A moins d’une semaine de la fête marquant la fin du mois de Ramadan, les clients se font rares au marché de Kankan. Les quelques rares qui s’y aventurent tournent le dos aux vendeurs à cause de la cherté des prix, a constaté sur place Guineematin.com, à travers son correspondant local.

Cette situation de rareté des clients est très manifeste dans le marché de Nabaya, notamment chez les commerçants de chaussures et d’habits. Interrogé ce mardi 20 juin 2017, Samba Sidibé dit Vickson, vendeurs d’habits de femmes au marché Dibida, à la fois grossiste et détaillant, explique la rareté des clients par la flambée des prix. « Comparativement à l’année dernière, les clients se font rares sur le marché, compte-tenu de la flambée des prix des marchandises. L’année passée, on prenait nos marchandises à un prix abordable par rapport à l’année là. Nous aussi, on nous dit que la devise est à la hausse tout comme le dédouanement…», dit-il

C’est pour cette cherté des prix que les clients leur tournent le dos, dit Vickson. « Dès qu’on donne le prix aux clients, ils ont peur et se retournent automatiquement en disant qu’on a trop augmenté le prix et qu’ils gagnent difficilement de l’argent », a-t-il expliqué.

Pour Samba Sidibé dit Vickson, les chaussures de 200 000 francs en 2016 se vendent cette année à 220 000 GNF. Un pantalon qui se vendait à 70 000 GNF est passé à 85 000 francs guinéens cette année.

Aboubacar Bah, vendeur d’habits d’enfants au marché Dibida, estime que la situation du commerce à Kankan ne fait que reculer chaque année. « Franchement, il n’y a pas de marché cette année, chaque année ça ne fait que reculer. Nos clients disent que ça ne va pas, ils ne font que se plaindre ; mais, le problème est que même ceux qui viennent se plaindre sont rares », a-t-il confié à notre reporter.

Selon monsieur Bah, un complet qui se vendait à 25 000 GNF l’année passé se vend cette année entre 30 000 et 32 000 francs guinées. Celui de 30 000 GNF est passé à 45 000 francs guinéens. « Mais, ce n’est pas nous, il y a eu une augmentation des prix en haut, c’est pour cette raison que nous augmentons ici », se défend-il.

Ainsi, comme on le voir, si la veille des fêtes est un moment de grands achats, cette année, de nombreux commerçants risquent de ne pas pouvoir écouler leurs marchandises.

De Kankan, Amadou Oury Souare pour Guineematin.com

Tél.: 628 42 16 32

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