Koubia : les agents de santé de Gadha-Woundou, outillés sur la méthode des 5 S

22 novembre 2019 à 6 06 14 111411

Une session de formation des agents de santé a démarré hier, jeudi 21 novembre 2019, dans la sous-préfecture de Gadha-Woundou, relevant de la préfecture de Koubia. Organisés par le ministère de la santé, les travaux visent notamment à améliorer la qualité des soins de santé dans la localité, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

La sous-préfecture de Gadha-Woundou, commune de convergence qui fait frontière avec la République du Mali, fait face régulièrement à un manque de personnels dans les services de l’Etat, notamment dans les structures de santé. En raison de l’enclavement de cette commune rurale, les fonctionnaires qui y sont mutés ne s’y rendent généralement pas.

C’est pour tenter de remédier à ce problème et améliorer la qualité des soins de santé que le ministère de la santé a organisé cette formation. Les travaux regroupent les chefs de postes de santé, des responsables des relais et autres agents communautaires de la santé, et portent sur la méthode appelée 5 S, a expliqué le directeur préfectoral de la santé de Koubia, Dr Thierno Ibrahima Kourouma.

Pendant les quatre jours que va durer cette formation, les participants seront outillés sur les compétences du personnel des structures sanitaires, l’utilité, les facteurs de réussite, le processus de mise en œuvre et les avantages du management par 5 S de l’approche KAIZ, une méthode japonaise, précise Dr Fatoumata Diaraye Diallo, chargée de formation à la direction nationale des ressources humaines du ministère de la santé.

D’après madame Baldé Hadiatou Diallo, chargée de gestion administrative du personnel à la DRH du ministère de la santé, à l’issue de cette formation, les résultats attendus seront entre autres, niveau élevé de la qualité des services, un meilleur environnement de travail…

Le sous-préfet de Gadha-Woundou, Fakoly Kourouma, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux en compagnie du vice maire de la localité, Mamadou Korka Diallo, a vivement salué cette initiative du ministère de la santé.

De Gadha-Woundou (Koubia), Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Le DPJ de Tougué à Kassory Fofana : « nous soutenons la révision constitutionnelle »

21 novembre 2019 à 19 07 24 112411

A l’occasion de la réception ce jeudi, 21 novembre 2019, du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana (parti effectuer le lancement de l’agence nationale d’inclusion économique et sociale) à Tougué, le directeur préfectorale de la jeunesse de la cité de Thierno Saliou Balla Mö Koïn a exprimé l’adhésion « des jeunes de Tougué » au projet de changement de l’actuelle constitution de la Guinée.

A la faveur d’une allocution dans laquelle il a présenté Tougué comme « un terminus », Saïkou Oumar Baldé a déclaré, sans ambages, le soutien des jeunes de cette localité aux « idéaux de révision constitutionnelle » qui fait actuellement débat dans le pays, a appris le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Saïkou Oumar Baldé, Directeur préfectoral de la jeunesse de Tougué

« Cette date du 21 novembre sera marquée en lettre capitale dans les annales de l’histoire de Tougué, cité de l’illustre Thierno Saliou Balla Mö Koïn… excellence monsieur le Premier ministre, un adage nous dit : quand le soleil brille, ouvre lui la porte », a entamé Saïkou Oumar Baldé, devant les populations qui se trouvaient au stade préfectoral de Tougué.

Poursuivant son allocution, le directeur préfectoral de la jeunesse de Tougué a laissé entendre que c’est le peuple de Guinée qui a fait des prières afin que Dieu lui fasse goûter les délices de la démocratie. « Cet appel a été entendu, à notre grand honneur, par l’accession à la magistrature suprême de son excellence le Professeur Alpha Condé, premier président démocratiquement élu. Sans démagogie, la jeunesse vous ouvre largement les portes à Tougué. Ce mandat nous ait dédié ; et, nous sommes et resterons les premiers bénéficiaires », a dit Saïkou Oumar Baldé, tout en énumérant le déficit de personnel et la vétusté du bâtiment qui abrite la direction qu’il dirige en tant que bénévole.

Visiblement très honoré de la présence du Premier ministre dans cette ville, qui est vieille de plus d’un siècle, le directeur préfectoral de Tougué a exprimé le soutien des jeunes de Tougué à un changement constitutionnel en Guinée.

« Honorables hôtes, votre présence à Tougué nous honore, nous rassure, nous encourage et nous galvanise à plus d’un titre. Elle traduit la ferme volonté du chef de l’Etat et de son gouvernement à œuvrer pour l’épanouissement des jeunes. La jeunesse laborieuse de Tougué est et restera tournée vers le développement…Tougué a été fondée en 1901 ; et, elle brille aujourd’hui par sa vétusté et toutes les priorités de développement sont prioritaires. Nous espérons que la réalisation des activités programmées (bitumage de la route Labé-Koukoutamba-Dinguiraye, barrage hydroélectrique de Koukoutamba…) sera génératrice d’emploi et participera au désenclavement de Tougué. Ainsi, notre préfecture cessera d’être un terminus, mais plutôt un passage obligé pour tout voyageur. Par la même occasion, nous vous réitérons notre totale adhésion au programme de changement pour le développement économique, social et politique de notre pays, prôné par le Professeur Alpha Condé. Nous soutenons sans réserve les nobles idéaux de paix, de progrès, de prospérité et de la révision constitutionnelle de notre pays », a conclu Saïkou Oumar Baldé.

De Tougué, Alpha Ibrahima Baldé pour Guineematin.com

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Kassory Fofana à Tougué : voici l’intégralité du discours

21 novembre 2019 à 16 04 59 115911
Ibrahima Kassory Fofana, Premier Ministre, Chef du Gouvernement

« Je suis un fils d’imam venant d’une famille modeste, et mon destin était de maîtriser le coran et de travailler dans les champs. Rien, absolument rien, ne me destinait à aller à « l’école des blancs », à devenir plusieurs fois ministre de la République et aujourd’hui Premier ministre. Le premier devoir d’un homme politique, c’est de dire la vérité. Et la vérité, c’est que je sais, dans mon âme et dans ma chair, ce que cela signifie d’être pauvre, parce que je suis moi-même issu de la pauvreté ».

Conakry le, 21 Novembre 2019 – TOUGUÉ, ON DJARAMA !

Excellence Monsieur le d’État,

Excellence Mesdames et messieurs les Ministres,

Monsieur le Gouverneur,

Monsieur le Préfet de Tougué,

Mesdames et messieurs les notables civils et religieux

Monsieur le Coordinateur général de l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), Conseiller Spécial chargé de l’économie et des finances à la Primature ;

Madame la Directrice générale de l’ANIES ;

Mesdames et messieurs les membres du cabinet de la Primature ;

Distingués invités, chères populations de Tougué ;

C’est avec un plaisir immense que je suis aujourd’hui dans la Préfecture de Tougué. 

Je voudrais remercier les autorités préfectorales, de Labé et de Tougué, les élus et responsables locaux, les autorités religieuses, les femmes et les jeunes de la région de Labé, pour la généreuse hospitalité réservée à ma délégation. Je remercie également les cadres ressortissants de la Préfecture de Tougué, qui n’ont ménagé aucun effort pour mon accueil aujourd’hui dans leur ville.

Je le fais au nom du Président de la République, en mon nom personnel et en celui de l’ensemble du Gouvernement.

Mesdames et messieurs, 

Chers invités, 

Si je suis ici aujourd’hui à Tougué, c’est pour délivrer un message d’espoir, de responsabilité, mais aussi de vertu. 

