Congo : au pays de « l’Empereur » Sassou, triste anniversaire pour la conférence nationale

10 juin 2021 à 14 02 13 06136
Sassou Nguesso

BRAZZAVILLE, 10 JUIN 2021 (AFP) – « On peut dire que la déception est totale »: plus qu’ailleurs en Afrique, les opposants au Congo-Brazzaville célèbrent avec amertume le 30e anniversaire de leur « conférence nationale » vers la démocratie, quelques semaines après la réélection écrasante de l’indéboulonnable président Sassou Nguesso.

C’était en 1990-91, dans la foulée de la chute des dictatures soviétiques. Le président français François Mitterrand mettait en garde les autocrates africains -dont Denis Sassou Nguesso- au sommet de la Baule: sans démocratie, moins d’aide.

Du Bénin au Zaïre (actuelle RDC), en passant par le Gabon et la Côte d’Ivoire, des « conférences nationales » ouvertes aux opposants ont tenté d’écrire les règles du multipartisme.

Le succès a été foudroyant à Brazzaville. Un an après la fin de la conférence le 10 juin 1991, le président Denis Sassou Nguesso était battu par Pascal Lissouba aux élections.

Encore aujourd’hui, il s’agit du seul exemple d’alternance en Afrique centrale, mis à part le compromis politique qui a conduit à la passation de pouvoir entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi en République démocratique du Congo en janvier 2019.

Trente ans et quatre guerres civiles plus tard, le président Denis Sassou Nguesso, 77 ans dont 37 au pouvoir, a été réélu en mars pour un quatrième mandat avec plus de 88% des voix. Son fils a été nommé ministre.

Né de la conférence nationale, le principal parti d’opposition UPADS a boycotté le scrutin du 21 mars, en dénonçant ses conditions d’organisation.

Fils d’une figure de 1991, le candidat de l’opposition Guy-Brice Parfait Kolélas est décédé du Covid le lendemain du scrutin. Il a été crédité de 7,84% des voix selon le résultat officiel.

Les opposants du précédent scrutin de 2016 (Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa) sont en prison, condamnés à des peines de 20 ans pour « atteinte à la sécurité de l’Etat ».

Dans ce pays où l’opposition est décapitée, l’esprit de la « conférence nationale » s’est largement dissipé.

« On peut constater avec regret que la plupart des acquis de la conférence ont été remis en cause », affirme à l’AFP l’opposant Clément Miérassa.

– Espoirs déçus –

La promotion de la démocratie, la lutte contre la corruption, la réconciliation nationale étaient entre autres valeurs prônées par la conférence nationale, se souvient M. Muiérassa, 72 ans, un économiste qui a joué un rôle actif à l’époque.

Fondateur du Parti social démocrate congolais (PSDC) il a fait partie du gouvernement de transition (1991-1992) avec un Premier ministre, André Milongo, disposant des prérogatives d’un chef d’Etat.

La lutte contre la corruption passait par « la Commission des biens mal acquis », ajoute Clément Miérassa.

« Aujourd’hui l’indice de perception de la corruption est de 19/100, faisant apparaître le Congo comme l’un des pays les plus corrompus du monde, dans le top 10 des pays les plus corrompus d’Afrique », constate-t-il. 

Des enquêtes ont été ouvertes en France sur les « bien mal acquis » de la famille présidentielle.

« La Conférence a suscité beaucoup d’espoirs au sein de la population », se rappelle Grégoire Lefouoba, un autre ancien de 1991.

La conférence voulait débarrasser le Congo de tous ses vieux démons, ajoute-t-il: « le tribalisme, le clanisme, le favoritisme, le clientélisme et surtout la violence politique érigée en art politique ».

Participant à la conférence nationale, M. Lefouoba a été ministre du président Lissouba. Il milite aujourd’hui au PCT, le parti au pouvoir.

