Un commerçant victime de vol à Labé : « ils ont emporté 120 millions de francs »

11 septembre 2021 à 20 08 03 09039
Elhadj Chérif Sengouma Diallo, commerçant victime de vol à Labé

Un vol par effraction a eu lieu dans la nuit du vendredi à ce samedi, 11 septembre 2021, au marché central de Labé. Des inconnus ont cassé les barres de fer qui se trouvaient au-dessus de la porte pour s’introduire dans le magasin. Ils ont cassé aussi le coffre-fort, emportant un montant de 120 millions de francs guinéens, selon la victime, interrogée par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« Les voleurs sont entrés par effraction. Ils ont arraché les antivols pour s’introduire dans le magasin. Ils ont réussi à casser le coffre-fort et prendre l’argent. Après leur salle besogne, ils ont abandonné tous les objets dont ils se sont servis pour mener l’opération sur les lieux pour s’en aller. Après l’inventaire, j’ai constaté qu’ils ont emporté 120 millions de francs guinéens.

objets utilisés par les voleurs

Ils étaient venus trois dans mon magasin pour tenter de voler, mais c’est seulement cette fois qu’ils ont réussi à casser le coffre-fort », a confié Elhadj Chérif Sengouma Diallo, qui interpelle les services de sécurité sur cette situation. « Je demande aux services de sécurité de m’aider à récupérer mon argent. Et qu’ils arrêtent tous les malfrats pour les mettre en prison », a lancé le commerçant.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : la mère du lieutenant Abdoulaye Baldé réclame au CNRD le corps de son fils

9 septembre 2021 à 12 12 32 09329
Madame Hawou Baldé, mère de feu lieutenant Abdoulaye Baldé

Marié et père de deux enfants, le lieutenant Abdoulaye Baldé, membre de la garde présidentielle, est l’un des militaires qui ont été tués dimanche dernier, 05 septembre 2021, dans les affrontements avec les forces spéciales qui ont renversé le régime d’Alpha Condé. Son corps serait toujours à la morgue de l’hôpital Ignace Deen et sa famille souhaite le récupérer pour lui assurer un « enterrement digne ». Madame Hawaou Baldé, sa mère, demande aux nouvelles autorités guinéennes (le comité national de rassemblement et du développement) de lui permettre d’inhumer son fils, tombé sur le champ de bataille, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

A son domicile, situé au quartier Campanya, dans la commune urbaine de Labé, madame Hawaou Baldé est chagrinée. Les souvenirs du dernier appel téléphonique qu’elle a reçu de son fils très tôt dans la matinée de dimanche, quelques temps avant sa mort, est encore vif dans son esprit. Elle se souvient de chaque mot, chaque détail. Son fils (le lieutenant Abdoulaye Baldé) avait promis de la rappeler dans la journée ; mais, le destin en a décidé autrement. Et, aujourd’hui, tout ce qu’elle souhaite, c’est d’avoir l’occasion d’enterrer dignement son enfant.

« C’est le dimanche dernier (05 septembre 2021) que mon fils Abdoulaye Baldé m’a appelé au téléphone pour prendre de mes nouvelles et demander l’état de ma santé comme j’étais malade ces derniers temps. Il m’a promis de me rappeler avant de raccrocher. J’ai passé toute la nuit sans dormir lorsque j’ai appris ce qui s’est passé à Conakry avec ce coup d’Etat, connaissant son métier. Je suis restée comme ça jusqu’au lundi, dans la journée, j’ai appelé son numéro de téléphone qui a sonné maintes fois, mais il n’a pas décroché. Puis, j’ai joint son épouse pour savoir si elle au moins elle a les nouvelles de son mari, elle a répondu par la négation. Elle a dit qu’elle a même écrit à son mari, mais ce dernier n’a pas répondu. Je suis restée comme ça jusqu’aux environs de 17 heures, deux de mes frères sont venus me rendre visite. Ils m’ont trouvée dans la cour. Mais, dès que je les ai vus ensemble, j’ai douté de quelque chose et j’ai directement eu la supposition que mon fils Abdoulaye Baldé est décédé. C’est lorsque j’ai crié pour leur demander de me dire la réalité, que j’ai vu mon grand frère prendre sa tête. C’est comme ça que j’ai compris que mon fils est mort. Mais, connais pas je ne savais pas les circonstances de sa mort. Ce jour (Dimanche 05 septembre 2021), je sais qu’il s’était rendu à son service. C’est sûr, c’est après son appel à 07 heures du matin qu’il aurait été tué. C’est  lundi que l’un de mes frères s’est rendu à la morgue, comme ils ont appris que des officiers ont été tués lors de ce coup d’Etat, c’est là qu’il a retrouvé le corps de mon fils Abdoulaye. Son corps est toujours à la morgue, ils sont dans les démarches pour voir s’ils vont récupérer son corps. Je demande aux nouvelles autorités du pays de nous aider à récupérer le corps de mon fils pour l’enterrement dignement », a dit Hawaou Baldé avec beaucoup de peines et de chagrin.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un jeune se donne la mort par pendaison à Doghol

24 août 2021 à 11 11 38 08388

Un suicide a eu lieu dans la soirée d’hier, lundi 23 août 2021, à Labé. Un jeune homme s’est donné la mort par pendaison dans le secteur Kaldouyabhè, relevant du quartier Doghol, dans la commune urbaine de Labé. Selon ses proches, le défunt avait une dépression mentale, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

C’est aux environs de 20 heures que Mamadou Moustapha Baldé, 34 ans, boulanger de profession, a mis fin à ses jours. Il s’est enfermé dans sa chambre, avant d’attacher une corde au niveau de la charpente de la maison et se pendre.

Elhadj Thierno Mamadou Saliou Diallo

« C’est en l’absence de son épouse qu’il s’est donné la mort par pendaison dans sa chambre. Lorsque la femme est revenue, elle a trouvé la porte de sa chambre fermée de l’intérieur. Après avoir longtemps frappé à la porte sans réponse, ils ont finalement décidé de défoncer la porte. Et c’est après cela qu’ils ont trouvé son corps suspendu à la charpente de la maison », a expliqué Elhadj Thierno Mamadou Saliou Diallo, président du conseil de quartier de Doghol, ajoutant que le jeune homme « traînait depuis plusieurs mois une maladie mentale, même si parfois il se calmait et collaborait avec la société ».

Après le constat des autorités locales et des services de sécurité, la thèse du suicide par pendaison a été confirmée, et le corps de Mamadou Moustapha Baldé a été rendu à sa famille. Il sera inhumé ce mardi, 24 août 2021, au cimetière de Kaldouyabhè.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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INTEGRA : un appui au secteur financier privé pour des services plus accessibles pour les jeunes en Guinée

20 août 2021 à 15 03 18 08188

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen améliore l’accès aux services financiers dont l’épargne et le crédit et des formations en éducation financière, aux jeunes bénéficiaires du parcours d’intégration sur l’axe Conakry-Kindia-Mamou-Labé.

