Les populations de Malapouya dénoncent : « la SMB a détruit notre marigot, notre cimetière, nos jardins… »

26 mai 2019 à 13 01 38 05385
image d’archive

La société minière de Boké (SMB) qui exploite la bauxite dans cette préfecture depuis 2015, notamment dans les sous-préfectures de Tanéné, Dabis, Kolaboui et Malapouya, se trouve confrontée aujourd’hui à une réticence de quelques villages de la commune rurale de Malapouya, située à 30 Km à l’Est de la ville de Boké.

La SMB compte faire traverser ses rails de Dapilon (Sous-préfecture de Kolaboui) pour Télimilé, en passant par Malapouya. Mais, les villages concernés considèrent que la compensation proposée par la SMB comme une injure. C’est pourquoi, ils ont décidé d’assigner cette société minière à la justice pour qu’ils soient rétablis dans leur droit, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Boké qui est actuellement sur place.

Ce sont les villages de Mamoudouya, Garaya, Silipouya, Hafia, Ariboya, Missira, Kambadi, Kambouga, Kassedou, Momolabé et Momokambora qui sont recensés dans ce projet de passage des rails de la SMB. Mais, selon des citoyens de Malapouya rencontrés ce dimanche, 26 mai 2019, par Guineematin.com, sur le chemin de cette localité, l’ensemble des compensations ne vaut même pas deux cent millions de francs guinéens, alors qu’ils s’attendaient à plus de deux milliards cela s’est fait ailleurs.

Alhassane Diallo

Alhassane Diallo, l’un des fils de la localité, précisément de Missira, explique comment les responsables de la SMB- à travers un certain Sâné, chargé des relations communautaires- ont abordé les populations de Malapouya. « Nous avons un problème avec la SMB qui veut faire traverser les rails chez nous. Lorsqu’ils sont venus annoncer ce projet à nos parents, tout le monde était content puisque pour nous quand on érige une route, surtout des rails, dans une localité, c’est un énorme désenclavement qui aboutira à un développement. Lorsqu’ils ont recensé les villages avec les plantations, ils nous ont fait croire qu’ils allaient considérablement nous payer. Mais, quand ils ont envoyé les reçus, on a vu qu’il y a des plantations de plus de 200 plantes qu’ils payent à seulement 50 millions ; d’autres à 15 millions, etc. Le plus gros village de nos ancêtres, Mamoudouya, appelé aujourd’hui Babadiya où il y a au moins 300 plantes de manguiers et d’anacardiers. Ils proposent 75 millions. Donc, on a trouvé cela comme une injure. C’est inacceptable. C’est pourquoi, nous avons tenu des réunions pendant lesquelles tout le monde a opposé son refus à ces minimes montants. Nous, on s’attendait plutôt à au minimum deux milliards de francs », dit monsieur Diallo.

« C’est pourquoi, on a décidé de chercher un avocat pour défendre notre cause à la justice. Ce dernier, lorsqu’il est allé à Malapouya constater les dégâts, il a versé des larmes. Donc, nous commençons par la justice pour voir si ça va marcher. Au cas contraire, nous ferons arrêter les travaux de la SMB sur notre sol. Même s’ils nous emprisonnent tous, tant qu’il reste un seul, il leur barrera la route », a martelé Alhassane Diallo.

Youssouf Niaïssa

Abondant dans le même sens que son prédécesseur, Youssouf Niaïssa renchérit : « nous avons même appris que la société payent les riverains une compensation liée à la poussière et les bruits des engins ; mais, on ne voit rien. Et puis, avant, à la fin de chaque mois, ils donnaient des denrées à nos parents, ils ont arrêté ça aussi. Ils organisaient également des formations pour nos enfants, c’est aussi bloqué. Quand on dit recrutement, ils prennent les enfants venus d’ailleurs et ils disent que les nôtres sont incapables », a dénoncé monsieur Niaïssa.

Ousmane Sampou

Même son de cloche chez le doyen Ousmane Sampou de Mamoudouya, « parmi les espaces recensés chez nous, il y a même le cimetière où reposent nos parents. Il y a aussi le marigot où on faisait la pêche, la lessive, qu’ils ont coupé cinq fois. Donc, ce marigot a tari. Si malgré tous ces dégâts on veut nous amadouer avec une modique somme de 75 millions, nous n’allons jamais accepter ça. C’est pourquoi, nous lançons un appel aux autorités d’avoir pitié de leurs populations que nous sommes, aux médias de nous aider à montrer au monde ce que nous font subir ces sociétés », a exhorté le doyen Sampou.

À suivre !

De Malapouya, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242

Lire

Lutte contre le VIH/SIDA : un nouveau centre de prise en charge inauguré à Dubréka

23 mai 2019 à 16 04 31 05315

La préfecture de Dubreka vient de bénéficier d’un nouveau centre de prise des personnes atteintes du VIH/SIDA. Il a été construit par la communauté de Sant’Egidio dans le cadre de son projet DREAM, sur financement du japon. Ce centre clinique (DREAM) a été inauguré ce jeudi, 23 mai 2019. La cérémonie a connu la présence des autorités communales et religieuses de Dubreka, des ambassadeurs du Japon et d’Italie en Guinée et de la représentante de l’ONUSIDA en Guinée notamment, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Initié par la communauté de Sant’Egidio, le projet de construction de ce centre DREAM de Dubreka a été financé par le gouvernement japonais à hauteur d’environ 922 000 000 francs guinéens. Le bâtiment comprend 4 salles, 2 cabinets, une pharmacie, un magasin, 6 latrines et un forage. Il permettra de traiter 100 patients atteints du VIH/SIDA par an.

Fatoumata Sylla

A l’occasion de la cérémonie inaugurale, Fatoumata Sylla, coordinatrice des centres DREAM en Guinée, a indiqué que la construction de ce centre a été motivée par la forte demande. Selon elle, l’idée de la construction d’un tel centre à Dubreka, vise à rapprocher DREAM des patients dont le nombre augmente de jour en jour. « Depuis 2006, nous sommes en Guinée. Et, les patients viennent de partout en Guinée : N’zérékoré, Boké, Boffa, bref de toutes les régions.

Donc, vu nos petits moyens, on a jugé nécessaire d’aller à la rencontre des patients. C’est-à-dire, faire en sorte que les patients ne viennent pas de si loin pour se faire soigner jusqu’à Conakry. Donc, c’est pour permettre aux patients qui quittent vers Boké, Boffa, Fria, d’être ici, prendre les médicaments, faire les examens et retourner dans leur ville. Donc, c’est ce qui nous a motivé, avec l’appui du Japon et de l’ONUSIDA, à ouvrir ce centre ici à Dubréka », a-t-elle expliqué.

