AFICCON : accusée de gestion opaque, la mairie de Matam apporte des précisions

20 octobre 2021 à 9 09 26 102610

« Dans ce genre d’opérations, personne ne peut magouiller, parce que tout ce qui a été fait est clair : les entreprises savent quels sont ceux qui ont soumissionné, quelles sont les entreprises qui ont les documents légaux et elles ont l’œil sur tout le monde. Il faut que les gens sachent que dans cette procédure, la transparence est totale ». C’est la réponse donnée par Ismaël Condé, premier vice maire de Matam, suite à la récente sortie d’un de ses collègues. Youssouf Camara, conseiller communal à la mairie de Matam, avait accusé les autorités communales de « gestion opaque » de la procédure d’attribution des marchés pour l’exécution des projets financés par l’AFICCON. Ismaël Condé s’est exprimé sur cette question dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com hier, mardi 19 octobre 2021.

Guineematin.com : récemment, vous avez lancé un appel d’offres pour l’attribution des marchés aux entreprises qui vont exécuter les projets financés par l’AFICCON. Parlez-nous du déroulement de ce processus.

Ismaël Condé, premier vice-maire chargé du développement local de la commune de Matam

Ismaël Condé : je rappelle d’abord que l’AFICOM (Agence de financement des collectivités de Conakry) a été créée à travers le FODECCON (Fonds de développement des communes de Conakry). C’est le FODECCON qui cherche le financement et c’est l’AFICCON qui gère le fonds. Ce fonds comprend un pourcentage des recettes du port, de l’aéroport et un pourcentage des recettes au niveau de l’ensemble des impôts qui sont  prélevés au niveau de la ville de Conakry. L’utilisation de ce fonds est assurée par l’AFICCON. Donc, il y a deux agences : une agence qui s’occupe de la levée du fonds et une autre de l’utilisation. Et comment ce fonds sera utilisé ? Il y a un système qui a été mis en place. Au début, il y avait une base paritaire, chaque commune a fait la demande des projets qu’elle veut financer dans le cadre de l’élaboration de son PDL (Plan de développement local). 

Pour l’année 2021, les communes ont envoyé leur PAI (Plan annuel d’investissement). Au niveau de notre commune, on a choisi 14 projets sociaux pour une valeur de 55 milliards de francs guinéens. Ces projets sont entre autres : des projets de rénovation d’écoles et de centres de santé, des projets de construction des routes et des maisons des jeunes. Sur les 14 projets, l’AFICCON n’a retenu que 4 pour un montant de 5 milliards 800 et quelques millions. C’est seule l’FICCON qui sait combien de fonds est disponible et quelle est la part de chaque commune. Mais généralement, les communes les plus dotées sont les communes les plus grandes et il y a une 6ème commune de Conakry qui ne dispose à ce jour d’aucune infrastructure, comparativement aux 5 autres communes. Donc, la commune de Kassa a eu une part importante dans le cadre de la gestion de ce premier fonds.

Guineematin.com : après la validation de quatre des quatorze projets que vous avez soumis à l’AFICCON, quelle est l’étape qui a suivi ?

Ismaël Condé : l’AFICCON nous a envoyés un manuel par rapport à l’exécution de ces fonds. Dans ce manuel, il est écrit comment les projets doivent être élaborés : ils nous ont conseillés de mettre en place des commissions, à savoir : la commission de passation des marchés et les commissions de transparence, de contrôle et de réception, de conciliation et d’arbitrage, de contrôle et de validation des marchés… Voilà ce que le manuel nous impose. Mais, l’urgence pour nous était de mettre en place la commission de passation des marchés et celle de transparence. Pour que le nom des entreprises qui vont soumissionner dans le cadre de ce projet soit envoyé à l’AFICCON pour validation. Cette commission est paritaire. C’est-à-dire, toutes les parties prenantes ont leur représentant dedans. 

À Matam, nous avons d’abord deux projets : le lot 1, c’est la construction du centre de santé de Madina et le lot 2, la rénovation de l’école primaire de Matam Lido. Cette affaire a commencé pendant que moi, j’étais en prison. Mais à ma sortie, j’ai appris qu’un conseil extraordinaire s’est tenu entre les élus pour choisir les projets que la commune doit soumissionner. Les élus se seraient prononcés sur le choix de ces deux lieux et les douze autres qui n’ont pas été validés. Cela veut dire que les élus locaux ont donné l’aval à l’exécutif communal de les représenter dans le cadre de la réalisation de ces travaux. Donc, les élus se sont préalablement réunis pour donner ce mandat que le maire est en train d’exécuter aujourd’hui. 

Quand cela a été fait, le maire a envoyé cette liste à l’AFICCON. C’est ainsi que l’AFICCON a convoqué une réunion au gouvernorat pour demander aux communes de commencer le travail par l’ouverture d’un appel d’offres. Au total, il y a eu dix soumissionnaires dont quatre pour les travaux du centre de santé de Madina et six pour l’école primaire de Matam Lido. Moi, j’ai représenté la commune de Matam, en tant que président de la commission de passation des marchés. La commune exécute l’ordre donné par l’agence qui donne l’argent. Mais, jusqu’à présent, l’argent n’est pas là. 

La commune n’a rien à avoir de la gestion du fonds. Le rôle de la commune, c’est de remonter la liste des entreprises soumissionnaires à l’AFICCON pour validation. Allez-y demander à l’AFICCON si une seule commune a reçu un montant dans ce cadre. Tout ce qu’on a dedans, ce sont les infrastructures pour nos populations. Donc, pour l’heure, nous attendons le retour de l’AFICOM par rapport à la validation ou non des entreprises soumissionnaires. Cela veut dire que c’est l’AFICCON qui a le dernier mot dans le choix des entreprises.

Guineematin.com : vous dites que les conseillers communaux sont effectivement impliqués dans le processus, mais ce n’est pas ce que nous a dit l’un d’eux que nous avons rencontré la semaine dernière. Il a accusé l’exécutif communal de gérer le processus de façon opaque et de vouloir favoriser certaines entreprises.

Ismaël Condé : je vais vous dire que dans ce genre d’opérations, personne ne peut magouiller. Parce que tout ce qui a été fait est clair : les entreprises savent quels sont ceux qui ont soumissionné, quelles sont les entreprises qui ont les documents légaux et elles ont l’œil sur tout le monde. Il faut que les gens sachent que dans cette procédure, la transparence est totale. Le fonds n’est ni à la disposition de la commune ni dans le compte bancaire de la mairie. Ni madame le gouverneur ni monsieur le maire de la commune ne pourront détourner cet argent. Ce fonds servira exclusivement à la construction des infrastructures dans nos communes. Et nous, nous y veillerons strictement.

Entretien réalisé par Malick Diakité pour Guineematin.com 

Tel : 626-66-29-27

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Nanfo Ismaël Diaby révèle : « 28 personnes ont adhéré au Djèdèkolobaaya » en prison

15 octobre 2021 à 10 10 39 103910

Condamné en première instance à 12 mois de prison (dont 6 assortis de sursis) pour « trouble à l’ordre public et violation d’une interdiction », le très controversé Imam Nanfo Ismaël Diaby a été acquitté mardi dernier, 12 octobre 2021, par la Cour d’Appel de Kankan. Le guide des adeptes de ‘’Djèdèkolobaaya’’ a ainsi recouvré sa liberté après cinq (5) mois de prison à la maison centrale de Kankan. Et, visiblement, son incarcération n’a ébranlé en rien sa foi et sa détermination à prier en maninkakan. D’ailleurs, il aurait même mis à profit son séjour en prison pour enseigner le ‘’N’KO’’ à certains détenus et faire adhérer d’autres à sa secte (Djèdèkolobaaya), a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

Devant une cohorte de journalistes hier, jeudi 14 octobre 2021, Nanfo Ismaël Diaby est revenu sur sa vie de prisonnier. Il assure que « la prison est un endroit de souffrance » qui donne des leçons. Egalement, il déclare avoir appris en 5 mois ce qu’il n’a pas pu apprendre dans 47 ans d’existence.

