Labé : trois Ziyaras en quatre jours en hommage à de grands érudits du Fouta

21 mars 2019 à 14 02 44 03443

La région de Labé va accueillir à partir de ce jeudi, 21 mars 2019, trois Ziyaras destinées à rendre hommage à de grands noms qui ont contribué au rayonnement de l’Islam au Fouta. La première, qui débute ce jeudi pour prendre fin samedi, est organisée par la famille de Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan, en hommage à ce grand Waliou du Fouta Djallon.

Le village saint de Zawiya, dans Lélouma entame la sienne dans la nuit de ce jeudi pour clôturer vendredi dans la matinée. C’est le village de Dalein, qui va boucler la boucle le dimanche, avec la Zihara du Waliou Thierno Sadou.

Mais ensemble, allons à la découverte de ces éminentes figures de l’islam dont la renommée et le prestige ont depuis longtemps franchi les frontières de leur région de naissance.

1-THIERNO ALIOU BHOUBHA NDIYAN

Il naquit en 1850 à Donghol Thiernoya, de Thierno Mamadou et de Néné Asmaou. Il fit de brillantes études et alla approfondir ses connaissances chez le Kaldouyanké, Thierno Doura Sombili, et le Séléyanké, Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lélouma. Son immense culture et son intégrité morale lui valurent d’être choisi comme juge indigène. Il associa son ami Thierno Mamoudou Laria à l’exécution de cette noble tache avant de démissionner pour se consacrer uniquement à la propagation de l’islam.

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan fonda l’un des dudhés (écoles coraniques) les plus importants du Fouta. Toutes les familles, soucieuses de la bonne formation, inscrivirent leurs enfants à son école qui comprenait aussi les propres enfants du Waliou.

Certains, comme Thierno Oumar Kana, dans les mains duquel il trouva la mort, le poète Thierno Diao Pellel, Thierno Abdourahmane, l’un des fils du Waliou, son neveu Thierno Oumar pérédio, furent des dignes héritiers de leur maitre.

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan est du clan des Ndouyêbhés. Son père, Thierno Mamadou, eut pour père Thierno Mamadou Bano, fils de Thierno Abdourahmane Ndouyêdio, fils de Thierno Malal, fils de Thierno Moussa, fils de Thierno Mamadou, qui eut pour père Saïkou Mamadou Aly Kaly. L’aïeul qui a fait une partie de ses études à Nioro du Sahel.

A noter que Thierno Malal a rencontré Karamoko Alpha mo Labé dans le village de Deben et, dans leur cheminement, il décéda à Missidé Hindé. On l’y enterra. Son fils, Thierno Abdourahmane Ndouyêdio continua le chemin et se vit proposer par Karamoko Alpha, une installation à Donghol Thiernoya en raison de l’élargissement de sa famille.

Thierno Aliou, qui mourut le 24 mars 1927, eut de nombreux enfants :

Elhadj Mamadou Bah, Thierno Mamadou Lamine, Elhadj Saïkou, Thierno Abdoulaye, Elhadj Habib, Thierno Siradiou, Thierno Abdourahmane, Thierno Aguibou, Thierno Mamadou Bano, Thierno Ousmane et de nombreux petits enfants, parmi lesquels on peut citer Elhadj Badrou, l’actuel imam de la grande mosquée de Labé, le préfet de Labé, Safioulaye Bah, Kadiatou Bah, la 2e épouse de Cellou Dalein Diallo, etc.

Des arrières petits fils comme l’éminent journaliste et homme politique, Siradiou Diallo, petit neveu comme Alpha Bacar Diâri, le père de celui qui proclama l’indépendance de la Guinée, Elhadj Saifoulaye Diallo.

2- ZAWIA :

C’est mâma Yaghouba, du clan des Woussinayabhés de Bouroudji, qui fonda le village de Zawia il y a près de 300 ans et en fit une véritable académie de l’Islam. Il eut pour fils Mâma Ismaila, père de Cheikh Alghassimou.

Mais ici, la succession respectait plutôt le droit d’ainesse au niveau des familles de tous les frères que la règle souvent établie de père en fils.

Ainsi, l’ordre de succession s’établit comme suit : Cheikh Alghassimou ; Karamoko Ibrahima ; Mâma Aliou ; Cheikh Chérif ; Cheikh Diao ; Thierno Mamadou Bobo, fils de Cheikh Chérif, est le père de l’actuel Waliou de Zawia, Cheikh Abdourahimi, en place depuis 1999.

Suivront dans l’ordre, Thierno Moudjitaba ; Thierno Abdoul Ghadiri ; Elhadj Ousmane ; Elhadj Yacine ; Elhadj Alghassimou ; Elhadj Diyata ; Thierno Abdourahimi.

3- THIERNO SADOU MO DALEIN

On peut penser que Thierno Mo Dalein et ses deux cousins germains, Thierno Mamadou Samba Mombeya et Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lélouma, sont les fruits de l’une des prédictions de leur illustre arrière grand père, Thierno Mamadou Cellou, dit Karamoko Alpha Mo Labé.

Le fondateur de Labé aurait en effet prédit que de ses huit enfants, seule la descendance de son ainée, Aissata Gniré, allait hériter de son savoir ; cela, pour avoir bu l’eau bénite de sa jarre.

Thierno Sadou eut pour père Mâma Ibrahima Bano, le fondateur de Dalein Kolla, issu de l’union entre le Séléyanké Mâma Doulla et Aissata Gniré, la fille ainée du Kaldouyanké, Karamoko Alpha Mo Labé.

Il naquit à Dalein en 1788. Il eut pour fils Amadou, Diâfarou, Doulla, Mouctar, Mamadou Saidou, Mamadou Dian et Thierno Saliou Dioulnowo ou Diannowo. Ce dernier, qui mourut avec un de ses frères dans la forêt de Fitaba, lors de la sanglante bataille contre les Houbbous, eut pour fils Thierno Diao, père de Saïkou Amadou Tidiane, lui-même père de Mamadou Cellou Diallo, ancien Premier ministre guinéen, actuel président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne.

Des nombreuses œuvres et actions du Waliou, Thierno Sadou Mo Dalein, on peut retenir : Grand conseiller des Almamy ; le partage biannuel du pouvoir à Timbo entre les deux branches Seydiyankés : Alphaya et Soriya ; le partage équitable de l’héritage au Fouta ; la traduction et l’interprétation des œuvres islamiques de l’Arabe au Poular ; sa farouche opposition aux exactions mortelles contre les mécréants une fois qu’ils se sont convertis à l’islam ; le conseil utile à Almamy Oumar de ne nullement inquiéter le marabout conquérant, Elhadj Oumar Tall, il éviterait ainsi des ennuis au Fouta.

Pour convaincre l’Almamy, il utilisa la métaphore d’un python qui survole le Fouta en se dirigeant vers l’est. Il faut aussi ajouter les conseils et les sacrifices pour la victoire des troupes du Fouta en partance pour la bataille de Tourban Kansala contre l’animiste, Diankewali Sané, roi du Ngâbou.

Thierno Sadou mourut en 1854 à Dalein alors que le départ pour Ngâbou était imminent, laissant un vide difficile à combler. Car il était devenu Waliou dans la précocité, homme de sciences, de prose et de poésie de grande envergure et de notoriété admise dans tout le Fouta.

