Télimélé : la ruée vers le collège de Dâra qui a fait 100% au BEPC en 2019

9 novembre 2019 à 13 01 38 113811

Malgré le retard accusé l’année dernière suite à la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), le collège de Dara, dans la commune urbaine de Télimélé, a fait d’excellents résultats au Brevet avec 100% d’admis pour la session 2019. Ce succès éclatant a eu pour conséquences une ruée vers cette école au compte de l’année scolaire 2019/2020 avec un fort engouement, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Les cours ont repris cette année avec les mêmes ambitions que l’année dernière au collège de Dara, dans la ville de Télimélé. Selon le principal, Thierno Sadou Baldé, plusieurs élèves de certaines écoles de la localité ont transféré pour ledit collège grâce au succès enregistré ces deux dernières années. « Je gère le collège de Dara depuis deux ans. L’année 2017-2018, on avait 154 candidats, dont 54 filles. On a eu 153 candidats admis, dont 53 filles. Pour l’année 2018-2019, on avait 145 candidats, dont 61 filles. On a eu 145 admis, dont 61 filles, c’est-à-dire que nous avons fait un taux de réussite de cent pour cent. Pour cette année 2019, les élèves continuent à venir. On est déjà à plus de 250 élèves en 10ème année. Et ça pourrait continuer », a précisé le proviseur.

Depuis le début des cours le 03 octobre dernier, les cours se déroulent normalement, ajoute Thierno Sadou Baldé. « Une semaine après l’ouverture des classes, il y a eu des mouvements politiques qui n’ont tout de même pas eu d’impact sur le déroulement des cours au sein de notre établissement scolaire. Tous les professeurs sont au complet et les cours se tiennent de 8h à 14h ».

Thierno Sadou Baldé, principal du collège Dara

Si le principal apprécie le déroulement des cours, il déplore par contre l’état de dégradation de la direction. « Ici, nous sommes en manque de direction. Dès qu’on est revenu des vacances, on a trouvé que certains livrets et des livres ont été détruits par les thermites. Nous avons posé le problème à un agent du Corps de la Paix qui donne des cours de Mathématiques au sein de notre établissement depuis l’année dernière et nous sommes sur les démarches pour une nouvelle direction. Ce problème nous handicape à plus d’un titre », a-t-il laissé entendre.

Les besoins ne manquent pas dans cette école. Pour mieux encadrer les élèves, le principal du collège de Dara lance un appel aux bonnes volontés pour la construction d’une clôture pour son école, à l’image du lycée Ley-Wendou qui a bénéficié des ristournes de la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée).

Depuis Télimélé, Amadou lama Diallo pour Guineematin.com

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Confirmé à son poste, l’IRE de Kankan réagit : « je suis très ravi »

6 novembre 2019 à 12 12 54 115411

Comme annoncé précédemment, le président de la République a procédé le lundi, 04 novembre 2019, à des remaniements à la tête des inspections régionales de l’éducation. Certains inspecteurs ont été remplacés et d’autres comme celui de Kankan ont été confirmés. Au micro du correspondant de Guineematin.com sur place, l’IRE de Kankan Famoro Keita a réagi à cette décision du chef de l’Etat. Se disant heureux de la confiance renouvelée en sa personne, le responsable éducatif n’a pas manqué de remercier le président Alpha Condé et tous ceux qui l’aident dans son travail.

« Je remercie le président de la République, Alpha Condé, pour m’avoir renouvelé sa confiance. Je remercie aussi tous les enseignants de la région administrative de Kankan, tous les élèves, les parents d’élèves et les amis de l’école, sans oublier le gouverneur de région, les préfets qui nous appuient dans notre noble tâche qui est l’éducation, sans oublier aussi ma maman. En tout cas moi je suis très ravi », a-t-il déclaré.

Assis dans son bureau et entouré de plusieurs cadres régionaux et préfectoraux mais aussi des responsables de la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel venus le féliciter, Famoro Keïta estime que c’est avec le concours de tous qu’il réussit sa mission. « Tout seul, je ne peux rien. Dans ma région, c’est les enseignants, les élèves, les parents d’élèves, les autorités administratives et politiques qui m’appuient. Parce que quand nous prenons l’an passé, on a été appuyé par les partis politiques, sinon ce n’était pas facile de gérer l’année passée 2018-2019. Donc nous remercions aussi le RPG Arc-en-ciel », a-t-il dit.

L’inspecteur régional de l’éducation de Kankan dit mesurer les nouveaux défis qui l’attendent et promet de redoubler d’ardeur pour pour maintenir le cap de la réussite.

Selon plusieurs observateurs, la confirmation de monsieur Keïta dans ses fonctions n’a rien de surprenant, d’autant plus que le secteur éducatif est fortement politisé à Kankan. Les grèves des enseignants appelées par le SLECG d’Aboubacar Soumah n’ont jamais eu d’effet dans la région. Et tout récemment, les écoles de la commune urbaine ont été fermées à l’occasion de la mobilisation organisée à Conakry pour accueillir le président Alpha Condé, qui rentrait d’une mission à l’étranger.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Division des enseignants contractuels, naissance du CECIE : Sadio Sow à Guineematin

6 novembre 2019 à 11 11 50 115011

Réunis dans un premier temps au sein d’une coordination nationale, les enseignants ayant donné cours lors de la dernière grève du SLECG dirigé par Aboubacar Soumah ont pris finalement des chemins différents. Offusqués par les propos et actions de leurs amis, certains d’entre eux se sont retirés du mouvement pour mettre en place une nouvelle structure dénommée Collectif des Enseignants Contractuels issus de l’ISEGG et des ENI (CECIE).

Au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com hier, mardi 05 novembre 2019, Ibrahima Sadio Sow, le chargé de communication de ce collectif, est revenu sur la naissance de cette structure et le combat qu’elle mène pour l’intégration de ses membres à la fonction publique.

Décryptage !

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous a motivé à quitter la coordination nationale pour mettre en place le Collectif des Enseignants Contractuels issus de l’ISEGG et des ENI (CECIE) ?

Ibrahima Sadio Sow, chargé de communication du Collectif des Enseignants Contractuels issus de l’ISEGG et des ENI

Ibrahima Sadio Sow : le Collectif des Enseignants Contractuels issus de l’ISEGG et des ENI est né le 14 avril 2019. L’histoire date de la publication des diplômes authentiques des sortants de l’ISEEG et des ENI par le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA). Il faut se souvenir d’abord que nous étions contractuels depuis que le SLECG d’Aboubacar Soumah a déclenché la grève. On a travaillé pendant 3 mois et plus, ensuite l’Etat nous a remerciés. C’est ainsi que nous avions créé un mouvement qui s’appelait la coordination nationale des enseignants contractuels. De là, le président de la République a instruit le ministre de l’Education nationale d’examiner avec attention les diplômes des sortants de l’ISEEG, des enseignants sortants dans le but de les reverser sur la liste des enseignants titulaires.

Alors, en dépit de ça, le ministre a demandé à toutes les institutions de remonter les diplômes de leurs produits légalisés. C’est ainsi qu’on a envoyé les diplômes, et l’ISEEG a été la première institution à faire parvenir les diplômes au MENA. De là, ils ont authentifié les diplômes des sortants de l’ISEEG et des ENI, immédiatement ils ont publié la liste. A la suite de cela, certains de nos amis de la coordination ont dit qu’ils veulent nous diviser. Nous leur avons dit que ce n’est pas le cas. Nous leur avons dit d’attendre la suite de la vérification des diplômes. Et ceux-là qui étaient censés nous soutenir, nous couvrir au sein de cette coordination, certains parmi eux ont dit que ce sont les repêchés au baccalauréat qui ont été envoyés à l’ISEEG. Nous nous sommes sentis lésés dans la situation.

On a essayé de leur faire comprendre, ils n’ont pas accepté. Et puisqu’on dit que la meilleure manière de répondre à celui qui te dit que tu n’es pas capable c’est de prendre une distance et de prendre tes responsabilités, parce que qui ne dit mot consent, nous avons dit que si nous ne réagissons pas, c’est qu’on leur donne raison. Nous avons donc décidé de mettre le collectif en place. Ça, c’est le premier aspect. Secundo, dans les démarches administratives, nous leur avons dit (à la coordination, ndlr) de mettre la violence de côté, car les grandes personnalités telles que Mandela, Gandhi et j’en passe, ont utilisé la voix pacifique pour atteindre leur objectif. Ils n’ont pas accepté, ils ont commencé à tenir des discours invectives à l’endroit de ceux qui sont censés nous intégrer à la fonction publique. Et puisque nos verbes ne sont pas entendus et compris par eux, c’est pourquoi on a décidé de prendre la distance et faire la promotion du professionnalisme.

Guineematin.com : quels sont les principaux objectifs du CECIE ?

