Siguiri : le litre d’essence vendu à 11 500 GNF dans une station à Kintinia

26 mai 2019 à 17 05 48 05485

Un vent de panique s’était emparé de la Guinée la semaine dernière suite à une rumeur sur une éventuelle crise de carburant. Mais, les autorités ont vite fait de communiquer pour rassurer les citoyens. Toutefois, des hausses fantaisistes du prix du litre à la pompe ont été enregistrées à l’intérieur du pays. C’est le cas dans un des districts de Kintinian, dans la préfecture de Siguiri où le litre d’essence se vend à 11 500 francs guinéens, a appris sur place Guineematin.com à travers son correspondant.

L’augmentation fantaisiste du prix de carburant ne se remarque pas qu’au niveau du marché noir à Siguiri. Selon nos informations, dans le district Mankinti, relevant de la sous préfecture Kintinian, le litre d’essence est vendu à 115 000 francs guinéens dans les stations-services. Notre source précise que l’ordre de vendre le litre à ce prix serait venu du président dudit district.

Selon Ousmane Cherif, citoyen domicilié à Mankinti, joint par notre reporter, « ici, le carburant est vendu à la pompe à 11 500 FG. Hier nuit (samedi, 25 mai 2019), nous sommes allés à la pompe pour être servi. Nous avons trouvé qu’ils revendaient à 11 500 FG le litre. Les pompistes nous ont dit que l’ordre venait du président de district. ».

Une information confirmée par un agent de la sécurité communale. Pour Mamady Camara « c’est vrai. Je suis de la sécurité communale. Depuis hier nuit, j’étais informé de la situation. Ce dimanche matin, je suis venu en personne pour voir. Ils vendent à 11 500 FG. Nous avons demandé au président du district d’arrêter la vente ».

Joint par notre reporter pour sa part de vérité, El hadji Moussa Condé, le président du district de Mankinti, reconnaît la vente du litre à 11 500 FG. Mais, il rejette son implication. « Je sais qu’ils vendaient à 11 500 FG. Mais, je ne suis pas impliqué dans l’affaire », a-t-il lancé laconiquement.

Le directeur préfectoral des hydrocarbures de Siguiri n’a pas voulu se prêter aux questions de notre reporter.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Cancer de la peau : causes, symptômes, traitement… Prof. Bangaly Traoré à Guineematin

26 mai 2019 à 14 02 38 05385
Professeur Bangaly Traoré, chef service de cancérologie Oncologie de l’Hôpital national Donka, basé à l’hôpital Jean Paul II

Bien que peu connue de nos concitoyens, le cancer de la peau gagne du terrain en Guinée et préoccupe de plus en plus de personnes. Cette maladie qui affecte les cellules de la peau de l’Homme, peut conduire parfois jusqu’à l’amputation du membre atteint. Mais, qu’est-ce qui entraîne ce cancer et comment le guérir ? Ce sont là entre autres les questions que Guineematin.com a posées au Professeur Bangaly Traoré, chef service de chirurgie oncologie à l’hôpital national Donka, qui nous a accordé une interview. Nous vous proposons ci-dessous notre entretien.

Guineematin.com : le cancer de la peau est une préoccupation de beaucoup de personnes dans notre pays. Parlez-nous de cette maladie qui reste encore peu connue dans notre pays.

Professeur Bangaly Traoré : merci de me donner l’opportunité de parler d’un sujet aussi important que le cancer de la peau. Le cancer de la peau est un ensemble de maladies caractérisées par une multiplication cellulaire anarchique des différentes cellules qui composent la peau. Donc la peau est un constituant de plusieurs types de cellules et chacune de ces cellules peut être le siège de développement du cancer. Donc en fonction des types de cellules affectées, on parlera des types de cancer.

Guineematin.com : qu’est-ce qui est à la base du cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : contrairement à certaines maladies, en matière de cancérologie, on ne parle pas de causes. Plutôt on parle de facteurs favorisant parce qu’il n’y a pas de relations de causes à effets. Donc il peut y avoir du cancer et que pour ce cancer, il y ait un ou plusieurs facteurs. Alors, il y a des cancers dont on n’a pas identifié les causes. Pour le cancer de la peau, le facteur principal, c’est l’exposition solaire parce que la peau c’est l’écran, c’est l’enveloppe qui protège notre organisme. Alors, l’exposition au soleil entraîne des lésions ou des brûlures chroniques au niveau de la peau. Si ces lésions ne sont pas réparées, les cellules vont être atteintes et on va assister au développement du cancer. Donc c’est le principal facteur.

Ensuite, il y a des facteurs chimiques qui sont liées à des produits chimiques. C’est notamment tout hydrocarbure aromatisé polycyclique. Tous les produits contenant des hydrocarbures aromatisés polycycliques tels que le goudron peut entraîner l’apparition du cancer de la peau. Il y a également des produits comme l’alchimique qui étaient autrefois fabriqués pour traiter certaines lésions de la peau. Ces produits sont considérés comme des produits cancérigènes. Nous avons la consommation du tabac. Il y a également les facteurs infectieux notamment l’infection par le virus du papillome humain qui est d’espèce humaine de type 8, qui est aussi un virus d’opportuniste et qui ne se développe presque pas chez le sujet immunocompétent, donc qui se voit fréquemment chez le sujet infecté par le VIH. Ce virus entraîne surtout le cancer de sarcome de kaposi.

Alors, il y a des lésions précancéreuses de la peau qui sont des lésions qu’on considère comme des maladies cutanées préexistantes, qui constituent le siège de développement des cancers de la peau. Il y a des lésions asthéniques, c’est-à-dire ce sont des séquelles des brûlures entraînées par l’exposition solaire, donc qui constituent les toutes premières lésions avant l’apparition du cancer. Il y a des lésions en Afrique surtout, ce sont des lésions cancéreuses sur les cicatrices des brûlures, des anciennes cicatrices et des ulcères chroniques non traités, donc il peut y avoir l’apparition du cancer de la peau.

Il y a également des maladies génétiques qui prédisposent au développement du cancer de la peau tel que l’albinisme. Chez les albinos, il y a un défaut de pigmentation de la peau. Donc c’est ce qui fragilise leur peau vis-à-vis de leur exposition au soleil. Il des sujets, heureusement que c’est une maladie rare, qui ne réparent pas les lésions cutanées provoquées par le soleil. Ce sont des sujets atteints des xeroderma pimentosum qui est une maladie très rare dont les sujets ne réparent pas les lésions provoquées par le soleil et qui font le cancer de la peau à 100%. C’est-à-dire c’est sont ces sujets-là qui n’ont la paix que lorsqu’ils ne sont pas exposés à la lumière ou aux rayons solaires. Il y a aussi des taches noirâtres au niveau de la peau qui, une fois exposées au soleil ou victimes de microtraumatisme, peuvent avoir le cancer de la peau.

Guineematin.com : quels sont les signes de manifestation du cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : il faut considérer que toute lésion, toute ulcération, tout bourgeon de la peau doit être considéré jusqu’à preuve contraire comme un cancer de la peau. Le plus souvent, surtout en Afrique, une plaie qui siège au niveau de la jambe qui ne cicatrice pas pendant plus de trois semaines doit être considérée comme une lésion cancéreuse. Lorsque la plaie persiste pendant longtemps, il y a une transformation cancéreuse. Lorsque sur une cicatrice apparaît une plaie qui ne guérit pas pendant plus de 3 semaines, ça aussi ça doit être considéré comme un cancer de la peau. Lorsqu’on a une tache noirâtre quelle que soit sa localisation, qui change de taille, d’aspect, qui s’ulcère, qui saigne, c’est un cancer de la peau que l’on peut considérer jusqu’à preuve de contraire.

Guineematin.com : est-ce que le cancer de la peau est-il guérissable ? si oui, comment se fait le traitement ?

Professeur Bangaly Traoré : c’est un des cancers qu’on peut guérir pratiquement à 100%, à condition que ces maladies soient vues à un stade précoce. La probabilité de guérison dépend des types de cancers. Il y a des cancers qui n’ont qu’une évolution locale c’est-à-dire qui ne se disséminent pas au niveau de l’organisme. Malheureusement, ces types de cancers ne sont pas fréquents chez nous les noirs. C’est un cancer qui est surtout trop fréquent dans la peau blanche. Les autres des cancers, sont des cancers qui ont des évolutions différentes qui peuvent, en fonction de leur stade, être traités.

Le traitement du cancer, quel que soit son emplacement, dépend de son stade de découverte et des moyens mis en place pour son traitement. Parmi les moyens que nous développons sur place, il y a la chirurgie, la chimiothérapie, les traitements médicaux du cancer. Il y a un volet important, le traitement qui nous aide pour optimiser le résultat chirurgical par exemple, c’est la radiothérapie mais qui malheureusement, jusque-là, n’est pas disponible dans notre pays. Parlant du traitement du cancer cutané, il y a l’intervention chirurgicale qui va de la plus simple des chirurgies, c’est-à-dire l’ablation de la fermeture de la plaie, l’ablation de la tumeur avec le développement des artifices pour pouvoir fermer la plaie. Ça c’est la chirurgie plastique.

Il y a aussi l’ablation de la maladie de la façon la plus étendue. Par exemple, des gens qui ont des cancers au niveau des membres, avec un envahissement de toutes les structures de la jambe tels que les os, les muscles, si on doit enlever ces cancers de façon vraiment carcinologique, enlever de façon totale, on est obligé de faire l’amputation, la désarticulation du segment du membre concerné. Donc il y a la chirurgie mineure et la chirurgie majeure. Chaque type de chirurgie est fait au cas par cas en fonction du type de patient avec toutes les conditions que je viens de citer. Il y a la chimiothérapie, ce sont des médicaments anticancéreux qu’on donne, pour traiter la maladie quand elle a surtout évolué.

Guineematin.com : y a-t-il des précautions, c’est-à-dire des comportements qu’on peut adopter et qui peuvent nous éviter d’attraper le cancer de la peau ?

Professeur Bangaly Traoré : c’est de se référer tout simplement aux facteurs favorisant l’exposition au soleil. Donc éviter au maximum de s’exposer au soleil surtout quand on a une peau fragile. Je prends l’exemple des albinos, les gens qui réparent difficilement les lésions provoquées par le soleil, ils doivent éviter l’exposition solaire prolongée. Il faut également éviter de consommer le tabac, consommer beaucoup de fruits et de légumes, consommer moins gras, pratiquer du sport. Cela va permettre de renforcer la capacité de résistance au niveau de l’organisme vis-à-vis de ces facteurs-là. En dehors de ça, il faut traiter les ulcères, les plaies chroniques. Il faut les traiter pour éviter le cancer de la peau. Surveiller la peau des personnes qui sont fragiles tels que les albinos, et il faut également surveiller les anciennes cicatrices des brûlures.

Guineematin.com: est-ce que vous disposez de statistiques en la matière dans votre service ?

Professeur Bangaly Traoré : je ne vous donnerai pas de chiffres de façon très globale parce qu’il y a différents types de cancers. En général, dans mon service de cancérologie qui est la référence dans le traitement des différents cancers, de tous sites confondus, le cancer cutané constitue pratiquement le 6ème cancer, la 6ème cause de consultation dans notre unité. Et quand on entre là-dedans, on verra qu’il y a différents types de cancers.

