28 janvier 2019, juste parce que le directeur préfectoral de l’éducation (DPE), Fodé Moussa Traoré se montre actuellement intraitable sur la question du rétablissement des enseignants mutés pour fait de grève, malgré les multiples interventions du préfet de la localité, Elhadj Abdourahmane Baldé et du gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Labé.

« Nous sortir demain lundi à partir de 9 heures du matin, s’il plait à Dieu. Nous avons pris cette décision parce que le DPE a dit que personne ne peut l’empêcher de faire ce qu’il a envie de faire. Il n’a pas voulu mettre en application les dispositions du protocole d’accord obtenu le 10 janvier dernier avec le gouvernement. Il refuse de rétablir les gens qu’il a mutés pendant la grève. Il continue de muter encore. On a tout fait. Les gens sont intervenus, mais il n’a pas accepté. Le préfet et le gouverneur n’arrivent pas à le faire entendre raison » explique la dame syndicaliste de l’éducation dans la préfecture de Tougué.

La dernière fois, il avait muté un professeur d’Anglais qui était en situation de classe dans la commune urbaine pour une des sous-préfectures de Tougué. Les enseignants ont immédiatement boycotté les cours et les élèves se sont retrouvés dans les rues de la commune urbaine où le DPE, Fodé Moussa Traoré est resté introuvable durant tout le temps de la manifestation des enfants. Il aura fallu la promptitude du préfet de la localité pour rétablir l’ordre dans la cité par la sensibilisation.

« Le DPE a fini par annuler cette décision, suite à la pression des élèves et avec l’intervention du préfet de la localité » a ajouté Mme Kadiatou Djoloki Baldé.

Elèves et parents d’élèves sont tous conviés à cette marche pacifique programmée par le SLECG de Tougué pour ce lundi, 28 janvier 2019.

Il est aussi question de suspendre les cours dans les toutes les écoles de la commune urbaine jusqu’à ce que tous les enseignants mutés pour fait de grève soient rétablis dans les fonctions qu’elles occupaient avant le déclenchement de ce mouvement de grève.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

« Nous demandons à l’Etat des enseignants professionnels, pas des clients », dit le maire de Koumbia

26 janvier 2019 à 14 02 24 01241
Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba, maire de Koumbia

A l’occasion d’un entretien qu’il a accordé à des médias dont Guineematin.com, le maire de la commune rurale de Koumbia s’est prononcé sur la situation de cette collectivité relevant de la préfecture de Gaoual. Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba a évoqué le constat par secteur et les mesures prises ou envisagées par son équipe pour améliorer la situation, loin d’être reluisante sur le terrain. C’est notamment le secteur éducatif qu’il considère comme étant abandonné. L’autorité communale déplore un manque d’enseignants et de bonnes infrastructures, et interpelle l’Etat mais aussi les ressortissants de Koumbia sur la question.

Décryptage !

Depuis fin 2018, vous êtes à la tête de la mairie de Koumbia, dans la préfecture de Gaoual. A votre prise de fonction, comment avez-vous trouvé cette commune rurale ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : je rappelle que Koumbia est une grande commune rurale. L’une des plus importantes en Guinée avec 29 conseillers élus pour une population estimée à près de 50 mille âmes. La superficie de cette commune rurale de Gaoual est de 2324 km2 pour une densité d’environ 25 habitants par km2. Sur le plan de l’élevage, Koumbia dispose de la moitié du cheptel national, composée essentiellement de la race Ndama. Cette commune compte quelques 200 mille têtes de bœufs sans compter les ovins et les caprins.

Donc à notre arrivée, nous avons mis en place 10 commissions de travail : agriculture, élevage, sécurité, éducation, environnement, santé, finances, … Et chaque commission dispose en son sein de sous-commissions. C’est dans ce cadre d’ailleurs, que nous avons constaté la présence de la fièvre aphteuse, une maladie qui avait commencé à tuer nos bêtes, et nous avons saisi le préfet sur la question. Et très vite, la maladie a été circonscrite et maîtrisée. Actuellement d’ailleurs, des équipes du département de l’élevage sont en place pour la campagne de vaccination.

