Suite au mot d’ordre de boycott annoncé par les enseignants assistants dans les universités publiques, ceux de Foulaya, dans la commune urbaine de Kindia ont réussi à empêcher la reprise normale des cours ce lundi, 16 octobre 2015, a appris Guineematin.com à travers son correspondant local basé dans la région.

Expliquant la cause de leur mécontentement, le porte parole du collectif, Mohamed Kaba a dit que « les enseignants assistants ont droit à la prime et aux autres avantages spéciaux contenus dans le décret 176 signé du feu général Lansana Conté ».

Très déterminé à mener ce combat, Mohamed Kaba a prévenu que tant que leur situation ne sera pas réglée, il ne faudra pas s’attendre à leur prestation dans les salles de classe.

Pour sa part, Docteur Jacques Kourouma, recteur de l’université de Kindia estime que cette attitude des assistants est « une volonté manifeste du syndicat de l’université à vouloir brouiller la marche de l’université ». Selon lui, le ministère de l’Enseignement supérieur a, dans sa volonté de faire des reformes dans l’intérêt général du corps enseignants, fait avec le ministère des Finances un arrêté conjoint attribuant des primes spéciales et des avantages spéciaux à une certaine catégorie d’enseignants. C’est ce qui n’a pas été perçu jusqu’à nos jours par les assistants », a-t-il expliqué.

Pour trouver une solution à la crise, Docteur Jacques Kourouma demande aux enseignants frondeurs à se référer à leurs employeurs. « J’aurais conseillé ces assistants de s’adresser directement à leurs employeurs. Faire une conférence des recteurs et des directeurs généraux parce que ce sont eux qui les ont employés ».

De Kindia Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

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