Labé : un enfant de 13 ans meurt par noyade à Koulidara

6 septembre 2019 à 18 06 35 09359

Un enfant âgé de treize (13) ans, répondant au nom de Tafsir Barry, est mort par noyade dans l’après-midi de ce vendredi, 6 septembre 2019, au quartier Koulidara, dans la commune urbaine de Labé. La victime s’est noyée au cours d’une baignade avec ses camarades, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations recueillies sur les lieux du drame, le petit Tafsir Barry était parti se baigner en compagnie de trois des ses camarades dans ce marigot. Une jeune fille, partie faire la lessive, a alerté le voisinage qui a vainement tenté de sauver le garçon.

Elhadj Ibrahima Sory Barry, chef du quartier de Koulidara

Aussitôt informé, le chef du quartier de Koulidara, Elhadj Ibrahima Sory Barry, s’est rendu sur les lieux. « On m’a appelé au téléphone vers 13 heures. Je suis venu trouver qu’effectivement l’enfant s’est noyé et son corps se trouve toujours sous l’eau. Selon les témoins, l’enfant s’appelle Tafsir Barry, il était à Dianyabhé auprès de sa grand-mère. C’est aujourd’hui qu’il était venu chez ses parents. Il était avec trois de ses camardes. Les filles qui faisaient la lessive ont tout fait pour ne pas qu’ils entrent dans l’eau. Mais malgré tout, ils ne les ont pas écoutés. Quant le petit s’est noyé, tous ses camarades ont pris la fuite parce qu’ils avaient peur. C’est ainsi qu’on a demandé à ce que certains jeunes qui se trouvent dans les parages de venir aider pour rechercher le corps. Trois jeunes sont venus et ils ont pu retrouver le corps », a-t-il expliqué.

A la question de savoir ce qu’il a entrepris à la découverte du corps de l’enfant, Elhadj Ibrahima Sory Barry a fait savoir qu’il a fait appel aux autorités. « C’est ainsi que j’ai appelé les autorités communales et elles ont dépêché un agent de la brigade de recherche pour venir faire le constat. Le corps de la victime a été remis à ses parents pour procéder à son enterrement ».

Il faut noter que les cas de noyade se sont multipliés ces derniers temps à Labé à cette période des grandes pluies. Le dernier cas s’est produit le samedi 31 août 2019 lorsqu’un jeune garçon de 9 ans s’est noyé au quartier Pounthioun, dans la commune urbaine.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Diarrhée et vomissement à Bodié (Dalaba) : décès de 2 sœurs en 48H

5 septembre 2019 à 14 02 04 09049

Deux dames ont trouvé la mort en l’espace de 48 heures, de suite de diarrhée et de vomissement, à Oussoumaniyah, relevant du district de Bodié IV, dans la Commune Rurale de Bodié, préfecture de Dalaba. Seulement, les symptômes ne disent rien aux autorités administratives et sanitaires de la collectivité.

Selon des ressortissants de cette sous-préfecture à Conakry, qui ont échangé avec un journaliste de Guineematin.com, c’est une vieille qui souffrait de diarrhée et vomissement à Oussoumaniyah, dans le district de Bodié IV qui est décédée moins de 48 heures après la déclaration des symptômes.

Malheureusement, sa petite sœur qui s’occupait d’elle est morte 48 heures après l’inhumation de la vieille dame ; c’est-à-dire dans la soirée d’hier, mercredi 4 septembre 2019.

« Nous avons prévu de l’inhumer ce jeudi après la prière de 14 heures », confirme le maire adjoint de Bodié, Elhadj Abdoulaye Lenguêdjé Baldé, qui semble prendre ce drame à la légère.

« Ce n’est pas une épidémie qui se déclare ! C’est la vieille qui souffrait de diarrhée et de vomissement. Les gens ont voulu que le chef du centre de santé aille à la maison pour l’examiner. Mais, ce dernier a expliqué qu’il ne pouvait pas se déplacer sous le prétexte qu’il avait déjà un patient en coma. Il a alors demandé à ce qu’on transporte la vieille au centre de santé. Entre-temps, elle est décédée la nuit » a ajouté l’adjoint au maire de Bodié.

Egalement interrogé par Guineematin.com, le chef du centre de Santé de Bodié, Boubacar Bah, se disant infirmier d’Etat sorti de Kindia, n’a pu révéler grand-chose. « J’ai reçu la seconde victime. Je l’ai traitée. Elle est rentrée à la maison. C’est là-bas qu’elle est décédée la nuit du mercredi », a indiqué l’agent de Santé.

Ces deux décès de suite de diarrhée et de vomissement enregistrés dans la même famille en moins de 48 heures n’ont éveillé aucun réflexe défensif en cet agent de santé, qui estime qu’il n’y a rien de grave au point de s’en alarmer.

Seulement, dans la même semaine, il y a aussi eu le décès d’un boulanger, mort de suite de maux de ventre à Kollenté, dans Kindia, à peine une semaine après son départ de Bodié, Dalaba, où il gérait une boulangerie.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Mort d’un pêcheur à Kaporo : les explications du chef de quartier

2 septembre 2019 à 15 03 55 09559

Comme annoncé précédemment, un mouvement de colère a éclaté ce lundi, 02 août 2019, au quartier Kaporo dans la commune de Ratoma. Plusieurs jeunes du quartier ont manifesté dans la rue pour exprimer leur colère suite à la mort d’un des leurs qui était poursuivi par des agents de sécurité chargés de la lutte contre la drogue. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le chef de quartier, Alsény Soumah, est revenu sur l’origine de cette situation.

« Je n’étais pas sur les lieux au moment des faits ; donc, je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Mais, selon le chef de secteur qui m’a appelé au téléphone, il semblerait que c’est la brigade anti-drogue qui est arrivée sur les lieux. Je ne sais pas si elle était en mission là-bas ou si elle était de passage. Les agents auraient aperçu un groupe de jeunes qui, d’après leurs explications, étaient en train de se droguer.

Donc, ils ont tenté d’interpeller ces jeunes. Je ne sais pas s’ils ont pu interpeller certains ; mais, en tout cas, d’autres ont pris la tangente. Et, un d’entre eux a tenté de s’échapper en passant par la mer. Malheureusement, il est tombé et il est décédé. Alors, c’est son décès qui a provoqué la colère de ses camarades. Ils ont érigé des barrages sur la route pour exprimer leur colère », a expliqué l’autorité locale.

Le chef de quartier de Kaporo dit avoir tout de suite joint au téléphone le maire de Ratoma pour l’informer avant de tenter d’aller sur les lieux. Mais, il dit avoir finalement rebroussé chemin par peur d’être pris à partie par les manifestants en colère. « Avec les agents de la gendarmerie de Kaporo, nous avons tenté de nous approcher des jeunes pour en savoir plus.

Mais, nous avons vu qu’on ne pouvait pas parce que les jeunes étaient surexcités, ils avaient même commencé à jeter des pierres. C’est pourquoi, moi, j’ai quitté les lieux. C’est ainsi que j’ai appelé le colonel Balla Samoura pour que vraiment des dispositions soient prises. Ils ont déployé des agents qui sont venus rétablir l’ordre sur les lieux », a dit Alsény Soumah.

Selon le reporter de Guineematin.com qui se trouve sur les lieux de la manifestation, le calme est revenu sur place et la circulation a repris sur le tronçon Kaporo-Lambanyi.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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N’zérékoré : un artiste tué dans un accident de la circulation

26 août 2019 à 10 10 23 08238
Sidiki Kolomou alias Choco la merveille

Une semaine après le décès de la chanteuse Agnès Délamou à N’zérékoré, un autre artiste vient de rendre l’âme dans la capitale de la Guinée forestière. Sidiki Kolomou, chanteur en herbe, a trouvé la mort dans un accident de la circulation dont il a été victime, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

L’accident s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche, 25 août 2019, dans la commune urbaine de N’zérékoré. Sidiki Kolomou, plus connu sous le nom de « Choco la merveille », circulait en moto lorsqu’il a heurté violemment un véhicule qui était stationné au niveau du pont reliant les quartiers Dorata 1 et Dorota 2.

