Asmaou Diallo sur le procès du 28 septembre : « si on n’a pas la date…»

16 septembre 2019 à 20 08 33 09339

Comme indiqué dans un précédent article, plusieurs journalistes issus des médias publics et privés ont entamé ce lundi un atelier de formation sur la couverture médiatique du procès du 28 septembre 2009. La démarche vise à permettre aux participants d’avoir des notions utiles pour relayer fidèlement et objectivement les débats lors de ce procès tant attendu dans notre pays. Une initiative de l’Association des Victimes et Parents du massacre du 28 septembre (AVIPA) avec un appui de la fondation OSIWA, a appris sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Cette rencontre de trois jours permettra aux participants d’acquérir des connaissances et compétences indispensables à la couverture médiatique du procès du massacre du 28 septembre 2009, qui a fait 157 morts et plus de 108 femmes violées, selon les organisations internationales.

En raison du pouvoir d’influence des médias, les organisateurs attendent des participants une prise de conscience sur risques pour la paix et la stabilité que peuvent provoquer des articles ou des émissions n’obéissant pas aux principes de traitement équilibré et impartial des informations relatives à ce procès.

Dr Ibrahima Amadou Niang, représentant d’OSIWA en Guinée

Le représentant d’OSIWA en Guinée, Dr Ibrahima Amadou Niang, est revenu sur l’importance de cette formation. « Nous sommes conscients que les journalistes ont un rôle très important dans l’information, et surtout en ce qui concerne le dossier du 28 septembre, nous avons soutenu un certain nombre d’actions de plaidoyer en Guinée depuis 2016 avec l’association des victimes parents et amis du 28 septembre. Donc, cette activité avec les journalistes révèle pour nous une importance capitale parce qu’au-delà même du dossier du 28 septembre, ce sont des compétences et des connaissances qui vont aider ces journalistes-là à contribuer à une meilleure couverture sur des questions sensibles dans le contexte actuel et nous sommes aussi conscients du fait que ces journalistes pourraient former un pool qui pourrait aider à faire un plaidoyer un peu plus soutenu pour qu’au moins qu’on puisse connaître la date du procès ».

Mme Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA

De son côté, Mme Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA, a expliqué les raisons d’une telle initiative. « C’est quelque chose de très important pour nous, associations des victimes du 28 septembre, et cette formation des journalistes, on estime que c’est quelque chose qui va aider le peuple à mieux comprendre quand il y aura le procès, savoir ce qui se passe parce qu’il n’y aura pas tout le monde au lieu du procès. Donc, ce sont les journalistes qui vont pouvoir relayer l’information correcte à la population guinéenne, et en plus de cela, on aimerait que les journalistes soient vraiment à la hauteur des informations. On aimerait que les guinéens soient représentés partout dans le monde et ça serait vraiment un honneur pour nous, et quand cela arrivera, on saura que l’AVIPA a fait un grand pas avec l’initiative qu’on a eu à faire. Je suis sûre qu’on aura cette chance pour que les journalistes soient reconnus au niveau international, qu’ils soient appelés à chaque fois qu’il y a un événement dans le monde », a-t-elle indiqué.

Le ministre de la justice par intérim a annoncé récemment que le procès se tiendrait à la Cour d’Appel de Conakry et que les fonds ont été votés par les députés. Pour la présidente de l’AVIPA, il est temps de donner une date pour la tenue du procès afin que justice soit rendue. « Nous attendons l’annonce de la date du procès parce que c’est ce qui détermine tout. Si on n’a pas la date, on peut dire que jusque-là, le procès n’est pas encore prêt. On avait même souhaité que la date soit donnée, soit le 28 septembre prochain, la 10ème année de la commémoration des événements. Nous souhaitons que le gouvernement puisse vraiment faire face maintenant à ce dossier pour que vraiment on ait la justice, parce que les victimes souffrent énormément et on a perdu beaucoup d’entre eux. On ne voudrait pas que tout le monde puisse partir sans qu’on ait la justice », a-t-elle souligné.

Salimatou Diallo et Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Religion : à la rencontre de la fondatrice de l’une des plus grandes écoles coraniques de Kindia

16 septembre 2019 à 20 08 15 09159

Il y a 14 ans, Hadja Rouguiatou Diallo a eu l’idée d’ouvrir une école coranique au quartier Komoya, dans la commune urbaine de Kindia. Aujourd’hui, son foyer est devenu l’un des plus grands et plus importants de la préfecture de Kindia. Un journaliste de Guineematin.com est allé à sa rencontre.

Hadja Rouguiatou Diallo, fondatrice du foyer coranique

Le foyer coranique de Hadja Rouguiatou Diallo se trouve à son domicile. Il s’agit d’un hangar fait à base d’anciennes feuilles de tôles. Un hangar incapable aujourd’hui d’accueillir les 407 talibés de cette dame. Au début, elle n’avait pas prévu une telle situation. « Au début, l’objectif était d’encadrer mon unique fils pour qu’il ait une bonne connaissance de sa religion. Mais, quand les gens m’ont vu en train de l’enseigner, ils ont commencé à envoyer leurs enfants chez moi pour que je les enseigne aussi. C’est ainsi que le foyer a grandi, et aujourd’hui j’ai un effectif de 407 talibés dont 286 filles », explique-t-elle.

En plus du coran, cette combattante pour le rayonnement de l’islam enseigne aussi plusieurs autres livres islamiques dont Al Akhdari, As-Samaawi et Al Moughadimatoul Izziya ». Avec le nombre pléthorique de talibés, elle a trouvé une stratégie pour satisfaire tout le monde. « J’ai fait en sorte les enfants participent dans la formation. Ceux qui ont le plus élevé assistent ceux qui ont un niveau moyen. Et, ces derniers aussi assistent les débutants. Cela me permet de me concentrer à la formation des talibés les plus avancés », a confié Hadja Rouguiatou Diallo.

Une stratégie efficace qui permet de toucher tous les talibés. Un motif de fierté pour la fondatrice et gestionnaire du centre qui n’attend que la récompense de Dieu. « Je ne travaille pas pour un salaire, car le coran n’a pas de prix. J’attends mon salaire chez Dieu, le meilleur payeur. Mais, c’est lui qui trouve quelque chose pour le foyer ou pour moi, je ne vais pas le rejeter pas. On a besoin particulièrement de livres coraniques, que ce soit des exemplaires du coran ou les autres livres qui sont dans notre programme de formation », a-t-elle souligné.

Selon notre constat, d’autres problèmes se posent à ce grand foyer coranique. Le hangar est devenu petit par rapport au nombre de talibés. Ce qui rend les choses compliquées surtout en saison des pluies. A l’intérieur du hangar également, il n’y a pas de sièges pour tout le monde. Les talibés sont obligés donc de s’asseoir à même le sol.

De retour de Kindia, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Kalil Diallo, président du CJDG : « la jeunesse guinéenne est dans un abandon total »

16 septembre 2019 à 19 07 33 09339
Ibrahima Kalil Diallo, président du Collectif de Jeunes Démocrates de Guinée

Le Collectif des Jeunes Démocrates de Guinée (CJDG) a lancé officiellement ses activités ce lundi, 16 septembre 2019. C’était à la faveur d’une conférence organisée à la maison de la presse de Conakry. Les responsables de cette structure entendent mobiliser la jeunesse guinéenne pour qu’elle puisse sortir de la situation désastreuse dans laquelle elle se trouve, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour les membres du Collectif des Jeunes Démocrates de Guinée, la situation de la jeunesse guinéenne est aujourd’hui alarmante : les jeunes sont abandonnés par les décideurs et sont utilisés comme instrument par les politiques à des fins personnelles. D’où leur décision de se constituer en collectif pour essayer de combattre cette situation.

Ibrahima Kalil Diallo, président du Collectif de Jeunes Démocrates de Guinée

« Comme nous le savons tous, la jeunesse guinéenne a toujours été au centre des débats et propagandes politiques. Cette brave jeunesse a toujours été à l’avant-garde de toutes les luttes qui ont engendré de grands changements dans notre pays. Mais, force est de constater qu’en dépit des immenses sacrifices consentis, cette jeunesse reste encore dans un abandon total de la part de nos décideurs. Elle est manipulée telle une orange dont on vide le contenu et on jette le reste », a déploré Ibrahima Kalil Diallo, le président du CJDG.

Il ajoute que « la preuve la plus récente et la plus évidente de ce mépris, est la dernière adresse à la nation du président de la République. Dans son appel à des consultations nationales, il a demandé aux politiques, syndicats et la société civile de se concerter sur les différentes questions liées au fonctionnement de notre pays notamment le débat sur la constitution, ignorant complètement de mentionner la jeunesse dans une telle démarche. Dans le seul bref passage de son discours où il a évoqué la jeunesse, il s’est contenté de lui dire de patienter. Ce qui illustre d’ailleurs nos propos ».

C’est cette situation que le Collectif des Jeunes Démocrates de Guinée entend combattre et faire en sorte que les préoccupations de la jeunesse guinéenne soient prises en compte. Il se donne pour objectifs entre autres : « de lutter contre l’ethnocentrisme et le régionalisme, promouvoir l’unité d’actions de la jeunesse, favoriser la formation et l’emploi des jeunes, lutter contre la discrimination des jeunes dans les instances de décision et à tous les niveaux de la vie nationale », a indiqué Ibrahima Kalil Diallo.