Mis en œuvre par le Fonds d’Équipement des Nations Unies (UNCDF), au total 200 ateliers de formation en éducation financière ont été organisés de mai 2019 à Juin 2021, avec l’institution de microfinance, Finadev.

Les formations dispensées par l’institution de microfinance ont contribué au rapprochement des jeunes bénéficiaires vers le secteur financier et ainsi changer peu à peu l’image qu’ils ont de ce secteur. Ces formations ont permis aux jeunes de formuler leurs besoins en financement et d’en discuter directement avec des conseillers bancaires.

Des comptes courants et d’épargne, sans frais d’ouverture et de maintenance, ont été mis à disposition de ces jeunes durant leur parcours d’intégration.

A Soumbalako dans la région de Mamou, quinze jeunes bénéficiaires d’un groupement de producteurs ont pu accéder à un crédit pour étendre leur superficie cultivée en pommes de terre et aubergines. Le financement qui leur a été accordé est adapté au cycle de culture et à leur capacité de remboursement. Après la récolte, ils ont pu rembourser leur crédit et toucher le fruit de leur travail avec la vente des produits. Pour Boubacar, président du groupement, « l’accès à ces financements va avoir un impact durable sur les membres du groupement. Certains des membres vont continuer à utiliser les services d’épargne et de crédit pour financer leurs futures campagnes agricoles ou réaliser des investissements en commun. »

A ce jour, plus de 3200 jeunes entre 18 et 35 ans bénéficient de l’éducation financière et près de 50 projets ont été financés par Finadev pour les jeunes bénéficiaires du parcours d’Enabel au niveau du programme INTEGRA.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Conakry : des élus et fédéraux de l’UFDG rencontrent Chérif Bah et Cie

26 juillet 2021 à 21 09 16 07167

Un peu plus d’une semaine après leur sortie de prison, les opposants Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo, Mamadou Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, ont reçu la visite des élus et des fédéraux de l’UFDG de la Moyenne Guinée, ce lundi 26 juillet 2021. Ces responsables à la base du principal parti d’opposition du pays sont venus partager leur joie avec les anciens détenus et leur témoigner leur solidarité, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est au domicile de Chérif Bah, à Lambanyi, que la rencontre a eu lieu. Elle a regroupé les élus locaux membres de l’UFDG, les secrétaires fédéraux et les responsables des jeunes et des femmes de l’UFDG des régions de Mamou et de Labé, avec trois des quatre responsables de leur parti qui ont bénéficié récemment d’une liberté conditionnelle, après 8 mois de détention à la Maison centrale de Conakry. Seul Ousmane Gaoual Diallo, qui serait à l’hôpital pour un contrôle sanitaire, n’était pas présent.

Thierno Ibrahima Baldé, coordinateur des instances techniques de l’UFDG

« Nous sommes venus rendre visite à nos anciens prisonniers, libérés récemment, et leur réitérer notre soutien et notre engagement. En plus, il y a eu des choses qui se sont passées après eux lorsqu’ils étaient à la Maison centrale de Conakry, certains d’entre eux ont perdu leurs proches. Donc, nous sommes venus aussi leur présenter toutes nos condoléances à eux et à leurs familles. Nous avons également profité pour leur dire bonne fête à l’occasion de la fête de Tabaski », a expliqué Thierno Ibrahima Baldé, coordinateur des instances techniques de l’UFDG.

Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG

Une démarche vivement saluée par les anciens détenus politiques. En leur nom, Abdoulaye Bah, responsable national chargé de marketing politique et de l’animation de l’UFDG, a remercié les visiteurs. « C’est un acte hautement symbolique qui nous touche énormément en tant qu’êtres humains qui ont passé quelques mois en prison et qui se retrouvent aujourd’hui dans leurs familles respectives. Donc, ça nous touche énormément et nous leur disons merci », a déclaré l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia.

Il en a profité aussi pour exprimer leur solidarité aux autres opposants qui sont toujours en prison. « Nous sommes conscients et solidaires de nos codétenus qui sont encore en prison. Nous avons parmi eux des responsables du plus haut niveau de l’ANAD, en l’occurrence Etienne Soropogui, Mamadi Onivogui, Kéamou Bogola Haba. Il y a également Ismaël Condé, l’imam Elhadj Abdoulaye Baldé de Wanindara et beaucoup de nos jeunes et cadres de l’UFDG qui sont toujours à la Maison centrale.

On ne les oublie pas, les démarches vont continuer pour leur libération effective. Nous qui sommes en liberté, nous allons nous joindre au reste de l’équipe pour continuer les démarches déjà entamées dans ce sens. Nous leur demandons de garder le courage et de patienter. Car tout finira par finir un jour », a rassuré Abdoulaye Bah.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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Agriculture : remise d’intrants agricoles aux producteurs de maïs de Siguiri

19 juillet 2021 à 11 11 26 07267

Dans le cadre du renforcement et de l’amélioration de la production du maïs en Guinée, le projet de développement agricole intégré de Guinée (PDAIG) a procédé au lancement de son ‘’sous-projet intégré maïs (PIM) à Siguiri, le samedi dernier, 17 juillet 2021. Et, à cette occasion, le PDAIG a procédé à la remise d’intrants agricoles à quinze (15) producteurs de maïs de Siguiri en guise d’encouragement dans la poursuite de la production du maïs dans cette partie de la Guinée. Cette remise s’est déroulée en présence du président de la chambre préfectorale d’agriculture et des représentants de la fédération des unions des producteurs de maïs de la Haute Guinée (FUPROMA/HG), rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

C’est le siège de la mairie de Siguiri qui a servi de cadre à la cérémonie de remise officielle de ces intrants agricoles aux producteurs de maïs de la préfecture. Et, pour le président de la chambre préfectorale d’agriculture de Siguiri, Sékou Gackou, ce don est un geste d’encouragement visant à inciter les producteurs de maïs à fournir plus d’efforts dans la culture du maïs.

Sékou Gackou, président de la chambre préfectorale d’agriculture de Siguiri

« Le projet de développement intégré de Guinée vient de nous offrir, à travers nos vaillant producteurs de la filière de maïs, de grands stocks d’intrants en vue du renforcement de leur capacité productive d’une part et d’autre part améliorer les productions et la productivité de la culture du maïs en Guinée. Cette initiative salvatrice découle des idées prônée par le professeur Alpha condé à travers les politiques et plans nationaux dont le PNDA, le PNDES. La filière maïs devient de nos jours une filière incontournable, parce que le maïs est la denrée la plus convoitée, tant au niveau des hommes qu’au niveau des volailles et autres animaux. Cela pour interpeller nos grands producteurs à multiplier d’effort ; car, de par ce geste, nous comprenons qu’ils sont parmi les vrais acteurs du monde agricole », a indiqué Sékou Gackou.

Le PDAIG est un projet financé par la Banque Mondiale. Il est en phase pilote ; et, pour ce premier temps, ce ne sont que quatre préfectures de Guinée qui sont concernées. Et, à en croire Bakary Touré, le coordinateur du sous-projet intégré maïs, une nouvelle variété de maïs d’une rentabilité de 8 à 10 tonnes à l’hectare sera expérimentée par les agriculteurs.

