La plainte du parti présidentiel contre le principal parti de l’opposition guinéenne n’est pas passée inaperçue ! Docteur Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG a nommément cité Sanoussy Bantama Sow, ministre de la Culture et du patrimoine historique d’être derrière la plainte. Une initiative qui pourrait remettre en cause le calme constaté sur place depuis la tenue des élections locales, a expliqué au téléphone de Guineematin.com le vice-président de l’UFDG.

L’opposant a accusé le ministre d’avoir reçu d’importantes sommes d’argent du pouvoir avec la ferme promesse de faire élire un maximum de conseiller.

« En plus de l’implication éhontée des membres de l’administration, les parrains des différentes préfectures ont reçu beaucoup d’argent pour que chacun puisse ramener des victoires. Malheureusement pour Bantama Sow, sur les 31 conseillers de la commune urbaine de Mamou, il n’a pu offrir à ‘’son père’’ Alpha Condé que quatre ! Maintenant, préoccupé par une éventuelle justification de cet échec lamentable, il cherche à intimider les juges pour faire changer les résultats, même si ça pourrait remettre en cause la paix qui règne à Mamou depuis la tenue des élections locales, le dimanche 04 février 2018 », dit-il.

Pour Fodé Oussou Fofana, l’opinion nationale et internationale est aujourd’hui témoin qu’il n’y a jusque-là aucun problème à Mamou et que tout ce qui adviendra sera du fait du ministre de la Culture et du patrimoine historique et natif de la préfecture de Mamou. « Bantama Sow cherche un alibi pour ne pas qu’on lui demande d’expliquer cette cuisante défaite dans sa ville natale. Il n’a qu’à d’ailleurs montrer combien il a eu dans son propre village, à Bantamayah », s’est moqué l’opposant.

A rappeler que le parti au pouvoir a porté plainte contre le principal parti de l’opposition guinéenne au tribunal de première instance de Mamou. A travers cette plainte (de quatre pages), adressée au président de cette institution judiciaire chargée de trancher sur le contentieux électoral pour les élections communales, le RPG Arc-en-ciel a égrainé un chapelet de « faits » qu’il accuse certains partisans et responsables de l’UFDG d’avoir commis avant, pendant et après le scrutin du 04 Février 2018, dans plusieurs circonscriptions électorales de la préfecture.

A suivre !

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