Voiries urbaines de Dalaba, Pita et Labé : « les choses évoluent très bien », dit le ministre des TP

20 mai 2019 à 10 10 48 05485

Conduite par le ministre des Travaux Publics, la mission de suivi des travaux routiers en cours dans le pays s’est rendue hier dimanche, 20 mai 2019, dans plusieurs préfectures de la Moyenne Guinée. Moustapha Naïté et sa suite ont visité successivement les chantiers de bitumage des voiries urbaines de Dalaba, Pita et Labé et celui du pont de M’Bagou situé entre Yembering (Mali) et Labé. Sur le terrain, la délégation ministérielle a fait un constat satisfaisant, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Le ministre des Travaux Publics a entamé sa tournée en Moyenne Guinée par la préfecture de Dalaba. Ensuite, il s’est rendu à Pita pour constater de visu les travaux de bitumage qui sont faits et ceux en cours dans cette ville. De là, Moustapha Naïté et sa suite sont allés à Labé, puis sur le pont de M’Bagou à Yembering (Mali) dont les travaux d’urgence ont été lancés en vue de remplacer celui qui s’était effondré lors de la dernière saison hivernale. Sur le terrain, le patron des TP a fait son propre constat avant d’écouter les responsables des sociétés chargées d’exécuter les travaux.

Armel Tcheuffa

Armel Tcheuffa, directeur de projet des voiries de Labé, Pita et Dalaba au compte de l’entreprise GUICOPRES, a indiqué qu’à l’heure qu’il est, sa société est à un « niveau d’avancement en terrassement de façon générale à un hauteur presque de 40%. En termes d’ouvrage, nous avons entamé une série d’ouvrages d’assainissement sur des lignes dont les couches de bases ont été déjà atteintes. Et en termes d’imprégnation, à Labé, nous sommes un peu en avance, à Dalaba également. A Pita, tout ce qui a été imprégné a fait l’objet de bitumage. Donc, au jour d’aujourd’hui, de façon grosso modo, nous avons 2 kilomètres finis à Pita, nous avons 4 kilomètres presqu’imprégnés à Dalaba et 2 kilomètres et demi imprégnés à Labé », a-t-il expliqué.

Songomo Youssouf

Et, selon Songomo Youssouf, chef de la mission de contrôle des travaux des voiries urbaines de Labé, Dalaba et Pita, le constat sur le terrain est actuellement satisfaisant. « Actuellement nous sommes à Pita. La voirie de Pita compte 13 kilomètres à exécuter, avec 23 lignes d’exécution. Sur 13 kilomètres, 6 kilomètres ont été déjà dégagés au niveau de la plateforme, et sur les 6 kilomètres, on a déjà fait 5 kilomètres au niveau de la couche de base réceptionnée pour être maintenant pour l’imprégnation.

Aussi, sur les 6 kilomètres, on a fait 2 kilomètres de BB que vous voyez ici. On peut dire qu’actuellement, nous sommes satisfaits des travaux de GUICOPRES sur ces trois voiries (Labé, Pita et Dalaba). Vu les trois mois qu’on a déjà exécutés, on ne peut que les saluer vraiment pour ces travaux », a-t-il dit.

Ibrahima Sory Touré

S’exprimant sur le niveau d’exécution des travaux de reconstruction du pont de M’Bagou qui aura une distance de 16 mètres, Ibrahima Sory Touré, directeur général de Petroman Ingénierie, en charge des travaux, a indiqué que sa société a eu à réaliser une « déviation sécurisée, avec un passage de 5 mètres cubes pour pouvoir évacuer les eaux. Cela doit pouvoir sécuriser le passage jusqu’à fin juillet, en principe. Ça nous permettra de construire le pont proprement dit. Et là, nous avons eu à démolir l’ouvrage effondré et nous sommes en train finalement de dégager les débris afin de pouvoir reconstruire les fondations du pont à réaliser », a souligné le responsable.

Mamadou Lamarana Barry

Très heureux de cet ouvrage en cours de réalisation dans sa localité, Mamadou Lamarana Barry, maire de la commune rurale de Yembering, au nom des populations bénéficiaires, a exprimé sa reconnaissance au ministre des TP et par-delà au Chef de l’Etat. « Les citoyens et citoyennes de Mali sont dépassés de joie suite à cette réaction positive du gouvernement de nous reconstruire ce pont. Puisque nous avons exprimé des inquiétudes, à savoir que si les mois de juillet, août nous trouvaient dans cet état, la préfecture de préfecture de Mali serait coupée du reste de la Guinée ».

De son côté, le ministre des Travaux Publics s’est dit satisfait des travaux qui ont été menés sur les voiries urbaines de Dalaba, Pita, Labé et ceux en cours sur le pont de M’Bagou. « Je dois dire qu’à Dalaba, nous sommes globalement satisfaits de ce qui est en cours : les dégagements ont été totalement faits, ils sont sur les couches de fondation et l’imprégnation qui a été faite sur un certain nombre de tronçons déjà. Quant à Pita, nous sommes très contents, parce que le bitume a commencé à être posé sur à peu près 2 à 3 kilomètres sur Pita, ce qui est très encourageant avec tous les travaux d’assainissement, d’imprégnation et de fondation complètement terminés à Pita. A Labé, le dégagement est déjà fini sur les 15 kilomètres, ils sont sur les couches de fondation et de base, ça aussi, ça évolue à une allure acceptable.

Moustapha Naïté

Et maintenant, nous sommes au niveau du pont de M’Bagou qui mène à Mali Yembering. Et vous savez que ce pont s’est effondré lors de la saison des pluies dernière. Si on ne prenait pas des dispositions, Mali serait coupée de Labé. Aujourd’hui, l’entreprise est mobilisée sur le terrain, le travail est en cours. Donc, je dis avec une très grande satisfaction que les entreprises, au niveau de Pita-Dalaba et Labé, que les choses évoluent très bien. Et celle à laquelle on a confié le pont de M’Bagou, ça aussi ça évolue très bien », s’est-il réjoui.

A rappeler que ce sont 12,6 kilomètres de voiries urbaines qui sont en train d’être bitumés à Dalaba, 13 kilomètres à Pita et 15 kilomètres à Labé.

Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Recouvrement des recettes fiscales : le préfet de Labé dénonce la direction nationale des impôts

17 mai 2019 à 10 10 47 05475
Elhadj Safioulahi Bah, préfet de Labé

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, dénonce avec la dernière énergie la Direction Nationale des Impôts (DNI) qui a pris l’initiative de retirer à la préfecture la mission régalienne de recouvrement des impôts partagés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis pratiquement 2 ans, le recouvrement de la taxe unique sur les véhicules (TUV), la contribution foncière unique (CFU) et la patente des gros contribuables évoluant à l’intérieur du pays est effectué à Conakry par la Direction Nationale des Impôts (DNI).

« Une entreprise implantée à un endroit donné ne doit pas payer sa taxe ailleurs. J’ai écrit. Je me suis déplacé. Je crois que ça commence à aller » proteste le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah qui voit les stations d’essence de sa préfecture payer leurs taxes à Conakry : « ce n’est pas normal » insiste-t-il.

Avec cette nouvelle mesure injustifiée et injustifiable, on assiste à une baisse sensible des recettes fiscales dans les préfectures et commune de l’intérieur du pays.

« C’est la croix et la bannière pour récupérer ce qui nous revient de droit » ajoute le préfet de Labé.

Un contrôleur financier en service à Labé précise que c’est à Labé de verser des ristournes à Conakry et non l’inverse.

C’est pourquoi, Elhadj Safioulahi Bah sollicite l’appui du gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané pour faire corriger cette injustice infligée aux services déconcentrés de l’Etat.

Surpris par cette information reçue de son préfet, le gouverneur de région Elhadj Madifing Diané a promis de se déployer pour rendre à césar ce qui appartient à césar.

En attendant, on est en droit de se demander ce qui motive réellement les cadres de la Direction Nationale des Impôts (DNI) ? Car, cette option prise par ces techniciens du budget est en porte-à-faux avec la politique nationale de décentralisation et de la déconcentration prôné par le gouvernement de la République. En ce sens que cette politique consiste en un transfert de compétences et de moyens à la base. Or, avec cette asphyxie programmée des administrations locales, les résultats escomptés ne seront jamais atteints.

Comment comprendre aussi, aujourd’hui, que des hauts commis de l’Etat mettent en route une initiative visant à décrédibiliser les services techniques déconcentrés des impôts dans les préfectures ? Par ce fait, ces cadres des impôts aux niveaux régional et préfectoral sont mis aux chômages techniques alors qu’ils continuent d’émarger à la Fonction Publique pour un travail désormais confié à un privé (surtout en ce qui concerne la TUV), sous le prétexte de la sécurisation des recettes fiscales en République de Guinée. Comme si on ne pouvait pas rendre efficace le contrôle interne pour sanctionner les cadres véreux.

Il est aussi à déplorer que l’Etat guinéen privilégie une société de téléphonie mobile privée contre des commissions au détriment de ses fonctionnaires, en matière de recouvrement de la taxe unique sur les véhicules (TUV).

Ne pouvait-il pas utiliser ces commissions pour encourager ces commis postés à l’intérieur du pays à mieux faire leur travail pour lequel ils sont payés sur le dos du contribuable guinéen ? En tout cas, sous d’autres cieux, ceux qui font bien leurs boulots sont légalement motivés.

Mais, l’on se rappelle que notre regretté Williams Sassine écrivait dans ses chroniques assassines que « la Guinée est entièrement à part ».

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Labé : 8 cas de rougeole signalés (DRS)

13 mai 2019 à 18 06 12 05125

Huit (8) cas de rougeole ont été enregistrés dans la préfecture de Labé ces derniers jours, annonce la Direction Préfectorale de la Santé. La réticence des parents à faire vacciner leurs enfants expliquerait cette réapparition de la maladie. Le ministère de la Santé a déjà dépêché une équipe sur le terrain pour tenter de circonscrire la maladie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Malgré les multiples efforts fournis par les agents de la santé pour lutter contre la rougeole en Guinée, huit cas de rougeole ont été enregistrés dans la préfecture de Labé ces derniers jours.

Dr Mamadou Houdy Bah

Interrogé par Guineematin.comle directeur régional de la santé de Labé, Dr Mamadou Houdy Bah, a dit cette réapparition de la rougeole s’expliquerait par le refus de certains parents de faire vacciner leurs enfants. « Nous avons un système de surveillance sanitaire qui est mis en place. Et nous avons instruit à toutes les structures de santé, dès qu’elles voient une maladie sous surveillance, il doit obligatoirement la déclarer. C’est dans ce cadre que l’hôpital régional nous a informés qu’il a enregistré onze cas d’éruption cutanée. C’est suite à cela, ces cas ont été prélevés et acheminés vers Conakry. Sur les onze, huit c’était des cas de rougeole », a précisé Dr Houdy Bah.