« Choco la merveille quittait le quartier Belle vue et venait à vive allure sur sa moto. Arrivé au pont où était stationné le camion rempli de bois, il a heurté le véhicule. Son cou s’est cogné violemment contre un bois. Il est tombé et n’a plus bougé. Il a été transporté rapidement à l’hôpital, mais il a rendu l’âme en cours de route », explique un proche du jeune artiste en herbe.

« Choco la merveille » sera inhumé le mercredi, 28 août 2019, à Galakpaye, son village natal, situé à une vingtaine de kilomètres de la ville de N’zérékoré. Il laisse derrière lui une veuve en état de famille.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Inondations à Kindia : un enfant tué et plusieurs maisons écroulées à Gbinkilin

23 août 2019 à 18 06 52 08528

A l’image de Conakry, Coyah et d’autres localités de la Basse Guinée, la préfecture de Kindia a été touchée aussi par des inondations survenues suite aux fortes pluies enregistrées ces derniers jours dans la région. Un enfant de 6 ans a été tué et plusieurs maisons se sont écroulées à Gbinkilin, dans la sous-préfecture de Mambia.

Le district de Baréfanyi, dans la commune rurale de Mambia, est l’une des localités touchées par ces fortes inondations, survenues dans la nuit du mercredi au jeudi, 22 août 2019. « C’est à 3 heures du matin que j’ai constaté la présence d’une forte quantité d’eau devant ma maison. L’eau a emporté plusieurs objets de valeur, d’abord dans ma boutique ensuite dans la maison : des habits, des sacs de riz et de sucre, tout a été emporté par les eaux. Je suis vraiment confus dans la tête », a témoigné Mamadou Baïllo Barry, une des victimes.

Tout comme lui, plusieurs autres habitants de la localité ont été touchés par ces inondations. C’est le cas de Hawa Soumah. « La pluie d’hier a causé d’énormes dégâts chez nous ici. Regardez, certaines maisons ont même fini par s’écrouler sous la pression des eaux de ruissellement. Nous avons tout perdu. On vivait déjà dans la pauvreté et maintenant l’eau est venue empirer notre situation, elle a tout emporté sous nos yeux. On ne peut rien sauf demander de l’aide aux personnes de bonne volonté et le gouvernement, parce qu’on n’a même pas quoi manger aujourd’hui », se lamente cette dame.

Alpha Oumar Diallo, président de la jeunesse de Gbinkilin

Après ce sinistre, une équipe conduite par Alpha Oumar Diallo, président de la jeunesse de Gbinkilin, est sortie recenser les victimes et évaluer les dégâts. Selon lui, le constat sur le terrain est lamentable. « Plusieurs maisons et cases sont tombées et beaucoup de familles ont perdu des vivres. On a même enregistré un cas de mort aujourd’hui à Baréfanyi, un des districts de Mambia.

Un enfant de 6 ans qui était élève en classe de 3ème année a trouvé la mort. Le petit était dans la maison, lorsque l’eau est venue en grande quantité envahir les lieux, son père lui a demandé de sortir rapidement de la maison. Mais, au moment où il sortait, la maison s’est écroulée sur lui et il a trouvé la mort », a-t-il expliqué.

La victime, dont on ne connait pas l’identité, a été inhumée dans la soirée d’hier, jeudi 22 août 2019, à Baréfanyi. Selon certains habitants de Gbinkilin, c’est la deuxième inondation du genre enregistrée dans la localité depuis 1976.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Mort d’Agnès Délamou : le parquet de N’zérékoré met garde contre toutes spéculations

23 août 2019 à 9 09 53 08538

Le parquet du tribunal de première instance de N’zérékoré a rendu public le rapport d’autopsie du corps de la jeune artiste Gobou Agnès Délamou tout en mettant en garde les spéculateurs. Selon le parquet, l’artiste danseuse serait morte par suite de crise cardiaque, écartant ainsi toutes les spéculations à l’origine de son décès. C’était à l’occasion d’un point de presse animé hier, jeudi 22 août 2019, dans les locaux du commissariat central de police de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Six jours après la disparition de l’artiste adulée de N’zérékoré, Gobou Agnès Délamou, connue sous le nom d’Agnès la star, le parquet du tribunal de première instance de N’zérékoré a enfin rendu public le résultat du rapport d’autopsie. Selon Marcel Malick Oularé, substitut du procureur, « l’hôpital a fait son travail pour nous déposer le rapport médical. Nous avons reçu ce certificat médical de l’hôpital avec beaucoup de détails là-dedans. Mais la conclusion est que la demoiselle Gobou Agnès Délamou serait morte par crise cardiaque ».

En ce qui concerne les rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux portant sur les causes de la mort de l’artiste, le procureur met en garde et rappelle que seule la justice a le droit de donner les informations sur ce dossier. « Ce qui convient de rappeler surtout, la mise garde de ceux qui sont aujourd’hui en train de donner des fausses informations qui sont parfois de nature à troubler l’ordre au sein de la cité.

Nous mettons toutes ces personnes-là en garde. La seule autorité qui est compétente pour donner l’information, c’est la justice, particulièrement le parquet. Alors, nous demandons aux autres qui sont en train de donner des informations qui n’ont rien à voir avec la réalité de s’abstenir de le faire au risque de s’exposer à des poursuites judiciaires », a mis en garde le magistrat.

Pour le cas du supposé empoisonnement de la demoiselle Agnès, le procureur écarte la thèse de la bière qui lui avait été offerte par une des filles contre laquelle elle s’était bagarrée. « La bière dont on a fait cas, effectivement il y a eu des témoignages. D’abord, de la part du chef de quartier, qui a été témoin de cette offre de bière.

Mais, quand on lui a offert la bière, elle-même ne l’a pas prise, elle l’a même donnée à la gérante du maquis. Cette gérante aussi a donné la bière à quelqu’un d’autre. Don, la thèse de l’empoisonnement dans ces circonstances a été balayée dans l’enquête », a fait savoir Marcel Malick Oularé.

En outre, le procureur a laissé entendre que justice sera faite dans cette affaire. « Cette enquête n’est pas à sa fin, parce que nous sommes à l’étape de l’enquête policière. Le dossier ira en justice dans les heures qui suivront. Et l’enquête sera davantage approfondie sur les circonstances réelles de la mort de la demoiselle Agnès Délamou », a-t-i promis.

A noter qu’un sit-in était prévu hier jeudi, 22 aout 2019, par le collectif des artistes forestiers devant la préfecture de N’zérékoré pour exiger des autorités la publication du rapport d’autopsie.

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 16 68 16/666890877

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N’zérékoré : les autorités révèlent la cause de la mort d’Agnès la star

21 août 2019 à 18 06 34 08348

Alors que les spéculations se poursuivent sur l’origine de la mort subite de l’artiste Gobou Agnès Délamou, connue sous le nom d’Agnès la star, les autorités de N’zérékoré ont communiqué, enfin, sur le sujet. Selon le maire de cette ville qui s’est confié au correspondant local de Guineematin.com, la chanteuse est décédée par suite d’une « crise cardiaque provoquée par des substances ».

« L’hôpital régional a communiqué son rapport d’autopsie. Et dans son rapport, ils nous ont signifié que la demoiselle est morte par une crise cardiaque. Et la crise doit avoir été provoquée par plusieurs substances. Mais, c’est à partir des enquêtes de la police qu’on saura qu’est-ce qui a causé subitement la crise cardiaque », a annoncé le maire de la commune urbaine de N’zérékoré Moriba Albert Délamou.

Moriba Albert Délamou, maire de N’zérékoré

L’autorité locale précise toutefois que l’hypothèse d’un meurtre, qui revient avec insistance au sein de l’opinion, n’est pas à écarter. « Jusque maintenant, certaines pistes sont là. Parce qu’on dit qu’elle a eu une altercation le 08 août 2019 avec trois de ses copines. Ces filles-là sont interpellées maintenant et sont entre les mains de la police pour des fins d’enquête ».

