Révision de la Constitution ? L’UFR dénonce « une malhonnêteté intellectuelle »

23 mars 2019 à 20 08 10 03103

La lancinante question d’une éventuelle révision de la Constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un nouveau préoccupe de nombreux partis politiques guinéens qui tirent à boulets rouges sur les promoteurs de cette idée. L’Union des Forces Républicaines, qui ne déroge pas à cette règle, a dit sa farouche opposition à toute idée de modification de la Constitution au profit d’Alpha Condé. L’annonce a été faite ce samedi, 23 mars 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les débats sur le 3ème mandat s’accentuent dans les états-majors des partis politiques de l’opposition. A l’occasion de son assemblée générale de ce samedi, l’UFR a mis en garde ceux qui sont favorables au troisième mandat pour le président Alpha Condé. Pour le secrétaire général de la jeunesse du parti dirigé par Sidya Tour, c’est le président élu en 2020 qui aura la charge de revoir la Constitution guinéenne.

Selon Aly Badra Koné, « ceux qui veulent d’un troisième mandat pour Alpha Condé changent aujourd’hui de système ou de style, en allant dans un autre sens. Ils demandent cette fois-ci la révision de la Constitution ou le changement carrément de la Constitution. Chose que nous qualifions de malhonnêteté intellectuelle pour beaucoup de raisons. La Constitution est claire sur un certain nombre de faits, notamment le mandat du Président qui ne doit pas être touché.

Nous sommes catégoriques sur un fait, nous ne voulons même pas de révision de la Constitution par Alpha Condé. À notre sens, ce n’est pas lui qui doit faire ça. Nous attendons qu’il ait les moyens d’organiser les élections législatives, qui devaient être organisées depuis deux mois avant aujourd’hui, mais aussi être capable d’organiser l’élection présidentielle en 2020.

C’est la seule chose que nous lui demandons. Maintenant, une autre élection qui va dans le sens de modifier la Constitution, nous attendons le nouveau Président qui sera là après 2020, qui s’occupera de cela, qui va faire de cela son premier projet de son mandat ».

L’autre question abordée au cours de cette rencontre politique, c’est les propos du président Alpha Condé, tenus hier vendredi à l’Université de Sonfonia. Le numéro un guinéen avait dit n’avoir pas peur de la contestation. Ahmed Tidiane Sylla, chargé de communication de l’UFR a mis en doute cette affirmation présidentielle. « Si le président Alpha Condé n’a pas peur des contestations, c’est bien. Le 28 septembre 2009, on a vu ceux qui étaient au stade.

Ceux qui n’avaient peur des contestations étaient là-bas et ceux qui avaient peur avaient fui, ils avaient pris l’avion bien avant. C’est pour dire que nous sommes au vingtième unième siècle, les gens n’ont plus peur. Vous avez vu ce qui s’est passé en Algérie, au Burkina,… Partout, la jeunesse est prête à barrer le chemin à toute velléité. Il n’est pas question aujourd’hui pour le peuple de réviser la Constitution », a martelé Tidiane Sylla.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Célébration de la Fête nationale : Kaba Condé annonce ce qui est prévu pour Kindia

23 mars 2019 à 14 02 43 03433

La région de Kindia va abriter cette année les festivités du 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance. Festivités qui doivent avoir lieu, en principe, le 02 octobre 2019. Et, en prélude à cette fête nationale, d’importantes infrastructures devraient réalisées dans cette région. C’est Kaba Condé, le directeur de la radio nationale, qui l’a annoncé lors de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel, ce samedi 23 mars 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au cours de cette assemblée hebdomadaire du parti au pouvoir, Kaba Condé, directeur de la radio nationale et membre du bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, a décidé de rappeler quelques décisions importantes du président Alpha Condé qui ont fait des effets positifs sur le terrain. C’est notamment la fête tournante de l’indépendance nationale, qui permet à chaque région abritant l’événement, de bénéficier d’un certain nombre d’infrastructures de base.

Et pour cette année 2019, c’est la région de Kindia qui va accueillir ces festivités marquant le 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à la souveraineté nationale. Kaba Condé en a profité donc pour annoncer les infrastructures prévues dans la région. « Pour cette fête d’indépendance à Kindia, il est prévu 43 bâtiments administratifs à Kindia.

Après, 20 kilomètres de routes qu’on va mettre en pavé à Kindia et dans les autres préfectures qui sont dans la région, plus 30 kilomètres de goudron à Kindia et dans les autres préfectures. Bonne fête donc à tous les Kindiakas et à tous les Guinéens. Soutenons le professeur Alpha Condé, c’est une chance pour la Guinée », a-t-il dit.

Kaba Condé a parlé également de la diplomatie guinéenne. Selon lui, l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir a permis de relancer notre diplomatie, qui était en chute, et qui a permis de mettre notre pays au-devant de la scène. « Le président de la République a payé toutes les dettes que la Guinée devait aux institutions. Et, à la date d’aujourd’hui, la Guinée a le droit de vote dans toutes les organisations internationales à travers le monde.

La semaine-là, il a organisé un dîner pour l’ambassadeur de la Russie qui s’en va, Alexandre Bregadzé. Ça fait 8 ans, il était ambassadeur en Guinée. Il est arrivé en 2011, il était le doyen du corps diplomatique. Tout le monde connaît la puissance de la Russie. Mais ce qui est important à retenir, lors de ce dîner, l’ambassadeur de Russie en Guinée a dit « la Guinée est en marche grâce au président Alpha Condé, et cela est reconnue par toutes les institutions internationales compétentes ».

Donc, ça veut dire que la communauté internationale reconnaît qu’avec le professeur Alpha Condé, la Guinée est vraiment de retour sur l’échiquier international », a dit monsieur Condé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Hadj 2019 : pour combler son retard, la Guinée doit régler au moins quatre urgences

23 mars 2019 à 8 08 29 03293

Au terme des journées de concertation nationale sur le hadj organisées par le gouvernement guinéen, du 19 au 21 mars 2019 au Palais du peuple de Conakry, les participants ont ressorti au moins quatre urgences à régler en vue d’éviter aux pèlerins guinéens le calvaire vécu les années précédentes, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Dans une résolution comprenant quinze recommandations, il est mentionné l’urgence pour le gouvernement guinéen, d’honorer sa dette de 16 milliards de francs guinéens envers le royaume d’Arabie Saoudite, de désigner la compagnie aérienne qui doit transporter les 9000 candidats au pèlerinage, de fixer le coût du pèlerinage et de donner la date de démarrage des inscriptions des candidats au pèlerinage.

Pour le président du comité interministériel chargé d’organiser ces journées, le ministre d’Etat des transports, Aboubacar Sylla, qui présidé la cérémonie de clôture, le gouvernement fera face à ces urgences dans un bref délai.

« C’est une initiative du Président de la république qui estime qu’il n’est pas normal que les Guinéens candidats au pèlerinage, subissent tant de souffrance aussi bien au départ qu’à l’arrivée à la Mecque. Il a demandé l’organisation de ces journées réunissant tous les acteurs en vue de trouver des voies et moyens pour améliorer le hadj des Guinéens.

Puisqu’il n’est pas normal que les Guinéens souffrent plus que ceux qui sont dans notre environnement immédiat. Dans les 48 h ou 72 h, il faut choisir l’avionneur, déterminer les frais du pèlerinage, le délai strict des inscriptions, et régler également ce montant de 16 milliards au titre du hadj 2018… », a expliqué le ministre Aboubacar Sylla.

Du côté du secrétaire général des affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura, il indique que l’engagement du président de la République est un véritable ouf de soulagement pour son département.

« Nous saluons cette belle initiative du Chef de l’Etat qui vise à qualifier les conditions d’organisation des opérations du pèlerinage au départ et à l’arrivée. Nous nous réjouissons de l’initiative du président Alpha Condé qui a décidé de décentraliser les inscriptions. Elles se feront désormais dans les capitales des régions du pays.

Pour la réussite du pèlerinage, il faut compter sur l’accomplissement des conditions élaborées par le royaume d’Arabie Saoudite qui exige le préfinancement de plusieurs opérations comme l’obtention du visa, les taxes dans les aéroports, et bien d’autres…. Et depuis 2015, les opérations du hadj sont entièrement informatisées par l’Arabie Saoudite. Malheureusement, nous nous étions absents avec la maladie à virus Ebola », a précisé le premier Chef religieux du pays.