Ces Ziyaras, initiées par feu Thierno Abdourahmane Bah, sont justement des occasions de rendre hommage à ces grands Waliou qui ont consacré toute leur vie à l’implantation et au rayonnement de l’islam.

Amadou Diouldé Diallo

Journaliste-historien

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Suite procès QNET : Souleymane Doumbouya cité à comparaître à Labé, ce lundi

17 mars 2019 à 21 09 59 03593

Le procès des quatre « représentants indépendants de la compagnie de commerce en ligne QNET, Thierno Malal Diallo, Fatoumata Foly Diallo, Fatoumata Binta Diallo et Alghassimou Diallo, poursuivis « pour escroquerie » dans une procédure de citation directe par un groupe de citoyens de Labé se poursuit, lundi, 18 mars 2019, devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de localité, siégeant en audience correctionnelle, avec une citation en responsabilité servie à Conakry, à Souleymane Doumbouya, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’on se rappelle que le mercredi, 14 mars 2018, date d’ouverture de ce procès, les quatre prévenus ont tour à tour nié les faits d’escroquerie qui leur sont reprochés. L’accusé Thierno Malal Diallo a commencé par dire qu’il ne connait aucun des plaignants présents dans la salle d’audience. Tous avaient déclaré au juge n’avoir aucun contrat avec la compagnie QNET basée, disaient-ils, à Hong-Kong et en Malaisie.

Cette stratégie de défense avait beaucoup inspiré le ministère public et l’avocat des parties civiles qui avaientt posé beaucoup de questions pour comprendre la nuance pouvant exister entre la notion de « représentants indépendants » et celle de « représentant tout court » surtout que tous les prévenus rendent compte directement à la compagnie QNET.

« Seulement, je pense bien que le parquet a du mal à comprendre cette matière. C’est tout à fait normal je les concède pour la simple raison que c’est une nouvelle matière », déclarait l’avocat de la défense, Maître Kabinet Kourala Keïta.

Pour l’avocat des parties civiles, la présentation faite à la barre par les prévenus démontre bel et bien les manœuvres frauduleuses des prévenus.

« On t’oblige à faire adhérer tes propres parents. Ils sont prêts même à modifier l’âge d’un enfant de 14 ans et emmener sa maman à verser de l’argent. C’est une véritable escroquerie, en faisant espérer les gens d’être milliardaires pendant qu’ils s’enrichissement au moment où leurs clients s’appauvrissement ».

Par contre, l’avocat de la défense, Maître Kabinet Kouroula Keïta promet de prouver au cours de ce procès que cette activité de vente en ligne est bien licite, en s’appuyant sur la loi L/035.

« Au moment venu, je démontrerai par A+B que l’escroquerie pour laquelle mes clients sont là n’est nullement constituée. Une vente en ligne est une vente en ligne ».

L’avocat des plaignants avait, quant-à lui, informé que cette compagnie, QNET, avait été chassée dans certains pays. Mais, que ses promoteurs viennent profiter de l’analphabétisme de certains guinéens.

« Ailleurs, ils ont été chassés, ils profitent de la population analphabète. La formation, c’est 6.500.000 francs guinéens. Thierno Malal Diallo est venu à la barre déclarer que c’est une formation gratuite », a ajouté Maître Alpha Ibrahima Barry.

C’est à l’issue de deux jours de débats houleux entre prévenus, ministère public et avocats que les lignes de défense ont bougé. Les mis en cause ont reconnu avoir reçu les montants versés par les clients. « Ces montants ont été reversés dans deux autres comptes. Le compte personnel de Thierno Malal et un autre compte à Ecobank.

Personnellement, pour éviter qu’ils ne vident les comptes, j’ai demandé à la Cour d’arrêter tout mouvement de fonds en vue de sauvegarder les intérêts de la partie civile et éventuellement pour que les victimes soient satisfaites en fin de compte », a souligné l’avocat des parties civiles, Maître Alpha Ibrahima Barry.

Sur la question, le juge audiencier, Monsieur Boubacar Hafia Bah avait promis d’apprécier cette doléance de la partie civile.

Pour sa part, l’avocat des prévenus a invoqué la présomption d’innocence pour s’opposer à tout gèle des comptes bancaires de ses clients.

« Il faut regretter que le niveau des débats est un peu bas, parce que certaines parties au procès ne sont pas au même diapason que les autres qui ne comprennent pas l’avancée de la technique et de la technologie. Ils ne comprennent pas la transaction sur internet et un compte virtuel, un espace virtuel. Ce qui nous fait retarder les explications » notait Maître Kabinet Kourala Keïta.

Un autre aspect important a retenu l’attention du public. Ces « représentants indépendants de QNET » à Labé ont eu le loisir de vendre des formations à distance en ligne à des pauvres dames qui n’ont jamais fait les bancs, ni ouverts les livres des blancs. Cette formation à distance offerte par une université occidentale consiste à se connecter sur internet à travers un ordinateur pour suivre des cours académiques.

Avec QNET, il est aussi question d’un cercle d’influence qui consiste à recruter le plus proche des proches. Celui qui est capable de te remplacer au poteau, tellement qu’il t’aime. Le calcul qui se cache derrière cette philosophie est de ne recruter que celui qui n’est pas capable de te poursuivre devant une juridiction pour quelle que raison que ce soit. Même si tu bouffes tout son capital commercial, il est capable de te pardonner. C’est ce genre de personne qu’il faut recruter pour QNET.

L’examen de ce dossier reprend ce lundi, 18 mars 2019, avec une nouvelle donne. Le sieur Souleymane Doumbouya qui a introduit QNET en Guinée est attendu à Labé pour comparaitre devant le juge audiencier, conformément à une citation en responsabilité qui lui a été servie à Conakry.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : le parti NFD explique à des élèves comment trouver un emploi

17 mars 2019 à 11 11 34 03343

Des jeunes collégiens et lycéens de Labé ont participé hier, samedi 16 mars 2019, à un atelier de formation sur les techniques de recherche d’emploi. Cette session de formation a été organisée par le bureau exécutif national des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD). Un parti dirigé par le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Initialement destinée aux étudiants et diplômés sans emplois, cette première session de formation qui a commencé par Labé et qui a porté essentiellement sur les techniques de rédaction d’une lettre de motivation, d’un curriculum vitae ou comment avoir des informations pouvant permettre aux bénéficiaires d’avoir leurs premiers emplois ou de créer leurs propres entreprises, n’a mobilisé en réalité ou en majorité que des jeunes collégiens et lycées qui ont apparemment abandonné leurs cours dans les différentes écoles de la commune urbaine.

« On aurait souhaité avoir beaucoup plus de jeunes à la recherche de leur premier emploi. Mais, nous constatons qu’il y a une forte mobilisation d’élèves. Nous allons nous réorganiser pour que la population cible (en l’occurrence les universitaires et les diplômés de nos écoles techniques et professionnelles) soit plus représentées dans nos prochaines sessions de formation », a indiqué un responsable du bureau exécutif national des NFD, Mamadou Bhoye Sall, coordinateur des fédérations du parti à l’extérieur. Ce dernier explique cette faible mobilisation du public cible par un déficit de communication en direction des étudiants et des diplômés sans emplois.

Qu’à cela ne tienne ! Les autorités régionales de Labé ont salué et encouragé cette initiative des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD). « Au nom du gouverneur de région en mission, permettez-moi de dire merci aux organisateurs pour la pertinence du thème qui est d’actualité. Il s’agit de comment mener des démarches pour avoir un premier emploi.

