Situation des écoles franco-arabes de Mamou : des acteurs tirent la sonnette d’alarme

16 septembre 2019 à 10 10 01 09019
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Les enseignants du système Franco-arabe de Mamou sont inquiets de la situation que traversent ces écoles dans la ville carrefour. C’est pour se pencher sur la problématique en vue de trouver une solution idoine que ces enseignants se sont réunis dans la journée d’hier, dimanche 15 septembre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La ville de Mamou a connu ces quatre dernières années des échecs répétés aux examens nationaux. Les écoles Franco-arabes n’échappent pas à cette triste réalité et connaissent même une certaine régression. C’est pour faire face à ces difficultés que les enseignants du Franco-arabe se sont réunis au lycée Union Musulmane de Mamou, dans la commune urbaine.

Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, Coordinateur régional des écoles Franco-arabes
Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, Coordinateur régional des écoles Franco-arabes

Selon le coordinateur régional des écoles Franco-arabes, Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, « nos parents ont initié des écoles à l’aube de l’indépendance dans l’intention de former les enfants du pays. Mais depuis des années, la tendance commence à changer. Où se trouvent les problèmes ? Nous avons mis l’argent devant la formation. Et nous devons jouer notre partition, sinon Allah nous demandera des comptes au jour de la résurrection finale. Prenons les écoles Franco Arabe en main. Aucune école n’est supérieure à une autre. Aujourd’hui, deux anciennes écoles Franco-arabes de Mamou sont transformées en des écoles françaises. C’est une faiblesse de notre part », a-t-il déploré.

Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane
Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane

Quant à Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane, il demande la solidarité entre tous les acteurs, tous les arabisants pour plus de rigueur et des résultats plus positifs. « Dieu nous dit dans le saint Coran, les musulmans ne sont que des frères. Unissons-nous pour que les écoles Franco-arabes de Mamou changent la donne. Mamou est une ville religieuse qui a fait des succès dans les années antérieures. Il y a de bons formateurs à Mamou, beaucoup sont diplômés de l’Université de Médine. Pourquoi aujourd’hui ces faibles taux d’échecs? Bientôt l’ouverture des classes, nous rêvons d’avoir un pays de référence. Mais, l’on ne peut rien obtenir sans la formation de nos enfants. Avec l’union des enseignants, nous pouvons réussir notre mission de formation, une éducation performante », a-t-il laissé entendre.

Elhadj Amadou Tidiane Bah, actuel proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane,

Pour résoudre les problèmes des écoles Franco-arabes de Mamou, Elhadj Amadou Tidiane Bah, actuel proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane propose : « ayons une bonne intention de soutenir les écoles Franco-arabes, évitons la paresse, battons-nous également d’avoir des écoles Franco-arabes publiques. Donnons-nous les mains pour soutenir les enseignants des écoles des communes rurales, travaillons comme nos prédécesseurs, formons nos enseignants, cherchons à trouver des représentants au niveau de l’IRE, de la DPE et au niveau de la DSEE ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Conakry : les plaintes des parents d’élèves à quelques jours de l’ouverture des classes

15 septembre 2019 à 9 09 49 09499

Au compte de l’année scolaire 2019/2020, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation prévoit l’ouverture des classes pour le jeudi, 03 octobre prochain. A quelques jours de cette date, de nombreux parents d’élèves de Conakry se plaignent de la conjoncture économique et redoutent une rentrée morose à cause de la cherté de la vie. Interrogés par un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier vendredi, 13 octobre 2019, certains de ces parents d’élèves disent ne plus savoir à quel saint se vouer.

On est à moins de trois (3) semaines de l’ouverture des classes. Les parents d’élèves doivent faire face aux dépenses liées aux fournitures scolaires et autres frais d’écolage de leurs enfants. Avec les difficultés du moment, les plaintes ne manquent pas chez bon nombre d’entre eux.

Amara Lamine Sylla, parent d’élèves domicilié à Dixinn

C’est le cas d’Amara Lamine Sylla, parent d’élèves domicilié à Dixinn, qui estime que l’ouverture des classes ne sera pas facile cette année encore. « J’ai des enfants qui fréquentent l’école depuis cinq (5) ans. Les préparatifs vont bon train malgré la conjoncture actuelle. Particulièrement, cette année la rentrée scolaire est très difficile. Cette rentrée n’est pas favorable pour certains. Parce que si vous prenez le mode de vie des guinéens, la plupart n’ont pas les moyens. C’est pourquoi, beaucoup profitent pour envoyer leurs enfants dans les écoles publiques au détriment des écoles privées », soutient-il.

Par ailleurs, Amara Lamine Sylla a regretté l’augmentation des prix sur le marché suite à l’annonce de la date de l’ouverture des classes. « Aujourd’hui, on constate que tous les prix ont grimpé. Ici, dès qu’on annonce la rentrée scolaire, les commerçants, et tous ceux qui vendent les fournitures scolaires profitent de ça pour faire grimper les prix de ces fournitures. La rentrée est prévue le 3 octobre 2019. Mais avec cette situation, quelque soit le temps qu’on donnera aux parents d’élèves pour l’ouverture des classes, certains se trouveront toujours en manque de moyens pour avoir les fournitures scolaires des enfants ».

En outre, Amara Lamine Sylla a dénoncé le mauvais état dans lequel se trouvent certaines écoles publiques de Conakry. « Par manque d’entretien, on constate que bon nombre d’écoles ne sont pas prêtes pour la rentrée scolaire. Si vous sillonnez certaines écoles à Conakry seulement, sans parler de celles qui sont à l’intérieur du pays, vous allez trouver que certains établissements n’ont jusqu’à présent pas encore fait leur toilette… Or, à deux semaines avant la rentrée, tout devrait être prêt. Mais vous allez constater, la rentrée va se faire, mais ça serait une rentrée très moche », soutient-il.

Aboubacar Touré, Animateur Culturel,
Aboubacar Touré, Animateur Culturel

Même son de cloche chez Aboubacar Touré, Animateur Culturel, rencontré également à Dixinn. Ce parent d’élèves ne cache pas son amertume face à la conjoncture actuelle. « En tant que parent d’élèves, je me prépare petit-à-petit. Mais, le problème est que les circonstances actuelles sont économiquement dures. Nous venons à peine de sortir de la saison des pluies. Les activités ne marchent pas comme ça. Pourtant, l’achat des fournitures scolaires des enfants demande une énorme dépense. Maintenant, si dans vos activités, ça ne marche pas bien, cela crée des problèmes énormes à nous parents d’élèves. Pourtant, c’est un devoir pour nous de chercher les fournitures et d’amener les enfants à l’école. Qu’à cela ne tienne, on se prépare petit-à-petit pour mobiliser les moyens afin de payer les fournitures. Mais, j’avoue que ce n’est pas du tout facile », se désole monsieur Touré.

Alhassane Soumah, parent d’élève résidant à Coléah cité

Pour Alhassane Soumah, parent d’élève résidant à Coléah cité, dans la commune de Matam, la conjoncture actuelle est compliquée, mais les parents d’élèves n’ont pas le choix. « Je suis allé au marché de Madina pour acheter les fournitures pour mes frères. J’ai trouvé que le prix des sacs et les prix des cahiers ont monté. Un petit sac, on me dit 180 000 francs guinéens ; un paquet de cahier de 100 pages, à 25 000 francs guinéens. Ça, c’est vraiment cher. Mais en tant que parent d’élèves, on ne peut rien, on n’a pas le choix. Certains même vont s’endetter dans les banques pour acheter les fournitures scolaires. Honnêtement c’est dur, mais en tant que parent d’élève, on gère ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Labé : pourquoi les responsables du SLECG « mutés » ont-ils été rétablis ?

15 septembre 2019 à 9 09 30 09309

Plusieurs responsables du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui avaient été mutés des Universités et autres Institutions relevant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRSC) pendant la période de la grève générale illimitée menée par le camarade Aboubacar Soumah viennent d’être rétablis dans leurs fonctions respectives, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Cette information a été confirmée à Guineematin.com par l’une des victimes qui a tout ce temps refusé de rejoindre son poste à Kankan, malgré toutes les pressions administratives et familiales subies.