Pour la présidente directrice générale de Guinée voyage, l’une des principales agences qui opèrent dans le hadj, Hadja Aïssatou Bella Diallo, les Guinéens doivent se détromper.

« Le Hadj, ce n’est pas un cadeau. Les Saoudiens sont en train de réorganiser ce secteur pour faire de lui, la 2ème source de revenu après le pétrole. C’est à nous de respecter leur règlement. De faire les choses en temps réel. Avec le Saoudien, il n’est pas question de lui dire à cause de Dieu aide moi à faire quoi que ce soit. Il te répond non, non… Nous attendons du gouvernement donc, l’application de toutes les recommandations issues de ces journées de concertation. Puisqu’en Arabie Saoudite, tout ce qui est mal fait, c’est des pénalités à payer.

C’est de l’argent perdu pour un pays. C’est pourquoi, je demande au gouvernement guinéen de faire la même chose que les Saoudiens. Autrement dit, faire respecter les règles à tous les niveaux et surtout, sanctionner négativement ou positivement toute personne impliquée dans le processus. C’est ce qui pourra aider le pays à avoir une bonne image, éviter les retards et diminuer la souffrance des pèlerins », a dit la patronne de Guinée voyage.

Présents aux journées de concertation sur le hadj, les guides religieux se sont fait entendre. Dans le passé, plusieurs d’entre eux ont déploré le manque d’organisation, de coordination et de professionnalisation des agents désignés pour cette tâche. Pour Hadja Aminata Moustapha Kallo, guide, cette année, tout cela doit changer.

« Au cours des débats, nous avons soulevé cette question. Nous pensons que cette année, le choix des guides se fera correctement. Il n’y aura pas d’amateurisme », estime cette dame du secrétariat des affaires religieuses.
Dans les résolutions adoptées à l’unanimité des participants, après les amendements, 15 points ont été retenus parmi lesquels, la sélection d’un nombre important de guides professionnels.

Au moins un guide pour 50 pèlerins. Egalement l’âge des candidats a été fixé dans la tranche de 18 à 80 ans. Et l’enrôlement des personnes très âgées et malades décommandé.

La sécurisation des documents de voyage, la qualification de la restauration en évitant de transporter des femmes commerçantes qui se font passer pour des restauratrices, mettre fin à l’envahissement des logements des pèlerins guinéens par nos compatriotes résidents en Arabie Saoudite, ont été recommandés.

L’hébergement des pèlerins n’est pas passé inaperçu. Désormais, il faut 3 à 4 pèlerins par chambre au lieu de 7 personnes à plus.

A rappeler que ces dernières années, l’organisation du Hadj a connu d’importants manquements. Ce qui a causé beaucoup de souffrances aux pèlerins aussi bien à Conakry qu’à la Mecque. L’année dernière par exemple, au lieu de 30 à 40 jours, certains pèlerins ont passé jusqu’à 3 mois à la Mecque avec un cortège indescriptible de souffrances.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Audit : Saïd Fofana, Facinet Touré et Mamady Kaba n’ont pas déclaré leurs biens (Balai Citoyen)

21 mars 2019 à 15 03 20 03203

La Cellule Balai Citoyen continue de publier son rapport d’audit relatif à la déclaration des biens des hautes personnalités du de la République. Ce jeudi, 21 mars 2019, elle a publié le rapport d’audit concernant les premiers responsables des institutions constitutionnelles. Sur les 11 responsables à avoir donné des informations, sur l’honneur, de leurs biens lors de leur entrée en fonction, 10 l’ont effectivement fait, a appris Guinmatin.com à travers un de ses reporters.

Depuis deux jours, la Cellule Balai Citoyen publie des rapports d’audit citoyen. Après la publication du rapport concernant la Présidence de la République, les responsables de la Banque Centrale, les gouvernements de Mamady Youla et de Kassory Fofana, c’est celui concernant les premiers responsables des institutions constitutionnelles qui a été rendu public ce jeudi.

Ce rapport révèle que sur les 11 premiers responsables des institutions constitutionnelles, 10 ont effectivement déclaré leurs biens à leur entrée en fonction. Ce sont : Kéléfa Sall Président de la Cour Constitutionnelle ; Mohamed Diarré de la Cour des Comptes ; Claude Kory Kondiano de l’Assemblée Nationale ; Mamadou Sylla de la Cour Suprême ; Rabiatou Sérah Diallo du Conseil Economique et Social ;

Martine Condé de la Haute Autorité de la Communication ; Dr Alya Diaby de l’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme ; Amadou Salifou Kébé de la CENI; Facinet Touré, ancien médiateur de la République ; Mamady Kaba, ancien président de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme sortant.

Dans le même rapport, trois personnalités sont épinglées, en ce sens que la Cellule Balai Citoyen ne dispose pas d’informations sur la déclaration de leurs biens. Il s’agit de Mohamed Saïd Fofana, actuel médiateur de la République, pour qui il n’y a pas d’informations sur la déclaration de ses biens son entrée en fonction. S’agissant de Facinet Touré, ancien médiateur de la République, et de Mamady Kaba, ancien président de l’Institution Nationale des Droits de l’Homme sortant, le Balai Citoyen ne dispose pas d’informations à la fin de leurs fonctions.

A l’issue de ce résultat obtenu des enquêtes menées sur la déclaration sur l’honneur des biens des premiers responsables des institutions constitutionnelles, la Cellule Balai Citoyen recommande : « l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; une large communication autour de l’Article 36 de la construction et de la loi L/ 2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ;

L’application stricte de l’Article 29 alinéa 5 de la loi organique L/2011/006/CNT du 10 mars 2011 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ; l’application stricte de l’Article 3 alinéa 4 de la loi organique L/2013/046/CNT du 18 janvier 2013 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Cour des Comptes et le régime disciplinaire de ses membres ; l’élaboration et la mise en vigueur par le chef de l’État sur proposition du Premier Ministre Chef du Gouvernement de la loi L/2017/041/AN du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées ;

La publication au journal officiel de la République de la déclaration sur l’honneur des biens des responsables concernés par l’Article 36 de la Constitution ; au président de la République, en tant que garant des préoccupations des citoyens, de veiller conséquemment à l’application stricte de cette disposition constitutionnelle et, à tout moment et tout lieu, de mettre en mouvement les cadres indélicats qui ne se prêtent pas à l’application de cette disposition ».

A noter que le prochain rapport d’audit citoyen portera sur la déclaration des biens des responsables des établissements publics et parapublics.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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PUEG : Attribution de marché pour le Recrutement d’un Assistant Technique à la SEG

21 mars 2019 à 14 02 45 03453

Objet : Recrutement d’un Assistant Technique à la Société des Eux de Guinée (SEG), sous forme d’Assistance à la maîtrise d’ouvrage.
Méthode de sélection : Sélection de consultant individuel.
Mode de passation : Appel d’offres fermé – Consultation de CV des Experts.

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Recrutement d’un Assistant Technique à la SEG

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PUEG : PUBLICATION D’ATTRIBUTION DE MARCHE

21 mars 2019 à 14 02 26 03263

Objet : Audit Financier et Comptable du Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), exercices 2018 et 2019.
Référence Marché : N°02/PUEG/SC/2019
Méthode de sélection : Sélection Basée sur la Qualité et le Coût (SBQC).
Mode de passation : Appel d’offres ouvert – Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI)
Délai d’exécution : Trente (30) jours dont quinze (15) jours pour chaque exercice.

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Résultat Audit Financier

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Médias : un magazine économique dénommé « Émergence », lancé à Conakry

21 mars 2019 à 12 12 59 03593

Le paysage médiatique guinéen, en pleine mutation, enregistre la naissance du magazine Émergence. Son lancement officiel a eu lieu dans la soirée d’hier, mercredi 20 mars 2019, à la Minière en présence de plusieurs personnalités. La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le magazine Émergence est un mensuel de 52 pages, conçu par des hommes de médias guinéens, tous expérimentés. Il va traiter essentiellement des questions économiques. En procédant à son lancement officiel, le ministre de l’Information et de la Communication s’est dit très heureux de la naissance du magazine Émergence.

