Avis de décès : Elhadji Thierno Souleymane Diallo a tiré sa révérence

12 juillet 2019 à 16 04 42 07427
Feu Elhadji Thierno Souleymane Diallo

Les familles Dialloyabhé de Kankalabè, Sow, Baldé Barry, Soumah et Condé ont la profonde douleur d’annoncer le décès d’Elhadji Thierno Souleymane Diallo, ingénieur des Mines et Géologie. Ce décès est survenu dans la matinée du mercredi à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne.

Le défunt était le fils de feu Elhadji Ibrahima Sila Diallo, chef du Canton de Kankalabè et de Hadja Mariama Pètè Diallo. Qu’en soient informés, les parents et amis de Kankalabé, Télimélé, Kébaly, Mombeya, Doghol, Labé, Conakry, France, Belqique, Londres, la Norvège, la Hollande et des Etats Unis.

L’enterrement aura lieu dans son village natal à Kankalabé, dans la préfecture de Dalaba, le lundi 15 juillet après la prière de 14 heures. La vie est si injuste des fois. Un homme qui a été le meilleur des oncles. Ta mort est juste un départ pour le paradis des belles personnes.

Toute ta famille garde de toi un très bon souvenir.

Adieu mon oncle ! Je t’aime de tout mon cœur !

Ta nièce, Mariama Diallo en Norvège/Oslo

Email : mombeya1@yahoo.fr

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Les Cadets Guinéens sanctionnés, l’autre mensonge d’Antonio Souaré

12 juillet 2019 à 11 11 33 07337

Il avait joué au faux bravo en faisant espérer les guinéens de voir leur équipe cadette, valeureuse finaliste de la CAN de la catégorie en Tanzanie, disputer la coupe du monde au Brésil en octobre prochain. Comme à son habitude, il avait fanfaronné en se rendant d’urgence à Paris, mobiliser ses fameux avocats pour se rendre au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Zurich.

De retour à Conakry et prenant part à l’assemblée générale ordinaire de la Féguifoot à Labé, Antonio Souaré s’était fait applaudir par l’assistance en jouant au héros qui aura fait éviter les sanctions à la Guinée.

Menteur devant l’éternel, il avait plutôt évoqué le problème de l’Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) sans jamais faire mention de la grave faute administrative de falsification de documents de voyage de deux joueurs dont s’étaient rendus coupables des dirigeants et entraîneurs de la fédération, encore moins évoquer le refus de la fédération à répondre à l’invitation du jury disciplinaire de la CAF avant son audience délibérante.

Et, ce n’est pas tout. D’Alexandrie où il se trouve avec le Sily National, Antonio Souaré, joint par une radio locale, continue à défendre l’indéfendable, même après la validation des sanctions imposées aux Cadets par le comité exécutif de la CAF.

Celui qui prétend connaître le football vient ainsi d’être confondu et humilié et certainement mal vu par les guinéens qu’il a pris pour des jouets en abusant de leur amour-propre, si ce n’est créer un incident diplomatique avec le Sénégal, voisin à l’autel du football.

La réalité, c’est qu’Antonio Souaré en veut à maître Augustin Senghor, le président de la Fédération Sénégalaise de Football depuis l’élection de ce dernier au comité exécutif de la CAF. Toujours prêt à se réfugier dans le mensonge et embarquer tout le monde dans son bateau. La corruption aura raison de ceux qui vont trainer les pieds.

La messe est dite, c’est bien les Cadets sénégalais qui vont prendre part à la coupe du monde au Brésil. Avec cette sanction et l’humiliante élimination du Sily national à la CAN en Egypte, la saison footballistique est terminée. À Antonio Souaré de dresser son bilan. Négatif sur toute la ligne.

Alors, merci de rendre le tablier afin que des guinéens plus méritants enfourchent le cheval pour continuer l’aventure.

Amadou Diouldé Diallo, Journaliste-Historien,

Depuis Abidjan

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Lutte contre les occupations anarchiques de la chaussée : échec des autorités communales de Labé

11 juillet 2019 à 19 07 54 07547

Les autorités communales ont pratiquement échoué dans leur programme de lutte contre les occupations anarchiques de la voirie urbaine, surtout autour du marché central, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

commandant de la Garde Communale de Labé (CGCL), Ousmane Bah
commandant Ousmane Bah

La garde communale déployé sur le terrain est confrontée à une difficulté liée à l’indiscipline des occupants anarchiques de la voirie urbaine.
« Les gens refusent de quitter. C’est ce qui est grave. Vous-même vous voyez dans nos locaux ici, on a toutes les denrées. Tout ce que nous prenons maintenant, nous déposons au niveau de la prison civile pour donner aux prisonniers parce que les gens refusent de quitter catégoriquement » a expliqué le commandant de la Garde Communale de Labé (CGCL), Ousmane Bah.

Ces hommes sont parfois victimes mêmes d’agressions physiques de la part des vendeuses de condiments. « Nous sommes victimes d’injures incendiaires tous les jours. Même hier (Ndrl : mercredi, 10 juillet 2019), comme vous l’avez si bien dit, il y a une femme qui a giflé un de mes agents, parce que simplement le gars a pris son colis. C’est tout. Sinon, ce n’est parce qu’on insulte des gens. On n’agresse personne. On dit avec respect quittez ! Mais, malgré ça, les gens refusent. Ils nous agressent maintenant » a ajouté le commandant de la Garde Communale de Labé.

Comme leurs prédécesseurs, les nouvelles autorités communales de Labé manquent de stratégies pour recaser les vendeuses de condiments dans les marchés de Daka, Radar et N’dianyâbhé. « Ce que nous pouvons demander à tous nos frères et toutes nos parentes, c’est d’accepter de quitter la route, la chaussée, parce qu’il y a trois marchés : le marché de N’dianyâbhé, le marché de Daka et même à la Radar, dans le quartier Tata2. Il y a plusieurs marchés maintenant. Les gens refusent. C’est ça le problème » a conclu le chef du service de la Garde Communale de Labé.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Meurtre de Boukariou Baldé : le coup de gueule de son oncle

11 juillet 2019 à 8 08 32 07327

Il y a aujourd’hui plus d’un mois (le 31 mai 2019), un jeune étudiant a été battu à mort à l’université Hafia de Labé par des agents des forces de l’ordre dépêchés sur les lieux sur réquisitions du Gouverneur, Madifing Diané. La famille du défunt avait alors sollicité et obtenu une autopsie dont le rapport du médecin légiste dévoilera une mort atroce. Et, avant même l’autopsie, les images de la victime relayées sur les réseaux sociaux par certains de ses camarades montreront qu’avec une once d’humanisme des autorités universitaires- qui ne l’ont assisté qu’à la dernière minute- l’étudiant aurait pu être sauvé…

A bien observer ce qui s’est passé, tout a semblé réuni pour tuer ce pauvre garçon, fils d’un enseignant qui a aujourd’hui cumulé une trentaine d’années de labeur. En conférence de presse, le Gouverneur de la région administrative de Labé a tout mis à son compte, expliquant que RIEN n’a été fait dans ce meurtre sans son autorisation : intervention des forces de l’ordre, évacuation du corps du défunt de l’hôpital régional de Labé pour Conakry, refus de passer prendre ou tout au moins d’informer les parents (père et mère du défunt) qui ont passé cette nuit de Ramadan à Dalaba, attendant l’ambulance qu’on disait « transportait le blessé »…

Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé
Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé

Disant avoir tout autorisé et assumant tout, Madifing Diané a visiblement tout fait pour également étouffer les informations autour de ce meurtre. On apprendra plus tard que des étudiants ont perçu l’argent des autorités, visiblement pour tourner la page de ce crime ; et, la plainte des parents a été refusée par le tribunal de Labé. Même une stèle que certains étudiants (qui tiennent à faire perpétuer la mémoire du défunt) ont tenu à ériger à l’université Hafia de Labé a été arrachée avec un silence approbateur des décideurs actuels des lieux…

L’étudiant Amadou Boukariou Baldé, tué le 31 mai 2019 par des agents déployés par Madifing Diané

Sur ses nerfs, déçu de refus des puissants d’aujourd’hui de rendre justice sur ce crime, Abdoul Rahmane Baldé, le jeune frère de Mamadou Mouctar Baldé, le père de l’étudiant tué, a posté sur son mur Facebook son cri de cœur qu’il a intitulé « HONTE à eux », pour ne pas nommer les auteurs et commanditaires du meurtre de feu Amadou Boukariou Baldé qui croient aujourd’hui capables d’empêcher la vérité de jaillir…

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose ce coup de gueule :

Honte à eux !

