Décès du maire de Ratoma : témoignages de son épouse, son fils aîné et son frère

25 juin 2019 à 13 01 35 06356

Le décès de celui qui était jusque là maire de la commune de Ratoma a plongé sa famille dans une grande tristesse. Souleymane Taran Diallo, arraché à l’affection des siens dans la nuit du dimanche à lundi, 24 juin 2019, laisse un grand vide aussi bien dans sa famille biologique que politique (UFDG). Son frère, sa femme et son fils ainé, interrogés par un reporter de Guineematin.com hier lundi, ont exprimé leur chagrin face à cette douloureuse épreuve.

Décryptage !

Madame Diallo Djénabou Sylla (femme du défunt) : « j’ai perdu mon chéri ! J’ai perdu mon amour, j’ai perdu mon mari (pleurs). C’est à 4 heures 30 minutes qu’il est décédé à la polyclinique de Dixinn. Il ne se plaignait de rien avant, mais il était fatigué. Quand je lui dis d’aller à l’hôpital, il disait toujours qu’il a du travail, qu’après le travail, on allait partir à l’hôpital.

Mais, chaque fois je lui disais, toi on va t’attacher, t’amener à l’hôpital. Il ne se plaignait de rien. Il a piqué une crise, il est mort. On a parlé pour la dernière fois hier nuit, j’étais à un déplacement, je lui ai fait le compte-rendu. La nuit, il s’est levé et puis il est tombé dans le lit, même s’il se plaignait de douleur, il ne s’est pas plaint à moi. Mon mari, c’est un homme qui m’a aimé, il était tout pour moi ».

Alpha Oumar Taran Diallo, petit frère du défunt, inspecteur des impôts : « on m’a appelé à 4 heures du matin pour me dire que mon frère a piqué une crise et qu’il est décédé à la polyclinique de Dixinn. Mon grand frère est un monsieur jovial, gentil, rigoureux, un bon intellectuel. Et, c’était un pilier du parti, l’UFDG. Nous gardons de lui une compétence et une rigueur, l’amour de sa famille et de sa patrie guinéenne ».

Thierno Saidou Diallo, fils aîné du défunt maire de Ratoma : « c’est à 4 heures du matin que j’ai appris le décès de mon père. Il était allé à la clinique, c’est mon jeune frère qui m’a appelé pour me dire qu’il venait de décéder. Donc, je me suis rendu à la clinique pour constater qu’effectivement, il nous a laissés. Et là, on est parti à la morgue pour accompagner le corps. Je retiens beaucoup de choses de mon père. C’était un homme droit, intègre, avec beaucoup de principes.

C’est ce qu’il m’a inculqué. C’était un homme de valeur, un homme de conviction. C’était surtout quelqu’un de généreux, mais surtout qui avait d’énormes valeurs morales. Mon père était mon idole, c’était mon partenaire. Ce que je suis, la personne que je suis aujourd’hui, c’est grâce à lui. Il avait un sens de l’écoute. C’était mon ami, je pouvais me confier à lui».

A noter que Souleymane Taran Diallo est décédé à l’âge de 68 ans. Il laisse derrière lui une veuve et cinq enfants : 4 garçons et une fille.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18  

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Décès du maire de Ratoma : le témoignage de Bah Ousmane, président de l’UPR

25 juin 2019 à 12 12 52 06526

A l’image du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et de plusieurs autres personnalités du pays, le président de l’UPR, Elhadj Ousmane Bah, s’est rendu hier lundi, 24 juin 2019, au domicile de Souleymane Taran Diallo, le maire de la commune de Ratoma, décédé des suites d’une crise cardiaque. Le ministre conseiller du président Alpha Condé, à la tête d’une délégation de son parti, est allé présenter ses condoléances à la famille du défunt, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

« Souleymane Taran Diallo, est un camarade de promotion. Nous nous sommes connus au lycée. Et depuis, ce sont des relations d’amitié et de respect mutuel. Malgré nos différences idéologiques, nous sommes restés chacun sur sa ligne tout en gardant nos rapports d’amitié, de confiance et de respect mutuel. Nous présentons nos condoléances les plus sincères à sa famille et à ses proches. Nous prions Dieu pour le repos de son âme », a déclaré Elhadj Ousmane BAH.

La délégation conduite par le leader de l’UPR a présenté aussi une enveloppe symbolique à la famille du défunt.

Avant de se rendre à la famille de Souleymane Taran Diallo, Elhadj Ousmane Bah et sa suite sont partis d’abord présenter leurs condoléances à la famille de Mamadou Moussa BAH, le directeur du siège de l’UPR, décédé aussi des suites d’une crise cardiaque, le dimanche 23 juin 2019.

A noter que selon nos informations, un symposium sera organisé dans la matinée du vendredi, 27 juin 2019, au Palais de peuple de Conakry, à l’honneur du maire, Elhadj Souleymane Taran Diallo. Ce responsable de l’UFDG sera inhumé le même jour après la prière de 14 heures au cimetière de Hamdallaye, auprès de sa mère.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Décès du maire de Ratoma : témoignages émouvants de ses connaissances et collaborateurs

24 juin 2019 à 17 05 33 06336

Le décès brutal de Souleymane Taran Diallo, maire de la commune de Ratoma, suite à une crise cardiaque ce lundi, 24 juin 2019, aux environs de 4h 30, a plongé ses proches collaborateurs, amis et connaissances dans une grande tristesse. Depuis l’annonce de cette nouvelle, le domicile mortuaire, sis à Hamdallaye, ne désemplit pas. De Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, à Elhadj Ibrahima Bangoura de l’UFR, en passant par d’autres personnalités, les témoignages se sont multipliés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreuses personnalités ont pris d’assaut le domicile de feu Souleymane Taran Diallo dans la matinée de ce lundi. Tout ce beau monde était là pour partager la douleur de la famille et témoigner de ce qu’ils ont retenu de l’homme.

Mamadou Cellou Diallo, conseiller communal et secrétaire administratif de la fédération UFDG de Ratoma : « j’étais plus qu’un proche collaborateur du maire. Aujourd’hui, je suis plus que peiné, j’ai toute une difficulté à sortir les mots. Monsieur Taran m’a appelé hier dimanche à 6 heures 40’, parce qu’on avait un rendez-vous pour la journée. Je l’ai trouvé chez lui ici à 8 heures et à pareille heure, on était déjà sur le terrain. Et hier, on a passé toute la journée ensemble, nous nous sommes séparés chez lui ici, à 15 heures.

Et à 17 heures, il m’appelle pour autre chose. On se donne donc rendez-vous aujourd’hui. Imaginez donc, on avait ce rendez-vous aujourd’hui.  On m’appelle aujourd’hui à 4 heures, pour me dire que monsieur le maire est parti. On me dit que mon ami, mon  mentor politique est parti, mon secrétaire fédéral, le maire de Ratoma, le père de toute la jeunesse de Ratoma est parti. Je retiens beaucoup de bonnes choses de lui (pleurs). Monsieur le maire de Ratoma a été pour moi un père, il m’a approché dès qu’il m’a vu, il m’a vraiment aimé.

Monsieur Taran est un grand monsieur, c’est un grand intellectuel que la Guinée vient de perdre. Il nous a toujours dit nous battre contre la ségrégation. La dernière fois, j’ai fait une liste. Il m’a dit, Cellou, la liste là n’est pas bonne. Je lui ai demandé pourquoi monsieur le maire ? Il me dit, regarde, il n’y a que des Diallo. Il dit, c’est tout le monde, mets tout le monde. Voilà ce qu’il était en train de nous apprendre ».

Hadja Halimatou Dalein Diallo, épouse du président de l’UFDG : « ce n’est pas seulement la commune de Ratoma qui est en deuil aujourd’hui, c’est la Guinée qui est en deuil. Parce que la Guinée vient de perdre un de ses dignes fils. Je retiens de Taran  un homme humble, un bon cadre. C’est hier qu’on s’est vu pour la dernière fois. Hier, j’ai passé la journée avec lui. Il s’est battu pour l’émancipation de la femme, pour l’instauration de la démocratie, il s’est battu à mes côtés, j’ai fait la campagne plusieurs fois avec lui. Donc, je retiens de lui un vrai guinéen ».