Car, observe Amara Somparé, les questions économiques ne sont pas traitées suffisamment dans les médias guinéens. « Le débat en Guinée est trop longtemps politisé. Nous l’avons transformé en manichéisme politique, tous les antagonismes qui pouvaient exister dans notre pays.

Aujourd’hui, ça n’intéresse personne de savoir pourquoi les taux d’intérêt à la banque sont trop élevés ? Quel est leur lien avec le taux directeur de la banque centrale ? Comment lutter contre l’inflation ? Pourquoi l’économie informelle pose tant de problèmes à Monsieur Makhissa Camara (directeur national des impôts, ndlr) qui est ici ? Pourquoi est-il important de la formaliser ? Donc, voilà tant de question qui constituent le socle du développement économique de notre pays, mais qui n’intéressent pas trop de personnes », a fait remarquer le ministre Amara Somparé.

Pour Lamine Mognouma Cissé, l’administrateur général du tout nouvel organe de presse, le magazine Émergence a pour ambition de faire bouger les lignes dans notre pays. « Émergence est né d’une équipe de journalistes de casser les codes en termes d’informations économiques.

Ce magazine qui se veut de bon sens, tourné vers l’avenir, est aussi l’expression d’un renouveau dans un pays en pleine mutation, sur le plan social mais aussi économique et politique. Cette revue se donne pour ambition de faire bouger les lignes en vantant certes les actions pragmatiques et innovantes sans flagornerie aucune, ni obséquiosité », a laissé entendre Lamine Mognouma Cissé.

De son côté, Ismaël Kabinet Camara, directeur de la rédaction du magazine Émergence, portera son intervention sur la présentation de l’organe. « Sa particularité tient au fait qu’il s’est donné pour spécialité le traitement des questions économiques à l’échelle nationale et africaine. Vous comprendrez alors que notre ambition est de marquer notre présence sur les chantiers économiques en Afrique.

Vous lirez dans ce titre (le premier numéro, ndlr) le reportage de notre envoyé spécial à la faveur de la dernière présidentielle sénégalaise. Il en sera ainsi pour tous les numéros du magasine. C’est du reste de l’objectif visé par notre équipe. Dans les colonnes de ce Magazine, nous parlerons certes, comme tous médias qui se respectent, du train qui n’arrive pas à l’heure ; mais, nous ferons une petite révolution en parlant, chaque fois que cela est nécessaire, du train qui arrive à l’heure.

Par cette manière de faire les choses, nous voulons montrer que la Guinée, notre pays, l’Afrique, notre continent, ce n’est pas que guerre civile, famine, catastrophe. En un mot comme en mille, il s’agit de dire que la Guinée et l’Afrique, c’est aussi des hommes et des femmes qui se battent honnêtement, nuit et jour, sous le soleil, sous la pluie pour tirer l’économie vers la croissance, donc le bien être », a expliqué Ismaël Kabinet Camara.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Hajj 2019 : la Guinée doit honorer une dette de 16 milliards de francs

21 mars 2019 à 10 10 16 03163

La Guinée veut préparer cette année un hajj convenable à ses fidèles musulmans. Le ton a été donné le mardi, 19 mars 2019 par le Pr Alpha Condé, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des journées de concertation nationale sur le hajj au Palais du peuple de Conakry. Mais avant, le pays doit rembourser un montant de 16 milliards de francs guinéens, représentant sa dette liée au dernier pèlerinage, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dans un franc-parler, le Président guinéen a dénoncé, devant les cadres du secrétariat général des affaires religieuses, des opérateurs d’agence de voyage, des imams et des partenaires techniques, les dysfonctionnements, le copinage et les impréparations qui ont caractérisé le dernier pèlerinage des Guinéens aux lieux saints de l’Islam.

Prenant très au sérieux cette remarque du Chef de l’Etat, les participants ont débattu les deux premières journées des principaux thèmes liés au pèlerinage.

Le ministre de l’Unité nationale et de la citoyenneté, Dr Mamadou Taran Diallo a précisé à Guineematrin.com, les différents thèmes abordés par les participants mais également les problèmes soulevés et les solutions proposées.

« Au cours de ces deux jours, les débats ont porté sur les préparatifs et l’exécution du hajj. La première journée a connu 9 thèmes, à savoir : les informations, la communication et la sensibilisation sur le hajj ; le tarif individuel du hajj ; le transport aérien et le choix des agences de voyages, le choix des guides ; la santé et la vaccination, le quota et les inscriptions ; la confection des documents de voyage ; les empreintes digitales, l’obtention du visa et la gestion informatique ainsi que la programmation et les formalités de départ ».

De tous ces thèmes, les participants ont écouté les exposés, soulevé des problèmes et proposé des solutions, selon le ministre de citoyenneté. « Dans son discours d’ouverture, le président nous a instruits de lui proposer des mesures concrètes pour que les Guinéens souffrent le moins possible lors du pèlerinage. Et déjà, il a pris la décision que les inscriptions se feront dans les capitales régionales du pays cette année…

Comme propositions énumérées, sur le choix de l’avionneur par exemple, nous sommes en retard. Cette opération devait se faire depuis le 15 février. Mais actuellement l’appel d’offre est lancé, les candidats ont déposé leurs plis et il ne reste plus que le dépouillement pour officialiser le nom de la compagnie. Pour le quota, il a été proposé à 9000 pèlerins comme l’année dernière. Les agences se partageront 6000 candidats et les 3000 resteront pour le secrétariat général des affaires religieuses… », a précisé notre interlocuteur.

S’agissant de l’exécution des opérations et rites du hajj aux lieux saints de l’Islam, englobant l’accueil, l’hébergement, la restauration et le déplacement des pèlerins, à Médine, la Mecque, Mina, Arafa, Mouzdalifa , les participants se sont donné la peine de décortiquer les différents problèmes rencontrés par les pèlerins guinéens à chacune de ces étapes.

« Ensemble, les différents thèmes inscrits et qui portent sur l’exécution du hajj à la Mecque ont été débattus sans complaisance. Cela démontre le souci du Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé à œuvrer pour le bien-être des populations. Il est sur le front de tous les combats pour améliorer le quotidien du guinéen mais également lui créer le bonheur et la prospérité… », a indiqué ministre d’Etat conseiller spécial du président de la République, Elhadj Tidiane Traoré.

Il a demandé à la commission chargée de rédiger le rapport final de prendre en compte toutes les propositions de solutions soulevées par les intervenants. C’est notamment le payement de la dette de 16 milliards de francs guinéens que la Guinée doit à l’Arabie Saoudite.

« La dette guinéenne qui se chiffre à 16 milliards de francs guinéens, qui doit être rapidement payée pour régulariser la situation de notre pays, le recrutement et la formation de nouveaux guides, la sécurisation des documents de voyage et de l’ensemble des actes administratifs doivent être mentionnés en bonne place dans le rapport final pour permettre au président de la République de prendre des décisions », a recommandé Elhadj Traoré.

De son côté, le secrétaire général chargé des affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura, s’est réjoui du déroulement de ces journées de concertation. Selon lui, ces échanges prouvent la volonté du Chef de l’Etat à accompagner la volonté du département pour améliorer ses prestations sur le terrain pour le bien des Guinéens.

« Seule l’œuvre de notre Prophète est parfaite. Nous devons tous accepter de nous remettre en cause. C’est l’objet de ces journées de concertation que nous avons appelées de nos vœux depuis des années », a déclaré le Chef religieux.

Soulignons de passage le défoulement de certains participants, notamment les opérateurs d’agences qui ont dénoncé entre autres, le dysfonctionnement institutionnel (entre le secrétariat général des affaires religieuses et les agences de voyage), le trafic des documents de voyage, la substitution des noms de pèlerins au profit d’autres, l’insuffisance du nombre de guides et l’indifférence de certains d’entre eux à s’occuper des pèlerins.

