De Paris à Télimélé : le parcours atypique du généreux Seydou Kéita

4 septembre 2019 à 14 02 52 09529

A la Fin des années 1970, Seydou Keita, ambassadeur de Guinée à Paris, est affecté à Télimélé en qualité de gouverneur de région. Il avait exercé dans les mêmes fonctions d’ambassadeur en Europe Occidentale avec résidence à Rome, après avoir été Directeur Général de la SIG (Société Immobilière de Guinée). Vous pouvez imaginer la rupture et la fracture entre le vécu quotidien doré des bords de la Seine et celui tout à fait guinéen de Horé Loubha.

Mais, la révolution globale et multiforme prédisposait chacun à la servir partout, avec le même engagement, la même volonté et la même détermination.

Seydou Keita arrive donc à Télimélé et, à bord d’une Jeep Russe, visite les 14 arrondissements de la région en gardant des souvenirs mémorables des 2 jours passés pour arriver à Daramagnaki, dans le Bambaya.

Grand dirigeant sportif, ayant fait partie des bâtisseurs du célèbre Hafia avec les présidents Kaba Hafia, MS Kaba, Amara Laye Kourouma, Abdoulaye Sylla, N’Famara Camara, Baba Sakho, Alpha Ibrahima Mongo Diallo… Seydou Keita imprime rapidement sa marque à la JRDA de Télimélé, dirigée alors par le fougueux général Mouk Baldé. L’orchestre fédéral, le Télé Jazz, prend de l’ascension avec Moussa Solano, Aly Kania Bangoura, Abdoulaye Breveté, Aliou Barry, Zito, Sambou Yaya, maîtres Seck et Garanké.

Longtemps battu à la pelle et au quintal par le Gangan FC de Kindia, sous Seydou Keita, le Télé FC prendra sa revanche grâce à un effectif de qualité : le capitaine Amadou Barry « Katoumba », Mory Aly, Pérez, Younoussa Goulgoul, l’actuel maire de la commune urbaine. C’est le gouverneur de région qui conduisait en personne la délégation de l’équipe fédérale dans ses déplacements en Basse Guinée. Une première dans l’histoire de Télimélé dont la troupe fédérale, composée des filles parmi les plus belles du pays, se fera remarquer pendant les quinzaines artistiques régionales et festivals nationaux.

Et ce n’est pas tout. Seydou Kéita encourage la pratique du Basket et du Volley Ball, toutes séries, avec sur le plancher la bande à Adams Kouyaté et la propre nièce du gouverneur (fille de son frère Sakoba Kéita), Tata Kéita, l’actuelle épouse du Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana.

Tandis que Barry de Kollet et maître Bamus sifflent majestueusement, le football féminin prend son envol à Télimélé. Composée de joueuses pétries de talents, comme la capitaine Hadjiratou Diallo et Nèné Nbourou (actuelle directrice nationale adjointe de la salubrité publique), le Télé FC version féminine s’impose à toutes ses homologues de la Basse Guinée avant de constituer l’ossature de la régionale de Kindia qui va remporter la première édition de la coupe nationale de football féminin dotée du trophée de Hadja Andrée Touré.

Tout a changé à Télimélé, Seydou Kéita est au cœur de ses administrés. Il rend visite aux sages, assiste les démunis, envoie des personnes, hommes et femmes à la Mecque, suit personnellement et recommande les fils de Télimélé pour la solution de leurs problèmes à Conakry et ailleurs.

La résidence du gouverneur est devenue une sorte d’arbre à palabres et de paillasse où s’étaient donnés rendez vous les représentants de toutes les conditions sociales qui avaient tous droit à la table à manger du locataire avec cet accueil, cette chaleur et cette générosité partagée de l’épouse du gouverneur, Hadja Rama, une malienne dont la simplicité et l’humilité font école.

Tel père tel fils, telle mère tel fille : Diènè, Ibrahima Sory (Mao), Sakoba et tous leurs frères et sœurs, venus directement de Paris, s’adapteront rapidement à leur nouvelle vie. Ils vont à l’école à pied en descendant et en remontant l’abrupte côte de la ville de Télimélé, mêlés amicalement à tous les élèves qui étaient quotidiennement soumis au même exercice à la recherche du savoir.

Mais, la révolution dans son exigence privera Télimélé de ce gouverneur hors du commun qui avait en si peu de temps transformé la région. Seydou Kéita est nommé gouverneur de la région de Conakry avant de rentrer au gouvernement en qualité de Commissaire Général aux Sports, aux Arts et à la Culture. Son départ est comme un deuil à Télimélé, partie intégrante et palpitante de la révolution qui se soumet alors à ses exigences.

Télimélé compte désormais pour ce charismatique et dynamique prince Kéita, Mandenka de Sanankoro, village situé à 12 kilomètres de Kouroussa ville, sur l’autre rive du majestueux fleuve Djoliba. Il emportera dans ses bagages à Conakry, Moussa Solano, bassiste et chef d’orchestre du Télé Jazz qu’il gardera à ses côtés au Commissariat aux Sports ; Lamarana Diallo, qui sera affecté à la commission permanente de l’UNESCO ; Fodé Souaré, qui sera affecté à l’ambassade de Guinée à Lagos, au Nigeria ; et Mamadou Touré, le chef protocole de la région de Télimélé qui continuera dans les mêmes fonctions auprès de lui à la maison et au bureau.

Plusieurs fils de Télimélé vivants à Conakry bénéficieront de l’immense soutien et des grandes largesses de Seydou Kéita, à commencer par l’auteur de ces lignes, devenu son attaché de presse, voyageant avec lui à travers le monde, honneurs et privilèges en majesté.

En ces périodes fastes de 1970-80, des princes Kéita du Hamana, du Koumana et de Sanankoro, à Kouroussa, devinrent des gouverneurs de région aux acquis considérables à l’Ouest. Le fils de Diamanati Namory, commandant Sidy Mahmoud Kéita à Gaoual, Diamady Kéita à Koundara, Seydou Kéita à Télimélé et le cousin de Siguiri, Abraham Kabassan Kéita, le premier marin guinéen à Boké.