Elhadj Mohamed Aliou Bah, député uninominal de Ratoma : « hier, nous avons passé la journée au baptême de notre neveu à Hamdallaye, tout près de chez lui ici. On a passé la journée à nous recréer. On s’est quitté dans les environs de 12 heures, 13 heures, je l’ai laissé en bonne forme. Nous sommes allés à une autre cérémonie. Et aujourd’hui de bonne heure, c’est un coup de téléphone qui m’a réveillé de mon lit pour m’annoncer qu’ils ont vu dans les réseaux sociaux que le maire de Ratoma est décédé. Je dis, ce n’est pas vrai, parce que j’étais avec lui hier jusque le soir.

J’ai succinctement fait des appels, tous ses numéros étaient éteints parce que c’était très tôt ; sauf celui pour lequel on était au baptême de son enfant. Ça, c’est Alpha Tess qui m’a confirmé la mort du maire. Honnêtement parlant, c’est quelque chose qui me dépasse et je perds l’expression. Souleymane Taran était un monsieur d’abord sage et humble, nous avons grandi ensemble au cours de notre jeunesse.

On a passé des moments de politique ensemble, on était au niveau du bureau fédéral de Ratoma ensemble, toujours dans la sagesse, dans le respect et dans la gaité de tout un chacun. J’ai collaboré avec Souleymane Taran, celui que je perds aujourd’hui est un ami intime qui est cher à moi. Et, je suis certain qu’il en est de même pour tout ce beau monde que vous voyez devant vous ».

Issa Soumah, 1er vice maire de Ratoma : « c’est difficile de dire quoi que ça soit maintenant. Vous savez, c’est vrai que je suis le premier vice maire, mais Souleymane Taran est mon grand frère. Donc, c’est une perte énorme pour moi, une perte cruelle. Et Souleymane Taran était d’un humanisme exemplaire. Il était partout, même hier, il a participé à beaucoup de cérémonies : les affaires sociales, les baptêmes, les mariages, il assistait à tout ce qui se passait au niveau de la commune. Donc, c’est avec un cœur serré que nous avons appris cette nouvelle ce matin. Nous demandons aux populations de Ratoma de rendre un vibrant hommage à monsieur le maire, Souleymane Taran ».

Alpha Oumar Sacko, 2ème vice maire : « j’ai un sentiment de tristesse. Pour qui connait Taran, son engagement pour sa commune, son engagement pour tous les citoyens de Ratoma, nous pourrons dire que nous avons aujourd’hui une très grande perte. Cet homme incarnait l’unité des citoyens de Ratoma. Il n’avait pas de distinction, au-delà des partis politiques, au-delà de toutes autres considérations ; il considérait les citoyens de Ratoma comme tous les autres ; il traitait tout le monde au même pied d’égalité ».

Maladho Diallo, trésorier de l’UFDG : « c’est aux alentours de 4 heures 50 minutes que mon téléphone a sonné. C’est Dr Barry de la polyclinique de Dixinn qui me réveille, m’annonçant le décès de monsieur Taran Diallo. (…) Croyez-moi, aujourd’hui c’est toute la Guinée qui est endeuillée. Mais, l’UFDG a perdu une grande personne, la nation guinéenne a perdu une grande personne ».

Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG : « c’est une très grande perte pour l’UFDG, c’est une perte pour la Guinée, c’est aussi une grande perte pour le président Cellou Dalein. Le maire Taran était un homme compétent, un homme humble, il était courtois, il aimait la Guinée, il aimait l’ensemble des guinéens. La preuve, c’est pendant ces élections communales, vous avez vu grâce à son leadership, l’UFDG est parvenu à avoir 34 quartiers sur les 34 à Ratoma. Mais, ce que les gens ne savent pas, c’est que Taran était un proche collaborateur du président Cellou Dalein.

Il faisait partie des gens auxquels le président Cellou avait entièrement confiance .Taran a consacré toute sa vie à l’UFDG, mais Taran était un homme juste, c’était un homme droit, c’était un homme qui aimait l’ensemble des guinéens. Mais Taran aussi, c’était un grand sportif, il a consacré sa vie à ce truc de Taekwondo, il en était le président. Donc, c’est une grande perte pour le peuple de Guinée.

Nous avons dit à la famille de mettre Taran à notre disposition pour qu’on puisse rentrer en contact avec le gouvernorat, pour qu’on rentre aussi en contact avec la fédération du Taekwondo pour qu’on puisse organiser ensemble, ça veut dire que ce n’est pas l’UFDG seulement, mais avec les autorités, avec les sportifs, avec ses amis, qu’on puisse réserver à Taran un enterrement digne parce qu’il le mérite ».

Elhadj Ibrahima Bangoura, vice président de l’UFR : « l’objectif de ma présence ici, c’est venir présenter personnellement d’abord mes condoléances avant que la délégation de l’UFR ne vienne présenter les condoléances. J’ai connu le maire Taran. Il était quelqu’un de très correct. Sa disparition subite surprend tout le monde. L’émotion est d’autant plus grande qu’on ne s’attendait pas du tout à cette disparition ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Urgent : le maire de Ratoma, Souleymane Taran Diallo n’est plus !

24 juin 2019 à 7 07 00 06006

C’est une très mauvaise nouvelle pour la commune de Ratoma (Conakry) et la famille politique de Cellou Dalein Diallo. Souleymane Taran Diallo, le maire, est décédé ce lundi, 24 juin 2019, a appris Guineematin.com de bonne source.

Selon notre source, le décès est survenu à la polyclinique de Dixinn aux alentours de 04 heures 30′.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à la famille biologique et politique du désormais ancien maire de Ratoma.

Paix à l’âme du désormais ancien maire de Ratoma, amine !

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Accident de la circulation à Maleya (Kindia) : au moins 7 morts

20 juin 2019 à 18 06 23 06236

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la matinée de ce jeudi, 20 juin 2019, dans le district de Maleya, situé à une trentaine de kilomètres du centre urbain de de Kindia, sur la route nationale Mamou Kindia.

Ce sont deux véhicules de marque Renault l’une et l’autre Peugeot(305) en provenance de Conakry qui sont en train en collision avec un camion.

Parmi les sept personnes qui y ont péri, il y a Thierno Yaya, un érudit très connu dans le milieu islamique. Son enterrement a eu lieu cet après-midi à Kindia.

Que Dieu accepte les victimes au paradis, amine !

A suivre !

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Le père du journaliste Sampiring sur le conflit entre son fils et le gouverneur de Labé : « j’ai connu des bons et des mauvais policiers »

19 juin 2019 à 17 05 00 06006
 Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo,  professeur à la retraite et ancien maire de Labé
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, professeur à la retraite et ancien maire de Labé

Le différend qui oppose le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané à l’ancien correspondant régional de l’AGP, Idrissa Sampiring Diallo vient de prendre une autre dimension sociale. Le doyen Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, père du journaliste Idrissa Sampiring Diallo a réagi face « aux menaces et aux propos malveillants proférées contre son fils » sur les antennes des radios locales : BTA FM, GPP FM et Espace FM.

Aujourd’hui, la famille de notre confrère se sent offensée moralement par les propos du gouverneur. Son père se déclare très déçu de l’attitude de son « ami » Madifing Diané. Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé et professeur à la retraite le fait savoir à travers une longue lettre qu’il nous a fait parvenir.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette lettre :

