Labé : pourquoi les responsables du SLECG « mutés » ont-ils été rétablis ?

15 septembre 2019 à 9 09 30 09309

Plusieurs responsables du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui avaient été mutés des Universités et autres Institutions relevant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRSC) pendant la période de la grève générale illimitée menée par le camarade Aboubacar Soumah viennent d’être rétablis dans leurs fonctions respectives, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Cette information a été confirmée à Guineematin.com par l’une des victimes qui a tout ce temps refusé de rejoindre son poste à Kankan, malgré toutes les pressions administratives et familiales subies.

« L’arrêté a été signé par monsieur le ministre de l’Enseignement Supérieur, monsieur Abdoulaye Yéro Baldé. Toutes les personnes mutées pour fait de grève ont été rétablies dans leurs droits. Seulement, on a un seul cas qui n’a pas été totalement rétabli. Le cas de Youssouf Diallo qui était secrétaire de Faculté. Il a été ramené à Labé, mais il n’a pas été rétabli dans ses droits. Mais, tout le reste. Vraiment, tous ceux-ci ont été rétablis dans leurs droits. A partir du moment où le droit de grève est reconnu et qu’une personne soit mutée, on sait déjà que les gouvernants ont failli un peu à la loi. On était donc convaincu que les gouvernants allaient revenir sur leur décision, parce qu’on ne mute pas un enseignant ou bien un fonctionnaire en grève, parce que vraiment c’est la loi qui nous confère ce droit » a expliqué Issa Soumaré, secrétaire général du SLECG à l’Université de Labé.

Visiblement satisfait, Issa Soumaré rend un vibrant hommage à son secrétaire général Aboubacar Soumah avant de lancer un autre appel pressant au ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé.

« C’est en cela que je profite, par la même occasion, remercier le secrétaire général Aboubacar Soumah qui fournit assez d’efforts vraiment pour l’amélioration de la condition de vie des travailleurs, malgré les oppositions que ce dernier rencontre sur son chemin. Donc on le remercie très sincèrement. Et nous lançon un appel aussi au ministre de l’Enseignement Supérieur de ne pas écouter les gens qui viennent lui raconter du n’importe quoi juste dans le but de trouver des postes. Nous sommes un syndicat. Nous ne sommes pas contre les gouvernants. Mais, nous sommes là juste, nous sommes des partenaires. Notre rôle, c’est de défendre l’intérêt des travailleurs, l’intérêt supérieur des travailleurs pour que tous les travailleurs guinéens, notamment les enseignants vivent dans les conditions les meilleures » a-t-il ajouté.

Au cours de notre entretien, notre interlocuteur a rappelé que son syndicat est une organisation non gouvernementale à caractère apolitique. C’est pourquoi, dit-il, le SLECG version Aboubacar Soumah n’a aucun avis à donner sur le projet de changement de la constitution en République de Guinée.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Hafia (Labé) : plus de 30 maisons ravagées, les habitants entre choc et angoisse

12 septembre 2019 à 16 04 04 09049

Comme nous l’avons annoncé récemment, un incendie d’origine inconnue fait des ravages depuis plusieurs semaines à Gonkou, un district de la sous-préfecture de Hafia, dans la préfecture de Labé. En tout, plus d’une trentaine d’habitations (maisons et cases) ont été brûlées. Les habitants de la localité sont partagés et tristesse et angoisse, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

De nombreuses familles de ce district, situé à 9 kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture, ont été touchées par cet incendie mystérieux. C’est dans le secteur de Fello Kabi que le feu s’est déclaré pour la première fois. Nous avons rencontré là Souleymane Bah, la première victime. « J’étais parti à la mosquée pour la prière du crépuscule. C’est de là-bas qu’on m’a appelé pour m’informer que ma case a pris feu. Et, je suis venu trouver que la case a été réduite en cendre. J’ai tout perdu, rien n’a pu être sauvé », témoigne monsieur Bah.

Mamadou Chérif Bah, une des victimes

Après Souleymane Bah, Alpha Oumar Bah a été la victime suivante. Le feu a touché l’une des chambres de sa maison. Tout son contenu a été ravagé par les flammes. Peu après, des scènes semblables ont été enregistrées à Pita Lengué. 20 cases ont été incendiées dans ce secteur. Mamadou chérif Bah est l’un des sinistrés. « C’est une case dans laquelle nos femmes font la cuisine qui a été la première à être attaquée par ce feu. Le même jour, vingt minutes après, une autre case des voisins a pris feu dans les mêmes circonstances.

Une semaine après, quatre cases sont réduites en cendre à Bourouwal. A Bhohé aussi, il ya eu des cases qui ont pris feu, dont j’ignore le nombre. Actuellement, nous avons puisé beaucoup d’eau et on reste sur nos gardes parce des flammes peuvent jaillir à tout moment. Nous avons cessé toute activité et chacun veille au grain. Même pour les affaires sociales, c’est difficile d’y prendre part chez les voisins », a-t-il expliqué.

Elhadj Mamadou Dambata Diallo, maire de la commune rurale de Hafia

Elhadj Mamadou Dambata Diallo, le maire de la commune rurale de Hafia, sillonne les localités touchées pour partager la douleur des sinistrés. Pour lui, « ce qui se passe actuellement dans le district de Gonkou, c’est vraiment très difficile à supporter. Le premier cas s’est produit à Fello Kabi. Nous sous sommes déplacés pour aller constater les dégâts. Et partout où ce feu est passé, les dégâts ont été énormes. Les citoyens vivent la peur au ventre.

Parce qu’ils s’attendent à tout moment à ce que le feu les surprenne dans leur repos ou dans leur sommeil. Les sinistrés vivent à la belle étoile. C’est pourquoi, nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté et à l’Etat d’assister ces sinistrés. Car même des cultures ont été dévastées par ce feu mystérieux », lance l’autorité locale.

Dans la zone sinistrée, en plus de la désolation et de la peur qui les animent les habitants, chacun y va de son commentaire. Beaucoup expliquent que ces incendies mystérieux sont causés par des esprits maléfiques. C’est pourquoi, les citoyens s’apprêtent à faire des sacrifices dans les prochains jours pour prier Dieu de mettre fin à cette situation.

