Boké : les présidents Condé et Weah au port de Dapilon

12 juillet 2019 à 19 07 53 07537

Boké, 12 juillet 2019 – En visite de travail et d’amitié en Guinée, le Président de la République du Liberia, Son Excellence Georges Weah, en compagnie de son homologue guinéen, le Président Alpha Condé, a visité le port fluvial de Dapilon du consortium SMB (Société minière de Boké) Winning à Boké.

Construit en 2015, le port de Dapilon a de nos jours une production annuelle de 40 millions de tonnes de bauxite avec 10 000 emplois directs.

Le quai du port a été la première étape de cette visite des deux Présidents. Ce quai possède 10 grues de 13 tonnes par godet et une barge de 7 000 tonnes. La durée de chargement du bateau est de 9 heures.

De là, les Présidents Weah et Condé ont visité le pont flottant qui est le premier opérationnel en Afrique. Ce pont de 120 m de long et 40m de large appelé Winning Dreamdock, permet de faire la réparation des bateaux et les équipements flottants.

Le chantier naval dudit port qui est un atelier pour la réparation des bateaux a été la dernière étape de cette visite. Ce centre permet aussi de fabriquer les pièces des bateaux utilisés pour le transport minier et assurer la formation des techniciens locaux en maintenance. Ce qui rend autonome ce port en matière de pièces de rechange pour les bateaux. Selon les responsables de ce port, cet atelier est même capable de fabriquer un bateau de 50 m.

Le port de Dapilon qui s’étend sur 800 hectares va connaître aussi une extension les années à venir.

Le Bureau de Presse de la Présidence

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BEPC : un candidat et deux surveillants renvoyés à Boké

10 juillet 2019 à 16 04 25 07257

Un candidat au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) et deux surveillants ont été sanctionnés ce mercredi, 10 juillet 2019, à Boké. Les trois personnes ont été renvoyées définitivement de leur centre, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est au centre du collège Filira, situé dans la commune urbaine de Boké, que cette situation est survenue. Un candidat a été surpris avec son téléphone portable en classe lors de l’épreuve d’Education Civique et Morale (ECM). L’élève et les deux enseignants chargés de surveiller cette salle ont été immédiatement renvoyés.

Habib Bah, délégué de ce centre d’examen
Habib Bah

« Depuis lundi jusqu’à maintenant, tout s’était bien passé, il n’y avait rien à signaler. Mais, c’est aujourd’hui qu’on a pris un enfant avec un téléphone dans la salle d’examen. C’est le délégué national qui est venu, il m’a appelé en disant qu’il a trouvé un téléphone avec un élève dans la salle numéro 1. Le candidat a été directement éliminé et les deux surveillants qui étaient dans la salle ont été définitivement renvoyés. On a dit aux surveillants de bien fouiller, peut-être qu’ils l’ont fait, mais de toute façon ils n’ont pas été vigilants parce qu’ils n’ont pas détecté le téléphone », a expliqué Habib Bah, le délégué de ce centre d’examen.

Le candidat et les deux surveillants concernés sont rentrés à la maison. Leur élimination a provoqué une grosse psychose dans ce centre. Elèves et enseignants sont très inquiets et restent assez méfiants.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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Boké : début satisfaisant des épreuves du BEPC

8 juillet 2019 à 18 06 23 07237
Ansoumane Diallo , candidat au Brevet d’Etudes du Premier Cycle

Comme partout en Guinée, le Brevet d’Etudes du Premier Cycle a démarré ce lundi, 08 juillet 2019, à Boké. L’inspecteur régional de l’éducation, le délégué national et plusieurs cadres de l’éducation ont pris part à la cérémonie qui a eu lieu à l’école primaire du centre dans la commune urbaine. Ces différents responsables ont salué le climat dans lequel ces épreuves ont débuté, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké,
Moriba Sidibé

Selon Moriba Sidibé, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, « dans la région administrative de Boké, nous avons 12.896 candidats dont 5.259 filles répartis dans 44 centres, de Koundara à Fria. Donc mon souhait est que les examens qui ont débuté se terminent dans de très bonnes conditions », a dit le responsable éducatif.

De son côté, le superviseur national pour la région de Boké s’est félicité du climat qui prévaut sur le terrain. « Nous voulons un examen propre. C’est pour cela que nous avons dit aux candidats et aux surveillants que nous ne voulons pas voir un téléphone dans les mains de quelqu’un parce que ça favorise la fraude. Mais pour le moment, l’organisation est bonne, tous les surveillants sont en place et les candidats présentent un aspect de discipline. Le centre est calme et les choses se déroulent bien pour le moment », a laissé entendre Fassou Balance Condé.

A l’issue de la première épreuve, certains candidats ont exprimé leur satisfaction. C’est le cas d’Ansoumane Diallo. « Je suis content du début du BEPC. L’épreuve de rédaction s’est bien passée, et si les autres matières se passent comme ça, je suis sûr que j’aurai mon brevet », a déclaré cet élève.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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Examens nationaux à Boké : « seuls les enseignants réguliers vont surveiller »

2 juillet 2019 à 11 11 21 07217
Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur préfectoral de l'éducation (DPE) par intérim de Boké
Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur préfectoral de l’éducation (DPE) par intérim de Boké

Les examens nationaux, session 2019, démarrent après demain, jeudi 04 juillet 2019 sur toute l’étendue du territoire national. A Boké, les autorités éducatives assurent que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de ces évaluations, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

La première satisfaction du directeur préfectoral de l’éducation de Boké à la veille du début des examens nationaux de cette année, c’est l’état d’avancement des programmes d’enseignement. Car, on le sait, cette année scolaire a été fortement perturbée par la grève des enseignants, déclenchée à l’ouverture des classes par le SLECG. Mais aujourd’hui, les programmes ont été exécutés à plus de 95% dans tous les établissements scolaires de la préfecture, selon Elhadj Dembo Amirou Dramé, le DPE de Boké.

Pour l’examen de fin d’études élémentaires qui s’ouvre le 04 juillet, ils sont au total 11 831 candidats dont 5 424 filles pour toute la préfecture. Soit 11 046 candidats dont 5 168 filles pour l’enseignement général (EG) et 785 dont 256 filles pour le franco-arabe (FA). Ces candidats sont repartis dans 42 centres et 368 salles d’examen, pour 736 surveillants en raison de deux (2) par salle.

Parlant justement du choix de ces surveillants, le directeur préfectoral de l’éducation indique qu’il s’est fait sur la base d’un certain nombre de critères. Car, tous les enseignants souhaitent faire partie de la surveillance ou de la correction, en raison des primes qui leur seront accordées. Mais, « nous avons plus de deux mille (2 000) enseignants dans la préfecture de Boké. Donc il est pratiquement impossible de prendre tout le monde », a déclaré le directeur préfectoral de l’éducation.

