Les pénibles conditions de travail des agents de la Garde communale de Labé caractérisées par un sous équipement notoire et une insuffisance numérique chronique laissent libre cours au grand banditisme et à la grande criminalité dans la cité où au début des années 90, ce service de police de proximité a pourtant joué un rôle déterminant en matière de lutte contre le vol de bétail, le grand banditisme et la criminalité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

« Nous marchons à pieds. Labé est large. Il y a 28 quartiers. Supposons ! Quand on dit à Lombonna qu’on a besoin de secours, par exemple la nuit, il faut marcher à pieds. Nous avons quelques petites motos. Mais, des fois nous n’avons même pas de carburant. On n’a pas un effectif suffisant. Pour que la Garde communale soit viable, il nous faut 35 personnes. Là, on peut couvrir la ville, parce qu’elle est grande. Actuellement, on n’est pas nombreux. Nous sommes 11 » a expliqué au micro et devant la camera de Guineematin.com, le chef du service, Ousmane BAH.

Pour couvrir efficacement les 28 quartiers de la commune urbaine de Labé, ce service de police de proximité relevant administrativement des autorités communales et techniquement du commissariat central de police a réellement besoin de soutien.

« Ce que nous pouvons demander d’abord au futur maire c’est d’augmenter l’effectif, créer les conditions de donner et donner les moyens pour qu’on puisse travailler correctement. Surtout un moyen de locomotion. On n’en a pas. Si on a un effectif suffisant, je pense que ça va aller » a ajouté commandant Ousmane BAH.

L’on se rappelle qu’au début des années 90, la garde communale de Labé a joué un rôle déterminant dans la lutte contre le vol de bétail, le grand banditisme et la criminalité dans Labé et ses environs. La réputation qu’elle a acquise pendant cette période au sein de l’opinion locale a suscité beaucoup de jalousie au milieu des services de police et de gendarmerie de la préfecture.

Il aura fallu l’ouverture à Labé d’une unité de la compagnie mobile d’intervention spéciale pour réduire le champ d’action de cette garde communale qui a réussi sa mission à un moment.

Face donc aux nombreux cas d’attaques à mains armées ciblant ces derniers temps des boutiques et magasins au centre ville, le recours à cette brigade communale peut être une solution idoine pour le retour de la sérénité et de la sécurité dans la cité.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551

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