C’est pendant la Révolution que j’ai connu monsieur Madifing Diané, chef de la Sûreté de Labé alors que moi-même j’étais secrétaire général du comité régional de la JRDA et membre de droit du bureau fédéral du Parti-Etat de Guinée. C’est donc à cette époque que j’ai été informé que monsieur Madifing Diané s’était retrouvé dans une situation très difficile parce qu’il était menacé d’arrestation. A cette époque également, j’étais professeur de français chargé des cours de philosophie-idéologie. Cette position professionnelle doublée de ma responsabilité politique m’avait permis de sentir, très tôt, l’harmattan de la révolution qui faisait planer sur toutes les têtes l’épée de Damoclès. Sans le connaître fondamentalement, j’ai éprouvé le besoin de le soutenir pour l’empêcher d’être pris dans les tenailles de la révolution, où il aurait pu avoir peu de chance de s’en sortir. Ne souhaitant même pas même à un ennemi d’aller en prison politique en ce temps-là, je me suis impliqué, et par la grâce de Dieu, j’ai réussi à bloquer le projet qui devait aboutir à son arrestation. Depuis, jusqu’à ce jour, je n’en avais jamais parlé à qui que ça soit. Même à lui. Je ne sais, par quelle source, il a été mis au courant du rôle positif que j’ai joué en sa faveur. C’est ainsi que quand il a été muté à Labé, en remplacement de monsieur Sadou Keïta, il a dit à beaucoup de gens que je suis son ami et à mon fils de le considérer désormais comme son père. Et à mon tour, je l’ai pris comme tel. Après donc sa prise de services, quand j’ai compris que ce qu’il voulait obtenir comme comportement de son correspondant par rapport à lui, je suis allé dans son bureau où il m’a accueilli avec chaleur. J’ai profité donc de ce climat de confiance et de sérénité pour lui expliquer la vraie situation de mon fils : un bénévole, journaliste indépendant qui pour avoir fait montre de compétence bénéficia d’une note de service du directeur général de l’AGP l’accréditant comme correspondant régional à Labé. Dans l’exercice de sa nouvelle fonction, les primes mensuelles de 500.000 francs guinéens furent bloquées par le gouverneur de région d’alors, Sadou Keïta qui affirmait qu’il ne lui était pas utile et qu’il n’avait signé aucun contrat d’engagement avec ce correspondant, parce qu’en réalité il évitait de faire de la publicité personnelle et de le couvrir dans certains dérapages. Malgré tout, monsieur Sadou Keïta lui avait donné libre cours pour exercer sa fonction de correspondant régional. Et ce, jusqu’à l’arrivée du nouveau gouverneur Madifing Diané. Après toutes ces explications fournies au nouveau gouverneur, nous avons ensemble abouti à la conclusion qu’avec 500.000 francs son correspondant ne pouvait pas vivre et faire vivre sa famille et qu’il avait raison de traiter avec d’autres partenaires pour arrondir ses angles. Cela signifiait qu’il ne pouvait donc pas rester en permanence accroché aux pieds du gouverneur de Labé. Sans pour autant refuser de couvrir les activités du gouvernorat lorsqu’il était mis au courant d’un programme. Et c’est ainsi, en accord avec son cabinet, il décida de rétablir à l’avenir les primes de son correspondant.

Jusque-là, j’étais satisfait de lui. Malheureusement, à l’occasion du décès de l’étudiant Boukhariou Baldé, victime de coups et blessures au campus universitaire de Hafia, la tension entre les deux a atteint un niveau qui méritait bien mon attention. Les menaces comme « méfie-toi de moi, si tu blagues avec moi, je vais t’écraser, je vais briser ta carrière » à l’encontre de Idrissa me surprirent sans pour autant entrainer une réaction de ma part. Mais, lorsque le ministre de la jeunesse, monsieur Mouctar Diallo eut demandé à mon fils de l’accompagner dans la préfecture de Mali où il avait une série d’activité, il se présenta très tôt le lendemain matin où était fixé le point de départ.

Le gouverneur, l’ayant retrouvé, lui dit en présence de témoins : « si je te voie à Mali, je te fais arrêter et te défère à Conakry. En attendant, c’est moi le président de la République ici. Je vais prévenir tout de suite le ministre Mouctar Diallo.» En entendant ces propos, je me suis dit alors que ce ne sont pas des propos qu’un ami de son père pouvait lui tenir. C’est pourquoi, Idrissa n’alla point à Mali, en accord avec le ministre Mouctar pour lui éviter de se placer dans une situation d’insécurité. Il démissionna de l’AGP.

Les réactions du gouverneur et ses propos malveillants furent diffusées sur les antennes des radios privées locales. C’est pourquoi, j’ai jugé nécessaire, à mon tour d’intervenir pour donner ma propre compréhension du problème. Savoir donc que le Boukhariou Baldé est mort à Labé ou sur la route de Conakry, ce n’est pas ce qui est important. Ce qui est important, c’est de savoir pourquoi il est mort. Car, il avait droit à la vie. Pourquoi est-il donc mort ? C’est à la suite d’une bavure des forces de sécurité déployées dans le campus sur ordre du gouverneur de région.

Si le Rectorat de l’Université, menacé par les étudiants, demande du secours au gouverneur, celui-ci, entouré de son cabinet, des autorités préfectorales et de quelques notables de la ville aurait dû se rendre d’abord à Hafia, rencontrer les manifestants, tenter de décrisper l’atmosphère. Avec ses qualités de communicateur appuyées par d’autres interventions de sa délégation, il aurait réussi à calmer la grogne des étudiants qui ne sont que nos enfants. Je dis que l’actuel directeur de cabinet, Ouremba Traoré le sait et il est témoin que le gouverneur Sadou Keïta avait pris le courage à deux mains pour se rendre auprès des étudiants à Hafia. Il se soumit à leur injonction de descendre de sa voiture et de marcher 5 km à pieds. Lui devant et les étudiants derrière, en scandant des slogans hostiles au pouvoir en place. Le gouverneur Sadou Keïta a réussi en fin de compte à régler le différend qui opposait les étudiants à leur décanat. La crise a été résolue sans intervention des forces de l’ordre.

Avant Sadou Keïta, au temps du gouverneur Alkhaly Fofana et moi-même maire de la commune urbaine de Labé, nous avons été une à deux fois au campus de Hafia, rencontrer les étudiants en révolte. Etaient de la délégation du gouverneur, si je n’oublie pas, Elhadj Thierno Badrou Bah, imam de Labé, Elhadj Boubacar Baldé, secrétaire préfectoral des affaires réligieuses. Là également, les négociations avec les étudiants connurent un succès. L’ordre fut rétabli sans intervention d’agents de sécurité. Tout cela montre, ces bavures que l’on regrette actuellement sont à mettre au compte de l’inexpérience de Madifing Diané, en matière de commandement civile.

En effet, contrôleur général de police, il était habitué à donner des ordres et à se faire obéir. Malheureusement, placé à la tête du gouvernorat de Labé, il a dû penser que le gouvernorat devait être gérer comme il a géré les services de police. De la police au gouvernorat de Labé, il a donc changé de statut mais pas de mentalité. Alors que dans un gouvernorat, il n’a que des conseiller et des collaborateurs et non des subordonnés comme à la police où « oui chef ! » est chose courante.

Pour revenir au problème, aux propos j’allais dire du gouverneur, « écraser, arrêter, déférer » m’ont alerté pour me rappeler une pratique révolue de l’ancien régime révolutionnaire. A cet effet, je voudrais rappeler qu’à l’occasion d’un concours organisé par le bureau politique national du Parti Etat de Guinée pour recruter 25 inspecteurs politiques et des contrôleurs politiques pour chacune des fédérations du parti, 300 professeurs d’économie, de français, de philosophie-idéologie avaient participé à l’épreuve. Je fus classé 7ème et nommé par décret présidentiel inspecteur politique du Ministère du Développement Rural de Kindia qui couvrait plusieurs régions (actuelles préfectures).

Dans l’exercice de cette fonction, je fus directeur général du contrôle politique du MDR et officier de police judiciaire. C’est dans ce cadre que j’ai étudié plusieurs rapports de police qui incriminaient des cadres responsables politiques et administratifs. Dans l’étude de ces rapports, le mensonge était plus dominant que la vérité. C’est ainsi que beaucoup de cadre ont évité la prison, grâce à la confiance que le Responsable Suprême de la Révolution a eu dans le traitement des dossiers qui m’étaient soumis. C’est pourquoi je dis que j’ai bien compris les propos menaçants du gouverneur Madifing Diané à l’endroit de mon fils. Car je m’étais familiarisé avec ce champ lexical : briser, écraser, déloyal, arrêter et déférer. J’ajoute qu’en ma qualité de directeur général du contrôle politique et officier de police judiciaire, j’ai eu à inspecter plusieurs commissariats de police, plusieurs postes de gendarmerie et j’avoue j’ai rencontré de bons policiers, de bons gendarmes mais j’avais découvert aussi l’existence de très mauvais policiers qui aimaient monter des dossiers pour régler des comptes à des personnes.