Le don à la mosquée de Télimélé de ces 10 rouleaux de moquettes par la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Diènè Kéita, et de son frère cadet, Ibrahima Sory Kéita dit « Mao », conseiller à la Primature, est un geste de reconnaissance et d’attachement à Télimélé en droite ligne de l’héritage de leur père. Comme le dit l’adage « le fleuve va toujours à la mer, parce que fidèle à la source ».

Il reste à espérer qu’un jour, ces heureux donateurs, leurs frères et sœurs, iront à la recherche du bois mort dans la forêt de souvenirs à Télimélé. Nul doute que le beau frère devenu Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, fera partie du voyage afin de lui conférer plus de solennité en arpentant le célèbre col de Loubha. Ce sera un grand jour de fête à Télimélé.

Amadou Diouldé Diallo

Journaliste et Historien

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Mauvais état des routes : des habitants de Kamsar tirent la sonnette d’alarme

31 août 2019 à 17 05 23 08238

A l’image de leurs compatriotes de plusieurs autres localités du pays, les habitants de Kamsar souffrent actuellement dans leurs déplacements. Cela, en raison du mauvais état des routes. Non seulement le tronçon Boké-Kamsar, mais aussi les voiries de la ville industrielle sont devenues quasiment impraticables, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Boké qui s’est rendu sur place. Et, les citoyens attirent les attentions des autorités sur cette situation.

Un parcours de combattant, c’est ce qu’il faut aujourd’hui pour rallier la sous-préfecture de Kamsar. Une localité minière qui abrite l’usine d’alumine de la CBG (Compagnie des Bauxites de Guinée). Mais, le calvaire ne s’arrête pas là. Le plus inquiétant pour les habitants de Kamsar, c’est le mauvais de la voirie de la ville. Toutes les routes sont fortement dégradées et sont difficilement praticables.

« Depuis Kayenguessa jusqu’à port nènè, la route est impraticable aujourd’hui. Chaque fois que je sors avec ma moto, je rentre avec des pannes. Chaque 2 ou 3 jours, je suis obligé de changer la chaîne, les pneus ou autre chose. Presque tout ce que je gagne, c’est pour réparer ma moto », déplore Lamarana Diallo, conducteur de taxi moto dans la ville industrielle.

Même son de cloche chez Mamadou Oury Diallo, un autre conducteur de taxi moto de Kamsar. « Nous souffrons énormément ici. Pendant l’hivernage, c’est la boue qui nous fatigue ; en saison sèche, c’est la poussière qui bouche les narines. Tout ça parce que la route n’est pas bonne. Nous demandons à la CBG (Compagnie de Bauxite de Guinée) de nous aider parce qu’elle en est capable. Et, eux-mêmes (les responsables de la société), c’est la seule route qu’ils pratiquent », soutient-il.

De son côté, Aboubacar Sylla, membre du syndicat des transporteurs de Kamsar, se plaint aussi des pannes causées par le mauvais état des routes. « Nous les chauffeurs, cette route nous coûte énormément cher. Nos échappements se coupent très souvent, les trous gâtent nos amortisseurs et les roues. En plus, la route est très étroite, elle ne fait même pas trois mètres de large, et il y a beaucoup de camions qui y circulent. Ce qui fait que les embouteillages et les accidents sont récurrents ici », a dit regretté le chauffeur.

Ces citoyens exhortent les autorités du pays à les aider à sortir de ce calvaire dans lequel ils sont plongés depuis le début des grandes pluies.

De retour de Kamsar, Abdourahmane N’diaré pour Guineematin.com

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Boké : l’affaire du 3ème mandat pour Alpha Condé perturbe les débats du Conseil communal

28 août 2019 à 17 05 52 08528

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, la 2ème session du conseil communal de Boké qui s’est ouverte hier, mardi 27 août 2019, se poursuivra jusqu’à demain, jeudi, dans la salle de conférence de la mairie. Au-delà des autorités de tutelle, cette rencontre regroupe les chefs religieux, les représentants des associations de jeunesse, de la société civile et les conseillers de la commune urbaine dont 27 des 29 ont répondu présents.

Seulement, dans la journée de ce mercredi, aux environs de 11 heures, les travaux ont été momentanément perturbés. Et pour cause ? La promotion d’une nouvelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de rester au pouvoir à vie en République de Guinée.

L’incident qui a failli faire capoter la session du conseil communal de ce jour a été provoqué par un des conseillers communaux, Johne Coumbassa, qui a présenté un paquet de noix de cola qui lui aurait été remis par certains ressortissants de Boké à Conakry, proches de la mouvance présidentielle, et qui demanderaient une manifestation en faveur d’un 3ème mandat pour le président Alpha Condé. Il ne fallait pas plus pour « allumer la salle » ! Des cris et injures ont fusé de partout ! Pendant plus de 20 minutes, le désordre était total ! Personne n’écoutait son prochain… Une pause a finalement été demandée pour calmer les conseillers issus de l’opposition qui sortaient et juraient de bouder la suite des travaux.

Il a fallu une dextérité du maire de la commune urbaine, Mamadouba Tawel Camara, pour faire revenir les opposants. A la reprise, le maire a demandé pardon au nom de l’exécutif communal pour cette maladresse.

Finalement, Maxim Diallo, doyen des conseillers issu de l’opposition a été désigné comme porte-parole de circonstances. Déplorant ce qui venait de se passer dans la salle, le doyen a rappelé que la mairie n’est pas une tribune politique. Maxim Diallo a précisé que si ces colas avaient été acceptés, l’exécutif communal se verrait alors dans l’obligation d’accepter également le paquet de cola du FNDC pour les croquer en même temps…

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Boké : 8 points à l’ordre du jour de la 2ème session ordinaire du conseil communal

27 août 2019 à 19 07 09 08098
conseil communal de Boké

La deuxième (2ème) session du conseil communal de Boké s’est ouverte ce mardi, 27 août 2009, dans la salle de conférence de la mairie. La rencontre, qui va s’étaler sur trois jours, regroupe les autorités de tutelle, les religieux, les associations de jeunesse, la société civile et 27 des 29 conseillers de la commune, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Elhadj Baba Dramé, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké

L’ouverture de cette deuxième session du conseil communal de Boké a été présidée par le directeur de cabinet du gouvernorat. Dans son intervention, Elhadj Baba Dramé a rappelé aux conseillers l’importance de la cérémonie. «Avec les huit points inscrits à l’ordre du jour, nous avons l’espoir que tout va bien se passer et que tout ce qui se dira ici sera au profit des populations de la commune urbaine de Boké ».