Selon le directeur, ce n’est pas la première fois que la rougeole est détectée à Labé. « La rougeole continue de sévir à Labé compte tenue de plusieurs facteurs : le premier facteur, c’est compte-tenu du fait que les parents n’aiment pas vacciner leurs enfants. Et la DPS (Direction Préfectorale de la Santé) a organisé une campagne de riposte pour rattraper les enfants d’un an et plus, qui n’avaient t pas été vaccinés. Mais malgré tout, les agents de santé de Labé ont rencontré des difficultés pour assurer la couverture de certains enfants ».

Pour faire face à ces cas de rougeole, Docteur Houdy Bah a fait savoir qu’il y’a déjà une mission de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS) qui est arrivée à Labé. La démarche vise à assister les autorités sanitaires locales à circonscrire la rougeole et organiser une grande campagne de riposte contre la maladie, très contagieuse et mortelle.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Éducation : situation confuse des contractuels d’État dans la région de Labé

6 mai 2019 à 4 04 56 05565

La situation administrative des près de 800 contractuels d’Etat chargés de cours dans les établissements scolaires du public des préfectures de Labé, Mali, Lélouma et Koubia reste confuse auprès du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation qui, apparemment, refusent de payer les primes d’encouragement, pour avoir accepté d’enseigner pendant les 3 mois de la grève générale organisée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Pendant la crise, un rapport confidentiel redigé par une main jusque-là invisible a expliqué aux autorités nationales de l’éducation que la grève générale provoquée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) dirigée par le camarade Aboubacar Soumah a bel et bien été suivie dans la Région Administrative de Labé, exceptée la préfecture de Tougué.

En réaction, à la reprise des cours, ce sont seulement les contractuels de Tougué qui ont reçu leurs primes d’encouragement et une promesse ferme d’intégration à la Fonction Publique. Depuis leurs collègues des préfectures de Labé, Mali, Koubia et Lélouma cherchent à apporter les preuves qu’ils ont, eux-aussi, donné des cours pour boycotter la grève déclenchée par le SLECG.

Malgré toute la documentation fournie par chaque contractuel concerné, rien n’a changé. Jusqu’à présent personne n’a rien reçu de personne comme primes de prestations, conformément aux promesses faites au début de la grève par le gouvernement qui voulait à tout prix étouffer dans l’œuf les revendications formulées par les enseignants affiliés au SLECG du camarade Aboubacar Soumah.

Pire ! Dans le cadre de la constitution des dossiers pour l’intégration à la Fonction Publique, le coordinateur national des contractuels d’Etat de Guinée, Alseyni Mabinty Camara s’est rendu dans la région pour un recensement des enseignants concernés et un contrôle de la conformité des dossiers fournis par les intéressés. Au cours de cette opération, chaque contractuel d’Etat en poste dans la Région Administrative (RA) de Labé aurait donné, en plus de son dossier, la modique somme de 10.000 francs guinéens soit un montant global estimé à plus de 8 millions de francs guinéens collectés par cette mission de la coordination nationale.

Or, jusqu’à présent, dans les communications officielles, le coordinateur national, Alseyni Mabinty Camara n’a pas encore intégré les données de la région dans les statistiques globales.

Il parle souvent de « 7430 contractuels d’Etat au niveau national et la liste de Labé.»

Plusieurs chargés de cours de la région de Labé qui sont concernés par cette situation se demandent pourquoi jusqu’à présent la région est stigmatisée de la sorte alors que les preuves ont été apportées que les cours ont été effectivement donnés dans les préfectures de Labé, Mali, Koubia et Lélouma au même titre que la préfecture de Tougué. Pourquoi a-t-on réellement dissocié Tougué des autres préfectures de la région ?

Pour en savoir plus, Guineematin.com est entré en contact avec Alseyni Mabinty Camara dans l’après-midi de ce dimanche, 05 mai 2019. L’intéressé a préféré donner le téléphone à une dame qui était à côté : « actuellement, il n’y a pas de problème. Nous sommes en train de travailler sur le fichier de Labé. Au moment où vous m’appelez, je suis avec la chargée de la communication de Labé. Vous pouvez même la prendre pour que vous puissiez échanger. Elle est mieux placée pour vous donner des informations sur le cas de Labé » a-t-il coupé court.

Et au bout du fil, la dame se présente comme étant « Mme Oumou Bobo Diallo. Déjà, c’est 2 volets. D’abord, lorsqu’on a donné les primes, la coordination est partie en fonction de ça. C’est lorsque la coordination s’est rendue à Labé qu’elle a constaté que Labé a effectivement enseigné. La mission était déjà passée dans les préfectures où la prime a été donnée. Maintenant, nous sommes en train de traiter le fichier de Labé. Labé ne sera pas portée sur la première liste des 7430 contractuels. Mais, toute la région sera prise en compte, parce qu’on a montré les preuves de Labé a enseigné » a-t-elle rassuré.

Il semble que les 4 préfectures de la région de Labé étaient dans la même situation que Boké et Dinguiraye. Mais, en croire madame Oumou Bobo Diallo il y a plus de peur que de mal.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : un militaire pris en flagrant délit de vol de chevrons

24 avril 2019 à 14 02 44 04444

Un militaire en service au camp Elhadj Oumar Tall de Labé, Sergent-chef Moriké Bemba Koulibaly s’est fait prendre ce mercredi, 24 avril 2019, aux environs de 5 heures du matin, en flagrant délit de vol de chevrons dans un bâtiment en chantier Safatou, un quartier de la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Après avoir maîtrisé l’homme en uniforme le gardien des lieux et les voisins ont fait appel à l’Escadron Mobile N°08 de la Gendarmerie de Labé qui a immédiatement dépêché une mission pour récupérer le colis.

Dans les locaux de cette brigade de gendarmerie, l’accusé aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Selon les témoignages recueillis sur le terrain, ce n’est pas la première fois que les victimes reçoivent les visites nocturnes de ce militaire qui y laisse toujours les mêmes traces de chaussures. Ce qui a d’ailleurs permis au gardien des lieux de le piéger et mettre le grappin sur lui.

Son arrestation intervient au moment où plusieurs cas d’attaques à mains armées perpétrées par des individus en tenues militaires sont dénoncés à travers le pays. C’est sans doute pourquoi le maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo qui a eu un entretien à ce sujet avec la hiérarchie militaire et commandement de l’Escadron Mobile N°08 de la Gendarmerie de Labé a confié à la presse locale avoir officiellement demandé à ce que ce militaire pris en flagrant délit de vol soit sanctionné à la hauteur de sa forfaiture.

Plusieurs observateurs avertis craignent déjà une tentative d’étouffer le dossier pour éviter que le prévenu ne passe devant le juge. D’où la démarche du maire de la commune urbaine en direction de la Gendarmerie.

En attendant, notons que l’arrestation du sergent-chef Moriké Bemba Koulibaly, militaire en service au camp Elhadj Oumar Tall de Labé, pris en flagrant délit de vol, relance le débat sur l’épineuse question de l’insécurité en République de Guinée.

Cette affaire donne aussi à réfléchir sur la rigueur avec laquelle les autorités compétentes organisent les différents recrutements dans les corps de défense et de sécurité.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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Les civils interdits de porter du treillis à Labé : le député Cellou Baldé recadre le préfet

20 avril 2019 à 11 11 21 04214

Comme annoncé dans une précédente dépêche, lors de la cérémonie de mise en place de la police de proximité, le jeudi 18 avril, le préfet de Labé a émis l’idée d’interdire le port de treillis militaires par les civils. Elhadj Safioulaye Bah est allé plus loin en disant que les treillis saisis avec les civils pourraient être brûlés. Une sortie qui provoque la réaction du député uninominal de Labé, Cellou Baldé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette mesure envisagée par le préfet de Labé vise, selon lui, à lutter contre l’insécurité. Sur son compte Facebook, le député uninominal de Labé, a tenu à recadrer le préfet, précisant que la loi n’interdit à aucun citoyen de porter un treillis. « J’ai lu sur le site Guineematin.com la sortie médiatique du préfet sur l’insécurité. Je partage totalement son avis par rapport à la nécessité de lutter contre le grand banditisme et la recrudescence de la criminalité dans la préfecture de Labé.

C’est quand même une priorité, car il y a souvent des cas de viol, des cas d’attaques à main armée, il y a des cas de braquage. Mais de l’autre côté, je l’invite d’avoir un esprit de discernement, parce qu’une chose peut s’avérer utile et logique, mais qui ne soit pas prévue par les dispositions légales. Quand je prends le cas des treillis dont il fait allusion, il n’est pas interdit à un citoyen de porter une culotte aux couleurs militaires, de porter une tee-shirt aux couleurs militaires ou une casquette aux couleurs militaires, parce que cela ne fait pas de lui un bandit.

Ce qui est interdit, c’est que quelqu’un porte l’uniforme militaire, depuis la casquette, la chemise, le pantalon, le ceinturon et les chaussures. Il faut éviter de créer l’amalgame. Parce que nous connaissons le niveau de formation de nos forces de défense et de sécurité. Une fois qu’une décision comme ça est prise par une autorité administrative et qu’il faut l’appliquer en violation des dispositions légales, souvent, les forces de défense et de sécurité font des abus », a écrit le député.

Il faut rappeler que le Gouverneur de Labé, lui, a salué cette décision du préfet. Madifing Diané a félicité et encouragé Elhadj Safioulaye Bah, promettant de lui apporter tout son soutien dans cette démarche.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : le parti de Baadicko en ordre de bataille contre le 3ème mandat pour Alpha Condé

17 avril 2019 à 13 01 45 04454
Mamadou Saïdou Baldé, coordinateur régional de l’UFD à Labé

La coordination régionale de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) de Mamadou Bah Baadicko à Labé est farouchement opposée à toute idée de maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le coordinateur régional de l’UFD à Labé, Mamadou Saïdou Baldé, a fait connaitre cette position de son parti à l’occasion d’un entretien exclusif qu’il a accordé à Guineematin.com ce mercredi, 17 avril 2019.

« Depuis la création de notre parti, en 1992, nous défendons les valeurs démocratiques et les principes universels des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Nous avons toujours prôné l’alternance démocratique. Nous ne pouvons donc jamais être associés à toute forme de confiscation ou de tentative de confiscation du pouvoir par qui que ce soit. Nous comptons donc nous investir pour empêcher le président Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir » a expliqué le militant de l’UFD de Mamadou Bah Baadicko.

Abordant la question de l’appartenance de son parti à la mouvance présidentielle, le coordinateur régional de l’UFD à Labé, Mamadou Saïdou Baldé précise que « tout observateur doté de bon sens est conscient que ce partenariat entre notre formation politique et le RPG Arc-en-ciel n’est pas solide.»

« Nous ne nous retrouvons pas dans plusieurs orientations de la gouvernance actuelle qui est en train de dévier les objectifs de consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit en République de Guinée » a-t-il poursuivi.

