Enrôlement des électeurs : les travaux lancés avec un léger retard à Kaloum

22 novembre 2019 à 6 06 36 113611

Conformément au communiqué du président de la CENI, les opérations d’enrôlement et de révision des listes électorales ont été lancées hier, jeudi 21 novembre 2019, dans la commune de Kaloum. Mais, le démarrage des travaux sur le terrain a connu un léger retard dans cette localité qui abrite le centre administratif et des affaires de Conakry. Et ils n’ont pas connu de l’engouement en cette première journée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Prévus pour démarrer ce jeudi matin, c’est finalement dans l’après-midi que les travaux ont été lancés sur le terrain dans la commune de Kaloum. Dans certaines CAERLE (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales), cette journée a été consacrée uniquement à l’installation des kits d’enrôlement. Mais, Souleymane Magassouba, le président de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI), annonce que les travaux ont démarré effectivement démarré dans la commune.

Souleymane Mangassouba, président de la Commission Électorale Communale Indépendante

« Le démarrage des travaux de révision des listes électorales est effectif au niveau de la commune de Kaloum. Tous les agents sont partis sur le terrain pour le lancement des opérations. En ce qui concerne la situation des agents recenseurs, ils ont signé un contrat avec une société, et après la signature de ce contrat, ils ont reçu leurs premières avances sur le terrain pour démarrer le travail… C’est un travail très sensible qu’ils sont en train de faire. Je leur demande donc d’être beaucoup plus responsables, courageux, patients et surtout stricts dans le travail. C’est bien vrai que le travail est très difficile mais il faut qu’ils soient disponibles et prêts à travailler avec les communautés », a-t-il exhorté.

En plus du retard enregistré dans le lancement des activités, il faut signaler aussi le manque d’engouement chez les électeurs. Amara Touré, commissaire à la CECI de Kaloum et coordinateur des travaux de révision dans les 5 CAERLE du quartier Manquepas, estime que la faible mobilisation des citoyens s’explique par le manque d’information.

Amara Touré, commissaire à la CECI de Kaloum

« Nous avons effectivement démarré les travaux. Aujourd’hui, dans certains secteurs, on a même commencé à enrôler les électeurs qui ont commencé à venir mais faiblement. Vous savez, c’est le début. Et quand c’est le début, il n’y a pas d’engouement. Face à cela, nous demandons à ce que les responsables du haut niveau nous aident à impliquer les autorités locales, à savoir les chefs de quartiers, les chefs de secteurs, les chefs religieux, les chefs de familles dans la communication pour que toutes les personnes qui ont l’âge de voter puissent être informées du démarrage des opérations de révision des listes électorales. Parce que nous constatons que les gens ne sont pas informés du lancement des opérations », soutient Amara Touré.

La circonscription électorale de Kaloum comprend 48 CAERLE, dont 5 dans la sous-préfecture de Kassa pour un total de 8 superviseurs et 48 opérateurs de saisie. Chaque CAERLE dispose d’un kit composé entre autres d’un capteur d’empreinte digitale, une caméra, une tablette, une batterie et un groupe électrogène portable. Les opérations d’enrôlement et de révision des listes électorales vont durer 25 jours.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 0224 622919225 / 666919225

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Sécurisation des élections en Guinée : 350 officiers et sous-officiers formés grâce àla coopération Égyptienne

13 novembre 2019 à 17 05 37 113711

L’Ecole Nationale de la Gendarmerie de Sonfonia a servi de cadre ce mercredi, 13 novembre 2019, à la cérémonie de clôture de la formation des formateurs sur la sécurisation du processus électoral en Guinée. Ils sont au nombre de 350 officiers et sous-officiers de la gendarmerie, la police et la protection civile à suivre cette formation dans un délai de 45 jours, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Fruit de la coopération entre la République Arabe d’Egypte et la Guinée, la formation des formateurs sur la sécurisation du processus électoral a été clôturée par une cérémonie qui a réuni les autorités militaires et civiles. C’est Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale qui a présidé les activités.

Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé de la Défense nationale

« Cette formation initiée par mon département, ainsi que toutes nos initiatives, bénéficie toujours de l’accompagnement des pays amis et des différents partenaires au développement. C’est ce qui justifie encore aujourd’hui la présence de nombreuses personnalités qui ont bien voulu nous témoigner de leur amitié en prenant part à cette cérémonie. Le sursaut démocratique que la troisième République a ambitionné sous la conduite de son Excellence le professeur Alpha Condé, exige à chaque instant la qualification du processus électoral en vue d’organiser des élections transparentes, crédibles et acceptables par tous. La formation que nous clôturons ce matin procède de la détermination de mon département à assurer sa part de responsabilité gouvernementale dans l’œuvre d’amélioration progressive des processus électoraux conformément à la volonté de son Excellence monsieur le président de la République, le Professeur Alpha Condé. Cette initiative de renforcement des capacités en matière de sécurisation des élections a bénéficié de l’appui technique de la République arabe d’Egypte, à travers un collectif de onze formateurs dont trois officiers généraux qui ont donné le maximum d’eux-mêmes pour faire acquérir à nos hommes leurs expériences », a-t-il dit.

De son côté, le Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la justice militaire a rappelé que cette formation sera démultipliée à Conakry ainsi qu’à l’intérieur du pays.

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la Gendarmerie nationale

« Dans le souci d’harmoniser les enseignements reçus, ces formateurs ici présents, constitués en équipe pédagogique, vont dans un court terme être déployés sur l’ensemble du territoire national pour vulgariser les compétences acquises. Ainsi, ces méthodes et techniques dispensées par cette dynamique équipe Egyptienne seront intégralement transmises aux forces de police, de la protection civile et de gendarmerie en charge de la sécurisation des scrutins électoraux. Officiers et sous-officiers de police, de la protection civile et de la gendarmerie guinéenne, futurs formateurs de nos collègues de Conakry et de l’intérieur du pays ; en ce jour solennel vous êtes à l’honneur. A cet effet, je vous félicite et vous encourage des efforts d’apprentissage fournis et des efforts de restitution à fournir. Je vous recommande en outre, de privilégier dans vos communications pédagogiques diverses, les principes du droit international humanitaire et des droits de l’Homme », a-t-il recommandé.

Général de Brigade Ahmed Elwan Siam, chef de la mission Égyptienne en Guinée

Pour sa part, le Général de Brigade Ahmed Elwan Siam, chef de cette mission Égyptienne en Guinée, a fait savoir que « dans le cadre de notre volonté de consolider les relations amicales, de renforcer et de développer les relations de coopération entre nos deux pays, nous avons reçu à bras ouvert votre invitation à venir former nos collègues guinéens. C’est avec une grande sincérité que nous nous sommes préparés à fournir le meilleur de ce que nous avons à travers la préparation d’un programme intégré comprenant une formation sur des sujets théoriques et pratiques ».

Présent à cette cérémonie, Son Excellence Tamer Kamal Mohamed El Maligui, ambassadeur de la République Arabe d’Egypte en Guinée, n’a pas manqué d’évoquer les bonnes relations qui existent entre son pays et la Guinée.