Bakari Touré, coordinateur du sous-projet intégré maïs

« Le projet de développement intégré de Guinée vous remercie de votre mobilisation massive pour accueillir ces intrants agricoles… C’est au vue du grand rôle que joue le maïs dans la lutte contre l’insécurité alimentaire qui menace notre pays, qu’un programme spécial fut créé, celui du programme intégré de maïs. Ce programme servira de phase dans quatre préfectures cibles dont Dinguiraye, Mandiana, Siguiri et Labé de par l’introduction d’une nouvelle variété améliorée appelée KABAMANO. Sa rentabilité est de 8 à 10 tonnes par hectares dans la mesure où tout le paquet technologique est utilisé », a expliqué Bakary Touré.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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Hadja Saliou Dian Diallo, mère de Cellou Baldé après la libération de son fils : « je souhaite une liberté définitive »

17 juillet 2021 à 15 03 52 07527
Hadja Saliou Dian Diallo, mère de Cellou Baldé

C’est avec une grande joie et de mots pleins de bénédiction que Hadja Saliou Dian Diallo a accueilli à Labé la libération ce samedi, 17 juillet 2021, de son fils Cellou Baldé à Conakry. L’ancien député uninominal de Labé et trois autres cadres de l’UFDG ont officiellement bénéficié d’une « liberté conditionnelle pour des raisons de santé ». Et, Hadja Saliou Dian Diallo prie pour que cette liberté soit définitive pour ces opposants qui ont fait plus de huit mois de prison à la maison centrale.

« Je suis très ravi d’apprendre cette bonne nouvelle. Je remercie le bon Dieu et tout le monde. Depuis l’arrestation de Cellou Baldé, notre famille a bénéficié de tous les soins venant de part et d’autre. Je souhaite qu’ils (les détenus libérés ndlr) retrouvent leur santé. En plus de cela, comme il s’agit d’une liberté provisoire, je demande humblement auprès des autorités qu’ils les libèrent définitivement. Quant à ceux qui sont toujours incarcérés, je demande qu’ils bénéficient des mêmes privilèges pour qu’ensemble on se donne les mains pour consolider la paix et développer notre pays », a dit Hadja Saliou Dian Diallo avec le visage plein d’espoir.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Incendie à Tata1 (Labé) : une maison et son contenu parti en fumée

1 juillet 2021 à 15 03 44 07447

En début de soirée hier, mercredi 30 Juillet 2021, un incendie s’est déclaré dans une concession à Tata1, un quartier de la commune urbaine de Labé. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels y ont été enregistrés. La famille victime déplore également 22 millions de francs guinéens calcinés par les flammes, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon les informations, c’est aux environs de 18 heures que cet incendie s’est déclaré dans cette maison. Et, ses puissantes flammes ont tout consumé sur leur passage.

« C’est notre concession familiale qui a pris feu. Moi j’étais en train de tresser deux de nos clientes dans notre salon de coiffure qui est contigüe à notre domicile. Soudain, j’ai entendu une détonation dans la maison et on a aperçu les flammes. Certains jeunes qui préparaient du thé à côté sont venus à notre secours pour éteindre les flammes. Quand nous avons ouvert ma chambre, le feu était déjà sur le matelas. On s’est servi d’un seau d’eau pour éteindre le feu, mais cela n’a pas servi à grand-chose. Ce sont les voisins qui sont venus nous prêter main forte. Mais, les dégâts sont importants. Car, dans les chambres, presque tout est réduit en cendre. Très peu d’objets ont pu être sauvés », a confié Fatoumata Binta Barry, membre de la famille victime.

Aussitôt informés, les sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux combattre les flammes. Et, au bout de quelques instants, ils ont réuni à éteindre le feu. Mais, selon le commandant de la protection civile de Labé, le Lieutenant Colonel Mohamed Lamine Diakité, cet incendie a été causé par des produits chimiques stockés dans la maison. Cependant, c’est une bouteille de gaz à l’intérieur de la maison qui aurait surtout favorisé la propagation des flammes dans la maison.

Lieutenant Colonel Mohamed Lamine Diakité, commandant de la protection civile de Labé

« Mon service a été informé de ce sinistre à travers un coup de téléphone sur le numéro vert. Immédiatement on s’est transporté sur les lieux. Mais quand nous sommes arrivés, tout le bâtiment était en flammes. Une telle intervention demande assez d’eau. Heureusement, nous collaborons avec des détenteurs de citernes privées qui sont venus nous appuyer. Ce qui est surtout à saluer, c’est le fait qu’on a pu circonscrire le feu et on a empêché que les concessions du voisinage soient atteintes, mais aussi le salon de coiffure qui se trouve juste à côté. Mais, selon nos constats, c’est des produits chimiques qu’on utilise souvent dans certains salons de coiffure qui étaient déposés quelque part dans la maison qui sont à l’origine du feu. Et, la présence d’une bonbonne de gaz à l’intérieur de la chambre d’où est venu le feu a été aussi un élément qui a favorisé la propagation rapide des flammes dans la maison. Pas de perte en vie humaine, ni de blessé. Mais à vrai dire, il y a eu assez de dégâts matériels. Et, selon les victimes, à part ces dégâts, elles ont perdu une somme d’argent qu’ils estiment à 22 millions de francs guinéens », a indiqué le Lieutenant Colonel Mohamed Lamine Diakité.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Kalan (Labé) : un enseignant avoue des relations sexuelles avec une élève de 13 ans…

29 juin 2021 à 18 06 35 06356

Envoyé dans la sous-préfecture de Kalan dans le cadre d’un stage-pratique, Abdoulaye Diallo, élève-maître à l’ENI (école nationale des instituteurs) de Labé est accusé d’avoir entretenu des relations sexuelles avec une de ses élèves âgée de 13 ans. Le crime dont on reproche cet enseignant-stagiaire s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche dernier, 27 juin 2021. Il a été dénoncé par sa victime ; et, il aurait reconnu les faits mis à sa charge devant les autorités de Kalan. Il a finalement été arrêté et conduit à Labé où il séjourne actuellement en prison, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Selon le maire de la commune rurale de Kalan, Abdoulaye Diallo a gardé sa victime de 20 heures à 4 heures du matin. Et, l’enseignant-stagiaire aurait avoué avoir eu des « relations sexuelles consenties » avec son élève.

