Journées de concertation sur le Hadj : ce qu’en disent certains chefs religieux

23 mars 2019 à 10 10 13 03133

Du 19 au 21 mars 2019, des membres du gouvernement, des autorités religieuses et tous les acteurs impliqués dans le processus du hadj se sont réunis au Palais du peuple de Conakry. Ils prenaient part aux journées nationales de concertation sur le hadj, organisées par le gouvernement à l’initiative du président Alpha Condé.

A l’issue des travaux qui ont abouti sur plusieurs recommandations visant à améliorer l’organisation de ce pèlerinage pour les fidèles musulmans de Guinée, certains chefs religieux se sont exprimés au micro d’un journaliste de Guineematin.com qui était sur place. Tous, ont salué l’organisation de ces journées et se sont félicités des décisions qui en sont sorties.

Décryptage !

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional de la ligue islamique de Mamou : je salue l’organisation de ces journées. Cette rencontre nous a permis d’écouter le message du Chef de l’Etat, qui a fait le diagnostic de la situation et instruit les acteurs à tous les niveaux de travailler pendant ces journées et sortir des recommandations concrètes pour l’amélioration du hadj. Je pense que c’est ce que nous avons pu faire. Pendant les travaux, des points de vue ont été exprimés mais également des conclusions très importantes ont été obtenues.

Avec ces recommandations, nous espérons que nos compatriotes pourront faire un pèlerinage décent à l’image des fidèles musulmans des autres pays limitrophes comme le Mali et le Sénégal. C’est du moins la volonté du président de la République partagée avec celle de tous les acteurs du processus du hadj.

Elhadj Mohamed Wakilya Yattara, inspecteur régional de la ligue islamique de Boké : ce que nous retenons de ces journées, c’est la volonté du Chef de l’Etat de qualifier le processus du hadj pour les Guinéens. Ces journées nous ont permis de passer au peigne fin les préparatifs du hadj en Guinée et l’exécution des rites en Arabie Saoudite. Autrement dit, de l’enregistrement jusqu’à l’embarquement en Guinée d’un côté. De l’autre, de l’arrivée des pèlerins à Médine jusqu’à leur départ à Djeddah pour Conakry.

Le président de la République, nous a fait part de l’introduction dans le processus des inscriptions informatisées et décentralisées. Chaque région fera les opérations chez elle à partir de cette année pour éviter le calvaire des pèlerins à Conakry. C’est une belle initiative que nous saluons.

Elhadj Thierno Boubacar Baldé, Directeur préfectoral de la ligue islamique de Labé : je rappelle que je représente l’inspecteur régional de Labé, Elhadj Badrou Bah. Nous avons été invités par le secrétariat général des affaires religieuses. Une invitation qui s’adressait aux huit inspecteurs régionaux du pays ou leurs représentants. Ces assisses ont permis de régler plusieurs problèmes. Avant, si vous recrutiez des candidats au pèlerinage dans votre localité, arrivé à Conakry, le groupe est divisé entre plusieurs agences et finalement, vous, en tant que guide, vous êtes laissés pour compte.

Les pèlerins qui n’étaient pas informés et qui ne sont pas habitués à ces changements se sentent abandonnés par vous, et cela crée des problèmes pour le reste du parcours. Je pense qu’avec ces assises, ce genre de problèmes tout comme le retard, la restauration ou l’hébergement, vont connaître des améliorations pour la dignité de nos pèlerins et l’image de notre pays.

Elhadj Arafan Kaba, inspecteur régional de la ligue islamique de Kankan : je salue surtout les conditions dans lesquelles ces journées de concertation se sont déroulées à Conakry. Pendant trois jours, tous les acteurs se sont retrouvés sous la sage direction du président de la République pour parler d’un problème qui nous tient tous à cœur. L’organisation du pèlerinage est notre préoccupation à tous.

Maintenant, après les discussions, chacun a contribué et des recommandations ont été faites. Leur application pourra nous aider à éviter les problèmes comme le retard ou la souffrance des Guinéens à la Mecque. Nous saluons et remercions le Chef de l’Etat pour ce geste.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Mafanco : Mouctar Diallo remet un financement de 200 millions GNF aux jeunes

22 mars 2019 à 17 05 16 03163

Le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes continue d’appuyer les jeunes de Guinée à travers le financement des projets générateurs de revenus. C’est dans ce cadre que Mouctar Diallo a été reçu ce vendredi, 22 mars 2019, par les populations du quartier Mafanco, dans la commune de Matam. Le ministre a saisi l’occasion pour remettre la somme de 200 millions de francs Guinéens en faveur des projets initiés par les jeunes, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un ouf de soulagement pour la jeunesse de Mafanco. La remise de ce financement de 200 millions de francs guinéen s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement des jeunes pour des projets générateurs de revenu. Deux autres projets ont été soumis au chef du département de la jeunesse, à savoir un projet d’installation d’un pressing moderne et la construction d’une maison des jeunes.

Dans son discours, le ministre Mouctar Diallo a réaffirmé son engagement à accompagner les jeunes en vue de leur permettre de sortir de leurs difficultés. « Nous sommes heureux de vous dire que nous allons financer ces projets et nous allons nous battre pour la construction de la maison des jeunes. Nous avons pu mobiliser 200 millions de francs guinéen pour le financement de projets générateurs de revenus et nous sommes en discussion avancée avec les partenaires pour la construction de la maison des jeunes.

Un terrain a été identifié grâce à vous, obtenu et nous avons adressé un courrier à la mairie de Matam. Et donc, c’est pour vous dire que ce projet aussi est en bonne voie. Nous sommes à votre disposition pour financer vos activités génératrices de revenus et nous sommes prêts à vous accompagner dans vos différentes initiatives », a promis le ministre de la jeunesse.

Par ailleurs, Mouctar Diallo a salué la bravoure de la jeunesse guinéenne qui se bat pour le développement de notre pays. « C’est pourquoi, dit-il, nous sommes à votre disposition. Et, la jeunesse de Mafanco a une particularité, elle est une jeunesse voisine du président de la République. C’est une chance exceptionnelle, c’est une particularité qui doit être transformée en opportunité pour la jeunesse et pour l’ensemble du quartier ».

Pour sa part, Mohamed Lamine Fernandez, au nom de la jeunesse de Mafanco, a remercié le ministre de la Jeunesse pour son soutien avant de demander son appui pour l’émergence du quartier. « Monsieur le ministre, la population de Mafanco vous demande une doléance, de tout faire afin que Mafanco ait une maison des jeunes digne de nom. Je voudrais à présent demander votre soutien inconditionnel et indéfectible à nos initiatives afin de permettre leur ascension parmi tant d’autres », a-t-il sollicité.

La cérémonie a pris fin par la visite du site où la maison des jeunes sera construite.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Les législatives en fin 2019 ? « Entre l’ambition et la réalité, c’est là qu’il faut voir », dit Bano Sow

21 mars 2019 à 19 07 53 03533

Quelques mois après sa mise en place, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a initié une série de rencontres avec les acteurs politiques guinéens, toutes mouvances confondues. Pour la journée de ce jeudi, 21 mars 2019, la CENI a conféré avec l’opposition républicaine et la coalition pour la rupture, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, plusieurs points ont été débattus au cours de cette rencontre. Joint au téléphone dans la soirée de ce jeudi, Abdoulaye Kourouma, président du RRD (Rassemblement pour la Renaissance et le Développement), membre de l’Opposition Républicaine, est revenu sur ce dont il a été question.

« Nous avons parlé des futures élections législatives, du fichier électoral, de la subvention à accorder aux partis politiques, de la représentation des partis politiques dans les démembrements de la CENI, de l’utilisation de l’électronique pendant les élections. Ce sont les points essentiels débattus, a expliqué ce membre de l’Opposition Républicaine.

A la question de savoir si une date pour les législatives a été évoquée, Abdoulaye Kourouma a dit qu’il n’en a pas été question.

Pour sa part, Bano Sow, un des vice-présidents de la CENI, joint au téléphone, a confirmé la tenue de la rencontre. « La CENI a rencontré des groupes de partis politiques. Aujourd’hui, c’était avec le groupe de Dr Faya Millimouno et l’Opposition Républicaine. Les autres seront reçus très prochainement ».

Pour ce qui est d’une éventuelle tenue des élections législatives 2019, Bano Sow dit que le président de la CENI, interrogé à ce sujet, a plutôt relativisé. « Il a relativisé. Il n’est pas seul à décider, la CENI n’est pas seule à décider des élections. Le président a dit à la fin que c’est l’ambition de la CENI. Mais, entre l’ambition et la réalité, c’est là qu’il faut voir », a dit l’un des vice-présidents de l’institution électorale.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 9 17

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Audit : Saïd Fofana, Facinet Touré et Mamady Kaba n’ont pas déclaré leurs biens (Balai Citoyen)

21 mars 2019 à 15 03 20 03203

La Cellule Balai Citoyen continue de publier son rapport d’audit relatif à la déclaration des biens des hautes personnalités du de la République. Ce jeudi, 21 mars 2019, elle a publié le rapport d’audit concernant les premiers responsables des institutions constitutionnelles. Sur les 11 responsables à avoir donné des informations, sur l’honneur, de leurs biens lors de leur entrée en fonction, 10 l’ont effectivement fait, a appris Guinmatin.com à travers un de ses reporters.

Depuis deux jours, la Cellule Balai Citoyen publie des rapports d’audit citoyen. Après la publication du rapport concernant la Présidence de la République, les responsables de la Banque Centrale, les gouvernements de Mamady Youla et de Kassory Fofana, c’est celui concernant les premiers responsables des institutions constitutionnelles qui a été rendu public ce jeudi.

