a5bdf30d-cc21-40e9-afdf-3b020ada716eCe jeudi 19 novembre 2015, 10 jours après l’ouverture des classes 2015-2016, notre rédaction s’est entretenue avec Madame Camara Adama Sow, présidente  de la Fédération Guinéenne des Parents d’Elèves et Etudiants et Amis de l’Ecole (FEGUIPAE). L’objectif était de faire le point sur la hausse des frais d’inscription et réinscription  ainsi  que les frais mensuels  dans certaines écoles privées où les parents d’élèves sont obligés de payer le mois d’octobre.

Sur la question liée au paiement du mois d’octobre, Madame Camara Adama Sow, se montre plutôt amère : « On est surpris aujourd’hui  que des guinéens, des parents, des ressortissants, des gens qui sont nés et ont grandis en Guinée, qui se réclament être Guinéens, arrivent à demander de l’argent aux parents d’élèves soi-disant que ce sont les frais de scolarité du mois d’octobre. Alors que l’ouverture a été officiellement programmée et effective le 09 septembre », regrette-t-elle.

Pour Madame Camara Adama Sow, le contrat entre un enseignant et un fondateur d’école ne démarre que lorsque l’enseignant commence à exercer : « A ce que je sache, ils n’ont pas eu à exercer. Les enfants n’ont pas bénéficié de leur enseignement. Comment est-ce que les parents vont payer les frais de scolarité de ce mois ? C’est une situation qui est vécue dans toutes les écoles. C’est d’ailleurs l’opportunité pour moi de saluer l’action du Directeur communal de l’Education de Matoto, Ibrahima Kilil Konaté qui a demandé aux fondateurs d’écoles installées dans sa juridiction de ne pas demander le mois d’octobre  et, c’est respecté», a-t-elle apprécié.

Face à cette situation, la présidente de la FEGUIPAE  a estimé que chacun doit se lever pour lutter contre cette corruption : « C’est vraiment décevant. Moi je peux même parler de vol de la part des fondateurs d’écoles privées. S’ils avaient exercé, c’était leurs pleins droits mais rien. Les enfants ne sont même pas partis occupés les salles de classe. Ça démarré le 09 novembre  mais même avec les 08 jours-là, nous n’avons pas trouvé à redire. Nous payons le mois entier mais qu’ils arrêtent aussi de réclamer le mois d’octobre. Qui sait si l’année scolaire ne sera pas prolongée jusqu’à juillet.  Ça sera une opportunité d’allonger l’année scolaire. Le mois  qu’ils réclament, ils auront la chance de le récupéré devant. Dans tous les cas, moi je sais qu’ils gagnent. Ils ne vont jamais perdre.  Les écoles privées sont des structures commerciales. S’ils ne gagnaient pas, ils auraient arrêté.  Mais le peu qu’ils gagnent doit se passer de façon honnête et honorable », conseille la présidente du FEGUIPAE.

Pour elle, la hausse des frais d’inscription et réinscription  ainsi  que les frais mensuels  dans ces écoles privées est une faiblesse de la part de l’Etat: « Un citoyen ne peut ouvrir une école sans son agrément. Et, l’agrément est délivré par l’Etat. C’est pourquoi, il revient à l’Etat de prendre ses dispositions. C’est vrai on ne peut pas homologuer les tarifs parce que toutes ces écoles n’ont pas les mêmes statuts. Notamment au niveau de l’infrastructure, la qualité de l’enseignement, … Mais quand il doit y avoir hausse, les responsables des écoles, l’Etat et les associations des parents devraient s’asseoir, et discuter. Mais c’est désolant, ils peuvent se lever un petit matin pour monter le prix. Leur argument est que les privés sont réservés aux enfants des riches et  le public pour les pauvres », a-t-elle  dénoncé.

Yacine Sylla pour Guineematin.com

Tel : (+224) 628 71 71 56

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