Sur le plan de la santé, nous avons constaté un gros déficit. L’unique centre de santé est en reconstruction depuis 2015. Le Président de la République nous a offert un centre de santé amélioré mais les travaux de construction ont pris du retard. Nous avons cherché à rencontrer l’entrepreneur, en vain. Donc actuellement, ce secteur reste malmené puisque cet édifice attendu est à 80% réalisé depuis 2015 et on ne parle toujours pas de son équipement. Des localités qui ont la chance d’abriter de postes de santé se plaignent du manque de personnel et de médicaments. Voilà ce qui prévaut dans ce secteur à Koumbia.

Sur le plan environnemental, vu l’état de dévastation actuelle, le conseil communal a décidé de suspendre provisoirement la coupe du bois en attendant des mesures plus efficaces. Au niveau de l’éducation, la situation n’est pas du tout reluisante.

Nous allons revenir sur certains de ces secteurs pour parler des mesures envisagées par le Conseil. A présent, est-ce qu’on peut savoir les projets contenus dans le plan de développement local (PDL) de la commune pour cette année ?

Cette année, nous avons tiré de notre PDL, un plan d’investissement annuel (PIA) se chiffrant à près d’un milliard 400 millions de francs. Une société a payé ses taxes superficiaires 2018 en décembre pour un peu plus de 500 millions de francs et nous attendons pour 2019. Dans ce PIA, nous avons envisagé de construire un hangar pour le marché central de Koumbia, restaurer et relancer la radio rurale de Koumbia, clôturer le centre d’accueil…Et ensuite, nous avons demandé un diagnostic de tous les forages publics pour nous enquérir de leur état de fonctionnement. Il semble que 60% ne fonctionnent pas mais nous attendons le rapport final.

Il convient de souligner que pour cette année, un Fonds de Développement Local (FODEL) a été créé et il est financé par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités locales (ANAFIC). Est-ce qu’on peut savoir les projets sélectionnés et soumis par le conseil communal à cette agence pour l’année 2019 ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : il faut saluer cette initiative du gouvernement. Pour 2019, en commun accord avec l’ANAFIC, nous avons sélectionné trois projets. Le premier portant sur une piste rurale comportant trois ouvrages de franchissement. Il s’agit de la route Koumbia-Kembéra, longue de 25 km. Kembéra c’est le grenier de Koumbia et mieux, c’est une route coloniale. Cet axe est impraticable en saison des pluies. En hivernage, la route est coupée. Les véhicules ne traversent pas et les gens se débrouillent avec des motos. En plus de cette piste, viennent s’ajouter la maison des jeunes et une école à Guidali.

A combien est estimé le financement de ces trois projets ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : non, on nous a juste demandé de sélectionner de notre plan de développement annuel trois projets qu’ils vont nous aider à réaliser. Pour nous, ces projets sélectionnés sont de grande importance pour les populations de Koumbia. S’ils sont réalisés cette année, ce serait un grand ouf de soulagement pour tout Koumbia.

Pour réaliser vos propres projets, il vous faut de l’argent. Comment comptez-vous procéder pour mobiliser les ressources locales mais aussi pour les sécuriser en vue de leur bonne utilisation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : actuellement, nous avons en banque plus de 500 millions de francs guinéens. Nous attendons le paiement de l’AMC pour 2019 peut-être en février et d’autres sociétés minières.

Comme la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) par exemple ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est différent. Avec la CBG, la convention qui la lie à l’Etat guinéen fonctionne autrement. La CBG ne nous verse aucun franc. Elle nous contacte et nous informe des projets validés par le conseil d’administration. Elle nous envoie la liste et nous confirmons ce qui nous concerne. On sélectionne les entrepreneurs et ils font le travail. Cela, sans que nous ne sachions le montant alloué ou qui revient réellement à la collectivité. Ce que nous voyons, c’est le contenu des cahiers de charge. Je pense que c’est une chose à revoir, puisque les projets réalisés laissent à désirer pour la plupart des cas. Les forages n’ont pas d’eau ; dans certaines écoles, les installations ne sont bien faites, le matériel ne correspond pas aux besoins, sinon même obsolète. Je pense qu’il faut voir comment améliorer tout cela avec la CBG.