Vendredi 31/05/2019, Université Hafia Labé : Les dirigeants inconscients de l’institution, incapables de gérer un petit problème interne font appel à leurs parrains qui dépêchent policiers et gendarmes sur les lieux. Ceux-ci ne décevront pas leurs mandataires et les résultats en font foi : UN MORT suite aux coups par objets contondants reçus principalement sur la tête, des blessés et énormément de dégâts matériels. Le gouverneur de la région assume. La famille du défunt prend en charge les frais d’autopsie et de funérailles. AMADOU BOUKARIOU BALDÉ sera inhumé le lundi 03/06/2019 correspondant au 29 du mois Ramadan après la prière de Asr.

Une plainte formulée par les avocats de la famille de Boukariou sera déposée chez le procureur de Labé qui la classe sans suite.

Le gouverneur de Labé, l’une des personnalités visées par la plainte, nargue la famille et dit : « …le père de Boukariou a perdu son fils et maintenant il est en train de perdre sa foi… ».

Un conseil d’étudiants mis en place à l’Université de Hafia Labé recevra du rectorat un montant de huit millions de nos francs en guise de réparation des dommages matériels subis par le fait de l’intervention des forces de l’ordre. Il s’en suivra des détournements dont les coupables seraient certains étudiants et une haute personnalité l’autorité universitaire. C’est ce fait qui impactera sur le symposium qui était prévu le 05/07/2019 à Hafia Labé à la mémoire de Amadou Boukariou BALDÉ. Les empoignades entre étudiants organisateurs obligeront à reporter sine die la cérémonie et une stèle a été érigée la veille dans l’enceinte d de l’Université.

Comme si le meurtre de Boukariou ne suffisait pas, des certains individus ont nuitamment démoli la stèle dans les heures qui ont suivi. De l’aveu de certains étudiants, cette stèle n’était pas du goût des autorités. PEINE PERDUE !

Abdoul Rahmane Baldé, oncle de feu Amadou Boukariou Baldé
Abdoul Rahmane Baldé, oncle paternel de feu Amadou Boukariou Baldé

Si les responsables et leurs complices espèrent, par ces agissements immondes et répugnants, entamer la détermination de la famille de Boukariou, je leurs dirais que c’est mal nous connaître. Nous sommes conscients de nos atouts et de nos faiblesses et nous ne sous-estimons pas le camp d’en face. Nous sommes rassurés par notre foi quoique d’autres puissent en douter.

Nous avons confiance au DIEU de Nouhou (Noé) qui noya les injustes et sauva Nouhou et les pieux dans l’Arche.

Nous avons foi au même DIEU qui sauva Ibrahim (Abraham) du feu de Noumroud.

Nous avons foi au même DIEU qui sauva Mûssa (Moïse) et ses partisans de Pharaon et noya ce dernier et ses armées.

Nous avons foi au même DIEU qui sauva Issa (Jésus) des comploteurs pour confondre ces derniers.

Nous avons foi au même DIEU qui sauva Muhammad de tous ces ennemis et lui donna la victoire éclatante sur eux.

Nous savons que notre Dieu en QUI nous avons foi est omnipotent, nous savons aussi qu’IL accorde du répit aux injustes mais qu’IL les saisira.

En attendant de répondre devant DIEU, on vous contraindra de répondre devant la justice sur terre. Avec un minimum d’honneur ces sieurs auraient tous démissionné pour se mettre à la disposition de la justice. Au lieu de cela ils se cramponnent et peut être font recours aux charlatans et lecteurs de Yassin pour espérer calmer l’affaire ; peine perdue. Nous ne nous arrêterons pas de sitôt pour la mémoire de AMADOU BOUKARIOU BALDÉ et de toutes ces victimes anonymes et connues. MALHEUR À VOUS !

Nous n’avons pas la prétention de pouvoir soulever des montagnes ; mais, nous avons foi à Allahou qui, lorsqu’IL veut d’une chose, dit « soit » et elle est. Et, quel Excellent secours !

Abdourahmane Baldé, oncle paternel de feu Amadou Boukariou Baldé

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BEPC 2019 à Labé : état des lieux et sentiments mitigés de certains candidats (avec vidéo)

9 juillet 2019 à 19 07 43 07437

Contrairement à ce qui se passe dans certaines localités du pays, aucun cas de fraude au Brevet Élémentaire du Premier Cycle (BEPC), session 2019, n’a encore été signalés dans la Région Administrative de Labé, mais les sentiments de certains candidats restent mitigés au sortir de la deuxième journée de l’évaluation, rapporte un correspondant Guineematin.com en Moyenne, à travers ce reportage vidéo ci-dessous.

Les candidats au Brevet Élémentaire du Premier Cycle (BEPC), session 2019, poursuivent leurs évaluations. Ce mardi, ils ont composé dans les épreuves de dictée-question et Physique. Mais, les sentiments de certains candidats de Labé sont encore mitigés. C’est le cas de Mamadou Bhoye Diallo présenté par une école privée de la banlieue Est de la ville.

« C’est un peu compliqué parce qu’on renverse les sujets. Ah ! Nous avons espoir de gagner, parce que nous avons confiance en nous. On a un peu fait quelque chose sur nos papiers. J’espère que Dieu nous aidera. Les élèves apprécient les sujets. Ils disent que c’est un peu compliqué mais ils comprennent. »

Laye Keïta, chef de la Section Pédagogie de l’Inspection Régionale de l’Education de Labé
Laye Keïta

Pour le moment, aucun cas de fraude n’a été signalé par les encadreurs de l’éducation de la région. « Pour le moment, au BEPC, aucun cas de fraude n’a été notifié. Même au niveau du CEP (Examen d’entrée en 7ème Année), dans ma région, aucun cas de fraude n’a été enregistré. On ne dit pas qu’on a réussi à 100%, mais nous commençons à réussir progressivement dans ces examens. Autrefois, par jour, on pouvait constater des cas de fraude : 12 candidats, 10 candidats ou 8 candidats éliminés » explique le chef de la Section Pédagogie (CSP) de l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé, Laye Keïta. Par rapport à la proclamation des résultats à temps, le dispositif de correction a déjà commencé à se mettre en branle dans la Région Administrative de Labé, ajoute Laye Keïta.