Mme Cristina Canneli

De son côté, Cristina Canneli, directrice du projet DREAM de Sant’Egidio, a dit que « ce centre constitue pour nous un nouveau départ. La préfecture de Dubreka compte à ce jour 300 patients. C’est petit, mais c’est grand. Il faut dire aussi que soit dans l’évangile, mais aussi dans le coran et dans la tradition juive, nous savons que quand on sauve une seule vie humaine, c’est comme si on a sauvé toute l’humanité. Donc, nous pensons que 300 personnes atteintes du VIH/SIDA, c’est un grand nombre. Et nous voulons élargir l’accès à tous ceux qui ont besoin de traitement et l’offrir gratuitement. La construction de ce centre ici nous permettra de donner des soins aux malades presque tous les jours de la semaine », a-t-elle annoncé.

SE Hideo MATSUBARA

Pour sa part, S.E Hideo MATSUBARA, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Japon en Guinée, a souligné que le financement de ce projet, d’une valeur d’environ 922 000 000 de francs guinéens, a été rendu possible grâce au contribuable japonais. « C’est la communauté Sant’Egidio ACAP qui a soumis la requête de ce projet auprès de notre ambassade. Et, c’est cette association qui a suivi sa mise en œuvre tout au long de sa réalisation, et qui a fourni le terrain, les équipements et le mobilier. La mise en œuvre de ce projet permettra de traiter 100 patients atteints du VIH-SIDA par an. En outre, il sert de plaque tournante pour les activités d’orientation en matière de nutrition et de sensibilisation à la santé dans la communauté locale. Au total, 5000 résidents cibles en bénéficient (…). Il s’agit pour le Japon à travers ce projet, de poursuivre son appui au renforcement des services sanitaires de base. Ceci fait partie du pilier, promouvoir des systèmes de santé résilients pour la qualité de vie : Afrique résiliente, défini en commun par le Japon et les pays africains, dont la Guinée, lors de la 6ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 6) », a dit le diplomate japonais.

Elhadj Alsény Bangoura

Très content de la construction de ce centre DREAM dans sa commune, Elhadj Alsény Bangoura, le maire de Dubreka, a remercié toutes les personnes qui ont permis la réalisation dudit projet. Il a promis de sensibiliser les populations afin qu’elles puissent venir faire leur test de dépistage. « C’est un réconfort moral pour nous. Pour nous, quand on vient secourir les gens, quand on vient pour améliorer l’Etat de santé de ma population, c’est une grande joie pour moi. Surtout le fait que ma commune soit choisie pour abriter ce centre. Nous allons sensibiliser les gens, nous allons faire en sorte que les gens viennent se faire dépister. Parce que quand on entend VIH/SIDA, les gens ont peur. Pourtant, il faut venir. En y allant, on préserve sa santé mais aussi la santé de ceux qui ne viennent pas mais qui peuvent être susceptibles d’être contaminés. Donc quand les gens viennent, c’est que ça va protéger certaines personnes qui ne sont pas atteintes, mais aussi soigner, disons protéger ceux qui sont atteints. C’est cet appel qu’on va faire à l’endroit des populations et on le fera avec beaucoup de prudence, avec beaucoup de souplesse », a-t-il promis.

A rappeler que le taux de prévalence du VIH/SIDA en Guinée est de 1,7%, selon les données de 2017-2018.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Éducation : la région de Boké entre 88 et 90% d’exécution des programmes

15 mai 2019 à 21 09 39 05395
Moriba Sidibé, Inspecteur Régional de l’Education de Boké

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mercredi, 15 mai 2019, à son bureau, Monsieur Moriba Sidibé, Inspecteur Régional de l’Education de Boké, a indiqué que le taux d’exécution des programmes scolaires de l’ensemble des écoles des cinq (5) préfectures de la région est aux alentours de 90%.

Malgré un retard de trois (3) mois accusé par les établissements scolaires de la région de Boké (notamment Boffa et Boké) dû à la grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), l’Inspection Régionale de l’Education a trouvé une stratégie pour se rattraper, voire même avancer dans le programme scolaire.

« Après la grève, l’inspection régionale de l’éducation a jugé nécessaire de sillonner toutes les écoles pour reprendre la répartition des programmes avec les enseignants. Nous avons réparti les programmes scolaires en 20 semaines, puisque nous avions perdu déjà 12 semaines sur les 32 possibles de l’année. Cette répartition s’étale du 14 janvier au 31 mai 2019. On a fait de telle sorte que tout enseignant qui respecte cette nouvelle grille termine le programme. Et, je vous avoue que les professeurs ont réellement affiché la volonté de travailler. Au secondaire, on travaille matin et soir, à l’élémentaire on utilise les jeudis et les samedis. On a même pris les jours fériés pour se rattraper. C’est ainsi qu’on a pu enregistrer ce taux d’exécution qui varie entre 88 et 90% dans les cinq (5) préfectures, à savoir : Boffa, Boké, Fria, Gaoual et Koundara. Nous sommes aujourd’hui à la 18ème semaine de notre répartition qui correspond à la 30ème semaine de celle nationale. Il nous restait donc deux (2) semaines, et Dieu merci que Monsieur le Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation nous a donné la chance de continuer les cours jusqu’en fin juin », a expliqué monsieur Moriba Sidibé.

D’ailleurs, l’Inspecteur Régional de l’Education de Boké précise qu’il y a déjà des enseignants qui ont achevé leurs programmes. « C’est le cas par exemple d’un professeur de Mathématiques au lycée Yomboya (dans la commune urbaine) du nom de Sékou Soumah qui a terminé le programme en classe de terminale ».

Ainsi, malgré les multiples remous sociaux enregistrés depuis son arrivée à l’IRE de Boké, en septembre 2017, Monsieur Moriba Sidibé se dit optimiste de pouvoir réaliser ses ambitions de transformer Boké en une région d’élite. « Depuis que je suis venu ici, il y a maintenant bientôt 2 ans, à chaque ouverture des classes, nous perdons 3 mois sans faire cours. Mais, cette année, nous avons tiré les leçons de l’échec aux examens de l’année dernière. Les professeurs et les élèves ont tous pris conscience et ont accepté de travailler de façons intenses, conformément à notre recommandation. C’est pourquoi, je vous avoue être confiant qu’à cette allure, la région de Boké fera des lauréats aux prochains examens », a promis l’Inspecteur.

Enfin, dans ses ambitions d’améliorer la qualité de la gestion de l’administration scolaire, Monsieur Moriba Sidibé dit avoir engagé des réformes et de toilettages des directions des écoles. « Dans le souci d’obtenir des résultats aux différents examens nationaux, j’ai pris l’initiative de procéder à une restructuration des directions des écoles en y intégrant les jeunes talents, surtout dans les établissements qui ont récolté des très faibles taux de réussite l’an dernier. Et, c’est un processus qui va continuer jusqu’à ce que Boké soit une région phare et référentielle qui fera sortir chaque année des lauréats », s’est engagé l’Inspecteur.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : +224 622 671 242

Lire

Boké : recensement des mosquées et foyers coraniques pour prévenir le radicalisme

11 mai 2019 à 20 08 27 05275

Une mission du Secrétariat Général des Affaires Religieuses (SGAR) est en séjour dans la ville de Boké depuis ce samedi, 11 mai 2019. L’activité s’inscrit dans le cadre de la prévention du radicalisme dans les lieux de culte mais aussi du recensement de toutes les mosquées et foyers coraniques, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dr. Lamine Diallo

Boké fait partie des treize (13) préfectures du pays qui sont concernées par ce projet. Selon Docteur Mohamed Lamine Diallo, point focal du SGAR près de l’UNESCO, de l’OIM, « l’objectif de ce projet est de prévenir le radicalisme religieux dans notre pays. Le secrétariat général des affaires religieuses a décidé d’établir une cartographie de l’ensemble des mosquées et des foyers coraniques en République de Guinée. Après cette étape, nous allons réglementer ces lieux de culte aussi ».

