Siguiri : le litre d’essence vendu à 11 500 GNF dans une station à Kintinia

26 mai 2019 à 17 05 48 05485

Un vent de panique s’était emparé de la Guinée la semaine dernière suite à une rumeur sur une éventuelle crise de carburant. Mais, les autorités ont vite fait de communiquer pour rassurer les citoyens. Toutefois, des hausses fantaisistes du prix du litre à la pompe ont été enregistrées à l’intérieur du pays. C’est le cas dans un des districts de Kintinian, dans la préfecture de Siguiri où le litre d’essence se vend à 11 500 francs guinéens, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant.

L’augmentation fantaisiste du prix de carburant ne se remarque pas qu’au niveau du marché noir à Siguiri. Selon nos informations, dans le district Mankinti, relevant de la sous préfecture Kintinian, le litre d’essence est vendu à 115 000 francs guinéens dans les stations-services. Notre source précise que l’ordre de vendre le litre à ce prix serait venu du président dudit district.

Selon Ousmane Cherif, citoyen domicilié à Mankinti, joint par notre reporter, « ici, le carburant est vendu à la pompe à 11 500 FG. Hier nuit (samedi, 25 mai 2019), nous sommes allés à la pompe pour être servi. Nous avons trouvé qu’ils revendaient à 11 500 FG le litre. Les pompistes nous ont dit que l’ordre venait du président de district. ».

Une information confirmée par un agent de la sécurité communale. Pour Mamady Camara « c’est vrai. Je suis de la sécurité communale. Depuis hier nuit, j’étais informé de la situation. Ce dimanche matin, je suis venu en personne pour voir. Ils vendent à 11 500 FG. Nous avons demandé au président du district d’arrêter la vente ».

Joint par notre reporter pour sa part de vérité, El hadji Moussa Condé, le président du district de Mankinti, reconnaît la vente du litre à 11 500 FG. Mais, il rejette son implication. « Je sais qu’ils vendaient à 11 500 FG. Mais, je ne suis pas impliqué dans l’affaire », a-t-il lancé laconiquement.

Le directeur préfectoral des hydrocarbures de Siguiri n’a pas voulu se prêter aux questions de notre reporter.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Cancer de la peau : causes, symptômes, traitement… Prof. Bangaly Traoré à Guineematin

26 mai 2019 à 14 02 38 05385
Professeur Bangaly Traoré, chef service de cancérologie Oncologie de l’Hôpital national Donka, basé à l’hôpital Jean Paul II

Bien que peu connue de nos concitoyens, le cancer de la peau gagne du terrain en Guinée et préoccupe de plus en plus de personnes. Cette maladie qui affecte les cellules de la peau de l’Homme, peut conduire parfois jusqu’à l’amputation du membre atteint. Mais, qu’est-ce qui entraîne ce cancer et comment le guérir ? Ce sont là entre autres les questions que Guineematin.com a posées au Professeur Bangaly Traoré, chef service de chirurgie oncologie à l’hôpital national Donka, qui nous a accordé une interview. Nous vous proposons ci-dessous notre entretien.

Guineematin.com : le cancer de la peau est une préoccupation de beaucoup de personnes dans notre pays. Parlez-nous de cette maladie qui reste encore peu connue dans notre pays.

Professeur Bangaly Traoré : merci de me donner l’opportunité de parler d’un sujet aussi important que le cancer de la peau. Le cancer de la peau est un ensemble de maladies caractérisées par une multiplication cellulaire anarchique des différentes cellules qui composent la peau. Donc la peau est un constituant de plusieurs types de cellules et chacune de ces cellules peut être le siège de développement du cancer. Donc en fonction des types de cellules affectées, on parlera des types de cancer.

Guineematin.com : qu’est-ce qui est à la base du cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : contrairement à certaines maladies, en matière de cancérologie, on ne parle pas de causes. Plutôt on parle de facteurs favorisant parce qu’il n’y a pas de relations de causes à effets. Donc il peut y avoir du cancer et que pour ce cancer, il y ait un ou plusieurs facteurs. Alors, il y a des cancers dont on n’a pas identifié les causes. Pour le cancer de la peau, le facteur principal, c’est l’exposition solaire parce que la peau c’est l’écran, c’est l’enveloppe qui protège notre organisme. Alors, l’exposition au soleil entraîne des lésions ou des brûlures chroniques au niveau de la peau. Si ces lésions ne sont pas réparées, les cellules vont être atteintes et on va assister au développement du cancer. Donc c’est le principal facteur.

Ensuite, il y a des facteurs chimiques qui sont liées à des produits chimiques. C’est notamment tout hydrocarbure aromatisé polycyclique. Tous les produits contenant des hydrocarbures aromatisés polycycliques tels que le goudron peut entraîner l’apparition du cancer de la peau. Il y a également des produits comme l’alchimique qui étaient autrefois fabriqués pour traiter certaines lésions de la peau. Ces produits sont considérés comme des produits cancérigènes. Nous avons la consommation du tabac. Il y a également les facteurs infectieux notamment l’infection par le virus du papillome humain qui est d’espèce humaine de type 8, qui est aussi un virus d’opportuniste et qui ne se développe presque pas chez le sujet immunocompétent, donc qui se voit fréquemment chez le sujet infecté par le VIH. Ce virus entraîne surtout le cancer de sarcome de kaposi.

Alors, il y a des lésions précancéreuses de la peau qui sont des lésions qu’on considère comme des maladies cutanées préexistantes, qui constituent le siège de développement des cancers de la peau. Il y a des lésions asthéniques, c’est-à-dire ce sont des séquelles des brûlures entraînées par l’exposition solaire, donc qui constituent les toutes premières lésions avant l’apparition du cancer. Il y a des lésions en Afrique surtout, ce sont des lésions cancéreuses sur les cicatrices des brûlures, des anciennes cicatrices et des ulcères chroniques non traités, donc il peut y avoir l’apparition du cancer de la peau.

Il y a également des maladies génétiques qui prédisposent au développement du cancer de la peau tel que l’albinisme. Chez les albinos, il y a un défaut de pigmentation de la peau. Donc c’est ce qui fragilise leur peau vis-à-vis de leur exposition au soleil. Il des sujets, heureusement que c’est une maladie rare, qui ne réparent pas les lésions cutanées provoquées par le soleil. Ce sont des sujets atteints des xeroderma pimentosum qui est une maladie très rare dont les sujets ne réparent pas les lésions provoquées par le soleil et qui font le cancer de la peau à 100%. C’est-à-dire c’est sont ces sujets-là qui n’ont la paix que lorsqu’ils ne sont pas exposés à la lumière ou aux rayons solaires. Il y a aussi des taches noirâtres au niveau de la peau qui, une fois exposées au soleil ou victimes de microtraumatisme, peuvent avoir le cancer de la peau.

Guineematin.com : quels sont les signes de manifestation du cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : il faut considérer que toute lésion, toute ulcération, tout bourgeon de la peau doit être considéré jusqu’à preuve contraire comme un cancer de la peau. Le plus souvent, surtout en Afrique, une plaie qui siège au niveau de la jambe qui ne cicatrice pas pendant plus de trois semaines doit être considérée comme une lésion cancéreuse. Lorsque la plaie persiste pendant longtemps, il y a une transformation cancéreuse. Lorsque sur une cicatrice apparaît une plaie qui ne guérit pas pendant plus de 3 semaines, ça aussi ça doit être considéré comme un cancer de la peau. Lorsqu’on a une tache noirâtre quelle que soit sa localisation, qui change de taille, d’aspect, qui s’ulcère, qui saigne, c’est un cancer de la peau que l’on peut considérer jusqu’à preuve de contraire.

Guineematin.com : est-ce que le cancer de la peau est-il guérissable ? si oui, comment se fait le traitement ?

Professeur Bangaly Traoré : c’est un des cancers qu’on peut guérir pratiquement à 100%, à condition que ces maladies soient vues à un stade précoce. La probabilité de guérison dépend des types de cancers. Il y a des cancers qui n’ont qu’une évolution locale c’est-à-dire qui ne se disséminent pas au niveau de l’organisme. Malheureusement, ces types de cancers ne sont pas fréquents chez nous les noirs. C’est un cancer qui est surtout trop fréquent dans la peau blanche. Les autres des cancers, sont des cancers qui ont des évolutions différentes qui peuvent, en fonction de leur stade, être traités.

Le traitement du cancer, quel que soit son emplacement, dépend de son stade de découverte et des moyens mis en place pour son traitement. Parmi les moyens que nous développons sur place, il y a la chirurgie, la chimiothérapie, les traitements médicaux du cancer. Il y a un volet important, le traitement qui nous aide pour optimiser le résultat chirurgical par exemple, c’est la radiothérapie mais qui malheureusement, jusque-là, n’est pas disponible dans notre pays. Parlant du traitement du cancer cutané, il y a l’intervention chirurgicale qui va de la plus simple des chirurgies, c’est-à-dire l’ablation de la fermeture de la plaie, l’ablation de la tumeur avec le développement des artifices pour pouvoir fermer la plaie. Ça c’est la chirurgie plastique.

Il y a aussi l’ablation de la maladie de la façon la plus étendue. Par exemple, des gens qui ont des cancers au niveau des membres, avec un envahissement de toutes les structures de la jambe tels que les os, les muscles, si on doit enlever ces cancers de façon vraiment carcinologique, enlever de façon totale, on est obligé de faire l’amputation, la désarticulation du segment du membre concerné. Donc il y a la chirurgie mineure et la chirurgie majeure. Chaque type de chirurgie est fait au cas par cas en fonction du type de patient avec toutes les conditions que je viens de citer. Il y a la chimiothérapie, ce sont des médicaments anticancéreux qu’on donne, pour traiter la maladie quand elle a surtout évolué.

Guineematin.com : y a-t-il des précautions, c’est-à-dire des comportements qu’on peut adopter et qui peuvent nous éviter d’attraper le cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : c’est de se référer tout simplement aux facteurs favorisant l’exposition au soleil. Donc éviter au maximum de s’exposer au soleil surtout quand on a une peau fragile. Je prends l’exemple des albinos, les gens qui réparent difficilement les lésions provoquées par le soleil, ils doivent éviter l’exposition solaire prolongée. Il faut également éviter de consommer le tabac, consommer beaucoup de fruits et de légumes, consommer moins gras, pratiquer du sport. Cela va permettre de renforcer la capacité de résistance au niveau de l’organisme vis-à-vis de ces facteurs-là. En dehors de ça, il faut traiter les ulcères, les plaies chroniques. Il faut les traiter pour éviter le cancer de la peau. Surveiller la peau des personnes qui sont fragiles tels que les albinos, et il faut également surveiller les anciennes cicatrices des brûlures.