Ibrahima Sadio Sow : le CECIE a trois objectifs fondamentalement : le premier objectif, c’est de restaurer le statut particulier des enseignants de l’ISEEG et de l’ENI. Nous avons estimé que depuis 10 ans, après l’évaluation du système éducatif, le niveau de l’éducation ne fait que dégringoler, ne fait que chuter. Nous avons également compris que depuis 10 ans, les enseignants ne sont pas pris dans les institutions de formation. Ni à l’ISEEG, ni à l’ENI, on ne recrute plus comme avant. Alors, nous avons tiré la conclusion pour dire que c’est parce que celui qui est chargé de former n’est pas en salle de classe, c’est pourquoi le niveau est bas. Alors, nous nous sommes fixés un objectif de restaurer le statut particulier de l’ISSEG.

Le deuxième objectif, c’est notre intégration à la fonction publique sans test ni concours encore moins une évaluation. Parce que notre parcours est suffisamment explicatif. Quelqu’un qui fait le rapport de stage, quelqu’un qui fait la pédagogie, la didactique, la psychologie pendant quatre ans, celui-ci pourra gérer un enfant en situation de classe. Le troisième objectif, c’est la pérennisation des acquis pédagogiques. Parce qu’il faut toujours pérenniser les acquis pédagogiques. Le savoir est continuel, la répétition est toujours mère des sciences. Au fur et à mesure que vous répétez, au fur et à mesure vous vous améliorer.

Guineematin.com : depuis la mise en place de votre collectif, quels sont les actes que vous avez eu à poser dans le sens de l’atteinte de ces objectifs ?

Ibrahima Sadio Sow : pour atteindre ces objectifs, nous avons mené assez de démarches qui nous ont permis d’avoir des rencontres d’audiences plusieurs fois au MENA, avec le conseiller particulier du président de la République en l’occurrence Dr Bano Barry, avec des hauts cadres du ministère de la fonction publique, avec l’USTG et du SLECG version dame Kadiatou Bah.

Guineematin.com : aujourd’hui, quelles sont vos perspectives ? Je veux parler de vos projets notamment à court terme.

Ibrahima Sadio Sow : aujourd’hui, nous avons espoir après tout ce qui est mené comme actions sur le terrain, que l’intégration à la fonction publique n’est qu’une question de temps. Parce qu’imaginez, alors même que nous ne sommes pas intégrés à la fonction publique, nous avons eu le privilège d’être sollicités pour assister à la passation de service entre la nouvelle secrétaire générale du MENA et le sortant. Ça veut dire que l’autorité a une attention particulière sur nous. Cela grâce à dame Kadiatou Bah (secrétaire générale du SLECG) qui nous accompagne pour notre intégration à la fonction publique.

Dans ses mots de remerciements, lors de cette passation, le ministre Mory Sangaré a dit qu’il remercie tous ceux qui ont accepté de faire le déplacement et particulièrement les sortants de l’ISEEG et des ENI qu’il qualifie d’ailleurs comme étant ses amis. Ceci nous permet de dire aujourd’hui que nous avons grand espoir quant à notre intégration à la fonction publique. Nous invitons nos amis à la sérénité car notre intégration à la fonction publique n’est pas pour longtemps.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Décret : voici la liste des nouveaux inspecteurs régionaux de l’éducation (IRE)

4 novembre 2019 à 21 09 14 111411

Dans un décret rendu public dans la soirée de ce lundi, 04 novembre 2019, le président de la République, Alpha Condé, a nommé de nouveaux inspecteurs régionaux de l’éducation et a permuté d’autres.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce décret !

1- Inspecteur régional de l’éducation de Kindia, monsieur Mouctar Camara, précédemment Chef de la section pédagogique à la direction préfectorale de l’éducation de Dubréka ;
2- Inspecteur régional de l’éducation de Mamou, monsieur Kerfala Mansaré, précédemment inspecteur régional de l’éducation par intérim ;
3- Inspecteur régional de l’éducation de Faranah, monsieur Fodeba Kanté, confirmé ;
4- Inspecteur régional de l’éducation de Kankan, monsieur Famoro Keïta, confirmé ;
5- Inspecteur régional de l’éducation de Labé, monsieur Bato Donzo, précédemment Chef du secteur pédagogique de l’inspection régionale de l’éducation de N’Zerekoré ;
6- Inspection régionale de N’Zerekoré, monsieur Amara Condé, confirmé ;
7- Inspection régionale de l’éducation de Conakry, madame Sama Koko Leontine, confirmée ;
8- Inspection régionale de l’éducation de Boké, monsieur Moriba Sidibé, confirmé.

Décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
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Meilleurs élèves de Télimélé : remise du prix de l’Excellence 2019 par la CIDT

3 novembre 2019 à 12 12 30 113011

Le prix de l’Excellence, initié par la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), a été remis aux différents lauréats des examens nationaux de la préfecture hier, samedi 02 novembre 2019. Il s’agit de sept (7) lauréats, les premiers de la préfecture de Télimélé au Certificat d’Etudes Elémentaires (CEE), au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) et au Baccalauréat. La remise des prix a eu lieu à la maison des jeunes de Télimélé, en présence de plusieurs personnalités et de nombreux citoyens massivement mobilisés.

Cette année, le prix est dénommé Prix de l’Excellence Amadou Yombo Diallo, fondateur de l’Institut International de Santé de Télimélé pour les nombreux efforts qu’il a fournis dans le domaine de l’éducation dans la préfecture.

Pour cette édition de 2019, les lauréats ont reçu des prix différents : pour les lauréats du CEE (Entrée en 7ème), c’est la somme 400 000 francs guinéens qui a été débloquée pour chacun. Pour le BEPC, les lauréats ont bénéficié de 600 000 GNF, chacun. Quant aux lauréats du Baccalauréat, ils empochent la somme d’un million de francs guinéens, chacun.

Le maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo, a remercié la CIDT et les autorités éducatives pour les efforts fournis dans le secteur éducatif. Pour les élèves, le maire a demandé de fournir plus d’efforts pour garder le cap. « Si vous voyez aujourd’hui monsieur le préfet, c’est parce qu’il a accepté de d’étudier. Je vous exhorte à plus de travail. Je remercie tous les sages, les imams. Nous sommes à votre entière disposition », a dit monsieur Diallo.

La Directrice Préfectorale de l’Education de Télimélé, Mariama Ecole Diallo, a remercié la CIDT pour l’initiative qui vise à récompenser les meilleurs élèves de la préfecture. « L’école est la voix la plus sûre pour former utile et responsable. Il faut nécessairement une combinaison entre parents d’élèves, encadreurs de l’éducation et l’État pour une bonne éducation. C’est ce que la CIDT a compris en octroyant des prix d’excellence aux premiers des différents examens nationaux depuis trois ans maintenant. C’est un acte à saluer et pérenniser. Nous encadreurs de l’éducation, mesurons à sa juste valeur la portée de cette initiative. Nous vous disons merci d’avoir placé cette troisième édition sous la présidence d’honneur de monsieur Amadou Yombo Diallo dont l’attachement à sa ville natale à travers les actes posés n’est pas à démonter », a laissé entendre Mariama Ecole Diallo.

Le président de la cellule technique de la CIDT, Boubacar Diallo, est revenu sur les objectifs de la structure. « L’association a pour mission de fédérer toutes les associations de ressortissants de Télimélé de par le monde. Elle a été créée en 2013 en Belgique. Elle a à son actif plusieurs réalisations : la rénovation du lycée Ley-Wendou, le poste de santé de Ningueterè dans Brouwal, le centre de santé de Sinta, la lutte contre le virus Ebola, un tournoi inter sous-préfectoral à Conakry, des formations en technique d’emplois ».

En outre, Boubacar Diallo a expliqué le sens de cette distinction des lauréats aux examens pour la préfecture de Télimélé. « Le prix vise à créer l’émulation entre les élèves et récompenser les meilleurs aux différents examens nationaux à Télimélé et à faire une promotion d’une personne de Télimélé qui œuvre dans le secteur de l’éducation a Télimélé ».

Pour sa part, Mamadou Aliou Diallo, qui a représenté son grand frère Amadou Yombo Diallo à cette cérémonie, a remercié la CIDT pour son initiative qui reconnait les actions de son grand frère sur le terrain. « Mon frère et moi, nous avons commencé à travailler ici depuis 2004. On a construit une école primaire dans un village qu’on appelle Kinsan. En 2016, nous avons creusé un puits et un poste de santé dans le même village. En 2009 aussi, nous avons construit des écoles primaires à Hafia et Thionthian », a rappelé Mamadou Aliou Diallo.

La cérémonie a pris fin par la remise d’un document à la bibliothèque de Télimélé. Un document écrit par un ancien élève du lycée Ley-Wendou.

Depuis Télimélé, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621686148

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Éducation : la fondation Prosmi récompense les lauréats du dernier BEPC

3 novembre 2019 à 10 10 47 114711

Pour la première édition du projet « Prosmi Récompense », la fondation de la Première Dame de la République de Guinée, Hadja Djénè Kaba Condé, a offert des ordinateurs et des tablettes aux lauréats du BEPC session 2019. Les bénéficiaires sont venus des quatre régions naturelles du pays ainsi que de la zone spéciale de Conakry. La remise de ce don a eu lieu hier, samedi 02 novembre 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Promouvoir l’excellence en récompensant les meilleurs élèves qui vont s’illustrer au Brevet d’Etudes du Premier Cycle est l’objectif de la fondation Prosmi, à travers son projet « Prosmi Récompense ». Pour cette première édition, ils sont au nombre de quinze (15) lauréats venus des quatre régions du pays ainsi que de la zone spéciale de Conakry.