« L’arrêté a été signé par monsieur le ministre de l’Enseignement Supérieur, monsieur Abdoulaye Yéro Baldé. Toutes les personnes mutées pour fait de grève ont été rétablies dans leurs droits. Seulement, on a un seul cas qui n’a pas été totalement rétabli. Le cas de Youssouf Diallo qui était secrétaire de Faculté. Il a été ramené à Labé, mais il n’a pas été rétabli dans ses droits. Mais, tout le reste. Vraiment, tous ceux-ci ont été rétablis dans leurs droits. A partir du moment où le droit de grève est reconnu et qu’une personne soit mutée, on sait déjà que les gouvernants ont failli un peu à la loi. On était donc convaincu que les gouvernants allaient revenir sur leur décision, parce qu’on ne mute pas un enseignant ou bien un fonctionnaire en grève, parce que vraiment c’est la loi qui nous confère ce droit » a expliqué Issa Soumaré, secrétaire général du SLECG à l’Université de Labé.

Visiblement satisfait, Issa Soumaré rend un vibrant hommage à son secrétaire général Aboubacar Soumah avant de lancer un autre appel pressant au ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé.

« C’est en cela que je profite, par la même occasion, remercier le secrétaire général Aboubacar Soumah qui fournit assez d’efforts vraiment pour l’amélioration de la condition de vie des travailleurs, malgré les oppositions que ce dernier rencontre sur son chemin. Donc on le remercie très sincèrement. Et nous lançon un appel aussi au ministre de l’Enseignement Supérieur de ne pas écouter les gens qui viennent lui raconter du n’importe quoi juste dans le but de trouver des postes. Nous sommes un syndicat. Nous ne sommes pas contre les gouvernants. Mais, nous sommes là juste, nous sommes des partenaires. Notre rôle, c’est de défendre l’intérêt des travailleurs, l’intérêt supérieur des travailleurs pour que tous les travailleurs guinéens, notamment les enseignants vivent dans les conditions les meilleures » a-t-il ajouté.

Au cours de notre entretien, notre interlocuteur a rappelé que son syndicat est une organisation non gouvernementale à caractère apolitique. C’est pourquoi, dit-il, le SLECG version Aboubacar Soumah n’a aucun avis à donner sur le projet de changement de la constitution en République de Guinée.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551

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Galère avec GUPOL : à la rencontre de Bah Oury, le « sauveur » des bacheliers

13 septembre 2019 à 18 06 59 09599

Depuis quelques jours,  les bacheliers ont entamé le processus d’enregistrement sur la plateforme GUPOL dans le cadre des orientations dans les institutions d’enseignement supérieur public de Guinée. Mais, nombre d’entre eux rencontrent aujourd’hui des difficultés à s’enregistrer. Pour faciliter la tâche à ces centaines de jeunes en difficultés, Mamadou Oury Bah, membre du Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile, a décidé de voler à leur secours depuis le quartier Koloma, dans la commune de Ratoma.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, 13 septembre 2019, Mamadou Oury Bah a dit qu’il offre gratuitement ses services à tout bachelier en difficultés et qui sollicite un coup de main. Selon lui, plus de 230 bacheliers ont déjà été assistés gratuitement, des comptés ont été créés en leurs noms, ils ont pu s’inscrire sans coup férir.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous a poussé à engager cette démarche qui vise à aider ces bacheliers à s’inscrire sur la plateforme GUPOL ?

Mamadou Oury Bah : ce qui nous a poussés, c’est les cris de cœur de certains étudiants sur les réseaux sociaux qui n’arrivaient pas à créer leurs comptes pour accéder à la plateforme. On a jugé nécessaire de leur venir en aide en lançant un SOS, de l’aide à l’orientation des étudiants gratuitement. 

Guineematin : depuis quand avez-vous commencé cette action en faveur des bacheliers et combien  ont été orientés par vos soins ?

Mamadou Oury Bah : j’ai commencé à le faire depuis le 07 septembre dernier. De ce jour à la date d’aujourd’hui, nous avons pu orienter gratuitement et de façon directe, avec contact physique, 234 étudiants. De façon indirecte avec les réseaux sociaux, VIBER, IMO, WathsApp, Messenger, nous avons touché plus d’une centaine qui avaient des sérieux problèmes ; et les témoignages le prouvent sur les réseaux sociaux. 

Guineematin.com : qu’est-ce qui fait que vous faites ça gratuitement alors que vous avez la possibilité de faire payer ces jeunes ?

Mamadou Oury Bah : le travail d’un leader, c’est le leadership. Pour moi, le bonheur se trouve en aidant les autres. Mais, c’est aussi interpeller le ministère de l’Enseignement Supérieur pour leur faire comprendre que les élèves, les étudiants ne maitrisent  pas l’outil informatique et éventuellement dans les prochaines années, de multiplier les centres d’orientation.

Pour l’instant, il y a un seul centre. Normalement, ça devrait se faire au siège du parlement des jeunes leaders de la société civile, mais faute de moyens logistiques que ça soit le wifi et autres, nous avons jugé nécessaire  de le faire dans les écoles là où nous avons des bureaux et j’avoue que tous les étudiants qui sont passés par là se sont retournés avec un sourire. Et cela nous donne la force de contunier. 

Guineematin: quels sont les problèmes que vous rencontrez depuis que vous avez commencé à aider ces jeunes bacheliers ?

Mamadou Oury Bah : c’est un seul problème qu’on a eu à rencontrer. Il y a un jeune qui était effectivement admis sur les bases de données, mais qui n’avait pas de nom. Il n’avait que le prénom alors que la plateforme est conçue avec de champs obligatoires à remplir. Autrement dit que c’est obligatoire de remplir le nom et le prénom su ce champ. On ne savait pas quel nom donné à l’étudiant.

On avait essayé avec le nom BALDE, mais automatiquement la plateforme nous indique que ces enregistrements n’étaient pas disponibles car il était enregistré avec le prénom  seulement. Finalement, on lui a dit d’aller vers ministère pour qu’on puisse régler son cas.

Guineematin.com : cela veut dire que vous avez réussi à satisfaire tout le monde ?

Mamadou Oury Bah : nous avons réussi à satisfaire tout le monde dans le cadre général, que ça soit en contact physique ou de façons indirecte sur les réseaux sociaux. 

Guineematin: quel est votre mot de la fin ?

Mamadou Oury Bah : c’est juste appeler le ministère de multiplier les  centres d’orientation, c’est-à-dire les lieux publics pour faire un centre. Moi j’ai reçu un étudiant venu de N’zérékoré pour récupérer son diplôme. C’est des choses  qui devraient se faire dans la région administrative. Chaque région devrait avoir une direction où on pouvait retirer ses attestations sans problèmes. 

Entretien réalisé par Aissatou Sow pour Guineematin.com 

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Choix des boursiers guinéens pour le Maroc : le DG de Bill Clinton réclame des explications

11 septembre 2019 à 18 06 23 09239

Les responsables du groupe scolaire Bill Clinton ne sont pas du tout satisfaits du choix des boursiers guinéens devant aller faire leurs études supérieures au Maroc. Mamadou Oury Bah, le directeur général de l’école, ne comprend pas comment la sélection a été faite et demande des explications aux autorités éducatives. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mercredi, 11 septembre 2019.

Cette année, le groupe scolaire Bill Clinton, située au quartier Koloma, dans la commune de Ratoma, s’attendait à avoir deux boursiers pour le Maroc. Car c’est de cette école que sont issus le 16ème de la République au Baccalauréat unique session 2019 pour l’option sciences sociales et le 28ème de la République pour l’option sciences mathématiques.

Mais, les responsables de l’établissement scolaire ont été surpris de constater que le nom d’Abdourahmane Diallo, le 16ème de la République en sciences sociales, ne figure pas sur la liste des boursiers, alors que d’autres élèves qui sont classés derrière lui se retrouvent sur cette liste. Une situation incompréhensible pour Mamadou Oury Bah, le directeur général du groupe scolaire.

« En sciences sociales, on a eu le 16ème de la République, en sciences mathématiques, on a eu le 28ème de la République. Mais, c’est seulement le 28ème de la République, Maladho Barry, qui a été retenu parmi les boursiers pour le Maroc, le 16ème de la République, lui, n’a pas été retenu. Moi-même je me demande pourquoi il n’a pas été retenu. Parce que c’est un élève qui a eu 15,50 en Philosophie, 17 en Economie, 14 en Anglais, 14 en Histoire, 12 en Géographie et 08 en Mathématiques. On ne peut pas nous dire que la raison c’est parce qu’il a obtenu une faible note en Mathématiques, parce que le 6ème de la République a eu 4 en Mathématiques.

