PMU-LONAGUI : dernière ligne droite avant… le départ !

18 juillet 2019 à 15 03 37 07377

Le compte à rebours est en marche. Début août prochain, les paris sur les courses hippiques (PMU) vont changer de mains. Au terme du contrat de concession liant jusque-là WINIYA SARL, la société de l’homme d’affaires Jean-Jacques Grenier, à la Loterie nationale de Guinée (LONAGUI), l’organisation de ce type de jeu sera dorénavant assurée par cette dernière. Comme le font déjà depuis des lustres la plupart des loteries nationales en Afrique.

Conformément à ses attributions clairement définies par le décret du 26 mai 2016, la LONAGUI, tout en continuant a concéder à des opérateurs privés l’exploitation d’autres segments, va se lancer dans celle du PMU, qui est en Guinée et ailleurs dans la sous-région le produit phare de la sphère ludique.

Avec comme motivation première, le relèvement substantiel des recettes de l’Etat issues du secteur des jeux, ainsi qu’une meilleure organisation visant non seulement l’amélioration des conditions de travail des acteurs, mais aussi une répartition des gains plus avantageuse pour les parieurs.

Ce qui permettra à la LONAGUI, à l’instar de ses homologues d’ailleurs, de s’investir davantage dans les activités socio-économiques (construction d’écoles, appui aux couches déshéritées, soutien aux équipes sportives, etc.).

En attendant, on est dans la dernière ligne droite et dans les derniers réglages techniques, logistiques et communicationnels.

En plus de la résistance,

Grenier opte pour l’enfumage

Pendant ce temps, la société WINIYA et son patron n’en démordent pas. Ne se faisant pas beaucoup d’illusions quant à leur saisine du tribunal du commerce, au regard de la légèreté des arguments qu’ils brandissent, il leur reste maintenant l’enfumage.

Pour brouiller la perception du public sur la décision de la LONAGUI d’user de ses prérogatives en se lançant dans l’exploitation des paris hippiques, tous les coups semblent permis. Notamment les fake news ou infox, dans le but de tromper l’opinion.

Ainsi, on parle de Corses qui seraient pires que des corsaires, d’un casino qui serait en gestation, d’une société « sulfureuse », fruits d’une imagination apparemment très fertile …

Dans les faits, la LONAGUI va exclusivement organiser ces paris en n’étant donc associée à aucune autre société (elle détient la totalité des actions). Cela va sans dire que pour les aspects techniques, elle ne peut que recourir à des prestataires spécialisés. C’est le cas en particulier des serveurs informatiques.

Quant à savoir si ledit prestataire est aussi sulfureux qu’un autre dont le parcours tient du conte de fée (des chantiers de la cité de l’OUA sous le président Touré au statut qui est le sien aujourd’hui), ça c’est une autre question sur laquelle on pourrait s’étendre à loisir.

Pour le moment, la date fatidique de la fin du contrat de WINIYA arrive au galop.

Les sabliers sont sans pitié…

F. Diariou Baldé

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Télimélé : Kawessi (Daramagnaki) demande à être érigé en Commune Rurale

18 juillet 2019 à 15 03 27 07277

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les populations à la base, Amadou Sadio Diallo, le préfet de Télimélé, accompagné d’une forte délégation, a été accueilli en pompe, hier mercredi 17 juillet 2019, dans les districts de Kabara et Diougourou, relevant de la commune rurale de Daramagnaki. L’unité des fils et filles de ces localités et la préservation de l’environnement sont les principaux points à l’ordre du jour de cette tournée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans le district de Kabara, situé à 35 km de Daramagnaki, qu’est implantée la compagnie minière CDM-Chine avec un certain nombre de réalisations pour la communauté.

Amadou Kanté, conseiller communal,
Amadou Kanté, conseiller communal

Selon Amadou Kanté, conseiller communal, jusqu’en 2016, le district de Kabara était une zone à vocation agro-pastorale. Mais, à partir de l’année 2017 qui marque le début des activités de CDM-Chine, Kabara est devenu un district minier par excellence. « Monsieur le préfet, jamais une société minière n’évolue sur un terrain sans inconvénients. Mais, dans les conditions de partenariat, les avantages prennent le dessus, on s’accepte mutuellement. En contrepartie de notre bauxite, CDM-Chine s’acquitte d’une taxe superficiaire de 360 millions de FG annuellement, versée à la commune pour aider à lutter contre la pauvreté dans nos différentes localités. Ainsi, ont été réalisé : un poste de santé à Lalifan, non encore équipé, une école primaire de 3 salles de classe avec une direction et un bloc latrines. Parallèlement à cette taxe, la compagnie vole à notre secours partout où elle nous voit en extrême nécessité », a fait savoir Amadou Kanté.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo

Au cours de cette visite du préfet de Télimélé, le district de Kawessi, relevant de Daramagnaki, a réitéré son souhait de se voir ériger en sous-préfecture. Une idée défendue par Mamoudou Diallo, citoyen de la localité, qui a interpellé Amadou Sadio Diallo à ce sujet. « Dans le souci de rapprocher les administrateurs aux administrés, la population de Kawessi manifeste son désir d’être érigé en sous-préfecture. Monsieur le préfet, votre présence ici aujourd’hui nourrit beaucoup d’espoir dans le processus du découpage tant attendu. Depuis 8 ans, notre brave population a entrepris un processus de découpage en investissant près de 2 milliards 300 millions de FG dans la construction d’un centre d’accueil, des bureaux du maire et du sous-préfet, les logements du sous-préfet, du maire, du secrétaire général de la commune et du receveur », a-t-il révélé.

Dans sa réponse, le préfet Amadou Sadio Diallo a dit avoir pris bonne notre de cette réclamation. « Kawessi! Nous avons vu, nous avons entendu et nous avons compris. Cet accueil démontre que vous nous soutenez et vous soutenez le président de la République. Vous voulez être une commune rurale, que Dieu vous aide. Sachez que nous allons rendre compte. J’ai eu un entretien sérieux avec la direction de la compagnie, je pense que les choses vont évoluer », a lancé monsieur Diallo.

En outre, le préfet a demandé aux différents districts de Daramagnaki de cultiver la fraternité, l’amour du prochain, de s’unir et de s’accepter. Il a également invité les populations locales à se battre pour la protection de l’environnement.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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TPI Dixinn : « j’avais volé des chèvres dans d’autres quartiers, à Gomboya et à Yattayah »

18 juillet 2019 à 14 02 17 07177
image d’archive

Kerfala Camara, ouvrier de profession, est un récidiviste dans le vol de bétail. Ce citoyen domicilié à Coyah, a été appréhendé en flagrant délit de vol de deux chèvres au quartier Foula Madina, dans la commune de Ratoma. Il a répondu de ses actes dans la journée d’hier, mercredi 17 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Kerfala Camara est poursuivi pour avoir volé deux chèvres appartenant à Ousmane Mansaré, éleveur de son état. Selon nos informations, ce cas de vol a eu lieu le lundi 8 juillet dernier au quartier Foula Madina. Kerfala Camara a été appréhendé par la foule, roué de coups, remis à la police avant d’être placé sous mandat de dépôt le même jour.

Appelé à la barre, Kerfala Camara a reconnu les faits de vol pour lesquels il est poursuivi. Seulement, il a laissé entendre que c’est sa première fois de se livrer à de tels actes, mêmes si le plaignant l’accuse d’être auteur du vol de ses 35 têtes de chèvres. « Ce jour, je suis venu trouver les enfants en train de jouer au ballon. J’ai demandé aux enfants si les chèvres leur appartiennent. Ils ont répondu par la négative. C’est ainsi que les enfants m’ont aidé à attraper deux chèvres. Je les ai attachées pour les maîtriser. En cours de route, j’ai rencontré un vieux qui m’a demandé si les chèvres sont à moi. Je lui ai dit oui. Après, j’ai continué mon chemin. Quand je suis arrivé au niveau de la grande route, les jeunes et les enfants sont venus m’interpeller. Ils m’ont bastonné avant de me conduire au commissariat. Mais, c’est ma première fois de voler des chèvres dans ce quartier-là. Auparavant, j’avais volé des chèvres dans d’autres quartiers, notamment à Gomboya et à Yattayah. Mais, dans cette zone où on m’a mis aux arrêts, c’est ma première fois de le faire », a expliqué le prévenu.