Dans ma déclaration de politique générale, le 27 juin 2018 devant l’Assemblée nationale, je prenais un engagement fort, qui, à l’époque, a pu apparaitre illusoire à certains. 

Je m’engageais, en effet, devant les élus de la nation et le peuple de Guinée tout entier, à faire du partage de la prospérité la clé de voûte de l’action économique gouvernementale. 

Cet engagement, pourtant, découle d’une rationalité économique et sociale difficilement contestable.  

Malgré nos performances économiques sur la période récente et la robustesse de notre croissance, les conditions de vie de nos populations demeurent difficiles. Le dynamisme économique de notre pays ne semble pas avoir permis d’avancées notables en termes de réduction de la pauvreté et des inégalités, qui se sont aggravées : 

§ 60% de nos concitoyens vivent en situation de pauvreté. Dans les zones rurales, il s’agit même de 65% de la population ; 

§ nos enfants sont mal nourris, grandissent mal et ont une durée de scolarisation plus faible que dans les pays voisins ;

§ les programmes d’aide aux plus vulnérables et de lutte contre l’exclusion sociale restent modestes dans notre pays.

Cette situation, pourtant, est en décalage par rapport aux richesses naturelles dont est dotée la Guinée. 

Mesdames et messieurs, 

Chers invités, 

La croissance économique ne se mange pas. Elle ne nourrit pas non plus les Guinéens. Ce qui intéresse nos populations, ce sont les fruits de la croissance économique.

C’est pour cette raison que je me suis engagé, en accord avec le Président de la République, à créer une Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES). 

Avant de vous présenter cette politique publique innovante, je ne saurais souligner ici combien je mesure ce que cela signifie d’être pauvre. 

Si on regarde mon parcours, on peut considérer que j’ai une vie bien remplie. Mais je n’oublie pas d’où je viens et qui je suis. Je suis un fils d’imam venant d’une famille modeste, et mon destin était de maîtriser le coran et de travailler dans les champs

Rien, absolument rien, ne me destinait à aller à « l’école des blancs », à devenir plusieurs fois ministre de la République et aujourd’hui Premier ministre. 

Le premier devoir d’un homme politique, c’est de dire la vérité. Et la vérité, c’est que je sais, dans mon âme et dans ma chair, ce que cela signifie d’être pauvre, parce que je suis moi-même issu de la pauvreté. 

C’est parce que je sais ce que recouvre la pauvreté, que je mesure l’urgence pour le Gouvernement de prêter une attention particulière à la question d’un meilleur partage de la prospérité. 

Que chaque ménage résidant en Guinée, où qu’il soit, sache qu’il fait partie de la communauté nationale. Qu’il mérite une part, aussi petite soit-elle, de la richesse créée en Guinée.

C’est précisément pour cette raison que le Président de la République a décidé d’allouer 15% des recettes fiscales minières à l’ANAFIC, pour favoriser un développement à la base des communautés.

C’est également pour cette raison que l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale (ANIES) a été créée, pour répondre aux nombreux défis de l’inclusion économique, sociale et financière. 

Cette agence est une innovation guinéenne. C’est aussi une première en Afrique de l’Ouest, car elle n’a pas d’équivalent. Elle contribuera fortement à la réduction de la pauvreté en Guinée et constituera un vecteur puissant de redistribution des fruits de la prospérité économique.

Parce que la pauvreté a atteint des niveaux insupportables en Guinée, nous avons, avec l’ANIES, des objectifs ambitieux. À la création de l’ANIES en janvier 2019, notre objectif était de consacrer l’équivalent de 2% de PIB, c’est-à-dire de la richesse nationale, à la réduction de la pauvreté dans notre pays.  

À date, cet objectif a été atteint. Nous avons mobilisé plus de 179 millions de dollars américains, soit plus de 2,8% du PIB de la Guinée. 

Notre nouvel objectif est d’atteindre 4 % de PIB d’ici 2025, que nous comptons orienter vers les 40 % les plus pauvres de la population guinéenne, soit environ six (6) millions de Guinéens. 

Toutes ces ressources vont être utilisées pour venir en aide à nos populations. L’ANIES va réaliser des transferts monétaires, faire participer des jeunes et adultes à des travaux à haute intensité de main d’œuvre, mais aussi aider les personnes pauvres dans le secteur de l’agriculture (qui concentre plus de la moitié de la population pauvre), dans l’énergie et aussi dans l’entreprenariat.

Mesdames et messieurs, 

Distingués invités, 

Populations de Tougué,

Le message que je voudrais livrer est qu’aujourd’hui marque le début de l’action gouvernementale visant à établir un lien clair entre la richesse créée dans notre pays et la réduction effective de la pauvreté en Guinée.

Le déploiement de l’ANIES va se faire en deux phases. Une première phase expérimentale va porter sur les préfectures de Gaoual, Forécariah, Kindia, Beyla, Dabola, Kérouané, Kouroussa, Mamou et Tougué, ainsi que la zone spéciale de Conakry. 

Cette expérimentation porte sur un échantillon de 400 000 personnes dans les préfectures que je viens de citer. Chaque ménage éligible percevra environ 250 000 francs guinéens par mois, pour l’aider à atténuer les effets de la pauvreté. 

Pendant ces six (6) mois d’expérimentation, l’ANIES proposera également aux jeunes et adultes valides de prendre part à des travaux à haute intensité de main d’œuvre contre une rémunération journalière de 35 000 francs guinéens.

Le choix de ces territoires a été opéré sur des bases économiques et sociales, à travers l’indice de pauvreté (multidimensionnel). 

Ainsi, avec un taux de pauvreté de 66,2%, Tougué est la préfecture la plus pauvre de la région administrative de Labé. C’est donc ici, dans ce magnifique territoire qui a parfois le sentiment justifié d’être laissé pour compte, qu’il nous est apparu souhaitable de lancer l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale. 

Nous serons demain à Mamou centre pour également lancer l’ANIES. 

Jeunes et femmes de Tougué, soyez rassurés que le Gouvernement ne vous oublie pas. L’inclusion économique et sociale commence par Tougué. 

Cette inclusion économique et sociale débute avec l’identification des personnes à aider. L’Institut national de la statistique (INS), qui est le partenaire de l’ANIES, se rendra dans les ménages de Tougué pour collecter les données économiques et sociales qui nous permettront de définir le niveau de pauvreté. Ensuite, l’entreprise IDEMIA, un autre partenaire de l’ANIES, viendra prendre les données biométriques (les empreintes digitales, notamment) afin de sécuriser les identités.

Mesdames et messieurs, 

Populations de Tougué, 

Voici donc la raison de ma présence aujourd’hui à Tougué. 

L’inclusion économique et sociale est un impératif politique, économique et sociale. L’Agence nationale d’inclusion économique et sociale est la priorité des priorités de l’action économique gouvernementale, suivant en cela les directives du Président de la République. 

Je voudrais dire aux populations de Tougué, en particulier aux femmes et jeunes de Tougué, que l’inclusion commence par le Fouta. 

Pour partager la prospérité, réduire effectivement la pauvreté, vous pouvez compter sur nous.

Pour favoriser l’inclusion économique et sociale, renforcer la cohésion nationale et réduire les frustrations et les inégalités sociales, vous pouvez également compter sur nous. 

Vive la cohésion sociale et l’unité nationale !

Vive l’ANIES et le partage de la prospérité !

Vive la Guinée !

Je vous remercie.

