Labé : une fille de 12 ans violée par un jeune taxi-motard

17 juin 2021 à 14 02 51 06516

Une jeune fille de 12 ans a été victime de viol hier, mercredi 16 juin 2021, à Labé. L’auteur de l’acte, un jeune conducteur de taxi moto, a été interpellé juste après les faits par des citoyens et conduit au commissariat central de police de Labé, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place. La famille de la victime, représentée par Mamadou Boussiriou Diallo, réclame justice dans cette affaire.

« La fille est apprentie couturière. Elle a quitté l’atelier de couture où elle travaille aux environs de 16 heures (mercredi) pour rentrer à la maison. Elle a signalé un conducteur de moto taxi pour que ce dernier la dépose à Fady. En cours de route, le taxi-motard lui a demandé d’accepter qu’il passe vers Thialakoun pour qu’il vérifie l’état de son bâtiment en construction. Et lorsqu’ils sont arrivés dans une zone isolée, il a demandé à la fille de descendre, tout en la menaçant avec une paire de ciseaux. Il lui a dit que si elle ne se déshabille pas, il va la tuer.

Prise de peur, et seule face son agresseur sans défense, la fille ne pouvait que lui obéir, malgré elle. Après sa salle besogne, le conducteur de taxi moto est sorti de la brousse avec la fille, il a signalé un autre taxi-motard à qui il a demandé de déposer la fille à Fady, où elle devait se rendre. Ce dernier a demandé au violeur de payer 2500 francs comme frais de transport. Il lui a remis un montant de 5000 francs et n’a même pas attendu sa monnaie. C’est ainsi que le motard a regardé la fille et il a constaté qu’elle pleurait.

Il l’a interrogée et elle lui a raconté sa mésaventure. Immédiatement, le jeune est allé informer un groupe de conducteurs de taxis motos qui étaient stationnés tout près. Ils ont tout de suite pourchassé le violeur et ont réussi à le rattraper. Il a été présenté d’abord au syndicat des conducteurs de taxis motos, avant d’être conduit au commissariat central de Labé. Nous demandons à ce qu’il soit puni à la hauteur de sa forfaiture », a dit Boussiriou Diallo.

Les examens médicaux ont confirmé que la fille a été effectivement violée. Elle suit actuellement un traitement à l’hôpital régional de Labé. Quant au violeur présumé, il est détenu au commissariat central de police de Labé, en attendant la fin de l’enquête préliminaire.

 De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com 

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Guinée : la police et la gendarmerie s’engagent contre les tracasseries sur la route

16 juin 2021 à 20 08 39 06396

Comme annoncé, les travaux du cadre de dialogue politique et social ont débuté ce mercredi, 16 juin 2021, à Conakry. Cette première journée a été consacrée à la problématique du transport routier, avec la participation de l’ensemble des acteurs concernés par la question. Tous les problèmes qui gangrènent ce secteur ont été débattus et des engagements ont été pris en faveur de leur résolution, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Ces discussions ont réuni autour de la table, les syndicats des transporteurs, la police, la gendarmerie, le ministère de la sécurité et celui des travaux publics. Selon le secrétaire permanent de ce cadre de dialogue politique et social, Elhadj Fodé Bangoura, l’objectif était de donner la parole aux acteurs sur le terrain, en vue de faire un diagnostic réel et prendre les dispositions nécessaires pour résoudre les problèmes qui gangrènent le transport routier.

Fodé Bangoura, secrétaire permanent du cadre de dialogue social et politique

« Tous ceux qui interviennent dans le réseau du transport terrestre étaient présents en face de faitière de transport. Les problèmes ont été posés dont certains ont pu être résolus, selon les concernés, et d’autres méritent des réflexions. Parce qu’au finish, ce qui doit être réglementé, doit être réglementé par des textes. Si c’est des lois, on prendra des lois ; si c’est d’autres réglementations, on le fera pour l’intérêt de tous les Guinéens. Car nous sommes tous intéressés par le transport.

