Banankoro : le responsable du RPG-AEC incarcéré à Kérouané

16 janvier 2019 à 23 11 19 01191

Le président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Banankoro est incarcéré depuis le lundi passé, 14 janvier 2019, à Kérouané. Sékouba Cissé alias « Armée » est accusé d’avoir détourné un diamant appartenant à une dame. C’est son comportement jugé « arrogant » qui aurait poussé le juge d’instruction en charge de l’affaire de mettre en prison, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Banankoro.

Selon une source proche du dossier, cette affaire est partie de la découverte d’un diamant de 3,30 carats par une dame dans une mine de Banankoro. La mineure est rentrée présenter le diamant à son mari. Pendant que les deux étaient en train de discuter sur comment vendre la pierre précieuse, le cousin de la femme est arrivé sur les lieux et il a été mis au bain de la situation.

« C’est ainsi que le cousin de la femme a pris le diamant pour partir avec, sans le consentement de la propriétaire et son époux. Quelques minutes plus tard, il est revenu avec un montant de 20 millions de francs qu’il a tendu à la dame. Mais, cette dernière a refusé de prendre l’argent. Elle a dit qu’elle ne lui a pas donné l’autorisation de vendre le diamant à son insu. Quand elle lui a demandé à qui il a vendu la pierre, il a dit que c’est à Sékouba Cissé alias « Armée », le président du comité de crise du RPG Arc-en-ciel à Banankoro », explique notre source.

La famille est allée immédiatement voir Sékouba Cissé pour l’interpeller sur la question. Mais, ce dernier aurait répondu qu’il est le responsable du parti au pouvoir à Banankoro et que personne ne peut se dresser contre lui. La dame a saisi alors le tribunal de première instance de Kérouané pour réclamer la restitution de son diamant. « La justice a convoqué Sékouba Cissé qui est allé se montrer encore arrogant devant le juge d’instruction en charge de l’affaire. C’est pourquoi le juge a décidé de le mettre en prison », ajoute notre interlocuteur.

Joint au téléphone, le procureur de Kérouané a confirmé l’incarcération du responsable du RPG Arc-en-ciel mais il n’a pas souhaité donner plus de détails sur le sujet. « Pour le moment, je ne peux rien vous dire car le dossier est dans les mains du juge d’instruction. Le monsieur est quand même en prison », a-t-il indiqué.

A suivre !

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Deux bâtiments démolis à Hamdallaye : des gendarmes indexés

16 janvier 2019 à 20 08 30 01301

Deux bâtiments ont été démolis tôt dans la matinée de ce mercredi, 16 janvier 2019, au quartier Hamdallaye Mosquée, dans la commune de Ratoma. Les victimes accusent l’escadron mobile numéro 2 de Hamdallaye, accompagnée de jeunes loubards, d’être les auteurs de cette démolition.

Selon des informations recueillies sur place par un reporter de Guineematin.com, une querelle autour de la parcelle abritant les deux bâtiments est à l’origine du problème. C’est deux bâtiments qui ont fait les frais de la furie des visiteurs : le premier est un bâtiment de 7 chambres, un salon avec une douche interne ; le second est composé de trois chambres et d’un salon.

Nabé Gassimou

Interrogé par Guineematin.com, Nabé Gassimou, un membre de la famille, a expliqué ce qui s’est passé. « C’est à 5h du matin, quand on s’est réveillé, pendant qu’on prenait l’ablution pour la prière, que les gens sont descendus sur les lieux. Ils ont commencé par défoncer les portes. Certains sont montés sur les toits de la maison, ils ont enlevé les tôles. Après, ils sont rentrés dans les chambres pour piller nos objets, les ordinateurs et les téléphones de mon frère. Tout est parti. Nous avons perdu beaucoup de matériels, on ne peut pas tout citer. Ceux qui sont venus nous attaquer, certains avaient des armes blanches. C’est des jeunes qui étaient suivis par l’escadron mobile N°2 de Hamdallaye », accuse-t-il.

Par ailleurs, monsieur Nabé dit n’avoir reçu aucun papier lui demandant de quitter ces lieux qui appartient à sa famille depuis 40 ans. « Cette concession nous appartient. Il y a de cela 40 ans que nous sommes là. On a tous nos papiers au complet. Ce n’est pas la première fois que notre maison est détruite. C’est la troisième fois. Il fut un temps, un monsieur était venu ici, soi-disant que le terrain lui appartient. On a été à la justice, nous avons donné tous nos papiers. Ils ont vu et ont trouvé effectivement que la maison nous appartient. Le monsieur en question n’avait aucun papier sur lui. Lui-même, il n’est plus de ce monde, il est décédé. C’est aujourd’hui qu’on voit quelqu’un d’autre venir saccager notre maison, suivi de l’escadron. On a reçu aucun préavis ou convocation ».

Mariam Kaba

Pour sa part, Mariam Kaba, belle fille de la famille, dit avoir été victime de vol à l’occasion de cet acte. « La nuit, des hommes armés sont venus nous attaquer. Le premier que j’ai trouvé à la porte m’a bousculée et m’a fait tomber. Il m’a blessée au pied. Mais le pire, il a pris l’ordinateur de mon mari, un téléphone Samsung, plus 10 millions de francs guinéens, mes habits, tout est parti », se lamente-t-elle.

Le chef du quartier Hamdallaye 1, Elhadj Mamadou Sanoussy Diallo, dit avoir reçu une lettre de la part des huissiers de justice. « Les huissiers sont venus me voir, 4 jours avant la démolition des bâtiments. Ils m’ont donné une lettre dans laquelle était mentionné le nom de Monsieur Mamadou Oury DIALLO. C’est lui qui réclame le terrain. Il dit qu’il a acheté le terrain. Mais, je ne sais pas à qui. Je signale que je n’ai reçu aucune convocation ».

La famille Nabé est sous le choc et va désormais passer la nuit à la belle étoile.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622079359

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Incendie à la radio Sabou FM : « c’est l’investissement de 8 ans qui est parti en fumée »

16 janvier 2019 à 14 02 22 01221

Un incendie a ravagé les installations de la radio privée Sabou FM, sise en face du marché de Koloma, dans la commune de Ratoma. Les faits se sont produits dans la nuit du mardi au mercredi, 16 janvier 2019, aux environs de 3 heures du matin, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le studio de diffusion la radio, qui émet sur la 97.7 en modulation de fréquence, et plusieurs objets de valeur ont été dévorés par les flammes. Selon nos informations, un court-circuit serait à l’origine du sinistre.

Aly Manden Mansa Kéita, Directeur Général de la radio Sabou Fm

Encore sous le choc, Aly Manden Mansa Keita, directeur général de la radio Sabou Fm, est revenu sur les faits. « J’ai été appelé par le technicien qui passait la nuit et qui m’a dit qu’il y a eu un court-circuit à la radio, précisément au studio. Du coup, je me suis rendu au niveau de la base des sapeurs-pompiers à la Tannerie. Ils se sont mis à mon service et en cours de route, j’ai aussi saisi la base des sapeurs-pompiers de Ratoma. Donc, les deux compagnies se sont croisées à la radio et ont essayé de faire le mieux pour maitriser les flammes. Avant qu’ils ne viennent, le studio de diffusion était déjà parti en fumée », a expliqué monsieur Kéita.

Pour ce qui est du bilan causé par l’incendie, le directeur a dit que les pertes sont difficiles à estimer. « Beaucoup de nos matériels sont partis en fumée. C’est l’investissement de huit ans de combat, de huit ans de collecte qui est parti en fumée. Donc, c’est difficile d’estimer le montant de la perte subie. Certains documents ne sont pas brûlés, mais tous les équipements nécessaires de diffusion sont partis dans les flammes. Il n’y a pas eu de blessés, ni de perte en vies humaines ».

La radio Sabou FM est une radio communautaire dont toutes les émissions sont en langues nationales. Aly Manden Mansa Keita a présenté ses excuses à ses auditeurs pour le désagrément. Il lance un appel aux bonnes volontés

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Trafic international de drogue : un bissau-guinéen poursuivi à Conakry

16 janvier 2019 à 10 10 13 01131

« On m’avait donné 89 boules de cocaïne depuis le Brésil pour envoyer à quelqu’un en Guinée Bissau. Mais, je ne connaissais pas le monsieur en question. On lui avait juste donné ma photo et mon numéro de téléphone… Je devais recevoir une somme de 2 millions de Francs CFA comme récompense », a avoué à la barre du Tribunal de Mafanco un ressortissant bissau-guinéen. Busna Ssum Doveiga Cabelol Nanfanchanna a été mis aux arrêts à l’aéroport de Conakry Gbessia avec une importante quantité de drogue. Son procès s’est ouvert hier, mardi 15 janvier 2019, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

La lutte contre le trafic de drogue se poursuit dans notre pays. Busna Ssum Doveiga Cabelol Nanfanchanna, un ressortissant bissau-guinéen, qui se dit commerçant, est poursuivi pour trafic international de drogue à haut risque. Il a été mis aux arrêts par les services anti-drogue depuis le mois de mai 2017.

L’accusé, âgé de 35 ans et père d’un enfant, a reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi. A la barre, Busna Ssum Doveiga Cabelol Nanfanchanna a raconté les circonstances de son arrestation par les agents du service anti-drogue.