De retour de Gonkou, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : la fédération UPR en ordre de bataille pour les prochaines élections législatives

8 septembre 2019 à 11 11 52 09529

L’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) a organisé, samedi, 7 septembre 2019, une réunion extraordinaire entre son bureau fédéral de Labé, le comité fédéral des femmes et le comité fédéral des femmes, sous la présidence effective du doyen Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, membre du bureau exécutif national du parti, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de la commune urbaine de Labé

Il était question de peaufiner des stratégies efficaces pour bien préparer les prochaines échéances électorales dont les législatives à venir. « On a commencé à installer les membres des démembrements de la CENI, aussi bien au niveau préfectoral, qu’au niveau sous-préfectoral. Cela veut dire que le processus électoral a commencé. C’est pour cette raison que nous avons estimé utile de réunir les trois organismes de la fédération (le bureau fédéral des adultes, le comité fédéral des jeunes et le comité fédéral des femmes) pour se donner l’information. Que chacun sache que le processus est engagé donc chacun doit se lever pour préparer la suite du programme à exécuter. Je dois préciser que l’UPR ira aux élections. Ce qui reste évident, c’est que l’UPR se battra pour conquérir des suffrages, le RPG va se battre pour conquérir des suffrages. Il appartiendra donc à chaque responsable du parti, à chaque militant de l’UPR de se battre pour hisser l’UPR à un niveau supérieur. Notre ambition, c’est d’être la première force politique de Labé, la première force politique. Si aujourd’hui on nous considère comme étant la 4ème force, nous allons nous battre pour inverser cette tendance-là et être la première force politique à Labé », a expliqué l’ancien maire de la commune urbaine de Labé, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, membre du bureau exécutif national de l’UPR.

Elhadj Mamadou Bano Bah, un autre membre du bureau exécutif national de l’UPR

Cette réunion extraordinaire a recommandé en priorité de faire l’état des lieux en vue de remobiliser et dynamiser les structures de base de la fédération UPR de Labé. « Comme vous l’avez vu, nous sommes entrain de remobiliser nos troupes, à savoir chercher à revoir au niveau de chaque quartier, chaque sous-préfecture, disons chaque Section du parti, chaque fédération les responsables manquants. Le bureau exécutif nous a mandaté de réinstaller aux niveaux des sections et des comités de base. Nous sommes sur le point de le faire. Il faut qu’on sache exactement quels sont nos moyens actuels. Les armes dont nous disposons pour pouvoir aborder ces échéances et nous le feront incha Allahou avec brio » a ajouté Elhadj Mamadou Bano Bah, un autre membre du bureau exécutif national de l’UPR.

Au cours de cette rencontre, la fédération UPR de Labé a reçu la visite d’une mission du bureau exécutif national accompagnée d’une forte délégation des responsables du parti à Pita.

Alpha Souleymane Diallo, responsable de communication à l’UPR

« Je suis actuellement en Guinée, dans le cadre de la remobilisation de nos militants à la base. Aujourd’hui, c’est l’étape de Labé. Avant de venir ici, j’ai été à plusieurs endroits dans le cadre des échanges avec les militants à la base pour apporter l’information juste. Nous sommes entrain de revoir le mode de fonctionnement et là nous sommes entrain de transmettre les nouvelles décisions prises au sein du parti et la façon dont le parti voudrait travailler pour que le moment venu nous ne soyons pas surpris » a indiqué Alpha Souleymane Diallo, responsable de communication à l’UPR.

Avec les démembrements de la CENI, la fédération UPR de Labé a obtenu 11 sièges en raison d’un pour la CEPI, 2 pour la CECI et 8 autres dans les sous-préfectures.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Labé : une fillette de 8 ans violée dans son lit de malade

7 septembre 2019 à 19 07 36 09369

Ce viol s’est produit dans la sous-préfecture de Kalan, dans la préfecture de Labé. La victime qui est âgée de 8 ans, souffrait de paludisme lorsqu’elle a été agressée par son violeur, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Selon maitre Dian Bhoye Barry, oncle de la victime, « C’est le jeudi dernier (05 septembre 2019) qu’on m’a informé qu’une de mes nièces a subi une agression sexuelle chez nous à Kalan et qu’elle souffre énormément. C’est ainsi que je me suis rendu au village avec mon petit frère. On a pris la fillette pour l’envoyer à l’hôpital régional de Labé pour des soins. Son bourreau qui est âgé de 27 ans, est aussi un parent à nous. Il a profité de l’absence de la grand-mère de la fille pour aller se jeter sur elle et la violer dans son lit de malade, car elle souffrait de paludisme.

Arrivés à Labé, nous avons informé les services de sécurité. Mais, nous nous sommes dit que dès qu’il (le violeur présumé) verra le véhicule de la gendarmerie au village, il va prendre la fuite. C’est ainsi nous avons demandé aux forces de sécurité de nous attendre à mi-chemin, et dès qu’on parvient à mettre main sur le jeune, nous les alertons, c’est ce qui fut fait. Actuellement, il (le violeur présumé) est dans les mains des services de sécurité. Quant à la fille, elle continue de suivre son traitement », a-t-il expliqué.

Pour l’heure, les services de sécurité de Labé n’ont pas communiqué sur cette affaire.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un enseignant demande à Mory Sangaré de limoger tout son cabinet ou démissionner

6 septembre 2019 à 20 08 07 09079
Mory Sangaré, ministre de l’éducation nationale

Les réactions continuent de se faire entendre suite à la publication de la lettre circulaire du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, fixant la rentrée scolaire de cette année au 03 octobre prochain. La note, truffée de fautes, a fait le tour des réseaux sociaux, suscitant raillerie et indignation au sein de l’opinion nationale.

A Labé, un enseignant va plus loin, en réclamant le limogeage de tout le cabinet du ministre ou alors la démission de Mory Sangaré lui-même. Souleymane Pounthioun Diallo s’est exprimé au micro d’un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

« C’est peut-être par ignorance que beaucoup de personnes s’attaquent à la personne du ministre Mory Sangaré seulement dans cette situation. Il faut savoir quand même que dans un département, il y a le secrétaire, il y a le cabinet et d’autres structures à l’interne. Ceux qui sont chargés de la rédaction des courriers sont responsables par rapport à la rédaction. Mais, le ministre aussi n’est pas à dédouaner, parce qu’il ne doit pas signer une lettre sans la parcourir. Et, quand on se trompe jusqu’à son nom, c’est l’extrême. Il y a en tout 11 coquilles, dont des fautes grammaticales et d’horographe qui se retrouvent sur la lettre. Ça veut dire que l’heure est extrêmement grave, car il ne peut pas ignorer tout cela en matière de rédaction administrative.

Ce qui s’est passé autour de cette lettre, c’est le système éducatif guinéen en intégralité qui est sali, parce qu’on dit le plus souvent que pour savoir qui sont les fidèles, il faut voir qui est leur imam. Nous enseignants, nous nous voyons salis, humiliés, ridiculisés par cette lettre qui vient confirmer l’appréhension de ceux qui jugent la bassesse du système éducatif guinéen. En tenant compte de cette forfaiture, monsieur le ministre Mory Sangaré devrait choisir entre deux choses : soit limoger son cabinet et changer carrément le secrétariat ou alors démissionner et partir avec son équipe. Donc, le ministère tout entier devait être remeublé.