Les propos du gouverneur de Labé ont donc réveillé en moi mes reflexes défensifs du passé. Comme Madifing Diané a dit haut et fort que je suis son ami, que je suis une personne respectable, qu’il me respecte, j’accepte ce qu’il dit et je mets toutes ses erreurs au compte de son inexpérience. Je lui pardonne pour tous ces mots désagréables qu’il a eu à prononcer contre Idrissa, je pardonne vraiment et je demande à tout le monde de pardonner. Je termine en disant que s’il est vrai que je suis son ami, alors je lui demande de faire en sorte que mon fils quitte son statut de bénévole pour intégrer la fonction publique, après 5 ans de vie active dans les fonctions de correspondant régional de l’AGP de Labé. Alors là, Idrissa serait mutable à volonté et dans la sécurité.

Labé, le 19 juin 2019

Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO

Professeur à la retraite et ancien maire de Labé

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Décès du journaliste Abdoulaye Bah : un an après, Tham Camara se confie à Guineematin

17 juin 2019 à 23 11 53 06536
feu Abdoulaye Bah

Le 17 juin 2018, la presse guinéenne enregistrait une perte énorme. Abdoulaye Bah, journaliste et chef de bureau adjoint du site d’informations Guineenews.org, a rendu l’âme ce jour-là à la suite d’un accident de la circulation dont il a été victime. Après les obsèques de notre confrère, ses collaborateurs avaient engagé une procédure judiciaire pour tenter d’en savoir plus sur cette mort aussi tragique que curieuse. Une année plus tard, où en est cette procédure ? Quel est l’impact de la mort d’Abdoulaye Bah sur sa rédaction ? Amadou Tham Camara, chef de bureau de Guineenews à Conakry a répondu à ces questions au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com ce lundi, 17 juin 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : il y a un an, jour pour jour, depuis que le journaliste, Abdoulaye Bah, a été tué dans un accident de la circulation à Conakry. Après ce drame, une enquête avait été ouverte par les services compétents. Avez-vous une idée sur l’évolution de cette enquête aujourd’hui ?

Amadou Tham Camara : comme vous l’avez dit, il y a un an effectivement jour pour jour qu’Abdoulaye disparaissait dans un tragique accident. Et, une fois l’émotion passée, les obsèques terminés, nous nous sommes constitués partie civile, nous avons engagé un avocat pour suivre toute la procédure. Au moment où je vous parle, l’affaire est pendante devant le tribunal de Mafanco. C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de changements à ce niveau : il y avait un premier procureur qui avait le dossier, mais il a été muté à l’intérieur du pays. Aujourd’hui, c’est le procureur Soriba Manet qui a le dossier, mais il faut se dire la vérité, la justice guinéenne, surtout lorsqu’il s’agit des cas de disparitions de journalistes, est d’une grande lourdeur. C’est ça la vérité.

Nous avions rencontré Me Cheick Sako (ancien ministre de la justice, ndlr) pour faire bouger les choses un peu, mais ça a coïncidé aussi à sa démission. Nous allons rencontrer le nouveau Garde des Sceaux pour pouvoir un peu relancer, booster ça. Parce que ça ne bouge pas. C’est d’autant plus inquiétant parce que nous avons remarqué que lorsque ça concerne les journalistes, généralement les dossiers deviennent lourds, on ne sait pas pourquoi. C’est le cas de Chérif d’Espace, c’est le cas de Koula et c’est le cas d’Abdoulaye Bah. On ne sait pas pourquoi, parce que l’auteur de cet accident-là, le présumé Ibrahima Sory Camara, sa photo est connue, nous avons diffusé sa photo, mais la justice n’arrive pas à mettre mains sur lui.

Guineematin.com : aujourd’hui, quelle alternative avez-vous ? Vous allez saisir les instances au niveau international ou-bien vous allez vous contenter de ce que va faire cette justice dont vous dénoncez la lenteur ?

Amadou Tham Camara : vous savez, avant de saisir d’abord la justice internationale, il faut d’abord épuiser au niveau local. On ne nous a pas dit que le dossier est clos. On dit que l’enquête est ouverte, ils sont sur les investigations, qu’on n’arrive pas à mettre mains sur le fugitif. C’est ça. Si on nous avait dit que le dossier est classé, nous allions tout de suite engager ça sur le plan international. Mais pour le moment, nous allons tout faire pour que les choses aillent le plus rapidement possible. Mais, nous sommes tributaires de la lenteur de la justice guinéenne. Et ça, je veux dire que c’est la mort dans l’âme.

Ce n’est pas ce qui va ressusciter Abdoulaye, non, ce n’est pas ce que nous demandons. Mais, il faut qu’il y ait un début de réparation, au-moins qu’on sache les circonstances dans lesquelles ça s’est passé, pourquoi c’est comme ça et pourquoi on n’arrive pas simplement à mettre main sur Ibrahima Sory Camara. Sa photo est connue, le scellé est là, le véhicule qui a fait l’accident est là, mais il faut noter que c’est une personne physique qui est à la base de ça. C’est cette personne qu’on n’arrive pas à retrouver.

Guineematin.com : est-ce que vous êtes en contact avec la famille d’Abdoulaye Bah, notamment sa veuve ?

Amadou Tham Camara : oui, absolument, nous sommes en rapport avec sa famille. Nous avons organisé le sacrifice, l’an un de sa mort avec sa famille. Nous sommes en rapport et avec sa famille et avec sa femme. Donc, sur ce plan tout se passe très bien. Nous sommes en rapport très étroit même avec sa famille.

Guineematin.com : on sait qu’Abdoulaye Bah n’était pas n’importe qui au sein de la rédaction de Guineenews, il était le chef de bureau adjoint. Est-ce que sa disparition a eu impact au niveau du travail de votre médium et au niveau même du moral des travailleurs ?

Amadou Tham Camara : absolument. Vous savez, je l’ai dit, Abdoulaye est irremplaçable. C’est quelqu’un qui avait du talent, qui aimait son métier et qui était entier. C’était un gros bosseur aussi. Donc, que dire d’autre sinon que ça a été une énorme perte pour nous. Il a laissé un très grand vide.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Amadou Tham Camara : je voudrais profiter d’abord de votre médium pour remercier la grande mobilisation de la presse. Parce qu’il faut se dire, il a eu des obsèques dignes d’un Chef d’Etat, des obsèques grandioses. C’était à la hauteur du talent et de la qualité d’homme qu’il était. Je voudrais donc remercier tout le monde pour cette mobilisation mais également profiter pour dire que nous voulons une justice diligente et urgente, parce qu’on ne pourra pas faire entièrement le deuil aussi longtemps qu’on ne pourra pas mettre main sur Ibrahima Sory Camara qui est toujours dans la nature. Il faut que la justice guinéenne nous aide à arrêter ce monsieur.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : un corps sans vie retrouvé dans le fleuve Niger

17 juin 2019 à 12 12 01 06016

Un corps sans vie en état de putréfaction a été retrouvé hier, dimanche 16 juin 2019, dans le fleuve Niger à Siguiri. La victime, non identifiée, aurait été tuée avant d’être jetée dans l’eau, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est en début de soirée que ce corps, en état de décomposition très avancée, a été retrouvé flottant sur les eaux du fleuve Niger au niveau du débarcadère du district de Dankakorö, dans la commune urbaine de Siguiri. Les citoyens qui ont fait la découverte macabre ont aussitôt informé le président du district, Fadouba Magassouba.

« C’est entre 17 heures et 18 heures que l’un de mes citoyens m’a informé de la découverte d’un corps au fleuve. J’ai vite informé aussi les autorités qui ont dépêché deux agents sur les lieux », témoigne le responsable local.

L’adjudant-chef Aboubacar Bachir Condé, médecin légiste en service à la gendarmerie de Siguiri, est l’un des agents déployés sur le terrain. Selon lui, il ne s’agit pas d’une noyade mais plutôt d’un meurtre. « Nous avons examiné le corps. Sur son côté droit, nous avons trouvé une trace d’arme blanche. Donc d’après notre examen, nous disons que rien ne nous dit qu’il est mort par suite de noyade, il a été tué et jeté au fleuve », a-t-il indiqué.