Ibrahima Kassory Fofana

Premier Ministre, Chef du Gouvernement

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TPI de Dixinn : un concessionnaire jugé pour escroquerie sur une déguerpie de Kaporo Rails

21 novembre 2019 à 16 04 19 111911

Madame Marliatou Diallo, victime de l’impitoyable déguerpissement de Kaporo-rails, dans la commune de Ratoma, croyait avoir trouvé un sauveur en la personne de Mamoudou Diallo. Après avoir quitté la zone, la malheureuse qui était à la recherche d’un logement, tombe sur Mamadou Diallo, domicilié à Dar-Es-Salam. Ce dernier accepte que dame Marliatou construise un bâtiment dans sa concession. Après avoir fini de construire, elle sera finalement interdite d’accéder sur les lieux. L’affaire, portée au tribunal de Dixinn, a connu son dernier virage hier mercredi, 20 novembre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mamoudou Diallo, détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 08 août 2019, est jugé pour escroquerie au préjudice de Marliatou Diallo dans une affaire de construction d’un bâtiment composé d’une chambre, d’un salon et d’une toilette interne. Appelé à la barre par le juge Aboubacar Maférin Camara, le prévenu a nié les faits d’escroquerie pour lesquels il est poursuivi. « Moi, je n’ai escroqué personne. Ce que moi je sais, madame Marliatou Bah, déguerpie de Kaporo Rails, est venue me voir par le canal d’une connaissance de ma grande sœur pour affaire de logement chez nous. Quand elle est venue se présenter à moi, elle m’a dit qu’elle veut avoir une location. Je lui ai dit que chez moi il n’y a pas de bâtiment à louer mais on peut lui donner des espaces vides en location. Elle même elle va construire son logement. On est tombé d’accord sur ça. Après ça, je lui ai donné un espace où construire un bâtiment d’une chambre, un salon et une toilette intime. Dans un premier temps, elle m’a donné de l’argent dont le montant s’élève à un peu plus de 3 millions de FG. J’ai trouvé un maçon qui avait commencé à faire le mur. Mais quelques temps après, elle venue envoyer un autre maçon pour elle même. C’est ainsi qu’on a continué la construction jusqu’à la fin. Nous avons convenu que les frais de location sont à 350 mille francs guinéens par mois, après avoir fini de construire, c’est qu’elle va payer. Maintenant qu’elle a fini de construire, elle dit qu’elle ne va plus entrer dans la maison, elle veut avoir son argent qu’elle a dépensé pour la construction du bâtiment. Mais, ce n’est pas moi qui lui ai dit de ne pas entrer dedans et je ne sais pas pourquoi elle dit qu’elle ne va pas occuper le bâtiment », a-t-il expliqué.

Dans ses explications, dame Marliatou Bah soutient mordicus avoir été victime d’escroquerie. « C’est après que j’ai été déguerpie à Kaporo que j’ai appris qu’il y a des bâtiments en location chez Mamoudou Diallo. Je suis allée le voir. Il m’a dit qu’il n’y avait pas de logements, mais des espaces libres si je veux construire. J’ai donné mon accord. C’est ainsi qu’il m’a présentée à tous ceux qui sont à l’intérieur de la cour. Tout le monde a confirmé que c’est Mamoudou et ses deux grandes sœurs : l’une est à Conakry ici, l’autre est en occident, qui sont propriétaires de la concession. Après ça, il m’a rassuré qu’il n’y a pas de problèmes, que je peux aller construire sans aucun problème et qu’on n’a même pas besoin de papiers pour ça, c’est lui qui coordonne tout dans la concession ».

Poursuivant, dame Marliatou a fait savoir qu’elle a donné de l’argent pour les travaux. « C’est ainsi que je me suis engagée et je lui ai donné un peu plus de 3 millions de francs guinéens pour le début des travaux. Mais quelques jours après, je suis venue trouver qu’il n’a fait que 3 rangées de briques. Je lui ai demandé à ce que moi-même je prenne mon propre maçon. J’ai envoyé mon maçon, on a continué les travaux jusqu’à la fin de l’élévation des murs. Sa sœur qui est à Conakry est venue arrêter les travaux pour nous convoquer tous les deux à la gendarmerie de la Carrière. De négociation en négociation, Mamoudou a pris la garantie, il s’est entendu avec la famille qu’il n’y aura plus de problème et que je peux continuer les travaux. En ce moment j’avais dépensé un peu plus de 10 millions de francs guinéens. C’est après ça que je suis revenue continuer les travaux jusqu’à la finition. Quand j’ai fini de tout faire, j’ai fermé à cadenas, j’ai pris une copie de la clé du salon je lui ai donné puisqu’il y avait ces matériels de dedans. En tout, ça tout m’a coûté 27 millions 37 mille francs guinéens sans compter le transport que je payais à chaque fois que je venais », a révélé la dame.

Les choses vont tourner court juste après. « C’est quand maintenant je me suis apprêtée à venir m’installer que Mamoudou et sa sœur m’ont dit que le bâtiment a augmenté de valeur, que ce n’est plus 350 mille francs guinéens, mais c’est 1 million que le bâtiment vaut en location par mois. Mais même avec ça, je ne vais plus mettre pieds dans cette maison. Sa sœur m’a dit qu’elle allait me tuer si j’y mettais mon pied. C’est ainsi que j’ai décidé de ne plus repartir là-bas puisque ma sécurité est menacée. Ils n’ont qu’à me restituer les 27 millions 37 mille francs guinéens, plus l’intérêt que cela pourrait engendrer si je les mettais dans mon commerce », a sollicité Marliatou Bah.

Après les débats, s’en sont suivis les réquisitions et les plaidoiries des parties au procès.

L’avocat de la partie civile, maître Moumini Diallo, va demander au tribunal d’appliquer la Loi. « Monsieur le président, nous demandons qu’il vous plaise d’observer les faits et d’appliquer la Loi conformément aux dispositions de l’article 403 du code pénal en condamnant le prévenu au payement intégral du montant dépensé pour la construction du bâtiment, au payement de 50 millions au titre de dommages et intérêts et au payement de 15 millions de francs guinéens pour la réparation du préjudice moral causé à notre cliente », a demandé l’avocat.

Le procureur Daouda Diomandé va pour sa part requérir 1 an d’emprisonnement, assorti de 6 mois de sursis, contre Mamoudou Diallo, et le payement intégral du montant que la partie civile a dépensé dans la construction du bâtiment. « Monsieur le Président, monsieur Mamoudou Diallo et sa sœur ont autorisé madame Marliatou Bah à construire ce bâtiment. Elle l’a construit, tout est fini. Il ne lui reste plus qu’à y entrer. Ils attendent jusqu’à ce qu’elle fini de tout faire pour lui dire que le bâtiment a augmenté de valeur d’un million. Qui l’a construit et l’a mis en valeur si ce n’est pas elle ? En plus de ça, ils l’empêchent d’entrer dans le bâtiment qu’elle a construit avec leur accord en la menaçant de mort. Si elle a construit c’est parce qu’elle a été rassurée qu’elle n’allait avoir aucun problème. Maintenant, ils ont fait le contraire de ce qu’ils ont promis. Le ministère public requiert qu’il vous plaise de retenir monsieur Mamoudou Diallo dans les liens de culpabilité et de le condamner à 1 an d’emprisonnement assorti de 6 mois de sursis avec le payement intégral du montant dépensé qui s’élève à 27 millions 37 mille francs guinéens. En le faisant, vous aurez rendu une saine justice », a requis le procureur.