Selon lui, « je suis allé au Brésil pour faire des achats. Donc, j’ai quitté le Brésil en passant par le Maroc pour arriver à Conakry. Une fois à l’aéroport de Conakry Gbessia, les gens m’ont vu et ont demandé les raisons de ma venue à Conakry. Mais, on ne s’est pas compris, car je ne comprends pas français. C’est ainsi que j’ai été arrêté puis envoyé dans un bureau pour les vérifications. J’avais 5 boules de cocaïne que j’ai vomies dans l’avion. Quand les agents ont vu ça, ils m’ont demandé et j’ai dit que c’est de la cocaïne. Ils ont vérifié et ils ont constaté que c’est de la drogue. Du coup, j’ai été admis dans une clinique et c’est là bas j’ai évacué 84 boules de cocaïne. On m’avait donné 89 boules de cocaïne depuis le Brésil pour envoyer à quelqu’un en Guinée Bissau. Mais, je ne connaissais pas le monsieur en question. On lui avait juste donné ma photo et mon numéro de téléphone pour qu’il puisse me rencontrer une fois en Guinée Bissau. Dans cette affaire, je devais recevoir une somme de 2 millions de Francs CFA comme récompense ».

Le ministère public, représenté par madame Joséphine Loly Tenguiano, va demander à l’accusé comment il est parvenu à évacuer les 89 boules de cocaïne. Dans sa réponse, Busna Ssum Doveiga Cabelol Nanfanchanna a expliqué que dans l’avion, « j’ai vomi 5 boules. Donc, il en restait 84 dans mon ventre. Arrivé à l’hôpital, ils m’ont donné un produit qui m’a permis d’évacuer les 84 boules par voie annale ».

Après les débats, le juge Kindy Barry a renvoyé le dossier au 22 janvier 2019 pour les réquisitions et plaidoiries des parties au procès.

L’accusé est reparti à la maison centrale de Coronthie où il séjourné depuis le 23 mai 2017.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Labé : deux semaines après avoir été gracié, il est condamné à nouveau

16 janvier 2019 à 8 08 51 01511

Comme nous l’annoncions précédemment, un ex-détenu a été arrêté récemment à Labé pour vol, quelques jours seulement après sa sortie de prison suite à la grâce que le président de la République a accordée à plusieurs détenus à l’occasion de la fin de l’année 2018. Il a été jugé et condamné hier, mardi 15 janvier 2019, à trois ans de prison ferme, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Quelques jours seulement après avoir recouvré sa liberté suite à la grâce présidentielle dont il a bénéficié avec d’autres détenus en fin d’année 2018, Mamadou Diallo a été arrêté pour le vol de la moto du commandant de la garde communale de la ville. Il a passé quelques jours dans les mains de la police avant d’être déféré devant le tribunal de première instance de Labé.

A la barre, le prévenu a rejeté les charges qui pèsent contre lui, assurant qu’il est innocent dans cette affaire. « C’est un de mes amis du nom de Youssouf Diallo qui est auteur de ce vol. Ce dernier, qui a dérobé la moto du responsable de la garde communale, est venu me trouver à mon domicile un matin, aux environs de 7 heures 30 minutes, pour me demander de l’accompagner chez Kalidou. Ce qui fut fait. Mais dès que je suis arrivé, j’ai retourné aussitôt chez moi. C’est entre eux qu’ils ont fait l’affaire. Quelques temps après, Souleymane est venu me donner 20 000 GNF. Depuis lors, on s’est plus revu. Moi je ne connais rien de cette affaire », a-t-il déclaré.

Par contre, Ousmane Bah, le plaignant, persiste que c’est bien Mamadou Diallo qui a volé sa moto. « Le vendredi 04 janvier 2019, très tôt, un de mes agents qui rentrait de Conakry, a aperçu Mamadou Diallo qui rôdait aux alentours de notre bureau. Un peu plus tard, je suis venu trouver que ma moto n’est pas sur les lieux. Comme on savait que c’est un habitué des faits, on est sorti pour le rechercher. Et quand on a mis main sur lui, il n’a pas tardé à reconnaître le vol. Et c’est lui-même qui nous a montré l’épave de la moto qui était déjà démontée. Donc, il est l’auteur de ce vol », soutient le responsable de la garde communale de Labé.

Le plaignant ajoute qu’il est victime d’’un règlement de compte de la part de Mamadou Diallo qu’il a arrêté il y a quelques années et mis à la disposition de la justice pour vol. Infraction pour laquelle, le jeune homme avait été condamné à 4 ans de prison. Il a passé plus de 3 ans à la prison civile de Labé avant de bénéficier de la grâce du président Alpha Condé. Ousmane Bah a demandé donc à ce que le prévenu soit condamné au payement d’un montant de 2 millions 500 mille francs guinéens, somme qui lui permettra de réparer sa moto.

De son côté, le procureur a estimé que les noms : Souleymane et Kalidou (en fuite selon le prévenu), ne sont que des noms imaginaires. Pour lui, Mamadou Diallo est effectivement coupables des faits qui lui sont reprochés. Il est récidiviste. C’est grâce à la bonté du chef de l’Etat qu’il a été libéré. Il a bénéficié de ce que plusieurs détenus veulent. Sur la liste des graciés à Labé (10 au total), il occupe la deuxième place. Et au niveau national, il occupe la 167ème place. Mais on voit que sa place c’est en prison. Par conséquent, je vous demande monsieur le président du tribunal, de condamner Mamadou Diallo à 10 ans de prison ferme », a requis le représentant du ministère public.

Finalement, le tribunal a reconnu le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés. La juridiction l’a condamné à 3 ans de prison ferme et au payement des 2 millions 500 mille francs guinéens réclamés par la partie civile. Mamadou Diallo a regagné donc la prison civile de Labé, deux semaines seulement après l’avoir quittée.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : 35 jeunes à l’école de la sensibilisation contre la violence

15 janvier 2019 à 19 07 50 01501

Le projet d’implication des jeunes femmes et hommes au processus de paix et de prise de décisions en Afrique de l’Ouest et au Sahel a été officiellement lancé ce mardi, 15 janvier 2018, à la Bluezone de Kaloum. Ce projet de 40 jours démarre par la formation de 35 jeunes (majoritairement des femmes) venues des régions de Conakry, Boké et de Mamou. Ils seront formés sur le modèle de sensibilisation qu’ils doivent mener dans les différents lieux de regroupement des jeunes dans les régions concernées, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce projet est initié par le bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) basé à Dakar. Il sera exécuté par les antennes pays du Réseau Ouest Africain des Jeunes Femmes Leaders (ROAJELF) de la CEDEAO, sous le leadership du Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (CCDG), également basé à Dakar, au Sénégal.

Makalé Soumah

Dans son discours, Makalé Soumah, présidente du ROAJELF/Guinée a rappelé que c’est pour répondre à la demande du Conseil de Sécurité d’évaluer l’apport des jeunes aux processus de paix et au règlement des conflits, que l’UNOWAS a loué les services d’un consultant pour réaliser une étude dans la région. Selon elle, « cette étude a couvert les 17 pays d’Afrique de l’Ouest et le Sahel, conformément au mandat de l’UNOSWAS, qui veut appuyer le développement d’un programme de mentorat des jeunes, qui promeut le dialogue intergénérationnel et le coaching des jeunes femmes et hommes, afin de accroitre leur participation au processus dans la région en général et dans leur pays en particulier. C’est dans cette perspective que l’UNOWAS a entrepris, avec l’appui des associations et structures des jeunes dans chaque pays, une série d’activités afin de non seulement sensibiliser les jeunes et les acteurs aux niveaux local et national, sur le contenu des deux résolutions consacrées aux Jeunes, à la Paix et à la Sécurité ; mais aussi, de permettre une validation nationale de la partie du rapport consacrée à chaque pays, de même que les grands axes nationaux du programme de mentorat à développer et à mettre en œuvre dans les pays ».

Consciente que la jeunesse est un maillon important dans la préservation de la paix, Makalé Soumah a dit que ce projet, qui se déroulera en deux phases, permettra de sensibiliser cette couche sociale sur la non-violence. « Vous l’avez vu dans notre pays, récemment, il y a eu des cas de violences et ces cas de violences étaient perpétrées essentiellement par des jeunes manipulés. Donc, les jeunes doivent prendre conscience de leur statut de leader et essayer de construire le pays. Parce que, quand le pays est construit, c’est pour tout le monde, mais c’est notamment pour les jeunes. Parce que nous sommes l’avenir de demain. Nous devons nous éloigner de tout ce qui est violence, de tout ce qui est perturbation, de tout ce qui est manipulation. Nous devons nous impliquer dans la construction de notre pays, car c’est ce qui peut nous faire gagner », a-t-elle conseillé.

Mouctar Diallo

De son côté, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, a dit que la participation de cette couche sociale à la vie de la cité, au débat public, à la prise de décision, est l’une des priorités de son département. Mouctar Diallo a mis à profit cette cérémonie pour inviter les jeunes à éviter la violence et à apprendre à réclamer pacifiquement leurs droits. « En Guinée, comme vous le savez, plus de 75% de la population a moins de 35 ans. Notre démocratie donc ne saurait, pour être légitime, se construire sans tenir compte de cette donne démographique et sociale. D’ailleurs, si la démocratie est la voie de la majorité, notre démocratie en l’état, doit prendre en considération la voix des jeunes, la voie jeune, ses préoccupations, tout comme ses aspirations, ses espoirs, tout comme ses challenges, ses opportunités d’aujourd’hui, tout comme ses défis de demain. Le monde entier, les grandes instances de décision ont vite compris et entériner cette obligation de l’apport des jeunes dans la gouvernance locale et mondiale, notamment en ce qui concerne l’UNOWAS, l’apport des jeunes au processus de paix et au règlement des conflits ».