C’est pourquoi, dit-il, la DPE a dû se baser sur la régularité pendant l’année scolaire pour choisir les surveillants. « Ceux qui ont accepté de travailler correctement dans la régularité durant toute l’année scolaire, c’est l’occasion pour nous de les récompenser. Il y a des paresseux qui n’attendent que la période des examens pour réclamer qu’ils soient pris parce qu’il y a des primes, seuls les enseignants réguliers vont surveiller. Il y a également les enseignants du privé et les contractuels qui ont droit à surveiller », a dit Elhadj Dembo Amirou Dramé.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Boké : des acteurs de l’éducation se penchent sur le Programme Décennal de l’Education (2019-2028)

25 juin 2019 à 11 11 26 06266

Plusieurs acteurs du système éducatif évoluant dans la région de Boké se sont concertés hier lundi, 24 juin 2019. C’était dans le cadre d’un atelier régional de partage du document du Programme Décennal de l’Education en Guinée (PRODEG 2019-2028). L’objectif est de doter la Guinée d’un programme de formation plus adéquat aux besoins des élèves et aux étudiants du pays, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier a regroupé des directeurs d’école, des chefs d’établissements, des directeurs d’institutions d’enseignement supérieur, les maires et d’autres cadres de l’éducation de la région administrative de Boké. La démarche visait à constater et amender le Programme Décennal 2019-2028 proposé par le département à travers une équipe qui avait été mise en place à cet effet.

Selon Sayon Camara, attaché de cabinet du Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, « l’analyse sectorielle a relevé que notre programme d’enseignement de 2006-2016 avait des points forts et des points faibles. Partant de ce programme, il a été bâti six programmes prioritaires qui sont: un programme dédié à l’accès et à l’équité ; la pertinence et la qualité des enseignements et apprentissage; la réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle; la réforme de l’enseignement supérieur; la gouvernance ; et le pilotage ».

Pour sa part, Moriba Sidibé, l’Inspecteur Régional de l’Education de Boké, a expliqué pour quelles raisons cet atelier est organisé à Boké, surtout que les efforts concourent aujourd’hui à qualifier davantage le système éducatif guinéen. « Aujourd’hui, le souci de tous les cadres de l’éducation, c’est comment qualifier l’éducation guinéenne. Ce programme a été discuté au niveau national, mais il fallait le ramener à la base pour que la base aussi fasse des remarques et les remonter », a fait savoir Moriba Sidibé.

Pour les participants, cet atelier est une satisfaction puisque le courant passe bien entre tous les acteurs. Pour Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur Préfectoral de l’Education de Boké, « c’est avec une réelle satisfaction que nous suivons cet atelier. Nous espérons être suffisamment outillés à la fin de cet atelier pour améliorer les conditions des élèves. On est en train d’écouter des bons amendements et je suis certain que dans les 10 ans à venir, le programme d’enseignement sera bien élaboré et que la communication sera plus facile ».

Précisons que ce même atelier se tient au même moment dans toutes les régions administratives du pays.

De Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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Tinguilinta (Boké) : un couple et son hôte tués par asphyxie

8 juin 2019 à 12 12 34 06346

Deux jeunes hommes et une femme ont perdu la vie par asphyxie dans une maison à Tinguilinta, un district relevant de la sous-préfecture de Tanèné, située à 10 kilomètres de Boké, sur la route de Sangarédi. C’est la fumée dégagée par un petit groupe électrogène qui a tué ces personnes, a appris Guineematin.com auprès des autorités locales.

Selon le Maire de la commune rurale de Tanèné, Oumar Kalabane, que nous avons joint au téléphone ce samedi matin, le drame est survenu hier vendredi, 07 juin 2019. Les victimes sont : Mamadou Diallo, âgé de 25 ans, sa femme Adama Hawa N’Diaye, âgée de 17 ans, et son ami Abdou Rahim Diallo, âgé de 22 ans. Ils ont été retrouvés morts dans une chambre vendredi, aux environs de 13 heures.

« Mamadou regardait la télévision avec sa femme et son ami dans sa chambre. Lorsqu’il a commencé à pleuvoir, ils ont pris le petit groupe électrogène Tiger pour le faire rentrer dans la chambre et s’enfermer avec. Ils ont dû maintenant s’endormir tous sans éteindre les appareils. C’est ainsi qu’ils ont été asphyxiés par la fumée qui se dégageait du groupe électrogène. C’est en tout cas ce qu’a estimé le médecin légiste qui a effectué l’autopsie, puisqu’ils ont été retrouvés près de la porte comme s’ils tentaient de sortir, mais impuissants.

C’est hier (vendredi) aux environs de 13 heures, qu’ils ont été retrouvés. Lorsque la maman de Mamadou Diallo a dit n’avoir pas vu son fils depuis le matin, ils sont venus frapper à sa porte mais personne n’a répondu. Finalement, ils ont défoncé la porte et ont trouvé les trois corps couchés », a expliqué le maire de Tanèné.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Préparatifs de la fête de Ramadan : pas d’engouement au marché central de Boké

3 juin 2019 à 13 01 49 06496

Quelques heures avant la fête de fin du mois saint de Ramadan, vendeurs et acheteurs se plaignent dans la ville de Boké. Si les uns dénoncent la rareté des clients, les autres pointent du doigt la cherté des prix sur le marché, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La communauté musulmane s’apprête à célébrer la fête de l’Aïd El Fitr dans une conjoncture compliquée. Dans la ville de Boké, les plaintes ne manquent pas de part et d’autre. Sur le terrain, ce n’est pas le grand engouement au grand dam des marchands.

Selon Amadou Baïlo Diallo, les clients ne se présentent pas chez lui pour faire des achats, même si les prix sont abordables. « Cette fois ci, il n’y a pas de mouvement. En tout cas, ce n’est pas comme les fêtes passées. Pourtant, les prix ne sont pas chers et rien n’a été augmenté à l’occasion de la fête », a-t-il expliqué.

Même son de cloche de la part de Mamadou Yéro Diallo, un vendeur de chaussures au marché central de Boké. Ce marchand accuse la crise née de la vente de l’acajou. « Dieu merci, on ne se plaint pas trop. Mais la dernière fête, on a vendu mieux. Mais, on comprend la situation. Ici à Boké, tout est lié au marché d’acajou. Et cette fois ci, tout le monde dit que ça n’a pas marché encore. C’est ce qui fait que les anciens clients n’achètent plus », estime notre interlocuteur.

Les clients ne sont pas en marge des plaintes exprimées à la veille de la fête de fin de Ramadan. Pour Mohamed Lamine Coumbassa, un client rencontré par notre reporter, la cherté des prix expliquerait le manque de clients. « Je suis venu chercher deux complets et une paire de chaussures. Mais, les prix sont chers quand même. On me dit qu’un pantalon est à 95.000FG. Mais, comme on ne peut pas rester sans porter les habits neufs, c’est pour cela qu’on se sacrifie pour les payer à ce prix.»