SE Tamer Kamal Mohamed El Maligui, ambassadeur d’Egypte en Guinée

« C’est avec un grand plaisir et satisfaction que je prends la parole devant vous ce matin, au nom du gouvernement et du peuple de la République Arabe d’Egypte, pour exprimer notre fierté et engagement pour le renforcement des relations historiques existantes entre la République Arabe d’Egypte et la République de Guinée. L’Egypte et la Guinée partagent une longue histoire. Aujourd’hui, son excellence Abdel Fattah Al-Sissi et son cher frère et ami son excellence Professeur Alpha Condé travaillent ensemble pour promouvoir les relations bilatérales ainsi que le travail collectif africain. La Guinée a été le premier pays visité par le président Abdel Fattah Al-Sissi lors de sa tournée africaine après la présidence de l’Egypte de l’Union Africaine. Dans le cadre de la coopération militaire entre les deux ministères, l’Egypte offre des formations pour des militaires guinéens dans plusieurs domaines tels que l’antiterrorisme international, la sécurisation de frontières, la coopération africaine », a-t-il cité.

La cérémonie a été ponctuée par la remise de cadeaux et satisfécits aux onze officiers Egyptiens mais aussi par la remise des attestations aux 350 officiers de police, de la protection civile et de la gendarmerie ayant suivi cette formation.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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CENI : les membres des CAERLE seront payés à partir du 04 novembre

29 octobre 2019 à 9 09 11 101110
Me Amadou Salif Kébé, président de la CENI

Communiqué : Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) adresse ses vives félicitations à l’ensemble des Démembrements de la CENI et les Commissions administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) pour le sérieux et le professionnalisme avec lesquels ils sont entrain de conduire l’opération des fiches d’identification individuelle des électeurs sur le terrain.

Après environ un mois de distribution et pour des fins d’évaluation, le Président de la CENI invite les démembrements et les CAERLE de bien vouloir lui remonter sans délais, les statistiques disponibles à leur niveau sur la distribution des fiches d’identification.

Il informe les démembrements de la CENI et les CAERLE que le département logistique et sécurité va prendre toutes les dispositions idoines pour le ramassage et la remontée rapide des fiches et certificats de décès des personnes déclarées comme telles.

Par la même occasion, il voudrait porter à l’attention des démembrements que le processus de paiement des primes dues aux Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales est programmé à partir de lundi 04 novembre 2019.

Le Président de la CENI sait compter sur l’esprit de diligence des responsables des démembrements de la CENI et des CAERLE en vue d’une remontée dans les plus brefs délais desdites statistiques sur les fiches d’identification individuelle.

Il en appelle au même sens de responsabilité pour une large diffusion de la date de paiement des primes dues aux CAERLE à partir de la semaine prochaine.

Le Président de la CENI sait compter sur l’engagement de tous en faveur du bon déroulement et de la réussite du processus électoral en cours.

Me Amadou Salif KEBE

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Affaire 3ème mandat en Guinée : le FNDC-Italie veut manifester à PIAZZA VENEZIA

28 octobre 2019 à 18 06 33 103310

Communiqué : le Front National pour La Défense de la Constitution FNDC-Italie informe toute la communauté guinéenne d’Italie, les membres et sympathisants du FNDC, les africains, les partenaires et amis italiens de l’organisation d’une grande manifestation devant l’ALTARE DELLA PATRIA alla PIAZZA VENEZIA à Roma. La manifestation se déroulera le samedi 2 novembre 2019 à partir de 10 heures GMT.

A cette occasion, le FNDC-Italie sollicite la participation effective de toute la Communauté guinéenne pour démontrer à Alpha Condé notre opposition à une nouvelle Constitution en République de Guinée.
Comment arriver à PIAZZA VENEZIA ?

  • Prendre le Bus numéro 64 ou le bus numéro H
  • Vous pouvez aussi prendre le métro : de la Stazione TERMINI, prenez le métro B Direction LAURENTINA et vous descendez à COLOSSEO ; ensuite, vous arrivez à la PIAZZA VENEZIA après 10mn à pied.

Pour plus d’informations, vous êtes priés de contacter un des organisateurs suivants :
Abdoul Karim-Prato : 351 121 0693
Boubacar Diallo Babagallé-Brescia : 389158 0460
Mamadou Dian-Roma : 348 910 1315
Amadou-Ravenna : 329 049 6881
Mouctar Barry-Bolzano :381 936 9884
Amadou-Lucca : 351 278 7002
Alpha Diallo-Cassino : 331 188 6240
Amadou Touré-Verona : 329 071 3567
El Hadj Allassane-Napoli : 328 425 2895
Boubacar Sidy-Milan : 380 748 8314
Amadou Saikou-Treviso : +39 329 193 1762
Mamadou-Sadio Macerata : 338 143 6127
E-mail : fndcitalie@libero.it

Vive la Guinée

Le bureau FNDC-Italie

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Indicateurs de violences en Guinée : Dr Fodé Oussou répond au préfet de Labé

25 septembre 2019 à 19 07 49 09499
Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

Le vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Dr Fodé Oussou Fofana vient de se faire l’écho de notre dépêche sur l’analyse des indicateurs de violences en Guinée dans laquelle le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah met en cause le caractère ethnique des partis politiques et la versatilité de leurs responsables qu’il accuse de tenir devant la foule analphabète des propos de nature à provoquer des troubles au lendemain de la proclamation des résultats des élections, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dans sa réplique en règle contre le préfet de Labé, le vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Dr Fodé Oussou Fofana a commencé par déclarer que Safioulahi Bah confond tout.

« Il ne sait pas que les partis politiques sont créés pour faire la politique et que les partis politiques de l’opposition sont créés pour s’opposer à tout ce pour lequel ils ne sont pas d’accords. Il ne sait que la base essentielle de la démocratie, c’est l’existence des partis politiques. Je veux aussi rappeler à Safiou que la paix n’est pas un mot. La paix est un comportement. L’ennemi de la paix c’est l’injustice. Les administrateurs territoriaux qui mettent les mouchoirs jaune comme lui, parce qu’il est devenu un militant, un activiste du RPG Arc-en-ciel. Ce n’est ce qu’on lui a demandé. On lui a demandé d’être le préfet de tout Labé. De ceux qui sont pour le gouvernement et de ceux qui ne sont pas pour le gouvernement. Il doit se battre pour être le préfet de l’ensemble de la population de Labé. Il ne faut pas qu’il cherche l’injustice ailleurs. L’injustice, ce sont les administrateurs territoriaux » a-t-il lancé.

Mais, sur le sujet qui fâche tant, le préfet Safioulahi Bah était très précis. Il a dénoncé le caractère ethnique des partis politiques et la versatilité de leurs responsables qui tiennent des discours de nature à préparer leurs électeurs potentiels à l’affrontement aux lendemains de la proclamation des résultats des élections.