Par contre, Ousmane Mansaré soutient mordicus avoir été victime de vol à plusieurs reprises. Il a laissé entendre qu’il a été victime de vol de 35 bêtes, dont 9 moutons tout en accusant Kerfala d’en être l’auteur. « Je suis éleveur. Chaque mois, on me vole au moins trois têtes de chèvres. J’ai perdu 35 animaux, dont 9 moutons, tous enlevés par Kerfala Camara. Aujourd’hui, je lui réclame mes 35 animaux. Chaque tête coûte au moins 500 mille francs guinéens », a réclamé le plaignant à la barre.

Après avoir écouté les explications des deux parties, le procureur Boubacar 1 Bah a demandé au tribunal de retenir le prévenu dans les liens de la culpabilité des faits de vol « en le condamnant à 6 mois d’emprisonnement ferme. Ensuite, de prendre en compte les réclamations de la partie civile tout en constatant que les deux chèvres ont été restituées au plaignant », a requis le procureur.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le mercredi, 24 juillet 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Issa Soumah, nouveau maire de Ratoma : « nous voulons faire de notre commune la plus belle et la plus sécurisée »

18 juillet 2019 à 12 12 41 07417
Issa Soumah, nouveau maire de la commune de Ratoma
Issa Soumah, nouveau maire de la commune de Ratoma

Quelques semaines après le décès son ancien maire, Souleymane Taran Diallo, la commune de Ratoma vient de connaitre le nom de sa nouvelle autorité communale. Il s’agit d’Issa Soumah, jusque-là 1er vice maire de la commune. L’intéressé a confirmé l’information au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com hier, mercredi 17 juillet 2019. L’élu de l’UFDG a mis l’occasion à profit pour annoncer ses ambitions à la tête de la deuxième plus grande municipalité de la Guinée.

Décryptage !

Guineematin.com : depuis quelques jours, des rumeurs font état de votre nomination à la tête de la mairie de Ratoma en remplacement de Souleymane Taran Diallo, décédé récemment. Expliquez-nous ce qu’il s’est réellement passé.

Issa Soumah : des rumeurs ? Je n’en sais rien. Pas au sujet de ma nomination en tout cas. Que ça soit au niveau du parti ou au niveau de l’administration, il n’y a plus aucun doute sur ma nomination au poste de maire de la commune de Ratoma.

Guineematin.com : y a-t-il un acte administratif qui vous a investi comme maire de Ratoma ?

Issa Soumah : ce que je sais, le ministère de l’administration du territoire est la tutelle des mairies. S’il prend un acte pour me nommer maire, c’est la loi qui le veut ainsi.

Guineematin.com : pourtant, selon certaines sources, vous avez été investi par vos collègues conseillers pour assurer les fonctions de maire intérimaire. Qu’en dites-vous ?

Issa Soumah : par les conseillers, je ne dirai pas oui. Puisque tous les conseillers comme moi, nous sommes tous élus par les populations de Ratoma. Je pense qu’en tenant compte de la continuité, après le maire, c’est le 1er vice maire qui vient et c’est ce que la loi a dit. Notamment le code des collectivités.

Guineematin.com : maintenant que vous êtes maire de la commune de Ratoma, quelles vont être vos principales missions?

Issa Soumah : en fonction du plan d’actions de développement communal que nous allons mettre en place, nous allons aborder les différents axes. Nous avons l’intention de travailler en faveur des populations de Ratoma. Nous voulons faire de la commune de Ratoma, la plus propre, la plus belle et la plus sécurisée de toutes les communes de la capitale. Nous voulons faire de notre commune, une municipalité où il y a la liberté d’aller et venir et où il fera bon vivre.

Guineematin.com : concrètement, quelles sont vos priorités ?

Issa Soumah : dans un premier temps, nos priorités, c’est le nettoyage de notre commune. Nous voulons sécuriser les citoyens qui vivent dans cette commune également. Nous allons mettre en place tous les mécanismes possibles pour rendre agréable la vie des populations dans notre commune.

Guineematin.com : la décharge de Dar es-salam qui a fait des victimes en 2017, constitue encore un véritable problème de santé et même de sécurité pour les riverains. En tant que nouveau maire, quelle solution vous envisagez pour solutionner ce problème ?

Issa Soumah : c’est vrai que cette décharge est dans la commune de Ratoma. Mais pour le moment, je ne vais pas anticiper quoi que ce soit. Ce qui est sûr, je vais me mettre en rapport avec les autorités en charge de cette décharge pour trouver la solution à ce problème. Il s’agira de voir s’il faut la fermer et déplacer du centre-ville de Conakry ou à défaut, qu’est-ce qu’il faut faire de mieux. C’est ce que nous allons faire très prochainement.

Guineematin.com : il est difficile d’aborder dès à présent tous les dossiers épineux de la commune. Cependant, il est évident que le manque d’infrastructures socio-éducatives à Ratoma, la 2ème plus grande commune du pays, se passe de commentaire. Quelle stratégie comptez-vous mettre en place pour pallier ce problème ?

Issa Soumah : comme je vous l’ai dit, il est difficile d’envisager quoi que ce soit en tenant compte que je viens de prendre fonction maintenant. Mais, ce qui est sûr, tous les problèmes soulevés ici et là, nous allons essayer de les aborder avec toute l’équipe communale et nos partenaires de terrain pour apporter des solutions, au fur et à mesure. C’est le cas de l’éducation qui y va de notre avenir et de l’avenir de toute la nation.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit des populations de Ratoma ?

Issa Soumah : je voudrais vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez et saisir cette occasion pour informer les citoyens de la commune de Ratoma que je suis leur nouveau maire. J’ai l’intention de travailler pour eux dans l’équité. Je veux travailler pour toutes les populations de Ratoma. Mon souhait est de rendre la commune de Ratoma propre, attrayante et riche. Je demande donc qu’ils se mettent avec moi, la main dans la main pour travailler et sortir la commune de l’ornière.

Propos recueillis et décryptés par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Hajj 2019 : 8 000 candidats inscrits, le départ du premier convoi prévu le 24 juillet

18 juillet 2019 à 11 11 32 07327
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses

Cette année, la Guinée va envoyer 8000 pèlerins aux lieux saints de l’islam. Le premier convoi quittera Conakry le 24 juillet prochain pour la Mecque. C’est le secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura, qui a confié ces informations à Guineematin.com au cours d’un entretien qu’il a accordé à notre rédaction. Il est revenu aussi sur le niveau des préparatifs et les dispositions prises pour le bon déroulement du pèlerinage pour les candidats guinéens.

Décryptage !

Guineematin.com : nous sommes à quelques semaines seulement du début du hajj 2019, dites-nous à quel niveau se situent aujourd’hui les préparatifs de ce pèlerinage musulman ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura : en ce qui concerne les préparatifs du pèlerinage 2019, les opérations tirent vers la fin maintenant. Parce que le départ du premier convoi est prévu pour le 24 juillet prochain. Donc, nous sommes à une semaine seulement du départ du premier convoi de nos pèlerins pour les lieux saints de l’islam. Cette année, nous avons 8 mille pèlerins qui se sont inscrits. Ils sont repartis en deux groupes : 1673 pèlerins vont au compte du gouvernement et 6327 pèlerins au compte du privé. Alors, les 27 convois partiront dans 12 jours c’est-à-dire que les opérations se dérouleront du 24 juillet au 4 août prochain inch’Allah.

Guineematin.com : ces dernières années, les pèlerins guinéens ont rencontré beaucoup de difficultés avec notamment des retards au départ mais aussi au retour. Y a-t-il des dispositions prises pour éviter ces mêmes problèmes cette année ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses

Elhadj Aly Jamal Bangoura : d’abord, on a effectué en amont des voyages en Arabie Saoudite pour échanger avec les autorités en charge du pèlerinage. Après ça, nous nous sommes attelés au volet vaccination, suivi de la sensibilisation et la distribution des uniformes aux candidats pèlerins. On a travaillé cette année à la consolidation des acquis. La décentralisation qui avait été lancée depuis l’année dernière a été renforcée cette année à Conakry ici, à l’intention de nos candidats pèlerins. Quatre sites ont été retenus. Il s’agit de la grande mosquée Fayçal pour trois communes : Kaloum, Dixinn et Matam ; la mosquée Fofana pour les candidats de la commune de Matoto et la mosquée Turque de Bambéto pour les candidats pèlerins de la commune de Ratoma.