« J’ai vu qu’il y a certains détenus qui sont accusés à tort, il y a d’autres aussi qui mérite d’être là-bas. C’est Dieu qui envoie quelqu’un en prison, sinon ce n’est pas un bon endroit, c’est un endroit de souffrance. Mais, avec tout ça, c’est aussi un endroit qui donne une leçon. C’est pratiquement une école. J’ai fait 5 mois en prison et ce que j’ai appris dans ces 5 mois, je ne l’ai pas appris en 47 ans d’existence… Il y a des détenus qui sont en prison pour vol, viol, abus de confiance et autres. J’ai compris que tout cela est dû à l’analphabétisme. Donc, je les ai approché pour les enseigner le N’ko. Ils ont compris que c’était bon et très facile à comprendre. Je les ai aussi enseigné les Djèdèkolobaaya, la branche de l’islam dont je suis le guide. Ils étaient au nombre de 43 détenus dont 9 femmes à apprendre le N’ko avec moi. Et, 28 personnes parmi eux ont adhéré au Djèdèkolobaaya, on priait en Maninkakan », a indiqué Nanfo Ismaël Diaby.

En plus d’enseigner le ‘’N’KO’’ et recruter des disciples pour grossir les rangs de sa secte, Nanfo Ismaël Diaby s’est plongé dans l’écriture en prison. Il assure que son livre, intitulé ‘’Les caractéristiques de la prison’’, sera bientôt publié.

« J’ai fait un constat, puis je me suis mis à écrire. Le livre que je vais publier bientôt s’intitulera : les caractéristiques de la prison. Je l’ai donné à mes disciples, ils vont le saisir dans un ordinateur pour que chacun puisse le lire. J’ai beaucoup parlé sur la prison, les gens auront la chance de le lire bientôt », a dit Nanfo Ismaël Diaby.

A rappeler que quelques heures après sa libération, le guide spirituel de Djèdèkolobaaya, Nanfo Diaby, a dirigé une prière en maninkakan chez lui, en compagnie de ses adeptes. La vidéo de cette prière, publiée sur les réseaux sociaux, était devenue virale sur la toile.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Aly Kaba sur la rencontre du RPG et alliés : « d’importantes décisions sont attendues dans les jours à venir »

15 octobre 2021 à 10 10 10 101010
Aly Kaba, président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel

Le RPG Arc-en-ciel et ses alliés, renversés du pouvoir par la troupe du colonel Mamadi Doumbouya, le 5 septembre dernier, se sont retrouvés dans l’après-midi d’hier, jeudi 14 octobre 2021, pour tabler pour la première fois sur la libération du président déchu, Alpha Condé, la remobilisation de la troupe et l’élaboration d’une stratégie de reconquête du pouvoir.

Au micro de Guineematin.com, Aly Kaba, ancien président du Groupe parlementaire de la majorité parlementaire va plus loin et annonce d’importantes décisions à venir dans les prochains jours.

« Nous avons eu une importante rencontre ce jeudi , dans l’après-midi, au siège national du RPG Arc-en-ciel à Gbessia, des membres de la Direction Nationale du Parti, élargie au Comité central pour élaborer des stratégies pour la libération du président Pr Alpha CONDÉ et la remobilisation du parti. Dans les jours à venir d’importantes décisions allant dans ce sens seront prises », a indiqué ce membre du Bureau politique du RPG Arc-en-ciel.

Ont pris part à cette rencontre, plusieurs figures emblématiques du parti et de ses alliés. Il s’agit autres de l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro CAMARA, de l’ancien Premier ministre Chef du gouvernement, Dr Ibrahima Kassory Fofana, de l’ancien Ministre de la défense nationale et des affaires présidentielles, Dr Mohamed Diané, du Secrétaire général du RPG AEC, Honorable Saloum Cissé, des anciens ministres Bantama Sow, Ibrahima Kourouma, Lansana Komara, Hadja Nantou Cherif, Elhadj Ousmane Bah, Alhousseiny Makanera Kaké, Papa Koly Kourouma. Une tâche qui s’annonce difficile.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45 

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Détournement d’un diamant de 45 millions d’euros : le parquet de Dixinn réclame 3 ans de prison contre Marie Madeleine Dioubaté

14 octobre 2021 à 8 08 06 100610
Marie Madeleine Dioubaté, candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2015

C’est une importante étape qui vient d’être franchie dans l’affaire du détournement d’un diamant rond de plus de 43 carats impliquant Marie Madeleine Dioubaté, qui a été candidate du parti des écologistes de Guinée. En audience correctionnelle hier, mercredi 13 octobre 2021, le parquet de Dixinn a requis trois (3) ans de prison contre l’ancienne candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2015 en Guinée. Le procureur audiencier a aussi demandé au tribunal de décerner un mandat d’arrêt contre Marie Madeleine, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi l’audience.

Dans cette affaire, Marie Madeleine Dioubaté (qui réside en France) est poursuivie avec sa sœur, Nana Martine Dioubaté (qui réside à Bamako, en République du Mali) et deux autres personnes (Thierno Algassimou Diallo et Mamadou Lamarana Diallo). Ils sont tous accusés d’abus de confiance et de complicité d’abus de confiance portant sur un diamant d’une valeur de 45 millions d’euros au préjudice de Djenabou Diallo. Leur procès s’est ouvert depuis le 26 mai dernier devant le tribunal correctionnel de Dixinn. Et, depuis, plusieurs audiences se sont tenues dans cette affaire, mais les sœurs Dioubaté n’ont jamais daigné se présenter devant cette juridiction de première instance pour livrer leurs versions des faits. Et, ce mercredi, c’était l’épreuve fatidique des réquisitions et plaidoiries dans ce dossier.

Devant le tribunal, l’avocat de la partie civile, Me Amadou Oury Diallo, a accusé les prévenus d’avoir profité de la naïveté de Djenabou Diallo pour détourner le diamant de 43,5 carats. L’avocat a plaidé la condamnation des quatre prévenus au payement de 45 millions d’euros à titre principal et de 10 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Maître Amadou Oury Diallo, avocat

« Ils (les prévenus) ont profité de la naïveté de mademoiselle Djenabou Diallo pour détourner le diamant, parce qu’elle n’a pas fait l’école, elle n’a pas fait l’aventure et elle est encore jeune. Elle s’est embarquée avec Mamadou Lamarana Diallo pour envoyer le diamant à Bamako chez Nana Martine Dioubaté. Ils sont restés trois jours chez elle. Le 3ème jour, Mamadou Lamarana et Djenabou Diallo se sont embarqués pour rentrer en Guinée. Et, Nana Martine Dioubaté s’est envolée avec le diamant pour la France. Le 13 mai 2019, Marie Madeleine Dioubaté a reçu le diamant. Elle les a appelés pour leur dire qu’elle a effectivement reçu le diamant et qu’elle est en train de faire des démarches pour trouver des clients. Quelques jours après, Marie Madeleine a appelé pour dire qu’elle a trouvé un premier client qui est prêt à l’acheter à 35 millions d’euros et qu’un second client a proposé 45 millions d’euros. Mais, elle a demandé d’augmenter à 70 millions d’euros. Cette information a été portée à mademoiselle Dienabou Diallo. Et, le 23 mai (soit 10 jours après la réception de ce diamant), Marie Madeleine a appelé pour dire que le diamant a été volé dans un hôtel par des escrocs en France. Nous, partie civile, nous ne croyons pas à ce vol. Le diamant n’a pas été volé. Il a été vendu par Marie Madeleine Valery Dioubaté et sa sœur Nana Martine Dioubaté…