C’est donc une question pertinente et sensible qui constitue une préoccupation du gouvernement », a déclaré le chef de cabinet du gouvernorat de Labé, Ouremba Traoré, qui était entouré pour la circonstance du secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de la préfecture, Lanciné Sangaré.

Poursuivant sa communication, Ouremba Traoré a indiqué que quand le président de la République déclarait avoir dédié son mandat aux jeunes et aux femmes, il parlait « des jeunes responsables, conséquents qui ont accepté d’étudier. Pas des jeunes délinquants », avant d’exhorter tous les participants au travail bien fait, au respect d’autrui et des biens publics.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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An 15 du décès de Siradiou Diallo : forte mobilisation pour commémorer l’événement

16 mars 2019 à 12 12 20 03203

L’Union pour le progrès et le renouveau (UPR) a commémoré, le jeudi 14 mars 2019, le 15ème anniversaire de la disparition de son président fondateur, Siradiou Diallo.

La cérémonie s’est déroulée à Labé sous la présidence du leader de l’UPR et ministre d’Etat, conseiller spécial du Chef de l’Etat, Elhadj Ousmane Bah, accompagné entre autres du 4ème vice-président de l’Assemblée nationale, Elhadj Salim Bah, du ministre d’Etat de l’hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat, Thierno Ousmane Diallo, du gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, des préfets de Tougué Ehadj Abdourahmane Koïn Baldé et de Mali, Elhadj Harouna Souaré et de plusieurs membres du Bureau Exécutif national du parti.

Comme chaque année, c’est au domicile du défunt à Labé que les responsables et militants de l’Union pour le progrès et le renouveau, (UPR), les sages et fidèles venus de tous les horizons du Fouta et de la Guinée, se sont réunis pour commémorer ce 15ème anniversaire du décès de Siradiou Diallo. Ce fut une occasion pour les familles politique et biologique du défunt de faire des sacrifices, des prières et bénédictions pour le repos de l’âme de l’illustre disparu et de tous ses compagnons de lutte décédés.

Devant les autorités régionales, préfectorales et communales de Labé, Elhadj Salim Bah, secrétaire à l’implantation et à l’animation de l’UPR, au nom de la direction nationale du parti, a salué l’ensemble des participants à cet événement.

« Au nom du Président de notre parti, Elhadj Ousmane Bah, je vous remercie et je vous salue pour ce déplacement. Il y a un an, cet anniversaire a été célébré à Conakry en présence du Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé, et du Président de l’Assemblée nationale. Cette année, nous voilà comme d’habitude, réunis à Labé pour saluer la mémoire de Siradiou Diallo, prier pour lui et pour l’ensemble de nos devanciers. Moi, je fus le dernier des membres du Bureau exécutif national de l’UPR à se voir avec Siradiou Diallo.

Il m’a trouvé à Paris et voulu que je reste pour deux semaines avec lui mais j’étais en partance pour les Etats-Unis. Avant notre séparation donc, il a demandé à ce que nous nous donnions les mains et de bien entourer Ousmane Bah, alors Vice-président du parti. Il a insisté que sa lutte vise à permettre à ce qu’un jour quelqu’un sorte des rangs de l’UPR pour diriger la Guinée et pas forcément lui Siradiou Diallo…

15 ans après, son appel reste valable. Il s’adresse à chacun de nous. Siradiou Diallo nous a montrés le chemin à suivre, il nous a montrés un homme à soutenir, c’est Elhadj Ousmane Bah. Son combat doit se poursuivre jusqu’à l’atteinte de son objectif, celui de porter au pouvoir un des membres de l’UPR. Actuellement celui qui est sur orbite, est notre leader, Elhadj Ousmane Bah.

Nous renouvelons cet appel de notre bien aimé Siradiou Diallo à l’endroit de chacun des militants, responsables et sympathisants de l’UPR mais également à l’endroit de tous les Guinéens. Tous, nous formulons nos prières intenses pour le repos de l’âme de Siradiou Diallo et pour le bonheur d’une Guinée paisible où il fait bon vivre », a fait savoir l’Honorable Salim Bah.

Le représentant du gouverneur de Labé, Souleymane Marga Baldé, Directeur de cabinet du gouvernorat, a salué la mémoire de Siradiou Diallo avant de remercier les organisateurs. « Moi j’étais préfet dans plusieurs localités du pays, à Kérouané, Kouroussa, Pita et Télimélé entres autres et puis Directeur de cabinet au gouvernorat de Boké.

Siradiou Diallo, alors leader de l’opposition, à chaque fois qu’il venait dans une préfecture, il passait nous saluer et décliner l’objet de sa mission avant d’aller rencontrer ses militants. Ça, c’est la marque d’un Homme d’Etat, d’un homme respectueux des valeurs démocratiques et républicaines.

Avec le Pr Alpha Condé, il est l’un des artisans décisifs de la démocratie en Guinée. Partout, il disait à ses militants de prôner la paix et la cohésion nationale. Aux fonctionnaires, il leur demandait de se soucier avant tout de leur famille et de ne pas sacrifier leur carrière.

Autrement dit, de ne pas s’afficher avec lui et de manifester leur adhésion à son combat politique que pendant le vote… Nous regrettons sa mort comme beaucoup de nos compatriotes. Nous saluons les membres de son Bureau exécutif qui continuent de commémorer sa mémoire… », a dit Marga Baldé.

Pour sa part, l’Inspecteur régional de la ligue islamique de Labé et grand imam de la même ville, Elhadj Badrou Bah, a rappelé le caractère profondément pieux du défunt. « … Je voudrais vous rappeler ici une pensée de mon père, le regretté Elhadj Abdourahmane Bah.

Il disait à chaque occasion que Siradiou Diallo est l’un des petits fils du Waliou Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan. Que personne ne soit étonné de sa piété et de son caractère respectueux et humain », a précisé l’érudit, entouré des sages et responsables de la ligue préfectorale et communale de Labé et de Pita entre autres.

Elhadj Badrou Bah, saluera également la direction de l’UPR qui, chaque année, honore la famille de Siradiou Diallo et tous ses proches en organisant des cérémonies de souvenirs, en hommage à leur fils, Siradiou Diallo. D’ailleurs, pour le grand Imam de Labé, Siradiou Diallo était simplement un bel exemple de réussite des valeurs de paix et de tolérance.


« Partout, il a incarné des idées fortes et défendu des valeurs nobles pour le bonheur de tous. C’est pourquoi, malgré le nombre d’années écoulées, les fidèles musulmans sont fiers de se retrouver autour de ses idéaux chers à tous les Guinéens… », a magnifié ce descendant de Thierno Aliou Bhoubha N’diyan.

Après le recueillement sur la tombe de Siradiou Diallo, Elhadj Ousmane Bah, la voix pleine d’émotion, s’est prêté aux questions de la presse pour rappeler le souvenir le plus vivant encore dans sa mémoire qu’il garde de son prédécesseur.

« Monsieur Siradiou Diallo a été une très grande source d’inspiration pour moi. Les 8 ans que j’ai vécus à ses côtés, m’ont permis d’avoir beaucoup d’enseignements tirés de notre cohabitation. Aujourd’hui, je partage la fierté et la satisfaction de tous les militants et responsables de l’UPR d’avoir eu les moyens de commémorer ce 15ème anniversaire de sa disparition puisque nous en avons fait une tradition et nous souhaitons que cette tradition se perpétue dans le temps… », a indiqué le leader de l’UPR.