Donc, on ne peut pas me dire que c’est par rapport aux Mathématiques qu’il n’a pas été choisi. D’ailleurs, sur la liste des boursiers, on constate que les noms du 31ème, du 46ème, du 50ème du 69ème et même du 86ème y figurent au niveau des sciences Mathématiques. Donc, pourquoi le 16ème de la République qui vient de notre école ne figure pas sur la liste des boursiers de l’Etat devant aller au Maroc ? », S’interroge-t-il, réclamant des explications de la part du le Service National des Bourses Extérieures (SNBE). « Je demande des explications par rapport à cette omission de notre élève sur la liste ».

Mais, ce n’est pas tout. Mamadou Oury Bah désapprouve aussi la façon même dont la liste des bourses a été présentée. « Cette année, l’école d’origine et le PV des boursiers ne figurent pas sur la liste. Pourquoi cela ? D’ailleurs, d’habitude, la sélection des boursiers de l’Etat se fait au Maroc. Mais cette année, on a appris que la sélection a été faite ici en Guinée avec une équipe marocaine. Nous, nous ne sommes pas satisfaits de ça et nous demandons des explications », a-t-il dit.

A noter que nous avons tenté de rentrer en contact avec le responsable du Service National des Bourses Extérieures (SNBE) pour en savoir plus sur cette affaire, mais sans succès. Son téléphone a sonné plusieurs fois, mais personne n’a répondu à nos appels. Nous y reviendrons.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Ecole primaire de Kankan Coura : sur 15 salles de classes, seulement 7 sont opérationnelles

11 septembre 2019 à 14 02 30 09309

Alors que la rentrée scolaire de cette année est prévue dans trois semaines, plusieurs écoles de Conakry et surtout de l’intérieur du pays se trouvent dans un état qui ne favorise pas un bon déroulement des cours. C’est le cas de l’école primaire de Kankan Coura, dans la ville de Kankan. Plus de la moitié des salles de classe de cet établissement ne sont pas, de nos jours, opérationnelles, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon nos informations, cette école a été construite en 1959, c’est-à-dire peu après l’accession de la Guinée à l’indépendance. C’est le seul établissement public d’enseignement élémentaire de ce quartier. Aujourd’hui, elle se trouve dans un état hideux. Les bâtiments sont fortement délabrés et plusieurs salles de classe ne sont plus opérationnelles.

Sur les 15 salles que compte l’école, seulement 7 sont encore utilisables. Les 8 autres n’ont ni portes ni fenêtres, et certaines n’ont même plus de tableaux. L’une d’entre elles a aussi été décoiffée par un vent violent et reste aujourd’hui sans toit. Pendant les vacances, les classes sont devenues des abris pour les animaux domestiques (vaches, moutons chèvres…) et des latrines pour certains enfants.

On apprend même que les élèves de cette école vont en vacances avec leurs tables bancs par peur qu’elles ne soient volées. Parce que l’établissement n’a aucune mesure de sécurité. C’est dans ce contexte que la rentrée scolaire va intervenir le 03 octobre prochain, puisqu’aucun projet de rénovation de cet établissement scolaire n’est encore annoncé.

Les élèves, enseignants et encadreurs de l’école vont devoir donc faire avec, en attendant une attention des autorités éducatives du pays sur cette situation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Accès aux écoles professionnelles : plusieurs candidats n’ont pas pu participer au concours à Kankan

11 septembre 2019 à 13 01 00 09009

Ils étaient nombreux dans la préfecture de Kankan à vouloir prendre au concours d’accès aux écoles techniques et professionnelles, en cours depuis lundi dernier. Mais, tous n’ont pas réussi à participer à cette évaluation nationale. Plusieurs d’entre eux sont venus postuler trop tard, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Selon Houlamatou Thiam du service examen à l’inspection régionale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Kankan, 434 dont 10 filles prennent part à ce concours dans la préfecture. Ils auraient pu être beaucoup plus nombreux si tous ceux qui désiraient y participer étaient présents. Mais, faute d’information, beaucoup d’entre eux ont déposé leurs dossiers trop tard.

« Les statistiques de cette année ont diminué par rapport à l’année dernière. Les candidats n’étaient pas bien informés, il y en a qui sont venus en retard, ils ont trouvé que les inscriptions étaient terminées. Et, d’autres viennent jusqu’à présent pour dire qu’ils veulent postuler », a-t-elle confié.

Dans les deux centres d’examen de la ville, les acteurs concernés assurent que les épreuves se déroulent sans problèmes. Jean Marie Tolno, délégué national chargé de la supervision du concours d’entrée aux écoles techniques et professionnelles dans la région administrative de Kankan, déplore cependant des cas d’absences.

« Depuis le début, tout se passe bien. Mais, la seule chose que nous déplorons, c’est l’absence de certains candidats. Aujourd’hui, il y a une dizaine d’absences du côté de l’ENAM », a-t-il dit.

A l’issue des deux premières journées, Saa Victor Tolno, l’un des candidats, a exprimé un sentiment de satisfaction. « Depuis le début jusqu’aujourd’hui, les épreuves se passent dans de bonnes conditions. Si ça continue comme ça, il y aura un succès », a-t-il laissé entendre.

Ce concours se poursuit jusqu’au dimanche, 15 septembre sur l’ensemble du territoire national. Les candidats qui seront admis vont accéder aux différentes écoles techniques et professionnelles du pays.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Préparatifs de la rentrée des classes : les fournitures scolaires inondent les marchés

10 septembre 2019 à 16 04 52 09529

Suite à la l’annonce de la date de la prochaine rentrée scolaire, les préparatifs ont commencé chez tous les acteurs concernés. A Conakry, les fournitures scolaires ont envahi les marchés. Les vendeurs ont fait le plein de leurs places, mais les clients, eux, se font rares pour le moment, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu au marché de Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Dans trois semaines et deux jours précisément (le 03 octobre 2019), les élèves guinéens et leurs enseignants reprendront le chemin des classes. Après l’annonce de la date de la rentrée par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, l’heure est aux préparatifs. C’est dans ce cadre que plusieurs marchands ont rempli leurs places de fournitures scolaires. C’est le cas de Mamadou Tafsir Diallo, vendeur de tenues scolaires au marché de Taouyah.

« Nous nous préparons par rapport à l’ouverture des classes. Nous avons envoyé différents types de tenues scolaires ; que ce soit pour les lycéens, les collégiens ou ceux du primaire, tout est disponible. Et, les prix n’ont pas varié pour le moment : les tenues kaki (pour les collégiens), le mètre se vend à 20 mille et à 22 mille francs. La tenue des lycéens, le mètre est vendu à 25 mille. Et les tenues d’écoliers, le mètre coûte entre 15 mille et 20 mille francs », a-t-il expliqué, précisant que « pour l’instant, l’engouement n’est pas de taille, les clients ne viennent pas d’abord en grand nombre. Mais, on espère qu’ils viendront au fur et à mesure que la date de la rentrée approchera ».

Nantenin Keita, vend également des fournitures scolaires dans ce marché. Selon elle, « le prix des cahiers a connu une légère augmentation par rapport à l’année passée. Le paquet de cahiers de 100 pages et de 200 pages coûte 15 mille francs alors qu’il était vendu ici à 13 mille l’année dernière. Pour les stylos, les ardoises et les sacs, les prix sont les mêmes. Pour les sacs par exemple, ils varient en fonction de la qualité », a expliqué la vendeuse, qui se plaint également de la rareté des clients.

Une situation que Alpha Sow, parent d’élèves, explique par la conjoncture économique difficile. « Je crois que c’est la conjoncture économique qui explique le manque d’affluence des clients. Car beaucoup de parents n’ont pas les moyens pour acheter les fournitures scolaires au même moment. Donc nous nous préparons petit à petit en faisant des achats étape à par étape », a-t-il souligné.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Tel: 628 50 73 80

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Vers l’ouverture des classes : plusieurs écoles publiques de Conakry en mauvais état

10 septembre 2019 à 14 02 27 09279

Dans moins d’un mois, les élèves guinéens vont reprendre le chemin de l’école. Plusieurs établissements scolaires publics de Conakry sont aujourd’hui dans un mauvais état. Toitures, plafonds, portes, fenêtres et même le sol sont délabrés dans certaines écoles publiques à l’image du collège de Koloma, de l’école primaire de Sangoyah et du collège Almamy Samory Touré de Sangoyah, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’ouverture des classes est programmée pour le mercredi 03 octobre au compte de l’année scolaire 2019/2020. Au moment où les uns et les autres sont à pied d’œuvre pour une bonne reprise, certaines écoles publiques de la capitale guinéenne sont dans un état de délabrement poussé.