– Des regrets –

En 30 ans de démocratie, le Congo a enregistré au moins quatre guerres civiles, dont celle de 1997 qui a permis le retour au pouvoir de Denis Sassou Nguesso.

« L’histoire politique du Congo depuis l’indépendance n’est qu’une succession de violences », remarque Ulrich Stevio Baralangui, enseignant d’histoire à l’université Marien Ngouabi.

Dans son dernier discours d’investiture, le président Sassou Nguesso a parlé de « rupture avec les mentalités déviantes et les comportements pervers du passé », dont « la corruption, la fraude » et « le népotisme et la tendance à la gabegie ».

Ailleurs en Afrique, les « conférences nationales » ont connu des fortunes diverses, des alternances au Bénin au maintien de la famille Bongo au pouvoir au Gabon, en passant par des épisodes de violence en Côte d’Ivoire et en RDC.

Quant au président Sassou Nguesso, ses homologues de Guinée et de Côte d’Ivoire l’appellent désormais « l’Empereur ».

AFP

Lire

Congrès de la Féguifoot : la FIFA demande de « surseoir à toute activité relative au processus électoral »

8 juin 2021 à 8 08 21 06216
Gianni Infantino, président de la FIFA

Dans un courrier adressé hier, lundi 7 juin 2021, à la Fédération Guinéenne de Football (FGF), la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a ordonné la suspension de toute activité relative au processus électoral qui doit permettre le renouvellement du Comité exécutif de la FEGUIFOOT.

L’instance dirigeante du football mondial justifie cette décision par le fait qu’elle a été informée par diverses sources de dysfonctionnements au sein de certains organes de la FEGUIFOOT et de possibles violations des statuts et règlements applicables en relation avec le processus électoral.

Dans ce contexte, ajoute la FIFA, « il nous apparaît actuellement impossible de laisser sans autre mesure de soutien les instances de la FEGUIFOOT établir une feuille de route en vue d’organiser à nouveau les élections comme demandé par la FIFA dans sa lettre du 17 mai 2021 ».

Face à cette situation, elle annonce l’envoi d’une mission conjointe FIFA-CAF en Guinée « pour discuter avec toutes les parties prenantes et évaluer la situation, de façon à nous permettre d’avoir une vue d’ensemble à ce sujet et d’intervenir activement au besoin pour garantir un déroulement du processus électoral conforme aux exigences imposées à tous nos membres ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous le courrier de la FIFA :

Lire

Les cotonculteurs de Morodou (Mandiana) dénoncent : « on a trop souffert sous le régime d’Alpha Condé »

26 avril 2021 à 9 09 06 04064

L’une des activités génératrices de revenus dans la région de Kankan est la culture du coton. Cette matière première attire de la convoitise et les paysans s’adonnent à fond. Mais, dans la sous-préfecture de Morodou, située à 25 kilomètres de la préfecture de Mandiana, la situation est alarmante, les producteurs du coton dénoncent la politique agricole, jurant n’avoir jamais aussi souffert comme sous le régime d’Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Lire

Transition militaire au Tchad après la mort du dictateur Idriss Déby : Mahamat Idriss Déby Itno remplace son père

20 avril 2021 à 12 12 52 04524

Maréchal Idriss Deby Itno, défunt dictateur tchadien

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, la mort du dictateur tchadien a été annoncée dans la matinée de ce mardi, 20 avril 2021 par l’Armée. Âgé de 37 ans, jusque-là à la tête de la garde présidentielle (la DGSSIE), Mahamat Idriss Déby Itno a été désigné président du conseil militaire de transition. Les élections ne pourraient donc se tenir qu’après 18 mois de transition.