Il faut rappeler que porter des habits neufs le jour de la fête est recommandé par la région musulmane. Mais le plus souvent, la pauvreté empêche certains fidèles d’y faire face surtout à Boké, Zone Economique Spéciale, où les compagnies minières brassent des centaines de milliards de francs guinéens.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628 98 49 38

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« D’ici 50 ans, si rien n’est fait, tout le monde se retrouvera sur les côtes », prévient un député

3 juin 2019 à 13 01 28 06286

Une mission composée de députés et de membres de plusieurs départements ministériels a séjourné récemment dans la préfecture de Boké. Conduite par le président de la commission environnement, pêches et développement rural et durable de l’Assemblée nationale, l’Honorable Sékou Benna Camara, cette forte délégation de l’exécutif et du législatif guinéens est allée échanger avec les responsables locaux autour d’une éventuelle élaboration d’une loi protégeant le littoral de notre pays, a constaté un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

C’est dans la salle de conférence de la préfecture de Boké que les membres de cette mission ont rencontré les responsables locaux, dont le maire de la commune urbaine, l’Honorable Mamadouba Tawel Camara et le secrétaire général des collectivités, Jean Béavogui, représentant le préfet.

Dès l’entame des travaux, le directeur général du milieu marin et zones côtières du ministère de l’environnement, Mohamed Lamine Sidibé, a procédé à la projection d’un documentaire sur l’état dégradé des côtes maritimes guinéennes devant les maires, secrétaires généraux de communes et sous-préfets des 8 collectivités côtières sur les 10 que compte la préfecture de Boké.

Puis, le maire de la commune de Boké, suivi du chef de la délégation, par ailleurs président de l’alliance des parlementaires et élus locaux pour la protection du littoral en Afrique de l’Ouest, (APPEL), se sont relayés pour dire à l’assistance l’objet de la rencontre portant sur des consultations et échanges en vue d’établir une loi protégeant le littoral guinéen, à l’image des autres pays membres d’APPEL (le Sénégal, le Cap Vert, la Sierra Léone, le Libéria, la Mauritanie,…).

Ils ont expliqué que littoral, zone de rencontre de la terre, de la mer et même de l’atmosphère, se trouve être sérieusement menacé en Guinée. Long de plus 300 km et couvrant 5 préfectures et la capitale, le littoral guinéen présente un environnement très dégradé particulièrement à Boké, où l’exploitation minière, la coupe abusive du bois de la mangrove, le nombre croissant de ports miniers, la pratique de la culture sur brûlis par endroits, les feux de brousse entre autres sont légion.

Face à cette situation alarmante, le représentant de la société civile de Boké à cette rencontre, Elhadj Sékou Souaré, a exprimé à la mission sa préoccupation. « Par rapport aux sociétés minières, nous avons des problèmes. Quand les gens font le dragage, cela fait des dégâts sur les activités côtières. Le Kapatchèse et le fleuve Rio Nunez sont régulièrement perturbés par les activités portuaires en général et le mouvement des barges et navires dans la zone.

Que ce soit la pèche ou l’agriculture, toutes nos activités sont menacées. Des huiles sont déversées en mer, et les mouvements des navires sont ressentis de Kamsar jusqu’à Kanfarandé. Les plaines et les zones agricoles sont submergées par la mer », a souligné cet activiste de la société civile.

Bocar Morin, maire de Kamsar

D’ailleurs, la commune urbaine de Kamsar, devenue une véritable zone portuaire, présente un visage environnemental aggravant. Le maire de la commune, Bocar Morin, déplore les dégâts causés sur l’environnement par les sociétés minières de la place. « Dans mon village, le riz ne donne plus. Le poisson, on n’en gagne plus. Les plants fruitiers : les manguiers par exemple, et les animaux domestiques et aquatiques sont morts. On a tout perdu.

Parlant de la ville de Kamsar, on n’a pas d’eau potable. On nous a donné des forages, mais l’eau qui sort n’est pas propre à la consommation. L’eau puisée c’est comme du reste d’huile. Donc, ce n’est pas bon pour la consommation et je souhaite que la mission se rende sur les lieux, à Taïbé, (son village,ndlr) pour apprécier ce qui se passe sur le terrain », a dit le maire de la cité industrielle de Kamsar.

Sékou Benna Camara, Député

En clôturant les débats, l’honorable Sékou Benna Camara, a rassuré les participants de la disponibilité de l’Assemblée nationale et des départements techniques engagés, à prendre en compte toutes les préoccupations des populations dans l’élaboration de la future loi sur le littoral. « Les scientifiques ont dit que si on ne fait pas quelque chose, dans 50 ans, les populations vont se retrouver anarchiquement au bord de la mer.

La loi que voulons élaborer, c’est une comme une feuille de route. C’est elle qui va réguler l’occupation des zones côtières, le type de constructions portuaires. Elle permettra également d’harmoniser les textes de loi existant en la matière et permettre une meilleure collaboration entre les départements impliqués dans la protection du littoral guinéen, apportant une solution aux conflits d’intérêts qui existent par ci et par là », a souligné le chef de mission.

A noter que seules les communes de Malapouya et Sangarédi n’étaient pas représentées à cette rencontre. Parce qu’elles sont classées comme étant non côtières. Mais, selon les intervenants, même ces deux collectivités ne sont pas l’abri de la dégradation environnementale actuellement observée à Boké.

Ces consultations qui ont démarré depuis le début du mois de mai, ont été menées successivement à Forécariah, Coyah, Dubréka, Boffa et Boké avant de prendre fin à Conakry. Elles ont été réalisées grâce au soutien financier de l’Union Internationale de la Conservation de la Nature, UICN, basée à Dakar, au Sénégal.

De retour de Boké, Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Pas de cours à Malapouya : l’unique enseignant de l’école primaire absent

29 mai 2019 à 15 03 36 05365

L’école primaire de Malapouya centre, une sous-préfecture située à 30 kilomètres de Boké, fonctionne ; mais, de façon discontinue. C’est le constat fait par l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la localité, qui y a fait un tour dans la matinée de ce mercredi, 29 mai 2019.

Toutes les portes de l’école sont fermées, il n’y a l’ombre ni d’un écolier ni d’un enseignant. Intercepté sous des manguiers au centre-ville, un élève de la 2ème Année a répondu avec hésitation « nous, depuis plusieurs jours, on n’étudie pas. Notre maître n’est pas là. On ne sait pas où est-ce qu’il est parti », a-t-il dit avant de poursuivre ses amis à la recherche des mangues.

Pour en savoir plus, le journaliste de Guineematin.com est allé à la rencontre du président de l’association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE) à son domicile. Monsieur Younoussa Niaïssa a trouvé des excuses à l’unique enseignant de Malapouya : « il est venu me demander une permission de quatre (4) jours pour aller au chevet de sa femme qui est malade, alitée à l’hôpital régional de Boké. Donc, il est parti pour ça ! Sinon, malgré le fait qu’il gère seul quatre groupes pédagogiques (de la première à la quatrième année), il nous aide beaucoup », a indiqué monsieur Niaïssa.