Notre interlocuteur rassure que son organisme est en harmonie avec la direction nationale du parti sur cette question de 3ème mandat ou de maintien du président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020.

Parlant de l’absence de l’UFD au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), Mamadou Saïdou Baldé parle de divergence d’approches entre son parti et les autres acteurs concernés par ce débat au sein de l’opposition républicaine et des organisations de la société civile.

« Nous avons notre propre stratégie à ce sujet. Le président du parti et les membres du bureau exécutif national vont dérouler notre agenda dans les prochains jours pour que l’opinion soit située sur la démarche appropriée que nous proposons aux défenseurs éclairés de la constitution guinéenne » a-t-il conclu.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Paul Moussa condamné : la réaction d’un député de l’UFDG

16 avril 2019 à 18 06 25 04254
Paul Moussa Diawara, condamné pour le détournement d’environ 40 milliards à l’OGP

Les acteurs politiques guinéens continuent de réagir suite à la condamnation de Paul Moussa Diawara, ancien Directeur Général de l’OGP (Office Guinéen de Publicité). Reconnu coupable de détournement d’un montant d’environ 40 milliards de francs guinéens, le leader politique qui était un allié de la mouvance présidentielle, a été condamné avec son comptable, à 5 ans de prison ferme.

Interrogé par Guineematin.com sur la question, le député Cellou Baldé de l’UFDG salue cette condamnation et espère que celle-ci ne soit pas un simple règlement de comptes entre des camps rivaux de la mouvance présidentielle. Il annonce dans le même temps que l’opposition va suivre de près ce dossier pour savoir si cette décision judiciaire sera bien respectée.

Décryptage !

« Je pense que d’une manière ou d’une autre, ça fait partie de la lutte contre la corruption, même si cette lutte n’est pas systématique et globale dans notre pays. Paul Moussa Diawara, tout le monde l’a vu utiliser le denier public pour faire de la propagande politique. Il a pensé qu’il allait échapper à la justice parce que c’est au nom du RPG Arc-en-ciel qu’il le faisait. Nous l’avons même vu, après qu’il soit devant les tribunaux, nous l’avons vu venir participer à une propagande politique au palais du peuple au nom d’un 3ème mandat.

Donc, je crois que c’est juste que Paul Moussa Diawara soit condamné par rapport à ce détournement de fonds. Mais, cela doit continuer. Ça ne doit pas être une initiative juste pour régler des comptes entre des partisans d’une même mouvance qui ne s’entendent pas.

Aujourd’hui dans notre pays, quand vous prenez même si c’est 1 milliard, ce montant peut servir à créer des initiatives en faveur des jeunes pour que ceux-ci se prennent en charge et qu’ils ne traversent pas la méditerranée où qu’ils ne meurent pas dans la méditerranée. A plus forte raison quand vous parlez de 40 milliards. Ce montant peut mettre des centaines des milliers de jeunes à l’abri du chômage et de la précarité dans notre pays.

Sa condamnation va maintenant être suivie et évaluée. Aujourd’hui, nous avons les partis politiques de l’opposition, nous avons les plateformes de la société civile qui sont là et qui vont regarder comment ça va se passer. Aujourd’hui, tout le monde a les yeux rivés vers la maison centrale de Coronthie pour voir est-ce que Paul Moussa est là parce qu’une bonne partie de l’opinion nationale estime que bientôt, il va se retrouver dans les rues et surtout dans les mouvements de soutien pour un éventuel 3ème mandat à Alpha Condé. Mais, le peuple est vigilant et restera vigilant.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622 68 00 41

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Festival des Arts et du Rire de Labé : les organisateurs s’activent sur les préparatifs

4 avril 2019 à 19 07 15 04154

Dans le cadre des préparatifs de la 4ème édition du Festival des Arts et du Rire de Labé, la structure Soudou Dardja Productions a lancé, ce jeudi 04 avril 2019, une session de formation de certains participants à cet événement culturel. Cette formation qui se tient au Petit Musé de la Minière (Conakry), porte sur le réchauffement climatique, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est sur le thème ECO RIRE que le Festival des Arts et du Rire de Labé se tiendra cette année. A quelques jours de l’événement, les organisateurs renforcent les capacités d’une vingtaine d’humoristes qui vont prendre part au festival sur des sujets liés notamment à ce thème. Selon Mamadou Lamine Diallo connu sous le nom de Mamadou Thug, à la tête de la structure Soudou Dardja Productions, l’objectif est de bien servir le public qui sera présent à ce rendez-vous du rire.

« On prépare de grands spectacles. Du 10 au 15 avril prochain, tout le monde peut s’attendre à des spectacles dignes de nom parce que les spectacles ont été sélectionnés dignement. C’est pourquoi on parle de formation, on prépare tous les spectacles ici, préparer tout ce qui va se faire avant de débarquer à Labé afin que toutes les personnes qui auront l’occasion de payer les tickets même si c’est 5 minutes qu’un humoriste passe sur scène, qu’on le sente avec énergie, avec une histoire drôle bien composée.

Autre chose, c’est la question de l’environnement qui me tient beaucoup à cœur. Sans bois, il n’y a pas d’eau ; et sans eau, il n’y a pas de vie. Donc ceux qui sont en train de déboiser, nous leur demandons de reboiser. Nous aurons un temps à Labé pour planter quelques petits arbres avec nos petits moyens. On aurait aimé avoir quelques hectares et que quelqu’un nous donne 10 mille arbres.

Mais, avec nos maigres moyens, on va peut-être reboiser le tour de l’environnement, là où se tient le village du festival ainsi qu’à la maison des jeunes de Mamou. Donc l’environnement c’est la vie. Aujourd’hui, il fait 36 degré à Labé. On ne peut pas se le permettre », a indiqué l’humoriste.

Selon Mamadou Cherif Diallo, manager de Mamadou Thug et administrateur de la structure Soudou Dardia, cette formation va se poursuivre jusqu’au 10 avril. « Et le 10, on va débarquer du côté de Labé pour faire les spectacles. Le 13 avril, on reviendra du côté de Mamou. Donc en ce qui concerne les préparatifs, tout est au point. Pour la formation, c’est un appel d’offre qu’on avait lancé, on a fait une consultation pour recruter les jeunes qui veulent se former et donc aujourd’hui, il y a une vingtaine de jeunes sur la liste qui veulent se former. Ceux qui ont postulé, leurs candidatures ont été retenues, selon les critères indiqués.

Ces comédiens vont être non seulement formés en techniques de l’expression mais aussi en diction puisqu’aujourd’hui la plupart de nos comédiens ne savent pas bien articuler les mots qu’il faut. Un artiste c’est celui qui sait jouer plusieurs rôles à la fois. Donc il faut qu’il soit formé en techniques de l’expression, en diction et en lecture sur scène ».

Partenaire de l’événement, Saïkou Amadou Tidiane Diallo, le président de l’ONG ACOREC (Association contre le Réchauffement Climatique), salue l’initiative des organisateurs de ce festival, qui ont bien voulu intégrer le problème environnemental dans leur programme. « Associer notre ONG à ce genre d’événements ne me surprend pas. Nous évoluons dans le domaine environnemental, et cette année, l’environnement est au centre de ce festival.

Aujourd’hui, nous sommes tous victimes de la chaleur excessive qui est là, la disparition des cours d’eau, la dégradation de la couche d’ozone, la déforestation, l’avancée du désert, et des feux de brousse qui sont là. Plus 30 mille hectares de bois qui disparaissent par an en Guinée. Actuellement, nous avons perdu plus 80 % des forêts classées. Tout ça, c’est les conséquences du réchauffement climatique.

Donc notre implication dans la réalisation de ce festival sera à deux niveaux. D’abord, la sensibilisation pour que les gens comprennent les conséquences de la dégradation de l’environnement et leur faire savoir comment remédier à cela en leur donnant les solutions. Puis, il bon de sensibiliser mais il faut aussi agir. Pour cela, nous avons initié au sein de notre ONG, un programme de faire un anniversaire un arbre. A l’occasion de ce festival, nous comptons faire de sorte que désormais, chaque jeune plante un arbre lors de son anniversaire », a fait savoir cet activiste de l’environnement.

A noter que selon les organisateurs, le budget de ce festival est de 264 millions de francs guinéens.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Festival des arts et du rire de Labé : « il y aura plus de 100 festivaliers, dont Sidiki et Souké »

25 mars 2019 à 15 03 05 03053

C’est sous le thème « Eco-rire » que va se tenir la 4ème édition du festival des arts et du rire de Labé dans la période du 10 au 15 avril 2019. Une rencontre pendant laquelle le public aura la chance de découvrir les célèbres humoristes Burkinabé, Sidiki et Souké de la série Les Bobodiouf.

C’est du moins ce qu’a confié à un reporter de Guineematin.com l’organisateur de cet événement, Mamadou Thug. Avec cet artiste-comédien, il a été question de plusieurs aspects liés à cet événement qui connaîtra la participation de très nombreux invités venus de la Guinée et d’autres pays de la sous-région ouest-africaine.

Guineematin.com : votre structure Soudou Dardja Productions organise, en avril prochain, la 4ème édition du festival des arts et du rire de Labé. Parlez-nous de cet événement.

Mamadou Thug : le festival des arts et du rire de Labé va se tenir du 10 au 15 avril dans le Fouta Djallon. Cette année, la ville invitée, c’est Mamou. C’est pourquoi, la clôture se tiendra à Mamou. En termes de thématiques, on a travaillé déjà pour les festivals précédents avec des thèmes comme : taxi moto, parce qu’il y avait beaucoup d’accident ; on a parlé de livres, parce que Conakry était Capitale Mondiale du Livre avec Harmattan Guinée ; nous avons parlé tout dernièrement de l’immigration clandestine avec Gohou Michel. Cette année, nous allons parler de l’environnement, parce que pour nous aujourd’hui, notre environnement a été détruit.

Pour ça, il faut qu’il y ait des têtes d’affiche, des artistes pour parler de l’environnement afin qu’il y ait le reboisement. C’est pourquoi, la thématique de cette année, c’est Eco-rire. En d’autres termes, certains disent les écologues du rire. La 4ème édition, qui se tiendra cette année à Labé et à Mamou, réunit plus de deux cent festivaliers, dont des artistes et des journalistes qui vont parler de l’environnement, de spectacle, de formation, discuter autour des panels afin de faire comprendre aux gens l’importance de notre environnement, l’importance d’un arbre et de mieux respirer autour des arbres.

Moi, je suis spécialiste peut-être à faire rire les gens ; mais, on va prendre des spécialistes, qui s’y connaissent pour parler de l’environnement. Peut-être, nous sommes une icône ; mais, on a la possibilité, avec le concours d’autres personnes, de parler de l’environnement pour donner des informations, donner des sketchs en parlant de l’environnement à notre façon pour qu’on retrouve du rire.