De son côté, maître Alsény Sylla, avocat de la défense, a estimé lui, que le tribunal correctionnel de Dixinn n’est pas compétent pour juger cette affaire. « Je suis déçu, je suis choqué, je suis révolté quand j’entends le représentant du ministère public dire qu’il y a eu de l’escroquerie dans cette affaire. Il n’y a eu nulle part dans cette affaire de l’escroquerie. Parce dans ce dossier, il n’y a ni de faux nom, ni de fausse qualité, ni de manœuvres frauduleuses. Monsieur le président, qu’il vous plaise de renvoyer cette affaire pour incompétence, parce qu’elle pénale, mais civile », a-t-il plaidé.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendu le mercredi 27 novembre 2019.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Herico (Lélouma) : inauguration d’un hangar et remise de matériels aux groupements maraîchers

21 novembre 2019 à 15 03 28 112811

La commune rurale de Hérico, relavant de la préfecture de Lélouma, vient de bénéficier d’infrastructures et de matériels pour les groupements maraîchers locaux. Une initiative du projet Wallondiral Gasteiz Hérico qui vise à renforcer la souveraineté alimentaire et l’autonomisation des femmes et leur leadership. La cérémonie a eu lieu hier, mercredi 20 novembre 2019, à Hérico, dans la préfecture de Lélouma, en présence des autorités locales et de plusieurs groupements bénéficiaires, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La cérémonie a consisté à l’inauguration d’un hangar et à une remise de matériels en faveur de sept (7) groupements féminins locaux. Cette initiative de Wallondiral Gasteiz Hérico est financée par la commune Vitoria Gasteiz d’Espagne, commune située dans le pays Basque. Le projet bénéficie de l’appui technique de l’association Haaly Pular de Vitoria Gasteiz et exécuté par l’ONG Actions pour la Santé et le Développement en Guinée (ASD-G) en collaboration avec l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH).

La présidente de l’ONG Actions pour la Santé et le Développement en Guinée (ASD-G), Maimouna Diallo, est revenue sur l’objectif du projet. « Ce projet, qui a démarré depuis décembre 2017, vise à améliorer les conditions de vie de la population, promouvoir l’autonomisation personnelle, sociale, et économique des femmes et leur participation politique à la prise de décisions au niveau communautaire ».

Maimouna Diallo, présidente de l’ONG Action pour la santé et le développement

Par ailleurs, Maimouna Diallo a fait savoir que plusieurs activités ont été menées depuis 2017. « Un hangar construit au marché de Hérico sur une surface de 200 mètres carrés dont le coût total s’élève à plus de 173 millions de francs guinéens. Il y a aussi sept (7) Activités Génératrices de Revenus dans le secteur agricole au profit des groupements de Kabita, Lemounéré, Pellel, Manasigui, Billin, Madina Dian et Kodiwel pour un montant de plus de 89 millions de francs guinéens, composé de matériels pour la clôture des parcelles maraîchères ,des équipements agricoles, des semences agricoles, des arrosoirs, des motopompes, des pioches, des dabas, des pulvérisateurs », a-t-elle énuméré.

Karamoko Demba Diallo, secrétaire général de la mairie de Herico

Le représentant du maire à la cérémonie, Karamoko Demba Diallo, a salué les efforts des ressortissants de Hérico en Espagne avant d’inviter les bénéficiaires à en faire bon usage. « Au nom des populations de Hérico, nous disons merci à tous les partenaires techniques et financiers pour la mise en place de ce projet tout en leur promettant de pérenniser cet hangar. Populations de Hérico, faisons de cet hangar venu à la très bonne heure un lieu d’échange pour créer le développement ».

A part l’appui dans le secteur agricole, d’autres activités sont menées par l’ONG Action pour la Santé et le Développement en Guinée comme des formations en communication communautaire, la saponification, la teinture, des séances d’alphabétisation de proximité animées par des personnes ressources de la localité.

Mariama Dalanda Diallo, présidente des femmes de Herico

La présidente des femmes de Hérico, Mariama Dalanda Diallo, a remercié les initiateurs de ces dons. « Nous remercions tous ceux qui ont pris le temps pour venir assister à cette cérémonie, surtout actuellement avec les travaux champêtres. Je remercie tous les groupements de Hérico. On vous promet ici que nous allons prendre soin de cet hangar et des équipements mis à notre disposition aujourd’hui ».

A rappeler que le marché de Hérico a également bénéficié de matériels pour l’hygiène du marché, composés de poubelles, de brouettes, de gants, de râteaux et de gilets.

Depuis Hérico, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621686148

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Conakry : plusieurs enfants sensibilisés sur leurs droits

21 novembre 2019 à 14 02 58 115811

A l’occasion de la journée internationale de la promotion et de la protection des droits de l’enfant, un collectif d’ONG, a organisé une campagne de sensibilisation et de vulgarisation des droits de l’enfant hier mercredi, 20 novembre 2019. C’est le groupe scolaire José Martir, situé au quartier Yattaya dans la commune de Ratoma, qui a abrité cette cérémonie, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont les ONG le Parlement des Enfants Guinéens (PEG), le Conseil Consultatif des Enfants et Jeunes de Guinée (CCEJG), et l’Association des Enfants et Jeunes travailleurs de Guinée (AEJTG) qui ont initié cette journée de sensibilisation. La cérémonie avait pour thème, « Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité ». Le collectif est en partenariat avec la Coalition des ONG de Protection et de Promotion des Droits de l’Enfant Luttant Contre la Traite (COLTE/CDE) et l’ONG Save the Children International.

Mamady Mansaré, chargé de suivi-évaluation de la COLTE/CDE

Mamady Mansaré, chargé de suivi-évaluation de la COLTE/CDE, est revenu sur les objectifs de la journée de campagne de sensibilisation et de la vulgarisation des droits de l’enfant. « Vous n’êtes pas sans le savoir, aujourd’hui quand nous prenons les milieux scolaires, la plupart des encadreurs, ceux qui travaillent avec les enfants, ne connaissent pas réellement ce qu’il faut faire avec des enfants. Aujourd’hui nous, on profite de cette occasion à travers cette journée internationale de la promotion et de la protection des droits de l’enfant, pour vraiment essayer de vulgariser et de sensibiliser non seulement les élèves et aussi les encadreurs et tous ceux qui travaillent dans le domaine de l’enfant », a-t-il dit.

Madame Finy Sylla, chargée des questions de l’enfance au niveau de la commune de Ratoma

Parmi les invités, figurait Madame Finy Sylla, chargée des questions de l’enfance au niveau de la commune de Ratoma. Elle a dit toute sa satisfaction devant cette initiative. « J’ai juste un sentiment de satisfaction puisque, c’est une journée internationale qui favorise la célébration des droits de l’enfant, je ne peux que me réjouir. Quand on dit enfant, c’est une couche très vulnérable qu’il faut chercher à défendre. Avant que nous nous les défendions, il faudrait qu’eux aussi sachent réellement quels sont les droits et instruments juridiques qui vont en leur faveur », a-t-elle souligné.

Amadou Oury Diallo, directeur général du groupe scolaire José Martir

Même son de cloche chez Amadou Oury Diallo, directeur général du groupe scolaire José Martir. Il s’est dit fier d’accueillir cette cérémonie de sensibilisation des enfants sur leurs droits. « C’est une grande fierté et une joie de recevoir cette ONG. Comme vous le constatez, les enfants sont contents et nous sommes aussi contents. On s’engage à accompagner l’ONG, à accompagner les enfants. Nous savons déjà il y a longtemps qu’il y a des enfants qui sont maltraités au sein de certaines familles et qui viennent se plaindre à notre niveau. Nous savons ce que nous menons. Tel est le combat que nous menons envers les parents pour mieux traiter ces enfants-là », a-t-il précisé.