« Tout le monde sait qui est le champion de l’ethnocentrisme dans ce pays. Tout le monde sait qui a créé le problème de roundè et foulasso. Tout le monde sait les milliards qui sont partis. Il fait partie de ces gens-là. Quand tu arrives dans une ville comme Labé, il y a le mouvement Djokken Alpha qui est constitué en majorité de gens qui considèrent qu’ils ne sont pas peuhls malgré qu’ils nés là-bas, ils ont fait des siècles là-bas, ils ont fait des enfants là-bas. C’est au temps de la présidence de monsieur Alpha Condé qu’on a dépensé des milliards pour créer les problèmes de roundè et de Foulasso. Et lui, il fait partie de ça. C’est au temps de monsieur Alpha Condé que les préfets sont devenus des militants du RPG Arc-en-ciel. Comment peux-tu avoir la paix quand toi-même tu ne construits pas pour la paix ? S’il veut avoir la paix, il doit d’abord se comporter comme un responsable, un préfet. Il ne doit pas être là comme un militant, un activiste du RPG Arc-en-ciel. Continuer à empêcher que les uns manifestent, en autorisant que les autres manifestent. C’est ça l’injustice. La paix, c’est la lutte contre l’injustice. Chacun fait son travail. Quand moi je vois un préfet comme ça, au-lieu de parler de l’Etat, au-lieu de parler de tout ce qu’il y a comme injustice, parler du Ministère de l’Administration du Territoire. L’injustice, c’est quand on t’écarte de ton poste à cause de ton nom. Et la plus grande injustice, c’est quand un préfet devient militant. Il ne peut pas y avoir de paix dans ces conditions-là. Tout le monde sait que le préfet de Labé fait partie des préfets les plus délinquants du pays. Ce sont des gens qui pensent pour être à des postes de responsabilité, il faut faire la courbette. Quand un ministre de la République va s’arrêter devant les militants du RPG Arc-en-ciel pour dire que les autres sont des fauteurs de trouble, c’est ça la bagarre. Quand tu as à faire à des ministres comme ça. Quand les ministres viennent au siège du RPG Arc-en-ciel comme s’ils n’étaient pas ministres. Quand le président de la République vient au siège du RPG Arc-en-ciel et reçu là-bas comme s’il est le président du RPG Arc-en-ciel, le préfet est où ? Qu’est-ce qu’il dit de ça ? Il ne sait pas l’acceptation des résultats dépend de la crédibilité du scrutin. Comment dans un pays, on organise les élections communales et communautaires depuis plus d’une année, les élus ne sont pas installés, il est où ? Est-ce qu’il a installé tous les chefs de quartiers de la préfecture de Labé ? Est-ce qu’il y a plus versatiles que les préfets d’Alpha Condé, à commencer par lui-même ? », a répliqué Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour terminer sa réaction, l’honorable Fodé Oussou Fofana confirme que pour réussir la paix, « il faut que tous les citoyens soient traités sur le même pied d’égalité, que chacun paye les taxes, que le préfet soit le préfet de tout le monde, qu’il soit capable de punir sur le même pied d’égalité. Est-ce que, lui, il a courage d’arrêter un membre du mouvement Djokken Alpha quand celui-ci est en faute ? Il ne peut pas arrêter quelqu’un du mouvement Djokken Alpha. Ça va être son dernier jour de préfet à Labé » a-t-il conclu notre conversation téléphonique, ce mercredi soir.

Depuis Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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CECI de Matoto : 18 commissaires « retardataires » prêtent serment

12 septembre 2019 à 14 02 13 09139

Dix huit (18) membres de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) de Matoto ont prêté serment ce jeudi, 12 septembre 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Ces 18 « retardataires » viennent compléter la liste des membres de la CECI de Matoto dont un premier groupe avait déjà prêté serment il y a une dizaine de jours. Une action qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du chronogramme de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dans la perspective de l’organisation des élections législatives, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Soriba Mané, procureur

Après la lecture du rôle d’audience de la prestation de serment par la greffière, maître Khadîdja Camara, c’est le procureur, Soriba Mané, qui a pris la parole pour présenter ses réquisitions. « Nous sommes réunis ce jeudi, 12 septembre 2019, pour la prestation du serment du second groupe des membres des démembrements de la CECI de Matoto. La CENI est l’organe chargée de l’organisation des élections et de la supervision des opérations de vote….Nous sommes à la veille des élections législatives. Une période très sensible pour les acteurs politiques et les citoyens que nous sommes, qui auront à choisir leurs députés parmi tant de candidats. Ces élections doivent être transparentes, crédibles, acceptées de tous. Pour y parvenir, les membres qui vont prêter serment devant ce tribunal, leur responsabilité est pleinement engagée car vous cesserez désormais d’appartenir aux partis politiques qui vous ont désigné, pour être de véritables acteurs impartiaux au service de la nation, surtout la population de Matoto… Monsieur le président, vous recevrez, après avoir juré conformément aux dispositions de l’article 12 de la loi L 2018 044 AN du 5 juillet 2018, les membres de démembrement de la CECI et les renverrez dans l’exercice de leur fonction », a-t-il requis.

Amadou Kindy Baldé, président du tribunal

Le président du tribunal, Amadou Kindy Baldé, a fait comprendre aux 18 membres de la CECI de Matoto, qu’à partir de maintenant, ils n’obéiront seulement qu’à la loi. « A partir de votre engagement solennel que vous prenez devant le tribunal et devant le peuple de Guinée, devant la population de la commune de Matoto, vous cessez d’appartenir à vos structures politiques respectives. Vous appartiendrez désormais à la Commission Électorale Communale Indépendante de Matoto. Vous agirez dans l’exercice de vos fonctions en toute indépendance, en toute neutralité et en toute impartialité. Vous devez respecter le principe de fidélité et de loyauté. La seule obéissance est à la loi et à elle seule. Si vous êtes opérateurs économiques, si vous êtes avocats, commerçants, ou agriculteur, de quelque bord que vous soyez, vous devez cesser d’exercer cette fonction et n’appartenir qu’à la Commission Électorale Communale Indépendante de Matoto » a dit le président du tribunal.

Amadou Kindy Baldé a également fait savoir aux commissaires que la violation de ces principes engage leur responsabilité. « La violation de ces principes vous conduit à ce qu’on appelle le parjure. Et en cas de parjure, la sanction qui va suivre, c’est la rigueur de la loi. Et la rigueur de la loi, ce sont les poursuites judiciaires qui seront engagées contre toute personne parmi vous qui violerait les termes du serment qu’il aura à prêter devant le tribunal » a-t-il précisé.

C’est après cette mise au point que chacun de 18 commissaires est venu prêter serment à la barre, levant la main droite et disant « je le jure ».

C’est ainsi que le juge les a renvoyés dans l’exercice de leurs fonctions en ces termes : « le tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, donne acte à la greffière de la lecture du rôle d’audience et la décision de nomination des membres de la commission électorale communale indépendante de Matoto ; donne acte au ministère public de ses réquisitions, reçoit les serments des membres de la commission électorale communale indépendante de Matoto, les renvoi dans l’exercice de leurs fonctions… »

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 58 95 27/654 416 922

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Sidya Touré : « l’argent qui devait servir à faire des routes, des écoles, des hôpitaux… est détenu par un groupe d’individus »

8 septembre 2019 à 11 11 53 09539

A l’occasion de la cérémonie de clôture des assises du conseil national des jeunes de son parti (tenues les 6 et 7 septembre dernier à Conakry), le leader de l’union des forces républicaines s’est exprimé sur la manière dont la Guinée est gouvernée depuis l’avènement, en 2010, du Pr Alpha Condé à la tête de ce pays.

Avec des propos teintés d’accusation de corruption et de détournement de deniers publics, Sidya Touré a laissé entendre que l’argent qui devait servir à construire des infrastructures (routes, hôpitaux, écoles…) et donner du travail aux jeunes, est aujourd’hui détenu par un groupe d’individus qui ne veut pas quitter le pouvoir, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFR.

Face à ses militants (qui lui ont gratifié d’un accueil chaleureux à son arrivée au siège du parti), le président de l’union des forces républicaines a dénoncé l’indifférence des autorités face aux multiples problèmes qui assaillent les guinéens.