« Pour le cas spécifique de l’entrée en 7ème Année, dès le premier jour de l’administration des épreuves dans les salles d’examen, la machine du secrétariat a commencé à marcher. Le corrigé type a été fait le même jour et le lendemain les correcteurs sont entrés en activité. Si vous constatez aussi au niveau de notre IRE ici, présentement, nous sommes tous là dans le cadre de ce secrétariat. Et les épreuves qui ont été administrés hier (lundi, 08 juillet 2019) Rédaction et Histoire, aujourd’hui, ces correcteurs sont en activité dans le centre de correction. C’est pour autant dire que ce dispositif fonctionne. Dernière épreuve, deux semaines, nous avons comme délai pour proclamer les résultats » a-t-il précisé.

Les examens nationaux de cette année à Labé, les autorités régionales de l’éducation semblent avoir tiré les meilleures leçons des imperfections constatées dans le déroulement des épreuves en 2018.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : le FARC et le gouverneur de région dans le collimateur du député Cellou Baldé

7 juillet 2019 à 9 09 53 07537

A l’occasion de l’Assemblée Générale de la Fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) à Labé, le député uninominal, l’honorable Mamadou Cellou Baldé a mis le Front pour l’Adoption par Référendum de la constitution (FARC) en garde contre toute activité de promotion de tripatouillage de la loi fondamentale et dénoncé le comportement « antidémocratique » du gouverneur de région, Elhadj Madifing Diané, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

A Labé, la Fédération de l’Union des Forces Démocratiques (UFDG) a organisée dans l’après-midi du samedi, 06 juillet 2019, au siège du parti, à Kouroula, une assemblée générale (AG) ordinaire. La rencontre a mobilisé plusieurs responsables, militants et sympathisants de l’UFDG venus des différents quartiers de la commune urbaine et de certaines sous-préfectures de Labé.

A cette occasion, plusieurs sujets qui font l’actualité locale et nationale ont été largement abordés par le député uninominal, l’honorable Mamadou Cellou Baldé, membre du bureau exécutif national de l’UFDG.

Au cours de sa communication, ce parrain politique de la Fédération UFDG de Labé a vigoureusement dénoncé et condamné l’allure du gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané qu’il qualifie de dictateur et antidémocratique « venu à Labé pour diviser les filles et les fils du terroir.»

Le parlementaire de l’opposition, Cellou Baldé a particulièrement insisté sur la capacité de résistance des populations locales contre toute tentative de tripatouillage de la constitution en République de Guinée. C’est à ce niveau qu’il a ouvert une grande parenthèse pour mettre le Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle constitution (FARC) en garde contre toute activité de promotion du changement de la loi fondamentale dans la région.

Abordant la vie interne du parti, le député Cellou Baldé a invité les responsables de la Fédération UFDG de Labé à renforcer la mobilisation des militants et sympathisants en vue non seulement d’organiser la résistance mais aussi pour préparer avec la plus grande efficacité les prochaines échéances électorales, notamment les législatives.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Le pont de M’bâgou emporté : Mali coupé du reste de la Guinée

5 juillet 2019 à 11 11 11 07117
image d’archive

Comme on le sait, le pont de M’bâgou, situé à 14 kilomètres du chef-lieu de la commune rurale de Yembéring, dans la préfecture de Mali, a cédé sous l’effet des fortes pluies depuis l’année dernière. Et, aujourd’hui, c’est la déviation qui est devenue impraticable suite aux fortes pluies enregistrées ces derniers jours. Selon des citoyens qui ont contacté Guineematin.com au téléphone, les usagers la route nationale Mali-Labé sont aujourd’hui désemparés et la préfecture de Mali est coupée du reste de la République !

C’est des usagers du tronçon Mali-Labé très anxieux qui ont interpellé Guineematin.com sur le calvaire qui est le leur en ce moment. Après que le pont de M’bâgou a cédé sous le poids de l’âge en août 2018, une déviation avait été mise en place pour permettre aux usagers de continuer à circuler.

Suite aux fortes pluies de ces derniers jours, les paysans se sont frotté les mains. Mais, les citoyens qui se rendent à Mali sont plus que jamais pénalisés avec cette déviation de M’bâgou qui n’est plus fonctionnelle. Mali est pour le moment coupé de Labé, donc de la Guinée. L’inquiétude est grande aujourd’hui dans cette partie de la Guinée.

D’ailleurs, les citoyens de Mali qui ont contacté la rédaction de Guineematin.com ce vendredi laissaient entendre que les travailleurs de l’entreprise en charge de la réfection de ce pont avaient quitté une semaine après le passage du ministre des Travaux publics. Ils se disent aujourd’hui abandonnés à eux-mêmes…

Mais, ce n’est pas l’avis du Département des Travaux publics. Joint au téléphone dans la matinée de ce vendredi, Amadou Tidjane Bah, le chef de la Cellule de communication du Ministère des Travaux Publics a dit à un reporter de Guineematin.com que c’est la crue du cours d’eau qui explique que la déviation soit dans cet état. Selon lui, les travaux en cours sur le pont vont prendre fin dans une semaine, à compter d’hier, jeudi 04 juillet. Notre interlocuteur rassure que le pont sera fonctionnel les jours à venir.

Wait and see.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Criminalité faunique : une décision du tribunal de Labé au centre des débats

2 juillet 2019 à 14 02 58 07587

Par projet GALF : Le 25 juin dernier, un trafiquant non des moindres a écopé d’un emprisonnement de 1 an assorti de sursis avec une amende de 5 000 000 GNF par le tribunal de première instance (TPI) de Labé. Sur l’action civile, le tribunal a reçu la constitution de l’Etat Guinéen en condamnant M. Abdoulaye Baldé, au paiement d’un montant de 2 000 000 GNF à titre de dommage et intérêts.

Une décision qui semble être incompréhensible par l’ensemble des défenseurs et des autorités de l’environnement.

Selon Charlotte Houpline, Directrice exécutive de l’ONG française qui appui l’Etat Guinéen depuis 8 ans via le projet GALF dans l’application de la loi et la répression de cette criminalité, l’application stricte de la loi est la seule voie dissuasive : « Seule la prison ferme dissuade les trafiquants, les magistrats devraient faire preuve de plus de rigueur. Le commerce illégal de la faune est un crime organisé transnational qui implique des réseaux criminels et génèrent beaucoup de profits illicites, il ne s’agit pas de braconnage localisé mais d’un phénomène bien organisé d’ampleur international ».

Parlant des circonstances de l’arrestation, la directrice précise : « Ce trafiquant a été arrêté avec des peaux dont une peau de panthère venant du nouveau Parc National du Moyen Bafing (PNMB), les panthères sont massivement tués dans le Parc pour alimenter un commerce illégal sous régional, il s’agit donc d’une espèce intégralement protégée par la loi. Si la justice ne dissuade pas ces trafiquants, la faune du Parc continuera à disparaître. On a l’impression de faire marche arrière car généralement les peines ne sont plus dissuasives dans le pays, même quand la répression de cette criminalité a démarré il y a presque 10 ans, les peines étaient plus fortes et il n’y avait que rarement du sursis ».

Interpellé à propos, Colonel Mamadou Boye Sow point focal national en charge de la lutte contre la criminalité faunique au Ministère de l’Environnement et des Eaux et Forêt explique « Je suis vraiment déçu par cette décision, nous avons révisé le code de faune en alourdissant les peines d’emprisonnement pour dissuader cette criminalité, l’Assemblée nationale l’a ratifié et le Président l’a promulgué l’année dernière, les peines vont désormais jusqu’à 5 ans de prison, si les magistrats ne sont pas assez rigoureux dans l’application à quoi cela sert t-il de renforcer les lois » ?