Guineematin.com: est-ce que vous disposez de statistiques en la matière dans votre service ?

Professeur Bangaly Traoré : je ne vous donnerai pas de chiffres de façon très globale parce qu’il y a différents types de cancers. En général, dans mon service de cancérologie qui est la référence dans le traitement des différents cancers, de tous sites confondus, le cancer cutané constitue pratiquement le 6ème cancer, la 6ème cause de consultation dans notre unité. Et quand on entre là-dedans, on verra qu’il y a différents types de cancers.

Ce que je vais dire enfin, c’est qu’on peut détecter précocement le cancer de la peau en surveillant par exemple les personnes qui ont des peaux fragiles, tels que les albinos, en évitant la dépigmentation, et consulter le plutôt que possible dès qu’on voit apparaître une ulcère chronique sur une cicatrice. Donc, il faut surveiller et détecter les lésions précancéreuses.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Me Sory Daouda Camara sur le statut des Huissiers : « s’il y a eu censure, le décret sera rejeté »

25 mai 2019 à 10 10 43 05435
Me Sory Daouda Camara, président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, un décret relatif au statut particulier des huissiers de justice a été rendu public dans la nuit d’hier, vendredi 24 mai 2019, sur les antennes des médias d’Etat. Un acte du pouvoir central qui intervient au lendemain de l’assemblée générale au cours de laquelle les huissiers avaient annoncé leur souhait de rencontrer le président Alpha Condé. Mais, le président de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG), joint au téléphone dans la matinée de ce samedi, annonce que ce décret n’a aucun impact sur la grève en cours.

Selon maitre Sory Daouda Camara, président de la CNHJG, « on avait décidé depuis le jeudi, que même après signature du statut, que nous devrions d’abord recevoir notre exemplaire parce que les bénéficiaires sont les huissiers de justice. Donc, on attend d’avoir l’original du décret, qui sera lu par les techniciens de la Chambre, on va se retrouver en conseil restreint, on va procéder à la lecture à l’intention de tous les huissiers de justice. Si nous nous retrouvons dedans, si le décret est conforme au projet qui avait été adopté, il n’y a pas de souci. Nous considérerons ce point comme étant satisfait ».

Par ailleurs, le président de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée a fait savoir qu’il y a d’autres points de revendication qui doivent être satisfaits avant toute levée du mouvement de grève, entamée depuis le 13 mai dernier. « Pour le moment, chacun se félicite de la prise de ce décret. Mais, il y a des points sur lesquels il y a eu beaucoup de discussions avant que le projet ne soit adopté en conseil des ministres. Ce sont des points sensibles. Nous allons faire une lecture détaillée du décret pour voir si tous les points ont été pris en compte, si rien n’a été supprimé, s’il n’y a pas eu censure. Si c’est le cas, le décret sera purement et simplement rejeté ».

Pour finir, maitre Sory Daouda Camara a martelé que la grève se poursuit jusqu’à la satisfaction des autres points de revendication. « Le mouvement se poursuit, quand bien même que le décret est conforme au projet, ce décret ne satisfait qu’un seul point sur les autres. Notre plateforme n’est pas entièrement satisfaite. On poursuivra la lutte pour obtenir la satisfaction des autres points », a-t-il fait savoir.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Vaccination contre la fièvre aphteuse : le ministre de l’élevage lance la campagne à Boké

24 mai 2019 à 17 05 12 05125

La campagne nationale de vaccination contre la fièvre aphteuse a été lancée ce vendredi, 24 mai 2019 à Denken, localité de la sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké. C’est le ministre de l’Elevage, Roger Patric Millimono qui a présidé la cérémonie, en présence des autorités locales et des partenaires techniques et financiers, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Ansoumane Zito Coumbassa

Dans son discours de bienvenue, Ansoumane Zito Coumbassa, maire de la commune rurale de Kolaboui, a indiqué que la population de sa circonscription est à majorité agro-pastorale et l’élevage constitue la seconde activité après l’agriculture. Et selon lui, l’élevage à Kolaboui a été confronté à de sérieuses difficultés ces jours-ci, à cause de cette fièvre aphteuse. « La maladie à fièvre aphteuse a provoqué d’importantes pertes économiques au niveau des éleveurs à cause de sa contagiosité, des difficultés liées au traitement et de notre système d’élevage. Nous espérons qu’avec cette campagne de vaccination, qui est le seul moyen de lutte efficace contre la maladie, des milliers de bovins pourront être sauvés. Et que par conséquent, elle contribuera significativement au développement de l’élevage à Boké en général et particulièrement à Kolaboui », a-t-il dit.

Dr Doré Molou

De son côté, Dr Doré Molou, directeur national adjoint des services vétérinaires, a souligné que cette épidémie de fièvre aphteuse frappe le cheptel guinéen depuis mai 2018. A ce jour, dit-il, ce sont 27 préfectures qui sont touchées avec des taux élevés de mortalité et de morbidité. « Les répercussions économiques de cette maladie sont significatives. Cette crise sanitaire provoquée par la fièvre aphteuse a entraîné la fermeture des principaux marchés à bétail dans les zones affectées, la baisse considérable des superficies cultivées par les bœufs de labour, une perte économique estimée à plus de 2 milliards de nos francs.

Face à la gravité de la situation, le ministère de l’élevage a adressé une requête de financement à ses partenaires pour faire face en urgence et organiser la riposte. Cette requête a été favorablement accueillie par les partenaires et plusieurs activités ont été réalisées dont entre autres : les missions d’investigation et de diagnostic, qui ont permis de déterminer la stéréotype et la phylogénie du virus aphteuse ; l’élaboration du plan de riposte comportant 5 volets ; l’acquisition de 350 mille doses de vaccins polyvalents contre la fièvre aphteuse », a notamment indiqué le directeur national adjoint des services vétérinaires.

Dr Mohamed Hama Garba

Pour sa part, Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée, a exprimé la satisfaction de son institution d’avoir été associée à toutes les étapes de ce processus de lutte contre la fièvre aphteuse dans notre pays. « En effet, dès l’éclatement des premiers foyers de la fièvre aphteuse, la FAO a été sollicitée pour apporter une assistance technique à la Guinée. C’est dans ce cadre que nos équipes techniques se sont mobilisées aux côtés de celles de votre département, pour produire tous les documents techniques qui soutiennent la recherche d’un tel financement. C’est ainsi qu’un plan d’urgence et un plan de contrôle ont été élaborés. Nous avons ensuite participé à vos côtés à toutes les phases de présentation et de validation des stratégies proposées », a-t-il rappelé.

Ibrahima Magazi

S’exprimant au nom de la Banque Mondiale en Guinée, Ibrahima Magazi a reconnu que cette maladie de fièvre aphteuse a eu de graves conséquences sur le cheptel guinéen (bovins, ovins et caprins), entraînant la perte de 880 têtes de bovins pour les éleveurs. Et, c’est ce qui a poussé son institution à mettre la main à la poche pour assister le gouvernement guinéen, précise-t-il. « Au regard de cette situation sanitaire préoccupante, la Banque Mondiale, à travers ces projets actifs, a accepté de financer le plan d’urgence pour un montant de 1 078 377 (un million soixante-dix-huit mille trois cent soixante-dix-sept) dollars dont 1 028 377 sur le projet REDISSE et 50 000 sur le PASAG pour aider le gouvernement dans les efforts de riposte à la maladie. Cet appui a servi à couvrir les activités de communication, de renforcement de la surveillance de la maladie, d’achat des vaccins, de suivi et supervision de l’opération de riposte et d’application des mesures de police sanitaire », a-t-il expliqué.

Patrick Millimono

Très satisfait de l’engouement des partenaires techniques et financiers que sont la Banque Mondiale et la FAO à accompagner la Guinée dans la lutte contre cette fièvre aphteuse, le ministre de l’élevage a dit son optimisme quant à l’éradication totale de cette maladie dans notre pays. « Cette maladie qui a été constatée en mai 2018, s’est propagée dans 27 préfectures de la Guinée avec des taux élevés de morbidité et de mortalité qui ont affecté près de 72 000 animaux exposés, 7467 cas de suspects et 871 animaux morts. C’est pourquoi, je demande aux éleveurs et leurs organisations professionnelles de se mobiliser pour conférer un succès éclatant aux opérations de vaccination contre la fièvre aphteuse qui, j’espère, sera un lointain souvenir », a dit Roger Patric Millimono.

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Déguerpissement à Ratoma : « c’est un acharnement », dénonce un conseiller communal

24 mai 2019 à 16 04 25 05255

Les déguerpissements à répétition menés ces dernières semaines dans la commune de Ratoma ne laissent pas indifférents les autorités de cette collectivité de la capitale guinéenne. Mamadou Cellou Diallo, un conseiller à la mairie de Ratoma, dénonce un acharnement contre les habitants de cette commune. Il l’a dit au micro d’un reporter de Guineematin.com, ce vendredi, 24 mai 2019.

Quelques semaines après le drame de Kaporo-Rails et Kipé 2 ou au moins 1 204 familles ont été expulsées de leurs maisons qui ont été démolies, le gouvernement guinéen est entré en action à Dar es-salam. Toutes les maisons situées aux abords de la plus grande décharge publique de Conakry sont en train d’être démolies depuis hier jeudi, 23 mai 2019.

Mamadou Cellou Diallo, conseiller à la mairie de Ratoma

Une situation que Mamadou Cellou Diallo, conseiller à la mairie de Ratoma, observe avec beaucoup d’amertume. Il dénonce un acharnement contre les citoyens de sa commune. « On peut assimiler cela à un acharnement. Parce que Ratoma n’est pas la seule commune de Conakry où il y a des zones réservées, mais c’est la seule commune où à tout moment, l’Etat vient pour démolir. Il y en a qui me diront non ils ont sévi à Dabondy et ailleurs, mais à Ratoma c’est devenu vraiment très récurrent. La plaie de Kaporo-Rails n’est pas encore guérie, c’est une autre plaie qu’on est en train de provoquer à Dar es-salam. C’est vraiment déplorable ! » S’insurge cet élu local.