Enfin, Mouctar a invité les intervenants dans le champ jeunesse à jouer efficacement leur partition. « Dans un contexte international marqué par l’exacerbation des tensions de tout genre, de recrudescence de la criminalité physique et numérique, et de montée de l’extrémisme, les jeunes ont un rôle crucial à jouer. Ils doivent être sensibilisés et protégés contre l’enrôlement, contre toute forme de manipulation. Eux-mêmes doivent sensibiliser leurs paires jeunes et promouvoir un monde plus sûr », a précisé le ministre de la Jeunesse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : décès du boxeur guinéen Lamine Diallo

15 janvier 2019 à 12 12 33 01331

La mort vient de frapper à nouveau dans le monde sportif guinéen. Le boxeur, Mohamed Lamine Diallo, a péri dans un accident de la circulation survenu dans la nuit du lundi à ce mardi, 15 janvier 2019 à Conakry.

Le boxeur international guinéen des moins de 59 kg était sur une moto lorsqu’il a été fauché par un véhicule en début de soirée du lundi, 14 janvier 2019. Il a rendu l’âme à 3 heures du matin.

Ce décès intervient au lendemain de celui du footballeur Désiré Yaovi, défenseur central du Wakriya AC de Boké et membre de l’équipe du Syli Espoirs. Ce dernier a trouvé aussi la mort dans un accident de la circulation survenu hier lundi matin. Ses obsèques ont lieu ce mardi à Conakry.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Labé : le sous-préfet de Sanoun menace d’éliminer la classe de 10ème pour fait de grève

14 janvier 2019 à 20 08 22 01221
Faya Mara, sous-préfet de Sanoun

Alors que l’on se félicite de la reprise des cours, au lendemain de la signature du protocole entre le gouvernement et le SLECG, le sous-préfet de Sanoun, dans la préfecture de Labé, veut ramer à contre-courant. Faya Mara menace tout simplement de fermer la seule classe de 10ème année de la localité, à cause du soutien des élèves à la grève de leurs professeurs, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les cours ont été interrompus au collège de la commune rurale de Sanoun ce lundi, 14 janvier 2019, par le sous-préfet. Faya Mara accuse les élèves de la classe de 10ème année d’avoir accompagné les enseignants grévistes dans leur manifestation. Ainsi, il ne veut ni plus ni moins que la fermeture de la classe de 10ème année

Siradiou Diallo

Selon Siradiou Diallo, professeur de Mathématiques au collège de Sanoun, « j’étais en situation de classe, lorsque le sous-préfet, accompagné du principal du collège, est venu s’adresser aux élèves. Il leur a dit que, comme ils n’ont pas voulu suivre les cours pendant la grève des enseignants, il va fermer cette classe de 10ème. Il a dit qu’il va mettre un cadenas sur la porte, que les élèves n’ont qu’à aller ailleurs pour poursuivre leurs études. Le principal n’a rien trouvé à redire. C’est surprenant qu’une autorité administrative s’ingère dans les affaires éducatives en lieu et place de la DPE ou de L’IRE. D’ailleurs, je dirais que le sous- préfet agit en complicité avec le principal du collège. Car, pendant la période de grève, c’est le principal lui même qui a pris les dossiers des dix premiers élèves admis pour la 10ème pour d’autres écoles ».

Interrogé sur la question, le sous-préfet se défend en ces termes : « j’ai pensé à cette mesure parce qu’ils ne veulent pas étudier. Malgré les multiples sensibilisations que nous avons menées pendant cette grève, pour que les cours se déroulent normalement, ces élèves de la 10ème, en complicité avec leurs patents, ont refusé sciemment de répondre à notre appel. Aujourd’hui, malgré la suspension de la grève des enseignants, ils ne sont pas plus de 10 élèves sur un total de plus de trente. C’est pour quoi j’ai émis cette idée de fermer cette classe pour la faire remplacer par une deuxième classe de 7ème année. Celle qui existe est déjà pléthorique. Ça nous permettra donc de la décongestionner. Pour le moment, la classe n’est pas fermée, je vais informer ma hiérarchie avant d’agir. Car, laissez-moi vous dire qu’avec cette de 10ème, on risque de n’avoir aucun admis au BEPC », pense Faya Mara.

Pour le moment, il n’y a aucune réaction des autorités en charge de l’éducation au niveau préfectoral et régional.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Balla Diarra, proviseur du lycée Senghor : « mon école n’a pas été affectée par la grève du SLECG »

14 janvier 2019 à 17 05 18 01181

Les cours ont repris dans les écoles guinéennes après la suspension de la grève des enseignants, ce lundi, 14 janvier 2019. Au lycée Léopold Sedar Senghor, ex lycée Yimbaya, les responsables de l’école minimisent l’impact de la grève sur le déroulement des cours. D’ailleurs, ce sont les évaluations qui ont été entamées au compte du premier trimestre, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après la suspension de la grève du SLECG suite à la signature d’un protocole d’accord avec le gouvernement, les enseignants grévistes étaient attendus ce lundi pour la reprise des cours. Au lycée Senghor de Yimbaya, le proviseur Balla Diarra affirme que son école n’a pas été affectée par la grève du SLECG. C’est pourquoi, il ne parle pas d’une reprise des cours.

Balla Diarra

« Au lycée Senghor, depuis le 03 octobre, les cours se passent normalement et il n’y a jamais eu d’interruption. L’ensemble du personnel chargé du cours, nous avons 52, et parmi ces 52, il n’y a que 4 professeurs qui ont été réellement en grève. Les 48 titulaires venaient. Les quatre qui ne venaient pas ont eu leurs charges assumées par de jeunes contractuels. Parce que, les jeunes contractuels que nous avons reçus, contrairement à ce qui se dit ailleurs, ont fait leurs preuves. Ils maitrisent leurs disciplines, ils maitrisent la pédagogie. Donc, il n’y a jamais eu d’interruption au lycée Senghor depuis le 03 octobre », soutient-il.

Selon le proviseur, le calendrier scolaire a été respecté dans son établissement. « C’est pourquoi nous sommes en composition du premier semestre. Sur toute l’étendue du territoire national, toutes les écoles qui ont connu un rythme normal du processus scolaire sont en composition aujourd’hui. Parce qu’il est dit que les compositions du premier semestre commencent le 14 janvier pour finir le 26 et nous sommes dans cette optique. Puisqu’on a fait trois mois de cours pleins, c’est le moment des évaluations à mi-parcours, pour savoir quels sont les enfants qui ont bien assimilé le programme… »

Tidiane Bangoura

Tidiane Bangoura, professeur de Mathématiques au lycée Senghor faisait partie des 4 professeurs qui ont suivi le mot d’ordre de grève du SLECG. Interrogé par notre reporter, il promet de rattraper les cours perdus. « Il y a un contractuel qui me remplaçait. Donc, je suis venu et j’ai pris directement pris le relais. Il y a quand même un certain retard. Mais, je me suis entretenu avec les élèves. Je vais les programmer pour rattraper le temps perdu. Je vais d’abord demander l’avis des élèves, si je trouve que les cours qui ont été donnés sont bien reçus, là il n’y a pas de problèmes. Mais, si les cours ne sont pas bien compris, là je suis obligé de reprendre. Tout se passe normalement entre la direction et moi », a-t-il fait savoir.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Guinée : les ambassadeurs soutiennent un 3ème mandat pour Alpha Condé

10 janvier 2019 à 8 08 58 01581

« À quoi ça sert une alternance si tout va bien ? C’est la culture de ‘’c’est notre tour’’, c’est forcément notre tour, qui crée des problèmes… Rien n’est statique… Même dans la Bible, il y a eu l’ancien testament et ensuite le nouveau testament », a dit le doyen et porte parole des ambassadeurs accrédités en Guinée.

Hier, mercredi 09 janvier 2018, à l’occasion de la cérémonie officielle de présentation des vœux pour la nouvelle année au chef de l’Etat, les corps diplomatiques et consulaires accrédités en Guinée ont affirmé leur soutien au président Alpha Condé. N’étant ni en guerre contre qui que ce soit, ni confronté à une quelconque compétition, le chef de l’Etat actuel de la Guinée n’a visiblement besoin de soutien que pour ses velléités de rester au pouvoir après son deuxième et dernier mandat constitutionnel, en 2020.