Guineematin.com : à part le rire, est-ce qu’il y a d’autres expressions culturelles sont programmées pour ce festival ?

Mamadou Thug : au-delà des humoristes, puisque c’est un festival du rire, il y a aussi d’autres arts qui vont s’exprimer. Cette année, nous aurons Lama Sidibé de la musique pastorale qui va jouer le 13 avril à Labé et le 14 à Mamou. Prenons les Zawagui, elles iront en masse et avec du live, elles vont jouer sous la coordination du Prince de Galaxi Prod. Elles vont jouer le 11. Et, ce même 11, nous avons Karim Soulay qui jouera. Le vendredi, au-delà de l’humour, nous avons la dame du Mandingue, Yéli Guinée, qui joue excellemment du balafon et il y l’artiste Fadjidi qui jouera avec nous.

A côté de tout cela, il y aura un défilé de mode. J’attends le retour d’Alpha O, mais déjà nous avons la confirmation de Sogoré création qui est avec nous et qui a fait des belles tenues. Aujourd’hui, on a envie de montrer aux gens, que ça soit en terme de défilé de mode, en terme de musique avec les artistes cités, en terme d’humour dont Sidiki et Souké qui nous viennent du Burkina Faso, Mamadou Thug de Guinée, Sow Pedro de la Guinée, Pothiol, Diallo cravate, Kévin Soko, Douras, bref une trentaine comédiens et de troupes artistiques dont la compagnie Les messagers du temps, la troupe Etoile Africaine de Guinée qui existe depuis plus de 20 ans et qui a fait beaucoup de chose dans la ville de Labé.

L’année passée, c’est cette compagnie qui a gagné le prix Hadja Zénab Koumanthio. C’est le jeune Thierno Mamou qui a gagné le prix Sow Baïlo. Cette année, dans le cadre de l’innovation, on a mis le prix Aboubacar Souaré qui est aussi un grand soutien du festival où on va décerner le prix, parce que c’est un homme de poésie. Donc, aujourd’hui, ce festival est devenu grand.

Même si de l’autre côté, on a le soutien institutionnel de l’Etat sans son soutien financier, on dit Dieu merci. Aujourd’hui, même si on n’a pas un sponsor qui dit voilà on vous donne tel montant afin que vous parliez de nous, on a quand même un grand soutien, notamment les médias guinéens dont vous guineematin.com, et ça fait plaisir.

Guineematin.com : habituellement, on voyait des artistes ivoiriens et autres. Est-ce qu’ils seront là ou bien il y d’autres nationalités à part les Bobodiouf ?

Mamadou Thug : pour les trois premières éditions, c’est des comédiens ivoiriens qui étaient invités, dont Daïco, qui est le parrain du festival et qui a quitté Conakry le lundi passé. Il ne sera pas là cette année. Aujourd’hui, il faut changer de tendance. Sidiki et Soukè sont aujourd’hui très influents et très aimés. En tant que président des associations des troupes artistiques de Guinée qui font beaucoup plus le cinéma bien que moi je fais le théâtre, aujourd’hui, mon souci c’est d’aider ces compagnies qui font du cinéma à avoir une ouverture vers le Burkina.

De l’autre côté, le Burkina est aussi cette nation qui est menacée par le réchauffement climatique et tant d’autres choses. Pour le Mali, ce n’est pas un artiste qui vient ; mais, un directeur de festival qui va venir en Guinée pour prendre aussi d’autres artistes, d’autres comédiens guinéens pour les amener au mois de mai au Mali. Aujourd’hui, nous avons invité le Sénégal où nous sommes partenaires avec Foniké production qui qui organise une grande édition au stade Iba Mar Diop, qu’on appelle la Guinée chez vous.

On a envie qu’ils découvrent d’autres artistes ici et qu’ils les envois vers Dakar. Du côté de la Gambie, nous avons aussi un jeune très chaud et qui fait le Bobo Dimoh, il viendra. Eux tous joueront à Labé. Aujourd’hui, notre mission, en tant que direction de Soudou Dardja Prod, c’est d’aider, être un pont pour permettre à d’autres artistes d’avoir une certaine visibilité. Vous qui êtes avec nous durant tout ce temps, lors de nos festivals, vous avez fait des articles où vous avez parlé des artistes dont on ne parlait pas.

C’est ça, notre rôle c’est d’aider et demain à travers un article de Guineematin on va retrouver un artiste comme Kévin Soko, Oka Yao, qui est un artiste ivoirien et qui est venu se confié à Soudou Dardja pour faire de la comédie. On paye même la formation pour certaines personnes. Celui qui a eu le prix Sow Baïlo, on a été le pont pour que Gohou Michel le promette de venir au parlement du rire. Encore une fois, notre rôle c’est d’être un pont entre les artistes et vous hommes de médias et entre eux et les autres promoteurs de festival pour qu’on les invite.

On ne peut pas, chaque année inviter que la Côte d’Ivoire. Il faut varier. Si non, cette année, la France était invitée. Mais, on n’a pas eu un grand soutien, un grand accompagnement, si non l’éminent comédien français d’origine camerounaise, Saïdou Abacha, devrait être là. Malheureusement, comme on n’a pas eu le soutien nécessaire, on n’a pas pu gérer. Nous fonctionnons avec nos propres moyens pour payer les billets d’avion des artistes, les logements…

Guineematin.com : à l’entame, vous avez dit que vous n’avez eu aucun soutien financier de la part l’Etat. On a envie de savoir, comment faites-vous pour déplacer et entretenir tous ces artistes ?

Mamadou Thug : aujourd’hui, je le dis à qui veut l’entendre, moi je peux être pauvre ; mais, ce que je fais n’est pas pauvre. Je l’ai dit depuis que le festival a démarré, on a eu quelques petits soutiens, mais, les premiers moyens de nos festivals dépendent des moyens de Soudou Dardja qu’on a dans notre compte. Par exemple, les années précédentes, j’étais ambassadeur de la farine Bravo. Ils m’ont payé des millions de francs guinéens. C’est mon argent ; mais, j’ai pris pour investir dans le festival.

Quelqu’un qui te donne pour un ambassadeur plus de 70 millions GNF et tu prends tu réinvestis dans un festival, c’est un plus. Tu pouvais faire peut-être du pacha, puisque c’est ton argent ; mais, pour nous, on a envie de donner de la visibilité à la culture et au métier qu’on a choisi parce qu’aujourd’hui, si tu me demandes la profession, je dis que je suis artiste-comédien. Depuis 2018, je suis ambassadeur d’une société de téléphonie et c’est cet argent que j’ai pris pour investir dans mon festival. C’est cet argent que j’ai pris pour payer le billet d’avion de Gohou ainsi que son cachet.

Donc, il faut oser dire haut ce que les gens pensent bas. Parlant de l’Etat, aujourd’hui, on aurait aimé que l’Etat nous dise par exemple : nous vous accompagnons dans le cadre institutionnel ; mais, on vous prend 30 chambres d’hôtel parce que vous recevez plus de 100 personnes ; on vous donne deux, trois ou quatre billets d’avion, on met à votre disposition un bus qui vous permettra de voyager de Conakry jusqu’à Labé, jusqu’à la fin du festival. On peut ne pas avoir directement de l’argent ; mais, le ministère de la Culture a au moins des bus.

Ça, c’est un soutien qui diminue un peu le budget qu’on est censé faire. L’année passée par exemple, Hadja Halimatou nous a aidés à avoir une 4X4, où était Gohou, et un bus. C’est un soutien, il faut oser le dire. Il faut oser dire ce que les gens t’apportent. C’est pourquoi je dis aujourd’hui, si le ministre Bantama Sow accepte, par sa gentillesse, de reconnaître le festival et de signer les satisfecits des festivaliers, c’est un plus. Aujourd’hui, au aurait aimé que chaque année, qu’il fasse le déplacement, comme l’a fait précédemment monsieur Siaka Barry. Il est venu personnellement soutenir le festival, même si du côté financier il n’a pas donné.

C’est le moment aussi de dire merci à monsieur Damantang qui s’est déplacé lors de la 2ème édition. Ce sont des signes qui donnent du poids à un festival. Les sponsors dont tu as déposé des demandes et qui n’ont pas répondu, ça va leur dire, même si nous on ne vient pas, voici le ministre de la Culture qui est là.

Il a pris ses moyens pour aller à Labé soutenir le festival. Ça aussi, c’est un grand soutien parce que ce n’est pas nous qui payons son carburant et son logement, c’est de son gré qu’il est parti. Donc, nous disons merci pour ce soutien institutionnel. Mais, à côté de ça, on aurait aimé aussi avoir un soutien financier.

Guineematin.com : vous parlez d’environnement cette année. Est-ce que vous avez sollicité un appui du ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts ?

Mamadou Thug : on a adressé une correspondance au département de l’environnement, en la personne du ministre Oyé Guilavogui. On aurait aimé qu’il soit impliqué lui-même et qu’il vienne voir ce qu’on est en train de faire en tant qu’artiste pour accompagner l’environnement. Aujourd’hui, je ne veux pas qu’on continue à utiliser les artistes pour parler de la paix seulement, il faut qu’on touche aussi les autres thématiques qui assaillent notre pays telles que l’environnement, les accidents avec les motos taxi, parce que c’est avec nos propres moyens que nous avons formé 200 conducteurs de motos taxi à Labé.

Par le biais de la communication, nous passons des spots dans les médias d’ici et à Labé pour mieux informer autour de ça. Certes, ce festival est domicilié à Labé ; mais, aujourd’hui, c’est toute la Guinée qui bénéficie. C’est pour vous dire que notre objectif c’est de faire de l’humour une vie, faire de la culture un environnement où on peut tirer profit, de faire de ce métier une profession. Déjà, on a réussi à créer une relève. C’est très important. Donc, parlant de soutien, je souhaite que vraiment les autorités soutiennent institutionnellement, mais aussi financièrement…

Guineematin.com : revenons sur le thème que vous avez choisi cette année. Quel est le message fort que vous allez véhiculer ?

Mamadou Thug : on a envie de dire aux gens que chacun d’entre nous a la possibilité de planter un arbre. Que chacun d’entre nous peut faire de ça un devoir. Nous, nous avons des amis qui ont une initiative que j’apprécie beaucoup, même si on n’est pas ensemble. Par exemple, que chaque personne qui dépense un gâteau pour faire un anniversaire, qu’il plante un arbre. Ça, c’est une bonne politique. Nous aujourd’hui, on veut des domaines à reboiser.

On peut faire peut-être prendre nos moyens, acheter des arbres et les planter pour créer un environnement, juste parce que quand il n’y a pas d’arbre, il n’y pas d’eau et quand, il n’y a pas d’eau, il n’y a pas de vie. Voilà un message qu’il faut donner. Pour nous, l’environnement est une chose qui nous est chère.