Il indique que la mairie de Ratoma a, pourtant, tenté d’éviter cet autre déguerpissement, mais en vain. « Nous avons été écoutés mais nous n’avons pas été entendus. Pour Dar es-salam, ils avaient appelé à une réunion entre le chef de quartier de Dar es-salam et la commune, ils ont présenté le projet. Mais, bien avant l’éboulement de 2017 qui avait causé 9 morts, ils avaient commencé à parler de déguerpir les citoyens de cette zone. Et le président de la délégation spéciale d’alors, avec le chef de quartier, avait soutenu que ce n’était pas la bonne solution.

La solution était qu’on déplace le dépotoir d’ordures et qu’on laisse les citoyens vivre là. Lorsqu’ils nous ont invités à la réunion, le ministère a dit que cela n’était pas possible parce qu’il y aurait un financement de la BID qui attendait et qu’on risquait de perdre. Apparemment, ici on accorde plus d’importance à l’argent qu’à la vie humaine », regrette Mamadou Cellou Diallo.

Ce conseiller communal annonce tout de même que la mairie de la commune de Ratoma reste aux côtés des déguerpis pour leur apporter son appui. « Quand il y a eu cette histoire, ils ont proposé un dédommagement de 20 millions de francs guinéens mais les principaux concernés ont rejeté ces 20 millions. Le premier travail que nous (la mairie) on a fait à notre niveau, a consisté à faire un recensement de ceux qui vont être victimes de déguerpissement, et nous avons pensé à mettre en place une commission qui va se charger de s’occuper de cette crise. Actuellement, cette commission est en train de travailler avec les citoyens sur le terrain », a-t-il laissé entendre.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél: 224 623 53 25 04

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Gouvernance Alpha Condé, 3ème mandat : Dr Amadou Diallo de l’UFDG à Guineematin

24 mai 2019 à 12 12 25 05255
Dr Alpha Amadou Diallo, médecin en service à Paris et membre du bureau exécutif de l’UFDG

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, Dr Alpha Amadou Diallo, médecin en service à Paris et membre du bureau exécutif de l’UFDG, a évoqué plusieurs questions liées à l’actualité nationale. L’opposant a dénoncé le projet de nouvelle constitution annoncé par le pouvoir et qui vise à offrir un troisième mandat au président Alpha Condé, qu’il accuse d’être « l’incarnation même de la mal gouvernance ». Il a parlé aussi du combat du FNDC qu’il pense être en mesure de barrer la route à un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la première partie de cette interview.

Décryptage !

Guineematin.com : comment on peut vous présenter ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : je suis Dr Alpha Amadou Diallo, chirurgien des hôpitaux. J’exerce actuellement à l’hôpital de Versailles comme chirurgien urgentiste. Je suis membre du bureau exécutif de l’UFDG, militant engagé et très prompt au combat pour le changement en Guinée.

Guineematin.com : justement, il y a un combat aujourd’hui en Guinée, celui de la lutte contre un changement de constitution qui vise à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Parlez-nous de ce combat qui est porté par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont est membre l’UFDG.

Dr. Alpha Amadou Diallo : vous savez, en Guinée, on a une multitude de partis politiques avec des méthodes différentes de combat ayant tous pour objectif de gérer l’Etat. Chaque parti a son leader, ses militants et sa propre ligne. Cette différence a permis à monsieur Alpha Condé de jouer entre les différentes formations politiques, les différentes ONG pour avoir la possibilité d’imposer cette dictature que nous connaissons aujourd’hui. Pour réunir toutes ces différences, on a jugé utile de créer le front national pour la défense de la constitution qui réunit toute la Guinée : des partis politiques, la société civile, des syndicats, des défenseurs des droits humains, des artistes, des leaders d’opinion. C’est la nation guinéenne qui s’est constituée dans ce front pour pouvoir amener la Guinée à une alternance démocratique acceptée de tous.

Guineematin.com : malgré la naissance de ce front, le pouvoir compte bien organiser un référendum pour changer l’actuelle constitution afin d’offrir un nouveau mandat au président Alpha Condé. Le RPG Arc-en-ciel s’est prononcé officiellement sur la question samedi dernier. Qu’en dites-vous ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : la sortie du RPG Arc-en-ciel est tout à fait logique. Mais, le RPG doit savoir qu’il est un parti politique qui doit survivre après Alpha Condé, normalement si c’est un parti républicain. Ce parti doit être en mesure de survivre à la dictature de monsieur Alpha Condé. Même le RPG a tout à gagner si Alpha Condé quitte le pouvoir dans les normes démocratiques. Si par malheur, le RPG s’accroche à maintenir Alpha Condé au pouvoir, c’est à son détriment. Puisqu’Alpha Condé aujourd’hui, ce n’est pas un problème de partis politiques, mais un problème national. Alpha Condé, avec sa mal gouvernance, est l’incarnation de toute la gabegie, toute cette flopée d’immigrés de nos jeunes à travers le désert et de la méditerranée. Actuellement, la jeunesse guinéenne est la première demandeuse d’asile politique à travers le monde. Que ça soit en France ou ailleurs.

C’est notre jeunesse qui est en train de fuir notre pays puisque tout simplement, la référence nationale, le socle national de l’économie est complètement bafoué. Alpha Condé est l’incarnation même de la mal gouvernance. Donc, le RPG n’a rien à gagner à ce qu’Alpha Condé reste au pouvoir. Le RPG, dans sa constitution même, doit être en mesure de renouveler les générations dirigeantes de son parti. Maintenant, si un monsieur de 85 ans révolus se maintient au pouvoir avec le symbole de la destruction massive comme outil de gestion, je ne vois pas quel intérêt un parti comme le RPG peut se permettre de s’admirer cette mal gouvernance.

Guineematin.com : quand vous dites que c’est au détriment du RPG si le président Alpha Condé décide de se présenter pour un nouveau mandat, en quoi cela peut être défavorable au RPG ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : Alpha Condé, je vous l’ai dit, en tant qu’individu exerçant le pouvoir de la République est l’incarnation même de la mal gouvernance. Aujourd’hui, on n’a pas d’eau et on n’a pas d’électricité. Tous les partis politiques, les ONG ont dénoncé les marchés de gré à gré. Prenez l’exemple des mines. On parle aujourd’hui d’un scandale géologique, c’est vrai, mais il n’y a aucune retombée économique sur le pays. Sidya Touré l’a dit, le président Cellou Dalein l’a dit et tous les ténors de l’opposition l’ont dénoncé. Il n’y a pas de retombées économiques de l’exploitation minière en Guinée.

Guineematin.com : je reviens sur ma question. Quand vous dites que c’est au détriment du RPG si président Alpha Condé tente de s’accrocher au pouvoir, que risque concrètement le parti au pouvoir ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : pour remonter l’histoire, le PDG RDA qui a incarné l’indépendance en 1958 a favorisé l’émergence de Sékou Touré. Celui-ci a imposé en Guinée une dictature sanguinaire qui a duré 26 ans. Conséquence, après sa disparition, le PDG a disparu, il ne s’est pas remis de ses cendres. Et le PUP aussi, Conté a bien géré la Guinée, il a permis une transition pacifique après cette dictature sanglante, mais avec le référendum constitutionnel qui lui a permis de rester au pouvoir, la conséquence a été cette gabegie qui a mis son parti sur le banc des accusés. Sinon, le PUP était un parti national. Donc, si le RPG aujourd’hui, avec toute cette gabegie de monsieur Alpha Condé se permet d’accompagner cette mascarade constitutionnelle, c’est une façon de dire que ce parti n’a aucun avenir politique en Guinée.

Guineematin.com : personnellement, est-ce que vous pensez que le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé va aboutir ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : monsieur Alpha Condé est nuisible à tout sens de progrès. Si monsieur Alpha Condé dans sa démarche pense pouvoir prendre tout le peuple de Guinée en otage pour pouvoir se maintenir, il se trompe. Si son entourage ne lui dit pas la vérité, il le fait croire que la Guinée va se soumettre à ça et qu’avec les PA il va mater toutes les velléités de contestation, il se trompe. Il ne va pas le réussir. Je vous le dis, monsieur Alpha Condé n’a aucune possibilité, que ça soit l’argent, l’armée ou bien des autres forces de défense et de sécurité, rien lui permettra de réussir à se maintenir au pouvoir. Donc, il est seul contre tous.

Guineeatin.com : il n’est pas seul contre tous parce qu’il a au moins son parti politique et ses militants avec lui.

Dr. Alpha Amadou Diallo : il faut voir ce qui se passe avec le RPG. On ne va pas focaliser notre interview sur le RPG qui est censé être un parti national. Maintenant, s’il est un parti ethnique, fasciste, à lui d’accompagner monsieur Alpha Condé. Mais, à mon avis, le RPG a tout intérêt à exister pacifiquement avec les autres formations politiques de notre pays.

Guineematin.com : vous dénoncez la mauvaise gouvernance du président Alpha Condé, et cela a été quelque peu confirmé par un récent rapport du FMI. Quel est votre commentaire sur ce rapport qui accable vraiment la Guinée ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : le rapport n’accable pas la Guinée mais il accable Alpha Condé. C’est Alpha Condé qui dispose des ressources du pays à sa guise avec ses amis. Lui-même a dit qu’il sert les amis d’abord. L’affaire de Bolloré est là en suspens et il y a plein de scandales dedans ; l’affaire du port est là, etc. Il y a un syndicaliste qui est maintenant député qui se bat pour que la vérité sorte, mais la machine de l’Etat qui est à la disposition d’Alpha Condé permet d’étouffer certaines choses. Et, un jour ça va ressortir. Monsieur Alpha Condé a une gestion calamiteuse où les ressources économiques et sociales sont disloquées.

Vous voyez vu par exemple des syndicats qui ont organisé une bataille rangée la dernière fois au palais du peuple. C’est le pouvoir qui organise ça. Sinon, personne ne peut venir s’en prendre à monsieur Soumah qui a montré sa capacité de mobilisation, sa capacité syndicale face à une dictature pareille qui ne veut pas entendre raison. Donc, actuellement je ne vois pas par quel moyen, Alpha Condé va se maintenir au pouvoir contre le peuple de Guinée.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous rassure tant ? Quels sont les moyens en votre possession pour barrer la route à un troisième mandat pour Alpha Condé ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : c’est très simple. Avant, je vous l’ai dit que c’était difficile de s’unir. Maintenant, des gens qui ne pensaient pas et ne défendaient pas la même chose se sont retrouvés. Ce n’est pas pour être président ou pour ceci, c’est pour défendre notre constitution. Ce qui nous permet de vivre ensemble, d’avoir la justice, la liberté, c’est la constitution. Et c’est ce qu’Alpha Condé veut fouler aux pieds. Maintenant, les moyens sont les ressources humaines qui sont le peuple. Le front ne signifie pas l’UFDG, l’UFR, ou un autre parti, c’est toute la nation guinéenne qui est concernée. Ce n’est pas une question d’ethnie ou de parti politique, mais c’est toute la nation qui se mobilise pour faire front contre une dictature sanguinaire et sanguinolente qu’incarne monsieur Alpha Condé.