Ils ont dénoncé aussi l’amateurisme des médecins, l’insuffisance et le manque de qualité des repas servis par endroits ou encore le manque de logements adéquats pour la plupart des pèlerins obligés de rester en surnombre dans les chambres, l’envahissement des Guinéens se trouvant en Arabie Saoudite qui prennent la place et le repas des pèlerins, les coups de fils intempestifs venant de certains hauts cadres pour favoriser leurs proches, l’envahissement des pèlerins par des femmes commerçantes…

Sauf changement de programme, la clôture de ces assises initialement prévue hier mercredi, aura lieu ce jeudi, 21 mars 2019 dans la salle du 28 septembre du Palais du peuple, en présence du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com
Tél : 628 08 98 45

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Tournoi de football inter sous-préfectoral ou les grandes retrouvailles des filles et fils de Télimélé à Conakry

21 mars 2019 à 8 08 01 03013

Dans le but de raffermir leurs liens d’amitié et de solidarité en vue d’organiser une grande campagne de sensibilisation pour l’implication de chacun et de tous dans le développement de leur préfecture d’origine, les filles et fils de Télimélé organisent un tournoi de football qui se déroulera du 23 mars au 20 avril 2019, au terrain de Nongo-Unité. C’est une initiative de la Cellule technique de la Coordination internationale pour le développement de Télimélé (CIDT), créée en août 2013 à Bruxelles avec comme objectif de faire participer les ressortissants au processus de développement de leur préfecture d’origine, sans tenir compte des penchants politiques ou des activités économiques de ses membres.

Vers les derniers réglages !

Après le tirage au sort qui a eu lieu le dimanche dernier, 17 mars 2019, au siège de Guineematin.com, à Kipé Dadia, la Cellule technique de la CIDT procède actuellement aux derniers réglages des préparatifs de ce tournoi.

Ce tournoi, qui s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Plan d’actions 2019 de la CIDT, vise à créer et à maintenir la cohésion entre les fils et filles de la préfecture de Télimélé vivant dans la capitale guinéenne et ses environs. Il sera doté du trophée Feu Amadou Katoumba Barry, ancien footballeur décédé et ancien Directeur Préfectoral de la Jeunesse à Télimélé.

Au cours de cette compétition prévue au terrain de Nongo-Unité, dans la commune de Ratoma, la CIDT, à travers sa Cellule Technique basée à Conakry, mettra l’occasion à profit pour sensibiliser les ressortissants de Télimélé sur les enjeux de développement de leur préfecture d’origine.

Les organisateurs lancent un appel pressant aux responsables d’associations de ressortissants, particulièrement les structures de jeunesse des 10 Sous-Préfectures finalement engagées dans la compétition à contribuer efficacement à la réussite de ce tournoi, premier du genre à Conakry.

Les entreprises et les annonceurs désireux d’associer leur image à cet évènement grandiose sont priés de se mettre en rapport avec le Comité d’organisation.

Créée en 2013 à Bruxelles, en Belgique, la CIDT est une structure fédératrice des associations de ressortissants de Télimélé à travers le monde. Depuis 2015, elle s’est dotée d’une Cellule technique basée à Conakry, qui l’assiste dans ses activités. Elle a également une antenne locale à Télimélé.

Voici le calendrier complet du tournoi :

Chronogramme
DateHeureEquipes
Samedi 23/03/201816h – 18hCommune Urbaine    VS          BourouwalMatch 1
Dimanche 24/03/201815H- 17HSantou                          VS              SINTAMatch 2
Dimanche 24/03/201817H – 19HGougoudjé                    VS        DaramagnakyMatch 3
Dimanche 31/03/201915H -17HMissira                           VS               KolletMatch 4
Dimanche 31/03/201917H – 19HSarekaly                         VS               SogolonMatch 5
Quart de final
DateHeureEquipes
Samedi 06/04/201915H – 17HRepêché  N°3  VS   Repêché N°1Match 6
Samedi 06/04/201917H – 19HVainqueur N°3 VS Vainqueur N°5Match 7
Dimanche 07/04/201915H – 17HVainqueur N°4 VS Vainqueur N°2Match 8
Dimanche 07/04/201917H – 19HVainqueur N°1 VS Repêché N°2Match 9
Demi-Finale
DateHeureEquipes
Samedi 13/04/201916H – 18HVainqueur  N°6 VS Vainqueur N°7Match 10
Dimanche 14/04/201916H – 18HVainqueur N°8 VS Vainqueur N°9Match 11
Finale
Samedi 20/04/201916H-18HVainqueur N°10   VS   Vainqueur N°11Match 12
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Tribunal de Commerce : Alpha Condé conseille les juges « d’être indépendants vis-à-vis de l’argent »

20 mars 2019 à 21 09 20 03203

Le président Alpha Condé, en compagnie du président directeur général de la Société Financière Internationale (SFI) a inauguré ce mercredi, 20 mars 2019, le Tribunal de Commerce de Conakry. La mise en place de ce tribunal vise à « assurer une sécurité juridique et judiciaire en vue de faciliter l’activité des entreprises, d’améliorer la fourniture de ce service public aux investisseurs, de rassurer les investisseurs quant à la transparence et l’équité dont ils bénéficieront dans la conduite de leurs affaires en Guinée », a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son discours, Pierre Lamah, président du Tribunal de Commerce de Conakry, a commencé par rappeler que ce tribunal a été créé par la loi numéro 33 du 4 juillet 2017 modifiant certaines dispositions de la loi portant organisation du pouvoir judiciaire en République de Guinée et promulgué par décret le 10 septembre 2017.

« La présente réforme judiciaire voulue par les plus hautes autorités de notre pays a pour objectif, de garantir la sécurité judiciaire aux investisseurs tant nationaux qu’internationaux à travers une justice spécialisée dans le traitement des litiges commerciaux, une justice professionnelle compétente, rapide et crédible pour restaurer la confiance des femmes et des hommes d’affaires, et pour favoriser le développement et la pérennisation des entreprises qui sont sources de richesse et pourvoyeuse d’emplois », a-t- il expliqué.

De son côté, Philippe Le Houerou, président directeur général de la Société Financière Internationale (SFI) a salué ce nouveau partenariat qui vient de se nouer entre son institution et la Guinée. « On a beaucoup d’espoir du côté de la SFI pour ce partenariat que je veux un partenariat stratégique. Souvent, on dit que la SFI, c’est des financiers. Oui, on finance le secteur privé en général sans garantie de l’Etat.

Mais, on veut plus que ça… Pour moi, la mise en place de ce tribunal de commerce est vraiment un symbole qui vient directement de l’infrastructure physique à l’infrastructure intellectuelle. Donc aujourd’hui, on ouvre le tribunal du commerce, ça ne s’est pas fait tout seul, rien ne se fait tout seul dans la vie », a laissé entende le PDG de la SFI.

Le ministre Cheick Sako et le président Alpha Condé

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice, de son côté, a annoncé la mission assignée au tribunal de Commerce. « La mise en place de ce tribunal vise justement à assurer une prise en charge cohérente, efficace et diligente des litiges économiques. Dans la même dynamique, pour la composition de ce tribunal, la voie de la mixité a été empruntée.

C’est-à-dire la coexistence des magistrats professionnels et des juges consulaires élus afin de garantir la connaissance des règles de fond et des procédures, mais aussi la perception des pour chaque affaire, de sa dimension économique », a expliqué maître Cheick Sako.

Pour sa part, le président Alpha Condé a dit qu’il est important que la Guinée se dote d’un Tribunal de Commerce. « Parce que, quand nous avons commencé à travailler avec la SFI pour les financements, j’ai dit comment vous voulez-vous qu’on vous accompagne, vous n’avez pas de tribunal de commerce ? Donc, c’était un défi que la SFI nous a lancé pour pouvoir nous accompagner.

Je remercie donc monsieur Philippe qui nous a non seulement lancé le défi, mais aussi de nous avoir accompagné. La justice est un grand problème en Guinée. Nous avons fait les états généraux de la justice en 2011 pour voir ce qui ne va pas et faire les réformes. Evidemment, l’indépendance de la justice est contenue dans la Constitution.

Ça, c’est la séparation du pouvoir judiciaire à l’égard de l’exécutif. Mais, ce qui n’est pas dans la Constitution, c’est l’indépendance de la justice à l’égard des justiciables. Il ne suffit pas que la justice soit indépendance à l’égard de l’exécutif, faudrait-il qu’elle soit indépendante aussi à l’égard de l’argent », a conseillé le président de la République.

Enfin, le professeur Alpha Condé a dit que tous les moyens ont été créés pour que les juges soient indépendants, notamment à travers la création du Conseil Supérieur de la Magistrature et la création d’un statut particulier de la magistrature. Ainsi, il a invité les membres de ce tribunal à faire correctement leur boulot.