En outre, Moriba Albert Délamou indique que « la nuit du 15 août, Agnès était encore accompagnée de certaines personnes dans un maquis où on lui a offert une bière qui était bien fermée. Et celle qui lui a offert la bière, c’est l’une des filles avec laquelle elle s’est bagarrée. Mais, quand on lui a donné la bière, elle l’a prise sans la consommer. Elle l’a remise à la gérante du maquis. Mais, l’enquête est ouverte pour connaitre la cause exacte de la crise cardiaque », a laissé entendre le maire.

« J’invite la population au calme. On reste croyant et on laisse la police faire son travail, et on croit à ce qu’ils vont nous donner comme résultat de l’enquête. Et je le dis, la vie c’est le destin et c’est l’œuvre de Dieu. Je présente mes condoléances les plus attristées à toute la famille. Au-delà de ça, la vigilance de chacun doit être de mise. Etre artiste, c’est bon ; mais, rester très tard dans les boîtes de nuit, il faut aussi éviter ça, et il faut être raccompagné par quelqu’un », a conseillé monsieur Délamou.

A rappeler que la chanteuse Agnès Délamou, artiste adulée à N’zérékoré, a été retrouvée morte dans sa chambre le samedi, 18 août 2019, au quartier Nyen Kpama 2, dans la commune urbaine de N’Zérékoré. Elle a été inhumée le dimanche, 19 août 2019, sur fond d’interrogations autour des causes de sa mort.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Décès de Jacques Diouf, ancien DG de la FAO : communiqué de la présidence

17 août 2019 à 19 07 35 08358

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, a la profonde douleur de vous annoncer le décès de Monsieur Jacques Diouf, Conseiller Spécial chargé de l’Agriculture et du Développement Rural, survenu ce jour samedi 17 août 2019 à Paris.

Avant d’entamer sa féconde collaboration avec le Président de la République, Monsieur Jacques Diouf a été diplomate, homme politique sénégalais ayant exercé les fonctions de Secrétaire d’Etat puis Ambassadeur de la République du Sénégal, avant d’être Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

Le Conseiller Spécial chargé de l’Agriculture et du Développement Rural, Monsieur Jacques Diouf, a apporté une contribution fondamentale dans la définition et la mise en œuvre de la Politique de développement Agricole accélérée de la Guinée.

Aux côtés du Président de la République, il a participé à toutes les négociations pour la formulation des programmes d’autosuffisance alimentaire, du développement de l’agriculture commerciale et de l’introduction de nouvelles technologies dans le monde rural guinéen.

Le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, présente ses condoléances à la famille de l’illustre disparu, au peuple africain, au peuple et au Gouvernement sénégalais, aux collaborateurs de Monsieur Jacques Diouf à la FAO et dans d’autres organisations internationales.

Que l’âme du défunt repose en paix.

Sékhoutouréya, 17 août 2019

Le Bureau de Presse de la Présidence

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Décès de Fodé 4 Kourouma : « il était notre historien et notre école politique », dit le RPG/AEC

14 août 2019 à 12 12 22 08228

Le parti au pouvoir en Guinée, le RPG Arc-en-ciel est en deuil. Elhadj Fodé 4 Kourouma, ancien maire de la commune urbaine de Kankan et membre influent du comité de la coordination régionale du parti, est décédé le lundi, 12 Août 2019 à Conakry, à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé (Conakry). Au sein du RPG AEC de Kankan, on parle d’une perte énorme, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le siège du RPG Arc-en-ciel de Kankan, situé au quartier Timbo, est marqué encore par le deuil ce mercredi, 14 août 2019. C’est la tristesse qui se lit sur tous les visages des responsables régionaux du parti au lendemain de la disparition d’Elhadj Fodé 4 Kourouma des suites de maladie. Déjà, les choses sont en train de se mettre en place pour la réception du corps et l’organisation des obsèques.

Selon Mamby Camara, le secrétaire permanent de la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel, la mort d’Elhadj Fodé 4 Kourouma est une perte énorme pour le parti au pouvoir. « Nous avons reçu une mauvaise nouvelle, celle du décès de notre doyen Fodé 4. C’est une perte énorme pour notre parti. En Haute Guinée, il était notre historien et notre école politique », soutient-il.

Pour ce qui est du programme, Mamby Camara a laissé entendre que les obsèques du doyen Fodé 4 sont prévues le vendredi 16 août à Kankan. « Nous savons eu ce matin le programme qui dit qu’à partir d’aujourd’hui mercredi à 17 h, son corps doit quitter Conakry pour Kankan. Le corps sera à Kankan le jeudi. Les obsèques sont prévues pour le vendredi », a-t-il dit.

En outre, le secrétaire permanent de la coordination régionale du RPG Arc-en-ciel de Kankan invite les militants et sympathisants du parti à la solidarité. « Nous demandons la solidarité, parce que quand le malheur frappe quelqu’un, tout le monde doit se sentir dans ce malheur, c’est comme le bonheur aussi. Aujourd’hui notre collègue est parti et il y avait un très bon rapport entre lui et tous les membres du parti. C’est seule la solidarité qui peut nous aider à surmonter cette épreuve qu’on traverse aujourd’hui ».

Il faut rappeler qu’Elhadj Fodé 4 Kourouma a été maire de la commune urbaine de Kankan de 2011 à 2016.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel : (00224) 627 24 13 24

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Décès de l’artiste Boul Diallo : les témoignages de sa femme, sa mère, ses enfants et ses collègues

31 juillet 2019 à 23 11 20 07207
Boul Diallo

L’artiste Mohamed Boul Diallo, a tiré sa révérence hier, mardi 30 juillet 2019, à l’hôpital Ignace Deen de Conakry. Ce chanteur, qui a fait parler de lui dans les années 1990, est décédé dans l’anonymat, comme la plupart des artistes et autres sportifs guinéens. Un reporter de Guineematin.com s’est rendu dans la famille mortuaire pour recueillir les témoignages de sa famille biologique et professionnelle.

Ce mardi matin, la tristesse se lisait sur tous les visages des membres de la famille de feu Boul Diallo, au quartier Matoto. Sa famille biologique et ses anciens collègues ont exprimé leur sentiment devant la disparition de l’artiste, arraché à leur affection à 63 ans.

madame Diallo née Kadiatou Oularé
Madame Diallo née Kadiatou Oularé

Sa femme, madame Diallo née Kadiatou Oularé, fortement marquée, a difficilement pu s’exprimer. « Je n’oublierai jamais mon mari. C’est un homme très connu. Il a laissé 8 enfants. J’ai fait avec lui cinq (5) garçons. Et, la première femme a fait avec lui trois (3) enfants. Les souvenirs que je garde de lui, ce sont ces enfants ».

Madame Salamata Bah, mère de Boul Diallo

Pour madame Salamata Bah, mère du défunt artiste, c’est le destin qui fait que son fils a répondu à l’appel de Dieu. « C’est Dieu qui a donné et c’est Lui qui a repris. On ne peut que s’en remettre à Lui. C’est difficile, mais on ne peut rien. C’est le destin de Dieu. Il a mes bénédictions. Il est parti à l’âge de 63 ans. Il n’a pas beaucoup de moyens, mais il maitrise sa famille. Il m’aimait beaucoup. C’est ici qu’il a célébré son mariage et aujourd’hui encore, sa femme est venue ici pour les salutations d’usage. Que Le Tout Puissant Allah lui pardonne », a-t-elle souhaité.

Laouratou Diallo, la fille aînée du défunt,
Laouratou Diallo, la fille aînée de feu Boul Diallo

Pour sa part, Laouratou Diallo, la fille aînée du défunt, âgée de 20 ans, dit qu’elle ne va jamais oublier son père. « Tous les jours, mon père vient chez nous en souriant. S’il ne me voit pas, son cœur n’est pas tranquille. Il m’aimait beaucoup. Maintenant, je ne le verrai plus. Je n’oublierai jamais mon père ».