Nous nous sommes réunis pour cela. Nous n’avons pas voulu d’intérimaires, nous avons voulu que les acteurs eux-mêmes viennent expliquer leurs problèmes et que ceux qui doivent résoudre ces problèmes soient aussi là », a-t-il indiqué, ajoutant que ce dialogue sera inclusif et thématique. « Chaque fois qu’il y aura un secteur, on prendra les acteurs concernés par ce secteur et les intervenants qui doivent règlementer ce secteur. Ensemble, on trouvera la solution », a laissé entendre Elhadj Fodé Bangoura.

Ces travaux ont permis aux transporteurs d’exprimer leurs préoccupations et de solliciter l’intervention de l’Etat guinéen pour y faire face. Ce qui réjouit Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée.

Elhadj Ousmane Horoya Sylla, secrétaire général de la fédération nationale des transporteurs routiers de Guinée

« Ce qu’on voulait, on ne l’a pas obtenu aujourd’hui, mais on a l’espoir de l’obtenir. Parce que tous les acteurs du transport sont des Guinéens. S’il y a un avantage aujourd’hui dans le secteur du transport, il faut que nous bénéficiions de cet avantage. Nous avons sollicité des autorités entre autres, la réglementation des transports en République de Guinée. Parce qu’ici, n’importe qui peut se lever pour faire le transport. Donc, le transport doit être laissé aux transporteurs. Nous avons sollicité aussi l’appui du gouvernement au secteur du transport, notamment pour obtenir le crédit automobile. Nous croyons que cela est tombé dans de bonnes oreilles. (…) Pour ce qui est de la routière, la police et la gendarmerie, nous sommes des frères. Il y a des défaillances de part et d’autre des fois, mais on accepte de céder. Mais si on dit aux conducteurs de respecter la loi, la police et la gendarmerie aussi doivent savoir qu’avant tout, nous sommes Guinéens. Il faut d’abord aller à la sensibilisation avant d’aller à la répression. Nous, à notre niveau, on est prêt à être corrigé pour se développer », a dit le syndicaliste.

De leur côté, les services de sécurité, chargés de réguler la circulation routière, ont pris l’engagement de faire face aux problèmes relevant de leur compétences. La gendarmerie promet notamment de traquer les coupeurs de routes qui terrorisent les transporteurs et leurs passagers.

Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale

« La gendarmerie ne s’occupe que de la rase campagne. C’est-à-dire que chaque 5 km après ou avant une ville, la gendarmerie est présente. Cela veut dire que la gendarmerie nationale occupe 75% du territoire national en matière de transport routier. Alors, en compensation de ces barrages, il doit y avoir des équipes mobiles qui vont naturellement prévenir les accidents sur la route sans compter toute la stratégie opérationnelle qu’on ne dévoile pas ici sur les coupeurs de routes. Aujourd’hui, les stratégies ont changé, vous verrez dans les 48 heures, ceux-là que nous allons mettre devant vous pour identifier clairement les bandes qui obstruent la route entre Kindia-Mamou-Labé-Kouroussa et Faranah. Donc il y a tout un ensemble d’opérations sous la coupe naturellement des actions que nous menons en matière de contrôle routier.  On a souvent parlé aussi de tracasseries. Là aussi, avec vous, nous allons travailler, parce qu’il est formellement interdit de réclamer de l’argent aux usagers de la route, en dehors des amandes qui sont souvent demandées aux contrevenants du Code de la route à savoir, ceux qui sont dans les excès de vitesse, ceux qui sont dans l’alcool, la drogue, donc les états pervers qui amènent les gens à des accidents farfelus », a indiqué le général Ibrahima Baldé, Haut-commandant de la gendarmerie nationale.

Général Ansoumane Bafoé Camara, directeur général de la police

Pour sa part, l’inspecteur de police Ansoumane Camara « Baffoé », directeur général de la police nationale, annonce des actions à mener pour mettre fin aux arnaques dont les policiers sont souvent accusés. « Nous avons quatre barrages dans le cadre sanitaire (Yoropoguiya, Coyah, Kountia et de Keïtaya). A ces niveaux-là, en plus du contrôle sanitaire, les transporteurs se plaignent par endroits. Nous avons demandé aux syndicalistes de désigner deux personnes qui vont rester à côté des policiers pour qu’on travaille ensemble pour éviter les arnaques.