Guineematin.com : au niveau du FNDC, on parle du peuple. Au niveau du RPG aussi, on parle du peuple. Finalement, le peuple c’est qui ? Est-ce que vous voyez la population se lever pour vous accompagner dans la lutte contre ce 3ème mandat ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : ce sont les forces vives de la nation qui constituent le front. Que ça soit les partis politiques, les syndicats, les ouvriers, les agriculteurs de Yomou, de Koundara, etc. tous sont concernés. Maintenant avec quelle méthode ? Alors, actuellement, il y a eu des fédérations du FNDC partout, même dans les villages. Il s’agit de venir expliquer à la population qu’est-ce que c’est que la constitution. C’est un outil du vivre ensemble. Voilà monsieur Alpha Condé veut s’accaparer aujourd’hui de cet outil pour tailler une constitution sur mesure, pour rester et maintenir un clan au pouvoir. Avec cette histoire de vice-présidence, c’est lui qui va désigner le vice-président. S’il est élu et son vice-président est élu, en cas de vacance du pouvoir, c’est le vice-président qui va prendre le pouvoir. Donc, c’est une façon de confisquer le pouvoir en Guinée.

Guineematin.com : en dénonçant ce projet de nouvelle constitution, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a reconnu avoir participé à la modification constitutionnelle de 2001 qui a permis au président Lansana Conté de briguer un troisième mandat. Cette sortie du chef de file de l’opposition guinéenne a suscité beaucoup de bruit à Conakry parce qu’il semble s’opposer aujourd’hui à ce qu’il a fait hier. Qu’en dites-vous ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : revenons d’abord à monsieur Lansana Conté qui n’avait pas de diplôme d’université comme le prétend monsieur Alpha Condé. C’est un soldat patriote qui est venu prendre le pouvoir le 03 avril 1984. C’est une histoire récente de la Guinée. Il a fait une transition pacifique avec son discours-programme du 22 décembre 1985. Il a orienté politiquement et économiquement la Guinée vers le libéralisme économique et politique où chaque citoyen est libre de créer son parti. Donc, monsieur Lansana Conté a une légitimité. Deuxièmement, à l’issue de ce pouvoir militaire, il a créé un conseil national de transition qui fait office de parlement. Ce parlement a préparé une constitution qui a été soumise à un référendum. C’est ce référendum qui a mis en place une constitution qui a donné naissance aux différentes institutions de façon pacifique.

Il s’est avéré que cette constitution ne verrouillait pas la limitation des mandats. Elle disait seulement deux mandats mais ne disait pas consécutifs ou non. Au terme de ça, des gens mal intentionnés se sont mobilisés pensant qu’en maintenant Lansana Conté sur place, ils pouvaient prendre la relève après. C’est des ambitions politiques personnelles. Par contre, monsieur Lansana Conté n’avait violé aucune loi à l’époque pour changer la constitution. Les bons esprits, dont mon père (Elhadj Boubacar Biro Diallo) qui était, à l’époque, président de l’Assemblée nationale, l’avaient conseillé de ne pas aller au-delà de ses deux mandats, de respecter et de passer le relai. Mais, d’autres n’ont pas entendu ça de bonnes oreilles.

Guineematin.com : vous avez parlé jusque-là de Lansana Conté, mais pas de Cellou Dalein Diallo, actuel président de l’UFDG, et qui était à l’époque ministre de Lansana Conté. Il avait, alors, soutenu le projet de troisième mandat pour Lansana Conté. Aujourd’hui, il s’oppose à un projet similaire pour Alpha Condé. Pourquoi cela ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : d’abord, je vous dis que monsieur Lansana Conté avait toute la légitimité qu’il faut pour modifier la constitution. En plus, cette constitution ne verrouillait pas le nombre de mandats présidentiels. C’était extensible et il pouvait revenir. Or, avec cette nouvelle constitution, on dit qu’on vient vers une 4ème République, monsieur Alpha Condé ne sera pas concerné puisque la constitution sur laquelle il a juré, avec laquelle il a géré le pays, puisque tous les actes de la République, il les fait au nom de la constitution, tous les décrets, toutes les décisions font allusion à la constitution. Même les contrats qu’il est en train de signer, il les signe au nom de la constitution. Donc, il ne peut pas dire aujourd’hui que cette constitution n’est pas bonne.

Et cette constitution, contrairement à celle de 2001, a mis un verrou sur le nombre de mandats présidentiels, elle a dit deux mandats non renouvelables. Donc, si Alpha Condé tente de changer cette constitution pour briguer un nouveau, il s’engage dans une logique de parjure. Et quand il se met dans l’illégalité, toutes les options sont sur la table.

Guinnematin.com : y compris un coup d’Etat ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : non ! Personne ne parle de coup d’Etat ici. Ce qu’il faut savoir, le peuple est souverain. On ne va pas empêcher le peuple de sortir dans la rue pour dire non, on ne veut pas d’une nouvelle constitution. Il ne s’agit pas de dire que nous, on va faire ce qu’on veut, les gens vont sortir manifester pour soutenir un 3ème mandat. Ceux qui vont sortir pour contester ce 3ème vont être jetés en prison ou violentés par les forces de défense et de sécurité. De toutes les façons, ce débat n’existe pas. Le FNFC est là pour verrouiller ce débat. On a autre chose à faire. Par exemple, on a les élections locales où les conseils des quartiers et les conseillers régionaux ne sont pas installés. Pourquoi ne pas terminer le processus électoral là, faire les élections législatives et présidentielles avant de parler d’un référendum constitutionnel ? Puisque parler de ce référendum, c’est aller du coq à l’âne. Monsieur Alpha Condé n’a pas achevé le processus électoral local et il veut aller à un processus électoral national.

Guineematin.com : l’argument des promoteurs d’une nouvelle constitution, c’est que l’actuelle constitution n’a pas été approuvée par le peuple, elle a juste été promulguée par le président de la Transition, le général Sékouba Konaté, alors qu’elle devait être soumise à un référendum. N’est-ce pas là un argument solide ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : cette constitution a été adoptée par le CNT qui était un organe consensuel qui faisait office de parlement. Le RPG était là, tous les partis politiques, les syndicats, la société civile et les leaders religieux. Il fallait sortir de la situation du 28 septembre qui a été un massacre que personne ne veut juger puisque tout simplement les complices ou les coupables sont encore dans la gouvernance de monsieur Alpha Condé. Il fallait sortir de là, et pour le faire, il fallait mettre une constitution en place mais limitant le nombre de mandats présidentiels. Une fois que le président a terminé son mandat, quelle que soit la République, il n’est plus concerné par une candidature présidentielle.

Aujourd’hui, si le RPG dit que cette constitution est mauvaise, ce que l’élection d’Alpha Condé est mauvaise, toutes les décisions qu’il a prises jusqu’à maintenant n’ont pas une légitimité. Donc, monsieur Alpha Condé doit savoir qu’à l’issue de ses deux mandats, il doit organiser des élections démocratiques et passer le relais. Personne ne va lui chercher des poux sur la tête, personne ne va venir le perturber. Si son rêve c’est d’être Mandela ou autre, il pourra le faire. A ce moment-là, il aura cette légitimité.

A suivre !

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Kidnapping : Alpha Souleymane Baldé raconte sa séquestration

20 mai 2019 à 22 10 56 05565

Le procès des présumés auteurs de l’enlèvement d’Alpha Souleymane Baldé se poursuit au tribunal criminel de Dixinn. Après les explications des accusés, c’est la victime qui a comparu à la barre, ce lundi, 20 mai 2019. A la barre, Alpha Souleymane Baldé a expliqué les circonstances dans lesquelles il a été kidnappé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans ce dossier, quatre individus sont poursuivis pour prise d’otage, séquestration, vol à main armée, association de malfaiteurs et complicité : adjudant Sâa David Kamano, en service à l’escadron mobile de gendarmerie n°4 de Matoto, Lamine Kanté, Sékou Oumar Keïta et Mohamed Sidy Diallo, présumé cerveau de la bande (en fuite). Des faits qu’ils ont niés lors des audiences précédentes.

C’est une affaire qui remonte au mercredi 10 août 2016. Les faits se sont produits à 19 h, au quartier Kaporo Centre, dans la commune de Ratoma. Selon Alpha Souleymane Baldé, quatre individus armés ont fait irruption dans sa chambre pour pointer une arme sur sa tempe avant de l’embarquer sans ménagement pour une destination inconnue. « C’était un mercredi soir, pendant la prière du crépuscule. J’étais sur mon tapis de prière quand quatre individus armés sont entrés dans ma chambre. Un d’entre eux a pointé l’arme sur ma tempe. Ils m’ont attaché et mis dans ma voiture. Ils m’ont dit que si je crie, ils vont me tuer. C’est ainsi qu’on est sorti de la cour, on est allé sur la route de Morykantéyah, à Nongo. De là-bas, ils ont changé de véhicule. Cette fois-ci, c’était une Toyota. Ils ont mis une cagoule sur ma tête pour me jeter dans la voiture. On a roulé environ 30 minutes. Puis, on est rentré dans une cour très luxueuse. Je ne pouvais pas voir, mais j’ai touché le sol en carreaux et le divan, qui était en cuir. Ils m’ont bandé la bouche avec de la colle scotch, ils ont lié mes mains et mes pieds. Puis, ils ont commencé à me torturer. J’ai failli perdre la tête. Ils ont dit qu’ils allaient couper mes doigts. C’est quand je leur ai dit que j’étais diabétique qu’ils m’ont épargné. La douleur qu’ils m’ont infligée, seul Dieu connait son ampleur. Durant deux jours, ils ne m’ont pas donné à manger. Pendant les 6 jours qu’ils m’ont retenu, je ne savais pas si c’était le jour ou la nuit », a-t-il expliqué.

