Colère des femmes de Macenta : le secrétaire général de la commune accusé d’avoir détourné des dizaines de millions

Après une journée entière de concertation, les femmes commerçantes de Macenta ont adopté un mémorandum qui accable davantage le secrétaire général de la Commune Urbaine, Ibrahima Fofana déjà en fuite, a appris Guineematin.com d’une source proche des manifestantes.

Selon le point focal de l’Organisation Guinéenne de défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH), Marcel Koîfi Onivogui, président de la coordination préfectorale des associations de jeunesse de Macenta qui a reçu les femmes en colère au moment où elles étaient en quête d’interlocuteur après le rendez-vous manqué avec le maire de la Commune Urbaine, le mémorandum adopté ce mercredi, 7 juin 2017, fait état de plusieurs points de revendications.

« Il y a eu plusieurs points de revendications que les femmes ont signalé. L’enlèvement des containers installés dans les deux hangars construits par le ministre Oyé Guilavogui ; le renvoie de la gestion des hangars au niveau des femmes commerçantes. Elles ont aussi expliqué qu’avant l’intervention du ministre Oyé Guilavogui pour la construction des hangars, le secrétaire général de la commune, Ibrahima Fofana avait collecté des fonds auprès des femmes en raison de 150.000 francs guinéens par personne pour la réalisation des ces deux infrastructures marchandes. Elles estiment à près de 350 femmes du marché qui avaient versé ces montants au général Fofana. Elles demandent aujourd’hui la restitution de ces montants aux femmes concernées, parce qu’elles estiment que le montant collecté n’a pas été utilisé dans les travaux de construction de ces hangars, entièrement financés par le ministre Oyé Guilavogui » rapporte cet acteur de la société civile.

En plus, quand les deux hangars ont été officiellement remis à la collectivité, le secrétaire général de la commune de Macenta, Ibrahima Fofana serait revenu réclamer encore à chacune des femmes commerçantes qui souhaitent occuper ces hangars la somme de 100 mille francs guinéens.

« Le marché même est géré par lui-même. Malheureusement, c’est à ce niveau qu’il a fait multi emplois. Il a vendu une seule place à 2 ou 3 personnes. Il a toujours dit qu’il a l’autorisation du maire de la commune urbaine de Macenta, Djombon Camara. On ne sait pas aujourd’hui pourquoi le maire a refusé de rencontrer les femmes qu’il a lui-même programmé » ajoute-t-il.

Puisque les femmes n’ont pas été reçu par le maire qui est directement concerné par cette crise, la société civile a promis d’accompagner les manifestantes rencontrer les autorités préfectorales de Macenta, le mercredi prochain.
En attendant ce second rendez-vous, les femmes commerçantes de Macenta ont réitérer leur exigence de voir le secrétaire général de la Commune Urbaine muté de Macenta. Aux dernières nouvelles, Ibrahima Fofana, déclaré persona non grata à Macenta serait arrivé à N’zérékoré.

A suivre !

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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