Mais, Thierno Algassimou Diallo est au début, au milieu et à la fin de cette affaire. C’est lui qui a planifié tout. C’est lui qui a assuré la sincérité de Mamadou Lamarana Diallo à mademoiselle Dienabou Diallo. C’est lui qui a déconseillé la fille de vendre le diamant à son patron (Diallo Sadakaadji). C’est pourquoi, je vous demande de le retenir dans les liens de culpabilité d’abus de confiance. Pour Nana Martine Dioubaté, elle a aidé Mamadou Lamarana Diallo et Marie Madeleine Dioubaté à signer le contrat de vente du diamant. Elle a négocié la signature de mandat de vente du diamant sur le dos de Djenabou Diallo. Si Nana Martine Dioubaté était de bonne foi, elle aurait informé ma cliente de la signature de ce contrat. Mais, Mamadou Lamarana a signé le contrat en tant que propriétaire du diamant. Il a fait des démarches pour lui et pour son compte à l’insu de mademoiselle Djenabou Diallo. Son diamant a été négocié et vendu derrière elle. Mamadou Lamarana Diallo aussi a trompé ma cliente sur toute la ligne, du début à la fin… Je demande au tribunal de les condamner au paiement de 45 millions d’euros à titre principal et 10 milliards de francs guinéens pour les dommages et intérêts », a plaidé Me Amadou Oury Diallo.

De son côté, le ministère public a dénoncé un « égoïsme démesuré » de la part de Thierno Algassimou Diallo et de Mamadou Lamarana Diallo. Le procureur Daouda Diomandé a ensuite requis trois (3) ans de prison contre chacun des quatre prévenus. Le parquetier a aussi demandé au tribunal de décerner un mandat d’arrêt contre Marie Madeleine Dioubaté et sa sœur, Nana Martine Dioubaté.

Maître Halimatou Camara, avocate

Pour sa part, l’avocate de la défense a plaidé coupable et demande des circonstances atténuantes pour ses clients (Thierno Algassimou Diallo et Mamadou Lamarana Diallo) à la barre.

« Thierno Algassimou Diallo et Mamadou Lamarana Diallo sont victimes de leur ignorance. Ces deux n’imaginaient pas être roulés dans la farine par Marie Madeleine Dioubaté. Même si, au départ, ils ont voulu jouer aux coups bas, je ne pense pas qu’ils (Thierno Algassimou Diallo et Mamadou Lamarana Diallo) étaient au courant que Marie Madeleine Dioubaté aurait fait de simulation de vol de ce diamant. Je plaide coupable et je vous demande de leur accorder des circonstances atténuantes », a dit Me Halimatou Camara.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 27 octobre prochain.

À suivre !

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/ 664 413

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Les médias privés et la radio nationale écartés par le CNRD : « ça commence mal », dit Amara Camara

14 octobre 2021 à 8 08 05 100510

« Dadis Camara pensait que tout ce qu’il faisait, c’était à la télé et c’était en direct… Mais, quand le Président Alpha Condé aussi est venu, la radio a été complètement exclue des programmes du Président… Aucun des voyages du Président Alpha Condé n’a été couvert par la radio nationale. Si on en a parlé, c’est peut-être quand il le décide, il dit à son reporter de faire quelque chose pour la radio nationale. Donc, c’est ce système qui a continué jusqu’à aujourd’hui. On pense que c’est la télévision nationale qui soigne leur image, alors que quand on doit communiquer pour la population, on ne doit exclure aucun média. Parce que chaque média a ses lecteurs, ses auditeurs et ses téléspectateurs. Il y en a qui préfèrent les sites d’informations, d’autres les radios privées et d’autres aussi la radio nationale… Je pense qu’il faut qu’on les conseille, parce qu’on ne peut pas déclarer la guerre aux médias, qu’ils soient publics ou privés. Les médias sont un mal nécessaire, il vaut mieux les avoir avec soi que de les avoir contre soi », a notamment dit Amara Camara.

Arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat perpétré le 05 septembre dernier contre le régime Alpha Condé, le Comité national du rassemblement pour le développement (la junte militaire qui dirige actuellement la Guinée) ne développe pas actuellement de bonnes relations avec la presse privée, ainsi d’ailleurs que la radio nationale. Les proches collaborateurs de la junte écartent très souvent les représentants des médias privés et de la radio nationale lors des rencontres officielles. C’est le cas par exemple lors des cérémonies d’installation du Premier ministre, Mohamed Béavogui, et du Secrétaire général de la présidence de la République, le colonel Amara Camara, ainsi que lors de la visite du président Sierra Léonais, Julius Maada Bio, ou encore de la rencontre organisée mardi dernier, 12 octobre 2021, à la Primature, entre le Premier ministre et le secrétaires généraux des différents départements ministériels.

Très récurrent, ce rejet est teinté de mépris. Et, c’est le weekend passé que le Rubicon a failli être franchi, quand des éléments des forces spéciales (l’unité d’élite qui a déposé Alpha Condé le 05 septembre dernier) ont investi les locaux du Groupe Djoma Média avec des tirs d’armes automatiques. Ce comportement des militaires inquiète les professionnels des médias et suscite des interrogations sur la nature des relations que le CNRD veut entretenir avec la presse privée en Guinée.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, mardi 12 octobre 2021, Amara Camara, ancien rédacteur en chef de la radio nationale (RTG), estime que cette façon d’agir des nouvelles autorités de Guinée est à bannir. Amara Camara pense que la junte guinéenne doit revoir sa copie pour corriger ce « mauvais départ » avec la presse privée.

« Je me dis que c’était une descente qui était prévue. Eux (le CNRD), ils disent que ce n’était qu’une descente ; mais, c’est pour vérifier une information. C’est ce que colonel Balla Samoura a dit. Mais, moi je pense que s’il y a des informations autour, pas forcément les médias, mais de n’importe quel citoyen, l’idéal serait d’aller avec les règles. Et, ces règles, à mon avis, veulent qu’on convoque les gens ou alors qu’on vienne dans le temps imparti par la loi. Parce que normalement, à ce que je sache, les officiers de police judiciaire le disent souvent, qu’entre 6 heures et 18 heures, c’est l’intervalle requis pour des interventions de ce genre. Mais, si les gens viennent à 22 heures, et au de-là, pour dire que c’est pour vérifier une information, à mon avis, c’est trop faire. C’est effrayant pour un média. Quoi que l’on cherche aujourd’hui à rassurer les médias, je pense que c’est très compliqué. Et, ça commence mal. Je souhaite que ces gens revoient leur copie pour éviter qu’on ne continue à subir des telles descentes policières ou militaires », a dit Amara Camara.

Pour ce doyen de la presse guinéenne, la mise à l’écart des médias privés doit être débattue par les associations de presse pour trouver une solution.