« C’est bien de créer le tribunal, mais faudrait-il que les juges soient corrects, c’est-à-dire qu’ils soient indépendant de l’argent. Mais, il ne faudrait pas qu’ils rendent la justice, faudrait-il que les décisions de justice soient appliquées », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Développement durable : le RAJGUI lance la campagne nationale de plaidoyer en faveur des initiatives locales en Guinée

20 mars 2019 à 15 03 54 03543

« Taux de chômage élevé, persistance de la précarité des jeunes et des femmes, délinquance juvénile, manipulation des jeunes dans les manifestations politiques, faible représentativité des jeunes et des femmes dans les instances de décision… » voilà entre autres maux dont souffre la jeunesse guinéenne aux dires du Coordinateur National du RAJGUI, Sékou DORE. Il l’a dit à l’occasion du lancement de la campagne nationale de plaidoyer sur les initiatives locales, ce mercredi 20 mars 2019, à la marie de Kaloum.

C’est un projet qui s’entendra du 20 mars au 30 avril dans 18 localités du pays dont Mandiana, Siguiri, Dinguiraye, Yomou, Guéckédougou et les 5 communes de Conakry.

Financé par le fonds des nations unies pour la consolidation de la paix, c’est une initiative de la plateforme du RAJGUI en partenariat avec WANEP ACORD Guinée.

Le lancement des travaux a été présidé par Madame le Maire Aminata TOURE CAMARA.

Il s’agit pour ces acteurs de plancher sur les actions à mettre en œuvre pour la paix, l’implication des jeunes et des femmes dans les instances de décision, le développement communautaire impacté notamment par les dégâts sur l’environnement dans les zones minières.

A cette occasion, madame le Maire de Kaloum a rappelé que la Guinée a accédé à son indépendance grâce aux jeunes, dont son père feu Ahmed Sékou TOURE, qui n’avait que 36 ans lors de l’accession du pays à l’indépendance.

Elle a par la suite rappelé les efforts mais aussi les difficultés rencontrées par les femmes guinéennes qui se battent au quotidien, pour la survie des nombreuses familles. La seule femme Maire du pays, a noté que les jeunes sont incontournables dans tout projet de développement. Aminata TOURE CAMARA a terminé son propos en rassurant le Réseau Afrique Jeunesse de Guinée et ses partenaires, de sa disponibilité à accompagner toute initiative allant dans le sens de la paix et du développement durable de notre pays.

De son côté, le Coordinateur National du RAJGUI a rendu hommage aux mêmes devanciers qui ont été à la base du développement du pays pour reprendre ses propres termes.

Sékou DORE mettra l’accent sur le rôle et la place incontournable des jeunes et des femmes dans le développement d’un pays comme le nôtre. Il a rappelé à cet effet, l’affirmation d’un penseur qui dit : « dis-moi quelle jeunesse tu as dans ton pays, je te dirai quelle nation tu auras ».

Une lancée poursuivie par K.SOMPARE qui a fait remarquer qu’en République de Guinée, « les femmes et les jeunes représentent respectivement 53% et 65% de la population et ceux de moins de 25 ans, représentent un ratio de 66% sur une population de 12.5 millions d’habitants, et donc un fort potentiel pour le développement du pays. En plus de leur poids démographique, les jeunes vivent des situations spécifiques qui limitent leur épanouissement social et économique.

Le plus souvent, ils sont consultés et mobilisés pour élire des candidats et ensuite relégués au second rang pour des postes d’assistants ou d’adjoints aux responsables… ». Elle poursuit en disant que « l’importance de la contribution des femmes et des jeunes dans le développement de la nation ne fait aucun doute. Toutefois, ne pas prendre en compte leur participation et leur bon positionnement dans la gestion des affaires publiques du pays constitue un frein à la paix et au développement durable ».

Quant aux partenaires, le Représentant de ACORD Guinée à la cérémonie, Kaman KOULEMOU, a rappelé le contexte guinéen, selon lui, caractérisé ces 10 dernières années, par des « manifestations occasionnées, par les violences inter-ethniques, l’effritement du tissu social, les comportements inciviques dont la destruction des édifices publiques, la désobéissance aux autorités.

Le Président du CA du RAJGUI dans son allocution a tenu, comme ses prédécesseurs à faire une sorte de plaidoyer pour le positionnement des jeunes dans les instances de décision du pays. Dr Alpha Abdoulaye DIALLO dira que le RAJGUI est présent dans les 33 préfectures et les 8 régions administratives depuis sa création en 2004.

La cérémonie a pris fin sur une note d’engagement des participants visiblement déterminés à se faire une place dans les sphères socio-économiques et politiques du pays.

Idiatou CAMARA

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Santé animale : les Etats-Unis offrent plusieurs équipements de valeur à la Guinée

20 mars 2019 à 14 02 09 03093

Les Etats-Unis d’Amérique appuient la Guinée dans le renforcement de son système de santé animale. C’est dans ce cadre que l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), en collaboration avec la FAO, vient d’offrir plusieurs équipements au ministère guinéen de l’Elevage.

La cérémonie de remise officielle de ce don a eu lieu ce mercredi, 20 mars 2019, au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), à Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce don est composé de matériels techniques d’autopsie, de conservation, de conditionnement et de transport. D’une valeur de 45 860 dollars américains, ces équipements permettront d’améliorer la qualité du système de surveillance et de détection des maladies infectieuses à potentiel épidémique chez les animaux.

En effet, selon Jeff Bryan, le directeur de l’USAID en Guinée, les résultats d’une étude menée par l’Organisation Internationale de la Santé Animale (OIE) montrent que « près de 70% des maladies infectieuses proviennent des animaux. Le Programme de Sécurité Sanitaire Mondiale (GHSA) financé par le gouvernement des Etats-Unis dans plus de 10 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre dont la Guinée a pour but de détecter ces maladies. (…).

Aujourd’hui, à travers l’Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’USAID a doté le ministère de l’Elevage d’équipements de prélèvement et de conservation d’échantillons suspects pour faciliter le transport vers le laboratoire central vétérinaire de diagnostic. Ces équipements arrivent à propos pour renforcer la surveillance et la détection rapide des maladies », a-t-il indiqué.

Les équipements en question sont : « 9 congélateurs/réfrigérateurs solaires de 315 litres avec panneaux et batteries, 38 trousses d’autopsie, 100 glacières, un lot de matériel de prélèvement composé de de 6000 tubes secs de prélèvement de sang, 6000 tubes de prélèvement de sang avec anticoagulant, 50 cryoboxes, 5000 tubes eppendorf, 5000 sacs de prélèvement, 5000 flacons de prélèvement, 5000 écouvillons, 50 paquets de gants, 300 porte tubes, 5000 aiguilles vacutainer », a énuméré Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée.

Dr Garba ajoute que ces équipements sont destinés aux préfectures de Labé, Dabola, Koubia, Koundara, Gaoual, Kérouané, Lélouma, Dalaba et Macenta. « Le choix de ces neuf (9) préfectures constitue la première étape d’un processus qui doit couvrir l’ensemble du territoire nationale », a souligné le responsable onusien.

En recevant ce don, le ministre de l’élevage et des productions animales, Roger Patrick Millimono a exprimé sa satisfaction, avant de remercier, au nom du gouvernement guinéen, la FAO et l’USAID pour leur soutien à la Guinée. « La remise ce jour de d’un lot de matériels techniques de prélèvement et de conservation des échantillons, vient à point nommé, pour illustrer l’engagement de la FAO en faveur du département.

Ce lot de matériels permettra aux services vétérinaires de terrain d’être plus opérationnels dans la détection, la surveillance et la riposte contre les maladies animales qui entrainent des pertes économiques énormes pour les éleveurs, mais également représentent une menace pour la santé de nos populations. (…)

Je voudrais vous rassurer que mon département ne ménagera aucun effort pour une utilisation judicieuse de ce lot de matériels que nous réceptionnons aujourd’hui. C’est pourquoi, je voudrais inviter la direction nationale des services vétérinaires et les directions préfectorales de l’élevage, dont les représentants sont ici présents, à prendre des dispositions pour leur gestion efficace et rationnelle », a dit le ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Horoya AC : Patrice Neveu viré pour « incompatibilité d’humeur »

20 mars 2019 à 9 09 04 03043

C’est officiel, Patrice Neveu n’est plus entraîneur du Horoya de Conakry. Le club de Matam a décidé de se séparer du technicien français. La décision a été annoncée à l’issue d’une réunion de la direction du HAC, tenue hier, mardi 19 mars 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Cinq mois, c’est le temps que Patrice Neveu a passé sur le banc du Horoya AC de Conakry. L’ancien sélectionneur du Syli national a été limogé pour une raison toute particulière. La direction du club invoque une « incompatibilité d’humeur » pour justifier sa décision de le virer.