En outre, Alpha Souleymane Baldé a dit qu’il a fait l’objet d’une longue filature avant de se faire kidnappé par ses anciens ravisseurs. « Ils m’ont dit que j’avais deux chiens, que je n’ai pas de gardien et que j’avais une voiture de sport très jolie, que je ne conduisais pas depuis des mois. Ils ont décrit mes heures de sortie et d’entrée, la couleur de ma cour et que mon premier enfant, c’est une fille. D’ailleurs, le nommé Lamine Kanté m’a dit de lui donner la main de ma fille, qu’il va l’épouser. Ils m’ont dit c’est des preuves qu’ils me donnaient pour que je sache que c’est un plan bien élaboré. Ils ont envoyé un sac plein de munitions, dont deux grenades. Ils m’ont obligé à toucher le sac, en me disant qu’ils opèrent même hors de nos frontières, notamment au Mali Bamako », a-t-il fait savoir.

Dans son intervention, le procureur Daouda Diomandé va demander à Alpha Souleymane Baldé de quelle manière il a pu s’en sortir. Dans sa réponse, il dira : « monsieur le procureur, ils m’ont demandé dans un premier temps, de payer 300 milles Euros. Je leur ai dit que je n’avais pas cet argent. Ils ont dit que je mentais et que si je ne payais pas, ils allaient couper mes orteils avant de me tuer. Ils prenaient mon téléphone, appelaient ma famille, menaçaient de me tuer si la famille ne payait pas. Tous les jours, c’était comme ça. A chaque fois, ils me faisaient changer d’endroit. Par la grâce de Dieu, j’ai pu finalement les convaincre d’accepter 105 milles dollars plus 5 millions GNF. Et, le 16 août 2016 à 6 heures, ils m’ont déposé à cinq mètres de chez moi et sont répartis. Puis, ils ont appelé un membre de ma famille pour lui dire qu’ils avaient jeté les clefs de ma voiture dans ma cour et que la voiture se trouvait dans un coin vers Démoudoula. La police est allée la chercher », a-t-il raconté.

L’affaire a été renvoyée au 3 juin 2019 pour les plaidoiries et réquisitions

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Boké : la culture de l’anacarde bat de l’aile au grand dam des paysans

20 mai 2019 à 16 04 33 05335

La culture de l’acajou est une activité largement pratiquée dans la région de Boké. Le secteur, qui crée de l’emploi dans les zones rurales et urbaines, a contribué à l’évolution sur les lieux.

Dans plusieurs villages, on constate la disparition progressive des habitats précaires pour des maisons en dur. Mais, depuis trois ans, la situation a changé avec une baisse de la production qui affecte sérieusement les paysans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il fut un moment, c’était la ruée vers l’acajou à Boké. Le secteur a connu une véritable crue avec les nombreux avantages dont les citoyens pouvaient bénéficier. Mais, depuis quelques temps, la tendance s’est inversée avec la baisse de la production.

Le président de l’association des producteurs d’anacarde de Boké déploré cette situation. Dans un entretien exclusif accordé à notre reporter, Mamadou Safaye Diallo pense que la culture de l’anacarde devrait être soutenue puisque son rendement est largement supérieur à celui de la Bauxite.

Mamadou Safaye Diallo

« Aujourd’hui, l’acajou emploi près de 70% de la population rurale. Par exemple en 2016, le kilogramme d’anacarde était vendu jusqu’à 17 000 de francs guinéens, ça fait 17 millions la tonne et c’est ce qui fait 17 mille dollars en ce moment, et c’est ce qui équivaut à 40 tonnes de bauxite », a expliqué le président des producteurs d’anacarde de Boké. Toutefois, depuis quelques années, les producteurs d’anacarde constatent que le rendement ne fait que baisser et les prix ont aussi chuté au niveau international. Sur la baisse de la production, les producteurs d’acajou pointent du doigt l’exploitation minière intense dans la localité. « Ces derniers temps, les prix se sont effondrés au niveau international. Et partout à Boké, la production a baissé et c’est dû surtout à l’impact de la pollution. D’habitude, je pouvais avoir jusqu’à 6 tonnes par an parce que je suis compté parmi les plus grands producteurs à Boké. Mais, cette année et au moment où je vous parle, je n’ai même pas 1500 kilogrammes. Mais malgré tout ça, il n’y a malheureusement aucune mesure compensatoire ou d’accompagnement », regrette Mamadou Safaye Diallo.

L’autre problème dénoncé par les producteurs d’anacarde, c’est celle interdisant les étrangers de se rendre à l’intérieur du pays pour commercer avec les producteurs. «En 2017, le gouvernement du président Alpha Condé a pris des mesures pour dire que les étrangers ne doivent pas venir jusqu’à l’intérieur du pays pour commercialiser. Cela est en train de nous influencer très considérablement. Si on laissait la libre concurrence, les gens venaient librement payer, les prix allaient certainement monter », a fait-il savoir.

En attendant, les producteurs rongent leur frein et prennent leur mal en patience.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Occupation des bordures de mer : « l’Etat va mettre fin à la pratique », annonce Oyé Guilavogui

20 mai 2019 à 16 04 19 05195
Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement des Eaux et Forêts

Ces dernières années, on assiste à une dégradation très poussée de la mangrove guinéenne pour des fins d’habitation. Les bâtiments poussent comme des champignons en bordure de mer et de façon anarchique parfois sous la complicité de certains cadres de l’Etat.

Interpellé sur la question à l’occasion d’une conférence de presse tenue ce lundi, 20 mai 2019, à Conakry, le ministre en charge de l’Environnement a annoncé la volonté du gouvernement de mettre fin à la pratique, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

S’achemine-t-on vers la casse des maisons d’habitation situées en bordure de mer à Conakry et environs ? La question mérite d’être posée au regard de l’annonce faite ce lundi par le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Oyé Guilavogui, devant les médias. « Vous connaissez l’importance de la mangrove, c’est là où se reproduisent les poissons. Mais malheureusement, les gens sont en train de les remblayer et de s’installer là. L’Etat a pris des dispositions et aujourd’hui, nous sommes en train de faire de recensement des occupants.

Il y en a à peu près 300 kilomètres qui sont occupés. Les enquêteurs sont sur le terrain, ils vont nous faire le point sur la situation. Ceux-là qui se sont installés vont être identifiés pour voir est-ce que les papiers qu’ils ont viennent de l’Habitat, du quartier ou bien de la commune. Les statistiques vont être connues et l’Etat va prendre des dispositions pour mettre fin à cette pratique», a déclaré le ministre.

Il faut rappeler que les certains partis d’opposition dont l’UFDG et l’UFR ont régulièrement dénoncé, ces derniers temps, l’occupation occupation anarchique des bordures de mer qui s’est accentuée depuis l’avènement du Président Alpha Condé au pouvoir en 2010. Et, comme effet de cette situation, les opposants citent souvent le cas de l’île de Kaback à Forécariah, où une bonne partie de la terre a été engloutie par les eaux.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Conakry : l’AJVDPM sensibilise sur l’éducation des enfants selon l’islam

20 mai 2019 à 12 12 59 05595

Dans le cadre du renforcement de la foi islamique, l’Association des Jeunes et Volontaires pour le Développement et la Promotion de Maci (AJVDPM) a organisé une conférence-débat hier dimanche, 19 mai 2019, à Conakry. Cette conférence, 8ème du genre, a eu pour thèmes : l’Education des enfants et le comportement du musulman pendant le mois de Ramadan, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Animée par Dr Mouhammadou Bah et et Oustaz Hafiziou Sow, cette conférence a connu la participation du ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, du ministre conseiller du président de la République, Bah Ousmane, du ministre du Tourisme et de l’Hôtellerie, Thierno Ousmane Diallo, tous de Maci, ainsi que de nombreux ressortissants de la sous-préfecture à Conakry. L’objectif des organisateurs est de renforcer la foi islamique en Guinée, en général, et à Maci, en particulier.

Dr Mouhammadou Bah

Dans leurs exposés, les deux conférenciers ont expliqué que le bonheur d’un musulman passe nécessairement par sa bonne éducation. Une éducation qui est de la responsabilité des parents, en premier lieu. « Il est de la responsabilité du père et de la mère des enfants, de bien se comporter devant eux et de leur appendre les bonnes pratiques de l’islam. Cela est important dans ce monde ici-bas et à l’au-delà non seulement pour les enfants, mais aussi pour les parents », a souligné Dr Mouhamadou Bah.

Mouctar Diallo

Satisfait du contenu des exposés, le ministre de la jeune et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, a félicité l’association organisatrice de la conférence. Une initiative qui, pour lui, contribue à l’amélioration de notre environnement de vie. « C’est une très bonne conférence qui montre comment on doit éduquer nos enfants parce que les enfants d’aujourd’hui seront les jeunes de demain et les responsables aussi qui vont diriger la société. Donc c’est dès maintenant qu’il faut leur donner un soubassement en termes d’éducation, de savoir et de comportement.

C’est pour cela que nous avons apprécié les conférenciers qui ont mis un accent particulier sur le rôle des parents dans l’éducation des enfants sans même exclure le rôle de l’Etat et la communauté. Nous félicitons l’Association des Jeunes et Volontaires pour le Développement et la Promotion de Maci pour cette initiative qui justement permet aux uns et aux autres d’améliorer notre environnement de vie », a dit Mouctar Diallo.

A noter que l’Association des Jeunes et Volontaires pour le Développement et la Promotion de Maci (AJVDPM) a vu le jour en 2003. Elle regroupe 13 districts de cette sous-préfecture de Pita. Avant cette conférence, elle a déjà réalisé plusieurs activités sur le terrain.

Mamadou Zakariaou Bah

« Nous pouvons citer la construction d’une bibliothèque à Maci au service des élèves et de nos enseignants ; l’organisation d’une compétition sportive entre les ressortissants des différents districts de Maci résidant à Conakry : cette compétition a permis aux ressortissants de Maci de se connaître, de s’aimer et de renforcer notre unité qui est devenue aujourd’hui l’outil de notre développement ;

La construction d’un centre de mémorisation du coran à Thiewlol encore non achevé ; la construction d’un centre informatique pour les élèves ; le réprofilage de la route Maci-Tambako ; la distribution de fauteuils roulants aux handicapés des différents districts ; l’organisation de conférences islamiques dans les 13 districts de Maci ; la participation à hauteur de 10% à la construction du stade sous-préfectoral financé par le PACV », a énuméré Mamadou Zakariaou Bah, le président de l’association organisatrice de cette association.