« Cette question doit être débattue entre les associations de presse et les responsables actuels (le CNRD). Mais, je vous avoue que ce n’est pas seulement les médias privés qui sont exclus. A la RTG par exemple, même la radio nationale n’est pas associée. Les gens pensent que c’est la télévision nationale qui constitue le seul média qui peut porter leur message. Or, les Guinéens sont partagés entre les médias. Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, la radio nationale est l’un des médiums les plus écoutés en Guinée. Ne serait-ce qu’à travers les éditions d’informations qui sont synchronisées par les 35 stations des radios rurales de Guinée et par certaines radios privées de l’intérieur. Mais, quand les gens viennent, on dit que c’est la caméra qui intéresse les autorités », a indiqué Amara Camara.

A en croire ce journaliste de la RTG, de même que les journalistes des médias privés, ceux de la radio nationale souffrent également de ce sentiment d’être rejetés par les autorités guinéennes, surtout depuis l’élection du président Alpha Condé. Malheureusement, le CNRD est sur la voie de perpétuer cette mauvaise pratique à l’égard de la presse.

« Dadis Camara (qui était président du CNDD et de la Transition guinéenne en 2008, NDLR) pensait que tout ce qu’il faisait, c’était à la télé et c’était en direct. Ce qui n’était pas vérifié. Mais, quand le Président Alpha Condé aussi est venu, on pensait qu’il communiquait avec le bas peuple, notamment avec la radio nationale. Mais, la radio a été complètement exclue des programmes du Président Alpha Condé. Aucun des voyages du Président Alpha Condé n’a été couvert par la radio nationale. Si on en a parlé, c’est peut-être quand il le décide, il dit à son reporter de faire quelque chose pour la radio nationale. Donc, c’est ce système qui a continué  jusqu’à aujourd’hui. On pense que c’est la télévision nationale qui soigne leur image, alors que quand on doit communiquer pour la population, on ne doit exclure aucun média. Parce que chaque média a ses lecteurs, ses auditeurs et ses téléspectateurs. Il y en a qui préfèrent les sites d’informations, d’autres les radios privées et d’autres aussi la radio nationale. Mais, on laisse tous ces gens à côté… Je pense qu’il faut qu’on les conseille, parce qu’on ne peut pas déclarer la guerre aux médias, qu’ils soient publics ou privés. Les médias sont un mal nécessaire, il vaut mieux les avoir avec soi que de les avoir contre soi », a précisé Amara Camara.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Réquisition du procureur de Pita : réclusion criminelle à perpétuité contre Alseyni Diallo

14 octobre 2021 à 7 07 21 102110
Alghassimou Diallo, Procureur de la République Près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita

Après les débats dans l’affaire du viol suivi de meurtre de la petite Aïssatou à Timbiwol, dans la commune rurale de Timbi-Tounni, l’empereur des poursuites, Alghassimou Diallo a demandé au Tribunal criminel de condamner l’accusé Alseyni Diallo à la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, Alghassimou Diallo reste convaincu que c’est Alseyni Diallo qui a violé et tué la petite Aïssatou de Timbiwol. Pour la répression, il demande la réclusion criminelle à perpétuité.

Au cours de ses réquisitions, il a invoqué l’article 269 du code pénal, parce que le viol a entrainé la mort de la victime. Cette disposition indique qu’en pareil cas c’est la réclusion criminelle qui s’applique.

Même si au cours de l’enquête à l’audience Alseyni Diallo a nié systématiquement les faits qui lui sont reprochés, au cours des débats, il a reconnu être un grand consommateur de chanvre indien depuis pratiquement 10 ans. C’est pourquoi d’ailleurs il a été arrêté avec quelques boules.

Il convient aussi de préciser que la fillette avait perdu complètement la partie génitale avant de rendre l’âme. Son corps sans vie a été retrouvé dans la case construite par son oncle paternel et habitée par le présumé auteur.

Sa mère qui a expliqué publiquement les circonstances de ce drame a inspiré en l’auditoire la nécessité absolue de renforcer la vigilance et la surveillance des enfants qui restent vulnérables. 

Le commun des mortels ne peut jamais imaginer qu’une fillette de 4 ans peut banalement tombée dans les filets des proches parmi les plus proches de ses parents et dans la concession de son oncle paternel.

C’est bien ce sentiment de vivre en famille qui a donné à madame Adama Sira Bah d’abandonner sa fille seule pour aller rejoindre la communauté invitée à apporter sa contribution à la construction d’un four à briques aux préjudices de la protection de l’environnement. 

Les parents doivent faire de leur priorité l’entretien et la protection des enfants que le Tout Puissant Allah leur confie. Rien ne peut justifier qu’on néglige les tout petits, symboles de l’innocence. 

La confiance que l’hypocrisie sociale enseigne de placer en vos proches parents et voisins n’excluent pas la vigilance que vous devez avoir pour protéger et sauver vos enfants des esprits et intelligences maléfiques qui guettent le bon moment pour tomber sur leurs proies. 

Sachez que ceux qui veulent vous faire du mal, à travers vos enfants, vous tiennent à l’œil dans l’espoir que vous commettrez un jour une grave faute d’attention. A bon entendeur, salut ! 

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Viol suivi de meurtre de la fillette de 4 ans à Pita : témoignage pathétique de la mère de la victime

14 octobre 2021 à 7 07 07 100710

Les débats à l’audience publique se sont poursuivis dans l’après-midi du mercredi, 13 octobre 2021, devant le Tribunal criminel de Pita par la comparution de madame Adama Sira Bah, mère de la victime qui a apporté un témoignage pathétique et émouvant, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Interrogée par le juge audiencier, Alfred Camara, président du Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, madame Adama Sira Bah a donné un témoignage qui a fait couler beaucoup de larmes au sein de l’auditoire.

Après avoir pris son petit déjeuner, la petite Aïssatou Bah est allée dans la concession de son oncle paternel où habite Alseyni Diallo (l’accusé) pour jouer avec ses camarades d’âge. C’était aux environs de 8 heures du matin. Moi, je suis allé aider un de nos voisins à puiser de l’eau pour la fabrication de brique cuite. L’intéressé avait sollicité l’appui des citoyens de notre village. L’enfant avait l’habitude de revenir pour manger. Je suis rentrée à midi à la maison. Ayant constaté que la petite n’est pas revenue comme d’habitude, j’ai envoyée une de ses sœurs pour la chercher. Elle est revenue me dire qu’elle ne l’a pas vu. J’ai pensé alors qu’elle est partie retrouver la foule là où les gens sont mobilisés pour aider à puiser de l’eau pour la fabrication des briques cuites. Mais, elle n’y était pas. J’ai alors fouillé partout. Je suis allée le long des rivières et cours d’eau. Je ne l’ai pas vu. J’ai alors demandé à Djibril, un des enfants qui jouaient avec ma fille. Il a répondu que c’est Alseyni Diallo qui l’a invité à aller acheter du bonbon. Les enfants qui jouaient Aïssatou ont vu Alseyni et ma fille entrer dans la case. Nous avons continué les recherches jusqu’aux environs de 19 heures. C’est en ce moment que les gens se sont décidés d’aller dans la case d’Alseyni pour vérifier les déclarations des enfants qui jouaient avec la victime. Abdoul, un des grands frères de la victime a pénétré la case où il a retrouvé effectivement le corps sans vie de ma fille ensevelis dans un tissu et caché derrière les planches d’un lit. Elle avait du sang partout. Lorsque celui qui a retrouvé le corps a alerté les gens, Alseyni était présent. Il a tout de suite pris la poudre d’escampette. Il a été stoppé dans sa course par un chasseur qu’il a croisé en brousse et qui avait entendu les cris de la clameur publique derrière le fugitif. Pendant ce temps, j’étais entrain de rechercher ma fille ailleurs. A mon retour, j’ai trouvé que les jeunes ont ligoté Alseyni. Moi, j’ai décidé d’entrer dans la case pour voir le corps de ma fille pour me rassurer » a-t-elle expliqué avant d’éclater en sanglot.