De son côté le gouverneur de Mamou et jeune frère du défunt, également Vice-président de l’UPR, garde encore des souvenirs de son frère Siradiou Diallo. « Je garde plusieurs souvenirs de mon frère. Depuis mon enfance, nous sommes ensembles dans ce combat. Même dans son exil, je l’ai suivi. Je regarde ses photos, je me rappelle de son parcours et je l’admire…

Mon frère nous a toujours demandés d’agir avec modération, courage et voire le juste milieu. Il est de ceux qui ont œuvré pour que la Guinée soit un grand pays, un pays émergent. Et lui, le Pr Alpha Condé et Doré Jean Marie, ils ont mené le combat démocratique dans ce sens. Ce sont trois personnes qui sont pour moi des frères… », a précisé Amadou Oury Lémy Diallo.

Dans le même registre, parents, amis et compagnons de lutte ont rappelé les qualités humaines, morales, intellectuelles, religieuses et patriotiques de l’homme. Le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, a remercié le leader de l’UPR et les militants du parti pour leur reconnaissance et loyauté à son frère Siradiou Diallo.

A rappeler que Siradiou Diallo a été journaliste, homme politique président fondateur de l’UPR, député à l’Assemblée nationale de Guinée et membre du Parlement de la CEDEAO. Il est décédé le 14 mars 2004, à l’âge de 68 ans, à Paris. Il repose depuis, dans le caveau des Grands, du petit cimetière situé à côté de la Grande mosquée de Labé, et abritant entre autres les tombeaux de Karamoko Alpha Mo Labé et de l’Almamy Sory Mawdho, deux des principaux fondateurs du Royaume théocratique du Fouta Djallon.

De Labé, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Tountouroun (Labé) : vers une expropriation illégale des héritiers de Thierno Sakoba Sow

15 mars 2019 à 9 09 29 03293

Les autorités locales de Tountouroun, dont Elhadj Mamadou Saliou Sow, le maire de la commune rurale, cherchent actuellement à exproprier les héritiers de Thierno Sakoba Sow d’un domaine acheté par leur défunt père, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Pour la petite histoire, c’est Modi Daouda Diallo qui a revendu cette parcelle située dans le district de Gambie à Thierno Sakoba Sow, un notable qui était très influent dans la sous-préfecture de Tountouroun, située à 15 km du côté Est du chef-lieu de la préfecture de Labé.

Quelques temps après, le cessionnaire, Thierno Sakoba Sow, a rencontré son destin dans un incendie qui a ravagé son domicile et tout le contenu de la maison y compris ses dossiers personnels au quartier Tata I, dans la commune urbaine de Labé.

Ayant lui aussi perdu son grand frère Modi Daouda, suite à une mort naturelle, Thierno Souleymane Diallo devenu entretemps chef du district de Gambie a établi un certificat de propriété pour les héritiers de Thierno Sakoba Sow. Le document du district a, par la suite, été légalisé par le Tribunal de Première Instance de Labé.

Pendant ce temps, la parcelle a été valorisée par l’ouverture d’une gare routière dans la zone. Voyant alors des kiosques et des petites boutiques pousser sur les lieux comme des champignons, l’instituteur Alpha Mamadou Bobo Sow, ses frères et sœurs ont voulu, eux-aussi, mettre en valeur leur domaine dont une partie est utilisée actuellement comme piste de la gare routière par le syndicat des chauffeurs.

A leur grand étonnement, les autorités communales se sont farouchement opposées à ce projet de la famille de feu Thierno Sakoba Sow.

Sur la question, l’actuel maire de la commune rurale de Tountouroun, Elhadj Mamadou Saliou Sow, estime que les héritiers de Thierno Sakoba Sow doivent forcément accepter d’être expropriés, parce que, dit-il, plusieurs autres propriétaires terriens sont malheureusement concernés par cette installation unilatérale et illégale de la gare routière sur des domaines privés dans le district de Gambie.

Dans les couloirs de la Mairie de Tountouroun, certains collaborateurs du maire de la commune rurale expliquent craindre que la revendication de la famille de Thierno Sakoba Sow fasse tache d’huile dans la zone.

Par contre, Alpha Mamadou Bobo Sow, accuse les autorités communales de Tountouroun de faire du « deux poids, deux mesures » dans cette affaire : « tous les autres ont mis en valeur leurs parcelles tout autour, pourquoi les autorités communales nous empêchent nous d’aménager ce qui nous appartient ».

Saisi du dossier, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Labé, Lanciné Sangaré a prodigué des conseils aux nouvelles autorités communales. Mais, malgré plusieurs rencontres dans le bureau de ce proche collaborateur du préfet de Labé, le maire de la commune rurale de Tountouroun, Elhadj Mamadou Saliou Sow refuse catégoriquement d’entendre raison.

Ce nouvel élu s’entête à vouloir dire que les héritiers de Thierno Sakoba Sow n’ont pas le droit de chercher à exploiter ce qu’ils ont hérité de leur défunt père. Comme le ridicule ne tue pas, il est allé jusqu’à proposer que les enfants abandonnent leur parcelle pour aller construire des kiosques sur un domaine appartenant au doyen du village, parce que tout simplement il manque d’initiative dans sa gouvernance locale. Cet enseignant de profession a l’air de n’être qu’un routinier à la tête de la nouvelle équipe du conseil communal de Tountouroun.

Le dossier risque de se retrouver sur la table du président du Tribunal de Première Instance de Labé, dans les prochains jours.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : un présumé coupeur de route échappe à un lynchage

14 mars 2019 à 17 05 28 03283

Un présumé coupeur de route a échappé à un lynchage dans la matinée de jeudi, 14 mars 2019, au secteur Dombi, du quartier Daka 2, dans la commune urbaine de Labé. Mamadou Benté Barry, après être tombé dans une fosse septique, était entrain de se faire lapider par la population. L’intervention de la garde communale a permis de le tirer de ce mauvais pas, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est très tôt ce jeudi que le présumé coupeur de route a été mis aux arrêts par la garde communale de Labé. Selon Ousmane Bah, commandant de la garde communale, c’est un citoyen qui l’a informé d’une scène qui pouvait tourner au drame. Le présumé coupeur de route, tombé dans une fosse septique, était entrain de se faire lapider par les citoyens. « C’est aux environs de 6 heures qu’on m’a informé. Un citoyen m’a dit que si jamais on n’intervient, la population va lyncher le présumé coupeur de route. Nous somme partis le trouver dans une fosse septique de 7 mètres de profondeur. C’est en voulant se sauver qu’il est tombé à l’intérieur. Il recevait au fond du trou des coups de pierre. Quand nous sommes arrivés, la tension était vive. Le coupe-coupe et les paires de ciseaux qu’il détenait pour agresser des citoyens étaient à côté du trou. Il attaquait souvent des citoyens et récupérait leurs engins, notamment les motos, ou leurs biens. Mais, c’est un récidiviste », soutient le commandant de la garde communale.

Interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, Mamadou Benté Barry a nié en bloc ces accusations.

