L’Union des Forces du Changement (UFC) a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi 22 juillet 2017 à son siège sis à Taouyah, dans la commune de Ratoma. La rencontre, présidée par Aboubacar Sylla, a connu la participation de plusieurs militants et sympathisants du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Plusieurs sujets étaient au menu : le meeting de l’opposition à Sangoyah ; l’existence d’une pléthore de partis politiques n’ayant pas de siège ni de militants, l’insécurité….

Évoquant la manifestation de l’opposition à Sangoyah, Aboubacar Sylla a laissé entendre que la position de son parti est claire. « Je crois que l’opposition républicaine tient à l’heure là même, en principe, un meeting à Matoto. La position de l’UFC est claire. Nous sommes pour des manifestations politiques sur les places et sur les voies publiques. Nous sommes pour que la garantie qui est accordée à tous les citoyens, à toutes les entités, et à toutes les organisations de disposer d’un droit de manifestation et de cortège, soit respectée. Mais, nous ne manifestons pas pour manifester », a-t-il annoncé.

Selon le président de l’UFC « la manifestation n’est pas un objectif. C’est un moyen pour arriver à atteindre les objectifs. Et notre objectif, c’est d’avoir la pure démocratie, une meilleure gouvernance, un respect des droits de l’homme, mais aussi dans le cas actuel, c’est de voir l’accord du 12 octobre 2016, afin de l’appliquer dans toutes ses dispositions », a-t-il lancé.

Par ailleurs, Aboubacar Sylla a dénoncé avec véhémence la recrudescence de l’insécurité et des viols perpétrés à tout moment dans la cité. « Le phénomène de viol fait honte à la Guinée. La Guinée est en train de devenir la capitale Africaine du viol. Il n’y a pas un jour qui se passe sans que vous entendiez parler de viol. Même des filles de deux ans font l’objet de viol en Guinée. Même des femmes de 70 ans ont fait l’objet de viol en Guinée. Qu’est-ce que la Guinée est en train de devenir ? Où sont nos valeurs ? Où est la justice ? C’est dommage qu’on banalise ce phénomène qui meurtrit les femmes. Elles sont nos mamans, nos sœurs, nos tantes. On devrait faire des marches au tour de ce phénomène. On devrait exiger la démission du ministre de la justice où celui de la sécurité à cause de la défaillance des forces de l’ordre en ce qui concerne la prévention et la répression de ce délit », a-t-il martelé.

Par rapport à la pléthore des partis politiques, l’ancien ministre de la communication, demande au ministre de l’administration de territoire de faire un effort pour assainir la politique guinéenne. « Il existe aujourd’hui en Guinée beaucoup de partis qui n’ont ni siège, ni militants, ni compte bancaire. Ces partis sont venus polluer l’espace politique. Quant ils sont avec le pouvoir, ils insultent l’opposition pour se faire valoir. Le jour où ils quittent le pouvoir, ils se mettent à insulter le pouvoir. C’est pourquoi nous interpellons le ministre de l’administration du territoire, les partis politiques qui n’ont ni siège, ni comptes bancaires, ni bureau exécutif, soit complètement écartés », a-t-il sollicité.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

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