Une vive émotion s’est alors emparée de l’auditoire. Beaucoup ont versé des larmes dans la salle. C’est difficilement que le procureur de la république près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Pita, Alghassimou Diallo a pu prendre la parole. Il a d’abord essayé de remonter le moral de madame Adama Sira Bah. Ensuite, il a demandé si effectivement elle a vu le corps sans vie de sa fille et si elle avait elle-même constaté le sang.

La dame a répondu par l’affirmative. Mais, la scène qu’elle décrivait a provoqué une autre émotion chez le procureur qui a fini par renoncer à la série de questions qu’il voulait poser à la dame.

C’est en ce moment que l’avocat de la défense, Maître Lanciné Condé, commis par l’Organisation pour la Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) pour assister Alseyni Diallo est entré en scène, avec une question très fermée. Celle de savoir si madame Adama Sira Bah a la conviction que c’est l’accusé qui a abusé de sa fille avant de la tuer ou si c’est quelqu’un qui lui a dit que sa fille a été tuée par Alseyni Diallo.

A ce niveau, la dame donne une réponse évasive. Tout en insistant sur le témoignage des enfants qui ont déclaré avoir entendu Alseyni appelé la fillette pour lui acheter des bons-bons.

« En plus, on a retrouvé effectivement un bonbon à côté du corps de la victime dans la case de Alseyni » a-t-elle précisé. 

Le même avocat avait demandé à Alseyni les raisons qui font que c’est lui qui a été directement indexé et accusé après la découverte du corps sans vie de la fillette. Le prévenu a déclaré sans hésitation que c’est parce que c’est lui qui est l’étranger dans ce village de Timbiwol, relevant de la commune rurale de Timbi-Tounni. Histoire de rappeler qu’il est de Kourako, dans Bagnan, relevant de la commune rurale de Hafia, située à 18 km du chef-lieu de la préfecture de Labé.

De Pita, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334 

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Administration du territoire : voici la liste des Gouverneurs des 8 régions de la Guinée

13 octobre 2021 à 9 09 55 105510
Générale M’ma Hawa Bangoura, Gouverneure de Conakry

C’est par le décret D2021, numéro 0014 PRG/ CNRD qui a nommé les Gouverneurs des différentes régions du pays. La Générale à la retraite M’Mahawa Sylla à la tête de la ville de Conakry, Kalil Condé à Kindia, Sékouba Camara à Boké, Badra Camara à Mamou, Malick Diakité à Faranah, Lamine Kéita à N’zérékoré, Aboubacar Diakité à Kankan.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la liste des gouverneurs des huit régions du pays :

1)- Gouverneur de la ville de Conakry : M’Mahawa Sylla, générale de brigade à la retraite ;

2)- Gouverneur de la région administrative de Kindia : Ibrahima Kalil Condé, général de brigade à la retraite ;

3)- Gouverneur de la région administrative de Boké : Colonel Sékouba Camara ; 

4)- Gouverneur de la région administrative de Mamou : Colonel Aly Badra Camara ;

5)- Gouverneur de la région administrative de Labé : Colonel Robert Soumah ;

6)- Gouverneur de la région administrative de Faranah : Colonel Malick Diakité ;

7)- Gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré : Mohamed Lamine Kéïta, général de brigade à la retraite ;

8)- Gouverneur de la région administrative de Kankan : Aboubacar Diakité, général de brigade à la retraite.

À suivre !

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Armée : Sadiba Koulibaly et Balla Samoura promus, Namory Traoré et Ibrahima Baldé envoyés à la retraite

12 octobre 2021 à 23 11 11 101110
le colonel Mamadi Doumbouya et le colonel Balla Samoura

Un peu plus d’un mois après son arrivée au pouvoir, à la suite du coup d’Etat militaire du 05 septembre qui a renversé le président Alpha Condé, le colonel Mamadi Doumbouya a pris des décisions fortes concernant les forcées armées guinéennes. Dans une série de décrets publiés ce mardi, 12 octobre 2021, le président de la transition a annoncé des changements majeurs au sein de la hiérarchie militaire.

Le colonel Sadiba Koulibaly est nommé chef d’état-major général des armées, en remplacement du général Namory Traoré. Le colonel Balla Samoura remplace le général Ibrahima Baldé à la tête du Haut commandement de la gendarmerie nationale, direction de la justice militaire. Et le colonel Abdoulaye Keïta, alias Commando Fakhè, jusque-là commandant du BATA (Bataillon autonome des troupes aéroportées) est nommé inspecteur général des forcées armées guinéennes.

Par ailleurs, le président du CNRD, la junte militaire au pouvoir, a décidé d’envoyer 42 généraux et 2 amiraux à la retraite. Parmi eux, on retrouve le général Namory Traoré (ancien chef d’état-major général des armées), le général Ibrahima Baldé (ancien Haut commandant de la gendarmerie nationale), le général Sékouba Konaté (président de la transition de 2010), le général Bouréma Condé (ancien ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation), le général Mathurin Bangoura (ancien gouverneur de Conakry), le général Rémy Lamah (ancien ministre de la santé), etc.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Football : lourdement battue par le Maroc, la Guinée éliminée de la course pour le mondial 2022

12 octobre 2021 à 22 10 13 101310

La Guinée ne disputera pas la coupe du monde 2022, prévue au Qatar.  Le Syli national a été complètement éliminé de la course après sa lourde défaite (4-1) ce mardi, 12 octobre 2021, face au Maroc.

Après avoir concédé trois nuls en trois matchs, la Guinée n’avait pas à la moindre erreur ce mardi, 12 octobre 2021. Sauf que le Syli national affrontait cette fois le leader de son groupe, qui a remporté ses trois premières rencontres.

L’équipe emmenée par Kaba Diawara, en l’absence du sélectionneur, Didier Six, malade, n’a pas réussi à se relancer dans sa poule. Elle s’est fait surprendre par l’ouverture du score d’Ayoub El-Kaabi, à la 21ème minute de jeu.

Dix minutes plus tard, la Guinée revient au score par l’entreprise de Mamadou Kane, qui a égalise sur une frappe lointaine. Mais, ce regain de confiance n’empêche pas le Syli national de sombrer dans ce match.

Amallah (41’ et 65’) et Sofiane Boufal (89’) ont permis au Maroc de s’imposer (4-1) à domicile. Avec cette quatrième victoire en autant de matchs, les Lions de l’Atlas se qualifient pour les barrages du mondial 2022.

La Guinée, elle, enterre définitivement ses rêves de disputer sa première coupe du monde.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Conakry : le colonel Mamadi Doumbouya annonce un nouveau déguerpissement

8 octobre 2021 à 22 10 19 101910
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition

Les nouvelles autorités guinéennes ne tolèrent pas l’occupation anarchique des emprises de la voie publique. Dans un communiqué lu ce vendredi soir, 08 octobre 2021, à la télévision nationale, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a ordonné le déguerpissement immédiat de tous ceux qui se sont réinstallés sur les espaces publics récemment libérés par le régime d’Alpha Condé.

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous le communiqué :

« Le CNRD constate avec regret que malgré les récents efforts déployés pour la libération des voies et espaces publics, d’encombrants physiques dans la ville de Conakry, les mêmes espaces sont encore réinvestis par des occupations et installations anarchiques qui causent des dommages aux usagers des voies de circulation, augmentent les risques d’insécurité et ternissent l’image de la ville.

En conséquence, le CNRD invite les citoyennes et citoyens de la ville de Conakry, d’éviter toute nouvelle installation sur ces espaces préalablement libérés. Et pour ceux qui se sont déjà réinstallés, de libérer immédiatement les lieux.