Le présumé coupeur de route a été conduit au commissariat central de Labé et devrait être présenté à un juge.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Décès de Siradiou Diallo : ses compagnons politiques se souviennent de l’homme

14 mars 2019 à 10 10 28 03283

Cela fait 15 ans jour pour jour depuis que le premier président de l’Union pour Progrès et le Renouveau (UPR), Siradiou Diallo, a tiré sa révérence. Cet ancien journaliste devenu homme politique est décédé le 14 mars 2004 dans un hôpital parisien. Les responsables de l’UPR vont commémorer le 15ème anniversaire de sa disparition ce jeudi, 14 mars 2019, à Labé, sa ville natale. Avant même la cérémonie officielle, plusieurs d’entre eux se sont confiés à Guineematin.com pour témoigner de ce qu’ils retiennent de Siradiou Diallo.

Décryptage !

Elhadj Mamadou Douné Barry, ancien député et membre du bureau exécutif de l’UPR : Siradiou Diallo (paix à son âme) était un homme exceptionnel et d’une droiture sans égale. J’ai connu et approché réellement M.Siradiou Diallo en 2002 et j’ai eu l’occasion de le côtoyer jusqu’en 2004, année de sa disparition. Nous avons vécu ensemble et intensément les grands moments partagés avec les citoyens guinéens qui ont accepté de militer avec nous à l’UPR que nous continuons de servir et que nous servirons pour le reste de notre vie.

Siradiou Diallo a été pour nous, un maître au sens de la compréhension des problèmes socioéconomiques, voire culturels aussi bien de la Guinée que de l’Afrique et du reste du monde. Nous avons eu à l’écouter et à bénéficier de ses sages conseils, de son ouverture d’esprit, de la qualité exceptionnelle de son analyse sur tous les sujets qui touchaient à la vie de la nation.

Elhadj Moussa Bella Keïta, secrétaire fédéral de l’UPR à Mamou, garde de Siradiou Diallo : de Siradiou Diallo, je garde de très beaux souvenirs. Je l’ai pratiqué plusieurs années, et c’est la mort qui nous a séparés. Il était un homme qui aimait le travail bien fait. Il m’a initié à la tolérance, à la non-violence, au pardon et à l’acception de l’autre. Il me disait souvent : Keïta, tout le monde ne peut pas t’aimer en politique et il faut savoir pardonner sans se presser…

Je retiens de lui également sa dernière volonté comme un testament. Quand il nous dit : je vous confie Bah Ousmane et à Bah Ousmane, je confie le parti. Heureusement, Bah Ousmane qui lui a succédé à la tête de l’UPR lui reste fidèle et continue de défendre l’idéal pour lequel il s’est battu sa vie durant.

Elhadj Mamadou Diallo, coordinateur de l’UPR en Haute Guinée : Siradiou Diallo était un homme courageux, patient et tolérant. S’il n’a pas eu le pouvoir, c’est parce que Dieu a décidé ainsi. Sinon, il avait toutes les qualités humaines, professionnelles, morales, intellectuelles et même matérielles pour bien diriger notre pays. Cependant, en homme averti, il a préparé notre leader actuel, Elhadj Bah Ousmane pour lui succéder et perpétuer son combat pour une Guinée unie, forte et prospère.

Aujourd’hui, c’est le sens de notre lutte démocratique derrière notre leader Ousmane Bah qui a fait ses armes aux côtés de Bâ Mamadou, de Siradiou Diallo, et aujourd’hui du Président Alpha Condé. Et nous sommes convaincus, qu’après le Pr Alpha Condé, il est le mieux placé pour diriger la Guinée pour le bonheur des Guinéens.

Elhadj Alpha Oumar Bantaya Bah, ancien maire de Télimélé : ce que je garde encore de M. Siradiou Diallo, c’est surtout son analyse pertinente face aux problèmes qui se posaient à lui. Sans précipitation mais aussi sans jouer à l’attentisme, il analysait chaque situation avec lucidité et donnait sa position. S’il le faut, il écrivait et il ne manquait jamais de dire ce qu’il pense à n’importe qui devant n’importe quel sujet de la nation et du parti. Ses conseils toujours pertinents portaient toujours dans le bon sens. Puisqu’il avait une vision claire et nette sur le politique et le social.

Au niveau de l’opposition, quelle que soit ce qui se passait, il analysait la situation et disait ses 4 vérités. Sa position était la même et face à tous les autres acteurs. Il savait dire ce qu’il pense et dans le langage le plus approprié.

Propos recueillis à Pita par Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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15ème anniversaire du décès de Siradiou Diallo : l’UPR prépare les commémorations à Labé

9 mars 2019 à 19 07 02 03023

Comme chaque année, depuis le décès de son leader en 2004, l’UPR organise des cérémonies de souvenirs, de sacrifices, de lecture du Coran et des bénédictions à la mémoire de Siradiou Diallo, rappelé à Dieu, le 14 mars 2004 à Paris.

Ce samedi 9 mars, l’assemblée générale hebdomadaire du parti était essentiellement axée sur cette activité placée sous l’égide du président de l’UPR, Elhadj Ousmane Bah.

Cette année, selon M. Mamadou Bah, dit Bah Beyla, le secrétaire permanent du parti, ces cérémonies commémoratives de la disparition de Siradiou Diallo et de tous les devanciers de l’UPR auront lieu à Labé et elles seront précédées d’une retraite du parti à Pita.

« A Pita, des membres du Bureau exécutif du parti, des représentants des comités nationaux des femmes et des jeunes, tous les secrétaires fédéraux de l’UPR et des conseillers communaux élus en février 2018, vont se retrouver, le 13 mars, pour discuter de la vie du parti », a souligné Bah Beyla.

Le lendemain, le 14 mars, la journée sera exclusivement réservée aux cérémonies commémoratives de la disparition de notre cher et regretté président, Siradiou Diallo. Nous tous, nous allons converger à Labé pour la lecture du Coran, les sacrifices, les prières, bénédictions et le recueillement sur sa tombe, pour le repos de notre charismatique président de l’UPR et de tous les combattants du parti, décédés depuis sa création jusqu’à maintenant », a-t-il annoncé.

Il a rappelé d’ailleurs que la journée du 9 mars 2019, marque le 2ème anniversaire du décès de Dr Aliou V Diallo. Le président du RNP (Rassemblement National pour le Progrès) est l’un des trois leaders avec le doyen Bâ Mamadou et Siradiou Diallo, à créer l’UPR, en septembre 1998.
Avant de poursuivre les débats, le président de séance à fait observer une minute de silence à la mémoire de cet illustre disparu et souhaité que son âme repose en paix au Paradis.

Bah Beyla a également expliqué les raisons de l’absence du président du parti, à cette assemblée générale. Selon lui, Elhadj Ousmane Bah est invité à Bantighel, dans la préfecture de Pita, pour l’inauguration d’un ouvrage de franchissement. « Notre président a été honoré par les populations de cette localité pour l’inauguration d’un pont. Après cette cérémonie, M. Bah va rester à Pita et coordonner le déroulement des activités que nous venons de vous décrire », a-t-il laissé entendre.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Feu mystérieux suivi de pluie de cailloux : un autre village de Dionfo (Labé) touché par le phénomène

9 mars 2019 à 8 08 20 03203

Un autre village de la commune rurale de Dionfo, dans la préfecture de Labé vient d’être touché par le phénomène de feu mystérieux et de cailloux d’origine inconnue qui lapident des citoyens. Il s’agit de Ley-Bôwal, situé entre Besseya Alphayâbhè et Besseya Centre, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dans ce hameau, 4 cases et tous leurs contenus ont été complètement consumées par les flammes d’un feu mystérieux qui s’est déclaré juste après la grande prière du vendredi, 08 mars 2019.