Ce rapport révèle que sur les 11 premiers responsables des institutions constitutionnelles, 10 ont effectivement déclaré leurs biens à leur entrée en fonction. Ce sont : Kéléfa Sall Président de la Cour Constitutionnelle ; Mohamed Diarré de la Cour des Comptes ; Claude Kory Kondiano de l’Assemblée Nationale ; Mamadou Sylla de la Cour Suprême ; Rabiatou Sérah Diallo du Conseil Economique et Social ;

Martine Condé de la Haute Autorité de la Communication ; Dr Alya Diaby de l’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme ; Amadou Salifou Kébé de la CENI; Facinet Touré, ancien médiateur de la République ; Mamady Kaba, ancien président de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme sortant.

Dans le même rapport, trois personnalités sont épinglées, en ce sens que la Cellule Balai Citoyen ne dispose pas d’informations sur la déclaration de leurs biens. Il s’agit de Mohamed Saïd Fofana, actuel médiateur de la République, pour qui il n’y a pas d’informations sur la déclaration de ses biens son entrée en fonction. S’agissant de Facinet Touré, ancien médiateur de la République, et de Mamady Kaba, ancien président de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme sortant, le Balai Citoyen ne dispose pas d’informations à la fin de leurs fonctions.

A l’issue de ce résultat obtenu des enquêtes menées sur la déclaration sur l’honneur des biens des premiers responsables des institutions constitutionnelles, la Cellule Balai Citoyen recommande : « l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; une large communication autour de l’Article 36 de la construction et de la loi L/ 2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ;

L’application stricte de l’Article 29 alinéa 5 de la loi organique L/2011/006/CNT du 10 mars 2011 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ; l’application stricte de l’Article 3 alinéa 4 de la loi organique L/2013/046/CNT du 18 janvier 2013 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Cour des Comptes et le régime disciplinaire de ses membres ; l’élaboration et la mise en vigueur par le chef de l’État sur proposition du Premier Ministre Chef du Gouvernement de la loi L/2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ;

La publication au journal officiel de la République de la déclaration sur l’honneur des biens des responsables concernés par l’Article 36 de la Constitution ; au président de la République, en tant que garant des préoccupations des citoyens, de veiller conséquemment à l’application stricte de cette disposition constitutionnelle et, à tout moment et tout lieu, de mettre en mouvement les cadres indélicats qui ne se prêtent pas à l’application de cette disposition ».

A noter que le prochain rapport d’audit citoyen portera sur la déclaration des biens des responsables des établissements publics et parapublics.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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PUEG : Attribution de marché pour le Recrutement d’un Assistant Technique à la SEG

21 mars 2019 à 14 02 45 03453

Objet : Recrutement d’un Assistant Technique à la Société des Eux de Guinée (SEG), sous forme d’Assistance à la maîtrise d’ouvrage.
Méthode de sélection : Sélection de consultant individuel.
Mode de passation : Appel d’offres fermé – Consultation de CV des Experts.

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Recrutement d’un Assistant Technique à la SEG

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Médias : un magazine économique dénommé « Émergence », lancé à Conakry

21 mars 2019 à 12 12 59 03593

Le paysage médiatique guinéen, en pleine mutation, enregistre la naissance du magazine Émergence. Son lancement officiel a eu lieu dans la soirée d’hier, mercredi 20 mars 2019, à la Minière en présence de plusieurs personnalités. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le magazine Émergence est un mensuel de 52 pages, conçu par des hommes de médias guinéens, tous expérimentés. Il va traiter essentiellement des questions économiques. En procédant à son lancement officiel, le ministre de l’Information et de la Communication s’est dit très heureux de la naissance du magazine Émergence.

Car, observe Amara Somparé, les questions économiques ne sont pas traitées suffisamment dans les médias guinéens. « Le débat en Guinée est trop longtemps politisé. Nous l’avons transformé en manichéisme politique, tous les antagonismes qui pouvaient exister dans notre pays.

Aujourd’hui, ça n’intéresse personne de savoir pourquoi les taux d’intérêt à la banque sont trop élevés ? Quel est leur lien avec le taux directeur de la banque centrale ? Comment lutter contre l’inflation ? Pourquoi l’économie informelle pose tant de problèmes à Monsieur Makhissa Camara (directeur national des impôts, ndlr) qui est ici ? Pourquoi est-il important de la formaliser ? Donc, voilà tant de question qui constituent le socle du développement économique de notre pays, mais qui n’intéressent pas trop de personnes », a fait remarquer le ministre Amara Somparé.

Pour Lamine Mognouma Cissé, l’administrateur général du tout nouvel organe de presse, le magazine Émergence a pour ambition de faire bouger les lignes dans notre pays. « Émergence est né d’une équipe de journalistes de casser les codes en termes d’informations économiques.

Ce magazine qui se veut de bon sens, tourné vers l’avenir, est aussi l’expression d’un renouveau dans un pays en pleine mutation, sur le plan social mais aussi économique et politique. Cette revue se donne pour ambition de faire bouger les lignes en vantant certes les actions pragmatiques et innovantes sans flagornerie aucune, ni obséquiosité », a laissé entendre Lamine Mognouma Cissé.

De son côté, Ismaël Kabinet Camara, directeur de la rédaction du magazine Émergence, portera son intervention sur la présentation de l’organe. « Sa particularité tient au fait qu’il s’est donné pour spécialité le traitement des questions économiques à l’échelle nationale et africaine. Vous comprendrez alors que notre ambition est de marquer notre présence sur les chantiers économiques en Afrique.

Vous lirez dans ce titre (le premier numéro, ndlr) le reportage de notre envoyé spécial à la faveur de la dernière présidentielle sénégalaise. Il en sera ainsi pour tous les numéros du magasine. C’est du reste de l’objectif visé par notre équipe. Dans les colonnes de ce Magazine, nous parlerons certes, comme tous médias qui se respectent, du train qui n’arrive pas à l’heure ; mais, nous ferons une petite révolution en parlant, chaque fois que cela est nécessaire, du train qui arrive à l’heure.

Par cette manière de faire les choses, nous voulons montrer que la Guinée, notre pays, l’Afrique, notre continent, ce n’est pas que guerre civile, famine, catastrophe. En un mot comme en mille, il s’agit de dire que la Guinée et l’Afrique, c’est aussi des hommes et des femmes qui se battent honnêtement, nuit et jour, sous le soleil, sous la pluie pour tirer l’économie vers la croissance, donc le bien être », a expliqué Ismaël Kabinet Camara.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Hajj 2019 : la Guinée doit honorer une dette de 16 milliards de francs

21 mars 2019 à 10 10 16 03163

La Guinée veut préparer cette année un hajj convenable à ses fidèles musulmans. Le ton a été donné le mardi, 19 mars 2019 par le Pr Alpha Condé, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des journées de concertation nationale sur le hajj au Palais du peuple de Conakry. Mais avant, le pays doit rembourser un montant de 16 milliards de francs guinéens, représentant sa dette liée au dernier pèlerinage, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans un franc-parler, le Président guinéen a dénoncé, devant les cadres du secrétariat général des affaires religieuses, des opérateurs d’agence de voyage, des imams et des partenaires techniques, les dysfonctionnements, le copinage et les impréparations qui ont caractérisé le dernier pèlerinage des Guinéens aux lieux saints de l’Islam.

Prenant très au sérieux cette remarque du Chef de l’Etat, les participants ont débattu les deux premières journées des principaux thèmes liés au pèlerinage.

Le ministre de l’Unité nationale et de la citoyenneté, Dr Mamadou Taran Diallo a précisé à Guineematrin.com, les différents thèmes abordés par les participants mais également les problèmes soulevés et les solutions proposées.

« Au cours de ces deux jours, les débats ont porté sur les préparatifs et l’exécution du hajj. La première journée a connu 9 thèmes, à savoir : les informations, la communication et la sensibilisation sur le hajj ; le tarif individuel du hajj ; le transport aérien et le choix des agences de voyages, le choix des guides ; la santé et la vaccination, le quota et les inscriptions ; la confection des documents de voyage ; les empreintes digitales, l’obtention du visa et la gestion informatique ainsi que la programmation et les formalités de départ ».

De tous ces thèmes, les participants ont écouté les exposés, soulevé des problèmes et proposé des solutions, selon le ministre de citoyenneté. « Dans son discours d’ouverture, le président nous a instruits de lui proposer des mesures concrètes pour que les Guinéens souffrent le moins possible lors du pèlerinage. Et déjà, il a pris la décision que les inscriptions se feront dans les capitales régionales du pays cette année…

Comme propositions énumérées, sur le choix de l’avionneur par exemple, nous sommes en retard. Cette opération devait se faire depuis le 15 février. Mais actuellement l’appel d’offre est lancé, les candidats ont déposé leurs plis et il ne reste plus que le dépouillement pour officialiser le nom de la compagnie. Pour le quota, il a été proposé à 9000 pèlerins comme l’année dernière. Les agences se partageront 6000 candidats et les 3000 resteront pour le secrétariat général des affaires religieuses… », a précisé notre interlocuteur.

S’agissant de l’exécution des opérations et rites du hajj aux lieux saints de l’Islam, englobant l’accueil, l’hébergement, la restauration et le déplacement des pèlerins, à Médine, la Mecque, Mina, Arafa, Mouzdalifa , les participants se sont donné la peine de décortiquer les différents problèmes rencontrés par les pèlerins guinéens à chacune de ces étapes.