Ce que je vais dire enfin, c’est qu’on peut détecter précocement le cancer de la peau en surveillant par exemple les personnes qui ont des peaux fragiles, tels que les albinos, en évitant la dépigmentation, et consulter le plutôt que possible dès qu’on voit apparaître une ulcère chronique sur une cicatrice. Donc, il faut surveiller et détecter les lésions précancéreuses.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Me Sory Daouda Camara sur le statut des Huissiers : « s’il y a eu censure, le décret sera rejeté »

25 mai 2019 à 10 10 43 05435
Me Sory Daouda Camara, président de la chambre nationale des huissiers de justice de Guinée

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, un décret relatif au statut particulier des huissiers de justice a été rendu public dans la nuit d’hier, vendredi 24 mai 2019, sur les antennes des médias d’Etat. Un acte du pouvoir central qui intervient au lendemain de l’assemblée générale au cours de laquelle les huissiers avaient annoncé leur souhait de rencontrer le président Alpha Condé. Mais, le président de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée (CNHJG), joint au téléphone dans la matinée de ce samedi, annonce que ce décret n’a aucun impact sur la grève en cours.

Selon maitre Sory Daouda Camara, président de la CNHJG, « on avait décidé depuis le jeudi, que même après signature du statut, que nous devrions d’abord recevoir notre exemplaire parce que les bénéficiaires sont les huissiers de justice. Donc, on attend d’avoir l’original du décret, qui sera lu par les techniciens de la Chambre, on va se retrouver en conseil restreint, on va procéder à la lecture à l’intention de tous les huissiers de justice. Si nous nous retrouvons dedans, si le décret est conforme au projet qui avait été adopté, il n’y a pas de souci. Nous considérerons ce point comme étant satisfait ».

Par ailleurs, le président de la Chambre Nationale des Huissiers de Justice de Guinée a fait savoir qu’il y a d’autres points de revendication qui doivent être satisfaits avant toute levée du mouvement de grève, entamée depuis le 13 mai dernier. « Pour le moment, chacun se félicite de la prise de ce décret. Mais, il y a des points sur lesquels il y a eu beaucoup de discussions avant que le projet ne soit adopté en conseil des ministres. Ce sont des points sensibles. Nous allons faire une lecture détaillée du décret pour voir si tous les points ont été pris en compte, si rien n’a été supprimé, s’il n’y a pas eu censure. Si c’est le cas, le décret sera purement et simplement rejeté ».

Pour finir, maitre Sory Daouda Camara a martelé que la grève se poursuit jusqu’à la satisfaction des autres points de revendication. « Le mouvement se poursuit, quand bien même que le décret est conforme au projet, ce décret ne satisfait qu’un seul point sur les autres. Notre plateforme n’est pas entièrement satisfaite. On poursuivra la lutte pour obtenir la satisfaction des autres points », a-t-il fait savoir.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Symposium sur l’UA : COPE-Guinée décerne le prix du leader africain 2019 au président Al-Sissi

25 mai 2019 à 5 05 15 05155

Organisée par la coordination des organisations non gouvernementales pour la promotion de l’excellence (COPE-Guinée), la troisième édition du symposium international sur l’Union africaine s’est tenue hier, vendredi 24 mai 2019, dans un réceptif hôtelier à Conakry.

Ce symposium qui s’article sur « les réformes en cours au niveau de cette institution continentale et du rôle de son président en exercice » a connu la présence entre autres : des représentants des ambassades d’Egypte et du Sénégal en Guinée, des représentants des ministères guinéens de la coopération et du commerce et des cadres du PDG (le parti du président Ahmed Sékou Touré). Au cours de cette rencontre, le président égyptien et président en exercice de l’Union africaine, Abdel Fattah Al-Sissi, a été honoré du « prix du leader africain 2019 » par la COPE, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre

Fille de l’Organisation de l’Unité Africaine (créée le 25 mai 1963), l’Union africaine (créée le 09 Juillet 2002) compte aujourd’hui 54 pays membres. Et, le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, est l’actuel président en exercice de cette institution continentale. C’est donc pour donner plus de visibilité aux réformes en cours au sein de cette institution que la COPE-Guinée a organisé cette troisième édition du symposium international de l’Union africaine. Un symposium au cours duquel le coordinateur de la COPE-Guinée, Paul Kamano, a loué les efforts du dirigeant égyptien pour donner plus d’indépendance à l’UA.

Paul Kamano

« En succédant en janvier 2019 au président Paul Kagamé à la tête de l’Union africaine, le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a affiché l’ambition de mettre en pratique la difficile tâche de réformer l’Union africaine. Il fera de l’application des propositions une priorité, parallèlement aux questions d’ordre sécuritaire (…). Pour Abdel Fattah Al-Sissi, il faut en finir avec la dépendance financière. Parce que l’organisation est sous les feux des critiques à cause de sa dépendance à l’égard des bailleurs internationaux… Les réformes de l’institution sont importantes, mais elles ne doivent pas nous faire perdre de vue que les conflits africains ont évolué. Les nouvelles menaces telles que le djiadisme transnational et les réseaux criminels aggraves des conflits plus traditionnels… Ce symposium est la contribution de la société civile guinéenne, à travers COPE-Guinée, à faire bouger les lignes sur le continent africain. Il donne une direction stratégique qu’il juge utile pour l’épanouissement du continent », a indiqué Paul Kamano.

Par ailleurs, le coordinateur de la COPE-Guinée a déclaré que l’Afrique doit se retirer du traité de Rome qui institue la cour pénale internationale. « C’est une cour à sens unique qui n’emprisonne que les dirigeants africains. Il faut que pour garantir la sécurité des chefs d’Etats africains et leurs familles, si on souhaite l’alternance en Afrique, renoncer à des poursuites contre nos dirigeants, au risque de les voir se cramponner au pouvoir », a-t-il expliqué.

Au cours de ce symposium, la COPE-Guinée a décerné le « prix de leader africain 2019 » au président Abdel Fattah Al-Sissi.

C’est un manière de dire aux africains de trouver des solutions africaines aux problèmes africains, a précisé Paul Kamano.

Au nom de son président et président en exercice de l’Union africaine, El Sayed Nabil Morsi, adjoint du chef de mission à l’ambassade de l’Egypte en Guinée, a remercié COPE-Guinée pour ce geste en faveur du président Abdel Fattah Al-Sissi. Il a ensuite réitéré l’engagement de son pays à rechercher des solutions aux problèmes de l’Afrique.

El Sayed Nabil Morsi

« Nous croyons que les problèmes africains ne peuvent être résolus que par les africains. Et, nous ne ménagerons aucun effort dans la lutte contre le terrorisme qui reste une grave menace pour notre continent. Mais, cette lutte demande la collaboration de tous les Etats africains dans le domaine de la sécurité et la contribution des institutions religieuses sur tout le continent. Dans son soutien à ses frères et sœurs africains, l’Egypte a récemment apporté son assistance à nos frères de Mozambique, Malawi et Zimbabwe, après le passage de l’ouragan Idai, en apportant des tentes, des vivres et des médicaments », a dit le représentant de l’ambassade de Guinée à ce symposium.

En outre, El Sayed Nabil Morsi a indiqué que son pays encourage l’entrée en vigueur de l’accord de libre échange sur le continent africain. Un accord de libre-échange et d’intégration économique sur lequel pèse actuellement « un défi qui est le manque d’infrastructures durables ».

A noter qu’un film qui retrace le chemin parcouru (de 1963 à 2019) par l’UA (née en 2002 des cendres de l’OUA) a été projeté à l’intention du public.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Vaccination contre la fièvre aphteuse : le ministre de l’élevage lance la campagne à Boké

24 mai 2019 à 17 05 12 05125

La campagne nationale de vaccination contre la fièvre aphteuse a été lancée ce vendredi, 24 mai 2019 à Denken, localité de la sous-préfecture de Kolaboui, dans la préfecture de Boké. C’est le ministre de l’Elevage, Roger Patric Millimono qui a présidé la cérémonie, en présence des autorités locales et des partenaires techniques et financiers, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Ansoumane Zito Coumbassa

Dans son discours de bienvenue, Ansoumane Zito Coumbassa, maire de la commune rurale de Kolaboui, a indiqué que la population de sa circonscription est à majorité agro-pastorale et l’élevage constitue la seconde activité après l’agriculture. Et selon lui, l’élevage à Kolaboui a été confronté à de sérieuses difficultés ces jours-ci, à cause de cette fièvre aphteuse. « La maladie à fièvre aphteuse a provoqué d’importantes pertes économiques au niveau des éleveurs à cause de sa contagiosité, des difficultés liées au traitement et de notre système d’élevage. Nous espérons qu’avec cette campagne de vaccination, qui est le seul moyen de lutte efficace contre la maladie, des milliers de bovins pourront être sauvés. Et que par conséquent, elle contribuera significativement au développement de l’élevage à Boké en général et particulièrement à Kolaboui », a-t-il dit.

Dr Doré Molou

De son côté, Dr Doré Molou, directeur national adjoint des services vétérinaires, a souligné que cette épidémie de fièvre aphteuse frappe le cheptel guinéen depuis mai 2018. A ce jour, dit-il, ce sont 27 préfectures qui sont touchées avec des taux élevés de mortalité et de morbidité. « Les répercussions économiques de cette maladie sont significatives. Cette crise sanitaire provoquée par la fièvre aphteuse a entraîné la fermeture des principaux marchés à bétail dans les zones affectées, la baisse considérable des superficies cultivées par les bœufs de labour, une perte économique estimée à plus de 2 milliards de nos francs.

Face à la gravité de la situation, le ministère de l’élevage a adressé une requête de financement à ses partenaires pour faire face en urgence et organiser la riposte. Cette requête a été favorablement accueillie par les partenaires et plusieurs activités ont été réalisées dont entre autres : les missions d’investigation et de diagnostic, qui ont permis de déterminer la stéréotype et la phylogénie du virus aphteuse ; l’élaboration du plan de riposte comportant 5 volets ; l’acquisition de 350 mille doses de vaccins polyvalents contre la fièvre aphteuse », a notamment indiqué le directeur national adjoint des services vétérinaires.

Dr Mohamed Hama Garba

Pour sa part, Dr Mohamed Hama Garba, représentant de la FAO en Guinée, a exprimé la satisfaction de son institution d’avoir été associée à toutes les étapes de ce processus de lutte contre la fièvre aphteuse dans notre pays. « En effet, dès l’éclatement des premiers foyers de la fièvre aphteuse, la FAO a été sollicitée pour apporter une assistance technique à la Guinée. C’est dans ce cadre que nos équipes techniques se sont mobilisées aux côtés de celles de votre département, pour produire tous les documents techniques qui soutiennent la recherche d’un tel financement. C’est ainsi qu’un plan d’urgence et un plan de contrôle ont été élaborés. Nous avons ensuite participé à vos côtés à toutes les phases de présentation et de validation des stratégies proposées », a-t-il rappelé.