L’alerte a été donnée à votre quotidien en ligne Guineematin.com par un maître coranique du nom de Tafsir Diallo. «La situation de Besseya Alphayâbhè a frappé un autre village de Dionfo. Des enfants se rendaient à Besseya Centre en provenance de Besseya Alphayâbhè. Ils ont été lapidés par des cailloux d’origine inconnue. Les victimes ont décampé pour tenter de se réfugier dans le village de Ley-Bôwal.

Mais, la première vieille dame qui est venue aux nouvelles a vu sa case prendre feu. Dès qu’elle a crié au secours, les flammes se sont propagées pour atteindre 3 autres cases », a-t-il expliqué au téléphone de Guineematin.com, ajoutant qu’un enfant a été blessé à la figure suite à cette attaque mystérieuse.

Actuellement, plusieurs ressortissants de Besseya ont peur de se rendre dans leur village d’origine pour s’enquérir de la réalité. Ce n’est donc pas pour rien que les autorités locales ne disent absolument rien sur ce phénomène mystérieux qui frappe une portion de leur juridiction géopolitique où des femmes, des enfants, des adultes et des personnes âgées dorment depuis plusieurs jours à la belle étoile suite à une calamité naturelle.

A rappeler qu’après son accession à la magistrature suprême du pays, le président Alpha Condé a fait appel à des experts militaires français qui ont réalisé une étude autour de ce phénomène de feu mystérieux dans la préfecture de Pita, relevant de la Région Administrative (RA) de Mamou, en Moyenne Guinée. Mais, les résultats de cette étude n’ont pas été diffusés au sein de la population guinéenne.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Dionfo (Labé) : après le feu mystérieux, une pluie de cailloux fait des blessés

7 mars 2019 à 17 05 32 03323

En plus du feu mystérieux qui a ravagé ces derniers temps des maisons d’habitation à Besseya Alphayâbhè, relevant de la sous-préfecture de Dionfo, dans la préfecture de Labé, les citoyens de la localité sont actuellement confrontés à une pluie de cailloux qui a déjà fait des blessés parmi les enfants et les notables du village, a appris Guineematin.com d’une source officielle.

Selon le deuxième imam de la localité, Thierno Alpha Amadou Diallo, en plus du feu mystérieux qui s’est déjà déclaré dans six (6) maisons d’habitation de son village, une pluie de cailloux tombent actuellement sur Besseya Alphayâbhè depuis la soirée du lundi, 04 mars 2019.

Selon nos informations, dans la matinée du mardi, 05 mars 2019, 18 enfants du village ont été attaqués et copieusement roués de coups par cette pluie de cailloux qui est tombée sur eux alors qu’ils se rendaient à l’école.

Le chef religieux, seul responsable local qui accepte actuellement de se confier à la presse, a expliqué au téléphone de Guineematin.com, que sur les 18 enfants attaqués par ce mystère, 16 ont eu des blessures à la tête. Et, lorsque les parents ont douté de la version des victimes, ils ont décidé de remmener les enfants à l’école. C’est en ce moment que tout le monde aurait été confronté à cette dure réalité qui reste encore inexplicable pour le commun des mortels.

« Nous avons été attaqués avec les enfants. Deux adultes aussi ont eu des blessures légères. Une autre dame qui était parti laver le linge au marigot avec des enfants a été chassée de la rivière par cette pluie de cailloux. A cela, il faut ajouter 6 autres dames blessées par ces cailloux d’origine inconnue », a ajouté le deuxième imam de Besseya Alphayâbhè.

Il reste entendu que la population sinistrée de Besseya Alphayâbhè n’a toujours pas enregistré une réaction concrète des autorités de Labé. Cela, depuis le 27 février 2019.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Cambriolage d’un cybercafé à Labé: plus de 10 millions de francs emportés

6 mars 2019 à 14 02 13 03133

Des inconnus se sont introduits nuitamment dans cybercafé situé au quartier Mairie, en face du lycée Hoggo Mboûro, dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit du mardi 05 mars 2019. Les malfaiteurs ont emporté plus de 10 millions de francs guinéens, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Abass Soumano, la victime de ce cambriolage, responsable du Centre de Prestation en Services Informatiques de Mairie, est revenu sur les faits. « Je gère un centre informatique. Le mardi matin, quand je suis arrivé au travail, j’ai ouvert la porte et j’ai constaté qu’il y avait des trous au niveau de la toiture. Le ou les voleurs sont rentrés par la toiture.

Ils y ont percé des trous, puis ils sont passés par le plafond. Quand ils sont rentrés, ils ont pris de l’argent. Ils ont emporté avec eux la somme de 10 millions 500 mille francs guinéens. C’est de l’argent que je devrais remettre à une dame qui s’appelle Hadja Fatoumata Diallo. A part l’argent, ils n’ont rien pris », a-t-il expliqué.

Parlant de ce qu’il a fait devant cet acte, Abass Soumano dit avoir fait une déclaration à la police. « J’ai signalé le cas aux agents de la police. Mais, ils n’ont pas suspecté quelqu’un pour le moment ».

Pour finir, la victime n’a pas manqué de dire sa frustration. « Je suis surpris. Quand tu mets de l’argent, une somme comme ça, et tu viens trouver qu’ils ont tout pris, c’est une surprise, par ce que je ne m’attendais pas à ça. Je suis déçu. Il faut que les autorités prennent les dispositions pour arrêter les bandits, nous sommes en danger », a-t-il lancé.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622 07 93 59

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Guinée : les sénégalais votent majoritairement Macky Sall (63, 52 % des voix)

24 février 2019 à 22 10 37 02372

Ce sont un total de 2 081 électeurs qui étaient inscrits au compte de la circonscription électorale de la République de Guinée pour ce scrutin présidentiel de ce dimanche, 24 février 2019. Mais, parmi eux, ce sont 1 434 sénégalais qui ont voté dans les onze (11) bureaux de vote de la Guinée, soit un taux de 48, 10 % de taux de participation, a appris un reporter que Guineematin.com avait dépêché à l’ambassade du Sénégal à Conakry.

Doudou Bangoura

Finalement, trois (3) bulletins nuls ont été comptabilisés et 1 431 suffrages ont été valablement exprimés à Conakry, Kamsar, Fria, Kindia, Labé, Kankan et Banankoro, a indiqué monsieur Doudou Bangoura, président DECENA Guinée.

Ainsi, le président sortant et candidat à sa propre succession, Macky Sall, domine ses quatre concurrents avec 909 voix (63, 52 %).
Ousmane Sonko arrive en deuxième position en République de Guinée avec
283 voix (19, 78%). Ici, Idrissa Seck s’est classé à la troisième position avec 203 voix (14, 19%). Madické Niang et Elhadj Issa Sall sont loin derrière les trois premiers, avec respectivement 20 voix (1,40%) et 16 voix (1,12).

Alpha Assia Baldé était à l’ambassade du Sénégal à Conakry pour Guineematin.com

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Conseils régionaux, quartiers et districts : le FOFPAG plaide pour une meilleure représentativité des femmes

21 février 2019 à 8 08 45 02452

Obtenir une meilleure représentativité des femmes dans les conseils régionaux, de quartier et de district ! C’est l’objectif d’une tournée du Forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG). Appuyé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et financé par l’ONU Femme à travers le gouvernement canadien, les femmes parlementaires ont entamé, depuis le 19 février 2019 et pour une semaine, une tournée de sensibilisation, de plaidoyer et de lobbying dans les sept chefs-lieux de région du pays.

Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet intitulé « Implication des femmes en politique ». Soutenu par l’Assemblée nationale, ce projet concerne aussi bien la guinée profonde que la capitale, Conakry, selon le programme du FOFPAG, transmis au reporter de Guineematin.com qui accompagne une équipe des femmes parlementaires.

Pour le succès de sa mission, le Forum des femmes parlementaires de Guinée a formé deux équipes. La première qui sillonnera les régions de Boké, Kindia, Mamou et Labé est coiffée par l’Honorable Hadja Aïssata Daffé. La seconde, dirigée par l’Honorable Zalikatou Diallo, se rendra successivement à Faranah, N’zérékoré et Kankan.

Accompagnée des députées Anne Marie Mansaré, Fatoumata Binta Diallo (Koïn), de Thérèse Téwa Yaradouno et de deux assistants parlementaires, l’honorable Zalikatou Diallo, par ailleurs secrétaire générale du FOFPAG, a débuté sa mission hier, mercredi 20 février 2019, à Faranah, où elle a rencontré les autorités régionales, préfectorales et communales, mais également les représentants de la CEPI (commission électorale préfectorale indépendante), des partis politiques et de la société civile.

Dès l’entame, la cheffe de délégation a déploré la faible représentativité des femmes sur les listes de candidats des partis politiques pour les élections locales de février 2018. « Voyez-vous, les femmes avec tout le poids qu’elles supportent et représentant les 52% de la population, ne sont pas bien prises en compte dans les sphères de décision… Les élections communales passées ont enregistré, dans les 342 circonscriptions du pays, 29 mille 554 candidats pour seulement 7 mille 44 femmes ; soit moins du tiers de l’effectif. C’est marginal », a regretté la secrétaire générale du FOFPAG.

Plus loin, Zalikatou Diallo a expliqué que cette mission vise à faire un plaidoyer auprès des acteurs impliqués dans le processus électoral en vue d’une plus grande présence des femmes dans les conseils régionaux mais également pour qu’il y ait plus de femmes présidentes de quartier et de district.

« Nous avons demandé à tous les acteurs de tout mettre en œuvre pour que les femmes conseillères puissent être désignées dans les conseils de région. Du côté des conseillers communaux, c’est ce que nous voulons. S’agissant des partis politiques, nous demandons à ce que les femmes soient désignées et en nombre comme Présidentes de quartier et de district. C’est le moment de le dire, puisqu’en 2018, quand on passait le message d’inscrire beaucoup de femmes sur les listes électorales, cette étape était déjà passée. Maintenant qu’il est l’heure de désigner les conseillers régionaux et les responsables de quartier et de district, je pense que notre mission est arrivée au bon moment », a plaidé la députée qui a été également appuyée avec des arguments forts encourageants de ses paires.

Cette demande s’adresse également aux conseillers issus des listes indépendantes qui ont des femmes conseillères et des localités remportées, ont insisté les parlementaires.

S’adressant aux femmes, l’honorable Fatoumata Binta Diallo (Koïn) dira que le pouvoir ne se donne pas, il s’arrache. « Donc, levez-vous ! Car, avec un peu de volonté, vous pouvez devenir présidente de quartier, de district, maire, conseillère de région et pourquoi pas députée…».

Prenant la parole, certains participants ont regretté l’indifférence des femmes à pratiquer la politique et d’autres, de la méchanceté et de l’égoïsme des hommes, qui ne veulent pas partager.

Toutefois, des contraintes liées à la pesanteur sociale, aux coutumes, à la pauvreté ou au manque de formation ont été régulièrement été citées parmi les principales causes de la sous représentativité des femmes aux postes de décision.

De son côté, au nom du gouverneur Sadou kéïta, absent, le Chef de cabinet du gouvernorat de Faranah, Ibrahima II Sylla s’est réjoui de cette initiative du FOFPAG. « Nous saluons cette démarche des femmes parlementaires. Nous voulons que la représentation des femmes dans les quartiers et districts soit une réalité. Il appartient aux partis politiques de travailler et d’accepter également cette présence significative des femmes à la tête des quartiers et districts. Egalement, en tant qu’autorités, nous allons attirer l’attention des conseillers pour que les femmes élues soient désignées dans le conseil régional. Nous rappelons que nous assurons la tutelle ; mais, la décision de le faire ne nous appartient pas ».

D’ailleurs, abordant certains problèmes soulevés par les participants, Ibrahima II Sylla a rappelé les efforts du président de la République pour l’autonomisation des femmes. « Les femmes sont braves et capables. Et, pour les accompagner, le président de la République a créé partout des micro-crédits comme les MUFFA et les LC2 pour leur autonomisation… », a dit le chef de cabinet.

Dans la même logique, Ibrahima II Sylla s’est félicité de l’élection au poste de maire de trois femmes au niveau de la région de Faranah. Il s’agit de Madame Fanta Diaby, maire de la commune rurale d’Alfamoussaya, de Madame Mariama Diallo, maire de la commune rurale de Bissikirima et de Madame Fanta Chérif, maire de la commune rurale de Konindou. Ces trois collectivités rurales, relevant toutes de la préfecture de Dabola.

Enfin, Dr. Zalikatou Diallo a repris la parole pour revenir sur les recommandations faites par les différents acteurs rencontrés. « Il s’agit de rencontrer les femmes en nombre et dans les zones rurales pour les sensibiliser et les motiver à s’engager plus en politique et d’impliquer les médias dans nos activités », a-t-elle insisté. La cheffe de mission a également noté la proposition de loi sur la parité initiée par le FOFPAG qui viendra, une fois votée, contraindre les différents acteurs à améliorer le niveau de représentation des femmes aux postes décision (électif ou nominatif).

Après ces entretiens, la mission a continué à Kissidougou et Gueckédou où elle a également rencontré les différents acteurs, recueilli les données et développé le plaidoyer en faveur des femmes. La mission a regretté qu’il n’y ait aucune femme maire dans ces trois préfectures (Faranah, Kissidougou et Gueckédou).

Aujourd’hui, jeudi 21 février 2019, la mission conduite par l’Honorable Zalikatou Diallo sera reçue dans les préfectures de Macenta et N’Zérékoré.

De Gueckédou, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Dougountounni (Mali) : un blessé dans un affrontement entre deux familles de Baadougoula

6 février 2019 à 19 07 07 02072

Une personne dont l’identité n’a encore pas été révélée a eu une blessure à la tête suite à un affrontement entre deux familles dans le district de Baadougoula, relevant de la commune rurale de Dougountounni, située à environ 82 kilomètres au côté Sud-Ouest du chef-lieu de la préfecture de Mali, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon des témoignages confirmés par le sous-préfet de la localité, Ibrahima Sory Keïta qui s’est rendu à Baadougoula avec un détachement des services de maintien d’ordre, l’incident a vite été maitrisé et que le calme est revenu dans la localité où on déplore un seul cas de blessé. La victime aurait été touchée à la tête par un projectile. L’intéressé dont l’identité n’a pas encore été révélée à la presse a été admis, dans un premier temps au poste de Santé de la localité où il a reçu les premiers soins.