Ibrahima Kalil Diallo, président du Collectif de Jeunes Démocrates de Guinée

Pour réussir à concrétiser ses ambitions, le CJDG souhaite la mobilisation des jeunes de Guinée et leur solidarité. « La réussite de ce combat que nous voulons mener pour nous tous nécessite une synergie d’actions de l’ensemble de la jeunesse et un dépassement de toutes les considérations ethniques et régionalistes instaurées par nos politiques. C’est pourquoi, nous demandons fraternellement à toutes les jeunes et à tous les jeunes, quel que soit votre bord politique ou social, votre rang social, votre appartenance religieuse, de nous rejoindre pour grandir cette plateforme afin que nous puissions participer aux débats sur notre devenir et celui de notre nation », a exhorté le président de la structure.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Elections législatives : la nouvelle bataille de l’opposition guinéenne

16 septembre 2019 à 18 06 28 09289

Un nouveau front s’ouvre pour l’opposition guinéenne, déjà en lutte pour barrer la route au projet de nouvelle constitution voulu par le pouvoir. Il s’agit de l’organisation des élections législatives prévues pour se tenir le 28 décembre 2019. Opposés à ce chronogramme, les adversaires du pouvoir se mettent en ordre de bataille pour cet autre combat.

Pendant que le président de la CENI était à la Primature ce lundi, 16 septembre 2019, pour annoncer au Premier ministre la date qu’il a proposée pour la tenue des élections législatives, les leaders des différents partis d’opposition du pays étaient réunis au QG de l’UFR à Coléah. Les opposants se sont retrouvés pour débattre notamment de cette question sur laquelle ils avaient déjà été saisis par leurs représentants à la Commission Electorale Nationale Indépendante. A l’issue de la réunion tenue à huis clos, c’est le président de l’UFR qui a fait le compte rendu devant les médias.

Selon Sidya Touré, « L’opposition républicaine, la COD et plusieurs autres partis politiques de l’opposition se sont retrouvés aujourd’hui pour une séance d’information. Nous nous sommes retrouvés pour expliquer la situation actuelle dans notre pays. Deux sujets ont été abordés. Le premier portait sur l’invitation qui a été faite par le président de la République d’instaurer des consultations. Nous en avons débattu, mais titre informatif.

Le second sujet c’était d’expliquer le holdup qui est en train de se passer à la CENI et qui tend à ce qu’on réduise tous les délais pour satisfaire à la demande d’Alpha Condé d’organiser les élections en 2019, alors que la CENI est censée être une structure indépendante qui obéit à des lois de la République, qui peuvent permettre d’organiser telle élection à telle date. Donc ça a été une très grande séance d’information ».

Le président de l’Union des Forces Républicaines ajoute que l’opposition tiendra une conférence de presse dans les prochaines heures sur cette question. « Nous reviendrons vers vous très bientôt. Je pense que dans 48 heures, nous allons organiser une véritable conférence de presse », a laissé entendre l’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat.

Les sept commissaires de la CENI issus de l’opposition ont d’ores et déjà annoncé qu’ils n’approuvent pas la date du 28 décembre 2019 proposée par le président de l’institution pour la tenue des élections législatives. Ils estiment que ce chronogramme n’est pas réaliste parce qu’il ne respecte pas les délais légaux prévus par le code électoral.

Mamadou Bhoye Laafaa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622 919 225 / 666 912 225

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Guinée : décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination Haali poular

16 septembre 2019 à 16 04 31 09319
Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination nationale Haali Poular

C’est une très triste nouvelle que Guineematin.com vient d’apprendre ! Le doyen Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination nationale Haali Poular de Guinée est décédé ce lundi, 16 septembre 2019, à 14 heures 30, à la clinique Pasteur, à Kaloum.

Selon maître Adama Barry, avocate au barreau de Guinée et fille du défunt, qui a parlé au téléphone avec un journaliste de Guineematin.com, Elhadj Saïkou Yaya Barry était âgé de 93 ans. Il avait deux épouses et père de 17 enfants dont 16 vivants.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, à la communauté Haali Poular et à l’ensemble du peuple de Guinée.

Paix à l’âme d’Elhadj Saïkou Yaya Barry, amine !

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Des syndicalistes détenus à Mamou : « s’ils ne sont pas libérés aujourd’hui, nous allons envisager une grève »

16 septembre 2019 à 12 12 30 09309

L’USTG version Abdoulaye Sow donne jusqu’à ce lundi soir au gouvernement pour libérer ses responsables arrêtés la semaine dernière à Mamou. C’est Aboubacar Soumah, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicaliste qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com dans la matinée de ce lundi, 16 septembre 2019.

Le vendredi dernier, Aboubacar Soumah avait annoncé que son camp allait déclencher une grève si les personnes interpellées à Mamou ne sont pas libérées jusqu’à ce jour. Joint au téléphone ce matin par notre rédaction, le leader du SLECG a indiqué que certains membres du gouvernement avec lesquels ils ont échangé, ont promis que les syndicalistes seront libérés dans la journée de ce lundi. D’où leur décision de patienter une journée de plus pour voir si leurs camarades vont recouvrer leur liberté.

« Lorsque nous avons saisi quelques membres du gouvernement par rapport à cette situation, ils nous ont demandé d’attendre la journée de ce lundi, donc nous observons l’évolution de la situation pendant cette journée pour voir si nos camarades seront libérés aujourd’hui. De toutes les façons, cela ne nous empêche pas de nous retrouver (les responsables de l’USTG) aujourd’hui même puisque le programme avait été déjà établi, pour que nous puissions examiner la situation », a-t-il annoncé.

Le secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) dirigée par Abdoulaye Sow précise que si leurs camarades ne sont pas libérés pendant la journée de ce lundi, ils vont tirer toutes les conséquences. « Si nos camarades ne sont pas libérés aujourd’hui comme l’ont promis les autorités, nous allons nous retrouver demain pour envisager la grève. Ça, c’est inévitable, parce que c’est notre seule arme », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

Le bouillant syndicaliste souligne que son camp a déjà déployé une équipe à Mamou pour rencontrer les autorités locales, mais aussi remobiliser ses troupes sur le terrain. Cela, afin de mener le combat jusqu’à la libération des syndicalistes détenus. Ces derniers ont été arrêtés le jeudi, 12 septembre dernier, suite à des heurts qui les ont opposés aux représentants de l’USTG version Abdoulaye Camara à la gare routière de Mamou.

Les deux camps rivaux se sont affrontés autour du contrôle de cet endroit. En plus de la libération de leurs camarades détenus, Aboubacar Soumah et ses amis exigent aussi que leur soient restitués les bureaux du syndicat des transporteurs de la gare routière de Mamou. Les locaux qu’ils contrôlaient jusque-là, ont été repris par le camp adverse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kobaya : une mosquée attaquée et pillée par des individus non identifiés

16 septembre 2019 à 10 10 32 09329
Mamadou Bello Diallo, premier imam de la mosquée Masdjidinourou de Cobaya

La mosquée Masdjid Nour située au secteur 1 du quartier Kobaya, dans la commune de Ratoma, a été attaquée et pillée par des individus non identifiés. L’attaque a eu lieu dans la nuit du jeudi au vendredi, 13 septembre 2019. Les malfrats ont emporté plusieurs objets, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Le jeudi dernier, après dernière prière du soir (la prière de 20 heures), nous avons fermé les portes de la mosquée. Mais, à 4 heures du matin, lorsque les muezzins sont venus pour faire l’appel à la prière de l’aube, ils ont trouvé que les portes ont été défoncées et qu’elles étaient ouvertes », explique Elhadj Mamadou Bello Diallo, premier imam mosquée Masdjid Nour.

Selon lui, les attaquants ont emporté plusieurs objets dont la valeur avoisine les 10 millions de francs guinéens. « Notre amplificateur a été volé. Cet appareil était dans une cage fermée à l’aide d’une serrure. C’est cette serrure qu’ils ont cassé et emporté l’appareil. Les bandits ont aussi défoncé les vitres et les battants d’une des fenêtres. En plus des appareils de sonorisation et de la fenêtre en vitre, des ventilateurs ont aussi été défoncés et emportés. Donc, en tout, le matériel volé est estimé à 9 500 000 francs guinéens », soutient l’imam.

Elhadj Mamadou Bello Diallo indique que ce n’est pas la première fois que cette mosquée est victime d’une attaque pareille. Des hommes jusque-là non identifiés s’étaient déjà introduits en plein jour dans ce lieu de culte pour dérober plusieurs objets. Les autorités locales ont avaient, alors, été saisies de la situation, mais cela n’a rien donné. Aujourd’hui, l’imam de ladite mosquée se dit inquiet.

« Ce qui se passe ici nous inquiète énormément. Vous savez, même moi, ma maison a été cambriolée une fois. A l’époque, j’avais été blessé par les malfrats et des biens avaient été emportés. Et aujourd’hui, les bandits n’ont pas trouvé mieux que d’attaquer la maison de Dieu. Ils n’ont pas trouvé mieux que d’attaquer et piller une maison qui a été construite par des bonnes volontés qui œuvrent pour le rayonnement de l’islam », regrette-t-il.

Le leader religieux en profite pour interpeller une fois de plus les services de sécurité sur cette situation. « Ce que nous disons aux services de sécurité, c’est de nous aider. Ils savent qu’à Kobaya, les citoyens sont souvent attaqués, même pendant la journée. Je vous dis que la première fois que la mosquée a été attaquée, c’était en plein jour. Nous avons prié à 14 heures et nous sommes rentrés. Quand nous sommes revenus pour la prière de 16 heures, nous avons trouvé que la porte a été défoncée et c’est ce même type d’appareil qui avait été volé encore. Nous exhortons encore une fois les autorités sécuritaires à nous aider davantage, car nous souffrons », a-t-il lancé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Formation en Entrepreneuriat : une opportunité pour les jeunes ressortissants de Télimélé

16 septembre 2019 à 8 08 48 09489

Communiqué : Dans le cadre de son plan d’action 2019, la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), à travers sa cellule technique, organise une session de formation en Entrepreneuriat à l’intention des jeunes originaires de la préfecture de Télimélé, le samedi 21 septembre 2019 à partir de 10H, à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (Amphithéâtre C du Département Génie Civil).