« C’est à la constitution de s’adapter aux réalités », a annoncé le porte-parole des ambassadeurs, qui éclaire ainsi leur position « ne sont pas aux réalités de s’adapter à la constitution ». Si on comprend bien cette sortie des diplomates, notre Loi suprême qu’on appelle la Constitution devrait être changée pour être conforme à la volonté du « tout puissant Alpha Condé » avec la bénédiction des représentants des institutions internationales et des pays étrangers…

« On ne change pas un cheval au milieu de la rivière », enseigne Alexandre Bregadzé, l’ambassadeur de Russie en Guinée, qui parlait au nom de ses collègues américain, français, anglais, allemand, belge, japonais… Et, pour le moment, aucun autre diplomate n’a publié un communiqué pour se désolidariser de cette déclaration de soutien à « une adaptation » de la Constitution guinéenne aux réalités (qui est la volonté du président de rester au pouvoir contre la volonté des Guinéens)…

Alpha Condé et le 3ème mandat

Si le président guinéen n’a toujours pas officiellement annoncé sa volonté de rester au pouvoir après son dernier mandat constitutionnel, il a tout de même laissé apparaître plusieurs signes allant dans ce sens. Tout d’abord, la question lui a été posée à plusieurs reprises par des journalistes et Alpha Condé a toujours la même réponse : le peuple décidera le moment venu, alors que la constitution (du peuple) l’en interdit !

Par ailleurs, chaque fois qu’un cadre de l’Etat ou de son parti est en mauvaise posture, la tactique pour se relancer est devenue commune : il suffit de lancer des flèches aux opposants et produire des arguments qui plaident pour une présidence à vie ! Si l’auteur ne bénéficie pas d’un décret le lendemain, il aura sa place dans la galaxie présidentielle et éventuellement dans l’hélico du président à la prochaine tournée de « sensibilisation » des populations à la base.

Par contre, personne de ceux qui jouissent d’une parcelle de pouvoir ou qui souhaitent acquérir un marché public, n’ose s’afficher contre cet éventuel- et visiblement inéluctable- troisième mandat. Aujourd’hui, qu’on puisse ajouter que même les ambassadeurs cautionnent cet élan et affirment leur soutien en des termes peu diplomatiques (clairement accessibles au guinéen lambda), rien ne semble empêcher l’ancien opposant historique de dévoiler son agenda. Surtout qu’avec l’installation des PA dans certains quartiers de la capitale (avec là aussi le soutien clairement affirmé des ambassadeurs), plus personne ne peut manifester contre le régime.

Bref, désormais, après plus de cent manifestants tués, Alpha Condé fera du guinéen ce qu’il voudra, aucune mouche ne pourra voler ! Les enfants peuvent rester à la maison, les enseignants radiés, les élus empêchés de s’installer, le prix du carburant à la hausse alors que le baril est en chute libre… Personne ne peut rien ! Mais, jusqu’à quand ?

A suivre !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Football: l’Egypte organisera la CAN 2019

8 janvier 2019 à 13 01 01 01011

C’est finalement l’Égypte qui organisera la coupe d’Afrique des champions (du 15 juin au 13 juillet 2019), a indiqué la Confédération africaine de football (CAF) ce mardi, 8 janvier 2019, à Dakar. Comme on le sait, l’Egypte était en course avec l’Afrique du sud, après le retrait du Cameroun,en raison des retards dans les travaux de préparation.

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Ligue 2 : le Loubha FC de Télimélé domine l’Athlético de Coléah

7 janvier 2019 à 10 10 59 01591

Au compte de la 3ème journée du championnat de la Ligue Guinéenne de Football Professionnel (ligue 2), le Loubha FC de Télimélé a battu l’Athlético de Coléah hier, dimanche 06 janvier 2019. Une victoire qui permet à l’équipe de Télimélé d’engranger les 3 points de la victoire et de totaliser cinq points dans sa gibecière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Avant ce match, le club de Télimélé ne comptait que deux points, obtenus lors de ses deux sorties contre le Manden FC de Siguiri et le Milo FC de Kankan. Des matches qui s’étaient soldés par le même score nul et vierge (0 à 0).

Pour cette 3ème journée, le Loubha FC s’est imposé sans difficultés sur le score de 3 buts à 1. Avec cette victoire, les poulains de l’entraîneur, Mohamed Barry, se positionnent bien dans le championnat avec 5 points.

Une situation qui satisfait Mohamed Barry, le président du club de Loubha FC Télimélé. « Avec cette large victoire, j’ai un sentiment de satisfaction dans la mesure où le Loubha FC a fait un très bon match. Il faut reconnaitre que l’Athlético de Coléah est un club qui vient d’être relégué, il a longtemps duré en ligue 1, donc il a une expérience non négligeable. Mais malgré tout ça là, l’équipe de Loubha était sur place, motivée et elle a arraché les trois (3) points ».

Par ailleurs, cette victoire donne de l’appétit au Loubha FC qui commence déjà à rêver à la Ligue 1. « La suite du championnat, nous allons jouer contre Étoile de Guinée, le mercredi 09 janvier à domicile. Les joueurs sont motivés par ce qu’ils sont mis dans toutes les conditions. L’objectif cette année, c’est la montée en ligue 1. Nous avons acheté de bons joueurs et surtout à domicile nous avons un public qui a envie d’aller de l’avant. Nous voulons vraiment que les équipes défilent à Télimélé », a laissé entendre Mohamed Barry.

Abdourahmane Condé

De son coté, Abdourahmane Condé, entraîneur principal de l’Athlético de Coléah, dénonce les facteurs qui ont favorisé la défaite de son équipe. « J’ai un sentiment de déception. Le Loubha FC nous a battu par un score de trois buts à un. Le premier facteur de notre défaite est que nous sommes chez un adversaire qui a une pelouse impraticable. Cela a beaucoup joué sur nous. Aussi, quand on est en déplacement, les matchs ne sont pas supervisés par les délégués responsables du football, les arbitres font du n’importe quoi. Certains joueurs, c’est leur premier match depuis le début du championnat. Je pense que c’est eu égard à tout ça là que nous avons été battus. C’est un championnat, nous sommes à la troisième journée, rien n’est joué d’abord. Je reconnais que mon adversaire est de taille. C’est un groupe très jeune, malgré qu’ils ne soient pas fort techniquement, mais ils tiennent physiquement. Ils doivent travailler dans l’aspect technique », martèle le coach de l’Athlético de Coléah.

Idrissa Baldé

Le chargé de communication de Loubha FC, Idrissa Baldé, remercie la population de Télimélé, sortie massivement pour supporter les poulains de Mohamed Barry.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Yomou : rien ne va plus entre le préfet et le maire de la commune rurale de Pela

5 janvier 2019 à 19 07 20 01201
Pépé Pela Haba, maire de Pela

Le torchon brûle entre les autorités administratives de Yomou et le maire de la commune rurale de Pela, située à 22 kilomètres du chef-lieu de la préfecture. Selon nos informations, les autorités administratives de Yomou auraient menacé de priver le maire des avantages accordé à sa commune s’il ne rejoint pas la mouvance présidentielle, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la région forestière.

Élu sous la bannière de l’UDRP (Union Démocratique pour le Renouveau de la Patrie), Pépé Pela Haba, a exprimé son inquiétude face à la situation qui l’oppose aux autorités administratives de Yomou.

Selon monsieur Haba, « bien avant les élections communales, on s’est dit que nous ne sommes pas contre le pouvoir, mais contre les responsables à la base, ici dans la préfecture de Yomou. Surtout que le pouvoir en place a beaucoup d’estime pour ma commune. Pour preuve, les élections présidentielles de 2015, la campagne a été lancée à Pela, mais le pouvoir a échoué. En 2013, lors des législatives, ça a été les mêmes choses. Ils ont lancé la campagne où même les ministres du gouvernement ont fait le déplacement à Pela. Mais, ça n’a pas marché, par ce que les gens prennent le parti comme un problème de famille. Et la sous-préfecture ne bénéficie absolument pas de quelque chose. Donc, nous avons dit que notre liste était indépendante et c’est à la veille que nous avons reçu une délégation de L’UDRP, dont nous sommes partis sous la couverture. Depuis là, nous sommes à couteau tiré avec eux. Les initiatives de développement que nous avons, les autorités sont contre ça. On a dit aux gens de ne plus envoyer vos problèmes civils et non pénal à la police ou à la gendarmerie, car 90% des dossiers qui se trouvent à la justice viennent de Pela et sur ça, j’ai mis des commissions de gestion de conflits qui veillent sur ça. Donc, quand cette commission passe pour sensibiliser la population, les autorités se lèvent contre nous. Qu’elles nous disent si on ne se rallie pas au RPG, on ne doit pas avoir les mêmes avantages que les autres ».

Ces accusations sont balayées d’un revers de main par le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Yomou. D’ailleurs, Elhadj Sory Camara accuse plutôt le maire de Pela de s’opposer à la poursuite des malfaiteurs par la justice dans sa commune. « Ça, c’est très grave, mais n’est pas vrai. Il n’est pas le seul puisqu’il y a le maire de Diecké qui est dans l’opposition. Demandez si j’ai menacé quelqu’un là-bas. Moi, je suis un vieux dans la boite, je ne menace personne de son appartenance politique. Le problème qui est entre lui et moi, il s’oppose à ce que la justice convoque les gens. Il y a eu cas de mort à Pela. Il dit que c’est lui qui doit traiter ça. Je lui ai dit non, de ne pas se mêler d’un cas de meurtre. Je lui ai rappelé qu’il a un domaine bien précis. Le juge m’a interpellé sur ça, en le disant qu’à chaque fois qu’il convoque quelqu’un, le maire refuse, en disant aux gens de ne pas aller sans lui. Est-ce que c’est normal ça ? »

Malgré cette mésentente, le maire de Pela se dit ouvert au dialogue. « Je demande aux autorités de revenir sur la table des négociations et de respecter les 14 compétences du code des collectivités locales révisé. Je tends une main franche et je les dis que je ne suis pas un ennemi. Je suis là pour eux, car aucun maire ne peut aller sans l’administration. Mais, il faudrait qu’il sache que, ce que nous sommes en train d’initier, c’est pour que l’administration soit félicitée. Et, quand il prend comme mal, ils n’ont qu’à m’appeler pour qu’ensemble, qu’on trouve une solution ».