En tant qu’artiste, je n’ai peut-être pas les moyens ; mais, quand je parle, les gens peuvent m’écouter et prendre cela en considération. C’est pourquoi, j’ai décidé de prendre mon bâton de pèlerin pour dire à ceux qui m’écoutent, qu’il faut qu’on s’attaque à la protection de l’environnement. Et, la meilleure façon de le protéger, c’est de planter des arbres.

Guineematin.com : pourquoi c’est toujours Labé qui abrite votre festival ?

Mamadou Thug : pourquoi pas Labé ? C’est là la question aussi. Le festival est le festival des arts et du rire, il est domicilié à Labé. Si non, la 1ère édition a été jouée à Timbi-Madina qui n’est pas dans Labé. Parallèlement, cette année par exemple, la ville invitée c’est Mamou et la clôture, c’est à Mamou aussi. L’année prochaine, ça peut être Kankan, ça peut-être N’zérékoré ou bien Kindia.

C’est ce que j’ai dit aux autorités de Labé, les autorités de Mamou, au lieu d’aller signer des partenariats entre la mairie de tel et de tel, il faut même que les maires s’invitent entre eux. J’ai demandé par exemple au maire de Labé d’inviter celui de Mamou, au préfet de Labé d’inviter celui de Mamou, pour qu’il y ait l’ouverture à Labé et la clôture à Mamou avec une synergie d’actions entre les autorités. L’idée, c’est ça. Mais nous, en tant qu’artiste, on va perler de l’environnement.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Mamadou Thug : c’est de dire à tous ceux qui nous suivent que chacun peut soutenir le festival. Toi par exemple qui es fils de Labé, tu n’as pas 10.000 GNF pour donner ; mais, tu as une maison, tu peux dire : tenez ma clé pour les trois nuitées que vous passez à Labé, restez-là. Vous ne pouvez pas peut-être avoir les moyens pour avoir 50 ou 100 chambres d’hôtel ; mais, vous pouvez loger une troupe-là. Ou bien, on peut dire, j’ai la possibilité d’offrir un sac de riz ou bien un bidon d’hui, parce que quand il y a 100 personnes et plus, des journalistes et des artistes, les gens vont manger.

On peut même dire : j’ai ma voiture, mettez les gens là, partez et revenez après. Je vous offre 20 litres de carburant, etc. C’est ça qu’on appelle aider le festival. Donc, j’ai envie de dire aux gens que chacun peut aider pour la réussite du festival. On peut même se dire : moi, je vais payer mon transport pour aller à Labé ou bien à Mamou pour assister au festival. Je suis à Labé, je n’ai pas la possibilité d’aider ; mais, je prends 20.000 GNF, j’achète le ticket et je rentre suivre les artistes qui ont payé des billets d’avion pour venir jusqu’à Labé.

C’est ce que j’ai envie de dire à ces millions de personnes qui suivent votre plateforme ou bien qui vont lire cet article. Je profite de l’occasion pour demander à toutes les populations de Mamou et de Labé de sortir massivement pour vivre le festival du 10 au 15 avril. Au-delà de Labé et de Mamou, nous allons faire un passage touristique à Dalaba, à la villa touristique avec tous les festivaliers où on va offrir gratuitement des spectacles de théâtre. Il y a aussi des spectacles en off qu’on va offrir dans les espaces publics, dans les écoles, etc.

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Labé : une femme blessée par balle, son argent emporté par des inconnus

22 mars 2019 à 19 07 19 03193

Une femme, âgée d’une quarantaine d’années, répondant au nom de Rachel Yaradouno, a été blessée par balle par des inconnus au quartier Kouroula, dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mars 2019, alors que la pauvre revenait de son lieu de travail, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’insécurité est toujours d’actualité dans la commune urbaine de Labé. Madame Rachel Yaradouno, gérante d’un bar, a été agressée aux environs de 4 heures du matin dans la nuit du vendredi. Les auteurs de l’attaque lui ont tiré dessus avant de lui enlever une importante somme d’argent, a-t-on appris.

Selon un membre de sa famille, rencontré à l’hôpital régional de Labé, l’attaque est survenue au moment où la dame rentrait chez elle, après avoir travaillé dans son bar. Les assaillants, après lui avoir tiré dessus au niveau des jambes, ont emporté le sac contenant la recette journalière, ajoute notre source.

Interrogé sur les conditions dans lesquelles Rachel Yaradouno a été admise à son service, Docteur Sékou Bah, médecin en service à la traumatologie de l’hôpital régional de Labé, explique : « c’est dans les environs de 4 heures du matin qu’on nous a fait parvenir une blessée. Selon la patiente, elle a été victime d’un coup de fusil à Kouroula. A son arrivée, on a constaté effectivement qu’elle avait des blessures au niveau des jambes et du pied gauche.

Immédiatement, nous avons fait les premiers soins et nous avons demandé qu’elle fasse la radiologie. Ce matin, elle a fait la radio où nous n’avons pas vu des lésions osseuses. Elle est hospitalisée et poursuit son traitement. Quant à son pronostic vital, il n’est pas en danger », rassure le médecin.

Aux dernières nouvelles, on apprend qu’un conducteur de moto taxi a été mis aux arrêts par les services de sécurité. Il est soupçonné de complicité avec les auteurs de cette attaque.

Cette situation relance à nouveau les débats sur l’insécurité dans la commune urbaine de Labé où les attaques à main armée se multiplient.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo, pour Guineematin.com

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Labé : trois Ziyaras en quatre jours en hommage à de grands érudits du Fouta

21 mars 2019 à 14 02 44 03443

La région de Labé va accueillir à partir de ce jeudi, 21 mars 2019, trois Ziyaras destinées à rendre hommage à de grands noms qui ont contribué au rayonnement de l’Islam au Fouta. La première, qui débute ce jeudi pour prendre fin samedi, est organisée par la famille de Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan, en hommage à ce grand Waliou du Fouta Djallon.

Le village saint de Zawiya, dans Lélouma entame la sienne dans la nuit de ce jeudi pour clôturer vendredi dans la matinée. C’est le village de Dalein, qui va boucler la boucle le dimanche, avec la Zihara du Waliou Thierno Sadou.

Mais ensemble, allons à la découverte de ces éminentes figures de l’islam dont la renommée et le prestige ont depuis longtemps franchi les frontières de leur région de naissance.

1-THIERNO ALIOU BHOUBHA NDIYAN

Il naquit en 1850 à Donghol Thiernoya, de Thierno Mamadou et de Néné Asmaou. Il fit de brillantes études et alla approfondir ses connaissances chez le Kaldouyanké, Thierno Doura Sombili, et le Séléyanké, Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lélouma. Son immense culture et son intégrité morale lui valurent d’être choisi comme juge indigène. Il associa son ami Thierno Mamoudou Laria à l’exécution de cette noble tache avant de démissionner pour se consacrer uniquement à la propagation de l’islam.

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan fonda l’un des dudhés (écoles coraniques) les plus importants du Fouta. Toutes les familles, soucieuses de la bonne formation, inscrivirent leurs enfants à son école qui comprenait aussi les propres enfants du Waliou.

Certains, comme Thierno Oumar Kana, dans les mains duquel il trouva la mort, le poète Thierno Diao Pellel, Thierno Abdourahmane, l’un des fils du Waliou, son neveu Thierno Oumar pérédio, furent des dignes héritiers de leur maitre.

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan est du clan des Ndouyêbhés. Son père, Thierno Mamadou, eut pour père Thierno Mamadou Bano, fils de Thierno Abdourahmane Ndouyêdio, fils de Thierno Malal, fils de Thierno Moussa, fils de Thierno Mamadou, qui eut pour père Saïkou Mamadou Aly Kaly. L’aïeul qui a fait une partie de ses études à Nioro du Sahel.

A noter que Thierno Malal a rencontré Karamoko Alpha mo Labé dans le village de Deben et, dans leur cheminement, il décéda à Missidé Hindé. On l’y enterra. Son fils, Thierno Abdourahmane Ndouyêdio continua le chemin et se vit proposer par Karamoko Alpha, une installation à Donghol Thiernoya en raison de l’élargissement de sa famille.

Thierno Aliou, qui mourut le 24 mars 1927, eut de nombreux enfants :

Elhadj Mamadou Bah, Thierno Mamadou Lamine, Elhadj Saïkou, Thierno Abdoulaye, Elhadj Habib, Thierno Siradiou, Thierno Abdourahmane, Thierno Aguibou, Thierno Mamadou Bano, Thierno Ousmane et de nombreux petits enfants, parmi lesquels on peut citer Elhadj Badrou, l’actuel imam de la grande mosquée de Labé, le préfet de Labé, Safioulaye Bah, Kadiatou Bah, la 2e épouse de Cellou Dalein Diallo, etc.

Des arrières petits fils comme l’éminent journaliste et homme politique, Siradiou Diallo, petit neveu comme Alpha Bacar Diâri, le père de celui qui proclama l’indépendance de la Guinée, Elhadj Saifoulaye Diallo.

2- ZAWIA :

C’est mâma Yaghouba, du clan des Woussinayabhés de Bouroudji, qui fonda le village de Zawia il y a près de 300 ans et en fit une véritable académie de l’Islam. Il eut pour fils Mâma Ismaila, père de Cheikh Alghassimou.

Mais ici, la succession respectait plutôt le droit d’ainesse au niveau des familles de tous les frères que la règle souvent établie de père en fils.

Ainsi, l’ordre de succession s’établit comme suit : Cheikh Alghassimou ; Karamoko Ibrahima ; Mâma Aliou ; Cheikh Chérif ; Cheikh Diao ; Thierno Mamadou Bobo, fils de Cheikh Chérif, est le père de l’actuel Waliou de Zawia, Cheikh Abdourahimi, en place depuis 1999.

Suivront dans l’ordre, Thierno Moudjitaba ; Thierno Abdoul Ghadiri ; Elhadj Ousmane ; Elhadj Yacine ; Elhadj Alghassimou ; Elhadj Diyata ; Thierno Abdourahimi.

3- THIERNO SADOU MO DALEIN

On peut penser que Thierno Mo Dalein et ses deux cousins germains, Thierno Mamadou Samba Mombeya et Thierno Boubacar Poti Lougoudhi Lélouma, sont les fruits de l’une des prédictions de leur illustre arrière grand père, Thierno Mamadou Cellou, dit Karamoko Alpha Mo Labé.

Le fondateur de Labé aurait en effet prédit que de ses huit enfants, seule la descendance de son ainée, Aissata Gniré, allait hériter de son savoir ; cela, pour avoir bu l’eau bénite de sa jarre.

Thierno Sadou eut pour père Mâma Ibrahima Bano, le fondateur de Dalein Kolla, issu de l’union entre le Séléyanké Mâma Doulla et Aissata Gniré, la fille ainée du Kaldouyanké, Karamoko Alpha Mo Labé.