En plus de ça, pour les candidats pèlerins qui habitent en haute banlieue et les préfectures environnantes comme Dubréka et Coyah, nous avons retenu la grande mosquée de Kountia. Nous rendons hommage à notre gouvernement, particulièrement au président de la République, le professeur Alpha Condé, qui nous a accompagnés, qui s’est impliqué personnellement à la qualification de l’organisation du hajj pour notre pays, en mettant à notre disposition le préfinancement à hauteur de 50% pour des frais des visas et autres éléments relatifs aux bons préparatifs du pèlerinage. Alors, c’est pour cette raison que vous n’avez pas entendu de problèmes cette année. Actuellement, nous sommes avec nos techniciens qui ont la charge de l’émission des visas. Parce que cette fois-ci et c’est une première pour la Guinée d’avoir des visas électroniques. Alors cette année, il était extrêmement important pour nous en qu’organisateurs et pour nos candidats pèlerins de nous faciliter cette tâche qui était délicate dans l’organisation du pèlerinage. Je rappelle que nous avons retenu Ethiopian Air line comme compagnie aérienne devant transporter nos pèlerins pour les lieux saints de l’islam.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura : d’abord, je vous remercie de nous avoir donné cette opportunité de nous exprimer chez vous. Je lance un appel à l’endroit de nos candidats pèlerins de suivre les cours de sensibilisation, éducation et information dans les quatre lieux retenus pour ça. Parce que vous avez remarquez le calme qui caractérise le processus du hajj cette année. Nous invitons donc nos candidats pèlerins à suivre les informations données par notre département afin de bien préparer leur voyage. C’est-à-dire de venir faire à temps la vaccination et pour le dernier lot de candidats pèlerins qui n’ont pas déposé leurs passeports, de nous les faire parvenir afin de respecter le calendrier établis pour le départ des candidats pèlerins pour les lieux saints de l’islam.

A suivre !

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Labé : installation des antennes du FNDC dans les 28 quartiers de la commune urbaine

18 juillet 2019 à 8 08 06 07067

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a entrepris un vaste programme d’installation des comités de base de son mouvement dans les 28 quartiers de la commune urbaine de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Oumar_Sadio_Diallo, chargé de communication du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la Région Administrative de Labé
Oumar Sadio Diallo, chargé de communication du FNDC à Labé

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action opérationnelle adoptée il y a quelques mois en réunion de coordination des activités du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans la Région Administrative de Labé, selon le chargé de communication de la structure, Oumar Sadio Diallo. Elle fait aussi suite à la mise en place des antennes préfectorales de ce mouvement dans les préfectures de la région et en tenant compte des recommandations du bureau national.

Le choix des représentants du FNDC dans les quartiers obéit à des critères déjà élaborés et communiqués aux personnes ressources cooptées pour servir de points d’appui au programme. Ces principes indiquent que ce sont seulement les acteurs de la société civile qui peuvent être coordinateurs des cellules FNDC pour éviter que le combat soit politisé par le camp adverse. Il y a aussi que le choix doit porter sur des gens compétents, efficaces et engagés pour le combat contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Les femmes occupent une place de choix dans les stratégies de mobilisations élaborées par les responsables du FNDC à Labé.

madame Aïssatou Diallo, militante du MoDel
Mme Aïssatou Diallo, militante du MoDel

A ce sujet, pour madame Aïssatou Diallo, militante du MoDel dirigé par Aliou Bah, les femmes doivent s’impliquer davantage dans le combat du FNDC. Surtout qu’elles revendiquent le plus souvent l’équité. « Elles doivent faire comme les hommes » a insisté la dame en sa qualité de membre du bureau du FNDC à Labé.

Selon le programme officiel transmis à la presse locale, les quartiers de Companya, Dow-Saaré et Pounthioun vont constituer la première étape de cette tournée d’implantation des antennes du FNDC dans la ville de Labé.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Retard des élections en Guinée : le CNOSC-DDG tire la sonnette d’alarme

17 juillet 2019 à 19 07 20 07207
Salmana Diallo, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée
Salmana Diallo, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée

Le Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée (CNOSC-DDG) a organisé un point de presse ce mercredi 17 juillet 2019 à son siège à Sonfonia Gare. A cette occasion, monsieur Salamana Diallo, président du CNOSC-DDG, a appelé à l’organisation des élections législatives et présidentielles avant la fin de l’année prochaine, rapporte une journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

S’opposant à toute pérennisation des mandats des élus, le CNOSC-DDG s’est montré très préoccupé par le retard constaté dans l’organisation des élections législatives en vue de faire désigner de nouveaux députés. Salamana Diallo et son équipe souhaitent que ces élections soient organisées le plutôt possible et que l’élection présidentielle soit elle aussi tenue avant la fin de l’année prochaine.

A en croire le CNOSC-DDG, la tenue à bonne date des élections crédibles et acceptées de tous est le meilleur moyen de prévenir les conflits et consolider la paix en république de Guinée. Il en appelle ainsi au gouvernement, à la commission électorale nationale indépendante et aux acteurs socio-politiques du pays…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, un extrait de la déclaration du CNOSC-DDG

Le conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée (CNOSC-DDG) qui lutte contre la pérennisation des mandats des élus se préoccupe de l’organisation des élections législatives pour aider la population d’avoir des députés légitimes dans la paix. Ainsi, dans le cadre de la consolidation de la paix et de la prévention des conflits par l’organisation des Élections crédibles accepter par tous, le CNOSC-DDG demande au gouvernement et la CENI, chacun en ce qui le concerne de respecter/appliquer correctement la loi 044 du juillet 2018 :

– Le gouvernement doit mettre les moyens financiers et logiques à la disposition de la CENI, en appliquant correctement l’article 25 de la loi 044 du juillet 2018 ;

– La CENI doit maintenant installer les CEPI, CECI et CESPI (faire la recomposition des démembrements de la CENI) avant toute opération sur le terrain ;

– Le CNOSC-DDG demande à tous les acteurs socio-politiques et économiques de faciliter et de soutenir l’organisation des élections législatives en fin 2019 et les élections présidentielles en fin 2020 ;

– Le conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée demande au pouvoir et à l’opposition, chacun en ce qui le concerne, d’œuvre pour la paix et l’unité nationale, en favorisant la citoyenneté et le développement de la Guinée.

Propos recueillis et décryptés par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 622 89 56 79

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Makhissa contre Marouane au tribunal : les avocats du journaliste inquiets pour leur sécurité

17 juillet 2019 à 17 05 07 07077

« Nous avons été menacés dans la salle par des partisans de l’autre bord. Mais, nous avons pris de la hauteur ; sinon, ça aurait dû créer un autre incident. Leur attitude est contre-productive, ça ne sert pas celui qu’ils ont accompagné… », a notamment déploré maître Salifou Béavogui. « Ce n’est pas facile de prendre le dossier d’un journaliste qui n’a que sa plume et son intelligence contre un Directeur National des impôts. C’est même suicidaire… ».

Comme annoncé précédemment, le tribunal correctionnel de Kaloum a renvoyé à huitaine le dossier opposant le Directeur National des Impôts, Aboubacar Makhissa Camara au journaliste Habib Marouane Camara. Et au sortir du tribunal, les avocats du journaliste ont dénoncé des menaces de la part des loubards à la solde du patron des impôts.

Me Lamine Sidimé, ancien Premier ministre et ancien président de la Cour suprême, aujourd’hui avocat du Directeur national des impôts
Me Lamine Sidimé, ancien Premier ministre et ancien président de la Cour suprême, aujourd’hui avocat du Directeur national des impôts

Tout d’abord, c’est l’ancien Premier ministre, ancien président de la Cour suprême, le doyen Lamine Sidimé qui a parlé aux journalistes pour charger leur confrère, Habib Marouane. « Facebook n’est pas une presse ! Facebook, d’après Wikipédia, est une plateforme d’échange qui reçoit différents contenus : vidéos, photos, messages et discussions. La presse, c’est autre chose. La loi organique L002 de 2010 dans notre pays a réglementé la liberté de la presse. Elle est sacrée ; encore qu’avant de parler de liberté, il faut parler du droit à la vie. Donc, dans cette affaire, ce n’est pas la presse qui est en question, la loi de la presse n’est pas la loi du journaliste. Peut-être que Marouane est un journaliste ; mais, les publications qu’il a faites sur le réseau social, ce sont des publications à titre privé. Et, il a mis en cause l’honneur, la dignité, la considération d’un homme qui se bat pour la Guinée, qui est un homme qui a une famille et qui a un honneur », a notamment indiqué l’ancien Premier ministre du Général Lansana Conté, dans son rôle d’avocat du Directeur national des impôts.
Interrogé sur les prétentions et le but visé par cette plainte du puissant Aboubacar Makissa Camara contre le pauvre journaliste Habib Marouane Camara, l’ancien président de la Cour Suprême a indiqué : « Nous demandons une seule chose : laver l’honneur de cet homme qui dirige les impôts ».

