Plan d’indemnisations et de compensation à Boké : le Consortium SMB-Winning débloque plus de 13 milliards

19 novembre 2019 à 8 08 32 113211

Communiqué : Dans le cadre du respect du Contenu Local, et de ses obligations environnementales et sociales, le Consortium SMB-Winning a procédé mercredi 30 octobre 2019, au payement d’un montant total de six milliards cinq cent trente un millions cinq cent quatre-vingt-quatre mille deux cinquante-deux francs guinéens (6.531.584.252 GNF) destinés à indemniser 145 personnes impactées par la réalisation d’une ligne de chemin de fer de Dapilon (Boké) à Santou2 et Houda dans la Préfecture de Telimelé. C’était en présence des autorités locales et des heureux bénéficiaires.

Cette nouvelle tranche de compensation concerne les populations des villages de : Garaya, Kamikolo Toubaya, Missidé Kabangha, Kagbanè dans la sous-préfecture de Kolaboui, Kansékéren, Sinthourou Chef Pathé, sous-préfecture de Malapouya et Fôtèrèya (Télimélé) dans la Région administrative de Boké.

Quant au montant communautaire, il se chiffre à 813 millions 689 mille francs guinéens, selon les agents de l’équipe des inventaires du Consortium SMB-Winning qui fait parler de lui dans les collectivités locales de la Région de Boké.

Exposant sur le mode de gestion des différents fonds, le Chef d’équipe d’inventaires du Consortium SMB-Winning, Djiba Kéita est longuement intervenu lors d’une séance de formation auprès des populations récipiendaires sur la gestion des fonds issus des compensations en vue de créer des activités génératrices de revenus.

Une des façons pour générer des revenus : « Est d’investir dans la mécanisation de l’agriculture pour accroître les productions agricoles, mais aussi dans l’éducation, la formation académique et professionnelle de vos enfants qui ne comptent que sur vous… » a-t-il ajouté.

De l’avis d’un bénéficiaire qui a requis l’anonymat mais qui s’est confié à notre correspondant sur le terrain, « L’essentiel pour nous c’est de développer nos villages et la Guinée. Comme la SMB est sur cette voie, nous ne pouvons que l’accompagner dans ses activités. Et ces fonds seront utilisés pour des activités génératrices de revenus. C’est pourquoi, nous disons sollicitons l’accompagnement du Consortium et le remercions pour avoir honoré ses engagements vis-à-vis des populations riveraines impactées de son projet ».

A rappeler que le paiement de ces fonds est consécutif d’un processus d’élaboration des inventaires en accord avec les communautés et les autres acteurs intéressés. La société d’expertise environnementale et sociale (SEES) est chargée des inventaires pour le compte du Consortium dans le respect des réglementations. Une démarche qui rassure les autorités locales, qui ne cessent de louer les efforts de la SMB parmi tant d’autres sociétés minières en activité à Boké.

Le mercredi, 13 novembre 2019, Le Consortium SMB-Winning a également procédé dans la matinée dû à la remise officielle des chèques à 137 personnes réparties entre huit (08) villages de la commune rurale (CR) de MALAPOUYA, soit un montant total de sept milliards deux cent quinze millions huit cent soixante mille sept cent soixante (7.215.860.760) francs guinéens.

Cette compensation est destinée aux communautés de N’DANTARI LAGUI, BOUSSOURA-Boké1, DAKATOUGUI, TELIWEL, MISSIRA, KORIKORI, DJOLOLE-CENTRE ET Kansikéren dans la sous-préfecture de MALAPOUYA.

S’adressant aux récipiendaires, le sous-préfet de MALAPOUYA, Sidiki Kourouma a prodigué quelques sages conseils quant à l’utilisation des fonds et a invité les personnes indemnisées à ne pas investir leurs dus dans l’achat d’engins roulants qui souvent les conduisent à des accidents graves et mortels.

Plus loin, il a rappelé : « La Société est aussi à vos côtés pour nous aider à valoriser à nos fonds dans l’aménagement des zones agricoles et la formation académique et professionnelle de nos jeunes réclamant l’emploi de la main d’œuvre locale peu qualifiée pour conquérir le marché de l’emploi. »

De son côté, le Maire de la Commune Rurale (CR) de MALAPOUYA, Abdoulaye Yeressa a demandé aux communautés bénéficiaires d’éviter des bruits et conflits pour tirer le maximum de bénéfice des différentes compensations.

Prenant la parole à son tour, le responsable des équipes des inventaires du Consortium, Djiba Kéita a prodigué d’utiles conseils pour l’utilisation rationnelle des montants communautaires et individuels.

ALYA CAMARA, l’un des bénéficiaires se réjouit de cette somme avant de lancer un appel à l’endroit de ses paires : « La SMB a honoré et continue d’honorer ses engagements vis-à-vis de la communauté que nous sommes. Je suis très content du Consortium qui nous ouvre la porte du bonheur. Merci beaucoup… ».

A noter que le payement de cette 13ème compensation s’est déroulé sous l’œil vigilant d’un huissier de Justice et des autorités préfectorale et sous préfectorale de MALAPOUYA.

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

Lire

Boké : 150 agents recenseurs formés sur l’utilisation des tablettes et kits de recensement

18 novembre 2019 à 17 05 15 111511

Dans le cadre de l’exécution de son plan d’action en prélude aux élections législatives prochaines, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) continue ses activités à travers ses démembrements. C’est dans cette dynamique qu’une session de formation de 3 jours en faveur de 150 membres des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision du fichier Électoral (CAERLE) de Boké a pris fin ce lundi, 18 novembre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Boké a déjà reçu les kits de recensement et recruté des agents recenseurs. Elle compte 130 Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision du fichier Électoral (CAERLE). Selon nos informations, cette formation théorique et pratique de trois jours, initiée par la CEPI de Boké, concernait 150 personnes.

Abou Soumah, coordinateur du recensement de la préfecture de Boké

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, Abou Soumah, coordinateur pour le processus de recensement au compte de la préfecture de Boké, est revenu sur l’objectif de la formation. « L’objectif, c’est d’avoir des hommes de qualité, capables de recenser les électeurs dans les collectivités. Pour cela, nous avons organisé trois journées de formation théorique et pratique à l’issue des quelle nous organisons aujourd’hui des tests sur leurs connaissances théoriques et sur la connaissance sur les kits et les tablettes qu’ils auront à utiliser durant le processus, pour pouvoir enrôler les électeurs guinéens. Ils sont au total 150 sous la main, mais avec un besoin de 140 enrôleurs », a-t-il précisé.

Bah Mamadou, bénéficiaire de la formation

Après avoir suivi la formation, Bah Mamadou a passé le test et attend avec impatience la publication des résultats. « La formation et le test se sont bien passés. Ils nous ont montrés comment utiliser le matériel de recensement, ils nous ont montré l’utilité des kits, comment les monter, comment les utiliser et toutes les techniques liées au recensement. Je suis vraiment satisfait et je prends l’engagement de bien faire le travail quand je serai retenu », a-t-il laissé entendre.