Cette session de formation qui sera animée par le Coach Mouloukou Souleymane MAGASSOUBA (Expert en Entrepreneuriat) vise à outiller les participants sur l’ensemble des techniques nécessaires à entrepreneuriat.
Pendant la session, Dr Oumar Diouhé BAH (Directeur et fondateur de Biomar-24), Mme Diaraye DIALLO (fondatrice de Fada Industries), Mr Nouhou BALDE (Fondateur et administrateur Général du site Guineematin.com) et Mr Abdoulaye KEITA (DG de GUINAPRESS) viendront partager leurs expériences d’entrepreneurs.

Ceux qui sont intéressés par ladite formation sont priés d’adresser une demande par E-mail à bahmamadoualpha1@yahoo.fr ou par téléphone à un des numéros suivants : 622222846/ 656301652/ 623566677/669225222

Le Bureau de la CIDT

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Dr Faza Diallo tacle Pouvoir et Opposition : « ils sont en train de tirer le pays vers le bas »

15 septembre 2019 à 13 01 46 09469

Le 1er vice-président du Conseil Préfectoral de Développement (CPD) de Boké, Dr Mohamed Faza Diallo, se dit très déçu des acteurs politiques guinéens. Selon lui, au lieu de parler du développement de notre pays, leurs débats sont orientés ailleurs, notamment sur le contesté projet de nouvelle Constitution.

Dans un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, Dr Diallo a dénoncé l’attitude des acteurs politiques, qui ont tous versé dans l’ethno-stratégie. Il a été également question dans cet entretien du parcours politique de Dr Diallo et de ce qu’il ambitionne pour la Guinée.

Guineematin.com : vous êtes un ancien membre du comité directeur du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), un parti politique dirigé à l’époque par feu Aboubacar Somparé, ancien président de l’Assemblée nationale sous le régime de Lansana Conté. Que pouvez-vous nous dire de votre parcours politique ?

Dr Mohamed Faza Diallo : merci de me donner la parole. Par rapport à ça, dès l’annonce de la création des partis politiques, j’ai été approché par mon grand frère et ami, Aboubacar Somparé, avec certains cadres, pour créer le parti politique qu’on a fini par appeler le Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès. Maintenant, nous avons passé un an au sein de ce parti à réfléchir à comment arriver à l’unité nationale, à la cohésion sociale. C’était notre préoccupation. C’est pour cela que nous l’avons appelé Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès. Et après, ce parti a été phagocyté par le Parti de l’Unité et du Progrès(PUP). Maintenant moi, je suis parti. On a créé, ensemble avec Aboubacar Sylla, actuel porte-parole du gouvernement, qui était à l’époque secrétaire général au ministère de l’information, une ONG que nous avons appelée APD (Association Paix et Développement). De mon souvenir, c’est l’une des premières structures en termes de société civile, qui devait intervenir entre le pouvoir et l’opposition en tant qu’élément de la société civile. Après ça, il y a eu dislocation. J’ai intégré l’UNR (Union pour la Nouvelle République) de feu Bah Mamadou avec lequel on a évolué pendant longtemps. Et pendant mon séjour à Boké, j’étais là-bas, on a évolué. Il y avait le Front de Lutte et de Gouvernement (FLUG) qui était constitué de l’UNR, du RPG et du PGP d’Abdoulaye Portos Diallo. C’est à l’époque, en 1992, qu’il y a eu la visite des différents leaders : Bah Mamadou, le professeur Alpha Condé, Siradiou Diallo. Et cette année-là, j’ai eu le courage de faire l’interprète entre le professeur Alpha Condé et la population.

Guineematin.com : on voit d’ailleurs une photo de vous avec l’actuel Chef de l’Etat. Aujourd’hui, quel regard avez-vous de la situation sociopolitique de la Guinée ?

Dr Mohamed Faza Diallo : oui effectivement, j’étais très collé à la dénomination des partis politiques. Si je prends le RPG, c’était extrêmement intéressant du point de vue contenu, on voyait la physionomie des partis politiques, Bâ Mamadou avec l’UNR, là aussi on était très collé au sigle. On voyait la mise en œuvre par rapport à ça. Avec Aboubacar Sylla aussi, on a fait beaucoup de choses pour renforcer l’unité nationale dans le pays. Mais à l’état actuel, je suis très déçu de la situation politique dans son ensemble, tant du côté du pouvoir que du côté de l’opposition. Parce que tout le monde est en train de tirer le pays vers le bas, dans des positions d’ethno-stratégie ; ce qui ne devrait pas être le cas. Il n’y a pas de réflexion en termes d’unité nationale, il n’y a pas de réflexion en termes de cohésion sociale, il n’y a pas de schéma en termes de développement cohérent. Et ça, ça me fait mal. Parce que si vous voyez comment nos parents ont fonctionné, ça ne posait pas de problème d’alternance. Nous, on est là aujourd’hui, on est bloqué par rapport à ça. Ça nous pose problème.

Guineematin.com : aujourd’hui, le président Alpha Condé est à son second et dernier mandat. Quel regard avez-vous de la gouvernance du Chef de l’Etat ?

Dr Mohamed Faza Diallo : par rapport à la gouvernance du professeur Alpha Condé depuis son accession au pouvoir, je m’attendais d’abord à une structuration cohérente du gouvernement avec les engagements de développement à l’état actuel. Je prends un exemple concret avec le ministère de la Santé qui a des objectifs à atteindre, comme la couverture sanitaire universelle. On ne peut pas aller à la couverture sanitaire universelle lorsqu’on fait une dissociation du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Parce que qui dit couverture sanitaire universelle, dit des approches qui permettent à chaque citoyen d’avoir accès à un système de santé : la prise en charge des indigents, la prise en charge des handicapés, par rapport à un système de santé, doit être rapproché. De l’autre côté, le ministère de la Culture devait être le levier du développement du pays. Associés aujourd’hui culture et rapport, moi je pense que ça ne se doit pas. Parce qu’on se focalise beaucoup plus sur le sport. Si on se focalisait beaucoup plus sur la culture, ça aurait été le levier du développement. Moi je retiens toujours ce qu’Amical Cabral disait lorsqu’on lui a demandé pourquoi il a engagé la lutte de libération nationale. Il dit que « la lutte de libération nationale est un acte de culture ». Donc, c’est au-delà de toute cette photocopie, les festivals. La culture devait être le fondement de notre développement. Regardez le petit jeu qu’on a commencé aujourd’hui, par la réhabilitation du tissu traditionnel, ce que ça fait. Et aujourd’hui, le Burkina est allé plus loin : il y a un décret qui a interdit de porter toute autre tenue en dehors du tissu traditionnel en conseil des ministres, à l’Assemblée nationale. Ce pays-là, c’est des valeurs… Ils consomment tout le coton qu’ils produisent. Et ça réhabilite, c’est comme une activité génératrice de revenu. Ils se donnent une place à l’internationale. Voici les schémas pour lesquels nous aussi on aurait pu faire à travers un ministère de la Culture fort, mais qui ne soit pas là à réhabiliter des histoires de festivals nationaux. Je m’attendais aussi à un système éducatif qui soit révisé. Parce qu’aujourd’hui, le niveau de formation qu’on a est très bas. C’est seulement le ministère de l’Enseignement Supérieur qui est en train de faire des réformes courageuses que j’apprécie. Le ministère de l’Enseignement Technique devait faire la même chose, le ministère de l’Enseignement pré-universitaire la même chose. Parce que j’ai suivi des situations de diagnostic au niveau de l’Enseignement pré-universitaire, il y a des enseignants qui ne devraient pas être en situation de classe parce qu’ils ne peuvent pas enseigner correctement. Aujourd’hui, avec cette gouvernance, nous rentrons dans la diversion. On est focalisé sur un problème de constitution, de 3ème mandat et on veut occulter ce qu’on est appelé à faire d’ici 2020. Moi je pense qu’il ne faudrait pas que ça soit mis de côté. Il faut qu’on parle des objectifs de développement. Quitte en 2020 qu’il parte ou qu’il reste.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce que vous souhaitez pour la Guinée ?

Dr Mohamed Faza Diallo : ce que je souhaite pour la Guinée, c’est que les guinéens doivent se souvenir qu’il y a des attentes, que ces problèmes de considérations ethniques, c’est du très bas niveau. Je vais vous dire une chose, les sociologues disent que l’ethnie est culturelle. Je vous le confirme. Je prends l’exemple de Cellou Dalein aujourd’hui : vous savez que c’est par un phénomène matriarcal que Cellou est Diallo. Sinon, dans les conditions normales, il doit porter le nom Souaré. Moi, je ne vois pas de raisons pour lesquelles les ethnies s’opposent les unes contre les autres. Encore plus, est-ce que vous savez le pacte qui lie la famille de Sidya Touré à la famille Diakhaby de Labé et la famille de Karamoko Alpha Mo Labé ? Il est interdit, en tant que pacte, qu’on verse une seule goûte du sang de la famille Diakhaby dans le territoire de Labé. Karamoko Alpha Mo Labé a maudit tout cela. Ce sont des pactes actés et qui font la cohésion sociale. Pourquoi nous, on ne peut pas s’inspirer de ces modèles pour vivre ensemble, d’une manière cohérente ?