Selon nos informations, huit (8) points sont inscrits à l’ordre du jour, au nombre des quels les fonciers bâtis, la situation des infrastructures économiques, l’assainissement, la délégation communale de la jeunesse et des femmes mais aussi le parrainage des quartiers.

Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké
Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké

Le maire de la commune urbaine, Mamadouba Tawel Camara, est revenu sur les raisons du choix de ces points comme ordre du jour. «La proposition du présent ordre du jour représente sans ambages les préoccupations des citoyens, les défis auxquels sont confrontés le conseil communal pour une véritable mobilisation des ressources locales et favoriser l’instauration de la paix et la quiétude sociale dans la cité. Elle tient aussi en compte les recommandations de la commission budgétaire arbitrale préfectorale », a laissé entendre le maire.

En outre, monsieur Tawel Camara n’a pas occulté les difficultés qui minent la commune urbaine de Boké, immensément riche en ressources minières, mais dont les populations tirent le diable par la queue : « l’état de dégradation poussé de la voirie urbaine, l’occupation anarchique des trottoirs et espace public, l’octroi illégal des domaines du patrimoine bâti et non bâti par les services préfectoraux, la dégradation poussée de l’environnement, le manque d’organisation des structures de jeunes, la sécurité des personnes et de leurs biens, sont des préoccupations majeures auxquelles l’autorité communale est confrontée ».

Cette deuxième session ordinaire du conseil communal de Boké durera trois jours où toutes les questions importantes seront passées aux peignes fins.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

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Tronçon Boké-Sangarédi: un véritable casse tête chinois pour les usagers

26 août 2019 à 19 07 56 08568

De très nombreuses routes urbaines et interurbaines de la Guinée connaissent de nos jours un état de dégradation très poussé. Aucune partie des quatre régions naturelles du pays n’est épargnée par cette dure réalité. Le tronçon Boké-Sangarédi, en Guinée Maritime, est dans un piteux état en cette fin du mois d’août 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La route nationale Boké-Sangarédi faisait partie des meilleures routes du pays, mais aujourd’hui, tout ceci n’est qu’un lointain souvenir. Ce tronçon représente un grand souci pour les usagers et un véritable défi pour le gouvernement guinéen. De nombreux nids de poules, remplis d’eaux boueuses, rendent la circulation quasi impossible au grand dam des usagers.

Si pendant la saison sèche c’est la poussière qui rend la vie impossible aux usagers, en cette période d’hivernage, c’est une boue rougeâtre qui jaillie des trous et autres sillons. Les motards sont les plus affectés par cette situation, le plus souvent aspergés par les véhicules.

Ibrahima Sané

Selon Ibrahima Sané, un conducteur qui emprunte ce tronçon, le mauvais état de la route n’est pas sans conséquences sur les engins roulants mais aussi sur la sécurité des chauffeurs et de leurs passagers. « Ces trous endommagent les amortisseurs mais aussi contribuent fortement à la crevaison des roues. En empruntant ce tronçon, vous rentrez sale et complètement épuisé. Il faut que l’Etat pense aux usagers de cette route. C’est vraiment désolant que la situation de ce tronçon se présente comme ça pendant que les sociétés minières le pratiquent à tout temps. Et le malheur dans tout ça est que personne n’en parle », a déploré notre interlocuteur.

C’est une vérité de Lapalisse de dire que les routes sont dégradées dans notre pays : N’zérékoré-Yomou, Kissidougou-Kondembadou-Gueckédou, Labé-Mali, Kindia-Télimélé, Coyah-Forécariah, Bambéto-Dar Salam-Concasseur, Sonfonia T7-Sonfonia Casse-Samatran, Cimenterie-Fofoméré, Cosa-Cité CBK-Matoto… La liste est loin d’être exhaustive.

Depuis Boké, Abdourahmane N’Diâré Diallo pour Guineematin.com

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Chemin de fer Boké Télimélé : le Consortium SMB-Winning paie plus de 6 milliards GNF aux impactés de la réalisation

23 août 2019 à 16 04 49 08498

Dans le cadre de la réalisation de sa ligne de chemin de fer partant de Dapilon (Boké) à Santou et Houda (Télimélé), le Consortium SMB-Winning vient encore de procéder mercredi, 21 août 2019, au payement d’un montant de six milliards quatre cent quatre-vingt-sept millions soixante-huit mille quatre cent trente francs guinéens (6.487.068.430 GNF) pour indemniser 112 personnes impactées dans les sous-préfectures de Malapouya, Kolaboui (Boké) et Daramagnaki (Télimélé). A t- on constaté sur place.

Le consortium SMB-Winning poursuit sa série d’indemnisation des communautés riveraines de son projet. Après plusieurs autres paiements dans les différentes localités , le consortium a procédé ce 21 Août à l’indemnisation d’une certaine de personnes impactées par la réalisation de sa ligne ferroviaire longue de 135km. Le montant total de cette nième compensation se chiffre à 6.487.068.430 francs Guinéens.

L’ enveloppe financière allouée au montant dit « communautaire » est de 734 millions 233 mille francs guinéens, d’après Mohamed Kallo, agent inventaire du Consortium SMB/Winning.

A en croire à M. Kallo, «Cette 7ème compensation concerne les riverains des carrières 012-1 (38) ; 012-2 (2) ; dépôts 012-2 (22) ; 36-37 (3) ; 48 (4) et PK84-88 (43).»

La cérémonie a mobilisé les autorités administratives des localités fortement impactées par le projet citées plus haut.