Parce qu’il y a des transporteurs qui vont se faire établir des faux certificats de négativité pour sortir, on a pris des cas qui sont sortis à la télévision. Mais pour une question de transparence, nous souhaitons désormais qu’ils viennent à nos côtés, on va travailler ensemble. En ce qui concerne aussi les arnaques à travers les carrefours de Conakry, tout le monde dit que c’est les policiers qui créent les embouteillages. Nous avons aussi demandé aux syndicalistes à travers notre hiérarchie, qu’on se donne la main pour qu’il y ait la fluidité de la circulation dans la ville de Conakry et que les arnaques par endroits cessent.

J’ai dit maintes fois que tout policier qui n’a pas de badge numéroté, ne lui donnez pas vos papiers. Tout élément de la CMIS qui demande un document à un usager de la route, ne lui donnez pas vos papiers. Mais jusqu’à présent, les gens continuent à se plaindre. Donc nous souhaitons désormais que les syndicalistes travaillent avec les policiers, et c’est ce qui va être fait les jours à venir », a déclaré le premier responsable de la police nationale.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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La ministre Bountouraby Yattara à Labé : « Nous sommes rassurés de l’état d’avancement de la réalisation du poste de l’OMVG »

16 juin 2021 à 11 11 20 06206

En séjour depuis quelques jours dans la Guinée profonde, la ministre de l’énergie a effectué hier, mardi 15 juin 2021, une visite de terrain sur le site de construction du poste de l’OMVG (organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie) à Garambé, une commune rurale relevant de la préfecture de Labé. Et, au vu du constat, Bountouraby Yattara a dit être rassuré de l’état d’avancement des travaux de ce poste qui s’inscrit dans le cadre du projet d’interconnexion électrique des pays membres de l’OMVG, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Dans sa quête de vérité de terrain, la ministre Bountouraby Yattara s’est rendue dans plusieurs endroits de stockage de matériels et d’équipements destinés à la construction de ce poste de l’OMVG. Et, elle a pu constater de ses yeux le niveau d’exécution des travaux de ce poste.

Madame Bountouraby Yattara, ministre de l’Énergie

« Ma mission à l’intérieur du pays, notamment dans les différentes régions,  ma permis de toucher du doigt les problèmes dans le secteur de l’énergie, mais aussi d’avoir une meilleure appréciation des projets qui sont actuellement en cours au niveau du ministère de l’énergie. Cette mission m’a conduit dans plusieurs villes de la Haute Guinée et de la Forêt. Aujourd’hui nous sommes à Labé pour visiter et suivre l’état d’avancement du projet de réalisation du poste de l’OMVG qui est un poste important dans le cadre de l’interconnexion électrique de la Guinée aux autres pays de la sous-région qui sont membres de l’OMVG. Donc, cette étape de Labé est une étape importante. La Guinée était un pays obscure il ya quelques années, aujourd’hui nous avons la fierté de dire que la Guinée à accès à l’énergie et cela ira en s’améliorant. Parce qu’aujourd’hui, les lignes électriques sont en train d’être réalisées notamment la ligne OMVG. Et, la Moyenne Guinée est couverte par les projets qui sont mis en œuvres pour améliorer la desserte. Nous sommes rassurés de l’état d’avancement de la réalisation du poste de l’OMVG de Labé, par ce que à  travers ce poste, la moyenne Guinée va avoir une électricité de qualité ; et, nous allons fournir le maximum d’effort pour que le taux d’accès à l’énergie s’améliore dans notre pays », a promis  la ministre de l’énergie, madame Bountouraby Yattara.