Elhadj Sékou Souaré, président de la CEPI de Boké

De son côté, le président de la CEPI de Boké, Elhadj Sékou Souaré, s’est dit satisfait des améliorations enregistrées sur le matériel. « Après cette formation et l’évaluation, les membres des CAERLE seront déployés pour commencer le travail le moment venu. Nous avons déjà reçu les kits d’enregistrement. Ce sont des kits assez spéciaux et cette fois ci, c’est très amélioré. Les machines sont compliquées et aussi chaque agent aura sa machine et ça ne se sera pas comme par le passé. Après l’évaluation, le classement nous permettra d’avoir les meilleurs et ceux-ci seront déployés dans les coins les plus reculés, parce que c’est là-bas qu’il y aura trop de problèmes », a expliqué monsieur Souaré.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

Lire

Elhadj Sékhouna à Kindia : « la Basse Côte n’est pas divisée, on ne va plus se faire avoir »

18 novembre 2019 à 13 01 14 111411

« Ceux qui disent que la Basse Guinée est divisée, c’est des paroles en l’air. Mais, je vais vous dire, la Basse Guinée ne va plus se faire avoir… Je vous ai appelé pour qu’on lève nos mains vers le ciel pour que Dieu nous accorde le bonheur. Que tu sois Soussou, Peulh, Malinké ou Forestier, je demande à tout le monde de renforcer l’unité nationale ».

Comme annoncé précédemment, de nombreux sages de la Guinée se sont retrouvés à Kindia dans la journée d’hier, dimanche 17 novembre 2019, dans le cadre d’une cérémonie de lecture du saint Coran et de sacrifice pour la paix et l’unité nationale. Cette initiative du Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sékhouna Soumah, qui a connu une forte mobilisation, a été l’occasion pour les organisateurs d’appeler à l’unité nationale et de dénoncer les adeptes de la division, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La rencontre de Kindia a regroupé les Kountigui de Boké, Fria, Coyah, Boffa, Kindia, Forécariah, Dubréka, Télimélé, ainsi que de nombreuses personnalités de la région. Invité de marque du Kountigui de la Basse Côte, le président de la coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée, Elhadj Ousmane Baldé, a pris part au sacrifice.

Parmi les personnalités présentes, on peut citer l’ancien Premier ministre, Mamady Youla ; le président du PUP, Elhadj Fodé Bangoura ; le vice-président de l’UFR, Elhadj Ibrahima Bangoura ; le premier imam de la mosquée Fayçal de Conakry, Elhadj Mamadou Saliou Camara…

Dans son discours, Elhadj Mamadou Saliou Camara a invité les sages de notre pays à cultiver le vivre ensemble pour le bonheur de la Guinée. « Les coordinations de la Basse Côte, de la Moyenne Guinée, de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière doivent se donner la main pour le bien de notre pays. Que chacune de ces coordinations ne défende pas seulement le bonheur de sa région. Parce que si par exemple la Moyenne Guinée a tout le bonheur qu’elle souhaite, si ce n’est pas le cas en Haute Guinée et en Forêt, ce bonheur ne sera pas total. Si la Basse Guinée est à l’aise alors que son voisin souffre, je vous jure que ça ne marchera pas. Acceptons de nous entendre en frères Guinéens. Que Dieu renforce l’entente entre nous Guinéens », a dit le premier imam de la mosquée Fayçal.

De son côté, Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte, est revenu sur les raisons de cette cérémonie de sacrifice. « L’accession à l’indépendance a été parsemé d’embûches avec des bagarres et même des morts. Ensuite, la démocratie est venue avec d’autres problèmes. C’est pour cela que j’ai appelé le peuple à cette cérémonie pour demander à Dieu de transformer tout le mal qu’on a subi en bien. Nous sommes là pour implorer la grâce divine sur tout ce que la Basse Cote a fait de mal à Dieu, aux autres et à soi-même. On le fait pour demander à Dieu de répandre la miséricorde divine sur nous », a-t-il fait savoir.

En outre, Elhadj Sékhouna Soumah a demandé aux fils de la Basse Côte et à tous les guinéens de se donner la main pour sortir de nos difficultés. « Ceux qui disent que la Basse Guinée est divisée, c’est des paroles en l’air. Mais, je vais vous dire, la Basse Guinée ne va plus se faire avoir. Qu’on s’accepte, qu’on se pardonne, qu’on se donne les mains pour le bien de tous. Ceux qui pensent que cette réunion est politique, je leur réponds qu’on va parler politique au moment où il faut en parler. Sinon, je vous ai appelé pour qu’on lève nos mains vers le ciel pour que Dieu nous accorde le bonheur. Que tu sois Soussou, Peulh, Malinké ou Forestier, je demande à tout le monde de renforcer l’unité nationale ».

Pour sa part, Elhadj Ousmane Baldé, président de la Coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée, a salué l’initiative du Kountigui avant d’abonder dans le même sens. « Nous sommes satisfaits de cette initiative, de cette rencontre de Kindia. Nous avons en commun la Guinée et l’Islam. Nous devons tous prendre soin du bien commun. Battons nous pour enrayer l’hypocrisie et la haine en Guinée. Si on ne fait pas preuve de responsabilité, les immenses richesses de notre pays pourraient ne pas nous profiter. Grâce à l’entente, nous parviendrons à la paix sociale et au développement de la Guinée. C’est pour cela qu’on est obligé de s’entendre, qu’on le veuille ou non. Dans un pays où la religion est très ancrée, s’il n’y a pas d’hypocrites, on ne peut que progresser. C’est Dieu qui a décidé que nous ayons en commun ce pays, que tu sois de la Basse Côte, du Fouta, de la Haute Guinée ou de la Forêt. On ne doit pas céder aux discours des politiques qui ne cherchent qu’à nous diviser pour régner. Nous vous confions la Coordination. Je vous savoir que quand on me frappe devant ma porte et que le voisinage laisse faire, le même scénario va se produire le jour qu’on va s’en prendre aux voisins », a-t-il laissé entendre.

De retour de Kindia, Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

Lire

Communiqué du Gouvernement : des manifs à Conakry Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia

14 novembre 2019 à 15 03 24 112411
Damantang Albert Camara

Dans un communiqué transmis au médias à 15 heures, le Gouvernement guinée, à travers le ministère de la Sécurité et de la protection civile, annonce que les manifestations contre une nouvelle constitution qui favoriserait un troisième mandat du président Alpha Condé ont été enregistrées à Conakry, la capitale guinéenne, ainsi que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.

Dans ce communiqué, intitulé « situation à 14 heures », le Gouvernement indique que les défenseurs de la Constitution guinéenne sont sortis manifester, au-delà de Conakry, dans les villes de Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce communiqué qui marque le retour au gouvernement de Damantang Albert Camara :

COMMUNIQUE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE DU JEUDI 14 NOVEMBRE 2019

MANIFESTATION DU FNDC DU 14 NOVEMBRE 2019

Situation à 14 Heures

A Conakry

Le Jeudi 14 Novembre 2019, le cortège des manifestants est parti à 13 Heures du rond-point de l’Aéroport.