« Ensemble, les différents thèmes inscrits et qui portent sur l’exécution du hajj à la Mecque ont été débattus sans complaisance. Cela démontre le souci du Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé à œuvrer pour le bien-être des populations. Il est sur le front de tous les combats pour améliorer le quotidien du guinéen mais également lui créer le bonheur et la prospérité… », a indiqué ministre d’Etat conseiller spécial du président de la République, Elhadj Tidiane Traoré.

Il a demandé à la commission chargée de rédiger le rapport final de prendre en compte toutes les propositions de solutions soulevées par les intervenants. C’est notamment le payement de la dette de 16 milliards de francs guinéens que la Guinée doit à l’Arabie Saoudite.

« La dette guinéenne qui se chiffre à 16 milliards de francs guinéens, qui doit être rapidement payée pour régulariser la situation de notre pays, le recrutement et la formation de nouveaux guides, la sécurisation des documents de voyage et de l’ensemble des actes administratifs doivent être mentionnés en bonne place dans le rapport final pour permettre au président de la République de prendre des décisions », a recommandé Elhadj Traoré.

De son côté, le secrétaire général chargé des affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura, s’est réjoui du déroulement de ces journées de concertation. Selon lui, ces échanges prouvent la volonté du Chef de l’Etat à accompagner la volonté du département pour améliorer ses prestations sur le terrain pour le bien des Guinéens.

« Seule l’œuvre de notre Prophète est parfaite. Nous devons tous accepter de nous remettre en cause. C’est l’objet de ces journées de concertation que nous avons appelées de nos vœux depuis des années », a déclaré le Chef religieux.

Soulignons de passage le défoulement de certains participants, notamment les opérateurs d’agences qui ont dénoncé entre autres, le dysfonctionnement institutionnel (entre le secrétariat général des affaires religieuses et les agences de voyage), le trafic des documents de voyage, la substitution des noms de pèlerins au profit d’autres, l’insuffisance du nombre de guides et l’indifférence de certains d’entre eux à s’occuper des pèlerins.

Ils ont dénoncé aussi l’amateurisme des médecins, l’insuffisance et le manque de qualité des repas servis par endroits ou encore le manque de logements adéquats pour la plupart des pèlerins obligés de rester en surnombre dans les chambres, l’envahissement des Guinéens se trouvant en Arabie Saoudite qui prennent la place et le repas des pèlerins, les coups de fils intempestifs venant de certains hauts cadres pour favoriser leurs proches, l’envahissement des pèlerins par des femmes commerçantes…

Sauf changement de programme, la clôture de ces assises initialement prévue hier mercredi, aura lieu ce jeudi, 21 mars 2019 dans la salle du 28 septembre du Palais du peuple, en présence du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Tournoi de football inter sous-préfectoral ou les grandes retrouvailles des filles et fils de Télimélé à Conakry

21 mars 2019 à 8 08 01 03013

Dans le but de raffermir leurs liens d’amitié et de solidarité en vue d’organiser une grande campagne de sensibilisation pour l’implication de chacun et de tous dans le développement de leur préfecture d’origine, les filles et fils de Télimélé organisent un tournoi de football qui se déroulera du 23 mars au 20 avril 2019, au terrain de Nongo-Unité. C’est une initiative de la Cellule technique de la Coordination internationale pour le développement de Télimélé (CIDT), créée en août 2013 à Bruxelles avec comme objectif de faire participer les ressortissants au processus de développement de leur préfecture d’origine, sans tenir compte des penchants politiques ou des activités économiques de ses membres.

Vers les derniers réglages !

Après le tirage au sort qui a eu lieu le dimanche dernier, 17 mars 2019, au siège de Guineematin.com, à Kipé Dadia, la Cellule technique de la CIDT procède actuellement aux derniers réglages des préparatifs de ce tournoi.

Ce tournoi, qui s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Plan d’actions 2019 de la CIDT, vise à créer et à maintenir la cohésion entre les fils et filles de la préfecture de Télimélé vivant dans la capitale guinéenne et ses environs. Il sera doté du trophée Feu Amadou Katoumba Barry, ancien footballeur décédé et ancien Directeur Préfectoral de la Jeunesse à Télimélé.

Au cours de cette compétition prévue au terrain de Nongo-Unité, dans la commune de Ratoma, la CIDT, à travers sa Cellule Technique basée à Conakry, mettra l’occasion à profit pour sensibiliser les ressortissants de Télimélé sur les enjeux de développement de leur préfecture d’origine.

Les organisateurs lancent un appel pressant aux responsables d’associations de ressortissants, particulièrement les structures de jeunesse des 10 Sous-Préfectures finalement engagées dans la compétition à contribuer efficacement à la réussite de ce tournoi, premier du genre à Conakry.

Les entreprises et les annonceurs désireux d’associer leur image à cet évènement grandiose sont priés de se mettre en rapport avec le Comité d’organisation.

Créée en 2013 à Bruxelles, en Belgique, la CIDT est une structure fédératrice des associations de ressortissants de Télimélé à travers le monde. Depuis 2015, elle s’est dotée d’une Cellule technique basée à Conakry, qui l’assiste dans ses activités. Elle a également une antenne locale à Télimélé.

Voici le calendrier complet du tournoi :

Chronogramme
DateHeureEquipes
Samedi 23/03/201816h – 18hCommune Urbaine    VS          BourouwalMatch 1
Dimanche 24/03/201815H- 17HSantou                          VS              SINTAMatch 2
Dimanche 24/03/201817H – 19HGougoudjé                    VS        DaramagnakyMatch 3
Dimanche 31/03/201915H -17HMissira                           VS               KolletMatch 4
Dimanche 31/03/201917H – 19HSarekaly                         VS               SogolonMatch 5
Quart de final
DateHeureEquipes
Samedi 06/04/201915H – 17HRepêché  N°3  VS   Repêché N°1Match 6
Samedi 06/04/201917H – 19HVainqueur N°3 VS Vainqueur N°5Match 7
Dimanche 07/04/201915H – 17HVainqueur N°4 VS Vainqueur N°2Match 8
Dimanche 07/04/201917H – 19HVainqueur N°1 VS Repêché N°2Match 9
Demi-Finale
DateHeureEquipes
Samedi 13/04/201916H – 18HVainqueur  N°6 VS Vainqueur N°7Match 10
Dimanche 14/04/201916H – 18HVainqueur N°8 VS Vainqueur N°9Match 11
Finale
Samedi 20/04/201916H-18HVainqueur N°10   VS   Vainqueur N°11Match 12
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Tribunal de Commerce : Alpha Condé conseille les juges « d’être indépendants vis-à-vis de l’argent »

20 mars 2019 à 21 09 20 03203

Le président Alpha Condé, en compagnie du président directeur général de la Société Financière Internationale (SFI) a inauguré ce mercredi, 20 mars 2019, le Tribunal de Commerce de Conakry. La mise en place de ce tribunal vise à « assurer une sécurité juridique et judiciaire en vue de faciliter l’activité des entreprises, d’améliorer la fourniture de ce service public aux investisseurs, de rassurer les investisseurs quant à la transparence et l’équité dont ils bénéficieront dans la conduite de leurs affaires en Guinée », a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours, Pierre Lamah, président du Tribunal de Commerce de Conakry, a commencé par rappeler que ce tribunal a été créé par la loi numéro 33 du 4 juillet 2017 modifiant certaines dispositions de la loi portant organisation du pouvoir judiciaire en République de Guinée et promulgué par décret le 10 septembre 2017.

« La présente réforme judiciaire voulue par les plus hautes autorités de notre pays a pour objectif, de garantir la sécurité judiciaire aux investisseurs tant nationaux qu’internationaux à travers une justice spécialisée dans le traitement des litiges commerciaux, une justice professionnelle compétente, rapide et crédible pour restaurer la confiance des femmes et des hommes d’affaires, et pour favoriser le développement et la pérennisation des entreprises qui sont sources de richesse et pourvoyeuse d’emplois », a-t- il expliqué.

De son côté, Philippe Le Houerou, président directeur général de la Société Financière Internationale (SFI) a salué ce nouveau partenariat qui vient de se nouer entre son institution et la Guinée. « On a beaucoup d’espoir du côté de la SFI pour ce partenariat que je veux un partenariat stratégique. Souvent, on dit que la SFI, c’est des financiers. Oui, on finance le secteur privé en général sans garantie de l’Etat.

Mais, on veut plus que ça… Pour moi, la mise en place de ce tribunal de commerce est vraiment un symbole qui vient directement de l’infrastructure physique à l’infrastructure intellectuelle. Donc aujourd’hui, on ouvre le tribunal du commerce, ça ne s’est pas fait tout seul, rien ne se fait tout seul dans la vie », a laissé entende le PDG de la SFI.

Le ministre Cheick Sako et le président Alpha Condé

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice, de son côté, a annoncé la mission assignée au tribunal de Commerce. « La mise en place de ce tribunal vise justement à assurer une prise en charge cohérente, efficace et diligente des litiges économiques. Dans la même dynamique, pour la composition de ce tribunal, la voie de la mixité a été empruntée.

C’est-à-dire la coexistence des magistrats professionnels et des juges consulaires élus afin de garantir la connaissance des règles de fond et des procédures, mais aussi la perception des pour chaque affaire, de sa dimension économique », a expliqué maître Cheick Sako.