A noter qu’avant de boucler sa mission à Labé, Bountouraby Yattara a échangé avec les techniciens de l’EDG (électricité de Guinée) pour s’enquérir des maux qui assaillent cette société dans cette région de la Moyenne Guinée. Des maux qui vont de la vétusté des équipements et installations à la faible fourniture du courant électrique à la population qui croit sans cesse.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Désaffiliation du SLECG de l’USTG ? La coordination régionale du SLECG à Labé dans un total embrouillamini

11 juin 2021 à 8 08 23 06236
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

Rien ne va plus au sein de la coordination régionale du SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée) de Aboubacar Soumah à Labé. Depuis l’annonce du départ du SLECG de l’USTG (union syndicale des travailleurs de Guinée) pour la CSTG (confédération syndicale des travailleurs de Guinée), les membres du bureau de la coordination régionale du SLECG à Labé sont à queue de poisson. Ils sont rangés en pro et anti désaffiliation et vivent entre déclaration et contre-déclaration, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Cet imbroglio a commencé avec un communiqué de ladite coordination, en date du 08 juin dernier, annonçant que « le SLECG de Labé désapprouve totalement la désaffiliation du SLECG de l’USTG ». Dans ce communiqué en date du 08 juin dernier est signé par le coordinateur régional adjoint du SLECG de Labé (Ansoumane Diallo) et déclare que « Aboubacar Soumah n’a consulté aucun général de l’intérieur pour prendre de telles décisions ». Egalement, ce communiqué accuse Aboubacar Soumah de « manque de respect » pour ceux qui l’ont élu secrétaire général du SLECG et assure que la désaffiliation qu’il prône n’engage que lui et ceux qui le suivent avec passion, tout en confondant sommet et bases.

Seulement, cette position exprimée dans ce communiqué ne refléterait pas non plus la position de la coordination régionale du SLECG de Labé. Et ce communiqué, qui a tout l’air d’une défiance envers le chef, est vigoureusement dénoncé sur place.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, jeudi 10 juin 2021, le coordinateur régional du SLECG à Labé, Mamadou Oury Hawa Labiko Diallo, a laissé entendre que ceux qui ont fait ce communiqué sont en train de se noyer. Il assure également que cette désapprobation à l’égard de Aboubacar Soumah est nulle et de nul effet.

Mamadou Oury Hawa Labiko, coordinateur régional de SLECG de Labé

« Pour moi c’est une fuite en avant de certains membres de la coordination. Ils ont toujours agit ainsi, ils n’ont jamais respecté la hiérarchie. Ces personnes qui sont en train d’agir de cette manière sont en train de se noyer. Nous avons une plate-forme où tous les enseignants de la région se retrouvent ; et, d’après le sondage, la majorité a décidé de faire encore confiance à Soumah. Depuis qu’il est là nous avons acquis assez de choses. D’abord une augmentation de 40 pour cent de notre salaire, ensuite il y a les primes qui tombent. Donc, ce n’est pas le moment de le lâcher. Il faut que nos camarades reviennent à la raison, par ce qu’ils ne peuvent pas engager la coordination de Labé. Donc, leur déclaration est nulle et de nul effet », a martelé Mamadou Oury Hawa Labiko Diallo.

Cependant, cette position changeante au gré du vent désappointe et divise les enseignants de la région. Actuellement, les « bouffes craie » vont en rangs dispersés.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Fermeture des mines d’or de Gaoual : le gouverneur de Boké dément son homologue de Labé

10 juin 2021 à 8 08 37 06376
Général de brigade Siba Severin Lohalamou, gouverneur de la région administrative de Boké

En annonçant la fermeture des mines d’or découvertes récemment dans la préfecture de Gaoual, et qui font l’objet d’une grande convoitise, le gouverneur de la région administrative de Labé avait laissé entendre que cette décision a été prise en concertation avec les autorités administratives et les élus locaux de la région de Boké.

Mais au lendemain de la publication de cette déclaration, le gouverneur de la région de Boké a démenti son homologue de Labé. Le général Siba Sévérin Lohalamou dit n’avoir pas été associé à la déclaration de Madifing Diané. Il a fait cette annonce peu après son arrivée à Gaoual ce mercredi, 9 juin 2021.

« J’ai appris comme vous que monsieur le gouverneur de la région de Labé est intervenu. Ça a surpris plus d’un guinéen y compris moi-même. Quand on sait les découpages administratifs de notre pays, Gaoual ne relevant pas de Labé, alors je ne sais pas pourquoi monsieur le gouverneur de Labé a fait cette déclaration.