Patrice Neveu s’en va, la tête haute. Car, l’équipe qu’il dirigeait est non seulement leader du championnat guinéen, mais aussi elle est qualifiée pour les quarts de finale de la ligue des champions africaine.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Déguerpissement à Conakry : une partie de Bambéto aussi dans le viseur

19 mars 2019 à 19 07 26 03263

L’opération de déguerpissement, lancée depuis quelques semaines à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, se poursuit impitoyablement sur le plateau de Koloma. Les agents du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire continuent de marquer au rouge les bâtiments sur les lieux. C’est le cas du secteur Campema, à Koloma 1, où les citoyens sont plus que jamais désemparés, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans le quartier Koloma 1, secteur Campema, à quelques pas des tours jumelles de Bambéto, plusieurs bâtiments sont marqués d’une croix. Les propriétaires ont reçu un délai de trois jours pour quitter les lieux. Là, tout le monde s’active à plier bagages. Les uns démontent portes et fenêtres, les autres décoiffent les toits.

Elhadj Marouf Barry, membre du conseil de quartier de Koloma 1 depuis 1982, fait partie des victimes. Il habite la zone depuis le mois septembre 1956. Pour lui, aucune proposition de dédommagement ou de recasement ne lui a été encore faite. « Depuis 1982, je suis membre du conseil de quartier ici, en même temps imam de la grande mosquée de la place. Pendant 20 ans, je dirige la prière ici. Moi, je suis venu à Conakry en 1956.

Quelques temps après mon arrivée, je me suis vu avec les cultivateurs de la zone. Je leur ai demandé de m’aider à avoir un domaine où cultiver. Et ça, c’était le 12 mars 1972. C’est ce qui est mis dans la donation de mon domaine. Quand ils ont commencé le déguerpissement à Kaporo Rails en 1998, ils nous ont dit que Kaporo rails est une zone réservée et par là, c’est un espace vert.

Ainsi, ils étaient venus casser plusieurs bâtiments, mais ils n’avaient pas touché nos bâtiments qui sont par là. C’est au niveau des tours jumelles qu’ils s’étaient limités. Tous les bâtiments que j’ai, aucun n’a été touché et je n’avais pas déménagé. La deuxième République a mis des croix sur mes bâtiments là, mais on ne m’a rien dit jusqu’à présent comme pour dire qu’on va me dédommager ou non.

Cette fois-ci, ils sont venus encore mettre des croix et nous donner un délai de trois jours alors que moi j’ai deux bâtiments ici. Mais comment on va faire maintenant ? Nous n’avons qu’ici. On ne nous a proposé ni dédommagement, ni recasement. Nous demandons aux bonnes volontés de nous aider », a plaidé Elhadj Marouf Barry.

Pour sa part, Thierno Souleymane Bah, originaire de la préfecture de Télimélé, estime que les citoyens qu’on est entrain de chasser de leurs domiciles ne sont pas sous-couvert du gouvernement. Pour lui, un délai de trois jours n’est pas suffisant pour un déguerpissement normal. « J’occupe le bâtiment de mon papa construit en 2000. Un bâtiment de trois chambres, un salon et un magasin.

Mais, c’est seulement hier qu’on a vu une équipe composée de gendarmes et de policiers, venir mettre des croix sur nos bâtiments sans même nous regarder. Ils ont commencé par discuter entre eux. Puis, un d’entre eux, habillé en veste, donna l’ordre de mettre les croix. Actuellement, on plie nos bagages et on cherche vers où se diriger pour les garder », a dit monsieur Bah.

En outre, Thierno Souleymane Bah déplore l’attitude du pouvoir qui n’a pas pitié des citoyens qu’il est censé protéger. « Je dirai au gouvernement que le déguerpissement ne doit pas se faire comme ça. Le gouvernement estime qu’on ne fait pas partie de la population guinéenne, nous ne représentons rien pour l’Etat.

Même si c’est des poules, il faut leur trouver un poulailler. Si c’est vrai que nous sommes de la nation qu’il commande, il n’allait pas agir ainsi contre nous, comme un troupeau de bétail. C’est vrai que ça peut être une zone réservée mais nous, nous souhaiterions que le délai soit beaucoup plus raisonnable qu’il l’est », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Recensement des enseignants : « les fictifs ne se détectent pas de manière automatique », DCE de Kaloum

19 mars 2019 à 18 06 54 03543

L’exécution du protocole d’accord signé au début du mois de janvier dernier entre le SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) et le gouvernement se poursuit tant bien que mal. Le processus de recensement des enseignants a démarré hier lundi, 18 mars 2019, dans les cinq Directions Communales de l’Education (DCE) de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour le cas de la DCE de Kaloum, le premier responsable des lieux a expliqué à un reporter de Guineematin, comment le processus s’est déroulé. Selon Ibrahima Yattara, il est prématuré de parler des fonctionnaires fictifs en cette première phase. « Vous savez, c’est le début d’un processus. Les fictifs ne se détectent pas de manière automatique.

Pour le moment, ils sont au niveau de la collecte des informations pour voir les fonctionnaires qui sont réellement existant physiquement. Dire que des fictifs ont été trouvés en ce moment, c’est aller vite en besogne. Ce n’est pas le moment. On est dans une phase de collecte des informations. Ils sillonnent les bureaux pour recenser le personnel présent » a annoncé le directeur.

Ibrahima Yattara a fait comprendre que la quasi-totalité des cadres de la direction communale de l’éducation de Kaloum ont été recensés sur place. « Effectivement, la commission, composée de deux recenseurs, accompagnés par des observateurs et des syndicalistes du SLECG et de la FSPE, sont venus ici hier.

Au niveau des cadres de la DCE de Kaloum, ça s’est bien passé. Ils ont pu recenser la quasi-totalité des cadres qui étaient présents. Le recensement a été fait sur place. Ils ont recensé les gens à leurs postes de travail. C’est ce qui a été fait à Kaloum », a-t-il dit.

A la question de savoir quelle est la procédure utilisée par la commission, monsieur Yattara a dit « qu’une série de questions a été posée par les agents recenseurs. Et, c’est en apportant la réponse à cette série de questions qu’on saura s’il y a des anomalies ou pas. Donc, c’est cette phase qui est en cours. Ils ont suivi la formation pour ça.

Ils viennent, ils vous posent des questions, et s’il y a l’harmonie, c’est le serveur qui détectera si les réponses que vous avez apportées sont au complet ou pas. Ces agents recenseurs travaillent avec des outils électroniques modernes. C’est avec des téléphones portables qu’ils vous posent les questions et ils enregistrent vos données ».

Selon le directeur communal de l’éducation de Kaloum, après la DCE, « les agents vont se diriger dans les deux écoles professionnelles de Kaloum, puis les écoles primaires et secondaires et après ils iront aux îles pour recenser ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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« 25% des membres du gouvernement Youla ont déclaré leurs biens » (Balai Citoyen)

19 mars 2019 à 17 05 33 03333

La Cellule Balai Citoyen (CBC) a animé un point de presse ce mardi, 19 mars 2019, à son siège à Coléah, pour faire le point sur les résultats du rapport d’audit citoyen sur la déclaration des biens des hautes personnalités de l’Etat. Cet exercice, initié par cette structure de la société civile, va s’étendre sur quatre jours, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Face à la presse, l’administrateur général de la Cellule Balai Citoyen s’est accentué spécifiquement sur le rapport d’audit sur la déclaration des biens du gouvernement Mamady Youla. Selon ce rapport, 82,35% des membres dudit gouvernement ont réalisé leur déclaration lors de leur entrée en fonction. Par contre, aucune information n’a filtré sur les 17,65%.