Lire

Kollet (Tougué) : incompréhension et report de la cérémonie de remise de l’ambulance offerte par les ressortissants

12 mars 2021 à 9 09 44 03443

Elhadj Amadou Oury Kaba, préfet de Tougué

Une incompréhension entre madame Aïssatou Bani Baldé (la convoyeuse de l’ambulance offerte à la commune rurale de Kollet par les ressortissants de la collectivité) et le préfet de Tougué, Elhadj Amadou Oury Kaba, vient de provoquer le report inopiné à une date ultérieure de la cérémonie de remise du précieux don, initialement prévue demain, vendredi 12 mars 2021, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Lire

Élections au Burkina, situation sociopolitique en Guinée… Algassimou Diallo à Guineematin

4 décembre 2020 à 21 09 16 121612

Algassimou Diallo, expert en développement

Expert en développement, le Guinéen Algassimou Diallo vit depuis deux ans environ au Burkina Faso, où il travaille au compte d’une organisation internationale. Activiste de la société civile et militant de la démocratie, il a suivi avec beaucoup d’intérêt les récentes élections en Guinée et au Burkina. Deux situations différentes qu’il a évoquées au cours d’un entretien avec l’envoyé spécial de Guineematin.com à Ouagadougou. Il s’est prononcé également sur la migration des jeunes africains vers l’occident et la question du terrorisme en Afrique.

Lire

Ville-morte de l’UFDG et de l’ANAD : « le bilan est globalement positif » (Francis Haba)

4 décembre 2020 à 8 08 26 122612

Quel bilan faut-il tirer de la journée ville-morte appelée par l’UFDG et l’ANAD ce jeudi, 3 décembre 2020, à Conakry ? Un journaliste de Guineematin.com a posé la question au président de l’Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement (UGDD) et membre de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD). Pépé Francis Haba, qui a accordé un entretien à notre rédaction ce jeudi soir, parle d’un bilan globalement positif.

Lire

Elections au Burina Faso : synthèse des rapports de la CEDEAO et l’UA

26 novembre 2020 à 9 09 02 110211

72 heures après la tenue du double scrutin (présidentiel et législatif) au Burkina Faso, les missions de la Communauté Economiques des Etas d’Afriques de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Africaine (UA) ont rendu public leurs rapports d’observation hier, mercredi 25 novembre 2020, dans un complexe hôtelier de Ouagadougou. Après avoir soulevé quelques manquements, qui ne sont « pas de nature à entacher la crédibilité des élections » et faire des recommandations, les deux missions ont à tour de rôle salué le caractère pacifique et consensuel qui ont caractérisé le double scrutin Bukinabè, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Ouagadougou.

Lire

Elections Burkina Faso : la mouvance réplique aux accusations de l’opposition

24 novembre 2020 à 12 12 57 115711

Comme annoncé précédemment, l’opposition burkinabè conteste déjà les résultats des élections présidentielle et législatives du 22 novembre 2020. Dans une déclaration rendue publique lundi soir, 23 novembre 2020, les partis politiques signataires de l’accord politique de Ouagadougou ont rejeté les premiers résultats partiels publiés par la CENI, dénonçant de nombreuses irrégularités ayant entaché le scrutin.

Lire

Crise politique en Guinée : l’ambassadeur Thierno Ousmane répond à Emmanuel Macron (interview)

24 novembre 2020 à 7 07 25 112511

Thierno Ousmane Diallo, ambassadeur de la République de Guinée en Espagne

Au lendemain de sa nomination au poste d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée près du royaume d’Espagne, l’ancien ministre Thierno Ousmane Diallo a accordé une interview à Guineematin.com, le samedi dernier, 21 novembre 2020. Sa nomination, la crise post-électorale dans notre pays, la sortie du président français sur la situation guinéenne, les déguerpissements à Koporo rails, ont été entre autres les sujets débattus.

Lire

Burkina Faso : la délégation de la CEDEAO félicite le peuple pour le bon déroulement du double scrutin

23 novembre 2020 à 22 10 23 112311

La mission d’observation des élections de la CEDEAO chez le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience ce lundi 23 novembre 2020 à Ouagadougou, la mission d’observation des élections, de la Commission économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par l’ancien Premier ministre guinéen, Kabinet Komara. La délégation est venue féliciter le président Kaboré et toute la classe politique burkinabè, pour le bon déroulement des élections.