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : 224 620 16 681 6/666 89 08 77

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Fin du mandat des députés : voici les possibilités qu’offre la loi, selon Dr Bérété

5 janvier 2019 à 13 01 16 01161

Dans une semaine (à compter de ce samedi, 05 janvier 2019), le mandat de l’actuelle Assemblée nationale guinéenne va expirer. Le sujet suscite des débats à travers le pays, car rien n’est encore fait pour l’organisation de nouvelles élections législatives. Aujourd’hui, beaucoup de Guinéens s’interrogent sur ce qui se passera après la fin de cette législature. Et, pour en parler justement, un journaliste de Guineematin.com a rencontré Dr. Mohamed Bérété, juriste et secrétaire général de l’Assemblée nationale.

C’est le 12 janvier 2019 précisément que le mandat de la législature en cours va expirer. Et il n’y a aucun doute que de nouvelles élections législatives ne seront pas organisées d’ici-là pour élire de nouveaux députés. Alors, que dit la loi en la matière et à quoi peut-on s’attendre ?

Dr Mohamed Bérété

Face à ces questions, Dr Mohamed Bérété, juriste et secrétaire général de l’Assemblée nationale, commence par rappeler que normalement, « à l’approche de la fin du mandat des députés, des dispositions matérielles et techniques doivent être prises pour organiser les élections dans le délai. Puisque cinq ans, c’est cinq ans ».

Seulement, ajoute le juriste, dans la vie des nations, « il n’est pas aisé de créer des situations de nature à provoquer la rupture institutionnelle de la part d’un pouvoir public comme l’Assemblée nationale. Une institution qui représente un maillon important dans le fonctionnement de l’Etat ».

Dr. Bérété explique qu’une telle rupture est très désagréable dans le fonctionnement institutionnel de l’Etat. Et comme les élections ne sont pas organisées à temps, le Code électoral et le règlement intérieur du Parlement prévoient que l’Assemblée nationale en activité « cesse de fonctionner qu’à l’installation d’une nouvelle Assemblée nationale », souligne Dr Bérété.

Selon le Secrétaire Général de l’Assemblée nationale, pour éviter donc un vide institutionnel, deux possibilités se présentent au pays. « A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. La première possibilité selon les principes généraux du droit, c’est de donner le pouvoir de légiférer au président de la République puisqu’il a la même légitimité que l’Assemblée nationale… et, c’est l’Assemblée qui va voter cette loi avant de partir, en précisant les domaines dans lesquels ce mandat est applicable. La deuxième possibilité, que nous recommandons fortement d’ailleurs, est de proroger le mandat de l’Assemblée nationale… ».

Pour mettre en application cette seconde possibilité, il faudra que la Cour Constitutionnelle, après sa saisine par le chef de l’Etat, prenne un arrêt autorisant l’Assemblée nationale de continuer à fonctionner jusqu’à l’élection et l’installation de nouveaux députés…

Au moment où les Guinéens attendent toujours l’élections des exécutifs communaux, l’installation des conseillers communaux, de quartiers et de districts, il est évident qu’en prorogeant le mandat des députés, on ouvrirait également une jurisprudence qui s’appliquerait à la présidence de la République, si la mise en place des conditions de cette autre élection arrivait à retarder…   

A suivre !

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Signature de la convention de partenariat entre l’AGUIPE et la BSTP

3 janvier 2019 à 9 09 26 01261
Ibrahima Abe Diallo (DG de la BSTP) et Sékouba Mara (DG de l’AGUIPE)

Conakry, le 02 janvier 2019 – Dans le cadre de l’organisation de la 1 ère édition du Salon des entrepreneurs de Guinée (SADEN), l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi a procédé ce jour, à la signature d’une convention et de partenariat avec la Bourse de sous-traitance et de partenariat. Cette cérémonie de signature marquée par la présence de Sékouba Mara et Ibrahima Abe Diallo respectivement Directeur Général de l’AGUIPE et son homologue de la BSTP, va permettre de définir les conditions et modalités de la collaboration entre les deux partenaires pour une durée d’une année renouvelable.

La Bourse de sous-traitance et de partenariat est une structure créée par le Gouvernement sous le leadership du Président de la République Alpha Condé pour faire la promotion du contenu local. Bénéficiant de l’appui de la société financière internationale, elle contribue à faciliter les opportunités pour les entrepreneurs et les petites et moyennes entreprises locales, en s’attelant au renforcement des capacités des compétences des PME mais aussi apporter des pistes de solutions à l’accès au financement à la création des partenariats.

Ainsi la Bourse de sous-traitance et de partenariat s’engage à offrir à 10 entreprises participantes au « Prix SADEN du meilleur entrepreneur de l’année », 6 mois d’accès gratuit dans la base de données de la BSTP. Intégrer les 7 meilleures entreprises participantes aux « Prix SADEN du meilleur entrepreneur de l’année », dans des programmes de renforcement de capacités de la Bourse de sous-traitance et de partenariat. Inclure des présentations des lauréats dans les supports de communication destinés aux acheteurs et exécuté ses obligations de foi et prévenir le SADEN de tous événements pouvant acheter la manifestation.

Ibrahima Abe Diallo (DG de la BSTP) et Sékouba Mara (DG de l’AGUIPE)

Pour le Directeur Général de l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi, la signature de cette convention de partenariat va permettre de faciliter le domaine de l’entrepreneuriat en Guinée, tout comme à la création et à la réglementation de certaines lois dans le domaine. Pour ce faire, le SADEN bénéficie d’un accompagnement de la chambre de Commerce Internationale dans le cadre du projet « intégra » financé par l’Union Européenne précise Sékouba Mara.

Pour sa part, le Directeur de la Bourse de sous-traitance et de partenariat a mentionné que sa direction va mettre en avant le secteur privé pour qu’il bénéficie des opportunités d’affaires. La Guinée enregistre d’importants investissements mais les impacts au niveau local tardent à se faire ressentir. Selon, Ibrahima Abe Diallo à travers la Bourse de sous-traitance et de partenariat et à travers cette convention signée avec l’AGUIPE, il sera permis aux entrepreneurs d’accéder aux opportunités d’affaires, de se renforcer en compétences pour qu’ils soient plus compétitifs et également accroître leurs impacts sur l’économie.

Il faut préciser que le premier salon des entrepreneurs de Guinée « SADEN » se déroulera les 12, 13 et 14 mars 2019, dans les secteurs des mines, de l’agriculture, des NTIC, la culture et du tourisme.

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Grève : le SLEGC de Kindia demande aux enseignants de ne pas reprendre les cours

2 janvier 2019 à 14 02 04 01041

Le bureau préfectoral du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) de Kindia, demande à ses membres de redoubler d’ardeur dans la grève entamée depuis trois mois. A l’occasion d’une assemblée générale tenue le lundi, 31 décembre 2018, les responsables locaux du SLECG ont invité les enseignants à ne pas reprendre les cours, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Une bonne centaine d’enseignants ont pris part à cette assemblée générale. La démarche visait à écouter le compte-rendu de leurs délégués qui ont pris part, deux jours plus tôt, à l’assemblée extraordinaire tenue à Conakry.

Safayiou Baldé

Selon Safayiou Baldé, secrétaire général adjoint de SLECG de Kindia, « des hommes et femmes déterminés sont venus répondre présent à la convocation. C’était pour le compte-rendu de l’assemblée générale de tous les secrétaires généraux de 30 préfectures et des 5 communes de Conakry. C’est pour leur dire que la grève continue sur toute l’étendue du territoire. Il n’y aura pas un seul cours le 03 janvier 2019. Que cela soit au public et au privé. Nous demandons aux parents d’élèves de garder leurs enfants à la maison. Aucun enseignants ne sera dans une école ».

Par ailleurs, le secrétaire général adjoint du SLECG de Kindia demande aux parents d’élèves de les accompagner dans le combat pour l’amélioration des conditions de vie des enseignants. « Notre force, ce sont les parents d’élèves, les élèves et les enseignants. Les enseignants traîtres, on a déjà fait trois mois de grève. Nous leur demandons de rester dans les rangs. Parce que nous sommes au bout du tunnel. Si tous ceux-ci nous prêtent main forte, c’est dans deux ou trois jours, nous serons autour de la table et on trouvera un protocole d’accord », pense-t-il.

Le responsable du SLECG en a profité pour dénoncer les agissements du Syndicat National de l’Education (SNE) qui veut se faire inviter autour de la table du dialogue. « Il faut rappeler qu’il y a eu une structure qui n’a pas de répondant, qui voulait juste se faire voir et se faire entendre. Puis qu’ils ont constaté que le mot d’ordre lancé par général Aboubacar Soumah a été suivi…. eux aussi, ils voulaient faire comprendre qu’ils existent, mais dans le vide. Le combat continue jusqu’à la satisfaction de nos revendications », a martelé Safayiou Baldé.