C’est le cas du collège Koloma, dans la commune de Ratoma, composé de six salles de classes et d’une direction. Même si des travaux sont entrepris par la construction d’un nouveau bâtiment, l’ancien quant à lui présente un visage pour le moins hideux : plafonds en lambeaux, murs lézardés, fenêtres démontées, de nombreux tables-bancs cassés, des toilettes insalubres…. A la direction, en dehors du bureau du principal, tout est dans le noir. Un membre de la direction, visiblement gêné par le visage de l’établissement, a préféré donné sa langue au chat.

A l’école primaire de Sangoyah, dans la commune de Matoto, composé de deux blocs, il suffit de mettre pied dans cour pour apercevoir les moisissures sur les murs. A l’intérieur, le premier bloc présente une image peu reluisante : la dégradation du sol et des murs est très avancée, il n’y a pas de fenêtres, les unes sont béantes, les autres sont fermées par des planchers qui servent d’antivols, d’autres servent de sèche-linge. Le second bloc vient à peine d’être rénové, mais ne peut contenir l’effectif pléthorique de cette école.

Selon Amara Camara, directeur de l’école, le second bloc a été rénové, mais le premier est en mauvais état. « Mon école est composée de deux blocs. Il y a un bloc qui est complètement rénové, flambant neuf, avec une rénovation qui va en profondeur, parce que depuis le sol jusqu’à la toiture, tout est fait. C’est les mêmes travaux qu’on va entreprendre sur l’autre bloc. Nous entendons déménager dans ce bloc rénové afin que le second soit aussi rénové. Il faut dire que cette école a 30 ans de vie. Un bâtiment qui n’a jamais connu d’entretien, vous savez que ça, ça laisse des traces.

En terme de dégradation, on peut dire que les portes existent mais elles sont vieillissantes, vous avez constaté les ouvertures, il y a un problème ; les antivols ont été remplacés par du bois. Il y a aussi l’extrême vétusté des murs dont les mesures d’entretien sont déjà prises par l’Etat. La dégradation du sol, avec un effectif de 3 mille à 4 mille élèves, ça laisse des traces. Quand un bâtiment supporte plus de 3 mille ou 4 mille élèves pour 30 ans, en matière de désaffection, il y aura forcement des dégradations. Dans mes prévisions, j’ai 3512 élèves pour 28 salles de classe avec un effectif de 60, y compris le personnel enseignant », a-t-il laissé entendre.

Au collège Almamy Samory Touré de Sangoyah, contigu à l’école primaire de Sangoyah, les réalités sont les mêmes. Cet établissement à étage a connu un début de rénovation, mais offre une physionomie déplaisante : les murs, le sol, les toilettes sont dans un très mauvais état.

Le principal de ce collège, Ahmed Moussa Condé, qui se réjouit du démarrage des travaux de rénovation, se dit aujourd’hui très inquiet de leur arrêt momentané. « Cette école a été créée depuis 1989 et donc l’Etat a pris des initiatives l’année passée pour la rénovation de toutes les écoles Africof. C’est ainsi que notre école a été introduite dans le projet. A un certain moment, ça a été interrompu. Donc s’ils rénovent cette école, c’est une plaie qu’ils auront guérie.

Maintenant comme ils ont pris cette initiative, nous souhaiterions que cela soit réalisé pour que l’excès du nombre d’élèves soit évité dans les salles de classe. 11 salles sont en attente, on serait heureux vraiment à ce que les travaux soient accélérés. On attend impatiemment de voir la finition. On a 2800 élèves pour 12 salles de classe fonctionnelles et 78 enseignants », a-t-il fait savoir.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622919225 / 666919225

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Concours d’accès aux écoles professionnelles : « tout se passe bien pour l’instant à Kindia »

10 septembre 2019 à 12 12 40 09409

Comme annoncé précédemment, le concours d’accès aux écoles techniques et professionnelles a démarré hier, lundi 09 septembre 2019, sur l’ensemble du territoire guinéen. Dans la préfecture de Kindia, 1061 candidats vont prendre part à ces évaluations, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants sur place.

C’est à l’école normale des instituteurs de Kindia que se déroule ce concours, qui a démarré avec les candidats de l’ENAM. « On a commencé avec les candidats de l’ENAM dans la préfecture de Kindia, où nous avons 1061 candidats pour les différentes filières : ENS 655 candidats ; ENI 294 candidats ; Enseignement général 34 candidats pour le préscolaire et 9 candidats pour le Franco-arabe ; CFP 229 candidats et l’ENAM 32 candidats », a indiqué Samuel Mansaré, directeur par intérim chargé des examens et concours à la direction préfectorale de l’enseignement technique et professionnel de Kindia.

Interrogé sur le déroulement de ces épreuves, Aboubacar Soumah, le délégué national qui supervise le concours à Kindia, a salué la qualité de l’organisation. « L’organisation est à la hauteur de l’attente. On a tenu une très grande réunion avec les candidats pour les derniers réglages avant le début des épreuves. On a parlé de ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Mais, je me suis personnellement impliqué dans la collecte des dossiers, l’inspecteur de la région de Kindia aussi s’est impliqué pour que les choses se passent dans les règles de l’art.

On a d’abord vérifié l’authenticité des diplômes parce que si tu n’as pas un bon diplôme, tu ne peux pas être enregistré. Il y a deux types de concours, à savoir le type A et le type B. Pour le type A, on n’a pas assez de pression mais le type B notamment l’ENAM, l’ENI, l’Ecole Nationale de la Santé(ENS) etc. il faut absolument avoir le Baccalauréat », a dit monsieur Soumah.

A l’issue de la première journée, certains candidats ont affiché un sentiment de satisfaction et d’espoir. C’est le cas de Mohamed Lamine Savané, candidat au concours de type B pour le compte de l’ENAM. « J’ai abordé les premières épreuves avec sérénité et j’ai un très bon sentiment, parce que je n’ai pas eu de difficultés. Le sujet de français par exemple était à ma portée parce qu’il parle du développement de notre pays. Donc tout se passe bien pour l’instant, je prie le bon Dieu que ça continue comme ça », a-t-il dit.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : le lycée 28 septembre dans un piteux état à la veille de la rentrée scolaire

10 septembre 2019 à 8 08 18 09189

A moins d’un mois de la rentrée scolaire prévue au 03 octobre 2019, le lycée régional 28 septembre de Kindia est loin d’être dans les normes pour accueillir les élèves et les enseignants. L’établissement est fortement dégradé et se trouve aujourd’hui dans un piteux état, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Situé sur le site directionnel de Wassou, dans le quartier Tafory Météo, le lycée 28 septembre de Kindia est l’une des écoles publiques les plus fréquentées de la préfecture de Kindia. Composé de 4 grands bâtiments de 16 salles de classe, l’école a été construite en 1957, une année avant l’accession de la Guinée à l’indépendance. Selon nos informations, de cette date à nos jours, elle n’a connu qu’une seule rénovation.

Et aujourd’hui, l’établissement ne répond plus aux normes d’une école. En plus de la vétusté des bâtiments, les salles n’ont plus de portes ni de fenêtres, et l’école n’a pas de cour. Ce qui fait qu’après les heures de cours, les classes sont souvent envahies par des animaux domestiques. Toutes choses qui ne favorisent pas une bonne formation des élèves. Une situation qui préoccupe le proviseur Mohamed Fayo Konaté.

« L’école n’est pas clôturée. Les gens viennent ici n’importe comment, même en plein cours, les passants envahissent la cour, et on n’a pas de possibilité d’empêcher cela. En situation de classe, certains élèves sortent par les fenêtres. Au-delà de ça, chaque année on est victime de vol de tables bancs, je suis même fatigué de me prononcer sur l’état actuel de cette infrastructure scolaire. Allez prendre des images, vous verrez que les images parlent d’elles-mêmes. L’école est fatiguée, parce qu’elle est très vieille. Et, quelle que soit la solidité d’une infrastructure, le temps la détruit progressivement », soutient-il.

Ce lycée fait partie des infrastructures devant être rénovées en prélude aux festivités du 61ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée, prévues cette année à Kindia. Mais, à moins d’un mois de cette fête nationale, le travail de rénovation n’a pas encore commencé dans cette école. Ce qui n’empêche pas Mohamed Fayo Konaté de garder espoir quant à la réalisation de ce projet. « Avec le passage des techniciens et des responsables chargés de la rénovation intégrale du lycée, on peut espérer.