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Pas de citerne, pas d’ambulance… SOS pour les sapeurs-pompiers de Labé

15 septembre 2019 à 13 01 36 09369

L’Unité des Sapeurs-pompiers de Labé est confrontée à d’énormes difficultés liées au manque de citerne d’incendie, d’ambulance d’évacuation de victimes vers les centres hospitaliers et de bouteilles respiratoires pour la recherche de personnes noyées, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Le commandant Mohamed Lamine Diakité dirige l’Unité des Sapeurs-pompiers de Labé depuis le 12 février 2019. Là, il a trouvé que son service n’a ni citerne d’intervention, ni ambulance. « Comme tout le monde le sait. J’ai trouvé que depuis le mois d’août 2018, le camion qui servait la population de Labé a été incendié suite à une violence urbaine. Jusqu’à présent le service se trouve à cet état. Ni un camion incendie, ni une ambulance. Le bilan est très regrettable. Un bilan négatif, parce que depuis mon arrivée ici, il y a eu 8 cas d’incendie dont même le magasin central de l’hôpital. C’est donc un bilan catastrophique qui est déplorable d’ailleurs. Vous savez le service de la protection civile est aussi un peu différent des autres services » a-t-il expliqué.

En cette période hivernale, l’Unité des Sapeurs-pompiers a enregistré deux cas de noyade dans la commune urbaine de Labé où les agents sont aussi confrontés à un problème de bouteilles respiratoires pour les recherches en profondeur. « On a géré deux cas depuis mon arrivée. Le premier cas, il y a une femme qui est tombée dans une fosse septique. Nous sommes allés la sauver, parce que ce n’est pas lié à l’utilisation du camion incendie mais le véhicule de commandement que nous avons pouvait aussi servir à ce service, se déplacer pour sauver la femme. On l’a évacué à l’hôpital. Le second cas, vous savez on est en période de vacances, les rivières sont bordées d’eaux, il y a un enfant qui est venu d’un quartier. Il a retrouvé ses amis, ils sont allés à la rivière. Comme il a vu ses amis entrain de nager, pour lui c’est quelque chose qu’on fait comme on veut. Il a suivi les autres et puis il est resté. Le premier jour on n’a pas pu retrouver l’enfant, parce que vous savez quand même la recherche d’une victime par rapport à une noyade demande un autre moyen d’interventions qui est la bouteille respiratoire. Quand il y a une certaine profondeur, il faut des bouteilles respiratoires. Sinon on ne peut pas prendre du temps dans l’eau. Ce qui a fait qu’on n’a pas pu sauver l’enfant. Ce n’est que le deuxième jour de la recherche qu’on n’a pu retrouver l’enfant. On a trouvé qu’il est décédé » a-t-il ajouté.

Le commandant des Sapeurs-pompiers de Labé lance un appel aux personnes de bonne volonté. « C’est un service humanitaire. Ça intéresse tout le monde et chacun doit faire un effort pour que ce service-là existe » a-t-il insisté.

Pour cet officier de la sécurité publique, appuyer l’unité des sapeurs-pompiers a plus de mérite que d’effectuer le pèlerinage à la Mecque.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551

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Ecole coranique : le devoir d’un mari pour l’harmonie du foyer conjugal

15 septembre 2019 à 9 09 54 09549

Dans ce chapitre de son poème « cadeau de l’école coranique », Amadou Fouta Djallon explique en 102 vers ce que le conjoint doit faire en tant que chef de famille pour maintenir l’entente, la cohésion et l’harmonie dans son foyer conjugal, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

A ce niveau, il commence par expliquer que l’homme doit montrer qu’il mérite d’avoir une femme par la qualité de l’entretien et les soins qu’il apporte à son épouse.

« Va chercher d’abord une maison pour que vous ayez où habiter. (Celui qui se colle une femme ne doit pas se coller à quelqu’un, parce que le Tout Puissant Allah a indiqué que c’est vous qui avez le devoir de loger vos familles : vos épouses, vos enfants et tout ce qui les suit). Va fournir un effort pour travailler en vue de trouver les moyens de votre subsistance, parce que faire semblant de travailler ne donne pas la prospérité, faire semblant d’étudier ou d’apprendre ne donne pas la culture et le savoir. Ne néglige pas les travaux licites pour suivre ton orgueil. Il ne faut pas avoir honte de faire les travaux de manutention ou ménager. (Selon ce que nous avons appris dans les écritures, il y a des compagnons du Prophète (PSL) qui partaient chez quelqu’un proposer leurs services pour certains travaux domestiques en vue de gagner la dépense de leurs familles qu’ils ont la charge de nourrir et entretenir. Ce qui fait que quel que soit l’activité que nous menons, nous devons nous mettre dans la tête que nous devons vivre et nourrir nos familles du licite, sans tendre la main à quelqu’un). Car, un homme c’est celui qui a le courage de chercher du licite et qui n’aime pas tendre la main. Que Dieu donne de l’ouverture à celui qui sort pour chercher à vivre du licite. Celui qui mange n’a qu’à faire manger sa femme. Il ne faut pas manger et boire en se mettant à jurer. Celui qui s’achète des habits n’a qu’à habiller sa femme. Si elle tombe malade, fait un effort pour la soigner. Si tu as les moyens, il faut donner une dépense suffisante, si tu n’en a pas, il faut avoir de paroles qui soulagent la femme. (A partir du moment où c’est toi qui dois donner, si tu n’en a pas, tu ne dois pas menacer, il faut bien parler à ta femme, parce qu’elle ne s’est pas trompée. Elle a réclamé la dépense à celui qu’elle doit demander). Si elle commet une faute, il faut l’appeler pour prodiguer des conseils, peut-être elle va regretter et suivre le bon chemin. Couper la parole si elle refuse, et cesser de la commissionner jusqu’à ce qu’elle regrette et présente ses excuses. (…). Les conseils suffisent une femme intègre. On n’a pas besoin de lui couper la parole. Quand elle est soumise, il faut éviter la dictature, parce que Dieu voit ce que nous avons dans le cœur, si tu accuse, tu vas le regretter le jour du jugement dernier. (Nous rappelons que chacun de ses vers s’appuie sur des versets du Coran des hadiths du Prophète (PSL)). Dieu nous les a confiées, mais Il pouvait inverser les rôles. (Le Prophète (PSL) avait demandé à des hommes à faire attention et à craindre Dieu en ce qui concerne vos bonnes et vos épouses. Sachez que Dieu les a prises pour vous les confier, elles font ce que vous voulez et ce que vous dites. Mais, retenez que si Dieu le voulait Il allait vous prendre vous et vous confier à ces femmes). Regardes alors, si c’était toi, comment tu aurais souhaité être traité. Celui qui donne créances s’attends toujours à être remboursé. (Le Prophète (PSL) a dit méfiez-vous des femmes d’autrui, vos femmes aussi doivent se méfier de l’adultère. On rapporte qu’un jour quelqu’un a rencontré une de ses connaissances. Une simple connaissance. Rien de mauvais entre lui et cette dame. C’était un vendeur de bijoux. Il a pris la main de cette femme. Il a caressé la main de cette dame. Il a fini par lui donner une bague. Il est rentré à la maison trouver que sa femme portait un bracelet qu’il ne connaissait pas avec elle. Il a demandé à son épouse où est-ce qu’elle a pris ce bracelet. Celle-ci a répondu qu’elle a rencontré quelqu’un qui lui a offert ce bracelet. Il s’est rappelé immédiatement de la bague qu’il a offerte à sa connaissance dans la rue. Il s’est dit que s’il avait dépassé les limites avec celle-là, un autre allait jouer avec sa femme. D’où le conseil du Prophète (PSL) sur les tentations proscrites entre hommes et femmes non mariés).

Poursuivant son poème, Amadou Fouta Djallon, explique aussi que celui qui est marié n’a qu’à rester avec son épouse. Il ne faut pas envoyer une compagne et prendre la route. Dieu a dit de loger vos épouses là où vous logez. Restez ensemble, quand tu veux te déplacer, il faut partir avec ta femme et revenir avec elle. La laisser ici, et rester là-bas, tu risques de ne plus retourner la tête. Celui qui est marié doit s’en méfier, car le mariage, c’est vivre ensemble. Ce n’est pas un colis confié. Si tu es parti juste pour traiter une affaire, il faut rentrer immédiatement après, le plus rapidement possible. Il faut rentrer en pleine journée et éviter des suspicions. (Il a été rapporté qu’au temps du Prophète (PSL), certains de ses compagnons avaient été instruits de faire un effort pour rentrer toujours à la maison en pleine journée quand ils se déplacent. Au cas échéants, quand ils rentrent la nuit, d’aller directement à la mosquée et y rester jusqu’au matin avant d’aller à la maison. Au risque de provoquer des problèmes. A moins qu’elle ne soit prévenue d’avance. En tout cas, tu ne dois pas la surprendre, en rentrant la nuit à la maison. Car celui qui espionne son épouse, va forcément découvrir des choses désagréables. Il faut s’en remettre à Dieu. Que ça soit bon ou mauvais, Il va trancher le jour du jugement dernier. Si à ton retour quelqu’un vient te raconter le comportement de ton épouse, il faut lui dire qu’il s’est trompé. Ce n’est pas ta femme. Toi, tu fais confiance en elle. Le musulman doit s’en tenir à ses péchés, en implorant la grâce divine avant de mourir. Il ne faut pas ajouter ses péchés en disant qu’il a vu ou qu’il a entendu au point de casser un ménage. On rapporte que c’est le divorce qui remue le 7ème ciel. Quand un divorce est prononcé, le 7ème ciel se remue. Maintenant, si c’est à cause de toi que le 7ème ciel se remue, parce que tu as provoqué des divorces, c’est très grave. En plus, tu as une part de responsabilité dans tous ce que les divorcés feront de proscrits avant de pouvoir se remarier ailleurs.