A part la contribution des sociétés minières, est-ce qu’il y a d’autres sources de revenus pour votre collectivité ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : pas beaucoup. Puisque nous n’avons pas assez d’activités génératrices de revenus. Nous comptons par exemple sur le parc à bétail. Tous les dimanches, nous avons un marché de bétail. Chaque animal payait 5000 francs guinéens. Si vous multipliez cela par 200 bœufs, vous n’avez qu’un million de nos francs. Dans le mois, vous avez 4 millions. Alors, quand je suis venu, j’ai décidé de rehausser ces taxes à 10 000 par animal et par vendeur et proposer 15 000 par animal et par acheteur. Cela a fait des cris. Les discussions sont ouvertes, je pense qu’on va s’entendre. Actuellement, toutes les hypothèses sont sur la table. Je proposerai même de louer le parc à l’union des éleveurs et des bouchers pour qu’à la fin de chaque mois, ils nous versent un montant acceptable.

On apprend que vous avez proposé aussi de bâtir une clôture pour sécuriser ce marché à bétail.

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : bien sûr. Dès notre arrivée, nous avons bâti un quai d’embarquement à 6 millions 500 mille francs. Et nous envisageons de faire une clôture et un bureau pour les vétérinaires à partir des taxes qu’ils vont nous verser. La clôture qui était là était en bois puis en barbelé. Ce qui ne tient plus. Nous voulons que ce parc soit clôturé en dur en vue de sécuriser les bêtes et empêcher que les animaux malades ne soient mélangés à ceux qui sont bien portant.

A l’entame de vos propos, vous avez souligné avoir entrepris des démarches pour contrer la fièvre aphteuse. Qu’avez-vous fait réellement pour empêcher sa propagation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est d’abord de circonscrire la maladie. Nous avons interdit pour un premier temps de recevoir au marché de bétail, les bœufs en provenance de Kembéra et environs. Puisque c’est par là-bas que la maladie avait commencé à se propager. Après, nous avons informé les autorités pour que des dispositions soient prises. Actuellement, des vaccins sont disponibles et les équipes de vétérinaires sont sur le terrain pour faire le travail.

Il faut rappeler également que le secteur éducatif ne se porte pas bien. Quelles sont les mesures que vous avez envisagées à ce niveau ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est un secteur abandonné. J’ai été au collège-lycée de Koumbia, c’est incroyable. Ce que j’ai vu sur le terrain est révoltant. Les parents d’élèves ont démissionné et l’école est en panne. Il n’y a pas d’enseignants presque partout. Au collège-lycée, il y a un manque de 8 enseignants au total. Sans compter que dans les écoles primaires, c’est encore plus sérieux. Donc j’ai convoqué une réunion avec les parents d’élèves et le personnel enseignant. Nous avons décidé que chaque parent versera 10 000 francs par personne et par mois pour payer les contractuels. Et la commune va compléter le reste.

L’année dernière, Koumbia n’a eu qu’un seul admis au Bac. Ce n’est pas acceptable. Je demande à tous les jeunes diplômés sans emploi qui sont dans les villes, de revenir apporter un coup de main à leurs frères et sœurs, en attendant que le problème soit résolu. A l’Etat, nous demandons des enseignants professionnels et pas des clients. Ceux ne sont pas formés pour enseigner, s’ils sont recrutés à la fonction publique, c’est pour tout de suite changer de département et aller ailleurs. Ils refusent de rejoindre leur poste d’affectation et ils n’encourent aucune sanction. C’est ce qui encourage les autres à les imiter et aujourd’hui, notre système éducatif est malade. Mais à Koumbia, nous avons décidé de faire face à ce problème. Nous demandons l’aide de tout le monde pour relever le défi qui est colossal.

La commune rurale de Koumbia est confrontée aussi à un sérieux problème environnemental, avec la coupe abusive des bois. Qu’avez-vous envisagé pour faire face à cette situation ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : il faut le reconnaitre, tout est rasé à Koumbia. Tous les gros arbres et maintenant même les arbres à petit diamètre n’échappent pas aux tronçonneuses. Le conseil communal a décidé de suspendre la coupe du bois jusqu’à nouvel ordre. Nous voulons voir clair et identifier tous les coupeurs de bois. Après, nous envisageons des mesures de reboisement. Nous encourageons les jeunes et les femmes à se constituer en ONG pour restaurer les berges et les têtes des cours d’eau.