En outre, notre interlocuteur s’est adressé aux parents d’élèves qui envoient leurs enfants dans les écoles privées. « C’est vrai qu’ils payent pour la formation de leurs enfants. Mais, qu’ils sachent qu’on n’organisera pas un examen pour les écoles privées si le public ne fonctionne pas », a rappelé le secrétaire général adjoint du SLECG.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Siguiri : plus de 1000 accidents de la circulation enregistrés en 2018

1 janvier 2019 à 13 01 57 01571

Notre pays a connu, courant 2018, de nombreux accidents de la circulation qui ont coûté la vie à des milliers de personnes avec des dégâts matériels importants. Pour la préfecture de Siguiri, la route a fait plus de mille morts au compte de l’année qui s’est achevée hier, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon le commissariat spécial de la sécurité routière de Siguiri, ce sont mille quatre vingts (1 080) accidents de la route, dont 96 décès, qui ont été enregistrés dans la préfecture au compte de 2018. C’est le commandant Jean Marie Doumbouya, commissaire spécial de la sécurité routière de Siguiri qui a donné ces statistiques à travers une rencontre avec les médias locaux.

Commandant Jean Marie Doumbouya

Pour le commandant Doumbouya, « Siguiri est une des préfectures du pays qui enregistre les plus grands nombres d’accident de circulation. Au cours de l’année 2018, nous avons enregistré 1080 cas d’accident de circulation, dont 96 cas mortels. Ces accidents ont fait 280 blessés graves, 120 dégâts matériels, 30 véhicules et 87 motos. Des blessés légers ont été également enregistrés ».

En ce qui concerne les causes de ces drames, le commandant Jean Marie Doumbouya dit que « les accidents sont dû à l’excès de vitesse et à l’état d’ivresse des conducteurs. C’est pourquoi, nous avons pris des dispositions pour limiter les accidents ».

Il est tout de même à craindre que ce chiffe connaisse une hausse d’autant plus que la célébration de la fête du 31 décembre est parfois émaillée d’accidents souvent mortels.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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31 décembre à Kindia : la sécurité routière déjà prête pour éviter tout débordement

31 décembre 2018 à 19 07 21 122112

Le commissariat spécial de la sécurité routière de Kindia est à pied d’œuvre pour que la célébration de la fête du 31 décembre 2018 se passe dans les meilleures conditions. Pour y arriver, des dispositions pratiques ont été mises en œuvre pour parer à toute éventualité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les fêtes de fin d’année riment souvent avec des accidents de la circulation et autres abus de certains citoyens. A Kindia, le commissariat spécial de la sécurité routière se dit prêt en vue de sécuriser les personnes et leurs biens.

Commandant Mamadou Lamarana Bah

Selon le commandant Mamadou Lamarana Bah, commissaire adjoint de la sécurité routière, des dispositions sont déjà prises par son service pour que tout se passe normalement. « Nous avons pris des dispositions pour la sécurité des personnes et de leur biens. C’est-à-dire qu’on a planifié les agents au niveau des différents carrefours. C’est une manière d’empêcher les excès de vitesse, pour éviter qu’il y ait des accidents ».

Pour arriver à zéro accident ce 31 décembre 2018, le commandant Mamadou Lamarana Bah invite les citoyens à faire preuve de discipline et de courtoisie. « Tout ce que nous demandons aux usagers, c’est de respecter nos policiers et surtout les cordons et barrières de la police. Nous demandons aux gens d’accepter de se soumettre et de diminuer la vitesse pour qu’il n’y ait pas d’accidents. Il ne faut pas qu’on abuse des boissons pour créer des problèmes, faire des blessés et des morts pour une seule nuit. Donc, je demanderai paisiblement aux usagers de la route de respecter la sécurité. Nous sommes sur la route pour leur propre sécurité. Nous n’empêchons personne de circuler. Mais, il faut qu’on respecte la loi. Parce que c’est la loi qui peut nous encadrer, nous protéger pour éviter des morts ».

En outre, le commissaire adjoint de la sécurité routière de Kindia, a réaffirmé que « nous sommes engagés pour la nuit d’aujourd’hui pour avoir zéro accident. Mes officiers, toute la police de Kindia, en commun accord avec le commissariat central de police et de sûreté de Kindia, nous allons tous nous mobiliser pour sécuriser la population et leurs biens. Toute la zone de ma compétence sera sécurisée. Il y aura des agents planifiés dans tous les carrefours que vous connaissez de 19 h jusqu’au matin. Nous voulons que Kindia enregistre zéro accident », a souhaité l’officier de la sécurité routière.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Clôture de la session budgétaire : le discours du président de l’Assemblée nationale

31 décembre 2018 à 18 06 03 120312

Comme indiqué dans les précédentes dépêches de Guineematin.com, la deuxième et dernière session ordinaire de l’Assemblée nationale, dite session budgétaire, a été clôturée ce lundi, 31 décembre 2018, au palais du peuple, siège du parlement guinéen.

Ci-dessous, nous vous proposons l’intégralité du discours du président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, qui boucle ainsi la dernière cérémonie de sa présidence pour cette législature, à moins qu’il y ait une session extraordinaire ou que le calendrier électoral ne soit pas respecté… 

Honorables Députés, chers collègues,

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Monsieur le Ministre Conseiller de Son Excellence Monsieur le Président de la République, chargé des Relations avec les Institutions Constitutionnelles ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Constitutionnelles ;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Corps Diplomatique et Consulaire ;

Mesdames et Messieurs les  Représentants des Institutions Internationales ;

Révérends Représentants des Confessions Religieuses ;

Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;

Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale, Directeur de la Justice Militaire ;

Monsieur le Directeur Général des Douanes ;

Messieurs les Chefs d’Etat-major des Armées de Terre, Mer et Air ;

Monsieur le Gouverneur de la Ville de Conakry ;

Mesdames et Messieurs les Représentants du Secteur Privé et des Organisations de la Société Civile ;

Mesdames et Messieurs les agents de l’Administration Parlementaire ;

Honorables Députés ;

Distingués Invités ;

Mesdames et Messieurs,

Au terme de près de trois mois de travaux en commissions, en inter-commissions et en plénières, la Session Budgétaire ouverte le 05 octobre 2018 prend fin aujourd’hui.

Je saisis cette occasion pour vous remercier, chers collègues, et remercier, en votre nom et en mon nom personnel, toutes les personnalités qui ont bien voulu accepter de venir répondre aujourd’hui à notre invitation pour rehausser de leur présence la présente cérémonie de clôture.

Je remercie particulièrement l’ensemble de nos Partenaires Techniques et Financiers (PTF) que sont : le PNUD, l’Union Européenne, la Coopération Française, l’USAID, l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, OSIWA, NDI.

Permettez aussi, chers collègues, que je remercie l’ensemble des agents de l’Administration Parlementaire qui, pendant la durée du quinquennat, nous ont accompagnés loyalement, pour la majorité d’entre eux.

Permettez également, que je félicite les membres du Gouvernement qui n’ont ménagé  aucun effort pour participer, à tous les niveaux, aux travaux de cette session avec l’ensemble des services compétents de leurs départements et Institutions concernés.

Enfin, mon message d’aujourd’hui est consacré au budget, à la politique budgétaire et monétaire à mettre en œuvre en 2019. Il sera complété par le bilan du quinquennat suivi de quelques observations de ma part.

Honorables Députés,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

S’agissant du budget de l’exercice 2019, son élaboration par l’Etat Guinéen, a été influencée par un certain  nombre de préoccupations parmi lesquelles on peut déjà citer à ce stade :

  1. le respect des engagements pris par l’Etat, au titre du programme d’ajustement économique et financier qui lie le pays aux partenaires techniques et financiers (PTF) dans le but de préserver les équilibres que le Gouvernement s’est engagé à respecter ;
  • la réduction, pour certains services publics, des crédits au titre des dépenses destinées aux achats des biens et services, ou le gel de ces crédits au niveau qu’ils avaient atteint en 2018, et affecter les économies ainsi réalisées aux dépenses destinées à caractère économique, sécuritaire et social, ce qui, bien entendu, correspond à réduire le train de vie de l’Etat au profit des dépenses d’investissements créatrices de richesse et de celles à caractère social et sécuritaire.

Comme autres préoccupations ayant influencé l’élaboration du budget, il s’agit :

  1. de privilégier, dans l’allocation des ressources propres de l’Etat destinées au financement intérieur, les études de faisabilité des projets à soumettre aux bailleurs de fonds ;
  2. d’accélérer les travaux d’aménagement du projet du barrage hydroélectrique de SOUAPITI et le financement des autres projets prioritaires avec la chine ;
  3. de prendre en compte les recommandations issues du débat d’orientation budgétaire au nombre desquelles il y a, notamment la réduction de la dette intérieure et une politique fiscale accommodante en faveur du secteur privé pour relancer ses activités ;
  4. de mettre en place un budget d’affectation spéciale pour le financement des projets et des programmes des collectivités locales.

De son côté,le Gouverneur de la Banque Centrale envisage de veiller à une cohérence stricte entre la politique monétaire que cette institution va mettre en œuvre en 2019 et la politique budgétaire envisagée par le Gouvernement au cours de la même période. Aussi, poursuivra-t-elle la mise en œuvre d’une politique monétaire prudente susceptible de permettre la maîtrise de l’inflation, la stabilité du taux de change et la gestion rigoureuse des réserves  de change pour continuer à les renforcer en vue d’en maintenir le niveau à trois mois d’importations.

