C’est au cours d’une marche pacifique et autorisée, organisée par l’opposition guinéenne que feu Hamidou Diallo a été tué par une balle à Bambéto. Après enquête de la police, le Capitaine Kaly Diallo qui était déployé pour le maintien d’ordre a été accusé par sa hiérarchie d’être l’auteur du crime.

Ce lundi, 18 décembre 2017, à la barre du tribunal de première instance de Dixinn, l’accusé a nié être à l’origine du tir qui a ôté la vie à Hamidou Diallo. Il a précisé que ce 18 Août 2016, il n’était pas le seul policier à sortir avec une arme de guerre pour aller à la manifestation.

Il dit que ce jour le commandant Ibrahima Sory Dioubaté qui est le chef d’unité, le Capitaine Mohamed Lamine Soumah, le commandant Soriba Soumah et lui même Kaly Diallo sont tous sortie avec chacun une arme. Le capitaine Kaly Diallo a d’ailleurs ajouté que l’instruction de sortir avec ces armes a été donné dans l’enceinte de la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) de Bambeto.

Même si les officiers accusés disent n’être pas sortis armés, Kaly persiste et signe qu’ils sont tous sortis ce jour avec une arme, chacun.

Finalement, maître Salifou Beavogui, l’avocat de la partie civile, très a remonté, a rappelé le tribunal qu’il y a eu au moins 80 morts lors des manifestations autorisées de l’opposition. « Alors, s’il y a eu des instructions particulières de port d’armes, il y a lieu de s’inquiéter ; car, on a toujours cherché les auteurs, mais en vain ! »…

Le procès se poursuit actuellement dans un tribunal surchauffé par ces révélations du capitaine Kaly Diallo…

A suivre !

Du TPI de Mafanco, Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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