Ils ont fait toutes les études, rien n’a été négligé, même les toilettes seront refaites. C’est pourquoi, je souhaiterais que l’initiative voie le jour pour que ce bijou commun soit rénové et que d’autres salles sortent de terre comme le souhaite même le préfet. Nous serons en ce moment dans une cour, et on sera désormais en sécurité. Mais pour le moment, ce sont les infrastructures sécuritaires qu’ils ont mis en évidence », a dit le proviseur.

Avec la reprise des cours qui intervient le 03 octobre prochain, beaucoup se demandent quand est-ce que les travaux de rénovation de cette école, annoncés depuis bientôt un an, vont démarrer.

Mohamed M’Bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Labé : un enseignant demande à Mory Sangaré de limoger tout son cabinet ou démissionner

6 septembre 2019 à 20 08 07 09079
Mory Sangaré, ministre de l’éducation nationale

Les réactions continuent de se faire entendre suite à la publication de la lettre circulaire du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, fixant la rentrée scolaire de cette année au 03 octobre prochain. La note, truffée de fautes, a fait le tour des réseaux sociaux, suscitant raillerie et indignation au sein de l’opinion nationale.

A Labé, un enseignant va plus loin, en réclamant le limogeage de tout le cabinet du ministre ou alors la démission de Mory Sangaré lui-même. Souleymane Pounthioun Diallo s’est exprimé au micro d’un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

« C’est peut-être par ignorance que beaucoup de personnes s’attaquent à la personne du ministre Mory Sangaré seulement dans cette situation. Il faut savoir quand même que dans un département, il y a le secrétaire, il y a le cabinet et d’autres structures à l’interne. Ceux qui sont chargés de la rédaction des courriers sont responsables par rapport à la rédaction. Mais, le ministre aussi n’est pas à dédouaner, parce qu’il ne doit pas signer une lettre sans la parcourir. Et, quand on se trompe jusqu’à son nom, c’est l’extrême. Il y a en tout 11 coquilles, dont des fautes grammaticales et d’horographe qui se retrouvent sur la lettre. Ça veut dire que l’heure est extrêmement grave, car il ne peut pas ignorer tout cela en matière de rédaction administrative.

Ce qui s’est passé autour de cette lettre, c’est le système éducatif guinéen en intégralité qui est sali, parce qu’on dit le plus souvent que pour savoir qui sont les fidèles, il faut voir qui est leur imam. Nous enseignants, nous nous voyons salis, humiliés, ridiculisés par cette lettre qui vient confirmer l’appréhension de ceux qui jugent la bassesse du système éducatif guinéen. En tenant compte de cette forfaiture, monsieur le ministre Mory Sangaré devrait choisir entre deux choses : soit limoger son cabinet et changer carrément le secrétariat ou alors démissionner et partir avec son équipe. Donc, le ministère tout entier devait être remeublé.

Je ne crois pas cependant qu’il veuille accepter de quitter sa bouteille de miel pour retomber dans une autre bouteille de quinine. Donc, ils resteront ne serait-ce que pour leur intérêt. Ce qui reste clair, rassurez-vous que le système éducatif guinéen est malade. Pour le guérir, il faut filtrer, essayer de refaire les choses, de mettre des responsables qui ont une très bonne formation au niveau du système éducatif guinéen, des responsables capables de s’inventer pour trouver aussi de très bons enseignants qui vont se mettre à la charge pour essayer de rehausser le niveau du système éducatif guinéen », préconise l’enseignant.

Propos recueillis par Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Rentrée scolaire : « les écoles publiques doivent travailler davantage », DPE de Dalaba

6 septembre 2019 à 13 01 23 09239
Mangué Sylla, Directeur Préfectoral de L’éducation de Dalaba

A moins d’un mois de la rentrée scolaire, la direction préfectorale de l’éducation de Dalaba se prépare pour faire de cette nouvelle année une réussite. Le premier responsable de cette direction se donne pour ambition de maintenir le cap des examens nationaux passés et même de faire mieux l’année prochaine. Pour cela, Mangué Sylla annonce des mesures à mettre en œuvre dès le début de l’année scolaire. Il l’a dit au micro du correspondant de Guineematin.com à Mamou.

La préfecture de Dalaba a enregistré des résultats satisfaisants au BEPC session 2019, en obtenant notamment la première de la région de Mamou à cet examen national. Un honneur que le directeur préfectoral de l’éducation, Mangué Sylla, souhaite bien conserver et même renforcer. « C’est mon souhait que Dalaba ait des lauréats lors des trois examens nationaux de la session 2019-2020, car perdre cet honneur ou ce titre, c’est une honte », soutient-il.

Pour y arriver, le DPE de Dalaba compte dès la rentrée scolaire de cette année, « mettre en place une équipe encore très dynamique comme à mon arrivée pour que dès le début de l’année, on sillonne toutes les écoles pour voir comment les chefs d’établissements, les enseignants, les élèves travaillent. Puisqu’il ne faut pas attendre les derniers moments de l’année pour bâcler les programmes ».

Mangué Sylla, Directeur Préfectoral de L’éducation de Dalaba

Mangué Sylla en profite pour appeler les écoles publiques du pays à plus de sérieux et de rigueur, afin d’inverser la tendance actuelle. « Nous enseignants des écoles publiques, nous devons travailler davantage, car les meilleurs des examens nationaux cette année, la plupart sont issus des écoles privées, alors que nous sommes mieux payés dans les écoles publiques. On voit aujourd’hui dans le système éducatif n’importe quel enseignant, les gens viennent juste pour décrocher un travail alors tout le monde n’a pas la formation pédagogique. Nous les acteurs de l’éducation, nous devons mettre en application les principes du système éducatif de notre pays. Le censeur ou le directeur des études constituent le cerveau d’un établissement. Il est aberrant de voir un enseignant en situation de classe sans préparation. Certains enseignants entrent en classe sans viser leur préparation », a-t-il déploré.

Le directeur préfectoral de l’éducation de Dalaba appelle également les parents à surveiller davantage leurs enfants pour les emmener à prendre les études au sérieux.

A rappeler que selon un communiqué du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, la rentrée scolaire de cette année aura lieu le 03 octobre prochain.

De retour de Dalaba, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Kankan : l’école primaire de Heremakonon 1 dans un piteux état

5 septembre 2019 à 13 01 02 09029

Même si aucune date n’a encore été annoncée, la rentrée scolaire devrait intervenir au plus tard en début octobre, c’est-à-dire dans un mois. Pendant ce temps, l’école primaire Heremakonon 1 dans la commune urbaine de Kankan semble loin d’être prête à accueillir les élèves et les enseignants dans des conditions acceptables. C’est le constat fait sur place par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

L’école de 7 salles de classe est le seul établissement d’enseignement élémentaire public de ce quartier de la ville de Kankan. Mais aujourd’hui, elle se trouve dans un état assez déplorable. L’une des salles de classe est tombée récemment sous l’effet de la pluie et du vent.

Et, les autres salles ont les murs fortement délabrés et les tôles défoncées. Certaines salles n’ont plus de portes ni de fenêtres. A l’intérieur des classes, les tables bancs et les tableaux présentent aussi une image pas du tout reluisante.

Autre problème de cette école, c’est l’insalubrité. Devant les salles de classe, on se croirait dans une brousse. Partout, on trouve des herbes et des eaux stagnantes. Et aux alentours, ce sont des tas d’ordures déversées par des habitants du quartier qui inondent les lieux. Toutes choses qui ne favorisent pas une bonne reprise des cours.

A noter que cette école n’est pas la seule dans cette situation. Plusieurs autres établissements scolaires de la ville de Kankan présentent quasiment le même visage. Et toutes ont besoin d’une rénovation avant la reprise prochaine des classes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Ouverture des classes : ce sera le 03 octobre (MENA)

4 septembre 2019 à 15 03 39 09399

Dans quatre semaines, les élèves guinéens vont reprendre le chemin de l’école. Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a annoncé l’ouverture des classes pour le mercredi 03 octobre prochain au compte de l’année 2019/2020.

Cette annonce du MENA vient lever le doute dans l’esprit de nombreux guinéens d’autant plus la rumeur avait commencé à se propager sur une reprise probable pour le 15 septembre. Désormais, les acteurs de l’éducation sont situés sur ce qui les attend. Avant le démarrage des cours pour le 03 octobre, l’annonce du MENA précise que la rentrée pédagogique est fixée au lundi 23 septembre 2019.