Mory Kalivogui, élève en classe de 3ème année

Un concours de dessin a été organisé entre les élèves de ladite école par les initiateurs de la cérémonie. Des prix ont été décernés aux différents lauréats. Mory Kalivogui, élève en classe de 3ème année fait partie des heureux gagnants. « J’ai dessiné pour avoir un cadeau. J’ai eu un sac, des cahiers et des crayons. J’ai dessiné un enfant qui joue avec un jouet à la maison. J’ai compris aujourd’hui que l’enfant a le droit de jouer, que l’enfant a le droit de partir à l’école, que l’enfant a le droit de manger… »

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59

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Manif du FNDC : forte mobilisation des citoyens dans les rues de N’Zérékoré

21 novembre 2019 à 13 01 27 112711

Les citoyens de N’Zérékoré ont massivement répondu à l’appel à manifester de l’antenne locale du FNDC. De nombreux habitants de la commune urbaine et de certaines sous-préfectures voisines sont descendus dans les rues de la ville pour exprimer leur opposition à un troisième mandat en Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Dès 9 heures, la mobilisation a commencé dans la ville. De nombreux citoyens de la commune urbaine de N’Zérékoré et des sous-préfectures de Samoe, Komou, Palé, Koulé, Koropara, ont déferlé dans la rue. Certains se sont rassemblés au carrefour Komou avant d’aller rejoindre ceux qui étaient mobilisés au rond-point du Gouvernorat, où la marche a démarré aux environ de 10 heures et demi.

Vêtus pour la plupart de t-shirts rouges avec des foulards attachés à la tête, les manifestants ont défilé sur une distance de 2 kilomètres, certains brandissant des pancartes et d’autres scandant des slogans comme : « N’Zérékoré, 3ème mandat Hopaipely » ; « Ça ne passera pas en forêt » ; « On ne veut pas l’argent, on veut la vérité »…

Au lieu d’encadrer la marche comme l’avait promis le maire, les forces de l’ordre sont restées campées au niveau de certains carrefours pour veiller au respect de l’itinéraire indiqué par les autorités locales. Les manifestants ont respecté cet itinéraire et ont marché dans le calme jusqu’au point d’arrivée, où est prévu un meeting.

A suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Sékou Souaré, société civile à Boké : « on ne doit pas empêcher les manifestations »

21 novembre 2019 à 12 12 48 114811

« La situation du pays est assez critique. Et puisqu’elle est critique, il faut forcément qu’il y ait des mouvements ». C’est l’avis d’Elhadj Sékou Souaré, le président du conseil régional des organisations de la société civile de Boké, sur les manifestations organisées chaque semaine à travers le pays contre le projet de nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé. Il l’a dit au micro du correspondant de Guineematin.com dans la ville.

« Les problèmes avec les marches, c’est les casses et c’est les désagréments causés aux citoyens lambda », soutient-il. Mais, selon le constat, les manifestations de rue sont généralement pacifiques quand elles sont autorisées. C’est pourquoi, Elhadj Sékou Souaré estime que les autorités ne doivent pas interdire les manifestations.

Elhadj Sékou Souaré, président du conseil régional des organisations de la société civile

« On ne doit pas empêcher les manifestations, mais il faut qu’elles soient civilisées. Moi, je ne vois pas de raison que l’autorité refuse les marches. Elle doit les accepter et elle doit prendre les dispositions pour encadrer les mouvements, c’est extrêmement important. À Boké, je salue la manière avec laquelle les marches sont toujours tenues. Nous encourageons les leaders à continuer dans ce sens », a-t-il dit.

Mais, pour résoudre la crise actuelle, le président du conseil régional des organisations de la société civile de Boké encourage les parties concernées à un dialogue sincère. « Nous, nous avons toujours souhaité que les parties s’asseyent pour discuter en cadres sincères en faveur des pauvres guinéens qui payent toujours les frais. Les morts et les blessés sont toujours les fils des pauvres. Donc la Guinée c’est les quatre roues de l’histoire. Il faudrait que chaque roue sache jouer son rôle et que le conducteur puisse être en place pour équilibrer la locomotive », a lancé Elhadj Sékou Souaré.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Accueil du Premier ministre à Tougué : le FNDC local prévient

21 novembre 2019 à 10 10 44 114411

Le premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, est attendu dans la préfecture de Tougué ce jeudi, 21 novembre 2019. Le Gouvernement prévoit aujourd’hui de lancer les opérations d’identification des personnes pauvres et vulnérables en vue de leur offrir la prospérité, via l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES).

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, Mohamed Sacko Barry, porte-parole du FNDC, affirme que l’antenne du Front national de défense de la constitution de Tougué menace de de se faire entendre si l’accueil prend une couleur politique.

Mohamed Sacko Barry

« S’il vient pour lancer un programme, nous l’acclamons. S’il vient pour une campagne, là, c’est politique, on arbore aussi la veste de campagne. Et, si c’est autre chose, on dira aussi autre chose sous forme de réaction. De toutes les façons, dans le cas spécifique de Tougué, nous n’aurons aucun acte de violence. Il n’y aura pas de jets de pierres, on ne va lapider personne, pas d’injures. Mais, nous nous ferons entendre. Le FNDC avait été convié à travers nos entités à la réunion préparatoire que le préfet avait appelées. Et, sur place, nous leur avons dit notre point de vue. Nous avons dit que si c’est pour la réception, nous sommes d’accord. Mais, si c’est pour une campagne de troisième mandat ou pour le référendum, là, nous réagirons », a précisé le porte-parole de l’antenne du FNDC à Tougué.

De Tougué, Alpha Ibrahima Diogo Baldé pour Guineematin.com

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Manif contre le 3ème mandat à N’Zérékoré : les membres du FNDC commencent à se mobiliser

21 novembre 2019 à 10 10 39 113911

La marche projetée ce jeudi, 21 novembre 2019, par l’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) N’Zérékoré commence à mobiliser les citoyens. La démarche vise à protester contre le projet de nouvelle constitution qui pourrait ouvrir la voie à un 3ème mandat pour Alpha Condé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La mobilisation a déjà commencé à N’zérékoré à l’appel du FNDC. L’itinéraire prévu pour cette marche sera du Gouvernorat au Terrain Rouge.

Le carrefour Komou, qui doit recevoir les opposants au 3ème mandat venant des sous-préfectures de Samoe, Komou, Palé, Koulé, Koropara, est déjà pris d’assaut.

Au niveau du gouvernorat de N’Zérékoré, les jeunes opposés au 3ème mandat sont habillés en t-shirt et foulards rouges, munis de pancartes et affiches. Certains responsables locaux des partis politiques, membres du FNDC, sont visibles sur les lieux.

Il faut noter que, dans la soirée d’hier, une équipe gouvernementale composée des ministres Rémy LAMAH (Santé), Frédéric Loua (Pêche) et Papa Koly Kourouma (Assainissement) s’est rendue dans la capitale de région forestière. La démarche visait, apprend-on, à dissuader le FNDC N’Zérékoré de marcher ce jeudi. C’est chez le patriarche, Molou Holomo Hazaly Zogbélémou, que la rencontre a eu lieu. Mais de sources sûres, on apprend que le FNDC aurait décliné l’offre.

A suivre !