La victime a été inhumée sans même être identifiée.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Inondation à Conakry : 4 morts et un disparu à Dabondi 3

18 mai 2019 à 9 09 51 05515

La pluie enregistrée dans la nuit d’hier à aujourd’hui, samedi 18 mai 2019, a entraîné plusieurs dégâts matériels et humains dans la capitale guinéenne. Si certains quartiers de Conakry déplorent l’invasion des ordures dans leurs domiciles ou à la devanture, Dabondi 3 pleure ses morts.

Selon l’adjoint au chef du quartier, interrogé par un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place ce matin, il y a au moins quatre morts (des enfants) et un disparu. Et, les jeunes du quartier s’efforcent actuellement contre les envahissantes ordures pour déblayer les lieux.

A suivre !

De Dabondi, Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : une femme enceinte tuée par le courant électrique

9 mai 2019 à 13 01 07 05075

Une jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années, répondant au nom de Fanta Camara, a été tuée par le courant électrique hier mercredi, 08 mai 2019, au secteur Bibane, dans le quartier Gangan à Kindia. La victime a été électrocutée en suspendant des habits mouillés sur un fil électrique au domicile familial, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime de cet accident est Fanta Camara, jeune femme en grossesse, mère de deux enfants. Selon nos informations, les faits se sont produits aux environs de 15 heures dans la journée d’hier mercredi. Après l’accident, la femme a été transportée à l’hôpital régional Alpha Oumar Diallo de Kindia, avant d’être rendu plus tard à la famille.

Abdoulaye Soumah

Interrogé par Guineematin.com, Abdoulaye Soumah, conducteur de mototaxi et mari de la défunte, est revenu sur le drame. « Je faisais le taxi moto lorsqu’on m’a appelé pour me dire de rentrer rapidement à la maison. Par après je suis venu. J’ai trouvé ma femme couchée. Les voisins m’ont dit qu’elle a été victime du courant électrique. L’acte s’est produit sur un fil qui était attaché entre un poteau électrique et un arbre où tous les habitants de la concession ont l’habitude de sécher leurs habits. Mais, lorsqu’elle a fini de laver les habits, elle est venue vers la corde pour suspendre les habits. C’est à ce moment que c’est arrivé. Je demande à la société EDG et aux autorités de me trouver l’auteur de l’incident. Cela est dû au mauvais travail des agents d’EDG qui recrute n’importe comment », a dénoncé le diplômé sans emploi.

Lansana Sylla

Lansana Sylla, responsable administratif à l’EDG (Electricité de Guinée) de Kindia, s’est rendu sur les lieux pour un constat. « Il y a eu électrocution d’une femme enceinte qui a trouvé la mort. Nous avons été directement informés par les citoyens. On a automatiquement mobilisé les agents, y compris les chefs. Nous nous sommes transportés sur le lieu pour s’enquérir des faits. Nous avons constaté qu’il y a eu électrocution et ils ont pris la victime pour l’amener à l’hôpital. Nous avons présenté nos condoléances à la famille éplorée. Nous leur avons dit qu’une fois que quelqu’un est électrocuté, la charge revient à EDG de se rendre sur le lieu, de s’enquérir des faits et de présenter les condoléances. Il y a également d’autres dispositions à prendre pour se rendre sur le lieu et voir la famille en ce qui concerne l’inhumation. Nous avons demandé aux services de sécurité d’ouvrir une enquête », a expliqué monsieur Sylla.

Il est à préciser que l’enterrement de Fanta Camara est prévu ce jeudi, 9 mai 2019, au quartier Féréfou, dans la commune urbaine.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Mort par noyade de Mamadou Diallo à Boffa : « c’était un garçon intelligent et respectueux »

30 avril 2019 à 18 06 23 04234

L’émotion est toujours vive chez les proches des victimes de la noyade de la plage « Les jumelles » dans la préfecture de Boffa. Parmi les quatre victimes de ce drame, tous issus du groupe scolaire Victor Hugo, il y a le jeune Mamadou Diallo, âgé de 20 ans, en classe de 12ème année Sciences Mathématiques.

Rencontré par l’envoyé spécial de Guineematin.com, Ousmane Diallo, originaire de la sous-préfecture de Dogomet, dans la préfecture de Dabola, dit avoir passé 4 ans avec le défunt. « J’ai appris la mort de mon neveu avec beaucoup de tristesse. C’est aux environs de 19 heures que j’ai appris qu’il y a eu noyade à la plage et que mon neveu serait parmi les victimes. Au départ, j’avais du mal à croire. Il a fallu 23 heures pour savoir qu’effectivement il est mort. Mamadou Diallo est chez moi depuis quatre ans. Je l’ai envoyé ici lorsqu’il faisait la 9ème année. Dieu l’a repris cette année, pendant qu’il faisait la 12ème année sciences Mathématiques », a-t-il expliqué.

En outre, Ousmane Diallo a dit qu’il retient de son neveu tout sauf du mauvais. « Ce que je retiens de lui, c’est qu’il était un garçon intelligeant, respectueux. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je l’ai envoyé auprès de moi. Et, depuis qu’on est ensemble, je n’ai eu aucun problème venant de lui », a ajouté son oncle, déboussolé.

A noter que près d’une centaine d’élèves s’étaient rendus à la plage « Les jumelles » de Koukoudé, à Boffa, dans le cadre d’une excursion organisée par l’école privée Victor Hugo.

Depuis Kamsar, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kérouané : un candidat au recrutement dans l’armée meurt à 3 jours de son mariage

10 avril 2019 à 9 09 37 04374
image d’archive

Les épreuves du recrutement dans l’armée guinéenne continuent d’endeuiller des familles en Guinée. Après Kankan, Mandiana, Siguiri, N’zérékoré et Lola, c’est la préfecture de Kérouané qui a enregistré sa première victime dans la soirée d’hier, mardi 9 avril 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la région.

Il s’agit de Sory Dioubaté, âgé de 25 ans, célibataire et père d’un enfant. Il est diplômé de la 5ème promotion du système LMD de l’université de Kankan et pratiquait la coiffure à Kérouané.

Selon les informations données par le Préfet de Kérouané, Damou Kanté, joint au téléphone, la victime a rendu l’âme entre Kérouané et Kankan alors qu’on la transportait à l’hôpital régional. Comme les autres victimes, le jeune homme n’a pas pu supporter la course qu’il a effectuée le samedi dernier, et qui constitue la première étape du test.

« Le samedi passé, il a eu un malaise suite à la course et il est tombé. Il a été admis à l’hôpital préfectoral. Aujourd’hui, dans les environs de 19 heures, il est décédé, alors qu’on le transportait à l’hôpital de Kankan. C’est le maire Kalil Touré qui vient de m’informer », a expliqué le préfet.

Feu Sory Dioubaté

Selon les informations reçues auprès des parents de Sory Dioubaté, le défunt devait se marier le vendredi, 12 avril prochain. Mais, le destin en a décidé autrement. Le jeune homme ne va ni convoler en noces avec dulcinée ni réaliser son rêve d’intégrer l’armée guinéenne.

Il est la neuvième victime de la première épreuve du test de recrutement, qui consiste à courir sur une distance de 8 kilomètres. Ces morts en cascade devaient amener les autorités à revoir la stratégie adoptée jusque-là.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel. 00 224 627 24 13 24

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L’OGDH en deuil : Amadou Sara Bah n’est plus !

6 avril 2019 à 11 11 33 04334

Le coordinateur régional de l’OGDH de la Moyenne Guinée, Idrissa Sampiring DIALLO, a regret d’informer l’ensemble des responsables et militants de l’OGDH, du décès de Monsieur Amadou Sara Bah, communément appelé Monsieur Sernass, président de l’antenne préfectorale de l’OGDH de Pita, dans la Région Administrative (RA) de Mamou. Décès survenu le vendredi, 05 avril 2019, à Conakry des suites de maladie, à l’âge de 65 ans.

L’enterrement de monsieur Amadou Sara Bah Sernass aura lieu ce dimanche, 7 avril 2019, dans son village natal à Donghol-Touma Centre, dans la préfecture de Pita, après la prière de 14 heures.

Qu’en soient particulièrement informés :

–         Le président du bureau exécutif national de l’OGDH, en mission à Bujumbura, au Burundi.