Younoussa Niaïssa, président de l'association des parents d'élèves de Malapouya
Younoussa Niaïssa

Selon le président de l’APEAE, son organisation n’arrive pas à avoir des contractuels communautaires stables et l’État aussi n’affecte pas des enseignants à Malapouya. « Nous avions recruté un enseignant contractuel qu’on payait ici ; mais, il pouvait faire une semaine sans passer par l’école et il nous tendait la main à la fin du mois. Nous avons jugé nécessaire de nous débarrasser de lui », a-t-il précisé, avant de poser une doléance aux autorités éducatives. « Nous avons plusieurs fois demandé au DSEE de nous aider à avoir des enseignants ; mais, impossible ! Nous prions donc les responsables du système éducatif de Boké de penser à nous en nous envoyant des enseignants ».

A préciser qu’il y a une belle infrastructure scolaire nouvellement construite à l’entrée du centre sous-préfectoral qui doit servir de collège ; mais, pour le moment, non inaugurée. Et, selon d’autres sources, au-delà de ce manque d’enseignants, l’école de Malapouya souffre du refus des parents d’envoyer les enfants à l’école. Les travaux champêtres domineraient les études ici. C’est pourquoi, confie un citoyen sous réserve d’anonymat, « ce collège fera du temps sans être ouvert, puisque Malapouya n’aura pas d’effectif raisonnable pour retenir des professeurs du secondaire. On peut faire deux ans, trois ans sans avoir une sixième ici. Comment peut-on ouvrir un collège dans ces conditions ? », s’interroge-t-il.

A suivre !

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Malapouya (Boké) : un responsable local dénonce les chinois qui appauvrissent les citoyens

27 mai 2019 à 14 02 38 05385

La sous-préfecture de Malapouya, dans la préfecture de Boké ressent fortement aujourd’hui les impacts de l’exploitation minière dans la région. Les travaux de construction du chemin de fer Dapilon-Télimélé qui traverse cette localité ont causé beaucoup de dommages à la population locale, a appris Guineematin.com à travers son envoyé spécial sur place.

Sadjo Compo, chef du secteur Momolabé, l’un des secteurs de Malapouya, constate aujourd’hui avec beaucoup d’amertume les dégâts causés par ces travaux, réalisés par le consortium SMB. Il accuse les chinois qui exécutent ces travaux non seulement d’appauvrir les citoyens mais aussi de polluer l’environnement.

Sadjo Compo

« Je vois la peine de mes concitoyens qui sont en train de perdre leurs plantations qui leur permettaient de s’alimenter paisiblement. Je vois la pollution de notre marigot dont l’eau n’est plus utilisable ni pour la consommation ni pour la lessive. Mais je n’y peux rien », regrette ce responsable local.

Le chef de secteur dit n’avoir jamais été consulté par rapport à ces travaux. Et quand il a tenté de s’intéresser au dossier, il s’est heurté à l’attitude méprisante des chinois à son égard. « Le jour où ils sont venus pour le recensement des propriétaires de plantations, je me suis adressé au chinois en ma qualité de chef de secteur. Il m’a répondu qu’il ne connaît pas un chef en Guinée à part Alpha Condé, et qu’il n’a à consulter ou à rendre compte qu’à ce dernier », révèle Sadjo Compo.

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Bobo Denken salué à Malapouya : « tous les Guinéens devraient l’imiter »

27 mai 2019 à 13 01 14 05145

L’opérateur économique, Elhadj Mamadou Bobo Denken Diallo, s’est forgé une grande réputation Malapouya, une sous-préfecture située à 30 kilomètres de la ville de Boké. Avec les actions humanitaires qu’il a réalisées dans cette localité, le président de la chambre nationale d’agriculture est vu aujourd’hui comme un modèle, une référence sur place.

Au micro d’un envoyé spécial de Guineematin.com dans cette commune rurale, Mamadou Saliou Compo, un habitant du village Kambaki, a appelé tous les Guinéens y compris le président de la République, à prendre l’exemple de Bobo Denken.

« Je demande à tous les Guinéens de travailler comme Bobo Denken Diallo. Il est entré dans notre sous-préfecture, Malapouya, il a procédé au reprofilage de toutes nos routes qui étaient difficilement praticables. Aujourd’hui, entre Denken et Malapouya, tu peux rouler, les yeux fermés. Il vient aussi dans nos localités pour nous débarrasser de la misère en nous offrant de l’argent et des denrées. Donc, j’invite tous les Guinéens à faire comme Bobo Denken. Même le président Alpha Condé doit l’imiter », a dit le jeune homme.

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Les populations de Malapouya dénoncent : « la SMB a détruit notre marigot, notre cimetière, nos jardins… »

26 mai 2019 à 13 01 38 05385
image d’archive

La société minière de Boké (SMB) qui exploite la bauxite dans cette préfecture depuis 2015, notamment dans les sous-préfectures de Tanéné, Dabis, Kolaboui et Malapouya, se trouve confrontée aujourd’hui à une réticence de quelques villages de la commune rurale de Malapouya, située à 30 Km à l’Est de la ville de Boké.

La SMB compte faire traverser ses rails de Dapilon (Sous-préfecture de Kolaboui) pour Télimilé, en passant par Malapouya. Mais, les villages concernés considèrent que la compensation proposée par la SMB comme une injure. C’est pourquoi, ils ont décidé d’assigner cette société minière à la justice pour qu’ils soient rétablis dans leur droit, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Boké qui est actuellement sur place.

Ce sont les villages de Mamoudouya, Garaya, Silipouya, Hafia, Ariboya, Missira, Kambadi, Kambouga, Kassedou, Momolabé et Momokambora qui sont recensés dans ce projet de passage des rails de la SMB. Mais, selon des citoyens de Malapouya rencontrés ce dimanche, 26 mai 2019, par Guineematin.com, sur le chemin de cette localité, l’ensemble des compensations ne vaut même pas deux cent millions de francs guinéens, alors qu’ils s’attendaient à plus de deux milliards cela s’est fait ailleurs.