Fatoumata Yarie Diallo, une des filles du défunt,
Fatoumata Yarie Diallo, une des filles de feu Boul Diallo

De son côté, Fatoumata Yarie Diallo, une des filles du défunt, affirme que son père a tout fait pour satisfaire la famille. « J’ai beaucoup de souvenirs de mon père. Il m’appelle très souvent pour me dire Néné Molou, j’ai besoin de ton argent. C’est de ton argent seulement que je veux aujourd’hui. Cet appel là va me manquer beaucoup. Notre père s’est beaucoup battu pour nous. C’est à cause de lui que j’ai décidé de partir loin pour aller chercher et venir l’aider un jour. Mais, Dieu n’a pas voulu », regrette la demoiselle, très affligée.

Mohamed Camara, dit Gasparri
Mohamed Camara, dit Gasparri, compagnon de feu Boul Diallo

L’artiste Mohamed Camara, dit Gasparri, un des compagnons du défunt, dit avoir perdu un ami de longue date. « Ça fait plus de 30 ans que j’ai tissé des relations avec lui. Depuis, on a entretenu de très bonnes relations. Et, c’est sont ces relations qui ont continué jusqu’à sa mort aujourd’hui. Je prie Dieu qu’il l’accueille dans son paradis éternel. Mohamed Boul Diallo était sans problèmes ».

guitariste, Aboubacar Camara, Djomel,
Aboubacar Camara, dit Djomel,

Pour son ancien guitariste, Aboubacar Camara, dit Djomel, Boul Diallo et lui avaient tout en partage. « Je suis un de ses guitaristes. J’ai joué avec lui un peu partout en Guinée. Il m’a envoyé une fois à Pita. Nous sommes allés à Gongoré, à Timbi Madina, à Ningélandé et un peu partout. Je ne me suis jamais séparé de lui. On s’appelait souvent. C’était un ami. On passait la nuit ensemble depuis la jeunesse. C’est la mort qui nous a séparés. Les meilleurs souvenirs que je garde de lui, c’est lorsqu’il a été invité au Gabon pour représenter la musique guinéenne. Moi, je ne pouvais pas partir. Il est allé. Je l’ai accompagné ce jour à l’aéroport. Air Afrique n’était pas venu. Il a pris Air Ivoire. A son retour, il m’a dit qu’il regrette pourquoi on n’a pas pu aller ensemble. Mais, je vous dis qu’on mangeait ensemble, on sortait ensemble, on ne se séparait pas. Moi, je l’appelais le Julio de la Guinée. Ça, c’est quelqu’un que je ne vais jamais oublier », a fait savoir Djomel.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527 /654 416 922

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Funérailles de Kèlèfa Sall : Aly Thiam, choqué par certaines réactions

30 juillet 2019 à 16 04 27 07277

Kèlèfa Sall, l’ancien président de la cour constitutionnelle de Guinée, a rejoint sa dernière demeure ce mardi, 30 juillet 2019. En l’absence de funérailles officielles, le magistrat a été inhumé dans l’intimité familiale au cimetière de Cameroun (Conakry). Plusieurs parents, amis et connaissances du défunt se sont rendus à l’hôpital sino-guinéen où a eu lieu la levée du corps. Interrogés par un reporter de Guineematin.com, plusieurs d’entre eux ont rendu un vibrant hommage à l’homme.

Une occasion mise à profit par Mohamed Aly Thiam, le président de l’association des magistrats dont Kèlèfa Sall était membre, pour répondre à ceux qui pensent que sa mort est liée à sa destitution de la présidence de la cour constitutionnelle. Pour lui, ceux qui pensent ainsi sont complètement passés à côté. Nous vous proposons ci-dessous son témoignage et ceux d’autres personnalités qui étaient sur les lieux.

Mohamed Aly Thiam, président de l’Association des Magistrats de Guinée
Mohamed Aly Thiam, président de l’Association des Magistrats de Guinée

Mohamed Aly Thiam, président de l’Association des Magistrats de Guinée : je suis triste et ému. Comme vous le savez, la mort est le destin inexorable de chaque Homme. Nous avions vraiment voulu continuer avec lui, mais Dieu en a décidé autrement. Ce que je dois dire, c’est que lorsqu’on regarde le parcours de l’homme, on ne peut lire que des motifs de fierté. Je suis consterné de constater que des articles de presse malveillants continuent à décrire l’homme comme quelqu’un qui serait mort des suites d’une aigreur à la suite de la perte de son poste. Cet homme, quand ces évènements de la cour constitutionnelle sont intervenus, que l’association est allé le voir pour lui dire son soutien et lui demander qu’est-ce qu’il voudrait que l’association fasse pour lui, il a dit ceci : ne faites rien, je subirai mon destin tel que Dieu me l’a prescrit.

C’était un homme de conviction forte. Kèlèfa n’était pas le genre qu’on pouvait convaincre facilement. Et quand il est convaincu aussi, il s’engage fortement. C’était ça Kèlèfa. Mais ceux qui ne le connaissent pas, disent n’importe quoi. Ils se permettent de salir sa mémoire aujourd’hui. Il a été destitué mais sa vie n’était pas faite qu’au poste. Et d’ailleurs, quand il a choisi d’être président de l’association des magistrats, il prenait le risque de perdre des postes, il prenait de grands risques de perdre des postes.

Donc, ce n’était pas l’homme qui était attaché à des postes. C’était un homme qui avait des idéaux, qui avait des objectifs qu’il voulait atteindre. Je suis vraiment consterné de voir que des articles de presse sont en train de chercher à diminuer l’homme. Kèlèfa a été grand et il a été de tous les combats. Personnellement, nos chemins se sont croisés à plusieurs occasions. D’abord, à l’université, il était étudiant et je donnais des cours à sa classe. Ensuite, dans la magistrature, il a été un collaborateur.

Au sein de l’association, il été un collaborateur, au sein du CNT, il a été un collaborateur. Et j’ai donc appris à le connaitre. Ce n’est pas ce qu’on dit de lui là. On se trompe complètement sur son compte et on s’est trompé sur son compte. Mais ce qu’il faut dire, c’est de prier que Dieu le reçoive dans son paradis. Kèlèfa avait un souci. C’était que la magistrature soit indépendante. C’était que les conditions de vie et de travail de ses collaborateurs, de ses confrères, de ses collègues soient constamment améliorées. Que surtout les interventions, les pressions, les ingérences dans les affaires judiciaires cessent.

Que la décision de justice soit la décision du magistrat. Que ce ne soit pas une décision imposée. Que ce ne soit pas une décision obtenue sous pression. Que ce soit la pression morale, que ce soit la pression politique ou la pression financière. C’est ce que Kèlèfa a souhaité et c’est pour ça qu’il s’est battu. Et je témoigne qu’il a mené un rude combat (…) Le combat que Kèlèfa a commencé, il sera continué par l’association.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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Guinée : l’artiste Kerfalla Kanté n’est plus !

19 juillet 2019 à 8 08 36 07367

L’artiste chanteur guinéen, Kerfalla Kanté « l’oiseau de Sankaran », a répondu a répondu à l’appel de Dieu dans la nuit d’hier à aujourd’hui, vendredi 19 juillet 2019, à Conakry.

Décédé à 60 ans, Kerfalla Kanté, originaire de Faranah, laisse derrière lui trois veuves, deux orphelins (un garçon et une fille) et plusieurs fans en Guinée et dans le monde.

Très apprécié des mélomanes guinéens et d’ailleurs, Kerfalla Kanté est l’auteur de plusieurs titres qui sont aujourd’hui en train d’être partagés sur les réseaux sociaux par ses fans.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à la famille biologique du défunt et au monde de la culture.

Paix à l’âme de Kérfala Kanté, amine !

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Décès du maire de Ratoma : témoignages de son épouse, son fils aîné et son frère

25 juin 2019 à 13 01 35 06356

Le décès de celui qui était jusque là maire de la commune de Ratoma a plongé sa famille dans une grande tristesse. Souleymane Taran Diallo, arraché à l’affection des siens dans la nuit du dimanche à lundi, 24 juin 2019, laisse un grand vide aussi bien dans sa famille biologique que politique (UFDG). Son frère, sa femme et son fils ainé, interrogés par un reporter de Guineematin.com hier lundi, ont exprimé leur chagrin face à cette douloureuse épreuve.