Hadja Djénè Kaba Condé, Première Dame de la République de Guinée

« En ma qualité de présidente de la fondation Prosmi, je voudrais, à travers ce projet dénommé Prosmi Récompense, créer de l’émulation entre les enfants et encourager d’autres à en faire autant. Vous conviendrez avec moi qu’une nation qui se veut émergente doit nécessairement promouvoir l’éducation ; car, tout part de là. Ces lauréats auront comme récompense : des ordinateurs et des tablettes. Ce geste symbolise l’attachement que j’ai pour les enfants », a dit la Première dame de République, Hadja Djènè Kaba Condé.

Nènè Fatou Diallo, secrétaire générale du ministre de l’éducation nationale et de l’Alphabétisation

Représentant le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation à cette cérémonie, Nènè Fatou Diallo, secrétaire générale dudit département, a salué ce geste de la Première Dame à travers sa fondation. « Madame la Première Dame, votre geste, si magnanime fut-il, s’inscrit dans une trajectoire qui est celle du combat que vous et votre cher époux menez ensemble, celui de redonner à l’école guinéenne ses lettres de noblesse. Évidemment, on se posera des questions pour savoir comment y arriver sans l’excellence scolaire ? Et, aujourd’hui, par votre geste, vous êtes en train de raviver cette flamme et de donner encore du sens au combat de notre cher président, le Professeur Alpha Condé. Aujourd’hui, je reste persuadée, au nom de mon ministre, que les heureux récipiendaires qui sont là, comprennent la portée du geste de madame la Première Dame et de sa fondation en ce sens qu’ils devront continuer de porter encore plus haut la flamme de l’excellence scolaire. Nous, ministère de l’éducation, à tous les niveaux, nous ne ménagerons aucun effort pour nous battre dans le combat que vous êtes en train de mener avec votre époux », a-t-elle dit.

Djénabou Barry, lauréate du BEPC

Au nom des heureux bénéficiaires, Djéinabou Barry a remercié la Première Dame pour son geste tout en promettant de continuer à exceller. « Permettez-moi, au nom de mes collègues récipiendaires, de remercier madame la Première Dame pour avoir initié l’organisation de la présente remise de prix aux lauréats du BEPC session 2019. La cérémonie d’aujourd’hui matérialise votre volonté d’encourager les élèves à aller vers l’excellence. Nous vous promettons, quant à nous, d’être le porte-flambeau de l’excellence au niveau de l’école guinéenne au baccalauréat. Nous souhaitons que cet acte de la fondation Prosmi se matérialise pour le bonheur de l’école guinéenne », a dit la jeune élève.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Retour du président Alpha Condé : pas de cours aux lycées de Kipé et de Yimbaya

31 octobre 2019 à 12 12 40 104010

Les partisans du président Alpha Condé s’apprêtent à l’accueillir avec pompe ce jeudi, 31 octobre 2019 à Conakry. Cette cérémonie a provoqué la paralysie de nombreux secteurs, notamment celui de l’éducation. De nombreuses écoles de Conakry sont fermées, suite à l’invite lancée aux enseignants par les autorités de se joindre au mouvement. Au lycée de Kipé et à Yimbaya, il n’y a pas eu cours ce jeudi matin, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’accueil du président Alpha Condé, qui rentre de Moscou où il a pris part au sommet Russie-Afrique, a provoqué une paralysie de l’administration publique. Les écoles publiques n’ont pas fonctionné dans de nombreuses parties de Conakry.

Au lycée et collège Kipé, dans la commune de Ratoma, c’est depuis hier que l’information de la fermeture des classes a été donnée, a-t-on appris sur place. Mais, par manque de communication, certains élèves ont effectué le déplacement ce jeudi matin. Ils ont trouvé que tout est fermé. Par contre, aucun enseignant ne s’est présenté. Les salles de classe et les bureaux au lycée étaient hermétiquement fermés aux environs de 8h 50 minutes. Au niveau du collège de Kipé, la cour est également fermée. Il n’y a pas l’ombre d’un chat.

C’est le même constat qui se dégage au lycée Léopold Sedar Senghor, ex lycée Yimbaya, dans la commune de Matoto. A l’absence du proviseur, Elhadj Amara Balato Kéita, c’est le censeur des 12ème et Terminales qui s’est prêté aux questions de notre reporter.

Selon Fodé Camara, le déficit de communication a fait que certains élèves et enseignants sont venus. « Nous, on était un peu surpris par manque d’informations de l’arrêt des cours aujourd’hui. Mais dans le groupe, certains de nos collègues qui étaient informés ne sont pas venus à l’école. Ils sont partis directement à l’aéroport. Les élèves qui sont à la périphérie aussi sont partis. C’est seulement les élèves qui ne sont pas informés qui sont là ce matin. Donc, la moitié même des professeurs n’était pas présent. Lorsqu’on a demandé où sont les enseignants, on nous a dit que bon nombre sont partis à l’aéroport pour la réception du président. Même nous on s’apprête à nous rendre là-bas. Mais, comme les élèves venaient au compte-goutte, on a préféré attendre pour les informer… Parce que nous avons constaté que beaucoup d’écoles sont fermées pour l’arrivée du professeur Alpha Condé. Donc, il fallait que nous aussi nous nous ajoutions aux autres », a-t-il laissé entendre.

Amadou Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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IRE Boké : le meilleur enseignant et la meilleure élève de la région récompensés

31 octobre 2019 à 10 10 37 103710

Quelques jours après la reprise des cours dans les écoles guinéennes, des encadreurs et apprenants qui se sont illustrés l’année dernière ont été primés ce mercredi, 30 octobre 2019, dans la région de Boké. C’est dans ce cadre qu’un professeur de Mathématiques et une nouvelle lycéenne, tous de la préfecture de Fria, ont reçu des distinctions de la part des autorités éducatives, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Les deux heureux bénéficiaires de cette distinction sont Mamadou Salifou Conté, professeur de Mathématiques au collège Hadja M’Mah de Fria, et son élève Salématou Soumah qui a raflé les meilleures notes au Brevet de la session 2019. La remise a eu lieu dans les locaux de l’Inspection Régionale de l’Education de Boké, en présence des autorités régionales, de la société civile et de plusieurs cadres de l’éducation.

Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké

Moriba Sidibé, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, a expliqué les raisons d’une telle démarche. « Cette année, le ministère de l’éducation nationale a décidé de primer le meilleur enseignant au BEPC. Il a été choisi en fonction des résultats des élèves. Celui qui a les meilleures notes, son professeur sera choisi. C’est ainsi que l’élève Salématou Soumah, PV 10107, a été retenue comme meilleure élève de la région. Aussi, l’élève vient de l’école Hadja M’Mah et on s’est demandé qui est son prof. Et, c’est ainsi qu’on a pu identifier le meilleur professeur de la région, et il s’appelle Mamadou Salifou Conté », a fait savoir monsieur Sidibé.

Ainsi, monsieur Conté bénéficie d’un ordinateur portable et d’un montant de trois millions de francs guinéens. Très satisfait, l’enseignant ne s’attendait pas à cette distinction. « Je suis animé par des sentiments de satisfaction. Je remercie mes parents, mes enseignants et mes encadreurs. Je vais continuer à fournir des efforts afin de garder cette position. C’est l’effort qui est payé, mais puisque je ne m’attendais pas à ce prix, prochainement je ferai mieux pour ne pas décevoir », a dit l’heureux gagnant.

Mademoiselle Salématou Soumah

L’autre heureuse gagnante, mademoiselle Salématou Soumah a reçu un paquet de cahiers et un montant de 500 mille FG. Elle a dédié son prix à tous ceux qui se sont battus pour qu’elle en arrive là. « La joie qui m’anime en ce moment est immense, les mots me manquent même. Mais, je sais aussi que je dois cela à mes parents, à mes professeurs et aux encadreurs de l’éducation de Fria. Je promets de continuer le travail pour me maintenir à ce niveau », a-t-elle lancé.

Samba Fraterna Barry, chef de cabinet du gouvernorat de Boké

La rencontre a été présidée par le chef de cabinet du gouvernorat de Boké. Samba Fraterna Barry a émis le souhait que le ministère de l’éducation pérennise ce genre d’actions. « Au nom de Monsieur le gouverneur, je voudrais saluer cette initiative du ministère de l’éducation nationale et encourager toute la chaîne de l’éducation de la région de Boké. Laissez-moi féliciter cette jeune fille, et je demande un suivi davantage pour cette fille au niveau de ses parents, de ses enseignants et des encadreurs »

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Téléphonie : des employés de MTN Guinée sensibilisés sur le dépistage du cancer du sein

30 octobre 2019 à 10 10 13 101310

Le mois d’octobre qui tire à sa fin est consacré à la lutte contre le cancer du sein par une vaste campagne de dépistage. C’est dans cette dynamique que la société de téléphonie mobile MTN Guinée a organisé une conférence dont le thème portait sur le dépistage du cancer du sein en ce mois dit d’octobre rose. La cérémonie a été organisée dans les locaux de la structure hier mardi, 29 octobre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette initiative a permis aux travailleurs, notamment la gent féminine, d’échanger avec les professionnels de la santé sur les causes, les moyens de traitement et de prévention du cancer du sein.