Alhassane Diallo

Alhassane Diallo, l’un des fils de la localité, précisément de Missira, explique comment les responsables de la SMB- à travers un certain Sâné, chargé des relations communautaires- ont abordé les populations de Malapouya. « Nous avons un problème avec la SMB qui veut faire traverser les rails chez nous. Lorsqu’ils sont venus annoncer ce projet à nos parents, tout le monde était content puisque pour nous quand on érige une route, surtout des rails, dans une localité, c’est un énorme désenclavement qui aboutira à un développement. Lorsqu’ils ont recensé les villages avec les plantations, ils nous ont fait croire qu’ils allaient considérablement nous payer. Mais, quand ils ont envoyé les reçus, on a vu qu’il y a des plantations de plus de 200 plantes qu’ils payent à seulement 50 millions ; d’autres à 15 millions, etc. Le plus gros village de nos ancêtres, Mamoudouya, appelé aujourd’hui Babadiya où il y a au moins 300 plantes de manguiers et d’anacardiers. Ils proposent 75 millions. Donc, on a trouvé cela comme une injure. C’est inacceptable. C’est pourquoi, nous avons tenu des réunions pendant lesquelles tout le monde a opposé son refus à ces minimes montants. Nous, on s’attendait plutôt à au minimum deux milliards de francs », dit monsieur Diallo.

« C’est pourquoi, on a décidé de chercher un avocat pour défendre notre cause à la justice. Ce dernier, lorsqu’il est allé à Malapouya constater les dégâts, il a versé des larmes. Donc, nous commençons par la justice pour voir si ça va marcher. Au cas contraire, nous ferons arrêter les travaux de la SMB sur notre sol. Même s’ils nous emprisonnent tous, tant qu’il reste un seul, il leur barrera la route », a martelé Alhassane Diallo.

Youssouf Niaïssa

Abondant dans le même sens que son prédécesseur, Youssouf Niaïssa renchérit : « nous avons même appris que la société payent les riverains une compensation liée à la poussière et les bruits des engins ; mais, on ne voit rien. Et puis, avant, à la fin de chaque mois, ils donnaient des denrées à nos parents, ils ont arrêté ça aussi. Ils organisaient également des formations pour nos enfants, c’est aussi bloqué. Quand on dit recrutement, ils prennent les enfants venus d’ailleurs et ils disent que les nôtres sont incapables », a dénoncé monsieur Niaïssa.

Ousmane Sampou

Même son de cloche chez le doyen Ousmane Sampou de Mamoudouya, « parmi les espaces recensés chez nous, il y a même le cimetière où reposent nos parents. Il y a aussi le marigot où on faisait la pêche, la lessive, qu’ils ont coupé cinq fois. Donc, ce marigot a tari. Si malgré tous ces dégâts on veut nous amadouer avec une modique somme de 75 millions, nous n’allons jamais accepter ça. C’est pourquoi, nous lançons un appel aux autorités d’avoir pitié de leurs populations que nous sommes, aux médias de nous aider à montrer au monde ce que nous font subir ces sociétés », a exhorté le doyen Sampou.

À suivre !

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242

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Lutte contre le VIH/SIDA : un nouveau centre de prise en charge inauguré à Dubréka

23 mai 2019 à 16 04 31 05315

La préfecture de Dubreka vient de bénéficier d’un nouveau centre de prise des personnes atteintes du VIH/SIDA. Il a été construit par la communauté de Sant’Egidio dans le cadre de son projet DREAM, sur financement du japon. Ce centre clinique (DREAM) a été inauguré ce jeudi, 23 mai 2019. La cérémonie a connu la présence des autorités communales et religieuses de Dubreka, des ambassadeurs du Japon et d’Italie en Guinée et de la représentante de l’ONUSIDA en Guinée notamment, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Initié par la communauté de Sant’Egidio, le projet de construction de ce centre DREAM de Dubreka a été financé par le gouvernement japonais à hauteur d’environ 922 000 000 francs guinéens. Le bâtiment comprend 4 salles, 2 cabinets, une pharmacie, un magasin, 6 latrines et un forage. Il permettra de traiter 100 patients atteints du VIH/SIDA par an.

Fatoumata Sylla

A l’occasion de la cérémonie inaugurale, Fatoumata Sylla, coordinatrice des centres DREAM en Guinée, a indiqué que la construction de ce centre a été motivée par la forte demande. Selon elle, l’idée de la construction d’un tel centre à Dubreka, vise à rapprocher DREAM des patients dont le nombre augmente de jour en jour. « Depuis 2006, nous sommes en Guinée. Et, les patients viennent de partout en Guinée : N’zérékoré, Boké, Boffa, bref de toutes les régions.

Donc, vu nos petits moyens, on a jugé nécessaire d’aller à la rencontre des patients. C’est-à-dire, faire en sorte que les patients ne viennent pas de si loin pour se faire soigner jusqu’à Conakry. Donc, c’est pour permettre aux patients qui quittent vers Boké, Boffa, Fria, d’être ici, prendre les médicaments, faire les examens et retourner dans leur ville. Donc, c’est ce qui nous a motivé, avec l’appui du Japon et de l’ONUSIDA, à ouvrir ce centre ici à Dubréka », a-t-elle expliqué.

Mme Cristina Canneli

De son côté, Cristina Canneli, directrice du projet DREAM de Sant’Egidio, a dit que « ce centre constitue pour nous un nouveau départ. La préfecture de Dubreka compte à ce jour 300 patients. C’est petit, mais c’est grand. Il faut dire aussi que soit dans l’évangile, mais aussi dans le coran et dans la tradition juive, nous savons que quand on sauve une seule vie humaine, c’est comme si on a sauvé toute l’humanité. Donc, nous pensons que 300 personnes atteintes du VIH/SIDA, c’est un grand nombre. Et nous voulons élargir l’accès à tous ceux qui ont besoin de traitement et l’offrir gratuitement. La construction de ce centre ici nous permettra de donner des soins aux malades presque tous les jours de la semaine », a-t-elle annoncé.

SE Hideo MATSUBARA

Pour sa part, S.E Hideo MATSUBARA, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Japon en Guinée, a souligné que le financement de ce projet, d’une valeur d’environ 922 000 000 de francs guinéens, a été rendu possible grâce au contribuable japonais. « C’est la communauté Sant’Egidio ACAP qui a soumis la requête de ce projet auprès de notre ambassade. Et, c’est cette association qui a suivi sa mise en œuvre tout au long de sa réalisation, et qui a fourni le terrain, les équipements et le mobilier. La mise en œuvre de ce projet permettra de traiter 100 patients atteints du VIH-SIDA par an. En outre, il sert de plaque tournante pour les activités d’orientation en matière de nutrition et de sensibilisation à la santé dans la communauté locale. Au total, 5000 résidents cibles en bénéficient (…). Il s’agit pour le Japon à travers ce projet, de poursuivre son appui au renforcement des services sanitaires de base. Ceci fait partie du pilier, promouvoir des systèmes de santé résilients pour la qualité de vie : Afrique résiliente, défini en commun par le Japon et les pays africains, dont la Guinée, lors de la 6ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 6) », a dit le diplomate japonais.