« Au nom de la mission de la CEDEAO, nous lui avons transmis à lui et au peuple burkinabè, nos sincères félicitations pour la qualité avec laquelle ces élections se sont déroulées sur le plan pacifique, sur le plan de la campagne, sur le plan également des débats », a déclaré Kabine Komara, à sa sortie d’audience.

Il s’est réjoui par ailleurs, de l’excellence du consensus trouvé en amont entre les acteurs politiques et qui a permis le bon déroulement du scrutin. Le chef de la mission d’observation de la CEDEAO souhaite aussi que « ce climat de paix continue et que tous les acteurs soient tenus par le même engagement du pacte politique qu’ils ont signé ». Il a émis le vœu que la classe politique dans son ensemble respecte ce pacte, et laisse le soin aux instances chargées de la proclamation des résultats d’achever leur travail.

Pour Kabinet Komara, dans les bureaux de vote visités par la mission CEDEAO, des pratiques ordinaires comme des retards et quelques problèmes logistiques ont été enregistrés et résolus au cours de la journée. « Nous avons aussi un soutien actif de la société civile, des jeunes et des femmes qui ont relevé les problèmes et les ont transmis à la CENI, qui elle-même n’a pas manqué de réagir progressivement », a ajouté le chef de délégation.

En guise de conclusion, le chef de la mission d’observation de la CEDEAO qui a déployé des équipes dans toutes les 13 régions du pays s’est dit satisfait de la participation des Burkinabè tant au vote, que lors du dépouillement du scrutin. Kabinet Komara est ainsi convaincu que, « nous aurons la chance d’avoir des résultats qui rendront compte du verdict réel c’est-à-dire le vote des Burkinabè ».

Transmis par la Direction de la communication de la présidence du Burina Faso

 

Lire

Elections au Burkina Faso : l’opposition rejette les « résultats entachés d’irrégularités »

23 novembre 2020 à 22 10 12 111211

L’opposition burkinabè rejette les premiers résultats partiels des élections présidentielle et législatives du 22 novembre 2020, publiés ce lundi 23 novembre. Elle l’a fait savoir à travers une déclaration ce soir lue par Tahirou Barry, candidat du mouvement pour le changement et la renaissance (MCR) et président de la conférence des candidats signataires de l’accord politique de Ouagadougou.

Lire

Élections au Burkina Faso 2020 : « j’appelle les Burkinabè à ne pas faire preuve de paresse » (Rock Mark Kaboré)

22 novembre 2020 à 11 11 34 113411

Rock Mark Christian Kaboré, candidat du MPP

C’est à 8 heures que le président burkinabè sortant et candidat à sa propre succession, Rock Mark Christian Kaboré, s’est acquitté de son vote au quartier Patte d’Oie. Après être sorti du bureau de vote, celui qui souhaite le suffrage universel des Burkinabès pour un second mandat a appelé ses compatriotes à ne pas faire preuve de paresse.

Lire

Arrestations d’opposants en Guinée : la colère d’Elhadj Malal Diallo de l’OGDH

14 novembre 2020 à 8 08 26 112611

Elhadj Malal Diallo, président par intérim de l’OGDH

Les arrestations et détentions d’opposants au 3ème mandat du Président Alpha Condé préoccupent les défenseurs des droits de l’homme en Guinée. Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, vendredi 13 novembre 2020, le président par intérim de l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme (OGDH) s’est prononcé sur cette situation. Elhadj Mamadou Malal Diallo dénonce une pratique « qui ne répond à aucune norme publique ».