Monsieur Baldé ajoute que d’autres actions sont aussi attendues. C’est notamment l’achèvement du centre du centre de mémorisation du coran à Thiewlol, la clôture du centre de santé de Maci, la réhabilitation du bâtiment annexe de l’hôpital. C’est pourquoi, l’AJVDPM a lancé « un appel religieux à tous les fils et filles de Maci, à toutes personnes de bonne volonté de nous apporter leur soutien matériel et financier afin d’achever ces projets. Car ces projets cadrent bien avec les principes de l’Islam », a dit Mamadou Zakariaou Bah.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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RECRUTEMENT D’UNE FIRME : manifestation d’intérêt

20 mai 2019 à 9 09 22 05225

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UNE FIRME

MISSION : Audit portant sur les besoins nécessaires à l’établissement d’un Système d’Information pour l’ANIES

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

Date début : 20 Mai 2019                            Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Cabinet pour l’audit portant sur  les besoins nécessaires à l’établissement d’un Système d’Information pour l’ANIES.

  • MISSION DU CABINET :

Sous l’autorité du Coordinateur Général de l’ANIES, le cabinet aura pour mission d’effectuer un audit de son système d’informations permettant d’élaborer un état des lieux, la revue des actifs (matériels, logiciels et humains) en vue de formuler les recommandations en termes de stratégies et d’architecture à déployer permettant de garantir l’optimisation et la performance du futur SI à mettre en œuvre.

  • RÉSULTATS ATTENDUS

Les résultats attendus de cette mission se résument à ce qui suit :

  1. Etat des lieux du Système d’information de l’ANIES :

Le prestataire retenu devra procéder à la revue des infrastructures, des équipements et logiciels déployés en vue de cartographie le SI actuel.

  1. Audit de la fonction informatique et du SI :

Le prestataire effectuera un diagnostic complet du Système d’information en vue de déceler les écarts par rapport aux standards en la matière. Il procédera à la revue de l’organisation de l’entité en charge du SI, de la sécurité (SI et physique), des infrastructures, des processus et procédures IT, de l’adéquation profil/emploi, des infrastructures réseaux et télécoms, des applications et solutions déployées.

  1. Proposition de stratégie et d’architecture pour le déploiement du nouveau Système d’information de l’ANIES :

Le prestataire proposera des options d’évolution et de construction du nouveau Système d’information. Il proposera une stratégie de mise en œuvre et accompagnera la définition des nouvelles architectures en distinguant les solutions obligatoires, conseillées ou optimales, et, en précisant, si possible, une échelle de coût.

  1. Un rapport global intégrant les recommandations en vue de corriger les écarts détectés :

Le prestataire produira un rapport global intégrant l’ensemble des volets traités, les points faibles et les points forts ainsi que les recommandations pour chaque volet

  • OBLIGATIONS DU CABINET EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Cabinet devra produire à la fin de la mission un rapport global provisoire intégrant l’ensemble des volets traités, les points faibles et les points forts ainsi que les recommandations pour chaque volet et un Rapport final prenant en compte les remarques et suggestions de l’ANIES.

  • DURÉE DE LA MISSION : La durée de mission est de trois (3) mois.
  • APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CABINET :

Le Cabinet devra justifier des qualifications suivantes :

  • Avoir une expérience d’au moins 5 ans en audit de système d’informations et de formulation de stratégies et d’architecture informatiques permettant de garantir l’optimisation et la performance du SI ;
  • Avoir réalisé au moins trois (3) cas similaires ;
  • Disposer d’un personnel qualifié ;
  • Maîtriser les outils et techniques de communication, y compris l’administration d’un site internet ;
  • Des expériences solides, en particulier à l’international, serait un plus ;
  • Avoir une bonne connaissance des enjeux de politique sociale dans le contexte d’un pays en développement secteur social pourrait être un atout ;
  • Excellente connaissance de l’environnement informatique et des logiciels usuels de communication ;
  • ÉVALUATION ET CRITÈRES DE PERFORMANCES :

Les performances du Cabinet seront évaluées à la fin de la mission par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail et des résultats attendus. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec la tutelle et la Banque.

  • LIEU DU TRAVAIL :

Le cabinet accompli son travail dans les différents sites de l’ANIES : siège et antennes. Le prestataire se déplacera sur chacun des sites, interrogera les personnes de son choix, et collectera sur place tous les documents en rapport avec sa mission. Pour l’accomplissement de cette mission, le prestataire ne pourra pas sous-traiter cette partie, à l’exception de l’audit des ressources humaines avec, cependant, l’accord exprès et préalable de l’audité.

  • DOSSIER À FOURNIR

Le dossier de candidature devra être complet et contenir l’ensemble des éléments susceptibles d’apprécier les qualifications et expériences du Cabinet dans le domaine de communication et par rapport aux attentes formulées dans les termes de référence.

  1. MÉTHODE DE SÉLECTION

Le recrutement du cabinet se fera suivant les procédures de qualification de Consultants (QC) conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

11. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET D’AUDIT INFORMATIQUE DE L’ANIES ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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RECRUTEMENT D’UN CABINET SPÉCIALISÉ EN COMMUNICATION POUR L’ANIES : VOICI L’AVIS

20 mai 2019 à 9 09 16 05165

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET SPECIALISE EN COMMUNICATION POUR L’ANIES

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

Date début : 20 Mai 2019                                 Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Cabinet spécialisé en communication pour appuyer les activités de l’ANIES pour l’atteinte de ses objectifs.

  • MISSION DU CABINET :

Sous l’autorité du Coordinateur Général de l’ANIES, le cabinet en communication aura pour mission de renforcer la communication de l’ANIES, en vue de donner plus de visibilité à ses interventions auprès de l’ensemble des acteurs, à travers la conception et de la mise en œuvre d’une stratégie de communication nationale et internationale.

A ce titre, de manière plus spécifique, la mission visera à :

  • Sensibiliser le public sur la problématique de lutte contre la vulnérabilité et le renforcement de la résilience des couches sociales à travers les transferts sociaux et des HIMO en Guinée et tout autre instrument retenu par l’ANIES ;
  • Mettre au point les mécanismes de communication stratégique en liaison avec les cadres de l’ANIES, les agences d’exécution et les partenaires nationaux et externes impliqués dans les activités liées aux questions d’inclusion économique et sociale ;
  • Contribuer activement à la création et à la gestion  du site web de l’ANIES ;
  • intégrer les nouveaux medias (Facebook, Tweeter, etc.) dans la stratégie de communication
  • préparer ou faire préparer les contenus et la périodicité (plan de promotion) des messages à diffuser par les campagnes publicitaires ;
  • Identifier et préparer les supports de communication (Brochures, dépliants,, etc…) efficaces afin de toucher une variété de cibles ;
  • assurer et suivre de façon rapprochée la diffusion des messages ou annonces (radio, TV, circuits traditionnels, ONG, etc.) dans les zones ciblées et mettre en place des indicateurs de suivi et d’évaluation permettant de mesurer l’impact des campagnes de communication menées ;
  • prendre en charge la finalisation rédactionnelle et de mise en page des rapports périodiques de l’ANIES en relation avec ses attributions, la préparation et/ou la finalisation des présentations en Power Point et l’accompagnement des cadres de l’Agence invités à faire une présentation en publique.
  • élaborer un plan de communication pour la l’ANIES ainsi que sa stratégie qui tiendra compte à la fois des moyens financiers du projet et les moyens de communications techniquement possibles et disponibles en République de Guinée (télévision, radio, radio de proximité, journaux, conférences de presses, publi-reportages, internet …);
  • organiser des visites de terrain avec des équipes multimédias (presse publique et privée) pour donner plus de visibilité aux activités de l’Agence ;
  • promouvoir toute initiative en lien avec la communication sur les actions de l’Agence ;
  • RÉSULTATS ATTENDUS

Les résultats attendus de cette mission se résument à ce qui suit :

  • L’ANIES dispose d’un plan de communication et d’une stratégie adéquate ;
  • L’ANIES dispose d’outils efficaces de communication ;
  • La Charte graphique et les éléments de langage sont rendus disponibles.
  • Le public est sensibilisé sur les missions de l’ANIES et son impact sur les populations bénéficiaires ;
  • L’ANIES a une meilleure évaluation de son impact sur les bénéficiaires.
  • OBLIGATIONS DU CABINET EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Cabinet devra produire à la fin de chaque mois, trimestre et année un rapport d’activités mensuel, trimestriel et annuel qui devront être approuvés par le Coordonnateur Général de l’ANIES et partagés avec l’IDA

  • DUREE DE LA MISSION : La durée de mission est d’un (1) an.
  • APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CABINET :

Le Cabinet devra justifier des qualifications suivantes :

  • Avoir une expérience d’au moins 5 ans en élaboration et mise en œuvre de plans de communication ;
  • Avoir réalisé au moins trois (3) cas similaires ;
  • Disposer d’un personnel qualifié ;
  • Maîtriser les outils et techniques de communication, y compris l’administration d’un site internet ;
  • Des expériences solides, en particulier à l’international, serait un plus ;
  • Avoir une bonne connaissance des enjeux de politique sociale dans le contexte d’un pays en développement secteur social pourrait être un atout;
  • Excellente connaissance de l’environnement informatique et des logiciels usuels de communication ;
  • EVALUATION ET CRITERES DE PERFORMANCES :

Les performances du Cabinet seront évaluées trimestriellement par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail annuel et des résultats attendus et séquencés trimestriellement. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec la tutelle et la Banque. Les critères de performance sont les suivants :

  • l’efficacité de la stratégie de communication mise en place ;
  • l’appropriation et l’adéquation des outils de communication par les acteurs du projet ;
  • la visibilité satisfaisante des activités du projet ;
  • la qualité et la disponibilité à temps des supports et outils de communication sollicités.
  • LIEU DU TRAVAIL :

Le cabinet accompli son travail tant en Guinée qu’à l’international. Les activités en Guinée impliquent de nombreux déplacements sur le terrain dans les régions et les communautés ciblées.

  • DOSSIER À FOURNIR

Le dossier de candidature devra être complet et contenir l’ensemble des éléments susceptibles d’apprécier les qualifications et expériences du Cabinet dans le domaine de communication et par rapport aux attentes formulées dans les termes de référence.