Décryptage !

Madame Diallo Djénabou Sylla (femme du défunt) : « j’ai perdu mon chéri ! J’ai perdu mon amour, j’ai perdu mon mari (pleurs). C’est à 4 heures 30 minutes qu’il est décédé à la polyclinique de Dixinn. Il ne se plaignait de rien avant, mais il était fatigué. Quand je lui dis d’aller à l’hôpital, il disait toujours qu’il a du travail, qu’après le travail, on allait partir à l’hôpital.

Mais, chaque fois je lui disais, toi on va t’attacher, t’amener à l’hôpital. Il ne se plaignait de rien. Il a piqué une crise, il est mort. On a parlé pour la dernière fois hier nuit, j’étais à un déplacement, je lui ai fait le compte-rendu. La nuit, il s’est levé et puis il est tombé dans le lit, même s’il se plaignait de douleur, il ne s’est pas plaint à moi. Mon mari, c’est un homme qui m’a aimé, il était tout pour moi ».

Alpha Oumar Taran Diallo, petit frère du défunt, inspecteur des impôts : « on m’a appelé à 4 heures du matin pour me dire que mon frère a piqué une crise et qu’il est décédé à la polyclinique de Dixinn. Mon grand frère est un monsieur jovial, gentil, rigoureux, un bon intellectuel. Et, c’était un pilier du parti, l’UFDG. Nous gardons de lui une compétence et une rigueur, l’amour de sa famille et de sa patrie guinéenne ».

Thierno Saidou Diallo, fils aîné du défunt maire de Ratoma : « c’est à 4 heures du matin que j’ai appris le décès de mon père. Il était allé à la clinique, c’est mon jeune frère qui m’a appelé pour me dire qu’il venait de décéder. Donc, je me suis rendu à la clinique pour constater qu’effectivement, il nous a laissés. Et là, on est parti à la morgue pour accompagner le corps. Je retiens beaucoup de choses de mon père. C’était un homme droit, intègre, avec beaucoup de principes.

C’est ce qu’il m’a inculqué. C’était un homme de valeur, un homme de conviction. C’était surtout quelqu’un de généreux, mais surtout qui avait d’énormes valeurs morales. Mon père était mon idole, c’était mon partenaire. Ce que je suis, la personne que je suis aujourd’hui, c’est grâce à lui. Il avait un sens de l’écoute. C’était mon ami, je pouvais me confier à lui».

A noter que Souleymane Taran Diallo est décédé à l’âge de 68 ans. Il laisse derrière lui une veuve et cinq enfants : 4 garçons et une fille.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18  

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Décès du maire de Ratoma : le témoignage de Bah Ousmane, président de l’UPR

25 juin 2019 à 12 12 52 06526

A l’image du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et de plusieurs autres personnalités du pays, le président de l’UPR, Elhadj Ousmane Bah, s’est rendu hier lundi, 24 juin 2019, au domicile de Souleymane Taran Diallo, le maire de la commune de Ratoma, décédé des suites d’une crise cardiaque. Le ministre conseiller du président Alpha Condé, à la tête d’une délégation de son parti, est allé présenter ses condoléances à la famille du défunt, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

« Souleymane Taran Diallo, est un camarade de promotion. Nous nous sommes connus au lycée. Et depuis, ce sont des relations d’amitié et de respect mutuel. Malgré nos différences idéologiques, nous sommes restés chacun sur sa ligne tout en gardant nos rapports d’amitié, de confiance et de respect mutuel. Nous présentons nos condoléances les plus sincères à sa famille et à ses proches. Nous prions Dieu pour le repos de son âme », a déclaré Elhadj Ousmane BAH.

La délégation conduite par le leader de l’UPR a présenté aussi une enveloppe symbolique à la famille du défunt.

Avant de se rendre à la famille de Souleymane Taran Diallo, Elhadj Ousmane Bah et sa suite sont partis d’abord présenter leurs condoléances à la famille de Mamadou Moussa BAH, le directeur du siège de l’UPR, décédé aussi des suites d’une crise cardiaque, le dimanche 23 juin 2019.

A noter que selon nos informations, un symposium sera organisé dans la matinée du vendredi, 27 juin 2019, au Palais de peuple de Conakry, à l’honneur du maire, Elhadj Souleymane Taran Diallo. Ce responsable de l’UFDG sera inhumé le même jour après la prière de 14 heures au cimetière de Hamdallaye, auprès de sa mère.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Décès du maire de Ratoma : témoignages émouvants de ses connaissances et collaborateurs

24 juin 2019 à 17 05 33 06336

Le décès brutal de Souleymane Taran Diallo, maire de la commune de Ratoma, suite à une crise cardiaque ce lundi, 24 juin 2019, aux environs de 4h 30, a plongé ses proches collaborateurs, amis et connaissances dans une grande tristesse. Depuis l’annonce de cette nouvelle, le domicile mortuaire, sis à Hamdallaye, ne désemplit pas. De Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, à Elhadj Ibrahima Bangoura de l’UFR, en passant par d’autres personnalités, les témoignages se sont multipliés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreuses personnalités ont pris d’assaut le domicile de feu Souleymane Taran Diallo dans la matinée de ce lundi. Tout ce beau monde était là pour partager la douleur de la famille et témoigner de ce qu’ils ont retenu de l’homme.

Mamadou Cellou Diallo, conseiller communal et secrétaire administratif de la fédération UFDG de Ratoma : « j’étais plus qu’un proche collaborateur du maire. Aujourd’hui, je suis plus que peiné, j’ai toute une difficulté à sortir les mots. Monsieur Taran m’a appelé hier dimanche à 6 heures 40’, parce qu’on avait un rendez-vous pour la journée. Je l’ai trouvé chez lui ici à 8 heures et à pareille heure, on était déjà sur le terrain. Et hier, on a passé toute la journée ensemble, nous nous sommes séparés chez lui ici, à 15 heures.

Et à 17 heures, il m’appelle pour autre chose. On se donne donc rendez-vous aujourd’hui. Imaginez donc, on avait ce rendez-vous aujourd’hui.  On m’appelle aujourd’hui à 4 heures, pour me dire que monsieur le maire est parti. On me dit que mon ami, mon  mentor politique est parti, mon secrétaire fédéral, le maire de Ratoma, le père de toute la jeunesse de Ratoma est parti. Je retiens beaucoup de bonnes choses de lui (pleurs). Monsieur le maire de Ratoma a été pour moi un père, il m’a approché dès qu’il m’a vu, il m’a vraiment aimé.

Monsieur Taran est un grand monsieur, c’est un grand intellectuel que la Guinée vient de perdre. Il nous a toujours dit nous battre contre la ségrégation. La dernière fois, j’ai fait une liste. Il m’a dit, Cellou, la liste là n’est pas bonne. Je lui ai demandé pourquoi monsieur le maire ? Il me dit, regarde, il n’y a que des Diallo. Il dit, c’est tout le monde, mets tout le monde. Voilà ce qu’il était en train de nous apprendre ».

Hadja Halimatou Dalein Diallo, épouse du président de l’UFDG : « ce n’est pas seulement la commune de Ratoma qui est en deuil aujourd’hui, c’est la Guinée qui est en deuil. Parce que la Guinée vient de perdre un de ses dignes fils. Je retiens de Taran  un homme humble, un bon cadre. C’est hier qu’on s’est vu pour la dernière fois. Hier, j’ai passé la journée avec lui. Il s’est battu pour l’émancipation de la femme, pour l’instauration de la démocratie, il s’est battu à mes côtés, j’ai fait la campagne plusieurs fois avec lui. Donc, je retiens de lui un vrai guinéen ».

Elhadj Mohamed Aliou Bah, député uninominal de Ratoma : « hier, nous avons passé la journée au baptême de notre neveu à Hamdallaye, tout près de chez lui ici. On a passé la journée à nous recréer. On s’est quitté dans les environs de 12 heures, 13 heures, je l’ai laissé en bonne forme. Nous sommes allés à une autre cérémonie. Et aujourd’hui de bonne heure, c’est un coup de téléphone qui m’a réveillé de mon lit pour m’annoncer qu’ils ont vu dans les réseaux sociaux que le maire de Ratoma est décédé. Je dis, ce n’est pas vrai, parce que j’étais avec lui hier jusque le soir.

