imageEn Egypte, de violents accrochages ont opposé, jeudi 3 juillet, les forces de l’ordre et des manifestants Frères musulmans au Caire. Grenades lacrymogènes, jets de pierres, cocktails Molotov et même coups de feu ont été échangés. Près de deux cents personnes ont été arrêtées. La confrérie avait promis de faire de ce 3 juillet « une journée de la colère pour marquer le renversement » il y a un an du président Frère musulman Mohamed Morsi.

Avec le correspondant de rfi au Caire, Alexandre Buccianti

Les affrontements ont eu lieu dans plusieurs banlieues à l’est et au sud du Caire. Les manifestations qui rassemblaient quelques milliers de personnes ont duré moins de deux heures du fait d’une intervention massive des forces de l’ordre. On est loin de la « nouvelle révolution » à laquelle ont appelé les Frères musulmans et leurs alliés.

Une journée dont l’Egyptien moyen retiendra surtout l’explosion de quatre bombes artisanales dans différents quartiers du Caire qui ont fait deux morts. Ces derniers auraient été tués par l’explosion impromptue d’un de leurs engins primitifs, selon la police.

Par ailleurs, les artificiers ont désamorcé deux autres bombes dans la banlieue de Guizeh, au sud du Caire. Comme pour les explosions qui ont tué deux policiers et blessé treize autres lundi 30 juin, les autorités ont accusé les Frères musulmans.

Des accrochages ont également opposés des jihadistes et des forces de sécurité dans le nord du Sinaï, près de la frontière avec Gaza. L’intervention des hélicoptères Apache aurait permis de tuer dix-sept jihadistes, d’après des sources militaires.

Source : rfi.fr

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