Voici la note du département en charge de l’éducation nationale.

Guineematin.com souhaite une très bonne ouverture à tous les élèves et à leurs enseignants.

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Orientation des bacheliers : communiqué du ministre Yéro Baldé

4 septembre 2019 à 15 03 16 09169
Abdoulaye Yéro Baldé, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Conakry le, 4 Septembre 2019 – Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique porte à la connaissance de l’ensemble des bacheliers de la session 2019 ainsi que ceux non orientés des sessions 2017 et 2018, que les orientations dans les Institutions d’Enseignement Supérieur, les établissements d’Enseignement Technique et de Formation Professionnelle publics débuteront le vendredi 06 septembre 2019 et se poursuivront jusqu’au lundi 16 septembre 2019 à minuit sur le site de GUPOL : www.mesrsgupol.org

Pour l’accès aux filières d’ingénieur de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, de l’Institut Supérieur de Technologie de Mamou et de l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké, les mentions Bien et Très Bien sont exigées. Pour les programmes de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication de Kountia, de Transport et logistiques de l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, la mention Assez bien est exigée au minimum.

Par ailleurs, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique informe les parents d’élèves et les bacheliers que le moyen de paiement des frais d’orientation est exclusivement électronique via MTN MOBILE MONEY ou ORANGE MONEY.

Le Ministère félicite l’ensemble des admis au Baccalauréat et invite chacun à s’inscrire sur la plateforme GUPOL du 06 au 16 septembre 2019. Pour être orienté, chaque candidat doit formuler au minimum 10 choix et au maximum 15 choix de programmes de formation.

Les Directeurs Communaux, Directeurs Préfectoraux et Inspecteurs Régionaux de l’Education sont priés chacun en ce qui le concerne, de faire une large diffusion de la présente déclaration.

Abdoulaye Yéro Baldé

Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

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Vacances scolaires : pas de répit pour plusieurs élèves et enseignants de Conakry

25 août 2019 à 9 09 28 08288
Mamadou Saliou 2 Diallo, professeur de Philosophie au lycée Kipé

Si bon nombre d’élèves, enseignants et encadreurs profitent des vacances pour se reposer, d’autres mettent l’occasion à profit pour préparer la prochaine année scolaire. C’est dans ce cadre que des cours de vacances sont organisés actuellement dans plusieurs établissements scolaires publics et privés de Conakry. Pour en parler, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre des acteurs concernés.

Kadiatou Barry

Même si on est en période de vacances, Kadiatou Barry, élève en classe de terminale Sciences Sociales au lycée Kipé, vient 5 jours par semaine à l’école. « Je suis là pour suivre des cours de vacances. Comme cette année il y a eu beaucoup d’échecs, je me suis dit que je n’ai qu’à venir participer à ces cours de vacances pour bien me préparer et avoir mon bac. Celui qui veut participer, il paye 60 mille francs guinéens comme avance. Les autres conditions, c’est de se débarrasser des téléphones et suivre les explications du professeur. Les cours de déroulent du lundi au vendredi de 9 heures à 14 heures », a expliqué la jeune élève.

Tout comme elle, beaucoup d’autres élèves, candidats aux examens nationaux de l’année prochaine, participent à ces cours de vacances organisés dans la plupart des écoles publiques et privées de la capitale guinéenne. Tous, ont été motivés par les échecs massifs enregistrés aux examens nationaux de cette année. Ils veulent se préparer dès maintenant pour éviter ce genre de situation.

Jean Christophe Koyba

« Les résultats de cette année sont catastrophiques. Pour éviter qu’on se retrouve dans la même situation, il faut se lever tôt. On m’a dit que les examens sont des gros problèmes de la vie parce c’est un chemin beaucoup ambigu. Pour le faire, il faut affronter beaucoup de circonstances. Donc pour éviter tout cela, il faut se lever tôt et venir assister aux cours de vacances, ensuite réviser durant toute l’année scolaire pour espérer avoir un bon résultat. Moi, ma priorité cette année, c’est d’avoir mon examen. Pour cela donc, je vais me sacrifier et ne négliger aucune matière », a dit Richard Joseph, également élève en classe de terminale Sciences Sociales au lycée Kipé et qui participent aux cours de vacances organisés dans cette école.

De son côté, Aliou Kaba est élève en classe de 10ème année au groupe scolaire Kofi Annan de Kipé. Lui aussi assiste aux cours de vacances qui se tiennent dans son école, pour préparer déjà le BEPC de l’an prochain. « J’ai appris que le BEPC est dur, donc si je prends les bases à partir de maintenant, j’espère que je pourrai bien affronter cet examen. On a 4 professeurs qui nous donnent ces cours de vacances : un pour les Mathématiques, un pour la Chimie, un pour le Français et un autre pour la Physique. Nous payons 160 mille par mois et pour toutes les matières. Nos professeurs donnent très les cours, je suis vraiment très content de de la manière dont se déroulent les cours », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Saliou 2 Diallo, communément appelé 2 Diallo, professeur de philosophie au lycée de Kipé et dans d’autres établissements de la capitale, est l’un des enseignants qui donnent ces cours de vacances. Selon lui, l’objectif n’est pas que pécunier. Mais, c’est surtout pour améliorer le niveau des élèves.

« Nous sommes là, pas pour avoir de l’argent mais pour la perfection, parce que le niveau des élèves chaque année ne fait baisser. Donc élever ce niveau-là, il nous demande d’être là pour faire des cours de vacances aux élèves. Ces cours de vacances, ne sont pas des cours de révision puisque ce ne sont pas les cours qu’ils ont déjà vus qu’on est en train de revoir, mais ce sont les cours de la classe pour laquelle ils sont admis (la terminale).

Donc les cours que nous faisons ici sont des cours préparatoires. Et comme disaient certains, il faut travailler pendant que tous les autres travaillent, il faut travailler aussi pendant que les autres sont en train de se reposer, de dormir. Et ici, on a enregistré 80 élèves en deux semaines. C’est pour dire que ça intéresse non seulement les élèves du lycée Kipé mais encore les élèves d’autres établissements publics et privés qui viennent participer à ces cours ici. On constate cependant que les redoublants manquent de courage pour venir suivre les cours de vacances », a fait remarquer Mamadou Saliou 2 Diallo.

Souleymane Camara

Souleymane Camara, professeur de Français dans plusieurs établissements scolaires privés, travaille aussi chaque jour avec plusieurs élèves de la 10ème année au lycée Kofi Annan de Kipé. L’enseignant estime que ces élèves pourront bien affronter le BEPC l’année prochaine. « Au terme de ces séances, il faut dire que les élèves auront un bon niveau et pourront bien affronter leur examen. Ils seront aptes à bien comprendre les cours à l’ouverture prochaine des classes. Pour ce qui est des cours, j’ai commencé ici par leur rappeler les rubriques de la langue française. Après cela, ils sont en train de voir les transformations parce que le plus souvent, c’est les transformations qui viennent, à savoir la transformation active et la transformation passive. C’est ce que nous sommes en train de voir maintenant. Et ensuite, nous allons toucher tous les chapitres », a promis l’enseignant.

A noter que les frais de participation à ces cours de vacances varient en fonction des écoles et du nombre de matières enseignées.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Education : les Guinéennes, au cœur du processus de développement durable de leur pays

22 août 2019 à 12 12 23 08238

Très dynamiques dans la recherche des moyens de subsistance destinés aux familles, les Guinéennes s’activent dans divers domaines pour améliorer leurs conditions de vie, instruire leurs compatriotes et accélérer le processus de développement durable dans leur pays.

Fatou Souaré Hann est directrice exécutive de l’ONG Wafrica Guinée, une association créée depuis 2006 et dont l’action cible les jeunes filles et les femmes. Ces dernières années, la jeune dame s’est fortement impliquée dans la lutte contre les violences basées sur le genre, tout en ne négligeant pas l’indispensable volet de la formation.

« L’année dernière, grâce à l’accompagnement de l’UNICEF, on a pu former à peu près 300 acteurs de la prévention et de la réponse aux Violences basées sur le genre (VBG) dans toutes les zones du pays », explique-t-elle.

Wafrica Guinée est l’une des ONG qui a placé l’éducation et la formation des jeunes filles et femmes au cœur de sa stratégie. Dans un pays comme la Guinée, avec un taux d’analphabétisme élevé (dont 73% de femmes selon les chiffres officiels), cette démarche permet indéniablement de maintenir les progrès réalisés sur le terrain.