Représentant le département des relations communautaires, Washington ZHANG, agent communautaire, a conseillé: «Etre riche est plus difficile qu’être pauvre. Donc, nous vous invitons à faire bon usage des fonds qui vous sont remis. Il faut surtout, les investir dans la réalisation des infrastructures sociales de base pour le bonheur de vos progéniture…»

Pour Abdoulaye Niaissa, l’un des bénéficiaires de cette compensation « C’est une opportunité pour nous de nous focaliser sur la réalisation des infrastructures, à la lutte contre la pauvreté, le chômage des jeunes et l’exode rural et la migration dont sont victimes nos enfants qui, chaque jour, meurent en Méditerranée en partance pour Eldorado…».

A noter que la remise des chèques s’est déroulée en présence d’un huissier de Justice.

Par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Inondations à Sangarédi : le témoignage pathétique d’une victime qui a tout perdu

23 août 2019 à 16 04 17 08178

Les pluies diluviennes qui se sont abattues le mercredi, 21 août 2019, dans la commune rurale de Sangarédi, relevant de la préfecture de Boké, ont fait plusieurs victimes. Des maisons ont été envahies par les eaux du marigot Samayabhé. Les murs de certains bâtiments ont cédé sous la pression de l’eau au grand dam de leurs propriétaires, réduits à constater les dégâts, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’une des victimes de cette inondation, Alpha Maladho Diallo, a vu son bâtiment s’effondrer sur les objets qu’il contenait. Le bâtiment, ou ce qui en reste, est situé à une dizaine de mètres du marigot Samayabhé.

Cet opérateur économique a perdu les réalisations de plusieurs années. Selon lui, « ce bâtiment avait deux chambres occupées par un de mes frères et une de mes sœurs. Dans la chambre de ma sœur, il y avait un lit, un poste téléviseur écran plat, deux valises, une bibliothèque, une coiffeuse et d’autres objets de valeur. Mais tout est cassé. Dans la chambre de mon frère aussi il y avait une radio, un écran 21, plus ses habits et chaussures. Moi même dans ma chambre, j’ai perdu beaucoup d’habit, j’ai perdu aussi mon ordinateur de service, le lit, le matelas, tout est perdu. Pratiquement, je dois reprendre presqu’à zéro ».

Sur le terrain, les visites et témoignages de compassion se poursuivent. Les autorités locales et plusieurs personnes sont venues constater les dégâts et partager la peine avec la famille. « Les autorités sont venues nous consoler à travers le maire et ses conseillers. La police et la gendarmerie sont venues, on a reçu aussi une délégation venue de Boké. Tous sont venus nous remonter le moral et c’est l’occasion d’ailleurs de remercier tout le monde », a dit Alpha Maladho Diallo.

Pour finir, monsieur Diallo lance un appel aux bonnes volontés. « Franchement, j’ai perdu ici le fruit de plusieurs années de travail. C’est pour cela que je demande de l’aide auprès de tous. En tout cas, ce qui s’est passé ici est vraiment dur. On peut dire que notre moral est touché, mais on s’en remet à Dieu ».

De retour de Sangarédi, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

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Fin du FOJEK à Boké : les jeunes attendent la mise en œuvre des recommandations

19 août 2019 à 10 10 56 08568

La deuxième édition du forum des jeunes de Kakandé s’est achevée dans la soirée d’hier, dimanche 19 août 2019, à Boké. Pendant trois jours, les jeunes de cette région minière ont discuté de plusieurs thèmes se rapportant au développement local, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est le préfet de Boké, Aboubacar M’Bop Camara, qui a présidé la cérémonie de clôture de ce forum, en présence des autorités communales et de la société civile locale. « Ces trois jours de travaux ont permis d’échanger sur des programmes importants pour le développement de Boké. Ça veut dire que les jeunes sont dans un élan fort.

Il ne s’agit plus de mettre des barrages sur la route, il faut changer de lieux des débats. Désormais, les débats c’est dans les salles comme ça, pour échanger sur les sujets qui peuvent vous permettre de vous développer. C’est pourquoi je remercie sincèrement l’ONG qui a initié ce forum et l’ensemble des participants », a déclaré le préfet.

Selon les organiseurs, plus de 200 jeunes ont pris part à cette rencontre. Et, les travaux ont débouché sur plusieurs recommandations. « C’est vrai que nous avons fait des recommandations, mais c’est l’application qui reste un problème. Nous allons passer par tous les moyens pour voir comment prendre en compte les recommandations des collectivités de Boké.

Monsieur le ministre des Mines a pris l’engagement de les défendre auprès du gouvernement et cela nous réconforte. D’ailleurs, nous lui disons merci pour ça. Il ne s’agit pas de promettre mais nous attendons l’application sur le terrain et nous sommes vraiment optimistes », a dit Basékou Dramé, le président du forum des jeunes de Kakandé.

A noter que les recommandations faites sont adressées à l’Etat, aux sociétés minières, aux communes de la région et aux jeunes de Boké. Chacun est demandé de jouer sa partition pour un développement harmonieux du « poumon économique » de la Guinée.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Forum des jeunes de Kakandé : Abdoulaye Magassouba réitère l’intérêt du Pr. Alpha Condé pour le développement de Boké

16 août 2019 à 17 05 16 08168

Par le ministère des Mines : Le ministre des Mines et de la Géologie, continue de donner un sens au mot d’ordre du président Alpha Condé, qui prône la notion de ‘’Ministres à l’écoute du peuple’’. Après Siguiri, le week-end dernier, où il a gratifié les lauréats de cette préfecture aux différents examens nationaux, Abdoulaye Magassouba, était aux côtés de la jeunesse du Kakandé, à l’occasion de l’ouverture de leur forum.

Un geste d’encouragement qu’il a également réédité au bénéfice des lauréats de cette préfecture de la Basse Guinée. Ainsi, à Boké, des cadeaux dont des ordinateurs, des clés internet et leurs recharges, plus des Larousses ont été offerts aux lauréats du BEPC et du BAC toutes options confondues. Abdoulaye Magassouba, 1er de la République, option Sciences maths aux bacs 1 et 2, des sessions 1994 et 1995, a aussi remis à chaque lauréat de l’entrée en 7éme année, un sac, des fournitures scolaires, plus un montant pour l’achat de leurs tenues de nouveaux collégiens.