–          Les membres du bureau exécutif national de l’OGDH à Conakry ;

–         Les coordinateur régionaux de l’OGDH de Kindia, Kankan et N’Zérékoré ;

–         Les présidents des Sections OGDH de Kindia, Boké, Mamou, Faranah, Kankan et N’Zérékoré ;

–         Les présidents des antennes préfectorales de l’OGDH de Dalaba, Lélouma, Koubia, Tougué, Mali, Gaoual et Koundara ;

–         Le président de la cellule OGDH des commerçants de Labé ;

–         Les autres acteurs de la société civile de la région.

Le coordinateur régional de l’OGDH de la Moyenne saisi cette douloureuse occasion pour présenter à la famille éplorée et à l’ensemble des militants de l’OGDH ses condoléances les plus attristées.

Prions pour le repos de son âme ! Amine.

Labé, le 05 avril 2019

Le coordinateur régional de l’OGDH de la Moyenne Guinée

Idrissa Sampiring DIALLO, journaliste.

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An 15 du décès de Siradiou Diallo : forte mobilisation pour commémorer l’événement

16 mars 2019 à 12 12 20 03203

L’Union pour le progrès et le renouveau (UPR) a commémoré, le jeudi 14 mars 2019, le 15ème anniversaire de la disparition de son président fondateur, Siradiou Diallo.

La cérémonie s’est déroulée à Labé sous la présidence du leader de l’UPR et ministre d’Etat, conseiller spécial du Chef de l’Etat, Elhadj Ousmane Bah, accompagné entre autres du 4ème vice-président de l’Assemblée nationale, Elhadj Salim Bah, du ministre d’Etat de l’hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat, Thierno Ousmane Diallo, du gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, des préfets de Tougué Ehadj Abdourahmane Koïn Baldé et de Mali, Elhadj Harouna Souaré et de plusieurs membres du Bureau Exécutif national du parti.

Comme chaque année, c’est au domicile du défunt à Labé que les responsables et militants de l’Union pour le progrès et le renouveau, (UPR), les sages et fidèles venus de tous les horizons du Fouta et de la Guinée, se sont réunis pour commémorer ce 15ème anniversaire du décès de Siradiou Diallo. Ce fut une occasion pour les familles politique et biologique du défunt de faire des sacrifices, des prières et bénédictions pour le repos de l’âme de l’illustre disparu et de tous ses compagnons de lutte décédés.

Devant les autorités régionales, préfectorales et communales de Labé, Elhadj Salim Bah, secrétaire à l’implantation et à l’animation de l’UPR, au nom de la direction nationale du parti, a salué l’ensemble des participants à cet événement.

« Au nom du Président de notre parti, Elhadj Ousmane Bah, je vous remercie et je vous salue pour ce déplacement. Il y a un an, cet anniversaire a été célébré à Conakry en présence du Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé, et du Président de l’Assemblée nationale. Cette année, nous voilà comme d’habitude, réunis à Labé pour saluer la mémoire de Siradiou Diallo, prier pour lui et pour l’ensemble de nos devanciers. Moi, je fus le dernier des membres du Bureau exécutif national de l’UPR à se voir avec Siradiou Diallo.

Il m’a trouvé à Paris et voulu que je reste pour deux semaines avec lui mais j’étais en partance pour les Etats-Unis. Avant notre séparation donc, il a demandé à ce que nous nous donnions les mains et de bien entourer Ousmane Bah, alors Vice-président du parti. Il a insisté que sa lutte vise à permettre à ce qu’un jour quelqu’un sorte des rangs de l’UPR pour diriger la Guinée et pas forcément lui Siradiou Diallo…

15 ans après, son appel reste valable. Il s’adresse à chacun de nous. Siradiou Diallo nous a montrés le chemin à suivre, il nous a montrés un homme à soutenir, c’est Elhadj Ousmane Bah. Son combat doit se poursuivre jusqu’à l’atteinte de son objectif, celui de porter au pouvoir un des membres de l’UPR. Actuellement celui qui est sur orbite, est notre leader, Elhadj Ousmane Bah.

Nous renouvelons cet appel de notre bien aimé Siradiou Diallo à l’endroit de chacun des militants, responsables et sympathisants de l’UPR mais également à l’endroit de tous les Guinéens. Tous, nous formulons nos prières intenses pour le repos de l’âme de Siradiou Diallo et pour le bonheur d’une Guinée paisible où il fait bon vivre », a fait savoir l’Honorable Salim Bah.

Le représentant du gouverneur de Labé, Souleymane Marga Baldé, Directeur de cabinet du gouvernorat, a salué la mémoire de Siradiou Diallo avant de remercier les organisateurs. « Moi j’étais préfet dans plusieurs localités du pays, à Kérouané, Kouroussa, Pita et Télimélé entres autres et puis Directeur de cabinet au gouvernorat de Boké.

Siradiou Diallo, alors leader de l’opposition, à chaque fois qu’il venait dans une préfecture, il passait nous saluer et décliner l’objet de sa mission avant d’aller rencontrer ses militants. Ça, c’est la marque d’un Homme d’Etat, d’un homme respectueux des valeurs démocratiques et républicaines.

Avec le Pr Alpha Condé, il est l’un des artisans décisifs de la démocratie en Guinée. Partout, il disait à ses militants de prôner la paix et la cohésion nationale. Aux fonctionnaires, il leur demandait de se soucier avant tout de leur famille et de ne pas sacrifier leur carrière.

Autrement dit, de ne pas s’afficher avec lui et de manifester leur adhésion à son combat politique que pendant le vote… Nous regrettons sa mort comme beaucoup de nos compatriotes. Nous saluons les membres de son Bureau exécutif qui continuent de commémorer sa mémoire… », a dit Marga Baldé.

Pour sa part, l’Inspecteur régional de la ligue islamique de Labé et grand imam de la même ville, Elhadj Badrou Bah, a rappelé le caractère profondément pieux du défunt. « … Je voudrais vous rappeler ici une pensée de mon père, le regretté Elhadj Abdourahmane Bah.

Il disait à chaque occasion que Siradiou Diallo est l’un des petits fils du Waliou Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan. Que personne ne soit étonné de sa piété et de son caractère respectueux et humain », a précisé l’érudit, entouré des sages et responsables de la ligue préfectorale et communale de Labé et de Pita entre autres.

Elhadj Badrou Bah, saluera également la direction de l’UPR qui, chaque année, honore la famille de Siradiou Diallo et tous ses proches en organisant des cérémonies de souvenirs, en hommage à leur fils, Siradiou Diallo. D’ailleurs, pour le grand Imam de Labé, Siradiou Diallo était simplement un bel exemple de réussite des valeurs de paix et de tolérance.


« Partout, il a incarné des idées fortes et défendu des valeurs nobles pour le bonheur de tous. C’est pourquoi, malgré le nombre d’années écoulées, les fidèles musulmans sont fiers de se retrouver autour de ses idéaux chers à tous les Guinéens… », a magnifié ce descendant de Thierno Aliou Bhoubha N’diyan.

Après le recueillement sur la tombe de Siradiou Diallo, Elhadj Ousmane Bah, la voix pleine d’émotion, s’est prêté aux questions de la presse pour rappeler le souvenir le plus vivant encore dans sa mémoire qu’il garde de son prédécesseur.

« Monsieur Siradiou Diallo a été une très grande source d’inspiration pour moi. Les 8 ans que j’ai vécus à ses côtés, m’ont permis d’avoir beaucoup d’enseignements tirés de notre cohabitation. Aujourd’hui, je partage la fierté et la satisfaction de tous les militants et responsables de l’UPR d’avoir eu les moyens de commémorer ce 15ème anniversaire de sa disparition puisque nous en avons fait une tradition et nous souhaitons que cette tradition se perpétue dans le temps… », a indiqué le leader de l’UPR.

De son côté le gouverneur de Mamou et jeune frère du défunt, également Vice-président de l’UPR, garde encore des souvenirs de son frère Siradiou Diallo. « Je garde plusieurs souvenirs de mon frère. Depuis mon enfance, nous sommes ensembles dans ce combat. Même dans son exil, je l’ai suivi. Je regarde ses photos, je me rappelle de son parcours et je l’admire…

Mon frère nous a toujours demandés d’agir avec modération, courage et voire le juste milieu. Il est de ceux qui ont œuvré pour que la Guinée soit un grand pays, un pays émergent. Et lui, le Pr Alpha Condé et Doré Jean Marie, ils ont mené le combat démocratique dans ce sens. Ce sont trois personnes qui sont pour moi des frères… », a précisé Amadou Oury Lémy Diallo.