Récemment, vous avez rencontré des ressortissants de votre collectivité. De quoi il a été question au cours de cette rencontre ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : nous avons dit qu’on va bâtir un hôtel de ville. Le terrain est là, c’est le camp de marié. Les militaires vont déménager et aller dans leur domaine à Thiankoun N’Diaré. Egalement, nous entendons relancer la radio rurale de Koumbia. Elle sera dotée d’un statut, et puis nous allons l’équiper. Déjà, nous avons contacté le ministre de la communication et nous avons été bien compris. Le projet de relance avance bien. Nous voulons payer dans les meilleurs délais un émetteur de 500 ou 600 watts et puis la rénovation des locaux, la construction d’un studio et son équipement vont bon train.

En plus de ce projet qui nous tient à cœur, il y a l’implantation d’une banque à Koumbia. Nous sommes sur les démarches. A l’image des MUFFA (Mutuelle des femmes africaines), nous sommes en discussion avec la LC2 banque. Le Conseil d’administration est recruté et les gens commencent à faire le dépôt. Ça avance bien à ce niveau également.

Nous arrivons au terme de cet entretien, quel message avez-vous à lancer à l’endroit des ressortissants de Koumbia ?

Elhadj Mamadou Saliou Kaltamba : c’est un message patriotique. Koumbia est chez nous. Où que vous soyez à travers le pays, en Afrique ou ailleurs, participez au développement de notre commune rurale. Elle a besoin de nous tous pour son épanouissement. Des dispositions sont prises pour faciliter la communication entre la municipalité et les ressortissants qui ont le droit d’être informés de tout ce qui se passe sur le terrain. Je sais qu’ils ne vont plus tarder à réagir et à soutenir les actions de développement de notre commune, chacun dans son domaine de prédilection. Ce que j’ai cité dans cet entretien, n’est pas exhaustif. Je rappelle qu’à Koumbia, depuis l’installation de l’exécutif communal, nous travaillons en symbiose, il n’y a pas de partis politiques ou de militants d’un parti. Ce sont les fils et filles de Koumbia qui sont là pour toutes les populations. Nous appelons chacun d’œuvrer au maintien de ce climat de paix, de concorde et de cohésion sociale.

Interview réalisée par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

L’IRE de Mamou aux responsables du lycée Doukouré : « si les enfants ne passent pas, ils vous mangeront cru »

23 janvier 2019 à 18 06 26 01261

Après trois jours de manifestations dans les écoles de la ville de Mamou, les autorités éducatives locales rencontrent les responsables des établissements concernés pour plancher sur la question. La première rencontre a eu lieu ce mercredi, 23 janvier 2019, et elle a concerné le lycée Elhadj Aboubacar Doukouré. L’occasion pour l’inspecteur régional de l’éducation de Mamou de mettre en garde les responsables de l’école, a constaté Guineematin.com, à travers son correspondant à Mamou.

Après les chaudes journées de lundi et de mardi, des manifestations ont été enregistrées ce mercredi encore dans certains établissements scolaires de la ville de Mamou. Des élèves en colère ont manifesté pour la troisième journée consécutive pour protester contre la programmation des compositions de premier semestre alors même que les cours n’ont pas été dispensés.

Face à cette situation, les autorités éducatives locales ont décidé d’organiser des réunions avec les responsables et les enseignants des différentes écoles pour plancher sur ce problème qui intervient tout juste après la grève des enseignants qui a paralysé l’école guinéenne durant les trois derniers mois. Et la première réunion tenue ce mercredi, 23 janvier 2019, a porté sur la situation du lycée Elhadj Aboubacar Doukouré, le plus grand de la ville.

Devant le Directeur Préfectoral de l’Education (DPE) et l’Inspecteur Régional de l’Education (IRE), le proviseur du lycée Doukouré a expliqué les problèmes auquel est confronté son établissement. « Les problèmes du Lycée Doukouré, c’est d’abord au niveau de nous les responsables : mon directeur des études monte les professeurs contre moi.