Apprécié à sa juste valeur, cet acte, selon les bénéficiaires, les poussent à persévérer, tout en incitant les autres à redoubler d’efforts. « Nous sommes contents, et n’avons pas de mots pour remercier et qualifier l’acte du Ministre », a dit l’un des lauréats.

Dans la foulée, le Ministre des Mines et de la Géologie, s’est exprimé sur le Forum des jeunes de Kakandé dont il est venu participer à l’ouverture en tant que parrain de l’événement . Tout d’abord, Abdoulaye Magassouba a, au nom du Président de la République et de son Premier ministre, salué l’initiative juvénile.

Toujours préoccupé par le sujet, il a ensuite parlé du développement de la préfecture de Boké, érigée par le Prof Alpha CONDE, au rang de ‘’Zone Economique Spéciale ’’. « Que cela soit au cœur des réflexions et actions de la jeunesse de Boké n’est que légitime, parce que le développement est l’affaire de tous. Nous ne sommes pas ici pour donner des leçons à une jeunesse qui démontre sa responsabilité par une telle initiative », insistera M. Magassouba. « Boké a connu de nombreuses actions de développement au cours des dernières années, en particulier dans le secteur minier », a souligné le Ministre des Mines et de la Géologie.

Toutefois, M. Magassouba admet qu’il reste d’importants défis à relever. Il s’agit en particulier de la gestion des impacts environnemental, social et économique, la diversification de l’économie, les infrastructures et services sociaux de base. « Le choix du thème de cette année portant sur le Développement communautaire et la création de richesse répond donc à l’un des principaux enjeux de développement de la préfecture. Nous sommes convaincus que les débats seront francs, responsables, constructifs et pertinents », a-t-il conseillé. En tout cas, Abdoulaye Magassouba assure que : « Nous porterons les résultats de ce forum auprès du Gouvernement dans le cadre du plaidoyer en faveur du développement de Boké. Un développement qui n’est possible que dans la paix que nous invitons les jeunes de Boké à préserver à toute épreuve », a conclu le Ministre des Mines et de la Géologie.

Laye Mamadi Condé (LMC) du ministère des Mines

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Développement local : les jeunes de Boké à la recherche de solutions

16 août 2019 à 17 05 15 08158

Le forum des jeunes de Kakandé s’est ouvert ce vendredi, 16 août 2019, dans la ville de Boké. Il réunit la jeunesse locale pour discuter autour de questions de développement, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

La cérémonie d’ouverture de ce forum a été présidée par Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines et de la Géologie, accompagné de son homologue de l’information et de la communication, et a connu la présence des autorités locales. A cette occasion, le maire de Boké a salué cette initiative des jeunes, avant de regretter la division qui mine actuellement la jeunesse de sa ville.

«Cette activité est une opportunité pour le développement, mais aussi une occasion pour réfléchir, et échanger afin de formuler des recommandations visant à améliorer les conditions de vie de la population de Boké. Aujourd’hui la jeunesse de Boké est divisée, chose qui ne nous rend pas la tâche facile. Mais nous devons leur venir en aide », a déclaré Mamadouba Tawel Camara.

Selon Basékou Dramé, président du forum des jeunes de Kakandé, « l’objectif est que dans quelques années, d’autres projets soient créés afin de participer au développement, mais aussi que d’autres entreprises se mettent en place pour diminuer le chômage. Vu les intérêts que réserve Boké pour le monde, nous voulons que le partenariat soit gagnant-gagnant entre les partenaires et la commune urbaine de Boké ».

De son côté, Abdoulaye Magassouba, le ministre des Mines et de la Géologie, parrain de l’événement, a promis d’être le porte-parole des jeunes de Boké auprès du gouvernement. « Nous voulons que les débats dans le cadre de ce forum soient fructueux et pertinents, et que les recommandations soient prises en compte par les acteurs du développement.

En tout cas, nous apportons un soutien particulier à ce forum, parce que cela permet aux jeunes d’être au cœur du développement en utilisant le dialogue et la concertation. Dès que les recommandations sortiront, il faut qu’on soit en possession pour les défendre auprès du gouvernement de la République de Guinée », a dit le ministre.

Axés sur le thème : développement communautaire et création des richesses, les travaux de ce forum vont durer trois jours. Ils seront par des panels, conférences et la projection de films.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

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Boké : un homme perd son œil dans une bagarre avec son épouse

14 août 2019 à 9 09 38 08388

Djibril Sampou, habitant du quartier Yomboya, dans la commune urbaine de Boké, a perdu son œil gauche dans une bagarre avec son épouse. La femme a utilisé un escabeau pour frapper son mari dans le visage, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Boké.

La bagarre a eu lieu dans la soirée du lundi, 12 août 2019, au domicile du couple. Elle fait suite à une dispute banale entre l’homme et sa femme, explique Mariama Sampou, belle-mère de la victime. « C’était le soir du lundi, 12 août 2019, aux environs de 19 heures, le mari a demandé à sa femme de laver leur enfant, la femme a répondu que l’enfant peut se laver tout seul. C’est de là qu’est partie leur dispute. Finalement, ils en sont venus aux mains. La dame a pris alors un escabeau qui était à côté pour frapper son mari au niveau de l’œil gauche et le sang s’est mis à couler », a-t-elle dit.

Grièvement blessé, Djibril Sampou s’est rendu directement chez l’imam du quartier. Alhassane Sampou l’a conduit à l’hôpital. « J’étais à la maison lundi soir, lorsque j’ai entendu des cris. Ensuite, l’homme est venu me trouver avec du sang qui coulait de son œil. Je l’ai pris sur ma moto pour le conduire à l’hôpital, où il a été admis au bloc chirurgical. Il a reçu là les premiers soins et je l’ai laissé alité là-bas pour rentrer à la maison. Le mardi matin, les médecins m’ont appelé pour me dire que la situation est très sérieuse et qu’il fallait l’évacuer à Conakry », a expliqué l’imam, Alhassane Sampou.