Pour sa part, le président Alpha Condé a dit qu’il est important que la Guinée se dote d’un Tribunal de Commerce. « Parce que, quand nous avons commencé à travailler avec la SFI pour les financements, j’ai dit comment vous voulez-vous qu’on vous accompagne, vous n’avez pas de tribunal de commerce ? Donc, c’était un défi que la SFI nous a lancé pour pouvoir nous accompagner.

Je remercie donc monsieur Philippe qui nous a non seulement lancé le défi, mais aussi de nous avoir accompagné. La justice est un grand problème en Guinée. Nous avons fait les états généraux de la justice en 2011 pour voir ce qui ne va pas et faire les réformes. Evidemment, l’indépendance de la justice est contenue dans la Constitution.

Ça, c’est la séparation du pouvoir judiciaire à l’égard de l’exécutif. Mais, ce qui n’est pas dans la Constitution, c’est l’indépendance de la justice à l’égard des justiciables. Il ne suffit pas que la justice soit indépendance à l’égard de l’exécutif, faudrait-il qu’elle soit indépendante aussi à l’égard de l’argent », a conseillé le président de la République.

Enfin, le professeur Alpha Condé a dit que tous les moyens ont été créés pour que les juges soient indépendants, notamment à travers la création du Conseil Supérieur de la Magistrature et la création d’un statut particulier de la magistrature. Ainsi, il a invité les membres de ce tribunal à faire correctement leur boulot.

« C’est bien de créer le tribunal, mais faudrait-il que les juges soient corrects, c’est-à-dire qu’ils soient indépendant de l’argent. Mais, il ne faudrait pas qu’ils rendent la justice, faudrait-il que les décisions de justice soient appliquées », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sécurité et gouvernance locale : l’ONG COGINTA et le MATD signent un partenariat dans ces domaines

20 mars 2019 à 21 09 04 03043

Dans le but d’assurer la sécurité, la cohésion sociale et le développement local en Guinée, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation(MATD) a signé un accord de partenariat avec l’ONG suisse COGINTA. La cérémonie de signature de cet accord a eu lieu ce mercredi, 20 mars 2019 dans les locaux dudit département, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Selon le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, la signature de cet accord de partenariat dénote de la volonté des deux parties de tisser des liens solides de partenariat, afin de mener conjointement des activités de développement, notamment dans les domaines de la garde communale, le développement local, la gouvernance locale de la sécurité, la résolution pacifique des conflits et la cohésion sociale.

« Ce partenariat va porter donc sur l’appui technique mutuel et le partage d’expérience avec COGINTA qui œuvre déjà dans ces domaines depuis 2013 en Guinée », a dit le général Bouréma Condé.

Le ministre ajoute que « concrètement, et en fonction des moyens à disposition, cette nouvelle forme de collaboration sera axée sur les principaux points suivants :

La formation, l’information et la sensibilisation des élus locaux sur la planification du développement, la gouvernance locale de la sécurité, notion de police des collectivités locales, prévention et résolution des conflits et sur les dispositions légales existantes en termes de mobilisation de ressources ;

L’appui à l’opérationnalisation du corps de la garde communale qui, depuis sa création, peine à assumer pleinement son rôle ;

L’accompagnement à la mise en place, dans les collectivités, de cadres de concertation sur les problématiques sécuritaires : les Conseils Locaux de Sécurité et Prévention de la Délinquance (CLSPD), et les Fora Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (FLSPD) ;… ».

De son côté, Sébastien Gouraud, le directeur de COGINTA, s’est réjoui aussi de la signature de cet accord de partenariat. Un accord à travers lequel, sa structure espère renforcer sa collaboration avec le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. « Le département souhaite élaborer une stratégie de mise en place des gardes communales qui comprendra une réflexion sur les modes de mise en place, sur les modes de financement, également la formation et l’encadrement des agents de la garde communale.

Puisque, en fait, il y a un certain nombre de communes qui ont déjà mis en place des gardes communales pour pouvoir compléter le dispositif de sécurité à l’échelle locale aux côtés des forces de gendarmerie et de police. Et donc, notre rôle, c’est de travailler ensemble avec le département, avec les services de monsieur le ministre pour pouvoir accompagner et structurer les gardes communales », a-t-il laissé entendre.

Sébastien Gouraud rassure que « COGINTA reste engagé à accompagner le gouvernement guinéen dans sa volonté d’assurer à tous les guinéens et toutes les guinéennes un environnement sécurisé, propice à tout épanouissement et indispensable à tout développement ».

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Mois de la femme : les causes de la stérilité au centre d’un échange initié par la CANEG

20 mars 2019 à 17 05 52 03523

Dans le cadre de la poursuite des activités du mois de la femme, la Convention des Acteurs Non Etatiques de Guinée (CANEG) a organisé une conférence-débat sur la stérilité, ce mercredi 20 mars 2019, à Conakry. La démarche vise à échanger avec les participants sur les causes de l’infertilité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence de la CANEG a été organisée en collaboration avec Roughi Barry, activiste des questions liées à la santé reproductive et sexuelle. Elle a été animée par Dr Moussa Baïlo Diallo, médecin et enseignant-chercheur, qui a donné de larges informations sur la stérilité.

Pour Dr Moussa Baïlo Diallo, « aujourd’hui, de nombreux couples souffrent des problèmes de stérilité. Et, cette stérilité peut être de la femme tout comme de l’homme. Les responsabilités sont presque équitablement partagées entre les deux : 30% pour la femme, 30 % pour l’homme et ils se partagent les 40 autres pour cent, selon l’OMS »

Pour ce qui est des causes de la stérilité, le conférencier a fait savoir qu’elles sont de plusieurs ordres et dépendent du sexe de la personne. Pour ce qui est de la femme, Dr Diallo précise : « maintenant, les 30 % de la femme peuvent être causées par les infections sexuellement transmissibles telles que : les vaginites, les vulvites, c’est-à-dire les informations de la vulve ; telle que la bouchure des trompes de Fallope qui empêche que les spermatozoïdes arrivent à destination au niveau de l’ovaire pour féconder l’ovule.

On peut encore avoir des fausses couches répétées, puisqu’il y a des jeunes filles qui ne veulent pas avoir des enfants avant leur mariage et cela les poussent à faire des fausse couches, des avortements répétés et une fois qu’elles arrivent à se marier, elles ne peuvent avoir d’enfant rapidement s’il n’y a pas eu de traitement. Donc, c’est pourquoi il est déconseillé aux jeunes de faire des avortements avant le mariage parce que ça peut les rattraper à la longue quand elles seront mariées ».

Chez l’homme, la stérilité peut être due à des facteurs biologiques, affirme le conférencier. « Les 30 % des causes de stérilité liées à l’homme sont : premièrement, les anomalies au niveau de la spermatogenèse. La spermatogenèse, c’est un processus de formation des spermatozoïdes. Les spermatozoïdes sont formés dans les testicules et s’il y a des anomalies dans cette partie, il peut y avoir de stérilité dans le couple, liée à l’homme.

Deuxièmement, nous avons les anomalies liées aux voies spermatiques. Les voies spermatiques sont les canaux déférents qui existent les tubes séminifères et le lieu de formation des spermatozoïdes dans l’organe copulateur, autrement appelé pénis, dans le langage courant. Maintenant, quand ce canal est bouclé à travers des infections transmissibles mal traitées ou pas traitées, il y aura du reflux des spermes dans la vessie et cela empêche que les spermatozoïdes arrivent à destination pour pouvoir féconder l’ovule.

Il peut y avoir aussi des anomalies liées au dépôt des spermatozoïdes dans le vagin de la femme, comme l’anéjaculation, c’est-à-dire une absence totale de l’homme. Il peut y avoir de l’éjaculation rétrograde. Cette éjaculation rétrograde, c’est le reflux des spermes dans la vessie, empêchant le liquide séminal de se mélanger avec les spermatozoïdes pour pouvoir féconder l’ovule. Il y a aussi ce qu’on appelle l’éjaculation tardive, comme son nom l’indique, il peut y avoir un rapport sexuel prolongé qui n’arrive pas à avoir d’éjaculation.

Et par contre, il peut y avoir aussi ce qu’on appelle l’éjaculation précoce, c’est-à-dire l’éjaculation prématurée. Cette éjaculation intervient à la première minute de la pénétration de l’homme et cela peut empêcher qu’il y ait la procréation, la fécondation, ça peut provoquer une infertilité ou la stérilité dans le couple », a expliqué Dr Moussa Baïlo Diallo.

D’autres raisons peuvent aussi expliquer la stérilité, notamment l’incompatibilité des groupes sanguins dans le couple. « D’autres causes sont dues au manque de visite prénuptiale. Avant le mariage, par leur incompatibilité, ils ne sont pas stériles ni l’un ni l’autre. Mais, ils ne produisent pas. Cette stérilité dans le couple est causée par les deux, puisqu’ils ne sont pas compatibles.

Une fois qu’ils se séparent, et que chacun se remarie avec un ou une autre, ils vont faire des enfants. Donc cette visite prénuptiale consiste à faire la glycémie, à faire l’antigène HGBS pour déceler l’hépatite, à faire le SRV, c’est-à-dire le test du VIH et enfin faire le groupage sanguin nous permettant de connaître la compatibilité des groupes sanguins puisqu’on qu’on ne se marie pas seulement parce qu’on est des cousins.