Durant ma maladie, tous les enseignants sont venus me rendre visite sauf lui. Il dit que c’est moi qui l’empêche d’être principal. Mais moi je me remets à Dieu. Et pourtant, il faut une compréhension mutuelle entre nous, une synergie d’actions entre nous. Je joue le rôle du censeur et du directeur des études », a déclaré Ousmane Koita, proviseur du lycée Elhadj Aboubacar Doukouré.

Après avoir écouté le proviseur, le DPE, Mamady Magassouba, et l’IRE, Elhadj Kerfala Mansaré, ont tour à tour pris la parole pour interpeller les responsables de l’établissement sur la nécessité de s’entendre et de faire en sorte que les élèves puissent étudier et être évalués. L’Inspecteur Régional de l’Education les a mis en garde contre toute mauvaise organisation qui conduirait à l’échec des élèves. « Il faut que le proviseur trouve des méthodes pour gérer son établissement.

Chacun doit prendre sa responsabilité pour que nos écoles changent. Chacun de nous doit jouer sa partition. Si on n’évalue pas les enfants, ils ne passeront pas en classe supérieure. Et si les enfants ne passent pas, ils vous mangeront cru. On exige de vous un calendrier pour les cours de rattrapage. Pour les évaluations, planifiez entre vous. Formons nos enfants, remplissons notre mission, soyons correctes », conseille Elhadj Kerfala Mansaré.

Après ceux du lycée Doukouré, les responsables et les enseignants d’un autre établissement scolaire passeront demain jeudi devant les autorités éducatives, pour parler des problèmes de leurs écoles et essayer d’y apporter des réponses appropriées.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Lire

Manifestation des élèves à Mamou : « on a assisté à une pluie de pierres »

23 janvier 2019 à 10 10 28 01281

Depuis le début de cette semaine, des élèves issus de différentes écoles du secondaire de la commune urbaine de Mamou descendent dans la rue pour protester contre la tenue des compositions du premier trimestre. Le mouvement de protestation, émaillé de heurts entre les élèves et les forces de l’ordre empêche quasiment le déroulement des cours dans les écoles du secondaire et sème la peur dans celles de l’élémentaire, a appris Guineematin.com de sources locales.

Les cas de blessés, de destruction de meubles et des arrestations enregistrées lundi dernier (premier jour de manifestation) n’ont pas entamé la détermination des élèves de la ville carrefour, de protester contre le démarrage des compositions de premier trimestre qui, il faut le rappeler, étaient programmées pour cette semaine dans les établissements scolaires du secondaire de Mamou. Très tôt hier, mardi 22 janvier 2019, des élèves du lycée Elhadj Aboubacar Doukouré (qui ont été délogés le lundi par des jets de pierres par les élèves du lycée Grand Ducal) ont fermé les portes de leurs classes pour empêcher la tenue de la composition. Certains ont jeté des pierres sur les agents des forces de l’ordre qui étaient postés derrière la cour. Ces derniers ont répondu par des tirs de gaz lacrymogènes. Les affrontements ont été tendus au point que certains responsables de l’école se sont enfermés dans leurs bureaux.

« Ce mardi, quand nous sommes venus à 8 heures, il était prévu d’évaluer les enfants. C’est le lycée qui était programmé. Mais, à notre grande surprise, on a vu des élèves se détacher pour aller rabattre les portes des classes, en disant qu’il n’y a pas de composition. Quand on a vu leur engagement, on est allé voir le proviseur qui nous a dit d’annoncer aux élèves que les évaluations sont reportées. Quand on a annoncé la nouvelle aux élèves, ils ont accepté de rentrer dans les classes et les cours se sont déroulés jusqu’à 10 heures. C’est à la récréation que les échauffourées ont commencé. Il y avait un groupe d’élèves dont j’ignore la provenance, qui a commencé à jeter des pierres sur les forces de l’ordre. On a essayé de les sensibiliser ; mais, ils n’ont rien voulu écouter. Au bout d’un moment, les pierres venaient de partout », a expliqué monsieur Condé, professeur de français au lycée Doukouré.