Sur le terrain, la mission a formé les membres des bureaux au niveau préfectoral, communal et régional des affaires religieuses sur les techniques à suivre pour faire le recensement et a mis des fiches à leur disposition.

Sékou Touré

Ahmed Sékou Touré fait partie de ceux qui ont contribué à accomplir cette tâche. « Les fiches serviront d’outils pour procéder à la cartographie des mosquées et des foyers coraniques. Aujourd’hui, les statistiques manquent même au niveau du secrétariat général des affaires religieuses pour savoir réellement l’effectif des mosquées et des foyers coraniques dans notre pays », a-t-il dit.

Elhadj Wakil Yattara

Pour sa part, Elhadj Mohamed Wakil Yattara, inspecteur régional des affaires religieuses de Boké, a dit tout le bien qu’il pense de ce travail avant de s’engager à lutter contre l’extrémisme religieux. « Nous apprécions très bien ceux qui ont confectionné ces fiches, parce qu’ils ont utilisé le français facile, mais aussi il y a des détails clairs. Nous nous engageons à faire très bien ce travail, car ça barre le chemin à l’extrémisme », a laissé entendre l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké.

Il faut préciser qu’une équipe est déjà mise en place pour faire le recensement des mosquées et des foyers coranique dans les 9 sous-préfectures qui composent la préfecture de Boké et la commune urbaine.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

Lire

Mort par noyade de Mamadou Diallo à Boffa : « c’était un garçon intelligent et respectueux »

30 avril 2019 à 18 06 23 04234

L’émotion est toujours vive chez les proches des victimes de la noyade de la plage « Les jumelles » dans la préfecture de Boffa. Parmi les quatre victimes de ce drame, tous issus du groupe scolaire Victor Hugo, il y a le jeune Mamadou Diallo, âgé de 20 ans, en classe de 12ème année Sciences Mathématiques.

Rencontré par l’envoyé spécial de Guineematin.com, Ousmane Diallo, originaire de la sous-préfecture de Dogomet, dans la préfecture de Dabola, dit avoir passé 4 ans avec le défunt. « J’ai appris la mort de mon neveu avec beaucoup de tristesse. C’est aux environs de 19 heures que j’ai appris qu’il y a eu noyade à la plage et que mon neveu serait parmi les victimes. Au départ, j’avais du mal à croire. Il a fallu 23 heures pour savoir qu’effectivement il est mort. Mamadou Diallo est chez moi depuis quatre ans. Je l’ai envoyé ici lorsqu’il faisait la 9ème année. Dieu l’a repris cette année, pendant qu’il faisait la 12ème année sciences Mathématiques », a-t-il expliqué.

En outre, Ousmane Diallo a dit qu’il retient de son neveu tout sauf du mauvais. « Ce que je retiens de lui, c’est qu’il était un garçon intelligeant, respectueux. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je l’ai envoyé auprès de moi. Et, depuis qu’on est ensemble, je n’ai eu aucun problème venant de lui », a ajouté son oncle, déboussolé.

A noter que près d’une centaine d’élèves s’étaient rendus à la plage « Les jumelles » de Koukoudé, à Boffa, dans le cadre d’une excursion organisée par l’école privée Victor Hugo.

Depuis Kamsar, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Manif contre le manque de courant à Boké : le gouvernement hausse le ton

12 avril 2019 à 9 09 06 04064
image d’archive

La préfecture de Boké a été secouée ces derniers jours par des manifestations violentes de jeunes gens qui réclament le courant électrique. Le pic a été atteint à Kamsar et à Kolaboui, où des jeunes en colère ont barricadé les routes pour réclamer le retour de l’électricité dans cette région riche en bauxite mais qui manque presque de tout, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La journée fut mouvementée hier, jeudi 11 avril 2019, dans la sous-préfecture de Kolaboui. Une bande surexcitée de jeunes gens a pris d’assaut les rues de la localité pour exiger le retour du courant électrique. Des barricades sont érigées, paralysant la circulation et toutes les activités de la commune rurale.

Tout récemment, c’est la sous-préfecture de Kamsar qui a connait le même scénario. Le déficit en électricité est la raison fondamentale qui pousse les citoyens à manifester parfois violemment leur colère. Des manifestants s’en prennent parfois aux sociétaires minières évoluant dans la zone, qu’ils accusent d’être à la base de leurs malheurs.

Cet état de fait a poussé le gouvernement à réagir. A l’occasion du conseil des ministres tenus hier jeudi, le président Alpha Condé a tapé du poing sur la table, en demandant aux départements concernés de prendre toutes les mesures pour sécuriser les zones minières.

« La lutte contre cette insécurité volontairement créée et entretenue dans le but d’entraver l’évolution normale des sociétés industrielles et minières doit être considérée comme une action prioritaire de l’Etat guinéen dont une des missions régaliennes est la création d’un environnement paisible et incitateur pour l’investissement national et étranger », a dit le porte-parole du gouvernement.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Manque de courant à Sangarédi : le maire de la ville appelle à la patience

3 avril 2019 à 12 12 26 04264

Depuis quelques semaines, la desserte du courant électrique a connu une nette dégradation à Sangarédi, dans la préfecture de Boké. La centrale électrique qui desservait cette localité minière s’est arrêtée, et les groupes qui ont pris le relais sont loin de couvrir la demande en électricité. Les habitants de la ville se plaignent de cette situation et les autorités appellent à la compréhension, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis de très longues années, la ville de Sangarédi est desservie en électricité 24/24h. Mais actuellement, la situation est bien différente. Les habitants de certains quartiers peuvent passer une semaine sans voir le courant dans leurs foyers. Une situation qui leur rend la vie difficile, explique Amadou Oury Diallo, un citoyen de la localité.

« Sangarédi, sans le courant, est invivable. Nous on est là actuellement, malgré nous. C’est une zone bauxitique et il fait très chaud. Ici, sans le courant, on n’a même pas d’eau. En ce moment, on boit l’eau de puits. C’est impossible d’avoir de l’eau fraîche », confie notre interlocuteur.

Et, cette situation affecte sérieusement les activités des citoyens. Sékou Amadou Sylla, menuisier, peine à travailler sans électricité. « J’ai un atelier où j’ai sérieusement besoin de courant pour travailler. S’il n’y a pas de courant, mon travail est très ralenti. C’est pourquoi, je n’arrive pas à respecter actuellement les délais que je donne à mes clients. Et, quand je ne travaille pas, je ne peux pas avoir de l’argent », a-t-il dit.