« Abdoulaye Diallo donnait des cours en  6ème année. C’est le dimanche passé que le président du district m’a appelé pour m’informer que le chef secteur est venu avec une fille âgée d’environ 13 ans, élève en 6ème année. Il était avec les parents de la fille qui m’ont dit avoir perdu de vue leur fille dans la nuit de samedi à dimanche. Quand celle-ci est revenue à la maison, ils lui ont demandé où elle se trouvait, elle a répondu qu’elle était avec son maître qui l’enseigne à l’école. De 20 heures à 4 heures du matin, ils étaient ensemble au domicile de son maître. De mon côté, j’ai informé le sous-préfet. Ensemble, nous avons demandé à la fille ce qui s’est passé, elle a raconté les faits. Nous avons aussitôt informé le DSEE pour lui relater les faits. Mais, comme la fille ne nous a pas dit qu’elle a été forcée par le monsieur (Abdoulaye Diallo) en question, c’est difficile pour nous de dire que c’est un viol ou pas. Par le canal du DSEE, le présumé auteur de cette pédophilie a été recherché et envoyé vers nous. Celui-ci (Abdoulaye Diallo) a dit sans ambages qu’il était avec la fille de 20 heures à 4 heures du matin. Abdoulaye Diallo, l’enseignant, n’est pas passé par le dos de la cuillère. Quand nous lui avons demandé s’il a eu des rapports sexuels avec la fille, il a répondu par l’affirmative. On ne pouvait pas faire ou dire mieux. Nous avons informé notre hiérarchie et le préfet a donné des instructions au commissaire de police centrale de venir le déposer à Labé où il séjourne actuellement. Quant à la fille, ses parents l’ont envoyée à l’hôpital pour voir si elle n’a pas eu de problèmes internes comme elle est très jeune, elle n’a que 13 ans », a expliqué Elhadj Abdoulaye Baldé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Attaques armées à Labé : Une femme blessée, près de 300 millions emportés

29 juin 2021 à 16 04 04 06046

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mardi 29 juin 2021, des bandits armés de fusils ont perpétré des opérations de braquage et vol dans la commune urbaine de Labé. Avec des tirs en rafale, les malfaiteurs ont intimidé et maitrisé leurs victimes. Ils n’ont fait aucun mort ; mais, une femme a été légèrement blessée par balle. Et, les assaillants ont emporté près de 300 millions de francs guinéens. Un d’entre eux a été tout de même mis aux arrêts et remis aux services de sécurité.

Selon les informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Labé, la première attaque a eu lieu dans un magasin situé dans le centre-ville. Et, dans ce magasin appartenant à Boubacar Diallo, on ignore encore si les assaillants armés ont pu emporter quelque chose. « Je ne connais pas encore ce qu’ils ont pris », a déclaré le propriétaire ce mardi matin. Cependant, c’est à cet endroit qu’un des bandits a été mis aux arrêts et maitrisé par les gardiens des lieux. Ce bandit a été finalement mis à la disposition des services de sécurité.

La seconde attaque a été perpétrée au domicile de Fodé Kaba (le président de l’union régional des boulangers et pâtissiers de Labé) à Dinayabhè, dans le quartier Madina, dans la commune urbaine. Cette attaque a été plus brutale et les assaillants plus hargneux. Ils auraient tiré une dizaine de coups de feu en l’air pour obtenir l’entière coopération de leur victime. Et, dans leur démonstration de force, ils ont blessé par balle la femme de Fodé Kaba. Le chef de famille était absent, mais les bandits ont dérobé près de 300 millions de francs guinéens avant de s’éclipser dans la nature.

« Moi (Fodé Kaba) je suis à Conakry. C’est à une heure que j’ai été appelé par ma femme, m’annonçant qu’il y a eu un groupe de bandits qui a attaqué notre domicile. Mais, ils étaient lourdement armés. Selon les explications qui m’ont été données, les bandits ont voulu utiliser l’un de mes garçons de 13 ans qui fait le collège comme bouclier. Car, ils sont allés faire descendre mon enfant de l’étage tout en l’intimant de dire à sa maman d’ouvrir les portes. Il a été battu et cogné à l’aide du fusil. En plus de cela, une forte pluie s’est abattue sur la ville presque toute la nuit. Finalement, ils (les bandits) ont réussi à casser les cadenas du salon et à s’introduire dans la maison. Ils ont tiré plus de 14 coups de fusil pour empêcher qu’il y ait du secours. Il n’y a pas de perte en vie humaine, mais une balle a frôlé ma femme, elle a été blessée au niveau de l’oreille. Ils ont emporté tout ce qui était objets de valeurs et d’argent. Près de 300 millions de francs guinéens. Même la dépense de ma famille ils sont partis avec tout. Quand je rendre à Labé, je vais me plaindre contre X face à cette situation », a indiqué Fodé Kaba.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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INTEGRA : LA GESTION ET LA VALORISATION AGRICOLE, UNE ALTERNATIVE A LA MIGRATION IRRÉGULIÈRE DES JEUNES GUINÉENS

28 juin 2021 à 15 03 05 06056

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, poursuit ses ateliers de formation sur la chaîne de valeur agricole dans les régions administratives guinéennes. Après avoir formé 587 jeunes dans les régions de N’zérékoré, Kankan Faranah, et Labé, Mamou héberge à son tour les ateliers GRAINE (gestion et renforcement agricole pour l’indépendance économique) du 14 juin au 02 juillet 2021.

Mis en œuvre par le Centre du Commerce International (ITC), les ateliers de formation GRAINE ont pour principal but de transmettre un ensemble de compétences pratiques en matière de valorisation et de gestion de la chaine agricole. Tenus respectivement dans les préfectures de Mamou, Pita et Dalaba, ces ateliers ont ciblé 90 nouveaux apprenants.

En élaborant une offre de formation adaptée aux besoins et à la demande des acteurs du développement agricole et rural, INTEGRA concentre ses efforts sur une filière porteuse d’emploi dans un secteur durable, offrant le plus de possibilités d’embauches ou d’entrepreneuriat.

Cette formation s’adresse donc prioritairement aux jeunes des régions guinéennes rurales pour leur permettre de monter en compétences dans les domaines suivants :

•          Développement personnel et de l’entrepreneuriat,

•          Apprentissage sur les techniques de transformation des produits agro-alimentaires, la tomate en purée de tomate

•          Qualité des produits,

•          Emballage et conditionnement des produits agroalimentaires

•          Accès au financement.

« Pour être autonome et subvenir à nos besoins sur place, nous avons besoin d’être professionnellement prêts. Cette formation en transformation de tomate en purée est un moyen de s’en sortir ici en Guinée si on la met en pratique, je me sens à la hauteur » explique Sira BAYO, bénéficiaire de l’atelier à Mamou. 

Ainsi, les bénéficiaires maitrisent les techniques de transformation des produits agro-alimentaires en tenant compte des réalités de la Guinée. Ces jeunes ont acquis des techniques de conditionnement efficaces permettant une meilleure conservation de la production pour l’entreposage et/ou le transport ainsi que l’amélioration de l’aspect du produit lors de sa commercialisation.

« Il n’y a pas de miracle pour réussir, faut se mettre à la tâche. Je répliquerai cette formation auprès des autres groupements et unions pour leur permettre d’améliorer la façon de travailler afin d’employer plus de jeunes » promet Mamadou Mouctar Diallo, participant à Dalaba.