C’est un cadre aguerri, plein d’expérience, il a dû avoir les instructions. Mais dire que j’ai été associé à cette déclaration, il n’avait pas réussi à me joindre… Donc je n’ai pas été associé à cette déclaration », a réagi le gouverneur de la région administrative de Boké.

Il dit être venu à Gaoual pour transmettre le message du gouvernement aux acteurs qui sont sur le terrain. « La déclaration qu’il faille faire sera faite demain (ce jeudi 10 juin, ndlr). Les instructions du gouvernement seront transmises aux autorités et aux populations de Gaoual demain. Au-delà, tous les jeunes venus de partout ailleurs, ils vont recevoir les instructions du gouvernement demain par ma voix, en tant qu’autorité locale…

Donc les choses sont claires, il n’y a pas péril en la demeure pour le moment, il n’y a pas lieu de rester à des kilomètres pour faire des déclarations. Nous, nous venons sur le terrain, parce que on le dit dans le langage militaire, c’est le terrain qui commande », a dit le général Siba Lohalamou.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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SADEN 2021 : faire de la Covid-19 une opportunité pour les entrepreneurs guinéens

9 juin 2021 à 20 08 12 06126

La troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN) a été officiellement lancée ce mercredi, 9 juin 2021, à Conakry. La cérémonie d’ouverture des travaux a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement, des représentants des missions diplomatiques et consulaires accréditées en Guinée et des partenaires techniques et financiers du pays. La rencontre qui va durer deux jours (9 et 10 juin) vise à appuyer les entrepreneurs guinéens en vue de favoriser la résilience de l’économie du pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est sous le thème : « L’entrepreneuriat à l’épreuve de la Covid-19 » que se tient cette troisième édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée. La rencontre connaîtra la participation de plus de 500 personnes, venues de différentes villes de la Guinée et de l’étranger. Elle permettra d’accompagner les entrepreneurs guinéens et les aider à transformer les impacts négatifs de la pandémie de Covid-19 en une opportunité de résilience de leurs entreprises.

« Cette année, le SADEN se fixe pour objectif d’offrir des pistes de réflexion et de développer des ateliers de formation, afin de faire de la crise sanitaire du Covid-19, une réelle opportunité pour nos entrepreneurs et un moyen de renforcement des capacités des entrepreneurs locaux », a indiqué Sékouba Mara, directeur général de l’AGUIPE (L’agence guinéenne pour la promotion de l’emploi) et président du Comité d’organisation du SADEN 2021.

En plus de l’information et de la formation des entrepreneurs, le SADEN va aussi accompagner les quatre meilleurs projets pour faciliter leur mise en œuvre. « Les 4 projets qui seront retenus vont être accompagnés par le SADEN. Donc ils vont avoir un prix et ça va leur permettre de compenser des difficultés liées à la problématique de la pandémie du Covid-19 », ajoute Sékouba Mara.

Djénab Dramé, ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle

C’est la ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette rencontre. Djénab Dramé a laissé entendre que le SADEN est une véritable opportunité que le gouvernement met à la disposition des entrepreneurs guinéens.

« Le principal artisan pour booster les jeunes entrepreneurs, les encourager, les accompagner, les soutenir, c’est quand même le gouvernement. Donc on se dit que le SADEN offre une autre opportunité au gouvernement de s’exprimer et informer ces entrepreneurs sur les opportunités de formation qui pourront leur permettre, dans l’avenir, d’entreprendre, de se prendre en charge, et aussi les rappeler les différents défis, dont celui du temps. Parce que le temps demeure le plus grand défi des entrepreneurs », a dit la ministre.

Selon les organisateurs, l’une des particularités de cette édition par rapport à celles précédentes, c’est qu’elle est retransmise en direct dans les villes de Kankan, Kindia, Labé et N’Zérékoré.

Mohamed Guéasso DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Désaffiliation du SLECG de l’USTG : l’antenne de Labé désavoue Aboubacar Soumah

9 juin 2021 à 13 01 11 06116
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

La coordination régionale du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée à Labé n’est pas d’accord avec la désaffiliation du SLECG de l’USTG. Elle désavoue Aboubacar Soumah, le secrétaire général de l’organisation syndicale, qui a annoncé cette décision la semaine dernière. La base du SLECG dans cette région dit n’avoir pas été consultée par rapport à cette désaffiliation, et annonce qu’elle reste et demeure membre de la centrale syndicale USTG.