On se marie le plus souvent pour faire des enfants. Donc, cette visite prénuptiale est extrêmement importante avant le mariage parce qu’elle nous prévient de l’infertilité ou de la stérilité dans le couple. Et la stérilité entraîne des conséquences indésirables, notamment le divorce », a indiqué docteur Moussa Baïlo Diallo.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Développement durable : le RAJGUI lance la campagne nationale de plaidoyer en faveur des initiatives locales en Guinée

20 mars 2019 à 15 03 54 03543

« Taux de chômage élevé, persistance de la précarité des jeunes et des femmes, délinquance juvénile, manipulation des jeunes dans les manifestations politiques, faible représentativité des jeunes et des femmes dans les instances de décision… » voilà entre autres maux dont souffre la jeunesse guinéenne aux dires du Coordinateur National du RAJGUI, Sékou DORE. Il l’a dit à l’occasion du lancement de la campagne nationale de plaidoyer sur les initiatives locales, ce mercredi 20 mars 2019, à la marie de Kaloum.

C’est un projet qui s’entendra du 20 mars au 30 avril dans 18 localités du pays dont Mandiana, Siguiri, Dinguiraye, Yomou, Guéckédougou et les 5 communes de Conakry.

Financé par le fonds des nations unies pour la consolidation de la paix, c’est une initiative de la plateforme du RAJGUI en partenariat avec WANEP ACORD Guinée.

Le lancement des travaux a été présidé par Madame le Maire Aminata TOURE CAMARA.

Il s’agit pour ces acteurs de plancher sur les actions à mettre en œuvre pour la paix, l’implication des jeunes et des femmes dans les instances de décision, le développement communautaire impacté notamment par les dégâts sur l’environnement dans les zones minières.

A cette occasion, madame le Maire de Kaloum a rappelé que la Guinée a accédé à son indépendance grâce aux jeunes, dont son père feu Ahmed Sékou TOURE, qui n’avait que 36 ans lors de l’accession du pays à l’indépendance.

Elle a par la suite rappelé les efforts mais aussi les difficultés rencontrées par les femmes guinéennes qui se battent au quotidien, pour la survie des nombreuses familles. La seule femme Maire du pays, a noté que les jeunes sont incontournables dans tout projet de développement. Aminata TOURE CAMARA a terminé son propos en rassurant le Réseau Afrique Jeunesse de Guinée et ses partenaires, de sa disponibilité à accompagner toute initiative allant dans le sens de la paix et du développement durable de notre pays.

De son côté, le Coordinateur National du RAJGUI a rendu hommage aux mêmes devanciers qui ont été à la base du développement du pays pour reprendre ses propres termes.

Sékou DORE mettra l’accent sur le rôle et la place incontournable des jeunes et des femmes dans le développement d’un pays comme le nôtre. Il a rappelé à cet effet, l’affirmation d’un penseur qui dit : « dis-moi quelle jeunesse tu as dans ton pays, je te dirai quelle nation tu auras ».

Une lancée poursuivie par K.SOMPARE qui a fait remarquer qu’en République de Guinée, « les femmes et les jeunes représentent respectivement 53% et 65% de la population et ceux de moins de 25 ans, représentent un ratio de 66% sur une population de 12.5 millions d’habitants, et donc un fort potentiel pour le développement du pays. En plus de leur poids démographique, les jeunes vivent des situations spécifiques qui limitent leur épanouissement social et économique.

Le plus souvent, ils sont consultés et mobilisés pour élire des candidats et ensuite relégués au second rang pour des postes d’assistants ou d’adjoints aux responsables… ». Elle poursuit en disant que « l’importance de la contribution des femmes et des jeunes dans le développement de la nation ne fait aucun doute. Toutefois, ne pas prendre en compte leur participation et leur bon positionnement dans la gestion des affaires publiques du pays constitue un frein à la paix et au développement durable ».

Quant aux partenaires, le Représentant de ACORD Guinée à la cérémonie, Kaman KOULEMOU, a rappelé le contexte guinéen, selon lui, caractérisé ces 10 dernières années, par des « manifestations occasionnées, par les violences inter-ethniques, l’effritement du tissu social, les comportements inciviques dont la destruction des édifices publiques, la désobéissance aux autorités.

Le Président du CA du RAJGUI dans son allocution a tenu, comme ses prédécesseurs à faire une sorte de plaidoyer pour le positionnement des jeunes dans les instances de décision du pays. Dr Alpha Abdoulaye DIALLO dira que le RAJGUI est présent dans les 33 préfectures et les 8 régions administratives depuis sa création en 2004.

La cérémonie a pris fin sur une note d’engagement des participants visiblement déterminés à se faire une place dans les sphères socio-économiques et politiques du pays.

Idiatou CAMARA

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Déguerpissement à Conakry : une partie de Bambéto aussi dans le viseur

19 mars 2019 à 19 07 26 03263

L’opération de déguerpissement, lancée depuis quelques semaines à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, se poursuit impitoyablement sur le plateau de Koloma. Les agents du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire continuent de marquer au rouge les bâtiments sur les lieux. C’est le cas du secteur Campema, à Koloma 1, où les citoyens sont plus que jamais désemparés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans le quartier Koloma 1, secteur Campema, à quelques pas des tours jumelles de Bambéto, plusieurs bâtiments sont marqués d’une croix. Les propriétaires ont reçu un délai de trois jours pour quitter les lieux. Là, tout le monde s’active à plier bagages. Les uns démontent portes et fenêtres, les autres décoiffent les toits.

Elhadj Marouf Barry, membre du conseil de quartier de Koloma 1 depuis 1982, fait partie des victimes. Il habite la zone depuis le mois septembre 1956. Pour lui, aucune proposition de dédommagement ou de recasement ne lui a été encore faite. « Depuis 1982, je suis membre du conseil de quartier ici, en même temps imam de la grande mosquée de la place. Pendant 20 ans, je dirige la prière ici. Moi, je suis venu à Conakry en 1956.

Quelques temps après mon arrivée, je me suis vu avec les cultivateurs de la zone. Je leur ai demandé de m’aider à avoir un domaine où cultiver. Et ça, c’était le 12 mars 1972. C’est ce qui est mis dans la donation de mon domaine. Quand ils ont commencé le déguerpissement à Kaporo Rails en 1998, ils nous ont dit que Kaporo rails est une zone réservée et par là, c’est un espace vert.

Ainsi, ils étaient venus casser plusieurs bâtiments, mais ils n’avaient pas touché nos bâtiments qui sont par là. C’est au niveau des tours jumelles qu’ils s’étaient limités. Tous les bâtiments que j’ai, aucun n’a été touché et je n’avais pas déménagé. La deuxième République a mis des croix sur mes bâtiments là, mais on ne m’a rien dit jusqu’à présent comme pour dire qu’on va me dédommager ou non.

Cette fois-ci, ils sont venus encore mettre des croix et nous donner un délai de trois jours alors que moi j’ai deux bâtiments ici. Mais comment on va faire maintenant ? Nous n’avons qu’ici. On ne nous a proposé ni dédommagement, ni recasement. Nous demandons aux bonnes volontés de nous aider », a plaidé Elhadj Marouf Barry.

Pour sa part, Thierno Souleymane Bah, originaire de la préfecture de Télimélé, estime que les citoyens qu’on est entrain de chasser de leurs domiciles ne sont pas sous-couvert du gouvernement. Pour lui, un délai de trois jours n’est pas suffisant pour un déguerpissement normal. « J’occupe le bâtiment de mon papa construit en 2000. Un bâtiment de trois chambres, un salon et un magasin.

Mais, c’est seulement hier qu’on a vu une équipe composée de gendarmes et de policiers, venir mettre des croix sur nos bâtiments sans même nous regarder. Ils ont commencé par discuter entre eux. Puis, un d’entre eux, habillé en veste, donna l’ordre de mettre les croix. Actuellement, on plie nos bagages et on cherche vers où se diriger pour les garder », a dit monsieur Bah.

En outre, Thierno Souleymane Bah déplore l’attitude du pouvoir qui n’a pas pitié des citoyens qu’il est censé protéger. « Je dirai au gouvernement que le déguerpissement ne doit pas se faire comme ça. Le gouvernement estime qu’on ne fait pas partie de la population guinéenne, nous ne représentons rien pour l’Etat.

Même si c’est des poules, il faut leur trouver un poulailler. Si c’est vrai que nous sommes de la nation qu’il commande, il n’allait pas agir ainsi contre nous, comme un troupeau de bétail. C’est vrai que ça peut être une zone réservée mais nous, nous souhaiterions que le délai soit beaucoup plus raisonnable qu’il l’est », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Recensement des enseignants : « les fictifs ne se détectent pas de manière automatique », DCE de Kaloum

19 mars 2019 à 18 06 54 03543

L’exécution du protocole d’accord signé au début du mois de janvier dernier entre le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) et le gouvernement se poursuit tant bien que mal. Le processus de recensement des enseignants a démarré hier lundi, 18 mars 2019, dans les cinq Directions Communales de l’Education (DCE) de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour le cas de la DCE de Kaloum, le premier responsable des lieux a expliqué à un reporter de Guineematin, comment le processus s’est déroulé. Selon Ibrahima Yattara, il est prématuré de parler des fonctionnaires fictifs en cette première phase. « Vous savez, c’est le début d’un processus. Les fictifs ne se détectent pas de manière automatique.

Pour le moment, ils sont au niveau de la collecte des informations pour voir les fonctionnaires qui sont réellement existant physiquement. Dire que des fictifs ont été trouvés en ce moment, c’est aller vite en besogne. Ce n’est pas le moment. On est dans une phase de collecte des informations. Ils sillonnent les bureaux pour recenser le personnel présent » a annoncé le directeur.