Cette activité est réalisée en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et s’aligne sur les priorités du Plan National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIA-SA) du Ministère.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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ERAM de Labé : les élèves boudent les cours

28 juin 2021 à 11 11 02 06026

Depuis le mois de mars dernier, l’école régionale des arts et métiers (ERAM) de Labé a ouvert ses portes aux élèves orientés dans les filières de maçonnerie, carrelage et topographie. Les cours avaient normalement démarré ; mais, trois mois plus tard, les élèves se font de plus en plus rares. Sur les 22 élèves qui avaient été orientés à cette école d’enseignement professionnel, très peu viennent encore suivre les cours. Malgré la détermination du personnel enseignant, les classes de cet établissement sont souvent vides.

Selon des informations recueillies par l’un des correspondants de Guineematin.com dans la préfecture, l’ERAM de Labé forme uniquement dans le domaine du génie civil (dessin bâtiment, topographie, filière de conducteurs des travaux, maçonnerie et carrelage et gros œuvre). Et, cette école est bien équipée pour un apprentissage (théorique et pratique) de qualité. Mais, à en croire Amara Condé, directeur des études de cet établissement d’enseignement professionnel, les élèves qui y ont été orientés cette année ont boudé les cours au profit des taximotos et du petit commerce.

Amara Condé, directeur des études de l’ERAM de Labé

« Cette année, les candidats n’ont été orienté que dans les filières de maçonnerie, carrelage et topographie pour une formation de deux ans. Mais sur un effectif de 22 élèves (dont cinq en maçonnerie et carrelage et dix sept en topographie), très peu d’élèves ont accepté de venir suivre les cours. Parce que si vous partez tout de suite dans les salles de classes, vous trouverez que les élèves ne viennent pas. L’éloignement de l’école du centre ville et l’accès difficile des lieux n’expliquent pas cette réticence. C’est juste un refus et un mépris qu’ils manifestent à l’égard de l’enseignement professionnel. Nombreux sont ces élèves qui préfèrent faire leur petit commerce ou faire le mtotaxi en ville au lieu de venir suivre les cours. Pourtant, ici à L’ERAM de Labé, il y a la disponibilité des enseignants et l’existence de tout le matériel nécessaire permettant aux apprenants de mieux assimiler les cours théoriques et pratiques. Mais, le hic c’est le refus des élèves à fréquenter l’école », a indiqué Amara Condé.

Effectivement, samedi dernier, 26 juin 2021, seuls les élèves de la topographie faisaient cour dans cet établissement. Et, ce niveau aussi, sur les dix sept (17) inscrits, seuls trois (3) élèves étaient présents. Ils suivaient un cours pratique de ‘’dessin appliqué à l’ordinateur (DAO)’’.

Ibrahima Sory Camara, élève-topographe

« Nous avons démarré les cours depuis le mois de mars dernier. On était avec certains de nos amis avec lesquels on a été orienté, mais ces derniers nous ont laissé ici et ne viennent plus. Aujourd’hui nous ne sommes que trois élèves sur un effectif de 17. C’est juste un refus, parce que si on leur demande pourquoi ils ne viennent pas, ils n’ont pas d’arguments solide, sauf nous dire qu’ils sont occupé à autres choses,  ils n’ont pas de temps. Pour moi, c’est juste un refus de leur part ; pourtant c’est eux aussi qui avaient postulé pour être orientés à l’ERAM. Sinon, on a tout ce qu’il nous faut ici pour étudier. Ce que j’ai à  dire à mes amis, c’est de prendre du courage et d’accepter de venir suivre les cours avec nous », a dit Ibrahima Sory Camara, élève-topographe.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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INTEGRA : les Technologies de l’information et de la communication au service de l’employabilité des jeunes guinéens

25 juin 2021 à 16 04 13 06136

Après avoir formé 90 jeunes dans les régions administratives de N’zérékoré, Kankan, et Conakry le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, poursuit sa formation en infographie et webdesign à Kindia et Labé du 21 juin au 03 juillet 2021 à l’endroit de 60 jeunes bénéficiaires.

Cet atelier va permettre aux récipiendaires de développer des connaissances sur les règles théoriques et pratiques de la création graphique (couleurs, typographies, ergonomie…). Il couvrira également l’apprentissage sur la mise en place d’une identité visuelle, à la conception de maquettes et la maîtrise des différents outils utilisés dans ce secteur. Par le biais d’une approche orientée sur l’apprentissage par la pratique, le programme vise à renforcer les compétences des jeunes bénéficiaires sur les logiciels Adobe Photoshop, Illustrator et InDesign.

« Les compétences acquises durant cette formation me permettront de répondre au besoin croissant du marché de l’emploi dans le domaine de la communication visuelle en Guinée. Je peux démarrer en tant que freelance » explique Abdoulaye Bah, jeune bénéficiaire de l’atelier.

Mise en œuvre par le Centre du Commerce International (ITC), cette initiative s’adresse prioritairement à des profils ayant un prérequis dans le domaine de la bureautique, pour leur permettre d’acquérir et de renforcer leurs connaissances à l’utilisation des outils d’infographie. Ils pourront ainsi trouver du travail plus facilement dans un domaine à fort potentiel qui débouche souvent sur des opportunités d’emplois durables.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par le Gouvernement guinéen et l’Union européenne au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Labé : une tornade fait plusieurs blessés à Tata2

23 juin 2021 à 10 10 39 06396

Dans la soirée d’hier, mardi 22 juin 2021, une forte tornade s’est abattue à Thiaguet, un secteur du quartier Tata2, dans la commune urbaine de Labé. Cette tornade, accompagnée de grondement de tonnerre, a fait au moins trois blessés et causé des dégâts matériels sur place.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est aux environs de 19 heures qu’une forte pluie, mêlée de vent violent et de jaillissement d’éclairs de foudre, a commencé à s’abattre sur ce secteur de la commune urbaine de Labé. Et, certaines personnes de ladite localité ont été touchées par les décharges de chaleur dégagées par ces éclairs qui fendaient le ciel de la cité de Karamoko Alpha Mo Labé. Au moins trois d’entre elles ont subi de « graves blessures cutanées ». Fatoumata Binta Kanté, l’une des victimes, a eu des blessures au dos et au bras droit.

« C’est aux environs de 19 heures que cette situation s’est produite. J’étais dehors, au près du feu, en train de préparer. Tout d’un coup, j’ai entendu l’éclatement de tonnerre suivi d’éclairs. Sur le champ, j’ai senti une douleur infernale dans mon dos et au niveau de mon bras droit, comme si c’est quelqu’un qui a versé de l’eau chaude sur moi. J’ai pris la fuite et je suis rentrée dans la maison. C’est ma petite sœur qui m’a secouru et m’a  assisté pour enlever mes habits. J’étais sur la terrasse avec une autre femme. Cette dernière aussi a eu des problèmes oculaires suite aux éclairs. C’est maintenant  qu’elle retrouve sa vision. Heureusement, nous avons eu la vie sauve. C’est ainsi, quelques temps après, j’ai appris que la foudre est tombée tout près, chez nos voisins, et a causé quelques dégâts matériels. Des murs ont été  fissurés, des ampoules électriques ont volé en éclat », a expliqué Fatoumata Binta Kanté.