Le premier groupe de manifestants arrivé au carrefour de Kondébounyi a tenté de forcer le passage sur l’itinéraire non autorisé. Face à cette situation, les responsables du dispositif en place ont sommé les meneurs de se conformer à l’itinéraire autorisé.

Suite à la persistance des jets de pierres nourris sur les forces de l’ordre, une deuxième sommation leur a été faite suivie de l’utilisation de gaz lacrymogène pour les disperser.

Dans leur fuite, les manifestants se sont attaqués à cinq (5) bus de transport public dont l’un a été entièrement calciné.

A l’intérieur :

Des manifestations de quelques centaines de personnes ont eu lieu à Dalaba, Boké, Fria, Mamou, Koundara, Lélouma, Gaoual et Kindia.

Aucun incident majeur n’a été enregistré.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Lire

Pas de manif ce lundi à Boké : les raisons, selon le responsable local du FNDC

4 novembre 2019 à 12 12 54 115411
Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC à Boké

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) est à pied d’œuvre à Conakry pour enterrer les 11 victimes tombées dans la lutte contre le 3ème mandat. Il est prévu par le FNDC d’organiser des marches pacifiques dans les préfectures de l’intérieur du pays. Mais, suite à un déficit de communication, la marche n’aura pas lieu à Boké ce lundi, 04 novembre 2019, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’émotion est vive à Conakry où est prévu l’enterrement des 11 victimes des manifestations de14 et 15 octobre 2019. Pendant ce temps, rien ne se passe à Boké, contrairement à Kindia où le FNDC est déjà mobilisé.

Selon Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC, les partis politiques d’opposition basés à Conakry auraient demandé à leurs partisans de Boké de reporter la marche pacifique pour le jeudi, 07 novembre. « Nous ne ferons pas de marche à Boké. Après les assemblées générales dans les QG des partis politiques le samedi dernier à Conakry, plusieurs partis d’opposition ont contacté leur base à Boké pour dire qu’il n’y aura plus de manifestation.

Maintenant, les gens sont démobilisés et c’est difficile pour nous de les rappeler et les dire de revenir dans un espace de temps aussi petit pour manifester aujourd’hui. Mais le jeudi prochain, nous sortirons massivement dans les 5 préfectures de la région pour la marche, pour dénoncer la volonté de tripatouiller la constitution et empêcher un troisième mandat pour Alpha Condé ».

Sur le terrain, tout est normal. Chaque citoyen vaque à ses occupations. Les écoles sont ouvertes, les banques et l’administration fonctionnement normalement. Il en est de même pour le marché, les stations service et le secteur des transports.

Depuis, Boké Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

Lire

Boké : le FNDC reporte sa manifestation pour une raison bien particulière

24 octobre 2019 à 11 11 25 102510
Lamarana Bah, coordinateur régional du FNDC à Boké

Il n’y aura finalement ni marche ni meeting ce jeudi, 24 octobre 2019, à Boké. L’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution a décidé de reporter sa manifestation qui était prévue aujourd’hui dans la commune urbaine. Et la raison de cette décision est purement sociale, selon Lamarana Bah, le coordinateur régional du FNDC à Boké, interrogé par un correspondant de Guineematin.com sur place.

« Hier nuit, on était en train de faire les dernières retouches pour une manifestation réussie quand le fédéral de la l’UFR et celui de l’UFDG nous ont appris le rapatriement du corps d’Elhadj Tafsir Barry qui est décédé il y a quelques jours en Tunisie. Pour le respect que nous avons pour ce monsieur qui a beaucoup fait pour la ville de Boké, nous avons décidé donc de reporter la manifestation pour permettre à sa famille de faire le sacrifice et organiser les obsèques », a-t-il dit.

L’activiste de la société civile précise que la manifestation qui devait se tenir ce jeudi aura lieu maintenant le lundi prochain. Il invite les habitants à Boké à descendre massivement dans la rue pour exprimer leur opposition au projet de changement de la Constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

« C’est juste un report, nous comptons faire cette manifestation le lundi prochain. Aujourd’hui même, à 12 heures, je dois déposer à la mairie une lettre d’information pour manifester le lundi. Et nous souhaitons que tout le monde soit prêt à descendre dans la rue ce jour-là », a lancé Lamarana Bah.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

Lire

Mines : 4 villages de Télimélé indemnisés par le Consortium SMB-Winning à plus de 5 milliards

22 octobre 2019 à 8 08 11 101110

Communiqué : Après l’étape de la préfecture de Boké, le Consortium SMB-Winning a de nouveau procédé le mercredi dernier, 16 octobre dernier, au payement d’une 11ème compensation dont le montant se chiffre à cinq milliards cent soixante-huit millions cinq cent vingt mille cinq cent soixante-six francs guinéens (5.168.520.566 destinés à indemniser 145 personnes de quatre (4) villages de la préfecture de Télimélé, autre territoire minier visé par la SMB dans le cadre de l’exploitation minière.

Le présent projet dit-on, vise la réalisation d’une ligne de chemin de fer de 135km de Dapilon (Boké) à Santou 2 et Houda (Télimélé).

C’est un long processus qui a abouti à cette indemnisation ceci, à travers le Cabinet Société d’Expertise Environnementale et Sociale (SEES).

Il est à souligner que cette compensation a vu le jour grâce à l’implication de tous les acteurs et l’adhésion de toutes les communautés riveraines ayant accepté librement les inventaires et les montants que chacune d’elles devrait bénéficier.

Il s’agit là d’indemniser des personnes en compensation des domaines impactés par la construction d’une ligne de chemin de fer dans les villages de Kourakôtô, Sintchourou Kouwa, Hounsiré Diandian et Ghaïdhé Dhély dans la sous-préfecture de Daramagnaki, préfecture de Télimélé dans la Région administrative de Boké.

Dans une séance de sensibilisation, le Chef de l’équipe des inventaires du Consortium SMB-Winning, Djiba Kéita a invité les bénéficiaires à l’« utilisation judicieuse des fonds : c’est, entre autre, en réinvestissant dans l’Agriculture que vous maîtrisez parfaitement, que vous pourrez accroître vos revenus et améliorer vos conditions de vie… ».

De l’avis d’Alpha Oumar Baldé, conseiller communal à Daramagnaky (Télimélé) : « Le fait que le Consortium SMB-Winnig compense même des bowé, nous dirons que c’est salutaire. Laissez-moi vous dire que cette action contribue beaucoup au rayonnement et au développement des villages surtout, ceux qui sont impactés par les différents projets de la SMB ».

De nombreux observateurs apprécient les initiatives heureuses des communautés qui, selon eux, «S’engagent à réinvestir dans les projets sociaux de base, la mise en valeur des terres et plantations à l’extérieur des tracés pour accroitre leurs revenus.»

Par ailleurs, «Ils saluent également l’accompagnement de la SMB dans les programmes agricoles réalisés avec les serres en collaboration avec l’ONG-Evolution, son partenaire de terrain. Un exemple phare dans la Région administrative (RA) de Boké.