Me Salifou Béavogui, avocat du pauvre journaliste Habib Marouane Camara
Me Salifou Béavogui, avocat du pauvre journaliste Habib Marouane Camara

Pour sa part, Me Salifou Béavogui, un des avocats du jeune journaliste a commencé par rappeler que cette procédure qui a conduit son client devant le tribunal de Kaloum a été conduite en violation manifeste des règles de procédures. « En pénal, la forme commande le fond. Nous sommes en matière de citation directe qui suppose que la partie civile a pris soin d’avoir l’identité complète de la personne mise en cause, du prévenu. Et, conséquemment, la personne étant identifiée, donc on n’a pas besoin de passer par la police ou par la gendarmerie pour venir devant le tribunal et faire un jugement dès lors qu’on sait que le jugement doit indiquer l’identité complète d’une personne. Mais, dans la citation qui a saisi le tribunal, il est dit que monsieur Marouane ici présent demeure ou est domicilié à la radio Nostalgie ! Pourtant, ce n’est pas son domicile. Donc, une fois que cette domiciliation est inexacte, le tribunal devrait avoir le courage d’annuler la procédure. Parce que dans cette affaire, il ne faut pas voir le poids des parties ; mais, il faut voir le poids de la loi. N’oubliez pas qu’il est en prises avec le directeur national des impôts. Ce n’est pas pour rien. Deuxièmement, nous avons soulevés l’incompétence territoriale du tribunal parce que le domicile entraîne la compétence du tribunal, le lieu d’arrestation entraîne la compétence du tribunal, le lieu de la commission de l’infraction entraine la compétence du tribunal. Donc, il est dit que monsieur Marouane demeure à la radio Nostalgie. La radio nostalgie n’est pas son domicile, il réside à Lambanyi. Donc, c’est le tribunal de première instance de Conakry 2 qui est compétant pour connaitre de cette affaire », a-t-il relevé.

Parlant de la suite de ce procès et en dépit du poids du plaignant, Me Salifou Béavogui promet de défendre son client contre vents et marrées. « Vous savez, ce n’est pas facile. Même si quelqu’un a bu du sang humain, l’avocat doit le défendre dans les limites de la loi. Ce n’est pas facile de prendre le dossier d’un journaliste qui n’a que sa plume et son intelligence contre un Directeur National des impôts. Ce n’est pas facile, c’est courageux, c’est même suicidaire. Mais, nous nous irons dans l’honneur et dans la dignité partout où besoin sera. Vous qui êtes présents, vous ne pouvez pas affirmer que monsieur Marouane ici présent n’est pas journaliste. Ce n’est pas possible ! Il est journaliste. Dans cette affaire, il n’est pas complice, il n’a pas d’auteur principal, il est seul poursuivi ».

Mais, ce qui a encore révolté l’avocat, ce sont des menaces proférées à son encontre par certains proches du plaignant. Maître Salifou Béavogui promet tout de même de se battre jusqu’au bout pour défendre le journaliste. « Nous avons été pris à partie dans la salle. Moi, personnellement qui vous parle, j’ai été menacé ; mais, cela me laisse de marbre. Nous avons défendu ici des gens qui ont fait pire que ça. Chaque métier à ses risques. Aujourd’hui, il y a plusieurs personnes qui vivent grâce à lui ; mais, qu’ils continuent leurs popotes. Moi, je suis avocat, je reste avocat, on n’a pas de conseils à me donner dans le choix de mes clients. Personne ne peut me donner ses conseils. Je prends un dossier quand je sais que ma déontologie me permet de le prendre, je n’ai pas de recule à cela ; et, je défendrai le dernier guinéen en conflit avec la loi lorsque j’estime qu’il faille le défendre. Nous avons été menacés dans la salle par des partisans de l’autre bord ; mais, nous avons pris de la hauteur sinon ça aurait dû créer un autre incident. Leur attitude est contre-productive, ça ne sert pas celui qu’ils ont accompagné. Et, nous souhaitons que notre sécurité soit assurée à l’audience prochaine. Parce que quand nous sommes dans l’enceinte du tribunal, notre sécurité doit être assurée par le tribunal. En dehors d’ici, Dieu, sauve moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge », a-t-il souligné.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mobilisation contre un 3ème mandat : qui a volé les t-shirts du FNDC à la DPJ ?

17 juillet 2019 à 15 03 13 07137

C’est une situation qu’on ne peut entendre que dans la Guinée d’Alpha Condé. Déjà, hier, mardi 16 juillet 2019, deux acteurs de la société civile avaient été interpellés par des agents du régime. Le crime à leur reprocher n’était autre que d’avoir porté des t-shirts qui réclament le respect de la Constitution guinéenne.

Après plusieurs heures d’interrogatoire, Sékou Koundouno et Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, seront libérés pour rentrer dormir chez eux. De retour à la Direction de la police judiciaire (DPJ), ce mercredi, les défenseurs de la Constitution guinéenne apprendront que la police n’a finalement rien trouvé pour continuer à les garder. Mais, au moment de se donner au revoir, il a été constaté des manquements dans les affaires des pauvres activistes de la société civile…

« Ils avaient 850 t-shirts. Mais, on nous a rendu 640. Et puis, un agent de la police avait retiré l’argent que détenait Oumar Sylla, un million cinq cent mille francs guinéens. Heureusement qu’il l’avait identifié. Donc, ce n’était pas difficile de savoir c’est lequel des agents », a expliqué à Guineematin.com le chargé des Opérations du FNDC, Ibrahima Diallo.

Seulement, le problème qui persiste en ce début d’après-midi de ce 17 juillet, c’est que les défenseurs de la Constitution n’ont pour le moment pu récupérer ni l’argent de Foniké Mengué, ni le complément des t-shirts, comme s’il y avait des voleurs à la DPJ.

Connus pour leur détermination à aller jusqu’au bout dans leur combat, les activistes de la société civile continuent à attendre à la Direction de la police judiciaire qu’on leur restitue l’argent et les t-shirts.

A suivre !

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Le préfet de Kérouané contre les anti 3ème mandat : « chassez-les ! Ce sont des ennemis de la nation »

17 juillet 2019 à 10 10 08 07087
Touramansi Dioubaté, préfet de Kérouané

Alors que le FNDC, structure mise en place pour barrer la route au projet de nouvelle constitution visant à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé continue d’installer ses bases sur le terrain, certains administrateurs territoriaux tentent aussi de freiner cet élan. C’est le cas du préfet de Kérouané, qui mène une campagne contre les opposants à un troisième mandat dans sa zone de juridiction. En visite ce mardi, 16 juillet 2019, dans la sous-préfecture de Banankoro, Sékou Touramansi Dioubaté a invité les habitants de la localité à chasser toute personne qui ira leur dire de s’opposer au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Touramansi Dioubaté, préfet de Kérouané

C’est en compagnie de son secrétaire chargé des collectivités, Mamady Saran Condé, du directeur préfectoral des impôts, Moriba Camara, et du directeur adjoint des impôts, Kalil Camara, que le préfet de Kérouané s’est rendu à Banankoro. Sékou Touramansi Dioubaté est allé procéder au lancement officiel des travaux de construction de plusieurs infrastructures, financées par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Il s’agit d’une salle polyvalente à Banankoro Centre, un centre de santé à Gbenko, district situé à 5 kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture, et une école de trois classes à Danbadou, localité située à 35 kilomètres de Banankoro Centre.

Touramansi Dioubaté, préfet de Kérouané
Touramansi Dioubaté, préfet de Kérouané

A l’occasion de la cérémonie de pose de première de la salle polyvalente, le préfet, Sékou Touramansi Dioubaté, s’est adressé aux habitants de la localité. Il leur a demandé notamment de chasser tout opposant au controversé projet de nouvelle constitution qui se rendra à Banankoro. « Acceptez-vous et prônez la paix entre vous, car seule dans la paix qu’on peut faire quelques chose. Le président veut instaurer une loi pour le monde, c’est tout le monde qui va bénéficier des avantages de ça. Mais, il y a des gens qui veulent bafouer cela en disant le contraire de ce que veut la nouvelle constitution. Ils viendront vous parler de ceci et de cela, refusez-les, chassez-les, ce sont des ennemis de la nation. Après mon passage d’aujourd’hui, je reviendrai après et on va bien causer », a promis le préfet.