Selon le maire de Sangarédi, Mamadou Houdy Bah, ce manque de courant est dû à une panne survenue au niveau de la centrale électrique installée par la CBG, qui fournit du courant à la ville. « Les installations sont très vieillissantes. Ces machines qui sont usées sont tombées en panne. Pour trouver les pièces de rechange, il faut commander de très loin. Et, l’acheminement peut prendre du temps », explique la maire.

Mamadou Houdy Bah appelle donc les citoyens à la compréhension et à la patience. « Je dirais à la communauté de Sangarédi de se rappeler que la CBG n’a jamais refusé de nous donner le courant. Nous appelons à leur compréhension, à leur sagesse et nous leur demandons de patienter jusqu’à ce que les machines reprennent le régime habituel », a exhorté le maire de Sangarédi.

De retour de Sangaredi, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628-98-49-38

Lire

Opportunités d’investissement : échanges entre autorités guinéennes et investisseurs chinois à Boké

30 mars 2019 à 10 10 23 03233

Une table ronde regroupant des investisseurs chinois et des autorités guinéennes s’est tenue dans la soirée du vendredi, 29 mars 2019, à la base vie de Dapilon, dans la préfecture de Boké. Initiée par la direction générale du Consortium SMB-Winning, la rencontre a pour objectif, d’attirer le maximum d’investisseurs étrangers dans notre pays, a appris Guineematin.com, à travers son envoyé spécial sur place.

Cette rencontre a réuni une dizaine d’investisseurs chinois, le ministre guinéen des Investissements Publics et Privés, Gabriel Curtis, et celui des Mines et de la Géologie, Abdoulaye Magassouba. « Nous avons eu à échanger avec eux. On a fait des présentations sur les opportunités qu’offre la Guinée mais également, cette brillante opportunité qui est la zone économique spéciale qui est prévue pour la région administrative de Boké. Il y a déjà des investissements chinois dans d’autres domaines, mais nous souhaitons accélérer cette cadence.

Il y a d’autres secteurs comme l’agriculture, dans les infrastructures, mais également dans les TIC. Donc, il y a plusieurs autres secteurs auxquels on souhaite que les investisseurs chinois s’intéressent. Je voudrais remercier la société Winning qui a vraiment regroupé ce groupe d’investisseurs-là qui sont venus pour voir de visu ce que la Guinée avait de mieux à offrir », a expliqué Gabriel Curtis, au sortir de la rencontre.

Le ministre guinéen en charge des investissements publics et privés se dit satisfait donc de cette rencontre, qui prouve, « que la Guinée est dans une bonne dynamique ». Et cela, dit-il, constitue un motif d’espoir. « Avec tous ces investisseurs qui s’intéressent à notre pays, et surtout la diversification de notre économie, on va attirer davantage d’autres opérateurs », a dit Gabriel Curtis.

Sun Xiushun Consul honoraire de la Guinée à Singapour, Commandant général du Consortium Winning SMB et PDG du Groupe Winning international, de son côté, a expliqué que compte tenu des nombreuses opportunités d’investissements qu’offre la Guinée, il a jugé utile d’inviter ses collègues chinois, à venir discuter avec les autorités guinéennes. Cela, pour leur permettre eux aussi d’investir en Guinée. « Ce sont mes amis, des camarades à l’école de Commerce en Chine, ce sont des investisseurs potentiels.

Je les ai invités pour découvrir la Guinée, pour leur montrer le chemin qu’on a parcouru en Guinée. Nous avons aussi organisé cette table-ronde pour avoir un dialogue direct avec nos ministres, pour qu’ils prennent connaissance avec les chinois qui voudraient venir investir en Guinée. Aussi, pour qu’ils puissent être attirés par la Guinée, venir développer la Guinée avec nous », a-t-il fait observer.

Enfin, Sun Xiushun a justifié cet acte par le fait que « la Guinée est politiquement très stable, et économiquement on est sur phase de croissance très rapide. Pour nous les investisseurs chinois, nous cherchons des opportunités. Donc, cette Guinée stable et prospère nous attire beaucoup ».

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Boké : Alpha Condé lance les travaux de construction du chemin de fer du Consortium SMB-Winning

29 mars 2019 à 17 05 35 03353

Le Consortium SMB-Winning a procédé ce vendredi, 29 mars 2019, au lancement des travaux du chemin de fer de 130 kilomètres, qui va relier Télimélé (Santou/Houda) au port de Dapilon, via Boffa et la construction et l’exploitation de la raffinerie d’alumine. La cérémonie de lancement des travaux a eu lieu dans le district de Kamikolo, sous-préfecture de Kolaboui, préfecture de Boké, sous la présidence du professeur Alpha Condé, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Cette cérémonie de lancement des travaux de construction de ce chemin de fer multiutilisateur, comprenant le transport de marchandises, notamment agricole, et de personnes, a connu la participation des autorités régionales, communales, préfectorales, et des populations de Boké.

Dans son discours, Ansoumane Zito Coumbassa, maire de la commune rurale de Kolaboui, a dit la joie des populations pour le lancement des travaux du chemin de fer. « En effet, monsieur le président, nos citoyens sont très émus par le sens profond de l’évènement. Ils me chargent de vous exprimer leur sentiment de joie et de satisfaction, de la pose de la première pierre, dans notre localité, de ces deux importantes infrastructures qui amorcera le développement socio-économique de notre pays en général et de la préfecture de Boké en particulier ».

De son côté, Sun Xiushun, consul honoraire de la Guinée à Singapour, Commandant général du Consortium Winning SMB et PDG du Groupe Winning international, a salué la grande mobilisation des citoyens et autorités guinéennes à cette cérémonie. Selon lui, cet évènement historique marque une étape clé du développement économique du Consortium SMB Winning.

« Le Consortium SMB Winning va poursuivre ses efforts. Car nous savons que nous avons le devoir de faire notre mieux pour contribuer au développement économique de la Guinée et au bien-être du peuple de Guinée. En ce moment précis, je me souviens de la cérémonie de pose de la première pierre du projet du port de Boké, il y a maintenant cinq ans. Le projet a pu être créé de rien et il a connu un grand succès grâce à la confiance accordée par le gouvernement et le soutien des populations. Et nous espérons que vous êtes satisfaits.

Car le projet a, depuis, permis à la Guinée de devenir le premier pays exportateur de bauxite au monde. Derrière cette avancée remarquable, se trouvent des milliers d’employés fournisseurs guinéens qui travaillent sans relâche au sein de nombreuses unités minières et portuaires du Consortium. La construction de ce nouveau chemin de fer sera un nouveau garant pour une exportation encore plus stable de la bauxite guinéenne et renforcera sa position sur le marché mondiale », a-t-il fait remarquer.