M’mahawa Sylla, chargée de l’emploi et expérience à MTN Guinée

M’mahawa Sylla, chargée de l’emploi et expérience à MTN Guinée, est revenue sur les raisons d’une telle initiative. « Chez nous, nos employés sont au centre de nos préoccupations. Comme vous le savez, la lutte contre le cancer du sein est un problème. Donc, nous avons pensé inviter les médecins pour venir apprendre à nos femmes comment se faire l’autopalpation afin de leur permettre de lutter contre le cancer du sein qui est devenu un problème aujourd’hui. Nous estimons que nos employés ont tiré le maximum de profits de la présentation qui a été faite. A priori, nous pouvons dire que nous sommes satisfaites », s’est-elle félicitée.

Dr. Aleck Marie Yansané, médecin généraliste au service d’oncologie du CHU Donka

La conférencière, Docteur Aleck Marie Yansané, médecin généraliste au service d’oncologie du CHU Donka, a affirmé que le cancer du sein est devenu un véritable problème de santé publique qu’il faut combattre. « Le cancer du sein est vraiment évitable à partir des méthodes simples de dépistage comme l’autopalpation, l’examen clinique et la mammographie pour les femmes ayant un âge de 35 ans ou plus. En évitant les facteurs de risque, on peut combattre cette maladie. Les facteurs de risque sont par exemple la consommation excessive de graisse qui peut conduire à l’obésité, la consommation faible des fruits et légumes et nous avons aussi la pollution environnementale.

Le mois d’octobre est consacré au cancer du sein et on l’appelle souvent octobre rose parce que chaque cancer aussi a sa couleur. Nous espérons que les femmes mettront en pratique les notions qu’on leur a enseignées », a-t-elle dit.

Mariama Djanké Barry de MTN Guinée

Prenant part à cette conférence-débat sur le dépistage du cancer du sein, Mariama Djanké Barry de MTN Guinée affirme avoir appris beaucoup de choses. « J’ai compris que toutes les femmes sont exposées et qu’on était mal informé par rapport au sujet. Il est très important de faire le dépistage car ça peut sauver une vie. Le cancer du sein est très répandu en Guinée selon les chiffres qu’ils ont présentés. Donc, il faut faire attention et se faire dépister », lance-t-elle.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Pépé Balamou du SNE s’indigne : « l’éducation n’est pas la priorité de notre gouvernement »

29 octobre 2019 à 13 01 08 100810
Michel Pépé Balamou, Secrétaire général du SNE

Dans un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com hier, lundi 28 octobre 2019, le secrétaire général du Syndicat National de l’Education (SNE) s’est exprimé longuement sur l’actualité du secteur éducatif guinéen. Michel Pépé Balamou est revenu notamment sur le faible niveau des élèves et de certains enseignants, la nécessité d’améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants, mais aussi les infrastructures scolaires publiques et les programmes d’enseignement. Il a regretté et déploré le peu d’intérêt que les dirigeants du pays accordent au secteur éducatif, appelant à de mesures urgentes pour rectifier le tir.

Décryptage !

Guineematin.com : on a appris que le Syndicat National de l’Education (SNE), le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) version Kadiatou Bah, et la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education (FSPE) ont été reçus par l’inspecteur général du travail, Dr Alya Camara, pour échanger sur une éventuelle revalorisation des primes liées à la profession enseignante. Qu’en est-il réellement ?

Michel Pépé Balamou : effectivement, nous sommes en intersyndical avec la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education qui existe depuis 1945, bien avant l’indépendance de la Guinée, et le SLECG de dame Kadiatou qui existe depuis 1992 et également le SNE qui n’a qu’un an. C’est par rapport à la situation des enseignants. Puisqu’une revendication était sur table par rapport aux 8 millions (réclamés par le SLECG d’Aboubacar Soumah comme salaire mensuel par enseignant, ndlr). Et plus de deux ans ou trois ans de grève, on n’est pas parvenu à obtenir même un centime pour les enseignants. Donc aujourd’hui, les enseignants vont en classe démoralisés, démotivés et ils n’enseignent presque pas.

Et, c’est pourquoi nous, nous nous sommes dit, soucieux de la qualification, de la bonne marche du système éducatif, qu’il fallait interpeller le gouvernement pour dire attention, les enseignants doivent bénéficier de quelque chose. Et bénéficier de ce quelque chose, ce sont les primes liées à la profession enseignante. Vous avez la prime de craie, la prime de documentation, la dotation en denrées de première nécessité en tant d’autres éléments que nous sommes en train de défendre. Mais aujourd’hui, ça doit être acté, mais il faut attendre le budget de 2020 pour pouvoir intégrer ces éléments-là dedans. Et, nous sommes toujours sur la même longueur d’onde et je crois que les négociations continuent jusqu’à date.

Guineematin.com : parlant toujours du système éducatif guinéen, on constate que le niveau des élèves devient de plus en plus bas dans notre pays. Quelle lecture faites-vous de cette situation ?

Michel Pépé Balamou : c’est vraiment une grande déception parce que « tant vaut une école, tant vaut la nation » pour paraphraser Victor Hugo. Une économiste aussi disait qu’il n’y a de ressources que d’hommes. La Guinée est un scandale géologique dans lequel tous les métaux précieux qui existent à l’inventaire scientifique se trouvent. Mais, le Guinéen est un mendiant, assis sur un sac d’or aujourd’hui. La Guinée est le château d’eau de l’Afrique occidentale mais il est très difficile d’avoir de l’eau en Guinée. Donc, la meilleure ressource, quand l’homme est mieux qualifié c’est cet homme-là qui peut exploiter cette ressource là en produit fini. Mais, nous comprenons aujourd’hui que l’éducation n’est pas la priorité de notre gouvernement, malheureusement. On le chante pour dire oui, l’éducation, on a construit 6000 classes etc.

Quand vous prenez le domaine des infrastructures, la Guinée est l’un des rares pays aujourd’hui dans le monde où on continue encore d’enseigner certains élèves sous des hangars, où des parents d’élèves continuent de payer des enseignants communautaires, de construire des écoles communautaires pour eux-mêmes. La Guinée est l’un des rares pays aujourd’hui où le standard minimum de budget alloué à l’éducation qui devrait être entre 40 à 50% est aujourd’hui entre 12 et 13%. La Guinée est le seul pays au monde aujourd’hui où l’enseignement privé secondaire a pris le dessus sur l’enseignement secondaire primaire public. Parce que quand vous partez dans les pays de la sous-région, les écoles publiques sont les plus valorisées que les écoles privées.

Mais chez nous ici, c’est le contraire. Et pourquoi ? Parce que nos gouvernants sont les premiers saboteurs de notre système éducatif. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas leurs enfants dans les écoles publiques. Ceux dont les enfants sont ici, sont tous dans les écoles franco-guinéennes ou dans les écoles françaises. Sinon tout le reste étudie dans les écoles occidentales. Mais, regardez pendant le premier régime, le premier président de la République, Sékou Touré, son fils Mohamed Touré, sa fille Aminata Touré qui est maire de Kaloum aujourd’hui, ils ont tous étudié en Guinée. Ceux-ci ont côtoyé les enfants des pauvres en Guinée. Pour valoriser notre école, c’est d’abord nos dirigeants qui doivent la valoriser en faisant quoi ? En acceptant que leurs enfants étudient ici.

Si leurs enfants étudient ici, je crois qu’ils vont créer les meilleures conditions optimales. Aujourd’hui, les meilleures conditions d’études sont dans le privé. C’est le privé qui fait preuve de rigueur, qui sélectionne des enseignants qui ont le niveau. Si tu n’as pas le niveau, les élèves disent que tu n’as pas le niveau, on te chasse. Mais au public, on ne peut pas le faire. Donc ça, c’est du point de vue infrastructures. Quand vous prenez le programme d’enseignement, il y a eu un effort d’harmonisation des programmes en 2009, mais ça n’a été limité qu’aux programmes de Maths, Physique et Chimie. Mais aujourd’hui, quand vous prenez les sciences sociales, un élève guinéen quitte ici il part à l’extérieur, ça serait comme s’il commençait à étudier aujourd’hui.

Parce que les programmes d’enseignement sont complètement vétustes chez nous, on continue d’enseigner ce qui est archaïque aux enfants alors que le monde évolue. Il faut adapter les programmes aux contextes d’aujourd’hui, aux réalités actuelles, à ce que les élèves eux-mêmes vivent. Parce que l’action pédagogique ne doit pas tourner autour du maître mais plutôt autour de l’élève et de ses aspirations. On a aujourd’hui les réseaux sociaux, on a internet, dont les enfants s’approprient la paternité pour jouir de leur vie. Mais, s’ils vont à l’école on ne leur parle rien de tout cela, on leur parle de l’archéologie, de l’art africain, des choses qui n’ont rien à avoir avec leur réalité. Vous aller voir que le système va s’affaisser progressivement.