Communiqué transmis par le Consortium SMB-Winning

Lire

Institut des Mines et Géologie de Boké : les étudiants se font toujours attendre

19 octobre 2019 à 15 03 12 101210
Dr Daouda Keita, Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké

Plus de deux semaines après la rentrée universitaire 2019-2020, la majorité des étudiants de l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké n’ont toujours pas repris le chemin des classes. Malgré tout, les autorités de l’institution d’enseignement supérieur ont décidé de démarrer les cours avec le peu d’étudiants présents, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Boké.

Dr Daouda Keita, le directeur général adjoint chargé des études, les cours ont débuté à l’ISMGB depuis le 08 octobre. Mais jusqu’à présent, la grande partie des étudiants n’ont pas répondu présent. « Depuis le 3 octobre dernier nous sommes tous là. Et on a mis en place une équipe pour les inscriptions et réinscriptions. Mais cette année, on a constaté le retard des étudiants, jusqu’à maintenant ils ne sont pas nombreux. Néanmoins, on a commencé les cours depuis le 08 octobre au niveau de l’Université Géo-mines de Boké », a-t-il indiqué.

Le responsable éducatif espère cependant que les étudiants viendront dans les prochains jours et que cette année universitaire sera bien réussie. Il se félicite notamment de l’arrivée de nouveaux cadres qui vont renforcer le personnel de l’institut. « Cette année, nous avons eu la chance d’avoir 25 cadres qui vont prendre service dans notre institution. À ce niveau, il était question de donner la base de la pédagogie universitaire, il était important de montrer à ces jeunes que l’enseignement n’est pas un lieu où on peut s’enrichir mais plutôt un lieu où il faut se sacrifier pour un résultat. On leur a montré comment faire le plan du cours et tous les documents liés à la pédagogie de l’enseignement supérieur ».

Choisi pour être une école d’excellence, l’institut supérieur des Mines et de la Géologie de Boké a bénéficié aussi de nouveaux équipements cette année. De quoi réjouir le DGA chargé des études. « On a reçu des machines qui nous permettront de mettre un labo en place. Et c’est un élément important pour rendre pragmatique nos cours dans les différentes classes. Parce que l’enseignement des Mines et de la Géologie est une option de métier. Donc nous allons démontrer par des travaux pratiques. Avec ces équipements, nous allons rendre les travaux plus pratiques pour améliorer la formation de nos étudiants. Ça nous permettra aussi de faire des prestations pour les entreprises minières », a dit Dr Daouda Keita.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

Lire

Manifestations anti-3ème mandat en Guinée : les inquiétudes de l’IRE de Boké

17 octobre 2019 à 15 03 47 104710

Comme annoncé précédemment, les manifestations appelées par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé paralysent les activités depuis le lundi, 14 octobre 2019, à Boké. Depuis le début de ces mouvements de protestation, il n’y a pas eu cours dans les écoles de la ville. Même si les encadreurs et les enseignants sont présents à leurs lieux de travail, les élèves, eux, ne vont pas en classes. Une situation inquiétante pour l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, qui craint un scénario comme celui enregistré l’année dernière. Dans un entretien avec un correspondant local de Guineematin.com, Moriba Sidibé tire la sonnette d’alarme et lance un appel aux parents d’élèves.

Moriba Sidibé, inspecteur Régional de l’éducation de Boké

« Comme l’année dernière, les cours ont repris, mais les enfants ne viennent pas. Surtout depuis le début des manifestations. Les enseignants sont là mais les enfants traînent toujours les pas. Je pense que tout le monde devait tirer des leçons de l’année passée. C’est vrai que les parents d’élèves ont peur des mouvements par-ci par-là, mais moi c’est en tant qu’inspecteur que je leur demande de laisser les enfants venir. Surtout que depuis qu’on a commencé, on n’a jamais violenté un élève dans une école. Il faut que les parents laissent donc les enfants venir à l’école. Que tout le monde se rappelle du scénario de l’année passée. Et, je crains fort que la même chose ne se répète cette année. Cette fois-ci nous voulons de bons résultats, nous voulons même des lauréats à Boké. Mais pour cela, il faut que les élèvent viennent à l’école et qu’ils acceptent d’étudier », a dit l’IRE de Boké.

Reste à savoir si cet appel tombera dans de bonnes oreilles.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

Lire

Le Consortium SMB-Winning s’engage à construire 2 écoles primaires dans la commune rurale de Kolaboui

15 octobre 2019 à 17 05 25 102510

Communiqué : Afin de soutenir le renforcement de l’offre éducative dans la région de Boké, le Consortium SMB-Winning a annoncé vendredi 12 octobre aux côtés de la Direction Préfectorale de l’éducation (DPE) de Boké la construction de deux écoles primaires dans les villages de Souguéboui et Yakabiya dans la commune rurale de Kolaboui, à 23 kilomètres du chef-lieu de la préfecture.

Compte tenu des difficultés des enfants de nombreuses localités à rejoindre des écoles, aussi bien pour des raisons de sécurité avec les risques liées à la traversée de la route minière que pour la longueur des distances à parcourir, le Consortium a choisi de bâtir ces deux nouvelles écoles à des emplacements stratégiques pour qu’elles bénéficient au plus grand monde.

Le Consortium est très actif dans le champ de l’éducation, notamment en ayant déjà construit un collège dans le quartier Corera et une autre école dans le district de Katougouma, commune rurale de Tanènè dans la préfecture de Boké.

Selon le responsable du Département des relations communautaires du Consortium SMB-Winning, N’Famara Kourouma : « Nous avons décidé de réaliser à Souguéboui une école avec 3 salles de classe, une Direction et un Bloc de latrine de 3 cabines. De plus, il est prévu la réhabilitation intégrale de 2 anciennes écoles de Diakhabiya ».

Après un appel d’offres lancé par le Consortium auprès d’entreprises guinéennes dans le cadre de sa politique de contenu local, les entreprises Fadiya Construction et Entreprise Générale de Construction et des Travaux Publics (ENCOTRAP) ont été retenues pour exécuter les travaux dans un délai raisonnable.

Le directeur préfectoral de l’Éducation par intérim, Elhadj Dembo Amirou Dramé, s’est réjoui de cette initiative : « L’appui de la SMB est essentiel pour les autorités éducatives de la région. Ces programmes de construction et de réhabilitation permettent réellement la démocratisation de l’éducation en y facilitant l’accès à tous ».

Communiqué traduit par le service de communication du consortium SMB-Winning

Lire

Manifs anti-3ème mandat : Boké entre timide reprise des activités et méfiance

15 octobre 2019 à 12 12 35 103510

Après une paralysie totale des activités hier, la vie reprend assez timidement ce mardi, 15 octobre 2019, dans la commune urbaine de Boké. Il faut dire que la méfiance est toujours de mise dans la ville, selon le constat du correspondant de Guineematin.com sur place.