Il naquit à Dalein en 1788. Il eut pour fils Amadou, Diâfarou, Doulla, Mouctar, Mamadou Saidou, Mamadou Dian et Thierno Saliou Dioulnowo ou Diannowo. Ce dernier, qui mourut avec un de ses frères dans la forêt de Fitaba, lors de la sanglante bataille contre les Houbbous, eut pour fils Thierno Diao, père de Saïkou Amadou Tidiane, lui-même père de Mamadou Cellou Diallo, ancien Premier ministre guinéen, actuel président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne.

Des nombreuses œuvres et actions du Waliou, Thierno Sadou Mo Dalein, on peut retenir : Grand conseiller des Almamy ; le partage biannuel du pouvoir à Timbo entre les deux branches Seydiyankés : Alphaya et Soriya ; le partage équitable de l’héritage au Fouta ; la traduction et l’interprétation des œuvres islamiques de l’Arabe au Poular ; sa farouche opposition aux exactions mortelles contre les mécréants une fois qu’ils se sont convertis à l’islam ; le conseil utile à Almamy Oumar de ne nullement inquiéter le marabout conquérant, Elhadj Oumar Tall, il éviterait ainsi des ennuis au Fouta.

Pour convaincre l’Almamy, il utilisa la métaphore d’un python qui survole le Fouta en se dirigeant vers l’est. Il faut aussi ajouter les conseils et les sacrifices pour la victoire des troupes du Fouta en partance pour la bataille de Tourban Kansala contre l’animiste, Diankewali Sané, roi du Ngâbou.

Thierno Sadou mourut en 1854 à Dalein alors que le départ pour Ngâbou était imminent, laissant un vide difficile à combler. Car il était devenu Waliou dans la précocité, homme de sciences, de prose et de poésie de grande envergure et de notoriété admise dans tout le Fouta.

Ces Ziyaras, initiées par feu Thierno Abdourahmane Bah, sont justement des occasions de rendre hommage à ces grands Waliou qui ont consacré toute leur vie à l’implantation et au rayonnement de l’islam.

Amadou Diouldé Diallo

Journaliste-historien

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Suite procès QNET : Souleymane Doumbouya cité à comparaître à Labé, ce lundi

17 mars 2019 à 21 09 59 03593

Le procès des quatre « représentants indépendants de la compagnie de commerce en ligne QNET, Thierno Malal Diallo, Fatoumata Foly Diallo, Fatoumata Binta Diallo et Alghassimou Diallo, poursuivis « pour escroquerie » dans une procédure de citation directe par un groupe de citoyens de Labé se poursuit, lundi, 18 mars 2019, devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de localité, siégeant en audience correctionnelle, avec une citation en responsabilité servie à Conakry, à Souleymane Doumbouya, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’on se rappelle que le mercredi, 14 mars 2018, date d’ouverture de ce procès, les quatre prévenus ont tour à tour nié les faits d’escroquerie qui leur sont reprochés. L’accusé Thierno Malal Diallo a commencé par dire qu’il ne connait aucun des plaignants présents dans la salle d’audience. Tous avaient déclaré au juge n’avoir aucun contrat avec la compagnie QNET basée, disaient-ils, à Hong-Kong et en Malaisie.

Cette stratégie de défense avait beaucoup inspiré le ministère public et l’avocat des parties civiles qui avaientt posé beaucoup de questions pour comprendre la nuance pouvant exister entre la notion de « représentants indépendants » et celle de « représentant tout court » surtout que tous les prévenus rendent compte directement à la compagnie QNET.

« Seulement, je pense bien que le parquet a du mal à comprendre cette matière. C’est tout à fait normal je les concède pour la simple raison que c’est une nouvelle matière », déclarait l’avocat de la défense, Maître Kabinet Kourala Keïta.

Pour l’avocat des parties civiles, la présentation faite à la barre par les prévenus démontre bel et bien les manœuvres frauduleuses des prévenus.

« On t’oblige à faire adhérer tes propres parents. Ils sont prêts même à modifier l’âge d’un enfant de 14 ans et emmener sa maman à verser de l’argent. C’est une véritable escroquerie, en faisant espérer les gens d’être milliardaires pendant qu’ils s’enrichissement au moment où leurs clients s’appauvrissement ».

Par contre, l’avocat de la défense, Maître Kabinet Kouroula Keïta promet de prouver au cours de ce procès que cette activité de vente en ligne est bien licite, en s’appuyant sur la loi L/035.

« Au moment venu, je démontrerai par A+B que l’escroquerie pour laquelle mes clients sont là n’est nullement constituée. Une vente en ligne est une vente en ligne ».

L’avocat des plaignants avait, quant-à lui, informé que cette compagnie, QNET, avait été chassée dans certains pays. Mais, que ses promoteurs viennent profiter de l’analphabétisme de certains guinéens.

« Ailleurs, ils ont été chassés, ils profitent de la population analphabète. La formation, c’est 6.500.000 francs guinéens. Thierno Malal Diallo est venu à la barre déclarer que c’est une formation gratuite », a ajouté Maître Alpha Ibrahima Barry.

C’est à l’issue de deux jours de débats houleux entre prévenus, ministère public et avocats que les lignes de défense ont bougé. Les mis en cause ont reconnu avoir reçu les montants versés par les clients. « Ces montants ont été reversés dans deux autres comptes. Le compte personnel de Thierno Malal et un autre compte à Ecobank.

Personnellement, pour éviter qu’ils ne vident les comptes, j’ai demandé à la Cour d’arrêter tout mouvement de fonds en vue de sauvegarder les intérêts de la partie civile et éventuellement pour que les victimes soient satisfaites en fin de compte », a souligné l’avocat des parties civiles, Maître Alpha Ibrahima Barry.

Sur la question, le juge audiencier, Monsieur Boubacar Hafia Bah avait promis d’apprécier cette doléance de la partie civile.

Pour sa part, l’avocat des prévenus a invoqué la présomption d’innocence pour s’opposer à tout gèle des comptes bancaires de ses clients.

« Il faut regretter que le niveau des débats est un peu bas, parce que certaines parties au procès ne sont pas au même diapason que les autres qui ne comprennent pas l’avancée de la technique et de la technologie. Ils ne comprennent pas la transaction sur internet et un compte virtuel, un espace virtuel. Ce qui nous fait retarder les explications » notait Maître Kabinet Kourala Keïta.

Un autre aspect important a retenu l’attention du public. Ces « représentants indépendants de QNET » à Labé ont eu le loisir de vendre des formations à distance en ligne à des pauvres dames qui n’ont jamais fait les bancs, ni ouverts les livres des blancs. Cette formation à distance offerte par une université occidentale consiste à se connecter sur internet à travers un ordinateur pour suivre des cours académiques.

Avec QNET, il est aussi question d’un cercle d’influence qui consiste à recruter le plus proche des proches. Celui qui est capable de te remplacer au poteau, tellement qu’il t’aime. Le calcul qui se cache derrière cette philosophie est de ne recruter que celui qui n’est pas capable de te poursuivre devant une juridiction pour quelle que raison que ce soit. Même si tu bouffes tout son capital commercial, il est capable de te pardonner. C’est ce genre de personne qu’il faut recruter pour QNET.

L’examen de ce dossier reprend ce lundi, 18 mars 2019, avec une nouvelle donne. Le sieur Souleymane Doumbouya qui a introduit QNET en Guinée est attendu à Labé pour comparaitre devant le juge audiencier, conformément à une citation en responsabilité qui lui a été servie à Conakry.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : le parti NFD explique à des élèves comment trouver un emploi

17 mars 2019 à 11 11 34 03343

Des jeunes collégiens et lycéens de Labé ont participé hier, samedi 16 mars 2019, à un atelier de formation sur les techniques de recherche d’emploi. Cette session de formation a été organisée par le bureau exécutif national des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD). Un parti dirigé par le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Initialement destinée aux étudiants et diplômés sans emplois, cette première session de formation qui a commencé par Labé et qui a porté essentiellement sur les techniques de rédaction d’une lettre de motivation, d’un curriculum vitae ou comment avoir des informations pouvant permettre aux bénéficiaires d’avoir leurs premiers emplois ou de créer leurs propres entreprises, n’a mobilisé en réalité ou en majorité que des jeunes collégiens et lycées qui ont apparemment abandonné leurs cours dans les différentes écoles de la commune urbaine.

« On aurait souhaité avoir beaucoup plus de jeunes à la recherche de leur premier emploi. Mais, nous constatons qu’il y a une forte mobilisation d’élèves. Nous allons nous réorganiser pour que la population cible (en l’occurrence les universitaires et les diplômés de nos écoles techniques et professionnelles) soit plus représentées dans nos prochaines sessions de formation », a indiqué un responsable du bureau exécutif national des NFD, Mamadou Bhoye Sall, coordinateur des fédérations du parti à l’extérieur. Ce dernier explique cette faible mobilisation du public cible par un déficit de communication en direction des étudiants et des diplômés sans emplois.

Qu’à cela ne tienne ! Les autorités régionales de Labé ont salué et encouragé cette initiative des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD). « Au nom du gouverneur de région en mission, permettez-moi de dire merci aux organisateurs pour la pertinence du thème qui est d’actualité. Il s’agit de comment mener des démarches pour avoir un premier emploi.

C’est donc une question pertinente et sensible qui constitue une préoccupation du gouvernement », a déclaré le chef de cabinet du gouvernorat de Labé, Ouremba Traoré, qui était entouré pour la circonstance du secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de la préfecture, Lanciné Sangaré.

Poursuivant sa communication, Ouremba Traoré a indiqué que quand le président de la République déclarait avoir dédié son mandat aux jeunes et aux femmes, il parlait « des jeunes responsables, conséquents qui ont accepté d’étudier. Pas des jeunes délinquants », avant d’exhorter tous les participants au travail bien fait, au respect d’autrui et des biens publics.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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An 15 du décès de Siradiou Diallo : forte mobilisation pour commémorer l’événement

16 mars 2019 à 12 12 20 03203

L’Union pour le progrès et le renouveau (UPR) a commémoré, le jeudi 14 mars 2019, le 15ème anniversaire de la disparition de son président fondateur, Siradiou Diallo.

La cérémonie s’est déroulée à Labé sous la présidence du leader de l’UPR et ministre d’Etat, conseiller spécial du Chef de l’Etat, Elhadj Ousmane Bah, accompagné entre autres du 4ème vice-président de l’Assemblée nationale, Elhadj Salim Bah, du ministre d’Etat de l’hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat, Thierno Ousmane Diallo, du gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, des préfets de Tougué Ehadj Abdourahmane Koïn Baldé et de Mali, Elhadj Harouna Souaré et de plusieurs membres du Bureau Exécutif national du parti.

Comme chaque année, c’est au domicile du défunt à Labé que les responsables et militants de l’Union pour le progrès et le renouveau, (UPR), les sages et fidèles venus de tous les horizons du Fouta et de la Guinée, se sont réunis pour commémorer ce 15ème anniversaire du décès de Siradiou Diallo. Ce fut une occasion pour les familles politique et biologique du défunt de faire des sacrifices, des prières et bénédictions pour le repos de l’âme de l’illustre disparu et de tous ses compagnons de lutte décédés.