Elhadj Alsény Bangoura

Très content de la construction de ce centre DREAM dans sa commune, Elhadj Alsény Bangoura, le maire de Dubreka, a remercié toutes les personnes qui ont permis la réalisation dudit projet. Il a promis de sensibiliser les populations afin qu’elles puissent venir faire leur test de dépistage. « C’est un réconfort moral pour nous. Pour nous, quand on vient secourir les gens, quand on vient pour améliorer l’Etat de santé de ma population, c’est une grande joie pour moi. Surtout le fait que ma commune soit choisie pour abriter ce centre. Nous allons sensibiliser les gens, nous allons faire en sorte que les gens viennent se faire dépister. Parce que quand on entend VIH/SIDA, les gens ont peur. Pourtant, il faut venir. En y allant, on préserve sa santé mais aussi la santé de ceux qui ne viennent pas mais qui peuvent être susceptibles d’être contaminés. Donc quand les gens viennent, c’est que ça va protéger certaines personnes qui ne sont pas atteintes, mais aussi soigner, disons protéger ceux qui sont atteints. C’est cet appel qu’on va faire à l’endroit des populations et on le fera avec beaucoup de prudence, avec beaucoup de souplesse », a-t-il promis.

A rappeler que le taux de prévalence du VIH/SIDA en Guinée est de 1,7%, selon les données de 2017-2018.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Éducation : la région de Boké entre 88 et 90% d’exécution des programmes

15 mai 2019 à 21 09 39 05395
Moriba Sidibé, Inspecteur Régional de l’Education de Boké

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mercredi, 15 mai 2019, à son bureau, Monsieur Moriba Sidibé, Inspecteur Régional de l’Education de Boké, a indiqué que le taux d’exécution des programmes scolaires de l’ensemble des écoles des cinq (5) préfectures de la région est aux alentours de 90%.

Malgré un retard de trois (3) mois accusé par les établissements scolaires de la région de Boké (notamment Boffa et Boké) dû à la grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), l’Inspection Régionale de l’Education a trouvé une stratégie pour se rattraper, voire même avancer dans le programme scolaire.

« Après la grève, l’inspection régionale de l’éducation a jugé nécessaire de sillonner toutes les écoles pour reprendre la répartition des programmes avec les enseignants. Nous avons réparti les programmes scolaires en 20 semaines, puisque nous avions perdu déjà 12 semaines sur les 32 possibles de l’année. Cette répartition s’étale du 14 janvier au 31 mai 2019. On a fait de telle sorte que tout enseignant qui respecte cette nouvelle grille termine le programme. Et, je vous avoue que les professeurs ont réellement affiché la volonté de travailler. Au secondaire, on travaille matin et soir, à l’élémentaire on utilise les jeudis et les samedis. On a même pris les jours fériés pour se rattraper. C’est ainsi qu’on a pu enregistrer ce taux d’exécution qui varie entre 88 et 90% dans les cinq (5) préfectures, à savoir : Boffa, Boké, Fria, Gaoual et Koundara. Nous sommes aujourd’hui à la 18ème semaine de notre répartition qui correspond à la 30ème semaine de celle nationale. Il nous restait donc deux (2) semaines, et Dieu merci que Monsieur le Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation nous a donné la chance de continuer les cours jusqu’en fin juin », a expliqué monsieur Moriba Sidibé.

D’ailleurs, l’Inspecteur Régional de l’Education de Boké précise qu’il y a déjà des enseignants qui ont achevé leurs programmes. « C’est le cas par exemple d’un professeur de Mathématiques au lycée Yomboya (dans la commune urbaine) du nom de Sékou Soumah qui a terminé le programme en classe de terminale ».

Ainsi, malgré les multiples remous sociaux enregistrés depuis son arrivée à l’IRE de Boké, en septembre 2017, Monsieur Moriba Sidibé se dit optimiste de pouvoir réaliser ses ambitions de transformer Boké en une région d’élite. « Depuis que je suis venu ici, il y a maintenant bientôt 2 ans, à chaque ouverture des classes, nous perdons 3 mois sans faire cours. Mais, cette année, nous avons tiré les leçons de l’échec aux examens de l’année dernière. Les professeurs et les élèves ont tous pris conscience et ont accepté de travailler de façons intenses, conformément à notre recommandation. C’est pourquoi, je vous avoue être confiant qu’à cette allure, la région de Boké fera des lauréats aux prochains examens », a promis l’Inspecteur.

Enfin, dans ses ambitions d’améliorer la qualité de la gestion de l’administration scolaire, Monsieur Moriba Sidibé dit avoir engagé des réformes et de toilettages des directions des écoles. « Dans le souci d’obtenir des résultats aux différents examens nationaux, j’ai pris l’initiative de procéder à une restructuration des directions des écoles en y intégrant les jeunes talents, surtout dans les établissements qui ont récolté des très faibles taux de réussite l’an dernier. Et, c’est un processus qui va continuer jusqu’à ce que Boké soit une région phare et référentielle qui fera sortir chaque année des lauréats », s’est engagé l’Inspecteur.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : +224 622 671 242

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Boké : recensement des mosquées et foyers coraniques pour prévenir le radicalisme

11 mai 2019 à 20 08 27 05275

Une mission du Secrétariat Général des Affaires Religieuses (SGAR) est en séjour dans la ville de Boké depuis ce samedi, 11 mai 2019. L’activité s’inscrit dans le cadre de la prévention du radicalisme dans les lieux de culte mais aussi du recensement de toutes les mosquées et foyers coraniques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dr. Lamine Diallo

Boké fait partie des treize (13) préfectures du pays qui sont concernées par ce projet. Selon Docteur Mohamed Lamine Diallo, point focal du SGAR près de l’UNESCO, de l’OIM, « l’objectif de ce projet est de prévenir le radicalisme religieux dans notre pays. Le secrétariat général des affaires religieuses a décidé d’établir une cartographie de l’ensemble des mosquées et des foyers coraniques en République de Guinée. Après cette étape, nous allons réglementer ces lieux de culte aussi ».

Sur le terrain, la mission a formé les membres des bureaux au niveau préfectoral, communal et régional des affaires religieuses sur les techniques à suivre pour faire le recensement et a mis des fiches à leur disposition.

Sékou Touré

Ahmed Sékou Touré fait partie de ceux qui ont contribué à accomplir cette tâche. « Les fiches serviront d’outils pour procéder à la cartographie des mosquées et des foyers coraniques. Aujourd’hui, les statistiques manquent même au niveau du secrétariat général des affaires religieuses pour savoir réellement l’effectif des mosquées et des foyers coraniques dans notre pays », a-t-il dit.

Elhadj Wakil Yattara

Pour sa part, Elhadj Mohamed Wakil Yattara, inspecteur régional des affaires religieuses de Boké, a dit tout le bien qu’il pense de ce travail avant de s’engager à lutter contre l’extrémisme religieux. « Nous apprécions très bien ceux qui ont confectionné ces fiches, parce qu’ils ont utilisé le français facile, mais aussi il y a des détails clairs. Nous nous engageons à faire très bien ce travail, car ça barre le chemin à l’extrémisme », a laissé entendre l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké.