Même s’il n’y a pas de manifestation de rue hier lundi à Boké, la commune urbaine tout comme les sous-préfectures de Kolaboui et Sangarédi ont été paralysées par l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution. Mais, ce mardi matin, les activités, qui étaient complètement à l’arrêt, commencent à reprendre peu à peu. Certaines boutiques se trouvant au bord de la route ont ouvert leurs portes. La gare routière est également ouverte et les conducteurs de taxis motos circulent à travers la ville.

Mais, c’est loin encore d’être la reprise normale des activités. Les écoles, les banques et les stations-services entre autres sont toujours fermées. A l’intérieur du marché central, c’est pratiquement le vide. Pas de vendeurs encore moins de clients. Les forces de l’ordre sont postées à tous les grands carrefours de la ville pour faire face à toute éventuelle manifestation.

S’ils n’ont pas pu descendre dans la rue pour exprimer leur opposition au projet de troisième mandat du président Alpha Condé, les responsables locaux du Front National pour la Défense de la Constitution disent être déterminés à empêcher le retour à la normale dans la ville jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

Lire

Manifs anti-3ème mandat en Guinée : la ville de Boké complètement paralysée

14 octobre 2019 à 15 03 23 102310

A l’image de Conakry et de la plupart des villes de l’intérieur, la commune urbaine de Boké est sérieusement affectée par l’appel à manifester lancé par le Front National pour la Défense de la Constitution contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Toutes les activités sont paralysées même si aucun mouvement n’est constaté encore dans les rues dans cette ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ecoles fermées, banques, administration et commerce perturbés et circulation coupée, c’est le constat qui prévaut ce lundi, 14 octobre 2019, dans la ville de Boké. Mais, aucune manifestation de rue n’est encore signalée sur place. « On a commencé à se mobiliser à la place des martyrs ce matin pour descendre manifester dans les rues, mais les forces de l’ordre sont venues nous disperser. Actuellement, on est en train de nous réorganiser pour faire la remobilisation », explique Lamarana Bah, le coordinateur régional du FNDC à Boké.

Dans les rues de la ville, les agents des forces de l’ordre sont visibles à plusieurs endroits. Ils sont en alerte pour parer à toute éventuelle manifestation.

A suivre !

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

Lire

Chemin de fer Boké –Télémélé : 6 Milliards payés aux communautés environnantes

11 octobre 2019 à 10 10 24 102410

Le Consortium SMB-Winning a procédé à des remises de compensations ce mercredi 9 octobre 2019, à la Base Vie Chemin de fer, auprès de 43 personnes impactées par la réalisation d’une gare de triage et de retournement de trains, pour un montant total de six milliards sept cent sept millions six cent quarante-huit mille cinq cent soixante francs guinéens (6.707.648.560 GNF) dans les villages de Katounou, Kamikolo, Kagbany, district de Sogoboly, sous-préfecture de Kolaboui dans la préfecture de Boké.

Le montant communautaire inclut dans le montant total est d’un milliard quatre cent quatre-vingt-seize millions trente-deux mille francs guinéens (1.496.032.000 GNF).

S’exprimant au nom du Consortium SMB Winning, le représentant de la SMB a rappelé que « Cette 10ème compensation s’inscrit dans le cadre de la Responsabilité Sociétale du Consortium qui, basé sur les études d’impact environnemental et social réalisées, entend respecter ses obligations en indemnisant les personnes impactées par les travaux de construction de ses infrastructures et encourager les activités génératrices de revenus par des accompagnements concrets et efficaces. Dans le cadre de sa collaboration avec toutes les parties prenantes, le Consortium SMB Winning œuvre aussi à l’amélioration des conditions de vie dans vos villages respectifs ».

Pour le sous-préfet adjoint de la CR de Kolaboui, Malik Savané : « Nous devons, à cette phase, au regard des aides que nous apporte le Consortium SMB Winning, prendre l’initiative aussi de valoriser nos plantations et plaines agricoles… »

La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités des districts cités plus haut, d’un huissier de Justice, des représentants de la Société d’Expertise Environnementale et Sociale (SEES) ainsi que des bénéficiaires munis de leurs pièces d’identification. Interrogés, certains bénéficiaires visiblement heureux ont exprimé à notre micro, leurs sentiments de satisfaction au Consortium SMB Winning pour le respect de ses engagements en faveur des populations locales. Et ils ont surtout promis d’utiliser ces fonds à bon escient.

A noter que le projet s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’une ligne de chemin de fer du Consortium SMB-Winning, de Dapilon (Boké) à la zone minière de Santou (Télémélé).

Transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

Lire

Sur les traces d’Elhadj Ousmane Baldé « Sans loi », nouveau président de la coordination Haali Poulaar

7 octobre 2019 à 12 12 05 100510
Elhadj Ousmane Baldé « Sans Loi », nouveau président de la coordination Haali Poular

Selon des chroniques historiques, le Fouta-Djalon s’étendrait des baobabs de Saraya (Kouroussa), aux palmiers de Kakandé, à Boké. Ce vaste ensemble, pays habité en très grande majorité par les Peuls et Haali Pulaar, à l’instar des trois autres régions de la Guinée, dispose d’une coordination nationale, dont le président Elhadj Saïkou Yaya Barry vient de décéder. Homme intègre et dynamique, ce Seydiyanké de Dabola de l’aristocratie régnante des Almamy du Fouta théocratique, laisse un vide difficile à combler.

Mais, à l’unanimité de ses membres, en accord avec le Khalife général Elhadj Bano Bah, de toutes les autorités morales religieuses et l’ensemble des fils de la région d’ici et de la diaspora, le choix a été porté sur Elhadj Ousmane Baldé « Sans loi ». Un opérateur économique de grande renommée, très présent dans le tissu économique et social de la Guinée, dont le lourd investissement (sept milliards de FG) dans la construction d’une mosquée de 15 000 places et d’un centre islamique dans son village à Fatako (Tougué), suffit pour démontrer son ancrage à la fois religieux et populaire.

Pourtant, comme tous les grands fortunés du Fouta-Djalon, Elhadj Ousmane Baldé « sans loi » est parti de rien. C’est un jeune homme, muni de quelques bonbons, allumettes et colas, qui fait des dizaines de kilomètres à pied pour se rendre à Labé, la grande ville, se procurer de petites marchandises qu’il revend dans les marchés forains de Fatako et environs.

Plus tard, poussé par le goût de l’expansion, il décide de scruter d’autres cieux, car comme le dit l’adage « on n’est jamais prophète chez soi ». Gueckédou, la florissante ville de commerce du Sud, une des portes d’entrée en Sierra Leone, sera la future destination d’Ousmane Baldé. Convaincu qu’il n’y a pas de sot métier mais des sots hommes, il va exercer tous les petits métiers allant, paraît-il, de la vente de petits produits de consommation à celle du bois mort.

Après des années de dur labeur, la chance lui sourit. Ses affaires prospèrent et le voilà qui, de l’échelle de l’effort, emprunte désormais l’ascenseur de la consécration. Il fait à présent partie des grands commerçants du pays avec des grands magasins et boutiques, de la représentation des marques de véhicules comme l’américaine Général Motors, et des comptes en banque bien garnis.