Dans le même registre, parents, amis et compagnons de lutte ont rappelé les qualités humaines, morales, intellectuelles, religieuses et patriotiques de l’homme. Le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, a remercié le leader de l’UPR et les militants du parti pour leur reconnaissance et loyauté à son frère Siradiou Diallo.

A rappeler que Siradiou Diallo a été journaliste, homme politique président fondateur de l’UPR, député à l’Assemblée nationale de Guinée et membre du Parlement de la CEDEAO. Il est décédé le 14 mars 2004, à l’âge de 68 ans, à Paris. Il repose depuis, dans le caveau des Grands, du petit cimetière situé à côté de la Grande mosquée de Labé, et abritant entre autres les tombeaux de Karamoko Alpha Mo Labé et de l’Almamy Sory Mawdho, deux des principaux fondateurs du Royaume théocratique du Fouta Djallon.

De Labé, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Décès de Siradiou Diallo : ses compagnons politiques se souviennent de l’homme

14 mars 2019 à 10 10 28 03283

Cela fait 15 ans jour pour jour depuis que le premier président de l’Union pour Progrès et le Renouveau (UPR), Siradiou Diallo, a tiré sa révérence. Cet ancien journaliste devenu homme politique est décédé le 14 mars 2004 dans un hôpital parisien. Les responsables de l’UPR vont commémorer le 15ème anniversaire de sa disparition ce jeudi, 14 mars 2019, à Labé, sa ville natale. Avant même la cérémonie officielle, plusieurs d’entre eux se sont confiés à Guineematin.com pour témoigner de ce qu’ils retiennent de Siradiou Diallo.

Décryptage !

Elhadj Mamadou Douné Barry, ancien député et membre du bureau exécutif de l’UPR : Siradiou Diallo (paix à son âme) était un homme exceptionnel et d’une droiture sans égale. J’ai connu et approché réellement M.Siradiou Diallo en 2002 et j’ai eu l’occasion de le côtoyer jusqu’en 2004, année de sa disparition. Nous avons vécu ensemble et intensément les grands moments partagés avec les citoyens guinéens qui ont accepté de militer avec nous à l’UPR que nous continuons de servir et que nous servirons pour le reste de notre vie.

Siradiou Diallo a été pour nous, un maître au sens de la compréhension des problèmes socioéconomiques, voire culturels aussi bien de la Guinée que de l’Afrique et du reste du monde. Nous avons eu à l’écouter et à bénéficier de ses sages conseils, de son ouverture d’esprit, de la qualité exceptionnelle de son analyse sur tous les sujets qui touchaient à la vie de la nation.

Elhadj Moussa Bella Keïta, secrétaire fédéral de l’UPR à Mamou, garde de Siradiou Diallo : de Siradiou Diallo, je garde de très beaux souvenirs. Je l’ai pratiqué plusieurs années, et c’est la mort qui nous a séparés. Il était un homme qui aimait le travail bien fait. Il m’a initié à la tolérance, à la non-violence, au pardon et à l’acception de l’autre. Il me disait souvent : Keïta, tout le monde ne peut pas t’aimer en politique et il faut savoir pardonner sans se presser…

Je retiens de lui également sa dernière volonté comme un testament. Quand il nous dit : je vous confie Bah Ousmane et à Bah Ousmane, je confie le parti. Heureusement, Bah Ousmane qui lui a succédé à la tête de l’UPR lui reste fidèle et continue de défendre l’idéal pour lequel il s’est battu sa vie durant.

Elhadj Mamadou Diallo, coordinateur de l’UPR en Haute Guinée : Siradiou Diallo était un homme courageux, patient et tolérant. S’il n’a pas eu le pouvoir, c’est parce que Dieu a décidé ainsi. Sinon, il avait toutes les qualités humaines, professionnelles, morales, intellectuelles et même matérielles pour bien diriger notre pays. Cependant, en homme averti, il a préparé notre leader actuel, Elhadj Bah Ousmane pour lui succéder et perpétuer son combat pour une Guinée unie, forte et prospère.

Aujourd’hui, c’est le sens de notre lutte démocratique derrière notre leader Ousmane Bah qui a fait ses armes aux côtés de Bâ Mamadou, de Siradiou Diallo, et aujourd’hui du Président Alpha Condé. Et nous sommes convaincus, qu’après le Pr Alpha Condé, il est le mieux placé pour diriger la Guinée pour le bonheur des Guinéens.

Elhadj Alpha Oumar Bantaya Bah, ancien maire de Télimélé : ce que je garde encore de M. Siradiou Diallo, c’est surtout son analyse pertinente face aux problèmes qui se posaient à lui. Sans précipitation mais aussi sans jouer à l’attentisme, il analysait chaque situation avec lucidité et donnait sa position. S’il le faut, il écrivait et il ne manquait jamais de dire ce qu’il pense à n’importe qui devant n’importe quel sujet de la nation et du parti. Ses conseils toujours pertinents portaient toujours dans le bon sens. Puisqu’il avait une vision claire et nette sur le politique et le social.

Au niveau de l’opposition, quelle que soit ce qui se passait, il analysait la situation et disait ses 4 vérités. Sa position était la même et face à tous les autres acteurs. Il savait dire ce qu’il pense et dans le langage le plus approprié.

Propos recueillis à Pita par Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Avis de décès: le ministre Alpha Diallo n’est plus!

8 mars 2019 à 20 08 00 03003

Les familles Diallo, Sow, Baldé, Barry, Bah, Thiam, Komara, Nabé, Kaba, ont la profonde douleur d’annoncer aux parents, alliés, amis et connaissances, le décès de Dr Diallo Alpha (Léa), ancien Ministre de la Fonction Publique. Décès survenu le mercredi 06 mars 2019, à Paris.

Le défunt était également ancien Ambassadeur de la Guinée en Malaisie, ancien Secrétaire Général du Ministère de l’Economie et des Finances, ancien Directeur des Changes à la Banque Centrale et ancien Fonctionnaire Internationale à l’IMAO à Accra.

Qu’en soient informés les autorités de la République, le personnel de la Banque Centrale, des Ministères de l’Economie et des Finances, de la Fonction Publique, la Fédération Guinéenne de Basket-ball, ainsi que les populations de Koubia, de Tountouroun, de Coyah et de Kindia.

La dépouille mortelle arrivera à Conakry le mercredi 13 mars 2019 à 18h00 par le vol régulier d’Air France, en provenance de Paris. L’enterrement est prévu le vendredi 15 mars 2019 au cimetière de cameroun, après la prière de 14h à la Mosquée Fayçal.

Paix à son âme! Amen !

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Décès de l’imam Elhadj Alpha Oumar Bah : ses connaissances regrettent une « perte énorme »

7 mars 2019 à 19 07 44 03443

Elhadj Alpha Oumar Bah, premier imam de la mosquée de Nongo-Contéyah, dans la commune de Ratoma, a tiré sa révérence à l’aube de ce jeudi, 07 mars 2019, à Conakry. Le très respecté leader religieux est décédé à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie. Le défunt était le frère aîné de Mouctar Bah, le correspondant de RFI en Guinée.

A l’annonce de son décès, de nombreuses personnes ont rallié son domicile pour compatir à la douleur de sa famille et présenter leurs condoléances. Certains en ont profité pour rendre hommage au défunt et témoigner de ce qu’ils retiennent de lui. Guineematin.com vous propose ci-dessous quelques témoignages recueillis par notre reporter qui était sur place.

Kerfala Camara, secrétaire général de la cour des comptes : c’est un sentiment de tristesse et de douleur qui m’anime suite à ce décès d’un personnage utile à la société. C’est vraiment regrettable mais c’est le grand destin de tous les êtres humains. Le mystère de la mort, c’est un mystère que personne n’a jamais vaincu ou découvert. Le défunt était un homme très sage, très disponible et qui a porté tout l’encadrement nécessaire à notre président à la cour qui est en même temps son beau.

Donc, quand il décède, c’est une perte immense pour nous. Nous devons venir aux côtés de notre président pour présenter nos condoléances à la famille. Nous connaissons bien sa femme qui est une femme brave, courageuse, qui se bat pour la bonne éducation de ses enfants. Et nous souhaitons vraiment que la terre lui soit légère. Que Dieu lui accorde toute la tolérance nécessaire pour lui accorder son paradis.