Par ailleurs, quand il y a un conflit entre ton épouse et ta mère, tu faire un grand effort pour éviter des reproches. La démarche est clairement expliquée. Tu faire du plaisir à ta mère sans répudier ta femme. Tu ne dois pas donner de l’importance à ta femme en présence de ta mère qui va verser des larmes. On rapporte qu’un des compagnons du Prophète (PSL) avait pris aux mêmes pieds d’égalité son épouse et sa mère. D’ailleurs, il a mis son épouse au-dessus de sa mère. Au moment de son décès, il ne pouvait pas prononcer la Chahada. Il a fallu qu’on appelle sa mère pour lui demander de pardonner. C’est lorsqu’elle a accepté qu’il a pu prononcer la Chahada. Il pouvait mourir banalement et entrer dans l’enfer. Ce qui montre qu’on ne doit comparer sa mère à son épouse. Montres à ta femme que c’est toi le boy de ta mère. Elle va comprendre que tu ne lui permettras pas de se foutre de ta mère. Il ne faut pas aussi abandonner ta femme avec ta famille. Tu es son protecteur. N’oublie pas qu’on t’a donné la main de cette fille. Tu n’as que deux choix possibles : entretenir ou rendre. Elle était contente d’avoir un époux comme toi, dans l’espoir qu’elle sera à l’abri du chagrin. Surtout quand il s’agit de toi qui a fréquenté une école coranique. Il faut éviter de discréditer l’école coranique. Même si on connait ton nom et ton travail quand tu commets une bêtise, on dira toujours que c’est la faute d’un talibé ou d’un maître coranique. Juste pour attirer l’attention de l’opinion à se décourager des centres de formation coranique. Celui qui a étudié et compris les principes de notre religion, il va associer le savoir-faire et le bon comportement. S’il s’agit de quelqu’un qui a étudié sans aise, il ne va pas accepter de rire. Ceux qui croient que sourire pour son épouse est proscrit ne vont pas le faire. Ils croient que sourire pour son épouse et jouer avec elle est une perte de temps. Or, le Prophète (SAW) a dit de toutes les blagues sont inutiles sauf jouer avec son épouse. Là, on va inscrire des bénédictions pour toi. Car, tu as fait attention. Tu n’as rien fait de mauvais. Tu l’as donné une occupation, elle n’est pas parti péché. Mais, pour le faire il faut avoir étudié et compris. Sinon, il risque même d’avoir peur d’être aperçu avec son épouse. Ce qui fait que tout ce que l’homme fait qui ne soit pas accompagné d’éveil, on doit savoir qu’il n’a pris ça dans l’islam. Il ne faut croire que tout ce qu’un lettré fait est tiré de l’islam. Si le mariage aide à lutter contre la solitude, cette femme ne le connaîtra jamais, parce qu’elle ne joue pas avec un autre homme, elle ne joue pas aussi avec son époux. C’est anormal. Il faut faire un effort pour prendre un peu de ton temps pour venir à côté de ton épouse, car il arrive qu’elle ait envie de causer. Il y a un hadith qui rapporte que le Prophète recommande de prendre une partie de son temps à consacrer à la famille. Si Dieu a prévu dans ton destin, ce temps accordé à la famille n’empêche pas la prospérité souhaitée. Tu ne dois pas prendre ta femme comme un objet à approcher quand on a besoin de calmer ses ardeurs et laisser…

Propos recueillis à Labé par Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Labé : pourquoi les responsables du SLECG « mutés » ont-ils été rétablis ?

15 septembre 2019 à 9 09 30 09309

Plusieurs responsables du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui avaient été mutés des Universités et autres Institutions relevant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRSC) pendant la période de la grève générale illimitée menée par le camarade Aboubacar Soumah viennent d’être rétablis dans leurs fonctions respectives, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Cette information a été confirmée à Guineematin.com par l’une des victimes qui a tout ce temps refusé de rejoindre son poste à Kankan, malgré toutes les pressions administratives et familiales subies.

« L’arrêté a été signé par monsieur le ministre de l’Enseignement Supérieur, monsieur Abdoulaye Yéro Baldé. Toutes les personnes mutées pour fait de grève ont été rétablies dans leurs droits. Seulement, on a un seul cas qui n’a pas été totalement rétabli. Le cas de Youssouf Diallo qui était secrétaire de Faculté. Il a été ramené à Labé, mais il n’a pas été rétabli dans ses droits. Mais, tout le reste. Vraiment, tous ceux-ci ont été rétablis dans leurs droits. A partir du moment où le droit de grève est reconnu et qu’une personne soit mutée, on sait déjà que les gouvernants ont failli un peu à la loi. On était donc convaincu que les gouvernants allaient revenir sur leur décision, parce qu’on ne mute pas un enseignant ou bien un fonctionnaire en grève, parce que vraiment c’est la loi qui nous confère ce droit » a expliqué Issa Soumaré, secrétaire général du SLECG à l’Université de Labé.

Visiblement satisfait, Issa Soumaré rend un vibrant hommage à son secrétaire général Aboubacar Soumah avant de lancer un autre appel pressant au ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé.

« C’est en cela que je profite, par la même occasion, remercier le secrétaire général Aboubacar Soumah qui fournit assez d’efforts vraiment pour l’amélioration de la condition de vie des travailleurs, malgré les oppositions que ce dernier rencontre sur son chemin. Donc on le remercie très sincèrement. Et nous lançon un appel aussi au ministre de l’Enseignement Supérieur de ne pas écouter les gens qui viennent lui raconter du n’importe quoi juste dans le but de trouver des postes. Nous sommes un syndicat. Nous ne sommes pas contre les gouvernants. Mais, nous sommes là juste, nous sommes des partenaires. Notre rôle, c’est de défendre l’intérêt des travailleurs, l’intérêt supérieur des travailleurs pour que tous les travailleurs guinéens, notamment les enseignants vivent dans les conditions les meilleures » a-t-il ajouté.

Au cours de notre entretien, notre interlocuteur a rappelé que son syndicat est une organisation non gouvernementale à caractère apolitique. C’est pourquoi, dit-il, le SLECG version Aboubacar Soumah n’a aucun avis à donner sur le projet de changement de la constitution en République de Guinée.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Fodé Oussou sur la visite d’Alpha Condé aux USA : « nous avons été humiliés, parce que… »

14 septembre 2019 à 18 06 59 09599

La visite du président Alpha Condé aux USA continue d’alimenter la chronique en Guinée et même au-delà de nos frontières. L’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi, 14 septembre 2019 a en partie porté sur cette actualité. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, a dénoncé le fait que le numéro un guinéen ait forcé son rendez-vous aux USA. Selon lui, ce rendez-vous s’est soldé par un désaveu par rapport au rêve du président Condé de s’éterniser au pouvoir, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Devant les militants de l’UFDG, fortement mobilisés, Fodé Oussou soutient que le président Alpha Condé n’a aucune possibilité, juridiquement parlant, de s’offrir un troisième mandat. Il a indiqué que l’actuel président guinéen est devenu orphelin dans sa quête d’alliés pour changer la Constitution. « Aux Etats-Unis, nous avons été humilié, parce que ceux qui sont nés en 1960 doivent se rappeler que feu Ahmed Sékou Touré a été reçu aux USA en 1962, par le président John Kennedy. La Guinée a été honorée. En 2019 Alpha Condé, président de la Guinée, ancien président de l’Union Africaine, 40 ans de combat et professeur, a été reçu par le ministre des Affaires Etrangères de la Guinée qu’on appelle Mamady Touré sur le sol américain. Vous savez que les Etats-Unis c’est des gens qui respectent la démocratie. Il a forcé, il a eu un rendez-vous. Le rendez-vous qu’il a eu, il l’a eu avec un des hauts responsables qui lui a dit dans un langage simple « pour nous les Etats-Unis, nous nous bâtons pour les transitions apaisées, pour que dans tous les pays africains, qu’il y ait la démocratie. Nous ne pouvons pas accompagner les chefs d’Etat qui veulent instaurer la dictature ». Sur le plan international Mr Alpha Condé n’a pas eu de répondant », soutient le vice-président de l’UFDG.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou apporte un démenti aux propos du chef l’État qui avait affirmé que la Constitution Américaine a été changé plusieurs fois. « Mr Alpha Condé a dit que la constitution des Etats-Unis a été changé 27 fois. Je tiens à rappeler que la constitution des Etats-Unis date à peu près de 3 siècles. Leur constitution a été amendée certainement 27 fois. Cela veut dire que les gens se retrouvent et se donnent la possibilité de voter. La constitution que nous avons dans ce pays peut aussi être amendée, on peut modifier les articles, le président a le droit de demander à ce qu’on regarde les articles. Mais, puisque dans cette constitution, il y a l’article 154 qui ne donne pas la possibilité d’avoir un 3ème mandat, parce que tout son combat, c’est pour avoir un 3ème mandat. Donc, il se lève, il dit que moi je ne veux pas de cette constitution, il faut qu’on ait une autre constitution ».

S’agissant des consultations engagées par le Premier ministre sur instruction du chef de l’Etat, Fodé Oussou a réitéré la non-participation de sa formation politique tout en en donnant les raisons. « Depuis 9 ans, nous nous retrouvons dans les cadres de dialogue, de comité de suivi, de ceci et de cela. A chaque fois qu’on a signé un accord, ils ne l’ont pas respecté. L’accord politique signé devant la communauté internationale, ça n’a pas été respecté. Mr Alpha Condé, tout le monde l’a vu ici, il était fier de dire qu’il ne dialoguera jamais avec Lansana Conté. C’est celui qui a dit ça qui va nous dire d’aller à des consultations ? Nous n’irons pas », a-t-il martelé.