Pour sa part, Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines et de la Géologie, a rappelé que la construction d’un chemin de fer complet allant d’une mine à un port date de 1974. « Depuis sa création en 2014, le Consortium SMB Winning a investi environ un milliard de dollars américains dans ses activités extractives et portuaires dans la région de Boké ainsi que dans la logistique maritime. (…)

Le chemin de fer dont la construction sera lancée aujourd’hui, contribuera significativement au développement durable de la Guinée. Les nouveaux gisements doivent entrer en exploitation dès 2022 avec une production pouvant atteindre 20 millions de tonnes par an », a fait savoir le ministre.

Le président Alpha Condé a félicité le Consortium SMB Winning pour toutes les réalisations faites en Guinée, avant d’expliquer que ce chemin de fer va non seulement faciliter le transport des personnes et marchandises de Télimélé, Boffa et Boké, mais aussi permettre le transport de la bauxite jusqu’à l’usine de raffinerie d’alumine. « Il ne s’agit pas seulement de permettre à des hommes d’affaires de transporter nos mines, il s’agit de préserver l’emploi jeunes.

Et, j’insiste sur la création de Groupement d’Intérêt Economique de jeunes afin qu’ils puissent participer au transport de la bauxite. Donc, nous allons insister auprès des autorités, des populations et des miniers pour que ces Groupements soient créés, car cela va diminuer aussi le chômage des jeunes. J’avais demandé aussi que les postes de directeurs des ressources humaines doivent revenir aux guinéens.

Car, qui connait mieux les populations que les guinéens ? Donc, tous les miniers, comme toutes les entreprises étrangères en Guinée, j’ai exigé que les directeurs des ressources humaines soient guinéens ainsi que les responsables chargés des rapports avec la communauté », a dit Alpha Condé.

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Lancement des travaux d’un chemin de fer à Boké : des affiches appellent à un 3ème mandat pour Alpha Condé

29 mars 2019 à 12 12 00 03003

Le président de la République est attendu ce vendredi, 29 mars 2019, dans le district de Kamikolo, relevant de la sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké. Le Chef de l’Etat vient lancer les travaux de construction du chemin de fer financé par le Consortium SMB-Winning.

Mais, comme on pouvait s’y attendre, cette cérémonie est déjà politisée avec des appels à un troisième mandat pour Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Cette cérémonie de lancement des travaux du chemin de fer, organisée par le géant minier SMB Winning, est placée sous la présidence du professeur Alpha Condé. Mais, en attendant l’arrivée du Chef de l’Etat, des groupes artistiques, des comédiens et autres tiennent le public en haleine.

Parmi les nombreuses affiches, il y a celles qui encouragent le président Condé à modifier la Constitution en vue de s’accorder un 3ème mandat. Des messages qui donnent raison à nombre d’observateurs qui pensent que le Chef de l’Etat veut s’accrocher au pouvoir.

Des affiches de ce type se remarquent également dans la commune de Kaloum, à Conakry.

La sortie ratée du président Alpha Condé au siège du RPG Arc-en-ciel, dimanche dernier, s’inscrit apparemment dans la même dynamique.

De Kamikolo, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

Lire

Rénovation de la mosquée de Boké : ouf de soulagement pour les fidèles musulmans

16 mars 2019 à 12 12 57 03573

Après plusieurs mois de travaux de rénovation, la grande mosquée de Boké a été inaugurée hier vendredi, 15 mars 2019. La cérémonie a mobilisé plusieurs fils ressortissants de Boké, quelques membres du gouvernement, les autorités locales et de très nombreux fidèles musulmans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les travaux de rénovation de la grande mosquée de Boké ont coûté a coûté 1 milliard 500 millions de francs guinéens. Des travaux financés par Mohamed Lamine Diao, natif de Boké.

Au nom des populations de la commune urbaine de Boké, le maire a pris la parole pour remercier le donateur. Mamadouba Tawel Camara a saisi l’occasion pour faire l’historique de la grande mosquée de Boké. « Cette mosquée est construite en 1861 par feu Thierno Mamadou Bah. Elle est la troisième dans la préfecture de Boké après celles de Wossou, dans la sous-préfecture de Sangarédi, et de Kabagnan, dans Kolaboui.

Depuis cette date, elle a fait l’objet de reconstruction, d’extension et de rénovation successive, réalisée par des personnalités importantes auxquelles nous rendons des vibrants hommages, remerciements et reconnaissance. Monsieur Mohamed Lamine Diao aurait pu utiliser ces fonds à d’autres fins à but lucratif. Mais, sa foi religieuse, conforme aux principes de l’islam, il a ainsi orienté l’immense ressource financière et matérielle à la présente rénovation.

Qu’il trouve ici les sincères remerciements de l’ensemble des citoyens de Boké. Que le tout puissant Allah le bénisse, le protège et lui donne longue vie dans la santé. Par ailleurs, j’assure au nom de la population de Kakandé au bienfaiteur, Mohamed Lamine Diao, de l’entretien et de la sécurité de ce bijou qui fait la fierté de Boké », a dit le maire.

Au nom des religieux, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Boké n’a pas caché sa satisfaction. Pour Elhadj Mohamed Wakil Yattara, la grande mosquée de Boké a désormais tout ce qu’il faut pour que les musulmans prient dans le confort. «Nous sommes maintenant dotés d’une infrastructure extraordinaire.

Ce qui manquait à cette mosquée existe désormais : il y a la sonorisation, le forage, la cour est bien aménagée, on a des tapis neufs avec des ampoules extraordinaires. C’est un bijou flambant neuf. Au donateur, nous demandons à Dieu de lui accorder sa miséricorde ».

Présent à cette rencontre, c’est le ministre de la Communication, natif de Boké, qui a procédé à la coupe du cordon inaugural. Amara Somparé a félicité le donateur avant d’appeler les fils du Kakandé à emboiter le pas à Mohamed Lamine Diao. « C’est une grande fierté. On peut féliciter le donateur parce que le travail est bien fait.

Si chaque fils de Boké fait quelque chose, je pense que c’est toute la ville et toute la préfecture qui gagnera. Cela est un exemple et tout le monde doit prendre cette voie pour développer cette préfecture qui nous est si chère », a laissé entendre le ministre de la Communication.

La rénovation de la grande mosquée de Boké est un ouf de soulagement pour les fidèles musulmans. Ces derniers temps, les toilettes étaient non fonctionnelles, le problème d’eau était criard et les tapis de prière étaient fortement dégradés.

De Boké Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

Lire

Boké : le conseil communal adopte un budget annuel de plus de 5 milliards de francs

15 mars 2019 à 15 03 25 03253

La session ordinaire du conseil communal de Boké a pris fin hier jeudi, 14 mars 2019, dans les locaux de l’hôtel de ville. Pendant trois jours, les conseillers communaux se sont penchés sur le budget de la commune au compte de l’année 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le procès-verbal de délibération a été lu par le secrétaire général de la commune, Elhadj Nouhan Kaba. « Au titre du budget communal, exercice 2019, les conseillers communaux, après discussions et amendements, ont adopté le projet de budget communal 2019, équilibré en recettes et en dépenses, à un montant de cinq milliards deux cent soixante douze millions six cent quatre-vingt quatorze mille neuf cent quatre vingt quatorze (5.272.694.994) GNF ».