Il faut préciser qu’une équipe est déjà mise en place pour faire le recensement des mosquées et des foyers coranique dans les 9 sous-préfectures qui composent la préfecture de Boké et la commune urbaine.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

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Mort par noyade de Mamadou Diallo à Boffa : « c’était un garçon intelligent et respectueux »

30 avril 2019 à 18 06 23 04234

L’émotion est toujours vive chez les proches des victimes de la noyade de la plage « Les jumelles » dans la préfecture de Boffa. Parmi les quatre victimes de ce drame, tous issus du groupe scolaire Victor Hugo, il y a le jeune Mamadou Diallo, âgé de 20 ans, en classe de 12ème année Sciences Mathématiques.

Rencontré par l’envoyé spécial de Guineematin.com, Ousmane Diallo, originaire de la sous-préfecture de Dogomet, dans la préfecture de Dabola, dit avoir passé 4 ans avec le défunt. « J’ai appris la mort de mon neveu avec beaucoup de tristesse. C’est aux environs de 19 heures que j’ai appris qu’il y a eu noyade à la plage et que mon neveu serait parmi les victimes. Au départ, j’avais du mal à croire. Il a fallu 23 heures pour savoir qu’effectivement il est mort. Mamadou Diallo est chez moi depuis quatre ans. Je l’ai envoyé ici lorsqu’il faisait la 9ème année. Dieu l’a repris cette année, pendant qu’il faisait la 12ème année sciences Mathématiques », a-t-il expliqué.

En outre, Ousmane Diallo a dit qu’il retient de son neveu tout sauf du mauvais. « Ce que je retiens de lui, c’est qu’il était un garçon intelligeant, respectueux. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je l’ai envoyé auprès de moi. Et, depuis qu’on est ensemble, je n’ai eu aucun problème venant de lui », a ajouté son oncle, déboussolé.

A noter que près d’une centaine d’élèves s’étaient rendus à la plage « Les jumelles » de Koukoudé, à Boffa, dans le cadre d’une excursion organisée par l’école privée Victor Hugo.

Depuis Kamsar, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manif contre le manque de courant à Boké : le gouvernement hausse le ton

12 avril 2019 à 9 09 06 04064
image d’archive

La préfecture de Boké a été secouée ces derniers jours par des manifestations violentes de jeunes gens qui réclament le courant électrique. Le pic a été atteint à Kamsar et à Kolaboui, où des jeunes en colère ont barricadé les routes pour réclamer le retour de l’électricité dans cette région riche en bauxite mais qui manque presque de tout, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La journée fut mouvementée hier, jeudi 11 avril 2019, dans la sous-préfecture de Kolaboui. Une bande surexcitée de jeunes gens a pris d’assaut les rues de la localité pour exiger le retour du courant électrique. Des barricades sont érigées, paralysant la circulation et toutes les activités de la commune rurale.

Tout récemment, c’est la sous-préfecture de Kamsar qui a connait le même scénario. Le déficit en électricité est la raison fondamentale qui pousse les citoyens à manifester parfois violemment leur colère. Des manifestants s’en prennent parfois aux sociétaires minières évoluant dans la zone, qu’ils accusent d’être à la base de leurs malheurs.

Cet état de fait a poussé le gouvernement à réagir. A l’occasion du conseil des ministres tenus hier jeudi, le président Alpha Condé a tapé du poing sur la table, en demandant aux départements concernés de prendre toutes les mesures pour sécuriser les zones minières.

« La lutte contre cette insécurité volontairement créée et entretenue dans le but d’entraver l’évolution normale des sociétés industrielles et minières doit être considérée comme une action prioritaire de l’Etat guinéen dont une des missions régaliennes est la création d’un environnement paisible et incitateur pour l’investissement national et étranger », a dit le porte-parole du gouvernement.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Manque de courant à Sangarédi : le maire de la ville appelle à la patience

3 avril 2019 à 12 12 26 04264

Depuis quelques semaines, la desserte du courant électrique a connu une nette dégradation à Sangarédi, dans la préfecture de Boké. La centrale électrique qui desservait cette localité minière s’est arrêtée, et les groupes qui ont pris le relais sont loin de couvrir la demande en électricité. Les habitants de la ville se plaignent de cette situation et les autorités appellent à la compréhension, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis de très longues années, la ville de Sangarédi est desservie en électricité 24/24h. Mais actuellement, la situation est bien différente. Les habitants de certains quartiers peuvent passer une semaine sans voir le courant dans leurs foyers. Une situation qui leur rend la vie difficile, explique Amadou Oury Diallo, un citoyen de la localité.

« Sangarédi, sans le courant, est invivable. Nous on est là actuellement, malgré nous. C’est une zone bauxitique et il fait très chaud. Ici, sans le courant, on n’a même pas d’eau. En ce moment, on boit l’eau de puits. C’est impossible d’avoir de l’eau fraîche », confie notre interlocuteur.

Et, cette situation affecte sérieusement les activités des citoyens. Sékou Amadou Sylla, menuisier, peine à travailler sans électricité. « J’ai un atelier où j’ai sérieusement besoin de courant pour travailler. S’il n’y a pas de courant, mon travail est très ralenti. C’est pourquoi, je n’arrive pas à respecter actuellement les délais que je donne à mes clients. Et, quand je ne travaille pas, je ne peux pas avoir de l’argent », a-t-il dit.

Selon le maire de Sangarédi, Mamadou Houdy Bah, ce manque de courant est dû à une panne survenue au niveau de la centrale électrique installée par la CBG, qui fournit du courant à la ville. « Les installations sont très vieillissantes. Ces machines qui sont usées sont tombées en panne. Pour trouver les pièces de rechange, il faut commander de très loin. Et, l’acheminement peut prendre du temps », explique la maire.

Mamadou Houdy Bah appelle donc les citoyens à la compréhension et à la patience. « Je dirais à la communauté de Sangarédi de se rappeler que la CBG n’a jamais refusé de nous donner le courant. Nous appelons à leur compréhension, à leur sagesse et nous leur demandons de patienter jusqu’à ce que les machines reprennent le régime habituel », a exhorté le maire de Sangarédi.

De retour de Sangaredi, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628-98-49-38

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Opportunités d’investissement : échanges entre autorités guinéennes et investisseurs chinois à Boké

30 mars 2019 à 10 10 23 03233

Une table ronde regroupant des investisseurs chinois et des autorités guinéennes s’est tenue dans la soirée du vendredi, 29 mars 2019, à la base vie de Dapilon, dans la préfecture de Boké. Initiée par la direction générale du Consortium SMB-Winning, la rencontre a pour objectif, d’attirer le maximum d’investisseurs étrangers dans notre pays, a appris Guineematin.com, à travers son envoyé spécial sur place.

