Revenu récemment au bercail après un séjour de prise de contact à l’extérieur, le président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) a communié avec ses militants puissamment mobilisés au siège de son parti, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 29 septembre 2018.

Devant une foule acquise à sa cause, Dr Ousmane Kaba a fait le compte rendu de sa tournée internationale avant de critiquer sévèrement la gestion actuelle du pays par le professeur Alpha Condé, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Partout, les Guinéens veulent voir ce pays décoller

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le président du PADES s’est rappelé de la date historique du 28 septembre 1958 tout en louant les efforts de nos devanciers qui se sont battus pour l’accession de notre pays à l’indépendance.

« La Guinée a versé son sang pour l’émancipation de l’homme noir, souvenons-nous en ! Ces hommes et ces femmes se sont battus pour notre dignité. Ils se sont battus pour l’indépendance de la Guinée et de l’Afrique. Aujourd’hui, 60 ans après, j’ai du plaisir à leur rendre hommage. Merci messieurs les bâtisseurs de cette indépendance », a introduit Dr Ousmane Kaba.

Après ce rappel, le président du Parti des Démocrates pour l’Espoir s’est attelé à faire le compte-rendu de sa tournée à ses militants fortement mobilisés.

« Ça a commencé au Maroc, Casablanca, Rabat, nous avons rencontré des militants aussi patriotes que vous, aussi soucieux de l’avenir de la Guinée que vous. Ils ont exprimé leur ambition de voir la Guinée décoller. C’est parce que la Guinée va mal que des guinéens quittent l’intérieur du pays pour venir à Conakry et c’est parce que Conakry va mal qu’ils prennent le chemin de l’exil. Et, de là, nous sommes partis aux Etats Unis. Nous avons rencontré des guinéens qui ont envie de voir la Guinée décoller, nous les avons rencontrés à Washington, New York, Philadelphie, Boston, Hawaï, Colombus, Detroit Michigan, Caroline du nord, Caroline du Sud où il y a des milliers de guinéens qui sont soucieux comme vous et qui suivent tout ce qui se passe en Guinée à la minute près. Des Etats-Unis, nous sommes allés en France, Paris, Nantes, Marseille partout où vivent des guinéens. Ils veulent que la Guinée marche. Nous avons parlé avec les guinéens de Londres, Manchester, ils sont là-bas et ont envie que la Guinée marche. A Bruxelles, des milliers de Guinéens sont là-bas, en Hollande ce sont vos fils, nos frères qui ont envie que la Guinée marche, qui sont aussi soucieux comme vous », a dit Dr Ousmane Kaba.

La Guinée est le pays de l’impunité par excellence

S’exprimant sur la gestion actuelle du pays par le professeur Alpha Condé, Dr Ousmane Kaba dénoncé ceux qui pillent l’économie guinéenne. « La Guinée est un pays où il y a la délinquance financière et l’impunité totale. Bien que la Guinée soit belle, chaque matin, on entend que des gens ont détourné 20 millions de dollars, 30 millions de dollars. D’ailleurs les voleurs guinéens ne parlent jamais en francs guinéens mais ils ne parlent qu’en dollars. Dans un pays aussi pauvre, c’est scandaleux ! L’administration, au lieu d’aider la nation, est en train de piller notre pays au vue et au su de tout le monde dans une impunité totale. C’est par excellence le pays de l’impunité », dénonce-t-il.

Port de Conakry : on ne peut pas négocier en privé un bien public

Concernant la cession du quai conventionnel du port autonome de Conakry à la société Turque Albayrak, Dr Ousmane Kaba affirme qu’il ne discute pas de ce dossier. « Le port appartient à toute la Guinée. Nous les économistes, nous appelons ça un bien public, on ne peut pas négocier en privé un bien public. On ne peut pas négocier en cachette un bien qui appartient à tout le monde, ça n’a pas de sens. Voilà pourquoi nous avons pris position contre l’accord qui a été signé. Parce que c’est un accord qui n’a pas fait intervenir les cadres du port, ni les cadres du ministère des Transports, ni l’administration, ni les conseillers à la présidence, ni l’assemblée nationale ».

En outre, Dr Ousmane Kaba a regretté le fait que les enseignants guinéens soient mal payés car selon lui, les professionnels de la craie n’ont pas où se débrouiller. Une situation qui découle du faible budget alloué par le gouvernement à l’éducation qui n’est que de 13% comparativement aux autres pays de la sous-région.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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