Manifestants et autorités locales sont loin d’une solution définitive à la crise qui secoue la commune urbaine de Beyla depuis, mercredi, 18 octobre 2017, a appris Guineematin.com d’une source proche de la médiation.

Selon notre informateur très proche de la médiation, les jeunes manifestants qui ont levé provisoirement les barricades, vendredi soir, ont accepté d’observer une trêve d’une journée à cause du marché hebdomadaire de ce samedi, 21 octobre 2017.

En contrepartie, les autorités préfectorales ont promis de faire libérer les 16 manifestants interpellés et transférés, depuis, à N’Zérékoré. « Si les manifestants actuellement détenus à N’Zérékoré ne rentrent pas à Beyla, au plus tard dans la nuit de ce samedi, nous avons expliqué au préfet Lamine Cissé que nous n’aurons plus de crédibilité et de force morale pour continuer la négociation avec ces les jeunes » précise notre interlocuteur.

En tout cas, les jeunes manifestants qui voulaient reprendre les rues de la commune urbaine de Beyla depuis 16 heures ont accepté difficilement de donner toute la journée à ceux qui sont venus faire des achats au marché hebdomadaire.

« Nous leur avons expliqué qu’avec la présence de cette marée humaine innocente au marché, qu’il était impossible de reprendre des manifestations dans les rues de la commune urbaine, au risque de plonger la ville dans une situation à des conséquences incalculables », a-t-il ajouté.

En ce qui concerne le bilan provisoire de ces folles journées de Beyla, on parle aussi de six (6) cas de viol enregistrés que les mauvaises langues imputent aux services de sécurité qui sont entrés dans certains quartiers de la commune urbaine.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com