Elle l’a fait savoir à travers une déclaration que Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous :

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Labé : le litre de carburant vendu à 15 000 francs au marché noir

31 mai 2021 à 12 12 19 05195

Avant même l’augmentation du prix du carburant, annoncée par le gouvernement, les habitants de Labé achètent l’essence déjà beaucoup plus cher que prévu. Fixé à 9.000 francs à la pompe, le litre de carburant est vendu aujourd’hui à 15.000 francs au marché noir, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Alors que le gouvernement n’a annoncé aucune date pour procéder au réajustement du prix du carburant à la pompe, une véritable spéculation est en cours à Labé. Ce dimanche, 30 mai 2021, les habitants de la ville se sont réveillés avec une crise de carburant. Toutes les stations-service sont fermées, laissant le monopole de la vente de l’essence au marché noir. Une aubaine pour les acteurs de ce marché parallèle, qui fixent les prix à leur guise. Une situation que déplore Mamadou Oury Sow, habitant d’un quartier périphérique de la ville de Labé.

Mamadou Oury Sow, habitant d’un quartier périphérique de la ville de Labé

« J’ai quitté Saala Ndouyébhé pour venir chercher du carburant en ville, parce qu’il n’y a pas de station-service là-bas. Mais je suis venu trouver que toutes les stations sont fermées. Après avoir fait un tour dans la ville, j’ai décidé de me tourner vers le marché noir, parce que j’ai un programme urgent. Et j’ai acheté le litre d’essence à 15.000 francs au marché noir. C’est vraiment décevant de constater une telle situation, car le gouvernement n’a même pas annoncé d’abord l’augmentation du prix du carburant. Ce sont les citoyens eux-mêmes qui en profitent pour faire de la spéculation », regrette ce citoyen.

Ce conducteur de taxi moto observe aussi cette situation avec beaucoup d’amertume. « La situation me dépasse. Le litre de carburant se vend à 15.000 francs au marché noir. Cela ralentit nos activités parce que nous, on n’a pas augmenté les frais de transport par tronçon. Je demande au gouvernement de faire vite une déclaration pour situer les gens sur cette affaire de carburant », a-t-il lancé.

A noter que certaines stations-service de la ville ont repris le travail ce lundi matin, en vendant le litre d’essence au prix normal (9000 francs). Les usagers d’engins roulants font la queue pour être servis.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Viol, meurtre… des peines de 5 à 10 ans de prison contre des accusés au TPI de Labé

27 mai 2021 à 10 10 38 05385

En audience criminelle hier, mercredi 26 mai 2021, le tribunal de première instance de Labé s’est penché sur les dossiers de trois accusés (dont une fille) renvoyés par devant lui pour différentes infractions. Et, à l’issue des débats, ces accusés (Mamadou Cherif Diallo, Ibrahima Kalil Diallo et Mariama Diallo) ont été reconnus coupables respectivement des faits de viol suivi d’assassinat, attentat à la pudeur et meurtre qui pèsent à leur encontre. Le tribunal les a condamnés à des peines allant de 5 à 10 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Tout d’abord, le tribunal s’est penché sur l’affaire ministère public contre Mamadou Cherif Diallo. Ce jeune accusé est poursuivi pour viol suivi d’assassinat, des faits pour lesquels il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 17 octobre 2020. Et, au terme des débats contradictoires à la barre, le tribunal l’a déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés. Et, pour la répression, le tribunal l’a condamné à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 6 ans.

Ensuite, le tribunal a examiné le cas de Mariama Diallo, poursuivie pour meurtre. Cette jeune accusée a été trimbalée en justice pour avoir tué un nouveau-né (son propre enfant) de moins de deux mois. Et, à l’issue des débats, elle a été déclaré coupable et condamnée à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 6 ans.