Devant les autorités régionales, préfectorales et communales de Labé, Elhadj Salim Bah, secrétaire à l’implantation et à l’animation de l’UPR, au nom de la direction nationale du parti, a salué l’ensemble des participants à cet événement.

« Au nom du Président de notre parti, Elhadj Ousmane Bah, je vous remercie et je vous salue pour ce déplacement. Il y a un an, cet anniversaire a été célébré à Conakry en présence du Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé, et du Président de l’Assemblée nationale. Cette année, nous voilà comme d’habitude, réunis à Labé pour saluer la mémoire de Siradiou Diallo, prier pour lui et pour l’ensemble de nos devanciers. Moi, je fus le dernier des membres du Bureau exécutif national de l’UPR à se voir avec Siradiou Diallo.

Il m’a trouvé à Paris et voulu que je reste pour deux semaines avec lui mais j’étais en partance pour les Etats-Unis. Avant notre séparation donc, il a demandé à ce que nous nous donnions les mains et de bien entourer Ousmane Bah, alors Vice-président du parti. Il a insisté que sa lutte vise à permettre à ce qu’un jour quelqu’un sorte des rangs de l’UPR pour diriger la Guinée et pas forcément lui Siradiou Diallo…

15 ans après, son appel reste valable. Il s’adresse à chacun de nous. Siradiou Diallo nous a montrés le chemin à suivre, il nous a montrés un homme à soutenir, c’est Elhadj Ousmane Bah. Son combat doit se poursuivre jusqu’à l’atteinte de son objectif, celui de porter au pouvoir un des membres de l’UPR. Actuellement celui qui est sur orbite, est notre leader, Elhadj Ousmane Bah.

Nous renouvelons cet appel de notre bien aimé Siradiou Diallo à l’endroit de chacun des militants, responsables et sympathisants de l’UPR mais également à l’endroit de tous les Guinéens. Tous, nous formulons nos prières intenses pour le repos de l’âme de Siradiou Diallo et pour le bonheur d’une Guinée paisible où il fait bon vivre », a fait savoir l’Honorable Salim Bah.

Le représentant du gouverneur de Labé, Souleymane Marga Baldé, Directeur de cabinet du gouvernorat, a salué la mémoire de Siradiou Diallo avant de remercier les organisateurs. « Moi j’étais préfet dans plusieurs localités du pays, à Kérouané, Kouroussa, Pita et Télimélé entres autres et puis Directeur de cabinet au gouvernorat de Boké.

Siradiou Diallo, alors leader de l’opposition, à chaque fois qu’il venait dans une préfecture, il passait nous saluer et décliner l’objet de sa mission avant d’aller rencontrer ses militants. Ça, c’est la marque d’un Homme d’Etat, d’un homme respectueux des valeurs démocratiques et républicaines.

Avec le Pr Alpha Condé, il est l’un des artisans décisifs de la démocratie en Guinée. Partout, il disait à ses militants de prôner la paix et la cohésion nationale. Aux fonctionnaires, il leur demandait de se soucier avant tout de leur famille et de ne pas sacrifier leur carrière.

Autrement dit, de ne pas s’afficher avec lui et de manifester leur adhésion à son combat politique que pendant le vote… Nous regrettons sa mort comme beaucoup de nos compatriotes. Nous saluons les membres de son Bureau exécutif qui continuent de commémorer sa mémoire… », a dit Marga Baldé.

Pour sa part, l’Inspecteur régional de la ligue islamique de Labé et grand imam de la même ville, Elhadj Badrou Bah, a rappelé le caractère profondément pieux du défunt. « … Je voudrais vous rappeler ici une pensée de mon père, le regretté Elhadj Abdourahmane Bah.

Il disait à chaque occasion que Siradiou Diallo est l’un des petits fils du Waliou Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan. Que personne ne soit étonné de sa piété et de son caractère respectueux et humain », a précisé l’érudit, entouré des sages et responsables de la ligue préfectorale et communale de Labé et de Pita entre autres.

Elhadj Badrou Bah, saluera également la direction de l’UPR qui, chaque année, honore la famille de Siradiou Diallo et tous ses proches en organisant des cérémonies de souvenirs, en hommage à leur fils, Siradiou Diallo. D’ailleurs, pour le grand Imam de Labé, Siradiou Diallo était simplement un bel exemple de réussite des valeurs de paix et de tolérance.


« Partout, il a incarné des idées fortes et défendu des valeurs nobles pour le bonheur de tous. C’est pourquoi, malgré le nombre d’années écoulées, les fidèles musulmans sont fiers de se retrouver autour de ses idéaux chers à tous les Guinéens… », a magnifié ce descendant de Thierno Aliou Bhoubha N’diyan.

Après le recueillement sur la tombe de Siradiou Diallo, Elhadj Ousmane Bah, la voix pleine d’émotion, s’est prêté aux questions de la presse pour rappeler le souvenir le plus vivant encore dans sa mémoire qu’il garde de son prédécesseur.

« Monsieur Siradiou Diallo a été une très grande source d’inspiration pour moi. Les 8 ans que j’ai vécus à ses côtés, m’ont permis d’avoir beaucoup d’enseignements tirés de notre cohabitation. Aujourd’hui, je partage la fierté et la satisfaction de tous les militants et responsables de l’UPR d’avoir eu les moyens de commémorer ce 15ème anniversaire de sa disparition puisque nous en avons fait une tradition et nous souhaitons que cette tradition se perpétue dans le temps… », a indiqué le leader de l’UPR.

De son côté le gouverneur de Mamou et jeune frère du défunt, également Vice-président de l’UPR, garde encore des souvenirs de son frère Siradiou Diallo. « Je garde plusieurs souvenirs de mon frère. Depuis mon enfance, nous sommes ensembles dans ce combat. Même dans son exil, je l’ai suivi. Je regarde ses photos, je me rappelle de son parcours et je l’admire…

Mon frère nous a toujours demandés d’agir avec modération, courage et voire le juste milieu. Il est de ceux qui ont œuvré pour que la Guinée soit un grand pays, un pays émergent. Et lui, le Pr Alpha Condé et Doré Jean Marie, ils ont mené le combat démocratique dans ce sens. Ce sont trois personnes qui sont pour moi des frères… », a précisé Amadou Oury Lémy Diallo.

Dans le même registre, parents, amis et compagnons de lutte ont rappelé les qualités humaines, morales, intellectuelles, religieuses et patriotiques de l’homme. Le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, a remercié le leader de l’UPR et les militants du parti pour leur reconnaissance et loyauté à son frère Siradiou Diallo.

A rappeler que Siradiou Diallo a été journaliste, homme politique président fondateur de l’UPR, député à l’Assemblée nationale de Guinée et membre du Parlement de la CEDEAO. Il est décédé le 14 mars 2004, à l’âge de 68 ans, à Paris. Il repose depuis, dans le caveau des Grands, du petit cimetière situé à côté de la Grande mosquée de Labé, et abritant entre autres les tombeaux de Karamoko Alpha Mo Labé et de l’Almamy Sory Mawdho, deux des principaux fondateurs du Royaume théocratique du Fouta Djallon.

De Labé, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Tountouroun (Labé) : vers une expropriation illégale des héritiers de Thierno Sakoba Sow

15 mars 2019 à 9 09 29 03293

Les autorités locales de Tountouroun, dont Elhadj Mamadou Saliou Sow, le maire de la commune rurale, cherchent actuellement à exproprier les héritiers de Thierno Sakoba Sow d’un domaine acheté par leur défunt père, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Pour la petite histoire, c’est Modi Daouda Diallo qui a revendu cette parcelle située dans le district de Gambie à Thierno Sakoba Sow, un notable qui était très influent dans la sous-préfecture de Tountouroun, située à 15 km du côté Est du chef-lieu de la préfecture de Labé.

Quelques temps après, le cessionnaire, Thierno Sakoba Sow, a rencontré son destin dans un incendie qui a ravagé son domicile et tout le contenu de la maison y compris ses dossiers personnels au quartier Tata I, dans la commune urbaine de Labé.

Ayant lui aussi perdu son grand frère Modi Daouda, suite à une mort naturelle, Thierno Souleymane Diallo devenu entretemps chef du district de Gambie a établi un certificat de propriété pour les héritiers de Thierno Sakoba Sow. Le document du district a, par la suite, été légalisé par le Tribunal de Première Instance de Labé.

Pendant ce temps, la parcelle a été valorisée par l’ouverture d’une gare routière dans la zone. Voyant alors des kiosques et des petites boutiques pousser sur les lieux comme des champignons, l’instituteur Alpha Mamadou Bobo Sow, ses frères et sœurs ont voulu, eux-aussi, mettre en valeur leur domaine dont une partie est utilisée actuellement comme piste de la gare routière par le syndicat des chauffeurs.

A leur grand étonnement, les autorités communales se sont farouchement opposées à ce projet de la famille de feu Thierno Sakoba Sow.

Sur la question, l’actuel maire de la commune rurale de Tountouroun, Elhadj Mamadou Saliou Sow, estime que les héritiers de Thierno Sakoba Sow doivent forcément accepter d’être expropriés, parce que, dit-il, plusieurs autres propriétaires terriens sont malheureusement concernés par cette installation unilatérale et illégale de la gare routière sur des domaines privés dans le district de Gambie.

Dans les couloirs de la Mairie de Tountouroun, certains collaborateurs du maire de la commune rurale expliquent craindre que la revendication de la famille de Thierno Sakoba Sow fasse tache d’huile dans la zone.

Par contre, Alpha Mamadou Bobo Sow, accuse les autorités communales de Tountouroun de faire du « deux poids, deux mesures » dans cette affaire : « tous les autres ont mis en valeur leurs parcelles tout autour, pourquoi les autorités communales nous empêchent nous d’aménager ce qui nous appartient ».

Saisi du dossier, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Labé, Lanciné Sangaré a prodigué des conseils aux nouvelles autorités communales. Mais, malgré plusieurs rencontres dans le bureau de ce proche collaborateur du préfet de Labé, le maire de la commune rurale de Tountouroun, Elhadj Mamadou Saliou Sow refuse catégoriquement d’entendre raison.

Ce nouvel élu s’entête à vouloir dire que les héritiers de Thierno Sakoba Sow n’ont pas le droit de chercher à exploiter ce qu’ils ont hérité de leur défunt père. Comme le ridicule ne tue pas, il est allé jusqu’à proposer que les enfants abandonnent leur parcelle pour aller construire des kiosques sur un domaine appartenant au doyen du village, parce que tout simplement il manque d’initiative dans sa gouvernance locale. Cet enseignant de profession a l’air de n’être qu’un routinier à la tête de la nouvelle équipe du conseil communal de Tountouroun.