Selon nos informations, à la suite des trois jours de débats, la session budgétaire a abouti à des recommandations, exposées par le secrétaire général de la commune, Elhadj Nouhan Kaba : « mettre en place les commissions techniques de travail au sein du conseil communal ; faire payer aux transporteurs de sable et ceux des personnels de société une taxe journalière; aménager les cimetières ; valoriser les sites touristiques, etc » .

Dans son intervention, le maire de la commune urbaine de Boké, Mamadouba Tawel Camara, appelle les citoyens à une meilleure collaboration pour permettre aux élus locaux d’atteindre leurs objectifs. Il a également demandé à la communauté de payer les taxes pour permettre le bon fonctionnement de la mairie. «Le développement incombe à chacun des citoyens et citoyennes de la commune urbaine. Il faudrait que chacun accepte de payer les taxes, les droits de marché. C’est comme cela que tout le monde participe en même temps au développement de notre Boké natal », a laissé entende le maire.

C’est le directeur du cabinet du gouvernorat de Boké qui a présidé la cérémonie. Dans son allocution, Elhadj Baba Dramé a demandé aux conseillers de relever le défi en travaillant la main dans la main pour le développement de la commune. « Le budget, c’est l’évaluation de ce que vous entendez obtenir pour une année, qu’on appelle les recettes et ce que vous entendez prévoir en dépenses.

Pour le moment tout est prévisions. Pour que cela soit des réalisations, il faut la participation de chacun d’entre vous. Sans le langage commun, ce budget ne sera que théorique. Alors, je vous invite tous à l’union, pour faire de ce budget une réalité », a-t-il conseillé.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineeemtain.com

Tél : 628 98 49 38

Lire

Boké : un jeune ouvre le feu et tue un enfant de 11 ans

11 mars 2019 à 9 09 33 03333

Le drame s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche, 11 mars 2019 au quartier Koffia dans la commune urbaine de Boké. Plusieurs jeunes étaient mobilisés pour participer à une danse traditionnelle « Faré Gnakhi » lorsqu’un jeune non identifié est venu ouvrir le feu sur les lieux, tuant un enfant de 11 ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon nos informations, le tireur était venu régler ses comptes avec un jeune avec lequel il avait un antécédent. Mais, quand son adversaire s’est rendu compte qu’il était armé d’un pistolet de fabrication locale, il a pris la fuite. L’agresseur a immédiatement ouvert le feu et la balle a touché un enfant de 11 ans. Ce dernier a été conduit à l’hôpital où il a trouvé la mort.

« Je suis venu à l’hôpital avec mon chef de secteur pour vérifier si effectivement il est mort. Quand on est arrivé sur les lieux, l’infirmier de garde nous a dit qu’il a déjà rendu l’âme », témoigne le chef de quartier de Koffia, Alsény Soumah. L’autorité locale a informé la police qui a aussitôt ouvert une enquête sur le dossier.

« Le coup de feu a retenti dans les environs de 1h du matin, la victime est un enfant de 11 ans. Il s’appelle Ismaël Keïta, il fait la 4ème année à l’école primaire de Koffia, fils d’Ismaël et de Lucia Sampou. On a été informé par le chef de quartier et directement on a dépêché une équipe de policiers.

On a interpellé le couple, on est passé à l’audition et on a trouvé des pistes que nous sommes en train d’exploiter », a expliqué le commissaire central adjoint de la police de Boké, Oumar Souaré.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628-98-49-38

Lire

Boké: deux présumés coupeurs de route mis aux arrêts à Kamsar

8 mars 2019 à 10 10 51 03513

Deux jeunes présumés coupeurs de route ont été mis aux arrêts dans l’après-midi d’hier jeudi, 7 mars 2019, dans la sous-préfecture de Kamsar. Selon des témoins de la scène, ces présumés coupeurs de route opéreraient sur le tronçon Kamsar-Conakry et visent les usagers qui voyagent pendant la nuit, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Les deux mis en cause, Boubacar Barry et Ibrahima Barry, étaient sortis faire des achats au marché de Kamsar quand ils ont été identifiés par une victime. Elle a aussitôt alerté la police locale qui a fini par mettre main sur les présumés malfrats pour les déposer au commissariat.

La nouvelle se propage comme une trainée de poudre dans la cité. Une foule en colère se mobilise sur les lieux, apparemment décidée à en découdre avec les présumés coupeurs de route. Se sentant débordées, les forces de sécurité de Kamsar ont vite fait d’alerter leur hiérarchie à Boké. Il est décidé de les transférer au centre ville de Boké.

Selon le directeur régional adjoint de la police de Boké, le commissaire Macké, « à partir de Kamsar une victime a reconnu les jeunes coupeurs de route qui étaient dans une Mercedes. Ils ont rapidement alerté les services de sécurité qui sont venus les mettre aux arrêts. Mais, vu la foule, on a décidé de les ramener ici à Boké.

C’est ainsi que nous avons fait bouger une équipe qui les a amenés. Mais, même à notre niveau ici, il y a trop de monde. On ne pouvait pas faire leur audition ici. On les a envoyé directement à la justice pour faire leur mandat de dépôt ».

Ousmane Camara, chauffeur de taxi sur le tronçon Kamsar-Conakry, victime de braquage, fait partie de ceux qui ont identifié les deux compagnons d’infortune à partir de Kamsar. Il est sûr d’avoir reconnu ses agresseurs. «Moi, j’ai été victime, ils nous on attaqués plus de 4 fois. Ils ont même tué une femme parmi nous. J’ai bien reconnu les gens qui nous ont attaqués. Et à Kamsar, ils ont reconnu les faits ».

Interrogés par notre reporter au commissariat de police de Boké, les présumés bandits ont nié en bloc les accusations portées contre eux. Selon Boubacar Barry, un des mis en cause, « moi, je n’ai rien fait. J’étais au marché à faire des achats quand les gens sont venus m’arrêter. Moi, je ne peux pas faire de tels actes », a-t-il dit.

Derrière la cour du commissariat de police, la tension était palpable. Là aussi, les citoyens voulaient se rendre justice. Pour éviter le pire, les policiers ont fait sortir les deux jeunes pour les déposer à la maison centrale.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 98 49 38

Lire

Insécurité : le maire de Wendoubhour braqué au centre ville de Boké

27 février 2019 à 14 02 53 02532
Elhadj Sadjouma Diakité, maire de la commune rurale de wedoubhour

Le maire de la commune rurale de Wendoubhour (une commune rurale qui relève de la préfecture de Gaoual) a été victime d’un braquage dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février 2019. Les faits se sont produits au centre ville de Boké aux environs d’une heure du matin. Il n’y a pas eu de blessés, mais Elhadj Sadjouma Diakité a été dépouillé de plusieurs objets de valeur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Boké.