La troisième affaire qui était sur la table du tribunal criminel de Labé ce mercredi concernait Ibrahima Kalil Diallo, poursuivi pour attentat à la pudeur avec violence sur des fillettes âgées de 10 ans. A la barre, l’accusé a laissé entendre qu’il était dans un état d’ébriété au moment de la commission des faits à lui reprochés. Mais, son argument n’a guère convaincu le tribunal. Il a donc été déclaré coupable et condamné à 5 ans de réclusion criminelle et au paiement de 500 mille francs guinéens d’amende.  

Labé, Alpha  Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : la mairie et les syndicats des taxis motos à couteaux tirés

26 mai 2021 à 18 06 11 05115

Rien ne va plus entre les syndicats des conducteurs de taxis motos et les autorités communales de Labé. Les deux camps s’opposent autour de l’opération de recensement des taxi-motards de la ville, initiée récemment par la mairie, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

A l’issue d’une réunion tenue ce mardi, 25 mai 2021, l’intersyndical des taxis motos s’est fendue d’une déclaration, dans laquelle il annonce la suspension de sa participation au processus de recensement des membres de la corporation, initié récemment par la mairie de Labé. Les syndicalistes dénoncent une « opération mafieuse », dont l’objectif est de nuire à leur secteur.

« On a suspendu notre participation à cette opération de recensement pour la simple raison que les autorités communales ne sont pas claires sur ce qu’elles sont en train de faire. Pour preuve, dans un premier temps, ils nous avaient dit que le recensement n’allait pas être un facteur de résilience du contrat établit entre nous. Mais nous avons compris que derrière ce recensement, ils veulent éliminer tous nos chefs de gares et nos contrôleurs qui sont sur le terrain. Nous nous opposons fermement à cela.

C’est pourquoi, nous invitons tous les conducteurs de taxis motos affiliés à nos deux structures syndicales (CNTG et USTG, ndlr), à rester sereins et à suivre le mot d’ordre donné par nous les responsables syndicaux. Qu’ils sachent que nous n’allons pas les trahir dans ce combat », a indiqué Thierno Abdourahmane Pammel Diallo, le secrétaire général du syndicat des conducteurs de taxis motos de Labé, affilié à la CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée).

Mais, cette sortie de l’intersyndical des taxis motos n’entame en rien la détermination des autorités communales à mener l’opération de recensement des taxi-motards. Younoussa Baldé, président de la commission Economie et Finances à la mairie de Labé, indique ce processus se poursuivra avec ou sans les syndicalistes jusqu’au bout.

« Notre souhait le plus ardent, c’était de continuer notre partenariat gagnant-gagnant avec les taxi-motards. Mais s’ils trouvent qu’ils n’ont plus un intérêt à défendre dans le processus, ils tout à fait le droit de se retirer. Qu’à cela ne tienne, la commune continuera de travailler pour le bonheur de tous et pour la sécurisation de ses recettes, avec ou sans la corporation des taxis motos. Il reviendra à la commune de faire appel à un ensemble s’il le faut même des taxis motos, comme ils maitrisent le secteur pour qu’on collabore, ou alors on fait un appel d’offre. Mais qu’ils sachent qu’avec ou sans eux, le recensement se fera », a annoncé ce conseiller communal.

Pour l’heure, aucune date n’a été annoncée pour le début de ce recensement, qui est diversement apprécié par les conducteurs de taxis motos.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Insolite : une jeune fille tuée par des abeilles à Mali

1 mai 2021 à 18 06 33 05335

La triste nouvelle a suscité une grande surprise à Mali, une préfecture relevant de la région de Labé, en Moyenne Guinée. Une jeune fille a été attaquée et tuée par une nuée d’abeilles dans le district de Tinsira. La victime, Fatoumata Diako Souaré, 18 ans, souffrait d’un handicap physique. Ce qui l’a empêchée de fuir pour échapper aux insectes. Joint au téléphone par le correspondant de Guineematin.com basé à Labé, un frère de la jeune fille est revenu sur les circonstances de ce drame.