Ibrahima Yattara a fait comprendre que la quasi-totalité des cadres de la direction communale de l’éducation de Kaloum ont été recensés sur place. « Effectivement, la commission, composée de deux recenseurs, accompagnés par des observateurs et des syndicalistes du SLECG et de la FSPE, sont venus ici hier.

Au niveau des cadres de la DCE de Kaloum, ça s’est bien passé. Ils ont pu recenser la quasi-totalité des cadres qui étaient présents. Le recensement a été fait sur place. Ils ont recensé les gens à leurs postes de travail. C’est ce qui a été fait à Kaloum », a-t-il dit.

A la question de savoir quelle est la procédure utilisée par la commission, monsieur Yattara a dit « qu’une série de questions a été posée par les agents recenseurs. Et, c’est en apportant la réponse à cette série de questions qu’on saura s’il y a des anomalies ou pas. Donc, c’est cette phase qui est en cours. Ils ont suivi la formation pour ça.

Ils viennent, ils vous posent des questions, et s’il y a l’harmonie, c’est le serveur qui détectera si les réponses que vous avez apportées sont au complet ou pas. Ces agents recenseurs travaillent avec des outils électroniques modernes. C’est avec des téléphones portables qu’ils vous posent les questions et ils enregistrent vos données ».

Selon le directeur communal de l’éducation de Kaloum, après la DCE, « les agents vont se diriger dans les deux écoles professionnelles de Kaloum, puis les écoles primaires et secondaires et après ils iront aux îles pour recenser ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Session de l’INIDH : quand l’ombre de Dr Alya Diaby plane sur les travaux !

19 mars 2019 à 17 05 16 03163

L’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) a ouvert sa première session de l’assemblée plénière ce mardi, 19 mars 2019, au compte de l’année en cours. La rencontre, qui se tient au Palais du Peuple de Conakry, a été présidée par Boubacar Yacine Diallo, vice-président de l’institution, en présence de 18 commissaires sur les 21 que compte l’institution, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Même si la question n’est pas inscrite à l’ordre du jour, tout porte à croire que le remplacement de président de l’institution, Dr Alia Diaby, absent du pays depuis le début du mois de janvier, n’est qu’une question de temps.

Dans son discours de circonstance, le vice-président de l’INIDH, Boubacar Yacine Diallo, a rappelé le contexte dans le quel se tient la rencontre. Selon lui, c’est une session qui s’ouvre à un moment où l’institution connait d’énormes difficultés qui sont d’ordre administratif et financier.

Sur le plan administratif par exemple, Boubacar Yacine Diallo a évoqué l’absence prolongée de certains commissaires. « Notre institution connaît des difficultés dues à l’absence, depuis le 03 janvier, du président sans qu’aucune raison officielle n’ait été signifiée au bureau exécutif.

A cela est venue s’ajouter, celle tout aussi prolongée, sans motif connu, du DAF (Directeur Administratif et Financier) dans la même période. Et sur le plan financier, il y a la réduction drastique de la subvention annuelle accordée par l’Etat, dont la première tranche n’a toujours pas été versée », a fait savoir Boubacar Yacine Diallo.

A en croire l’ancien ministre de la Communication, au cours de la session en cours, plusieurs questions seront débattues par les commissaires, notamment le fonctionnement de l’INIDH depuis le début de l’année, l’examen et l’adoption du rapport annuel 2018, l’élaboration et l’adoption des TDR (Termes De Références) et un budget prévisionnel du monitoring des prochaines élections législatives ainsi que des échanges sur la préparation d’une campagne de sensibilisation avec le Haut Commissariat des Droits de l’Homme.

« En notre qualité de garant des droits humains, ayant en charge de veiller au respect de la loi dans ce domaine si vaste, nous échangerons sur l’actualité, et si nécessaire, nous ferons connaître notre position sur un certain nombre de situations liées au respect des Droits de l’Homme », a ajouté Boubacar Yacine Diallo.

L’autre point abordé dans son discours est celui relatif au déguerpissement des populations à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma. A cet effet, le vice-président de l’INIDH a annoncé que son institution est en train de travailler sur le sujet. « A maintes reprises, notre Institution a fait le point de la situation et a pris la pleine mesure des violations des droits humains, lesquelles sont connues de tous les guinéens.

L’INIDH a créé une clinique juridique, chargée d’assister les personnes victimes de violations de leurs droits et plus particulièrement de leur porter assistance. Plusieurs plaintes ont été reçues et des réponses adéquates ont été apportées », a dit Boubacar Yacine Diallo.

En outre, l’ancien ministre rappelle également le besoin pour les guinéens de bénéficier d’une justice équitable et efficace et d’une administration qui sévit contre l’impunité. C’est dans ce cadre d’ailleurs qu’il interpelle à nouveau le gouvernement, l’Assemblée Nationale ainsi que l’ensemble des institutions à appuyer les efforts de protection et de promotion des Droits de l’Homme dans notre pays.

« Nous formulons le souhait en particulier que soit adoptée une loi qui protège les défenseurs des droits de l’homme qui sont souvent victimes d’abus sur le terrain », souhaite Boubacar Yacine Diallo.

Aujourd’hui, la question qu’on se pose est de savoir si les commissaires vont élire un nouveau président. Même si cette question n’est pas inscrite à l’ordre du jour de cette session de 3 semaines, plusieurs commissaires interrogés n’ont pas exclu qu’elle soit abordée avant la fin des travaux.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Mauvaise organisation du Hajj en Guinée : Alpha Condé dénonce des « combines, malversations et copinage »

19 mars 2019 à 16 04 58 03583

Le président Alpha Condé a procédé ce mardi, 19 mars 2019, au lancement officiel des journées nationales de concertation sur le Hajj. Organisé au Palais du peuple de Conakry, l’événement a regroupé des imams venus des quatre régions du pays, des membres du gouvernement, des ambassadeurs et des responsables du secrétariat général des affaires religieuses.

Durant deux jours, les participants vont échanger sur les stratégies à prendre pour permettre aux fidèles musulmans guinéens de passer un bon pèlerinage à la Mecque, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

En ouvrant les travaux, le président de la République a dénoncé vigoureusement la mauvaise organisation du Hajj par les autorités religieuses guinéennes. Une mauvaise organisation qui a causé d’énormes problèmes aux pèlerins guinéens ces dernières années. « On doit se parler franchement pour qu’on se dise la vérité.

Les pèlerins guinéens sont ceux qui souffrent le plus au pèlerinage. Il y a trop de combines, de malversations et de copinage. On va à la Mecque, c’est pour une obligation religieuse pour le musulman. Mais il y a des conditions aussi. D’abord on va à la Mecque quand on a les moyens.

Donc, on doit se poser la question : qui doit organiser le pèlerinage ? Dans beaucoup de pays il y a une agence, est-ce que c’est le secrétariat qui doit organiser ou une agence ? Il faut qu’on regarde ce qui se passe au Sénégal, au Mali, dans les autres pays.

Il y a deux grands scandales : le premier scandale c’est les gens qui viennent de l’intérieur du pays, ils restent couchés là-bas à attendre. Donc la première solution c’est de résoudre cette question-là. On a discuté avec l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite qui a eu la gentillesse de nous aider pour cela », a-t-il dit.

Le chef de l’Etat ajoute que les autorités guinéennes sont en train de mettre en place une structure pour que les candidats au pèlerinage soient enregistrés dans les chefs-lieux des régions. « C’est-à-dire, les gens de la région forestière viendront à N’Zérékoré, ceux de Kankan à Kankan, ceux de Faranah à Faranah, ceux de Labé à Labé, ceux de Mamou à Mamou etc…

Aujourd’hui, nous avons des nouvelles technologies qu’on va utiliser, donc le ministre Diaby va expliquer comment ça va se faire. Ça, c’est pour mettre fin au scandale, que des gens viennent se coucher ici à Conakry pendant des jours et des jour », a annoncé Alpha Condé.

L’autre problème, dit-il, c’est qu’on ne fait pas de bilan. « Les agences de voyage qui envoient les gens chaque année doivent faire le bilan : qui a bien travaillé, qui n’a pas bien travaillé ? Celles qui n’ont pas bien travaillé on les élimine. Mais, on ne fait pas ça ».

Après avoir dénoncé les manquements constatés dans l’organisation du Hajj, le professeur Alpha Condé a annoncé ce qu’il attend de cette rencontre. « J’ai dit au ministre que je veux un débat ouvert comme l’a fait le président de la République. Que ça soit une conférence bouche ouverte, pour permettre à tous les gens qui ont des remarques pour qu’ils puissent parler librement de ce qui ne va pas. Moi j’ai reçu beaucoup de notes de la part des sans voix, même le choix de l’opérateur qui doit envoyer les gens, on dit que c’est des combines.

On ne va pas à la Mecque pour le faire le commerce, on va à la Mecque pour remplir son devoir religieux, pas pour faire le commerce. Tout le monde doit travailler dans la transparence que ça soit les ministres mais aussi les imams, pour les intérêts de l’Etat. Il y a trop de combines au niveau de l’organisation.

Par exemple, quand le gouvernement veut envoyer 200 personnes, on se retrouve avec 300 personnes. Chacun vient au nom de quelqu’un, après maintenant on se trouve dépassé. Tout ça ne sera plus possible », a averti le chef de l’Etat.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Comment garder son homme au foyer ? Les explications de quelques dames

19 mars 2019 à 13 01 44 03443
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La vie de couple est loin d’être un long fleuve tranquille. De multiples difficultés surviennent et conduisent quelques fois à l’infidélité et, au pire des cas, au divorce. Mais, que doit faire la femme pour garder son mari à la maison ? La question vaut bien son pesant d’or à un montant où de nombreux couples sont à couteaux tirés. Pour répondre à cette question, un reporter de Guineematin.com a interrogé quelques femmes rencontrées dans les rues de Conakry.