Pour le cas spécifique des différents marchés, il est demandé aux vendeuses et vendeurs, le respect scrupuleux des limites fixées par des murets et d’éviter toute installation sur les voies de circulation.

La gouverneure de la ville de Conakry, les maires des communes et les présidents des conseils des quartiers, sont invités chacun en ce qui le concerne, de veiller à l’exécution immédiates des présentes instructions ».

Guineematin.com

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Transition : le colonel Mamadi Doumbouya nomme un directeur de cabinet à la présidence

8 octobre 2021 à 21 09 52 105210
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la Transition

Dans un décret publié ce vendredi soir, 08 octobre 2021, le colonel Mamadi Doumbouya a nommé un ministre directeur de cabinet à la présidence de la République.

Il s’agit de Djiba Diakité, un ingénieur en recherche marché financier à Paris, France. C’est le troisième haut cadre nommé par le président de la transition, après le Premier ministre Mohamed Béavogui, et le ministre secrétaire général à la présidence de la République, le colonel Amara Camara.

Ces deux responsables ont pris fonctions ce vendredi.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél: 628089845

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Gouvernement de la transition : 25 ministères, 2 secrétariats généraux

8 octobre 2021 à 21 09 25 102510
Mohamed Béavogui, Premier de la transition, en compagnie du colonel Amara Carama, SG de la Présidence

Dans un communiqué publié ce vendredi soir, 08 octobre 2021, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a annoncé la structure du gouvernement de la transition. Ce gouvernement, qui sera dirigé par Mohamed Béavogui, est composé de 25 ministères et deux secrétariats généraux.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la structure du gouvernement :

1- Garde des Sceaux, Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme

2- Ministère délégué à la présidence, chargé de la Défense nationale

3- Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

4- Ministère de la Sécurité et de la Protection civile

5- Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération Internationale, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger

6- Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan

7- Ministère du Budget

8- Ministère du Travail et de la Fonction publique

9- Ministère de l’Environnement et du Développement durable

10- Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage

11- Ministère de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures

12- Ministère des Mines et de la Géologie

13- Ministère des Infrastructures et des Transports

14- Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique

15- Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire

16- Ministère de la Pêche et l’Économie maritime

17- Ministère du Commerce, de l’Industrie et des petites et moyennes entreprises

18- Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation

19- Ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation

20- Ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle

21- Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

22- Ministère de l’Information et de la Communication

23- Ministère de la Jeunesse et des Sports

24- Ministère de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables

25- Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat

Secrétariat général du gouvernement

Secrétariat général aux Affaires religieuses

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Dakar : le FNDC échange avec Mahamat Saleh ANNADIF sur la transition guinéenne

8 octobre 2021 à 19 07 40 104010

Communiqué du FNDC : Une délégation de la coordination nationale du FNDC composée de Oumar Sylla (Foniké Mengué), Ibrahima Diallo et Sekou Koundouno en mission dans la sous-région a rencontré dans l’après-midi de ce vendredi 08 octobre 2021, à Dakar (Sénégal), le représentant Spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel (UNOWAS), Mahamat Saleh ANNADIF.

Au menu des échanges : 

-La situation sociopolitique actuelle de la Guinée marquée par la prise du pouvoir par l’armée guinéenne ;

– Le point de vue de la société civile guinéenne sur le processus de transition en Guinée ;

– les attentes de la société civile guinéenne vis à vis des nations unies pour une transition réussie en Guinée.  
La rencontre s’est déroulée dans un climat de convivialité. Le représentant Spécial du secrétaire général des nations unies a marqué sa disponibilité de continuer les échanges avec la coordination nationale du FNDC sur l’évolution de la transition en Guinée.

Par la coordination nationale du FNDC

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Kaba Guiter aux nouvelles autorités guinéennes : « faites des audits des travaux publics »

8 octobre 2021 à 19 07 25 102510
Ansoumane Kaba, PDG de la société Guiter SA

C’est à travers une conférence de presse, organisée hier, jeudi 07 octobre 2021, que le Président Directeur Général de la société Guiter SA a dénoncé la sortie médiatique de Mahmadou Bokoungou, son ancien partenaire. Ansoumane Kaba jure que le patron d’Ebomaf n’a véhiculé que du vent, lors de sa conférence de presse, organisée récemment à Ouagadougou (Burkina Faso). D’ailleurs, l’homme d’affaires guinéen, proche du régime déchu exhorte la junte militaire au pouvoir en Guinée d’engager des audits au ministère des Travaux publics pour traquer ceux qui ont pillé les maigres ressources du pays et récupérer l’argent public détourné…

La sortie médiatique du PDG d’Ebomaf ne passe pas en République de Guinée. Hormis les innombrables citoyens qui protestent contre ce burkinabé qui s’est beurré dans les caisses de l’État grâce à Alpha Condé et qui insulte aujourd’hui ses bienfaiteurs, Ansoumane Kaba, PDG de la société de BTP, Kaba Guiter, a réuni, lui aussi, des journalistes guinéens pour dénoncer les contre-vérités de son ancien partenaire. 

Selon le patron de Guiter SA, Mahmadou Bokoungou n’a rien dit de vrai lors de son show médiatique qui n’aura consisté qu’à attenter au sérieux, à la crédibilité et à l’honneur d’Alpha Condé et de certains de ses proches, ainsi d’ailleurs qu’à sa propre société, Guiter SA. 

« Ces propos venant de celui que la société Guiter considérait jusque-là comme un partenaire de circonstance dans des projets de réhabilitation et de construction des tronçons routiers Kankan-Kissidougou et Kankan- Mandiana sont simplement inacceptables et inadmissibles, choquants… », a notamment lancé Ansoumane Kaba, lui-même proche de l’ancien dictateur guinéen.

Le patron de Guiter SA jure avoir connu Mahmadou Bokoungou à travers l’ancien dirigeant guinéen, Alpha Condé, qui lui aurait demandé d’accompagner Ebomaf dans la réalisation des projets routiers Kankan-Kissidougou et Kankan- Mandiana. « Après de nombreux déplacements, les travaux d’études techniques réalisés sur le terrain avec le concours de toutes les parties, précédés des démarches administratives, une entente librement consentie a été conclue entre Ebomaf et Guiter à Ouagadougou en vue de la mise en place d’un groupement. Dans ledit groupement, 49% des parts revenaient à Guiter et 51% à Ebomaf. Contrairement aux allégations mensongères du sieur Mahamadou Bokoungou, à la signature du 1er contrat d’un montant de 305 millions d’euros pour le tronçon Kankan-Kissidougou et 184 millions toutes taxes, les compétences de Guiter en matière de BTP sur le terrain n’étaient plus à démontrer », a indiqué Ansoumane Kaba.

Ansoumane Kaba, PDG de la société Guiter SA

Selon le beau-frère de l’ancien président guinéen et PDG de Guiter SA, avant de rencontrer Ebomaf, en 2013, Guiter avait déjà 24 années d’expérience sur le terrain. « Quand nous exécutions notre premier projet, Ebomaf faisait le commerce d’équipements informatiques entre la Chine et le Burkina Faso. Le premier grand différend entre Ebomaf et Guiter est né de la fixation des volumes des travaux détaillés par tronçon. Guiter, s’étant rendue compte d’une tentative flagrante de surfacturation, a exigé de son partenaire de revoir ces volumes à la baisse, étant donné que les prix unitaires étaient compétitifs. Le second différend est survenu après la délivrance de la dérogation par le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana, sur instruction du Président de la République. C’est ainsi que le ministère des TP a choisi de prendre un bureau de contrôle américain qui vient d’être racheté par les canadiens. Cela étant greffé par un autre différend, celui lié au choix de la mission de contrôle qui a dérangé Bokoungou. Donc, c’était un motif grave de résiliation », a révélé monsieur Kaba.