En outre, Fodé Oussou s’en est pris à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), qui sera incapable d’organiser les législatives en décembre 2019. « Vous avez vu ce qui se passe à la CENI ? On est à 3 mois de la fin de l’année. En 2018, on était obligé de prolonger le mandat des députés parce qu’il n y avait pas d’argent, et en 2019, il n y a même pas de vision de la CENI. Ce n’est pas une CENI qui est là mais une équipe constituée par Alpha Condé. Comment pouvez-vous imaginer qu’on puisse organiser des élections à moins de 3 mois alors que le fichier électoral n’est pas assaini, les cartes ne sont pas distribuées ? Même s’il y avait tout ça aujourd’hui, il n y a aucun moyen d’organiser les élections au mois de décembre, parce que Mr Alpha Condé a compris qu’avec la constitution, ça ne passe pas ainsi qu’avec le référendum. Il veut forcer la situation, organiser les élections législatives, devenir majoritaire au parlement pour lui trouver un 3ème mandat. Là aussi, il nous trouvera sur le chemin », a-t-il lancé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 00224623532504

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Consultations nationales : l’UPR pose une condition pour sa participation

14 septembre 2019 à 17 05 20 09209

L’UPR, parti allié à la mouvance présidentielle, ne participera qu’à une seule condition aux consultations nationales en cours sur le changement de l’actuelle constitution. L’annonce a été faite au cours d’une réunion hebdomadaire de la formation politique, tenue ce samedi, 14 septembre 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le leader de l’Union pour le Progrès et le Renouveau, Elhadj Ousmane Bah, de retour d’une mission à l’étranger, qui a présidé cette rencontre. Il a rappelé que le RPG Arc-en-ciel et ses alliés, dont l’UPR, sont attendus lundi prochain à la Primature dans le cadre des consultations menées par le Premier ministre autour du projet de changement de la constitution. Mais, il annonce que son parti ne participera à ces consultations qu’à condition d’être bien convaincu.

« Nous avons été invités au siège du RPG Arc-en-ciel ce samedi en tant que parti allié. Nous allons nous présenter. Si ce qui va être dit nous convainc, nous rassure et colle avec la ligne politique de notre parti, nous prendrons part lundi à la rencontre avec le Premier ministre », a-t-il annoncé.

Le ministre conseiller d’Alpha Condé n’a pas dit cependant ce que sa formation politique attend de la réunion qui se tient ce samedi au siège du RPG Arc-en-ciel pour préparer la rencontre avec le Premier ministre. Ce qui est clair, c’est que l’UPR ne prendra aux consultations nationales si ses conditions ne sont pas prises en compte.

Bah Ousmane indique qu’une réunion du bureau exécutif de l’UPR aura lieu le mardi, 17 septembre prochain au siège du parti, à la Minière. Elle sera suivie d’une assemblée générale le samedi prochain pour permettre aux responsables de la formation politique de partager avec leurs militants la position du parti par rapport aux consultations nationales.

A ce niveau d’ailleurs, un appel pressant a été lancé à toutes les structures du parti pour une grande mobilisation des responsables, militants et sympathisants de l’UPR à l’Assemblée générale du 21 septembre 2019.

A rappeler que jusqu’ici, l’UPR est l’un des rares partis alliés à la mouvance présidentielle à n’avoir pas officiellement donné sa position sur le changement de la constitution voulu par le pouvoir.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Bantama Sow change de ton : « Nous sommes des adversaires, non des ennemis… »

14 septembre 2019 à 16 04 41 09419

La visite du président Alpha Condé aux Etats Unis d’Amérique a polarisé les débats à l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 14 septembre 2019. Pour les responsables du parti au pouvoir, cette visite du locataire du palais Sékhoutouréyah au pays de l’Oncle Sam va rapporter énormément à la Guinée. Bantama en a profité pour mettre de l’eau dans son vin, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

M’Bany Sangaré, SG de la jeunesse du RPG arc-en-ciel et Directeur Général de l’OGC

Pour M’Bany Sangaré, secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel et directeur général de l’Office Guinéen des Chargeurs (OGC), cette visite du président Alpha Condé aux USA sera bénéfique à notre pays au regard des accords signés entre les deux camps. « Le président de la République a fait l’objet d’un accueil très chaleureux ; d’abord à l’aéroport, de la part des de nos compatriotes, par la section RPG de Washington et de New York ; ensuite, le professeur Alpha Condé a eu l’honneur de rencontrer les plus hautes autorités américaines, l’honneur de rencontrer les plus grands investisseurs américains pour parler d’Economie, de Développement, d’Emergence de notre pays. Pour certains guinéens, cette visite serait un échec. Mais aujourd’hui, c’est tout à fait le contraire. Le professeur Alpha Condé séjourne aux Etats-Unis avec tous les honneurs dûs à son rang, au rang d’un chef d’Etat, d’un panafricaniste convaincu. (…) Les importants accords que le président est en train de signer pour le bien-être de la Guinée en font foi. Je veux citer la signature d’importants accords dans le domaine des infrastructures, dans le domaine du transport, surtout l’ouverture très prochaine des compagnies aériennes américaines qui vont desservir la Guinée et directement, sans aucun passage auxiliaire », a-t-il laissé entendre.

Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique

Pour sa part, Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, a fustigé le comportement de certains guinéens qui, à ses yeux, considèrent le chef de l’Etat comme un ennemi, et non comme un adversaire politique. « Ce que tous les guinéens doivent savoir, quand le président Alpha Condé se déplace pour aller à l’étranger, il sort au nom de la Guinée. Il est le président de tous les guinéens. Il ne sort pas pour son parti. Alpha Condé était le président du RPG Arc-en-ciel. En 2010, il a été élu président de tous les guinéens. Quand je dis tous les guinéens, c’est tous les guinéens. Même ceux qui se sont mobilisés aux Etats-Unis pour dire qu’Alpha Condé est leur plus grand mal, Alpha Condé est leur président. Parce que les guinéens ont eu l’opportunité de choisir parmi plusieurs candidats et dire qu’Alpha Condé est désigné pour conduire les destinées de notre nation pour un moment donné. Donc, si le président sort, il va au Mali, il va au Libéria, en France ou aux Etats-Unis, il sort au nom de la Guinée. Est-ce que les contrats qu’il est allé signer au nom de la Guinée, c’est seulement le RPG qui va en bénéficier ? Non. C’est la Guinée qui va en bénéficier. Donc, les guinéens doivent savoir faire la différence entre l’adversité. Nous sommes des adversaires, le RPG est adversaire à l’UFDG, adversaire à l’UFR, adversaire aux autres partis. Mais, nous ne sommes pas des ennemis », a-t-il rappelé.

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation professionnelle, de l’emploi et du travail

De son côté, Lansana Komara, ministre de l’enseignement Technique, a mis l’occasion à profit pour inviter les militants du parti à s’inscrire sur les listes électorales en vue des élections législatives et du référendum à venir. « Vous savez, nous rentrons dans la phase sérieuse du processus électoral qui est la révision des listes électorales. Qu’est-ce qu’on vous demande ? Encore une fois, c’est la mobilisation. Vérifiez si vous existez dans le fichier. Ensuite, ceux qui ont l’âge de la majorité, ou ceux qui n’ont jamais voté, qu’ils passent devant la machine pour se faire enrôler. Vous voyez, cette phase est tellement importante que beaucoup de personnes ne comprennent pas. A tout moment, nous parlons d’élections, de vote : votez pour la mise en place de l’Assemblée nationale, pour la nouvelle constitution, pour les présidentielles. Mais, mes chers compagnons de lutte, si vous n’êtes pas dans le fichier, tout ce que nous disons devient nul. Il faut donc que vous soyez dans le fichier», a-t-il dit avec insistance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Didier Six, entraîneur de la Guinée : ce qu’en pensent certains acteurs du football guinéen

14 septembre 2019 à 13 01 38 09389

Le choix de Didier Six pour succéder à Paul Put à la tête du Syli national de Guinée suscite une vague de réactions. Dans les quartiers de Conakry tout comme sur les réseaux sociaux, le sujet fait débat. C’est dans ce contexte qu’un reporter de Guineematin.com a interrogé plusieurs acteurs du monde du football guinéen ce samedi, 14 septembre 2019. Et, ils ont des avis divergents sur la question.

Décryptage !

Salif Kansita Camara, vice-président de la ligue régionale de football de Kindia : je ne peux que me réjouir parce que je pense que c’est un bon choix. Ce ne sont que des techniciens qui connaissent bien le football qui se sont réunis pour faire le choix. Moi, je suis administrateur, je ne suis pas technicien, je ne suis pas spécialiste habilité à faire le choix d’un entraîneur. Quand les techniciens venus de différents départements : Féguifoot, comité olympique, direction technique nationale, ministère des sports se retrouvent pour faire un choix, je me dis que c’est un bon choix. Et, j’espère qu’il va réussir la mission qui lui sera confiée.

Kémoko Camara, ancien gardien du Syli national : l’entraîneur choisi, je ne le connais pas, donc je ne peux pas dire grand-chose sur lui. Mais s’il m’était donné de faire le choix j’aurai choisi un entraîneur guinéen. Pour moi, il serait bien de donner la chance à un guinéen que d’aller prendre encore un entraîneur expatrié qui ne connaît pas le football guinéen. Mais, comme il a été choisi par les dirigeants du football, je souhaite qu’il commence à travailler à la base pour bâtir une équipe nationale locale et chercher à bien connaître le championnat guinéen.