Du gouvernorat de N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Fin de la crise à Siguiri : la SAG a repris ses activités

21 novembre 2019 à 9 09 50 115011

Après cinq jours d’arrêt, les activités de la SAG ont repris hier, mercredi 20 novembre 2019, à Siguiri. Les négociations menées entre la direction de la société minière, la communauté et les autorités ont permis de trouver un compromis, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Les employés de la Société Aurifère de Guinée (SAG) ont retrouvé le sourire mercredi matin en reprenant le chemin du travail. Une reprise qui fait suite à des négociations qui ont connu l’implication des autorités de Siguiri, le gouverneur de la région de Kankan, mais aussi le ministère en charge des mines. Ces négociations ont permis de résoudre la crise qui opposait la SAG et la population du district de Fatoya, dans la commune rurale de Kintinian, et qui avait conduit à l’arrêt des activités de la société, vendredi dernier.

« Nous sommes tombés d’accord sur 4 des 11 points que nous pensions être importants à ce stade. Nous demeurons conscients que nos partenaires sont engagés à résoudre les autres problèmes à l’avenir même si la SAG aurait préféré que tous les points soient résolus maintenant. C’est en fonction de cette logique et la plaidoirie de toutes les parties prenantes que avons pris la décision de reprendre les activités de la mine dans l’intérêt de tous », a annoncé Aboudourahmane Diaby, le directeur général de la Société Aurifère de Guinée.

Les quatre points qui ont fait objet d’accord sont : l’arrêt de l’interruption des activités de la SAG par la communauté ; l’arrêt de l’exploitation des mines de la SAG par la communauté ; la réglementation de la demande des communautés. Désormais, les citoyens doivent adresser leurs demandes aux autorités communales au lieu de venir directement à la SAG. Et enfin, la réglementation de la construction des maisons. Il est interdit désormais de construire des maisons aux abords des mines de la SAG.

Il n’y a eu cependant aucune annonce concernant le bitumage de la route Siguiri-Fatoya que réclamaient les habitants de ce district. C’est cette revendication qui a entraîné d’ailleurs la crise. Accusant la SAG d’avoir refusé de réaliser ces travaux, des habitants de Fatoya sont allés bloquer le travail au niveau d’une mine d’or de la localité exploitée par la société. Ce qui a amené la SAG à arrêter toutes ses activités dans la préfecture.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Tougué attend le Premier ministre, Kassory Fofana : écoles et centres de santé fermés

21 novembre 2019 à 9 09 09 110911

Après les manifestations d’hier à Labé contre sa délégation et sa personne, la gouvernance actuelle de la Guinée et surtout de la volonté du régime de changer la Constitution pour offrir au président Alpha Condé la possibilité de faire un troisième mandat, le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, est attendu ce jeudi, 21 novembre 2019, dans la préfecture de Tougué.

Selon des citoyens, joints au téléphone par Guineematin.com, toutes les écoles, tous les centres de santé et autres services sont fermés et tous les fonctionnaires et les simples citoyens sont appelés à se rendre à Tougué-ville.

« Les maires de la commune urbaine de Tougué et de certaines communes rurales comme Kollet, Koura Tongo ont fait diffuser des communiqués à la radio rurale pour demander aux motocyclistes de se présenter tôt le matin pour carburer gratuitement leurs motos afin de participer à l’accueil du Premier ministre », a indiqué un citoyen, prêt à se rendre en ville…

Par ailleurs, il est informé à tous les citoyens qui n’ont pas de moyens de locomotion de sortir attendre des camions militaires mis à leur disposition pour le transport. A Koïn par exemple, un camion est arrivé depuis hier, à 22 heures et ils n’attendent que les candidats à l’accueil du Premier ministre pour les transporter.

Finalement, l’accueil du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, sera-t-il chaleureux ou bien à l’image de celui d’hier à Labé où il a passé la journée confiné à sa résidence par des jeunes manifestants, révoltés par les tueries de manifestants et la volonté du pouvoir de changer la Constitution ?

« A Tougué, nous comptons l’accueillir chaleureusement. Mais, si lui, un membre de sa délégation ou même une autorité locale se hasarde à faire de la propagande politique, nous allons protester et les huer », a indiqué au téléphone de Guineematin.com un citoyen de Tougué qui ne souhaite pas aller à cet accueil.

A suivre !

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Tournée du PM au Fouta : après sa mauvaise journée d’hier à Labé, Kassory attendu à Tougué

21 novembre 2019 à 8 08 16 111611

Malgré les manifestations qui ont perturbé sa visite à Labé hier, mercredi 20 novembre 2019, le Premier ministre guinéen devrait poursuivre sa tournée dans la région. Il est attendu ce jeudi dans la préfecture de Tougué, a appris Guineematin.com des autorités locales.

Elhadj Abdourahmane Baldé

Joint au téléphone, le préfet de Tougué, Elhadj Abdourahmane Baldé, a confié à un correspondant de Guineematin.com dans la région que le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, se rendra effectivement dans la localité, ce jeudi. « L’arrivée du Premier ministre à Tougué est maintenue, c’est confirmé, c’est réel, c’est réalisable et c’est réaliste. Toutes les dispositions sont déjà prises pour lui réserver un accueil chaleureux. Ça ne sera pas comme ce qui s’est passé à Labé. Il y aura la paix la plus absolue à Tougué si Dieu le veut bien », assure le préfet.

Cette tournée du chef du gouvernement guinéen dans le Fouta s’inscrit dans le cadre du lancement des activités de l’Agence Nationale de d’Insertion Economique et Sociale (ANIES).

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Viol et assassinat d’Aïssatou Diallo : ses parents réclament justice

20 novembre 2019 à 22 10 19 111911
Elhadj Sadou Barry

Une attaque à main armée, suivie de viol ayant entraîné la mort, avait indigné plus d’un à Conakry, entre juin et juillet 2017, au quartier Sonfonia Gare, dans la commune de Ratoma. Quelques semaines plus tard, la police était parvenue à mettre la main sur Jean Faya Kamano et Paul Lamah, présumés être les auteurs du viol de dame Aissatou Diallo. Leur procès, programmé pour hier mardi, 19 novembre 2019, au tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la mairie de Ratoma, n’a finalement pu se tenir au grand dam de la partie civile qui veut que lumière soit faite dans ce dossier, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Jean Faya Kamano et Paul Lamah sont les deux individus poursuivis dans ce dossier criminel. Ils seront jugés pour viol, vol aggravé, Coups et Blessures Volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Des faits prévus et punis par les dispositions des articles 268, 374 et 245 du Code Pénal Guinéen.

Présent au tribunal hier mardi, Elhadj Sadou Barry, beau frère de la victime et partie civile dans ce dossier, a dit son souhait de voir jaillir la vérité dans ce dossier. « Ceux qui sont présumés être les auteurs de ce crime, nous les attendions beaucoup ce mardi pour qu’ils s’expliquent. Je les ai vus au tribunal. En tant que partie civile, mon souhait est que la justice tranche dans ce dossier en toute vérité, que la vérité soit dite parce que la victime, Aïssatou Diallo, a été agressée à son domicile, de façon injuste, tuée par ses agresseurs. Ça c’est passé le 04 juin 2017. Elle est décédée le 05 juillet 2017 vers 11 heures ».