Ibrahima Magazi

S’exprimant au nom de la Banque Mondiale en Guinée, Ibrahima Magazi a reconnu que cette maladie de fièvre aphteuse a eu de graves conséquences sur le cheptel guinéen (bovins, ovins et caprins), entraînant la perte de 880 têtes de bovins pour les éleveurs. Et, c’est ce qui a poussé son institution à mettre la main à la poche pour assister le gouvernement guinéen, précise-t-il. « Au regard de cette situation sanitaire préoccupante, la Banque Mondiale, à travers ces projets actifs, a accepté de financer le plan d’urgence pour un montant de 1 078 377 (un million soixante-dix-huit mille trois cent soixante-dix-sept) dollars dont 1 028 377 sur le projet REDISSE et 50 000 sur le PASAG pour aider le gouvernement dans les efforts de riposte à la maladie. Cet appui a servi à couvrir les activités de communication, de renforcement de la surveillance de la maladie, d’achat des vaccins, de suivi et supervision de l’opération de riposte et d’application des mesures de police sanitaire », a-t-il expliqué.

Patrick Millimono

Très satisfait de l’engouement des partenaires techniques et financiers que sont la Banque Mondiale et la FAO à accompagner la Guinée dans la lutte contre cette fièvre aphteuse, le ministre de l’élevage a dit son optimisme quant à l’éradication totale de cette maladie dans notre pays. « Cette maladie qui a été constatée en mai 2018, s’est propagée dans 27 préfectures de la Guinée avec des taux élevés de morbidité et de mortalité qui ont affecté près de 72 000 animaux exposés, 7467 cas de suspects et 871 animaux morts. C’est pourquoi, je demande aux éleveurs et leurs organisations professionnelles de se mobiliser pour conférer un succès éclatant aux opérations de vaccination contre la fièvre aphteuse qui, j’espère, sera un lointain souvenir », a dit Roger Patric Millimono.

De Boké, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Déguerpissement à Ratoma : « c’est un acharnement », dénonce un conseiller communal

24 mai 2019 à 16 04 25 05255

Les déguerpissements à répétition menés ces dernières semaines dans la commune de Ratoma ne laissent pas indifférents les autorités de cette collectivité de la capitale guinéenne. Mamadou Cellou Diallo, un conseiller à la mairie de Ratoma, dénonce un acharnement contre les habitants de cette commune. Il l’a dit au micro d’un reporter de Guineematin.com, ce vendredi, 24 mai 2019.

Quelques semaines après le drame de Kaporo-Rails et Kipé 2 ou au moins 1 204 familles ont été expulsées de leurs maisons qui ont été démolies, le gouvernement guinéen est entré en action à Dar es-salam. Toutes les maisons situées aux abords de la plus grande décharge publique de Conakry sont en train d’être démolies depuis hier jeudi, 23 mai 2019.

Mamadou Cellou Diallo, conseiller à la mairie de Ratoma

Une situation que Mamadou Cellou Diallo, conseiller à la mairie de Ratoma, observe avec beaucoup d’amertume. Il dénonce un acharnement contre les citoyens de sa commune. « On peut assimiler cela à un acharnement. Parce que Ratoma n’est pas la seule commune de Conakry où il y a des zones réservées, mais c’est la seule commune où à tout moment, l’Etat vient pour démolir. Il y en a qui me diront non ils ont sévi à Dabondy et ailleurs, mais à Ratoma c’est devenu vraiment très récurrent. La plaie de Kaporo-Rails n’est pas encore guérie, c’est une autre plaie qu’on est en train de provoquer à Dar es-salam. C’est vraiment déplorable ! » S’insurge cet élu local.

Il indique que la mairie de Ratoma a, pourtant, tenté d’éviter cet autre déguerpissement, mais en vain. « Nous avons été écoutés mais nous n’avons pas été entendus. Pour Dar es-salam, ils avaient appelé à une réunion entre le chef de quartier de Dar es-salam et la commune, ils ont présenté le projet. Mais, bien avant l’éboulement de 2017 qui avait causé 9 morts, ils avaient commencé à parler de déguerpir les citoyens de cette zone. Et le président de la délégation spéciale d’alors, avec le chef de quartier, avait soutenu que ce n’était pas la bonne solution.

La solution était qu’on déplace le dépotoir d’ordures et qu’on laisse les citoyens vivre là. Lorsqu’ils nous ont invités à la réunion, le ministère a dit que cela n’était pas possible parce qu’il y aurait un financement de la BID qui attendait et qu’on risquait de perdre. Apparemment, ici on accorde plus d’importance à l’argent qu’à la vie humaine », regrette Mamadou Cellou Diallo.

Ce conseiller communal annonce tout de même que la mairie de la commune de Ratoma reste aux côtés des déguerpis pour leur apporter son appui. « Quand il y a eu cette histoire, ils ont proposé un dédommagement de 20 millions de francs guinéens mais les principaux concernés ont rejeté ces 20 millions. Le premier travail que nous (la mairie) on a fait à notre niveau, a consisté à faire un recensement de ceux qui vont être victimes de déguerpissement, et nous avons pensé à mettre en place une commission qui va se charger de s’occuper de cette crise. Actuellement, cette commission est en train de travailler avec les citoyens sur le terrain », a-t-il laissé entendre.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél: 224 623 53 25 04

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Gouvernance Alpha Condé, 3ème mandat : Dr Amadou Diallo de l’UFDG à Guineematin

24 mai 2019 à 12 12 25 05255
Dr Alpha Amadou Diallo, médecin en service à Paris et membre du bureau exécutif de l’UFDG

Dans une interview qu’il a accordée à Guineematin.com, Dr Alpha Amadou Diallo, médecin en service à Paris et membre du bureau exécutif de l’UFDG, a évoqué plusieurs questions liées à l’actualité nationale. L’opposant a dénoncé le projet de nouvelle constitution annoncé par le pouvoir et qui vise à offrir un troisième mandat au président Alpha Condé, qu’il accuse d’être « l’incarnation même de la mal gouvernance ». Il a parlé aussi du combat du FNDC qu’il pense être en mesure de barrer la route à un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la première partie de cette interview.

Décryptage !

Guineematin.com : comment on peut vous présenter ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : je suis Dr Alpha Amadou Diallo, chirurgien des hôpitaux. J’exerce actuellement à l’hôpital de Versailles comme chirurgien urgentiste. Je suis membre du bureau exécutif de l’UFDG, militant engagé et très prompt au combat pour le changement en Guinée.

Guineematin.com : justement, il y a un combat aujourd’hui en Guinée, celui de la lutte contre un changement de constitution qui vise à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Parlez-nous de ce combat qui est porté par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont est membre l’UFDG.

Dr. Alpha Amadou Diallo : vous savez, en Guinée, on a une multitude de partis politiques avec des méthodes différentes de combat ayant tous pour objectif de gérer l’Etat. Chaque parti a son leader, ses militants et sa propre ligne. Cette différence a permis à monsieur Alpha Condé de jouer entre les différentes formations politiques, les différentes ONG pour avoir la possibilité d’imposer cette dictature que nous connaissons aujourd’hui. Pour réunir toutes ces différences, on a jugé utile de créer le front national pour la défense de la constitution qui réunit toute la Guinée : des partis politiques, la société civile, des syndicats, des défenseurs des droits humains, des artistes, des leaders d’opinion. C’est la nation guinéenne qui s’est constituée dans ce front pour pouvoir amener la Guinée à une alternance démocratique acceptée de tous.

Guineematin.com : malgré la naissance de ce front, le pouvoir compte bien organiser un référendum pour changer l’actuelle constitution afin d’offrir un nouveau mandat au président Alpha Condé. Le RPG Arc-en-ciel s’est prononcé officiellement sur la question samedi dernier. Qu’en dites-vous ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : la sortie du RPG Arc-en-ciel est tout à fait logique. Mais, le RPG doit savoir qu’il est un parti politique qui doit survivre après Alpha Condé, normalement si c’est un parti républicain. Ce parti doit être en mesure de survivre à la dictature de monsieur Alpha Condé. Même le RPG a tout à gagner si Alpha Condé quitte le pouvoir dans les normes démocratiques. Si par malheur, le RPG s’accroche à maintenir Alpha Condé au pouvoir, c’est à son détriment. Puisqu’Alpha Condé aujourd’hui, ce n’est pas un problème de partis politiques, mais un problème national. Alpha Condé, avec sa mal gouvernance, est l’incarnation de toute la gabegie, toute cette flopée d’immigrés de nos jeunes à travers le désert et de la méditerranée. Actuellement, la jeunesse guinéenne est la première demandeuse d’asile politique à travers le monde. Que ça soit en France ou ailleurs.

C’est notre jeunesse qui est en train de fuir notre pays puisque tout simplement, la référence nationale, le socle national de l’économie est complètement bafoué. Alpha Condé est l’incarnation même de la mal gouvernance. Donc, le RPG n’a rien à gagner à ce qu’Alpha Condé reste au pouvoir. Le RPG, dans sa constitution même, doit être en mesure de renouveler les générations dirigeantes de son parti. Maintenant, si un monsieur de 85 ans révolus se maintient au pouvoir avec le symbole de la destruction massive comme outil de gestion, je ne vois pas quel intérêt un parti comme le RPG peut se permettre de s’admirer cette mal gouvernance.

Guineematin.com : quand vous dites que c’est au détriment du RPG si le président Alpha Condé décide de se présenter pour un nouveau mandat, en quoi cela peut être défavorable au RPG ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : Alpha Condé, je vous l’ai dit, en tant qu’individu exerçant le pouvoir de la République est l’incarnation même de la mal gouvernance. Aujourd’hui, on n’a pas d’eau et on n’a pas d’électricité. Tous les partis politiques, les ONG ont dénoncé les marchés de gré à gré. Prenez l’exemple des mines. On parle aujourd’hui d’un scandale géologique, c’est vrai, mais il n’y a aucune retombée économique sur le pays. Sidya Touré l’a dit, le président Cellou Dalein l’a dit et tous les ténors de l’opposition l’ont dénoncé. Il n’y a pas de retombées économiques de l’exploitation minière en Guinée.

Guineematin.com : je reviens sur ma question. Quand vous dites que c’est au détriment du RPG si président Alpha Condé tente de s’accrocher au pouvoir, que risque concrètement le parti au pouvoir ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : pour remonter l’histoire, le PDG RDA qui a incarné l’indépendance en 1958 a favorisé l’émergence de Sékou Touré. Celui-ci a imposé en Guinée une dictature sanguinaire qui a duré 26 ans. Conséquence, après sa disparition, le PDG a disparu, il ne s’est pas remis de ses cendres. Et le PUP aussi, Conté a bien géré la Guinée, il a permis une transition pacifique après cette dictature sanglante, mais avec le référendum constitutionnel qui lui a permis de rester au pouvoir, la conséquence a été cette gabegie qui a mis son parti sur le banc des accusés. Sinon, le PUP était un parti national. Donc, si le RPG aujourd’hui, avec toute cette gabegie de monsieur Alpha Condé se permet d’accompagner cette mascarade constitutionnelle, c’est une façon de dire que ce parti n’a aucun avenir politique en Guinée.