Cet autre jeune élève, Mamadou Boli Diallo, était en train de manipuler son téléphone lorsque les éclairs ont commencé à s’abattre sur ce secteur. Il a été « frôlé » par la décharge électrique dégagée par la foudre. Il s’en est tiré avec des problèmes auditifs.

« C’est un de mes petits frères qui a été frôlé par cette décharge électrique causé par la foudre. Il avait la torche collée à ses oreilles. Il était en train de manipuler son téléphone portable qu’il tentait de réparer selon lui. Lorsque le tonnerre a grondé, lui il est tombé et a crié au secours en disant qu’il n’entend plus et que les oreilles lui font mal. On lui a pris pour l’hôpital. Mais, malgré que les médecins lui ont administré les premiers soins, jusqu’à présent il n’entend pas du tout ce que nous disons ici, il ne capte rien et se torde de douleur. A part ce jeune du nom de Mamadou Boli Diallo, élève en 6ème année, qui a été blessé, il y a également un téléphone qui était  branché qui a été endommagé, ainsi que la prise sur laquelle il était branché. Une fumée noire s’en est dégagée, le courant électrique est parti dans toute la maison. Tout le monde a été pris de panique. Heureusement il n’y a pas eu d’autres victimes dans la maison », a confié Mamadou Cellou Diallo, le grand frère de Mamadou Boli Diallo.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Abandon de poste dans les structures de santé de Labé : une liste de 20 personnes transmise au ministère de la santé (DPS)

23 juin 2021 à 6 06 14 06146

Lancée sur instruction du Général-médecin Rémy Lamah, ministre de la Santé, une inspection menée par les autorités sanitaires de la préfecture de Labé a permis de relever des cas notoires d’abandon de poste et d’absence non autorisée de cadres dans les structures sanitaires de cette préfecture de la Moyenne Guinée. Ces cas décelés concernent des cadres affectés sur place, mais qui n’ont jamais accepté d’y rester pour servir les populations. Ils se sont éclipsés après avoir viré leurs salaires en banque et ils sont allés en zone urbaine (généralement à Conakry) pour se la couler douce en toute discrétion.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, mardi 22 juin 2021, le directeur préfectoral de la santé de Labé, Dr Mamadou Hady Diallo, a laissé entendre que cette inspection a permis de dresser une liste de personnes qui se retrouvent dans les situations d’abandon de poste et d’absence non autorisée. Et, cette liste serait déjà arrivée au ministère de la santé où des décisions (des sanctions) pourraient être prises très prochainement.

Dr Mamadou Hady Diallo, DPS Labé

« Lors de la venue du ministre de la santé à Labé, les recommandations principales étaient par rapport à l’affichage des tarifs au niveau des structures de santé, faire la liste des abandons et des absences non autorisées. C’est aussi renforcer la sensibilisation pour la vaccination, pour que les gens emmènent les enfants vers les structures de santé. C’est vrai qu’il y a beaucoup de personnel qu’on nous envoie ; mais, parmi eux, il y a beaucoup aussi qui refusent de rester sur place. Donc, la fidélisation devient un problème. Des agents qui viennent, qui virent leurs salaires et ils retournent à Conakry. Donc, il s’agit de faire la situation et la remonter au niveau central pour que des dispositions soient prises. On a déjà envoyé la liste des abandons et des absences non autorisées qui sont au nombre de 20 personnes. Ces listes-là sont déjà disponibles et sont déjà remontées au niveau de la direction régionale ; et, je suis sûr qu’elles sont déjà arrivées au ministère de la santé. Par rapport à l’affichage des tarifs, il était question qu’une mission sorte justement pour vérifier si cela était fait. Pour le moment, la mission n’est pas encore sortie, mais cela va être fait certainement dans les prochains jours », a indiqué Dr Mamadou Hady Diallo, sans pour autant révéler les structures de santé où ces cas d’abandon de poste ont été constatés.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : un comité de pilotage organisé autour du projet KiMaLaKan

21 juin 2021 à 19 07 12 06126

Les ONG Eclosio, TRIAS, Osez-INNOVER et CADES/GUINEE, réunies au sein d’un seul Projet ou Consortium dénommé « KiMaLaKan », ont organisé un Comité de Pilotage ce lundi, 21 juin 2021, dans un réceptif hôtelier à Conakry. Ce comité de pilotage a regroupé des organisations de la société civile, les autorités administratives, les Associations bénéficiaires du projet et le bailleur de fonds. Ce projet a pour objectif de contribuer au renforcement de capacité des organisations de la société civile à s’impliquer dans les dispositifs d’insertion professionnelle et de développement de l’emploi pour les femmes et les jeunes dans les régions de Kindia, Mamou, Labé et Kankan, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Financé à hauteur de 1 600 000 euros par l’Union européenne, ce projet touchera directement 1 200 jeunes et femmes qui sont de potentiels candidats à la migration et les migrants retournés. C’est un projet qui a été lancé le 1er janvier dernier et qui prendra fin en décembre 2023.

Selon Fanny Bordarier-OTT, Coordinatrice régionale de l’ONG Belge Eclosio en Afrique de l’ouest et porte-parole du Consortium KiMaLaKan, la spécificité de ce projet réside dans le fait qu’il faut mener un dialogue à l’échelle local pour faire en sorte que les problèmes migratoires puissent être discutés avec les autorités pour essayer de trouver des solutions à la base.

Fanny Bordarier-OTT, Coordinatrice régionale de l’ONG Belge Eclosio en Afrique de l’ouest

« Ce qui nous amène aujourd’hui dans ce consortium, c’est réellement la coordination des projets mutilateurs dans le domaine de l’insertion professionnelle et de l’entreprenariat qui sont des enjeux assez considérables dans la région. Par manque d’opportunité économique pour les jeunes, il y a des questions migratoires qui sont très importantes. Beaucoup de jeunes partent aujourd’hui parce qu’ils manquent d’opportunités au niveau local. Et donc, Eclosio a cherché à mettre en œuvre un consortium avec d’autres ONG qui ont déjà fait une expérience ici en Guinée, notamment l’ONG CADES, l’ONG TRIAS et l’ONG Osez INNOVER. A travers ce consortium, on a vraiment cherché à renforcer nos complémentarités, nos différentes approches pour renforcer l’impact de ce projet. La spécificité de ce projet, c’est de mener un dialogue à l’échelle local de faire en sorte que les problèmes migratoires  puissent être discutés avec les autorités pour essayer de trouver justement des solutions à l’échelle locale. C’est d’accroître aussi les capacités des organisations de la société civile dans la promotion effective du rôle des femmes et des jeunes comme agents du développement et du changement dans les zones cibles.  A l’issue du projet, on a plusieurs objectifs : d’une part c’est de pouvoir faire en sorte que les dialogues à l’échelle locale qui seront mis en œuvre puissent perdurer en impliquant les autorités ; d’autre part, c’est de pouvoir vraiment créer des opportunités économiques pour les jeunes et pour les femmes qui sont les personnes les plus vulnérables. Et également, de faire en sorte que d’autres opportunités puissent voir le jour avec d’autres financements et d’autres bailleurs et surtout un engagement de l’Etat », a expliqué Fanny Bordarier-OTT.