Doromadou Mohamed Aziz, ancien footballeur : moi, ce que je déplore, on prend un entraîneur étranger qu’on paye à des milliers d’euros ou des millions de francs guinéens par mois et que cette personne n’arrive pas à satisfaire le public guinéen. Alors qu’on aurait pu prendre un entraîneur local qui allait être payé moins cher, on le met dans des bonnes conditions pour bien travailler et faire des résultats satisfaisants. Donc, moi j’aurais souhaité qu’on prenne un entraîneur local et qu’on lui laisse la main libre pour bien travailler.

Mohamed Martin Junior, arbitre national: j’approuve le choix de Didier Six, parce qu’il y a eu de nombreux postulants, et finalement c’est lui qui a été retenu parmi tous ceux-ci. Je pense que c’est parce qu’il le mérite. Tout ce que je peux dire au nouveau sélectionneur, c’est de ne pas faire comme les autres. Il a vu ce qui vient de se passer avec son prédécesseur (Paul Put, ndlr). Et actuellement, la population guinéenne suit de près la gestion de notre football. Donc, s’il n’y a pas de résultats, il sera obligé de partir.

Aliou Barry, footballeur professionnel : j’apprécie ce choix, parce que ce que j’ai lu sur le nouvel entraîneur, ça m’encourage beaucoup. Non seulement en tant que footballeur il a joué des compétitions continentales et a remporté des trophées avec l’équipe de France, mais aussi il a une bonne expérience en tant qu’entraîneur. Donc, je pense qu’avec toute cette expérience, il va nous apporter du bon fruit.

Propos recueillis par Aïssatou Sow pour Guineematin.com

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TPI de Dixinn : quand la restitution des engins sous scellés pose problème

14 septembre 2019 à 12 12 15 09159

Les tribunaux de première instance de Conakry sont souvent remplis d’engins usés, mis sous scellés pour diverses raisons. Ces engins inondent les tribunaux et donnent une vilaine image des lieux, notamment à Dixinn et à Mafanco. Pour parler de la gestion de ces engins, un reporter de Guineematin.com a rencontré hier vendredi, 13 septembre 2019, maître Mohamed Fantagbé Diakité, le greffier en chef auprès du Tribunal de Première Instance de Dixinn.

De nombreux véhicules en mauvais état, mis sous scellés, inondent l’enceinte de la cour du tribunal de Dixinn. Même la petite salle d’audience n’est pas épargnée par cet état de fait avec de nombreuses motos qui y sont amoncelées. On peut également y voir des groupes électrogènes, des armes blanches et autres. Ce qui donne une mauvaise image des lieux.

Maître Mohamed Fantagbe Diakité, greffier en chef du TPI de Dixinn

Selon le greffier en chef, maître Mohamed Fantagbe Diakité, plusieurs raisons expliquent la présence envahissante de ces engins au tribunal. « Vous savez, si les personnes supposées être propriétaires ne viennent pas réclamer, on ne peut pas restituer. Quand la procédure finit et la décision dit de restituer ce qui est gardé, on les restitue. La dernière fois, c’était un douanier qui avait été victime de vol d’un écran de télévision plasma. L’écran était là après la décision. On lui a demandé de l’amener avec lui en attendant que le procès finisse parce qu’on n’a pas où garder. Il a dit non. Comme c’est gâté, il faut que ça soit payé. On était obligé de garder. Après la procédure, on le lui a restitué. Mais, d’autres ne viennent pas. Il y a des engins qui ont fait plus de 10 ans ici. La procédure est finie, personne n’est venu prendre. Pour d’autres, on ne peut même plus retrouver les dossiers tellement que ça a pris du temps. Nous-mêmes, on est encombré avec cela. Déjà, la salle d’audience est envahie par les motos parce qu’on n’a pas où les placer. Et ce n’est même pas les motos seulement : on a des véhicules, des couteaux, des fusils, des groupes électrogènes et même des téléviseurs. Mais, il faut que la partie civile vienne demander la restitution, parce que ce n’est pas à celui qui est condamné on doit remettre les objets qu’il a volés. S’il n y a pas de suite on a des problèmes à s’en débarrasser. C’est pour cela qu’on a tout ceci ici », a expliqué le greffier.

Par ailleurs, maître Mohamed Fantagbé Diakité a fait savoir que certains de ces objets sous scellés appartiennent à des malfaiteurs. Ce qui fait qu’ils sont confisqués au profit de l’Etat. « Si la procédure doit prendre du temps, on les revend et le montant est consigné. Apres la décision, on le remet à qui de droit parce que quand les engins restent comme ça, ils vont se détériorer avant que le procès n’arrive a terme parce que dès fois les dossiers viennent ici, ils vont à la Cour d’Appel et à la Cour Suprême. C’est ce qui fait qu’avant la fin de la procédure, il va se trouver que les engins se sont détériorés et n’ont plus la même valeur. Mais, au moment où ça vient, si la procédure doit être rallongée, ils revendent. Si c’est de restituer, le montant est restitué au propriétaire. Mais quelquefois, il y a des engins, c’est les malfaiteurs qui les utilisent et la loi dit que si le malfaiteur l’utilise pour aller commettre un crime, si l’engin lui appartient, on le confisque au profit de l’Etat. Mais si l’engin a été volé, il faut que la victime vienne prouver effectivement que ça lui appartient, qu’il n’est pas complice, s’il a été auparavant pour déclarer le vol de son engin avant même que les malfaiteurs ne commettent de crime avec ».

En ce qui concerne les malfaiteurs qui utilisent leurs propres engins pour commettre des délits ou crimes, notre interlocuteur a fait savoir que ces dossiers sont gérés par un autre service du ministère qui vient les récupérer.

En outre, maître Mohamed Fantagbé Diakité a indiqué qu’un service a été mis en place pour les aider à mieux gérer les scellés, mais qui n’est pas totalement fonctionnel. « Il y a déjà un service chargé des scellés. Mais là, on a des problèmes parce que le service qui doit se charger de gérer les scellés n’est pas totalement fonctionnel pour le moment. Il y a de ces engins qui sont sous scellés, la procédure continue. Si par exemple, c’est des dossiers criminels, il faut que ça parte au cabinet d’instruction. C’est quand toute la procédure finit là-bas, après ça vient au jugement. Donc, le temps que ça finisse, les gens disent qu’on ne leur restitue pas alors que c’est la procédure qui n’est pas terminée. Il y a dernièrement une équipe du ministère qui doit se charger de récupérer les engins et voir comment les magasins des scellés sont gérés afin d’essayer de décongestionner un peu. Bon, c’est un peu lent, mais nous de notre côté, on fait le nécessaire pour que quand il y a la décision, que les parties viennent récupérer parce que ça nous permet d’avoir un peu d’espace ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224 623 53 25 04

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Kindia : des citoyens dénoncent les coupures d’EDG

14 septembre 2019 à 12 12 01 09019
Mohamed Fofana, citoyen de Khaliakhori

La direction régionale d’Electricité De Guinée (EDG) de Kindia est accusée par de nombreux citoyens d’avoir été coupés injustement du réseau de distribution du courant. La colère monte et les citoyens ne savent pas à quel saint se vouer. Les mis en cause parlent d’incompréhension et accusent certaines employées de l’entreprise de négligence, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Chaque année, les clients branchés sur le réseau EDG de Kindia subissent des coupures du courant par les agents de la société. Alors que les agents invoquent des impayés pour justifier les coupures, les victimes disent avoir toutes les preuves d’avoir payé leurs factures. La cacophonie s’installe entre les deux camps.

Selon nos informations, c’est sans avertissement ni préavis que les chefs de lignes, accompagnés des stagiaires du service, grimpent sur les poteaux des quartiers pour déconnecter les citoyens, en coupant les fils électriques. Une situation qui déconcerte de nombreux clients qui jurent la main sur le palpitant ne rien devoir à EDG.

C’est le cas de Saïkou Yaya Baldé, citoyen de Solia, rencontré au siège d’EDG. « Je suis très déçu d’EDG. On fait du tort à la population dans le mensonge. C’est leur manière d’escroquer les gens. Je me demande pourquoi le guinéen n’est intelligent que s’il s’agit de faire du mal à son prochain. Moi, ils m’ont coupé en disant que j’ai 7 mois d’arriérées. J’ai pris tout mon temps pour vérifier les factures que j’ai à la maison. Heureusement que j’ai retrouvé 6 factures sur 7. Si je ne les avais pas trouvés, j’allais forcement payer le montant qu’ils ont demandé. La 7ème facture, c’est par ce que je ne l’avais pas reçu. Moi dès qu’ils envoient une facture, je viens directement pour payer. C’est une autre stratégie pour escroquer nous les citoyens », a-t-il dénoncé.

Selon un autre père de famille du quartier Féréfou, il est victime de cet acte il y a de cela plus de 3ans. « Ce n’est pas la première fois qu’EDG coupe les pauvres familles sur le mensonge. Chez nous ici, ça fait plus de 3 fois par an qu’on vit de cette situation inventée par EDG. A chaque fois qu’on nous débranche et qu’on vérifie au bureau, on a toujours eu raison. Malgré cette erreur d’EDG, ils nous demandent encore de payer 20 000 FG pour la remise. Ce n’est même pas une erreur, c’est du vol. EDG est en train de voler les citoyens, surtout les gens qui ne gardent pas les anciennes factures. C’est honteux pour nous », s’indigne Abdoulaye Camara.

Même son de cloche chez Madame Bangoura née Fatoumata Sylla. « Ils sont venus grimper le poteau sans demander, ni préavis. Je les ai suppliés de laisser notre fil pour que mon mari, à son retour, passe vérifier au bureau pour connaitre ce qui ne va pas, mais ils m’ont refoulé. Quad monsieur Bangoura est venu, il est allé trouver qu’on ne doit rien à EDG. Pourquoi chaque fois c’est la même chose ? Qu’est-ce qu’ils font avec cet argent ? On ne comprend rien. Tu payes la facture, quelques temps après, on vient te plonger dans le noir parce que leur poche est vide. Dieu va punir les voleurs là un jour ».