Guineematin.com : personnellement, est-ce que vous pensez que le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé va aboutir ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : monsieur Alpha Condé est nuisible à tout sens de progrès. Si monsieur Alpha Condé dans sa démarche pense pouvoir prendre tout le peuple de Guinée en otage pour pouvoir se maintenir, il se trompe. Si son entourage ne lui dit pas la vérité, il le fait croire que la Guinée va se soumettre à ça et qu’avec les PA il va mater toutes les velléités de contestation, il se trompe. Il ne va pas le réussir. Je vous le dis, monsieur Alpha Condé n’a aucune possibilité, que ça soit l’argent, l’armée ou bien des autres forces de défense et de sécurité, rien lui permettra de réussir à se maintenir au pouvoir. Donc, il est seul contre tous.

Guineeatin.com : il n’est pas seul contre tous parce qu’il a au moins son parti politique et ses militants avec lui.

Dr. Alpha Amadou Diallo : il faut voir ce qui se passe avec le RPG. On ne va pas focaliser notre interview sur le RPG qui est censé être un parti national. Maintenant, s’il est un parti ethnique, fasciste, à lui d’accompagner monsieur Alpha Condé. Mais, à mon avis, le RPG a tout intérêt à exister pacifiquement avec les autres formations politiques de notre pays.

Guineematin.com : vous dénoncez la mauvaise gouvernance du président Alpha Condé, et cela a été quelque peu confirmé par un récent rapport du FMI. Quel est votre commentaire sur ce rapport qui accable vraiment la Guinée ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : le rapport n’accable pas la Guinée mais il accable Alpha Condé. C’est Alpha Condé qui dispose des ressources du pays à sa guise avec ses amis. Lui-même a dit qu’il sert les amis d’abord. L’affaire de Bolloré est là en suspens et il y a plein de scandales dedans ; l’affaire du port est là, etc. Il y a un syndicaliste qui est maintenant député qui se bat pour que la vérité sorte, mais la machine de l’Etat qui est à la disposition d’Alpha Condé permet d’étouffer certaines choses. Et, un jour ça va ressortir. Monsieur Alpha Condé a une gestion calamiteuse où les ressources économiques et sociales sont disloquées.

Vous voyez vu par exemple des syndicats qui ont organisé une bataille rangée la dernière fois au palais du peuple. C’est le pouvoir qui organise ça. Sinon, personne ne peut venir s’en prendre à monsieur Soumah qui a montré sa capacité de mobilisation, sa capacité syndicale face à une dictature pareille qui ne veut pas entendre raison. Donc, actuellement je ne vois pas par quel moyen, Alpha Condé va se maintenir au pouvoir contre le peuple de Guinée.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous rassure tant ? Quels sont les moyens en votre possession pour barrer la route à un troisième mandat pour Alpha Condé ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : c’est très simple. Avant, je vous l’ai dit que c’était difficile de s’unir. Maintenant, des gens qui ne pensaient pas et ne défendaient pas la même chose se sont retrouvés. Ce n’est pas pour être président ou pour ceci, c’est pour défendre notre constitution. Ce qui nous permet de vivre ensemble, d’avoir la justice, la liberté, c’est la constitution. Et c’est ce qu’Alpha Condé veut fouler aux pieds. Maintenant, les moyens sont les ressources humaines qui sont le peuple. Le front ne signifie pas l’UFDG, l’UFR, ou un autre parti, c’est toute la nation guinéenne qui est concernée. Ce n’est pas une question d’ethnie ou de parti politique, mais c’est toute la nation qui se mobilise pour faire front contre une dictature sanguinaire et sanguinolente qu’incarne monsieur Alpha Condé.

Guineematin.com : au niveau du FNDC, on parle du peuple. Au niveau du RPG aussi, on parle du peuple. Finalement, le peuple c’est qui ? Est-ce que vous voyez la population se lever pour vous accompagner dans la lutte contre ce 3ème mandat ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : ce sont les forces vives de la nation qui constituent le front. Que ça soit les partis politiques, les syndicats, les ouvriers, les agriculteurs de Yomou, de Koundara, etc. tous sont concernés. Maintenant avec quelle méthode ? Alors, actuellement, il y a eu des fédérations du FNDC partout, même dans les villages. Il s’agit de venir expliquer à la population qu’est-ce que c’est que la constitution. C’est un outil du vivre ensemble. Voilà monsieur Alpha Condé veut s’accaparer aujourd’hui de cet outil pour tailler une constitution sur mesure, pour rester et maintenir un clan au pouvoir. Avec cette histoire de vice-présidence, c’est lui qui va désigner le vice-président. S’il est élu et son vice-président est élu, en cas de vacance du pouvoir, c’est le vice-président qui va prendre le pouvoir. Donc, c’est une façon de confisquer le pouvoir en Guinée.

Guineematin.com : en dénonçant ce projet de nouvelle constitution, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a reconnu avoir participé à la modification constitutionnelle de 2001 qui a permis au président Lansana Conté de briguer un troisième mandat. Cette sortie du chef de file de l’opposition guinéenne a suscité beaucoup de bruit à Conakry parce qu’il semble s’opposer aujourd’hui à ce qu’il a fait hier. Qu’en dites-vous ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : revenons d’abord à monsieur Lansana Conté qui n’avait pas de diplôme d’université comme le prétend monsieur Alpha Condé. C’est un soldat patriote qui est venu prendre le pouvoir le 03 avril 1984. C’est une histoire récente de la Guinée. Il a fait une transition pacifique avec son discours-programme du 22 décembre 1985. Il a orienté politiquement et économiquement la Guinée vers le libéralisme économique et politique où chaque citoyen est libre de créer son parti. Donc, monsieur Lansana Conté a une légitimité. Deuxièmement, à l’issue de ce pouvoir militaire, il a créé un conseil national de transition qui fait office de parlement. Ce parlement a préparé une constitution qui a été soumise à un référendum. C’est ce référendum qui a mis en place une constitution qui a donné naissance aux différentes institutions de façon pacifique.

Il s’est avéré que cette constitution ne verrouillait pas la limitation des mandats. Elle disait seulement deux mandats mais ne disait pas consécutifs ou non. Au terme de ça, des gens mal intentionnés se sont mobilisés pensant qu’en maintenant Lansana Conté sur place, ils pouvaient prendre la relève après. C’est des ambitions politiques personnelles. Par contre, monsieur Lansana Conté n’avait violé aucune loi à l’époque pour changer la constitution. Les bons esprits, dont mon père (Elhadj Boubacar Biro Diallo) qui était, à l’époque, président de l’Assemblée nationale, l’avaient conseillé de ne pas aller au-delà de ses deux mandats, de respecter et de passer le relai. Mais, d’autres n’ont pas entendu ça de bonnes oreilles.

Guineematin.com : vous avez parlé jusque-là de Lansana Conté, mais pas de Cellou Dalein Diallo, actuel président de l’UFDG, et qui était à l’époque ministre de Lansana Conté. Il avait, alors, soutenu le projet de troisième mandat pour Lansana Conté. Aujourd’hui, il s’oppose à un projet similaire pour Alpha Condé. Pourquoi cela ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : d’abord, je vous dis que monsieur Lansana Conté avait toute la légitimité qu’il faut pour modifier la constitution. En plus, cette constitution ne verrouillait pas le nombre de mandats présidentiels. C’était extensible et il pouvait revenir. Or, avec cette nouvelle constitution, on dit qu’on vient vers une 4ème République, monsieur Alpha Condé ne sera pas concerné puisque la constitution sur laquelle il a juré, avec laquelle il a géré le pays, puisque tous les actes de la République, il les fait au nom de la constitution, tous les décrets, toutes les décisions font allusion à la constitution. Même les contrats qu’il est en train de signer, il les signe au nom de la constitution. Donc, il ne peut pas dire aujourd’hui que cette constitution n’est pas bonne.

Et cette constitution, contrairement à celle de 2001, a mis un verrou sur le nombre de mandats présidentiels, elle a dit deux mandats non renouvelables. Donc, si Alpha Condé tente de changer cette constitution pour briguer un nouveau, il s’engage dans une logique de parjure. Et quand il se met dans l’illégalité, toutes les options sont sur la table.

Guinnematin.com : y compris un coup d’Etat ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : non ! Personne ne parle de coup d’Etat ici. Ce qu’il faut savoir, le peuple est souverain. On ne va pas empêcher le peuple de sortir dans la rue pour dire non, on ne veut pas d’une nouvelle constitution. Il ne s’agit pas de dire que nous, on va faire ce qu’on veut, les gens vont sortir manifester pour soutenir un 3ème mandat. Ceux qui vont sortir pour contester ce 3ème vont être jetés en prison ou violentés par les forces de défense et de sécurité. De toutes les façons, ce débat n’existe pas. Le FNFC est là pour verrouiller ce débat. On a autre chose à faire. Par exemple, on a les élections locales où les conseils des quartiers et les conseillers régionaux ne sont pas installés. Pourquoi ne pas terminer le processus électoral là, faire les élections législatives et présidentielles avant de parler d’un référendum constitutionnel ? Puisque parler de ce référendum, c’est aller du coq à l’âne. Monsieur Alpha Condé n’a pas achevé le processus électoral local et il veut aller à un processus électoral national.

Guineematin.com : l’argument des promoteurs d’une nouvelle constitution, c’est que l’actuelle constitution n’a pas été approuvée par le peuple, elle a juste été promulguée par le président de la Transition, le général Sékouba Konaté, alors qu’elle devait être soumise à un référendum. N’est-ce pas là un argument solide ?

Dr. Alpha Amadou Diallo : cette constitution a été adoptée par le CNT qui était un organe consensuel qui faisait office de parlement. Le RPG était là, tous les partis politiques, les syndicats, la société civile et les leaders religieux. Il fallait sortir de la situation du 28 septembre qui a été un massacre que personne ne veut juger puisque tout simplement les complices ou les coupables sont encore dans la gouvernance de monsieur Alpha Condé. Il fallait sortir de là, et pour le faire, il fallait mettre une constitution en place mais limitant le nombre de mandats présidentiels. Une fois que le président a terminé son mandat, quelle que soit la République, il n’est plus concerné par une candidature présidentielle.

Aujourd’hui, si le RPG dit que cette constitution est mauvaise, ce que l’élection d’Alpha Condé est mauvaise, toutes les décisions qu’il a prises jusqu’à maintenant n’ont pas une légitimité. Donc, monsieur Alpha Condé doit savoir qu’à l’issue de ses deux mandats, il doit organiser des élections démocratiques et passer le relais. Personne ne va lui chercher des poux sur la tête, personne ne va venir le perturber. Si son rêve c’est d’être Mandela ou autre, il pourra le faire. A ce moment-là, il aura cette légitimité.

A suivre !

Interview réalisée par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Lutte contre le VIH/SIDA : un nouveau centre de prise en charge inauguré à Dubréka

23 mai 2019 à 16 04 31 05315

La préfecture de Dubreka vient de bénéficier d’un nouveau centre de prise des personnes atteintes du VIH/SIDA. Il a été construit par la communauté de Sant’Egidio dans le cadre de son projet DREAM, sur financement du japon. Ce centre clinique (DREAM) a été inauguré ce jeudi, 23 mai 2019. La cérémonie a connu la présence des autorités communales et religieuses de Dubreka, des ambassadeurs du Japon et d’Italie en Guinée et de la représentante de l’ONUSIDA en Guinée notamment, rapporte un envoyé spécial de Guineematin.com qui était sur place.