Venue assisté à ce comité de pilotage, Naï Keïta, présidente de l’association des femmes de Dabola, a dit avoir été outillée positivement. Elle a aussi promis de transmettre le message aux jeunes qui sont tentés par l’immigration irrégulière.

Naï Keïta, présidente de l’Association des femmes de Dabola

« KiMaLaKan est un projet qui est très intéressant ; parce que les jeunes qui courent pour partir sur la mer en y laissant leur vie, c’est nous les mères et pères de familles qui en souffrons. Si un moyen est trouvé pour les maintenir, c’est ce que nous aimons. Parce que la plupart des jeunes pensent qu’on part en Europe pour ramasser de l’argent. Ce qui est tout à fait le contraire. Mais, si nous restons chez nous ici et nous travaillons, les projets vont nous montrer les démarches à suivre, c’est ce que nous voulons. C’est pourquoi je me suis sacrifié pour venir assister à cet atelier. Quand je quitte ici aujourd’hui, arrivé à Dabola, je vais dire aux jeunes d’arrêter d’aller en mer et de passer aux choses sérieuses. Je leur dirai qu’il y a des projets qui peuvent leur permettre de réussir en Guinée. Je vais leur dire que là où ils vont, les habitants de là-bas ont travaillé chez eux. Nous aussi on doit travailler chez nous. Personne ne peut quitter chez lui et venir développer chez toi. Nous voulons que les jeunes restent pour travailler avec nous. On doit les sensibiliser aussi », a dit Naï Keïta.

De son côté, Moussa Condé, Conseiller chargé des questions de l’emploi des jeunes au ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, a laissé entendre que ce projet s’inscrit dans le cadre de la politique du développement du président de la République. Et, il a invité ce consortium à être un « multi acteur » et de travailler avec d’autres acteurs.

Moussa Condé, Conseiller chargé des questions de l’emploi des jeunes au ministère de la jeunesse et e l’emploi des jeunes

« A travers les débats auxquels nous avons assistés, on est très surpris qu’il y ait un grand consortium qui comprend les régions de Kindia, Mamou, Labé et Kankan et qui s’inscrit dans le cadre de l’employabilité des jeunes et qui lutte contre la migration irrégulière des jeunes. Cela est un grand pas et s’inscrit vraiment dans le grand projet des 100 milles entreprises du Pr Alpha Condé. Je vais seulement dire que ce consortium doit seulement travailler avec tous les autres acteurs. Il doit être un multi acteur, parce que c’est une synergie, les questions de développement doivent être aoristiques. Donc, il faudrait que nous nous donnions la main, mais déjà un bon débat est pris par ce consortium qui mène une bataille qui doit être réussie pour le développement économique et social de nos communautés. Le Pr Alpha Condé et le gouvernement sont prêts à vous accompagner et à vous soutenir. Que tous reçoivent ici notre satisfaction et nos remerciements pour s’être mis ensemble. C’est ensemble que nous pouvons réussir. Nous devons continuer à travailler ensemble pour le bien de nos communautés. Il faudrait que chacun prenne ses responsabilités. Parce qu’il s’agit des jeunes. Donc, c’est un élément important et nous nous attendons à des résultats probants », a indiqué Moussa Condé.

Mohamed Gueasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Mort suspecte d’un jeune à Labé : son corps retrouvé devant sa maison avec des traces de sang

21 juin 2021 à 10 10 52 06526

Un jeune homme a été retrouvé mort à son domicile dimanche matin, 20 juin 2021, dans la ville de Labé. Son corps a été retrouvé dans la concession où il habite, qui est située au quartier Safatou 1. Pour l’heure, les circonstances de sa mort ne sont pas élucidées, mais la piste criminelle reste privilégiée. Car des traces de sang étaient visibles de l’intérieur de la maison jusque dans la cour où son corps a été retrouvé, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« C’est aux environs de 8 heures que le chef de secteur de la localité m’a appelé pour m’informer qu’un corps sans vie a été  retrouvé dans la cour d’une concession. Directement, j’ai informé le maire de la commune urbaine ainsi que les services de sécurité. Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, nous avons trouvé le corps dans la cour tout près du puits.

Et nous avons constaté qu’il y avait des traces de sang du couloir du bâtiment où il loge jusqu’à l’endroit où le corps se trouve. Après le constat, sur instructions du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé, le corps de la victime a été déposé à la morgue de l’hôpital régional de Labé », a indiqué Boubacar Dembaye Diallo, le président du conseil de quartier de Safatou 1.

La victime s’appelle Thierno Mamadou Aliou Diallo, âgé d’une trentaine d’années et originaire de la préfecture de Lélouma. Le commissariat central de police de Labé a ouvert une enquête sur les circonstances de sa mort.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : des chenilles dévastent des cultures à Dionfo et Sannoun

19 juin 2021 à 9 09 46 06466

Depuis une dizaine de jours, des « attaques massives » de chenilles sont enregistrées dans les sous-préfectures de Dionfo et Sannoun, dans la préfecture de Labé. Ces larves destructrices s’attaquent aux cultures des paysans qu’elles ravagent sur place. Et, apparemment, la situation est loin d’être maîtrisée, même si à la direction régionale de la protection des végétaux de Labé, on affiche un certain optimisme dans le combat. Le difficile accès aux zones touchées et le manque de produits efficaces pour combattre ces chenilles sont entre autres problèmes que les agents pulvérisateurs rencontrent sur le terrain.

Selon le directeur régional de la protection des végétaux et des denrées stockés de Labé, Alpha Oumar Bah, le ministère de l’agriculture est déjà informé de la situation. Et, on espère que ce département va réagir très vite, en fonction des besoins, pour apporter des « molécules » qui peuvent combattre et éradiquer ces chenilles.