C’est le même drame que vit Mohamed Fofana, du quartier Khaliakhory, dans la sous- préfecture de Damakania. « C’est hier jeudi 12 septembre qu’ils nous ont coupé. Aujourd’hui, je suis venu avec mes factures pour que je sois rebranché. C’est les caissières-là qui sont en train de bouffer l’argent des gens. Elles ne savent même pas pourquoi elles sont là. L’Etat doit les dégommer. Elles ont trop fatigué la population ».

Madame Bangoura Fatoumata Oularé

Interrogée par le reporter de Guineematin.com sur cette défaillance, Fatoumata Oularé, la responsable commerciale d’EDG Kindia, pointe un doigt accusateur sur ses employées. « Quand les caissières font l’encaissement, elles donnent les reçus aux clients, l’autre reçu reste dans le carnet pour l’archive. Donc, s’il y a le problème, c’est par rapport à l’enregistrement au niveau de mes dames qui sont en bas. Si elles oublient d’enregistrer les reçus, il y aura forcément des défaillances. C’est pourquoi dans le registre, tu trouves que le client n’a pas payé, mais si tu le coupes, tu trouveras que le client a le reçu sur le terrain. C’est parce que les dames du litige n’enregistrent pas dans les carnets. Mais, si cela arrive aux clients, qu’ils viennent au bureau, nous allons les rétablir dans leurs droits sans problèmes. Donc, je demanderais aux clients de Kindia, celui qui ne reçoit pas la facture ou celui qu’on coupe et qui a la facture, de venir à l’agence, pour régler la situation », a-t-elle laissé entendre.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Querelle entre commissaires : la CENI va-t-elle imploser ?

13 septembre 2019 à 22 10 09 09099

La commission électorale nationale indépendante est sous pression, notamment depuis le dernier discours du président Alpha Condé, le mercredi 04 septembre. Comme on le sait, le chef de l’Etat avait non seulement demandé à son Premier ministre d’ouvrir et de conduire des consultations ; mais, il avait également demandé à la CENI d’organiser les élections législatives « dans le courant de cette année ».

Ainsi dit, ainsi fait ! Ibrahima Kassory Fofana est allé à l’assaut des institutions et structures favorables à une nouvelle constitution…

De son côté, la CENI s’est également mise dans la dynamique du discours du chef de l’Etat. Première à aller chez le Premier ministre, l’institution électorale s’est engagée à produire un chronogramme qu’elle soumettra au gouvernement le lundi 16 septembre. Depuis, il n’y a plus de sommeil au quartier général de la CENI.

Seulement, après avoir compressé tous les délais « compressibles », les commissaires sont « parvenus » à un chronogramme qui projette les législatives au mois de mars 2020… « Inacceptable », ont alors crié les commissaires issus de la mouvance présidentielle ! Voulant se plier au délai de la présidence, ces derniers ont finalement fait surgir du débat un document Excel- sorti d’on ne sait où- qui propose l’organisation des élections législatives le 22 décembre. Seulement, pour ce faire, plusieurs délais légaux seront raccourcis et les activités préalables seraient donc bâclées. Ce qui n’a pas été accepté par les commissaires issus de l’opposition. Ces derniers ont alors exigé le respect de toutes les échéances préélectorales et notamment des délais incompressibles (révision des listes, affichage des listes, gestion des contentieux sur les listes électorales, distribution des cartes…).

Finalement, il n’y a pas eu de coups de poing ; mais, les échanges étaient loin d’être cordiaux entre les commissaires des différents bords politiques. « On s’est quitté à queue de poisson », a expliqué à Guineematin.com un commissaire issu de l’opposition. Et, compte rendu a été fait au président de la CENI (qui n’était pas dans la salle lors de ces échanges musclés).

Bref, Me Amadou Salif Kébé a convoqué les commissaires à une plénière demain, samedi 14 septembre, dans l’espoir de régler ce différend et faire produire un chronogramme consensuel qu’il doit soumettre au chef du gouvernement le lundi prochain. « Mais, il faut absolument respecter les délais légaux ; sinon, la CENI va imploser ce lundi », a juré le commissaire de l’opposition qui s’est confié à Guineematin.com dans la soirée de ce vendredi.

Pourquoi ne pas tenir des élections « sérieuses » cette année ?

Depuis quelques mois, les commissaires de la CENI avaient concocté un chronogramme réalisable dans 235 jours. Fruit d’une retraite tenue à Kindia, ce chronogramme de mai 2019 annonçait la possibilité d’organiser les élections législatives en novembre de cette année. Seulement, il y avait quelques contraintes à lever pour la mise en marche de ce chronogramme. Ce sont notamment les moyens financiers et matériels, les obstacles administratifs, etc. Malheureusement, le pouvoir ne semblait pas trop intéressé par les jérémiades de la CENI. Maintenant que le chef de l’Etat a donné le ton pour l’organisation de ces consultations électorales avant la fin de cette année, et les moyens ont sans doute également été miroités, la CENI est sérieusement sous pression… Nos commissaires parviendront-ils alors à s’entendre sur un chronogramme consensuel ?

Attendons de voir !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Galère avec GUPOL : à la rencontre de Bah Oury, le « sauveur » des bacheliers

13 septembre 2019 à 18 06 59 09599

Depuis quelques jours,  les bacheliers ont entamé le processus d’enregistrement sur la plateforme GUPOL dans le cadre des orientations dans les institutions d’enseignement supérieur public de Guinée. Mais, nombre d’entre eux rencontrent aujourd’hui des difficultés à s’enregistrer. Pour faciliter la tâche à ces centaines de jeunes en difficultés, Mamadou Oury Bah, membre du Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile, a décidé de voler à leur secours depuis le quartier Koloma, dans la commune de Ratoma.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, 13 septembre 2019, Mamadou Oury Bah a dit qu’il offre gratuitement ses services à tout bachelier en difficultés et qui sollicite un coup de main. Selon lui, plus de 230 bacheliers ont déjà été assistés gratuitement, des comptés ont été créés en leurs noms, ils ont pu s’inscrire sans coup férir.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous a poussé à engager cette démarche qui vise à aider ces bacheliers à s’inscrire sur la plateforme GUPOL ?

Mamadou Oury Bah : ce qui nous a poussés, c’est les cris de cœur de certains étudiants sur les réseaux sociaux qui n’arrivaient pas à créer leurs comptes pour accéder à la plateforme. On a jugé nécessaire de leur venir en aide en lançant un SOS, de l’aide à l’orientation des étudiants gratuitement. 

Guineematin : depuis quand avez-vous commencé cette action en faveur des bacheliers et combien  ont été orientés par vos soins ?

Mamadou Oury Bah : j’ai commencé à le faire depuis le 07 septembre dernier. De ce jour à la date d’aujourd’hui, nous avons pu orienter gratuitement et de façon directe, avec contact physique, 234 étudiants. De façon indirecte avec les réseaux sociaux, VIBER, IMO, WathsApp, Messenger, nous avons touché plus d’une centaine qui avaient des sérieux problèmes ; et les témoignages le prouvent sur les réseaux sociaux. 

Guineematin.com : qu’est-ce qui fait que vous faites ça gratuitement alors que vous avez la possibilité de faire payer ces jeunes ?

Mamadou Oury Bah : le travail d’un leader, c’est le leadership. Pour moi, le bonheur se trouve en aidant les autres. Mais, c’est aussi interpeller le ministère de l’Enseignement Supérieur pour leur faire comprendre que les élèves, les étudiants ne maitrisent  pas l’outil informatique et éventuellement dans les prochaines années, de multiplier les centres d’orientation.

Pour l’instant, il y a un seul centre. Normalement, ça devrait se faire au siège du parlement des jeunes leaders de la société civile, mais faute de moyens logistiques que ça soit le wifi et autres, nous avons jugé nécessaire  de le faire dans les écoles là où nous avons des bureaux et j’avoue que tous les étudiants qui sont passés par là se sont retournés avec un sourire. Et cela nous donne la force de contunier. 

Guineematin: quels sont les problèmes que vous rencontrez depuis que vous avez commencé à aider ces jeunes bacheliers ?

Mamadou Oury Bah : c’est un seul problème qu’on a eu à rencontrer. Il y a un jeune qui était effectivement admis sur les bases de données, mais qui n’avait pas de nom. Il n’avait que le prénom alors que la plateforme est conçue avec de champs obligatoires à remplir. Autrement dit que c’est obligatoire de remplir le nom et le prénom su ce champ. On ne savait pas quel nom donné à l’étudiant.

On avait essayé avec le nom BALDE, mais automatiquement la plateforme nous indique que ces enregistrements n’étaient pas disponibles car il était enregistré avec le prénom  seulement. Finalement, on lui a dit d’aller vers ministère pour qu’on puisse régler son cas.

Guineematin.com : cela veut dire que vous avez réussi à satisfaire tout le monde ?

Mamadou Oury Bah : nous avons réussi à satisfaire tout le monde dans le cadre général, que ça soit en contact physique ou de façons indirecte sur les réseaux sociaux. 

Guineematin: quel est votre mot de la fin ?

Mamadou Oury Bah : c’est juste appeler le ministère de multiplier les  centres d’orientation, c’est-à-dire les lieux publics pour faire un centre. Moi j’ai reçu un étudiant venu de N’zérékoré pour récupérer son diplôme. C’est des choses  qui devraient se faire dans la région administrative. Chaque région devrait avoir une direction où on pouvait retirer ses attestations sans problèmes. 

Entretien réalisé par Aissatou Sow pour Guineematin.com 

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