Insistant sur les tentatives de surfacturation faites par Ebomaf, Ansoumane Kaba soutient que cela a été constaté au niveau des volumes non exécutés par son ancien partenaire. 

« Nous pouvons passer beaucoup de temps à discuter sur les surfacturations. Mais, ce qu’il faut retenir, je l’ai dit, les prix unitaires peuvent être homologués. Un mètre cube de bitume pour le terrassement peut être de 80 000 francs guinéens ; mais, qu’est-ce qui varie, c’est le volume. Un bureau peut superviser Guiter pour un kilomètre de route, dire que l’entreprise a bien géré, a fait des travaux pour la décaisser, l’entreprise a apporté de nouveaux matériels. Donc, le volume peut monter pour que le coût du kilomètre soit vingt millions (20 000 000). Un autre peut le faire avec la complicité et que la mission de contrôle accepte que ça soit à deux millions (2 000 000). C’est là où le coût varie. Donc, pour que le coût ne varie pas et que le prix soit compétitif, il revient à l’administration de faire les études, d’éviter les contrats d’études réalisées. Ces volumes mis dans son contrat n’avaient pas été exécutés », a-t-il fait savoir.

Ansoumane Kaba, PDG de la société Guiter SA

Enfin, le PDG de Kaba Guiter souhaite que les nouvelles autorités guinéennes engagent des audits dans le secteur pour demander des comptes. « Je parle d’audit parce que je suis un citoyen. Je suis une entreprise citoyenne qui a le souci que nous sortions de cet état de délabrement de notre réseau routier. Or, il y a eu trop d’investissements en matière de routes. Alors, si nous continuons à avoir peur de dénoncer, si l’élite continue à être effrayée, à rester silencieuse, ce pays ira inévitablement à l’abîme. Un opérateur ne doit pas avoir peur d’un audit. Si vous avez eu à faire des choses, on vous demandera de réaliser la tâche. Mais, au moins, ça permet d’arrêter la saignée », a expliqué l’opérateur économique, proche de l’ancien régime.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Guinée : voici les dates de l’ouverture des classes

7 octobre 2021 à 23 11 15 101510

Les dates de l’ouverture des classes sont désormais connues. Pour l’enseignement pré-universitaire et l’enseignement technique, la rentrée est prévue le jeudi, 21 octobre 2021.

Pour l’enseignement supérieur, la rentrée aura lieu le lundi, 1er novembre 2021. Ces deux dates ont été annoncées ce jeudi soir, 07 octobre 2021, dans un communiqué publié à la télévision nationale.

Guineematin.com

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Urgent : Mohamed Béavogui nommé Premier ministre de la transition

6 octobre 2021 à 20 08 40 104010
Mohamed Béavogui

Mohamed Béavogui, c’est le nom du Premier ministre de la transition en Guinée. Le décret annonçant sa nomination à ce poste a été publié ce mercredi soir, 06 octobre 2021, à la télévision nationale. Le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a choisi ce grand fonctionnaire international au parcours très élogieux pour diriger le gouvernement de transition.

Guineematin.com vous propose ci-dessous sa biographie :

Né le 15 août 1953, à Porédaka (Mamou), Mohamed Béavogui est le neveu de Diallo Telli (premier secrétaire général de l’OUA, devenue aujourd’hui l’Union africaine). Diplômé en construction mécanique et engins de mines de l’Université Polytechnique de Leningrad (actuellement Saint Petersburg, Russie) et de la prestigieuse Kennedy School of Governement de l’Université Harvard, aux États-Unis, il a travaillé pendant quelques années au compte de la fonction publique guinéenne, avant d’entamer sa longue et riche carrière internationale.

De 1982 à 1986, il a servi à Ibadan, au Nigeria, après avoir remporté un concours des Nations unies pour le poste d’ingénieur au centre africain régional de design et d’ingénierie. En 1986, il est recruté par la FAO comme conseiller technique puis senior chargé de programme, basé à Bujumbura, Burundi. En 1992, il est muté au siège de la FAO à Rome où il devient chargé de programme senior au siège social.

En1994, Mohamed Béavogui devient gestionnaire senior d’un portefeuille de projets du Bureau de l’ONU pour les services d’appui aux projets. Grâce à son travail satisfaisant, il est bombardé directeur régional de l’Agence en 1998 avec siège à Abidjan. Il coordonne les projets dans la sous-région et s’assure qu’ils sont délivrés à temps et dans les normes. En 2001, c’est le Fonds International de Développement de l’Agriculture (FIDA) qui le recrute comme directeur régional des opérations de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, puis directeur du partenariat et de la mobilisation des ressources en même temps conseiller du président de la FIDA.

En 2014, Mohamed Béavogui est choisi pour diriger l’organisme continental africain autonome dénommé Mutuelle panafricaine de gestion de risques. Depuis janvier 2015, le Guinéen est basé à Johannesbourg, Afrique du Sud, où il occupe les fonctions de directeur général de l’Agence africaine de renforcement des capacités. Après la grève générale de 2007, il était l’une des quatre personnalités proposées au président Lansana Conté pour occuper le poste de Premier ministre. Poste qui était revenu finalement à Lansana Kouyaté.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Transition en Guinée : le Colonel Mamadou Alpha Barry écrit au Colonel Mamadi Doumbouya

3 octobre 2021 à 18 06 37 103710
Colonel Mamadou Alpha Barry, ancien officier de la communication la gendarmerie nationale

Lettre ouverte : Colonel Mamadou Alpha Barry s’adresse au Colonel Mamady Doumbouya, Président de la République, Chef de l’État, Commandant en chef des Forces Armées. 

Du fond de ma cellule à la maison d’arrêt de Coronthie, je vous dis merci Monsieur le Président. 

Aujourd’hui, l’espoir est permis dans ce pays, vu les jalons que vous posés. Toujours accroché à mon poste récepteur à longueur de journée, j’entends les cris de joie de cette population qui avait tant souffert dans sa chair de par les mauvaises actions de nos forces de sécurité sur le terrain.

L’espoir est permis quand je vous regarde à la télévision guinéenne assis sur votre BRDM en train de saluer cette foule en liesse dans les rues de la capitale et sans vous mentir, j’aimerais bien être à votre place cette matinée. 

L’espoir est permis Monsieur le Président quand je vois ces guinéennes et guinéens qui se regardaient en chien de faïence hier, faire des accolades parce que votre arrivée inspire confiance. 

L’espoir est permis quand je vois cette diaspora qui ne voulait plus parler du bled se précipite pour avoir de la place dans les aéronefs pour venir juste vivre cette joie de votre avènement. 

L’espoir est permis quand à travers mon écran de télé mal éclairé, je vois ces exilés guinéens en larme parce que vous leurs donnez le feu vert pour revenir au bercail. 

L’espoir est permis lorsque vous réhabilitez tous ces dignes fils de notre pays morts ou vivants oubliés par certains haineux. 

Monsieur le Président de la République, vous venez de donner honneur et dignité à notre chère Guinée qui en avait tant besoin. 

Je suis persuadé que mon RÊVE verra le jour à savoir : Organiser les assises nationales qui nous mèneront vers une justice sans vengeance ; une justice qui nous mènera vers un pardon. Et, un pardon qui nous mènera vers une réconciliation pour toujours.