Par un coup magique du destin, le jeune commerçant ambulant de Fatako, devenu prospère, est élu président de la chambre de commerce et d’industrie de Guinée. Plus rien dans le secteur économique et bancaire ne se décide en son absence dans le pays. Les autorités le savent et le couvrent d’une attention particulière car, de par sa position privilégiée, il peut influencer le cours des événements en rapprochant des hommes et des tendances parfois diamétralement opposés.

Malgré tout ce prestige et les ors de ses immenses et flamboyantes résidences, Elhadj Ousmane Baldé « sans loi » ne disloque pas son identité, à plus forte raison, laissé sa vulnérabilité creuser son sillon dans sa vie.

Cette identité, c’est d’abord et avant tout Fatako, qui serait une altération de « farako » qui veut dire derrière la plaine en Maninka. Il est une synthèse du village habité par les Peuls et les Diakhankés. Sa mère est de la seconde communauté, alors qu’historiquement et sociologiquement, il est issu du clan des Demboubhés, frères des Koulounnankés, illustre ascendance d’Alpha Abdourahmane Koïn, fils d’Alpha Ibrahima et petit fils de Saïkou Saliou Balla mo Koïn, l’un des 9 marabouts fondateurs de la confédération théocratique du Fouta-Djalon, au début du 17e siècle.

Tenez, c’est Alpha Abdourahmane Koïn, le plus jeune des troupes du Fouta sous le commandement du Seydiyanké conquérant, Almamy Oumar Barry, qui captura l’animiste chef du N’Gabou, Diankewali Sané lors de la mémorable bataille de Tourban Kansala en 1868.

Les Demboubhés sont aussi les frères des Helayankés de Timbi. Comme pour démontrer que le tout nouveau président de la coordination nationale Hal Pulaar est un valeureux fils du Fouta, dont les familles ont victorieusement pris part à la rédaction, parfois par le sabre, de la belle histoire du Fouta qui n’emprunte rien à la légende pour avoir ses lettres de noblesse et de grandeur.

C’est un baobab de Koïn qui pousse là où celui de Dabola est tombé, avec les mêmes branches qui s’étendent pour donner de l’ombre à tous les fils du Fouta et de la Guinée toute entière.

Pour sa réussite, Elhadj Ousmane Baldé « sans loi » peut compter sur les bénédictions de sa prestigieuse famille maternelle Diakhanké, maraboutique par essence, de Fatako à Matakaou ( Koubia) de Badougoula ( Wora mali ) à Touba la sainte à Gaoual; mais aussi sur le soutien de ses fortes alliances comme celle de l’une de ses épouses, hadja Safiatou, fille du Nguerianké, Saifoulaye Diallo celui qui proclama l’indépendance de la Guinée le 2 octobre 1958 dont les connexions et interconnexions au cœur du grand Labé lui seront utiles et précieuses, tout autant que celles de sa femme, Hadja Hawaou, princesse Kaldouyanké de Simili, dans Koubia, de la famille du Waliou, le Ndouyêdio Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan, aussi dont son père Alpha Bacar Diâri est le petit neveu, tandis que sa mère, Nénan Djénabou Barry dite « Nen Dara », est la fille d’un autre grand Waliou, le Worladio Thierno Oumar Rafiou de Daralabé. A noter que c’est une des sœurs de ce dernier qui est la mère du Kaldouyanké alpha Ibrahima Bassagui, le père du cadi de Kaadé et roi de Labé, l’illustre Alpha Yaya Diallo.

Comme on le voit, les cartes que le tout nouveau président de la coordination nationale Hal Pulaar a entre ses mains sont toutes des jokers qui viennent s’ajouter à sa grande réputation d’homme de devoir et d’honneur, déterminé à mériter l’inestimable confiance placée en lui par ses frères et pour la mémoire d’Elhadj Saïkou yaya Barry. Le nouveau capitaine du bateau Hal Pulaar le conduira à coup sûr à bon port, les vagues et les tempêtes n’y pourront rien.

Amadou Diouldé Diallo, journaliste – historien
Vichy / France

Lire

Boké : un concert marquant la fête de l’indépendance dispersé par des jets de pierres

2 octobre 2019 à 9 09 41 104110

A la veille de la célébration du 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance prévue ce mercredi, 02 octobre 2019, un concert géant a été organisé la nuit dernière à la place des martyrs de Boké. Plusieurs artistes locaux et un autre venant de Conakry étaient annoncés à l’événement. Mais, la fête a fini par être gâchée par des jets de pierres, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Le dicton qui dit que tout ce qui commence bien se termine bien n’a pas été respecté cette fois à Boké. Tout a effectivement bien commencé mais la fin a été un fiasco. Dès 16 heures, des centaines de personnes se sont rassemblées à la place des martyrs de la ville pour assister au concert organisé en prélude aux festivités du 02 octobre qui ont lieu ce mercredi.

En plus de nombreux jeunes (garçons et filles), on notait également la présence de certaines personnalités à l’événement. Ce sont notamment le maire de la commune urbaine Mamadouba Tawel Camara, le ministre de l’information et de la communication Amara Somparé, Mohamed Lamine Savané en service au ministère des mines et de la géologie et d’autres cadres ressortissants de Boké.

La première partie du spectacle a été assurée par des artistes locaux qui n’ont pas manqué de faire remuer le public. Après eux, c’est l’artiste Ans-T Crazy en provenance de Conakry qui devait monter au podium. Mais, jusqu’à minuit, ce dernier n’est pas apparu sur la scène. Après avoir entonné l’hymne national, le public est resté toujours à l’attente de l’artiste vedette de cette soirée.

Mais, l’attente s’est tellement prolongée que certains ont perdu patience. C’est alors que des jets de pierres ont commencé, provoquant une véritable débandade sur place. Les gens se sont dispersés dans la précipitation. Une soirée qui aurait pu être très belle s’est finalement très mal terminée.

De Boké, Abdoulaye Mané pour Guineematin.com

Lire

Kamsar : décès du maire, Bocar Morin Camara

1 octobre 2019 à 9 09 25 102510
Feu Bocar Morin Camara, maire de Kamsar

Dans un communiqué rendu public dans la matinée de ce mardi, 1er octobre 2019, la mairie de la commune rurale de Kamsar a annoncé le décès de monsieur Bocar Morin Camara.

Élu le 11 février 2019 à la tête de la mairie de Kamsar (préfecture de Boké) sous la bannière de l’UFDG, Bocar Morin Camara a rendu l’âme la nuit d’hier et aujourd’hui à aujourd’hui. Il rejoindra sa dernière demeure dans l’après-midi de ce mardi, à 17 heures, au cimetière de son village, TAIGBE, a-t-on appris.

Paix à son âme, amine !