Alpha Oumar Bah, directeur région de la protection des végétaux et des denrées stockés de Labé

« Ces derniers temps, il y a eu des attaques massives de chenilles au niveau des sous-préfectures de Sannoun et Dionfo. A Sannoun, notre première intervention nous a permis de traiter une grande partie, surtout dans les concessions. Mais, c’était très alarmant et j’avoue qu’on n’a pas pu couvrir tout le district de Diguili. Parce que non les conditions de traitements étaient difficiles, l’état même de la terre le prouve. Parce qu’elle est couverte de blocs de pierres, c’est des pentes fortes, mais aussi le matériel de travail (pulvérisateur motorisé de 100 litres sur pneus) sur lequel nous comptons était difficile à faire tourner à  l’intérieur des parcelles infectées, parce que les terrains couverts de blocs de pierres ne s’y prêtent pas. Ensuite, hier (jeudi 17 juin), nous avons été à Sannoun. Et, c’est les autorités locales qui nous ont conduit à Kourako où il y a eu le problème. Mais, à ce niveau, nous avons trouvé que le stade de cristallisation des chenilles est dépassé. Parce qu’il y a déjà eu l’émergence des insectes parfait. Nous avons été  beaucoup peinés, parce que nous savons qu’il y a un grand danger qui se prépare. Pourquoi, parce que nous savons que ce nombre important de papillons que nous avons rencontré dans les villages s’étaient attaqués aux manguiers et orangers. Mais, nous avons préconisé un traitement et nous avions utilisé un produit de contact injection inhalation pour atteindre les cibles. Et, avec ce produit, nous espérons que le résultat sera atteint entre 70 et 80%. Par la suite, nous avons fait un autre constat qui est très alarmant dans un autre village où nous avons trouvé que c’est la chenille légionnaire d’automne qui agit sur le maïs. Il y a des tapades où  70 à  80% des cultures sont atteintes. C’est très alarmant parce que la chenille légionnaire s’incruste dans la tige de la plante et c’est difficile de l’atteindre. C’est pourquoi, avec elle, il y a une gamme de produits que nous utilisons souvent pour l’éliminer. C’est le produit systémique. Et, malheureusement, la société qui envoie ce produit nous a dit qu’elle est en rupture. C’est ainsi nous avons découvert qu’il y a un autre produit qui peut réduire la capacité de nuisance de l’insecte. Nous sommes à ce niveau et nous attendons toujours l’appui de notre tutelle qui est le ministère de l’agriculture, parce qu’ils sont informés du constat qui prévaut sur le terrain. Et, nous estimons qu’ils vont réagir en fonction des besoins énumérés, surtout à des molécules qui peuvent se confirmer à l’éradication de ces chenilles », a expliqué Alpha Oumar Bah. 

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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INTEGRA renforce les compétences des équipes pédagogiques pour la préparation à la vie professionnelle (PVP) dans les écoles à Kindia, Mamou, Labé et Faranah

18 juin 2021 à 19 07 23 06236

Le programme d’appui à l’intégration socio-économique des jeunes (INTEGRA), initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement Guinéen, poursuit le renforcement des compétences des Délégués Scolaires de l’Enseignement Elémentaire (DSEE), des Directeurs d’Ecoles (DE) et des Enseignant(e)s du cours moyen (CM) sur l’approche de Préparation à la Vie Professionnelle (PVP).

Mise en œuvre par l’Agence Allemande de Coopération Internationale (GIZ), la préparation à la vie professionnelle (PVP) permet le renforcement de l’apprentissages des élèves, à travers des pratiques pédagogiques orientées vers le monde du travail ainsi que la découverte des métiers à l’école primaire. Les élèves découvrent ainsi les métiers pour une future meilleure orientation et insertion dans la vie professionnelle. Entre 2019 et 2022, 6000 élèves seront concernés.

Ces sessions de renforcement de capacités sur l’approche PVP concernent 36 DSEE, 50 DE, et 160 Enseignant(e)s du cours moyen. Elles se tiendront simultanément à Faranah, Kindia, Labé et Mamou, du 12 au 17 juin 2021 pour les DE et les DSEE, et du 18 au 25 juin 2021 pour les enseignants(e)s.

Au-delà de la découverte des métiers, la PVP vient enrichir le programme de l’élémentaire en renforçant des disciplines telles que le français, le calcul, les sciences d’observation et l’éducation civique et morale. Ces disciplines sont indispensables à la jeunesse pour opérer des choix raisonnés quant à leur orientation professionnelle dans la perspective de leur insertion socioéconomique dans la société.

Le renforcement des capacités des enseignants en cours contribuera à améliorer l’implémentation de la PVP dans les écoles, grâce au réinvestissement des nouvelles compétences d’enseignement et d’apprentissage et au dispositif de suivi et encadrement rapproché des enseignants mis en place par les directeurs d’école formés.

Le programme INTEGRA se veut une contribution pour amorcer de nouvelles dynamiques dans le développement socio-économique en Guinée. Initié conjointement par l’Union européenne et le Gouvernement guinéen, INTEGRA crée des opportunités pour la jeunesse guinéenne à travers la préparation à la vie professionnelle dans les établissements scolaires, la réalisation d’infrastructures économiques, la formation professionnelle, la création d’emplois durables et le développement de l’entrepreneuriat.

Ainsi, à travers ce programme, ce sont plus de 15 000 jeunes qui seront directement accompagnés pour mettre en œuvre cette nouvelle dynamique socio-économique par la création d’emplois et l’appui au développement de l’entrepreneuriat en Guinée.

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Labé : une fille de 12 ans violée par un jeune taxi-motard

17 juin 2021 à 14 02 51 06516

Une jeune fille de 12 ans a été victime de viol hier, mercredi 16 juin 2021, à Labé. L’auteur de l’acte, un jeune conducteur de taxi moto, a été interpellé juste après les faits par des citoyens et conduit au commissariat central de police de Labé, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place. La famille de la victime, représentée par Mamadou Boussiriou Diallo, réclame justice dans cette affaire.

« La fille est apprentie couturière. Elle a quitté l’atelier de couture où elle travaille aux environs de 16 heures (mercredi) pour rentrer à la maison. Elle a signalé un conducteur de moto taxi pour que ce dernier la dépose à Fady. En cours de route, le taxi-motard lui a demandé d’accepter qu’il passe vers Thialakoun pour qu’il vérifie l’état de son bâtiment en construction. Et lorsqu’ils sont arrivés dans une zone isolée, il a demandé à la fille de descendre, tout en la menaçant avec une paire de ciseaux. Il lui a dit que si elle ne se déshabille pas, il va la tuer.

Prise de peur, et seule face son agresseur sans défense, la fille ne pouvait que lui obéir, malgré elle. Après sa salle besogne, le conducteur de taxi moto est sorti de la brousse avec la fille, il a signalé un autre taxi-motard à qui il a demandé de déposer la fille à Fady, où elle devait se rendre. Ce dernier a demandé au violeur de payer 2500 francs comme frais de transport. Il lui a remis un montant de 5000 francs et n’a même pas attendu sa monnaie. C’est ainsi que le motard a regardé la fille et il a constaté qu’elle pleurait.

Il l’a interrogée et elle lui a raconté sa mésaventure. Immédiatement, le jeune est allé informer un groupe de conducteurs de taxis motos qui étaient stationnés tout près. Ils ont tout de suite pourchassé le violeur et ont réussi à le rattraper. Il a été présenté d’abord au syndicat des conducteurs de taxis motos, avant d’être conduit au commissariat central de Labé. Nous demandons à ce qu’il soit puni à la hauteur de sa forfaiture », a dit Boussiriou Diallo.

Les examens médicaux ont confirmé que la fille a été effectivement violée. Elle suit actuellement un traitement à l’hôpital régional de Labé. Quant au violeur présumé, il est détenu au commissariat central de police de Labé, en attendant la fin de l’enquête préliminaire.

 De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com 

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