Initié par la communauté de Sant’Egidio, le projet de construction de ce centre DREAM de Dubreka a été financé par le gouvernement japonais à hauteur d’environ 922 000 000 francs guinéens. Le bâtiment comprend 4 salles, 2 cabinets, une pharmacie, un magasin, 6 latrines et un forage. Il permettra de traiter 100 patients atteints du VIH/SIDA par an.

Fatoumata Sylla

A l’occasion de la cérémonie inaugurale, Fatoumata Sylla, coordinatrice des centres DREAM en Guinée, a indiqué que la construction de ce centre a été motivée par la forte demande. Selon elle, l’idée de la construction d’un tel centre à Dubreka, vise à rapprocher DREAM des patients dont le nombre augmente de jour en jour. « Depuis 2006, nous sommes en Guinée. Et, les patients viennent de partout en Guinée : N’zérékoré, Boké, Boffa, bref de toutes les régions.

Donc, vu nos petits moyens, on a jugé nécessaire d’aller à la rencontre des patients. C’est-à-dire, faire en sorte que les patients ne viennent pas de si loin pour se faire soigner jusqu’à Conakry. Donc, c’est pour permettre aux patients qui quittent vers Boké, Boffa, Fria, d’être ici, prendre les médicaments, faire les examens et retourner dans leur ville. Donc, c’est ce qui nous a motivé, avec l’appui du Japon et de l’ONUSIDA, à ouvrir ce centre ici à Dubréka », a-t-elle expliqué.

Mme Cristina Canneli

De son côté, Cristina Canneli, directrice du projet DREAM de Sant’Egidio, a dit que « ce centre constitue pour nous un nouveau départ. La préfecture de Dubreka compte à ce jour 300 patients. C’est petit, mais c’est grand. Il faut dire aussi que soit dans l’évangile, mais aussi dans le coran et dans la tradition juive, nous savons que quand on sauve une seule vie humaine, c’est comme si on a sauvé toute l’humanité. Donc, nous pensons que 300 personnes atteintes du VIH/SIDA, c’est un grand nombre. Et nous voulons élargir l’accès à tous ceux qui ont besoin de traitement et l’offrir gratuitement. La construction de ce centre ici nous permettra de donner des soins aux malades presque tous les jours de la semaine », a-t-elle annoncé.

SE Hideo MATSUBARA

Pour sa part, S.E Hideo MATSUBARA, ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Japon en Guinée, a souligné que le financement de ce projet, d’une valeur d’environ 922 000 000 de francs guinéens, a été rendu possible grâce au contribuable japonais. « C’est la communauté Sant’Egidio ACAP qui a soumis la requête de ce projet auprès de notre ambassade. Et, c’est cette association qui a suivi sa mise en œuvre tout au long de sa réalisation, et qui a fourni le terrain, les équipements et le mobilier. La mise en œuvre de ce projet permettra de traiter 100 patients atteints du VIH-SIDA par an. En outre, il sert de plaque tournante pour les activités d’orientation en matière de nutrition et de sensibilisation à la santé dans la communauté locale. Au total, 5000 résidents cibles en bénéficient (…). Il s’agit pour le Japon à travers ce projet, de poursuivre son appui au renforcement des services sanitaires de base. Ceci fait partie du pilier, promouvoir des systèmes de santé résilients pour la qualité de vie : Afrique résiliente, défini en commun par le Japon et les pays africains, dont la Guinée, lors de la 6ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 6) », a dit le diplomate japonais.

Elhadj Alsény Bangoura

Très content de la construction de ce centre DREAM dans sa commune, Elhadj Alsény Bangoura, le maire de Dubreka, a remercié toutes les personnes qui ont permis la réalisation dudit projet. Il a promis de sensibiliser les populations afin qu’elles puissent venir faire leur test de dépistage. « C’est un réconfort moral pour nous. Pour nous, quand on vient secourir les gens, quand on vient pour améliorer l’Etat de santé de ma population, c’est une grande joie pour moi. Surtout le fait que ma commune soit choisie pour abriter ce centre. Nous allons sensibiliser les gens, nous allons faire en sorte que les gens viennent se faire dépister. Parce que quand on entend VIH/SIDA, les gens ont peur. Pourtant, il faut venir. En y allant, on préserve sa santé mais aussi la santé de ceux qui ne viennent pas mais qui peuvent être susceptibles d’être contaminés. Donc quand les gens viennent, c’est que ça va protéger certaines personnes qui ne sont pas atteintes, mais aussi soigner, disons protéger ceux qui sont atteints. C’est cet appel qu’on va faire à l’endroit des populations et on le fera avec beaucoup de prudence, avec beaucoup de souplesse », a-t-il promis.

A rappeler que le taux de prévalence du VIH/SIDA en Guinée est de 1,7%, selon les données de 2017-2018.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le Colonel Thiégboro droit dans ses bottes : « QNET reste et demeure une société arnaqueuse »

23 mai 2019 à 15 03 28 05285
Colonel Moussa Thiégboro Camara

Le procès qui oppose Akoye Onivogui, Kofi Richard Kouassi et cinq autres employés de la société de vente directe QNET au Colonel Moussa Thiégboro Camara, a été renvoyé au 27 juin prochain. Le colonel, poursuivi pour des faits de vol, dénonciations calomnieuses, abus d’autorité, défaillance du requis, atteinte au secret, défaut de répondre à une réquisition, n’a pas mâché ses mots à l’endroit de la société QNET, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis plus d’une année, la société QNET est aux prises avec les services du Colonel Moussa Thiégboro Camara, responsable du Secrétariat à la Présidence chargé des Services Spéciaux, de la lutte contre la Drogue et les Crimes organisés. Nombre d’opérateurs de cette entreprise avaient été arrêtés, suite à de nombreuses plaintes de citoyens qui accusaient QNET d’escroquerie.

A la fin de l’audience de ce jeudi 23 mai 2019, le Colonel Thiégboro a eu des mots très durs à l’endroit de la société QNET. « Nous sommes dans un Etat de Droit, on s’en remet à la justice. C’est pourquoi je suis là ce matin, sinon je suis plus qu’écœuré que ceux-là que moi j’avais arrêté, avec des preuves, qui ont été inculpés, ce sont eux qui ont été libérés trois jours après. Je ne sais pas pour quel motif et c’est eux qui se sont organisés pour me prendre en otage dans une citation qu’ils viennent déposer ici. On ne peut pas mettre les gens devant les faits, avec des preuves tangibles, et qu’ils soient libérés trois jours après, pour se constituer en victimes.

Nous sommes dans un Etat de Droit, la loi voudrait qu’en tant que républicain, lorsqu’on t’appelle, quelque soit les circonstances, que tu te présentes. Aujourd’hui, ils ont malheureusement renvoyé le dossier. Je voulais que les débats de fond soient engagés parce que je suis venu armé de preuves jusqu’aux dents. Mais, même si je suis à N’Zoo, si la justice guinéenne a besoin de moi, en tant que justiciable, en tant que républicain, je mets mon galon et ma fonction de côté, je viens répondre à la justice guinéenne pour clarifier l’opinion nationale et internationale que Qnet reste et demeure une société arnaqueuse », maintient le colonel Thiégboro.

Après avoir donné la parole à l’officier de gendarmerie, notre reporter a cherché à recueillir la réaction des responsables et employés de QNET. Malheureusement, ils avaient quitté le tribunal de Dixinn.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 224623532504

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Télimélé : un apprenti-menuisier meurt par noyade à Santou

23 mai 2019 à 12 12 52 05525
image d’archive

Un apprenti menuisier, répondant au nom de Mamadou Diallo, à trouvé la mort dans la rivière Donso, à l’entrée de la sous-préfecture de Santou, à environ 40 kilomètres de la commune urbaine de Télimélé. Tombé dans l’eau depuis hier mercredi à 16 heures, c’est seulement à midi ce jeudi, 23 mai 2019, que le corps du jeune homme a été retrouvé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon un citoyen de la localité, qui a joint Guineematin au téléphone, « c’est hier mercredi que le jeune est parti avec des enfants pour se laver dans la rivière qu’on appelle Donso. Mais, dès que l’apprenti menuisier a plongé dans le cours d’eau, le courant l’a tiré vers un lieu qui est là-bas qu’on appelle Kankiran. Un endroit très dangereux où 3 véhicules sont tombés, entrainant 4 morts. Les enfants ont essayé de l’aider. Ils l’ont tiré mais sans succès. Il leur a dit le laisser pour ne pas qu’ils soient tous emportés par le courant ».

Poursuivant, notre interlocuteur a dit que c’est seulement ce jeudi que le corps du jeune homme a été retrouvé. « C’est aujourd’hui jeudi que son corps a été retrouvé. Il était originaire de la sous-préfecture de Sagalé, dans la préfecture de Lélouma. Au moment où je vous parle (12h 12 minutes), ils sont entrain de l’enterrer aux abords de la rivière, comme le veut la tradition. On a attendu que ses parents viennent de Sagalé pour l’inhumer ».

Selon nos informations, la rivière Donso sert de frontière naturelle entre les sous-préfectures de Santou et de Koba.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Kintinia (Siguiri) : deux personnes arrêtées pour avoir transformé leurs concessions en mines d’or

21 mai 2019 à 11 11 51 05515

La recherche de l’or prend une allure de plus en plus inquiétante dans la préfecture de Siguiri. Après avoir creusé pratiquement toute la brousse et dégradé fortement l’environnement, certains citoyens se tournent maintenant vers la ville pour continuer leurs activités. Deux d’entre eux ont été arrêtés la nuit dernière, en train de creuser dans leurs propres concessions à la recherche de l’or, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Ces arrestations ont été planifiées par le maire de la commune rurale de Kintinia qui ne veut pas laisser cette dangereuse pratique prendre de l’ampleur dans la localité. Quand il a été saisi de la situation, Balla Camara a mobilisé des agents pour aller interpeller ces deux citoyens qui ont transformé leurs concessions en mines d’or, malgré les graves risques que cela représente.

« C’est incroyable ! Ils creusent dans leurs propres maisons et continuent jusqu’à dans les concessions de leurs voisins. Quand j’ai été informé de la situation, j’ai mobilisé les services de sécurité pour aller mener des patrouilles nocturnes sur le terrain parce que les gens travaillent nuitamment. C’est au cours de ces patrouilles que les deux personnes ont été interpellées », a dit le maire de Kintinia.

Interrogé par Guineematin.com, Amara Condé, l’une des deux personnes interpellées, justifie son acte par la conjoncture économique difficile. « Au départ, je creusais un trou pour nos toilettes. Entretemps, mes frères sont venus laver les graviers, ils ont trouvé quelques grammes d’or dedans. J’ai décidé donc de continuer à creuser pour chercher l’or. A l’époque, les autorités sont venues me demander d’arrêter, et j’ai arrêté. Mais il y a deux jours, la pluie a causé des dégâts chez moi. En plus, les temps sont durs. C’est pourquoi, j’ai décidé de reprendre à creuser chez moi pour voir si je vais trouver de l’or afin d’avoir à manger », soutient-il.