Je ne crois pas cependant qu’il veuille accepter de quitter sa bouteille de miel pour retomber dans une autre bouteille de quinine. Donc, ils resteront ne serait-ce que pour leur intérêt. Ce qui reste clair, rassurez-vous que le système éducatif guinéen est malade. Pour le guérir, il faut filtrer, essayer de refaire les choses, de mettre des responsables qui ont une très bonne formation au niveau du système éducatif guinéen, des responsables capables de s’inventer pour trouver aussi de très bons enseignants qui vont se mettre à la charge pour essayer de rehausser le niveau du système éducatif guinéen », préconise l’enseignant.

Propos recueillis par Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un enfant de 13 ans meurt par noyade à Koulidara

6 septembre 2019 à 18 06 35 09359

Un enfant âgé de treize (13) ans, répondant au nom de Tafsir Barry, est mort par noyade dans l’après-midi de ce vendredi, 6 septembre 2019, au quartier Koulidara, dans la commune urbaine de Labé. La victime s’est noyée au cours d’une baignade avec ses camarades, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations recueillies sur les lieux du drame, le petit Tafsir Barry était parti se baigner en compagnie de trois des ses camarades dans ce marigot. Une jeune fille, partie faire la lessive, a alerté le voisinage qui a vainement tenté de sauver le garçon.

Elhadj Ibrahima Sory Barry, chef du quartier de Koulidara

Aussitôt informé, le chef du quartier de Koulidara, Elhadj Ibrahima Sory Barry, s’est rendu sur les lieux. « On m’a appelé au téléphone vers 13 heures. Je suis venu trouver qu’effectivement l’enfant s’est noyé et son corps se trouve toujours sous l’eau. Selon les témoins, l’enfant s’appelle Tafsir Barry, il était à Dianyabhé auprès de sa grand-mère. C’est aujourd’hui qu’il était venu chez ses parents. Il était avec trois de ses camardes. Les filles qui faisaient la lessive ont tout fait pour ne pas qu’ils entrent dans l’eau. Mais malgré tout, ils ne les ont pas écoutés. Quant le petit s’est noyé, tous ses camarades ont pris la fuite parce qu’ils avaient peur. C’est ainsi qu’on a demandé à ce que certains jeunes qui se trouvent dans les parages de venir aider pour rechercher le corps. Trois jeunes sont venus et ils ont pu retrouver le corps », a-t-il expliqué.

A la question de savoir ce qu’il a entrepris à la découverte du corps de l’enfant, Elhadj Ibrahima Sory Barry a fait savoir qu’il a fait appel aux autorités. « C’est ainsi que j’ai appelé les autorités communales et elles ont dépêché un agent de la brigade de recherche pour venir faire le constat. Le corps de la victime a été remis à ses parents pour procéder à son enterrement ».

Il faut noter que les cas de noyade se sont multipliés ces derniers temps à Labé à cette période des grandes pluies. Le dernier cas s’est produit le samedi 31 août 2019 lorsqu’un jeune garçon de 9 ans s’est noyé au quartier Pounthioun, dans la commune urbaine.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : 24 cases et des maisons réduites en cendre par un feu mystérieux à Gonkou (Hafia)

4 septembre 2019 à 11 11 16 09169

Un feu d’origine inconnue a consumé plusieurs cases et des maisons dans le district de Gonkou, dans la sous-préfecture de Hafia, relavant de la préfecture de Labé. Les citoyens de cette localité ont perdu au total quelques 24 cases du 20 août au 03 septembre 2019 et passent la nuit en ce moment à la belle étoile, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis plusieurs semaines, des feux mystérieux sont entrain de consumer plusieurs habitations à Gonkou, dans la commune rurale de Hafia. Les citoyens de cette localité sont aujourd’hui désemparés et ne savent plus où donner la tête puisqu’ils ont tout perdu.

Joint au téléphone, Mamadou Bobo Bah, le président du district de Gonkou, a laissé entendre que cette situation dépasse leur compréhension. « Tout a commencé le 20 août 2019 lorsque deux maisons en dur ont pris feu dans la localité de Fello Kabi. Le 27 août, six autres cases ont aussi pris feu le même jour à Bourouwal. Le feu est revenu à Kounkou centre en brûlant deux autres cases. Le dimanche 1er Septembre 2019, deux autres cases ont pris feu dans les mêmes circonstances à Bourouwal. Et ça, c’était en présence des autorités locales, à savoir le président de la Commune Rurale de Hafia, Elhadj Mamadou Dambata Diallo, et le sous-préfet de Hafia, Dian Doua Camara, et leur suite qui étaient venus pour faire un constat sur les lieux. On ne connait pas l’origine du feu. Seulement, selon certaines interprétations, cette situation serait due aux djinns qui ont été délogés par des citoyens qui pratiquent la déforestation et font du charbon de bois. Mais pratiquement, on ne connait pas la vraie origine du feu. Nous sommes tous confus et inquiets, parce qu’il y a au total il ya eu douze cases et des maisons en dur qui sont parties en fumée avec tout leur contenu jusqu’au dimanche dernier », a-t-il expliqué.

Pour atténuer la souffrance des sinistrés, le président du district de Gonkou sollicite de l’assistance auprès des personnes de bonne volonté car, « avec cette saison des pluies, les victimes qui ont tout perdu passent la nuit à la belle étoile. C’est une situation difficile à supporter ».

Au moment où on mettait cette dépêche en ligne, on apprend qu’au total 12 autres cases ont pris feu, dont dix pendant la nuit dernière, le mardi 03 septembre 2019. Ce qui vient alourdir la situation des sinistrés plus que jamais préoccupés.

Il faut préciser que ce phénomène de feux mystérieux est devenu récurrent ces derniers temps au Fouta. Que ce soit à Donghol Touma (Pita) ou à Fonfoyah (Dalaba), ces feux mystérieux laissent des traces difficiles à cicatriser et enfoncent davantage ces citoyens démunis dans l’extrême pauvreté.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Consigne contre la PCUD : la mésaventure de Lamine Diallo (Labé)

31 août 2019 à 19 07 17 08178

L’activiste de la société civile, Alghassimou Lamine Diallo, vice-président de l’antenne régionale de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD) à Labé vient d’apprendre à ses dépens que le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est opposé à toute participation de sa structure aux démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Alghassimou Lamine Diallo avait été désigné par l’antenne locale de la PCUD pour représenter la société civile au sein de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Labé. Il devait intégrer ce démembrement de la CENI avec Alimou Barry, président du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Labé et Elhadj Lamine Sangaré, représentant le mouvement syndical, conformément à la liste de la société civile qui a été déposée à la commission préfectorale de réception des dossiers le 22 août 2019.