Le dossier risque de se retrouver sur la table du président du Tribunal de Première Instance de Labé, dans les prochains jours.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : un présumé coupeur de route échappe à un lynchage

14 mars 2019 à 17 05 28 03283

Un présumé coupeur de route a échappé à un lynchage dans la matinée de jeudi, 14 mars 2019, au secteur Dombi, du quartier Daka 2, dans la commune urbaine de Labé. Mamadou Benté Barry, après être tombé dans une fosse septique, était entrain de se faire lapider par la population. L’intervention de la garde communale a permis de le tirer de ce mauvais pas, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est très tôt ce jeudi que le présumé coupeur de route a été mis aux arrêts par la garde communale de Labé. Selon Ousmane Bah, commandant de la garde communale, c’est un citoyen qui l’a informé d’une scène qui pouvait tourner au drame. Le présumé coupeur de route, tombé dans une fosse septique, était entrain de se faire lapider par les citoyens. « C’est aux environs de 6 heures qu’on m’a informé. Un citoyen m’a dit que si jamais on n’intervient, la population va lyncher le présumé coupeur de route. Nous somme partis le trouver dans une fosse septique de 7 mètres de profondeur. C’est en voulant se sauver qu’il est tombé à l’intérieur. Il recevait au fond du trou des coups de pierre. Quand nous sommes arrivés, la tension était vive. Le coupe-coupe et les paires de ciseaux qu’il détenait pour agresser des citoyens étaient à côté du trou. Il attaquait souvent des citoyens et récupérait leurs engins, notamment les motos, ou leurs biens. Mais, c’est un récidiviste », soutient le commandant de la garde communale.

Interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, Mamadou Benté Barry a nié en bloc ces accusations.

Le présumé coupeur de route a été conduit au commissariat central de Labé et devrait être présenté à un juge.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Décès de Siradiou Diallo : ses compagnons politiques se souviennent de l’homme

14 mars 2019 à 10 10 28 03283

Cela fait 15 ans jour pour jour depuis que le premier président de l’Union pour Progrès et le Renouveau (UPR), Siradiou Diallo, a tiré sa révérence. Cet ancien journaliste devenu homme politique est décédé le 14 mars 2004 dans un hôpital parisien. Les responsables de l’UPR vont commémorer le 15ème anniversaire de sa disparition ce jeudi, 14 mars 2019, à Labé, sa ville natale. Avant même la cérémonie officielle, plusieurs d’entre eux se sont confiés à Guineematin.com pour témoigner de ce qu’ils retiennent de Siradiou Diallo.

Décryptage !

Elhadj Mamadou Douné Barry, ancien député et membre du bureau exécutif de l’UPR : Siradiou Diallo (paix à son âme) était un homme exceptionnel et d’une droiture sans égale. J’ai connu et approché réellement M.Siradiou Diallo en 2002 et j’ai eu l’occasion de le côtoyer jusqu’en 2004, année de sa disparition. Nous avons vécu ensemble et intensément les grands moments partagés avec les citoyens guinéens qui ont accepté de militer avec nous à l’UPR que nous continuons de servir et que nous servirons pour le reste de notre vie.

Siradiou Diallo a été pour nous, un maître au sens de la compréhension des problèmes socioéconomiques, voire culturels aussi bien de la Guinée que de l’Afrique et du reste du monde. Nous avons eu à l’écouter et à bénéficier de ses sages conseils, de son ouverture d’esprit, de la qualité exceptionnelle de son analyse sur tous les sujets qui touchaient à la vie de la nation.

Elhadj Moussa Bella Keïta, secrétaire fédéral de l’UPR à Mamou, garde de Siradiou Diallo : de Siradiou Diallo, je garde de très beaux souvenirs. Je l’ai pratiqué plusieurs années, et c’est la mort qui nous a séparés. Il était un homme qui aimait le travail bien fait. Il m’a initié à la tolérance, à la non-violence, au pardon et à l’acception de l’autre. Il me disait souvent : Keïta, tout le monde ne peut pas t’aimer en politique et il faut savoir pardonner sans se presser…

Je retiens de lui également sa dernière volonté comme un testament. Quand il nous dit : je vous confie Bah Ousmane et à Bah Ousmane, je confie le parti. Heureusement, Bah Ousmane qui lui a succédé à la tête de l’UPR lui reste fidèle et continue de défendre l’idéal pour lequel il s’est battu sa vie durant.

Elhadj Mamadou Diallo, coordinateur de l’UPR en Haute Guinée : Siradiou Diallo était un homme courageux, patient et tolérant. S’il n’a pas eu le pouvoir, c’est parce que Dieu a décidé ainsi. Sinon, il avait toutes les qualités humaines, professionnelles, morales, intellectuelles et même matérielles pour bien diriger notre pays. Cependant, en homme averti, il a préparé notre leader actuel, Elhadj Bah Ousmane pour lui succéder et perpétuer son combat pour une Guinée unie, forte et prospère.

Aujourd’hui, c’est le sens de notre lutte démocratique derrière notre leader Ousmane Bah qui a fait ses armes aux côtés de Bâ Mamadou, de Siradiou Diallo, et aujourd’hui du Président Alpha Condé. Et nous sommes convaincus, qu’après le Pr Alpha Condé, il est le mieux placé pour diriger la Guinée pour le bonheur des Guinéens.

Elhadj Alpha Oumar Bantaya Bah, ancien maire de Télimélé : ce que je garde encore de M. Siradiou Diallo, c’est surtout son analyse pertinente face aux problèmes qui se posaient à lui. Sans précipitation mais aussi sans jouer à l’attentisme, il analysait chaque situation avec lucidité et donnait sa position. S’il le faut, il écrivait et il ne manquait jamais de dire ce qu’il pense à n’importe qui devant n’importe quel sujet de la nation et du parti. Ses conseils toujours pertinents portaient toujours dans le bon sens. Puisqu’il avait une vision claire et nette sur le politique et le social.

Au niveau de l’opposition, quelle que soit ce qui se passait, il analysait la situation et disait ses 4 vérités. Sa position était la même et face à tous les autres acteurs. Il savait dire ce qu’il pense et dans le langage le plus approprié.

Propos recueillis à Pita par Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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15ème anniversaire du décès de Siradiou Diallo : l’UPR prépare les commémorations à Labé

9 mars 2019 à 19 07 02 03023

Comme chaque année, depuis le décès de son leader en 2004, l’UPR organise des cérémonies de souvenirs, de sacrifices, de lecture du Coran et des bénédictions à la mémoire de Siradiou Diallo, rappelé à Dieu, le 14 mars 2004 à Paris.

Ce samedi 9 mars, l’assemblée générale hebdomadaire du parti était essentiellement axée sur cette activité placée sous l’égide du président de l’UPR, Elhadj Ousmane Bah.

Cette année, selon M. Mamadou Bah, dit Bah Beyla, le secrétaire permanent du parti, ces cérémonies commémoratives de la disparition de Siradiou Diallo et de tous les devanciers de l’UPR auront lieu à Labé et elles seront précédées d’une retraite du parti à Pita.

« A Pita, des membres du Bureau exécutif du parti, des représentants des comités nationaux des femmes et des jeunes, tous les secrétaires fédéraux de l’UPR et des conseillers communaux élus en février 2018, vont se retrouver, le 13 mars, pour discuter de la vie du parti », a souligné Bah Beyla.

Le lendemain, le 14 mars, la journée sera exclusivement réservée aux cérémonies commémoratives de la disparition de notre cher et regretté président, Siradiou Diallo. Nous tous, nous allons converger à Labé pour la lecture du Coran, les sacrifices, les prières, bénédictions et le recueillement sur sa tombe, pour le repos de notre charismatique président de l’UPR et de tous les combattants du parti, décédés depuis sa création jusqu’à maintenant », a-t-il annoncé.

Il a rappelé d’ailleurs que la journée du 9 mars 2019, marque le 2ème anniversaire du décès de Dr Aliou V Diallo. Le président du RNP (Rassemblement National pour le Progrès) est l’un des trois leaders avec le doyen Bâ Mamadou et Siradiou Diallo, à créer l’UPR, en septembre 1998.
Avant de poursuivre les débats, le président de séance à fait observer une minute de silence à la mémoire de cet illustre disparu et souhaité que son âme repose en paix au Paradis.

Bah Beyla a également expliqué les raisons de l’absence du président du parti, à cette assemblée générale. Selon lui, Elhadj Ousmane Bah est invité à Bantighel, dans la préfecture de Pita, pour l’inauguration d’un ouvrage de franchissement. « Notre président a été honoré par les populations de cette localité pour l’inauguration d’un pont. Après cette cérémonie, M. Bah va rester à Pita et coordonner le déroulement des activités que nous venons de vous décrire », a-t-il laissé entendre.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Feu mystérieux suivi de pluie de cailloux : un autre village de Dionfo (Labé) touché par le phénomène

9 mars 2019 à 8 08 20 03203

Un autre village de la commune rurale de Dionfo, dans la préfecture de Labé vient d’être touché par le phénomène de feu mystérieux et de cailloux d’origine inconnue qui lapident des citoyens. Il s’agit de Ley-Bôwal, situé entre Besseya Alphayâbhè et Besseya Centre, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dans ce hameau, 4 cases et tous leurs contenus ont été complètement consumées par les flammes d’un feu mystérieux qui s’est déclaré juste après la grande prière du vendredi, 08 mars 2019.

L’alerte a été donnée à votre quotidien en ligne Guineematin.com par un maître coranique du nom de Tafsir Diallo. «La situation de Besseya Alphayâbhè a frappé un autre village de Dionfo. Des enfants se rendaient à Besseya Centre en provenance de Besseya Alphayâbhè. Ils ont été lapidés par des cailloux d’origine inconnue. Les victimes ont décampé pour tenter de se réfugier dans le village de Ley-Bôwal.

Mais, la première vieille dame qui est venue aux nouvelles a vu sa case prendre feu. Dès qu’elle a crié au secours, les flammes se sont propagées pour atteindre 3 autres cases », a-t-il expliqué au téléphone de Guineematin.com, ajoutant qu’un enfant a été blessé à la figure suite à cette attaque mystérieuse.

Actuellement, plusieurs ressortissants de Besseya ont peur de se rendre dans leur village d’origine pour s’enquérir de la réalité. Ce n’est donc pas pour rien que les autorités locales ne disent absolument rien sur ce phénomène mystérieux qui frappe une portion de leur juridiction géopolitique où des femmes, des enfants, des adultes et des personnes âgées dorment depuis plusieurs jours à la belle étoile suite à une calamité naturelle.

A rappeler qu’après son accession à la magistrature suprême du pays, le président Alpha Condé a fait appel à des experts militaires français qui ont réalisé une étude autour de ce phénomène de feu mystérieux dans la préfecture de Pita, relevant de la Région Administrative (RA) de Mamou, en Moyenne Guinée. Mais, les résultats de cette étude n’ont pas été diffusés au sein de la population guinéenne.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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