Même son de cloche chez Mamady Siaki Doumbouya, le second citoyen mis aux arrêts. « Nous sommes très nombreux dans la cour et il n’existe qu’une seule toilette. C’est pourquoi j’ai demandé le consentement de mes frères pour creuser un deuxième WC, ils ont accepté. Quand j’ai creusé jusqu’à un certain niveau, j’ai décidé de laver les graviers pour voir s’il n’y a pas d’or dedans. Et lorsque j’ai lavé, j’ai trouvé de l’or. Donc, puisqu’il y a moins d’or en brousse maintenant, j’ai continué à travailler chez moi », a-t-il expliqué.

Le maire de la commune rurale de Kintinia annonce que ces deux citoyens seront traduits devant la justice pour répondre de leurs actes.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Environnement : le ministre Oyé Guilavogui veut réactiver la « Loi Fria »

21 mai 2019 à 11 11 31 05315
Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement

Dans les temps, il existait en Guinée une loi dite « Loi Fria » qui constituait un repère en matière de développement environnemental. Cette loi consistait à planter un arbre à chaque fois qu’on veut célébrer son mariage ou bien faire le baptême de son enfant. L’actuel ministre en charge de l’Environnement entend réactiver prochainement cette loi. Oyé Guilavogui l’a annoncé au cours d’une conférence de presse qu’il a animée hier lundi, 20 mai 2019 à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est pour restaurer le couvert végétal guinéen fortement dégradé que le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Oyé Guilavogui, a affiché son ambition de réactualiser la « Loi Fria ». Une loi qui voudrait que tous les Guinéens participent au reboisement de notre pays.

« La loi voudrait que quand tu as un baptême dans ta famille, tu plantes un arbre. Si tu dois te marier ou un mariage doit se passer chez toi, tu dois aussi planter un arbre », a expliqué le ministre.

Oyé Guilavogui estime que l’échec de cette loi par le passé est dû au manque de suivi dans son exécution. « Il n’y avait aucun mécanisme de contrôle et de suivi de l’exécution de cette loi sur le terrain. C’est pourquoi elle a échoué ».

Il indique que les cadres de son département sont actuellement en train de retravailler le texte qui sera ensuite soumis au Parlement. « Sa préparation n’est pas terminée, mais elle sera finalisée et on va la défendre à l’Assemblée nationale. C’est une très bonne idée. Il faut que tout le monde participe au reboisement de la Guinée parce que nous sommes menacés », a dit le ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kidnapping : Alpha Souleymane Baldé raconte sa séquestration

20 mai 2019 à 22 10 56 05565

Le procès des présumés auteurs de l’enlèvement d’Alpha Souleymane Baldé se poursuit au tribunal criminel de Dixinn. Après les explications des accusés, c’est la victime qui a comparu à la barre, ce lundi, 20 mai 2019. A la barre, Alpha Souleymane Baldé a expliqué les circonstances dans lesquelles il a été kidnappé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans ce dossier, quatre individus sont poursuivis pour prise d’otage, séquestration, vol à main armée, association de malfaiteurs et complicité : adjudant Sâa David Kamano, en service à l’escadron mobile de gendarmerie n°4 de Matoto, Lamine Kanté, Sékou Oumar Keïta et Mohamed Sidy Diallo, présumé cerveau de la bande (en fuite). Des faits qu’ils ont niés lors des audiences précédentes.

C’est une affaire qui remonte au mercredi 10 août 2016. Les faits se sont produits à 19 h, au quartier Kaporo Centre, dans la commune de Ratoma. Selon Alpha Souleymane Baldé, quatre individus armés ont fait irruption dans sa chambre pour pointer une arme sur sa tempe avant de l’embarquer sans ménagement pour une destination inconnue. « C’était un mercredi soir, pendant la prière du crépuscule. J’étais sur mon tapis de prière quand quatre individus armés sont entrés dans ma chambre. Un d’entre eux a pointé l’arme sur ma tempe. Ils m’ont attaché et mis dans ma voiture. Ils m’ont dit que si je crie, ils vont me tuer. C’est ainsi qu’on est sorti de la cour, on est allé sur la route de Morykantéyah, à Nongo. De là-bas, ils ont changé de véhicule. Cette fois-ci, c’était une Toyota. Ils ont mis une cagoule sur ma tête pour me jeter dans la voiture. On a roulé environ 30 minutes. Puis, on est rentré dans une cour très luxueuse. Je ne pouvais pas voir, mais j’ai touché le sol en carreaux et le divan, qui était en cuir. Ils m’ont bandé la bouche avec de la colle scotch, ils ont lié mes mains et mes pieds. Puis, ils ont commencé à me torturer. J’ai failli perdre la tête. Ils ont dit qu’ils allaient couper mes doigts. C’est quand je leur ai dit que j’étais diabétique qu’ils m’ont épargné. La douleur qu’ils m’ont infligée, seul Dieu connait son ampleur. Durant deux jours, ils ne m’ont pas donné à manger. Pendant les 6 jours qu’ils m’ont retenu, je ne savais pas si c’était le jour ou la nuit », a-t-il expliqué.

En outre, Alpha Souleymane Baldé a dit qu’il a fait l’objet d’une longue filature avant de se faire kidnappé par ses anciens ravisseurs. « Ils m’ont dit que j’avais deux chiens, que je n’ai pas de gardien et que j’avais une voiture de sport très jolie, que je ne conduisais pas depuis des mois. Ils ont décrit mes heures de sortie et d’entrée, la couleur de ma cour et que mon premier enfant, c’est une fille. D’ailleurs, le nommé Lamine Kanté m’a dit de lui donner la main de ma fille, qu’il va l’épouser. Ils m’ont dit c’est des preuves qu’ils me donnaient pour que je sache que c’est un plan bien élaboré. Ils ont envoyé un sac plein de munitions, dont deux grenades. Ils m’ont obligé à toucher le sac, en me disant qu’ils opèrent même hors de nos frontières, notamment au Mali Bamako », a-t-il fait savoir.

Dans son intervention, le procureur Daouda Diomandé va demander à Alpha Souleymane Baldé de quelle manière il a pu s’en sortir. Dans sa réponse, il dira : « monsieur le procureur, ils m’ont demandé dans un premier temps, de payer 300 milles Euros. Je leur ai dit que je n’avais pas cet argent. Ils ont dit que je mentais et que si je ne payais pas, ils allaient couper mes orteils avant de me tuer. Ils prenaient mon téléphone, appelaient ma famille, menaçaient de me tuer si la famille ne payait pas. Tous les jours, c’était comme ça. A chaque fois, ils me faisaient changer d’endroit. Par la grâce de Dieu, j’ai pu finalement les convaincre d’accepter 105 milles dollars plus 5 millions GNF. Et, le 16 août 2016 à 6 heures, ils m’ont déposé à cinq mètres de chez moi et sont répartis. Puis, ils ont appelé un membre de ma famille pour lui dire qu’ils avaient jeté les clefs de ma voiture dans ma cour et que la voiture se trouvait dans un coin vers Démoudoula. La police est allée la chercher », a-t-il raconté.

L’affaire a été renvoyée au 3 juin 2019 pour les plaidoiries et réquisitions

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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Boké : la culture de l’anacarde bat de l’aile au grand dam des paysans

20 mai 2019 à 16 04 33 05335

La culture de l’acajou est une activité largement pratiquée dans la région de Boké. Le secteur, qui crée de l’emploi dans les zones rurales et urbaines, a contribué à l’évolution sur les lieux.

Dans plusieurs villages, on constate la disparition progressive des habitats précaires pour des maisons en dur. Mais, depuis trois ans, la situation a changé avec une baisse de la production qui affecte sérieusement les paysans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il fut un moment, c’était la ruée vers l’acajou à Boké. Le secteur a connu une véritable crue avec les nombreux avantages dont les citoyens pouvaient bénéficier. Mais, depuis quelques temps, la tendance s’est inversée avec la baisse de la production.

Le président de l’association des producteurs d’anacarde de Boké déploré cette situation. Dans un entretien exclusif accordé à notre reporter, Mamadou Safaye Diallo pense que la culture de l’anacarde devrait être soutenue puisque son rendement est largement supérieur à celui de la Bauxite.

Mamadou Safaye Diallo

« Aujourd’hui, l’acajou emploi près de 70% de la population rurale. Par exemple en 2016, le kilogramme d’anacarde était vendu jusqu’à 17 000 de francs guinéens, ça fait 17 millions la tonne et c’est ce qui fait 17 mille dollars en ce moment, et c’est ce qui équivaut à 40 tonnes de bauxite », a expliqué le président des producteurs d’anacarde de Boké. Toutefois, depuis quelques années, les producteurs d’anacarde constatent que le rendement ne fait que baisser et les prix ont aussi chuté au niveau international. Sur la baisse de la production, les producteurs d’acajou pointent du doigt l’exploitation minière intense dans la localité. « Ces derniers temps, les prix se sont effondrés au niveau international. Et partout à Boké, la production a baissé et c’est dû surtout à l’impact de la pollution. D’habitude, je pouvais avoir jusqu’à 6 tonnes par an parce que je suis compté parmi les plus grands producteurs à Boké. Mais, cette année et au moment où je vous parle, je n’ai même pas 1500 kilogrammes. Mais malgré tout ça, il n’y a malheureusement aucune mesure compensatoire ou d’accompagnement », regrette Mamadou Safaye Diallo.

L’autre problème dénoncé par les producteurs d’anacarde, c’est celle interdisant les étrangers de se rendre à l’intérieur du pays pour commercer avec les producteurs. «En 2017, le gouvernement du président Alpha Condé a pris des mesures pour dire que les étrangers ne doivent pas venir jusqu’à l’intérieur du pays pour commercialiser. Cela est en train de nous influencer très considérablement. Si on laissait la libre concurrence, les gens venaient librement payer, les prix allaient certainement monter », a fait-il savoir.

En attendant, les producteurs rongent leur frein et prennent leur mal en patience.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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RECRUTEMENT D’UNE FIRME : manifestation d’intérêt

20 mai 2019 à 9 09 22 05225

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UNE FIRME

MISSION : Audit portant sur les besoins nécessaires à l’établissement d’un Système d’Information pour l’ANIES

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

Date début : 20 Mai 2019                            Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Cabinet pour l’audit portant sur  les besoins nécessaires à l’établissement d’un Système d’Information pour l’ANIES.

  • MISSION DU CABINET :

Sous l’autorité du Coordinateur Général de l’ANIES, le cabinet aura pour mission d’effectuer un audit de son système d’informations permettant d’élaborer un état des lieux, la revue des actifs (matériels, logiciels et humains) en vue de formuler les recommandations en termes de stratégies et d’architecture à déployer permettant de garantir l’optimisation et la performance du futur SI à mettre en œuvre.

  • RÉSULTATS ATTENDUS

Les résultats attendus de cette mission se résument à ce qui suit :

  1. Etat des lieux du Système d’information de l’ANIES :

Le prestataire retenu devra procéder à la revue des infrastructures, des équipements et logiciels déployés en vue de cartographie le SI actuel.

  1. Audit de la fonction informatique et du SI :

Le prestataire effectuera un diagnostic complet du Système d’information en vue de déceler les écarts par rapport aux standards en la matière. Il procédera à la revue de l’organisation de l’entité en charge du SI, de la sécurité (SI et physique), des infrastructures, des processus et procédures IT, de l’adéquation profil/emploi, des infrastructures réseaux et télécoms, des applications et solutions déployées.