« On a le programme 4F (« Des Filles Fortes deviennent des Femmes Fortes) que l’on déploie dans les écoles, consistant à appuyer tous les ans une centaine de jeunes filles en difficulté scolaire. Le programme permet surtout de les aider à comprendre l’importance de l’école et avoir confiance en elles pour passer le cap de l’école primaire. Je pense que c’est une action essentielle dans un pays comme le nôtre », souligne la directrice exécutive de Wafrica.

A court terme, l’action de Fatou ne va sans doute pas bouleverser les équilibres actuels. Mais la jeune femme vise l’avenir, par une démarche structurée permettant à terme de changer les mentalités.

« Dans un premier temps, il s’agit de mettre à leur disposition de petits outils. Par exemple, signer un document, le comprendre, etc », insiste-t-elle, tout en soulignant l’apport essentiel de l’Union européenne dans ses schémas de réseautage.

D’autres Guinéennes se distinguent dans leur implication au processus de développement durable de leur pays, dans des domaines traditionnellement réservés à la gent masculine. C’est le cas de Safiatou Diallo, fondatrice du tout premier Centre International de Recherches et de Documentation (CIRD) du pays.

« En 2015, en tant qu’étudiante d’abord, puis en qualité d’enseignante chercheur à l’université de Sonfonia, j’ai voulu créer dans un premier temps un centre de documentation pour soulager ceux qui étaient confrontés à la rareté des documents dans nos structures d’enseignement supérieur, fondamentaux pour la recherche ».

A la base, le CIRD, était juste une bibliothèque mais très vite l’ambition d’en faire un projet beaucoup plus grand s’imposera d’elle-même. « Nos efforts nous ont permis de faire du CIRD un centre de documentation mais également de recherche indépendant, ce qui est remarquable. La structure est à but non lucratif et est reconnu par le ministère de l’enseignement supérieur », se réjouit la jeune dame.

Le CIRD est aujourd’hui doté de 4000 ouvrages comprenant des livres, des articles scientifiques, etc. Il a réussi à organiser plus de 70 conférences scientifiques entre 2017 et 2018.

Le CIRD a créé en outre le « prix Williams Sassine », du nom d’un des plus grands écrivains et journalistes que la Guinée ait connus. Pour la première édition, plus de 60 contributions ont été enregistrées dont 11 venant de l’étranger. C’est le Guinéen Alimou Sow, employé à l’Union européenne qui a remporté le prix.

Dans le cadre de la prévention des conflits notamment en période électorale, Makalé Traoré, ancienne ministre, cheffe d’entreprise, titulaire d’un doctorat et présidente de la Coalition des Femmes et Filles de Guinée et du Réseau Africains des Femmes ministre et parlementaires de Guinée, est une femme reconnue dans son pays.

Son réseau regroupe 1000 organisations féminines et groupements qui œuvrent à influencer les grandes décisions de tout ordre impactant les femmes dans le pays. La plateforme dirigée par Traoré, met en place des structures originales appelées « Cases » pour recueillir toutes les informations et agir en cas de besoin.

« Dans le cadre de notre réseau, nous invitons toujours les acteurs politiques à régler leurs différends par le dialogue. Il s’agit pour nous d’anticiper sur les situations conflictuelles », souligne-t-elle.

« La Case de veille a pu désamorcer plus de 200 situations conflictuelles en 2013. Deux ans plus tard, à la présidentielle, notre plateforme a déployé plus de 2000 observatrices sur l’ensemble du territoire où nous avons pu désamorcer 1604 situations conflictuelles. Dernièrement, lors les élections communales, on a déployé 2000 femmes observatrices ; pour 832 situations conflictuelles désamorcées », souligne Traoré.

Le ministère de l’action sociale de la promotion féminine et de l’enfance, accompagne les efforts fournis par toutes ces dames pour améliorer durablement les conditions de vie des Guinéens. Toutes ont en commun d’avoir compris le rôle incontournable que doit jouer la gent féminine dans le processus de développement durable du pays, grâce à l’aide de partenaires comme les institutions des Nations Unies et l’Union Européenne.

« Un seul exemple peut démontrer le dynamisme des Guinéennes : quand vous arrivez au marché Matoto à 4 heures du matin, sur 100 individus présents 99% sont des femmes », fait remarquer Batouly Kaba, directrice nationale adjointe en charge du genre et de l’équité du ministère de l’action sociale.

« Entreprendre est essentiel pour être autonome. Malheureusement dans nos pays, les femmes sont entravées par le manque de moyens en dépit de tous les efforts du gouvernement », explique-t-elle.

« Recenser leurs préoccupations et trouver des solutions, parfois avec l’aide de l’Etat ou l’appui de partenaire comme l’Union européenne, voilà notre raison d’être. Notre combat, c’est leur autonomisation », explique Kaba.

En dépit de tout, les Guinéennes sont encore marginalisées. Les statistiques officielles montrent que seulement 20% des postes de décision sont occupées par les femmes. Or, inverser cette tendance ne sera pas une sinécure…

Ibrahima Sory Diallo

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Échec massif au Bac, nombre élevé de lauréats à Siguiri … Mamady Sidiki Camara à Guineematin

16 août 2019 à 14 02 17 08178

Les résultats des examens nationaux, session 2019, ont été jugés catastrophiques par de nombreux observateurs au regard du faible taux d’admis. Une situation qui préoccupe plus d’un en Guinée. Au moment où l’heure est au bilan, un reporter de Guineematin.com s’est entretenu avec Mamady Sidiki Camara, responsable du service Communication et Relations Publiques du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA). Il a été question entre autres, de ces résultats catastrophiques, des mesures à prendre pour inverser cette tendance, des résultats du recensement des enseignants…

Guineematin.com : quel bilan peut-on tirer de l’année académique 2018-2019 ?

Mamady Sidiki Camara : pour nous, au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, le bilan de l’année scolaire 2018-2019 est positif. Le bilan est positif dans la mesure où toute année scolaire, dans les conditions normales, doit être sanctionnée par des évaluations nationales qui, cette année, nous avons pu organiser dans les conditions régulières en dépit des troubles que l’école a connus au début de l’année. Donc, en dépit des trois mois de grève, pour nous, nous avons pu remettre les choses sur les rails.

Les enseignants ont dispensé les cours, les élèves ont reçu les cours et le département a été capable d’organiser dans les conditions normales les différentes évaluations nationales, notamment l’examen du Certificat de fin d’Etudes Élémentaires (CEE), le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) et le Baccalauréat Unique. A ce jour, les résultats sont proclamés. Nous pouvons donc, de notre part, dire que l’année scolaire a eu un bilan positif.

Guineematin.com : pourtant, on sait que les résultats des examens nationaux de cette année ont été jugés catastrophiques. Qu’est-ce qui est à la base de ce faible taux d’admission ?  

Mamady Sidiki Camara : oui, quand je dis bilan positif, je voulais tout de suite expliquer, c’est par rapport au déroulement… Certains pensaient déjà que l’année allait être une année blanche ou alors qu’elle allait être une année incomplète. Mais, du fait encore une fois que nous ayons pu organiser les examens, de ce côté-là, nous nous réjouissons. Mais par rapport aux résultats, je pense que le résultat ne réjouit personne, à commencer par le département. Le résultat, certes, est qualifié de faible. Quand on parle de 24, 38% pour une année scolaire, je pense qu’il y a assez d’efforts à fournir.

Mais, nous voyons toute cette situation sous deux facettes. D’abord, le département est tranquille du fait qu’il ait eu le courage de proclamer les résultats qui ne reflètent que la valeur intrinsèque des candidats. Ça, c’était un devoir qu’il fallait absolument accomplir. Nous avons eu ce courage, nous avons estimé qu’il faut mettre aux yeux de la nation ce qui reflète l’école guinéenne, la valeur des travaux des élèves et des candidats. Donc, de ce côté-là, nous pensons avoir faire notre devoir. Mais de l’autre côté, en voyant le pourcentage par rapport à d’autres années ou par rapport à d’autre pays, nous estimons que c’est résultat qui interpelle.

Nous, ça ne nous fait pas la fierté, parce que nous, notre souhait serait que ce résultat soit fortement amélioré. Mais pour nous, ces résultats doivent être améliorés dans les conditions régulières. Il faut dans ce cas que ce soit des résultats qui reflètent effectivement la valeur des candidats. Et pour cela, je pense qu’à tous les niveaux, nous sommes interpellés : nous département, mais aussi d’autres acteurs qui sont impliqués dans la gestion des examens non seulement, mais de toute l’éducation en général. Chacun de son côté doit pouvoir jouer son rôle, doit pouvoir tirer les leçons de ces résultats pour que les années qui suivront puissent être meilleures par rapports aux années précédentes.