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COVID-19 : début de la vaccination à Labé

23 avril 2021 à 17 05 16 04164

Dans la matinée de ce vendredi, 23 avril 2021, la campagne de vaccination contre le COVID-19 a été lancée à Labé. Cette région de la Moyenne Guinée a reçu plus de 40198 doses de vaccins livrés par l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS). Cette vaccination de masse s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la pandémie de COVID-19 en Guinée depuis mars 2020, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

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Arrêt des audiences dans les cours et tribunaux : l’OGDH s’inquiète et dénonce

20 avril 2021 à 17 05 48 04484

Souleymane Bah, nouveau Président de l’OGDH

Comme annonce précédemment, les juridictions de jugement (cours et tribunaux) de la République de Guinée sont sérieusement éprouvés (surtout depuis hier) par la grève des huissiers et des avocats. A cause de ce débrayage, ces juridictions n’arrivent pas à tenir des audiences, alors que les prisons du pays sont pleines de détenus en attente de jugement.

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Garambé (Labé) : un jeune tue son ami à cause d’un téléphone portable

12 avril 2021 à 19 07 47 04474

Elhadj Amadou Tafsir Diallo, maire de Garambé

Une dispute autour du vol d’un téléphone portable a viré au drame dans la nuit du dimanche à ce lundi, 12 avril 2021, à Labé. Un jeune homme a poignardé mortellement son ami après que ce dernier lui a demandé des explications par rapport au vol de son téléphone portable, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

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Bah Oury rappelle à l’ordre : « cessons d’instrumentaliser le deuil de Cellou Baldé… »

6 avril 2021 à 11 11 40 04404

Bah Oury, président du parti UDRG

L’opposant Bah Oury n’est pas content de la situation que vit aujourd’hui Cellou Baldé (responsable des fédérations de l’intérieur de l’UFDG, détenu depuis cinq mois environ à la Maison centrale de Conakry). Alors que le ministère de la justice avait annoncé hier que l’opposant est autorisé à aller assister aux obsèques de son père (prévues ce mardi, 6 avril 2021, à Labé), on apprend aujourd’hui qu’il y a eu un revirement de situation.

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Labé : l’opposant Cellou Baldé autorisé à assister aux obsèques de son père

5 avril 2021 à 22 10 40 04404

L’honorable Cellou Baldé et son père Elhadj Boubacar N’dantaba

C’est le ministère de la justice qui a annoncé la nouvelle à travers un communiqué lu ce lundi soir, 5 avril 2021, sur les médias d’Etat. L’opposant Mamadou Cellou Baldé, incarcéré depuis près de cinq mois à la Maison centrale de Conakry, est autorisé à aller assister aux obsèques de son père.

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Labé : Elhadj Boubacar N’Dantaba, père de l’opposant Cellou Baldé, est décédé

5 avril 2021 à 14 02 46 04464

Elhadj Boubacar N’dantaba Baldé

Alors qu’il est incarcéré depuis cinq mois environ à la Maison centrale de Conakry, l’ancien député uninominal de Labé, Mamadou Cellou Baldé, vient de perdre son père. Elhadj Boubacar N’Dantaba Baldé est décédé ce lundi, 5 avril 2021, des suites de maladie, à Labé, a appris Guineematin.com d’une source proche de la famille.

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Diountou (Lélouma) : deux élèves meurent noyés dans une rivière

2 avril 2021 à 16 04 30 04304

Un drame est survenu hier, jeudi 1er avril 2021, dans la commune rurale Diountou, située à plus de 30 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Lélouma. Deux jeunes venus de Labé ont péri dans la rivière Taiti, un célèbre lieu de récréation se trouvant dans cette localité. Ils se sont noyés pendant qu’ils se baignaient dans ces eaux très fréquentées, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Labé.

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Le maire de Labé victime d’incendie : « c’est la 3ème fois qu’un feu se déclare dans ma maison »

1 avril 2021 à 19 07 19 04194

Mamadou Aliou Laly Diallo, maire de Labé

Le maire de la commune urbaine de Labé a été victime d’incendie ce jeudi, 1er avril 2021. Un feu mystérieux s’est déclaré dans sa maison située au quartier Tata. L’intervention rapide des sapeurs-pompiers a permis de minimiser les dégâts, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

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