Cette sortie du préfet de Kérouané coïncide avec l’interpellation de plusieurs membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont les célèbres activistes de la société civile, Oumar Sylla « Foniké Mengué » et Sékou Koundouno, à Conakry.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Sale temps pour les opposants à un 3ème mandat en Guinée : après Foniké Mengué, Sékou Koundouno aussi arrêté

16 juillet 2019 à 16 04 38 07387

Le pouvoir de Conakry se radicalise et semble vouloir en finir avec toute protestation contre le controversé projet de nouvelle constitution, dont l’objectif non dévoilé est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Après l’interpellation d’Oumar Sylla, connu sous le nom de Foniké Mengué, l’un des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution, Guineematin.com apprend que Sékou Koundouno a été également mis aux arrêts.

L’administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée et, lui aussi, haut responsable du FNDC était allé à la DPJ (Direction de la Police Judiciaire) pour s’enquérir de la situation de Foniké Mengué et des trois autres personnes interpellées avec lui. C’est là que lui aussi a été arrêté et placé en détention, a expliqué à Guineematin.com, le responsable des opérations du FNDC, Ibrahima Diallo.

Pour l’heure, on ne sait pas qu’est-ce qu’on reproche aux cinq opposants à un troisième mandat et dans quelles conditions ils sont détenus dans les locaux de la DPJ.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Université de Kindia : des étudiants manifestent contre « le faux doctorat » de leur recteur

16 juillet 2019 à 15 03 11 07117

Des étudiants de l’université de Kindia ont manifesté leur colère devant le rectorat ce mardi, 16 juillet 2019. Ils ne veulent tout simplement pas de la signature du recteur sur leur diplôme, dont le titre de doctorat est aujourd’hui remis en cause, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le recteur de l’université de Kindia, Jacques Kourouma, est désormais contesté par ses propres étudiants. Ce mouvement d’humeur des étudiants est la suite de la plainte déposée au tribunal correctionnel de Kindia par un ancien étudiant de ladite université contre Jacques Kourouma pour faux, usage de faux et usurpation du titre de doctorat.

Un groupe d’étudiants, qui veut coûte que coûte voir la lumière dans cette affaire, exprime son mécontentement depuis hier lundi. Le mouvement s’est poursuivi ce mardi matin devant le rectorat. Les étudiants ont aussi marché jusqu’au carrefour en scandant des slogans comme « Jacques zéro, Jacques zéro, on veut des diplômes dignement signés, on ne veut pas de retrait de nos diplômes, nous voulons la remise officielle de nos diplômes, nous ne voulons pas de cartons, nous voulons des vrais diplômes authentiques».

Selon un des manifestants, le recteur ne veut jouer à l’honnêteté, si non il aurait brandi son diplôme il y a longtemps. « Nous, on a trouvé cela injuste. Quelqu’un qui a le doctorat, on ne peut pas l’emmerder tout ce temps sans qu’il ne dépose le diplôme qui justifie qu’il à son doctorat. Nous-mêmes, c’est clair pour nous que Jacques n’a pas son doctorat, parce que quand la justice a demandé la copie de son diplôme, il aurait dit qu’il a perdu son diplôme. Donc, Jacques ne va pas signer nos diplômes sans qu’il ne prouve qu’il est docteur », a expliqué l’un des étudiants sous le sceau de l’anonymat.

Pour sa part, Laye Sory Keita, étudiant en Licence 3 Mathématiques, dénonce le fait qu’il n’y ait pas eu jusqu’à maintenant la remise de leurs diplômes. « Le recteur nous avait dit que la remise de nos diplômes se ferait officiellement à partir du 30 juin 2019. Après, on a appris par les chefs de départements que la remise est impossible ici à cause du retard du payement de nos bourses. Maintenant que cette paye a eu lieu, le même recteur nous dit que cette remise est maintenant impossible. Il dit que maintenant ce n’est pas une remise en groupe, c’est plutôt par retrait. Mais, pourquoi ça ne se fera pas officiellement ? Ce matin, on s’est réunis autour de lui pour lui poser quelques questions. On lui a demandé quand est-ce on peut avoir nos diplômes, il a dit que d’ici le samedi, les diplômes seront disponibles. Maintenant, ce n’est pas les diplômes qu’on veut, mais des diplômes authentiques, signés par un recteur qui a son doctorat », a lancé Laye Sory Keita.

Pour défendre cette cause, les étudiantes se sont aussi mêlées de la danse et elles sont beaucoup plus déterminées que les étudiants dans ce combat. Pour Fatoumata Sylla, étudiante en Licence 3 Sociologie, « nous sommes là pour lui demander de nous présenter son doctorat, s’il en a un. S’il n’en a pas, il ne peut pas signer nos diplômes, c’est impossible, parce qu’on veut un diplôme crédible, partout où on va qu’il ne soit pas contesté et s’il fait exprès de signer nos diplômes, nous n’allons pas exclure cette idée de grande manifestation pour demander tout simplement son départ, et pour qu’enfin, un autre qui a son doctorat vienne signer nos diplômes », a dit l’étudiante.

Le vice-recteur chargé des études, le Professeur Barry, a rassuré les étudiants qu’il y aura bine une remise officielle de leurs diplômes. « Vos diplômes ne seront pas remis en catimini. Mais, il faut que je vous dise que je n’ai pas encore reçu la plainte que Jacques ne doit pas signer vos diplômes. Donc, jusqu’à preuve contraire, c’est Jacques qui doit signer vos diplômes », a-t-il laissé entendre. Les étudiants ont promis que des manifestations similaires auront lieu tant que Jacques ne justifie pas son doctorat.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Reboisement national : le Colonel Layaly Camara encense le Président Alpha Condé

16 juillet 2019 à 14 02 57 07577
Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts
Colonel Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts

Actuellement, une délégation du ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts séjourne à Kindia dans le cadre de la campagne nationale de reboisement initiée par le Président Alpha Condé. Cette initiative présidentielle, dont le lancement a eu lieu à Dubréka le samedi, 13 juillet 2019, consiste à reboiser quelques 1600 hectares de par la Guinée.

Pour parler du séjour à Kindia de la délégation du ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts, et de ce reboisement national, nous avons joint par téléphone le Colonel Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts. Avec le Colonel Camara, il a été question des objectifs de ce reboisement, des sanctions prévues et de bien d’autres sujets.

Guineematin.com : Colonel Layaly Camara, vous êtes présentement à Kindia. Quel est l’objet de votre visite dans la cité des agrumes?

Colonel Layaly Camara : nous sommes à Kindia dans le cadre de la cérémonie de lancement de l’initiative présidentielle pour le reboisement national. Il faut savoir que c’est le président de la République lui-même qui a pris cette initiative, au cours d’un conseil des ministres, de renforcer les mesures de protection et de préservation de l’environnement à travers des actions concrètes de reboisement. C’est pourquoi d’ailleurs, il a pris l’engagement personnel de financer les activités pendant cette campagne. A ce jour, il y a 1600 hectares qui doivent être reboisés à l’échelle nationale.

Guineematin.com: justement, cette campagne a été officiellement lancée le 13 juillet 2019 à Dubréka par le président de la République. Que peut-on retenir des objectifs visés par cette campagne ?

Colonel Layaly Camara : l’objectif majeur de cette campagne est la restauration du couvert végétal. Aujourd’hui comme vous le savez, les forêts guinéennes sont beaucoup dégradées à cause des activités humaines. Je veux parler de la coupe abusive du bois, de la carbonisation itinérante, des feux de brousse, de l’élevage, mais aussi des activités minières. Voilà une panoplie d’actions qui agissent négativement sur le couvert végétal. Donc, il est grand temps de prendre des mesures appropriées pour inverser cette tendance de dégradation de l’environnement.

Guineematin.com : il ne s’agit pas seulement de reboiser. Est-ce qu’il y a des sanctions prévues contre ceux qui commettent de tels actes ?