J’ai succinctement fait des appels, tous ses numéros étaient éteints parce que c’était très tôt ; sauf celui pour lequel on était au baptême de son enfant. Ça, c’est Alpha Tess qui m’a confirmé la mort du maire. Honnêtement parlant, c’est quelque chose qui me dépasse et je perds l’expression. Souleymane Taran était un monsieur d’abord sage et humble, nous avons grandi ensemble au cours de notre jeunesse.

On a passé des moments de politique ensemble, on était au niveau du bureau fédéral de Ratoma ensemble, toujours dans la sagesse, dans le respect et dans la gaité de tout un chacun. J’ai collaboré avec Souleymane Taran, celui que je perds aujourd’hui est un ami intime qui est cher à moi. Et, je suis certain qu’il en est de même pour tout ce beau monde que vous voyez devant vous ».

Issa Soumah, 1er vice maire de Ratoma : « c’est difficile de dire quoi que ça soit maintenant. Vous savez, c’est vrai que je suis le premier vice maire, mais Souleymane Taran est mon grand frère. Donc, c’est une perte énorme pour moi, une perte cruelle. Et Souleymane Taran était d’un humanisme exemplaire. Il était partout, même hier, il a participé à beaucoup de cérémonies : les affaires sociales, les baptêmes, les mariages, il assistait à tout ce qui se passait au niveau de la commune. Donc, c’est avec un cœur serré que nous avons appris cette nouvelle ce matin. Nous demandons aux populations de Ratoma de rendre un vibrant hommage à monsieur le maire, Souleymane Taran ».

Alpha Oumar Sacko, 2ème vice maire : « j’ai un sentiment de tristesse. Pour qui connait Taran, son engagement pour sa commune, son engagement pour tous les citoyens de Ratoma, nous pourrons dire que nous avons aujourd’hui une très grande perte. Cet homme incarnait l’unité des citoyens de Ratoma. Il n’avait pas de distinction, au-delà des partis politiques, au-delà de toutes autres considérations ; il considérait les citoyens de Ratoma comme tous les autres ; il traitait tout le monde au même pied d’égalité ».

Maladho Diallo, trésorier de l’UFDG : « c’est aux alentours de 4 heures 50 minutes que mon téléphone a sonné. C’est Dr Barry de la polyclinique de Dixinn qui me réveille, m’annonçant le décès de monsieur Taran Diallo. (…) Croyez-moi, aujourd’hui c’est toute la Guinée qui est endeuillée. Mais, l’UFDG a perdu une grande personne, la nation guinéenne a perdu une grande personne ».

Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG : « c’est une très grande perte pour l’UFDG, c’est une perte pour la Guinée, c’est aussi une grande perte pour le président Cellou Dalein. Le maire Taran était un homme compétent, un homme humble, il était courtois, il aimait la Guinée, il aimait l’ensemble des guinéens. La preuve, c’est pendant ces élections communales, vous avez vu grâce à son leadership, l’UFDG est parvenu à avoir 34 quartiers sur les 34 à Ratoma. Mais, ce que les gens ne savent pas, c’est que Taran était un proche collaborateur du président Cellou Dalein.

Il faisait partie des gens auxquels le président Cellou avait entièrement confiance .Taran a consacré toute sa vie à l’UFDG, mais Taran était un homme juste, c’était un homme droit, c’était un homme qui aimait l’ensemble des guinéens. Mais Taran aussi, c’était un grand sportif, il a consacré sa vie à ce truc de Taekwondo, il en était le président. Donc, c’est une grande perte pour le peuple de Guinée.

Nous avons dit à la famille de mettre Taran à notre disposition pour qu’on puisse rentrer en contact avec le gouvernorat, pour qu’on rentre aussi en contact avec la fédération du Taekwondo pour qu’on puisse organiser ensemble, ça veut dire que ce n’est pas l’UFDG seulement, mais avec les autorités, avec les sportifs, avec ses amis, qu’on puisse réserver à Taran un enterrement digne parce qu’il le mérite ».

Elhadj Ibrahima Bangoura, vice président de l’UFR : « l’objectif de ma présence ici, c’est venir présenter personnellement d’abord mes condoléances avant que la délégation de l’UFR ne vienne présenter les condoléances. J’ai connu le maire Taran. Il était quelqu’un de très correct. Sa disparition subite surprend tout le monde. L’émotion est d’autant plus grande qu’on ne s’attendait pas du tout à cette disparition ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Urgent : le maire de Ratoma, Souleymane Taran Diallo n’est plus !

24 juin 2019 à 7 07 00 06006

C’est une très mauvaise nouvelle pour la commune de Ratoma (Conakry) et la famille politique de Cellou Dalein Diallo. Souleymane Taran Diallo, le maire, est décédé ce lundi, 24 juin 2019, a appris Guineematin.com de bonne source.

Selon notre source, le décès est survenu à la polyclinique de Dixinn aux alentours de 04 heures 30′.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à la famille biologique et politique du désormais ancien maire de Ratoma.

Paix à l’âme du désormais ancien maire de Ratoma, amine !

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Accident de la circulation à Maleya (Kindia) : au moins 7 morts

20 juin 2019 à 18 06 23 06236

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la matinée de ce jeudi, 20 juin 2019, dans le district de Maleya, situé à une trentaine de kilomètres du centre urbain de de Kindia, sur la route nationale Mamou Kindia.

Ce sont deux véhicules de marque Renault l’une et l’autre Peugeot(305) en provenance de Conakry qui sont en train en collision avec un camion.

Parmi les sept personnes qui y ont péri, il y a Thierno Yaya, un érudit très connu dans le milieu islamique. Son enterrement a eu lieu cet après-midi à Kindia.

Que Dieu accepte les victimes au paradis, amine !

A suivre !

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Le père du journaliste Sampiring sur le conflit entre son fils et le gouverneur de Labé : « j’ai connu des bons et des mauvais policiers »

19 juin 2019 à 17 05 00 06006
 Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo,  professeur à la retraite et ancien maire de Labé
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, professeur à la retraite et ancien maire de Labé

Le différend qui oppose le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané à l’ancien correspondant régional de l’AGP, Idrissa Sampiring Diallo vient de prendre une autre dimension sociale. Le doyen Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, père du journaliste Idrissa Sampiring Diallo a réagi face « aux menaces et aux propos malveillants proférées contre son fils » sur les antennes des radios locales : BTA FM, GPP FM et Espace FM.

Aujourd’hui, la famille de notre confrère se sent offensée moralement par les propos du gouverneur. Son père se déclare très déçu de l’attitude de son « ami » Madifing Diané. Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé et professeur à la retraite le fait savoir à travers une longue lettre qu’il nous a fait parvenir.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette lettre :