A la grande surprise générale, c’est le mardi, 27 août 2019, pendant que la mission venue de Conakry s’entretenait avec les membres des démembrements qu’il a constaté que son nom a été remplacé par un autre responsable du conseil préfectoral des organisations de la société civile de Labé.

Alghassimou Lamine Diallo

La liste de la société civile a été changée auprès de la commission de réception des dossiers sans qu’il ne soit avisé au préalable. « Lorsque j’ai saisi les autorités locales de la situation, le gouverneur m’a dit que c’est son département qui lui a dit que la PCUD n’est pas en règle. En réaction, je lui ai montré le document qui autorise la PCUD à fonctionner, il m’a demandé de le rappeler à 18heures. A l’heure indiquée, il m’a signifié que la PCUD ne doit pas être associé au processus » explique Alghassimou Lamine Diallo qui estime que le gouvernement à travers le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) est acharné contre la PCUD juste parce que « notre plateforme est contre la modification ou le changement de la constitution. Nous pensons qu’en tant qu’acteurs de la société civile, nous ne pouvons pas observer une position de neutralité par rapport à des questions qui intéressent la vie nationale et la survie de la démocratie en Guinée.»

Selon Alghassimou Lamine Diallo, la PCUD n’envisage aucune action par rapport à cette question : « la PCUD n’a pas été créée pour siéger à la CENI. Nous continuons notre combat de défense des intérêts de la population. Il y a à regretter seulement que des structures de la société civile acceptent de s’allier au pouvoir pour écarter la PCUD du processus électoral » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Labé : l’UFD de Baadikko systématiquement écartée des démembrements de la CENI

31 août 2019 à 13 01 33 08338
Mamadou Saïdou Diallo, coordinateur régional de l’UFD à Labé

L’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Bah Baadikko a des difficultés à se faire reconnaitre comme parti politique de l’opposition dans la Région Administrative (RA) de Labé où ses représentants ont été renvoyés de tous les démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Ne reconnaissant pas l’UFD comme étant un parti politique de l’opposition, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) n’a associé les représentants du parti Baadikko à aucune étape du processus de désignation des délégués de son bloc au sein des démembrements de la CENI.

« Ils disent que l’UFD est de la mouvance présidentielle, parce que nous avons accompagné le candidat du RPG Arc-en-ciel à l’élection présidentielle de 2015. Les missionnaires de la CENI déployés dans la région n’ont pas voulu prendre nos ordres de mission, prétextant que c’est une affaire qui se règle entre partis politiques de l’opposition » a expliqué le coordinateur régional de l’UFD à Labé, Mamadou Saïdou Diallo.

Cette difficulté est liée au fait que dans la conscience collective il n’y a que deux blocs possibles dans l’arène politique guinéenne : la mouvance présidentielle et l’opposition républicaine. Et que pour être opposant reconnu, il faut être recensé par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de l’ancien premier ministre, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne.

« Il n’y a aucun parti politique en République de Guinée qui critique le régime du président Alpha Condé plus que l’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Bah Baadikko. Ceux qui disent aujourd’hui que nous sommes de la mouvance présidentielle savent consciemment que nous avons dénoncé notre alliance avec le RPG Arc-en-ciel depuis belle lurette. Nos différentes déclarations et sorties médiatiques de notre président en font foi », a-t-il ajouté avant de préciser que l’UFD est en concertation avec d’autres partis politiques évoluant à Labé pour des actions collectives à entreprendre en vue de se faire rétablir dans leurs droits au sein des démembrements de la CENI, dans la région.

A ce sujet, il semble que le président de l’UFD, Mamadou Bah Baadikko prépare une plainte contre la CENI autour de cet incident lié à la clef de répartition des représentants des partis politiques au sein des démembrements de la CENI.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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CEPI de Labé : l’UFR dénonce la liste de l’UFDG

31 août 2019 à 11 11 31 08318

Dans une correspondance adressée à la commission préfectorale de réception des listes des membres des démembrements de la commission électorale nationale indépendante (CENI) à Labé, l’Union des Forces Républicaines (UFR) de monsieur Sidya Touré dénonce le manque de consensus autour de la liste de l’opposition déposée par l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette réclamation de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est portée par son coordinateur préfectoral de Labé, Mamadou Dian Mairie Diallo.

«En référence à la loi amendée L 2012/016/CNT relative à la désignation des membres des partis politiques dans les démembrements de la CENI (CEPI, CECI, CESPI), particulièrement en son article 23, nous avons le regret de vous adresser les protestations de l’UFR. En effet, l’article 23 stipule dans son alinéa 2 que : « les représentants des partis politiques sont désignés sur la base des résultats obtenus par les partis dans la localité concernée, lors des dernières élections nationales et locales précédant la mise en place de la CENI » peut-on lire dans le courrier de l’UFR.

Plus loin, on retrouve : « l’UFR constate, malheureusement l’absence de consensus dans la répartition des démembrements. Notre parti se trouve lésé dans les listes relatives à la répartition de quotas alloués aux partis d’opposition à Labé. Ci-joint la copie de la distribution des quotas de répartition des démembrements de la CENI au compte de l’opposition à Labé. C’est pourquoi nous contestons toute liste qui ne résulte pas d’un consensus et qui tient compte de nos préoccupations » a-t-il conclu.

Des copies de cette correspondance ont été déposées respectivement au gouvernorat de Labé, à la préfecture, à la justice et au commissaire de la CENI. Elle montre que dans la préfecture de Labé, l’UFDG a pris 30 places contre 10 pour l’UFR, 4 pour le PADES, 7 pour le PEDN et 2 pour l’UPG. Il reste entendu que PEG, BL, l’UGDD, le PGRP, l’ADC BOC et le PPD, tous reconnus membres de l’opposition non rien eu dans cette répartition pour la circonscription électorale de Labé.

Il semble que le PADES a, lui aussi, déposé une lettre de protestation à la commission préfectorale de réception des listes et aux dernières nouvelles une rencontre de concertation est projetée le dimanche entre les partis politiques se disant lésés dans cette affaire. Au nombre des partis attendus à la rencontre, on cite l’UFR de Sidya Touré, le PADES de Dr Ousmane Kaba, le BL de Dr Faya Millimono, l’UFD de Mamadou Bah Baadicko et le PPD de Boubacar Diallo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Mariages et recrudescence de divorces : pistes de solutions dans un poème du jeune Amadou Fouta Djallon

23 août 2019 à 11 11 45 08458

A travers un long poème en poular, le jeune talibé Amadou Fouta Djallon sensibilise les populations de la région sur les conditions d’un mariage, les droits et devoirs de chacun des conjoints dans le couple et le rôle des parents pour lutter contre la recrudescence des divorces constatée ces derniers temps au sein des communautés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Né à Labé il y a 29 ans, de parents venus de Thialèrè, une localité relevant de la commune rurale de Yembéring, dans la préfecture de Labé, Amadou Fouta Djallon est un lettré arabe vivant de commerce. C’est un disciple de Thierno Abdoulaye Diallo, directeur du centre de formation islamique des Khalidouyankè et des compagnons de Karamoko Alpha Mo Labé, installée à Tata I, un quartier de la commune urbaine de Labé.