Djibril Sampou a été évacué hier, mardi 13 août 2019, à Conakry pour des soins plus appropriés. Mais, un médecin ophtalmologue de l’hôpital régional de Boké a confié à notre reporter que son œil touché a été sérieusement affecté et qu’il ne pourra plus voir.

De Boké, Abdoulaye Mané pour Guineematin.com

Tel. 621 905 153

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Boké : les jeunes demandent au maire d’organiser l’élection d’un président de la jeunesse

13 août 2019 à 18 06 26 08268

Les représentants des jeunes des 15 quartiers de la commune urbaine de Boké se sont donné rendez-vous dans la matinée de ce mardi, 13 août 2019, à la mairie de la ville. La démarche visait à demander au maire l’organisation rapide de l’élection d’un président de la jeunesse de Boké, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la troisième fois que les jeunes de Boké se rendent à la mairie de la commune urbaine pour discuter avec les autorités sur cette question qui les préoccupe. C’est ce qu’a laissé entendre Ousmane Sy Savané, représentant du quartier Khoréra, en même temps porte-parole de ce collectif des jeunes de Boké. « Nous sommes venus ici représenter les quinze quartiers de la commune urbaine de Boké pour demander à monsieur le maire d’organiser une élection afin d’élire un président des jeunes de Boké.

Et, ce n’est pas la première fois, c’est la troisième fois que nous nous rencontrons ici pour la même cause. Chaque fois qu’on vient, il nous dit d’attendre, qu’il doit d’abord consulter ses conseillers, qu’il ne peut pas nous donner un accord sans consulter ses conseillers. Donc, c’est toujours les mêmes propos. Nous ne sommes pas fâchés, nous le félicitons parce qu’à chaque fois qu’on vient, il nous donne le temps de discuter avec lui, mais nous voulons qu’il réponde maintenant favorablement à notre sollicitation », a dit le jeune homme.

Cette préoccupation de la jeunesse de Boké arrive à un moment où cette couche sociale est frappée par le chômage dans une région où l’exploitation minière a atteint sa vitesse de croisière.

De Boké, Abdoulaye Mané pour Guineematin.com

Tel : 621 905 153

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Veille de Tabaski à Boké : les vendeurs se plaignent de la rareté des clients

10 août 2019 à 17 05 30 08308

À quelques heures de la célébration de l’Aïd El Fitr, connu sous le nom de fête de Tabaski, aucun engouement n’est perceptible au marché central de Boké. Les boutiques et magasins sont bien garnis, mais la clientèle se fait rare, au grand dam des vendeurs, réduits à attendre toute la journée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Contrairement aux attentes, l’atmosphère est morose au marché central de Boké en cette veille de célébration de la fête de Tabaski. Pourtant, à en croire certains marchands, les prix n’ont pas grimpé.

Sur le terrain, plusieurs boutiques ont fait le plein et attendent des clients qui ne viennent presque pas. Mamadou Alpha Diallo, alias Laurent, vendeur d’habits, reçoit moins de clients que les précédentes fêtes. « A la veille de cette fête, nous sommes vraiment en crise. Il n’y a pas de marché. En tout cas, ce n’est pas comme les fêtes précédentes. Aujourd’hui, on ne peut pas penser que nous sommes à quelques heures de la fête. Ici à Boké, cette crise n’est pas liée à l’augmentation des prix. D’ailleurs, on n’a rien augmenté. Certains disent qu’il y a eu licenciement des travailleurs miniers. Donc, tout le monde se plaint », a-t-il expliqué.

Ce sont les mêmes plaintes qui sont exprimées par Amadou Sow, un autre vendeur au marché central de Boké. Selon lui, les prix de certains articles ont tout de même augmenté. « Présentement, il n’y a pas de mouvement. Si vous prenez les bazins et les leppis, c’est vrai que les prix ont grimpé partout, et cela a joué sur la clientèle. Tout le monde a des difficultés financières », a-t-il laissé entendre.

Pour sa part, Ibrahima Sory Baldé est venu pour se trouver une tenue de fête. Il soutient que les prix sont relativement abordables. « Je suis venu chercher des habits que je vais porter demain, parce que ce sera une journée de joie. Quand même, j’ai trouvé un peu ce que je voulais, avec un prix plus ou moins abordable. On peut dire que je me suis adapté simplement aux réalités du marché ».

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Téléphone : 628-98-49-38

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Résultats catastrophiques du bac 2019 : le DPE de Boké rouge de colère

7 août 2019 à 10 10 57 08578

Après deux semaines d’attente, les candidats au baccalauréat unique, session 2019, ont été fixés sur leur sort. Les résultats, publiés lundi soir, sont loin d’être satisfaisants. Ils sont même catastrophiques dans la région administrative de Boké. Dans cette partie du pays, certaines écoles n’ont enregistré aucun admis, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans les directions des écoles de Boké, c’est la gueule de bois au lendemain de la publication des résultats du bac. Il était impossible de faire décrocher un sourire à un responsable mardi matin. C’est le même constat qui se dégage chez les enseignants et élèves. Les mêmes lamentations se succèdent : « le bac n’a pas du tout marché ».

À l’inspection régionale de l’éducation, Moriba Sidibé se contente de donner les statistiques. « Pour toute la région de Boké, au niveau de l’Enseignement Général, 5 090 candidats, dont 1 913 filles, ont été évalués dans toutes les options confondues. Nous avons eu comme admis 485, dont 255 filles, soit 15,42%. En Franco-arabe, on avait au total 70 candidats qui ont été évalués, dont 10 filles. On a eu 10 admis, tous des garçons. Soit 13,69% ».

Au niveau préfectoral, les statistiques se présentent comme suit : « à l’Enseignement Général, sur les 3 349 candidats ayant composé, dont 1 267 filles, il n’y a eu que 414 admis, dont 124 filles. Soit un taux de 12,36 %. En Franco-arabe, sur 52 candidats, dont 7 filles, il n’y a que 9 admis, tous des garçons. Soit un taux de réussite de 17,30% ».

Dans la commune urbaine de Boké, seuls 3 candidats sont admis en Sciences Mathématiques, dont 2 candidats libres. En sciences Expérimentales, la ville n’a enregistré aucun admis.