Pour eux, une telle décision contribue à encourager le trafic de faune dans le pays. Lors d’un entretien téléphonique, le Colonel Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts a fait savoir à l’officier média de GALF (Guinée Application de la Loi Faunique) que : « Cette décision est vraiment très clémente en faveur du trafiquant, cela pourrait contribuer à la recrudescence du trafic en Guinée ».

De son côté, M. Diao Diallo, Chef Section des Eaux et Forêts de Labé renchérit: « C’est un peu difficile car quand il y a un coupable, un accusé, après avoir dressé le procès-verbal on l’envoie au niveau du tribunal qui a le mérite de vérifier sa culpabilité ou non avant de se prononcer. Le Juge est indépendant et autonome mais comme vous le savez si on continu à sanctionner de cette manière, certaines peines encouragent les intéressés au lieu de les pousser à délaisser cette activité illégale ».

Pour lui, le Point Focal national en charge de la lutte contre la criminalité faunique au Ministère de la Justice devrait s’entretenir avec les procureurs et juges des différents tribunaux du pays autour de toute cette problématique afin de renforcer l’application de la loi dans ce sens en encourageant surtout les peines d’emprisonnement ferme.

Joint au téléphone M. Mamadou Bella Diallo, Point Focal de la CITES (Convention internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction), affirme : « De toute façon, je suggère à ce qu’on recommence les formations au niveau des magistrats, en impliquant les juges du siège massivement, car on forme plus souvent les procureurs. Puisqu’il y a un nouveau code, il faut qu’on trouve des moyens financiers afin de recommencer la formation des magistrats pour chaque région du pays. Cela pour relancer carrément l’affaire car certains c’est pendant l’audience même qu’ils prennent connaissance du code de faune ».

Il y a 15 jours une décision de justice dissuasive à été prise dans une affaire similaire par le TPI de Kissidougou à l’encontre de deux trafiquants majeurs, arrêtés en possession de nombreuses peaux d’espèces protégées et condamné à 1 an de prison ferme, 10 millions d’amende et 50 millions à titre de dommages et intérêt pour l’Etat.

A préciser que M. Abdoulaye Baldé, né en 1981 à Kolet dans la préfecture de Tougué de la région administrative de Labé a été mis aux arrêts le 25 mai 2019 à Labé par une équipe mixte composée de la police, la gendarmerie territoriale, les Eaux et Forêt et le projet GALF. Il a été pris en flagrant délit de détention, circulation et commercialisation de peaux de panthère, ratels, pythons et des griffes et dents de lion. Des trophées provenant d’espèces animales intégralement et partiellement protégées par le code de faune et règlementation de la chasse mais aussi par la Convention de Washington autrement appelée CITES.

Il faut rappeler que le trafic d’espèces est un crime organisé transnational. Il représente le 5ème commerce illégal le plus important au monde amassant plus de 20 milliards de dollars chaque année.

Fatou Kourouma du projet GALF

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Le bilan de l’accident de Mamou s’aggrave : 7 morts

1 juillet 2019 à 19 07 31 07317

Comme annoncé précédemment, un accident de la circulation s’est produit dans la nuit d’hier à aujourd’hui, lundi 1er juillet 2019, aux environs de 4 heures à Hoolo, une localité située à 15 kilomètres du centre-ville de Mamou, sur la route nationale N°1 Mamou-Kindia. Le bilan provisoire qui était de six morts jusqu’à midi est passé à 7 morts avec le décès d’un autre blessé, un passager du véhicule Renault 21, a appris un journaliste de Guineematin.com de source médicale.

« Un autre blessé vient de succomber. C’est un homme ; mais, on ignore encore son identité », a indiqué notre source qui a requis l’anonymat.

Du côté de la gendarmerie routière qui a envoyé une mission à Hoolo pour faire le constat, on veut faire aucun commentaire. « Nous ne pouvons rien dire sans l’autorisation du commandant », a répondu un agent qui a été interrogé par Guineematin.com dans l’après-midi de ce lundi.

Et, pour le moment, toutes nos tentatives de joindre au téléphone le commandant de la gendarmerie routière de Mamou sont restées vaines.

A rappeler que ce grave accident de la circulation s’est produit vers 04 heures du matin à Hoolo. Et, selon nos informations, c’est un véhicule de marque Renault21, en provenance de Conakry pour Labé qui a été percuté par un camion remorque en partance pour Conakry. Sur le coup, il y a eu quatre morts (dont le chauffeur du véhicule Renault) et cinq blessés dont certains grièvement.

Les blessés ont été évacués d’urgences à l’hôpital régional de Mamou où deux d’entre eux ont succombé à leurs blessures. Ce qui a ramené le bilan à six morts (quatre femmes, le chauffeur de la voiture Renault et un enfant qui serait âgé de moins de 10 ans) et trois blessés. Et, cet après-midi, vers 14 heures, un autre blessé, un passager du véhicule Renault, a succombé à ses blessures. Ce qui alourdi le bilan à sept morts.

On ignore toujours les causes de cet accident ainsi que l’identité des victimes qui seraient toutes originaires de Labé. « On a appris qu’ils sont tous de Nouci ; mais, on n’a pas encore leur identités », a confié un agent de santé que Guineematin.com a joint au téléphone.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : 6 morts et trois blessés dans un accident de la circulation

1 juillet 2019 à 14 02 09 07097

Ce grave accident s’est produit dans la nuit d’hier à aujourd’hui, lundi 01 Juillet 2019, aux environs de 4 heures du matin, à Hoolo, un village situé à 15 kilomètres du centre-ville de Mamou, sur la route nationale N°1 Mamou-Kindia. Il a coûté la vie à six personnes qui seraient toutes originaires de la région de Labé, a appris un journaliste de Guineematin.com de sources locales.

Selon nos informations, c’est un véhicule de marque Renault21, en provenance de Conakry pour Labé, qui a été percuté par un camion remorque, qui partait à Conakry. Sur le coup, il y a eu quatre morts (dont le chauffeur du véhicule Renault) et cinq blessés dont certains grièvement.

Les blessés ont été évacués d’urgences à l’hôpital régional de Mamou où deux d’entre eux ont succombé à leurs blessures. Ce qui ramène le bilan à six morts (quatre femmes, le chauffeur de la voiture Renault et un enfant qui serait âgé de moins de 10 ans) et trois blessés.

Pour l’heure, on ignore les causes de cet accident, ainsi que l’identité des victimes qui seraient toutes originaires de la région administrative de Labé.

A noter que les corps des victimes sont actuellement (12 heures 50) à la morgue de l’hôpital régional de Mamou.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Labé : un affrontement entre pro et anti 3ème mandat évité de justesse

1 juillet 2019 à 10 10 31 07317

Un affrontement a été évité de justesse hier, dimanche 30 juin 2019, entre des membres du Front pour l’Adoption par Référendum d’une Nouvelle Constitution (FARC), favorables à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, et ceux du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), opposés à toute idée de troisième mandat, à Labé.

Plusieurs partisans du FNDC ont décidé d’aller disperser ceux du FARC qui tenaient un meeting dans les locaux du CECOJE de la ville. Mais, ils ont trouvé que leurs adversaires avaient déjà quitté les lieux, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Malgré l’interdiction des manifestations qui étaient programmées par le FARC et le FNDC hier, dimanche, par les autorités de Labé, les promoteurs d’une nouvelle constitution ont maintenu leur rassemblement. Au lieu du carnaval qui était annoncé, les responsables du Front pour l’Adoption par Référendum d’une Nouvelle Constitution ont organisé un meeting dans la salle du CECOJE (Centre d’Ecoute et d’Orientation des Jeunes). Ils ont réuni plusieurs jeunes et même une délégation du parti au pouvoir venue de Conakry, conduite par Sékou Souapé Kourouma.