Le maire de cette commune rurale, fraîchement élu, est tombé dans un piège alors qu’il rentrait de Conakry. Des inconnus habillés en tenues militaires l’ont mis au respect avec les membres de sa famille. Il n’y a pas eu de blessés, mais les malfaiteurs ont emporté plusieurs objets appartenant à l’élu local : documents, téléphone Androïd, somme d’argent et autres biens précieux.

Interrogé par notre reporter, Elhadj Sadjouma Diakité est revenu sur les circonstances de cette attaque. « C’était dans les environs de 1h du matin. Je les ai vus, certains étaient dans des pantalons et des gilets militaires. C’est ce qui m’a fait croire que c’était des agents de la sécurité qui étaient en patrouille. Alors, j’ai demandé à mon fils qui conduisait de s’arrêter et c’est ce qu’il à fait. Trois personnes se sont approchées de moi. Ils m’ont demandé de l’argent. J’ai donné 10.000 FG qu’ils ont trouvés petit. Et directement, l’un d’entre eux a pris mon téléphone. Entre temps, d’autres sont venus par derrière, ouvrir le coffre de mon véhicule pour prendre les sacs qui y étaient. J’avais un autre sac sous mes pieds qu’ils ont dérobé aussi », a dit l’infortuné maire de Wendoubhour.

Par ailleurs, Elhadj Sadjouma Diakité a dit avoir été obligé de laisser son fils avec les assaillants pour aller chercher de l’aide. « Je suis allé à la gendarmerie. Mais, ceux-là m’ont renvoyé au niveau de la brigade mobile. Là-bas, j’ai trouvé un chef de poste avec ses collègues que j’ai informé. Mais, il m’a dit qu’il n’a pas assez d’agents et qu’ils ne peuvent pas partir. J’ai insisté en disant que les bandits sont avec mon fils. Mais, ils m’ont dit qu’ils ne peuvent pas partir. Je ne pouvais rien. J’étais obligé de revenir seul pour chercher mon fils qui était avec les bandits. J’ai sorti 50.000 FG, mon fils a ajouté 15.000 FG. On a été obligé de faire cette diplomatie, si non ils allaient brûler ma voiture et il n’y a pas où se plaindre. Ce mercredi matin, je suis allé à la gendarmerie pour porter plainte contre le chef de poste qui n’est pas venu à mon secours. Mais, là aussi, on me dit d’aller d’abord à Gaoual », a raconté le maire.

Interrogé sur cette situation, Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké, a exprimé son étonnement. « Ce maire qui veut rejoindre sa collectivité. Arrivé à Boké, il a trouvé des barrages érigés dans beaucoup de coins par le fait du manque de courant. Il a été victime d’un dépouillement de tous ses biens. Vraiment, ça nous déshonore et je regrette fort ce qui est arrivé à mon collègue. Et c’est des attitudes, il faut la sensibilisation et surtout l’implication des autorités, de la hiérarchie, c’est à dire le préfet et le gouverneur, pour lutter contre ça. Parce qu’il y a les bandits qui font des choses, la commune qui n’a pas une armée, ne peut que recourir aux forces de sécurité et de défense », a dit le maire de Boké.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628 98 49 38

Lire

Présidentielle sénégalaise : seuls Macky Sall et Idrissa Seck sont représentés à Fria

24 février 2019 à 10 10 04 02042

Les sénégalais sont appelés aux urnes ce dimanche, 24 février 2019, pour élire leur président pour les cinq prochaines années. Dans la préfecture de Fria, ils sont 26 électeurs attendus à l’unique bureau de vote situé au lycée public Amilcar cabral, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans cette préfecture.

Après l’ouverture du bureau de vote, à 8 heures, le processus de vote se poursuit normalement à Fria. Au moment où nous rédigions ces lignes (09 heures 57), ils sont 10 sénégalais qui ont déjà fait leur choix entre les cinq candidats en lice : Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et Elle Hadji Sall.

Ici, à Fria, il n’y a que deux candidats qui sont représentés : Macky Sall de la coalition Benno Bokk Yakaar et idrissa Seck de la coalition Idy 2019.

À suivre !

De Fria, Siba Guilavogui envoyé de Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Conseils régionaux, quartiers et districts : le FOFPAG plaide pour une meilleure représentativité des femmes

21 février 2019 à 8 08 45 02452

Obtenir une meilleure représentativité des femmes dans les conseils régionaux, de quartier et de district ! C’est l’objectif d’une tournée du Forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG). Appuyé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et financé par l’ONU Femme à travers le gouvernement canadien, les femmes parlementaires ont entamé, depuis le 19 février 2019 et pour une semaine, une tournée de sensibilisation, de plaidoyer et de lobbying dans les sept chefs-lieux de région du pays.

Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet intitulé « Implication des femmes en politique ». Soutenu par l’Assemblée nationale, ce projet concerne aussi bien la guinée profonde que la capitale, Conakry, selon le programme du FOFPAG, transmis au reporter de Guineematin.com qui accompagne une équipe des femmes parlementaires.

Pour le succès de sa mission, le Forum des femmes parlementaires de Guinée a formé deux équipes. La première qui sillonnera les régions de Boké, Kindia, Mamou et Labé est coiffée par l’Honorable Hadja Aïssata Daffé. La seconde, dirigée par l’Honorable Zalikatou Diallo, se rendra successivement à Faranah, N’zérékoré et Kankan.

Accompagnée des députées Anne Marie Mansaré, Fatoumata Binta Diallo (Koïn), de Thérèse Téwa Yaradouno et de deux assistants parlementaires, l’honorable Zalikatou Diallo, par ailleurs secrétaire générale du FOFPAG, a débuté sa mission hier, mercredi 20 février 2019, à Faranah, où elle a rencontré les autorités régionales, préfectorales et communales, mais également les représentants de la CEPI (commission électorale préfectorale indépendante), des partis politiques et de la société civile.

Dès l’entame, la cheffe de délégation a déploré la faible représentativité des femmes sur les listes de candidats des partis politiques pour les élections locales de février 2018. « Voyez-vous, les femmes avec tout le poids qu’elles supportent et représentant les 52% de la population, ne sont pas bien prises en compte dans les sphères de décision… Les élections communales passées ont enregistré, dans les 342 circonscriptions du pays, 29 mille 554 candidats pour seulement 7 mille 44 femmes ; soit moins du tiers de l’effectif. C’est marginal », a regretté la secrétaire générale du FOFPAG.

Plus loin, Zalikatou Diallo a expliqué que cette mission vise à faire un plaidoyer auprès des acteurs impliqués dans le processus électoral en vue d’une plus grande présence des femmes dans les conseils régionaux mais également pour qu’il y ait plus de femmes présidentes de quartier et de district.

« Nous avons demandé à tous les acteurs de tout mettre en œuvre pour que les femmes conseillères puissent être désignées dans les conseils de région. Du côté des conseillers communaux, c’est ce que nous voulons. S’agissant des partis politiques, nous demandons à ce que les femmes soient désignées et en nombre comme Présidentes de quartier et de district. C’est le moment de le dire, puisqu’en 2018, quand on passait le message d’inscrire beaucoup de femmes sur les listes électorales, cette étape était déjà passée. Maintenant qu’il est l’heure de désigner les conseillers régionaux et les responsables de quartier et de district, je pense que notre mission est arrivée au bon moment », a plaidé la députée qui a été également appuyée avec des arguments forts encourageants de ses paires.