C’est pendant la Révolution que j’ai connu monsieur Madifing Diané, chef de la Sûreté de Labé alors que moi-même j’étais secrétaire général du comité régional de la JRDA et membre de droit du bureau fédéral du Parti-Etat de Guinée. C’est donc à cette époque que j’ai été informé que monsieur Madifing Diané s’était retrouvé dans une situation très difficile parce qu’il était menacé d’arrestation. A cette époque également, j’étais professeur de français chargé des cours de philosophie-idéologie. Cette position professionnelle doublée de ma responsabilité politique m’avait permis de sentir, très tôt, l’harmattan de la révolution qui faisait planer sur toutes les têtes l’épée de Damoclès. Sans le connaître fondamentalement, j’ai éprouvé le besoin de le soutenir pour l’empêcher d’être pris dans les tenailles de la révolution, où il aurait pu avoir peu de chance de s’en sortir. Ne souhaitant même pas même à un ennemi d’aller en prison politique en ce temps-là, je me suis impliqué, et par la grâce de Dieu, j’ai réussi à bloquer le projet qui devait aboutir à son arrestation. Depuis, jusqu’à ce jour, je n’en avais jamais parlé à qui que ça soit. Même à lui. Je ne sais, par quelle source, il a été mis au courant du rôle positif que j’ai joué en sa faveur. C’est ainsi que quand il a été muté à Labé, en remplacement de monsieur Sadou Keïta, il a dit à beaucoup de gens que je suis son ami et à mon fils de le considérer désormais comme son père. Et à mon tour, je l’ai pris comme tel. Après donc sa prise de services, quand j’ai compris que ce qu’il voulait obtenir comme comportement de son correspondant par rapport à lui, je suis allé dans son bureau où il m’a accueilli avec chaleur. J’ai profité donc de ce climat de confiance et de sérénité pour lui expliquer la vraie situation de mon fils : un bénévole, journaliste indépendant qui pour avoir fait montre de compétence bénéficia d’une note de service du directeur général de l’AGP l’accréditant comme correspondant régional à Labé. Dans l’exercice de sa nouvelle fonction, les primes mensuelles de 500.000 francs guinéens furent bloquées par le gouverneur de région d’alors, Sadou Keïta qui affirmait qu’il ne lui était pas utile et qu’il n’avait signé aucun contrat d’engagement avec ce correspondant, parce qu’en réalité il évitait de faire de la publicité personnelle et de le couvrir dans certains dérapages. Malgré tout, monsieur Sadou Keïta lui avait donné libre cours pour exercer sa fonction de correspondant régional. Et ce, jusqu’à l’arrivée du nouveau gouverneur Madifing Diané. Après toutes ces explications fournies au nouveau gouverneur, nous avons ensemble abouti à la conclusion qu’avec 500.000 francs son correspondant ne pouvait pas vivre et faire vivre sa famille et qu’il avait raison de traiter avec d’autres partenaires pour arrondir ses angles. Cela signifiait qu’il ne pouvait donc pas rester en permanence accroché aux pieds du gouverneur de Labé. Sans pour autant refuser de couvrir les activités du gouvernorat lorsqu’il était mis au courant d’un programme. Et c’est ainsi, en accord avec son cabinet, il décida de rétablir à l’avenir les primes de son correspondant.

Jusque-là, j’étais satisfait de lui. Malheureusement, à l’occasion du décès de l’étudiant Boukhariou Baldé, victime de coups et blessures au campus universitaire de Hafia, la tension entre les deux a atteint un niveau qui méritait bien mon attention. Les menaces comme « méfie-toi de moi, si tu blagues avec moi, je vais t’écraser, je vais briser ta carrière » à l’encontre de Idrissa me surprirent sans pour autant entrainer une réaction de ma part. Mais, lorsque le ministre de la jeunesse, monsieur Mouctar Diallo eut demandé à mon fils de l’accompagner dans la préfecture de Mali où il avait une série d’activité, il se présenta très tôt le lendemain matin où était fixé le point de départ.

Le gouverneur, l’ayant retrouvé, lui dit en présence de témoins : « si je te voie à Mali, je te fais arrêter et te défère à Conakry. En attendant, c’est moi le président de la République ici. Je vais prévenir tout de suite le ministre Mouctar Diallo.» En entendant ces propos, je me suis dit alors que ce ne sont pas des propos qu’un ami de son père pouvait lui tenir. C’est pourquoi, Idrissa n’alla point à Mali, en accord avec le ministre Mouctar pour lui éviter de se placer dans une situation d’insécurité. Il démissionna de l’AGP.

Les réactions du gouverneur et ses propos malveillants furent diffusées sur les antennes des radios privées locales. C’est pourquoi, j’ai jugé nécessaire, à mon tour d’intervenir pour donner ma propre compréhension du problème. Savoir donc que le Boukhariou Baldé est mort à Labé ou sur la route de Conakry, ce n’est pas ce qui est important. Ce qui est important, c’est de savoir pourquoi il est mort. Car, il avait droit à la vie. Pourquoi est-il donc mort ? C’est à la suite d’une bavure des forces de sécurité déployées dans le campus sur ordre du gouverneur de région.

Si le Rectorat de l’Université, menacé par les étudiants, demande du secours au gouverneur, celui-ci, entouré de son cabinet, des autorités préfectorales et de quelques notables de la ville aurait dû se rendre d’abord à Hafia, rencontrer les manifestants, tenter de décrisper l’atmosphère. Avec ses qualités de communicateur appuyées par d’autres interventions de sa délégation, il aurait réussi à calmer la grogne des étudiants qui ne sont que nos enfants. Je dis que l’actuel directeur de cabinet, Ouremba Traoré le sait et il est témoin que le gouverneur Sadou Keïta avait pris le courage à deux mains pour se rendre auprès des étudiants à Hafia. Il se soumit à leur injonction de descendre de sa voiture et de marcher 5 km à pieds. Lui devant et les étudiants derrière, en scandant des slogans hostiles au pouvoir en place. Le gouverneur Sadou Keïta a réussi en fin de compte à régler le différend qui opposait les étudiants à leur décanat. La crise a été résolue sans intervention des forces de l’ordre.

Avant Sadou Keïta, au temps du gouverneur Alkhaly Fofana et moi-même maire de la commune urbaine de Labé, nous avons été une à deux fois au campus de Hafia, rencontrer les étudiants en révolte. Etaient de la délégation du gouverneur, si je n’oublie pas, Elhadj Thierno Badrou Bah, imam de Labé, Elhadj Boubacar Baldé, secrétaire préfectoral des affaires réligieuses. Là également, les négociations avec les étudiants connurent un succès. L’ordre fut rétabli sans intervention d’agents de sécurité. Tout cela montre, ces bavures que l’on regrette actuellement sont à mettre au compte de l’inexpérience de Madifing Diané, en matière de commandement civile.

En effet, contrôleur général de police, il était habitué à donner des ordres et à se faire obéir. Malheureusement, placé à la tête du gouvernorat de Labé, il a dû penser que le gouvernorat devait être gérer comme il a géré les services de police. De la police au gouvernorat de Labé, il a donc changé de statut mais pas de mentalité. Alors que dans un gouvernorat, il n’a que des conseiller et des collaborateurs et non des subordonnés comme à la police où « oui chef ! » est chose courante.

Pour revenir au problème, aux propos j’allais dire du gouverneur, « écraser, arrêter, déférer » m’ont alerté pour me rappeler une pratique révolue de l’ancien régime révolutionnaire. A cet effet, je voudrais rappeler qu’à l’occasion d’un concours organisé par le bureau politique national du Parti Etat de Guinée pour recruter 25 inspecteurs politiques et des contrôleurs politiques pour chacune des fédérations du parti, 300 professeurs d’économie, de français, de philosophie-idéologie avaient participé à l’épreuve. Je fus classé 7ème et nommé par décret présidentiel inspecteur politique du Ministère du Développement Rural de Kindia qui couvrait plusieurs régions (actuelles préfectures).

Dans l’exercice de cette fonction, je fus directeur général du contrôle politique du MDR et officier de police judiciaire. C’est dans ce cadre que j’ai étudié plusieurs rapports de police qui incriminaient des cadres responsables politiques et administratifs. Dans l’étude de ces rapports, le mensonge était plus dominant que la vérité. C’est ainsi que beaucoup de cadre ont évité la prison, grâce à la confiance que le Responsable Suprême de la Révolution a eu dans le traitement des dossiers qui m’étaient soumis. C’est pourquoi je dis que j’ai bien compris les propos menaçants du gouverneur Madifing Diané à l’endroit de mon fils. Car je m’étais familiarisé avec ce champ lexical : briser, écraser, déloyal, arrêter et déférer. J’ajoute qu’en ma qualité de directeur général du contrôle politique et officier de police judiciaire, j’ai eu à inspecter plusieurs commissariats de police, plusieurs postes de gendarmerie et j’avoue j’ai rencontré de bons policiers, de bons gendarmes mais j’avais découvert aussi l’existence de très mauvais policiers qui aimaient monter des dossiers pour régler des comptes à des personnes.