« Quand j’ai dit que nous étions dans un Etat néant, ils ont dit : voilà ! Le président Sidya exagère. Mais, ces derniers temps-là, allez-y voir un sous-préfet, tentez de lui donner un document en imaginant un tant soit peu que ce document va être traité pour arriver à la préfecture, puis à l’administration du territoire. Vous allez voir s’il y a un Etat. D’abord, les préfets et les sous-préfets n’ont même pas de secrétaire. Et puis, aujourd’hui, les machines ne sont plus mécaniques. Ce sont des machines électriques. Et, nous n’avons pas de courant. Quand vous avez à faire à des problèmes comme ceux que nous avons connus ces derniers temps dans ce pays, avec les fortes pluies et les routes qui sont parties dans tous les sens, dans n’importe quel Etat, il y a une solution. Il s’agit de réunir les ministres pour dire voilà les problèmes et que des décisions d’urgences soient prises et appliquées. Mais, nous on a eu quoi ? Rien du tout ! Voilà l’Etat néant », a dénoncé Sidya Touré, tout en accusant le pouvoir en place d’avoir focalisé le débat en Guinée sur le changement de la Constitution et le troisième mandat.

Pour l’ancien Haut représentant du chef de l’Etat, ce comportement du pouvoir actuel est dû simplement au fait que le mandat de l’actuel président de la République tire à sa fin.

« Si on voulait changer la constitution, on l’aurait fait en 2011, 2012. Mais, c’est parce que le mandat est terminé et qu’on trouve qu’être président en Guinée est trop doux. Il y a l’argent et on n’a rien à faire. Donc, on doit continuer. Mais, nous n’accepterons pas un troisième mandat octroyé ici à Alpha Condé », a averti Sidya Touré.

Par ailleurs, le leader de l’UFR a indiqué qu’il y a trop d’argent en jeu dans la situation actuelle de la Guinée. Avec des mots qui cachent des accusations de corruption et de détournement de deniers publics, Sidya Touré pointe du doigt un groupe d’individus qui détiendraient tout l’argent du pays.

« Tout l’argent que vous ne voyez pas pour faire des routes, des hôpitaux, des écoles ; pour vous donner du travail, faire en sorte que vous ayez l’eau, l’électricité et l’assainissement est détenu par un groupe d’individus qui n’a pas envie de quitter là (le pouvoir)… Ils ont les fonds publics ; et, tous les jours on vit des scandales qui ne s’arrêtent pas », a dénoncé le président de l’union des forces républicaines.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Yomou : les démembrements de la CENI outillés sur le processus électoral

2 septembre 2019 à 9 09 50 09509

La CENI poursuit ses activités sur le terrain en prélude à la tenue des élections législatives dont la date n’est pas encore connue. C’est dans ce cadre que les membres des démembrements de l’institution électorale à Yomou ont été formés notamment sur leur rôle et responsabilités dans le processus électoral. Les travaux ont duré deux jours, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette formation est intervenue au lendemain de la prestation de serment et l’installation officielle des membres des démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dans la préfecture de Yomou. Elle a regroupé 37 participants dont les 7 membres de la CEPI plus les 2 assistants de ladite CEPI, les 7 représentants de l’administration ainsi que les présidents, trésoriers et rapporteurs de la CECI et des CESPI de Banié, Betha, Bignamou, Bowé, Diécké, et Péla.

Durant deux jours (samedi et dimanche), les participants ont échangé avec les facilitateurs, notamment Gabriel Haba et Pépé Michel Balamou plus les deux(2) missionnaires de la CENI et du MATD. « C’est une formation que la CENI a organisée. Il y a eu d’abord la formation des formateurs, et maintenant la CENI nous envoie ici pour former les membres de ses démembrements. L’objectif de cette formation, c’est d’outiller les démembrements de la CENI pour qu’ils sachent comment jouer leur rôle et de renforcer leurs capacités pour pouvoir garantir la crédibilité et la légitimité du processus électoral », a expliqué Gabriel Haba, l’un des formateurs.

Selon lui, la formation a porté sur trois modules, dont le cadre juridique et institutionnel, les rôles et responsabilités dévolues à la CENI et ses démembrements et l’Organe de Gestion des Elections (OGE). A l’issue des travaux, les participants se sont réjouis de la qualité de la formation et ont promis de mettre en pratique les connaissances acquises.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Prestation de serment à Yomou : « celui qui se rend coupable d’une bavure… »

31 août 2019 à 21 09 06 08068

Les membres des démembrements de la CENI à Yomou ont prêté serment hier, vendredi 30 août 2019. Ils ont pris l’engagement d’accomplir leur mission dans le respect strict de la loi, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est devant le juge de paix de Yomou Lansana Cissé et le greffier en chef maître Mamadou Billo Kourouma que les 70 membres des démembrements de la CENI (CEPI, CECI et CESPI) de la préfecture ont prêté serment. Ils sont un par un devant les magistrats pour jurer de travailler en toute indépendance, toute impartialité et conformément à la loi. Une occasion mise à profit par le juge de paix de Yomou pour rappeler aux intéressés le sens du serment.

Lansana Cissé, juge de paix de Yomou

« Je pense que vous avez bénéficié de la confiance de vos différents structures. La mission qui vous attend est une mission noble, donc vous devez observer la transparence, la neutralité, l’impartialité avant, pendant et après les élections liées à votre mission… Après la prestation de serment, si quelqu’un se rend coupable d’une bavure, je ne le souhaite pas, l’intéressé va subir la rigueur de la loi. Donc vous ne devez pas oublier à tout lieu et à tout moment ces trois principes qui sont la neutralité, l’impartialité et la transparence. Après avoir prêté serment, vous ne devez pas oublier ce serment », a expliqué monsieur Lansana Cissé.

Mme M’mah Dopavogui, présidente de la CEPI de Yomou

Madame M’mah Dopavogui, la présidente de la CEPI de Yomou, s’est engagée à respecter scrupuleusement son serment. Elle a invité aussi l’ensemble des membres des démembrements de la CENI à ne faire que ce que la loi leur demande de faire. « Nous avons prêté serment devant le juge mais aussi devant les hommes et devant Dieu. Nous nous sommes engagés pour l’organisation et la supervision de tout le processus électoral. A partir de l’instant, nous n’appartenons plus à nos structures de base. Donc, je demande humblement à tous les commissaires membres des démembrements de la CENI de Yomou, de n’appliquer que la loi, rien que la loi », a-t-elle lancé.

Au lendemain de leur prestation de serment et leur installation officielle, les membres des différents démembrements de la CENI à Yomou ont entamé leur session de formation ce samedi, 31 août 2019.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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CEPI de Labé : l’UFR dénonce la liste de l’UFDG

31 août 2019 à 11 11 31 08318

Dans une correspondance adressée à la commission préfectorale de réception des listes des membres des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI) à Labé, l’Union des Forces Républicaines (UFR) de monsieur Sidya Touré dénonce le manque de consensus autour de la liste de l’opposition déposée par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette réclamation de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est portée par son coordinateur préfectoral de Labé, Mamadou Dian Mairie Diallo.