« Nous nous apprêtons à le référer au Centre de Santé de Dougountounni pour une mesure de sécurité. Je pense que cette blessure n’est pas grave, mais puisque je ne suis pas spécialiste, je ne peux pas vous dire davantage sur son état » a confié le sous-préfet de Dougountounni, Ibrahima Sory Keïta.

Rappelons que cet affrontement signalé à Badougoula, dans la commune rurale de Dougountounni, a éclaté autour d’un conflit domanial portant sur une zone agricole qui date de plusieurs années maintenant. L’affaire a été traitée par les juridictions de la République jusqu’à la Cour Suprême où pratiquement un ménage a eu raison sur le village. C’est l’application de cette décision de justice qui se heurte à une farouche résistance populaire.

A l’époque, le gouverneur Sadou Keïta avait pris une option conforme aux réalités du terrain. Ce qui a permis de maintenir la paix et la quiétude sociale dans la zone jusqu’à la fin de son séjour à la tête du gouvernorat de la Région Administrative de Labé.

Même qu’un huissier de justice qui s’était rendu sur le terrain pour exécuter cette décision de justice en faveur d’une famille aux préjudices de la communauté a finalement a passé un sale quart d’heure au milieu de la population locale. Il aura fallu une prompte intervention du gouverneur de région et ses services pour que cet huissier de justice sorte de Baadougoula saint et sauf.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : la directrice préfectorale de l’éducation rétablie dans ses fonctions

6 février 2019 à 6 06 59 02592
Mme Magassouba Hadja Aïssatou Diouldé DIALLO, DPE de Labé

La directrice préfectorale de l’Education (DPE) de Labé, madame Magassouba née Hadja Aïssatou Diouldé Diallo et les trois autres cadres elle avait été suspendue « pour faute lourde » par le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangaré, à travers une décision en date du 29 octobre 2018 viennent d’être rétablis dans leurs fonctions, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’on se rappelle que les encadreurs de l’éducation concernés par cette décision de suspension à Labé madame Magassouba Hadja Aïssatou Diouldé, directrice préfectorale de l’éducation (DPE), Abdourahmane Bah, chef Section Pédagogique (CSP) à la Direction Préfectorale de l’Education, Aguibou Diallo, gestionnaire des ressources humaines à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé et Abdallah Diallo, gestionnaire des ressources humaines à la DPE avaient été, dit-on, accusés, à tort, de n’avoir rien fait pour casser la grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui minait le secteur.

Même si la même décision suspendait également les directeurs préfectoraux de l’Education de Kindia, Boké, Dinguiraye et Yomou, plusieurs observateurs en service à Labé ont vu à travers cet acte un règlement de compte contre des anciens collaborateurs de monsieur Mory Sangaré qui évoluait dans la région avant son poste de ministre de la République.

Fort heureusement, les leaders syndicaux qui ont déclenché ce mouvement de grève se sont investis pour que chaque encadreurs de l’Education, chaque enseignant en situation de classe qui avaient été suspendu, muté ou relevé pendant la crise scolaire soit rétabli dans ses fonctions.

A noter que la première liste des cadres concernés qui avait été remontée aux leaders syndicaux avait omis le nom du gestionnaire des ressources humaines de la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé, Abdallah Diallo. Mais, le complot a finalement été déjoué à temps.

Il semble que les gestionnaires des ressources humaines avaient tous été remplacés par le ministre dans tout le pays. A Labé, monsieur Abdallah Diallo avait été remplacé par un professeur d’Anglais en service à Hoggo M’Bouro.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Conakry : vers le lancement de la quinzaine artistique et du festival des arts et de la Culture

14 décembre 2018 à 10 10 15 121512

La Guinée s’apprête à vibrer au rythme du Festival National des Arts et de la Culture (FENAC 2018). En prélude à cette manifestation, le ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a rencontré les médias dans ses locaux hier, jeudi 13 décembre 2018. Les responsables du département ont saisi l’occasion pour annoncer les couleurs de l’événement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours de cette rencontre, les autorités ont annoncé qu’en prélude au FENAC demain, samedi, la 17ème édition de la quinzaine artistique régionale sera lancée au musée national de Sandervalia.

Placée sous le thème « consolidation de l’unité nationale », le Festival National des Arts et de la Culture est attendu à partir du 23 décembre prochain. L’événement mettra en exergue plusieurs disciplines qui seront en compétition cette année: chœur, ensemble instrumental, humour ou stand up, musique urbaine, orchestre moderne, percussions, théâtre ou slam et l’art du récit.

Fodéba Isto Keira

Le secrétaire général du ministère des Sports et de la Culture, Fodéba Isto Keira est revenu sur les raisons du choix du thème de cette année. Selon lui, « un peuple qui tourne le dos à sa culture, la violence n’est pas loin de ce peuple. Vous voyez comment le tissu social est fragilisé. Nous pensons qu’à travers cette manifestation, les artistes sont mieux placés aujourd’hui pour passer des messages de paix, de fraternité et de solidarité, puisque ces artistes n’ont pas de couleurs, ils brillent par leur neutralité dans les messages qu’ils véhiculent. Nous pensons que cette édition va connaître un succès grâce au concours de tout un chacun. L’objectif de ce festival, c’est d’aller vers la population pour la consolidation de la paix ».

Les organisateurs ont précisé que le FENAC 2018 est ouvert à toutes les troupes reconnues dans les sept régions administratives et les cinq communes de Conakry. Durant quatre (4) jours de compétition, plus de mille huit cent (1800) artistes, venus de tous les horizons, vont s’affronter dans les capitales régionales de la Guinée : la zone spéciale de Conakry, Boké, Faranah, Kankan, Labé, Mamou et N’Zérékoré.

Toutefois, Fodéba Isto Kéira a déploré le manque d’infrastructures culturelles et sportives dans le pays. Des anciennes salles de loisirs sont désormais transformées en magasins de stockage. « Le manque d’infrastructures est notoire. Les salles de cinéma sont devenues des magasins. On a voulu par exemple utiliser la maison des jeunes de Matam, qui est une très grande maison, qu’on appelait avant la permanence de Matam, devenue aujourd’hui un magasin… Il n’y a pas de culture sans espaces culturels, et qui parle de produit culturel, parle de trois choses essentielles: la production, la promotion et la diffusion. Quand cela manque, ça ne marche pas et cela a manqué dans ce pays là. Nous avons un accord formel avec le gouvernement chinois pour la construction d’un palais de la culture de cinq mille places ».

À Conakry, les différentes représentations se dérouleront au musée national de Guinée, à l’espace culturel Fougou Fougou et à la paillote. Une compétition qui se fera sous l’œil vigilant de 30 membres d’un jury spécialisé en questions artistiques et culturelles ainsi que 66 encadreurs.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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N’zérékoré : deux enseignants condamnés pour attroupement illégal

11 décembre 2018 à 19 07 56 125612

Le tribunal de première instance de N’zérékoré a condamné hier, lundi 10 décembre 2018, deux enseignants membres du SLECG. Le tribunal les a reconnus coupables de délits d’attroupement illégal et de trouble à l’ordre public. Ils ont écopé chacun à 15 mois d’emprisonnement assortis de sursis, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

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Labé : la visite d’Alpha Condé reportée (Préfet)

4 décembre 2018 à 10 10 32 123212

Initialement prévue le 05 décembre 2018, la visite annoncée du président de la République à Labé a été ajournée, a appris un correspondant de Guineematin.com dans la ville. C’est le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah qui a annoncé la nouvelle, donnant les raisons de ce report.

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