Colonel Layaly Camara : Il y a des sanctions conséquentes contre les délinquants. Nous avons le Code Forestier, nous avons aussi le Code de l’Environnement avec les textes d’application. Et les sanctions sont très sévères envers les délinquants. Mais, nous sommes en phase de finalisation de ces textes pour les diffuser à l’échelle nationale, parce qu’il y a des citoyens qui ne savent pas si tel ou tel acte, ou abattre tel ou tel animal, tel ou tel arbre est une infraction. Donc, une fois que l’information circule, personne ne dira qu’il ne pas informé. Là, les textes seront là et les sanctions seront appliquées. Et, au-delà de ça, nous sensibilisons aussi la population sur la protection du couvert végétal parce qu’il faut comprendre que la Guinée est un pays stratégique qui héberge plus de 1000 cours d’eau qui arrosent la sous région. Donc, nous avons intérêt à préserver et à conserver le couvert végétal. Aujourd’hui, nous constatons qu’aucune zone n’est épargnée, ni les têtes de source, ni les berges. D’où l’impérieuse nécessité de réussir cette campagne.

Guineematin.com: quel est l’impact d’une telle action sur le plan humain et environnemental ?

Colonel Layaly Camara : cette action permet de restaurer de façon vigoureuse le couvert végétal. L’Objectif, c’est surtout de renverser cette tendance de dégradation pour le maintien de l’équilibre écologique surtout au niveau des bassins versants.

Guineematin.com : à quoi peut-on s’attendre dans les années à venir avec cette campagne ?

Colonel Layaly Camara : dans les années à venir, il faut s’attendre à une Guinée plus verte, avec une gestion rationnelle et durable de la ressource forestière, pour préparer un avenir plus sain aux futures générations.

Guineematin.com: en tant qu’expert, comment avez vous accueilli personnellement cette initiative présidentielle ?

Colonel Layaly Camara : Oh ! C’était une aubaine à saisir, une opportunité rare. C’est le lieu d’ailleurs de remercier très sincèrement le président de la République pour avoir pris cette initiative salutaire et nous ferons tout ce qui est à notre pouvoir pour la réussite de cette campagne. C’est en cela d’ailleurs que nous invitons l’ensemble des acteurs à œuvrer dans le sens de la préservation et de la protection de l’environnement en nous accompagnant dans la réussite de cette campagne.

Guineematin.com : comment se porte aujourd’hui l’environnement à Kindia ?

Colonel Layaly Camara : la situation n’est pas rose ici. D’où la nécessité de consacrer des efforts spécifiques à cette ville qui est réputée d’ailleurs pour la fertilité de ses terres.

Interview réalisée par Ibrahima Diallo

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Cellou Dalein à New York : « 2020 ne sera pas comme 2010, l’histoire ne se répétera pas »

16 juillet 2019 à 13 01 24 07247

En tournée depuis quelques jours aux Etats-Unis d’Amérique, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a conféré avec les fédérations de son parti à New York avant-hier, dimanche 14 juillet 2019. Le principal opposant au régime Alpha Condé a mis l’occasion à profit pour appeler à la mobilisation contre le controversé projet de nouvelle qui vise à octroyer un troisième mandat à l’actuel président guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Devant ses partisans fortement mobilisés, le chef de file de l’opposition guinéenne a commencé par rendre hommage à ses militants décédés, en demandant à l’assistance d’observer une minute de silence en leur mémoire. Cellou Dalein Diallo s’est félicité aussi de l’accueil dont il a fait l’objet à New York, avant d’appeler à plus de mobilisation contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

« A New York, à l’occasion de toutes mes visites, j’ai senti cette confiance, cette affection, cette volonté de me porter à la présidence de la République de Guinée. Les jeunes, les sages, mes sœurs, je suis content de vous. S’il plaît à Dieu, nous atteindrons notre objectif. Vous savez, dans un combat, lorsqu’on arrive à destination, les derniers tronçons vont être très durs. Ça va être dur, mais Alpha Condé saura qu’il veut toucher à quelque chose qu’il ne devrait pas toucher, je veux parler de la constitution. Il faut qu’on se mobilise. Ce combat contre le changement de la constitution, n’est pas un combat de l’UFDG. C’est un combat du peuple de Guinée, et l’UFDG va apporter sa contribution », promet-t-il.

D’ailleurs, le président de l’UFDG a rappelé que c’est « un large consensus qui s’est dégagé pour barrer la route aux promoteurs de 3ème mandat. Et, tous les Guinéens de tous les âges, de toutes les catégories socioprofessionnelles, de tous les partis politiques, de toutes les organisations de la société civile, de toutes les organisations syndicales, les imams, les Kountiguis, beaucoup se sont exprimés, beaucoup n’ont rien dit, mais ils sont contre. Le jour où le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) va lancer le mot d’ordre de prendre la rue, c’est toute la Guinée que vous verrez dehors, je puis vous assurer de ça. Tout le monde est mobilisé, personne n’est d’accord avec lui. Et, je voudrais saluer à mes côtés madame Sanoh Doussou Condé, c’est une femme brave. Lorsqu’elle a vu que le RPG est en train de déraper, de dérailler, elle a pris ses responsabilités, elle a dénoncé la mauvaise gouvernance. Elle n’est pas de l’UFDG, mais nous partageons les mêmes valeurs, la même lecture des réalités et nous avons décidé de nous battre ensemble pour apporter le changement dont notre peuple est en droit d’attendre de ses dirigeants. (…) Je sais que vous êtes déterminés, je sais également que certains d’entre vous s’interrogent : est-ce que 2020 ne sera pas comme 2010 ? Ça ne sera pas comme 2010, je puis vous rassurer, l’histoire ne se répétera pas », a-t-il dit avec insistance.

Cellou Dalein Diallo a tenu à rassurer aussi ceux qui se demandent s’il parvient à accéder à la magistrature suprême est-ce qu’il sera le président de tous les Guinéens. « Je l’ai dit, je serai le président de tous les Guinéens. Je ne ferai pas de chasse aux sorcières parce que mon objectif premier c’est de chasser la haine et de réconcilier les Guinéens. Cette division, cette haine, cette violence qui ont cours aujourd’hui en Guinée, ne sont pas des fatalités. La réconciliation sera la première priorité de l’UFDG au pouvoir. Aujourd’hui, monsieur Alpha Condé a accentué la division en Guinée sur des bases ethniques, en stigmatisant, en excluant, en faisant du tribalisme l’instrument de conquête et de gestion du pouvoir.

C’est inacceptable. Il ne mérite pas, il n’est pas digne de la fonction présidentielle. Mais comme il s’attaque à la constitution, c’est un parjure, parce qu’il avait prêté serment sur cette constitution. Il avait juré de respecter et de faire respecter cette constitution. Nous allons nous mobiliser et nous allons gagner, nous allons accéder au pouvoir en tant que UFDG. Et nous allons réconcilier les Guinéens, promouvoir la fraternité entre les fils de ce pays, qui ont tant souffert de la violence », a promis le principal opposant guinéen.

De New York, Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 646 591 2659

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Pêche : le ministre Frederick Loua reçu à Saint Petersburg (Russie) et à Bruxelles

16 juillet 2019 à 11 11 52 07527

Le ministre guinéen des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime est en visite en Europe depuis quelques jours. Après avoir pris part au 3ème forum international de la pêche et de l’exposition internationale de l’industrie de la pêche, des fruits de mer et des technologies, du 10 au 12 juillet 2019, à Saint Petersburg, Frederick Loua a effectué une visite de travail au siège de l’Union Européenne, à Bruxelles hier lundi, 15 juillet. Cette tournée a été l’occasion pour la forte délégation guinéenne d’avoir des échanges fructueux avec les partenaires.

Le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a été reçu ce lundi au siège de l’Union Européenne, à Bruxelles. La délégation guinéenne était conduite par Frederick Loua. Il était accompagné notamment de Dr Ousmane Sylla, ambassadeur de la Guinée auprès des pays du Benelux et de l’Union Européenne ; de Mme Touré Aissatou Diallo, conseillère chargée de missions au ministère des pêches ; et de quelques cadres de la représentation diplomatique guinéenne à Bruxelles.

Le ministre Loua a eu une première séance de travail à la DG MARE. Durant cette séance de travail, le ministre a présenté le rapport des activités menées par son département de janvier à juin 2019, un rapport appuyé par les bulletins statistiques des pêches maritimes de 2017 et de 2018.

En réponse, la direction de la DG MARE, a indiqué avoir pris bonne note du rapport d’activités et des bulletins statistiques présentés par la délégation guinéenne, avant de faire part de quelques recommandations à la partie guinéenne en ce qui concerne la certification sanitaire des captures. Ce qui va permettre à la Guinée de pouvoir exporter ses produits halieutiques vers les pays de l’Union Européenne.