«En référence à la loi amendée L 2012/016/CNT relative à la désignation des membres des partis politiques dans les démembrements de la CENI (CEPI, CECI, CESPI), particulièrement en son article 23, nous avons le regret de vous adresser les protestations de l’UFR. En effet, l’article 23 stipule dans son alinéa 2 que : « les représentants des partis politiques sont désignés sur la base des résultats obtenus par les partis dans la localité concernée, lors des dernières élections nationales et locales précédant la mise en place de la CENI » peut-on lire dans le courrier de l’UFR.

Plus loin, on retrouve : « l’UFR constate, malheureusement l’absence de consensus dans la répartition des démembrements. Notre parti se trouve lésé dans les listes relatives à la répartition de quotas alloués aux partis d’opposition à Labé. Ci-joint la copie de la distribution des quotas de répartition des démembrements de la CENI au compte de l’opposition à Labé. C’est pourquoi nous contestons toute liste qui ne résulte pas d’un consensus et qui tient compte de nos préoccupations » a-t-il conclu.

Des copies de cette correspondance ont été déposées respectivement au gouvernorat de Labé, à la préfecture, à la justice et au commissaire de la CENI. Elle montre que dans la préfecture de Labé, l’UFDG a pris 30 places contre 10 pour l’UFR, 4 pour le PADES, 7 pour le PEDN et 2 pour l’UPG. Il reste entendu que PEG, BL, l’UGDD, le PGRP, l’ADC BOC et le PPD, tous reconnus membres de l’opposition non rien eu dans cette répartition pour la circonscription électorale de Labé.

Il semble que le PADES a, lui aussi, déposé une lettre de protestation à la commission préfectorale de réception des listes et aux dernières nouvelles une rencontre de concertation est projetée le dimanche entre les partis politiques se disant lésés dans cette affaire. Au nombre des partis attendus à la rencontre, on cite l’UFR de Sidya Touré, le PADES de Dr Ousmane Kaba, le BL de Dr Faya Millimono, l’UFD de Mamadou Bah Baadicko et le PPD de Boubacar Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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CEPI de Coyah : Hélène Sylla dénonce un grave dysfonctionnement

30 août 2019 à 17 05 42 08428
Marie-Hélène Sylla, commissaire à la CENI

C’est un grave dysfonctionnement de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) qu’une commissaire a bien voulu dénoncer au micro de Guineematin.com ce vendredi. Superviseure attitrée de la CENI, madame Marie-Hélène Sylla désapprouve et dénonce la prestation de serment des démembrements de l’institution électorale censée être indépendante.

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les membres de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI), de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) et des Commissions Electorales Sous-préfectorales Indépendantes (CESPI) de Coyah a ont prêté serment hier, jeudi 29 août 2019, au tribunal de première instance de la préfecture.

Mais, ce que le reporter de Guineematin.com et l’opinion publique en général ne pouvaient pas savoir, c’est que la liste présentée n’était pas consensuelle et ne respectait pas les normes légales. Il manquait notamment une des trois signatures sur la liste des représentants de la société civile.

Dans la matinée de ce vendredi, madame Marie-Hélène Sylla, la commissaire de la CENI qui est chargée de superviser cette préfecture, a indiqué à Guineematin.com que la PCUD (Plateforme nationale des Citoyens Unis pour le Développement) n’a pas signé la liste des représentants de la société civile. Pourtant, cette liste devait être signée par les trois plateformes reconnues par la plénière de la CENI : le CNOSC, la PCUD et la CONASOC.

Des initiatives du président de la CENI contre les décisions de la plénière ?

Pour mener à bien sa supervision, qui ne se limitait pas qu’à la seule préfecture de Coyah, la commissaire de la CENI avait demandé à son assistante d’afficher la liste définitive des démembrements à la CEPI avant la cérémonie de prestation de serment. Mais, puisqu’il manquait finalement une des trois signatures au niveau de la société civile, madame Hélène Sylla a alors demandé un report de la cérémonie jusqu’au lundi, le temps que les plateformes de la société civile s’entendent. Mais, avec l’implication des autorités locales (Gouverneur de Kindia et préfet de Coyah) et du président de la CENI en personne, le président du tribunal de première instance de Coyah a passé outre…

« Le président du tribunal a appelé monsieur Kébé et ce dernier lui a dit de procéder à la prestation de serment ; alors qu’en tant que superviseure, j’avais demandé un report », regrette la commissaire, qui soupçonne une complicité entre le président de la CENI, le président du tribunal et son assistante.

Une directive du président de la CENI qui sème le doute

Alors qu’une plénière de la CENI avait décidé de ce qu’il fallait faire et comment le faire, le président de la CENI a attendu le 22 août pour envoyer aux missionnaires de la CENI d’autres instructions. Et, la plus surprenante ressemble un peu à un contrôle de la tutelle administrative. Concrètement, il avait été arrêté en plénière que les démembrements devaient être composés des représentants de l’Administration, de la société civile, de la mouvance présidentielle et de l’opposition.

Ainsi, dans chacune des circonscriptions électorales, les missionnaires de la CENI recueillent les listes déposées par ces entités. Mais, la nouvelle directive de Me Amadou Salif Kébé enjoint à ses collègues commissaires et autres agents de la CENI de « contrôler » la légalité administrative des différentes structures… Il se raconte que le pouvoir cherche, via le président de la CENI, à écarter la PCUD d’Abdourahmane Sanoh des démembrements de la CENI parce qu’elle est trop indépendante, surtout que le patron de cette plateforme est le Coordinateur du FNDC ! Pour ce faire, on impose des documents qui ne figuraient pas sur les critères de désignation des membres des démembrements de la CENI et qui ne peuvent être donnés que par l’Administration Condé…

Bref, il se passe des pratiques peu légales, probablement déloyales et qui ont l’air d’être ordonnées du sommet de la commission électorale nationale indépendante. Malheureusement, depuis la matinée de ce vendredi, Guineematin.com cherche sans succès à joindre le président de la CENI au téléphone.

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Conakry : les membres de la CECI de Matoto prêtent serment sans les représentants de l’opposition

30 août 2019 à 15 03 45 08458

Des membres des Commissions Électorales Communales Indépendantes (CECI) de Matam et de Matoto ont prêté serment ce vendredi, 30 août 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Si tous les commissaires, membres de la CECI de Matam ont répondu présent, il n’en est pas le cas pour la CECI de Matoto où les places allouées à l’opposition divisent toujours, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Une quarantaine de commissaires, membres des CECI de Matam et de Matoto étaient concernés par cette prestation de serment. Tout a commencé par la lecture du rôle d’audience par le greffier en chef du tribunal, axé sur ladite prestation de serment.

Joséphine Loly Tenguiano, procureure de la République près le TPI de Mafanco

Ensuite, la parole est revenue à la procureure de la République près le TPI de Mafanco, Joséphine Loly Tenguiano, qui a rappelé aux commissaires le sens de cette prestation de serment. Dans ses réquisitions, la procureure a dit que la Guinée s’achemine vers des élections législatives qui doivent être libres et transparentes. « Pour y parvenir, les commissaires membres des démembrements de la CENI auront la responsabilité de jouer pleinement leur rôle. Pendant votre prestation de serment, vous devez dire je jure sur l’honneur de remplir fidèlement et loyalement les fonctions de membre de la CENI, de n’obéir qu’à la seule autorité de la loi, de n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la CENI, de garder scrupuleusement le secret des délibérations et du vote, même après la cessation de mes fonctions. En cas de parjure, que je subisse les rigueurs de la loi ».