Ces femmes, interrogées par notre reporter, estiment que pour avoir un foyer stable, de nombreuses astuces sont à mettre à œuvre : tolérance, obéissance, attention, …

Pour madame Adama Doumbouya, vendeuses de denrées alimentaires, rester dans son foyer et garder son homme exigent d’accepter ses caprices, pardonner à fin d’éviter le divorce. « Si vous voyez que nous sommes restés au foyer, de la jeunesse à la vieillesse, jusqu’à nos jours, c’est parce-que nous avons supporté plusieurs choses et nous avons su pardonner.

Quand la femme accepte la souffrance, tes enfants vont évoluer et seront bénis. Toi fille qui dit, si tu te maries, tu ne peux supporter les caprices de ton homme, comment est-ce tu peux garder ton homme et rester au foyer? Si tu dis que tu ne peux le supporter, ça ne se passera pas devant toi. Au moment où il voulait de toi, les mots qu’ils te disaient, avant qu’il ne t’épouse, ne seront pas les mêmes après avoir eu un ou deux enfants dans le mariage.

Et si toi tu dis que tu ne peux pas supporter tous ces caprices avec un homme et qu’à chaque fois tu demandes le divorce, tu deviendras mère de deux à trois enfants de pères différents. Ce qui n’est pas bon pour ces enfants et pour la mère en question. Ce que je vais dire aux femmes, c’est d’être tolérantes, de pardonner, d’obéir afin de maintenir leurs hommes, car le mariage n’est pas facile, il y a plusieurs difficultés dans le mariage, il y a le regret. Mais, il faut toujours pardonner », conseille-t-elle.

Une autre commerçante va abonder dans le même sens. Pour Aïssata Yéro Diallo, elle a su garder son mari parce qu’elle a été une femme obéissante et tolérante. « Vous savez pourquoi vous les jeunes filles vous ne pouvez pas garder votre homme et rester dans un foyer, c’est parce-que vous vous attachez à plein de choses, le matériel, le luxe. Vous n’aimez pas travailler, vous aimez que le ménage soit fait par quelqu’un d’autre, tel que la cuisine, la lessive…

Mais, tel n’était pas le cas chez nous. Moi, quand je me suis mariée, mon mari n’avait rien et nous étions dans une seule chambre. Parfois, on gagnait difficilement à manger. Mais, je ne me suis jamais plaint à qui que ce soit. J’ai toujours obéi et pardonné. En plus, c’est un homme bien », a dit la bonne femme.

Par ailleurs, Aissata Yéro Diallo demande aux jeunes filles d’être fidèles, de pardonner et d’aimer leurs belles familles. « Je dirais aux filles de pardonner, de rester patientes, d’être fidèle dans leur mariage, d’aimer la belle famille pour pouvoir garder son homme. Il faut également être tolérante, bien que les hommes sont insupportables quelques fois », rappelle-t-elle.

De son côté, Fatoumata Diané insiste sur l’attention que la femme doit accorder à son mari pour pouvoir le garder au foyer. « La femme, pour garder son homme et rester dans son foyer, il faudra qu’elle pardonne, qu’elle soit patiente et qu’elle prenne soin de son mari. Il ne faut pas l’obliger à te faire plaisir, même si les moyens ne le lui permettent pas.

Il faut éviter de lui briser le cœur à tout moment, car Dieu a créé la femme pour se soumettre. Je ne suis pas restée avec mon mari parce que c’est rose, je l’ai fait pour mes enfants. J’ai tout accepté de lui et j’ai pardonné, c’est pourquoi je l’ai avec moi jusqu’à présent », a fait savoir Fatoumata Diané.

Pour Nyoula Soumah, le mariage n’est pas toujours rose et la femme doit supporter pour avoir un foyer stable. « Le mariage est doux parfois, il n’est pas doux parfois aussi, parce qu’il y a des temps où tu es heureuses, mais il y a aussi des temps où le foyer devient amer. Par exemple, j’étais beaucoup d’accord et heureuse avec mon mari ; mais aujourd’hui, tel n’est pas le cas.

Ce qu’on avait l’habitude de faire auparavant, maintenant il n’y a pas ça entre nous. Si tu veux rester dans un foyer et garder ton homme, tu dois accepter beaucoup de choses, tu dois pardonner. Les hommes d’aujourd’hui font pleurer les femmes. Tu consacres ta vie à l’aimer, à le chérir et tu te rends compte qu’il cherche d’autres filles dehors. Ça, c’est très difficile », dénonce-t-elle.

En termes de conseils, madame Nyoula Soumah propose : « À l’heure actuelle, il faut beaucoup pardonner. Car, quand tu es chez ton mari, tu as beaucoup de respect et de considération par les autres. Je dirais à toute femme, quand tu veux garder ton mari, fait en sorte que quand il quitte le travail, il ne faut pas l’accueillir par des disputes. Il faut bien le dorloter, lui dire des belles choses, tu lui montres ton amour à son égard », suggère-t-il.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : une douanière jugée pour trafic international de cocaïne

19 mars 2019 à 8 08 16 03163

Madame Kadiatou Touré a comparu ce lundi, 18 mars 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma). Cette douanière, âgée d’une trentaine d’années, mariée et mère d’un enfant est poursuivie pour « trafic international de drogue », portant sur de la Cocaïne. À l’ouverture de son procès, l’accusée a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

Vêtue d’une légère robe de couleur cendre et teintée de noir, madame Kadiatou Touré est apparue, visiblement, très faible. Au cours de son audition à la barre, cette douanière a d’ailleurs demandé une chaise pour s’asseoir. «Je suis malade. Est-ce que je peux avoir une chaise pour m’asseoir ?», a-t-elle demandé quelques minutes après avoir commencé de déposer.

Une demande à laquelle le tribunal a accédé, pour la bonne continuation des débats.

Dans cette affaire, il est reproché à Madame Kadiatou Touré d’avoir dissimulé de la cocaïne dans des habits qu’elle voulait expédier à Hong Kong. «La cocaïne était dissimulée dans des boutons cousus avec du tissu Wax», a précisé le ministère public.

Une chose que l’accusée n’a pas niée. Mais, pour sa décharge, madame Kadiatou Touré a indiqué que les habits ne l’appartenaient pas. «C’est à Dakar (au Sénégal) que j’ai rencontré une femme qui s’appelle Makissa Camara. C’est une guinéenne, mais elle réside là-bas. Tout comme moi, elle vend des habits. On a un peu échangé. Je lui ai dit que moi, j’envoie certains de mes habits en Europe. Je lui ai aussi dit que je suis douanière…

J’ai acheté mes habits et je suis revenue en Guinée. Ensuite, Makissa aussi est venue avec des habits. Quand elle est arrivée à Conakry, elle m’a appelée au téléphone. Elle m’a dit de l’aider à envoyer ses habits (32 complets) à Hong Kong. Je lui ai alors dit de venir me trouver à mon lieu de travail, en ville… Nous sommes allées ensemble à l’agence. Quand les habits ont été pesés, Makissa n’avait pas l’argent nécessaire pour payer les frais d’expédition de son colis. Elle n’avait que 4.500.000 GNF.

On a divisé le colis en deux. Les agents expéditeurs ont pris le nombre de kilogrammes d’habits qui équivaut aux 4.500.000 GNF et Makissa m’a confiée le reste des habits », a expliqué madame Kadiatou Touré, tout en précisant que c’est près d’un mois après cette opération qu’elle a été informée que de la drogue a été retrouvée dans le colis qu’elle a laissé à l’agence.

«Le colis a été enregistré au nom de qui ? », demande le tribunal. Et, l’accusée de répondre: «C’est mon adresse qu’on a laissée là-bas. Mais, c’était pour aider Makissa. Comme je suis douanière et avec mes relations, je ne paie pas le même montant que les simples citoyens. Moi, je bénéficie souvent d’un rabais au niveau des frais d’expédition».

«Comment avez-vous appris que de la drogue a été retrouvée dans votre colis ?», a demandé à nouveau le juge Aboubacar Mafering Camara.
«Ce sont mes amis qui m’ont appelé pour me dire que je suis activement recherchée par le service de Thiégboro Camara(le secrétaire général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé), qui a même publié mes photos sur les réseaux sociaux.

Ils m’ont dit que c’est pour une affaire de drogue. Cela m’a beaucoup surpris. Mais, j’ai quand-même décidé de me rendre pour savoir ce qui se passe. Je me suis rendue au commandant de mon unité. Et, ce dernier m’a conduit au service de Thiégboro. Arrivée là-bas, les gendarmes m’ont dit que c’est de la cocaïne qui a été retrouvée dans mes habits que j’ai laissés à l’agence.

J’ai répondu que ces habits appartiennent à Makissa qui se trouve à Dakar. Je leur ai même donné le numéro de téléphone de Makissa. Ils ont appelée, ça a sonné, mais elle a refusé de décrocher le téléphone», a expliqué madame Kadiatou Touré tout en précisant qu’elle avait appelé Makissa Camara avant de se rendre aux services spéciaux de la lutte contre la drogue et le crime organisé.

«Je l’ai appelée pour lui dire que son colis m’a créé des problèmes. Mais, dès que je lui ai dit que de la drogue a été retrouvée dans ses habits, elle a raccroché le téléphone», a-t-elle ajouté.