Plusieurs sources qui se sont confiées à Guineematin.com ont affirmé avoir vu des gendarmes faire irruption dans les salles de classes du lycée Doukouré pour bastonner des élèves. « Beaucoup d’enfants ont été blessés », témoigne un enseignant qui a requis l’anonymat.

Au lycée Grand Ducal, l’épicentre de la contestation contre la composition, le secrétaire général préfectoral du SLECG, Thierno Souleymane Sall, parle d’une « pluie de pierres » qui a assiégé même les délégués de la DPE (direction préfectorale de l’éducation) qui étaient partis sensibiliser les élèves.

« Le matin, on a mobilisé tous les élèves au mât. On a chanté l’hymne national parce que le drapeau a été volé lundi. Ensuite, le délégué de la DPE a pris la parole pour conseiller les élèves. Malheureusement, dès qu’il a pris la parole, on a entendu les premiers jets de pierres qui sont tombés sur les tôles. Il y avait déjà un groupe d’élèves, venus de je ne sais où, qui avaient encerclé le lycée. Nous avons vu que les cailloux venaient de partout. Alors, les élèves se sont réfugiés dans les classes. Nous avons réuni tous les élèves du lycée dans une même salle pour leur dire que si c’est à cause des compositions qu’il y a cette contestation, les compositions sont reportées à une date ultérieur. Mais, malheureusement, pendant 40 minutes, on a assisté à une pluie de pierres. C’est en ce moment qu’on a libéré nos élèves. Parce qu’on était vraiment exposé », a expliqué Thierno Souleymane Sall.

Pour le moment, le mouvement de protestation contre la composition n’a pas gagné les écoles de l’élémentaire ; mais, leur fonctionnement est largement affecté à cause de la peur qu’il provoque chez les parents d’élèves et la psychose qu’il crée chez les tous petits.

« Dès qu’il y a le moindre mouvement en ville, les parents viennent chercher leurs enfants. Tout ça, c’est parce qu’ils ont peur. Nous même les enseignants, on a peur. Mais, comme on ne peut pas abandonner les élèves et fuir, c’est pourquoi on reste ici (à l’école). Je demande aux autorités de vite trouver une solution pour que cesse ces manifestations », a confié à Guineematin.com une enseignante.

Depuis le début de ce mouvement de protestation, des réunions de crise se sont tenues au gouvernorat, à la DPE et dans certaines écoles de la place. Malheureusement, ces réunions ont l’air de galvaniser les élèves protestataires.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Manifestations des élèves à Mamou : 7 personnes interpellées

21 janvier 2019 à 21 09 03 01031

Au moins sept personnes ont été interpellées ce lundi, 21 Janvier 2019, à l’occasion de la manifestation organisée dans la commune urbaine de Mamou par des élèves du lycée ‘’Grand Ducal’’. Ces élèves protestaient contre la tenue de la composition du premier semestre, qu’ils trouvent prématurée, compte tenu de la perturbation des cours enregistrée pendant les trois mois et quatre jours qu’a duré la grève du SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée).

Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camara, joint au téléphone par Guineematin.com, les personnes interpellés par les services de sécurité (qui sont intervenus à coups de gaz lacrymogène pour disperser les protestataires qui sont allés s’attaquer à d’autres écoles) se trouvent actuellement à la gendarmerie pour les besoins de l’enquête.

« Dans le cadre du maintien d’ordre, les services de sécurité ont interpellés sept (7) suspects, pour les infractions de participation délictueuse à un attroupement, intrusion dans des établissements scolaires, entrave à la libre circulation, destruction de biens meubles, rébellion et provocation directe à un attroupement non armée », a précisé le procureur, Elhadj Sidiki Camara.

A Suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Manifestation à Mamou : les élèves réclament la reprise des cours à zéro !

21 janvier 2019 à 20 08 12 01121

Comme annoncé dans une précédente dépêche de Guineematin.com, des élèves en colère ont manifesté ce lundi, 21 janvier 2019, dans la commune urbaine de Mamou. Ils protestaient contre la tenue de la composition du premier semestre, qu’ils trouvent prématurée, compte tenu de la perturbation des cours enregistrée pendant les trois mois et quatre jours qu’a duré la grève du SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée).