Face à ces résultats jugés catastrophiques, le directeur préfectoral de l’éducation de Boké par intérim tente de situer les responsabilités. Selon Elhadj Dembo Amirou Dramé, tout le monde est coupable. « Je pense que tout le monde est responsable de la situation : les parents ont démissionné, les enfants sont maîtres d’eux-mêmes, ils font ce qu’ils veulent et ils oublient qu’ils jouent avec leur avenir. Les enseignants aussi font mal leur boulot. Au niveau des directions préfectorales de l’éducation, les contrôles ne sont pas stricts ; les classes aussi sont mal équipées et surpeuplées », fustige le DPE par intérim.

De Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél 628-98-49-38

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BEPC 2019 : la région de Boké enregistre 4215 admis sur 10782 candidats (IRE)

31 juillet 2019 à 10 10 38 07387
Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké
Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké

Les résultats du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ont été rendus publics dans la soirée du lundi dernier, 29 juillet 2019. L’heure est au bilan au niveau des démembrements du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Ces résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes dans la région de Boké qui a enregistré 39,09% d’admis à l’Enseignement Général et 42,75% au Franco-arabe, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La région de Boké a enregistré 39, 09 % d’admis, inférieur aux 44, 11% au niveau national. Selon les statistiques fournies par l’Inspection Régionale de l’Education (IRE), sur les 11787 inscrits de l’Enseignement Général, il n’y a que 10782 qui ont composé, pour seulement 4215 admis. Soit un taux de 39,09%. La même source indique qu’au niveau du Franco-arabe, 477 étaient inscrits. 421 se sont fait évaluer pour 180 admis. Soit un pourcentage de 42,75%.

Ce faible taux d’admis dans la région de Boké n’étonne pas outre mesure, d’autant plus que de nombreux observateurs s’attendaient à ces résultats moins reluisants.

Toutefois, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, Moriba Sidibé, refuse de parler d’échec au regard de la manière dont les cours se sont déroulés au compte de l’année scolaire 2018/2019. « Je vous avoue que ce pourcentage est acceptable pour moi, c’est un bon pourcentage. On pouvait avoir plus. Mais, les facteurs qui ont fait qu’on n’a pas eu les 50%, j’accuse d’abord les grèves interminables, trois mois sans faire cours. Si on commence une année sans grève, je vous avoue que Boké aussi peut se tirer d’affaires », soutient monsieur Sidibé.

Pour inverser cette tendance, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké invite les élèves à un sursaut d’orgueil pour tirer leur épingle du jeu. Pour ce technicien de l’éducation, il est temps de faire comprendre à l’élève guinéen qu’il doit désormais compter sur ses propres efforts, sans attendre une aide extérieure pour réussir son examen. « Actuellement les examens, c’est pour permettre aux meilleurs de passer et recaler ceux qui n’ont pas le niveau et les réformer une fois de plus, parce qu’on veut requalifier le système éducatif guinéen. Il faut que les candidats comptent sur leurs propres efforts, ils ne doivent plus compter sur l’effort de quelqu’un de l’extérieur », a insisté Moriba Sidibé.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Alimou Diallo, 1er au CEE franco-arabe à Boké : « je me suis efforcé à réviser toute l’année »

25 juillet 2019 à 9 09 53 07537
Alimou Diallo, premier au CEE franco-arabe à Boké
Alimou Diallo, premier au CEE franco-arabe à Boké

Mamadou Alimou Diallo, arrivé en tête du classement des admis au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires 2019 au profil franco-arabe dans la préfecture de Boké, a réagi a micro du correspondant de Guineematin.com hier, mercredi 24 juillet 2019. Cet élève de l’école Ansar Islam est revenu sur les clés de son succès, remerciant tous ceux qui ont contribué à sa réussite.

« Je me suis efforcé à réviser toute l’année. Mes parents refusaient toujours que je sois avec mes amis. Je ne faisais que lire à la maison. Je récitais mes leçons en arabe et en français et je faisais les devoirs qu’on nous donnait à l’école. Je remercie mes parents, mes maîtres et la direction de l’école franco-arabe Ansar Islam qui ont tout fait pour que j’obtienne le résultat que j’ai eu aujourd’hui. A mes amis qui ne sont pas admis, je demande de redoubler d’efforts, de ne pas se décourager et surtout de bien se préparer pour l’année prochaine », a-t-il dit.

Ce nouveau collégien est considéré aujourd’hui comme un modèle dans son école. Son maître, Mohamed Lamine Dabo, se dit très fier de lui. « Cet enfant est une fierté pour notre école. Durant toute l’année, il a été assidu et ponctuel et il a fait régulièrement ses devoirs. C’est vrai que je suis un peu surpris de son classement, mais j’avais beaucoup confiance en lui et je savais qu’il allait faire notre fierté », soutient l’instituteur.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Boké : les présidents Condé et Weah au port de Dapilon

12 juillet 2019 à 19 07 53 07537

Boké, 12 juillet 2019 – En visite de travail et d’amitié en Guinée, le Président de la République du Liberia, Son Excellence Georges Weah, en compagnie de son homologue guinéen, le Président Alpha Condé, a visité le port fluvial de Dapilon du consortium SMB (Société minière de Boké) Winning à Boké.

Construit en 2015, le port de Dapilon a de nos jours une production annuelle de 40 millions de tonnes de bauxite avec 10 000 emplois directs.

Le quai du port a été la première étape de cette visite des deux Présidents. Ce quai possède 10 grues de 13 tonnes par godet et une barge de 7 000 tonnes. La durée de chargement du bateau est de 9 heures.

De là, les Présidents Weah et Condé ont visité le pont flottant qui est le premier opérationnel en Afrique. Ce pont de 120 m de long et 40m de large appelé Winning Dreamdock, permet de faire la réparation des bateaux et les équipements flottants.

Le chantier naval dudit port qui est un atelier pour la réparation des bateaux a été la dernière étape de cette visite. Ce centre permet aussi de fabriquer les pièces des bateaux utilisés pour le transport minier et assurer la formation des techniciens locaux en maintenance. Ce qui rend autonome ce port en matière de pièces de rechange pour les bateaux. Selon les responsables de ce port, cet atelier est même capable de fabriquer un bateau de 50 m.