Guineematin.com : en plus du faible taux de réussite, l’autre fait qui a attiré les attentions après la publications des résultats du Bac, c’est la fait qu’un grand nombre de lauréats vient de la préfecture de Siguiri. On a entendu même Aboubacar Soumah du SLECG parler d’un résultat purement politique parce que Siguiri est un bastion du parti au pouvoir. Qu’en dites-vous ?

Mamady Sidiki CAMARA : c’est ridicule. Parce que Siguiri… je n’aurais pas aimé parler politique parce que nous à l’éducation, nous n’avons jamais parlé de politique. Mais, je suis obligé d’en parler à travers cette question, parce qu’effectivement, il l’a dit et je l’ai entendu dans la presse. Mais, je voudrais vous poser la question et ceux-là qui nous suivent dans cet entretien, est-ce que Siguiri est aussi pour le pouvoir puisque Kouroussa, plus que d’autres préfectures de la région ? C’est très dommage qu’on se retrouve sur un terrain de ce genre, je pense que c’est assez faible.

Quand on parle de l’éducation, on doit faire des efforts pour épargner la politique de l’éducation. Nous avons tout fait, ça a été notre cheval de bataille et ça demeure. Nous n’avons jamais voulu que la politique prime ou alors même soit introduite dans le système éducatif. Le jour où cela se fera, le système sera complètement anéanti. Donc, dire que Siguiri a fait le plus grand nombre de lauréats, parce que Siguiri était le bastion ou Siguiri est favorable au pouvoir alors que Kouroussa a fait 1% et quelques d’admis, c’est incompréhensible. Parce que Kouroussa est, à mon avis, pour le pouvoir plus que Siguiri.

Kouroussa, c’est la ville qui a vu naitre le président de la République. Même si la densité peut être supposée faible en matière de population par rapport à Siguiri, mais la détermination et la hargne, nous l’avons constaté à travers les différentes campagnes. Siguiri et Kouroussa et bien d’autres régions de la Haute Guinée, même de la moyenne Guinée, peuvent se retrouver. Donc, moi je pense que c’est des allégations qui prouvent encore une fois que l’auteur de ces affirmations ne repose pas ces affirmations sur des preuves vraiment responsables.

Quand vous fouillez dans ces mêmes résultats, vous trouverez ailleurs où le pouvoir est censé ne pas être aussi à la une, comme Siguiri, mais le pourcentage est plutôt acceptable. Donc, parler de Siguiri qui a fait le plus grand pourcentage, approchez Kouroussa par exemple à côté de Siguiri qui n’a même pas eu de 2%, moi je pense que cela suffit largement pour répondre à des allégations de ce genre qui ne reposent franchement pas sur des preuves convaincantes.    

Guineematin.com : il y a aujourd’hui des divergences entre Aboubacar Soumah du SLECG et la commission en charge du recensement des enseignants. Est-ce que le département craint une éventuelle grève aujourd’hui en Guinée ?

Mamady Sidiki Camara : pour ce qui concerne le recensement, vous comprendrez que c’est une commission, même si le département, nous sommes la tutelle, c’est une réalité, il y a toute une commission qui avait été constituée pour procéder à ce recensement, y compris les éléments, les partenaires sociaux appartenant à ce SLECG. Moi-même qui vous parle, et mon ministre, c’est un membre du SLECG qui m’a recensé dans mon bureau, qui est venu me trouver avec mes collègues de travail et nous avons été recensés par un membre du SLECG. Donc, je suppose que ce syndicat a pris part entière à ce recensement. Revenir contester le même travail qu’on a fait soi-même, moi je voulais vous laisser le choix, à ceux qui nous suivent et à vous-même, d’en juger.

Ce que je sais, c’est qu’une commission a été mise sur place sous exigence du syndicat dans l’esprit de la paix et la concorde sociale. Le gouvernement a dû accepter toutes les conditions et créer même le maximum de ces conditions pour que ce recensement se passe dans les conditions normales. Si les résultats sortent et que cela fasse encore les disputes entre les membres de la même équipe, je crois je n’ai pas la compétence nécessaire pour en juger. Mais, je laisse l’opinion voir, qu’on puisse faire un travail soi-même et qu’on revienne pour contredire les résultats de ce travail, je laisse tout le monde en juger.

Guineematin.com : c’est pour quand la rentrée scolaire 2019-2020 ?

Mamady Sidiki Camara : pour ce qui est de la rentrée scolaire, vous savez que souvent il y a une commission qui est constituée et qui essaye de travailler là-dessus. Parce que, nous pouvons vouloir institutionnaliser une date, mais il y a que des événements qui interviennent pour la plupart des cas. Je prends l’exemple sur l’année dernière, où nous avons vu certaines contraintes. Cette commission s’est vue dans l’obligation de décider de ramener en octobre alors qu’on avait parlé déjà du 15 septembre. On était obligés de ramener au mois d’octobre. Je pense qu’il faut donner le temps à cette commission.

Du moment où les résultats sont proclamés, nous avons commencé les vacances. Au niveau du département, il y aura effectivement une rencontre et c’est à l’issue de cette rencontre-là qu’une date sera  décidée. Si c’est l’ancienne date qui sera reconduite, ça sera fait. S’il y a d’autres raisons qui pourront expliquer le changement de date, il reviendra à la compétence de cette commission mise en place pour décider et la date ne tardera pas à être mise à la disposition de l’opinion nationale parce que les élèves et les enseignants en ont besoin.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo et décryptés par Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Koumbia (Gaoual) : SOS pour l’école primaire Diouty de Faghan, détruite par une tornade

13 août 2019 à 13 01 30 08308

Depuis le début de l’hivernage, les changements climatiques sont particulièrement perceptibles dans la région de Boké. Une réalité qui se traduit par une sérieuse perturbation du calendrier pluviométrique et des tornades aux graves conséquences. C’est le cas dans la commune rurale Koumbia, relevant de la préfecture de Gaoual, où l’école primaire du secteur de Faghan a été détruite par la pluie et les vents violents qui l’accompagnent, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La destruction de cet établissement scolaire préoccupe aujourd’hui Elhadj Safayiou Diallo, le président du district de Dâra Bowé, d’où relève le secteur de Faghan. « Au début de la saison des pluies, notre district a enregistré des pluies diluviennes, accompagnées de vents violents et parfois de tornades. Ce qui a eu pour conséquences la destruction de l’unique établissement scolaire du secteur de Faghan, l’école DIOUTY », a-t-il expliqué.

Selon ce responsable local, préoccupé par cette situation, cette école est l’œuvre des citoyens de la localité. Il compte lancer un appel à contribution pour la reconstruire. « Cette école comprend 60 élèves avec trois groupes pédagogiques encadrés par deux enseignants communautaires. Comme elle est complètement tombée, nous avons retiré les tables-bancs et nous attendons une accalmie des pluies pour demander à la population à se mobiliser pour sa réparation », a dit Elhadj Safayiou Diallo

Conscient de l’incapacité de la communauté à faire face à toutes les dépenses liées à la réfection de cette école, le président du district de Dâra Bowé appelle à l’aide les autorités compétentes et toutes les bonnes volontés pour voler à leur secours avant la reprise des classes en octobre prochain. « Nous savons que rien n’est possible d’ici la fin des grandes pluies. Mais, nous avons informé les populations à se tenir prêtes pour la reconstruction de l’école. Cependant, nous lançons un appel aux autorités à tous les niveaux.

D’ailleurs, elles sont informées des dégâts depuis le lendemain de la destruction de l’école. Nous demandons aux personnes de bonne volonté et aux institutions non gouvernementales de nous venir en aide pour sauver non seulement l’année académique à venir mais surtout pour sauver l’avenir de nos enfants. Nous voulons cette fois qu’il y ait une école bien faite de trois classes au moins, avec tous les accessoires comme les latrines, la direction de l’école et le logement du personnel enseignant », a indiqué Elhadj Safayiou Diallo.

A rappeler que cette année, la commune rurale de Koumbia s’est imposée sur les autres municipalités de la préfecture de Gaoual, aussi bien à l’examen d’entrée en 7ème qu’au Bac unique en passant par le BEPC, où elle a obtenu un taux d’admission largement au dessus de la moyenne nationale.

De Koumbia, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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