S’agissant des membres du gouvernement Youla qui ont fait une déclaration de biens à leur sortie du gouvernement, la Cellule Bala Citoyen a dit que le taux est faible. Selon Sékou Koundouno, « seulement 25% ont déclaré leurs biens à la fin de leur mandat. Mais, le Balai Citoyen ne dispose pas d’informations sur les 75% sortants. Globalement, il faut noter que selon les statistiques données par le Balai Citoyen, seulement 33,32% des informations censées avoir été publiées par les membres du gouvernement Youla sont disponibles ».

Le Balai Citoyen met en garde tous ceux qui refuseraient de publier leurs biens au journal officiel de la République dans les jours à venir. « Le Balai Citoyen est formel. Ceux qui gouvernent cette République tirent leur légalité et leur légitimité de la demande sociale, c’est-à-dire du peuple souverain. Le contenu de toutes ces déclarations de bien sera publié. Nous avons lancé un appel à la Cour Constitutionnelle, à la Cour des Comptes, qu’on nous les transmette rapidement pour que le peuple entre en droit.

Dès la semaine prochaine, nous publierons les documents sur les déclarations des biens de l’ensemble de nos gouvernants pour que vous dans les quartiers, les villages, à l’extérieur, vous nous aidiez à enquêter afin de savoir qui a plus que ce qu’il a déclaré afin qu’on se constitue en partie civile pour porter plainte contre cette personne. On ne peut pas gérer cette République et en faire un clan pour une famille », a mis en garde Sékou Koundouno.

En outre, la Cellule Balai Citoyen a formulé des recommandations auprès de l’Etat : l’application stricte et intégrale des textes de lois de la République ; accentuer la participation de la société civile dans la lutte contre la corruption ; à l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption, l’arrêt total de tout atelier de sensibilisation et d’informations sur les méfaits de la corruption, d’agir contre tous prédateurs de l’économie afin de regagner la confiance des citoyens…

Il a fallu 26 mois à cette plate-forme de la société civile guinéenne pour obtenir le rapport synthèse qui est le résultat de l’audit citoyen sur la déclaration sur l’honneur des biens des hautes personnalités de l’État, comme prévue par l’article 36 de la Constitution guinéenne. Cet audit concerne aussi le gouvernement du Premier ministre Kassory Fofana ainsi que des présidents des institutions constitutionnelles et des responsables des régies financières.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél:224623532504

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Session de l’INIDH : quand l’ombre de Dr Alya Diaby plane sur les travaux !

19 mars 2019 à 17 05 16 03163

L’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) a ouvert sa première session de l’assemblée plénière ce mardi, 19 mars 2019, au compte de l’année en cours. La rencontre, qui se tient au Palais du Peuple de Conakry, a été présidée par Boubacar Yacine Diallo, vice-président de l’institution, en présence de 18 commissaires sur les 21 que compte l’institution, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Même si la question n’est pas inscrite à l’ordre du jour, tout porte à croire que le remplacement de président de l’institution, Dr Alia Diaby, absent du pays depuis le début du mois de janvier, n’est qu’une question de temps.

Dans son discours de circonstance, le vice-président de l’INIDH, Boubacar Yacine Diallo, a rappelé le contexte dans le quel se tient la rencontre. Selon lui, c’est une session qui s’ouvre à un moment où l’institution connait d’énormes difficultés qui sont d’ordre administratif et financier.

Sur le plan administratif par exemple, Boubacar Yacine Diallo a évoqué l’absence prolongée de certains commissaires. « Notre institution connaît des difficultés dues à l’absence, depuis le 03 janvier, du président sans qu’aucune raison officielle n’ait été signifiée au bureau exécutif.

A cela est venue s’ajouter, celle tout aussi prolongée, sans motif connu, du DAF (Directeur Administratif et Financier) dans la même période. Et sur le plan financier, il y a la réduction drastique de la subvention annuelle accordée par l’Etat, dont la première tranche n’a toujours pas été versée », a fait savoir Boubacar Yacine Diallo.

A en croire l’ancien ministre de la Communication, au cours de la session en cours, plusieurs questions seront débattues par les commissaires, notamment le fonctionnement de l’INIDH depuis le début de l’année, l’examen et l’adoption du rapport annuel 2018, l’élaboration et l’adoption des TDR (Termes De Références) et un budget prévisionnel du monitoring des prochaines élections législatives ainsi que des échanges sur la préparation d’une campagne de sensibilisation avec le Haut Commissariat des Droits de l’Homme.

« En notre qualité de garant des droits humains, ayant en charge de veiller au respect de la loi dans ce domaine si vaste, nous échangerons sur l’actualité, et si nécessaire, nous ferons connaître notre position sur un certain nombre de situations liées au respect des Droits de l’Homme », a ajouté Boubacar Yacine Diallo.

L’autre point abordé dans son discours est celui relatif au déguerpissement des populations à Kaporo Rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma. A cet effet, le vice-président de l’INIDH a annoncé que son institution est en train de travailler sur le sujet. « A maintes reprises, notre Institution a fait le point de la situation et a pris la pleine mesure des violations des droits humains, lesquelles sont connues de tous les guinéens.

L’INIDH a créé une clinique juridique, chargée d’assister les personnes victimes de violations de leurs droits et plus particulièrement de leur porter assistance. Plusieurs plaintes ont été reçues et des réponses adéquates ont été apportées », a dit Boubacar Yacine Diallo.

En outre, l’ancien ministre rappelle également le besoin pour les guinéens de bénéficier d’une justice équitable et efficace et d’une administration qui sévit contre l’impunité. C’est dans ce cadre d’ailleurs qu’il interpelle à nouveau le gouvernement, l’Assemblée Nationale ainsi que l’ensemble des institutions à appuyer les efforts de protection et de promotion des Droits de l’Homme dans notre pays.

« Nous formulons le souhait en particulier que soit adoptée une loi qui protège les défenseurs des droits de l’homme qui sont souvent victimes d’abus sur le terrain », souhaite Boubacar Yacine Diallo.

Aujourd’hui, la question qu’on se pose est de savoir si les commissaires vont élire un nouveau président. Même si cette question n’est pas inscrite à l’ordre du jour de cette session de 3 semaines, plusieurs commissaires interrogés n’ont pas exclu qu’elle soit abordée avant la fin des travaux.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Mauvaise organisation du Hajj en Guinée : Alpha Condé dénonce des « combines, malversations et copinage »

19 mars 2019 à 16 04 58 03583

Le président Alpha Condé a procédé ce mardi, 19 mars 2019, au lancement officiel des journées nationales de concertation sur le Hajj. Organisé au Palais du peuple de Conakry, l’événement a regroupé des imams venus des quatre régions du pays, des membres du gouvernement, des ambassadeurs et des responsables du secrétariat général des affaires religieuses.

Durant deux jours, les participants vont échanger sur les stratégies à prendre pour permettre aux fidèles musulmans guinéens de passer un bon pèlerinage à la Mecque, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

En ouvrant les travaux, le président de la République a dénoncé vigoureusement la mauvaise organisation du Hajj par les autorités religieuses guinéennes. Une mauvaise organisation qui a causé d’énormes problèmes aux pèlerins guinéens ces dernières années. « On doit se parler franchement pour qu’on se dise la vérité.

Les pèlerins guinéens sont ceux qui souffrent le plus au pèlerinage. Il y a trop de combines, de malversations et de copinage. On va à la Mecque, c’est pour une obligation religieuse pour le musulman. Mais il y a des conditions aussi. D’abord on va à la Mecque quand on a les moyens.

Donc, on doit se poser la question : qui doit organiser le pèlerinage ? Dans beaucoup de pays il y a une agence, est-ce que c’est le secrétariat qui doit organiser ou une agence ? Il faut qu’on regarde ce qui se passe au Sénégal, au Mali, dans les autres pays.

Il y a deux grands scandales : le premier scandale c’est les gens qui viennent de l’intérieur du pays, ils restent couchés là-bas à attendre. Donc la première solution c’est de résoudre cette question-là. On a discuté avec l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite qui a eu la gentillesse de nous aider pour cela », a-t-il dit.