Cette demande s’adresse également aux conseillers issus des listes indépendantes qui ont des femmes conseillères et des localités remportées, ont insisté les parlementaires.

S’adressant aux femmes, l’honorable Fatoumata Binta Diallo (Koïn) dira que le pouvoir ne se donne pas, il s’arrache. « Donc, levez-vous ! Car, avec un peu de volonté, vous pouvez devenir présidente de quartier, de district, maire, conseillère de région et pourquoi pas députée…».

Prenant la parole, certains participants ont regretté l’indifférence des femmes à pratiquer la politique et d’autres, de la méchanceté et de l’égoïsme des hommes, qui ne veulent pas partager.

Toutefois, des contraintes liées à la pesanteur sociale, aux coutumes, à la pauvreté ou au manque de formation ont été régulièrement été citées parmi les principales causes de la sous représentativité des femmes aux postes de décision.

De son côté, au nom du gouverneur Sadou kéïta, absent, le Chef de cabinet du gouvernorat de Faranah, Ibrahima II Sylla s’est réjoui de cette initiative du FOFPAG. « Nous saluons cette démarche des femmes parlementaires. Nous voulons que la représentation des femmes dans les quartiers et districts soit une réalité. Il appartient aux partis politiques de travailler et d’accepter également cette présence significative des femmes à la tête des quartiers et districts. Egalement, en tant qu’autorités, nous allons attirer l’attention des conseillers pour que les femmes élues soient désignées dans le conseil régional. Nous rappelons que nous assurons la tutelle ; mais, la décision de le faire ne nous appartient pas ».

D’ailleurs, abordant certains problèmes soulevés par les participants, Ibrahima II Sylla a rappelé les efforts du président de la République pour l’autonomisation des femmes. « Les femmes sont braves et capables. Et, pour les accompagner, le président de la République a créé partout des micro-crédits comme les MUFFA et les LC2 pour leur autonomisation… », a dit le chef de cabinet.

Dans la même logique, Ibrahima II Sylla s’est félicité de l’élection au poste de maire de trois femmes au niveau de la région de Faranah. Il s’agit de Madame Fanta Diaby, maire de la commune rurale d’Alfamoussaya, de Madame Mariama Diallo, maire de la commune rurale de Bissikirima et de Madame Fanta Chérif, maire de la commune rurale de Konindou. Ces trois collectivités rurales, relevant toutes de la préfecture de Dabola.

Enfin, Dr. Zalikatou Diallo a repris la parole pour revenir sur les recommandations faites par les différents acteurs rencontrés. « Il s’agit de rencontrer les femmes en nombre et dans les zones rurales pour les sensibiliser et les motiver à s’engager plus en politique et d’impliquer les médias dans nos activités », a-t-elle insisté. La cheffe de mission a également noté la proposition de loi sur la parité initiée par le FOFPAG qui viendra, une fois votée, contraindre les différents acteurs à améliorer le niveau de représentation des femmes aux postes décision (électif ou nominatif).

Après ces entretiens, la mission a continué à Kissidougou et Gueckédou où elle a également rencontré les différents acteurs, recueilli les données et développé le plaidoyer en faveur des femmes. La mission a regretté qu’il n’y ait aucune femme maire dans ces trois préfectures (Faranah, Kissidougou et Gueckédou).

Aujourd’hui, jeudi 21 février 2019, la mission conduite par l’Honorable Zalikatou Diallo sera reçue dans les préfectures de Macenta et N’Zérékoré.

De Gueckédou, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

Lire

Conakry : vers le lancement de la quinzaine artistique et du festival des arts et de la Culture

14 décembre 2018 à 10 10 15 121512

La Guinée s’apprête à vibrer au rythme du Festival National des Arts et de la Culture (FENAC 2018). En prélude à cette manifestation, le ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a rencontré les médias dans ses locaux hier, jeudi 13 décembre 2018. Les responsables du département ont saisi l’occasion pour annoncer les couleurs de l’événement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours de cette rencontre, les autorités ont annoncé qu’en prélude au FENAC demain, samedi, la 17ème édition de la quinzaine artistique régionale sera lancée au musée national de Sandervalia.

Placée sous le thème « consolidation de l’unité nationale », le Festival National des Arts et de la Culture est attendu à partir du 23 décembre prochain. L’événement mettra en exergue plusieurs disciplines qui seront en compétition cette année: chœur, ensemble instrumental, humour ou stand up, musique urbaine, orchestre moderne, percussions, théâtre ou slam et l’art du récit.

Fodéba Isto Keira

Le secrétaire général du ministère des Sports et de la Culture, Fodéba Isto Keira est revenu sur les raisons du choix du thème de cette année. Selon lui, « un peuple qui tourne le dos à sa culture, la violence n’est pas loin de ce peuple. Vous voyez comment le tissu social est fragilisé. Nous pensons qu’à travers cette manifestation, les artistes sont mieux placés aujourd’hui pour passer des messages de paix, de fraternité et de solidarité, puisque ces artistes n’ont pas de couleurs, ils brillent par leur neutralité dans les messages qu’ils véhiculent. Nous pensons que cette édition va connaître un succès grâce au concours de tout un chacun. L’objectif de ce festival, c’est d’aller vers la population pour la consolidation de la paix ».

Les organisateurs ont précisé que le FENAC 2018 est ouvert à toutes les troupes reconnues dans les sept régions administratives et les cinq communes de Conakry. Durant quatre (4) jours de compétition, plus de mille huit cent (1800) artistes, venus de tous les horizons, vont s’affronter dans les capitales régionales de la Guinée : la zone spéciale de Conakry, Boké, Faranah, Kankan, Labé, Mamou et N’Zérékoré.

Toutefois, Fodéba Isto Kéira a déploré le manque d’infrastructures culturelles et sportives dans le pays. Des anciennes salles de loisirs sont désormais transformées en magasins de stockage. « Le manque d’infrastructures est notoire. Les salles de cinéma sont devenues des magasins. On a voulu par exemple utiliser la maison des jeunes de Matam, qui est une très grande maison, qu’on appelait avant la permanence de Matam, devenue aujourd’hui un magasin… Il n’y a pas de culture sans espaces culturels, et qui parle de produit culturel, parle de trois choses essentielles: la production, la promotion et la diffusion. Quand cela manque, ça ne marche pas et cela a manqué dans ce pays là. Nous avons un accord formel avec le gouvernement chinois pour la construction d’un palais de la culture de cinq mille places ».

À Conakry, les différentes représentations se dérouleront au musée national de Guinée, à l’espace culturel Fougou Fougou et à la paillote. Une compétition qui se fera sous l’œil vigilant de 30 membres d’un jury spécialisé en questions artistiques et culturelles ainsi que 66 encadreurs.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Lire