Monsieur le Président, un proverbe toucouleur dt : « La vérité ne supporte pas de rester prisonnière entre les murs d’un temple, quelque soit sa beauté. De par sa nature, la vérité désire être libre et envahir les âmes sans distinguer celle d’un maître de celle d’un esclave. Aucun système ne peut se mettre en travers de son chemin même si ses partisans le protège avec violence », fin de citation. Et, ça, j’en suis témoin de 2009 à nos jours.

En somme, Monsieur le Président, votre TRANSITION peut débuter ; et, sachez qu’en immortalisant tout sur votre passage, vous nous donnez l’espoir de vivre encore dans ce beau pays. 

En 20 jours, Dieu vous a donné ce que d’autres cherchent en 10 ans.

Merci pour tout.

Par le Colonel Mamadou Alpha Barry prisonnier d’un ancien ministre dont je ne voudrais pas citer le nom

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Guinée : le colonel Mamadi Doumbouya annonce un audit des comptes publics

1 octobre 2021 à 21 09 11 101110
Colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition

C’est une nouvelle qui fera des heureux mais aussi des malheureux en Guinée. Le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, compte mener des audits pour traquer et sanctionner les auteurs des détournements des deniers publics.

C’est le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, qui l’a annoncé dans son adresse à la nation, faite à l’occasion de la fête nationale marquant l’accession de la Guinée à l’indépendance, qui sera célébrée demain, samedi 2 octobre 2021. Cet audit s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption, qui fait partie des actions fortes que les autorités militaires comptent mener pendant la transition qui s’amorce dans notre pays.

« L’état actuel du pays exige des mesures fortes que le CN-RD s’engage à prendre, en vue de redresser la situation avant la fin de la transition. Au titre de ces mesures, il y a la refondation de l’Etat, la lutte contre la corruption, la réforme du système électoral, la refonte du fichier, l’organisation d’élections libres, crédibles, inclusives et transparentes ainsi que la Réconciliation nationale.

A ces missions essentielles s’ajoute l’écriture d’une Nouvelle Constitution devant servir de socle à notre démocratie. La Nouvelle Constitution devra prendre en compte les légitimes aspirations du peuple souverain de Guinée, et sera adoptée par voie référendaire.

Au plan de la refondation de l’Etat, le CN-RD entend procéder à une réforme profonde de l’Administration pour un meilleur rendement du service public.

Concernant la lutte contre la corruption, un organe de contrôle et de moralisation de la gestion publique sera mis en place, et un audit des comptes publics sera effectué.

Au titre de la Réconciliation nationale, un mécanisme consensuel sera mis en place dans lequel les Guinéens pourront, dans la quête de vérité et de justice, se parler, se pardonner et définir ensemble les solutions permettant de bâtir une Nation plus unie et plus forte », a annoncé le colonel Mamadi Doumbouya.

Guineematin.com

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Guinée : la page sombre d’Alpha Condé définitivement tournée ce 1er octobre 2021

1 octobre 2021 à 12 12 10 101010

Pour le reste de sa vie, Alpha Condé devra voir et revoir le film qu’il a joué ces dix dernières années. L’une des nombreuses erreurs que le désormais ancien président a commises c’est d’obtenir le pouvoir par les urnes et vouloir le conserver par la force. Il a ignoré que c’est la démocratie, avec ses corolaires de liberté d’opinion, de déplacement et de manifestations, qui protège aussi un élu.

L’investiture du nouveau président de la République ce 1er octobre 2021 tourne définitivement la page du règne tumultueux d’Alpha Condé. Les illusions du vieil homme de revenir au pouvoir grâce aux pressions de ses amis et de son réseau s’effondrent comme château de cartes. Si son reversement a suscité quelques réactions, cependant personne n’est allé jusqu’à demander son retour au pouvoir. C’est dire que la fameuse communauté internationale, qui avait fait les pieds et les mains pour le porter au pouvoir, ne se faisait aucune illusion. Elle savait dès le départ que c’est peine perdue. Les gens se sont plutôt focalisés suur sa libération.

L’armée guinéenne, qu’il clamait et proclamait fièrement avoir réformé, aura été effectivement républicaine jusqu’au bout. C’est-à-dire pendant les dix ans de règne légal du président élu en 2010. Dès lors que ce dernier a renié l’origine de sa consécration, du moment qu’il a rompu le contrat social avec le peuple, l’armée, qui est le rempart de la société, n’avait plus aucune obligation d’être républicaine vis-à-vis de lui. C’est le coup d’Etat constitutionnel du 22 mars 2020 qui a entrainé celui du 5 septembre 2021.

Les vrais amis d’Alpha Condé, tels que Kelefa Sall et Sékou Savané de la Guinée, Mamadou Issoufou du Niger, Boukounta Diallo et Abdoulaye Bathily du Sénégal et bien d’autres ont tenté de dissuader l’homme pour lui éviter la situation qu’il traverse actuellement. Sans succès. Parce que, comme nous l’avons souvent écrit, les pires ennemis de l’ancien président n’était ni Cellou Dalein Diallo, ni Sidya Touré encore moins Lansana Kouyaté. Ses pires ennemis étaient avec lui au palais. L’encourageant à ôter sa protection qui est la démocratie et ses contraintes.

Alpha Condé s’était battu avec les militants et responsables du RPG originel. Il a voulu régner avec ceux-là même qu’il a combattus. Au grand dam de ses militants. Lesquels se sont fait entendre à plusieurs reprises. Mais leur leader a fait la source oreille. L’ancien président a estimé à tort que pour réaliser son projet de présidence à vie, il fallait faire appel à ceux qui avaient joué le même rôle pour son prédécesseur. Ce qui faisait dire à certains observateurs que, finalement, seule la tête avait changé au palais. Tout le reste était là intact.

Avec le recul, on peut dire que si Alpha Condé n’avait pas marginalisé les cadres et militants de son parti, ces derniers auraient mis tout en œuvre pour éviter la catastrophe. Comme l’ont essayé de faire le doyen Sékou Savané et le jeune Ismael Condé. Mais leur mentor n’écoutait que les militants de la 25ème heure qui n’en avaient cure que la présidence Condé se termine la queue entre les pattes. Ces profiteurs de tout acabit n’avaient qu’un seul objectif : se remplir pleine les poches. Le reste ne les intéressait pas.

C’est ainsi qu’on a entendu un Premier ministre marteler qu’il préfère l’ordre à la loi. Au pire moment de la crise consécutive à la nouvelle constitution, un ministre de la Sécurité avait loué le professionnalisme des forces de l’ordre après une journée de manifestations particulièrement meurtrières. Et que dire d’un futur président de l’Assemblée nationale qui avait dit qu’il fallait aller à Bambeto armé. Ou encore d’un commandant d’une entité de la police qui qualifiait les manifestants de terroristes pour justifier la terreur de ses agents.

Sans compter les agissements de certains transfuges de l’opposition, appelés pompeusement communicants du parti au pouvoir ou ministre de la Défense sur Facebook et qui ont foulé au pied toutes les valeurs morales et ancestrales de ce pays. En s’en prenant à tous ceux qui ne regardent pas dans la même direction que leur bienfaiteur. Dans cette logique, personne n’était épargné. Ni des hommes politiques qui ont pourtant assumé les plus hautes fonctions dans ce pays. Et même des chefs traditionnels. Pour se faire une place au soleil, ces jeunes, qui se sont éduqués eux-mêmes, s’en prenaient à leur propre communauté accusée de soutenir celui qui voulait remplacer leur bienfaiteur au palais.

Habib Yembering Diallo pour guieematin.com

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