Cela étant dit, le budget pour l’exercice 2019 que nous venons d’adopter s’équilibre, en recettes et en dépenses à la somme de 22.313.378.217.000 Francs Guinéens contre 19.190.550.000.000 pour le budget de l’exercice 2018 soit une augmentation de ces dépenses de 16,27% liée essentiellement à l’augmentation des dépenses d’investissements.

Honorables Députés,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

La préparation de ce budget par les Ministres et le Gouverneur de la Banque Centrale ayant dans leurs attributions les affaires économiques et monétaires s’est également appuyée sur un certain nombre d’objectifs tels qu’énumérés dans le Rapport final du Projet de Loi de Finances initiale 2019 que nous avons adopté le mercredi 26 courant, à savoir, entre autres :

  1. le maintien du taux d’inflation à 8%,
  2. le maintien du niveau des réserves de change à 3 mois d’importations,
  3. la maîtrise du taux de change du Franc Guinéen par rapport au dollar afin qu’il ne dépasse pas 9.250 Francs Guinéens pour 1 dollar tout au long  de l’année 2019,
  4. le maintien d’un niveau d’endettement  qui ne dépasse pas 45%du PIB,
  5. limiter le déficit du budget au cours de cette période à 2,4% du PIB,
  6. atteindre un taux de croissance du PIB de 5,9% contre 5,8% en 2018,
  7. limiter le taux de pression fiscale à 13,7% du PIB contre 13,3% en 2018 etc.

C’est sur cette base que le montant des recettes et des dépenses telles que déclinées dans le rapport final ont été évaluées,conformément à la lettre d’orientation et de cadrage macroéconomique de Monsieur le Premier Ministre.

On constate que, par rapport à la LFR, l’augmentation des recettes pour la LFI 2019 est essentiellement due aux impôts  sur le commerce extérieur, aux impôts sur les transactions internationales, sur le revenu, sur les bénéfices et les gains en capital, ainsi qu’aux impôts sur les biens et services.

On a aussi assisté à un accroissement des dons, des legs et, des fonds de concours.

Pour la part qui la concerne, l’augmentation des dépenses de la LFI, par rapport à leur niveau pour la LFR, est imputable à la forte hausse des dépenses d’investissement (30,27%) et celle, légère, des dépenses courantes (3,95%).

Il ressort, à l’analyse du budget pour l’exercice à venir, que le budget de 2019 est très différent de ceux des exercices passés soumis à notre examen depuis 2014.

Il est différent parce qu’il donne la priorité aux dépenses sociales génératrices de revenus, aux dépenses de sécurité,  ainsi qu’aux dépenses d’investissements parce que la réduction du train de vie de l’Etat a permis de procéder à une réallocation plus rationnelle des ressources rares du pays ; enfin, parce que si tous les compatriotes acceptent de mettre le pays au-dessus de leurs intérêts égoïstes, on peut, avec ce budget, espérer une relance solide de notre économie.

C’est donc un bon budget et nous félicitons le Gouvernement pour cela, avant de passer aux résultats de cette législature.

Honorables Députés,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

C’est le 13 janvier que la présente législature a été officiellement installée avec 113 Députés dont 59 de la Mouvance présidentielle, 54 de l’opposition, tous issus de 15 partis politiques.

C’est donc dire, et nul ne peut le contester, que les élections législatives de l’année 2013 ont été totalement transparentes, bien plus transparentes que toutes celles qui les ont précédées sous la Deuxième République.

Il en est, évidemment, résulté une Assemblée avec une forte opposition disposant d’une minorité de blocage.

Mais, malgré tout, son fonctionnement normal n’a jamais été bloqué parce que Mouvance et Opposition ont toujours fini, à force de dialoguer, par se comprendre et décider ensemble dans l’intérêt supérieur du pays.

Cela a toujours permis, chaque fois qu’il le fallait,d’obtenir la majorité des deux tiers (2/3) pour voter toutes les lois qui exigeaient une telle majorité, soit au total six (6) lois organiques. Ils’agit de la loi portant organisation, attributions et fonctionnement de la Cour Suprême, du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, du Code électoral, du code des collectivités locales, de la loi sur la CENI et de la loi portant modification de l’article 44 de la loi organique relative aux lois de Finances du 06 août 2012.

C’est donc dire que l’Assemblée Nationale n’a jamais souffert de blocage, mais qu’elle a, au contraire,  réalisé un véritable exploit en adoptant cinq lois organiques en moins de 05 ans.

Cela étant dit, il convient de rappeler que dès l’entame de cette législature, nous avons été confrontés à d’importants problèmes, tant au plan des moyens, qu’au plan des ressources humaines, des textes servant d’outils au bon fonctionnement administratif de l’Assemblée Nationale, et de la relance de la diplomatie parlementaire.

Pour pouvoir faire face à ces nombreux problèmes, il a fallu adopter une démarche rationnelle sur la base d’un plan stratégique quinquennal servant de boussole à la huitième législature dans ses activités au cours du quinquennat.

C’est dans ce cadre que le Bureau de l’Assemblée Nationale a déployé les efforts pour trouver les solutions adéquates aux problèmes ci-dessus énumérés, à savoir :

  • le problème des moyens  de base ;
  • la construction d’un siège propre à l’Assemblée Nationale ;
  • le problème du personnel ;
  • le renforcement des capacités des Députés pour qu’ils puissent jouer pleinement leurs fonctions de représentation, de législation et de contrôle de l’action gouvernementale, ainsi que celles des assistants des Députés et des agents de l’Administration Parlementaire ;
  • veiller à la cohésion interne et l’unité d’action de l’Assemblée Nationale ;
  • donner, par la qualité de la communication, une bonne image à l’Assemblée Nationale ;
  • veiller au développement institutionnel de l’Assemblée Nationale ;
  • relancer la diplomatie parlementaire.

La situation des moyens de base héritée des législatures passées était tellement préoccupante qu’il a fallu prendre des dispositions urgentes pour procéder aux travaux de rénovation ainsi qu’à l’équipement des bureaux et des salles de réunions. Il a aussi fallu rénover l’hémicycle qui était en état de dégradation avancée ; et toutes les implications financières de ces investissements ont été supportées par les subventions trimestrielles de l’Etat à l’Assemblée Nationale.

Il faut aussi dire que nous nous sommes rendus aussitôt compte que le lieu qui abrite actuellement le siège de l’Assemblée Nationale est inapproprié pour l’image de l’Institution. C’est cette raison qui nous a poussés à entreprendre des démarches auprès du Gouvernement, qui a adhéré à notre idée, de doter l’Institution d’un nouveau siège. Il a alors obtenu de notre partenaire stratégique, la CHINE, qui s’est engagée à financer la réalisation de ce projet qui est maintenant sur le point de démarrer, car les études de faisabilité sont terminées.

S’agissant du personnel, il fallait, après un rapide constat, nécessairement prendre des dispositions urgentes pour l’assainissement du fichier. Aussi, une commission permanente présidée par le 2ème Vice-président a-t-elle été mise en place pour faire ce travail.

Cette commission a fait un travail de fond remarquable. L’état des lieux du personnel a été réalisé ; et, à travers la biométrie, elle a identifié les doublons et les fictifs. Elle s’est aussi efforcée d’identifier les faux diplômes afin de reclasser les agents dans les catégories qu’ils méritent. Le fichier a également été débarrassé des agents morts et des absents permanents.

Très vite, il a aussi fallu envisager le renforcement des capacités des Députés ainsi que des agents de l’Administration Parlementaire.

Sur 113 Députés, seulement neuf ont eu une expérience parlementaire dans les législatures de la 2ème République et dans le CNT. Il fallait donc procéder au renforcement de leurs capacités par leur formation sur place et à l’étranger ;  cela afin de les aider à jouer pleinement et efficacement leurs rôles de représentation, de législation et de contrôle de l’action Gouvernementale et, à l’exception des trois derniers arrivés, tous les Députés ont bénéficié de cette formation.

De leur côté, les agents de l’Administration Parlementaire ont bénéficié des mêmes actions de formation sur place et à l’étranger.

Ainsi qu’il a été dit plus haut, l’unité d’action et la cohésion interne de l’Assemblée Nationale n’a jamais fait défaut, même dans les rares cas de tension et de coup de gueule à l’hémicycle (passez-moi l’expression). L’exemple de l’adoption, chaque fois à l’unanimité de chacune  des six (6) lois organiques en moins de cinq ans est la preuve éloquente de cette belle cohésion qui a régné au sein de l’Institution.

Nous avons aussi eu le souci de veiller à la qualité de la communication de l’Assemblée Nationale pour l’image de l’Institution. C’est pour ce faire que nous avons créé le Réseau des journalistes Parlementaires et une Radio Parlementaire qui, très tôt, a enregistré un taux d’écoute très élevé, même si son rayon de couverture demeure  encore peu étendu.

Aussi, dès que la huitième législature s’est installée elle s’est engagée dans le développement institutionnel de l’Assemblée Nationale en sollicitant un accompagnement de l’Union Européenne qui a financé les travaux :

  1. de reprise des règlements financiers, administratif, de l’organigramme, du statut du personnel ;
  2. du manuel de procédure.

Tous ces documents ont été soumis aux Groupes Parlementaires qui ont pris connaissance de leurs contenus et les ont validés.