La deuxième séance de travail de la délégation européenne à Bruxelles a été la rencontre avec la direction générale de la coopération internationale et du développement (DEVCO). C’est la patronne de cette direction qui s’est entretenue avec la forte direction guinéenne. Le ministre Loua a saisi l’occasion pour exposer les orientations stratégiques en matière de pêches en Guinée, ainsi que les perspectives de promotion des chaînes de valeur de l’activité de pêche en faveur des jeunes et des femmes. L’objectif recherché étant la formulation et le financement de projets susceptibles de créer des revenus pour combattre la pauvreté de la gent féminine et l’immigration clandestine.

La directrice de la DEVCO a rassuré la délégation guinéenne de la disponibilité de l’Union Européenne à soutenir les réformes engagées au niveau du secteur de la pêche en Guinée et a également informé de l’existence de la nouvelle Alliance Afrique-Union Européenne, dans le cadre du soutien au secteur privé.

La dernière étape de la visite du ministre Loua à l’Union Européenne a été la rencontre à la direction SANCO, avec la directrice Mme Anne Bucher et son équipe.

Pour rappel, avant de poser ses valises à Bruxelles, la délégation du ministère de la Pêche a participé au 3ème forum international de la pêche et de l’exposition internationale de l’industrie de la pêche, des fruits de mer et des technologies, qui s’est tenu du 10 au 12 juillet à Saint Petersburg, en Russie.

Au cours des travaux de ce forum international, le ministre s’était fait remarquer par une participation de qualité aux débats qui ont ponctué les différents panels organisés à cette occasion.

En marge de ce forum, le ministre Frederick Loua, avait eu des discussions avec le vice-ministre de l’agriculture de la fédération de Russie, chef de l’agence fédérale des pêches de la fédération de Russie, Ilya Shestakov, sur l’accord de coopération entre les deux pays et les opportunités d’investissement et d’élargissement de cette coopération, dans le secteur des pêches.

La signature d’un PV de travail entre les deux responsables du secteur des pêches a sanctionné les discussions. Il faut dire que cette signature a eu lieu en présence du secteur privé russe, qui pourrait être intéressé aux opportunités d’investissement qu’offre la Guinée dans le secteur.

Guineematin.com

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BAC-2019 à Labé : fouille des candidats, interdictions de chaussures fermées et insuffisance de matériel

16 juillet 2019 à 11 11 18 07187

Le premier contact entre les responsables des centres d’examen de la commune urbaine de Labé et les candidats au baccalauréat unique, session 2019, a eu lieu, hier, lundi 15 juillet 2019, à la montée des couleurs où les encadreurs ont consacré quelques minutes à des séances d’information et de sensibilisation des élèves sur les mesures prises par le département pour le bon déroulement de cette évaluation nationale, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

C’est le cas à Hoggo M’Bouro où le vice-président du centre d’examen a fait état d’une insuffisance de matériel de composition. « Faites attention avec les cahiers réponses, on n’a pas suffisamment de matériel. Il y a 32 élèves par salle de classe, on vous envoie 32 cahiers réponses. Celui qui détruit ou gâte une feuille, alors là ce sera des problèmes. On n’a pas suffisamment de matériel. Il faut donc savoir gérer. Vous avez les cahiers de brouillon pour ça. Commencez par le brouillon avant de penser au propre » a expliqué Adama Barry, principal du Collège Général Lansana Conté.

Là, le délégué du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a été frappé par le nombre de candidats retardataires qui ne sont arrivés dans le centre d’examen que bien après la séance d’information et de sensibilisation organisée par les encadreurs autour du mat. « Quand le drapeau est monté, celui qui viendra en retard sait comment il va rejoindre les salles de classe. Soit on est candidat ou on n’est pas candidat. Les gens viennent en toute liberté, on dirait qu’ils ne sont même pas inquiétés, alors qu’ils sont en face de leur avenir. S’il faut marcher à pas de caméléon pour rejoindre le centre, l’ultimatum, c’est aujourd’hui », a prévenu Moussa Soumaoro, venu du Service National des Infrastructures et des Constructions Scolaires.

Au cours de cette séance de sensibilisation, le délégué du département au Lycée Wouro qui abrite le plus grand centre d’examen de Labé où composent les candidats du profil Sciences Mathématiques, a surtout insisté sur l’interdiction des chaussures fermées. « J’ai vu beaucoup de gens en chaussures fermées. Les chaussures fermées ne rentrent pas dans les salles de classe », a-t-il indiqué.

Les surveillants ont systématiquement fouillé tous les candidats avant que ces derniers ne rejoignent les salles d’examen.

Selon les responsables des deux centres visités, cette mesure vise à dissuader tous ceux qui auraient gardé par devers eux des portables ou tout autre objet pouvant permettre de frauder. Elle permet aussi de mettre en application les consignes du ministère de tutelle dont le slogan « tolérance, zéro vers l’excellence ».

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Droits des femmes à Lélouma : l’AJEPH et ses partenaires à l’offensive

16 juillet 2019 à 11 11 14 07147

L’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH) et ses partenaires se préoccupent de la condition féminine dans la commune rurale de Hérico, relavant de la préfecture de Lélouma. C’est dans cette dynamique que les structures ont organisé une conférence-débat le samedi, 13 juillet 2019, sur les droits des femmes. La rencontre s’est tenue dans une école privée du quartier Cosa, dans la commune de Ratoma, en présence de plusieurs invités, a constaté sur place Guineematin.com à traves un de ses reporters.

La conférence avait pour thème « comment le respect du genre peut-il contribuer au développement socio -économique d’une localité ? ». Cette activité de sensibilisation sur les droits des femmes est initiée par l’AJEPH et ses partenaires à savoir : Action pour la Santé et le Développement, Association Africanista Manuel Iradier et la structure Haaly Pular.

La rencontre a connu la présence massive des femmes et filles de la préfecture de Lélouma, et plus particulièrement celles de la localité de Hérico.

 président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH), Mamadou Alpha Barry,
Mamadou Alpha Barry, président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico

Dans son discours, le président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH), Mamadou Alpha Barry, a mis l’occasion à profit pour expliquer les raisons de cette présente cérémonie à Conakry. « On a mené beaucoup d’activités à Hérico. Cette fois-ci, nous avons jugé nécessaire de déplacer cette activité à Conakry pour toucher cette autre frange de la population de Hérico, leur faire voir la réalité que nous vivons, les sensibiliser surtout à acheter les produits que nos braves femmes produisent au niveau local. Donc, l’initiative est partie de là, et je pense que nous avons réussi parce que nous avons eu la mobilisation qu’on attendait », a dit le président de la structure.

conférencière, mademoiselle Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International,
Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International

Abordant le thème de la rencontre, la conférencière, mademoiselle Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International, a mis l’accent sur l’éducation des filles.

« L’éducation, c’est la base du développement de nos différentes localités. Donc, il faut emmener les filles à l’école. Ce n’est pas seulement les garçons qu’il faut emmener à l’école. Une fille ou une femme épanouie ou éduquée, c’est une famille éduquée, c’est une famille épanouie. Parce qu’on sait que, ce que les hommes peuvent faire, les femmes aussi peuvent le faire. Parce qu’on a vu à travers le monde des femmes qui sont présidentes, des femmes qui sont responsables. Donc, si un garçon est capable de vous construire une maison, de vous acheter une voiture ou de vous emmener à la Mecque, c’est que la fille aussi peut le faire », a-t-elle laissé entendre.

conférencière, mademoiselle Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International,
Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International

Insistant toujours sur l’éducation de la gent féminine, la conférencière dira que l’éducation des filles est un atout pour le développement socio-économique des localités. «Emmener les filles à l’école est un atout. Vous l’aidez à avancer et vous vous aidez vous-même parce qu’au retour, lorsqu’elle va se servir de l’éducation qu’elle a reçue à la base, elle va pouvoir vous servir après », a-t-elle soutenu.

Le mariage précoce des filles et le mariage forcé n’ont pas été occultés par la conférencière. Elle a laissé entendre que ces deux fléaux sont pratiqués dans la préfecture de Lélouma et plus précisément dans la localité de Hérico. « Le mariage précoce des filles ou le mariage forcé est une réalité en Guinée. Donc, en ce qui concerne Lélouma, précisément Hérico, ces deux fléaux sociaux sont beaucoup plus pratiqués. Ça, c’est des fléaux en quelque sorte dont il faut se débarrasser. On donne nos filles à des hommes qu’elles ne connaissent presque pas ou qu’elles n’ont jamais vus… Cela est une pratique qu’il faut combattre et nous pensons que la jeunesse de Hérico pourra mieux faire pour sensibiliser ceux qui le font», a souligné la conférencière, elle-même ressortissante de Hérico.

