Les ministres de l’industrie, des PME et de la promotion du secteur privé, Boubacar Barry, de l’hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat, Elhadj Thierno Ousmane Diallo ; et, du commerce, Marc Yombouno, étaient hier, mardi 5 décembre 2017, devant les députés pour défendre le budget de leurs départements.

Après avoir décliné leurs politiques sectorielles, les députés se sont relayés pour leur soumettre une batterie de questions portant essentiellement sur le fonctionnement de ces départements.

Guineematin.com qui a suivi les débats vous propose les grandes lignes des réponses apportées par ces Chefs de départements.

Boubacar Barry, ministre de l’industrie et des PME

Sur la zone industrielle :

La zone industrielle est une zone exclusivement réservée à l’implantation des industries, des PME et des PMI. La première république avait identifié des zones industrielles, notamment à Conakry mais l’Etat a eu des problèmes de sécurisation de ces domaines. C’est pourquoi, l’Etat à identifier deux zones à Kouria à Couyah et Fandié dans Forécariah.

Sur l’appui aux femmes :

Grâce à l’appui de la Banque Mondiale, le département a obtenu une enveloppe de 10 millions de dollars qui a servi au financement d’une centaine de femmes dans l’extraction du beurre de karité.

Sur la construction de l’usine de pomme de terre à Timbi Madina, dans la préfecture de Pita :

C’est vrai, c’est une initiative présidentielle. Les efforts continuent dans ce sens pour la construction de l’usine de pomme de terre à Pita avec la mobilisation des ressources en cours.

Les avantages du code des investissements :

Le code des investissements donnent des avantages fiscaux aux investisseurs qui veulent s’installer en Guinée. Les partenaires ont du mal à trouver des terrains le plus souvent. C’est pourquoi, nous encourageons le partenariat public-privé. L’Etat accompagne les investisseurs et créent les mécanismes d’investissements à travers des lettres de politique.

Finalement, le ministre a promis de répondre par écrit au reste des questions.

Thierno Ousmane Diallo, ministre de l’hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat :

Sur les hôtels construits :

Je ne comprends pas que des Guinéens ne soient pas contents de la construction d’hôtel chez nous. Cela fait partie du développement socio-économique de la guinée. En plus des emplois crées, il y a la possibilité d’accueillir et de loger plus facilement des investisseurs et d’autres partenaires. Les hôtels permettent d’abriter également mes grandes rencontres et encouragent le tourisme. C’est pourquoi vous avez organisé (ndlr : s’adressant au député Fodé Oussou Fofana de l’Ufdg) une soirée à Sheraton pour fêter les 10 ans de votre leader à l’Ufdg. Il faut saluer la confiance placée par les investisseurs au Chef de l’Etat.

De l’hôtel Faranah :

J’étais là-bas il y a trois ans. La cité Niger est reconstruite, elle n’est pas finie c’est vrai mais le contrat est en court et les bâtiments, délabrés avant, ont été repris et les travaux ont beaucoup avancés. Seulement, l’entrepreneur n’est pas payé. Je le regrette, on se bat pour honorer nos engagements.

Pour  les investissements dans l’artisanat :

C’est une préoccupation de l’Etat. En 2018, il est prévu une enveloppe de 10 milliards de francs guinéens. Et le département envisage de financer un village artisanal à Kindia. Et toutes les régions sont prévues.

Marc Yombouno, ministre du commerce 

La prolifération des unités d’emballage d’eau minérale :

Sur les unités d’emballage d’eau, rien qu’à Siguiri, il y a 120 unités et plus de 350 dans le pays. En amont il y a des responsabilités à partager. La question a été posée au niveau des directions techniques des départements.  Il y a également cette autre réalité. Depuis la prolifération de ces unités d’emballage d’eau à Siguiri par exemple, les maladies diarrhéiques ont beaucoup baissé. Mais il ne faut pas également oublié les autres aspects liés à cette question.

Pour la problématique du contrôle de qualité, celui qui avait le marché de rénovation du laboratoire de Matoto avait mal fait et nous avons été obligés de résilier le contrat. Cependant et malgré tout cela, le département a trouvé un million et demi de dollars pour la mise en place d’un laboratoire de contrôle de qualité.

Sur la domiciliation des salaires du personnel de l’industrie au département du commerce- Nous avons toujours demandé qu’on dissocie le montant de l’industrie à celui du commerce qui gonfle notre enveloppe.

L’appui aux femmes par le département du commerce :

Nous avons une direction spécialement réservées aux marchés américains dans le cadre de l’AGOA. Par exemple, sur les 600 mille tonnes de fonio produits en Afrique de l’Ouest, la Guinée seule produit 400 mille. Mais la question relève de la qualité et de l’emballage. Les femmes maliennes et d’autres viennent s’approvisionner chez nous pour aller le revendre ailleurs.

Bien entendu, à la fin de la séance, les députés ont accepté d’avoir la réponse par écrit de leurs questions.

Une compilation de l’équipe de Guineematin.com 

Tel : 628 08 98 45

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