Ayant appris cette mobilisation, les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution ont trouvé anormale que leur manifestation soit interdite et que celle de leur adversaire se tienne. Ils ont réuni plusieurs jeunes pour aller disperser le rassemblement du FARC. Mais, à leur arrivée sur les lieux, les promoteurs d’une nouvelle constitution n’étaient plus sur place.

« La raison de notre présence ici, c’est du fait que nous avons appris qu’il y a le FARC, qui est un mouvement antidémocratique, qui tient un meeting ici au CECOJE. Ils ont réuni quelques enseignants et certains jeunes qu’ils ont corrompu à travers des miettes, juste pour remplir la salle et prendre des images afin de dire qu’ils ont du monde derrière eux. Mais, heureusement pour eux, on est venu trouver qu’ils avaient déjà quitté les lieux. Donc, toutes leurs affiches ont été déchirées, d’autres brûlées. Labé est contre une nouvelle constitution, c’est clair », a déclaré Safayou Baldé, membre du Front National pour la Défense de la Constitution à Labé.

Interrogé sur cette situation, Samba Camara, le fondateur du FARC, a banalisé cette action des membres du FNDC. Pour lui, l’essentiel est que la manifestation de sa structure a bien réussi. « A leur arrivée, on avait déjà fini notre activité, il n’y avait personne là-bas, ce ne sont pas eux qui nous ont dit de quitter les lieux. C’est après notre départ, qu’on nous a appris qu’il y a des gens qui sont venus au stade pour manifester contre nous et décoller nos affiches. On a dit que c’est normal, ils sont libres de manifester comme nous, on a déjà fini notre activité. Seulement, notre assemblée a réussi, la salle était pleine à craquer, les images et les vidéos en font foi », a-t-il dit.

A rappeler que le maire de Labé a interdit les manifestations des pro et anti nouvelle constitution qui étaient prévues le même jour dans la ville, invoquant des risques d’affrontement. L’autorité communale a été a été appuyée par le gouverneur de la région qui a convié les deux camps à une réunion samedi, pour les sensibiliser à surseoir à leurs manifestations. Des consignes respectées par le FNDC et non par le FARC.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Vive tension à Labé : risque d’affrontements entre pro et anti 3ème mandat

27 juin 2019 à 11 11 36 06366
Alpha Condé veut changer la Constitution guinéenne pour rester au pouvoir à vie

La volonté du président Alpha Condé de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat, en 2020, continue de créer des tensions en République de Guinée. Après les affrontements de N’zérékoré, le 13 juin 2019, avec un mort et plusieurs blessés, ce sont les citoyens de la ville de Karamoko Alfa Mo Labé qui sont inquiets, suite à une volonté des pro et anti 3ème mandat d’organiser des marches le même jour, dimanche 30 juin, avec le même itinéraire, a indiqué un correspondant de Guineematin.com à Labé.

La ville de Labé frôle des affrontements aux conséquences incalculables entre le Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution (FARC) et le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qui ont tous choisi la même date et le même itinéraire pour organiser des manifestations dans la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Les autorités communales de Labé ont reçu les deux lettres d’information déposées par les structures antagonistes.

« Je vais à mon bureau pour prendre une décision. J’ai reçu les deux lettres », a indiqué au téléphone de Guineematin.com Mamadou Aliou Laly Diallo, le maire de la commune urbaine de Labé.

Pour le coordinateur du Front pour Samba Camara, l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution (FARC), il s’agit d’une provocation de la part des responsables locaux du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

« C’est lorsqu’ils ont suivi notre spot qui passe en boucle sur les antennes de certaines radios locales que les responsables du FNDC ont décidé d’improviser une lettre d’information à la mairie. Ils se savaient pas que, nous aussi, nous avons déjà déposé notre lettre à la commune qui nous a donné un accusé de réception » a expliqué Samba Camara.

Cette version de Samba Camara a été en partie confirmée par le coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Labé, Thierno Habib Bah.

« Notre antenne a été installée depuis longtemps. On n’avait pas programmé des manifestations à Labé, parce que personne ne faisait la promotion de la nouvelle constitution ici. Mais, nous avons suivi un communiqué du FARC qui passe depuis dimanche. Nous avons écouté la réaction des autorités locales. Mais, ayant constaté que le communiqué continue de passer en boucle, nous aussi, nous avons décidé de déposer une lettre à la commune » confirme Al Habib Bah.

Suffisant pour confirmer que le FNDC cherche une confrontation ouverte avec son adversaire d’en face.

« Nous prévenons les autorités communales que nous ne nous soumettrons pas à leur décision portant interdiction de notre manifestation, parce que nous estimons que nous avons suivi la voie légale, en déposant notre lettre d’information à la commune » a-t-il ajouté dans une émission qui passe en ce moment sur les antennes de GPP FM Foutah.

La décision de la mairie de Labé est attendue donc de pieds fermes par les deux camps. Il est à préciser que par rapport à cette journée, l’antenne régionale du FNDC a commencé à communiquer ce jeudi, 27 juin 2019, alors que le FARC communique depuis dimanche à travers un spot à caractère politique.

A suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Université de Labé : « ce sont les policiers qui ont tué Boukariou Baldé » (témoin)

26 juin 2019 à 9 09 08 06086

« je suis allé me cacher dans les grillages de l’université. Amadou Boukariou, ce sont les policiers qui l’ont tué. D’abord, il a reçu un projectile au dos, lancé par des policiers. Quand il est tombé, les policiers au nombre de trois à quatre, sont venus le frapper avec leurs armes, certains lui marchaient dessus. C’est après le départ des policiers que les étudiants sont venus le prendre… ».

Alors que les autorités de Labé, notamment le Gouverneur, cherchaient à nier les faits sur la mort par bastonnade de Boukariou Baldé, le 31 mai dernier, à l’université de Hafia (Labé), un témoin de la scène a livré sa part vérité dans cette affaire. Interrogés par un reporter de Guineematin.com, Mamadou Camara qui a vécu ce qui s’est passé, dit que ce sont des agents de la police qui battu à mort l’étudiant.

Tout est parti d’un accident de la circulation dont Mohamed Thiam a été victime (avec deux autres étudiants) et qui lui a valu une amputation de la jambe gauche. Un handicap qui l’a éloigné de l’université à la veille des évaluations finales.

Mamadou Camara

Selon Mamadou Camara, un des jeunes frères de l’étudiant amputé, c’est le chef du Département Sociologie qui a demandé à Thiam de venir se faire évaluer, malgré son état de santé. « Quand on a reçu l’appel de monsieur Mamadou Aliou Benté Diallo, leur chef de département, lui demandant de se rendre à Labé, mon frère était toujours souffrant. Mais, le chef de département a dit qu’il faut forcement nous rendre à Labé. Sans quoi, mon frère va perdre dans la matière et sera obligé de la reprendre l’année prochaine pour obtenir son diplôme. Alors, quand nous nous sommes rendus à Labé, vu son état, ses amis n’étaient pas contents. Les étudiants ont manifesté pour la première fois le jeudi, 30 mai. Après un début de négociation, il a été décidé de revenir le lendemain, vendredi, afin de trouver une solution définitive au problème ».