Cette rencontre a réuni une dizaine d’investisseurs chinois, le ministre guinéen des Investissements Publics et Privés, Gabriel Curtis, et celui des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba. « Nous avons eu à échanger avec eux. On a fait des présentations sur les opportunités qu’offre la Guinée mais également, cette brillante opportunité qui est la zone économique spéciale qui est prévue pour la région administrative de Boké. Il y a déjà des investissements chinois dans d’autres domaines, mais nous souhaitons accélérer cette cadence.

Il y a d’autres secteurs comme l’agriculture, dans les infrastructures, mais également dans les TIC. Donc, il y a plusieurs autres secteurs auxquels on souhaite que les investisseurs chinois s’intéressent. Je voudrais remercier la société Winning qui a vraiment regroupé ce groupe d’investisseurs-là qui sont venus pour voir de visu ce que la Guinée avait de mieux à offrir », a expliqué Gabriel Curtis, au sortir de la rencontre.

Le ministre guinéen en charge des investissements publics et privés se dit satisfait donc de cette rencontre, qui prouve, « que la Guinée est dans une bonne dynamique ». Et cela, dit-il, constitue un motif d’espoir. « Avec tous ces investisseurs qui s’intéressent à notre pays, et surtout la diversification de notre économie, on va attirer davantage d’autres opérateurs », a dit Gabriel Curtis.

Sun Xiushun Consul honoraire de la Guinée à Singapour, Commandant général du Consortium Winning SMB et PDG du Groupe Winning international, de son côté, a expliqué que compte tenu des nombreuses opportunités d’investissements qu’offre la Guinée, il a jugé utile d’inviter ses collègues chinois, à venir discuter avec les autorités guinéennes. Cela, pour leur permettre eux aussi d’investir en Guinée. « Ce sont mes amis, des camarades à l’école de Commerce en Chine, ce sont des investisseurs potentiels.

Je les ai invités pour découvrir la Guinée, pour leur montrer le chemin qu’on a parcouru en Guinée. Nous avons aussi organisé cette table-ronde pour avoir un dialogue direct avec nos ministres, pour qu’ils prennent connaissance avec les chinois qui voudraient venir investir en Guinée. Aussi, pour qu’ils puissent être attirés par la Guinée, venir développer la Guinée avec nous », a-t-il fait observer.

Enfin, Sun Xiushun a justifié cet acte par le fait que « la Guinée est politiquement très stable, et économiquement on est sur phase de croissance très rapide. Pour nous les investisseurs chinois, nous cherchons des opportunités. Donc, cette Guinée stable et prospère nous attire beaucoup ».

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Boké : Alpha Condé lance les travaux de construction du chemin de fer du Consortium SMB-Winning

29 mars 2019 à 17 05 35 03353

Le Consortium SMB-Winning a procédé ce vendredi, 29 mars 2019, au lancement des travaux du chemin de fer de 130 kilomètres, qui va relier Télimélé (Santou/Houda) au port de Dapilon, via Boffa et la construction et l’exploitation de la raffinerie d’alumine. La cérémonie de lancement des travaux a eu lieu dans le district de Kamikolo, sous-préfecture de Kolaboui, préfecture de Boké, sous la présidence du professeur Alpha Condé, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Cette cérémonie de lancement des travaux de construction de ce chemin de fer multiutilisateur, comprenant le transport de marchandises, notamment agricole, et de personnes, a connu la participation des autorités régionales, communales, préfectorales, et des populations de Boké.

Dans son discours, Ansoumane Zito Coumbassa, maire de la commune rurale de Kolaboui, a dit la joie des populations pour le lancement des travaux du chemin de fer. « En effet, monsieur le président, nos citoyens sont très émus par le sens profond de l’évènement. Ils me chargent de vous exprimer leur sentiment de joie et de satisfaction, de la pose de la première pierre, dans notre localité, de ces deux importantes infrastructures qui amorcera le développement socio-économique de notre pays en général et de la préfecture de Boké en particulier ».

De son côté, Sun Xiushun, consul honoraire de la Guinée à Singapour, Commandant général du Consortium Winning SMB et PDG du Groupe Winning international, a salué la grande mobilisation des citoyens et autorités guinéennes à cette cérémonie. Selon lui, cet évènement historique marque une étape clé du développement économique du Consortium SMB Winning.

« Le Consortium SMB Winning va poursuivre ses efforts. Car nous savons que nous avons le devoir de faire notre mieux pour contribuer au développement économique de la Guinée et au bien-être du peuple de Guinée. En ce moment précis, je me souviens de la cérémonie de pose de la première pierre du projet du port de Boké, il y a maintenant cinq ans. Le projet a pu être créé de rien et il a connu un grand succès grâce à la confiance accordée par le gouvernement et le soutien des populations. Et nous espérons que vous êtes satisfaits.

Car le projet a, depuis, permis à la Guinée de devenir le premier pays exportateur de bauxite au monde. Derrière cette avancée remarquable, se trouvent des milliers d’employés fournisseurs guinéens qui travaillent sans relâche au sein de nombreuses unités minières et portuaires du Consortium. La construction de ce nouveau chemin de fer sera un nouveau garant pour une exportation encore plus stable de la bauxite guinéenne et renforcera sa position sur le marché mondiale », a-t-il fait remarquer.

Pour sa part, Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines et de la Géologie, a rappelé que la construction d’un chemin de fer complet allant d’une mine à un port date de 1974. « Depuis sa création en 2014, le Consortium SMB Winning a investi environ un milliard de dollars américains dans ses activités extractives et portuaires dans la région de Boké ainsi que dans la logistique maritime. (…)

Le chemin de fer dont la construction sera lancée aujourd’hui, contribuera significativement au développement durable de la Guinée. Les nouveaux gisements doivent entrer en exploitation dès 2022 avec une production pouvant atteindre 20 millions de tonnes par an », a fait savoir le ministre.

Le président Alpha Condé a félicité le Consortium SMB Winning pour toutes les réalisations faites en Guinée, avant d’expliquer que ce chemin de fer va non seulement faciliter le transport des personnes et marchandises de Télimélé, Boffa et Boké, mais aussi permettre le transport de la bauxite jusqu’à l’usine de raffinerie d’alumine. « Il ne s’agit pas seulement de permettre à des hommes d’affaires de transporter nos mines, il s’agit de préserver l’emploi jeunes.

Et, j’insiste sur la création de Groupement d’Intérêt Economique de jeunes afin qu’ils puissent participer au transport de la bauxite. Donc, nous allons insister auprès des autorités, des populations et des miniers pour que ces Groupements soient créés, car cela va diminuer aussi le chômage des jeunes. J’avais demandé aussi que les postes de directeurs des ressources humaines doivent revenir aux guinéens.

Car, qui connait mieux les populations que les guinéens ? Donc, tous les miniers, comme toutes les entreprises étrangères en Guinée, j’ai exigé que les directeurs des ressources humaines soient guinéens ainsi que les responsables chargés des rapports avec la communauté », a dit Alpha Condé.

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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