Pour le ministère public (qui a passé son temps à charger l’accusée), le colis contenant de la drogue était destiné à un certain Michel James qui se trouve à Hong Kong. Et, soutient le procureur Alphadio Barry, «madame Kadiatou Touré a pris assez de risques pour Makissa Camara».

Cependant, le procureur audiencier a déploré le fait que le service de Thiégboro Camara, ainsi que le magistrat qui a instruit ce dossier, n’ont pas fourni les efforts nécessaires pour mettre la main sur MaKissa Camara.
«En ma qualité de ministère public, je dis que ce dossier devait être plus approfondi », a-t-il dit.

De son côté, l’avocat de la défense s’est contenté de démontrer l’innocence de sa cliente dans cette affaire. «L’élément matériel (la cocaïne) sur lequel s’appuie le ministère public existe bien dans cette affaire. Mais ce qui est aussi évident, c’est l’ignorance de l’accusée de l’existence de la drogue avant sa découverte.

Parce que ma cliente est allée jusqu’à proposer à Makissa de vendre le reste de ses habits ici, en Guinée. Car, c’était à l’approche de la fête de Tabaski. Après s’être rendue, c’est ma cliente qui a aussi dit aux gendarmes de venir chez elle pour voir les habits que Makissa lui avait confié », a récapitulé Me Alseny Sylla après avoir interrogé sa cliente à la barre.

Finalement, l’affaire a été renvoyée au 1er avril prochain pour la suite des débats.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Naïté vante les mérites du ministère des TP : « plus de 320 000 emplois » temporaires directs crées

18 mars 2019 à 15 03 56 03563

A l’image de certains de ses collègues du gouvernement, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, était face à la presse ce lundi, 18 mars 2019. La démarche visait à présenter le bilan du département pour les huit dernières années et d’annoncer les perspectives. La rencontre s’est tenue dans un réceptif hôtelier de Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans ses propos, Moustapha Naïté a commencé par faire l’état des lieux du réseau routier guinéen sous les deux premières républiques, de 1958 à 2010. « Sous la première République, de 1958 à 1984, le réseau routier laissé par l’administration coloniale, à la prise en main de notre pays, est passé de 10 143 kilomètres à 12 753 kilomètres de routes inventoriées (toutes catégories).

Les grandes voiries urbaines bitumées, environ 40 kilomètres ; routes nationales bitumées, 1124 kilomètres ; routes en terre moderne, 262 kilomètres ; routes en terre, 11 327 kilomètres ; les ponts sur les routes régionales 2660 mètres-linéaires ; les grands ouvrages 970 mètres-linéaires et les bacs fluviaux et maritimes 28 unités. Il ressort de cette période qu’en 1984, 60 % du réseau routier était dégradé.

Sous la deuxième République, de 1984 à 2010, le réseau routier a connu aussi un développement et a bénéficié de deux grands projets, notamment le troisième projet de la Banque mondiale ; ce qui explique des semi-réhabilitations ; et le quatrième projet qui a eu à reconstruire des infrastructures importantes, dont 1253 kilomètres », a-t-il indiqué.

Paradoxalement, poursuit le ministre, à la fin de 2010, le réseau routier guinéen présentait un taux de dégradation très élevé. « A l’avènement du professeur Alpha Condé, donc de la troisième République, plus de 81% du réseau routier revêtu était en mauvais état et une bonne partie en dégradation avancée.(…)

En 2010-2011, le président de la République a réhabilité environ 2377 kilomètres de routes nationales bitumées, revêtue plus de 81% en mauvais état ; 146 kilomètres de voiries urbaines bitumées, et 5045 mètres linéaires d’ouvrages de franchissements et environ une densité routière de 3, 1 kilomètres sur 100 kilomètres carré, alors que la moyenne dans la sous-région est de 5 kilomètres sur 7 kilomètres carré ».

Face à l’urgence qui s’imposait à l’arrivée du président de la République, Moustapha Naïté a dit qu’une nouvelle stratégie a ainsi été adoptée par le gouvernement pour la réhabilitation et la réfection de nouvelles routes. « Cette renaissance a demandé beaucoup d’investissements engagés ou mobilisés depuis 2011. Au moins, 2 milliards 200 millions de dollars ont été investis dans le développement des infrastructures routières sous la Troisième République.

Les différents ministres en charge des Travaux Publics ont mis au cœur de la stratégie l’emploi des jeunes. Sans se tromper, l’on pourra dire que plus de 320 000 emplois temporaires directs ont été pourvus depuis 2011, uniquement avec les travaux routiers. Ce chiffre est forcément en deçà de la réalité économique engendrée par la politique des grands travaux lorsqu’on sait que sur le long des axes, objet des travaux, se développe une économie locale… ».

Pour ce qui est des perspectives du département des Travaux Publics, Moustapha Naïté a annoncé que d’importants chantiers sont en vue. « Nous avons réhabilité et/ou reconstruit et ou les travaux sont encore en cours ou vont démarrer pour certains plus de 2000 kilomètres de routes nationales dont : réhabilitation de la route nationale Dabola-Kouroussa-Coyah-Friguiagbé ; Friguiagbé-Souguéta ; Mamou-Labé ; Kankan-Mandiana.

Et, en termes de reconstruction vous avez : Coyah-Mamou-Dabola ; Dabola-Cisséla-Kouroussa ; Kissidougou-PKA 63-Gueckédou ; Gueckédou-Kondébadou ; Coyah-Farmoriah », a annoncé le ministre des Travaux Publics.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mois de la femme : l’APAC-Guinée offre 700 livres aux points de lecture de Conakry

18 mars 2019 à 10 10 57 03573

Une cérémonie de remise de 700 livres aux points de lecture de Conakry a eu lieu avant-hier samedi, 16 mars 2019, au quartier Kipé, dans la commune de Ratoma. Cette initiative de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC-Guinée), a regroupé plusieurs membres de l’ONG, de nombreux lecteurs et d’autres invités de marque, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La toute première étape de cette remise fut la remise de 200 livres au Centre International de Recherche et de Développement (CIRD), le 8 mars dernier, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes.

Selon la présidente de l’APAC, Asmaou Barry, cette démarche, qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du mois de la femme, consiste à fournir des documents aux différents points de lecture de la capitale guinéenne. « L’Association des Professionnelles Africaines de la Commutation est en train de donner des livres à des structures pour lesquelles c’est intéressant de donner des documents. L’autre fois, c’était au CIRD où on avait donné près de 300 livres.

Cette fois-ci, nous avons visé les points de lecture. Comme vous le savez, Conakry Capitale Mondiale du Livre a permis de créer certains points de lecture dans certains quartiers de Conakry. Maintenant, il ne reste plus qu’à alimenter ces points de lecture, les promouvoir pour permettre aux citoyens de venir visiter ces points de lecture et se les approprier en s’abonnant et lire beaucoup. C’est pourquoi, l’APAC a tenu à contribuer à l’amélioration et à la promotion de ces points de lecture qui sont implantés pour les citoyens de ces quartiers-là.

Et nous, puisque nous disposons de quelques documents, nous sommes donc venus donner ces 700 livres à ces différents points de lecture. L’activité s’est tenue à Kipé. Mais, il n’y a pas que Kipé, il y a d’autres lieux où se trouvent des points de lecture. Maintenant, c’est au coordinateur général de les distribuer à travers les différents points concernés », a fait savoir Asmaou Barry.

Mamadou Saliou Bah, président de l’ONG Les Idéaux Pacifiques de Guinée et coordinateur des points de lecture de Conakry, a énuméré le nombre de points concernés avant d’exprimer sa joie par rapport à cette initiative. « Aujourd’hui, nous avons 21 points de lecture, et parmi ces points de lecture, il y a 8 points qui fonctionnent. Il y en a à Kipé ici, à Concasseur, à Dixinn centre 2, à Belvédère, à la Mairie de Dixinn, à Coléah Lanséboungni et au Jardin du 2 octobre.

Donc, c’est un grand plaisir pour nous recevoir ces livres. Depuis dix mois, ces points de lecture sont ouverts. Mais, je vous dis que les livres qu’APAC nous a donnés sont des livres magnifiques puisque c’est des livres qui répondent aux demandes des citoyens des quartiers. C’est notamment des documents de l’entrepreneuriat jeune et social, des livres de marketing et management et tous ces livres se retrouvent dans le lot que nous avons reçu de la part de l’APAC Guinée.

Ça fait donc un grand plaisir pour nous. Donc, c’est à notre tour de repartir ces livres au niveau de 5 points de lecture puisqu’on ne peut les envoyer à tous les points de lecture », a fait savoir le coordinateur des points de lecture, installés dans le cadre de Conakry Capitale Mondiale du Livre.

Dans la foulée, la journaliste et écrivaine, Hassatou Lamarana Bah, l’une des lauréates du SADEN (Salon des Entrepreneurs de Guinée) 2019, a pris la parole pour dire l’importance du livre. « Il faut dire que la lecture, c’est la nourriture de l’esprit. Je m’adresse surtout aux femmes. Il ne faudrait pas qu’on pense que quand on a de l’argent, c’est d’acheter des produits cosmétiques pour la beauté physique.

Il faudrait qu’on pense au bien être sur le plan intellectuel. Je veux dire que quand les femmes veulent s’affirmer, elles doivent se former et cette formation passe par la lecture. Donc, j’encourage tout le monde à lire », a laissé entende la directrice de publication du site actualitésféminines.com

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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