  1. METHODE DE SELECTION

Le recrutement du cabinet se fera suivant les procédures de qualification de Consultants (QC) conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

11. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET DE COMMUNICATION POUR L’ANIES ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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Energie : à l’heure du Transit vers les Energies Renouvelables

18 mai 2019 à 14 02 35 05355

Lors du dernier Conseil de Cabinet du Ministère de l’énergie, le Ministre, Dr. Cheick Taliby SYLLA, a fixé un nouveau cap en invitant ses principaux collaborateurs et cadres ingénieurs du secteur de l’énergie à une profonde réflexion sur « l’élément transit vers les énergies renouvelables », non sans posé le diagnostic de l’assèchement de nos cours d’eaux, éléments fondamentaux de la production Hydro-électrique en Guinée.

D’ailleurs, il a commencé son intervention par des questionnements relatifs à la dégradation et à la prégnance de l’homme sur l’environnement dans notre pays.

Il reconnait que la Guinée est dotée de plus de 1660 cours d’eau, mais face à la dégradation de l’environnement, les rivières sont asséchées, une sécheresse qui se consolide au fil des ans, et qui ont des impacts négatifs sur les « réservoirs de transits d’eau » dans nos différentes régions.

Face à ces différentes difficultés et pour le cas de la Guinée, « il est temps d’avoir une bonne vision et de prendre une bonne décision pour inverser la tendance ».

Il propose d’aller vers « l’énergie solaire » en construisant de très grandes centrales solaires de grandes capacités, en couplant l’hydro-électrique avec le solaire, il faudra selon le Ministre de l’Energie, se « projeter dans le temps par la construction des centrales qui peuvent combler le déficit électrique en saison sèche (…) Tout cela va dans le sens du progrès. Il est impératif de développer. L’élément Transit Vers les Energies Renouvelables. Aussi, c’est le moment de prendre des décisions harmonisées par rapport au développement de l’électricité Rurale. Je souhaite que chacun s’en approprie », dira-t-il pour galvaniser et amener ses collègues à la réflexion au moment où tous les pays africains sont en compétition pour développer l’énergie solaire.

Pour lui cette prospective arc-boutera sur une politique ambitieuse car, il est encore temps de réfléchir sur la question pour avoir une approche de solutions qu’il serait important de valoriser et diffuser à une large échelle.

La Cellule de Communication du Ministère de l’énergie

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Inondation à Conakry : 4 morts et un disparu à Dabondi 3

18 mai 2019 à 9 09 51 05515

La pluie enregistrée dans la nuit d’hier à aujourd’hui, samedi 18 mai 2019, a entraîné plusieurs dégâts matériels et humains dans la capitale guinéenne. Si certains quartiers de Conakry déplorent l’invasion des ordures dans leurs domiciles ou à la devanture, Dabondi 3 pleure ses morts.

Selon l’adjoint au chef du quartier, interrogé par un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place ce matin, il y a au moins quatre morts (des enfants) et un disparu. Et, les jeunes du quartier s’efforcent actuellement contre les envahissantes ordures pour déblayer les lieux.

A suivre !

De Dabondi, Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Elhadj Baba Dramé répond aux accusations des ressortissants de Fria : « il fallait nettoyer les lieux »

17 mai 2019 à 18 06 59 05595
Elhadj Baba Dramé, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké

Suites aux émeutes contre le préfet de Fria, madame Gnalen Condé, plusieurs femmes manifestantes ont subi des coups de la part des forces de l’ordre. Et, comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, les ressortissants de Fria à Conakry ont fait une déclaration dans laquelle ils accusent Elhadj Baba Dramé, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké, d’être à la base de la violence enregistrée dans leur ville.

Peu après la publication de notre dépêche, Elhadj Dramé a reçu à son bureau, au Gouvernorat de Boké, un correspondant de Guineematin.com pour donner sa version des faits. « C’est un séré de femmes qui a pris d’assaut la cour de la préfecture pour exiger le départ de la préfète de Fria. Ce ne sont pas toutes les femmes de Fria. Donc, comme on a envoyé plusieurs fois les ressortissants de Fria à Conakry, les sages, les coordinateurs des quatre régions naturelles pour demander à ces femmes de libérer la préfecture, nous-mêmes, nous sommes allés les écouter. Elles ont refusé catégoriquement de quitter ! En tant qu’autorité de l’État, on ne pouvait pas laisser la souveraineté de l’État confisquée. Il fallait nettoyer les lieux. C’est ainsi qu’on a fait appel aux forces de l’ordre qu’on avait laissées à 5 kilomètres de la ville, qui sont venues dégager proprement la cour. Mais, si les ressortissants de Fria disent qu’ils tendaient à trouver une solution, ce n’est pas vrai. Ce sont les coordinateurs de la Basse Guinée et de la Haute Guinée qui m’ont appelé le 13 mai aux environs de 23H pour me dire qu’ils n’ont pas pu faire quitter les femmes », a expliqué le Directeur de cabinet du Gouvernorat.

Par ailleurs, Elhadj Baba Dramé ne voit rien de mal en sa mission étatique de maintien d’ordre à Fria. « Qu’est-ce qu’il y a de mal dans ça ? », s’interroge-t-il. « Et puis, Moussa Conté qui est à la tête de cette déclaration, c’est un promotionnaire à moi. C’est lui-même qui a envoyé deux de ses frères de Conakry avec lesquels on a travaillé. Je suis étonné que ce dernier m’accuse d’être à la base de la violence à Fria. Mais, je suis serein et tranquille. J’ai fait plus de 30 ans dans l’administration, je sais ce que je dois faire dans des pareilles situations », a conclu le Directeur de cabinet du Gouvernorat de Boké.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 671 242

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Me Basekou Condé sur la grève des huissiers : « il faut que notre statut soit signé »

17 mai 2019 à 18 06 32 05325
Me Basekou Cheick Condé, membre du bureau de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée, chargé de la formation

En grève depuis cinq jours déjà, les huissiers de justice de Guinée semblent plus que jamais déterminés à croiser le fer avec les autorités jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Malgré leur rencontre avec un émissaire du ministre de la justice, ces auxiliaires de justice campent encore sur leur position. Ils disent que désormais « les mots ne suffisent plus » et leur mouvement de débrayage prendra le temps qu’il faudra pour la satisfaction de leur revendication.

Depuis le 13 de ce mois, les huissiers de justice de Guinée observent un mouvement de grève sur toute l’étendue du territoire national. Ils réclament notamment la signature de leur statut et dénoncent « l’obstruction faite aux exécutions des décisions de justice ».

Rencontré ce Vendredi, 17 Mai 2019, par un reporter de Guineematin.com, Me Basekou Cheick Condé, membre du bureau de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée, chargé de la formation, n’est pas allé du dos de la cuillère. « S’il faut faire un an, nous resterons hors de nos bureaux pendant un an. Mais, il faut que notre statut soit signé… », a-t-il fait savoir.

Pour tenter de trouver une solution à ce mouvement qui risque de gripper le système judiciaire du pays, le ministre de la justice aurait dépêché un émissaire auprès des huissiers. Mais, leur rencontre n’a visible pas apporté grand-chose.

« Il y a eu un premier contact hier (Jeudi) avec le représentant du ministre de la justice, qui a reconnu que notre revendication est légitime. Et, qu’ils sont en œuvre pour trouver une solution à la signature du statut. Mais, concernant la réquisition, c’est le ministre de la justice (actuellement en voyage à l’étranger) qui peut trouver la solution. C’est ce qui a été dit pour le moment. Mais, comme il n’y a eu rien de clair, il n’y a eu aucun résultat, des paroles seulement ne peuvent pas nous permettre d’arrêter le débrayage. Nous continuons tant que nous n’avons pas une satisfaction à nos revendications », a tranché Me Basekou Cheick Condé.

Parlant de la réquisition qui est une partie intégrante de la revendication des huissiers de Guinée, Me Basekou Cheick Condé dénonce une violation du « traité de Ouaga ». Un traité qui indique que : « lorsqu’une décision est revêtue de la formule exécutoire, on a plus besoin de chercher une réquisition. Parce que cette formule constitue en elle-même une réquisition ». Malheureusement, explique le chargé de formation de la chambre nationale des huissiers de Guinée, « nous avons de nombreuses décisions qui sont revêtues de la formule exécutoire, mais il y a une obligation qui est imposée aux huissiers. Celle d’aller chercher une réquisition auprès du procureur général de la Cour d’Appel. Ce qui est une entorse au traité de Ouaga dont la Guinée est signataire ».

Visiblement très confus sur la position adoptée par les autorités guinéennes vis-à-vis du statut des huissiers, Me Basekou Cheick Condé soutient que la Guinée marche à l’envers. Parce que, dit-il, dans les conditions normales, c’est l’Etat qui doit exiger un statut pour les huissiers.

« Comment une corporation aussi importante que la chambre des huissiers peut fonctionner sans statut ? C’est d’ailleurs les autorités qui doivent dire que vous ne pouvez pas fonctionner sans statut. Parce que c’est le statut qui détermine les conditions dans lesquelles on doit exercer. C’est le statut qui prévoit également les sanctions. Mais, tout est à l’envers chez nous. On agrée les gens, il n’y a pas de statut. Et, s’il n’y a pas de statut, ça veut dire qu’on peut faire ce qu’on veut. Voyez comment la Guinée marche à l’envers. Donc, nous nous mettons à la place de l’autorité pour réclamer un statut », a expliqué Me Basekou Cheick Condé, tout en précisant que ça fait plus de 15 ans depuis que les huissiers ont commencé à poser le problème lié à leur statut.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Recouvrement des recettes fiscales : le préfet de Labé dénonce la direction nationale des impôts

17 mai 2019 à 10 10 47 05475
Elhadj Safioulahi Bah, préfet de Labé

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, dénonce avec la dernière énergie la Direction Nationale des Impôts (DNI) qui a pris l’initiative de retirer à la préfecture la mission régalienne de recouvrement des impôts partagés, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Depuis pratiquement 2 ans, le recouvrement de la taxe unique sur les véhicules (TUV), la contribution foncière unique (CFU) et la patente des gros contribuables évoluant à l’intérieur du pays est effectué à Conakry par la Direction Nationale des Impôts (DNI).

« Une entreprise implantée à un endroit donné ne doit pas payer sa taxe ailleurs. J’ai écrit. Je me suis déplacé. Je crois que ça commence à aller » proteste le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah qui voit les stations d’essence de sa préfecture payer leurs taxes à Conakry : « ce n’est pas normal » insiste-t-il.

Avec cette nouvelle mesure injustifiée et injustifiable, on assiste à une baisse sensible des recettes fiscales dans les préfectures et commune de l’intérieur du pays.