C’est ainsi que le lendemain, ajoute Mamadou Camara, « je suis allé avec mon frère Thiam et la maman. Au moment où la famille était dans les bureaux en train d’échanger avec le rectorat, ça a dégénéré. Et, quelques temps après, j’ai aperçu deux pick-up, un de la police et un de la gendarmerie. Le premier pick-up, qui contenait des gendarmes, est resté dehors. Le second, qui avait des policiers à son bord, est entré dans la cour. Moi, je suis allé me cacher dans les grillages de l’université. Amadou Boukariou, ce sont les policiers qui l’ont tué. D’abord, il a reçu un projectile au dos, lancé par des policiers. Quand il est tombé, les policiers au nombre de trois à quatre, sont venus le frapper avec leurs armes, certains lui marchaient dessus. C’est après le départ des policiers que les étudiants sont venus le prendre… ».

Mohamed Thiam, étudiant en sociologie licence 3 à l’Université de Labé

De son côté, Mohamed Thiam, étudiant en sociologie licence 3 à l’Université de Labé, qui a aujourd’hui la jambe gauche amputée, n’a pas manqué de dire sa tristesse face à ce qui est arrivé à feu Boukariou Baldé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Incendie dans des magasins de la Pharmacie Centrale à Labé : les précisions du DG de la PCG

25 juin 2019 à 18 06 54 06546

Suite à l’incendie qui a ravagé deux magasins de stocks de la Pharmacie Centrale à Labé, le directeur général de la structure, Dr Moussa Konaté, s’est rendu sur le terrain pour s’enquérir de la réalité. Après son constat, il a rassuré les citoyens de la région qu’il y a eu plus de peur que de mal, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Le directeur général de la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG), Dr Moussa Konaté est arrivé à Labé au lendemain de cet incendie qui s’est déclaré dans deux magasins de stockage de produits et équipements, placés sous la responsabilité de ses services déconcentrés dans la région. Cette visite de terrain est intervenue au moment où l’opinion locale se posait beaucoup de questions.

« Dès notre arrivée, nous avons constaté que l’incendie a été très vite circonscrit, parce qu’il est rare de trouver l’incendie dans un compartiment et que le compartiment immédiat ne soit pas touché. On est venu avec beaucoup d’inquiétude comme on disait que l’entrepôt de la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG) a pris feu.

Mais, nous avons constaté qu’il ne s’agit pas de l’entrepôt de la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG) ou le dépôt relais de la PCG. Il s’agit en réalité de deux magasins mis à la disposition de l’unité logistique assurée à l’époque par la Pharmacie Centrale de Guinée, et dans lesquels étaient stockés les intrants pour la riposte contre Ebola. Aujourd’hui, le magasin qui a été victime d’incendie contenait le reste de ces intrants de la riposte contre Ebola, à savoir quelques sacs mortuaires, les équipements de protection individuelle et des solutions alcooliques, etc. », a-t-il expliqué.

Le responsable de la PCG se dit donc soulagé de constater qu’aucun médicament ou produit de santé en cours de distribution dans la région n’a été touché par cet incendie. « Les produits de santé qu’on utilise actuellement à Labé et qui sont en cours de distribution n’ont pas été touchés par cet incendie, parce que tout simplement les entrepôts qui sont dans l’enceinte de la Pharmacie Centrale de Guinée ne sont pas concernés par ce sinistre », a-t-il insisté.

Il semble aussi que cet incendie s’est déclaré dans ces magasins à Labé, au moment où la Pharmacie Centrale de Guinée envisageait des dispositions pour ramener le reste de ces intrants pour la riposte contre Ebola à Conakry.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifestation des enseignants contractuels à Labé : ce qu’en dit le ministre Mory Sangaré

24 juin 2019 à 23 11 12 06126

Le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) s’est prononcé ce lundi, 24 juin 2019, sur la série de manifestations que les enseignants contractuels de Labé organisent régulièrement dans les rues de la commune urbaine pour réclamer leur intégration sans conditions à la fonction publique et le payement des primes d’encouragement à eux accordées par le gouvernement de la République pour avoir tenu les salles de classe pendant les trois mois de grève générale déclenchée par le SLECG en début d’année, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Mory Sangaré s’est exprimé chez nos confrères de la radio Espace Foutah.« Je ne sais pas qu’est-ce qui motive ces enseignants contractuels pour parler ainsi. Je crois qu’ils devraient quand même donner la chance à leurs enfants, à leurs jeunes frères de faire ces évaluations-là. Mais, j’ai appris beaucoup de paroles au sujet de ces contractuels. Je vais vous dire une chose : au Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, nous n’avons rien contre les contractuels. Au contraire, nous apparaissons aux yeux de beaucoup d’autorités comme des complices à eux.

Nous avons demandé au Ministère de la Fonction Publique de nous laisser récupérer les dossiers des enseignants contractuels qui ont travaillé avec nous pendant la période de grève afin que le recrutement soit circonscrit à leur niveau uniquement. C’est dans cette démarche que nous sommes. Alors, chaque fois que nous les écoutons nous sommes surpris des paroles qu’ils disent. Nous ne recrutons pas.

Mais, une fois recrutés par arrêté ministériel de la fonction publique, nous recevons les enseignants et par décision ministérielle nous les ventilons à l’intérieur du pays. C’est notre rôle. Mais, nous avons estimé cette fois-ci pour ne pas qu’on ouvre à d’autres personnes que celles qui nous ont aidé, de prendre leurs dossiers, et parmi eux, les meilleurs seront présentés. C’est ce qu’on est en train de faire », a expliqué le ministre Mory Sangaré.

Parlant de l’exclusion de Labé dans le payement des primes d’encouragement accordées par le gouvernement guinéen aux enseignants contractuels pour service rendu pendant la période de la grève, le chef du département a pointé un doigt accusateurs sur les autorités régionales et préfectorales de l’éducation.

« Je vais vous dire d’abord que la rue n’est pas le lieu de manifestation des enseignants de valeur comme eux. Ils doivent prendre contact avec les autorités locales pour mieux s’informer. Maintenant, par rapport à cette affaire de primes, mon cabinet a demandé à toutes les structures de l’éducation du pays de remonter par jour le monitoring, c’est-à-dire les statistiques de fréquentation et autres pendant la période de grève.

Lorsqu’on vous remonte des informations disant que : enseignants titulaires présents, 100% ; élèves, 0% ; est-ce qu’il y a eu cours dans cette zone ? Est-ce que les contractuels avaient de la place pour enseigner ? Si on dit de récompenser ceux qui ont donné des cours, est-ce que les zones comme ça peuvent être récompensées ? C’est sur cette base que les choses se sont passées », a révélé le ministre Mory Sangaré.

Poursuivant son intervention, il a apporté des éclairages sur les différentes catégories de contractuels enseignants en République de Guinée.« Il y a au moins trois (3) sortes de gens qui se font appelés contractuels. La première catégorie, c’est celle qui a déposé les dossiers et a été mise en autonomie de classe, a enseigné, évalué les élèves et signé dans les documents administratifs. C’est cette catégorie qui a bénéficié de la prime d’accompagnement.