Et, les enseignants qui sont recrutés, certains sont recrutés sur la base politique, certains sont recrutés sur la base du copinage, du népotisme alors que la politique ne doit pas s’inviter à l’école. Il faut dépolitiser l’école. Si on doit accompagner son parent à accéder à la fonction publique, il faut l’envoyer dans un autre secteur mais pas dans l’éducation. Donc voici tant de questions qui minent l’éducation et le SNE va organiser une commission de réflexion autour du système éducatif guinéen pour faire le diagnostic mais aussi proposer des solutions.

Guineemation.com : lors des récentes manifestations appelées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et interdites par les autorités du pays, le SLECG d’Aboubacar Soumah a appelé les enseignants à rester à la maison pendant la période des troubles. Vous au SNE, on ne vous a pas entendu sur la question. Quelles en sont les raisons ?

Michel Pépé Balamou, Secrétaire général du SNE

Michel Pépé Balamou : oui, c’est une très belle remarque et c’est une très belle observation. Vous savez, le syndicat est apolitique, le syndicat travaille sur la base d’une loi fondamentalement dans le pays. Vous avez le code du travail qui régit les rapports entre les travailleurs du privé et leurs patrons et la loi L28 qui régit le statut de la fonction publique. Donc, le politicien va à la conquête du pouvoir en vue de l’exercer, et pour cela, il a besoin du soutien populaire. Le syndicaliste cherche à manger et à faire manger ses syndiqués. Donc nous, notre devoir régalien consiste à défendre les intérêts matériels et moraux de nos mandants. Mais, vouloir appeler les enseignants à rester à la maison et les parents d’élèves à garder leurs enfants à la maison pour des raisons sécuritaires, relève du pouvoir régalien de l’Etat.

Vous avez vu par rapport au terrorisme au Burkina par exemple, on égorge des enseignants dans le nord du Burkina avec le terrorisme, on prend en otage des élèves. Mais, jamais un syndicat du Burkina n’a demandé à un enseignant de rester à la maison. Mais au contraire, si nous voulons travailler, on peut demander au gouvernement qu’eu égard à l’instabilité politique qui a cours actuellement au pays et pour permettre aux enseignants et aux élèves d’étudier, le syndicat demande au gouvernement de prendre des mesures sécuritaires idoines pour pouvoir sécuriser les concessions scolaires. Voilà le langage qu’un syndicaliste doit tenir.

Nous, nous ne condamnons pas ceux qui ont tenu ce langage. Mais nous, nous pensons que le syndicalisme ne consiste pas à inciter les gens à aller vers la violence, mais à défendre les intérêts moraux et matériels des enseignants. Peut-être on peut jouer à l’arbitrage, à l’apaisement, le compromis entre les acteurs politiques mais on n’a pas le droit de s’immiscer. On ne peut s’immiscer que lorsque l’instabilité politique atteindra une croissance exponentielle et que cela serait de nature à empêcher les travailleurs à aller travailler, à générer des ressources à pouvoir bénéficier de leurs salaires. En ce moment, le combat deviendra un combat citoyen et on ne tardera pas à s’y mettre.

Guineematin.com : vous rappeliez tantôt que le Syndicat National de l’Education (SNE) a une année d’existence, comment se porte aujourd’hui cette organisation ?

Michel Pépé Balamou : le Syndicat National de l’Education (SNE) se porte à merveille, nonobstant les préjugés et les stéréotypes qui étaient de nature à salir sa réputation. Aujourd’hui, j’ai effectué une tournée à l’intérieur du pays notamment en Haut Guinée et en Guinée Forestière, j’ai visité nos camarades de Yomou, de N’Zérékoré, de Kissidougou, de Kankan et de Mandiana. Et, laissez-moi vous dire que le SNE est en train de mobiliser les enseignants. Et au jour d’aujourd’hui, nous constituons la deuxième force syndicale de l’éducation après le SLECG d’Aboubacar Soumah. Et cela, on a qu’un an d’existence, alors que les autres ont plus de 60 ans d’existence. Ce qui veut dire qu’avec le programme et la plateforme que nous revendiquons aujourd’hui, si on parvient à faire aboutir ça aux enseignants, le SNE deviendra la force syndicale la plus représentative dans notre pays.

Guineematin.com : on apprend cependant que certains membres du collectif des enseignants contractuels issus de l’ISEEG et des ENI qui étaient avec le SNE, se sont affiliés au SLECG de dame Kadiatou Bah alors que d’autres sont courtisés par le camp d’Aboubacar Soumah. Comment réagissez-vous face à cette situation ?

Michel Pépé Balamou : oui, le SNE a été la première structure syndicale à engager les enseignants contractuels dans un combat pour leur engagement à la fonction publique parce que ces jeunes-là ce sont battus pour sauver l’école de la République. Mais aujourd’hui, toutes les structures syndicales veulent les avoir à leurs côtés, et c’est de bonne guerre. Nous, on ne va pas faire la guerre à une structure syndicale d’autant plus que toutes structures syndicales œuvrent à l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, donc à défendre les intérêts matériels et moraux des enseignants. Peut-être, la démarche n’a pas été bonne, mais nous allons nous retrouver dans l’intersyndicale de l’éducation pour pouvoir mettre les points sur les i.

En ce qui concerne le collectif des enseignants contractuels issus de l’ISEEG et de l’ENI, ils auraient reproché au secrétaire général du SNE d’avoir dit qu’ils n’ont pas de niveau étant donné que nous, nous avons fait un diagnostic du système éducatif, en commençant par nous-mêmes enseignants pour dire qu’aujourd’hui, il y a un besoin de formation des enseignants. Et cela est établi non seulement par le ministère, par les populations et tous les acteurs sociaux pour la bonne marche de notre système éducatif. Mais, vouloir nous qualifier de ceux-là qui sont opposés aux intérêts des enseignants issus de l’ISEEG et de l’ENI, c’est mal comprendre. Et, en ce qui concerne le fait qu’ils soient courtisés par le SLECG d’Aboubacar Soumah, nous nous considérons comme étant le comble de l’ironie et de la démagogie.

Parce que ce sont eux-mêmes qui ont dit que ces enseignants contractuels étaient des mécaniciens, des maçons, des menuisiers qu’on a ramassés pour venir enseigner nos enfants et que c’est vraiment un crime intellectuel puisque ces enfants-là ne connaissent rien. Et, après la grève, ce sont les mêmes enseignants du SLECG d’Aboubacar Soumah qui sont venus frapper les enseignants contractuels dans les classes, déchirer les cahiers et autres-là. Si aujourd’hui c’est eux qui courtisent, le SNE reste serein, vigilant et nous savons que la victoire est de notre côté et que les plus conscients de ces contractuels comprendront que Dieu n’aime pas l’ingratitude et ne fera pas cet acte d’ingratitude au niveau du SNE.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Université de Kindia : Dr Jacques Kourouma passe le témoin à Dr Daniel Lamah

22 octobre 2019 à 12 12 49 104910

Récemment nommé recteur de l’université de Kindia, Dr Daniel Lamah a pris les rênes de cette institution d’enseignement supérieur dans la journée d’hier lundi, 21 octobre 2019. La cérémonie a connu la présence des autorités, des cadres des différents services et les enseignants-chercheurs, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la salle de conférence du rectorat de l’université de Kindia qui a servi de cadre à cette cérémonie. Après avoir passé 3 ans à la tête de cette institution, le très contesté Dr Jacques Kourouma a passé le témoin à Dr Daniel Lamah.

C’est le directeur général adjoint de l’enseignement supérieur, Professeur Mambi Keita, qui a présidé la rencontre. « Ce que chacun de nous doit comprendre, c’est qu’une université est un ensemble de facultés, un ensemble de centres de recherche, un ensemble d’écoles et les grands services. Ce qui est évident, l’université de Kindia n’a pas tous ces éléments encore. Donc en réalité, c’est un projet d’établissement que les collègues qui sont nommés doivent pouvoir développer, c’est à dire il faut asseoir l’université en diversifiant des facultés, en créant des écoles, des centres et des laboratoires de recherche », a-t-il conseillé.

Dans son discours, Dr Jacques Kourouma, le recteur sortant, a souhaité la bienvenue à son successeur tout en invitant les uns et les autres à la bonne collaboration. « Je veux simplement remercier les uns et les autres. Ce moment solennel est une occasion pour moi de rendre hommage à monsieur le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique par qui, sur sa proposition, le président de la République m’a fait confiance en me nommant il y a 3 ans à ce service. Je voudrais souhaiter la bienvenue au nouveau recteur et à monsieur le secrétaire général qui l’accompagne. Mes remerciements aux autorités administratives de Kindia, aux sages et religieux de Kindia, aux femmes leaders de Kindia, la jeunesse de Kindia et à la population entière qui nous a aidés à accompagner, à accueillir les étudiants à l’université de Kindia. Je ne veux pas terminer sans remercier sincèrement mes collaborateurs. Je leur dis grand merci. Et c’est aussi l’occasion pour moi de vous dire de faire plus ce que vous avez fait pour moi pour accompagner le nouveau recteur. Il faut le soutenir dans ses actions pour l’encourager à chaque pas .Ne le laissez pas seul. Cette expérience m’a prouvé que c’est ensemble qu’on va avancer. C’est pourquoi je vous le confie. Mais en retour, monsieur le nouveau recteur, je vous invite aussi à les accepter chacun dans sa diversité, dans sa différence », a dit Dr Jacques Kourouma.