Amadou Kindy Barry, juge au tribunal de première instance de Mafanco

Après ces réquisitions de la procureure, c’est fut autour du juge Amadou Kindy Barry de prendre la parole pour rappeler aux commissaires qu’à parti de la prestation de serment, ils sont astreint à se soumettre aux principes contenus dans le serment. « La violation des principes du serment par quelque membre, après la prestation de serment, subira les rigueurs de la loi. En cas de parjure, c’est des poursuites judiciaires. L’intéressé sera poursuivi, jugé et condamné ».

Il s’en est suivi la prestation de serment des commissaires présents. A tour de rôle, ils vont se présenter à la barre, lever la main droite et jurer sur l’honneur.

Mohamed Cherif Haidara, assistant technique électoral et facilitateur d’atelier à la CENI

A la fin de la prestation de serment, Mohamed Cherif Haidara, assistant technique électoral et facilitateur d’atelier à la CENI, est revenu sur les raisons de l’absence de certains membres de la CECI de Matoto. « Pour Matoto, il était prévu que 39 membres des démembrements de la CECI prêtent serment. Mais à la dernière minute, nos amis de l’opposition ne se sont pas entendus. La conséquence, c’est que nous avons reçu la liste de l’administration du territoire, celles de la société civile et de la mouvance présidentielle. A la date d’hier jeudi, l’opposition n’a pas déposé sa liste, et comme le processus est déclenché et il n’attend pas, la CENI a décidé de procéder d’abord à l’installation des membres des démembrements puis à la prestation de serment ».

A la question de savoir si l’absence des commissaires de l’opposition ne va pas avoir jouer sur le déroulement du processus, monsieur Haidara rassure : « ça ne va absolument pas du tout jouer sur le processus. Ça ne va nullement impacter l’évolution du processus électoral »

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Guinée : l’ADR se retire de l’opposition républicaine

29 août 2019 à 15 03 53 08538

Dans une déclaration datée d’hier et transmise à Guineematin.com ce jeudi, 29 août 2019, le parti « Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR) », a dénoncé une « attitude déloyale et inadmissible » des dirigeants de l’opposition républicaine, avant d’annoncer son retrait de « toutes activités au sein de cette entité jusqu’à nouvel ordre ».

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose cette déclaration de l’ADR :

Le Bureau National de l’ADR en réunion extraordinaire à son siège, ce jour 28 août 2019, a passé en revue l’évolution de son partenariat avec l’opposition républicaine ces dernières années. De l’avis de la majorité des membres présents, il ressort :

  • L’ADR, a loyalement et efficacement participé aux différentes activités et actions entreprises par l’opposition républicaine,
  • L’ADR à travers sa liste indépendante présentée à Fria lors des élections communales de février 2018, a offert sans contre partie la victoire à l’UFDG à la mairie de Fria,
  • L’ADR a pris part de façon productive à la retraite de l’opposition républicaine à Kondéya / Kindia…

Bref, l’ADR donne tout à l’opposition républicaine, pour ne récolter en retour que coups bas et mépris.

En conséquence, l’ADR (Alliance Démocratique pour le Renouveau), prenant acte de cette attitude déloyale et inadmissible, décide de suspendre toutes activités au sein de cette entité jusqu’à nouvel ordre.

Conakry, le 28 août 2019

Le Bureau National

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Politique : un an après sa naissance, le MoDeL attend toujours son agrément

24 août 2019 à 19 07 17 08178

Le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) a fêté ce samedi, 24 août 2019, l’an un de sa création. Une cérémonie sobre a été organisée à cette occasion au siège de la formation politique à son siège sis à Kobaya, dans la commune de Ratoma. L’occasion pour les responsables de la formation politique et leurs militants d’échanger sur le fonctionnement du parti, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Même si ce fut une cérémonie officieuse, elle a connu une forte mobilisation. De nombreux militants et sympathisants du MoDeL ont rallié le siège de la formation politique pour prendre part à ce première anniversaire de sa création. Un moment mis à profit pour discuter autour du fonctionnement de ce jeune parti politique. Aliou Bah, le président du parti, en a profité pour présenter le bilan de cette première année d’existence.

Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL)

« C’est un bilan assez satisfaisant au regard de nos ambitions. Nous avons aujourd’hui une quarantaine de fédérations en Guinée et à l’étranger, ça c’est inédit. Et il y a aussi plusieurs activités de formation qui ont été organisées, dont les jeunes ont été bénéficiaires. Nous avons eu même des jeunes qui ont été distingués sur plan international par le fait de leur implication dans le MoDeL et le leadership dont ils font preuve aujourd’hui », s’est réjoui monsieur Bah.

Cependant, l’opposant a regretté le fait que le pouvoir « refuse » jusque-là à agréer sa formation politique. « Si au regard de tout ça, nos autorités restent indifférentes et continuent de nous refuser injustement notre agrément, étant donné que ce parti politique est en train de se positionner comme étant une alternative crédible qui est en train de se construire, ça veut dire qu’ils n’ont aucun respect pour leurs compatriotes, ils n’ont aucun respect pour la loi. Sinon je pense que pour un pays qui veut progresser, en voilà un exemple dont les autres doivent se servir. Et c’est un exemple surtout encourageant », a dit le jeune leader politique.

Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL)

Et, même s’il n’a pas encore pu obtenir son agrément, le MoDeL entend continuer à travailler sur le terrain pour préparer les prochaines élections dans le pays. Des échéances auxquelles la formation politique compte bien participer. « Nous avons en perspective des législatives que nous sommes en train de préparer à travers nos structures locales, parce que nous ambitionnons d’avoir un nombre de députés important. Cela permettra au MoDeL de faire valoir sa vision à l’hémicycle. Au-delà, nous avons un rendez-vous important qui est la présidentielle en 2020, bien entendu le MoDeL compte participer à cette élection », a annoncé Aliou Bah.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Le PADES à Alpha Condé : « je serai le Mandela de la Guinée…quel est le sort des journalistes aujourd’hui ? »

24 août 2019 à 18 06 52 08528

La clé de répartition des places réservées à l’opposition dans les démembrements de la CENI, le mauvais état des routes, la restriction de la liberté des journalistes sont entre-autres points débattus ce samedi, 24 août 2019, au Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES). C’était à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire, présidée par Mohamed Diakité, membre du bureau politique national du parti, entouré de ses principaux collaborateurs, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La question du quota alloué aux partis de l’opposition pour les démembrements de la CENI a fait couler beaucoup d’encre et de salive cette semaine. Si certains « petits partis » se sont dits lésés en dénonçant la « gourmandise » de l’UFDG et de l’UFR, ce n’est pas le cas au PADES. Le parti se dit satisfait de ce qu’il a obtenu, qui n’est que la conséquence du combat qu’il a mené en peu de temps.

Selon Mohamed Diakité, « pour ce qui est des démembrements de la CENI, ils ont voulu faire des deals. Mais, avec la détermination de Dr Ousmane Kaba, le PADES a dit Non ! On ne gère pas un Etat dans le business, la Guinée n’est pas une boutique où chacun va venir prendre sa part pour partir. Nous refusons. Et, nous sommes sur le terrain, à l’intérieur du pays, entrain de s’installer partout. Dans ces démembrements de la CENI on classe le parti PADES comme la 4ème force politique de notre pays. En deux ans, on est installé sur toute l’étendue du territoire national. Donc, continuons à nous battre comme ça, puisque les élections à venir, c’est des législatives. Le PADES doit entrer à l’Assemblée Nationale quelque soit ce qu’ils feront ».