La deuxième catégorie est constituée d’enseignants se disant contractuels et puisqu’ils ont appris que nous devons évaluer les enseignants dans leurs pratiques de classe avant leur recrutement, ils se sont mis autour de professeurs éminents ou d’enseignants éminents pour se faire la main avant l’évaluation. Ce groupe était autour des professeurs titulaires. Ils n’étaient pas des enseignants autonomes. La troisième catégorie, c’est celle qui est restée à la maison, attendant l’évaluation, a déposé les dossiers à la DPE et est restée à la maison » a-t-il précisé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : les contractuels de l’éducation menacent d’empêcher la tenue des examens nationaux

24 juin 2019 à 13 01 20 06206

Les contractuels de l’éducation ont organisé un sit-in devant la Direction Préfectorale de l’Education de Labé qui a finalement été transformé en marche pacifique vers le gouvernorat, pour maintenir la pression sur les autorités compétentes en vue de leur intégration sans conditions à la fonction publique (FP), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Très tôt dans la matinée de ce lundi, 24 juin 2019, les contractuels de l’éducation en service dans la commune urbaine de Labé se sont mobilisés devant la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) pour rappeler les revendications des manifestants depuis le début de l’année scolaire 2018-2019 : intégration à la fonction publique et payement des primes d’encouragement accordées aux contractuels de l’éducation par le gouvernement guinéen pendant la période de crise lors de la grève des enseignants déclenchée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) dirigé par le camarade Aboubacar Soumah.

La particularité de la manifestation de ce lundi porte sur les slogans qui encensent le président Alpha Condé et vilipendent le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), Mory Sangaré.

« Vive le président Alpha Condé ! A bas le ministre Mory Sangaré ! Mory Sangaré, zéro ! DPE, zéro ! IRE, zéro !»

Jusque-là, tout semblait se faire dans l’ordinaire. Mais, cette fois-ci, les manifestants ont fait planer une autre menace de crise : « sans intégration à la fonction publique, pas d’examens nationaux ! Sans payement des primes d’encouragement des trois mois de la période de crise syndicale, pas d’examen à Labé ! »

Cette menace d’empêcher la tenue des examens nationaux en République de Guinée, rappelle les évènements douloureux de juin 2016. Année à laquelle les autorités du pays avaient décidé d’organiser des examens nationaux sans les enseignants, alors en grève générale.

A l’époque, le refus du gouvernement de dialoguer avec les syndicats des enseignants à l’origine de la grève générale de 2016 avait conduit à des violences entre élèves et forces de l’ordre qui ont fait plusieurs morts et plusieurs blessés dans le pays.

En attendant de savoir ce que le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) compte faire, les enseignants contractuels de Labé sont déterminés à se battre jusqu’au bout.

« Nous avons contribué à éviter une année blanche en République de Guinée, en donnant les cours au moment où le gouvernement avait réellement besoin de nous. Nous devons contribuer à la validation de ces cours. Aucun sacrifice n’est de trop dans ce combat. Nous sommes prêts à verser notre sang pour que ceux qui survivrons soient rétablis dans leur droit » a prévenu le coordinateur régional des enseignants contractuels de Labé, Alpha Mamadou Cellou Diallo.

Il est à préciser que les manifestants n’ont trouvé aucun interlocuteur à la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé. C’est pour cette raison, qu’ils ont décidé de transformé le sit-in en marche pacifique jusqu’au gouvernorat où ils ont été accueillis par le chef de cabinet, Elhadj Mamadou Sow qui avait à ses côtés le chef de la Section Pédagogie de l’Inspection Régionale de l’Education, Laye Keïta.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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La Pharmacie Centrale de Labé, victime d’incendie : des dégâts importants enregistrés

24 juin 2019 à 12 12 11 06116

Un incendie d’origine électrique s’est produit, dans la nuit du dimanche à ce lundi, 24 juin 2019, au niveau du dépôt relai de la Pharmacie Centrale de Labé. D’importants dégâts matériels ont été enregistrés sur place, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Ce sont deux magasins contigus du dépôt relai de la Pharmacie Centrale de Labé qui ont été touchés par cet incendie, causé par un court-circuit. « C’est à 22 heures qu’on nous a appelés pour nous informer que deux des magasins de la Pharmacie Centrale de Labé ont pris feu. Aussitôt, plusieurs responsables de la DPS se sont rendus sur les lieux et nous avons constaté les dégâts. Comme le service des sapeurs-pompiers de Labé n’a plus de camion-citerne, nous avons fait recours à la société Guicopress qui nous a assistés, à travers un de ses citernes, pour limiter les dégâts.

Pour le moment, il est difficile pour nous de dresser un bilan de la perte. On attend le responsable de la Pharmacie Centrale de Labé pour nous établir un bilan des produits qui étaient dans ces deux magasins. Mais pratiquement, tout ce qui était dans ces deux magasins contigus est parti en fumée », a expliqué, au micro de Guineematin.com, Docteur Mamadou Hady Diallo, directeur préfectoral de la santé de Labé.

De son côté, le gouverneur de Labé, Madifing Diané, a regretté cette situation. Il en a profité pour déplorer le comportement des manifestants qui ont saccagé le seul camion-citerne que possédait le service de protection civile de la ville. Le gouverneur s’est engagé dans le même temps à se battre pour permettre aux sapeurs-pompiers d’avoir un autre véhicule pour leur permettre de faire face à d’éventuels incendies.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Enquêtes sur le meurtre de Boukariou : le gouverneur de Labé provoque une autre colère des étudiants guinéens

23 juin 2019 à 21 09 30 06306

La Fédération Estudiantine de Guinée (FEG) vient de piquer une nouvelle colère contre le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané qu’elle accuse d’être « rusé » et d’avoir « une capacité inouïe de fourberie et de roublardise », rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le président de la Fédération Estudiantine de Guinée (FEG), Daouda Obama Bah, le rapport des premières enquêtes est sorti.

« C’est un rapport vide de sens, qui est sans importance. Après tout ce qui s’est passé, on incrimine un seul enseignant qu’ils ont décidé de poursuivre pour incitation à la révolte, comme s’il n’y a pas eu mort d’homme. Le gouverneur dit qu’il endosse la responsabilité alors que tout le monde sait que c’est une simple fourberie, de la démagogie pure et simple. C’est inconcevable. On ne peut même pas accepter ça » regrette Daouda Obama Bah.

Il semble que les étudiants détiennent des éléments qui incriminent le premier détachement des forces de l’ordre qui ont été déployées dans le campus dans la matinée du vendredi, 31 mai 2019.

« Le commandant de la première jupe d’intervention doit répondre. Il semble que dès que cette équipe de la police est arrivée, avec toute la colère qu’il faut, toute l’énergie qu’il faut, les éléments en uniforme se sont jetés sur le jeune. Ils l’ont battu à mort. En matière pénale, personne ne peut endosser la responsabilité d’un crime commis par un autre, parce que dans l’article 15 de la Constitution guinéenne, il est clairement dit nul n’est tenu d’exécuter un ordre manifestement illégal » précise-t-il.

La coordination aurait décidé de ne plus parler avec le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané qui semble avoir déçu plus d’un étudiant.

« Il est très rusé. Il a une capacité inouïe de fourberie. Je ne vais plus échanger maintenant avec lui, parce que je sais ce qu’il prépare. C’est seulement Benté qui est incriminé. Il est clairement dit dans le rapport que monsieur Benthé est poursuivie pour incitation à la révolte. On dirait qu’il n’y a pas eu mort d’homme. Je peux comprendre qu’on cherche à situer les responsabilités. Après tout, un certain nombre de personnes doit être incriminé pour contribuer à la manifestation de la vérité. Mais, non ! C’est dommage ! » déplore le président de la Fédération Estudiantine de Guinée (FEG).