Lire

Aliou Diallo, tué à Koloma (Conakry) : « il a reçu une balle tirée par un gendarme »

7 novembre 2020 à 8 08 04 110411

Mamadou Aliou Diallo, tué par balle à Koloma 2

Mamadou Aliou Diallo, 17 ans, élève en classe de 9ème année, est l’une des victimes des violences qui ont éclaté en Guinée au lendemain de la présidentielle du 18 octobre 2020. Le jeune homme, qui est originaire de la sous-préfecture de Sinta (Télimélé), a été tué par balle le jeudi 22 octobre, à Koloma 2, un quartier de la commune de Ratoma. Interrogé par Guineematin.com hier, vendredi 6 novembre, son père a accusé un gendarme d’avoir tiré délibérément son fils.

Lire

Guinée : Alpha Condé annonce lui-même qu’il sera candidat pour un 3ème mandat

2 septembre 2020 à 15 03 31 09319

C’est désormais officiel et le doute n’est plus permis, même si ce n’était qu’un secret de polichinelle ! Le président Alpha Condé annonce qu’il ne quittera pas le pouvoir après son second mandat. Il tient à briguer un 3ème mandat à la tête de la Guinée, malgré toutes les contestations enregistrées depuis un peu plus d’un an et qui ont fait plusieurs morts à Conakry et à l’intérieur.

Lire

La Candidature d’Alpha Condé officialisée : un soulagement pour l’Hon. Aly Kaba

2 septembre 2020 à 13 01 14 09149

L’honorable Aly Kaba, président de la majorité parlementaire

Les réactions continuent de se faire entendre suite à la publication du communiqué officialisant la candidature du président Alpha Condé à un troisième mandat. Chez les partisans du chef de l’Etat, cette nouvelle est accueillie avec beaucoup de joie. L’honorable Aly Kaba, président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, salue un véritable soulagement. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce mardi, 1er septembre 2020.

Lire

Coups de force militaires, constitutionnels ou électoraux en Afrique de l’Ouest : la CEDEAO a rendez-vous avec l’Histoire

25 août 2020 à 17 05 38 08388

Communiqué : TLP s’étonne que les sanctions annoncées à la suite du sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO du 20 août 2020 se réfèrent au protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance, dont l’institution n’a jamais veillé à l’application au Mali. Les éléments déclencheurs de la crise politique et sociale actuelle au Mali trouvent leur source dans les manquements graves et répétés aux principes de la lutte contre la pauvreté et la bonne gouvernance défendus par ce protocole additionnel.

Lire

Banora (Dinguiraye) : le conseil local des jeunes à pied d’œuvre pour la paix et la cohésion sociale

15 août 2020 à 15 03 26 08268

Située à environ 71 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Dinguiraye, la commune rurale de Banora était reconnue pour être l’une des communes les plus conflictogènes de la Guinée. Cela, en raison des nombreux conflits domaniaux et parfois interethniques qui sont enregistrés dans cette localité. Mais, depuis un an, cette donne commence à changer. Avec la mise en place du conseil local de jeunes, le nombre de conflits a drastiquement baissé, a appris Guineematin.com à travers son envoyé spécial dans la localité.

Lire

Sortie de crise en Guinée : Taran Diallo propose un dialogue sincère et un gouvernement d’union nationale

7 juillet 2020 à 21 09 33 07337

Alpha Oumar Taran Diallo, président du parti Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR)

« Il faudrait qu’on mette en place un gouvernement d’union nationale de transition qui va s’atteler à toiletter les textes, restaurer la constitution qui a été profanée, améliorer les textes qui régissent le fonctionnement des institutions et surtout mettre en place une loi électorale permettant d’aller à une élection qui va amener une stabilité et surtout qui va amorcer un développement économique pour notre pays ». C’est la proposition de monsieur Alpha Oumar Taran Diallo, président du parti Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR) pour une sortie de crise en Guinée. C’était à l’occasion d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com ce mardi, 7 juillet 2020. L’opposant a abordé plusieurs autres sujets d’actualité, dont le chronogramme de l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Lire