  1. Proposition de stratégie et d’architecture pour le déploiement du nouveau Système d’information de l’ANIES :

Le prestataire proposera des options d’évolution et de construction du nouveau Système d’information. Il proposera une stratégie de mise en œuvre et accompagnera la définition des nouvelles architectures en distinguant les solutions obligatoires, conseillées ou optimales, et, en précisant, si possible, une échelle de coût.

  1. Un rapport global intégrant les recommandations en vue de corriger les écarts détectés :

Le prestataire produira un rapport global intégrant l’ensemble des volets traités, les points faibles et les points forts ainsi que les recommandations pour chaque volet

  • OBLIGATIONS DU CABINET EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Cabinet devra produire à la fin de la mission un rapport global provisoire intégrant l’ensemble des volets traités, les points faibles et les points forts ainsi que les recommandations pour chaque volet et un Rapport final prenant en compte les remarques et suggestions de l’ANIES.

  • DURÉE DE LA MISSION : La durée de mission est de trois (3) mois.
  • APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CABINET :

Le Cabinet devra justifier des qualifications suivantes :

  • Avoir une expérience d’au moins 5 ans en audit de système d’informations et de formulation de stratégies et d’architecture informatiques permettant de garantir l’optimisation et la performance du SI ;
  • Avoir réalisé au moins trois (3) cas similaires ;
  • Disposer d’un personnel qualifié ;
  • Maîtriser les outils et techniques de communication, y compris l’administration d’un site internet ;
  • Des expériences solides, en particulier à l’international, serait un plus ;
  • Avoir une bonne connaissance des enjeux de politique sociale dans le contexte d’un pays en développement secteur social pourrait être un atout ;
  • Excellente connaissance de l’environnement informatique et des logiciels usuels de communication ;
  • ÉVALUATION ET CRITÈRES DE PERFORMANCES :

Les performances du Cabinet seront évaluées à la fin de la mission par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail et des résultats attendus. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec la tutelle et la Banque.

  • LIEU DU TRAVAIL :

Le cabinet accompli son travail dans les différents sites de l’ANIES : siège et antennes. Le prestataire se déplacera sur chacun des sites, interrogera les personnes de son choix, et collectera sur place tous les documents en rapport avec sa mission. Pour l’accomplissement de cette mission, le prestataire ne pourra pas sous-traiter cette partie, à l’exception de l’audit des ressources humaines avec, cependant, l’accord exprès et préalable de l’audité.

  • DOSSIER À FOURNIR

Le dossier de candidature devra être complet et contenir l’ensemble des éléments susceptibles d’apprécier les qualifications et expériences du Cabinet dans le domaine de communication et par rapport aux attentes formulées dans les termes de référence.

  1. MÉTHODE DE SÉLECTION

Le recrutement du cabinet se fera suivant les procédures de qualification de Consultants (QC) conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

11. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET D’AUDIT INFORMATIQUE DE L’ANIES ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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RECRUTEMENT D’UN CABINET SPÉCIALISÉ EN COMMUNICATION POUR L’ANIES : VOICI L’AVIS

20 mai 2019 à 9 09 16 05165

Sollicitation de Manifestations d’intérêt

SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET SPECIALISE EN COMMUNICATION POUR L’ANIES

Financement : Banque Mondiale PPA (P168777)

Date début : 20 Mai 2019                                 Date limite : 04 Juin 2019

  1. Introduction et Contexte du Projet d’Appui au Projet NAFA :

Le Gouvernement de la République de Guinée vient à nouveau de bénéficier, de la part du Groupe de la Banque Mondiale (GBM), d’un appui technique et financier pour la préparation d’un nouveau Projet dénommé « Projet d’Appui au Programme NAFA ». Ce projet, d’un montant actuel de 40 millions de Dollars américains, vise, comme son prédécesseur le Projet de Filets Sociaux Productifs, à promouvoir le développement du capital humain en Guinée. Le projet sera élargi et permettra de toucher de nouvelles zones dans les quatre (04) régions naturelles. 

Fort des enseignements tirés avec le PFSP, et dans le cadre de la préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité, auprès de la Banque mondiale, une Avance de Préparation du Projet (PPA) pour mieux contribuer au financement des coûts de préparation du Projet d’Appui au Projet NAFA, conçu comme un prolongement logique du Projet de Filets Sociaux Productifs (PFSP), pour couvrir davantage plus de zones en Guinée.

Une partie de cette avance devra financer aussi la mise en place effective de l’Agence Nationale d’Inclusion Economique et Financière (ANIES) dont la mission est de favoriser un partage équitable des fruits de la croissance avec les différentes couches vulnérables du pays et qui sera la tutelle du Projet d’Appui au Programme NAFA.

Ainsi, l’ANIES a principalement trois (3) composantes à savoir l’inclusion sociale, l’inclusion économique et l’inclusion financière à travers notamment les transferts monétaires, les travaux à haute intensité de mains d’œuvre et les activités d’appui complémentaires et s’efforcera de capitaliser sur les acquis des politiques d’amélioration de la finance inclusive en Guinée. Il s’agira pour l’ANIES de : i) favoriser l’adoption des réformes structurelles en matière de finance inclusive qui prennent en compte les spécificités des vulnérables ; ii) de renforcer le plaidoyer en faveur d’une finance sociale responsable ; iii) promouvoir une éducation financière systémique.

A cet effet, le Gouvernement guinéen compte recruter un Cabinet spécialisé en communication pour appuyer les activités de l’ANIES pour l’atteinte de ses objectifs.

  • MISSION DU CABINET :

Sous l’autorité du Coordinateur Général de l’ANIES, le cabinet en communication aura pour mission de renforcer la communication de l’ANIES, en vue de donner plus de visibilité à ses interventions auprès de l’ensemble des acteurs, à travers la conception et de la mise en œuvre d’une stratégie de communication nationale et internationale.

A ce titre, de manière plus spécifique, la mission visera à :

  • Sensibiliser le public sur la problématique de lutte contre la vulnérabilité et le renforcement de la résilience des couches sociales à travers les transferts sociaux et des HIMO en Guinée et tout autre instrument retenu par l’ANIES ;
  • Mettre au point les mécanismes de communication stratégique en liaison avec les cadres de l’ANIES, les agences d’exécution et les partenaires nationaux et externes impliqués dans les activités liées aux questions d’inclusion économique et sociale ;
  • Contribuer activement à la création et à la gestion  du site web de l’ANIES ;
  • intégrer les nouveaux medias (Facebook, Tweeter, etc.) dans la stratégie de communication
  • préparer ou faire préparer les contenus et la périodicité (plan de promotion) des messages à diffuser par les campagnes publicitaires ;
  • Identifier et préparer les supports de communication (Brochures, dépliants,, etc…) efficaces afin de toucher une variété de cibles ;
  • assurer et suivre de façon rapprochée la diffusion des messages ou annonces (radio, TV, circuits traditionnels, ONG, etc.) dans les zones ciblées et mettre en place des indicateurs de suivi et d’évaluation permettant de mesurer l’impact des campagnes de communication menées ;
  • prendre en charge la finalisation rédactionnelle et de mise en page des rapports périodiques de l’ANIES en relation avec ses attributions, la préparation et/ou la finalisation des présentations en Power Point et l’accompagnement des cadres de l’Agence invités à faire une présentation en publique.
  • élaborer un plan de communication pour la l’ANIES ainsi que sa stratégie qui tiendra compte à la fois des moyens financiers du projet et les moyens de communications techniquement possibles et disponibles en République de Guinée (télévision, radio, radio de proximité, journaux, conférences de presses, publi-reportages, internet …);
  • organiser des visites de terrain avec des équipes multimédias (presse publique et privée) pour donner plus de visibilité aux activités de l’Agence ;
  • promouvoir toute initiative en lien avec la communication sur les actions de l’Agence ;
  • RÉSULTATS ATTENDUS

Les résultats attendus de cette mission se résument à ce qui suit :

  • L’ANIES dispose d’un plan de communication et d’une stratégie adéquate ;
  • L’ANIES dispose d’outils efficaces de communication ;
  • La Charte graphique et les éléments de langage sont rendus disponibles.
  • Le public est sensibilisé sur les missions de l’ANIES et son impact sur les populations bénéficiaires ;
  • L’ANIES a une meilleure évaluation de son impact sur les bénéficiaires.
  • OBLIGATIONS DU CABINET EN MATIÈRE D’ÉTABLISSEMENT DE RAPPORTS :

Le Cabinet devra produire à la fin de chaque mois, trimestre et année un rapport d’activités mensuel, trimestriel et annuel qui devront être approuvés par le Coordonnateur Général de l’ANIES et partagés avec l’IDA

  • DUREE DE LA MISSION : La durée de mission est d’un (1) an.
  • APTITUDES ET QUALIFICATIONS REQUISES POUR LE CABINET :

Le Cabinet devra justifier des qualifications suivantes :

  • Avoir une expérience d’au moins 5 ans en élaboration et mise en œuvre de plans de communication ;
  • Avoir réalisé au moins trois (3) cas similaires ;
  • Disposer d’un personnel qualifié ;
  • Maîtriser les outils et techniques de communication, y compris l’administration d’un site internet ;
  • Des expériences solides, en particulier à l’international, serait un plus ;
  • Avoir une bonne connaissance des enjeux de politique sociale dans le contexte d’un pays en développement secteur social pourrait être un atout;
  • Excellente connaissance de l’environnement informatique et des logiciels usuels de communication ;
  • EVALUATION ET CRITERES DE PERFORMANCES :

Les performances du Cabinet seront évaluées trimestriellement par le Coordonnateur Général de l’ANIES, sur la base du plan de travail annuel et des résultats attendus et séquencés trimestriellement. Les résultats de l’évaluation seront partagés avec la tutelle et la Banque. Les critères de performance sont les suivants :

  • l’efficacité de la stratégie de communication mise en place ;
  • l’appropriation et l’adéquation des outils de communication par les acteurs du projet ;
  • la visibilité satisfaisante des activités du projet ;
  • la qualité et la disponibilité à temps des supports et outils de communication sollicités.
  • LIEU DU TRAVAIL :

Le cabinet accompli son travail tant en Guinée qu’à l’international. Les activités en Guinée impliquent de nombreux déplacements sur le terrain dans les régions et les communautés ciblées.

  • DOSSIER À FOURNIR

Le dossier de candidature devra être complet et contenir l’ensemble des éléments susceptibles d’apprécier les qualifications et expériences du Cabinet dans le domaine de communication et par rapport aux attentes formulées dans les termes de référence.

  1. METHODE DE SELECTION

Le recrutement du cabinet se fera suivant les procédures de qualification de Consultants (QC) conformément au Nouveau Cadre de Passation de Marchés de la Banque Mondiale défini dans le Règlement de Passation de Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le financement de Projets d’Investissements en date du 1er juillet 2016.

11. DATE LIMITE ET LIEU DE REMISE DES CANDIDATURES :

Les candidatures adressées à Monsieur le Coordonnateur du PFSP doivent être déposées sous plis fermé au siège de la Cellule de Coordination du Projet de Filets Sociaux Productifs (CFS) sis au quartier Kaporo cité, Commune de Ratoma, Conakry au plus tard le Mardi 04 Juin 2019 à 16 heure 00 GMT avec la mention « CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET DE COMMUNICATION POUR L’ANIES ».