Dr Daniel Lamah, recteur de l’université de Kindia

Pour sa part, Docteur Daniel Lamah, le nouveau recteur de l’université de Kindia, a exprimé sa satisfaction pour la confiance placée en lui tout en se disant conscient des défis qui l’attendent. « Mon sentiment est un sentiment de satisfaction, pare que j’ai bénéficié d’abord de la confiance des autorités. Et sur le terrain, nous avons vu qu’à l’interne, les étudiants et les étudiantes, les travailleurs, toutes catégories confondues, sont satisfaits de notre arrivée ici. C’est vrai, c’est de la joie mais en fait, il faut être humble et avoir le sens de l’humilité, reconnaître que c’est un défi qu’il faut relever. Ce défi est un défi de devoir vis-à-vis des bénéficiaires directs qui sont les étudiants mais aussi des travailleurs à l’interne pour qu’à partir des résultats internes qu’on va réaliser ensemble pour qu’on puisse montrer à l’autorité hiérarchique quelle ne s’est pas trompée. Nous devons travailler d’arrache-pied pour apporter des transformations positives au niveau de cette institution afin de soigner limage de cette université par des résultats et de mettre tout le monde au travail dans un climat de confiance et de franche collaboration », a laissé entendre dit Dr Daniel Lamah.

Il est à préciser que Dr Karim Camara a également passé le témoin à Dr Mamadou Billo Doumbouya au poste nouveau secrétaire général de l’université de Kindia.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Manifestations du FNDC: de nombreuses écoles de Ratoma paralysées

21 octobre 2019 à 8 08 15 101510

Après 3 jours de manifestation et une journée ville morte lancés le lundi dernier par le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) contre un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé, plusieurs établissements scolaires de Conakry sont désertés. C’est le cas dans la commune de Ratoma, où de nombreuses écoles ont été paralysées. Un tour dans certaines écoles, effectué par un reporter de Guineematin.com le vendredi dernier, 18 octobre 2019, a permis de toucher du doigt cette réalité.

Au complexe scolaire Bill Clinton de Koloma, aux abords de la route Le Prince, théâtre d’affrontements entre jeunes et fores de l’ordre, les élèves n’ont pas repris le chemin de l’école. Ici, même si tous les enseignants programmés ont répondu présent, la plupart des élèves étaient absents. Un fait que déplore Naby Sylla, le Coordinateur Général de l’école.

Naby Sylla

« Les trois jours de manifestations-là ont impacté les cours. Parce qu’à partir du lundi, mardi et mercredi, nous n’avons pas pu faire cours. Très malheureusement, ni les élèves et ni les enseignants ne sont venus à l’école. C’est hier jeudi qu’il y a eu une reprise. Mais, cela aussi n’a pas été effectif. Avec quelques élèves, on les a gardés jusqu’à 11H juste pour les libérer. Aujourd’hui, ils sont venus et nous avons cours jusqu’à midi. Les enseignants à leur niveau, ils ont tous répondu présent. Dans une sale qui prend 40 élèves, on ne trouve que 3 aujourd’hui. C’est au niveau des élèves où il y a des problèmes », déplore-t-il.

Poursuivant son intervention, le Coordinateur Général du complexe scolaire Bill Clinton, a expliqué les absences par la peur et la méfiance du côté des élèves et des parents d’élèves. « Malgré tout ça, les parents n’ont pas lâché les enfants pour venir à l’école. Non seulement il y a la peur et en même temps, l’idée de manifestation traverse l’esprit des gens. Surtout à Koloma ici, Cosa et Bambéto ainsi de suite, ce n’est pas facile de gérer. Il est un peu difficile, dès qu’on parle de mouvement sur l’axe, ce n’est pas facile pour les parents de libérer des enfants pour venir. Donc, on ne peut pas les conseiller de laisser les enfants venir à l’école ››.

Le constat est plus amer à l’école primaire de Koloma Soloprimo. Là, quelque encadreurs ont répondu présent mais toutes les salles de classe sont fermées ce vendredi. Aucun n’élève n’était présent, ni dans la cour ni dans les salles de classe. Sur les lieux, les responsables de l’école n’ont pas accepté de répondre aux questions de notre reporter.

Même constat au collège de Koloma, où toutes les salles de classes et la direction sont fermées. Il n’y avait pas l’ombre d’un chat aux environs de 11h.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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Institut des Mines et Géologie de Boké : les étudiants se font toujours attendre

19 octobre 2019 à 15 03 12 101210
Dr Daouda Keita, Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké

Plus de deux semaines après la rentrée universitaire 2019-2020, la majorité des étudiants de l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké n’ont toujours pas repris le chemin des classes. Malgré tout, les autorités de l’institution d’enseignement supérieur ont décidé de démarrer les cours avec le peu d’étudiants présents, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Boké.

Dr Daouda Keita, le directeur général adjoint chargé des études, les cours ont débuté à l’ISMGB depuis le 08 octobre. Mais jusqu’à présent, la grande partie des étudiants n’ont pas répondu présent. « Depuis le 3 octobre dernier nous sommes tous là. Et on a mis en place une équipe pour les inscriptions et réinscriptions. Mais cette année, on a constaté le retard des étudiants, jusqu’à maintenant ils ne sont pas nombreux. Néanmoins, on a commencé les cours depuis le 08 octobre au niveau de l’Université Géo-mines de Boké », a-t-il indiqué.

Le responsable éducatif espère cependant que les étudiants viendront dans les prochains jours et que cette année universitaire sera bien réussie. Il se félicite notamment de l’arrivée de nouveaux cadres qui vont renforcer le personnel de l’institut. « Cette année, nous avons eu la chance d’avoir 25 cadres qui vont prendre service dans notre institution. À ce niveau, il était question de donner la base de la pédagogie universitaire, il était important de montrer à ces jeunes que l’enseignement n’est pas un lieu où on peut s’enrichir mais plutôt un lieu où il faut se sacrifier pour un résultat. On leur a montré comment faire le plan du cours et tous les documents liés à la pédagogie de l’enseignement supérieur ».

Choisi pour être une école d’excellence, l’institut supérieur des Mines et de la Géologie de Boké a bénéficié aussi de nouveaux équipements cette année. De quoi réjouir le DGA chargé des études. « On a reçu des machines qui nous permettront de mettre un labo en place. Et c’est un élément important pour rendre pragmatique nos cours dans les différentes classes. Parce que l’enseignement des Mines et de la Géologie est une option de métier. Donc nous allons démontrer par des travaux pratiques. Avec ces équipements, nous allons rendre les travaux plus pratiques pour améliorer la formation de nos étudiants. Ça nous permettra aussi de faire des prestations pour les entreprises minières », a dit Dr Daouda Keita.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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EP Franco-arabe Nouria de Kankan : les cours perturbés par une inondation

13 octobre 2019 à 9 09 53 105310

L’année scolaire démarre mal pour l’école primaire Franco-arabe Nouria située au quartier Dalako dans la commune urbaine de Kankan. A peine entamés, les cours sont perturbés par une inondation de la cour de l’établissement, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ces derniers jours, de fortes pluies s’abattent sur la ville de Kankan. Elles provoquent l’inondation des rues et autres endroits publics de plusieurs quartiers situés en périphérie du centre-ville. C’est ainsi que la cour de l’école primaire Franco-arabe Nouria a été envahie par une quantité importante d’eaux stagnantes. Ce qui rend difficile l’accès des salles de classe.

A cause de cette inondation, les élèves de la première année n’ont toujours pas pu reprendre les cours. Les responsables de l’école disent ne pas vouloir prendre le risque d’envoyer les tout-petits traverser ces eaux pour aller en classe. Le jeudi dernier d’ailleurs, il n’y a pas du tout eu cours dans cette école.

Elhadj Sékou Kaba, le directeur de l’établissement scolaire avait dû libérer tous les élèves ce jour-là. « Les élèves et les enseignants étaient là. Mais, à cause de l’inondation qui frappe notre établissement, j’ai été obligé de les libérer. Vu la quantité de l’eau, je ne peux pas prendre le risque de garder les élèves », a dit le directeur.