Très déterminés à protester contre la volonté des autorités éducatives de Mamou de faire composer les élèves de la ville carrefour, des élèves du lycée ‘’Grand Ducal’’ (commune urbaine de Mamou) sont massivement descendus dans la rue avec un seul slogan : à bas la composition…

Mamadou Saliou Sigon Baldé

« Certains enseignants n’ont pas donné le programme, à plus forte raison nous enseigner une leçon du programme. Comment est-ce qu’on peut composer dans ces conditions ? Nous disons à bas la composition et demandons qu’on reprenne les cours à zéro. Car, pendant la grève du SLECG, beaucoup d’entre nous ne venions pas à l’école », a indiqué un lycéen, sous le brouhaha approbateur de ses amis.

Pour donner du tonus à leur mouvement de revendication, les protestataires sont allés s’attaquer avec des jets de pierres aux lycées ‘’Elhadj Aboubacar Doukouré’’ et Amilcar Cabral pour sortir les élèves qui s’y trouvaient. Dans ce dernier lycée, les compositions avaient déjà démarré. Mais, « la pluie de pierres » qui venaient de l’extérieur de la cour a fait sortir les élèves de leurs classes.

« Certains élèves ont reçu des projectiles. Ils ont été conduits à l’hôpital régional », avait indiqué plutôt dans la journée le principal du collège ‘’Siradio Diallo’’, Mamadou Saliou Sigon Baldé.

Au lycée  »Fouta international », le proviseur Bakary Kaba parle aussi de plusieurs élèves blessés et de dégâts matériels. « Il y a eu sept élèves blessés. Certains élèves qui étaient à l’étage ont reçu des tessons de vitre cassée. On a eu quatre fenêtres de vitre cassée. Les pierres qui témoignent de l’agression sont encore à la véranda », a précisé Bakary Kaba.

Pour casser le rythme de la protestation et disperser les manifestants, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes au lycée Amilcar Cabral. A 13 heures, des sources contactées au téléphone par Guineematin.com ont confié qu’une réunion de crise se tenait au gouvernorat de Mamou.

Pour rappel, du 03 Octobre 2018 (date de la rentée des classes) au 11 Janvier 2019, le système éducatif guinéen a été durement éprouvé par la grève des enseignants. Une grève déclenchée par le SLECG qui réclamait huit millions de francs guinéens (8 000 000 GNF) comme salaire de base pour chacun des enseignants de la République de Guinée.

Pendant cette période de vache maigre qui a duré trois mois et huit jours pour le secteur de l’éducation en Guinée, les écoles publiques et privées de la préfecture de Mamou (à l’instar de certaines écoles du pays) ont enregistré un faible taux de présence des élèves. Ces derniers attendaient patiemment la fin de la grève et la reprise du chemin de l’école par les enseignants qui étaient majoritairement restés à la maison.

Les quelques rares enseignants qui partaient à l’école pendant la période de grève faisaient semblant d’enseigner les quelques élèves qu’ils trouvaient dans les classes. « Il y a des responsables d’écoles qui, en complicité avec des enseignants, sont en train de mettre des élèves de niveaux différents (7ème, 8ème, 9ème,…) dans une même classe pour leur dispenser le même cours. Ils sont en train de tromper les enfants », dénonçait le secrétaire général préfectoral du SLECG à Mamou, Thierno Souleymane Sall, pendant la grève des enseignants.

Dans l’accord de sortie de crise, signé le 11 janvier dernier entre le gouvernement et le SLECG (et qui a mis fin à la grève des enseignants), il est clairement mentionné ce qui suit : « le SLECG s’engage à organiser des cours de rattrapage à tous les niveaux pour combler le retard accusé dans le calendrier scolaire ».

A la lumière de cette situation, on peut bien se demander si le retard acquis pendant trois mois et huit jours a été rattrapé en moins de dix (10) jours par le SLECG de Mamou au point que les autorités éducatives de Mamou puisse décider dès à présent le démarrage de la composition dans les différents écoles de la place.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.comn

Lire