Ce soufi malikite et Tidjaniyah convaincu reste préoccupé par les nombreux cas de divorces qui détruisent les liens sacrés du mariage ces derniers temps dans la région. « J’ai fait un poème intitulé Fanda Dudhal qui signifie en français Le cadeau de l’école coranique. Il traite des droits et devoirs des conjoints dans le couple. J’ai été inspiré par le constat selon lequel il y a beaucoup de mariages mais nous enregistrons beaucoup de divorces aussi », a-t-il expliqué.

Poursuivant son témoignage, le jeune Amadou Fouta Djallon dit avoir constaté personnellement qu’il n’y pas beaucoup de matières qui traitent du mariage dans les écoles coraniques de la région. « C’est comme si on n’en parle pas. Si ce n’est pas quelqu’un qui a poussé sa formation islamique pour regrouper ce qu’il a appris çà et là, il n’y a aucune matière qui parle de mari et femme et du devoir conjugal. Dans les livres, on retrouve des passages où Dieu commande de prendre soins de sa famille, où le Prophète (PSL) demande aux femmes de se soumettre. C’est pourquoi, j’ai estimé qu’en apportant une contribution sur cette question, ça peut être utile au commun des mortels. Ce qui m’a motivé », a-t-il ajouté.

Il est à préciser qu’avant son mariage en 2018, il avait déjà écrit ce poème qui ne laisse personne : monsieur, madame, le père de monsieur, la mère de monsieur, le père de madame, la mère de la fille. Chacun trouve son compte dans l’inspiration du jeune Amadou Fouta Djallon. « Que personne ne demande pourquoi un enfant parle du mariage avant qu’il ne se marie », a-t-il tenu à préciser dans son ouvrage.

Guineematin.com vous propose dans la vidéo ci-dessous la partie introductive de ce poème déclamé et expliqué par son auteur.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Kankalabé (Dalaba) : inauguration d’une école et d’un centre de formation islamique à Coléah

18 août 2019 à 22 10 22 08228

Le ministre de la jeunesse et de l’emploi jeunes, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), entouré du gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lemy Diallo et celui de Labé, Elhadj Madifing Diané, ainsi que de l’inspectrice générale de l’Education, Hadja Néné Fatou Diallo, a présidé hier, samedi 17 août 2019, la cérémonie d’inauguration de deux infrastructures socio-éducatives dans le district de Coléah, relevant de la commune rurale de Kankalabé, à 80 km du chef-lieu de la préfecture de Dalaba, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Il s’agit d’une école primaire d’enseignement général de 6 salles de classe et d’un centre de formation islamique en R+1 à régime d’internat, entièrement financés par la famille de l’érudit, Thierno Hamidou Diallo, Khalif général de la contrée, pour un coût global de réalisation estimé à 2 milliards 300 millions de francs guinéens, en raison de plus de 700 millions pour l’école primaire et un milliard six cent millions (1.600.000.000 GNF), pour le centre de formation islamique, selon un des bailleurs des édifices flambants neufs, Elhadj Bachir Coléah Diallo.

L’évènement était aussi rehaussé de la présence remarquable de plusieurs saints, Khalifs généraux de l’islam, imams et autres chefs religieux et traditionnels du Fouta comme Elhadj Thierno Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses de Labé et Thierno Siradiou Diallo de Madina Niannou.

Arrivée sur les lieux, vers 13 h, la délégation du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a été chaleureusement accueillie par les sages de la localité. Mouctar Diallo et sa suite ont été introduites chez le Cheick Elhadj Hamidou Diallo pour les bénédictions.

La cérémonie a commencé par la visite du centre islamique composé de plusieurs salles de lectures du saint coran et une bibliothèque. La délégation du ministre Mouctar Diallo s’est rendue à la mosquée pour la prière et les bénédictions des sages et hauts dignitaires religieux du Foutah. Une enveloppe a été présentée comme contribution du président de la République. Cette présentation a été introduite par Elhadj Badrou Bah de Labé qui n’a pas manqué de remercier le chef de l’Etat, professeur Alpha Condé, pour ce geste symbolique. Il a rappelé les bienfaits que le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a faits à l’endroit de la jeunesse, des sages et des femmes de Guinée.

Après la mosquée, les officiels ont procédé à l’inauguration de l’école primaire de 6 salles de classe, une direction et des logements pour les enseignants. Un complexe scolaire qui porte le nom du Cheick Elhadj Hamidou Diallo.

Prenant la parole au nom du président de la République et de la délégation, le gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané a remercié la notabilité pour la qualité de l’accueil et le ministre Mouctar pour les actions qu’il mène sur le terrain en faveur du développement.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Kankalabé (Dalaba) : inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè

18 août 2019 à 4 04 48 08488

La commune rurale de Kankalabé a abrité le jeudi dernier, 15 août 2019, la cérémonie d’inauguration du centre de formation islamique de Kolladhè, du nom de l’une des 9 provinces du Fouta Théocratique, dans l’actuelle préfecture de Dalaba, relevant de la Région Administrative de Mamou, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

L’évènement qui était rehaussé de la présence d’une importante délégation de l’inspection régionale des Affaires Religieuses de Mamou, accompagnée de son secrétariat préfectoral de Dalaba, a mobilisé plusieurs ressortissant du Kolladhè venu des Etats-Unis d’Amérique, Angola, Sierra Léone, Conakry, Kindia, Mamou, Dalaba et Labé.

L’édifice flambant neuf a été réalisé en 3 ans par les fils ressortissants de la localité qui ont mobilisé au total près d’un milliard 500 millions de francs guinéens, sur initiative du doyen Elhadj Abdoulaye Yero Djarel, un opérateur économique installé à Conakry.

président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé
Mamadou Ciré Baldé, président de la commission d’organisation de la cérémonie

« Nous avons dans notre sous-préfecture 8 districts. Chaque district a son centre de formation islamique. Mais, ce centre qui est derrière-moi, on l’a appelé ‘’Centre Islamique de Kolladhè’’, c’est pour toute la sous-préfecture de Kankalabé. On a eu à faire des reboisements dans les 8 districts de la sous-préfecture de Kankalabé. 1000 plants forestiers par district et 80 plants fruitiers (orange et mangue) dans les différents districts. On a eu à acheter des poubelles publiques pour l’assainissement, des kits sanitaires pour les postes de santé et le centre de santé et on a envoyé des livres coraniques et des Diouzou pour les centres islamiques », a expliqué le président de la commission d’organisation de la cérémonie, Mamadou Ciré Baldé.