Colonel Souaré, inspecteur des Douanes : j’avoue que je suis profondément touché. C’est toute la Guinée qui vient de perdre un homme exemplaire, sincère, véridique, courageux. Quelqu’un qui, à Nongo ici, joue un rôle fondamental. Un véritable médiateur à tous les niveaux et toutes les familles. Quelqu’un qui ne connait pas la race, qui ne connait pas de région, qui ne connait que la vérité et l’islam. C’est une perte énorme de toute la Guinée surtout pour Nongo. Je prie le Tout Puissant Dieu, Allah, de le recevoir dans son paradis.

Elhadj Amadou Lamarana Diallo, démographe, membre du CIRD : je travaille avec Mouctar Bah (correspondant de RFI en Guinée), le frère direct de celui qui est décédé. Son jeune frère est un symbole dans la diversité de ses relations. On remarque qu’il a le comportement qu’il faut. Et je pense qu’ils ont eu la même éducation. Je suis convaincu que c’est une famille généreuse, pieuse et totalement vouée à Dieu.

Je suis membre d’une délégation de 6 membres qui est venu au nom de tous les autres, présenter les condoléances à la famille, dire toute notre compassion à l’occasion de ce décès qui marque monsieur Mouctar Bah et toute la famille. Nous souhaitons que Dieu le Tout Puissant accorde à notre grand frère le paradis qui est la récompense que nous souhaitons tous avoir. Donc, je dirais encore à la famille de garder foi en Allah. Celui qui avait donné, il a aussi retiré. Nous ne pouvons que nous plier à sa volonté.

A noter que le défunt, Elhadj Alpha Oumar Bah, laisse derrière lui 3 veuves et 14 enfants. Il a regagné sa dernière demeure ce jeudi, 07 mars 2019 à 14 heures, au cimetière de Nongo.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com
Tel : (00224) 622 07 93 59

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Le maire de Ratoma en deuil : Taran Diallo a perdu sa mère

6 mars 2019 à 13 01 11 03113

Madame Fatoumata Binta Sow, mère de Souleymane Taran Diallo, actuel maire de Ratoma, n’est plus. Elle a tiré sa révérence dans la soirée d’hier, mardi 05 mars 2019, à l’âge de 82 ans, à Conakry.

Madame Fatoumata Binta Sow est originaire de Tountouroun, dans la préfecture de Labé. Elle laisse derrière elle 9 enfants, dont 5 filles et 4 garçons.

Son enterrement est prévu ce mercredi, 06 mars 2019 au cimetière de Hamdallaye mosquée, après la prière de 14 heures.

Paix à l’âme de la défunte !

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Hommage à Thierno Mamadou Cellou Diallo : l’aristocrate et l’intellectuel

5 mars 2019 à 14 02 35 03353

Par Amadou Diouldé Diallo : Thierno Mamadou Cellou Diallo incarnait, par ses origines et sa naissance le Labé dans sa dimension plurielle. Qui plus que lui pouvait être de la prestigieuse descendance de Thierno Mamadou Cellou, dit Karamoko Alpha Mo Labé, son valeureux homonyme, dont la Ziara annuelle a pris fin samedi dernier, dont il repose éternellement dans le mausolée ?

« Grand Cellou », comme on l’appelait pour le différencier de son cousin, « petit Cellou », dans la mouvance Contéiste, eut pour père Elhadj Moustapha Diallo, un Séléyanké de Dalein Hindé, fondé par son ancêtre, Karimou Tanou Bano, un des six garçons issus de l’union entre Mâma Doulla et Aissata Gniré, la fille aînée de Karamoko Alpha Mo Labé. Les cinq autres sont : Ibrahima Bano Tanou, le fondateur de Dalein Kolla ; Ousmane Bano Tanou de Lélouma ; Abdoulaye Bano Tanou de Gadha komba ; Saidou Bano Tanou de Karatangui ; et Boubacar Dendé Tanou de Mombeya.

De par cette ascendance, la famille de « Grand Cellou » est l’aînée chez Karamoko Alpha Mo Labé devant la descendance de ses sept garçons. Grand Cellou eut pour mère, une des petites sœurs d’Elhadj Alpha Ousmane Kakony, chef de canton du Kinsikoté, le père des ministres Alpha Ibrahima Mongo et Alpha Oumar Barou Diallo, Kaldouyanké de Sombili, descendant de Thierno Souleymane Popodara, un des sept garçons du fondateur de Labé…

On ne saurait mieux camper Grand Cellou qui, en dépit de cette noblesse affirmée au cœur du Labé et du Fouta, est toujours resté humble et fondamentalement attaché aux valeurs républicaines en se mettant au service exclusif de son pays. Il avait acquis, ici et en France, une vaste culture, surtout dans le domaine de l’agriculture dont le développement lui tenait à cœur. Ce qu’il avait d’ailleurs hérité de son père, Elhadj Moustapha, mais aussi de son oncle Elhadj Alpha Ousmane Kakony, tous deux amoureux de la terre et qui, pour cette raison, étaient venus s’installer à Friguiagbé (Kindia) pour le restant de leurs jours.

Malgré toutes les fonctions occupées en tant que grand commis de l’Etat, jusqu’à deux fois de suite, directeur de campagne du Général Lansana Conté, en 1993 et 1998, grand Cellou a toujours été un homme de dossiers, de dialogue et de débats. Il était aussi un fervent croyant, ayant la foi du bon musulman dont rien ni personne n’altéraient, la soumission à ALLAH.

Né leader, né pour commander, grand Cellou savait donc ce qu’était le pouvoir et respectait ceux auxquels le destin a conduit à Sékhoutouréyah : Sékou Touré, Lansana Conté et Alpha Condé. Même si le premier l’a fait arrêter et fait subir les affres du sinistre camp Boiro, il n’a pas hésité un seul instant à donner la main de sa fille à Mohamed Touré, le fils de Siaka Touré, le commandant de ce camp Boiro : une grandeur d’âme et une hauteur de vue que seuls les grands hommes peuvent avoir.

Comme quoi, Thierno Mamadou Cellou Diallo est né grand et est mort grand en insistant dans ses dernières volontés d’être enterré dans la plus grande simplicité, sans symposium ni propos louangeurs au mausolée de son aïeul et homonyme, Karamoko Alpha Mo Labé,

Repose en paix, Amine !

Par Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

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Siguiri : un nouvel éboulement fait un mort à Kintinian

6 février 2019 à 9 09 43 02432

Un nouvel éboulement dans une mine d’or a eu lieu hier mardi, 06 février 2019, dans le district de Fatöya, relevant de la commune rurale de Kintinian. Le drame s’est produit aux environs de 14 heures, dans une mine d’or appelée Soloni, et a coûté la vie à un jeune homme âgé de 32 ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture de Siguiri.

L’exploitation artisanale de l’or continue d’endeuiller des familles dans la préfecture de Siguiri. La dernière victime en date a été enregistrée hier mardi à Fatöya, dans la commune rurale de Kintinian. La victime s’appelle Sékou Kourouma, âgé de 32 ans, marié et père de 4 enfants.

Le drame est survenu dans une ancienne mine artisanale interdite d’accès. C’est au cours du contrôle des agents de la Croix Rouge qu’ils ont été attirés par le cri des gens.

Selon Famorodja Camara, président de la Croix Rouge de Fatöya, « la mine de Soloni est interdite. Elle est exploitée et surexploitée. Donc, le sol n’a plus de force. Malgré tout, les jeunes prennent des risques pour venir chercher de quoi manger. Hier, un père de famille a terriblement trouvé la mort ».

Monsieur Camara a fait savoir que c’est les cris qui ont alerté les agents de la Croix Rouge. « On était venu pour un contrôle. Nous avons entendu les cris. Nous nous sommes rendus sur les lieux pour trouver que c’est un éboulement survenu à 14 heures. Le corps a été retrouvé à 15 heures ».

Aux dernières nouvelles, le corps de Sékou Kourouma a été ramené à son village natal à Norassoba où il sera inhumé.

À rappeler que c’est à Norassoba qu’un éboulement, survenu dimanche soir, a fait 17 morts, selon les autorités locales.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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