Lire

Affaire du 3ème mandat : « il y a un risque réel de guerre civile en Guinée »

30 septembre 2019 à 18 06 31 09319

J’exhorte la communauté internationale, la CEDAO, à intervenir maintenant ; car, il y a un risque réel de guerre civile dans notre pays. Les gens sont en train de prendre de l’argent dans les mains du président de la République en lui faisant croire qu’ils peuvent l’aider à obtenir le 3ème mandat. Ça ne marchera pas. Les guinéens souffrent… Vous voyez comment les gens souffrent ? Vous voyez comment nos ressources minières sont en train d’être pillées ? Voyez ce que la construction du barrage de Souapiti a fait à nos parents ? Regardez ce que son exploitation est en train de faire à nos parents à Konkouré et alentours ? Les gens ont perdu leurs champs, leurs maisons et jusque-là, ils n’ont pas été indemnisés…

Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte
Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

Opposé à toute idée de changement de la Constitution guinéenne actuelle, le Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sékhouna Soumah, a réaffirmé sa position ce lundi 30 septembre 2019. Il avertit la communauté internationale sur les risques qui planent au dessus de la Guinée face à la volonté d’Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir. Il l’a dit à l’occasion d’une rencontre qu’il a eue à Toumanyah, dans la commune urbaine de Dubréka, avec l’Union des Ressortissants de la Basse Côte, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le très populaire Elhadj Sékhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte, ne cache pas son aversion pour le funeste projet de nouvelle constitution en cours de préparation en Guinée. La rencontre de ce lundi, tenue à Toumanyah, a connu la présence des Kountigui de toutes les préfectures de la Basse Guinée ou de leurs représentants (Télimélé, Kindia, Dubréka, Forécariah, Coyah, Fria, Boké et Boffa) et des 5 communes de Conakry. Elle visait à prendre le contrepied d’un groupe de personnes qui est allé au RPG Arc-en-ciel il y a 48 heures pour annoncer au nom de la Basse Côte son adhésion au projet de 3ème mandat.

Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

Dans son intervention, Elhadj Sékhouna Soumah a réitéré son opposition au projet de nouvelle constitution destiné à accorder un mandat supplémentaire à Alpha Condé à la tête de la Guinée. Selon lui, « ce projet de nouvelle constitution a pour seul objectif d’accorder un mandat à vie au président Alpha Condé. Je ne suis pas contre Alpha Condé ; mais, je suis contre son 3ème mandat. J’exhorte la communauté internationale, la CEDAO, à intervenir maintenant ; car, il y a un risque réel de guerre civile dans notre pays. Les gens sont en train de prendre de l’argent dans les mains du président de la République en lui faisant croire qu’ils peuvent l’aider à obtenir le 3ème mandat. Ça ne marchera pas. Les guinéens souffrent, ils viennent vous donner de l’argent afin que vous souteniez ce projet. S’ils vous donnent de l’argent, prenez le car c’est l’argent du contribuable guinéen. Mais, refusez de les soutenir dans ce dangereux projet. Une fois encore, j’en appelle à l’implication de la communauté internationale. Les guinéens ne sont pas d’accord pour ce 3ème mandat et ne seront jamais d’accord. Il a fait ses deux mandats, qu’il s’en aille maintenant, car il n’est pas le seul guinéen », a-t-il lancé.

Parlant du groupe de personnes qui s’est exprimé au nom de la Basse Côte la semaine dernière, Elhadj Sékhouna Soumah les a qualifiés de démagogues. « S’ils sont sûrs qu’ils parlent au nom de la Basse Côte, qu’ils aillent dans leurs préfectures respectives pour tenir ces propos. Cette question de Basse Guinée ne se parle pas au siège d’un parti politique. Moi, je suis le Kountigui de la Base côte, j’ai dit que nous ne sommes pas d’accord avec le 3ème mandat. J’assume mes propos. C’est pourquoi d’ailleurs j’ai fait venir l’ensemble des Kountigui des autres préfectures de la Basse Côte ici pour qu’ils disent publiquement notre position. Ce que je déplore, c’est qu’en basse Guinée, les gens n’ont pas de respect pour l’autorité morale que nous sommes. Dans les autres régions comme le Fouta, la Forêt ou en Haute Guinée, ce n’est pas le cas. Là-bas, les gens respectent l’autorité morale. Mais en Basse Côte, ce sont nos propres fils qui nous désobéissent souvent », a-t-il regretté.

Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

En outre, le Kountigui de la Basse Côte a dénoncé la misère qui frappe de nombreux citoyens de la Basse Côte où l’exploitation minière ne leur a jamais profité. « Vous voyez comment les gens souffrent ? Vous voyez comment nos ressources minières sont en train d’être pillées ? Je dis pillées, parce que l’exploitation n’a aucune conséquence positive sur le niveau de vie de nos enfants. Voyez ce que la construction du barrage de Souapiti a fait à nos parents ? Certes, ce barrage va nous aider à avoir le courant, mais regardez ce que son exploitation est en train de faire à nos parents à Konkouré et alentours ? Les gens ont perdu leurs champs, leurs maisons et jusque-là, ils n’ont pas été indemnisés. Au lieu que les cadres de la Basse Côte partent s’enquérir de la situation de nos parents de ce côté, ils sont en train de parler de ce projet de 3ème mandat que tous les guinéens détestent aujourd’hui ».

Continuant à énumérer les errements de la gouvernance actuelle, Elhadj Sékhouna Soumah a évoqué le mauvais état des routes de la Basse Côte. « Forécariah a connu successivement trois Premiers ministres. Mais, allez voir la route de Coyah-Forécariah, une route qui est distante de moins de 160 kilomètres, mais aujourd’hui elle est dans un piteux état. Allez y voir la route Conakry-Kindia. Kindia qui est la capitale de la Basse Côte, la route qui mène là-bas est impraticable. Nous ne sommes pas d’accord avec le 3ème mandat. Il a fait deux mandats, qu’il s’en aille », a martelé le vieil homme.

De Dubréka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Conakry : 30 jeunes diplômés à l’école de la logistique urbaine

30 septembre 2019 à 16 04 05 09059

Le Centre du Commerce International (ITC) a procédé au lancement d’un atelier de formation sur la logistique urbaine en faveur de trente (30) jeunes diplômés ce lundi, 30 septembre 2019. La démarche s’inscrit dans le cadre de sa mission d’accompagnement des jeunes en quête d’emploi ou souhaitant créer une entreprise ou renforcer leurs activités. Une initiative prise en collaboration avec le ministère du Commerce et ses partenaires, à travers le programme INTEGRA du gouvernement guinéen et de l’union européenne, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette activité cible 30 jeunes diplômés et va s’étendre sur une semaine. Elle s’inscrit dans le cadre de la création d’emplois par le biais de la formation en Logistique pour absorber une partie des jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi.

Mme Hann Djénaba Keita, coordinatrice du Centre du Commerce International

La coordinatrice du Centre du Commerce International (ITC), madame Hann Djénaba Keita, est revenue sur les objectifs visés par son institution. « L’idée d’INTEGRA est de favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, de maîtriser la migration irrégulière et de faire comprendre aux jeunes guinéens qu’il y a bien sûr des opportunités dans notre pays. On espère que pendant cette semaine de formation que vous allez êtres très proactifs et que vous allez poser les questions nécessaires pour pouvoir enrichir vos connaissances afin de pouvoir vous lancer », a-t-elle laissé entendre.