Devant le calvaire des guinéens liés au mauvais état des routes, le PADES demande au pouvoir en place de faire le bilan de sa gestion. « Il est l’heure de rendre le papier au peuple de Guinée qui a eu confiance en eux pour leur remettre le pouvoir. Nous sommes dans un pays où tout est à refaire. Quand nous prenons la situation des routes, Conakry-Kindia, il faut mettre plusieurs heures. C’est déplorable et c’est catastrophique », soutient monsieur Diakité.

Sur un autre plan, le président de la séance a dénoncé la misère ambiante, provoquée la volonté de s’accrocher au pouvoir du président Alpha Condé. « Une femme en Guinée aujourd’hui qui vit en dessous de seuil de pauvreté avec moins de 2000 francs guinéens, elle va passer par tous les moyens, elle ne s’en sort pas. Avec les 20 000 FG que lui donne son mari, elle ne peut pas acheter un poisson normal pour nourrir sa famille, même si elle a un sac de riz à la maison. Avec ça, on attend le mois d’août, on se réveille un matin pour apprendre que le prix du carburant a augmenté. Vous savez pourquoi ? C’est parce que le déficit a atteint dans notre pays un niveau intolérable… On introduit la main dans la poche du citoyen pour financer, pour mobiliser des gens dans la forfaiture pour un 3ème mandat. C’est ce qu’ils sont entrain de faire ».

Pour finir, le PADES a dit tout son soutien aux journalistes guinéens, muselés par le Mandela de la Guinée. « Je serai le Mandela de la Guinée, nous disait-on. Mais aujourd’hui, quel est le sort des journalistes ? Ils sont incarcérés, intimidés, condamnés. Le PADES dans tout son ensemble adresse tous ses soutiens aux journalistes. Car ces journalistes méritent le respect, ils méritent d’être accompagnés, parce qu’ils sont la voix des sans voix. Nous les soutiendrons jusqu’à notre dernier souffle », a-t-il martelé.

Alpha Mamadou Diallo avec Aissatou Sow pour Guineematin.com

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Guinée : la France appelle à « un débat politique ouvert, inclusif, pacifique » avant les élections de 2019 et 2020

15 juillet 2019 à 1 01 45 07457

L’ambassade de France en Guinée et en Sierra-Leone a organisé une réception pour célébrer la fête nationale ce dimanche, 14 juillet 2019. Organisée à sa résidence à la Minière, cette cérémonie qui commémore la prise de la Bastille, en 1789, a été marquée par la présence des membres du gouvernement dont le Premier ministre, des présidents des institutions nationales et internationales, des ambassadeurs et corps diplomatiques accrédités auprès du gouvernement guinéen, des chefs d’entreprises et des amis de la France. Le diplomate français en poste en à Conakry, a mis l’occasion à profit pour magnifier les bonnes relations que son pays entretien avec la Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN, ambassadeur de France en Guinée
Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN, ambassadeur de France en Guinée

Dans son discours, Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN a rappelé les menaces de tout genre qui planent sur nos pays : le dérèglement climatique, le problème d’accès à l’eau potable, la lutte contre le sous-développement, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre les trafics (notamment ceux des êtres humains) entre autres. Si les dirigeants ne prennent gardes, prévient l’ambassadeur, ces menaces risquent de porter atteinte à la stabilité de nos Etats. En ce qui concerne la France, Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN a expliqué que son pays a déjà pris des dispositions contre ces fléaux. « Notre pays accueillera en novembre prochain, la deuxième édition du forum de Paris pour la paix, qui rassemble de nombreux Chefs d’Etat et de gouvernements, des chefs d’entreprises, élus locaux, présidents d’associations, intellectuels, chercheurs, représentants des médias. L’an dernier, plus de 6 000 participants venus des cinq continents ont ainsi pris part aux échanges sur des solutions que nous pourrons apporter ensemble aux principaux défis que le monde doit relever », a-t-il fait savoir.

Sur le plan bilatéral, l’ambassadeur Jean-Marc GROSGURIN a dit que la France est plus qu’engagée aux côtés du gouvernement guinéen dans le cadre d’un partenariat renforcé et diversifié. « Partenaire historique de la Guinée, les engagements de la France dans le cadre du PNDES, la feuille de route du développement du pays totalise un demi-milliard d’euros pour la France pour la période 2016-2020. 477 millions d’euros sont mis en œuvre à travers l’Agence Française de Développement (AFD). (…) en 2019, les engagements de l’AFD ont atteint 130 millions d’euros, tous outils confondus. Oui, le partenariat entre la France et la Guinée se renforce », s’est-il félicité.

Abordant les échéances électorales attendues en Guinée cette année et l’année prochaine, le diplomate Français a indiqué que son pays encouragera toujours la voie du dialogue en Guinée, cela pour favoriser les règlements consensuels entre acteurs politiques. « Dans la perspectives de nouvelles échéances électorales, fin 2019 et 2020, la France, l’un des nombreux partenaires internationaux de la Guinée, appelle de ses vœux à un débat politique ouvert, inclusif, pacifique, ainsi qu’un processus électoral libre, honnête, démocratique, transparent, garantissant la crédibilité du scrutin. Et en tout état de cause, quel que soit le choix du peuple guinéen lors des prochaines consultations, il sera essentiel pour le pays de poursuivre les réformes engagées, d’intensifier les efforts déployés au bénéfice des populations, notamment de la jeunesse guinéenne. Il sera également essentiel de tout mettre en œuvre pour préserver la stabilité du pays, pour permettre ainsi à la Guinée qui est placée depuis quelques années sur les radars des investisseurs continentaux et internationaux de rester ouverte aux bailleurs et aux hommes d’affaires désireux de promouvoir les projets économiques et contribuer aux processus de développement du pays », a exhorté Son Excellence Jean-Marc GROSGURIN.

Dr. Djéné Kéita, ministre de la Coopération et de l’intégration africaine,
Dr. Djéné Kéita, ministre de la Coopération et de l’intégration africaine

Dans son discours réponse, madame la ministre de la Coopération et de l’intégration africaine a dit la joie du gouvernement guinéen de prendre part à cette fête nationale française. Selon elle, « le 14 juillet offre l’occasion de nous souvenir, nous souvenir de la grandiose fête de l’union de la nation française, rassemblée autour de la devise : Liberté, Egalité, Fraternité. Monsieur l’ambassadeur, nous apprécions à juste titre les principes de la politique étrangère française basés sur les valeurs universelles. Cette capacité de la France à agir ensemble avec ses partenaires de l’Europe et du monde pour relever les nombreux défis qui s’imposent à l’humanité (…). Monsieur l’ambassadeur, notre détermination à consolider et à diversifier la coopération franco-guinéenne est sans faille. La France est sans doute l’un des premiers partenaires de la Guinée. Elle intervient dans notre pays à travers l’Agence Française de développement et le service de coopération et d’action culturelle qui sont les principaux outils de la coopération franco-guinéenne. Ces deux bras opérationnels de la France interviennent sur le terrain grâce aux opérateurs comme l’institut de recherche pour le développement, le centre de coopération internationale, et la recherche agricole pour le développement », a notamment expliqué la ministre Dr Diéné Keïta.