Les propos du gouverneur de Labé ont donc réveillé en moi mes reflexes défensifs du passé. Comme Madifing Diané a dit haut et fort que je suis son ami, que je suis une personne respectable, qu’il me respecte, j’accepte ce qu’il dit et je mets toutes ses erreurs au compte de son inexpérience. Je lui pardonne pour tous ces mots désagréables qu’il a eu à prononcer contre Idrissa, je pardonne vraiment et je demande à tout le monde de pardonner. Je termine en disant que s’il est vrai que je suis son ami, alors je lui demande de faire en sorte que mon fils quitte son statut de bénévole pour intégrer la fonction publique, après 5 ans de vie active dans les fonctions de correspondant régional de l’AGP de Labé. Alors là, Idrissa serait mutable à volonté et dans la sécurité.

Labé, le 19 juin 2019

Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO

Professeur à la retraite et ancien maire de Labé

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Décès du journaliste Abdoulaye Bah : un an après, Tham Camara se confie à Guineematin

17 juin 2019 à 23 11 53 06536
feu Abdoulaye Bah

Le 17 juin 2018, la presse guinéenne enregistrait une perte énorme. Abdoulaye Bah, journaliste et chef de bureau adjoint du site d’informations Guineenews.org, a rendu l’âme ce jour-là à la suite d’un accident de la circulation dont il a été victime. Après les obsèques de notre confrère, ses collaborateurs avaient engagé une procédure judiciaire pour tenter d’en savoir plus sur cette mort aussi tragique que curieuse. Une année plus tard, où en est cette procédure ? Quel est l’impact de la mort d’Abdoulaye Bah sur sa rédaction ? Amadou Tham Camara, chef de bureau de Guineenews à Conakry a répondu à ces questions au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com ce lundi, 17 juin 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : il y a un an, jour pour jour, depuis que le journaliste, Abdoulaye Bah, a été tué dans un accident de la circulation à Conakry. Après ce drame, une enquête avait été ouverte par les services compétents. Avez-vous une idée sur l’évolution de cette enquête aujourd’hui ?

Amadou Tham Camara : comme vous l’avez dit, il y a un an effectivement jour pour jour qu’Abdoulaye disparaissait dans un tragique accident. Et, une fois l’émotion passée, les obsèques terminés, nous nous sommes constitués partie civile, nous avons engagé un avocat pour suivre toute la procédure. Au moment où je vous parle, l’affaire est pendante devant le tribunal de Mafanco. C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de changements à ce niveau : il y avait un premier procureur qui avait le dossier, mais il a été muté à l’intérieur du pays. Aujourd’hui, c’est le procureur Soriba Manet qui a le dossier, mais il faut se dire la vérité, la justice guinéenne, surtout lorsqu’il s’agit des cas de disparitions de journalistes, est d’une grande lourdeur. C’est ça la vérité.

Nous avions rencontré Me Cheick Sako (ancien ministre de la justice, ndlr) pour faire bouger les choses un peu, mais ça a coïncidé aussi à sa démission. Nous allons rencontrer le nouveau Garde des Sceaux pour pouvoir un peu relancer, booster ça. Parce que ça ne bouge pas. C’est d’autant plus inquiétant parce que nous avons remarqué que lorsque ça concerne les journalistes, généralement les dossiers deviennent lourds, on ne sait pas pourquoi. C’est le cas de Chérif d’Espace, c’est le cas de Koula et c’est le cas d’Abdoulaye Bah. On ne sait pas pourquoi, parce que l’auteur de cet accident-là, le présumé Ibrahima Sory Camara, sa photo est connue, nous avons diffusé sa photo, mais la justice n’arrive pas à mettre mains sur lui.

Guineematin.com : aujourd’hui, quelle alternative avez-vous ? Vous allez saisir les instances au niveau international ou-bien vous allez vous contenter de ce que va faire cette justice dont vous dénoncez la lenteur ?

Amadou Tham Camara : vous savez, avant de saisir d’abord la justice internationale, il faut d’abord épuiser au niveau local. On ne nous a pas dit que le dossier est clos. On dit que l’enquête est ouverte, ils sont sur les investigations, qu’on n’arrive pas à mettre mains sur le fugitif. C’est ça. Si on nous avait dit que le dossier est classé, nous allions tout de suite engager ça sur le plan international. Mais pour le moment, nous allons tout faire pour que les choses aillent le plus rapidement possible. Mais, nous sommes tributaires de la lenteur de la justice guinéenne. Et ça, je veux dire que c’est la mort dans l’âme.

Ce n’est pas ce qui va ressusciter Abdoulaye, non, ce n’est pas ce que nous demandons. Mais, il faut qu’il y ait un début de réparation, au-moins qu’on sache les circonstances dans lesquelles ça s’est passé, pourquoi c’est comme ça et pourquoi on n’arrive pas simplement à mettre main sur Ibrahima Sory Camara. Sa photo est connue, le scellé est là, le véhicule qui a fait l’accident est là, mais il faut noter que c’est une personne physique qui est à la base de ça. C’est cette personne qu’on n’arrive pas à retrouver.

Guineematin.com : est-ce que vous êtes en contact avec la famille d’Abdoulaye Bah, notamment sa veuve ?

Amadou Tham Camara : oui, absolument, nous sommes en rapport avec sa famille. Nous avons organisé le sacrifice, l’an un de sa mort avec sa famille. Nous sommes en rapport et avec sa famille et avec sa femme. Donc, sur ce plan tout se passe très bien. Nous sommes en rapport très étroit même avec sa famille.

Guineematin.com : on sait qu’Abdoulaye Bah n’était pas n’importe qui au sein de la rédaction de Guineenews, il était le chef de bureau adjoint. Est-ce que sa disparition a eu impact au niveau du travail de votre médium et au niveau même du moral des travailleurs ?

Amadou Tham Camara : absolument. Vous savez, je l’ai dit, Abdoulaye est irremplaçable. C’est quelqu’un qui avait du talent, qui aimait son métier et qui était entier. C’était un gros bosseur aussi. Donc, que dire d’autre sinon que ça a été une énorme perte pour nous. Il a laissé un très grand vide.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Amadou Tham Camara : je voudrais profiter d’abord de votre médium pour remercier la grande mobilisation de la presse. Parce qu’il faut se dire, il a eu des obsèques dignes d’un Chef d’Etat, des obsèques grandioses. C’était à la hauteur du talent et de la qualité d’homme qu’il était. Je voudrais donc remercier tout le monde pour cette mobilisation mais également profiter pour dire que nous voulons une justice diligente et urgente, parce qu’on ne pourra pas faire entièrement le deuil aussi longtemps qu’on ne pourra pas mettre main sur Ibrahima Sory Camara qui est toujours dans la nature. Il faut que la justice guinéenne nous aide à arrêter ce monsieur.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : un corps sans vie retrouvé dans le fleuve Niger

17 juin 2019 à 12 12 01 06016

Un corps sans vie en état de putréfaction a été retrouvé hier, dimanche 16 juin 2019, dans le fleuve Niger à Siguiri. La victime, non identifiée, aurait été tuée avant d’être jetée dans l’eau, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est en début de soirée que ce corps, en état de décomposition très avancée, a été retrouvé flottant sur les eaux du fleuve Niger au niveau du débarcadère du district de Dankakorö, dans la commune urbaine de Siguiri. Les citoyens qui ont fait la découverte macabre ont aussitôt informé le président du district, Fadouba Magassouba.

« C’est entre 17 heures et 18 heures que l’un de mes citoyens m’a informé de la découverte d’un corps au fleuve. J’ai vite informé aussi les autorités qui ont dépêché deux agents sur les lieux », témoigne le responsable local.

L’adjudant-chef Aboubacar Bachir Condé, médecin légiste en service à la gendarmerie de Siguiri, est l’un des agents déployés sur le terrain. Selon lui, il ne s’agit pas d’une noyade mais plutôt d’un meurtre. « Nous avons examiné le corps. Sur son côté droit, nous avons trouvé une trace d’arme blanche. Donc d’après notre examen, nous disons que rien ne nous dit qu’il est mort par suite de noyade, il a été tué et jeté au fleuve », a-t-il indiqué.

La victime a été inhumée sans même être identifiée.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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