Elhadj Sadou Barry

Au lendemain de l’agression de cette dame, Elhadj Sadou Barry rappelle avoir saisi la police. « J’ai aussitôt saisi la Direction de la Police Judiciaire pour porter plainte contre X. Je leur ai remis le numéro de téléphone de la victime qui avait été emportée par les malfaiteurs. Heureusement, ils ont réussi à localiser le téléphone. C’est ainsi qu’ils ont réussi à mettre la main sur Jean Faya Kamano qui détenait le téléphone. Devant les agents, il a dit que c’est Paul Lamah qui lui a donné le téléphone de la victime. Mis aux arrêts à son tour, Paul Lamah a nié avoir donné un quelconque téléphone à Jean », a-t-il expliqué.

Pour finir, Elhadj Sadou Barry compte sur la justice pour que la lumière soit faite dans cette affaire. « Je demande que la justice dise la vérité. Je ne demande pas qu’on m’aide en condamnant des innocents. Mais s’ils sont coupables, que la loi s’applique, qu’on sache pourquoi ils ont tué Aissatou. C’est ce que je souhaite », a-t-il martelé.

Il reste à savoir ce que les accusés, Jean Faya Kamano et Paul Lamah, vont dire pour leur propre défense. Ils sont détenus à la maison centrale de Coronthie depuis le mardi, 08 août 2017.

A lire :

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Manifestation contre Kassory Fofana à Labé : voici le communiqué du Gouvernement

20 novembre 2019 à 20 08 38 113811

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, la visite du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, a été perturbée par une manifestation. Massivement, ces jeunes se sont mobilisés pour protester de vives voix contre les tueries des manifestants, le refus de la justice pour les victimes et la volonté du régime de changer la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat.

Ainsi, après l’entretien avec les sages de la ville, le Premier ministre et sa délégation ont « confinés » dans leur résidence pendant plusieurs heures par des manifestants qui ont érigé des barricades et résisté face contre les forces de l’ordre. C’est à l’arrivée des renforts, en provenance de Mamou que les manifestants ont été dégagés, aux environs de 16 heures.

Très déçu de cet humiliant accueil réservé au Premier ministre, le Gouvernement a regretté ce comportement dans un communiqué que Guineematin.com vous propose ci-dessous :

Communiqué du Gouvernement

Conakry, le 20 novembre 2019 – Dans la matinée de ce mercredi 20 novembre 2019, de jeunes loubards ont tenté de perturber le déroulement normal de la mission de travail de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, dans la région administrative de Labé.

Le séjour de travail en Moyenne Guinée de Monsieur le Premier ministre, chef du Gouvernement, s’inscrit dans le cadre du lancement des opérations d’identification des bénéficiaires de l’appui de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Sociale (ANIES).

Le Gouvernement, fortement préoccupé par l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, déplore ces agissements qui n’honorent pas leurs commanditaires et qui vont à l’encontre des attentes des populations bénéficiaires de l’appui de l’ANIES.

Le Gouvernement saisit cette opportunité pour réitérer son invite au respect des valeurs morales et civiques qui fondent la République.

Le Gouvernement rappelle à tous les citoyens que tout manquement à ces principes républicains exposera les coupables à la rigueur de la loi.

Le Gouvernement de la République de Guinée

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Manifestation contre Kassory à Labé : le FNDC rejette toute implication

20 novembre 2019 à 19 07 40 114011

Comme annoncé précédemment, la visite du Premier ministre guinéen à Labé a été marquée par des mouvements de protestation. Plusieurs jeunes ont manifesté ce mercredi, 20 novembre 2019, dans la rue et devant la résidence d’Ibrahima Kassory Fofana pour exprimer leur opposition au projet de changement de l’actuelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Accusée par certains d’être à l’origine de cette protestation qui a bloqué le chef du gouvernement guinéen à sa résidence pendant plusieurs heures, l’antenne du FNDC à Labé n’a pas tardé à réagir. Elle rejette toute implication dans les mouvements qui ont secoué la ville.

« En ce qui concerne nos activités, nous FNDC, nous les faisons à visage découvert, on ne se cache pas pour effectuer nos actions. Hier, vous avez vu comment la marche des femmes du FNDC s’est déroulée. Aujourd’hui, on a vu tôt le matin, des élèves sortir huer le cortège du Premier ministre. Donc le FNDC n’est ni de prêt, ni de loin associé à cela. On ne connait pas comment cela s’est passé, on ne peut pas justifier quelque chose qu’on ne connait pas. Le seul appel que nous avons à lancer aux militants du FNDC, c’est de rester connectés à nos communiqués, aux décisions du FNDC. Donc nous demandons à tout un chacun la retenue et à ne pas commettre des actions au nom du FNDC sans l’aval de la coordination », a déclaré Habib Bah, le coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution à Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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CMIS Camayenne : la police rend au FNDC les 11 cercueils des jeunes enterrés à Bambéto

20 novembre 2019 à 19 07 30 113011

Après plus de 2 semaines de disparition, les cercueils des 11 jeunes tués par balles lors des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont été redus ce mercredi, 20 novembre 2019. C’est à la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) de Camayenne, dans la commune de Dixinn, que cette restitution a eu lieu en présence de certains responsables du FNDC, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’enterrement le 04 novembre dernier des premières victimes contre le 3ème mandat a été émaillé de violences suite à l’agression du cortège funèbre par les forces de sécurité. Après avoir gazé la procession, les agents avaient aspergé du gaz lacrymogène la mosquée et le cimetière de Bambéto. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont confisqué les cercueils après l’enterrement en catastrophe des victimes. Ce sont ces cercueils qui ont été restitués au FNDC ce mercredi.

Après avoir reçu les cercueils, le coordinateur par intérim chargé des opérations, Mamadou Billo Bah est revenu sur les circonstances dans lesquelles les cercueils ont disparu au cimetière de Bambéto. « Ces cercueils sont ceux que la police s’est arrogé le droit de venir confisquer, retirer au niveau du cimetière de Bambéto et les envoyer à la CMIS de la Camayenne ici pour les garder, il y a de cela plus de 2 semaines. Ce qui montre combien de fois nous avons des forces de défense et de sécurité qui sont de plus en plus inhumaines. Sans quoi, rien ne justifie qu’on vienne non seulement disperser les marcheurs qui n’étaient ni armés, ni animés par la violence, ni par le vandalisme ou quoi que ça soit qui se rapporte à cela, mais des marcheurs qui étaient venus pour accompagner ces victimes de la répression sanglante du régime du Professeur Alpha Condé. Nous avions quitté l’hôpital Sino-guinéen pour la mosquée de Bambéto. Arrivés au niveau de la côte de Bambéto, ils nous ont dispersés. Lorsqu’ils nous ont dispersés, on a eu du mal à accéder au cimetière et après l’enterrement qui s’est fait dans la précipitation, ils sont venus prendre ces cercueils là. On avait appris par les médias que cercueils avaient été confisqués, personne n’avait cru. Mais aujourd’hui c’est une preuve éloquente qu’effectivement c’est la CMIS de la Camayenne qui les avait confisqués » a expliqué Billo Bah.

Le coordinateur par intérim chargé des opérations du FNDC a mis l’occasion à profit pour réitérer l’engagement du mouvement à respecter la date du 26 novembre 2019 consacrée à une marche pacifique sur l’ensemble du territoire national. « Selon notre planification, demain jeudi, on devrait faire en sorte que les familles des victimes puissent faire leur deuil. Mais fort malheureusement, au moment où nous nous apprêtions à nous retrouver en réunion préparatoire, on nous apprend que les corps ne sont pas encore disponibles sous prétexte que les autopsies ne sont pas terminées. Alors qu’on leur a donné un délai de près de 2 semaines pour faire ces autopsies là, on n’a pas besoin de toute une éternité pour les faire. C’est une manière inavouée de faire en sorte qu’on ne respecte pas la journée de demain et que ce décalage puisse affecter l’organisation de la marche du 26 novembre 2019. Nous les informons que la marche du 26 novembre 2019 reste maintenue sur toute l’étendue du territoire national et que nous attendons une forte mobilisation du peuple souverain de Guinée qui nous a donné l’indépendance, qui nous a donné la démocratie et qui attend de nous la préservation de ces acquis démocratiques », a-t-il laissé entendre.