« C’est la croix et la bannière pour récupérer ce qui nous revient de droit » ajoute le préfet de Labé.

Un contrôleur financier en service à Labé précise que c’est à Labé de verser des ristournes à Conakry et non l’inverse.

C’est pourquoi, Elhadj Safioulahi Bah sollicite l’appui du gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané pour faire corriger cette injustice infligée aux services déconcentrés de l’Etat.

Surpris par cette information reçue de son préfet, le gouverneur de région Elhadj Madifing Diané a promis de se déployer pour rendre à césar ce qui appartient à césar.

En attendant, on est en droit de se demander ce qui motive réellement les cadres de la Direction Nationale des Impôts (DNI) ? Car, cette option prise par ces techniciens du budget est en porte-à-faux avec la politique nationale de décentralisation et de la déconcentration prôné par le gouvernement de la République. En ce sens que cette politique consiste en un transfert de compétences et de moyens à la base. Or, avec cette asphyxie programmée des administrations locales, les résultats escomptés ne seront jamais atteints.

Comment comprendre aussi, aujourd’hui, que des hauts commis de l’Etat mettent en route une initiative visant à décrédibiliser les services techniques déconcentrés des impôts dans les préfectures ? Par ce fait, ces cadres des impôts aux niveaux régional et préfectoral sont mis aux chômages techniques alors qu’ils continuent d’émarger à la Fonction Publique pour un travail désormais confié à un privé (surtout en ce qui concerne la TUV), sous le prétexte de la sécurisation des recettes fiscales en République de Guinée. Comme si on ne pouvait pas rendre efficace le contrôle interne pour sanctionner les cadres véreux.

Il est aussi à déplorer que l’Etat guinéen privilégie une société de téléphonie mobile privée contre des commissions au détriment de ses fonctionnaires, en matière de recouvrement de la taxe unique sur les véhicules (TUV).

Ne pouvait-il pas utiliser ces commissions pour encourager ces commis postés à l’intérieur du pays à mieux faire leur travail pour lequel ils sont payés sur le dos du contribuable guinéen ? En tout cas, sous d’autres cieux, ceux qui font bien leurs boulots sont légalement motivés.

Mais, l’on se rappelle que notre regretté Williams Sassine écrivait dans ses chroniques assassines que « la Guinée est entièrement à part ».

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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TPI Dixinn : un soudeur condamné pour avoir manipulé une arme dans un bar

16 mai 2019 à 21 09 25 05255

Poursuivi pour détention illégale d’arme, Daouda Dioubaté, âgé de 34 ans, a été reconnu coupable ce jeudi, 16 mai 2019, par le tribunal de Première Instance de Dixinn. Ce soudeur de profession, qui a reconnu les faits à la barre, avait été arrêté dans un bar à Kobaya, dans la commune de Ratoma, entrain de manipuler l’arme de son frère, un officier de l’armée guinéenne, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters qui a suivi l’audience.

Selon nos informations, Daouda Dioubaté est détenu à la maison centrale de Coronthie depuis le 4 avril 2018. Il est accusé d’avoir soustrait frauduleusement deux cartouches et l’arme de service de son grand frère, qui suivait au moment des faits des cours d’officier supérieur au Maroc. Daouda Dioubaté se serait rendu dans un bar, au quartier Kobaya, dans la commune de Ratoma, muni de cette arme. Quand il s’est mis à la manipuler, un citoyen a alerté le poste de gendarmerie situé à quelques pas des lieux. Les gendarmes ont aussitôt procédé à son arrestation pour le déférer à la maison centrale.

Appelé à la barre, Daouda Dioubaté a reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi. « Un jour, je m’apprêtais à sortir. J’ai trouvé l’arme au salon, à coté des enfants. Je l’ai prise pour ne pas que les enfants se blessent et se fassent du mal avec. Entretemps, j’ai reçu un appel pour aller mesurer la dimension du portail d’une cour à Kobaya. Dans la précipitation, j’ai mis l’arme dans mon sac à dos, je suis parti. En mesurant le portail, mon sac est tombé et l’arme est sortie. Les gens l’ont vue, ils ont appelé les gendarmes qui m’ont pris. L’arme appartient à mon grand frère qui est militaire, qui vit du coté du Maroc », a-t-il expliqué

Le procureur, Daouda Diomandé, ne s’est pas laissé convaincre par ces explications. Il va demander au prévenu d’être franc et de dire toute la vérité. « Soyez franc, puisque vous avez déjà commencé par cela. Mais, ce que vous expliquez n’est qu’une partie de la vérité, vous n’avez pas tout dit. Dites nous où on vous a pris avec l’arme et ce que vous comptiez faire avec ».

Le prévenu va camper sur sa position, arguant qu’il a pris l’arme pour ne pas que les enfants se blessent avec.

Des propos balayés d’un revers de main par le procureur Daouda Diomandé. « Arrêtez de mentir, vous êtes allé dans un bar à Kobaya, vous vous êtes saoulé et vous avez commencé à manipuler l’arme en vous vantant. Mais, un bon citoyen a décidé d’alerter la gendarmerie, en disant qu’il y a une personne armée dans un bar. C’est ainsi qu’ils sont venus vous cueillir », a soutenu l’empereur des poursuites.

Dans ces réquisitions, le procureur va indiquer que nul n’a le droit de détenir une arme sans en avoir l’autorisation. C’est ainsi qu’il va demander à ce que la loi soit appliquée avant de requérir 5 ans d’emprisonnement, dont 4 assortis de sursis.

Finalement, le tribunal va suivre les réquisitions du procureur en reconnaissant Daouda Dioubaté coupable du délit de détention d’arme. Pour la répression, il est condamné à 5 ans de prison, dont 4 assortis de sursis. Le tribunal, par la voix du juge Thierno Souleymane Barry, va ordonner la confiscation du pistolet et les deux cartouches.

Après avoir passé un an, un mois et 12 jours de détention, Daouda Dioubaté recouvre enfin la liberté.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Déguerpissement à Kaporo-Rails : des guinéens du Canada offrent 95 millions aux victimes

16 mai 2019 à 10 10 20 05205

Plusieurs associations de guinéens vivant au Canada viennent d’apporter leur soutien aux victimes du déguerpissement de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, dans la commune de Ratoma (Conakry). Elles ont offert un montant de 95 millions de francs guinéens à ces citoyens dont les maisons ont été démolies par le gouvernement. La cérémonie de remise de ce don a eu dans l’après-midi d’hier mercredi, 15 mai 2019 à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Elhadj Thierno Diallo

C’est le président de l’association Pottal Fouta Djallon Canada qui a procédé à la remise officielle de ce don. Elhadj Thierno Diallo a expliqué que ce montant de 95 millions est une contribution de 13 associations de guinéens résidant au Canada. « Ce don a été fait par les associations des ressortissants guinéens vivant au Canada. C’est l’association Pottal qui initié et qui a fait appel aux autres associations. Il y a eu à peu près 13 associations qui se sont réunies pour donner 95 millions de francs guinéens. Et ces associations sont les associations de Mamou, de Mali, de Pita, l’AGAM, l’alliance Boké-Québec, chauffeurs Canada, Mosquée Tawba, la ligue réformiste, Kalgari, Toronto, Edmonton », a-t-il dit.

Elhadj Thierno Diallo a promis aussi les victimes de ce déguerpissement que son association va les accompagner dans leur combat pour leur indemnisation. « Ce que je peux vous assurer, ce que Pottal va vous accompagner. Pottal est avec vous et on va vous accompagner jusqu’au bout. S’il faut amener ce dossier-là à la CEDEAO, n’importe où, nous sommes disposés à vous accompagner pour que vous soyez dédommagés », a promis le président de l’association Pottal Fouta Djallon Canada.

Elhadj Alpha Oumar Diallo

En recevant ce chèque de 95 millions de francs guinéens, Elhadj Alpha Oumar Diallo, le président du collectif des déguerpis, a exprimé la satisfaction des bénéficiaires et remercié les donateurs. « Nous sommes très contents des associations guinéennes du Canada et de toutes les autres associations qui nous ont apporté leur soutien. Si vous voyez que nous avons réuni 700 millions de francs, c’est parce que les gens ont contribué. Donc nous sommes très satisfaits et nous remercions tout le monde sans exception », a-t-il dit.

Le président du collectif des victimes rappelle que ce sont 1204 familles qui ont été déguerpies de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse, selon le recensement provisoire. Il promet qu’ils se battront jusqu’à ce qu’ils soient indemnisés conformément à la loi en la matière.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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Energie : Dr Taliby Sylla dans la logique d’une prospective réaliste

16 mai 2019 à 10 10 03 05035

Par la Cellule de Communication du ministère de l’Energie : C’est pour parer à toutes les éventualités relatives à la production, au transport de l’électricité qui sera produite par le barrage hydro-électrique de Souapiti, que cette semaine, le Ministre de l’énergie a réuni autour de lui, tous les ingénieurs, les sociétés productrices de l’énergie, en somme tous les dépositaires de la chaîne de construction, de production impliqués dans l’implantation réussi de ce projet gigantesque en Guinée.

Avec une vision soutenue et une approche prospective, le Ministre de l’Energie a invité ses interlocuteurs à mettre au point les derniers éléments techniques pour faciliter le transport de l’énergie dans la capitale, Conakry.

Au regard de tous les éléments réalisés à Kaléta et la construction du poste de Linsan, la ligne côtière de la desserte de Boffa, Boké, etc. sont aussi déterminant dans cette logique afin que les combinaisons qui pourraient harmoniser tous les facteurs de bons usages de cet instrument de production électrique d’une telle capacité de production, premier du genre en Guinée, soient de mise dans les brefs délais impartis pour le lancement de la production électrique de Souapiti.

Toutefois, conscient que d’ici là, les besoins et la demande de l’énergie s’accroîtront de façon exponentielle, mais avec une vision réaliste, le Ministre de l’Energie, Docteur Cheick Taliby Sylla en appelle à une démarche innovante, pour que l’épanouissement du secteur électrique se fasse harmonieusement pour le bien du peuple de Guinée

D’ailleurs l’objectif des rencontres périodiques décidées à l’unanimité par les ingénieurs, les différents responsables aux plus haut niveau du secteur de l’énergie consisterait à acter tous les schémas possibles afin que le transport de l’énergie électrique de Souapiti vers Conakry se fasse dans une planification et une harmonisation sans encombres, et que cela soit dans une célérité exemplaire.

Par la Cellule de Communication du Département

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