Il est à noter que des vidéos pathétiques qui témoignent de la vie des femmes de la localité de Hérico ont été projetées au cours de la rencontre. Des vidéos émouvantes dans lesquelles les femmes expliquent comment elles parviennent à survivre dans cette localité de Hérico, pendant qu’elles n’ont pas de nouvelles de leurs maris ou de leurs fils qui sont partis en aventure depuis belle lurette. Ils ont également mis la rencontre à profit pour exposer des produits confectionnés à Hérico par l’Association et ses partenaires.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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« Nous, on est contre le 3ème mandat », dixit le leader religieux Dr. Oury Barry

16 juillet 2019 à 9 09 53 07537
Dr Mamadou Oury Barry

L’association religieuse Jammat Al Sunna est contre un troisième mandat en Guinée. C’est l’un de ses membres les plus influents, le Cheick, Dr Mamadou Oury Barry, qui l’a annoncé. C’était à l’occasion d’une visite que le président de l’UPR et ministre conseiller du président Alpha Condé, Elhadj Bah Ousmane, lui a rendu à son domicile le samedi, 13 juillet 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’objectif de cette visite du président de l’UPR et conseiller spécial du chef de l’Etat, Elhadj Bah Ousmane, au domicile du grand islamologue, Dr Mamadou Oury Barry, était de remercier le Cheick d’avoir pris part à la conférence islamique, organisée au siège de son parti pendant le mois de Ramadan passé. Une conférence qui avait pour thème central : « l’islam et la tolérance dans un pays laïc ».

« Nous sommes venus vous remercier avec tous vos talibés pour votre disponibilité mais surtout pour votre prestation très remarquable lors de cette conférence. Notre pays a besoin de tolérance, de paix et de quiétude sociale. C’est l’un des principes cardinaux de l’UPR. C’est pourquoi, notre parti saisit chaque occasion pour appeler les Guinéens, dans leur diversité, à la consolidation de la paix et l’unité nationale, conditions essentielles pour le développement socioéconomique de la Guinée », a déclaré Elhadj Dr Saïdou N’Diaye au nom du président de l’UPR.

Il en a profité pour exhorter l’organisation des Malikites Jammal Al Sunna, dont est membre Dr Mamadou Oury Barry, à soutenir et à œuvrer aux côtés de l’UPR, pour la promotion des valeurs démocratiques en Guinée.

En réponse, le Cheick, Dr Mamadou Oury Barry, visiblement touché par cette visite, a salué la présence de cette délégation et magnifié particulièrement la disponibilité du leader de l’UPR à promouvoir les bonnes pratiques islamiques dans notre pays. « L’islam est la religion de la grande majorité des Guinéens. Nous avons un intérêt à le pratiquer dans la paix et la quiétude. Ces valeurs sont fondées sur le principe de tolérance et d’amour », a dit Dr Amadou Oury Barry.

Même si cette rencontre n’est pas politique, le très célèbre leader religieux musulman a mis l’occasion à profit pour exprimer l’opposition de son organisation à toute idée d’un troisième mandat. Un message qui intervient à un moment l’actualité politique guinéenne est dominée par le débat autour du projet de nouvelle constitution dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. « A Jammat Al Sunna, c’est Elhadj Boubacar Kankalabé Diallo qui était le Président. Après son décès en 2012, je suis venu à la tête de l’organisation. Deux mandats après, comme chez nous, on est contre le 3ème mandat, j’ai passé la main à Cheick Oumar Barry qui est actuellement le président. C’est pourquoi, notre organisation est respectée. Elle œuvre pour la paix, la quiétude et l’unité nationale. En tant que citoyens, c’est ce que nous souhaitons pour notre pays. Nous voulons d’un Etat de droit, où chaque citoyen est soumis à la loi, jouit de ses droits en toute circonstance et respecte ses obligations citoyennes », a plaidé le plus grand théologien de Guinée, réputé pour sa grande connaissance de la religion musulmane.

Par ailleurs, le Cheick, Dr Mamadou Oury Barry, a exprimé sa préoccupation par rapport à l’image qui est collée aujourd’hui à sa confrérie. « Nous les barbus, nous restons préoccupés par l’image qu’on nous colle, et injustement d’ailleurs. Nous tenons à dire qu’en Guinée, comme partout ailleurs, l’islam est une religion de paix. Une religion basée sur la tolérance. Une religion qui respecte et proclame le droit du citoyen. Donc, il est bien de se défaire de l’amalgame. Nous travaillons comme chaque citoyen pour le bonheur de notre pays », a tenu à préciser cet érudit originaire de Télimélé.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Échecs répétés à Labé : le bac 2019 fait-il rêver ?

16 juillet 2019 à 6 06 58 07587

Malgré les échecs au bac enregistrés par la région en 2017 et 2018 , l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE) de Labé, Mme Guilawo Pierrette Toupou a déclaré avoir un grand espoir pour les candidats de sa région à l’issue de ce baccalauréat unique, session 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Après avoir fait le tour des sept centres d’examens qui abritent les candidats au baccalauréat unique, session 2019 depuis ce lundi, 15 juillet dans la commune urbaine, l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE) de Labé a déclaré que cet examen commence très bien à Labé. « J’ai une très bonne appréciation, parce que, vous l’avez dit, nous avons sillonné en compagnie des autorités, en compagnie de notre chef de cabinet du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) que nous avons eu la chance de recevoir pour ouvrir les premières enveloppes. J’ai de réelles satisfactions, parce que partout où nous sommes passés, vraiment il y a un calme. Ce qui est très important pour un examen, à mon avis. Je crois donc que ça commence très bien à Labé » a expliqué madame Guilawo Pierrette Toupou.

Poursuivant son témoignage, l’inspectrice régionale de l’éducation rassure que les candidats de Labé sont très bien préparés à affronter ce baccalauréat unique, session 2019. « Pendant la période de troubles, on s’arrangeait à ce qu’ils continuent à travailler. J’estime qu’ils sont vraiment préparés pour affronter l’examen » a-t-elle ajouté.

Pour que ce rêve devienne réalité, le chargé des examens et contrôles scolaires à l’Inspection Régionale de l’Education a invité les candidats de Labé à aborder les sujets avec beaucoup de sérénité. « Ce que je demanderais aux candidats, c’est d’être serein, parce que quand on affronte un examen, le premier point surtout important, c’est la sérénité. Dès qu’on est serein on peut affronter les sujets sans aucun problème » précise monsieur Alimou Diallo.

Les candidats et les parents d’élèves gardent un mauvais souvenir des mauvais résultats enregistrés par la Région Administrative de Labé au baccalauréat unique en 2016 et 2018.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Bac 2019 à Kaloum : le message du ministre Dr Mohamed Diané aux candidats

15 juillet 2019 à 20 08 17 07177

Comme annoncé précédemment, la session 2019 du baccalauréat unique a été lancée en Guinée ce lundi, 15 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune de Kaloum, c’est Dr Mohamed Diané, ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, qui a présidé le lancement de la première épreuve. La cérémonie a eu lieu l’école primaire Tombo 1, à l’entrée du centre-ville de Conakry, a constaté un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Le ministre d’Etat a mis l’occasion à profit pour inviter les candidats à la concentration, à la sérénité et surtout à compter sur leurs propres efforts pour décrocher leur examen. « Je vous souhaite bonne chance ; et, je vous demande de rester sereins, concentrés. Comptez sur vos propres efforts, évitez toute tentative de fraude pour ne pas être éliminés dès au début », a lancé le ministre aux candidats.

Par ailleurs, Dr Mohamed Diané a adressé un message à l’endroit des encadreurs, à qui il a demandé « de prendre toutes les dispositions pour que les examens se passent dans des bonnes conditions, conformément aux normes, pour que ça soit des examens très propres cette année ».

De son coté, le directeur communal de l’éducation de Kaloum, Ibrahima Yattara, a rappelé que les examens se déroulent avec le slogan tolérance zéro renforcée. « Les consignes sont déjà connues. Les examens se déroulent sous le signe de la tolérance zéro, sous le signe de la transparence pour la recherche de la crédibilisation et la moralisation du système éducatif guinéen. Cela passe par ce point essentiel qui est l’évaluation des candidats », a rappelé le directeur.

A noter que dans la commune de Kaloum, il y a au total 4848 candidats, dont 2392 filles, repartis dans 7 centres d’examens, avec 165 salles de classes pour 330 surveillants.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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