La police quant à elle n’a pas voulu faire de commentaires sur la restitution des cercueils.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 6669199225

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Manifestation contre Kassory Fofana à Labé : le calme revient grâce au renfort venu de Mamou

20 novembre 2019 à 18 06 26 112611

Après les échauffourées de la journée de ce mercredi, 19 novembre 2019, à Labé, le calme est revenu ce soir dans la cité. La résidence du Premier ministre, Kassory Fofana, située au quartier N’diôlou, dans la commune urbaine, a été sécurisée. Les jeunes protestataires ont été obligés de battre en retraite, grâce notamment à l’intervention d’un renfort venu de Mamou, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Kassory Fofana a eu chaud ce mercredi à Labé, coincé dans la capitale du Fouta par des jeunes en colère. Ces derniers avaient barricadé la route, empêchant le Premier ministre de dérouler son programme de la journée et même de se rendre à Pita, à 34 kilomètres de là.

Toutefois, les pneus qui ont été brûlés ainsi que les barricades dressées par les jeunes ont été enlevés par les forces de l’ordre. Tous les protestataires ont été contraints de replier dans le quartier. Il aura fallu l’intervention d’une équipe de gendarmes venus de Mamou pour maîtriser la foule, prise en tenaille entre deux feux.

Pour le moment, il est difficile à dire si le Premier ministre va maintenir son programme initial. Mais, selon les informations reçues auprès des autorités de la région, le programme qui prévoyait la visite des chantiers de l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités) a été ajourné par Kassory et sa suite.

Cependant, sa mission pour Tougué reste maintenue, sauf changement de dernière minute, a confié à notre reporter un cadre du gouvernorat qui n’a pas souhaité être cité.

Au moment où on quittait les lieux, la résidence du Premier ministre était toujours sécurisée. Le gouverneur, Elhadj Madifing Diané, et le préfet, Elhadj Safioulaye Bah, avaient pris leurs véhicules de commandement pour repartir en ville. Les autres ministres comme Mouctar Diallo (Jeunesse) et Thierno Ousmane Diallo (Hôtellerie) se sont dirigés vers Pita où ils passeront la nuit.

Pour l’heure, Ibrahima Kassory Fofana est dans sa résidence située à N’Diôlou sous haute surveillance.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Report des funérailles : voici un communiqué du FNDC

20 novembre 2019 à 17 05 50 115011

Dans son dernier communiqué datant du lundi 18 novembre 2019, le FNDC a annoncé son nouveau programme d’activités. Cette annonce s’est faite en marge de la plénière du Mouvement qui a regroupé les leaders de toutes les entités membres du FNDC.

La marche des femmes du FNDC qui s’est tenue le mardi 19 novembre 2019 a connu un franc succès notamment à Conakry, Labé, Dalaba et aux États-Unis d’Amérique. Au cours de ces manifestations, les braves femmes de Guinée ont dénoncé les assassinats de leurs enfants partout en Guinée en réclamant justice pour les victimes des différentes manifestations du FNDC et la libération sans condition de tous les membres du FNDC injustement arrêtés à Kindia, Conakry et à Mamou.

Par ailleurs, le FNDC dénonce les conditions inhumaines de détention de ses membres qui sont injustement emprisonnés à Kindia. Nous exprimons notre vive préoccupation par rapport à l’état de santé du coordinateur régional de Kindia, Alseny Farinta Camara.

Le FNDC rappelle que la marche programmée pour le mardi 26 novembre 2019 est maintenue à Conakry et sur toute l’étendue du territoire nationale.

En outre, une vingtaine d’antennes préfectorales du FNDC sont à pied d’œuvre pour tenir des manifestations ce jeudi 20 novembre 2019 afin de dénoncer les manœuvres du pouvoir visant à maintenir au pouvoir le Président de la République au-delà de ses deux mandats constitutionnels.

Cependant, le FNDC informe le Peuple de Guinée que les enterrements des victimes de nos dernières manifestations ne pourraient intervenir demain jeudi 21 novembre 2019, contrairement à l’annonce faite le jour de notre plénière.

En effet, le gouvernement a confisqué, comme d’habitude, les corps sous prétexte que les autopsies ne sont pas terminées. Les parents des victimes ne pourraient malheureusement pas entrer en possession des dépouilles de leurs enfants avant la semaine prochaine.

Le FNDC suit de près l’évolution de ces autopsies qui, si elles sont menées avec intégrité, pourraient contribuer à la manifestation de la vérité sur les causes et l’identité des auteurs des assassinats sur les manifestants qui ne sont autre que les forces de défense et de sécurité à la solde du pouvoir sanguinaire de M. Alpha Condé.

Le FNDC fixera la date des enterrements de nos martyrs dès que les corps seront rendus aux familles et prendra soin d’informer à temps le Peuple de Guinée du programme des funérailles.

Le FNDC sait compter sur l’engagement patriotique du Peuple de Guinée pour maintenir la pression sur le clan mafieux qui dirige notre pays jusqu’à ce qu’il renonce à son funeste projet de tripatouillage de notre Constitution.

Ensemble unis et solidaires, Nous vaincrons.

Conakry, le 20 novembre 2019

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Kassory Fofana « encerclé » par des manifestants à Labé : la sécurité appelle des renforts

20 novembre 2019 à 15 03 23 112311

Comme indiqué dans les précédentes dépêches d’un correspondant local de Guineematin.com, le Premier ministre guinéen a très chaud actuellement dans la ville de Labé. Arrivés aux environs de 23 heures, dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mercredi 20 novembre 2019, le Premier ministre et sa délégation avaient pourtant cru bien démarrer leur tournée dans la région de la Moyenne Guinée.

Peu après 10 heures, Ibrahima Kassory Fofana et sa suite sont allé à la Fondation Thierno Aliou Bhoubha Dhiyan où ils sont été reçus par Elhadj Badrou Bah, premier imam de la mosquée de Labé et inspecteur régional des Affaires religieuses, entouré des sages de la préfecture.

Après l’entretien avec les sages, la délégation gouvernementale s’est rendue à Konkola où elle a rencontré des responsables et militants du parti au pouvoir, le RPG-Arc-en-ciel. De là, Kassory Fofana et sa suite sont repartis à la résidence dans l’intention de ressortir visiter les chantiers liés au bitumage de la voirie urbaine de Labé et certains chantiers de l’ANAFIC, avant de quitter pour la préfecture Pita. Mais, depuis qu’ils ont rejoint leur résidence, ces membres du Gouvernement sont « coincés » par des jeunes manifestants qui protestent contre la mal gouvernance, les tueries de manifestants et surtout la volonté de changer la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de rester à la tête du pays après la fin de son deuxième et dernier mandat.

Finalement, on apprend, de sources sécuritaires, qu’un renfort est attendu incessamment à Labé pour appuyer les agents des forces de l’ordre pour dégager les jeunes manifestants. Ce qui permettrait au Premier ministre de pouvoir sortir enfin de sa résidence et poursuivre sa mission dans la région.

A suivre !

Alpha Boubacar Diallo Labé pour Guineematin.com

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