Fama Sanoh, Sous-préfet de Kankalabé

Représentant le préfet de Dalaba à cette cérémonie, le sous-préfet de la localité a demandé avec insistance que les cours programmés dans ce centre de formation islamique respectent les normes d’un islam modéré, c’est-à-dire qui ne cultive ni haine, ni violence. « Le bâtiment que nous venons d’inaugurer est un bâtiment pour l’expansion de l’islam. Je voudrais donc profiter et dire à ceux qui vont enseigner l’islam aux enfants ici de donner l’enseignement coranique sous les principes édictés par le Coran original » a indiqué le sous-préfet de Kankalabé, Fama Sanoh.

Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis
Thierno Aliou Diallo, président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis

Parmi ceux qui n’ont pas voulu se faire conter cet évènement historique, Thierno Aliou Diallo est le président de l’Association des Ressortissants de Kankalabé-Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. « Lorsque nous avons reçu le programme de cet évènement, nous avons réuni les ressortissants de Kankalabé et Mombéya aux Etats-Unis d’Amérique. Nous avons cotisé pour trouver un peu. C’est ce que nous avons envoyé. Nous avons aussi pris en charge les frais de couverture médiatique de l’activité », a-t-il déclaré.

L’inauguration de ce centre de formation islamique du Kolladhè a coïncidé avec la 5ème édition des sacrifices tournants organisée, cette année, à Kankalabé, par l’Association pour le Développement de Dalaba et la journée s’est terminée en apothéose par un match amical entre l’équipe sous-préfectorale de Kankalabé et son homologue de Mombéya.

De retour de Kankalabé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 269 551

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Assassinat d’un taxi-motard à Labé : la ville complètement paralysée

16 août 2019 à 13 01 33 08338

La plupart des activités sont paralysées ce vendredi, 16 août 2019, dans la commune urbaine de Labé. Cette paralysie fait suite à l’assassinat d’un conducteur de taxi moto la nuit dernière. Les amis du défunt exigent que lumière soit faite sur sa mort, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Mamadou Samba Barry, c’est le nom du conducteur de taxi moto, poignardé mortellement par un groupe de jeunes. Selon Aïssatou Diouldé Barry, sœur du défunt, les assaillants voulaient retirer la moto de la victime. « Il (le défunt) a quitté la maison aux environs de 22 heures pour aller chez ses amis. Quelques temps après, il a reçu un appel téléphonique d’une de ses amies qui lui a demandé de l’accompagner à Bournété, dans le quartier Madina.

Quand ils sont arrivés au niveau de l’école primaire de Bournété, ils ont été attaqués par des inconnus qui ont poignardé mon jeune frère au niveau de la tête et du ventre. Les bandits voulaient s’emparer de sa moto de marque TVS, mais comme il a crié au secours, ils ont pris la fuite », a-t-elle expliqué.

Les citoyens, venus au secours, ont transporté d’urgence Mamadou Samba Barry à l’hôpital régional de Labé. Mais, selon Dr Ataoulaye Sall, directeur général de ce centre hospitalier, il est décédé avant d’arriver sur les lieux. « On a reçu un dépôt de corps dans la nuit du jeudi à vendredi, aux environs de 23 heures.

Après examen, on a constaté qu’il y a des lésions au niveau du thorax et au niveau de la tête. Des lésions sous forme de plaies pénétrantes. C’est des lésions par arme blanche, probablement par un couteau. Actuellement, le corps se trouve à la morgue de l’hôpital régional de Labé et on attend la famille de la victime pour leur restituer le corps », a dit Dr Sall.

Cet autre assassinat a irrité les conducteurs de taxis motos de la ville, régulièrement victimes d’attaques de ce genre. Ils sont descendus dans la rue, bloquant plusieurs axes routiers. Les manifestants réclament la lumière sur la mort de leur ami, mais aussi plus de sécurité. Ils ont paralysé les activités dans une bonne partie de la ville.

A noter que la victime Mamadou Samba Barry venait à peine de se marier. Selon sa famille, il sera inhumé ce vendredi au quartier Pétéwel.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un taxi-motard, déguisé en médecin, mis aux arrêts à l’hôpital régional

13 août 2019 à 19 07 06 08068

Un conducteur de taxi-moto, déguisé en médecin pour voler les biens des patients, a été mis aux arrêts dans la nuit du lundi à ce mardi, 13 août 2019, à l’hôpital régional de Labé. L’annonce en a été faite par le directeur général du centre hospitalier, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le jeune Mamadou Malal Diallo, le présumé imposteur, est un conducteur de taxi-moto. Il aurait été appréhendé dans une des salles d’hospitalisation, alors qu’il était déguisé en médecin et en train de soustraire les biens de certains patients.

Dr. Attaoulaye Sall, Directeur Général de l’hôpital régional de Labé

Selon Dr Ataoulaye Sall, le directeur général de l’hôpital, de nombreux cas de vols d’objets appartenant à des patients avaient déjà été enregistrés sur place. « Cet acte est récurent à l’hôpital. Les équipes de garde ont souvent alerté la direction sur ces cas d’incidents. Des dispositions secrètes ont été prises pour mettre main sur les présumés voleurs. Les malades et les différentes équipes de garde ont été mis en alerte. Ce présumé voleur que nous avons réussi à arrêter est un conducteur de taxi-moto. Il s’appelle Thierno Malal Diallo et stationne même au niveau de la gare qui se trouve à la devanture de l’hôpital.

Pour réussir son acte, il se déguise en médecin en portant une blouse. Il attend tard la nuit pour venir s’introduire dans les salles. Il fait des simulations sur les malades, feignant de prendre les paramètres de santé de ces derniers. Mais, puisque les équipes de garde sont informées, elles l’ont vu. C’est ainsi qu’on a appelé la même nuit les services de sécurité qui sont venus l’arrêter. Actuellement, il est dans les mains de la police. Je veux que justice soit faite pour que la population comprenne que nous ne sommes en rien responsables de ce qu’on nous accuse », a lancé Dr Ataoulaye Sall.

Il faut préciser que ce n’est pas la première fois qu’une voleur présumé est interpellé dans les salles d’hospitalisation de l’hôpital régional de Labé. Il y a quelques mois, un jeune a été surpris à la maternité de ce centre hospitalier, en train de tenter de voler un bébé. C’est grâce à la vigilance des patients, qui ont crié au secours, que le nouveau-né avait échappé à l’enlèvement.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo, pour Guineematin.com

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Labé : 21 accidents enregistrés à l’occasion de la fête de Tabaski

13 août 2019 à 17 05 24 08248

Comme il fallait le redouter, des accidents de la circulation ont été enregistrés dans la commune urbaine de Labé lors de la célébration de l’Aïd El Kébir ou la fête de Tabaski. Selon des sources sécuritaires et hospitalières interrogées par un correspondant de Guineematin.com sur place, ce sont au total, 21 cas d’accidents routiers qui ont eu lieu dans la ville.