Aux dernières nouvelles, Guineematin.com a appris qu’une importante délégation des étudiants de Guinée est attendue, ce lundi, 24 juin 2019, chez le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé à qui la coordination compte exprimer clairement toute la déception ressentie à la lecture du premier rapport d’enquête élaboré par les autorités de Labé.

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Zéro candidat au BAC 2019 : le député de Lélouma exige le départ du DPE

22 juin 2019 à 9 09 34 06346
Souleymane Kaba, Directeur préfectoral de l'éducation de Lélouma
Souleymane Kaba, Directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma

Honorable Dr Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma, demande le départ du directeur préfectoral de l’éducation (DPE), Souleymane Kaba qu’il trouve plus politique que pédagogue, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dr. Ibrahima Diallo a exprimé cette exigence suite au constat selon lequel sa circonscription électorale ne présentera aucun candidat au baccalauréat unique de cette année.

Dr. Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma
Dr. Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma

« C’est un concours de circonstance qui a amené cette situation cette année. Lélouma n’a pas pu présenter de candidats au baccalauréat unique session 2019. Nous avons dix (10) sous-préfectures et une commune urbaine, pour deux (2) lycées. Il se trouve que la situation géographique de Lélouma fait que les admis au BEPC sur l’axe Lafou, Thianguel-Bori, Manda et Diountou préfèrent aller à Labé. Ceux de Hérico et Sagalé aussi vont à Labé ou Conakry où ils ont beaucoup de parents. Le lycée de Lélouma n’est pourvu en fait que par le collège Alpha Mamadou, celui de Diala et un peu d’élèves venant de Korbé où le cycle n’est souvent pas au complet. Tout comme Parawol où le cycle n’est pas au complet. Quand je prends Parawol par exemple, en 2017, il y avait 3 groupes pédagogiques. C’étaient la 8ème et la 9ème Années. Il n’y avait que 3 enseignants. Or, une seule classe a besoin au moins de 5 à 6 enseignants, parce qu’il y a 7 à 10 matières. Une classe qui n’a qu’un seul enseignant, franchement, c’est une façon de tuer l’éducation. C’est ce qui fait qu’au niveau du Lycée, il y a peu d’élèves dans la commune urbaine et à Diountou, parce que ce ne sont que les admis au niveau de ces chefs-lieux-là qui arrivent au lycée. Pour les autres sous-préfectures, les élèves vont à Labé ou ailleurs. Ceci étant, depuis un certain temps, l’admission est faible du côté de Lélouma », a expliqué le député uninominal de Lélouma.

En 2018, la préfecture de Lélouma avait 32 candidats au baccalauréat unique : 25 en Sciences Expérimentales et 7 en Sciences Sociales. Sur les 25 en Sciences Expérimentales, il n’y a eu qu’un seul admis. Par contre, sur les 7 inscrits en Sciences Sociales, 5 ont été déclarés admis.

« Ces échecs répétés ont fait que les parents d’élèves ont préféré encore orienter leurs enfants ailleurs. Depuis 4 ou 5 ans, nous sommes dans l’ordre de 13% d’admission. C’est vraiment faible par rapport au niveau national. Pourtant, dans le temps, il y avait vraiment de très bons résultats à Lélouma », a ajouté honorable Dr Ibrahima Diallo.

Des démarches menées auprès de Dr. Ibrahima Kourouma alors ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire avaient permis d’obtenir 50 enseignants sur un besoin exprimé de 175 maîtres d’écoles. Au niveau du secondaire, toute la préfecture n’avait que 40 enseignants. Soit moins de 3 enseignants par sous-préfecture.

« La plupart des matières ne sont pas dispensées. Puisqu’il s’agit d’une question d’encadrement, depuis que ce régime-là est en place il y a ce problème criard d’enseignants. Ce qui fait que cette année, à Diountou, il y a 8 personnes qui devaient faire la terminale. En majorité, ils voulaient faire les Sciences Mathématiques. Mais, il n’y avait pas un professeur de Maths. Celui qui tenait la 11ème ne pouvait pas prendre la terminale. Il n’y avait pas aussi de professeur de Biologie. Le professeur de français était malade hospitalisé. Normalement, cette année, on devait avoir 38 candidats. En raison des échecs répétés, les enfants ont préféré quitter pour aller ailleurs. Ce qui a fait qu’on ne pouvait pas avoir une terminale » a-t-il insisté.

En conclusion, le député estime que le directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma, Souleymane Kaba doit s’en aller maintenant, faute de bons résultats.

« A un moment, les gens ont même voulu organiser une marche pour demander son départ. Mais, quand tu le rencontres, il te donne des explications, tu as mêmes envie de mettre de côté tes parents et venir rester avec lui. Mais, il n’y pas de résultat. Et quand on n’a pas de résultats pendant 3 ans, 4 ans, 5 ans vraiment ça fait mal. A sa place, ce ne sont pas les gens qui allaient me demander de partir. C’est moi-même qui allais demander mon départ, parce que vraiment il n’y a pas de résultats depuis qu’il est là. Et avant lui, il y avait des résultats. Nous nous demandons pourquoi jusqu’à présent il est maintenu à Lélouma. Des journées de concertations sur l’éducation à Lélouma ont abouti à la conclusion selon laquelle le directeur préfectoral de l’éducation qui est là est beaucoup plus politique que vraiment administratif. Je pense qu’il n’a plus de raisons d’être à Lélouma » prévient Dr Ibrahima Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Mali : Mouctar Diallo lance des chantiers d’infrastructures et fait la promotion de la nouvelle constitution

19 juin 2019 à 13 01 20 06206

Le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes vient de boucler une tournée dans la préfecture de Mali. Monsieur Mouctar Diallo est allé procéder au lancement officiel des travaux de construction de plusieurs infrastructures d’utilité publique. Il en a profité pour battre campagne en faveur de l’adoption du projet de nouvelle constitution prôné par le pouvoir, a appris Guineematin.com, à travers un de ses correspondants basés à Labé.

C’est en compagnie du gouverneur de Labé, Madifing Diané, des cadres de son département, des membres de son parti et d’autres autorités locales que le patron du ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes s’est rendu dans les sous-préfectures de Yembéring et de Hidayatou, dans la préfecture de Mali. Partout, une foule en liesse s’est mobilisée pour accueillir la délégation, partie procéder à la pose de la première de la construction de plusieurs infrastructures.

Il s’agit d’un centre d’accueil, d’une école primaire à Naddhé Kourawi et d’un terrain de football à Bowal Wèndou (Yembéring) ; d’un bloc administratif pour la mairie de la commune rurale et d’un collège de quatre salles de classe plus des logements des enseignants à Hidayatou. Des travaux financés par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) et dont la durée d’exécution est de trois mois.

Après le lancement officiel de ces différents chantiers, Mouctar Diallo s’est adressé aux citoyens, notamment autour du projet de nouvelle constitution. Il a expliqué que contrairement à ce qui se dit dans le pays, ce projet ne vise pas à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. « On a entendu des gens dire que la nouvelle constitution c’est un troisième mandat, c’est pour un mandat à vie pour Alpha Condé.

Je vous apprends qu’en 2001, il y avait une constitution, mais certains ont modifié cette constitution pour que le président reste au pouvoir à vie. Cette fois-ci, ce n’est pas pour que quelqu’un soit au pouvoir à vie, c’est pourquoi nous voulons une nouvelle constitution », a expliqué le jeune ministre.

Mouctar Diallo a également inauguré un poste de santé, construit par le PACV dans le secteur Mamah, relevant du district de Sinthiourou, dans la commune rurale de Yembéring.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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