Le chef de l’Etat ajoute que les autorités guinéennes sont en train de mettre en place une structure pour que les candidats au pèlerinage soient enregistrés dans les chefs-lieux des régions. « C’est-à-dire, les gens de la région forestière viendront à N’Zérékoré, ceux de Kankan à Kankan, ceux de Faranah à Faranah, ceux de Labé à Labé, ceux de Mamou à Mamou etc…

Aujourd’hui, nous avons des nouvelles technologies qu’on va utiliser, donc le ministre Diaby va expliquer comment ça va se faire. Ça, c’est pour mettre fin au scandale, que des gens viennent se coucher ici à Conakry pendant des jours et des jour », a annoncé Alpha Condé.

L’autre problème, dit-il, c’est qu’on ne fait pas de bilan. « Les agences de voyage qui envoient les gens chaque année doivent faire le bilan : qui a bien travaillé, qui n’a pas bien travaillé ? Celles qui n’ont pas bien travaillé on les élimine. Mais, on ne fait pas ça ».

Après avoir dénoncé les manquements constatés dans l’organisation du Hajj, le professeur Alpha Condé a annoncé ce qu’il attend de cette rencontre. « J’ai dit au ministre que je veux un débat ouvert comme l’a fait le président de la République. Que ça soit une conférence bouche ouverte, pour permettre à tous les gens qui ont des remarques pour qu’ils puissent parler librement de ce qui ne va pas. Moi j’ai reçu beaucoup de notes de la part des sans voix, même le choix de l’opérateur qui doit envoyer les gens, on dit que c’est des combines.

On ne va pas à la Mecque pour le faire le commerce, on va à la Mecque pour remplir son devoir religieux, pas pour faire le commerce. Tout le monde doit travailler dans la transparence que ça soit les ministres mais aussi les imams, pour les intérêts de l’Etat. Il y a trop de combines au niveau de l’organisation.

Par exemple, quand le gouvernement veut envoyer 200 personnes, on se retrouve avec 300 personnes. Chacun vient au nom de quelqu’un, après maintenant on se trouve dépassé. Tout ça ne sera plus possible », a averti le chef de l’Etat.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com
Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Panique autour de la vaccination antiparasitaire : les précisions du ministère de la santé

19 mars 2019 à 9 09 51 03513

Comme annoncé précédemment, une panique s’est emparée de plusieurs localités de la Guinée hier, lundi 18 mars 2019. De nombreux écoliers ont vomi et certains même ont perdu connaissance après avoir pris des comprimés distribués par le ministère de la santé dans le cadre d’une campagne de vaccination antiparasitaire. Le département est sorti donc pour apporter des explications à cette situation, assurant qu’il n’y a rien de grave, a appris Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Dr Timothée Guilavogui, directeur national de l’épidémiologie et de lutte contre la maladie au ministère de la santé, est passé à la télévision nationale pour expliquer les effets de ces produits antiparasitaires sur les enfants. Selon lui, ces effets n’ont rien de grave. « Je voudrais vous dire que ce n’est pas la première fois de distribuer ces médicaments dans beaucoup de préfectures. Mais cette fois-ci, il y a eu beaucoup plus de panique.

C’est juste lié à la situation, sinon c’est un médicament qui est bien connu. On connaît bien ses effets indésirables. Peut-être, certains enfants n’ont pas mangé le matin avant de prendre le médicament alors que, c’est conseillé de manger très bien avant d’avaler ces comprimés qui luttent contre la mansoni », a-t-il dit, rappelant que ce programme de vaccination se tient depuis plus de 15 ans en Guinée.

Pour ce responsable du ministère de la santé, contrairement à ce que les gens pensent, les vomissements provoqués par ces produits sont plutôt positifs. « Le vomissement est le premier signe en cas de malaise surtout lorsque l’enfant n’a pas suffisamment mangé. Et ces vomissements, bien que ce soit un signe croisé, ont dû faire aussi d’effets bénéfiques parce qu’on vient de nous apprendre qu’à Fria, il y a des enfants qui ont expulsé des parasites.

C’est pour vous dire qu’en dehors de la mansoni, nos enfants sont parasités, et ces traitements de masse sont faits justement pour débarrasser les enfants des parasites », souligne directeur national de l’épidémiologie et de lutte contre la maladie.

Mais, Dr Timothée Guilavogui annonce malgré tout, la suspension de la campagne. « Nous avons suspendu la campagne, et c’est tout à fait normal parce qu’il y a de la panique autour des effets indésirables. Donc, nous avons suspendu jusqu’à ce que nous ayons toutes les informations par rapport à cette panique », a-t-il indiqué.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Naïté vante les mérites du ministère des TP : « plus de 320 000 emplois » temporaires directs crées

18 mars 2019 à 15 03 56 03563

A l’image de certains de ses collègues du gouvernement, le ministre des Travaux Publics, Moustapha Naïté, était face à la presse ce lundi, 18 mars 2019. La démarche visait à présenter le bilan du département pour les huit dernières années et d’annoncer les perspectives. La rencontre s’est tenue dans un réceptif hôtelier de Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans ses propos, Moustapha Naïté a commencé par faire l’état des lieux du réseau routier guinéen sous les deux premières républiques, de 1958 à 2010. « Sous la première République, de 1958 à 1984, le réseau routier laissé par l’administration coloniale, à la prise en main de notre pays, est passé de 10 143 kilomètres à 12 753 kilomètres de routes inventoriées (toutes catégories).

Les grandes voiries urbaines bitumées, environ 40 kilomètres ; routes nationales bitumées, 1124 kilomètres ; routes en terre moderne, 262 kilomètres ; routes en terre, 11 327 kilomètres ; les ponts sur les routes régionales 2660 mètres-linéaires ; les grands ouvrages 970 mètres-linéaires et les bacs fluviaux et maritimes 28 unités. Il ressort de cette période qu’en 1984, 60 % du réseau routier était dégradé.

Sous la deuxième République, de 1984 à 2010, le réseau routier a connu aussi un développement et a bénéficié de deux grands projets, notamment le troisième projet de la Banque mondiale ; ce qui explique des semi-réhabilitations ; et le quatrième projet qui a eu à reconstruire des infrastructures importantes, dont 1253 kilomètres », a-t-il indiqué.

Paradoxalement, poursuit le ministre, à la fin de 2010, le réseau routier guinéen présentait un taux de dégradation très élevé. « A l’avènement du professeur Alpha Condé, donc de la troisième République, plus de 81% du réseau routier revêtu était en mauvais état et une bonne partie en dégradation avancée.(…)

En 2010-2011, le président de la République a réhabilité environ 2377 kilomètres de routes nationales bitumées, revêtue plus de 81% en mauvais état ; 146 kilomètres de voiries urbaines bitumées, et 5045 mètres linéaires d’ouvrages de franchissements et environ une densité routière de 3, 1 kilomètres sur 100 kilomètres carré, alors que la moyenne dans la sous-région est de 5 kilomètres sur 7 kilomètres carré ».

Face à l’urgence qui s’imposait à l’arrivée du président de la République, Moustapha Naïté a dit qu’une nouvelle stratégie a ainsi été adoptée par le gouvernement pour la réhabilitation et la réfection de nouvelles routes. « Cette renaissance a demandé beaucoup d’investissements engagés ou mobilisés depuis 2011. Au moins, 2 milliards 200 millions de dollars ont été investis dans le développement des infrastructures routières sous la Troisième République.

Les différents ministres en charge des Travaux Publics ont mis au cœur de la stratégie l’emploi des jeunes. Sans se tromper, l’on pourra dire que plus de 320 000 emplois temporaires directs ont été pourvus depuis 2011, uniquement avec les travaux routiers. Ce chiffre est forcément en deçà de la réalité économique engendrée par la politique des grands travaux lorsqu’on sait que sur le long des axes, objet des travaux, se développe une économie locale… ».

Pour ce qui est des perspectives du département des Travaux Publics, Moustapha Naïté a annoncé que d’importants chantiers sont en vue. « Nous avons réhabilité et/ou reconstruit et ou les travaux sont encore en cours ou vont démarrer pour certains plus de 2000 kilomètres de routes nationales dont : réhabilitation de la route nationale Dabola-Kouroussa-Coyah-Friguiagbé ; Friguiagbé-Souguéta ; Mamou-Labé ; Kankan-Mandiana.

Et, en termes de reconstruction vous avez : Coyah-Mamou-Dabola ; Dabola-Cisséla-Kouroussa ; Kissidougou-PKA 63-Gueckédou ; Gueckédou-Kondébadou ; Coyah-Farmoriah », a annoncé le ministre des Travaux Publics.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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