Malgré les multiples dispositions prises par les autorités, des cas d’accidents de la circulation ont été enregistrés pendant ces moments de fête à Labé. Selon le colonel Tidjane Sanoh, commissaire spécial de la sécurité routière de Labé, « des dispositions ont été prises pour éviter ou limiter les accidents le jour et le lendemain de la fête de tabaski. Des agents étaient postés à tous les niveaux. Les mineurs au volant, c’était interdit. La consommation de l’alcool était également interdite derrière le volant.

L’excès de vitesse n’était pas aussi toléré dans toute la commune urbaine. Le jour de la fête, il n’y a pas eu d’accidents. C’est seulement le lendemain de la fête qu’un tricycle, qui avait à son bord 13 personnes, s’est renversé à côté du camp Elhadj Oumar Tall de Labé. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais tous les passagers étaient grièvement blessés et des dégâts matériels importants ont été signalés », a révélé l’officier de police.

Dr. Attaoulaye Sall, Directeur Général de l’hôpital régional de Labé

De son côté, le service des urgences de l’hôpital régional de Labé a fait un bilan de 21 cas d’accidents. Selon Elhadj Ataoulaye Sall, le directeur général dudit hôpital, « on a reçu un total de 21 accidentés, essentiellement des accidents de motos. Parmi eux, 16 cas sont des cas tout à fait bénins qui ont eu des soins au niveau des services des urgences et qui ont été tout de suite libérés. Il y a également deux autres qui ont présenté des traumatismes moins graves au niveau de la tête. Ils n’ont pas été hospitalisés ».

Il faut préciser que la plupart de ces accidents, enregistrés le jour de la fête et le lendemain, ont été causés par l’excès de vitesse des conducteurs, le plus souvent euphoriques.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Tabaski 2019 à Labé : voici le sermon du grand imam Cerno Badrou Bah

12 août 2019 à 12 12 14 08148

Dans ce sermon prononcé ce dimanche, 11 août 2019, à la place de la grande prière de Bowounloko, dans la commune urbaine de Labé, le grand imam, Elhadj Cerno Mouhammadoul Badrou Bah, inspecteur régional des Affaires Religieuses a expliqué l’importance de perpétuer le sacrifice d’Abraham avant de rappeler la signification de cette fête, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

L’imam de Labé, Thierno Badrou Bah a fait la description détaillée des caractéristiques des animaux, les conditions et le moment indiqués pour le sacrifice. Il a, par la suite, prodiguer d’utiles conseils aux jeunes pour éviter de pécher et se mettre à l’abri des risques d’accidents dans la ferveur de la fête. Guineematin.com vous propose ici l’intégralité de ce sermon.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Tabaski à Labé : Cellou révèle l’origine de ses bonnes relations avec le gouverneur Madifing

11 août 2019 à 16 04 58 08588

La célébration de la fête de Tabaski 2019 a été marquée à Labé par une forte mobilisation populaire rehaussée de la présence remarquable à la place de la grande prière de Bowounloko du chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, assis côte-à-côte avec le gouverneur de la Région Administrative (RA), Elhadj Madifing Diané, entouré pour la circonstance du préfet, Elhadj Safioulahi Bah et du maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

A l’occasion de la fête de l’Aïd-El-Kébir, encore appelé Tabaski 2019, le sermon de l’imam de Labé, Thierno Badrou Bah a essentiellement porté sur l’importance de perpétuer le sacrifice d’Abraham pour les fidèles musulmans et a rappelé la signification de cette fête.

L’évènement était rehaussé de la présence remarquable du chef de fil de l’opposition guinéenne, Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, et du gouverneur de Labé entouré des autorités préfectorales et communales, à la place de la grande prière de Bowounloko. « J’ai l’habitude de faire la prière à Dalein. J’ai estimé que je suis aussi de Labé. Ici, c’est le chef-lieu de la préfecture. J’ai ma maison aussi à Labé. C’est normal que je partage avec les musulmans de Labé cette importante cérémonie » a expliqué Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo.

Le président de l’UFDG, ancien premier ministre guinéen, a mis l’occasion à profit pour rappeler la nature des bonnes relations qu’il a toujours entretenu avec le nouveau gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané, contrôleur général de police.

« Bien évidemment, lui et moi, on se connait depuis fort longtemps, depuis la première République. Il était un proche ami à mon père lorsqu’il était encore ici chef de sûreté. Et il a toujours assumé cette amitié. Chaque fois qu’on s’est retrouvé il n’a pas manqué de rappeler cette amitié et me prodiguer des conseils de grand-frère. Lorsqu’il a été nommé ambassadeur à Dakar, je suis arrivé à Dakar, il m’a rendu visite à mon Hôtel. Il a rappelé les bonnes relations qu’il a eues à Labé avec les notables de Labé et notamment avec Elhadj Tidjane Dalein. Et lorsqu’il a été nommé ministre de la Sécurité, à ma grande surprise, il m’a rendu visite à mon domicile. Ce qui n’était pas évident…hein ! » a révélé le chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Mamadou Cellou Dalein DIALLO.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
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Conférence sur le projet de société de l’UFDG à Labé : le gouverneur Madifing encourage l’initiative

8 août 2019 à 20 08 05 08058

Le Comité Fédéral de la Jeunesse de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de Labé a organisé une conférence débat sur le projet de société du principal parti politique de l’opposition guinéenne, ce jeudi, 8 août 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La cérémonie d’ouverture de l’évènement était rehaussée de la présence du gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané, entouré pour la circonstance du maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo, issu de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG).

« C’est pour moi un plaisir infini de partager ce moment avec vous. Pas seulement de partager ce moment avec vous. Pour être avec vous et échanger avec vous. C’est avec un plaisir que j’ai reçu votre lettre d’invitation. Je ne pouvais pas ne pas venir répondre à cette invitation tellement qu’elle était pleine de sagesse et plein d’amour et surtout une volonté exprimée pour discuter entre vous jeunes des préoccupations actuelles afin d’avoir une véritable orientation pour une vie meilleure pour la République de Guinée.(…)

J’aurais été aussi heureux si vous m’aviez choisi comme conférencier, peut-être que vous avez douté de ma foi, mais je l’aurais accepté avec beaucoup de plaisir (…). C’est dans le dialogue que l’essentiel peut sortir. C’est en dialoguant que vous pourrez toucher du doigt la réalité de ce pays, pour faire une vision sur votre thème. Je vous félicite, je vous encourage pour avoir pris cette initiative d’accepter de discuter, d’accepter ouvrir ce débat à tous ceux qui auraient souhaité être ici présents avec vous pour partager ce moment. Vous êtes dans la bonne direction.