Face à cette situation, ce responsable de l’école primaire Franco-arabe Nouria de Kankan appelle à l’aide pour libérer la cour de l’établissement des eaux stagnantes. « Je sollicite de l’aide auprès de tout le monde : les parents d’élèves, les autorités, les personnes de bonne volonté. Tout ce que les gens peuvent faire, qu’ils le fassent pour nous car c’est impossible d’étudier dans l’inondation », a lancé Elhadj Sékou Kaba.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Enseignement supérieur : plusieurs responsables d’universités et instituts remplacés

12 octobre 2019 à 9 09 21 102110

Dans un décret lu dans la soirée d’hier, vendredi 11 octobre 2019, à la télévision nationale, le président de la République a procédé à des remaniements au sein de plusieurs institutions d’enseignement supérieur du pays. Des recteurs, directeurs généraux et secrétaires généraux entre autres, ont été remplacés.

Guineematin.com vous propose ci-dessous les différentes nominations effectuées par le chef de l’Etat.

Université de N’zérékoré

Recteur : Dr Oumar Keïta, précédemment directeur général de l’institut supérieur des Mines et Géologie de Boké.

Université de Kindia

Recteur : Dr Daniel Lamah, précédemment secrétaire général de l’Université de Sonfonia

Secrétaire général : Dr Mamadou Bilo Doumbouya, enseignant-chercheur à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry

Université de Sonfonia

Vice-recteur chargé des études : Professeur Momoya Sylla, ancien secrétaire général de l’Université de Labé

Secrétaire général : Dr Campel Doumbouya, précédemment vice-doyen de la faculté des sciences sociales

Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké

Directrice générale : Dr Diaka Sidibé, précédemment directrice générale adjointe du centre mines et sociétés (Banque mondiale) de l’institut des Mines et Géologie de Boké, chef de département à l’autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement, la formation et la recherche (ANAC).

Institut supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) de Kountia

Directrice générale : Professeur Djenabou Barry, précédemment directrice générale adjointe du centre d’excellence de prévention et contrôle des maladies transmissibles (Banque mondiale), du laboratoire de recherche de la société démocratie et développement durable à l’Université de Sonfonia.

Institut Supérieur des Sciences et de Médecine Vétérinaire de Dalaba

Secrétaire général : Professeur Mamadou Alpha Baldé, enseignant-chercheur à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah.

Décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Rentrée universitaire : grand enthousiasme chez certains étudiants de Kankan

8 octobre 2019 à 13 01 52 105210

A l’image des autres institutions d’enseignement supérieur du pays, l’Université Julius Nyerere de Kankan a entamé l’année universitaire 2019-2020 hier, lundi 07 octobre 2019. Même si cette rentrée a été morose, les étudiants rencontrés sur le campus par le correspondant de Guineematin.com à Kankan étaient plutôt enthousiastes et motivés à reprendre les cours.

En cette première journée de la nouvelle année universitaire, l’heure était aux opérations d’inscription et de réinscription des étudiants. Des opérations qui ne connaissent pas encore un grand engouement. Car peu d’étudiants ont rejoint le campus ce lundi. C’est le cas de Mamady Sylla, étudiant au département Lettres Modernes.

Mamady Sylla, étudiant au département Lettres Modernes

« J’ai un sentiment de satisfaction par rapport à la reprise des cours aujourd’hui. C’est normal après les vacances de revenir suivre les cours. Je lance donc un appel à mes amis de venir s’inscrire et de se faire réinscrire. Aujourd’hui, on n’a pas fait cours parce qu’il y a des préalables, mais la réussite de l’année universitaire dépend d’abord du début de cette année », estime cet étudiant visiblement motivé à démarrer les cours.

Le même enthousiasme se ressent chez Oumar Cissé qui arrive pour la première fois à l’Université. Il est heureux de retrouver ses amis au campus universitaire. « Ce n’est pas facile d’être admis à l’Université. Je suis très content d’être ici. Même si on n’a pas encore procédé à l’inscription pour le moment et on n’a pas non plus commencé les cours, ça fait quand même du bien de partager ses instants de campus avec les amis », soutient-il.

Djenabou Condé, orientée au département Mathématiques de l’Université de Kankan

Djenabou Condé, orientée au département Mathématiques de l’Université de Kankan, est venue aussi se faire inscrire. « Je suis venue pour me faire inscrire, mais je constate qu’il y a peu d’étudiants présents sur place. Je suis vraiment contente d’être là, c’est ici que j’ai choisi, et c’est ici qu’on m’a orienté. J’invite vraiment tout le monde à venir pour qu’on puisse bien débuter les cours », a-t-elle lancé.

Selon certains, le manque d’engouement autour des opérations d’inscription et de réinscription s’expliquerait par les frais jugés élevés auxquels les étudiants doivent s’acquitter. L’inscription coûte 250 000 et la réinscription 200 000 francs guinéens.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Bangouyah cherche enseignants : « tous nos enfants sont devenus conducteurs de taxi-moto »

8 octobre 2019 à 12 12 32 103210

Peu avant la réouverture des classes, un des correspondants de Guineematin.com s’est rendu dans la sous-préfecture de Bangouyah, située à 35 kilomètres sur la route de Télimélé. Une des plus oubliées de cette préfecture par nos autorités. Et, parmi les préoccupations des citoyens locaux, il y a le manque d’enseignants. Ce qui pousse les enfants loin des écoles. Aujourd’hui, dans cette sous-préfecture, le droit à l’éducation des enfants est visiblement foulé au sol par les autorités éducatives…

Selon des témoignages recueillis sur place, les enseignants qui sont mutés dans cette sous-préfecture n’acceptent quasiment pas d’y aller. Les quelques rares qui y vont ne durent pas sur les lieux. Et, ceux qui acceptent de servir là-bas n’y érige pas domicile. Ils font la navette entre le centre-ville de Kindia et Bangouyah ; et, ils ne dispensent les cours que trois jours dans la semaine. Conséquences, les élèves finissent par quitter les tables-bancs et deviennent conducteurs de taxi-moto ou apprentis-chauffeurs. Ce, au grand dam de leurs parents qui assistent impuissants à ce triste sort.

Ousmane Barry,

« Notre collège est là ; mais, il n’existe que de nom. Il n’y a pas d’enseignant. Même cinq matières ne sont pas enseignées ici. L’école primaire qui est là aussi, le directeur se trouve au centre-ville de Kindia. Il ne fait que trois jours ici. Donc, si l’école reste comme ça, c’est vraiment une inquiétude pour nous. Les enfants n’étudient pas. Ceux qui doivent faire le collège ont tous abandonné à cause du manque d’enseignants. C’est difficile pour nous. Quand tu envoies ton enfant en ville où il n’a pas de soutien, encore moins un parent qui peut l’encadrer, il ne pourra pas étudier. C’est ce qui fait que tous ces enfants sont devenus apprentis de véhicules ou conducteurs de taxi-moto. Par exemple, moi, j’encadre trois enfants qui font le collège. Ils sont tous orphelins de père et leur mère n’a aucun moyen pour leur permettre de continuer les études en ville. Ici, nous n’avons que deux professeurs pour tout le collège. Je ne connais même pas leurs noms, parce qu’ils ne sont pas logés ici. Après les cours, ils rentrent en ville. Notre école a été renouvelée ; mais, il ne fonctionne pas. Nous sommes dans l’obscurité. Au moment où ma génération étudiait ici, les enseignants venaient avec leurs familles. Aujourd’hui, tous les enseignants qui sont là sont logés en ville. Les enfants n’étudient pas du tout ici », a dénoncé, Ousmane Barry, citoyen de Bangouyah.

Apparemment, le taux de déscolarisation est très élevé dans cette sous-préfecture qui se trouve à 35 kilomètres de la commune urbaine de Kindia, sur « l’ancienne » route nationale Kindia-Télimélé. Il n’y a pas de statistiques disponibles ; mais, les habitants de Bangouyah sont unanimes sur la question.

Selon M’ma Hawa Camara, la présidente des femmes de Bangouyah, c’est le manque criard d’enseignants dans leurs écoles et le manque de moyens des parents qui poussent les enfants à abandonner prématurément les études.

M’mahawa Camara

« Nos enfants n’ont pas d’enseignants. Nos responsables (le sous-préfet et le maire) ont tout fait ; mais, ça ne marche pas. Si un professeur a cours aujourd’hui, après son cours, il rentre en ville. Même si vous lui donnez une place ici, il refuse d’y rester. On ne sait pas pourquoi. Et, pourtant, les enfants sont l’avenir de Bangouyah… Quand on envoie nos enfants en ville, c’est pitoyable. Parce qu’ils n’ont pas un bon tuteur et le problème de nourriture se pose aussi. En plus, comme ils n’ont pas le niveau, les enfants abandonnent complètement l’école. Cette année aussi, la même crainte s’installe chez nous les parents. Parce qu’on se demande si les enseignants qui étaient là l’année dernière vont accepter de revenir… Les enfants qui ont décrochés l’examen d’entrée en 7emeannée sont là pour le moment. Mais, si les enseignants ne viennent pas, on va forcément les amener en ville pour le collège. Ça fait presque six ans qu’il n’y a pas d’enseignant ici. Ceux (les contractuels communautaires) qui sont recrutés par notre directeur d’école sont payés par les parents ; et, la mensualité est fixée à 3 000 francs. Mais, payer ça aussi est tout à fait un problème. Car, les parents n’ont pas les mêmes moyens. Aujourd’hui, tous les enfants de Bangouyah sont devenus des conducteurs de taxi-moto. Et, cela n’est pas un avenir pour un enfant qui veut être une relève de demain », a expliqué M’ma Hawa Camara.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Rentrée universitaire 2019 : ce qu’en disent certains étudiants de Sonfonia

7 octobre 2019 à 23 11 17 101710

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, la rentrée universitaire a eu lieu ce lundi, 07 octobre, 2019 sur toute l’étendue du territoire national. A l’université Général Lansana Conté de Sonfonia (ULGC), les cours ont effectivement démarré, même si l’engouement n’était pas au rendez-vous. Très peu d’étudiants ont pris part à cette rentrée. Interrogés par notre reporter, ils ont exprimé leurs sentiments sur l’année qui commence et leurs souhaits d’une année universitaire sans grève.