Cette cérémonie a pris fin par un banquet offert par l’ambassadeur de France en Guinée. Le tout couronné par des échanges cordiaux entre français et guinéens. La soirée fut belle.


Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conseil régional de l’UFR à N’zérékoré : le maire de Diécké accueilli en héros

14 juillet 2019 à 16 04 19 07197

Le conseil régional des élus locaux de l’UFR, organisé ce dimanche, 14 juillet 2019, dans la capitale de la région forestière, a enregistré une forte mobilisation des élus locaux, des responsables fédéraux, des groupements des jeunes militants et sympathisants du parti républicain. Cette rencontre d’échanges entre responsables et élus locaux est présidée par l’honorable Barbara Fofana, chargé de la mobilisation et des organisations du bureau exécutif national de l’UFR, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

C’est par les acclamations que le controversé doyen Nyan Kémo Bonamy, maire de la commune rurale de Diécké, élu sous la bannière de l’UFR, a été accueilli par les militants et sympathisants du parti de Sidya Touré dont certains le qualifient de « maire lion, le Babakè… ». Cette belle ambiance et cet accueil triomphal a d’ailleurs attiré l’attention du chef de la délégation de l’UFDR, l’Honorable Barbara Fofana, accompagné du coordinateur régional du parti, qui sont allés à la rencontre du maire de Diécké.

Prenant la parole face à ses camarades, le maire Nyan Kémo Bonamy a réitéré son attachement aux idéaux de l’UFR et sa détermination à mener son combat politique sans aucune complaisance, ni une quelconque crainte de quoi que ce soit… « Je ne peux avoir peur de qui que ce soit. Et, je suis serein dans ma conviction. J’ai été médecin aux côtés de feu Sékou Touré, j’ai été commandant du camp Makambo au temps de feu Lansana Conté, j’ai servi au temps de Dadis, comment, moi, colonel, je peux avoir peur ? Je n’ai pas peur de quelqu’un », a rassuré le maire de Diécké.

A rappeler que le lundi 17 juin dernier face à une délégation officielle venue lancer les travaux de l’ANAFIC dans sa commune rurale, le doyen Nyan Kéemo Bonamy avait prononcé un discours soutenant un changement de la constitution. Mais, quelques jours après, le maire de Diécké a lu un tout autre discours pour réitérer sa fidélité à la ligne politique de l’UFR…

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Siguiri : « il n’y aura pas d’élection des orpailleurs », annonce le préfet

5 juillet 2019 à 9 09 35 07357
Colonel Moussa Condé
Colonel Moussa Condé, préfet de Siguiri

Alors que les orpailleurs rivalisent d’ardeur en prélude à l’élection du bureau de leur association, le préfet de Siguiri vient cracher dans la soupe de la corporation. Le colonel Moussa Condé a annoncé l’interdiction de l’élection du bureau national des orpailleurs, prévue demain samedi, 06 juillet 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les candidats se bousculent dans les différents médias dans le cadre de la campagne pour l’élection du bureau national des orpailleurs. Mais, le préfet de Siguiri, le Colonel Moussa Condé, a confié au reporter de Guineematin.com l’interdiction de la tenue de cette élection.

Selon l’officier, « nous sommes les représentants de l’Etat. Aucun de nos chefs hiérarchiques ne nous a informés d’une élection des orpailleurs à Siguiri, ni notre ministre de tutelle, ni le ministre des Mines, encore moins les organisateurs ».

Plus loin, le préfet explique avoir constaté l’engouement autour de cet événement, qui nécessite des mesures de sécurité conséquentes. Mais, le Colonel Condé dit n’avoir pas été saisi, d’où l’interdiction de cette activité des orpailleurs. « J’ai suivi leur propagande à la radio. Pour en savoir un peu plus, j’ai contacté mon chef, lui également n’était pas informé. Mais, pour un événement aussi important, on devait d’être informé pour prendre toutes les précautions de sécurité. Mais, comment tu peux faire un baptême dans une famille sans informer le chef de famille ? Le pays est commandé et Siguiri est également commandé. Il n’y aura pas d’élection des orpailleurs à Siguiri. Celui qui va tenter me trouvera sur son chemin », a martelé le préfet.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Organisation des élections en Guinée : la CENI rencontre les commissaires de l’INIDH

2 avril 2019 à 16 04 17 04174

Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), entouré de plusieurs commissaires de l’institution, a rencontré les membres de l’Institut National Indépendant des Droits Humains (INIDH), ce mardi 02 avril 2019. La démarche vise à échanger sur les problèmes que rencontre l’institution électorale, mais aussi de présenter le plaidoyer qu’elle est en train de faire dans la perspective des futures consultations électorales, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après avoir rencontré les partis politiques, toutes mouvances confondues, l’Assemblée Nationale, la société civile et les membres du corps diplomatique, la CENI est allée rendre visite à l’INIDH, ce mardi. C’est le siège de l’institution, situé à quelques pas du pont 08 novembre, qui a servi de cadre à cette rencontre, tenue à huit clos.

A la fin de la rencontre, le président de la CENI, maître Amadou Salifou Kébé, a expliqué que la rencontre s’inscrit dans le cadre de la tournée de prise de contact avec les institutions républicaines ainsi que les acteurs du processus électoral. « Nous leur avons exposé les problèmes qui sont les nôtres et les plaidoyers que nous sommes en train de faire auprès des acteurs, auprès de l’Etat pour qu’un certain nombre de situations soit réglé rapidement afin qu’on puisse aller vers des élections », a-t-il dit.

Par ailleurs, maître Kébé a annoncé que la CENI fera une retraite à Kindia dans les prochains jours pour la programmation des élections législatives. L’INIDH sera aussi sollicitée à cet effet pour son appui, précise-t-il.

Pour sa part, Dr Alya Diaby, le président de l’INIDH, a confié aux journalistes que les échanges ont tourné autour du fichier électoral, de l’utilisation des technologies nouvelles technologies dans le processus électoral et de la remontée des résultats issus des urnes. « Sur toutes les questions, nous avons écouté le président de la CENI et nous avons pris note, et nous avons donné notre point de vue. En résumé, nous soutenons la CENI pour l’organisation des élections honnêtes, transparentes, neutres et qui soient consensuelles », a dit Dr Alya Diaby.

En outre, le président de l’INIDH se dit conscient des difficultés liées à l’organisation des élections dans notre pays. Mais, il souhaite que la CENI joue pleinement son rôle. « La CENI doit assumer son office. Nous savons qu’elle va être confrontée à des nombreuses difficultés ; mais, elle doit relever les défis, quelque soit leurs formes », conseille Dr Alya Diaby.

Pour finir, le président de l’INIDH a affiché la disponibilité de son institution en termes de conseil et d’actions pour accompagner la CENI afin qu’elle atteigne ses objectifs. « A l’INIDH, nous sommes complètement disposés à apporter tout notre soutien à la CENI », a-t-il insisté.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Alpha Oumar Barry tué sur la route Le Prince : des gendarmes accusés

12 février 2018 à 18 06 01 02012

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Alpha Oumar Barry, conducteur de taxi-moto, a été fauché par un pick-up de la Gendarmerie sur la route Le Prince, précisément à Hamdallaye Pharmacie. Originaire de Maci (dans la préfecture de Pita), la victime, âgée de 17 ans, était le fils de monsieur Kalidou Barry et de madame Adama Hawa Bah, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

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