La démocratie n’est qu’un idéal. Elle ne sera jamais atteinte. Chaque époque a ses exigences de démocratie. Votre parti a bien dans ses sigles « Forces Démocratiques ». La démocratie n’est qu’une vision. Nous ne l’atteindrons jamais. (…). Encore une fois, je vous félicite, je vous encourage et vous donne l’assurance que je suis à votre disposition.

Au terme de vos débats, si vous avez la possibilité ou si vous avez le désir de me confier un thème sur un sujet qui vous préoccupe, soyez assurés que c’est avec cœur et foi que je viendrai partager ce moment avec vous », a déclaré le gouverneur Madifing Diané à l’endroit des responsables, militants et sympathisants de l’UFDG, massivement mobilisés dans la salle de conférence du Centre d’Ecoute, de Conseil et d’Orientation des Jeunes (CECOJE) pour suivre les conférenciers.

Pour sa part, le président du comité fédéral des jeunes de l’UFDG de Labé, Younoussa Baldé, a regretté l’absence des autorités préfectorales à ce rendez-vous initié par son organisme.

« Nous sommes vraiment désolés de ne pas constater la présence de la préfecture ici. Sinon, nous avons invité tout le monde : autorités locales, préfectorales et régionales. Nous félicitons et remercions tous ceux qui ont effectué ce déplacement. Nous sommes plus qu’heureux », a confié Younoussa Baldé de l’UFDG.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Bac 2019 à Labé : « les élèves sont en partie responsable de ces mauvais résultats »

7 août 2019 à 6 06 53 08538

Les quatre (4) sur les cinq (5) préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé qui ont présenté des candidats au baccalauréat unique, session 2019, ont enregistré un taux global d’admission pour l’ensemble des profils confondus de 25,40%. Ces faibles résultats obtenus à l’issu d’une année scolaire de dure labeur ne donne aucun sentiment de satisfaction à l’Inspection Régional de l’Education (IRE) où certains encadreurs attribuent la responsabilité de l’échec global au manque de conscience des candidats, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Sur l’ensemble des 2.480 candidats dont 803 filles présentés par la Région Administrative (RA) de Labé pour tous les profils confondus, seulement 630 ont décroché le baccalauréat unique, session 2019 pour les préfectures de Koubia, Labé, Mali et Tougué réunies. Sachant bien que la préfecture de Lélouma n’avait présenté aucun candidat.

Alimou Diallo, chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé
Alimou Diallo, chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé

« A Koubia, en Sciences Expérimentales, par exemple, il y a eu 10 qui ont composé dont 4 filles, zéro admis, donc 0%. En Sciences Mathématiques, il y a eu 30 candidats dont 8 filles, 20 ont été admis dont 4 filles soit 66,7%. En Sciences Sociales, 58 candidats dont 13 filles. Admis 40 dont 7 filles soit 69%. Soit un total de 98 qui ont composé, dans l’ensemble des trois (3) profils et 60 ont été admis soit 61,20%. Pour ce qui est de Labé, Sciences Expérimentales, 343 ont composé dont 151 filles et 56 ont été admis soit 16,30%. En Sciences Mathématiques, 682 ont composé, 102 ont été admis et ont obtenu 15%. En Sciences Sociales, 721 ont composé, 277 ont été admis soit 38,4%. En Sciences Sociales Franco-Arabe, 25 ont composé dont 4 filles, 13 admis soit 52%. Pour l’ensemble de la préfecture de Labé, il y a eu 1771 candidats dont 727 filles, admis 448 soit 25,30%. Comme on l’avait déjà souligné, Lélouma n’a pas de candidats. Pour ce qui est de Mali, en Sciences Expérimentales, 170 ont composé et 15 ont été admis soit 8,82%. En Sciences Mathématiques, 143 ont composé, 20 ont été admis dont 8 filles soit 13,9%. En Sciences Sociales, 189 ont composé dont 42 filles, 42 ont été admis 5 filles soit 22,20%. Pour l’ensemble de la préfecture de Mali, il y avait 502 candidats dont 174 filles pour les 3 profils, 77 ont été admis dont 16 filles soit 15,3%. A Tougué, Sciences Expérimentales, 11 candidats dont 2 filles, 5 admis dont 2 filles 45,5%. Sciences Mathématiques, 22 candidats dont 3 filles, 9 admis dont 1 fille soit 40,9%. Sciences Sociales, 76 candidats dont 27 filles, 31 admis dont 9 filles soit 49,8%. Pour l’ensemble de Tougué, il y avait 109 candidats dont 32 filles, 45 ont été admis dont 12 filles soit 41,3%. Maintenant, pour l’ensemble de la région de Labé, il y avait 534 candidats dont 89 filles en Sciences Expérimentales, admis, 76 soit 14,2%. Sciences Mathématiques, 877 dont 328 filles soit 17,20% d’admis. Sciences Sociales, 1040 dont 382 filles. Admis, 390 soit 37,4%. Sciences Sociales Franco-Arabe, 25 candidats dont 4 filles, 13 admis soit 52%. Pour l’ensemble de ces trois profils, nous avions 2480 candidats dont 803 filles. Admis, 630 soit 25,40% pour toute la région de Labé » a expliqué le chef de la section examens et contrôles scolaires de l’IRE de Labé, Alimou Diallo.

Ces résultats catastrophiques ne donnent aucun sentiment de satisfaction à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé. « Les résultats ne sont pas satisfaisants, parce que quand vous prenez l’ensemble de ces options, en Sciences expérimentales pour l’ensemble de la région, on a 14,20% donc au-dessous de 25%, c’est-à-dire du quart (¼), en Sciences Mathématiques, on a 17%, là encore c’est au-dessous du quart. En Sciences Sociales, nous avons 37,4%. On peut dire que ce résultat est passable, mais il n’est pas du tout satisfaisant par rapport à nos attentes » a-t-il ajouté.

Les élèves candidats seraient en partie responsables de ces mauvais résultats enregistrés cette année. « Cette situation est due vraiment en partie des différentes perturbations qui ont caractérisée l’année scolaire 2018-2019 et de la volonté des enfants, parce que quand même les cours avaient repris aux environs du mois de décembre. Ils ont donc eu quand même le temps de se préparer et de se rattraper. S’ils étaient conscients de ce qui les attendait en fin d’année, je crois qu’ils pouvaient redoubler d’efforts pour obtenir un résultat beaucoup plus satisfaisant » a-t-il conclu.

Ces résultats alarmants et préoccupants interpellent encadreurs de l’éducation, parents d’élèves, amis de l’école et élèves pour une prise de conscience collective.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél.: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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