La rentrée pédagogique a eu lieu ce lundi 07 octobre 2019 dans les institutions d’enseignement supérieur de la Guinée. Des étudiants de l’Université de Sonfonia ont dit leurs attentes par rapport à cette nouvelle année universitaire.

Décryptage !

Aïcha Fatou Kaba, étudiante en Licence 2 Sciences du langage

Aïcha Fatou Kaba, Licence 2 Sciences du Langage : « je suis très heureuse de reprendre les cours ce lundi. Nous sommes-là après les vacances. Les professeurs sont là, ils sont prêts, nous aussi, nous sommes prêtes. Il se peut que nos amis qui ne sont pas venus aient eus des empêchements ou peut-être ils attendent un moment pour reprendre les cours. En tout cas, je voudrais qu’ils soient là comme nous, qu’ils reprennent les cours. Cette année, je souhaite que nous finissions vite les cours, qu’il n’y ait pas de grève. Nous voulons étudier dans le calme, dans l’harmonie ».

Mohamed Lamine Diakhaby, étudiant en Licence 2 Géographie

Mohamed Lamine Diakhaby, Licence 2 Géographie : « je suis fier d’être à l’école aujourd’hui. Parce qu’aujourd’hui c’est le premier jour de la rentrée universitaire et c’est pour cela que nous sommes-là. Je demande à mes amis étudiants de se mobiliser pour suivre les cours. Car, l’homme sans étude n’est rien. On a commencé aujourd’hui les cours, on cherche à terminer les programmes rapidement. Cette année, on doit alterner la théorie et la pratique. Donc, on va suivre la théorie et appliquer la pratique car un bon géographe est avant tout un praticien ».

Abass Sylla, étudiant en Licence 2 philosophie, concentration psycho-criminologie

Abass Sylla, Licence 2 philosophie, concentration Psycho-criminologie : « le sentiment qui m’anime aujourd’hui est un sentiment de satisfaction. Nous sommes venus reprendre les cours dans la santé, et les cours ont débuté. On a fait une prise de contact avec notre ancien professeur de sociologie de Guinée, on se sent bien. Il nous a fait un rappel des cours de sociologie de Guinée, tout va bien. Ceux qui ne sont pas venus, le message que j’ai à leur endroit, c’est de venir massivement suivre les cours. Parce que les premiers cours sont très intéressants et on se sent bien dans ces premiers cours avec la prise de contact avec les professeurs. Pour ma part, je me suis fixé un objectif depuis que je faisais le collège, j’ai dit que je veux faire la psychologie à l’université. Donc le défi cette année, c’est de valider mes matières et comprendre ce que je dois faire ».

Marima Baïlo Diallo, étudiante en Licence 3 recherches

Mariama Baïlo Diallo, Licence 3 Recherches : « je suis très heureuse parce que les cours ont repris. C’est un sentiment de plaisir que je ressens aujourd’hui. Mon défi cette année, c’est de valider toutes les matières et avoir mon diplôme ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08

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Rentrée universitaire : notre constat à l’Université Gamal de Conakry

7 octobre 2019 à 22 10 57 105710

Comme prévu, la rentrée universitaire a eu lieu ce lundi, 07 octobre 2019, en Guinée. Les vacances terminées, les activités reprennent dans les institutions d’enseignement supérieur du pays. Et, cette reprise a été plutôt timide à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Pr Cheick Abdoul Baldé, Vice recteur de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry

Après les préparatifs, place au travail pour les responsables de l’Université Gamal. Selon le Professeur Cheick Abdoul Baldé, vice-recteur de cette institution d’enseignement supérieur publique, toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement de cette nouvelle année universitaire. « Ici à Gamal Abdel Nasser de Conakry, la rentrée est effective. En ce qui concerne les préparatifs pour le bon déroulement des programmes, des dispositions sont prises : nous avons notamment aménagé les salles de classe, les tableaux sont repeints, les enseignants sont prêts.

A l’occasion de la rentrée administrative, nous avons exigé à ce que tout soit mis en œuvre pour la réussite de l’année universitaire 2019-2020. Cette année, nous avons reçu 10144 étudiants de toutes options confondues. Les cours, les inscriptions et les réinscriptions commencent aujourd’hui. Pour ce qui est des inscriptions et les réinscriptions, elles se poursuivront jusqu’au 09 novembre 2019. L’inscription c’est 250 mille francs guinéens pour les nouveaux et 200 mille francs guinéens pour les anciens. Ça c’est adopté par toutes les Universités depuis l’année dernière », a indiqué monsieur Baldé.

Mais à Gamal, ce n’est pas encore le grand engouement. Même si les enseignants sont pour la plupart présents, les étudiants ne sont pas au rendez-vous. Dans toutes les salles de classe que nous avons visitées, peu d’étudiants étaient présents. Ce qui n’a pas empêché quand même la reprise des cours par endroits. C’est le cas de la classe de première année Biologie, où Marcel Kamano a dispensé son premier cours de Mathématiques.

« Vous avez vu la salle, sur 250 étudiants il n’y que ce nombre que vous voyez là (36 présents). Normalement, c’est aujourd’hui la rentrée pédagogique mais les étudiants viennent au compte compte-goutte. Il y a très peu d’étudiants par rapport à l’effectif total. Peut-être que c’est les parents qui ne sont pas prêts à laisser les étudiants venir s’inscrire. On ne sait pas exactement pourquoi ils ne sont pas encore prêts à venir », soutient l’enseignant.

Youssouf Chérif, président des étudiants de la licence 4 Génie Civil

De son côté, Youssouf Chérif, président des étudiants de la licence 4 Génie Civil, estime qu’il y a encore des choses à régler avant que tout soit prêt à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. « Nous sommes là, les choses ont commencé, mais tout n’est pas quand même totalement terminé, puisqu’il y a des salles de classe qui sont rénovation. Pour ce qui est de l’inscription, normalement les choses devaient rentrer en ordre depuis le 03 octobre dernier mais moi je n’ai pas eu l’occasion de me réinscrire. Jusqu’à présent je ne me suis pas encore réinscrit. J’appelle mes collègues qui sont à Conakry et à l’intérieur du pays qui n’ont pas encore repris, à venir reprendre les cours », a lancé l’étudiant.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel : 00224622919225 / 66691922

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Boké : les cours reprennent malgré l’absence des élèves

7 octobre 2019 à 21 09 49 104910

Comme cela était attendu, les cours ont finalement repris ce lundi, 07 octobre 2019, dans les écoles de la commune urbaine de Boké. Mais, le rythme est loin encore de revenir à la normale en raison de la faible affluence des élèves, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après trois jours passés sans aller à l’école, les élèves de Boké commencent à reprendre le chemin des classes. Ce lundi, près de la moitié de l’effectif était présent à l’école primaire du centre. Ce qui a permis de démarrer les cours. « Nous avons effectivement repris les cours. Tous les maîtres programmés sont venus et ont donné leur cours conformément à l’emploi du temps préétabli. Mais les élèves étaient très peu. Seulement 48% de notre effectif était présent », explique Saïdouba Mamata Camara, le directeur de l’établissement.

Le constat est quasiment le même au groupe scolaire Franco-arabe Al Rahma. « Nous avons commencé les cours à tous les niveaux. Tous les professeurs qui étaient programmés sont venus et ont déjà donné leur premier cours. Mais, la plus grande partie des élèves ne sont pas venus », déplore le principal du collège Amadou Yombo Diallo.

Un constat que regrette aussi le délégué communal de l’enseignement élémentaire de Boké. Mamadou Dian Baldé appelle les parents d’élèves à prendre leurs responsabilités face à cette situation. « Aujourd’hui, la rentrée a été effective, mais elle est vraiment morose. Les enseignants sont venus mais les élèves ne sont pas là. Quand même les cours ont été donnés. Nous appelons donc les parents d’élèves à prendre leurs responsabilités. Ils faut qu’ils obligent les enfants à venir suivre les cours », estime le responsable éducatif.

Selon certains, le retard de la venue des élèves à l’école pourrait s’expliquer par les échecs enregistrés lors des examens nationaux de l’an dernier. Beaucoup de candidats ayant échoué n’auraient toujours pas le courage de reprendre le chemin des classes.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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