Ismaël Souaré, représentant du ministre du Commerce à cette cérémonie

De son côté, le représentant du ministre du Commerce à cette cérémonie, Ismaël Souaré, a salué l’initiative avant de féliciter les organisateurs. « La formation des jeunes, l’emploi pour les jeunes, est une priorité pour le gouvernement guinéen et cet atelier fait partie des actions concrètes que la Guinée met en place avec ses partenaires, l’Union Européenne, et dans le cas présent avec l’ITC. Je tiens à saluer le choix du thème, à savoir la logistique parce que vous savez, la logistique est au cœur de toute activité économique. Cette formation permettra à des jeunes que vous êtes d’acquérir des qualifications qui vous permettront de contribuer à la création d’emplois en Guinée. Je félicite les organisateurs, je vous encourage à êtres très assidus », a t- il dit.

Alhassane Camara, Directeur général du groupe GLOBTRANS

Pour sa part, Alhassane Camara, Directeur général du groupe GLOBTRANS, un des partenaires de cette activité, a expliqué que cette initiative vise à lier la théorie à la pratique au profit des jeunes diplômés. « Ce que nous visons c’est de donner l’opportunité à des jeunes guinéens, qui ont eu un cursus que l’on connait tous et qui ont un grand problème d’adéquation entre la formation et l’emploi. Nous avons l’opportunité dans cette entreprise, au-delà du théorique qu’ils suivront et qu’ils vivront, de leur apporter du pratique. Ça sera dans nos infrastructures de maintenance et éventuellement dans le reste des activités que nous avons liées à la logistique. L’objectif étant vraiment dans une structure de formation que nous souhaitons performante, de donner l’opportunité réelle d’avoir une adéquation entre la formation et l’emploi ».

Tidjane Diop, conseiller principal en logistique pour le Centre de Commerce International

Le conseiller principal en logistique pour le Centre de Commerce International (ITC), est revenu sur les activités qu’ils comptent mener sur le terrain. Selon Tidjane Diop, « le Centre du Commerce International l’ITC, à travers le projet INTEGRA, se déploie en Guinée à travers différentes composantes. Je suis personnellement en charge du Transport-logistique dans la composante transport logistique, nous avons déjà différentes spécialités. Donc, cette semaine nous serons dans la logistique dans l’export, la logistique urbaine. Nous allons accompagner les jeunes qui ont des motos en utilisant les champions locaux qui ont développé des applications et nous accompagnerons des jeunes en les aidant à améliorer leur technologie et leur offre de service en termes d’applications. Mais tous ces jeunes en moto qui travaillent pour ces entreprises, nous les équiperons avec des sacs isothermes pour certains, pour d’autres non isothermes. Nous avons déjà acquis une centaine de sacs. Donc, ces jeunes bénéficieront de ces sacs qui sont entre Conakry, Labé, Boké et Kankan, se balader, faire des livraisons avec ces sacs que nous appelons des sacs INTEGRA ».

Selon nos informations, sur les trente (30) jeunes formés, dix (10) seront choisis pour représenter l’institution sur toute l’étendue du territoire national afin d’accompagner les autres bénéficiaires qui sont déjà sur le terrain. L’objectif global est de contribuer à la prévention et à la limitation de la migration irrégulière, la réintégration des migrants de retour et l’insertion socio professionnelle durable des jeunes guinéens.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

Lire

Conakry : 28 nouveaux volontaires du corps de la paix prêtent serment

28 septembre 2019 à 10 10 46 09469

Après 3 mois de cours suivis au centre de formation américain de Bagakoundou, situé à Dubreka, vingt-huit (28) volontaires du corps de la paix ont prêté serment ce vendredi, 27 septembre 2019, à Conakry. Dans les prochains jours, ils seront déployés à l’intérieur du pays pour enseigner dans des écoles pendant deux ans, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La présence du corps de la paix en Guinée vise à favoriser un échange culturel et linguistique entre guinéens et américains. C’est dans ce cadre que ces 28 enseignants sont arrivés dans notre pays. Avant leur déploiement sur le terrain, ils ont suivi une formation de trois mois pour apprendre le français et les langues locales. Une formation couronnée par un succès, selon Audu Besmer, chargé d’affaires à l’ambassade des Etats-Unis en Guinée.

Audu Besmer, chargé d’affaires à l’ambassade des Etats-Unis en Guinée

« C’est avec un immense plaisir que je m’adresse à vous cet après-midi à l’occasion de l’assermentation de notre dernière classe de 28 volontaires du corps de la paix. Tous les 28 qui sont arrivés le 3 juillet, ont terminé leur programme de formation avec succès et réaffirment leur engagement. Le corps de la paix est un élément important du partenariat entre les USA et la Guinée depuis 1963, année de l’arrivée ici des premiers volontaires. Je tiens personnellement à remercier le personnel et les formateurs techniques qui ont encadré ces volontaires tout au long de leur formation initiale. Je tiens également à remercier le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation pour leur coopération tellement indispensable au succès du programme », a déclaré le diplomate américain.

Sébastean Zenzo Selarque

En prêtant serment, les volontaires du corps de la paix ont pris l’engagement d’accomplir correctement leur mission sur le terrain. Celle de contribuer à la formation des élèves guinéens. « Je suis venu en Guinée pour être professeur de mathématiques au lycée Pathé Diallo de Mandiana. Et, je compte apporter mon soutien aux autres enseignants ainsi qu’aux élèves de là-bas afin d’améliorer le système éducatif dans cette localité », a promis Sébastean Zenzo Selarque, l’un des volontaires.

Dr Diéné Keïta, ministre de la coopération internationale et de l’intégration africaine

Présente à cette cérémonie, la ministre guinéenne de la coopération internationale et de l’intégration africaine, Dr Diéné Keïta, a remercié le corps de la paix pour le soutien qu’il apporte à la Guinée. « Je voudrais vous dire au nom du président de la République et au nom du Premier ministre toutes mes félicitations. La philosophie du corps de la paix est absolument unique. Vous êtes là pour partager ce que votre pays a de plus beau : sa générosité et son courage. Merci pour mon pays, merci pour tous les jeunes guinéens qui vont bénéficier de cette générosité ».

Parmi ces 28 nouveaux volontaires du corps de la paix, il y a dix-huit(18) professeurs de mathématiques ; huit (8) professeurs de sciences (Physique, Chimie et Biologie) ; et deux (2) professeurs de langue anglaise. Ils seront répartis entre les préfectures de Kindia, Boké, Gaoual, Mamou, Dalaba, Pita,Tougué, Mali,Télémélé, Dabola, Dinguiraye Kouroussa, Kankan, Siguiri, Mandiana, Kissidougou et Guéckédou.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 623532504

Lire