Le port de Dapilon qui s’étend sur 800 hectares va connaître aussi une extension les années à venir.

Le Bureau de Presse de la Présidence

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BEPC : un candidat et deux surveillants renvoyés à Boké

10 juillet 2019 à 16 04 25 07257

Un candidat au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) et deux surveillants ont été sanctionnés ce mercredi, 10 juillet 2019, à Boké. Les trois personnes ont été renvoyées définitivement de leur centre, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est au centre du collège Filira, situé dans la commune urbaine de Boké, que cette situation est survenue. Un candidat a été surpris avec son téléphone portable en classe lors de l’épreuve d’Education Civique et Morale (ECM). L’élève et les deux enseignants chargés de surveiller cette salle ont été immédiatement renvoyés.

Habib Bah, délégué de ce centre d’examen
Habib Bah

« Depuis lundi jusqu’à maintenant, tout s’était bien passé, il n’y avait rien à signaler. Mais, c’est aujourd’hui qu’on a pris un enfant avec un téléphone dans la salle d’examen. C’est le délégué national qui est venu, il m’a appelé en disant qu’il a trouvé un téléphone avec un élève dans la salle numéro 1. Le candidat a été directement éliminé et les deux surveillants qui étaient dans la salle ont été définitivement renvoyés. On a dit aux surveillants de bien fouiller, peut-être qu’ils l’ont fait, mais de toute façon ils n’ont pas été vigilants parce qu’ils n’ont pas détecté le téléphone », a expliqué Habib Bah, le délégué de ce centre d’examen.

Le candidat et les deux surveillants concernés sont rentrés à la maison. Leur élimination a provoqué une grosse psychose dans ce centre. Elèves et enseignants sont très inquiets et restent assez méfiants.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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Boké : début satisfaisant des épreuves du BEPC

8 juillet 2019 à 18 06 23 07237
Ansoumane Diallo , candidat au Brevet d’Etudes du Premier Cycle

Comme partout en Guinée, le Brevet d’Etudes du Premier Cycle a démarré ce lundi, 08 juillet 2019, à Boké. L’inspecteur régional de l’éducation, le délégué national et plusieurs cadres de l’éducation ont pris part à la cérémonie qui a eu lieu à l’école primaire du centre dans la commune urbaine. Ces différents responsables ont salué le climat dans lequel ces épreuves ont débuté, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké,
Moriba Sidibé

Selon Moriba Sidibé, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, « dans la région administrative de Boké, nous avons 12.896 candidats dont 5.259 filles répartis dans 44 centres, de Koundara à Fria. Donc mon souhait est que les examens qui ont débuté se terminent dans de très bonnes conditions », a dit le responsable éducatif.

De son côté, le superviseur national pour la région de Boké s’est félicité du climat qui prévaut sur le terrain. « Nous voulons un examen propre. C’est pour cela que nous avons dit aux candidats et aux surveillants que nous ne voulons pas voir un téléphone dans les mains de quelqu’un parce que ça favorise la fraude. Mais pour le moment, l’organisation est bonne, tous les surveillants sont en place et les candidats présentent un aspect de discipline. Le centre est calme et les choses se déroulent bien pour le moment », a laissé entendre Fassou Balance Condé.

A l’issue de la première épreuve, certains candidats ont exprimé leur satisfaction. C’est le cas d’Ansoumane Diallo. « Je suis content du début du BEPC. L’épreuve de rédaction s’est bien passée, et si les autres matières se passent comme ça, je suis sûr que j’aurai mon brevet », a déclaré cet élève.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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Examens nationaux à Boké : « seuls les enseignants réguliers vont surveiller »

2 juillet 2019 à 11 11 21 07217
Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur préfectoral de l'éducation (DPE) par intérim de Boké
Elhadj Dembo Amirou Dramé, Directeur préfectoral de l’éducation (DPE) par intérim de Boké

Les examens nationaux, session 2019, démarrent après demain, jeudi 04 juillet 2019 sur toute l’étendue du territoire national. A Boké, les autorités éducatives assurent que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de ces évaluations, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

La première satisfaction du directeur préfectoral de l’éducation de Boké à la veille du début des examens nationaux de cette année, c’est l’état d’avancement des programmes d’enseignement. Car, on le sait, cette année scolaire a été fortement perturbée par la grève des enseignants, déclenchée à l’ouverture des classes par le SLECG. Mais aujourd’hui, les programmes ont été exécutés à plus de 95% dans tous les établissements scolaires de la préfecture, selon Elhadj Dembo Amirou Dramé, le DPE de Boké.

Pour l’examen de fin d’études élémentaires qui s’ouvre le 04 juillet, ils sont au total 11 831 candidats dont 5 424 filles pour toute la préfecture. Soit 11 046 candidats dont 5 168 filles pour l’enseignement général (EG) et 785 dont 256 filles pour le franco-arabe (FA). Ces candidats sont repartis dans 42 centres et 368 salles d’examen, pour 736 surveillants en raison de deux (2) par salle.

Parlant justement du choix de ces surveillants, le directeur préfectoral de l’éducation indique qu’il s’est fait sur la base d’un certain nombre de critères. Car, tous les enseignants souhaitent faire partie de la surveillance ou de la correction, en raison des primes qui leur seront accordées. Mais, « nous avons plus de deux mille (2 000) enseignants dans la préfecture de Boké. Donc il est pratiquement impossible de prendre tout le monde », a déclaré le directeur préfectoral de l’éducation.

C’est pourquoi, dit-il, la DPE a dû se baser sur la régularité pendant l’année scolaire pour choisir les surveillants. « Ceux qui ont accepté de travailler correctement dans la régularité durant toute l’année scolaire, c’est l’occasion pour nous de les récompenser. Il y a des paresseux qui n’attendent que la période des examens pour réclamer qu’ils soient pris parce qu’il y a des primes, seuls les enseignants réguliers vont surveiller. Il y a également les enseignants du privé et les contractuels qui ont droit à surveiller », a dit Elhadj Dembo Amirou Dramé.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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