L’attaque à main armée qui a coûté la vie à un citoyen il y a quelques jours au district de Tölou, ne laisse pas indifférentes les autorités de Tountouroun. Le sous-préfet se dit très peiné de cette situation et fustige le manque d’agent de sécurité dans sa juridiction, rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants basé à Labé.

En effet, c’est le mardi 18 septembre 2018 que cette attaque s’est produite dans le district de Tölou, sous-préfecture de Tountouroun. Irrité par l’insécurité grandissante, le sous-préfet, Mamadou Diouma Diallo, dénonce le manque d’agents de sécurité dans sa localité, malgré l’alerte qu’il a lancée auprès de sa hiérarchie.

Trouvé à sa résidence hier vendredi, en concertation avec les autorités locales de Tölou, le sous- préfet a dit n’avoir qu’un seul agent. « A Tountouroun, je n’ai qu’un seul gendarme. Et, c’est le seul qui est chargé de sécuriser les citoyens et leurs biens dans les sous-préfectures de Tountouroun et de Dalein. Et pire, ce même gendarme ne réside même pas à Tountouroun. C’est quand il y a problème, je l’appelle, il quitte Labé pour se rendre à Tountouroun. A ce que je sache, à Tountouroun, on est au moins 15 000 citoyens, sans compter ceux qui relèvent de Dalein. Ce qui veut dire, que c’est un seul gendarme pour plus de 15 000 citoyens. Il n’y a même pas de poste de police », a fait remarquer l’administrateur.

Diouma Diallo

Revenant sur l’attaque à main armée du mardi à Tölou et sur ce qu’il a fait par la suite, le sous-préfet a dit : « nous sommes arrivés là-bas vers 21 heures. A cette heure, personne ne dormait. Mais, si on n’a pas pu mettre main sur ces criminels, c’est parce que le gendarme était seul. Donc, il a cherché à sauver sa tête. Voyant qu’on est exposé à toute forme d’insécurité, dès que je suis venu à Tountouroun, j’ai écris à ma hiérarchie pour qu’on soit doté d’agents de sécurité suffisants et équipés. Mais, comme tel n’a pas vu le jour jusqu’à présent, on s’est dit qu’il faut que la jeunesse s’organise en comité de vigilance pour la sécurité de leur localité ».

Elhadj Maladho Diallo

De son côté, Elhadj Mamadou Maladho Diallo, le président du district de Tölou, a fait savoir que jusqu’à présent, la psychose règne chez les citoyens. Pour preuve, le médecin en service dans son district menace de quitter. « Depuis que ce crime s’est produit à Tölou, les citoyens vivent la peur au ventre. Pour preuve, depuis hier, la responsable du poste de santé de Tölou dit qu’elle ne peut plus rester là où elle est logée actuellement, parce que c’est en bordure de la route. On lui a cherché un autre logement, mais elle dit que là aussi, elle n’en veut pas. Nous sommes vraiment peinés, parce que tous les citoyens de Tölou sont satisfaits de sa prestation depuis qu’elle est là. Maintenant, si cette dernière dit qu’elle a peur de demeurer chez nous, ça nous inquiète à plus d’un titre. C’est pourquoi, nous sollicitons auprès des autorités au plus haut niveau de nous venir en aide pour assurer notre sécurité ».

En attendant que des dispositions soient prises, la mise en place des comités de vigilance demeure la seule alternative pour la sécurité des citoyens et de leurs biens à Tölou.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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