Pour plus d’informations solliciter la version complète des TDR à l’adresse : bssow@cfsguinee.org

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Education : les cours exécutés à 90,32% au lycée du 02 Octobre (Proviseur)

19 mai 2019 à 13 01 14 05145

Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), à travers une lettre circulaire, a décidé de prolonger l’année scolaire dans les écoles publiques jusqu’au 30 juin 2019. La démarche vise à permettre de continuer les cours en vue de rattraper le temps perdu lors des 3 mois de grève du Syndicat Libre des Enseignant et Chercheurs de Guinée.

Au lycée du 02 Octobre, dans la commune de Kaloum, les cours sont en voie d’achèvement, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Finir les programmes scolaires avant le 30 juin 2019, telle est la préoccupation actuelle des responsables des établissements scolaires, des enseignants et même des élèves. Au lycée du 2 Octobre, situé à quelques pas du MENA, les cours ont connu de grandes avancées.

Mahamadou Diallo

Selon Mahamadou Diallo, proviseur de cet établissement public, les cours ont un taux de réalisation de 90%. « Ici, les cours se déroulent très bien. Au jour d’aujourd’hui, nous sommes à 90.32% de réalisation. Au début du moi de juin, le programme sera bouclé et le temps qui reste sera consacré aux différentes révisions », a-t-il laissé entendre.

La mesure qui reporte la date de l’arrêt des cours pour le 30 juin est bien accueillie par le proviseur du lycée du 02 Octobre. Pour Mahamadou Diallo, c’est une occasion pour tous les acteurs de l’éducation de se repositionner afin de préparer plus sereinement les évaluations finales et les examens nationaux. « Le report de l’arrêt des cours au 30 juin nous réjouit beaucoup plus. Puisque cela va permettre aux professeurs de tester les élèves et de préparer davantage les candidats aux examens nationaux. Cela permettra également aux candidats de revoir les leçons », a fait savoir Mahamadou Diallo.

Cheick Barry

Pour sa part, Cheick Barry, professeur d’Economie au lycée du 02 Octobre, a fait savoir que ses cours sont exécutés à plus de 80%. « J’ai 8 groupes pédagogiques : 3 en terminale, 2 en 12ème et 3 en 11ème année. J’ai beaucoup avancé sur les programmes. Actuellement, je suis à 83. 87% de réalisation de mes programmes en 12ème et 11ème. En Terminale, je suis à 80.65%. Je compte finir mes programmes d’ici à la première semaine du mois de juin », a-t-il dit.

S’agissant des préparatifs pour les examens, Cheick Barry est revenu sur la stratégie qu’il compte utiliser pour les candidats au baccalauréat. « Après le bouclage du programme, nous devons revenir. Mais cette fois-ci, ça sera pour les cours de révision. Faire des cours de révision intenses. Il sera donc question de travailler sur les anciennes épreuves des baccalauréats et cela, de l’année 2000 jusqu’à maintenant. Il y a déjà beaucoup de sujets qui sont identifiés. Donc, cela permettra à tous les candidats de maîtriser toutes les techniques afin de mener à bien leurs épreuves de baccalauréat ».

Selon des informations fournies par le proviseur, le lycée du 2 Octobre compte 10 310 élèves, dont plus de 600 candidats au baccalauréat pour la session 2019.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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Energie : à l’heure du Transit vers les Energies Renouvelables

18 mai 2019 à 14 02 35 05355

Lors du dernier Conseil de Cabinet du Ministère de l’énergie, le Ministre, Dr. Cheick Taliby SYLLA, a fixé un nouveau cap en invitant ses principaux collaborateurs et cadres ingénieurs du secteur de l’énergie à une profonde réflexion sur « l’élément transit vers les énergies renouvelables », non sans posé le diagnostic de l’assèchement de nos cours d’eaux, éléments fondamentaux de la production Hydro-électrique en Guinée.

D’ailleurs, il a commencé son intervention par des questionnements relatifs à la dégradation et à la prégnance de l’homme sur l’environnement dans notre pays.

Il reconnait que la Guinée est dotée de plus de 1660 cours d’eau, mais face à la dégradation de l’environnement, les rivières sont asséchées, une sécheresse qui se consolide au fil des ans, et qui ont des impacts négatifs sur les « réservoirs de transits d’eau » dans nos différentes régions.

Face à ces différentes difficultés et pour le cas de la Guinée, « il est temps d’avoir une bonne vision et de prendre une bonne décision pour inverser la tendance ».

Il propose d’aller vers « l’énergie solaire » en construisant de très grandes centrales solaires de grandes capacités, en couplant l’hydro-électrique avec le solaire, il faudra selon le Ministre de l’Energie, se « projeter dans le temps par la construction des centrales qui peuvent combler le déficit électrique en saison sèche (…) Tout cela va dans le sens du progrès. Il est impératif de développer. L’élément Transit Vers les Energies Renouvelables. Aussi, c’est le moment de prendre des décisions harmonisées par rapport au développement de l’électricité Rurale. Je souhaite que chacun s’en approprie », dira-t-il pour galvaniser et amener ses collègues à la réflexion au moment où tous les pays africains sont en compétition pour développer l’énergie solaire.

Pour lui cette prospective arc-boutera sur une politique ambitieuse car, il est encore temps de réfléchir sur la question pour avoir une approche de solutions qu’il serait important de valoriser et diffuser à une large échelle.

La Cellule de Communication du Ministère de l’énergie

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La Guinée sanctionnée par la CAF : voici la réaction de la Féguifoot

18 mai 2019 à 13 01 00 05005

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, la Confédération Africaine de Football (CAF) a infligé une lourde sanction à la Guinée, qui est accusée d’avoir triché sur l’âge de deux de ses joueurs de la catégorie des moins de 17ans. Au lendemain de la propagation de cette terrible nouvelle, la Fédération Guinéenne de Football est sortie de son silence. A travers un communiqué publié sur sa page Facebook, ce samedi 18 mai 2019 à midi, la FEGUIFOOT parle de « décision manifestement erronée ».

La CAF a eu la main lourde à travers sa commission de discipline qui s’est réunie le 12 mai 2019, a infligé des sanctions à la Guinée pour avoir aligné des jeunes non éligibles pour la CAN des moins de 17 ans, disputée récemment en Tanzanie.

Dans un communiqué publié sur Facebook, la Fédération Guinéenne de Football a réagi, parlant de décision erronée. La FGF dit également avoir fait appel de cette décision.

« La Fédération Guinéenne de Football a reçu notification, par la CAF, d’une décision du Jury Disciplinaire de cette instance prononçant des sanctions à la fois sportives et économiques contre la Fédération et les deux jeunes joueurs U17 dont la qualification à participer à la dernière Coupe d’Afrique des Nations était contestée par une fédération au motif prétendu de la falsification des passeports de ces deux joueurs.

Cette décision est manifestement erronée. Elle semble n’avoir pas été prise sur la base des éléments dont dispose la Fédération Guinéenne et qui établissent clairement le bon droit de celle-ci. Ces éléments (passeports biométriques, actes d’états civils, documents médicaux) confirment les premières décisions de la CAF ayant retenu la légitimité des deux joueurs à disputer la compétition concernée.

La Fédération Guinéenne de Football a donc immédiatement fait appel de cette décision erronée. Elle demeure extrêmement sereine quant au rétablissement, dans les plus brefs délais, de la vérité des faits et des résultats sportifs ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Pourquoi inviter Alpha Condé à Télimélé ? « Cela va nous être très utile » (préfet)

18 mai 2019 à 10 10 43 05435
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Le préfet de Télimélé continue sa série de rencontres avec les couches sociales de la commune urbaine Après les sages et les femmes, Amadou Sadio Diallo était en conclave avec la jeunesse hier vendredi, 17 mai 2019. C’est la salle de conférence du bloc administratif préfectoral qui a servi de cadre cette rencontre au cours de laquelle plusieurs sujets ont été abordés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Devant une foule peu nombreuse, Amadou Sadio Diallo a abordé plusieurs sujets qui touchent la préfecture de Télimélé : l’enclavement de la préfecture, la destruction de l’environnement, l’accès des jeunes à l’emploi, visite éventuelle du président Alpha Condé dans la ville.

Concernant l’enclavement de la préfecture et les problèmes liés environnementaux, le préfet a invité les jeunes à accompagner les autorités dans la recherche de solutions. « Nous sommes la seule préfecture qui est très proche de la capitale, mais qui n’a pas de goudron. Donc, nous devons revoir cela. Quelque soit ma volonté, je ne peux pas faire le goudron pour notre préfecture. J’ai discuté avec le maire en ce qui concerne l’environnement. Vous avez vu nos marigots et rivières, tout a tari. Je vous demande, au mois de juillet, que tout le monde se lève pour faire une journée de reboisement. Cette journée sera consacrée à planter des arbres le long de la Samankou et sur les autres rivières et marigots de la préfecture », a conseillé monsieur Diallo.

Par ailleurs, le préfet a fait savoir aux jeunes qu’il est là pour le bien être de la population, tout en annonçant la facilitation de l’obtention des agréments pour les ONG. « On m’a dit que vous souffrez beaucoup ici pour l’obtention des agréments pour vos ONG. A partir de maintenant, restez tranquille. Vous aurez ça très facilement et dans un délai très raisonnable. Au lieu de payer les frais d’obtention de l’agrément à trois cent mille (300 000) francs guinéens, désormais vous ne payerez que soixante quinze mille (75 000) francs guinéens », a promis Amadou Sadio Diallo.

Sur un autre plan, le préfet de Télimélé a demandé aux jeunes d’accepter que président de la République soit invité à Télimélé. « Le professeur Alpha Condé a fait des tours dans les différentes préfectures du pays, mais il n’est pas venu chez nous à Télimélé. Regardez, même des leaders des partis politiques ont accepté de fondre leurs partis pour rejoindre le président de la République. Je vous prie d’accepter qu’on l’invite chez nous, cela va nous être très utile. La jeunesse va profiter plus que tout le monde. Je ne peux pas vous forcer, mais acceptons de le recevoir. Les sages, les religieux et les femmes ont donné leur accord pour accueillir le président à Télimélé », a-t-il laissé entendre.

Par rapport à ce sujet, Elhadj Mamadou Bobo Diallo, membre de la société civile, a répondu au préfet en termes clairs. « Le président de la République est le président de toute la Guinée. Si c’est la population de Télimélé qui l’invite, il sera reçu en président de la République à Télimélé et il y aura une forte mobilisation. Mais, la crainte c’est de venir pour dire que Télimélé soutient un troisième mandat ou la modification de la Constitution. C’est ça notre inquiétude. Nous, nous sommes des acteurs de la société civile, pour ce qui engage ma personne, s’il s’agit de recevoir le président de la République à Télimélé, rassurez-vous que les populations de Télimélé ne resteront pas en marge pour le recevoir », a-t-il fait savoir.

Il est important de rappeler que les différentes couches sociales rencontrées ces trois derniers jours ont montré leur volonté d’accompagner leur nouveau préfet.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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