En plus, nous avons doté les travailleurs Parlementaires de deux bus et doté la Radio Parlementaire d’un véhicule pour le reportage. Et, tout est prêt maintenant afin que le personnel de l’Administration Parlementaire puisse entrer en relations contractuelles avec l’Assemblée Nationale, ce qui va conférer plus de garantie à leurs emplois.

Par ailleurs, il est difficile de développer les ressources humaines d’une institution sans les retenir de manière effective en son sein. Cela n’est possible qu’au prix des conditions de travail attrayantes. C’est cette situation qui a été créé pour les travailleurs de l’Assemblée Nationale de la 8ème législature tant sur le plan financier que sur le plan matériel et juridique.

Enfin, notre pays avait été suspendu des institutions interparlementaires et interafricaines dont il était membre après le coup d’Etat du 23 décembre 2008. Il s’agit :

  1. de l’Union Inter Parlementaire (UIP),
  2. de l’Alliance Parlementaire de la Francophonie (APF),
  3. du Parlement des ACP/UE, 
  4. de l’Union Parlementaire de la Conférence Islamique (UPCI),
  5. du Parlement Panafricain (PAP),
  6. et du Parlement de la CEDEAO.

Il a donc fallu relancer la diplomatie parlementaire en renouant avec toutes ces institutions où notre Parlement n’enregistre pas d’arriérés de cotisations.

En plus, nous avons mis en place des groupes d’amitiés avec de nombreux Parlements dont certains sont très actifs.

Au niveau de ce qui a été fait pour la diplomatie parlementaire, nous sommes d’autant plus fiers, chers collègues, que notre Assemblée y est représentée par des Députés dont 3 hommes et 2 femmes (5) au Parlement Panafricain (PAP) et 6 au Parlement de la CEDEAO dont 3 hommes et 3 femmes, soit une parité stricte Hommes –  Femmes.

Toutes ces réformes s’ajoutent à celles apportées à la procédure législative pour rationaliser le mode de saisine de l’Assemblée Nationale par les Ministères et pour modifier la procédure de promulgation des textes.

Honorables Députés,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs les agents de l’Administration Parlementaire,

Au cours de cette session budgétaire, nous avons reçu du Gouvernement vingt (20) textes que nous avons examinés et adoptés ; viennent s’ajouter les 220 textes adoptés au cours des sessions antérieures soit, au total, 240 textes.

Dans cet ensemble, 50 textes concernent les accords de financement pour un montant total de 3.515.426.731 dollars US pour le déboursement duquel le Gouvernement a un travail considérable à faire. Les représentants du Peuple devront également s’impliquer pour un suivi efficace de l’exécution de ces différents projets qui, bien réalisés, permettront de fouetter la croissance économique du pays.

Honorables Députés,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs les agents de l’Administration Parlementaire,

En guise de conclusion, j’ai encore quelques observations.

Il me plait de m’adresser aujourd’hui à chacune et à chacun de vous pour vous dire combien de fois j’ai éprouvé un réel plaisir à travailler tout au long de cette période, avec cette belle équipe que nous constituons.

En réalité, face aux rapports de force entre la majorité parlementaire et l’opposition qui présageaient de sérieux blocages du fonctionnement de l’institution par ses différentes composantes, j’ai eu dès notre installation, beaucoup d’appréhensions.

Mais très tôt, j’ai remarqué que chacun de nous a compris qu’étant redevable vis-à-vis du peuple dont il est le représentant à la chambre, il ne pouvait pas ne pas le servir loyalement.

Je me dois donc de remercier, chacune et chacun de vous, au niveau du Bureau, au niveau des Groupes Parlementaires, au niveau des Commissions permanentes, pour ce haut niveau de prise de conscience du devoir qui a contribué à ce bon résultat.

Je me dois aussi de remercier les travailleurs de l’Administration Parlementaire qui n’ont ménagé aucun effort pour nous accompagner avec loyauté et abnégation.

Merci à tous les membres du Gouvernement, anciens et actuels, ainsi qu’à l’ensemble de leurs collaborateurs.

Merci à l’ensemble des Partenaires Techniques et Financiers qui nous ont bien accompagnés.

Enfin, nos sincères remerciements à son Excellence Monsieur le Président de la République qui, par ses félicitations périodiques adressées à l’Assemblée Nationale, nous a souvent encouragés et réconfortés.

Honorables Députés,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs les agents de l’Administration Parlementaire,

Je ne saurais terminer ce discours sans souhaiter bonne et heureuse année 2019 au Peuple que nous représentons, à chacune et chacun de vous ainsi qu’à vos familles respectives, à son Excellence Monsieur le Président de la République et les membres de son Gouvernement, aux membres du corps diplomatique et consulaire et des Institutions internationales, aux chefs de toutes les confessions religieuses.

Que Dieu protège la Guinée et assure à ses filles et à ses fils la prospérité méritée.

C’est sur ces mots que je déclare clos les travaux de la session budgétaire pour l’exercice 2019.

Je vous remercie !

Conakry, le 31 décembre 2018

Le président de l’Assemblée nationale Honorable Claude Kory Kondiano

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Adoption du nouveau Code Civil : ce qu’en pensent certains citoyens de Conakry

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Le nouveau Code Civil guinéen a été adopté le samedi, 29 décembre 2018, à l’Assemblée Nationale par les députés. Ce code adopté, mais non encore promulgué par le président de la République, autorise entre-autres, la polygamie en République de Guinée.

Depuis l’adoption de cette loi, qui donne le droit aux hommes d’épouser plusieurs femmes, les avis sont partagés et le sujet fait débat tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Dans la journée de ce lundi, 31 décembre 2018, un reporter de Guineematin.com a interrogé certains citoyens sur cette question.

Depuis l’annonce de l’adoption du nouveau Code Civil, le sujet fait couler un flot d’encre et de salive à travers le pays. La question est devenue virale sur les réseaux sociaux où pro et anti polygamie sont plus que jamais opposés.

Boubacar Korbonya Baldé

Pour Boubacar Korbonya Baldé, marié à deux femmes déjà, l’adoption du nouveau Code Civil lui donne les pleins pouvoirs pour aller au delà. « Moi personnellement, avant l’adoption de cette loi, j’étais polygame. Vous savez, je suis un musulman pratiquant. Donc, Dieu nous a dit dans le Coran qu’on peut se marier jusqu’à quatre femmes. Donc pour nous, l’adoption du code civil qui autorise la polygamie est un non-événement. Puisque, même avant l’adoption de cette loi, il y avait plein de polygames. Et prenez même à partir de ces députés, de ces membres du gouvernement, la plupart d’entre eux sont des polygames… Moi, je pense que c’est une très bonne chose. Cette loi me donne le plein pouvoir, j’avais la vision d’avoir quatre épouses, j’en ai deux maintenant-là. Donc, la route est maintenant largement ouverte…. »

Dr. Sidy Bah

Même son de cloche chez Dr. Sidy Bah, rencontré à Taouyah, dans la commune de Ratoma. Il se réjouit de l’adoption de ce Code Civil qui vient s’adapter aux réalités sociologiques de notre temps. Selon lui, « il n’y a pas de problème dans la mesure où c’est Dieu même qui a autorisé les musulmans de prendre jusqu’à quatre femmes. Mais, il y a des conditions à remplir. Si l’homme est capable, c’est d’abord une femme. Si tu as les moyens, tu peux en prendre deux. Mais, il faut que tu les prennes au même pied d’égalité. Si tu trouves que tu peux aller jusqu’à trois, avec les moyens, tu es libre. J’ai’ appris qu’ils ont adopté cette loi, que maintenant les hommes peuvent prendre plusieurs femmes. Moi, je ne peux que me réjouir de l’adoption du nouveau code civil qui autorise la polygamie en République de Guinée ».

Ifono Finda Rosaline

Par contre, les citoyens opposés à cette mesure ne manquent pas. C’est le cas de madame Ifono Finda Rosaline qui ne cache pas son aversion pour la polygamie. « Je suis d’abord contre la polygamie. C’est quelque chose que je n’aime pas du tout. Parce que, ça nous fatigue nous les femmes. Par exemple, si tu as été épousée par un homme à bas âge, tu as supporté l’homme-là, à la fin, quand l’homme-là réussi, ou s’il y a un changement positif dans sa vie, il va épouser une autre femme. La femme là, vous n’avez pas les mêmes comportements, tu ne la connais pas, tout ce que celle-là va faire entre vous, ça va jouer sur ta dignité, toi qui est la première femme. Je suis contre la polygamie. Avant même mon mariage, j’ai demandé à mon mari et c’est quelque chose qu’on a beaucoup débattu. Je lui ai dit que je ne suis pas pour la polygamie et lui aussi il m’a fait savoir qu’il n’est pas pour. C’est un consensus entre nous », révèle la jeune femme.

Mme Kaba Nanpelè Traoré

Dans la même lancée, madame Kaba Nanpelè Traoré, soutient que la polygamie est à proscrire d’autant plus qu’elle joue sur l’espérance de vie des hommes. « Moi, je me dis que c’est de la pagaille. C’est une pagaille sociale organisée au niveau des hommes. La polygamie, c’est une pagaille, ça ne donne pas longue vie à l’homme. Parce qu’une seule femme, c’est un problème, à plus forte raison deux ou trois femmes », lance-t-elle.

Propos recueillis par Siba Guilavogui pour Guineeman.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 0 31

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